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BCE : politique monétaire accommodante ….pour éviter le krach ?

BCE : politique monétaire   accommodante ….pour éviter le krach ?

 

 

À la Fed, banque centrale américaine comme à la BCE banque centrale européenne, on ne cesse de délivrer des propos rassurants concernant la poursuite et l’amplification de la politique accommodante notamment en matière de taux d’intérêt. Il s’agit officiellement de tenter d’apporter un soutien supplémentaire à l’économie dans le contexte d’une “incertitude accrue”, suivant le compte rendu des débats publié jeudi. De fait,  les dernières prévisions de la commission européenne font apparaître encore un nouveau tassement économique pour 2019 mais aussi pour 2020. La situation la plus préoccupante étant  sans doute celle de l’Allemagne dont la croissance  atteindra péniblement 0,5 % en 2019 et qui en plus est embourbé dans des problèmes politiques qui paralysent sa gouvernance. (Gros échec aux européennes pour la coalition en place au gouvernement.  Conflit aussi entre la CDU , la CSU et les sociaux-démocrate lesquels par exemple contestent la candidature allemande à la présidence de la commission européenne ! ). La France de son côté avait pensé éviter l’orage du tassement économique général mais sa croissance devrait être limitée à 1,2 % en 2019. Surtout ce qui est inquiétant, c’est la nette baisse de moral des décideurs économiques. La pression augmente donc sur la BCE afin que, comme la Fed, elle  s’inscrive dans un nouveau mouvement de baisse des taux d’intérêt. D’une façon générale afin qu’elle assouplisse encore la politique monétaire. Mais comme pour la Fed,  il s’agit de sauver la croissance mais sans doute aussi d’éviter un éventuel Krach. En effet pour de la période la valeur du marché des actions n’a cessé d’augmenter de manière assez artificielle. L’indice part aux États-Unis a même dépassé son record historique. Tout cela n’est possible que grâce à l’assouplissement de la politique monétaire. En clair grâce à la planche à billets. Notons par exemple  que la question des déficits et des équilibres budgétaires n’est plus à l’ordre du jour en Europe et la dérive est repartie dans nombre de pays. Il suffirait cependant de l’éclatement d’une bulle pour que tout le système s’écroule comme en 2007 (marché des actions, marché immobilier, marché des changes etc.). La seule solution qu’on ait trouvée pour l’instant, c’est la fuite en avant qui consiste à alimenter le système en fausse monnaie pour qu’il ne s’écroule pas brutalement. Pour l’instant le système tient notamment parce que l’inflation est maîtrisée précisément en raison du tassement économique.

BCE : Christine Lagarde n’y connaît rien, mais elle est compétente !

BCE : Christine  Lagarde n’y connaît rien, mais elle est compétente !

 

 

Après Macron lui-même, c’est au tour de  la secrétaire d’Etat française aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin,  de monter au créneau pour défendre la crédibilité de Christine Lagarde à la banque centrale européenne. Il est vrai que sa nomination a constitué une certaine surprise. D’abord parce qu’elle  n’est pas banquière centrale ensuite parce qu’elle n’est même pas économiste. Il faut dire que Christine Lagarde a atterri un peu par hasard au poste de ministre de l’économie avec Sarkozy puis à  celui de directrice du fonds monétaire international. Elle doit surtout sa carrière aux frasques de Strauss-Kahn que la France tenait absolument à remplacer par un autre Français. On n’a pas choisi Christine Lagarde pour ses compétences mais essentiellement parce qu’elle parlait un excellent anglais. Certains objecteront que lors de la grande crise financière elle a participé au sauvetage général. Chacun sait qu’en réalité c’est Sarkozy qui a traité lui-même ce difficile dossier.  La secrétaire d’Etat aux affaires européennes, ancienne lobbyiste, défend cependant Christine Lagarde. “Quand Christine Lagarde résout des crises dans le monde, c’est avec les banquiers centraux”, l’a-t-elle déclaré. On se demande bien de quelle crise elle parle ! Peut-être de  celle de la Grève que le FMI a failli tuer !  “C’est un procès d’intention”, a encore dit la secrétaire d’Etat. “J’ai toute confiance et je pense qu’elle surprendra beaucoup de monde justement en étant capable de porter aussi une voix, qui certes est de la politique monétaire mais c’est aussi de la politique économique et c’est extrêmement politique.”Une remarque qui n’est pas fausse mais comme tout est politique, l’argumentaire peut permettre de nommer n’importe qui dans n’importe quel poste.

BCE : Christine Lagarde totalement compétente ! (Macron)

BCE : Christine  Lagarde totalement compétente (Macron)

 

Comme c’est un peu à l’arraché qui a été obtenu le poste de présidente de la banque centrale européenne, Macron force un peu le trait en soulignant la compétence de Christine Lagarde. Lagarde est totalement compétente a-t-il déclaré. Sans doute pour dissiper les interrogations dans la mesure où ce poste n’est pas attribué cette fois un banquier central. En réalité la compétence de Christine Lagarde peut être discutée dans la mesure où elle n’est ni banquière centrale, ni même économiste. Elle était avocate d’affaires aux États-Unis et avait surtout le mérite de parler un anglais presque parfait. Pour le reste,  on peut s’interroger. Alain Minc, le conseiller des princes, avait l’habitude de dire que  sa principale qualité était de savoir lire les communiqués de Bercy ! Un exercice qu’elle a aussi pratiqué au FMI qui grouille d’experts, eux, très compétents. Il faut en effet se souvenir des quelques écarts de langage de Christine Lagarde qui face à la crise énergétique conseillait en son temps de prendre son vélo ! Par ailleurs elle n’a pas été trop regardante (sans doute à la demande pressante de Sarkozy) pour les 400 millions accordés à tapie. Pour cela elle a été jugée par la très curieuse cour de justice qui enterre les affaires politico-financières. Une cour qui a seulement considéré qu’elle avait fait preuve « d’un peu de négligence ». Une négligence à 400 millions et dont elle aimerait bien qu’on fasse porter le chapeau à son directeur de cabinet actuellement PDG d’Orange. La vérité c’est que Christine Lagarde n’a ni formation, ni expérience en matière économique. Comme elle est particulièrement prudente elle se contentera de lire les communiqués des experts qui l’entourent. La seule question qui se pose de savoir si elle penchera pour une politique monétaire accommodante comme le souhaite la France au contraire une politique plus rigoureuse pour soutenir l’euro comme le souhaitent les Allemands.

 

 

BCE : inflation pour 2019 à 1,3%

BCE : inflation pour 2019 à 1,3%

 

Comme la banque centrale américaine, la BCE envisagée il y a quelques mois encore un plan de remontée des taux. Mais le tassement économique mondial est passé par la et depuis non seulement l’hypothèse d’un relèvement des taux est écartée mais nombre d’opérateurs et autres experts espèrent une diminution des taux verts octobre. Curieusement la BCE a revu très légèrement ses perspectives d’inflation à la hausse : 1,3 % en 2019 contre 1,2 % prévus jusque là. Une évolution évidemment insignifiante et qui permet sans doute de justifier l’attentisme de la banque centrale européenne vis-à-vis d’une action monétaire susceptible de soutenir la croissance. De ce point de vue les analyses et prévisions de la BCE paraissent tout autant prudentes qu’aléatoire sans doute pour donner une légitimité au statu quo au moins jusqu’à la rentrée.

Mario Draghi, a déclaré lors d’une conférence de presse que les risques entourant les perspectives économiques de la zone euro restaient orientés à la baisse, évoquant les incertitudes géopolitiques, la menace protectionniste et les faiblesses des marchés émergents.

La BCE prévoit désormais une hausse de 1,3% des prix cette année, contre 1,2% anticipé en mars, puis de 1,4% en 2020 (contre 1,5%) et 1,6% en 2021, cette dernière prévision étant inchangée.

Elle table sur une croissance du PIB de la zone euro de 1,2% cette année, 1,4% l’an prochain et 1,4% en 2021 contre, respectivement, 1,1%, 1,6% et 1,5% prévu en mars.

Mesures de soutien à la zone euro (BCE)

Mesures de soutien à la zone euro (BCE)

Comme la Fed, la BCE intègre l’écroulement de la croissance et décide de reporter sine die toute perspective de relèvement des taux d’intérêt. La vérité c’est que la situation conjoncturelle est beaucoup plus grave qu’on ne le pensait et que les instituts de prévision ne cessent de passer leur temps à réviser les perspectives de croissance en baisse. En fait aujourd’hui, la croissance européenne pourrait être limitée à environ 1 %, ce qui constitue une rupture assez brutale avec 2018 mais surtout 2017. Non seulement la politique accommodante ne va pas brutalement s’arrêter mais elle pourrait s’inverser  avec l’abandon d’une hausse des taux d’intérêt mais aussi avec des prêts significatifs aux banques à fin de soutenir l’économie. Par ailleurs le rachat d’obligations va aussi continuer. Pour tout dire c’est une rupture assez totale avec tout ce qui avait été envisagé au début de 2018. À peu près la même stratégie que la Fed qui elle aussi constate le net tassement de l’activité aux États-Unis et qui a remis en cause l’abandon de sa politique monétaire accommodante. La BCE est d’autant plus encouragée à desserrer encore la contrainte monétaire qu’elle ne craint plus de remonter de l’inflation. . La BCE n’attend plus que 1,1 % de croissance en 2019 et 1,6 % en 2020, alors qu’elle prévoyait 1,7 % pour chacune de ces années en décembre.

Hausse des taux : le recul de la BCE

Hausse des taux :   le recul de la BCE

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, prépare l’opinion à l’alignement de la politique monétaire de la BCE sur celle de la Fed. Il pose la question centrale de savoir si le ralentissement est temporaire ou d’une plus longue durée. Évidemment personne n’en sait rien pas plus lui que d’autres et on ne peut même pas écarter l’hypothèse d’une récession notamment si une bulle devait éclater. Aux États-Unis, il semble maintenant convenu que la perspective de relèvement des taux est reportée dans le temps tant que l’activité ne sera pas davantage dynamique. Dans la zone euro, on avait aussi prévu un relèvement de taux auquel vraisemblablement on va renoncer au moins pour les six mois à venir voir au-delà. En clair la politique accommodante va continuer d’autant que la situation des banques n’est pas particulièrement reluisante. On parle même de nouvelles liquidités qui pourraient leur être accordé. Le possible successeur de Mario drag I à la BCE estime que la banque centrale dispose des moyens nécessaires pour faire face aux conséquences du ralentissement économique. Le problème c’est que l’arme des taux a déjà été utilisée. Le moment où la Banque centrale européenne (BCE) pourrait décider d’un premier relèvement des taux d’intérêt depuis la crise de 2008 dépendra donc de la durée du ralentissement économique à l’œuvre dans la zone euro, déclare le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, dans un entretien au quotidien El Pais de dimanche. La BCE a fait connaître son intention de maintenir ses taux directeurs à leur niveau historiquement bas au moins jusqu’à l’été mais le ralentissement économique a conduit les marchés à s’interroger sur ce calendrier.

Risque de stagnation Weidmann (BCE)

Risque de stagnation  Weidmann (BCE)

Le très orthodoxe Jens Weidmann, président de la Bundesbank., Membre également de la BCE et successeur possible de Draghi s’enfonce en faite dans ses contradictions en suggérant de normaliser la politique monétaire. En clair de remonter les taux d’intérêt même si la conjoncture économique actuelle est médiocre. Cela précisément, indique l’intéressé, pour se redonner des marges de manœuvre et faire face à une situation européenne où la croissance frôlerait la stagnation. En fait le président de la Bundesbank est partagé entre son orthodoxie et son souci de soutenir une Allemagne dont la croissance s’écroule. Pourtant, la faiblesse inattendue de la croissance en Allemagne pourrait, selon de nombreux économistes, conduire la BCE à renoncer pour l’instant à la poursuite de la normalisation de sa politique, voire à annoncer de nouvelles mesures de soutien ans les prochains mois. “Contrairement à notre prévision de décembre, la baisse de la croissance devrait se prolonger cette année”, a dit Jens Weidmann dans un discours prononcé à Mannheim. En fait, l’Allemagne prévoit tout juste 1 % de croissance en 2019, après avoir été pendant plusieurs années le principal moteur économique de la zone euro. Concernant l’ensemble de la zone euro, Jens Weidmann a estimé que la prévision d’inflation pour cette année devrait être revue à la baisse. “Du point de vue d’aujourd’hui, la baisse des cours du pétrole en particulier se traduira par une inflation probablement nettement inférieure cette année à celle prévue en décembre”, a-t-il dit. Il a néanmoins jugé que la banque centrale ne devait pas perdre inutilement du temps avant de normaliser sa politique monétaire, afin de se redonner les moyens nécessaires pour combattre une éventuelle crise à l’avenir. Cette perspective de normalisation risque cependant d’être remise en cause par la conjoncture très déprimée de la zone euro. “Après tout, la politique monétaire a de nouveau besoin de marges de manoeuvre pour réagir à une crise économique inattendue à l’avenir”, a-t-il dit. Finalement un discours assez flou et même contradictoire du président de la banque centrale allemande.

Nouvelle politique accomodante de la BCE ?

Nouvelle politique accomodante de la BCE ?

Face aux incertitudes qui affectent l’Europe dans le domaine monétaire mais aussi économique, La Banque centrale européenne (BCE) annonce qu’elle pourrait reprendre sa politique accommodante de rachat de titres pour redonner de l’oxygène au système financier. La zone euro est en effet secouée par la crise italienne, troisième économie de l’Europe que la BCE est condamnée à tenir sauf à mettre en péril la monnaie unique. face à ces menaces,se pose aussi  la question du futur contexte mondial des échanges internationaux avec en particulier la montée du protectionnisme qui nuit aux exportations européenne. Dernier danger celui d’une croissance qui se ralentit sérieusement avec une petite progression du PIB limité à 0,2 % au dernier trimestre. Un effet qu’on doit partiellement à la hausse des carburants. La BCE fait donc de la prévention monétaire en indiquant qu’elle pourrait reprendre sa politique accommodante de rachat et de prèts au système financier sans parler de maintien de taux bas. La BCE utilisera tous ses outils de politique monétaire si et quand nécessaire, a déclaré vendredi le gouverneur de la banque centrale finlandaise Olli Rehn, interrogé sur la possibilité que la BCE puisse prolonger son programme de prêts à long terme au secteur bancaire. “Si besoin, nous envisagerons alors l’ensemble de la boîte à outils que nous avons à disposition”, a-t-il dit à Athènes, en réponse à une question sur la possibilité de nouvelles opérations ciblées de refinancement de long terme (TLTRO).Le président de la BCE, Mario Draghi, et le gouverneur de la Banque de France, Villeroy de Galhau, ont tous deux indiqué la semaine dernière que la mise en oeuvre de nouvelles TLTRO était une option qui pourrait être envisagée en temps voulu. La précédente opération TLTRO, d’une maturité de quatre ans, expire mi-2020 et les banques devront commencer à décider un an avant de la façon dont elles comptent remplacer ce financement. Les banques de la zone euro ont emprunté 739 milliards d’euros lors dans le cadre de la dernière tranche de TLTRO qui a eu lieu en mars 2017. Sur ce total, 14,6 milliards ont été remboursés, le reste arrivant à échéance en 2020 et 2021. Cela pourrait s’avérer douloureux par exemple pour les banques italiennes, qui doivent rembourser 250 milliards d’euros de TLTRO, dans un contexte et de hausse des taux et d’incertitudes politiques.

BCE : critique discrète de l’endettement et des déficits

BCE : critique discrète de l’endettement et des déficits

 

  • François Villeroy de Galhau , gouverneur de la Banque de France, déclare que la banque centrale européenne ne se laissera pas influencer par la dérive des politiques budgétaires. En clair, c’est une critique des dérives budgétaires et de l’augmentation des dettes. La banque centrale européenne veut signifier qu’elle n’a pas l’intention de modifier sa politique des taux et le net ralentissement de ses rachats d’actifs. Un message surtout destiné aux acteurs des marchés un peu secoués ces derniers temps non seulement par le tassement de l’activité en Europe mais aussi par l’augmentation des déficits budgétaires de l’Italie bien sûr mais aussi de pays comme la France avec en plus un retour de l’inflation. Bref une évolution  qui ne pourrait pas être très vertueuse et qui contraindrait à augmenter encore les dettes. Le gouverneur de la Banque de France, a notamment déclaré que «  le recours à une hausse de l’endettement public pour doper les économies n’était pas “un remède, mais un mal”. “Il ne saurait y avoir de prédominance budgétaire et d’influence de quelque politique budgétaire nationale sur notre politique monétaire commune”, a dit François Villeroy de Galhau, qui est membre du conseil des gouverneurs de la BCE. “Notre mandat principal, en tant que gouverneur, est la stabilité des prix et la politique monétaire est ciblée sur la stabilité des prix”, a-t-il ajouté. “Les problèmes de stabilité financière doivent être traités d’abord et avant tout par des mesures macro prudentielles”.

Crédit agricole : une petite amende de 4,3 millions (BCE)

Crédit agricole : une petite amende de 4,3 millions (BCE)

Une amende très symbolique de la part de la banque centrale européenne au motif d’un certain bricolage sur le calcul des fonds propres. Ce n’est pas la première fois que la banque est sanctionnée elle avait été notamment contrainte de verser environ 700 millions d’amendes au États-Unis pour violation d’embargo, elle a été aussi visée par une amende de 500 millions pour tripotage des taux Libor. La leçon qu’on peut tirer de ces événements c’est que l’ancienne banque des paysans est tout simplement devenue un établissement financier international qui se comporte comme les autres banques et finalement dont  le rapport avec l’agriculture devient de plus en plus accessoire. – La Banque centrale européenne a donc infligé une amende de 4,3 millions d’euros à Crédit agricole pour infraction aux règles encadrant les méthodes de calcul des fonds propres des banques, a annoncé lundi la BCE. “La sanction a été infligée en raison de la classification par la banque d’instruments de capital en tant qu’instruments CET1 (…) en 2015 et 2016 sans avoir obtenu l’autorisation préalable de l’autorité compétente”, dit la BCE. Deux filiales de la banque française ont aussi été sanctionnées: Credit Agricole Corporate and Investment Bank à hauteur de 300.000 euros et CA Consumer Finance de 200.000 euros.

BCE : statu quo

BCE : statu quo

La BCE prévoit toujours d’arrêter son programme de rachat net d’actifs d’ici la fin de l’année mais maintient ses taux ; En cause l’incertitude sur une croissance qui se tasse aussi les risques d’une guerre commerciale. Mario Draghi a réaffirmé que la BCE ne toucherait pas à ses taux avant l’été 2019. Les rendements des emprunts d’Etat de référence de la zone euro ont suivi le même mouvement, gagnant jusqu’à autour de trois points de base avant de s’apaiser. Après l’arrêt de son programme d’achats nets d’actifs, la BCE souligne qu’elle conservera une politique monétaire très accommodante avec le réinvestissement du montant des obligations acquises quand elles arrivent à échéance. Mario Draghi a indiqué que le conseil des gouverneurs n’avait pas discuté des modalités de ces réinvestissements et qu’elles seraient fixées dans les mois qui viennent.

BCE : la fin du programme de rachat … et hausse des taux

  • BCE : la  fin du programme de rachat … et hausse des taux

 

En depit du ralentissemenet de la croissance au premier trimestre, les perspective de croissance et d’inflation paraissent satisfaisantes pour permettre de sortir de la politique accommandante de la BCE, au moins progressivement. Première mesure significative l’arrêt du rachat d’actifs d’ici la fin de l’année. La seconde mesure pouraiat concerner les taux  dans le milieu de l’année “La fin des achats nets d’actifs d’ici la fin de cette année me semble un scénario réaliste et approprié au vu des perspectives de croissance et d’inflation”, a déclaré Vitas Vasiliauskas, membre du conseil des gouverneurs de l’institution monétaire  qui est gouverneur de la banque centrale lituanienne. Dans un autre entretien publié dans le Handelsblatt, il a dit qu’il était vraisemblable que les achats d’actifs s’arrêteraient à la fin de l’année, après “une période de transition”. Dans son interview au Börsen-Zeitung, il ajoute que les anticipations de marché sur une première hausse de taux de la BCE entre six et neuf mois après la fin des achats d’actifs sont “logiques et appropriées.” “Nous continuons d’anticiper une croissance solide et généralisée”, a-t-il dit. “Nous devons attendre jusqu’en juin pour voir ce que nous dirons nos nouvelles projections”, a-t-il poursuivi en référence aux prochaines projections économiques de la BCE. “Mais, il n’y a aucune raison de dramatiser la situation actuelle. Ce n’est certainement pas la fin de la reprise.” Reste à savoir si d’uen part les sanctions douanières américaines et la dénonciation de l’accord nucléaire iranien ne vont pas jeter un sérieux coup de froid sur le climat des affaires et sur la croissance mondiales.

 

Politique monétaire BCE : effets contrastés (Euractiv)

Politique monétaire BCE : effets contrastés (Euractiv)

 

Dans son rapport annuel pour 2017, publié le 9 avril, la Banque centrale européenne (BCE) a admis l’impact négatif des mesures extraordinaires adoptées depuis 2014. Celles-ci incluent l’abaissement des taux d’intérêt, les taux négatifs et les programmes de rachat d’obligations. Le rapport précise cependant que « les aspects négatifs ont, à ce jour, généralement été contrebalancés par les effets positifs d’une expansion économique large et solide sur la profitabilité des banques ». Le document insiste sur le fait que l’impact général final des mesures de politique monétaire sur la profitabilité a été « limité » sur l’ensemble de la zone, avec des différences par pays. Pour les banques italiennes, le rendement des actifs a légèrement augmenté, principalement grâce à l’amélioration de la qualité du crédit. En France, les mesures prises n’ont pas eu d’effet notoire. En Allemagne et en Espagne par contre, les conséquences des politiques ont été négatives. La BCE note que les faibles taux d’intérêts  ont réduit les marges des banques, alors que le taux négatif de sa facilité de dépôt a pénalisé la surliquidité dans la région. Tout cela été largement neutralisé par la chute des coûts de provisionnement des banques, étant donné que la reprise a amélioré les conditions pour les emprunteurs. En outre, l’amélioration de la situation économique a alimenté les volumes de prêts et les plus-values résultant de la hausse des prix des actifs, et donc plus de bénéfices pour les prêteurs. Cette conclusion est un peu différente de celle qui avait été formulée par la BCE dans son rapport sur ses activités de surveillances, publié fin mars. Dans celui-ci, le risque principal identifié pour les banques de la zone euro était l’environnement à faible taux d’intérêt et son impact sur la profitabilité des banques. La profitabilité est « le défi numéro un pour les banques de la zone euro », a indiqué la présidente du conseil de supervision de la BCE, Danièle Nouy. Vítor Constâncio, vice-président de l’institution, a présenté le rapport annuel aux eurodéputés. Il leur a expliqué que les faibles taux d’intérêt ne suffisent pas à expliquer les différences de profitabilité entre pays. Hors de la zone euro, il cite l’exemple de la Suède. Malgré les taux négatifs, la rentabilité des capitaux propres des banques suédoises (12 %) a dépassé la moyenne européenne (7 %). Dans certains pays, les prêts non productifs ont aussi joué un rôle important dans certains pays, alors que dans d’autres, comme l’Allemagne, ça a été le cas du ratio de rentabilité. Malgré les conséquences positives de son stimulus monétaire, la BCE admet que les perspectives des banques de la zone euro sont peu enviables, comme l’illustre leur valeur sur les marchés. Les raisons principales de cette situation sont les défis structurels auxquels est confronté le secteur financier. Ceux-ci incluent l’essor de startups offrant des services financiers (fintech) et la multiplication des branches dans certains pays. La BCE recommande donc que les groupes du secteur bancaire continuent à consolider et à numériser leurs activités. L’institution encourage également les fusions et acquisitions internationales. En ce qui concerne les prêts non productifs, elle plaide pour une « plateforme de transaction », afin d’accélérer leur élimination. La Commission européenne a récemment proposé de créer un marché secondaire pour l’échange de créances douteuses. Malgré les inquiétudes planant sur les banques italiennes ou des géants comme la Deutsche Bank, Vítor Constâncio reste généralement positif sur l’état actuel des choses. Il a assuré aux eurodéputés que la résistance moyenne des banques s’était améliorée ces dernières années. Leur position de solvabilité a ainsi atteint 14,5 % de ratio de capitaux propres au troisième trimestre de 2017, contre 7 % en 2007.

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Par Jorge Valero, Euractiv.com (traduit par Manon Flausch)

(Article publié le mardi 10 avril 2018 à 11:51)

BCE : atterrissage très en douceur de la politique accommodante

BCE : atterrissage très en douceur de la politique accommodante

 

Contrairement à ce que souhaitent certains orthodoxes notamment l’ancien ministre des finances de l’Allemagne Schauble (désormais président de l’assemblée allemande, il n’y a pas d’atterrissage brutale de la politique monétaire de la BCE. Certes la BCE va réduire de moitié l’ampleur de ses achats d’actifs mais elle continuera donc à soutenir l’économie. Dans ce but,  elle n’envisage aucune hausse des taux à court et moyen terme. Une bonne nouvelle pour la croissance, pour la valorisation des actions,  moins bonnes pour les valeurs obligataires. La BCE a annoncé jeudi une prolongation de son programme de rachats d‘actifs en divisant son montant mensuel de moitié à 30 milliards d‘euros à compter de janvier et jusqu‘en septembre prochain au moins. La banque centrale a également maintenu, comme attendu, ses taux à leurs niveaux actuels – nul pour le taux de refinancement, -0,40% pour le taux de dépôt et 0,25% pour le taux de facilité de crédit. “La BCE a tenté de proposer des perspectives très équilibrées, en réitérant qu‘elle est suffisamment satisfaite des progrès de l’économie de la zone euro pour entamer le long processus vers la normalisation de sa politique monétaire, mais qu‘un niveau de soutien important reste nécessaire pour accompagner la reprise et développer les pressions inflationnistes désirées”, observe Brendan Lardner, directeur EMEA de la gestion au sein de l’équipe active Global Fixed Income chez State Street Global Advisors. Cette tonalité jugée accommodante explique que l‘euro et les rendements obligataires de la région se soient orientés à la baisse après les annonces de la BCE. La devise unique perd 1,02% à 1,1692 dollar et le rendement du Bund allemand à 10 ans recule de douze points de base, à 0,424%, un plus bas de près d‘une semaine. “Au-delà de la baisse du programme d‘achat à 30 milliards d‘euros à partir de janvier et son extension jusqu‘en septembre 2018, Mario Draghi a insisté sur l‘impact significatif des réinvestissements des titres arrivant à échéances en 2018. La BCE va donc rester un acteur très présent sur les marchés obligataires”, commente Laurent Gonon, directeur de la gestion taux chez BFT IM.

Risque de bulles financière ? (BCE)

Risque de bulles financière ?  (BCE)

“La politique monétaire, très accommodante risque de favoriser une crise financière »  d’après, Vitor Constancio , vice président de la BCE. “Cela implique que, dans la configuration de risques actuelle, l‘Europe et toutes les autres économies avancées devront prendre la politique macro-prudentielle beaucoup plus au sérieux ou bien elles devront faire face au risque d‘autres crises financières que la politique monétaire ne sait prévenir.”  La BCE constate des turbulences (comprendre spéculation) sur les marchés financiers, un niveau d’endettement important et le développement du Shadow Banking qui échappe évidemment à toute régulation. Du coup les créances douteuses s’accumulent dangereusement dans certaines banques très fragilisées. Une analyse un peu noire de la BCE qui rejoint l’Allemagne opposés  tout plan de relance de la  croissance et qui conteste le laxisme de la BCE.  Dans son rapport semestriel sur la stabilité financière (FSR), la BCE écrit que les tensions systémiques restent contenues dans la zone euro. Elle identifie néanmoins quatre sources de risques pour les deux prochaines années: l’agitation sur les marchés financiers, la faiblesse des bénéfices dans le secteur financier, des niveaux d’endettement excessifs et le développement d’un système bancaire parallèle (« Shadow Banking »). « Par rapport au FSR de novembre 2015, la plupart des risques se sont accrus », estime la BCE. « Dans le même temps, tous les risques sont clairement enchevêtrés et, s’ils devaient se matérialiser, pourraient se renforcer mutuellement. En effet, tous les risques pourraient être aggravés par une concrétisation des risques baissiers sur la croissance économique. » Les conditions financières sont devenues « plus difficiles » en raison des inquiétudes relatives aux économies émergentes, au renforcement des risques géopolitiques et à de nouveaux accès de volatilité sur les marchés, ce qui alourdit la menace sur la reprise modérée de la zone euro. La BCE insiste sur le niveau élevé des créances douteuses dans certains pays. Elle invite les banques et les autorités à renforcer leurs efforts pour réduire le montant de ces créances douteuses, notamment en facilitant la création de structures de défaisance (« bad banks »).Ces risques ne concernent pas seulement la zone euro mais tous les pays développés (Chine incluse).

Zone euro: l’économie a encore besoin de soutien monétaire (BCE)

Zone euro: l’économie a encore besoin de soutien monétaire (BCE)

 

 

D’après Peter Praet, le chef économiste de la BCE, l’économie européenne ne peut se passer encore de mesures de soutien. Un soutien officiellement justifié par une inflation encore loin de son objectif de 2 %. Derrière cette préoccupation du niveau de l’inflation  se pose évidemment la question de la croissance. Une croissance encore trop faible un durcissement monétaire. D’ici la fin de l’année il ne faut donc guère s’attendre à une remontée des taux  mais seulement à une réduction très progressive de la taille du bilan. En clair on réduira progressivement les rachats d’actifs.  “Un soutien conséquent est encore nécessaire”, dit-il dans un entretien publié au cours du week-end par le journal belge De Tijd. “Tout le monde est d‘accord pour dire que nous devons nous assurer que la diminution des mesures de soutien intervienne de manière ordonnée, sans chocs excessifs.”La BCE devrait se prononcer dans les prochaines semaines sur l‘avenir de son programme de rachats d‘actifs. Des sources ont déclaré à Reuters que les responsables de l‘institut de Francfort s’étaient entendus la semaine dernière pour le réduire à partir de l‘an prochain. Ils sont aussi convenus que, même avec la réduction de sers rachats d‘actifs, la politique monétaire de la BCE resterait encore longtemps accommodante et que sa normalisation serait progressive. Peter Praet ajoute que si l‘inflation devient “trop élevée, nous réagirons avec la même vigueur que celle avec laquelle nous essayons de la remettre sur la bonne voie.”

BCE : la hausse des taux attendra

BCE : la hausse des taux attendra

 

Ceux  qui attendaient certaines remises en cause de la politique monétaire accommodante de la BCE en sont pour leurs frais. Non seulement la hausse des taux ne se produira pas mais en plus la BCE a affirmé qu’un éventuel resserrement monétaire serait reporté à beaucoup plus tard. En cause évidemment le haut niveau de l’euro qui a gagné près de plus 14 %  depuis le 1er janvier et qui mécaniquement freine l’inflation. Or l’inflation réelle de leur de 1 % est encore loin de l’objectif de 2 % fixés par la banque centrale européenne. La BCE a donc laissé ses taux inchangés en laissant même la porte ouverte à davantage d‘assouplissement si nécessaire et en suggérant que le resserrement de sa politique monétaire pourrait s‘avérer plus progressif qu‘un certain nombre d‘intervenants de marché ne l‘anticipaient. La banque centrale a par ailleurs révisé légèrement à la baisse ses prévisions d‘inflation pour les deux prochaines années, prenant ainsi en compte la vigueur de la monnaie unique, à laquelle Mario Draghi s‘est dit attentif. L‘euro a repassé dans la foulée la barre de 1,20 dollar, touchant un plus haut en séance à 1,2059 avant de se calmer un peu, autour de 1,2015 (+0,84%), ce qui porte sa progression face au dollar depuis le début de l‘année autour de 14,3%. le président de la BCE a indiqué qu‘il y avait un large consensus au sein du Conseil des gouverneurs pour considérer que la volatilité de la monnaie unique présentait “une source d‘incertitude” dans la formulation de la politique monétaire. “Le résultat est que la BCE semble avancer dans ses projets de ralentissement du rythme d‘accommodation (monétaire) mais que l‘appréciation de l‘euro semble constituer un obstacle important pour le moment”, a résumé Rasmus Gudum-Sessingø (Handeslbank Capital Markets). Sur le marché obligataire, les annonces de la BCE ont eu pour effet de faire baisser les rendements de la dette publique. Celui des emprunts d‘Etat portugais à 10 ans perdait ainsi 10 points de base, à 2,7%. Celui du Bund allemand de référence, qui évoluait en hausse avant l‘intervention de Mario Draghi, cédait pour sa part près de quatre points de base, autour de 0,3%. Du côté du pétrole, les cours du baril sont pratiquement stables malgré l‘annonce d‘une hausse plus forte que prévu des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière.

La BCE dans le potage

La BCE  dans le potage

 

 

« Le compte rendu des minutes de la dernière réunion de la banque centrale européenne met en lumière la difficulté de la BCE à communiquer sur une amélioration de la situation économique, tout en limitant le resserrement des conditions financières sur les marchés, et notamment l’euro », observe Valentin Bissat, économiste chez Mirabaud Asset Management. La BCE paraît particulièrement inquiète de la hausse de l’euro jusqu’à 11% depuis le début de l’année par rapport au dollar américain et de 4,8% en moyenne vis-à-vis des principales monnaies de la planète. Ces craintes, les 25 gouverneurs de la BCE les ont manifestées sans ambages le 20 juillet dernier au cours de leur conseil qui se tient toutes les six semaines et dont le compte rendu a été publié ce jeudi 17 août. Comme aux États-Unis, la question se pose cependant de la poursuite de la politique accommodante pour favoriser la reprise. Or cette reprise est encore timide et un relèvement des taux serait susceptible de la tuer. Du coup,  la BCE pourrait bien faire comme la Fed, c’est-à-dire ne rien décider en 2017 concernant ces taux. La banque centrale européenne s’inquiète aussi, comme la Fed, de la faiblesse de l’inflation. Faiblesse de l’inflation qui serait responsable du manque de dynamisme de la croissance et notamment de la consommation. Un raisonnement fort discutable car une forte progression de l’inflation viendrait amputer le pouvoir d’achat dont la consommation et la croissance. Au contraire,  le haut niveau de l’euro augmente mécaniquement le pouvoir d’achat même s’il peut affecter la compétitivité des exportations. Une baisse de compétitivité là aussi à relativiser car la baisse des intrants (matières premières notamment) découle de la hausse de l’euro. De toute manière il est probable que la BCE ne prendra pas de mesures inconsidérées et brutales et qu’elle s’inspirera des orientations prises par la Fed mais aussi par la banque du Japon qui elle poursuit une politique particulièrement accommodant qui favorise une nette reprise de la croissance.

BCE : Dombret (Buba) contredit Schaüble

BCE : Dombret (Buba) contredit Schaüble

 

Andreas Dombret, membre du directoire de la Bundesbank (Buba) contredit totalement le ministre des finances allemand lequel estime qu’il faut abandonner rapidement la politique accommodante de la BCE en particulier concernant les taux. On constate donc que le débat sur cette question n’est pas limité entre certains états européens et l’Allemagne mais qu’il traverse aussi les sensibilités allemandes. L’argument du membre du directoire de la banque d’Allemagne paraît relativement fier car jusqu’à leur il n’y a pas de menace d’inflation, on est même loin des 2 %  d’inflation souhaitée. En cause évidemment,  une croissance encore relativement fragile même si on constate une légère amélioration. C’est d’ailleurs aussi la position de la Fed en fédéral américaine envisage aussi de reporter vers 2018 la nouvelle remontée des taux précisément en raison d’une croissance encore insuffisante Ces commentaires suggèrent que la Buba – qui a longtemps critiqué la politique ultra-accommodante de la BCE de rachats massifs d’obligations et de taux d’intérêt négatifs – ne devrait pas pousser à un brusque resserrement de la politique monétaire européenne lors de la prochaine réunion de la BCE cet automne. « Les signes d’un retournement durable en termes d’inflation sont ténus jusqu’à présent, » a-t-il dit à Pretoria. « Il y a donc dans l’ensemble un large consensus sur le fait qu’une politique monétaire expansionniste est très largement justifiée. » Andreas Dombret a toutefois précisé que les points de vue variaient au sein de la BCE sur le degré de soutien à apporter. « Les points de vue divergent cependant sur la vigueur avec laquelle la BCE doit appuyer sur la pédale de la politique monétaire et quels instruments elle doit utiliser », a-t-il dit.

BCE : abandonner les taux « trop bas » (Schäuble)

BCE : abandonner les taux « trop bas » (Schäuble)

 

Vraiment incorrigible par son orthodoxie monétaire Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances, qui a encore critiqué la BCE et souhaité l’abandon rapide des taux bas. En plus avec des motifs complètement fallacieux puisqu’il considère que cette politique monétaire nuit à l’économie allemande. L’Allemagne qui  a largement bénéficié de cette politique monétaire puisque en 2016 elle a dégagé un bénéfice de leur de 300 milliards sur ces échanges extérieurs tandis que la France, elle, a enregistré 50 milliards de déficits. Pour 2017, les résultats dans ce domaine devraient être du même ordre. Le ministre des finances allemand se plaint du niveau de l’euro qui handicaperait l’économie allemande pourtant les résultats le contraire. En outre une remontée des taux serait de nature à soutenir encore un peu plus le niveau de l’euro. Le message contradictoire du ministre des finances allemand et destiné bien sûrs à la banque centrale européenne qu’il n’a jamais appréciée mais aussi à Merkel qui pourrait être tenté de répondre favorablement à la demande de certains partenaires européens d’accepter une politique monétaire et surtout budgétaire un peu plus accommodante. Schäuble  a donc de nouveau critiqué lundi la faiblesse des taux d’intérêt de la Banque centrale européenne (BCE), ajoutant espérer que celle-ci y mette fin prochainement. « Elle ne me satisfait pas », a-t-il dit en référence à la politique de taux bas de la BCE. « Et j’espère qu’elle s’achèvera bientôt. » « Il y a des signes qui montrent que la situation s’améliore progressivement », a-t-il dit par la suite à propos de la fin de cette politique. « Personne ne met sérieusement en cause le fait que les taux d’intérêt sont trop bas pour la vigueur de l’économie allemande et le taux de change de l’euro, qui est en train d’augmenter », a-t-il estimé. Il a ajouté que la majorité des observateurs s’attendaient à ce que la BCE franchisse, lors de sa réunion de septembre, une étape supplémentaire vers la sortie de sa politique monétaire très expansionniste. Pourtant rien n’est sûr dans ce domaine et il se pourrait bien que la banque centrale européenne poursuive sa politique à commandant en matière de taux comme d’ailleurs s’apprête aussi à le faire la FED, banque centrale américaine  en raison notamment de la fragilité de la croissance.

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