Archive pour le Tag 'l’Allemagne'

« N’attendons rien de Francfort… et de l’Allemagne » Jean Pisani-Ferry

« N’attendons rien de Francfort… et de l’Allemagne » Jean Pisani-Ferry

 

 

Dans une tribune au Monde,  Jean Pisani-Ferry critique fortement l’inefficacité de la BCE dont il estime qu’il ne faut rien attendre. En creux,  il critique tout autant l’Allemagne enfermée dans les dogmes de l’orthodoxie financière qui va tuer l’Europe ; Il  préconise une relance verte pour répondre au risque de récession. Cette piste est, selon lui, la plus prometteuse.

 

Chronique.

 

«  Aurons-nous les moyens de répondre à la prochaine récession ? Si le ralentissement actuel européen se transforme en retournement, d’où pourra venir la réponse ? La menace n’est pas immédiate, mais le risque est désormais assez concret pour que la question se pose.

Entre 2015 et 2017, la croissance de la zone euro a été un peu supérieure à 2 % l’an. En 2019, elle sera sans doute moitié plus basse, et la Commission européenne n’envisage plus de rebond en 2020-2021. Dans le langage codé des prévisionnistes, c’est la marque d’une vraie inquiétude, une manière de dire qu’en dépit des initiatives de la Banque centrale européenne (BCE) et de politiques budgétaires qui ne sont plus guère austères, il n’en faudrait pas beaucoup pour que l’économie européenne bascule dans la récession.

Ce tassement peut largement être attribué à l’épuisement d’un modèle trop centré sur l’exportation. De 2007 à 2017, le solde extérieur de la zone euro est passé de l’équilibre à un excédent de quatre points de produit intérieur brut (PIB). Mais le commerce international est aujourd’hui à l’arrêt. Protectionnisme américain, ralentissement chinois et crise automobile sonnent le glas du tout à l’exportation.

Ce n’est pas de Francfort que viendra le salut. Pour stimuler une économie qui pique du nez, une banque centrale abaisse en moyenne son taux d’intérêt de cinq points sur la durée du cycle économique. Or le taux de la BCE est déjà nettement négatif. Quant à ses achats de titres, ils n’ont plus beaucoup d’effet sur les taux des emprunts publics. Nous touchons au bout des stratégies de soutien monétaire.

Peut-on alors compter sur le relais de la politique budgétaire ? Les Etats-Unis, dont la dette publique dépasse de vingt points celle de la zone euro, ne se privent pas de l’envisager, mais avec les règles européennes en vigueur, ni la France, ni l’Italie, ni l’Espagne, ni la Belgique ne disposent de marges d’action. Or ces pays comptent pour 52 % du PIB de la zone. L’Allemagne (qui pèse 28 %) pourrait agir, mais son propre frein constitutionnel à la dette ne lui laisse que très peu d’espace. Les Etats européens sont collectivement dans une situation de quasi-paralysie budgétaire.

Bien entendu, on peut ruser avec les règles – les Etats ne s’en privent pas. Mais cela ne suffira pas à doter la zone euro d’une capacité de réponse à la mesure des risques. Bien entendu aussi, des clauses de sauvegarde permettent de suspendre l’application des règles en cas de choc d’ampleur. Mais ces dispositions ne joueront qu’après l’enclenchement d’une récession prononcée, et pour une durée limitée. Il y a toutes chances que ce soit trop peu, trop tard. »

Brexit or not Brexit : confrontation entre la France et l’Allemagne

Brexit or not Brexit : confrontation entre la France et l’Allemagne

 

Dans la coulisse la France et l’Allemagne s’agitent  beaucoup à propos du Brexit mais sur des positions assez opposées. La France souhaiterait un départ du Royaume-Uni clair et net tandis que l’Allemagne s’accommoderait bien d’un compromis qui permettrait à tous de faire semblant de sauver la face. D’après les positions allemandes, le Royaume-Uni pourrait  bien quitter l’union européenne à la date prévue mais en fait on laisserait une période transitoire pour la mise en œuvre effective (période sans doute très longue).

Le contraire de la position de Macron qui en faite pousse Johnson dehors.  Emmanuel Macron s’est entretenu dimanche au téléphone avec le Premier ministre britannique Boris Johnson et lui a demandé de négocier « rapidement » avec l’Union européenne pour tenter de parvenir à un nouvel accord de Brexit, a annoncé l’Elysée.

“Boris Johnson a présenté ses dernières propositions”, a déclaré la présidence française. “Le Président de la République a indiqué que la négociation devait se poursuivre rapidement dans les prochains jours avec l’équipe de Michel Barnier, afin d’évaluer en fin de semaine prochaine si un accord est possible, dans le respect des principes de l’Union européenne.”

Pour tenter d’obtenir un nouvel accord de Brexit avant le sommet européen des 17-18 octobre, Boris Johnson a présenté cette semaine à Bruxelles un “compromis” visant à résoudre le principal point de blocage, la clause de sauvegarde pour la frontière irlandaise (“backstop”).

En fait, Macron pourrait bien être un peu hors jeu dans la négociation entre l’union européenne et le Royaume-Uni. Pour preuve, le changement de position de Boris Johnson qui  déclare maintenant respecter la loi qui le contraint à solliciter un nouveau report de la date de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) s’il ne parvient pas à un accord avec Bruxelles avant le 31 octobre.

 

La BBC a en effet rapporté vendredi que Londres n’excluait plus de demander un report du Brexit faute d’accord avec Bruxelles d’ici au 19 octobre, bien que Boris Johnson continue de clamer que le Royaume-Uni quittera l’UE le 31 octobre «quoi qu’il arrive». Mais on pourrait bien trouver des accommodements pour l’application effective, l’essentiel étant  de sauver la face politiquement.

Il faut un soutien pour l’Allemagne et la Chine (FMI)

Il faut  un soutien pour l’Allemagne et  la Chine (FMI)

Le Fonds monétaire international (FMI) inquiet de la dégradation de l’économie qui pourrait se traduire dans plusieurs grands pays par des quasi-récessions souhaite maintenant que les économies soient soutenues par des relances budgétaires. C’est-à-dire à peu près le contraire de ce qu’on préconisait il y a à peu près un an et qui précisément a conduit à cet affaiblissement économique Le FMI cite plusieurs pays comme l’Allemagne, la Chine et l’Australie mais cela pourrait concerner beaucoup d’autres comme l’Italie encore la Grande-Bretagne. En ce qui concerne l’Italie, le FMI s’attend à ce que son endettement augmente chaque année de 2019 à 2024 pour atteindre 138,5% du PIB à la fin de la période. Il estime les besoins de financement de l’Etat italien à 24,7% du PIB en 2021, en vue de refinancer la dette et de combler un déficit budgétaire évalué à 3,5% du PIB. Le gouvernement italien a relevé mardi ses objectifs de déficit budgétaire et de dette pour cette année et la suivante, tout en abaissant ceux de croissance, attestant des difficultés avec lesquelles la coalition populiste au pouvoir est aux prises.

Tassement de la croissance : l’Allemagne également touchée

Tassement de la croissance : l’Allemagne également touchée

 

Même si l’économie allemande résiste mieux que d’autres il n’empêche qu’elle est nécessairement contaminée par le tassement de la croissance mondiale comme en témoigne la révision à la baisse des perspectives de la banque centrale allemande. La Bundesbank, la banque centrale allemande, a revu en baisse vendredi ses prévisions de croissance du PIB pour le pays cette année et l’an prochain, à 1,7% et 1,4% respectivement, par rapport aux précédents pronostics de 1,8% et 1,7%.   »L’économie allemande fait montre d’une tendance de fond relativement solide

OMT : l’Allemagne porte plainte contre la BCE

OMT : l’Allemagne porte plainte contre la BCE

L’Allemagne ne manque pas une occasion de nourrir l’euroscepticisme des autres pays en contestant la pratique trop laxiste de la BCE. La Cour constitutionnelle allemande a annoncé vendredi qu’elle transmettrait à la Cour de justice de l’Union européenne une plainte déposée contre la Banque centrale européenne (BCE) au sujet de son programme de rachats obligataires (OMT), s’abstenant ainsi de la sanctionner elle-même. La cour de Karlsruhe estime qu’il y a d’importantes raisons donnant lieu de supposer que le programme « va au-delà du mandat de politique monétaire de la BCE et est ainsi en infraction vis-à-vis des prérogatives des Etats membres et de l’interdiction d’un financement monétaire du budget ». Toutefois, elle « juge également possible qu’une interprétation restreinte de la décision OMT » la rende conforme à la loi. L’instance allemande devait fournir sa propre interprétation du dossier avant de le transmettre à la juridiction européenne, laquelle prendra cette interprétation pour base de son propre jugement. Le programme des « opérations monétaires sur titres » (OMT) annoncé le 12 septembre 2012 par le président de la BCE, Mario Draghi , au cœur de la crise de la dette souveraine, passe pour avoir stabilisé l’euro, alors même qu’il n’a jamais été mis en œuvre à ce jour. Toute décision de justice susceptible d’en restreindre l’usage -ces opérations étant de nature « illimitée »- risquerait de déstabiliser durablement les investisseurs. La Cour européenne de justice est connue pour ses verdicts ayant des penchants fédéralistes, fondés sur une interprétation élargie des pouvoirs des institutions européennes. De ce fait, la décision de la Cour constitutionnelle allemande de s’en remettre à la justice européenne peut être vue comme une défaite pour la Bundesbank, dont le président Jens Weidmann, tenant d’une stricte orthodoxie monétaire, avait mis en cause la légalité du programme OMT.

BCE : c’est l’Allemagne qui paie la facture

BCE : c’est l’Allemagne qui paie la facture

La BCE menace l’euro, c’est lavis du ministre des fiances de la Bavière.  Le ministre des Finances du Land de Bavière a porté ce week-end une attaque d’une rare violence contre la Banque centrale européenne, en l’accusant de menacer la stabilité financière de la zone euro et de se livrer à une « expropriation silencieuse » de l’épargne des Allemands. La BCE a réduit début novembre son taux directeur d’un quart de point, à un plus bas historique de 0,25%, au risque de raviver l’inflation en Allemagne où la croissance est plus robuste que dans les autres pays de la zone euro. Dans une tribune publiée par le magazine Focus, Markus Söder, membre de l’Union chrétienne-sociale (CSU) – l’aile bavaroise de l’Union chrétienne-démocrate de la chancelière Angela Merkel – juge que cette mesure aura de « graves conséquences ». « La politique de taux d’intérêt bas peut devenir l’un des principaux problèmes financiers dans la zone euro », prédit-il. « Cela revient à prescrire un antidouleur de courte durée alors qu’il faut une thérapie de long terme pour avancer vers un ordre financier stable ». Certains responsables de la BCE ont évoqué d’autres mesures possibles telles que l’instauration d’un taux de dépôt négatif pour les banques, qui auraient ainsi à payer pour laisser dormir leur argent à la banque centrale plutôt que de le prêter, voire de faire tourner la planche à billets pour racheter des actifs sur le modèle de ce qui se fait aux Etats-Unis ou en Angleterre. Dans un pays qui n’a pas oublié l’hyperinflation des années 1920, nombre d’Allemands redoutent un retour de l’inflation mais en général la classe politique s’abstient de commenter les décisions de la BCE par respect pour son indépendance. Le taux d’inflation en Allemagne a accéléré à 1,3% en novembre, tout en restant à bonne distance de l’objectif de près de 2% de la BCE. Dans sa tribune, Markus Söder estime que la BCE cherche à aider les membres les plus faibles de la zone euro mais constate que l’épargnant allemand en « paie la facture. »




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