Archive pour le Tag 'Violences'

Violences gilets jaunes : la responsabilité première de Castaner

Violences gilets jaunes : la responsabilité  première de Castaner

 

Comme les casseurs  ou les pilleurs, Castaner  mériterait comme de passer devant la justice. En effet tous les experts, tous les observateurs un peu averti savaient que la manifestation du 24 novembre et surtout celle du 1er décembre ne pouvaient t déboucher que sur des violences. C’est délibérément que Castaner a autorisé les piétons à pénétrer sur les Champs-Élysées laissant passer en même temps les pacifistes comme les extrémistes. Avec en plus des forces de l’ordre qui ont forcément riposté aux attaques. Un scénario prévu l’avance et même encouragée car depuis le début la stratégie de Castaner consiste à discréditer le mouvement par la caricature. Une caricature par exemple sur le chiffrage des manifestants que Castaner arrive à compter même à l’unité près sauf qu’il doit réviser en hausse ses chiffres du 24 novembre pour montrer que la participation du 1er décembre est inférieure. Bref du bricolage grossier de manipulateurs politiques. L’ancien socialiste qui a slalomé entre les différents courants et qui a tourné sa veste quand il a senti le vent tourner entre parenthèses (ce n’était pas très difficile avec les sondages concernant Hollande et PS) est passé de l’humanisme d’apparence au machiavélisme le plus sordide pour servir la politique des ultras riches chère à Macon. Bref c’est du Pasqua en moins bon et en pire ! Pas une once d’intelligence, d’humanité et d’objectivité dans les propos de ce courtisan incompétent et manipulateur. Castaner a sans doute  conservé quelque chose de son passé quand il fréquentait le grand banditisme et qu’il gagnait sa vie en jouant au poker dans le milieu.

Violences à l’école : le sentiment d’impunité (Luc Ferry)

Violences à l’école : le sentiment d’impunité (Luc Ferry)

Pour l’ancien ministre nombre d’élèves ont intégré le faite qu’on ne peut rien faire contre en cas de violence (interview Europe 1)

« Vous qui avez été ministre de l’Education nationale, saviez-vous que les directeurs d’établissements scolaires minimisaient les violences à l’école et ne soutenaient pas réellement les professeurs qui en étaient victimes ? »

Ça, c’est complètement absurde. Les chefs d’établissements ne peuvent rien faire, ou très peu de choses. Ce n’est pas parce que ce sont des lâches et qu’ils abandonnent leurs professeurs. Ils ne peuvent rien faire pour une raison que les gens devraient enfin comprendre, c’est que l’école est obligatoire jusqu’à 16 ans. Par conséquent, les élèves ont intégré l’idée que l’on ne peut rien faire contre eux. Quand vous dites à un gamin, qui braque un professeur avec un pistolet, fut-il à billes, ‘t’es viré trois jours’, il dit : ‘Merci monsieur, mais vous ne pourriez pas m’en mettre quinze parce que ça m’arrangerait ?’ Pour lui, ce n’est pas une punition, c’est une bénédiction. Le proviseur ne peut strictement rien faire, sauf évidemment, quand il y a un meurtre ou un viol.

Après le mouvement #pasdevague, Jean-Michel Blanquer a annoncé les premières mesures pour lutter contre les violences à l’école, notamment la création d’un registre de plaintes pour faire remonter systématiquement tous les incidents. Que va-t-on faire des plaintes ?

Ça existe déjà, c’est ce que Claude Allègre (ministre de l’Education nationale entre 1997 et 2000, ndlr) avait créé. [Avec ces plaintes], on fait ce qu’on peut. Dans l’état actuel des choses, pas grand chose. Le problème, ce n’est pas de multiplier les sanctions qui ne servent absolument à rien, c’est d’éviter qu’on en arrive là. Si vous voulez éviter qu’on en arrive là, le seul moyen, c’est de faire en sorte que nos enfants réussissent quelque chose. Quand ils ratent tout à partir de la classe de cours préparatoire, ils deviennent violents. Pour faire en sorte qu’ils réussissent quelque chose, il faut, non seulement les dédoublements de cours préparatoires qui permettent d’apprendre à lire et à écrire et deuxièmement, une refonte complète de la voie professionnelle. Et pas seulement des classes en alternance avec la voie professionnelle, mais aussi la création dans la voie professionnelle, d’écoles d’excellence pour que les mômes comprennent que, quand ils vont dans la voie professionnelle, on ne se moque pas d’eux.

Qu’en est-il de la volonté de Jean-Michel Blanquer de simplifier la procédure pour les conseils de discipline ?

Ça va sûrement bouleverser le gamin qui braque un professeur. Le fait que le conseil de discipline soit avancé de trois jours, ça va tout changer ! Non, c’est une blague. Qu’il le fasse, c’est très bien mais ça ne changera strictement rien. Encore une fois, il faut éviter qu’on en arrive là.

Quand Christophe Castaner propose de créer des permanences de police ou de gendarmerie dans les établissements, coup de communication ou coup de menton ?

Les deux, c’est une blague ! On va importer dans les établissements scolaires les problèmes des banlieues. Ça n’a aucun sens ! Le malheureux flic que l’on mettra dans le collège, il aura exactement les mêmes difficultés que les professeurs, le conseiller pédagogique ou le chef d’établissement. Ça ne changera strictement rien.

L’Education nationale a de plus en plus de mal à recruter des enseignants. On fait donc appel à des contractuels qui n’ont pas forcément les qualifications requises. Le journal Libération parle du cas d’une caissière de supermarché, dont les études de biologie remontraient à une vingtaine d’années, parachutée remplaçante en SVT dans une classe de 1ère S. Est-ce qu’on se dirige vers une enseignement au rabais ?

Ce n’est pas du tout le problème. Le problème c’est que l’on a un certain absentéisme. [Les contractuels] ont les qualifications. Mais il faut savoir que dans la fonction publique aujourd’hui, on a 20% de contractuels, soit pratiquement un million de contractuels. C’est inévitable, on a besoin de cette souplesse. On ne peut pas faire autrement, on n’a jamais fait autrement. Ça ne s’aggrave pas par rapport aux périodes précédentes. On a aussi des titulaires qui sont remplaçants, ceux que l’on appelle les TZR, les titulaires sur zone. Ce sont de jeunes agrégés ou de jeunes certifiés qui font le travail de remplacement. Tout ça n’est pas idéal mais on ne peut évidemment pas faire autrement. Quand il y a des professeurs qui sont absents, il faut bien les remplacer et le meilleur moyen de les remplacer, c’est de le faire avec des contractuels plutôt qu’avec des titulaires.

Alors que 1.800 postes vont être supprimés dans l’enseignement en 2019, est-ce une façon de s’adapter aux besoins de remplacements, ou aux besoins budgétaires, les contractuels coûtant moins cher que les titulaires ?

Evidemment, c’est le but de l’opération. La loi qui s’annonce sur la réforme de la fonction publique va multiplier encore le nombre de contractuels, ce qui n’est pas une bonne chose. Moi, je serais très favorable à ce qu’il y ait des CDI partout dans la fonction publique. A la limite, que l’on aligne la fonction publique sur le privé, ça ne me gênerait pas, du moment que ce ne sont pas des CDD mais des CDI.

Les contractuels sont davantage envoyés dans des quartiers défavorisés. En Ile-de-France, il y en a trois fois plus dans les quartiers défavorisés (18% contre 5% dans les quartiers aisés).

C’est parce que les titulaires, au bout d’un certain temps, gagnent des points. Donc ils essaient de quitter les quartiers difficiles pour se retrouver dans les centres-villes. Là aussi, c’est inévitable. On ne peut pas faire autrement dans un système où il y a 840.000 professeurs et 13 millions d’élèves.

Ce recours aux contractuels n’entre-t-il pas en contradiction avec les déclarations d’Emmanuel Macron qui affirme que l’école est une priorité pour lui ?

Non, les contractuels ne sont pas forcément mauvais. Un maître auxiliaire qui a une maîtrise de philosophie, une maîtrise de mathématiques ou de SVT n’est pas forcément un mauvais professeur. Il a forcément, en moyenne, un moins bon niveau de connaissance qu’un agrégé mais ce n’est pas forcément un professeur nul, ce n’est pas vrai. »

Violences Halloween : le fruit de l’impunité

Violences Halloween : le fruit de l’impunité

 

 

Comment expliquer cette violence à l’occasion d’une fête comme Halloween ? C’est la conséquence directe du sentiment d’impunité de gosses le plus souvent de banlieue qui vivent  hors des lois républicaines. La violence est partout, y compris à l’école. Violence contre les enseignants, d’une manière générale contre tous les représentants des services publics, violence contre les résidents, violence entre bandes et saccages des équipements publics et des biens privés. Le paroxysme a notamment été atteint avec le lynchage d’un jeune de 17 ans mercredi 26 septembre, suite à un des règlements de compte entre bandes à Garches les Gonesses. Et l’occasion pour les élites de découvrir la violence des banlieues et de s’en offusquer à droite comme à gauche. Comme si le phénomène était nouveau. En fait le terme banlieue sensible est même inapproprié car le phénomène touche presque tous les quartiers des grandes villes. Officiellement on compte près de 800 quartiers sensibles en France ;  en fait,  il y en a bien davantage et chaque ville (même les plus petites de 10 000 à 30 000 habitants) est affectée. Ce qui caractérise ces zones c’est d’abord leur état juridique de non-droit : les services officiels hésitent à s’y rendre. C’est surtout le marché généralisé de la drogue avec souvent des échoppes sur le bord des trottoirs au vu de tous. On vient y faire son marché. Ensuite la violence précisément entre bandes pour se partager le gâteau. Le chômage est un mal endémique avec 25 à 30 % de jeunes sans emploi dont beaucoup ont abandonné l’école avant 12 ans. Avec aussi en toile de fond un communautarisme qui refoule les valeurs et les usages de la république aux frontières du quartier. Dans ces zones, à partir d’une certaine heure dans la soirée il ne fait pas bon de se promener à pied. Régulièrement des violences sont signalées : violence verbale, violence physique avec la distraction préférée qui consiste à brûler des voitures. Les municipalités locales, les services officiels et la presse sont relativement complices et font tout pour qu’on évite de parler de ces différents débordements. Encore une fois, il ne s’agit pas seulement des quartiers des grandes villes type Paris, Marseille ou Lyon mais de toutes les villes moyennes et même petites. Des sortes de zones hors la république que les services officiels finalement tolèrent en considérant qu’ainsi on arrive à circonscrire le mal géographiquement. Un aveuglement, une hypocrisie et un manque de courage qui fait honte à la république et menace évidemment la cohésion de la société. Comment nous élites pourrait-il d’ailleurs connaître cette réalité puisque pour la quasi-totalité il n’habite pas dans ces zones et ne fréquentent pas les habitants qui y résident. La réponse de Macron à la crise des banlieues a été d’enterrer le rapport Borloo qui proposait des mesures structurelles et m^me de ridiculiser son auteur. Pire, de banaliser la violence en favorisant le sentiment d’impunité.

Violences banlieue : encore un mort, de 12 ans

Violences banlieue : encore un  mort, de 12 ans

 

Nouveau règlement de comptes en banlieue, cette fois aux Lilas. La conséquence directe du mépris de Macron pour les banlieues. On se souvient que, Macron a enterré, sans ménagement pour son auteur, le rapport Borloo. Certes on ne pouvait pas attendre à une reprise intégrale de ce plan très ambitieux, certes ce plan faisait suite à bien d’autres qui n’ont pas toujours montré une grande efficacité mais Macron a non seulement enterré le rapport Borloo mais aussi la problématique renvoyée à une question subalterne ; Il fallait donc attendre une future explosion ou la répétition d’actes inqualifiables comme dans la région parisienne avec le lynchage d’ados , à Marseille ou la police a été visée par des armes lourdes pour que Macron manifeste un peu de considération des ces zones en déshérence économique et républicaine.  De la part de Macron,  «Il n’y a aucun engagement concret, et c’est le vide sidéral. Pourquoi avoir fait appel à Jean-Louis Borloo, alors qu’on le dénigre tant aujourd’hui?» s’est interrogé le député LR Damien Abad. «Jean-Louis Borloo, comme beaucoup de maires de France dans des villes de banlieue, a-t-il souligné, n’a aucune leçon à recevoir de celles et ceux qui n’ont pas vécu en banlieue.»L’Elysée a en effet désapprouvé le plan très ambitieux de Borloo jugé trop coûteux, seconde raison plus fondamentale celle-là : la banlieue pour Macron n’est pas vraiment la priorité. Il est plus à l’aise pour parler des start-ups et des premiers de cordée que des exclus, des paumés ou tout simplement des pauvres.  Plus de 5,5 millions de personnes vivent dans ces quartiers qui affichent encore des taux de chômage et de pauvreté nettement supérieurs à la moyenne nationale et comptent toujours deux fois moins de médecins généralistes, près de cinq fois moins de crèches par département !  La plupart des mesures de formation et d’insertion du rapport Borloo ont été balayées. D’où la colère des maires et ONG concernées. En attendant des jeunes meurent lors de règlements de compte relatifs le plus souvent au trafic de drogue.

Violences du 1er-Mai : la responsabilité des pouvoirs publics en cause

Violences du 1er-Mai : la responsabilité des pouvoirs publics en cause

La responsabilité des pouvoirs publics est mise en cause dans les violences constatées lors du  1 er mai à paris.  Il y a en effet uen contradiction fondamentale dans l’argumentation officielle. Dun coté préfet et ministère l’intérieur considèrent que les moyens mis en œuvre étaient dimensionnée aux risques et que les mesures ont donc été prises pour maitriser les débordements mais de l’autre les mêmes pouvoirs publics affirment qu’ils mettront davantage de moyens lors des manifestations à venir ; Un aveu d’inadéquation. Sans parler qu’on a laissé la manifestation se couper en deux avec devant 14 500 personnes précédées de 1200 blacks blocs et derrière la manifestation officielle. Certes les blacks blocks sont très mobiles et ont peu prendre la tête au dernier moment mais il en va différemment des autres participants de la première parie du défilé. S’ajoute à cela l’absence de contrôle préalable des manifestants. De toute façon, 1500 policiers répartis sur tout le parcours étaient notoirement insuffisants pour assurer la sécurité de 40 000 manifestants comportant 1200 radicaux violents.  Gérard Collomb a cependant assuré que le dispositif de maintien de l’ordre serait renforcé pour ces rassemblements, qui interviennent dans un climat social tendu avec les grèves à la SNCF et Air France. “J’ai peur qu’un certain nombre de gens soient aspirés par la spirale des mots”, a souligné le ministre de l’Intérieur, qui s’est par ailleurs déclaré favorable à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur les événements du 1er-Mai notamment réclamée par le PS. Le préfet de police de Paris a concédé mercredi sur BFM TV que les images de violence du 1er-Mai étaient “choquantes” mais qu’il convenait de “regarder le bilan humain” de la journée. En clair cela signifie que les Pouvoirs publics ont retenu leur action pour éviter uen bavure qui aurait pu conduire à un drame humain au risque de favoriser les actes de dégradation aux biens publics et privés. La vraie consigne c’est surtout pas de blessé, voire pire, pour ne pas détériorer uen climat social déjà délétère. . “La stratégie (du préfet de police) a évité qu’il y ait 200 ou 300 personnes dans les hôpitaux”, a fait valoir Gérard Collomb sur LCI.

Violences : les failles de la police

Violences : les failles de la police

Le secrétaire national UNSA police, David Michaux, critique sur France info  les failles de la police alors que le mouvement des radicaux avait été annoncé

 

 Quel genre de stratégies est mis en place par les CRS face à ce genre d’individus ?

 

David Michaux : Ce n’est pas une stratégie de CRS, c’est une stratégie mise en place par le préfet de police de Paris. Nous, on répond aux ordres du préfet de police de Paris. Il y a une réunion préparatoire lors de laquelle des consignes sont données. Les consignes, pour la plupart du temps, étaient d’intervenir rapidement dès lors qu’il y aurait des mouvements. Là, le problème c’est que l’ordre n’est pas venu tout de suite. Il a fallu attendre le feu du McDonald’s pour que l’on commence à avoir des consignes. Et là, dès que des ordres ont été donnés, il y a eu les premières interventions, les engins lanceurs d’eau ont été utilisés, ce qui a permis de repousser tout de suite et éviter une confrontation. Il n’empêche qu’il y a quand même eu des jets de projectiles à l’encontre des forces de police. Ce que nous, nous allons dénoncer, c’est que les « black blocs » avaient déjà annoncé depuis longtemps qu’ils voulaient entrer en contact et en confrontation avec les forces de l’ordre, ce qui a été fait. Ce que l’on tient aussi à dénoncer, c’est que le préfet de police avait annoncé qu’il y aurait des débordements. On repère des gens qui commencent à se cagouler, ils avaient tout le matériel dans leurs sacs à dos, et il n’y a pas eu de contrôle en amont, le problème est là !

 

Ce qui vous scandalise c’est que l’on n’ait pas neutralisé ces personnes avant les violences ?

 

Lors de précédentes manifestations, on avait vu des contrôles dès le début de la manifestation, il y avait un barriérage, un contrôle des sacs systématique et on n’avait pas de problème. Là, le problème, c’est que justement, c’est l’inverse. On a laissé venir les gens, tout le monde est venu comme il voulait, sachant qu’il y aurait des débordements, et voilà ce qui arrive !

Pour vous il y a eu une mauvaise gestion et anticipation de ce 1er-Mai à Paris ?

Bien sûr que oui ! À partir du moment où l’on voit qu’il y a 1 200 personnes qui se permettent de commettre des dégradations comme on en a connu là, c’est qu’automatiquement, il y a eu des failles.

Violences : qui est responsable ?

Violences : qui est responsable ?

 

Comme souvent dans les situations complexes,  les facteurs explicatifs sont multiples et systémiques. A priori on peut imputer la première responsabilité aux groupes extrémistes dit blacks blocs. Ce sont eux qui ont pris l’initiative d’un rassemblement des radicaux et qui sont coupables des violences. L’annonce avait d’ailleurs été faite par les intéressés depuis plusieurs jours. Rien ne peut evidemmenet légitimer des actes de destruction de biens publics ou privés. La police ou plus exactement les autorités civiles ne sont pas blancs dans l’affaire puisqu’elles avaient sous dimensionné le dispositif de contrôle. Il y avait en effet seulement 1500 policiers  pour environ 40 000 manifestants dont 1200 radicaux violents. (Des policiers repartis tout le long des cortèges). Avec un tel nombre, les policiers ne pouvaient surveiller partout. Au delà de ces faits très spectaculaires qui ont retenu l’attention des medias, il  ya en France uen climat de radicalité  qui contribue à nourrir cette violence. Il faut bien convenir que l’intransigeance du gouvernemenet qui refuse toute vraie négociation et même toute perspective de compromis nourrit ce durcissement sociétal. De façon affichée, le gouvernemenet veut monter sa force par exemple dans les universités, à la SNCF ou encore à Notre Dame des Landes. Il est clair que le gouvernemenet et Macron en particulier veulent écraser les syndicats comme ils ont écrasé l’opposition politique. Mais en refusant tout compromis, toute vraie discussion ils nourrissent cette radicalité Et ce ne sont pas les propos condescendant voire méprisant de Macron qui peuvent apaiser le climat très tendu. Les syndicats eux mêmes ne sont pas exempts de critiques car certaines positions ne sont pas tenables. L’attitude outrancière ne peut que favoriser la déception et entretenir uen ambiance délétère ensuite. Ce qui manque c’est à l’évidence un certain esprit de responsabilité et de compromis chez nombre de responsables politiques ou syndicaux.

Violences à Saint-Denis : le résultat de la politique des banlieues et de l’échec scolaire

violences à Saint-Denis : le résultat de la politique des banlieues et de l’échec  scolaire

 

On ne peut sans doute pas réduire le phénomène de violence du lycée de Saint-Denis à quelques facteurs explicatifs trop simplistes. Comme souvent pour les problèmes complexes, il y a interaction de différents facteurs, des facteurs économiques, sociaux, politiques et sociétaux. Pour autant, la politique des banlieues- comme la politique de l’institution scolaire -mérite notamment d’être mise en cause. Depuis longtemps,  certaines banlieues sont de véritables barils de poudre, des zones de non-droit délaissées  économiquement et socialement où les trafics en tous genres constituent l’activité principale. La responsabilité en incombe à l’État tout autant qu’aux élus locaux. Depuis des dizaines d’années, les plans banlieue se sont accumulés, des plans souvent élaborés à l’occasion de poussées de fièvre ou à l’occasion d’élection mais sans lendemain. Des plans qui se réduisaient souvent à financer des animateurs sociaux pour masquer la misère autant que la colère. Mais pas vraiment de plan relatif au développement économique, à la refonte de l’urbanisme et à la formation de jeunes non seulement sans diplôme mais sans maîtrise des fondamentaux. Une sorte de ’économie et de société parallèle se sont alors imposées. Une situation sur laquelle on a fermé les yeux et qui a même parfois été encouragée par des élus locaux dans un but électoraliste. S’y ajoutent évidemment un autre facteur déterminant à savoir l’échec patent de l’institution scolaire transformée souvent en garderie dans les zones les plus difficiles. Une institution scolaire déjà incapable de transmettre les fondamentaux sur le reste des territoires. (20 à 30 % des élèves entrant en secondaire ne maîtrise ni la langue ni les bases du calcul)  du faîte des dégâts du pédagogisme et du laxisme disciplinaire. Du coup les violences inadmissibles constatées dans un lycée de Saint-Denis illustre bien la chienlit de certaines banlieues. Cette fois comme l’indique le monde Un « seuil symbolique » vient d’être franchi dans « l’escalade de la violence » ….. En septembre, c’est l’agression d’un surveillant qui avait mis le feu aux poudres. Ces jours-ci, si l’« affaire Théo » a sans doute pu jouer comme un déclencheur, à l’image des blocus d’établissements organisés en région parisienne ces dernières semaines pour dénoncer les violences policières, ce n’est pas selon eux le problème de fond. « On est dans une institution scolaire qui ne remplit plus ses missions et qui met les gamins en situation d’échec », analyse un personnel du lycée. « Les pouvoirs publics se renvoient la balle, distinguant violences scolaires et violences urbaines, le lycée de la cité, « nos » élèves et « ces » jeunes, mais les frontières sont perméables », martèlent des professeurs. « Si l’institution n’écoute pas les lanceurs d’alerte sur la situation dans les banlieues, reprend Aurélie Gigot, si elle refuse toute réflexion de fond sur les inégalités territoriales, on va dans le mur ».

Violences à l’école :  » condamner ces actes », Najat Vallaud-Belkacem

Violences à l’école :  » condamner ces actes », Najat Vallaud-Belkacem

 

Condamner ces actes ce qu’a fait la ministre de l’éducation nationale. Le moins sans doute que l’on puisse faire mais quand même un peu court pour réguler des actes de violence dans certains sont de nature criminelle. La preuve sans doute que le déni de zone de non-droit est contredit chaque jour dans la réalité et dans le lieu sans doute le plus sensible et le plus vulnérable : l’école. Deux attaques en moins de 24 heures. Un lycée de Seine-Saint-Denis a été la cible de cocktails Molotov avant qu’un enseignant d’une école primaire du Val d’Oise ne soit agressé par deux jeunes hommes devant sa classe de CE2.  Des violences que condamne largement la ministre de l’Éducation nationale : « Cette montée de violences à l’encontre des fonctionnaires commence à faire beaucoup. Il faut condamner chacun de ces actes et déposer plainte, on les accompagne à chaque fois ». Invitée de RTL, Najat Vallaud-Belkacem assure que les faits seront suivis par le ministère de l’Éducation nationale et que les victimes seront « accompagnées ».  Mais la fidèle de François Hollande appelle aussi à la prudence pour les fonctionnaires victimes de ces violences : « Il faut que chacun prenne conscience de la gravité de ces actes. Le conseil que je donne, c’est de se poser car il y a un traumatisme« . Un peu court  comme réponse ! 

Essonne : des violences qui caractérisent le pourrissement de quartiers sensibles

Essonne : des violences qui caractérisent  le pourrissement de quartiers sensibles

 

Il faut sans doute des incidents aussi violents et aussi dramatiques que ceux qui se sont déroulés dans l’Essonne pour se rappeler da situation des quartiers dits sensibles. Des sortes de zones de non-droit où la police n’est plus tolérée pour laisser se développer le business criminel notamment celui de la drogue. Officiellement on compte environ un millier de quartiers identifiés comme sensibles mais en réalité il faut en dénombrer certainement quatre à cinq fois plus. Chaque zone urbaine de 10 000 habitants parfois moins contient une ou plusieurs zones à risques. Bien entendu la crise n’est pas étrangère à cette situation en particulier le chômage qui affecte particulièrement ces quartiers où plus de 50 % des jeunes sont au chômage. Mais la problématique n’est pas seulement économique elle est aussi politique et  culturelle. Culturelle car nombre de des enfants de ces quartiers n’ont fréquenté l’école que quelques années et constituent  d’une certaine manière des générations perdues. Politique car tant au plan national, au plan local on a volontairement laissé se développer dans ces zones une économie parallèle et des règles de vie en marge de la république. En réplique après les violences,  deux syndicats de police appellent à des rassemblements silencieux mardi et un autre à une « grève du zèle » dans l’Essonne pour réclamer des moyens adaptés après les violences contre des policiers ce week-end dans le département.   »Il n’y a pas de zone de non-droit », a affirmé le chef du gouvernement. Mais la plupart des syndicats de police considèrent que le gouvernement ne leur a pas encore donné les moyens de faire face à cette « violence endémique » dans des zones sensibles. Alternative-police CFDT et le syndicat des cadres SCSI-CFDT appellent en conséquence les policiers à des rassemblements silencieux mardi devant tous les commissariats de police. « En dépit de propos rassurants, il existe toujours des zones de non-droit en France, aux mains de quelques gangs délinquants et criminels qui se radicalisent d’année en année », écrivent-ils dans un communiqué. Pour le Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), il y a « urgence à proclamer une grande mobilisation pour imposer à tous le respect des lois comme des fonctionnaires chargés de les faire appliquer ». Quatre membres des forces de l’ordre ont été blessés samedi, dont deux grièvement, lors de l’agression commise par un groupe d’une quinzaine de personnes qui ont jeté des cocktails Molotov sur leurs véhicules près du quartier sensible de la Grande-Borne, à Viry-Châtillon. (Avec Reuters)

Manif loi travail : la dernière, très faiblarde, avec des violences

Manif loi travail : la dernière, très faiblarde, avec des violences

 

C’est sans doute la dernière manif contre la loi travail une manif qui a rassemblé en France autour de 100 000 personnes, soit en moyenne 1000 personnes par département (et par manif). Une manif essentiellement composée de fonctionnaires,  de salariés du secteur public et nationaliser et de casseurs. Comme dit Jean-Claude Bailly de force ouvrière, il est temps de lever le pied. Pour ne pas tomber dans le ridicule sans doute. Dans la capitale, des heurts entre des groupes de « casseurs » et les forces de l’ordre ont fait au moins 12 blessés, 8 policiers et quatre manifestants, selon la police. Seize personnes ont été interpellées. Des incidents ont également eu lieu dans d’autres villes, comme Nantes, Rennes, Toulouse et Montpellier. Au total 15 policiers et gendarmes ont été blessés à Paris et en province et 62 personnes, dont 32 ont été placées en garde à vue, ont été interpellées, a indiqué le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière, avait fait savoir que la manifestation de ce jeudi serait la dernière pour son syndicat, qui compte poursuivre la bataille contre la loi Travail sur d’autres terrains. « Pour le moment, on lève le pied sur les manifs, on ne va pas en faire toutes les semaines », a-t-il nuancé au départ de la manifestation parisienne. « Il y a d’autres manières de combattre la loi Travail. Il y a notamment les aspects juridiques : les services de FO travaillent sur tous les recours possibles. » Philippe Martinez, le dirigeant de la CGT, a récusé qu’il s’agisse d’un baroud d’honneur pour les opposants au texte de la ministre du Travail Myriam El Khomri. « Ce n’est pas un baroud d’honneur », a-t-il dit, affirmant que l’unité syndicale n’avait pas volé en éclats. « On est encore là et on est déterminés », a-t-il dit. Sept organisations participaient à cette 14e journée de manifestations depuis mars et la première depuis la promulgation, le 8 août, du texte à l’origine de mois de contestation au Parlement et dans les rues au printemps. La CGT, FO, la FSU, Solidaires, les syndicats étudiant et lycéens Unef, Fidl et Unl, demandent toujours l’abrogation du texte réformant le Code du travail, qui consacre la primauté des accords d’entreprise sur les accords de branche. (Avec Reuters)

Violences manif : des cégétistes mis en cause

Violences manif : des cégétistes mis en cause

100 à 200 militants CGT ont clairement été mis en cause par le préfet de Paris pour avoir participé à des violences à l’occasion de la dernière manifestation contre la loi travail. Le préfet a dressé le bilan des dégâts : 20 commerces, huit façades de banque, quatre abribus, 13 mobiliers urbains et 10 bâtiments de service public, dont l’hôpital pour enfants Necker, la mairie du 13e arrondissement et un immeuble du Conseil régional d’Ile-de-France ont notamment été touchés. S’il est clair que la confédération CGT n’est pas impliquée directement dans l’organisation de ces violences, il n’empêche que le climat délétère a rendu possible ces outrances caractérisées par exemple par le slogan largement repris : « tout le monde déteste la police ». Force est de constater que la CGT et débordée par les ultra gauchiste agressifs dont certains se trouvent même dans ses rangs,  comme ceux venus du Havre indiquent le préfet de police. On peut légitimement se demander si certains ne recherchent pas le coup dur pour remobiliser les contestataires dont le mouvement s’essouffle. Témoin le nombre de grévistes qui devient insignifiant. Une petite partie des manifestants de la CGT ont donc participé aux violences commises mardi par des groupes extrémistes lors de la manifestation de Paris contre la loi Travail ou ne s’en sont pas désolidarisés, a déclaré mercredi le préfet de police de Paris. Michel Cadot, le préfet de police, a souligné devant la presse le « niveau de violence très élevé » des 800 à 1.000 casseurs présents, dont un nombre significatif d’étrangers. François Hollande a déclaré qu’il n’y aurait plus d’autorisation de manifester si les conditions de la préservation des biens, des personnes et des biens publics n’étaient pas garantis, a dit le porte-parole du gouvernement. Une menace bien molle car il y a déjà près de trois mois que les manifestations se terminent par des violences inadmissibles.

(Avec Reuters)

Air France violences : il y a d’autres méthodes pour interpeller (Hollande)

Air France violences : il y a d’autres méthodes pour interpeller (Hollande)

 

Invité sur RTL, le président français a réfuté tout risque d’explosion en réponse au secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, dont l’organisation boycotte la conférence sociale qui s’est ouverte lundi à Paris.   »Le conflit à Air France ne résume pas l’état de la France », a dit le président, deux semaines après les violences commises contre des dirigeants de la compagnie aérienne par des syndicalistes en colère, dont certains ont été mis en examen. « Ce serait se tromper gravement de prendre un sujet Air France pour en faire un cas général », a-t-il ajouté. François Hollande s’est refusé à commenter la décision du procureur d’interpeller à l’aube, à leur domicile, des syndicalistes d’Air France soupçonnés de violences. « Ensuite, je pense qu’il y a d’autres méthodes pour interpeller, mais ce n’est pas à moi de le dire. »

Violences Air France : des militants CGT et FO impliqués

Violences  Air France : des militants CGT et FO impliqués

Plusieurs personnes ayant pris part à ces violences ont été identifiées.  Deux enquêtes sont en cours. La première, judiciaire, est menée par la Police aux frontières (PAF). Cette dernière travaille essentiellement à partir de ces fameuses images qui ont tourné en boucle. Elle doit maintenant procéder à des auditions de témoins, mais aussi de victimes. A ce stade, pas d’identification formelle de ce côté-ci, selon nos informations. Mais les enquêteurs travaillent évidemment en étroite collaboration avec la direction d’Air France.  La compagnie mène en parallèle une enquête interne disciplinaire. Et, de source proche d’Air France, on confirme effectivement plusieurs identifications formelles, sans toutefois donner de chiffres. Une source syndicale en avance un : dix salariés de la compagnie identifiés au total, dont des militants de la CGT et de Force ouvrière. « Il y a des personnes que l’on reconnaît », confie une salariée jointe par France Info.   Selon des sources internes, les salariés identifiés travaillent au hub de Roissy. Il s’agit notamment d’agents de piste et du cargo. Mais deux pilotes et une hôtesse de l’air pourraient aussi faire partie des complices. Autant de salariés d’Air France qui risquent en interne des sanctions lourdes, voire d’être licenciées, en plus des poursuites pénales. Coté syndical, au sein de la CGT et de FO, la gêne est palpable, car des autocollants CGT et des chasubles Force ouvrière sont clairement visibles sur les images. Mais qui fait quoi ? Difficile à dire pour l’instant, d’autant qu’il est très clair que des membres de la CGT protègent Xavier Broseta, le DRH agressé, quand celui-ci tente de s’extraire entouré par des vigiles. FO et la CGT sont les deux syndicats « durs » de la compagnie aérienne. Ils appelaient d’ailleurs à la grève lundi à l’occasion du CCE. Au sein de leurs bases, le personnel au sol a été très durement touché par les différents plans de suppressions de postes ces dernières années. Et parmi les 3.000 emplois supprimés dans les deux prochaines années, c’est cette catégorie de personnels qui va en perdre le plus : 1.900 au total.

Manif Gaza : nouvelles violences à Paris

 Manif Gaza : nouvelles violences à Paris

 

Nouvelle manifestation avec violence à Paris. Le rassemblement était interdit mais il a quand même eu lieu. Après un début dans le calme, la manifestation propalestinienne interdite, samedi à Paris, s’est conclue par des échauffourées. Environ 70 personnes ont été interpellées, le calme est revenu vers 19 heures.  De jeunes, certains cagoulés ou le visage masqué par des foulards, jetaient également divers projectiles, des pierres notamment, sur des vitrines de magasins place de la République. Un abribus a été détruit. Vers 17h00, une vingtaine de personnes avaient été placées garde à vue, selon un premier bilan provisoire. Un chiffre passé à la cinquantaine vers 19h30. « Il y avait une différence entre les manifestants et les casseurs », a tenu à réagir le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. « Des jeunes ont joué un rôle d’apaisement, mais il y avait bien présents à cette manifestation des casseurs qui étaient la pour organiser des affrontements, de la violence pour faire déferler la haine », a-t-il estimé. « La justice passera » et « il n’y aura aucune concession de la part de la République à l’égard de ces casseurs », a-t-il prévenu. « Il y a eu 70 interpellations et 30 gardes à vue (de manifestants) qui étaient pour une partie d’entre eux armés de façon significative avec des matraques, des mortiers, des poings américains », a déclaré Bernard Cazeneuve, évoquant « des risques de violences très sérieux». Alors que le défilé avait été interdit par la préfecture qui invoquait le risque de violences, quelque 5.000 personnes s’étaient rassemblées depuis 15h00 place de la République, point de départ initialement prévu du cortège, mais sans chercher à défiler. Les forces de l’ordre avaient toléré le rassemblement, sans chercher à le disperser, mais en maintenant un important dispositif de sécurité autour de la place.

 

Sarcelles : « violences intolérables » (Cazeneuve)

Sarcelles : « violences intolérables » (Cazeneuve)

 

Il a raison le ministre le l’intérieur,  ces violences et cet antisémitisme sont intolérables ; D’une certaine manière c’est l’importation en France de violence étrangère., de l’intolérance et de la barbarie Il ne s’agit pas seulement du droit de manifester ou non mais du respecte des règles républicaines. Or ce sont ces règles qui sont mises en questions par ces intégristes qui profitent du conflit de Gaz pour semer désordre et panique en France. »Quand on s’approche d’une synagogue, qu’on brûle une épicerie parce qu’elle est tenue par un juif, on commet un acte antisémite » a déclaré ce lundi matin Bernard Cazeneuve.   »  Les organisateurs avaient décidé de passer à 20 mètres de la synagogue. Et lorsqu’ils n’ont pas pu accéder à la synagogue, ils se sont dirigés vers des commerces appartenant à la communauté juive. C’est l’expression d’antisémitisme primaire » a estimé sur France Info François Pupponi, le maire socialiste de Sarcelles. Et lui est favorable à l’interdiction des manifestations, « lorsqu’il y a risque grave de troubles de l’ordre public. Le préfet a eu raison de le faire ».  Car le débat porte toujours sur la position du gouvernement vis à vis de ces manifestations pro-palestiniennes. Chacun le dit avec ses mots, mais le message est identique. Pour François Hollande, il ne faut « pas se laisser entraîner par des querelles qui sont trop loin d’ici pour être importées« . Pour Manuel Valls, « la France ne laissera pas les esprits provocateurs alimenter je ne sais quel conflit entre les communautés », « ce qui s’est passé à Paris justifie d’autant plus le choix d’interdire ces manifestations ». Mais pour le député UDI Yves Jégo, il s’agit là d’une fermeté de façade : « Le gouvernement a tout faux. Il aurait dû anticiper. Il a fait exactement le contraire de ce qu’il fallait » De son côté, le Parti de gauche dénonce une « manipulation« , et fustige un gouvernement « aligné » sur Israël. Pour sa co-présidente Martine Billard, « on a cette situation invraisemblable d’un gouvernement français complètement aligné sur le gouvernement israélien ce qui est une rupture ». Une « rupture » déjà dénoncée il y a 10 jours, suite à un communiqué de l’Elysée jugé trop favorable à l’Etat hébreu. Enfin, Roger Cukierman, le président du CRIF, tire une fois de plus la sonnette d’alarme : « On est en train d’importer le djihad contre les juifs de France. C’est la république qui est visée. On importe la guerre de Gaza en France. Ces centaines de jeunes doivent être mis hors d’état de nuire ».

 

Ayraultport Notre Dame des Landes ; violences qui arrangent Ayrault !

Ayraultport Notre Dame des Landes ; violences qui arrangent Ayrault !

 

En fait on se demande à qui profit les violences, sans doute pas à la manif massive et  festive ; plutôt au gouvernement qui peut ainsi détourner l’intérêt sur ces débordements et discréditer en même temps la protestation contre cet aéroport inutile( davantage une opération foncière qu’un besoin transport). ; C’est le même processus que pour la manif pour a famille ; Valls avait annoncé des violences, il n’y en a pas eu. Pas de chance ! Du coup le lendemain Hollande a retiré sa loi famille. Ayrault en profite pour attaquer l’EELV qui pour une fois a fait preuve de courage. Le soutien apporté par les écologistes à la manifestation de samedi contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) a en effet  ravivé les tensions au sein de la majorité, à un mois des élections municipales. Cet appui s’ajoute aux critiques lancées samedi par la ministre du Logement, Cécile Duflot (EELV), pour qui le gouvernement n’a « pas encore démontré » qu’il était conscient de « l’urgence » de la transition énergétique. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a appelé dimanche Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à « sortir de l’ambiguïté », visant son soutien aux opposants à l’aéroport, alors que le défilé à Nantes a été émaillé de violents heurts. « Ces violences sont inacceptables dans un Etat de droit. Tous ceux qui exercent des responsabilités publiques doivent condamner les squatteurs de la Zad (zone d’aménagement différé dédiée à l’aéroport), organisateurs délibérés de ces violences », a-t-il dit à Presse-Océan.fr. « EELV doit sortir de l’ambiguïté », a ajouté le Premier ministre, qui fut maire de Nantes. Mais la secrétaire nationale d’EELV, Emmanuelle Cosse, a rappelé avoir immédiatement condamné les violences provoquées, selon elle, par des perturbateurs. « On les a immédiatement condamnées, il n’y a aucune espèce d’ambiguïté. Les écologistes ont toujours porté le pacifisme et la non-violence », a renchéri Pascal Durand, ancien dirigeant d’EELV, sur BFM-TV.  » De nombreux élus écologistes étaient présents dans la manifestation et Cécile Duflot a affirmé samedi au Monde qu’elle soutiendrait « plutôt deux fois qu’une » les opposants si elle n’était pas au gouvernement.

 

Hollande demande l’arrêt des violences en Egypte ; oui mais à qui ?

Hollande demande l’arrêt des violences en Egypte ; oui mais à qui ?

Finalement un communiqué de Hollande qui ne mange pas de pain mais qui ne sert pas à grand-chose ; demander l’arrêt des violences mais à qui ? Comment ? Même l’ONU n’y pourra rien. Les tensions maintenant sont  telles que personne ne peut empêcher la terreur produite les événements tragiques d’Egypte. La police et l’armée ont en effet  lancé un assaut sanglant ce mercredi au Caire contre les partisans du président islamiste déchu Mohamed Morsi. Plus de 500 personnes ont trouvé la mort. Le président français appelle au calme. Les pressions diplomatiques peuvent-elles enrayer la crise? François Hollande a demandé jeudi l’arrêt immédiat des violences en Egypte, qui ont fait la veille plus de 500 morts. Paris intensifie ses efforts pour chercher une sortie à cette crise qui menace l’ensemble de la région. Dans un geste très inhabituel, le chef de l’Etat a convoqué dans la matinée à l’Elysée l’ambassadeur d’Egypte à Paris pour lui exprimer la « très grande préoccupation » de la France. La dispersion par les forces de l’ordre égyptiennes de manifestants pro-Morsi a tourné au bain de sang. A l’issue d’une demi-heure d’entretien, l’Elysée a appelé dans un communiqué à tout mettre en oeuvre « pour éviter la guerre civile » en Egypte. Le chef de l’Etat a « condamné avec la plus grande fermeté les violences sanglantes » et « demandé un arrêt immédiat de la répression ». François Hollande, qui a interrompu ses vacances à la Lanterne à Versailles pour marquer sa détermination, a également demandé que soit levé rapidement l’état d’urgence déclaré pour un mois en Egypte.

 

Valls-Violences Marseille, Trappes : « c’est inacceptable » … et alors ?

Valls-Violences Marseille, Trappes : « c’est inacceptable » … et alors ?

Valls encore en visite à Marseille où finalement il pourrait décentraliser son ministère ; après l’agression d’un policier, il déclare « c’est inacceptable », comme après l’attaque du commissariat de Trappes par des intégristes. Evidemment les mots ne suffisent plus car la multiplication de ces incidents démontrent  l’impuissance du pouvoir face à l’insécurité ; et à létat de délabrement de la république dans certaines zones de non droits.   »Il y a eu il y a quelques jours ici sur la plage des catalans une tentative d’homicide particulièrement grave à l’égard d’un policier (…) que je viens de rencontrer avec ses collègues pour lui témoigner mon soutien et ma solidarité », a expliqué M. Valls aux journalistes présents.   »Des personnes ont été interpellées, des mineurs, très jeunes », « des témoins sont encore auditionnés et l’enquête se poursuit » a-t-il précisé. Deux mineurs, un garçon de 16 ans et une fille de 15 ans, accusés d’avoir agressé le policier, ont été mis en examen la semaine dernière et écroués. Selon M. Valls, la qualification de « tentative de meurtre » a été retenue pour la mise en examen.  Le 8 juillet, sur la plage des Catalans à Marseille un policier, chef de poste, avait été violemment pris à partie après avoir tenté de mettre fin à une altercation entre un groupe d’une vingtaine de jeunes et un couple, dont le nourrisson avait été atteint par des jets de sable.  La tête du policier avait été maintenue sous l’eau pars ses agresseurs, avait indiqué le directeur départemental de la sécurité publique, Pierre-Marie Bourniquel.  Selon le délégué zonal adjoint du syndicat Alliance, David-Olivier Reverdy, le gardien de la paix a le sentiment d’avoir « échappé au pire ». « Notre collègue a vu la mort de très près, il ne faut pas minimiser ces faits (…). Le parquet ne s’y est pas trompé qui a d’entrée qualifié ces faits de tentative de meurtre », a-t-il indiqué à l’AFP. Pour André Chopard, responsable des retraités du même syndicat, « si le second policier présent sur la plage n’était pas intervenu avec du gaz lacrymogène, l’issue aurait pu être terrible ». Selon ce syndicaliste, la faiblesse des effectifs est en cause.   »Deux cents policiers sont mobilisés sur les plages de Marseille, avec 135 gendarmes » et « 82 vacataires de la ville, qui jouent un rôle important ». Les CRS sont également déployés, puisqu’il faut à la fois protéger les plages, mais aussi l’arrière », a répondu le ministre.  Pour Me Thierry Ospital, l’avocat du policier blessé, qui s’est constitué partie civile, son client est très choqué: « il a passé toute la semaine dans une clinique psychiatrique », a-t-il souligné.  Selon une source syndicale, le policier, affecté à la compagnie d’intervention, a fait une demande de mutation auprès de la direction départementale de la Sécurité publique.

 

Violences à Marseille: pauvreté et système mafieux

Violences à Marseille: pauvreté et système mafieux

Valls en dépit de la très haute considération qu’il a pour son action (et pour lui-même) ne fait pas mieux que ses prédécesseurs à part des déclarations. Il faudrait d’abord comprendre, ensuite agir. Comprendre que c’est le résultat de la misère, de l’échec scolaire, de la complicité de fait avec les réseaux de trafiquants ; Envoyer l’armée est ridicule quand il s’agit d’un travail fin d’information et d’infiltration sur le terrain, d’autre part à Marseille, rien n’est comme ailleurs, la corruption gangrène la ville et pas seulement à propos de la drogue, un sujet tabou ! Les élus socialistes marseillais, Samia Ghali et Patrick Mennucci ont fait montr d’un cran la critique  vendredi mais ils n’ont pas été au bout de leurs propos. Ils ont estimé que la pauvreté et l’échec scolaire étaient responsables des violences dans la citée phocéenne, après la mort d’un mineur de 17 ans jeudi soir dans un règlement de comptes et le décès d’un trentenaire vendredi mortellement blessé dans une rixe. Dans un communiqué, le député-maire de secteur, Patrick Mennucci, explique que la situation de violence « n’est pas étrangère à la pauvreté économique de la ville, aux 30% de Marseillais vivant sous le seuil de pauvreté, aux 25% d’échec scolaire, de l’abandon des quartiers du nord et de quelques quartiers du centre là où les règles ne sont pas les mêmes que dans le reste du pays ».  M. Mennucci s’est joint à un appel à un rassemblement samedi matin en hommage au jeune homme mortellement poignardé dans la nuit de jeudi à vendredi, à l’endroit même de l’agression dans le centre-ville.  De son côté, la sénatrice-maire des 15e et 16e arrondissements de Marseille, Samia Ghali, qui avait prôné fin août un recours à l’armée dans les quartiers nord de Marseille, a déploré, dans une interview sur Europe 1, que l’ »Ecole de la République n’apporte pas assez de réponses à ces jeunes ».   »C’est l’école du crime qui les forme, c’est pas l’école de la République », a affirmé la sénatrice, demandant la mise en place « de contrats d’apprentissage dès 14 ans. »  Enfin, le président de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole, Eugène Caselli (PS), a demandé « que la lutte contre les réseaux de trafiquants monte d’un cran » tout en renouvelant sa confiance « à l’action résolue du ministre de l’Intérieur et des forces de sécurité ».  L’élu souligne que les « réseaux de trafiquants (…) gangrènent les quartiers de notre ville les plus en souffrance économique, sociale et urbaine. »

 

 

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