Archive pour le Tag 'chômage'

Cadres : réduction des indemnités chômage

Cadres : réduction des indemnités chômage

L’exécutif s’intéresse aux allocations chômage des cadres pour trouver des économies car, pour lui, ces derniers ont moins de difficultés à retrouver un emploi en cas de licenciement. Le taux de chômage des cadres est en effet de 4% environ, alors qu’il est de 9% sur l’ensemble de la population française. La piste d’une dégressivité des allocations avait été soutenue en septembre par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et le premier ministre, Édouard Philippe, avant d’être laissée à la discussion des partenaires sociaux, lesquels n’ont pas souhaité l’introduire dans leur projet d’accord. Les contributions à l’assurance chômage sont actuellement appliquées aux salaires bruts dans la limite de quatre plafonds de la sécurité sociale (PSS), ce qui limite les indemnités mensuelles pouvant être versées à 7700 euros environ, expliquent Les Échos.

Selon l’Unedic, abaisser le plafond à trois PSS permettrait d’économiser 137 millions d’euros par an, et à 2,5 PSS, 285 millions d’euros. Mais il faudrait pour ce dernier cas accepter des allocations maximums de 4.800 euros par mois. La CFDT et la CFE-CGC, notamment, sont fortement hostiles à cette option maintes fois suggérée dans le passé. Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, avait estimé pour sa part en septembre que la dégressivité pouvait être une piste mais qu’elle ne devait pas être «l’alpha et l’oméga» de la réforme.

Négociations chômage : un échec grave pour le paritarisme

Négociations chômage : un échec grave pour le paritarisme

 

L’échec des négociations sur l’assurance chômage est grave mais il porte surtout atteinte à l’avenir du paritarisme et au rôle des instances intermédiaires dans le pays. Cette rupture des négociations est d’autant plus curieuse que les partenaires sociaux ne cessent de se plaindre depuis le début du mandat de Macron d’être mis à l’écart des grandes orientations sociales et économiques. Or en mettant un terme aux discussions sur l’avenir de l’Unedic, les partenaires sociaux renvoient la balle au gouvernement et d’une certaine manière conforte l’étatisme que souhaite précisément le président de la république. Pour pas parler clair,  les partenaires sociaux ont fait preuve d’une grande irresponsabilité et leur rôle déjà affaibli par leur manque d’efficacité pourrait être encore davantage contesté. Pour parvenir à un accord il faut évidemment rechercher des compromis gagnant gagnant, ce qui suppose une capacité à intégrer la problématique de l’autre interlocuteur. Malheureusement en France le débat ce caractérise surtout par une opposition stérile et inefficace entre patrons d’un côté, syndicats de l’autre. Des patrons beaucoup trop marqués par une idéologie réactionnaire et des syndicats encore imprégnés d’une illusoire culture révolutionnaire. Certes les syndicats réformistes sont aujourd’hui majoritaires en France avec notamment la CFDT devenue le premier syndicat mais ces syndicats réformistes ont bien du mal à faire entendre leur voix face aux syndicats gauchistes. “Nous faisons le constat aujourd’hui que nous ne pouvons trouver de points de convergence”, a déclaré le négociateur du Medef, Hubert Mongon, à l’issue de la rencontre. Selon lui, ce sont les organisations syndicales qui “ont fait part de leur volonté de mettre fin à ces discussions”, malgré les propositions du patronat, résolument opposé à la mise en place d’un système de bonus-malus. Il avait fait une ultime proposition pour éviter un tel dispositif selon lui “mortifère pour l’emploi”, consistant à moduler les cotisations patronales en fonction du recours aux contrats de travail de courte durée. Les syndicats avaient fait du bonus-malus, une condition sine qua non de leur participation aux négociations. Selon des calculs de FO, le volet malus n’aurait concerné que 18% des entreprises, principalement de grande taille, dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration et de l’hébergement médico-social. Eric Courpotin a regretté que “l’intérêt supérieur de certaines entreprises qui abusent des contrats courts (ait) été plus fort que l’intérêt des plus précaires”. “Clairement, on ne partage pas la vision qu’ils peuvent avoir de la nécessité de faire des économies”, a pour sa part dit Marylise Léon, de la CFDT. Patronat et syndicat s’inquiètent cependant des conséquences de cet échec, qui ouvre toute grande la voie au gouvernement pour reprendre les rênes de l’assurance chômage. “On acte la fin d’une époque”, dit-on à la CFE-CGC. “Le paritarisme (…) prend un coup important”, a renchéri Patrick Liebus, de l’U2P (syndicat des artisans).

Une Baisse du chômage toute relative

Une Baisse du chômage toute relative

Les chiffres officiels font apparaître une baisse du nombre de chômeurs de l’ordre de 40 000 pour le dernier trimestre mais parallèlement ce qu’on appelle le halo du chômage ( les chômeurs non comptabilisés) auraient vu leur nombre progresser de plus de 30 000. Autant dire que la baisse du chômage pourrait être liée à des problèmes méthodologiques. On voit d’ailleurs mal comment le chômage pourrait diminuer de manière significative avec une croissance aussi faible ou alors cela relèverait du miracle. En effet la croissance a été limitée à 0,3 % au quatrième trimestre (comme au troisième) et sur l’année le PIB a progressé de seulement 1,5 %.À noter également l’augmentation des contrats à temps partiel. Si le chômage a diminué au cours des dernières années, le halo autour du chômage semble prendre de l’ampleur. Cette notion prend en compte les personnes qui ne sont pas disponibles dans les 15 jours pour occuper un emploi (comme les personnes en formation ou qui ont des problèmes de santé), ou n’ont pas entrepris de démarche active de recherche d’emploi au cours des quatre dernières semaines.D’après les derniers chiffres établis par les économistes de l’Insee, elles seraient 1,5 million. « Leur nombre augmente de 32.000 entre les troisième et quatrième trimestres 2018 et rejoint quasiment son niveau de fin 2017 (+ 5.000 sur un an) », précise l’Insee. « Cette tendance à la hausse du halo vient minimiser la baisse du taux de chômage », souligne Mme Baudchon de l’INSEE Autre point notable, « le fort rebond du nombre de personnes en temps partiel subi, qui fait suite à une forte baisse du trimestre précédent ». D’après l’enquête menée par l’institut, 5,8% des personnes en emploi seraient en situation de sous-emploi fin 2018. « Cette part augmente de 0,2 point sur le trimestre, après avoir diminué de 0,2 point au trimestre précédent. ». Pourtant officiellement le chômage aurait reculé en France au quatrième trimestre 2018, avec 42.000 personnes en moins (-1,1%) inscrites à Pôle emploi,  Selon des chiffres publiés vendredi, d’octobre à décembre, Pôle emploi a recensé en moyenne 3,676 millions de personnes en France entière inscrites en catégorie A (sans activité), son plus bas niveau depuis la mi-2014. Cette baisse succède à deux trimestres de légère progression (+0,2% au 2e et +0,4% au 3e).

Chômage mondial en baisse mais précarité et pauvreté en hausse

Chômage mondial en baisse  mais précarité et pauvreté en hausse

Les gouvernements ont trouvé la martingale pour faire baisser le chômage, installer la précarité qui met les salariés en concurrence et exerce une pression à la baisse sur les conditions sociales. Du coup le nombre de ménages en difficultés financières progressent, la pauvreté aussi. Globalement, on constate dans le monde une baisse du chômage au cours des 10 dernières années (autour de 5 %). Ceci étant,  cette réduction a surtout été permise par le développement de statuts beaucoup plus précaires que précédemment. On observe en effet des emplois de moins en moins rémunérés et non garantis dans la durée et pour la majorité d’entre eux, sans protection sociale. Le consumérisme d’une part et la course à la compétitivité ont comprimé les conditions sociales de ces dernières années. Pour résumer l’économie repose sur le principe du toujours plus mais toujours moins cher sans trop se préoccuper des conditions sociales ou encore environnementales. Ce sont les contradictions du productivisme et du consumérisme. Il faudrait ajouter à cela la recherche permanente de profit financier et la financiarisation de l’économie qui exerce une pression de plus en plus forte sur la production et les salariés. D’une certaine façon, c’est le mode de production internationalisée et le mode de consommation qui sont en cause non seulement parce qu’il dégrade les conditions sociales mais aussi parce qu’il porte atteinte à l’environnement. D’après l’organisation internationale du travail,  la majorité des 3,3 milliards de personnes qui occupaient un emploi en 2018 déplorent l’absence de sécurité économique, de bien-être matériel et d’égalité des chances. En outre 700 millions de personnes vivent dans une situation d’extrême pauvreté ou de pauvreté modérée, bien qu’elles aient un emploi. Ceci concerne essentiellement les pays en voie de développement mais aussi de plus en plus des pays développés ou la réduction du chômage a été compensée par le développement d’emplois précaires mal rémunérés comme en Grande-Bretagne ou en Allemagne par exemple.

 

Moins de chômage mais des emplois plus précaires dans le monde

Moins de chômage mais des emplois plus précaires dans le monde

Globalement, on constate dans le monde une baisse du chômage au cours des 10 dernières années (autour de 5 %). Ceci étant,  cette réduction a surtout été permise par le développement de statuts beaucoup plus précaires que précédemment. On observe en effet des emplois de moins en moins rémunérés et non garantis dans la durée et pour la majorité d’entre eux, sans protection sociale. Le consumérisme d’une part et la course à la compétitivité ont comprimé les conditions sociales de ces dernières années. Pour résumer l’économie repose sur le principe du toujours plus mais toujours moins cher sans trop se préoccuper des conditions sociales ou encore environnementales. Ce sont les contradictions du productivisme et du consumérisme. Il faudrait ajouter à cela la recherche permanente de profit financier et la financiarisation de l’économie qui exerce une pression de plus en plus forte sur la production et les salariés. D’une certaine façon, c’est le mode de production internationalisée et le mode de consommation qui sont en cause non seulement parce qu’il dégrade les conditions sociales mais aussi parce qu’il porte atteinte à l’environnement. D’après l’organisation internationale du travail,  la majorité des 3,3 milliards de personnes qui occupaient un emploi en 2018 déplorent l’absence de sécurité économique, de bien-être matériel et d’égalité des chances. En outre 700 millions de personnes vivent dans une situation d’extrême pauvreté ou de pauvreté modérée, bien qu’elles aient un emploi. Ceci concerne essentiellement les pays en voie de développement mais aussi de plus en plus des pays développés ou la réduction du chômage a été compensée par le développement d’emplois précaires mal rémunérés comme en Grande-Bretagne ou en Allemagne par exemple

 

Chômage : un recul curieux !

Chômage : un recul curieux !

 

En gros, le chômage aurait diminué d’environ  de 1 % au cours du dernier trimestre. Une évolution curieuse dans la mesure où la croissance s’est nettement (0,2 % pour l’augmentation du PIB au lieu de 04 % attendus). D’une certaine manière, ce recul du chômage relève du miracle. De toute manière les chiffres sont insignifiants car il faut rapporter cette diminution du nombre de chômeurs de 30 000 (catégorie A) à près de 3,5 millions de chômeurs. Il faut aussi noter que les conditions de radiation des chômeurs ont été renforcées et il se pourrait que l’évolution officielle découle en fait des nouvelles prescriptions pour l’inscription des chômeurs. De toute manière, compte tenu de la baisse tendancielle de la croissance tous les experts s’attendent à une dégradation de la situation du chômage au moins pour les six mois de 2019. En cause, le net ralentissement international en Chine mais aussi en Europe. L’Allemagne par exemple à diviser par deux sa perspective de croissance en 2019 avec désormais seulement un objectif de plus 1 % du PIB. Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité aurait donc  reculé en France métropolitaine au quatrième trimestre et sur l’ensemble de 2018, mais, en présence de signaux contradictoires, les spécialistes du dossier ne se risquent pas à prédire une baisse durable du nombre de chômeurs. De fait, les déclarations d’embauches de plus d’un mois hors intérim dans le secteur privé ont nettement reculé en décembre – de 3,8% par rapport à décembre 2017, selon l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss). Elles avaient déjà baissé de 0,7% en novembre.

Les prochains chantiers : retraite, chômage, fonction publique (Macron)

Les prochains chantiers : retraite, chômage, fonction publique (Macron)

 

 

 

Implicitement Macron a reconnu que les réformes déjà menées n’avaient pas donné encore les résultats escomptés. C’est pourquoi Macron demande encore de la patience au pays pour mesurer l’efficacité de sa politique. Ce qui ne l’empêche pas d’annoncer la couleur quant à la suite des futures réformes “. “Le gouvernement dans les prochains mois devra poursuivre ce travail pour changer en profondeur les règles de l’indemnisation du chômage afin d’inciter davantage à reprendre le travail, l’organisation du secteur public pour le rendre plus efficace, et notre système de retraites pour le rendre plus juste”. On voit mal comment Macron pourrait aborder sereinement, c’est-à-dire avec le soutien politique nécessaire, des chantiers aussi importants que celui de la réforme des retraites, du secteur public et de l’indemnisation du chômage. La plus grande difficulté viendra sans doute de la réforme des retraites qui vise non seulement à unifier les régimes mais peut-être surtout à diminuer l’effort financier. En clair,  à faire baisser le montant des retraites. Or cette question constitue un point de cristallisation dans l’opinion puisque le processus est déjà largement engagé. En effet en limitant l’augmentation des retraites à 0,3 % chaque année, le pouvoir d’achat des retraités perd donc 1,7 % par an. En gros la réforme risque surtout de se réduire à cette désindexation déjà engagée. Sur ce point il y a fort à parier que n va rencontrer de très fortes oppositions d’autant plus que pour le moment il ne bénéficie du soutien d’aucun syndicat. Sur l’indemnisation du chômage les difficultés pourraient être moindres. Concernant le secteur public, l’enjeu est immense et la tâche particulièrement complexe cela d’autant plus que la plupart des grands responsables du gouvernement sont pour eux-mêmes le produit de cette oligarchie administrative.

Le chômage, « angle mort des gilets jaunes » !!!

Le chômage, « angle mort des gilets jaunes » !!!

Un curieux titre du journal la Tribune plutôt à gauche. Mais une gauche assez orthodoxe qui s’est toujours montrée relativement sceptique vis-à-vis du mouvement des idées jaunes. Un titre qui laisse supposer que les gilets jaunes ont ignoré la question du chômage. C’est vraiment ne rien connaître de la sociologie des gilets jaunes justement dont la principale revendication consiste à demander un réaménagement du territoire. Ce n’est pas un hasard si pour l’essentiel les gilets jaunes appartiennent aux zones périphériques et notamment rurales. Des zones rurales qui deviennent de véritables déserts économiques, ou les services publics disparaissent comme les services privés et les commerces. Ce que veulent les idées jaunes c’est vivre et travailler au pays dans des conditions décentes et non être contraints de rejoindre les grandes métropoles.  De toute évidence l’intelligentsia de gauche n’aime guère ces couches moyennes et populaires qu’elle taxe de populiste. visiblement cette gauche là n’a encore rien compris à la problématique économique. En effet la consommation des ménages représente les deux tiers du produit intérieur brut. Or ce sont les mesures fiscales qui ont tué le pouvoir d’achat en début d’année et en même temps qui ont fait chuter la croissance. Pour justifier son raisonnement la Tribune développe un long passage sur le chômage de longue durée qui n’a pas grand-chose à voir avec son titre. De tels raisonnements et de tels rapports aux plus défavorisés ont pourtant été à l’origine de l’écroulement du parti socialiste dont culturellement et politiquement la Tribune est proche. Il est clair que le mouvement des gilets jaunes se tasse, il est tout évident  que ce mouvement est traversé par des contradictions, sans doute pourquoi les nantis y compris de gauche se rebiffent et règlent  leur compte à ce qu’il considère comme une populace. Dommage car la Tribune apporte des éléments d’analyse intéressant quand elle évite le piège de la politique. On pourrait en dire autant des Echos qui lui tombe de temps en temps de dans le marais droitier et financier. On n’attend pas des journaux économiques qu’ils étalent leurs convictions politiques mais qu’ils s’en tiennent aux faits et aux chiffres et à l’analyse purement économique.

Etat, assurance chômage et retraites, chômage, Etat : pédale douce pour les prochaines réformes.

Etat, assurance chômage et retraites, chômage, Etat : pédale douce pour les prochaines réformes.

Il est clair que le gouvernement risque de mettre la pédale douce pour les prochaines réformes concernant la réforme de l’État, l’indemnisation du chômage et surtout la réforme des retraites. Cela pour plusieurs raisons. Il y a d’abord l’environnement social notamment caractérisé par la colère des gilets jaunes. Le moins que l’on puisse  dire c’est que l’environnement social n’est guère favorable à la mise en œuvre de réformes qui mettraient en cause la protection des salariés. Certes le mouvement des gilets jaunes  risque de se tasser sérieusement dans les jours et semaines à venir. Un phénomène d’usure bien connue dans les conflits sociaux sans parler de la trêve des confiseurs. Mais cette mise entre parenthèses des gilets jaunes pourrait représenter plus tard un risque de réveil à l’occasion de la première réforme sociale qui viendra sur le tapis. Cette fois d’ailleurs le mécontentement pourrait ne pas être seulement exprimé par les gilets  jaunes mais aussi par les syndicats. La seconde raison qui milite en faveur d’une grande prudence vis-à-vis des réformes : réside dans le fait que les réformes déjà réalisées n’ont pas permis d’obtenir de résultats miraculeux ni sur le plan économique, ni sur le plan social. La réforme dite du travail n’a pas apporté grand chose d’autant qu’elle a été largement amputée de sa disposition centrale visait à décentraliser la négociation. La réforme de la formation permanente quant à elle ne modifie qu’à la marge les anciennes dispositions. Pour parler clair on a été incapable de mettre le paquet sur la formation des chômeurs et les organisations de formation continue se gaver  des 35 milliards annuels de collecte. Politiquement le gouvernement ne peut plus tenir le rythme et devra en rabattre sur le contenu. Actuellement En position de faiblesse, le gouvernement aura des difficultés  à opérer une réforme de l’État qu’il n’a même pas réussi à engager alors que les conditions étaient favorables. L’obstacle le plus important pour le gouvernement sera constitué par la réforme des retraites dont on dit vouloir modifier les modalités et qui viserait  à passer à passer d’un système en annuités avec des prestations déterminées à un système à points ; le slogan du gouvernement c’est qu’un euro de retraite versée aurait la même valeur les salariés. Une remise en cause donc des régimes sociaux mais aussi un vaste programme de toutes les retraites avec une incitation payer des retraites complémentaires via les assurances privées.

L’emploi salarié en hausse de 0,1% : insuffisant pour le chômage

L’emploi salarié en hausse de 0,1% : insuffisant pour le chômage

Un emploi salarié qui progresse à peine et insuffisant pour faire baisser le chômage en raison de la démographie. L’emploi salarié en France, départements d’Outre-mer inclus, a continué de progresser modérément au troisième trimestre, affichant une hausse de 0,1% comme au trimestre précédent, selon les données publiées mardi par l’Insee. Sur la période juillet-septembre, l’économie française a créé 15.000 emplois nets, dont 22.400 dans le privé (+0,1%) et en a parallèlement détruit 7.400 (-0,1%) dans la fonction publique. Si l’économie française se retrouve ainsi en situation de créations nettes d’emploi pour le quatorzième trimestre consécutif, le nombre d’emplois créés sur un trimestre connaît un nouveau ralentissement, après les 15.900 emplois nets créés au deuxième trimestre (contre 12.500 annoncé en première estimation). Même si la croissance a repris un peu d’élan cet été après son trou d’air du premier semestre, les créations d’emploi continuent donc de marquer le pas. Elles ont touché au troisième trimestre un plus bas depuis l’été 2011. Par rapport à sa première estimation « flash » publiée le 13 novembre et portant sur le seul secteur privé, l’Insee a par ailleurs revu en baisse de 7.800 le nombre de créations d’emploi au troisième trimestre, qui avait initialement été annoncé en hausse de 0,2%, avec 30.200 emplois créés.

Chômage 3 ème trimestre : échec pour Macron

Chômage 3 ème trimestre : échec pour Macron  

Sur le principal enjeu que constitue le chômage, Macron a échoué d’après les résultats du troisième trimestre. . En effet le niveau du chômage stagne. Le nombre de chômeurs s’est maintenu au troisième trimestre. Le taux de chômage en France s’établit à 9,1% de la population active et à 8,8% sur la seule France métropolitaine selon les derniers chiffres de l’Insee, calculés selon les normes du Bureau international du travail (BIT). Invité de France info ce matin, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, rappelle que si le chômage est stable sur le dernier trimestre, «il baisse sur un an». Le taux de chômage enregistre en effet un léger reflux de 0,5 point en France métropolitaine et un recul de même ampleur pour la France entière. Le nombre de chômeurs s’élève à 2,6 millions en France métropolitaine au troisième trimestre, soit 22.000 personnes de plus qu’au trimestre précédent, et à 2,728 millions sur la France entière. Par rapport à sa première estimation diffusée en août, l’Insee a revu en hausse de 0,1 point le taux de chômage du deuxième trimestre en France métropolitaine, à 8,8% contre 8,7% annoncé précédemment.

 

Assurance chômage : le Medef veut l’éclatement de l’ASSEDIC

Assurance chômage : le Medef veut l’éclatement de l’ASSEDIC

 

 

La proposition du Medef vise à faire éclater l’ASSEDIC en deux parties. Une partie assurant les droits de base gérée par l’État est financé par l’impôt notamment la CSG (qui représente maintenant 28 % des ressources de l’Unedic). Une autre partie étant gérée de façon paritaire par les partenaires sociaux. Le financement étant assuré par les cotisations des entreprises et des salariés. Un système qui permettrait sans doute de tailler sérieusement dans les dépenses puisque progressivement sans doute nombre de bénéficiaires qui ne sont pas salariés ou  qui ne le sont plus depuis longtemps serait sans doute exclu du système paritaire. Pour faire simple il y aurait à terme une sorte de revenu universel pour les chômeurs financés par l’État et un complément assuré par le système paritaire. On gérerait ainsi de manière séparée la dimension de solidarité et la dimension d’assurance. Pour la CFDT, un régime à deux vitesses, ne “fonctionne pas si on a l’idée d’avoir un système transparent, cohérent pour les demandeurs d’emplois”. “Si les règles sont définies de part et d’autre de façon non concertée, ce sont inévitablement les demandeurs d’emplois qui pâtiraient de cette absence de coordination”, a déclaré la négociatrice pour la CFDT, Marylise Léon, à l’issue de la négociation vendredi. Pour Force ouvrière, “la solution est qu’on continue à gérer le système même s’il y a de la CSG, plutôt que d’aller torturer les chiffres et essayer de trouver un système alambiqué qui, à terme, risque de faire baisser les droits des demandeurs d’emploi». Pour la CGT, “c’est un calcul sur les dépenses” et “ça ne résout en rien les questions qu’attendent les demandeurs d’emploi”.

 

Hausse du chômage : l’échec de Macron

Hausse du chômage : l’échec de Macron

Le chômage a de nouveau progressé au troisième trimestre et signe l’échec de la politique économique de Macron.  Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) a progressé de 0,5% le trimestre dernier pour s’établir à 3,457 millions, soit 16.300 personnes supplémentaires par rapport à fin juin. Sur un an, il s’inscrit en revanche en baisse de 1,2%. Sur un an, le nombre total des inscrits dans les catégories A, B et C augmente de 0,6%.Un terrible échec qui va enfoncer un peu plus la popularité déjà très dégradée de Macron.   En fait, la politique fiscale de Macron a tué la croissance. Tous les instituts de prévision prévoient que la France aura du mal à dépasser 1,5 % de croissance en 2018 alors que ces mêmes instituts prévoyaient 2,3% d’augmentation du PIB et que le gouvernement avait retenu 2 %. On pourrait certes attribuer le tassement de la croissance au ralentissement de la dynamique internationale toutefois la prévision française est inférieure à la moyenne de la zone euro qui se situera autour de 2 %. Le différentiel est important dans la mesure où la perspective d’activité de la France ne rend plus possible ni la réduction du chômage,  ni les équilibres financiers. Et la situation risque d’être encore plus mauvaise en 2019. L’Institut Rexecode proche du patronat n’envisage plus qu’une progression de 1,3 % du PIB (voir l’article sur cette projection).  l’OFCE de son coté  fournit des éléments d’explication sur ce recul de la croissance française « La reprise est heurtée par un certain nombre de phénomènes «a rappelé l’économiste Mathieu Plane. À l’échelle de la France, plusieurs facteurs peuvent expliquer le trou d’air de la croissance entre janvier et juin. Parmi les freins évoqués par l’OFCE, figurent un calendrier fiscal défavorable et une consommation des ménages en berne. « Environ deux tiers de cet écart de croissance (entre la France et celui de la zone euro hors France) s’expliquent par la mauvaise performance de la consommation des ménages, conséquence directe du choc fiscal de début d’année, » a expliqué Mathieu Plane. La mise en œuvre des mesures fiscales a clairement pesé sur le pouvoir d’achat des ménages et in fine sur la consommation, traditionnel moteur de la croissance française. L’augmentation de la fiscalité directe avec la hausse de la CSG « non compensée intégralement par la baisse des cotisations salariés » et la hausse de la fiscalité indirecte sur le tabac et les carburants ont également pesé sur le portefeuille des ménages. « À eux seuls, ces deux facteurs ont pesé à hauteur de -0,8 point sur le revenu brut disponible des ménages au premier trimestre. » « Le phénomène du calendrier fiscal devrait se reproduire en 2019 et 2020″ souligne Mathieu Plane, « avec une hausse programmée de la fiscalité indirecte chaque début d’année et une montée en charge de la réforme de la taxe d’habitation sur le quinquennat avec des effets attendus en fin d’année. » Outre le calendrier fiscal, la grève dans les transports a également pesé sur la consommation des Français. « La consommation de transport des ménages a ainsi baissé de 2,7 % au deuxième trimestre 2018, ce qui est la plus forte baisse depuis la fin 1995, contribuant à hauteur de – 0,1 point à la consommation totale. »  Les températures plus élevées du printemps ont également entraîné une baisse de la consommation d’énergie. Normalement on espère un rebond de la consommation du fait de l’amélioration du pouvoir d’achat : autour de 2 %. Le problème c’est que parallèlement l’inflation elle aussi reprend de sa vigueur et ce situe sur une tendance annuelle de 2,3 %. Autant dire que cette inflation va plaît plus qu’annuler la hausse du pouvoir d’achat. Pour conclure, le manque d’équilibre entre les orientations économiques et les mesures sociales ont clairement pesé sur le pouvoir d’achat, la consommation des ménages et la croissance. En clair, Macon a tué la croissance en 2018.

 

 

Chômage : en hausse signe l’échec de Macron

Chômage : en hausse signe l’échec de Macron

Le chômage a de nouveau progressé au troisième trimestre et signe l’échec de la politique économique de Macron., Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) a progressé de 0,5% le trimestre dernier pour s’établir à 3,457 millions, soit 16.300 personnes supplémentaires par rapport à fin juin. Sur un an, il s’inscrit en revanche en baisse de 1,2%. Sur un an, le nombre total des inscrits dans les catégories A, B et C augmente de 0,6%.Un terrible échec qui va enfoncer un peu plus la popularité déjà très dégradée de Macron.   En fait, la politique fiscale de Macron a tué la croissance. Tous les instituts de prévision prévoient que la France aura du mal à dépasser 1,5 % de croissance en 2018 alors que ces mêmes instituts prévoyaient 2,3% d’augmentation du PIB et que le gouvernement avait retenu 2 %. On pourrait certes attribuer le tassement de la croissance au ralentissement de la dynamique internationale toutefois la prévision française est inférieure à la moyenne de la zone euro qui se situera autour de 2 %. Le différentiel est important dans la mesure où la perspective d’activité de la France ne rend plus possible ni la réduction du chômage,  ni les équilibres financiers. Et la situation risque d’être encore plus mauvaise en 2019. L’Institut Rexecode proche du patronat n’envisage plus qu’une progression de 1,3 % du PIB (voir l’article sur cette projection).  l’OFCE de son coté  fournit des éléments d’explication sur ce recul de la croissance française « La reprise est heurtée par un certain nombre de phénomènes «a rappelé l’économiste Mathieu Plane. À l’échelle de la France, plusieurs facteurs peuvent expliquer le trou d’air de la croissance entre janvier et juin. Parmi les freins évoqués par l’OFCE, figurent un calendrier fiscal défavorable et une consommation des ménages en berne. « Environ deux tiers de cet écart de croissance (entre la France et celui de la zone euro hors France) s’expliquent par la mauvaise performance de la consommation des ménages, conséquence directe du choc fiscal de début d’année, » a expliqué Mathieu Plane. La mise en œuvre des mesures fiscales a clairement pesé sur le pouvoir d’achat des ménages et in fine sur la consommation, traditionnel moteur de la croissance française. L’augmentation de la fiscalité directe avec la hausse de la CSG « non compensée intégralement par la baisse des cotisations salariés » et la hausse de la fiscalité indirecte sur le tabac et les carburants ont également pesé sur le portefeuille des ménages. « À eux seuls, ces deux facteurs ont pesé à hauteur de -0,8 point sur le revenu brut disponible des ménages au premier trimestre. » « Le phénomène du calendrier fiscal devrait se reproduire en 2019 et 2020″ souligne Mathieu Plane, « avec une hausse programmée de la fiscalité indirecte chaque début d’année et une montée en charge de la réforme de la taxe d’habitation sur le quinquennat avec des effets attendus en fin d’année. » Outre le calendrier fiscal, la grève dans les transports a également pesé sur la consommation des Français. « La consommation de transport des ménages a ainsi baissé de 2,7 % au deuxième trimestre 2018, ce qui est la plus forte baisse depuis la fin 1995, contribuant à hauteur de – 0,1 point à la consommation totale. »  Les températures plus élevées du printemps ont également entraîné une baisse de la consommation d’énergie. Normalement on espère un rebond de la consommation du fait de l’amélioration du pouvoir d’achat : autour de 2 %. Le problème c’est que parallèlement l’inflation elle aussi reprend de sa vigueur et ce situe sur une tendance annuelle de 2,3 %. Autant dire que cette inflation va plaît plus qu’annuler la hausse du pouvoir d’achat. Pour conclure, le manque d’équilibre entre les orientations économiques et les mesures sociales ont clairement pesé sur le pouvoir d’achat, la consommation des ménages et la croissance. En clair, Macon a tué la croissance en 2018.

 

Assurance-chômage: accord ou étatisation

Assurance-chômage: accord ou étatisation

Officiellement la réforme de l’assurance-chômage a pour objectif de favoriser l’accès et le retour vers «un emploi de qualité en faite il s’agit surtout d’économiser entre 3 et 3,9 milliards d’euros sur trois ans , cela pour réduire la dette de l’Unedic qui pèse près de 35 milliards d’euros (équivalents à une année recettes. Il n’y a pas évidemment des milliers de solutions il faudra sans doute à la fois augmenter les cotisations et diminuer le montant des prestations que reçoivent les chômeurs. Faute de compromis acceptable par le gouvernement, le régime pourrait être étatisé. Le gouvernement pourrait mettre la main totalement sur l’assurance-chômage y compris pour en revoir le fonctionnement et même le financement. Juridiquement l’ASSEDIC passerait d’un statut d’assurance chômage à un statut de prestations sociales de l’État. En clair les partenaires sociaux seraient complètement dessaisis de la gestion du régime. Certes les partenariats sociaux n’ont pas toujours montré, loin s’en faut, de grandes compétences pour gérer au mieux l’assurance chômage. À leur décharge l’équilibre financier dépend surtout du rapport entre actifs et bénéficiaires des allocations ; ce qui renvoie au niveau du chômage et à la croissance dont ils ne sont pas les seuls responsables. De toute manière, il y a fort à parier que ce ne sera pas la dernière réforme car les prévisions de croissance malheureusement mauvaise. Pour 2018 la croissance dépassera péniblement 1,5 %, elle tournera autour d’un niveau encore inférieur en 2019 et l’année suivante. En clair le chômage va reprendre et déséquilibrer encore un peu plus les comptes de l’ASSEDIC.

Le taux de chômage : maintien ou baisse ?

Le taux de chômage : maintien ou baisse ?

Curieux d’un côté l’INSEE annonce que le taux de chômage ne baissera pas en 2018 alors que Pôle emploi indique le contraire ; en réalité, le taux  devrait s’établir à 8,9% cette année au même niveau qu’en 2017 pour 10% en 2016. D’après les premières estimations, l’Insee prévoit 129.000 créations nettes pour cette année contre 342.000 en 2017. À noter la baisse du nombre d’intérimaires qui a   reculé de 0,4% après une hausse de 0,3% au trimestre précédent. Dans les services, les créations seraient également moins dynamiques qu’en 2017 alors que l’industrie devrait détruire des postes d’ici la fin de l’année. La baisse du nombre de créations d’emploi résulte en partie de la diminution des contrats aidés dans le secteur non-marchand. Avec ce net ralentissement des créations d’emplois, le pari d’Emmanuel Macron de ramener le taux de chômage à 7% d’ici 2022 semble de plus en plus compliqué à tenir. Avec les mêmes chiffres Pôle emploi, lui annonce une diminution du taux de chômage : » le taux de chômage devrait continuer de diminuer légèrement d’ici la fin de l’année pour s’établir à 8,9% de la population active en France entière (hors Mayotte) en 2018 ». Bref les mêmes chiffres avec des commentaires différents.

Le chômage a baissé (Edouard Philippe), c’est faux !

Le chômage a baissé (Edouard Philippe), c’est faux !

 

Curieux d’affirmer que le chômage a baissé, bien présomptueux aussi d’annoncer qu’il va se réduire à un taux de 7 % avec l’objectif de création d’un million d’emplois ici la fin du quinquennat.  Selon les données publiées fondées sur Pôle emploi, , fournies le   25 juillet, par le ministère du travail, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) s’est accru de 4 600 au deuxième trimestre, en métropole (+ 0,1 %), pour s’établir à 3,44 millions (3,702 millions en tenant compte des outre-mer). Certes une variation de 0,1 % très faible mais une augmentation quand même. Il est vrai que si l’on se fie aux bidouillages méthodologiques de l’INSEE (qui bricole de la même manière pour calculer par exemple l’indice des prix à la consommation), le taux de chômage aurait  baissé de 0,1 point au 2e trimestre, à 9,1%. Là aussi la différence se situe dans l’épaisseur du trait et même dans la marge d’erreur statistique. La vérité c’est que globalement la situation du chômage n’évolue malheureusement pas et qu’avec le tassement de la croissance la tendance est maintenant à l’augmentation. Notons enfin que ses statistiques ne prennent pas en compte ce qu’on appelle le halo du chômage c’est-à-dire toute cette frange de personnes inscrites nulle part et qui ne recherchent plus de travail c’est-à-dire près de 1,5 millions de personnes. De quoi douter des évolutions de l’ordre de 0,1 %.

 

La solution de Macron au chômage : « traverser la rue, je vous trouve » du travail

La solution de Macron au chômage :  « traverser la rue, je vous trouve » du travail

 

Encore une énorme bavure de Macon en matière de communication qui témoigne à la fois de son ignorance des réalités mais aussi d’un certain mépris pour les plus défavorisés.  Ce n’est pas la première fois que Macron dérape. Sans doute enivré par les parfums pouvoir, il traite de manière monarchique et méprisante ses sujets. Comment peut-on se permettre de dire un jeune chômeur horticulteur qu’il suffit de traverser la rue pour trouver un emploi dans l’hôtellerie ou la restauration voire le bâtiment. Comme si du jour au lendemain un horticulteur pouvait se transformer en maçon, en cuisinier ou en garçon de restaurant. En fait, Macon qui ne possède qu’une culture de salon dans à peu près tous les domaines y compris économique (par parenthèse il n’a aucune formation économique mais seulement une formation littéraire), il se borne donc à répéter bêtement ce qui se dit dans les milieux mondains : les Français sont des paresseux et il y a des milliers et des milliers d’emplois vacants. La vérité est différente car officiellement il y a plus de 5 millions de chômeurs pour autour de 200 à 300 000  vacants. Le compte n’est pas équilibré. Ensuite il y a les facteurs explicatifs plus qualitatifs, on ne passe pas d’une formation d’horticulteur à une formation à un emploi de restauration sans une formation. Il convient aussi de prendre en compte les conditions de travail qui expliquent largement les difficultés de recrutement. Parfois les conditions salariales également insuffisamment incitatives pour une réinsertion. Exemple quand on propose des CDD de 25 heures à des mères de famille seule pour des salaires de 700 à 800 € et qu’on doit forcément amputer des frais de déplacement et d la réduction des autres prestations familiales. Autant dans ces conditions rester au RSA et bénéficier de toutes les prestations sociales.  Malheureusement Macron est coutumier de ces sortes de sorties condescendantes. Pas étonnant dans son entourage de bourgeois, on doit compter peu de personnes qui gagnent autour de 1000 € nets même après formation et reconversion

Assurance chômage : vers la privatisation

Assurance chômage : vers la privatisation

Finalement la philosophie du Medef pour l’assurance chômage est la même pour les retraites. Très schématiquement il s’agit de transformer les indemnités en une allocation de base qui se traduira par une nette baisse des prestations reçues par les chômeurs. Les risques supplémentaires seraient couverts par une assurance financée par les employeurs et les salariés. Exactement le même principe que pour la retraite avec une couverture socle pour les retraités complétée par une assurance privée. En clair le Medef reprend une vieille revendication consistant à mettre en place une privatisation partielle de la protection sociale. Une philosophie qui rejoint celle du gouvernement mais lequel devra se montrer plus prudent car cette transformation radicale de la protection sociale pourrait donner lieu à une forte contestation surtout avec la dégradation du chômage, la baisse du pouvoir d’achat et surtout la perte de confiance dans la capacité du gouvernement à conduire une politique économique et sociale efficace et juste. On objectera que le système d’assurance chômage mérite comme les retraites d’être réformé mais comme on le sait le déséquilibre financier de ces deux systèmes dépend avant tout du rapport actif–inactif donc de la croissance. Pour preuve l’assurance-chômage pourrait retrouver un équilibre financier l’année prochaine. Reste évidemment l’important déficit à apurer. Mais une situation qui ne pourra être redressée que si l’objectif à long terme est clair, cohérent et juste et si la réforme est menée de manière progressive avec le concours des acteurs. De ce point de vue Le nouveau président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux fait un peu de la provocation en plaidant pour changer les règles d’indemnisation du régime d’assurance. Il propose un régime assis sur une allocation de base, unique et forfaitaire, avec une complémentaire financée par les employeurs. Tout cela au nom de l’emploi comme l’avait fait précédemment avec assez peu d’efficacité Pierre Gattaz.

« L’Unedic finance le service public de l’emploi, l’État garantit la dette et, dernier élément clef : il n’y a plus de cotisations salariales mais un financement universel via la CSG », met-il en avant. Dans ce contexte, le nouveau président du Medef envisage la création « d’une allocation universelle forfaitaire financée par la CSG, gérée par l’État, qui intégrerait l’ASS (Allocation de solidarité spécifique, attribuée aux personnes ayant épuisé leurs droits au chômage, ndlr) et potentiellement d’autres minima sociaux ». Deuxième proposition, la mise en œuvre « d’un régime assurantiel complémentaire obligatoire, géré par les partenaires sociaux, comme c’est le cas pour les retraites complémentaires, financé par les cotisations des entreprises, non garanti par l’État et avec une règle d’or : l’équilibre des comptes ».

Muriel Pénicaud : 7 % de chômage en 2022 !

Muriel Pénicaud : 7 % de chômage en 2022 ! 

 

7 % de chômage en 2022, ce qu’annonce la ministre du travail. Une prévision dans le marc de café qui n’a évidemment aucun sens. On se rappelle de promesses du même type faites par les gouvernements ou par le patronat. Exemple le million d’emplois promis par Gattaz alors qu’il était président du Medef. En réalité en 2022, on sera peut-être à 5 % de chômage ou à 10 %. Personne n’en sait rien aujourd’hui car tout dépend du niveau de la croissance. Or aujourd’hui avec les perspectives de croissance de 2018 et de 2019,  le chômage va continuer d’augmenter sous l’effet de la diminution du taux de croissance et de l’augmentation de la démographie. Le seul objectif pertinent est celui de travailler au développement de l’activité générale. On sait évidemment que la croissance ne se décrète pas et que les lois sont bien impuissantes à décider du niveau de l’activité. Cet activité dépend de nombreux paramètres. De l’environnement international par exemple notamment du prix des matières premières mais aussi de la politique fiscale et de la redistribution des richesses. Or aujourd’hui la politique du gouvernement oscille entre un maintien des équilibres impossibles et une mise sous tutelle du pouvoir d’achat. Avec une telle politique inutile de compter sur une reprise de la croissance et donc une réduction du chômage. Sur la réforme de l’assurance-chômage, au menu des discussions de rentrée, Muriel Pénicaud a d’ailleurs indiqué que le gouvernement «n’avait aucun tabou», y compris au sujet de la dégressivité des indemnités. Cette idée de dégressivité, avancée récemment par le député LaREM Aurélien Taché, vise en particulier les cadres, alors même que ces derniers contribuent au système via leurs cotisations beaucoup plus qu’ils ne reçoivent.

 

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