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Crise économique européenne : des soutiens différents selon les pays

Crise économique européenne : des soutiens différents selon les pays

 

D’une manière générale, l’aide financière à l’économie dans l’union européenne est proportionnelle aux richesses de chaque État. Ainsi l’Allemagne va-t-elle apporter un soutien non remboursable de leur de 8,3 % du PIB. Un montant comparable à celui des États-Unis : 9 %. Ces montants sont difficiles à évaluer car ils comprennent des subventions pour les entreprises mais aussi pour les salariés. En France, la situation est encore plus confuse mais le soutien total devrait se situer entre 4 et 5 % du PIB.

Les autres pays du sud de l’Europe consacreront 3 à 4 % de leurs moyens au soutien de leur économie nationale. Le fonds monétaire international hier a d’ailleurs incité la France a décidé de mesures budgétaires supplémentaires pour soutenir l’économie.

Le FMI insistait sur le faite que ces efforts budgétaires étaient nécessaires pour éviter le choc économique de la seconde vague en France. Notons que les efforts budgétaires de chacun des pays européens n’intègrent pas le plan européen qui lui n’a pas été complètement adopté et ne sera pas opérationnel avant la mi 2021. Même si les sommes consacrées à la relance se comptent en plusieurs milliers de milliards d’euros, ces chiffres astronomiques recouvrent des réalités très différentes en fonction des pays.

Croissance France : le FMI souhaite des mesures budgétaires supplémentaires

Croissance France : le FMI souhaite des mesures budgétaires supplémentaires

 

Les informations fournies par le fonds monétaire international n’apportent pas d’éléments vraiment nouveaux concernant la situation économique française. L’objet n’est sans doute pas là. Il s’agit en réalité d’encourager le pays à des mesures budgétaires supplémentaires pour amortir le choc de la seconde vague de la crise sanitaire qui risque d’entraîner des dégâts beaucoup plus importants que prévu. ( la France fait un effort financier de 4 à 5% du PIB et l’Allemagne de près de 10% comme les Etats-Unis).

Le Fonds monétaire international (FMI) confirme que l’activité économique devrait reculer d’environ 10% pour l’ensemble de l’année 2020 en France et prévoit une reprise partielle de l’ordre de 5%-6% en 2021, en notant que celle-ci “dépendra de l’évolution de la pandémie et des mesures d’endiguement associées”.

Le FMI, dans une note consécutive à une mission sur la France, estime, face à la deuxième vague de l’épidémie de coronavirus, que “des mesures de relance budgétaire supplémentaires, temporaires et bien ciblées, pourraient se révéler nécessaires en France en fonction de l’évolution de la situation”.

Les autorités françaises, continue le FMI, “doivent élaborer dès maintenant un plan crédible et ambitieux de rééquilibrage des finances publiques à moyen terme et le mettre en œuvre seulement une fois la reprise économique bien engagée”.

Dupont-Moretti: «Les Français valent mieux que des promesses que l’on ne peut tenir» ou le bla-bla de la gauche bobo

Dupont-Moretti: «Les Français valent mieux que des promesses que l’on ne peut tenir» ou le bla-bla de la gauche bobo

Encore un bel exemple de la phraséologie de la gauche bobo avec cette interview dans le Figaro de Dupont Moretti. Ce dernier considère presque que tout va bien madame la marquise en déclarant Figaro: «  Nous faisons face aujourd’hui à deux crises: celles du Covid-19 et celle du terrorisme. Un terrorisme dont le but est de nous faire changer de vie, nos règles et notre droit. Au cours de cette mandature, le gouvernement n’a cessé de renforcer les outils comme ceux du renseignement policier et pénitentiaire, qui fonctionnent très bien. Nous avons également expulsé des individus, fermés des mosquées, des associations et déjoué 32 attentats. » Notera qu’on a expulsé des individus, sans doute est-il référence aux 12 sur les 230 promis. Autre déclaration :

« Les propositions qui s’égrènent du côté de l’extrême droite et de la droite sont marquées par la démagogie et l’inconséquence, là où je pensais qu’il y aurait unité nationale. L’inconséquence consiste à proposer des modifications de notre droit en sachant pertinemment qu’elles sont soit juridiquement impossibles, soit inefficaces, soit déjà mises en place. « .

Bref tout va bien madame la marquise et pas de changement. Et puis cette phrase en dentelle sémantique précieuse : « les Français valent mieux que les promesses qu’on ne peut pas tenir ». A la fois une vérité de Lapalisse et une esquive dialectique pour justifier l’immobilisme. Rallié à Macron, Dupont Moretti n’en incarne pas moins cette gauche bobo qui a toujours manifesté un profond mépris pour les réalités sociales et sociétales. Une gauche (type PS et associés) qui a toujours réussi l’exploit extraordinaire d’écarter de sa direction les couches sociologiques populaires. D’où l’approche complètement biaisée de son analyse et par voie de conséquence de son projet. Et Macron continue le travail de manière encore plus dégénérée.

Attentat de Nice : des complicités

Attentat de Nice : des complicités

L’auteur de l’attentat de Nice qui a fait trois morts dans la basilique Notre-Dame pourrait ne pas avoir agi seul. En effet- un troisième homme lié à l’attaque commise jeudi à Nice a été placé en garde à vue, a-t-on appris samedi de source policière. Le criminel semble être venu spécialement de Tunisie via l’Italie pour commettre son acte. Il s’agit d’un individu qui n’était pas spécialement repéré par les services de police mais un ancien délinquant ayant délaissé la drogue et l’alcool pour l’islamisme. Bref un profil assez classique.

L’assaillant, qui a crié “Allah Akbar” lorsque les policiers sont intervenus, était en situation irrégulière et n’était pas connu des services de renseignement, a indiqué jeudi le procureur de la République antiterroriste.

Il était arrivé le 20 septembre sur l’île de Lampedusa, puis le 9 octobre à Bari (Italie) avant de se rendre en France.

Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête de flagrance pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste, tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle.

Société -Terrorisme islamiste : une guerre face à des malades mentaux manipulés

Société -Terrorisme islamiste  : une guerre face à des malades mentaux manipulés

 

L’examen du profil de la plupart des terroristes fait apparaître de grandes déficiences mentales voire des dérèglements psychosociaux graves. Il s’agit en général d’un homme jeune d’un très faible niveau scolaire et n’ayant rien réussi jusque-là dans sa vie. Du coup, c’est un  terreau fertile pour recevoir des messages simplistes et radicaux.

 

On fera sans doute remarquer qu’un même  pourcentage d’idiots se trouve dans toutes les sociétés avec une différence de taille:  la plupart ne tentent  pas de se rendre célèbres en tuant  des innocents. Notons aussi que beaucoup de ces assassins sont d’origine étrangère et de confession musulmane. Ce qui traduit une certaine schizophrénie. En effet pourquoi les intéressés viennent-t-il et restent-t-il en France pays maudit de mécréants si l’herbe est tellement plus verte dans les pays de dictature islamique.

 

 Qu’ils retournent ne serait-ce que pendant une période dans le pays de leurs ancêtres pour vérifier les conditions d’exercice de la liberté en général et de la liberté religieuse en particulier, sans parler des conditions socio-économiques.

 

 Bref la plupart des candidats au jihad  sont des abrutis notoires manipulés évidemment par de grassouillets imams et autres responsables politiques bien à l’abri qui en général se gavent d’honneurs voire d’argent des fidèles. Les manipulateurs agissent essentiellement dans un but politique qui vise à conforter leurs pouvoirs dans leur pays en exacerbant le nationalisme de leur communauté. Ce qui permet de cacher l’échec total en général des politiques économiques et sociales.

 

 La plupart des Jihadistes qui commettent l’irréparables en France sont des abrutis notoires qui ignorent tout non seulement de la France mais même de leur propre religion. En assassinant des tiers, ils tentent de donner un sens tragique à leur échec personnel et à celui d’un islamisme  en retard de 1000 ans sur l’histoire.

Consommation-Yaourts : des additifs et du sucre….. du lait et 1000 kms de transport

Consommation-Yaourts : des additifs et du sucre….. du lait et 1000 kms de transport

 

Le yaourt n’est pas évidemment le produit alimentaire le plus élaboré, pourtant il est victime de manipulations chimiques nuisibles à la santé sans parler de son impact carbone considérable puisque le yaourt consomme 1000 km de transport pour sa confection et sa distribution. Il existe seulement cinq sites de production par exemple en France pour Danone. C’est le  résultat de la chimie alimentaire (on compte 1200 types de yaourts environ) d’une part et de l’éclatement des processus de production et de distribution d’autre part. Des yaourts qui sont bourrés ingrédients, d’additifs, de sucres ou d’édulcorants présumés cancérigènes. Ils contiennent aussi du lait mais jusqu’à 30% d’ajouts divers et variés. D’après une étude faite auprès d’internautes, en moyenne, les yaourts contiennent  3,8 additifs. On imagine le nombre d’additifs invraisemblables concernant d’autres produits alimentaires plus sophistiqués. Ce sont les yaourts aromatisés (au moins jusqu’à 4 fois plus chers évidemment) qui sont visés. Théoriquement les additifs sont interdits dans la production française de yaourts, mais un décret de 1988 autorise l’ajout d’arômes au lait fermenté et, dans la limite de 30% du produit fini, de « sucres et autres denrées alimentaires conférant une saveur spécifique ».  En particulier, certains produits destinés aux enfants se révèlent bourrés d’acidifiants, d’épaississants et autres colorants. Ainsi, les M&M’s Mix de Danone contiennent pas moins de 16 additifs différents. Méfiance également sur les produits minceur: ils recourent aux édulcorants pour remplacer le sucre. Les yaourts aux fruits à 0% de matières grasses de JanJac utilisent ainsi 16 additifs dans leur composition, dont de l’aspartame et de l’acésuflame. Ce dernier est classé comme « probablement cancérigène » par l’Association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse (ARTAC). L’acésuflame est présent dans près de 5% des yaourts de notre échantillon. A noter l’acide carminique, issu de chenilles, un allergène notable. Les laitages sont pleins de bonnes bactéries, mais attention aux sucres. À l’exception des yaourts natures, les yaourts aux fruits ou aromatisés sont remplis de sucres ajoutés. Ils représentent entre 4% et 11% du produit fini des yaourts de notre échantillon. Par exemple, les 268 yaourts aromatisés recensés sur le site comptent en moyenne 14,6g de sucre pour un pot classique de 125g. Cela revient à avaler deux morceaux de sucre et demi par dessert. Pour rappel, l’OMS recommande de limiter l’apport en sucres à moins de 5% de la ration énergétique totale, soit à 25 grammes. Prendre des yaourts diététiques sans matières grasses ne garantit pas non plus l’absence de sucres ajoutés. Les 133 produits de cette catégorie affichent neuf grammes de sucre par pot en moyenne, l’équivalent d’un morceau de sucre et demi. Pour éviter de manger trop sucré, il faut donc privilégier les yaourts natures.

 

«l’imposture des pseudo-jihadistes». ( Madjid Si Hocine)

«l’imposture des pseudo-jihadistes». ( Madjid Si Hocine)

Madjid Si Hocine est médecin à l’Hôpital Saint Camille de Bry-sur-Marne et militant associatif du collectif L’égalité d’abord ! Ils protestent contre les pseudo jihadistes qui sont souvent des ignorants au service d’imposteurs ( tribune dans l’Opinion)

 

 

Bouleversé par le meurtre de ces trois fidèles à l’intérieur de la basilique Notre-Dame de l’Assomption à Nice et par l’assassinat de l’enseignant Samuel Paty, dont le seul crime est d’avoir voulu montrer que la liberté d’expression ne peut avoir pour limite la divergence d’opinions, il revient à ma mémoire des souvenirs refoulés. Le 27 septembre 1997, près de Sidi Bel Abbes, onze institutrices furent égorgées devant leurs élèves, coupables du seul crime d’avoir voulu enseigner.

A Conflans, le bourreau venait de Tchétchénie, terre musulmane du Caucase riche d’une tradition spirituelle d’inspiration soufie, qui a vu venir à elle lors des deux guerres menées par les Russes, ces « wahhabites ». Des jihadistes venus combattre dans les troupes de Chamil Bassaïev, qui recevait le soutien de pays du Golfe avec lesquels nous entretenons les meilleurs rapports comme autrefois le FIS algérien fut aidé par les « frères » koweïtiens et saoudiens.

Moyens de recrutement. Cet islam traditionnel de nos pères a été corrodé par l’influence de pratiques rigoristes venues de pays dotés d’immenses moyens de propagation de leur doctrine. Cassettes, bourses d’études, chaînes satellitaires ont diffusé « la bonne parole ». Pire, les premiers jihadistes revenus d’Afghanistan, les « combattants de la liberté » soutenus par les Américains car ils s’attaquaient à l’ogre soviétique, ont importé une stratégie violente de la propagation du « vrai islam ». Je me souviens de ces Algériens vêtus à l’afghane qui dans les années 80 prenaient le contrôle de la mosquée de Belcourt, essaimant dans la jeunesse désœuvrée « la bonne parole ». Parole loin de celle du prophète Mahomet qui disait « les savants sont les héritiers du prophète ». Phrase que ne connaissait probablement pas le boucher de Conflans.

Plus récemment, Daesh a raffiné les moyens de recrutement de candidats au jihad, utilisant les réseaux sociaux, les forums, pour séduire, convaincre, des aspirants au martyr dans une jeunesse reléguée, pas toujours très instruite notamment sans grande culture religieuse. Ces proies faciles ont commis l’impardonnable, reniant leur famille, trahissant le pays qui les a vus grandir et qui a mis beaucoup de temps pour les reconnaître comme ses vrais enfants. Eux aussi qui ne comprennent pas que, malgré tout, ils n’ont pas de patrie de rechange.

Ils devraient ouvrir les yeux sur ce qu’ils sont, musulmans certes, mais aussi une composante de cette nation qui s’égare dans l’idée du retour vers une tradition mythifiée. Le rêve de nombre de leurs coreligionnaires est pourtant de venir vivre dans ces pays de « mécréants » où, en dépit des discriminations de l’éloignement culturel et religieux, les musulmans y sont plus heureux que chez eux. En témoignent ceux qui s’embarquent pour rejoindre cette supposée terre de cocagne.

On voudrait les entendre dénoncer la barbarie des imposteurs islamistes. On le leur demande souvent, dans les diatribes des chroniqueurs qui font leur miel de la peur qu’inspire désormais l’islam. Pour cela, il faudrait qu’on leur tende le micro, qu’on les invite sur les plateaux eux aussi, notamment ceux qui sont en mesure d’apporter un contre-discours. Ceux qui sont capables d’expliquer, de rappeler la règle sans pour autant tomber dans le reniement ou dans le ridicule quand ils sont incapables de s’exprimer dans un français décent. De vrais musulmans de France, il en existe, j’en ai croisé de remarquables en vingt ans d’engagement.

Il y a un enjeu pédagogique, notamment envers la jeunesse, sur ce qu’est la laïcité, et sa singularité française qui tient à des raisons historiques

Il y a six ans, je faisais cosigner un texte que j’avais écrit à l’occasion de l’assassinat d’Hervé Gourdel« Nous sommes aussi des sales Français ». Le président Hollande salua l’une des premières prises de parole publique de personnalités de culture musulmane pour condamner un meurtre commis au nom de leur foi. Mais à ce jour, aucune des propositions que nous avions formulées n’a été suivie d’effet.

Plafond de verre. En 2016, je cosignais l’appel des 41 où nous nous déclarions prêts à prendre nos responsabilités. En réponse, nous n’eûmes qu’une proposition de déchéance de la nationalité inconstitutionnelle, un débat sur le burkini, et la ressuscitation de la Fondation de l’islam de France ! Je me souviens encore de l’entretien avec Manuel Valls et de celui avec le ministre de l’Intérieur de l’époque. J’entends encore l’étonnement de ce journaliste de RTL qui ne comprenait pas que ce ne soient pas des gens « comme nous » qui soient sur les plateaux !

Qu’attend-on pour les écouter, les promouvoir dans les débats, sur les plateaux ? Ou faudra-t-il accepter une autre forme de plafond de verre qui voudrait que ne puissent s’exprimer que les experts du sérail coupés du terrain ? Faudra-t-il encore que l’on s’obstine à refuser d’offrir en exemple à la jeunesse tous ceux qui ont malgré tout pu prendre l’escalier social, puisqu’il est acquis que l’ascenseur ne monte pas à tous les étages ?

Faudra-t-il qu’on taise encore le fait qu’il y a en France 5 millions de musulmans qui doivent s’impliquer plus dans la vie politique et publique, à condition qu’on leur fasse une place ? Ceux-ci doivent s’élever contre l’imposture représentée par les pseudo-jihadistes et réagir lucidement, avant tout en tant que citoyen français, ce qui ne le met pas en porte à faux avec leur foi qui est aussi universelle que les deux autres religions monothéistes.

Il y a un enjeu pédagogique, notamment envers la jeunesse, sur ce qu’est la laïcité, et sa singularité française qui tient à des raisons historiques, l’école n’y arrivant pas. Pour cela il faut renoncer et au simplisme, et à l’autocensure, sur des vérités qui déplaisent. Plus qu’une loi sur le séparatisme, ayons le courage de mettre les pieds dans le plat : la visibilité de l’islam gêne et certains musulmans, faute d’autre référence que celle venue des franges extrêmes, font fausse route. Réunissons les conditions d’un débat franc et serein mais avec d’autres animateurs que les professionnels de la polémique. Cherchons des canaux pour parler aux quartiers populaires où se concentrent les misères propices à l’éclosion de l’islamisme, comme à Alger ou ailleurs. Pour la communauté nationale, mais aussi pour les musulmans de France, plus éprouvés qu’ils ne le disent ou qu’on ne le croit par tous ces drames.

Madjid Si Hocine est médecin à l’Hôpital Saint Camille de Bry-sur-Marne, militant associatif du collectif L’égalité d’abord ​!

Sondage terrorisme islamique : 26% seulement des Français font confiance au gouvernement

Sondage terrorisme islamique : 26% des Français font confiance au gouvernement

Selon le dernier baromètre sécurité Fiducial/Odoxa que révèle Le seuls 26% de nos concitoyens font encore confiance aux autorités pour les protéger, ce qui représente une baisse spectaculaire de 18 points depuis le mois de juillet et de 7 points en une semaine.

Bien que recueillis sous le coup de la très vive émotion nationale provoquée par l’assassinat de l’enseignant, les résultats de cette enquête dessinent une tendance. «Pendant quatre ans, les Français ont été plus de 40% à penser que le gouvernement était capable de les protéger, à l’exception du mois d’octobre 2019 au lendemain de l’attentat à la préfecture de police de Paris (36%)», précisent les analystes qui ajoutent: «Les différents attentats touchant la France sur cette période ont évidemment eu des effets sur cet indicateur, mais ils restaient contenus (7 à 8 points)».

Croissance des pandémies possibles d’après l’ONU

 

De plus en plus de pandémies et demeure sont à prévoir d’après l’ONU.

22 scientifiques mandatés par l’ONU( l’IPBES), ont passé en revue des centaines d’études récentes sur les liens entre l’Homme et la nature, notamment sur les conséquences de la destruction de la nature par les activités humaines.

Selon des estimations publiées dans la revue Science en 2018 et reprises dans le rapport, il existerait 1,7 million de virus inconnus chez les mammifères et les oiseaux, dont entre 540.000 et 850.000 d’entre eux « auraient la capacité d’infecter les humains ».

 

Mais les risques de contamination des êtres humains par ces virus dont on ne sait rien sont multipliés par les contacts de plus en plus serrés entre les animaux sauvages, les animaux d’élevage et la population humaine. D’ailleurs, 70% des nouvelles maladies (Ebola, Zika) et « presque toutes les pandémies connues » (grippe, sida, Covid-19) sont des zoonoses, c’est-à-dire qu’elles viennent de pathogènes animaux.

Les experts plaident pour la réduction de l’empreinte humaine sur la nature: réduire la déforestation et la destruction des habitats, réduire le commerce d’espèces sauvages, réinventer le modèle agricole et économique en général pour réduire les activités connues pour leur impact environnemental négatif (production d’huile de palme, bois exotiques, infrastructures de transport, élevage pour la viande…).

Ces recommandations recoupent celles largement prônées par les spécialistes en matière de lutte contre le changement climatique, qui peinent à trouver un écho, de nombreux acteurs mettant en avant les coûts et l’acceptabilité de telles transformations. Mais comme en matière climatique où les spécialistes pointent du doigt les futurs coûts faramineux liés aux catastrophes qui vont se multiplier, les experts de l’IPBES assurent qu’investir aujourd’hui permettrait d’économiser sur les futurs impacts économiques des pandémies.

Terrorisme islamique : une guerre face à des malades mentaux manipulés

Terrorisme islamique : une guerre face à des malades mentaux manipulés

 

L’examen du profil de la plupart des terroristes fait apparaître de grandes déficiences mentales voire des dérèglements psychosociaux graves. Il s’agit en général d’un homme jeune d’un très faible niveau scolaire et n’ayant rien réussi jusque-là dans sa vie. Du coup, c’est un  terreau fertile pour recevoir des messages simplistes et radicaux.

On fera sans doute remarquer qu’un même  pourcentage d’idiots se trouve dans toutes les sociétés avec une différence de taille:  la plupart ne tentent  pas de se rendre célèbre en tuant  des innocents. Notons aussi que beaucoup de ces assassins sont d’origine étrangère et de confession musulmane. Ce qui traduit une certaine schizophrénie. En effet pourquoi les intéressés viennent-t-il et restent-t-il en France pays maudit de mécréants si l’herbe est tellement plus verte dans les pays de dictature islamique.

 Qu’il retourne ne serait-ce que pendant une période dans le pays de leurs ancêtres pour vérifier les conditions d’exercice de la liberté en général et de la liberté religieuse en particulier, sans parler des conditions socio-économiques.

 Bref la plupart des candidats au jihad  sont des abrutis notoires manipulés évidemment par de grassouillets imams et autres responsables politiques bien à l’abri qui en général se gavent d’honneurs voire d’argent. Les manipulateurs agissent essentiellement dans un but politique qui vise à conforter leurs pouvoirs dans leur pays en exacerbant le nationalisme de leur communauté. Ce qui permet de cacher l’échec total en général des politiques économiques et sociales.

 La plupart des Jihadistes qui commettent l’irréparables en France sont des abrutis notoires qui ignorent tout non seulement de la France mais même de leur propre religion. En assassinant des tiers, ils tentent de donner un sens tragique à leur échec personnel et à celui d’un islamisme  en retard de 1000 ans sur l’histoire.

Moral des ménages: recul en octobre

Moral des ménages:  recul en octobre

 

Le moral des ménages redescend d’un point à 94 points et reste en dessous de sa moyenne de longue période (100), alors que les craintes sur l’évolution du chômage se dégradent de nouveau selon les statistiques communiquées par l’organisme public ce mercredi matin. Notons cependant que l’enquête est effectuée avant que l’opinion ait connaissance de la décision de recours confinement, ce qui ne devrait pas favoriser le moral des ménages.

Les ménages sont ainsi moins optimistes sur leur situation financière future, qui perd 3 points et repasse sous sa moyenne de longue période. Ils sont aussi plus inquiets sur l’évolution du contexte économique en France. Ils sont plus nombreux à anticiper une dégradation du niveau de vie en France dans les douze prochains mois et leurs craintes sur l’évolution du chômage augmente. Le solde d’opinion correspondant progresse ainsi de 2 points et reste au-dessus de sa moyenne de longue période.

En revanche, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants reste stable en octobre, mais reste en dessous de la tendance de longue période. Enfin, la part de ménages jugeant nécessaire d’épargner est en légère baisse (-2 points), même si elle reste très importante. Ils sont en parallèle un peu moins confiants (-1 point) sur leur capacité d’épargne à l’avenir.

La scandaleuse exploitation des données

La scandaleuse exploitation des données

Professeure émérite à la Harvard Business School, l’Américaine a théorisé le concept et les dérives du «capitalisme de surveillance», pratiqué par Google, Facebook et depuis peu Amazon, dans un ouvrage qui paraît ce jeudi en France.

. - L’Âge du capitalisme de surveillance est sorti aux États-Unis en janvier 2019. Pensez-vous que votre message d’alerte a été entendu?

Shoshana ZUBOFF. - Lorsque mon ouvrage est sorti aux États-Unis, mon éditeur avait prévu une tournée promotionnelle de trois semaines. Au final, j’ai voyagé quatorze mois. L’intérêt pour le livre n’a pas baissé avec le temps, bien au contraire. Fin 2019, je remplissais des salles de mille personnes, plusieurs fois par semaine. À chaque rencontre, je demandais au public de noter en un mot pourquoi ils étaient venus. Les réponses ont toujours été les mêmes: anxiété, confusion, colère, méfiance, résistance, prise de conscience, peur, liberté, démocratie. Ce sont des mots de mobilisation d’une avant-garde de citoyens. Certains pensaient que le mouvement critique envers la tech s’éteindrait avec la pandémie, au vu des services que Facebook, Zoom, Amazon ou Google nous ont apportés. Je pense tout le contraire. Le confinement a mis crûment en lumière

Une urgence : développer des GAFA européens

Trois spécialistes du numérique plaident pour une stricte mise sous contrôle de ces plateformes et pour le développement de concurrents européens.

Jean-Marie Cavada est Président de l’institute for Digital Fundamental Rights.

Léonidas Kalogeropoulos est Délégué Général de l’Open Internet Project (OIP).

Benjamin Jayet est Président de GibMedia et membre de l’OIP, association européenne créée en 2014 pour combattre les abus de position dominante sur le marché numérique européen.


Depuis le début de la crise sanitaire, les pouvoirs publics ont perçu l’ampleur de notre vulnérabilité au regard des enjeux de souveraineté numérique. Confronté à la nécessité d’utiliser des plateformes collaboratives numériques pour les échanges confidentiels, le gouvernement a pris conscience des risques liés à l’utilisation des outils les plus populaires appartenant aux GAFA, dont les services sont pour la plupart hébergés aux États-Unis. Des solutions alternatives souveraines ont ainsi été choisies en urgence, et la prudence a conduit le gouvernement à décliner l’offre de Google et Apple pour le choix de l’application «StopCovid», préférant développer une solution souveraine.

Ce sursaut de patriotisme économique, rapide et salutaire, témoigne de la prise de conscience de notre dépendance technologique en utilisant des services développés par les GAFA, qui nous tracent et stockent nos données dans des serveurs soumis au Patriot Act. Cette dépendance ouvre surtout la voie à des abus de position dominante fragilisant des pans entiers de notre économie. Devenues des plateformes structurantes pour de très nombreux marchés, les GAFA sont en mesure de contourner les règles qui permettent d’assurer une concurrence loyale non seulement en France, en Europe, et partout dans le monde, y compris outre-Atlantique, où la Justice américaine a annoncé l’ouverture d’un procès contre Google pour ses pratiques anticoncurrentielles dans la publicité.

Google a additionné 1,5 milliard d’euros d’amende pour pratique abusive en matière de publicité en ligne.

Pourtant, à l’évidence, les enquêtes et les sanctions des autorités concurrentielles nationales ou européennes sont devenues un simple paramètre dans le business model de ces géants du numérique. Le cas de Google est édifiant. Il additionne 2,3 milliards d’euros d’amende dans le dossier «Shopping» infligé par la Commission européenne, 4,3 milliards d’euros dans le dossier Android, ou encore 1,5 milliard d’euros pour pratiques abusives en matière de publicité en ligne. En France, il faut rajouter 50 millions d’euros d’amende prononcée par la CNIL pour manquement aux règles des cookies, 150 millions d’euros infligés par l’Autorité de la concurrence dans le dossier GibMedia et, tout récemment, la décision de prononcer des mesures conservatoires pour forcer Google à négocier avec les éditeurs et agences de presse la rémunération qui leur est due au titre du respect des droits voisins, parce que Google refusait d’appliquer la loi! Généralement renvoyées en appel, ces décisions ne permettent pas encore, dans de nombreux cas, de réparer les dommages subis par les entreprises victimes, et par l’économie en général. Par exemple, 10 ans après l’ouverture par la Commission du dossier «Shopping» sur les comparateurs de prix en ligne, le marché reste toujours soumis aux abus de position dominante de Google.

Cet acteur, «délinquant» au regard du droit économique de la concurrence, est un multirécidiviste. Ses turpitudes ne s’arrêtent jamais, comme le démontre l’initiative prise par Google de rendre son serveur publicitaire gratuit durant la crise du Covid-19, véritable opération de dumping à grande échelle qui va lui permettre d’étendre encore son emprise sur les médias. Qu’importe les poursuites… Google a intégré dans son modèle économique l’opportunité de s’exposer à des procédures judiciaires interminables et à des amendes vertigineuses, parce que leur l’impact est marginal au regard du chiffre d’affaires réalisé et des positions économiques avantageuses conquises par ces pratiques déloyales.

Face au géant Google, tous les autres acteurs sont démunis et redoutent de se voir refuser l’utilisation de ses services s’ils ne se plient pas à ses règles.

Par ses agissements, Google est devenue une menace pour la libre-concurrence et pour la capacité à faire émerger un écosystème numérique souverain. Des appels au démantèlement se multiplient outre-Atlantique, afin de transformer Google en une plate-forme d’utilité publique qui n’aurait pas le droit de détenir des participations dans les sociétés utilisant ses services. Alors que le géant américain a racheté plus de 200 start-ups et concurrents depuis 2010, le débat se porte également sur la création d’organismes anti-trust dédiés pour surveiller toutes ces fusions.

En France, nous ne saurions attendre les décisions venues d’outre-Atlantique pour protéger les acteurs de la French Tech qui souffrent de ces abus à répétition. Face à ce géant, tous les autres acteurs semblent démunis et redoutent de se voir refuser l’utilisation de ses services s’ils ne se plient pas à ses règles.

La crise sanitaire conduit à une prise de conscience: dans le monde numérique, nous sommes totalement dépendants ; nous serons vassalisés, colonisés, par des groupes ultra-puissants qui se dressent face aux États et qui prendront possession des données, des contenus, des innovations, de pans entiers de notre économie, si nous restons désunis, désarmés, et que nous ne structurons pas notre propre industrie numérique.

Les plate-forme opérant sur notre territoire ne doivent plus être autorisées à racheter nos entreprises.

Pour y parvenir, il est indispensable que ces plate-forme structurantes et géantes trouvent en face d’elles des autorités de régulation aux pouvoirs spécifiques et adaptés à ces défis.

Pour la France, sans attendre, il est urgent de mettre sur pied une autorité publique indépendante (API), dotée d’une personnalité juridique et administrative propre, capable d’ester directement en justice. Les plate-forme opérant sur notre territoire ne doivent plus être autorisées à racheter nos entreprises, à modifier unilatéralement leurs conditions générales d’utilisation, leurs algorithmes ou leurs pratiques commerciales sans accord et donc le contrôle préalable de cette agence de régulation numérique.

La France peut avoir un rôle précurseur avant qu’une telle agence indépendante se mette en place au plus vite à l’échelle européenne.

L’Union doit bâtir d’urgence sa «troisième voie européenne», dont le but est au moins triple: développer des industries numériques continentales, faire cesser la loi du plus fort au profit d’une saine concurrence, et protéger contenus et investissements au profit de l’Europe d’abord.

Crise Presse : 15% des lecteurs seulement veulent payer

Crise Presse : 15% des lecteurs seulement veulent payer

Pour résumer les Français refusent de payer pour une presse considérée  insuffisamment pertinente et indépendante. Selon une  étude « Ipsos global advisor » réalisée en ligne du 22 mai au 5 juin auprès de 18.998 personnes (1.000 en France), seulement 7% des Français payent pour de l’information alors que la moyenne mondiale est de 17%.

Et 15% des personnes interrogées en France seraient prêtes à payer pour une info fiable, contre 27% dans le reste du monde.

« Les Français sont ceux qui se disent les moins enclins à payer pour s’informer avec les Russes et les Japonais. À l’inverse, les Indiens, les Turcs et les Chinois sont les plus nombreux à se déclarer prêts à payer pour s’informer », détaille à l’AFP Yves Bardon, directeur du programme Flair chez Ipsos.

« Cela pose la question de la valeur de l’information dans un monde où tout est gratuit et où les informations forment un flux continu et contradictoire. Est-ce que les gens sont prêts à payer une info le lundi qui sera démentie le mercredi? », s’interroge le spécialiste en parlant du coronavirus.

 

Pour s’informer, dans tous les pays, ce sont la télévision (74%) et les réseaux sociaux (72%) qui sont privilégiés devant les sites d’info (62%) et les applications dédiées pour mobiles (61%).

En France, la télévision arrive aussi en tête mais les réseaux sociaux sont utilisés par moins d’une personne sur deux (48%) comme moyen d’information quotidien.

En ligne, ils sont parmi les plus prompts à utiliser un bloqueur de publicité (42%), tout comme les Chinois (50%).

Les Français figurent aussi parmi ceux qui lisent le moins la presse écrite papier tous les jours : 28% d’entre eux avouent ne jamais ouvrir un quotidien, et 8% seulement y sont fidèles chaque jour (contre 14% dans le monde).

 

 

2022: 80 % des Français envisagent le vote anti système (OpinionWay)

2022: 80 % des Français envisagent le vote anti système  (OpinionWay)

 

Selon l’’institut OpinionWay et Fondapol, en partenariat avec Le Figaro.  huit électeurs inscrits sur dix (79%, + 2 points en un an) affirment envisager l’abstention, le vote blanc ou le vote antisystème – Le Pen, Mélenchon, Dupont-Aignan ou un candidat de la gauche révolutionnaire. Déjà très forte lors du premier tour de la présidentielle de 2017 (60,9% des inscrits), cette «protestation électorale» traduit une «déconsolidation démocratique», analyse Dominique Reynié, politologue  dans le Figaro

Professeur à Sciences Po, Dominique Reynié est directeur général de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol) explique les résultats.

À dix-huit mois de la présidentielle, votre enquête laisse apparaître une France plus que jamais tentée par l’abstention, le vote blanc ou le vote antisystème. Un avertissement pour Emmanuel Macron?

Dominique REYNIÉ. - Pour nous tous. La disponibilité protestataire déclarée concerne 79% de nos concitoyens. La société française poursuit sa mue politique: déconsolidation démocratique, protestation et droitisation. La déconsolidation démocratique est déjà manifeste: l’abstention historique lors des municipales du 28 juin dernier en est un signe puissant. C’est une erreur de n’y voir qu’un effet de la crise sanitaire, alors que 59% seulement de nos concitoyens disent leur préférence pour la démocratie représentative, contre 64% en janvier. Le soutien est plus faible encore parmi ceux qui risquent de subir davantage les conséquences de la crise: les artisans, commerçants

 

La folie des cargos géants

La folie des cargos géants

Un article de M.Levinson, économiste et historien( dans l’Opinion)

 

 

Le 16 août 2006, cinq remorqueurs ont sorti l’Emma Maersk hors d’un chantier naval danois pour le tirer jusqu’à la mer. D’une longueur de quatre terrains de football, avec une quille se trouvant à environ 30 mètres sous son pont, l’Emma était bien plus grand que tous les porte-conteneurs jamais commandés auparavant et, aussi, bien plus coûteux. Il incarnait un pari sur la mondialisation : en transportant un conteneur pour moins cher que tout autre navire en circulation, il devait — comme six autres navires identiques — stimuler une croissance encore plus rapide du commerce international, en réduisant le prix du transport des marchandises intégrées aux chaînes d’approvisionnement qui avaient remodelé l’économie mondiale et fait de la Chine l’atelier du monde.

C’est le contraire qui s’est produit. Bien que prodigieusement efficaces en mer, l’Emma et les navires plus grands encore qui pointaient dans son sillage devinrent un cauchemar. En rendant le transport de fret plus lent et moins fiable qu’il ne l’était il y a quelques décennies, ils ont contribué à freiner la mondialisation de l’industrie manufacturière bien avant l’arrivée du Brexit, de Donald Trump et de la Covid-19.

Les porte-conteneurs sont les bêtes de somme de la mondialisation. Réglé comme une horloge — par exemple, un navire identique part de Shanghai tous les mercredis, fait escale à Singapour neuf jours plus tard et arrive à Anvers cinq semaines plus tard, où il bénéficie de connexions étroites avec des péniches et des trains de marchandises —, le transport intermodal de conteneurs a suscité chez les fabricants et les distributeurs la confiance nécessaire à la mise en place de chaînes d’approvisionnement longue distance soigneusement organisées. Avant l’Emma, depuis les débuts de l’ère des conteneurs en 1956, chaque nouvelle génération de navires était légèrement plus grande que la précédente. Le raisonnement était simple : pour le transport d’un conteneur, un grand navire coûtait moins cher à construire et à exploiter qu’un petit, ce qui permettait à son propriétaire de réduire les tarifs de fret par rapport à ses concurrents, tout en réalisant un profit confortable.

Leur taille devait donner à l’Emma et à ses navires-jumeaux un immense avantage en termes de coût sur la plus importante route du transport maritime international, à savoir le trajet d’environ 14 000 miles qui relie la Chine et l’Europe du Nord. En 2006, Maersk avait prévu qu’un boom du commerce mondial allait doubler la demande en matière de transport maritime par conteneurs d’ici à 2016. Son souci était de disposer d’un nombre suffisant de navires pour prendre en charge toutes ces marchandises.

Les principales compagnies maritimes, presque toutes publiques ou sous contrôle familial, se sont senties obligées de suivre l’exemple de Maersk. La folie des mégaships s’est enracinée et les commandes de navires encore plus grands que l’Emma ont inondé les chantiers navals asiatiques. Grâce aux faibles taux d’intérêt et aux généreuses subventions accordées à la construction navale par les gouvernements chinois et sud-coréen, les navires étaient proposés à des prix bien inférieurs à leur coût réel de construction. Mais le boom attendu du commerce ne s’est jamais produit. Au contraire, les échanges internationaux se sont effondrés pendant la crise financière de 2008-2009, et lorsqu’ils ont repris, leur croissance était bien plus faible qu’avant. Au cours de la décennie ayant précédé la crise, ce commerce avait connu une hausse de 78 %. Dans la décennie qui a suivi 2008, son augmentation a été moins de moitié moindre. Le commerce de marchandises — exportations et importations — atteignait 51 % de la production économique mondiale en 2008, mais n’a jamais, depuis, retrouvé ce chiffre.

Au début des années 2010, les chargements pour les conteneurs n’étaient tout simplement pas suffisants pour que toutes les nouvelles capacités soient utilisées. Si, par rapport à leur PIB, les Etats-Unis avaient importé autant en 2016 qu’en 2011, 500 milliards de dollars d’importations supplémentaires seraient entrés dans le pays en un an. L’effondrement du commerce a anéanti l’avantage des grands navires en termes de coûts. Les taux de remplissage sont tombés à des niveaux si bas que les recettes ne couvraient pas les coûts d’exploitation, inondant les océans avec les pertes des entreprises. Certains transporteurs ont fermé. D’autres ont trouvé des partenaires pour fusionner. Les survivants ont cherché à se protéger par des alliances avec des concurrents, dans l’espoir que faire collaborer plusieurs armateurs puisse générer un fret suffisant pour remplir leurs navires.

Mais les mégaships eux-mêmes ont aussi joué un rôle dans le ralentissement de la croissance du commerce. Alors que les compagnies maritimes réduisaient leur capacité en laissant des navires à l’ancre et en annulant des liaisons, des conteneurs remplis de marchandises périssables étaient parfois obligés de rester plus longtemps dans les ports avant de pouvoir être chargées à bord. Le déchargement et le rechargement des navires prenaient également plus de temps, et pas seulement parce que les conteneurs étaient plus nombreux à gérer. Les nouveaux navires étant beaucoup plus vastes que leurs prédécesseurs, chaque immense grue portuaire devait parcourir une distance plus importante avant de se saisir d’un conteneur pour le débarquer sur le quai. La manœuvre augmentait de quelques secondes le temps moyen nécessaire pour déplacer chaque caisse. Des milliers de conteneurs supplémentaires multipliés par un temps de manutention plus important par unité pouvaient augmenter de plusieurs heures, voire de plusieurs jours, la durée de l’escale moyenne. Les retards étaient légion.

Autrefois, les porte-conteneurs auraient pu être en mesure de rattraper ces retards en cours de route. Mais cela n’était et n’est plus possible. Pour économiser du carburant et réduire les émissions de gaz à effet de serre, les dernières générations de navires sont toutes conçues pour naviguer plus lentement que leurs prédécesseures. Au lieu de 24 ou 25 nœuds, les bateaux naviguent à 17 ou 18 nœuds, ce qui, en mer allonge de plusieurs jours un trajet longue distance. Et, alors que les navires précédents pouvaient accélérer si nécessaire pour respecter les délais, cela est impossible pour les mégaships. En 2018, 30 % des navires au départ de la Chine sont partis en retard.

Le côté terrestre de la logistique internationale a tout autant été bouleversé. Pour les ports, cela a été la fête ou la famine : moins de navires faisant escale, mais chacun transportant plus de conteneurs, l’équipement et les infrastructures se sont retrouvés soit inutilisés, soit submergés. Des montagnes de conteneurs, pleines de marchandises importées ou à exporter, se sont accumulées sur les zones de stockage des terminaux. Plus les piles ont grossi, plus il a fallu de temps aux grues pour localiser un conteneur déterminé, le retirer de la pile et le placer sur le véhicule qui l’emmène pour son chargement à bord ou le livrer au terminal — ferroviaire ou routier — afin qu’il soit expédié au client.

Le réseau de fret ferroviaire a, lui, chancelé sous le poids du flux des conteneurs entrant et sortant des ports. Alors qu’autrefois, une cargaison entière de produits importés pouvait être acheminée vers des destinations situées à l’intérieur d’un pays en une journée, il en faut aujourd’hui deux ou trois. Des files de camions diesel se sont constituées aux portes des terminaux, les chauffeurs ne pouvant pas récupérer leur chargement car les armateurs ne disposent pas d’assez de châssis pour transporter les conteneurs à l’arrivée. Et assez souvent, comme les partenaires au sein d’une des quatre alliances qui ont fini par dominer le transport maritime n’utilisaient pas le même terminal dans les ports, cela a nécessité le recours à de coûteux trajets en camion pour simplement transférer les conteneurs d’un navire entrant situé dans un terminal à un navire au départ dans un autre.

Aujourd’hui, une grande partie du commerce mondial se fait dans des navires bien plus grands que l’Emma Maersk, chacun pouvant transporter plus de fret que 10 000 camions de taille classique. Après une longue guerre des prix, la consolidation a finalement permis aux transporteurs de faire monter les tarifs de fret en faisant tourner leurs navires au ralenti, mais les coûts cachés ont, eux, grimpé en flèche. Les gouvernements en ont pris en charge une grande partie, subventionnant le commerce international en finançant la construction de ponts plus hauts, de ports plus profonds, de quais plus résistants et de grues plus grandes pour pouvoir accueillir les mégaships.

Les expéditeurs ont également dû supporter une charge considérable. Afin de réduire le risque que les marchandises n’arrivent pas à temps, les entreprises conservent davantage de stocks, expédient par plusieurs itinéraires et produisent sur plusieurs sites plutôt que dans des usines géantes avec un fournisseur unique. De telles mesures, qui reviennent sur des décennies d’efforts menés pour réduire les coûts de production, de transport et de stockage, ne favorisent pas les résultats. En faisant bien les comptes, pour les fabricants, mondialiser leurs chaînes d’approvisionnement n’est plus la bonne affaire qu’elle a pu être, indépendamment du déchaînement des populistes et des pandémies.

M. Levinson est économiste et historien. Cet article est adapté de son nouveau livre « Outside the Box : How Globalization Changes From Moving Stuff to Spreading Ideas » publié au Princeton University Press.

Erdogan:  » des invectives comme formule diplomatique », juge un enseignant-chercheur

Erdogan:  » des invectives comme formule diplomatique », juge un enseignant-chercheur

Bertrand Badie, enseignant chercheur rappelle les enjeux des invectives d’Erdogan sur France Info

 

franceinfo : le président turc a-t-il franchi une ligne rouge ?

Bertrand Badie : On avait un peu oublié ce temps des invectives comme formule diplomatiques. C’était assez fréquent dans les années 60 au temps de la décolonisation où un tiers monde était en plein ébullition, on entendait un Fidel Castro prendre à parti tel ou tel dirigeant, notamment occidentaux. Cela s’était calmé mais maintenant reviennent en force des sujets qui touchent de manière très sensible l’opinion publique. Elle a nouveau prise à témoin, c’est ce qui s’est passé entre la France et la Turquie. On est dans cette forme qui tend à se banaliser de relations internationales faites de diplomatie publique.

Les choses peuvent-elles dégénérer entre les deux pays ?

Ce n’est pas un point de non-retour, il ne peut pas en sortir quelque chose de grave. L’acte est symbolique et la réaction est symbolique puisque l’ambassadeur a été rappelé en consultation à Paris. On voit mal des représailles sur le plan diplomatique. Ce qui peut changer, c’est sur le plan des opinions et des sociétés. Il n’y a pas qu’en Turquie que les choses bougent en ce sens, on voit au Pakistan, au Qatar, au Koweït, des mouvements de boycott. En Turquie, il y a un régime qui se veut fort, une présidentialité qui est incarnée, qui est en difficulté avec son opinion publique donc il faut savoir montrer ses muscles pour revenir en grâce. Mais dans la plupart des autres pays musulmans il n’y a pas ce leadership aussi concentré. Erdogan en profite pour se présenter comme le leader de la cause nationale turque et comme le leader de la cause musulmane.

Erdogan:  » des invectives comme formule diplomatique », juge un enseignant-chercheur

Bertrand Badie, enseignant chercheur rappelle les enjeux des invectives d’Erdogan sur France Info

 

franceinfo : le président turc a-t-il franchi une ligne rouge ?

Bertrand Badie : On avait un peu oublié ce temps des invectives comme formule diplomatiques. C’était assez fréquent dans les années 60 au temps de la décolonisation où un tiers monde était en plein ébullition, on entendait un Fidel Castro prendre à parti tel ou tel dirigeant, notamment occidentaux. Cela s’était calmé mais maintenant reviennent en force des sujets qui touchent de manière très sensible l’opinion publique. Elle a nouveau prise à témoin, c’est ce qui s’est passé entre la France et la Turquie. On est dans cette forme qui tend à se banaliser de relations internationales faites de diplomatie publique.

Les choses peuvent-elles dégénérer entre les deux pays ?

Ce n’est pas un point de non-retour, il ne peut pas en sortir quelque chose de grave. L’acte est symbolique et la réaction est symbolique puisque l’ambassadeur a été rappelé en consultation à Paris. On voit mal des représailles sur le plan diplomatique. Ce qui peut changer, c’est sur le plan des opinions et des sociétés. Il n’y a pas qu’en Turquie que les choses bougent en ce sens, on voit au Pakistan, au Qatar, au Koweït, des mouvements de boycott. En Turquie, il y a un régime qui se veut fort, une présidentialité qui est incarnée, qui est en difficulté avec son opinion publique donc il faut savoir montrer ses muscles pour revenir en grâce. Mais dans la plupart des autres pays musulmans il n’y a pas ce leadership aussi concentré. Erdogan en profite pour se présenter comme le leader de la cause nationale turque et comme le leader de la cause musulmane.

Peut-on parler d’une opposition entre deux religions ?

Il faut faire attention à ne pas simplifier. Si on continue sur cette pente on va complètement empoisonner un dialogue mondial qui est déjà particulièrement périlleux. On désigne souvent l’islamisme comme responsable de ce qui se produit parce que l’islamisme est un peu une traduction politique de l’islam, mais attention vous avez des régimes qui se réclament de l’islam, qui politisent l’islam et donc sont islamistes. Je crois qu’il faut comprendre que l’islam, la religion en général parce qu’il n’y a pas que l’islam, est un emblème idéal pour toute forme de mobilisation et hélas pour les mobilisations violentes. Donc, il faut prendre la religion pour ce qu’elle est, un emblème qui est manipulé par des entrepreneurs de violence, c’est le terme qui me paraît le plus adéquat. La religion touche plus que telle ou telle référence locale, linguistique ou tribale. Donc, nous sommes dans un temps de manipulation des symboles religieux parce que nous sommes aussi dans un temps de tectonique des sociétés. Les problèmes de sociétés vont être saisis par des entrepreneurs malveillants, de violence. La religion n’est que la victime d’une telle manipulation.

Les appels au boycott sur les produits français sont-ils inquiétants ?

Sur le plan économique, non. Je ne pense pas que cela puisse mettre en péril l’économie française qui a d’autres soucis que cela. Ce qui est important c’est de constater que l’opinion publique se saisit des questions internationales. On peut négocier avec un dictateur, mais c’est très difficile de négocier avec des sociétés, de régler des malentendus qui se répandent dans toute une population. Il faut faire passer beaucoup d’eau froide, il faut respecter l’autre, accepter l’autre, bâtir cette société mondiale qui pour l’instant n’existe qu’à travers de vagues échafaudages intergouvernementaux. Il faut comprendre l’autre et aller vers l’autre.

Élection présidentielle : Sandrine Rousseau candidate des écolos ?

Élection présidentielle : Sandrine Rousseau candidate des écolos ?

L’ancienne porte-parole d’Europe écologie les Verts se pose en arbitre entre l’eurodéputé l’eurodéputé Yannick Jadot et le maire de Grenoble Éric Piolle.

Les profils des deux hommes sont en effet assez opposés. D’un côté, Yannick Jadot se situe plutôt au centre de l’échiquier politique tandis que son concurrent le maire de Grenoble Eric Piolle est plutôt un vert fortement teinté de rouge;  Bref plutôt un gauchiste utopiste.

Nombre de militants d’Europe écologie ne se retrouvent pas pleinement dans les positions de Yannick Jadot ou d’Eric Piolle. Il est reproché au député européen, Jadot,  d’être un peu trop social-démocrate, pas assez anticapitaliste et trop individualiste. Des critiques aussi s’adressent au maire de Grenoble considéré comme un gauchiste et un sectaire.

La candidature de Sandrine Rousseau est jugée plus consensuelle par certains cadres d’Europe Écologie-Les Verts qui assument, en interne, ne pas se retrouver dans les profils trop marqués voir trop polémistes de Yannick Jadot et d’Éric Piolle.

Environnement-Le bilan carbone caché des traités commerciaux

Environnement-Le bilan carbone caché des traités commerciaux 

Le mécanisme d’ajustement à la frontière proposé par la Commission européenne, MAC, entre en conflit avec les négociations commerciales menées par la même Commission. Estime dans la Tribune Stefan Ambec et Claude Crampes, Toulouse School of Economics.

 

 

La Commission européenne a lancé une consultation publique sur le mécanisme d’ajustement carbone (MAC). Tous les citoyens européens sont invités à donner leur avis sur cet élément central du pacte vert en remplissant un questionnaire sur le site de la Commission d’ici au 28 octobre. En France, le Président Macron compte sur le MAC pour financer le plan de relance. Est-ce une manière de faire resurgir la taxe carbone balayée par les gilets jaunes dans le débat politique français ? Il s’agit bien d’une mesure qui a la saveur de la taxe carbone puisqu’elle est adossée à la même assiette fiscale, l’empreinte carbone. Néanmoins, contrairement à la taxe carbone, le MAC ne grève pas les émissions de CO2 lors de l’utilisation du produit (par exemple, le carburant automobile) mais le volume de CO2 émis lors de sa production. De plus, seuls les produits importés au sein de l’Union européenne (UE) sont éligibles.

Dans MAC, le terme « ajustement » fait référence à la différence de coût entre les produits fabriqués à l’intérieur des frontières de l’UE et les produits importés, différence imputable au contrôle des émissions de CO2 plus restrictif au sein de l’UE du fait du système de quota d’émissions (EU ETS). Dans un esprit de juste concurrence entre producteurs localisés de part et d’autre des frontières de l’UE, il s’agit de réduire cette différence par une surtaxe sur les produits importés en provenance de pays moins regardant en matière de réchauffement climatique. L’objectif est d’éviter des « fuites de carbone », c’est-à-dire la délocalisation des industries les plus émettrices de CO2 dont les produits nous reviennent plus carbonés que s’ils étaient fabriqués au sein de l’UE. Ces produits importés altèrent notre bilan carbone au moment où ils sont consommés. Comme l’a souligné le Haut Conseil pour le Climat dans son dernier rapport, si le bilan carbone de la France a globalement diminué depuis 2005, les émissions importées n’ont pas cessé d’augmenter de sorte que près de la moitié des émissions attribuable à la France ont lieu hors de ses frontière. Avant d’appliquer de nouveaux tours de vis réglementaires à la machine économique européenne, il paraît judicieux de colmater les fuites de carbones en s’attaquant à ces importations.

Comme souvent en économie, les solutions fondées sur des raisonnements relativement simples s’avèrent compliquées à mettre en pratique. Le MAC n’échappe pas à la règle. Les économistes ont identifié plusieurs écueils sur le chemin de son application.[1] Le premier est la mesure de l’empreinte carbone d’un bien, c’est-à-dire des émissions de gaz à effet de serre générées par sa production. Cette information est difficile à obtenir sur notre sol, a fortiori hors de nos frontières. L’empreinte carbone est généralement estimée sur la base d’hypothèses techniques discutables appliquées à des processus de production plus ou moins standardisés.

Deuxième écueil, l’empreinte carbone d’un même bien varie selon la technologie de production, la localisation, et les entrants de productions. L’acier n’émet pas la même quantité de CO2 selon qu’il est produit par réduction du minerai de fer avec du coke ou par recyclage de ferrailles dans un four électrique. Il faut prendre en compte le mix énergétique (la part de sources d’énergie renouvelables versus fossiles) du pays d’origine, les éventuelles politiques environnementales adoptées pour en estimer les coûts afin d’apprécier le différentiel d’ajustement. Cela nécessite non seulement de différencier les produits selon ces critères mais également d’assurer leur traçabilité le long de la chaine de valeur jusqu’à nos frontières.

Troisième écueil, le colmatage de certaines fuites de carbone peut accélérer le débit des émissions importées dans d’autres secteurs. La Commission propose d’imposer un MAC pour les seuls secteurs obligés du système de quotas d’émissions de CO2 EU ETS comme l’acier et le ciment. Mais cela aura pour effet d’augmenter le coût de ces produits quand ils sont utilisés par les producteurs européens sans affecter leurs concurrents extérieurs. Les constructeurs automobiles américains ou japonais auront accès à un acier dont l’empreinte carbone n’est pas taxée contrairement aux constructeurs européens. Les émissions de la production d’acier hors UE pourraient alors re-franchir la frontière sous forme de véhicules, de carrosseries et de pièces automobiles, des biens exemptés de MAC car non soumis à l’EU ETS. Au final, les fuites colmatées en amont de la chaîne de valeur se déplaceraient vers l’aval.

Dans sa réponse à la consultation publique mis en place par la Commission, le Gouvernement français a fait des propositions pour rendre le MAC opérationnel. Il s’agit, comme préconisé par la Commission, de se limiter à quelques secteurs impliqués dans l’EU ETS. Le MAC prendrait la forme de quotas d’émissions virtuels que les entreprises devraient acheter à hauteur de l’empreinte carbone importée au prix de marché de l’EU ETS.

Le problème de mesure serait réglé en prenant une moyenne des émissions européenne du secteur d’activité considéré. La différenciation par mode de production et pays d’origine pourrait se faire en transférant le fardeau de la preuve aux producteurs. Ceux-ci devraient démontrer que leur produit à une empreinte carbone moindre ou qu’ils sont soumis à des politiques publiques à des coûts significatifs, voire comparable à ceux de l’EU ETS, dans leur pays d’origine.

L’adossement à l’EU ETS a l’avantage de réduire les risques de contentieux juridique à l’OMC au titre de la clause de la nation la plus favorisée puisque les importateurs font face aux mêmes coûts que les entreprises au sein de l’UE tant pour le prix de la tonne de CO2 que pour le calcul de l’empreinte carbone de leur produit. Néanmoins, la différenciation des produits ouvre la porte à un activité de lobby intense de la part des industriels et des pays partenaires commerciaux de l’UE.

 

La Commission européenne a le mandat de négocier des traités commerciaux dont l’objectif principal est de libéraliser les échanges en réduisant les droits de douane et les barrières non-tarifaires. Des accords avec le Canada et la zone Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) ont été signés et sont en phase de ratification, d’autres avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont encore en négociation.[2] La baisse inconditionnelle des droits de douane prévue par ces traités tranche avec le MAC qui, au contraire, vise à une hausse différenciée des charges appliquées aux importations. Même si les traités commerciaux contiennent des dispositions sur le climat (comme le rappel des engagements pris par les pays signataires dans le cadre de l’Accord de Paris), ceux-ci ne conditionnent pas la libéralisation des échanges.

Ainsi, le traité avec le Mercosur prévoit une baisse progressive des droits de douanes sur 99.000 tonnes équivalent carcasse de viande bovine importée en Europe. Ce faisant, ce traité ouvre une nouvelle fuite de carbone puisque produire un kilo de viande bovine émet près de trois fois plus de gaz à effet de serre s’il est produit en Amérique Latine plutôt qu’en Europe selon les calculs de la FAO. Remplacer le bœuf français par le bœuf brésilien dans son assiette augmente le bilan carbone de la France via la déforestation importée. Selon les estimations du rapport Ambec, le risque de déforestation induit par le contingent tarifaire de viande bovine libéralisé aurait un impact important sur le bilan carbone du traité. Sa contribution en terme émissions de gaz à effet de serre serait telle que le coût climatique de l’accord Mercosur deviendrait supérieur aux gains économiques.

Le pacte vert remet en cause la cohérence des actions de la Commission européenne. Alors que son bras droit cherche à colmater les fuites de carbones, son bras gauche en ouvre d’autres en éliminant des droits de douane dans les traités commerciaux. La Commission lance une consultation sur un mécanisme qui vise à ériger des barrières tarifaires en fonctions de l’empreinte carbone des produits importés tout en continuant à négocier une libéralisation des échanges avec des pays connus pour leur bilan carbone désastreux, par exemple l’Australie. C’est à se demander si cette consultation n’est pas un écran de fumée pour cacher le bilan carbone des traités commerciaux. Si sa conversion à la cause climatique est sincère, la Commission devrait plutôt utiliser les accords commerciaux comme levier pour colmater les fuites carbones. Une solution, préconisée par le rapport Ambec et une initiative commune des Pays-Bas et de la France, consiste à conditionner la baisse des droits de douanes à des engagements concrets des pays signataires visant à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

________

[1] Voir par exemple : Cosbey, A., S. Droege, C. Fischer and C. Munnings (2019) « Developing Guidance of Implementing Border Carbon Adjustments : Lessons, Cautions, and Research Needs from the Literature, » Review of Environmental Economics and Policy, 13(1): 3-22.

[2] Pour une liste exhaustive de ces accords négociés, voir https://ec.europa.eu/trade/policy/countries-and-regions/negotiations-and-agreements/

Société-Appel pour la création d’un mouvement de défense des valeurs françaises

Société-Appel pour la création d’un mouvement de défense des valeurs françaises

les Français doivent davantage prendre part au combat culturel pour défendre les valeurs républicaines, la civilisation et les modes de vie français. Normalement,  la responsabilité devrait en incomber aux organisations politiques ou associatives existantes. Le problème, c’est que le débat est souvent caricatural entre des positions radicales de droite liberticides voire racistes et des positions de gauche d’une tolérance coupable vis-à-vis  du communautarisme et de l’islamisme. Un Islamo gauchisme qui a gangrené nombre d’organisations politiques, syndicales et associatives d’extrême-gauche.

On n’ empêchera pas ces deux courants de s’exprimer voire de s’affronter. Il n’est pas certain cependant que cela serve la démocratie. D’abord parce que ces  prise de position viennent de très haut et qu’elles sont souvent le produit de cercles peu en prise avec les réalités sociales et sociétales.

 En outre la bataille culturelle n’est là propriété de personne, elle ne pourra être gagnée certes sans l’apport de certains intellectuels mais surtout avec le soutien du plus grand nombre. C’est aux citoyens qu’il appartient d’afficher et de défendre les valeurs de la démocratie française, son mode de vie et sa culture.

Il ne s’agit pas de créer un nouveau mouvement politique qui retomberait rapidement dans les travers des autres en raison des contingences électorales. Il s’agit pour les citoyens d’afficher leur adhésion à ce qui fait la république, la Nation, ses principes et ses traditions. Tout simplement de dire et de montrer son appartenance à la république française. Commencer  tout simplement par porter un badge république française pour afficher sans  complexe ce qui fait la richesse des valeurs de notre société. Envisager ensuite des initiatives pour promouvoir ces valeurs.

 

Economie-Moral des patrons : rechute en octobre

Economie-Moral des patrons : rechute en octobre

Le moral des patrons qui s’amélioraient depuis mai rechutent durement en octobre d’après l’INSEE. L’indicateur synthétique de l’Insee recule de deux points, soit 90, et il retrouve son niveau d’août. L’Institut note qu’il est bien inférieur à sa moyenne de long terme, soit 100. « Les perspectives d’activité s’assombrissent par rapport au mois dernier », écrit l’Insee, qui a interrogé des chefs d’entreprise entre le 28 septembre et le 19 octobre. En d’autres termes, le moral des patrons n’est pas bon.   Le secteur des services est particulièrement marqué par ce recul, l’hébergement-restauration en premier lieu, très affecté par les récentes mesures sanitaires. En effet, le couvre-feu a été instauré le 17 octobre, ce qui plombe l’activité économique.   Concernant l’emploi, le climat se dégrade aussi ce mois-ci en raison du rebond de l’épidémie de Covid-19, alors qu’il se redressait de manière continue depuis le mois de mai. Le climat de l’emploi se replie à 89, il perd trois points par rapport à septembre 2020. Il reste très en-deçà de son niveau d’avant-crise, soit au-dessus de 105. Les secteurs tertiaires (services et commerces de détail) souffrent du pessimisme sur les effectifs prévus, en particulier dans les services hors intérim. Les chefs d’entreprise du secteur des services sont « bien plus pessimistes que le mois précédent sur leurs propres perspectives » d’ici à la fin de l’année, précise l’Insee. Bercy a d’ailleurs bien conscience que les prochains mois s’annoncent difficiles. Après le rebond enregistré entre juillet et septembre, les experts du ministère de l’Économie anticipent désormais une contraction de la croissance au quatrième

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