Archive pour le Tag 'chômage'

Social-Hausse du chômage mondial en 2024

Hausse du chômage mondial en 2024

Le taux de chômage mondial augmentera légèrement en 2024, selon l’Organisation internationale du travail (OIT) qui s’inquiète de la stagnation de la productivité, de l’aggravation des inégalités et de l’inflation qui ronge le revenu disponible.

Le taux de chômage mondial, de 5,3% en 2022, est revenu à 5,1% en 2023, mais en 2024 deux millions de travailleurs supplémentaires devraient chercher un emploi, ce qui le fera remonter à 5,2 %, estime l’OIT dans son rapport sur les tendances mondiales de l’emploi et des perspectives sociales pour 2024. L’agence de l’ONU a rappelé que la reprise économique dans la foulée de la pandémie de Covid-19 a ralenti, sur fond de tensions géopolitiques et d’inflation persistante entraînant des actions très volontaristes des banques centrales.

La croissance mondiale en 2023 a néanmoins été légèrement plus élevée que prévu et les marchés du travail ont fait preuve d’une résilience surprenante, tempère l’OIT. Mais les salaires réels ont diminué .

Hausse du chômage mondial en 2024

Hausse du chômage mondial en 2024

Le taux de chômage mondial augmentera légèrement en 2024, selon l’Organisation internationale du travail (OIT) qui s’inquiète de la stagnation de la productivité, de l’aggravation des inégalités et de l’inflation qui ronge le revenu disponible.

Le taux de chômage mondial, de 5,3% en 2022, est revenu à 5,1% en 2023, mais en 2024 deux millions de travailleurs supplémentaires devraient chercher un emploi, ce qui le fera remonter à 5,2 %, estime l’OIT dans son rapport sur les tendances mondiales de l’emploi et des perspectives sociales pour 2024. L’agence de l’ONU a rappelé que la reprise économique dans la foulée de la pandémie de Covid-19 a ralenti, sur fond de tensions géopolitiques et d’inflation persistante entraînant des actions très volontaristes des banques centrales.

La croissance mondiale en 2023 a néanmoins été légèrement plus élevée que prévu et les marchés du travail ont fait preuve d’une résilience surprenante, tempère l’OIT. Mais les salaires réels ont diminué .

Chômage Allemagne : en hausse

Chômage Allemagne : en hausse

Le chômage remonte en Allemagne et se rapproche désormais des 6%. Son taux atteignait, en effet, 5,9% en décembre, soit une hausse de 0,1 point par rapport au mois précédent (qui a été révisé à la baisse à 5,8%).

Cette hausse est notamment liée à l’intégration progressive d’immigrés, avec une proportion élevée de réfugiés ukrainiens arrivant sur le marché du travail. Plus d’un million de personnes supplémentaires en provenance d’Ukraine ont ainsi été enregistrées en Allemagne depuis le début de guerre d’agression de la Russie en février 2022. Leur statut particulier les autorise, contrairement aux réfugiés d’autres pays, à travailler immédiatement en Allemagne.

En outre, la progression du taux de chômage, si elle est régulière depuis le printemps 2022 où il avait atteint un point bas de 5%, demeure néanmoins mesurée, et ce, du fait d’une hausse concomitante de la population active. En moyenne, environ 45,9 millions de personnes travaillaient en Allemagne en 2023, soit le plus haut niveau connu depuis la Réunification allemande en 1990, a indiqué l’Office statistique Destatis. Ceci étant les perspectives de croissance ne sont pas réjouissantes puisque l’Allemagne est un des rares pays industriels à avoir connu la récession en 2023

2024:Hausse du chômage à la place du plein-emploi

2024:Hausse du chômage à la place du plein-emploi

Le gouvernement avaient promis le plein emploi et se réjouissait des bonnes statistiques dues en partie au financement de l’apprentissage. Malheureusement, cet optimisme est contredit par l’INSEE elle-même qui annonce la remontée à 7,6 % chômage en 2024. C’est la conséquence directe de l’affaiblissement de la croissance qui aura de la peine à atteindre 1 % en 2023 et qui va tutoyer la stagnation en 2024. Une situation économique qu’on retrouve dans nombre de pays au plan mondial. En cause surtout une crise de l’endettement qui menace nombre de pays notamment la Chine mais aussi un environnement géostratégique très instable. Sans parler de la politique monétaire dont on ne sait plus si elle a été utile au contraire néfaste au contrôle de l’inflation. Enfin la course du pouvoir d’achat derrière les prix et les consommations qui s’effritent

En 2022 par exemple, plus de 100.000 emplois ont été créés par trimestre en moyenne. Et au cours de l’année 2023, ce rythme s’est brutalement ralenti pour atteindre 26.000 créations au quatrième trimestre. S’agissant des deux premiers trimestres de 2024, seulement 23.000 emplois devraient être créés.

Cette hausse du chômage est également l’un des effets attendus de la réforme décriée des retraites. L’entrée en vigueur du recul de l’âge de la retraite de 62 ans à 64 ans depuis le premier septembre a fait bondir la population active. « Au quatrième trimestre 2023 et au premier semestre 2024, principalement sous l’effet de la réforme des retraites, la population active continuerait d’augmenter », souligne l’Insee dans sa note de conjoncture.

Indemnisation réduite du chômage des seniors

Indemnisation réduite du chômage des seniors


Le gouvernement avec des propositions un peu différente des différents ministres intéressés cherche surtout à faire en sorte que le chômage ne constitue pas en fin de carrière une sorte de pré retraite. Comme pour la réforme des retraites, l’objectif est de maintenir un peu plus longtemps les seniors au travail.

Le ministre du travail propose de réduire le temps d’indemnisation pour le chômage des seniors .La durée maximale d’indemnisation des chômeurs par l’assurance chômage est actuellement de 18 mois jusqu’à 52 ans, 22,5 mois pour les 53-54 ans et 27 mois pour les 55 ans et plus. La principale mesure de la réforme des retraites, mise en place en 2023, est le recul de deux ans de l’âge légal du départ à la retraite, à 64 ans.

Pour Olivier Dussopt, « la question n’est pas tant la durée (d’indemnisation) que de faire en sorte que nous n’ayons pas des systèmes » qui incitent à « sortir les seniors du marché de l’emploi ». Il a rappelé que le taux d’emploi des seniors était beaucoup plus bas en France que la moyenne européenne.

Un relèvement de deux ans des bornes d’âge devra « s’accompagner d’un effort de formation », a précisé le ministre du Travail. Il a par ailleurs défendu la rupture conventionnelle, un dispositif qui là encore ne doit pas être utilisé pour faire sortir plus tôt des seniors du marché du travail.

« La rupture conventionnelle est un outil de fluidité, il y en a 500.000 par an », a-t-il fait valoir. « Année après année, la part des ruptures conventionnelles dans les motifs de fin de CDI reste stable, de 11% à 12% », a-t-il argumenté.

Notons qu’au sein du gouvernement certain souhaitent une réforme profonde des ruptures conventionnelles en réduire sérieusement les conditions jugées trop favorables pour les salariés mais aussi pour les patrons.

Chômage des seniors : Moins d’indemnisation

Chômage des seniors : Moins d’indemnisation


Le gouvernement avec des propositions un peu différente des différents ministres intéressés cherche surtout à faire en sorte que le chômage ne constitue pas en fin de carrière une sorte de pré retraite. Comme pour la réforme des retraites, l’objectif est de maintenir un peu plus longtemps les seniors au travail.

Le ministre du travail propose de réduire le temps d’indemnisation pour le chômage des seniors .La durée maximale d’indemnisation des chômeurs par l’assurance chômage est actuellement de 18 mois jusqu’à 52 ans, 22,5 mois pour les 53-54 ans et 27 mois pour les 55 ans et plus. La principale mesure de la réforme des retraites, mise en place en 2023, est le recul de deux ans de l’âge légal du départ à la retraite, à 64 ans.

Pour Olivier Dussopt, « la question n’est pas tant la durée (d’indemnisation) que de faire en sorte que nous n’ayons pas des systèmes » qui incitent à « sortir les seniors du marché de l’emploi ». Il a rappelé que le taux d’emploi des seniors était beaucoup plus bas en France que la moyenne européenne.

Un relèvement de deux ans des bornes d’âge devra « s’accompagner d’un effort de formation », a précisé le ministre du Travail. Il a par ailleurs défendu la rupture conventionnelle, un dispositif qui là encore ne doit pas être utilisé pour faire sortir plus tôt des seniors du marché du travail.

« La rupture conventionnelle est un outil de fluidité, il y en a 500.000 par an », a-t-il fait valoir. « Année après année, la part des ruptures conventionnelles dans les motifs de fin de CDI reste stable, de 11% à 12% », a-t-il argumenté.

Notons qu’au sein du gouvernement certain souhaitent une réforme profonde des ruptures conventionnelles en réduire sérieusement les conditions jugées trop favorables pour les salariés mais aussi pour les patrons.

Évolution du Chômage : Hollande a menti (Cahuzac)

Évolution du Chômage : Hollande a menti (Cahuzac)

Jérôme Cahuzac, ancien député du Lot-et-Garonne et ministre du délégué au Budget sous François Hollande, a accusé lundi 27 novembre sur France Inter l’ancien président socialiste d’avoir menti aux Français sur la courbe du chômage. ( Franceinfo)

En Lot-et-Garonne, Jérôme Cahuzac fait sa première sortie publique depuis dix ans
« En 2013, Hollande annonce le retournement de la courbe du chômage, sachant parfaitement que c’était impossible. Aucune note de la direction de la prévision de la Banque de France, de la direction du Budget, de la direction du Trésor ne lui permettait d’annoncer cela. Bien au contraire même », a accusé l’ancien ministre. « Il l’annonce en 2013 en sachant que ce n’est pas vrai, en 2014 en sachant que ce n’est pas possible, et ce jusqu’à la fin de son mandat. En vain toujours, puisque c’est au début du mandat d’Emmanuel Macron que cette courbe du chômage s’est inversée. D’ailleurs, en partie grâce aux mesures que François Hollande a pu décider. Il savait que ça prendrait ce temps-là », a-t-il poursuivi.

« Quand il l’annonce des années avant, il ment », affirme-t-il. Selon Jérôme Cahuzac, François Hollande « a lui aussi une part de responsabilité à cet égard » dans la défiance des Français vis-à-vis des politiques. « J’ai ma part de responsabilité que j’assume. Il faudrait peut-être que les autres reconnaissent la leur et l’assument. On en est loin », dit-il.

L’élection de François Hollande par les Français en 2012, « s’est avéré un choix malencontreux et même douloureux à la fin », a-t-il estimé. « Un président sortant qui n’a même pas la possibilité de se représenter, cela en dit long sur la façon dont il a précisément exercé ce mandat », a-t-il chargé.

Toute le monde en prend pour son grade. Jérôme Cahuzac a également dénoncé l’attitude les dirigeants socialistes dans la vie politique d’aujourd’hui : « Ils ont signé un accord qui n’est qu’un accord de soumission à l’égard de La France insoumise et de son leader Jean-Luc Mélenchon. Un accord de soumission avec comme seule contrepartie le sauvetage de leurs sièges à eux », a-t-il critiqué. « Ils ont vendu toute la gouvernance, tout l’esprit de responsabilité, tout le bilan du Parti socialiste de ces 40 dernières années pour sauver dix, quinze ou 20 sièges des dirigeants », a-t-il souligné

Jérôme Cahuzac fait son grand retour dans les médias après avoir été condamné à de la prison ferme à cinq ans d’inéligibilité et à 300 000 euros d’amende pour fraude fiscale.

Chômage : Hollande a menti (Cahuzac)

Chômage : Hollande a menti (Cahuzac)

Jérôme Cahuzac, ancien député du Lot-et-Garonne et ministre du délégué au Budget sous François Hollande, a accusé lundi 27 novembre sur France Inter l’ancien président socialiste d’avoir menti aux Français sur la courbe du chômage. ( Franceinfo)

En Lot-et-Garonne, Jérôme Cahuzac fait sa première sortie publique depuis dix ans
« En 2013, Hollande annonce le retournement de la courbe du chômage, sachant parfaitement que c’était impossible. Aucune note de la direction de la prévision de la Banque de France, de la direction du Budget, de la direction du Trésor ne lui permettait d’annoncer cela. Bien au contraire même », a accusé l’ancien ministre. « Il l’annonce en 2013 en sachant que ce n’est pas vrai, en 2014 en sachant que ce n’est pas possible, et ce jusqu’à la fin de son mandat. En vain toujours, puisque c’est au début du mandat d’Emmanuel Macron que cette courbe du chômage s’est inversée. D’ailleurs, en partie grâce aux mesures que François Hollande a pu décider. Il savait que ça prendrait ce temps-là », a-t-il poursuivi.

« Quand il l’annonce des années avant, il ment », affirme-t-il. Selon Jérôme Cahuzac, François Hollande « a lui aussi une part de responsabilité à cet égard » dans la défiance des Français vis-à-vis des politiques. « J’ai ma part de responsabilité que j’assume. Il faudrait peut-être que les autres reconnaissent la leur et l’assument. On en est loin », dit-il.

L’élection de François Hollande par les Français en 2012, « s’est avéré un choix malencontreux et même douloureux à la fin », a-t-il estimé. « Un président sortant qui n’a même pas la possibilité de se représenter, cela en dit long sur la façon dont il a précisément exercé ce mandat », a-t-il chargé.

Toute le monde en prend pour son grade. Jérôme Cahuzac a également dénoncé l’attitude les dirigeants socialistes dans la vie politique d’aujourd’hui : « Ils ont signé un accord qui n’est qu’un accord de soumission à l’égard de La France insoumise et de son leader Jean-Luc Mélenchon. Un accord de soumission avec comme seule contrepartie le sauvetage de leurs sièges à eux », a-t-il critiqué. « Ils ont vendu toute la gouvernance, tout l’esprit de responsabilité, tout le bilan du Parti socialiste de ces 40 dernières années pour sauver dix, quinze ou 20 sièges des dirigeants », a-t-il souligné

Jérôme Cahuzac fait son grand retour dans les médias après avoir été condamné à de la prison ferme à cinq ans d’inéligibilité et à 300 000 euros d’amende pour fraude fiscale.

Assurance chômage : accord en vue

Assurance chômage : accord en vue

Après d’âpres négociations, les partenaires sociaux ont annoncé leur intention de signer le projet d’accord qui sera en vigueur à compter du 1er janvier 2024. La CFDT, premier syndicat de France, signera donc avec d’autres. Mais les représentants de la CGT et de la CFE-CGC ont indiqué pour leur part qu’ils n’envisageaient pas de signer.

Selon le texte, les demandeurs d’emploi qui s’inscrivent pour la première fois pourront être indemnisés au bout de cinq mois de travail au cours des derniers 24 mois, au lieu de six mois actuellement. Les modifications des conditions d’indemnisation des seniors consécutives à la réforme des retraites, que le gouvernement voulait voir figurer dans l’accord, ont finalement été renvoyées à une négociation sur l’emploi des seniors, en dépit de la volonté initiale des organisations patronales de les inclure.

Par ailleurs, les patrons, qui voulaient abaisser leurs cotisations d’assurance chômage de 4,05% à 3,95% de la masse salariale, ont finalement accepté une diminution deux fois moins importante, de 0,05%.

Le syndicat des cadres avait fait savoir que le maintien de la dégressivité des allocations pour les hauts revenus était pour lui une ligne rouge. Cette disposition « ne partira pas », a affirmé Jean-François Foucard.

La CGT, elle, avait averti d’emblée qu’elle n’accepterait aucune baisse de droits pour les chômeurs. « On n’a pas changé d’avis », a indiqué vendredi soir à l’AFP le négociateur du syndicat Denis Gravouil.

Chômage aussi en hausse en Allemagne

Chômage aussi en hausse en Allemagne


Finalement les banques centrales après avoir sérieusement refroidi l’économie à coups de hausse des taux successives qui évidemment se cumulent vont peut-être avoir la peau de l’inflation mais en même temps de la croissance et de l’emploi. En effet comme ailleurs le chômage repointe son nez en Allemagne. De très peu mais cela indique une inversion durable de la tendance. En cause particulièrement pour l’Allemagne la faiblesse de la demande surtout internationale et notamment de la Chine.

Selon l’Agence pour l’emploi allemande, le taux de chômage a atteint en octobre 5,8%, soit 0,1 point de plus qu’en septembre. Un effet négatif lié à l’essoufflement de l’économie allemande.

Au total, 3,44 millions de personnes étaient en sous-emploi en octobre, soit 191.000 personnes de plus qu’il y a un an, selon une définition plus large du chômage, qui inclut les personnes en incapacité ponctuelle ou bénéficiant de mesures pour l’emploi.

Le gouvernement allemand table sur un recul annuel du produit intérieur brut de 0,4%. D’après le FMI (Fonds monétaire international), l’Allemagne sera le seul pays du G7 en récession en 2023. Son PIB pourrait en effet reculer de 0,5% selon l’institution.

L’essoufflement de l’économie allemande est lié notamment à l’affaiblissement de son industrie, affectée par la hausse des prix de l’énergie, l’inflation, les taux directeurs de la BCE élevés et une baisse de la demande externe. Au mois de juillet, la production industrielle allemande a ainsi reculé de 0,8% sur un mois, selon l’office de statistique Destatis. Une tendance baissière en cours depuis plusieurs mois déjà.

À ces difficultés conjoncturelles s’ajoutent les problèmes structurels du pays, entre lourdeurs bureaucratiques freinant les investissements et vieillissement démographique. Selon l’institut de recherche économique IFO, l’Allemagne devrait connaître une crise démographique à partir de 2025, avec une population active en chute.

Les difficultés de l’Allemagne ont des répercussions au-delà de ses frontières. Et notamment en Autriche, où le PIB a diminué de 0,6% sur la période de juillet à septembre, par rapport au trimestre précédent, selon l’institut de référence Wifo dans une première estimation dévoilée lundi. Or, il s’était déjà contracté de -0,8% entre avril et juin. Il s’agit donc d’une récession au sens technique pour le pays alpin.

Chômage: Hausse avec inversion de tendance

Chômage: Hausse avec inversion de tendance

La hausse constatée au troisième trimestre en matière de chômage n’est pas seulement conjoncturelle elle est aussi structurelle. En effet l’économie enregistre aussi une inversion de tendance avec un net ralentissement de la croissance. Nombre de pays vont connaître la quasi stagnation y compris l’Europe. Les risques de tassement sont nombreux notamment géopolitiques et leurs conséquences en particulier sur le prix de l’énergie. Conclusion, le chômage doit repartir à la hausse et se poursuivre au moins toute l’année 2024 voire plus tard.

Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité (catégorie A de Pôle emploi) a augmenté de 0,6% au troisième trimestre en France. 17.400 personnes ont ainsi été inscrites en plus, pour un total de chômeurs restant encore au-dessus de la barre des 3 millions.

Sur un an, le chômage continue néanmoins à être orienté à la baisse au troisième trimestre, avec 120.000 demandeurs d’emploi en moins (-3,8%), par rapport à l’été 2022.

En incluant l’activité réduite (catégories B et C de Pôle emploi), le nombre de demandeurs d’emploi est en légère hausse de 0,2% – 8.800 inscrits en plus – et s’établit à 5,352 millions. Corse, tandis qu’il est stable en Ile-de-France.

Le ministère du Travail précise que « les entrées à Pôle Emploi augmentent » de 0,7%, avec « une forte diminution des licenciements et des premières entrées ». Il note en revanche une hausse des « fins de mission d’intérim », des « retours d’inactivité » et des « ruptures conventionnelles ». Enfin, « les sorties de Pôle emploi diminuent fortement », de 4,4% avec « une forte diminution des défauts d’actualisation et des arrêts de recherche » (à savoir notamment les radiations de Pôle Emploi et les sorties du marché du travail).

Le taux de chômage devrait repartir légèrement à la hausse à 7,3% de la population active en fin d’année contre 7,1% au premier trimestre de 2023. Pour la fin de l’année 2023 et pour 2024 on va donc assister à une inversion de tendance.

Chômage en hausse et croissance tassée (OFCE)

Chômage en hausse et croissance tassée (OFCE)

La multiplication des chocs Le contexte international économique et géopolitique impacte évidemment l’évolution de la croissance de l’économie française. . Dans ce contexte morose, l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) a révisé à la baisse ses prévisions de croissance du produit intérieur brut pour 2024, à 0,8% contre 1,2% au printemps dernier. S’agissant de 2023, l’institut a très légèrement révisé à la hausse à 0,9%, contre 0,8% en avril. Le taux de chômage en France pourrait grimper de 7,2% à 7,9% en 2024.

Après plusieurs années de baisses consécutives, les économistes s’attendent ainsi à un retournement en 2024. Au total, près de 53.000 postes pourraient être détruits l’année prochaine contre 140.000 créations en 2023, et plus de 500.000 en 2022 dans le sillage du rebond post-Covid.

Depuis 2019, « plus de 1 million d’emplois ont été créés. Sur ce total, 70% des créations sont liées à des phénomènes exceptionnels, comme l’apprentissage (250.000 emplois), les faibles défaillances (280.000 emplois) ou encore la durée du travail », a résumé Mathieu Plane.

La fermeture du robinet des aides (chômage partiel, PGE, fonds de solidarité) et la moindre prise en charge des embauches d’apprentis devraient réduire le nombre de créations d’emplois.

L’inflation galopante et persistante depuis 2022 a poussé les banques centrales à durcir leur politique monétaire. Depuis plus d’un an, la Banque centrale européenne (BCE) a serré la vis en annonçant une série de hausses inédites, depuis la création de la zone monétaire en 1999. Les effets de cette stratégie vont clairement se faire ressentir en 2024, d’après les modèles statistiques de l’OFCE.

« La remontée des taux produit un choc majeur sur l’économie française », a appuyé Mathieu Plane. Compte tenu des effets de diffusion de l’ordre « de 12 à 18 mois » sur l’économie, l’année 2024 serait marquée par des effets en cascade sur le marché de l’immobilier ou encore l’investissement des entreprises.

« On s’attend à une contraction de l’investissement des ménages dans l’immobilier et un repli de l’investissement des entreprises », a-t-il ajouté.

La montée en flèche des prix à la consommation depuis 2022 a sérieusement réduit le pouvoir d’achat des ménages. Confrontés à des prix de l’énergie et de l’alimentaire élevés, les plus modestes doivent se serrer la ceinture. Après un recul en 2023, le pouvoir d’achat par unité de consommation, qui prend en compte la composition des ménages, retrouverait des couleurs.

« Il devrait augmenter en 2023 en raison de la hausse de l’emploi. La contribution de la masse salariale est favorable au pouvoir d’achat », a indiqué Mathieu Plane.

Pour 2024, la hausse des salaires réels, c’est-à-dire en prenant en compte l’inflation, devrait compenser les pertes d’emplois. Malgré cette bonne nouvelle, le moral des ménages reste terne. En moyenne, le taux d’épargne devrait demeurer à un niveau élevé, de l’ordre de 18% à la fin de l’année 2024, contre 15% avant la pandémie. Le manque de perspectives favorables pèse sur la confiance des Français.

Assurance chômage: patronat et syndicats réformistes contre la ponction financière de l’Unedic

Assurance chômage: patronat et syndicats réformistes contre la ponction financière de l’Unedic

C’est évidemment un véritable scandale que ce prélèvement de 4 milliards envisagé par le gouvernement sur les excédents de l’Unedic. Une organisation qui a pour objet social de venir en aide aux salariés en difficulté qui perdent leur emploi. D’une certaine manière, c’est une redistribution à l’envers. Le gouvernement veut en effet prélever sur les excédents de l’Unédic deux milliards d’euros dès 2023 par arrêté, puis deux milliards à nouveau en 2024 à travers le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

Syndicat et patronat ont ensemble condamné cette espèce de détournement de fonds. «Tant sur le fond que sur la méthode, ce projet de ponction des recettes de l’assurance chômage, alors même que la négociation est en cours, est inacceptable», ont dénoncé les partenaires sociaux dans cette déclaration commune. Le texte a été lu par le négociateur CFDT Olivier Guivarch à l’issue d’une séance de négociations sur de nouvelles règles d’assurance chômage.

Théoriquement ce prélèvement est destiné à financer « travail », cette nouvelle cathédrale qui doit regrouper les organismes autour de. Avec sans doute la même inefficacité.

La conséquence pour l’Unedic c’est que cet organisme sera condamné à emprunter à court terme sur les marchés pour honorer ses échéances de remboursement, ce qui lui coûtera 800 millions sur quatre ans. ».

Seule la CGT ne s’est pas associée à cette déclaration commune.

Chômage : en légère hausse à 7,2%

Chômage : en légère hausse à à 7,2%

Au deuxième trimestre, le taux de chômage a légèrement progressé, de 0,1 point par rapport au trimestre précédent, a annoncé ce vendredi matin l’Insee. Il est désormais estimé à 7,2%.

Dans le détail, 20.000 personnes supplémentaires sont comptabilisées parmi les chômeurs, selon l’Insee, portant le total légèrement au-dessus de 2,2 millions de personnes. Le taux reste «quasi stable» dans l’ensemble des classes d’âge, progressant de 0,1 point chez les jeunes comme chez les 25-49 ans, alors qu’il continue de baisser, à 5,1%, chez les plus âgés. Le chômage des moins de 25 ans reste toutefois à son plus bas niveau depuis les années 1990. Le taux augmente légèrement chez les femmes, à 7,1%, alors qu’il baisse chez les hommes, à 7,2%.

Chômage UE: Au plus bas

Chômage UE: Au plus bas

Le taux de chômage s’affiche en juin en repli de 0,3 point par rapport au même mois de 2022. Pour l’ensemble de l’Union européenne, il s’est élevé à 5,9% en juin, stable par rapport à avril (chiffre révisé) et à mai. Le chômage a nettement baissé en Europe depuis mi-2021 grâce à la forte reprise économique post-Covid, qui a succédé à une récession historique.

Quelque 12,8 millions d’hommes et de femmes étaient au chômage en juin au sein des vingt-sept Etats membres de l’UE, dont 10,81 millions parmi les vingt pays partageant la monnaie unique. Dans le détail, le taux de chômage a atteint 7,1% en France, inchangé par rapport à mai. Il s’est établi à 3% en Allemagne, au même niveau que les mois précédents, et à 7,4% en Italie. Les taux les plus faibles de l’UE ont été enregistrés en République tchèque (2,7%), à Malte (2,6%) et en Pologne (2,7%). Les plus élevés ont été relevés en Espagne (11,7%, contre 12,1% en avril et 11,9% en mai) et en Grèce (11,1%).

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