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La Fed: nouvelle baisse des taux et la BCE toujours paralysée

La Fed: nouvelle baisse des taux et la BCE toujours paralysée

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Alors que la BCE est paralysée par les contradictions internes des membres de la zone euro sur les conditions de la gestion monétaire et budgétaire de la crise, la Fed, elle, multiplie les gestes notamment pour annoncer une baisse surprise dimanche de 1 point des taux , les ramenant dans une fourchette comprise entre 0 et 0,25%. La BCE qui pourtant a affirmé son soutien théorique à l’économie n’a pas encore modifié une seule fois ses taux il s’agit certes d’un geste symbolique le plus souvent mais qui vise à signifier l’engagement d’une politique particulièrement accommodante pour sauver économie. En plus évidemment de cette modification , il y aura pour la FED des rachats d’actifs massifs. De l’ordre de 700 milliards de bons du Trésor et de titres hypothécaires. On est loin encore des intentions–d’ailleurs n’en officiellement exprimées– de la BCE. Globalement cela pourrait apporter un soutien de l’ordre de 1000 milliards à l’économie américaine. À comparer aux dégâts de la crise en Europe. Le montant du PIB  de la zone euro se monte à 12 000 milliards environ. En fourchette basse, il faut s’attendre à une stagnation de l’économie au lieu des 1 % prévus d’augmentation pour le PIB. Soit une perte de 120 milliards. Sans doute un chiffre très supérieur à évaluer avec la quadruple crise : crise sanitaire, crise de l’offre, maintenant crise de la demande et crise financière. L’attentisme de la présidente de la BCE Christine Lagarde s’explique car elle est écartelé entre l’orthodoxie des pays du nord  et la gestion beaucoup plus laxiste des pays du Sud de la zone euro .

« Les effets du coronavirus pèseront sur l’activité économique à court terme et présenteront des risques pour les perspectives économiques », précise la Banque centrale américaine dans un communiqué.

La Réserve fédérale a précisé qu’elle maintiendra les taux dans cette fourchette jusqu’à ce que la crise soit passée. Seule une participante, Loretta J. Mester, présidente de la Fed de Cleveland, a voté contre cette mesure, et s’est montrée favorable à une baisse moins forte des taux. En plus du geste fort de la Fed, celle-ci a participé à une action concertée au niveau mondial pour assurer que les liquidités seront suffisantes lundi.

La baisse des taux surprise a été prise alors que le comité monétaire habituel de la Fed, qui va se réunir mardi et mercredi, doit rassurer les marchés. Wall Street a connu jeudi sa pire journée depuis le krach boursier d’octobre 1987. C’est la deuxième fois depuis le début du mois de mars que la Fed abaisse ses taux en dehors de son comité monétaire habituel, ce qu’elle n’avait pas fait depuis la crise financière de 2008.

 

La Fed a par ailleurs annoncé l’achat de 500 milliards de dollars de bons du Trésor et de 200 milliards de dollars de titres hypothécaires. Face à l’affolement, elle avait abreuvé les marchés en liquidités toute la semaine, apportant plusieurs milliers de milliards de dollars, et avait renoué avec les rachats de dette américaine à travers les bons du Trésor. Le président Trump a salué immédiatement le geste de la Banque centrale qu’il n’a eu de cesse de critiquer ainsi que son président Jérôme Powell.

Croissance Chine : un baisse historique

Croissance Chine : un baisse  historique

 

L’indice PMI des services calculé par Caixin/Markit a diminué le mois dernier de près de moitié, à 26,5 contre 51,8 en janvier.

Il s’établit pour la première fois en rythme mensuel sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité depuis la première enquête réalisée fin 2005.

Ces données présentent un premier aperçu officiel de l’état de l’économie chinoise depuis que l’épidémie de coronavirus est apparue en décembre dernier, faisant près de 3.000 morts dans le pays. L’économie chinoise devrait subir un nouveau coup dur au premier trimestre de cette année, ce qui pourrait inciter le gouvernement chinois à déployer des mesures de relance supplémentaires. L’activité dans le secteur chinois des services s’est également contractée à un rythme record. L’indice PMI officiel du secteur s’est établi à 29,6 en février, après 54,1 en janvier, montrent les données du BNS.

L’économie de la Chine est davantage tournée vers le secteur des services depuis l’épidémie de Sras en 2002-2003 et représente désormais environ 60% du produit intérieur brut (PIB) du pays. Les secteurs des transports, du tourisme, de la restauration et du divertissement ont été durement touchés depuis l’apparition du virus, les gens évitant les zones surpeuplées.

Un plongeon qui aura évidemment des conséquences sur l’activité mondiale. En général, on considère qu’une baisse d’un point de croissance en Chine ( qui pourrait passer de 6 % d’augmentation du PIB  à 5 % si l’infection est maîtrisée avant l’été) se traduit par une diminution de 0,2 % de la croissance mondiale. Le problème, c’est qu’on ne connaît ni l’ampleur ni la durée et évidemment les conséquences mondiales de la crise chinoise.

La croissance mondiale pourrait ainsi perdre aussi un point passant de 3 % à 2 % si la propagation du virus chinois n’est pas maîtrisée avant l’été. La conséquence pour  l’Europe ne sera pas négligeable puisque les perspectives d’activité étaient déjà très modestes en 2020 autour de 1 % de croissance. Du coup, nombre de pays pourraient tutoyer la stagnation voire la récession. Témoin déjà par exemple la France avec de très mauvais chiffres d’une consommation des ménages en janvier qui vont peser sur l’activité générale.

« Inflation négative » en zone euro: baisse des prix !

 

 

Baisse de 1.2% en février alors que la hausse avait atteint 1,4% en janvier. les prix de l’énergie ont reculé en zone euro (-0,3%, contre 1,9% en janvier).

Le niveau d’inflation en zone euro en février reste bien en deçà de l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE), qui vise à maintenir un niveau d’inflation légèrement inférieur à 2%.

L’inflation sous-jacente (hors énergie, produits alimentaires, boissons alcoolisées et tabac – qui exclut par conséquent les produits particulièrement volatils) a elle progressé à 1,2%, contre 1,1% en janvier.

Par ailleurs, le taux de chômage dans la zone euro est resté stable en janvier à 7,4%, son niveau le plus faible depuis mai 2008, selon des chiffres également publiés mardi par Eurostat. Ce chiffre est conforme à celui anticipé par les analystes interrogés par Factset. Depuis qu’il est repassé en septembre 2016 sous le seuil symbolique de 10,0%, le chômage dans la zone euro n’a cessé de reculer. Au pire de la crise de la dette, le chômage avait atteint dans la zone euro le taux record de 12,1% en avril, mai et juin 2013.

Les Pays-Bas ont, parmi les 19 pays de la monnaie unique, enregistré le plus faible taux de chômage en janvier, à 3,0%. A l’autre bout de l’échelle, la Grèce a affiché le taux le plus élevé (16,5% en novembre, dernier chiffre disponible), suivie de l’Espagne (13,7%). Dans les 28 pays de l’UE, le taux de chômage s’est établi à 6,6% en janvier, stable par rapport à décembre.

Sondage Macron: en baisse

Sondage Macron: en baisse

 

En baisse dans les Echos mais en hausse dans BFM ! Emmanuel Macron paie le recours à l’article 49.3 de la Constitution pour faire passer la réforme des retraites à l’Assemblée nationale. Dans le baromètre Elabe pour « Les Echos » et Radio classique , la cote de confiance du président perd 2 points .

Notons que BFM, très proche du pouvoir, qui utilise d’habitude les sondages et la le contraire;

« À dix jours des élections municipales, Emmanuel Macron et Edouard Philippe bénéficient chacun d’une remontée nette de leur cote de confiance à respectivement 28 et 30%, selon le baromètre politique du Figaro Magazine, publié jeudi et réalisé par Kantar OnePoint.

Le président de la République a ainsi gagné quatre points par rapport à février tandis que le Premier ministre a observé une hausse de cinq points. »

Comme quoi la manipulation des sondages n’est pas une surprise dans une période électorale !

Inflation zone euro: baisse des prix !

Inflation  zone euro:  baisse des prix !

 

Baisse de 1.2% en février alors que la hausse avait atteint 1,4% en janvier. les prix de l’énergie ont reculé en zone euro (-0,3%, contre 1,9% en janvier).

Le niveau d’inflation en zone euro en février reste bien en deçà de l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE), qui vise à maintenir un niveau d’inflation légèrement inférieur à 2%.

L’inflation sous-jacente (hors énergie, produits alimentaires, boissons alcoolisées et tabac – qui exclut par conséquent les produits particulièrement volatils) a elle progressé à 1,2%, contre 1,1% en janvier.

Par ailleurs, le taux de chômage dans la zone euro est resté stable en janvier à 7,4%, son niveau le plus faible depuis mai 2008, selon des chiffres également publiés mardi par Eurostat. Ce chiffre est conforme à celui anticipé par les analystes interrogés par Factset. Depuis qu’il est repassé en septembre 2016 sous le seuil symbolique de 10,0%, le chômage dans la zone euro n’a cessé de reculer. Au pire de la crise de la dette, le chômage avait atteint dans la zone euro le taux record de 12,1% en avril, mai et juin 2013.

Les Pays-Bas ont, parmi les 19 pays de la monnaie unique, enregistré le plus faible taux de chômage en janvier, à 3,0%. A l’autre bout de l’échelle, la Grèce a affiché le taux le plus élevé (16,5% en novembre, dernier chiffre disponible), suivie de l’Espagne (13,7%). Dans les 28 pays de l’UE, le taux de chômage s’est établi à 6,6% en janvier, stable par rapport à décembre.

Coronavirus: la Fed réagit avec une baisse de taux

Coronavirus:  la Fed réagit avec une baisse de taux

 

La baisse de taux décidés par la Fed constitue une réponse psychologique à la peur qui se répand dans l’économie et surtout sur les marchés financiers. Certes, les marges de manœuvre sont faibles. D’ailleurs la Fed a seulement baissé la fourchette de l’objectif de taux des “fed funds” de 50 points de base, à 1%-1,25%, un vote acquis à l’unanimité, précise l’institut d’émission dans un communiqué. Une baisse à caractère pédagogique pour montrer que la banque fédérale est prête à réagir encore

C’est la première fois depuis 2008, soit au coeur de la crise financière, que la Fed baisse ses taux entre deux réunions de politique monétaire, la prochaine étant prévue les 17 et 18 mars, ce qui souligne l’urgence de sa décision.

Une économie qui forcément comme toute l’économie mondiale sera atteinte par les conséquences du Corona virus. Vraisemblablement d’autres outils devront être utilisés par les gouvernements en particulier l’arme budgétaire. Il est vraisemblable que les préoccupations de déficit vont être mises sous le tapis en 2020. L’objectif premier est d’atténuer les conséquences néfastes du virus qui perturbe les processus de production et de distribution mais aussi provoque un tassement des consommations des ménages notamment en biens d’équipement.

“Les fondamentaux de l’économie américaine demeurent solides”, lit-on dans le communiqué de la Fed. “Toutefois, le coronavirus pose à l’économie des risques qui évoluent.”

Wall Street a vécu la semaine dernière sa pire semaine depuis la crise financière en raison de ces risques, certains intervenants de marchés craignant que le coronavirus ne précipite la première économie du monde vers une récession.

Les indices ont rebondi fortement lundi, soutenus par l’anticipation d’une action de la Fed. Ils ont d’abord hésité mardi après le communiqué de la banque centrale, évoluant sans tendance claire avant de s’orienter dans le rouge pour perdre autour de 1%.

En Europe, les indices de référence ont terminé dans le vert mais ont nettement réduit leurs gains après les annonces de la Fed, qui ont fait souffrir les valeurs bancaires.

La réaction a été nette du côté du dollar et des rendements des emprunts d’Etat américains, qui se sont retournés à la baisse.

Vers 17h30 GMT, le dollar cède 0,2% face à un panier de référence et le rendement des Treasuries à 10 ans perd cinq points de base à 1,04%, se rapprochant d’un plus bas historique à 1,03%.

Le fait que la Fed a échoué à rassurer les marchés est encore plus net sur l’or, valeur refuge par excellence, qui prend près de 3% à 1.633 dollars l’once

Peu de temps avant l’annonce d’une baisse de taux, le président de la Fed, Jerome Powell, avait participé à une conférence téléphonique rassemblant les ministres des Finances et banquiers centraux des pays du G7, à l’issue de laquelle ils ont publié un communiqué dans lequel ils se disent prêts à prendre toutes les mesures de soutien nécessaires.

La Fed discute activement avec les autres banques centrales, a-t-il ajouté, laissant entendre que d’autres instituts d’émission pourraient annoncer rapidement des mesures similaires.

Ventes de voitures neuves: en baisse

Ventes  de voitures neuves: en baisse

 

Deuxième mois de baisse en France et ce n’est sans doute pas fini. Les immatriculations de voitures neuves en France ont diminué de 2,70% en février, selon les données brutes du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) publiées dimanche.

Il s’est immatriculé dans l’Hexagone 167.785 véhicules particuliers le mois dernier, a annoncé le CCFA. Février a compté cette année 20 jours ouvrables, comme l’an dernier à la même époque.

En janvier, le marché avait commencé sur une note fortement baissière (-13,4%). Sur deux mois, il ressort maintenant en baisse de 7,79%.

L’année 2020 s’annonce difficile pour les immatriculations françaises, comme à l’échelle mondiale, en raison d’un ralentissement cyclique global de la demande, de l’épidémie de coronavirus et des choix commerciaux délicats sur les moteurs thermiques et électrifiés dictés par les nouveaux objectifs européens de CO2.

Sauf rebond imprévu en cours d’année lié aux nouveautés qui vont aussi animer 2020, les immatriculations en France devraient accuser leur première baisse après cinq ans de hausses consécutives. En 2019, elles ont encore progressé de 1,9%.

En 2020, Renault et Nissan prévoient tous deux un léger recul du marché automobile français, tout comme le CCFA, tandis que l’observatoire Cetelem de l’automobile chiffre cette baisse à -3,2%.

En février, les immatriculations de voitures neuves du groupe PSA, qui regroupe les marques Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall, et bientôt celles de Fiat Chrysler Automobiles (FCA) si la fusion entre les deux groupes est finalisée, ont augmenté de 0,49% par rapport au même mois de 2019.

Le groupe Renault (marques Renault, Dacia et Alpine), ébranlé l’an dernier par les difficultés de son partenaire Nissan et par la dégradation de plusieurs marchés émergents qui ont fait son succès, a vu quant à lui ses immatriculations en France reculer de 9,78% le mois dernier.

Coronavirus -marchés financiers : un risque de baisse de 30 %

Coronavirus -marchés financiers : un risque de baisse de 30 %

Alexandre Baradez, chief market analyst chez IG estime que les actions pourraient perdre 30 % de leur valeur. ( interview dans l’opinion).

 

Que vous inspire la correction des marchés actions lundi ?

Nous avions du mal à comprendre leur résistance alors que les signaux négatifs sur le coronavirus se multipliaient depuis la mi-janvier. Beaucoup de valeurs industrielles et de grands indices ont battu tout récemment des records en dépit des risques liés aux chaînes d’approvisionnement, visibles dès la mise en quarantaine de grandes villes chinoises. Et comme souvent sur les marchés, le retournement est soudain. On se dit que ce n’est pas raisonnable, les investisseurs ont le sentiment que la visibilité s’est brutalement réduite, et tout lâche. Pour l’Europe la cause immédiate est la présence d’un foyer viral en Italie. Nous sommes dans la phase aiguë dans laquelle tous les marqueurs de risque sont allumés : l’once d’or monte, les taux d’intérêt tombent (ceux des obligations d’Etat américaines sont à leur plus bas niveau depuis 2016), et la volatilité s’envole de 40 % en Europe et aux Etats-Unis.

Les marchés sont toujours excessifs…

La baisse de lundi n’est pas chère payée si on va effectivement vers un ralentissement brutal de la croissance mondiale. Mesure-t-on bien les conséquences du coronavirus ? La récession peut-elle frapper des pays asiatiques et faire chuter l’Allemagne et l’Europe ​? Si oui, il s’agirait du « ​black swan ​» de 2020, que chacun redoute lorsque les indices grimpent. En début de phase aiguë, il faut des solutions rapides pour calmer les investisseurs. Le marché n’est pas l’économie, il la paye toujours plus cher ​: les actions du CAC 40 valent 20 fois les résultats des entreprises. Mais pour que cela dure il faut des signes rassurants très rapidement, dans les tout prochains jours. Du côté de l’épidémie, ou du côté des banques centrales et des pouvoirs publics.

« Nous sommes dans la phase aiguë dans laquelle tous les marqueurs de risque sont allumés : l’once d’or monte, les taux d’intérêt tombent et la volatilité s’envole de 40 % en Europe et aux Etats-Unis »

Les banques centrales peuvent-elles, une fois encore, ramener la sérénité ​?

C’est l’inquiétude qu’expriment les investisseurs aujourd’hui. Les banques centrales sont actives depuis dix ans. L’an dernier, ce sont leurs interventions qui ont permis la hausse à deux chiffres des grands indices. Je précise que la Fed américaine a injecté 420 milliards de dollars depuis le mois de septembre, suite à une situation de stress sur le marché interbancaire. C’est à elle qu’on peut largement attribuer les records inscrits par les actions ces dernières semaines. Certes, les entreprises ont souvent publié de très bons résultats pour 2019, mais la Bourse a ouvertement ignoré les incertitudes pour l’avenir, et ce grâce à l’action de la Fed. Aujourd’hui on est obligé de « ​pricer ​» le risque qui fait figure d’éléphant dans la pièce, celui du coronavirus. Or c’est très compliqué à ce stade.

Une nouvelle injection d’argent pourrait ne pas suffire pour rassurer les marchés ​?

Nous sommes sur une ligne de crête, à un point d’inflexion. Soit le marché se fait peur, on l’a déjà vu fin 2018 lorsque les actions ont perdu 20 %. Mais finalement l’épidémie n’explose pas, les banques centrales sont bien là et le prouvent. Les investisseurs acceptent de reprendre du risque, c’est-à-dire d’acheter des actions, car c’est encore le meilleur moyen d’obtenir un minimum de rendement. Dans ce cas, les indices peuvent repartir très rapidement à la hausse. L’autre hypothèse est que l’épidémie a des conséquences très inattendues, au point de casser la croissance mondiale. Les interventions des banques centrales sont inefficaces car plus personne ne veut prendre de risque. C’est la trappe à liquidité ​: les actions peuvent perdre 15 % à 30 % en deux ou trois mois, les marchés sont déconnectés de l’action des banquiers centraux. Nous sommes face ce schéma binaire ​: rebond rapide ou forte chute.

Sait-on aujourd’hui ce qui est cher ou pas ​?

Prenons le cas de l’indice Dax. L’Allemagne est très concernée par la santé de la Chine, avec laquelle elle a échangé 206 milliards d’euros l’an dernier. Et pourtant le DAX de la Bourse de Francfort valorisait en moyenne les valeurs de l’indice, il y a encore quelques jours, 19 fois leurs bénéfices. C’est nettement supérieur à la moyenne historique. Le marché était convaincu que l’épidémie ne durerait pas. Et tout d’un coup on se rend compte que c’était complètement déraisonnable. Ce qui semblait normal est devenu hors de prix. Les investisseurs se souviennent subitement qu’en 2018, lors de la précédente phase de stress, la Bourse allemande ne valait que 11 fois les bénéfices.

Le raisonnement vaut aussi pour Apple, pleinement concerné par ce qui se passe en Chine, et qui est toujours proche de son record boursier. Et de manière générale pour les grandes « ​tech ​» américaines, et toute la classe actions ​: on ne voyait que les banques centrales, omniprésente depuis des années. Un autre phénomène a entretenu la tranquillité de la Bourse ​: très peu de grands groupes ont révisé en baisse leurs prévisions, hormis Apple qui vient de faire un « ​warning ​» sur son chiffre d’affaires. La communication se borne souvent à un « ​on a du mal à chiffrer ​».

Le cycle des profits des entreprises n’est-il pas en train de s’essouffler de toute façon ​?

On ne peut pas le dire à ce stade. Si cette crise est l’affaire d’un trimestre, les profits ne seront pas véritablement menacés. Il y aura très probablement un fort effet de rattrapage sur le reste de l’année. En revanche, si l’on met de côté l’effet coronavirus, les salaires progressent aux Etats-Unis et en Europe, dans un environnement de chômage bas ou en baisse. La question de la hausse des coûts et du partage de la valeur ajoutée se pose dans les entreprises, mais c’est une autre problématique.

Qui vend des actions aujourd’hui ​​​?

Toutes sortes d’investisseurs, si l’on se fie à l’importance des volumes. Il y a toujours les incontournables spéculateurs qui attendent ce genre de phase d’inquiétude pour vendre à découvert. Mais aussi des gestions plus classiques, qui allègent leur position. Sans signaux rassurants, les actions peuvent vite perdre 30 %. En revanche, si le rythme des contaminations ralentit, l’optimisme peut revenir très rapidement.

Taxe US du vin une baisse de près de 50 % du chiffre d’affaires dans le bordelais

Taxe US du vin une baisse de près de 50 % du chiffre d’affaires dans le bordelais

 

La taxe est effective depuis le 18 octobre dernier et la filière commence déjà à mesurer l’ampleur des répercussions sur ses exportations. Elles sont catastrophiques : en novembre 2019, les vins de Bordeaux enregistrent un recul de 46 % de leurs chiffres d’affaires et de 24 % en volume sur leur deuxième marché à l’export, qui était jusqu’alors stable.

Le lobby du vin particulièrement bordelais à sans doute raison de dénoncer le fait que la production viticole est notamment  et surtout la victime du conflit entre l’Europe et les États-Unis en matière de construction aéronautique. Notons que d’autres productions sont aussi concernées comme celle des fromages par exemple. Il faut ajouter à cela que non seulement le marché américain est très perturbé par les taxes imposées par le président US et que parallèlement le marché asiatique notamment en Chine est aussi victime indirect du virus chinois.. « L’aéronautique est taxée à 10 % et les vins français, dans un conflit aéronautique, se trouvent taxés à 25 % », remarque Bernard Farges, président de l’interprofession bordelaise. Pour le consommateur américain cela revient à ce qu’un produit qui valait 10 dollars se retrouve tout à coup à 12,5 dollars « et derrière, avec le jeu de la distribution américaine, cela peut devenir 15 dollars », pointe-t-il.

« La seule solution qu’on a aujourd’hui pour garder nos parts c’est de prendre à notre charge la taxe, c’est-à-dire de réduire nos prix de 25 % ce qui est énorme et entame la rentabilité de nos entreprises », ajoute Georges Haushalter, vice président du syndicat de négoce et directeur d’une maison de négoce de taille moyenne (50 millions d’euros de chiffre d’affaires).

Pour que les prix proposés aux consommateurs américains n’augmentent pas, la filière souhaite que l’Etat français crée un fonds de compensation à hauteur de 300 millions d’euros par an (25 % d’1,2 milliard environ, soit le chiffre d’affaires à l’export de la filière vin française), en attendant que le conflit soit résolu.

« On ne remet pas en cause les choix commerciaux de la France mais ces choix doivent être assumés par la création de ce fonds », insiste Bernard Farge responsable viticole.. Ce qui est en jeu pour l’interprofession ce n’est rien de moins que le maintien de ce flux commercial vers « un marché ancien et structuré ».

Les clients américains, conscients que le niveau des taxes peut changer tous les quatre mois sont attentistes et freinent leurs commandes auprès des négociants bordelais. « On voit bien que nos vins sont déréférencés, remplacés par des vins italiens ou d’autres origines non taxés et évidemment que la reconquête sera extrêmement longue, coûteuse et difficile », avertit Georges Haushalter. Pour lui, l’urgence est là et la filière n’a pas six mois devant elle, pour attendre une éventuelle condamnation de Boeing par exemple. « Dans six mois on sera morts », lâche-t-il. Il faudrait aussi ajouter les perturbations actuelles et surtout prochaines liées au départ du Royaume-Uni de l’union européenne. Au total des signes très inquiétants pour la production viticole française de haut niveau évidemment pas simplement que dans le bordelais.

En 2019, les ventes de vin à l’international ont bien progressé, mais c’est une hausse en trompe-l’œil qui n’empêche pas le professionnels de voir l’avenir en noir: les exportations de vins français vers les Etats-Unis, leur premier marché étranger, ont en effet chuté de 30% en moyenne, selon Jean-Marie Barillère. Et selon la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS), le maintien des taxes pourrait entraîner une perte de plus de 50% de chiffre d’affaires pour près d’un tiers des entreprises du secteur, avait-elle avancé lors du salon Wine Paris-Vinexpo.

 

Sondage Macron: en baisse

Sondage Macron: en baisse

 

Les sondages se suivent et se ressemblent tous pour l’exécutif sauf dans le journal très militant JDD pro Macron.  Un nouveau sondage commandé par Le Figaro avec Kantar-One Point. Le président et son Premier ministre sont en chute libre et le dossier plus qu’épineux de la réforme des retraites ne fait que dégrader leur image. Ainsi, depuis septembre dernier, la cote de confiance d’Emmanuel Macron a chuté de 8 points « pour atteindre 24% ». Une « tendance » d’autant plus inquiétante pour Emmanuel Macron qui, si elle se poursuit, pourrait atteindre ou dépasser la plus basse jamais enregistrée par un président, à savoir celle de François Hollande.

 

Croissance États-Unis: production industrielle en baisse

Croissance États-Unis: production industrielle en baisse

 

Même si la croissance aux États-Unis est encore dynamique,  reste qu’elle s’inscrit dans une tendance mondiale générale à la baisse. En clair, les États-Unis pourraient perdre 1 % de croissance en 2020. Pour preuve comme dans nombre de pays, le plongeon de la production industrielle – indicateur amont  de l’activité-  qui  a baissé plus que prévu aux Etats-Unis en janvier en raison des déboires de Boeing et des températures exceptionnellement douces qui ont freiné la production d’électricité, a annoncé vendredi la Réserve fédérale.

La production industrielle a baissé de 0,3% en janvier alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une baisse de 0,2%.

Pour décembre, elle a été révisée pour montrer un recul de 0,4% au lieu d’une baisse de 0,3% donnée initialement.

La production manufacturière a reculé de 0,1% le mois dernier, conformément aux attentes, après une croissance de 0,1% en décembre. Ce dernier chiffre a été révisé à la baisse après une estimation initiale de +0,2%.

La production de composants pour les secteurs de l’aérospatiale et des transports a chuté de 7,4% en janvier, après une progression de 0,5% le mois précédent, une baisse qui s’explique par la suspension de la production du 737 MAX de Boeing.

En excluant les véhicules et les composants pour l’automobile, la production manufacturière a baissé de 0,3%.

Le taux d’utilisation des capacités industrielles en janvier est tombé à 76,8%, le plus faible niveau depuis septembre 2017.

Baisse du chômage sans croissance: le miracle statistique français

  • Baisse du  chômage sans croissance: le miracle statistique français
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  • Il y a sans doute un miracle français, celui de la baisse du chômage qui se produit pratiquement sans croissance  ou alors avec une croissance tellement insignifiante qu’on peut s’interroger à propos de la réalité des chiffres. Selon les données du ministère du travail le chômage de la catégorie A aurait reculé de 1,7 % au quatrième trimestre alors que la croissance s’est encore tassée pour n’atteindre que 0,2 %. Conclusion, la France sait créer des emplois sans croissance  ! Il faut dire que les progressions annoncées sont de l’épaisseur du trait puisque le nombre de demandeurs d’emploi aurait reculé d’environ 50 000 pour 3 300 000 personnes inscrites. Une diminution du nombre de chômeurs due sans doute davantage à des calculs statistiques plutôt qu’à de vraies créations d’emplois. Surtout avec le halo du chômage. Les personnes qui ont renoncé à s’inscrire qui représentent autour de 1,5 millions de personnes. Le nombre de demandeurs d’emploi en “catégorie A” aurait donc  reculé de 1,7% au quatrième trimestre 2019 en France métropolitaine, soit une baisse de 3,1% sur un an, selon les données publiées lundi par le ministère du Travail (Dares). Notons aussi que seulement 20% des anciens inscrits en Catégorie A retrouvent effectivement un emploi.
  • Pour les autres,  il s’agit des personnes qui sont entrées en stage (233.000 personnes), celles qui ont arrêté de chercher (182.000 personnes), celles qui n’ont pas actualisé leur situation (926.000 personnes) et enfin celles qui ont été radiées (176.600 personnes).
  • Ainsi officiellement,  le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi a ainsi reculé de 55.700, à 3.308.800 millions de personnes.
  • Au cours des trois derniers mois, la baisse est particulièrement sensible chez les moins de 25 ans (-2,2%). Elle est en revanche plus timide pour les demandeurs d’emploi âgés de 50 ans et plus (-0,9%). En incluant les départements et régions d’outre-mer, hors Mayotte, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A s’élève à 3.553.700 millions (-1,7% sur le trimestre et -3,3% sur un an).

Chômage – Le mensonge de la baisse

  • Chômage – Le mensonge de la baisse
  • En mal d’information,  les grands médias notamment les chaînes d’information s’étalent  sur la baisse du chômage. Les experts patentés sont allés jusqu’à considérer que la France était pratiquement sortie de ses difficultés, pire que cela indiquait  une reprise de l’activité. La vérité c’est que le taux de chômage s’établit toujours officiellement à 8,5 % et qu’on est loin des taux de chômage des autres pays européens qui en moyenne évoluent entre 3 et 5 %. Même s’il faut reconnaître que dans certains pays nombre d’emplois sont constitués de contrats précaires. Une tendance qui s’installe aussi en France. Le chômage diminue de 0.2% d’après l’INSEE grâce à 66 000 chômeurs qui auraient retrouvé un emploi. Le seul problème, c’est qu’on retrouve ses 60 000 chômeurs dans les statistiques de ce qu’on appelle le halo du chômage c’est-à-dire ces différents chômeurs qui ne sont pas repris officiellement dans les statistiques de pôle emploi. Au total ils sont environ 1 500 000. On voit mal comment le chômage pourrait diminuer significativement alors que dans le même temps la croissance s’est nettement tassée  pour n’atteindre même que 0,2 % au cours du dernier  trimestre. Pour l’année la France a de la peine à atteindre 1,2 %. Un niveau d’activité insuffisant pour faire réellement diminuer le chômage dans des proportions significatives. Notons aussi que le taux d’emploi des 15–64 ans n’a pas bougé.
  • Selon les chiffres publiés par l’Insee, le chômage connaît son plus bas niveau depuis début 2009, souligne l’Insee, comme au trimestre précédent. L’institut de statistiques recense ainsi 2,52 millions de chômeurs. Sur la seule France métropolitaine, le taux de chômage baisse aussi de 0,2 point et s’établit à 8,2%, ce qui représente 2,4 millions de chômeurs, soit 66.000 chômeurs de moins sur le trimestre.
  • Sur un an, le taux de chômage pour la France entière (hors Mayotte), mesuré par l’Insee selon les normes du Bureau international du travail (BIT), recule de 0,6 point.
  • Au printemps dernier, la ministre du Travail avait rappelé que l’objectif du gouvernement était toujours de ramener le taux de chômage « autour de 7% » en 2022, même s’il « ne faudra pas s’arrêter là » pour atteindre le plein-emploi voulu par Emmanuel Macron.
  • En revanche, après avoir nettement baissé au 1er trimestre, le « halo autour du chômage » est en forte hausse au 2e trimestre. Ces personnes qui souhaitent travailler mais qui ne sont pas comptabilisées parce qu’elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement ont vu leur nombre augmenter de 63.000 (-80.000 au 1er trimestre). Ce halo concerne environ 1,5 million de personnes. Enfin, le taux d’emploi, c’est-à-dire la proportion des 15-64 ans qui travaillent, reste quasi stable pour s’établir à 66% (-0,1 pt), à noter qu’il diminue pour les 15-24 ans (-0,3 pt) et qu’il augmente pour les seniors (+0,2 pt).

Croissance :Baisse de l’industrie en janvier

Croissance :Baisse de l’industrie en janvier

 

En janvier, la production industrielle s’est encore légèrement contractée, selon l’enquête de la Banque de France, notamment dans l’aéronautique, l’automobile et les équipements électriques. A l’inverse, elle s’est redressée dans l’informatique-électronique. Pour février, les chefs d’entreprises anticipent « un retour à la croissance tendancielle », selon la Banque de France.

Dans les services et le bâtiment, l’activité a accéléré en janvier. Dans les services, ce sont les secteurs de l’hébergement-restauration, des services techniques aux entreprises et des services à la personne qui ont été dynamiques. Mais si les chefs d’entreprises tablent sur une croissance « soutenue » dans le bâtiment en février, ils anticipent un ralentissement dans les services.

Pour l’ensemble de 2020, la Banque de France prévoit une croissance de 1,1%, selon ses prévisions dévoilées en décembre dernier, soit le rythme le plus bas depuis 2016, lorsqu’elle avait atteint 1%. Le gouvernement table pour sa part sur une progression du PIB de 1,3%.

 

Social- Le mensonge de la baisse du chômage

Social- Le mensonge de la baisse du chômage

 

 

 

En mal d’information,  les grands médias notamment les chaînes d’information s’étalent  sur la baisse du chômage. Les experts patentés sont allés jusqu’à considérer que la France était pratiquement sortie de ses difficultés, pire que cela indiquait  une reprise de l’activité. La vérité c’est que le taux de chômage s’établit toujours officiellement à 8,5 % et qu’on est loin des taux de chômage des autres pays européens qui en moyenne évoluent entre 3 et 5 %. Même s’il faut reconnaître que dans certains pays nombre d’emplois sont constitués de contrats précaires. Une tendance qui s’installe aussi en France. Le chômage diminue de 0.2% d’après l’INSEE grâce à 66 000 chômeurs qui auraient retrouvé un emploi. Le seul problème, c’est qu’on retrouve ses 60 000 chômeurs dans les statistiques de ce qu’on appelle le halo du chômage c’est-à-dire ces différents chômeurs qui ne sont pas repris officiellement dans les statistiques de pôle emploi. Au total ils sont environ 1 500 000. On voit mal comment le chômage pourrait diminuer significativement alors que dans le même temps la croissance s’est nettement tassée  pour n’atteindre même que 0,2 % au cours du dernier  trimestre. Pour l’année la France a de la peine à atteindre 1,2 %. Un niveau d’activité insuffisant pour faire réellement diminuer le chômage dans des proportions significatives. Notons aussi que le taux d’emploi des 15–64 ans n’a pas bougé.

Selon les chiffres publiés par l’Insee, le chômage connaît son plus bas niveau depuis début 2009, souligne l’Insee, comme au trimestre précédent. L’institut de statistiques recense ainsi 2,52 millions de chômeurs. Sur la seule France métropolitaine, le taux de chômage baisse aussi de 0,2 point et s’établit à 8,2%, ce qui représente 2,4 millions de chômeurs, soit 66.000 chômeurs de moins sur le trimestre.

Sur un an, le taux de chômage pour la France entière (hors Mayotte), mesuré par l’Insee selon les normes du Bureau international du travail (BIT), recule de 0,6 point.

Au printemps dernier, la ministre du Travail avait rappelé que l’objectif du gouvernement était toujours de ramener le taux de chômage « autour de 7% » en 2022, même s’il « ne faudra pas s’arrêter là » pour atteindre le plein-emploi voulu par Emmanuel Macron.

 

En revanche, après avoir nettement baissé au 1er trimestre, le « halo autour du chômage » est en forte hausse au 2e trimestre. Ces personnes qui souhaitent travailler mais qui ne sont pas comptabilisées parce qu’elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement ont vu leur nombre augmenter de 63.000 (-80.000 au 1er trimestre). Ce halo concerne environ 1,5 million de personnes. Enfin, le taux d’emploi, c’est-à-dire la proportion des 15-64 ans qui travaillent, reste quasi stable pour s’établir à 66% (-0,1 pt), à noter qu’il diminue pour les 15-24 ans (-0,3 pt) et qu’il augmente pour les seniors (+0,2 pt).

 

Sondage exécutif: baisse légère

Sondage exécutif: baisse légère

 

31% (-1) des Français interrogés par Elabe pour Les Echos et Radio Classique accordent leur confiance à Emmanuel Macron pour affronter efficacement les problèmes qui se posent au pays. Plus précisément 8% lui font tout à fait et 23% plutôt confiance. Après deux mois d’augmentation (+4 points entre novembre 2019 et janvier 2020), l’amélioration de la confiance à l’égard d’Emmanuel Macron marque donc un arrêt ce mois-ci. Depuis un an, la confiance à l’égard d’Emmanuel Macron évolue entre 27% et 33%. Elle se situe ce mois-ci 2 points au-dessus de celle de François Hollande à la même période de son mandat, ce dernier ayant bénéficié d’un sursaut de mobilisation à son égard suite à l’attentat terroriste contre Charlie Hebdo (29%, +8 points en février 2015).

La part de Français ne faisant pas confiance à Emmanuel Macron est stable, à 63%, tandis que la part de Français ne lui faisant « pas confiance du tout » – après trois mois d’augmentation – est en baisse de 2 points, à 37%.

D’un point de vue politique, sa cote de confiance progresse auprès de son électorat (76%, +5 points, après une augmentation de 4 points en janvier) et baisse auprès de celui de François Fillon (44%, -7, après une augmentation de 8 points le mois précédent). Elle évolue moins fortement auprès de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon (17%, -3), de Benoît Hamon (19%, +2), de Marine Le Pen (12%, -1) et des abstentionnistes (18%, +1).

En termes socio-économiques, la confiance à l’égard du président de la République est en hausse auprès des professions intermédiaires (34%, +3) et des catégories populaires (23%, +3), tandis qu’elle baisse auprès des cadres (41%, -2) et des retraités (38%, -3).

Dans le contexte de la présentation de la réforme des retraites à l’Assemblée nationale, 28% des Français font « plutôt » (23%) ou « tout à fait » (5%) confiance au Premier ministre pour affronter efficacement les problèmes qui se posent au pays.

A l’inverse, 62% des Français (-1) déclarent ne pas lui faire confiance, dont 35% (-1) « pas confiance du tout ». 10% (+2) ne se prononcent pas ce mois-ci.

D’un point de vue politique, sa cote de confiance progresse nettement auprès de l’électorat d’Emmanuel Macron (74%, +11), et dans une moindre mesure auprès de l’électorat de Marine Le Pen (12%, +4, après une baisse de 8 points le mois précédent). A l’inverse, elle baisse auprès des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (13%, -2), de Benoît Hamon (15%, -5), de François Fillon (46%, -8) et des abstentionnistes (12%, -7).

Socialement, la cote de confiance du Premier ministre baisse auprès cadres (34%, -4), mais progresse auprès des catégories populaires (22%, +5). Elle est stable auprès des retraités (41%, =) et des professions intermédiaires (27%, +1).

A la faveur d’une augmentation de 3 points, Nicolas Hulot accroit encore son avance et domine toujours largement le classement des personnalités politiques (50%). Il devance ce mois-ci Jean-Yves Le Drian (31%, +1) et Nicolas Sarkozy (30%, -2). Xavier Bertrand (27%, -3) et Christian Taubira (27% +2) complète le la tête du classement.

Exposées à l’actualité sur différents sujets, Agnès Buzyn obtient 18% d’opinion positive (+2), tandis que Muriel Pénicaud en obtient 12% (-1).

Rachida Dati fait son entrée ce mois-ci dans le classement et recueille 21% d’opinion positive. A titre de comparaison, Anne Hidalgo bénéficie d’un niveau de popularité similaire (21%, -1). Elles devancent toutes deux les autres candidats à la mairie de Paris testés, Cédric Villani (19%, +4) et Benjamin Griveaux (13%, +2). Ces mesures sont calculées sur la France entière et ne sont données qu’à titre indicatif, elle ne représente en aucun cas les rapports de forces en présence pour l’élection du maire de Paris. 

Auprès des sympathisants de gaucheNicolas Hulot enregistre une forte hausse de sa popularité (78%, +18 points) qui dépasse largement la baisse enregistrée le mois précédent (-13 points). Christiane Taubira passe ce mois-ci en deuxième position (54%, +6), suivie d’Olivier Besancenot (50%, -1). Les trois précédents candidats PS à la présidentielle complète le classement : François Hollande (45%, +3), Benoît Hamon (44%, -1) et Ségolène Royal (43%, +6).

Auprès des sympathisants de « La République En Marche ! » et du MoDemJean-Yves Le Drian occupe toujours la tête (68%, +1) et devance Nicolas Hulot (62%, +3), François Bayrou (59%, +8) et Bernard Cazeneuve (59%, +11). Après des hausses marquées le mois précédent François Baroin (41%) et Xavier Bertrand (41%) voient leur cote de popularité fortement baisser (respectivement -15 et -18 points). Enfin, Cédric Villani, suite à son refus d’abandonner la bataille municipale à Paris, est en baisse de 10 points, à 27%.

Auprès des sympathisants de droiteNicolas Sarkozy occupe toujours la premier place (79%, -4) et devance François Baroin (69%, +13). Xavier Bertrand (62%, +2) et Valérie Pécresse (59%, +5) complète le quatuor de tête. De nombreuses personnalités sont en fortes augmentations ce mois-ci, dont notamment Bruno Le Maire (51%, +10), Jean-Michel Blanquer (46%, +10) et Marine Le Pen (37%, +14, après une baisse de 12 points en janvier).

Auprès des sympathisants du Rassemblement National, Marine Le Pen accroît encore son avance (96%, +2) et devance toujours Marion Maréchal (77%, -9, après une augmentation de 10 points le mois précédent). Nicolas Sarkozy se classe ce mois-ci 3ème (43%, +4). Après une baisse de 9 points en janvier, Nicolas Dupont-Aignan baisse encore de 12 points ce mois-ci (34%).

Croissance Japon : consommation en baisse

Croissance Japon : consommation en baisse

Troisième mois de baisse de la consommation intérieure. Cette baisse conjuguée à celle des exportations risque de condamner la croissance nipponne dans le rouge pour un moment, au moins toute l’année 2020.

L’économie nippone peine à retrouver son souffle depuis que la hausse de la TVA, de 8% à 10%, a provoqué un déclin de la consommation. S’est ajoutée la menace représentée par l’épidémie de coronavirus, qui pourrait affecter la croissance mondiale et nuire aux exportations dont la troisième puissance économique est dépendante.

Selon les statistiques gouvernementales communiquées vendredi, les dépenses des ménages ont diminué en décembre de 4,8% en rythme annuel, un déclin nettement supérieur à celui anticipé par les économistes (-1,7%).

Après l’entrée en vigueur de la première hausse de la TVA en quatre ans, le 1er octobre, les dépenses des ménages avaient reculé de 5,1%, un plus bas depuis mars 2016, avant d’atténuer leur déclin en novembre (-2,0%).

Un rebond de la consommation privée est attendu par Tokyo pour soulager l’économie japonaise dans un contexte de ralentissement de la demande mondiale et pour atteindre l’objectif d’inflation de 2% annuel de la Banque du Japon (BoJ).

Des données officielles publiées séparément montrent que les salaires ajustés de l’inflation ont diminué de 0,9% en décembre, leur troisième mois consécutif de déclin.

Sur l’ensemble de l’année 2019, les salaires réels ont baissé de 0,9% alors qu’ils avaient progressé de 0,2% en 2018.

Les analystes s’attendent à ce que la propagation du nouveau virus coronarien, le coronavirus 2019-nCoV, nuise à la consommation dans les prochains mois alors que l’industrie du tourisme est d’ores et déjà affectée.

Economie Chine- profits en nette baisse

Economie Chine- profits en nette baisse

 

 

En décembre,  les profits de l’industrie chinoise ont encore diminué s’inscrivant ainsi dans une tendance structurelle. En cause, le ralentissement économique mondial qui affecte particulièrement l’usine du monde qui représente la Chine. Aussi le fait que nombre d’unités de production sont portées à bout de bras par la banque centrale chinoise du fait de leur sous-utilisation. Les bénéfices des entreprises industrielles chinoises ont ainsi  reculé en décembre, montrent les données communiquées lundi par le Bureau national de la statistique (BNS).

Les profits des sociétés du secteur industriel ont baissé de 6,3% en décembre en rythme annuel, à 588,39 milliards de yuans (76,46 milliards d’euros). Le mois précédent, les profits des entreprises industrielles avaient progressé de 5,4%.

Sur l’année 2019, ils ont enregistré un recul de 3,3% en rythme annuel, à 6.199 milliards de yuans.

Sécurité routière : une baisse de 0,3 %

Sécurité routière : une baisse de 0,3 %

Il faut évidemment se féliciter de cette très légère baisse. Pour autant, on est incapable de décrire les facteurs explicatifs.

Le ministre de l’intérieur l’impute à la baisse de la vitesse de 90 à 80 mais il n’en sait strictement rien pas davantage d’ailleurs que la délégation interministérielle à la sécurité routière qui est une coquille vide et ne dispose pas d’ experts et de méthodologies pour analyser les variations de l’insécurité et leurs facteurs explicatifs. Il faudrait notamment corréler cette évolution à celle de la nature et du volume de mobilité, ce qui n’a jamais été fait. Il se pourrait en effet- mais c’est à vérifier que les mouvements sociaux depuis un an aient influencé cette mobilité dans un sens comme dans un autre.

Le ministre de l’intérieur, comme ses prédécesseurs d’ailleurs, donne une interprétation très politique de cette évolution qui ne se fonde sur aucun élément sérieux d’autant que la marge est relativement faible. Le ministre a défendu le passage aux 80km/h sur les routes secondaires instauré par le gouvernement depuis mi-2018, assurant que « 336 vies » ont pu être sauvées par cette mesure. Les départements sont « libres de décider » grâce à la dérogation prévue par la loi, a-t-il ajouté tout en les invitant « à évaluer aussi dans la durée les conséquences » locales du retour aux 90 km/h.

« L’emballement politique et un peu politicien que nous avions connu au moment de la mise en place des 80km/h n’existe plus, sauf dans quelques départements », a-t-il estimé.

Selon un recensement effectué par l’AFP en décembre, 25 départements avaient fait savoir leur intention de repasser aux 90 km/h. Dans le détail, 2019 confirme la nette rupture constatée en 2018, année où la sécurité routière avait réalisé ses meilleurs chiffres en métropole après quatre années marquées par une hausse de la mortalité.

Popularité Macron : baisse en janvier

Popularité Macron : baisse en janvier 

D’après le JDD,  qui procède à une moyenne des sondages à la popularité, Macron aurait vu sa cote diminuer en janvier;  la cote de popularité d’Emmanuel Macron est désormais de 32%, selon la moyenne calculée à partir de sept baromètres différents . Une tendance qui semble se confirmer et qui découle directement de la posture de Macon vis-à-vis de la réforme des retraites. Pourtant,  le calcul du JDD relève du bricolage car  le journal prend le pourcentage des différentes enquêtes pour en tirer une moyenne. Statistiquement les pourcentages ne s’additionnent pas. Il faudrait utiliser les valeurs absolues de chaque sondage. Cela ne change pas globalement la tendance mais il se confirme que le JDD procède non seulement à des approximations statistiques autant que politiques (quand il se fait par exemple l’avocat de Sarkozy à propos du financement libyen ou le défenseur de Macron pour l’essentiel de sa politique)  .Pas étonnant ce journal est détenu par Lagardère qui est l’un des plus fidèle soutien de Macron.

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