Archive pour le Tag 'Violences'

Violences urbaines: l’autorité remise en question partout

Violences urbaines: l’autorité remise en question partout

 

De nombreux facteurs explicatifs peuvent évidemment expliquer la montée des violences urbaines. Il y a nécessairement interaction entre des aspects économiques, sociaux, sociétaux et culturels. Ces violences se déroulent souvent dans des quartiers relativement défavorisés, caractérisés par un très fort taux de chômage, la désertion de nombre de services publics et le développement du trafic de drogue comme mode de régulation économique et sociale. On ne saurait cependant attribuer l’ampleur et la nature des violences au seul fait du misérabilisme de ces quartiers. En effet, d’autres violences se déroulent ailleurs dans la plupart des villes et même des villages. Des dégradations de biens publics ou privés de la part d’enfants ou de sauvageons comme dirait Chevènement. L’environnement économique et social peut permettre de comprendre-sinon d’admettre- la montée d’une partie de cette délinquance. Pour autant, une partie non négligeable de la responsabilité incombe à la société tout entière. D’abord peut-être aux parents dont certains ont adopté la pédagogie de l’enfant roi. L’enfant gâté, pourri, autorisé à s’affranchir de toute règle de vie collective y compris familiale. Dans certains cas,  on comprendra que dans certaines familles monoparentales, le parent -souvent la mère qui travaille– ait des difficultés à encadrer sa progéniture. Mais le phénomène affecte un très grand nombre d’autres familles de tous les milieux, de toutes les zones géographiques. Cette perte d’autorité se nourrit d’un individualisme mortifère pour  les relations collectives. Un seul exemple,  combien d’adultes disent encore bonjour en pénétrant dans une boulangerie ou chez le médecin ? Il est loin le temps où en zone rurale un enfant se devait de saluer chaque adulte rencontré. L’urbanisation à outrance, l’amollissement de l’éducation, le laisser-aller général autorisent désormais enfants et adolescents à toutes les dérives. La société, c’est-à-dire l’État, l’école, la justice ou encore la police sont aussi responsables. La délinquance est finalement largement tolérée; les auteurs ne sont soumis qu’à des peines symboliques et la prévention, comme la sanction sont anecdotiques. On devrait évidemment sanctuariser l’autorité des représentants locaux de la république. Une seule question : pourquoi était-il possible d’obtenir le respect et l’attention d’un instituteur dans une classe 50 élèves en 1950 quand les enseignants actuels sont débordés avec 25 .  La réponse est assez simple, on a abandonné les règles et les valeurs qui existaient  en France dans les années 50 . En 1950, on trouvait peu de  parents pour venir protester contre les notations de leurs enfants voire les punitions dont ils étaient l’objet. Encore une fois les dérives ne concernent pas seulement les quartiers sensibles même si là,  elles prennent des formes très spectaculaires et même parfois criminelles. Les actes de délinquance se généralisent  dans toutes les situations géographiques. Si des facteurs socio-économiques sont à prendre en compte, la dimension culturelle et civilisationnelle doit aussi être intégrée. Les civilisations ne meurent pas seulement en raison des mutations de l’environnement mais aussi de la déliquescence des valeurs qui  font société.

 

Société -Violences urbaines: une déliquescence générale de l’autorité en France

Société -Violences urbaines: une déliquescence générale de l’autorité en France

 

De nombreux facteurs explicatifs peuvent évidemment expliquer la montée des violences urbaines. Il y a nécessairement interaction entre des aspects économiques, sociaux, sociétaux et culturels. Ces violences se déroulent souvent dans des quartiers relativement défavorisés, caractérisés par un très fort taux de chômage, la désertion de nombre de services publics et le développement du trafic de drogue comme mode de régulation économique et sociale. On ne saurait cependant attribuer l’ampleur et la nature des violences au seul fait du misérabilisme de ces quartiers. En effet, d’autres violences se déroulent ailleurs dans la plupart des villes et même des villages. Des dégradations de biens publics ou privés de la part d’enfants ou de sauvageons comme dirait Chevènement. L’environnement économique et social peut permettre de comprendre la montée d’une partie de cette délinquance. Pour autant, une partie non négligeable de la responsabilité incombe à la société tout entière. D’abord peut-être aux parents dont certains ont adopté la pédagogie de l’enfant roi. L’enfant gâté, pourri, autorisé à s’affranchir de toute règle de vie collective y compris familiale. Dans certains cas,  on comprendra que dans certaines familles monoparentales, le parent -souvent la mère qui travaille– ait des difficultés à encadrer sa progéniture. Mais le phénomène affecte un très grand nombre d’autres familles de tous les milieux, de toutes les zones géographiques. Cette perte d’autorité se nourrit d’un individualisme mortifère pour  les relations collectives. Un seul exemple,  combien d’adultes disent encore bonjour en pénétrant dans une boulangerie ou chez le médecin ? Il est loin le temps où en zone rurale un enfant se devait de saluer chaque adulte rencontré. L’urbanisation à outrance, l’amollissement de l’éducation, le laisser-aller général autorisent désormais enfants et adolescents à toutes les dérives. La société, c’est-à-dire l’État, l’école, la justice ou encore la police sont aussi responsables. La délinquance est finalement largement tolérée; les auteurs ne sont soumis qu’à des peines symboliques et la prévention, comme la sanction sont anecdotiques. On devrait évidemment sanctuariser l’autorité des représentants locaux de la république. Une seule question : pourquoi est-il possible d’obtenir le respect et l’attention d’un instituteur dans une classe de 70 élèves en Côte d’Ivoire quand en France les enseignants sont débordés avec 25 .  la réponse est assez simple on a conservé en Côte d’Ivoire les règles et les valeurs qui existaient  en France dans les années 50 . Et on ne trouvera pas Côte d’Ivoire, des parents pour venir protester contre les notations de leurs enfants voire les punitions dont ils sont l’objet. Encore une fois les dérives ne concernent pas seulement les quartiers sensibles même si là,  elles prennent des formes très spectaculaires et même parfois criminelles. Les actes de délinquance se généralisent  dans toutes les situations géographiques. Si des facteurs socio-économiques sont à prendre en compte, la dimension culturelle et civilisationnelle doit aussi être intégrée. Les civilisations ne meurent pas seulement en raison des mutations de l’environnement mais aussi de la déliquescence des valeurs qui  font société.

 

 

Société-Violences urbaines: une déliquescence générale de l’autorité en France

Société-Violences urbaines: une déliquescence générale de l’autorité en France

 

De nombreux facteurs explicatifs peuvent évidemment expliquer la montée des violences urbaines. Il y a nécessairement interaction entre des aspects économiques, sociaux, sociétaux et culturels. Ces violences se déroulent souvent dans des quartiers relativement défavorisés caractérisés par un très fort taux de chômage, la désertion de nombre de services publics et le développement du trafic de drogue comme mode de régulation économique et sociale. On ne saurait cependant attribuer l’ampleur et la nature des violences au seul fait du misérabilisme de ces quartiers. En effet ,d’autres violences se déroulent ailleurs dans la plupart des villes et même des villages. Des dégradations de biens publics ou privés de la part d’enfants ou de sauvageons comme dirait Chevènement. L’environnement économique et social peut permettre de comprendre la montée d’une partie de cette délinquance. Pour autant,  une partie non négligeable de la responsabilité incombe à la société tout entière. D’abord peut-être aux parents dont certains ont adopté la pédagogie de l’enfant roi. L’enfant gâté, pourri, autorisé à s’affranchir de toute règle de vie collective y compris familiale. Dans certains cas,  on comprendra que dans certaines familles monoparentales, le parent -souvent la mère qui travaille– a des difficultés à encadrer sa progéniture. Mais le phénomène affecte un très grand nombre d’autres familles de tous les milieux, de toutes les zones géographiques. Cette perte d’autorité se nourrit d’un individualisme mortifère pour  les relations collectives. Un seul exemple,  combien d’adultes disent encore bonjour en pénétrant dans une boulangerie ou chez le médecin ? Il est loin le temps où en zone rurale un enfant se devait de saluer chaque adulte rencontré. L’urbanisation à outrance, l’amollissement de l’éducation, le laisser-aller général autorisent désormais enfants et adolescents à toutes les dérives. La société, c’est-à-dire l’État, l’école, la justice ou encore la police sont aussi responsables. La délinquance est finalement largement tolérée; les auteurs ne sont soumis qu’à des peines symboliques et la prévention, comme la sanction sont anecdotiques. On devrait évidemment sanctuariser l’autorité des représentants locaux de la république. Une seule question : pourquoi est-il possible d’obtenir le respect et l’attention  pour un instituteur dans une classe de 70 élèves en Côte d’Ivoire quand en France les enseignants sont débordés avec 25 .  la réponse est assez simple, on a conservé en Côte d’Ivoire les règles et les valeurs qui existaient  en France dans les années 50 . Et on ne trouvera pas Côte d’Ivoire, des parents pour venir protester contre les notations de leurs enfants voire les punitions dont ils sont l’objet. Encore une fois, les dérives ne concernent pas seulement les quartiers sensibles même si là elles prennent des formes très spectaculaires et même parfois criminelles. Les actes de délinquance se généralisent  dans toutes les situations géographiques. Si des facteurs socio-économiques sont à prendre en compte, la dimension culturelle et civilationnelle  doit aussi être intégrée. Les civilisations ne meurent pas seulement en raison des mutations de l’environnement mais aussi de la déliquescence des valeurs qui  font société.

 

Violences urbaines: une déliquescence générale de l’autorité en France

Violences urbaines: une déliquescence générale de l’autorité en France

 

De nombreux facteurs explicatifs peuvent évidemment expliquer la montée des violences urbaines. Il y a nécessairement interaction entre des aspects économiques, sociaux, sociétaux et culturels. ces violences se déroulent souvent dans des quartiers relativement défavorisés caractérisés par un très fort taux de chômage, la désertion de nombre de services publics et le développement du trafic de drogue comme mode de régulation économique et sociale. On ne saurait cependant attribuer l’ampleur et la nature des violences au seul fait du misérabilisme de ces quartiers. En effet d’autres violences se déroulent ailleurs dans la plupart des villes et même des villages. Des dégradations de biens publics ou privés de la part d’enfants ou de sauvageons comme dirait Chevènement. L’environnement économique et social peut permettre de comprendre la montée d’une partie de cette délinquance. Pour autant une partie non négligeable de la responsabilité incombe à la société tout entière. D’abord peut-être aux parents dont certains ont adopté la pédagogie de l’enfant roi. L’enfant gâté, pourri, autorisé à s’affranchir de toute règle de vie collective y compris familiale. Dans certains cas,  on comprendra que dans certaines familles monoparentales, le parent -souvent la mère qui travaille– a des difficultés à encadrer sa progéniture. Mais le phénomène affecte un très grand nombre d’autres familles de tous les milieux, de toutes les zones géographiques. Cette perte d’autorité se nourrit d’un individualisme mortifère pour  les relations collectives. Un seul exemple,  combien d’adultes disent encore bonjour en pénétrant dans une boulangerie ou chez le médecin ? Il est loin le temps où en zone rurale un enfant se devait de saluer chaque adulte rencontré. L’urbanisation à outrance, l’amollissement de l’éducation, le laisser-aller général autorisent désormais enfants et adolescents à toutes les dérives. La société, c’est-à-dire l’État, l’école, la justice ou encore la police sont aussi responsables. La délinquance est finalement largement tolérée; les auteurs ne sont soumis qu’à des peines symboliques et la prévention, comme la sanction sont anecdotiques. On devrait évidemment sanctuariser l’autorité des représentants locaux de la république. Une seule question : pourquoi est-il possible d’obtenir le respect et l’attention d’un instituteur dans une classe de 70 élèves en Côte d’Ivoire quand en France les enseignants sont débordés avec 25 .  la réponse est assez simple on a conservé en Côte d’Ivoire les règles et les valeurs qui existaient  en France dans les années 50 . Et on ne trouvera pas Côte d’Ivoire, des parents pour venir protester contre les notations de leurs enfants voire les punitions dont ils sont l’objet. Encore une fois les dérives ne concernent pas seulement les quartiers sensibles même si la elles prennent des formes très spectaculaires et même parfois criminelles. Les actes de délinquance se généralisent  dans toutes les situations géographiques. Si des facteurs socio-économiques sont à prendre en compte, la dimension culturelle et civilationnel doit aussi être intégrée. Les civilisations ne meurent pas seulement en raison des mutations de l’environnement mais aussi de la déliquescence des valeurs font société.

Violences à Chanteloup-les-Vignes: la rénovation urbaine n’a rien changé ?

Violences à  Chanteloup-les-Vignes:  la rénovation urbaine n’a rien changé ?

 

La petite ville de 10 000 habitants qui fut un temps le symbole de la dégradation des banlieues a encore été victime de violences en dépit des énormes efforts effectués en matière de rénovation urbaine. certes cette rénovation urbaine n’a pas été totalement utile, elle a notamment permis un meilleur mixage sociologique avec la venue de nouvelles populations. D’une certaine manière, la sécurité a même été améliorée mais reste une poche de résistance de petits voyous prêts à tout pour que la police n’entrave  pas leur trafic de drogue et qui s’attaquent  ainsi aux symboles de la république comme l’école. La preuve sans doute il ne suffit pas de remettre à niveau de confort le béton mais qu’il faut également articuler politique de sécurité, développement économique et justice exemplaire. Trafic de drogue, violence, chômage interagissent  sur une partie de la population certes minoritaire mais qui installe la terreur y compris maintenant avec la destruction d’équipements publics et des attaques de la police. Pourtant la ville des Yvelines est l’une des premières à avoir bénéficié du programme de rénovation urbaine lancé en 2003 par le ministre de la Ville, Jean-Louis Borloo. Un Jean Louis Borloo qui a proposé depuis à Macon un plan global de remise en ordre et en dynamique des banlieues mais que le président de la république a écarté avec brutalité tout autant que par inconscience des enjeux que par la volonté d’écarter Borloo qui pourrait un jour lui faire de l’ombre. Certains chiffres reflètent cette embellie. La dette de la ville est passée de plus de 10,8 millions d’euros en 2009 à 5,5 millions en 2017 tandis que la taxe foncière n’a augmenté que de 15% de 2000 à 2014. En 2016, selon l’INSEE, le taux de propriétaires atteint 42%.

Mais d’autres chiffres montrent une réalité beaucoup plus clairsemée: le revenu médian en 2016 n’était que de 17.594 euros en 2016 (contre 20.809 euros dans toute la France et même 25.824 euros dans les Yvelines) avec un taux de chômage de 19,6% (plus de deux fois la moyenne nationale).

La destruction du groupe scolaire Roland Dorgelès est un symbole de cette persistance de la délinquance qui subsiste. En 2014, l’école a été incendiée par des trafiquants au motif que des policiers utilisaient l’établissement comme poste d’observation pour surveiller des trafics de drogue. En 2018, le groupe scolaire a de nouveau été incendié. Cette fois-ci, il sera rasé, a annoncé la maire Catherine Arenou, rappelant qu’un projet de «cité éducative» était prévu «depuis des années». Programmé dans le cadre du nouveau «plan de rénovation urbaine» d’un coût prévisionnel total de 43 millions d’euros, il devrait voir le jour d’ici 2022 ou 2023.

Quant aux violences avec les forces de l’ordre, elles sont régulières. Deux exemples récents: lors de la soirée d’Halloween, une quarantaine de personnes ont agressé au moyen de tirs de mortiers d’artifices des policiers qui ont dû répliquer avec des tirs de flash-ball et des jets de grenades incapacitantes. Le 28 septembre, des pompiers ont fait l’objet de jets de projectiles. Ils intervenaient pour secourir un homme d’une cinquantaine d’années, blessé au visage par deux individus qui tentaient de lui voler son téléphone portable.

Violences « Gilets jaunes »: une réponse ambigüe

Violences « Gilets jaunes »: une réponse ambigüe

La réponse du gouvernement après les violences qui se sont produites notamment Champs-Élysées apparaît à la fois molle et ambiguë. Ambiguë d’abord, parce qu’elle désigne Le préfet de Paris Michel Delpuech comme principal responsable des dysfonctionnements. Cela pour le remplacer par le préfet d’Aquitaine qui il faut bien le constater n’a pas mieux réussi à endiguer les débordements à Bordeaux. La seconde ambiguïté tient à l’interdiction des manifestations sur certaines artères en cas de présence de casseurs. Le risque est de déplacer géographiquement les violences sans pour autant pouvoir les empêcher. Enfin on va augmenter l’amende pour participation à des manifestations interdites Dès samedi prochain, les manifestations dans les quartiers les plus touchés par les violences, comme les Champs-Elysées à Paris, la place Pey-Berland à Bordeaux et la place du Capitole à Toulouse, seront donc interdites si des éléments radicaux sont présents. Les forces de l’ordre “procéderont à la dispersion immédiate de tous les attroupements”, a dit Edouard Philippe. Le montant de la contravention encourue pour participation à une manifestation interdite, 38 euros actuellement, sera quant à lui “nettement augmenté”. Concernant la doctrine de maintien de l’ordre, qui avait déjà été modifiée après les violences du 1er décembre sur les Champs-Elysées, elle n’a “pas été correctement exécutée”, a reconnu Edouard Philippe, et sera donc renforcée. “Pour obtenir l’efficacité sur le terrain que nous n’avons pas obtenue samedi”, le maintien de l’ordre va être “réorganisé en accordant une plus grande autonomie aux forces sur le terrain qui seront à Paris “placées sous un commandement unifié et dotées d’une large capacité d’initiative”, a-t-il précisé.

Les détachements d’action rapide vont être transformés en unités anticasseurs “dotées d’une capacité de dispersion et d’interpellation” susceptible d’intervenir rapidement. Les annonces du Premier ministre, notamment le limogeage du préfet de Paris, ont été accueillies avec scepticisme par l’opposition de droite. Pour Damien Abad, vice-président des Républicains, “celui dont la responsabilité doit être engagée, c’est le ministre de l’Intérieur, ce n’est pas le préfet de police de Paris, qui est fusible idéal, un lampiste”.

Gestion des Violences : Macron promet « des décisions fortes »…. en faisant du ski

Gestion des Violences : Macron promet « des décisions fortes »…. en faisant du ski

Il y a quelque chose de surréaliste avec cette déclaration de Macron qui promet des décisions fortes après les violences qui ont eu lieu lors de l’acte 18 des gilets jaunes à Paris. Cette  déclaration a en effet été faite alors que Macron avait pris plusieurs jours de vacances pour faire du ski. (Son ministre de l’intérieur étant vu, lui, dans une boite de nuit !).  Or dans le même temps la France a connu ces jours derniers jours d’immenses  manifestations qui témoignent de l’État délétère du pays. Il y a eu la manifestation particulièrement suivie des jeunes vendredi ; et dimanche une autre manifestation, elle aussi très massive pour protester contre les dérèglements climatiques ; enfin le même jour la manifestation des gilets jaunes dont tout le monde savait qu’elle se conclurait par des violences. Et pendant ce temps-là Macron fait du ski.  Une activité qui n’est pas accessible à la plupart des gilets jaunes ! On objectera que le président a bien le droit de se reposer. Peut-être que ce président serait moins fatigué s’il ne se livrait pas à un véritable activisme électoral toute les semaines ; Du pays Revenu prématurément d’un séjour au ski dans les Pyrénées, Emmanuel Macron a affirmé samedi soir vouloir prendre rapidement « des décisions fortes, complémentaires » pour que les violences qui ont émaillé l’acte 18 des Gilets jaunes à Paris  »n’adviennent plus », lors d’un point de situation à la cellule de crise du ministère de l’Intérieur.  »Beaucoup de s’il ne se livrait pas à son activisme électoral avec sa campagne permanente. Il serait sans doute par ailleurs un peu plus lucide et plus pertinent pour les orientations qu’il a à prendre. En outre Macon participe à l’opération d’hystérisation qui discrédite aussi bien certain gilets jaunes que le gouvernement avec des propos décalés.  « Nous avons aujourd’hui des gens qui essayent par tous les moyens (…) d’abîmer la République pour casser, pour détruire au risque de tuer. On l’a encore vu avec l’incendie qui s’est produit ce matin », a souligné Emmanuel Macron, entouré du Premier ministre Edouard Philippe, du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et de Nicole Belloubet, ministre de la Justice. Cette  outrance ne caractérise pas caractérise pas un grand sens des responsabilités et de la mesure. En outre on s’étonne que Macron soit surpris par des violences qui se sont répétées depuis 18 semaines. Bref il serait temps qu’il prenne la mesure de l’enjeu du mécontentement en y répondant et qu’il se mette parallèlement en capacité d’assurer réellement le maintien de l’ordre au lieu d’instrumentaliser le mouvement des gilets jaunes pour mieux le discréditer. Enfin l’amalgame auquel il procède est à la fois inadmissible et grossier Le président de la République à Beauvau a en effet déclaré :
« Ce qui s’est passé sur les Champs n’était pas une manifestation. Tous ceux qui étaient présents en sont complices. » »Je veux qu’on prenne dans les meilleurs délais des décisions fortes pour que cela n’advienne plus. »

 

 

Violences : Macron promet « des décisions fortes »…. en faisant du ski

Violences : Macron promet « des décisions fortes »…. en faisant du ski

Il y a quelque chose de surréaliste avec cette déclaration de Macron qui promet des décisions fortes après les violences qui ont eu lieu lors de l’acte 18 des gilets jaunes à Paris. Cette  déclaration a en effet été faite alors que Macon avait pris plusieurs jours de vacances pour faire du ski. Or dans le même temps la France a connu ces jours derniers jours d’immenses  manifestations qui témoignent de l’État délétère du pays. Il y a eu la manifestation particulièrement suivie des jeunes vendredi ; et dimanche une autre manifestation, elle aussi massive pour protester contre les dérèglements climatiques ; enfin le même jour la manifestation des gilets jaunes dont tout le monde savait qu’elle se conclurait par des violences. Et pendant ce temps-là Macon fait du ski ! Une activité qui n’est pas accessible à la plupart des gilets jaunes. On objectera que le président a bien le droit de se reposer. Peut-être que ce président serait moins fatigué s’il ne se livrait pas à un véritable activisme électoral toute les semaines ; Du pays Revenu prématurément d’un séjour au ski dans les Pyrénées, Emmanuel Macron a affirmé samedi soir vouloir prendre rapidement « des décisions fortes, complémentaires » pour que les violences qui ont émaillé l’acte 18 des Gilets jaunes à Paris  »n’adviennent plus », lors d’un point de situation à la cellule de crise du ministère de l’Intérieur.  »Beaucoup de s’il ne se livrait pas à son activisme électoral avec sa campagne permanente. Il serait sans doute par ailleurs un peu plus lucide et plus pertinent pour les orientations qu’il a à prendre. En outre Macon participe à l’opération d’hystérisation qui discrédite aussi bien certain gilets jaunes que le gouvernement avec des propos décalés.  « Nous avons aujourd’hui des gens qui essayent par tous les moyens (…) d’abîmer la République pour casser, pour détruire au risque de tuer. On l’a encore vu avec l’incendie qui s’est produit ce matin », a souligné Emmanuel Macron, entouré du Premier ministre Edouard Philippe, du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et de Nicole Belloubet, ministre de la Justice. Cette  outrance ne caractérise pas caractérise pas un grand sens des responsabilités et de la mesure. En outre on s’étonne que Macron soit surpris par des violences qui se sont répétées depuis 18 semaines. Bref il serait temps qu’ils prennent la mesure de l’enjeu du mécontentement en y répondant et qu’il se mette parallèlement en capacité d’assurer réellement le maintien de l’ordre au lieu d’instrumentaliser le mouvement des gilets jaunes pour mieux le discréditer. Enfin l’amalgame auquel il procède est à la fois inadmissible et grossier Le président de la République à Beauvau a en effet déclaré :
« Ce qui s’est passé sur les Champs n’était pas une manifestation. Tous ceux qui étaient présents en sont complices. »"Je veux qu’on prenne dans les meilleurs délais des décisions fortes pour que cela n’advienne plus. »

Violences urbaines à Grenoble

Violences urbaines à Grenoble

On se souvient que Macron a balayé d’un revers de main le rapport de Borloo sur les banlieues. Un geste bien peu élégant mais surtout qui traduisait l’indifférence du pouvoir vis-à-vis d’un dossier explosif es banlieues depuis des années et sans doute bien davantage que celui des gilets jaunes. Cette fois c’est  un quartier de Grenoble a été le théâtre dans la nuit de samedi à dimanche de violences urbaines après le décès de deux jeunes qui ont percuté en scooter un autobus après un refus d’obtempérer, a-t-on appris de sources policières.

Les deux jeunes gens, originaire du quartier Mistral, circulaient sans casque et ont refusé de s’arrêter à un contrôle de police, précise-t-on de mêmes sources. A la suite de l’accident qui leur a coûté la vie, la tension est brusquement montée dans le quartier. Après minuit, 30 à 40 personnes ont tenté d’envahir une caserne de CRS voisine du quartier Mistral. Les assaillants ont notamment incendié des voitures dans le voisinage. Selon le délégué du syndicat Alternative Police-CFDT pour la zone, François Nedelec, les CRS n’étaient alors que deux à garder la caserne et le matériel entreposé. Ils ont fait usage de gaz lacrymogènes pour contenir les assaillants jusqu’à l’arrivée de renforts. Une centaine de personnes cagoulées ont par ailleurs dressé des barricades enflammées dans le quartier Mistral et jeté des projectiles ainsi qu’une trentaine de cocktails Molotov sur des policiers de la sécurité publique. Le calme n’a été rétabli que vers 5h30 dimanche, précise une autre source policière, selon laquelle la sûreté départementale de Grenoble a été chargée de l’enquête sur le décès des deux jeunes. “Ce n’est pas la première fois que cela arrive”, a déclaré à Reuters François Nedelec. “Si nous n’avions pas abandonné ces quartiers depuis nombre d’années, ce type de drame n’arriverait peut-être pas.”

« Les manifestants sont complices des violences » !!! (Macron)

« Les manifestants sont complices des violences » !!! (Macron)

 

Comme d’habitude Macron ne peut s’empêcher de distiller des phrases agressives. Ainsi devant des maires réunis à l’Élysée, il a déclaré que les manifestants étaient complices des violences et du pire mettant ainsi dans le même sac les voyous et les autres. Sans beaucoup de nuances Macon a par ailleurs affirmé qu’il était pour la démocratie du débat et non pour la démocratie de l’émeute. Une opposition évidemment simpliste, caricaturale et provocatrice. Visiblement Macron a vraiment du mal à endosser le costume du président de la république dans le rôle central consiste à assurer l’unité du pays et la mobilisation des Français au service de l’intérêt général. Bien sûr les déviances de certaines manifestations discréditent par exemple le mouvement d gilet jaune. De la même manière qu’on peut regretter les contradictions des leaders autoproclamés largement responsables de l’affaiblissement des manifestations des gilets jaunes. Le problème c’est que Macron se nourrit beaucoup de mots à bon compte. Il est davantage dans la posture d’un commentateur qui persifle que dans celle d’un responsable qui assure la gestion de problèmes sociaux économiques. On se demande encore pourquoi il n’a pas répondu à l’appel de la CFDT qui demandé une sorte de Grenelle sur des grandes questions sociales. D’une certaine manière on peut se demander s’il n’y a pas une complicité de fait  entre certains leaders des gilets jaunes et le gouvernement pour perpétuer les désordres. De leur côté, les gilets jaunes  sont incapables de désigner une coordination qui pourrait négocier avec le gouvernement. Et de son côté, le gouvernement, n’a aucune perspective crédible de médiation. Sa proposition de grand débat national n’est sans doute pas inutile mais on voit mal pourquoi elle va déboucher pour précisément répondre aux préoccupations qui ont alimenté la colère des gilets jaunes. « Je crois qu’aujourd’hui la place doit être au débat, à la réponse démocratique, et elle sera ensuite dans les urnes », selon Macon qui toutefois se refuse à une perspective d’élections législatives anticipées. Le chef de l’État se limite en effet pour l’instant à une vague perspective de référendum portant surtout sur des questions institutionnelles assez annexes voir sur des questions socio-économiques secondaires. En faite Macon exploite le retournement de l’opinion vis-à-vis des manifestations des gilets jaunes.

Selon plusieurs sondages successifs, une majorité de Français souhaite désormais l’arrêt du mouvement des gilets jaunes: 56% le 13 février pour Elabe, 52% le 17 février pour Ifop, et enfin 55% selon Odoxa lundi. Le 7 février, ils étaient encore une courte majorité (52%) à souhaiter la poursuite du mouvement pendant le grand débat selon une étude Youg, déjà bien loin des quelque 70% de soutien enregistrés en novembre 2018.

Violences gilets jaunes : la responsabilité première de Castaner

Violences gilets jaunes : la responsabilité  première de Castaner

 

Comme les casseurs  ou les pilleurs, Castaner  mériterait comme de passer devant la justice. En effet tous les experts, tous les observateurs un peu averti savaient que la manifestation du 24 novembre et surtout celle du 1er décembre ne pouvaient t déboucher que sur des violences. C’est délibérément que Castaner a autorisé les piétons à pénétrer sur les Champs-Élysées laissant passer en même temps les pacifistes comme les extrémistes. Avec en plus des forces de l’ordre qui ont forcément riposté aux attaques. Un scénario prévu l’avance et même encouragée car depuis le début la stratégie de Castaner consiste à discréditer le mouvement par la caricature. Une caricature par exemple sur le chiffrage des manifestants que Castaner arrive à compter même à l’unité près sauf qu’il doit réviser en hausse ses chiffres du 24 novembre pour montrer que la participation du 1er décembre est inférieure. Bref du bricolage grossier de manipulateurs politiques. L’ancien socialiste qui a slalomé entre les différents courants et qui a tourné sa veste quand il a senti le vent tourner entre parenthèses (ce n’était pas très difficile avec les sondages concernant Hollande et PS) est passé de l’humanisme d’apparence au machiavélisme le plus sordide pour servir la politique des ultras riches chère à Macon. Bref c’est du Pasqua en moins bon et en pire ! Pas une once d’intelligence, d’humanité et d’objectivité dans les propos de ce courtisan incompétent et manipulateur. Castaner a sans doute  conservé quelque chose de son passé quand il fréquentait le grand banditisme et qu’il gagnait sa vie en jouant au poker dans le milieu.

Violences à l’école : le sentiment d’impunité (Luc Ferry)

Violences à l’école : le sentiment d’impunité (Luc Ferry)

Pour l’ancien ministre nombre d’élèves ont intégré le faite qu’on ne peut rien faire contre en cas de violence (interview Europe 1)

« Vous qui avez été ministre de l’Education nationale, saviez-vous que les directeurs d’établissements scolaires minimisaient les violences à l’école et ne soutenaient pas réellement les professeurs qui en étaient victimes ? »

Ça, c’est complètement absurde. Les chefs d’établissements ne peuvent rien faire, ou très peu de choses. Ce n’est pas parce que ce sont des lâches et qu’ils abandonnent leurs professeurs. Ils ne peuvent rien faire pour une raison que les gens devraient enfin comprendre, c’est que l’école est obligatoire jusqu’à 16 ans. Par conséquent, les élèves ont intégré l’idée que l’on ne peut rien faire contre eux. Quand vous dites à un gamin, qui braque un professeur avec un pistolet, fut-il à billes, ‘t’es viré trois jours’, il dit : ‘Merci monsieur, mais vous ne pourriez pas m’en mettre quinze parce que ça m’arrangerait ?’ Pour lui, ce n’est pas une punition, c’est une bénédiction. Le proviseur ne peut strictement rien faire, sauf évidemment, quand il y a un meurtre ou un viol.

Après le mouvement #pasdevague, Jean-Michel Blanquer a annoncé les premières mesures pour lutter contre les violences à l’école, notamment la création d’un registre de plaintes pour faire remonter systématiquement tous les incidents. Que va-t-on faire des plaintes ?

Ça existe déjà, c’est ce que Claude Allègre (ministre de l’Education nationale entre 1997 et 2000, ndlr) avait créé. [Avec ces plaintes], on fait ce qu’on peut. Dans l’état actuel des choses, pas grand chose. Le problème, ce n’est pas de multiplier les sanctions qui ne servent absolument à rien, c’est d’éviter qu’on en arrive là. Si vous voulez éviter qu’on en arrive là, le seul moyen, c’est de faire en sorte que nos enfants réussissent quelque chose. Quand ils ratent tout à partir de la classe de cours préparatoire, ils deviennent violents. Pour faire en sorte qu’ils réussissent quelque chose, il faut, non seulement les dédoublements de cours préparatoires qui permettent d’apprendre à lire et à écrire et deuxièmement, une refonte complète de la voie professionnelle. Et pas seulement des classes en alternance avec la voie professionnelle, mais aussi la création dans la voie professionnelle, d’écoles d’excellence pour que les mômes comprennent que, quand ils vont dans la voie professionnelle, on ne se moque pas d’eux.

Qu’en est-il de la volonté de Jean-Michel Blanquer de simplifier la procédure pour les conseils de discipline ?

Ça va sûrement bouleverser le gamin qui braque un professeur. Le fait que le conseil de discipline soit avancé de trois jours, ça va tout changer ! Non, c’est une blague. Qu’il le fasse, c’est très bien mais ça ne changera strictement rien. Encore une fois, il faut éviter qu’on en arrive là.

Quand Christophe Castaner propose de créer des permanences de police ou de gendarmerie dans les établissements, coup de communication ou coup de menton ?

Les deux, c’est une blague ! On va importer dans les établissements scolaires les problèmes des banlieues. Ça n’a aucun sens ! Le malheureux flic que l’on mettra dans le collège, il aura exactement les mêmes difficultés que les professeurs, le conseiller pédagogique ou le chef d’établissement. Ça ne changera strictement rien.

L’Education nationale a de plus en plus de mal à recruter des enseignants. On fait donc appel à des contractuels qui n’ont pas forcément les qualifications requises. Le journal Libération parle du cas d’une caissière de supermarché, dont les études de biologie remontraient à une vingtaine d’années, parachutée remplaçante en SVT dans une classe de 1ère S. Est-ce qu’on se dirige vers une enseignement au rabais ?

Ce n’est pas du tout le problème. Le problème c’est que l’on a un certain absentéisme. [Les contractuels] ont les qualifications. Mais il faut savoir que dans la fonction publique aujourd’hui, on a 20% de contractuels, soit pratiquement un million de contractuels. C’est inévitable, on a besoin de cette souplesse. On ne peut pas faire autrement, on n’a jamais fait autrement. Ça ne s’aggrave pas par rapport aux périodes précédentes. On a aussi des titulaires qui sont remplaçants, ceux que l’on appelle les TZR, les titulaires sur zone. Ce sont de jeunes agrégés ou de jeunes certifiés qui font le travail de remplacement. Tout ça n’est pas idéal mais on ne peut évidemment pas faire autrement. Quand il y a des professeurs qui sont absents, il faut bien les remplacer et le meilleur moyen de les remplacer, c’est de le faire avec des contractuels plutôt qu’avec des titulaires.

Alors que 1.800 postes vont être supprimés dans l’enseignement en 2019, est-ce une façon de s’adapter aux besoins de remplacements, ou aux besoins budgétaires, les contractuels coûtant moins cher que les titulaires ?

Evidemment, c’est le but de l’opération. La loi qui s’annonce sur la réforme de la fonction publique va multiplier encore le nombre de contractuels, ce qui n’est pas une bonne chose. Moi, je serais très favorable à ce qu’il y ait des CDI partout dans la fonction publique. A la limite, que l’on aligne la fonction publique sur le privé, ça ne me gênerait pas, du moment que ce ne sont pas des CDD mais des CDI.

Les contractuels sont davantage envoyés dans des quartiers défavorisés. En Ile-de-France, il y en a trois fois plus dans les quartiers défavorisés (18% contre 5% dans les quartiers aisés).

C’est parce que les titulaires, au bout d’un certain temps, gagnent des points. Donc ils essaient de quitter les quartiers difficiles pour se retrouver dans les centres-villes. Là aussi, c’est inévitable. On ne peut pas faire autrement dans un système où il y a 840.000 professeurs et 13 millions d’élèves.

Ce recours aux contractuels n’entre-t-il pas en contradiction avec les déclarations d’Emmanuel Macron qui affirme que l’école est une priorité pour lui ?

Non, les contractuels ne sont pas forcément mauvais. Un maître auxiliaire qui a une maîtrise de philosophie, une maîtrise de mathématiques ou de SVT n’est pas forcément un mauvais professeur. Il a forcément, en moyenne, un moins bon niveau de connaissance qu’un agrégé mais ce n’est pas forcément un professeur nul, ce n’est pas vrai. »

Violences Halloween : le fruit de l’impunité

Violences Halloween : le fruit de l’impunité

 

 

Comment expliquer cette violence à l’occasion d’une fête comme Halloween ? C’est la conséquence directe du sentiment d’impunité de gosses le plus souvent de banlieue qui vivent  hors des lois républicaines. La violence est partout, y compris à l’école. Violence contre les enseignants, d’une manière générale contre tous les représentants des services publics, violence contre les résidents, violence entre bandes et saccages des équipements publics et des biens privés. Le paroxysme a notamment été atteint avec le lynchage d’un jeune de 17 ans mercredi 26 septembre, suite à un des règlements de compte entre bandes à Garches les Gonesses. Et l’occasion pour les élites de découvrir la violence des banlieues et de s’en offusquer à droite comme à gauche. Comme si le phénomène était nouveau. En fait le terme banlieue sensible est même inapproprié car le phénomène touche presque tous les quartiers des grandes villes. Officiellement on compte près de 800 quartiers sensibles en France ;  en fait,  il y en a bien davantage et chaque ville (même les plus petites de 10 000 à 30 000 habitants) est affectée. Ce qui caractérise ces zones c’est d’abord leur état juridique de non-droit : les services officiels hésitent à s’y rendre. C’est surtout le marché généralisé de la drogue avec souvent des échoppes sur le bord des trottoirs au vu de tous. On vient y faire son marché. Ensuite la violence précisément entre bandes pour se partager le gâteau. Le chômage est un mal endémique avec 25 à 30 % de jeunes sans emploi dont beaucoup ont abandonné l’école avant 12 ans. Avec aussi en toile de fond un communautarisme qui refoule les valeurs et les usages de la république aux frontières du quartier. Dans ces zones, à partir d’une certaine heure dans la soirée il ne fait pas bon de se promener à pied. Régulièrement des violences sont signalées : violence verbale, violence physique avec la distraction préférée qui consiste à brûler des voitures. Les municipalités locales, les services officiels et la presse sont relativement complices et font tout pour qu’on évite de parler de ces différents débordements. Encore une fois, il ne s’agit pas seulement des quartiers des grandes villes type Paris, Marseille ou Lyon mais de toutes les villes moyennes et même petites. Des sortes de zones hors la république que les services officiels finalement tolèrent en considérant qu’ainsi on arrive à circonscrire le mal géographiquement. Un aveuglement, une hypocrisie et un manque de courage qui fait honte à la république et menace évidemment la cohésion de la société. Comment nous élites pourrait-il d’ailleurs connaître cette réalité puisque pour la quasi-totalité il n’habite pas dans ces zones et ne fréquentent pas les habitants qui y résident. La réponse de Macron à la crise des banlieues a été d’enterrer le rapport Borloo qui proposait des mesures structurelles et m^me de ridiculiser son auteur. Pire, de banaliser la violence en favorisant le sentiment d’impunité.

Violences banlieue : encore un mort, de 12 ans

Violences banlieue : encore un  mort, de 12 ans

 

Nouveau règlement de comptes en banlieue, cette fois aux Lilas. La conséquence directe du mépris de Macron pour les banlieues. On se souvient que, Macron a enterré, sans ménagement pour son auteur, le rapport Borloo. Certes on ne pouvait pas attendre à une reprise intégrale de ce plan très ambitieux, certes ce plan faisait suite à bien d’autres qui n’ont pas toujours montré une grande efficacité mais Macron a non seulement enterré le rapport Borloo mais aussi la problématique renvoyée à une question subalterne ; Il fallait donc attendre une future explosion ou la répétition d’actes inqualifiables comme dans la région parisienne avec le lynchage d’ados , à Marseille ou la police a été visée par des armes lourdes pour que Macron manifeste un peu de considération des ces zones en déshérence économique et républicaine.  De la part de Macron,  «Il n’y a aucun engagement concret, et c’est le vide sidéral. Pourquoi avoir fait appel à Jean-Louis Borloo, alors qu’on le dénigre tant aujourd’hui?» s’est interrogé le député LR Damien Abad. «Jean-Louis Borloo, comme beaucoup de maires de France dans des villes de banlieue, a-t-il souligné, n’a aucune leçon à recevoir de celles et ceux qui n’ont pas vécu en banlieue.»L’Elysée a en effet désapprouvé le plan très ambitieux de Borloo jugé trop coûteux, seconde raison plus fondamentale celle-là : la banlieue pour Macron n’est pas vraiment la priorité. Il est plus à l’aise pour parler des start-ups et des premiers de cordée que des exclus, des paumés ou tout simplement des pauvres.  Plus de 5,5 millions de personnes vivent dans ces quartiers qui affichent encore des taux de chômage et de pauvreté nettement supérieurs à la moyenne nationale et comptent toujours deux fois moins de médecins généralistes, près de cinq fois moins de crèches par département !  La plupart des mesures de formation et d’insertion du rapport Borloo ont été balayées. D’où la colère des maires et ONG concernées. En attendant des jeunes meurent lors de règlements de compte relatifs le plus souvent au trafic de drogue.

Violences du 1er-Mai : la responsabilité des pouvoirs publics en cause

Violences du 1er-Mai : la responsabilité des pouvoirs publics en cause

La responsabilité des pouvoirs publics est mise en cause dans les violences constatées lors du  1 er mai à paris.  Il y a en effet uen contradiction fondamentale dans l’argumentation officielle. Dun coté préfet et ministère l’intérieur considèrent que les moyens mis en œuvre étaient dimensionnée aux risques et que les mesures ont donc été prises pour maitriser les débordements mais de l’autre les mêmes pouvoirs publics affirment qu’ils mettront davantage de moyens lors des manifestations à venir ; Un aveu d’inadéquation. Sans parler qu’on a laissé la manifestation se couper en deux avec devant 14 500 personnes précédées de 1200 blacks blocs et derrière la manifestation officielle. Certes les blacks blocks sont très mobiles et ont peu prendre la tête au dernier moment mais il en va différemment des autres participants de la première parie du défilé. S’ajoute à cela l’absence de contrôle préalable des manifestants. De toute façon, 1500 policiers répartis sur tout le parcours étaient notoirement insuffisants pour assurer la sécurité de 40 000 manifestants comportant 1200 radicaux violents.  Gérard Collomb a cependant assuré que le dispositif de maintien de l’ordre serait renforcé pour ces rassemblements, qui interviennent dans un climat social tendu avec les grèves à la SNCF et Air France. “J’ai peur qu’un certain nombre de gens soient aspirés par la spirale des mots”, a souligné le ministre de l’Intérieur, qui s’est par ailleurs déclaré favorable à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur les événements du 1er-Mai notamment réclamée par le PS. Le préfet de police de Paris a concédé mercredi sur BFM TV que les images de violence du 1er-Mai étaient “choquantes” mais qu’il convenait de “regarder le bilan humain” de la journée. En clair cela signifie que les Pouvoirs publics ont retenu leur action pour éviter uen bavure qui aurait pu conduire à un drame humain au risque de favoriser les actes de dégradation aux biens publics et privés. La vraie consigne c’est surtout pas de blessé, voire pire, pour ne pas détériorer uen climat social déjà délétère. . “La stratégie (du préfet de police) a évité qu’il y ait 200 ou 300 personnes dans les hôpitaux”, a fait valoir Gérard Collomb sur LCI.

Violences : les failles de la police

Violences : les failles de la police

Le secrétaire national UNSA police, David Michaux, critique sur France info  les failles de la police alors que le mouvement des radicaux avait été annoncé

 

 Quel genre de stratégies est mis en place par les CRS face à ce genre d’individus ?

 

David Michaux : Ce n’est pas une stratégie de CRS, c’est une stratégie mise en place par le préfet de police de Paris. Nous, on répond aux ordres du préfet de police de Paris. Il y a une réunion préparatoire lors de laquelle des consignes sont données. Les consignes, pour la plupart du temps, étaient d’intervenir rapidement dès lors qu’il y aurait des mouvements. Là, le problème c’est que l’ordre n’est pas venu tout de suite. Il a fallu attendre le feu du McDonald’s pour que l’on commence à avoir des consignes. Et là, dès que des ordres ont été donnés, il y a eu les premières interventions, les engins lanceurs d’eau ont été utilisés, ce qui a permis de repousser tout de suite et éviter une confrontation. Il n’empêche qu’il y a quand même eu des jets de projectiles à l’encontre des forces de police. Ce que nous, nous allons dénoncer, c’est que les « black blocs » avaient déjà annoncé depuis longtemps qu’ils voulaient entrer en contact et en confrontation avec les forces de l’ordre, ce qui a été fait. Ce que l’on tient aussi à dénoncer, c’est que le préfet de police avait annoncé qu’il y aurait des débordements. On repère des gens qui commencent à se cagouler, ils avaient tout le matériel dans leurs sacs à dos, et il n’y a pas eu de contrôle en amont, le problème est là !

 

Ce qui vous scandalise c’est que l’on n’ait pas neutralisé ces personnes avant les violences ?

 

Lors de précédentes manifestations, on avait vu des contrôles dès le début de la manifestation, il y avait un barriérage, un contrôle des sacs systématique et on n’avait pas de problème. Là, le problème, c’est que justement, c’est l’inverse. On a laissé venir les gens, tout le monde est venu comme il voulait, sachant qu’il y aurait des débordements, et voilà ce qui arrive !

Pour vous il y a eu une mauvaise gestion et anticipation de ce 1er-Mai à Paris ?

Bien sûr que oui ! À partir du moment où l’on voit qu’il y a 1 200 personnes qui se permettent de commettre des dégradations comme on en a connu là, c’est qu’automatiquement, il y a eu des failles.

Violences : qui est responsable ?

Violences : qui est responsable ?

 

Comme souvent dans les situations complexes,  les facteurs explicatifs sont multiples et systémiques. A priori on peut imputer la première responsabilité aux groupes extrémistes dit blacks blocs. Ce sont eux qui ont pris l’initiative d’un rassemblement des radicaux et qui sont coupables des violences. L’annonce avait d’ailleurs été faite par les intéressés depuis plusieurs jours. Rien ne peut evidemmenet légitimer des actes de destruction de biens publics ou privés. La police ou plus exactement les autorités civiles ne sont pas blancs dans l’affaire puisqu’elles avaient sous dimensionné le dispositif de contrôle. Il y avait en effet seulement 1500 policiers  pour environ 40 000 manifestants dont 1200 radicaux violents. (Des policiers repartis tout le long des cortèges). Avec un tel nombre, les policiers ne pouvaient surveiller partout. Au delà de ces faits très spectaculaires qui ont retenu l’attention des medias, il  ya en France uen climat de radicalité  qui contribue à nourrir cette violence. Il faut bien convenir que l’intransigeance du gouvernemenet qui refuse toute vraie négociation et même toute perspective de compromis nourrit ce durcissement sociétal. De façon affichée, le gouvernemenet veut monter sa force par exemple dans les universités, à la SNCF ou encore à Notre Dame des Landes. Il est clair que le gouvernemenet et Macron en particulier veulent écraser les syndicats comme ils ont écrasé l’opposition politique. Mais en refusant tout compromis, toute vraie discussion ils nourrissent cette radicalité Et ce ne sont pas les propos condescendant voire méprisant de Macron qui peuvent apaiser le climat très tendu. Les syndicats eux mêmes ne sont pas exempts de critiques car certaines positions ne sont pas tenables. L’attitude outrancière ne peut que favoriser la déception et entretenir uen ambiance délétère ensuite. Ce qui manque c’est à l’évidence un certain esprit de responsabilité et de compromis chez nombre de responsables politiques ou syndicaux.

Violences à Saint-Denis : le résultat de la politique des banlieues et de l’échec scolaire

violences à Saint-Denis : le résultat de la politique des banlieues et de l’échec  scolaire

 

On ne peut sans doute pas réduire le phénomène de violence du lycée de Saint-Denis à quelques facteurs explicatifs trop simplistes. Comme souvent pour les problèmes complexes, il y a interaction de différents facteurs, des facteurs économiques, sociaux, politiques et sociétaux. Pour autant, la politique des banlieues- comme la politique de l’institution scolaire -mérite notamment d’être mise en cause. Depuis longtemps,  certaines banlieues sont de véritables barils de poudre, des zones de non-droit délaissées  économiquement et socialement où les trafics en tous genres constituent l’activité principale. La responsabilité en incombe à l’État tout autant qu’aux élus locaux. Depuis des dizaines d’années, les plans banlieue se sont accumulés, des plans souvent élaborés à l’occasion de poussées de fièvre ou à l’occasion d’élection mais sans lendemain. Des plans qui se réduisaient souvent à financer des animateurs sociaux pour masquer la misère autant que la colère. Mais pas vraiment de plan relatif au développement économique, à la refonte de l’urbanisme et à la formation de jeunes non seulement sans diplôme mais sans maîtrise des fondamentaux. Une sorte de ’économie et de société parallèle se sont alors imposées. Une situation sur laquelle on a fermé les yeux et qui a même parfois été encouragée par des élus locaux dans un but électoraliste. S’y ajoutent évidemment un autre facteur déterminant à savoir l’échec patent de l’institution scolaire transformée souvent en garderie dans les zones les plus difficiles. Une institution scolaire déjà incapable de transmettre les fondamentaux sur le reste des territoires. (20 à 30 % des élèves entrant en secondaire ne maîtrise ni la langue ni les bases du calcul)  du faîte des dégâts du pédagogisme et du laxisme disciplinaire. Du coup les violences inadmissibles constatées dans un lycée de Saint-Denis illustre bien la chienlit de certaines banlieues. Cette fois comme l’indique le monde Un « seuil symbolique » vient d’être franchi dans « l’escalade de la violence » ….. En septembre, c’est l’agression d’un surveillant qui avait mis le feu aux poudres. Ces jours-ci, si l’« affaire Théo » a sans doute pu jouer comme un déclencheur, à l’image des blocus d’établissements organisés en région parisienne ces dernières semaines pour dénoncer les violences policières, ce n’est pas selon eux le problème de fond. « On est dans une institution scolaire qui ne remplit plus ses missions et qui met les gamins en situation d’échec », analyse un personnel du lycée. « Les pouvoirs publics se renvoient la balle, distinguant violences scolaires et violences urbaines, le lycée de la cité, « nos » élèves et « ces » jeunes, mais les frontières sont perméables », martèlent des professeurs. « Si l’institution n’écoute pas les lanceurs d’alerte sur la situation dans les banlieues, reprend Aurélie Gigot, si elle refuse toute réflexion de fond sur les inégalités territoriales, on va dans le mur ».

Violences à l’école :  » condamner ces actes », Najat Vallaud-Belkacem

Violences à l’école :  » condamner ces actes », Najat Vallaud-Belkacem

 

Condamner ces actes ce qu’a fait la ministre de l’éducation nationale. Le moins sans doute que l’on puisse faire mais quand même un peu court pour réguler des actes de violence dans certains sont de nature criminelle. La preuve sans doute que le déni de zone de non-droit est contredit chaque jour dans la réalité et dans le lieu sans doute le plus sensible et le plus vulnérable : l’école. Deux attaques en moins de 24 heures. Un lycée de Seine-Saint-Denis a été la cible de cocktails Molotov avant qu’un enseignant d’une école primaire du Val d’Oise ne soit agressé par deux jeunes hommes devant sa classe de CE2.  Des violences que condamne largement la ministre de l’Éducation nationale : « Cette montée de violences à l’encontre des fonctionnaires commence à faire beaucoup. Il faut condamner chacun de ces actes et déposer plainte, on les accompagne à chaque fois ». Invitée de RTL, Najat Vallaud-Belkacem assure que les faits seront suivis par le ministère de l’Éducation nationale et que les victimes seront « accompagnées ».  Mais la fidèle de François Hollande appelle aussi à la prudence pour les fonctionnaires victimes de ces violences : « Il faut que chacun prenne conscience de la gravité de ces actes. Le conseil que je donne, c’est de se poser car il y a un traumatisme« . Un peu court  comme réponse ! 

Essonne : des violences qui caractérisent le pourrissement de quartiers sensibles

Essonne : des violences qui caractérisent  le pourrissement de quartiers sensibles

 

Il faut sans doute des incidents aussi violents et aussi dramatiques que ceux qui se sont déroulés dans l’Essonne pour se rappeler da situation des quartiers dits sensibles. Des sortes de zones de non-droit où la police n’est plus tolérée pour laisser se développer le business criminel notamment celui de la drogue. Officiellement on compte environ un millier de quartiers identifiés comme sensibles mais en réalité il faut en dénombrer certainement quatre à cinq fois plus. Chaque zone urbaine de 10 000 habitants parfois moins contient une ou plusieurs zones à risques. Bien entendu la crise n’est pas étrangère à cette situation en particulier le chômage qui affecte particulièrement ces quartiers où plus de 50 % des jeunes sont au chômage. Mais la problématique n’est pas seulement économique elle est aussi politique et  culturelle. Culturelle car nombre de des enfants de ces quartiers n’ont fréquenté l’école que quelques années et constituent  d’une certaine manière des générations perdues. Politique car tant au plan national, au plan local on a volontairement laissé se développer dans ces zones une économie parallèle et des règles de vie en marge de la république. En réplique après les violences,  deux syndicats de police appellent à des rassemblements silencieux mardi et un autre à une « grève du zèle » dans l’Essonne pour réclamer des moyens adaptés après les violences contre des policiers ce week-end dans le département.   »Il n’y a pas de zone de non-droit », a affirmé le chef du gouvernement. Mais la plupart des syndicats de police considèrent que le gouvernement ne leur a pas encore donné les moyens de faire face à cette « violence endémique » dans des zones sensibles. Alternative-police CFDT et le syndicat des cadres SCSI-CFDT appellent en conséquence les policiers à des rassemblements silencieux mardi devant tous les commissariats de police. « En dépit de propos rassurants, il existe toujours des zones de non-droit en France, aux mains de quelques gangs délinquants et criminels qui se radicalisent d’année en année », écrivent-ils dans un communiqué. Pour le Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), il y a « urgence à proclamer une grande mobilisation pour imposer à tous le respect des lois comme des fonctionnaires chargés de les faire appliquer ». Quatre membres des forces de l’ordre ont été blessés samedi, dont deux grièvement, lors de l’agression commise par un groupe d’une quinzaine de personnes qui ont jeté des cocktails Molotov sur leurs véhicules près du quartier sensible de la Grande-Borne, à Viry-Châtillon. (Avec Reuters)

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