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Dépenses publiques : les recommandations molles de la Cour des Comptes

Dépenses publiques : les recommandations molles  de la Cour des Comptes

La Cour préconise des réformes « dans cinq secteurs prioritaires » dans un rapport remis lundi au président de la république. 

1 – Le retour de la réforme des retraites

« Le fait que le déséquilibre financier des retraites résulte largement de causes démographiques pose le début du relèvement d’âge d’ouverture des droits à la retraite ou des conditions de la retraite à taux plein », indique le rapport.

 La fameuse réforme. à points relativement complexes et ésotériques semblent écarter par la Cour des Comptes. La cour recommande d’agir sur : l’âge de départ, la durée de cotisation et le montant des cotisations. Dans son rapport, la Cour des comptes évoque la nécessité de repousser  de deux ans l’âge légal de départ qui  permettrait d’économiser 17 milliards d’euros en rythme de croisière.

2 – L’assurance-maladie

La Cour des Comptes estime q que des économies peuvent être trouvées dans ce secteur et ce, malgré la crise.

Jeudi, la Commission des comptes de la sécurité sociale doit actualiser les chiffres du déficit avec des dépenses estimées à ce jour à 235 milliards d’euros pour 2021, contre 219,5 milliards en 2020 et 200,6 milliards en 2019.

 Dans ce domaine les options sont assez vagues. , Il s’agirait il d’optimiser les consignes de l’Etat au corps médical afin de limiter les dépenses.

3 -chômages

 

. »Selon les années, la France consacre entre 2,5 et 3 points de son PIB aux politiques du marché du travail pour indemniser, accompagner et former les chômeurs et favoriser leur accès à l’emploi par la création directe ou le subventionnement d’emplois. C’est la part du PIB la plus élevée en Europe après le Danemark », indique le rapport qui constate l’inefficacité partielle de ces politiques. « Pour toute réponse pour l’instant on avance l’idée une sorte de RSA jeunes. Un peu court sans doute pour combattre le chômage

 

4-Harmoniser les minima sociaux

La Cour des comptes encourage à une harmonisation et une simplification des minima sociaux. Les sages proposent notamment la possible suppression, à terme, du revenu de solidarité outre-mer (RSO), de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) et de l’allocation veuvage au profit d’un RSA rénové. Ils rappellent également leur soutien à la création de revenu universel d’activité (RUA), que le gouvernement envisageait de faire voter en 2020 avant de devoir se raviser face à la crise sanitaire. Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, ce revenu universel devait être le grand projet du quinquennat en matière de lutte contre la pauvreté.

 

Un revenu universel d’activité qui ne va pas forcément dans le sens d’une plus grande rigueur de la gestion des dépenses publiques et des propositions de la Cour des Comptes qui paraissent  un peu courte par ailleurs. 

 

5- Le coût la politique du logement

La Cour des comptes insiste sur un chiffre : la politique du logement a coûté 38,5 milliards d’euros en 2018, soit plus du double de la moyenne des pays de l’Union européenne. Le résultat est pourtant mitigé selon les sages qui constate que « la dépense moyenne de logement des ménages français demeure plus élevée que dans les autres pays (26,2% du revenu en 2019 contre 23,5% en moyenne UE) ». « La part des dépenses contraintes dans le revenu des ménages est ainsi passée de 12 % dans les années 1960 à 29% en 2019″, s’alarme le rapport.

 

Bref un éclairage de la Cour des Comptes sur des aspects bien connus de certaines politiques qui relèvent surtout du constat mais ne sont guère éclairantes quant aux perspectives quand elles ne sont pas contradictoires.

Des élections départementales qui ne servent à rien

Des  élections départementales qui ne servent à rien

 

 

Des élections qui ne servent pas davantage que les départements concernés. En cause, le fait de l’empilage de nombre de structures administratives et politiques. À la base on trouve parfois des délégués de communes, partout des communes, souvent des structures intercommunales (communautés de communes), ensuite des départements, des régions et bien sûr l’Etat. Il y a au moins deux étages de trop.

u coup de façon un peu arbitraire on se partage les compétences sans grande cohérence. Ainsi les départements sont surtout chargés des dépenses sociales (RSA, aide sociale à l’enfance, création et gestion de maisons de retraite), de la construction, l’entretien et l’équipement des collèges, de l’administration de la voirie départementale, ainsi que de la gestion des bibliothèques de prêt, des services d’archives et de musées.

Une sorte de bric-à-brac ou d’auberge espagnole. Cela d’autant plus la législation sociale est souvent du ressort de l’État. L’État décide par exemple l’augmentation des conditions du RSA et les départements financent. Même chose pour le financement et l’entretien des routes. L’État décide de la fiscalité et les départements entretiennent ce qui relève de leurs compétences avec ce que leur attribue l’État. Résultat dans les zones démographiques peu peuplées les infrastructures sont dans un attentat pitoyable.

Évidemment les électeurs sont bien incapables de dire qu’elles sont en général les responsables du département et la responsable. N’empêche ses électeurs sont appelés aux urnes. Seule une minorité s’y rendra et il faudra encore compter près de 60 % d’abstention qui pose un vrai problème de démocratie et de remise en cause  des structures politiques et administratives en France.

 

Multiplication des chaînes et TNT : un gouffre financier

Multiplication des chaînes et TNT :  gouffre financier et médiocrité

 

 

La multiplication des chaînes surtout les canaux y compris la TNT génèrent nombre de situations déficitaires pour les chaînes. Cette multiplication était justifiée par un souci de diversité. Or compte tenu de l’éclatement de l’audience et des difficultés financières les chaînes sont contraintes au contraire de ce copier mutuellement et de tirer le niveau vers le bas. Ainsi tous les journaux d’info se ressemblent puisqu’ils ne sont que copie conformes des agences de presse. Les films et séries repassent sans fin. Les jeux se ressemblent tous quant à la production elle est réduite à pas grand-chose étouffé par des productions étrangères à bas prix. Conséquence aussi l’envahissement de la pub partout comme aux États-Unis. Depuis leur lancement, le 12 décembre 2005, les «petites» chaînes censées injecter de la diversité dans le paysage audiovisuel français ont surtout servi à plomber les comptes. Cumulées, leurs pertes d’exploitation atteignaient près d’1,4 milliard d’euros en 2019, selon les chiffres des bilans financiers annuels des chaînes gratuites du CSA.

 

La première génération, composée de BFMTV, C8, CStar, CNews, Gulli, NRJ 12, TMC, TFX et W9, auxquelles s’ajoute LCI, passé en gratuit, a totalisé plus de 1 milliard d’euros de pertes. La seconde vague de chaînes (6ter, Chérie 25, RMC Story, RMC Découverte, TF1 Séries Films et L’Équipe, lancé en 2012), affichent de leur côté 367 millions d’euros de pertes d’exploitation… Durant l’exercice 2019, «sept chaînes de la TNT étaient bénéficiaires» contre trois seulement, quatre ans plus tôt, remarque le CSA. Il y a certes du mieux. De là à crier victoire, on en est loin.

Réforme de l’Allocation adulte handicapé: Des effets pervers

Réforme de l’Allocation adulte handicapé: Des effets pervers ? 

 

Un collectif d’universitaires et de chercheurs estime, dans une tribune au « Monde », que la proposition de loi sur la déconjugalisation de l’AAH soumise à l’Assemblée le jeudi 17 février constitue une opportunité de garantir les droits fondamentaux des personnes handicapées.

 

 

Tribune.
 Le mode de calcul actuel de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) est contraire à l’esprit de cette prestation, créée pour garantir l’autonomie financière des personnes handicapées. Le 17 juin, en examinant une proposition de loi de déconjugalisation de l’AAH, l’Assemblée nationale aura la possibilité de modifier substantiellement le mode de calcul de cette prestation et de proposer un dispositif réellement en adéquation avec les objectifs affichés de cette prestation sociale. En 1975, cette allocation voulait faire accéder à un revenu minimal et à une vie digne et autonome les personnes ne pouvant pas assurer leur subsistance par une activité salariée du fait de leur handicap. Aujourd’hui, le mode de calcul de cette prestation aboutit à des effets inverses à ceux qui étaient recherchés. La prise en compte des revenus des conjoints, qu’ils soient ou non mariés ou pacsés, implique pour nombre de bénéficiaires vivant en couple une réduction, voire une perte complète, de leur allocation.

 

Pour un couple dont le bénéficiaire n’a pas d’autres revenus que l’AAH, son allocation commence à décroître à partir de 1 016,55 euros de salaire net de son conjoint, jusqu’à s’annuler complètement au-delà de 2 271,55 euros. Un amendement sur la proposition de loi de déconjugalisation de l’AAH, déposé par le gouvernement et la majorité, se propose de rehausser le seuil de décroissance à 1 276,20 euros et de laisser pratiquement inchangé le seuil d’annulation, à 2 280,20 euros en induisant des pertes significatives pour certains couples avec enfants. Par exemple, pour un couple avec un enfant ces pertes s’étaleraient sur la tranche de salaires 2300-2850 € et, pour un couple avec deux enfants, sur la tranche de salaires 2350-3500 €.

Depuis le début de l’année 2020, un mouvement citoyen, porté par les personnes concernées elles-mêmes, a réussi à inscrire à l’agenda politique la revendication de la déconjugalisation de l’AAH. Ne plus prendre en considération les revenus du conjoint constitue un enjeu majeur pour plusieurs raisons.

Comme le montrent les nombreux récits recueillis depuis un an, les études de victimation analysées par la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) ou certaines études qualitatives, la dépendance financière générée par la conjugalisation des prestations sociales augmente la probabilité de survenue de violences conjugales.

Chute de la consommation des ménages

Chute de la consommation des ménages

D’après l’INSEE, une chute historique de 7 % de la consommation des ménages en 2020 qui évidemment a plombé la croissance. Reste à savoir s’il s’agit d’une baisse entièrement conjoncturelle ou en partie structurelle qui modifierait certains comportements quantitatifs et qualitatifs des consommateurs. Parmi les plus touchés par ce phénomène figurent sans surprise l’hébergement et la restauration. Ils «se replient brutalement de 34,1% en volume après plusieurs années de tendance à la hausse (+ 1,8 % en moyenne depuis 2010)», indique l’Insee.

Cette baisse est à imputer à la fermeture des établissements, des restrictions de déplacement et des couvre-feux qui ont fortement impacté le tourisme. Dans le détail, les Français ont dépensé 40,8% de moins dans les services d’hébergement quand les restaurants et services de restauration encaissent, eux, une baisse de 33,8%. Le développement de la vente à emporter n’a pas permis de compenser la fermeture des établissements pendant de longs mois l’année passée. Les dépenses en sandwich ont diminué de 19% et celles des traiteurs et cantines de 23%.

De la même manière, les loisirs et la culture ont eux aussi subi les conséquences de la crise sanitaire en particulier les cinémas (-69,4%), les spectacles (-36,7%) et les activités culturelles marchandes comme les bibliothèques, musées (-32,7%).

Enfin, les dépenses en transports ont chuté de 21% après une hausse de 1,6% en 2019. Ce sont surtout les dépenses en services de transports qui se sont effondrées (-52,6%) notamment dans le secteur aérien qui enregistre une baisse de 69,2%.

 

RSE: des différences d’approche entre la France et l’Allemagne

RSE: des différences d’approche entre la France et l’Allemagne

 

« Le législateur allemand fixe des limites à la responsabilité sociale d’une entreprise vis-à-vis d’entités juridiques dont elle n’a pas le contrôle »(Tribune dans l’Opinion)

 

Noëlle Lenoir, est avocate, ancienne membre du Conseil constitutionnel.

 

 

Quatre ans après la loi française de 2017, voilà que l’Allemagne adopte à son tour une loi sur le devoir de vigilance des sociétés mères et donneuses d’ordre. Le but est d’obliger les entreprises à veiller, partout où elles opèrent, à ce que leurs filiales et leur chaîne de sous-traitance respectent les droits de l’homme et la protection de l’environnement. Cette législation est bienvenue. On ne peut admettre que des sociétés profitent des défaillances de certains pays pour fermer les yeux sur des pratiques gravement contraires à nos valeurs. Toutefois, à l’impossible nul n’est tenu, notamment lorsqu’il s’agit de surveiller des dizaines de milliers de fournisseurs éparpillés aux quatre coins de la planète. Le législateur allemand l’a compris en fixant des limites à la responsabilité sociale d’une entreprise vis-à-vis d’entités juridiques dont elle n’a pas le contrôle. Il en résulte un fort contraste dans la conception du devoir de vigilance de part et d’autre du Rhin.

Diligence raisonnable. Certes, comme la loi française, la loi allemande impose aux entreprises de publier un rapport annuel de « diligence raisonnable » (« plan de vigilance » dans la loi française) comportant l’identification des risques d’atteinte aux droits de l’homme et à l’environnement, les mesures devant les prévenir ainsi que la façon dont l’entreprise traitera les signalements en cas d’alerte professionnelle. Le rapport contiendra aussi l’évaluation de l’efficacité des mesures de vigilance et précisera s’il y a de nouvelles mesures à mettre en place. La publication de ce rapport n’obligera pas à révéler des secrets d’affaires, ce que le Conseil constitutionnel avait relevé en jugeant que la publication du plan de vigilance « n’impose pas aux sociétés… de rendre publiques des informations relatives à leur stratégie industrielle ou commerciale ».

« La loi française, elle, permet à toute ONG, sans condition d’antériorité, d’ester en justice pour compte propre pour défendre ses intérêts sociaux »

Pour le reste, les choix du législateur allemand diffèrent sensiblement de ceux de la France. D’abord pas question en Allemagne de s’en remettre à la soft law. La loi énumère strictement les règles nationales et internationales dont la violation est sanctionnée au titre du devoir de vigilance, dont en particulier l’interdiction du travail des enfants et de toute forme d’esclavage. En matière d’environnement, la loi renvoie aux obligations découlant de trois conventions internationales sur les polluants de longue durée, les émissions de mercure et le transport de déchets dangereux. Elle vise la violation des lois sur la préservation des sols, des forêts et de l’eau, mais uniquement en lien avec la protection de la santé humaine.

Deuxième différence : le devoir de vigilance ne portera en principe que sur les fournisseurs de premier rang, alors que les contours du périmètre de vigilance sont beaucoup plus vagues dans la loi française.

Activisme judiciaire. En outre, syndicats et ONG ne pourront agir en justice qu’au nom et sur mandat d’une victime dont les droits protégés par la loi auraient été violés, sous réserve qu’ils ne soient pas créés pour la circonstance et n’aient pas d’activité commerciale ; alors que loi française, elle, permet à toute ONG, sans condition d’antériorité, d’ester en justice pour compte propre pour défendre ses intérêts sociaux.

Enfin et surtout, la loi allemande exclut toute mise en jeu de la responsabilité civile de la société sur son fondement. Les manquements à la vigilance seront punis par une autorité administrative — le Bureau Fédéral de l’Economie et du Contrôle des Exportations (Bafa) — d’une amende qui, si elle est validée par un juge, pourra être assortie de l’exclusion des marchés publics. Si les sociétés françaises peuvent être attraites devant un juge pour se voir enjoindre de réviser leur stratégie de vigilance, ce pouvoir d’injonction en Allemagne sera réservé au Bafa.

L’adoption prévue pour 2022 d’une directive européenne sur le devoir de vigilance n’évitera pas la différence de traitement entre entreprises françaises et allemandes. En effet, la directive en préparation laisserait aux Etats membres le soin de décider du régime de responsabilité civile applicable ou non pour manquement à la vigilance, les entreprises françaises restant ainsi soumises à un activisme judiciaire que la loi allemande devrait épargner aux secondes.

Noëlle Lenoir est avocate, ancienne membre du Conseil constitutionnel.

L’enjeu des données de santé

L’enjeu des données de santé

 

« Il faut remettre l’hôpital au centre du jeu car il rassemble les informations médicales les plus cruciales ainsi qu’une expertise de pointe », jugent Corneliu Malciu, Théo Ryffel et Emeric Lemaire, cofondateurs d’Arkhn, start-up spécialisée dans l’interopérabilité des données de santé ( Tribune dans l’Opinion)

( Les conditions d’ouverture et d’accès à ces données stratégiques méritent cependant une réflexion peut être plus approfondie NDLR )

 

 

La crise de la Covid-19 a mis en évidence l’importance des données de santé pour la résilience du système de soin. La souveraineté des établissements sur les données qu’ils collectent et administrent est un prérequis pour fluidifier le parcours de soin, soulager le quotidien des professionnels ou encore mener des analyses cliniques. Bref, pour améliorer la prise en charge des patients et faciliter la recherche clinique.

La problématique n’est pas nouvelle, elle s’est simplement accélérée. De nombreux projets, comme les plateformes régionales de suivi des patients, le dossier médical partagé, les ambitions affichées par « Ma Santé 2022 » [lancé par l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn], se sont heurtés à la difficulté d’accès aux données hospitalières. Pour y répondre, il sera indispensable de transformer la gestion des données au sein des hôpitaux en les dotant d’infrastructures data locales, s’appuyant sur les outils déjà en place, et gérées par les hôpitaux eux-mêmes.

Pour cela, il convient de s’attaquer aux sources du problème. Les dizaines de logiciels utilisés au sein des différents services d’un même hôpital génèrent des données complètement cloisonnées. Les données existent mais restent inexploitables car stockées sur des infrastructures séparées, incapables de communiquer entre elles. Ce manque d’interopérabilité rend leur accès difficile, long et coûteux.

Si les fondations de cette Tour de Babel sont purement informatiques et structurelles, les dysfonctionnements qu’elle engendre ont des conséquences concrètes et multiples. Economiques d’abord, puisque 10% des dépenses de santé dans les pays de l’OCDE sont superflues — actes inutiles, dupliqués ou résultant d’erreurs évitables —, selon une étude de l’OMS.

Humaines, ensuite, avec des médecins qui passent trois fois plus de temps derrière leur écran qu’avec leurs patients. Médicales, enfin, avec une prise en charge des patients plus difficile et une recherche clinique ralentie dans les CHU. En France, 10 000 à 30 000 décès sont causés chaque année par des accidents médicamenteux évitables, dont la cause première est un mauvais partage de l’information.

Pourtant, les choses bougent. La création d’un espace numérique de santé, les propositions du numérique en santé, les accords du Ségur de la santé, la généralisation de l’identité nationale de santé vont dans le sens d’une meilleure gestion des données. Aujourd’hui, il est nécessaire d’aller au-delà d’un « cloud médical centralisé », en redonnant aux hôpitaux et aux patients la souveraineté sur leurs données de santé et les usages qui en sont faits.

L’hôpital est le plus à même d’utiliser les données, de les rendre accessibles aux patients et aux acteurs institutionnels, et de les valoriser dans le cadre de la recherche

Pour cela, il faut remettre l’hôpital au centre du jeu car il rassemble les informations médicales les plus cruciales, ainsi qu’une expertise de pointe. Il est le plus à même de les utiliser, de les rendre accessibles aux patients et aux acteurs institutionnels, et de les valoriser dans le cadre de la recherche. Enfin, il est le meilleur garant de la sécurité et de la confidentialité des données patients. C’est un tiers de confiance reconnu, à l’interface du soin, de la recherche et l’innovation de pointe.

L’interopérabilité est la clef pour replacer l’hôpital au centre de l’échiquier du soin et elle passe notamment par l’utilisation de standards ouverts, comme le FHIR (un langage commun, transparent qui fait référence sur la scène internationale). La santé de demain doit être pensée comme ouverte et collaborative, grâce à un cadre politique imposant des standards d’interopérabilité et un cadre juridique clarifié.

L’hôpital a connu sa numérisation dans les deux décennies précédentes et l’heure est à l’adoption d’architectures data standard. C’est le système de santé dans son ensemble qui en sortira gagnant avec une meilleure qualité des soins, une meilleure coordination des acteurs territoriaux, une meilleure collaboration avec la recherche clinique et de meilleurs outils et innovations en santé.

Corneliu Malciu, Théo Ryffel et Emeric Lemaire sont cofondateurs d’Arkhn.

Covid : des ennuis de santé persistants pour un quart des malades

  • Covid : des ennuis de santé persistants pour un quart des malades 

Près d’un quart des personnes ayant contracté le Covid-19 font face, un mois après ou plus, à des problèmes de santé qu’ils n’avaient pas expérimentés avant leur infection, selon une vaste étude de Fair Health, une organisation indépendante, ayant analysé les données médicales de près de deux millions d’Américains touchés par le virus.

Les principaux problèmes étaient des douleurs (névralgie, douleurs musculaires…) pour 5% des personnes, et des difficultés à respirer, dans 3,5% des cas, suivis d’une hypertension, d’une indisposition ou grande fatigue, d’anxiété, puis de problèmes intestinaux.

L’Otan et l’UE des partenaires ?

L’Otan et l’UE  des partenaires ?

C’est ce qu’affirme en tout cas Hans-Dieter Lucas Hans-Dieter Lucas, ambassadeur d’Allemagne en France.( Une Allemagne pas très favorable à prendre ses distances avec l’OTAN  et a confier la sécurité de l’Europe à une force commune NDLR)

 

Tribune dans l’Opinion

« L’Amérique est de retour », c’est l’un des grands messages des sommets des derniers jours. Il ne sera toutefois pas possible de revenir au monde transatlantique d’avant la présidence de M. Trump. Même avec le président Biden, les Etats-Unis ne renoueront pas avec leur rôle traditionnel de puissance régulatrice mondiale. Les bouleversements politiques mondiaux — montée en puissance de la Chine, concurrence entre grandes puissances, changement climatique et numérisation — imposent de réajuster les relations transatlantiques.

L’Alliance Atlantique jouera un rôle important à cet égard. Elle reste le premier forum institutionnel et multilatéral de coordination de la politique de sécurité entre l’Amérique et l’Europe. Nous avons progressé sur la voie d’une Europe de la défense, notamment grâce aux initiatives franco-allemandes. Mais l’Alliance, avec l’engagement des Etats-Unis et sa garantie de sécurité nucléaire, reste incontournable pour la défense collective de l’Europe.

Il faut donc saluer le signal d’unité et de modernisation que le sommet de l’Otan a donné à travers ses décisions sur l’agenda de réformes « Otan 2030 ». Cela suppose d’améliorer la cohésion politique — mise à mal ces dernières années — de l’Alliance ainsi que ses mécanismes consultatifs. L’Otan doit en outre élaborer un nouveau concept stratégique d’ici au prochain sommet en 2022. L’Alliance doit dire comment, face à des défis inédits, elle entend remplir ses tâches centrales de défense collective, gestion de crise et sécurité coopérative.

Boussole stratégique. Les méthodes et stratégies d’hier ne suffiront pas pour parer aux guerres hybrides, aux menaces cyber, aux avancées dans le domaine spatial, aux technologies de rupture, à l’influence croissante de la Chine dans la zone euro-atlantique, à l’instabilité au sud ou à la politique agressive que continue de mener la Russie. L’Otan se saisira par conséquent aussi des liens entre changement climatique et sécurité.

La modernisation de l’Otan signifie-t-elle que les Européens peuvent à nouveau relâcher leurs efforts ? Certainement pas. Les Etats-Unis attendent à juste titre d’eux qu’ils apportent une contribution politique et militaire plus substantielle à l’Alliance, dans un esprit de partage équitable des charges. Pour mieux défendre nos intérêts et nos valeurs, en particulier dans notre voisinage immédiat, notamment en Afrique, il est aussi urgent de renforcer la souveraineté de l’Europe, c’est-à-dire sa capacité à façonner activement l’ordre mondial et à assumer plus de responsabilité pour sa sécurité.

C’est l’un des principaux objectifs de la boussole stratégique de l’UE qui doit être adoptée sous la présidence française. L’Europe a besoin d’une vision commune des enjeux de politique de sécurité et des capacités nécessaires pour y faire face, sur les plans politique comme militaire. N’oublions pas que 21 Etats européens font partie de l’Otan. C’est pourquoi le concept stratégique de l’Otan et la boussole stratégique de l’UE doivent se compléter. Nous devrions développer des capacités disponibles à la fois pour l’Otan et pour l’UE. Un partenariat Otan/UE efficace est indispensable pour que les Occidentaux puissent s’affirmer dans un monde de plus en plus instable et dangereux.

Hans-Dieter Lucas est ambassadeur d’Allemagne en France.

Des plans de relance pas très verts plutôt gris voire noirs

Des  plans de relance pas très verts plutôt gris voire noirs

il y a évidemment les discours et les grandes rencontres internationales pour défendre l’environnement et notamment la détérioration du climat. Mais il y a aussi les réalités politiques et économiques. Et de ce point de vue les énormes plans de relance lancée partout dans le monde consacrent bien peu d’argent aux dimensions environnementales et en particulier aux énergies renouvelables. Les investissements destinés aux énergies fossiles sont en effet six fois plus nombreux que ceux affectés aux renouvelables. Pourtant, alors même que la crise sanitaire « aurait pu changer la donne », le compte n’y est pas, souligne le groupe de réflexion international sur les énergies renouvelables REN21 dans un nouveau rapport. Pour cause,« en dépit de tous les discours vers un avenir énergétique propre », les plans de relance post-Covid ont en fait accordé six fois plus d’investissements aux fossiles qu’aux renouvelables, signale l’étude.

En cause évidemment le décalage constant entre les discours tonitruants des responsables politiques et leurs orientations réelles. Mais il convient aussi de prendre en compte également les réalités économiques et énergétiques. Dans la plupart des cas le recours total ad énergie renouvelable pour remplacer les fossiles et complètement utopiques en quelques années. Ou alors il faut alors accepter de tuer toute croissance, tout emploi et en même temps toute redistribution. Une politique énergétique ne peut se gérer que dans la durée et il faut des dizaines d’années pour progressivement faire évoluer un modèle pertinent et durable. À moins de conseiller à tous les Français par exemple de prendre leur vélo pour la totalité de leur dépassement. Une vision très bobo qui ne tient pas vraiment compte des réalités économiques ,urbanistiques et sociales.

Incident EPR en Chine : EDF veut des informations

Incident EPR en Chine : EDF veut des informations

EDF a bien participé à la construction du premier EPR chinois qui fonctionne dans le monde mais ne l’exploite pas.

EDF est actionnaire à 30% de la coentreprise TNPJVC chargée de construire et d’exploiter ces deux réacteurs de 1.750 MW chacun. Les groupes chinois CGN et Guangdong Energy Group ont des participations respectives de 51% et de 19%.

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Mais EDF a publié ce lundi en matinée un communiqué indiquant qu’il a bien été « informé de l’augmentation de la concentration de certains gaz rares dans le circuit primaire du réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Taishan », et son commentaire, évoquant « un phénomène connu, étudié et prévu » se veut plutôt rassurant.

« La présence de certains gaz rares dans le circuit primaire est un phénomène connu, étudié et prévu dans les modes opératoires du réacteur. EDF a pris contact avec les équipes de TNPJVC et apporte son expertise. »

Pour autant, l’énergéticien français a également dit, dans son communiqué, qu’il avait demandé la tenue d’une réunion extraordinaire du conseil d’administration de TNPJVC afin que la direction  »présente toutes les données et décisions nécessaires ».

Signe que l’énergéticien a besoin d’informations complémentaires sur la situation à Taishan.

Covid France : baisse des nouveaux cas

Covid France : baisse des nouveaux cas

La France comptait 12.374 personnes hospitalisées à cause du Covid-19 ce lundi, un chiffre au plus bas depuis la mi-octobre, selon les données de Santé Publique France. 325 patients ont été admis lors des dernières 24 heures. La décrue du nombre de patients traités en soins critiques, pour les formes les plus graves, se poursuivait aussi, avec 2068 malades lundi, contre 2106 la veille.

Même scénario pour le nombre quotidien de nouvelles admissions dans ces services, avec seulement 71 malades. 63 personnes sont également mortes à l’hôpital ce lundi, portant le bilan à 84.020 morts à l’hôpital

Covid Angleterre : le variant Delta prolonge des restrictions

Covid Angleterre : le variant Delta prolonge des restrictions

Le variant indien (ou Delta) qui représente environ 60 % des contaminés en Angleterre est à l’origine du report de la levée des restrictions. . Ce retour à la normale était prévu pour le 21 juin. L’échéance est repoussée d’un mois, soit au 19 juillet.

le premier ministre a admis que la situation était « très préoccupante » et que les « niveaux d’hospitalisation augmentaient ». Il a toutefois reconnu ne pas savoir « dans quelle mesure cela allait se traduire par une surmortalité ». BoJo veut « sauver des milliers de vies » en permettant à plus de personnes d’être vaccinées avant de tout relâcher. Il s’est dit confiant sur le fait que ce report serait le dernier.

Pourtant plus de 41,5 millions de personnes – soit près de 79 % de la population adulte -, ont reçu une première dose de vaccin et 29,8 millions de personnes – soit 56,6 % des adultes – ont été doublement vaccinées. Le secrétaire d’État à la Santé, Edward Argar, a estimé que la situation serait plus rassurante quand 10 millions de personnes supplémentaires auront reçu deux doses de vaccin, avec une protection passant de 33 % à 81 %. « On ne peut pas avoir une approche zéro Covid, on doit vivre avec, et pour cela, la vaccination est la clé », a-t-il dit, se félicitant qu’elle ait permis de « couper le lien » entre la maladie et les hospitalisations ou les décès.

Cette propagation du variant delta inquiet aussi les pays européens proches car il est évident qu’on voit mal comment les pays voisins pourraient être complètement épargnés par cette nouvelle forme de contamination.

Vaccins Covid-19 : La fausse générosité des pays riches ( Le Monde)

Vaccins Covid-19 : La fausse générosité des pays riches ( Le Monde)

 

 

Un papier du monde constate queLe don annoncé au G7 d’un milliard de doses d’ici à la mi-2022 ne fait pas du vaccin un « bien public mondial ». Il manque encore aux pays riches une vraie stratégie, unitaire et cohérente, pour un accès équitable aux vaccins anti-Covid.

 

Il est des émulations vertueuses, et il en est dont on ne sort pas grandi. La compétition à laquelle se livrent, sous couvert de « soft power », les puissances du G7 sur la distribution des vaccins anti-Covid-19 aux pays qui en manquent cruellement relève malheureusement de la seconde catégorie.

Réunis depuis vendredi 11 juin à Carbis Bay, en Grande-Bretagne, les dirigeants de ce club de pays riches et démocratiques ont fait savoir qu’ils s’engageraient ensemble à faire don d’un milliard de doses, afin de « vacciner le monde ». Le président Joe Biden a promis que les Etats-Unis en fourniraient la moitié. Pour ne pas être en reste, le premier ministre britannique, Boris Johnson, a avancé 100 millions de doses, comme le Canada. L’Union européenne (UE) s’est abstenue de surenchérir, campée sur sa posture de mère la vertu puisqu’elle est le continent qui exporte le plus de vaccins depuis le début de la campagne d’inoculations.

 

Voilà pour les annonces. Un examen plus approfondi de ces engagements, et en particulier du calendrier de livraisons, éclaire la situation d’une lumière moins flatteuse. La plupart de ces pays ont commencé leur campagne de vaccination nationale à la fin de l’année 2020. Certains ont, très tôt, commandé, et donc accaparé, des centaines de millions de doses aux laboratoires pharmaceutiques dont les travaux sur le vaccin contre le Covid-19 paraissaient prometteurs et qu’ils avaient généralement subventionnés. Alors que les Etats-Unis et le Royaume-Uni commençaient à vacciner leur population, il est apparu qu’ils disposeraient de beaucoup plus de doses qu’ils n’en avaient besoin à court terme. Les pays de l’UE, à ce stade, se débattaient encore avec un grave problème d’approvisionnement.

 Une fois l’objectif de 50 % des Américains vaccinés atteint, l’administration Biden a pris conscience des dégâts que pouvaient infliger à son image les accusations de « nationalisme vaccinal », tandis que la Chine déployait son propre dispositif. Parallèlement, les ravages d’un nouveau variant du virus en Inde plaçaient brutalement les projecteurs sur l’inégalité vaccinale au niveau mondial.

Alors que les Européens, plus sensibles depuis le début à la question de l’accès équitable aux vaccins, mettaient en avant leur propre équation – autant de vaccins exportés que de vaccins administrés au sein de l’UE –, les Etats-Unis ont, fin avril, offert de livrer 60 millions de doses d’AstraZeneca, vaccin qui, en tout état de cause, n’était pas autorisé chez eux. Puis, en mai, ils ont proposé une levée temporaire des brevets.

Cette proposition, inapplicable dans l’immédiat car tributaire de longues négociations à l’Organisation mondiale du commerce, était un écran de fumée, qui a pris les Européens à revers. Elle a ouvert la voie à une regrettable polémique transatlantique sur les mérites comparés du partage de vaccins, des transferts de technologie et de la levée des brevets, alors qu’ils sont complémentaires et devraient faire l’objet d’une stratégie cohérente et unitaire.

Le don d’un milliard de doses livrables dans les douze mois ne constitue pas une telle stratégie ni ne fait du vaccin un « bien public mondial ». S’il est une mission que ce G7 devrait s’assigner, c’est bien de se donner l’ambition et les moyens de débarrasser la planète de cette pandémie dévastatrice, grâce à une distribution et une production équitables du vaccin.

7 % seulement des entreprises en difficulté pour rembourser les aides ?

7 % seulement des entreprises en difficulté pour rembourser les aides ?

Comme souvent la Banque de France se veut rassurante et indique que seulement 7 % des entreprises pourraient être en difficulté après la levée des mesures d’aide. La Banque de France a toutefois exclu les entreprises qui avaient déjà des problèmes avant la crise sanitaire. 75 % des entreprises n’auraient pas davantage de difficultés qu’avant la crise du covid. Une autre lecture de ces chiffres laisse cependant entrevoir que 25 % pourraient connaître des problèmes soit du fait de difficultés financières récurrentes, soit du fait du confinement.

.Les commerces de l’hôtellerie, cafés et restauration (HCR) ont, en raison des nombreuses contraintes sanitaires qui ont pesé sur leur activité, souffert plus que les autres sur le plan financier. 10% d’entre eux pourraient ainsi être mis en difficulté au moment où les aides de l’État prendront fin, selon les estimations de la Banque de France. Ce taux est de 6% pour l’ensemble des entreprises étudiées.

Des hypothèses sans doute très basses qui se fondent sur les résultats financiers observés jusqu’au début de l’année (entre le 30 juin 2020 et le mois de janvier 2021). Les  vraies difficultés financières commencent maintenant notamment avec la levée des aides publiques (prêts , subventions, et de chômage, URSSAF etc.

 

La fiscalité des multinationales : Des perdants

La fiscalité des multinationales : Des perdants

 

L’économiste Céline Azémar montre, dans une tribune au « Monde », que la mise en place d’un impôt minimal global sur les sociétés, soutenue par le président américain Joe Biden, pourrait dissuader celles-ci d’investir dans les pays pauvres.

 

Tribune.

 Les ministres des finances du G7, réunis à Londres les 4 et 5 juin, se sont alignés sur la réforme proposée par le président américain : ils se sont mis d’accord sur l’instauration d’un impôt minimal global sur les sociétés de 15 %. La prochaine étape consistera à trouver un consensus entre les membres du G20, puis entre ceux de l’OCDE, dans les deux mois à venir. C’est un changement de grande ampleur qui se profile.

 

L’adoption de cette réforme diminuerait drastiquement la concurrence fiscale entre pays avec, notamment, une remise en cause de l’attrait des paradis fiscaux. L’enjeu est considérable. Pour mémoire, le taux moyen de l’impôt sur les sociétés est passé de 40 % en 1980 à 25 % aujourd’hui à l’échelle mondiale ; les pratiques d’optimisation des multinationales entraînent un manque à gagner de l’ordre de 10 % des recettes fiscales mondiales. On comprend dès lors que la perspective d’une telle réforme suscite de forts espoirs, dans un contexte où les besoins de financement public sont croissants et l’inégalité devant l’impôt de moins en moins acceptée.

Mais ces évolutions, largement positives, risquent de ne pas faire que des gagnants si l’on regarde au-delà des seuls pays riches.

La plupart des pays en développement accordent en effet depuis de nombreuses années des conditions très favorables aux multinationales pour attirer leurs investissements, avec l’espoir de générer des créations d’emplois et bénéficier de transferts de technologie en s’insérant ainsi dans le processus de mondialisation. Concrètement, 80 % de ces pays proposent des exemptions totales d’impôt pendant une période pouvant dépasser dix ans.

L’arbitrage difficile auquel ils font face, entre nécessité d’attirer les investissements et besoin d’augmenter leurs dépenses publiques, n’est pas totalement ignoré pas les pays riches. Ces derniers incluent depuis les années 1950 une clause spéciale d’« exemption d’impôt » dans un grand nombre de conventions fiscales avec les pays en développement, qui assure que toute baisse d’impôt octroyée localement aux multinationales ne sera pas annulée par une hausse dans leur pays d’origine.

 

L’impact de ces clauses est considérable. En moyenne, le montant des investissements des multinationales est deux fois plus élevé dans les pays en développement où les incitations fiscales sont garanties par de telles clauses d’exemption (« Tax Sparing Agreements, Territorial Tax Reforms, and Foreign Direct Investment »Céline Azémar et Dhammika Dharmapala, Journal of Public Economics, 2019). La possibilité de payer peu d’impôts joue donc un rôle majeur dans leur choix d’implantation.

Prix alimentaires : forte hausse des prix ?

Prix alimentaires : forte hausse des prix ?

 

La très forte progression des prix des matières premières conduit les industriels à souhaiter une forte hausse des prix à la consommation. À cela il faudrait ajouter les conditions climatiques et les désordres logistiques qui ont pesé sur l’envol des cours des matières premières. Des matières premières qui dans les prix ont augmenté de 40 % sur un an.

 «les tensions sur le prix des matières premières affectent considérablement la santé financière des industries agroalimentaires, traduisant un double décrochage de compétitivité, en France et en comparaison internationale», explique l’Association nationale des industries alimentaires. Dans ce contexte, «les entreprises interrogées par l’Ania remontent un besoin tarifaire de 9% en moyenne toutes catégories confondues, ce qui traduit l’urgence de la situation». Dans le détail, elles réclament d’augmenter le prix des produits laitiers de 11%, celui des plats préparés de 8%, et les huiles et les graisses de 50%.

 

Le mythe des voitures autonomes

Le mythe des voitures autonomes

 

Les experts ne savent pas quand, si toutefois cela arrive un jour, nous aurons des véhicules véritablement autonomes, capables de se déplacer partout sans aide. Avant cela, l’IA devra déjà commencer par devenir… beaucoup plus intelligente

 

Un article dans le Wall Street Journal de Christopher Mims

 

 

En 2015, Elon Musk avait annoncé que les véhicules autonomes pouvant rouler « n’importe où » seraient disponibles d’ici deux ou trois ans.

En 2016, le directeur général de Lyft, John Zimmer, avait prédit qu’elles allaient « pratiquement mettre fin » à la possession de voiture particulière d’ici à 2025.

En 2018, le CEO de Waymo, John Krafcik, avait prévenu que la mise au point des robocars autonomes prendrait finalement plus de temps que prévu.

En 2021, certains experts ne savent pas quand, si cela se produit un jour, les particuliers pourront acheter des voitures sans volant se conduisant toutes seules.

Contrairement aux investisseurs et aux dirigeants d’entreprise, les universitaires qui étudient l’intelligence artificielle, l’ingénierie des systèmes et les technologies autonomes soulignent depuis longtemps que la conception d’une automobile entièrement autonome prendrait de nombreuses années, voire des décennies. Aujourd’hui, certains vont même plus loin et affirment que, malgré des investissements qui dépassent déjà les 80 milliards de dollars, nous ne disposerons peut-être jamais des voitures autonomes promises. Du moins, pas sans avancées majeures dans le domaine de l’intelligence artificielle, que personne ne prévoit de sitôt, ni sans un réaménagement intégral de nos villes.

Même les plus fervents promoteurs de cette technologie — en 2019, M. Musk était revenu sur ses prévisions précédentes et déclarait que les robots-taxis autonomes Tesla feraient leur apparition en 2020 — commencent à admettre publiquement que les experts qui se montrent sceptiques ont peut-être raison.

Dans les véhicules que vous pouvez aujourd’hui acheter, la conduite autonome n’a pas réussi à se matérialiser autrement que par un régulateur de vitesse amélioré, comme le Super Cruise de GM ou l’Autopilot de Tesla, au nom très optimiste

« Une grande partie de l’IA appliquée au monde réel doit être pensée pour permettre une conduite autonome totale, généralisée et sans assistance puisse fonctionner », a récemment tweeté M. Musk lui-même. Autrement dit, pour qu’une voiture puisse conduire comme un être humain, les chercheurs doivent créer une IA à sa hauteur. Les chercheurs et les universitaires spécialisés dans ce domaine vous diront que nous n’avons pas la moindre idée de la manière d’y parvenir. M. Musk, en revanche, semble être convaincu que c’est exactement ce que Tesla va réussir. Il ne cesse de vanter les mérites de la prochaine génération de la technologie « Full Self Driving » de l’entreprise, actuellement en phase de test bêta — qui n’est en réalité qu’un système d’aide à la conduite au nom trompeur.

Un article récemment publié, intitulé Why AI is Harder Than We Think, résume fort bien la situation. Melanie Mitchell, informaticienne et enseignante en systèmes complexes à l’Institut Santa Fe, y note qu’à mesure que s’éloigne l’horizon de la commercialisation des véhicules autonomes, les acteurs du secteur redéfinissent le terme. Comme ces véhicules nécessitent des zones test géographiquement limitées et des conditions météorologiques idéales — sans évoquer les conducteurs à bord pour assurer la sécurité ou, au moins, des contrôleurs à distance — les constructeurs et les partisans de ces véhicules ont intégré toutes ces restrictions dans leur définition de l’autonomie.

Même avec tous ces astérisques, écrit la docteure Mitchell, « aucune de leurs prédictions ne s’est réalisée ».

Dans les véhicules que vous pouvez aujourd’hui acheter, la conduite autonome n’a pas réussi à se matérialiser autrement que par un régulateur de vitesse amélioré, comme le Super Cruise de GM ou l’Autopilot de Tesla, au nom très optimiste. A San Francisco, Cruise, filiale de GM, teste des véhicules autonomes sans conducteur au volant, mais avec un humain qui surveille les performances du véhicule depuis le siège arrière. Par ailleurs, il n’existe pour l’heure qu’un seul service commercial de robot-taxi fonctionnant aux Etats-Unis sans conducteur humain. L’opération, conduite par Waymo, une filiale d’Alphabet, se limite à des zones à faible densité de la métropole de Phoenix.

Même dans ces conditions, les véhicules de Waymo se sont retrouvés impliqués dans des accidents mineurs au cours desquels ils ont été percutés par-derrière. Leur comportement déroutant (pour les humains) a été cité comme une cause possible de ces accidents. Récemment, l’un d’eux a été perturbé par des cônes de signalisation sur un chantier.

« Je ne suis pas convaincu que nous soyons davantage percutés ou accrochés par l’arrière qu’un véhicule conduit par un humain », assure Nathaniel Fairfield, ingénieur logiciel et responsable de l’équipe « comportement » chez Waymo. Les véhicules autonomes de l’entreprise ont été programmés pour être prudents — « à l’inverse du jeune conducteur classique », insiste-t-il.

Chris Urmson dirige la start-up de véhicules autonomes Aurora, qui a récemment acquis la division de conduite autonome d’Uber — qui a également investi 400 millions de dollars dans Aurora. « Nous verrons des véhicules à conduite autonome sur la route faire des choses utiles dans les deux prochaines années, mais il faudra du temps pour qu’ils se généralisent », admet-il.

Des décennies d’avancées dans la partie de l’intelligence artificielle appelée apprentissage automatique n’ont débouché que sur les formes très rudimentaires d’« intelligence »

La caractéristique essentielle du déploiement initial que réalisera Aurora sera de ne faire rouler ces véhicules que sur des autoroutes dont l’entreprise aura développé des carte 3D haute résolution, précise M. Urmson. L’objectif final de l’entreprise est de faire en sorte que les camions et les voitures utilisant ses systèmes se déplacent au-delà des autoroutes sur lesquelles ils seront d’abord lancés. M. Urmson refuse toutefois de dire quand cela pourrait avoir lieu.

Le lent déploiement de véhicules « autonomes » aux capacités limitées et constamment surveillés par l’homme était prévisible, et même annoncé il y a des années. Mais certains PDG et ingénieurs ont soutenu que de nouvelles fonctionnalités de conduite autonome naîtraient si ces systèmes étaient simplement en mesure de consigner assez de kilomètres sur les routes. Aujourd’hui, certains considèrent que toutes les données d’essai au monde ne peuvent pas compenser les lacunes fondamentales de l’IA.

Des décennies d’avancées dans la partie de l’intelligence artificielle appelée apprentissage automatique n’ont débouché que sur les formes très rudimentaires d’« intelligence », rappelle Mary Cummings, professeure d’informatique et directrice du Humans and Autonomy Lab à l’université Duke, qui conseille le département de la Défense en matière d’IA.

Pour évaluer les systèmes d’apprentissage automatique actuels, elle a mis au point une échelle classant l’IA selon quatre niveaux de sophistication. Selon cette approche ascendante, le premier niveau repose sur l’application d’une base de données descriptive. Les IA d’aujourd’hui sont assez développées pour apprendre, par exemple, à rester dans des files sur une autoroute. L’étape suivante est l’apprentissage et le raisonnement intégrant des règles (par exemple, ce qu’il faut faire à un panneau stop). Ensuite, il y a le raisonnement basé sur la connaissance (un panneau stop est-il toujours reconnu comme tel si une branche d’arbre le couvre de moitié ?). Au sommet, on trouve le raisonnement expert : la compétence spécifique aux humains qui consiste à pouvoir être plongé dans un environnement totalement nouveau et à utiliser nos connaissances, notre expérience et nos compétences pour nous en sortir sans dommage.

Les problèmes des voitures sans conducteur se manifestent réellement à partir du troisième niveau. Selon Mme Cummings, les algorithmes actuels de deep learning, le nec plus ultra de l’apprentissage automatique, ne sont pas en mesure de fournir une représentation du monde basée sur la connaissance. Et les tentatives des ingénieurs humains pour combler cette lacune — comme la création de cartes ultra-détaillées pour compenser les failles des données des capteurs — ne sont pas mises à jour assez fréquemment pour guider un véhicule dans toutes les situations possibles, par exemple lorsqu’il se retrouve confronté à des travaux non cartographiés.

De plus en plus d’experts estiment que le chemin vers l’autonomie complète ne sera, en fin de compte, pas principalement basé sur l’IA

Les systèmes d’apprentissage automatique, qui sont excellents pour comparer des modèles, ne sont pas doués pour l’extrapolation, c’est-à-dire pour se servir de ce qu’ils ont appris dans un domaine afin de l’appliquer à un autre. Par exemple, ils peuvent identifier un bonhomme de neige sur le bord de la route comme étant un piéton potentiel, mais ne peuvent pas dire qu’il s’agit en fait d’un objet inanimé qui a très peu de chances de traverser la voie.

« Quand vous êtes un enfant en bas âge, on vous apprend qu’on peut se brûler avec une cuisinière », rappelle la docteure Cummings. Mais l’IA n’est pas très douée pour transposer ce qu’il sait d’une casserole à une autre, ajoute-t-elle. « Vous devez lui enseigner cela pour chaque ustensile qui existe. »

Des chercheurs du MIT tentent de combler cette lacune en revenant à l’essentiel. Ils ont lancé une vaste étude pour comprendre comment les bébés apprennent, en termes techniques, afin de retranscrire cela dans les futurs systèmes d’IA.

« Des milliards de dollars ont été dépensés dans le secteur de la conduite autonome, mais les résultats ne vont pas être à la hauteur de leurs attentes », prévient la docteure Cummings. Cela ne signifie pas que nous n’aurons pas un jour une sorte de voiture « autonome », dit-elle. Mais « ce ne sera pas ce que tout le monde a promis ».

En revanche, ajoute-t-elle, de petites navettes circulant à faible vitesse dans des zones bien cartographiées et équipées de capteurs, par exemple à télédétection par laser, pourraient permettre aux ingénieurs de limiter le degré de sécurité à un niveau acceptable pour les régulateurs et le public. (Imaginez, par exemple, des navettes à destination et en provenance d’un aéroport, circulant sur des voies spécialement aménagées).

M. Fairfield, de Waymo, affirme que son équipe ne voit pas d’obstacles technologiques fondamentaux à la généralisation des services de robots-taxis autonomes comme ceux de son entreprise. « Si vous êtes trop conservateur et que vous ignorez la réalité, vous dites que cela va prendre trente ans — mais ce n’est tout simplement pas vrai », assure-t-il.

De plus en plus d’experts estiment que le chemin vers l’autonomie complète ne sera, en fin de compte, pas principalement basé sur l’IA. Les ingénieurs ont résolu nombre d’autres problèmes complexes — comme l’atterrissage de vaisseaux spatiaux sur Mars — en les divisant en petits morceaux, afin que de brillants esprits soient en mesure de concevoir des systèmes capables de gérer chaque étape. Raj Rajkumar, professeur d’ingénierie à l’université Carnegie Mellon, qui travaille depuis longtemps sur les voitures autonomes, est optimiste concernant cette approche. « Cela ne se fera pas du jour au lendemain, mais j’entrevois la lumière au bout du tunnel », dit-il.

C’est la principale stratégie adoptée par Waymo pour faire circuler ses navettes autonomes. « Nous ne pensons pas qu’il faille une IA complète pour résoudre le problème de la conduite », estime d’ailleurs M. Fairfield.

De son côté, M. Urmson, d’Aurora, explique que son entreprise combine l’IA avec d’autres technologies pour créer des systèmes capables d’appliquer des règles générales à des situations nouvelles, comme le ferait un humain.

Pour arriver à des véhicules autonomes conçus via des méthodes « traditionnelles », avec une « ingénierie des systèmes » éprouvée, il faudrait encore dépenser des sommes énormes pour équiper nos routes de transpondeurs et de capteurs afin de guider et corriger les voitures robots, explique Mme Mitchell. Et leur déploiement resterait limité à certaines zones et dans certaines conditions météorologiques, avec des téléopérateurs humains sur le qui-vive au cas où les choses tournent mal, ajoute-t-elle.

Cette version animatronique à la Disney de notre avenir en matière de conduite autonome serait à mille lieues de la création d’une intelligence artificielle susceptible d’être installée dans n’importe quel véhicule et de remplacer immédiatement un conducteur humain. Cela pourrait aboutir à des voitures plus sûres conduites par des humains, et des véhicules entièrement autonomes dans une poignée de zones soigneusement contrôlées. Mais ce ne serait pas la fin de la possession de voiture individuelle, qui n’est, elle, pas pour si tôt.

(Traduit à partir de la version originale par Grégoire Arnould)

Frontex : inefficace d’après Cour des comptes européenne

Frontex : inefficace d’après Cour des comptes européenne

 

C’est une condamnation sans nuance de Frontex  par la Cour des Comptes européenne. Frontext normalement chargé d’assurer la gestion et le contrôle des frontières. Une agence qui en faite n’arrête rien, ne contrôle rien, ne régule rien.

 

La vérité c’est que les frontières européennes sont de véritables passoires et qu’en fait on a sous-traité la régulation des migrations au pays d’origine. «Notre opinion, basée sur des faits, est que Frontex ne s’acquitte pas de cette tâche de manière efficace actuellement. C’est d’autant plus inquiétant à un moment où elle se voit confier des responsabilités accrues», a déclaré le responsable d’un rapport de la Cour des Comptes européenne publié lundi, Leo Brincat.

 

L’agence européenne, créée en 2004, a vu son mandat élargi en 2016, pour aider les Etats membres à lutter contre l’immigration illégale et la criminalité transfrontalière. Ce mandat a encore été renforcé en 2019, en prévoyant la mise en place d’un contingent permanent de 10.000 membres d’ici 2027 – alors que ses effectifs n’étaient que de 750 en 2019 – et un budget moyen d’environ 900 millions d’euros par an. Pour l’avenir on envisage de faire monter les effectifs 10 000 d’ici 2027, ce qui représente en moyenne autour de 300 personnes pour chaque pays, c’est-à-dire pas grand-chose pour faire face à l’ampleur des phénomènes migratoires irréguliers.En France ont compté 22 000 douaniers en 1980, aujourd’hui on est autour de 18 000. À comparer évidemment aux chiffre de Frontex.

Régime des retraites : la covid améliore les comptes !

  • Régime des retraites : la covid améliore les comptes !
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  • D’une certaine manière c’est le paradoxe, la crise sanitaire a plutôt eu des effets bénéfiques sur les comptes du régime retraite en raison de la sur mortalité imputable à la  Covid. . Reste qu’il s’agit –heureusement– d’évolution conjoncturelle mais que malheureusement le système des retraites est un déficit chronique. On ne saurait cependant se réjouir de l’amélioration temporaire du régime des retraites car les autres branches de la sécurité sociale en particulier la maladie connaissent  une détérioration qui découle elle aussi de l’environnement sanitaire ( davantage de dépenses mais moins de cotisations)
  • . Le système des retraites a enregistré un déficit de 18 milliards d’euros en 2020. 
  • Malgré la surmortalité liée à la pandémie, les dépenses de retraites ont continué de progresser en 2020, de l’ordre de 1 % en plus de l’inflation.

Globalement la sécu se porte plus mal.

  • Le solde du régime général de la sécurité sociale et du fonds de solidarité vieillesse (FSV), tel qu’il ressort des comptes arrêtés à date, s’établit à 38,6 milliards d’euros, en dégradation de 36,6 milliards d’euros par rapport à 2019 (qui avait enregistré un déficit de 1,9 milliard d’euros). [1]
  • Cette dégradation brutale et sans précédent, conséquence de la crise sanitaire et économique, conduit au déficit le plus élevé jamais enregistré dans l’histoire de la sécurité sociale. Le précédent point bas, -28,0 Md€, avait été atteint en 2010 dans le prolongement de la crise financière de 2008. Cette chute est toutefois moins forte qu’attendu : la loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 prévoyait un déficit de 49,0 milliards d’euros. Cette écart important est dû en quasi-totalité à un niveau de recettes moins dégradé qu’anticipé à la fin de l’année dernière. L’économie a en effet mieux résisté à la crise ; le PIB s’est contracté de 8,2% en 2020 alors que les lois financières retenaient une hypothèse de -11,0%. Même si elles demeurent en très net recul par rapport à 2019, les recettes ont en conséquence été sensiblement plus importantes que prévu, en particulier celles assises sur les salaires du secteur privé (+6,7 Md€ par rapport à la LFSS) du fait d’une assiette en diminution de 5,7% contre -8,9% retenu dans les lois financières. Les prélèvements sociaux sur les revenus des travailleurs indépendants ont également moins baissé qu’attendu, pour 1,4 Md€ de mieux qu’en prévision. C’est aussi le cas des recettes fiscales pour 2,3 Md€.
  •  
  • Les dépenses de la branche maladie ont fortement augmenté pour faire face à la crise sanitaire. Par rapport à sa construction initiale dans la LFSS pour 2020, l’objectif national des dépenses d’assurance maladie a été dépassé de 13,9 Md€, reflétant les mesures exceptionnelles prises pour faire face à la crise sanitaire : indemnités journalières pour les malades et cas contacts, coûts des tests, coûts des équipements et matériels dans les établissements sanitaires et médico-sociaux, compensation des déprogrammations pour les hôpitaux et cliniques, aide aux professionnels de santé libéraux et aux maisons de retraite Le dynamisme des dépenses en fin d’année 2020 au titre des tests et des indemnités journalières notamment a entraîné un dépassement de 0,6 Md€ par rapport à l’ONDAM rectifié dans la LFSS pour 2021.
  • Les dépenses 2020 d’assurance maladie intègrent également la première marche des revalorisations du Ségur de la santé, pour plus de 1,4 Md€.
  • La situation financière de toutes les branches se dégrade en 2020 par rapport à 2019 et elles sont toutes déficitaires. C’est évidemment la branche maladie qui est la plus affectée par la crise en raison de l’effet « de ciseau » sur ses recettes qui se contractent et ses dépenses qui accélèrent. Son solde s’établit à -30,4 Md€ en dégradation de près de 29 Md€ par rapport à 2019 (déficit de 1,5 Md€). La branche retraite du régime général affiche un déficit de 3,7 milliard d’euros, en dégradation de 2,3 Md€. Le déficit du fonds de solidarité vieillesse s’établit à 2,5 milliard d’euros, en augmentation de 0,9 milliard d’euros par rapport à 2019. Les branches AT et famille qui étaient en excédent en 2019 sont en déficit en 2020, respectivement -0,2 Md€ et -1,8 Md€.
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