Archive pour le Tag 'chômage'

Le chômage a baissé (Edouard Philippe), c’est faux !

Le chômage a baissé (Edouard Philippe), c’est faux !

 

Curieux d’affirmer que le chômage a baissé, bien présomptueux aussi d’annoncer qu’il va se réduire à un taux de 7 % avec l’objectif de création d’un million d’emplois ici la fin du quinquennat.  Selon les données publiées fondées sur Pôle emploi, , fournies le   25 juillet, par le ministère du travail, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) s’est accru de 4 600 au deuxième trimestre, en métropole (+ 0,1 %), pour s’établir à 3,44 millions (3,702 millions en tenant compte des outre-mer). Certes une variation de 0,1 % très faible mais une augmentation quand même. Il est vrai que si l’on se fie aux bidouillages méthodologiques de l’INSEE (qui bricole de la même manière pour calculer par exemple l’indice des prix à la consommation), le taux de chômage aurait  baissé de 0,1 point au 2e trimestre, à 9,1%. Là aussi la différence se situe dans l’épaisseur du trait et même dans la marge d’erreur statistique. La vérité c’est que globalement la situation du chômage n’évolue malheureusement pas et qu’avec le tassement de la croissance la tendance est maintenant à l’augmentation. Notons enfin que ses statistiques ne prennent pas en compte ce qu’on appelle le halo du chômage c’est-à-dire toute cette frange de personnes inscrites nulle part et qui ne recherchent plus de travail c’est-à-dire près de 1,5 millions de personnes. De quoi douter des évolutions de l’ordre de 0,1 %.

 

La solution de Macron au chômage : « traverser la rue, je vous trouve » du travail

La solution de Macron au chômage :  « traverser la rue, je vous trouve » du travail

 

Encore une énorme bavure de Macon en matière de communication qui témoigne à la fois de son ignorance des réalités mais aussi d’un certain mépris pour les plus défavorisés.  Ce n’est pas la première fois que Macron dérape. Sans doute enivré par les parfums pouvoir, il traite de manière monarchique et méprisante ses sujets. Comment peut-on se permettre de dire un jeune chômeur horticulteur qu’il suffit de traverser la rue pour trouver un emploi dans l’hôtellerie ou la restauration voire le bâtiment. Comme si du jour au lendemain un horticulteur pouvait se transformer en maçon, en cuisinier ou en garçon de restaurant. En fait, Macon qui ne possède qu’une culture de salon dans à peu près tous les domaines y compris économique (par parenthèse il n’a aucune formation économique mais seulement une formation littéraire), il se borne donc à répéter bêtement ce qui se dit dans les milieux mondains : les Français sont des paresseux et il y a des milliers et des milliers d’emplois vacants. La vérité est différente car officiellement il y a plus de 5 millions de chômeurs pour autour de 200 à 300 000  vacants. Le compte n’est pas équilibré. Ensuite il y a les facteurs explicatifs plus qualitatifs, on ne passe pas d’une formation d’horticulteur à une formation à un emploi de restauration sans une formation. Il convient aussi de prendre en compte les conditions de travail qui expliquent largement les difficultés de recrutement. Parfois les conditions salariales également insuffisamment incitatives pour une réinsertion. Exemple quand on propose des CDD de 25 heures à des mères de famille seule pour des salaires de 700 à 800 € et qu’on doit forcément amputer des frais de déplacement et d la réduction des autres prestations familiales. Autant dans ces conditions rester au RSA et bénéficier de toutes les prestations sociales.  Malheureusement Macron est coutumier de ces sortes de sorties condescendantes. Pas étonnant dans son entourage de bourgeois, on doit compter peu de personnes qui gagnent autour de 1000 € nets même après formation et reconversion

Assurance chômage : vers la privatisation

Assurance chômage : vers la privatisation

Finalement la philosophie du Medef pour l’assurance chômage est la même pour les retraites. Très schématiquement il s’agit de transformer les indemnités en une allocation de base qui se traduira par une nette baisse des prestations reçues par les chômeurs. Les risques supplémentaires seraient couverts par une assurance financée par les employeurs et les salariés. Exactement le même principe que pour la retraite avec une couverture socle pour les retraités complétée par une assurance privée. En clair le Medef reprend une vieille revendication consistant à mettre en place une privatisation partielle de la protection sociale. Une philosophie qui rejoint celle du gouvernement mais lequel devra se montrer plus prudent car cette transformation radicale de la protection sociale pourrait donner lieu à une forte contestation surtout avec la dégradation du chômage, la baisse du pouvoir d’achat et surtout la perte de confiance dans la capacité du gouvernement à conduire une politique économique et sociale efficace et juste. On objectera que le système d’assurance chômage mérite comme les retraites d’être réformé mais comme on le sait le déséquilibre financier de ces deux systèmes dépend avant tout du rapport actif–inactif donc de la croissance. Pour preuve l’assurance-chômage pourrait retrouver un équilibre financier l’année prochaine. Reste évidemment l’important déficit à apurer. Mais une situation qui ne pourra être redressée que si l’objectif à long terme est clair, cohérent et juste et si la réforme est menée de manière progressive avec le concours des acteurs. De ce point de vue Le nouveau président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux fait un peu de la provocation en plaidant pour changer les règles d’indemnisation du régime d’assurance. Il propose un régime assis sur une allocation de base, unique et forfaitaire, avec une complémentaire financée par les employeurs. Tout cela au nom de l’emploi comme l’avait fait précédemment avec assez peu d’efficacité Pierre Gattaz.

« L’Unedic finance le service public de l’emploi, l’État garantit la dette et, dernier élément clef : il n’y a plus de cotisations salariales mais un financement universel via la CSG », met-il en avant. Dans ce contexte, le nouveau président du Medef envisage la création « d’une allocation universelle forfaitaire financée par la CSG, gérée par l’État, qui intégrerait l’ASS (Allocation de solidarité spécifique, attribuée aux personnes ayant épuisé leurs droits au chômage, ndlr) et potentiellement d’autres minima sociaux ». Deuxième proposition, la mise en œuvre « d’un régime assurantiel complémentaire obligatoire, géré par les partenaires sociaux, comme c’est le cas pour les retraites complémentaires, financé par les cotisations des entreprises, non garanti par l’État et avec une règle d’or : l’équilibre des comptes ».

Muriel Pénicaud : 7 % de chômage en 2022 !

Muriel Pénicaud : 7 % de chômage en 2022 ! 

 

7 % de chômage en 2022, ce qu’annonce la ministre du travail. Une prévision dans le marc de café qui n’a évidemment aucun sens. On se rappelle de promesses du même type faites par les gouvernements ou par le patronat. Exemple le million d’emplois promis par Gattaz alors qu’il était président du Medef. En réalité en 2022, on sera peut-être à 5 % de chômage ou à 10 %. Personne n’en sait rien aujourd’hui car tout dépend du niveau de la croissance. Or aujourd’hui avec les perspectives de croissance de 2018 et de 2019,  le chômage va continuer d’augmenter sous l’effet de la diminution du taux de croissance et de l’augmentation de la démographie. Le seul objectif pertinent est celui de travailler au développement de l’activité générale. On sait évidemment que la croissance ne se décrète pas et que les lois sont bien impuissantes à décider du niveau de l’activité. Cet activité dépend de nombreux paramètres. De l’environnement international par exemple notamment du prix des matières premières mais aussi de la politique fiscale et de la redistribution des richesses. Or aujourd’hui la politique du gouvernement oscille entre un maintien des équilibres impossibles et une mise sous tutelle du pouvoir d’achat. Avec une telle politique inutile de compter sur une reprise de la croissance et donc une réduction du chômage. Sur la réforme de l’assurance-chômage, au menu des discussions de rentrée, Muriel Pénicaud a d’ailleurs indiqué que le gouvernement «n’avait aucun tabou», y compris au sujet de la dégressivité des indemnités. Cette idée de dégressivité, avancée récemment par le député LaREM Aurélien Taché, vise en particulier les cadres, alors même que ces derniers contribuent au système via leurs cotisations beaucoup plus qu’ils ne reçoivent.

 

Assurance chômage : le coup de rabot sur les indemnités ?

Assurance chômage : le coup de rabot sir les indemnités ?

 

Il n’y a pas de révolution à attendre la réforme du régime de chômage. Au final, le résultat est connu, on pratiquera la politique du rabot avec une dégressivité encore plus importante des indemnités. Bref d’une certaine manière tous les chômeurs seront punis alors que l’objectif initial visait surtout à encourager la réinsertion aussi à punir seulement certains qui peuvent abuser du système. La grande réforme de Macron qui voulait étatiser le régime est renvoyé sans doute aux calendes grecques. De la même manière, que l’indemnisation systématique des démissionnaires et des travailleurs indépendants. Certes pour faire semblant de tenir les objectifs il y  bien quelques aménagements marginaux concernant les deux catégories évoquées mais fondamentalement le régime ne changera pas. L’Unedic est en effet un système d’assurance et non un système de prestations sociales soumises à condition. Par ailleurs, il n’est pas certain du tout que l’étatisation du régime chômage permette une gestion plus rigoureuse qu’actuellement. Enfin la question fondamentale, celle de l’équilibre financier du régime, dépend de l’enjeu central de la croissance. Comme pour les retraites, c’est le rapport entre actifs et inactifs indemnisés qui fait la différence. Or si le régime d’assurance chômage est en difficulté supplémentaire, il le doit essentiellement à l’échec de la politique économique de Macron-.

Chômage : hausse en juillet

Chômage : hausse en juillet

 

Conséquence du net tassement de la croissance : le chômage progresse en juillet. Hasard sans doute mais les grands médias font pour la plupart l’impasse sur cette information qui constitue pourtant un indicateur fondamental pour évaluer la politique économique et sociale du gouvernement.  Le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité est en effet reparti en nette hausse en juillet en France métropolitaine après son léger repli du mois de juin, effaçant quasiment le recul enregistré depuis le début de l’année, selon les données mises en ligne lundi par le ministère du Travail et Pôle emploi.

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) a progressé de 0,6% le mois dernier pour s’établir à 3.462.000, soit 19.300 inscrits supplémentaires par rapport à fin juin. Au total, depuis le début de l’année, les effectifs de cette catégorie ont connu quatre baisses et trois hausses mensuelles, qui se soldent à fin juillet par un reflux de seulement 1.400 inscrits.En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle emploi a augmenté de 26.200 par rapport à fin juin, soit une hausse de 0,5%, à5.645.200, un plus haut depuis le début de cette série statistique en janvier 1996. La hausse des effectifs de la catégorie A en juillet aconcerné toutes les tranches d’âge, qu’il s’agisse des jeunes (+5.800 inscrits, soit +1,2%), des 25-49 ans (+9.300 inscrits, soit +0,5%) ou des seniors (+4.200 inscrits, soit +0,5%).La Dares (Direction des études et des statistiques duministère du Travail) met en ligne chaque mois les données reflétant l’évolution du nombre de demandeurs d’emploi inscrit à Pôle emploi mais ne commente ces chiffres que tous les trimestres, afin de mieux refléter les tendances sous-jacentes. Au deuxième trimestre, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a augmenté de 0,1% et le nombre d’inscrits à Pôle emploi tenus de rechercher un emploi (qui relèvent des trois catégories A, B et C) a enregistré une progression de même ampleur.

Chômage : quasi statu quo

Chômage : quasi statu quo

9,1 au second  trimestre au lieu de 9,2 pour le premier. Pour la ministre du travail le bilan serait positif. Autant dire que le niveau du chômage ne change pas car l’évolution se situe dans l’épaisseur du trait sans parler des biais statistiques. De ce point de vue, il n’y a pas de miracle car depuis le début d’année la croissance est pratiquement à plat. On voit donc mal comment on pourrait obtenir une modification positive substantielle du chômage sans augmentation de l’activité générale. Or cette activité générale repose essentiellement sur la consommation des ménages, elle-même atone du fait de la baisse du pouvoir d’achat découlant à la fois notamment de la hausse du pétrole mais aussi de la hausse de la fiscalité.  Finalement le bilan du gouvernement en matière de chômage comme en matière de croissance constitue un relatif échec. On peut toujours se rassurer comme le fait le ministre du travail avec des comparaisons sur des queues de cerises. Des évolutions officielles très marginales quand on sait par ailleurs que près d’un million et demi de personnes sont hors statistiques puisque ne recherchant plus de travail Ainsi Par rapport à la même période l’an passé, le taux de chômage marque ainsi un recul de 0,3 point. «En France métropolitaine, le nombre de chômeurs baisse de 48.000, à 2,5 millions de personnes», détaillent les statisticiens. «Le taux de chômage diminue ainsi de 0,2 point sur le trimestre (après +0,3 point au premier trimestre), à 8,7 % de la population active». Les jeunes sont ceux qui bénéficient, en apparence, le plus de cette tendance. Le taux de chômage des 15-24 ans, a en effet baissé de 0,7 point par rapport au trimestre précédent, et de 2,6 points sur un an. Au total, 554.000 jeunes sont au chômage. Les seniors, âgés de 50 ans ou plus, voient leur situation inchangée, leur taux restant stable à 6,3%.

Dans le détail, le taux de chômage de longue durée reste stable. Un million d’individus déclarent en effet rechercher un emploi depuis un an, au moins, soit 3,6% de la population active. Sur un an, ce taux marque tout de même une diminution de 0,4 point. Le nombre de personnes constituant le «halo du chômage» [NDLR: les personnes souhaitant travailler mais qui ne sont pas recensées car elles ne cherchent pas activement un emploi ou ne sont pas disponibles dans l'immédiat, car malade, par exemple] diminue de 19.000 entre le premier et le deuxième trimestre, à 1,5 million d’individus, note l’Insee.

Par ailleurs, le taux de personnes en sous-emploi, c’est-à-dire qui souhaiteraient travailler davantage, a aussi légèrement baissé (-0,1%), à 5,9% au 2e trimestre. Il diminue de 0,2 point sur un an. Il s’agit, pour l’essentiel, de travailleurs à temps partiel subi.

Pénurie de saisonniers : à cause du RSA et des allocations chômage ?

Pénurie de saisonniers : à cause du RSA et des allocations chômage ?

 

 

Comme chaque année la France déplore  le déficit de main-d’œuvre dans les emplois saisonniers. Le nombre total d’emplois saisonniers varierait de 700 000 à 800 000. Les secteurs les plus concernés par ces insuffisances : la restauration hôtellerie, le bâtiment et l’agriculture maraîchage. Dans certains cas, se pose la question de la distance entre le domicile et le lieu de travail qui impose souvent des frais supplémentaires de logement. En cause également, certaines conditions de travail notamment les horaires. Dans certains, la qualification de candidats potentiels est insuffisante surtout avec l’évolution des normes. Enfin, il faut prendre en compte que l’indemnisation sociale de l’inactivité vient en concurrence avec la rémunération des saisonniers dont certains n’ont pas intérêt à retrouver un travail temporaire qui suspend pour un temps les aides sociales auxquelles ils ont droit. À titre indicatif le montant du RSA :

Depuis le 1er avril 2018, le montant du RSA est de :

  • 550,90 euros par mois pour une personne seule (contre 545, 48 euros avant la revalorisation)
  • 818,22 euros pour un couple avec aucun enfant (contre 805,17 euros avant la revalorisation)
  • 981,86 euros pour un couple avec un enfant (contre 966,21 euros avant la revalorisation)
  • 1 145,25 euros pour un couple avec deux enfants (contre 1 127,24 euros avant la revalorisation)
  • Par enfant supplémentaire, la majoration est de 214,71 euros pour un couple, de 229,76 euros pour un parent isolé
  • Or dans certains métiers saisonniers la rémunération ne va pas dépasser 1000 € pour 35 heures. Il n’y a donc aucun intérêt les intéressés d’accepter un travail temporaire qui engendrerait automatiquement la suspension et surtout plusieurs mois de procédure pour les toucher à nouveaux en cas d’inactivité. C’est un peu pour la même raison que certains salariés bénéficiant d’allocations chômage ne souhaitent pas non plus accepter un travail saisonnier. En outre, pour ceux qui acceptent  ce travail temporaire, il faut intégrer les frais supplémentaires liés à cet emploi notamment les frais de déplacement, de restauration, éventuellement de logement auxquels s’ajoute la perte d’exonérations financières liées à la situation de sans emploi. Notons quand même que certains emplois saisonniers comme dans la restauration sont particulièrement bien rémunérés même si le nombre d’heures de travail dépasse de loin les 35 heures. Mais là se pose à leur une question un peu tabou, la perte de la valeur travail chez certains.

Grèce : nette baisse du chômage

Grèce : nette baisse du chômage

Le taux de chômage en Grèce qui avait dépassé les 25 % est retombé en mai sous les 20 %. Une preuve de plus du redressement économique mais aussi social. Après une grave crise économique et financière, après une purge sévère la situation de la Grèce ce normalise progressivement en cas s’améliore assez nettement. Notons au passage que la Grèce a payé cher une crise financière qui a rapporté 8 milliards aux créanciers. Preuve sans doute que le plan de rétablissement aurait pu être adouci. La Grèce n’est plus sous perfusion financière extérieure et revient sur les marchés financiers. Le taux de chômage en Grèce en mai est tombé en dessous de la barre psychologique des 20%, pour la première fois depuis septembre 2011, en s’établissant à 19,5% sur un an, s’est félicitée jeudi la ministre de l’Emploi, Efi Achtsioglou. Selon des données publiées jeudi par l’Autorité des statistiques grecques (Elstat), ce taux était de 21,7% pour la même période l’année précédente. « Cette réduction est sans doute une évolution encourageante et optimiste », a déclaré la ministre à l’Agence de presse grecque Ana (semi-officielle), juste après l’annonce de l’Elstat. Elle a souligné que le chômage s’est réduit « de sept points au cours des trois ans du gouvernement de gauche Syriza », rappelant « les efforts effectués pour assainir l’économie mais aussi pour créer de nouveaux postes d’emploi », surtout pour les jeunes, et « pour lutter contre l’emploi non déclaré ». La Grèce continue toutefois d’avoir de loin le taux de chômage le plus élevé d’Europe.

En dépit de lois sociales, le chômage persiste

En dépit de lois sociales, le chômage persiste

 

La grande erreur des politiques c’est sans doute de croire qu’on modernise l’économie et qu’on éradique le chômage avec des lois. Certes des textes réglementaires peuvent à terme modifier un peu l’environnement mais c’est sur la pratique et non sur des textes théoriques qu’il convient de s’appuyer. Pour moderniser rapidement, il conviendrait par exemple de donner des instructions rapides aux administrations de lever au moins la moitié des contraintes qu’elles imposent pour des motifs existentiels voire caractériels aux entreprises de l’industrie, de l’agriculture ou de services. Ensuite, donner des instructions pour que Pôle emploi donne la priorité aux non qualifiés, que l’éducation  nationale oriente vers l’apprentissage, qu’on soit plus attentif aux conditions de délivrance des indemnités chômage. Autant de domines où le gouvernemenet va agir par loi. Il faudra des décrets et les effets ne se feront pas sentir avant 2 ans, si effets il y a.  – L’adoption de la réforme de la formation professionnelle, de l’assurance chômage et de l’apprentissage clôt le deuxième grand chantier social d’Emmanuel Macron mais le chômage de masse résiste en France, au risque d’affaiblir le chef de l’Etat. Le texte définitivement adopté mercredi par le Parlement vise à renforcer les droits à la formation professionnelle, à faire décoller l’apprentissage et à intégrer sous certaines conditions les démissionnaires et les indépendants au régime d’assurance chômage. L’objectif est de sécuriser les travailleurs après avoir flexibilisé le Code du travail avec la réforme de septembre dernier et de s’attaquer au chômage estimé à 8,9% de la population active au sens du Bureau international du travail (BIT), selon les derniers chiffres de l’Insee publiés en mai. “Si on n’est pas capable de réduire le chômage au moment où il y a une forte croissance avec une forte demande de travail des entreprises, quand ça va redescendre, ça va être très compliqué. Il faut absolument être capable d’y répondre maintenant”, indique-t-on dans l’entourage de la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Mais le taux de chômage baisse lentement. Sur un an, il a diminué de 0,4 points en France métropolitaine au sens du BIT, alors qu’Emmanuel Macron a promis de le ramener à 7% de la population active à la fin de son quinquennat. Et les emplois créés ne sont pas toujours de qualité. Au premier trimestre de 2018, la part des CDD ou des emplois intérimaires chez les 15-64 ans était de 12,17%. Cette part était de 10% environ en 2007. Les contrats de moins d’un mois représentent par ailleurs 80% des embauches, selon l’Unedic.

Chômage: pas d’effet Macron au second trimestre

Chômage : pas d’effet Macron au second trimestre

Le chômage est pratiquement stable au second trimestre et on attend toujours l’effet Macron. La réalité c’est que la croissance ne repart pas réellement lourdement handicapée par une consommation des ménages atone plombée elle-même par les hausses de fiscalité. S’ajoute aussi un environnement international mois dynamique. Mais la France sur la croissance comme sur le chômage fait moins biens que ses principaux voisins de l’Europe.   Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) a augmenté de 0,1% au deuxième trimestre en France métropolitaine, une hausse qui touche essentiellement les femmes, les plus jeunes et les chômeurs de longue durée, selon les chiffres publiés mercredi par le ministère du Travail et Pôle emploi. Il s’agit de la deuxième diffusion de ces chiffres au format trimestriel désormais adopté par Pôle emploi et la Direction des études et statistiques du ministère du Travail (Dares) pour mieux refléter les tendances sous-jacentes du marché du travail, auparavant occultées par les évolutions mensuelles en dents de scie de cet indicateur. La légère hausse enregistrée sur la période avril-juin fait suite à deux trimestres de baisse. Le nombre moyen de demandeurs d’emploi de catégorie A s’élevait à 3,441 millions au deuxième trimestre, soit 4.600 de plus qu’au trimestre précédent. Mais sur un an, il est en recul de 1,3%. En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle emploi a également progressé de 0,1% sur le trimestre, à 5,628 millions, un nouveau record (5,941 millions en incluant les départements d’Outre-mer hors Mayotte). Il progresse de 1,4% sur un an.

Une allocation chômage longue durée pour supprimer le RSA ?

Une allocation chômage longue durée pour supprimer le RSA ?

Tout d’un coup le gouvernement annonce que dans le cadre d’uen nouvelle discussion sur l’assurance chômage, on pourra envisager la création d’uen allocation de longue durée (plusieurs années). Cette annonce généreuse peut surprendre après la réaffirmation par Macron de sa politique libérale et de la nécessité de raboter les dépenses sociales. En fait il pourraiat s’agir d’uen opération transfert de certains RSA vers l’UNEDIC ? On sait que le RSA ‘ (avec d’autres aides sociales) plombent les finances des départements ;  Qu’on envisage de diminuer les recettes des départements avec le transfert de la taxe foncière sur les communes (pour compenser la suppression de la taxe d’habitation.  Le dispositif étouffe financièrement avec de l’ordre de 2.5 millions de bénéficiaires et un cout d’environ 10 milliards. En reporter uen partie sur l ’Unedic permettrait au gouvernement de trouver un élément de solution à la crise de financement de collectivités locales.  Les partenaires sociaux pourront discuter de la création d’une allocation chômage de longue durée dans le cadre de la négociation de la nouvelle convention Unedic voulue par Emmanuel Macron, a déclaré mardi la ministre du Travail. Le gouvernement prévoit de déposer un amendement dans son projet de loi réformant l’assurance chômage, la formation professionnelle et l’apprentissage afin d’ouvrir une négociation sur une nouvelle convention de l’Unedic. Cet amendement prévoit que “les partenaires sociaux, dans le cadre de la convention d’assurance chômage, puissent se prononcer ou explorer la possibilité d’avoir une allocation chômage de longue durée”, a déclaré Muriel Pénicaud devant le Sénat, qui a entamé mardi l’examen du texte. Les partenaires sociaux pourraient être très réticents à ce transfert qui pourrait concerner 2.5 millions de chômeurs de longue durée dépassant les deux ans.

Chômage France : un taux supérieur à la moyenne de l’UE

Chômage France : un taux supérieur à la moyenne de l’UE

 

-Le taux de chômage s’est établi à 8,4% en mai dans la zone euro selon les chiffres publiés par Eurostat ce lundi, soit le niveau le plus bas depuis décembre 2008. La France, qui fait partie des derniers de la zone, à 9,2%, est aussi le membre de l’UE dont le chômage décroît le plus lentement depuis le début de la reprise. Pour l’UE, 8,4 %  de mai – le taux le plus bas depuis décembre 2008 -, au lieu de 12,1% à la mi-2013.  En cause , la conjoncture internationale,  avec une croissance entre 3.5 et 4%, un pic depuis 2010.Outre ces facteurs exogènes, les politiques publiques mises en place par les gouvernements de la zone euro ont joué dans les pays du nord un  notamment  en  Allemagne (3,4%) et Autriche (4,6%) -, Les États du sud forment la queue du peloton avec  Grèce, l’Italie et l’Espagne mais grâce à des réformes du marché du travail,  dans la zone euro «les baisses les plus marquées ont été observées en Grèce (de 22,1% à 20,1% entre mars 2017 et mars 2018) et au Portugal (de 9,2% à 7,3%).La France, plutôt épargné (passant alors de 7,4% à 10,4% au plus fort de la crise),  Des réformes économiques peu ambitieuses durant les derniers quinquennats, une incapacité chronique à réformer un marché du travail bloqué et une dépense publique prodigue sont en cause, comme le mentionne le FMI. À la fin de sa mission d’observation de l’économie française en 2018, l’institution internationale a certes vanté «le nombre impressionnant de réformes» du nouveau gouvernement, mais sans oublier de pointer du doigt «le manque de souplesse du marché du travail et le niveau élevé du chômage structurel, la faiblesse de la compétitivité et le niveau élevé des dépenses et de la dette publique» qui expliquent la relative faiblesse de notre économie.

Assurance chômage : nouvelle négociation

Assurance chômage : nouvelle négociation  

Officiellement  la  “nouvelle négociation (…) porte particulièrement sur les sujets liés à la lutte contre la précarité dans l’emploi, Officieusement, il s’agît de raboter les indemnités de chômage et d’inciter à une sorte de bonus –malus (limitation emplois précaires).  La négociation sera mise en place par un amendement dans le projet de loi “pour la liberté de choisir son avenir professionnel” qui réforme l’assurance chômage, la formation professionnelle et l’apprentissage, a déclaré le député LaREM Aurélien Taché, un des rapporteurs du texte à l’Assemblée nationale. Emmanuel Macron a annoncé lundi lors de son discours devant le Congrès qu’il souhaitait que les partenaires sociaux révisent les règles de l’assurance chômage “afin que (…) nous puissions non seulement nous assurer qu’elles récompensent bien davantage la reprise d’activité mais aussi qu’elles incitent à la création d’emploi de qualité”. “Le projet de loi ‘Avenir professionnel’ sera modifié en ce sens dans les prochains jours. (…) Ces règles seront négociées dans les prochains mois par les partenaires sociaux afin qu’une telle réforme puisse entrer en vigueur au printemps 2019”, a-t-il ajouté. Le projet de loi, qui a été voté par l’Assemblée nationale en première lecture, doit être examiné à partir de mardi par le Sénat.  Le gouvernement fait planer dans sa réforme la menace d’une modulation des cotisations patronales d’assurance chômage si les branches ne proposent pas de dispositif suffisamment efficace. La création éventuelle d’un bonus-malus est toujours d’actualité.

Comme la sécu, L’assurance-chômage dans le vert

Comme la sécu, L’assurance-chômage dans le vert

 

Pas de chance pour Macron qui voulait faire un coup de com. avec sa philosophie de bistrot : «  le social, ça coute un pognon dingue ». De quoi faire plaisir à tous les buveurs de pastis après 3 à 4 tournées. Or coup sur coup, on apprend que la sécu est pratiquement à l’équilibre (sur un budget de 500 milliards), idem  pour l’assurance chômage. Grâce aux réformes Macron ? Non simplement par effet mécanique entre la croissance et les rentrées fiscales qui permettent de rééquilibrer les comptes sociaux (et le budget général). Même sil faut evidemmenet réduire le dépenses inutiles et inefficaces, le gros des dépenses dépend de la conjoncture, donc de la croissance et pour la partie la plus importante de la consommation. Encore faudrait -ii ne pas tuer cette consommation assez atone depuis plusieurs mois avec des hausses de fiscalité au surplus inégalitaires.  L’assurance-chômage devrait donc atteindre le «quasi-équilibre» en 2019, puis engranger des excédents de 1,6 milliard d’euros en 2020 et de 3,6 milliards en 2021, selon les nouvelles projections financières pour 2018-2021 de l’organisme, publiées mercredi. On est loin des déficits abyssaux observés ces dernières années, qui dépassaient les 4 milliards d’euros en 2015 et 2016… Quant à la dette, qui reste la bête noire, selon les scénarios de l’Unedic, elle refluerait: elle devrait atteindre un maximum de 35 milliards d’euros en 2019 avant baisser à 29,8 milliards d’euros en 2021.  Cette amélioration des finances de l’assurance-chômage est avant tout conjoncturelle. La croissance économique devrait se maintenir et rester supérieure à 1,5 % jusqu’à 2021. L’Unedic table en outre sur une baisse du taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) à 8,6 % en 2019, 8,1 % en 2020 et 7,7 % en 2021. Résultat des courses: le nombre de chômeurs indemnisés devrait ainsi baisser «de façon nette» de 1,9 % en 2019, de 2,7 % en 2020 et 3 % en 2021 et ainsi diminuer les dépenses d’allocations. Parallèlement, les recettes, constituées de cotisations sociales et de CSG, devraient logiquement augmenter grâce à cette reprise de l’emploi et de la masse salariale.

 

 

Une allocation -chômage européenne (Olaf Scholz)

Une allocation -chômage européenne (Olaf Scholz)

Le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, propose la création d’un système d’assurance-chômage européen mais pas question qu’il soit financé par l’Allemagne. Il s’agirait d’un fonds auprès duquel pourrait emprunter les Etats pour financer le chômage. Mais pas question de la moindre solidarité financière européenne. Le seul intérêt serait pour les pays qui  auraient recours à ce fonds serait d’obtenir des taux plus favorables.  “ Si un Etat membre de la zone euro est confronté à une crise économique qui entraîne des licenciements massifs et coûteux en termes d’indemnités, il pourrait emprunter auprès de ce fonds de réassurance commun, précise-t-il. “Une fois la récession terminée, l’Etat en question remboursera les fonds qu’il a empruntés. En parallèle, tous les pays devraient faire en sorte que leurs filets de sécurité soient aussi prêts que possible à faire face à la crise”, souligne le ministre. Prié de dire si l’Allemagne se porterait garante de ce nouveau dispositif, il répond par la négative et ajoute: “Les réserves de l’Agence fédérale allemande de l’emploi resteront intactes et aucune dette ne sera mise en commun”. “Les choses fonctionnent de cette façon aux Etats-Unis. Les Etats financent l’assurance-chômage, mais alimentent un fonds fédéral. En temps de crise, ils peuvent emprunter de l’argent pour mieux répartir les coûts”. “Pourquoi ne devrions-nous pas appliquer cette expérience à la zone euro ? A mon avis, nous avons besoin de plus de solidarité dans la zone euro”, ajoute le ministre. Il se dit par ailleurs déterminé à instaurer une taxe sur les transactions financières et approuve l’idée de Paris, qui propose que les recettes viennent alimenter le budget de l’UE si tous les Etats membres la mettent en œuvre.

Japon: le taux de chômage à 2,5%

Japon: le taux de chômage à 2,5%

 

Une situation du chômage qui tient surtout à la démographie davantage qu’à la croissance encore molle même si elle se reprend un peu. Le taux de chômage au Japon est resté inchangé en avril à 2,5% de la population active, se maintenant comme les mois précédents autour de ses niveaux les plus bas en 25 ans, selon des statistiques publiées mardi par le ministère des Affaires intérieures.

Dans le même temps, sur le papier du moins, les conditions d’emploi sont restées plus que favorables, avec 159 offres pour 100 demandes (comme en mars), divers secteurs (petits commerces, bâtiment, prise en charge des petits enfants et personnes âgées) souffrant d’un manque criant de main-d’œuvre.

Chômage : en hausse au premier trimestre

Chômage : en hausse  au premier trimestre

 

 

 

Pour l’instant, Macron n’a guère engrangé de résultats et c’est pourtant là qu’il est attendu. Pour preuve, le chômage augmente au premier trimestre. La situation ne devrait guère être meilleure au second trimètre en raison des jours fériés et des grèves. Après une forte baisse fin 2017, le taux de chômage est reparti à la hausse (+0,2 point) au 1er trimestre, pour s’établir à 9,2% en France entière (hors Mayotte), selon des chiffres provisoires de l’Insee publiés mercredi. L’indicateur s’était établi à 9,0% (chiffre révisé à la hausse) au 4e trimestre 2017, son plus bas niveau depuis début 2009. Sur un an, le taux de chômage, mesuré par l’Institut national de la statistique selon les normes du Bureau international du travail (BIT), reste en baisse de 0,4 point. Au total, l’Insee a comptabilisé 2,75 millions de chômeurs en moyenne au 1er trimestre.

 

Baisse des aides à l’emploi avec la baisse du chômage !!!

Baisse des aides à l’emploi avec la baisse du chômage !!!

Le moins que l’on puisse c’est que Lemaire, le ministre des finances,  n’a pas inventé l’eau chaude, l’eau tiède peut-être,  quand il affirme que si le chômage baisse les indemnisations baisseront aussi. Sur le plan macroéconomique c’est uen évidence, moins de chômeurs, moins d’indemnisation globale. Par contre on comprend mal pour ceux qui restent au chômage en dépit de la reprise pourquoi ils devraient être moins indemnisés. Au nom de quelle logique ? Certes on doit vérifier les conditions d’attribution pour éviter les dérives mais certainement pas enfoncer un peu plus ceux qui ne parviennent à trouver du travail. – Le gouvernement envisage de réduire les prestations sociales dans le domaine de l’emploi si la conjoncture économique le permet pour contribuer à l’amélioration des finances publiques, a pourtant déclaré dimanche le ministre de l’Economie et des Finances.

“A partir du moment où nous réussissons à créer des emplois dans le secteur privé, à trouver des emplois pour chacun, à mieux qualifier, à mieux former (…), il peut être légitime de réduire la politique sociale sur l’emploi parce que nous aurons résolu économiquement le problème de l’emploi”, a dit « naïvement « Bruno Le Maire lors du Grand Rendez-vous Europe

Chômage -Sondage Macron : 63% mécontents

Chômage -Sondage Macron : 63% mécontents

Selon le dernier baromètre BVA/La Tribune (*) sur les questions de l’économie, 63% des interrogés se déclarent insatisfaits des réformes engagées par Emmanuel Macron et son gouvernement pour réduire le nombre de chômeurs. D’une manière générale, l’échantillon interrogé par l’organisme de sondages reste critique à l’égard de la politique économique du gouvernement. Même si le degré de satisfaction augmente de 3 points depuis février dernier, 55% des Français jugent mauvaise la politique économique menée actuellement par le gouvernement, un quart estimant que cette dernière est très mauvaise (24%). A l’inverse, seuls 4 répondants sur 10 soutiennent les réformes économiques de Matignon (40% la jugent bonne). La compétitivité des entreprises représente le domaine d’action économique qui génère le plus de satisfaction. Ils sont 46% à être satisfaits.  Les plus vulnérables sur le marché du travail se montrent les  plus critiques à l’égard des réformes du tandem Macron-Philippe. Chez les employés et les ouvriers, seuls 30% déclarent être satisfaits des mesures engagées par la Présidence de la République sur le plan économique.

(*)Méthode : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 14 au 15 mai 2018. La représentativité de l’échantillon a été assurée grâce à la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, CSP du chef de famille et de la personne interrogée, après stratification par région et catégorie d’agglomération.

12345...24



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol