Archive pour le Tag 'l’Allemagne'

Déficit budgétaire : un accord bidon entre la France et l’Allemagne

Déficit budgétaire : un accord bidon entre la France et l’Allemagne

Officiellement un accord est intervenu concernant les critères de gestion des finances publiques dans l’union européenne. Un accord plus ou moins bidon tellement les situations et les perspectives sont différentes selon les pays. Pour résumer l’union européenne admet désormais de grande souplesse, « des flexibilités supplémentaires » pour tenir compte de la transition budgétaire verte et des dépenses d’investissement notamment militaire. De quoi justifier tous les dépassements des pays dépensiers notamment de la France. Mais un accord qui n’a été possible qu’après une concertation entre la France et l’Allemagne.
L’accord a été rendu possible par un rapprochement scellé mardi soir entre la France et l’Allemagne, longtemps aux antipodes sur le sujet. Les pays endettés du sud de l’Europe, à l’instar de la France, insistaient sur des flexibilités supplémentaires afin de protéger l’investissement nécessaire pour la transition verte et les dépenses militaires engendrées par l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Officiellement Paris et Berlin étaient tombés d’accord sur les nouvelles conditions de finances publiques plus saines. La vérité, c’est que l’Allemagne comme la France au plan politique ont été contraints de trouver un habillage pour leurs déficits croissants. Celui de la France clairement connue mais aussi celui de l’Allemagne relativement dissimulé jusque-là et dénoncé par la cour de Karlsruhe.

On va donc réaffirmer le principe d’une limite à 3 % du PIB pour le déficit budgétaire mais avec des assouplissements tout ce qui concerne les investissements notamment énergétiques et écologiques. Autant dire la porte ouverte à n’importe quoi tellement la peinture verte peut servir à justifier toutes les dépenses aussi bien de fonctionnement que d’investissement. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a salué une «excellente nouvelle pour l’Europe, qui permettra de garantir des finances publiques saines et l’investissement dans le futur».

Paris et Berlin ont trouvé un accord «à 100%» sur les nouvelles règles du Pacte de stabilité et de croissance, a annoncé mardi soir le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, à l’issue d’une rencontre avec son homologue allemand Christian Lindner.Un accord qui a ensuite été étendu à l’ensemble de l’Europe

C’est une «excellente nouvelle pour l’Europe, qui permettra de garantir des finances publiques saines et l’investissement dans le futur», s’est réjoui le ministre français sur le réseau social X (ex-Twitter), dans un message accompagné des drapeaux français et allemand. «Ecofin demain!», a ajouté Bruno Le Maire en évoquant une réunion virtuelle des ministres des Finances de l’UE mercredi, à l’issue de laquelle cet accord été entériné par les 27.

Finances publiques : un accord bidon entre la France et l’Allemagne

Finances publiques : un accord bidon entre la France et l’Allemagne

Officiellement un accord est intervenu concernant les critères de gestion des finances publiques dans l’union européenne. Un accord plus ou moins bidon tellement les situations et les perspectives sont différentes selon les pays. Pour résumer l’union européenne admet désormais de grande souplesse, « des flexibilités supplémentaires » pour tenir compte de la transition budgétaire verte et des dépenses d’investissement notamment militaire. De quoi justifier tous les dépassements des pays dépensiers notamment de la France. Mais un accord qui n’a été possible qu’après une concertation entre la France et l’Allemagne.
L’accord a été rendu possible par un rapprochement scellé mardi soir entre la France et l’Allemagne, longtemps aux antipodes sur le sujet. Les pays endettés du sud de l’Europe, à l’instar de la France, insistaient sur des flexibilités supplémentaires afin de protéger l’investissement nécessaire pour la transition verte et les dépenses militaires engendrées par l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Officiellement Paris et Berlin étaient tombés d’accord sur les nouvelles conditions de finances publiques plus saines. La vérité, c’est que l’Allemagne comme la France au plan politique ont été contraints de trouver un habillage pour leurs déficits croissants. Celui de la France clairement connue mais aussi celui de l’Allemagne relativement dissimulé jusque-là et dénoncé par la cour de Karlsruhe.

On va donc réaffirmer le principe d’une limite à 3 % du PIB pour le déficit budgétaire mais avec des assouplissements tout ce qui concerne les investissements notamment énergétiques et écologiques. Autant dire la porte ouverte à n’importe quoi tellement la peinture verte peut servir à justifier toutes les dépenses aussi bien de fonctionnement que d’investissement. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a salué une «excellente nouvelle pour l’Europe, qui permettra de garantir des finances publiques saines et l’investissement dans le futur».

Paris et Berlin ont trouvé un accord «à 100%» sur les nouvelles règles du Pacte de stabilité et de croissance, a annoncé mardi soir le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, à l’issue d’une rencontre avec son homologue allemand Christian Lindner.Un accord qui a ensuite été étendu à l’ensemble de l’Europe

C’est une «excellente nouvelle pour l’Europe, qui permettra de garantir des finances publiques saines et l’investissement dans le futur», s’est réjoui le ministre français sur le réseau social X (ex-Twitter), dans un message accompagné des drapeaux français et allemand. «Ecofin demain!», a ajouté Bruno Le Maire en évoquant une réunion virtuelle des ministres des Finances de l’UE mercredi, à l’issue de laquelle cet accord été entériné par les 27.

Finances publiques : un accord bidon entre la France et l’Allemagne

Finances publiques : un accord bidon entre la France et l’Allemagne

Officiellement Paris et Berlin sont tombés d’accord sur les nouvelles conditions de finances publiques plus saines. La vérité c’est que l’Allemagne comme la France au plan politique ont été contraints de trouver un habillage pour leur déficit de croissants. Celui de la France clairement connue mais aussi celui de l’Allemagne relativement dissimulé jusque-là.

On va donc réaffirmer le principe d’une limite à 3 % du pipe pour le déficit budgétaire mais avec des assouplissements tout ce qui concerne les investissements notamment énergétiques et écologiques. Autant dire la porte ouverte à n’importe quoi tellement la peinture verte peut servir à justifier toutes les dépenses aussi bien de fonctionnement que d’investissement.Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a salué une «excellente nouvelle pour l’Europe, qui permettra de garantir des finances publiques saines et l’investissement dans le futur».

Paris et Berlin ont trouvé un accord «à 100%» sur les nouvelles règles du Pacte de stabilité et de croissance, a annoncé mardi soir le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, à l’issue d’une rencontre avec son homologue allemand Christian Lindner.

C’est une «excellente nouvelle pour l’Europe, qui permettra de garantir des finances publiques saines et l’investissement dans le futur», s’est réjoui le ministre français sur le réseau social X (ex-Twitter), dans un message accompagné des drapeaux français et allemand. «Ecofin demain!», a ajouté Bruno Le Maire en évoquant une réunion virtuelle des ministres des Finances de l’UE mercredi, à l’issue de laquelle cet accord pourrait être entériné par les 27.

Exportations d’armes :L’Allemagne n’est pas un partenaire fiable ?

Exportations d’armes :L’Allemagne n’est pas un partenaire fiable ?

Le groupe Vauban* évoque tous les dangers d’une coopération avec l’Allemagne, qui pourrait se montrer très rétive à l’exportation de matériels militaires vers certains pays. « Si l’Allemagne peut faire, de temps en temps, à son gré et à son rythme, certains compromis, elle n’a aucune intention de se faire forcer la main. Elle le fait quand elle le veut et quand elle le peut. C’est son droit souverain que Paris devrait respecter : on ne peut être pour la souveraineté de l’exportation et la dénier aux autres. Mais cela emporte une conséquence dont il faut tirer immédiatement les leçons : l’Allemagne n’est pas un partenaire fiable » .( groupe Vauban dans la Tribune.)

Lors de l’examen à l’Assemblée Nationale du rapport sur l’exportation, le 26 septembre, le ministre des Armées a estimé que la politique restrictive de l’Allemagne ne serait pas un problème pour la France. L’argument d’autorité peut en effet impressionner une opposition qui ne travaille pas mais il n’a aucune valeur en France et en Allemagne : le ministre le sait parfaitement. Mais nous nous croyons obligés d’écrire ici pourquoi les coups de menton à Paris ne valent rien à Berlin.

Premièrement, jusqu’à ample informé, la fameuse loi de contrôle de l’exportation d’armement (REKG selon son acronyme allemand) n’est toujours pas connue et pour une cause qui devrait inquiéter Paris : la coalition se déchire à pleines dents sur ses dispositions les plus sensibles et de toute façon maintient sa politique d’exportation responsable c’est-à-dire restrictive.
La coalition jamaïcaine est en effet toujours profondément divisée entre realos (réalistes) et fundis (dogmatiques) : les premiers assument une politique un peu plus décomplexée dans le domaine de l’exportation avec deux arguments de poids : ne pas laisser certains pays face au choix obligé d’acheter Russe ou Chinois et demeurer un partenaire fiable au yeux de ses alliés en arrêtant de déchirer des accords qu’elle a pourtant signés ; les seconds ont déjà avalé la couleuvre ukrainienne (vendre à un pays en conflit) et ne veulent plus en avaler d’autres (saoudiennes, émiriennes, qataries, égyptiennes, etc).

Il est bien difficile d’ailleurs de dresser une cartographie des partisans et opposants à l’exportation d’armement, tant les lignes de partage traversent les partis politiques eux-mêmes. C’est bien une coalition dirigée par une CDU (Mme Merkel) qui, par deux fois (2013 et 2018) a accepté un contrat de coalition déjà très restrictif pour gouverner et assumé aussi l’embargo unilatéral décrété en novembre 2018 contre l’Arabie et les EAU pour pouvoir continuer à gouverner ; c’est cependant un Vert (M. Habeck) qui, le premier (fait, totalement oublié) a souhaité armer de manière offensive les Ukrainiens AVANT le début de l’actuel conflit, position qui lui avait valu à l’époque les pires avanies de ses amis politiques…

Si M. Scholz a refusé d’exporter le Typhoon en Arabie saoudite, il n’en a pas moins allégé certaines exportations d’équipements de défense dans le cadre de sa réforme de l’Agrément Général depuis le 1er septembre et a laissé son ministre de la Défense s’exprimer à deux reprises de manière très décomplexée sur le thème de l’exportation d’armement sans être démenti. Bref, le thème de l’exportation d’armement est, pour la scène politique allemande, une dune qui change de forme selon les vents. En un mot : M. Lecornu devrait surveiller de (plus ?) près les débats allemands actuels sur ce sujet avant de juger que la France les a réglés définitivement à son avantage et surtout avant même que la coalition ait tranché elle-même ce dossier explosif. Rien ne serait plus faux et dangereux que de le croire.

Deuxièmement, certaines dispositions (déjà annoncées) de la future loi (en octobre 2022 dans un document énonçant ses principes directeurs) sont extrêmement inquiétantes à terme, notamment la proposition totalement baroque mais (hélas !) bien réelle, de création d’un comité composé des pays partenaires d’un projet d’armement où chacun d’entre d’eux aura un droit de vote proportionnel à son poids dans le programme.
M. Sven Giegold, secrétaire d’État au Ministère de l’Économie, auteur de cette idée loufoque, imagine que ce comité pourra prendre des décisions d’exportation à la majorité qualifiée et, pire, pourra permettre à un de ces membres de demander un nouveau vote sur un cas déjà décidé, s’il estime que les circonstances ont évolué de telle manière à remettre en cause la décision prise précédemment.

Ainsi l’actuelle coalition a-t-elle le projet insensé de proposer la création d’une usine à gaz bureaucratique qui installera l’insécurité juridique pour les industriels et diplomatique pour les États (acheteurs comme vendeurs). C’est, à ne pas en douter, la première étape vers l’européanisation des dispositifs de contrôle-export qui se prépare.
Cet objectif n’a eu de cesse d’être promu par Mme Hannah Neumann, député (verte) européenne (allemande) dans deux rapports fracassants au Parlement européen et a été intégré dans le contrat de coalition du 24 novembre 2021 (page 116 dans la version signée le 7 décembre suivant). La France ferait bien de rassembler ses alliés dès à présent dans cette future bataille où elle a tout à perdre au lieu de considérer le danger conjuré.

Troisièmement et en effet, au-delà du débat propre à la future loi allemande, il est une donnée qui s’imposera toujours à tout partenaire étranger : le contrat de coalition aura une valeur politique supérieure à tout accord bilatéral et pourra amener à une révision totale et unilatérale d’accords internationaux ou européens. C’est déjà la grande erreur des Britanniques que de ne pas l’avoir compris et de penser qu’une forte pression suffit à faire plier une coalition laborieusement constituée et soutenue à bout de bras ; c’est probablement, si l’on en croit les paroles fortes du ministre, une erreur que Paris s’apprête à commettre à son tour.

La France, pourtant, s’est déjà fait piégée en novembre 2018 et n’en est sortie que par le compromis boiteux du de minimis : célébrée pour son déblocage de certains dossiers épineux, cette solution s’apparente pourtant à une restriction sévère de sa souveraineté d’exporter… La vérité toute crue est ainsi bien loin des rodomontades des pays partenaires : Berlin n’agit qu’en fonction de ses intérêts politiques. Ni Londres ni Paris ne devraient oublier que l’exportation d’armement ne pèse que 0,11% des exportations totales de l’Allemagne : son poids ridicule ne justifie en rien la mise en danger d’une coalition politique ou de tout autre enjeu diplomatique ou éthique.

Si l’Allemagne peut faire, de temps en temps, à son gré et à son rythme, certains compromis – des moteurs en Inde, des chars en Ukraine, des avions de transport éventuellement en Arabie, pour prendre des exemples récents -, elle n’a aucune intention de se faire forcer la main. Elle le fait quand elle le veut et quand elle le peut. C’est son droit souverain que Paris devrait respecter : on ne peut être pour la souveraineté de l’exportation et la dénier aux autres. Mais cela emporte une conséquence dont il faut tirer immédiatement les leçons : l’Allemagne n’est pas un partenaire fiable.

Alors que faire ? Le ministre évoque la rupture si l’Allemagne ne respectait pas ses engagements à l’avenir, mais, outre le fait que les garanties nous semblent bien minces et peu fiables après 2025, cette option nécessite d’entretenir en permanence un plan B (sur l’avion et sur le char) pour être prêt à le mettre en œuvre en cas de nécessité, ou, encore plus coûteux, de remplacer les pièces, systèmes et équipements allemands par leurs équivalents français le jour où Berlin décide de bloquer tel ou tel projet d’exportation. Réalisée sur une petite échelle, cette politique de substitution est impossible à mener sur une grande et fera perdre aux armées un temps et un budget considérables, sans ne rien dire du pays-prospect qui aura trouvé ailleurs un produit similaire ou s’approchant chez la concurrence.

Alors ? Alors, c’est dès à présent qu’il convient de rompre avec l’Allemagne, au nom justement de l’insécurité juridique qu’elle entretient en permanence du fait de ses choix politiques ou éthiques, quand ils ne sont pas intéressés. Le ministre a raillé le RN en l’accusant de ne rien faire : on ne prendra pas ici la défense d’un parti politique qui ne travaille assez ses dossiers pour être capable de donner la réplique immédiate au ministre, mais on objectera au plus gaulliste des ministres du gouvernement que « le coup de la chaise vide » a existé par le passé (1er juillet 1965 – 1er janvier 1966) et que surtout « la politique des mains libres » a été menée par le général de Gaulle après la déception – déjà – que lui avait causé le fameux protocole interprétatif du Traité de l’Élysée, imposé par le Bundestag (qui, oui, a de vrais pouvoirs) un fameux jour de juin 1963 et qui en dénaturait totalement l’esprit et la lettre. On croit pouvoir affirmer que l’Allemagne de Mme Merkel et de M. Scholz a autant déçu la France que celle d’Adenauer. Tirons-en donc la même leçon.

En quoi consisterait aujourd’hui cette politique des mains libres ? Simplement à faire coïncider nos exportations avec nos projets de coopérations. La France, si elle a plusieurs clients export, n’a au fond que deux grandes alliées : les EAU et l’Inde qui, c’est heureux, s’entendent bien. Le chantier de modernisation du char Leclerc à Abu Dhabi, projet déjà considérable, pourrait facilement se transformer en une feuille de route dans le char de combat que d’autres pays rejoindraient ; de même, les futurs standards du Rafale pourraient se réaliser en partenariat étroit avec ces deux clients de l’avion de chasse français et dessiner ainsi une feuille de route vers un avion de 6ème génération commun.

Il est regrettable que la loi de programmation militaire n’ait pas conçu et financé cette grande politique-là, dépassant les limites étriquées d’une relation bilatérale épuisée : elle eût été de bien meilleur rapport pour la France, ses armées et son industrie. Il n’est pas trop tard pour l’élaborer, la négocier et la mettre en œuvre : en 2027, il sera encore temps. M. Lecornu se dit gaulliste : aussi croyons-nous bien volontiers qu’il se souviendra qu’envers et contre toutes les facilités et les lâchetés, les abandons et les trahisons, l’essence même du gaullisme est la promotion et l’ambition d’une « nation aux mains libres » et non liée en permanence par une coalition de partis politiques ou un Bundestag aux mains d’intérêts étrangers à ceux de la France.

[*] Le groupe Vauban regroupe une vingtaine de spécialistes des questions de défense.

Foot–la défaite face à l’Allemagne, un bon rappel à l’ordre

Foot–la défaite face à l’Allemagne, un bon rappel à l’ordre

La presse était à peu près unanime, la France ne devait faire qu’une bouchée de l’équipe allemande actuellement en pleine crise. Bref, l’euphorie médiatique irresponsable habituelle. Au lieu de cela, on a observé une Allemagne appliquée et qui finalement a gagné par deux buts à un.

La France a surtout fait preuve d’une grande fébrilité en défense. Un milieu de terrain qui avait du mal à exister et des attaquants trop absents eux aussi.

Surtout on a noté que l’équipe de France était en réalité très dépendante de MBappé qui n’a pas joué.

Il faudra sans doute que les médias y compris sportifs relativisent le niveau de l’équipe de France ne serait-ce que pour rappeler à l’ordre sur la nécessité de l’engagement, de la solidarité et de l’efficacité.

D’après la presse, les mauvais résultats allemands et le limogeage dimanche du sélectionneur, Hansi Flick, faisaient des joueurs de Didier Deschamps les grands favoris de cette rencontre, un duel a priori déséquilibré entre deux équipes aux formes opposées.

La France devra se relever de cette première défaite post-Coupe du monde lors de son prochain match contre les Pays-Bas- Un adversaire à prendre particulièrement sérieux– le 13 octobre, en éliminatoires de l’Euro 2024.

Finances publiques : L’Allemagne contre l’envol de la dette en Europe… et en France

Finances publiques : L’Allemagne contre l’envol de la dette en Europe… et en France


Le chancelier allemand a tenu à rappeler les règles financières en vigueur en Europe au moment on constate un envol de la dette en particulier en France. Rappel sans doute destiné justement aux autorités françaises qui ne cessent de justifier les dérogations aux règles européennes de gestion financière pour des motifs d’investissement. Il faut dire qu’en France les déficits et les dettes ont complètement dérapé.

Les règles européennes prévoient un déficit budgétaire de moins de 3% et une dette publique sous les 60% du PIB (produit intérieur brut). Suspendu depuis 2020 en raison de la crise du Covid-19, il doit être réactivé au 31 décembre 2023.En France le déficit budgétaire continu de déraper pour atteindre autour de 5% au lieu de 3 % et la dette cumulée a atteint en 2022 113 % au lieu des 60 % prévus par l’Europe. resque le double de l’endettement allemand qui se situe autour de 66 % du PIB.

Le décalage de la situation française avec les règles européennes sont telles aujourd’hui on ne peut même plus parler de simple dérapage mais de rupture avec les principes.

Au congrès de la Confédération européenne des syndicats (CES), qui réunit une quarantaine de représentants syndicaux européens à Berlin de ce mardi jusqu’à jeudi, ces derniers ont exprimé leurs craintes d’un retour de la rigueur budgétaire dans l’UE après des années de dépenses quasi illimitées face au Covid, à la crise énergétique et aux conséquences de la guerre en Ukraine.

Lundi, selon Esther Lynch, la secrétaire générale du CES, « on ne peut pas revenir aux règles budgétaires d’avant la crise », face aux « besoins d’investissements pour une transition écologiste juste », a-t-elle indiqué dans un entretien accordé à l’AFP.

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Un avis que ne partage pas le chancelier allemand. « Nous voulons rendre possible la croissance et les investissements afin d’assurer la transformation de nos économies. Mais l’augmentation illimitée de la dette ne serait pas une bonne réponse », a déclaré Olaf Scholz devant le CES.

La dette des pays de l’UE s’est envolée après la crise financière de 2008, puis de nouveau avec le Covid en 2020. Elle culmine aujourd’hui à près de 150% du PIB en Italie et quelque 123% au Portugal, 113% en Espagne, 110% en France et 66,4% en Allemagne. Certains pays se sont récemment engagés à passer leur déficit sous la barre des 3% comme attendu par Bruxelles, à l’instar de la France et de l’Espagne, mais leur endettement resterait hors des clous.

« Nous avons besoin d’un accord sur la manière dont on peut réduire de nouveau les niveaux élevés d’endettement actuels », pour que « les citoyens aient la certitude que leur État peut agir en tant de crise », a défendu Olaf Sholz.

On comprend que les Etats du Sud de l’Europe demandent davantage de temps pour réduire l’endettement actuel à l’inverse des pays d’unenord qui demandent davantage de rigueur.

Guerre Ukraine : de nouvelles aides de l’Allemagne et de la France

Guerre Ukraine : de nouvelles aides de l’Allemagne et de la France

À l’occasion de sa visite en Allemagne, le président ukrainien a obtenu un nouveau soutien militaire d’environ 2,5 milliards. Un montant très significatif. La France qui est davantage en peine sur le plan financier a reçu le même jour Zelinsky. Des promesses ont également été faites par la France mais sans indiquer le montant qui sans doute ne soutiendraient pas la comparaison avec l’Allemagne. L’aide de la France prendra la forme de formation, de fourniture de blindés légers et de renforcement de la défense aérienne.

« Le soutien militaire que fournit la France depuis le début de la guerre pour permettre à l’Ukraine de se défendre se poursuit et de nouvelles livraisons sont en préparation pour tenir compte en permanence des besoins les plus urgents et les plus immédiats de l’Ukraine », justifient les deux présidents, Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky, dans une déclaration commune transmise à la presse.

La France concentre aussi ses « efforts sur le soutien des capacités de défense aérienne de l’Ukraine », souligne la déclaration commune.

Les présidents français Emmanuel Macron et ukrainien Volodymyr Zelensky appellent en outre à accroître la pression sur la Russie par de « nouvelles sanctions », relève l’AFP.

« L’avenir de l’Ukraine et de son peuple est au sein de la famille européenne. L’Union européenne a déjà reconnu la perspective européenne de l’Ukraine et lui a accordé le statut de pays candidat », dit en outre la déclaration qui ajoute que la France « attend avec intérêt le rapport de la Commission européenne pour commencer les négociations d’adhésion ».

La France réaffirme, dans ce texte, le droit de l’Ukraine à choisir ses arrangements de sécurité et veut aider « l’Ukraine à poursuivre son chemin vers la famille euro-atlantique », est-il écrit.

Volodymyr Zelensky faisait étape à Paris dimanche soir, où il était reçu par Emmanuel Macron à l’Élysée. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une mini-tournée européenne qui l’a aussi conduit en Italie et en Allemagne au cours du week-end.

Politique diplomatique : L’Allemagne joue de plus en plus solo

Politique diplomatique : L’Allemagne joue de plus en plus solo


Alors que la plupart des pays occidentaux tente de se désengager un peu de leur dépendance vis-à-vis de la Chine, l’Allemagne au contraire renforce ses relations. Le premier ministre allemand se rendra d’ailleurs prochainement en Chine sans concertation préalable avec l’Union européenne.

La dépendance de l’Allemagne aux importations chinoises s’accroît d’ailleurs . Sur la première moitié de l’année 2022, jamais les industriels allemands n’ont autant investi en Chine. La question d’une intervention plus poussée de l’Etat ou de Bruxelles sur ce sujet est posée.

Sur les six premiers mois de l’année, les importations allemandes en provenance de Chine ont grimpé de 45 % en valeur, Pékin étant le premier partenaire commercial de Berlin depuis six ans, devant la France et les Etats-Unis. Il n’y a donc aucun signe d’une quelconque réduction de la dépendance des importations vis-à-vis de la Chine .

En dépit des propos rassurants de Macron sur les rapports entre la France et l’Allemagne, le climat n’est guère à l’optimisme. Il est en effet clair que d’une façon générale- et déjà depuis longtemps- l’Allemagne a décidé de faire cavalier seul en poursuivant sa propre stratégie en fonction de ses intérêts économiques.

Ainsi dans beaucoup de domaines, le couple franco allemand est en panne. Notons d’abord que ce concept de de couple franco allemand n’est reconnu qu’en France. Bref un amour qui n’est pas totalement partagé. En cause , la conception de la gestion économique et financière. De l’autre côté du Rhin une conception orthodoxe et rigoureuse de l’action publique notamment dans le domaine financier. Et la France est considérée comme une sorte de parasite bavard qui vit en réalité au crochet de l’euro totalement soutenu par l’Allemagne. La France de son côté souhaiterait embarquer l’Allemagne dans nombre de projets européens quand l’Allemagne préfère des alliances avec les États-Unis ou des relations avec d’autres pays comme la Chine( en matière par exemple de batterie électrique pour l’automobile.)

L’Allemagne a préféré se lier avec la Russie en matière d’énergie en faisant du gaz russe sa principale ressource. À l’inverse, la France a misé sur le nucléaire. Une énergie contestée en Allemagne pour des motifs écologiques mais aussi politiques. L’Allemagne ne souhaite pas en effet que la France devienne une puissance industrielle internationale forte dans ce domaine.

On retrouve les mêmes oppositions concernant les questions de l’armement. Ainsi récemment l’Allemagne vient de décider un réarmement de l’ordre de 100 milliards en préférant du matériel américain et israélien au matériel européen. Pour l’avenir, de nombreuses oppositions demeurent concernant l’avion du futur(SCAF); l’Allemagne voudrait bien soutenir ce projet mais à condition de récupérer la technologie que maîtrise la France. ( Le Rafale est en effet par exemple le meilleur avion du monde indiscutablement), même chose pour le char de l’avenir et la défense anti aériennes. L’obsession de l’Allemagne, c’est toujours de servir les intérêts industriels de son pays.

Vis-à-vis de l’Ukraine l’Allemagne a tardé à opérer son virage vis-à-vis de la Russie en raison des questions d’approvisionnement de gaz russe.

Pour bien marquer sa différence, l’Allemagne vient de déclarer qu’elle doit être le pays central de la politique de défense européenne renvoyant la France un rôle accessoire ! Et même considérant que le matériel français ne marche pas! ( ministre de la défense)

Le dernier débat concerne la régulation des prix de l’énergie. La France et de nombreux pays proposent de dissocier le marché de l’électricité et le marché du gaz. Aussi d’instaurer une sorte de prix bouclier pour l’achat de l’électricité avec également des approvisionnement européen commun quand l’Allemagne souhaite gérer seule cette problématique. Bref il y a de l’eau dans le gaz et même dans l’électricité dans le couple franco-allemand

Politique internationale : L’Allemagne joue de plus en plus solo

Politique inter nationale : L’Allemagne joue de plus en plus solo

Alors que la plupart des pays occidentaux tente desce désengager un peu de leur dépendance vis-à-vis de la Chine, l’Allemagne au contraire renforce ses relations. Le premier ministre allemand se rendra d’ailleurs prochainement en Chine sans concertation préalable avec l’Union européenne.

La dépendance de l’Allemagne aux importations chinoises s’accroît d’ailleurs . Sur la première moitié de l’année 2022, jamais les industriels allemands n’ont autant investi en Chine. La question d’une intervention plus poussée de l’Etat ou de Bruxelles sur ce sujet est posée.

Sur les six premiers mois de l’année, les importations allemandes en provenance de Chine ont grimpé de 45 % en valeur, Pékin étant le premier partenaire commercial de Berlin depuis six ans, devant la France et les Etats-Unis. Il n’y a donc aucun signe d’une quelconque réduction de la dépendance des importations vis-à-vis de la Chine .

En dépit des propos rassurants de Macron sur les rapports entre la France et l’Allemagne, le climat n’est guère à l’optimisme. Il est en effet clair que d’une façon générale- et déjà depuis longtemps- l’Allemagne a décidé de faire cavalier seul en poursuivant sa propre stratégie en fonction de ses intérêts économiques.

Ainsi dans beaucoup de domaines, le couple franco allemand est en panne. Notons d’abord que ce concept de de couple franco allemand n’est reconnu qu’en France. Bref un amour qui n’est pas totalement partagé. En cause , la conception de la gestion économique et financière. De l’autre côté du Rhin une conception orthodoxe et rigoureuse de l’action publique notamment dans le domaine financier. Et la France est considérée comme une sorte de parasite bavard qui vit en réalité au crochet de l’euro totalement soutenu par l’Allemagne. La France de son côté souhaiterait embarquer l’Allemagne dans nombre de projets européens quand l’Allemagne préfère des alliances avec les États-Unis ou des relations avec d’autres pays comme la Chine( en matière par exemple de batterie électrique pour l’automobile.)

L’Allemagne a préféré se lier avec la Russie en matière d’énergie en faisant du gaz russe sa principale ressource. À l’inverse, la France a misé sur le nucléaire. Une énergie contestée en Allemagne pour des motifs écologiques mais aussi politiques. L’Allemagne ne souhaite pas en effet que la France devienne une puissance industrielle internationale forte dans ce domaine.

On retrouve les mêmes oppositions concernant les questions de l’armement. Ainsi récemment l’Allemagne vient de décider un réarmement de l’ordre de 100 milliards en préférant du matériel américain et israélien au matériel européen. Pour l’avenir, de nombreuses oppositions demeurent concernant l’avion du futur(SCAF); l’Allemagne voudrait bien soutenir ce projet mais à condition de récupérer la technologie que maîtrise la France. ( Le Rafale est en effet par exemple le meilleur avion du monde indiscutablement), même chose pour le char de l’avenir et la défense anti aériennes. L’obsession de l’Allemagne, c’est toujours de servir les intérêts industriels de son pays.

Vis-à-vis de l’Ukraine l’Allemagne a tardé à opérer son virage vis-à-vis de la Russie en raison des questions d’approvisionnement de gaz russe.

Pour bien marquer sa différence, l’Allemagne vient de déclarer qu’elle doit être le pays central de la politique de défense européenne renvoyant la France un rôle accessoire ! Et même considérant que le matériel français ne marche pas! ( ministre de la défense)

Le dernier débat concerne la régulation des prix de l’énergie. La France et de nombreux pays proposent de dissocier le marché de l’électricité et le marché du gaz. Aussi d’instaurer une sorte de prix bouclier pour l’achat de l’électricité avec également des approvisionnement européen commun quand l’Allemagne souhaite gérer seule cette problématique. Bref il y a de l’eau dans le gaz et même dans l’électricité dans le couple franco-allemand

Europe: L’Allemagne joue de plus en plus solo

Europe: L’Allemagne joue de plus en plus solo

Alors que la plupart des pays occidentaux tente desce désengager un peu de leur dépendance vis-à-vis de la Chine, l’Allemagne au contraire renforce ses relations. Le premier ministre allemand se rendra d’ailleurs prochainement en Chine sans concertation préalable avec l’Union européenne.

La dépendance de l’Allemagne aux importations chinoises s’accroît d’ailleurs . Sur la première moitié de l’année 2022, jamais les industriels allemands n’ont autant investi en Chine. La question d’une intervention plus poussée de l’Etat ou de Bruxelles sur ce sujet est posée.

Sur les six premiers mois de l’année, les importations allemandes en provenance de Chine ont grimpé de 45 % en valeur, Pékin étant le premier partenaire commercial de Berlin depuis six ans, devant la France et les Etats-Unis. Il n’y a donc aucun signe d’une quelconque réduction de la dépendance des importations vis-à-vis de la Chine .

En dépit des propos rassurants de Macron sur les rapports entre la France et l’Allemagne, le climat n’est guère à l’optimisme. Il est en effet clair que d’une façon générale- et déjà depuis longtemps- l’Allemagne a décidé de faire cavalier seul en poursuivant sa propre stratégie en fonction de ses intérêts économiques.

Ainsi dans beaucoup de domaines, le couple franco allemand est en panne. Notons d’abord que ce concept de de couple franco allemand n’est reconnu qu’en France. Bref un amour qui n’est pas totalement partagé. En cause , la conception de la gestion économique et financière. De l’autre côté du Rhin une conception orthodoxe et rigoureuse de l’action publique notamment dans le domaine financier. Et la France est considérée comme une sorte de parasite bavard qui vit en réalité au crochet de l’euro totalement soutenu par l’Allemagne. La France de son côté souhaiterait embarquer l’Allemagne dans nombre de projets européens quand l’Allemagne préfère des alliances avec les États-Unis ou des relations avec d’autres pays comme la Chine( en matière par exemple de batterie électrique pour l’automobile.)

L’Allemagne a préféré se lier avec la Russie en matière d’énergie en faisant du gaz russe sa principale ressource. À l’inverse, la France a misé sur le nucléaire. Une énergie contestée en Allemagne pour des motifs écologiques mais aussi politiques. L’Allemagne ne souhaite pas en effet que la France devienne une puissance industrielle internationale forte dans ce domaine.

On retrouve les mêmes oppositions concernant les questions de l’armement. Ainsi récemment l’Allemagne vient de décider un réarmement de l’ordre de 100 milliards en préférant du matériel américain et israélien au matériel européen. Pour l’avenir, de nombreuses oppositions demeurent concernant l’avion du futur(SCAF); l’Allemagne voudrait bien soutenir ce projet mais à condition de récupérer la technologie que maîtrise la France. ( Le rafale est en effet par exemple le meilleur avion du monde indiscutablement), même chose pour le char de l’avenir et la défense anti aériennes. L’obsession de l’Allemagne, c’est toujours de servir les intérêts industriels de son pays.

Vis-à-vis de l’Ukraine l’Allemagne a tardé à opérer son virage vis-à-vis de la Russie en raison des questions d’approvisionnement de gaz russe.

Pour bien marquer sa différence, l’Allemagne vient de déclarer qu’elle doit être le pays central de la politique de défense européenne renvoyant la France un rôle accessoire ! Et même considérant que le matériel français ne marche pas! ( ministre de la défense)

Le dernier débat concerne la régulation des prix de l’énergie. La France et de nombreux pays proposent de dissocier le marché de l’électricité et le marché du gaz. Aussi d’instaurer une sorte de prix bouclier pour l’achat de l’électricité avec également des approvisionnement européen commun quand l’Allemagne souhaite gérer seule cette problématique. Bref il y a de l’eau dans le gaz et même dans l’électricité dans le couple franco-allemand

Energie : comme d’habitude, l’Allemagne joue solo

Energie : comme d’habitude, l’Allemagne joue solo !

Certains s’étonnent qu’on ne parvienne pas rapidement un accord européen en matière d’énergie afin de peser sur les prix et d’assurer dans de meilleures conditions les les approvisionnements. Le problème c’est qu’en matière d’énergie notamment, l’Allemagne a toujours joué solo.

Ainsi s’est-elle liée les mains avec la Russie pour faire du gaz russe la principale source de l’énergie. Et de condamner ses propres centrales nucléaires pour faire plaisir aux écolos. En même temps, l’Allemagne pesait sur la France pour qu’elle abandonne aussi ses centrales. Avec la crise en Ukraine, l’Allemagne a été prise à son propre piège. Elle a dû ouvrir en masse des centrales à charbon très polluantes et revenir sur sa décision de fermer les centrales nucléaires. Par ailleurs le développement massif d’énergies renouvelables éoliennes constituent un fiasco bien incapable de remplacer gaz, charbon et a fortiori nucléaire.

En dépit de la crise qui affecte toute l’Europe depuis la guerre en Ukraine, l’Allemagne continue sa politique solitaire. Elle ne souhaite pas mutualiser la politique énergétique. Concernant le gaz elle souhaite négocier elle-même les approvisionnements et ne veut pas non plus d’une réforme concernant les prix aberrants de l’électricité liée à ceux du gaz. Un dispositif qui marquerait une certaine solidarité mais dont un jour il faudra payer la facture. Mais une facture qui risque encore d’être plus forte sans solidarité européenne.

« L’Allemagne arrive avec sa puissance financière et risque de priver les autres États membres, plus petits, de la capacité d’acheter ce gaz », estime Phuc-Vinh Nguyen, chercheur en énergie à l’institut Jacques Delors. Un autre sujet a irrité l’Europe, le déploiement d’un bouclier tarifaire de 200 milliards d’euros pour protéger ses citoyens et entreprises. Les autres capitales crient à la concurrence déloyale. « Avant de démarrer les discussions à 27, Olaf Scholz et Emmanuel Macron ont échangé seul à seul. À peine une demi-heure d’entretien, insuffisant pour effacer les divergences entre les deux pays », souligne le journaliste Julian Gasparutto, à Bruxelles.
Paradoxalement l’Allemagne ne fait pas non plus que la France se dote d’une électricité à bon marché il y a le nucléaire. L’Allemagne craint en effet que la France se dote d’une puissante industrie nucléaire susceptible de se diffuser dans le monde entier.

Energie: Un accord provisoire arraché à l’Allemagne

Energie: Un accord provisoire arraché à l’Allemagne


Un accord provisoire a été arraché à l’Allemagne concernant la politique de maîtrise des prix de l’énergie dans l’union européenne. La France et d’autre pays souhaitaient une sorte de bouclier tarifaire pour limiter les conséquences de la hausse de l’énergie sur l’économie et les ménages. L’Allemagne jusque-là s’était opposée à cette proposition considérant qu’au final c’est l’État qui paierait la facture entre les prix tarifés et les prix du marché.O n connaît l’orthodoxie financière de l’Allemagne qui ne souhaitait pas mettre en place une sorte de bouclier tarifaire finalement financé par l’emprunt et ultérieurement par le contribuable.

Les dirigeants de l’UE et des États membres se sont mis aussi d’accord pour favoriser les achats en commun de gaz à l’échelle de l’UE, avec l’idée qu’ils restent « volontaires » mais couvrent au moins un niveau-cible « obligatoire » de 15 % des objectifs de remplissage des stocks de l’UE pour L’accord est provisoire Il reste encore à affiner. Notamment sur les conditions d’encadrement des prix du gaz nécessaire pour produire de l’électricité.

Ils ont également appelé à accélérer ses « négociations » avec des pays producteurs pour éviter la concurrence inutile entre pays de l’union européenne

Outre une mesure d’encadrement du prix de gros dans les transactions de gaz naturel, les dirigeants demandent par ailleurs un projet précis de mécanisme « temporaire » pour plafonner les prix du gaz utilisé pour produire de l’électricité – un dispositif déjà mis en place en Espagne et au Portugal – et dont la France réclamait l’extension à l’ensemble de l’UE.

Mais, dans une concession faite à l’Allemagne, ce mécanisme devra être assorti de garde-fous pour « éviter toute consommation accrue de gaz ». Il devra aussi éviter que l’UE ne subventionne de l’électricité qui serait in fine exportée vers des pays voisins (Norvège, Royaume-Uni, Suisse…).

Prix de l’énergie: Un accord provisoire arraché à l’Allemagne


Un accord provisoire arraché à l’Allemagne

Un accord provisoire a été arraché à l’Allemagne concernant la politique de maîtrise des prix de l’énergie dans l’union européenne. La France et d’autre pays souhaitaient une sorte de bouclier tarifaire pour limiter les conséquences de la hausse de l’énergie sur l’économie et les ménages. L’Allemagne jusque-là s’était opposée à cette proposition considérant qu’au final c’est l’État qui paierait la facture entre les prix tarifés et les prix du marché.On connaît l’orthodoxie financière de l’Allemagne qui ne souhaitait pas mettre en place une sorte de bouclier tarifaire finalement financé par l’emprunt et ultérieurement par le contribuable.

Les dirigeants de l’UE et des États membres se sont mis aussi d’accord pour favoriser les achats en commun de gaz à l’échelle de l’UE, avec l’idée qu’ils restent « volontaires » mais couvrent au moins un niveau-cible « obligatoire » de 15 % des objectifs de remplissage des stocks de l’UE pour L’accord est provisoire Il reste encore à affiner. Notamment sur les conditions d’encadrement des prix du gaz nécessaire pour produire de l’électricité.

Ils ont également appelé à accélérer ses « négociations » avec des pays producteurs pour éviter la concurrence inutile entre pays de l’union européenne

Outre une mesure d’encadrement du prix de gros dans les transactions de gaz naturel, les dirigeants demandent par ailleurs un projet précis de mécanisme « temporaire » pour plafonner les prix du gaz utilisé pour produire de l’électricité – un dispositif déjà mis en place en Espagne et au Portugal – et dont la France réclamait l’extension à l’ensemble de l’UE.

Mais, dans une concession faite à l’Allemagne, ce mécanisme devra être assorti de garde-fous pour « éviter toute consommation accrue de gaz ». Il devra aussi éviter que l’UE ne subventionne de l’électricité qui serait in fine exportée vers des pays voisins (Norvège, Royaume-Uni, Suisse…).

L’Allemagne relance son nucléaire ?

L’Allemagne relance son nucléaire ?

Paradoxe, alors que la France a fermé Fessenheim et qu’elle est contrainte d’importer de l’électricité d’Allemagne produite le plus souvent dans des centrales à charbon, le ministre allemand de l’économie décide de réactiver le moment venu de centrales nucléaires qui devaient être fermées.. Ce lundi, le ministre de l’Economie et du Climat, Robert Habeck, a annoncé que le pays va finalement laisser deux centrales nucléaires en veille jusqu’à mi-avril 2023 pour faire face à d’éventuelles pénuries d’électricité. À la suite d’un nouveau test de résistance du réseau, deux des trois centrales restantes « resteront disponibles jusqu’à la mi-avril 2023 en cas de besoin », a-t-il déclaré à Berlin.

Cette éventualité était connue. Fin juillet, le gouvernement allemand avait, en effet, indiqué qu’il réfléchissait à une prolongation des dernières centrales nucléaires, censées s’arrêter en fin d’année. Quelques jours plus tard, le chancelier Olaf Scholz, avait estimé que cela « peut faire sens » de prolonger la durée d’exploitation des trois dernières centrales nucléaires en activité en Allemagne même si elles « ne sont pertinentes que pour la production d’électricité et seulement pour une petite partie de celle-ci ». Il avait, en outre, justifié les réflexions en cours par le fait que le développement des énergies renouvelables, censées remplacer l’énergie nucléaire et le charbon, est plus lent que prévu !

 

 

Politique énergétique: L’aveuglement écologique de l’Allemagne

Politique énergétique: L’aveuglement écologique de l’Allemagne

 

La guerre en Ukraine a mis en évidence le danger de la dépendance énergétique des pays européens à la Russie, résultat de choix relevant davantage de calculs politiques que de stratégie de long terme. Le renoncement au nucléaire en Allemagne le montre aujourd’hui, et doit pousser l’Europe à réintégrer l’énergie atomique pour s’assurer une production électrique indépendante. Par Didier Julienne, Président de Commodities & Resources (*). ( la Tribune)

 

Il y a 9 ans déjà que nous envisagions qu’Angela Merkel réatomise l’Allemagne, car sa stratégie semblait déjà intenable. Il y a 2 ans nous écrivions ici même dans un second « et si Angela Merkel réatomisait l’Allemagne » que « sans ressources, avec une diplomatie fragile parce qu’également dé-mondialisée mais sans désir de souveraineté énergétique, l’Europe et l’Allemagne seront dans une position gazière difficile. »

Aujourd’hui, c’est Vladimir Poutine qui jette aux yeux de l’Europe l’erreur nucléaire allemande. Sans gaz russe, il n’existe plus d’industrie allemande, et Berlin doit donc ou bien conserver ses centrales à charbon et lignite pour adosser son électricité renouvelable, ou bien ses centrales nucléaires.

Justement, quelle vision de l’atome pouvons-nous discerner sachant que les marchés énergétiques se ressemblent tous, mais que les marchés énergétiques nucléaires sont différents chacun à leur façon?

Il y a premièrement l’intumescence de l’histoire et l’ubris. L’Allemagne commet la faute d’abandonner le nucléaire à cause de son aveuglement écologique. 40 ans plus tard, car l’énergie c’est le temps long, le ministre allemand des Finances reconnait que cette stratégie énergétique allemande est une erreur, car basée sur la dépendance du renouvelable adossée et sécurisée de façon illusoire par du gaz, du charbon et du pétrole russes, et non pas sur une énergie décarbonée nationale, comme le nucléaire.

Notons au passage une autre vérité cachée par le dogme écologique : les fameux 400.000 emplois énergétiques verts allemands dans l’éolien et le solaire sont bien adossés à des emplois noirs dans le charbon, le lignite ou le gaz. Si ces derniers tombent, les premiers tombent également, comme le démontre le retour de l’électricité charbonnière cette semaine outre-Rhin, en Autriche et aux Pays-Bas pour adosser les renouvelables privées du back-up du gaz russe.

La France a préféré l’indépendance énergétique du nucléaire à toute autre considération. C’est-à-dire qu’en ce qui concerne le carbone, elle a déjà réalisé sa transition énergétique il y a 50 ans, dans les années 1970. Mais, curieusement, la génération de boomers qui voyait du haut de ses vingt ans cette souveraineté se construire aura tout fait pour la déconstruire pendant les 50 années suivantes, à l’aide d’une doxa sous domination de l’écologie allemande. L’échec énergétique berlinois actuel est donc le moteur puissant qui replace le nucléaire parisien sur sa trajectoire d’il y a 50 ans, c’est-à-dire le cycle fermé.

La Russie ou l’Ukraine n’ont jamais remis en cause l’électricité nucléaire malgré le drame de Tchernobyl. Au contraire, Moscou n’a cessé de progresser dans ce domaine au point que Rosatom conquière le leadership mondial, profitant du vide laissé par la calamiteuse gestion d’Areva puis de sa faillite à cause de la désastreuse opération Uramin. Si Areva n’avait pas été société nationale, elle aurait sans doute été découpée, vendue et désindustrialisée comme Alstom, créant là aussi des fortunes.

La Chine a également profité des 20 dernières années pour considérablement progresser et bâtir une future énergie électrique moins charbonnée indépendante et basée sur l’hydraulique, l’éolien et le nucléaire.

Enfin les États-Unis, anciens leaders mondiaux, se sont remis au travail pour revenir aux premières places de l’énergie nucléaire.

Ces stratégies mettent en évidence que l’ubris, la souveraineté, l’indépendance, la conquête sont les moteurs des Doctrines Énergétiques et des Solidarités Stratégiques des pays qu’ils soient des démocraties fonctionnant sous des contraintes économiques et environnementales ou bien des régimes non démocratiques sans ces mêmes contraintes.

Le temps qui s’est écoulé en France depuis les années 1990 correspond au temps politique pour qu’une erreur antinucléaire « à la mode » d’une ancienne génération soit reconnue comme une erreur sternutatoire par la suivante et que celle-ci la dissolve dans la solution: le retour du nucléaire.

Le temps est long dans l’énergie, il ne faut donc pas se tromper.

C’est pourquoi Berlin peut dire avec exactitude que soudainement, le temps d’une guerre, les prix de l’électricité actuels permettent aux renouvelables d’être rentables, mais l’erreur est de ne pas voir qu’ils sont hors de prix pour les consommateurs.

En d’autres termes, des renouvelables rentables parce que les prix de l’électricité sont élevés à cause du prix du gaz russe, c’est d’autant moins la solution que cette Doctrine énergétique aura facilité la catastrophe russo-ukrainienne.

Se tromper dans l’énergie en Allemagne c’est également être obligé de rouvrir des centrales à lignite lorsque le gaz russe n’est plus livré.

Se tromper dans l’énergie en Allemagne, et en France aussi, c’est prendre le risque, d’une part, de protestations dont Paris a connu les affres il y a 4 ans à cause d’amateurisme politique et, d’autre part, le risque d’un déclassement économique à cause d’une électricité chère et plus coûteuse que celle de pays concurrents, face à laquelle des taxes carbone aux frontières ne pèseront pas lourd.

Désormais, compte tenu des interdépendances électriques européennes, la nouvelle politique énergétique de Berlin ne peut pas se permettre de se tromper, en s’imposant à elle-même et à l’Europe une deuxième stratégie énergétique catastrophique en moins de 50 ans.

Au contraire, l’Allemagne doit faire sa révolution des idées, re-nucléariser son électricité et la coupler avec ses renouvelables plutôt que de compter sur son lignite ou le gaz russe. Révolution des idées, car ce nucléaire moderne doit faire office de nettoyeur de nos déchets nucléaires actuels. Il doit brûler dans des réacteurs à neutrons rapides (RNR) des charges atomiques qui seront formées du combustible usagé d’aujourd’hui. La France doit également s’engager résolument sur ce chemin, car l’intérêt est que là où 140 tonnes d’uranium minier sont nécessaires dans une centrale actuelle pour produire 1GWatt d’électricité, il suffit de 1,4 tonne (100 fois moins) de déchet gratuit pour produire la même quantité d’électricité dans un RNR. La Chine, le Japon l’Inde et la Russie sont en avance dans ce domaine, le RNR Brest-OD-300 de Rosatom est ainsi prévu d’être achevé en 2026.

Gratuit en effet, puisque ces déchets recyclés en nouveau carburant dans l’économie circulaire européenne du nucléaire sont déjà stockés en Allemagne ou en France ! Ils nous assurent donc une indépendance vis-à-vis de l’uranium minier et d’autres fournitures et donc une réelle souveraineté, car nous disposons de quantités de combustible usagé capable de produire notre électricité pendant 3. 000 ans à 10 .000 ans.

L’imprécision des chiffres est ici un avantage, car une durée si longue transforme l’électricité nucléaire en renouvelable vertueux puisque cette économie circulaire du nucléaire assure une quantité d’électricité sans déchets, pilotable, abondante et à un prix européen maîtrisé pour toujours.

Maîtrisé en effet, puisque la matière première, le combustible recyclé, est déjà chez nous. Pour toujours également, car après 3 000 ans à 10 000 ans, cette électricité pilotable, non intermittente, nous aura permis de découvrir une nouvelle forme d’énergie.

Cette dernière sera peut-être celle du thorium ou l’abandon de la fission nucléaire et l’embarquement pour ITER et la fusion nucléaire, l’énergie des étoiles. Là, deux seaux d’eau de mer permettront à chaque Français d’avoir de l’électricité pour une vie entière, sans engendrer de déchets.

La difficulté de cette perspective n’est pas technique, mais politique, car cette indépendance électrique anéantit un dogme écologiste commun à l’Allemagne et la France. Dès lors qu’ils sont brûlés en produisant de l’électricité, le problème des déchets est supprimé. Nous sommes donc bien face à un choix qui nécessite des personnels politiques qui comprennent vraiment la technique plutôt que la communication.

Comme l’écrivait une philosophe des manœuvres politiques : « Le mensonge est souvent plus plausible, plus tentant pour la raison que la réalité, car le mensonge possède le grand avantage de savoir d’avance ce que le public souhaite entendre ou s’attend à entendre. »

La fermeture programmée de tous les réacteurs allemands (mais peut-être leur prolongement après 2022), la fermeture de Fessenheim (c’est bien dommage), l’abandon du programme Astrid sur les RNR (regrettable), les petits réacteurs modulaires (sans commentaire), les EPR et demain les réacteurs à neutrons rapides ou Iter: la souveraineté électrique ne peut s’établir dans l’inconstance politique zigzagante en fonction de vogues électorales.

Elle peut en revanche se durcir à cause d’une guerre. C’est pourquoi ce ne sera ni Angela Merkel ni son successeur qui seront les responsables d’une électricité allemande et européenne réatomisée, mais Vladimir Poutine et c’est bien là tout le paradoxe.

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(*) Didier Julienne anime un blog sur les problématiques industrielles et géopolitiques liées aux marchés des métaux. 

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