Archive pour le Tag 'sanctions'

Esclavage Libye: des sanctions enfin ?

Esclavage Libye: des sanctions enfin ?

 

Un crime contre l’humanité et uen honte, c’est ainsi que  Macron encore qualifie le trafic d’esclaves vendus 400 euros en Libye. “C‘est un crime contre l‘humanité aujourd‘hui sous nos yeux. Il faut le nommer, non pas pour accuser l‘autre, mais pour agir avec force, avec vigueur”, a-t-il déclaré lors d‘un discours devant des étudiants à l‘université Ki-Zerbo. “Je proposerai demain à Abidjan une initiative euro-africaine pour mettre un terme à cette stratégie par tous ceux qui veulent notre destruction : les terroristes, les trafiquants d‘armes et d’êtres humains. Une stratégie qui doit les frapper de la corne de l‘Afrique de l‘Est jusqu‘aux portes de l‘Europe”, a-t-il dit. “Je proposerai également que l‘Afrique et l‘Europe viennent en aide aux populations en danger en Libye”, a-t-il ajouté. En fait c’est le Retour de l’esclavage dans certains pays arabes. Le 14 novembre, une journaliste de CNN International délivrait un reportage-choc : de nuit, douze hommes sont vendus aux enchères. Prix par personne : 400/450 euros. Comme jadis, lors de la période du commerce esclavagiste, la « valeur » de l’esclave est fixée en fonction de sa forme physique, ses dents, son poids… Un terrible flash-back. Les flux de migrants qui tentent de rejoindre l’Europe passent, majoritairement, par la Libye, terre de tous les possibles, de tous les commerces. Alimentation, médicaments, armes, drogues, femmes, enfants, hommes : tout y est disponible. Il suffit de disposer de devises ou de dinars libyens. Ce qui se dit dans les milieux autorisés depuis plusieurs années est désormais sur la place publique grâce au travail de CNN. À Tunis, à plusieurs reprises, Raoudha Laâbidi, la présidente d’honneur du syndicat des magistrats tunisiens, a alerté sur un phénomène qui prend de l’ampleur au sein de la démocratie tunisienne : « Ces jeunes filles étrangères recrutées en tant que domestiques dans des familles tunisiennes, qui subissent des exactions incroyables ! On leur confisque leurs papiers d’identité, leurs cheveux sont coupés à ras sous prétexte de transmission de maladies. » Une méthode qui est pratiquée dans de plusieurs pays du Golfe. Et Mme Laâbidi de pointer ce qui semble le comble du chic pour certains : « Dans les hypermarchés, on croise souvent des femmes tunisiennes suivies de deux femmes de ménage de couleur. Une attitude considérée comme prestigieuse par ces femmes qui bafouent le droit au respect de la dignité humaine due à chaque personne ! »

Sondage Fraude fiscale: sanctions inefficaces pour 75%

Sondage Fraude fiscale: sanctions inefficaces pour 75%

D’après  un sondage Odoxa  75% des Français jugent que la fraude fiscale est « insuffisamment punie ». Les sondés estiment même qu’elle est coûteuse pour l’économie. Selon les estimations de deux économistes de l’université des Nations unies, l’évitement fiscal des multinationales coûterait 18 milliards à la France.  Dans le détail, les opinions diffèrent en fonction de l’opinion politique des personnes interrogées. Ainsi, 82% des sympathisants de gauche dénoncent un manque de sanction, contre 76% de ceux de droite et 68% pour ceux du Front national. Au travers ce sondage, « on voit que les ‘Paradise Papers’ ne sont pas une affaire de journalistes« , explique, à franceinfo, Céline Bracq, la directrice générale de l’institut de sondage. « Les Français sont pessimistes, ils sont négatifs sur ces affaires de fraude fiscale. Malgré la communication du gouvernement cette semaine pour montrer les efforts qui sont menés, les trois-quarts d’entre eux considèrent que les sanctions ne suffisent pas ».

Paradise Papers –« Des sanctions comme jamais » ( Darmanin) , on tremble !

Paradise Papers –«  Des sanctions comme jamais »  ( Darmanin) ,  on tremble !

 

 

Dans le concert des réactions politiques, c’est le concours Lépine des expressions les plus hypocrites. Ainsi le ministre du budget, Gérald Darmanin, n’a pas hésité à déclarer que le gouvernement prendrait des sanctions comme jamais à propos de l’évasion et de la fraude fiscales. Le ministre est même prêt à reprendre la proposition de Richard Ferrand chef parlementaire en marche qui va jusqu’à envisager la privation des droits civiques pour fraude fiscale en cas de circonstances aggravantes. Première observation,  le gouvernement a mis du temps pour s’exprimer à propos des dernières révélations sur l’évasion fiscale. En cause sans doute ses conceptions voir peut-être des ambiguïtés quant à la situation de certains membres de la majorité et du gouvernement. En outre,  la proposition de Richard Ferrand paraît relativement évasive voire burlesque pour ne pas dire autre chose. Deuxième  observation, la menace de supprimer des droits civiques existe déjà. Troisième observation Richard Ferrand n’est sans doute pas le mieux placé pour se faire le chevalier blanc de la morale financière. En effet dans l’affaire des mutuelles de Bretagne dont il était le patron il a permis à sa compagne de s’enrichir à bon compte. Contrairement à ce qu’il a affirmé il n’a pas été blanchi dans cette affaire mais le dossier a été enterré notamment pour des questions de prescription des faits. Quant à Gérald Berman, ministre du budget il entretient le flou artistique le plus total sur le plan sémantique en mélangeant évasion fiscale, optimisation fiscale et fraude fiscale. Et sa menace demeure très théorique.  Gérald Darmanin a déclaré  que “chacune” des révélations des “Paradise Papers” qui “concernera une entreprise française ou un contribuable français verra, à la demande du Premier ministre, évidemment le contrôle, le renseignement et la poursuite si cela effectivement est avéré”. Dans la plupart des cas les révélations des Paradise Papers ne révèlent aucune illégalité car les montages fiscaux pour la plupart légalement autorisée par les règles en vigueur concernant la circulation des capitaux. La fraude ne peut être considérée comme illégale que si elle contrevient précisément aux règles De ce point de vue l’évasion fiscale permise par l’optimisation ne peut être condamnée ni pénalement, ni civilement. Pour parler clair, les grandes déclarations tonitruantes de la plupart des responsables sont complètement hypocrites

Suppression d’emplois à GE : sanctions du gouvernement ?

Suppression d’emplois  à GE : sanctions du gouvernement ?

 

Après Nokia, c’est au tour de GE de ne pas tenir ses promesses d’emplois. Lors du rachat de la branche énergie d’Alstom par général électrique, l’entreprise américaine avait promis de créer 1000 emplois. Au lieu de cela  le groupe a annoncé en juillet qu‘il comptait supprimer 345 emplois sur les 800 que compte le site GE Hydro de Grenoble (Isère), un plan social qui pour les salariés contrevient aux engagements de création d‘emplois pris par le géant américain auprès du précédent gouvernement. “Le gouvernement sera extrêmement attentif à ce que General Electric respecte tous ses engagements et notamment la création nette de 1.000 emplois”, a déclaré le porte-parole du gouvernement lors de la séance de questions au gouvernement à l‘Assemblée nationale. S‘il a souligné que GE avait notamment l‘intention d‘investir à Belfort dans le développement 3D ou à Cherbourg (Manche) dans l’éolien, Christophe Castaner a jugé qu’“il faut accélérer”. “Le gouvernement a une arme pour cela, c‘est la pénalité de 50.000 euros par emploi manquant, que nous actionnerons pour faire en sorte que General Electric respecte les engagements qu‘il a donnés au gouvernement (précédent)”, a-t-il dit. “Il faut être très vigilant (…) parce que la situation des restructurations des activités hydro-électriques de ce groupe n‘est à la fois pas conforme aux engagements pris mais pas conforme non plus par rapport au projet industriel qui doit être le nôtre”, a poursuivi le secrétaire d‘Etat chargé des relations avec le Parlement. Au moment du rachat de la branche énergie d‘Alstom en 2014, GE s’était engagé à créer un millier d‘emplois avant 2018. L‘accord conclu avec Arnaud Montebourg, alors ministre de l‘Economie, prévoyait également des pénalités financières de 50.000 euros par poste non créé. Le secrétaire d‘Etat auprès du ministre de l‘Economie Benjamin Griveaux recevra à nouveau les acteurs concernés le 16 octobre, a précisé Christophe Castaner. Benjamin Griveaux est déjà engagé dans un dossier comparable, qui concerne le suivi des engagements pris par Nokia lors du rachat du franco-américain Alcatel-Lucent début 2016. Des engagements non tenus puisqu’il est prévu la suppression de 600 emplois  en 2018 et 2019, « soit 30% de tous les emplois hors Recherche et Développement », notent les élus. En 2015, lors du rachat d’Alcatel-Lucent par Nokia, opération validée par le ministre de l’Économie, à savoir  Emmanuel Macron, la direction avait pris des engagements pour développer notamment la R&D. En contrepartie des 400 postes supprimés de l’époque, le groupe piloté aujourd’hui par Rajeev Suri s’était engagé à embaucher 500 personnes et à porter les effectifs à 2500 ingénieurs et chercheurs d’ici fin 2019.   Seulement, sur la première tranche de la campagne de recrutement, dont l’échéance est prévue pour la fin de l’année, « ils ont embauché seulement 120 personnes sur les 330 postes annoncés. On voit mal comment ils pourront tenir parole », insiste Bernard Trémulot. Une situation qui passe mal, y compris au niveau du gouvernement. Invité lundi sur France Inter, Benjamin Griveaux a reconnu que « manifestement, le compte n’y est pas », l’entreprise n’aurait « sciemment pas tenu la parole qu’elle avait donnée publiquement lors de l’opération de rachat ».   Lors de la dernière réunion du comité de suivi, au début du mois, l’équipementier finlandais a confirmé qu‘il tiendrait ses engagements en matière d‘emplois, sans pour autant renoncer au plan de suppression de près de 600 emplois qu‘il avait annoncé début septembre !

Zone euro : sanctions contre l’Espagne et le Portugal pour dérapage budgétaire, pour l’exemple ?

Zone euro : sanctions contre l’Espagne et le Portugal pour dérapage budgétaire, pour l’exemple ?

 

 

La procédure de sanction engagée par les ministres des finances de la zone euro pose de sérieuses interrogations. Il s’agit en effet de la première procédure de ce type engagée alors que d’autres pays ne s’étaient pas privés à l’occasion de dépasser les critères de déficit lorsque cela les arrangeait. L’Allemagne ne s’en est pas privée en dépassant au début des années 2000 (pendant plusieurs années)  les 3 % fixés par l’union économique. Quant à la France c’est une habituée des dépassements. Il est évidemment plus facile de taper sur l’Espagne ou le Portugal que sur la France à fortiori l’Allemagne. L’autre interrogation porte sur l’opportunité de cette procédure dans une conjoncture marquée par l’affaiblissement de la croissance au plan mondial, un affaiblissement qui sera amplifié de 0,2 à 0,3 % du fait du brexit. Peut-être s’agit-il d’un avertissement indirect adressé à la France par l’Allemagne via les instances européennes. Pas sûr cependant que cet orthodoxie financière soit actuellement très adaptée à l’environnement économique ; un environnement économique caractérisé par un affaiblissement de la croissance (illustré par le recul de la production industrielle en mai en France, en Italie mais aussi en Allemagne). C’est donc une procédure de sanctions inédite qui s’ouvre pour deux pays européens. Les ministres des Finances de la zone euro vont « soutenir [mardi] la recommandation de la Commission européenne » et déclarer mardi l’Espagne et le Portugal en dérapage budgétaire, a annoncé lundi soir Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe, à l’issue d’une réunion à Bruxelles des grands argentiers de la monnaie unique. Lors d’une conférence de presse avec le Néerlandais, le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a précisé que s’ouvrira « une période de 20 jours » à partir du moment où les ministres de la zone euro  »vont dans notre sens ». Le Français a rappelé que les amendes possibles étaient « au maximum de 0,2% » du Produit Intérieur Brut (PIB) et au « minimum zéro ». Dans le cadre de cette échéance de vingt jours, l’exécutif européen « doit aussi proposer la suspension d’une partie des engagements de versements de fonds structurels européens » à partir de 2017. Selon une source européenne, les fonds concernés pour l’an prochain s’élèvent pour l’Espagne à 1,3 milliard d’euros et pour le Portugal à 500 millions d’euros. En 2015, le déficit public espagnol a atteint 5% du produit intérieur brut (PIB), bien au-delà du seuil du pacte de stabilité (3% du PIB) et des objectifs que lui avait fixés la Commission, à 4,2%. Quant au Portugal, il avait affiché un déficit public de 4,4% du PIB l’an passé alors que l’objectif fixé était de repasser sous les 3%. En 2016, le pays espère toutefois rentrer dans les clous. « Nous allons engager un processus de dialogue avec les ministres » de l’Espagne et du Portugal, a encore expliqué Pierre Moscovici, les incitant à faire valoir « le plus vite possible » leurs arguments pour expliquer pourquoi ils ont dérapé et ce qu’ils veulent faire pour améliorer leur situation budgétaire. Les deux pays disposent de dix jours à compter du constat de dérapage par leurs pairs de la zone euro.

 

(Avec AFP)

 

Russie : L’UE prolonge ses sanctions

Russie : L’UE prolonge  ses sanctions 

L’Union européenne a prolongé de six mois vendredi ses sanctions économiques contre la Russie, jusqu’à la fin janvier 2017. La décision était attendue, les dirigeants européens réclamant davantage de progrès dans la mise en oeuvre des accords de Minsk pour mettre fin à la guerre dans l’est de l’Ukraine.  »Ayant examiné l’application des accords de Minsk, le Conseil a décidé de renouveler les sanctions pour six mois supplémentaires, jusqu’au 31 janvier 2017″, a déclaré le Conseil européen. L’UE et les Etats-Unis ont imposé des sanctions contre Moscou dans les secteurs de la défense, de l’énergie et des finances en juillet 2014 pour protester contre le soutien de la Russie aux séparatistes de l’est de l’Ukraine. Moscou,qui dément soutenir directement les rebelles, a répliqué en imposant un embargo sur les produits alimentaires européens.

Le Panama : sanctions contre la France ou le monde à l’envers

 Le Panama : sanctions contre la France ou le monde à l’envers

 

A priori on pourrait s’étonner de la virulence des réactions de Panama suite au scandale  Panama Papers qui consistait à créer des sociétés écrans pour dissimuler les fortunes de riches individus, de politiques ou de sociétés. Mais il faut comprendre que l’économie de Panama repose surtout sur ce trafic de fonds dissimulés (avec les revenus du canal). Les activités de services notamment de services financiers procurent 76 % du PIB ce qui évidemment est complètement disproportionné par rapport à la structure économique du pays. En clair le Panama vit de l’argent dissimulé (et/ou sale)  d’où cette réaction violente contre la France en particulier menacée  maintenant de rétorsion pour avoir réinscrit Panama sur la liste noire des pays non coopératifs en matière fiscale. Alvaro Aleman, secrétaire général de la présidence du Panama, a déclaré mardi que son pays pourrait répondre à l’initiative française par une mesure similaire envers la France et tout pays qui suivrait son exemple. « Dans le cas où la France, ou tout autre pays, placerait le Panama sur une liste grise, le gouvernement national devrait examiner la situation et prendre une série de mesures qui bien sûr pourraient être réciproques », a dit Alvaro Aleman. « Nous n’allons pas laisser le Panama être un bouc émissaire. Chaque pays (concerné) est responsable », a-t-il ajouté, précisant que le président Juan Carlos Varela avait demandé au ministère des Affaires étrangères de contacter les dizaines de pays impliqués. Alvaro Aleman a réaffirmé que le gouvernement panaméen était prêt à coopérer avec toute enquête ouverte dans le cadre des révélations « Panama papers ». Selon lui, aucune preuve n’a été apportée sur des infractions commises par le cabinet de conseil juridique Mossack Fonseca, au centre des révélations. La décision, annoncée par le ministre français des Finances, Michel Sapin, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, fait suite à la publication depuis dimanche de documents montrant comment sur plusieurs dizaines d’années Mossack Fonseca installé à Panama City a organisé la dissimulation d’avoirs et l’évasion fiscale pour des personnalités politiques, des dirigeants d’entreprises ou des sportifs. La France avait retiré le Panama de la liste des paradis fiscaux sous la présidence de Nicolas Sarkozy en 2012, mettant fin aux restrictions financières qui pesaient contre lui depuis un embargo décidé par l’OCDE en 2009.

(Avec Reuters)

Libye : Ayrault pour des sanctions

Libye : Ayrault pour des sanctions

Jean-Marc Ayrault propose des sanctions pour condamner les proches de l’État islamique qui de fait sont responsables de la partition du pays qui comporte maintenant deux gouvernement. Mais des sanctions mêmes au niveau européen qui risquent  bien d’être inefficaces dans la mesure où la Libye connaît maintenant comme l’Irak, comme la Syrie l’implantation de l’État islamique ;  d’une certaine manière la menace de sanctions de Jean-Marc Ayrault paraît assez désuète. Jean-Marc Ayrault a déclaré jeudi qu’il s’apprêtait à plaider pour des sanctions contre des responsables libyens coupables à ses yeux d’entraver le processus de formation d’un gouvernement d’union à même de lutter contre l’organisation Etat islamique. « Il y a urgence. Si on veut trouver les solutions pour combattre Daech et soutenir les Libyens, (encore) faut-il qu’ils aient des autorités légales reconnues par la communauté internationale », a déclaré le chef de la diplomatie française. « Maintenant, on ne peut plus attendre, je dirais ‘ça suffit’ », a encore dit Jean-Marc Ayrault lors de cet entretien accordé à iTELE durant un déplacement en Egypte. Jean-Marc Ayrault et ses homologues de l’Union européenne ont rendez-vous lundi pour évoquer la question iranienne, le processus de paix au Proche-Orient, les relations avec la Russie mais aussi la situation en Libye. Des diplomates européens ont discuté cette semaine de l’opportunité d’infliger des sanctions à des responsables libyens sous la forme de gel d’avoirs et d’interdictions de séjour dans l’UE, mais ne sont pas parvenus à s’entendre, faute d’un accord de la Grèce notamment. La confusion politique règne en Libye où deux gouvernements et deux parlements rivaux se disputent le contrôle du pays depuis l’été 2014, lorsque les miliciens de l’ »Aube libyenne » se sont emparés de Tripoli, la capitale. Le groupe Etat islamique a profité de l’absence de pouvoir central et du vide sécuritaire laissé par la révolution de 2011 pour s’implanter dans certains secteurs, principalement autour de la ville de Syrte.

Michel Platini menacé de nouvelles sanctions

Michel Platini menacé de nouvelles sanctions

 

Encore une nouvelle épreuve pour Platini non seulement sa demande d’annulation de suspension provisoire a été refusée mais en outre la commission d’éthique à annoncer de nouvelles sanctions. La candidature de Platini pour la présidence de la FIFA semble donc s’engluer de plus en plus dans le marais boueux des procédures mafieuses de la FIFA. Certes Platini s’est montré un peu naïf et léger concernant la manière dont il a été rémunéré pendant un temps par la FIFA, pour autant on peut difficilement faire confiance aux structures de la FIFA pour juger en toute équité l’intéressé. La vérité c’est que la plupart des dirigeants de la FIFA sont mouillés dans les affaires de corruption de Blatter. Elle souhaite donc cadenasser complètement l’appareil pour éviter d’avoir à mettre sur la table toutes les affaires dont sont responsables les dirigeants de la FIFA. On se demande quel crédit on peut apporter à une commission dite d’éthique qui a couvert  toutes les dérives financières de la Blatter  et de son équipe. En clair c’est le tribunal de la mafia sportive qui juge ses membres e t en des termes qui révèlent le caractère tordu des dirigeants. « La chambre d’investigation de la commission d’éthique a soumis ses rapports définitifs à la chambre de jugement présidée par Hans-Joachim Eckert, rapports contenant des réquisitions de sanctions contre Joseph Blatter et Michel Platini » annonce le communiqué publié ce samedi matin. Mais nous n’en saurons pas beaucoup plus. «  »Pour des raisons de protection de la vie privée et en raison du principe de la présomption d’innocence, la chambre ne publiera pas les détails de ces rapports et les sanctions requises contre les deux dirigeants. » De son côté, la chambre de jugement de la commission d’éthique de la Fifa confirme avoir reçu ces rapports. Elle va les étudier « avec attention » et elle « décidera en temps et en heure du lancement ou non d’une procédure formelle de jugement ». Un vrai verbiage aussi confus que tordu !

 

Budget 2015 : sanctions contre la France ?

Budget 2015 : sanctions contre la France ?

La commission européenne est bien embarrassée, du coup elle a reculé d’une semaine sa décision. Deus solutions ou bien sanctionner tout de suite avec une amende de 4 milliards  ou donner un délai supplémentaire de 4 semaines pour vérifier si les reformes demandées sont bien réelles. Une problématique économique mais diplomatique compliquée car il faut auusi sanctionner l’Italie. Pas simple car le président de la commissions, Juncker,  est en position délicate du fait des accusations portée sur le Luxembourg en matière d’évasion fiscale ( il en était le Premier ministre). Position peu confortable auusi pour Moscovici, le commisaire français à l’économie. Le contexte économique de l’Europe (avec les chiffres catastrophiques en novembre y compris de l’Allemagne) ne simplifie pas l’équation. Exiger davantage d’austérité risque en effet d’affaiblir encre davantage la croissance. Pour gagner du temps  la Commission européenne, qui doit se réunir vendredi, voudrait reporter au mois de mars sa décision sur une éventuelle sanction contre la France, rapporte Le Figaro. Bruxelles attendrait de voir si Paris est en mesure d’ici là d’adopter les réformes demandées, notamment via la loi Macron.  Jusqu’à mars 2015. C’est le délai supplémentaire que Bruxelles s’apprêterait à accorder à la France avant de décider si sanctionner Paris, qui a annoncé en septembre ne pas pouvoir respecter son engagement de ramener le déficit public à 3% en 2015, rapporte lundi 24 novembre Le Figaro, citant des sources européennes et parlant d’une information « quasi officielle ». Afin d’éviter de diviser la zone euro, la Commission européenne, qui doit se réunir vendredi 28 novembre, préférerait notamment attendre de voir si l’Hexagone réussit pendant ce temps à mettre en œuvre les réformes réclamées. Elle aurait notamment les yeux rivés sur la loi croissance, qu’Emmanuel Macron va présenter à la mi-décembre en Conseil des ministres. Le texte comporte en effet des réformes demandées depuis longtemps par Bruxelles (sur les professions réglementées et les seuils sociaux notamment). La Commission Juncker déciderait donc au mois de mars, sur le fondement d’un nouvel examen de la trajectoire budgétaire ainsi que des réformes engagées, si allouer à la France un nouveau délai de deux ans pour respecter l’objectif du 3% de déficit. En cas contraire, Paris serait alors obligé de suivre un échéancier rigoureux de retour à la norme de l’UE. Pour rappel, l’amende qui pourrait être prononcée contre la France au terme de la procédure pourrait représenter jusqu’à 0,2 % du PIB français, soit plus de 4 milliards d’euros.

Russie -sanctions plus pétrole : une perte de 100 milliards de dollars par an

Russie -sanctions plus pétrole : une perte de 100 milliards de dollars  par an

 

La Russie se trouve dans une situation économique de plus en plus délicate. D’abord parce que la demande intérieure s’essouffle nettement, la croissance n’était déjà pas brillante avant les événements en Ukraine. Aujourd’hui la Russie flirte avec la récession ; En cause les cours de matières premières qui faiblissent nettement du fait de la baisse de la demande mondiale. Auusi du fait des sanctions qui commencent à produire leurs effets. A cet égard l‘entêtement de Poutine à soutenir les rebelles d’Ukraine qui ne favorise la normalisation de ses relations avec l’occident. Voir à cet égard la mise à l’écart de Poutine lors du récent G20. D’une certaine manière c’est une bonne et une mauvaise nouvelle. Une bonne car le lobby économique russe pourrait  peser pour infléchir la politique russe. Il faut cependant compter avec l’entêtement un peu borné de Poutine qui pourrait au contraire radicaliser encore davantage sa politique étrangère en s’appuyant sur le sentiment nationaliste. . Rien n’est joué et un développement du conflit ukrainien serait certes catastrophique sur le plan économique pour la Russie mais aussi pour l’Europe. D’où la position très prudente de l’Allemagne qui freine pour ne pas handicaper davantage l’économie russe. La Russie perdrait environ 32 milliards d’euros par an à cause des mesures occidentales prises à son encontre, a estimé lundi le ministre russe des Finances, Anton Silouanov. Ces sanctions interviennent pour protester contre le rôle joué par la Russie dans la crise en Ukraine.  « Nous perdons de l’ordre de 40 milliards de dollars (32 milliards d’euros) par an à cause des sanctions géopolitiques et nous pouvons perdre de 90 à 100 milliards de dollars (72 à 80 milliards d’euros) par an à cause de la baisse de 30% du cours du pétrole », a indiqué le ministre russe, cité par l’agence de presse TASS.

Nouvelles sanctions contre la Russie

Nouvelles sanctions contre la Russie

Il est clair  que Poutine joue un jeu très dangereux en Ukraine non seulement parce qu’il menace les équilibres géopolitiques mais auusi parce d’une certaine manière il contribue à l’affaiblissement de l’économie mondiale ; il affaiblit d’abord l’économie russe à peu près en situation de récession mais compte tenu des sanctions réciproques ii affaiblit aussi l’activité européenne ( notamment agro-alimentaire). Or dans un contexte d’activité économique relativement atone, les relations avec la Russie vont peser rèsnégativement sur le PIB européen. Bruxelles renforce son arsenal pour faire pression sur Moscou. L’Union européenne a publié, ce vendredi 12 septembre à son Journal officiel, de nouvelles sanctions économiques contre la Russie.  Les Européens sont parvenus à un accord jeudi, après de longues tergiversations. Les nouvelles sanctions restreignent l’accès aux marchés des capitaux pour les grandes compagnies pétrolières russes Rosneft et Transneft, ainsi que pour la branche pétrolière du géant gazier Gazprom.         Les 28 ont également annoncé qu’ils « se livreront d’ici à fin septembre à une revue exhaustive de la mise en œuvre du plan de paix » en Ukraine.  De son côté, Moscou a annoncé avoir préparé de nouvelles mesures de rétorsion à ces sanctions, prévoyant notamment des restrictions aux importations de certaines voitures ou de produits de l’industrie légère. « Le ministère de l’Economie a déjà préparé, d’après ce que je sais, la liste des produits » qui seraient visés par ces nouvelles mesures en plus des produits alimentaires déjà sous embargo, a déclaré Andreï Belooussov, un conseiller du Kremlin, à l’agence publique Ria-Novosti. « Mais j’espère que le bon sens prendra le dessus et que nous ne seront pas contraints d’adopter ces mesures ».

 

La croissance future plombée par les sanctions contre la Russie

La croissance future plombée par les sanctions contre la Russie

 

Il est clair que la croissance européenne était déjà très atone. Comme l’environnement international est auusi maussade (même la croissance en Chine se tasse), il aurait fallu soutenir la demande intérieure. Au lieu de cela on a imposé l’austérité. En fait la croissance potentielle en 2014 se situe autour de 1%, une très faible progression mais qui peut être remise en cause par le moindre événement géopolitique. A cet égard les sanctions- certes légitimes politiquement-  prises à l’encontre de la Russie vont hypothéquer cette croissance potentielle. Les russes vont payer cher leur soutien aux pro-russes d’Ukraine avec une croissance sans doute négative et évidemment sur un PIB encore faible par habitant. Mais la facture sera également salée pour l’Europe puisqu’elle risque de correspondre au peu de croissance attendue.  Les rares bonnes nouvelles proviennent de pays ayant fortement souffert de la crise ces dernières années, comme l’Espagne et le Portugal, où la croissance a atteint 0,6%, mais aussi des Pays-Bas, dont le PIB a rebondi de 0,5% après un tassement de 0,4% sur janvier-mars.  La Grèce, elle, affiche sa plus faible contraction depuis la fin 2008, ce qui entretient l’espoir de la voir émerger de six ans de récession. Les Bourses de Paris et Francfort ont passé la matinée dans le rouge après ces chiffres et sur le marché obligataire, les rendements à dix ans allemand et français ont inscrit de nouveaux plus bas historiques.  Les investisseurs n’attendent pour l’instant aucune amélioration sur le front conjoncturel, bien au contraire: les sanctions contre Moscou, auxquelles le Kremlin a riposté par un embargo sur de nombreux produits européens, risquent de plomber l’activité au cours des prochains mois. « Les indicateurs récents ne constituent pas un message très prometteur. Les risques liés à la Russie – directement et via les effets indirects pour l’Europe centrale et orientale – ne doivent pas être sous-estimés. Il faut s’attendre à une croissance moins dynamique pour le troisième trimestre et pour 2014″, dit Marzina von Terzi, analyste d’UniCredit.

 

Embargo russe agroalimentaire : une spirale de sanctions inquiétantes

Embargo russe agroalimentaire : une spirale de sanctions inquiétantes

 

La spirale des sanctions pourrait nuire à l’ensemble de l’économie mondiale et en particulier à l’agroalimentaire européen. Des premières sanctions avaient été prises par les pays occidentaux après le soutien de Poutine aux pro-russes d’Ukraine, Poutine avait alors répliqué en particulier sur le gaz destiné à l’Ukraine. Après le tir sur l’avion de civil malaisien, de nouvelles mesures ont été décidées à l’encontre de la Russie qui maintenant réplique en interdisant l’entrée des produits agroalimentaire, notamment de l’Europe et des Etats-Unis. Du coup l’Europe pourrait encore répliquer ; mais au total l’économie Russe va payer cher,   sans doute un lent glissement vers a recession. Des conséquences moindre pour le camp occidental mais sensible en Europe où la reprise est déjà très fragile. Avec des conséquences non négligeables en France ou les filières fruits, légumes et élevage était déjà dans une  situation précaire au regard de la concurrence internationale.   Vladimir Poutine avait prévenu : la Russie est prête à riposter. L’Union européenne et les États-Unis ont alourdi leurs sanctions contre Moscou pour son rôle dans la crise ukrainienne. En retour, la Russie vient d’annoncer l’interdiction de la plupart des produits alimentaires en provenance d’Europe et des États-Unis. Moscou est l’un des principaux partenaires commerciaux de l’Europe et absorbe 10% de ses exportations agricoles et agro-alimentaires. La France exporte chaque année entre 700 millions et un milliard d’euros de produits, en majorité des boissons avec ou sans alcool qui n’ont pas l’air concernées par les interdictions. Mais elle exporte aussi de la viande, transformée ou non, des produits laitiers, des fruits et des légumes, à chaque fois pour plusieurs dizaines de millions d’euros par an. Les producteurs ne sont donc pas contents, et redoutent un autre effet : celui de la saturation du marché. Par exemple ni la France, ni les autres pays européens comme la Belgique et la Pologne, ne pourront plus exporter de pommes vers la Russie. Le marché risque d’être déstabilisé, avec un impact négatif sur les prix. Le représentant des producteurs de fruits français, Luc Barbier, s’inquiète également du risque, « pour les Européens, de se voir confisquer des parts de marché au profit de l’Asie ou de l’Amérique Latine, qu’il sera ensuite très difficile de reconquérir ». Le Premier ministre russe a tout de même prévenu que les interdictions pourraient être levées d’ici un an, à condition que « nos partenaires fassent preuve d’une approche plus constructive », a-t-il déclaré. L’Union Européenne pourrait aussi riposter avec d’autres sanctions.

 

Ukraine – Poutine : sanctions contre des compagnies aériennes de l’UE

Ukraine - Poutine : sanctions  contre des  compagnies aériennes de l’UE

Un retour de bâton attendu après les sanctions contre Moscou du fait de son soutien aux rebelles pro-russes. Moscou va sans doute punir les compagnies aériennes européennes pour commencer.  Le Premier ministre russe, Dimitri Medvedev, a brandi mardi la menace de mesures de rétorsion après les nouvelles sanctions prises contre Moscou par l’Union européenne, qui ont abouti à la suspension des vols d’une filiale de la compagnie nationale Aeroflot, et un quotidien a rapporté que les avions européens pourraient se voir interdire le survol de la Sibérie. Dobrolyot, une compagnie à bas prix exploitée par Aeroflot, a suspendu tous ses vols la semaine dernière, son contrat de location d’avions ayant été annulé par les nouvelles sanctions adoptées par l’UE à l’encontre de Moscou car elle dessert la Crimée, la région ukrainienne annexée par la Russie en mars. « Nous devrions débattre d’éventuelles représailles », a déclaré Dimitri Medvedev lors d’une réunion mardi avec son ministre des Transports et le directeur général délégué d’Aeroflot. Le quotidien économique Vedomosti a rapporté de son côté que la Russie pourrait réduire voire interdire l’utilisation par les compagnies européennes des couloirs aériens transsibériens, ce qui pourrait augmenter le coût de leurs vols à destination de l’Asie en les contraignant à des détours longs et coûteux. La question des restrictions de vols de transit au-dessus du territoire russe est débattue au sein des ministères des Affaires étrangères et des Transports, a dit une source à Vedomosti. De telles mesures pénaliseraient les compagnies européennes par rapport à leurs rivales asiatiques mais elles priveraient aussi l’Etat russe des recettes tirées des droits de survol. A la Bourse de Moscou, l’action Aeroflot a perdu près de 6% mardi. Selon Vedomosti, la compagnie empoche chaque année quelque 300 millions de dollars de droits de survol. Le quotidien ajoute qu’une interdiction de survol de la Sibérie pourrait coûter un milliard d’euros en trois mois à Lufthansa, British Airways et Air France.

 

Ukraine : nouvelles sanctions contre la Russie

Ukraine : nouvelles sanctions contre la Russie

Des sanctions attendues (et méritées)  contre la Russie pour son implication dans le conflit en Ukraine ; sanctions qui pourraient faire diminuer le PIB de 1.5% et faire tomber la Russie en récession. Des conséquences aussi pour l’Europe compte tenu de l’ampleur du commerce extérieur russe. Reste à savoir s’il y aura une réplique russe en particulier sur le gaz dont l’Europe a besoin. De quoi faire réfléchir Poutine qui a deux options, soit pratiquer la fuite en avant, soit au contraire lâcher les pro-russes d’Ukraine afin de relancer une économie Russe déjà chancelante. Les oligarques russes pourraient peser dans ce dernier sens. Après avoir durci les sanctions économiques contre la Russie la semaine dernière, l’Union européenne annonce ce mardi qu’un accord politique a été trouvé sur d’autres sanctions. Les secteurs du pétrole, de la défense, des biens à double usage et des technologies sensibles sont ciblés.  »Un accord politique a été trouvé sur le paquet de sanctions économiques » au cours d’une réunion des ambassadeurs des 28 à Bruxelles, a annoncé la porte-parole du service diplomatique de l’UE. Herman Van Rompuy, président du Conseil européen a affirmé mardi soir que « les sanctions décidées aujourd’hui par l’Union européenne sont un signal fort adressé aux dirigeants de la Fédération de Russie: la déstabilisation de l’Ukraine ou de tout autre pays voisin aura des coûts énormes pour l’économie russe« . L’accord bloque l’accès aux marchés financiers de l’UE, interdit les ventes d’armes, de technologies sensibles dans le domaine de l’énergie et de biens à double usage militaire et civil. Ces sanctions seront réexaminées dans trois mois. L’Union européenne a également décidé de bloquer les avoirs de quatre hommes d’affaires russes proches du président Poutine accusé de bénéficier de l’annexion de la Crimée ou de soutenir activement la déstabilisation de l’Est de l’Ukraine. Elle sanctionne aussi trois sociétés dont une banque sur la base des mêmes accusations. L’UE accuse la Russie de soutenir les combattants pro-russes dans l’Est de l’Ukraine. Ce durcissement fait suite au crash de l’avion de la Malaysia Airlines, détruit par un missile. Dans l’après-midi, John Kerry, le chef de la diplomatie américaine, avait annoncé que les Etats-Unis préparaient également de nouvelles sanctions. Barack Obama a pris la parole dans la soirée pour indiquer qu’elles concernaient les domaines de l’énergie, la finance et les armes. Le président américain a annoncé la suspension des crédits à l’exportation et du financement du développement économique de la Russie. Les exportations de biens, de technologies relatives au secteur de l’énergie sont également suspendues. Le président américain a prévenu que l’Europe perdait patience face à Poutine, tout en saluant les sanctions annoncées plus tôt par Bruxelles. Il a tout de même tenu à préciser qu’il n’y avait pas de « nouvelle guerre froide » avec la Russie.

 

Sanctions molles contre la Russie

Sanctions molles contre la Russie

 

Finalemenet c’es très mollement que l’Europe a pris des sanctions contre la Russie. Une attitude très critiquée par les Etats-Unis et la Grande Bretagne. Washington s’insurge à mots couverts, ce 22 juillet, du consensus finalement trouvé en Europe. La livraison de navires de guerre français à Moscou est « totalement inappropriée », a déclaré le département d’Etat. Un peu plus tôt, les ministres des Affaires étrangères des Etats-membres, réunis mardi 22 juillet à Bruxelles pour se mettre d’accord sur de nouvelles sanctions économiques à l’encontre de la Russie si elle ne coopérait pas pleinement à l’enquête sur le crash du Boeing MH17, ont trouvé une position commune. L’Union européenne publiera jeudi une nouvelle liste de personnalités et d’entités russes sanctionnées, a indiqué Catherine Ashton, la responsable de la diplomatie européenne. Mais surtout, les pays se sont entendus sur l’exportation d’armements vers la Russie, avec une décision qui fait les affaires de la France: les éventuelles nouvelles sanctions ne portent que sur les futurs contrats, sans rétroactivité, a dit le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier.  L’Hexagone doit envoyer deux porte-hélicoptères Mistral à Moscou, des contrats noués bien avant la crise en Ukraine et le crash du Boeing MH17, qui a fait 298 morts. Pointée du doigt, notamment par la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, la France a tenu face aux critiques. Dans la soirée de lundi, François Hollande a indiqué que l’Hexagone livrerait en octobre un premier Mistral à la Russie. En revanche, il a conditionné la livraison du second bâtiment de projection et de commandement à l’ »attitude » de Moscou dans le dossier ukrainien.

Après le crash, de lourdes sanctions à prévoir contre la Russie

Après le crash,  de lourdes sanctions à prévoir contre la Russie

 

Il faut prévoir une guerre d’information (et d’intox) entre les pro-russes et les autres Ukrainiens concernant la responsabilité du crash ; ce qui est  certain c’est que c’est un missile de fabrication russe qui a abattu l’avion de ligne. Or Moscou fournit de pus en plus d’armes lourdes et sophistiquées aux pro-russes d’Ukraine ; D’où l’obligation dans laquelle va se trouver Obama de frapper encore fort sur les plan des sanctions économiques. Selon un responsable américain, les analystes du renseignement américain « croient fortement » qu’un missile sol-air a abattu le vol MH17 de la Malaysia Airlines. Ils sont en train d’examiner les données afin de déterminer si le missile a été tiré par les séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine, les soldats russes de l’autre côté de la frontière ou les forces gouvernementales ukrainiennes, a-t-il ajouté. Le vice-président américain, Joe Biden, a en même temps expliqué que cette hypothèse était la plus vraisemblable, bien que les Etats-Unis n’en soient pas encore absolument certains. De son côté, Vladimir Poutine a affirmé dans la soirée que l’Ukraine « porte la responsabilité de cette terrible tragédie ».  »Cette tragédie n’aurait pas eu lieu si la paix régnait dans ce pays, si les opérations militaires n’avaient pas repris dans le sud-est de l’Ukraine », a poursuivi le président russe, cité par l’agence RIA Novosti. Les forces russes et ukrainiennes possèdent toutes deux des variantes du système de missiles sol-air de moyenne portée Buk, dont les SA-11 et SA-17, capables d’atteindre des cibles à une altitude de 25 kilomètres. Le vol MH17 de la Malaysia volait à environ 10 km d’altitude, trop haut pour les systèmes portables. Les missiles sol-air Buk sont très répandus. Avant le début du conflit ukrainien, Kiev en possédait six à huit batteries, selon Edward Hunt, analyste de défense chez IHS Jane. La Russie en possède beaucoup plus, ainsi que des systèmes sol-air plus sophistiqués, notamment le S-300 et le S-400, mais on ignore si ces systèmes sont déployés dans la région. L’usage de Buk requiert plus d’expertise que les systèmes portables, ce qui semble écarter l’hypothèse d’une utilisation par les séparatistes prorusses de l’est de l’Ukraine, selon Edward Hunt.  »En général, les forces rebelles ou séparatistes n’en ont pas, pour la bonne raison que leur utilisation requiert beaucoup d’hommes, beaucoup d’entraînement et beaucoup de pièces détachées », a-t-il précisé. L’avion MH17 de Malaysia Airlines, un Boeing 777 parti d’Amsterdam pour Kuala Lumpur avec 298 personnes à son bord, a disparu des radars à 10.000 mètres d’altitude et s’est écrasé près de la ville de Chakhtarsk, non loin de la frontière russe, dans une zone contrôlée par les séparatistes prorusses.

 

Russie : nouvelles sanctions par les Etats-Unis

Russie : nouvelles sanctions par les Etats-Unis

Les Etats-Unis ont imposé mercredi de nouvelles sanctions économiques à la Russie en raison de la crise ukrainienne, visant notamment les banques Gazprombank et Vnecheconombank ainsi que la compagnie pétrolière Rosneft. Plusieurs personnalités politiques sont également concernées par ces sanctions, les plus sévères prises par Washington contre Moscou depuis le début de la crise. Sont également visées d’autres banques et des sociétés du domaine de l’énergie et de la défense, comme Feodosia et Kalachnikov. Le vice-président de la Douma, la chambre basse du Parlement russe, le ministre chargé des Affaires criméennes et un conseiller du président Vladimir Poutine sont aussi sanctionnés.

 

Russie : des sanctions vraiment très symboliques

Russie : des sanctions vraiment très symboliques

Samedi sur France Info, Hollande a annoncé la couleur : la pédale douce vis-à-vis de Poutine qui sera même invité en France pour une commémoration. Autant dire que les sanctions sont essentiellement symboliques et que les menaces verbales visent surtout à empêcher une autre expansion géographique de la Russie. Donc pas de vraies  sanctions économiques et encore moins militaires.  Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a seulement annoncé ce vendredi 21 mars que la France avait suspendu l’essentiel de ses activités de coopération militaire avec la Russie, notamment les échanges de visites et exercices conjoints entre les deux pays. « Nous avons décidé la suspension de l’essentiel de la coopération militaire que nous avions avec la Russie. On ne peut pas être à la fois dans la condamnation justifiée de l’annexion militaire de la Crimée et continuer à coopérer », a déclaré le ministre, en visite à Tallinn dans le cadre d’une brève tournée dans les Pays baltes et en Pologne.   »Il n’y a plus d’escales de bateaux, plus d’échanges d’états-majors, plus d’exercices en commun, parce que nous condamnons ce qui s’est passé », a-t-il dit. Selon un proche du ministre français, un exercice militaire entre les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et la Russie, planifié en avril, a notamment été annulé.  A l’issue d’un entretien avec son homologue français, le ministre estonien Urmas Reinsalu a cependant déploré la décision française de vendre deux navires de guerre Mistral à la Russie. « Il s’agit de bâtiments d’attaque », a-t-il souligné. Jean-Yves Le Drian a rappelé que la question de la suspension éventuelle de leur livraison serait examinée « en octobre », date à laquelle le premier bâtiment doit être livré. « D’ici là, la construction se poursuit », a-t-il souligné. En déplacement dans les États baltes pour les assurer « de la solidarité de la France » et entre pays membres de l’Otan, le ministre français a affirmé que la crise ukrainienne et « l’annexion de la Crimée » par la Russie constituent « une menace pour la paix et la sécurité en Europe ».  Paris a proposé aux États baltes l’envoi, si l’Otan le demande, de quatre avions de combat pour renforcer début mai la relève de la mission de l’Otan chargée de la surveillance de l’espace aérien de ces pays depuis 2004. « La France est disponible pour renforcer ses missions de ‘police du ciel’, si la décision était prise » par les instances de l’Alliance atlantique, a-t-il déclaré. Interrogé à l’issue du sommet européen de Bruxelles si cette mise à disposition n’était pas « le signe d’une escalade militaire », le président français François Hollande a répondu : « sûrement pas de notre côté.

 

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