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Politique: Une nouvelle donne en Europe après les élections allemandes ?

Politique: Une nouvelle donne  en Europe après les élections allemandes ?

 

De plus en plus de voix se font entendre, en Allemagne, pour que celle-ci prenne plus de responsabilités dans la relance européenne, d’autant plus nécessaire après la crise des sous-marins australiens, estime, dans une tribune pour « Le Monde », Jacques-Pierre Gougeon, Professeur en civilisation allemande,, ex-conseiller culturel à Berlin.

 

Tribune.

 

Les déconvenues françaises au sujet de la vente de sous-marins à l’Australie montrent combien – au-delà de la France – l’Europe est quasi inexistante comme acteur géopolitique lorsqu’il s’agit du choc des intérêts des grandes puissances. On est d’ailleurs surpris du silence de nos voisins face aux déboires français qui devraient être un message pour l’ensemble de l’Europe. C’est dans ce sens que les élections allemandes devraient marquer une césure pour aller de l’avant dans une plus grande intégration qui ne renierait pas les Etats-nations fondateurs des identités des différents peuples.

 

Il existe, en Allemagne, un mouvement de pensée qui incite ce pays à exercer de plus grandes responsabilités en Europe et dans le monde et reproche aux dirigeants politiques actuels de ne pas aller de l’avant dans ce domaine.

Au moment où l’on analyse le bilan d’Angela Merkel sur le plan européen en mettant en avant son engagement en 2010 pour sauver l’euro et l’élaboration, avec la France, du plan de relance en 2020 – qu’elle a salué dans un discours devant le Bundestag, le 24 juin, en précisant que, par de telles coopérations, « l’Union européenne, souveraine, est un partenaire fort » –, des voix se font entendre pour considérer que l’Allemagne devrait aller plus loin dans l’exercice de sa puissance.

Ainsi, l’un des ouvrages les plus commentés en 2021 a été Blutige Enthaltung (« Abstention sanglante », Herder, non traduit) de Sönke Neitzel et Bastian Matteo Scianna. Décrivant les contradictions de la diplomatie allemande dans le conflit syrien de 2011 à 2020, l’historien reproche à son pays « d’être à l’avant-garde de l’indignation morale et de réclamer des interventions militaires que d’autres se chargent d’exécuter », au nom d’une culture de la retenue qui laisse apparaître « un fossé entre l’exigence d’être un partenaire important dans le règlement des crises et l’absence de volonté dès qu’il s’agit d’être partie prenante en matière de sécurité ».

 

Deux ans plus tôt, un spécialiste de relations internationales, Stefan Fröhlich, défendait dans Das Ende der Selbstfesselung (« L’abandon des chaînes », Springer, 2019, non traduit) l’idée que l’Allemagne doit jouer un plus grand rôle sur la scène internationale et que « le défi pour Berlin consiste à exercer un leadership en le faisant accepter par ses partenaires » en tenant compte de « son accession involontaire au statut de puissance centrale en Europe ».

Un an plus tôt, le journaliste Christoph von Marschall lançait un appel, Wir verstehen die Welt nicht mehr (« Nous ne comprenons plus le monde », Herder, non traduit), analysant les demandes formulées par d’autres pays pour que « l’Allemagne exerce un rôle de leader en Europe et revitalise l’Union européenne », impliquant aussi « de prendre au sérieux les questions militaires ».

Manifestation anti-! passe: nouvelle baisse avec 63.700 manifestants

Manifestation anti-! passe: nouvelle baisse avec 63.700 manifestants

En France, 197 rassemblements ont eu lieu selon le ministère de l’Intérieur. Au total, 7200 personnes ont défilé dans la capitale. Un mouvement qui semble finir en eau de boudin du fait d’une part de la composition très hétéroclite des animateurs du mouvement dont certains sont à l’extrême gauche et d’autres à l’extrême droite plus quelques anciens gilets jaunes.

En outre la protestation anti passe perd de son intérêt avec la très nette progression de la vaccination y compris dans le personnel soignant. On obtiendra en effet bientôt 80 % de Français vaccinés.

Le mouvement anti passe prend d’ailleurs de plus en plus une tournure politique qui n’a plus grand-chose à voir avec la crise sanitaire.

Société– Terrorisme : la nouvelle guerre

Société– Terrorisme : la nouvelle guerre

Après avoir retracé son évolution depuis deux siècles, l’historien américain John Albert Lynn II distingue dans son ouvrage les différentes formes du terrorisme. ( Le Monde, extrait)

Sur un sujet aussi vaste et complexe que le terrorisme, il n’existera jamais de livre définitif. Mais certains, rares, s’en approchent. C’est le cas d’Une autre guerre. Histoire et nature du terrorisme, de John A. Lynn II. L’auteur, un des plus grands historiens de la guerre, travaille sur le sujet depuis 2003 et explique, dès l’introduction de son grand œuvre, que celui-ci est « né du choc des événements du 11 septembre 2001 ».

En France, où le sujet est plus ancien – en raison de la vague de terrorisme palestinien, iranien et gauchiste des années 1980, suivie, une décennie plus tard, en 1994-1996, des premiers attentats djihadistes en Occident, liés à la guerre civile algérienne –, mais le traumatisme plus récent – après les attentats de 2015 et des années qui ont suivi –, le terrorisme est devenu synonyme de djihadisme.

Discuté dans les médias et sur la scène politique, le sujet est souvent maltraité, comme si sa capacité à frapper le plus grand nombre autorisait à dire tout et n’importe quoi. A commencer par un ancien premier ministre qui a pu estimer que « comprendre, c’est justifier ». Comment combattre quelque chose que l’on ne comprend pas, que l’on se refuse même à comprendre ?

Là où règne la confusion, l’ouvrage de John A. Lynn II pose des bases théoriques après avoir exposé les différents points de vue, y compris ceux qu’il ne partage pas, donne des exemples historiques, argumente, étaye. Il fait preuve de pédagogie et de pondération là où il importe de garder la tête froide et se présente comme un « exercice d’éducation civique, et, en un sens, d’autodéfense ».

Le livre échappe au piège de la définition du terrorisme au profit d’une description qui offre plus de souplesse analytique. Il propose ainsi six caractéristiques : faire usage de la violence ou de menaces de violence ; s’attaquer aux personnes et aux biens ; frapper des victimes sans défense assimilées à des non-combattants ; chercher à instiller la peur ou provoquer l’indignation au sein du grand public ; faire usage de la violence et de son impact psychologique pour promouvoir des objectifs politiques, sociaux ou culturels.

Là où nombre de spécialistes expliquent que le terrorisme n’est pas une idéologie, mais une méthode, John A. Lynn II adopte une position plus nuancée : certes, le terrorisme est un procédé destiné à obtenir un effet maximal avec peu de moyens, mais c’est aussi une croyance dans cette méthode. Cette mystique – ce qui a fait du terrorisme un « isme » à l’instar de l’anarchisme, du communisme, du fascisme ou du nationalisme – remonte, selon lui, à l’échec des révolutions de 1848 en Europe.

Livret A : nouvelle hausse de la collecte

Livret A : nouvelle hausse de la collecte

L’épargne de précaution continue de gonfler. Globalement elle attendrait de l’ordre de 400 milliards (400 autres milliards figurant en attente sur les comptes courants). Le signe sans doute que l’attentisme se nourrit des inquiétudes sur l’avenir.

En  juillet, la collecte nette s’était élevée à 1,15 milliard. En dépit d’un niveau de rémunération au plus bas à 0,5%, le Livret A, qui sert notamment à financer le logement social en France, est devenu un placement refuge pour les épargnants pendant la crise déclenchée par le Covid-19, voyant son encours bondir.

Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), qui finance notamment l’économie sociale et solidaire et les économies d’énergie dans les logements, a enregistré une collecte nette de 230 millions le mois dernier, contre 600 millions l’année dernière et 350 millions en août 2019. Au total, la collecte nette réalisée en août par le Livret A et le LDDS réunis s’est ainsi élevée à 1,9 milliards, contre 2,85 l’année dernière à la même période. L’encours total sur ces deux produits d’épargne atteint 472,4 milliards, soit une hausse de 6,8% en un an.

Terrorisme : la nouvelle guerre

Terrorisme : la nouvelle guerre

Après avoir retracé son évolution depuis deux siècles, l’historien américain John Albert Lynn II distingue dans son ouvrage les différentes formes du terrorisme. ( Le Monde, extrait)

Sur un sujet aussi vaste et complexe que le terrorisme, il n’existera jamais de livre définitif. Mais certains, rares, s’en approchent. C’est le cas d’Une autre guerre. Histoire et nature du terrorisme, de John A. Lynn II. L’auteur, un des plus grands historiens de la guerre, travaille sur le sujet depuis 2003 et explique, dès l’introduction de son grand œuvre, que celui-ci est « né du choc des événements du 11 septembre 2001 ».

En France, où le sujet est plus ancien – en raison de la vague de terrorisme palestinien, iranien et gauchiste des années 1980, suivie, une décennie plus tard, en 1994-1996, des premiers attentats djihadistes en Occident, liés à la guerre civile algérienne –, mais le traumatisme plus récent – après les attentats de 2015 et des années qui ont suivi –, le terrorisme est devenu synonyme de djihadisme.

Discuté dans les médias et sur la scène politique, le sujet est souvent maltraité, comme si sa capacité à frapper le plus grand nombre autorisait à dire tout et n’importe quoi. A commencer par un ancien premier ministre qui a pu estimer que « comprendre, c’est justifier ». Comment combattre quelque chose que l’on ne comprend pas, que l’on se refuse même à comprendre ?

Là où règne la confusion, l’ouvrage de John A. Lynn II pose des bases théoriques après avoir exposé les différents points de vue, y compris ceux qu’il ne partage pas, donne des exemples historiques, argumente, étaye. Il fait preuve de pédagogie et de pondération là où il importe de garder la tête froide et se présente comme un « exercice d’éducation civique, et, en un sens, d’autodéfense ».

Le livre échappe au piège de la définition du terrorisme au profit d’une description qui offre plus de souplesse analytique. Il propose ainsi six caractéristiques : faire usage de la violence ou de menaces de violence ; s’attaquer aux personnes et aux biens ; frapper des victimes sans défense assimilées à des non-combattants ; chercher à instiller la peur ou provoquer l’indignation au sein du grand public ; faire usage de la violence et de son impact psychologique pour promouvoir des objectifs politiques, sociaux ou culturels.

Là où nombre de spécialistes expliquent que le terrorisme n’est pas une idéologie, mais une méthode, John A. Lynn II adopte une position plus nuancée : certes, le terrorisme est un procédé destiné à obtenir un effet maximal avec peu de moyens, mais c’est aussi une croyance dans cette méthode. Cette mystique – ce qui a fait du terrorisme un « isme » à l’instar de l’anarchisme, du communisme, du fascisme ou du nationalisme – remonte, selon lui, à l’échec des révolutions de 1848 en Europe.

Les services publics et la droite »( Philippe Juvin)

Les  services publics et la droite: Pour une nouvelle réflexion »( Philippe Juvin)

 

« Par idéologie, la droite et la gauche se sont souvent caricaturées. La droite, en prétendant imiter un système privé idéalisé. La gauche, en définissant le bon service public comme celui qui embauche le plus sans se soucier du service final rendu » Dans l‘Opinion (extrait)

Par Philippe Juvin ,candidat à la primaire de la droite, maire LR de La Garenne-Colombes et chef des urgences de l’hôpital Pompidou (Paris).

 

Pendant la crise sanitaire, j’ai vu la paupérisation du système de santé. Cette paupérisation touche en fait tous nos services publics. Les parents d’élèves se refilent sous le manteau les noms des bons établissements et fuient les mauvais, les maires voient leurs bureaux de poste fermer, on m’appelle tous les jours au secours pour trouver un médecin, et la majorité des infractions pénales sont classées sans suite.

Mais il y a un paradoxe : les services publics se dégradent alors que notre dépense publique est la plus élevée des pays développés, et que plus d’un actif sur cinq est un agent public. C’est comme si, en matière de services publics, les Français n’en avaient plus pour leur argent. Si nous rénovons et réarmons les services publics, cela devra donc être sans creuser le déficit et la dette, et sans prélever davantage d’impôts.

Par idéologie, la droite et la gauche se sont souvent caricaturées sur les services publics. La droite, en prétendant hier supprimer 500 000 fonctionnaires et imiter un système privé idéalisé, et en faisant de la fin du statut de la fonction publique l’alpha et l’oméga de toute réflexion. La gauche, en définissant le bon service public comme celui qui embauche le plus sans se soucier du service final rendu, le mot même de « résultat » étant suspect.

Nous parlerons ici autant de services au public que de services publics. Parvenir à trouver un médecin traitant n’est pas à proprement parler un service public, mais un service au public. Ce qui compte est la qualité du service rendu. La nature juridique du prestataire (public ou privé) et de ses agents (fonctionnaires ou non) est secondaire. Dans ma commune, je parviens à proposer une place de crèche à 70 % des parents qui le demandent grâce à une collaboration public-privé. Certaines crèches municipales sont gérées par des sociétés privées que nous rémunérons et contrôlons. Un berceau y coûte 3 500 euros par an à la commune pendant que le même berceau géré en régie nous coûte 5 000 euros par an. A aucun moment les parents ne voient la différence.

Chaque chargé de service public rendra compte au citoyen de façon simple et claire. On sait par exemple que 15 % des élèves de sixième ne maîtrisent pas le français ? Les écoles publiques et privées rendront publique la proportion de leurs élèves qui maîtrisent la lecture et le calcul en fin de CM2. On sait que les sujets âgés victimes d’une fracture du col du fémur meurent plus souvent si on perd 48 heures avant de les opérer ? Les hôpitaux et cliniques publieront la proportion de leurs patients opérés après 48 heures. Et ainsi de suite avec tous les acteurs chargés d’un service public. L’idée n’est pas de sanctionner : il n’y aura aucune conséquence sur les financements et les postes. Mais la simple publication des données incitera les acteurs à s’améliorer car nul ne veut paraître moins efficace que son voisin.

Le deuxième pilier du réarmement des services publics consistera à leur redonner massivement des moyens humains. Nous ne pouvons pas faire autrement tellement manquent des postes en certains endroits. En cinq ans, nous basculerons le budget de 200 000 emplois administratifs ou de back-office vers des emplois au contact direct avec le terrain. Dans les hôpitaux publics, il y avait en 2014, 98 599 équivalents temps plein (ETP) de médecins et 96 216 ETP d’administratifs. Presque un médecin pour un administratif ! Sans compter les ministères et agences de toute nature.

En revenant au niveau moyen de l’OCDE, nous pourrions déplacer 100 000 emplois vers des postes de soignants. Dans l’Education nationale, 300 000 personnes occupent des tâches administratives et de soutien, contre 800 000 qui enseignent effectivement devant les élèves. Là encore, nous pouvons regagner des marges de manœuvre. Pendant cinq ans, toutes les créations de postes seront dédiées aux services directement au contact du public : soignants, policiers, enseignants, magistrats, militaires d’active. Les fonctionnaires qui le souhaitent pourront aussi augmenter leur temps de travail de 35 à 37 heures hebdomadaires avec augmentation de salaire en conséquence. Nous créerons ainsi l’équivalent de plusieurs dizaines de milliers de postes. Nous déplafonnerons le nombre d’heures supplémentaires volontaires qui seront défiscalisées.

Le troisième pilier de rénovation des services publics reposera sur l’autonomie, et un nouvel acte de décentralisation. A Valenciennes, l’hôpital a joué la carte de l’autonomie des services. Résultat : l’établissement est à l’équilibre financier et son offre de soins est d’une très grande qualité, tout en appliquant la loi et les statuts actuels. Plus les acteurs publics sont autonomes, plus ils sont efficaces. Pour recruter leur personnel, définir une offre nouvelle, créer des partenariats, trouver des sources de financement complémentaires, les agents publics ne devront plus en référer à des tutelles ministérielles. Cette autonomie concernera aussi les élus locaux avec un nouvel acte de décentralisation qui transférera massivement des compétences aux communes et aux régions.

Le quatrième pilier du renouveau des services publics consistera à permettre aux citoyens de s’impliquer dans tous les aspects de la vie publique de proximité. Qui contesterait que les Restos du cœur, créés par de simples individus, rendent un véritable service public ? Comme maire, tous les jours, je constate le bénéfice collectif que l’on tire de permettre aux individualités d’agir seules ou à plusieurs, via une association, un regroupement de citoyens intéressés, une entreprise ou un comité de quartier. Nous favoriserons cela. En Grande-Bretagne, parents d’élèves et enseignants sont libres de fonder des écoles jouissant de l’autonomie pédagogique et de la liberté d’embauche et de rémunération des professeurs à condition de respecter les programmes nationaux. Nous y ajouterons le respect de la laïcité et de l’égalité filles-garçons. Résultat, le niveau général a augmenté, et 84 % de ces écoles sont considérées comme « bonnes ou exceptionnelles ». Ces « free schools » ont remis l’ascenseur social en route puisque 48 % ont été ouvertes à destination de populations défavorisées.

Cinquième pilier : nous lancerons un plan de rénovation de nos équipements. Nos infrastructures se dégradent. Selon le Sénat en 2019, 25 000 ponts étaient en mauvais état structurel et posaient des problèmes de sécurité. La moitié de nos gares sont dégradées. Pendant trois ans, la totalité des crédits d’équipement de l’Etat seront fléchés vers ces travaux de rénovation, incluant la rénovation énergétique.

Sixième pilier : la simplification des administrations, de leurs organisations et de leurs procédures. La bureaucratie est la première ennemie du service public : elle absorbe des moyens au détriment des missions de terrain, elle complexifie le travail des agents et décourage l’initiative. Combien d’administrations travaillent exclusivement à la vérification d’autres administrations ? Bien trop. Nous abolirons le contrôle systématique de légalité de l’Etat sur les collectivités locales et la séparation entre ordonnateur et payeur. Nous abolirons les doublons : tout service public décentralisé verra son administration centrale supprimée. Au niveau individuel, les taches seront redéfinies avec le souci d’utiliser la bonne personne au bon endroit. Est-il normal qu’on affecte des policiers pour établir des procurations ou surveiller des sous-préfectures inutiles, et des médecins Bac +12 pour coder l’activité des hôpitaux ?

Une droite moderne doit défendre les services publics. Pas par idéologie ou démagogie. Mais à la fois parce que leur paupérisation aggrave le sentiment d’abandon de la population, et parce que l’éducation, les soins, la sécurité, les transports sont les conditions de la prospérité. Pour sauver les services publics, la droite doit cesser de les penser de façon poussiéreuse avec ses vieux schémas d’imitation du privé ou de remise en cause des statuts.  On n’attendait pas la droite sur la modernisation services publics ? Il nous suffit de décider que l’époque a changé et que le moment est venu de mettre fin à cette anomalie.

Philippe Juvin est candidat à la primaire de la droite, maire LR de La Garenne-Colombes et chef des urgences de l’hôpital Pompidou (Paris).

Missiles de la Corée du Nord : Nouvelle mise en danger de la région

 Missiles de la Corée du Nord : Nouvelle mise en danger de la région

 

Le régime de Kim Jong-un a effectué avec succès des tirs d’essai d’un nouveau « missile de croisière longue portée » durant le week-end, ses premiers tirs depuis mars, a annoncé l’agence officielle KCNA ce lundi.

Antoine Bondaz, chercheur à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS), enseignant à Sciences-Po Paris, et spécialiste notamment de la Corée du Nord s’inquiète lundi 13 septembre sur franceinfo, après des tirs d’essai d’un nouveau missile de croisière longue portée par la Corée du Nord.

: Le Japon a-t-il raison d’évoquer l’existence d’une menace réelle et sérieuse pour la paix et la sécurité du pays ?

Antoine Bondaz : C’est le cas pour l’ensemble des pays de la région : la Corée du Sud, le Japon, mais aussi les États-Unis qui ont une présence militaire très forte dans ces deux pays. Ils ont des raisons de s’inquiéter parce que cela démontre que la Corée du Nord depuis ces dernières années poursuit son programme de développement, qu’il soit balistique en tant que tel ou pour l’ensemble de ces missiles. Ce sont des missiles de croisière à longue portée qui pourraient frapper notamment des intérêts japonais dans l’archipel. La Corée du Nord continue d’améliorer et de développer tous ses systèmes d’armes. C’est dans un contexte d’accroissement des capacités de l’ensemble des acteurs [Etats-Unis, Corée du Sud, Japon] que la Corée du Nord a testé ces deux missiles.

Et le développement de ces types d’armes, qu’est-ce que ça change ?

Ces deux dernières années, la Corée du Nord a multiplié les essais balistiques à courte portée. Ce qui diffère avec le double essai de ce week-end, c’est que c’est un missile de croisière qui voyage à une altitude beaucoup plus faible. Ce qui rend son interception par certains systèmes de défense plus complexe. C’est un message envoyé à la Corée du Sud et au Japon pour dire que la défense anti-missile de ces pays, mais aussi celle des États-Unis qui y est déployée ne sera pas suffisante en cas de conflit, pour éviter des frappes nord-coréennes. Pour l’instant ce sont des provocations auxquelles la communauté internationale peut avoir beaucoup de mal à répondre, car ce ne sont pas des tirs balistiques à longue portée comme en 2016 et 2017 qui avaient enclenché des sanctions de la part du Conseil de sécurité des Nations unies. Et puis les résolutions ne mentionnent pas explicitement les missiles de croisière comme étant interdits. C’est donc plus difficile pour les membres du Conseil de sécurité de l’Onu de se coordonner, de se mettre d’accord.

« Les Américains ont une nouvelle stratégie qui est assez floue. »

 

Kim Jong-Un, le chef d’État nord-coréen n’a pas assisté à ces lancements. Comment l’interprétez-vous ?

Ce n’est pas en soi fondamentalement une information importante. Ce qui est important, c’est qu’en janvier lors du 8e congrès du Parti du travail de Corée du Nord, Kim Jong-Un avait annoncé que le pays continuerait de développer son programme nucléaire et notamment ses armes tactiques. Ce qui se passe ce week-end n’est que la réalisation de choses qui ont été annoncées. Entre-temps, les discussions entre Américains et Nord-coréens n’avancent plus du tout. Il n’y a pas d’avancée tant les Etats-Unis que la Corée du Nord ne semblent pas prêts pour l’instant à faire les concessions que l’un et l’autre attendent.

Fret ferroviaire: une nouvelle aide publique

Fret ferroviaire: une nouvelle aide publique

 

Une nouvelle fois les pouvoirs publics promettent d’augmenter la part du fret ferroviaire. L’orientation n’est pas nouvelle; depuis 1988, chaque ministre annonce à peu près la même chose à savoir le doublement de la part du ferroviaire mais sans grand résultat. En cause surtout une inadaptation de l’offre ferroviaire par rapport à la demande. Une demande caractérisée par le changement de nature du fret et de la gestion logistique. L’objectif encore retenu est de  doubler la part modale du secteur, aujourd’hui tombée à 9 %, très loin derrière le transport routier. L’aide publique serait de plusieurs centaines de millions étalés sur plusieurs années.

 

Cette annonce s’est doublée de la signature d’un pacte pour le développement du secteur avec ses principaux acteurs, représentés par l’Alliance 4F « Fret ferroviaire français du futur », l’Association des utilisateurs de transport de fret (AUTF) et SNCF Réseau.

Nouvelle affaire Fillon

  • Nouvelle affaire Fillon
    • Alors que le procès en appel de François Fillon doit avoir lieu du 15 au 30 novembre prochain, une autre affaire d’emploi fictif présumé concernant l’ancien premier ministre refait surface.
    • Il s’agit du contrat d’assistant parlementaire, effectif entre 2013 et 2015 pour une rémunération brute totale d’environ 38.000 euros, signé par l’écrivain Maël Renouard. Le parquet national financier (PNF) soupçonne celui qui était alors député de Paris d’avoir ­détourné des fonds publics pour s’offrir la plume d’un profes­sionnel, mis à contribution à Matignon entre 2007 et 2012 puis embauché pour écrire à sa place son livre programme Faire (Albin Michel, 2015).

A Wall Street, La nouvelle spéculation

 A Wall Street, La nouvelle spéculation

 

Le nouveau sport américain est de spéculer à la baisse sur un titre, en pariant sur sa chute, et de publier dans la foulée un rapport accablant, explique, dans sa chronique Arnaud Leparmentier, correspondant du « Monde » à New York.

 

Chronique.

Il règne à Wall Street, en ces temps d’euphorie boursière, un air qui rappelle l’an 2000, juste avant que n’explose la bulle Internetou l’été 2008, avant que n’éclate la grande crise financière. Sur les marchés, on ne se contente pas d’attendre pour savoir à qui l’histoire rendra raison, on cherche à faire l’histoire. C’est une guerre qui oppose ceux qui achètent les actions et ceux qui les vendent à découvert, espérant les racheter moins cher quand le krach sera survenu.

La bataille homérique du moment oppose Cathie Wood, patronne de l’emblématique fonds Ark Innovation (ARKK), qui a multiplié sa mise par 2,5 en 2020 en pariant sur les « techs » de demain, notamment Tesla. Elle s’est fait un ennemi notoire, Michael Burry, qui s’est rendu célèbre en pariant sur la chute du marché immobilier américain en 2007 et dont les exploits furent relatés dans le film The Big Short. A l’époque, il avait gagné personnellement 100 millions de dollars (85 millions d’euros) et fait gagner à ses mandants 700 millions. Aujourd’hui, il veut contrer Cathie Wood, reine des médias : ce qu’elle achète, il va le vendre.

 

Il y aura du sang : ce type de combat amplifie considérablement les variations de marché. Cathie Wood, dont le fonds a perdu 2 % cette année alors que Wall Street gagnait 20 %, reste persuadée qu’elle a raison. « A son honneur, Michael Burry a fait une excellente vente à découvert basé sur les fondamentaux et a prévu la calamité qui se préparait sur le marché des prêts au logement hypothécaires », écrivait Mme Wood sur Twitter le 17 août« Je ne pense pas qu’il comprenne les principes fondamentaux qui créent une croissance explosive et des opportunités d’investissement dans l’espace de l’innovation. »

Telle est la question du moment à Wall Street. L’Amérique connaît une euphorie, poussée certes par l’argent facile et les taux d’intérêts quasi nuls, mais surtout par des innovations technologiques incroyables : voiture électrique, intelligence artificielle, cryptomonnaies, biotechnologies sont la nouvelle frontière du capitalisme – aux Etats-Unis en tout cas. Les valeurs atteignent des niveaux spéculatifs inégalés mais il y aura in fine peu d’élus, c’est certain. En réalité, les investisseurs n’en ont cure : ils rêvent d’acheter quelques actions du futur Amazon ou du futur Apple, qui leur permettrait de multiplier leur mise par 1 000, tant pis pour les pertes sur les autres actions. Sauf que la vie ne se déroule pas comme cela – nul ne garde son action sans la vendre avant qu’elle ait centuplé – et, surtout, les chutes sont douloureuses. Tout le monde n’est pas Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, ou Elon Musk, patron de Tesla ; beaucoup de charlatans vendent des mirages.

Anti passe : nouvelle manif ce samedi

Anti passe : nouvelle manif ce samedi

 

 

Samedi dernier, la mobilisation s’était un peu affaiblie  avec 214 845 manifestants  ( on appréciera la précision du ministère de l’intérieur !)  contre 237.000 le samedi d’avant. On pourrait assister à un redressement de la participation ce samedi avec la fin des congés. Le pass sanitaire n’est souvent qu’un prétexte car beaucoup de manifestants entendent signifier leur opposition totale au gouvernement. Ces manifestations rassemblent des sensibilités d’extrême droite, d’extrême gauche, des complotistes et des populistes.

Malgré cette très grande hétérogénéité, le mouvement pourrait encore se prolonger pendant plusieurs semaines voire des mois car ce qui unit surtout ses manifestants c’est leur dénonciation du système du  pouvoir actuel. Du coup, la manifestation risque de prendre fils des semaines des allures de plus en plus politiques. Et le dénominateur commun pourrait être plus clairement l’anti macronisme.

Foot: 180 M€ pour Mbappé, nouvelle proposition du Real

Foot: 180 M€ pour Mbappé, nouvelle proposition du Real

 

180 M€ pour Mbappé , proposition qui serait la dernière du Real qui propose maintenant 180 millions au lieu de 160 pour s’attacher les services du prodige français. Il paraît difficile de formuler un scénario pour ce feuilleton qui dure déjà depuis des mois et des mois. De toute manière le Real aura quand même réussi à déstabiliser un peu le PSG. Si le transfert est effectif, ce sera évidemment un atout de poids en moins pour le club parisien. Si le transfert est différé d’un an au moins, cela risque de jeter le trouble dans le vestiaire parisien et chez les supporters. Le PSG n’a certainement pas besoin de cela car ce serait de nature à affaiblir la cohésion du groupe et l’attachement au club.

 

Nouvelle-Calédonie : une nouvelle étape ?

Nouvelle-Calédonie : une nouvelle étape ?

Le sénateur Philippe Folliot et dix-sept autres parlementaires estiment, dans une tribune pour « Le Monde » ( extrait), que le dernier acte des accords de Nouméa ne signera pas une fin mais un début pour la Nouvelle-Calédonie.

 

 

Tribune.

Après de riches discussions, menées à Paris depuis le 26 mai, et réunissant autour d’une même table les délégations de partis opposés sur le sort de la Nouvelle-Calédonie, le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, a annoncé, mercredi 2 juin, que le troisième référendum prévu par les accords de Nouméa, datés de 1998, se tiendrait le 12 décembre.

Cette date promet enfin, si ce n’est un dénouement, un cap, une perspective à tous les Néo-Calédoniens, ainsi que l’espoir d’améliorations notables de leurs conditions de vie. Elle leur promet de pouvoir se tourner vers l’avenir, car les conséquences de ce référendum conduiront nécessairement à des réformes profondes.

 

Il marquera sans nul doute un tournant dans l’histoire du Caillou, ainsi que dans les relations qu’entretient la France avec ce territoire du Pacifique, marquées, trop encore sans doute, par les événements. Pour autant, nous ne devons pas voir cette décision du corps électoral néo-calédonien comme une fin. Même si elle conclura bel et bien la séquence commencée en 1988 − avec les accords de Matignon-Oudinot − et prolongée par l’accord de Nouméa [signé en 1998], visant à en finir avec la guerre civile, à rétablir le dialogue entre les mouvances indépendantistes et loyalistes présentes sur place, et à parvenir à un consensus démocratique.

En effet, comme l’a également annoncé le ministre, ce référendum va ouvrir la porte à une nouvelle collaboration d’une durée de dix-huit mois. Si le oui à l’indépendance l’emporte, ce laps de temps permettra à la Nouvelle-Calédonie d’asseoir ses nouvelles institutions, de rédiger sa Constitution en tant que nouvel Etat souverain, et de définir quels partenariats – économiques, notamment – pourront être envisagés avec la France.

Si le non l’emporte, ce sera l’occasion, pour la France, de réviser le statut accordé à cette collectivité, de poursuivre le dialogue avec les indépendantistes afin de trouver des compromis acceptables, et de mener les réformes économiques et sociales dont ce territoire a tant besoin.

 

 

Une nouvelle année record pour l’apprentissage et pourtant ridicule

Une  nouvelle année record pour l’apprentissage et pourtant ridicule

 

La ministre du travail se félicite de résultats exceptionnels concernant l’apprentissage avec 50 000 sur un trimestre. De quoi rire en effet quand on sait qu’il y a environ 800 000 jeunes à former chaque année dont la plupart choisissent les études longues qui mènent tout droit au chômage pour une grande partie. Beaucoup obtenant en effet un diplôme sans perspectives d’embauche ou pas de diplôme du tout. Le nombre annuel d’apprentissage tourne autour de 400 000 par an. Les autres s’engagent pour la plupart dans l’impasse de l’université pour en ressortir avec un rien du tout un diplôme très théorique dont se nourrissent d’ailleurs les effectifs de l’administration.

 

Entre janvier et avril, le nombre de contrats conclus s’est en effet élevé à 50.000. Un véritable bond par rapport aux quelque 17.000 signatures comptabilisées sur cette même période en 2020 et les 12.000 en 2019. Les entrées en apprentissage sur le premier trimestre ont ainsi été multipliées par trois en l’espace d’un an et même par quatre comparativement à deux ans en arrière. «On ne veut pas vendre la peau de l’ours mais ces chiffres laissent augurer une très bonne dynamique et une belle rentrée», souffle l’entourage de la ministre du Travail, Élisabeth Borne.

Covid : Alerte en nouvelle Aquitaine

Covid : Alerte en nouvelle Aquitaine

 

Conséquence du brassage des populations locales et des touristes, la Nouvelle-Aquitaine doit mettre en place son «plan blanc». L’Agence régionale de Santé locale a annoncé ce mardi 10 août son déclenchement dans tous les établissements de santé de la région, «afin d’anticiper et pouvoir armer un nombre de lits suffisant pour absorber les nouvelles hospitalisations qui interviendront dans les prochains jours», peut-on lire dans un communiqué.

En cause, un risque de «saturation» : sur la période du 1er au 7 août, le taux d’incidence en Nouvelle-Aquitaine culminait à 198,9 pour 100.000 habitants, «bien au-dessus du seuil d’alerte de 50». Les départements les plus touchés sont ceux du littoral, à savoir la Gironde, avec un taux de 284,8, les Pyrénées-Atlantiques (280,8), les Landes (220,4) et la Charente-Maritime (213,9).

 

Passe sanitaire : nouvelle manif plus importante ce samedi

Passe sanitaire : nouvelle manif plus importante ce samedi

 

Le conseil constitutionnel ayant pratiquement entériné les principales dispositions-y compris les plus floues- la participation aux manifs des anti passe pourrait prendre de l’ampleur ce samedi. 140 manifestations sont en effet prévues sur l’ensemble du

Dans une note datée du 4 août, dont BFMTV a eu connaissance, le renseignement territorial table sur une mobilisation importante pour ce 7 août. Ainsi, 150 à 200.000 manifestants sont attendus en tout, dont plus de 10.000 à Montpellier, plus de 8000 à Toulon, 6000 à Bordeaux, 5000 à Perpignan, 5000 à Nice, 5000 à Mulhouse, 4000 à Nantes, Colmar, Annecy, ou encore 3000 à Bayonne et Pau.

Covid France : nouvelle hausse avec 5184 cas 24 heures

Covid France : nouvelle hausse avec 5184 cas 24 heures  

Nouvelle hausse avec 5184 cas 24 heures et la tension qui monte en milieu hospitalier.

51 malades sont morts ces dernières 24 heures, selon le dernier bilan de Santé Publique France. 1232 patients sont actuellement en soins critiques, soit 95 de plus depuis dimanche. 7840 personnes sont toujours hospitalisées, dont 688 depuis la veille. 5184 cas ont été détectés. 42.895.720 Français ont reçu au moins une première injection de vaccin, 35.738.643 d’entre eux disposent d’un schéma vaccinal complet.

G20 : La nouvelle fiscalité internationale demeure très théorique

 

Les deux économistes Francis Bloch et Gabrielle Demange observent, dans une tribune au « Monde », que l’accord du G20 à Venise autour du taux minimum de 15 % sur le profit des multinationales laisse dans l’ombre les négociations acharnées autour des modalités effectives de la taxation (extrait)

 

Tribune.

L’accord signé samedi 10 juillet à Venise par les pays du G20 est une avancée considérable pour la taxation des multinationales, et en particulier celle des géants du numérique, mais il est loin d’être définitif. La réaction de Janet Yellen, secrétaire américaine au Trésor, demandant dès le lendemain à l’Union européenne (UE) l’abandon de la taxe numérique comme pré-condition à la signature d’un accord, montre que les négociations ne sont pas terminées.

La réponse de l’Union a été, pour l’instant, de reporter l’annonce de la taxe numérique à l’automne, date présumée de l’accord définitif. Pour mieux comprendre les enjeux des négociations en cours, rappelons les étapes déjà franchies et les questions qui restent en suspens.


Imposer les profits des multinationales tout en évitant la double imposition fut l’objectif premier de la réglementation de fiscalité internationale développée par la Société des Nations (SDN) dans les années 1920. Il suffisait alors de localiser les sources de profit : un investissement est déduit du profit dans le pays où il est réalisé et un pays a le droit de taxer les profits d’une multinationale uniquement si elle y développe des activités dans un établissement qualifié de « permanent ».

Ces règles sont obsolètes puisque de nombreux investissements, tels les algorithmes ou les marques, peuvent être « localisés » dans des paradis fiscaux et les technologies numériques permettent de générer des profits dans un pays sans pour autant y avoir un établissement permanent. Citons deux exemples : des entrepôts et chaînes logistiques comme ceux d’Amazon ne sont pas considérés comme des établissements permanents ; les revenus de publicités sur Internet ciblant des consommateurs français ne sont pas taxés en France, mais en grande partie en Irlande où les contrats publicitaires sont signés.

L’accord de Venise, fruit de négociations menées depuis une dizaine d’années sous l’égide de l’OCDE, vise à pallier ces difficultés. Il repose sur deux piliers. Le premier assouplit les règles permettant à des Etats de taxer les multinationales présentes sur leur marché ; le second, celui qui a le plus retenu l’attention des observateurs, instaure un taux minimal de 15 % sur les profits globaux des multinationales.


Le second pilier a pour objectif de lutter contre les politiques d’évitement fiscal. En usant de mécanismes parfaitement légaux (comme les déductions des royalties payées sur la propriété intellectuelle, ou des intérêts payés sur les prêts entre filiales), les multinationales sont passées maîtres dans l’art des transferts de profit vers les paradis fiscaux. Google, par exemple, localise son algorithme dans une filiale des Bahamas (pays à taux d’imposition quasi-nul) et reçoit les droits d’utilisation de la propriété intellectuelle du groupe.

Covid: la crainte d’une nouvelle vague dans les hôpitaux

Covid: la crainte d’une nouvelle vague dans les hôpitaux

Le directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France Aurélien Rousseau, dans une interview au Journal du dimanche. Craint l’arrivée d’une nouvelle vague dans les hôpitaux.

 «Au bout de trois vagues, on n’a plus aucun doute: oui, il y a aura un impact sur les hôpitaux», affirme Aurélien Rousseau, notant que «les projections des modélisateurs de l’épidémie sont plus incertaines que l’été dernier» car on ignore notamment «quel frein jouera la couverture vaccinale» face au variant Delta. Selon lui, «le risque majeur, ce serait une arrivée précoce de la vague, en août, en période de pénurie d’effectifs. Si elle a lieu en septembre, les personnels seront plus nombreux à avoir repris, mais on n’évacue pas un an et demi de mobilisation en quelques semaines de congés».

 

Une nouvelle cryptomonnaie dans les Emirats arabes unis

Une nouvelle cryptomonnaie  dans les Emirats arabes unis

En annonçant le lancement de sa propre monnaie numérique via sa banque centrale d’ici 2026, les émirats Arabes unis   cherchent à être les précurseur sur le sujet notamment pour ne pas dépendre de la Chine le pays le plus avancé concernant la perspective d’une monnaie numérique.

Mais contrairement à la Chine qui tente d’interdire ou de réduire drastiquement les activités liées aux cryptomonnaies (ces monnaies numériques développées grâce au protocole de la blockchain) pour garder un pouvoir central, les Emirats ont l’intention de laisser cohabiter le bitcoin et la monnaie d’Etat.

De fait, entre le bitcoin et l’Ethereum, les deux cryptomonnaies les mieux valorisées parmi 9.000 actifs numériques, et les CBDC, les mécanismes des blockchains divergent. Les premiers prônent une chaîne de bloc ouverte – ou publique -, où la gouvernance opère de manière horizontale et décentralisée. Les seconds fonctionnent selon les principes d’une blockchain privée et centralisée, où un Etat où un acteur privé garde le contrôle des échanges et des droits d’entrée.

Les banques centrales des Etats-Unis, de l’Union européenne et de l’Angleterre envisage elles aussi la possibilité de lancer leur propre monnaie numérique. Pour accélérer, la Banque des règlements internationaux (BRI) œuvre aussi avec les banques centrales à un projet de monnaie numérique pour le grand public.

En introduisant des monnaies numériques, ces institutions publiques assurent vouloir apporter de la stabilité à ce secteur très spéculatif.

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