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Sondage Elections européennes : le Rassemblement national devant En Marche

Sondage Elections européennes : le Rassemblement national devant En Marche

 

Les sondeurs font durer le suspens et alimentent surtout leur carnet de commandes. D’un jour sur l’autre (les sondages sont maintenant journaliers ou presque), on  annonce un jour le rassemblement national en tête, et le plus souvent  la république en marche. Quand l’écart est de 0,5%, cela n’a pas beaucoup de signification puisque le résultat se situe dans la marge d’erreur. C’est moins le cas quand on affiche une différence de 3 points.  Le Rassemblement national (24%) est passé en tête des intentions de vote aux élections européennes devant La République en Marche (21%), selon un sondage OpinionWay-Tilder diffusé jeudi 25 avril. Au coude-à-coude jusque-là, le RN gagne 1 point en un mois et la liste macroniste en perd 2. C’est la deuxième fois que le Rassemblement national est donné en tête, après une première percée vendredi à 22,5% dans l’enquête quotidienne de l’Ifop. Faut bien convenir qu’une enquête quotidienne n’a pas beaucoup de sens et qu’il faut prendre ses études d’opinion avec des pincettes selon les médias qui les commandent. De toute manière même avec un écart de 3 points  on se situe encore très près de la marge d’erreur. la marge d’erreur. D’après ce sondage d’Opinion Way, en troisième position, la liste Les Républicains gagne également 1 point à 14%, encore loin devant celle de La France insoumise qui en gagne 2 à 9% et se rapproche de la barre symbolique des 10%, selon cette enquête pour Les Echos et Radio Classique. Les listes EELV (7%) et du Parti socialiste/Place publique (6%) stagnent en revanche et celle de Debout la France perd 2 points à 4%. Générations, le PCF et l’UDI sont crédités de 3% et les autres listes sont à 1%. Au total, 22% des personnes interrogées n’ont pas exprimé d’intention de vote.

 

Cette enquête a été réalisée en ligne du 17 au 18 et du 22 au 23 avril auprès de 1 965 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. La marge d’erreur est de 1 à 2,2 points. Pour rappel, les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat mais une indication du rapport de forces au jour de la réalisation du sondage.

Européennes: le RN passe devant LaREM ?

Européennes: le RN passe devant LaREM ?

La plupart des sondages indique que la république en marche devant le rassemblement national mais cette fois l’enquête IFOP place le rassemblement national en tête mais de 0,5 %. Autant dire que de toute façon ces écarts sont tellement minimes qu’ils n’ont guère de signification que ce soit la république en marche  qui figure en tête ou le rassemblement national. Le seul élément intéressant de ce sondage, c’est la descente aux enfers du parti de Mélenchon qui désormais se situerait autour de 7 %. La vérité c’est que les deux principales formations sont à peu près à égalité et qu’une différence de 0,5 % se situe dans la marge d’erreur.  Désormais depuis vendredi, le parti de Marine Le Pen est crédité de 22,5% des intentions de vote, là où la liste chapeautée par Nathalie Loiseau plafonne à 22%. Un score respectable pour LaREM, qui cristallise nécessairement les critiques visant Emmanuel Macron et l’action de son gouvernement. Reste à savoir si la campagne va permettre à cette liste présidentielle de bénéficier d’une dynamique, notamment dans les semaines précédant le scrutin du 26 mai.

Créditée de 14% des intentions de vote, la liste dirigée par François-Xavier Bellamy progresse notamment, selon l’Ifop, chez les personnes âgées et les électeurs de François Fillon au premier tour de la présidentielle de 2017.

Toujours dans la galaxie des droites, Debout la France repasse sous le seuil des 5% (4,5%) mais reste devant Les Patriotes (2%), l’UDI (1,5%) et l’UPR (1%). L’hypothétique liste gilets jaunes, elle, demeure à 3%.

À gauche, les rapports de force évoluent. Aucune liste n’atteint les 10%, une constante depuis des mois, mais La France insoumise connaît un vrai trou d’air, malgré l’activisme de sa tête de liste, Manon Aubry. La tendance très marquée à l’abstention des électeurs de LFI et les bisbilles internes au mouvement sont deux des principales raisons derrière ce phénomène.

Dans l’enquête Ifop-Fiducial, le parti de Jean-Luc Mélenchon stagne à 7%, tandis qu’Europe Écologie-Les Verts est à 8,5%. Désormais, les insoumis sont talonnés par la liste du Parti socialiste et de Place publique (6,5%), chapeautée par Raphaël Glucksmann, dont la campagne peine pourtant sérieusement à décoller. Génération.s, le parti de Benoît Hamon, reste bloqué à 3%.

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1.361 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 1.515 personnes, représentatif de la population résidant en France métropolitaine âgée de 18 ans et plus. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 16 au 19 avril 2019.

 

Sondage européennes : LaRem devant le RN

Sondage européennes : LaRem devant le RN 

Un nouveau sondage d’ Ipsos-Sopra Steria pour le centre de recherches de l’institut de Sciences politiques (Cevipof), la Fondation Jean-Jaurès et Le Monde, publié lundi accorde 23 % de la liste en marge aux élections européennes et 19,5 % pour le rassemblement national. Un sondage qui semble confirmer plusieurs autres parus la semaine dernière même s’il faut prendre avec des pincettes ces enquêtes. La première raison c’est qu’on connaît mal les gens intentions européennes des partis candidats, la seconde raison  est liée au taux d’abstention qui d’après des sondages dépasserait les 50 %. Il y a aussi l’inconnu d’une éventuelle (ou de plusieurs) listes jaunes qui avaient été initialement annoncées à 13 % et qui ne pèserait désormais que 3 %. Un affaiblissement qui découle du tassement de la participation aux manifestations,  aussi des contradictions internes entre les différents courants des gilets jaunes.

Sans liste “Gilets jaunes”, la marge serait un peu plus étroite mais la liste LaREM resterait en tête, toujours avec 23% des intentions de vote contre 21% pour celle du parti d’extrême-droite de Marine Le Pen. Pourtant, la satisfaction à l’égard du chef de l’Etat a encore baissé avec 15% seulement de satisfaits et une note moyenne de 3,4 sur 10, contre 23% et 4,4 en mai 2018.Le nombre de sondés insatisfaits par Emmanuel Macron bondit à 52% (35% en mai 2018) et le nombre de ceux qui ne sont ni satisfaits, ni insatisfaits chute à 33% (au lieu de 42%).Ils sont 54% à dire qu’ils n’apprécient ni la personnalité ni l’action du chef de l’Etat, contre 17% d’un avis contraire ; 10% le classent à gauche, 39% au centre et 66% à droite. Mais 52% des sondés estiment que Marine Le Pen ferait moins bien que lui, contre 22% d’un avis contraire. Pour 53% d’entre eux, le chef de file de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, ferait aussi moins bien qu’Emmanuel Macron, contre 16% d’un avis contraire. Seuls 12% n’estiment que le président de LR, Laurent Wauquiez, ferait mieux, 42% jugeant qu’il ferait moins bien. Toutes sont reléguées sous la barre des 10% d’intentions de vote à l’exception de LR (12% dans les deux cas). Les listes LFI et Europe Ecologie les Verts (EELV) font jeu égal, avec 8% d’intentions de vote pour chacune en cas de présence d’une liste “Gilets jaunes”, 8,5% dans le cas inverse. La liste Génération.s et Nouvelle Donne soutenue par l’ancien candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon oscille entre 5% et 5,5%, comme celle du Parti socialiste, et celle de Debout la France fait à peine mieux (6% et 6,5%). Le Parti communiste reste pour sa part scotché à 2% et la liste UDI (centriste) à 2,5%. Si les élections européennes suscitent l’intérêt de trois Français sur quatre, le taux d’abstention s’annonce néanmoins très élevé : 74% des personnes interrogées se disent intéressées par ce scrutin intermédiaire mais seulement 42% se déclarent certaines d’aller voter le 26 mai, ce qui conduit à un taux de participation évalué entre 40% et 44%. Autre enseignement de l’enquête : seuls 46% des sondés se disent désormais proche des “Gilets jaunes, et si 75% déclarent qu’ils ne participeront pas au Grand débat national organisé par le gouvernement pour tenter de répondre à ce mouvement, ils sont en revanche 81% à juger indispensable (30%) ou souhaitable (51%) un référendum à l’issue de cette consultation. Les sondés sont cependant 68% à ne pas souhaiter qu’un tel référendum ait lieu le même jour que les élections européennes. Pour 67% des sondés, il devrait porter sur la fiscalité, pour 64% sur l’organisation de l’Etat et des services publics, pour 63% sur les institutions, pour 53% sur l’immigration et pour 49% sur la transition énergétique. Enfin, 36% des personnes interrogées se disent satisfaites de leur vie, avec une note moyenne de 5,6 sur 10, contre 14% d’insatisfaits et 48% qui ne sont ni l’un ni l’autre.

Sondage : Macron réélu devant Le Pen…le cauchemar !

Sondage : Macron réélu devant Le Pen…le cauchemar !

 

Rebelote, on prend les mêmes et on recommence pour les élections présidentielles. De quoi décourager les meilleures volontés démocratiques ! Si ces élections présidentielles devaient avoir lieu dimanche Macron finiraient en tête avec 56 % des voix devant Marine Le Pen avec 44 % des voix d’après un sondage IFOP pour Marianne. Finalement les rapports de force ont très peu évolué Macron serait un peu moins bien élu au deuxième tour mais il réunirait davantage au premier tour (autour de 30 %). Jean-Luc Mélenchon obtiendrait 12 %, Wauquiez 8 %. , Benoît Hamon et Nicolas Dupont-Aignan à 6% tous les deux. Olivier Faure (PS) obtiendrait 3% et Yannick Jadot (Europe Ecologie-Les Verts) 2%. On ose espérer qu’aucun de ses responsables ne sera  présent en 2022 et qu’un renouvellement aura lieu. Notons au passage que tous les candidats testés sont tous des pros de la politique et que leur crédibilité est usée jusqu’à la corde.

 

L’enquête a été réalisée en ligne auprès d’un échantillon de 912 personnes inscrites sur les listes électorales représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Macron fait son show devant les jeunes: du stand-up !

Macron fait son show devant les jeunes

 

 

 

Il est clair qu’on est moins dans le cadre d’un débat que d’une campagne électorale pour Macron qui une nouvelle fois a fait son show devant les caméras des télés d’infos continue. Cette fois il s’est adressé aux jeunes, eux aussi savamment sélectionnés pour leur bienveillance vis-à-vis du pouvoir avec toutefois juste une dose de contestataire pour donner une impression démocratique. Comme pour les deux autres réunions auxquelles participent Macron, on a eu droit à une sorte de show ou d’exercice de stand-up s’appuyant sur quelques questions pour dérouler un discours évangéliste très moralisateur et justifiant la politique. L’exercice de Macron est une caricature de débat qui n’a pour d’autres objets que de réunir des participants globalement bienveillants afin de véhiculer un discours sous l’œil des caméras. Le caractère moralisateur et professoral est indiscutable quand on examine le propos :

“La politique, ça me rend triste, pour ne pas dire que ça me désespère, quand j’entends dire que la jeunesse ne s’y intéresse pas, parce que je pense que c’est très mauvais pour la jeunesse du pays et pour le pays lui-même”, a-t-il dit en réponse à un jeune laissant entendre qu’il ne s’intéressait pas à la politique.

“Ne pas s’intéresser à la politique, c’est décider de ne pas choisir soi-même son propre destin ou de participer au choix de son propre destin, c’est une énorme faute”, a-t-il ajouté.

Il admet qu’il y a une forme de désintérêt de la part de la jeunesse, mais pas pour la politique en tant que telle, pour “la vie politique”, “c’est-à-dire pour la manière de la faire”.

“J’ai envie de dire faites-le. Ce n’est pas une propriété, ce n’est pas une profession réglementée. (…) Vous avez le droit de me dire: ‘je n’aime pas la façon dont on le fait aujourd’hui, je n’aime pas ces discours, je n’aime pas ces décisions-là, je n’aime pas, même, toute la classe politique telle qu’elle la fait aujourd’hui’.”“Mais vous n’avez pas le droit de me dire: ‘je ne m’intéresse pas à la politique’. Parce que quelque part, ça veut dire, ma vie, mon futur ne m’intéresse pas. La vie de mon pays, la vie de mes enfants et de ma famille ne m’intéresse pas. Vous renoncez au droit le plus fondamental.” Macon visiblement confond le rôle de président avec celui de curé de campagne ou plutôt dans son cas d’aumônier de la monarchie républicaine.

Tapie porte plainte devant la Commission européenne

 

Tapie porte plainte devant la Commission européenne

 

Histoire de gagner encore un peu du temps, tapie  sollicite la commission européenne concernant l’affaire Adidas qui doit le contraindre à rembourser les 400 millions touchés indûment. Ainsi tapie pense encore faire durer l’affaire pendant quelques mois voir quelques années puisque maintenant cette histoire politico-financière qui  date de 25 ans ! On n’aura noté que tapie revient dans l’actualité aussi sur le terrain français avec son soutien à certains gilets jaunes qu’il a aidés à présenter une liste aux européennes. Une opération qui n’est pas neutre dans la mesure où cela constitue une sorte de petit cadeau au pouvoir en place puisque la liste en question est en fait appréciée et soutenu par le pouvoir et  portera surtout préjudice aux autres listes (très peu à la république en marche). Il s’agit évidemment d’une nouvelle manœuvre de procédure qui s’inscrit en outre dans une stratégie politique. Il est probable que la justice indépendante sera sensible aux pressions du pouvoir pour retarder encore le remboursement des 400 millions (plus 50 millions pour préjudice moral ! »C’est une fois de plus un écran de fumée. (…) La Commission européenne n’est pas là pour contrôler ce que la Cour de cassation a jugé », a réagi Me Jean-Pierre Martel, avocat du CDR, l’organisme chargé de gérer le passif du Crédit lyonnais. En mai 2017, Bernard Tapie, actionnaire majoritaire du groupe de presse La Provence, avait été définitivement condamné à rendre l’intégralité des plus de 400 millions d’euros obtenus en vertu d’un arbitrage privé en 2008, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. L’arbitrage privé, contesté par l’Etat français sous la présidence de François Hollande par l’intermédiaire du CDR, a été annulé par la justice française en 2015.

Dans ce feuilleton judiciaire de plus de 25 ans, Bernard Tapie a essuyé un nouveau revers il y a dix jours en France. Le tribunal de commerce de Paris a rejeté le plan de sauvegarde de ses sociétés, dont dépend le remboursement des sommes attribuées au titre de l’arbitrage. Par ailleurs Tapie devrait comparaître devant un tribunal correctionnel.

Renault juste devant PSA

Renault juste devant PSA

 

Renault confirme sa position de troisième constructeur mondial entre parenthèses (l’alliance Renault elle occupant le premier rang) Les ventes ont progressé de  3 % et atteints presque 4 millions de véhicules.

Renault a vendu l’an dernier 6.530 véhicules de plus que son compatriote PSA. Celui-ci a fait état mardi d’une hausse de 6,8% de ses ventes grâce notamment à l’ajout des marques Opel et Vauxhall, l’ancienne filiale européenne de General Motors. “A l’arrivée nos volumes progressent quasiment sur toutes les régions, et nous rentrons dans l’année 2019 avec des prévisions de légère hausse des ventes”, a souligné Olivier Murguet, nouveau directeur commercial de Renault, au cours d’une conférence de presse. Toujours nettement plus international que PSA, Renault a vu ses ventes en Europe quasi-stagner l’an dernier (+0,5%) tandis qu’elles ont grimpé de 6,1% hors d’Europe, la performance du groupe en Russie, au Brésil et en Afrique ayant compensé l’arrêt des ventes en Iran et une baisse des livraisons en Inde. La part des ventes de Renault hors d’Europe a ainsi franchi la barre des 50% (50,6% en 2018 contre 49,2% en 2017), alors que le poids du continent européen dans les ventes de PSA dépasse désormais 80%.Si l’on exclut les marques chinoises d’utilitaires Jinbei et Huasong, intégrées par Renault depuis l’an dernier, les ventes du groupe au losange ressortent cependant en baisse de 1,2% sur l’année écoulée. Comme pour l’ensemble de la profession automobile, l’année 2019 s’annonce pour les marchés relativement incertaine – Renault attend notamment un marché mondial et européen stable. Mais contrairement à 2018, année blanche en termes de lancements, le constructeur peut espérer bénéficier en 2019 des nouveaux modèles prévus à l’international, et de l’arrivée très attendue de la Clio de 5e génération en Europe au second semestre. Fin 2018, PSA a profité quant à lui de l’homologation dans les temps de l’ensemble de sa gamme aux nouvelles normes WLTP pour augmenter de 3,8 points à 17,1% sa part de marché en Europe. Celle de Renault, qui n’avait pas homologué tous ses modèles au 1er septembre, date d’entrée en vigueur des nouvelle normes, plus strictes, a reculé de plus d’un point au quatrième trimestre, passant de 10,9% à 9,8%.Olivier Murguet a déclaré toutefois que le groupe avait respecté la trajectoire qu’il s’était fixé, que le dossier WLTP était désormais pour l’essentiel derrière lui et que les ventes en France devraient ressortir “à peu près stables” en janvier.

Bernard-Henri Lévy : le dandy businessman philosophe « La génuflexion devant les gilets jaunes finit par devenir grotesque »

Bernard-Henri Lévy : le dandy businessman philosophe « La génuflexion devant les gilets jaunes finit par devenir grotesque »

 

Le ridicule ne tue pas même les pseudos philosophes surtout occupées de développer leur business et la pensée dominante plutôt que les travaux théoriques. Le très médiatique Bernard Henri Lévy à la chemise parfaitement blanche savamment débraillée livre sa dernière réflexion. Finalement il a peut-être raison car il est maintenant à la tête d’une très solide fortune qu’il faut sans doute protéger pour éviter qu’elles ne soient déstabilisées par ces gueux de gilets jaunes. On s’étonne parfois de la coupure entre les élites et le peuple (au sens des couches populaires) ; il y a vraiment de quoi quand certains au demeurant à prétention philosophique sont les auteurs de telles sorties aussi injustes et idiotes. Une déclaration sans doute pas nourrie de travaux philosophiques alimentée par ce  qui se dit dans quelques salons parisiens.

Le 5 mars prochain, Bernard Henri-Lévy sera sur la scène du théâtre Parenti, à Milan, pour un monologue où il appellera à une refondation de l’Europe. Le début d’une tournée qui le mènera dans 22 villes du continent. Une façon, pour lui, de combattre le populisme qui, en France comme chez nos voisins, menace selon lui le fondement même de nos démocraties. Entretien.

La France entre dans sa neuvième semaine de crise dite des « gilets jaunes ». Depuis le début, vous vous êtes montré très critique sur ce mouvement. Pourquoi ? BHL : Parce que c’est un vrai mouvement social. Mais animé par des passions tristes, mortifères, nihilistes. Ca a été souvent le cas, vous savez, dans l’Histoire contemporaine… Le reste est à l’avenant une réflexion de vieux bourgeois, vieux beau qui utilise son masque philosophique pour protéger ses intérêts et ceux de son milieu. Ce qui ne signifie pas évidemment que les gilets jaunes aient  raisons sur tout mais les propos de BHL  relèvent de la caricature de pseudo intellectuel nanti. Il faut choisir : faire de la philosophie du business : ce n’est pas tout à fait la même activité !

La CFDT, devant la CGT, devient le premier syndicat français

La CFDT, devant la CGT,  devient le premier syndicat français

 

Pas de triomphalisme à la CFDT après cette véritable révolution dans le paysage syndical. Il faut dire qu’il ne s’agit pas d’une évolution brutale du rapport de force entre les organisations mais d’une transformation progressive qui a débuté il y a 50 ans pour la CFDT et qui produit ce résultat significatif seulement aujourd’hui. En clair, ce sont deux formes de syndicalisme qui s’oppose  depuis longtemps ; l’un à contenu essentiellement contestataire sur fond d’idéologie plus ou moins marxiste l’autre constitue  syndicalisme progressiste qui fait de la négociation et des résultats l’objet social premier. La progression des syndicats réformistes est d’ailleurs générale elle concerne aussi par exemple l’UNSA. Cette progression est également liée aux transformations économiques et sociologiques dans le pays. La perte de pans entiers industriels a grandement nui à la CGT (on a perdu 1,5 millions d’emplois industriels en une vingtaine d’années) et d’une certaine manière ce déclin a aussi été favorisé par des positions radicales illusoires. La CFDT, elle, entend articuler les problématiques sociales et économiques afin de définir une stratégie gagnante pour les salariés. Pour parler simple la CGT est un syndicat à caractère révolutionnaire et la CFDT un syndicat à vocation réformiste. La CFDT devient donc  devant la CGT le premier syndicat français secteurs privé et public confondus. La CGT est détrônée alors qu’elle dominait depuis sa création en 1895. «La CFDT porte un syndicalisme humaniste, proche des travailleurs, efficace dans l’amélioration de leur quotidien. C’est lui qui est aujourd’hui porté à la première place!», a immédiatement réagi, dans un tweet, Laurent Berger, le secrétaire général de la centrale progressiste et réformiste. Reste que le syndicalisme globalement n’est pas dans une forme optimale. En cause évidemment la crise notamment depuis 2008 mais aussi une certaines cultures individualistes qui éloignent les citoyens des formes d’organisation collective sauf quand de temps en temps comme avec les idées jaunes la cocotte-minute explose. Parmi les facteurs explicatifs de l’affaiblissement syndical particulier en France le fait aussi que le patronat fait tout pour marginaliser les syndicats et qu’il n’y a pas de véritable dialogue entre les partenaires sociaux et avec le gouvernement. Pour preuve récente le fait que Macon s’est complètement assis sur la médiation syndicale en tentant de les déborder par un direct un débat direct avec les Français. Finalement une forme de populisme qui est qui lui est revenu comme un boomerang avec le mouvement des gilets jaunes. Notons que la progression de la CFDT doit aussi beaucoup au fait  qu’elle s’est enfin débarrassée des gauchistes pour clarifier sa ligne syndicale. Ce que FO par exemple n’a pas fait d’où cette relative paralysie, cette contradiction et souvent cette fuite en avant.

Macron devant ses conseillers : « aimez-moi les uns les autres »

Macron devant ses conseillers : « aimez-moi les uns les autres »

 

 

Le roi Macron a daigné délivrer un message subliminal après la manifestation de samedi en déclarant auprès de son entourages : «  lorsqu’il y a autant de haine, c’est aussi une demande d’amour «. Comme souvent Macron se transforme en évangéliste pour endormir la foule afin de qu’elle avale sans douleur sont discours sur les bienfaits de la mondialisation, de l’ultra capitalisme et de l’injustice sociale. Après avoir toussé un grand de soulagement Macron et sa majorité peuvent respirer pendant quelques heures et quelques jours avant le grand sermon du monarque de mardi. La peur était en effet grande au sein de la majorité mais le pire n’est pas arrivé, donc. « On est potentiellement à deux doigts d’un putsch », s’inquiétait François Patriat, président des sénateurs LREM et proche du chef de l’État, à trois jours de la manifestation. Une stratégie de dramatisation assumée par l’Élysée qui, afin de séparer les casseurs des Gilets jaunes « raisonnables », avait brandi un potentiel déferlement d’individus venus pour « casser et tuer ». Mais aussi, un véritable vent de panique qui a soufflé dans les allées du pouvoir.… Un peu rassuré le petit roi se fait donc philosophe en considérant que derrière la haine qui se concentre sur son nom révèle une demande d’amour. Une vraie dialectique d’évangéliste. Macron ne semble pas encore avoir compris que ce qui est en cause c’est une demande extraordinaire de justice sociale et fiscale ainsi qu’une demande de démocratie pour se substituer à la monarchie républicaine, aux courtisans, aux barons qui accaparent le pouvoir et qui le confortent.

Européennes : le RN devant LaREM,

Européennes : le RN devant LaREM,

 

 

Dans un sondage Elabe réalisé pour BFMTV et publié ce mercredi la liste RN réunit 20% des intentions de vote, avec une hausse de 0,5% par rapport à mai dernier, contre 19,5% pour la liste LaREM, en baisse de 4,5 points depuis cinq mois.  En troisième position, la liste Les Républicains est stable, créditée de 15%, devant La France insoumise, à 11%, qui gagne un point. A la cinquième place, plusieurs listes: celle d’Europe Ecologie-Les Verts, à 7%, à égalité avec celle du Parti socialiste, juste devant celle de Debout La France, de Nicolas Dupont Aignan. EELV perd un point, tandis que les deux suivants en gagnent un. Dans le détail, la chute de 4,5 points de la liste LaREM/MoDem s’explique par une baisse du soutien des électeurs d’Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle: 63% expriment une intention de vote pour la liste LaREM/MoDem, en baisse de huit points par rapport à fin mai 2018. Cette baisse se reporte notamment sur la liste UDI.

Par ailleurs, parmi les inscrits sur les listes électorales, 44% des personnes interrogées se disent « tout à fait certaines » d’aller voter.

Sondage Elabe pour BFMTV réalisé sur internet les 6 et 7 novembre sur un échantillon de 1002 personnes représentatif de la population françaises âgée de 18 ans et plus. 

Taxe Gafa : devant l’Allemagne la France se couche

 

Inutile de tourner autour du pot, la France vient de se coucher devant l’Allemagne en acceptant de reporter la réflexion à plus tard. On sait que la France est notamment à l’origine de cette taxe forfaitaire sur le chiffre d’affaires pour compenser l’insuffisance voir l’absence totale d’impôts sur les Gafa et autres grandes entreprises numériques. Or l’Allemagne inquiète par les futures relations commerciales entre les États-Unis et l’Europe veut protéger ses exportations. Elle craint donc des mesures de rétorsion de la part du président américain si une taxe est décidée par l’Europe sur les Gafa. Du coup, la France est bien obligée de se coucher devant l’Allemagne qui comme d’habitude privilégie ses intérêts.  Pour ne pas avouer sa défaite, Bruno Le Maire s’est dit mardi «ouvert à un report de l’entrée en vigueur» de ce projet de nouvel impôt visant les géants du numérique. Un projet lancé en mai dernier à l’initiative de la France en compagnie de l’Allemagne, de l’Italie et de l’Espagne et l’un des chevaux de bataille d’Emmanuel Macron qui souhaite ainsi démontrer la capacité de l’Europe à agir et à mettre fin à son impuissance dans ce domaine, à quelques mois des élections européennes. Mais si la France a réussi à convaincre nombre de pays au départ récalcitrants, comme le Luxembourg ou les Pays-Bas, elle s’est heurtée à l’opposition persistante de l’Irlande, des pays scandinaves (Danemark, Suède et Finlande) et plus étonnamment de l’Allemagne qui, après avoir appuyé cette initiative, a préféré temporiser de peur de ranimer la guerre commerciale avec les Américains. Reste à savoir si la France faute d’accord européen appliquera elle-même sa propre taxe sur les Gafa à comme l’avait promis Bruno Lemaire.

 

Sondage: Marion Maréchal devant Laurent Wauquiez chez les LR

Sondage: Marion Maréchal devant  Laurent Wauquiez chez les LR

D’après le baromètre Ipsos pour Le Point , Marion Maréchal  est créditée de 44% d’opinions favorables auprès des sympathisants LR contre 52% d’avis négatifs, soit un bond de 13 points par rapport au même baromètre en septembre dernier. Avec ce score, elle dépasse Laurent Wauquiez, le patron de Les Républicains, relégué au 10e rang. Un résultat qui montre en creux les difficultés du président de LR à convaincre sa famille politique, et particulièrement son courant conservateur. Devant lui dans le classement figurent même deux personnalités qui n’appartiennent pas à la droite, comme Jean-Yves Le Drian et Nicolas Hulot. Chez l’ensemble des sondés, l’ancienne députée FN de Vaucluse se classe aussi en bonne position: elle arrive 9e du baromètre Ipsos, devant Laurent Wauquiez, qui lui ne figure qu’à la 28e place avec 14% d’opinions favorables. Elle se place également devant sa tante, Marine Le Pen, à la 13e place avec 25%.

Sondage Droite : Juppé et Sarkozy nettement devant Wauquiez

Sondage Droite : Juppé et Sarkozy nettement devant Wauquiez

Nicolas Sarkozy et Alain Juppé sont les deux personnalités incarnant le mieux la droite pour près de six Français sur dix, loin devant Laurent Wauquiez, selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche, publié dimanche 9 septembre. L’ancien chef de l’Etat et le maire de Bordeaux, tous deux en retrait de la scène politique nationale, incarnent la droite pour 58% des sondés. Les sympathisants de droite placent Nicolas Sarkozy (83%) largement en tête, toujours devant Alain Juppé (68%). Bien que chef de file du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez n’incarne la droite que pour 41% des personnes interrogées et 57% des sympathisants de droite. Laurent Wauquiez est devancé par Xavier Bertrand (52% des Français), Valérie Pécresse (46%), Edouard Philippe (46%) et Marine Le Pen (42%). Il est à égalité avec Nicolas Dupont-Aignan (41%).

 

Sondage réalisé les 6 et 7 septembre en ligne auprès d’un échantillon de 1 005 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Sondage FN : Marion Le Pen devant Marine

Sondage FN : Marion Le Pen devant Marine

Le danger se précise sérieusement pour Marine Le Pen qui certes a conforté sa mainmise sur le parti mais dont l’image ne cesse d’être affectée dans l’opinion publique et même parmi ses troupes. Du coup pour 2022 des interrogations pourraient naître quant à la légitimité de la candidature de Marine Le Pen. Marion Maréchal le Pen elle n’est pas pressée. D’abord elle n’a que 28 ans. Si Marine échoue encore en 2022, ce sera un boulevard ouvert pour Marion en 2027. En outre, la donne pourrait évoluer avec une perspective alliance entre FN et LR. Une alliance souhaitée par les durs de LR mais aussi par Marion maréchal le Pen.  Près de sept Français sur dix (68%) jugent donc Marion Maréchal-Le Pen plus capable que sa tante, Marine Le Pen, de représenter le Front national à la présidentielle de 2022, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting paru jeudi. A l’inverse, 31% des personnes interrogées voient l’actuelle présidente du FN en meilleure position, selon cette enquête réalisée pour Le Figaro et franceinfo. Selon cette même enquête, 54% des sondés estiment que le changement de nom du parti, voulu par Marine Le Pen, est “plutôt une bonne idée” mais 55% considèrent que les polémiques déclenchées par l’appellation retenue, “Rassemblement national”, trahissent une forme d’amateurisme.

Puissance économique : l’Inde passe devant la France

Puissance économique : l’Inde passe devant la France

 

. Parmi les mutations qui caractérise la crise mondiale figure notamment la montée en puissance des pays en développement. Un phénomène irréversible qui redistribue les cartes et devrait interroger les vieux pays développés à se repositionner stratégiquement concernant notamment la nature et le mode de production et leur système de formation. Une note de recherche, publiée mardi 26 décembre par l’institut Centre for Economics and Business Research (Cebr), montre que l’économie indienne devrait se hisser dès 2018 à la 5e place mondiale. Le pays devancera ainsi ses homologues français et britannique. A l’oeuvre depuis plusieurs années, cette progression n’est pas une surprise et s’inscrit dans une tendance plus large qui devrait aboutir à l’installation des pays asiatiques dans le classement des dix économies les plus importantes de la planète au cours des 15 années à venir. « Malgré quelques revers passagers (…), l’économie indienne est en mesure de rattraper celle de la France et celle du Royaume-Uni en 2018 et, exprimée en dollars, elle les dépassera toutes les deux pour devenir la cinquième puissance économique en dollars », prédit Douglas McWilliams, le vice-président du Cebr. Selon le même institut, les Etats-Unis devraient quant à eux être dépassés par la Chine, qui prendrait ainsi la première, place aux alentours de 2032.

Assurance chômage : la pétaudière renvoyée devant les partenaires sociaux

Assurance chômage : la pétaudière renvoyée devant les partenaires sociaux

 

Plus le temps passe et plus le gouvernement s’aperçoit que la réforme de l’assurance chômage est une véritable pétaudière. Le financement par l’impôt ne va contrarier personne sauf peut-être quelques syndicats gauchistes ;  par contre, des problèmes difficiles sont à résoudre quant à l’équilibre financier de l’Unedic, aux pénalités envisagées pour les contrats de travail court, pour l’indemnisation des indépendants et des démissionnaires- Du coup, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a décidé de renvoyer à la négociation sur  les thèmes clés la réforme d‘assurance chômage, quatrième chantier social du quinquennat d‘Emmanuel Macron après celui du Code du travail, de la formation professionnelle et de l‘apprentissage. Une des reformes  souhaitée par Emmanuel Macon vise à faire bénéficier des allocations Unedic les travailleurs indépendants mais aussi les salariés qui démissionnent. Une réforme d’ampleur qui nécessitera non seulement une réforme quant à la gestion de l’Unedic (qu’en fait Macron souhaite étatiser) mais aussi et surtout des moyens financiers nouveaux. Or la situation financière de l’Unedic est particulièrement calamiteuse puisqu’elle enregistre un déficit annuel de l’ordre de 4 milliards et une dette de plus de 30 milliards. Il faudrait donc augmenter les cotisations, ce que ne veut pas le gouvernement  qui veut au contraire alléger les charges sociales au bénéfice des entreprises mais aussi des salariés. L’autre solution envisagée est celle de l’augmentation de la CSG, une augmentation déjà prévue et qui ne peut qui ne peut servir à toutes les sauces sans entamer de manière significative le pouvoir d’achat des ménages. En clair, la réforme de l’Unedic voulue par Macon ce n’est pas pour demain. Il y a encore du travail. L’Unedic s’inquiète d’ailleurs de la refonte de l’assurance-chômage.  Au cours de sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron a proposé l’ouverture des droits à l’assurance-chômage aux indépendants, ainsi qu’aux salariés qui démissionnent une fois tous les cinq ans. Définition incertaine, incertitude sur le financement et craintes d’abus : l’Unedic émet des réserves quant à la pertinence de cette réforme de l’assurance-chômage.  On s’inquiète notamment de « l’absence de définition unique de la notion d’indépendant » dans cette réforme. Les quelque 2,8 millions de travailleurs non-salariés, selon l’Insee, pourront-ils vraiment tous avoir accès à l’assurance-chômage ? A l’heure actuelle, les indépendants peuvent bénéficier de cette assurance uniquement « s’ils justifient d’un contrat de travail et sous certaines conditions », rapporte le site Service-Public.fr.  Dans ses notes, l’Unedic se préoccupe notamment du sort des« indépendants ‘économiquement dépendants’ » des plateformes collaboratives, telles qu’Uber, Foodora ou Deliveroo. Pourront-ils eux aussi avoir accès à ces droits avec cette réforme ? L’organisme se pose la même question pour les « loueurs de locaux d’habitation meublés », les « conjoints collaborateurs du chef d’entreprise » ou encore les « micro-entrepreneurs déclarant un chiffre d’affaires nul ». Pour l’organisme, la définition des indépendants qui pourront bénéficier de l’assurance-chômage reste encore floue.  L’autre inquiétude de l’Unedic concerne l’ouverture des droits à l’assurance-chômage aux salariés démissionnaires, une fois tous les cinq ans. Aujourd’hui, seules les personnes dont la démission est jugée « légitime » par Pôle emploi peuvent prétendre à des allocations-chômage. Le site Service-Public.fr évoque, par exemple, une démission due à la mutation d’un conjoint, ou au non-versement du salaire par l’employeur.  Si l’assurance-chômage est désormais ouverte à tous les démissionnaires, l’Unedic craint une  »augmentation » de la « durée entre la démission et la reprise d’un nouvel emploi », voire la hausse du « nombre de démissions » en France. L’organisme cible notamment les démissions « à l’approche du départ en retraite ». Autant d’effets pervers qui feraient, selon l’organisme, « courir un risque financier à l’assurance-chômage ».  Selon l’Unedic, moins de 55 000 démissionnaires ont reçu des allocations-chômage en 2016. Le nombre de démissions, chaque année, est largement supérieur : il oscille entre 900 000 et 1,1 million, selon le think tank libéral Montaigne. Il ya aussi la difficile question qui fait clivage entre syndicats de salariés et patrons, celle des bonus malus en fonction de la durée des contrats.   Poussé par des organisations syndicales comme Force ouvrière et la CFDT, décrié par le Medef, le bonus malus est un sujet sensible qui avait bloqué les négociations sur le renouvellement de la convention de l‘assurance chômage du printemps 2016.Pierre Gattaz a répété mardi que ce dispositif viendrait pénaliser les PME alors que quelques branches seulement, selon lui, sont concernées. Il a cité le secteur de l‘hôtellerie, de l’événementiel ou encore du nettoyage.

Bettencourt : Sarkozy pour devant la justice

Bettencourt : Sarkozy pour devant la justice  

 

 

L‘ancien chef de l‘Etat mis en examen pour trafic d‘influence actif, corruption active et recel devrait se retrouver devant le tribunal correctionnel. Pas pour ‘ l’affaire d’abus de pouvoir. Sarkozy est seulement  accusé d’avoir influencé un juge pour se tenir au courant des avancées de l’affaire Bettencourt dans laquelle il n’est plus maintenant impliqué. On se demande bien pourquoi alors pourquoi il cherchait à obtenir des éléments d’information sur l’avancée du dossier ! Une affaire d’écoute qui risque de finir en eau de boudin comme de nombreuses autres affaires politico- financières. Une affaire qui se perd dans les méandres judicaires. En effet  La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a annulé plusieurs actes de l’enquête visant Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog pour trafic d’influence et corruption, retardant un possible procès. Les actes annulés – deux interrogatoires réalisés à l’automne 2015 au cours desquels l’ex-chef de l’Etat et Thierry Herzog ont refusé de s’exprimer, et une commission rogatoire internationale à Monaco, notamment – sont maigres. La décision de la chambre de l’instruction ne doit donc pas entraîner de « conséquence irréversible » sur le fond du dossier. Mais elle « modifie le calendrier prévisible du déroulement de la procédure ».  En septembre 2015, quelques mois après validation par la cour d’appel de Paris de la quasi-totalité de ces écoutes, les magistrats instructeurs avaient repris leur enquête. Ils estimaient pouvoir le faire malgré un pourvoi en cassation de la défense, celui-ci n’étant d’après eux pas suspensif. Mais les avocats de l’ex-chef de l’Etat et de son conseil jugeaient cette décision irrégulière dans l’attente de l’examen de leur pourvoi. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris leur a donné raison, en estimant que les magistrats avaient commis un « excès de pouvoir ». Elle a ainsi annulé tous les actes réalisés entre septembre 2015 et mars 2016. Dans cette affaire, où la quasi-totalité des écoutes a finalement été validée, les juges soupçonnent Nicolas Sarkozy d’avoir proposé de faciliter une promotion à Monaco de Gilbert Azibert, ancien avocat général à la Cour de cassation, en échange de renseignements sur l’avancée d’une autre procédure. Le président de LR est mis en examen pour trafic d’influence actif, corruption active et recel de violation de secret professionnel. Le PNF demande aussi le renvoi de son avocat, Thierry Herzog, et de l‘ancien premier avocat général près la Cour de cassation Gilbert Azibert.  Les juges soupçonne Sarkozy  d‘avoir proposé de faciliter une promotion à Monaco de Gilbert Azibert, ancien avocat général à la Cour de cassation, en échange de renseignements sur l‘avancée d‘une autre procédure.

Interdiction de stationner devant son garage : pourquoi ?

Interdiction de stationner devant son garage : pourquoi ?

Par démagogie sans doute plusieurs grands médias se sont étonnés de cette décision de la Cour de cassation qui interdit à un propriétaire de résidence de stationner devant son garage avec son véhicule. Certes les arguments de la Cour de cassation ne paraissent pas forcément très pertinents  puisqu’ils se résument à considérer comme gênant pour la circulation ce type de stationnement. La vérité est toute autre, personne ne peut s’approprier un espace public au motif que cet espace public jouxte sa propriété. Par contre, on peut effectivement interdire aux autres véhicules de se garer devant l’entrée d’un garage. En consacrant environ 12 m² de garage de son véhicule dans sa propriété, l’automobiliste fait évidemment un effort pour libérer l’espace public. D’une manière générale il était impossible d’interdire le stationnement devant une résidence particulière avec ou sans garage.  La Cour de cassation vient donc de trancher. Stationner devant son garage est « considéré comme gênant pour la circulation publique, qui comprend aussi celle des véhicules de secours ou de sécurité ». Une décision qui laisse perplexe la plupart des automobilistes. « Je ne vois pas en quoi ça peut déranger les autres riverains si je me gare devant mon garage, je ne vois pas où est le problème, honnêtement », s’exclame cette passante. Toutes les places devant les garages doivent désormais rester vide. Notons la grande confusion des esprits relativement à l’occupation de l’espace Viaire qui n’est pas destiné sauf exception légale à la seule circulation et au stationnement des véhicules automobiles. Certes la démocratisation de l’accès à l’automobile a fait que l’espace Viaire a été en grande partie appropriée par l’automobile mais cette tendance sera de plus en plus réglementée afin de rendre l’espace à d’autres activités moins encombrantes et socialement plus utiles. Notons qu’une ville qu’une automobile passe 95 % de son temps en stationnement, pas vraiment un usage très rationnel.

 

Election Allemagne : Merkel nettement devant Schulz

Election Allemagne : Merkel nettement devant  Schulz

A un peu plus de six semaines des élections fédérales du 24 septembre en Allemagne, le bloc conservateur CDU-CSU d’Angela Merkel reste crédité d’une confortable avance de 17 points sur les sociaux-démocrates de Martin Schulz, selon un sondage Forsa publié mercredi par l’hebdomadaire Stern et RTL.  Les partis   conservateurs CDU-CSU d’Angela Merkel restent  crédités  d’une confortable avance de 17 points sur les sociaux-démocrates de Martin Schulz pour les élections fédérales du 24 septembre Selon cette enquête, les chrétiens-démocrates et leurs alliés bavarois de la CSU sont mesurés à 40% des intentions de vote, un niveau inchangé depuis la mi-juillet. Le SPD, qui stagnait à 22% des intentions de vote depuis quatre semaines, progresse d’un point à 23%. Derrière, les écologistes des Grünen, le parti de la gauche radicale Die Linke et la formation d’Alternative für Deutschland (AfD) sont au coude à coude à 8% chacun des intentions de vote. Les libéraux du FDP cèdent un point à 7%, un score insuffisant dans la perspective d’une éventuelle alliance libérale-conservatrice au Bundestag.

 

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