Archive pour le Tag 'BCE'

BCE: Toujours le danger de l’inflation

BCE:  Toujours le danger de l’inflation

 

La banque centrale a sans doute raison de se montrer toujours prudente face à la menace de l’inflation. En effet les prix continuent d’augmenter en Europe alors que parallèlement la croissance devient anémique ( moins de 1 %) et que par ailleurs la zone enregistre des turbulences politiques qui font naître de sérieuses incertitudes notamment en matière de dérive inflationniste mais aussi d’évolution de la productivité.

La Banque centrale européenne n’a pas encore gagné le match contre l’inflation élevée, la cible de 2% ne devant pas être atteinte avant fin 2025, a prévenu lundi sa présidente Christine Lagarde. L’inflation en zone euro a été ramenée à 2,6% sur un an en mai -après avoir culminé à 10,6% en octobre 2022- ce qui a conduit l’institution monétaire à réduire ses taux en juin pour la première fois depuis cinq ans. Néanmoins, «nous ne nous reposerons pas tant que le match ne sera pas gagné et que l’inflation ne sera pas revenue à 2%», le taux idéal visé à moyen terme, a déclaré Christine Lagarde en ouverture d’un forum annuel de la BCE organisé à Sintra, au Portugal.

salariale. Néanmoins, comme déjà communiqué en juin, l’inflation devrait à nouveau atteindre les 2% «à la fin de l’année prochaine», a-t-elle ajouté. Le resserrement inédit de la politique monétaire de la BCE, qui a augmenté les taux de 450 points de base entre juillet 2022 et septembre 2023, a permis d’éviter un décrochage des attentes d’inflation chez les agents économiques, s’est félicitée Christine Lagarde.

La BCE: problème et solution pour les Etats en crise

La BCE:  problème et solution pour les Etats en crise

L’Union européenne commet les mêmes erreurs que les États-Unis lors de la Grande Dépression des années 20 et 30. Par Michel Santi, économiste (*). dans La Tribune

Le chômage et l’affaissement du pouvoir d’achat ne sont en rien la conséquence de l’« indiscipline budgétaire », mais découlent en droite ligne d’une anémie de la demande. Cet enseignement de la Grande Dépression est pourtant ignoré par l’intelligentsia européenne qui, en lieu et place de relances comme armes pour éviter la trappe de liquidités, est tétanisée par le Pacte de Stabilité et de Croissance, synonyme d’austérité. Ce dogme achève de transformer l’Europe en un désert économique. Comment vaincre la prophétie autoréalisatrice qui veut que, mécaniquement, moins de demandes aboutissent nécessairement à… encore moins de demandes, et donc à moins de production. Et comment expliquer à nos dirigeants, souvent peu versés en cette matière, la différence entre macro-économie et micro-économie ?

Il devient aujourd’hui vital pour l’ensemble de l’Union que la seule institution encore dotée d’une puissante force de frappe –  la Banque Centrale européenne – rompe ce carcan de rigueur et d’investissements en berne qui étouffent nos économies à petit feu. Responsable devant personne, notre Banque Centrale européenne dispose néanmoins de leviers de sanction, y compris sur les politiques nationales, car les instruments à sa disposition peuvent jouer un rôle actif – y compris de par leur non-utilisation – sur le résultat de nos élections nationales. Ce fameux «spread» entre la dette française et la dette allemande, dont les catastrophistes ne cessent de prédire qu’il est condamné à diverger et à s’aggraver au détriment de la France, est entièrement dépendant de la bonne volonté et de l’action de la BCE, qui en a la parfaite maîtrise. Elle seule est en mesure d’utiliser une partie infime de ses munitions afin de rapprocher les deux courbes et démontrer ainsi aux spéculateurs sa détermination sans faille. Hélas, la BCE n’est pas une banque centrale neutre : elle a maintes fois prouvé par le passé qu’elle excellait dans sa capacité de coercition des États nationaux. Pour ce faire, elle n’a pas hésité au fil des années à laisser s’établir – et même s’intensifier – des vents de panique sur les divers marchés obligataires des moutons noirs européens sortis de la stricte orthodoxie comptable.

Aujourd’hui, suite à la dissolution de l’Assemblée nationale en France, la stratégie des autorités européennes au plus haut niveau serait-elle de laisser filer le spread franco-allemand afin d’attiser les peurs vis-à-vis de certains candidats ? Le fait est que les marchés ne s’arrogent le pouvoir de ravager un pays qu’à partir du moment où la Banque Centrale les laisse faire. Que la BCE s’active donc, et qu’elle accomplisse son devoir sacré consistant à protéger les nations européennes des affres de la spéculation. Le banquier central peut bien se complaire dans son splendide isolement et prétexter son indépendance. Dans une conjoncture européenne de plus en plus déprimée, en l’absence d’une monnaie nationale qu’il est possible de dévaluer pour rétablir la compétitivité, seule la BCE est responsable de la régulation de la demande au sein de la zone qu’elle contrôle. Elle dispose des extincteurs : elle doit les utiliser, ou à tout le moins affirmer haut et fort sa détermination à le faire.

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(*) Michel Santi est macro-économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et directeur général d’Art Trading & Finance.
Il vient de publier « Fauteuil 37 » préfacé par Edgar Morin. Il est également l’auteur d’un nouvel ouvrage : « Le testament d’un économiste désabusé ».
Sa page Facebook et son fil Twitter.

Déficits : mise en garde de la BCE

Déficits : mise en garde de la BCE

Une sorte de cri d’alarme de la banque centrale européenne à propos de la dérive des déficits alimentés à court terme par le tassement de la croissance et menacés à plus long terme par les risques  liés au vieillissement démographique, à l’augmentation des dépenses de défense, au climat et au numérique. Un message qui vaut particulièrement pour la France qui affiche le plus grand déficit . 

 

Alors que Bruxelles a épinglé plusieurs pays – dont la France - pour déficit public excessif, la BCE appelle ce mercredi les gouvernements des pays de la zone euro à améliorer « immédiatement » leurs finances publiques face aux risques sur le long terme liés au vieillissement démographique, à l’augmentation des dépenses de défense, au climat et au numérique.

« Ces évolutions représenteront déjà suffisamment de défis isolément, et les pays seront confrontés à toutes ces évolutions simultanément », martèle l’auteur d’un article publié au bulletin mensuel de l’institut monétaire.

Par conséquent, « des mesures doivent être prises dès aujourd’hui – en particulier dans les pays très endettés, confrontés à des taux d’intérêt élevés et aux risques qui y sont associés », poursuit-il. Les efforts budgétaires nécessaires vont différer entre pays « avec des écarts allant de 0,5% à près de 10% du PIB ».

Pour ramener le ratio de dette sur PIB dans les clous de la règle européenne d’ici 2070, « il faudrait que les gouvernements de la zone euro augmentent immédiatement et de manière permanente leurs soldes primaires (avant paiement des intérêts de la dette) de 2% du PIB en moyenne », selon l’auteur de l’article.

Les déficits les plus élevés de l’UE ont été enregistrés l’an dernier en Italie (7,4% du PIB), en Hongrie (6,7%), en Roumanie (6,6%), en France (5,5%) et en Pologne (5,1%). La dette de la France est supérieure à 110% de son PIB, celle de l’Espagne s’en approche, alors que celle de l’Allemagne n’atteint que 64% du PIB du pays.

 

 

BCE: Comme prévu, baisse des taux de 4 % à 3,75%

BCE: Comme prévu, baisse des taux de 4 % à 3,75%

 

Une baisse des taux comme prévu mais sans aucune assurance concernant de nouvelles étapes en 2024. Le taux de dépôt est ramené à 3,75 %. Mais pour Christine Lagarde, le combat pour maîtriser l’inflation, sur la bonne voie, n’est pas terminé. En clair de nouvelles étapes demeurent hypothétique pour l’année en cours ( comme pour la banque centrale américaine qui pourrait ne retenir qu’une seule baisse de taux en 2024). 

 

La Banque centrale européenne (BCE) a diminué ses taux directeurs d’un quart de point, comme attendu depuis des semaines. La décision du Conseil des gouverneurs, réuni jeudi à Francfort, prise à la quasi-unanimité de ses vingt-six membres, à une voix près, apporte un peu d’oxygène à l’économie européenne étranglée par des taux élevés depuis des mois. La baisse de 4 % à 3,75 % du taux de dépôt n’est pourtant pas le coup d’envoi d’un desserrement régulier de l’étau espéré par les acteurs de l’économie : ménages emprunteurs, entreprises qui investissent ou États endettés.

« Nous ne nous engageons pas à l’avance sur une trajectoire de taux particulière », Un avertissement pour tous ceux qui pensaient à des nouvelles phases de baisse pour l’année en cours

 

BCE: Une baisse des taux, de 4% à 3,75% ?

BCE: Une baisse des taux, de 4% à 3,75% ?

La Banque centrale européenne (BCE) doit annoncer ce jeudi la baisse de ses taux d’intérêt. L’ampleur de cette première baisse des taux après le cycle de relèvement devrait être de 25 points de base, selon les experts. Une baisse équivalente devrait être décidée par la banque fédérale américaine. La question qui se pose maintenant pour les deux zones géographiques, c’est de savoir s’il s’agit de la seule baisse pour l’année en cours.

L’inflation est repartie à la hausse en mai dans la zone euro, à 2,6% sur un an après 2,4% en mars et avril, selon des chiffres publiés vendredi. Mais, cette remontée « est liée à des facteurs temporaires », a commenté Riccardo Marcelli Fabiani, analyste d’Oxford Economics.

Cette baisse des taux pourrait aussi coïncider avec celle qu’envisage la banque fédérale américaine. Une différence toutefois la croissance américaine se porte nettement mieux que celle de l’union européenne. En effet les États-Unis attendent une croissance de 2,1 % en 2024 d’après le fonds monétaire international. L’Union européenne devant se contenter de l’ordre de 0,9%. À noter que les taux d’inflation se rapprochent : 2,6 %  pour la zone euro et 2,7% pour les États-Unis
BCE: Une baisse des taux, de 4% à 3,75% ? dans actu-économie politique

BCE : pédale douce sur les baisses de taux d’intérêt ?

BCE : pédale douce sur les baisses de taux d’intérêt ?
Au début de l’année nombre d’opérateurs financiers s’attendaient à une série de baisses de taux d’intérêt en raison notamment de la baisse de l’inflation. Dans les faits, la BCE n’envisage pas une première baisse avant juin. Et il est même pas certain qu’on s’engage dans un processus de baisse après d’après le président de la Bundesbank évidemment attentif aussi à la dérive des déficits budgétaires dans certains pays dont la France ou le quoi qu’il en coûte est loin d’être terminé. Sans parler des risques de l’euro vis-à-vis du dollar. En outre si l’inflation pourrait tourner autour de 2,5 % c’est encore très supérieur  à la croissance.

 

- Une baisse des taux de la Banque centrale européenne en juin ne sera pas nécessairement suivie d’une baisse la réunion suivante, même si l’inflation recule vers sa cible, a déclaré mardi le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, à l’occasion d’un entretien accordés à plusieurs médias.

« Si les taux sont abaissés pour la première fois en juin, cela ne signifie pas que nous baisserons les taux au cours des prochaines réunions du Conseil des gouverneurs. Nous ne sommes pas sur pilote automatique », a déclaré Joachim Nagel dans une interview accordée conjointement aux Echos, au Handelsblatt, au Corriere della Sera et à El Mundo.

Joachim Nagel estime que l’inflation fluctuerait autour de ses niveaux actuels, soit 2,4% en avril, pour quelques mois avant de reprendre sa baisse vers son objectif de 2%.

 

Economie-BCE: Baisse des taux encore reportée

Economie-BCE:  Baisse des taux encore reportée
La  banque centrale européenne a maintenu sa politique restrictive et n’a donc pas procédé à une révision en baisse des taux. Une baisse qui serait reportée peut-être en juin de réserve d’évolution de la situation économique et géopolitique. Rappelons que la Fed a décidé quant à elle de reporter à plus tard la baisse de ses taux et peut-être même à la fin de l’année. Un élément dont  forcément devra tenir compte la banque centrale européenne.

.Pour rappel, après les avoir fait grimper à un niveau record – le principal d’entre eux, sur les dépôts, a atteint son plus haut historique, à 4% -, elle a opté pour le statu quo depuis octobre dernier. Ainsi, le taux de dépôt reste à 4% tandis que le taux de refinancement et le taux de facilité de prêt marginal se situent respectivement à 4,50% et 4,75%. Une stratégie de durcissement des conditions monétaires ayant pour but de faire repasser l’inflation en zone euro sous les 2%, après les chiffres record, à plus de 10%, atteints à l’automne 2022.

La présidente de la BCE, Christine Lagarde a donc réaffirmé, ce jeudi « que les taux directeurs de la BCE se situent à des niveaux qui contribuent de manière substantielle au processus de désinflation en cours ». L’institution gardienne de l’euro ne souhaite donc pas, à ce stade, précipiter une détente de ses taux. De fait, si l’inflation a diminué à 2,4% en mars dans la zone euro, elle reste loin de l’objectif de la BCE.

Elle a même évoqué le mois de juin, expliquant « que nous aurons plus d’informations », à ce moment là, confirmant le pari de nombreux analystes sur une première baisse en juin. Et pour cause, « l’inflation a continué de baisser, tirée par la baisse des prix des produits alimentaires et des biens », a notamment reconnu l’institution dans son communiqué.

Début mars, l’institution de Francfort a annoncé tabler sur une hausse des prix de 2,3% en 2024, contre 2,7% anticipé auparavant, puis de 2,0% en 2025. La croissance du PIB (produit intérieur brut), elle, devrait, selon la banque centrale, atteindre 0,6% en 2024, contre 0,8% prévu en décembre. A titre de comparaison, la croissance américaine devrait se maintenir à 2,1% en 2024 selon la Réserve fédérale américaine. « L’économie demeure fragile », a notamment noté Christine Lagarde, ce jeudi.

À noter cependant que tous les experts européens ne sont pas forcément d’accord pour un desserrement en juin de la politique restrictive de la BCE.

 

BCE: Baisse des taux encore reportée

BCE:  Baisse des taux encore reportée
La  banque centrale européenne a maintenu sa politique restrictive et n’a donc pas procédé à une révision en baisse des taux. Une baisse qui serait reportée peut-être en juin de réserve d’évolution de la situation économique et géopolitique. Rappelons que la Fed a décidé quant à elle de reporter à plus tard la baisse de ses taux et peut-être même à la fin de l’année. Un élément dont  forcément devra tenir compte la banque centrale européenne.

.Pour rappel, après les avoir fait grimper à un niveau record – le principal d’entre eux, sur les dépôts, a atteint son plus haut historique, à 4% -, elle a opté pour le statu quo depuis octobre dernier. Ainsi, le taux de dépôt reste à 4% tandis que le taux de refinancement et le taux de facilité de prêt marginal se situent respectivement à 4,50% et 4,75%. Une stratégie de durcissement des conditions monétaires ayant pour but de faire repasser l’inflation en zone euro sous les 2%, après les chiffres record, à plus de 10%, atteints à l’automne 2022.

La présidente de la BCE, Christine Lagarde a donc réaffirmé, ce jeudi « que les taux directeurs de la BCE se situent à des niveaux qui contribuent de manière substantielle au processus de désinflation en cours ». L’institution gardienne de l’euro ne souhaite donc pas, à ce stade, précipiter une détente de ses taux. De fait, si l’inflation a diminué à 2,4% en mars dans la zone euro, elle reste loin de l’objectif de la BCE.

Elle a même évoqué le mois de juin, expliquant « que nous aurons plus d’informations », à ce moment là, confirmant le pari de nombreux analystes sur une première baisse en juin. Et pour cause, « l’inflation a continué de baisser, tirée par la baisse des prix des produits alimentaires et des biens », a notamment reconnu l’institution dans son communiqué.

Début mars, l’institution de Francfort a annoncé tabler sur une hausse des prix de 2,3% en 2024, contre 2,7% anticipé auparavant, puis de 2,0% en 2025. La croissance du PIB (produit intérieur brut), elle, devrait, selon la banque centrale, atteindre 0,6% en 2024, contre 0,8% prévu en décembre. A titre de comparaison, la croissance américaine devrait se maintenir à 2,1% en 2024 selon la Réserve fédérale américaine. « L’économie demeure fragile », a notamment noté Christine Lagarde, ce jeudi.

À noter cependant que tous les experts européens ne sont pas forcément d’accord pour un desserrement en juin de la politique restrictive de la BCE.

 

BCE: Sans doute l’attentisme

BCE:  Sans doute l’attentisme
Malgré la morosité de l’économie en Europe et en dépit de la baisse de l’inflation, il paraît peu vraisemblable que la BCE décide ce jeudi une baisse des taux d’intérêt. On va probablement attendre juin mais surtout les décisions de la Fed. Justement des décisions qui pourraient contrarier la baisse des taux car aux États-Unis l’inflation reprend de sa vigueur. 

L’inflation de la zone euro a reflué à 2,4 % sur un an au mois de mars, après 2,6 % en février et 2,8 % en janvier. Elle se rapproche ainsi de plus en plus de la cible de l’institution, de 2 % à moyen terme. La tendance s’observe aussi au niveau de l’inflation sous-jacente (hors éléments volatils comme l’énergie), indicateur particulièrement scruté par les banquiers centraux.

Le scénario d’un premier assouplissement dès la réunion de politique monétaire de jeudi reste toutefois peu probable, l’institution restant dépendante des données sur les salaires attendues en mai. Les marchés seront à l’affût de tout indice sur le rythme des futures baisses de taux.

Taux intérêt : la BCE dans l’expectative

Taux intérêt : la BCE dans l’expectative

 

D’une certaine manière, la banque centrale européenne est un peu dans l’expectative. D’une part, elle est fortement incitée par les marchés financiers- qui se portent pourtant bien – à engager des baisses de taux mais dans le même temps la BCE surveille aussi les indicateurs économiques et notamment l’inflation sans parler de l’influence de la banque américaine qui a décidé pour l’instant de ne rien décider promettant seulement le moment venu trois baisses successive d’un quart de points des taux principaux. Dernier élément celui de l’influence de ses taux de haut niveau sur l’endettement des pays de l’union économique mais aussi sur la banque centrale européenne elle-même. Une banque centrale contrainte de bien rémunérer les dépôts de banques alors que précédemment elle prêtait gratuitement d’importantes liquidités.
La Banque centrale européenne court le risque d’ajuster « trop tardivement » ses taux actuellement au plus haut, si elle attend d’avoir tous les indicateurs pour se décider, a prévenu mercredi sa présidente Christine Lagarde. Un message qui s’adresse sans doute aux pays frugaux comme l’Allemagne.

Dans les faits, les responsables de la BCE veulent voir comment vont évoluer trois indicateurs clés : les hausses de salaires, les marges des entreprises et la hausse de la productivité. Objectif, s’assurer que l’inflation se dirige bien vers la cible de 2% à moyen terme, a expliqué Christine Lagarde, la présidente de la BCE lors d’une conférence à Francfort.

Seul problème : le délai pour recevoir ces données peut être incertain. « Nous ne pouvons pas attendre de disposer de toutes les informations pertinentes », a reconnu la présidente de l’institution. Du coup on se demande bien pourquoi elle attend encore ? À moins qu’elles craignent encore davantage la concurrence du dollar sur l’euro.

 

 

Taux d’intérêt: Une gestion attentiste de la BCE

Taux d’intérêt:  Une gestion attentiste de la BCE

De nombreux responsables de la BCE ont apporté leur soutien à une première réduction des coûts d’emprunt, actuellement à des niveaux record, très probablement en juin. Le débat se concentre désormais sur le nombre de baisses au-delà de cette échéance. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a toutefois déclaré que la banque centrale ne pouvait pas s’engager sur un certain nombre de baisses de taux, même après avoir enclenché le cycle d’assouplissement monétaire attendu.  »Nos décisions devront continuer à dépendre des données et à être prises au fur et à mesure des réunions, en fonction des nouvelles informations qui nous parviennent », a-t-elle déclaré lors d’une conférence à Francfort.  »Cela implique que, même après la première baisse de taux, nous ne pouvons pas nous engager à l’avance sur une trajectoire de taux particulière », a-t-elle ajouté.

 

par Francesco Canepa, Claude Chendjou, Reuters dans  la Tribune

En écho aux propos de Christine Lagarde, Philip Lane, chef économiste de la BCE, a déclaré que lui et ses collègues allaient « calibrer pendant encore longtemps » le niveau approprié des taux.

Isabel Schnabel, autre membre de la BCE, a même évoqué la perspective d’une nouvelle ère de taux d’intérêt structurellement plus élevés.

« Les besoins d’investissement exceptionnels découlant des défis structurels liés à la transition climatique, à la transformation numérique et aux changements géopolitiques pourraient avoir un impact positif persistant sur le taux d’intérêt naturel », a-t-elle déclaré.

Les marchés monétaires prévoient actuellement trois réductions de taux d’ici décembre, sans toutefois exclure une quatrième baisse, ce qui ramènerait le taux de dépôt de 4% de la BCE entre 3,25% et 3,0% d’ici la fin de l’année.

L’inflation dans la zone euro est passée d’un niveau à deux chiffres à l’automne 2022 à 2,6% le mois dernier.

Christine Lagarde a laissé entendre que ce reflux serait probablement « plus durable et moins dépendant des hypothèses sur les prix des matières premières » que par le passé, en raison d’une baisse attendue de l’inflation sous-jacente, qui exclut les prix volatils de l’alimentation et de l’énergie.

Elle a également salué les données de la BCE qui montrent que la croissance annuelle des salaires a ralenti, à 4,2% en mars contre 4,4% en janvier.

 

En revanche, la croissance économique en zone euro a stagné, si bien que le gouverneur de la banque centrale espagnole, Pablo Hernandez de Cos, a souligné l’existence de preuves que les hausses de taux de la BCE avaient un impact plus important que prévu sur le produit intérieur brut (PIB) du bloc.

« Nous surveillerons de près la matérialisation de ces risques et nous calibrerons en conséquence le degré de restriction monétaire », a-t-il déclaré mercredi.

Christine Lagarde a cependant précisé quelles étaient les conditions requises pour que la BCE commence à réduire ses taux: un ralentissement de la croissance des salaires, une baisse continue de l’inflation et de nouvelles projections internes confirmant que la croissance des prix revient à son objectif de 2%.

« Si ces données révèlent un degré suffisant d’alignement entre la trajectoire de l’inflation sous-jacente et nos projections, et en supposant que la transmission [de la politique monétaire, NDLR] reste forte, nous pourrons passer à la phase de réduction de notre cycle de politique monétaire et rendre notre politique moins restrictive », a-t-elle déclaré.

Les prochaines réunions de politique monétaire de la BCE sont prévues le 11 avril, le 6 juin, le 18 juillet, le 12 septembre, le 17 octobre et le 12 décembre.

Certains membres de la BCE, dont le Letton Martins Kazaks et le Néerlandais Klaas Knot, ont jugé plus utile d’agir lorsque de nouvelles prévisions sont publiées, ce qui correspond aux réunions de juin, septembre et décembre.

Le gouverneur de la banque centrale grecque, Yannis Stournaras, a, en revanche, estimé que deux baisses de taux avant la pause estivale de la BCE en août semblaient raisonnables, suivies de deux autres d’ici la fin de l’année.

Pour Frederik Ducrozet, responsable de la recherche macroéconomique chez Pictet Wealth Management, les dernières déclarations de Christine Lagarde laissent entrevoir la base d’un consensus entre les différents responsables de la BCE.

« Nous nous attendons à ce que la BCE réduise ses taux en juin, fasse une pause en juillet (bien que les ‘colombes’ puissent insister davantage) et recommence à réduire ses taux à chaque réunion à partir de septembre », a-t-il écrit sur le réseau X (ex-Twitter).

 

(Rédigé par Francesco Canepa; version française Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)

Taux: Une gestion prudente de la BCE

Taux:  Une gestion prudente de la BCE

De nombreux responsables de la BCE ont apporté leur soutien à une première réduction des coûts d’emprunt, actuellement à des niveaux record, très probablement en juin. Le débat se concentre désormais sur le nombre de baisses au-delà de cette échéance. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a toutefois déclaré que la banque centrale ne pouvait pas s’engager sur un certain nombre de baisses de taux, même après avoir enclenché le cycle d’assouplissement monétaire attendu.  »Nos décisions devront continuer à dépendre des données et à être prises au fur et à mesure des réunions, en fonction des nouvelles informations qui nous parviennent », a-t-elle déclaré lors d’une conférence à Francfort.  »Cela implique que, même après la première baisse de taux, nous ne pouvons pas nous engager à l’avance sur une trajectoire de taux particulière », a-t-elle ajouté.

 

par Francesco Canepa, Claude Chendjou, Reuters dans  la Tribune

En écho aux propos de Christine Lagarde, Philip Lane, chef économiste de la BCE, a déclaré que lui et ses collègues allaient « calibrer pendant encore longtemps » le niveau approprié des taux.

Isabel Schnabel, autre membre de la BCE, a même évoqué la perspective d’une nouvelle ère de taux d’intérêt structurellement plus élevés.

« Les besoins d’investissement exceptionnels découlant des défis structurels liés à la transition climatique, à la transformation numérique et aux changements géopolitiques pourraient avoir un impact positif persistant sur le taux d’intérêt naturel », a-t-elle déclaré.

Les marchés monétaires prévoient actuellement trois réductions de taux d’ici décembre, sans toutefois exclure une quatrième baisse, ce qui ramènerait le taux de dépôt de 4% de la BCE entre 3,25% et 3,0% d’ici la fin de l’année.

L’inflation dans la zone euro est passée d’un niveau à deux chiffres à l’automne 2022 à 2,6% le mois dernier.

Christine Lagarde a laissé entendre que ce reflux serait probablement « plus durable et moins dépendant des hypothèses sur les prix des matières premières » que par le passé, en raison d’une baisse attendue de l’inflation sous-jacente, qui exclut les prix volatils de l’alimentation et de l’énergie.

Elle a également salué les données de la BCE qui montrent que la croissance annuelle des salaires a ralenti, à 4,2% en mars contre 4,4% en janvier.

 

En revanche, la croissance économique en zone euro a stagné, si bien que le gouverneur de la banque centrale espagnole, Pablo Hernandez de Cos, a souligné l’existence de preuves que les hausses de taux de la BCE avaient un impact plus important que prévu sur le produit intérieur brut (PIB) du bloc.

« Nous surveillerons de près la matérialisation de ces risques et nous calibrerons en conséquence le degré de restriction monétaire », a-t-il déclaré mercredi.

Christine Lagarde a cependant précisé quelles étaient les conditions requises pour que la BCE commence à réduire ses taux: un ralentissement de la croissance des salaires, une baisse continue de l’inflation et de nouvelles projections internes confirmant que la croissance des prix revient à son objectif de 2%.

« Si ces données révèlent un degré suffisant d’alignement entre la trajectoire de l’inflation sous-jacente et nos projections, et en supposant que la transmission [de la politique monétaire, NDLR] reste forte, nous pourrons passer à la phase de réduction de notre cycle de politique monétaire et rendre notre politique moins restrictive », a-t-elle déclaré.

Les prochaines réunions de politique monétaire de la BCE sont prévues le 11 avril, le 6 juin, le 18 juillet, le 12 septembre, le 17 octobre et le 12 décembre.

Certains membres de la BCE, dont le Letton Martins Kazaks et le Néerlandais Klaas Knot, ont jugé plus utile d’agir lorsque de nouvelles prévisions sont publiées, ce qui correspond aux réunions de juin, septembre et décembre.

Le gouverneur de la banque centrale grecque, Yannis Stournaras, a, en revanche, estimé que deux baisses de taux avant la pause estivale de la BCE en août semblaient raisonnables, suivies de deux autres d’ici la fin de l’année.

Pour Frederik Ducrozet, responsable de la recherche macroéconomique chez Pictet Wealth Management, les dernières déclarations de Christine Lagarde laissent entrevoir la base d’un consensus entre les différents responsables de la BCE.

« Nous nous attendons à ce que la BCE réduise ses taux en juin, fasse une pause en juillet (bien que les ‘colombes’ puissent insister davantage) et recommence à réduire ses taux à chaque réunion à partir de septembre », a-t-il écrit sur le réseau X (ex-Twitter).

 

(Rédigé par Francesco Canepa; version française Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)

Finances-Comme la BCE , la Banque de France aussi dans le rouge !

Finances-Comme la BCE , la Banque de France aussi dans le rouge ! 

D’une certaine manière ,les déficits des Banques centrales notamment de la BCE ( aussi de la Banque de France) constitue une curiosité financière. Comment en effet comprendre a priori que des banques dont le métier est surtout d’émettre, de  gérer et de distribuer la monnaie puissent être en déficit ? Certes l’objectif des Banques centrales n’est pas de réaliser forcément des bénéfices mais au moins d’atteindre au minimum l’équilibre.
En cause, un rachat de titres excessifs à des taux très bas qui ne sont pas remplacés aujourd’hui par des titres plus récents et plus rémunérateurs compte-tenu de l’inflation. Les banques centrales ont distribué à gogo des liquidités monétaires aux banques sans intérêt qui aujourd’hui nourrissent l’inflation et qui redéposés dans les Banques centrales sont grassement rémunérés. Pour simplifier à outrance, les banques centrales ont fait de la fausse monnaie en inondant le marché de liquidités dont une grande partie d’une part alimente la spéculation sur les marchés financiers et l’autre se fait rémunérer par les Banques centrales quand cet argent leur a été fourni gratuitement.Cette gestion de la banque centrale et de la banque de France démontre à l’évidence au mieux l’incompétence des responsables au pire la complicité. Ce qui n’empêche pas d’ailleurs le bavard gouverneur de la Banque de France de continuer à donner des leçons d’économie assurant par exemple que la bataille de l’inflation était gagnée alors qu’on va encore ajouter 2 à 3 % aux 5 à 6 % des inflations annuelles précédentes. Et d’ajouter pour justifier tout cela : c’est structurel ! Alors que c’est spéculatif.L’institution a annoncé que sa politique monétaire avait provoqué une perte opérationnelle dans son bilan en 2023. La Banque de France n’a réussi à maintenir son résultat net à l’équilibre qu’au prix d’une ponction de 12,4 milliards d’euros dans ses réserves.

La remontée des taux directeurs aura coûté cher aux banques centrales et la Banque de France n’y fait pas exception. Ce vendredi, la Banque de France a publié un résultat net à l’équilibre pour l’année 2023, mais a annoncé avoir utilisé 12,4 milliards d’euros de ses réserves pour combler un trou du même ordre dans son résultat opérationnel. Il faut remonter à 2003 pour retrouver la précédente perte opérationnelle de la Banque de France.

 

 

 

Comme la BCE , la Banque de France aussi dans le rouge !

Comme la BCE , la Banque de France aussi dans le rouge ! 

D’une certaine manière ,les déficits des Banques centrales notamment de la BCE ( aussi de la Banque de France) constitue une curiosité financière. Comment en effet comprendre a priori que des banques dont le métier est surtout d’émettre, de  gérer et de distribuer la monnaie puissent être en déficit ? Certes l’objectif des Banques centrales n’est pas de réaliser forcément des bénéfices mais au moins d’atteindre au minimum l’équilibre.
En cause, un rachat de titres excessifs à des taux très bas qui ne sont pas remplacés aujourd’hui par des titres plus récents et plus rémunérateurs compte-tenu de l’inflation. Les banques centrales ont distribué à gogo des liquidités monétaires aux banques sans intérêt qui aujourd’hui nourrissent l’inflation et qui redéposés dans les Banques centrales sont grassement rémunérés. Pour simplifier à outrance, les banques centrales ont fait de la fausse monnaie en inondant le marché de liquidités dont une grande partie d’une part alimente la spéculation sur les marchés financiers et l’autre se fait rémunérer par les Banques centrales quand cet argent leur a été fourni gratuitement.Cette gestion de la banque centrale et de la banque de France démontre à l’évidence au mieux l’incompétence des responsables au pire la complicité. Ce qui n’empêche pas d’ailleurs le bavard gouverneur de la Banque de France de continuer à donner des leçons d’économie assurant par exemple que la bataille de l’inflation était gagnée alors qu’on va encore ajouter 2 à 3 % aux 5 à 6 % des inflations annuelles précédentes. Et d’ajouter pour justifier tout cela : c’est structurel ! Alors que c’est spéculatif.

L’institution a annoncé que sa politique monétaire avait provoqué une perte opérationnelle dans son bilan en 2023. La Banque de France n’a réussi à maintenir son résultat net à l’équilibre qu’au prix d’une ponction de 12,4 milliards d’euros dans ses réserves.

La remontée des taux directeurs aura coûté cher aux banques centrales et la Banque de France n’y fait pas exception. Ce vendredi, la Banque de France a publié un résultat net à l’équilibre pour l’année 2023, mais a annoncé avoir utilisé 12,4 milliards d’euros de ses réserves pour combler un trou du même ordre dans son résultat opérationnel. Il faut remonter à 2003 pour retrouver la précédente perte opérationnelle de la Banque de France.

 

 

 

 

La BCE en déficit !

La BCE en déficit !

Il y a quelque chose de surréaliste dans cette annonce du déficit de la banque centrale européenne qui  a enregistré une perte de 1,3 milliard d’euros.  C’est le quatrième recul annuel de suite du résultat, depuis le bénéfice de 2,4 milliards d’euros en 2019. Cela démontre à l’évidence que la banque centrale européenne comme toutes les institutions administratives sont davantage gérées avec la culture des fonctionnaires qu’avec la culture de gestionnaires. Rien d’étonnant à cela puisque la plupart des institutions Européennes recrutent essentiellement leurs effectifs chez les fonctionnaires.
Comment comprendre le déficit d’une banque centrale qui pourtant est en charge de l’émission et du contrôle de la monnaie. La gestion de la banque centrale européenne est catastrophique notamment parce qu’elle a racheté sans discernement les dettes des Etats beaucoup trop en déficit ; soit des actifs douteux voire pourris. Ensuite parce qu’elle a déversé des milliards et des milliards aux banques commerciales  et sans intérêt. Du coup aujourd’hui avec l’inflation, la source de revenus de la banque centrale européenne est dans le rouge.
On objectera que cette politique visait à soutenir l’économie après la pandémie du Covid et la crise énergétique. À peine 50 % de ces sommes sont allés à l’économie réelle. En réalité ,une grande partie de ces sommes ont servi à la spéculation et soutenu les marchés financiers qui se sont gavés mais ce qui a augmenté encore l’inflation  notamment dans l’immobilier-qui plombe aussi la banque centrale européenne. Ce sont d’ailleurs encore ces milliards qui alimentent la spéculation des marchés financiers et alimentent toujours l’inflation. Comment expliquer sinon que la croissance s’écroule partout alors que les cours des marchés financiers s’envolent ?

 Les taux plus élevés ont « entraîné une augmentation des charges d’intérêt » payées aux banques centrales de la zone euro, explique le communiqué de la BCE. Résultat ? Une facture de plus de 14 milliards d’euros d’intérêt l’an dernier, contre 2 milliards en 2022.

Dans le même temps, les intérêts perçus sur la masse d’obligations accumulées par la BCE au cours des années de lutte contre la crise n’ont pas suivi. Ces actifs sont assortis de taux d’intérêt fixes et d’échéances longues, et ont été rachetés lorsque les coûts d’emprunt étaient très bas. Cet effet de ciseau dans les comptes financiers fait que la BCE devrait « subir des pertes au cours des prochaines années », selon son rapport annuel.

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