Archive pour le Tag 'l’Allemagne'

Alerte : Attentat à l’arme blanche dans l’ouest de l’Allemagne

Alerte : Attentat à l’arme blanche dans l’ouest de l’Allemagne

Plusieurs personnes ont été blessées jeudi soir à l’arme blanche à Oberhausen, dans l’ouest de l’Allemagne, rapporte Focus Online, ajoutant qu’un suspect a été arrêté.

BCE : l’Allemagne ne veut pas d’un nouvel assouplissement

BCE : l’Allemagne ne veut pas d’un nouvel assouplissement

 

Se fondant sans doute sur la dynamique de sa croissance notamment dans le secteur manufacturier, l’Allemagne par la voix du gouverneur de la Bundesbank, la banque centrale nationale allemande,  conteste par avance toute initiative de la BCE visant à assouplir encore la politique monétaire. Il faut noter que l’Allemagne qui a bien maîtrisé sa situation militaire enregistrera une baisse de sa croissance de 4 à 5 % quand la France verra le PIB diminuer de 9 à 10 % en 2020.

D’après l’Allemagne, les prévisions mêmes de la banque centrale européenne pourraient être améliorées ; des prévisions qui espèrent une croissance de 3,2% et une inflation de 1,3% en 2022, en soulignant que celles-ci n’intégraient pas l’impact du plan de 750 milliards d’euros de l’Union européenne ou le plan de relance de 100 milliards présenté le mois dernier par la France.

En fait,  le gouverneur de la Bundesbank s’oppose un nouveau plan de rachat d’actifs qui découlerait de l’incitation à un endettement supplémentaire pour les pays les plus endettés. De la même manière,  l’Allemagne refuse que la banque centrale fixe des objectifs de rendement obligataire.

On pourrait faire observer à l’Allemagne que le fameux plan de 750 milliards comme d’ailleurs les plans nationaux sont encore loin d’être opérationnels. En outre, ils ont surtout des objectifs à moyen et long terme et ne sont pas forcément adaptés à la situation immédiate qui va se traduire par une vague de faillites et de suppressions de postes fins 2020 début 2021.

Comme d’habitude les Allemands craignent par-dessus tout une envolée d’inflation et sont donc opposés à un laxisme dans ce domaine.

Europe: remettre en cause la coopération avec l’Allemagne

Europe: remettre en cause la coopération avec l’Allemagne 

Emmanuel Sales président de la Financière de la Cité remet en cause l’intérêt d’une coopération qui n’a profité qu’à l’Allemagne dans une tribune de l’Opinion.

L’empressement des élites parisiennes à se fondre avec l’Allemagne, qu’elles connaissent si mal, a toujours eu quelque chose de gênant. Depuis vingt ans, nos Présidents à peine élus vont baiser l’anneau impérial d’Angela Merkel. Qu’ont-ils eu en retour ? En matière de politique énergétique, commerciale, migratoire, monétaire, l’Allemagne n’en fait qu’à sa tête. Nous avons soutenu sa réunification en supportant des taux d’intérêt élevés qui ont coûté un million de chômeurs au pays, nous avons passivement accompagné sa politique mercantiliste en transférant à la Chine nos emplois et nos technologies.

Pour quel bénéfice ? En vingt ans, la part de la France dans le PIB européen a baissé, l’emploi industriel a disparu, un chômage structurel s’est installé. La France était une petite Amérique, caractérisée par une demande intérieure soutenue, une forte tradition d’innovation, une capacité éprouvée à intégrer les populations immigrées, un taux d’investissement public important, tout cela financé par l’inflation et une gestion avisée de la dette.

En vérité, l’alignement sur le « modèle allemand » nous a affaibli. Nous nous sommes privés de leviers essentiels de la politique économique, les inégalités se sont creusées, les politiques de l’offre ont détruit notre capital productif et accru notre dépendance à la demande extérieure. La nature ayant horreur du vide, l’Allemagne a de façon avisée construit une position de force sans éprouver l’appréciation de sa monnaie nationale. Qui peut raisonnablement penser que la gestion catastrophique de la crise financière et migratoire n’ait pas eu son rôle dans la décision anglaise ? L’UE représentait 30 % du PIB mondial en 2000, 18% aujourd’hui.

L’Angleterre a été la gardienne du continent en luttant contre l’hégémonie des grandes puissances, l’Espagne de Charles Quint, la France de Napoléon et des Bourbons, l’Allemagne du Hohenzollern et de Hitler. La Grande Guerre a coûté la vie à plus de 700 000 Britanniques qui reposent en grande partie sur le sol français. Et pour lui faire payer le Brexit, nous l’avons reléguée dans les tribunes lors des cérémonies du centenaire de l’armistice. Le rôle de « bad cop » que la France s’est octroyé, alors que Londres demeure notre premier excédent commercial et notre principal partenaire militaire, est décidément dégradant.

La France-Allemagne est un chemin qui ne mène nulle part. L’Allemagne, s’est construite contre les Lumières et la vieille Europe. Elle s’estime sortie de l’histoire et aspire à donner au monde un message moral incarné par la fade philosophie d’Habermas tout en poursuivant ses intérêts commerciaux. L’idéal européen ne peut être de vendre des Mercedes et des sacs à mains au reste du monde en construisant des pistes cyclables pour la bourgeoisie des centres-villes.

Nous avons fait l’Europe parce que nous avons eu la guerre. Le couple franco-allemand est un mariage forcé. L’Europe est un essaim de peuples. Rien n’est plus éloigné de l’esprit européen que le césaro-papisme des élites. Plutôt que de nous fondre dans un nouvel empire carolingien, nous devrions faire valoir notre propre modèle qui constitue le vrai contrepoids à la politique allemande : soutenir notre demande interne, renforcer nos liens avec l’Italie que nous nous sommes sottement aliénée lors des crises précédentes.

Une vraie amitié disait Emerson est un buisson d’orties. Mieux vaut piquer son ami que de se contenter d’en être l’écho. L’Allemagne n’a pas besoin d’un collaborateur docile mais d’un message de pensée sincère. Alors, pour être vraiment européen, évitons la France-Allemagne.

Coronavirus : L’Allemagne boycotte la France

Coronavirus : L’Allemagne boycotte la France

De plus en plus de pays commencent à prendre des dispositions pour limiter les déplacements en direction ou venant de la France. C’est le cas encore de l’Allemagne qui a décidé de placer trois nouvelles régions françaises dans la catégorie des zones à risque après une recrudescence des cas de Covid-19, a annoncé mercredi l’agence sanitaire de référence, Robert Koch Institut.

Après l’Île-de-France, la région de Paris, et Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA, sud), les régions Occitanie (sud), Nouvelle-Aquitaine (sud-ouest), Auvergne-Rhône-Alpes (centre) ainsi que l’île de Corse, seule exception jusqu’ici en PACA, ont été classées à risque, impliquant que les touristes revenant de ces territoires seront désormais dans l’obligation de se soumettre à un test de dépistage à leur retour et de rester en quarantaine dans l’attente du résultat.

 

 

 

L’Allemagne reconnaît que Navalny a été empoisonné au Novitchok

L’Allemagne reconnaît que Navalny a été empoisonné au Novitchok

 

Il est évident que Navalny  n’a pas été empoisonné à l’eau claire mais par une substance bien connue type Novitchok utilisé régulièrement par le KGB. Le principal opposant à Poutine arrêté à de nombreuses reprises et qui a été interdit de se présenter contre Poutine a subi le traitement réservé en général à ceux qui manifestent leur désaccord trop publiquement vis-à-vis de la dictature russe. Le gouvernement de l’Allemagne vient de déclarer très clairement que le contestataire russe a bien été empoisonné d’après une information du Figaro.  Un empoisonnement est prouvé par la présence dans les analyses sanguines de l’opposant numéro un au Kremlin, d’un puissant agent neurotoxique, de type Novitchok. La même substance avait servi à empoisonner il y a deux ans, en Angleterre, l’ex-agent secret russe Sergueï Skripal. Les examens médicaux pratiqués sur l’avocat, hospitalisé à l’hôpital berlinois de la Charité, en apportent «la preuve sans équivoque», a annoncé le porte-parole de la chancellerie, Steffen Seibert.

«Alexeï Navalny est la victime d’un meurtre. Il devait être réduit au silence», a déclaré Angela Merkel lors d’une courte allocution extraordinaire.

En 2005, un banquier de l’ère eltsinienne, Ivan Kivelidi, avait été empoisonné par une substance appartenant aussi à la classe du Novitchok. Son défenseur de l’époque, aujourd’hui réfugié en Occident, accuse le FSB d’avoir voulu éliminer cette ex-figure libérale. Le poison aurait été déposé sur le combiné du téléphone du bureau de Kivelidi qui, deux jours plus tard, tombait dans le coma. Les documents policiers de l’époque avaient évoqué une substance à finalité «militaire».

FONDS DE RELANCE EUROPÉEN: l’Allemagne a changé de philosophie pour soutenir son industrie

FONDS DE RELANCE EUROPÉEN: l’Allemagne a changé de philosophie pour soutenir son industrie

 

 

 

Il est clair que l’Allemagne a complètement changé de philosophie en matière de solidarité financière. Jusque-là elle s’était toujours opposée à des formes de mutualisation des dettes. Mais l’Allemagne a pris conscience de la gravité de la crise et de sa dimension internationale. Freiner dans ses exportations en Chine et aux États-Unis, l’Allemagne a donc un urgent besoin de la commande des pays de l’Europe pour son industrie. Le plan de relance constitue un acte de solidarité mais surtout un outil de relance de la demande extérieure de la part des autres pays européens. Ce que pense désormais le gouvernement allemand Le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, a estimé dimanche que le Fonds de relance européen adopté en juillet était là pour durer alors qu’Angela Merkel assure qu’il est lié à la crise exceptionnelle née de la pandémie de coronavirus. « Le Fonds de relance est un réel progrès pour l’Allemagne et pour l’Europe sur lequel on ne reviendra pas en arrière », a affirmé le candidat social-démocrate à la chancellerie lors des élections législatives prévues l’an prochain, dans le groupe de journaux Funke.

.Ce plan , 750 milliards d’euros dont la moitié en subventions, est pour la première fois basé sur une dette commune, un projet que l’Allemagne avait toujours rejeté avant la pandémie de Covid-19 qui a mis à genoux les économies de nombreux pays européens.

Olaf Scholz a également réclamé une réforme du processus de vote dans les conseils européens. « L’UE doit avoir la possibilité d’agir ensemble », a-t-il dit. « Pour cela il est nécessaire d’avoir des décisions à la majorité qualifiée pour les politiques étrangère et fiscale plutôt que la contrainte de l’unanimité dans les conseils européens ».

 

 

Huawei: une fois de plus l’Allemagne tergiverse

Huawei: une fois de plus l’Allemagne tergiverse

 

Comme souvent en matière de business, l’Allemagne fait souvent passer ses intérêts économiques avant l’éthique. On a pu le constater notamment sur le dossier des relations tumultueuses entre les États-Unis et l’union européenne. Même chose vis-à-vis de la Chine. L’Allemagne tergiverse vis-à-vis de l’interdiction de Huawei  . Une interdiction maintenant décidée dans plusieurs pays occidentaux notamment les États-Unis, la Grande-Bretagne aussi la France ( avec un petit délai toutefois pour ce dernier pays).

L’enjeu est bien entendu économique car Huawei  est le premier opérateur mondial et l’Occident a pris du retard sur la technique 5G;  on ne peut compter que sur Ericsson et Nokia . Pourtant dans plusieurs pays qui ont refusé Huawei on a pris le risque d’être en retard par rapport à la technologie chinoise. En France par exemple, plusieurs opérateurs préféraient  les services Huawei mais il faudra bien revoir la stratégie en se privant du fournisseur chinois. Le gouvernement d’Angela Merkel, lui,  a reporté à la fin de l’été sa décision sur ce dossier technico-diplomatique délicat.

La Grande-Bretagne a décidé ce mois-ci de bannir Huawei pour l’installation de son réseau 5G, une décision applaudie par les Etats-Unis, qui poussent leurs alliés à écarter l’équipementier chinois.

“L’approche du gouvernement qui consiste à fixer les mêmes critères de sécurité pour tous est la bonne façon de garantir la sécurité des réseaux”, estime le représentant de Huawei, David Wang, interrogé par le magazine d’information hebdomadaire allemand.

En Allemagne, les trois opérateurs de téléphonie mobile sont tous des clients de Huawei, qui est présent dans le pays depuis quinze ans. Aucun d’entre eux n’a pu apporter de preuves étayant les allégations américaines selon lesquelles ses équipements ne sont pas sûrs, a ajouté David Wang.

Deutsche Telekom, le leader du marché allemand, a signé seulement le mois dernier un contrat 5G avec Huawei mais a, en vertu des accords existants, déjà connecté près de la moitié de la population à l’internet mobile ultra-rapide.

Selon des analystes et des sources du secteur, Deutsche Telekom, qui s’oppose à une interdiction de Huawei, cherche à prendre les devants en déployant la majeure partie de son réseau 5G avant qu’une décision politique ne soit prise.

La société Telefónica Deutschland, contrôlée par la multinationale espagnole Telefónica, a déclaré cette semaine qu’elle avait signé des contrats “de secours” avec d’autres fournisseurs d’équipements pour la 5G, au cas où Huawei finirait par être exclue du marché allemand.

La Grande-Bretagne a ordonné le 14 juillet le bannissement de Huawei des réseaux 5G d’ici 2027. Si la France n’a pas annoncé une telle interdiction, elle a limité à trois ou cinq ans les autorisations accordées pour du matériel Huawei, ce qui aboutira dans les faits à une sortie progressive de Huawei de ses réseaux 5G à l’horizon 2028.

Les Etats-Unis punissent l’Allemagne en retirant leurs troupes et son commandement

Les Etats-Unis punissent l’Allemagne en retirant leurs  troupes et son commandement

Une punition de l’Allemagne d’abord parce que les États-Unis considèrent qu’elle  ne participe pas suffisamment au financement des troupes de l’OTAN ensuite sans doute en représailles des importation d’origine allemande jugées trop excessives par Trump.

Le secrétaire d’Etat à la Défense, Mark Esper, a ainsi annoncé le départ de 11.900 militaires dans les semaines à venir, dont 6.400 seront rapatriés et 5.600 repositionnés en Belgique, en Italie, en Pologne, dans les pays baltes et en Roumanie et Bulgarie. Le Pentagone habille ce retrait par des arguments stratégiques pour mieux répartir les forces en Europe afin de consolider la riposte face aux crises et rehausser la dissuasion face à la Russie.

Des arguments qu’aucun stratège sérieux ne peut valider, tant les installations américaines en Allemagne sont performantes. D’ailleurs, Mark Esper n’a pu sauver la face longtemps, le président des Etats-Unis, Donald Trump, répétant mercredi qu’il ne veut pas être le « pigeon » d’une Allemagne « délinquante », qui ne paie pas sa juste part des dépenses de défense de l’Otan. Depuis son arrivée au pouvoir, le président des Etats-Unis n’a toujours pas perçu la différence entre l’engagement des Etats à augmenter leurs dépenses de défense à 2 % de leur PIB et la participation concrète de chaque Etat membre au budget de fonctionnement de l’Alliance.

Humiliation suprême pour la Bundeswehr , qui s’est toujours alignée sur la politique de l’Otan, Washington propose de transférer le commandement militaire américain en Europe (Eucom), actuellement basé à Stuttgart, à Mons en Belgique, où se trouve le commandement de l’Otan. Il veut aussi basculer la flotte d’avions de chasse F-16 présente en Allemagne sur la base italienne d’Aviano en Italie. La Belgique et l’Italie, deux pays parmi les plus mauvais élèves de l’Otan au regard de l’objectif des 2 % du PIB consacrés aux dépenses militaires…

 

G7: l’Allemagne dit non à la Russie

G7: l’Allemagne dit non à la Russie

Le président américain aurait bien voulu que la Russie rejoigne le G7 mais l’Allemagne- comme la France -s’y oppose en raison notamment des les affaires de la Crimée et de l’Ukraine où la Russie a montré son agressivité. Début juin, la France avait eu des propos dans la même veine que son allié allemand. « La Russie a été exclue du G7 pour des raisons précises et aujourd’hui nous ne voyons pas que cette situation ait changé. Mais (et c’est l’avis du président et d’autres partenaires internationaux) il faut trouver les moyens du dialogue avec la Russie », avait fait savoir une source à l’Elysée, rapporte Challenges, avant d’ajouter : « Avant de parler du retour de la Russie au G7, il faudrait par ailleurs s’assurer des intentions russes, je n’ai pas le sentiment que les Russes soient très pressés ou très demandeurs d’un retour au G7 ».

Donald Trump, qui a la charge d’organiser le G7 cette année, a évoqué la semaine dernière la perspective d’élargir cette réunion pour y inclure à nouveau la Russie, qui en avait été expulsée en 2014 après l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par la Russie. La Russie fait toujours partie du G20, un format plus large comprenant également d’autres pays émergents.

Hydrogène : des perspectives avec l’Allemagne

Hydrogène : des perspectives avec l’Allemagne

des perspectives d’alliance se dessinent entre la France et l’Allemagne à propos développement très stratégique de l’hydrogène. La France a sans doute raison de se raccrocher aux trains de l’Allemagne qui a décidé d’y mettre  9 milliards ( l’ancien plan de Nicolas Hulot y consacrait 100 millions !). Des annonces sur les nouveaux financements français devraient être précisées ici la fin de l’année Le plan de relance de l’économie française inclura donc des éléments de développement dans l’hydrogène dans le cadre d’un partenariat avec l’Allemagne, a déclaré mardi Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des Finances.

Alors que la France s’est fixé en 2018 l’objectif d’un financement régulier de 100 millions d’euros par an en faveur de l’hydrogène, l’Allemagne a annoncé en juin qu’elle prévoyait d’investir 9 milliards dans cette molécule, qui peut être utilisée pour la production ou le stockage d’énergie et qui, produite à partir d’énergies renouvelables, est neutre en carbone.

“Tout le monde me dit ‘il faut développer l’hydrogène’, j’y suis très favorable. Dans le plan de relance, il y aura aussi des éléments très forts pour développer la filière de l’hydrogène et nous le ferons en liaison avec l’Allemagne, dans un partenariat avec l’Allemagne”, a déclaré Bruno Le Maire sur BFM TV.

Evoquant la possibilité que la France produise son propre “hydrogène propre” à partir de son électricité nucléaire, le ministre a en outre réaffirmé que celle-ci gardait “toute sa pertinence” sur le long terme.

“Je suis un défenseur du nucléaire. Comme beaucoup de scientifiques beaucoup plus chevronnés que moi le sont parce que le nucléaire n’émet pas de CO2 et qu’aujourd’hui (il) a deux avantages : (il) nous permet d’être l’un des pays qui émet le moins de CO2 pour sa production d’électricité et ça nous garantit quelque chose dont tout le monde parle matin midi et soir, ça nous garantit notre indépendance”, a-t-il dit.

Alors qu’EDF vient de déconnecter du réseau national la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), doyenne du parc nucléaire français, Bruno Le Maire a également redit que le gouvernement ne prendrait de décision sur la construction de nouveaux réacteurs de type EPR que lorsque celui de Flamanville (Manche) entrerait en activité.

Le ministre a rappelé au passage son souhait que les délais de l’EPR de Flamanville “soient tenus”, la mise en service du réacteur étant aujourd’hui prévue fin 2022 après de multiples retards et dépassements de budget.

La différence entre la France et l’Allemagne

 

 

Pourquoi une telle différence entre la France et l’Allemagne s’interroge Eric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG. Alo . Selon lui, il s’agit des «différences de sévérité dans les mesures de confinement.» Même constat chez Philippe Waechter. «L’Insee a répété que notre économie tournait à 65% de ses capacités. À titre de comparaison, l’Allemagne c’était 80%.»

Selon lui, trois facteurs vont jouer sur la reprise. «La vigueur des politiques économiques mises en place, les éventuels changements de comportement sur l’épargne et la dynamique de faillites des entreprises», détaille-t-il, rappelant que «tous ces éléments créent de l’incertitude sur ce qu’il va se passer». Selon lui, les prochains mois sont «essentiels» pour que la reprise puisse se faire plus rapidement, voire dès 2021. Eric Dor prévient : tous ces chiffres sont à prendre «avec des pincettes». Une deuxième vague qui frapperait nos économies, ou même la Chine, par exemple, viendrait naturellement empirer ces prévisions, du fait de «l’interdépendance des pays entre eux».

Deuxième élément tout aussi impressionnant qu’inquiétant, celui du chômage. Là aussi, les chiffres plongent à des degrés différents. Toujours selon l’OCDE, avec l’hypothèse d’un «choc unique», écartant donc l’éventuelle seconde vague accompagnée d’un reconfinement, la France verra son taux de chômage passer de 7,8% au premier trimestre à 12,3% au quatrième. 8,5% contre 12,4% en Italie, 3,9% contre 9,7% au Royaume-Uni, ou encore 13,9% contre 21,8% en Espagne. Aux États-Unis, les prévisions du chômage de l’OCDE portent sur un passage de 3,8% au premier trimestre de l’année à 10,4% au dernier. En Allemagne, l’explosion du taux de chômage n’est en revanche pas prévue : 3,4% au premier trimestre contre un modeste 5% attendu au quatrième.

Le débat fait rage en France et ailleurs : que faire de nos dettes ?Comment rembourser ces emprunts colossaux des quatre coins du monde ? En France, la dette à la fin de l’année devrait s’élever à 121%du PIB. C’est une vingtaine de points de pourcentage de plus sur un an. Mais la France ne fait pas figure d’exception. +17 points pour l’Allemagne, 19 points pour les États-Unis (prévision au 1er octobre 2020 selon le Committee for a Responsible Federal Budget) ou encore 20 points pour l’Espagne.

À l’échelle des grandes puissances mondiales, les dettes devraient s’accroître de façon assez équivalente. Pour les années à venir, elles dépendront davantage de la reprise économique et pourraient, là, prendre des chemins différents.. En fait tout dépendra du réajustement de la richesse réelle avec sa représentation monétaire et de ce point de vue le montant de la dette exigera des ajustements incontournables via l’inflation ou tes taux d’intérêt par exemple.

L’Allemagne « numéro 1 dans l’hydrogène ?

L’Allemagne « numéro 1 dans l’hydrogène ?

 

Il est clair que l’Allemagne n’est pas particulièrement en avance en matière de motorisation purement électrique; ce pourquoi ;elle envisagée des accords avec des chinois « Pour des raisons de compétitivité et surtout pour atteindre » ses « objectifs climatiques », l’Allemagne veut devenir « numéro 1″ dans l’hydrogène durable, a affirmé le ministre de l’Économie Peter Altmaier, lors d’une conférence de presse mercredi, à l’issue de l’adoption de ce programme en conseil des ministres.

Ce gaz, surtout utilisé aujourd’hui dans certaines industries comme la chimie ou l’acier, permet de stocker de l’électricité, quelle que soit son origine.

Dans son programme, le gouvernement allemand ne compte développer que l’hydrogène « vert », c’est-à-dire issu d’énergies décarbonées, selon lui.

L’hydrogène peut aussi servir de carburant dans les véhicules électriques équipés de piles à combustibles, suscitant de nombreux espoirs en termes de transition écologique dans les transports.

L’Allemagne prévoit une enveloppe globale de 9 milliards d’euros, dont 7 milliards pour développer le marché intérieur et 2 milliards visant à conclure des « partenariats internationaux ».

Elle fait partie de l’immense plan de relance de 700 milliards d’euros annoncé par Berlin la semaine dernière, pour relancer son économie sinistrée par les effets des mesures de restriction prises contre la pandémie de coronavirus dans le pays. la voiture à hydrogène reste une voiture électrique, à la différence qu’elle produit elle-même son énergie là où une voiture électrique classique a besoin de la stocker, avec tous les inconvénients que cela suppose : poids des batteries, temps de charge, autonomie… sans parler des métaux rares nécessaires à la production des batteries (cobalt, lithium, palladium…), qui ne cessent de battre des records sur les marchés des matières premières et dont l’exploitation n’est pas un modèle pour la protection de l’environnement.

Avec la technologie à hydrogène, les constructeurs s’affranchissent de ces contraintes. Sur la Toyota Mirai (la première du genre), l’autonomie peut atteindre 550 km et le temps de charge, environ 5 minutes De plus, les voitures à hydrogène n’émettent rien d’autre que de la vapeur d’eau. On dit même que les gouttelettes d’eau qui coulent du pot d’échappement (parce qu’il y en a un) sont potables. En outre, l’eau est une ressource naturelle extrêmement abondante, même si les conditions de production d’hydrogène posent de nombreuses questions environnementales

D’ailleurs, Toyota a tout misé sur l’hydrogène. Le constructeur automobile japonais a toujours considéré que la technologie à hydrogène n’était que l’étape suivante de la voiture 100 % électrique, et qu’il valait mieux se concentrer dessus plutôt que de se perdre sur la voiture à batteries, qui convainc peu et dépend des infrastructures installées (les bornes de recharge). Comme Hyundai, le constructeur s’est déjà positionné avec des modèles à hydrogène, là où tous les autres constructeurs du monde se sont concentrés sur la voiture électrique à batteries. Y compris les français, dont Renault, l’un des pionniers avec sa gamme de Zoé, Twizy et autres utilitaires légers à batteries électriques.

Coronavirus : pourquoi ces différences entre la France et l’Allemagne

Coronavirus : pourquoi ces différences entre la France et l’Allemagne

  • Michel Deshaies, professeur de géographie à l’Université de Lorraine, a souligné à plusieurs reprises les différences de diffusion  entre la France et l’Allemagne. Le géographe Michel Deshaies analyse la propagation spatiale de la pandémie de Covid-19 en France et en Allemagne et en tire les premiers enseignements.

 

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« La pandémie de Covid-19 qui s’est propagée depuis la Chine au reste du monde au cours de l’hiver 2020 a particulièrement touché l’Europe occidentale qui, le 21 mai 2020, concentrait plus d’un million de cas (1.320.000), soit 26% des cas recensés dans le monde. Le plus frappant peut-être est l’importance de la mortalité en Europe occidentale, puisque ces pays déploraient le 21 mai plus de 157.000 décès, soit 48% du total mondial. Si la France et l’Allemagne affichaient à peu près le même nombre de cas (environ 180.000), elles se différenciaient fortement par la mortalité : 28.135 décès liés au Covid-19, soit 431 par million d’habitants en France, contre 8.144 décès, soit 97 par million d’habitants en Allemagne.

Un tel contraste peut paraître paradoxal dans la mesure où, dans les deux pays, on a constaté une multiplication simultanée des cas au cours du mois de février. Il apparaît aujourd’hui clairement que les dirigeants allemands avaient bien anticipé la crise, ce qui n’a pas été le cas en France où l’évolution de la pandémie a rapidement saturé un système hospitalier profondément affaibli depuis des années. Cette situation a été aggravée par le fait que la pandémie s’est concentrée dans certaines régions.

En Allemagne comme en France, on observe de grands contrastes géographiques dans la densité des cas attestés. Mais ces inégalités correspondent à des schémas d’organisation spatiale très différents dans les deux pays. Il est trop tôt pour pouvoir comprendre les mécanismes par lesquels ces schémas ont favorisé, ou entravé, la propagation du virus. L’étude de la répartition spatiale des densités de cas et de mortalité peut contribuer à les éclairer.

 

La répartition spatiale de la pandémie de Covid-19 en France et en Allemagne peut être étudiée à travers les statistiques fournies par Santé publique France et par l’Institut Robert Koch. La cartographie présentée ici repose sur un certain nombre de choix qui ont pu être validés par la comparaison des régions frontalières, Sarre et Moselle d’une part, Alsace et Breisgau d’autre part, où les densités de cas sont proches ; ce qui semble montrer que les échanges transfrontaliers ont joué ici un rôle dans la propagation du virus. Ces régions frontalières illustrent aussi les contrastes de mortalité : alors que la Moselle et la Sarre comptent chacune 1 million d’habitants, on dénombrait le 21 mai, 786 décès en Moselle contre 157 en Sarre.

Tandis qu’en France, ce sont les régions de l’Est et du Nord, ainsi que la région parisienne qui concentrent les deux tiers des cas, en Allemagne les régions les plus frappées sont les deux Länder du sud, Bavière et Bade-Wurtemberg, ainsi que la Rhénanie-du-Nord Westphalie.

Quelles zones sont le plus durement frappées dans les deux pays?

La cartographie montre deux France, de part et d’autre d’une diagonale nord-ouest/sud-est passant approximativement par Le Havre, Lyon et Marseille. Au nord de cette ligne, presque tous les départements ont une densité de cas supérieure à 100 pour 100.000 habitants. Au sud, au contraire, seuls quelques départements dépassent le seuil des 100 cas pour 100.000 habitants, le long du Val de Loire. Toute la façade atlantique, ainsi que l’essentiel de la Nouvelle-Aquitaine et de l’Occitanie se caractérisent par une densité de cas faible à très faible.

Dans la France du Nord, les deux foyers principaux de la pandémie sont l’Alsace-Moselle et l’Ile-de-France qui, à elle seule, représente 38% des cas, soit deux fois plus que sa part dans la population française. Entre le foyer du nord-est et l’Ile-de-France, tous les départements de l’est et du centre-est sont également très affectés. La Picardie et la région lyonnaise apparaissent comme des foyers secondaires. En revanche, les Alpes, tout comme le Nord et le Pas-de-Calais, sont les régions les moins affectées dans cette partie de la France. Cela est surprenant quand on songe que ces régions sont frontalières de deux pays où l’épidémie est la plus intense au monde, la Belgique et l’Italie. Les circulations transfrontalières ne semblent pas avoir eu les mêmes effets qu’entre l’Allemagne et la France.

En Allemagne, il existe aussi de forts contrastes. L’ensemble du sud du pays est très affecté par l’épidémie, le principal foyer étant le piémont des Alpes bavaroises jusqu’à Munich. La partie ouest est moins affectée, avec cependant de forts contrastes entre des régions à faible densité de cas et des foyers assez actifs, dans les régions d’Aix-la-Chapelle et de Münster. Ces deux foyers sont séparés par la région urbaine de la Ruhr, où la densité de cas est relativement faible.

Enfin, tout le nord et l’est du pays (les nouveaux Länder) se caractérise par une très faible densité de cas. C’est particulièrement vrai des régions littorales de la mer du Nord et de la Baltique, ainsi que des régions rurales de l’est. Par contre, les deux villes principales, Berlin et Hambourg, sont des foyers secondaires.

Quelques éléments d’explication

Comment interpréter ces différences spatiales? En Allemagne, beaucoup de cas attestés correspondent à des retours de voyages en Italie du Nord, ou de stations de sports d’hiver italiennes ou autrichiennes, où les cas sont nombreux ; ce qui pourrait expliquer pourquoi ce sont les régions du sud les plus affectées, en particulier le débouché de la voie de passage principale vers l’Autriche et l’Italie.

On note aussi une composante socio-économique, dans la mesure où ce sont essentiellement des régions riches qui ont été affectées, alors que le cœur des villes pauvres de la Ruhr, ainsi que les régions les moins prospères du nord et de l’est, sont largement épargnées par la pandémie.

En France, si le foyer de l’est correspond à un schéma en lien avec la circulation de la dorsale rhénane, le foyer parisien semble répondre à une autre logique spatiale, peut-être en lien avec des contaminations en provenance de l’international. Il est aussi frappant de constater que le couloir de circulation principal du pays, l’axe Paris-Lyon-Marseille, est jalonné par une forte densité de cas. Loin d’être accidentelle, la répartition spatiale de l »épidémie de Covid-19 est ainsi révélatrice des structures géographiques des deux pays.

Cet article est republié à partir de The Conversation 

 

L’Allemagne : le foot reprend à huis clos

L’Allemagne : le foot reprend à huis clos

Le gouvernement allemand a donné ce mercredi son feu vert pour une reprise du championnat en Première et Deuxième Divisions avant la fin du mois de mai. Le protocole sanitaire proposé par la Ligue a été jugé satisfaisant par les ministères de la Santé, du Travail et de l’Intérieur. La date exacte n’est cependant pas encore connue. Une assemblée générale réunissant les 36 clubs concernés aura lieu ce jeudi pour évoquer la question du calendrier.

Bruno Le Maire conteste la mise en cause par l’Allemagne de l’indépendance de la BCE

Bruno Le Maire conteste la mise en cause par l’Allemagne de l’indépendance de la BCE

 

Il est clair que la décision de la cour constitutionnelle de Karlsruhe qui met en cause l’indépendance de la banque centrale heureuse européenne constitue un sérieux accroc pour la cohérence et l’unité de l’union européenne. Juridiquement la cour constitutionnelle a le pouvoir de peser sur la politique de la Bundesbank. Mais intimer l’ordre à la Bundesbank de ne plus acheter d’emprunts d’État de la zone euro voire de s’en débarrasser est une manière de mettre en cause l’indépendance de la BCE et derrière évidemment la solidarité monétaire européenne.

D’où la réaction du ministre français de l’économie qui déclare “La décision de la cour constitutionnelle de Karlsruhe n’est pas un élément de stabilité. Les traités européens garantissent l’indépendance de la Banque centrale européenne. Elle prend ses décisions en toute indépendance et elle décide des conditions d’exercice de son mandat sous le contrôle exclusif de la Cour de justice de l’Union européenne qui est gardienne des traités”, a déclaré Bruno Le Maire

“Il est important de rappeler l’indépendance de la BCE qui est la seule à même de juger ce qui est nécessaire en terme de conduite de la politique monétaire en zone euro. Nous sommes tous attachés dans la zone euro, à cette indépendance de la BCE, qui lui permet de remplir sa mission en toute indépendance sous le contrôle de la Cour de justice de l’Union européenne au service de l’intérêt général des Etats membres de la zone euro”, a-t-il poursuivi.

Notons que le fondement du conflit repose sur le faite que la BCE prend en quelque sorte le leadership pour faire face à la crise économique liée à la politique monétaire pour compenser l’incapacité des états et de l’union européenne à agir sur le levier budgétaire. De fait la BCE dépasse les limites habituelles de son champ d’action.

 

 

Accord entre La France et l’Allemagne sur le char européen du futur (MGCS)

Accord entre La France et l’Allemagne sur  le char européen du futur (MGCS)

alors que l’accord sur l’avion chasseur du futur traîne encore dans les cartons du fait de l’opposition de l’Allemagne, un accord est en bonne voie le futur char européen futur. Un accord-cadre (framework agreement) puis un accord de mise en œuvre (implementing agreement), qui permet de passer un contrat pour une étude de définition de l’architecture du futur système.

Cette commande est un préalable au développement de démonstrateurs technologiques, qui serviront à évaluer le MGCS, selon les besoins et exigences allemandes et françaises, a expliqué le ministère de la Défense allemand. La commission budgétaire du Bundestag a autorisé le lancement de cette étude d’une durée de deux ans.

« Le projet MGCS mené sous leadership allemand vise à remplacer à partir de 2035 les Leopard 2 et les Leclerc. Avec la signature de ces deux accords, l’Allemagne et la France envoient un signal important pour la coopération européenne de défense », a souligné le ministère de la Défense allemand.

 

 

« Coronabonds » ou populisme, Macron attaque l’Allemagne

« Coronabonds » ou populisme, Macron attaque l’Allemagne

Macron attaque clairement l’Allemagne en l’accusant de favoriser le national populisme du fait de son refus d’envisager la mutualisation des dettes via  les “Coronabonds”.  Une offensive diplomatique qui ne sera pas forcément très bien reçue outre-Rhin même si à l’intérieur même de l’Allemagne des questions se posent sur le problème de la solidarité européenne.  Merkel et d’autres dirigeants des pays du Nord ont  refusé à nouveau toute perspective de responsabilité commune vis-à-vis de ce concept d’emprunt européen appelé Coronabonds.

Du coup, les Etats déjà fragiles financièrement comme l’Italie, l’Espagne ou encore la France pourront certes emprunter à des taux très bas et presque sans limite mais avec le risque à terme de défaut. Une crainte sans doute qui alimente le cri de colère de Macon qui prévient :“Si on ne sait pas faire ça aujourd’hui, je vous le dis, les populistes gagneront aujourd’hui, demain, après-demain en Italie, en Espagne, peut-être en France et ailleurs”, met en garde Emmanuel Macron dans un entretien au Financial Times.

“C’est évident parce qu’ils (les populistes-NDLR) diront : ‘qu’est-ce que c’est que cette aventure que vous me proposez ?” Ces gens là ne vous protègent pas quand vous avez une crise, ils ne vous protègent pas le lendemain, ils n’ont aucune solidarité avec vous’”, estime le chef de l’Etat français.

“‘Lorsque vous avez les migrants qui arrivent chez vous, ils vous proposent de les garder. Lorsque vous avez l’épidémie qui arrive chez vous, ils vous proposent de la gérer. Ils sont sympathiques, au fond’”, a-t-il poursuivi, en imaginant l’argumentaire des partis populistes.

“‘Ils sont pour l’Europe quand il s’agit d’exporter vers chez vous les biens qu’ils produisent, ils sont pour l’Europe quand il s’agit d’avoir votre main-d’œuvre bon marché et de produire des équipements de voitures qu’on fait plus dans nos pays, mais ils ne sont pas pour l’Europe quand il faut mutualiser.”

Pour le chef de l’Etat français, les premières réponses apportées par la Commission européenne, notamment en terme de financement du chômage partiel, sont les bonnes mais il faut aller plus loin.

“Nous sommes à un moment de vérité qui consiste à savoir si l’Union européenne est un projet politique ou un projet de marché uniquement”, estime-t-il. “Moi, je pense que c’est un projet politique.”

“Si on n’y va pas, il y a un vrai risque d’effondrement de la zone euro et de l’idée européenne”, poursuit-il. “On ne peut pas avoir un marché unique où on sacrifie certains.”

“Donc nous sommes au moment de vérité où il n’est plus possible d’avoir, je ne parle pas du passé, mais un financement des dépenses que nous sommes en train d’engager dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 et que nous aurons à engager dans la relance qui ne soit pas mutualisé parce que nous sommes devant une vraie politique de relance”, ajoute Emmanuel Macron. “Nous allons devoir faire une relance.”

Dans cette réaction violente il faut voir sans doute le souci de Macon de renforcer la cohésion et la solidarité européenne mais sans doute aussi son inquiétude politique compte tenu de son affaiblissement personnel face en particulier à la montée de l’extrême droite en France.

Décès Coronavirus : pourquoi une telle différence entre la France et l’Allemagne

Décès Coronavirus : pourquoi une telle différence entre la France et l’Allemagne

Curieusement, on compare surtout les conséquences du Coronavirus entre la France, l’Italie voir l’Espagne en Europe. Par contre, les informations concernant l’Allemagne sont traités à la marge . Pourtant,  la différence entre la France et l’Allemagne, deux pays comparables,  est énorme. Alors  l’Allemagne compte 3000 décès pour 14 000 en France. Au plan mondial, l’Allemagne s’est même exception. En cause,  plusieurs facteurs explicatifs. D’abord sans doute la discipline allemande quand en France le confinement est loin d’être respecté partout . La seconde raison est liée à la qualité du système sanitaire allemand.

 Le pire,  c’est que ce système sanitaire est financièrement équilibré et qu’il permet une offre de soins au moins aussi bonne que le système technocratique français. Pour le Coronavirus, le système allemand  est beaucoup plus performant avec un nombre de lits notoirement supérieur pour  les cas les plus graves. L’Allemagne a aussi procédé un dépistage massif de l’ordre  de 500 000 par semaine quand la France en réalisé seulement 60 000. Sans parler de la lamentable pénurie de masques en France.

Notons aussi  que l’Allemagne dispose d’un plus grand nombre de respirateurs et pour cause puisque la plupart sont fabriqués par une industrie allemande qui ,  elle ,reste puissante quand celle de la France a été délocalisée dans les pays en développement. On peut alors se demander où passe l’argent du système sanitaire français, des sommes énormes avec en plus des déficits tout aussi énormes. Tout simplement dans les superstructures du niveau national jusqu’au plan local où par exemple les directeurs et sous-directeur sont plus nombreux que les chirurgiens. Sans parler d’une organisation logistique et d’un fonctionnement des services complètement inefficaces et archaïques.

Paradoxalement la crise du Coronavirus aura fait éclater les frontières des services qui jusque-là s’ignoraient  presque totalement et fonctionnaient de façon autonome sans aucune synergie. À cela il faut ajouter toute la bureaucratie administrative nationale, régionale et locale.

 

Décès Coronavirus : pourquoi une telle différence entre la France et l’Allemagne

Décès Coronavirus : pourquoi une telle différence entre la France et l’Allemagne

Curieusement, on compare surtout les conséquences du Coronavirus entre la France, l’Italie voir l’Espagne en Europe. Par contre, les informations concernant l’Allemagne sont traités à la marge . Pourtant,  la différence entre la France et l’Allemagne, deux pays comparables,  est énorme. Alors  l’Allemagne compte 3000 décès pour 14 000 en France. Au plan mondial, l’Allemagne s’est même exception. En cause,  plusieurs facteurs explicatifs. D’abord sans doute la discipline allemande quand en France le confinement est loin d’être respecté partout . La seconde raison est liée à la qualité du système sanitaire allemand.

 Le pire,  c’est que ce système sanitaire est financièrement équilibré et qu’il permet une offre de soins au moins aussi bonne que le système technocratique français. Pour le Coronavirus, le système allemand  est beaucoup plus performant avec un nombre de lits notoirement supérieur pour  les cas les plus graves. L’Allemagne a aussi procédé un dépistage massif de l’ordre  de 500 000 par semaine quand la France en réalisé seulement 60 000. Sans parler de la lamentable pénurie de masques en France.

Notons aussi  que l’Allemagne dispose d’un plus grand nombre de respirateurs et pour cause puisque la plupart sont fabriqués par une industrie allemande qui ,  elle ,reste puissante quand celle de la France a été délocalisée dans les pays en développement. On peut alors se demander où passe l’argent du système sanitaire français, des sommes énormes avec en plus des déficits tout aussi énormes. Tout simplement dans les superstructures du niveau national jusqu’au plan local où par exemple les directeurs et sous-directeur sont plus nombreux que les chirurgiens. Sans parler d’une organisation logistique et d’un fonctionnement des services complètement inefficaces et archaïques.

Paradoxalement la crise du Coronavirus aura fait éclater les frontières des services qui jusque-là s’ignoraient  presque totalement et fonctionnaient de façon autonome sans aucune synergie. À cela il faut ajouter toute la bureaucratie administrative nationale, régionale et locale.

 

Croissance de l’Allemagne: une chute de 10 % du PIB

Croissance de l’Allemagne: une chute de 10 % du PIB

 

. L’économie, outre-Rhin, devrait se contracter au deuxième trimestre de 9,8 % par rapport à la même période en 2019, prévoient les principaux instituts économiques du pays. La régression sera deux fois plus importante que celle enregistrée au premier trimestre 2009, au pic de la crise financière. Et elle représentera le pire déclin depuis que les comptes nationaux sont publiés, soit 1970, pointent les économistes des instituts DIW, IFO, IFW, IWH et RWI.

Le premier trimestre 2020, moins marqué par la paralysie mondiale due au Covid-19, ne devrait enregistrer qu’un recul de 1,9%. Par conséquent, sur l’ensemble de l’année, l’impact du coronavirus entraînera une récession de 4,2%, pronostiquent les instituts, qui se montrent moins pessimistes que le gouvernement allemand. Celui-ci table sur un recul d’au moins 5%.

L’Allemagne, confrontée comme de nombreux pays à une «grave récession», verra son taux de chômage se hisser jusqu’à 5,9 % ;

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