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Entente sur les prix des légumes en conserve

Entente sur les prix des légumes en conserve

Le cartel des producteurs de légumes en conserve pris la main dans le sac pour  s’être mis d’accord sur des prix excessifs. Et cela pendant environ 13 ans ! Ce qui s’appelle du libéralisme teinté d’obstruction aux règles du marché. L’Union européenne a infligé une amende de plus de 31 millions d’euros au total au néerlandais Coroos et au groupe français Cecab pour entente sur les prix des légumes en conserve avec Bonduelle, épargné pour avoir révélé l’existence de ce “cartel” à la Commission.

L’entente portait sur les ventes aux détaillants européens, sous marque de distributeur, de légumes en conserve comme haricots, petits pois, mélanges de petits pois et carottes, macédoines de légumes et maïs doux, précise la Commission vendredi dans un communiqué.

Coroos, entreprise familiale néerlandaise depuis 1957, se voit infliger une amende de 13,6 millions d’euros et le groupe Cecab (groupe d’Aucy) une amende de 18 millions d’euros. Bonduelle, qui avait révélé cette entente aux autorités européennes, échappe à une amende de quelque 250 millions d’euros.

L’infraction a duré de janvier 2000 à juin 2013 pour Bonduelle, de janvier 2000 à octobre 2013 pour Coroos et Cecab.

Montée catastrophique des océans (GIEC)

Montée catastrophique des   océans (GIEC)

Il est probable que nombre de climato- sceptiques qui ont notamment déversé des tombereaux d’injures sur Greta Thunberg  après son intervention à l’ONU vont encore contester la nouvelle alerte du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) à propos de la montée des océans et de la fonte des glaciers. Une conséquence directe du réchauffement climatique et qui entraînera une croissance notable des inondations et autres tempêtes et cyclones sans parler de la disparition pure et simple de certaines îles et de certaines zones du littoral. Si rien n’est fait pour réduire les émissions de CO2 et lutter contre le réchauffement, le futur des océans tel que le décrit le rapport du Giec s’annonce apocalyptique, selon les informations qui ont fuité dans l’AFP et selon un nouveau rapport de synthèse sur la Terre, publié lundi par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et des experts internationaux.

Les océans jouent un rôle majeur dans la machine climatique. Ils sont une sorte de pompe à carbone, en captant 30 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone par an, ce qui augmente leur acidité, avec des impacts sur les écosystèmes marins. Ces derniers sont également affectés par des zones moins riches en oxygène, notamment à cause du réchauffement des eaux de surface (qui réduit le taux de dilution de l’oxygène). De plus, les océans servent de climatiseurs, en captant chaque année environ 90 % du surplus d’énergie lié aux activités humaines.

 

En contrepartie, ils se réchauffent à des niveaux inquiétants. «La teneur en chaleur des océans entre 0 et 700 mètres de profondeur atteint un pic sans précédent en 2018, 2017 et 2015 affichant respectivement les deuxième et troisième valeurs les plus élevées», note le rapport «United Science» de l’OMM. La hausse du niveau des mers s’accélère à cause de la fonte plus rapide des pôles et des glaciers de montagne, dont le rôle est devenu prépondérant sur l’expansion thermique de l’eau. Entre mai 2014 et mai 2019, le niveau des mers est monté de 5 mm/an, contre 4 mm/an pour la décennie 2007-2016, 3,2 mm/an depuis 1993 et 1,4 mm/an entre 1900 et 1990. Au siècle prochain, dans le scénario le plus alarmiste, mais pas forcément le plus probable, «les hausses pourraient dépasser plusieurs centimètres par an», selon une fuite du rapport du Giec divulguée par l’AFP.

 

Déjà, la fonte des glaces s’accélère. Entre 2015 et 2018, l’étendue moyenne de la banquise arctique, à son niveau minimum, observée en septembre, est largement «inférieure à la moyenne de 1981-2010», note l’OMM. De son côté, le Giec doit préciser cette étendue à plus long terme, selon la hausse de la température. La disparition estivale probable de la banquise arctique est déjà anticipée à la fin du siècle, par deux nouveaux modèles français, même si le thermomètre grimpe seulement de 2 °C. L’Antarctique suit également une évolution préoccupante: une perte de masse glaciaire de 252 milliards de tonnes par an entre 2009 et 2017, multipliée par six par rapport à la période 1979-1990, selon l’OMM. Par ailleurs, la superficie du pergélisol (ou permafrost), qui renferme autant de CO2 qu’il y en a dans l’atmosphère, pourrait se réduire dans des proportions comprises entre 10 % et 90 % vers la fin du siècle!

Avec cette hausse accélérée du niveau des mers, le Giec devrait indiquer que 280 millions de personnes seraient déplacées, a révélé l’AFP, si le réchauffement est limité à 2 °C, qui entraînerait une hausse cumulée de 0,5 mètre du niveau des mers. Par ailleurs, les populations vulnérables, qui habitent près des côtes, pourraient être d’un milliard de personnes en 2050, contre 600 millions actuellement. Aggravé par des pluies diluviennes qui provoquent des inondations, il y aurait un risque accru de submersion. Ce sera le cas notamment de 20 % de la superficie du Bangladesh, qui compte 30 millions d’individus.

L’impact des catastrophes climatiques s’aggrave. Comme sur terre, les vagues de chaleur océaniques deviendront plus fréquentes. Cette température plus élevée, conjuguée à la hausse du niveau des océans, va renforcer les effets dévastateurs des cyclones. Ils pourront s’enfoncer davantage à l’intérieur des terres et deviendraient plus intenses, à cause de la hausse des températures de l’air et de l’eau. Ce sont les tempêtes, les cyclones tropicaux et les inondations qui ont «causé les pertes économiques les plus importantes», note l’OMM. L’ouragan Harvey, en 2017, avait entraîné 125 milliards de dollars de dommages aux États-Unis. Dans l’océan Indien, «le Mozambique a été frappé par deux cyclones tropicaux, d’une violence sans précédent», en mars et avril 2019. Le bilan en vies humaines est également catastrophique, notamment aux Caraïbes, avec le récent ouragan Dorian.

Les solutions les plus efficaces pour lutter contre ces effets dévastateurs restent celles qui permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il faudra tripler les ambitions des pays pour limiter le réchauffement à 2 °C par rapport à la période préindustrielle et les quintupler pour tenir sous 1,5 °C, rappelle l’OMM.

 

 

 

La fin des combines de Bercy vis-à-vis des gros fraudeurs ?

La fin des combines de Bercy vis-à-vis des gros fraudeurs ? 

 

 

Le verrou de Bercy était une sorte de privilèges– en fait des combines– pour permettre aux gouvernements d’éviter que la justice ne s’immisce dans les très graves délits fiscaux. Une manière de ne pas trop mécontenter de très grandes entreprises qui concourent certes au développement économique mais souvent aussi au financement des partis. Normalement, ce verrou de Bercy devrait être supprimé après la décision du conseil constitutionnel. Le Conseil constitutionnel, saisi le 2 juillet 2019 par le Conseil d’Etat d’une question prioritaire de constitutionnalité, vient de juger conforme à la Constitution les derniers assouplissements introduits par la loi n°2018-898 du 23 octobre 2018 concernant le « verrou de Bercy » (Décision n°2019-804 QPC du 27 septembre 2019). Notons cependant que le conseil constitutionnel a accordé à Bercy de maintenir son ancien privilège des fraudes inférieures un certain montant. Pourquoi ? Sans doute pour faciliter encore certains arrangements plus ou moins douteux

A l’origine d’un recours pour excès de pouvoir, l’Association française des entreprises privées (Afep) soutenait que les dispositions de l’article L.228 du Livre des Procédures fiscales instaurait des différences de traitement inconstitutionnelles entre les contribuables. Non soumises au contrôle a priori des Sages, le recours de l’Afep sur ces dispositions illustre une préoccupation grandissante des acteurs économiques sur la future pénalisation des contrôles fiscaux à venir. Pour mémoire, l’article susvisé, dans sa rédaction résultant de la loi du 23 octobre 2018 relative à la lutte contre la fraude fiscale, instaure un mécanisme de transmission automatique au Parquet des infractions fiscales les plus graves.

Pour les autres infractions, le verrou de Bercy demeure, l’administration fiscale conservant l’opportunité des poursuites (après avis de la Commission des infractions fiscales) pénales par le biais du dépôt d’une plainte.

Seront ainsi concernées par une transmission automatique au Parquet, les affaires remplissant deux critères cumulatifs (i) le montant des droits éludés excédant 100 000 euros (ii) l’application de pénalités de 100 % ou 80 % (en cas notamment d’abus de droit, manœuvres frauduleuses ou activité occulte), et 40 % en cas de récidive (notamment en cas de manquement délibéré).

Macron récupérateur des popularités des anciens présidents

Macron récupérateur des popularités  des anciens présidents

 

 

Il est clair que les éloges  prononcés  à l’occasion de la disparition de Chirac sont excessifs. D’une certaine manière, c’est la tradition dans ce genre d’exercice. Chirac n’aura sans doute pas été un très grand président mais c’est vrai qu’avec le temps notamment sa popularité a augmenté. Un phénomène sans doute lié à sa simplicité et au caractère très familier des relations qu’il entretenait avec des Français. Exactement le contraire de Macron qui lui s’est installé dans la posture d’un monarque républicain très au-dessus de toutes les institutions, des corps intermédiaires et des sujets. Sujets auxquels d’ailleurs il conseille  avec une condescendance très méprisante de traverser la rue pour trouver du travail. Par parenthèse, le jardinier destinataire de cette recommandation de Macron est toujours en galère avec des contrats temporaires dans la restauration. L’intéressé a bien traversé la rue mais la pauvreté du trottoir d’en face ressemble curieusement à celle où il se trouvait précédemment. Sans doute conscient du rejet qu’il provoque voir même de la haine Macron se fait en quelque sorte brocanteur récupérateur des morceaux de popularité des un et des autres. D’où cet hommage à Jacques Chirac justement soulignant les qualités que Macron ne procède pas à savoir la simplicité et la compassion.

Alors qu’Emmanuel Macron loue un Jacques Chirac qui « nous rassemblait », David Doukhan, chef du service politique d’Europe,  note que depuis son élection en 2017, « l’unité du pays a été mis à mal », avec notamment la crise des « gilets jaunes ». Or, rappelle-t-il, Jacques Chirac, « très marqué par les émeutes de mai 1968″, mais également par les grèves de 1995, « a passé ses deux mandats avec l’idée chevillée au corps de ne pas fracturer les Français ». Emmanuel Macron, lui, « réforme fort », note encore David Doukhan, et peut-être, en rendant hommage à un président rassembleur, « a-t-il envie de s’en inspirer ».

Cet avis est partagé par l’éditorialiste d’Europe 1 Michaël Darmon. Selon lui, Emmanuel Macron a tenté de « récupérer un peu de la personnalité » de Jacques Chirac, et « de récupérer un peu l’amour que les Français lui portent ». Une façon pour l’actuel locataire de l’Élysée de dire : « Je veux aussi tisser mon lien avec les Français », estime encore Michaël Darmon. En parlant d’un Jacques Chirac « que nous aimions autant qu’il nous aimait », Emmanuel Macron « place toute de suite la notion de lien affectif puissant, puisque c’est certainement ce qui lui manque ».

Dans son discours, Emmanuel Macron a multiplié les allusions à l’amour de Jacques Chirac pour les Français, y compris « les plus humbles ». « On se souvient de la phrase d’Emmanuel Macron sur ‘ceux qui ne sont rien’ et qui avait beaucoup choqué », relève David Doukhan. Plus tard, le chef de l’État a également salué le talent de l’ancien président pour « réconcilier proximité et grandeur ». Or, note encore le chef du service politique d’Europe 1, après son élection, Emmanuel Macron « a tout de suite enfilé le costume de la grandeur, mais a mis du temps à retrouver de la proximité ».

 

Budget : la réforme des impôts locaux, danger !

Budget : la réforme des impôts locaux, danger !

 

 

On saiat que la suppression de la taxe d’habitation  n’était pas sans arrière-pensée électorale. C’était même l’un des slogans majeurs de la campagne de macro. Le problème c’est que la compensation par l’État de la suppression de cette taxe est insuffisante. Du coup le gouvernement envisage tout simplement d’augmenter de manière significative l’impôt foncier. Pour cela, on va justifier la hausse supposée des valeurs locatives au motif par exemple que depuis les années 50, de nombreux appartements et de logements disposent désormais de WC, de salle d’eau ou tout simplement de l’eau courante. On va donc fixer des valeurs locatives très théoriques qui serviront d’assiette pour calculer la hausse considérable de la taxe foncière. Une escroquerie bien sûr car heureusement les logements se sont améliorés depuis 70 ans, les WC ne sont plus dans le couloir ou dans la cour ! Il est clair qu’on va assommer fiscalement le logement et les propriétaires (les locataires aussi qui subiront cette fiscalité à travers les loyers). Conscient sans doute du mécontentement que va provoquer cette réforme, le gouvernement a courageusement reporté la mise en œuvre en jusqu’en  2026. En fait, la mise en œuvre pourrait commencer sitôt après l’élection de 2022.

 

La montée des eaux : plus d’1 mètre en 2100

La montée des eaux : plus d’1 mètre en 2100

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Pour les climato- sceptiques et autres politicards faux-culs, les propos de Greta Thunberg  tenu à l’ONU ont été trop radicaux, trop pessimistes voir même haineux. Pourtant le GIEC  vient de publier un nouveau rapport particulièrement inquiétant concernant les conséquences du réchauffement climatique sur la montée des eaux des océans.

La montée du niveau des eaux est un phénomène qui est parti pour durer encore plusieurs siècles, d’après les prévisions du GIEC. Si on ne fait rien, à la fin du 21e siècle, le niveau des eaux pourrait croître jusqu’à 1m10, alors que si on respecte l’accord de Paris, précise le GIEC, l’augmentation du niveau des eaux serait contenue entre 30 et 60 cm.

Selon le pire des scénarios, le niveau des eaux pourrait augmenter jusqu’à 5 m en 2300, ce qui entraînera – de toute évidence – des répercussions sur les évènements climatiques. Le rapport estime que des phénomènes d’inondations ou de submersion marine qui n’avaient lieu que tous les siècles auront désormais lieu tous les ans.

Toujours selon les auteurs du rapport, les phénomènes de réchauffement de l’océan ont doublé depuis 1982. Quant aux températures du permafrost, elles n’ont jamais été aussi élevées. Sa fonte va continuer de relâcher dans l’atmosphère d’énormes quantités de CO2 et de méthane mais aussi du mercure, jusqu’ici piégé dans le sol, ce qui provoquera – et provoque déjà – des problèmes de pollution de l’eau.

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) lance mercredi 25 septembre une alerte sur les impacts du réchauffement climatique sur l’océan et la cryosphère. Aujourd’hui, d’après le GIEC, le niveau des mers et océans monte deux fois plus vite, tout en se réchauffant. Autrement dit, l’océan s’acidifie, produisant de moins en moins d’oxygène et de poissons.

Les glaciers, la couverture neigeuse des hautes montagnes du monde entier et le permafrost des régions polaires ont tous décliné au cours des dernières décennies. En Arctique, on assiste à une réduction de la banquise sans précédent depuis 1000 ans, qui pourrait être irréversible. Selon le GIEC, la fonte des glaces de l’Arctique et de l’Antarctique fait monter le niveau de la mer de 3,6 millimètres par an, soit deux fois plus vite qu’au siècle dernier, qui a vu le niveau de la mer augmenter de 15 cm, à raison de 0,7 mm chaque année.

La montée du niveau des eaux est un phénomène qui est parti pour durer encore plusieurs siècles, d’après les prévisions du GIEC. Si on ne fait rien, à la fin du 21e siècle, le niveau des eaux pourrait croître jusqu’à 1m10, alors que si on respecte l’accord de Paris, précise le GIEC, l’augmentation du niveau des eaux serait contenue entre 30 et 60 cm.

Selon le pire des scénarios, le niveau des eaux pourrait augmenter jusqu’à 5 m en 2300, ce qui entraînera – de toute évidence – des répercussions sur les évènements climatiques. Le rapport estime que des phénomènes d’inondations ou de submersion marine qui n’avaient lieu que tous les siècles auront désormais lieu tous les ans.

Toujours selon les auteurs du rapport, les phénomènes de réchauffement de l’océan ont doublé depuis 1982. Quant aux températures du permafrost, elles n’ont jamais été aussi élevées. Sa fonte va continuer de relâcher dans l’atmosphère d’énormes quantités de CO2 et de méthane mais aussi du mercure, jusqu’ici piégé dans le sol, ce qui provoquera – et provoque déjà – des problèmes de pollution de l’eau.

Or, précisent les experts, ces écosystèmes jouent un rôle essentiel pour la vie sur Terre. Les glaciers nous apportent de l’eau potable, l’océan fournit 50% de l’oxygène atmosphérique et permet de réguler le climat en captant le CO2 et en absorbant la chaleur liée aux émissions. Il est également source d’alimentation et revenus pour plus de 800 millions de personnes.

Le constat du GIEC est pourtant sans appel : l’océan arrive à saturation, s’acidifie et produit moins d’oxygène et moins de poissons. On pourrait perdre 15% de la production de biomasse de l’océan et pêcher jusqu’à 26% de poissons en moins qu’actuellement, sans compter que ce phénomène pousse les espèces à remonter vers les pôles, laissant les pays subtropicaux sans ressources.

Le GIEC plaide donc, une nouvelle fois, pour que soit respecté l’accord de Paris et pour limiter le réchauffement en dessous de 2 degrés afin de pouvoir garder une chance de gérer les conséquences de ce changement climatique et de préserver l’océan et les glaciers sur terre. Une ressource vitale, dont dépendent actuellement 1,4 milliard de personnes, et dont dépendront en 2050 près de 2 milliards de personnes, la moitié des mégalopoles étant à côté des côtes ou près des montagnes.

 

Les économies fusion des régions : du pipeau ! (Cour des Comptes)

Les économies fusion des régions : du pipeau ! (Cour des Comptes)

 

 

En France, pour combattre l’étatisme, il est courant de sortir le drapeau de la décentralisation qui serait plus efficace et moins coûteuse que les décisions centrales. Le problème c’est qu’on oublie qu’il n’y a jamais eu de vraie régionalisation en France et que les régions sont surtout a vocation administrative et très peu politique. Pour preuve, les vraies compétences de ces régions sont assez accessoires et pour dire vrai, elles ne se préoccupent  guère de champs aussi stratégiques que la politique économique, la recherche, les nouvelles technologies ou même l’aménagement du territoire. Les régions françaises sont surtout des régions administratives transformées en région pseudo politiques sortes de baronnies qui permettent d’augmenter le nombre d’élus mais dont les citoyens seraient d’ailleurs bien incapables de préciser le rôle voir le nom des responsables. Il n’y a d’ailleurs pas que les régions qui doivent être mises en cause dans la critique de la décentralisation française car la plupart des autres structures sont à peu près aussi inefficaces. En cause,  évidemment ce millefeuille qui génère surtout des superstructures qui emploient des milliers de fonctionnaires aussi inutiles qu’incompétents. Autre exemple, celui de la création des communautés d’agglomération qui se superposent  aux administrations des agglomérations qui n’ont pas diminué leurs superstructures. La décentralisation ne saurait se résumer en nombre de structures mêmes s’il est nécessaire d’en supprimer beaucoup. Le débat doit porter sur la nature et l’objet et les moyens des structures régionales et locales. Et le recentrage doit viser les champs  prioritaires que constitue le développement durable.

 

Le bilan du regroupement des régions est donc sévère de la part de la Cour des Comptes.  «Les gains d’efficience visés par ces réformes restent aujourd’hui limités en raison de la reconduction, dans la majorité des cas, des modes de gestion préexistants, résument les hauts magistrats de la rue Cambon dans leur rapport annuel sur les finances publiques locales. Au contraire, des surcoûts sont identifiés, notamment en termes de rémunération des personnels administratifs et d’indemnités des élus.»

 

Comment expliquer cet échec? D’abord, pour des raisons d’équilibre politique évidentes, les nouveaux ensembles se sont efforcés partout de maintenir «des sites situés dans les chefs-lieux des anciennes régions». Seule la Nouvelle Aquitaine aurait assumé une logique de rationalisation en rassemblant à Bordeaux l’essentiel de ses équipes de direction.

 

Ensuite, les dépenses de personnel ont fortement augmenté. «Les regroupements de régions ont occasionné des dépenses supplémentaires liées à la rémunération des personnels ou aux indemnités des élus, dont les régimes ont été alignés sur les dispositions les plus favorables parmi celles des anciennes régions», note ainsi la Cour. «Globalement, en l’absence d’une politique volontariste de réduction des effectifs, en 2021 les dépenses annuelles supplémentaires en matière de régime indemnitaire des régions fusionnées représenteront entre 49,35 millions d’euros et 53,35 millions d’euros par rapport à la situation de 2016», préviennent les magistrats.

PMA : les doutes des chapeaux à plumes de l’académie de médecine

PMA : les doutes des chapeaux à plumes de l’académie de médecine

 

 

 Comme nombre d’institutions de ce type,  L’Académie nationale de médecine ne se caractérise pas par la modernité. Normal,  elle est surtout composée de vieux chapeaux à plumes un peu décalés par rapport aux problématiques du temps. Pas étonnant,  les membres de l’académie sont nommés par l’académie elle-même. Au lieu de se prononcer sur le plan médical, l’académie de médecine à exprimé des doutes de nature morale et politique sur la PMA. Pour parler clairement, l’avis de l’académie de médecine est celui de vieilles sommités médicales assez marquées à droite et un peu réacs.-Cet avis est un peu surréaliste et surtout non fondé. “La conception délibérée d’un enfant privé de père constitue une rupture anthropologique majeure qui n’est pas sans risques pour le développement psychologique et l’épanouissement de l’enfant”, estime l’institution de la rue Bonaparte dans ce texte dont l’ancien rapporteur est Jean-François Mattéi, l’ex-ministre de la Santé de Jean-Pierre Raffarin. (Un ex ministre qui ‘a guère brillé dans la crise de  canicule de 2003 qui a fait 15 000 morts en France).

Interrogée à ce propos lors de l’émission le Grand Jury-RTL-LCI-Le Figaro, Agnès Buzyn a rappelé que “l’Académie de médecine s’autosaisit de ce qu’elle veut”. “Ce n’est pas forcément un avis médical, ce n’est pas là-dessus qu’on l’attend, c’est un avis sociétal”, a-t-elle cependant ajouté.

En vertu de ses statuts, l’Académie nationale de médecine a “pour mission de répondre, à titre non lucratif, aux demandes du gouvernement sur toute question concernant la santé publique et de s’occuper de tous les objets d’étude et de recherche qui peuvent contribuer aux progrès de l’art de guérir”.“Aujourd’hui, 1,8 million de familles françaises sont des familles monoparentales, donc considérer qu’il y a un lien direct entre défaut de construction de l’enfant et familles monoparentales est faux. Nous avons des exemples partout”, a encore déclaré Agnès Buzyn.

Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, l’extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules est l’une des mesures contenues dans le projet de révision des lois de bioéthique qui doit être examiné par les députés à partir du 24 septembre. Une adoption définitive du texte est prévue au plus tard début 2020.

Moral des ménages : un tout petit mieux en zone euro

Moral des ménages : un tout petit mieux en zone euro

 

On est loin de l’euphorie des ménages en zone euro même si on constate un tout petit mieux. En effet l’indice de confiance du consommateur dans la zone euro a seulement augmenté de 0,6 point de pourcentage en septembre à -6,5 après -7,1 en août, montre vendredi la première estimation publiée par la Commission européenne.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient un indice à -7,0.

Pour l’ensemble de l’Union, cet indicateur ressort à -6,4, là encore en hausse de 0,6 point d’un mois sur l’autre.

 

Iran : bruit de bottes ou enflure du verbe des gardiens de la révolution ?

Iran : bruit de bottes ou enflure  du verbe des gardiens de la révolution ?

 

 Comme le président américain, les gardiens de la révolution pratiquent  l’exubérance verbale pour menacer de tous les maux l’ennemi que représente l’Arabie Saoudite appuyée par les États-Unis. On ne peut évidemment écarter malheureusement la perspective d’un conflit militaire d’envergure entre l’Arabie Saoudite et l’Iran. Pour autant, les ’attaques significative de belligérants sont rarement précédés d’annonce tonitruante. Trump  a utilisé la même méthode en promettant l’enfer pour l’Iran mais jusque-là il s’est bien abstenu de toute velléité réellement guerrière. Pour l’instant , il s’en tient à des mesures de répression économique et ne souhaite nullement que les États-Unis s’investissent dans un nouveau conflit. Cela en raison notamment des prochaines élections présidentielles américaines. Du côté de l’Iran, comme aux États-Unis, l’opposition entre faucons et colombes est de plus en plus nette. Les gardiens de la révolution voudraient bien entraîner l’ensemble de l’Iran dans un conflit guerrier avec l’Arabie Saoudite et les États-Unis. Les colombes iraniennes, elles, souhaiterait bien un accord pour sortir de l’oppression économique que subit le pays. Du coup, il faut voir la déclaration des gardiens de la révolution comme un discours à usage interne. Certes les gardiens de la révolution ont sans doute réussi un coup en portant une attaque sur des installations pétrolières de l’Arabie Saoudite mais contrairement à ce qu’a indiqué la presse au début, les dégâts sont loin d’être aussi importants qu’on le pensait et tout devrait redevenir normal d’ici quelques jours. Bien évidemment les rebelles yéménites ne sauraient ^ter les seuls responsables de cette attaque , il s’agit d’un coup réalisé grâce au matériel irnien et à l’appui logistique de certaines forces de l’Iran-  la déclaration du chef des gardiens de la révolution doit donc être relativisée :

“Soyez prudents, une agression limitée ne restera pas limitée. Nous pourchasserons tout agresseur”, a déclaré le général Hossein Salami, cité par la télévision publique iranienne. “Nous continuerons jusqu’à la destruction complète de l’agresseur”, a-t-il ajouté.

Ses propos interviennent au lendemain de l’annonce de l’envoi de moyens militaires américains pour renforcer les capacités de défense saoudiennes.

Les Etats-Unis et l’Arabie saoudite imputent à l’Iran la responsabilité des attaques du week-end dernier contre des installations majeures de la compagnie pétrolière saoudienne Aramco.

L’Iran dément toute responsabilité dans ces frappes, qui ont été revendiquées par les rebelles Houthis du Yémen, proches de Téhéran, et que combattent les Saoudiens à la tête d’une coalition militaire formée en mars 2015.

Macron, le fossoyeur des territoires ruraux

Macron, le fossoyeur des territoires ruraux

 

 

La désertification du territoire n’est pas nouveau  mais d’une certaine manière Macron l’a accéléré en privilégiant le développement des métropoles, des startups du numérique et la mondialisation notamment dans le cadre de nouveaux accords commerciaux. Dans le même temps,  il a contribué à affaiblir les petites villes et à transformer nombre de territoires ruraux en déserts économiques. Il a aussi délaissé l’économie classique notamment l’industrie enfin il veut soumettre l’ensemble de l’économie notamment l’agriculture a encore davantage de concurrence de la part de pays qui ne respectent pas  les règles environnementales, sociales sanitaires. Du coup on peut sérieusement douter de la pertinence du projet d’action pour la ruralité qui va présenter le premier ministre ce vendredi. Un programme de 173 mesures pour répondre au malaise des campagnes. Disparition des petits commerces, déserts médicaux, éloignements des services publics, difficultés d’accès à Internet ou aux réseaux téléphoniques… autant de maux qui avaient contribué à nourrir la colère des populations rurales et leur ressentiment à l’encontre du président de la République et de son gouvernement.

«C’est un point d’étape majeur en faveur des territoires ruraux, assure-t-on à Matignon. C’est la première fois que nous avons un plan aussi large.» Élaboré à partir d’un rapport confié à cinq élus et parlementaires experts de la ruralité, le plan d’action du gouvernement est une sorte de cadeau à l’attention des habitants des campagnes et des maires ruraux.

On y trouve des projets de loi en cours d’élaboration, des mesures déjà en œuvre mais dont l’exécutif souhaite accélérer ou amplifier l’application, des propositions nouvelles et des dispositifs déjà existants. Le projet de loi sur l’engagement dans la vie locale côtoie l’accélération du recrutement de médecins en «zones sous-denses». Le permis de conduire à 1 euro dans les territoires ruraux apparaît à côté de la création de nouvelles licences IV pour lutter contre les fermetures de cafés et de restaurants. L’amélioration de l’accueil des personnes âgées en milieu rural est citée avec la défense des petites lignes ferroviaires. Le tout est agrémenté d’un volet environnemental, nouvelle priorité du chef de l’État.

Un plan ruralité extrêmement dense mais qui donne toutefois l’impression que le gouvernement a rempaqueté un ensemble de mesures déjà connues en agrémentant le tout de quelques nouveautés. Bref, une sorte de programme ramasse tout  qui a surtout des visées électorales pour notamment contrecarrer l’effet désastreux mouvement des gilets jaunes.

 

Macron, le fossoyeur des territoires ruraux

Macron le fossoyeur des territoires ruraux

 

 

La désertification du territoire n’est pas nouveau  mais d’une certaine manière Macron l’a accéléré en privilégiant le développement des métropoles, des startups du numérique et la mondialisation notamment dans le cadre de nouveaux accords commerciaux. Dans le même temps,  il a contribué à affaiblir les petites villes et à transformer nombre de territoires ruraux en déserts économiques. Il a aussi délaissé l’économie classique notamment l’industrie enfin il veut soumettre l’ensemble de l’économie notamment l’agriculture a encore davantage de concurrence de la part de pays qui ne respectent pas  les règles environnementales, sociales sanitaires. Du coup on peut sérieusement douter de la pertinence du projet d’action pour la ruralité qui va présenter le premier ministre ce vendredi. Un programme de 173 mesures pour répondre au malaise des campagnes. Disparition des petits commerces, déserts médicaux, éloignements des services publics, difficultés d’accès à Internet ou aux réseaux téléphoniques… autant de maux qui avaient contribué à nourrir la colère des populations rurales et leur ressentiment à l’encontre du président de la République et de son gouvernement.

«C’est un point d’étape majeur en faveur des territoires ruraux, assure-t-on à Matignon. C’est la première fois que nous avons un plan aussi large.» Élaboré à partir d’un rapport confié à cinq élus et parlementaires experts de la ruralité, le plan d’action du gouvernement est une sorte de cadeau à l’attention des habitants des campagnes et des maires ruraux.

On y trouve des projets de loi en cours d’élaboration, des mesures déjà en œuvre mais dont l’exécutif souhaite accélérer ou amplifier l’application, des propositions nouvelles et des dispositifs déjà existants. Le projet de loi sur l’engagement dans la vie locale côtoie l’accélération du recrutement de médecins en «zones sous-denses». Le permis de conduire à 1 euro dans les territoires ruraux apparaît à côté de la création de nouvelles licences IV pour lutter contre les fermetures de cafés et de restaurants. L’amélioration de l’accueil des personnes âgées en milieu rural est citée avec la défense des petites lignes ferroviaires. Le tout est agrémenté d’un volet environnemental, nouvelle priorité du chef de l’État.

Un plan ruralité extrêmement dense mais qui donne toutefois l’impression que le gouvernement a rempaqueté un ensemble de mesures déjà connues en agrémentant le tout de quelques nouveautés. Bref, une sorte de programme ramasse tout  qui a surtout des visées électorales pour notamment contrecarrer l’effet désastreux mouvement des gilets jaunes.

 

Taxe carbone : la Cour des comptes à côté de ses pompes

Taxe carbone : la Cour des comptes à côté de ses pompes

 

 

La Cour des Comptes bénéficie en général d’une bonne image de marque quant à ses capacités d’expertise sur les données financières du pays. Par contre, quand elle s’éloigne parfois de son champ  habituel d’intervention elle a un peu tendance à fumer la moquette. Témoin la  prise de position de la Cour des Comptes pour rétablir la « taxe carbone »-« La France ne peut faire autrement si elle veut atteindre ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, » explique un rapport. Ces  « experts »  resservent donc le plat  de cette fiscalité. Une taxe  qui serait de nature à favoriser  la transition écologique. Une vision fiscaliste de l’environnement. L’ingénierie fiscale française est en effet sans limite, une pathologie qui touche toutes les sensibilités politiques, tous les technocrates, tous les écolos. Pour résumer, il s’agit de soigner le monde carboné par la saignée fiscale. Le remède radical des médecins de Molière qui guérissaient les malades, lesquels  mourraient de la thérapie de choc. Il est évident qu’en tuant l’économie française on aura aussi fait disparaître le carbone,  à un détail près : on aura reporté les émissions polluantes sur d’autres pays car il faudra bien toujours consommer… (Et accessoirement payer, mais avec quelle richesse ?).  En mal de reconnaissance, les économistes qui ont été presque tous nourris au lait du néo libéralisme ont donné une légitimité pseudo scientifique à la taxe carbone. Il s’agit d’abord d’une récupération indécente d’une question sociétale qui ne peut évidemment être seulement et prioritairement régulé par la fiscalité et les prix. Le signal prix cher aux économistes ultra libéraux constitue une sorte de récupération par les mécanismes de marché de la problématique environnementale. L’argumentation consiste à affirmer qu’il convient de limiter les émissions polluantes en leur donnant un prix afin de favoriser la seule régulation marchande. Si l’économie de marché est encore la meilleure chose (ou la moins pire) pour équilibrer l’offre et la demande,  il en va différemment lorsqu’il s’agit des champs sociétaux environnementaux. Certes on peut comprendre l’absolue nécessité d’une transition écologique notamment dans le domaine du transport. Encore faudrait-il qu’il existe une alternative pour permettre le changement de comportement. Or une politique des transports ne peut se conduire que sur le long terme pour  développer à la fois les transports collectifs, le concept du véhicule individuel et son utilisation. En l’absence de ces conditions,  la fiscalité dite écologique se réduit à un impôt classique qui au demeurant vient en plus affecter  le pouvoir d’achat, donc la croissance et l’emploi. Notons aussi que ces mesures carburant touche surtout les moins favorisés qui ne peuvent pas disposer d’une liberté d’horaire pour prendre un autre moyen de transport que leur véhicule individuel. Il y a évidemment d’autres moyens de réguler que l’arme de la fiscalité et des prix : la régulation par les normes et le développement système alternatif. Mais dans le contexte actuel des transports,  la fiscalité écologique constitue une fumisterie environnementale qui n’a d’autre objet que de donner une fausse légitimité scientifique à un impôt qui va se perdre dans le trou du budget. Faudrait-il rappeler aux économistes que leur science, certes utile,  n’est pas très exacte, qu’elle est même souvent approximative. Quant à celle de la cour des comptes, elle se limite –et ce n’est pas rien- aux comptes financiers du pays.

 

Retraites : grosse manif des professions libérales

Retraites : grosse manif des professions libérales

 

 

On peut évidemment soutenir l’idée d’une réforme des retraites en raison notamment de l’évolution démographique. Reste que cette réforme ne peut être conduite que dans le cadre d’une négociation approfondie avec toutes les parties et en tenant compte des particularités des secteurs et des métiers. Si la concertation avait été un peu mieux organisée, on aurait dû commencer par là afin de mieux déterminer le champ du futur régime universel. En fait, le gouvernement a fait exactement l’inverse rendant ainsi très anxiogène toute perspective d’évolution. Certains secteurs et certains métiers justifient pourtant d’une prise en compte spécifique. En outre,  la situation des différents régimes de retraite doit être prise en compte. Certains régimes particuliers de retraite bénéficient d’une situation financière particulièrement satisfaisante et ne veulent pas d’un coup être jeté dans un régime global déficitaire. On craint aussi dans certains cas une augmentation considérable des montants de cotisations.

A Paris, plusieurs milliers de personnes ont défilé dans l’après-midi entre la place de l’Opéra et la place de Nation à l’appel du collectif “SOS Retraites”, qui réunit, à l’initiative des avocats, 14 professions libérales auxquelles se sont joints notamment les pilotes de ligne, stewards et hôtesses de l’air.

Il estime que les propositions du Haut commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye aboutiraient à “supprimer ces régimes, à faire un hold-up d’Etat sur leurs réserves cotisées et à majorer le coût du maintien des retraites à leur niveau actuel, voire doubler les cotisations retraites versées par certaines de ces professions”.

Pour le Conseil national des barreaux (CNB), toutes ces professions aux régimes autonomes seront confrontées à “une équation infernale” à partir de 2025, lors de la fusion des 42 régimes existants : hausse des cotisations, baisse des pensions et “confiscation des réserves qu’elles ont constituées pour disposer d’un fonds de garantie”.

Pour le cas spécifique des avocats, Jean-Paul Delevoye propose de porter le taux de cotisation – autour de 14% actuellement – à 28,12% pour la première tranche de revenus allant jusqu’à 40.000 euros, puis de redescendre à 12,94% pour une deuxième tranche jusqu’à 120.000 euros. “C’est la mort économique programmée pour les petits cabinets”, craint le CNB. Les médecins s’inquiètent quant à eux d’une mainmise du gouvernement sur leur manne de sept milliards d’euros. “Nous, on doit tout payer de notre poche, les Urssaf, notre caisse de retraite. Nous ne sommes pas des salariés, nous n’avons pas de congés payés, nous devons payer toutes nos assurances, donc la justice n’est pas très juste dans l’histoire”, témoignait Astrid Perrin, kinésithérapeute libérale, au sein du cortège parisien.

Le SNPL, principal syndicat chez les pilotes, a accepté le principe du régime universel par points, en dépit d’une baisse probable du taux de rendement de leur régime. Il réclame en contrepartie un régime complémentaire par répartition pour les personnes percevant un salaire supérieur à 120.000 euros.

“On veut continuer à payer nos anciens, on veut rester solidaires les uns des autres”, souligne Olivier Rigazio, membre du bureau exécutif du SNPL. La fronde sociale grandit donc contre la réforme phare du second acte du quinquennat d’Emmanuel Macron.

Arabie Saoudite : des drones iraniens

Arabie Saoudite : des drones iraniens

 

 

Il paraît de plus en plus évident que L’attaque terroriste ne  peut pas avoir été menée  par les seuls rebelles yéménites houthis. D’après la coalition, les drones sont de fabrication iranienne et n’ont pu être lancé sans un appui logistique des ultras de Téhéran. On sait qu’en Iran, comme aux États-Unis d’ailleurs, s’affrontent deux tendances, une tendance plutôt pacifiste qui recherche un accord pour éviter un conflit et une tendance ultra qui  souhaite contraire un affrontement y  militaire. L’initiative des Yéménites houtis  pourrait bien être inspirée par les faucons  de Téhéran. Des faucons qui provoquent ainsi les États-Unis à travers l’Arabie Saoudite et espèrent  une riposte susceptible  nourrir encore davantage le nationalisme iranien. Du côté des États-Unis, il y aura forcément une réplique, elle pourrait être d’ordre diplomatique et économique car le président américain ne semble pas disposé à investir les forces américaines dans un nouveau conflit militaire. “Les résultats préliminaires montrent que les armes sont iraniennes et nous travaillons actuellement à la détermination du lieu (…) L’attaque terroriste ne provenait pas du Yémen, comme l’a affirmé la milice houthie”, a déclaré le colonel Turki al Malki, porte-parole de la coalition, lors d’une conférence de presse à Ryad. Le lieu d’où les drones sont partis sera dévoilé lors d’un prochain point de presse, a-t-il ajouté. En visite à Ankara pour un sommet sur la Syrie, le président iranien Hassan Rohani a quant à lui estimé que “les Yéménites (avaient) exercé leur droit à la légitime défense”. “Les attaques sont une réponse à l’agression qui dure depuis des années aux Yémen”, a-t-il ajouté.

Martinique : 40% des sols infectés par le chlordécone pour 700 ans

Martinique : 40% des sols infectés par le chlordécone pour 700 ans

En Martinique, 40% des terres agricoles sont contaminées par cet insecticide suspecté d’être cancérigène et utilisé dans les bananeraies jusqu’en 1993. Une contamination qui peut durer 6 à 700 ans !

 

D’après Sciences et avenir, le chlordécone (ou la chlordécone si on parle de la molécule) est toujours présent dans les sols antillais, où il peut rester jusqu’à 600 ans. Sa molécule contamine particulièrement les légumes-racines (patates douces, carottes, ignames, etc.) en remontant dans la plante.

Bien que le produit ne soit plus utilisé, la population antillaise reste exposée, surtout quand elle s’alimente par les circuits informels (autoproduction, bord de route), qui peuvent provenir de zones contaminées, prévient l’Anses.

Le chlordécone peut aussi aller dans les eaux de captage et les eaux marines, et contaminer les produits de la pêche, ce qui a obligé les autorités à mettre en place des zones d’interdictions de pêche.

Les effets néfastes du produit ont été dénoncés par des lanceurs d’alerte dans les années 2000, qui ont conduit à la mise en place de trois plans successifs de prévention, depuis 2008. Le dernier plan court de 2014 à 2020 (30 millions d’euros investis).

Selon les résultats d’une étude de l’agence Santé publique France rendus publics en janvier, « plus de 90% de la population adulte » en Guadeloupe et Martinique, soit « la quasi totalité », est contaminée par le chlordécone.

Le produit est soupçonné d’être responsable notamment d’une explosion des cancers de la prostate aux Antilles, comme l’a révélé l’étude de l’Inserm « Karuprostate » (de Karukera, nom caribéen de la Guadeloupe) en 2010.

En 2012, l’étude « Timoun » portant sur l’impact du chlordécone sur la grossesse et le développement des enfants a aussi mis en évidence des troubles de comportement des enfants, des pertes de motricité et « des pertes de QI de 10 à 20 points ».

Le produit augmente également le risque de prématurité, selon une étude de l’Inserm rendue publique en 2014.

Enfin, l’exposition de souris au chlordécone nuit à la production de spermatozoïdes de plusieurs générations de mâles, même s’ils n’ont pas été exposés eux-mêmes, selon une étude de l’Inserm, qui précise toutefois que ces conclusions ne peuvent pas automatiquement s’appliquer à l’homme.

Une nouvelle recherche sur le lien entre cancer de la prostate et pollution des sols doit être lancée, a récemment promis la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

Fort légitimement les Antillais s’inquiètent lorsqu’ils consomment des produits locaux. Dans les grandes surfaces comme sur les marchés, les aliments sont régulièrement contrôlés. Leur taux de chlordécone ne doit pas dépasser les seuils réglementaires.

Il y a 15 ans, Abdul Djiré a acheté un terrain pour faire pousser des légumes. À sa grande surprise, il était contaminé. Le maraîcher a dû repartir de zéro et remplacer les légumes par des fruits. « La molécule ne migre pas vers le haut, c’est-à-dire qu’au-delà d’une certaine hauteur, elle ne monte pas. Ce serait dû à sa lourdeur« , explique Abdul Djiré. Comme lui, beaucoup d’agriculteurs ont de l’adapter leurs cultures. Le chlordécone peut survivre 700 ans dans les sols.

Réforme des retraites : mal engagée et trop tard

Réforme des retraites : mal engagée et trop tard

 

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette réforme des retraites est à la fois mal engagée et trop tardive. Elle est mal engagée car ce type de réforme complexe et délicate doit en général être mise en œuvre dès le début de mandat et non dans une période qui compte tenu du quinquennat s’inscrit dès maintenant dans une campagne  électorale. La réforme est également mal engagée car elle contredit une promesse de Macron qui lors  de la campagne électorale de 2017 avait promis de ne pas toucher à l’âge  la retraite. Or dans les faits, l’âge réel de départ sera bien prolongé d’environ deux ans,  pour commencer. En effet pour équilibrer les retraites, le pouvoir propose de rallonger la durée de cotisation à 43 ans. En moyenne les Français entrent sur le marché  du travail à 21 ans, on aboutit donc à l’âge de 64. Encore une fois, ce n’est qu’un début, il y aura d’autres reports. Le gouvernement a aussi nettement sous-estimé la complexité de cette réforme en masquant son incompétence derrière des slogans de type un euro égale un euro, un régime universel pour tous, la retraite universelle. Autant de slogans qui ne veulent pas dire grand-chose quand on ne précise pas les modalités concernant l’essentiel, à savoir le niveau de la retraite et l’âge auquel on peut y prétendre. Comme d’habitude le gouvernement a voulu s’asseoir sur les corps intermédiaires en tentant de pratiquer la démocratie directe.

 

Du coup, il a mis dans une situation ingérable le négociateur Delevoye  en intervenant de façon maladroite sur les négociations en cours. Le gouvernement doit s’attendre évidemment à rencontrer l’opposition des syndicats marqués à l’extrême gauche mais aussi d’autres catégories comme les travailleurs libéraux qui ne veulent pas voir liquidé leurs régimes. On a bien noté que le gouvernement était très fébrile désormais dans la mesure où le mécontentement risque de pourrir le climat de la majorité. Le Premier ministre a commencé à désamorcer la colère en indiquant que la réforme pourrait être reportée aux calendes grecques elle ne s’appliquerait qu’à partir de 2025 et pourrait s’étaler qu’en 2040 ou 2050, le temps nécessaire pour les régimes spéciaux de s’intégrer progressivement dans le régime général. D’ici ces échéances,  de l’eau aura coulé sous le pont et de nombreux gouvernements pourront revenir sur la question comme ils le font d’ailleurs à peu près régulièrement tous les cinq ans !

 

Après la RATP, c’est au tour du collectif SOS Retraites, emmené par les avocats et représentant pas moins de 14 professions libérales en colère (sans parler des pilotes de ligne et autres stewards ou hôtesses de l’air qui se sont joints au mouvement), de battre le pavé à Paris. Leur message? «Ne touchez pas à nos retraites», comme ils l’ont encore martelé ce dimanche dans le JDD, refusant que leurs régimes soient fondus dans le «régime universel à points» préconisé par le haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, dans son rapport.

Allemagne : Des milliers de manifestants à vélo contre l’automobile

Allemagne : Des milliers de manifestants à vélo contre l’automobile

 

Des milliers d’opposants aux voitures et à la pollution qu’elles engendrent ont défilé samedi à vélo à Francfort à l’occasion du salon international l’automobile, signe que même en Allemagne l’automobile n’est plus une vache sacrée. Entre 15.000 et 25.000 manifestants, selon la police et les organisateurs, ont réclamé en début d’après-midi une « révolution des transports », point culminant de la contestation d’une ampleur inédite. La plupart d’entre eux ont rallié le parc des expositions à vélo depuis plusieurs villes de la région, empruntant deux tronçons d’autoroutes fermés aux voitures pour l’occasion.

« Le salon de l’automobile représente le siècle passé », explique Christoph Bautz, directeur du groupe Campact, qui a co-organisé la manifestation. Il poursuit: « Nous voulons que l’avenir appartienne aux bus, aux trains et aux vélos – on n’en veut plus de ces gros SUV et voitures qui consomment beaucoup! »

La « génération climat » prend pour cible une branche fragilisée depuis l’éclatement en 2015 du scandale des moteurs diesel truqués chez Volkswagen, et le salon de Francfort cristallise les critiques adressées à ce secteur au moment où l’urgence climatique s’invite dans le débat public.

« L’industrie automobile est sous pression, elle n’a plus le soutien de la société comme il y a quelques années, car elle a raté des évolutions », explique Tina Velo, porte-parole sous pseudonyme du collectif « Sand im Getriebe » (« Du sable dans les rouages »), qui tentera dimanche de bloquer le salon.

Cette combinaison d’actions légales et illégales caractérise le mouvement de défense du climat qui progresse depuis des mois en Europe, et prend désormais pour cible une industrie longtemps intouchable par son importance pour l’économie allemande.

« L’industrie automobile n’a toujours pas compris la crise du climat », a déclaré Benjamin Stephan, militant de l’ONG. « Les constructeurs doivent en finir avec ces chars d’assaut urbains et arrêter les moteurs à combustion ».

Révision des règles budgétaires européennes : pour dépenser davantage ?

Révision des règles budgétaires européennes : pour dépenser davantage ?

Le moins que l’on puisse dire c’est que les Etats ne sont pas très clairs vis-à-vis de leurs demandes de révision des règles budgétaires qui aujourd’hui cadenassent le déficit budgétaire et le niveau de la dette. Du coup,  on semble vouloir définir de nouveaux critères qui pourraient déboucher sur des gestions plus laxistes. Il y a déjà la distinction entre déficit conjoncturel et déficit culturel. Deux notions déjà bien difficiles et  complexes à identifier. Pour faire simple le bon déficit correspondant à de bonnes dépenses et le mauvais déficit des mauvaises dépenses !

Les ministres des Finances de l’Union européenne (UE) réunis à Helsinki se sont montrés en tout cas  favorables à une simplification des règles budgétaires européennes pour les rendre plus lisibles et plus prévisibles, mais il reste du travail à effectuer avant qu’un accord soit conclu pour les changer, a déclaré samedi un responsable européen.

Le vice-président de la Commission européenne chargé de l’euro et du dialogue social, Valdis Dombrovskis, a précisé à l’issue de la réunion que la plupart des ministres s’étaient montrés ouvert à l’idée du Comité budgétaire européen (European Fiscal Board, EFB), un organe consultatif indépendant de la Commission, de privilégier les critères de la dette publique et des dépenses budgétaires.

 “De nombreux pays se sont prononcés en faveur d’une simplification des règles pour améliorer la transparence et la prévisibilité”, a-t-il ajouté.

Les deux principaux critères sont celui du déficit public qui ne doit pas dépasser 3% du produit intérieur brut (PIB), et celui de la dette publique plafonnée à 60% du PIB.

Le député LaREM qui se faisait rembourser deux fois des notes de frais !

Le député LaREM qui se faisait  rembourser deux fois des notes de frais !

Le député LaREM du Val-de-Marne Jean-Jacques Bridey, l’un des premiers élus à avoir soutenu Emmanuel Macron, aurait bénéficié d’un double remboursement de certaines de ses notes de frais, en 2016 et 2017, au moment où il était à la fois président de la Société d’économie mixte locale d’aménagement de Fresnes (Semaf) et maire PS de cette commune, révèle ce lundi Mediapart.

L’élu se serait ainsi fait doublement rembourser certaines de ses notes de frais au restaurant « À la marée », situé au marché international de Rungis, qu’il fréquentait régulièrement: une fois par la Semaf et une deuxième fois par la mairie de Fresnes. Un montant total de 4807,70 euros, soit 3975,90 euros en 2016 et 831,80 euros en 2017, selon le site d’investigation en ligne.

Jean-Jacques Bridey est déjà soupçonné d’avoir perçu des sommes indues via le cumul des indemnités de ses différents mandats lorsqu’il était membre du Parti socialiste.

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