Archive pour le Tag 'des'

Page 5 sur 155

Restitution Grand débat: Édouard Philippe a menti pour 62% des Français

Restitution Grand débat: Édouard Philippe a menti pour 62% des Français

Édouard Philippe a tordu les résultats du Grand débat pour justifier ses orientations. Ce que pense en particulier 62 % des Français à propos de la question fiscale. On se souvient que le Premier ministre avait beaucoup insisté pour lier l’exaspération fiscale à la nécessité d’une baisse générale des impôts. . Or ce que souhaitent des Français n’est pas prioritairement  la question de la baisse moyenne des impôts mais la question de l’injustice fiscale, c’est-à-dire la répartition même de l’impôt. Selon l’enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour  Franceinfo. 62 % estiment que c’est avant tout «la façon dont les impôts et les prélèvements sont répartis» qui pose problème. «Il existe un consensus absolu à ce sujet dans le pays. Les sympathisants de tous les partis politiques sont de cet avis, comme les Français de toutes les catégories sociales, les jeunes comme les vieux, les ruraux comme les urbains», souligne Gaël Sliman, le président fondateur d’Odoxa.  Par ailleurs, les Français sont partagés quant à la manière de réformer la fiscalité. Les CSP - attendent avant tout une baisse de la TVA (30 % des Français toutes catégories confondues le pensent aussi), les CSP + préféreraient une baisse de l’impôt sur le revenu (opinion partagée par 29 % des Français). Le rétablissement de l’ISF est plébiscité par 22 % des Français, mais c’est la solution qui convainc le plus les sympathisants de La France insoumise. Enfin, une baisse de la CSG est réclamée par 19 % des Français (les 65 ans et plus plébiscitent cette option avant toutes les autres). Pour financer les baisses d’impôts, 49 % des Français pensent qu’il faut réduire le coût des services publics, en diminuant le nombre de fonctionnaires. 12 % évoquent l’augmentation de l’âge légal de départ à la retraite et 10 % voudraient augmenter les déficits. Surtout, 28 % rejettent ces trois propositions, car ils préfèrent «qu’on ne baisse pas le niveau global des impôts». D’une manière générale, 69 % des Français ne se disent pas satisfaits par la restitution qui a été faite du grand débat national.

 

 

Des intentions d’embauches record en 2019 ?

Des intentions d’embauches record en 2019 ?

Une étude de pôle emploi démonterait que les intentions d’embauche sont au plus haut + 3,5 points à 45,2%), cela alors  qu’on connaît un très haut niveau de chômage et que la croissance est relativement faiblarde (1,4 % en 2019). les difficultés de recrutement anticipées sont également en hausse et concernent 50,1% des projets d’embauche contre 44,4% en 2018. En tête des métiers où les difficultés sont les plus élevées, les carrosseurs automobiles, les couvreurs zingueurs, les plombiers chauffagistes mais aussi les aides à domicile. Les trois quarts des employeurs s’attendent à ce que ces difficultés soient liées au profil inadéquat des candidats (manque d’expérience, de motivation, de compétences, etc.) et 35% lient cette difficulté aux conditions de travail proposées. En 2018 cependant, huit recruteurs sur dix ont réalisé l’embauche annoncée. Les principaux  freins à l’embauche seraient  l’inadaptation des demandeurs d’emploi. Et tous les grands médias de reprendre ce seul argument qui permet de faire l’économie d’une analyse un peu approfondie et qui au passage culpabilise un peu plus les chômeurs. Certes on ne peut nier qu’il y a une certaine inadaptation des chômeurs aux offres d’emploi. Cela parce qu’on demande une certaine compétence aussi une certaine expérience que n’ont pas par exemple certains jeunes en l’état actuel du système de formation. La filière apprentissage notamment est encore bien trop marginale et ne couvre pas loin s’en faut la totalité des compétences comme en Allemagne. Notons aussi que ce chiffre de plus de 45 % d’intentions d’embauche ne signifie pas évidemment 45 % d’emplois en plus. En outre il s’agit d’intentions qui forcément seront influencées par la conjoncture. Une conjoncture pour l’instant un tout petit peu meilleure en France mais qui est loin d’être exceptionnelle. Sans parler des risques de dépression voir de crise financière internationale. En outre certaines embauches visent à combler les départs en retraite. Il faut aussi observer que des secteurs comme les services offrent des conditions de travail et salariale peut attractives. C’est le cas des métiers de soins et d’accompagnement de la personne. Des métiers qui seraient un véritable gisement d’emplois mais qui ne trouvent pas preneur. Pas étonnant compte tenu du niveau de rémunération, des conditions de travail est souvent aussi des temps partiels. Pour certains, il est d’ailleurs préférable de bénéficier de la protection sociale que d’aller travailler à perte. On ne peut nier cependant une certaine démotivation de certains candidats et une  perte de la valeur travail dans le pays depuis notamment les 35 heures. La question de l’adaptation du marché du travail est donc complexe, elle articule des éléments économiques, sociaux mais aussi culturels

 

Racisme au foot : la confirmation que trop de supporters sont des abrutis

Racisme au foot : la confirmation que trop de supporters sont des abrutis

Constater que certains supporters du foot sont des abrutis ne constituent pas une grande découverte scientifique. S’apercevoir que certains sont racistes ne fait que le confirmer. On sait que le foot est un sport populaire sans doute le plus populaire au monde et qu’il draine toutes les catégories de supporters y compris les plus sectaires, les moins ouverts psychologiquement et intellectuellement. De ce point de vue,  les incidents provoqués par des supporters du foot ne sont pas rares et sont sanctionnés parfois par des matchs à huis clos. En France jusqu’à maintenant, on avait évité la montée de propos racistes qui sont plus courants dans d’autres pays comme l’Italie par exemple. Mais un nouvel incident raciste a été enregistré lors d’un match de foot entre Dijon et Amiens. Incident caractérisé par des propos et des attitudes inadmissibles en direction du capitaine de l’équipe d’Amiens. Des propos d’autant plus révoltants et idiots qu’en France souvent nombre de joueurs d’origine africaine constituent une bonne partie des effectifs. Que ces mêmes supporters se réjouissent des performances de ces joueurs quand ils exercent leur talent en équipe de France ou dans l’équipe qu’ils supportent ! Dès lors utiliser l’argument du racisme pour discréditer l’équipe adverse relève de l’indicible bêtise humaine. Visé par des cris racistes ayant conduit à l’interruption du match de la 32e journée de Ligue 1 entre Dijon et Amiens (0-0), le défenseur et capitaine amiénois Prince Gouano a expliqué « n’avoir jamais connu ça » à l’issue de la rencontre. Pourtant, le joueur a beaucoup voyagé avant d’être victime, vendredi à Gaston-Gérard, de propos scandaleux. »C’est une première. J’ai beaucoup bougé, j’ai joué dans énormément de pays. Il fallait que je rentre en France pour voir ça… C’est pour ça qu’au départ, je n’y croyais pas. J’ai joué en Turquie, en Angleterre… Je n’ai jamais vécu ça. » Les mots de Prince Gouano à l’issue de la rencontre entre Dijon et Amiens (0-0), interrompue durant sept minutes après des cris racistes le visant ouvertement, sont forts et témoignent de l’incrédulité du capitaine amiénois. C’est la première fois en France qu’une telle interruption se produit. Et s’il n’a pas voulu porter plainte contre l’auteur des faits en invoquant ses valeurs et la volonté de pardonner, le défenseur français n’a semble-t-il jamais connu pareille situation auparavant, alors qu’il a pourtant beaucoup voyagé.

SONDAGE. Grand débat : pouvoir d’achat, priorité des Français

SONDAGE. Grand débat : pouvoir d’achat, priorité des Français

 

Un sondage du JDD démontre que la priorité des priorités et comme au début du mouvement des gilets jaunes la question du pouvoir d’achat. S’y ajoute la question conjointe de la justice sociale. Certes depuis le début du grand débat nombre d’autres questions ont été abordées  parfois même discutées avec une certaine pertinence notamment le problème des services publics, de la politique énergétique ou encore du fonctionnement démocratique. Pour autant, c’est surtout le problème des salaires et des pensions qui dominent, c’est-à-dire une juste répartition des richesses et aussi des impôts. Paradoxalement, les instituts d’études sont en train de montrer que le petit regain de croissance de la France par rapport à la moyenne des pays de la zone euro serait lié aux fameux 10 milliards accordés dans le cadre du mouvement des gilets jaunes. Une évidence pourtant car avec un très net affaiblissement des échanges internationaux,  les croissances des pays sont surtout dépendantes du soutien de la consommation interne. Mais pour des questions idéologiques,  pouvoir et les lobbys financiers s’opposent à cette augmentation du revenu. Sans doute n’est-il pas possible d’augmenter la totalité des salaires et pensions de manière significative mais un rattrapage des petits revenus et des revenus moyens est indispensable pour des questions d’équité mais aussi d’efficacité économique. Avec la crise immobilière qui fait flamber les prix du logement il n’est plus possible de vivre avec un revenu de de1200 € et c’est pire avec moins. De ce point de vue, la situation des femmes ou des hommes seuls est t intenable. Ces préoccupations sont confirmées par le sondage Ifop pour le JDD, 88% des personnes interrogées souhaitent la réindexation des petites retraites sur l’inflation et 82% veulent une baisse générale de l’impôt sur le revenu. Ce que les Français veulent avant tout, ce sont des mesures en faveur du pouvoir d’achat. C’est ce que montre notre enquête Ifop testant neuf décisions que pourrait annoncer Emmanuel Macron la semaine prochaine. La proposition la plus populaire, plébiscitée à 88% par les sondés, est la réindexation des petites retraites sur l’inflation. Dans la même veine, les interrogés adhèrent à la baisse générale de l’impôt sur le revenu (à 82%) et à la suppression de la redevance audiovisuelle (à 80%).…

Evolution : »Prendre l’exemple des plantes » (Stefano Mancuso, fondateur de la neurobiologie végétale)

Evolution : »Prendre l’exemple des plantes » (Stefano Mancuso, fondateur de la neurobiologie végétale)

L’Italien Stefano Mancuso, fondateur de la neurobiologie demande qu’on observe voire qu’on suive l’extraordinaire capacité dévolution des  plantes.

 

 

Stefano Mancuso, fondateur du Laboratoire international de neurobiologie végétale, persiste et ­signe dans son dernier ouvrage, « Les études les plus récentes du monde végétal ont démontré que les plantes sont sensibles (et donc sont douées de sens), qu’elles communiquent (entre elles et avec les animaux), dorment, se souviennent et peuvent même manipuler d’autres ­espèces. Elles peuvent être décrites ­comme intelligentes. » Chez les chercheurs interrogés sur le sujet, le malaise est systématique. Déjà en 2008, trente-six biologistes européens et nord-américains avaient signé un manifeste publié dans Trends in Plant Science, menés par l’Italien Amedeo Alpi (université de Pise), pour dénoncer l’emploi du mot « neurobiologie », qui sous-entendrait une ­intelligence des plantes. Il faut dire qu’un traumatisme a longtemps ébranlé les biologistes végétaux. En 1973, ­la sortie du livre The Secret Life of Plants, de Peter Tomkins et Christopher Bird (La Vie secrète des plantes, Robert Laffont, 1975), soutenait la thèse selon laquelle les plantes nous sont semblables. Ce best-seller a suscité pour longtemps un regard suspicieux sur la discipline. Pour le botaniste Francis Hallé, « le terme intelligence n’est pas adapté aux plantes, mais aux animaux et aux êtres humains », même s’il reconnaît que « la plante qui n’a pas de cerveau est capable de manipuler un animal qui en a un ». Daniel Chamovitz (université de Tel-Aviv) préfère décrire la plante comme « consciente de son environnement ».Pourtant Dans La Révolution des plantes (Albin ­Michel), le professeur de l’université de Florence explore les folles capacités d’innovation des végétaux. En imitant ces créatures ultra-résistantes, on pourrait produire de l’énergie durable, explorer l’espace et se soigner autrement. « Les plantes ont développé une gamme de capacités dont nous pourrions nous inspirer, explique-t-il au JDD. Hélas, elles subissent toujours une sorte de mépris, alors qu’elles sont la source d’immenses progrès potentiels. »Selon le scientifique, l’énergie serait le secteur qui pourrait profiter le plus de l’étude des plantes : « Trouver des sources qui ne détruisent pas l’environnement constitue l’un des défis actuels de l’humanité. »"Or la photosynthèse, c’est une sorte de miracle, note-t-il. De la lumière, du CO2, de l’eau, et ça produit du sucre, de l’énergie! Si on pouvait créer une photosynthèse artificielle, tous nos problèmes seraient résolus. »Stefano Mancuso détaille également l’une de ses expériences menées sur la « mémoire » des plantes : « Bien que dénuées de cerveau, les plantes ont une mémoire. Je l’ai prouvé avec une expérience sur la sensitive, qui clôt ses feuilles si on les effleure. » « En étudiant les plantes, on envisagera nos maladies neurodégénératives sous un angle nouveau », assure encore l’auteur de L’Intelligence des plantes. Changement climatique, matériaux innovants, conquête spatiale, agriculture… Selon Stefano Mancuso, les végétaux peuvent nous aider à progresser dans bien des domaines. Et même dans la création de nouveaux modèles de société : « Une organisation sociale inspirée des plantes est horizontale, collaborative, décentralisée, robuste et créative […] Ça fait rêver! »

 

Des assemblées citoyennes pour une transition écologique solidaire ?

Des assemblées citoyennes pour  une transition écologique solidaire ?

C’est la  proposition de  Cyril Dion coréalisateur du film Demain qui fait partie, aux côtés de la figure des « gilets jaunes » Priscillia Ludosky, de la comédienne Marion Cotillard et du philosophe Dominique Bourg, d’un collectif qui lance, samedi 13 avril, la création d’une assemblée nationale de citoyens tirés au sort. L’idée est qu’elle puisse, à la rentrée, débattre notamment de la mise en œuvre d’une transition écologique et solidaire. (Extrait de l’interview)

Pourquoi vous engagez-vous en faveur de la création d’une assemblée nationale citoyenne ?

Il existe des sujets sur lesquels les pouvoirs publics peuvent avancer de façon déterminée, et on leur demande de le faire. On n’a pas besoin de démocratie délibérative pour savoir qu’il faut isoler les maisons, changer les chaudières et améliorer les transports en commun.

Mais il y en a d’autres où l’on est face à des intérêts contradictoires forts. C’est le cas des sujets liés à la transition écologique, où l’on sait qu’il faut aller vite mais où l’intérêt des entreprises n’est pas forcément celui des citoyens ou celui des politiques, confrontés à la fois à l’inertie de leur administration, au système économique mondial ou tout simplement à l’envie de se faire réélire et donc de ménager la chèvre et le chou.

Prenez la question des pesticides qui est l’une des causes de la disparition des insectes, des oiseaux, de la pollution des eaux, responsable de maladies etc. Depuis le Grenelle de l’environnement en 2008, il y a eu plusieurs plans d’action et dix ans après, que constate-t-on ? Non seulement l’usage n’a pas diminué mais au contraire, il a augmenté de 20 %.

Quand on est face à des sujets aussi complexes, on a besoin de mécanismes complexes d’intelligence collective, où toutes les composantes de la société réfléchissent ensemble. Cette pluralité de points de vue permet d’enrichir la discussion et de trouver des solutions auxquelles on ne serait jamais parvenues simplement avec des élus.

Comment fonctionne une assemblée citoyenne ?

L’organisation d’une telle assemblée suppose des règles assez proches de celles qui désignent les jurés d’assises. Elle repose sur un tirage au sort de personnes, en respectant la représentation de toutes les catégories socioprofessionnelles selon la méthode des quotas utilisée pour les sondages.

En cas de refus, on propose à d’autres qui correspondent au même profil. Ces citoyens sont ensuite formés, exposés à des avis contradictoires, scientifiques, d’experts des différents domaines et doivent réfléchir aux solutions les plus justes possibles en tenant compte de la complexité du sujet. Et délibérer.

SDF : la France coupable vis-à-vis des droits de l’homme

SDF : la France coupable vis-à-vis des droits de l’homme

 

 

 

 

Selon la dernière estimation de l’Insee, en 2014, quelque 140.000 personnes seraient sans domicile en France, dont près de 12.000 à la rue. Rien qu’à Paris, quelque 3.622 personnes dormaient dans les rues, parkings ou parcs et jardins le 7 février dernier, selon un décompte organisé par la mairie, soit 600 personnes de plus par rapport à l’an dernier. Parmi les sans-abri recensés, quatre sur dix ont entre 40 et 54 ans et trois sur dix entre 25 et 29 ans. Plus de la moitié de ces personnes sont des femmes. Ce décompte a été effectué par des bénévoles : 1 700 Parisiens et 400 travailleurs sociaux volontaires.  Dans le détail, 2 246 personnes sans-abri ont été décomptées dans les rues, 639 dans le bois de Vincennes (12e), le Bois de Boulogne (16e) et la Colline (18e), les parcs et jardins et les talus du périphérique, 298 dans les gares, 291 dans les stations de métro, 99 à l’AP-HP, 38 dans les parkings, et 24 personnes ont été recensées par des bénévoles de Paris Habitat. « Aller dans des zones plus cachées a montré plus de 600 personnes », explique l’adjointe à la mairie de Paris.  Selon Dominique Versini, la population des gens qui dorment à la rue a changé ces dernières années. « Aujourd’hui on a des populations plus jeunes. On ne gère pas de la même façon des personnes plus jeunes, des femmes, des familles avec des enfants. Il faut s’adapter à l’ensemble des dispositifs et ne pas oublier les clochards très désociabilisés qui ne demandent rien et n’appellent jamais le 115, explique-t-elle.  Un véritable scandale surtout dans nos sociétés développées même si les causes sont diverses (économiques, sociales, familiales, personnelles)  mais hélas souvent complémentaires. On a aussi compté  566 morts dans la rue en France en 2018  contre 511 l’année précédente, selon le collectif Les morts de la rue, qui recense chaque année ces décès. Un chiffre sous estimé d’près  l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (CepiDc-Inserm) qui considère qu’ils sont 6 fois plus nombreux. En France, 143 000 personnes sont sans domicile fixe (SDF). Cette situation de grande précarité est loin d’être homogène puisque les SDF peuvent autant être des jeunes en manque d’emploi, des familles, mais aussi des actifs qui n’ont pas les moyens d’accéder à un logement.( 1 sur 4 SDF).D’après  ce collectif,  ils avaient en moyenne 48 ans, cinquante d’entre eux étaient des femmes. Treize étaient des mineurs, dont 6 de moins de 5 ans. Deux avaient entre 5 et 9 ans et six avaient entre 15 et 18 ans.  «Elles sont mortes sur la voie publique, dans des abris de fortune tels qu’un parking, une cage d’escalier, une cabane de chantier ou dans le métro, mais aussi en lieu de soins ou en structure d’hébergement», selon Les morts de la rue. A l’issue d’une visite de dix jours en France, au cours de laquelle la juriste canadienne a visité de nombreux campements, squats et logements insalubres, la représentante de l’Onu dresse un bilan sévère de l’état du droit au logement en France. “En France, le système est tel que de nombreuses personnes n’ont même pas accès aux services d’hébergement d’urgence les plus basiques”, a noté Leilani Farha dans une interview à Reuters, citant notamment l’échec du numéro d’urgence national 115, débordé par le nombre d’appels. Le ministre chargé de la Ville, Julien Denormandie, réfute ces accusations, estimant que le gouvernement avait déjà fait un effort important envers les sans-abris.

De ses entretiens avec des travailleurs humanitaires, familles sans abri ou communautés Rom, la rapporteure de l’ONU  retient un manque de dialogue entre autorités et publics concernés. “Je ne vois pas beaucoup de consultation entre le gouvernement et les groupes concernés, qu’il s’agisse des migrants, des femmes victimes de violences, des Roms, des communautés d’origine immigrées, des demandeurs d’asile”, a-t-elle souligné.

Électricité : non à l’augmentation des tarifs (consommateurs)

Électricité : non à l’augmentation des tarifs (consommateurs)

L’UFC-Que choisir et CLCV contestent  à juste titre l’augmentation de l’ordre  de 6 % des tarifs d’électricité au motif que la commission de régulation de l’énergie a procédé à des calculs de coins de table  sans pertinence technique. La vérité bien sûr,  c’est  que cette commission de régulation de l’énergie, comme la plupart des institutions de ce type, n’est pas réellement indépendante ; pour parler clair, elle est à la botte du gouvernement qui lui-même reprend la demande d’EDF. Comme d’habitude le problème sera sans doute tranché par le conseil d’État qui à son tour approuvera sans doute cette augmentation. Au nom du droit sans doute ! Mais de quel droit car il s’agit essentiellement d’un problème économique et d’une question sociale. Le problème fondamental, c’est que les différentes institutions ne disposent pas de l’indépendance nécessaire réellement pour évaluer la pertinence des orientations du pouvoir. Selon les deux associations, cet avis de la CRE, “techniquement infondé et juridiquement contestable”, entraînerait une “évolution subjective du tarif réglementé qui est déconnectée de l’évolution des coûts réels de l’opérateur historique [EDF] au détriment des consommateurs». Au-delà de la méthodologie, la hausse serait d’autant plus fâcheuse que “la crise sociale actuelle, qui est née des prix de l’énergie, est avant tout une crise du pouvoir d’achat”, arguent les auteurs du courrier en référence aux “Gilets jaunes». Censée s’appliquer le 1er mars mais reportée par le gouvernement au plus fort de la contestation, l’augmentation devrait entrer en vigueur “sans doute à la moitié de l’année”, a déclaré le mois dernier le ministre de la Transition écologique, François de Rugy.“Si l’avis de la CRE venait à être repris dans un arrêté ministériel, nos deux associations saisiraient le Conseil d’État pour demander son annulation”, préviennent l’UFC-Que choisir et CLCV qui anticipent en cas de victoire “un rapide rattrapage tarifaire (…) au bénéfice des consommateurs». Pour le ministre chargé de la Ville et du Logement, Julien Denormandie, il est “normal que la loi soit appliquée”. “Le principal enjeu, c’est d’accompagner les Français dans la rénovation de leur appartement”, afin de leur permettre de diminuer leur facture d’électricité, a-t-il ajouté sur BFMTV. Le 25 mars, l’Autorité française de la concurrence a émis un avis défavorable au projet de hausse des tarifs réglementés et recommandé de demander une nouvelle délibération de la CRE. Les tarifs réglementés concernent les consommateurs résidentiels abonnés au tarif bleu d’EDF, soit 25,3 millions de foyers à fin 2018, ainsi qu’aux petits professionnels (3,2 millions).

Sondage Élections européennes : désintérêt total pour 42 % des Français

Sondage Élections européennes : désintérêt total pour 42 % des Français

Selon le dernier baromètre réalisé par BVA pour La Tribune, Europe 1 et Orange, 42% des Français expriment un désintérêt pour ce scrutin contre 36% au mois de mars et 35% en février. À l’opposé, 56% des Français se disent intéressés contre 62% en février et mars. Il n’y a donc pas eu de regain d’intérêt après le débat organisé par l’audiovisuel public marqué par la cacophonie entre les douze têtes de listes invitées le 4 avril à débattre. À quelques semaines de l’échéance, l’effritement de l’attrait des électeurs pour le renouvellement du Parlement européen n’annonce pas de bonnes nouvelles. L’institut de sondage estime que la participation pourrait se situer entre 44% et 50% sachant qu’il y a une grand part d’incertitude. Si 57% des personnes interrogées ont exprimé une intention de vote et se disent sûres de leur choix, 32% ont la volonté d’aller glisser un bulletin dans l’urne mais peuvent encore changer d’avis. Enfin, 11% ont exprimé un vote blanc ou nul. Face à cette importante volatilité du corps électoral, il reste moins de deux mois aux forces politiques en présence pour convaincre les électeurs de se rendre aux urnes. Depuis les premières élections européennes, le taux de participation n’a cessé de se dégrader passant de 61% en 1979 à 42,6% en 2014.

Sur l’échiquier politique, la droite avance ses pions progressivement. La tête de liste aux européennes pour les Républicains, François Xavier Bellamy remporte 1,5 point d’intentions de vote en avril pour atteindre 13,5% contre 12% en mars. C’est la progression la plus importante par rapport au dernier sondage réalisé par BVA. L’ancienne ministre chargée des Affaires européenne Nathalie Loiseau stagne à 24% pour la liste de la République en marche tout en restant en tête des intentions. Elle est suivie de la liste du Rassemblement national (RN) menée par Jordan Bardella qui atteint 20%, en recul d’un point. En quatrièmes position arrive la liste de la France Insoumise (LFI) emmenée par Manon Aubry. Elle gagne 0,5 point à 8%. La liste du Parti socialiste (PS) dirigée Raphaël Glucksmann gagne un peu de terrain (0,5 point) à 5,5%. Le recul le plus marqué concerne la liste Europe-Ecologie-les-Verts conduite par Yannick Jadot (-1,5 point à 7%).

____

Méthodologie : étude réalisée par l’institut BVA auprès d’un échantillon interrogé par Internet du 10 au 11 avril 2019. L’enquête est réalisée à partir d’un échantillon de 1.402 inscrits sur les listes électorales, identifiés au sein d’un échantillon de 1.504 Français, représentatif de la population nationale âgée de 18 ans et plus. Les intentions de vote qui figurent dans le rapport de BVA reposent sur la base des personnes inscrites sur les listes électorales, certaines d’aller voter et ayant exprimé une intention de vote, soit 679 individus.

FDJ -Comme déjà Richard Ferrand, Gilles Legendre le patron des députés LREM se sucre !

FDJ -Comme déjà Richard Ferrand, Gilles Legendre le patron des députés LREM se sucre !

 

 

 

C’est peut-être une tradition à la république en marche de se sucrer en utilisant sa compagne. L’ancien patron des députés de la république en marche Richard Ferrand avait déjà utilisé sa position pour permettre à sa compagne de réaliser une substantielle plus-value de l’ordre  de 800 000 € dans les mutuelles des Bretagne. Cette fois, c’est le très rigoureux donneur de leçons Gilles Legendre qui a succédé à Ferrand comme patron des députés de la république en marche qui fait entrer son épouse comme directrice de la communication à la Française des jeux. Un poste qui évidemment n’est pas rémunéré au niveau du SMIC quand on connaît les énormes profits de la FDJ  par ailleurs doit être privatisé par Macron. Gilles Legendre comme a tendance à confondre l’intérêt général avec son intérêt particulier. Pour Ferrand il s’agissait du bien immobilier acquis par sa compagne et loué aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général. La plainte porte sur des faits présumés de « prise illégale d’intérêts », et recel et complicité de ce délit.  Le parquet de Brest avait annoncé le 13 octobre le classement de l’enquête, au regard notamment de la prescription de cette éventuelle infraction. « Nous attendons l’ouverture d’une instruction, pour qu’il y ait un procès, car nous ne sommes pas d’accord avec l’analyse du procureur de la République de Brest », a déclaré Jean-Christophe Picard, président de l’association. Après le classement sans suite, Anticor s’est tourné vers le pôle financier de Paris en raison de sa compétence nationale sur les affaires « d’une grande complexité ». Dans un des volets de l’affaire, un possible délit de prise illégale d’intérêts, le procureur de Brest Jean-Philippe Récappé reconnaissait que le parquet « aurait pu envisager l’ouverture d’une information judiciaire ». Mais il s’est avéré que « l’infraction éventuelle » était « prescrite » depuis le 19 juin 2015, selon les règles de prescription (trois ans) alors en vigueur, avait-il expliqué. Richard Ferrand, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, s’est toujours défendu de tout conflit d’intérêts. Dans l’affaire en question, révélée par le Canard enchaîné, Richard Ferrand, 55 ans, est soupçonné d’avoir profité de sa fonction pour favoriser sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, à l’époque où il était directeur général (1998-2012) des Mutuelles de Bretagne et élu local PS. En 2011, cet organisme à but non lucratif, qui cherchait à louer des locaux pour installer un centre de soins à Brest, avait choisi la proposition d’une société civile immobilière (SCI) appartenant à 99 % à Sandrine Doucen, parmi trois offres. Un bien acquis pour un prix de 375 000 euros, « financé » par les loyers versés par les Mutuelles de Bretagne, selon la plainte d’Anticor. Un petit boni de l’ordre de 800 000 euros pour la compagne de Ferrand.  Cette semaine, des personnalités politiques de tout bord ont publiquement exprimé leur mécontentement après à la nomination de l’épouse du chef de file des députés LREM, Gilles Le Gendre, comme directrice de la communication de la Française des jeux (FDJ). Pour les élus, Raphaële Rabatel est nommée dans un contexte jugé incongru, puisqu’elle intervient au moment de l’adoption définitive ce jeudi le projet de la loi Pacte du ministre de l’Économie Bruno Le Maire, qui prévoit le transfert au privé de la majorité du capital de l’entreprise.

 

Le capital de la FDJ est actuellement détenu à 72% par l’État, celui-ci devant conserver «au minimum» 20% des parts. À l’instar de la privatisation d’Aéroports de Paris, le projet est également contesté par de nombreux députés.

La sénatrice PS Marie-Pierre de la Gontrie a exprimé son mécontentement sur les réseaux sociaux. «L’épouse du président du groupe LREM à l’Assemblée Nationale, nommée directrice de la communication de la Française des jeux en voie de privatisation …. #benvoyons», a-t-elle tweeté mercredi .

Grand débat: Édouard Philippe a menti pour 62% des Français

Grand débat: Édouard Philippe a menti pour 62% des Français

Édouard Philippe a tordu les résultats du Grand débat pour justifier ses orientations. Ce que pense en particulier 62 % des Français à propos de la question fiscale. On se souvient que le Premier ministre avait beaucoup insisté pour lier l’exaspération fiscale à la nécessité d’une baisse générale des impôts. . Or ce que souhaitent des Français n’est pas prioritairement  la question de la baisse moyenne des impôts mais la question de l’injustice fiscale, c’est-à-dire la répartition même de l’impôt. Selon l’enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour  Franceinfo. 62 % estiment que c’est avant tout «la façon dont les impôts et les prélèvements sont répartis» qui pose problème. «Il existe un consensus absolu à ce sujet dans le pays. Les sympathisants de tous les partis politiques sont de cet avis, comme les Français de toutes les catégories sociales, les jeunes comme les vieux, les ruraux comme les urbains», souligne Gaël Sliman, le président fondateur d’Odoxa.  Par ailleurs, les Français sont partagés quant à la manière de réformer la fiscalité. Les CSP - attendent avant tout une baisse de la TVA (30 % des Français toutes catégories confondues le pensent aussi), les CSP + préféreraient une baisse de l’impôt sur le revenu (opinion partagée par 29 % des Français). Le rétablissement de l’ISF est plébiscité par 22 % des Français, mais c’est la solution qui convainc le plus les sympathisants de La France insoumise. Enfin, une baisse de la CSG est réclamée par 19 % des Français (les 65 ans et plus plébiscitent cette option avant toutes les autres). Pour financer les baisses d’impôts, 49 % des Français pensent qu’il faut réduire le coût des services publics, en diminuant le nombre de fonctionnaires. 12 % évoquent l’augmentation de l’âge légal de départ à la retraite et 10 % voudraient augmenter les déficits. Surtout, 28 % rejettent ces trois propositions, car ils préfèrent «qu’on ne baisse pas le niveau global des impôts». D’une manière générale, 69 % des Français ne se disent pas satisfaits par la restitution qui a été faite du grand débat national.

 

EDF: nouveau report de l’EPR de Flamanville en raison des soudures

EDF: nouveau report de l’EPR de Flamanville en raison des soudures

Il est clair que l’EPR de Flamanville ne cesse d’accumuler tous les retards en raison de différents dysfonctionnements en matière de sécurité. Cette fois le report pourrait décaler la mise en service au-delà de 2020. Du coup la fermeture de Fessenheim pourrait aussi être décalée dans le temps puisque normalement cette fermeture ne doit intervenir que lorsque ‘E PR de Flamanville tournera à plein régime, c’est-à-dire pas avant 202- 2022. Cette fois c’est  un groupe d’experts mandatés par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui  recommande dans un avis qu’EDF répare les soudures défectueuses les plus problématiques du réacteur EPR de Flamanville (Manche) alors que l’électricien n’a pas prévu d’effectuer ces réparations.

Cette recommandation, fondée en partie sur les travaux de l’IRSN, l’organe technique de l’ASN, pourrait entraîner un nouveau report du démarrage du réacteur ainsi que des centaines de millions d’euros de coûts supplémentaires pour EDF. “Compte tenu de l’importance des écarts identifiés, l’IRSN a conclu qu’EDF devrait, plutôt que rechercher à justifier une acceptabilité en l’état, procéder à la remise en conformité des soudures concernées”, note l’IRSN dans un avis. Dans un communiqué séparé, l’ASN précise que son groupe permanent d’experts pour les équipements sous pression nucléaires (GP ESPN) a considéré “qu’EDF devait réparer ces huit soudures pour les mettre en conformité, ou renoncer à la démarche d’exclusion de rupture les concernant en apportant des modifications au réacteur permettant de prendre en compte de telles ruptures dans sa démonstration de sûreté”.

Cette recommandation n’engage pas l’ASN mais si l’autorité suivait l’avis du groupe d’experts, ce qui est souvent le cas, elle pourrait contraindre EDF à reprendre des soudures que le groupe envisage pour le moment de maintenir en l’état. L’ASN prendra “prochainement” position sur la démarche proposée par EDF, potentiellement au mois de juin ou dans le courant de l’été, selon une porte-parole.

 

Sondage fiscalité – l’impôt mal utilisé pour 80% des Français

Sondage fiscalité – l’impôt mal utilisé pour 80% des Français

 

Comme nous le suggérions hier dans un article hier, la recherche d’économies doit concerner tous les champs de l’action publique, aucun ne doit être exempté même les secteurs prioritaires. Cela pour ne pas confondre la priorité des champs d’intervention régaliens avec leurs conditions d’exécution. Selon un sondage  l’institut Elabe pour BFM , 85% des Français estiment que les recettes fiscales sont mal utilisées et confirment dons sans doute la nécessité d’un audit concernant toute les dépenses publiques ;   Car si une majorité de Français (59%) considère que le paiement des impôts et taxes est justifié pour financer les services publics, 83% affirment que la lutte contre la fraude fiscale est insuffisante et 85% estiment que les recettes fiscales sont mal utilisées, selon notre dernier sondage* « L’Opinion en direct » dévoilé ce mercredi par l’institut Elabe. 

Les Français sont également 78% à estimer que le système fiscal actuel ne permet pas une redistribution des richesses entre les différentes catégories de la population.

Pour rendre l’impôt plus juste et plus efficace, 57% des sondés préconisent de faire de la lutte contre la fraude fiscale une priorité, devant la suppression des niches fiscales (42%) et le rétablissement de l’ISF (37%). Viennent ensuite la création d’une tranche supplémentaire de l’impôt sur le revenu pour les hauts revenus (36%) et la baisse de la TVA (35%), rendre l’impôt plus progressif en ajoutant des tranches d’imposition (32%), faire payer l’impôt sur le revenu à tous les ménages (26%) et revenir sur l’augmentation de la CSG (18%).  »Nous devons baisser plus vite les impôts », a déclaré Edouard Philippe lors de la restitution du grand débat lundi. Pour répondre à « une immense exaspération fiscale », le Premier ministre s’est engagé à alléger la fiscalité pour les ménages, sans donner davantage de détails. Une sortie qui n’a visiblement pas convaincu les Français. En effet, 71% des personnes interrogées ne croient pas à l’annonce du chef du gouvernement. Dans le détail, ils sont 48% à penser qu’elle n’est « pas vraiment crédible » et 23% à juger cet engagement « pas crédible du tout ». Paradoxalement, ils sont 69% à assurer que la baisse des impôts doit s’accompagner d’une baisse de la dépense publique.

*Sondage réalisé auprès d’un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 9 et 10 avril 2019. 

Le pouvoir d’achat des retraités au-dessus des autres catégories (COR) !!!

Le pouvoir d’achat des retraités au-dessus des autres catégories (COR)  !!!

 

C’est bien connu quand on veut noyer son chien on dit qu’il a la rage. Le conseil d’orientation des retraites organismes d’une grande complaisance vis-à-vis du pouvoir tente de démontrer que le pouvoir d’achat des retraités a été supérieur à celui des autres sauf depuis 2010. Il faut évidemment prendre ces informations avec des pincettes car le comité d’orientation des retraites nous a habitués à des calculs fluctuants concernant le futur équilibre des régimes de retraite. De toute manière,  la prétendue hausse du pouvoir d’achat de 1,4 % par e=an en moyenne de 1996 à 2010 est tout à fait relative (ensuite il y a eu baisse entre 2010 et 2015). En effet elles se fondent surtout sur l’augmentation de la valeur du patrimoine. Or si on ne peut nier des plus-values potentielles du patrimoine, ces plus-values restent le plus souvent virtuelles  car non réalisées

Le COR montre que les niveaux de vie moyens des retraités, des actifs et de l’ensemble de la population ont progressé parallèlement de 1996 à 2010, de 1,4 % par an en moyenne, avant de baisser entre 2010 et 2015. Cette baisse récente a cependant été moins prononcée pour les retraités (- 0,5 % en cinq ans) que pour les actifs ou l’ensemble de la population (- 2,3 %). Au total, en 2015, le niveau de vie moyen d’un retraité s’élevait en moyenne à 2 055 euros par mois et était supérieur de 5,6 % à celui de l’ensemble de la population d’après le COR.

Un montant à comparer à des retraites en moyenne autour de 1300 € nets. Première observation, il s’agit de moyennes donc avec des dispersions autour de ces moyennes et par exemple environ 1 million de retraités vivent avec des revenus. Deuxième observation on se demande comment le comité d’orientation des retraites explique cette différence entre ce niveau de vie moyen et le niveau de la pension. De toute manière cette  différence est aussi les résultats d’une moyenne donc aussi avec beaucoup de dispersion.

 

 

 

Des élites ignorant le sens de l’intérêt général (Aeron Davis)

Des élites ignorant le  sens de l’intérêt général (Aeron Davis)

 

Professeur de communication politique, Aeron Davis dénonce la perte de sens de l’intérêt général des élites britanniques et au-delà. son. Son livre, « Reckless opportunists : Elites at the end of the Establishment » montre l’effondrement de l’Establishement qu’entraîne la faillite de ces élites, ainsi que leur déconnexion avec la réalité. Interview Atlantico, extraits

«  Votre livre, Reckless opportunists : Elites at the end of the Establishment, a été publié en 2018 après plusieurs années de travail sur le thème des élites britanniques et la conduite de près 350 entretiens. Quelles sont vos conclusions sur les élites britanniques?

Aeron Davis

, le constat évident est que nos élites se sont déconnectées du public, qu’ils se sentent plus concernés par leurs intérêts personnels, et qu’ils se sont précarisés. Ils sont plus enclins à atteindre le résultat escompté le plus rapidement possible avant de bouger pour prendre un autre poste, et laisser les problèmes derrière eux. Les études classiques qui analysaient les classes supérieures du passé montraient que celles-ci se pensaient elles mêmes stables alors que les classes populaires étaient considérées comme précaires. Pour diverses raisons, les élites sont devenues aussi précaires que le reste de la population. Evidemment, ils gagnent bien plus d’argent, mais ce qui apparaît, c’est qu’ils ont un très faible sentiment de sécurité, et perçoivent leur niveau de risque comme étant très élevé. Selon moi, cette perte du sentiment de sécurité explique une grande part de leurs comportements et de leurs actions.

 

Quel lien faites-vous avec cette situation et le Brexit ?

Ce constat de recherche de l’intérêt personnel fonctionne plutôt bien avec le Brexit. Du point de vue des élites, et notamment pour les membres du parti conservateurs-  mais en réalité cela est vrai pour tous les grands partis – on constate une moindre cohérence idéologique, ils ne sont plus en accord pour ce qui est de leurs intérêts. Les points de vue sont de plus en plus divergents. Tout ce qui est lié au Brexit embrasse la question des intérêts et des aspirations personnels. La décision de David Cameron de mettre en place le référendum était liée à sa volonté d’affaiblir ses opposants au sein du parti conservateur. Puis, ceux qui sont devenus les figures du Brexit, comme Michael Gove, étaient en réalité plus intéressés par le fait de devenir premier ministre que par le Brexit lui-même. Avant le Brexit, Boris Johnson était considéré comme plus pro-européen qu’anti-européen. Mais il a vu ici une opportunité personnelle pour essayer de diriger le parti. Et depuis ce moment, toutes les manœuvres auxquelles nous avons assisté ont toutes eu pour objectif d’obtenir plus de pouvoir, mais ces personnes n’ont aucune idée quand il s’agit de savoir ce qui est le mieux pour le pays. Ainsi, toute la stratégie de Theresa May a consisté à se maintenir en position et de faire en sorte de que le parti conservateur garde le pouvoir, et non pas la recherche de l’intérêt supérieur du pays.

Du point de vue de la population, et des classes populaires en particulier, on pouvait observer un désenchantement grandissant et une perte de confiance généralisée envers les élites au sens global. Et cette défiance concerne l’ensemble des élites, que ce soient les élites politiques, économiques, ou médiatiques. Le Brexit n’a pas inversé cette tendance, et la défiance envers les élites a continué de se renforcer au fil des négociations avec l’Union européenne.

 

Après le référendum britannique, que les élites européennes ont fermement condamné, un esprit de punition envers le Royaume-Uni s’est dressé sur le continent. Ne pourrions-nous pas voir, dans l’action des élites européennes, incapables de tirer les leçons du désenchantement qui existe en Europe, pour avancer vers une Union plus conforme aux aspirations des populations, le même processus à l’œuvre?

Oui. Mon livre concerne les élites britanniques, et mon prochain livre concerne les relations entre dirigeants politiques et les médias, et il apparaît clairement que les autres pays européens souffrent des mêmes problèmes. Des élites plus intéressées par leurs intérêts personnels que par la recherche de l’intérêt général, des élites plus mobiles et plus précaires, et cette situation s’articule avec un fort désenchantement de la population. Cela est également visible en France, en Allemagne ou en Italie par exemple avec des anciens partis qui se délitent et de nouveaux partis qui émergent. Ce phénomène se produit également pour les élites des institutions européennes, peut-être à un moindre niveau que les élites nationales, mais elles sont particulièrement déconnectées des personnes ordinaires, des Etats, et des processus démocratiques. Cela a également un impact. Si le Royaume Uni est confronté à des problèmes sérieux, les autres pays européens, tout comme le projet européen, le sont tout autant.

 

Comment votre approche des élites britanniques peut-elle être pertinente pour les autres démocraties occidentales, notamment en France?

Il y a beaucoup de parallèles. La France dispose aussi d’un système d’écoles pour élites, d’une haute fonction publique, et on peut constater ce même problème lié à la mobilité et à la précarité de l’Establishment en France. De l’extérieur, on voit que les grands partis qui ont dominé la vie politique française pendant des décennies ont été marginalisés au moment où Emmanuel Macron est apparu. Mais le résultat est qu’Emmanuel Macron propose les mêmes politiques que Tony Blair, Barack Obama, ou Angela Merkel. Ce sont des centristes qui n’arrivent pas à se représenter les problèmes posés par l’économie et par la mondialisation, aux personnes ordinaires. Pourtant, la mondialisation et le libre échange affectent directement les classes populaires de ces pays. Mais ces dirigeants considèrent la mondialisation et le libre échange comme des étapes positives d’un processus politique, tout comme le seraient les baisses d’impôts ou la dérégulation. En proposant les mêmes politiques, ils sont logiquement confrontés aux mêmes problèmes de concentration des richesses et d’augmentation des inégalités, de précarisation du bas de la société, et de déconnexion sociale. Il est intéressant de noter qu’Emmanuel Macron a été perçu comme un sauveur de l’Europe, apparu après le Brexit, et que le même sentiment anti-élites que nous avons au Royaume Uni est très clairement apparu en France avec le mouvement des Gilets jaunes. Cela est arrivé parce que les propositions d’Emmanuel Macron découlaient de la même logique : plus de libre échange, plus de mondialisation, plus d’Europe, plus de dérégulation, plus d’harmonisation etc.… Ce dernier point, l’harmonisation, pourrait être un bon projet en soi, mais le problème est que les dirigeants ont l’air de ne pas vouloir voir les effets de ces politiques.

 

Quel lien faites vous entre le constat que vous dressez concernant les élites avec ce qui est appelé le “néolibéralisme” ?

En menant de nombreux entretiens, je me suis rendu compte que certaines idées, des idées très simples, comme le libre échange, la dérégulation, la concurrence, sont assez consensuelles parmi les élites. Mais quand vous parlez avec des économistes, ou avec des hommes politiques qui ont été des économistes, ils admettent que la théorie est bien différente de la pratique. Quand vous regardez la tendance historique, vous voyez que le néolibéralisme faisait par exemple la promotion de la concurrence, de l’investissement, mais le résultat a été une plus grande concentration, la création de géants de la finance ou du secteur numérique, une importante financiarisation de l’économie. Nous avons créé des monopoles privés qui accumulent la richesse pour les riches tandis que les autres catégories ont vu leurs revenus stagner ou baisser.

On voit qu’il existe un consensus autour de quelques vagues idées, par exemple que le libre échange et la concurrence profitent à tous, mais cela n’est pas ce qui est arrivé dans la pratique. Cela a pu se produire dans quelques secteurs, mais le résultat que nous avons obtenu est la financiarisation d’une part et le capitalisme de plateformes d’autre part. Dans les deux cas, nous observons de grands monopoles qui font d’immenses profits sans qu’ils soient liés aux personnes ordinaires. C’est le résultat. Il y a certaines idées concernant le néolibéralisme auxquelles les élites s’accrochent, mais les résultats qui étaient escomptés de ces politiques ne sont simplement pas arrivés. L’idée était de faire la promotion de la concurrence, et nous avons des monopoles. L’idée est de permettre l’investissement et l’innovation, mais ces entreprises sont plus préoccupées par leurs profits à court terme que l’investissement à long terme. Et cela s’est empiré depuis la crise financière. Si je pense que les économistes ont une part de responsabilité, on voit que les dirigeants politiques consultent davantage les dirigeants d’entreprises et les financiers sur ces questions, et non pas les économistes. Cela explique aussi cette confusion.

Fin du monopole des pharmacies,

Fin du monopole des pharmacies,

 

.

Pas vraiment la fin du monopole  pharmacies mais une ouverture supplémentaire de la concurrence en faveur de la grande distribution. Certes ne sont visés que des médicaments délivrés sans ordonnance et la para pharmacie. Le problème c’est qu’aujourd’hui les marges des pharmaciens sont très étroites sur les médicaments prescrits par un médecin et que les bénéfices de l’activité proviennent essentiellement de la para pharmacie. Il faut donc s’attendre à des réactions assez dures de la part des professionnels qui vont sans doute justifier justement du caractère très professionnel de leur activité, aussi de leur déontologie. Ceci étant, si les conseils des pharmaciens sont utiles voir éventuellement indispensables, ils ne suffisent pas aujourd’hui à justifier l’exclusivité dont ils bénéficient pour la vente des médicaments. Il conviendrait certainement d’enrichir le champ d’intervention des pharmaciens dont les compétences sont bien mal utilisées et qui pourraient utilement prendre une place plus importante dans la chaîne des intervenants médicaux. Pour certaines pathologies il est clair que le pharmacien pourrait intervenir et indiquer les thérapies nécessaires. Ce qui par parenthèse permettrait de combler pour partie la désertification médicale. . Dans un rapport rendu public jeudi, l’Autorité de la concurrence préconise la vente de médicaments sans ordonnance (Doliprane, Fervex…) en grande distribution et en parapharmacies. Un moyen, selon elle, d’offrir plus de choix aux consommateurs mais aussi d’améliorer leur pouvoir d’achat. «Dans les pays de l’Union européenne qui ont ouvert le monopole pharmaceutique, on a vu des baisses de prix de 10 à 15 %, précise Isabelle de Silva, présidente de l’Autorité. Cela semble également dynamiser les conditions d’accueil en officine.».

Autre préconisation du rapport de l’autorité de la concurrence, l’assouplissement des conditions de la vente en ligne. Aujourd’hui, un site Internet doit être adossé à une officine physique. Son entrepôt doit être situé à proximité. Seuls des médicaments sans ordonnance et de la parapharmacie peuvent être vendus via le Web. Des conditions jugées «trop restrictives» début mars par le premier ministre qui avait aussi plaidé pour une «plus grande transparence sur les prix». Aujourd’hui en France, seul 1 % des médicaments sans ordonnance sont vendus en ligne, contre 14 % en Allemagne.

Notons qu’il s’agit de préconisations de l’autorité de la concurrence et qu’on aurait préféré que des propositions viennent d’une autorité sanitaire L’avenir dira d’ailleurs si le gouvernement, qui veut replacer les pharmaciens au cœur du parcours de soins, est prêt à aller plus loin dans la libéralisation de cette profession. Les représentants des pharmaciens seront reçus dans dix jours au ministère de la Santé.

Pour protester contre le sort des SDF, l’humoriste Blanche Gardin, refuse la décoration de Macron

Pour protester contre le sort des SDF, l’humoriste Blanche Gardin, refuse la décoration de Macron

 

 

L’humoriste Blanche Gardin refuse la décoration de Macron au titre des arts et lettres et répond ouvertement au président concernant son renoncement à traiter la question des SDF. La lettre de blanche Gardin :

« Monsieur le Président,

Je suis flattée. Merci. Mais je ne pourrai accepter une récompense que sous un gouvernement qui tient ses promesses et qui met tout en œuvre pour sortir les personnes sans domicile de la rue.
En Juillet 2017, vous avez déclaré « La première bataille c’est de loger tout le monde dignement. Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des hommes et des femmes dans la rue, dans les bois ou perdus ». Et, vous avez annoncé le lancement d’une politique du « logement d’abord », qui a laissé planer l’espoir d’une plus grande attention portée aux personnes mal-logées.

Mais simultanément vous avez baissé durement les APL qui aident les plus pauvres à se loger, vous avez réduit les budgets des centres d’hébergement d’insertion pour les sans domicile, vous avez coupé une part importante des moyens dédiés à la construction de logements sociaux, coupé drastiquement dans les emplois aidés, supprimé l’ISF, ce qui a eu, entre autres conséquences, de faire chuter les dons aux associations qui luttent en faveur des plus démunis. Vous n’avez pris aucune mesure ambitieuse qui permettrait d’encadrer les loyers dans toutes les villes ou le coût du logement étouffe le budget des plus fragiles. A une période où notre pays bat des records d’expulsions parce que les familles n’arrivent plus à payer leurs loyers. Et la liste serait encore longue…

Où comptiez vous les mettre, ces gens que vous ne vouliez plus voir dans la rue Monsieur le président, alors que vous preniez toutes ces mesures qui allaient provoquer l’effet inverse ? Il y en a de plus en plus tous les jours, des femmes, des hommes, et des enfants qui vivent, dorment et meurent dans les rues de France. Mais peut-être votre absence de vision vous a aussi ôté la vue.
Les solutions existent. Vous le savez.
Il ne vous a peut-être pas échappé que j’ai donné une représentation de mon spectacle « Bonne nuit Blanche » au Zenith de Paris le 31 mars dernier. Les bénéfices de cette soirée ont été reversés à la fondation Abbé Pierre et à l’association Les enfants du Canal.
Vous comprendrez qu’il y aurait quelque chose d’illogique d’accepter votre proposition.
Merci quand même. »

Sondage âge de la retraite : 80 % des Français pour le maintien à 62 ans

Sondage âge de la retraite : 80 % des Français pour le maintien à 62 ans

Un sondage très ambigu d’Elabe puisqu’une majorité soutient la réforme d’un régime de retraite par points mais qu’en même temps 80 % refusent l’allongement de la durée du travail au-delà de 62 ans. Notons qu’il y a toujours cette hypocrite confusion entre l’âge légal fixé aujourd’hui à 62 ans et le départ effectif. Un départ effectif qui aujourd’hui se situe autour de 65 ans et qui pourrait progressivement aller jusqu’à 65 ans. Quant au système par points, ou encore au slogan « un euro versé égal un euro », tout cela ne signifie pas grand-chose car ce qui compte ce ne sont pas tellement les modalités de calcul de la retraite mais leur niveau et leur indexation. En réalité, pour éviter des remous sociaux, le gouvernement risque de maintenir l’âge légal à 62 ans mais incités à aller progressivement jusqu’à 65 ans pour toucher une retraite pleine étant entendu que ceux qui ont connu des conditions de travail pénible pourraient eux être exemptés de cet incitation à travailler plus longtemps.

Des neurones toujours fabriqués à l’âge adulte

Des neurones toujours fabriqués  à l’âge adulte

De quoi rassurer même certains politiques ! France info nous apprend que les adultes  produisent des neurones une fois l’adolescence terminée. C’est ce qu’affirment des chercheurs spécialisés en neuropathologie et en biologie moléculaire de l’université de Madrid (Espagne) dans une étude publiée le 25 mars 2019 dans la revue Nature Medicine. Selon ces scientifiques, la fabrication des neurones, un processus appelé la neurogénèse et qui a lieu dans le cerveau persiste tout au long de la vie. Pour arriver à ce constat, les chercheurs ont travaillé sur des tissus cérébraux de 13 donneurs décédés, en bonne santé neurologique et âgés de 43 à 87 ans au moment du décès. Ils ont mis ces échantillons au contact d’une molécule fluorescente capable de se fixer spécifiquement aux neurones immatures. Résultat : des dizaines de milliers de cellules ont fixé cette molécule dans l’hippocampe, une région du cerveau impliquée notamment dans la mémorisation. Des observations de ces cellules au microscope ont permis aux chercheurs de vérifier qu’il s’agissait bien de jeunes neurones, et ce même dans les échantillons issus des donneurs les plus âgés.

Plus précisément, l’échantillon du plus jeune donneur décédé à 43 ans contenait environ 42.000 neurones immatures par millimètre carré de tissu cérébral. Ce chiffre diminuait de 30% pour le donneur le plus âgé décédé à 87 ans, soit près de 30.000 neurones par millimètre carré. Qu’en concluent les chercheurs madrilènes ? Que leurs travaux soutiennent bien l’hypothèse selon laquelle la neurogénèse décline avec l’âge mais ne s’arrête jamais complètement… au moins jusqu’à l’aube des 90 ans. Un second résultat dévoilé par cette étude concerne la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs ont en effet réalisé les mêmes expériences sur des tissus cérébraux de 45 personnes atteintes de cette maladie neurodégénérative et décédées entre 52 et 97 ans. Ils ont alors observé que plus la maladie est avancée, moins le cerveau compte de neurones immatures : les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer auraient ainsi 30% de jeunes neurones en moins que les personnes du même âge et en bonne santé neurologique. Si cette observation ne peut être interprétée comme un lien de cause à effet entre le déclin de la neurogénèse et la maladie d’Alzheimer, elle ouvre tout de même de nouvelles pistes de recherche pour combattre cette pathologie.

Suites grand débat : 80% des Français n’y croient pas.

Suites grand débat : – 80% des français n’y croient pas.

 

 

D’après un sondage de l’institut Elabe, 79% des Français pensent que le grand débat n’apportera strictement rien à la crise actuelle et 70 % pensent d’ailleurs que le gouvernement ne tiendra pas compte des propositions des Français. Pourtant les citoyens souhaitent qu’Emmanuel Macron et son gouvernement agissent en priorité sur le pouvoir d’achat (pour 60% des personnes interrogées), la baisse des dépenses publiques (37%), la réduction des inégalités sociales (36%) et la baisse des impôts (33%). Ils sont 50% à attendre des réponses à la crise sociale et 3 sondés sur 10 espèrent des réformes profondes pour le pays. Mais malgré ces attentes, une majorité des personnes interrogées restent méfiantes: elles sont 68% à douter que le gouvernement prenne en considération les points de vue exprimés lors des échanges hebdomadaires tenus depuis le 15 janvier sur l’ensemble du territoire. Ce climat de défiance est principalement entretenu par les 50-64 ans (36%), les ouvriers (40%) et les habitants des communes rurales (35%) qui estiment que la consultation citoyenne est un échec pour Emmanuel Macron et son gouvernement. Ces catégories sont entre 67% et 70% à estimer que le grand débat ne permettra pas d’améliorer la participation des citoyens aux décisions. 

Sondage mené sur un échantillon de 1002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 2 et 3 avril 2019. 

1...34567...155



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol