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Macron « nouvelle équipe » ou nouvelle politique ?

Macron « nouvelle équipe » ou nouvelle politique ?

 

Comme souvent, Macron est demeuré dans le plus grand flou artistique concernant le renouvellement du gouvernement. Comme d’habitude, une dialectique très générale, approximative dont il a déjà usé et abusé “Le nouveau chemin, ce sont de nouveaux objectifs d’indépendance, de reconstruction, de réconciliation, et de nouvelles méthodes. Derrière, il y aura une nouvelle équipe”, dit-il aussi. Une phrase qui ne veut évidemment tristement rien dire si on ne définit pas de façon un peu plus précise les objectifs et les modalités pour y parvenir. Seule concession à ce flou artistique, la promesse d’une nouvelle équipe. Mais les interrogations sur ce point sont également très nourries. L’Élysée s’est d’ailleurs contredit sur l’éventualité d’un maintien au poste de premier ministre d’Édouard Philippe.

Ce qui apparaît certains ,c’est que Macron veut remettre la main sur la gouvernance compris celle de Matignon. Il envisage même la fusion des équipes de Matignon et de l’Élysée. La vérité sans doute , c’est  qu’il n’a pas encore choisi. En effet, si la cote de popularité du premier ministre constitue un atout aujourd’hui, en même temps elle constitue un lourd handicap pour le président qui porte l’impopularité à la place premier ministre. Pire, progressivement la cote de popularité du premier ministre pourrait interroger un jour sur les chances de Macron de sa candidature en 2022.

Macron pourrait garder Édouard Philippe mais il n’est pas certain que ce dernier accepte de n’être  qu’un collaborateur de second rang de l’Élysée. En outre Édouard Philippe bien que sollicité par l’opinion publique ne manifeste pas une grande sensibilité concernant la négociation sociale en particulier sur les retraites et sur la problématique environnementale. Or ce sont deux axes sur lesquels veut se réorienter Macron.

Quant au renouvellement il ne faut guère espérer de miracle. La plupart des ministres issus de la société civile ont montré leurs limites voir leur incompétence. En outre l’épisode Hulot a validé les limites et les dangers d’un recours de non politiques.

Interrogé au sujet d’une éventuelle remise en cause des 35 heures face à la crise économique provoquée par le nouveau coronavirus, Emmanuel Macron déclare: “Nous ne pouvons pas vouloir notre indépendance, la reconquête sociale, économique et environnementale, et être un des pays d’Europe où l’on travaille le moins longtemps.”

Quant à la réforme des retraites, le chef de l’Etat considère qu’il ne doit pas y avoir “d’abandon” tout en se disant “ouvert à ce qu’elle soit transformée”.

“Elle ne peut pas être reprise de manière inchangée à la sortie de la crise”, dit-il, en ajoutant qu’il n’y aura pas d’augmentation d’impôts malgré la dégradation des finances publiques.

La pire des contradictions c’est peut-être celle qui concerne l’opinion publique qui d’un côté accorde une certaine confiance au premier ministre mais de l’autre n’est pas prête à avaler une réforme des retraites bâclées pas davantage sans doute que des mesures écologiques précipitées  qu’il s’approuvent en théorie mais qui par exemple tueraient encore davantage l’emploi.

Municipales : Une nouvelle génération d’élus de type sarkosiste ?

Municipales : Une nouvelle génération d’élus de type sarkosiste ?

 

C’est la question que se pose ( un peu vite!) dans le Figaro Adrien Dubrasquet , ancien élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, et directeur de cabinet du maire de Sens et Arnaud Lacheret est docteur en science politique et auteur de Les territoires gagnés de la République? paru en 2019 aux édition Le Bord de l’eau.


« Ils sont sans doute les grands oubliés de la soirée électorale de dimanche et pourtant, si la droite peut affirmer contrôler 60 % des villes de plus de 9 000 habitants en France, c’est grâce à eux.

Eux, ce sont les maires de droite de ces villes moyennes qui comptent entre 20 000 et 80 000 habitants et dont vous n’avez probablement jamais entendu parler, dans lesquelles vous n’irez sans doute jamais: Bron, Bussy-Saint-Georges, Chelles, Roissy-en-Brie, Rillieux-La-Pape, etc.

Plus que les écologistes qui ont emporté quelques métropoles, ce sont eux les véritables vainqueurs des élections municipales: les maires de droite des villes moyennes qui ont soit remporté de nouvelles mairies, soit confirmé brillamment, souvent sans même attendre le second tour. Ainsi, Brice Rabaste a été réélu maire de Chelles en Seine-et-Marne, ancien bastion socialiste avec 54.8 % des voix dès le premier tour, Laurence Fautra, maire de Décines-Charpieu, n’a pas eu besoin d’attendre juin pour conserver sa Mairie. En moyenne, ces maires qui avaient surpris en 2014 ont réalisé 20 points de plus au premier tour en 2020.

Depuis 6 ans, c’est une nouvelle génération d’élus qui est aux commandes de ces villes moyennes et réussit l’alliance des « copros  » et des HLM.

Six ans après, ils ont fait des émules, la droite a ainsi conservé la plupart de ses communes et surtout, elle en a gagné d’autres. Le second tour a consacré notamment Jérémy Bréaud à Bron (41 000 habitants en banlieue lyonnaise) ainsi que le jeune quadragénaire Stephen Hervé à Bondy, qui mettent fin à des décennies de gestion de gauche.

Depuis 6 ans, c’est une nouvelle génération d’élus qui est aux commandes de ces villes moyennes et réussit l’alliance des «copros» et des HLM. Ces jeunes élus, ont entre 30 ans et 50 ans. Ils sont nés et ont grandi en politique dans les années 2000, durant les années Sarkozy. Et même s’ils ne se revendiquent pas sarkozystes, ils font de la politique à sa manière. Tous ont en commun un même style, un même ADN: ce que nous appelons «le sarkozysme municipal».

Le sarkozysme municipal, c’est d’abord un style et une manière de faire de la politique. Comme l’ancien président de la République, ces jeunes maires de droite sont charismatiques: comme lui, ils sont clivants. On les adore ou on les déteste, mais il n’y a pas de sentiments mitigés.

Ce sont également des élus de terrains qui se consacrent entièrement à leur ville. Avec cette nouvelle génération d’élus, le temps des barons ou des ténors de la droite qui vivaient à Paris et revenaient un jour ou deux en mairie pour signer les parapheurs et couper les rubans est révolu. Ces jeunes maires vivent dans leur ville et partagent le quotidien de leurs concitoyens. On peut aisément les interpeller, ils vont au contact de leurs administrés, et parfois, c’est électrique. Mais ça marche.

« Action, réaction !  », tel pourrait être le mantra de ces « hyper maires  ».

Comme Sarkozy qui était un «hyper président», jouant tout à la fois le rôle du Président et du Premier ministre, présent sur tous les fronts, ces maires sont toujours en première ligne. Ils ne se cantonnent pas à un rôle de représentation et ne se contentent pas fixer les lignes directrices: ils agissent, se saisissent des dossiers, s’occupent de toutes les affaires municipales. Ils sont tout à la fois maires, DGS et même parfois chefs de service. «Action, réaction!», tel pourrait être le mantra de ces «hyper maires».

Ils n’ont souvent pas fait d’études prestigieuses. Ils ne sont ni énarques ni notables locaux. Ainsi, le maire de Saint-Priest, Gilles Gascon, commerçant, se faisait traiter de vendeur de télévisions par son opposition… il a été réélu avec 64.3 % des voix dès le premier tour.

Enfin, ce sont des élus à poigne. Comme Nicolas Sarkozy qui avait compris que les Français recherchaient un chef, un homme qui les dirige, ces maires se comportent comme tel, avec autorité, voire autoritarisme. Ils sont volontiers tapageurs et colériques, montent régulièrement au créneau avec véhémence pour défendre un dossier, résoudre un problème ou déminer une situation et n’hésitent pas à donner de la voix pour défendre leur «fief».

Ce style cavalier sied bien à leur fonction. Ils luttent quotidiennement contre le déclassement et la relégation territoriale qui menacent leur ville. Ils affrontent d’importantes difficultés économiques et sociales (centre-ville en déshérence, fort taux de pauvreté, progression du communautarisme), ils ont sur le territoire de leur commune un ou deux quartiers prioritaires politique de la ville. Leurs moyens s’amenuisent: les impôts locaux particulièrement élevés n’ont plus le même rendement, les dotations de l’État ont fortement diminué sous la présidence de François Hollande au nom de la rigueur budgétaire. Ce sont des élus pragmatiques et «bricoleurs», qui font avec les moyens du bord, «dealent» et négocient en permanence avec l’État ou les autres collectivités, même s’ils n’ont pas la même étiquette politique, pour faire avancer leurs projets. Seul compte pour eux le résultat.

Ils se font vite une réputation de maires qui ne lâchent rien et ont parfaitement intégré la compétition entre collectivités.

Cette culture du deal fonctionne aussi avec le secteur privé. Ils ne s’embarrassent pas de protocoles avec les promoteurs immobiliers ou les chefs d’entreprises. Ils se font vite une réputation de maires qui ne lâchent rien et ont parfaitement intégré la compétition entre collectivités pour attirer les emplois et les investisseurs sur leurs territoires.

Obtenir une reconnaissance institutionnelle nationale est une manière de sanctionner un bon résultat. Ils sont donc constamment soucieux de la notoriété de leur ville et prêts à tout pour avoir une visibilité parisienne. Au cours de leur mandat, ils cherchent à obtenir des prix, des trophées qu’ils exhibent comme preuve de leur bonne gestion et de leur réussite et qui n’est pas sans rappeler le côté «bling-bling» ou «m’as-tu vu» qui était propre à Sarkozy. Mais ce qui pourrait apparaître comme une fierté mal placée est souvent très apprécié des habitants qui voient enfin leur ville mise en avant et incarnée alors que souvent cette dernière souffrait d’une réputation peu enviable ou était tout simplement inconnue.

Mais le sarkozysme municipal est plus qu’un style: c’est aussi un corpus de doctrine, directement inspiré du candidat à la présidentielle de 2007 et adapté à l’échelle locale.

Ce sont les maires de « la France qui se lève tôt  ».

Ce sont les maires de «la France qui se lève tôt». Leur commune, située dans la France périurbaine, est une ville-dortoir. Beaucoup de leurs administrés vont travailler dans la métropole voisine. Leur ville vit au rythme des migrations pendulaires et à la cadence des transports en commun qui la desservent. Aménager le quartier de la gare, faciliter les mobilités, assurer la sécurité de ces travailleurs lorsqu’ils partent au travail ou en reviennent: tels sont souvent leurs objectifs politiques.

Autre adaptation du discours sarkozyste au niveau local: le «bouclier fiscal». Comme lui, ils s’engagent auprès de leurs administrés à ne pas augmenter la pression fiscale et si possible à la diminuer. C’est pour eux un véritable enjeu politique. Dans leurs communes, la fiscalité élevée est un facteur de fuite des classes moyennes vers les petites communes alentour, fiscalement plus avantageuses.

«La sécurité est la première des libertés» affirmait le Président Sarkozy. Comme lui, ils ont fait de la sécurité une priorité, une obsession même. Face à une population qui s’était résignée devant l’insécurité croissante, ils ont tenté de redonner du poids à l’action publique locale en matière de tranquillité publique et cela a payé. Au cours de leur mandat, entre 2014 et 2020, ils ont développé la vidéoprotection, ils ont doublé ou triplé les effectifs de la police municipale. Ils mettent l’accent sur leurs compétences «régaliennes» et ils assument pleinement leur dimension sécuritaire. Comme Nicolas Sarkozy en 2007 avec Jean-Marie Le Pen, ce discours sécuritaire très offensif leur permet de s’assurer une partie des suffrages des électeurs qui habituellement se tournent vers le Rassemblement National. Ce parti s’est d’ailleurs souvent effondré dans leurs communes lors des scrutins locaux.

Ils ne se contentent pas de récupérer des voix frontistes qui seraient mathématiquement insuffisantes pour l’emporter aussi largement. Ils séduisent aussi très largement à gauche des électeurs qui découvrent une autre gouvernance, un autre mode de gestion et une communication qui parle bien davantage au peuple que ne le fait la gauche institutionnelle, souvent triomphante dans le centre des métropoles. Ils attirent aussi la population des quartiers, souvent issue de l’immigration qui est la première à bénéficier des mesures sécuritaires et du renouveau relatif de la tranquillité publique.

Ces élus mènent une politique de type identitaire au niveau local.

Ces maires apportent également une réponse à l’insécurité culturelle éprouvée par une partie de leurs administrés. Nicolas Sarkozy, influencé par Patrick Buisson, avait compris que cette angoisse de voir son mode de vie se dégrader ou disparaître du fait des évolutions sociodémographiques, était un puissant ressort électoral. Ces élus mènent une politique de type identitaire au niveau local. Leur mot d’ordre: préserver ou restaurer le cadre de vie. Rénovation du cœur de ville, mise en valeur du patrimoine, célébration des fêtes et traditions locales: le sarkozysme municipal fait dans l’identitarisme soft et évite l’écueil du clientélisme communautaire.

Enfin, comme Nicolas Sarkozy en 2007, ils font le pari que «l’élection se gagne au peuple». Pour drainer les voix des électeurs frontistes ou des abstentionnistes, ils n’hésitent donc pas à faire du populisme local. Ils déplorent volontiers le manque de préoccupation à l’égard des villes moyennes de l’intelligentsia parisienne. Ils désapprouvent facilement les bobos et les écologistes dont le discours environnemental est doctrinaire et en décalage avec les réalités que vivent leurs administrés. Ils critiquent régulièrement le millefeuille territorial et la bureaucratie d’État qui entravent leur action.

Ces villes moyennes, souvent ignorées des journalistes politiques et des éditorialistes, sont le laboratoire de la droite.

Près de dix ans après avoir quitté le pouvoir et alors qu’il n’intervient plus dans le débat public, Nicolas Sarkozy continue de marquer durablement de son empreinte la vie politique française.

Surtout, ces jeunes maires ont adapté le sarkozysme au niveau local en y ajoutant une forte dose de valeurs républicaines sans que ces dernières ne soient encore parfaitement définies. Cet assemblage de volontarisme et d’intransigeance plaît en définitive à un arc qui va de l’électeur du RN au salarié d’origine immigré occupant un habitat social en passant par un mélange de classes populaires et de classes moyennes qui ne se retrouvaient plus dans une offre politique diffuse et qui ne leur offrait plus rien de concret ni de tangible.

Ces villes moyennes, souvent ignorées des journalistes politiques et des éditorialistes, sont le laboratoire de la droite: loin des guerres picrocholines que se livrent les chefs des différents courants du parti, loin des grands débats d’idées qui agitent le microcosme parisien, ces élus agissent et réussissent. Qui sait, peut-être que le futur candidat de la droite aux élections présidentielles est actuellement un de ces maires qui, à l’aube d’un nouveau mandat, se retrousse les manches et s’empare des dossiers ?

 

Croissance Japon : nouvelle dégradation

Croissance Japon :  nouvelle dégradation  

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L’enquête “tankan” de la Banque du Japon (BoJ), publiée mercredi, montre aussi que le sentiment des grandes entreprises du secteur non-manufacturier s’est dégradé à un plus bas en dix ans, alors que les mesures imposées en avril-mai pour lutter contre le coronavirus ont contraint les commerces à fermer et les consommateurs à rester chez eux.

Ces résultats viennent renforcer les craintes des marchés, qui s’attendent à ce que le Japon tombe dans une profonde récession du fait de l’impact de la crise sanitaire sur la production industrielle et la consommation.

D’après l’enquête de la BoJ, l’indice du sentiment des grandes entreprises du secteur manufacturier a dégringolé à -34 en juin, contre -8 trois mois plus tôt, soit un plus bas depuis décembre 2009.

Les grandes entreprises non-manufacturières ont basculé dans le pessimisme, avec un indice mesurant leur confiance qui a chuté à -17 contre +8 en mars.

Toutefois, les grandes entreprises des deux secteurs s’attendent à ce que les conditions s’améliorent au cours du troisième trimestre, montrent les résultats de l’enquête.

Le Japon est tombé en récession pour la première fois depuis quatre ans et demi, et un creux inédit depuis la Deuxième Guerre mondiale est attendu pour le trimestre actuel.

Convention citoyenne pour le climat : une nouvelle manipulation avec un référendum!

Convention citoyenne pour le climat : une nouvelle manipulation avec un référendum!

 

 

Il se confirme que la fameuse convention citoyenne de 150 personnes tirées au sort pourrait être une belle manipulation pour faire avaler l’augmentation de la fiscalité et notamment la taxe carbone ! Pour redonner aussi du tonus à une popularité de de  Macron qui s’effrite.

Le  gouvernement a donc lancé sa   convention citoyenne sur le climat dont personne ou presque n’en parle.  Une convention citoyenne qui est composée de 150 citoyens tirés au sort bien encadrés par des experts (120!) et surtout des politiques. On voit mal ce qui pourrait sortir d’une réunion aussi composite ou évidemment on pourra facilement manipuler les participants. Cette espèce de démocratie directe est évidemment illusoire car les problèmes étudiés sont généralement complexes exigent à la fois connaissance et expérience. Or la convention citoyenne va ressembler à la discussion d’un super bistrot. Cette démarche s’inscrit dans la volonté d’écarter les corps intermédiaires et les organisations compétents sur le sujet. Le dialogue direct voulu par Macron relève tout simplement d’une méthode théocratique.

Composée de 150 citoyens tirés au sort, cette convention est chargée de “redessiner toutes les mesures concrètes d’aides aux citoyens sur la transition climatique dans le domaine des transports, de la rénovation des logements”. Le chef de l’Etat s’est engagé à ce que ses conclusions soient soumises “sans filtre”, au vote du Parlement, soit à référendum, soit à une application réglementaire directe. Mais le premier ministre a déjà prévenu : pas question de reprendre n’importe quelle proposition de la convention dont d’ailleurs presque personne ne parle tellement cette  histoire de pseudo démocratie est marginale.Ou quand l’enquête trottoir se subtutusitue à la démocratie. Avec en plus la grosse ficelle du referendum! ( pas sur les retraites, sur l’environnement!)

Covid-19: l’Europe menacée par une nouvelle vague ?

Covid-19: l’Europe menacée par une nouvelle vague ?

 

«Le nombre de cas a augmenté en Europe la semaine dernière pour la première fois depuis des mois», a déclaré le Dr Hans Kluge, directeur de la branche européenne de l’OMS lors d’une conférence de presse, et «l’accélération est très significative dans certains pays». La région (qui pour l’organisation internationale regroupe 54 États, dont la Russie et Israël) déclare environ 20.000 nouveaux cas et 700 décès par jour.

L’alerte peut sembler paradoxale au moment où le continent profite d’une situation épidémique très favorable. Elle est ainsi, avec l’Australie, l’une des rares régions en vert sur la carte des prévisions de cas de Covid-19 développée par l’université de Genève. Aucun pays n’y connaît une croissance exponentielle des cas. «Après une très forte décrue liée aux mesures de confinement, l’épidémie a atteint ses sommets).

Convention citoyenne pour le climat : une nouvelle manipulation !

Convention citoyenne pour le climat : une nouvelle manipulation !

 

 

Il se confirme que la fameuse convention citoyenne de 150 personnes tirées au sort pourrait être une belle manipulation pour faire avaler l’augmentation de la fiscalité et notamment la taxe carbone !

Le  gouvernement a donc lancé sa   convention citoyenne sur le climat dont personne ou presque n’ne parle.  Une convention citoyenne qui est composée de 150 citoyens tirés au sort bien encadrés par des experts (120!) et surtout des politiques. On voit mal ce qui pourrait sortir d’une réunion aussi composite ou évidemment on pourra facilement manipuler les participants. Cette espèce de démocratie directe est évidemment illusoire car les problèmes étudiés sont généralement complexes exigent à la fois connaissance et expérience. Or la convention citoyenne va ressembler à la discussion d’un super bistrot. Cette démarche s’inscrit dans la volonté d’écarter les corps intermédiaires et les organisations compétents sur le sujet. Le dialogue direct voulu par Macron relève tout simplement d’une méthode théocratique.

Composée de 150 citoyens tirés au sort, cette convention est chargée de “redessiner toutes les mesures concrètes d’aides aux citoyens sur la transition climatique dans le domaine des transports, de la rénovation des logements”. Le chef de l’Etat s’est engagé à ce que ses conclusions soient soumises “sans filtre”, au vote du Parlement, soit à référendum, soit à une application réglementaire directe. Mais le premier ministre a déjà prévenu : pas question de reprendre n’importe quelle proposition de la convention dont d’ailleurs presque personne ne parle tellement cette  histoire de pseudo démocratie est marginale.

Convention citoyenne pour le climat : une nouvelle manipulation !

Convention citoyenne pour le climat : une nouvelle manipulation !

 

 

Il se confirme que la fameuse convention citoyenne de 150 personnes tirées au sort pourrait être une belle manipulation pour faire avaler l’augmentation de la fiscalité et notamment la taxe carbone ! mais aussi à Macron de retrouver un peu de crédit à travers un référendum bidon du type pour ou contre l’écologie !  Le  gouvernement a donc lancé sa   convention citoyenne sur le climat dont personne n’a beaucoup parlé en raison de la crise sanitaire mais aussi de cet espèce d’auberge espagnole où toutes les idées plus ou moins pertinentes côtoient les idées les plus tordus. Un seul exemple l’alimentation de vitesse à 110 km/h sur les autoroutes. Bref l’obligation quasi obligatoire pour les usagers de l’autoroute de racheter une 2CV chevaux d’occasion Une convention citoyenne qui est composée de 150 citoyens tirés au sort bien encadrés par des experts et surtout des politiques. On voit mal ce qui pourrait sortir d’une réunion aussi composite ou évidemment on pourra facilement manipuler les participants. Cette espèce de démocratie directe est évidemment illusoire car les problèmes étudiés sont généralement complexes exigent à la fois connaissance et expérience. Or la convention citoyenne va ressembler à la discussion d’un super bistrot. Cette démarche s’inscrit dans la volonté d’écarter les corps intermédiaires et les organisations compétents sur le sujet. Le dialogue direct voulu par Macron relève tout simplement d’une méthode théocratique.

Composée de 150 citoyens tirés au sort, cette convention est chargée de “redessiner toutes les mesures concrètes d’aides aux citoyens sur la transition climatique dans le domaine des transports, de la rénovation des logements”. Le chef de l’Etat s’est engagé à ce que ses conclusions soient soumises “sans filtre”, au vote du Parlement, soit à référendum, soit à une application réglementaire directe. Mais le premier ministre a déjà prévenu : pas question de reprendre n’importe quelle proposition de la convention dont d’ailleurs presque personne ne parle tellement cette  histoire de pseudo démocratie est marginale. Pour Macon c’est une sorte d’ingénierie politique, celle de la substitution d’une sorte de démocratie du trottoir pour se débarrasser de toutes les organisations intermédiaires composées d’experts de militants et de spécialistes qui l’empêchent de mettre en œuvre ses idées de plus en plus farfelues.

 

Coronavirus : une nouvelle prime exceptionnelle pour le médico-social

Coronavirus : une nouvelle prime exceptionnelle pour le médico-social

À l’image de la prime pour les soignants du secteur hospitalier et les EHPAD, le gouvernement s’apprête à annoncer une prime exceptionnelle pour tous les professionnels des secteurs sociaux et médico-sociaux, y compris l’aide sociale à l’enfance et l’aide aux migrants et réfugiés.

dansune circulaire qui sera publiée prochainement au Journal officiel, et qu’Europe 1 a pu consulter, cette prime pourra bien être étendue à l’ensemble des personnels médico-sociaux, y compris ceux du secteur privé, si les départements, dont c’est la compétence, choisissent de la verser.

 

L’aide sociale à l’enfance et l’aide aux migrants et réfugiés aura droit à la prime

La prime exceptionnelle concernera donc également les établissements sociaux : l’aide sociale à l’enfance, les services de la Protection judiciaire de la jeunesse, les services pour adultes en difficultés sociales (Samu Social, hébergement d’urgence, réinsertion sociale…), les établissements pour demandeurs d’asile et réfugiés. Les personnels des établissements médico-sociaux, comme les services accueillant des personnes âgées ou des adultes et enfants en situation de handicap, seront aussi récompensés.

La nouvelle martingale: La dette publique sans limite et permanente?

La nouvelle martingale: La dette publique  sans limite ?

 

 

On a trouvé la martingale, : la dette illimitée; certains proposent de financer le fonctionnement par l’impôt et les déficits par la dette, bref le cercle vicieux qui autorise tous le dérapages et en permanence sauf a croire que la création monétaire était peut être déconnectée de la richesse produite.

Aujourd’hui on aligne les milliards comme s’il en pleuvait. D’après le ministre de l’économie, les premières mesures prises pour soutenir la crise sanitaire représenteraient autour de 500 milliards. Il faudra y ajouter les 250 milliards de recettes fiscales qui vont manquer avec la baisse du PIB qui va diminuer de l’ordre de 10 %. Parallèlement la dette va augmenter de 20 %. L’addition est encore loin d’être terminée, elle le  sera en partie lorsqu’on aura examiné secteur par secteur les différents soutiens qui vont permettre de limiter les défaillances et les plans de licenciement. En tout état de cause ,ce sont des centaines et des centaines de milliards qu’il va falloir emprunter et qui vont venir s’ajouter à la charge de la dette, en outre qu’il faudra bien rembourser un jour ou l’autre. À moins d’être partisan d’une dette perpétuelle, illimitée voire non remboursable. Une possibilité évidemment à condition de n’avoir pas besoin à emprunter de nouveau car les prêteurs intégreront les nouvelles primes de risque dans les prêts accordés. Or la France ne peut pas vivre sans emprunt non seulement pour les investissements mais aussi pour son fonctionnement.

On peut aussi imaginer qu’on sollicite encore davantage la planche à billets augmenter la masse monétaire mais une masse monétaire complètement décalée de la richesse nationale et qui un jour ou l’autre se traduit par une inflation monstre qui se traduit concrètement par une baisse du pouvoir d’achat notamment des plus modestes, c’est-à-dire de ce qui consacre l’essentiel de leurs revenus à la consommation immédiate.Aujourd’hui la demande n’est pas assez forte pour  alimenter toute suite une inflation mais mécaniquement avec un réajustement des parités monétaires les coûts auront tendance à augmenter et les prix avec entraînant une dévalorisation de fête des pouvoir d’achat

Hong Kong : nouvelle répression de la Chine

Hong Kong : nouvelle répression de la Chine

Un projet de loi de la Chine intitulée loi de sécurité nationale porte un nouveau coup à l’autonomie pourtant reconnue par Pékin à Hong Kong. En clair, il s’agit de faciliter l’arrestation et la condamnation de ceux qui sont considérés comme des opposants ou des fauteurs de troubles. Si Pékin le présente comme un élément de stabilisation du centre financier international, il est surtout une réponse brutale au large mouvement de protestation qui l’a secoué ces derniers mois. Pour l’opposition, ce projet constitue la plus grave atteinte contre les libertés à Hong Kong depuis sa rétrocession à la Chine en 1997 et remet en cause le principe d »Un pays, deux systèmes », qui garantit une vie démocratique dans l’ancienne colonie britannique.

Monde d’après : « pour une nouvelle justice» (Jean-Claude Magendie et Laurent Martinet*)

Monde d’après : » pour une nouvelle justice» (Jean-Claude Magendie et Laurent Martinet*)

 

 

Tribune dans le Monde de Jean-Claude Magendie, Premier Président Honoraire de la Cour d’Appel de Paris et Président du Comité d’éthique de Véolia et Laurent Martinet, ancien vice-Bâtonnier du Barreau de Paris et Président délégué de l’EFB.

(Chronique dans le Monde)

« Depuis le début du confinement, pour cause de coronavirus, il n’est question que de secteurs à l’arrêt ou en activité réduite ; mais il est un angle mort silencieux, la justice, et ce silence est assourdissant.

La justice est de longue date un corps malade que la crise sanitaire laisse exsangue. Parent pauvre de l’Etat dont elle fut pourtant dès l’origine la première fonction, éternelle oubliée, parfois méprisée, les budgets qui lui sont octroyés, pour ne pas dire concédés, ne lui permettent pas, en temps normal, de s’acquitter du rôle qui doit être le sien dans une société moderne : rendre des décisions de qualité dans un délai raisonnable.

C’est dire qu’elle s’est vite trouvée dans l’incapacité de faire face à la situation d’urgence actuelle. La justice civile est quasiment à l’arrêt, la justice pénale fonctionne au ralenti. En cause, ses outils logiciels tantôt inexistants, tantôt obsolètes ou défaillants, rendant pratiquement impossible le télétravail des magistrats et des greffiers, tandis que le réseau informatique sécurisé entre les avocats et les juridictions ne fonctionne pas. En cause aussi, un ministère dont l’autorité est évanescente et qui se révèle incapable d’assurer la continuité d’un service public au cœur de l’Etat de droit et consubstantiel à la démocratie.

Défaillance. La défaillance de l’Etat envers la première de ses fonctions n’est pas théorique, elle touche à l’accès de tout citoyen au juge pour faire valoir ses droits dans des conflits touchant à des domaines aussi variés que la réparation des préjudices, les contrats civils et commerciaux, les différends familiaux et sociaux, la régulation économique… Comment imaginer que ces litiges puissent être mis en parenthèse, confinés en quelque sorte et renvoyés à des jours meilleurs ?

Au pénal, le risque est de ne plus pouvoir assurer à la personne poursuivie la protection que la procédure équitable lui garantit ou de lui permettre de passer entre les mailles du filet en laissant à la société comme à la victime le goût amer de l’impunité.

Dans le nouveau monde, la justice française serait une institution moderne disposant d’un budget comparable à celui des grandes démocraties, respectée et respectable, servie par des juges dont nul ne pourrait contester la compétence et l’impartialité

La situation actuelle de déshérence de la justice risque d’être plus problématique encore avec le déconfinement puisque ni le virus ni les litiges n’ont disparu. Au moment même où des acteurs essentiels de la justice pourraient être encore indisponibles pour des raisons impérieuses légitimes, la situation à laquelle la justice se trouvera confrontée risque d’être particulièrement délicate, c’est un euphémisme.

Le renvoi actuel des affaires civiles va accentuer dans les mois qui viennent les délais de traitement au-delà du raisonnable, au risque d’ôter tout intérêt à la réponse judiciaire, tandis que la situation touchant à l’ordre public percutera une justice pénale engorgée et des prisons à l’état souvent indigne et en proie à la drogue, au caïdat et à l’activisme islamique. En effet, nul n’est besoin d’être grand clerc pour comprendre combien la situation économique et sociale va devenir porteuse de périls redoutables.

Il paraît que le jour d’après ne sera plus comme le jour d’avant … Puisse cette prophétie aussi vieille que l’histoire se réaliser ; il n’est pas interdit de rêver ! Dans le nouveau monde, la justice française serait une institution moderne disposant d’un budget comparable à celui des grandes démocraties, respectée et respectable, servie par des juges dont nul ne pourrait contester la compétence et l’impartialité, les barreaux seraient exempts de conservatisme et de corporatisme, les médias rendraient compte de l’activité judiciaire sans jamais chercher à se substituer aux juges. Vaste programme !

Mais en attendant ? On a beaucoup entendu parler des usines qui ont transformé leurs chaînes de production pour fabriquer des masques et des respirateurs, des restaurateurs, des maraîchers, des artisans qui ont réinventé leur métier en les complétant de service à domicile. Parions que la justice peut, elle aussi, être le creuset d’une formidable créativité et d’une grande agilité, de capacité d’adaptation. Les visio-plaidoiries restent à imaginer, les médiations en ligne qui connaissaient un grand succès avant d’être supprimées par la Chancellerie pourraient réapparaître… Il y a tant à inventer, dans le respect des règles du droit équitable, à l’abri de l’administration routinière et paralysante. Magistrats et avocats ont tout à gagner en se donnant la main pour travailler ensemble et trouver des solutions innovantes.

La justice est tout à la fois le reflet de la société et le miroir dans lequel elle se réfléchit : commençons à forger, avant qu’il ne soit trop tard, cette justice que notre société mérite.

Jean-Claude Magendie, Premier Président Honoraire de la Cour d’Appel de Paris et Président du Comité d’éthique de Véolia et Laurent Martinet, ancien vice-Bâtonnier du Barreau de Paris et Président délégué de l’EFB.

 

 

Coronavirus France : nouvelle hausse des décès en 24 heures

Coronavirus France : nouvelle hausse des décès en 24 heures

 

243 morts, soit 65 de plus que la veille, ce qui porte le bilan depuis le 1er mars à 26.230 décès, annonce le ministère de la Santé dans un communiqué.

Sur ce total, 16.497 décès sont survenus dans les établissements hospitaliers et 9.733 dans les Ehpad et autres établissements médico-sociaux.

Le nombre total de cas graves en réanimation est désormais de 2.868, soit 93 de moins que la veille.

Le nombre de patients actuellement hospitalisés pour une infection COVID-19 s’élève quand à lui à 22.724 et 510 nouvelles admissions ont été enregistrées en 24 heures, précise le ministère.

Le nombre total de cas s’élève quant à lui à 138.421, indique Santé publique France, sur son site internet. Il était de 137.779 jeudi.

Nouvelle critique d’Édouard Philippe à Didier Raoult

Nouvelle critique d’Édouard Philippe à Didier Raoult

Il y a quelques jours le ministre de la santé avait fortement critiqué le professeur pour ses remarques acerbes concernant la politique sanitaire du gouvernement. Cette fois, c’est le premier ministre qui a pris le relais en utilisant la bonne vieille dialectique des contradictions caricaturales . Le chef du gouvernement, Edouard Philippe, est monté ce lundi après-midi à la tribune du Sénat pour présenter le plan de déconfinement que l’exécutif compte mettre en place à compter du 11 mai. Dès le préambule de son discours, le Premier ministre a souligné qu’on ne savait « pas tout », encore, du coronavirus. Citant les zones d’ombre invitant les pouvoirs publics à la prudence, il a notamment lancé:

« Tel savant nous dit, affirmatif et catégorique, qu’il ne peut pas y avoir de deuxième vague et que le virus s’éteindra avec l’été, tel autre, tout aussi savant et respecté, nous dit l’inverse. L’Histoire nous dira qui avait raison. Mais je crains que nous n’ayons pas le temps d’attendre que l’Histoire se fasse juge ».

Communication : Macron fout une nouvelle fois le bazar

Communication : Macron fout   une nouvelle fois le bazar

 

Une nouvelle fois Emmanuel Macron fout le bazar dans la communication du pouvoir. D’un côté devant le Sénat ,le Premier ministre a insisté sur la grande rigueur qu’il convenait de respecter dans le cadre d’un des confinements délicat. Mais une heure après Emmanuel Macron alors qu’il devait parler du téléthon mondial sur le Coron virus s’est surtout exprimé sur la question sanitaire comme un vrai spécialiste mais surtout a contredit son Premier ministre pour appeler à davantage de pragmatisme, de bonne volonté et pour des dédramatiser les propos tenus par son Premier ministre juste avant.  Il se pourrait bien même que Macron aujourd’hui à l’occasion d’une de ses visites dans une école décide de rendre facultative la rentrée le 11 mai pour le primaire et les maternelles. Bref, la cacophonie persiste au sein du gouvernement, le premier ministre revêt les habits du père fouettard et se trouve assez rapidement contredit par Emmanuel Macron à la recherche désespérée d’un plus grand soutien auprès d’une opinion très négative vis-à-vis du pouvoir. En effet d’après les enquêtes environ 60 % de l’opinion publique pensent  que la stratégie sanitaire du gouvernement n’est pas efficace et ne fait donc pas confiance au  pouvoir en place. Concernant les écoles, l’Élysée était déjà revenu sur les propos du premier ministre du 28 avril indiquant que la reprise scolaire ne s’effectuerait pas partout sur le territoire au même moment. Cette fois il se pourrait que Macron décide non seulement le caractère facultatif pour les élèves mais aussi pour  la réouverture de l’école. Ou alors le calendrier sera tellement étendu que les écoles ne pourront pas être ouvertes avant septembre. On sait que le sujet particulièrement délicat car les conditions concrètes de déconfinement relatives à l’hygiène sont souvent irréalisables dans nombre d’établissements scolaires. Sans parler de la difficulté de faire respecter à des enfants les règles de distanciation.

Tapie : nouvelle liquidation judiciaire et … nouvel appel

Tapie : nouvelle  liquidation judiciaire et … nouvel appel

 

Une nouvelle décision de liquidation judiciaire concernant Tapie…..  et un nouvel appel une affaire qui rappelons-le a maintenant plus de 25 ans.  Le Tribunal de commerce de Bobigny a rejeté ce jeudi 30 avril le troisième plan de redressement judiciaire sur six ans proposé par Bernard Tapie concernant ses deux sociétés GBT et FIBT et prononcé leur liquidation. Ces dernières qui abritent les actifs personnels de l’homme d’affaires – à savoir l’hôtel particulier Cavoye de la rue des Saints-Pères à Paris, sa participation de 88% dans le journal régional La Provence ainsi que des liquidités qui se montent à 65 millions d’euros sur lesquelles pèsent toujours des saisies pénales – doivent permettre de rembourser les créances du consortium de réalisation du Crédit Lyonnais (CDR) auquel s’oppose l’homme d’affaires depuis 27 ans.

 

« Pour une nouvelle doctrine budgétaire »

« Pour une nouvelle doctrine budgétaire » 

Le professeur de droit public Michel Bouvier appelle dans une tribune au « Monde » à créer une nouvelle doctrine de gestion budgétaire qui soit déployée à l’échelle de

Tribune. Au-delà de la crise économique, que le confinement et l’arrêt des activités rendent visible aux yeux de tous, c’est aussi à la crise d’un modèle politique, moins perceptible, à laquelle nous sommes confrontés. L’Etat qui, il y a une quarantaine d’années, a entamé dans le monde occidental un processus de déconstruction, n’a toujours pas atteint une forme stable.

Il n’est pas parvenu, notamment, à établir des rapports suffisamment clairs avec un marché économique et financier que, tantôt il prétend piloter, tantôt il laisse libre de se réguler. Ainsi, les soixante-dix dernières années ont-elles vu s’imposer successivement deux mystiques : de la fin de la seconde guerre mondiale jusqu’aux années 1970, celle de l’Etat régulateur de l’économie et de la société ; puis, avec l’entrée dans la crise économique du milieu des années 1970, une mystique du marché a supplanté la première et placé les finances publiques au cœur de toutes les critiques.

Les finances publiques ne constituaient plus l’instrument idéal des politiques volontaristes et interventionnistes menées par l’Etat. Bien au contraire, il s’agissait d’en réduire l’influence afin de limiter son pouvoir et restaurer une régulation par le marché. Il fallait même selon l’expression de certains libéraux proches de la théorie conservatrice américaine « affamer la bête », lui couper les vivres, autrement dit réduire les impôts pour limiter les dépenses.

De même, le besoin légitime de moderniser une gestion publique archaïque a conduit à transposer aux collectivités locales et à l’Etat les outils de gestion de l’entreprise, en favorisant dans le secteur public une culture gestionnaire. Assurément, elle était nécessaire, mais ce besoin de maîtriser les dépenses publiques s’est trop souvent transformé en une véritable idéologie, avec les préjugés, les excès et finalement l’intransigeance qui caractérisent toutes les idéologues.

Les modes de gestion les plus sophistiqués se sont épanouis tout au long de ces quarante dernières années, et c’est à corps perdu que s’y sont jetés nombre de responsables des administrations publiques, pensant de bonne foi œuvrer pour le bien public.

Cette vision de la gestion publique n’a pas été sans conséquences sur les choix ultérieurs. Les responsables politiques se sont trouvés dans un cadre d’informations et d’analyses qui, de fait, les conduit à adopter un modèle de raisonnement inadapté à la réalité vécue par la majorité des citoyens, et qui peut même les éloigner des urgences qui sont les leurs. »

 

Après le coronavirus, une nouvelle nation ? (Azouz Begag)

Après le  coronavirus, une nouvelle nation ?  (Azouz Begag)

Azouz Begag est sociologue au CNRS, ancien ministre sociologue et ancien ministre de la Promotion à l’égalité des chances imagine dans la Tribune les changements après le Coronavirus.

« Nous y sommes : la France est en guerre. Le Président de la République a lancé un appel à la mobilisation générale contre l’ennemi, le coronavirus ou Covid-19, qui a déjà contaminé chez nous des milliers de personnes et tué des centaines d’autres. Le pire est à venir, annoncent les experts. La stupéfaction nous a frappés. Jamais personne n’a assisté à pareille situation. Le moment est inédit. Nos perceptions de l’espace et du temps sont bouleversées.

La conviction est partagée que désormais plus rien ne sera comme avant, que ce qui existait avant a été noyé, dévasté par ce qui surgit aujourd’hui. Et le passé nous semble englouti dans un trou noir, avec sa réforme des retraites, le 49.3, ses élections municipales, sa politique politicienne…

Tout cela est devenu dérisoire. La terre s’est arrêtée de tourner. C’est quand, demain ? Ce sera quoi, demain ? On ne sait plus. Jusque-là, on pensait que quoiqu’il en soit, la nuit tombe et le jour se relève, mais si ce n’était plus vrai ? Si le jour ne se remettait pas de ce qui arrivé à la nuit ? Dans le discours du Président de la République, demain n’a-t-il pas été remplacé par « Jusqu’à nouvel ordre ! ». Le temps s’est arrêté. Il n’y a plus d’horloge. On ne sait plus quel jour ni quelle heure il est.

Le chant des oiseaux

Ce matin, dans le quartier cosmopolite de la Guillotière, à Lyon, où j’habite, la majorité des passants que je vois sont des gens d’ailleurs : Africains, Subsahariens ou Maghrébins, de tous âges. Ils viennent s’agglutiner en urgence devant deux agences Western Union pour transférer de l’argent vers leur pays d’origine. Je ne sais pas pourquoi.

Aucun ne porte de masque. Personne ne parle. Partout, le silence. On ne l’a jamais entendu autant. Sur les routes, dans les immeubles, les maisons, les bus, il a colonisé les lieux. La ville est close. La ville est mutique. Les ronflements des moteurs, les klaxons ont disparu, à l’exception des sirènes de pompiers, ambulances et policiers, de plus en plus fréquentes.

Dans le ciel bleu, on voit peu d’avions. Les animaux se demandent ce qui se passe chez les humains. Jamais on n’a entendu aussi clairement le chant des oiseaux qui célèbrent l’arrivée du printemps.

La fin (momentanée) des boucs-émissaires

Soudain, notre esprit fait le tri. On sent que le temps des grandes mascarades de la vie sociale fait long feu, comme l’organisation précipitée des élections municipales, par exemple, la spéculation en bourse, la stigmatisation des migrants, la peur du « grand remplacement » de « nous » par « eux »… Depuis l’entrée en guerre, il n’y a plus « eux » et « nous ». Il y a les Français et c’est tout. Nous tous.

On nous reproche d’avoir été indisciplinés durant les premières alertes de l’épidémie. Nous sommes désormais ensemble dans la même angoisse, gens d’ici et gens d’ailleurs, celle d’être contagieux et de risquer sa vie et celle des autres, les proches et les lointains. Nous savons que la propagation sera freinée si chacun devient responsable de lui-même et des autres.

Chacun compte. C’est la guerre.

Nous réalisons dans notre intimité que nous sommes tous à égalité des chances devant la mort, davantage encore, maintenant que nous savons qu’il y a des contagieux « asymptomatiques ». Sans stigmates. Ce facteur est hautement anxiogène dans le corps social. En effet, « les Autres », les boucs-émissaires, n’existent plus dans la gestion de la peur collective qui nous terrasse. Ils étaient faciles à repérer dans le bon temps d’avant : ils avaient un faciès reconnaissable, des stigmates, des origines connues, des appellations, des stéréotypes… Le slogan « Etrangers retournez chez vous ! » a fait place à une nouvelle injonction : « Restons tous chez nous ».

Tueur nomade

Cet enseignement n’est pas anodin. Le coronavirus nous plonge dans un nouveau paradigme où l’homme de la rue se plie à un constat : nous ne savons rien de ce qui nous accable. Ni quand cela va cesser. Nous sommes piégés par la nuit possible sans lendemain. La guerre est déclarée, mais l’ennemi invisible. C’est un tueur nomade et sournois qui sait se dissimuler pour nous surprendre là où on ne l’attendait pas. Ils tuent des jeunes, à présent ! Il n’est pas raciste, il ne fait pas de différence, il a même l’air de se nourrir de la diversité de l’espèce humaine, filant d’un pays à l’autre, franchissant les barrières des religions, des âges, des sexes, des classes sociales…

Il a choisi sa cible : l’humain.

Il a créé des paniques. A tel point que beaucoup de nos concitoyens urbains ont cherché à quitter la zone de guerre en prenant la fuite. Ils ont dû sentir la charge du mot « exil ». Très vite, ceux qui le pouvaient, ont commencé à fuir à la campagne, dans leur résidence secondaire, chez des proches, en location… au risque d’emporter avec eux l’épidémie dans des zones rurales jusque-là épargnées, au grand dam des paysans inquiétés par ces envahisseurs contagieux venus profiter des avantages de leur sécurité rurale…

Nous sommes tous des sans-abris

La situation est inédite. Un virus nous contraint aujourd’hui à réfléchir à notre propre condition humaine. Il veut nous ouvrir les yeux, pour comprendre l’exil forcé des Autres qui ont fui ces dernières années leur pays en guerre et demandé asile aux Européens, au risque de se noyer en Méditerranée.

Le Covid-19 exhibe le spectre de la mort devant chacun de nous. Nous sommes ainsi sans-abris face à lui, démunis, disposés à accepter qu’au fond, « nous » et les « autres » ne font qu’un ; dans les hôpitaux déjà saturés de malades, les valeureux personnels de santé le savent mieux que quiconque. Le cœur brisé, ils instaurent déjà « la priorisation ». Nous devons nous faire une raison.

En France et en Europe, le drame du Coronavirus marquera l’avènement d’une nouvelle nation. Et sur la planète, celui d’un nouveau monde. Plus solidaire, plus fraternel devant la vie. Plus humble devant la mort.

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Azouz Begag est sociologue au CNRS, ancien ministre (de la Promotion à l’égalité des chances, de 2005 à 2007). Derniers ouvrages parus : Mémoires au soleil (Seuil, 2018) et One, two, free, Viva l’Algérie (éditions Eric Bonnier, 2019).

 

Le Premier ministre commet une nouvelle erreur stratégique en écartant le dépistage généralisé

Le Premier ministre commet une nouvelle erreur stratégique en écartant le dépistage généralisé

 

Le Premier ministre commet une nouvelle erreur dramatique en écartant le dépistage systématique. Un dépistage pourtant recommandé par l’organisation mondiale de la santé et qui a fait la preuve de son efficacité dans plusieurs pays asiatiques qui ont réussi à contenir la propagation du virus. Le Premier ministre s’appuie sur des considérations de stratégie médicale complètement fausses. La vérité est beaucoup plus simple et terrible en même temps : la France ne dispose pas du nombre de tests nécessaires. “Nous avons élaboré une doctrine de test qui a consisté dans la phase 1 à tester beaucoup et cette logique de test a permis de circonscrire assez efficacement les premières apparitions du virus, ce qui nous a donné du temps”, a déclaré le chef du gouvernement lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Évidemment avec une telle stratégie on encourage pas les laboratoires et l’industrie pharmaceutique à produire massivement les tests qui pourraient être nécessaires et qui avec le confinement sont les deux seuls moyens efficaces contre la pandémie.

“Aujourd’hui la doctrine de test, c’est que nous testons les personnes qui présentent des symptômes, les personnels soignants qui présentent des symptômes, les premières personnes qui présenteraient des symptômes dans un établissement Ehpad”, a-t-il rappelé. Le premier ministre confond les contingences découlant de tristes réalités de l’imprévision est une stratégie médicale pertinente

“Il ne servirait à rien aujourd’hui de tester massivement tout le monde, préventivement ou en fonction des symptômes”, a-t-il souligné, car une généralisation des tests pèserait sur les “capacités d’analyse et nous n’aurions pas les réponses suffisamment rapides là où c’est absolument nécessaire”.

De la même manière pour répondre aux critiques sur le manque généralisé de stocks de masques , le Premier ministre emploie une dialectique d’évitement en reportant la responsabilité sur le trafic de masques. Certes les vols sont intervenus, des trafics aussi mais ils sont très marginaux par rapport à la totalité des besoins actuellement non couverts. Le pire, c’est que la France n’a pas conservé ses stocks  que les fabricants français ont surtout vendu les masques  à l’étranger. Tout cela au nom d’économies de bouts de chandelle de la part de l’État. Selon le dernier bilan établi mercredi soir, 9.134 cas d’infection au coronavirus et 264 décès ont été recensés en France. Plus de 3.600 personnes ont été hospitalisées, 931 cas graves sont en réanimation et 50% de ces cas graves concernent des personnes de moins de 60 ans.

Coronavirus : nouvelle réforme abandonnée, celle des APL

Coronavirus : nouvelle réforme abandonnée, celle des APL

 

Après la réforme des retraites, de ‘l’Unedic, c’est au tour de la réforme des APL qui est repoussée. .

 » A la suite de l’allocution du Président de la République aux Français le 16 mars 2020, le Gouvernement a choisi de décaler l’entrée en vigueur de la réforme des « APL en temps réel » prévue pour le 1er avril. », écrivent, dans un communiqué commun, la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les Collectivités territoriales Jacqueline Gourault et le ministre de la Ville et du Logement Julien Denormandie.

Les mesures prises pour faire face au Covid-19 « réduisent en effet la disponibilité des personnels » des caisses d’allocations familiales (CAF) et des mutualités sociales agricoles (MSA), expliquent les deux ministres qui leur ont demandé de prévenir tous les allocataires et les bailleurs de ce décalage. « Comme toute réforme, son lancement nécessite une mobilisation accrue des effectifs des caisses qui ne paraît pas compatible avec la situation actuelle », ajoutent-ils.

En allouant les APL en fonction des ressources actuelles des allocataires et non plus de celles de deux ans auparavant, le gouvernement estime que cela permettra de déterminer « de façon plus juste » leur niveau. En juillet 2019, selon l’AFP, Matignon avait en outre estimé à  »un peu au-dessus d’un milliard d’euros » les économies réalisées grâce à cette réforme.

La Fed: nouvelle baisse des taux et la BCE toujours paralysée

La Fed: nouvelle baisse des taux et la BCE toujours paralysée

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Alors que la BCE est paralysée par les contradictions internes des membres de la zone euro sur les conditions de la gestion monétaire et budgétaire de la crise, la Fed, elle, multiplie les gestes notamment pour annoncer une baisse surprise dimanche de 1 point des taux , les ramenant dans une fourchette comprise entre 0 et 0,25%. La BCE qui pourtant a affirmé son soutien théorique à l’économie n’a pas encore modifié une seule fois ses taux il s’agit certes d’un geste symbolique le plus souvent mais qui vise à signifier l’engagement d’une politique particulièrement accommodante pour sauver économie. En plus évidemment de cette modification , il y aura pour la FED des rachats d’actifs massifs. De l’ordre de 700 milliards de bons du Trésor et de titres hypothécaires. On est loin encore des intentions–d’ailleurs n’en officiellement exprimées– de la BCE. Globalement cela pourrait apporter un soutien de l’ordre de 1000 milliards à l’économie américaine. À comparer aux dégâts de la crise en Europe. Le montant du PIB  de la zone euro se monte à 12 000 milliards environ. En fourchette basse, il faut s’attendre à une stagnation de l’économie au lieu des 1 % prévus d’augmentation pour le PIB. Soit une perte de 120 milliards. Sans doute un chiffre très supérieur à évaluer avec la quadruple crise : crise sanitaire, crise de l’offre, maintenant crise de la demande et crise financière. L’attentisme de la présidente de la BCE Christine Lagarde s’explique car elle est écartelé entre l’orthodoxie des pays du nord  et la gestion beaucoup plus laxiste des pays du Sud de la zone euro .

« Les effets du coronavirus pèseront sur l’activité économique à court terme et présenteront des risques pour les perspectives économiques », précise la Banque centrale américaine dans un communiqué.

La Réserve fédérale a précisé qu’elle maintiendra les taux dans cette fourchette jusqu’à ce que la crise soit passée. Seule une participante, Loretta J. Mester, présidente de la Fed de Cleveland, a voté contre cette mesure, et s’est montrée favorable à une baisse moins forte des taux. En plus du geste fort de la Fed, celle-ci a participé à une action concertée au niveau mondial pour assurer que les liquidités seront suffisantes lundi.

La baisse des taux surprise a été prise alors que le comité monétaire habituel de la Fed, qui va se réunir mardi et mercredi, doit rassurer les marchés. Wall Street a connu jeudi sa pire journée depuis le krach boursier d’octobre 1987. C’est la deuxième fois depuis le début du mois de mars que la Fed abaisse ses taux en dehors de son comité monétaire habituel, ce qu’elle n’avait pas fait depuis la crise financière de 2008.

 

La Fed a par ailleurs annoncé l’achat de 500 milliards de dollars de bons du Trésor et de 200 milliards de dollars de titres hypothécaires. Face à l’affolement, elle avait abreuvé les marchés en liquidités toute la semaine, apportant plusieurs milliers de milliards de dollars, et avait renoué avec les rachats de dette américaine à travers les bons du Trésor. Le président Trump a salué immédiatement le geste de la Banque centrale qu’il n’a eu de cesse de critiquer ainsi que son président Jérôme Powell.

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