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Des trains à hydrogène avec Alstom

Des trains à hydrogène avec Alstom  

Une bonne nouvelle pour le secteur ferroviaire européen avec cet a accord entre Alstom et le groupe gazier italien Snam pour développer des trains à hydrogène en Italie, ont annonce jeudi les deux sociétés dans un communiqué commun.

En vertu de cet accord, Alstom fabriquera et assurera la maintenance des trains, neufs ou convertis à l’hydrogène, tandis que Snam construira les infrastructures nécessaires pour produire et transporter le gaz pour le ravitaillement.

L’objectif est de disposer des installations nécessaires pour construire les trains ainsi que des infrastructures associées d’ici début 2021.

“L’hydrogène produit à partir d’énergies renouvelables deviendra compétitif par rapport aux combustibles fossiles dans quelques années et jouera un rôle clé dans la transition énergétique, en particulier dans l’industrie, le chauffage et les transports lourds”, a déclaré Marco Alvera, directeur général du gazier italien, la plus grande société européenne de gazoducs. Une idée en tout cas plus intelligente que celle qui consiste à construire des installations de production d’électricité intermittente qu’on doit en général rééquilibrer avec des centrales à charbon. L’électricité intermittente ainsi produite pourra servir à imbriquer de l’hydrogène et d’une certaine manière à stocker électricité

L’idée d’utiliser l’hydrogène comme une source d’énergie pour des véhicules et des centrales électriques remonte aux années 1970, mais elle reste encore une solution trop coûteuse pour être généralisée.

Toutefois, selon ses promoteurs, le développement d’infrastructures, l’augmentation de la demande dans les transports, les installations gazières et dans l’industrie devraient faire baisser les coûts.

L’hydrogène fait partie des énergies alternatives qui pourraient bénéficier du vaste plan de relance européen actuellement à l’étude. Reste cependant à définir un schéma national d’implantation des énergies intermittentes pour éviter de militer le territoire et accélérer le accélérer le dépérissement économique de zone déjà favorisée

Alstom a déjà développé un train à hydrogène, le Coradia iLint, qui est en service en Allemagne.

Sondage : 70 % contre une baisse des salaires contre l’emploi

Sondage : 70 % contre une baisse des salaires contre l’emploi

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour France Info et Le Figaro

69%)jugent “inacceptable”, contre 31% d’un avis contraire, que des entreprises en difficulté économique du fait de la crise sanitaire proposent des baisses de salaires pour éviter des licenciements, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour France Info et Le Figaro diffusé jeudi.

Cette idée, souligne l’institut de sondage, est majoritairement désapprouvée “quels que soient l’origine sociale, le territoire, l’âge, ou même l’orientation partisane des personnes interrogées”.

“Une seule exception: les sympathisants de La République en Marche (le parti présidentiel) sont, eux, une majorité de 53% contre 47% à l’approuver.”

Le sondage montre par ailleurs qu’un actif sur deux (53%) a repris le chemin du travail en France avec l’entrée en vigueur de la deuxième phase du déconfinement.

Les autres se répartissent entre télétravail (24%) et maintien en chômage partiel (23%).

L’enquête révèle par ailleurs que 41% des actifs interrogés confient avoir peur de perdre leur emploi. Cette proportion est supérieure à 50% parmi les ouvriers et dépasse les 60% chez les travailleurs indépendants.

L’enquête a été réalisée les 3 et 4 juin par internet auprès d’un échantillon de 1.004 Français âgés de 18 ans et plus.

Chloroquine : bidouillage de l’étude dénoncé par des auteurs

Chloroquine : bidouillage de l’étude dénoncé par des auteurs

 

Pour parler clair , l’industrie pharmaceutique qui espère réaliser de gros profits sur le traitement du Coronavirus voire sur un éventuel vaccin a bidouillé des chiffres pour condamner la chloroquine. Certes les recherches n’ont encore pas abouti quant à l’efficacité de ce traitement mais de là à le condamner il y a un pas que la revue médicale the Lancet  n’a pas hésité à franchir. Bref la science sous influence du business. D’ailleurs,  trois des auteurs d’une étude remarquée sur l’hydroxychloroquine parue dans la revue médicale The Lancet, ayant conclu à une augmentation du risque de décès en cas d’utilisation de ce traitement antipaludéen chez des patients atteints par le COVID-19, ont retiré leur signature à cet article en raison de doutes sur les données utilisées.

Ces auteurs déclarent que Surgisphere, l’entreprise ayant fourni ces données, n’avait pas fourni l’ensemble des données permettant un examen indépendant et qu’ils “ne peuvent plus se porter garants de la véracité des sources primaires de données”.

A la suite de la publication de cette étude en mai, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait suspendu ses essais sur l’hydroxychloroquine comme traitement potentiel contre le nouveau coronavirus. Elle a annoncé mercredi qu’elle allait les reprendre.

En France, le gouvernement a pour sa part interdit fin mai l’utilisation de l’hydroxychloroquine chez les patients atteints par le COVID-19 sans autre preuve que celle d’un avis demandé sous  48 heures à un comité de chapeau à plumes par le ministre de la santé. Les mêmes chapeaux à plumes qui avaient décommandé l’utilisation du masque au départ, puis la généralisation des tests et qui pataugent entre les contradictions des industries pharmaceutiques, du financement de leurs labos et de la surestimation de leurs égos. Pas étonnant quand on sait qu’à côté de progrès indiscutable de la science cohabite aussi la recherche effrénée de notoriété , les postes-clés dans l’administration et le business de la grande distribution de médicaments plus ou moins utiles. Indispensable dans certains cas mais à l’effet  placebo dans d’autres voir même dangereux comme le paracétamol à certaines doses. ( première cause de mortalité dans le monde)

«Les plans sociaux des PME seront dramatiques »

 «Les plans sociaux des PME seront dramatiques »

Michel Ghetti est président-fondateur de France Ingénierie Emploi, aujourd’hui intégré au groupe Siaci Saint Honoré. Expert des restructurations d’entreprises, il a notamment conduit les dossiers ABB, Teleperformance, Fiat et Colgate Palmolive.( intreviewinion)

L’impression que les plans sociaux et les restructurations vont se multiplier dans les prochains mois est-elle justifiée ?

Oui. On sent monter un grand mouvement de restructuration dans les entreprises françaises. Dans l’automobile, la presse, l’agroalimentaire, l’aéronautique… La crise que nous venons de traverser n’en est cependant pas la cause essentielle, mais le prétexte. La plupart de ces plans étaient dans les tiroirs auparavant. Il y a un effet d’aubaine. Ce qui se fera d’ici la fin de l’année sera provisionné dans les comptes. Les entreprises ont intérêt à faire attention : les plans sociaux qui répondent à des logiques de court terme et de diminution des charges risquent de peser sur les stratégies de long terme et de les pénaliser bien plus qu’elles ne le pensent.

Ces plans sociaux ne sont-ils pas antinomiques avec les réflexions sur la souveraineté soulevée par la crise du coronavirus ?

Je note effectivement des contradictions de fonds. Quand Renault – qui a l’Etat à son capital – envisage d’externaliser la fonderie de Bretagne, que les laboratoires pharmaceutiques – financé pour la recherche par des dispositifs publics et dont les médicaments sont remboursés – réduisent leurs effectifs… cela pose des questions. A-t-on compris les enjeux de la relocalisation et de la sécurisation des secteurs-clés ? On se prépare à refaire massivement les mêmes erreurs qu’il y a dix ans, avec un mouvement massif de recours à des sociétés-tampons pour l’activité. Christian Estrosi, lorsqu’il était ministre de l’Industrie avait pris de bonnes dispositions en la matière, qui ont malheureusement fait long feu. Les autorités doivent être attentives aux effets collatéraux des plans de restructurations des grandes entreprises. Les plus petits qui en découleront seront infiniment plus destructeurs. J’alerte sur la situation de l’aéronautique. Il y a dix ans, le secteur a recomposé sa filière de façon pyramidale, avec des sous-traitants de rang un, deux ou trois… Cela a créé une dilution des marges et de la visibilité pour un grand nombre d’entreprises. Les effets des restructurations sur la filière vont être très durs.

Vous attirez l’attention sur le fait que les études d’impact des restructurations des grands groupes doivent être plus poussées…

Ce n’est que comme cela, et avec beaucoup de dialogue social, qu’on peut évaluer correctement les effets sur les emplois indirects et concevoir les programmes de revitalisation. Il faut responsabiliser les entreprises qui restructurent. Elles ne doivent pas abonder des fonds locaux ou régionaux pour se débarrasser du problème mais prendre leurs responsabilités et leur part dans la mise en œuvre de la relocalisation et la redynamisation de l’économie, par d’autres acteurs.

L’hydroxychloroquine : l’éternel retour des essais (OMS) !

L’hydroxychloroquine : l’éternel  retour des essais (OMS) ! 

Une étude plus ou moins bidon d’un journal scientifique soutenue évidemment par des industries pharmaceutiques s’était efforcée de descendre en flammes chloroquine. Cela en raison de danger potentiel sans doute réel mais identifié et marginal. Personne n’a jamais d’ailleurs affirmé que la chloroquine était le remède miracle pas plus que d’autres. Simplement d’importantes industries pharmaceutiques ont demoli  toute perspective de développement d’un traitement dans les molécules serait déjà connues depuis longtemps et le prix relativement modeste. Il en sera sans doute de même lors de la mise au point d’un vaccin dont on négocie  que le prix avant même d’avoir le début du commencement de l’efficacité;  la fameuse revue scientifique qui avait démoli la chloroquine a été contrainte publié lundi une mise en garde concernant cette étude, en pointant plusieurs failles méthodologiques.

Le groupe pharmaceutique français Sanofi, qui a annoncé vendredi suspendre le recrutement de nouveaux patients dans le cadre de ses deux essais cliniques sur l’hydroxychloroquine, a déclaré de son côté qu’il examinerait les informations disponibles et mènerait des consultations dans les prochains jours afin de décider s’il reprend ces essais.

Bref la recherche est davantage entrée dans le monde médiatique et financier que dans celui de la recherche sciences pure.

100% des nouveaux emprunts italiens achetés par la BCE

100% des nouveaux emprunts italiens achetés par la BCE

 

Ce n’est pas un pied de nez à la Bundesbank mais cela y ressemble. En effet la BCE a racheté une cinquantaine de milliards des nouveaux emprunts italiens en contradiction d’ailleurs avec les règles de répartition qui s’appuient sur l’importance de  la population et la puissance économique de chaque membre de l’union économique. Bref la solidarité européenne a été mise en place et officialise en quelque sorte le nouveau rôle de la banque centrale européenne dans l’organisation de la mutualisation financière.

Le rendement des titres italiens à dix ans n’a reculé que de quatre points de base sur la période pour revenir vendrets italiens achetés par la BCEdi à 1,491%.

Les statistiques de la BCE montrent aussi que celle-ci a mis ses règles internes entre parenthèses face à l’urgence créée par la pandémie de coronavirus, en achetant beaucoup plus d’obligations italiennes que ne le lui permettait la règle de répartition fondée sur la population et le poids économique de chaque pays.

Cet écart pourrait être critiqué par l’Allemagne, dont la part dans les achats a été inférieure à son quota, alors que la décision de la Cour constitutionnelle allemande sur les programmes d’assouplissement quantitatif de la BCE est déjà source de tension avec la Bundesbank.

La BCE et la Banque d’Italie ont acheté pour 37,4 milliards d’euros d’obligations italiennes dans le cadre du Programme d’achats d’urgence pandémique (PEPP), soit 21,6% du total des achats d’avril-mai, alors que la part théorique de l’Italie n’est que de 17%.

L’écart est encore plus large pour les opérations réalisées dans le cadre du Programme d’achats du secteur public (PSPP), avec 26,5% des achats pour l’Italie et 13,9% seulement pour l’Allemagne selon les calculs de Reuters.

 

Coronavirus : Les enjeux financiers des traitements

Coronavirus : Les enjeux financiers des traitements

 

Le Pr Didier Raoul.  s’explique dans le figaro sur les enjeux financiers de l’évaluation.

 

« L’information scientifique ou thérapeutique est devenue un enjeu financier tellement extraordinaire que ceci peut être soumis à des manipulations hors du commun. Les informations concernant la possibilité d’utiliser ou non le médicament qui voudrait trouver sa place pour le Covid (le Remdesivir de Gilead) entraînent des fluctuations du cours de Gilead qui porte sur plusieurs milliards de dollars après chaque annonce scientifique ou d’autorité. Par ailleurs, le marché de l’édition scientifique est considérable et génère des bénéfices extrêmes de l’ordre de 35%. Et il a d’ailleurs un capital qui est construit en partie avec les mêmes gestionnaires de fonds américains que Gilead.

Au-delà de ces intérêts financiers qui sont colossaux et dépassent ce que j’avais connu jusque-là, se mêlent des intérêts politiques. Depuis que Donald Trump a décidé de recommander l’hydroxychloroquine (je n’ai jamais eu de contact avec Donald Trump ni avec Bolsonaro), la guerre anti-Trump a déclenché une guerre.

Il faudrait ajouter à cela la guerre des egos de certains mandarins aussi la compétition entre instituts de recherche dans beaucoup sont financés par la collectivité mais aussi par les laboratoires industriels (NDLR).

Eoliennes: la condamnation économique et démographique pour 50 ans des territoires

Eoliennes: la condamnation  économique et démographique   pour 50 ans des territoires

 

Les éoliennes peuvent évidemment participer à la montée en charge des énergies renouvelables. Avec des limites toutefois compte tenu de leur caractère intermittent et de l’impossibilité de la stocker ( on peut l’utiliser par exemple pour la fabrication de l ‘hydrogène). La plupart du temps l’énergie est réinjectée dans le réseau général ( ou simplement perdue) et de toute façon doit être compensée par des sources souvent polluantes pour faire face à l’intermittence. Or au lieu de mettre en place un plan d’implantation des éoliennes à l’échelle nationale, on a choisi la stratégie du mitage du territoire. Un mitage qui dépend uniquement de la volonté des promoteurs ( qui savent être très persuasifs alors que la plupart revendront les éoliennes dès leur mise en exploitation sans aviser les propriétaires; ce qui changera les termes du contrat; sans parler de l’évolution du mode de tarification imposé de l’Etat comme on l’a vu pour le solaire); cela dépend aussi des élus locaux et surtout des propriétaires de terrains. La première priorité comme l’a déjà indiqué la ministre de l’écologie Élisabeth Bornes serait de définir une planification nationale avec des importations sur des zones suffisamment désertiques au lieu de les placer seulement à 500 m des habitations et de miner ainsi tout le territoire. Des territoires dont l’avenir économique sera  compromis pour une cinquantaine d’années. Première conséquence, celle de la valeur du patrimoine foncier qui va s’écrouler. En général, on considère que la perte de valeur se situe autour de 30 % d’emblée. Une perte qui peut évoluer en hausse  avec l’augmentation du dimensionnement du projet. Or quand des activités économiques s’implantent ,que des particuliers investissent dans des résidences, ils incluent évidemment la valeur de revente. Or cette valeur de revente et impactée dans un rayon de 10 à 15 km ( la hauteur des éoliennes peut varier de 100 à 180 m et donc affecter la valeur potentielle du foncier) . Or pour vivre, une localité a besoin d’activités économiques, de services et de résidents. Trois dimensions qui fonctionnent de manière systémique. Or le mitage actuel constitue une vraie machine à refouler activités économiques et résidences particulières. Cela pour une durée de 50 ans environ. Pendant 20 ans, l’éolienne pourra être en exploitation. Ensuite elle sera revendue à ce qu’on appelle des soldeurs qui tenteront d’en tirer encore parti avec un entretien minimum ou sans entretien du tout. Se posera après la question du démantèlement dont le coût sera au minimum de 500 000 €. Eu égard à ce montant, il est vraisemblable que les héritiers des anciens  propriétaires (qui auront profité de la manne) refuseront l’héritage et que la responsabilité et le coût du démantèlement reviendront à la collectivité. Contrairement à d’autre pays qui choisi d’implanter les éoliennes dans des zones très désertiques entre parenthèses (États-Unis, Afrique, Australie etc.). la France a choisi d’en mettre un peu partout surtout dans des territoires déjà économiquement défavorisés. Là où la perspective d’éolienne permet de trouver des pavillons pour 50 000 euros ! Pour faire bref , à terme ces territoires sont condamnés à devenir de véritables déserts économiques et humains et pour longtemps… à l’heure de la relocalisation .

Renault : suppression d’environ 10 % des effectifs en France

Renault : suppression d’environ 10 % des effectifs en France

 

Finalement Renault, pour l’instant,   devrait se trouver dans la moyenne des plans d’assainissement du secteur automobile avec de 10 à 15 % de suppression de postes. Pour l’instant, Renault a annoncé qu’il prévoyait de supprimer 15.000 postes à travers le monde, dont 4.500 en France, dans le cadre d’un plan d’économies sur trois ans qui passera par une restructuration de son ingénierie et de son outil de production. En clair par des suppressions de sites et des allégements de plans de charges.

Un tel plan représente pour l’instant une réduction d’un peu moins de 10% des effectifs du groupe au losange, qui se montaient l’an dernier à 180.000 personnes dans le monde et à 48.500 personnes dans l’Hexagone.

“Ça se fera via des départs naturels et volontaires”, a déclaré à Reuters Franck Daout, représentant CFDT, à l’issue d’un Comité de groupe puis d’un CSE central extraordinaire. “Et la direction a bien insisté sur le fait que tout allait être négocié avec les pouvoirs publics et les organisations syndicales.”

Le constructeur, qui a accusé l’an dernier sa première perte nette en dix ans, doit présenter vendredi matin aux analystes financiers et à la presse un plan d’économies de deux milliards d’euros pour tenter de redresser la barre.

Le conseil d’administration de Renault a donné jeudi soir son feu vert pour que le groupe travaille sur un projet d’économies, a dit une source proche du dossier.

Outre les réductions d’effectifs envisagées, Renault étudie la fermeture de son site de recyclage mécanique de Choisy-le-Roi, la fin de l’assemblage de véhicules dans les usines de Flins et de Maubeuge, réfléchit à l’avenir du site de l’Alpine à Dieppe et à une cession de la Fonderie de Bretagne à Caudan, ont déclaré deux sources proches du groupe.

“Ils ont dit qu’il y avait des sujets sur plusieurs sites et qu’il allait falloir discuter”, a ajouté Franck Daout, sans plus de précision.

A Caudan (Morbihan), sur le site qui emploie 370 personnes, les rares annonces faites au CSE ont été accueillies avec frustration et colère.

“Ce qu’on veut, c’est rester dans le groupe Renault”, a déclaré Mael Le Goff, délégué syndical CGT de la fonderie. “L’outil de production est neuf, les pouvoirs publics ont participé à la reconstruction de l’entreprises aussi et mettent la main à la poche depuis plus de dix ans. Donc nous, un repreneur, non.”

Dans l’ingénierie, Renault envisage également de réduire drastiquement le nombre de sous-traitants avec lesquels il conçoit ses véhicules, en ramenant à quatre ou cinq les grands prestataires généralistes pour l’ingénierie des produits.

La fonction est difficile à avaler pour les salariés secteurs automobile mais elle risque d’être pire les traitants. En effet le secteur automobile emploie directement autour de 200 000 personnes en mai le double en sous-traitants

Selon le quotidien Les Echos, les projets d’extension et les investissements prévus au Maroc et en Roumanie seront également suspendus, et le plan de restructuration entraînera en tout une réduction de la capacité de production de 4 à 3,3 millions de véhicules dans le monde.

Il faut des outils dévaluation pour la biodiversité

Il faut des outils dévaluation pour la  biodiversité

Le  Club des entreprises pour une biodiversité positive (Club B4B+), appellent à la mise en place de métriques quantitatives de la biodiversité, d’outils d’évaluation de l’empreinte biodiversité et d’objectifs scientifiques mesurables à tous niveaux pour faire face au déclin alarmant de la biodiversité.

 

La décennie qui s’achève se sera malheureusement soldée par l’échec tragique de la plupart des Objectifs d’Aichi pour la période 2011-2020 [adoptés par les parties à la Convention sur la diversité biologique en octobre 2010, Ndlr] et le constat sans appel de l’Evaluation mondiale de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services éco systémiques (IPBES), qui révélait en mai 2019 que le déclin de la nature se poursuit à un rythme sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Le Congrès mondial de la Nature, organisé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) à Marseille, puis la COP15 de la Convention sur la diversité biologique (CDB) en Chine -tous deux reportés au premier trimestre 2021-doivent nous permettre d’entrer dans le temps de la biodiversité.

Nous sommes persuadés que le secteur privé peut et doit jouer un rôle clé dans la concrétisation à la fois de la vision 2050 de la CBD pour « vivre en harmonie avec la nature », et des Objectifs de développement durable (ODD) – en particulier des ODD 14 et 15 concernant la biodiversité. Pour ce faire, et afin qu’advienne le « New Deal » pour la nature et les hommes, il est essentiel que nous mesurions notre impact sur la biodiversité et que nos objectifs en matière de biodiversité soient en capacité de rejoindre les scénarios proposés par la communauté scientifique et retenus par la communauté internationale.

La tonne équivalent CO2 a joué un rôle déterminant dans la prise de conscience des enjeux liés au changement climatique. Cette métrique a constitué un levier incontestable dans la mise en œuvre d’actions d’atténuation du changement climatique. Des métriques comparables, autrement dit des métriques quantitatives décrivant l’état de la biodiversité, largement utilisées et accessibles à tous, consensuelles sur le plan scientifique et pouvant être agrégées ou désagrégées à de multiples niveaux de granularité, sont nécessaires pour répondre efficacement à l’enjeu de la perte de biodiversité. Associées à des analyses qualitatives, de telles métriques sont indispensables aux États, aux entreprises et aux institutions financières désirant évaluer leurs impacts, démontrer des gains de biodiversité et piloter leur action opérationnelle.

 

L’emploi des jeunes menacés parenthèse( OIT)

L’emploi des jeunes menacés parenthèse( OIT)

 

D’après l’OIT; les jeunes pourraient bien être affectés pendant une dizaine d’années par le Coronavirus à propos de leurs conditions d’emploi. Ou alors certains pourraient  profité de la conjoncture pour remplacer des plus anciens par des plus jeunes mais à des conditions sociales nettement dégradées., Ce qui au total serait néfaste au pouvoir d’achat moyen des salariés concernés. Selon l’OIT, plus d’un jeune actif sur six dans le monde, âgé de moins de 24 ans, a perdu son emploi depuis le début de l’épidémie.

Guy Ryder, le directeur général de l’OIT, s’est dit “extrêmement préoccupé” par la situation des jeunes touchés de manière disproportionnée par la crise, estimant que cela pourrait déboucher sur une “génération confinement”.

“Les jeunes vont simplement être laissés pour compte, et en grand nombre”, a-t-il déclaré, lors d’une conférence de presse à Genève à l’occasion de la quatrième édition du baromètre de l’organisation consacré à la pandémie.

“Le danger est que ce choc initial pour les jeunes dure une décennie ou plus. Il affectera leurs perspectives (d’emploi) (…) tout au long de leur vie professionnelle”, a-t-il ajouté.

L’organisation a notamment pointé du doigt les problèmes rencontrés aux Etats-Unis et au Brésil.

L’OIT a par ailleurs revu en hausse de sept millions, à 135 millions, le nombre d’emplois perdus au premier trimestre dans le monde par rapport à sa précédente estimation. L’estimation des pertes d’emploi entre avril et juin est restée inchangée, avec 305 millions d’équivalents temps plein, les Amériques devant être la région la plus touchée.

Coronavirus France : hausse des hospitalisés

Coronavirus France : hausse des hospitalisés

17.185 patients atteints du coronavirus sont actuellement pris en charge. Un chiffre qui repart légèrement à la hausse pour la première fois depuis le 14 avril, avec 121 nouvelles admissions par rapport à samedi, selon le dernier bilan de la Direction générale de la Santé (DGS). Le nombre de morts en milieu hospitalier et dans les établissements sociaux et médico-sociaux ne sera cependant actualisé que lundi.

1655 patients sont hospitalisés en réanimation en raison d’une forme sévère de Covid-19. La DGS note l’admission en réanimation de 24 nouveaux patients. Le solde reste cependant négatif en réanimation, avec 10 malades de Covid-19 en moins par rapport à samedi, mais le nombre total de malades en réanimation toutes causes confondues reste élevé à 5600.

Quatre régions (Ile de France, Grand-Est, Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France) regroupent 71% des patients hospitalisés en réanimation. En Outre-Mer (Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Martinique, Mayotte), la DGS relève 108 hospitalisations, dont 15 en réanimation.

ndemnisation des restaurateurs par AXA

indemnisation des restaurateurs par AXA

Un premier avis du tribunal de commerce de Paris avait donné raison à un restaurateur pour qu’Axa répare les dommages liés à la fermeture pour raisons administratives. Dans un premier temps, Axa  avait  décidé de faire appel. mais après réflexions, l’assureur pense être en capacité de satisfaire la demande de certains restaurateurs. En faite, seulement 10 % de ces restaurateurs seraient couverts par le risque en cause ce qui limite évidemment l’assiette des indemnisations potentielle.

Le changement de position d’Axa serait lié au nombre  finalement relativement réduit de restaurateurs couverts par le risque en cause. Il est probable que nombre de PME ne se sont pas couverts pour ce type de risque et demeurent évidemment les plus fragiles comptes tenus de la faiblesse de leur trésorerie.

Il est précisé que sur les 20.000 restaurateurs assurés par Axa, moins de 10% avaient des contrats similaires à celui de Stéphane Manigold et a reconnu qu’il existait dans ces contrats une “ambiguïté” sur le fait de savoir si la pandémie était couverte ou non.

“Ces contrats-là représentent moins de 10% et je suis très confiant que nous allons trouver une solution”, a-t-il dit.

“Dans un cas d’ambiguïté, il faut trouver une solution, pour trouver une solution, il faut un dialogue rapide (…) il faut trouver une indemnisation d’une partie substantielle, rapide pour aider nos assurés”, a-t-il ajouté.

D’autres assureurs français ont déclaré qu’ils indemniseraient les pertes d’exploitation de certains clients, en fonction de leurs contrats. Generali France, par exemple, a indiqué qu’il effectuerait des paiements à 600 entreprises du secteur de l’hôtellerie et de la restauration.

“Je pense que cette décision va relancer les débats”, a déclaré une courtière d’assurances, à propos de la décision du tribunal de commerce de Paris.

Axa a également annoncé mardi qu’il allait investir 500 millions d’euros supplémentaires dans le secteur français des PME pour les aider à reconstituer leur capital productif après la crise du coronavirus.

“Aujourd’hui, nous sommes dans la phase de réanimation et c’est demain la phase de convalescence: ça nécessite de l’investissement. C’est pourquoi le secteur de l’assurance a mobilisé 1,5 milliard (d’euros) (…) dont un grand volet pour le tourisme et la restauration”, a rappelé Thomas Buberl.

“Axa va annoncer aujourd’hui qu’on va investir 500 millions supplémentaires pour les PME et les ETI en France parce que c’est là où le coeur de l’économie française se retrouve”, a-t-il poursuivi.

“L’idée est clairement de renforcer ces entreprises qui sont fragilisées par la crise pour les accompagner (…) C’est un investissement dans les fonds propres des PME et ETI parce qu’il faut maintenant reconstituer le capital productif pour renforcer le coeur de l’économie française.”

Filière automobile: des voitures repeintes en vert en France

Filière automobile: des voitures repeintes en vert en France

Un vaste plan de réorientation de l’automobile va être annoncé par Macron lui-même. Il devrait tenter de concilier des objectifs assez contradictoires à savoir relancer la production classique de véhicules, tenir compte des objectifs environnementaux et relocaliser la production. Le problème c’est qu’évidemment on ne change pas une stratégie du jour au lendemain une grande partie des véhicules commercialisés en France est fabriquée à l’étranger. Ainsi en 1990 on produisait en France 4 millions de véhicules, en 2019 on en produisait à peu près la moitié c’est-à-dire de l’ordre de 2 millions.( et alors que les ventes ont considérablement progressé).

Et encore il faut tenir compte des modalités d’assemblage de pièces qui viennent parfois du monde entier et qui compliquent l’identification de l’identité nationale des véhicules. Ainsi certain certaines grandes marques ce concentre surtout sur le montage de pièces venues d’ailleurs ou même en simple distributeur de véhicules fabriqués à l’étranger. De toute manière il faut sauver le maximum d’emplois, en clair éviter que les licenciements ne dépassent 15 % en France;  il faudra soutenir la filière classique car la filière électrique est encore trop marginale et en dépit des bonus encore trop chère.  Finalement va surtout soutenir la filière classique avec des promesses environnementales pour le futur en essayant de sauvegarder le maximum de sites mais avec des dégraissages pour ne pas provoquer trop de remous sociaux et politiques.

 

Le gouvernement a fait semblant de hausser le ton durant la semaine vis-à-vis de Renault dont il est actionnaire à hauteur de 15%. Bruno Le Maire a soumis jeudi son feu vert pour un prêt de 5 milliards d’euros à des engagements, alors que le groupe Renault doit dévoiler le 29 mai les contours d’un plan d’économies de deux milliards d’euros. Édouard Philippe avait, lui, prévenu mercredi que le gouvernement serait « intransigeant » sur la « préservation » des sites de Renault en France, au moment où le constructeur envisagerait, selon le Canard enchaîné, d’arrêter quatre sites en France, dont celui de Flins (Yvelines) qui assemble la citadine électrique Zoe et la Nissan Micra.

Le marché automobile européen a été divisé par quatre en avril après une chute de moitié en mars, comparé à l’an dernier. Le secteur pèse en France 400.000 emplois industriels directs et 900.000 avec les services. Durement affectée par la pandémie, la société américaine de location de voitures plus que centenaire s’est placée vendredi sous la protection de la loi américaine.

Air France : réduction de 50% des émissions ?

Air France : réduction de 50% des émissions ?

 

Première précision, il ne s’agit pas d’un objectif global pour l’ensemble de l’activité d’Air France mais d’une réduction des émissions de CO2 qui concerne les vols domestiques. On voit mal en effet par quel miracle Air France pourrait rapidement supprimer 50 % de ses émissions de CO2 sans suppression de service. Il faudra aussi prendre en compte les règles du marché car la France n’est pas la seule compagnie à desservir directement ou indirectement les lignes intérieures de l’Europe et même de la France. “En échange du prêt garanti par l’Etat, Air France a pris des engagements très forts de réduire de 50% les émissions de CO2 de ses vols domestiques d’ici 2024 avec notamment une réduction drastique sur les trajets où l’on a une alternative ferroviaire en moins de 2h30”, a dit la ministre sur France Inter.

Le syndicat des pilotes d’Air France (Spaf), très minoritaire, a mis en garde samedi la direction sur ses projets de restructuration de l’activité court-courrier.

Air France-KLM a obtenu une aide de 7 milliards d’euros de la part de la France pour faire face à la quasi-paralysie du trafic aérien mondial provoquée par la pandémie de nouveau coronavirus.

La compagnie allemande Lufthansa, qui discute de son côté avec le gouvernement d’un plan de sauvetage de neuf milliards d’euros, a annoncé dimanche qu’elle comptait reprendre ses vols vers 20 destinations à compter de la mi-juin, parmi lesquelles plusieurs destinations de vacances très courues.

Concernant les voyageurs français, Elisabeth Borne les appelle toujours à privilégier l’Hexagone pour leurs vacances cet été.

Des sous pour acheter des voitures

Des sous pour acheter des voitures

 

Finalement, on  va se rabattre sur le plan quelque classique qui consiste à octroyer des bonus pour encourager le renouvellement du parc. Certes des aides un peu plus importante seront accordés aux véhicules électriques mais les chiffres encore très modestes de ce secteur seront bien insuffisants pour sauver   de manière significative les emplois de l’industrie automobile. On va donc encourager l’achat de véhicules classiques quitte à privilégier un peu ceux qui sont moins gourmands en carburant. Justement ce sur ce créneau que la France est bien placée même si nombre de véhicules montés en France sont en fait fabriqués ( voir même totalement monter) à l’extérieur notamment dans les pays de l’Est et en Asie.

 

Le gouvernement va tenter de rendre cette incitation à vendre davantage de voitures avec aussi de mieux prendre en compte l’environnement et la relocalisation. Une compatibilité bien à respecter car ce sont les voitures classiques vont le plus profité de ces aides. Pour l’environnement il faudra attendre, d’abord l’application des mesures plus restrictives décidées par l’union européenne, ensuite la montée en gamme de l’électrique dans les chiffres sont encore accessoires.

Pour ne pas déshabiller Pierre au profit de Paul, on  va sans doute réduire un peu partout les effectifs afin d’amortir le choc et politique. De toute manière on s’attend  un plan de réduction des effectifs globales dans le monde autour de 15 %.

“Ce que je porte pour ce plan de relance, c’est que ce soit l’occasion de faciliter l’achat de véhicules électriques par tous les Français et (…) l’occasion d’aider encore davantage les Français, y compris les plus modestes, à changer de voiture pour passer à un véhicule plus propre”, a dit la ministre de l’écologie sur France Inter.

Pour tenter d’accélérer le renouvellement du parc, un dispositif d’aides publiques est déjà en vigueur aujourd’hui.

En échange de la mise au rebut d’un véhicule vieux de plus de 14 ans, un automobiliste peut bénéficier de 1.500 à 3.000 euros s’il achète un véhicule thermique neuf ou d’occasion, et jusqu’à 5.000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable neuf ou d’occasion.

Cette prime à la conversion est doublée pour les 20% de ménages les plus modestes et les actifs qui ne paient pas d’impôts et parcourent de nombreux kilomètres chaque jour pour se rendre sur leur lieu de travail.

Elle peut être cumulée avec le bonus de 6.000 euros dont bénéficie aussi les voitures électriques neuves.

Selon le Parisien et BFM TV, la fourchette de la prime pourrait être portée à 2.000-4.000 euros, le critère retenu pour la voiture mise à la casse assoupli pour inclure des modèles plus récents, et le bonus électrique augmenté à 8.000 euros.

Selon une source proche des constructeurs, ceux-ci pourraient également avoir gain de cause sur le retour d’un bonus pour les voitures hybrides rechargeables, qu’ils réclament depuis plusieurs années, avec un montant de 2.000 euros.

Ce plan devrait concerner prioritairement les 200 000 travailleurs de l’industrie automobile qui opère en France. Il aura forcément des conséquences sur la sous-traitance emploie 400 000 à 500 000  travailleurs mais dont les structures sont en général beaucoup plus fragiles car elles comptent nombre de PME qui constituent le centre économique névralgique de nombre de localités moyennes. De ce point de vue un plan spécifique pour les PME de ce type mériterait d’être développé pour ne pas réserver le plan aux seules grandes marques ont surtout des assembleurs voir simplement des distributeurs.

Pas de baisse massive des prix de l’immobilier ?

Pas de baisse massive des prix de l’immobilier ?

Dans le JDD, Alain Dinin, PDG de Nexity, patron du leader français de l’immobilier ne s’attend pas à une baisse massive des prix. Il espère un plan de relance gouvernemental 
pour enrayer le déclin du logement neuf. Un propos intéressant mais qui n’est pas totalement neutre évidemment. L’intéressé reconnaît cependant une baisse de production de 100 000 logements pour l’année .( quant à l’éventualité de l’éclatement d’une une bulle immobilière , personne n’en sait rien NDLR).

 

Baisse ou non des prix de l’immeuble billet ? Le coronavirus a emporté celui qu’il avait nommé pour lui succéder. Revenu à la tête de Nexity, Alain Dinin persiste à dénoncer l’insuffisance de l’offre de logements. « Pour avoir une France de ‘bien logés’, [...] la seule solution est d’abandonner le principe du ‘tous propriétaires’ et de faire revenir les investisseurs institutionnels qui proposeraient des logements à la location et à des prix modérés », explique-t-il dans un entretien au JDD.

Faut-il craindre un krach immobilier?
Je pense qu’il n’y aura pas de krach ni de baisse massive des prix de l’immobilier. Mais il faut nuancer entre les métropoles et les plus petites villes. Le choc économique, dont les conséquences dans le temps ne sont pas encore toutes ressenties, peut amplifier la désertification des petites villes dont l’économie n’était déjà pas florissante ; on peut y craindre une forte baisse des prix.

Les grandes villes échapperont-elles à la baisse?
Une baisse des prix serait la conséquence du déséquilibre entre l’offre et la demande. Or, dans des grandes villes comme Bordeaux, Lyon, Nice, ou même Nantes et Rennes, l’offre va rester rare et la demande conséquente. On ne peut donc pas anticiper une forte baisse des prix. Mais cela dépend aussi du niveau de gamme des biens : sur le marché atypique de Paris, dans certains arrondissements, les prix excessifs pourraient diminuer de 10 % à 15 %, mais pas au-delà.

Observez-vous les signes 
d’une reprise depuis le 11 mai?
Depuis l’annonce de cette décision, le nombre de contacts clients en ligne sur nos réseaux est revenu au même niveau qu’avant le confinement. Une tendance confirmée par la fréquentation de nos agences, qui rouvrent. Les personnes qui viennent se renseigner sur un bien, demander un plan de financement ou regarder les conditions de crédit ne le font pas par hasard. La demande est donc bien encore là.

Pensez-vous que les Français 
vont s’éloigner des grandes villes?
Les gens vont sans doute vouloir un peu plus de verdure ou de surface. Une augmentation des prix en périphérie des grandes villes est prévisible. Dans certains quartiers, il pourra peut-être en résulter une baisse des prix de l’ancien, sauf pour les petits appartements, qui resteront très recherchés et notamment comme pied-à-terre.

Certains salariés songent-ils
 à télétravailleur depuis la campagne?
Cela concerne surtout les métiers digitalisés ou les ménages les plus aisés. Il faudra repenser le tissu des infrastructures collectives dans les territoires ruraux (hôpitaux, écoles, etc.) et se poser la question de la consommation carbone générée par des trajets potentiellement plus nombreux et plus longs.

Comme avant la crise, la demande reste-t-elle supérieure à l’offre?
Oui, un déséquilibre très important persiste en France. Dans les dix prochaines années, il y aura 4 millions de ménages en plus. Dans un monde parfait, il faudrait donc construire entre 350.000 et 400.000 logements par an. Or, en 2020, on va descendre un peu en dessous de 300 000 et, en 2021, en dessous de 280 000. Le déficit continue de se creuser.

Comment s’explique cette érosion de la construction?
Plusieurs facteurs négatifs freinent ou vont la freiner : le décalage des permis de construire, les règles d’urbanisme compliquées. En outre, les contraintes sanitaires impactent fortement la productivité des entreprises du bâtiment et entraînent 
des surcoûts de construction.

Avec la crise, les ménages ne vont-ils pas avoir un problème de revenus?
De fait, si l’offre reste structurellement faible et plus chère, la demande qui est forte va aussi être moins solvable. Avec la montée du chômage, la remontée des taux d’intérêt et la baisse du pouvoir d’achat, il faudrait construire, plus et moins cher, mais c’est le contraire qui se produit.

La hausse des taux va-t-elle durer?
Elle s’explique, selon moi, par le besoin des banques de reconstituer leurs marges et d’écarter certains clients à risque, dont le niveau d’endettement devient trop élevé par rapport à leurs revenus, selon les recommandations des instances financières (HCSF). Mais arrivera le moment où la Banque de France et le ministère de l’Économie interviendront. Au final, les taux vont rester bas.

Ce qui est bon pour l’accession
à la propriété?
Oui et non car le revenu médian d’un couple français avec un enfant se situe entre 3.400 et 3.900 euros selon qu’il habite en Île-de-France ou non. Le prix moyen d’un logement est de 4.000 euros le mètre carré en province et de 4.500 à 4.700 euros en Île-de-France. 80% des familles qui ne sont pas propriétaires n’ont pas les moyens d’acheter un logement. Si les taux d’intérêt montent, si le chômage augmente, ce taux va passer à 85% ou 90%.

Comment résoudre ce problème?
Le problème est politique. Le logement est un bien de première nécessité, mais aussi un élément clé du « bien-vivre », on l’a vu lors de cette crise : les personnes qui ont le mieux vécu le confinement sont celles qui étaient le mieux logées. Mais pour avoir une France de « bien logés », en prenant comme hypothèse que les prix resteront élevés, ne serait-ce que par l’addition du prix du terrain, du prix de construction, des taxes et impôts, et face à une clientèle plus fragile, la seule solution est d’abandonner le principe du « tous propriétaires » et de faire revenir les investisseurs institutionnels qui proposeraient des logements à la location et à des prix modérés.

Est-ce le bon moment pour agir?
C’est en tout cas maintenant qu’il convient de mettre à plat la problématique du logement. En traitant en même temps l’attente et le besoin de se loger, les contraintes de production et la politique et son « projet ».

La crise sanitaire et le télétravail
 vont-ils changer les bureaux?
Cela va modifier la façon de travailler, d’aménager les surfaces et de repenser les systèmes de circulation de l’air. Les bureaux avec la climatisation qui tourne en permanence ne répondent plus aux exigences de qualité de l’air. Sur le sujet, nous sommes déjà en train de tester un bâtiment qui ne fait appel à aucune source d’énergie. Chez Nexity, l’aménagement est en cours d’adaptation avec plus de cloisonnements et d’espace entre les bureaux, sans pour autant d’économie de surface compte tenu des distances à respecter entre les collaborateurs.

Si le virus disparaît cet été, un retour rapide à la normale est-il possible?
Je ne crois pas à un retour à la normale avant la fin de l’année et je ne pense pas non plus que nous rattraperons le retard, contrairement à ce que disent certains patrons. Pour la production immobilière, l’année 2020 sera en baisse importante, d’au moins 100.000 logements.

Quelles sont les conditions
 d’un scénario rose pour le secteur?
Indépendamment d’un second tour des élections municipales rapide, débloquant les permis de construire, il conviendrait, comme le président Emmanuel Macron et le ministre Julien Denormandie l’ont annoncé, qu’il y ait un réel plan de relance de la construction.

Axa et le dédommagement des restaurateurs : c’est pas pour demain !

Axa et le dédommagement des restaurateurs : c’est pas pour demain !

 

Pour les restaurateurs dont les contrats d’assurance prévoit une clause de risque pour fermeture administrative ( ce qui est loin d’être le cas général), le remboursement éventuel par les assureurs n’est pas pour demain. Certes le tribunal de commerce de Paris a rendu un premier avis favorable pour le dédommagement d’un restaurateur. Comme il fallait s’y attendre Aa fait appel de la décision. La procédure pourrait d’ailleurs s’étaler sur des mois et des années alors que nombre d’entreprises auront disparues. Dans l’attente de cette interminable procédure judiciaire, il serait bon que le gouvernement prenne des mesures de sauvetage du secteur dont la situation est encore plus grave que celle par exemple du transport aérien ou de l’automobile d’autant que ce secteur est surtout constitué de PME forcément plus fragiles que les grandes entreprises. Axa a donc  appel de la décision du tribunal de commerce de Paris lui ordonnant de dédommager les pertes d’exploitation d’un restaurateur liées au confinement, annonce l’assureur dans un communiqué publié vendredi.

Dans ce communiqué, Axa considère que la décision du tribunal de commerce ne règle pas la question des divergences sur l’interprétation de la clause de perte d’exploitation du contrat de l’assuré. Ce désaccord “fera l’objet d’un débat sur le fond qui n’a pas pu avoir lieu devant le juge des référés”, dit l’assureur. Le tribunal de commerce de Paris a ordonné dans la journée à Axa d’indemniser le restaurateur à hauteur de deux mois de perte de son chiffre d’affaires du fait du confinement, une première surveillée de près par les secteurs de l’assurance et de la restauration, a-t-on appris auprès de son avocate.

5G : report des enchères ?

5G : report des enchères ?

 

 

Un report des enchères de la 5G  c’est ce que souhaite en tout cas Bouygues. Le report des enchères a déjà été reporté, il pourrait l’être encore compte  tenu de la situation sanitaire mais aussi économique du pays. Un aspect qui va peser pendant quelques mois et même quelques années sur le potentiel de développement de la nouvelle technologie dont de toute façon nombre d’applications ne seront pas matures avant longtemps “Les enchères, qui devaient avoir lieu ce printemps, ont été reportées à juillet ou septembre. Je pense qu’il faut être pragmatique: la situation du pays, qui se relève avec difficulté d’un terrible cauchemar sanitaire humain et économique, commande de repousser de quelques mois supplémentaires l’attribution des fréquences 5G”, a-t-il dit dans une tribune publiée par le quotidien ainsi que sur le site internet du groupe Bouygues.

“J’appelle le gouvernement et le régulateur à tenir compte des éléments qui suivent pour prendre cette décision de bon sens”, a-t-il ajouté, invoquant le fait que la 5G suscite actuellement un climat de méfiance et que cette technologie, dont les usages potentiels n’arriveront pas avant plusieurs années, n’est “pas la priorité du pays” dans le contexte de crise actuel.

Le régulateur des télécoms Arcep avait annoncé début d’avril que la tenue des enchères, avait été décalée.

Bouygues Telecom, Orange, Free (Iliad) et SFR (Altice) ont déjà obtenu, chacun, un bloc de 50 mégahertz dans le cadre de la première partie du processus d’attribution prévoyant un ensemble d’engagements pour les opérateurs.

La deuxième partie du processus, dans le cadre d’enchères, doit permettre d’attribuer le solde des fréquences disponibles, soit 11 blocs de 10 mégahertz.

BCE: Rachats d’actifs dès juin

BCE: Rachats d’actifs dès juin

 

En clair, la BCE va continuer et amplifier ses rachats d’actifs y compris des actifs douteux voire pourris pour redonner de l’oxygène aux Etats et à leur politique budgétaire. Une politique par ailleurs très critiquée par les orthodoxes de Berlin qui estiment  que la banque centrale européenne outrepasse ses responsabilités. Il est vrai qu’il s’agit ni plus ni moins que de faire tourner la planche à billets mais c’est ce que font à peu près toutes les banques centrales. Le moment venu le gonflement des bilans et leur  fragilité opéreront  un réajustement monétaire avec l’inflation qui l’accompagne. Pour le moment, la demande est trop faible pour déclencher un phénomène inflationniste significatif mais le réajustement se produira nécessairement le moment venu. Le Conseil des gouverneurs est “totalement préparé à augmenter la taille du PEPP et à ajuster sa composition, et éventuellement ses autres instruments, si, à la lumière des informations qui lui parviendront avant sa réunion de juin, il juge l’ampleur de la stimulation mise en œuvre inférieure à ce qui serait nécessaire”, lit-on dans ces “minutes” publiées vendredi.

La BCE n’a modifié qu’à la marge lors de sa réunion du 30 avril les moyens mis en œuvre face à la crise sans précédent déclenchée par la pandémie de coronavirus mais elle n’a pas exclu d’en faire davantage.

De nombreux observateurs s’attendent à ce qu’elle annonce à l’issue de sa réunion du 4 juin une augmentation de 500 milliards d’euros de ses achats dans le cadre du PEPP, initialement fixés à 750 milliards.

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