Archive pour le Tag 'BCE'

Nouvelle politique accomodante de la BCE ?

Nouvelle politique accomodante de la BCE ?

Face aux incertitudes qui affectent l’Europe dans le domaine monétaire mais aussi économique, La Banque centrale européenne (BCE) annonce qu’elle pourrait reprendre sa politique accommodante de rachat de titres pour redonner de l’oxygène au système financier. La zone euro est en effet secouée par la crise italienne, troisième économie de l’Europe que la BCE est condamnée à tenir sauf à mettre en péril la monnaie unique. face à ces menaces,se pose aussi  la question du futur contexte mondial des échanges internationaux avec en particulier la montée du protectionnisme qui nuit aux exportations européenne. Dernier danger celui d’une croissance qui se ralentit sérieusement avec une petite progression du PIB limité à 0,2 % au dernier trimestre. Un effet qu’on doit partiellement à la hausse des carburants. La BCE fait donc de la prévention monétaire en indiquant qu’elle pourrait reprendre sa politique accommodante de rachat et de prèts au système financier sans parler de maintien de taux bas. La BCE utilisera tous ses outils de politique monétaire si et quand nécessaire, a déclaré vendredi le gouverneur de la banque centrale finlandaise Olli Rehn, interrogé sur la possibilité que la BCE puisse prolonger son programme de prêts à long terme au secteur bancaire. “Si besoin, nous envisagerons alors l’ensemble de la boîte à outils que nous avons à disposition”, a-t-il dit à Athènes, en réponse à une question sur la possibilité de nouvelles opérations ciblées de refinancement de long terme (TLTRO).Le président de la BCE, Mario Draghi, et le gouverneur de la Banque de France, Villeroy de Galhau, ont tous deux indiqué la semaine dernière que la mise en oeuvre de nouvelles TLTRO était une option qui pourrait être envisagée en temps voulu. La précédente opération TLTRO, d’une maturité de quatre ans, expire mi-2020 et les banques devront commencer à décider un an avant de la façon dont elles comptent remplacer ce financement. Les banques de la zone euro ont emprunté 739 milliards d’euros lors dans le cadre de la dernière tranche de TLTRO qui a eu lieu en mars 2017. Sur ce total, 14,6 milliards ont été remboursés, le reste arrivant à échéance en 2020 et 2021. Cela pourrait s’avérer douloureux par exemple pour les banques italiennes, qui doivent rembourser 250 milliards d’euros de TLTRO, dans un contexte et de hausse des taux et d’incertitudes politiques.

BCE : critique discrète de l’endettement et des déficits

BCE : critique discrète de l’endettement et des déficits

 

  • François Villeroy de Galhau , gouverneur de la Banque de France, déclare que la banque centrale européenne ne se laissera pas influencer par la dérive des politiques budgétaires. En clair, c’est une critique des dérives budgétaires et de l’augmentation des dettes. La banque centrale européenne veut signifier qu’elle n’a pas l’intention de modifier sa politique des taux et le net ralentissement de ses rachats d’actifs. Un message surtout destiné aux acteurs des marchés un peu secoués ces derniers temps non seulement par le tassement de l’activité en Europe mais aussi par l’augmentation des déficits budgétaires de l’Italie bien sûr mais aussi de pays comme la France avec en plus un retour de l’inflation. Bref une évolution  qui ne pourrait pas être très vertueuse et qui contraindrait à augmenter encore les dettes. Le gouverneur de la Banque de France, a notamment déclaré que «  le recours à une hausse de l’endettement public pour doper les économies n’était pas “un remède, mais un mal”. “Il ne saurait y avoir de prédominance budgétaire et d’influence de quelque politique budgétaire nationale sur notre politique monétaire commune”, a dit François Villeroy de Galhau, qui est membre du conseil des gouverneurs de la BCE. “Notre mandat principal, en tant que gouverneur, est la stabilité des prix et la politique monétaire est ciblée sur la stabilité des prix”, a-t-il ajouté. “Les problèmes de stabilité financière doivent être traités d’abord et avant tout par des mesures macro prudentielles”.

Crédit agricole : une petite amende de 4,3 millions (BCE)

Crédit agricole : une petite amende de 4,3 millions (BCE)

Une amende très symbolique de la part de la banque centrale européenne au motif d’un certain bricolage sur le calcul des fonds propres. Ce n’est pas la première fois que la banque est sanctionnée elle avait été notamment contrainte de verser environ 700 millions d’amendes au États-Unis pour violation d’embargo, elle a été aussi visée par une amende de 500 millions pour tripotage des taux Libor. La leçon qu’on peut tirer de ces événements c’est que l’ancienne banque des paysans est tout simplement devenue un établissement financier international qui se comporte comme les autres banques et finalement dont  le rapport avec l’agriculture devient de plus en plus accessoire. – La Banque centrale européenne a donc infligé une amende de 4,3 millions d’euros à Crédit agricole pour infraction aux règles encadrant les méthodes de calcul des fonds propres des banques, a annoncé lundi la BCE. “La sanction a été infligée en raison de la classification par la banque d’instruments de capital en tant qu’instruments CET1 (…) en 2015 et 2016 sans avoir obtenu l’autorisation préalable de l’autorité compétente”, dit la BCE. Deux filiales de la banque française ont aussi été sanctionnées: Credit Agricole Corporate and Investment Bank à hauteur de 300.000 euros et CA Consumer Finance de 200.000 euros.

BCE : statu quo

BCE : statu quo

La BCE prévoit toujours d’arrêter son programme de rachat net d’actifs d’ici la fin de l’année mais maintient ses taux ; En cause l’incertitude sur une croissance qui se tasse aussi les risques d’une guerre commerciale. Mario Draghi a réaffirmé que la BCE ne toucherait pas à ses taux avant l’été 2019. Les rendements des emprunts d’Etat de référence de la zone euro ont suivi le même mouvement, gagnant jusqu’à autour de trois points de base avant de s’apaiser. Après l’arrêt de son programme d’achats nets d’actifs, la BCE souligne qu’elle conservera une politique monétaire très accommodante avec le réinvestissement du montant des obligations acquises quand elles arrivent à échéance. Mario Draghi a indiqué que le conseil des gouverneurs n’avait pas discuté des modalités de ces réinvestissements et qu’elles seraient fixées dans les mois qui viennent.

BCE : la fin du programme de rachat … et hausse des taux

  • BCE : la  fin du programme de rachat … et hausse des taux

 

En depit du ralentissemenet de la croissance au premier trimestre, les perspective de croissance et d’inflation paraissent satisfaisantes pour permettre de sortir de la politique accommandante de la BCE, au moins progressivement. Première mesure significative l’arrêt du rachat d’actifs d’ici la fin de l’année. La seconde mesure pouraiat concerner les taux  dans le milieu de l’année “La fin des achats nets d’actifs d’ici la fin de cette année me semble un scénario réaliste et approprié au vu des perspectives de croissance et d’inflation”, a déclaré Vitas Vasiliauskas, membre du conseil des gouverneurs de l’institution monétaire  qui est gouverneur de la banque centrale lituanienne. Dans un autre entretien publié dans le Handelsblatt, il a dit qu’il était vraisemblable que les achats d’actifs s’arrêteraient à la fin de l’année, après “une période de transition”. Dans son interview au Börsen-Zeitung, il ajoute que les anticipations de marché sur une première hausse de taux de la BCE entre six et neuf mois après la fin des achats d’actifs sont “logiques et appropriées.” “Nous continuons d’anticiper une croissance solide et généralisée”, a-t-il dit. “Nous devons attendre jusqu’en juin pour voir ce que nous dirons nos nouvelles projections”, a-t-il poursuivi en référence aux prochaines projections économiques de la BCE. “Mais, il n’y a aucune raison de dramatiser la situation actuelle. Ce n’est certainement pas la fin de la reprise.” Reste à savoir si d’uen part les sanctions douanières américaines et la dénonciation de l’accord nucléaire iranien ne vont pas jeter un sérieux coup de froid sur le climat des affaires et sur la croissance mondiales.

 

Politique monétaire BCE : effets contrastés (Euractiv)

Politique monétaire BCE : effets contrastés (Euractiv)

 

Dans son rapport annuel pour 2017, publié le 9 avril, la Banque centrale européenne (BCE) a admis l’impact négatif des mesures extraordinaires adoptées depuis 2014. Celles-ci incluent l’abaissement des taux d’intérêt, les taux négatifs et les programmes de rachat d’obligations. Le rapport précise cependant que « les aspects négatifs ont, à ce jour, généralement été contrebalancés par les effets positifs d’une expansion économique large et solide sur la profitabilité des banques ». Le document insiste sur le fait que l’impact général final des mesures de politique monétaire sur la profitabilité a été « limité » sur l’ensemble de la zone, avec des différences par pays. Pour les banques italiennes, le rendement des actifs a légèrement augmenté, principalement grâce à l’amélioration de la qualité du crédit. En France, les mesures prises n’ont pas eu d’effet notoire. En Allemagne et en Espagne par contre, les conséquences des politiques ont été négatives. La BCE note que les faibles taux d’intérêts  ont réduit les marges des banques, alors que le taux négatif de sa facilité de dépôt a pénalisé la surliquidité dans la région. Tout cela été largement neutralisé par la chute des coûts de provisionnement des banques, étant donné que la reprise a amélioré les conditions pour les emprunteurs. En outre, l’amélioration de la situation économique a alimenté les volumes de prêts et les plus-values résultant de la hausse des prix des actifs, et donc plus de bénéfices pour les prêteurs. Cette conclusion est un peu différente de celle qui avait été formulée par la BCE dans son rapport sur ses activités de surveillances, publié fin mars. Dans celui-ci, le risque principal identifié pour les banques de la zone euro était l’environnement à faible taux d’intérêt et son impact sur la profitabilité des banques. La profitabilité est « le défi numéro un pour les banques de la zone euro », a indiqué la présidente du conseil de supervision de la BCE, Danièle Nouy. Vítor Constâncio, vice-président de l’institution, a présenté le rapport annuel aux eurodéputés. Il leur a expliqué que les faibles taux d’intérêt ne suffisent pas à expliquer les différences de profitabilité entre pays. Hors de la zone euro, il cite l’exemple de la Suède. Malgré les taux négatifs, la rentabilité des capitaux propres des banques suédoises (12 %) a dépassé la moyenne européenne (7 %). Dans certains pays, les prêts non productifs ont aussi joué un rôle important dans certains pays, alors que dans d’autres, comme l’Allemagne, ça a été le cas du ratio de rentabilité. Malgré les conséquences positives de son stimulus monétaire, la BCE admet que les perspectives des banques de la zone euro sont peu enviables, comme l’illustre leur valeur sur les marchés. Les raisons principales de cette situation sont les défis structurels auxquels est confronté le secteur financier. Ceux-ci incluent l’essor de startups offrant des services financiers (fintech) et la multiplication des branches dans certains pays. La BCE recommande donc que les groupes du secteur bancaire continuent à consolider et à numériser leurs activités. L’institution encourage également les fusions et acquisitions internationales. En ce qui concerne les prêts non productifs, elle plaide pour une « plateforme de transaction », afin d’accélérer leur élimination. La Commission européenne a récemment proposé de créer un marché secondaire pour l’échange de créances douteuses. Malgré les inquiétudes planant sur les banques italiennes ou des géants comme la Deutsche Bank, Vítor Constâncio reste généralement positif sur l’état actuel des choses. Il a assuré aux eurodéputés que la résistance moyenne des banques s’était améliorée ces dernières années. Leur position de solvabilité a ainsi atteint 14,5 % de ratio de capitaux propres au troisième trimestre de 2017, contre 7 % en 2007.

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Par Jorge Valero, Euractiv.com (traduit par Manon Flausch)

(Article publié le mardi 10 avril 2018 à 11:51)

BCE : atterrissage très en douceur de la politique accommodante

BCE : atterrissage très en douceur de la politique accommodante

 

Contrairement à ce que souhaitent certains orthodoxes notamment l’ancien ministre des finances de l’Allemagne Schauble (désormais président de l’assemblée allemande, il n’y a pas d’atterrissage brutale de la politique monétaire de la BCE. Certes la BCE va réduire de moitié l’ampleur de ses achats d’actifs mais elle continuera donc à soutenir l’économie. Dans ce but,  elle n’envisage aucune hausse des taux à court et moyen terme. Une bonne nouvelle pour la croissance, pour la valorisation des actions,  moins bonnes pour les valeurs obligataires. La BCE a annoncé jeudi une prolongation de son programme de rachats d‘actifs en divisant son montant mensuel de moitié à 30 milliards d‘euros à compter de janvier et jusqu‘en septembre prochain au moins. La banque centrale a également maintenu, comme attendu, ses taux à leurs niveaux actuels – nul pour le taux de refinancement, -0,40% pour le taux de dépôt et 0,25% pour le taux de facilité de crédit. “La BCE a tenté de proposer des perspectives très équilibrées, en réitérant qu‘elle est suffisamment satisfaite des progrès de l’économie de la zone euro pour entamer le long processus vers la normalisation de sa politique monétaire, mais qu‘un niveau de soutien important reste nécessaire pour accompagner la reprise et développer les pressions inflationnistes désirées”, observe Brendan Lardner, directeur EMEA de la gestion au sein de l’équipe active Global Fixed Income chez State Street Global Advisors. Cette tonalité jugée accommodante explique que l‘euro et les rendements obligataires de la région se soient orientés à la baisse après les annonces de la BCE. La devise unique perd 1,02% à 1,1692 dollar et le rendement du Bund allemand à 10 ans recule de douze points de base, à 0,424%, un plus bas de près d‘une semaine. “Au-delà de la baisse du programme d‘achat à 30 milliards d‘euros à partir de janvier et son extension jusqu‘en septembre 2018, Mario Draghi a insisté sur l‘impact significatif des réinvestissements des titres arrivant à échéances en 2018. La BCE va donc rester un acteur très présent sur les marchés obligataires”, commente Laurent Gonon, directeur de la gestion taux chez BFT IM.

Risque de bulles financière ? (BCE)

Risque de bulles financière ?  (BCE)

“La politique monétaire, très accommodante risque de favoriser une crise financière »  d’après, Vitor Constancio , vice président de la BCE. “Cela implique que, dans la configuration de risques actuelle, l‘Europe et toutes les autres économies avancées devront prendre la politique macro-prudentielle beaucoup plus au sérieux ou bien elles devront faire face au risque d‘autres crises financières que la politique monétaire ne sait prévenir.”  La BCE constate des turbulences (comprendre spéculation) sur les marchés financiers, un niveau d’endettement important et le développement du Shadow Banking qui échappe évidemment à toute régulation. Du coup les créances douteuses s’accumulent dangereusement dans certaines banques très fragilisées. Une analyse un peu noire de la BCE qui rejoint l’Allemagne opposés  tout plan de relance de la  croissance et qui conteste le laxisme de la BCE.  Dans son rapport semestriel sur la stabilité financière (FSR), la BCE écrit que les tensions systémiques restent contenues dans la zone euro. Elle identifie néanmoins quatre sources de risques pour les deux prochaines années: l’agitation sur les marchés financiers, la faiblesse des bénéfices dans le secteur financier, des niveaux d’endettement excessifs et le développement d’un système bancaire parallèle (« Shadow Banking »). « Par rapport au FSR de novembre 2015, la plupart des risques se sont accrus », estime la BCE. « Dans le même temps, tous les risques sont clairement enchevêtrés et, s’ils devaient se matérialiser, pourraient se renforcer mutuellement. En effet, tous les risques pourraient être aggravés par une concrétisation des risques baissiers sur la croissance économique. » Les conditions financières sont devenues « plus difficiles » en raison des inquiétudes relatives aux économies émergentes, au renforcement des risques géopolitiques et à de nouveaux accès de volatilité sur les marchés, ce qui alourdit la menace sur la reprise modérée de la zone euro. La BCE insiste sur le niveau élevé des créances douteuses dans certains pays. Elle invite les banques et les autorités à renforcer leurs efforts pour réduire le montant de ces créances douteuses, notamment en facilitant la création de structures de défaisance (« bad banks »).Ces risques ne concernent pas seulement la zone euro mais tous les pays développés (Chine incluse).

Zone euro: l’économie a encore besoin de soutien monétaire (BCE)

Zone euro: l’économie a encore besoin de soutien monétaire (BCE)

 

 

D’après Peter Praet, le chef économiste de la BCE, l’économie européenne ne peut se passer encore de mesures de soutien. Un soutien officiellement justifié par une inflation encore loin de son objectif de 2 %. Derrière cette préoccupation du niveau de l’inflation  se pose évidemment la question de la croissance. Une croissance encore trop faible un durcissement monétaire. D’ici la fin de l’année il ne faut donc guère s’attendre à une remontée des taux  mais seulement à une réduction très progressive de la taille du bilan. En clair on réduira progressivement les rachats d’actifs.  “Un soutien conséquent est encore nécessaire”, dit-il dans un entretien publié au cours du week-end par le journal belge De Tijd. “Tout le monde est d‘accord pour dire que nous devons nous assurer que la diminution des mesures de soutien intervienne de manière ordonnée, sans chocs excessifs.”La BCE devrait se prononcer dans les prochaines semaines sur l‘avenir de son programme de rachats d‘actifs. Des sources ont déclaré à Reuters que les responsables de l‘institut de Francfort s’étaient entendus la semaine dernière pour le réduire à partir de l‘an prochain. Ils sont aussi convenus que, même avec la réduction de sers rachats d‘actifs, la politique monétaire de la BCE resterait encore longtemps accommodante et que sa normalisation serait progressive. Peter Praet ajoute que si l‘inflation devient “trop élevée, nous réagirons avec la même vigueur que celle avec laquelle nous essayons de la remettre sur la bonne voie.”

BCE : la hausse des taux attendra

BCE : la hausse des taux attendra

 

Ceux  qui attendaient certaines remises en cause de la politique monétaire accommodante de la BCE en sont pour leurs frais. Non seulement la hausse des taux ne se produira pas mais en plus la BCE a affirmé qu’un éventuel resserrement monétaire serait reporté à beaucoup plus tard. En cause évidemment le haut niveau de l’euro qui a gagné près de plus 14 %  depuis le 1er janvier et qui mécaniquement freine l’inflation. Or l’inflation réelle de leur de 1 % est encore loin de l’objectif de 2 % fixés par la banque centrale européenne. La BCE a donc laissé ses taux inchangés en laissant même la porte ouverte à davantage d‘assouplissement si nécessaire et en suggérant que le resserrement de sa politique monétaire pourrait s‘avérer plus progressif qu‘un certain nombre d‘intervenants de marché ne l‘anticipaient. La banque centrale a par ailleurs révisé légèrement à la baisse ses prévisions d‘inflation pour les deux prochaines années, prenant ainsi en compte la vigueur de la monnaie unique, à laquelle Mario Draghi s‘est dit attentif. L‘euro a repassé dans la foulée la barre de 1,20 dollar, touchant un plus haut en séance à 1,2059 avant de se calmer un peu, autour de 1,2015 (+0,84%), ce qui porte sa progression face au dollar depuis le début de l‘année autour de 14,3%. le président de la BCE a indiqué qu‘il y avait un large consensus au sein du Conseil des gouverneurs pour considérer que la volatilité de la monnaie unique présentait “une source d‘incertitude” dans la formulation de la politique monétaire. “Le résultat est que la BCE semble avancer dans ses projets de ralentissement du rythme d‘accommodation (monétaire) mais que l‘appréciation de l‘euro semble constituer un obstacle important pour le moment”, a résumé Rasmus Gudum-Sessingø (Handeslbank Capital Markets). Sur le marché obligataire, les annonces de la BCE ont eu pour effet de faire baisser les rendements de la dette publique. Celui des emprunts d‘Etat portugais à 10 ans perdait ainsi 10 points de base, à 2,7%. Celui du Bund allemand de référence, qui évoluait en hausse avant l‘intervention de Mario Draghi, cédait pour sa part près de quatre points de base, autour de 0,3%. Du côté du pétrole, les cours du baril sont pratiquement stables malgré l‘annonce d‘une hausse plus forte que prévu des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière.

La BCE dans le potage

La BCE  dans le potage

 

 

« Le compte rendu des minutes de la dernière réunion de la banque centrale européenne met en lumière la difficulté de la BCE à communiquer sur une amélioration de la situation économique, tout en limitant le resserrement des conditions financières sur les marchés, et notamment l’euro », observe Valentin Bissat, économiste chez Mirabaud Asset Management. La BCE paraît particulièrement inquiète de la hausse de l’euro jusqu’à 11% depuis le début de l’année par rapport au dollar américain et de 4,8% en moyenne vis-à-vis des principales monnaies de la planète. Ces craintes, les 25 gouverneurs de la BCE les ont manifestées sans ambages le 20 juillet dernier au cours de leur conseil qui se tient toutes les six semaines et dont le compte rendu a été publié ce jeudi 17 août. Comme aux États-Unis, la question se pose cependant de la poursuite de la politique accommodante pour favoriser la reprise. Or cette reprise est encore timide et un relèvement des taux serait susceptible de la tuer. Du coup,  la BCE pourrait bien faire comme la Fed, c’est-à-dire ne rien décider en 2017 concernant ces taux. La banque centrale européenne s’inquiète aussi, comme la Fed, de la faiblesse de l’inflation. Faiblesse de l’inflation qui serait responsable du manque de dynamisme de la croissance et notamment de la consommation. Un raisonnement fort discutable car une forte progression de l’inflation viendrait amputer le pouvoir d’achat dont la consommation et la croissance. Au contraire,  le haut niveau de l’euro augmente mécaniquement le pouvoir d’achat même s’il peut affecter la compétitivité des exportations. Une baisse de compétitivité là aussi à relativiser car la baisse des intrants (matières premières notamment) découle de la hausse de l’euro. De toute manière il est probable que la BCE ne prendra pas de mesures inconsidérées et brutales et qu’elle s’inspirera des orientations prises par la Fed mais aussi par la banque du Japon qui elle poursuit une politique particulièrement accommodant qui favorise une nette reprise de la croissance.

BCE : Dombret (Buba) contredit Schaüble

BCE : Dombret (Buba) contredit Schaüble

 

Andreas Dombret, membre du directoire de la Bundesbank (Buba) contredit totalement le ministre des finances allemand lequel estime qu’il faut abandonner rapidement la politique accommodante de la BCE en particulier concernant les taux. On constate donc que le débat sur cette question n’est pas limité entre certains états européens et l’Allemagne mais qu’il traverse aussi les sensibilités allemandes. L’argument du membre du directoire de la banque d’Allemagne paraît relativement fier car jusqu’à leur il n’y a pas de menace d’inflation, on est même loin des 2 %  d’inflation souhaitée. En cause évidemment,  une croissance encore relativement fragile même si on constate une légère amélioration. C’est d’ailleurs aussi la position de la Fed en fédéral américaine envisage aussi de reporter vers 2018 la nouvelle remontée des taux précisément en raison d’une croissance encore insuffisante Ces commentaires suggèrent que la Buba – qui a longtemps critiqué la politique ultra-accommodante de la BCE de rachats massifs d’obligations et de taux d’intérêt négatifs – ne devrait pas pousser à un brusque resserrement de la politique monétaire européenne lors de la prochaine réunion de la BCE cet automne. « Les signes d’un retournement durable en termes d’inflation sont ténus jusqu’à présent, » a-t-il dit à Pretoria. « Il y a donc dans l’ensemble un large consensus sur le fait qu’une politique monétaire expansionniste est très largement justifiée. » Andreas Dombret a toutefois précisé que les points de vue variaient au sein de la BCE sur le degré de soutien à apporter. « Les points de vue divergent cependant sur la vigueur avec laquelle la BCE doit appuyer sur la pédale de la politique monétaire et quels instruments elle doit utiliser », a-t-il dit.

BCE : abandonner les taux « trop bas » (Schäuble)

BCE : abandonner les taux « trop bas » (Schäuble)

 

Vraiment incorrigible par son orthodoxie monétaire Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances, qui a encore critiqué la BCE et souhaité l’abandon rapide des taux bas. En plus avec des motifs complètement fallacieux puisqu’il considère que cette politique monétaire nuit à l’économie allemande. L’Allemagne qui  a largement bénéficié de cette politique monétaire puisque en 2016 elle a dégagé un bénéfice de leur de 300 milliards sur ces échanges extérieurs tandis que la France, elle, a enregistré 50 milliards de déficits. Pour 2017, les résultats dans ce domaine devraient être du même ordre. Le ministre des finances allemand se plaint du niveau de l’euro qui handicaperait l’économie allemande pourtant les résultats le contraire. En outre une remontée des taux serait de nature à soutenir encore un peu plus le niveau de l’euro. Le message contradictoire du ministre des finances allemand et destiné bien sûrs à la banque centrale européenne qu’il n’a jamais appréciée mais aussi à Merkel qui pourrait être tenté de répondre favorablement à la demande de certains partenaires européens d’accepter une politique monétaire et surtout budgétaire un peu plus accommodante. Schäuble  a donc de nouveau critiqué lundi la faiblesse des taux d’intérêt de la Banque centrale européenne (BCE), ajoutant espérer que celle-ci y mette fin prochainement. « Elle ne me satisfait pas », a-t-il dit en référence à la politique de taux bas de la BCE. « Et j’espère qu’elle s’achèvera bientôt. » « Il y a des signes qui montrent que la situation s’améliore progressivement », a-t-il dit par la suite à propos de la fin de cette politique. « Personne ne met sérieusement en cause le fait que les taux d’intérêt sont trop bas pour la vigueur de l’économie allemande et le taux de change de l’euro, qui est en train d’augmenter », a-t-il estimé. Il a ajouté que la majorité des observateurs s’attendaient à ce que la BCE franchisse, lors de sa réunion de septembre, une étape supplémentaire vers la sortie de sa politique monétaire très expansionniste. Pourtant rien n’est sûr dans ce domaine et il se pourrait bien que la banque centrale européenne poursuive sa politique à commandant en matière de taux comme d’ailleurs s’apprête aussi à le faire la FED, banque centrale américaine  en raison notamment de la fragilité de la croissance.

BCE : statu quo

BCE : statu quo

Personne ne s’attendait vraiment à de grands changements en matière de politique monétaire. Ce qu’a confirmé hier le président de la banque centrale européenne. Pas de modification donc sur les taux, ni sur le programme de rachat d’actifs. Peut-être une légère évolution en septembre mais tout dépendra en fait de l’état de la croissance et du niveau de l’inflation. Une croissance encore trop molle et une inflation actuellement sur un rythme de 1,6 % au lieu de 2 % espérés et qui découle précisément de la mollesse de l’activité économique même si actuellement on constate une légère petite reprise. La BCE n’a donc pas touché à ses taux directeurs jeudi, comme on s’y attendait, laissant même la porte ouverte à une augmentation des rachats d’actifs si la conjoncture se dégradait. Après avoir évoqué la perspective d’un tour de vis le mois dernier, le président Mario Draghi a signalé que tout changement n’interviendrait que progressivement, préparant le terrain à une possible discussion en septembre concernant le très attendu dénouement progressif du programme de rachat d’actifs. Sur ces anticipations, l’euro a touché un plus pic de près de deux ans (août 2015) à 1,1655 dollar, prenant près de 1% face à la monnaie américaine. La devise de la zone euro a par ailleurs évolué à un plus haut de huit mois face à la livre sterling. Le marché pense toujours que la BCE pourrait relever ses taux directeurs en 2018 mais cette hausse pourrait survenir plus tard que prévu. Le marché table à 70% sur une hausse de 10 points de base en juillet 2018, alors qu’il en était sûr à 100% la semaine dernière. En revanche, il évalue à 100% la probabilité d’une hausse en octobre. « Selon toute probabilité, un ‘tapering’ (réduction) du programme d’assouplissement quantitatif se fera progressivement en 2018 et il ne semble pas que la réunion de la BCE remette cela en cause fondamentalement. Par conséquent, la monnaie (unique) s’en est trouvée renforcée », déclare Richard McGuire, stratège de Rabobank.

BCE : le statu quo jusqu’à septembre

BCE : le statu quo jusqu’à septembre

 

 

Aujourd’hui doit s’exprimer le président de la BCE sur l’évolution de la politique monétaire. On ne s’attend cependant pas à de grands changements notamment concernant un relèvement des taux qui sera sans doute reporté à septembre voire au-delà. En cause,  la fragilité de la reprise, aussi une inflation très faible sur un rythme de 1,3 % au lieu de 2 % espérés. Une faible infraction qui témoigne des c certitudes quant à l’ampleur de la reprise économique ;  de la même manière on n’attend pas une annonce spectaculaire concernant  le plan de rachat d’actifs encore nécessaire sans doute pendant des mois pour soutenir la croissance un peu trop faiblarde. Aucun changement concret n’est attendu, Tous les mois, la BCE acquiert actuellement 60 milliards d’euros de titres. Le programme arrive à échéance à la fin 2017. Le patron de la BCE sait qu’il marche sur des œufs. Fin juin, il avait provoqué une mini-panique en semblant se montrer plus confiant sur la reprise à venir de l’inflation. Les marchés avaient décelé dans ses propos le signe d’une sortie plus rapide qu’anticipé jusqu’ici de la politique ultra-accommodante. Cette réaction « lui a rappelé à quel point la frontière entre préparer les marchés et les induire en erreur est mince », souligne Carsten Brzeski, économiste en chef chez ING-diba. Le président de la BCE devra sans doute se montrer très prudent car une annonce éventuelle pour les mois à venir d’un durcissement de sa politique monétaire serait susceptible de peser de manière négative sur le moral des acteurs économiques Pour la plupart des économistes, la BCE attendra sa réunion du mois de septembre avant d’en dévoiler plus sur ses intentions concrètes concernant le programme de « QE ». « Nous prévoyons une réduction du rythme des achats de 10 milliards d’euros par mois à partir de janvier 2018, avec une fin programmée des achats à la fin juin », indique Jennifer McKeown, de Capital Economics. Les économistes n’attendent en revanche aucun mouvement sur les taux avant très longtemps. Le principal taux est à zéro et celui sur les dépôts à -0,40%. La BCE a déjà indiqué qu’un durcissement des conditions du crédit n’interviendrait que bien après la fin du programme de « QE ». D’autres banques centrales ont laissé passer six mois après la fin du programme de QE avant de relever leur taux, ce qui suggère que le BCE ne toucherait pas aux siens avant la fin 2018

La BCE attendue sur sa politique de taux

La BCE  attendue sur sa politique de taux

 

L’heure de sa prochaine réunion jeudi, la BCE devrait maintenir sa politique accommodante tant sur les taux que sur les achats d’actifs. Une politique dont elle estime qu’elle va dans le bon sens avec une légère reprise (autour de 1,7 % pour le PIB).   Les dernières prévisions de la banque mondiale   ne font craindre  déflation ni d’inflation puisque les prix en glissement annuel se situaient  en mai environ à 1,4 %. L’objectif d’inflation étant fixé  à 2 %. La BCE va donc  maintenir des taux directeurs en zone euro à leur plus bas historique – avec le principal taux à zéro et celui sur les dépôts à -0,40% – et poursuivre le programme d’achats de dette au rythme de 60 milliards par mois, jugent les économistes. Confrontée fin 2014 à une croissance apathique et à un risque de déflation, un poison pour l’économie, la BCE avait décidé de faire tourner la planche à billets et de se lancer dans de massifs achats d’actifs à partir de mars 2015. Depuis mars 2016, les taux sont quant à eux scotchés à leur niveau le plus bas pour faciliter la distribution de crédit et soutenir l’investissement. L’environnement international en amélioration suscite encore des interrogations qui justifieront le maintien de la politique accommodante de la BCE. Le produit intérieur brut (PIB) mondial devrait progresser de 2,7% cette année et de 2,9% en 2018, soit un rythme bien plus soutenu qu’en 2016 (2,4%), selon les nouvelles prévisions semestrielles de l’institution de développement économique. Mi-avril, le Fonds monétaire international s’était montré encore plus optimiste en relevant ses prévisions mondiales pour la première fois en deux ans. D’après ces nouvelles projections, les Etats-Unis devraient voir leur croissance économique accélérer à 2,1% cette année et 2,2% l’année prochaine, loin toutefois des 3% que l’administration Trump assure pouvoir atteindre à moyen terme. La BM revoit même à la hausse ses prévisions pour la zone euro par rapport à janvier, avec un PIB qui devrait désormais croître de 1,7% cette année (+0,2 point). L’institution continue par ailleurs de tabler sur une légère décélération de croissance en Chine (6,5% cette année) et revoit légèrement à la baisse la très solide expansion économique en Inde (7,2%). Malgré ces signaux positifs, la Banque mondiale met en garde contre des « risques substantiels » qui pèsent sur ses projections du fait notamment de la menace de mesures protectionnistes.

 

Pour la poursuite d’une politique expansive de la BCE (Weidman)

Pour la poursuite d’une  politique expansive de la  BCE (Weidman)

 

Le possible futur président  de la BCE confirme la nécessité d’une politique accommodante pour soutenir l’économie de la part de l’institut monétaire. L’actuel président de la Bundesbank est en effet un prétendant sérieux à la succession de Mario Draghi. Une prise de position qui peut surprendre de la part d’un responsable allemand mais qui correspond sans doute à la volonté de l’Allemagne de faire des concessions pour soutenir l’économie européenne qui en a bien besoin et en même temps freiner la montée des eurosceptiques. Cependant fidèle à la position allemande le gouverneur de la banque centrale d’outre-Rhin réaffirme sa volonté de maîtriser l’inflation via la hausse des taux d’intérêt. Une politique monétaire accommodante reste appropriée pour l’instant dans la zone euro mais la Banque centrale européenne (BCE) devra « faire preuve de cran » lorsque les pressions inflationnistes deviendront plus fortes, a déclaré le président de la Bundesbank, Jens Weidmann .L’élection d’Emmanuel Macron, favorable à une plus grande convergence au sein de la zone euro, en tant que président de la France a réduit le degré d’incertitudes politiques dans la région sans pour autant donner automatiquement carte blanche à la BCE pour lancer un cycle de resserrement monétaire, a dit Jens Weidmann au journal autrichien Der Standard. « Nous ne fondons pas notre politique monétaire sur les événements politiques mais sur les perspectives de prix. A l’heure actuelle, il est incontestable qu’une politique monétaire expansive est appropriée. Il existe cependant des opinions assez différentes sur l’ampleur nécessaire de cette expansion monétaire et sur les instruments auxquels nous avons recours », a dit Jens Weidmann, membre du conseil des gouverneurs de la BCE. En excluant le coût élevé de l’énergie, la pression sur les prix reste faible dans la zone euro, a-t-il ajouté. « Mais elle va progressivement augmenter avec la reprise économique. Cela doit être correctement pris en compte dans notre politique monétaire tournée vers l’avenir et il y a aussi des débats à ce sujet au sein du conseil des gouverneurs », a-t-il déclaré. A ses yeux, les décideurs de la BCE devront faire preuve de fermeté lorsque les pressions inflationnistes grandiront. « Nous ne pouvons pas reporter la normalisation de la politique monétaire en raison de la situation des finances publiques dans certains pays ou en raison des pertes que pourraient subir des intervenants sur les marchés financiers. La BCE devra alors faire preuve de cran », a dit Jens Weidman. Le journal allemand Der Spiegel a rapporté que l’Allemagne souhaitait voir Jens Weidmann succéder à Mario Draghi au poste de président de la BCE.

Chômage : à 18 % en France pour la BCE

Chômage : à 18 % en France pour la BCE

En intégrant, les  personnes en situation de sous-emploi,  la BCE considère que le taux de chômage en France atteint 18 %. Un chiffre avancé par de nombreux experts qui ne retiennent pas seulement les chômeurs de catégorie A défini par Pôle emploi. . En France en  2016, 29,2 millions de personnes, âgées de 15 à 64 ans, sont ainsi considérées comme actives, au sens du Bureau international du travail, relève l’Insee dans un rapport intitulé «Photographie du marché du travail en 2016», et publié ce mercredi. Parmi ces actifs, l’Insee recense donc 26,2 millions d’individus ayant un emploi et 3 millions au chômage. À 87,9%, les actifs sont âgés entre 25 et 49 ans. Avec la méthode de la BCE le chiffre réel de chômeurs attendrait atteindrait le double. Il faudrait encore y ajouter ceux qui ont été mis sur la touche via l’allocation adulte handicapé,  le RSA et autres allocations soit au total 7 à 8 millions de chômeurs. Pour rappel, la définition du chômage qui fait force de loi est celle du Bureau International du Travail (BIT). Est ainsi considéré comme chômeur quelqu’un qui n’a pas d’emploi, est en recherche active et est disponible pour prendre un poste dans les deux prochaines semaines. L’étude de l’abaisser intègre  la population considérée comme inactive mais qui est, pourtant, proche du marché du travail. Il s’agit, premièrement, des personnes qui sont au chômage, sont disponibles mais ne recherchent plus de travail car une majorité d’entre elles sont « découragées », explique la BCE. Ces personnes représentent 2,6% de la population en âge de travailler dans la zone euro. Autre catégorie qui rentre dans ce champ: les personnes sans emploi, qui recherchent du travail mais ne sont pas disponibles dans les deux semaines, par exemple parce qu’elles s’occupent d’un proche malade. Elles représentent environ 1% des habitants de la zone euro en âge de travailler. Enfin, la BCE ajoute aussi les personnes en situation de sous-emploi, c’est-à-dire les personnes qui travaillent à temps partiel mais qui souhaiteraient travailler plus. Ce qui représente cette fois 3% de la population en âge de travailler. . Dans l’Hexagone ce taux de chômage « élargi » n’a cessé de croître depuis 2005 pour s’élever à 18% à fin 2016. Soit pas loin du double du taux de chômage tel qu’il est communiqué par l’Insee (10% au dernier pointage).

 

BCE : la politique accommodante jusqu’à fin 2017 au moins

BCE : la politique  accommodante jusqu’à fin 2017 au moins

 

 

En dépit des critiques allemandes la BCE poursuivra sa politique accommodante le temps nécessaire, c’est-à-dire jusqu’à fin 2017 voire au-delà certes. Certes l’inflation s’inscrit dans une tendance à la hausse puisqu’on prévoit 1,7 % en 2017, 1,6 % en 20181,7% en 2019. Or on sait que l’objectif de la BCE est d’atteindre une inflation de 2 %. Le risque inflationniste ne menaçant pas la banque centrale a décidé de maintenir ses taux au niveau actuel pour soutenir la croissance. Ceci étant les taux réels risquent  cependant d’augmenter du fait du relèvement de la banque centrale américaine. La Banque centrale européenne (BCE) a toutefois t laissé jeudi sa politique monétaire inchangée mais la tonalité un peu moins accommodante de son président au cours de sa traditionnelle conférence de presse s’est traduite par une appréciation de l’euro et une remontée des rendements obligataires qui a bénéficié aux valeurs financières. Mario Draghi a souligné que la mention stipulant que le conseil des gouverneurs utiliserait tous les moyens à sa disposition en cas de besoin pour atteindre ses objectifs, qui figurait jusqu’à présent dans sa déclaration introductive, avait été supprimée. « Cela a été supprimé (…) pour indiquer fondamentalement qu’il n’y a plus un sentiment d’urgence à prendre de nouvelles mesures (…) comme cela avait été motivé par les risques de déflation. Cela a été l’évaluation du conseil des gouverneurs », a déclaré Mario Draghi lors de sa conférence de presse. « Je dirais que les risques de déflation ont largement disparu. Les anticipations d’inflation sur les marchés financiers ont sensiblement augmenté », a-t-il ajouté. L’euro s’est apprécié après ces propos, repassant momentanément au-dessus de 1,06 dollar, tandis que le rendement des emprunts d’Etat allemands à 10 ans a pris 5 points de base à 0,43%. Les Bourses européennes ont effacé leurs pertes à la faveur de la hausse des valeurs financières. En Allemagne, l’institut d’études économiques IFOP et la fédération bancaire allemande BdB ont appelé ce jeudi la BCE à cesser de stimuler l’économie à coup de mesures monétaires, arguant du fait que l’inflation de la zone euro a atteint le mois dernier son objectif d’une hausse proche de 2% l’an. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, avait aussi plaidé pour un « début de sortie en temps opportun » de la politique monétaire ultra-accommodante. La BCE a toutefois laissé ses taux directeurs inchangés et a confirmé la prolongation de son programme d’achats d’actifs jusqu’à la fin de l’année bien qu’à un rythme ralenti de 60 milliards d’euros par mois à compter d’avril contre 80 milliards actuellement, comme annoncé en décembre. Mario Draghi a fait état d’un relèvement des prévisions d’inflation de la BCE pour cette année et l’année prochaine tout en prévenant que cela ne modifiait pas le contexte d’ensemble.

L’instabilité politique pourrait peser sur les taux et la croissance (BCE)

L’instabilité politique pourrait peser sur les taux et la croissance (BCE)

Compte tenu des incertitudes politiques dans plusieurs pays la BCE craint que cet environnement ne vienne peser de manière négative sur l’économie de l’union économique. La première conséquence pourrait être un relèvement sans doute progressif mais régulier des taux, ce qui remettrait en cause certaines politiques budgétaires d’équilibre et où de relance. La BCE s’inquiète également de la montée du protectionnisme qui pourrait bien entendu affecter les pays émergents mais aussi l’union européenne. Au total la croissance pourrait s’en trouver affaiblie au moment même où les taux remonteraient.  Dans son rapport semestriel ­consacré à la stabilité, la BCE tire donc le signal d’alarme. « Les risques d’une correction globale sur les actifs de marché se sont intensifiés en partie à cause de l’incertitude politique et des changements attendus aux Etats-Unis. Ils pourraient être amplifiés par les liens étroits unissant les catégories d’actifs », met en garde la BCE. « L’incertitude politique continue de s’amplifier non seulement au niveau national, en raison de calendriers électoraux chargés en 2017 dans de grands pays de la zone euro, mais également au niveau de l’Union européenne dans le sillage du référendum au Royaume-Uni », souligne l’institut monétaire. Sur le marché des obligations d’Etat européen, la tendance à la hausse des rendements semble s’installer. « Il faut s’attendre à une progression des taux qui ne sera pas linéaire, mais plutôt par palier. La moindre nouvelle défavorable est susceptible de provoquer une brusque remontée, comme celle enregistrée mercredi, suivie d’une très faible baisse », avertit un économiste. Un renchérissement des coûts de financement qui pourrait se révéler problématique pour les Etats les plus fragiles de la zone euro. Ces derniers n’ont en effet pas suffisamment profité de l’environnement de taux bas pour assainir leur équilibre budgétaire. Or, pour la BCE, le climat d’incertitude qui s’annonce risque de peser sur la croissance. « Cela pourrait retarder des réformes budgétaires et structurelles qui s’imposent et, dans le pire des cas, aggraver les pressions sur les Etats les plus vulnérables. »Au point, estime la BCE, « qu’un nouveau choc macroéconomique pourrait mettre en cause la soutenabilité des finances publiques de la zone euro ».

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