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Affaire de Rugy :  » des repas professionnels, sur quels critères ? » (Anticor)

Affaire de Rugy :  » des repas professionnels, sur  quels critères ? » (Anticor)

À juste titre l’association anti corruption Anticor s’interroge à propos de l’enquête de l’Assemblée nationale qui considérerait que les repas fastueux de Rugy étaient de nature professionnelle. Mais cette fameuse enquête n’indique nullement qu’elle était l’identité et la légitimité de ces invités. Tout cela donne l’impression qu’on a obtenu la démission de de Rugy  en lui promettant de passer un coup d’éponge sur ses frasques. « On conclut à des repas professionnels mais en fonction de quels critères ? Le problème de cette affaire, c’est qu’il n’y aucun critère, il n’y a pas de règles très claires », a répliqué vendredi 19 juillet sur franceinfo, Jean-Christophe Picard, président d’Anticor, après les premiers éléments de l’enquête de l’Assemblée nationale sur les dîners polémiques de François de Rugy. Selon une source proche de l’enquête, il s’agit bien de dîners professionnels. L’ensemble des résultats seront connu mardi.

Franceinfo : Que pensez-vous de cette première conclusion de l’enquête de l’Assemblée nationale qui conclut au caractère professionnel des repas donnés par François de Rugy ?

Jean-Christophe Picard : On conclut à des repas professionnels mais en fonction de quels critères ? Le problème de cette affaire, c’est qu’il n’y a aucun critère, il n’y a pas de règles très claires. Ce qui est écrit dans le règlement de l’Assemblée, c’est qu’il y a une enveloppe pour les frais de réception du président de l’Assemblée nationale, on n’encadre rien, il n’y a pas de nombre de repas maximum, de nombre de convives maximum, il n’y a pas de plafond pour les bouteilles de vin, il n’y a pas de procédure de traçabilité de l’objet des repas ou de l’identité des convives. Au-delà du caractère personnel et professionnel qui est très compliqué à établir, on peut quand même encadrer le coût des mets. On peut peut-être plafonner le coût des bouteilles, le nombre de repas et le nombre de convives. On peut avoir des règles qui encadrent tout ça, pour avoir des dépenses raisonnables. Le gros souci, c’est qu’aujourd’hui, il n’y a rien, il n’y aucune règle déontologique qui encadre tout ça.

 

Cette enquête de l’Assemblée nationale a statué sur une situation qui est très floue au départ ?

 

Les règles sont très floues, c’est d’ailleurs pour ça qu’Anticor n’a pas porté plainte, ni fait de signalement au procureur. On estimait que c’était impossible de démontrer le caractère complètement privé d’un repas, en l’état des précisions déontologiques en vigueur. Je ne crois pas que c’est cette histoire de repas qui ait déclenché la démission de François de Rugy. Ce qui pose vraiment un gros problème, c’est cette affaire d’IRFM. Il a utilisé ses frais de mandat pour financer son parti, il a obtenu des déductions fiscales grâce à ce dispositif, alors que c’était clairement interdit. Le Conseil constitutionnel l’avait rappelé en 2013. C’est une règle clairement violée. A mon avis, ça a été la goutte d’eau qui a provoqué la démission. C’était un peu compliqué pour lui d’argumenter.

Faut-il que la Cour des comptes soit associée à cet encadrement du train de vie du président de l’Assemblée nationale ?

Il y a quand même une déontologue, trois questeurs, une commission spéciale, s’ils n’arrivent pas à contrôler ces dépenses, c’est inquiétant. Soit, on supprime tout ça et on crée autre chose, soit on demande aux gens à qui dont c’est le job qui sont rémunérés et bien rémunérés pour ça, les questeurs sont parmi les postes les mieux rémunérés de la République, de faire leur travail. Il faut que chacun prenne ses responsabilités. Il faut remettre à plat, repréciser les règles déontologiques, mettre en place un contrôle effectif. Que ceux qui font la loi arrivent à contrôler leurs propres dépenses. Ce serait un bon début pour crédibiliser leurs fonctions. Lorsque le pays traverse une mauvaise passe financière, lorsqu’on demande aux Français de se serrer la ceinture, c’est la moindre des choses de faire attention aux dépenses. Est-ce qu’on est obligés de servir du homard, des bouteilles à 600 euros. Je pense qu’on peut avoir des dépenses plus raisonnables par rapport aux efforts qu’on demande aux Français.

 

La BCE : reprise des rachats d’actifs….. et planches à billets

La BCE : reprise des rachats d’actifs….. et planches à billets

 

 

Devant l’inertie de la croissance, il semble bien que les banques centrales se soient engagées dans la voie dangereuse de la planche à billets. Du côté de la banque centrale américaine (FED) on attend en effet une nouvelle baisse des taux d’intérêt. On imagine même d’autres mesures pour faire baisser artificiellement le cours du dollar. Du côté de la Banque centrale européenne (BCE), on devait procéder à une hausse des taux qui est maintenant renvoyée aux calendes grecques compte tenu de la faiblesse de l’activité, aussi de la stratégie monétaire américaine. La BCE veut aussi reprendre les rachats d’obligations souveraines d’ici au mois de novembre pour soutenir la fragile économie de la zone euro, rapporte vendredi Der Spiegel qui cite des sources de la banque centrale.Vendredi dernier, Ignazio Visco, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, avait déclaré que la banque centrale devrait agir faute de reprise de la croissance en zone euro et qu’elle étudierait ses différentes options “dans les semaines à venir». Lors de leur réunion des 5 et 6 juin, les responsables de la BCE ont repoussé au deuxième semestre 2020 au plus tôt une première hausse de taux, mais ils se sont mis d’accord sur la nécessité de se préparer à apporter un soutien supplémentaire à l’économie dans le contexte actuel d’”incertitude accrue”. Une politique monétaire qui ne correspond pas à la culture allemande pourtant bien obligée d’évaluer car la croissance outre-Rhin ne dépassera pas 0,5 % en 2019. Par ailleurs en moyenne, la zone euro aura du mal à atteindre 1 %. La France, pour ce qui la concerne, pourrait parvenir à une croissance de 1,2 %. L’objectif est donc de doper les demandes intérieures puisque les échanges extérieurs connaissent un net tassement. Reste que la baisse des taux, comme le rachat d’actifs, sont des manières de faire tourner la planche à billets et d’accroître de manière dangereuse l’endettement notamment des Etats mais aussi des entreprises en fragilité financière. Une sorte de fuite en avant qui prépare les bulles qui pourraient éclater comme en 2007.

Élisabeth Borne et Transition écologique : 60% des Français n’ont pas confiance

Élisabeth Borne et Transition écologique : 60% des Français n’ont pas confiance

Les Français approuvent avec une forte majorité (88%) le  départ de Rugy mais le résultat n’est pas brillant pour la nouvelle ministre de la transition écologique qui conserve par ailleurs son portefeuille des transports. Toutefois cette méfiance est à relativiser dans la mesure où les Français ne sont pas naïfs et n’ont jamais cru que le ministère de l’environnement pouvait changer les choses dans ce domaine. Selon le dernier baromètre réalisé par BVA pour La Tribune, Orange et RTL, 60% des Français interrogés ne font pas confiance à la nouvelle ministre pour faire de la cause environnementale une priorité de son action dans les prochains mois. À l’opposé, 39% des personnes expriment du soutien pour la nouvelle locataire de l’hôtel de Roquelaure. « Un résultat qui traduit sans doute une inquiétude de voir l’écologie reléguée au second plan, Elisabeth Borne conservant son portefeuille des Transports », explique l’organisme spécialisé dans les enquêtes d’opinion. Seulement quelques jours après la démission de François de Rugy à la tête de son ministère, les Français portent déjà un regard sévère sur cette ingénieure de formation.

Il y a presque un an, l’affaire Benalla avait plongé la Présidence de la République dans une crise inédite depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée. La cote de popularité du chef de l’État avait perdu cinq points entre juillet et août passant de 39% à 34%. La crise des « gilets jaunes » à la fin de l’automne avait fini par plomber la popularité d’Emmanuel Macron pour de longs mois. Les conséquences du départ de l’ancien ministre de la Transition écologique et des Solidarités semblent plus limitées. En effet, la part des opinions favorables au Président de la République a seulement perdu un point entre le juin et juillet passant de 35% à 34%. À l’opposé, la proportion d’opinions défavorables est passée de 65% à 66%. Le locataire du palais présidentiel gagne beaucoup de terrain chez les sympathisants du Parti socialiste (+12 points). À l’hôtel de Matignon, la tendance est relativement similaire. La popularité d’Édouard Philippe est restée stable sur les deux derniers mois à 60% et demeure à un niveau supérieur aux scores recensés il y a un an (54%). Les opinions négatives sont en légère baisse (-1 point) passant de 40% à 39%.

Méthode : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 17 au 18 juillet 2019. Le sondage est réalisé à partir d’un échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage et de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération.

 

Le permis de conduire : des mesures démagogiques

Le permis de conduire : des mesures démagogiques

 

 

S’il est clair que le contenu de l’examen du permis de conduire doit être entièrement revu par contre les petites évolutions successives sans cohérence entre elles, risquent  d’aller à l’encontre de la sécurité. Pourquoi par exemple autoriser de passer le permis à 17 ans alors que la conduite n’est autorisée qu’à partir de 18 ans. La véritable réforme consisterait à étaler la formation tout au long de la scolarité aussi à la rendre quasi gratuite compte tenu de l’intérêt général cela représente. Le coût moyen pour passer le permis de conduire à savoir autour de 2000 € est en effet scandaleux. – L’âge minimum permettant de passer le permis de conduire sera abaissé à 17 ans dès la semaine prochaine pour les candidats pratiquant la conduite accompagnée, a annoncé jeudi Christophe Castaner, promettant de rendre l’examen plus “accessible”.L’idée est (…) de rendre le permis de conduire moins cher et moins long à passer”, justifie le ministre de l’Intérieur dans une interview publiée sur le site du Parisien, reprenant là une promesse faite par Emmanuel Macron en novembre. Christophe Castaner dévoile trois mesures au total, dont l’augmentation de la durée d’apprentissage sur simulateur, de cinq à dix heures sur les 20 heures de conduite obligatoire, et un dispositif encourageant les candidats au permis sur des véhicules dotés de boîtes de vitesses automatiques. La plus symbolique demeure l’abaissement à 17 ans de l’âge minimum auquel les plus jeunes pourront passer l’épreuve pratique, à condition de se soumettre à la conduite accompagnée. Aujourd’hui, l’âge requis est de 17 ans et demi mais les lauréats doivent attendre 18 ans pour prendre seul le volant. Le ministre de l’Intérieur se dit hostile, pour l’instant, à l’idée de ramener l’âge de la conduite sans accompagnement à 17 ans en raison d’un “sur-risque d’accident important”, observé notamment au Royaume-Uni. “Il ne faut pas prendre de risque”, dit-il. “On pourra se reposer la question dans douze mois, avec un peu de recul.”Les trois mesures retenues, qui s’inspirent d’un rapport remis en février par la députée Françoise Dumas (La République en marche), entreront en vigueur dès lundi.

 

La facture des Gilets jaunes : 0.1% du PIB ou l’évaluation économique au doigt mouillé !

La facture des Gilets jaunes : 0.1% du PIB ou l’évaluation économique au doigt mouillé !

 

 

D’après un rapport parlementaire, la facture des gilets jaunes représenterait 0,1 point du PIB. Une évaluation tout à fait fantaisiste qui permet évidemment de condamner un peu plus ce mouvement. Cette évaluation paraît d’autant plus curieuse que parallèlement nombres d’experts ont expliqué que précisément les 17 milliards accordés suite au mouvement des gilets jaunes ont permis de soutenir la consommation et ont rendu possible le sauvetage de la croissance en France qui pourrait atteindre entre 1,2 et 1,4% ( moyenne de 1 % dans la zone euro et au plus 0,5 % de l’Allemagne). Bien entendu,  il est difficile de soutenir que les perturbations, violences et destructions du mouvement des gilets jaunes puissent constituer un atout économique notamment pour le commerce de centre-ville où se sont déroulés des manifestations. Observons cependant que les installations détruites sont assurées et qu’elles seront remboursées. Reste évidemment le manque à gagner du fait de la fermeture des magasins. Encore une fois et surtout ces destructions sont à condamnable et ont d’ailleurs largement participé au discrédit du mouvement des gilets jaunes. Autant le Sénat est capable de sortir régulièrement des études approfondies autant celles de l’assemblée nationale paressent souvent superficielles  voire fantaisiste. D’abord il y a ce chiffre de 01 %. À ce niveau de précision mieux vaut ne pas indiquer de chiffre. Se pose surtout comme à chaque fois un problème méthodologique. Il faudrait en effet une période sans gilet jaune au même moment pour comparer avec la situation observée. Ce qui n’est évidemment pas possible. En outre il y a évidemment des reports et des décalages dans le temps, dans l’espace et dans les modalités des processus de vente. Une dernière précision pour les députés apprentis économistes, il y a paradoxalement des destructions, regrettables sans doute mais qui participent à l’augmentation de la croissance comme par exemple les accidents automobiles qui génèrent de l’activité dans les garages et même dans la construction.

G7 : accord minimal ou minimaliste sur la fiscalité des entreprises

G7 : accord minimal ou minimaliste sur  la fiscalité des entreprises

Les ministres des Finances des pays du G7 se sont mis d’accord sur un principe très vague d’imposition minimale pour les sociétés à fin de réduire l’évasion. Mais un principe très vague dont la nature l’ampleur et les modalités ne sont pas définies. On peut donc s’interroger pour savoir s’il s’agit d’un accord minimal ou minimaliste. Restera aussi à préciser dans quel pays, les géants du numérique peuvent et doivent être imposés. Pour les grands du numérique, le parlement français a définitivement adopté le 11 juillet l’instauration d’une taxe, faisant de la France un pays pionnier en matière d’imposition des « Gafa » (Google, Amazon, Facebook et Apple) et autres multinationales accusées d’évasion fiscale. Cette solution unilatérale, qui a vocation à n’être que temporaire dans l’attente d’un aboutissement de négociations internationales, a poussé les Etats-Unis à ouvrir une enquête, qui pourrait déboucher sur des mesures de représailles commerciales.

« La meilleure solution et la sagesse, c’est désormais de trouver une solution internationale. Le G7, c’est le bon moment pour décider de cette taxation internationale », a souligné mercredi Bruno Le Maire, disant vouloir ensuite trouver un accord à l’OCDE. La France a érigé en priorité pour le G7 Finances de Chantilly la recherche d’un accord fiscal de principe, avec la mise en place d’un impôt sur les sociétés minimal a niveau mondial pour mieux lutter contre l’évasion fiscale « Aux Etats-Unis », cet impôt minimal  »existe déjà, il est de 13% », a souligné M. Le Maire. « Ca veut dire que si vous rapatriez vos bénéfices dans un pays qui a un impôt sur les sociétés à 3%, et bien vous paierez les 10 points d’écart à l’Etat où vous êtes installés ».

Le fiasco annoncé de la réforme des retraites

Le fiasco annoncé de la réforme des retraites

 

Contrairement à ce qu’indique la plupart des médias, on est sans doute loin de la mise au point de la grande réforme annoncée des retraites. Pour deux raisons essentielles ; d’abord la encore notoirement insuffisante. Et de nombreux flous ensuite et surtout du fait d’un manque de compétence sur un sujet particulièrement complexe. Pour l’instant,  si on écoute la majorité, les slogans se résument à la retraite par points un euro égale un euro, un régime universel. La grande nouveauté serait un régime par points ! En fait c’est de l’ancienneté dont il s’agit c’est-à-dire des versements accumulés et du temps de versement. On peut évidemment traduire cela  en termes points, de bons, de chèques mais cela ne change pas grand-chose. Même aspect flou et démagogique quand on affirme qu’un euro versé aura la même valeur tout le monde. Cela d’autant plus que le régime universel est une illusion. Certes la réforme des retraites est sans doute nécessaire en raison en particulier de l’évolution démographique aussi et surtout du déséquilibre entre actifs et retraités (qui renvoie à l’emploi et à la croissance). Mais les propositions et autres orientations du gouvernement ne parlent pas du premier préalable qui consisterait à intégrer le régime des fonctionnaires dans le régime général. Or on sait que c’est là que  se trouve la principale inégalité. Dans le privé les pensions se calculent  sur les 25 meilleures années alors que dans le public, on se fonde sur les six derniers mois. Avec en plus souvent une promotion chapeau au cours de ces six derniers mois justement pour faire augmenter le niveau des retraites. De toute manière certaines professions ne pourront jamais totalement intégrer le régime général allongé à 63 ou 65 ans comme l’armée, la gendarmerie, la police les pompiers, certains métiers liés à la sécurité par exemple dans les transports (pilotes notamment). Les régimes spéciaux ne seront donc pas tous supprimés mais seulement aménagés. Il n’est même pas certain qu’on touche aux fonctionnaires. Quant à l’intégration des indépendant, c’est très hypothétique compte tenu du coût de l’opération. (Les indépendants cotisent en moyenne autour de 14% de leurs revenus bruts. Le Haut-commissaire pourrait leur demander de cotiser autant que les salariés et les fonctionnaires (autour de 28%)).  Pour éviter l’embrasement social le gouvernement a renoncé à imposer des mesures d’économies immédiates. Il n’y aura donc pas des 2020 un report de la retraite. Bien entendu ces mesures s’imposeront après (après peut-être les élections présidentielles de 2022 !).  le conseil d’orientation des retraites (COR) a revu ses projections financières à la baisse. (Mais selon les gouvernemenet ce COR fait varier ses projections).  L’Insee a révisé le solde migratoire et l’espérance de vie en 2017. La masse salariale a également progressé moins vite qu’attendu dans les prévisions du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019. Le besoin de financement du régime, évalué à 0,1% du PIB en 2018 s’établirait ainsi entre 0,3 et 0,6% du PIB (soit autour de 10 milliards d’euros) en 2025, date d’entrée en vigueur souhaitée du régime. L’équilibre ne reviendrait pas avant 2056 avec une hypothèse de croissance de 1,5%.Des prévisions tout à fait aléatoire car qui peut dire quelle seront les perspectives de croissance dans 25 ou 30 ans. Bref il se pourraiat bien que la France soit condamnée à faire uen reforme des retites à peu près tous les 5  ans comme d’habitude.

 

Pollution de l’air: le danger des particules ultra fines

Pollution de l’air: le danger des  particules ultra fines

Les conséquences sanitaires de l’exposition aux particules fines sont déjà connues. Selon l’agence Santé publique France, elle entraîne chaque année 48.000 morts prématurées dans le pays. Mais il existe aussi des particules ultra fines qui ont des effets au niveau respiratoire ou cardiovasculaire: elles vont dans l’arbre respiratoire, jusqu’aux alvéoles et elles rejoignent la circulation sanguine.  L’agence Anses recommande par conséquent de « cibler en priorité, dans les politiques publiques concernant l’air, trois indicateurs particulaires non réglementés: les particules ultra fines, le carbone suie et le carbone organique, en complément des indicateurs de particules PM2,5 et PM10 (les particules fines) actuellement en vigueur ».L’Anses recommande aussi de mieux documenter les effets d’autres sources de pollution que sont l’agriculture, le transport maritime et l’activité portuaire. L’Agence a aussi développé différents scénarios concernant la composition du parc de véhicules et son évolution à 2025. Les évolutions technologiques, comme les filtres à particules sur les véhicules diesel, « permettent une diminution des émissions de particules mais sont insuffisantes pour améliorer durablement la qualité de l’air d’après Anses

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Brevet des collèges : 86,5% de réussite ; comme le Bac, un chiffre calculé

Brevet des collèges : 86,5% de réussite ;  comme le Bac, un chiffre calculé

  • Cette information de 86,5 % de réussite au brevet des collèges va sans doute surprendre les plus anciens qui ignoraient sans doute que ce diplôme existait encore. On ne sait pas très bien quel peut-être son intérêt ; il suivra sans doute le sort de l’ancien certificat d’études primaires. ,Sans doute pour les mêmes raisons que le brevet voire le bac. Cependant,  le certificat d’études primaires n’était pas distribué comme des poignées de mains avant la guerre. C’était même parfois considéré comme un honneur de passer cet examen. Un examen dont le contenu n’était pas inférieur à celui de certains bacs aujourd’hui. Un examen perd évidemment de sa légitimité quand il est accordé à près  que 100 % des inscrits. Un peu plus de 703.300 collégiens ont été admis au brevet en 2019, soit un taux de réussite de 86,5%, en baisse de 0,6 point par rapport à l’année précédente, selon les résultats provisoires publiés vendredi par l’Éducation nationale. Dans le détail, 20,5% des candidats ont obtenu la mention très bien, 21,1% la mention bien, 21,8% assez bien et 23,1% ont été reçus sans mention. au baccalauréat, il y a eu 88,1% de réussite(en 2018 : 88,3%) ? Un résultat calculé. Pourtant il n’était pas  facile pour le ministre de l’éducation de trouver le bon équilibre concernant les reçus En général, le nombre de reçus augmente régulièrement sans doute pour montrer aussi l’efficacité du système scolaire. Dans les années 1960 pour le bac, 60 % étaient reçus pour environ 90 % aujourd’hui. De nombreux experts de l’éducation constatent cependant une nette dégradation des niveaux. Cette année, le ministre de l’éducation doit en plus faire face à la grève de certains correcteurs. Il ne peut évidemment décevoir élèves et parents. En même temps, comme il prévoit une réforme assez importante des filières, il ne peut pas non plus afficher des résultats trop positifs qui pourraient nourrir des interrogations sur le bien-fondé de sa réforme. Il faut donc trouver le juste équilibre politique !  

Critiques des cryptomonnaies (Trump après la FED)

 

Critiques des  cryptomonnaies (Trump après la FED)

«Si Facebook et les autres entreprises veulent devenir des banques, elles doivent demander une nouvelle charte bancaire et être soumises à toutes les réglementations bancaires, tout comme les autres banques, nationales et internationales», ajoute-t-il. Les déclarations de Trump interviennent au lendemain de celles du président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, qui a indiqué devant la commission des Services financiers de la Chambre des représentants que Facebook ne pourrait faire avancer son projet de monnaie virtuelle tant qu’il n’aurait pas répondu aux vives inquiétudes qu’il soulève.Il a indiqué que la Fed avait mis en place un groupe de travail pour suivre le projet et qu’elle coordonnait ses activités avec d’autres banques centrales à travers le monde. Il s’attend à ce que le Conseil de surveillance de la stabilité financière (FSOC) aux Etats-Unis examine aussi le projet. Libra, dont le lancement est prévu l’an prochain, doit permettre au premier réseau social de s’imposer dans les paiements, les services financiers et le commerce en ligne dans le monde entier grâce à ses milliards d’utilisateurs

L’environnement : baisse des investissements

L’environnement : baisse des investissements

Cette baisse constatée par l’INSEE concerne les entreprises pour 2017, une baisse de 2 % qui succède à celle des 13 % en 2016. Il est clair que la politique environnementale ne peut résulter de la seule volonté de l’État. Certes l’État assume une responsabilité. Il vient d’ailleurs d’être aussi critiqué par le nouveau Haut conseil de l’environnement pour le décalage entre ses discours et ses actions concrètes. Mais cette responsabilité doit aussi conjointement être assurée par les entreprises et les consommateurs. Pour l’instant la problématique environnementale relève encore souvent du slogan pour les entreprises et ne ce traduit pas assez en modification substantielle du processus de production et de localisation. D’une certaine façon, c’est même le contraire qui se passe avec la multiplication de flux parasites du fait de l’atomisation du processus de production dans des zones géographiques de plus en plus éloignées. «En 2017, 38% des établissements industriels employant 20 salariés ou plus ont réalisé des investissements ou des études pour protéger l’environnement», selon l’Institut national des statistiques qui précise que ces entreprises y ont consacré au total 1,4 milliard d’euros. Les deux tiers de ces dépenses sont concentrées dans quatre secteurs, l’énergie, la chimie, les industries agroalimentaires et la métallurgie, tandis que 40% des montants investis visent à protéger l’air ou le climat.

En 2017, si les investissements, qui constituent 79% du total, soit 1,1 milliard d’euros, ont diminué de 3%, les montants alloués aux études ont en revanche progressé de 4%.

Les dépenses antipollution croissent avec la taille des entreprises: 84% des entreprises de 500 salariés ou plus en font mais seulement 27% des établissements de 20 à 49 salariés. La moitié des dépenses est consacrée au traitement de la pollution, tandis que 37% concernent sa prévention, le reste étant consacré au tri et à la valorisation des déchets ou encore à la mesure et au contrôle des nuisances occasionnées, précise encore l’Insee.

De Rugy : Des diners familiaux royaux aux frais du contribuable

De Rugy : Des diners familiaux royaux aux frais du contribuable

 

 

On se souvient que sitôt nommé président de l’assemblée nationale, de Rugy  s’était signalé par des propos visant à réduire sérieusement le train de vie des députés. Des recommandations qui ne s’appliquaient pas au président de l’Assemblée nationale qui a organisé d’après Mediapart une dizaine de dîners très luxueux à l’hôtel de la C pour sa famille et ses amis Des dîners fastueux, organisés grâce à de l’argent public. D’une certaine manière, de Rugy, comme Macron  d’ailleurs, confond la république avec la monarchie. Le petit aristo s’est d’ailleurs toujours caractérisé par une certaine condescendance vis-à-vis de ses interlocuteurs, aussi une grande incompétence, ce qui n’est pas incompatible. Finalement de Rugy s’ inspire de Macron qui tous les jours utilisent les moyens de l’État pour faire ses campagnes électorales. De Rugy lui utilise les moyens de l’État pour régaler sa famille et ses copains. Selon les informations du média d’investigation, François de Rugy aurait organisé, avec sa femme, Séverine de Rugy, entre octobre 2017 et juin 2018, une dizaine de dîners luxueux à l’hôtel de Lassay, alors qu’il était président de l’Assemblée nationale. Réunissant entre dix et trente convives, principalement des amis du couple, ces repas, composés de plats très onéreux, photos de homards à l’appui, et de vins luxueux directement extraits des caves de l’Assemblée nationale, auraient été financés avec l’argent de l’État.  «J’assume totalement qu’un président de l’Assemblée nationale, comme un ministre, rencontre dans un cadre informel le soir dans des dîners, des responsables d’entreprises, des responsables de la culture, des responsables de l’université», a réagi François de Rugy, ce mercredi, au micro de France Inter. «Je n’accepte pas qu’on nous attaque ma femme et moi, nous n’avons rien à nous reprocher, ni elle ni moi», a-t-il renchéri. Plus tard dans la journée le ministre a mis de l’eau dans son vin en recommençant certains faits mais en les justifiant par sa fonction !

 

Delphine Batho, ancienne ministre de l’Environnement et députée des Deux-Sèvres, a estimé que la «démission» de François de Rugy «s’impose». «Parce que c’est de l’argent public. L’argent public n’est pas fait pour organiser des dîners privés fastueux», a-t-elle voulu rappeler. «On est sur une débauche de moyens pour des dîners avec des amis qu’il qualifie lui-même d’informels. Ce n’est pas de la représentation et d’ailleurs beaucoup de ceux qui ont exercé des fonctions officielles n’ont jamais eu ce type de pratiques aux frais de l’Assemblée nationale et de l’État», a-t-elle dénoncé.

Une Agence nationale de la cohésion des territoires : pour quoi faire ?

Une  Agence nationale de la cohésion des territoires : pour quoi faire ?

 

 

 

A priori, Il paraît pour le moins curieux de créer une agence nationale (ANCT, Agence nationale de la cohésion des territoires ) pour favoriser le développement et la cohérence des territoires. On sait que la France souffre d’une centralisation extrême et que la responsabilité des structures locales demeure réduite. D’ailleurs sur deux nombreux champs d’activité économique, sociaux  ou sociétaux, c’est encore le préfet qui décide en dernier ressort. Une différence de taille avec peut se passer dans d’autres pays comparables comme l’Allemagne ou encore l’Espagne. En France, on crée une administration étatique supplémentaire pour favoriser le développement local. Une curieuse manière de favoriser la décentralisation. De toute manière l’agence demeurera sous la tutelle de l’État ;  pire, le préfet sera le représentant local de l’agence. L’ANCT se veut «un guichet unique» vers lequel pourront se tourner les élus locaux, porteurs de projets, qui se retrouvent souvent à l’heure actuelle dans «un maquis administratif», selon Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires. La future agence englobera le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET), l’Agence du numérique et l’Établissement public d’aménagement et de restructuration des espaces commerciaux et artisanaux (Epareca). Pour la gouvernance de l’agence, le Sénat avait instauré la parité entre représentants de l’Etat et élus locaux, mais l’Assemblée a rétabli la majorité pour l’Etat. Au Palais Bourbon, les élus Libertés et territoires ont redit leur mécontentement quant à un «schéma jacobin» et ont voté majoritairement contre la proposition de loi, tout comme les élus PCF et LFI. Socialistes et LR se sont abstenus, jugeant qu’elle n’était «pas à la hauteur des ambitions et des attentes des élus locaux», tandis que députés LREM, MoDem et UDI se sont prononcés pour.

Moral des décideurs : ça se tasse

Moral des décideurs : ça se tasse

 

Plusieurs facteurs explicatifs peuvent permettre de comprendre la baisse de moral des décideurs. D’abord il y a effectivement le tassement de l’activité récente, la Banque de France a dû d’ailleurs réviser encore en baisse ses prévisions. Il y a toujours l’hypothèque qui plane sur les échanges internationaux avec la vague montante du protectionnisme. En France, il faut  ajouter les incertitudes liées à plusieurs réformes internes notamment concernant les retraites D’après Le baromètre Viavoice, HEC Paris, Le Figaro et BFM Business de juillet 2019, le moral des décideurs  se tasse donc.  Les décideurs semblent, premièrement, moins positifs concernant leurs perspectives d’avenir. Ces derniers sont seulement 23% à anticiper une amélioration de leur situation financière, tandis que ce sentiment n’est pas de 16% pour le grand public. Cette crainte est liée au manque perçu d’opportunités professionnelles intéressantes. Seuls 24% des décideurs jugent «importantes» les opportunités susceptibles de faire progresser leur carrière, soit un recul de 4 points par rapport au moins de juin. Pour le grand public, cette part tombe à 17%, en recul de 1 point par rapport à juin. Par ailleurs, les réformes qui seront adoptées au cours des mois à venir suscitent également de l’inquiétude chez ces dirigeants. Enfin, plus profondément, l’envol de la dette publique frisant les 100% du PIB et la lancinante hypothèse d’une «récession à venir» qui serait «pire que celle de 2008» amplifie drastiquement le leur sentiment d’inquiétude.

 

 

*Interviews effectuées en ligne du 28 juin au 2 juillet 2019 auprès d’un échantillon de 401 décideurs, représentatif de la population des cadres résidant en France métropolitaine. Représentativité par la méthode des quotas, appliquée aux critères suivants: sexe, âge, secteur public ou privé.

Auprès également d’un échantillon grand public de 1000 personnes, représentatif de la population âgée de 18 ans et résidant en France métropolitaine. Représentativité par la méthode des quotas appliquée aux critères suivants: sexe, âge ; profession de l’interviewé, région et catégorie d’agglomération.

 

Au Brésil : Bolsonaro pour le travail des enfants !

Au Brésil : Bolsonaro pour le travail des enfants !

Le populiste extrémiste président brésilien Jair Bolsonaro soutient  le travail des enfants en se fondant sur le fait qu’il aurait travaillé dès l’âge de huit ans. Notons quand même que si le président brésilien appartenait à une famille ordinaire, son père était quand même dentiste. En outre,  c’est une chose de travailler quelques jours ou quelques semaines quand on est enfant et c’est  autre chose que d’être salarié permanent. Dans les pays développés, des enfants pouvaient occasionnellement aussi participer par exemple à des travaux agricoles. Mais ce qui est en cause au Brésil (et dans d’autres pays en développement)  c’est le fait que la productivité vient surtout de l’utilisation massive et permanente d’enfants. C’est sans doute pourquoi le président brésilien défend avec tant d’ardeur la compétitivité notamment des exploitations agricoles. Or cette position du président Brésilien est à mettre en corrélation avec l’accord récent dit Mercosur pour favoriser les échanges notamment agricoles entre les pays d’Amérique du Sud et l’union européenne. Comme d’habitude les propos du président brésilien sont particulièrement démagogiques et indignes « J’ai travaillé depuis l’âge de 8 ans en plantant du maïs, en cueillant des bananes (…) tandis que j’étudiais, en parallèle. Et aujourd’hui, je suis qui je suis….. ».

« Regardez, en travaillant à la ferme à 9 ou 10 ans, cela ne m’a pas du tout desservi. Quand un enfant âgé de 9 ou 10 ans travaille quelque part, il y a plein de monde pour dénoncer le ‘travail forcé’ ou le ‘travail des enfants’. Mais s’il est en train de fumer du crack, personne ne dit rien », a déclaré jeudi le président d’extrême droite.  »Le travail donne de la dignité aux hommes et aux femmes, peu importe l’âge », a-t-il poursuivi lors de son émission hebdomadaire en direct sur Facebook.

Ces déclarations ont déclenché de nombreux commentaires outrés sur les réseaux sociaux.  »C’est le meilleur exemple pour inciter un enfant à ne pas travailler, cela l’empêchera de devenir un adulte comme lui (Bolsonaro): avec autant de haine et d’incompétence. La place des enfants est à l’école », a notamment réagi sur Twitter le député du parti de gauche PSOL Marcelo Freixo.

Grèce : retour des conservateurs

Grèce : retour des conservateurs

 

 

C’est le paradoxe de la démocratie, en Grèce comme ailleurs. L’alternance dégagiste fait parfois éjecter ceux qui ont sauvé le pays. Alexis Tsipras et à son parti Syriza seront ainsi remplacés les conservateurs de Nouvelle Démocratie (ND). Cela au motif que Tsipras et son parti ont trop imposé d’austérité  au pays. Une austérité qu’on ne peut nier mais la gestion de TSYPRAS à aussi permis d’éviter la faillite totale du pays. Il est vraisemblable que les successeurs de type race ne reviendront d’ailleurs pas sur cette politique de rigueur. Le scrutin n’était normalement prévu qu’en octobre mais Alexis Tsipras a tiré les conclusions de la défaite de sa formation face à la droite aux élections européennes de la fin mai en convoquant des élections anticipées. La Nouvelle Démocratie de Kyriakos Mitsotakis est donnée en tête dans tous les sondages. Une enquête Rass publiée vendredi donne 35,2% des voix à ND et 25,4% à Syriza. Un sondage Public Issue diffusé également vendredi crédite même Nouvelle Démocratie d’une avance de 15,5 points sur Syriza. Parti issu de la gauche radicale, Syriza est arrivé au pouvoir en 2015, alors que le pays était depuis des années confronté à une grave crise économique qu’entraînait un douloureux programme d’austérité contrôlé par le Fonds monétaire international (FMI) et l’Union européenne. Une fois au pouvoir, Tsipras a dû accepter l’austérité pour que la Grèce échappe à la banqueroute. Nombre de ses électeurs ne lui ont pas pardonné. Kyriakos Mitsotakis, 51 ans, un ancien banquier passé par Harvard, appartient à une dynastie politique de la droite grecque. Il a pris la direction de ND début 2016.Son père Constantinos a été Premier ministre de 1990 à 1993. Sa soeur, Dora Bakoyiannis, a été ministre des Affaires étrangères de 2006 à 2009.La Nouvelle Démocratie, si elle revient au pouvoir, a annoncé qu’elle réduirait la pression fiscale, notamment pour les entreprises (comme Macron !).Alexis Tsipras, quant à lui, est amer: “Je suis arrivé au pire moment, j’ai essayé de sauver les meubles alors que les dégâts ont été causés par mes prédécesseurs”, a-t-il expliqué fin juin à la chaîne de télévision Open TV. “Les caisses étaient vides, on ne pouvait même pas payer les retraites… Mais je suis celui qui a sorti le pays des mémorandums et de la crise où ils (mes prédécesseurs) nous avaient conduits.”

Prison pour des dirigeants de France Télécom

Prison pour des dirigeants de  France Télécom

Prison  ferme requis contre les anciens dirigeants de France Télécom en raison du harcèlement dont était ont été victimes nombre de salariés de l’entreprise lors  de sa restructuration.  (20 000 postes supprimés en trois ans et 10 000 agents transférés). Les dirigeants sont accusés d’avoir mis en place une politique destinée à déstabiliser les agents pour les contraindre à partir. Un management qui a provoqué souffrance chez certains et même conduit au suicide. Ce qui est en cause dans cette affaire,  c’est sans doute la brutalité du management. Certes France Télécom avait besoin d’une sérieuse remise en cause, aujourd’hui personne ne conteste le succès  d’Orange tant en France qu’au plan international. C’est la brutalité de la gestion du personnel qui est au cœur de cette affaire. Une brutalité qu’on peut comprendre quand des fonctionnaires se mettent à adhérer brutalement à l’idéologie ultra libérale. Corsetés pendant des années par leur administration, certains hauts fonctionnaires (et d’autres cadres moins gradés) deviennent alors à moitié fous en tout cas enivrés d’une liberté nouvelle qu’ils ne savent pas maîtriser. D’un autre côté, il est clair que le personnel en cause dans sa grande majorité culturellement n’était pas prêt à faire un tel saut de productivité et de qualité. Le même phénomène se produirait sans doute si on imposait les mêmes méthodes par exemple à EDF, à la SNCF à des secteurs de la fonction publique. La transition doit être gérée avec détermination mais aussi avec pédagogie et prudence car le choc est impossible à absorber pour des catégories qui n’ont qu’une vague idée des critères de gestion du privé. Or c’est ce qui s’est passé à France télécom, on est passé brutalement du cocon étatique au monde du privé. Un an de prison assorti de 15.000 euros d’amende a donc été requis à l’encontre de l’ancien PDG Didier Lombard, 77 ans, de son ancien directeur des ressources humaines Olivier Barberot, 64 ans, et de l’ex-directeur des opérations France, Louis-Pierre Wenes, 70 ans, jugés pour harcèlement moral. Le ministère public a par ailleurs demandé huit mois de prison et 10.000 euros d’amende à l’encontre de quatre autres anciens dirigeants jugés pour complicité, ainsi qu’une amende de 75.000 euros contre France Télécom en tant que personne morale. L’accusation reproche à l’entreprise et ses anciens dirigeants d’avoir instauré une politique visant par toutes sortes de moyens à “déstabiliser” les salariés afin de les contraindre à partir. L’ordonnance de renvoi en correctionnelle a retenu le cas de 39 victimes, dont 18 suicides et 13 tentatives en deux ans.

La moitié des médias mentent ( sondage IPSOS)

  • La moitié des médias mentent ( sondage IPSOS)

Près d’un Français sur deux (48%) pense que journaux et magazines véhiculent fréquemment des fausses informations, proportion qui monte à 52% pour la télévision et la radio, selon une étude Ipsos menée dans 27 pays et publiée vendredi. Selon cette étude «Ipsos global advisor» réalisée en ligne du 25 janvier au 8 février auprès de 19.541 personnes (environ 1.000 en France), la majorité de la population (52% en moyenne) dans le monde estime que la presse écrite diffuse «une large proportion» de fausses informations. En queue de peloton, la Serbie (82% de la population), la Hongrie (78%) et la Russie (68%) ne font pas confiance aux médias écrits.En ce qui concerne télévision et radio, la moyenne mondiale reste inchangée, tout comme le trio de queue. Les Américains sont 61% à estimer que ces médias véhiculent fréquemment des fausses informations (contre 55% pour la presse écrite). Comme d’autres études parues récemment, l’étude souligne la défiance particulière des Français dans les médias, seuls 37% affirmant avoir confiance dans la télévision et la radio, et 36% dans les journaux et les magazines. L’étude souligne aussi que la confiance à l’égard des médias s’est particulièrement dégradée depuis ces cinq dernières années, quel que soit le support, papiers (-21% de score de confiance en 5 ans), comme audiovisuels (-28%).

Canal+ : nouvelle dégringolade et des licenciements en masse

Canal+ : nouvelle dégringolade et des licenciements en masse

Canal+ n’en finit pas de dégringoler depuis des années surtout depuis la reprise par Bolloré. En cause principalement : le flou de la ligne éditoriale. La chaîne des sportifs et des bobos est désertée par ses clients habituels. Alors que la majorité des clients de Canal+ était motivée par le sport, il ne trouve plus grand-chose dans ce domaine sur canal. La chaîne attire encore des bobos et des intellos pour ses productions cinématographiques mais elle est aussi concurrencée dans ce domaine. Le pire sans doute, c’est que Bolloré, lui-même, a voulu mettre son nez dans la ligne éditoriale de la chaîne et n’a fait que rajouter du flou au flou. Aujourd’hui Canal ressemble à une sorte de cocktail de productions populo bobo qui ne satisfait ni les uns ni les autres. La filiale du groupe Vivendi doit faire face sur son marché national à un contexte nettement plus ardu ces dernières années, avec d’un côté dans le sport la concurrence de BeIN Sports, SFR (Altice) et bientôt celle de Mediapro.  Confronté à une concurrence exacerbée et à une érosion de ses abonnés sur son marché historique, le groupe de télévision payante Canal+ veut supprimer au moins 500 postes en France, soit près de 20% de ses effectifs hexagonaux soit  au moins 500 postes en France, soit près de 20% de ses effectifs hexagonaux. La chaîne est concurrencée dans le sport notamment par BeIN, RMC et dans la production  cinématographique par Netflix et Amazon Prime. Heureusement canal se porte mieux au niveau international

. Le groupe comptait l’an dernier 16,2 millions d’abonnés dans le monde, dont 8,3 millions en France. Mais chez ces derniers, les abonnements individuels directs ont reculé de 300.000 par rapport à 2017, à 4,73 millions, les autres abonnés étant quant à eux issus de partenariats avec des opérateurs de télécoms.

 

Croissance Zone euro: Baisse des ventes

Croissance Zone euro: Baisse des ventes

 

Une baisse inattendue des ventes de détail qui va peser sur la croissance ; En effet en cette période de net tassement des échanges extérieurs,  la plupart des pays comptent sur le dynamisme de la consommation intérieure pour soutenir la croissance. Or Les ventes au détail ont baissé au mois de mai par rapport au mois précédent, contrairement aux attentes des économistes  montrent les données publiées jeudi par Eurostat. L’office de la statistique de l’Union européenne a annoncé que ces ventes avaient diminué de 0,3% par rapport à avril, ce qui ramène leur progression en rythme annuel à 1,3%, alors que les économistes tablaient sur une hausse annuelle de 1,6%. Les chiffres révisés d’avril donnent une baisse de 0,1% des ventes par rapport à mars (contre -0,4% en première estimation) et une hausse de 1,8% sur un an (au lieu de +1,5%).

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