Archive pour le Tag 'l’eau'

Tritium dans l’eau : dangereux ?

Tritium dans l’eau : dangereux ?

 

L’eau  eau contaminée au tritium ne serait dangereuse qu’à forte dose ; L  Selon le gendarme du nucléaire, les niveaux de tritium « habituellement observés » dans les eaux de surface sont, en dehors de toute source d’émission de tritium, de 1 Bq/L à quelques Bq/L. Cela monte à « de quelques Bq/L à plusieurs dizaines de Bq/L en aval des centrales nucléaires », et « de quelques dizaines à quelques centaines de Bq/L autour des certaines installations (centres CEA de Marcoule et Valduc, site Orano de la Hague)« . Interrogé par l’AFP sur une étude de l’ACRO, le service de communication de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a répondu que le gendarme du nucléaire « mènera des investigations pour trouver l’origine de ce taux détecté » à Saumur et qu’il « réexaminera les registres mensuels des rejets des centrales de la région concernée« . Mais « il n’y a pas de risque pour l’environnement ni pour le public« , a assuré l’ASN. Dans un rapport demandé par l’Association nationale des commissions locales d’information nucléaire, un scientifique du CNRS concluait en 2010 à une « sous-estimation » par « les instances de radioprotection » de « la toxicité » du tritium, seul radioélément dont les rejets autorisés augmentent en France. Par ailleurs « le manque de données » sur des « effets cancérogènes du tritium (…) est flagrant« , selon ce rapport.

Le tritium est une version radioactive de l’atome d’hydrogène. « On en trouve un tout petit peu à l’état naturel, expose à franceinfo Jean-Michel Bonnet directeur de la santé à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). La Terre est soumise au rayonnement cosmique et dans la haute atmosphère celui-ci provoque une réaction chimique des atomes d’azote et d’oxygène qui crée du tritium. »

Ce tritium se combine ensuite à de l’oxygène, comme l’aurait fait un atome d’hydrogène non radioactif, pour former de l’eau, mais de l’eau tritiée. Et celle-ci se mélange ensuite aux rivières, fleuves, mers et océans, via le cycle naturel de l’eau, précise l’IRSN. La Terre a ainsi en permanence 3,5 kilos de tritium naturel.

 

« Mais la principale source reste l’activité humaine dans les centrales nucléaires et les centres de recherche », poursuit le directeur de la santé de l’IRSN. « Dans les centrales nucléaires, l’eau des rivières est utilisée pour refroidir le cœur du réacteur. Là, elle se charge en tritium. Cette eau tritiée est ensuite stockée et rejetée progressivement dans l’eau des affluents de manière à diluer les rejets radioactifs », schématise EDF, contactée par franceinfo. « Le tritium étant infiltrable, les centrales nucléaires sont donc autorisées à en rejeter dans le milieu naturel en fin de parcours », Le tritium est cancérigène et mutagène pour l’homme dans le cas d’une exposition aiguë à de très fortes doses, comme dans le cas d’un accident nucléaire, rappelle  le livre blanc du tritium rédigé par l’Agence de sûreté nucléaire (ASN).

Sécheresse : le stockage de l’eau menacé par le compactage et l’imperméabilisation des sols

Sécheresse : le stockage de l’eau menacé par le compactage et l’imperméabilisation des sols.

Deux dangers menacent la capacité de stockage dans les nappes : d’une part le compactage des solss lié à l’agriculture industrielle, d’autre part l’impermébilisation , ce que constate  sur franceinfo, Florence Habets, hydroclimatologue, directrice de recherche au CNRS. (Interview)

 

Franceinfo : Êtes-vous inquiète de la situation actuelle ? Est-ce que c’est une fatalité ?

Florence Habets : Une fatalité, peut-être pas. Mais on s’attend à ce que ce genre d’évènement se reproduise de plus en plus souvent dans le futur, et en particulier si on ne réduit pas nos émissions de gaz à effet de serre. Au mois de juillet, avoir autant de départements en alerte, voire en crise, c’est très tôt. L’année dernière on avait eu un évènement très fort, mais qui s’était déclaré plus tard. Donc cela peut être problématique. Il y a des régions qui subissent depuis deux ans quelque chose de très fort. Typiquement pour la forêt, cela peut être vraiment très dommageable. Là, c’est sans retour. Quand la forêt commence à mourir, cela ne repousse pas si facilement que cela. Il faut replanter. Mais en deux ans il n’y aura pas une nouvelle forêt. On va sur des impacts très sérieux.

Pour lutter contre la sécheresse, on pense au stockage de l’eau. Est-ce que construire des retenues d’eau est la bonne solution ?

Cela peut être une solution ponctuelle locale très appréciable pour l’agriculture. Mais on sait qu’à l’échelle globale, cela a des effets assez indésirables. Cela favorise la consommation d’un fort volume d’eau. Du coup, on a une diminution de la ressource et une augmentation de la consommation. À un moment, cela pose problème. C’est quelque chose qui a déjà été observé dans plusieurs pays, l’Espagne, les États-Unis, l’Australie. En période de sécheresse, le fait de miser sur des retenues fait qu’on n’a pas pu diminuer nos usages de l’eau. Du coup, on devient encore plus dépendants de cette ressource qui disparaît. Cela peut être tout à fait contre-productif, particulièrement lors des sécheresses longues ou intenses.

Comment anticiper ces sécheresses? Quels types de solutions peut-on mettre en place ?

Les barrages ont un inconvénient, c’est que l’eau est en surface et peut être perdue par évaporation. On a des gros réservoirs qui existent dans beaucoup de régions de France, qui sont les nappes phréatiques souterraines. Favoriser la recherche dans ces nappes, c’est intéressant. On peut aussi favoriser le stockage de l’eau dans les sols. On a perdu de la capacité de stockage de l’eau parce qu’on a compacté les sols, parce qu’ils ont perdu de la matière organique. Si on arrive à regagner de la qualité de ces sols, on peut aussi améliorer leur réserve en eau et avoir moins besoin d’irriguer.

Est-ce qu’il faut désurbaniser ? Est-ce que c’est l’urbanisation croissante qui favorise la sécheresse ?

 

 

Cela n’aide pas à lutter contre, puisque l’eau va s’écouler en surface et contribuer à des crues qui ne sont pas favorables. Ce n’est pas une bonne chose. Actuellement, on perd de la surface naturelle. On continue à imperméabiliser beaucoup. Lutter contre cela, c’est vraiment un moyen important de gagner de la réserve en eau dans les sols et dans les nappes.

Gestion de l’eau : des mesurettes par de Rugy

Gestion de l’eau : des mesurettes   par de Rugy 

Comme pour la prise en charge globale de l’écologie, François de Rugy ministre de l’environnement va se satisfaire de mesurettes  concernant la gestion de l’eau. Un dossier qui ressort curieusement après une période de canicule.

Selon le ministère de la Transition écologique, le débit moyen des cours d’eau français devrait diminuer de 10 à 40% à horizon 2050-2070 comparé à aujourd’hui. Face à la raréfaction attendue de cette précieuse ressource, le gouvernement veut faire baisser les prélèvements de 10% d’ici cinq ans et de 25% d’ici 15 ans, par rapport aux 16 milliards de m3 prélevés annuellement pour l’agriculture et les usages domestiques. L’amalgame entre agriculture et usage domestique témoigne déjà de l’enfumage. En effet, 70 à 80 % de l’eau sont utilisés pour l’agriculture. Mais comme d’habitude dans les solutions on retrouvera l’histoire du lavage des voitures ! Le plus grand scandale dans l’usage de cette ressource précieuse,  c’est l’utilisation d’eau potable aussi bien pour l’agriculture que pour les particuliers (exemple l’utilisation de l’eau potable pour les WC.). Un autre scandale consiste à arroser en pleine chaleur et en plein jour des plantes comme le maïs dont les racines ne reçoivent en fait que de leur de 20 % de l’eau compte tenu de l’évaporation immédiate. Du coup le maïs qui il y a 50 ans était surtout localisé dans le sud-ouest s’est développé partout au détriment des  plantes de substitution beaucoup moins gourmandes en eau. Pour les particuliers la vraie révolution consisterait à mettre en place un double réseau, un réseau pour l’eau potable consommée pour l’alimentation, un réseau pour les autres usages. Les mesures prévues par le ministère pourraient être complétées par une augmentation de la tarification. Une manière de faire rentrer de l’argent dans des collectivités locales en difficultés de financement. Notons qu’on s’attaquera peu à la pollution de l’eau liée notamment aux épandages massifs de produits chimiques de toutes sortes car cela remettrait en cause le modèle industriel de l’agriculture.

Bouteille plastique : le tabou du commerce de l’eau

Bouteille plastique : le tabou du commerce de l’eau

 

Pour contourner le tabou du fabuleux business de l’eau en bouteille plastique, gouvernement et autres lobbys ne cessent de tourner autour du pot. Pour éviter l’interdiction de ce commerce absurde,  on imagine nombre de solutions de recyclage et de consignes. Rappelons d’abord qu’il y a une cinquantaine d’années le commerce de l’eau était particulièrement marginal. Aujourd’hui on considère qu’il représente une activité d’environ 150 milliards, en croissance dans la plupart des zones mondiales. Pourtant, le plastique de ces bouteilles d’eau est l’un des principaux producteurs  de déchets et de pollution. D’abord cette eau  bouteille est 300  plus chères que celles de l’eau du robinet, moins bonne souvent aussi sur le plan de la santé. Cela lors que l’eau du  robinet obéit à des normes de qualité particulièrement drastique. Ce qui est proposé c’est le concept de consignes et de recyclage du plastique et non la suppression pure et simple du commerce de l’eau en bouteille plastique et plus généralement de l’eau tout court. On imagine évidemment les enjeux économiques concernant les producteurs, les distributeurs, les fabricants de bouteilles en PET, les recycleurs. On comprend évidemment que cette suppression du commerce de l’eau puisse être étalée sur une assez longue période pour permettre les reconversions. Pour l’instant en tout cas cette mesure n’est  nullement envisagée  et on tourne autour du pot et du commerce de l’eau.

 

Plastique : le tabou du commerce de l’eau

Plastique : le tabou du commerce de l’eau

 

Pour contourner le tabou du fabuleux business de l’eau en bouteille plastique, gouvernement et autres lobbys ne cessent de tourner autour du pot. Pour éviter l’interdiction de ce commerce absurde on imagine nombre de solutions de recyclage et de consignes. Rappelons d’abord qu’il y a une cinquantaine d’années le commerce de l’eau était particulièrement marginal. Aujourd’hui on considère qu’il représente une activité d’environ 150 milliards en croissance dans la plupart des zones mondiales. Pourtant, le plastique de ces bouteilles d’eau est l’un des principaux producteurs  de déchets et de pollution. D’abord cette eau  bouteille est 300  plus chères que celles de l’eau du robinet, moins bonne souvent aussi sur le plan de la santé. Cela lors que l’eau du  robinet obéit à des normes de qualité particulièrement drastique. Ce qui est proposé c’est le concept de consignes et de recyclage du plastique et non la suppression pure et simple du commerce de l’eau en bouteille plastique et plus généralement de l’eau tout court. On imagine évidemment les enjeux économiques concernant les producteurs, les distributeurs, les fabricants de bouteilles en PET, les recycleurs. On comprend évidemment que cette suppression du commerce de l’eau puisse être étalée sur une assez longue période pour permettre les reconversions. Pour l’instant en tout cas cette mesure n’est  nullement envisagée  et on tourne autour du pot.

Perpétuité réelle : NKM invente l’eau chaude

Perpétuité réelle : NKM invente l’eau chaude

En recherche de singularité en vue des primaires de la droite, NKM invente la perpétuité qui est déjà prévue. . Le député de l’Yonne Guillaume Larrivé, auteur de l’amendement sur la réforme de la procédure pénale, s’est ainsi étranglé sur Twitter: «Certains proposent la perpétuité incompressible pour les criminels terroristes. Oui. Je l’ai déjà fait voter».

Ce jeudi, le porte-parole du gouvernement a donc rappelé que «dans le débat sur la procédure pénale, un amendement des Républicains, qui visait à porter à trente ans les peines de sûreté existant déjà dans la loi de 2011 (…) a donné lieu à un débat à l’Assemblée nationale et à un avis favorable du gouvernement». Dans le droit actuel, la perpétuité réelle existe déjà: le code pénal prévoit, dans des cas très précis, soit d’étendre la période de sûreté qui accompagne la peine – c’est-à-dire le laps de temps pendant lequel aucun aménagement de peine n’est possible – à 30 ans au lieu de 22, soit d’annuler la possibilité d’un aménagement de peine. L’amendement des Républicains (article 4 ter), adopté par l’Assemblée le 8 mars et qui sera examiné par le Sénat à partir du 24 mars, vise à étendre cette perpétuité dite «incompressible» aux auteurs d’actes terroristes. Comme Stéphane Le Foll l’a rappelé, la perpétuité doit cependant laisser au condamné un espoir – plus théorique que réel – de libération, pour être conforme à la décision de la cour européenne des droits de l’Homme, qui considère une condamnation à perpétuité «définitive» comme «un traitement inhumain»: «Je rappelle que le gouvernement français, dans le même temps, respectera les règles européennes dans ce domaine, c’est-à-dire qu’il y a toujours possibilité de faire en sorte qu’on ne finisse pas de manière automatique sa vie en prison. C’est une règle européenne. (…) Au bout de trente ans, cette possibilité pourrait être ouverte mais elle ne sera effective que si le juge considère qu’il n’y a pas de danger pour la société», a expliqué le ministre.

Prix de l’eau : simple au quadruple.

Prix de l’eau : simple au quadruple.

 

Avant il y avait en général des régies avec leur cohorte de gâchis financiers, désormais en général c’est la gestion par le privé où nombre de sociétés se gavent. Du coup certaines municipalités reprennent en main directement la gestion de l’eau. De toute manière l’écart de prix ne se justifie pas.  C’est ainsi que la facture d’eau des Français peut varier d’une ville à l’autre de l’Hexagone, d’après une enquête menée par l’association de consommateurs Confédération générale du logement (CGL). Cette dernière a interrogée plus de 6000 communes françaises pour en arriver à cette conclusion. Alors que le prix moyen du mètre cube en France atteint 4,15 euros, l’enquête révèle qu’il peut monter jusqu’à environ 10 euros dans certaines villes. C’est notamment le cas à Montmachoux, petit village de Seine-et-Marne où l’eau, la plus chère de France, vaut 9,86 euros du mètre cube. Très loin des 2,42 euros payés par les habitants de Besançon. Même les Parisiens, avec une eau à 3,01 euros du mètre cube, payent moins cher. Plus frappant: les disparités peuvent être grandes entre des villes d’un même département. En Côte d’Or par exemple, la différence entre les villes les moins chères et les plus chères est de 4,47 euros. Des villes voisines peuvent aussi bénéficier de prix très différents. En Île-de-France, l’écart est de plus d’un euro entre Paris (3,01 euros le mètre cube) et Suresnes (4,24 euros). Premier constat: les petites villes payent souvent leur eau plus chère que les grandes agglomérations. Les villages sont d’ailleurs les moins bien lotis. Leur marge de négociation de prix avec les grands distributeurs est en effet moins forte. Moins d’abonnés signifie renchérissement du prix de l’eau, résument simplement les professionnels du secteur. La CGL constate par ailleurs que les villes dans lesquelles les mairies ont repris la main sur la gestion de l’eau payent souvent moins cher. Le cas le plus flagrant reste en ce sens Paris. Au 1er janvier 2010, la capitale a décidé de s’affranchir des services des géants du secteur Suez et Veolia. La ville a réinstauré une régie publique, la régie Eau de Paris, pour reprendre la gestion de l’approvisionnement de la ville en eau potable. Depuis, le prix de son eau a baissé de 8%. Inspirées par cette réussite, d’autres grandes villes ont décidé de franchir le pas. En 2015, Nice va passer à une gestion publique de son eau au détriment de Veolia. Le député-maire de Nice, Christian Estrosi, a justifié son choix par une absence de «mise en concurrence» dans le secteur de l’eau. La ville d’Aubagne va également reprendre la main sur son eau. «Nous sommes 25% moins chers que Veolia et nous investissons plus qu’eux, 300.000 euros par an contre 54.000 euros, afin d’améliorer le rendement des réseaux qui appartiennent aux communes», explique Gabriel Amard, président de la communauté d’agglomération des lacs de l’Essonne, sur le site internet de la ville. Rennes réfléchit aussi sérieusement à la question. D’autres villes préfèrent simplement brandir la menace pour obtenir des rabais au moment de la renégociation de leur contrat. C’est le cas par exemple de Saint-Étienne qui est parvenue récemment à obtenir une baisse de 26% du prix du mètre cube. Même chose pour Marseille où Suez et Veolia ont concédé des rabais de 20%. Mais ces avantages pourraient ne pas durer. Dans les colonnes Pierre Etchart, président de la Fédération des distributeurs d’eau indépendants, affirme que les tarifs pourraient prochainement augmenter de 10 à 20% selon les communes en raison du renouvellement des canalisations.

 




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