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Séparatisme: les positions contre un projet trop insuffisant

Séparatisme: les positions contre un projet trop insuffisant

 

D’une certaine manière, l’affaire de la loi séparatisme finit un peu en eau de boudin à l’Assemblée nationale. Cette loi devait constituer la marque d’une volonté de s’attaquer de fond assez l’islamisme. Au lieu de cela, on a mis toutes les religions dans le même sac en oubliant de traiter le problème de l’entrisme, du séparatisme et de la criminalité spécifique des extrémistes de l’islam. On aurait pu imaginer qu’une vraie volonté aurait reçu un soutien assez unanime sinon quasi total  de la part de l’Assemblée nationale. En fait après la réduction du projet sur le séparatisme réduit à l’anecdotique, les différentes forces d’opposition devraient voter contre.

 

Les Républicains, qui acteront la décision définitive, mardi en réunion de groupe, devraient largement voter contre le projet de loi du gouvernement. Si quelques députés LR pourraient s’abstenir, en principe il ne devrait pas y avoir de vote en faveur du texte. «Le compte n’y est pas, le texte n’est pas à la hauteur des enjeux», explique le président du groupe LR à l’Assemblée. «C’est une loi d’affichage. Il y a trop de manques. Tout ce que j’ai pu entendre n’est ni convaincant, ni à la hauteur des enjeux. Les Français ne verront pas en quoi leur quotidien changera», poursuit Annie Genevard, rapporteur du texte. «Il est impensable de voter un texte qui a évacué tous les vrais sujets, les signes religieux ostensibles, la radicalisation, l’immigration», soutient Éric Ciotti. «C’est une addition de mesurettes, ça ne fait pas une politique», juge le député des Alpes-Maritimes. Le Front National devrait s’abstenir considérant que le texte est trop insuffisant. Les socialistes vont également s’abstenir en raison notamment de leur ambiguïté sur ces questions. Bref le grand texte sur le séparatisme finit  en eau de boudin avec des dispositions finalement très en dessous de l’enjeu.

TOURNOI DES SIX NATIONS: la France courageuse mais trop fébrile

TOURNOI DES SIX NATIONS: la France courageuse mais trop fébrile

 

La France a gagné et justifié son ambition de favori pour le tournoi des six nations. Reste que l’équipe qui a montré un grand courage surtout en défense a aussi  affiché presque tout le temps une très grande fébrilité avec de nombreuses maladresses et des occasions manquées.

Il faut dire sans doute que le jeu irlandais ne facilite pas le spectacle avec en particulier la multiplication de chandelles qui ont bombardé la défense française.

Il s’agit cependant d’une victoire précieuse. Comme la France n’a pas vraiment dominé son sujet, elle pourra sans doute se remettre en cause pour les prochaines confrontations. Rien n’est en effet acquis d’avance même si la conjoncture des autres équipes plutôt moins fortes que d’habitude offre une chance possible de victoire des bleus.

À noter qu’il était bien difficile de s’enthousiasmer par pour ce match où les Français ont été souvent sous pression et d’une grande nervosité. Il manquait ce jeu à la française et l’enthousiasme. Un enthousiaste qui n’a guère été servi par les commentaires sur France 2 ou le journaliste donne plutôt l’impression de commenter une cérémonie funéraire qu’un match de rugby. On comprend évidemment la tonalité modérée de l’excellent Yachvili qui joue le rôle parfait du technicien mais le journaliste lui est d’une tristesse à mourir. On rêve évidemment de Couderc même avec ses excès surtout dans une période on a un sérieux besoin d’enthousiasme populaire. Le sport peut y contribuer.

 

Diversité : des mesures gouvernementales trop anecdotiques

Diversité : des mesures gouvernementales trop anecdotiques

. Emmanuel Macron doit annoncer, jeudi 11 février, que des places seront réservées aux candidats issus de milieux modestes dans les concours de la haute fonction publique. L’intention est louable, mais il faudra faire beaucoup plus pour s’attaquer, dans tous les domaines, à l’entre-soi estime le monde dans un éditorial.

Editorial du « Monde ». En 2001, Sciences Po Paris avait bousculé le petit monde clos des grandes écoles à la française en créant un concours spécifique réservé aux lycéens des zones d’éducation prioritaires. Vingt ans après, Emmanuel Macron devait annoncer, jeudi 11 février, que des places seront réservées aux candidats issus de milieux modestes dans les concours de la haute fonction publique.

Il aura fallu deux décennies pour accomplir ce pas de fourmi, alors même que les fractures sociales, scolaires, territoriales n’ont cessé de se creuser en France. Le constat est malheureusement limpide : en matière de diversité sociale dans les formations menant aux postes de responsabilité, le pays fait du surplace.

Entre 2006 et 2016, les établissements qui forment les futures élites administratives, scientifiques et entrepreneuriales n’ont pas élargi leur vivier de recrutement, indique une étude révélée par Le Monde. Les enfants d’ouvriers et de chômeurs, qui représentent 36 % d’une classe d’âge, plafonnent à 10 % dans les grandes écoles, une proportion stagnante. L’Etat, qui finance nombre d’entre elles, a sa part de responsabilité. A l’Ecole nationale d’administration (ENA), qui a admis 1 % d’enfants d’ouvriers en 2019 (contre 4 % en 2006), il dispose même de tous les leviers.

Avancée est lilliputienne

Le dispositif annoncé jeudi par le président de la République consiste à créer des concours « talents » spécifiquement réservés à des étudiants choisis sur critères non seulement académiques mais sociaux et territoriaux. Ils seront dotés au maximum de 15 % des places ouvertes aux concours externes de cinq écoles de la haute fonction publique. Des classes préparatoires et des aides consacrées à ce public seront multipliées. A l’ENA, six places seront ainsi « fléchées » en 2021 au bénéfice de jeunes de milieu populaire.

Soucieux de ne pas être accusé d’introduire une « discrimination positive » et une rupture d’égalité, l’Elysée précise que les épreuves seront les mêmes que celles passées par les autres étudiants et que les places « talents » viennent en supplément. La voie choisie, entre égalité formelle et coup de pouce ciblé, est symbolique d’un astucieux « en même temps ». L’Etat, enfin, donne l’exemple, et ce n’est pas rien. Mais l’avancée est lilliputienne.

Il faut dénoncer l’hypocrisie qui présente les concours, accessibles en réalité à des publics triés sur le volet possédant les clés d’entrée pour les meilleurs lycées et classes préparatoires, comme un modèle suprême d’égalité. Certaines écoles, dont Sciences Po Paris, ont d’ailleurs récemment franchi un pas supplémentaire vers la diversité, instaurant des concours basés non pas sur des dissertations mais sur un dossier permettant de valoriser tous les types de parcours, complété par un oral.

 « Nous avons construit notre propre ­séparatisme », déplorait à juste titre Emmanuel Macron dans son discours des Mureaux (Yvelines) du 2 octobre 2020, appelant à « réveiller » une République capable de tenir « ses promesses d’émancipation ». Le diagnostic est juste. Mais le pays ne peut plus se contenter de beaux discours et de mesures symboliques. Le président, s’il veut réellement équilibrer les mesures répressives contenues dans le projet de loi « confortant le respect des principes de la République » par des mesures de justice sociale, doit s’attaquer dans tous les domaines – logement, école, emploi – aux différentes formes, structurelles ou inconscientes, de l’entre-soi. Aggravées par l’enfermement que génèrent les réseaux sociaux, elles minent la République et la menace.

États-Unis :Trop de métaux lourds toxiques dans des aliments pour bébés

Trop de métaux lourds toxiques dans des  aliments pour bébés ( rapport américain)

Le comité du congrès américain a examiné les produits fabriqués par Nurture Inc, Hain Celestial Group Inc, Beech-Nut Nutrition et Gerber, une unité de Nestlé. Étant entendu que Walmart Inc, Campbell Soup Co et Sprout Organic Foods ont refusé coopérer avec l’enquête. Le marché américain des aliments pour bébés valait environ 8 milliards de dollars en 2020, selon Euromonitor.

Le rapport indique que les normes internes de l’entreprise «autorisent des niveaux dangereusement élevés de métaux lourds toxiques, et des documents ont révélé que les fabricants ont souvent vendu des aliments qui dépassaient ces niveaux».

Le rapport a exhorté les régulateurs américains à fixer des niveaux maximaux de métaux lourds toxiques autorisés dans les aliments pour bébés et à obliger les fabricants à tester les produits finis pour les métaux lourds, pas seulement les ingrédients, tandis que les entreprises d’aliments pour bébés ont déclaré qu’elles travaillaient à réduire les niveaux de métaux naturellement présents dans les aliments. des produits.

Le rapport indique par exemple que «dans 100% des aliments pour bébés Hain testés, les niveaux d’arsenic inorganique étaient plus élevés dans les aliments pour bébés finis que ce que l’entreprise estimait qu’ils seraient basés sur des tests d’ingrédients individuels.

Il a déclaré qu’en août 2019, la FDA avait reçu une présentation secrète de diapositives de Hain disant que «les politiques d’entreprise visant à tester uniquement les ingrédients, et non les produits finaux, sous-représentaient les niveaux de métaux lourds toxiques dans les aliments pour bébés».

Le rapport indique que la FDA n’a pris aucune nouvelle mesure en réponse. «À ce jour, les aliments pour bébés contenant des métaux lourds toxiques ne portent aucune étiquette ni avertissement aux parents. Les fabricants sont libres de tester uniquement les ingrédients ou, pour la grande majorité des aliments pour bébés, de ne faire aucun test du tout », indique le rapport.

La FDA a déclaré que l’arsenic inorganique, le plomb, le cadmium et le mercure sont dangereux, en particulier pour les nourrissons et les enfants, note le rapport.

De Gaulle : un costume trop grand pour Macron

De Gaulle : un costume trop grand pour Macron

 

 

Macron voudrait bien être le nouveau héros national mais son goût pour les commémorations des grands hommes du passé ne suffit pas en faire un personnage historique. De toute évidence, la comparaison avec De Gaulle montre que le costume du général est un peu grand pour Macron. Ce qui est expliqué de manière allusive et politiquement correct par l’ historien Pierre Nora

Tribune dans le Monde

 C’était le 9 novembre à Colombey-les-Deux-Eglises, en Haute-Marne. Emmanuel Macron se recueillait sur la tombe du général de Gaulle, pour le cinquantième anniversaire de sa mort. Au matin de ce pèlerinage sans discours, le président lui rendait hommage dans un Tweet contenant une vidéo compilant des extraits de discours du Général : « Résilience et volonté. Cet esprit fut incarné par Charles de Gaulle, engagé pour la France dans les moments de douleurs comme dans ceux de gloires. Cet esprit est un héritage, celui de la France. »

Résilience et volonté ? Deux mots, plus macroniens que gaulliens, adressés aux Français quelques jours après le début du second confinement. En faisant appel à la résilience, le président renouait avec les accents gaulliens qu’il emprunta lors de sa conquête de l’Elysée. « La résilience, c’est aussi s’assurer que, en temps de crise, le pays ne doute pas, qu’il soit fort et sûr de ce qu’il est », avait-il tweeté, le 10 avril 2017.

La résilience, c’est aussi s’assurer que, en temps de crise, le pays ne doute pas, qu’il soit fort et sûr de ce qu’il est. #LutteTerrorisme

— EmmanuelMacron (@Emmanuel Macron)

Quant à la volonté, M. Macron en avait fait, lors de son discours de candidature, le 16 novembre 2016, une condition pour réussir une « révolution démocratique profonde », un projet qui, depuis, a été balayé par une série de tempêtes : politique avec l’affaire Benalla ; sociale avec le mouvement des « gilets jaunes », puis les grèves contre la réforme des retraites ; sécuritaire avec les attentats terroristes ; sanitaire et économique avec l’épidémie de Covid-19.

« Besoin de héros »

En 2020, le chef de l’Etat a rendu hommage au Général à trois reprises : le 17 mai, pour le quatre-vingtième anniversaire de la bataille de Montcornet dans l’Aisne où le colonel de Gaulle, en stratège, parvint à freiner avec ses blindés l’avancée allemande ; au Mont-Valérien, puis à Londres, pour les 80 ans de l’appel du 18 juin ; et le 9 novembre enfin, à Colombey-les-Deux-Eglises. Autant de commémorations qui ont donné l’occasion à Emmanuel Macron de revendiquer l’héritage du Général et de s’identifier à lui. Un recours symbolique au « dernier grand Français » dont on peut toutefois questionner l’impact réel : l’héritage gaullien peut-il encore aider la France à se projeter pour affronter les défis contemporains ? La société française est-elle encore à même d’adhérer au message du Général ?

« Dans une époque aussi peu lourde d’histoire que la nôtre et si profondément dominée par sa mémoire, le Général est incontournable », constate l’historien Pierre Nora

Vaccination Coronavirus: c’est trop lent pour l’Académie de médecine

Vaccination Coronavirus: c’est trop lent pour l’Académie de médecine

 

L’Académie de médecine qui n’est pas à proprement parler une institution gauchiste critique fortement la lenteur de la stratégie de vaccination du gouvernement.  Elle dénonce le prétexte des précautions excessives du gouvernement qui veut justifier cette lenteur

Le gouvernement essuie depuis le début de la semaine les critiques des partis d’opposition et d’une partie du corps médical face à la lenteur de la campagne de vaccination lancée dimanche, qui n’a concerné à ce stade que quelques centaines de personnes dans l’Hexagone, contre plusieurs dizaines de milliers au Royaume-Uni et en Allemagne. Il défend une stratégie “progressive” qui prévoit une phase de recueil du consentement préalable des personnes à vacciner et un délai de rétractation.

Evoquant une “extrême prudence”, l’Académie de médecine estime que “le premier bilan (…) est difficile à défendre en comparaison ceux des pays européens qui ont suivi des plans stratégiques différents”.

Elle juge en outre que les choix français, censés rassurer l’opinion publique, “risquent de susciter a contrario une incompréhension croissante vis-à-vis d’une campagne dont le coup d’envoi semble manquer de détermination”.

Marlène Schiappa avait de nouveau défendu la stratégie gouvernementale sur France Info en assurant que l’objectif d’un million de personnes vaccinées d’ici fin février était comparable à ceux d’autres pays européens. Le problème c’est qu’il faudrait vacciner 5 millions de personnes par mois au moins pour atteindre l’objectif fixé d’immunité collective.

Vaccination : beaucoup trop lente en France !

Vaccination : beaucoup trop lente en France !

 

L’affaire de la vaccination pourrait bien ressembler à l’affaire des tests et des masques caractérisée par une insuffisance de matériel. Ainsi c’est de manière très anecdotique que la campagne de vaccination a commencé en France tandis que les États-Unis par exemple ont déjà vacciné 2 millions de personnes.

 En France, le rythme prévu est d’un million de personnes vaccinées en un mois ! Même un  passage à 2 millions de personnes en un mois sera insuffisant pour atteindre l’objectif des 35 000 personnes souhaitées en juillet.

On est très loin du compte et à ce rythme-là vaccination va s’étaler toute l’année 2021. Il faut évidemment changer de braquet et vacciner 5 à 6 millions de personnes chaque mois pour se diriger vers une immunité collective.

 

Immobilier : prix trop élevés

Immobilier : prix trop élevés

 

Près de quatre acheteurs sur dix ont prévu de reporter leur projet d’achat selon un sondage réalisé par Le Figaro Immobilier entre les 20 et 27 novembre. Une statistique en hausse de 13 points par rapport à la  précédente enquête en octobre dernier. La raison? Les prix de l’immobilier sont trop élevés, répondent 47% des sondés. Mais, et c’est à souligner, ils étaient 56% il y a deux mois. Lala perspective d’une éventuelle baisse incite environ un tiers des acheteurs (31%, comme en octobre) à patienter et à envisager d’acheter plus tard.

Immobilier : prix trop élevés

Immobilier : prix trop élevés

 

Près de quatre acheteurs sur dix ont prévu de reporter leur projet d’achat selon un sondage réalisé par Le Figaro Immobilier entre les 20 et 27 novembre. Une statistique en hausse de 13 points par rapport à la  précédente enquête en octobre dernier. La raison? Les prix de l’immobilier sont trop élevés, répondent 47% des sondés. Mais, et c’est à souligner, ils étaient 56% il y a deux mois. Lala perspective d’une éventuelle baisse incite environ un tiers des acheteurs (31%, comme en octobre) à patienter et à envisager d’acheter plus tard.

Une indemnisation encore trop faible pour sauver les entreprises

Une indemnisation encore trop faible pour sauver les entreprises

Le soutien aux entreprises comprend deux dimensions d’une part une subvention forfaitaire calculée sur le chiffre d’affaires d’autre part une garantie d’État sur les prêts auprès des banques. C’est ce dernier soutien qui en valeur absolue  est nettement le plus important.

 

Le seul problème est celui de la future fiabilité des entreprises à rembourser ses prêts venant à maturité. Il est probable que nombre d’entreprises condamnées à la faillite ne pourront pas faire face à leurs obligations financières. Le deuxième volet constitue une indemnisation à hauteur de 20 % du Sud affaire, ce qui n’est pas négligeable mais n’est même pas suffisant pour couvrir les charges fixes des commerces qui ont été fermés.

Certes la réouverture des commerces non essentiels vient d’être autorisée mais il paraît difficile que les chiffres  d’affaires perdus puissent être compensés par les ventes de fin d’année d’autant que la demande se révèle relativement molle. En outre ,certaines activités vont encore demeurer interdites.

Le gouvernement avait annoncé mercredi ce nouveau dispositif de soutien aux entreprises fermées, qui comprend une indemnisation à hauteur de 20% de leur chiffre d’affaire par rapport à celui engrangé l’an dernier durant le même mois. Ce soutien, initialement plafonné à 100.000 euros, va donc être doublé.

Conçu en mars pour soutenir les plus petites entreprises et les travailleurs indépendants, le fonds de solidarité prévoit le versement d’une indemnité mensuelle pour compenser une partie de leur perte d’activité liée aux restrictions d’activité.

Depuis le 30 octobre, il compense la perte de chiffre d’affaires jusqu’à 10.000 euros pour les entreprises fermées de moins de 50 salariés, ou pour celles des secteurs du tourisme et activités connexes (restauration, événementiel, culture) dont le chiffre d’affaires baisse d’au moins 50% par rapport à la même période de 2019.

A partir de décembre, cette aide devient accessible aux entreprises fermées quelle que soit leur taille, et les plus grandes pourront choisir une aide représentant 20% de leur chiffre d’affaires réalisé sur la même période l’an passé, qui sera donc plafonnée à 200.000 euros.

Cette mesure «permettra de couvrir les restaurateurs qui ont deux, trois restaurants, les chaînes de restauration, des hôtels qui ont plusieurs dizaines ou centaines de salariés qui n’étaient pas couverts jusqu’à présent», s’est félicité Bruno Le Maire. «C’est une indemnisation massive, immédiate à partir du début du mois de décembre et qui permet d’accompagner tout le secteur de l’hôtellerie, les cafés, la restauration mais aussi les salles de sports, tous ceux qui sont les premières victimes de cette crise sanitaire et économique», a-t-il encore souligné.

Présidentielle : Mélenchon , la candidature de trop ?

Présidentielle : Mélenchon  , la candidature de trop ?

 

Il se pourrait bien que la candidature de Mélenchon soit celle de trop. L’intéressé ne se remet pas de n’avoir pas été qualifié pour le second tour en 2017. Il nourrit dans l’espoir insensé d’y parvenir en 2022. Or s’il avait effectivement recueilli 19,6 % des voix en 2007 les sondages ne lui donnent qu’autour de 10 % l’échéance prochaine où les écologistes devraient faire une percée.

 

Il est clair que Mélenchon a attrapé la grosse tête lors des élections présidentielles de 2017. il ne sait d’ailleurs jamais remis de son espérance déçue d’être qualifié pour le second tour. Reconnaissons que son score était assez remarquable avec environ  20 %. Du cou,p Mélenchon en a tiré la conclusion qu’il pouvait étouffer toute la gauche et la traiter par le mépris. Il est vrai que cette gauche est plus que jamais éclatée et affaiblie mais on ne saurait résumer son existence à celle des marxistes classiques que représentent les insoumis. En retombant à 6,3 % des voix Mélenchon s’est réveillé avec la gueule de bois. Responsable en grande partie du succès aux élections présidentielles, il est tout autant responsable de la descente aux enfers lors des européennes il n’a obtenu qu’environ 6 %. Indiscutablement, Mélenchon ne manque pas de culture et c’est sans doute le meilleur  tribun l’époque mais il se comporte davantage en syndicaliste qu’en responsables politique. La contestation systématique et le radicalisme caractérisent sa ligne politique, une ligne révolutionnaire mais qui ne prend pas qui peut dans les milieux populaires même chez les gilets jaunes ou finalement c’est surtout le rassemblement national qui a ramassé la mise. L’autre contradiction de Mélenchon c’est de vouloir incarner le changement démocratique alors qu’il est dans la politique depuis quarantaine d’années. Dernière faiblesse et non la moindre sa propension à étouffer toute contestation au sein de son mouvement. Mélenchon est à la fois la force et la faiblesse des insoumis. Son talent oratoire lui a permis de faire émerger une sorte de nouveau parti communiste mais sa faiblesse cest d’ incarner  à lui seul un mouvement entièrement cadenassé par le leader

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Coronavirus: Trump annonce le vaccin de PFIZER , trop tard !

Coronavirus: Trump annonce le vaccin de PFIZER , trop tard !

 

Trump enrage évidemment que l’annonce de la sortie prochaine d’un vaccin soit intervenue après les élections américaines. En effet, l’ancien président avait annoncé à de nombreuses reprises le fameux vaccin avant les élections. À quelques jours près Trump  a donc manqué le calendrier de cette grande annonce médicale.

Une annonce toutefois à relativiser dans la mesure le vaccin de PFIZER n’est pas encore tout à fait au point et qu’une dizaine de concurrents en sont à peu près au même stade c’est-à-dire dans le processus de vérification épidémiologique qui permet de vérifier l’efficacité , la durabilité et les contre-indications.

Légitimement peut aussi s’interroger pour savoir si PFIZER n’a pas décalé à dessein son annonce. Une hypothèse qui n’est pas tout à fait impossible car la majorité des grands patrons américains se sont nettement prononcés contre la candidature de TRUMP. De toute manière, cela n’aurait sans doute pas changer grand-chose au scrutin tellement les positions des deux camps sont clivées et parfois même conflictuelles.-Et  fait extraordinaire aux États-Unis : un  président qui ne reconnaît pas encore sa défaite et ne veut pas transmettre le pouvoir.

Le président sortant, qui s’exprimait pour la première fois en public depuis que Joe Biden a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle du 3 novembre, a également déclaré qu’une autorisation en urgence serait “très prochainement” délivrée pour le vaccin développé par Pfizer.

Le laboratoire américain a annoncé en début de semaine que son vaccin expérimental, développé avec l’allemand BioNTech, était efficace à plus de 90% contre le COVID-19, selon les premières données d’un essai clinique à grande échelle. Encore une fois cette vérification à grande échelle est engagée une bonne dizaine de candidats vaccin à l’échelle mondiale. Mais l’annonce prématurée aura au moins permis au patron(français) du laboratoire américain d’empocher quelques millions du faîte de la montée en bourse du laboratoire Pfizer.

Amazon et les petits commerces : une accusation trop simple?

Amazon et les petits commerces : une accusation trop simple?

 

C’est ce que pense Emmanuel Combe, vice-président de l’Autorité de la concurrence qui minimise l’impact d’Amazon sur les difficultés du petit commerce.

 

«Amazon dispose en France d’une part de marché de 20 % dans le commerce en ligne : ce n’est pas négligeable, mais on est loin des 50 % observés aux Etats-Unis». (Sarah ALCALAY/SIPA)

A l’heure où les commerces physiques de produits « non essentiels » sont obligés de baisser le rideau, le débat fait rage dans notre pays sur l’effet indirect d’une telle décision : elle conduit à favoriser les ventes en ligne, au premier rang desquelles figure Amazon. Il n’en fallait pas plus pour que certains clouent au pilori le géant américain, en l’accusant d’être le fossoyeur de nos petits commerces. Mais en réalité, la situation du petit commerce physique face à l’e-commerce est plus subtile et nuancée que ces jugements définitifs.

D’un point de vue factuel, tout d’abord, rappelons que l’e-commerce représente en France un marché d’environ 100 milliards d’euros en 2020. C’est seulement… 10 % du commerce de détail. Les clients iront encore demain très majoritairement dans les magasins physiques, grands comme petits, pour y acheter leurs produits et services.

Terrorisme à Djeddah: l’attaque de trop !

Terrorisme à Djeddah: l’attaque de trop !

 

Il est clair que certaines déclarations de chefs d’État ou de responsable religieux étrangers concourent  à cette montée du terrorisme contre la France. De fait,  elles encouragent des individus déjà un peu dérangés autant que radicalisés  à connaître l’irréparable. Cette attaque contre la France en Arabie Saoudite mérite évidemment une réplique à la hauteur. L’Arabie Saoudite ne cesse en effet de développer une position très ambiguë en favorisant la diffusion du salafisme dont se nourrissent les candidats terroristes.

La France devrait exiger un positionnement plus clair de la part des responsables de l’Arabie Saoudite ou prendre des mesures diplomatiques économiques manifestant clairement le positionnement politique français sur les questions de laïcité.

L’attentat a eu lieu lors d’une cérémonie commémorative de l’armistice du 11 novembre 1918, organisée par l’ambassade de France dans la ville portuaire. Plusieurs ambassades étrangères y participaient et un engin explosif a été détonné, a dit le gouvernement français.

A Athènes, un responsable gouvernemental avait fait état dans la matinée de quatre blessés légers.

Le consulat français à Djeddah a appelé les Français résidents ou de passage en Arabie saoudite “à faire preuve de vigilance maximale”.

“Il convient en particulier de faire preuve de discrétion, de se tenir à l’écart de tout rassemblement et d’être prudent à l’occasion des déplacements”, dit le communiqué, qui a été adressé aux ressortissants français présents dans la ville arabe.

Le ministère français des Affaires étrangères a condamné mercredi le “lâche attentat” commis à Djeddah.

“La cérémonie annuelle commémorant la fin de la Première Guerre mondiale a été la cible d’une attaque à l’engin explosif ce matin au cimetière de Djeddah”, a précisé le Quai d’Orsay dans une déclaration à la presse.

“Les ambassades qui étaient associées à cette commémoration, condamnent fermement ce lâche attentat que rien ne saurait justifier”, poursuit le Quai.

“Elles appellent les autorités saoudiennes à faire toute la lumière sur cet attentat et à identifier et poursuivre ses auteurs.” Une réaction française pour l’instant un peu molle qui ménage sans doute un peu trop les intérêts économiques par rapport à la sécurité du pays.

Attentat de Conflans : le danger de visions trop caricaturales

Attentat de Conflans : le danger de visions trop caricaturales

Entre droite et extrême droite, qui voient dans l’islam le terreau de l’islamisme, et gauche qui le considère comme la religion des opprimés, le sociologue François Dubet pointe, dans une tribune au « Monde », le danger de rhétoriques duales trop caricaturales.

Tribune.

 

Quelques jours après l’assassinat de Samuel Paty, le piège se referme sur nos débats et nous enfoncera plus encore dans une crise politique et morale. A la suite de l’émotion provoquée par un meurtre atroce, les leaders politiques, les intellectuels et les opinions se déchirent et mobilisent des interprétations toutes faites, réduisant les individus au rôle de pantins dans un scénario connu déjà d’avance et sans issue.

D’un côté, celui de la droite et de l’extrême droite, mais pas seulement, où l’ennemi est tout désigné : l’islam est le terreau, on dit désormais « l’écosystème », de l’islamisme. Dès lors, le soupçon porte sur tous les musulmans, et peu importent la foi personnelle et les déclarations républicaines de nombreux responsables musulmans. Il faut passer à l’offensive. On dénonce le « laxisme » et la « lâcheté » des institutions. Le vocabulaire militaire s’impose puisque, si tous les musulmans ne sont pas terroristes, tous peuvent être soupçonnés d’en être les complices. Il suffirait alors d’un fou pour que cette complaisance cachée engendre le crime. Au fond, les musulmans auraient provoqué ce qui leur arrive.

Chantres d’une laïcité dure

Par un étrange renversement de l’histoire politique de notre pays, les droites et l’extrême droite se font les chantres d’une laïcité dure, bien plus dure qu’elle le fut, dans laquelle le fait de se sentir blessé par un dessin blasphématoire ou de porter un foulard serait un signe de défiance envers la République et un quasi-appel au meurtre. Il va de soi que cette rhétorique et les pratiques qui vont avec renforceront nécessairement le séparatisme qu’elles dénoncent. Ici, tout le mal est dans la religion elle-même.

De l’autre côté, celui de l’extrême gauche, d’une partie de la gauche, mais pas seulement, dans lequel la religion disparaît derrière le social. Puisqu’il est incontestable que les musulmans de France sont plus pauvres, et surtout plus discriminés que les autres citoyens, l’islam est la religion des opprimés et toute critique de l’islam devient une manifestation d’islamophobie, une manifestation de la lutte des classes et une répétition de l’histoire coloniale. Le camp naguère laïque, anticlérical et athée, défend la religion des humiliés, quitte à passer sous silence ses dimensions antidémocratiques, notamment à l’égard des femmes, quitte à ignorer les croyances elles-mêmes en les réduisant à un problème social. La religion reste l’opium du peuple opprimé, mais on devrait défendre cet opium parce qu’il est celui du peuple.

 

Expertise sanitaire: trop de pifométrie

Expertise sanitaire: trop de pifométrie

Martin Blachier, épidémiologiste conteste les modalités de choix des experts et leur méthodologie dans une tribune au monde

Une femme effectue un test de dépistage du coronavirus en Allemagne

 

Dans la gestion de cette crise, alors que l’Allemagne et la Suède s’appuyaient sur leurs équipes d’épidémiologistes et leurs modélisations, en France nous avons préféré nous fier aux « intuitions et expériences » d’experts infectiologues. On en connaît le résultat. Revenons sur quelques évènements marquants.

Le professeur Raoult, microbiologiste renommé, a affirmé pêle-mêle à partir de la fin avril que la « deuxième vague était de la science-fiction » ou que « l’histoire de rebond était une fantaisie… », sans étayer ses intuitions par un quelconque rationnel ou calcul scientifique. Dans le même temps, notre publication dans la revue Naturefondée sur la dernière génération de modèle épidémiologique (agent-based model), montrait qu’il existait un risque significatif d’une deuxième vague, et ce malgré la stratégie mise en place en France après le déconfinement. Cette alerte tombait dans l’indifférence.

En février, ce même professeur Raoult évoquait les résultats positifs d’une première étude chinoise sur l’hydroxychloroquine. Suivant son intuition, au lieu de mettre en place un essai clinique à l’IHU de Marseille, son équipe va publier plusieurs études non-comparatives en concluant définitivement à l’efficacité du traitement. Ainsi, le Pr Raoult emporte le monde entier dans un élan vers l’hydroxychloroquine, stoppé trois semaines plus tard par les premières études comparatives publiées. A la question « pourquoi ne pas avoir réalisé un essai clinique », le Pr Raoult répondra qu’il n’est pas utile, ni éthique, de conduire des essais cliniques pour estimer l’efficacité d’un nouveau traitement. Et qu’il ne le fera jamais…

Le professeur Delfraissy, infectiologue émérite, ancien coordinateur interministériel de la lutte contre Ebola, prend la tête d’un conseil scientifique dont il décide la composition et la méthode de travail. Chacune de ses décisions sera fondée sur ses expériences passées. Sauf que le SARS-CoV-2 est très différent d’Ebola et même du SARS-CoV-1. Malgré cela, il fonde sa stratégie sur un « Tester-Tracer-Isoler », sans avoir réalisé de calculs sur l’efficacité attendue des différents scénarios. Aucun des avis publiés par le conseil scientifique ne contient d’arguments chiffrés, ni de référence à la littérature scientifique existante.

Or, il n’y a pas besoin de modèle complexe pour mettre en doute l’efficacité de cette stratégie. En effet, dès mars, on disposait de données montrant qu’au moins 50 % des personnes infectées étaient asymptomatiques, et que les personnes étaient contagieuses avant les symptômes. Il aurait été de bon ton qu’un membre de ce conseil scientifique s’appuie sur ces données. Nous l’avons publié dans nos travaux et expliqué à maintes reprises dans les médias. Mais le Pr Delfraissy et son conseil scientifique n’en démordront pas, persuadés que cette stratégie a permis à la Corée du Sud d’être épargnée par l’épidémie. En réalité, il est probable que la Corée ait surtout bénéficié de la culture du masque, comme nous le modélisions déjà en avril, et comme le soulignait Jérôme Salomon lui-même. Par la suite, il sera mis en évidence l’importance de la voie aérosol dans la transmission du SARS-CoV-2.

. Enfin, le professeur Pitet, hygiéniste suisse et « inventeur » de la solution hydroalcoolique, à qui a été confiée l’évaluation de la gestion de la crise en France, assure comme une vérité établie que la transmission de ce virus respiratoire est en grande partie manuportée. Sauf que les dernières données semblent montrer qu’il se transmet essentiellement par l’air, d’où l’importance du port du masque. Ainsi l’effet du lavage des mains est sans doute négligeable. Globalement, les données sur l’efficacité du lavage des mains dans la prévention des infections respiratoires ont un niveau de preuve plus que faible.

Il s’avère ainsi que l’erreur française est plus celle du choix de l’expertise consultée que celle de la décision publique résultante. La prise de décisions aussi lourdes nécessiterait que l’on s’appuie sur des outils mathématiques complexes, développés par des équipes de pointe, et non sur un groupe d’experts qui se fie uniquement à son expérience passée.

Dans les leçons que nous tirerons de cette crise, il ne faudra pas éluder la question de la méthode de l’expertise consultée, ou nous continuerons de poser des questions à des interlocuteurs qui sont incapables d’y répondre.

Martin Blachier est médecin et épidémiologiste.

Covid 19 . Trop de bavardages des médias pour 60% des Français

Covid 19 . Trop de bavardages des médias pour 60% des Français

60% des sondés estiment que la place accordée à la pandémie dans les médias a été trop importante (une opinion qui atteint même 65 % chez les 65 ans et plus, et 66 % chez les CSP.  Les Français réagissent sainement face à la marée très contradictoire d’informations qui circulent sur les médias à propos du Covid 19. Des contradictions par ailleurs alimentées par le corps médical lui-même. Selon un sondage réalisé par l’institut Viavoice pour les Assises internationales du journalisme de Tours en partenariat avec Le Journal du Dimanche, France Télévisions, France Médias Monde et Radio France, les citoyens veulent des informations constructives qui proposent des solutions à l’épidémie, tout en la jugeant trop présente dans les médias. 60% des sondés estiment que la place accordée à la pandémie dans les médias a été trop importante.

Sévérité et exigence! Voici ce qui ressort du sondage sur le traitement médiatique de la crise sanitaire réalisé par l’institut Viavoice pour les Assises internationales du journalisme de Tours en partenariat avec Le Journal du Dimanche, France Télévisions, France Médias Monde et Radio France. « Particulièrement en cette période, analyse Stewart Chau, consultant Viavoice, les Français veulent un journalisme expert, digne de confiance, qui sécurise et qui rend service à chacun. » La principale attente, pour 51% des sondés : des informations constructives, qui proposent des solutions pour se protéger de la maladie.

« C’est le signe de l’utilité du journalisme, et ça, c’est une bonne nouvelle », se réjouit Jérôme Bouvier, président de l’association Journalisme & Citoyenneté et organisateur des Assises. Autres signes encourageants : une majorité de Français ont une opinion positive du rapprochement des médias avec leur public (37% l’estiment nécessaire et 19% intéressant). De même pour le travail de fact checking afin de lutter contre les fausses nouvelles : pour 33%, il a été nécessaire, pour 16% utile et 29% jugent qu’il n’a pas été assez important.

Marseille « messages trop alarmistes » (professeur Raoult)

Marseille « messages trop alarmistes » (professeur Raoult)

 

Le professeur Raoult critique ses collègues de Marseille qui répandent la panique en justifiant une montée des contaminations injustifiées. « Vous portez une responsabilité dans les mesures déraisonnables prises contre la ville, par le ministre de la santé. » Ces messages alarmistes auraient nourri la décision du ministère de la santé de prendre des décisions très restent fictives sur les activités économiques. Contrairement à l’administration de l’AP-HP  Didier Raoult observe, « une stabilisation du nombre de cas diagnostiqués depuis le 6 septembre, avec une diminution régulière du nombre de cas (…) des résidents de Marseille ».

 

Justice : le parquet français trop dépendant du pouvoir ( Cour européenne des droits de l’homme)

Justice : le parquet  français trop dépendant du pouvoir ( Cour européenne des droits de l’homme)

Pour les juges de Strasbourg, les procureurs présentent deux défauts rédhibitoires : leur partialité et leur dépendance envers le pouvoir.

Un article du monde rend compte de la cour européenne des droits de l’homme qui considère que le parquet français est trop dépendant du pouvoir.

 

« La Cour européenne des droits de l’homme ne goûte guère le parquet « à la française ». Alors que la tradition hexagonale célèbre les vertus d’un corps unique rassemblant à la fois les juges du siège et les procureurs de la République, la Cour de Strasbourg insiste sur leurs profondes différences : interrogée sur la possibilité, pour les procureurs, de contrôler la privation de liberté, elle affirme, dans deux arrêts rendus en 2010, qu’ils ne sont ni des juges, ce que chacun savait, ni même des « magistrats habilités par la loi à exercer des fonctions judiciaires », ce qui est un peu vexatoire.

Pour la Cour, le parquet « à la française » présente en effet deux défauts rédhibitoires : sa partialité – il n’est pas un tiers mais une autorité de poursuite – et sa dépendance envers le pouvoir – les procureurs « ont tous un supérieur hiérarchique commun, le garde des sceaux, ministre de la justice, qui est membre du gouvernement, et donc du pouvoir exécutif, constate la Cour. Contrairement aux juges du siège, ils ne sont pas inamovibles en vertu de l’article 64 de la Constitution. Ils sont placés sous la direction et le contrôle de leurs chefs hiérarchiques au sein du parquet, et sous l’autorité du garde des sceaux, ministre de la justice ».

Ces décisions signent-elles l’arrêt de mort du parquet « à la française » ? « La Cour de Strasbourg ne rejette pas l’institution par principe, analyse Nicolas Hervieu, juriste et enseignant à Sciences Po. Elle se borne à dire que seuls des magistrats indépendants et impartiaux – ce qui n’est pas le cas des membres du parquet – peuvent assumer le rôle de protecteur du droit à la liberté et à la sûreté proclamé par la Convention européenne des droits de l’homme. » Depuis 2010, les responsables politiques ont d’ailleurs privilégié une lecture minimaliste de la jurisprudence européenne : ils se sont contentés de ne plus confier aux procureurs le contrôle de mesures privatives de liberté.

Si le législateur respecte cette ligne de conduite, le parquet « à la française » pourrait survivre aux arrêts de 2010. « Les traditions juridiques des 47 Etats membres sont aussi variées que respectables, poursuit Nicolas Hervieu. La Cour ne cherche pas à imposer un modèle judiciaire unique : elle se contente de veiller au respect effectif des principes posés par la Convention de 1950 – le droit à la vie, à la sûreté, à un procès équitable, au respect de la vie privée et familiale, ainsi que la liberté de pensée, de conscience, de religion, d’expression, de réunion et d’association. En somme, pour la Cour, peu importe le flacon institutionnel pourvu qu’on ait l’ivresse des droits et libertés ! »

 

Plan de relance: repoussé parce que trop flou

Plan de relance: repoussé parce que trop flou

 

 

Inutile de tourner autour du pot, le plan de relance du gouvernement n’est pas au point et il a dû être repoussé d’au moins une semaine. En cause,  le fait qu’il n’est pas suffisamment ciblé et pas à la hauteur des enjeux. Preuve d’ailleurs,  la multiplication des interventions du Premier ministre « sur le terrain » commence à lasser sérieusement de même que l’activisme médiatique des autres ministres. D’autant que Castex n’apporte rien sur le fond et surtout pas de vision pour éviter la crise socio-économique voire même sanitaire.

Officiellement, le plan du gouvernement prévoit 100 milliards de soutiens dont 30 milliards à la transition écologique, trois milliards devant également favoriser l’investissement des entreprises. Quelque 30 milliards d’euros doivent permettre de financer cette année le dispositif d’activité partielle et huit milliards l’année prochaine. En faite 100 milliards qui seront mis un peu à toutes les sauces.

Ces 30 milliards à la transition écologique n’ont aucun sens car la problématique environnementale doit être intégrée dans l’ensemble de la politique économique et il est complètement impossible d’identifier clairement ce qui est de nature environnementale ou pas. En outre, l’action environnementale ne peut se limiter à la question de l’enveloppe financière, elle doit utiliser l’outil de la régulation et la mobilisation des consommateurs.

La vérité c’est que le gouvernement est dans le flou, qu’il n’a pas réellement identifié les enjeux sociaux économiques qui vont conduire notamment à 1 million environ de chômeurs supplémentaires. De ce point de vue, les résultats économiques de la France sont particulièrement catastrophiques avec une baisse du PIB de près de 14 % au second trimestre. Une baisse supérieure à la plupart des autres Etats européens.

La question sanitaire ne saurait expliquer les hésitations du gouvernement même cette problématique doit être sérieusement prise en compte avec la remontée des contaminations. Mais là aussi, on sent nettement la peur du gouvernement pour imposer des mesures d’hygiène qui pourraient contrarier les électeurs.

Dans un communiqué, Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, justifie cette décision par le souhait du chef de l’Etat, Emmanuel Macron, et du Premier ministre, Jean Castex, que le gouvernement se concentre pleinement d’ici là sur les questions sanitaires liées notamment à la rentrée des classes et au port du masque obligatoire dans les entreprises.

“Le plan de relance est prêt, le calendrier prévu pour sa mise en œuvre est évidemment maintenu. La mobilisation du gouvernement est totale pour mener de front la protection des Français face à l’épidémie et la relance nécessaire de notre économie face à la crise”, a précisé Gabriel Attal.

Un conseil de défense et de sécurité nationale consacré a l’épidémie de coronavirus, qui progresse de nouveau fortement en France, se tiendra mardi matin à l’Elysée.

“Alors qu’entrera en vigueur dans 10 jours l’obligation du port du masque en entreprise et pour les élèves des collèges et lycées, le gouvernement est pleinement mobilisé pour préparer cette échéance sanitaire”, souligne-t-il.

L’économie française a connu un plongeon record au cours du deuxième trimestre marqué par un mois et demi de quasi-paralysie de l’activité sous l’effet du confinement.

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