Archive pour le Tag 'chômage'

Le chômage en baisse en janvier !

Le chômage en baisse en janvier !

 

Il est clair que les statistiques actuelles du ministère de l’emploi ne présentent aucun intérêt. En effet cela n’intègre pas les 2 millions de chômeurs partiels pas davantage que ce qui ont renoncés à chercher un emploi content tenu du blocage de certaines activités ou de leur ralentissement. Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (sans activité) aurait donc enregistré une baisse de 0,9% en janvier, soit 34.600 inscrits en moins, pour s’établir à 3,79 millions, selon les chiffres de la Dares publiés jeudi. En incluant l’activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d’emploi en France (hors Mayotte) est quasi stable en janvier (+0,1%, soit +3.600) et s’établit à 6 millions, selon le service statistique du ministère du Travail.

Ces statistiques mensuelles sont publiées sans commentaire sur le site de la Dares qui a décidé de revenir à une analyse des évolutions trimestrielles, moins volatiles, comme avant la crise sanitaire mais dans la période complètement incohérente

Les derniers résultats trimestriels publiés fin janvier avaient même fait état au quatrième trimestre 2020 d’une diminution du nombre de chômeurs en catégorie A de 2,7% par rapport au trimestre précédent. Pour 2020, sous l’effet de la crise liée au Covid-19, la hausse du nombre de chômeurs a atteint 7,5%, avec 265.400 inscrits supplémentaires au 4e trimestre 2020 par rapport au 4e trimestre 2019.

Chômage États-Unis : hausse

 Chômage États-Unis : hausse

 

Alors que les indicateurs économiques paraissaient relativement optimistes notamment en matière de croissance, ils viennent d’être contrariés par la publication de la hausse du chômage pendant la semaine du 7 au 13 février.

. Entre le 7 et le 13 février, 861.000 personnes se sont inscrites au chômage, quand les analystes en attendaient 775.000.

Cela représente 13.000 inscriptions de plus que la semaine précédente, pour laquelle les données ont été révisées en hausse: ce sont 848.000 personnes qui s’étaient inscrites, soit 55.000 de plus qu’initialement annoncé. En revanche, le nombre de personnes touchant une aide pour le chômage ou la perte de revenus a diminué au cours de la dernière semaine de janvier, selon les dernières données disponibles, également publiées jeudi.

Les États-Unis comptent désormais 18,3 millions de bénéficiaires d’une allocation, un chiffre qui avait grimpé à 20,4 millions la semaine précédente. Cela représentait 2,6 millions de personnes de plus que la semaine précédente, en raison de la prolongation jusqu’en mars des aides au chômage pour tous les bénéficiaires. Ainsi, les nombreux Américains dont les droits au chômage avaient expiré avaient pu se réinscrire.

Le taux de chômage a reculé de 0,4 point en janvier, pour s’établir à 6,3%. Mais selon le président de la Banque centrale américaine (Fed), il est en réalité plus proche des 10% en raison que nombreux Américains ne touchent aucune allocation.

Chômage : plus 7,5% en 2020

Chômage : plus 7,5% en 2020

 

 

Un chiffre socialement intéressant mais qui cependant est à relativiser dans la mesure où nombre de salariés ont été en chômage partiel. Ce qui change totalement la réalité de l’emploi. La véritable mesure du chômage ne pourra être effectuée qu’après la disparition des aides au chômage partiel. Le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité a progressé de 7,5% sur l’ensemble de 2020 marquée par la pandémie de coronavirus, selon les données publiées mercredi par le ministère du Travail et Pôle emploi.

Le nombre de demandeurs d’emploi pour la catégorie A s’élevait ainsi à fin décembre à 3.816.700 pour la France, y compris les départements-régions d’outre-mer et hors Mayotte.

Sur le seul quatrième trimestre, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A a reculé de 2,7% après un repli de 11% au trimestre précédent.

Le confinement instauré en France lors du mois de novembre pour lutter contre une deuxième vague épidémique a donc eu peu d’impact sur le marché du travail grâce au dispositif de chômage partiel.

Le chômage partiel maintenu tant que la crise durera

Le chômage partiel maintenu tant que la crise durera

« Pour toutes les entreprises fermées totalement ou partiellement on prendra en charge à 100% l’activité partielle tant que la crise durera », a déclaré Élisabeth Born, la ministre du travail sur Europe 1.

Concernant une hausse éventuelle du fonds de solidarité pour éviter des faillites en cascade, Mme Borne a estimé qu’il fallait « maintenir » ce dispositif « pour les secteurs en difficulté tout le temps que ce sera(it) nécessaire ».

Interrogée sur la réforme des retraites, Mme Borne l’a jugée nécessaire et devant se faire « dans la concertation », en estimant que la « priorité absolue » était de « surmonter la crise » économique liée au Covid-19 dans le respect du « dialogue avec les partenaires sociaux ». Elle s’était opposée fin novembre sur ce sujet au ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, qui l’avait qualifiée de « priorité absolue » et présentée comme un facteur de « retour à la croissance ».

Concernant la proposition du Conseil d’analyse économique (CAE), think tank rattaché à Matignon, d’institutionnaliser la reprise en main du régime par l’Etat de l’assurance-chômage et de faire fi des partenaires sociaux, la ministre a estimé qu’il s’agissait d’ »un avis qui n’engage qu’eux ».

Pour résumer en maintien les dispositifs d’aide pour faire face à la crise sanitaire mais pour les réformes structurelles on verra plus tard, sans doute après 2022.

Assurance-chômage : les pistes de réforme du conseil d’analyse économique

Assurance-chômage : les pistes de réforme du conseil d’analyse économique

Le  conseil d’analyse économique (CAE) rattaché au Premier ministre, a exprimé de nouvelles propositions visant à renforcer le pilotage et l’efficacité de ce système assurantiel. Depuis le début de la crise, l’assurance-chômage a été fortement sollicitée après l’effondrement du marché du travail pendant les périodes de confinement notamment. L’endettement de l’Unedic devrait atteindre environ 63 milliards d’euros à la fin de l’année 2020.Le seul problème de ces propositions c’est qu’elles ne sont peut-être pas très opportunes compte tenu de la période.

S’il veut chambouler l’assurance-chômage, le gouvernement dispose désormais d’une batterie de recommandations-chocs pour le faire. Elles se trouvent dans une note publiée, mardi 12 janvier, par le Conseil d’analyse économique (CAE). D’après le Conseil d’analyse économique (CAE).  placée auprès du premier ministre, « l’organisation » du régime d’indemnisation des demandeurs d’emploi s’avère « inefficace ». Dès lors, il faut tout revoir, qu’il s’agisse du pilotage du système ou des paramètres relatifs aux allocations. Autant d’idées susceptibles de retenir l’attention, à l’heure où le pouvoir en place cherche à corriger sa réforme du dispositif mise en œuvre dans deux décrets de juillet 2019.

L’assurance-chômage obéit à des modalités inscrites, la plupart du temps, dans des conventions que les partenaires sociaux négocient « tous les deux ou trois ans », comme le rappellent les signataires de l’étude – les économistes Pierre Cahuc, Stéphane Carcillo et Camille Landais. Mais s’il y a un désaccord entre les syndicats et le patronat, l’Etat reprend la main pour arrêter les règles – ce qui s’est produit en 2019. L’exécutif a, par ailleurs, des pouvoirs accrus sur le dispositif, depuis la loi « avenir professionnel » de septembre 2018 : le texte lui permet de cadrer les discussions entre organisations de salariés et d’employeurs afin que celles-ci poursuivent des objectifs bien précis, notamment en termes d’équilibre financier.

Pour le CAE, le fonctionnement actuel reste insatisfaisant, parce qu’il contribue à rendre le régime « légèrement » plus généreux « en période de chômage faible que de chômage élevé ». Or, c’est exactement l’inverse qu’il conviendrait de chercher : améliorer la couverture des demandeurs d’emploi quand la croissance pique du nez et réduire la voilure lors des reprises, « comme [le font] le Canada ou les Etats-Unis ». C’est pourquoi le CAE préconise d’ajuster les paramètres « en fonction d’indicateurs de l’activité économique », l’idée étant de moduler la « durée d’indemnisation » et les conditions pour avoir droit à une allocation, selon l’état du marché du travail.

Autre changement suggéré par MM. Cahuc, Carcillo et Landais : il porte sur le calcul de la prestation. Aujourd’hui, le mécanisme repose encore sur des dispositions antérieures aux décrets de juillet 2019, puisque l’entrée en application des textes, publiés il y a deux ans, a été repoussée (sur le volet indemnisation). Or, selon le CAE, les dispositions en vigueur peuvent avoir des effets indésirables, en particulier dans les cas de figure où une personne perçoit une allocation tout en occupant un emploi : le système permet alors, à ceux qui enchaînent des postes « non permanents, d’accroître leur revenu total en s’inscrivant au chômage », alors que la rémunération tirée de leur activité reste la même. Autrement dit, il existe des situations où le salarié « gagne plus au chômage qu’en travaillant », ce qui « n’est clairement pas compatible avec les objectifs » du régime, comme MM. Cahuc et Carcillo l’ont écrit dans une tribune publiée, début décembre 2020, dans Les Echos.

Chômage : en hausse

Chômage : en hausse

 

Pendant des mois, le ministère du travail a annoncé une baisse du chômage alors que le pays était en pleine crise et l’économie au ralenti. En fait ,un biais  statistique puisque d’une part nombre de chômeurs ont pu bénéficier du chômage partiel d’autre part que beaucoup de chômeurs ont été transférés dans les catégories précaires.

Au mois de novembre, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A de Pôle emploi) a grimpé de 0,9 %. Selon les statistiques du ministère du Travail publiées ce lundi, cela représente 34.400 inscrits supplémentaires. Cette hausse intervient après six mois consécutifs de baisse qui résultaient d’un jeu de transferts des chômeurs entre les différentes catégories de Pôle emploi. Depuis le début de l’été, de nombreuses personnes qui s’étaient retrouvées sans emploi avec le premier confinement avaient en effet progressivement repris une activité réduite (catégories B et C).

 

Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A s’établit désormais à 3. 828 200, soit 10 % au-dessus de son niveau d’avant crise, en février 2020. Cette augmentation des inscriptions (341. 800) concerne toutes les tranches d’âge mais touche toutefois plus fortement les jeunes. Les moins de 25 ans accusent la plus forte hausse (2,1 %) et sont 10.700 de plus. La variation est de 0,7 % chez les 25-49 ans et de 0,9 % chez les plus de 50 ans.

En incluant l’activité réduite, soit les catégories B et C, le nombre total de demandeurs d’emploi en France est stable en novembre (+ 0,1 %) et s’établit à 6,010 millions. Mais ces chiffres décevants du mois de novembre viennent confirmer la mauvaise dynamique que laissaient présager d’autres indicateurs publiés récemment. Ainsi, selon l’Acoss, la fédération des Urssaf, le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois a nettement replongé (- 19,8 %), après une hausse de 2,5 % en octobre. L’intérim s’est lui aussi dégradé en novembre, avec l’équivalent de 110. 000 emplois détruits sur un an contre 80.000 en octobre, selon la fédération du secteur. Bien que moins violent que celui du printemps dernier, ce reconfinement aura tout de même occasionné de nouveaux dégâts.

« Face au chômage : L’emploi public garanti : la solution » ?

« Face au chômage : L’emploi public garanti : la solution » ?

 

Trois économistes, Aurore Lalucq, Dany Lang et Pavlina Tcherneva, constatent dans une tribune au « Monde » l’échec du contrôle des chômeurs et des subventions à l’embauche dans le privé, alors que des besoins sociaux restent insatisfaits. Pourquoi ne pas créer les emplois publics qui y répondront, à moindre coût ? Une vision qui pourrait bien être contestée d’autant que la France compte déjà le plus grand nombre de fonctionnaires et assimilés des pays développés. Faire des chômeurs des fonctionnaires est-ce vraiment la solution ?

 

Tribune.

 

Dix millions de pauvres, trois cent mille personnes sans domicile fixe. Telle est la situation sociale à laquelle la France doit faire face à court terme suite à l’aggravation de la situation économique et à l’explosion du chômage, qui devrait toucher huit millions de personnes d’ici à la fin de l’année.

Une situation qui risque de se dégrader encore à terme, avec les effets probables du deuxième épisode de confinement et la mise à l’arrêt de l’activité des secteurs « bruns », tels que l’aérien ou l’automobile, dont la transition indispensable vers un modèle bas carbone n’a toujours pas été préparée.

En plus de la perte de revenu, le chômage inflige aux individus et à leurs familles des coûts considérables allant des conséquences de la faible estime de soi à la détérioration de la santé mentale et physique, et même à une mortalité accrue. Face à ce constat et à ces perspectives dramatiques, il est plus qu’urgent de repenser nos politiques d’emploi pour passer d’une politique de l’incitation et de l’offre à une politique de l’action.

En effet, c’est un paradoxe bien documenté que coexistent, au sein du capitalisme financiarisé, un chômage de masse et des besoins sociaux insatisfaits. Cela n’a pourtant rien d’une fatalité, et résulte très largement des politiques mises en œuvre depuis plus de quatre décennies.

Ces politiques se sont essentiellement concentrées sur les incitations à la reprise d’emploi, comme si le chômage résultait avant tout de la fainéantise des personnes sans emploi ; et sur les politiques de l’offre, en premier lieu les coûteuses subventions à l’embauche. Leur échec est flagrant.

C’est ainsi que le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), censé redonner des marges de manœuvre aux entreprises pour leur permettre de regagner en compétitivité et d’embaucher, a coûté plus de 90 milliards d’euros en cinq ans et n’a permis de créer qu’environ 100 000 emplois. Sur les entreprises en ayant bénéficié, seul un quart a effectivement embauché, les trois quarts restants se contentant de bénéficier de cette manne !

Il est donc temps de renoncer à ces politiques de gâchis d’argent public, si précieux en temps de crise, et avec elles au fatalisme et à la résignation.

Les urgences auxquelles nous faisons face nous invitent à investir dans les filières d’avenir, à remettre en place une véritable politique industrielle, à s’engager dans la formation et la reconversion massive des travailleurs des industries les plus touchées. Et à proposer un emploi correspondant aux besoins de la société afin notamment de lutter contre la dégradation de notre patrimoine écologique et social. Autrement dit une politique de « garantie d’emploi ».

Reflux du chômage en 2021, (Élisabeth Borne)

Reflux du chômage en 2021,  (Élisabeth Borne)

Élisabeth Borne emploie la méthode Coué pour tracer des perspectives positives concernant l’emploi “J’espère que sur 2021 le chômage va pouvoir décroître, évidemment”, a-t-elle déclaré sur France Inter.

C’est plutôt l’inverse qui devrait se produire après les annonces régulières de plans de licenciement assez massifs dans nombre de secteurs économiques et d’une façon générale après le processus engagé un peu partout de réduction des effectifs pour s’adapter au niveau de la demande.

On voit mal comment le chômage pourrait s’améliorer au dernier trimestre alors que la croissance sera dans le rouge et qu’au total sur l’année 2020 le produit intérieur brut aura perdu 10 %. Même chose concernant les perspectives de 2021 qui seront largement affectés si par les résultats économiques, financiers et sociaux très détériorés de fin 2020. Notons aussi la très nette baisse du moral des chefs d’entreprise en cette fin d’année. Ce qui n’empêche pas Élisabeth Borne d’être optimiste

“Notre économie a des fondamentaux solides et (…) peut rebondir, et évidemment sur 2021 elle va rebondir, on a tous ces dispositifs exceptionnels pour amener les jeunes dans l’emploi (…) et vers des formations.”

Mais Elisabetjh Borne a néanmoins lancé un appel à la responsabilité aux sociétés qui ont décidé d’importantes suppressions d’emplois, comme Danone et Total.

“Ça n’est vraiment pas le moment d’envoyer des salariés sur un marché du travail où on moins de chances de retrouver rapidement un emploi qu’en temps normal”, a-t-elle dit. Un jugement moral qu’on peut comprendre mais qui n’obéit pas à  la logique économique.

Le nombre de chômeurs baisse en octobre ! Le ridicule ne tue pas les statisticiens

Le nombre de chômeurs baisse en octobre ! Le ridicule ne tue pas les statisticiens

 

Il faut être sérieusement gonflé pour annoncer que le nombre de chômeurs de catégorie baisse en France. C’est pourtant ce que devient de faire la Dares, le service statistiques du ministère du Travail. En France (hors Mayotte), le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans activité) aurait  baissé de 60.100 personnes le mois dernier, après -17.900 en septembre, pour s’établir à 3.793.800 personnes. Soit un recul de 1,6%. Cette baisse concerne toutes les régions de France et toutes les tranches d’âge. Chez les jeunes, notamment, le recul est de -2,4% (-12.700 personnes).

 

La vérité c’est qu’il y a un transfert vers la catégorie des qui comprend les chômeurs en activité réduite qui elle augmente dangereusement. Les catégories B et C, qui avaient baissé en septembre (-38.300), repartent à la hausse en octobre (+19.300). En incluant ces deux catégories (B et C), le nombre de demandeurs d’emploi affiche une baisse plus faible de 0,7% (-40.800) à 6,004 millions.

 

En fait, la plupart des grands plans sociaux n’ont pas encore été tous enregistrée par Pôle emploi. Cependant dans la réalité il faudra compter sur près d’un million de chômeurs supplémentaires en 2020 et un autre million en 2021. L’augmentation du chômage est en quelque sorte mécanique, elle suit celle de la baisse de la croissance. Or en 2020 la croissance aura diminué de 11 % au moins sur l’ensemble de l’année. Il y a environ grossièrement 20 millions de salariés du privé donc mécaniquement on retrouve les 10 % d’emplois supprimés, à savoir autour de 2 millions.

 

Assurance chômage : la réforme vidée de son sens par le conseil d’État

Assurance chômage : la réforme vidée de son sens par le conseil d’État

 

C’est en sorte une claque que vient de recevoir le gouvernement dont deux mesures majeures de la réforme de l’assurance chômage viennent d’être balayées par le conseil d’État. La principale mesure contestée concerne les conditions nouvelles de calcul de l’allocation chômage.

 

Le Conseil d’Etat estime que les nouvelles modalités de calcul de l’allocation risquent d’entraîner une différence de traitement disproportionnée entre les bénéficiaires, le salaire journalier de référence, qui sert de base à l’indemnisation, pouvant, selon la nouvelle formule, varier du simple au quadruple en fonction de la répartition des périodes d’emplois.

Le Conseil d’Etat considère par ailleurs que le dispositif de bonus-malus renvoie, pour certaines de ses modalités, à un arrêté là où il aurait fallu un renvoi à un décret.

Pour la ministre du Travail Elisabeth Borne, la réforme, qui doit entrer en vigueur au 1er avril 2021, est toujours d’actualité. Les discussions en cours avec les partenaires sociaux permettront, selon elle, de trouver des solutions conformes à la décision du Conseil d’Etat d’ici là.

Chômage : hausse brutale avec 628 000 chômeurs au troisième trimestre

Chômage : hausse brutale avec 628 000 chômeurs au troisième trimestre

 

Il s’agit évidemment d’une rupture brutale avec les statistiques du trimestre précédent complètement faussées par le chômage partiel. Pour le troisième trimestre le taux de chômage atteint donc près de 9 %. 2,7 millions de personnes sont privées d’emploi ce qui représente 628.000 chômeurs de plus entre juin et septembre, soit une explosion de 31%. «C’est une mauvaise nouvelle, mais cela traduit la baisse de notre activité du début d’année et la crise que nous traversons», a commenté Olivier Dussopt, le ministre des Comptes publics, sur Europe 1.

Une très mauvaise nouvelle même, qui ramène la France deux ans en arrière. À titre de comparaison, la plus forte progression sur trois mois du taux de chômage jamais enregistrée remontait au premier trimestre 2009:

Dispositif d’indemnisation du chômage partiel prolongé

Dispositif d’indemnisation du chômage partiel prolongé

 

Le dispositif sera prolongé jusqu’à la fin de l’année. Les salariés qui seront concernés par ce dispositif temporaire de sauvegarde de l’emploi dans les prochaines semaines, du fait de l’arrêt de leur activité, seront toujours indemnisés à hauteur de 84 % de leur salaire net (70 % du brut). Et le reste à charge à assumer pour leur employeur sera maintenu à 15 %. Les secteurs les plus sinistrés – à l’image de l’hôtellerie, la restauration, le tourisme ou les clubs sportifs notamment – bénéficient, eux, toujours d’un reste à charge nul.

Au plus haut de la crise, soit en avril, quelque 8,6 millions de salariés ont été couverts par ce dispositif. Au fil des mois, la décrue s’était enclenchée : il en restait 7,3 millions au mois de mai, 3,5 en juin, 1,9 en juillet et plus que 1,3 million au mois d’août. On devrait être autour du million en septembre.

Réforme de l’assurance-chômage : nouveau report de trois mois

Réforme de l’assurance-chômage : nouveau report de trois mois

 

La fameuse réforme de l’assurance chômage qui a déjà été reportée jusqu’à la fin de l’année bénéficie encore d’une nouvelle période de mise entre parenthèses de trois mois. Cette réforme devait nettement d’affaiblir le droit des chômeurs en particulier un exigeant pour l’indemnisation une période de six mois au lieu de quatre mois de travail précédemment. Avec la crise, il est clair qu’il sera de plus en plus difficile de remplir les conditions de l’indemnisation. Notons qu’en ce moment à peine un chômeur sur deux est indemnisé.

Le Premier ministre, Jean Castex, en a fait l’annonce lors d’une rencontre à Matignon avec les partenaires sociaux, avec qui il a fait le point sur les conséquences du regain d’intensité de l’épidémie de coronavirus.

Le chef du gouvernement a dit son souci de poursuivre les réformes “pour transformer, moderniser notre pays, le rendre plus fort et plus juste.”

Ce report de trois mois vise à “donner plus de temps aux partenaires sociaux pour s’accorder sur les ajustements qui s’avèrent nécessaires dans la situation économique qu’il faut traverser”, a expliqué l’entourage du Premier ministre.

En faite pour l’instant mais sous le coude la réforme de l’ASSEDIC, la réforme des retraites et les mesures d’assainissement des comptes sociaux.

Envolée du chômage à 10,5 % (Unedic)

Envolée du chômage à 10,5 % (Unedic)

L’envolée du chômage et l’accroissement des déficits de l’Unedic constituent un effet mécanique de la crise sanitaire avec davantage de dépenses et moins de recettes. Selon les dernières prévisions de l’Unédic rendues publiques ce mercredi 21 octobre, le taux de chômage au sens du bureau international du travail devrait grimper à 10,5% de la population active en 2020 et redescendre à 9,6% en 2021. Avec plus de 670.000 postes détruits au cours de cette année, l’économie tricolore risque encore plus de s’enfoncer dans la crise.

 

L’Unedic prévoit un déficit  18,7 milliards d’euros en 2020, ce qui porterait sa dette à 55,5 milliards d’euros cette année, contre 38,4 milliards prévus en février. Les perspectives ne sont guère réjouissantes.

l’Unédic anticipe un déficit de 9,7 milliards d’euros dans un an, faisant augmenter la dette totale à 65,2 milliards d’euros.

Chômage : encore une baisse artificielle au mois d’août

Chômage : encore une baisse artificielle au mois d’août

 

Une évaluation assez surréaliste du nombre de formats qu’on constate en baisse pour le quatrième mois consécutif en août. Le nombre de chômeurs aurait de nouveau diminué (-4,3%) en août, soit 174.800 inscrits en catégorie A en moins, une baisse due comme les mois précédents au retour de demandeurs d’emploi vers l’activité réduite (catégories B et C) avec la reprise de l’économie qui a suivi le confinement, selon les chiffres de la Dares publiés vendredi. En fait un assiste à un transfert de catégorie. Par ailleurs le plan général de soutien du chômage partiel pousse complètement les chiffres. Il paraît pour le moins surprenant d’annoncer une baisse du nombre de chômeurs qu’en 800 000 emplois ont été supprimé depuis le début de l’année et que se succèdent les annonces des plans de licenciement un peu partout.

Dispositif Chômage partiel prolongé , si nécessaire !!!

Dispositif Chômage partiel prolongé , si nécessaire !!!

Concernant le prolongement éventuel du chômage partiel «pour l’instant ce n’est pas prévu», a affirmé ce jeudi le ministre de l’Économie Bruno Le Maire. La preuve sans doute que le ministre sous-estime complètement l’importance de la chute économique. Il est évident que cette prolongation est nécessaire,  elle est incontournable. On sait que l’année 2020 va se terminer avec 1 million de chômeurs supplémentaires alors que le Premier ministre n’a annoncé pour 2021 que la création de 160 000 emplois. Un chiffre par ailleurs complètement fantaisiste comme tous les chiffres de création d’emplois. Le dispositif de chômage partiel aura coûté 30 à 40 milliards. Il a permis d’éviter une hécatombe en matière de chômage. Il convient évidemment de le prolonger en 2021. Ils devraient constituer le cœur du dispositif d’urgence pour sauver entreprises et emplois. L’expression « si nécessaire » pour la prolongation du chômage partiel témoigne bien de la sous-estimation de la gravité de l’environnement économique français

 «Pour les secteurs les plus exposés -l’hôtellerie, les cafés, les restaurants, l’événementiel- jusqu’à la fin de l’année il y a aura du chômage partiel. Si après il faut le maintenir nous le maintiendrons», a lancé le ministre sur France 2, quelques heures après la présentation du plan de relance de l’économie de 100 milliards d’euros. «Pour l’instant ce n’est pas prévu mais nous avons toujours répondu présent», a-t-il ajouté, en évoquant «cette angoisse de millions de Français pour leur emploi». Mis en place dès le début du confinement mi-mars, le système de chômage partiel, limité à six mois, prévoit l’indemnisation de 84% du salaire net pour le salarié (72% à partir d’octobre).

Baisse du chômage en juillet: un biais statistique

Baisse du chômage en juillet: un biais statistique

 

Il y a évidemment des limites aux statistiques auxquelles on peut faire dire parfois n’importe quoi. Ainsi cette baisse du chômage constatée en juillet la principale catégorie A. En réalité les chômeurs sont  devenus précaires soit soutenus par les mesures de chômage partiel et passés dans les catégories B et C c’est-à-dire ayant une activité réduite.

Selon les données publiées mercredi par le ministère du Travail et Pôle emploi, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (sans aucune activité) a enregistré en juillet un fort recul pour le troisième mois consécutif, avec 174.300 personnes de moins par rapport à juin.

Malgré ce nouveau reflux, principalement lié comme en mai et juin au fait que de nombreux demandeurs d’emploi ont repris une activité réduite et ont donc basculé vers les catégories B et C, le nombre d’inscrits dans la catégorie A reste très élevé, à 4,05 millions.

De son côté, le nombre cumulé de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi – c’est-à-dire relevant des trois catégories A, B et C – a reculé pour la première fois depuis mars, avec une baisse de 0,7% (soit 44.900 inscrits de moins), pour s’établir à 6,112 millions.

Le nombre d’inscrits dans ces trois catégories avait atteint un pic historique fin juin, à 6,157 millions.

Chômage France : une baisse théorique

Chômage France : une baisse théorique

 

 

L a baisse du chômage fin juin est très théorique. Paradoxalement alors que l’activité tournait au ralenti, le nombre de sans-emploi a diminué. Un phénomène essentiellement statistiques. Selon la dernière livraison de l’Insee publiée ce jeudi 13 août, le nombre de chômeurs au sens du bureau international du Travail (BIT) a diminué de 271.000, à 2 millions de chômeurs. A la fin du mois de juin, le taux de chômage a baissé de 0,7 point par rapport à la fin du mois de mars passant de 7,9% à 7,1% de la population active. Il a ainsi retrouvé son niveau enregistré à la fin de l’année 2008 alors que l’économie hexagonale s’engouffre dans une terrible récession et a déjà détruit des milliers d’emplois dans de grands groupes.

Sylvain Larrieu, chef de la division synthèse et conjoncture du marché du travail à l’Insee, explique ce paradoxe à La Tribune« Pour être au chômage, on suit les critères du BIT. Être sans emploi pendant une semaine donnée ; être disponible pour travailler dans les deux semaines à venir ; avoir effectué, au cours des quatre dernières semaines, une démarche active de recherche d’emploi ou avoir trouvé un emploi qui commence dans les trois mois. Le confinement, qui représente près de la moitié du second trimestre, empêche certaines personnes sans travail de chercher un emploi. Les entreprises ont pu geler leur recrutement, certains secteurs ont dû stopper leur activité. Cet effet fait baisser le taux de chômage. »

Chômage Italie : le dispositif d’aide prolongé

Chômage Italie : le dispositif d’aide prolongé

 

“Nous avons mis de côté 12 milliards d’euros pour soutenir l’emploi”, a déclaré le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, à l’issue d’une réunion gouvernementale de trois heures.

Une partie de ces fonds sera utilisée pour prolonger le dispositif de chômage partiel, pour une durée pouvant aller jusqu’à 18 semaines, avec pour condition que les entreprises ne licencient pas pour bénéficier de l’aide de l’Etat.

Avec quelque 12,6 millions de travailleurs italiens concernés par ce dispositif, prolonger les aides publiques était considéré comme essentiel pour éviter un impact encore plus important pour les ménages et la consommation.

Le Sénat a autorisé il y a dix jours le gouvernement à augmenter le déficit public du pays cette année afin de pouvoir adopter un nouveau plan de soutien. La dette publique de l’Italie devrait atteindre près de 12% de son produit intérieur brut (PIB) cette année.

Chômage Espagne: baisse significative

Chômage Espagne: baisse significative

 

Le déconfinement sans doute trop brutal en Espagne a grandement favorisé la reprise de l’épidémie; par contre, il a permis une réactivation économique et une baisse du chômage assez significative. Notons cependant que le taux de chômage espagnol demeure un niveau exceptionnellement élevé.

Selon les hypothèses il pourrait se situer entre 15 et 20 % en 2020 seront en fonction de l’ampleur des reconfinements du deuxième semestre ; reconfinement de nouveau mis en place par exemple à Barcelone .  Le chômage en Espagne a en effet reflué en juillet pour la première fois depuis février à la faveur de la levée progressive des mesures de restrictions destinées à endiguer l’épidémie liée au nouveau coronavirus, montrent les données publiées mardi par le ministère du Travail.

Le nombre de chômeurs a reculé de 2,33% le mois dernier par rapport à juin, soit un repli de 89.846 personnes. Cette baisse est la plus importante pour un mois de juillet depuis 1997, a précisé le ministère.

L’Espagne compte néanmoins toujours 3,77 millions de personnes sans emploi. Sur un an, le nombre de chômeurs a augmenté en juillet de 761.601.

D’un mois sur l’autre, le chômage a reflué dans tous les secteurs à l’exception de l’agriculture qui a enregistré une hausse de 5,9% liée à la fin de la saison de récolte des fruits.

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