Archive pour le Tag 'historique'

Crise sanitaire : échec historique du gouvernement britannique

Crise sanitaire : échec  historique du gouvernement britannique

Un rapport parlementaire publié en date du 12 octobre britannique considère que le gouvernement a commis un échec historique à propos de la crise sanitaire. «un des plus importants échecs en matière de santé publique que le Royaume-Uni ait jamais connu». Le gouvernement de Boris Johnson a «délibérément» adopté une «approche graduelle et progressive» au lieu de mesures plus radicales. Cette «mauvaise» décision, qui a fait du Royaume-Uni l’un des pays les plus touchés d’Europe par le coronavirus avec presque 138.00 morts, est due notamment aux avis des scientifiques ayant conseillé Downing street, affirme le rapport.

 

Il est «étonnant» qu’il leur ait fallu tant de temps pour comprendre qu’un confinement complet était nécessaire, affirment les parlementaires, alors même qu’ils disposaient de preuves accablantes, montrant qu’un confinement était «inévitable». «Les décisions relatives au confinement et à la distanciation sociale prises lors des premières semaines de la pandémie – et les conseils qui y ont conduit – constituent l’un des plus importants échecs en matière de santé publique que le Royaume-Uni ait jamais connu», ont affirmé les députés.

Fiscalité multinationales : un accord historique mais théorique

Fiscalité multinationales : un accord historique mais théorique

Une réforme en apparence pour harmoniser les conditions de concurrence entre pays et taxer plus justement les grands de la tech .

La première disposition consiste à redistribuer les superprofits des multinationales ayant un chiffre d’affaires supérieures à 20 milliards d’euros. Une taxation des superprofits au-delà d’un taux de rentabilité de 10 %, taxés à 25 % et qui seront réaffectés dans le pays où se développent les activités qu’il y ait ou non une présence physique des multinationales.

Le second aspect de la réforme consiste à imposer un taux d’imposition minimum des bénéfices pour les entreprises dans le chiffre d’affaires est supérieur à 750 millions d’euros. Un taux de 15 %. Cela avec des mesures de transition pour les pays qui avaient fait d’une faible fiscalité un atout de compétitivité pour attirer les multinationales et les sièges ;seule l’Inde pour l’instant n’a pas adhéré à cet accord international.

Reste à faire ratifier cet accord par les institutions régionales et nationales correspondantes. La question se pose surtout de se voir dans quelles conditions précises cet accord international sur la fiscalité sera appliqué concrètement.

Il pourrait être difficile surtout pour les activités de tech de définir avec précision la nature et l’ampleur des les activités dans tel ou tel pays. Deux raisons à cela la frontière entre la matérialisation et la dématérialisation des activités n’est pas toujours évident à déterminer. D’autre part, l’ingénierie fiscale est souvent sans limite de créativité et par le jeu par exemple de filiales, il pourrait encore être largement possible d’opérer des transferts de bénéfices dans des pays qui se montrent assez laxistes pour appliquer cette fiscalité mondiale de 15 % et inversement d’opérer des transferts de charges dans les pays fiscalement plus rigoureux. Sur le sujet la Cour des Comptes en France a demandé à voir la mise en œuvre de cette mesure.

Climat juillet : record historique de chaleur dans le monde

Climat juillet  : record historique de chaleur dans le monde

Record historique de chaleur dans le monde en juillet 2021 d’après l’Agence nationale océanique et atmosphérique américaine (NOAA). Conséquence immédiate et visible, la multiplication un peu partout d’immenses incendies par exemple en Grèce, au Maghreb ou aux États-Unis. Sans parler évidemment des autres effets environnementaux et sociaux.

 

«Ici, la première place est la pire», a déclaré dans un communiqué le chef de NOAA, Rick Spinrad. «Le mois de juillet est généralement le mois le plus chaud de l’année, mais juillet 2021 s’est surpassé, devenant le mois de juillet et le mois tout court le plus chaud jamais enregistré.» «Ce nouveau record s’ajoute à la trajectoire inquiétante et dérangeante sur laquelle le changement climatique a mis le globe», a-t-il ajouté.

La température globale à la surface de la planète a été plus élevée de 0,01°C par rapport au précédent mois de juillet le plus chaud, en 2016 (qui était alors arrivé à égalité avec les mois de 2019 et 2020). Les relevés ont commencé il y a 142 ans, a précisé NOAA.

. Ces événements se produisent alors que la hausse de la température à l’échelle de la planète n’est «que» de 1,1°C par rapport à la période pré-industrielle. En 2015, l’Accord de Paris prévoyait de limiter le réchauffement climatique à un niveau bien inférieur à 2°C, à +1,5°C de préférence.

Juillet : record historique de chaleur dans le monde

Juillet : record historique de chaleur dans le monde

Record historique de chaleur dans le monde en juillet 2021 d’après l’Agence nationale océanique et atmosphérique américaine (NOAA). Conséquence immédiate et visible, la multiplication un peu partout d’immenses incendies par exemple en Grèce, au Maghreb ou aux États-Unis. Sans parler évidemment des autres effets environnementaux et sociaux.

 

«Ici, la première place est la pire», a déclaré dans un communiqué le chef de NOAA, Rick Spinrad. «Le mois de juillet est généralement le mois le plus chaud de l’année, mais juillet 2021 s’est surpassé, devenant le mois de juillet et le mois tout court le plus chaud jamais enregistré.» «Ce nouveau record s’ajoute à la trajectoire inquiétante et dérangeante sur laquelle le changement climatique a mis le globe», a-t-il ajouté.

La température globale à la surface de la planète a été plus élevée de 0,01°C par rapport au précédent mois de juillet le plus chaud, en 2016 (qui était alors arrivé à égalité avec les mois de 2019 et 2020). Les relevés ont commencé il y a 142 ans, a précisé NOAA.

. Ces événements se produisent alors que la hausse de la température à l’échelle de la planète n’est «que» de 1,1°C par rapport à la période pré-industrielle. En 2015, l’Accord de Paris prévoyait de limiter le réchauffement climatique à un niveau bien inférieur à 2°C, à +1,5°C de préférence.

Taux du livret A bloqué mais profit historique pour les banques

Taux du livret A bloqué mais profit historique pour les banques

 

C’est le paradoxe, alors que les experts à la botte des banques ont largement milité pour empêcher un relèvement du taux du livret A, les résultats des banques se révèlent historiques. On se souvient que depuis plus d’un an la banque de France, des experts proches du milieu financier, les banques elles mêmes  ne cesse de crier au loup du fait des conséquences d’une éventuelle hausse du taux du livret A. Or la rémunération est déjà dérisoire puisqu’elle est bloquée à 0,5 % alors que l’inflation officielle est de 1,5 %. Conclusion l’argent des épargnants perd de sa valeur sur les livrets.

Or  après la publication par BNP Paribas, la semaine dernière, d’un résultat au second trimestre le plus élevé jamais affiché par une banque européenne, c’est au tour de Société générale d’annoncer son « meilleur » résultat trimestriel jamais enregistré depuis 2016. Mêmes causes, mêmes effets : les deux banques ont à la fois profité d’un effet de ciseaux positif, dans tous les métiers, y compris la banque de détail, avec une forte hausse des revenus et une baisse des charges, et d’un coût du risque relativement faible.

Au total, sur le semestre, BNP Paribas affiche 4,67 milliards d’euros de résultat net, soit une meilleure performance qu’en 2019 (+6,7%), et Société générale dégage, sur la période, un résultat net de 2,25 milliards d’euros, en hausse de 13,5 % par rapport au premier semestre 2019 (et contre une perte de 1,6 milliard un an plus tôt). « Société générale a tourné la page de la crise », s’est ainsi félicité Frédéric Oudéa, directeur général du groupe bancaire, lors d’un point de presse.

Un pas « historique » de la BCE ?

Un pas « historique » de la BCE ?

 

Le juriste Nathan de Arriba-Sellier salue, dans une tribune au « Monde », le « pas historique » accompli par la Banque centrale européenne, qui a annoncé le 8 juillet placer le climat « au cœur de sa stratégie ».(Le seul problème c’est quand dépit de cet effet d’annonce aucune mesure structurelle concrète n’a été prise NDLR) (Le Monde, extrait)

 

Tribune. 

 

La Banque centrale européenne (BCE) a fait un pas historique le 8 juillet en annonçant, pour la première fois, l’intégration du changement climatique dans sa politique monétaire. Ce n’est pas par hasard que la présidente de la BCE, Christine Largarde, a déclaré que le changement climatique sera « désormais au cœur de [leur] stratégie ». A partir de cette année, le changement climatique influencera les évaluations de la politique monétaire et son cadre opérationnel.

Longtemps décriée pour son obsession pour l’inflation, l’institution européenne donne de ce fait tort à ses détracteurs. D’une certaine manière, ce n’est que la poursuite de dix ans de politique monétaire non conventionnelle. En effet, la nouvelle stratégie de la BCE vient d’abord et avant tout sceller la fin de l’orthodoxie monétaire. Mais, s’agissant du climat, ces annonces portent en elles l’aveu que l’économie n’évolue pas comme une bulle imperméable aux changements profonds de nos sociétés, qu’ils soient sociaux ou environnementaux.

 

Les travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, comme ceux plus récents de la recherche économique et financière, suggèrent en effet que, quelle que soit la trajectoire climatique, nous sommes à l’aube d’une transformation radicale de nos économies. Cette transformation ne pourra se matérialiser sans conséquence sur la stabilité des prix, au premier rang desquels les prix des matières premières et de l’énergie, qui font déjà l’objet d’une forte volatilité.

Cette reconnaissance de l’importance du changement climatique n’est pas propre à la BCE, mais correspond à un changement profond des mentalités au sein des banques centrales. De la Réserve fédérale à la Banque d’Angleterre, de la Banque centrale du Brésil à la Banque populaire de Chine, le changement climatique est de plus en plus ouvertement admis par les grands argentiers comme un défi majeur pour l’économie mondiale, affectant les objectifs de politique monétaire.

En outre, l’intégration des questions climatiques à la politique monétaire s’inscrit pleinement dans le mandat dont la BCE dispose en vertu des traités. Ce mandat ne s’est jamais résumé à la seule stabilité des prix mais requiert aussi, depuis le traité de Maastricht, le soutien de la politique monétaire aux politiques économiques, afin de contribuer à la réalisation des objectifs de l’UE. La protection de l’environnement figure parmi ces objectifs. Entre deux mesures d’effet équivalent pour la stabilité des prix, l’institution européenne s’est ainsi engagée à choisir la mesure la plus favorable à l’environnement.

Crise sanitaire : un moment historique ?

Crise sanitaire : un moment historique ?

La gestion collaborative de la pandémie marquera en profondeur nos sociétés, estiment le sociologue Jean Viard, le politologue Brice Teinturier et l’économiste Nicolas Bouzou.

 

Les invités du Club de l’économie ont croisé leurs regards sur les ruptures et les accélérations majeures de cette crise.

 

Brice Teinturier : 66 % d’abstention, c’est un phénomène historique colossal. On y retrouve bien sûr une forme de désenchantement démocratique nourri par les nouvelles générations, qui prennent énormément de recul vis-à-vis de l’acte de voter. Mais cela n’explique pas l’ampleur du mouvement. Dimanche 27 juin [second tour des élections régionales et départementales], nous avons eu une abstention sans culpabilité. Le pays n’est pas en colère, parce qu’il n’y a plus de réformes, ni en tension comme il l’était en 2015 après les attentats terroristes, ou en en 2018 avec les « gilets jaunes ».

Nous sommes dans un contexte de sortie de pandémie et d’euphorie retrouvée après des mois de pessimisme où les jeunes avaient le sentiment qu’on leur volait leur génération. Entre retrouver une vie privée et aller participer à une scène collective comme l’acte de voter pour les élections régionales, ils ont massivement choisi. D’autant que les Français ne connaissaient pas les acteurs, ce qui n’aide pas à la mobilisation autour d’un scrutin non décisif.

Jean Viard : Le rôle de la politique pour construire les liens sociaux a changé. Les sociétés se sont construites à l’intérieur du champ religieux pendant très longtemps. Elles se sont ensuite construites à l’intérieur du champ politique, avec un affrontement de classes qui renvoyaient à la révolution industrielle. On allait voter pour affirmer son appartenance. Aujourd’hui, la politique n’est plus le lieu central du lien social.

Ce monde très conservateur des élus a empilé les communes, les communautés de communes, les départements, les régions. Il y en a qui font les murs des lycées. Les autres font les murs des collèges, les troisièmes s’occupent des cours des écoles communales. En revanche, si on faisait un vote sur la politique éducative, sur la politique de sécurité, sur la politique de santé, les gens iraient voter, il y aurait des propositions. Mais là, franchement, ça n’a aucun intérêt. Je crois qu’il faut dire à la classe politique : « Vous avez collectivement une responsabilité de vous adapter à cette société numérique. »

Nicolas Bouzou : Ce qui traverse un peu toutes ces élections, c’est ce sentiment de dépossession démocratique. Les gens ont l’impression que la politique n’a plus d’impact, qu’elle n’est plus en capacité de changer la vie. Je pense que c’est un immense problème qui doit nous amener à avoir une réflexion institutionnelle sur quels sont les modes d’organisation qui sont les plus les plus efficaces.

J. V. : Nous allons en sortir, mais nous sommes encore dans la tragédie. Il va falloir deux ou trois ans pour qu’on voie les suicides, les faillites, les divorces. Après viendra le temps du récit. L’humanité a vécu quelque chose d’extraordinaire : cinq milliards d’individus se sont confinés de la même manière pour protéger les plus improductifs d’entre eux, les anciens, les malades… Ils se sont protégés sur toute la planète de la même manière et avec le même objectif, alors qu’on nous disait : « C’est une société qui ne pense qu’à l’argent. » On a vu que ce n’était pas vrai, que nous étions profondément altruistes et cela restera dans l’histoire de l’humanité. Il faut d’abord chanter cette gloire qui a été cet amour de la vie.

On observera qu’aucun régime populiste n’a été efficace. Par contre, nous nous trouvons face à un nouveau monde où la Chine et les démocraties ont été performantes toutes les deux, avec des modèles qui ne sont pas du tout les mêmes. Cela nous pose aussi un autre problème : la France est le seul pays du Conseil de sécurité qui a été incapable d’inventer un vaccin.

Face à la fierté nationale, face à notre discours « on a la meilleure santé du monde », un autre nous dit : « Attendez, les Français, vous avez arrêté d’investir dans la science, vous ne croyez plus dans l’entreprise, vous êtes dans un rapport de société extrêmement bureaucratisé et public. Vous êtes passés à côté du film. » Si on ne l’entend pas, il n’y aura pas de nouvelle alerte. Il faudra enfin le temps, peut être dix ans, que les artistes, les romanciers créent l’œuvre d’art, indispensable pour saisir le réel.

N. B. : Quand les historiens regarderont cette période dans plusieurs siècles, ils considéreront que la gestion mondiale de l’épidémie a été exceptionnelle. Dès le début, on a essayé de comprendre les mécanismes de transmission. On s’est dit : « Est-ce qu’il faut mettre des masques, du gel hydroalcoolique, etc. ? » Dans un second temps sont arrivés les vaccins et tout ça s’est joué en un an. Si cette épidémie avait eu lieu ne serait-ce qu’il y a cent cinquante ans, les conséquences auraient été abominablement dramatiques. Les mécanismes de transmission des microbes, en règle générale, ont été compris il y a un peu plus de cent ans. Le gel hydroalcoolique a été inventé dans les années 1960 et les vaccins à ARN messager sont une innovation du moment. Et dans la plupart des pays, ces vaccins sont proposés gratuitement aux populations.

Historiquement, les deux plus grands traumatismes qui peuvent arriver à une société, ce sont les guerres et les épidémies. Après chacun de ces chocs, vous avez des changements, qui sont profonds et qui, en règle générale, sont des changements positifs. Après les épidémies du Moyen Age, vous avez la Renaissance, après les guerres napoléoniennes, la révolution industrielle, après la première guerre mondiale, les Années folles, après la seconde guerre mondiale, les « trente glorieuses », etc. Vous avez quasi systématiquement quelque chose de positif et une société différente de celle d’avant. Ces changements sont proportionnels à l’ampleur du choc, et, là, il est très fort et sous-estimé.

 

J. V. : Avant la pandémie, nous vivions, depuis Reagan, dans l’idée que les chaînes de valeur étaient la seule régulation de la planète, mise en place pour faire tomber le communisme. Cela a marché, mais on n’a pas su s’arrêter et les nationalistes ont dit : « frontière, nationalisme ». Cette fois, on a coopéré, on s’est observés, on s’est concurrencés. Coopération et frontières, c’est une structure culturelle qui peut se déployer dans les années qui viennent dans l’agriculture, l’industrie, etc. Les pandémies sont des accélérateurs de tendance extraordinaires : #metoo en beaucoup plus fort, Greta Thunberg en beaucoup plus fort.

Depuis 1945, le pétrole a pris le pouvoir sur le monde. Je veux voir quelqu’un, je dépense du pétrole : avion, train, voiture, etc. Maintenant, le lien numérique a pris le pas sur le lien pétrolier. Parce que, au fond, qu’est-ce que le télétravail ? C’est la livraison du travail à domicile, exactement comme Amazon et ses 21 millions de Français approvisionnés. On va vers une société du local et du livré. Nous sommes là face à une rupture de la culture du travail qui a une conséquence énorme sur la culture du territoire.


B. T. : Les gens qui ont télétravaillé ont trouvé ça extrêmement positif à 79 %-80 % et ça ne s’est pas démenti. Il y a un décalage entre la perception des dirigeants et chefs d’entreprise qui s’inquiètent du non-retour potentiel d’une partie de leurs collaborateurs sur des sites, et le vécu des collaborateurs eux-mêmes qui ont télétravaillé, qui nous disent qu’ils ont retrouvé de l’autonomie, du pouvoir. Cela fait partie des ruptures et des accélérations majeures de cette crise. Si l’on revient au monde d’avant, on aura tout raté et on aura notamment raté une aspiration fondamentale des collaborateurs.

«Nouvelle fiscalité internationale: historique» ?

«Nouvelle fiscalité internationale: historique» ?

Dacian Ciolos , député européen, président du groupe centriste et libéral Renew Europe e stime dans l’Opinion que le projet fiscal international est révolutionnaire ( qualificatif qu’il relativise en indiquant qu’il ne s’agit que d’un pas NDLR)

Disons le clairement, la décision du G7 finances à Londres ce week-end d’approuver le principe d’un taux minimal de taxation de 15% sur les profits des multinationales est une révolution qu’il faut saluer. Les règles fiscales qui nous régissent datent d’un siècle, elles sont obsolètes ; il était temps d’en tirer les conséquences.

Nul ne peut que contester que les stratégies d’évitement de l’impôt opérées par les multinationales ont un coût pour les budgets nationaux. Selon l’OCDE, le manque à gagner s’élève à plus de 500 milliards de dollars au niveau mondial. Il n’est pas acceptable que des paradis fiscaux tels que les Bermudes, avec une population de 64 000 habitants, captent plus de profits des grandes multinationales que les pays où sont situés les sièges de ces entreprises. C’est une question de justice, les multinationales doivent payer leur juste part d’impôt dans les pays où elles exercent leurs activités. L’impôt, c’est le fondement de notre contrat social. Ces entreprises bénéficient des infrastructures, d’une main-d’œuvre qualifiée et des services publics financés par la collectivité. Rien de plus normal donc qu’elles contribuent à l’effort collectif.

Les budgets des Etats sont fortement sollicités pour relancer l’économie suite à la crise provoquée par la pandémie de la Covid-19, pour planifier les investissements colossaux requis par la transition écologique ou encore pour accompagner l’adaptation des pays en développement au changement climatique. Dans ce contexte, l’opinion publique ne comprendrait pas que l’on ne s’attaque pas à une véritable réforme de la fiscalité internationale qui concerne aussi, et en tout premier lieu, les géants de l’e-commerce. Nombre de ces entreprises ont d’ailleurs largement bénéficié de l’essor de la vente en ligne pendant la crise sanitaire. Au Parlement européen, Renew Europe a défendu l’instauration d’une fiscalité européenne du numérique, si un accord s’avérait impossible dans le cadre de l’OCDE. Les avancées enregistrées au G7 nous font espérer que ce sera bientôt possible.

Reporting. Un autre accord est intervenu la semaine dernière, au niveau européen cette fois, visant à instaurer plus de transparence fiscale. Il porte sur le reporting pays par pays des impôts et bénéfices payés par les grandes entreprises qui ont une activité au sein de l’Union européenne. Ces informations seront rendues publiques chaque année et permettront à tout un chacun de savoir qui paie quoi et où.

Plus largement enfin, l’accord au G7 vient rappeler un fait qui est à nos yeux fondamental : le bien-fondé du multilatéralisme. Ces dernières années, ses principes mêmes ont été contestés et bousculés, au risque de relancer conflits et autres batailles nationalistes. Nous ne pouvons que nous satisfaire de constater que l’idée de la coopération internationale est la seule voie raisonnable. Les trajectoires solitaires sont vouées à l’échec.

Dacian Ciolos est député européen, président du groupe centriste et libéral Renew Europe depuis 2019. Il est ancien Premier ministre de Roumanie. Sa chronique « Europa » est publiée en alternance avec celle de Manfred Weber, président du groupe PPE, chaque dimanche sur lopinion.fr et le lundi dans le journal.

Inde : chute historique de la croissance de 7,3 %

Inde : chute historique de la croissance  de 7,3 %

L’économie indienne s’est contractée de 7,3 % au cours de l’année budgétaire 2020-2021, selon les chiffres dévoilés par le gouvernement lundi. Au cours du dernier trimestre, la croissance a néanmoins augmenté de 1,6 %.Un recul de 7,3 % au cours de l’année budgétaire achevée au 31 mars 2021,. 

« En l’état actuel des choses, l’ampleur et la vitesse de propagation de la seconde vague ont une nouvelle fois fait reculer l’économie », juge Sunil Kumar Sinha, économiste à India Ratings. L’impact s’en fera ressentir sur la demande et plus particulièrement dans les zones rurales, selon l’économiste. L’année passée, la pandémie avait déjà poussé environ 230 millions d’Indiens dans la pauvreté selon une étude de l’université Azim Premji à Bangalore.

La reprise de l’activité dépendra notamment de la capacité de l’Inde à vacciner sa population. Le géant sud-asiatique a vacciné entièrement plus de 44 millions de personnes mais cela ne représente que 3,4 % de sa population d’1,3 milliard d’habitants. 

« L’économie continuera d’avoir besoin d’un soutien budgétaire et monétaire », prévient Sunil Kumar Sinha. Un avis que partage la Fédération des chambres de commerce et d’industrie indiennes. Cette dernière a mis en garde lundi contre le pessimisme grandissant des entreprises. « Les entreprises ressentent unanimement le besoin d’un autre plan de relance, principalement tourné vers la demande », a déclaré la Fédération.

Salaire aides à domicile : hausse « historique » enfin !

Salaire aides à domicile : hausse « historique » enfin !

 

 

Les salaires de base des les aides à domicile seront enfin augmentés. De quoi peut-être faciliter un recrutement particulièrement difficile. En cause souvent le temps partiel, les temps d’attente et les temps de déplacement peu ou pas pris en charge. De sorte que souvent les assistantes de vie gagnent moins que le SMIC mais avec des frais considérables de déplacement puisqu’elle utilise le plus souvent la voiture. (Notons aussi qu’il y a quelques hommes assistants de vie)

Concrètement, un salarié de catégorie A (soit le plus faible échelon), sans ancienneté, qui touche aujourd’hui le SMIC, sera augmenté de 2,2%. Mais avec 10 ans d’ancienneté, le même salarié (aujourd’hui également au SMIC), sera augmenté de 13,6%. «Il est essentiel de revaloriser ces professionnels mobilisés en première ligne auprès des personnes en perte d’autonomie dans la lutte contre la Covid-19, et qui permettront demain aux Français de vieillir plus longtemps chez eux», a commenté la ministre.

«C’est une excellente nouvelle!» a réagi auprès de l’AFP Thierry d’Aboville, le secrétaire général de l’ADMR, le principal réseau associatif d’aide à domicile. «C’est un message très fort adressé aux salariés», a-t-il commenté, soulignant que cette revalorisation allait améliorer l’attractivité du secteur, qui connaît des difficultés chroniques pour recruter. «On construit pour le futur: ça permet de donner des perspectives pour le secteur», s’est-il encore félicité.

Ces hausses de salaire représentent une enveloppe de 300 millions d’euros par an, à la charge des départements – compétents en la matière -, mais que «l’État s’engage à couvrir à 50%», ont précisé les services de Brigitte Bourguignon. Et pour la période d’«amorçage», soit les trois derniers mois de 2021, le gouvernement propose de porter sa contribution à 70% au lieu de 50%. En octobre dernier, l’exécutif avait fait voter un amendement au budget 2021 de la Sécurité sociale qui confirmait «l’engagement de l’État de contribuer à hauteur de 200 millions d’euros annuels au financement, par les conseils départementaux, des revalorisations salariales», rappelle Brigitte Bourguignon. «C’est une main tendue aux départements, nous sommes confiants qu’ils vont la saisir», a-t-on confié dans l’entourage de la ministre. «De toute façon, c’est une nécessité, les départements eux-mêmes reconnaissent que les salaires dans ce secteur sont indignes», a-t-on ajouté de même source.

À ce stade, l’Assemblée des départements de France (ADF) n’a toutefois «pas accepté cette proposition», selon Le Monde

Rebond historique de 16% du PIB britannique au T3 mais baisse de 10% en 2020

Rebond historique de 16% du PIB britannique au T3 mais baisse de 10% en 2020

Un rebond de 16,0% sur les trois mois à fin septembre, un chiffre record révisé à la hausse par rapport à l’estimation précédente de 15,5%. Cependant sur l’ensemble de l’année le PIB  enregistrera une contraction de l’ordre de 10 % en rythme annuel.

France Arménie: une solidarité historique

France Arménie une solidarité historique

L’historien souligne, dans une tribune au « Monde «, que la guerre dans le Haut-Karabakh oppose l’Arménie, une nation démocratique rescapée d’un terrible génocide et transformée par une « révolution de velours » en 2018, à deux régimes autoritaires, la Turquie et l’Azerbaïdjan.

Tribune.

 

Alors que le conflit arméno-azéri s’est transformé en guerre ouverte depuis l’offensive de l’Azerbaïdjan sur les territoires arméniens indépendants du Haut-Karabakh (ou Artsakh), il est nécessaire de rappeler en quoi ces nouveaux affrontements sanglants du Caucase intéressent la France et l’Europe. Il l’est d’autant plus que la guerre a pris une autre dimension depuis le 14 octobre, celle d’une lutte pour la survie des habitants d’Artsakh aux prises avec un ennemi bien supérieur, utilisant des armes de destruction pour certaines interdites (comme les bombes à sous-munitions), et celle d’un risque direct d’extension de la guerre à la République d’Arménie elle-même.

L’impuissance actuelle de la Russie à exiger l’arrêt des combats entre ses deux alliés ne peut qu’accroître les menaces de déflagration d’un tel conflit. L’inquiétude devant son issue est renforcée par la propension à le réduire à la seule géopolitique du Caucase, et ne pas y reconnaître notre contemporain.

Déclenchée le 27 septembre 2019, l’offensive de l’Azerbaïdjan, massivement encouragée et soutenue par la Turquie qui a mobilisé ses mercenaires syriens, réveille la longue histoire arménienne de la France et de l’Europe. Elle la projette au premier plan de leurs horizons. Cette histoire oblige, et plus encore lorsque l’on sait qu’à travers cette guerre qui vise désormais toute l’Arménie, c’est une nation démocratique, rescapée d’un terrible génocide, transformée par une « révolution de velours » en 2018, qui est placée sous le feu de deux dictatures – tant à Ankara qu’à Bakou. De cette histoire, les Français particulièrement doivent être conscients, ne serait-ce que pour demeurer fidèles à leurs engagements passés et présents.

Dénonciations et avertissements

Quand les Arméniens de l’Empire ottoman, formant la plus nombreuse et la plus loyale des minorités du sultan, sont victimes de terribles massacres en Anatolie de 1894 à 1896, des penseurs et des parlementaires de tous bords politiques dénoncent le silence des nations européennes et font entendre leurs voix, comme à la Chambre des députés avec le socialiste Jean Jaurès et le catholique Denys Cochin.

Quand le plan d’extermination des deux millions d’Arméniens est lancé par les Jeunes-Turcs en avril 1915, avec les rafles suivies d’assassinats systématiques des élites de Constantinople, la France et l’Angleterre, avec la Russie, avertissent solennellement les dirigeants ottomans qu’ils seront comptables de crimes contre l’humanité et la civilisation.

 

Elections américaines : participation historique

Elections américaines :  participation historique

 

L’élection présidentielle américaine de 2020 risque d’atteindre des records en matière de participation en particulier du fait de l’augmentation des procédures par correspondance. Des procédures très contestées par Trump qui craint que des abstentionnistes se déplacent pour participer au scrutin. Globalement les populations marginales qui ont tendance à s’abstenir pourraient en effet voter Biden.

A une quinzaine de jours seulement du jour de l’élection, plus de 22,2 millions de personnes ont déjà voté pour les élections générales — soit physiquement, soit par courrier —, selon les données de 42 Etats et du district de Columbia compilés par Associated Press. A titre de comparaison, plus de 58 millions de bulletins de vote anticipés avaient été enregistrés en 2016 sur un total de plus de 136 millions.

A la date de vendredi, au moins dix Etats avaient déjà dépassé le nombre de votes anticipés qu’ils avaient reçus sur toute la période des élections de 2016. Ce chiffre inclut les Etats clés de Pennsylvanie, du Minnesota et du New Hampshire.

Dans le sondage WSJ/NBC News de la semaine dernière, près de 60 % des électeurs déclaraient avoir déjà voté ou prévu de voter de manière anticipée — par correspondance ou en personne.

Liban: un changement historique ?

 

Les évênements actuels font profondément écho aux circonstances qui ont conduit à en 1920 à la création du Grand Liban et à son échec à devenir un Etat-nation, estime l’historienne Chloé Kattar, dans une tribune au « Monde ».

Tribune. Le centenaire de la proclamation le 1er septembre 1920, sous l’égide de la France, du Grand Liban, traçant une frontière, au sein de l’ex-Empire ottoman, entre un Etat syrien et un Etat libanais, ne risque pas de donner lieu à des festivités. Un évènement de cette ampleur historique et symbolique aurait été accompagné, en temps normal, de moult commémorations.

Mais la crise profonde et multidimensionnelle que traverse le Liban, ainsi que l’explosion dévastatrice du port de Beyrouth, le 4 août, ont fait que la seule célébration est venue de l’extérieur, à travers la nouvelle visite du président Emmanuel Macron, après celle du 6 août.

Le Grand Liban est une expérimentation historique qui a échoué. Il est clair, cent ans plus tard, que ni l’invocation de la spécificité libanaise, ni la préservation du statut autonome du Mont-Liban, ni la pérennisation de ses « frontières historiques et naturelles », n’ont permis au Liban de former un Etat-nation capable d’offrir une vie digne à ses citoyens. Alors qu’aujourd’hui la population du pays est appauvrie et traumatisée, sa monnaie – la livre – dévaluée, son infrastructure aux abois et sa capitale défigurée, un détour par l’histoire s’impose.

Les évènements actuels font profondément écho aux circonstances qui ont conduit à ceux de 1920. A l’aube de la création du Grand Liban, les épreuves de la première guerre mondiale avaient poussé les populations des provinces libanaises et syriennes à bout. La circonscription forcée et le climat de terreur instauré par le proconsul ottoman Jamal Pasha (1872-1922) mettaient un frein à la vie politique et sociale.

Mais ce sont surtout les terribles conditions économiques des années 1915-1918 qui laissent le Liban exsangue : le blocus maritime des Alliés en Méditerranée empêche l’importation de denrées alimentaires, stoppe l’indispensable arrivée de fonds des émigrants ainsi que l’exportation de la soie qui est au cœur de l’économie de l’époque. Une invasion de sauterelles en 1915 détruit les récoltes, aggravant la pénurie alimentaire causée par les réquisitions militaires, tandis que la malveillance et l’inefficacité des autorités en place entravent le transfert de denrées essentielles. La Grande famine du Mont-Liban tuera plus du tiers de la population entre 1915 et 1918.

Bien qu’ils ne soient nullement comparables avec ceux de la première guerre mondiale, une série inédite de malheurs frappe le Liban depuis quelque temps. La crise économique et financière paralyse tout le pays. La pandémie de Covid-19 est venue porter un coup de grâce à de nombreux secteurs de l’économie sur lesquels le manque de liquidités et l’inflation avaient déjà eu des effets dévastateurs. La montée des tensions confessionnelles, les dérives autoritaires de l’Etat, la répression violente des manifestants et les désillusions amères qui ont suivi l’euphorie de la « révolution » [2019-2020] assombrissent le tableau.

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OCDE : chute historique de l’activité

OCDE : chute historique de l’activité

 

Une chute de l’activité de l’ordre de 10 % soit davantage que la baisse enregistrée lors de la crise de 2009. C’est une baisse historique. De plus on attend un redressement en juillet qui ne sera pas à la hauteur des espérances, de quoi plomber encore un peu plus le climat des affaires et ses résultats. «Le produit intérieur brut (PIB) réel dans la zone OCDE a accusé une baisse sans précédent, de 9,8%, au deuxième trimestre de 2020», selon des estimations provisoires de l’OCDE (organisation de coopération et de développement économiques) dévoilées ce mercredi.

«Il s’agit de la plus forte baisse jamais enregistrée pour la zone OCDE, nettement supérieure aux -2,3% enregistrés au premier trimestre de 2009, au plus fort de la crise financière», poursuit l’OCDE. Sans surprise, l’organisation internationale attribue cette baisse à l’introduction de mesures de confinement, liées à la crise du Covid-19, dans le monde depuis mars 2020.

Le Royaume-Uni et la France sont les deux pays de l’OCDE les plus durement touchés. Pour rappel, la Chine, l’Inde ou encore le Brésil ne font pas partie de la liste des pays de l’OCDE.

«Parmi les sept principales économies, le PIB a chuté de façon spectaculaire, de 20,4%, au Royaume-Uni. En France, où les mesures d’endiguement ont été parmi les plus strictes, le PIB a reculé de moins 13,8%, après une baisse de moins 5,9% au trimestre précédent», note l’OCDE.

Le PIB a également fortement baissé en Italie (-12,4% au deuxième trimestre), au Canada (-12%) et en Allemagne (-9,7%).

Viennent ensuite les États-Unis et le Japon. Outre-Atlantique, «où de nombreux États ont introduit des mesures de ‘maintien au foyer’ à la fin de mars, le PIB s’est légèrement moins contracté (moins 9,5%, contre moins 1,3% au trimestre précédent)», écrit l’organisation internationale. Quant au Japon, «où les mesures de confinement ont été moins strictes» selon l’OCDE, le PIB s’est contracté de moins 7,8% au deuxième trimestre de 2020 (contre moins 0,6% au trimestre précédent).

alt= »Les pays de l’OCDE ont connu une baisse du PIB de 9,8% au second trimestre 2020″ srcset= »https://i.f1g.fr/media/cms/768x/2020/08/26/ecb233f4bcdf1c1f3ab6aff9ceefe6cfe51325820249eb68dd2291844f4cf336.png » sizes= »" v:shapes= »_x0000_i1026″>

Fonds européens contre respect démocratique ( Parlement européen) au

C’est la menace de la plus grande partie des députés européens qui visent évidemment des pays en délicatesse avec la démocratie comme en Hongrie et en Pologne par exemple. Le Parlement appelle notamment à respecter l’indépendance de la justice, la liberté des médias et les droits des minorités.

«Le temps est venu d’accélérer le combat contre l’érosion de la démocratie, de l’État de droit et des droits fondamentaux au cœur même de l’UE», ont déclaré les dirigeants des partis PPE (droite), sociaux-démocrates, libéraux et verts du Parlement européen. Leur lettre est adressée à la chancelière allemande Angela Merkel -dont le pays assure la présidence semestrielle de l’UE- ainsi qu’à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne qui gère le budget pluriannuel de l’UE (2021-2027) d’une valeur de 1000 milliards d’euros.

Les eurodéputés doivent donner leur approbation au budget de l’UE, sur lequel se sont entendus – en même temps que sur le plan de relance de l’économie européenne — les 27 dirigeants européens lors d’un sommet-marathon de 4 jours en juillet.

 

La déclaration finale du sommet des 27 de l’UE en juillet avait été considérablement ambiguë sur la question du respect de l’État de droit et le premier ministre hongrois, Viktor Orban, s’en était d’ailleurs félicité. Dans leur lettre, les eurodéputés insistent pour que les 27 États membres approuvent une proposition du parlement datant d’avril 2019, dans laquelle l’octroi de fonds européens était conditionné au respect de l’État de droit. Cette proposition a depuis été bloquée par les États membres.


Gaz en Turquie : une découverte historique ?

Gaz en Turquie : une découverte historique ?

Intox  ou réalité, en tous cas Erdogan annonce que la Turquie a découvert l’un des plus grands gisements de gaz en mer Noire. La Turquie consomme chaque année entre 45 et 50 milliards de mètres cubes de gaz naturel, presque entièrement importé. Cela représente environ 11 milliards d’euros, selon l’autorité régulatrice des marchés énergétiques (EPDK). La découverte annoncée vendredi «n’est pas mal du tout, mais cela ne change pas la donne non plus», a relativisé sur Twitter Ozgur Unluhisarcikli, directeur du bureau à Ankara de l’institut américain German Marshall Fund.

«Bien que relativement modeste par rapport à d’autres gisements de gaz naturel dans le monde, celui-ci va aider la Turquie à réduire sa facture énergétique», a souligné le cabinet Capital Economics dans une note. «Cela dit, il y a des raisons d’être prudent. Il faudra du temps pour installer les infrastructures nécessaires à l’extraction du gaz», a-t-il ajouté.

Le président Erdogan avait suscité l’attente en affirmant mercredi qu’il annoncerait vendredi une «grande nouvelle». Les marchés ont cependant semblé quelque peu déçus, certaines fuites dans la presse jeudi ayant mentionné un volume de gaz plus de deux fois supérieur à celui annoncé vendredi.

Croissance Japon: plongeon historique

  • Croissance Japon: plongeon historique
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  • Le PIB japonais s’est effondré de 7,8% entre avril et juin par rapport au trimestre précédent sous l’impact de la pandémie de coronavirus, un plongeon historique marquant un troisième trimestre d’affilée de contraction pour la troisième économie du monde.(Notons un petit rebond de la production industrielle en juillet mais un peu faiblard). Cette chute de 7,8% au deuxième trimestre, selon des données préliminaires publiées lundi par le gouvernement, fait suite à des replis au premier trimestre (-0,6%, contre -0,9% annoncé lors d’une première estimation en mai) et au quatrième trimestre 2019 (-1,9%), qui avaient marqué l’entrée en récession du pays.
  • C’est la première récession du Japon depuis 2015, définie par une contraction de la richesse nationale sur au moins deux trimestres consécutifs. C’est également la chute la plus brutale du PIB au Japon depuis que des données comparables ont été mises en place en 1980. Le consensus d’économistes sondés par l’agence Bloomberg s’attendait à un recul légèrement moins important au deuxième trimestre (-7,5%). L’économie de l’Archipel, déjà mal en point depuis le dernier trimestre 2019 en raison d’une hausse de TVA en octobre, a subi l’impact du coronavirus dès le premier trimestre 2020.
  • . La consommation des ménages a baissé de 8,6% sur un trimestre, et les investissements des entreprises reculé de 0,2% (foncier) et 1,5% (non-foncier). Le commerce extérieur a également été en berne, avec une contraction de 18,5% des exportations et une baisse de 0,5% des importations. Les investissements publics, qui avaient baissé au premier trimestre, ont cependant progressé de 1,2% en avril-juin.
  • À comparer avec. la zone euro qui a accusé au deuxième trimestre un recul de 12,1% de son PIB du faîte des plongeons encore plus importants des économies françaises, italienne et espagnole.

Embauches : baisse historique

Embauches : baisse historique

Dans un rapport publié  mercredi, l’Acoss (Agence centrale des organismes de sécurité sociale) rapporte une «baisse historique» des embauches de plus d’un mois sur les dernières semaines. Concrètement, hors intérim, ces embauches se sont effondrées de 40,1% au second trimestre 2020, une baisse plus marquée sur les CDI de plus d’un mois (-43,7%) que sur les CDD (-36,6%).

Sur un an, la baisse est tout aussi remarquable : les déclarations d’embauche au second trimestre reculent de 43,5%, dont 45,7% en CDI et 41,3% en CDD. Ces baisses se sont accélérées, après un premier trimestre déjà peu engageant qui avait vu le nombre de déclarations reculer de 6,5% (-8,1% en CDD et -5% en CDI).

Elles sont principalement dues au mois d’avril, qui a enregistré des chutes spectaculaires des embauches, en plein confinement. À l’inverse, les mois de mai et juin ont vu un net rebond des embauches.

Tous les secteurs sont aussi frappés, qu’il s’agisse du BTP (-27,1%) de l’industrie (-37,2%) ou du tertiaire (-42,1%). Toutes les régions de France sont aussi touchées. Toutefois, la partie ouest du pays (Bretagne, Pays de la Loire, Limousin, Poitou-Charentes, Normandie) enregistre une baisse plus modérée sur un an, inférieure à 40%. À l’inverse, l’Île-de-France (-50,6%), la Corse (-49,8%) et l’Alsace (-47%) ressentent le plus durement les déflagrations sur les embauches.

l’Unédic table sur la destruction de 900.000 emplois salariés d’ici à la fin de l’année, ce qui ferait bondir le chômage à 11%. La Banque de France, elle, prévoit un taux à 11,7% en 2021, avant un recul progressif à 10,4% l’année suivante.


Carbone : un nette baisse historique mais , très provisoire

Carbone  : un nette baisse historique mais , très provisoire

C’est de façon presque mécanique que les émissions de carbone ont enregistré une baisse historique. Bien entendu cette  baisse sera malheureusement provisoire dans la mesure où elle est essentiellement due non pas à une modification de notre mode de production, de distribution et de consommation mais à une paralysie d’une grande partie de l’économie. Les émissions de dioxyde de carbone mondiales ont enregistré une chute spectaculaire de 8,6% pendant les quatre premiers mois de l’année, par rapport à 2019. Le record a été enregistré le 7 avril : -17%, au plus fort du confinement. Une conséquence directe de l’arrêt de l’économie des pays. Avec la reprise d’une croissance classique, les émissions vont reprendre d’autant. Certes le contenu de cette croissance pourrait et devrait se modifier mais cela ne peut s’effectuer que dans un processus progressif si on ne veut pas provoquer à côté de la crise économique un énorme tsunami  social. Cette évolution de notre mode de production, de distribution et de consommation est toutefois incontournable et beaucoup plus pertinent qu’une taxe carbone qui a surtout pour objet de boucher les trous du budget et non d’influencer la régulation des émissions polluantes. On notera d’ailleurs que le prix du pétrole et celui qui intéresse plus particulièrement les consommateurs à savoir le prix des carburants influent de manière très accessoire sur le volume de la consommation et donc des émissions.

 

Croissance Chine : un baisse historique

Croissance Chine : un baisse  historique

 

L’indice PMI des services calculé par Caixin/Markit a diminué le mois dernier de près de moitié, à 26,5 contre 51,8 en janvier.

Il s’établit pour la première fois en rythme mensuel sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité depuis la première enquête réalisée fin 2005.

Ces données présentent un premier aperçu officiel de l’état de l’économie chinoise depuis que l’épidémie de coronavirus est apparue en décembre dernier, faisant près de 3.000 morts dans le pays. L’économie chinoise devrait subir un nouveau coup dur au premier trimestre de cette année, ce qui pourrait inciter le gouvernement chinois à déployer des mesures de relance supplémentaires. L’activité dans le secteur chinois des services s’est également contractée à un rythme record. L’indice PMI officiel du secteur s’est établi à 29,6 en février, après 54,1 en janvier, montrent les données du BNS.

L’économie de la Chine est davantage tournée vers le secteur des services depuis l’épidémie de Sras en 2002-2003 et représente désormais environ 60% du produit intérieur brut (PIB) du pays. Les secteurs des transports, du tourisme, de la restauration et du divertissement ont été durement touchés depuis l’apparition du virus, les gens évitant les zones surpeuplées.

Un plongeon qui aura évidemment des conséquences sur l’activité mondiale. En général, on considère qu’une baisse d’un point de croissance en Chine ( qui pourrait passer de 6 % d’augmentation du PIB  à 5 % si l’infection est maîtrisée avant l’été) se traduit par une diminution de 0,2 % de la croissance mondiale. Le problème, c’est qu’on ne connaît ni l’ampleur ni la durée et évidemment les conséquences mondiales de la crise chinoise.

La croissance mondiale pourrait ainsi perdre aussi un point passant de 3 % à 2 % si la propagation du virus chinois n’est pas maîtrisée avant l’été. La conséquence pour  l’Europe ne sera pas négligeable puisque les perspectives d’activité étaient déjà très modestes en 2020 autour de 1 % de croissance. Du coup, nombre de pays pourraient tutoyer la stagnation voire la récession. Témoin déjà par exemple la France avec de très mauvais chiffres d’une consommation des ménages en janvier qui vont peser sur l’activité générale.

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