Archive pour le Tag 'Nouvelle'

Après le coronavirus, une nouvelle nation ? (Azouz Begag)

Après le  coronavirus, une nouvelle nation ?  (Azouz Begag)

Azouz Begag est sociologue au CNRS, ancien ministre sociologue et ancien ministre de la Promotion à l’égalité des chances imagine dans la Tribune les changements après le Coronavirus.

« Nous y sommes : la France est en guerre. Le Président de la République a lancé un appel à la mobilisation générale contre l’ennemi, le coronavirus ou Covid-19, qui a déjà contaminé chez nous des milliers de personnes et tué des centaines d’autres. Le pire est à venir, annoncent les experts. La stupéfaction nous a frappés. Jamais personne n’a assisté à pareille situation. Le moment est inédit. Nos perceptions de l’espace et du temps sont bouleversées.

La conviction est partagée que désormais plus rien ne sera comme avant, que ce qui existait avant a été noyé, dévasté par ce qui surgit aujourd’hui. Et le passé nous semble englouti dans un trou noir, avec sa réforme des retraites, le 49.3, ses élections municipales, sa politique politicienne…

Tout cela est devenu dérisoire. La terre s’est arrêtée de tourner. C’est quand, demain ? Ce sera quoi, demain ? On ne sait plus. Jusque-là, on pensait que quoiqu’il en soit, la nuit tombe et le jour se relève, mais si ce n’était plus vrai ? Si le jour ne se remettait pas de ce qui arrivé à la nuit ? Dans le discours du Président de la République, demain n’a-t-il pas été remplacé par « Jusqu’à nouvel ordre ! ». Le temps s’est arrêté. Il n’y a plus d’horloge. On ne sait plus quel jour ni quelle heure il est.

Le chant des oiseaux

Ce matin, dans le quartier cosmopolite de la Guillotière, à Lyon, où j’habite, la majorité des passants que je vois sont des gens d’ailleurs : Africains, Subsahariens ou Maghrébins, de tous âges. Ils viennent s’agglutiner en urgence devant deux agences Western Union pour transférer de l’argent vers leur pays d’origine. Je ne sais pas pourquoi.

Aucun ne porte de masque. Personne ne parle. Partout, le silence. On ne l’a jamais entendu autant. Sur les routes, dans les immeubles, les maisons, les bus, il a colonisé les lieux. La ville est close. La ville est mutique. Les ronflements des moteurs, les klaxons ont disparu, à l’exception des sirènes de pompiers, ambulances et policiers, de plus en plus fréquentes.

Dans le ciel bleu, on voit peu d’avions. Les animaux se demandent ce qui se passe chez les humains. Jamais on n’a entendu aussi clairement le chant des oiseaux qui célèbrent l’arrivée du printemps.

La fin (momentanée) des boucs-émissaires

Soudain, notre esprit fait le tri. On sent que le temps des grandes mascarades de la vie sociale fait long feu, comme l’organisation précipitée des élections municipales, par exemple, la spéculation en bourse, la stigmatisation des migrants, la peur du « grand remplacement » de « nous » par « eux »… Depuis l’entrée en guerre, il n’y a plus « eux » et « nous ». Il y a les Français et c’est tout. Nous tous.

On nous reproche d’avoir été indisciplinés durant les premières alertes de l’épidémie. Nous sommes désormais ensemble dans la même angoisse, gens d’ici et gens d’ailleurs, celle d’être contagieux et de risquer sa vie et celle des autres, les proches et les lointains. Nous savons que la propagation sera freinée si chacun devient responsable de lui-même et des autres.

Chacun compte. C’est la guerre.

Nous réalisons dans notre intimité que nous sommes tous à égalité des chances devant la mort, davantage encore, maintenant que nous savons qu’il y a des contagieux « asymptomatiques ». Sans stigmates. Ce facteur est hautement anxiogène dans le corps social. En effet, « les Autres », les boucs-émissaires, n’existent plus dans la gestion de la peur collective qui nous terrasse. Ils étaient faciles à repérer dans le bon temps d’avant : ils avaient un faciès reconnaissable, des stigmates, des origines connues, des appellations, des stéréotypes… Le slogan « Etrangers retournez chez vous ! » a fait place à une nouvelle injonction : « Restons tous chez nous ».

Tueur nomade

Cet enseignement n’est pas anodin. Le coronavirus nous plonge dans un nouveau paradigme où l’homme de la rue se plie à un constat : nous ne savons rien de ce qui nous accable. Ni quand cela va cesser. Nous sommes piégés par la nuit possible sans lendemain. La guerre est déclarée, mais l’ennemi invisible. C’est un tueur nomade et sournois qui sait se dissimuler pour nous surprendre là où on ne l’attendait pas. Ils tuent des jeunes, à présent ! Il n’est pas raciste, il ne fait pas de différence, il a même l’air de se nourrir de la diversité de l’espèce humaine, filant d’un pays à l’autre, franchissant les barrières des religions, des âges, des sexes, des classes sociales…

Il a choisi sa cible : l’humain.

Il a créé des paniques. A tel point que beaucoup de nos concitoyens urbains ont cherché à quitter la zone de guerre en prenant la fuite. Ils ont dû sentir la charge du mot « exil ». Très vite, ceux qui le pouvaient, ont commencé à fuir à la campagne, dans leur résidence secondaire, chez des proches, en location… au risque d’emporter avec eux l’épidémie dans des zones rurales jusque-là épargnées, au grand dam des paysans inquiétés par ces envahisseurs contagieux venus profiter des avantages de leur sécurité rurale…

Nous sommes tous des sans-abris

La situation est inédite. Un virus nous contraint aujourd’hui à réfléchir à notre propre condition humaine. Il veut nous ouvrir les yeux, pour comprendre l’exil forcé des Autres qui ont fui ces dernières années leur pays en guerre et demandé asile aux Européens, au risque de se noyer en Méditerranée.

Le Covid-19 exhibe le spectre de la mort devant chacun de nous. Nous sommes ainsi sans-abris face à lui, démunis, disposés à accepter qu’au fond, « nous » et les « autres » ne font qu’un ; dans les hôpitaux déjà saturés de malades, les valeureux personnels de santé le savent mieux que quiconque. Le cœur brisé, ils instaurent déjà « la priorisation ». Nous devons nous faire une raison.

En France et en Europe, le drame du Coronavirus marquera l’avènement d’une nouvelle nation. Et sur la planète, celui d’un nouveau monde. Plus solidaire, plus fraternel devant la vie. Plus humble devant la mort.

…………………………………………………………………………………………………………………………..

Azouz Begag est sociologue au CNRS, ancien ministre (de la Promotion à l’égalité des chances, de 2005 à 2007). Derniers ouvrages parus : Mémoires au soleil (Seuil, 2018) et One, two, free, Viva l’Algérie (éditions Eric Bonnier, 2019).

 

Le Premier ministre commet une nouvelle erreur stratégique en écartant le dépistage généralisé

Le Premier ministre commet une nouvelle erreur stratégique en écartant le dépistage généralisé

 

Le Premier ministre commet une nouvelle erreur dramatique en écartant le dépistage systématique. Un dépistage pourtant recommandé par l’organisation mondiale de la santé et qui a fait la preuve de son efficacité dans plusieurs pays asiatiques qui ont réussi à contenir la propagation du virus. Le Premier ministre s’appuie sur des considérations de stratégie médicale complètement fausses. La vérité est beaucoup plus simple et terrible en même temps : la France ne dispose pas du nombre de tests nécessaires. “Nous avons élaboré une doctrine de test qui a consisté dans la phase 1 à tester beaucoup et cette logique de test a permis de circonscrire assez efficacement les premières apparitions du virus, ce qui nous a donné du temps”, a déclaré le chef du gouvernement lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Évidemment avec une telle stratégie on encourage pas les laboratoires et l’industrie pharmaceutique à produire massivement les tests qui pourraient être nécessaires et qui avec le confinement sont les deux seuls moyens efficaces contre la pandémie.

“Aujourd’hui la doctrine de test, c’est que nous testons les personnes qui présentent des symptômes, les personnels soignants qui présentent des symptômes, les premières personnes qui présenteraient des symptômes dans un établissement Ehpad”, a-t-il rappelé. Le premier ministre confond les contingences découlant de tristes réalités de l’imprévision est une stratégie médicale pertinente

“Il ne servirait à rien aujourd’hui de tester massivement tout le monde, préventivement ou en fonction des symptômes”, a-t-il souligné, car une généralisation des tests pèserait sur les “capacités d’analyse et nous n’aurions pas les réponses suffisamment rapides là où c’est absolument nécessaire”.

De la même manière pour répondre aux critiques sur le manque généralisé de stocks de masques , le Premier ministre emploie une dialectique d’évitement en reportant la responsabilité sur le trafic de masques. Certes les vols sont intervenus, des trafics aussi mais ils sont très marginaux par rapport à la totalité des besoins actuellement non couverts. Le pire, c’est que la France n’a pas conservé ses stocks  que les fabricants français ont surtout vendu les masques  à l’étranger. Tout cela au nom d’économies de bouts de chandelle de la part de l’État. Selon le dernier bilan établi mercredi soir, 9.134 cas d’infection au coronavirus et 264 décès ont été recensés en France. Plus de 3.600 personnes ont été hospitalisées, 931 cas graves sont en réanimation et 50% de ces cas graves concernent des personnes de moins de 60 ans.

Coronavirus : nouvelle réforme abandonnée, celle des APL

Coronavirus : nouvelle réforme abandonnée, celle des APL

 

Après la réforme des retraites, de ‘l’Unedic, c’est au tour de la réforme des APL qui est repoussée. .

 » A la suite de l’allocution du Président de la République aux Français le 16 mars 2020, le Gouvernement a choisi de décaler l’entrée en vigueur de la réforme des « APL en temps réel » prévue pour le 1er avril. », écrivent, dans un communiqué commun, la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les Collectivités territoriales Jacqueline Gourault et le ministre de la Ville et du Logement Julien Denormandie.

Les mesures prises pour faire face au Covid-19 « réduisent en effet la disponibilité des personnels » des caisses d’allocations familiales (CAF) et des mutualités sociales agricoles (MSA), expliquent les deux ministres qui leur ont demandé de prévenir tous les allocataires et les bailleurs de ce décalage. « Comme toute réforme, son lancement nécessite une mobilisation accrue des effectifs des caisses qui ne paraît pas compatible avec la situation actuelle », ajoutent-ils.

En allouant les APL en fonction des ressources actuelles des allocataires et non plus de celles de deux ans auparavant, le gouvernement estime que cela permettra de déterminer « de façon plus juste » leur niveau. En juillet 2019, selon l’AFP, Matignon avait en outre estimé à  »un peu au-dessus d’un milliard d’euros » les économies réalisées grâce à cette réforme.

La Fed: nouvelle baisse des taux et la BCE toujours paralysée

La Fed: nouvelle baisse des taux et la BCE toujours paralysée

.

 

Alors que la BCE est paralysée par les contradictions internes des membres de la zone euro sur les conditions de la gestion monétaire et budgétaire de la crise, la Fed, elle, multiplie les gestes notamment pour annoncer une baisse surprise dimanche de 1 point des taux , les ramenant dans une fourchette comprise entre 0 et 0,25%. La BCE qui pourtant a affirmé son soutien théorique à l’économie n’a pas encore modifié une seule fois ses taux il s’agit certes d’un geste symbolique le plus souvent mais qui vise à signifier l’engagement d’une politique particulièrement accommodante pour sauver économie. En plus évidemment de cette modification , il y aura pour la FED des rachats d’actifs massifs. De l’ordre de 700 milliards de bons du Trésor et de titres hypothécaires. On est loin encore des intentions–d’ailleurs n’en officiellement exprimées– de la BCE. Globalement cela pourrait apporter un soutien de l’ordre de 1000 milliards à l’économie américaine. À comparer aux dégâts de la crise en Europe. Le montant du PIB  de la zone euro se monte à 12 000 milliards environ. En fourchette basse, il faut s’attendre à une stagnation de l’économie au lieu des 1 % prévus d’augmentation pour le PIB. Soit une perte de 120 milliards. Sans doute un chiffre très supérieur à évaluer avec la quadruple crise : crise sanitaire, crise de l’offre, maintenant crise de la demande et crise financière. L’attentisme de la présidente de la BCE Christine Lagarde s’explique car elle est écartelé entre l’orthodoxie des pays du nord  et la gestion beaucoup plus laxiste des pays du Sud de la zone euro .

« Les effets du coronavirus pèseront sur l’activité économique à court terme et présenteront des risques pour les perspectives économiques », précise la Banque centrale américaine dans un communiqué.

La Réserve fédérale a précisé qu’elle maintiendra les taux dans cette fourchette jusqu’à ce que la crise soit passée. Seule une participante, Loretta J. Mester, présidente de la Fed de Cleveland, a voté contre cette mesure, et s’est montrée favorable à une baisse moins forte des taux. En plus du geste fort de la Fed, celle-ci a participé à une action concertée au niveau mondial pour assurer que les liquidités seront suffisantes lundi.

La baisse des taux surprise a été prise alors que le comité monétaire habituel de la Fed, qui va se réunir mardi et mercredi, doit rassurer les marchés. Wall Street a connu jeudi sa pire journée depuis le krach boursier d’octobre 1987. C’est la deuxième fois depuis le début du mois de mars que la Fed abaisse ses taux en dehors de son comité monétaire habituel, ce qu’elle n’avait pas fait depuis la crise financière de 2008.

 

La Fed a par ailleurs annoncé l’achat de 500 milliards de dollars de bons du Trésor et de 200 milliards de dollars de titres hypothécaires. Face à l’affolement, elle avait abreuvé les marchés en liquidités toute la semaine, apportant plusieurs milliers de milliards de dollars, et avait renoué avec les rachats de dette américaine à travers les bons du Trésor. Le président Trump a salué immédiatement le geste de la Banque centrale qu’il n’a eu de cesse de critiquer ainsi que son président Jérôme Powell.

Retraites: nouvelle journée nationale de grève le 31 mars

Retraites: nouvelle journée nationale de grève le 31 mars

Une nouvelle journée nationale de protestation contre la réforme des retraites décidées par l’intersyndicale. “Une majorité de la population reste opposée à cette réforme et (…) le gouvernement s’enfonce dans le déni de cette réalité”, écrit l’intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, Unef, UNL) dans un communiqué.

“Le 31 mars et ses suites doivent être un nouveau message fort envoyé au gouvernement et au patronat.”

Coronavirus : Nouvelle de la bourse chute à New York

Coronavirus : Nouvelle de la bourse chute à New York

Nouvelle journée de plongeon pour les bourses notamment à New York. En cause les conséquences possibles d’une pandémie. Une crise sanitaire qui pourrait générer même en crise économique.

Alors que les nouveaux cas ont baissé en Chine, la multiplication du nombre de personnes contaminées hors de Chine, notamment en Europe, au Moyen-Orient et en Corée du Sud amène les investisseurs à se replier vers les actifs moins risqués.

 “L’énorme bond du nombre de cas au cours du week-end dans d’autres pays amène à réévaluer les objectifs de croissance de 2020. Si le virus continue de se propager, nous pourrions avoir rapidement une baisse des bénéfices et des perspectives de croissance pour 2020”, a écrit Ryan Detrick, chargé de stratégie chez LPL Financial.

 Ainsi hier , l’indice Dow Jones a cédé 879,44 points, soit 3,15%, à 27.081,36.

Le S&P-500, plus large, a encore perdu 97,68 points, soit 3,03%, à 3.128,21. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 255,67 points (-2,77%) à 8.965,61 points. Sur quatre séances cumulées, il s’agit du plus fort recul en pourcentage depuis décembre 2018 pour les trois grands indices de Wall Street.

Plongeon  des  marchés mondiaux : pourquoi ?

 Il y a plusieurs facteurs qui ont favorisé le plongeon des marchés financiers  mondiaux. D’abord évidemment, l’épidémie du virus chinois qui ne cesse de prendre de l’ampleur et qui menace donc la santé. La propagation de la maladie risque de rendre les consommateurs plus prudents et plus attentifs en matière d’achat. La première conséquence serait donc une baisse de la consommation des ménages.

 La seconde raison tient à la désorganisation des chaînes d’approvisionnement et de distribution. C’est maintenant qu’on va prendre la mesure de l’importance de la Chine dans les processus de production et de distribution. Nombre de productions de produits manufacturés sont en effet élaborées en totalité en partie en Chine et dans les pays asiatiques. Pour l’instant,  les stocks ont partiellement comblé les ruptures d’approvisionnement mais on est proche du  point  critique.

 Encore plus fondamental est l’interrogation des décideurs sur la pertinence géographique de l’organisation d’une production de plus en plus internationale. Certes, toutes les productions des pays développés ne seront sans doute pas rapatriées dans leur pays d’origine. Une partie cependant pourrait l’être mais surtout, on pourrait assister à une restructuration profonde de l’aire des délocalisations

 

Le dernier facteur défavorable aux bourses découle du fait que les cotations sont montées au zénith et que de toute manière un fait ou un autre peut mettre à tout moment le niveau des actions en péril. Ces actions ont en effet atteint des niveaux complètement incohérents et irresponsables. Beaucoup seront donc incités à prendre maintenant leur bénéfice aggravant encore la baisse. Les Bourses européennes ont donc chuté lundi, l’aggravation soudaine de l’épidémie de coronavirus en dehors de la Chine alimentant les craintes d’un impact plus important que prévu sur l’économie mondiale.

 

“Quand la population réagit en ne voyageant plus, en n’allant plus au restaurant ou en cessant d’aller faire des courses, cela à un impact immédiat sur l’économie”, observe Randy Frederick, vice-président chez Charles Schwab à Austin, Texas.

Les prix du PETROLE ont également poursuivi leur repli.

Le baril de brut léger américain West Texas Intermediate (WTI) perd 3,07% à 49,85 dollars tandis que le baril de Brent finit la journée sur une perte de 2,75% à $54,75 le baril.

 

 

L’affaire Griveaux: nouvelle ère politique et médiatique en France

L’affaire Griveaux: nouvelle ère politique   et médiatique en France

Jean-Christophe Gallien, docteur en science politique, enseignant à l’Université de Paris-Sorbonne(*), estime qu’une nouvelle ère médiatique et politique s’ouvre avec l’affaire Griveaux . ( La Tribune)

 

Ce que l’on peut raisonnablement qualifier d’Affaire Benjamin Griveaux vient de nous rappeler que l’espace public -et nous en faisons tous l’expérience- s’élargit et se complexifie… Le concept même de vie privée est redéfini par les extensions récentes que nous donnons, presque tous, à la visibilité publique de nos activités personnelles voire intimes.

L’expérience que nous vivons, ou que nous nous apprêtons tous à vivre, nous lance comme des boules dans un incroyable flipper digital de la conversation et de l’information désintermédiée et, surtout, démultipliée dans ses offres narratives. Le résultat est plus que déstabilisant.

Même lorsque l’on pense être immunisé par ses convictions politiques et personnelles, sa compétence médiatique ou professionnelle, construites dans la durée, l’incroyable surgit invariablement au détour de la rue digitale : la suspicion se généralise, on se surprend à hésiter, à mettre en doute une réalité que l’on croyait observer et surtout comprendre.

Nos amis américains qui sont actuellement bombardés par l’incroyable et, je dois l’avouer, extraordinaire dispositif mis en place par les équipes de Donald Trump pour sa stratégie de défense face à la procédure d’Impeachment et désormais de contre-attaque électorale, sont projetés dans un alter monde. Celui de la distorsion permanente, aux émetteurs démultipliés, macro et micro scénarisée. La vérité est de plus en plus complexe à localiser.

Entre cris et chuchotements, entre la puissance d’une saturation médiatique collective massivement délivrée et la précision affective de conversations individualisées positives ou négatives, ils sont tous, qu’ils le veuillent ou non, impactés et surtout bousculés dans leurs fondamentaux les plus profondément enracinés.

Élargissons un peu notre regard: ce qui est à l’œuvre, en termes de communication politique et électorale, loin de nos standards français, pour l’instant, ce sont des stratégies mise en œuvre par de nombreux dirigeants de régimes politiques qualifiés d’illibéraux ou de démocratures.

L’idée centrale, plutôt que d’interdire l’expression des adversaires politiques ou de briser par la force les dissidences, c’est de créer la confusion, l’incertitude et au final l’adhésion à leurs narrations le plus souvent positionnées comme protectrices.

Ils saturent les ondes et surtout tous les tuyaux, ils occupent tous les espaces de la conversation physique et digitale, démultiplient l’exposition à un contenu de marque ou de produit politique individualisé entre histoires positives et négatives.

La vérité n’est plus qu’un concept qui ne rencontre plus les réalités projetées. Le bruit fonctionne comme un dôme protecteur inviolable de la position des leaders émetteurs et les micro-chuchotements personnalisés pour les oreilles de chaque citoyen sèment le doute jusque chez les ennemis et séduisent les incertains. Ces dirigeants ont appris à utiliser la magie politique et le pouvoir conversationnel des médias sociaux.

Notre défi collectif, c’est désormais de refuser le déni du « c’est un accident », de ne pas se cacher derrière la création létale d’une nouvelle ligne Maginot digitale française ou européenne. Notre défi, c’est désormais d’intégrer et de tenter de maîtriser ces mutations irréversibles à l’œuvre au cœur de nos expériences individuelles mais aussi collectives qu’elles soient politiques mais aussi business et diplomatiques. Il n’y a pas d’option. C’est une nouvelle ère, il faut tout faire pour qu’elle demeure démocratique.

___
(*) Par Jean-Christophe Gallien
Politologue et communicant
Enseignant à l’Université de Paris la Sorbonne
Président de j c g a et Directeur de Zenon7 Public Affairs
Membre de la SEAP, Society of European Affairs Professionals

 

Convention citoyenne pour le climat : une nouvelle manipulation !

Convention citoyenne pour le climat : une nouvelle manipulation !

 

 

Il se confirme que la fameuse convention citoyenne de 150 personnes tirées au sort pourrait être une belle manipulation pour faire avaler l’augmentation de la fiscalité et notamment la taxe carbone !

Le  gouvernement a donc lancé sa   convention citoyenne sur le climat dont personne ou presque ne parle.  Une convention citoyenne qui est composée de 150 citoyens tirés au sort bien encadrés par des experts et surtout des politiques. On voit mal ce qui pourrait sortir d’une réunion aussi composite ou évidemment on pourra facilement manipuler les participants. Cette espèce de démocratie directe est évidemment illusoire car les problèmes étudiés sont généralement complexes exigent à la fois connaissance et expérience. Or la convention citoyenne va ressembler à la discussion d’un super bistrot. Cette démarche s’inscrit dans la volonté d’écarter les corps intermédiaires et les organisations compétents sur le sujet. Le dialogue direct voulu par Macron relève tout simplement d’une méthode théocratique.

Composée de 150 citoyens tirés au sort, cette convention est chargée de “redessiner toutes les mesures concrètes d’aides aux citoyens sur la transition climatique dans le domaine des transports, de la rénovation des logements”. Le chef de l’Etat s’est engagé à ce que ses conclusions soient soumises “sans filtre”, au vote du Parlement, soit à référendum, soit à une application réglementaire directe. Mais le premier ministre a déjà prévenu : pas question de reprendre n’importe quelle proposition de la convention dont d’ailleurs presque personne ne parle tellement cette  histoire de pseudo démocratie est marginale.

La Convention citoyenne: nouvelle forme de démocratie ? une escroquerie !

La Convention citoyenne: nouvelle forme de démocratie ?  une escroquerie !

 

Hélène Landemore, professeure de sciences politiques dans une tribune au Monde non seulement tresse des lauriers  à la fameuse convention citoyenne sur le climat dont pratiquement personne ne parle mais en plus fantasme en imaginant qu’il  pourrait s’agir là d’une nouvelle forme de démocratie non seulement en France mais pour toute la planète!  Il faudrait sans doute en rire si ce n’était pas ridicule. Le pire,  c’est que l’intéressée reconnaît qu’il est bien trop tôt pour parler du contenu et des propositions de cette convention, elle n’en dit pas un mot . Et pour cause, rien de significatif n’est encore sorti ; ce qui n’est guère étonnant compte tenu de la complexité du sujet et des enjeux qui ne sauraient être traités en quelques semaines par des citoyens ignorants de la problématique. La Convention citoyenne est évidemment une manipulation démocratique voulue par le président afin  une nouvelle fois de s’affranchir des organisations intermédiaires qui sur le sujet travaillent  depuis des dizaines d’années et ont forcément acquis compétences et expériences. La lecture de cette tribune vaut quand même le détour pour la légèreté et l’inconsistance de son argumentaire. Une preuve supplémentaire que les sciences politiques sont souvent du bla-bla, en plus parfois très partisan.

« La Convention Citoyenne sur le climat vient de terminer sa cinquième session, avec seulement deux rencontres supplémentaires avant de devoir rendre ses propositions au gouvernement début avril. Cette convention, qui rassemble 150 citoyens français tirés au sort depuis octobre 2019, réfléchit à la meilleure manière de réduire de 40 % (par rapport à leur niveau de 1990) les émissions de gaz à effet de serre de la France d’ici à 2030, le tout dans un esprit de justice sociale. S’il est encore trop tôt pour parler du contenu et de l’avenir de ces propositions, on peut poser d’autres questions : qu’a accompli cette convention jusqu’à présent et que représente-t-elle, plus largement, dans ce moment de crise de la démocratie que nous traversons ?

La première chose à dire, c’est que cette Convention citoyenne a déjà accompli une tâche historique. Elle fonctionne bien – dans son organisation logistique comme dans ses délibérations – et elle est visible, faisant l’objet d’une couverture médiatique importante en France et, de plus en plus, à l’étranger. Elle fait ainsi la démonstration empirique, symboliquement importante, qu’impliquer des citoyens ordinaires sur des enjeux politiques complexes au niveau national est possible, même dans un pays aussi grand et multiculturel que la France.

Jusqu’ici, les assemblées et processus délibératifs ayant bénéficié d’une visibilité similaire avaient été mis en place au niveau infranational (par exemple, en Colombie-Britannique et dans l’Ontario, au Canada), ou dans des pays considérés comme trop petits ou trop homogènes (l’Islande, l’Irlande) pour que leur exemple puisse être généralisé. Le « grand débat national » lui-même, que cette assemblée vient en un sens compléter, n’avait permis de vraies délibérations qu’au niveau local (notamment dans les 21 assemblées régionales tirées au sort).

Cette convention marque donc une avancée importante pour la démocratie délibérative, à savoir l’ensemble des théories et pratiques qui placent au cœur de la légitimité démocratique l’échange raisonné entre citoyens libres et égaux. La convention citoyenne française est, à cet égard, un jalon sur le plan international. Elle a déjà suscité des ambitions accrues au Royaume-Uni, où a démarré, le 25 janvier, une assemblée citoyenne sur le climat (« UK citizen’s climate assembly »), et en Espagne, qui vient d’annoncer la tenue d’une convention sur le modèle français. Elle va sans doute, aussi, donner plus d’audace à ceux qui aimeraient passer à des échelles supérieures sur les enjeux climatiques ou autres, par exemple ceux de l’Union européenne et, pourquoi pas, de la planète. »

 

 

Retraites: nouvelle manif le 20 février

Retraites: nouvelle manif le 20 février

Un peu plus de 100 000 personnes d’après ministère de l’intérieur ont manifesté jeudi, soit une légère hausse qui sans doute a incité l’intersyndicale à prévoir une nouvelle journée de mobilisation le 20 février. L’intersyndicale, opposée au projet de réforme des retraites, s’est réunie jeudi soir à l’issue d’une neuvième journée de grèves et manifestations en France, pour décider des suites à donner au mouvement.

La CGT, Force ouvrière, FSU, Solidaires ainsi que des organisations de jeunesse (MNL, UNL, Fidl) et étudiante (Unef) «appellent l’ensemble de la jeunesse, des salarié(e)s, des privé(e)s d’emploi, des retraité(e)s à une nouvelle journée de convergence de grèves et de manifestations le 20 février» soit trois jours après le début de l’examen du projet de loi à l’Assemblée nationale, a précisé l’intersyndicale dans un communiqué.

Ces annoncent interviennent au terme d’une nouvelle journée de manifestations où la mobilisation était en légère hausse, selon le ministère de l’Intérieur. D’après Beauvau, 121.000 personnes ont manifesté dans toute la France, dont 15.000 à Paris contre 108.000 en France le 29 janvier, 13.000 dans la capitale. D’après la CGT, 130.000 personnes ont battu le pavé parisien contre 180.000 le 29 janvier.

En France, plusieurs rassemblements ont également eu lieu. Les manifestants étaient 5300 à Lyon, 4500 à Marseille, 3500 à Toulouse ou Bordeaux, 2700 à Rennes, 2300 à Nantes, 1700 à Lille ou encore 1600 à Clermont-Ferrand, selon les préfectures ou la police.

 

Nouvelle procédure pour l’élargissement de l’union européenne ?

Nouvelle procédure pour l’élargissement de l’union européenne

 

Une nouvelle procédure surtout pour contourner les réticences de la France vis-à-vis de l’élargissement en direction des Balkans. Une procédure qui donnerait davantage de poids aux chefs d’État des pays de l’union européenne actuelle. Cette nouvelle procédure tire les conséquences du refus de la France de  l’ouverture de négociations d’adhésion avec l’Albanie et la Macédoine du Nord, gelant ainsi un processus censé s’ouvrir ensuite à la Serbie, au Kosovo, au Monténégro et à la Bosnie. Le président français a réclamé que l’UE se réforme avant de poursuivre un élargissement jugé “trop bureaucratique”.

Les propositions de la Commission ne répondent cependant pas à toutes les demandes françaises, notamment celle qui consisterait à dégager des fonds pour les nouveaux adhérents à partir des montants consacrés dans le budget de l’UE aux pays les plus pauvres. Des responsables européens craignent qu’une telle initiative n’incite ces Etats membres à s’opposer à tout élargissement.

Cette réforme de la procédure d’adhésion doit être approuvée à l’unanimité des Vingt-Sept et il n’est pas certain que la France l’acceptera en l’état.

Grève Retraites: Nouvelle journée le 24 janvier

Grève Retraites: Nouvelle journée le 24 janvier

 

Macron voudrait bien passer à autre chose, notamment de plus consensuel; par exemple,  en instrumentalisant la fameuse convention citoyenne sur l’environnement. Une commission bidon uniquement mise en place pour reverdir un président qui n’a pas témoigné une grande sensibilité aux questions écologiques. Il a même envisagé un référendum sur des propositions qui n’ont pas pris encore la moindre forme; histoire sans doute d’obtenir un vote plus favorable que ce qui mesure sa popularité actuelle qui chute sérieusement. Malheureusement pour Macron tout autant que pour le pays, le conflit social s’enlise comme s’est enlisée l’affaire des gilets jaunes. Mais si la mobilisation baisse, elle reste majoritairement soutenue par l’opinion publique, et la bataille de la rue se double d’un nouvel affrontement, dans l’hémicycle cette fois, où le cadre de l’examen du projet de loi est déjà critiqué par les oppositions de gauche et de droite, avant même son arrivée prévue le 17 février.

La page est loin d’être tournée. Pour preuve une nouvelle journée de grève et de manifestations aura lieu le 24 janvier, jour de la présentation du texte en conseil des ministres.

Dans un communiqué, les syndicats CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL, MNL et FIDL rejettent de nouveau un “projet absurde et injuste” et “exigent le maintien des régimes de retraite existants par répartition solidaire et intergénérationnelle, fondés sur un système par annuités ». Lors d’une conférence de presse mercredi, le Premier ministre Edouard Philippe a dénoncé la grève dans les transports, la plus longue dans l’histoire de France, qui est selon lui “sans issue” compte tenu de la détermination “totale” du gouvernement à aller jusqu’au bout de la suppression des régimes spéciaux.

Si la position des syndicats radicaux est loin d’être défendable sur tous les points, le même reproche peut être fait au pouvoir politique qui non seulement se montre incapable d’aboutir à un compromis sérieux mais multiplie aussi les actes de provocation tant vis-à-vis des syndicats les plus durs que vis-à-vis des syndicats réformistes. Avec l’enlisement, ce qui est de plus en plus en cause c’est la capacité de ce gouvernement et de Macron à gérer le pays.

Baisse taux du Livret A: nouvelle lamentable attaque contre les petits épargnants

Baisse  taux du Livret A: nouvelle lamentable attaque contre les petits épargnants

 

 

La baisse du niveau déjà lamentable de la rémunération du livret à témoigne à l’évidence que le pouvoir est un zélé serviteur des intérêts financiers. Notons que cette baisse fait passer la rémunération de 0, 75 % à 0,50 % et  intervient au moment où l’inflation remonte et passe à 1,5 % en 2019. Bref, une perte assurée de 1 % sur l’épargne des petits porteurs de livrets. On ne fera croire à personne que les plus aisés  utilisent le livret A pour sécuriser leur épargne. Ce sont les petites et moyennes catégories qui utilisent ce type d’épargne . Cette baisse aura des les effets sur toute l’épargne et pas seulement sur le livret A. Sa justification par l’aide au développement du logement social est une escroquerie .( 100 à 200 millions d’économies d’ailleurs très théoriques compte  tenu des taux d’emprunt nul). En fait , il s’agit d’une tentative supplémentaire de mettre la main sur cet extraordinaire épargne qui représente près de 300 milliards d’euros pour 55 millions de livrets. son succès ne se dément pas, avec une collecte nette de 13,63 milliards d’euros entre janvier et octobre 2019, selon les dernières données de la Caisse des dépôts. Au total, l’encours du Livret A s’élève à 297,4 milliards d’euros, c’est 6% de plus qu’il y a un an à la même époque. Si l’on ajoute le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), les encours gonflent à 408,2 milliards d’euros (+5,7% sur un an).

Le taux du Livret A sera abaissé de 0,75% au plancher de 0,50% en février, annonce le ministre de l’Economie Bruno Le Maire dans un entretien publié mercredi soir sur le site du Parisien. Le gouvernement suit ainsi à la lettre la recommandation de la Banque de France qui se base sur une formule tenant compte du niveau des taux d’intérêt et de l’inflation et dont le plancher a été fixé à 0,50%.

Alors que le taux de rémunération du Livret A – destiné notamment au financement du logement social – est gelé depuis août 2015 à 0,75%, le ministre de l’Economie estime qu’il aurait été “irresponsable et incohérent” de le maintenir plus longtemps à ce niveau. “Incohérent par rapport à notre politique de diversification des placements. Et irresponsable pour les milliers de Français qui attendent un logement social”, souligne Bruno Le Maire. “Ce nouveau taux permettra en effet de construire 17.000 logements sociaux supplémentaires et d’en rénover 52.000 chaque année”, souligne-t-il. Une escroquerie, car les organismes sociaux type HLM ne manque guère de trésorerie.  La rémunération du Livret d’épargne populaire (LEP) passera quand à elle de 1,25% actuellement à 1%, précise le ministre.

Grande distribution : nouvelle vague de licenciements avec Auchan

Grande distribution : nouvelle vague de licenciements avec Auchan

 

Un peu comme dans l’automobile, la grande distribution risque de connaître des vagues successives de dégraissage des effectifs de grande ampleur. En effet, le secteur est affecté par des bouleversements structurels liés au changement de la demande  mais aussi à l’évolution des systèmes de distribution notamment via les plates-formes numériques. Pour parler clair, des grandes plates-formes notamment américaines vont tuer d’abord les formes de distribution actuelles mais aussi l’économie. Il y a de grands changements chez les consommateurs aussi qui souhaitent moins de produits standardisés, davantage de proximité et de qualité mais qui recourt aussi de plus en plus aux plates-formes numériques.

Un double phénomène: une recherche de proximité en même temps qu’un recours à la vente par Internet. Après d’autres, Auchan a donc annoncé mardi la suppression nette de 517 emplois en France dans le cadre d’une réorganisation censée lui permettre de se relancer face aux bouleversements en cours dans la grande distribution avec l’essor du commerce en ligne et les changements d’habitude de consommation.

Ce plan de départs volontaires concerne les salariés des fonctions “siège” et “produits” et les services d’appui de l’organisation commerciale, précise le groupe de la famille Mulliez dans un communiqué.

Il se traduira en fait par la suppression de 652 postes actuellement occupés et la création de 135 autres. Auchan va en outre lancer une étude d’impact sur sa chaîne logistique qui devrait aboutir l’été prochain à la définition d’une nouvelle organisation.

“La distribution s’est développée sur un modèle puissant, devenu aujourd’hui inadapté pour répondre aux transitions digitale, alimentaire, écologique et économique qui sont à l’oeuvre”, déclare Edgard Bonte, président d’Auchan Retail, l’activité de distribution du groupe, cité dans le communiqué. “Auchan Retail a des atouts solides pour faire face à ces changements qui impactent son modèle (…) à condition d’engager un travail de transformation profonde.” Le groupe Auchan, qui a accusé une perte nette de près d’un milliard d’euros en 2018, a lancé l’an dernier un plan d’économies qui devrait atteindre 1,1 milliard d’euros d’ici 2022.

Le distributeur est notamment à la peine en France, son premier marché, où ses ventes baissent depuis des années, plombées par les contre-performances de ses hypermarchés.

Le plan de redressement, qui vise à atteindre une rentabilité de 6% en 2022, commence à produire des effets avec une érosion très modérée du chiffre d’affaires en 2019 et une meilleure année en France par rapport à l’année précédente, selon le quotidien La Voix du Nord, qui cite la direction du groupe.

Au-delà des suppressions de postes, Auchan dit vouloir transformer en profondeur son métier en misant sur une offre locale et en faisant de ses magasins des “lieux d’expérience” avec l’organisation d’événements tels que des cours de cuisine. Le distributeur veut aussi doubler d’ici 2022 le chiffre d’affaires alimentaire dans le commerce en ligne et réaliser plus de 15% du chiffre d’affaires global hors des hypermarchés et supermarchés.

Réforme des retraites: nouvelle provocation avec l’envoi du projet au Conseil d’État

Réforme des retraites: nouvelle provocation avec  l’envoi du projet  au Conseil d’État

 

Un grosse bavure de Marc Fesneau, ministre des Relations avec le Parlement, qui avoue que le projet de loi était désormais « parti au Conseil d’État ». Le texte de loi qui serait déjà « rédigé à 95% », selon une source de l’exécutif.  Il y a de toute évidence une énorme contradiction entre l’illusoire intention de dialoguer du gouvernement et la réalité. D’une certaine manière c’est  cette méthode a conduit au blocage actuel. La vérité c’est que le projet pour Édouard Philippe est complètement ficelé et que la discussion avec les partenaires sociaux relève de l’anecdotique. On pourra changer ici ou là une, voir un mot puisque le gouvernement considère que le texte est prêt à 95 %.

Il s’agit d’une nouvelle provocation d’Édouard Philippe en particulier qui en réalité refuse le dialogue non seulement avec les syndicats radicaux mais aussi avec les syndicats réformistes. Il est de plus en plus clair que Édouard Philippe veut apparaître dans une posture de réformiste dur par rapport au réformisme de Macron qui cultive un peu trop la stratégie du en même temps. Le véritable enjeu des retraites n’est pas celui de la justice sociale, même pas celui de l’assainissement financier mais de la préparation de postures en vue des élections présidentielles de 2027 voir de 2022 si la popularité de Macron continue de s’écrouler à ce rythme. La question des retraites est essentiellement politique d’autant que le coût de la réforme risque d’être exorbitant et donc sans doute revu d’ici quelques années. Ce qui paraît d’ailleurs inévitable en regard des cinq certitudes concernant les paramètres entre parenthèses rapport actif retraitée notamment .

 

Crise grande distribution: nouvelle suppression d’emplois chez Auchan

Crise grande distribution: nouvelle suppression d’emplois chez Auchan

 

Après d’autres grandes chaînes, Auchan annonce à son tour 1 millier de suppressions d’emplois.  Le modèle des hypermarchés paraît de plus en plus obsolètes même s’il représente encore 50 % des achats. Il est coincé entre le développement du commerce sur Internet, les chaines  spécialisés et le développement des commerces de proximité. En outre les consommateurs évitent  de perdre leur temps dans ces espèces d’usines. Les consommateurs sont de moins en moins nombreux dans les hypermarchés : une fréquentation en baisse de 2,5% en 2018. « Il y a beaucoup trop de monde », avoue une cliente. Les premières grandes surfaces datent des années 1960. Ces temples de la consommation sont désormais à bout de souffle, concurrencés par des chaînes spécialisées et par Internet. Les magasins bio ont eux aussi vite trouvé leur clientèle.

. Le Web affiche une croissance de 15% par an grâce à des parts de marché prises à la grande distribution sur les vêtements ou l’électroménager. Pour se maintenir, les hypermarchés se renouvellent en développant des services comme le « drive » ou les commandes via Internet.  Auchan, qui a lancé début 2019 un plan de redressement face aux contre-performances de ses hypermarchés, devrait présenter à ses syndicats à la mi-janvier un plan de départs volontaires qui concernera au moins un millier de salariés de l’enseigne, a rapporté lundi Le Parisien.

 

Les syndicats devraient recevoir début janvier une convocation pour un comité social et économique d’établissement (CSE), lequel devrait avoir lieu le 14 janvier, écrit le journal, sans citer ses sources.

Auchan, propriété de la famille Mulliez, a lancé en mars dernier un plan pour tenter de redresser la barre alors que les ventes de ses activités de distribution (Auchan Retail) sont en recul depuis plus de six ans. Ce plan, baptisé “Renaissance”, passe par une baisse drastique des investissements (-41% au premier semestre) et par des réductions de coûts.

Les hypermarchés, qui comptent pour environ 80% des ventes du distributeur en France, sont à la peine face à la concurrence des spécialistes du e-commerce, notamment Amazon.

Le groupe Auchan, qui dispose également d’activités à l’étranger, a accusé une perte nette de près d’un milliard d’euros en 2018.

Le plan d’économies devrait atteindre 1,1 milliard d’euros en année pleine d’ici à 2022, selon les prévisions du groupe.

 

Après d’autres grandes chaînes, Auchan annonce à son tour 1 millier de suppressions d’emplois.  Le modèle des hypermarchés paraît de plus en plus obsolètes même s’il représente encore 50 % des achats. Il est coincé entre le développement du commerce sur Internet, les chaines  spécialisés et le développement des commerces de proximité. En outre les consommateurs évitent  de perdre leur temps dans ces espèces d’usines. Les consommateurs sont de moins en moins nombreux dans les hypermarchés : une fréquentation en baisse de 2,5% en 2018. « Il y a beaucoup trop de monde », avoue une cliente. Les premières grandes surfaces datent des années 1960. Ces temples de la consommation sont désormais à bout de souffle, concurrencés par des chaînes spécialisées et par Internet. Les magasins bio ont eux aussi vite trouvé leur clientèle.

. Le Web affiche une croissance de 15% par an grâce à des parts de marché prises à la grande distribution sur les vêtements ou l’électroménager. Pour se maintenir, les hypermarchés se renouvellent en développant des services comme le « drive » ou les commandes via Internet.  Auchan, qui a lancé début 2019 un plan de redressement face aux contre-performances de ses hypermarchés, devrait présenter à ses syndicats à la mi-janvier un plan de départs volontaires qui concernera au moins un millier de salariés de l’enseigne, a rapporté lundi Le Parisien.

 

Les syndicats devraient recevoir début janvier une convocation pour un comité social et économique d’établissement (CSE), lequel devrait avoir lieu le 14 janvier, écrit le journal, sans citer ses sources.

Auchan, propriété de la famille Mulliez, a lancé en mars dernier un plan pour tenter de redresser la barre alors que les ventes de ses activités de distribution (Auchan Retail) sont en recul depuis plus de six ans. Ce plan, baptisé “Renaissance”, passe par une baisse drastique des investissements (-41% au premier semestre) et par des réductions de coûts.

Les hypermarchés, qui comptent pour environ 80% des ventes du distributeur en France, sont à la peine face à la concurrence des spécialistes du e-commerce, notamment Amazon.

Le groupe Auchan, qui dispose également d’activités à l’étranger, a accusé une perte nette de près d’un milliard d’euros en 2018.

Le plan d’économies devrait atteindre 1,1 milliard d’euros en année pleine d’ici à 2022, selon les prévisions du groupe.

Sondage popularité Macron: nouvelle chute de 4 points passée sous silence dans de nombreux médias

Sondage popularité Macron: nouvelle chute de 4 points passée sous silence dans de nombreux médias

 

Sans doute pour ne pas désespérer l’opinion publique vis-à-vis de la crédibilité des réformes en cours notamment de celles des retraites, la plupart des médias ont snobé la  nouvelle chute de 4 points de Macron  dans le  dernier baromètre Ipsos de décembre  publié par Le Point . Édouard Philippe et Emmanuel Macron perdent tous les deux 4 points. Pourtant les médias  avaient largement repris le sondage bidon du JDD du mois dernier qui annonçait une remontée de 1 point de Macron. Une remontée pour le moins suspecte mais qu’on comprend mieux quand on sait que le JDD de Bolloré est l’un  des meilleurs supports de propagande de Macron. Le rédacteur en chef de ce journal ne se prive pas de se déclarer officiellement macroniste et d’intervenir publiquement à ce titre.. Le dernier sondage en date montre cependant une chute de Macron

.

Les grèves ont bien  un impact direct sur la popularité des deux têtes de l’exécutif, telle qu’elle a été mesurée par Ipsos pour Le Point le week-end du 14-15 décembre. Le président de la République et le Premier ministre perdent chacun 4  % d’opinons favorables – et 7 et 6  % depuis septembre. La baisse est marquée autant chez les actifs que chez les retraités. Plus préoccupant, elle touche des populations qui sont, naturellement, proches de l’exécutif. La chute est forte chez les habitants des grandes villes notamment à Paris. A noter une perte   de 12 points chez les bacs+2 et plus. C’est le cœur de l’électorat macroniste qui est en train de s’éroder sous le choc de la réalité : une réforme illisible, anxiogène et portée un ministre qui a dû démissionner pour avoir menti sur ses liens avec les assurances et ses revenus.

 

Popularité Macron: nouvelle chute de 4 points

Popularité Macron: nouvelle chute de 4 points

 

Nouvelle chute de 4 points  dans le  dernier baromètre Ipsos de décembre  publié par Le Point .Édouard Philippe et Emmanuel Macron perdent tous les deux 4 points.

Les grèves ont un impact direct sur la popularité des deux têtes de l’exécutif, telle qu’elle a été mesurée par Ipsos pour Le Point le week-end du 14-15 décembre. Le président de la République et le Premier ministre perdent chacun 4  % d’opinons favorables – et 7 et 6  % depuis septembre. La baisse est marquée autant chez les actifs que chez les retraités. Plus préoccupant, elle touche des populations qui sont, naturellement, proches de l’exécutif. La chute est forte chez les habitants des grandes villes notamment à Paris. A noter une perte   de 12 points chez les bacs+2 et plus. C’est le cœur de l’électorat macroniste qui est en train de s’éroder sous le choc de la réalité : une réforme illisible, anxiogène et portée un ministre qui a dû démissionner pour avoir menti sur ses liens avec les assurances et ses revenus.

 

 

 

Croissance : 2020: nouvelle révision à la baisse, comme en zone euro (Banque de France)

Croissance : 2020: nouvelle révision à la baisse, comme en zone euro (Banque de France)

 

En milieu d’année, la plupart des instituts publics prévoyaient t une croissance pour 2020 équivalentes à celles de 2019. On se fondait sur des prévisions d’une augmentation de 1,4 % pour le PIB . Avec la détérioration de l’environnement international, les organismes de prévision ont  bien été contraints  de revoir à la baisse plusieurs fois leurs projections pour 2020. Ce que vient de faire encore la Banque de France qui estime maintenant que la croissance pourrait être limitée autour de 1 %. Plus globalement d’après la commission européenne,   l’économie de la zone  connaît actuellement sa septième année consécutive de croissance et devrait encore croître en 2020 et 2021. Les marchés du travail restent solides et le chômage poursuit sa décrue. Toutefois, l’environnement extérieur est devenu beaucoup moins favorable et les incertitudes sont grandes. L’un des secteurs les plus affectés est le secteur manufacturier, qui subit aussi des mutations structurelles. L’économie européenne semble donc aller vers une période prolongée de moindre croissance et de très faible inflation.

L’on s’attend maintenant à ce que le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro progresse de 1,1 % en 2019 et de 1,2 % en 2020 et 2021. Par rapport aux prévisions économiques de l’été 2019 (publiées en juillet), la prévision de croissance pour 2019 (initialement de 1,2 %) a donc été revue à la baisse de 0,1 point de pourcentage et celle pour 2020 (initialement de 1,4 %) de 0,2 point. Si l’on considère l’UE dans son ensemble, le PIB devrait augmenter de 1,4 % en 2019, en 2020 et en 2021. La prévision pour 2020 a, elle aussi, été revue à la baisse par rapport à l’été (où elle était de 1,6 %).

 

Le ralentissement de l’inflation enregistré cette année dans la zone euro a jusqu’à présent reposé sur la baisse des prix de l’énergie et sur le fait que les entreprises ont en grande partie choisi de répercuter le coût de la hausse des salaires sur leurs marges plutôt que sur leurs clients. Les tensions inflationnistes devraient rester faibles au cours des deux prochaines années. Le taux d’inflation de la zone euro (indice des prix à la consommation harmonisé) devrait s’établir à 1,2 % cette année et l’an prochain et passer à 1,3 % en 2021. Dans l’UE, l’inflation devrait se chiffrer à 1,5 % cette année et l’an prochain, puis à 1,7 % en 2021.

Les finances publiques en Europe devraient continuer de bénéficier de taux d’intérêt très bas sur les encours de dette. Malgré une croissance plus faible du PIB, le ratio total dette publique/PIB de la zone euro devrait encore baisser, pour la cinquième année consécutive, et s’établir à 86,4 % cette année, 85,1 % en 2020 et 84,1 % en 2021. Les mêmes facteurs seront à l’œuvre au niveau de l’UE, où le ratio de la dette publique au PIB devrait tomber à 80,6 % cette année, 79,4 % en 2020 et 78,4 % en 2021.

Par contre, les soldes des comptes publics devraient enregistrer une légère détérioration, sous l’effet du ralentissement de la croissance et de politiques budgétaires discrétionnaires un peu plus accommodantes dans certains États membres. Le déficit agrégé de la zone euro devrait passer d’un niveau historiquement bas de 0,5 % du PIB en 2018 à 0,8 % cette année, puis à 0,9 % en 2020 et 1,0 % en 2021, à politiques inchangées. Toutefois, l’orientation budgétaire générale de la zone euro, c’est-à-dire l’évolution de l’ensemble des soldes budgétaires structurels des 19 États membres qui composent la zone, devrait rester globalement neutre. Dans l’UE, le déficit agrégé devrait également augmenter et passer de 0,7 % du PIB en 2018 à 0,9 % cette année, 1,1 % en 2020 et 1,2 % en 2021.

Un certain nombre de risques pourraient se traduire par une croissance plus faible que prévu. Une nouvelle montée des incertitudes ou une aggravation des tensions commerciales et géopolitiques pèserait sur la croissance, de même qu’un ralentissement plus brutal que prévu en Chine, qui pourrait se produire si les mesures prises jusqu’ici n’avaient pas les effets attendus. Plus près d’ici, les risques incluent l’éventualité d’un Brexit désordonné et la possibilité que la faiblesse du secteur manufacturier ait plus de répercussions que prévu sur les secteurs tournés vers le marché intérieur. Ces prévisions reposent sur un ensemble d’hypothèses techniques concernant les taux de change, les taux d’intérêt et les prix des matières premières arrêtées au 21 octobre 2019. Pour toutes les autres données nécessaires, y compris les hypothèses relatives aux politiques publiques, les prévisions prennent en considération des informations datant du 24 octobre 2019 au plus tard. Sauf annonce crédible et suffisamment détaillée, les projections reposent sur l’hypothèse de politiques inchangées.

 

Sondage popularité Macron : encore une nouvelle baisse

Sondage popularité Macron : encore une nouvelle baisse

 

 

On peut faire confiance aux sondages de Paris-Match et Sud-Radio qui montre une nouvelle détérioration de la popularité de Macron. En effet ces deux journaux sont en général des inconditionnels de Macron , surtout Lagardère propriétaire de paris Match ( et du JDD, journal également militant pro Macron),  l’un des plus fervent supporter du président . La confiance des Français en Emmanuel Macron est en effet  légère baisse (-1) pour le troisième mois consécutif, selon un sondage IFOP Fiducial réalisé après le début de la mobilisation contre la réforme des retraites. Avec 35% de jugements favorables, le chef de l’Etat perd trois points en trois mois et deux Français sur trois (65%, +2) jugent négativement son action, dont 38% (+6) qui ne l’ »approuvent pas du tout ». La cote d’Edouard Philippe se stabilise en revanche à 37% malgré la contestation sociale et 63% (+1) des Français interrogés désapprouvent son action à la tête du gouvernement, selon cette enquête pour Paris Match et Sud Radio.

12345...17



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol