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Inflation Etats-Unis : maintien des taux bas

Inflation Etats-Unis : maintien des taux bas

L’inflation aux États-Unis a augmenté au rythme de 4,2 % sur un an mais la Fed considère que cette hausse est le  et qu’il n’y a pas lieu de remonter les taux.

 

«Si notre anticipation est juste et que l’inflation est temporaire, il ne serait pas sage de prendre des mesures qui pourraient ralentir la reprise prématurément en essayant de garder une longueur d’avance sur l’inflation», a souligné Randal Quarles, l’un des vice-présidents de la Fed, lors d’une conférence virtuelle de la Brookings Institution. En revanche, a-t-il assuré, «si nous avons tort, nous savons comment faire baisser l’inflation».

Le président de la Fed Jerome Powell et plusieurs autres responsables, pensent qu’il est encore trop tôt, et que cela risque de ralentir la reprise, notamment celle du marché du travail. Le débat avait été lancé lors de la dernière réunion monétaire, les 27 et 28 avril, et devrait se prolonger lors de la prochaine, les 15 et 16 juin.

Recul des taux et…. du bitcoin

Recul des taux et…. du bitcoin

 

Un recul du taux obligataire à 10 ans, qui est tombé mardi sous le plafond des 1,60%, s’établissant à 1,56%. Le dollar index, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier d’autres devises, cédait de son côté 0,20%.

Par ailleurs, le bitcoin reculait un peu (-3,18% à 37.784,71 dollars) après avoir rebondi de 15% la veille. La volatile cryptomonnaie, qui a connu un week-end chaotique, a perdu plus de 30% de sa valeur depuis le début du mois.

Contestation des nouvelle dispositions de l’assurance chômage

Contestation des nouvelle dispositions de l’assurance chômage

 

Le sociologue Mathieu Grégoire conteste, dans une tribune au « Monde », les arguments des économistes Pierre Cahuc, Stéphane Carcillo et François Fontaine en faveur de la réforme de l’assurance-chômage.

 

Tribune.

 

La tribune de Pierre Cahuc, Stéphane Carcillo et François Fontaine en soutien à la réforme de l’assurance-chômage a un incontestable mérite : elle démontre que l’objectif de la réforme n’est pas de faire évoluer les seuls paramètres de l’indemnisation du chômage, mais bien d’en modifier les « principes », et ce alors même que le législateur – qui « devrait être en première ligne sur ce sujet », selon eux – n’a pas été sollicité pour légiférer.

Selon leur analyse, ces principes en vigueur depuis 1958 (assurer un revenu de remplacement du salaire à des salariés privés involontairement d’emploi) engendrent aberrations et iniquités.

En particulier, ils impliquent qu’un salarié en CDI à mi-temps n’a pas les mêmes droits qu’un salarié à temps plein mais au chômage la moitié du temps. Par exemple, une femme ayant travaillé à mi-temps pour 750 euros mensuels a droit à une indemnisation fondée sur ce demi-smic, alors que son mari, qui a travaillé à temps plein au smic, a droit à une indemnisation supérieure, même s’il a été au chômage six mois sur les douze derniers mois.

Pas de corrélation chronologique

Cette salariée a signé un contrat de travail mentionnant une quotité de travail de 50 %. Son temps non travaillé n’est pas systématiquement assimilable à une privation involontaire d’emploi, mais on peut trouver injuste que son indemnisation soit basée sur ce mi-temps peut-être subi. Ce n’est pas du tout l’avis des auteurs et du gouvernement pour qui, tout au contraire, c’est le modèle de justice qu’il faut généraliser à tous ceux qui n’ont pas été pleinement en emploi.

La réforme consiste ainsi à calculer une indemnisation basée sur le demi-smic pour le mari en s’alignant sur le cas le plus défavorable, comme si ce salarié à temps plein avait délibérément décidé de ne pas travailler pendant la moitié du temps. C’est ce qui légitime l’introduction d’un nouveau « principe d’équité : à quotité de travail (sic) et revenus moyens égaux, allocation et droit égaux ».

Le diagnostic sur lequel serait fondée la réforme est aussi simple que dénué de fondements empiriques : l’assurance-chômage serait « devenue une machine à fabriquer de la précarité » et serait responsable d’une « explosion » des contrats courts. Aucune étude n’a jamais établi un tel lien de causalité. Et pour cause, comme le montre un rapport récemment publié par la Dares (le service de recherche du ministère du travail) sur les usages des contrats courts, il n’y a pas même de corrélation chronologique.

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Bientôt des voitures Apple ?

Bientôt des voitures Apple ?

Alors que les voitures deviennent de véritables ordinateurs roulants, Apple et les autres entreprises technologiques lorgnent un marché à 5 000 milliards de dollars. (Un article du Wall Street Journal)

 

BMW a annoncé l’année dernière qu’il allait devenir le premier constructeur automobile à permettre à ses clients d’utiliser l’iPhone comme une clé de voiture entièrement numérique.

Maintenant que les voitures sont en train de se transformer en smartphones sur roues, pas étonnant qu’Apple ait décidé de passer la seconde.

D’abord il y a eu le passage des moteurs à combustion interne aux moteurs électriques, qui comportent beaucoup moins d’éléments mécaniques. Aujourd’hui, suite logique de cette évolution, un nouveau changement est en train de se produire — une adaptation essentielle pour un avenir de véhicules autonomes.

Pendant un siècle, l’automobile a été composée d’un système d’éléments mécaniques interdépendants : moteur, transmission, arbre de transmission, etc. Au fur et à mesure que ces éléments mécaniques ont évolué, des capteurs et des processeurs électroniques ont été incorporés pour les seconder mais les concepts ont peu changé. Résultat : des voitures dotées de dizaines ou de centaines de puces spécialisées qui ne se parlaient pas entre elles. Maintenant que les fabricants se mettent aux moteurs électriques, aux systèmes d’infodivertissement sophistiqués et aux radars de régulation de distance, les voitures ont besoin d’ordinateurs centraux pour contrôler ces fonctionnalités — pourquoi, alors, ne pas les utiliser pour tout contrôler ?

Au niveau matériel, cela pourrait simplement se traduire par un nombre moins élevé de puces contrôlant davantage de fonctions dans la voiture. Or un tel changement aurait des conséquences déterminantes sur les futures capacités des véhicules, sur la façon dont les constructeurs gagneront de l’argent ainsi que sur les acteurs qui vont survivre — et prospérer — dans un secteur automobile mondial qui pourrait bientôt être à mille lieues de son apparence actuelle.

« Nous avons eu suffisamment d’échos dans la chaîne d’approvisionnement pour savoir qu’Apple est réellement en train d’étudier chaque détail de la conception et de la fabrication des voitures »

Personne chez Apple ne fait vraiment part de ses projets, mais cela fait des années que l’entreprise envisage de jouer un rôle dans le secteur automobile et dépense des sommes faramineuses pour engager des centaines de personnes, pour éliminer leurs postes lorsque ses priorités changent, avant, presque aussi sec, d’engager de nouveaux ingénieurs avec le même genre de profil, puis de se remettre à en licencier, le tout pour concrétiser une vision finale encore totalement impénétrable.

Apple a aussi récemment approché des constructeurs automobiles comme Hyundai dans la perspective d’un éventuel partenariat industriel, avant que les discussions ne tombent à l’eau. Il est tout à fait probable que, comme d’habitude, Apple soit en train de faire des expériences, jusqu’à ce qu’il finisse par tomber sur quelque chose qu’il estimera pouvoir faire mieux que tout le monde.

« Nous avons eu suffisamment d’échos dans la chaîne d’approvisionnement pour savoir qu’Apple est réellement en train d’étudier chaque détail de la conception et de la fabrication des voitures », explique Peter Fintl, directeur de la technologie et de l’innovation chez Capgemini Engineering Allemagne, la branche de la multinationale qui travaille avec des dizaines de fabricants de voitures et d’équipementiers. « Mais personne ne sait si Apple va finir par créer une voiture, une plateforme tech ou un service de mobilité », ajoute-t-il.

De nombreuses autres entreprises technologiques, notamment Intel, Nvidia, Huawei, Baidu, Amazon, Google et sa maison-mère Alphabet sont en train de s’introduire dans le monde généralement terne, conservateur et aux marges relativement faibles du secteur de l’automobile et des équipements. Et dans le même temps, des constructeurs traditionnels comme Ford, General Motors, Toyota, Daimler et Volkswagen, ainsi que des équipementiers de longue date comme Bosch, ZF et Magna, adoptent une conduite qui tente de se rapprocher de celle de ces entreprises technologiques.

En gros, tout le monde est en train de se concentrer sur le logiciel — et de recruter frénétiquement dans cette optique. L’année dernière, quasiment tous les grands constructeurs automobiles ont annoncé vouloir engager beaucoup plus de développeurs. Volkswagen, par exemple, a déclaré en mars 2019 qu’il allait embaucher 2 000 personnes supplémentaires pour renforcer son équipe de développement technique ; l’entreprise possède déjà des milliers d’ingénieurs logiciel.

« Les logiciels sont en train de grignoter le monde, et les voitures sont les prochaines au menu », prédit Jim Adler, directeur général de Toyota AI Ventures, filiale capital-risque du fabricant automobile.

Du matériel au logiciel

Aujourd’hui, les voitures les plus sophistiquées comportent jusqu’à 200 ordinateurs embarqués et qui sont juste assez malins pour faire ce pour quoi ils sont programmés, c’est-à-dire tout contrôler, du moteur au système de freinage automatique en passant par la climatisation et le système de navigation et de divertissement embarqué, explique Johannes Deichmann, spécialiste des logiciels et de l’électronique automobiles chez McKinsey & Company. Ces ordinateurs, élaborés par tout un assortiment de fournisseurs différents, ont généralement recours à des logiciels propriétaires, ce qui les rend largement inaccessibles même au fabricant de la voiture.

Vous voulez une meilleure accélération, une plus grande autonomie, un système de conduite autonome amélioré, ou que votre système de navigation embarqué fasse un bruit de pet chaque fois que vous mettez votre clignotant ? Tesla a montré qu’une mise à jour suffisait à y parvenir

Ce type de modularité n’est pas particulièrement problématique — est-ce que GM a réellement besoin de savoir comment fonctionne l’ordinateur qui gère les essuie-glaces lorsqu’il construit une Chevrolet Malibu ? Et pourtant, la prolifération de ces processeurs bornés a conduit à une insoutenable complexité, explique M. Deichmann.

Comme on l’imagine bien, Tesla a joué un grand rôle dans la nouvelle orientation de l’industrie automobile. Dès la première Model S, Tesla a fait un pas décisif en remplaçant des centaines de petits ordinateurs par une poignée de modèles plus gros et plus puissants, expose Jan Becker, directeur général d’Apex.ai, une start-up de logiciels automobiles basée à Palo Alto. Les systèmes qui autrefois nécessitaient des puces dédiées sont désormais gérés dans des modules logiciels distincts.

C’est la raison pour laquelle Tesla peut ajouter de nouvelles fonctionnalités à ses véhicules avec des mises à jour over-the-air, ajoute-t-il. Vous voulez une meilleure accélération, une plus grande autonomie, un système de conduite autonome amélioré, ou que votre système de navigation embarqué fasse un bruit de pet chaque fois que vous mettez votre clignotant ? Tesla a montré qu’une mise à jour suffisait à y parvenir. Cela ressemble beaucoup aux processus de continuelles mises à jour des logiciels de nos appareils mobiles auxquelles nous nous sommes habitués.

Les constructeurs automobiles lui emboîtent le pas et se hâtent de construire ou de commander leurs propres systèmes d’exploitation embarqués. Le secteur reste encore largement ouvert, affirme M. Fintl. Nvidia propose son logiciel Drive OS, Volkswagen et Daimler ont annoncé qu’eux aussi, comme Tesla, travaillaient sur leur propre version, et Google s’insinue toujours plus dans les véhicules grâce à son interface Android Auto OS. S’il se concentre pour l’instant sur les systèmes d’infodivertissement et de navigation embarqués, Ford a récemment annoncé qu’à partir de 2023, il utiliserait Android pour les interfaces de tous les modèles vendus hors de Chine — y compris dans le tout nouveau Ford F-150 Lightning — et qu’il utiliserait également Google pour l’aider à gérer les flux de données collectées dans ses véhicules. GM utilise aussi Android dans son modèle de SUV tout électrique Hummer.

C’est ici qu’Apple pourrait se retrouver face à une décision difficile à prendre : s’il a l’opportunité de faire montre de son immense expertise dans le domaine des logiciels et de la fabrication de puces pour créer une nouvelle génération de plateforme à destination du plus offrant, d’habitude il crée des produits pour sa propre marque, pas des composants pour les autres. En outre, l’idée de devenir un nouveau fournisseur de constructeurs automobiles est une stratégie déjà échafaudée par Intel (via Mobileye), Alphabet (via Waymo et Android Auto), Nvidia et d’autres.

C’est parce qu’il est immensément complexe et coûteux de fabriquer et de livrer des milliers, voire des millions de véhicules — et de les rendre sûrs — que tant d’entreprises technologiques joignent leurs forces à celles des constructeurs automobiles plutôt que de se lancer dans la construction de leurs propres véhicules, explique Ryan Robinson, directeur des recherches automobiles chez Deloitte.

Alors que les analystes prédisent depuis des années que les grands constructeurs automobiles ne vont faire qu’une bouchée de Tesla, il s’avère en fait que les véhicules électriques sont davantage une question de logiciel que de matériel. Et les constructeurs ne sont pas encore très bons dans le domaine de l’élaboration de logiciels exigés par les voitures et les conducteurs d’aujourd’hui. Volkswagen a décidé en juin dernier que malgré des années de développement, il devait repousser le lancement d’un véhicule électrique phare parce que son logiciel n’était pas encore prêt.

Apple or not Apple ? Telle est la question.

« C’est le grand point d’interrogation du secteur : savoir si une célèbre marque à la pomme s’apprête à entrer dans le jeu », dit M. Deichmann.

Apple a déjà son interface CarPlay pour iPhones. Mais celle-ci se limite à des fonctions comme le divertissement et la navigation et n’a rien à voir avec l’intégration et les capacités plus poussées requises dans un véritable système d’exploitation d’automobile. En outre, Apple a montré d’incroyables capacités à concevoir le genre de puces et de capteurs dont une voiture intelligente aurait besoin, mais qu’on ne trouve pour l’instant principalement que dans les iPhones, les iPads et les Macs.

Apple n’a pas répondu à nos demandes de commentaires.

S’il existe une seule entreprise technologique au monde qui possède suffisamment de ressources pour faire cavalier seul et faire naître un nouveau constructeur automobile à partir de rien, c’est bien Apple

L’entreprise pourrait tout à fait construire un système d’exploitation pour un véhicule entier et le faire tourner avec sa propre puce au silicium. Mais l’entreprise cherche l’intégration verticale chaque fois que faire se peut, afin de contrôler tous les aspects de l’expérience utilisateur. Alors la question est la suivante : est-ce qu’un constructeur automobile permettrait à Apple de le traiter comme il a autrefois traité AT&T lorsqu’il a commencé à sortir ses iPhone ? Ou les labels, lorsqu’il a lancé iTunes ? Du jour au lendemain, il a retourné la situation et pris le contrôle de marchés immenses et de grandes parties de nos vies.

En février dernier, les négociations de partenariat entre Apple et Hyundai ont capoté, peut-être à cause de l’inquiétude de Hyundai face à la possibilité de se faire absorber par l’ogre Apple. Immédiatement après, Nissan a indiqué qu’il pourrait envisager de travailler avec Apple.

S’il existe une seule entreprise technologique au monde qui possède suffisamment de ressources pour faire cavalier seul et faire naître un nouveau constructeur automobile à partir de rien, c’est bien Apple. Mais rien n’indique que l’entreprise se soit donné ce but. Si on prend Tesla comme modèle, on ne voit pas bien pourquoi les dirigeants d’Apple voudraient s’infliger le tortueux processus de construction des capacités de production, de tests et de services nécessaires pour s’orienter dans cette voie.

Si fournir les cerveaux pour les véhicules d’autres constructeurs automobiles est peu probable et que rivaliser directement avec Tesla et toutes les autres start-up de véhicules électriques peu attractif, il n’en reste pas moins une autre option pour Apple. À l’heure où le secteur automobile se dirige tout doucement vers des services de taxis autonomes, la persistance d’Apple à acheter et à développer des logiciels et du hardware pour les véhicules électriques autonomes pourrait être une indication de ses ambitions à long terme. Est-ce qu’une entreprise de mobilité Apple, plutôt qu’une voiture Apple, ne serait pas plus logique ?

Cruise de GM, Zoox d’Amazon et de nombreux autres sont déjà en train d’emprunter cette voie. Mais comme il n’existe pas encore de service de robot-taxi de ce genre, mis à part quelques expériences limitées tentées par Waymo, dans l’Arizona, il est envisageable pour Apple de créer quelque chose qu’il pourra contrôler de A à Z, tout en générant des revenus complémentaires considérables pour un constructeur en difficulté comme Nissan, par exemple.

Apple et d’autres pourraient concevoir et commander des véhicules arborant leur marque et opérant dans le cadre d’un service qu’ils fourniraient sans qu’ils ne portent la moindre trace de leur constructeur, explique M. Deichmann.

Après tout, Apple n’est pas un fabricant de matériel électronique. En fait, il externalise la plus grande partie de sa production industrielle, notamment à Foxconn — qui soit dit en passant est en train de mettre en place ses propres installations de production automobile. En réalité, Apple est avant tout une entreprise centrée sur le consommateur, utilisant un savoir-faire technique afin de développer des produits fabriqués physiquement par des sous-traitants comme Foxconn. Il se trouve juste que c’est grâce à sa profonde expertise technique qu’il réalise les visions de ses dirigeants. Et parce que la conduite totalement autonome s’avère bien plus difficile que quiconque ne l’aurait cru, Apple pourrait bien avoir tout son temps pour développer son propre service.

Il est tout à fait possible qu’Apple finisse par dépenser des milliards pour tenter de développer une voiture électrique sans finir par rien proposer. Ou qu’il offre un produit ou un service qui finisse en eau de boudin. Il se peut que la portée et la complexité de l’univers du transport soient si différents de l’informatique personnelle et mobile que le seul moyen d’y réussir soit de passer par le genre de collaboration à grande échelle dont Apple n’est pas friand.

Akio Toyoda, le PDG de Toyota, a dit en mars dernier qu’Apple ferait bien de se préparer à s’engager sur quarante années s’il proposait des voitures aux consommateurs. C’est logique, surtout si l’objectif ne s’avère pas uniquement de créer une voiture mais de remplacer une grande partie des 1,4 milliard de véhicules existant dans le monde par un système de transport complètement autonome, sans émissions et radicalement transformé. En d’autres termes, une révolution à hauteur de plusieurs billions de dollars — du genre de celles dont Apple s’est déjà montré capable.

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Bérengère Viennot)

Non à la politisation des futurs hauts fonctionnaires

 

Non à la politisation des futurs hauts fonctionnaires

Le  président de la république envisageant comme aux États-Unis de nommer des personnalités politisées aux plus hautes fonctions publiques, une cinquantaine de diplomates et fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères ont dénoncé, dans une tribune au Monde , la réforme de la haute fonction publique voulue par Emmanuel Macron.

 

« Cette réforme de l’encadrement de l’Etat représente un danger pour nos institutions », écrivent-ils.  »Elle favorisera (…) les nominations au choix, sapera la neutralité des agents dont les spécialités sont méprisées et les emplois transformés en autant de prébendes : qui voudrait d’un consul ou d’un ambassadeur étiqueté politiquement ? », s’interrogent les signataires, anonymes.

 

« Une entreprise de démantèlement de fonctions essentielles à l’efficacité de nos institutions républicaines est engagée », par « démagogie et défiance envers d’une fonction publique pourtant loyale », estime ce collectif réuni sous le nom de groupe Théophile Delcassé, le ministre des Affaires étrangères qui a imposé le concours d’entrée dans la carrière diplomatique, jusque-là un privilège de la noblesse, au début du XXe siècle.  »Elle se traduira ensuite par une marchandisation de l’Etat, par la perte de son autorité déjà bien fragile, qui aboutira à la désagrégation de notre pays en un mille-feuille communautaire », mettent-ils en garde, plaidant pour « une administration à l’abri du fait du prince ».

 

La réforme vise à dynamiser les carrières et à les rendre plus opérationnelles en puisant dans un plus large vivier de candidats et tend à passer « d’une logique de statut à celle d’emploi », selon des sources gouvernementales. Elle prévoit notamment un passage initial au sein d’un corps d’administrateurs d’Etat indifférenciés, une expérience de terrain obligatoire et la suppression de carrières à vie dans des inspections ou fonctions juridictionnelles.

JO : menacés par l’absence des Américains

JO : menacés par l’absence des Américains

A deux mois des JO les États-Unis déconseille  de se rendre au Japon.

Si la décision se confirme les JO pourrait bien être annulée d’autant que la population japonaise n’est pas favorable à l’organisation de cette compétition sur son territoire.

« Les voyageurs devraient éviter tout déplacement vers le Japon », déclarent les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies dans leur nouvelle recommandation. « En raison de la situation actuelle au Japon, même les voyageurs totalement vaccinés pourraient risquer de se contaminer et de propager des variants du Covid-19 et devraient éviter tout déplacement au Japon ».

Avion dérouté par la Biélorussie: les Européens prennent des mesures symboliques

Avion dérouté par la Biélorussie: les Européens prennent des mesures symboliques

Les Vingt-Sept ont une nouvelle fois décidé de mesures individuelles assez symboliques contre la piraterie aérienne de la Biélorussie qui ont dérouté un avion de ligne pour arrêter un opposant. C’est la quatrième fois que l’Union économique prend des sanctions à l’égard de la Biélorussie. Avec à peu près toujours le même résultat.

Les nouvelles sanctions pourraient frapper le commerce ou encore les investissements en veillant à ne pas pénaliser la société civile et… les États membres. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a par ailleurs agité cette masse d’argent -3 milliards d’euros- promise dans le cadre du partenariat oriental et que l’UE avait décidé de bloquer en 2010. près de 2 000 vols commerciaux passent chaque semaine dans l’espace aérien de la Biélorussie, les compagnies aériennes basées en Europe sont priées d’éviter son survol. Certains pays et compagnies avaient d’ores et déjà pris les devants pour d’évidentes questions de sécurité.

Les Vingt-Sept ont demandé au Conseil de prendre des mesures pour éviter le survol de son espace aérien par la compagnie aérienne biélorusse et l’impossibilité pour cette entreprise d’atterrir dans un aéroport de l’UE. Il s’agit bien évidemment d’isoler la Biélorussie. Un pays ne tient que grâce au soutien de Poutine ! Or précisément l’union économique européenne s’interroge actuellement sur ses futures relations avec la Russie.

Covid France : baisse des hospitalisés

Covid France : baisse des hospitalisés

Le  nombre de malades du Covid-19 dans les hôpitaux français continue lentement à diminuer, y compris dans les services de réanimation. Les hôpitaux de l’Hexagone accueillent actuellement 19.701 malades du Covid-19 (contre 19.720 la veille). 62 personnes sont décédées de cette maladie à l’hôpital ces dernières 24h, contre 70 selon les données publiées dimanche.

Allongement du remboursement des PGE sur 10 ans ?

Allongement du remboursement des PGE sur 10 ans ?

Les experts et le gouvernement s’attendent  à ce que 20 ou 30 % des prêts garantis par l’État ne soient pas remboursés. Plutôt que de perdre la totalité de cet argent, 65 sénateurs proposent un étalement sur 10 ans au lieu de 5

« Lorsque les entreprises devront débuter le remboursement du Prêt Garanti par l’État, un très grand nombre d’entre elles se retrouveront dans une situation financière complexe ou seront très fortement amputées de leur capacité d’investissement », a déclaré dans un communiqué de presse le sénateur du Tarn-et-Garonne Pierre-Antoine Levi.

L’économie française vit depuis plus d’une année maintenant sous perfusion de l’État. Il est indéniable que l’Etat a pris toute sa part pour soutenir très massivement l’économie pour éviter l’effondrement. Pourtant, il serait illogique qu’il ait soutenu de façon aussi importante les entreprises pour prendre le risque aujourd’hui d’en laisser certaines péricliter à l’heure de la reprise », a ajouté Pierre-Antoine Levi.

 

Entre 30 et 70% de pertes pour des fruits et des légumes

Entre 30 et 70% de pertes pour des fruits et des légumes

Sauf pour ce qui est cultivé en serre ,les conséquences de la vague de froid vont peser lourdement sur la production de fruits et de légumes en France. Des pertes considérables sont à prévoir notamment les fruits dans nombre de régions. Entre 30 et 70 % de perte qui vont influencer de manière négative les prix y compris des productions importées d’autant que le froid ne n’a pas touchées que la France. «

 

On sait qu’avec les pertes les prix seront élevés, même s’il est impossible de donner leur montant exact qui va dépendre de l’offre et de la demande. Il y aura des variations. On le voit actuellement avec les prix qui se pratiquent sur les produits espagnols qui arrivent sur le marché et qui sont chers», analyse la profession. «Il est impossible de chiffrer la hausse car il y a beaucoup d’intermédiaires, corrobore Stéphanie Prat. On espère seulement que la distribution n’appliquera pas des marges trop importantes pour que l’augmentation du prix ne soit pas trop importante pour le consommateur.»

Pour les produits qui atterriront sur les étals, pas d’inquiétude en revanche à avoir au niveau du goût. «Le gel brûle les fleurs mais ce qui fait la qualité des fruits, c’est le soleil», expédie Jérôme Desmettre. Mais, si les produits répondent à une réglementation stricte, leur aspect visuel pourrait être un peu chamboulé. «Quand le noyau a été touché par le gel, cela joue sur la croissance et l’apparence du fruit, explique Raphaël Martinez. On risque par exemple d’avoir beaucoup de noyaux fendus

L’argent sale des cryptomonnaies

L’argent sale des cryptomonnaies 

 

Trois experts de la gestion des risques et du numérique, Marianne Collin, Charles Cuvelliez et Jean-Jacques Quisquater, analysent, dans une tribune au « Monde », les limites des superviseurs des marchés financiers confrontés à l’usage croissant des cryptomonnaies.

 

Tribune.

Il existe à peu près 8 000 cryptomonnaies, et donc 8 000 manières de blanchir de l’argent ou de financer le terrorisme, diront les détracteurs du bitcoin et de ses variantes. Le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme à grande échelle restent encore du domaine du risque. Mais il vaut mieux prévenir que combattre un tel fléau, pour autant qu’on prenne bien la mesure du risque !

Les cryptomonnaies, c’est comme le cash mais, à la différence du cash, qui passe de la main à la main, les montants et les distances entre contreparties impliquées dans le paiement n’ont pas de limite avec les cryptomonnaies. C’est le premier problème.


Les cadres réglementaires qui visent à limiter le blanchiment d’argent (Anti-Money Laundering, AML) et le financement du terrorisme (Countering the Financing of Terrorism, CFT) se basent sur le repérage par les intermédiaires techniques (banques, prestataires spécialisés) qui acheminent les paiements jusqu’à leurs commanditaires (avocats, notaires) : ils ont l’obligation d’identifier correctement tous les clients et d’enquêter de manière approfondie le cas échéant, d’enregistrer les transactions, de mettre en place des contrôles internes AML/CFT, de rapporter aux autorités les cas suspects.

Mais dans le cas des cryptomonnaies, il n’y a pas d’intermédiaires. C’est le deuxième problème. On ne peut donc récupérer un semblant de contrôle que quand les cryptomonnaies rentrent dans le système financier traditionnel, soumis aux procédures AML/CFT. C’est comme pour le cash, lorsque de grosses quantités de liquide alimentant soudainement un compte bancaire déclenchent des alertes… Sauf que les prestataires actifs dans les cryptomonnaies ne sont pas soumis à ces procédures. On peut les classer en trois catégories.

Il y a les émetteurs de cryptomonnaies (on devrait parler de cryptoactifs car les cryptomonnaies sont bien peu utilisées pour payer) qui les enregistrent, les distribuent sur les marchés, les proposent aux investisseurs… Il y a ceux qui en organisent la vente et l’achat, fixent les prix en fonction de l’offre et la demande, procèdent au transfert de cryptoactifs entre vendeur et acquéreur, ou les conservent comme tiers de confiance. Ils peuvent même fournir les services financiers en support d’une transaction entre contreparties.

Enfin, il y a les acteurs techniques qui fournissent l’infrastructure adéquate. C’est tout cet écosystème bigarré qu’il faut mettre au pas. Le Financial Stability Institute (FSI) de la Banque des règlements internationaux a examiné la façon dont s’organisait dans plusieurs juridictions la prévention du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme via les cryptoactifs (« Supervising cryptoassets for anti-money laundering », avril 2021).

Des risques de guerre d’ici 2030 (Général Lecointre)

Des risques de guerre d’ici 2030 (Général Lecointre)

 

 

Dans le Figaro le général. Chef d’État major fait l’hypothèse que des conflits de niveau supérieur risquent de se produire d’ici 2030. Un pronostic probable compte tenu des tensions géopolitiques dans nombre de régions du monde. Le général insiste sur le risque provenant du monde arabe au musulman.

 

Pour autant, le général n’attire pas les conséquences sur l’évolution de l’armée. En effet, les conflits seront caractérisés par de véritables guerres mais aussi par le développement du terrorisme. Ne  compter que sur une armée technologique sera largement insuffisant pour battre ce terrorisme. Preuve en est par exemple en Israël.

 

La question du service militaire obligatoire devrait ce reposer car il faudra bien davantage de militaires pour lutter en France comme à l’étranger contre le terrorisme. Pour preuve, les insuffisances de la force Barkhane qui doit combattre un ennemi avec 5000 hommes sur un territoire cinq fois grand comme la France. Autre exemple la participation encore de 7000 soldats de l’armée à l’opération sentinelle. L’un des problèmes c’est que le corporatisme militaire freine aussi le retour du service militaire obligatoire.

 

Interview dans le Figaro

 

François LECOINTRE.-

 

Les tensions seront encore plus fortes qu’aujourd’hui avec des risques de dérapages supérieurs. À la fin de la guerre froide, certains ont cru naïvement à la «fin de l’histoire» et qu’il n’y aurait plus de conflits majeurs. Mais il y avait déjà là les germes d’une frustration interne d’une partie des pays en développement, et en particulier du monde arabo-musulman. Elle s’est aussi exprimée contre un monde occidental, perçu comme dominateur et hégémonique. Cette frustration a engendré une volonté de revanche. Nous en avons vu les conséquences au début des années 2000 puis avec les attentats en France. Nous les verrons longtemps encore. Ce danger est immédiatement perceptible pour nos sociétés parce qu’il s’exprime sous la forme du terrorisme. Des acteurs régionaux fondent aussi une partie de leurs revendications sur un nationalisme exacerbé. À ces menaces s’ajoutent d’autres phénomènes en Afrique notamment. 

L’argent des banques centrales profite-t-il à l’économie ?

L’argent des banques centrales profite-t-il à l’économie ? 

 

 

L’économiste,Jézabel Couppey-Soubeyran doute, dans sa chronique au « Monde », des vertus écologiques et économiques des achats massifs de titres par les banques centrales, qui bénéficient essentiellement à la sphère financière.

 

Chronique.

 

 Les banques centrales du monde entier ont répondu à la pandémie en amplifiant leurs programmes d’achats de titres mis en place depuis la crise financière de 2007-2008. Ces opérations ont pris une place prépondérante dans la politique monétaire. Pour l’Eurosystème – c’est-à-dire la Banque centrale européenne (BCE) et les banques centrales nationales de la zone euro –, les titres détenus à des fins de politique monétaire représentent désormais plus de la moitié du bilan consolidé (53 % à fin avril 2020) contre… rien vingt ans plus tôt ! Les 4 000 milliards d’euros environ correspondants constituent un portefeuille de titres plus épais que celui du plus important fonds de pension du monde, le fonds japonais GPIF.


La BCE peut-elle au moins se targuer, comme le font aujourd’hui de plus en plus de fonds d’investissement, d’appliquer les critères de gestion responsable à la mode, les critères ESG (E pour environnement, S pour social, G pour gouvernance) ? Toujours pas, et les ONG comme Reclaim Finance ou Oxfam et Les Amis de la Terre dénoncent régulièrement le problème : tant que la BCE ne tiendra pas compte du bilan carbone des émetteurs de titres qu’elle achète, elle contribuera au réchauffement de la planète et entravera la transition écologique. En avril, la Banque centrale de Belgique a ainsi été attaquée en justice par l’ONG ClientEarth pour atteinte au climat.

Cela pourrait changer. Dans un rapport récent, le Network for Greening the Financial System (NGFS), réseau de huit banques centrales et de superviseurs créé en 2017 pour travailler au verdissement du secteur financier, le laisse entendre (« Adapting central bank operations to a hotter world. Reviewing some options », mars 2021). Ce sera sans doute le cas pour les banques centrales de l’Eurosystème à l’issue de la révision stratégique de la BCE, dont les résultats devraient être connus d’ici à l’été. C’est bien engagé aussi du côté de la Banque d’Angleterre, la première à avoir communiqué, en 2020, ses expositions au risque climatique. De quoi donner le « la » aux marchés financiers.


Cela étant, on rappellera qu’une banque centrale n’est pas un fonds d’investissement, mais une institution au service du bien commun. Et il ne lui suffira pas de trier les actifs qu’elle achète pour contribuer à la transition écologique. D’une part, la logique de la « responsabilité sociale » et du « développement durable » n’a, pour le moment, pas fait des miracles pour verdir la finance – faute d’adeptes et question de temps, diront les optimistes. D’autre part, les titres privés ne sont qu’une petite fraction du portefeuille des banques centrales, l’essentiel étant des titres publics, et c’est plutôt par ce biais-là qu’elles devraient agir. Mais c’est une autre paire de manches, et le rapport du NGFS ne s’y aventure pas, comme le relève l’Institut Veblen. Faudrait-il en effet que la banque centrale disqualifie les titres des Etats les moins vertueux sur le plan écologique ? C’est peu envisageable, et potentiellement contre-productif pour les pays concernés, qui auraient encore plus de mal à engager leur transition une fois sanctionnés par les marchés. Ou devrait-elle se coordonner en amont avec les Etats pour que les titres de leurs emprunts éligibles aux rachats d’actifs servent à financer un volet suffisant de dépenses écologiques ? Mais de tels accords entailleraient la sacro-sainte indépendance des banques centrales…

Climat : suppression des subventions pour les centrales à charbon (G 7)

Climat : suppression des subventions pour les centrales à charbon (G 7)

Les ministres de l’Environnement de l’Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni ont promis « des efforts ambitieux et accélérés » pour réduire leurs émissions de CO2.

Pour réduire les émissions de CO2, les pays du G7 veulent des mesures concrètes vers la fin absolue de nouvelles aides publiques directes à la génération d’électricité à partir du charbon d’ici à la fin 2021″.

Le président de la COP26, Alok Sharma, s’est également félicité d’un « signal clair pour la planète que le charbon est en voie de disparition », le présentant comme un « pas majeur vers une économie à zéro émission ».

Initialement prévu pour novembre 2020, ce sommet qui réunira des dirigeants issus de 196 pays, ainsi que des entreprises et des experts, avait été repoussé l’an dernier en raison du Covid-19.

Au delà du charbon, les pays du G7 se sont mis d’accord pour « accélérer de manière significative » leurs efforts pour se défaire des hydrocarbures pour les transports dans la décennie à venir.

Ils ont promis d’agir en « champions » de la diversité en préservant ou protégeant au moins 30% des terres et 30% des océans de la planète pour enrayer les pertes en manière de diversité.

Cette semaine, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a estimé que le monde devait renoncer « maintenant » à tout nouveau projet pétrolier ou gazier, au-delà de ceux déjà approuvés, pour atteindre d’ici 2050 la neutralité carbone et avoir une chance de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C.

 

Vaccination des professionnels exposés

Vaccination des professionnels exposés

Des créneaux en centres de vaccination seront réservés professionnels exposés. « Les plus de 55 ans, dont deux tiers ont déjà été vaccinés, pourront bien entendu continuer à se faire vacciner en ville, grâce à la mobilisation des médecins et des pharmaciens », poursuit Matignon.

Parmi les professions « prioritaires » listées par le gouvernement figurent les enseignants et « agents au contact des élèves », professionnels de la petite enfance, assistants familiaux, professionnels de la protection judiciaire de la jeunesse, protection de l’enfance, de l’hébergement d’urgence, les policiers nationaux et municipaux, gendarmes, agents de sécurité, surveillants pénitentiaires, militaires en opération Sentinelle et les douaniers de la branche surveillance. Sont également concernés les conducteurs de bus, personnels de bord de ferry, facteurs et livreurs, conducteurs routiers, chauffeurs de taxi, contrôleurs de transports publics, agents de nettoyage.

Les professions prioritaires visent encore les salariés et chefs d’entreprise des commerces d’alimentation, dont les caissières, buralistes, personnels d’hôtels, cafés et restaurants, professionnels des services funéraires, personnels des abattoirs, agents de l’inspection du travail, salariés de l’événementiel ainsi que les salariés des salles de sport.

Endettement des entreprises

Endettement des entreprises

 

Vincent Reynier préside la Compagnie régionale des commissaires aux comptes de Paris, Paul-Louis Netter le tribunal de commerce de Paris. Ces deux experts sont en première ligne pour prendre le pouls des entreprises. (Interview dans l’Opinion)

Comment se porte le tissu économique francilien à l’heure de la réouverture des terrasses, des commerces ou des lieux de culture ?

Vincent Reynier : Comme l’ensemble des entreprises françaises, les entreprises franciliennes ont bénéficié de la protection publique au travers des prêts garantis par l’Etat (PGE), du report de charges fiscalo-sociales ou du fonds de solidarité. Nous avons beaucoup de demandes d’accompagnement pour l’obtention d’aides mais, très franchement, je ne vois pas de crise arriver. Surtout alors que nous entrons en période de campagne électorale. Je vois mal le gouvernement arrêter brutalement un accompagnement qu’il a lui-même lancé avec succès.

Paul-Louis Netter : Les cassandres annonçaient une bérézina en septembre 2020, puis en janvier, puis à Pâques… Pour l’instant, je ne vois pas grand-chose venir non plus et je ne suis pas certain que ça arrivera. Les procédures collectives – redressements et liquidations judiciaires – ont diminué de 27 % l’année dernière. La tendance est la même depuis le début de l’année (- 13 % entre janvier à avril, par rapport à la même période en 2020). Ces chiffres traduisent l’efficacité des aides mises en place. Je ne pense pas que les pouvoirs publics, après avoir fourni tant d’efforts pour accompagner l’économie, les retirent brutalement lors de la phase délicate de « l’atterrissage ».

La baisse des procédures n’est-elle pas surtout due au fait que les Urssaf ont levé le pied sur les procédures de recouvrement ?

P.-L. N. : Les caisses de retraite, l’Urssaf et l’administration fiscale sont en effet les trois principaux pourvoyeurs de procédures. L’absence d’assignations en 2020 et 2021, sur instruction des pouvoirs publics, est un élément d’explication important de cette baisse.

La dette nette des entreprises a franchi pour la première fois les 1 000 milliards d’euros l’année dernière. Ce mur de la dette est-il inquiétant ?

V. R. : Le remboursement des prêts va se faire très progressivement, néanmoins les aides vont se tarir. Les entreprises qui se portaient mal avant la crise vont connaître des difficultés. D’où la nécessité d’une vision un peu prospective sur ce mur de la dette. Il y a la question des dettes publiques et parapubliques auprès des caisses de retraite, de l’Urssaf ou de l’administration fiscale, mais est aussi en train d’émerger le problème des loyers, notamment dans les grandes villes. Des moratoires ont été accordés, mais on commence à voir des retards conséquents dans les échéances.

P.-L. N. : Nous recevons beaucoup de demandes sur ce point, avec deux types de comportements. D’un côté les propriétaires bailleurs comprennent qu’il faut faire un effort. Cela peut aussi être dans leur intérêt pour ne pas avoir à retrouver de locataire. Beaucoup de vitrines sont vides aujourd’hui à Paris, y compris dans de grandes artères. Et de l’autre, des institutionnels qui réclament leur dû. Il existe une vraie bataille judiciaire en ce moment, certaines entreprises estimant qu’elles n’ont pas à payer, n’ayant pas pu avoir accès à leur local. Il revient aux juges du tribunal judiciaire de se prononcer sur ce point.

«Il ne faut pas hésiter à ouvrir des procédures de conciliation, qui permettent d’avoir quelqu’un qui parle à vos créanciers à votre place. Le tribunal de commerce, ce n’est pas l’échafaud»

Comment les PGE ont-ils été utilisés ?

V. R. : En période de contraction de l’activité, les besoins en fonds de roulement sont réduits. Au final, beaucoup de nos clients n’y ont pas touché et se sont constitué une forme d’épargne de précaution. Pour autant, je ne connais aucune entreprise qui ait remboursé par anticipation quand Bercy a accordé une année supplémentaire pour débuter les remboursements. Quelques-unes ont fait un peu d’investissement productif pour conforter leur activité en vue de la reprise – une reprise à laquelle je crois, personnellement. Si les étoiles s’alignent, beaucoup de défaillances seront évitées.

Comment accompagner au mieux les entreprises dans la période ?

P.-L. N. : Les entreprises arrivent généralement devant le tribunal de commerce quand elles sont à bout de ressources. Or, être à bout de ressources, c’est être à bout de solutions. Si vous êtes incapable de financer quoi que ce soit, on ne pourra rien faire pour vous. Le maître mot en cette période, c’est donc d’anticiper. Que les entreprises viennent nous voir avec des réserves, et nous pourrons trouver des solutions. Je sais que le tribunal fait peur et que, quand on est chef d’entreprise, on est fondamentalement optimiste, on se dit toujours que ça ira mieux demain. Mais il ne faut pas hésiter à ouvrir des procédures de conciliation, qui permettent tout simplement d’avoir quelqu’un qui parle à vos créanciers à votre place. C’est essentiel ! Le tribunal de commerce, ce n’est pas l’échafaud.

V. R. : C’est vrai que les commissaires aux comptes comme les chefs d’entreprise ont la crainte du tribunal. Mais nous travaillons à changer les mentalités, à démystifier ce lieu, même s’il reste un tribunal et pas une amicale. D’une obligation d’alerte, nous devons nous diriger vers la prévention des difficultés. Progressons dans la voie de l’accompagnement et de plus en plus de commissaires aux comptes oseront passer par des procédures à l’amiable. Il ne s’agit pas de nouveau de rendre le commissaire aux comptes obligatoire mais de le rendre incontournable.

L’image du tribunal de commerce s’approche quand même plus de la guillotine que de l’infirmerie…

P.-L. N. : Les chefs d’entreprise ont pourtant tout intérêt à entamer précocement des procédures de conciliation : elles sont plus souples et les taux de succès n’ont rien à voir avec les redressements judiciaires. Plus vous venez tôt, plus vous aurez de chance de résoudre vos difficultés. Le langage de la prévention commence à porter. Il n’est plus réservé aux grandes entreprises, au contraire. Les conciliations ont été multipliées par deux par rapport à 2020. J’y crois beaucoup.

V. R. : C’est malheureusement moins vrai en province où la sauvegarde est quasiment inconnue. C’est dommage ! Dans l’esprit général, c’est réservé aux grandes entreprises. Or ce n’est pas le cas dans les textes. La sauvegarde donne au tribunal des moyens importants pour agir, pour exiger certains reports. Les PGE peuvent d’ailleurs être une solution pour travailler avec les banquiers.

La valeur réelle des médicaments

La valeur réelle des médicaments

 

 

Tribune dans l’Opinion de Thierry Nouve,irecteur général de l’association Vaincre la Mucoviscidose.

 

 

La valeur des médicaments attend-elle le nombre des années ? Convoquer Corneille dans le cadre de la fixation des prix des médicaments pourrait paraître étrange. La valeur d’un médicament est une chose absolument insaisissable, incompréhensible, inadmissible ou insupportable. Elle est le fruit de négociations complexes entre les autorités sanitaires et un laboratoire. C’est aussi un processus très long. Trop long pour les malades qui patientent pendant que leur état de santé se dégrade.

Contrairement aux idées reçues, le prix d’un médicament remboursé ne reflète pas son coût. Il s’agit d’une valeur faciale : le laboratoire et les pouvoirs publics s’entendent sur des « remises », dont le montant varie en fonction du volume vendu. La santé fonctionne comme la grande distribution avec les tant décriées « marges arrières ».

La valeur d’un médicament n’est pas forcément ni uniquement le résultat d’un investissement, déduction faite des subventions publiques perçues par le laboratoire à laquelle on ajoute une marge. Tout est opaque et complexe. Le Parlement, constitutionnellement seul habilité à fixer le budget de la Sécurité sociale ne connaît que des enveloppes globales. La raison invoquée : le « secret des affaires » ! L’OMS a pourtant voté une résolution en mai 2019 qui invite notamment les Etats à publier le prix réel des médicaments.

Deux ans après, force est de constater que rien ou si peu n’a changé. Le récent accord intervenu entre le Leem (Les entreprises du médicament) et le CEPS (qui fixe le prix des produits de santé, ndlr) ne change rien ou si peu. Au sein de l’Union européenne, cette question demeure de la compétence des Etats qui ignorent le prix dans les autres pays membres. Une exception notable et récente : les vaccins anti-Covid-19 ont été négociés à l’échelle européenne. Une exception qui mériterait de devenir la règle.

« Pour un patient, la valeur d’un médicament, c’est celle qui le guérit, le soulage et améliore sa qualité de vie voire lui sauve l’existence »

Solidarité. Notre pays a la chance d’avoir un système de protection sociale qui repose sur la solidarité. Le poids du médicament dans les dépenses remboursées par la Sécurité sociale est relativement stable (+6,5 % sur les dix dernières années). Toutefois, l’arrivée de nouveaux traitements à coûts élevés fait peser une menace sur notre système de protection sociale. Mais, nombre de médicaments innovants sont dans le « pipe » pour lesquels certains industriels affichent des retours sur investissement à la hauteur de leur impact sur la santé des patients. Thérapie génique, thérapie cellulaire, thérapie de la protéine deviennent des réalités, mais à quel prix ? Comment notre système de protection sociale pourra-t-il supporter cela ?

Pour un patient, la valeur d’un médicament, c’est celle qui le guérit, le soulage et améliore sa qualité de vie voire lui sauve l’existence. Pour certains, ils sont nés avec une maladie ou ont été frappés plus tard. Ces maladies ont un point commun, un caractère évolutif et parfois fatal. Mais le processus d’accès aux médicaments est trop long.

Selon l’étude WAIT, la France se situe au 21e rang des pays européens en termes de délai de disponibilité des médicaments. Ainsi, le délai moyen entre le dépôt à l’EMA (Agence européenne des médicaments) d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) et sa disponibilité en France est de 920 jours, près de trois ans !

Fort heureusement, la France dispose des dispositifs d’accès précoces. Toutefois, ils ne reposent que sur l’initiative des laboratoires. Dès lors, un laboratoire peut, pour des raisons qui lui sont propres et souvent liées à une stratégie autour du prix désiré, faire patienter les malades jusqu’à l’aboutissement du processus de fixation du prix. Les patients sont le prix à payer, leur santé servant de rançon. Les malades exercent une pression sur les pouvoirs publics alors contraints de céder. Fort heureusement, il existe peu de laboratoires qui se comportent ainsi. Mais, le système permet qu’il puisse en exister un seul. Aussi, seules aux âmes damnées, la valeur attend le nombre des années.

Thierry Nouvel est dirigeant de Vaincre la Mucoviscidose, une association de patients et d’usagers du système de santé.

« Lobbying »: Défense du système des brevets

« Lobbying »: Défense du système des brevets

Dans une tribune au « Monde » Jean-Christophe Rolland, président de la Compagnie nationale des conseils en propriété Industrielle défend le système des brevets.Un discours qui peut s’entendre mais pas en cas de crise sanitaire mondiale.

 

Tribune Au lendemain de l’annonce faite le 5 mai par l’administration Biden, le président de la République, Emmanuel Macron, a exprimé lui aussi son intérêt pour la proposition de levée des brevets sur les technologies permettant la fabrication des vaccins contre le Covid-19, lancée par l’Inde et l’Afrique du Sud. Cette proposition ne nous paraît pas acceptable en l’état et nous appelons le président de la République à poursuivre la consultation des parties prenantes en vue de revoir la position de la France. 

Le but affiché, louable en apparence, est de pouvoir augmenter la fabrication de vaccins pour arriver plus vite à une immunité collective au niveau mondial. Il faut cependant se demander si la proposition de l’Inde et de l’Afrique du Sud est la solution au problème posé et si elle ne contient pas, pour le futur, des menaces encore plus grandes.

 

Conformément à ses principes fondamentaux, la propriété intellectuelle, et notamment les brevets, loin de bloquer l’accès au vaccin, est le catalyseur pour une innovation pharmaceutique performante et mondiale. Elle est aussi un outil capable de s’adapter aux enjeux de l’actualité et de participer au bien commun, sans lui nuire.

Les innovations pharmaceutiques, comme les vaccins, sont protégeables au moyen des brevets. L’accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) prévoit qu’un brevet d’invention peut offrir une protection pour une durée minimale de vingt ans. Les laboratoires peuvent par ce biais empêcher leurs concurrents d’exploiter commercialement leur invention (fabrication, vente, importation, etc.) si ces concurrents n’ont pas au préalable acquis une licence d’exploitation.

Le système des brevets est un accélérateur du développement des vaccins. Les premiers vaccins contre le Covid-19 ont été développés en moins d’un an. Les start-up BioNTech et Moderna n’ont pu réaliser une telle performance qu’au moyen de financements obtenus bien avant la pandémie, grâce à leur propriété intellectuelle : en effet, les investisseurs favorisent les start-up de biotechnologie détenant un portefeuille de brevets et de savoir-faire.

Pour les entreprises très innovantes mais encore fragiles, telle que les start-up, la propriété intellectuelle est le seul rempart contre la reprise illicite de leurs innovations. Les brevets sont donc la clé de leur valeur, de leur attractivité, et de leur développement futur. En l’absence de brevets, ces entreprises ne pourraient lutter contre des concurrents déjà installés et leurs innovations seraient pillées dès le moment où elles seraient rendues

Lobbying: Non à la levée des brevets ! (Didier Patry et Olivier Boileau-Descamps )

Lobbying: Non à la levée des brevets ! (Didier Patry et Olivier Boileau-Descamps )

Il est intéressant de prendre connaissance des arguments ( peu convaincants) des lobbys concernant la levée des brevets  Covid 19.

 

Didier Patry est directeur général de France Brevets. Il enseigne le management stratégique de la propriété intellectuelle à l’ESCP, à SciencesPo Paris et à l’Université Bocconi. Olivier Boileau-Descamps est Président de Mirandole, consultant en stratégie, leader d’opinion et coordonnateur de projets pour la promotion des métiers, des techniques, du savoir-faire et des arts.

 

En réponse au manque de vaccins contre la pandémie, certains pays riches, et le pape lui-même, appellent à donner aux pays les plus pauvres un accès gratuit aux brevets.

Malheureusement, en dépit des apparences, cette solution ne pourra pas satisfaire les besoins des populations qui subissent une nouvelle vague dévastatrice. Il faut rappeler que l’Inde, loin d’être un pays pauvre, est une puissance nucléaire. Même si elle plaide à l’OMS pour une levée des brevets, elle est le plus gros producteur de vaccins au monde et se place dans le peloton de tête dans la course à la production de vaccins anti-Covid…très loin devant l’Angleterre, les Pays-Bas ou la Russie.

Pourtant, seulement 10 % de la population indienne aurait reçu au 8 mai 2021 au moins une dose de vaccins anti-Covid, contre plus de 60 % en Israël, plus de 50 % au Royaume-Uni et aux Emirats Arabes Unis, et plus de 40 % aux Etats-Unis. En Inde, les centres de vaccination doivent refuser les volontaires faute de doses disponibles.

Que s’est-il passé pour qu’une grande puissance médicale comme l’Inde se retrouve ainsi confrontée à une nouvelle vague dramatique ? Le Serum Institute of India (SII) - le plus grand producteur indien – a participé en 2020 au développement du vaccin d’Oxford ChAdOx1 Covid-19 commercialisé par AstraZeneca. Le propriétaire de SII, qui exporte dans plus de 68 pays, a déclaré que depuis le début de la pandémie, il aurait eu pour projet d’augmenter sa production annuelle de doses de vaccins de 1,5 milliards à 2,5 milliards. Cette seule société était donc en capacité de fournir des vaccins pour toute la population indienne qui compte 1,3 milliards d’habitants.

Opportunités. Malheureusement, la société SII a choisi de commercialiser en priorité son vaccin vers le Royaume-Uni à un tarif plus avantageux, au détriment du gouvernement indien dont la population en subit aujourd’hui les conséquences. De fait, la société SII a été vivement critiquée dans les médias en Inde pour sa pratique tarifaire, variable en fonction de la demande et des opportunités. Face à la grogne, le propriétaire de SII a dû s’enfuir, sous protection, avec sa famille, vers l’Angleterre pour y trouver refuge. Exilé au Royaume-Uni, il a été très chaleureusement accueilli par Boris Johnson [4] et a lancé d’importants investissements dans son nouveau pays d’accueil.

L’exemple indien nous montre bien que ni les ventes, ni l’augmentation de la production n’ont été empêchées par les brevets, que certains aujourd’hui accusent de freiner l’accélération du rythme de la vaccination au niveau mondial. Ce qui est en cause à Delhi est bien l’incurie du gouvernement de Modi qui n’a pas imposé la priorisation de la vaccination de sa population.

Les variations tarifaires, l’attrait des bénéfices liés à la vente au plus offrant et le manque de patriotisme industriel ont conduit à la situation dramatique dans laquelle se trouve l’Inde aujourd’hui. L’éventuelle levée des brevets n’y changera rien puisque la plupart des pays en difficulté ne disposent pas des capacités de production associées et, lorsque c’est le cas, les industriels privilégient les ventes aux plus offrants, donc à l’Occident dans le cas indien.

Dès lors, seuls les dons de doses de vaccin aux pays qui en ont besoin permettront effectivement d’accélérer le rythme de la vaccination mondiale et d’atteindre cette fameuse immunité collective qui permettra le retour à la vie normale.

La levée des brevets est donc une fausse bonne solution proposée par les pays riches pour sauver les apparences… qui sont souvent trompeuses.

Didier Patry est directeur général de France Brevets. Il enseigne le management stratégique de la propriété intellectuelle à l’ESCP, à SciencesPo Paris et à l’Université Bocconi. Olivier Boileau-Descamps est Président de Mirandole, consultant en stratégie, leader d’opinion et coordonnateur de projets pour la promotion des métiers, des techniques, du savoir-faire et des arts.

Retraites : la Cour des comptes relève des « erreurs » de calcul

Retraites : la Cour des comptes relève des « erreurs » de calcul

La Caisse nationale d’assurance-vieillesse (CNAV), tout comme les autres branches du régime, est la cible de plusieurs critiques de la Cour des Comptes, dont l’une concerne un thème particulièrement sensible : les « erreurs » ayant une « portée financière » sur les pensions « nouvellement attribuée[s] ou révisée[s] ».

De telles anomalies, au détriment ou en faveur des personnes touchées, ne sont pas nouvelles, mais la situation a empiré : en 2020, elles concernaient un dossier sur six (16,4 %) contre « un sur neuf », il y a cinq ans, d’après les calculs de la Cour fondés sur un échantillon de près de 9 400 cas. Les trois quarts de ces dysfonctionnements pénalisent l’assuré. A la CNAV, on indique que le manque-à-gagner « médian » était de 123 euros par an en 2020, ce qui signifie que la moitié des individus lésés ont subi un préjudice égal ou supérieur à cette somme tandis que, pour l’autre moitié des assurés affectés, le montant non perçu est égal ou inférieur à 123 euros. Cette valeur médiane était plus importante en 2019, souligne-t-on à la CNAV : 139 euros.

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