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Une indemnisation encore trop faible pour sauver les entreprises

Une indemnisation encore trop faible pour sauver les entreprises

Le soutien aux entreprises comprend deux dimensions d’une part une subvention forfaitaire calculée sur le chiffre d’affaires d’autre part une garantie d’État sur les prêts auprès des banques. C’est ce dernier soutien qui en valeur absolue  est nettement le plus important.

 

Le seul problème est celui de la future fiabilité des entreprises à rembourser ses prêts venant à maturité. Il est probable que nombre d’entreprises condamnées à la faillite ne pourront pas faire face à leurs obligations financières. Le deuxième volet constitue une indemnisation à hauteur de 20 % du Sud affaire, ce qui n’est pas négligeable mais n’est même pas suffisant pour couvrir les charges fixes des commerces qui ont été fermés.

Certes la réouverture des commerces non essentiels vient d’être autorisée mais il paraît difficile que les chiffres  d’affaires perdus puissent être compensés par les ventes de fin d’année d’autant que la demande se révèle relativement molle. En outre ,certaines activités vont encore demeurer interdites.

Le gouvernement avait annoncé mercredi ce nouveau dispositif de soutien aux entreprises fermées, qui comprend une indemnisation à hauteur de 20% de leur chiffre d’affaire par rapport à celui engrangé l’an dernier durant le même mois. Ce soutien, initialement plafonné à 100.000 euros, va donc être doublé.

Conçu en mars pour soutenir les plus petites entreprises et les travailleurs indépendants, le fonds de solidarité prévoit le versement d’une indemnité mensuelle pour compenser une partie de leur perte d’activité liée aux restrictions d’activité.

Depuis le 30 octobre, il compense la perte de chiffre d’affaires jusqu’à 10.000 euros pour les entreprises fermées de moins de 50 salariés, ou pour celles des secteurs du tourisme et activités connexes (restauration, événementiel, culture) dont le chiffre d’affaires baisse d’au moins 50% par rapport à la même période de 2019.

A partir de décembre, cette aide devient accessible aux entreprises fermées quelle que soit leur taille, et les plus grandes pourront choisir une aide représentant 20% de leur chiffre d’affaires réalisé sur la même période l’an passé, qui sera donc plafonnée à 200.000 euros.

Cette mesure «permettra de couvrir les restaurateurs qui ont deux, trois restaurants, les chaînes de restauration, des hôtels qui ont plusieurs dizaines ou centaines de salariés qui n’étaient pas couverts jusqu’à présent», s’est félicité Bruno Le Maire. «C’est une indemnisation massive, immédiate à partir du début du mois de décembre et qui permet d’accompagner tout le secteur de l’hôtellerie, les cafés, la restauration mais aussi les salles de sports, tous ceux qui sont les premières victimes de cette crise sanitaire et économique», a-t-il encore souligné.

Présidentielle : Mélenchon , la candidature de trop ?

Présidentielle : Mélenchon  , la candidature de trop ?

 

Il se pourrait bien que la candidature de Mélenchon soit celle de trop. L’intéressé ne se remet pas de n’avoir pas été qualifié pour le second tour en 2017. Il nourrit dans l’espoir insensé d’y parvenir en 2022. Or s’il avait effectivement recueilli 19,6 % des voix en 2007 les sondages ne lui donnent qu’autour de 10 % l’échéance prochaine où les écologistes devraient faire une percée.

 

Il est clair que Mélenchon a attrapé la grosse tête lors des élections présidentielles de 2017. il ne sait d’ailleurs jamais remis de son espérance déçue d’être qualifié pour le second tour. Reconnaissons que son score était assez remarquable avec environ  20 %. Du cou,p Mélenchon en a tiré la conclusion qu’il pouvait étouffer toute la gauche et la traiter par le mépris. Il est vrai que cette gauche est plus que jamais éclatée et affaiblie mais on ne saurait résumer son existence à celle des marxistes classiques que représentent les insoumis. En retombant à 6,3 % des voix Mélenchon s’est réveillé avec la gueule de bois. Responsable en grande partie du succès aux élections présidentielles, il est tout autant responsable de la descente aux enfers lors des européennes il n’a obtenu qu’environ 6 %. Indiscutablement, Mélenchon ne manque pas de culture et c’est sans doute le meilleur  tribun l’époque mais il se comporte davantage en syndicaliste qu’en responsables politique. La contestation systématique et le radicalisme caractérisent sa ligne politique, une ligne révolutionnaire mais qui ne prend pas qui peut dans les milieux populaires même chez les gilets jaunes ou finalement c’est surtout le rassemblement national qui a ramassé la mise. L’autre contradiction de Mélenchon c’est de vouloir incarner le changement démocratique alors qu’il est dans la politique depuis quarantaine d’années. Dernière faiblesse et non la moindre sa propension à étouffer toute contestation au sein de son mouvement. Mélenchon est à la fois la force et la faiblesse des insoumis. Son talent oratoire lui a permis de faire émerger une sorte de nouveau parti communiste mais sa faiblesse cest d’ incarner  à lui seul un mouvement entièrement cadenassé par le leader

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Coronavirus: Trump annonce le vaccin de PFIZER , trop tard !

Coronavirus: Trump annonce le vaccin de PFIZER , trop tard !

 

Trump enrage évidemment que l’annonce de la sortie prochaine d’un vaccin soit intervenue après les élections américaines. En effet, l’ancien président avait annoncé à de nombreuses reprises le fameux vaccin avant les élections. À quelques jours près Trump  a donc manqué le calendrier de cette grande annonce médicale.

Une annonce toutefois à relativiser dans la mesure le vaccin de PFIZER n’est pas encore tout à fait au point et qu’une dizaine de concurrents en sont à peu près au même stade c’est-à-dire dans le processus de vérification épidémiologique qui permet de vérifier l’efficacité , la durabilité et les contre-indications.

Légitimement peut aussi s’interroger pour savoir si PFIZER n’a pas décalé à dessein son annonce. Une hypothèse qui n’est pas tout à fait impossible car la majorité des grands patrons américains se sont nettement prononcés contre la candidature de TRUMP. De toute manière, cela n’aurait sans doute pas changer grand-chose au scrutin tellement les positions des deux camps sont clivées et parfois même conflictuelles.-Et  fait extraordinaire aux États-Unis : un  président qui ne reconnaît pas encore sa défaite et ne veut pas transmettre le pouvoir.

Le président sortant, qui s’exprimait pour la première fois en public depuis que Joe Biden a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle du 3 novembre, a également déclaré qu’une autorisation en urgence serait “très prochainement” délivrée pour le vaccin développé par Pfizer.

Le laboratoire américain a annoncé en début de semaine que son vaccin expérimental, développé avec l’allemand BioNTech, était efficace à plus de 90% contre le COVID-19, selon les premières données d’un essai clinique à grande échelle. Encore une fois cette vérification à grande échelle est engagée une bonne dizaine de candidats vaccin à l’échelle mondiale. Mais l’annonce prématurée aura au moins permis au patron(français) du laboratoire américain d’empocher quelques millions du faîte de la montée en bourse du laboratoire Pfizer.

Amazon et les petits commerces : une accusation trop simple?

Amazon et les petits commerces : une accusation trop simple?

 

C’est ce que pense Emmanuel Combe, vice-président de l’Autorité de la concurrence qui minimise l’impact d’Amazon sur les difficultés du petit commerce.

 

«Amazon dispose en France d’une part de marché de 20 % dans le commerce en ligne : ce n’est pas négligeable, mais on est loin des 50 % observés aux Etats-Unis». (Sarah ALCALAY/SIPA)

A l’heure où les commerces physiques de produits « non essentiels » sont obligés de baisser le rideau, le débat fait rage dans notre pays sur l’effet indirect d’une telle décision : elle conduit à favoriser les ventes en ligne, au premier rang desquelles figure Amazon. Il n’en fallait pas plus pour que certains clouent au pilori le géant américain, en l’accusant d’être le fossoyeur de nos petits commerces. Mais en réalité, la situation du petit commerce physique face à l’e-commerce est plus subtile et nuancée que ces jugements définitifs.

D’un point de vue factuel, tout d’abord, rappelons que l’e-commerce représente en France un marché d’environ 100 milliards d’euros en 2020. C’est seulement… 10 % du commerce de détail. Les clients iront encore demain très majoritairement dans les magasins physiques, grands comme petits, pour y acheter leurs produits et services.

Terrorisme à Djeddah: l’attaque de trop !

Terrorisme à Djeddah: l’attaque de trop !

 

Il est clair que certaines déclarations de chefs d’État ou de responsable religieux étrangers concourent  à cette montée du terrorisme contre la France. De fait,  elles encouragent des individus déjà un peu dérangés autant que radicalisés  à connaître l’irréparable. Cette attaque contre la France en Arabie Saoudite mérite évidemment une réplique à la hauteur. L’Arabie Saoudite ne cesse en effet de développer une position très ambiguë en favorisant la diffusion du salafisme dont se nourrissent les candidats terroristes.

La France devrait exiger un positionnement plus clair de la part des responsables de l’Arabie Saoudite ou prendre des mesures diplomatiques économiques manifestant clairement le positionnement politique français sur les questions de laïcité.

L’attentat a eu lieu lors d’une cérémonie commémorative de l’armistice du 11 novembre 1918, organisée par l’ambassade de France dans la ville portuaire. Plusieurs ambassades étrangères y participaient et un engin explosif a été détonné, a dit le gouvernement français.

A Athènes, un responsable gouvernemental avait fait état dans la matinée de quatre blessés légers.

Le consulat français à Djeddah a appelé les Français résidents ou de passage en Arabie saoudite “à faire preuve de vigilance maximale”.

“Il convient en particulier de faire preuve de discrétion, de se tenir à l’écart de tout rassemblement et d’être prudent à l’occasion des déplacements”, dit le communiqué, qui a été adressé aux ressortissants français présents dans la ville arabe.

Le ministère français des Affaires étrangères a condamné mercredi le “lâche attentat” commis à Djeddah.

“La cérémonie annuelle commémorant la fin de la Première Guerre mondiale a été la cible d’une attaque à l’engin explosif ce matin au cimetière de Djeddah”, a précisé le Quai d’Orsay dans une déclaration à la presse.

“Les ambassades qui étaient associées à cette commémoration, condamnent fermement ce lâche attentat que rien ne saurait justifier”, poursuit le Quai.

“Elles appellent les autorités saoudiennes à faire toute la lumière sur cet attentat et à identifier et poursuivre ses auteurs.” Une réaction française pour l’instant un peu molle qui ménage sans doute un peu trop les intérêts économiques par rapport à la sécurité du pays.

Attentat de Conflans : le danger de visions trop caricaturales

Attentat de Conflans : le danger de visions trop caricaturales

Entre droite et extrême droite, qui voient dans l’islam le terreau de l’islamisme, et gauche qui le considère comme la religion des opprimés, le sociologue François Dubet pointe, dans une tribune au « Monde », le danger de rhétoriques duales trop caricaturales.

Tribune.

 

Quelques jours après l’assassinat de Samuel Paty, le piège se referme sur nos débats et nous enfoncera plus encore dans une crise politique et morale. A la suite de l’émotion provoquée par un meurtre atroce, les leaders politiques, les intellectuels et les opinions se déchirent et mobilisent des interprétations toutes faites, réduisant les individus au rôle de pantins dans un scénario connu déjà d’avance et sans issue.

D’un côté, celui de la droite et de l’extrême droite, mais pas seulement, où l’ennemi est tout désigné : l’islam est le terreau, on dit désormais « l’écosystème », de l’islamisme. Dès lors, le soupçon porte sur tous les musulmans, et peu importent la foi personnelle et les déclarations républicaines de nombreux responsables musulmans. Il faut passer à l’offensive. On dénonce le « laxisme » et la « lâcheté » des institutions. Le vocabulaire militaire s’impose puisque, si tous les musulmans ne sont pas terroristes, tous peuvent être soupçonnés d’en être les complices. Il suffirait alors d’un fou pour que cette complaisance cachée engendre le crime. Au fond, les musulmans auraient provoqué ce qui leur arrive.

Chantres d’une laïcité dure

Par un étrange renversement de l’histoire politique de notre pays, les droites et l’extrême droite se font les chantres d’une laïcité dure, bien plus dure qu’elle le fut, dans laquelle le fait de se sentir blessé par un dessin blasphématoire ou de porter un foulard serait un signe de défiance envers la République et un quasi-appel au meurtre. Il va de soi que cette rhétorique et les pratiques qui vont avec renforceront nécessairement le séparatisme qu’elles dénoncent. Ici, tout le mal est dans la religion elle-même.

De l’autre côté, celui de l’extrême gauche, d’une partie de la gauche, mais pas seulement, dans lequel la religion disparaît derrière le social. Puisqu’il est incontestable que les musulmans de France sont plus pauvres, et surtout plus discriminés que les autres citoyens, l’islam est la religion des opprimés et toute critique de l’islam devient une manifestation d’islamophobie, une manifestation de la lutte des classes et une répétition de l’histoire coloniale. Le camp naguère laïque, anticlérical et athée, défend la religion des humiliés, quitte à passer sous silence ses dimensions antidémocratiques, notamment à l’égard des femmes, quitte à ignorer les croyances elles-mêmes en les réduisant à un problème social. La religion reste l’opium du peuple opprimé, mais on devrait défendre cet opium parce qu’il est celui du peuple.

 

Expertise sanitaire: trop de pifométrie

Expertise sanitaire: trop de pifométrie

Martin Blachier, épidémiologiste conteste les modalités de choix des experts et leur méthodologie dans une tribune au monde

Une femme effectue un test de dépistage du coronavirus en Allemagne

 

Dans la gestion de cette crise, alors que l’Allemagne et la Suède s’appuyaient sur leurs équipes d’épidémiologistes et leurs modélisations, en France nous avons préféré nous fier aux « intuitions et expériences » d’experts infectiologues. On en connaît le résultat. Revenons sur quelques évènements marquants.

Le professeur Raoult, microbiologiste renommé, a affirmé pêle-mêle à partir de la fin avril que la « deuxième vague était de la science-fiction » ou que « l’histoire de rebond était une fantaisie… », sans étayer ses intuitions par un quelconque rationnel ou calcul scientifique. Dans le même temps, notre publication dans la revue Naturefondée sur la dernière génération de modèle épidémiologique (agent-based model), montrait qu’il existait un risque significatif d’une deuxième vague, et ce malgré la stratégie mise en place en France après le déconfinement. Cette alerte tombait dans l’indifférence.

En février, ce même professeur Raoult évoquait les résultats positifs d’une première étude chinoise sur l’hydroxychloroquine. Suivant son intuition, au lieu de mettre en place un essai clinique à l’IHU de Marseille, son équipe va publier plusieurs études non-comparatives en concluant définitivement à l’efficacité du traitement. Ainsi, le Pr Raoult emporte le monde entier dans un élan vers l’hydroxychloroquine, stoppé trois semaines plus tard par les premières études comparatives publiées. A la question « pourquoi ne pas avoir réalisé un essai clinique », le Pr Raoult répondra qu’il n’est pas utile, ni éthique, de conduire des essais cliniques pour estimer l’efficacité d’un nouveau traitement. Et qu’il ne le fera jamais…

Le professeur Delfraissy, infectiologue émérite, ancien coordinateur interministériel de la lutte contre Ebola, prend la tête d’un conseil scientifique dont il décide la composition et la méthode de travail. Chacune de ses décisions sera fondée sur ses expériences passées. Sauf que le SARS-CoV-2 est très différent d’Ebola et même du SARS-CoV-1. Malgré cela, il fonde sa stratégie sur un « Tester-Tracer-Isoler », sans avoir réalisé de calculs sur l’efficacité attendue des différents scénarios. Aucun des avis publiés par le conseil scientifique ne contient d’arguments chiffrés, ni de référence à la littérature scientifique existante.

Or, il n’y a pas besoin de modèle complexe pour mettre en doute l’efficacité de cette stratégie. En effet, dès mars, on disposait de données montrant qu’au moins 50 % des personnes infectées étaient asymptomatiques, et que les personnes étaient contagieuses avant les symptômes. Il aurait été de bon ton qu’un membre de ce conseil scientifique s’appuie sur ces données. Nous l’avons publié dans nos travaux et expliqué à maintes reprises dans les médias. Mais le Pr Delfraissy et son conseil scientifique n’en démordront pas, persuadés que cette stratégie a permis à la Corée du Sud d’être épargnée par l’épidémie. En réalité, il est probable que la Corée ait surtout bénéficié de la culture du masque, comme nous le modélisions déjà en avril, et comme le soulignait Jérôme Salomon lui-même. Par la suite, il sera mis en évidence l’importance de la voie aérosol dans la transmission du SARS-CoV-2.

. Enfin, le professeur Pitet, hygiéniste suisse et « inventeur » de la solution hydroalcoolique, à qui a été confiée l’évaluation de la gestion de la crise en France, assure comme une vérité établie que la transmission de ce virus respiratoire est en grande partie manuportée. Sauf que les dernières données semblent montrer qu’il se transmet essentiellement par l’air, d’où l’importance du port du masque. Ainsi l’effet du lavage des mains est sans doute négligeable. Globalement, les données sur l’efficacité du lavage des mains dans la prévention des infections respiratoires ont un niveau de preuve plus que faible.

Il s’avère ainsi que l’erreur française est plus celle du choix de l’expertise consultée que celle de la décision publique résultante. La prise de décisions aussi lourdes nécessiterait que l’on s’appuie sur des outils mathématiques complexes, développés par des équipes de pointe, et non sur un groupe d’experts qui se fie uniquement à son expérience passée.

Dans les leçons que nous tirerons de cette crise, il ne faudra pas éluder la question de la méthode de l’expertise consultée, ou nous continuerons de poser des questions à des interlocuteurs qui sont incapables d’y répondre.

Martin Blachier est médecin et épidémiologiste.

Covid 19 . Trop de bavardages des médias pour 60% des Français

Covid 19 . Trop de bavardages des médias pour 60% des Français

60% des sondés estiment que la place accordée à la pandémie dans les médias a été trop importante (une opinion qui atteint même 65 % chez les 65 ans et plus, et 66 % chez les CSP.  Les Français réagissent sainement face à la marée très contradictoire d’informations qui circulent sur les médias à propos du Covid 19. Des contradictions par ailleurs alimentées par le corps médical lui-même. Selon un sondage réalisé par l’institut Viavoice pour les Assises internationales du journalisme de Tours en partenariat avec Le Journal du Dimanche, France Télévisions, France Médias Monde et Radio France, les citoyens veulent des informations constructives qui proposent des solutions à l’épidémie, tout en la jugeant trop présente dans les médias. 60% des sondés estiment que la place accordée à la pandémie dans les médias a été trop importante.

Sévérité et exigence! Voici ce qui ressort du sondage sur le traitement médiatique de la crise sanitaire réalisé par l’institut Viavoice pour les Assises internationales du journalisme de Tours en partenariat avec Le Journal du Dimanche, France Télévisions, France Médias Monde et Radio France. « Particulièrement en cette période, analyse Stewart Chau, consultant Viavoice, les Français veulent un journalisme expert, digne de confiance, qui sécurise et qui rend service à chacun. » La principale attente, pour 51% des sondés : des informations constructives, qui proposent des solutions pour se protéger de la maladie.

« C’est le signe de l’utilité du journalisme, et ça, c’est une bonne nouvelle », se réjouit Jérôme Bouvier, président de l’association Journalisme & Citoyenneté et organisateur des Assises. Autres signes encourageants : une majorité de Français ont une opinion positive du rapprochement des médias avec leur public (37% l’estiment nécessaire et 19% intéressant). De même pour le travail de fact checking afin de lutter contre les fausses nouvelles : pour 33%, il a été nécessaire, pour 16% utile et 29% jugent qu’il n’a pas été assez important.

Marseille « messages trop alarmistes » (professeur Raoult)

Marseille « messages trop alarmistes » (professeur Raoult)

 

Le professeur Raoult critique ses collègues de Marseille qui répandent la panique en justifiant une montée des contaminations injustifiées. « Vous portez une responsabilité dans les mesures déraisonnables prises contre la ville, par le ministre de la santé. » Ces messages alarmistes auraient nourri la décision du ministère de la santé de prendre des décisions très restent fictives sur les activités économiques. Contrairement à l’administration de l’AP-HP  Didier Raoult observe, « une stabilisation du nombre de cas diagnostiqués depuis le 6 septembre, avec une diminution régulière du nombre de cas (…) des résidents de Marseille ».

 

Justice : le parquet français trop dépendant du pouvoir ( Cour européenne des droits de l’homme)

Justice : le parquet  français trop dépendant du pouvoir ( Cour européenne des droits de l’homme)

Pour les juges de Strasbourg, les procureurs présentent deux défauts rédhibitoires : leur partialité et leur dépendance envers le pouvoir.

Un article du monde rend compte de la cour européenne des droits de l’homme qui considère que le parquet français est trop dépendant du pouvoir.

 

« La Cour européenne des droits de l’homme ne goûte guère le parquet « à la française ». Alors que la tradition hexagonale célèbre les vertus d’un corps unique rassemblant à la fois les juges du siège et les procureurs de la République, la Cour de Strasbourg insiste sur leurs profondes différences : interrogée sur la possibilité, pour les procureurs, de contrôler la privation de liberté, elle affirme, dans deux arrêts rendus en 2010, qu’ils ne sont ni des juges, ce que chacun savait, ni même des « magistrats habilités par la loi à exercer des fonctions judiciaires », ce qui est un peu vexatoire.

Pour la Cour, le parquet « à la française » présente en effet deux défauts rédhibitoires : sa partialité – il n’est pas un tiers mais une autorité de poursuite – et sa dépendance envers le pouvoir – les procureurs « ont tous un supérieur hiérarchique commun, le garde des sceaux, ministre de la justice, qui est membre du gouvernement, et donc du pouvoir exécutif, constate la Cour. Contrairement aux juges du siège, ils ne sont pas inamovibles en vertu de l’article 64 de la Constitution. Ils sont placés sous la direction et le contrôle de leurs chefs hiérarchiques au sein du parquet, et sous l’autorité du garde des sceaux, ministre de la justice ».

Ces décisions signent-elles l’arrêt de mort du parquet « à la française » ? « La Cour de Strasbourg ne rejette pas l’institution par principe, analyse Nicolas Hervieu, juriste et enseignant à Sciences Po. Elle se borne à dire que seuls des magistrats indépendants et impartiaux – ce qui n’est pas le cas des membres du parquet – peuvent assumer le rôle de protecteur du droit à la liberté et à la sûreté proclamé par la Convention européenne des droits de l’homme. » Depuis 2010, les responsables politiques ont d’ailleurs privilégié une lecture minimaliste de la jurisprudence européenne : ils se sont contentés de ne plus confier aux procureurs le contrôle de mesures privatives de liberté.

Si le législateur respecte cette ligne de conduite, le parquet « à la française » pourrait survivre aux arrêts de 2010. « Les traditions juridiques des 47 Etats membres sont aussi variées que respectables, poursuit Nicolas Hervieu. La Cour ne cherche pas à imposer un modèle judiciaire unique : elle se contente de veiller au respect effectif des principes posés par la Convention de 1950 – le droit à la vie, à la sûreté, à un procès équitable, au respect de la vie privée et familiale, ainsi que la liberté de pensée, de conscience, de religion, d’expression, de réunion et d’association. En somme, pour la Cour, peu importe le flacon institutionnel pourvu qu’on ait l’ivresse des droits et libertés ! »

 

Plan de relance: repoussé parce que trop flou

Plan de relance: repoussé parce que trop flou

 

 

Inutile de tourner autour du pot, le plan de relance du gouvernement n’est pas au point et il a dû être repoussé d’au moins une semaine. En cause,  le fait qu’il n’est pas suffisamment ciblé et pas à la hauteur des enjeux. Preuve d’ailleurs,  la multiplication des interventions du Premier ministre « sur le terrain » commence à lasser sérieusement de même que l’activisme médiatique des autres ministres. D’autant que Castex n’apporte rien sur le fond et surtout pas de vision pour éviter la crise socio-économique voire même sanitaire.

Officiellement, le plan du gouvernement prévoit 100 milliards de soutiens dont 30 milliards à la transition écologique, trois milliards devant également favoriser l’investissement des entreprises. Quelque 30 milliards d’euros doivent permettre de financer cette année le dispositif d’activité partielle et huit milliards l’année prochaine. En faite 100 milliards qui seront mis un peu à toutes les sauces.

Ces 30 milliards à la transition écologique n’ont aucun sens car la problématique environnementale doit être intégrée dans l’ensemble de la politique économique et il est complètement impossible d’identifier clairement ce qui est de nature environnementale ou pas. En outre, l’action environnementale ne peut se limiter à la question de l’enveloppe financière, elle doit utiliser l’outil de la régulation et la mobilisation des consommateurs.

La vérité c’est que le gouvernement est dans le flou, qu’il n’a pas réellement identifié les enjeux sociaux économiques qui vont conduire notamment à 1 million environ de chômeurs supplémentaires. De ce point de vue, les résultats économiques de la France sont particulièrement catastrophiques avec une baisse du PIB de près de 14 % au second trimestre. Une baisse supérieure à la plupart des autres Etats européens.

La question sanitaire ne saurait expliquer les hésitations du gouvernement même cette problématique doit être sérieusement prise en compte avec la remontée des contaminations. Mais là aussi, on sent nettement la peur du gouvernement pour imposer des mesures d’hygiène qui pourraient contrarier les électeurs.

Dans un communiqué, Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, justifie cette décision par le souhait du chef de l’Etat, Emmanuel Macron, et du Premier ministre, Jean Castex, que le gouvernement se concentre pleinement d’ici là sur les questions sanitaires liées notamment à la rentrée des classes et au port du masque obligatoire dans les entreprises.

“Le plan de relance est prêt, le calendrier prévu pour sa mise en œuvre est évidemment maintenu. La mobilisation du gouvernement est totale pour mener de front la protection des Français face à l’épidémie et la relance nécessaire de notre économie face à la crise”, a précisé Gabriel Attal.

Un conseil de défense et de sécurité nationale consacré a l’épidémie de coronavirus, qui progresse de nouveau fortement en France, se tiendra mardi matin à l’Elysée.

“Alors qu’entrera en vigueur dans 10 jours l’obligation du port du masque en entreprise et pour les élèves des collèges et lycées, le gouvernement est pleinement mobilisé pour préparer cette échéance sanitaire”, souligne-t-il.

L’économie française a connu un plongeon record au cours du deuxième trimestre marqué par un mois et demi de quasi-paralysie de l’activité sous l’effet du confinement.

La Fed : les banques trop fragiles.

La Fed : les banques trop fragiles.

La banque fédérale américaine a effectué un certain nombre de tests qui montrent des fragilités bancaires dans certains établissements. Les pertes pourraient même monter jusqu’à 700 milliards de dollars. C’est pourquoi la banque fédérale américaine a décidé de resserrer critères de gestion en matière de fonds propres et de recommander la limitation du versement de dividendes. Elle recommande aussi aux entreprises de ne pas racheter leurs propres actions( Pour limiter une forme de rémunération des actionnaires).  Ces “stress tests”, qui ont concerné certaines des plus grandes banques des Etats-Unis comme Goldman Sachs ou JPMorgan & Chase, montrent que les 34 établissements pourraient subir jusqu’à 700 milliards de dollars (624 milliards d’euros) de pertes sur créances dans le pire scénario d’une reprise en “W” après la crise.

La Fed estime que les banques devraient pouvoir faire face à une récession sévère et prolongée mais que plusieurs d’entre elles se retrouveraient proches des exigences minimales de fonds propres.

En conséquence, la banque centrale a annoncé qu’elle plafonnait le montant des dividendes que les établissements financiers pourront verser au titre du troisième trimestre, qui ne pourront être supérieurs à ceux du deuxième trimestre. Au maximum, le dividende ne pourra excéder la moyenne du bénéfice net au cours des quatre derniers trimestres.

La Fed a également décidé d’interdire les rachats d’actions, autre moyen de rémunération des actionnaires, au moins durant le troisième trimestre.

Inflation trop faible ? – FED

Inflation trop faible ? – FED

Le vice-président de la FED  (réserve fédérale américaine s’inquiète de la faiblesse d’une inflation qui serait nuisible à l’économie américaine). En clair cela signifierait pour lui que la demande est insuffisante pour alimenter une hausse des prix satisfaisantes.

On peut quand même douter de la mollesse de l’inflation dans les jours à venir surtout à moyen et long terme dans la mesure où chaque banque centrale a inondé le marché de liquidités en décalage forcément avec la richesse nationale et dont le rééquilibrage devrait  avoir lieu à travers notamment les parités monétaires et l’inflation. Peut-être s’agit-il pour le vice-président de la Fed d’une invitation à accroître encore la politique accommodante de la banque centrale. Notamment pour augmenter encore considérablement la masse monétaire et peut-être aussi faire baisser artificiellement le dollar handicapé par ailleurs par des questions de compétitivité  structurelle.

La crise du coronavirus tire l’inflation américaine vers le bas, a averti mardi le vice-président de la Réserve fédérale Richard Clarida, ce qui suggère que l’économie américaine pourrait avoir besoin d’une aide supplémentaire de la banque centrale et du Congrès pour se rétablir complètement.

Les anticipations d’inflation, déjà faibles au début de la récession en février dernier, “risquent de tomber en deçà” d’une fourchette cohérente avec l’objectif d’inflation de 2% de la Fed, a déclaré Clarida dans des notes préparées pour une intervention devant la Foreign Policy Association à New York.

“Je défendrai avec la plus haute priorité des politiques destinées non seulement à obtenir le maximum d’emploi, mais aussi des anticipations d’inflation bien ancrées cohérentes avec notre objectif”, a-t-il ajouté.

Les responsables de la Fed, dont son président Jerome Powell, insistent sur la nécessité de lutter contre le chômage massif provoqué par la crise liée à la pandémie de coronavirus.

Mais les remarques de Clarida suggèrent que le poids que pourrait exercer une inflation trop faible sur la croissance est également une préoccupation de la banque centrale, qui explique son programme de soutien sans précédent à l’économie.

Le retour à une économie saine prendra “du temps”, a ajouté Richard Clarida, faisant écho aux propos tenus dans le même temps par Powell, qui a répété devant le Congrès que la reprise aux Etats-Unis ne sera complète que lorsque les Américains seront convaincus que le nouveau coronavirus est sous contrôle.

Coronavirus :  » Arbitrage entre bénéfices et coûts trop flou

Coronavirus : «  Arbitrage entre  bénéfices et coûts trop flou  

l’économiste Bruno Deffains et le juriste Thomas Perroud observent, dans une tribune au « Monde », que l’intérêt général a été relégué derrière un impératif médical, faute d’un processus clair et transparent de la prise de décision politique publique.

Tribune. La crise sanitaire actuelle révèle de façon quasiment paroxystique le problème de la décision politique en période de crise. Comment concevoir une décision politique qui intègre l’ensemble des conséquences éthiques et économiques qu’elle emporte ?

Deux canaux peuvent permettre d’élaborer une telle décision : un canal démocratique et/ou un canal scientifique.

En France, le canal démocratique a été fragilisé par la déclaration d’état d’urgence. Cette déclaration a transféré la compétence principale de la prise de décision vers l’exécutif.

Le second canal est l’expertise. Or, celle-ci a tardé à s’établir et, surtout, elle ne reflète qu’un seul élément de l’analyse : le suivi de l’épidémie et la préconisation de mesures pour ralentir son expansion.

Qu’en est-il des autres questions que soulèvent ces décisions ? Comment sont-elles prises en compte ? Au Royaume-Uni, l’initiative prise par l’opposition travailliste d’instaurer une commission scientifique « d’opposition » permet de combiner les deux approches.

Quelques spécialités médicales

Mais notre culture politique est plutôt réfractaire aux contre-pouvoirs, notamment scientifiques, ce qui se traduit par une difficulté à poser comme préalable à la décision une véritable analyse coût-bénéfice des décisions de confinement, préférant ne pas se confronter à la question éthique et sociale de l’évaluation du coût des vies sauvées.

La domination de la décision publique jusqu’à présent par des scientifiques issus majoritairement du monde de quelques spécialités médicales (au sein du comité scientifique Covid-19) a ainsi occulté du débat les autres dimensions de l’intérêt général.

Cette domination était sans doute légitime en début d’épidémie, mais arrive le moment où les conséquences de chaque décision sur la société doivent imposer de contrebalancer ces avis par d’autres. Or, l’action publique qui organise le déconfinement donne l’impression d’être guidée, non par la poursuite de l’intérêt général, mais par un objectif uniquement médical.

Dans cette crise, à chaque stade de la prise de décision, l’arbitrage entre les bénéfices et les coûts semble avoir été omis ou à tout le moins n’a pas été rendu public. Autrement dit, toute décision de l’exécutif aurait dû mettre en balance l’avis du comité scientifique Covid-19 par un comité représentant l’intérêt global de la société, y compris de médecins qui nous alertent sur les effets délétères du confinement prolongé sur la santé physique et mentale, en particulier des enfants et adolescents. »

Economie: plan de relance à la rentrée, beaucoup trop tard !

Economie : plan de relance à la rentrée, beaucoup trop tard !

S’il faut se féliciter de l’action du gouvernement et en particulier du ministre de l’économie pour soutenir pendant le pic de l’épidémie aussi bien les entreprises que les salariés, par contre on ne peut que regretter la promesse trop lointaine d’un plan de relance pour septembre octobre. Ce plan doit en effet être décidé dès maintenant pour être appliqué au début de l’été.

On connaît en effet les dégâts du virus sur l’économie et les finances. Concernant l’activité, il faut s’attendre à une baisse du PIB  qui va tourner autour de 15 % sur l’année  soit une perte d’activité d’au moins 100 milliards alors que dans le même temps il faudra mobiliser aussi 100 milliards pour aider les entreprises et soutenir le pouvoir d’achat. Bilan , un trou de  200 milliards.

Sur le plan du chômage, on s’attend à un taux atteignant 20 % au lieu de 8 % fin 2019. Des couts économiques et sociaux supplémentaires. Par ailleurs,  la France déconfine  plus tardivement que les pays voisins et va donc perdre des parts de marché. C’est donc maintenant dans les jours ou les semaines à venir qu’un plan doit être défini non seulement pour soutenir la trésorerie des entreprises privées de tout ou partie de chiffre d’affaires mais aussi pour soutenir la demande.

Le pire danger de l’économie française c’est que s’installe encore davantage qu’ailleurs un climat d’incertitude chez les ménages qui leur fera différer les dépenses d’équipement voir supprimer certaines dépenses de services. On sait que la consommation des ménages est le moteur essentiel de la croissance française (55% du PIB) . Il ne faudrait pas qu’après une crise l’offre vienne  une crise de la demande. Le ministre de l’économie promet un plan de relance en septembre ou octobre, avec des dispositifs ciblés sur les secteurs les plus fragilisés: automobile, restauration, tourisme…

Un délai beaucoup trop tardif qui montre qu’on n’a pas pris suffisamment l’ampleur du tsunami économique et social qui se prépare et va se traduire rapidement dans les chiffres. La première traduction sera la montée de la vague de défaillance et son cortège de chômage.

Coronavirus: plan de relance à la rentrée, beaucoup trop tard !

Coronavirus: plan de relance à la rentrée, beaucoup trop tard !

S’il faut se féliciter de l’action du gouvernement et en particulier du ministre de l’économie pour soutenir pendant le pic de l’épidémie aussi bien les entreprises que les salariés, par contre on ne peut que regretter la promesse trop lointaine d’un plan de relance pour septembre octobre. Ce plan doit en effet être décidé dès maintenant pour être appliqué au début de l’été.

On connaît en effet les dégâts du virus sur l’économie et les finances. Concernant l’activité il faut s’attendre à une baisse du PIB  qui va tourner autour de 15 % sur l’année  soit une perte d’activité d’au moins 100 milliards alors que dans le même temps il faudra mobiliser aussi 100 milliards pour aider les entreprises et soutenir le pouvoir d’achat. Bilan , un trou de 200 milliards.

Sur le plan du chômage, on s’attend à un taux atteignant 20 % au lieu de 8 % fins 2019. Des couts économiques et sociaux supplémentaires. Par ailleurs,  la France déconfine  plus tardivement que les pays voisins et va donc perdre des parts de marché. C’est donc maintenant dans les jours ou les semaines à venir qu’un plan doit être défini non seulement pour soutenir la trésorerie des entreprises privées de tout ou partie de chiffre d’affaires mais aussi pour soutenir la demande

Le pire danger de l’économie française c’est que s’installe encore davantage qu’ailleurs un climat d’incertitude chez les ménages qui leur fera différer les dépenses d’équipement voire supprimer certaines dépenses de services. On sait que la consommation des ménages est le moteur essentiel de la croissance française. Il ne faudrait pas qu’après une crise l’offre vienne  une crise de la demande. Le ministre de l’économie promet un plan de relance en septembre ou octobre, avec des dispositifs ciblés sur les secteurs les plus fragilisés: automobile, restauration, tourisme… Un délai beaucoup trop tardif qui montre qu’on n’a pas pris suffisamment l’ampleur du tsunami économique et social qui se prépare et va se traduire rapidement dans les chiffres. La première traduction sera la montée de la vague de défaillance et son cortège de chômage.

Coronavirus: plan de relance à la rentrée, beaucoup trop tard !

Coronavirus: plan de relance à la rentrée, beaucoup trop tard !

S’il faut se féliciter de l’action du gouvernement et en particulier du ministre de l’économie pour soutenir pendant le pic de l’épidémie aussi bien les entreprises que les salariés, par contre on ne peut que regretter la promesse trop lointaine d’un plan de relance pour septembre octobre. Ce plan doit en effet être décidé dès maintenant pour être appliqué au début de l’été. On connaît en effet les dégâts du virus sur l’économie et les finances. Concernant l’activité il faut s’attendre à une baisse du PIB  qui va tourner autour de 15 % sur l’année  soit une perte d’activité d’au moins 100 milliards alors que dans le même temps il faudra mobiliser aussi 100 milliards pour aider les entreprises et soutenir le pouvoir d’achat. Bilan , un trou de moins de 100 milliards. Sur le plan du chômage, on s’attend à un taux atteignant 20 % au lieu de 8 % fins 2019. Des couts économiques et sociaux supplémentaires. Par ailleurs,  la France déconfine  plus tardivement que les pays voisins et va donc perdre des parts de marché. C’est donc maintenant dans les jours ou les semaines à venir qu’un plan doit être défini non seulement pour soutenir la trésorerie des entreprises privées de tout ou partie de chiffre d’affaires mais aussi pour soutenir la demande. Le pire danger de l’économie française c’est que s’installe encore davantage qu’ailleurs un climat d’incertitude chez les ménages qui leur fera différer les dépenses d’équipement voir supprimer certaines dépenses de services. On sait que la consommation des ménages est le moteur essentiel de la croissance française. Il ne faudrait pas qu’après une crise l’offre vienne  une crise de la demande. Le ministre de l’économie promet un plan de relance en septembre ou octobre, avec des dispositifs ciblés sur les secteurs les plus fragilisés: automobile, restauration, tourisme… Un délai beaucoup trop tardif qui montre qu’on n’a pas pris suffisamment l’ampleur du tsunami économique et social qui se prépare et va se traduire rapidement dans les chiffres. La première traduction sera la montée de la vague de défaillance et son cortège de chômage.

OMS: trop complice de la Chine

OMS: trop complice  de la Chine

Benjamin Haddad  chercheur en relations internationales au think-tank The Atlantic Council confirme que l’OMS s’est montrée un peu trop complice de la Chine. (Interview le Figaro (. Il a récemment publié Le paradis perdu: l’Amérique de Trump et la fin des illusions européennes (Grasset, 2019).


Comment expliquez-vous la décision de Donald Trump de suspendre la contribution américaine à l’OMS? Celle-ci aurait-elle pu être évitée?

Benjamin HADDAD.-

L’OMS n’a pas été exemplaire dans sa gestion de crise. Dans les premières semaines de l’épidémie, l’organisation a répété sans distance les éléments de langage de Beijing. Ainsi le 14 janvier, dans un tweet, l’OMS affirme «qu’il n’existe aucune preuve claire de transmission d’homme à homme». Le Dr Tedros a loué la réponse chinoise offrant, selon lui, «un nouveau standard» dans la lutte contre les épidémies, malgré l’opacité et les mensonges du régime chinois. Certes, les organisations internationales doivent, par définition, trouver un équilibre entre les intérêts des États qui les composent, en particulier les grandes puissances, mais la proximité entre la propagande chinoise et le langage officiel de l’organisation mérite débat.

Quels vont être les conséquences de cette décision sur la lutte de l’OMS contre la pandémie et sur le poids de la Chine en son sein?

Une crise globale nécessite des réponses globales, de la coordination contre la pandémie à la réponse à la crise économique, et l’affaiblissement du multilatéralisme en ce moment n’est pas une bonne nouvelle. Le repli nationaliste et protectionniste après la crise de 1929 a accéléré l’effondrement du système international déjà précaire issu de la fin de la Première Guerre mondiale. Après son démarrage critiquable, l’OMS s’est chargée de la distribution de millions d’équipements médicaux, de la formation de personnel et de l’échange d’information.

L’influence chinoise est une conséquence directe du retrait américain des organisations multilatérales.

De plus, la décision américaine ne fera que renforcer la tendance que l’administration dénonce. L’influence chinoise est une conséquence directe du retrait américain des organisations multilatérales, entre les retards de nominations de représentants et les coupes budgétaires. La nature a horreur du vide. Quand on abandonne le champ de bataille, d’autres s’engouffrent dans la brèche. Mais critiquer la réponse de Trump est insuffisant et facile sans une réflexion exigeante sur la réforme de l’OMS et plus généralement des organisations internationales. Une fois le pic de la crise sanitaire passée, il faudra étudier, de façon indépendante, la performance de l’OMS et en tirer les conclusions. Les Européens peuvent jouer un rôle d’équilibre pour promouvoir cet effort de réforme.

Les États-Unis poursuivent une stratégie de «pivot vers l’Asie» depuis l’arrivée au pouvoir de Barack Obama. Donald Trump se montre par ailleurs régulièrement critique de l’Union européenne, organisation dont il moque l’impuissance, et revient à la vieille tradition américaine d’unilatéralisme. Allons-nous vers un effritement irrémédiable de l’ordre libéral international?

Il existe un risque de fragmentation de l’ordre international. La crise du Coronavirus va accélérer des tensions et tendances préexistantes. Et la rivalité stratégique sino-américaine n’y échappera pas. C’est d’ailleurs l’un des rares sujets d’accord bipartisan à Washington. À la Conférence de Sécurité de Munich en février par exemple, la présidente de la Chambre de Représentants Nancy Pelosi, opposante démocrate à Trump, responsable de la procédure d’impeachment contre lui, mettait en garde les Européens contre l’adoption de la technologie 5G de l’opérateur chinois Huawei, répétant ainsi les mises en garde de l’administration républicaine. Les partisans d’un “découplage” économique avec la Chine sont renforcés dans l’administration tandis que certains suggèrent la mise en place d’organisations internationales alternatives composées des États-Unis et de leurs alliés, ou leur contournement pur et simple avec des arrangements ad hoc (ce qui est déjà le cas dans le domaine commercial). La Chine quant à elle, avec la mise en place de la Route de la Soie ou de la Banque Asiatique de Développement, crée ses propres rapports de dépendance avec ses partenaires, en dehors des institutions post 1945.

L’option d’un découplage sino-américain est peu réaliste au vu des interdépendances entre les deux pays.

La vraie ligne de clivage entre l’équipe Biden et Trump sera le rôle des alliés qu’un président démocrate voudra réhabiliter. L’administration Trump a poursuivi une ligne unilatérale dans sa relation avec Beijing, se retirant de l’accord commercial Trans-Pacifique et ignorant toute forme de coopération avec l’UE, à l’OMC par exemple. L’objectif principal du président américain fut le rééquilibrage des chiffres de la balance commerciale dans la relation bilatérale avec Beijing, loin de la mise en place d’une architecture internationale visant à contenir Beijing. Un président démocrate aura probablement une approche plus globale, visant à répondre avec les Européens aux enjeux technologiques, commerciaux et militaires poses par l’affirmation de la puissance chinoise.

L’option d’un découplage sino-américain est peu réaliste au vu des interdépendances entre les deux pays, mais le coronavirus va renforcer les appels, à gauche comme à droite, à un reflux de la globalisation, déjà alimentés par les effets de la désindustrialisation de la Rust Belt du nord des États-Unis et l’exigence de la lutte contre le changement climatique. Par ailleurs, en Europe comme aux États-Unis, il faut s’attendre à une définition plus large de la souveraineté et de la sécurité nationale qui influera la sécurité alimentaire, les approvisionnements médicaux, la recherche scientifique, le digital, le rapatriement de certaines chaînes de productions. Réconcilier cette volonté de souveraineté avec l’exigence de coopération globale sera une tâche ardue pour les dirigeants au lendemain de la crise.

Commande publique de 250 millions de masques: trop peu et trop tard

Commande publique  de 250 millions de masques: trop peu et trop tard

 

Il aura fallu presque un mois après la pénétration du virus en Europe, et en France particulièrement, pour que le gouvernement français décide enfin de commander 250 millions de masques. En attendant le manque dramatique de masques  a exposé inutilement au virus une grande partie du personnel médical. De toute façon ,cette commande très tardive est  encore insuffisante. Rien que pour le personnel médical les besoins tournent autour de 25 millions de masques par semaine. Cela n’inclut pas les masques qui peuvent être destinés aux infectés et aux malades potentiels.

La France disposait des stades nécessaires mais la bureaucratie et l’irresponsabilité ont conduit le pays à liquider de vastes en 2011. Le manque est criant et expose dramatiquement le personnel soignant au virus. Chaque jour ou presque le gouvernement annonce la livraison de masques qui viennent au compte-gouttes notamment dans le milieu libéral. Contrairement à ce qu’affirme les pouvoirs publics, le port de  masques destinés au public n’est nullement inutile. Pour preuve les Chinois ont généralisé le port du masque avec un certain succès. Les autorités médicales, surtout les chapeaux à plumes, et le ministre de la santé pour dissimuler le scandale estime que le port du masque est inutile pour le public. Il ne sert qu’à protéger les autres d’après le gouvernement , l e masque empêchant l’émission de postillons. Justement, c’est la grande question, pas seulement se protéger mais protéger les autres.

La liquidation du stock de masques de l’État constitue un scandale qui s’ajoute à celui de la vente à l’étranger de masques d’origine française par les quatre industriels concernés. Notons cependant que 70 % des masques comme beaucoup de matériel médical étaient fabriqués en Chine !

La France a donc commandé près de 250 millions de masques chirurgicaux et FFP2 auprès de fournisseurs étrangers, a annoncé samedi le ministre de la Santé et des Solidarité, Olivier Véran, tentant d’apaiser la colère des professions face à la pénurie de matériel de protection.

Comme beaucoup de pays affectés par le coronavirus, la France fait face à un manque criant de masques FFP2 et de masques chirurgicaux, suscitant de vives inquiétudes de la part des professionnels amenés à être en contact avec le public, comme les policiers, les postiers et même le personnel soignant.

“Nous avons tout mis en œuvre pour augmenter notre stock dans un marché extrêmement tendu où une grande partie de la production vient de Chine, berceau de l’épidémie”, a déclaré Olivier Véran lors d’un point presse.

“La France, en plus des stocks et de la production nationale renforcée, a ainsi passé plusieurs commandes de masques de protection à l’étranger auprès d’industriels en capacité de fournir rapidement de gros volumes”, a-t-il ajouté.

Depuis la dernière semaine de février, 70 millions de masques ont été livrés aux professionnels de santé de ville, Ehpad (maisons médicalisées) et hôpitaux, a-t-il précisé.

Grâce à la réquisition des stocks, à la production sur le territoire national, aux dons et aux importations, le gouvernement a ainsi récupéré 40 millions de masques supplémentaires. Il dispose donc d’un stock de 86 millions de masques – 5 millions de type FFP2, jugés plus protecteurs, et 81 millions chirurgicaux.

Sondage Coronavirus : mesures de confinement trop tardives

Sondage Coronavirus : mesures de confinement trop tardives

Le confinement de la population décidé par le gouvernement pour lutter contre la propagation du coronavirus Covid-19 est une bonne mesure : elle est saluée par plus de neuf Français sur dix (96%), selon le sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro* publié jeudi 18 mars. Si la mesure est unanimement saluée, elle aurait dû être décidée plus tôt. C’est le sentiment de plus de huit Français sur dix (85%).

Mais cette décision a des conséquences majeures sur la vie des Français. 45% disent déjà en souffrir, une proportion qui monte à 56% en région parisienne. Près des trois quarts d’entre eux (72%) ont déjà vu leur activité professionnelle bouleversée. Dans le détail, près d’un actif sur deux (45%) ne peut plus travailler du tout, 28% ont été placés en chômage partiel et un quart (25%) a recours au télétravail.

Dans leur vie quotidienne, les Français ont aussi modifié leur comportement. 20% disent avoir fait des stocks de provision, de nourriture notamment. Et 7% disent avoir migré dans une autre région pour vivre leur confinement plus confortablement.

 

 

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