Archive pour le Tag 'monétaire'

Inflation : la politique monétaire restrictive n’est pas efficace

Inflation : la politique monétaire restrictive n’est pas efficace


 par 

Patrick Artus

le Cercle des Economistes, économiste à Natixis dans » Le Monde » . 

 

Une analyse très « classique » qui passe sous silence le phénomène de spéculation qui a largement alimenté l’inflation et continue de faire les beaux jours des bourses. NDLR

 

Un choc négatif d’offre, c’est-à-dire la réduction du niveau de l’offre des biens et services, peut venir d’une hausse du prix des matières premières importées (pétrole, gaz naturel, métaux industriels), d’une hausse importante des salaires résultant d’une tension forte sur le marché du travail, ou encore d’obstacles au commerce mondial. Un recul de l’offre de biens et services par rapport à la demande engendre une augmentation de l’inflation en même temps qu’une baisse de la croissance. Aujourd’hui encore, les économies américaine et européenne subissent les effets d’un tel choc d’offre : les restrictions au commerce mondial et les difficultés de recrutement, qui font monter les salaires, sont toujours là.

Traditionnellement, la réaction de la politique économique face à un choc négatif d’offre est de passer à une politique monétaire plus restrictive : hausse des taux directeurs de la banque centrale, c’est-à-dire des taux d’intérêt à court terme ; réduction de l’offre de monnaie (quantitative tightening), c’est-à-dire baisse de la taille du bilan de la banque centrale. C’est la politique mise en place aux Etats-Unis et dans la zone euro depuis le printemps et l’été

D’abord, les délais entre la mise en place d’une politique monétaire restrictive et ses effets stabilisants sur l’inflation sont longs – au moins un an et demi –, ce qui permet à l’inflation due à un choc soudain (par exemple, une hausse des prix des matières premières) de se transformer en inflation salariale par le jeu des mécanismes d’indexation des salaires sur les prix. C’est clairement ce qui est arrivé aux Etats-Unis, et plus encore en Europe, avec la forte hausse des salaires (4,5 % sur un an aux Etats-Unis en 2023, et 5,5 % dans la zone euro), conséquence des hausses des prix du gaz naturel, du fret maritime, des semi-conducteurs et des matières premières alimentaires à partir du milieu de l’année 2021.

Crise économique chinoise : une critique en creux du fonds monétaire international

Crise économique chinoise : une critique en creux du fonds monétaire international
Selon la directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, afin de booster son économie, la Chine doit axer davantage ses politiques vers le consommateur, Et tenir ainsi mieux compte du marché notamment intérieur. Il s’agit d’une critique en creux de l’étatisation en cours du système économique chinois. Sous l’impulsion du président chinois qui dispose de plus en plus de pouvoir, nombre de responsables économiques ont été écartés ont quitté la Chine par peur de représailles. Ainsi l’économie chinoise est de plus en plus sous la tutelle du parti communiste mais a perdu en compétitivité et en innovation au profit de nombreux autres pays d’Asie. La Chine ne parvient pas à sortir de la crise financière du logement et des collectivités locales. Une crise qui contamine l’ensemble de l’économie. Le problème est que les pouvoirs sont de plus en plus concentré dans les mains du président, lui aussi pratiquement élu à vie, davantage préoccupé par des considérations idéologiques qu’économiques.

« La Chine est face à un carrefour : s’appuyer sur les politiques qui ont fonctionné dans le passé ou se réinventer pour une nouvelle ère de croissance de haute qualité », a déclaré à Pékin dimanche la directrice générale du FMI Kristalina Georgieva, au Forum chinois du développement.
Crise du logement, faible demande intérieure, chômage élevé des jeunes… pour stimuler son économie atone, la Chine doit adopter « un ensemble complet de réformes favorables au marché », a considéré dimanche le Fonds monétaire international (FMI).

 

Pékin devrait prendre des « mesures énergiques » pour réduire la quantité de logements inachevés et donner plus de place aux « corrections basées sur le marché » dans un secteur immobilier lourdement endetté, a-t-elle indiqué. Les autorités devraient également booster « le pouvoir d’achat » en renforçant le système de retraite chinois et en prenant d’autres mesures pour perfectionner le vaste système de sécurité sociale, a-t-elle ajouté. La directrice du FMI pousse en outre la Chine à favoriser « un terrain équitable entre entreprises privées et publiques », comme cela est demandé depuis longtemps par les investisseurs étrangers.

 

Crise Monétaire: La Banque centrale ( BCE ) en déficit !

Crise Monétaire:  La Banque centrale ( BCE ) en déficit !

Il y a quelque chose de surréaliste dans cette annonce du déficit de la banque centrale européenne qui  a enregistré une perte de 1,3 milliard d’euros.  C’est le quatrième recul annuel de suite du résultat, depuis le bénéfice de 2,4 milliards d’euros en 2019. Cela démontre à l’évidence que la banque centrale européenne comme toutes les institutions administratives sont davantage gérées avec la culture des fonctionnaires qu’avec la culture de gestionnaires. Rien d’étonnant à cela puisque la plupart des institutions Européennes recrutent essentiellement leurs effectifs chez les fonctionnaires.
Comment comprendre le déficit d’une banque centrale qui pourtant est en charge de l’émission et du contrôle de la monnaie. La gestion de la banque centrale européenne est catastrophique notamment parce qu’elle a racheté sans discernement les dettes des Etats beaucoup trop en déficit ; soit des actifs douteux voire pourris. Ensuite parce qu’elle a déversé des milliards et des milliards aux banques commerciales  et sans intérêt. Du coup aujourd’hui avec l’inflation, la source de revenus de la banque centrale européenne est dans le rouge.
On objectera que cette politique visait à soutenir l’économie après la pandémie du Covid et la crise énergétique. À peine 50 % de ces sommes sont allés à l’économie réelle. En réalité ,une grande partie de ces sommes ont servi à la spéculation et soutenu les marchés financiers qui se sont gavés mais ce qui a augmenté encore l’inflation  notamment dans l’immobilier-qui plombe aussi la banque centrale européenne. Ce sont d’ailleurs encore ces milliards qui alimentent la spéculation des marchés financiers et alimentent toujours l’inflation. Comment expliquer sinon que la croissance s’écroule partout alors que les cours des marchés financiers s’envolent ?

 

Les taux plus élevés ont « entraîné une augmentation des charges d’intérêt » payées aux banques centrales de la zone euro, explique le communiqué de la BCE. Résultat ? Une facture de plus de 14 milliards d’euros d’intérêt l’an dernier, contre 2 milliards en 2022.
Dans le même temps, les intérêts perçus sur la masse d’obligations accumulées par la BCE au cours des années de lutte contre la crise n’ont pas suivi. Ces actifs sont assortis de taux d’intérêt fixes et d’échéances longues, et ont été rachetés lorsque les coûts d’emprunt étaient très bas. Cet effet de ciseau dans les comptes financiers fait que la BCE devrait « subir des pertes au cours des prochaines années », selon son rapport annuel.

Politique monétaire: La Banque centrale ( BCE ) en déficit !

Politique monétaire: La Banque centrale ( BCE ) en déficit !

Il y a quelque chose de surréaliste dans cette annonce du déficit de la banque centrale européenne qui  a enregistré une perte de 1,3 milliard d’euros.  C’est le quatrième recul annuel de suite du résultat, depuis le bénéfice de 2,4 milliards d’euros en 2019. Cela démontre à l’évidence que la banque centrale européenne comme toutes les institutions administratives sont davantage gérées avec la culture des fonctionnaires qu’avec la culture de gestionnaires. Rien d’étonnant à cela puisque la plupart des institutions Européennes recrutent essentiellement leurs effectifs chez les fonctionnaires.
Comment comprendre le déficit d’une banque centrale qui pourtant est en charge de l’émission et du contrôle de la monnaie. La gestion de la banque centrale européenne est catastrophique notamment parce qu’elle a racheté sans discernement les dettes des Etats beaucoup trop en déficit ; soit des actifs douteux voire pourris. Ensuite parce qu’elle a déversé des milliards et des milliards aux banques commerciales  et sans intérêt. Du coup aujourd’hui avec l’inflation, la source de revenus de la banque centrale européenne est dans le rouge.
On objectera que cette politique visait à soutenir l’économie après la pandémie du Covid et la crise énergétique. À peine 50 % de ces sommes sont allés à l’économie réelle. En réalité ,une grande partie de ces sommes ont servi à la spéculation et soutenu les marchés financiers qui se sont gavés mais ce qui a augmenté encore l’inflation  notamment dans l’immobilier-qui plombe aussi la banque centrale européenne. Ce sont d’ailleurs encore ces milliards qui alimentent la spéculation des marchés financiers et alimentent toujours l’inflation. Comment expliquer sinon que la croissance s’écroule partout alors que les cours des marchés financiers s’envolent ?

 

Les taux plus élevés ont « entraîné une augmentation des charges d’intérêt » payées aux banques centrales de la zone euro, explique le communiqué de la BCE. Résultat ? Une facture de plus de 14 milliards d’euros d’intérêt l’an dernier, contre 2 milliards en 2022.
Dans le même temps, les intérêts perçus sur la masse d’obligations accumulées par la BCE au cours des années de lutte contre la crise n’ont pas suivi. Ces actifs sont assortis de taux d’intérêt fixes et d’échéances longues, et ont été rachetés lorsque les coûts d’emprunt étaient très bas. Cet effet de ciseau dans les comptes financiers fait que la BCE devrait « subir des pertes au cours des prochaines années », selon son rapport annuel.

Politique monétaire américaine: La dynamique de l’emploi freine la baisse des taux

Politique monétaire américaine: La dynamique de l’emploi freine la baisse des taux


En janvier, 353.000 emplois ont été créés d’après les chiffres publiés ce vendredi par le département du Travail aux USA. C’est deux fois plus qu’attendu, puisque les analystes anticipaient 175.000 créations .

Du faite du dynamisme économique, aujourd’hui, une baisse des taux en mars n’est plus du tout à l’ordre du jour », conclut Christophe Boucher, directeur des investissements chez ABN AMRO Investment Solutions.

D’autant que les salaires ont eux, accéléré de 4,5% en janvier contre 4,1% le mois dernier, selon une note d’IG France publiée ce vendredi. De quoi rallumer « la question de la boucle salaire-prix », pointe Alexandre Baradez,
Si certains éléments montrent « la solidité remarquable du marché du travail », il y a aussi « des indicateurs de faiblesse préoccupants », nuance Julia Pollak, cheffe économiste pour le site d’annonces d’emplois ZipRecruiter. Elle relève notamment que « la durée hebdomadaire moyenne du travail, est tombée à son niveau le plus bas depuis la récession » de 2020, liée à la crise du Covid-19, et, avant cela, depuis 2010.

Il s’agit selon elle d’un « signal d’alarme » avertissant que « des suppressions d’emplois pourraient être imminentes », car « les entreprises réduisent généralement les heures de travail avant de réduire la masse salariale ».

Politique monétaire–Christine Lagarde critiquée à la BCE

 Christine Lagarde critiquée à la BCE

L’action de la présidente de la BCE est jugée médiocre par la moitié du personnel de l’institution, selon le résultat d’une enquête interne menée par le syndicat Ipso et publiée ce lundi. Pas vraiment une surprise pour celle qui était surtout une avocate d’affaires et n’a pas de compétence particulière en matière d’économie ou de finances. Elle n’avait-il guère brillé comme ministre des finances de la France ayant même été accusée de légèreté pour les 400 millions accordés indûment à Tapie ( par la cour de justice de la république. )

L’action de la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) est jugée médiocre par une majorité du personnel de l’institution, contrairement à ses prédécesseurs. C’est ce que tend à montrer une enquête interne du syndicat de fonctionnaires Ipso publiée lundi. Elle est considérée aujourd’hui comme une présidente de la BCE « très mauvaise » ou « mauvaise » par près de 51% des personnels interrogés.

Il s’agit de la troisième enquête du genre, après celles réalisées à la fin des mandats de Jean-Claude Trichet en 2011 et de Mario Draghi en 2019. Cette fois, elle intervient à mi-mandat de Christine Lagarde, en poste jusque fin octobre 2027. Mario Draghi avait, lui, reçu 76% de notes positives en quittant l’institution, et 64% pour Jean-Claude Trichet.

Près de 64% des quelque 1.100 personnes interrogées estiment que Christine Lagarde n’a pas amélioré la réputation de la BCE. Elles sont 53,5% à considérer qu’elle n’est pas la personne idoine pour la BCE, contre 22,8% qui jugent le contraire – 23,8% des personnes interrogées se déclarent sans opinion.

Sur le fond, la BCE se contente de suivre avec retard la banque fédérale américaine tout en veillant à ne pas déplaire à l’Allemagne

 

Politique monétaire– L’orthodoxie financière des Banques centrales en cause

Politique monétaire– L’orthodoxie financière des Banques centrales en cause


Pour les partisans de l’orthodoxie financière, il n’y a pas de doute: seul le relèvement des taux d’intérêt peut contribuer à lutter contre l’inflation. C’est souvent la position de la Banque de France. Le problème est que la science économique est une science molle et approximative et que les lois d’hier sont souvent remises en question par la complexité des problématiques et leur évolution rapide.

Il faut dire que les différents responsables de la Banque de France sont souvent plus près des intérêts de l’Allemagne que de ceux de la France. Relever en effet à nouveau les taux d’intérêt, c’est prendre le risque de tuer définitivement la petite perspective très hypothétique de croissance notamment en 2024.

Pour l’instant, on prévoit en effet uniquement une augmentation de l’activité de l’ordre de 1 %. Un pronostic par ailleurs fragile avec l’évolution de la guerre en Ukraine et des événements au Proche-Orient. En outre et surtout, il se pourrait bien que l’outil magique des taux d’intérêt ne serve pas la lutte contre l’inflation mais au contraire l’alimente. Voire à cet égard toutes les perspectives d’augmentation des tarifs de produits et services en 2024. En effet par anticipation, nombre de produits et services voient leurs tarifs progresser dans la perspective du renchérissement du coût de l’argent.

En septembre, les gardiens de l’euro ont décidé à une « solide majorité » de relever les taux d’intérêt à 4,5%, son plus haut niveau depuis 1999.

« Une décision difficile » face à un contexte économique incertain. Telles sont les conditions dans lesquelles la Banque centrale européenne a décidé de relever son taux directeur le 14 septembre dernier. Des coulisses décrites dans un compte-rendu de réunion de la BCE publié ce jeudi, et consulté par l’AFP. D’après celui-ci, le choix d’augmenter les taux ou faire une pause était assujetti à « des considérations tactiques » aux impacts multiples.

Lors de cette réunion, les gardiens de l’euro ont décidé à une « solide majorité » de relever les taux d’intérêt à 4,5%, son plus haut niveau depuis 1999. Depuis juillet 2022, c’est la dixième fois d’affilée que l’institution de Francfort effectue ce geste. Ce, dans un contexte d’inflation en baisse en zone euro mais encore appelée à durer.

D’après le document, les partisans d’une pause ont, durant cette réunion, donné de la voix, arguant notamment qu’une nouvelle hausse des taux « risquait de répéter la situation qui s’était produite en 2011 », lorsque des hausses avaient dû être « rapidement inversées », au début de la crise de la dette souveraine.

Economie- L’inflation vient de l’énergie et non de la politique monétaire

Economie- L’inflation vient de l’énergie et non de la politique monétaire


Jézabel Couppey-Soubeyran, maîtresse de conférences d’économie à l’université Paris-I et conseillère scientifique à l’Institut Veblen estime dans « Le Monde » que écarts de niveaux d’inflation entre pays européens démontrent l’inefficacité d’une politique unique de hausse des taux.

Sur le tableau de bord de la Banque centrale européenne (BCE), le chiffre de l’inflation annuelle du mois d’octobre, + 2,9 %, n’est plus si loin de la cible de 2 %. Faut-il y voir le succès des hausses des taux effectuées par la BCE au fil de ces derniers mois ou, au contraire, la preuve que le phénomène était transitoire et ne justifiait pas de remonter si vite et si fort le prix de l’argent ? Peut-être ni l’un ni l’autre car, à bien y regarder, cette moyenne masque une mosaïque de situations fort contrastées entre les pays membres.

En Belgique et aux Pays-Bas, le niveau général des prix des biens et services consommés par les ménages a reculé entre le mois d’octobre de cette année et celui de l’an passé : l’inflation y est donc… négative. Ce recul est le plus fort en Belgique, où le taux a baissé de 1,7 %, tirant vers le bas la moyenne de la zone euro. Dans quatre autres pays, le taux d’inflation se situe en dessous de la moyenne : Italie (1,8 %), Luxembourg (2,1 %), Lettonie (2,3 %), Finlande (2,4 %). Mais dans les quatorze autres pays, le taux d’inflation la dépasse, parfois de beaucoup. Le taux annuel a certes baissé en France, mais il atteint encore 4,5 %. Il baisse en Allemagne (3 %) et au Portugal (3,2 %), mais reste au-dessus de la moyenne. Il continue d’augmenter en Grèce (3,8 %) et en Espagne (3,5 %). Le taux le plus haut est celui de la Slovaquie (7,8 %), suivie d’assez près par la Croatie (6,7 %) et la Slovénie (6,6 %). Des résultats trop contrastés pour que l’on puisse parler d’une désinflation généralisée.

Là où le taux d’inflation est devenu négatif, en Belgique (– 1,7 %) et aux Pays-Bas (– 1 %), il est trop tôt pour parler de déflation. D’une part, la baisse des prix devrait aller de pair avec un recul de l’activité. Or, si c’est le cas aux Pays-Bas, où le recul du produit intérieur brut s’accentue légèrement au troisième trimestre (– 0,5 % après – 0,2 %), en Belgique au contraire la croissance a légèrement accéléré au cours de la même période (+ 1,5 % au troisième trimestre, contre + 0,1 % dans la zone euro).

Attaquer l’inflation à la racine
D’autre part et surtout, alors qu’une déflation implique un recul généralisé des prix, la baisse de l’inflation dans les deux pays tient pour ainsi dire à un seul poste de dépenses, « logement, électricité et gaz », dont les prix ont baissé de près de 30 % en Belgique comme aux Pays-Bas entre octobre 2022 et octobre 2023, et qui pèse lourd dans le calcul de l’indice des prix (20,1 % en Belgique, 16,4 % aux Pays-Bas). En revanche, les prix des autres postes de dépenses, en particulier l’alimentation, continuent d’augmenter.

L’inflation vient de l’énergie et non de la politique monétaire

L’inflation vient de l’énergie et non de la politique monétaire


Jézabel Couppey-Soubeyran, maîtresse de conférences d’économie à l’université Paris-I et conseillère scientifique à l’Institut Veblen estime dans « Le Monde » que écarts de niveaux d’inflation entre pays européens démontrent l’inefficacité d’une politique unique de hausse des taux.

Sur le tableau de bord de la Banque centrale européenne (BCE), le chiffre de l’inflation annuelle du mois d’octobre, + 2,9 %, n’est plus si loin de la cible de 2 %. Faut-il y voir le succès des hausses des taux effectuées par la BCE au fil de ces derniers mois ou, au contraire, la preuve que le phénomène était transitoire et ne justifiait pas de remonter si vite et si fort le prix de l’argent ? Peut-être ni l’un ni l’autre car, à bien y regarder, cette moyenne masque une mosaïque de situations fort contrastées entre les pays membres.

En Belgique et aux Pays-Bas, le niveau général des prix des biens et services consommés par les ménages a reculé entre le mois d’octobre de cette année et celui de l’an passé : l’inflation y est donc… négative. Ce recul est le plus fort en Belgique, où le taux a baissé de 1,7 %, tirant vers le bas la moyenne de la zone euro. Dans quatre autres pays, le taux d’inflation se situe en dessous de la moyenne : Italie (1,8 %), Luxembourg (2,1 %), Lettonie (2,3 %), Finlande (2,4 %). Mais dans les quatorze autres pays, le taux d’inflation la dépasse, parfois de beaucoup. Le taux annuel a certes baissé en France, mais il atteint encore 4,5 %. Il baisse en Allemagne (3 %) et au Portugal (3,2 %), mais reste au-dessus de la moyenne. Il continue d’augmenter en Grèce (3,8 %) et en Espagne (3,5 %). Le taux le plus haut est celui de la Slovaquie (7,8 %), suivie d’assez près par la Croatie (6,7 %) et la Slovénie (6,6 %). Des résultats trop contrastés pour que l’on puisse parler d’une désinflation généralisée.

Là où le taux d’inflation est devenu négatif, en Belgique (– 1,7 %) et aux Pays-Bas (– 1 %), il est trop tôt pour parler de déflation. D’une part, la baisse des prix devrait aller de pair avec un recul de l’activité. Or, si c’est le cas aux Pays-Bas, où le recul du produit intérieur brut s’accentue légèrement au troisième trimestre (– 0,5 % après – 0,2 %), en Belgique au contraire la croissance a légèrement accéléré au cours de la même période (+ 1,5 % au troisième trimestre, contre + 0,1 % dans la zone euro).

Attaquer l’inflation à la racine
D’autre part et surtout, alors qu’une déflation implique un recul généralisé des prix, la baisse de l’inflation dans les deux pays tient pour ainsi dire à un seul poste de dépenses, « logement, électricité et gaz », dont les prix ont baissé de près de 30 % en Belgique comme aux Pays-Bas entre octobre 2022 et octobre 2023, et qui pèse lourd dans le calcul de l’indice des prix (20,1 % en Belgique, 16,4 % aux Pays-Bas). En revanche, les prix des autres postes de dépenses, en particulier l’alimentation, continuent d’augmenter.

Politique monétaire et taux : les experts de la BCE dans le potage

Politique monétaire et taux : les experts de la BCE dans le potage

Preuve que l’économie n’est pas une science exacte, les experts de la Banque centrale européenne sont très divisés sur l’évolution des taux. Il y a d’un côté ceux qui adhèrent à l’orthodoxie financière chère à l’Allemagne pour rendre l’argent le plus cher possible afin de réduire l’inflation. De l’autre, il y a ceux qui manifestent leurs inquiétudes sur l’impact négatif des très forts taux d’intérêt sur la croissance. En effet 2024 la plupart des pays vont voir leur activité tutoyer la stagnation.

Alors que la BCE a marqué une pause dans sa série de hausses des taux en octobre après les avoir fait passer de 0% au printemps 2022 à 4%-4,75% en septembre 2023, l’incertitude règne sur les futures décisions de l’Institution de Francfort.

Le président de la Bundesbank Joachim Nagel a prévenu que « il ne serait pas judicieux de commencer à réduire les taux d’intérêt trop tôt »

Alors que le gouverneur de la Banque de France, a affirmé, le 9 novembre que « nous sommes en train de gagner la bataille contre l’inflation et sauf surprise, sauf choc, la hausse de nos taux directeurs, c’est fini ». Une prise de position étonnante de la part de la Banque de France d’habitude très proche de la philosophie financière allemande mais qui ressemble cette fois à un soutien apporté aux propos du ministre de l’économie française; Davantage qu’à une analyse pertinente de l’évolution financière.

Pour le banquier central allemand, il s’agit d’être « patient et maintenir le cap pour récolter les fruits du resserrement en termes de désinflation (…) (ces taux) devront donc rester à un niveau élevé pendant une période suffisante ». Un point de vue tranché, et qui pourrait influencer les décisions prochaines de l’Institution de Francfort étant donné que Joachim Nagel est à la tête de la politique monétaire de la première économie européenne.

D’autant que son point de vue est partagé par la présidente de la Banque centrale européenne. La hausse des prix en zone euro s’est établie à 2,9% sur un an en octobre, presque au niveau cible de 2% et surtout bien loin du pic supérieur à 10% observé à la même période l’an dernier.

Néanmoins, la bataille n’est pas encore gagnée. Une bonne partie de la baisse sensible du taux d’inflation ces derniers mois est liée à un reflux des prix de l’énergie, qui s’explique par un « effet de base » en comparaison aux fortes hausses enregistrées en octobre 2022, a ainsi expliqué Christine Lagarde lors d’un entretien télévisé avec le Financial Times. Ces effets ne vont plus se reproduire dans les mois qui viennent, aussi il faudra « vraiment surveiller le prix de l’énergie à l’avenir », a-t-elle souligné. Ainsi, la présidente de la BCE Christine Lagarde a estimé il y a une semaine qu’une baisse des taux « n’est pas quelque chose qui se passera dans les prochains trimestres ».

Évidemment les éminents experts ne peuvent préjuger ce que sera exactement l’économie en 2024. Ce qui est certain c’est qu’on va tutoyer la stagnation un peu partout ou afficher des croissances assez anecdotiques. Reste parmi les inconnus aussi les évolutions géopolitiques.

En dernier ressort ce qui risque d’être déterminant pour les taux de la BCE, c’est la politique monétaire américaine. En effet ce sont surtout les taux directeurs de la Fed qui constituent un repère pour la BCE qui doit ainsi s’aligner. Faute de cela , l’euro risquerait de subir une baisse très préjudiciable.

D’autres responsables de la politique monétaires se placent même en opposition directe à François Villeroy de Galhau Qui a imprudemment déclaré : « la hausse des taux , c’est fini!

Le banquier central autrichien Robert Holzmann a notamment affirmé que le deuxième trimestre était tout simplement trop tôt pour une baisse des taux.

Idem, Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE et compatriote de Joachim Nagel, a même demandé la semaine passée de ne pas « fermer la porte à une nouvelle hausse » des taux d’intérêt sur le chemin potentiellement instable pour ramener l’inflation à 2%.

Politique monétaire : l’orthodoxie financière en cause

Politique monétaire : l’orthodoxie financière en cause


Pour les partisans de l’orthodoxie financière, il n’y a pas de doute: seul le relèvement des taux d’intérêt peut contribuer à lutter contre l’inflation. C’est souvent la position de la Banque de France. Le problème est que la science économique est une science molle et approximative et que les lois d’hier sont souvent remises en question par la complexité des problématiques et leur évolution rapide.

Il faut dire que les différents responsables de la Banque de France sont souvent plus près des intérêts de l’Allemagne que de ceux de la France. Relever en effet à nouveau les taux d’intérêt, c’est prendre le risque de tuer définitivement la petite perspective très hypothétique de croissance notamment en 2024.

Pour l’instant, on prévoit en effet uniquement une augmentation de l’activité de l’ordre de 1 %. Un pronostic par ailleurs fragile avec l’évolution de la guerre en Ukraine et des événements au Proche-Orient. En outre et surtout, il se pourrait bien que l’outil magique des taux d’intérêt ne serve pas la lutte contre l’inflation mais au contraire l’alimente. Voire à cet égard toutes les perspectives d’augmentation des tarifs de produits et services en 2024. En effet par anticipation, nombre de produits et services voient leurs tarifs progresser dans la perspective du renchérissement du coût de l’argent.

En septembre, les gardiens de l’euro ont décidé à une « solide majorité » de relever les taux d’intérêt à 4,5%, son plus haut niveau depuis 1999.

« Une décision difficile » face à un contexte économique incertain. Telles sont les conditions dans lesquelles la Banque centrale européenne a décidé de relever son taux directeur le 14 septembre dernier. Des coulisses décrites dans un compte-rendu de réunion de la BCE publié ce jeudi, et consulté par l’AFP. D’après celui-ci, le choix d’augmenter les taux ou faire une pause était assujetti à « des considérations tactiques » aux impacts multiples.

Lors de cette réunion, les gardiens de l’euro ont décidé à une « solide majorité » de relever les taux d’intérêt à 4,5%, son plus haut niveau depuis 1999. Depuis juillet 2022, c’est la dixième fois d’affilée que l’institution de Francfort effectue ce geste. Ce, dans un contexte d’inflation en baisse en zone euro mais encore appelée à durer.

D’après le document, les partisans d’une pause ont, durant cette réunion, donné de la voix, arguant notamment qu’une nouvelle hausse des taux « risquait de répéter la situation qui s’était produite en 2011 », lorsque des hausses avaient dû être « rapidement inversées », au début de la crise de la dette souveraine.

Politique monétaire et inflation : l’orthodoxie financière en cause

Politique monétaire et inflation : l’orthodoxie financière en cause


Pour les partisans de l’orthodoxie financière, il n’y a pas de doute: seul le relèvement des taux d’intérêt peut contribuer à lutter contre l’inflation. C’est souvent la position de la Banque de France. Le problème est que la science économique est une science molle et approximative et que les lois d’hier sont souvent remises en question par la complexité des problématiques et leur évolution rapide.

Il faut dire que les différents responsables de la Banque de France sont souvent plus près des intérêts de l’Allemagne que de ceux de la France. Relever en effet à nouveau les taux d’intérêt, c’est prendre le risque de tuer définitivement la petite perspective très hypothétique de croissance notamment en 2024.

Pour l’instant on prévoit en effet uniquement une augmentation de l’activité de l’ordre de 1 %. Un pronostic par ailleurs fragile avec l’évolution de la guerre en Ukraine et des événements au Proche-Orient. En outre et surtout, il se pourrait bien que l’outil magique des taux d’intérêt ne serve pas la lutte contre l’inflation mais au contraire l’alimente. Voire à cet égard toutes les perspectives d’augmentation des tarifs de produits et services en 2024. En effet par anticipation, nombre de produits et services voient leurs tarifs progresser dans la perspective du renchérissement du coût de l’argent.

En septembre, les gardiens de l’euro ont décidé à une « solide majorité » de relever les taux d’intérêt à 4,5%, son plus haut niveau depuis 1999.

« Une décision difficile » face à un contexte économique incertain. Telles sont les conditions dans lesquelles la Banque centrale européenne a décidé de relever son taux directeur le 14 septembre dernier. Des coulisses décrites dans un compte-rendu de réunion de la BCE publié ce jeudi, et consulté par l’AFP. D’après celui-ci, le choix d’augmenter les taux ou faire une pause était assujetti à « des considérations tactiques » aux impacts multiples.

Lors de cette réunion, les gardiens de l’euro ont décidé à une « solide majorité » de relever les taux d’intérêt à 4,5%, son plus haut niveau depuis 1999. Depuis juillet 2022, c’est la dixième fois d’affilée que l’institution de Francfort effectue ce geste. Ce, dans un contexte d’inflation en baisse en zone euro mais encore appelée à durer.

D’après le document, les partisans d’une pause ont, durant cette réunion, donné de la voix, arguant notamment qu’une nouvelle hausse des taux « risquait de répéter la situation qui s’était produite en 2011 », lorsque des hausses avaient dû être « rapidement inversées », au début de la crise de la dette souveraine.

Politique monétaire -BCE: Une nouvelle hausse des taux incontournable

Politique monétaire -BCE: Une nouvelle hausse des taux incontournable

La BCE qui a relevé neuf fois d’affilée ses taux depuis juillet 2022 pour un cumul de 4,25 points de pourcentage s’interroge si elle va procéder à une nouvelle hausse le 15 septembre. Une question qui reste ouverte. Une nouvelle hausse des taux qui pourtant paraît inévitable car contrairement aux prévisions l’inflation ne ralentit pas de manière significative au sein de l’union européenne en raison d’une part du haut niveau de l’énergie, d’autre part de la flambée des prix de première consommation et des autres. Par ailleurs la banque centrale européenne ne peut trop s’écarter de la politique monétaire des États-Unis sans fragiliser l’euro déjà secoué par la situation en Italie et l’endettement de la France.

Pourtant la situation économique n’est pas brillante avec une chute du moral des patrons, une baisse de la distribution du crédit.

Les économistes sont partagés, entre ceux voyant le taux de facilité de dépôt, qui fait référence, passer à 4,00% et d’autres le voyant maintenu à 3,75%.

Si la hausse des taux s’impose, il pourrait s’agir de la dernière (…) « de ce cycle », avec une BCE restant ensuite « en attente jusqu’à la mi-2024 au moins », table Frederik Ducrozet, chef économiste chez Pictet Wealth Management.

Politique monétaire-Taux d’intérêt: Des hausses mortifères

Politique monétaire-Taux d’intérêt: Des hausses mortifères

Le banquier Jean-Claude Meyer s’élève, dans une tribune au « Monde », contre l’incohérence périlleuse des annonces des banquiers centraux.

À juste titre sans doute, le banquier Jean-Claude Meyer se demande si les banques centrales ne naviguent pas à vue avec avec une politique monétaire qui fluctue selon les mois.

En plus des dangers géopolitiques actuels, menaçants, tragiques, et par définition imprévisibles, les pronostics des économistes et des banquiers centraux nous plongent dans une regrettable incertitude.

En janvier, ils prévoyaient une récession, un refroidissement de l’inflation, et donc une hausse modérée des taux d’intérêt. Mais deux mois après, le scenario s’inverse : le risque de récession s’est évanoui, l’inflation perdure (+ 6 % aux Etats-Unis en février), le marché de l’emploi surchauffe (3,6 % de chômage aux Etats-Unis, un taux jugé trop faible). La hausse des taux décidée par la Réserve fédérale américaine (Fed) le 22 mars était donc d’abord prévue à 0,50 %. Patatras ! à cause de la faillite de la Silicon Valley Bank, et du risque de panique dans les banques régionales américaines, on a imaginé que la FED marque une pause. Finalement, la FED a décidé une hausse de 0,25 %. De quoi nous déconcerter…

L’art est, il est vrai, difficile – inflation, emploi, croissance, taux d’intérêt et stabilité financière forment un réseau de vases communicants infernal. Au dilemme hausse des taux et récession ou croissance avec inflation, s’ajoute aujourd’hui pour les banques centrales cet autre dilemme beaucoup plus risqué : hausse des taux ou stabilité du système financier.

Le consensus du marché anticipait des hausses de taux jusqu’à cet été, puis un plateau jusqu’à la fin de l’année, avant une baisse progressive concomitante à une baisse de l’inflation en 2024. Comme chaque prévision est remise en cause le mois suivant, ce scenario rose d’un soft landing (« atterrissage en douceur ») – une utopie dans l’histoire économique – arrivera-t-il ? Rien n’est moins sûr. D’autant que les économies en guerre sont en général inflationnistes ; que la nouvelle division internationale du travail visant à relocaliser les industries à plus grande proximité des lieux de consommation l’est aussi ; et qu’enfin la transition énergétique sera coûteuse.

Politique monétaire et Taux d’intérêt: Des hausses mortifères

Politique monétaire et Taux d’intérêt: Des hausses mortifères

Le banquier Jean-Claude Meyer s’élève, dans une tribune au « Monde », contre l’incohérence périlleuse des annonces des banquiers centraux.

À juste titre sans doute, le banquier Jean-Claude Meyer se demande si les banques centrales ne naviguent pas à vue avec avec une politique monétaire qui fluctue selon les mois. Des banques centrales qui comme nombre d’experts sur un ton doctrinal ne cesse d’annoncer le contraire de l’évolution économique et financière. Ainsi ils ont tous prévus ou presque la fin de l’inflation pour le milieu de 2023. Exactement le contraire qui se produit, l’inflation reprend de plus belle car elle a surtout des causes récurrentes ( l’inflation sous-jacente indique pudiquement l’INSEE ou la Banque de France). La vérité sans doute, c’est que personne ne sait exactement quelle direction prend le champ économique et financier. Un jour on annonce la récession, le lendemain la reprise et le jour suivant le statu quo. La plupart des experts oublie une chose essentielle à savoir qu’avec sa politique accommodante la banque centrale européenne et les autres banques centrales ont déversé des milliards et des milliards sans contrepartie de richesses réelles. Bref ils ont fabriqué de la fausse monnaie qu’ils ont distribuée sans discernement et même sans évaluation après. Aujourd’hui le système rétablit l’équilibre entre la valeur représentée dans la monnaie et la valeur réelle de la production et de l’actif. Une sorte de dévaluation générale qui prend la forme d’une inflation qui massacre le pouvoir d’achat et peut-être demain la croissance. NDLR

En plus des dangers géopolitiques actuels, menaçants, tragiques, et par définition imprévisibles, les pronostics des économistes et des banquiers centraux nous plongent dans une regrettable incertitude.

En janvier, ils prévoyaient une récession, un refroidissement de l’inflation, et donc une hausse modérée des taux d’intérêt. Mais deux mois après, le scenario s’inverse : le risque de récession s’est évanoui, l’inflation perdure (+ 6 % aux Etats-Unis en février), le marché de l’emploi surchauffe (3,6 % de chômage aux Etats-Unis, un taux jugé trop faible). La hausse des taux décidée par la Réserve fédérale américaine (Fed) le 22 mars était donc d’abord prévue à 0,50 %. Patatras ! à cause de la faillite de la Silicon Valley Bank, et du risque de panique dans les banques régionales américaines, on a imaginé que la FED marque une pause. Finalement, la FED a décidé une hausse de 0,25 %. De quoi nous déconcerter…

L’art est, il est vrai, difficile – inflation, emploi, croissance, taux d’intérêt et stabilité financière forment un réseau de vases communicants infernal. Au dilemme hausse des taux et récession ou croissance avec inflation, s’ajoute aujourd’hui pour les banques centrales cet autre dilemme beaucoup plus risqué : hausse des taux ou stabilité du système financier.

Le consensus du marché anticipait des hausses de taux jusqu’à cet été, puis un plateau jusqu’à la fin de l’année, avant une baisse progressive concomitante à une baisse de l’inflation en 2024. Comme chaque prévision est remise en cause le mois suivant, ce scenario rose d’un soft landing (« atterrissage en douceur ») – une utopie dans l’histoire économique – arrivera-t-il ? Rien n’est moins sûr. D’autant que les économies en guerre sont en général inflationnistes ; que la nouvelle division internationale du travail visant à relocaliser les industries à plus grande proximité des lieux de consommation l’est aussi ; et qu’enfin la transition énergétique sera coûteuse.

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