Archive pour le Tag 'chômage'

Contradiction entre le chômage des séniors et le report de l’âge de la retraite

Contradiction entre le chômage des séniors et le report de l’âge de la retraite

 

Cette contradiction est la conséquence du traitement des problématiques économiques et sociales par tranches de saucisson ; Or ces questions s’insèrent le plus souvent dans des processus systémiques interdépendants ; Pour parler simple, on veut repousser l’âge de la retraite (théoriquement applicable à 62 ans mais la moyenne des départ réels est de 62.5 ans) ; dans la reforme en cours, la date de départ serait repoussée à 64 ans. Le problème c’est qu’actuellement un retraité sur deux part en retraite en situation de quasi chômage. (Certains sont à pole emploi d’autres alimentent  le halo du chômage (sécu, invalidité, allocations sociales, etc.). Se pose donc avec l’allongement de l’âge effectif du départ en retraite le problème crucial de l’emploi des séniors. Et de ce point de vue tout est à revoir dans les conditions d’utilisation de cette catégories (temps de travail, formation, responsabilités, transition  etc.). Les avertissements sur l’emploi des seniors se multiplient donc. Après le rapport du Sénat présenté le 8 octobre dernier, c’est autour de la Cour des comptes de tirer la sonnette d’alarme. Dans un référé rendu public ce jeudi 10 octobre, le président de la juridiction financière, Didier Migaud, met en garde le Premier ministre, Edouard Philippe, sur les risques de précarisation des seniors exclus du marché du travail. Alors que le gouvernement s’est lancé dans une réforme des retraites très sensible politiquement, la question de l’emploi des salariés les plus âgés revient au centre des débats. Le recul de l’âge légal à la retraite lié aux différentes réformes menées depuis une quinzaine d’années n’a pas amélioré forcément sur tous les plans le sort des seniors sur le marché du travail.

Le nombre de chômeurs de longue durée âgés de plus de 50 ans, inscrits depuis plus d’un an à Pôle emploi, a explosé après la crise de 2008. D’après les données de l’Insee communiqués dans le document de la Cour des comptes, les chômeurs de plus de 50 ans ont doublé (554.000 au premier trimestre 2019), « soit une hausse beaucoup plus importante que celle du nombre de chômeurs âgés de 15 à 24 ans (+ 11 %) et de 25 à 49 ans (+ 26 %) ».

Rien que pour la catégorie A, le nombre de demandeurs d’emploi âgés de plus de 50 ans a triplé depuis 2008 (916.400) en raison également de la fin de dispense de recherche d’emploi pour les plus de 57 ans depuis 2012. Le premier magistrat de la rue Cambon est particulièrement critique à l’égard des politiques de ressources humaines dans les entreprises.

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Du côté du revenu de solidarité active (RSA) ou de l’allocation pour adulte handicapé (AAH), la proportion des allocataires âgés de 60 à 64 ans dans leur classe d’âge  »a ainsi augmenté de 111 % en dix ans depuis 2009 pour le RSA socle, et de 192 % depuis 2010 pour l’AAH ».

Les différents mécanismes de protection sociale ne suffisent pas à limiter ce risque de précarisation pour les seniors situés dans une zone grise. « Ces revenus de transfert parviennent à réduire partiellement le taux de pauvreté des ménages de seniors qui ne sont ni en emploi, ni en retraite. Ce taux passe de plus de 72 % avant redistribution à 54 % après. Cette part reste toutefois très élevée, à un niveau supérieur à celui constaté pour les personnes sans emploi âgés de 25 à 52 ans (47 % après redistribution) »explique la Cour des comptes. Elle évalue le niveau de vie mensuel de ces personnes à 882 euros alors que le seuil de pauvreté s’élève à environ 1.015 euros par mois selon de récents chiffres de l’Insee.

Le magistrat Didier Migaud pointe en particulier l’absence d’évaluation des politiques publiques relatives aux retraites. Il relève par exemple que la loi de 2010 portée par le gouvernement de François Fillon n’a donné lieu « à aucune étude d’impact solide sur les effets potentiels des mesures de report d’âge en termes de basculement dans l’inactivité et les minima sociaux ».

Il souligne que les premières études documentées sur cette réforme ont été publiées en 2016 par le ministère de la Santé. Le service de statistiques du ministère a ainsi montré que le report de l’âge légal de départ de 60 à 62 ans allait entraîner « un surplus d’environ 80.000 allocataires âgés de 60 et 61 ans au titre du RSA socle, de l’AAH et de l’ASS, pour un surcoût estimé à environ 600 millions d’euros par an ».

A cela s’ajoute, un « bilan décevant » des politiques de l’emploi à l’égard des seniors depuis le début des années 2000 qui contribue à leur mise à l’écart du marché du travail. Face à la possible aggravation des risques de paupérisation, l’organisme public recommande de mieux chiffrer les phénomènes de basculement dans l’inactivité de cette population dans le cadre de la future réforme.

 

Chômage: la baisse «va continuer» s’il y a de la croissance ! (Muriel Pénicaud)

Chômage: la baisse «va continuer» s’il y a de la croissance ! (Muriel Pénicaud)

La ministre du travail a parlé pour ne rien dire ou presque. Elle a en effet affirmé que la baisse du chômage pourrait continuer s’il y a de la croissance. Une déclaration d’une grande banalité car sans croissance voit mal comment l’emploi pourrait s’améliorer. Contrairement à ce qu’elle affirme il n’y a pas de baisse actuellement. Notons par exemple que le mois dernier il y a bien eu 30 000 chômeurs en moins inscrits mais que le halo du chômage, c’est-à-dire ceux qui ne recherchent plus vraiment un travail, a augmenté dans le même temps de 30 000. Pas étonnant quand on est sur une tendance d’évolution du PIB de plus 1,2 % ;  autant dire une évolution de l’activité  insuffisante pour significativement faire diminuer le chômage.  la ministre prend cependant des précautions oratoires pour indiquer que le chômage pourrait se dégrader s’il y a un changement de la donne macro-économique mondiale   faisant référence notamment au risque de «guerre commerciale» et en particulier aux tensions entre les Etats-Unis et la Chine.

Dans ce cas, «ça abîmerait quand même notre croissance. Mais à croissance continue, égale, on va continuer à baisser le chômage, je suis confiante», a-t-elle dit. Interrogée sur l’objectif affiché du gouvernement de ramener le taux de chômage à 7% à la fin du quinquennat, Muriel Pénicaud a estimé que «cet ordre de grandeur est possible s’il n’y a pas de changement macroéconomique, géopolitique mondial qui abîmerait la croissance».

 

Le taux de chômage a continué sa baisse en pente douce au deuxième trimestre à 8,5% selon les normes du Bureau international du travail (BIT), malgré une modeste croissance. Depuis la mi-2015, le taux de chômage poursuit une lente décrue. Il a retrouvé son niveau de début 2009 et reculé de 0,6 point sur un an. C’est-à-dire vraiment pas grand-chose surtout en regard des taux de chômage des pays voisins qui eux se situent autour de  6 % de taux d’inactivité (union européenne)

 

Chômage Europe au plus bas…. Grâce à la précarité

Chômage Europe au plus bas….  Grâce à la précarité

Avec que 6,3 % de taux de chômage, on atteint le plus bas niveau en Europe depuis 2000. D’une certaine manière, c’est un paradoxe puisque  dans le même temps la croissance de l’union européenne ne cesse de se tasser. Ainsi en zone euro il ne faut guère espérer plus de 1 % d’augmentation du PIB en 2019. Les taux de chômage doivent être cependant relativisés car si effectivement depuis plusieurs années le chômage européen tend à diminuer, c’est au prix d’une certaine précarité des emplois (emplois indépendants, CDD, intérim et petits boulots). précisé Destatis, l’institut fédéral de la statistique.

La multiplication des contrats courts ou des contrats « zéro heures » comme en Allemagne ou au Royaume-Uni favorise la précarisation de l’emploi et la polarisation du marché du travail dans ces pays.

. Selon les derniers chiffres communiqués par le service de statistiques Eurostat ce vendredi 30 août, le taux de chômage sur le Vieux continent s’est établi à 6,3% en moyenne au sens du Bureau international du travail (BIT) en juillet dernier. Il est resté stable par rapport au mois de juin et en diminution par rapport à juillet 2018 (6,8%). C’est le niveau le plus faible enregistré depuis le début de la mise en place de la série sur le chômage en 2000.

Du côté de la zone euro (19 États-membres), le taux de chômage corrigé des variations saisonnières s’est établi à 7,5% au même niveau qu’en juin. Les statisticiens de la Commission européenne évaluent que 15,6 millions de personnes étaient au chômage en juillet sur l’ensemble du continent. Malgré le ralentissement de l’économie dans la zone monétaire et la multiplication des craintes de récession des deux côtés de l’Atlantique, le taux de chômage se porte bien. Plusieurs signaux comme la stabilisation de la baisse depuis mai dernier marque néanmoins un coup de frein des créations d’emplois.

Outre le chômage, la Commission européenne a maintenu ses prévisions de croissance pour 2019 et 2020 à 1,4% et 1,6% mais en net retrait par rapport à 2018 (1,9% et 2%). L’économie allemande s’est contractée au deuxième trimestre en raison d’une chute des exportations, conséquence de la dégradation de la demande étrangère et de la montée des barrières douanières, montrent les statistiques publiées en début de semaine. Le produit intérieur brut (PIB) de la première économie européenne a reculé de 0,1% après une croissance de 0,4% sur les trois premiers mois de l’année, a précisé Destatis, l’institut fédéral de la statistique.

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Sur un an, le chômage a diminué dans une grande majorité de pays (25) alors qu’il a augmenté au Luxembourg (5,6% à 5,7%) en Lituanie (de 6,1% à 6,4%) et en Suède (de 6,3% à 6,8%). L’office de statistiques note que  »les baisses les plus marquées ont été observées en Grèce (de 19,4% à 17,2% entre mai 2018 et mai 2019), en Croatie (de 8,4% à 7,1%), à Chypre (de 8,3% à 7,0%) ».

Le chômage recule : du pipeau

Le chômage recule : du pipeau 

Comme les informations se font rares pendant cette période de vacances évidemment les rédactions en mal de papier ont repris à peu près intégralement l’argumentation du gouvernement concernant la baisse du chômage au deuxième trimestre 2019. Une baisse pour le moins curieuse dans la mesure où précisément on a constaté un net recul de la croissance qui tombe à 0,2 %. Cela signifierait que la France est capable de créer des emplois sans augmentation significative de l’activité. En réalité, le chômage n’a pas bougé du tout. Il a diminué de l’ordre de 60 000 chômeurs mais dans le même temps le halo du chômage (ceux  qui ne s’inscrivent pas formellement à pour l’emploi et qui ne recherchent plus réellement de travail) a lui aussi augmenté de 60 000. Notons également que l’INSEE, lui-même, indique que le taux d’emploi des 15–64 ans n’a pas bougé. Dès lors on a du mal à comprendre que le chômage ait  diminué. En fait, la conjoncture est plutôt caractérisée par des tendances inverses,  que la croissance mondiale comme celle de la France est en train de reculer dangereusement au point qu’on craigne maintenant la récession. Il faut aussi préciser que le taux de chômage en France est particulièrement excessif en comparaison des pays voisins même si les emplois considérés sont parfois précaires. Mais c’est aussi le cas en France se développe de plus en plus l’intérim et les embauches en CDD sont la majorité à hauteur de plus de 80 %. Sans parler des autos auto entrepreneur dont beaucoup se lancent dans l’expérience faute de mieux. La plupart n’en tire d’ailleurs qu’un revenu dérisoire. Les résultats insignifiants  du chômage n’ont pas empêché le gouvernement de crier victoire qualifiant le marché du travail de « très dynamique », expliquant : « Les petites entreprises n’ont plus peur d’embaucher ». ) »Les réformes du gouvernement portent leurs premiers fruits pour nos concitoyens », s’est félicité la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

« Les réformes du gouvernement portent leurs premiers fruits pour nos concitoyens », s’est félicité la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, dans un communiqué diffusé sur Twitter, citant « les transformations du Code du travail, de l’apprentissage et de la formation professionnelle ».

Selon elle, « les petites entreprises n’ont plus peur d’embaucher ». Au début de l’été, elle qualifiait le marché du travail de « très dynamique ».

A noter que la France s’inscrit dans la dynamique européenne: dans la zone euro, le chômage était au plus bas depuis 11 ans à 7,5% en juin et ne cesse de reculer depuis septembre 2016.

Sur la seule France métropolitaine, le taux de chômage baisse de 0,2 point et s’établit à 8,2%, ce qui représente 2,4 millions de chômeurs, soit 66.000 chômeurs de moins sur le trimestre.

La France entière excluant uniquement Mayotte, compte 2,525 millions de chômeurs. Ce qui fait dire à la ministre du Travail qu’il y a « 300.000 chômeurs de moins » depuis le début du quinquennat. A l’arrivé d’Emmanuel Macron à l’Elysée, la France comptait 2,817 millions de chômeurs.

« Vous avez envie de travailler? Il y a des offres! », avait lancé en juin le président de la République à des chômeurs à l’occasion d’une visite surprise dans une agence Pôle emploi des quartiers Nord de Marseille

Entre avril et juin, toutes les tranches d’âge bénéficient de la baisse: -0,6 pt pour les 15-24 ans, -0,2 pt pour les plus de 50 ans et les 25-49 ans.

En revanche, après avoir nettement baissé au 1er trimestre, le « halo autour du chômage » est en forte hausse au 2e trimestre (+63.000). Il s’agit des personnes qui souhaitent travailler mais qui ne sont pas comptabilisées parce qu’elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement, soit environ 1,5 million de personnes.

Si l’exécutif met en avant les réformes déjà entreprises, il mise aussi sur la réforme de l’assurance chômage, dont les décrets sont parus en juillet, pour faire baisser le nombre de demandeurs d’emploi.

Les premières mesures entreront en vigueur en novembre, notamment celles qui rallongent la durée de travail pour accéder à l’indemnisation. A partir du 1er novembre, il faudra avoir travaillé « 130 jours ou 910 heures », soit six mois, sur les 24 derniers mois au lieu de quatre mois sur les 28 derniers. Le seuil permettant un rechargement des droits sera également de six mois contre un mois aujourd’hui.

Cette réforme pourrait avoir plus de répercussions sur le nombre d’inscrits à Pôle emploi mais moins sur le taux de chômage au sens du BIT, qui lui repose sur une enquête auprès des ménages pour savoir si leurs membres recherchent un emploi.

Le mensonge de la baisse du chômage

Le mensonge de la baisse du chômage

 

 

 

En mal d’information,  les grands médias notamment les chaînes d’information ont consacré la journée de mercredi à s’étaler sur la baisse du chômage. Les experts patentés sont allés jusqu’à considérer que la France était pratiquement sortie de ses difficultés, pire que cela indiquait  une reprise de l’activité. Il faut aussi reconnaître que la plupart des journalistes et des experts sont en vacances et qu’on doit se contenter de personnalités de deuxième ou troisième niveau. La vérité c’est que le taux de chômage s’établit toujours officiellement à 8,5 % et qu’on est loin des taux de chômage des autres pays européens qui en moyenne évoluent entre 3 et 5 %. Même s’il faut reconnaître que dans certains pays nombre d’emplois sont constitués de contrats précaires. Une tendance qui s’installe aussi en France. Le chômage diminue de 0.2% d’après l’INSEE grâce à 66 000 chômeurs qui auraient retrouvé un emploi. Le seul problème c’est qu’on retrouve ses 60 000 chômeurs dans les statistiques de ce qu’on appelle le halo du chômage c’est-à-dire ces différents chômeurs qui ne sont pas repris officiellement dans les statistiques de pôle emploi. Au total ils sont environ 1 500 000. On voit mal comment le chômage pourrait diminuer significativement alors que dans le même temps la croissance s’est nettement tassée  pour n’atteindre même que 0,2 % au cours du second trimestre. Pour l’année la France aura de la peine à atteindre 1 %. Un niveau d’activité insuffisant pour faire réellement diminuer le chômage dans des proportions significatives. Notons aussi que le taux d’emploi des 15–64 ans n’a pas bougé.

Selon les chiffres publiés par l’Insee mercredi, le chômage connaît son plus bas niveau depuis début 2009, souligne l’Insee, comme au trimestre précédent. L’institut de statistiques recense ainsi 2,52 millions de chômeurs. Sur la seule France métropolitaine, le taux de chômage baisse aussi de 0,2 point et s’établit à 8,2%, ce qui représente 2,4 millions de chômeurs, soit 66.000 chômeurs de moins sur le trimestre.

Sur un an, le taux de chômage pour la France entière (hors Mayotte), mesuré par l’Insee selon les normes du Bureau international du travail (BIT), recule de 0,6 point. Ce taux pourrait ainsi atteindre 8,3% à la fin de l’année 2019, un an après être passé sous la barre des 9%.

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Au printemps dernier, la ministre du Travail avait rappelé que l’objectif du gouvernement était toujours de ramener le taux de chômage « autour de 7% » en 2022, même s’il « ne faudra pas s’arrêter là » pour atteindre le plein-emploi voulu par Emmanuel Macron.

 

En revanche, après avoir nettement baissé au 1er trimestre, le « halo autour du chômage » est en forte hausse au 2e trimestre. Ces personnes qui souhaitent travailler mais qui ne sont pas comptabilisées parce qu’elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement ont vu leur nombre augmenter de 63.000 (-80.000 au 1er trimestre). Ce halo concerne environ 1,5 million de personnes. Enfin, le taux d’emploi, c’est-à-dire la proportion des 15-64 ans qui travaillent, reste quasi stable pour s’établir à 66% (-0,1 pt), à noter qu’il diminue pour les 15-24 ans (-0,3 pt) et qu’il augmente pour les seniors (+0,2 pt).

Barèmes chômage contestés par les tribunaux

Barèmes chômage contestés par les tribunaux

 

La révolte contre le barème Macron qui limite les indemnités en cas de licenciement abusif monte en puissance. Ainsi plusieurs tribunaux ont décidé de ne pas l’appliquer car ils  considèrent qu’il est en contradiction avec les textes internationaux.

 

Le conseil de prud’hommes de Grenoble a ainsi refusé, dans une décision rendue lundi, d’appliquer le barème sur les indemnités pour licenciement abusif, passant outre l’avis de la Cour de cassation qui l’a récemment jugé « compatible » avec les textes internationaux. Dans ce jugement à propos d’une salariée licenciée en 2018, le conseil écarte le barème, mesure phare des ordonnances de 2017, « afin de permettre une réparation adéquate du préjudice de la salariée, conformément aux dispositions de l’article 10 de la Convention n°158 de l’Organisation internationale du travail (OIT) ».Certes, le conseil note l’avis de la Cour de cassation du 17 juillet qui a jugé le plafonnement des indemnités « compatible » avec la convention de l’OIT, mais il ne s’estime pas lié par cet avis, de portée générale, qui « ne constitue pas une décision sur le fond ». Depuis les ordonnances réformant le Code du travail fin 2017, ces dommages et intérêts sont plafonnés entre un et vingt mois de salaire brut, en fonction de l’ancienneté. Un plafonnement vivement critiqué par les syndicats qui le jugent trop bas. D’autres conseil refusent aussi ce nouveau barème ; 

Assurance chômage: ils mentent (Laurent Berger, CFDT)

Assurance chômage: ils mentent (Laurent Berger, CFDT)

Laurent Berger n’a pas une réputation de démagogue. Cette fois, il accuse clairement le gouvernement de mensonge. Ce qu’il dénonce surtout c’est l’habillage que le qui affirme  qu’il s’agit d’un moyen de lutter contre la précarité alors que la CFDT considère qu’au contraire le changement des règles va enfoncer un peu plus les précaires. Il ne s’agit pas d’une véritable réforme structurelle mais plutôt d’un ajustement exclusivement budgétaire. De toute manière, il est vraisemblable que le gouvernement ne changera pas sa réforme car il n’a pas l’habitude de prendre en compte la vie des corps intermédiaires et même du Parlement.

. «C’est une réforme purement budgétaire et qui va faire beaucoup d’économies et sans doute beaucoup plus que celles annoncées, tellement les règles sont dures», a-t-il insisté.

«Il y a un petit sous-jacent qui est que les demandeurs d’emploi, notamment ceux qui alternent des contrats courts et des périodes de chômage, ce serait des profiteurs», a-t-il encore dit. «Et moi je m’insurge contre ça». «J’en ai assez de ces responsables qui font de la communication et qui ne disent pas exactement les choses», a-t-il aussi dit, déplorant «le recul du consentement à la solidarité» en France. La réforme de l’assurance chômage, «on n’en parlera plus dans une semaine et cela va s’ancrer dans la vie quotidienne de milliers, de centaines de milliers de chômeurs», a-t-il regretté.

La CFDT «n’aura de cesse de démontrer que cette réforme, elle est profondément injuste et aura des conséquences très graves», a-t-il dit.

L’assurance chômage : mesures maladroites et inefficaces

L’assurance chômage : mesures maladroites et  inefficaces

 

Le gouvernement au moins réussi à faire l’unanimité contre lui concernant la réforme de l’assurance-chômage. Mais pas forcément pour les mêmes raisons. Les syndicats patronaux protestent contre la mise en place d’un bonus malus dans sept secteurs d’activité et qui va affecter les couts donc la compétitivité. Notons que le choix de sept secteurs pourrait donner lieu à une contestation d’ordre constitutionnel car cela induit des conditions de concurrence différente entre branches. Pour contourner l’obstacle, certain pourraient être tentés de changer l’objet social de leur société. Les seconds mécontents sont les cadres pour lesquels on prévoit une dégressivité des allocations pour les chômeurs dans la location dépasse 4500 € bruts. Enfin il faudra au moins six mois de travail pouvoir accéder à l’assurance-chômage. D’une manière générale beaucoup de chômeurs seront touchés également avec la modification du système de rechargement des droits des personnes touchant à la fois une indemnité chômage et des revenus d’activité ;  théoriquement le gouvernement a réussi le pari qu’il demandait aux partenaires sociaux à savoir économiser trois à 4 milliards en deux ans. Globalement syndicats de patrons syndicats de salariés ont réagi de manière assez négative à ces mesures envisagées par le gouvernement et dont beaucoup seront décidés par décret donc sans intervention du Parlement. Mais ces organisations sont peut-être encore davantage vexées de n’avoir pas été les vrais négociateurs de cette transformation. De fait désormais l’assurance chômage se trouve gérée par le pouvoir, il y a donc une forme d’étatisation de ce qui était précédemment un régime d’assurance administrée par les syndicats

C’est peut-être le changement le plus fondamental aussi la contradiction la plus surprenante de l’idéologie de Macron, curieux cocktail d’ultralibéralisme et d’intervention de l’État. Jusqu’à la l’Etat n’a jamais fait la démonstration d’une gestion plus performante que celle d’autres acteurs. De ce point de vue assurance-chômage pourrait s’inscrire dans la dérive incontrôlée des dépenses d’autant que plus personne ne maîtrise au sein de l’État. Notons enfin que l’équilibre de l’assurance chômage dépend évidemment du rapport entre actifs et retraités est derrière du niveau d’emploi et de la croissance. À ce plan est le résultat de l’échec d’une croissance qui ne crée pas assez d’emploi. Un surplus d’activité générale permettrait de rétablir rapidement les équilibres de l’assurance Selon les règles en vigueur actuellement, l’Unedic, qui gère l’assurance chômage, prévoit que le déficit du régime s’établira à 1,9 milliard d’euros cette année, après 1,8 milliard en 2018, et qu’il dégagera un excédent en 2021 pour la première fois depuis 2008.

Reste la dette de l’assurance chômage devrait quant à elle se creuser à 37,2 milliards d’euros cette année et culminer à 37,6 milliards en 2020, avant de repartir à la baisse en 2021. Une dette pourrait être placée dans une structure de défauts en avec un amortissement progressif à partir des excédents annuels

États-Unis : taux de chômage au plus bas et taux de pauvreté au plus haut

États-Unis : taux de chômage au plus bas et taux de pauvreté au plus haut

 

 

 

 

Le taux de chômage aux États-Unis serait au plus bas depuis 1970, dans le même temps  le taux de pauvreté atteint des sommets. En cause, le fait qu’on ne compte pas les chômeurs aux États-Unis de la même manière qu’en France. Certes la croissance est encore dynamique aux États-Unis. En tendance annuelle, elle se situait à 3,2 % et devrait atteindre au moins 2 % en fin d’année. Cette croissance crée dans des emplois. Ceci étant  les emplois d’aujourd’hui pour beaucoup sont très différents de ce qu’ils étaient il y a une cinquantaine d’années. En effet ce qui caractérise les Etats-Unis ce sont les petits boulots pour un grand nombre. Des temps partiels, d des contrats précaires, de petits jobs qui font descendre les statistiques du chômage mais qui créent  une grande misère sociale. Cette situation permet par ailleurs d’exercer une pression négative sur le niveau des salaires et sur les conditions de travail. Certes le niveau de chômage apparaît excessivement bas mais les inégalités et la pauvreté ne font que se développer. Ces bons chiffres économiques servent  aussi les objectifs de la banque centrale américaine qui ne veut pas relever ses taux et qui d’une certaine manière injecte dans l’économie de la fausse monnaie qui s’ajoute à celle de sa dette. On objectera que d’autres banques centrales s’inscrivent aussi dans cette philosophie. D’où sans doute un risque prochainement de crise financière internationale qui pourrait notamment éclater sur les nouveaux excès de l’immobilier.

 

Chômage : pas d’amélioration au premier trimestre

Chômage : pas d’amélioration au premier trimestre

 

Contrairement à ce qu’a affirmé Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse, la situation du chômage évolue peu. Témoin, la quasi stagnation premier trimestre 2019. Le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans activité) au premier trimestre a baissé de 25.100 personnes – soit moins 0,7% – par rapport au trimestre précédent en France entière hors Mayotte et (de 24.200 personnes en France métropolitaine) pour atteindre 3,6 millions, selon les chiffres trimestriels publiés vendredi par le ministère du Travail. Toutefois, si l’on ajoute les personnes qui ont une activité réduite (catégories B et C), le nombre d’inscrits reste stable pour s’établir à 5,9 millions de personnes et il a baissé de 0,4% sur un an. Au total, si l’on tient compte également des personnes qui ne sont pas tenues de chercher un emploi (catégories D et E), le nombre d’inscrits, qui atteint 6,562 millions de personnes, fait également du surplace par rapport au trimestre précédent et recule de 0,6% sur un an.

Chômage : stable au premier trimestre

Chômage : stable  au premier trimestre

 

Contrairement à ce qu’a affirmé Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse, la situation du chômage évolue peu. Témoin la quasi stagnation premier trimestre 2019. Le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans activité) au premier trimestre a baissé de 25.100 personnes – soit moins 0,7% – par rapport au trimestre précédent en France entière hors Mayotte et (de 24.200 personnes en France métropolitaine) pour atteindre 3,6 millions, selon les chiffres trimestriels publiés vendredi par le ministère du Travail. Toutefois, si l’on ajoute les personnes qui ont une activité réduite (catégories B et C), le nombre d’inscrits reste stable pour s’établir à 5,9 millions de personnes et il a baissé de 0,4% sur un an. Au total, si l’on tient compte également des personnes qui ne sont pas tenues de chercher un emploi (catégories D et E), le nombre d’inscrits, qui atteint 6,562 millions de personnes, fait également du surplace par rapport au trimestre précédent et recule de 0,6% sur un an.

 

Cadres : réduction des indemnités chômage

Cadres : réduction des indemnités chômage

L’exécutif s’intéresse aux allocations chômage des cadres pour trouver des économies car, pour lui, ces derniers ont moins de difficultés à retrouver un emploi en cas de licenciement. Le taux de chômage des cadres est en effet de 4% environ, alors qu’il est de 9% sur l’ensemble de la population française. La piste d’une dégressivité des allocations avait été soutenue en septembre par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et le premier ministre, Édouard Philippe, avant d’être laissée à la discussion des partenaires sociaux, lesquels n’ont pas souhaité l’introduire dans leur projet d’accord. Les contributions à l’assurance chômage sont actuellement appliquées aux salaires bruts dans la limite de quatre plafonds de la sécurité sociale (PSS), ce qui limite les indemnités mensuelles pouvant être versées à 7700 euros environ, expliquent Les Échos.

Selon l’Unedic, abaisser le plafond à trois PSS permettrait d’économiser 137 millions d’euros par an, et à 2,5 PSS, 285 millions d’euros. Mais il faudrait pour ce dernier cas accepter des allocations maximums de 4.800 euros par mois. La CFDT et la CFE-CGC, notamment, sont fortement hostiles à cette option maintes fois suggérée dans le passé. Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, avait estimé pour sa part en septembre que la dégressivité pouvait être une piste mais qu’elle ne devait pas être «l’alpha et l’oméga» de la réforme.

Négociations chômage : un échec grave pour le paritarisme

Négociations chômage : un échec grave pour le paritarisme

 

L’échec des négociations sur l’assurance chômage est grave mais il porte surtout atteinte à l’avenir du paritarisme et au rôle des instances intermédiaires dans le pays. Cette rupture des négociations est d’autant plus curieuse que les partenaires sociaux ne cessent de se plaindre depuis le début du mandat de Macron d’être mis à l’écart des grandes orientations sociales et économiques. Or en mettant un terme aux discussions sur l’avenir de l’Unedic, les partenaires sociaux renvoient la balle au gouvernement et d’une certaine manière conforte l’étatisme que souhaite précisément le président de la république. Pour pas parler clair,  les partenaires sociaux ont fait preuve d’une grande irresponsabilité et leur rôle déjà affaibli par leur manque d’efficacité pourrait être encore davantage contesté. Pour parvenir à un accord il faut évidemment rechercher des compromis gagnant gagnant, ce qui suppose une capacité à intégrer la problématique de l’autre interlocuteur. Malheureusement en France le débat ce caractérise surtout par une opposition stérile et inefficace entre patrons d’un côté, syndicats de l’autre. Des patrons beaucoup trop marqués par une idéologie réactionnaire et des syndicats encore imprégnés d’une illusoire culture révolutionnaire. Certes les syndicats réformistes sont aujourd’hui majoritaires en France avec notamment la CFDT devenue le premier syndicat mais ces syndicats réformistes ont bien du mal à faire entendre leur voix face aux syndicats gauchistes. “Nous faisons le constat aujourd’hui que nous ne pouvons trouver de points de convergence”, a déclaré le négociateur du Medef, Hubert Mongon, à l’issue de la rencontre. Selon lui, ce sont les organisations syndicales qui “ont fait part de leur volonté de mettre fin à ces discussions”, malgré les propositions du patronat, résolument opposé à la mise en place d’un système de bonus-malus. Il avait fait une ultime proposition pour éviter un tel dispositif selon lui “mortifère pour l’emploi”, consistant à moduler les cotisations patronales en fonction du recours aux contrats de travail de courte durée. Les syndicats avaient fait du bonus-malus, une condition sine qua non de leur participation aux négociations. Selon des calculs de FO, le volet malus n’aurait concerné que 18% des entreprises, principalement de grande taille, dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration et de l’hébergement médico-social. Eric Courpotin a regretté que “l’intérêt supérieur de certaines entreprises qui abusent des contrats courts (ait) été plus fort que l’intérêt des plus précaires”. “Clairement, on ne partage pas la vision qu’ils peuvent avoir de la nécessité de faire des économies”, a pour sa part dit Marylise Léon, de la CFDT. Patronat et syndicat s’inquiètent cependant des conséquences de cet échec, qui ouvre toute grande la voie au gouvernement pour reprendre les rênes de l’assurance chômage. “On acte la fin d’une époque”, dit-on à la CFE-CGC. “Le paritarisme (…) prend un coup important”, a renchéri Patrick Liebus, de l’U2P (syndicat des artisans).

Une Baisse du chômage toute relative

Une Baisse du chômage toute relative

Les chiffres officiels font apparaître une baisse du nombre de chômeurs de l’ordre de 40 000 pour le dernier trimestre mais parallèlement ce qu’on appelle le halo du chômage ( les chômeurs non comptabilisés) auraient vu leur nombre progresser de plus de 30 000. Autant dire que la baisse du chômage pourrait être liée à des problèmes méthodologiques. On voit d’ailleurs mal comment le chômage pourrait diminuer de manière significative avec une croissance aussi faible ou alors cela relèverait du miracle. En effet la croissance a été limitée à 0,3 % au quatrième trimestre (comme au troisième) et sur l’année le PIB a progressé de seulement 1,5 %.À noter également l’augmentation des contrats à temps partiel. Si le chômage a diminué au cours des dernières années, le halo autour du chômage semble prendre de l’ampleur. Cette notion prend en compte les personnes qui ne sont pas disponibles dans les 15 jours pour occuper un emploi (comme les personnes en formation ou qui ont des problèmes de santé), ou n’ont pas entrepris de démarche active de recherche d’emploi au cours des quatre dernières semaines.D’après les derniers chiffres établis par les économistes de l’Insee, elles seraient 1,5 million. « Leur nombre augmente de 32.000 entre les troisième et quatrième trimestres 2018 et rejoint quasiment son niveau de fin 2017 (+ 5.000 sur un an) », précise l’Insee. « Cette tendance à la hausse du halo vient minimiser la baisse du taux de chômage », souligne Mme Baudchon de l’INSEE Autre point notable, « le fort rebond du nombre de personnes en temps partiel subi, qui fait suite à une forte baisse du trimestre précédent ». D’après l’enquête menée par l’institut, 5,8% des personnes en emploi seraient en situation de sous-emploi fin 2018. « Cette part augmente de 0,2 point sur le trimestre, après avoir diminué de 0,2 point au trimestre précédent. ». Pourtant officiellement le chômage aurait reculé en France au quatrième trimestre 2018, avec 42.000 personnes en moins (-1,1%) inscrites à Pôle emploi,  Selon des chiffres publiés vendredi, d’octobre à décembre, Pôle emploi a recensé en moyenne 3,676 millions de personnes en France entière inscrites en catégorie A (sans activité), son plus bas niveau depuis la mi-2014. Cette baisse succède à deux trimestres de légère progression (+0,2% au 2e et +0,4% au 3e).

Chômage mondial en baisse mais précarité et pauvreté en hausse

Chômage mondial en baisse  mais précarité et pauvreté en hausse

Les gouvernements ont trouvé la martingale pour faire baisser le chômage, installer la précarité qui met les salariés en concurrence et exerce une pression à la baisse sur les conditions sociales. Du coup le nombre de ménages en difficultés financières progressent, la pauvreté aussi. Globalement, on constate dans le monde une baisse du chômage au cours des 10 dernières années (autour de 5 %). Ceci étant,  cette réduction a surtout été permise par le développement de statuts beaucoup plus précaires que précédemment. On observe en effet des emplois de moins en moins rémunérés et non garantis dans la durée et pour la majorité d’entre eux, sans protection sociale. Le consumérisme d’une part et la course à la compétitivité ont comprimé les conditions sociales de ces dernières années. Pour résumer l’économie repose sur le principe du toujours plus mais toujours moins cher sans trop se préoccuper des conditions sociales ou encore environnementales. Ce sont les contradictions du productivisme et du consumérisme. Il faudrait ajouter à cela la recherche permanente de profit financier et la financiarisation de l’économie qui exerce une pression de plus en plus forte sur la production et les salariés. D’une certaine façon, c’est le mode de production internationalisée et le mode de consommation qui sont en cause non seulement parce qu’il dégrade les conditions sociales mais aussi parce qu’il porte atteinte à l’environnement. D’après l’organisation internationale du travail,  la majorité des 3,3 milliards de personnes qui occupaient un emploi en 2018 déplorent l’absence de sécurité économique, de bien-être matériel et d’égalité des chances. En outre 700 millions de personnes vivent dans une situation d’extrême pauvreté ou de pauvreté modérée, bien qu’elles aient un emploi. Ceci concerne essentiellement les pays en voie de développement mais aussi de plus en plus des pays développés ou la réduction du chômage a été compensée par le développement d’emplois précaires mal rémunérés comme en Grande-Bretagne ou en Allemagne par exemple.

 

Moins de chômage mais des emplois plus précaires dans le monde

Moins de chômage mais des emplois plus précaires dans le monde

Globalement, on constate dans le monde une baisse du chômage au cours des 10 dernières années (autour de 5 %). Ceci étant,  cette réduction a surtout été permise par le développement de statuts beaucoup plus précaires que précédemment. On observe en effet des emplois de moins en moins rémunérés et non garantis dans la durée et pour la majorité d’entre eux, sans protection sociale. Le consumérisme d’une part et la course à la compétitivité ont comprimé les conditions sociales de ces dernières années. Pour résumer l’économie repose sur le principe du toujours plus mais toujours moins cher sans trop se préoccuper des conditions sociales ou encore environnementales. Ce sont les contradictions du productivisme et du consumérisme. Il faudrait ajouter à cela la recherche permanente de profit financier et la financiarisation de l’économie qui exerce une pression de plus en plus forte sur la production et les salariés. D’une certaine façon, c’est le mode de production internationalisée et le mode de consommation qui sont en cause non seulement parce qu’il dégrade les conditions sociales mais aussi parce qu’il porte atteinte à l’environnement. D’après l’organisation internationale du travail,  la majorité des 3,3 milliards de personnes qui occupaient un emploi en 2018 déplorent l’absence de sécurité économique, de bien-être matériel et d’égalité des chances. En outre 700 millions de personnes vivent dans une situation d’extrême pauvreté ou de pauvreté modérée, bien qu’elles aient un emploi. Ceci concerne essentiellement les pays en voie de développement mais aussi de plus en plus des pays développés ou la réduction du chômage a été compensée par le développement d’emplois précaires mal rémunérés comme en Grande-Bretagne ou en Allemagne par exemple

 

Chômage : un recul curieux !

Chômage : un recul curieux !

 

En gros, le chômage aurait diminué d’environ  de 1 % au cours du dernier trimestre. Une évolution curieuse dans la mesure où la croissance s’est nettement (0,2 % pour l’augmentation du PIB au lieu de 04 % attendus). D’une certaine manière, ce recul du chômage relève du miracle. De toute manière les chiffres sont insignifiants car il faut rapporter cette diminution du nombre de chômeurs de 30 000 (catégorie A) à près de 3,5 millions de chômeurs. Il faut aussi noter que les conditions de radiation des chômeurs ont été renforcées et il se pourrait que l’évolution officielle découle en fait des nouvelles prescriptions pour l’inscription des chômeurs. De toute manière, compte tenu de la baisse tendancielle de la croissance tous les experts s’attendent à une dégradation de la situation du chômage au moins pour les six mois de 2019. En cause, le net ralentissement international en Chine mais aussi en Europe. L’Allemagne par exemple à diviser par deux sa perspective de croissance en 2019 avec désormais seulement un objectif de plus 1 % du PIB. Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité aurait donc  reculé en France métropolitaine au quatrième trimestre et sur l’ensemble de 2018, mais, en présence de signaux contradictoires, les spécialistes du dossier ne se risquent pas à prédire une baisse durable du nombre de chômeurs. De fait, les déclarations d’embauches de plus d’un mois hors intérim dans le secteur privé ont nettement reculé en décembre – de 3,8% par rapport à décembre 2017, selon l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss). Elles avaient déjà baissé de 0,7% en novembre.

Les prochains chantiers : retraite, chômage, fonction publique (Macron)

Les prochains chantiers : retraite, chômage, fonction publique (Macron)

 

 

 

Implicitement Macron a reconnu que les réformes déjà menées n’avaient pas donné encore les résultats escomptés. C’est pourquoi Macron demande encore de la patience au pays pour mesurer l’efficacité de sa politique. Ce qui ne l’empêche pas d’annoncer la couleur quant à la suite des futures réformes “. “Le gouvernement dans les prochains mois devra poursuivre ce travail pour changer en profondeur les règles de l’indemnisation du chômage afin d’inciter davantage à reprendre le travail, l’organisation du secteur public pour le rendre plus efficace, et notre système de retraites pour le rendre plus juste”. On voit mal comment Macron pourrait aborder sereinement, c’est-à-dire avec le soutien politique nécessaire, des chantiers aussi importants que celui de la réforme des retraites, du secteur public et de l’indemnisation du chômage. La plus grande difficulté viendra sans doute de la réforme des retraites qui vise non seulement à unifier les régimes mais peut-être surtout à diminuer l’effort financier. En clair,  à faire baisser le montant des retraites. Or cette question constitue un point de cristallisation dans l’opinion puisque le processus est déjà largement engagé. En effet en limitant l’augmentation des retraites à 0,3 % chaque année, le pouvoir d’achat des retraités perd donc 1,7 % par an. En gros la réforme risque surtout de se réduire à cette désindexation déjà engagée. Sur ce point il y a fort à parier que n va rencontrer de très fortes oppositions d’autant plus que pour le moment il ne bénéficie du soutien d’aucun syndicat. Sur l’indemnisation du chômage les difficultés pourraient être moindres. Concernant le secteur public, l’enjeu est immense et la tâche particulièrement complexe cela d’autant plus que la plupart des grands responsables du gouvernement sont pour eux-mêmes le produit de cette oligarchie administrative.

Le chômage, « angle mort des gilets jaunes » !!!

Le chômage, « angle mort des gilets jaunes » !!!

Un curieux titre du journal la Tribune plutôt à gauche. Mais une gauche assez orthodoxe qui s’est toujours montrée relativement sceptique vis-à-vis du mouvement des idées jaunes. Un titre qui laisse supposer que les gilets jaunes ont ignoré la question du chômage. C’est vraiment ne rien connaître de la sociologie des gilets jaunes justement dont la principale revendication consiste à demander un réaménagement du territoire. Ce n’est pas un hasard si pour l’essentiel les gilets jaunes appartiennent aux zones périphériques et notamment rurales. Des zones rurales qui deviennent de véritables déserts économiques, ou les services publics disparaissent comme les services privés et les commerces. Ce que veulent les idées jaunes c’est vivre et travailler au pays dans des conditions décentes et non être contraints de rejoindre les grandes métropoles.  De toute évidence l’intelligentsia de gauche n’aime guère ces couches moyennes et populaires qu’elle taxe de populiste. visiblement cette gauche là n’a encore rien compris à la problématique économique. En effet la consommation des ménages représente les deux tiers du produit intérieur brut. Or ce sont les mesures fiscales qui ont tué le pouvoir d’achat en début d’année et en même temps qui ont fait chuter la croissance. Pour justifier son raisonnement la Tribune développe un long passage sur le chômage de longue durée qui n’a pas grand-chose à voir avec son titre. De tels raisonnements et de tels rapports aux plus défavorisés ont pourtant été à l’origine de l’écroulement du parti socialiste dont culturellement et politiquement la Tribune est proche. Il est clair que le mouvement des gilets jaunes se tasse, il est tout évident  que ce mouvement est traversé par des contradictions, sans doute pourquoi les nantis y compris de gauche se rebiffent et règlent  leur compte à ce qu’il considère comme une populace. Dommage car la Tribune apporte des éléments d’analyse intéressant quand elle évite le piège de la politique. On pourrait en dire autant des Echos qui lui tombe de temps en temps de dans le marais droitier et financier. On n’attend pas des journaux économiques qu’ils étalent leurs convictions politiques mais qu’ils s’en tiennent aux faits et aux chiffres et à l’analyse purement économique.

Etat, assurance chômage et retraites, chômage, Etat : pédale douce pour les prochaines réformes.

Etat, assurance chômage et retraites, chômage, Etat : pédale douce pour les prochaines réformes.

Il est clair que le gouvernement risque de mettre la pédale douce pour les prochaines réformes concernant la réforme de l’État, l’indemnisation du chômage et surtout la réforme des retraites. Cela pour plusieurs raisons. Il y a d’abord l’environnement social notamment caractérisé par la colère des gilets jaunes. Le moins que l’on puisse  dire c’est que l’environnement social n’est guère favorable à la mise en œuvre de réformes qui mettraient en cause la protection des salariés. Certes le mouvement des gilets jaunes  risque de se tasser sérieusement dans les jours et semaines à venir. Un phénomène d’usure bien connue dans les conflits sociaux sans parler de la trêve des confiseurs. Mais cette mise entre parenthèses des gilets jaunes pourrait représenter plus tard un risque de réveil à l’occasion de la première réforme sociale qui viendra sur le tapis. Cette fois d’ailleurs le mécontentement pourrait ne pas être seulement exprimé par les gilets  jaunes mais aussi par les syndicats. La seconde raison qui milite en faveur d’une grande prudence vis-à-vis des réformes : réside dans le fait que les réformes déjà réalisées n’ont pas permis d’obtenir de résultats miraculeux ni sur le plan économique, ni sur le plan social. La réforme dite du travail n’a pas apporté grand chose d’autant qu’elle a été largement amputée de sa disposition centrale visait à décentraliser la négociation. La réforme de la formation permanente quant à elle ne modifie qu’à la marge les anciennes dispositions. Pour parler clair on a été incapable de mettre le paquet sur la formation des chômeurs et les organisations de formation continue se gaver  des 35 milliards annuels de collecte. Politiquement le gouvernement ne peut plus tenir le rythme et devra en rabattre sur le contenu. Actuellement En position de faiblesse, le gouvernement aura des difficultés  à opérer une réforme de l’État qu’il n’a même pas réussi à engager alors que les conditions étaient favorables. L’obstacle le plus important pour le gouvernement sera constitué par la réforme des retraites dont on dit vouloir modifier les modalités et qui viserait  à passer à passer d’un système en annuités avec des prestations déterminées à un système à points ; le slogan du gouvernement c’est qu’un euro de retraite versée aurait la même valeur les salariés. Une remise en cause donc des régimes sociaux mais aussi un vaste programme de toutes les retraites avec une incitation payer des retraites complémentaires via les assurances privées.

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