Archive pour le Tag 'Nouvelle'

COVID France : une nouvelle vague ?

COVID France : une nouvelle vague ?

« L’épidémie de Covid-19 repart », a lancé mardi la Première ministre Élisabeth Borne devant l’Assemblée nationale. Un constat désormais incontestable, tant la hausse est flagrante.
Au lundi 28 novembre, 44.061 cas positifs ont été détectés en moyenne sur une semaine, soit une augmentation de 39% par rapport à la semaine précédente, selon les données de Santé publique France. La Première ministre a fait état d’une hausse de « près de 10% des hospitalisations sur une semaine » et de 22% celles « en soins critiques », et de 400 décès la semaine passée.

En France, le tout dernier bilan fourni par les autorités sanitaires concernant la pandémie de Covid-19, fait état d’au moins 962.687 cas confirmés soit +91.814 en 24h.
On enregistre en effet mardi 29 novembre 2022 : 91 814 cas supplémentaires en 24 heures , 158.859 morts au total, +88 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 29.354 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 129.505 (+88 en 24h).
Le taux de reproductivité R est de 1,32 le taux d’incidence à 449,33 et la tension hospitalière à 21,3 %. Le taux de positivité est à 0,0 %.
La France compte actuellement 19.061 (+279) personnes hospitalisées et 1.076 (+11) malades en réanimation.

« Il y a une progression très claire des contaminations, et certainement très sous-estimée par le nombre de tests s’est effondré par rapport à quelques mois », a d’ailleurs complété mardi sur BFMTV Antoine Flahault, épidémiologiste et directeur de l’Institut de santé globale de l’université de Genève.

La situation est d’autant plus inquiétante d’un point de vue sanitaire qu’à cette vague de Covid-19 « s’ajoutent une épidémie de bronchiolite – la plus élevée des dix dernières années – et une épidémie de grippe saisonnière particulièrement virulente », a annoncé la Première ministre.

Selon le ministère de la Santé, seuls 21% des 80 ans et plus et 37% des 60-79 ans sont aujourd’hui « suffisamment protégés par le vaccin ou une précédente infection ». « Les niveaux de vaccinations ne sont aujourd’hui « pas suffisants », a indiqué lors d’un point presse le ministère de la Santé et de la prévention.

Industrie: Nouvelle baisse du climat des affaires

Industrie: Nouvelle baisse du climat des affaires


En novembre. « Le solde d’opinion sur la production passée se replie et s’établit au-dessous de sa moyenne. Les perspectives générales de production dans le secteur sont de nouveau jugées moins favorables que le mois précédent », rapporte ainsi l’Insee dans sa dernière publication
.

À 101, l’indicateur qui synthétise le climat des affaires dans l’industrie perd deux points.

Le climat des affaires global du pays (industrie, service, commerce de gros…) est Cependant demeuré stable pour le troisième mois consécutif en novembre, à deux points au-dessus de sa moyenne de long terme.

Cette permanence cache donc des évolutions sectorielles contrastées : « La situation conjoncturelle se détériore quelque peu dans l’industrie, le bâtiment et les services par rapport à octobre, mais s’améliore dans le commerce de gros par rapport à septembre », détaille l’Insee. Dans le bâtiment ou les services, le ressenti des patrons se détériore mais demeure, à respectivement 103 et 104, à des niveaux historiquement élevés.
Au-delà de ces nuances sectorielles, l’enquête de l’Insee reflète l’optimisme des chefs d’entreprise français pour les prochains mois. Ces derniers ne semblent clairement pas croire en un scénario de net recul de l’économie en 2023, décrit par certains conjoncturistes. Ils partagent plutôt la conviction du FMI, qui a réévalué la croissance française à 0,75 % pour 2023.

La solidité du climat des affaires tend à conforter la politique du gouvernement. « La France a le niveau d’inflation le plus faible d’Europe grâce au bouclier tarifaire. Elle est le seul pays développé à avoir dépassé fin 2021 son niveau d’activité d’avant-crise », pouvait ainsi se féliciter récemment Bruno Le Maire. Cette confiance se lit dans le climat de l’emploi, qui reste extrêmement bien orienté, à 108.

Croissance mondiale : nouvelle révision en baisse (OCDE)

Croissance mondiale : nouvelle révision en baisse (OCDE)

Une nouvelle révision en baisse des prévisions économiques par l’OCDE.

En 2023, on prévoit une augmentation de la croissance2,2 % au lieu de 3,1 % en 2022. On espère un rebond hypothétique en 2024 de 2,7% mais rien n’est sûr. D’ici cette date l’OCDE comme la plupart des institutions aura sans doute l’occasion de revoir encore plusieurs fois ses hypothèses.

La croissance de l’économie mondiale va subir un coup de frein. Selon des prévisions de l’OCDE publiées mardi, elle devrait passer de 3,1% en 2022 à 2,2% l’an prochain, avant de rebondir légèrement à 2,7% en 2024.Une dérive des prix de 8 % en 2022 et on espère une augmentation des prix de seulement 5,5 % en 2023 et 2024. Mais là encore rien n’est certain.En général les instituts économique se montre plutôt optimiste en tout cas pas trop pessimiste pour ne pas décourager la confiance des acteurs économiques. En général aussi les mêmes instituts revoient à la baisse leurs prévisions. Du coup, la perspective de croissance de 0,7 % pour la France pourraient être assez hypothétiques. Le pays pourrait en effet tutoyer la récession. Une perspective assez certaine pour l’autre pilier de l’union européenne : l’Allemagne. L’Allemagne pourrait en effet connaître la récession dès la fin de cette année et pour l’année 2023 enregistrée une baisse du PIB de 1 % au moins

Pour venir à bout de la crise l’OCDE, une organisation qui regroupe 38 Etats, les pays développés et quelques émergents, prône « une poursuite du resserrement de la politique monétaire pour combattre l’inflation » tout en estimant que « le soutien budgétaire doit devenir plus ciblé et temporaire ».
« Accélérer l’investissement pour adopter et développer des sources d’énergie et des technologies propres sera crucial pour diversifier l’offre et assurer la sécurité énergétiques », affirme encore l’économiste.

Pour la France, l’OCDE projette une croissance de 2,6% en 2022 et un ralentissement à 0,6% l’an prochain, contre 1% prédit par le gouvernement et 0,7% par le Fonds monétaire international (FMI). L’économie hexagonale rebondirait ensuite, mais assez faiblement, à 1,2% de croissance en 2024.

La hausse des prix atteindrait 5,9% cette année, 5,7% en 2023 puis retomberait à 2,7% en 2024. L’OCDE envisage pour la France un « recul de la confiance des entreprises et des ménages » ainsi qu’un taux de chômage qui grimpera à 8,1% en 2024, éloignant le pays de l’objectif de plein emploi avec un taux à 5% visé par le gouvernement.

Comme le FMI lundi, l’OCDE appelle la France à « améliorer le ciblage des mesures de soutien pour en réduire le coût budgétaire, éviter d’entraver les changements structurels et limiter le surcroît de pression inflationniste ».

Sondage popularité Macron : nouvelle baisse de 3 points à 37.7%

Sondage popularité Macron : nouvelle baisse de 3 points à 37.7%


Selon l’indicateur JDD, Macron perd encore 3 points et se retrouve à 37,7 % d’opinions favorables. En cause, la situation économique avec en particulier l’inflation, une crise de l’énergie qui va perdurer, une mauvaise gestion de la grève chez les pétroliers enfin une inefficacité sur les problèmes d’insécurité.

De son côté, la Première ministre, Élisabeth Borne,Toujours aussi transparente ne joue pas son rôle d’amortisseur politique vis-à-vis de l’opinion et subit également le contrecoup de la défiance envers le chef de l’État. Elle perd 4 points de popularité entre le mois de septembre et d’octobre et retrouve son plus bas niveau de juin 2022, un mois après sa nomination. Elle est mesurée à 36,9 % d’opinions favorables, selon notre moyenne des baromètres.

Visiblement la dernière prestation de Macron à la télévision n’a guère séduit l’opinion. Le discours de Macron ne marquera sans doute pas l’histoire politique de la France. Le propos du chef de l’État a surtout été caractérisé par des approches à courte vue témoignant de la gestion au jour le jour du pays dans beaucoup de domaines.On a aussi observé un manque de sérénité c’est le président de plus en plus agacé par le fait qu’il ne maîtrise pas la situation depuis l’instauration d’une majorité relative à l’Assemblée nationale.

Le chef de l’État a renouvelé son intention d’engager une réforme des retraites mais au lieu de parler de 65 ans il se replie sur l’âge de 64 ans ! Avec toutefois une évolution sur le nombre obligatoire de trimestres de cotisation.

Bref un discours qui confirme que le président gère à courte vue, en opérant des slaloms voier des renoncements et qui témoigne d’une certaine incapacité à agir du pouvoir.

Politique- « Républicains » : Sarkozy tente d’expliquer sa nouvelle trahison !

Politique- « Républicains » : Sarkozy tente d’expliquer sa nouvelle trahison !

C’est la troisième fois que Sarkozy trahit son camp. Ces jours derniers en proposant à son ancien parti les  » Républicains » de se dissoudre dans la majorité de Macron. En 2017 comme en 2022, il avait préféré Macron au candidat de son parti. Sarkozy est un habitué des trahisons ; la plus spectaculaire étant celle du lâchage de Chirac au profit de Balladur. Sarkozy tente de justifier son soutien renouvelé à Macron avec des les arguments politiques mais qui cachent mal en réalité les péripéties judiciaires dont l’ancien chef de l’État ne parvient pas à se libérer ( affaire de financement par Kadhafi en particulier). Dans l’intérêt de la France, » la meilleure décision possible était donc d’aider le président Macron  » déclare-t-il.

Sarkozy soutient donc encore Macron tout en signalant qu’il ne lui donne pas quitus et qu’il ne partage pas ses orientations !

Pour autant, assure Nicolas Sarkozy, ce soutien ne signifie pas quitus. « Est-ce à dire que je suis d’accord avec tout, ou satisfait de tout ? C’est une autre histoire », précise-t-il en indiquant par exemple que la crise des carburants a été mal «gérée».

Nicolas Sarkozy ne s’en cache pas : après trois défaites à la présidentielle, Sarkozy n’est pas tendre pour son ancien parti les  » républicains » qu’il condamne d’une certaine manière et invite à rejoindre Macron et réciproquement. Ils devraient donc travailler avec Emmanuel Macron dont il espère qu’il se positionnera davantage à droite. « J’aimerais parfois qu’il franchisse le Rubicon de façon plus franche, car la France est aujourd’hui majoritairement du côté du parti de l’autorité, de la fermeté, de la liberté », détaille Nicolas Sarkozy. « Appelez cela centre droit, centre, droite républicaine, peu importe : l’axe stratégique du pays se trouve clairement là », développe-t-il encore.

Si l’ancien président de la République assure n’avoir « aucun conseil à donner » à son successeur, il l’invite à mener une politique en accord avec les préoccupations des Français dans un pays dont les idées de droite sont devenues majoritaires. « Si j’avais un souhait, c’est que la matrice politique du président se rapproche davantage de la matrice du pays telle que je la ressens », affirme Nicolas Sarkozy en l’invitant, dans un contexte de majorité relative et de 49-3, à « chercher à faire un accord avec toutes les bonnes volontés prêtes à constituer une majorité dans l’intérêt supérieur du pays ». Un message très clair pour appeler le président « affaibli parce qu’il n’a pas eu la majorité absolue » à gouverner jusqu’aux Républicains. sarkosy Qui n’est pas une contradiction près, affirme cependant demeurer chez les « Républicains » et qu’il est à jour de cotisation aux Républicains.

«J’en resterai membre ma vie durant. Parce que j’aime ses militants. Parce que je partage avec eux des souvenirs et des émotions qui sont gravés pour toujours dans mon cœur. On ne quitte pas sa famille politique», répond-il. À l’attention d’Aurélien Pradié et surtout de Bruno Retailleau qui veulent «tourner la page» du sarkozysme, Nicolas Sarkozy juge que «c’est leur droit» mais qu’ils font fausse route selon lui. Et de condamner pratiquement son ancien parti qu’il a vite à faire ça révolution interne ou plutôt et en même temps à rejoindre Macron.

«Le plus important pour cette formation politique, c’est de réfléchir à sa stratégie», développe-t-il. Pour lui, sans participation aux affaires, les Républicains perdront leur culture de parti de gouvernement. «Nos idées sont sans doute majoritaires, mais sans incarnation elles demeurent impuissantes», avance-t-il
Un accord de gouvernement avec la droite, c’est pour l’ancien chef de l’État la seule solution de conduire les réformes nécessaires, comme la réforme des retraites. « Si demain l’argent venait à manquer, ce seraient les retraités d’aujourd’hui qui ne toucheraient plus leurs retraites », prévient Nicolas Sarkozy qui ne se prive pas de critiquer la CFDT ou François Bayrou. Le syndicat de Laurent Berger comme le Haut-Commissaire au Plan appellent à ne pas passer en force sur la question des retraites. Une curieuse attaque dans la mesure où Bayrou comme la CFDT ne sont pas opposés à la réforme des retraites mais sûrement pas en force et sur la base des propositions du gouvernement.

L’ancien président n’a pas forcément tort sur tout mais il est plein de contradictions surtout en rapport entre son discours et sa pratique ancienne. Il est également assez approximatif sur beaucoup de sujets économiques. Sarkozy trahit aujourd’hui encore les Républicains, comme il avait trahi jadis Chirac !

« Républicains » : Sarkozy tente d’expliquer sa nouvelle trahison !

« Républicains » : Sarkozy tente d’expliquer sa nouvelle trahison !

Sarkozy tente de justifier son soutien renouvelé à Macron avec des les arguments politiques mais qui cachent mal en réalité les péripéties judiciaires dont l’ancien chef de l’État ne parvient pas à se libérer ( affaire de financement par Kadhafi en particulier). Dans l’intérêt de la France, » la meilleure décision possible était donc d’aider le président Macron « .

Sarkozy soutient donc encore macron tout en signalant qu’il ne lui donne pas quitus et qu’il ne partage pas ses orientations !

Pour autant, assure Nicolas Sarkozy, ce soutien ne signifie pas quitus. « Est-ce à dire que je suis d’accord avec tout, ou satisfait de tout ? C’est une autre histoire », précise-t-il en indiquant par exemple que la crise des carburants a été simplement «gérée».

Nicolas Sarkozy ne s’en cache pas : après trois défaites à la présidentielle, Sarkozy n’est pas tendre pour son ancien parti les  » républicains » qu’il condamne d’une certaine manière et invite à rejoindre Macron et réciproquement. Ils devraient donc travailler avec Emmanuel Macron dont il espère qu’il se positionnera davantage à droite. « J’aimerais parfois qu’il franchisse le Rubicon de façon plus franche, car la France est aujourd’hui majoritairement du côté du parti de l’autorité, de la fermeté, de la liberté », détaille Nicolas Sarkozy. « Appelez cela centre droit, centre, droite républicaine, peu importe : l’axe stratégique du pays se trouve clairement là », développe-t-il encore.

Si l’ancien président de la République assure n’avoir « aucun conseil à donner » à son successeur, il l’invite à mener une politique en accord avec les préoccupations des Français dans un pays dont les idées de droite sont devenues majoritaires. « Si j’avais un souhait, c’est que la matrice politique du président se rapproche davantage de la matrice du pays telle que je la ressens », affirme Nicolas Sarkozy en l’invitant, dans un contexte de majorité relative et de 49-3, à « chercher à faire un accord avec toutes les bonnes volontés prêtes à constituer une majorité dans l’intérêt supérieur du pays ». Un message très clair pour appeler le président « affaibli parce qu’il n’a pas eu la majorité absolue » à gouverner jusqu’aux Républicains. sarkosy Qui n’est pas une contradiction près, affirme cependant demeurer chez les « Républicains » et qu’il est à jour de cotisation aux Républicains.

«J’en resterai membre ma vie durant. Parce que j’aime ses militants. Parce que je partage avec eux des souvenirs et des émotions qui sont gravés pour toujours dans mon cœur. On ne quitte pas sa famille politique», répond-il. À l’attention d’Aurélien Pradié et surtout de Bruno Retailleau qui veulent «tourner la page» du sarkozysme, Nicolas Sarkozy juge que «c’est leur droit» mais qu’ils font fausse route selon lui. Et de condamner pratiquement son ancien parti qu’il a vite à faire ça révolution interne ou plutôt et en même temps à rejoindre Macron.

«Le plus important pour cette formation politique, c’est de réfléchir à sa stratégie», développe-t-il. Pour lui, sans participation aux affaires, les Républicains perdront leur culture de parti de gouvernement. «Nos idées sont sans doute majoritaires, mais sans incarnation elles demeurent impuissantes», avance-t-il
Un accord de gouvernement avec la droite, c’est pour l’ancien chef de l’État la seule solution de conduire les réformes nécessaires, comme la réforme des retraites. « Si demain l’argent venait à manquer, ce seraient les retraités d’aujourd’hui qui ne toucheraient plus leurs retraites », prévient Nicolas Sarkozy qui ne se prive pas de critiquer la CFDT ou François Bayrou. Le syndicat de Laurent Berger comme le Haut-Commissaire au Plan appellent à ne pas passer en force sur la question des retraites. Une curieuse attaque dans la mesure où Bayrou comme la CFDT ne sont pas opposés à la réforme des retraites mais sûrement pas en force et sur la base des propositions du gouvernement.

L’ancien président n’a pas forcément tort sur tout mais il est plein de contradictions surtout en rapport entre son discours et sa pratique ancienne. Il est également assez approximatif sur beaucoup de sujets économiques. Sarkozy trahit aujourd’hui encore les Républicains, comme il avait trahi jadis Chirac !

Après le budget, menace aussi sur le projet de la loi énergie nouvelle (« EnR »)

Après le budget, menace aussi sur le projet de la loi énergie nouvelle (« EnR »)

Théoriquement le projet de loi énergies nouvelles devraient rassembler une très large majorité au Parlement y compris à l’Assemblée nationale. Le problème est que ce projet de loi est largement contradictoire et qu’il n’affiche pas nettement les priorités.

Une sorte d’auberge espagnole qui risque d’être considérée comme trop faiblarde par les écolos et pas assez volontaristes par les « Républicains ».

Parmi les contradictions, il faut souligner que le nucléaire hier condamné par Macron, aujourd’hui glorifié, n’apparaît pas clairement comme la priorité des priorités avec les moyens nécessaires

Certains tentent ainsi de retricoter le texte en donnant, par exemple, plus de pouvoirs aux maires pour accepter ou non l’implantation de projets énergétiques. Une idée qui n’est pas exempte d’arrière-pensées politiques, à quelques semaines des sénatoriales. Mais une idée complètement anachronique car on ne peut évidemment faire une politique énergétique performante avec l’addition des initiatives locales.

Le gouvernement espère cependant une abstention des écologistes. Dans ce contexte, cette loi peut-elle réellement être votée ? Le gouvernement est condamné à obtenir une majorité entre une gauche qui trouvera que ça ne va pas assez loin et une droite qui estime, elle, que ça va trop loin.

Il y a aussi un obstacle majeur à l’adoption de cette loi à savoir l’impossibilité pour le gouvernement utiliser à nouveau le 49 -3 qui est réservé à la réforme des retraites

Taxe foncière 2023 : Nouvelle hausse de 7 %

Taxe foncière 2023 : Nouvelle hausse de 7 %

Le gouvernement n’est pas favorable au rattrapage général des salaires sur l’inflation pour les salariés et les retraités, par contre dans le projet de loi de finances 2023 il retient pourtant le principe de cet alignement concernant la taxe foncière 2023. la nouvelle augmentation sera le double de cette année en moyenne. Mais il y aura évidemment comme d’habitude des écarts autour de cette moyenne avec en particulier des progressions pour les communautés de communes structures supplémentaires inutiles déjà à l’origine des augmentations passées.On peut critiquer à juste titre dérive des dépenses de l’État mais les mêmes critiques peuvent s’appliquer aux finances locales devenues elles aussi souvent incontrôlables en termes d’augmentation d’effectifs.

Les taxes foncières seront donc revalorisées selon la formule habituelle, en suivant l’évolution de l’indice des prix à la consommation harmonisé de novembre à novembre. L’augmentation pour 2023 devrait donc avoisiner 7 %, soit le double de cette année.

Matignon n’a pas suivi les oppositions sur ce sujet. Il y a dix jours, un amendement déposé par le député centriste Charles de Courson (LIOT) avait été adopté en commission des Finances contre l’avis du rapporteur général du budget, pour limiter à 3,5 % la hausse des bases cadastrales et « préserver le pouvoir d’achat des ménages », en dépit de l’impact de l’inflation sur les communes.

Prévision Croissance : nouvelle révision en baisse par le FMI

Prévision Croissance : nouvelle révision en baisse par le FMI

Les instituts de prévision passent leur temps à réviser en baisse leurs prévisions de 2023 depuis le début de l’année. Les projections sont de plus en plus pessimiste. Après les 6 % de croissance au plan mondial, la perspective serait maintenant de 3 % environ. Mais il y a de la dispersion autour de cette moyenne. Nombre de pays devraient connaître la récession pour près de la moitié des pays représentant le tiers du tube mondial.

Dans ses nouvelles prévisions de croissance, publiées mardi, le Fonds monétaire international (FMI) a de nouveau abaissé ses pronostics. Pour l’année en cours, la hausse du produit intérieur brut (PIB) mondial devrait s’établir à 3,2 % avant de ralentir encore un peu plus l’an prochain, à 2,7 %. Il revoit à la baisse ses prévisions pour 143 pays représentant 92 % du PIB mondial pour 2023. Les 6 % de croissance de 2021 sont bien loin.

A l’exception de la crise financière de 2008 et de la phase aiguë de la pandémie de Covid-19 en 2020, la croissance 2023 sera au plus bas depuis 2001. Ces prévisions restent lourdes d’incertitudes tant les événements à venir sont imprévisibles. En particulier, la guerre en Ukraine se poursuit et la pandémie de Covid-19 n’est pas totalement jugulée.

Le PIB américain s’est déjà contracté au premier semestre 2022 . Même constat pour la zone euro au second semestre 2022. La Chine, elle, subit toujours l’épidémie de Covid et des blocages prolongés de son économie avec une crise croissante de son secteur immobilier. « Une contraction du PIB réel d’une durée d’au moins deux trimestres d’affilée » interviendra à un moment donné en 2022-23 dans environ 43 % des économies, représentant plus d’un tiers du PIB mondial , prévient le FMI.

Dans le détail, la croissance aux Etats-Unis devrait passer de 1,6 % en 2022 à 1 % en 2023. Dans la zone euro, le ralentissement, « moins prononcé qu’aux Etats-Unis en 2022 devrait s’accentuer en 2023 ». La croissance sera tout juste positive avec 0,5 % l’an prochain.

En Allemagne le libre sera en recul comme en Italie et en Espagne. En France on escompte encore une croissance de 0,7 % ce qui d’ailleurs n’est pas certain car depuis l’automne la France est entrée sans doute en récession.

Du fait de cette tendance nettement baissière de la croissance, mécaniquement l’inflation devrait se tasser un peu.
Elle devrait passer de 8,8 % cette année à 6,5 % en 2023 et 4,1 % d’ici à 2024. Tout dépendra aussi de l’environnement géopolitique caractérisé aujourd’hui par beaucoup d’instabilité. Le FMI tente de rassurer en indiquant que les politiques monétaires plus contraignantes ne provoqueront pas de récession généralisée ou de crise financière. Un vœu sans doute davantage qu’une prévision. Personne ne pouvant en effet prévoir les évolutions géopolitiques et pas seulement en Ukraine. Il est probable que le FMI sera nouveau contraint de revoir sa copie vers la fin de l’année quand il aura constaté l’ampleur des récessions en cours dans plusieurs pays.

Croissance: nouvelle révision en baisse par le FMI

Croissance : nouvelle révision en baisse par le FMI

Les instituts de prévision passent leur temps à réviser en baisse leurs prévisions de 2023 depuis le début de l’année. Les projections sont de plus en plus pessimiste. Après les 6 % de croissance au plan mondial, la perspective serait maintenant de 3 % environ. Mais il y a de la dispersion autour de cette moyenne. Nombre de pays devraient connaître la récession pour près de la moitié des pays représentant le tiers du tube mondial.

Dans ses nouvelles prévisions de croissance, publiées mardi, le Fonds monétaire international (FMI) a de nouveau abaissé ses pronostics. Pour l’année en cours, la hausse du produit intérieur brut (PIB) mondial devrait s’établir à 3,2 % avant de ralentir encore un peu plus l’an prochain, à 2,7 %. Il revoit à la baisse ses prévisions pour 143 pays représentant 92 % du PIB mondial pour 2023. Les 6 % de croissance de 2021 sont bien loin.

A l’exception de la crise financière de 2008 et de la phase aiguë de la pandémie de Covid-19 en 2020, la croissance 2023 sera au plus bas depuis 2001. Ces prévisions restent lourdes d’incertitudes tant les événements à venir sont imprévisibles. En particulier, la guerre en Ukraine se poursuit et la pandémie de Covid-19 n’est pas totalement jugulée.

Le PIB américain s’est déjà contracté au premier semestre 2022 . Même constat pour la zone euro au second semestre 2022. La Chine, elle, subit toujours l’épidémie de Covid et des blocages prolongés de son économie avec une crise croissante de son secteur immobilier. « Une contraction du PIB réel d’une durée d’au moins deux trimestres d’affilée » interviendra à un moment donné en 2022-23 dans environ 43 % des économies, représentant plus d’un tiers du PIB mondial , prévient le FMI.

Dans le détail, la croissance aux Etats-Unis devrait passer de 1,6 % en 2022 à 1 % en 2023. Dans la zone euro, le ralentissement, « moins prononcé qu’aux Etats-Unis en 2022 devrait s’accentuer en 2023 ». La croissance sera tout juste positive avec 0,5 % l’an prochain.

En Allemagne le libre sera en recul comme en Italie et en Espagne. En France on escompte encore une croissance de 0,7 % ce qui d’ailleurs n’est pas certain car depuis l’automne la France est entrée sans doute en récession.

Du fait de cette tendance nettement baissière de la croissance, mécaniquement l’inflation devrait se tasser un peu.
Elle devrait passer de 8,8 % cette année à 6,5 % en 2023 et 4,1 % d’ici à 2024. Tout dépendra aussi de l’environnement géopolitique caractérisé aujourd’hui par beaucoup d’instabilité. Le FMI tente de rassurer en indiquant que les politiques monétaires plus contraignantes ne provoqueront pas de récession généralisée ou de crise financière. Un vœu sans doute davantage qu’une prévision. Personne ne pouvant en effet prévoir les évolutions géopolitiques et pas seulement en Ukraine. Il est probable que le FMI sera nouveau contraint de revoir sa copie vers la fin de l’année quand il aura constaté l’ampleur des récessions en cours dans plusieurs pays.

Nouvelle vaccination Covid-19

Nouvelle vaccination Covid-19

Face à la huitième vague Covid caractérisé par une très forte remontée décontamination, une nouvelle campagne de vaccination a été décidée pour les personnes les plus fragiles

Le public prioritaire à la piqûre est ciblé : les plus de 80 ans ; les résidents d’Ehpad et d’unités de soins de longue durée, les immunodéprimés, les 60-79 ans, les personnes à risque de forme grave (femmes enceintes, comorbidités), les professionnels de santé et les proches des personnes fragiles.

Ces vaccinations pourront avoir lieu dans les pharmacies, les cabinets médicaux de ville et les infirmiers libéraux
Une personne de 65 ans ayant fait son dernier rappel le 15 février et un Covid fin août n’est pas éligible ; une autre avec le même schéma vaccinal et un Covid en mai l’est
La vaccination automnale (son nouveau nom) est recommandée pour les plus de 80 ans, les résidents en Ehpad/USLD et les immunodéprimés dès trois mois après une injection ou une infection. Pour les autres, ceux qui n’ont pas attrapé le virus le dernier trimestre peuvent recevoir une injection six mois après leur précédente piqûre. Les autres peuvent être à nouveau vaccinés trois mois après leur infection et six mois après leur dernière vaccination. Cas pratique pour mieux comprendre : une personne de 65 ans ayant fait son dernier rappel le 15 février et un Covid fin août n’est pas éligible ; une autre avec le même schéma vaccinal et un Covid en mai l’est.

L’Assemblée nationale a voté une nouvelle modulation des règles d’indemnisation.

L’Assemblée nationale a voté une nouvelle modulation des règles d’indemnisation.

Ce texte constitue la première étape du vaste projet de réforme du marché du travail qui, selon le gouvernement, doit mener vers le plein-emploi d’ici à 2027. Il prévoit notamment de changer les règles d’indemnisation pour en moduler la durée en fonction de l’état du marché du travail.

Le gouvernement a durci le texte en incorporant des dispositions sur les abandons de poste. Actuellement, les salariés qui quittent leur emploi sans préavis doivent ensuite être licenciés par leur employeur, ce qui leur permet de bénéficier des indemnités chômage. Les députés Ensemble citoyens (Renaissance, MoDem et Horizons) et LR, qui assurent à l’unisson s’appuyer sur des « retours de terrain » et des « témoignages d’employeurs », ont déposé des amendements communs, travaillés avec le gouvernement en amont, pour créer une « présomption de démission » qui bloquerait donc l’ouverture des droits.

Finances: nouvelle guerre des monnaies !

Finances: nouvelle guerre des monnaies !

Les variations sont impressionnantes. La devise japonaise a ainsi perdu près de 25% de sa valeur face au dollar américain depuis le début de l’année. L’euro affiche un repli de 15% face au billet vert sur la même période. C’est une baisse massive. Mais d’autres font pire : la couronne norvégienne est en chute de 21% et la livre sterling de 27%. Cette dernière approche dangereusement de la parité avec le dollar, dans ce qui ressemble fort à un mouvement de panique des investisseurs. Après le Brexit, la crise énergétique et la menace de récession, le dernier budget dispendieux présenté par le Gouvernement anglais en cette fin septembre, semble avoir eu raison de la confiance des investisseurs. Par Pierre-Antoine Dusoulier, CEO d’iBanFirst dans la Tribune.(extrait)

Pour le moment, seul le dollar semble tirer son épingle du jeu. Du fait du risque de récession et du durcissement des conditions financières qui résulte de la hausse des taux directeurs par les banques centrales pour lutter contre l’inflation, les flux de capitaux vont se recycler aux Etats-Unis, ce qui renforce automatiquement le dollar américain. En période de crise, le dollar joue pleinement son rôle de valeur refuge. Et les autres centres de gravité monétaires peinent à contrecarrer la puissance de feu d’oncle Sam.

Pour lutter contre la baisse de leurs monnaies, les banques centrales peuvent opter pour une intervention directe sur le marché des changes. C’est ce qu’ont fait les banques centrales du Japon et d’Inde ces derniers jours. La Banque d’Angleterre pourrait leur emboîter le pas alors que la livre sterling évolue à un point bas de 37 ans face au dollar américain.
Mais le succès est loin d’être garanti. Le prérequis, c’est qu’il faut avoir suffisamment de réserves de change. Dans le cas du Royaume-Uni, elles sont insuffisantes. Depuis 2010, les gouvernements britanniques successifs ont renforcé le niveau des réserves pour atteindre 200 milliards de dollars si on cumule les réserves conjointes de la Banque d’Angleterre et du Trésor britannique. C’est peu comparé à la force de frappe du Japon estimée à 1.700 milliards de dollars. Les interventions sur les taux de change sont des guerres d’usure qui nécessitent d’avoir suffisamment de munitions sur la durée pour pouvoir gagner. Même lorsque les réserves sont en théorie suffisantes, cela n’assure en rien de l’issue de la bataille.

Souvenons-nous : en 1998, le Japon et les Etats-Unis étaient intervenus de manière coordonnée pour soutenir le yen japonais. Ce fut un échec cuisant. Il fallut attendre la faillite du fonds spéculatif à fort effet de levier LTCM au deuxième semestre 1998 pour que le statut de valeur refuge du yen fasse effet et que ce dernier se renforce face au dollar. Une histoire qui nous enseigne à quel point une coordination entre les principales banques centrales est essentielle pour garantir l’efficacité des interventions sur le marché des changes.

Pour stopper la dépréciation de leurs monnaies, les banques centrales possèdent une autre arme bien connue dans leur arsenal : les taux directeurs. Alors que la FED et la BCE mènent une action résolue pour lutter contre l’inflation, un acteur, central dans l’écosystème des changes, est désormais dos au mur : le Japon.

Pendant l’été, la banque centrale nippone est intervenue massivement sur le marché obligataire japonais pour défendre sa politique de contrôle de la courbe des taux. Cela consiste à s’assurer que les taux d’emprunt à long terme soient proches de zéro, ce qui permet de maintenir des conditions de financement accommodantes. C’est évidemment une gageure dans un contexte où les taux d’intérêt au niveau mondial ne cessent d’augmenter. Désormais, tout le monde s’accorde sur ce point : c’est seulement en augmentant drastiquement les taux directeurs que le Japon, (et les banques centrales en général) peut avoir une petite chance de lutter contre l’effondrement monétaire en cours. En langage clair, cela implique de renouer avec des taux réels positifs alors qu’ils sont encore très négatifs. Le tout sans être accusé de favoriser la récession.

Car l’augmentation des taux directeurs aboutit en général à une hausse de la monnaie, ce qui a pour effet bénéfique de réduire l’inflation importée. Le revers de la médaille, c’est que cette stratégie entraîne aussi un durcissement des conditions financières pour les ménages et les entreprises, aggravant la contraction de l’économie. Au regard des derniers indicateurs d’activité PMI, la zone euro et le Royaume-Uni sont certainement déjà entrés en récession au troisième trimestre… générant un réflexe de protection particulièrement risqué.

Face à ce dilemme cornélien entre inflation et récession, une dernière tentation se fait effectivement jour : le repli sur soi comme dans le monde d’après 1929. Après une décennie de forte inflation et d’instabilité monétaire, les gouvernements occidentaux s’étaient imposés mutuellement de lourds tarifs douaniers qui ont entravé le commerce. La suite est bien connue : la richesse créée s’est effondrée et le chômage est monté en flèche dans la foulée, alimentant les velléités guerrières des nations. Un cercle vicieux qu’il nous faut à tout prix éviter.
Aujourd’hui, la nouvelle guerre des monnaies est bel et bien de retour avec elle son cortège de défis pour les Etats, les entreprises et les particuliers. Une guerre des monnaies, rugueuse et aux conséquences souvent douloureuses, mais qui vaudra toujours mieux que la dérive du protectionnisme et ses inévitables conséquences belliqueuses.

Politique: une nouvelle démocratie ?

Politique: une nouvelle démocratie ? 

L’Institut Rousseau et l’Observatoire de l’éthique publique proposent un riche éventail d’idées pour répondre à la défiance qui mine notre système démocratique et garantir davantage d’autonomie vis-à-vis de l’Etat.( papier du Monde)

 

 

Des propositions intéressantes mais quand même un peu faiblardes et limitées par exemple en matière d’émergence d’une classe politique non représentative de la population NDLR

Un  ouvrage  pour nourrir l’indispensable débat sur l’avenir de notre démocratie. Comment redonner à notre système politique l’élan nécessaire pour répondre à la crise de défiance qui le mine, élection après élection ? Comment le renforcer afin d’affronter ensemble les crises écologiques et sociales qui appellent des changements profonds ?

L’Institut Rousseau et l’Observatoire de l’éthique publique, deux think tanks qui travaillent, chacun dans leur domaine, sur les pratiques politiques, ont demandé à 70 chercheurs et acteurs de terrain à la sensibilité plutôt de gauche – parmi lesquels Gaël Giraud, Dominique Méda ou Maxime de Rostolan – quelle serait pour chacun leur « grande idée » pour « réveiller la démocratie ». Réforme des institutions, transparence et déontologie, régulation des réseaux sociaux, éducation… L’ouvrage offre un riche éventail de pistes qui rend compte d’une effervescence démocratique bienvenue.

La première partie s’attache à la volonté de réformer la démocratie représentative. On y retrouve des propositions assez classiques pour rééquilibrer les pouvoirs – inversion du calendrier électoral, scrutin proportionnel, revalorisation du rôle et des moyens des parlementaires… – et des idées qui le sont beaucoup moins, tels le scrutin majoritaire, testé lors de la Primaire populaire, ou l’élection d’une équipe gouvernementale plutôt que celle d’un président de la République. L’accent est mis sur la transparence, un sujet sur lequel « beaucoup reste à faire », estime l’ancien député René Dosière. La professeure de droit Elina Lemaire appelle à repenser la nomination des membres du Conseil constitutionnel ; l’économiste Laurence Scialom veut en finir avec la porosité entre administration publique et agences de conseil privées.

A l’heure des conventions citoyennes, l’articulation des dispositifs participatifs et délibératifs avec la démocratie représentative reste à penser. Pour éviter que les premiers ne soient perçus comme un « simulacre instrumentalisé », le politiste Rémi Lefebvre appelle à une « grande loi » prévoyant des garanties procédurales et un fonds national de la participation, pour plus d’autonomie à l’égard de la puissance publique.

Parce que la démocratie s’apprend dès le plus jeune âge, un volet est consacré à l’éducation, que ce soit à la citoyenneté, à la ville, ou au vivant. L’intérêt de l’ouvrage est aussi qu’il accorde une large place à la démocratie économique, environnementale ou numérique, autour de propositions qui replacent le citoyen au cœur des décisions.

« Homo numericus »: Une nouvelle civilisation ?

« Homo numericus »: Une nouvelle civilisation ?

 

 

Dans son dernier livre, l’économiste Daniel Cohen explique pourquoi la révolution numérique représente un tournant de l’histoire de l’humanité et non une simple nouvelle étape de la société industrielle.

Une vision optimiste des bienfaits du numérique dans la société avec l’idée que ce numérique pourrait devenir une quasi religion structurant la nouvelle civilisation.Une approche peut-être un peu trop simpliste et utopique NDLR

 

Livre ( Le Monde). Depuis l’Antiquité, philosophes et grands prêtres s’interrogent sur le propre de l’homme. Pour Daniel Cohen, la particularité de l’humanité serait de raconter des histoires, d’y croire et de bâtir avec des mythes sur lesquels se construisent des civilisations entières. L’économiste nous emmène dans un voyage passionnant et érudit des origines de l’humanité aux cauchemars technoscientifiques de la série Black Mirror.

« Nous sommes en train de nous arracher au poids des représentations que les sociétés agraires nous ont léguées. La parenthèse de dix mille ans où elles ont gouverné les vies humaines est en train de se refermer », écrit-il. Une manière d’enterrer Homo sapiens, du moins dans sa version néolithique, et de célébrer l’avènement d’Homo numericus.

On l’oublierait presque en cette rentrée agitée mais, il y a un an à peine, nous étions stupéfaits par l’explosion des activités numériques dopées par les confinements successifs. Il est devenu soudain anodin de faire ses achats en ligne, de travailler à distance ou de consulter son médecin depuis chez soi. Ce qui se passe n’est pas une brique de plus dans la longue construction de notre société industrielle, mais l’entrée dans un nouveau monde, celui que Daniel Cohen appelle « l’industrialisation de la société postindustrielle ».

A l’instar de la révolution industrielle des XIXe et XXe siècles qui a créé la société de consommation par la fabrication en série des biens physiques, la révolution numérique procède de même avec les services, qui représentent aujourd’hui les trois quarts de notre économie et de nos emplois. Désormais, tout est fait en ligne pour réduire le coût d’activités aussi essentielles que se divertir, s’éduquer, se soigner, se nourrir et même se faire la cour. Pourquoi passer des heures dans des soirées et dans des bars pour chercher l’âme sœur quand un seul clic suffit sur Tinder ? En voilà de la productivité !

Nouvelle chute de l’euro à 0,9941 dollar, un plus bas depuis 2002

L’euro dégringole encore face au dollar

 

Nouvelle chute de l’euro à  0,9941 dollar, un plus bas depuis 2002

 

En cause,  des perspectives économiques peu  rassurantes en  2023 en raison de la crise énergétique notamment (les États-Unis sont autonomes du point de vue énergie). Les prix du gaz continuent d’atteindre des sommets  à pré s de 300 $ le mégawatt heure. Le cours du gaz européen (contrat à terme du TTF néerlandais) a bondi de plus de 20% ce lundi pour s’élever à 295 euros le mégawattheure (MWh), s’approchant des records historiques atteints dans les premiers jours de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. S’attendre aussi  à une hausse considérable des prix de l’électricité qui pourraient doubler.

Par ailleurs la hausse du dollar rend les importations plus coûteuses, notamment pour les matières premières comme le pétrole dont le cours est fixé en dollars, accentuant une inflation déjà dévastatrice pour les consommateurs et les entreprises.

Et la semaine pourrait être douloureuse pour l’euro. Pour l’instant, en 2022, la devise s’était ressaisie après avoir flirté avec le seuil de la parité, mais « de mauvais indicateurs PMI mardi pourraient suffire à ancrer l’euro sous un dollar », prévient, Kit Juckes, analyste chez Société Générale.

Car de l’autre côté de l’Atlantique, malgré un léger affaiblissement de l’inflation américaine en juillet, la Réserve fédérale américaine (Fed) assure qu’elle va continuer de resserrer sa politique monétaire.

Encore une nouvelle vague de sécheresse ?

Encore une nouvelle vague de sécheresse ?

 

Très prochainement , la France pourra encore connaître des températures de 33 à 40° avec une nouvelle vague de sécheresse.

« La dernière semaine d’août semble bel et bien se diriger vers une nouvelle vague de chaleur en France, surtout au sud de la Loire. À moins de 10 jours de l’échéance, la ténacité des modèles pour ce scénario semble confirmer une bonne stabilité », écrivait lundi sur Twitter Anthony Grillon, météorologue et fondateur de Météo-Contact.

« Ce qui est sûr, c’est que les modèles envisagent bien une anomalie chaude sur l’Ouest de l’Europe et plus particulièrement sur la France, qui serait exposée aux plus fortes températures », abonde de son côté Gilles Matricon, météorologue pour La Chaîne Météo. En cause? Le retour de « hautes pressions subtropicales ».

Le média spécialisé assure que les modèles ces derniers jours tendent tous dans le même sens, rendant cette cinquième vague de chaleur hautement probable.

Du côté des températures, la barre des 40°C pourrait être atteinte le 24 août dans le Sud-Ouest, et notamment en Gironde, qui depuis le début de l’été est aux avant-postes des différentes vagues de chaleur.

 

Nouvelle vague de chaleur

Nouvelle vague de chaleur 

Une nouvelle vague de chaleur cette semaine. Aussi une prolongation de la sécheresse qui pourrait amener le gouvernement à donner un vrai contenu à son plan ORSEC de l’eau. Pour l’instant en effet il ne s’agit que de mesures dont beaucoup sont des gadgets

Le deuxième pic de chaleur de cette troisième vague va intervenir en fin de semaine prochaine, autour de vendredi. A Paris, les 30 degrés devraient être atteints dès lundi et les dépasser à partir de mardi. « Chaque jour sera globalement plus chaud, jusqu’à atteindre 35 degrés dans la capitale vendredi », anticipe Françoit Jobart de Météo France.

Le manque de précipitations significatives prévues pour la semaine prochaine devrait aggraver la sécheresse en cours dans l’Hexagone. « Les pluies orageuses, il y en aura, mais essentiellement sur le relief ou la région PACA. Cela pourra améliorer très localement la situation. Mais, sur la grande majorité du pays, ça va rester désespérément sec », déplore François Jobard.

Au manque de pluie devraient s’ajouter des conditions très ensoleillées et des vents de nord-est. « Le soleil et le vent dessèchent, les sols vont encore perdre de l’eau cette semaine », conclut le prévisionniste. Comme le rappelle Météo France sur son site, le mois de juillet 2022 a également été marqué par un déficit record de précipitations, devenant le mois de juillet le plus sec et le deuxième mois le plus sec depuis le début des mesures.

Emmanuelle Wargon, nouvelle Présidente de la CRE: du reclassement politique

 

 

Emmanuelle Wargon, nouvelle Présidente de la CRE: du reclassement politique

 

 

 

Une fois de plus, Macron a choisi une personnalité complètement incompétente  cette fois pour gérer la question de la régulation de l’énergie. Une incompétence qui d’ailleurs rejoint celle des deux sous ministre en charge de l’écologie complètement ignorants de la problématique environnementale.

Du coup, cette  candidature d’Emmanuelle Wargon  à la présidence de la séreuse a été sérieusement contesté au Parlement.

Jérôme Nury (LR) a dénoncé « un recasage en règle », après l’échec d’Emmanuelle Wargon aux dernières élections législatives. L’ex-ministre avait, en effet, présenté sa candidature dans le Val de Marne mais a été éliminée dès le premier tour, le 12 juin dernier. « Ce jeu de chaises musicales jette un discrédit et une suspicion sur votre nomination. Où est l’impartialité ? Où est l’indépendance? », s’est interrogé Philippe Brun (socialiste – Nupes), quand un autre député de l’opposition a même jugé « raisonnable » que l’ex-ministre « retire sa candidature ».

Passée, entre autres, par la Cour des comptes, le ministère de la Santé, le Haut-commissariat aux Solidarités actives et l’Agence du médicament, cette énarque a réalisé l’essentiel de sa carrière dans le service public, avec toutefois un passage dans la sphère privée en tant que directrice générale des affaires publiques et de la communication chez Danone de 2015 à 2018. Emmanuelle Wargon ne fait son entrée en politique qu’en 2018, en rejoignant le gouvernement d’Edouard Philippe comme secrétaire d’Etat à la transition écologique. Elle devient ensuite ministre du Logement dans le gouvernement de Jean Castex.

Lors de ces deux auditions, Emmanuelle Wargon a aussi clarifié sa position vis-à-vis du nucléaire. Initialement favorable à la fermeture de 12 réacteurs nucléaires à l’horizon 2035, l’ex-membre du gouvernement a affirmé devant les sénateurs : « Je suis favorable à l’électricité nucléaire, clairement. J’y suis sur le maintien des réacteurs existants et sur le développement du nouveau nucléaire ».

Par ailleurs, Emmanuelle Wargon a dit vouloir renforcer les contrôles sur la manière dont les fournisseurs alternatifs, bénéficiant de l’Arenh (mécanisme qui oblige EDF à vendre de l’électricité nucléaire à prix bradés à ses concurrents), fixaient leur prix. La nouvelle présidente de la CRE souhaite, en effet, s’assurer que ce dispositif bénéficie bien aux consommateurs finaux et ne constitue pas une rente pour les fournisseurs alternatifs.

Sur ce sujet très sensible, elle a voulu appuyer sa différence avec son prédécesseur : « Jean-François Carenco était un avocat de l’Arenh à 150 TWh, ce n’est pas mon cas. Je pense que 120 TWh est un maximum », a-t-elle indiqué. Emmanuelle Wargon a aussi plaidé pour une réforme du marché européen de l’électricité en soulignant que, dans ce domaine, la CRE avait un rôle d’expertise, d’analyse et d’influence.

 

Pour une nouvelle alliance eurafricaine»

Pour une nouvelle alliance Europe–Afrique

Pour le cofondateur de MGH partners,Hamza Hraoui,  « la poussée isolationniste de l’axe atlantiste a laissé la place à une obsession sino-russe. Elle devra pousser l’Europe à s’appuyer plus que jamais sur un axe Europe-Méditerranée-Afrique renforcé » ( L’opinion)

 

 

Au lendemain du 2 mars 2022, lors du premier vote d’une résolution contre la Russie à l’assemblée générale des Nations unies, les Européens se sont tombés de haut. Et pour cause : pensant que la plupart des pays africains dits amis allaient suivre sans sourciller le sillage des condamnations occidentales de l’invasion de l’Ukraine, l’Europe a dû constater la très grande prudence et la distance de ces derniers vis-à-vis du conflit. Trente-cinq Etats se sont abstenus. Plus de la moitié de ces derniers étaient africains.

Ce n’est certainement pas le soft power ou les investissements russes qui ont pesé dans cette séquence – rappelons que le PIB de l’ex-URSS dépasse à peine celui des Pays-Bas. Il est vrai que des pays avaient comme ligne de mire les importations de blé. C’est le cas duSénégal, qui préside l’Union africaine, et dépend à hauteur de 51 % du blé russe. Cela a certainement atténué son tropisme occidental mais la cause est plus profonde que cela : l’absence d’alliance politique et géostratégique entre le nord et le sud de la Méditerranée.

Nous parlons ici de deux ensembles tellement proches, touchés par les mêmes enjeux globaux. Plus que jamais, le contexte géopolitique actuel devrait être celui d’une convergence des cultures stratégiques des deux rives avant que le divorce ne soit consommé.

S’il est une région qui a inspiré et façonné l’histoire du monde par son énergie créatrice et ses racines multidimensionnelles, c’est bien la Méditerranée. Cet espace qui a connu des temps de gloire, de drames, mais aussi de paix se cherche toujours un corps institutionnel intégré qui lui permette de participer pleinement à la refondation de l’ordre mondial.

La pandémie aurait déjà dû inciter le bassin méditerranéen à libérer son potentiel stabilisateur. Pour y parvenir, les pays de la région peuvent compter sur les richesses de leurs cultures qui embrassent une variété de savoirs et d’idées uniques au monde. Faire preuve d’audace permettrait de sanctuariser un espace économique et culturel vital pour les deux rives de la Méditerranée, en incluant l’Afrique dans une communauté de destin.

Peut-on imaginer l’Europe sans l’Afrique et vice-versa ? Cette question s’impose désormais depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine dans un contexte post-pandémique. Pour ne pas revivre le scénario turc dans lequel l’Europe a vu s’éloigner un allié important pourtant membre de l’Otan, il est indispensable de changer de posture avec des pays d’Afrique du nord et de l’ouest, qui sont passés de l’expectative à une capacité d’analyse autonome. Cela devrait être un impératif géopolitique car aucun cadre d’alliance n’a été défini malgré les échanges socioéconomiques qui ne cessent de croître.

Il ne s’agit pas ici de spéculer sur l’éventualité d’une rupture entre les deux corps de la Méditerranée, car cela est tout simplement irréaliste étant donné les multiples liens tissés depuis si longtemps, et parce que la proximité géographique impose ses contraintes. Au contraire, il s’agit d’établir un constat qui doit pousser à agir dans un contexte d’activisme chinois ou russe dans la région. Pour considérer enfin le Maghreb comme partenaire stratégique pour l’Europe, et l’Europe comme allié vital pour le Maghreb.

 Alors que la communauté européenne, et tout particulièrement la France, sort à peine d’une guerre contre une pandémie qui a affecté les économies émergentes, aujourd’hui la question du « monde d’après » devra répondre à la surdépendance envers l’Asie, d’un côté, et russe, de l’autre, notamment sur un enjeu déterminant pour les relations internationales : l’énergie.

La pandémie a ouvert un questionnement sur le modèle social pour beaucoup de citoyens européens. Si le débat sur le modèle « d’après » a été vite clôturé au profit de messages de retour à la normale, les interrogations et inquiétudes reviennent. La sortie progressive de la crise sanitaire et la frénésie mondialisée de la consommation ont cédé la place à une inflation qui menace le pouvoir d’achat de l’agent économique européen.

L’énergie constitue en ce sens le talon d’Achille des économies libérales du nord. Dans la phase politique qui s’annonce, la résolution de la crise énergétique à venir et la réduction des inégalités ne peuvent être dissociées. L’Europe est au bord d’une crise énergétique sans précédent qui pourrait mettre à l’arrêt une partie de son outil industriel. De ce fait, la sortie des énergies fossiles s’impose progressivement dans le débat comme la condition de réussite de la transition, mais les Vingt-Sept rechignent toujours à regarder vers le sud pour s’approvisionner en énergie verte. L’Afrique dispose pourtant d’espace, de couloirs venteux réguliers, et d’un ensoleillement inégalé.

C’est aussi l’opportunité d’un « New green deal » avec l’Afrique qui l’aiderait à combler son retard en matière de développement, tout en contraignant ses dirigeants à une meilleure gouvernance. Au-delà de la révision de la politique de l’UE sur l’énergie, il s’agit ici d’une exigence pesant sur l’ensemble des actions extérieures de l’Union pour imaginer une nouvelle forme d’alliance avec la rive sud de la Méditerranée. La poussée isolationniste de l’axe atlantiste a laissé la place à une obsession sino-russe. Elle devra pousser l’Europe à s’appuyer plus que jamais sur un axe Europe-Méditerranée-Afrique renforcé.

Hamza Hraoui est cofondateur du cabinet d’affaires publiques MGH partners.

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