Archive pour le Tag 'chômage'

Une allocation chômage longue durée pour supprimer le RSA ?

Une allocation chômage longue durée pour supprimer le RSA ?

Tout d’un coup le gouvernement annonce que dans le cadre d’uen nouvelle discussion sur l’assurance chômage, on pourra envisager la création d’uen allocation de longue durée (plusieurs années). Cette annonce généreuse peut surprendre après la réaffirmation par Macron de sa politique libérale et de la nécessité de raboter les dépenses sociales. En fait il pourraiat s’agir d’uen opération transfert de certains RSA vers l’UNEDIC ? On sait que le RSA ‘ (avec d’autres aides sociales) plombent les finances des départements ;  Qu’on envisage de diminuer les recettes des départements avec le transfert de la taxe foncière sur les communes (pour compenser la suppression de la taxe d’habitation.  Le dispositif étouffe financièrement avec de l’ordre de 2.5 millions de bénéficiaires et un cout d’environ 10 milliards. En reporter uen partie sur l ’Unedic permettrait au gouvernement de trouver un élément de solution à la crise de financement de collectivités locales.  Les partenaires sociaux pourront discuter de la création d’une allocation chômage de longue durée dans le cadre de la négociation de la nouvelle convention Unedic voulue par Emmanuel Macron, a déclaré mardi la ministre du Travail. Le gouvernement prévoit de déposer un amendement dans son projet de loi réformant l’assurance chômage, la formation professionnelle et l’apprentissage afin d’ouvrir une négociation sur une nouvelle convention de l’Unedic. Cet amendement prévoit que “les partenaires sociaux, dans le cadre de la convention d’assurance chômage, puissent se prononcer ou explorer la possibilité d’avoir une allocation chômage de longue durée”, a déclaré Muriel Pénicaud devant le Sénat, qui a entamé mardi l’examen du texte. Les partenaires sociaux pourraient être très réticents à ce transfert qui pourrait concerner 2.5 millions de chômeurs de longue durée dépassant les deux ans.

Chômage France : un taux supérieur à la moyenne de l’UE

Chômage France : un taux supérieur à la moyenne de l’UE

 

-Le taux de chômage s’est établi à 8,4% en mai dans la zone euro selon les chiffres publiés par Eurostat ce lundi, soit le niveau le plus bas depuis décembre 2008. La France, qui fait partie des derniers de la zone, à 9,2%, est aussi le membre de l’UE dont le chômage décroît le plus lentement depuis le début de la reprise. Pour l’UE, 8,4 %  de mai – le taux le plus bas depuis décembre 2008 -, au lieu de 12,1% à la mi-2013.  En cause , la conjoncture internationale,  avec une croissance entre 3.5 et 4%, un pic depuis 2010.Outre ces facteurs exogènes, les politiques publiques mises en place par les gouvernements de la zone euro ont joué dans les pays du nord un  notamment  en  Allemagne (3,4%) et Autriche (4,6%) -, Les États du sud forment la queue du peloton avec  Grèce, l’Italie et l’Espagne mais grâce à des réformes du marché du travail,  dans la zone euro «les baisses les plus marquées ont été observées en Grèce (de 22,1% à 20,1% entre mars 2017 et mars 2018) et au Portugal (de 9,2% à 7,3%).La France, plutôt épargné (passant alors de 7,4% à 10,4% au plus fort de la crise),  Des réformes économiques peu ambitieuses durant les derniers quinquennats, une incapacité chronique à réformer un marché du travail bloqué et une dépense publique prodigue sont en cause, comme le mentionne le FMI. À la fin de sa mission d’observation de l’économie française en 2018, l’institution internationale a certes vanté «le nombre impressionnant de réformes» du nouveau gouvernement, mais sans oublier de pointer du doigt «le manque de souplesse du marché du travail et le niveau élevé du chômage structurel, la faiblesse de la compétitivité et le niveau élevé des dépenses et de la dette publique» qui expliquent la relative faiblesse de notre économie.

Assurance chômage : nouvelle négociation

Assurance chômage : nouvelle négociation  

Officiellement  la  “nouvelle négociation (…) porte particulièrement sur les sujets liés à la lutte contre la précarité dans l’emploi, Officieusement, il s’agît de raboter les indemnités de chômage et d’inciter à une sorte de bonus –malus (limitation emplois précaires).  La négociation sera mise en place par un amendement dans le projet de loi “pour la liberté de choisir son avenir professionnel” qui réforme l’assurance chômage, la formation professionnelle et l’apprentissage, a déclaré le député LaREM Aurélien Taché, un des rapporteurs du texte à l’Assemblée nationale. Emmanuel Macron a annoncé lundi lors de son discours devant le Congrès qu’il souhaitait que les partenaires sociaux révisent les règles de l’assurance chômage “afin que (…) nous puissions non seulement nous assurer qu’elles récompensent bien davantage la reprise d’activité mais aussi qu’elles incitent à la création d’emploi de qualité”. “Le projet de loi ‘Avenir professionnel’ sera modifié en ce sens dans les prochains jours. (…) Ces règles seront négociées dans les prochains mois par les partenaires sociaux afin qu’une telle réforme puisse entrer en vigueur au printemps 2019”, a-t-il ajouté. Le projet de loi, qui a été voté par l’Assemblée nationale en première lecture, doit être examiné à partir de mardi par le Sénat.  Le gouvernement fait planer dans sa réforme la menace d’une modulation des cotisations patronales d’assurance chômage si les branches ne proposent pas de dispositif suffisamment efficace. La création éventuelle d’un bonus-malus est toujours d’actualité.

Comme la sécu, L’assurance-chômage dans le vert

Comme la sécu, L’assurance-chômage dans le vert

 

Pas de chance pour Macron qui voulait faire un coup de com. avec sa philosophie de bistrot : «  le social, ça coute un pognon dingue ». De quoi faire plaisir à tous les buveurs de pastis après 3 à 4 tournées. Or coup sur coup, on apprend que la sécu est pratiquement à l’équilibre (sur un budget de 500 milliards), idem  pour l’assurance chômage. Grâce aux réformes Macron ? Non simplement par effet mécanique entre la croissance et les rentrées fiscales qui permettent de rééquilibrer les comptes sociaux (et le budget général). Même sil faut evidemmenet réduire le dépenses inutiles et inefficaces, le gros des dépenses dépend de la conjoncture, donc de la croissance et pour la partie la plus importante de la consommation. Encore faudrait -ii ne pas tuer cette consommation assez atone depuis plusieurs mois avec des hausses de fiscalité au surplus inégalitaires.  L’assurance-chômage devrait donc atteindre le «quasi-équilibre» en 2019, puis engranger des excédents de 1,6 milliard d’euros en 2020 et de 3,6 milliards en 2021, selon les nouvelles projections financières pour 2018-2021 de l’organisme, publiées mercredi. On est loin des déficits abyssaux observés ces dernières années, qui dépassaient les 4 milliards d’euros en 2015 et 2016… Quant à la dette, qui reste la bête noire, selon les scénarios de l’Unedic, elle refluerait: elle devrait atteindre un maximum de 35 milliards d’euros en 2019 avant baisser à 29,8 milliards d’euros en 2021.  Cette amélioration des finances de l’assurance-chômage est avant tout conjoncturelle. La croissance économique devrait se maintenir et rester supérieure à 1,5 % jusqu’à 2021. L’Unedic table en outre sur une baisse du taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) à 8,6 % en 2019, 8,1 % en 2020 et 7,7 % en 2021. Résultat des courses: le nombre de chômeurs indemnisés devrait ainsi baisser «de façon nette» de 1,9 % en 2019, de 2,7 % en 2020 et 3 % en 2021 et ainsi diminuer les dépenses d’allocations. Parallèlement, les recettes, constituées de cotisations sociales et de CSG, devraient logiquement augmenter grâce à cette reprise de l’emploi et de la masse salariale.

 

 

Une allocation -chômage européenne (Olaf Scholz)

Une allocation -chômage européenne (Olaf Scholz)

Le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, propose la création d’un système d’assurance-chômage européen mais pas question qu’il soit financé par l’Allemagne. Il s’agirait d’un fonds auprès duquel pourrait emprunter les Etats pour financer le chômage. Mais pas question de la moindre solidarité financière européenne. Le seul intérêt serait pour les pays qui  auraient recours à ce fonds serait d’obtenir des taux plus favorables.  “ Si un Etat membre de la zone euro est confronté à une crise économique qui entraîne des licenciements massifs et coûteux en termes d’indemnités, il pourrait emprunter auprès de ce fonds de réassurance commun, précise-t-il. “Une fois la récession terminée, l’Etat en question remboursera les fonds qu’il a empruntés. En parallèle, tous les pays devraient faire en sorte que leurs filets de sécurité soient aussi prêts que possible à faire face à la crise”, souligne le ministre. Prié de dire si l’Allemagne se porterait garante de ce nouveau dispositif, il répond par la négative et ajoute: “Les réserves de l’Agence fédérale allemande de l’emploi resteront intactes et aucune dette ne sera mise en commun”. “Les choses fonctionnent de cette façon aux Etats-Unis. Les Etats financent l’assurance-chômage, mais alimentent un fonds fédéral. En temps de crise, ils peuvent emprunter de l’argent pour mieux répartir les coûts”. “Pourquoi ne devrions-nous pas appliquer cette expérience à la zone euro ? A mon avis, nous avons besoin de plus de solidarité dans la zone euro”, ajoute le ministre. Il se dit par ailleurs déterminé à instaurer une taxe sur les transactions financières et approuve l’idée de Paris, qui propose que les recettes viennent alimenter le budget de l’UE si tous les Etats membres la mettent en œuvre.

Japon: le taux de chômage à 2,5%

Japon: le taux de chômage à 2,5%

 

Une situation du chômage qui tient surtout à la démographie davantage qu’à la croissance encore molle même si elle se reprend un peu. Le taux de chômage au Japon est resté inchangé en avril à 2,5% de la population active, se maintenant comme les mois précédents autour de ses niveaux les plus bas en 25 ans, selon des statistiques publiées mardi par le ministère des Affaires intérieures.

Dans le même temps, sur le papier du moins, les conditions d’emploi sont restées plus que favorables, avec 159 offres pour 100 demandes (comme en mars), divers secteurs (petits commerces, bâtiment, prise en charge des petits enfants et personnes âgées) souffrant d’un manque criant de main-d’œuvre.

Chômage : en hausse au premier trimestre

Chômage : en hausse  au premier trimestre

 

 

 

Pour l’instant, Macron n’a guère engrangé de résultats et c’est pourtant là qu’il est attendu. Pour preuve, le chômage augmente au premier trimestre. La situation ne devrait guère être meilleure au second trimètre en raison des jours fériés et des grèves. Après une forte baisse fin 2017, le taux de chômage est reparti à la hausse (+0,2 point) au 1er trimestre, pour s’établir à 9,2% en France entière (hors Mayotte), selon des chiffres provisoires de l’Insee publiés mercredi. L’indicateur s’était établi à 9,0% (chiffre révisé à la hausse) au 4e trimestre 2017, son plus bas niveau depuis début 2009. Sur un an, le taux de chômage, mesuré par l’Institut national de la statistique selon les normes du Bureau international du travail (BIT), reste en baisse de 0,4 point. Au total, l’Insee a comptabilisé 2,75 millions de chômeurs en moyenne au 1er trimestre.

 

Baisse des aides à l’emploi avec la baisse du chômage !!!

Baisse des aides à l’emploi avec la baisse du chômage !!!

Le moins que l’on puisse c’est que Lemaire, le ministre des finances,  n’a pas inventé l’eau chaude, l’eau tiède peut-être,  quand il affirme que si le chômage baisse les indemnisations baisseront aussi. Sur le plan macroéconomique c’est uen évidence, moins de chômeurs, moins d’indemnisation globale. Par contre on comprend mal pour ceux qui restent au chômage en dépit de la reprise pourquoi ils devraient être moins indemnisés. Au nom de quelle logique ? Certes on doit vérifier les conditions d’attribution pour éviter les dérives mais certainement pas enfoncer un peu plus ceux qui ne parviennent à trouver du travail. – Le gouvernement envisage de réduire les prestations sociales dans le domaine de l’emploi si la conjoncture économique le permet pour contribuer à l’amélioration des finances publiques, a pourtant déclaré dimanche le ministre de l’Economie et des Finances.

“A partir du moment où nous réussissons à créer des emplois dans le secteur privé, à trouver des emplois pour chacun, à mieux qualifier, à mieux former (…), il peut être légitime de réduire la politique sociale sur l’emploi parce que nous aurons résolu économiquement le problème de l’emploi”, a dit « naïvement « Bruno Le Maire lors du Grand Rendez-vous Europe

Chômage -Sondage Macron : 63% mécontents

Chômage -Sondage Macron : 63% mécontents

Selon le dernier baromètre BVA/La Tribune (*) sur les questions de l’économie, 63% des interrogés se déclarent insatisfaits des réformes engagées par Emmanuel Macron et son gouvernement pour réduire le nombre de chômeurs. D’une manière générale, l’échantillon interrogé par l’organisme de sondages reste critique à l’égard de la politique économique du gouvernement. Même si le degré de satisfaction augmente de 3 points depuis février dernier, 55% des Français jugent mauvaise la politique économique menée actuellement par le gouvernement, un quart estimant que cette dernière est très mauvaise (24%). A l’inverse, seuls 4 répondants sur 10 soutiennent les réformes économiques de Matignon (40% la jugent bonne). La compétitivité des entreprises représente le domaine d’action économique qui génère le plus de satisfaction. Ils sont 46% à être satisfaits.  Les plus vulnérables sur le marché du travail se montrent les  plus critiques à l’égard des réformes du tandem Macron-Philippe. Chez les employés et les ouvriers, seuls 30% déclarent être satisfaits des mesures engagées par la Présidence de la République sur le plan économique.

(*)Méthode : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 14 au 15 mai 2018. La représentativité de l’échantillon a été assurée grâce à la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, CSP du chef de famille et de la personne interrogée, après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Etats-Unis : chômage au plus bas

Etats-Unis : chômage au plus bas

 

Les créations d’emplois ont augmenté moins que prévu aux Etats-Unis en avril mais le taux de chômage est tombé à un plus bas de 17 ans et demi de 3,9% avec le retrait d’un certain nombre de chômeurs du marché du travail. Le rapport du département du Travail a aussi montré que la croissance des salaires n’avait été que de 0,1%, elle aussi inférieure aux attentes, rassurant les investisseurs qui craignaient un renforcement des tensions inflationnistes synonyme d’accélération du resserrement monétaire. Une situation sociale qui ne semble pas inquiéter les investisseurs par ailleurs un peu rassurés par l’évolution des négociations commerciales avec la Chine.  En Effet u plan macroéconomique, la Chine et les Etats-Unis sont parvenus à un consensus sur certains points de leur contentieux commercial, ont déclaré vendredi des responsables des deux pays, Pékin ayant notamment proposé d’augmenter les importations de produits américains et de réduire les droits de douane sur certains produits, selon deux sources au fait des tractations et un document consulté par Reuters.

Réforme assurance chômage : très critiquée par le Conseil d’Etat

Réforme assurance chômage : très critiquée par le Conseil d’Etat

 

Nombre de dispositions de la réforme de l’assurance chômage ont été très critiquées par le Conseil d’Etat en particulier les mesures emblématiques concernant les démissionnaires, les indépendants et les critères qui envisagent de sanctionner un chômeur qui refuse un emploi. La première critique concerne l’indemnisation des indépendants du fait qu’ils n’ont pas cotisé.  L’extension de l’assurance chômage à certains indépendants en perte d’activité « soulève une difficulté sérieuse au regard du principe d’égalité entre assurés d’un même régime », selon cet avis. En effet, cette allocation « n’est la contrepartie d’aucune cotisation sociale » à la différence des salariés. En outre, « en confiant à la convention d’assurance-chômage le soin de définir les mesures d’application du revenu de remplacement des travailleurs indépendants, le projet du gouvernement implique que ces mesures soient négociées par les syndicats de salariés, qui ne sont pas représentatifs dans ce champ », relève le Conseil d’Etat, qui préfère donc la définir comme « un régime particulier distinct du régime d’assurance », dont les règles d’application seront fixées par décret. Concernant l’octroi d’une assurance chômage aux salariés ayant démissionné pour réaliser un projet de reconversion professionnelle à « caractère réel et sérieux », le Conseil d’Etat souligne que les commissions paritaires régionales chargées de leur évaluation « devront examiner plusieurs dizaines de milliers de projets par an ». « L’étude d’impact, qui n’évalue pas de manière suffisante la charge en résultant [...] et n’identifie pas les moyens permettant d’assurer le bon fonctionnement du dispositif, devra être complétée avant le dépôt du projet au Parlement », préconise-t-il.  Grosse critique aussi concernant  les critères qui définissent «  un emploi raisonnable ». La recherche d’emploi par les chômeurs, le Conseil d’Etat souligne que « le projet du gouvernement permet d’imposer à des demandeurs d’emploi présentant les mêmes caractéristiques des obligations très différentes en ce qui concerne la définition de l’offre raisonnable d’emploi ». Il autorise par exemple « un demandeur d’emploi à refuser des offres ne correspondant pas à son niveau de qualification, alors qu’un autre demandeur d’emploi n’aurait pas la même possibilité ». Ce projet « ne présente donc pas des garanties suffisantes contre le risque d’arbitraire ». Le Conseil d’Etat a donc complété le texte pour prévoir que « le demandeur d’emploi ne peut être contraint d’accepter un emploi qui ne soit pas compatible avec ses qualifications et ses compétences professionnelles ». Pour la ministre Muriel Pénicaud, l’enjeu est « que chaque jeune, chaque salarié, chaque demandeur d’emploi, demain, puisse être dans le siège du conducteur de sa vie professionnelle». Enfin c’est le système de financement qui suscite des interrogations du Conseil d’Etat. Sur le financement du régime d’assurance chômage, le Conseil d’Etat « appelle l’attention du gouvernement sur la situation inédite présentée par l’absence de toute contribution salariale ». En clair on passerait d’un système d’assurance à un système étatique fiancé par l’impôt ; ce qui en change la nature et l’administration.

 

Assurance chômage: les 4 mini mesures du gouvernement

Assurance chômage: les 4 mini mesures du  gouvernement

 

Il est clair que le compromis sur l’Unedic des partenaires sociaux ne constituait pas une révolution. Sans doute  pourquoi la ministre du travail a annoncé qu’elle voulait aller plus loin. En fait pas  tellement plus loin.  La ministre annonce aussi un contrôle renforcé des chômeurs. Elle menace seulement d’un éventuel bonus malus pour les contrats précaires. Bref un mini compromis des partenaires sociaux, une mini décision de la ministre très loin des intentions de campagne de Macron. En cause notamment le cout des intentions premières du président de la république. . Pour résumer, un droit allongé pour les démissionnaires (Tous les 5 ans au lieu 7)    mais ° pendant peu de temps : 6 mois et pas grand-chose, 800 euros, pour les indépendants. . La ministre du travail Muriel Pénicaud dévoile dans Le Parisien les mesures retenues par le gouvernement concernant la réforme de l’assurance chômage.  Le gouvernement va « plus loin » que les partenaires sociaux sur l’indemnisation chômage des démissionnaires, a annoncé Muriel Pénicaud. « Les partenaires sociaux ont mis comme condition d’avoir une durée d’activité ininterrompue de sept ans dans l’entreprise pour en bénéficier. On souhaite aller plus loin qu’eux sur ce point : instaurer un droit tous les cinq ans« , explique la ministre. Autre différence : le nouveau droit sera mobilisable par un démissionnaire souhaitant « créer son entreprise ». Après l’avoir un temps envisagé, les partenaires sociaux avaient, eux, retiré cette possibilité de leur texte final. Pour les démissionnaires la mesure concernerait « entre 20 000 et 30 000 personnes par an » et coûterait « quelques dizaines de millions d’euros supplémentaires » par rapport aux 180 millions budgétés par les partenaires sociaux. . La ministre annonce qu’un « droit de 800 euros par mois pendant six mois » sera mis en place, « financé par la CSG » et « destiné aux indépendants qui sont en liquidation judiciaire et qui avaient un bénéfice annuel autour de 10.000 euros ». Concernant la lutte contre les contrats précaires, « nous allons respecter ce que les partenaires sociaux ont prévu dans leur accord », a indiqué Muriel Pénicaud. Les branches auront « jusqu’à fin décembre pour prendre des mesures afin de modérer le recours aux contrats courts ». Faute de « résultats satisfaisants », « le gouvernement prendra ses responsabilités »  Comme prévu, ces mesures s’accompagnent d’un contrôle plus important des chômeurs. Le gouvernement va par exemple « tripler les équipes de contrôle de Pôle emploi« , qui « vont passer de 200 à 600 agents d’ici à la fin de l’année ».   ». La notion d’offre raisonnable d’emploi va notamment être définie « plus précisément » pour que les sanctions après deux refus soient « pleinement applicables». Bon courage !

 

Assurance chômage : un mini accord pour empêcher l’étatisation

Assurance chômage : un mini accord pour empêcher l’étatisation

 

Pour échapper sans doute à l’étatisation de l’assurance chômage les partenaires sociaux sont parvenus à un accord a minima concernant en particulier l’indemnisation des démissionnaires et les mesures de régulation des contrats courts. Pour donner satisfaction aux gouvernements,  les partenaires sociaux ont prévu un dispositif très loin de la demande du gouvernement en raison notamment du coût que représenterait une couverture plus générale. Sur les contrats courts le patronat s’est seulement engagé à proposer des négociations par branches pour limiter les contrats trop précaires. Première observation il n’est pas certain que le gouvernement se satisfasse de ce mini accord. Deuxième observation il n’est même pas certain que tous les syndicats adhèrent aux conclusions de cette négociation.  “C‘est le mieux qu‘on pouvait faire dans le cadre contraint qui nous était donné avec (…) un esprit de responsabilité des acteurs”, a part déclaré le négociateur du Medef, Alexandre Saubot.  L‘accord permet aux personnes souhaitant démissionner en vue d‘une reconversion professionnelle de bénéficier d‘allocations chômage, au même titre que les demandeurs d‘emploi. Pour en bénéficier, il faut avoir cotisé pendant sept ans lors de ses derniers emplois La CFDT estime que le dispositif concernerait 14.000 à 23.000 personnes par année. C‘est loin de la commande du gouvernement qui demandait l‘intégration de “toutes les personnes qui démissionnent en vue d‘une évolution professionnelle”, sous entendu création/reprise d‘entreprise ou reconversion. Le patronat a également accepté d‘obliger l‘ensemble des branches à ouvrir des négociations pour limiter le recours aux contrats courts. Aucune sanction particulière n‘est cependant prévue en cas du non respect de cette obligation, si ce n‘est le rappel du bonus-malus que le gouvernement a menacé de mettre en place si les partenaires sociaux ne proposaient pas de mesures suffisamment “satisfaisantes” à ce sujet. “Le message qu‘on peut envoyer au gouvernement, c‘est que les partenaires sociaux ont su répondre au challenge qu‘il nous a imposé,” a dit Eric Courpotin de la CFTC. Les organisations syndicales sont pourtant loin de signer le texte. La CGT dit en avoir une “appréciation négative”. La CFDT, FO et la CFTC ont, pour leur part, conditionné leur signature à l‘engagement de l‘Etat d‘en “respecter tous les termes”. Pour la plupart des organisations syndicales, l‘avenir du paritarisme est en jeu à travers les réformes de la formation professionnelle et de l‘assurance chômage. Le gouvernement a déjà annoncé qu‘il comptait prendre une place plus importante dans la gouvernance du régime.

Chômage : un recul dérisoire

Chômage : un recul dérisoire

Au rythme de diminution actuelle du nombre de chômeurs  il faudra au moins 15 ans pour le réduire de manière significative le chômage. En effet, la baisse enregistrée en décembre est insignifiante : 0,1 %. En dépit d’une reprise de l’activité, la France crée très peu d’emplois et en 2017 où la croissance a été proche de 2 % on a créé encore moins d’emploi qu’en 2016 Le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A, et à ce titre n’ayant exercé aucune activité, a diminué de 0,1% en décembre. Sur l’ensemble de l’année 2017, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A en France a reculé de 0,3%, soit 13.000 personnes. Mais si l’on prend l’ensemble des chômeurs toutes catégories confondues, on enregistre une hausse. En cause,  une croissance qui n’est pas encore suffisante, une diminution des emplois aidés et l’utilisation des réserves de production des entreprises sans parler de la progression du numérique qui se substitue à certaines tâches. . Pour l’ensemble des catégories A, B et C le nombre de demandeurs d’emploi s’établit en effet à 5,9 millions de personnes. Soit une augmentation de 2,7% sur l’année. En effet, le nombre de personnes inscrites en catégorie B (inscrits tenus de rechercher un emploi, en activité réduite courte) a augmenté de 4% sur l’ensemble de l’année. Les demandeurs d’emploi de catégorie C (inscrits tenus de rechercher un emploi, en activité réduite longue), sont, quant à eux, 10,6% de plus qu’en 2017.

Allocation chômage des démissionnaires: financement de l’effet d’aubaine

Allocation chômage des démissionnaires: financement de l’effet d’aubaine

 

 

Décidément les propositions de Macon relative à l’indemnisation du chômage font l’objet d’un accueil très mitigé de la part des partenaires sociaux. Il y a bien sûr la menace d’étatisation de l’Unedic  mais il y a aussi d’autres mesures comme l’indemnisation des indépendants ou récemment l’indemnisation des démissionnaires. Pour les indépendants, c’est un peu la pétaudière, les syndicats n’en veulent pas, sans doute un cout de plusieurs milliards par an. Les indépendants sont très sceptiques car ils voient se profiler une augmentation sensible de leur cotisation chômage. Concernant les démissionnaires,  la principale critique vient surtout du fait que cela créerait un effet d’aubaine financée par l’Unedic. Aujourd’hui on compte environ 70 000 démissions par an dont le nombre pourrait doubler avec cet effet d’aubaine. Un coût qui pourrait atteindre 1 milliard et venir encore s’ajouter au déficit et à la dette.  Pour Alexandre Saubot du Medef, les chiffrages font apparaître un risque « d’effet d’aubaine », car, en année de croisière, le dispositif bénéficierait aux personnes qui auraient démissionné même sans la réforme (entre 45.000 et 85.000 selon les hypothèses) plus qu’aux personnes qui démissionneraient du fait de la réforme (entre 30.000 et 70.000). « La mesure, telle qu’elle est calibrée par le gouvernement, cible moins de réels besoins qu’elle ne finance des effets d’aubaine », a également estimé Véronique Descacq (CFDT). Par ailleurs, l’ensemble des organisations syndicales rejettent l’idée du gouvernement de « droits extrêmement minorés », selon les termes de Denis Gravouil (CGT), pour les démissionnaires. « On est tous d’accord autour de la table, on ne veut pas de droits dégradés », a tranché Eric Courpotin (CFTC).

 

Sondage Réformes 2018: l’assurance chômage, la formation et l’apprentissage priorités des Français

Sondage Réformes 2018: l’assurance chômage, la formation et l’apprentissage priorités des Français

Selon un sondage Elabe  » pour BFMTV publié ce lundi, parmi les premières attentes des Français pour 2018: la réforme de l’apprentissage, de la formation professionnelle et de l’assurance chômage prioritaires pour  six personnes interrogées sur dix. Les Français évoquent ensuite à 40% la réforme du droit d’asile et de la politique d’immigration, puis presque autant celle du logement. Deux autres réformes complètent les cinq priorités des Français: la révision constitutionnelle, à 36%, et la réforme sur la croissance et transformation des entreprises, pour près de trois Français sur dix.   Chez les plus jeunes, ce sont les réformes du logement et sur la croissance et la transformation des entreprises qui apparaissent en deuxième et troisième positions. Chez les plus âgés, ce sont en revanche les chantiers sur le droit d’asile et la politique d’immigration, ainsi que la révision constitutionnelle.  Autre enseignement de ce sondage: quelle que soit la réforme ou le chantier à mener, la confiance à Emmanuel Macron et à son Premier ministre reste fragile et n’est accordée que par une petite majorité de Français, entre 44% et 57%. Pourtant, la cote de popularité du locataire de l’Elysée a remonté début janvier, gagnant deux points d’opinions favorables. À l’inverse, les réformes qui suscitent le plus de défiance sont celles du droit d’asile et de la politique d’immigration, à 56%, tout comme la réforme de la mobilité attendue pour le premier semestre.

Etats-Unis: chômage au plus bas

Etats-Unis: chômage au plus bas

 

L’année 2017 devrait terminer en beauté sur le front de l’emploi aux Etats-Unis avec des créations d’emplois solides et un taux de chômage au plus bas depuis 17 ans. Les analystes prévoient encore de robustes créations de postes à 188.000 après 228.000 en novembre. Le taux de chômage devrait baisser à 4,0%, toujours à ses plus bas niveaux depuis 2000.  L’accélération de la croissance (3,2% au 3ème trimestre en rythme annuel), les records de Wall Street, la réforme des impôts de l’administration Trump, qui selon les économistes pourrait ajouter 0,3 point de croissance en 2018, ont soutenu la poursuite des embauches. A cela s’ajoutent une bonne saison de ventes de fin d’année et l’optimisme des consommateurs et des entreprises.

L’armée iranienne solution contre le chômage, le pouvoir d’achat et la corruption

L’armée iranienne solution contre le chômage, le pouvoir d’achat et la corruption

 

 

Pratiquement réduit après le guide suprême, c’est l’armée qui se déclare prête à tuer le mécontentement relatif au chômage, pouvoir d’achat et à la corruption bref la réaction classique dans une dictature qui bien entendu bafoue les principes démocratiques élémentaires mais qui ne veut pas qu’émerge les critiques de sa politique économique et sociale.  De ce point de vue, la dialectique utilisée par les forces au pouvoir rend bien compte de l’état de dictaures du pays tout autant que du ridicule de son argumentation.  “Bien que cette sédition aveugle soit si modeste qu‘une partie des forces de police ait pu l’étouffer dans l‘œuf (…), soyez assurés que vos camarades de l‘armée de la République islamique sont prêts à affronter les dupes du Grand Satan (les Etats-Unis)”, a déclaré le général Abdolrahim Mousavi, cité par les médias publics. Les gardiens de la Révolution, corps d’élite des forces armées, ont été déployés mercredi dans trois provinces pour mettre fin aux manifestations, sans précédent depuis celles de 2009 contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence, qui ont fait au moins 21 morts depuis jeudi dernier.les autres dictatures sont bien evidemmenet venus à la rescousse du régime La Russie a appelé jeudi les Etats-Unis à ne pas s‘ingérer dans les affaires intérieures de l‘Iran, selon l‘agence de presse Tass, qui cite le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov. Moscou juge la demande de Washington, qui souhaite une réunion d‘urgence de Conseil de sécurité de l‘Onu sur ce sujet, “nocive et destructive”. “Les affaires intérieures de l‘Iran n‘ont rien à voir avec le rôle du Conseil de sécurité des Nations unies”, a estimé Sergueï Riabkov. Le porte-parole du président turc Recep Tayyip Erdogan a également mis en garde contre toute ingérence dans les affaires intérieures iraniennes. Les autorités iraniennes ont imputé la mort de plusieurs manifestants à des “agents étrangers” et les partisans du régime attribuent la responsabilité des troubles aux Etats-Unis, à Israël et au Royaume-Uni.

Baisse du chômage en novembre : insignifiant

Baisse du chômage en novembre : insignifiant

 

Les évolutions du chômage sont trop faibles pour qu’on puisse les interpréter. La baisse de La situation s’est un petit peu améliorée et Vient après la hausse d’octobre. En outre et surtout le nombre total de chômeurs incluant les petits boulots ont eu tendance à augmenter sur un an. Officiellement on compte donc tour de 6 millions de chômeurs dont il faut rappeler que seulement la moitié sont indemnisés et sans parler du halo du chômage c’est-à-dire des personnes sans emploi non-inscrit à pôle emploi soit autour de1  à 1,5 millions de personnes. r. Après une hausse de 0,2 % en octobre, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A (sans activité) dans la France entière a diminué de 0,8 % (-30.000) en novembre pour s’établir à 3,7 millions de personnes, selon les chiffres mensuels de Pôle emploi publiés par le ministère du Travail mercredi. Sur les trois derniers mois, la baisse est encore plus conséquente puisque qu’elle est de 2,3%. Ce bon résultat doit toutefois être nuancé. Et pour cause, le nombre de personnes inscrites en catégorie B et C a au contraire augmenté. Il s’agit des personnes tenues de chercher un emploi qui sont en activité réduite, qui font des petits boulots de plus ou moins 78 heures par mois. Le ministère du Travail a en effet recensé, en France métropolitaine, une hausse de 2,2% des demandeurs d’emplois en catégorie B et de 0,6 pour la catégorie C. Et pour les deux catégories, l’institut public recense 2,1 millions de personnes. Bref, au total, le nombre de demandeurs d’emploi toutes catégories confondues (A, B et C) s’établit en France à 5,919 millions contre 5,923 en octobre. Ces données sont à prendre avec beaucoup de prudence du fait de leur forte volatilité d’un mois à l’autre.

Le taux de chômage bloqué autour de 10%

Le taux de chômage bloqué autour de 10%

 

Tant que la démographie n’évoluera pas et si la croissance est d’environ 1,5 %  on restera autour de 10 % de taux de chômage. Pour faire diminuer de manière significative le chômage, il faudrait donc que la croissance assez nettement les 2 % ou bien attendre la baisse démographique qui interviendra à partir des années 2020 2025.  D’autres facteurs seront à prendre en considération comme l’évolution de la productivité mais aussi l’allongement de l’âge de départ en retraite.  En moyenne, en 2016, on compte 3,0 millions de chômeurs au sens du BIT (figure 5), soit 10,1 % de la population active en France (9,8 % en France métropolitaine). Par rapport à 2015, le nombre de chômeurs recule de 79 000 et le taux de chômage de 0,3 point. En 2008, le taux de chômage avait atteint, pour la France métropolitaine, son plus bas niveau des années 2000, soit 7,1 %. Après une forte hausse en 2009, puis une relative stabilité les deux années suivantes, il a progressé de nouveau entre 2011 et 2013 pour se stabiliser autour de 10,0 % à partir de 2014. Les hommes ont été les plus affectés par cette hausse. Depuis 2013, leur taux de chômage est supérieur à celui des femmes.

Le chômage touche particulièrement les jeunes actifs (24,6 % des actifs de 15 à 24 ans, contre 9,3 % pour les 25–49 ans et 6,9 % pour les 50–64 ans). Cependant, peu de jeunes sont actifs à ces âges (36,9 % des 15–24 ans, contre 87,9 % pour les 25–49 ans). De plus, les jeunes qui sont actifs sont globalement peu diplômés et ont donc un risque de chômage accru. La part des chômeurs au sein de l’ensemble de la population, actifs et inactifs confondus, reste plus élevée chez les jeunes, mais l’écart avec leurs aînés est moindre que pour le taux de chômage : la part de chômeurs est de 9,1 % chez les moins de 25 ans contre 8,2 % pour les 25–49 ans et 4,6 % pour les 50–64 ans (figure 1). Néanmoins, le risque de chômage reste particulièrement élevé en phase d’insertion professionnelle : en 2016, 19,8 % des actifs ayant terminé leurs études depuis 1 à 4 ans sont au chômage, contre 8,0 % pour ceux sortis du système éducatif depuis au moins 11 ans.

Le risque de chômage est plus élevé pour les ouvriers (14,9 %) et les non-diplômés ou les titulaires du seul brevet des collèges (17,9 %). À l’inverse, il est plus faible pour les titulaires d’un diplôme supérieur à Bac+2 (5,7 %).

Figure 5 – Nombre de chômeurs et taux de chômage

Nombre de chômeurs et taux de chômage

Nombre de chômeurs

Taux de chômage (en %)

en milliers

Ensemble

Femmes

Hommes

Ensemble

2 972

10,1

9,9

10,2

Âge
15-24 ans

681

24,6

24,1

25,1

25-49 ans

1 700

9,3

9,4

9,2

50 ans ou plus

592

6,9

6,5

7,3

Catégorie socioprofessionnelle*
Agriculteurs exploitants, artisans, commerçants et chefs d’entreprise

91

3,9

3,9

3,9

Cadres

172

3,5

3,8

3,3

Professions intermédiaires

388

5,4

4,8

6,0

Employés

861

10,6

10,5

11,0

Ouvriers

946

14,9

17,2

14,3

Chômeurs n’ayant jamais travaillé

490

///

///

///

Diplôme
Sans diplôme, CEP, brevet des collèges

909

17,9

17,2

18,5

CAP, BEP

783

10,8

10,9

10,8

Baccalauréat

627

10,5

11,0

9,9

Bac+2

260

5,7

5,6

5,8

Diplôme supérieur au Bac+2

376

5,7

6,0

5,4

Chômeurs depuis un an ou plus

1 346

4,6

4,3

4,8

15-24 ans

191

6,9

6,1

7,6

25-49 ans

775

4,3

4,2

4,3

50 ans ou plus

379

4,4

3,9

4,9

  • /// : sans objet.
  • * Pour les chômeurs, il s’agit de la catégorie socioprofessionnelle du dernier emploi occupé.
  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes actives de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, enquête Emploi 2016.

Six chômeurs de 50 ans ou plus sur dix sont au chômage depuis au moins un an

En 2016, 44,0 % des chômeurs sont au chômage depuis au moins un an ( « longue durée » ), la moitié d’entre eux depuis au moins deux ans. Après avoir continûment augmenté depuis 2008, le taux de chômage de longue durée se stabilise en 2016 (4,6 % des actifs ; figure 5). Le chômage est plus souvent de longue durée chez les seniors : sur dix chômeurs, six le sont depuis au moins un an parmi les 50 ans ou plus, contre quatre parmi les 25–49 ans et moins de trois pour les moins de 25 ans. Par ailleurs, les moins diplômés et les moins qualifiés sont les plus concernés par le chômage de longue durée : un peu moins de la moitié des chômeurs non diplômés ou titulaires du seul brevet des collèges est au chômage depuis un an ou plus, contre à peine un tiers parmi les diplômés du supérieur.

1,6 million de personnes appartiennent au halo autour du chômage

Parmi les inactifs, 1,6 million souhaitent travailler mais ne satisfont pas tous les critères pour être considérés comme chômeurs au sens du BIT. Ils forment le halo autour du chômage. Par rapport à 2015, leur nombre augmente de 44 000. Ils représentent 3,8 % des 15 à 64 ans (0,1 point de plus qu’en 2015). Les femmes appartiennent plus souvent au halo (4,2 % contre 3,5 % des hommes de 15–64 ans en 2016). Les jeunes appartiennent aussi davantage que leurs aînés au halo (4,6 % des moins de 25 ans, contre 4,2 % pour les 25–49 ans et 2,7 % pour les plus âgés).

Encadré

En 2016, 20,3 % des chômeurs un trimestre donné ont trouvé un emploi le trimestre suivant

En 2016, en moyenne, 95,9 % des actifs âgés de 15 à 64 ans qui sont occupés un trimestre donné le sont encore le trimestre suivant ; 2,0 % se retrouvent au chômage et 2,2 % deviennent inactifs (figure). Les chômeurs, quelle que soit leur ancienneté au chômage, changent davantage de situation : 20,3 % occupent un emploi le trimestre suivant et 20,1 % deviennent inactifs. Les deux tiers de ces nouveaux inactifs se retrouvent dans le halo autour du chômage, illustrant la porosité de la frontière entre chômage et inactivité. Dans 90,2 % des cas, les personnes inactives âgées de 15 à 64 ans restent inactives le trimestre suivant. Cependant, de fortes disparités existent entre les inactifs relevant du halo, qui connaissent de nombreuses transitions, et les autres, qui sont dans une situation très stable. Parmi les personnes appartenant au halo autour du chômage un trimestre donné, 33,7 % y sont encore le trimestre suivant, 28,1 % deviennent chômeurs et 11,5 % trouvent un emploi, contre seulement 3,0 % pour les autres inactifs.

Les transitions sur un trimestre entre emploi et chômage sont très différentes selon l’âge. Les jeunes de 15 à 24 ans perdent plus souvent leur emploi d’un trimestre à l’autre, mais quand ils sont chômeurs, ils accèdent plus fréquemment à l’emploi : 26,0 % des jeunes chômeurs ont un emploi le trimestre qui suit, contre 13,2 % pour les 50-64 ans. Le retour à l’emploi des chômeurs est également plus fréquent pour les cadres (25,0 %) que pour les autres catégories socioprofessionnelles, notamment les ouvriers non qualifiés (20,1 %).

Figure – Transitions trimestrielles entre l’emploi, le chômage et l’inactivité en 20161

en %

Transitions trimestrielles entre l’emploi, le chômage et l’inactivité en 20161

Situation au trimestre t

Situation au trimestre t+1

Emploi

Chômage

Inactivité

dont

Ensemble

halo autour du chômage

inactivité hors halo

Emploi

95,9

2,0

2,2

0,8

1,3

100,0

Chômage

20,3

59,6

20,1

13,0

7,1

100,0

Inactivité

4,1

5,7

90,2

7,3

82,9

100,0

dont : halo autour du chômage

11,5

28,1

60,4

33,7

26,7

100,0

dont : inactivité hors halo

3,0

2,4

94,5

3,6

90,9

100,0

  • 1. Les transitions entre états sont étudiées ici entre deux trimestres ; elles ne décrivent pas certaines entrées-sorties courtes, entre deux trimestres d’interrogation.
  • Lecture : 20,3 % des personnes au chômage un trimestre donné (du T4 2015 au T3 2016) sont en emploi le trimestre suivant.
  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, enquêtes Emploi 2015 et 2016.

 

12345...23



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol