Archive pour le Tag 'Etats-Unis'

Afghanistan : la guerre continue pour les États-Unis

Afghanistan : la guerre continue pour les États-Unis

Alexandra de Hoop Scheffer est politologue, directrice à Paris du think tank transatlantique German Marshall Fund of the United States,  estime que les États-Unis ne sont pas sortis de la guerre en Afghanistan..(Dans l’Opinion, extrait)

 

Vingt ans après le 11 septembre 2001, l’Amérique ne s’est toujours pas remise du traumatisme causé par les attentats. Les échecs des interventions en Irak et en Afghanistan et le sentiment de déclin de l’influence des Etats-Unis face à la réémergence de la Chine suscitent chez les Américains une crise de confiance dans l’exceptionnalisme de leur pays et dans l’establishment politique perçu comme incompétent. L’ancienne secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice rappelait en 2008 que les deux priorités de la politique américaine post 11-Septembre étaient de « gagner la guerre contre le terrorisme » et de « promouvoir la liberté comme alternative à la tyrannie ».

La reprise du pouvoir par les talibans en Afghanistan et la résurgence de l’Etat islamique en Irak et en Syrie, signent un double échec pour les Etats-Unis et leurs alliés : la menace terroriste s’est adaptée et renforcée depuis 2001 et la promotion de la démocratie est durablement entachée et ne suscite plus l’adhésion des citoyens américains, ni d’une bonne partie de la classe politique, avant tout préoccupée par l’état de la démocratie américaine. Washington contemple dorénavant tout engagement militaire comme un risque d’engrenage sans fin dans des guerres civiles et recentre sa politique étrangère sur la compétition avec la Chine. Cela ne veut pas dire que la « guerre contre le terrorisme » est terminée. Le retour d’expérience de ces deux dernières décennies nous impose un exercice de réflexion sur les modalités d’interventions militaires et de clarification de leurs objectifs stratégiques.

« Dès janvier 2005, les services de renseignement américains estimaient que l’Irak était devenu un “aimant” pour une nouvelle génération de terroristes jihadistes, et anticipaient l’émergence de l’Etat islamique »

« Intérêts vitaux ». L’union sacrée qui prédomine aux Etats-Unis juste après le 11 septembre 2001, fait rapidement place à des divisions au sein de la société et de la classe politique américaines. La classe ouvrière américaine notamment, qui a porté le plus lourd fardeau humain de la « guerre contre le terrorisme », reproche aux administrations successives une politique interventionniste excessive, décorrélée des « intérêts vitaux » du pays (en premier lieu protéger les emplois américains) et du bien-être des citoyens. Il n’est pas surprenant dès lors que « l’Amérique d’abord » ait résonné avec autant de force pendant la campagne présidentielle de 2016. Il n’est pas surprenant non plus que le président Joe Biden conçoive sa politique étrangère « pour la classe moyenne américaine » et que son prédécesseur démocrate Barack Obama appelait au « nation-building at home ». Le retrait militaire d’Afghanistan et la fin des missions de combat en Irak d’ici décembre, sont soutenus par une majorité d’Américains, préoccupés avant tout par l’emploi et les inégalités socio-économiques qui se sont encore plus accentuées depuis la crise de la Covid-19.

Les revers politiques et stratégiques de ces vingt années d’opérations de contre-terrorisme et contre-insurrection sont colossaux, bien que l’administration Biden soit aujourd’hui dans le déni. Dès janvier 2005, les services de renseignement américains estimaient que l’Irak était devenu un « aimant » pour une nouvelle génération de terroristes jihadistes, et anticipaient l’émergence de l’Etat islamique. En Afghanistan, les talibans n’ont pas rompu leurs liens avec Al-Qaïda et le réseau Haqqani, dont deux représentants sont aujourd’hui intégrés au gouvernement intérimaire taliban. Le secrétaire à la Défense américain, le général Austin, estime qu’Al-Qaïda pourra se reconstituer en Afghanistan en deux ans — une perspective temporelle qui paraît bien optimiste.

L’ingérence américaine dans la transition politique post-talibans et post-Saddam Hussein a abouti à des résultats contraires à ceux souhaités par les Etats-Unis : les talibans ont repris le pouvoir en Afghanistan et le pouvoir irakien est sous l’emprise des milices chiites pro-iraniennes. En juillet 2010, Joe Biden, alors vice-président, disait que les Etats-Unis n’étaient pas en Afghanistan pour « transformer le pays en démocratie jeffersonienne ». Le discours autour de la démocratie, les élections « free and fair », les droits des femmes, ont servi avant tout à justifier la présence militaire et à créer l’adhésion des opinions publiques occidentales à une mission mal définie dès le départ. L’intervention en Irak a signé l’acte de décès de la « democracy promotion » et, avec l’échec afghan, a profondément changé le rapport des administrations post George W. Bush à l’usage de la force militaire, dorénavant employée de manière plus sélective et prudente, avec une revue à la baisse des objectifs stratégiques et des moyens déployés : le « leading from behind » d’Obama en Libye découle des leçons tirées de l’Irak et de l’Afghanistan, et la non-intervention en Syrie découle des leçons tirées de la Libye.

«  Ce n’est pas la première fois que le shérif américain revoit ses priorités stratégiques après une période d’interventionnisme : du président George W. Bush au président Biden, ils se sont tous accordés à dire que les Etats-Unis ne devaient plus être le “gendarme du monde” »

Ce n’est pas la première fois que le shérif américain revoit ses priorités stratégiques après une période d’interventionnisme : du président George W. Bush au président Biden, ils se sont tous accordés à dire que les Etats-Unis ne devaient plus être le « gendarme du monde » pour se concentrer sur la compétition avec la Chine. Mais chaque président a, dans les faits, étendu la « guerre contre le terrorisme » (par l’usage de drones armés en Somalie, au Yémen, en Irak, en Syrie, la présence des forces spéciales dans plus de soixante-quinze pays, des opérations cyberoffensives), confortant les Etats-Unis dans leur rôle de gendarme du monde, malgré la volonté affichée par les différentes administrations de s’en défaire.

En France, l’objectif fixé par le président Hollande après les attentats de novembre 2015 était alors non pas de « contenir » mais de « détruire » l’Etat islamique. Mais la « guerre contre le terrorisme » nous place en réalité dans une logique d’endiguement sans fin de la menace terroriste, et donc d’une guerre perpétuelle. Le retrait d’Afghanistan ne veut pas dire que la guerre est terminée : il s’accompagne d’une révision de la politique américaine de contre-terrorisme, avec un recentrage sur la guerre à distance. Les frappes américaines en Irak, en Syrie, en Somalie en juillet et en Afghanistan fin août contre l’Etat islamique, confirment cette tendance.

Alexandra de Hoop Scheffer est politologue, directrice à Paris du think tank transatlantique German Marshall Fund of the United States.

États-Unis: 45% d’ électricité solaire en 2050

États-Unis: 45% d’ électricité solaire en 2050 

 

Les États-Unis souhaiteraient passer de 3 % d’électricité d’origine solaire à 45 % en 2050. Selon le scénario développé par Les services du ministère de l’énergie, l’énergie solaire représenterait 37% de l’électricité en 2035, le reste étant fourni par l’énergie éolienne (36%), l’énergie nucléaire (11%-13%), l’énergie hydroélectrique (5%- 6%), la biomasse et la géothermie (1%).

Il s’agirait d’un tournant majeur par rapport au schéma actuel: en 2020, l’énergie renouvelable fournissait 21% de l’électricité aux Etats-Unis, le reste étant produit par le gaz naturel (40%), le nucléaire (20%) et le charbon (19%).

Dans une lettre adressée aux responsables politiques, près de 750 entreprises du secteur de l’énergie solaire ont insisté sur la nécessité d’étendre les politiques de soutien en place et de les installer sur le long terme.

 

Économie États-Unis : nette baisse des créations d’emplois

  • Économie États-Unis : nette baisse des créations d’emplois
  • 235.000 emplois en août, alors qu’on  attendait plus du triple (750.000). Le coup de frein est pourtant appuyé, après 1,1 million d’emplois créés en juillet et 962.000 en juin. Il est en grande partie attribuée à la résurgence du variant Delta du coronavirus ainsi qu’aux difficultés de recrutement des employeurs américains.
  • Malgré cette déception, le taux de chômage, lui, a continué à reculer, à 5,2%, comme attendu, contre 5,4% le mois dernier. 
  • Le rapport publié vendredi, très attendu par les marchés financiers, pourrait conduire à une révision à la baisse des prévisions de croissance pour le troisième trimestre, un mouvement déjà bien entamé en raison de l’impact du variant Delta du coronavirus et des pénuries de matières premières ou de semi-conducteurs qui pèsent entre autres sur la production automobile et la reconstitution des stocks des entreprises.
  • Les chiffres d’août vont aussi être étudiés de près par les investisseurs pour tenter d’y trouver des indices sur l’évolution à venir de la politique monétaire de la Réserve fédérale, qui devrait annoncer en septembre ou en novembre son intention de réduire ses achats d’obligations sur les marchés, l’un de ses principaux soutiens à l’économie.
  • La banque centrale doit composer à la fois avec le ralentissement de l’emploi et la multiplication des signaux inflationnistes: le mois dernier, le salaire horaire moyen a augmenté de 0,6%, deux fois plus qu’attendu, et il affiche sur un an une progression de 4,3%.

Croissance États-Unis : nette baisse des créations d’emplois

  • Croissance États-Unis : nette baisse des créations d’emplois
  • 235.000 emplois en août, alors qu’on  attendait plus du triple (750.000). Le coup de frein est pourtant appuyé, après 1,1 million d’emplois créés en juillet et 962.000 en juin. Il est en grande partie attribuée à la résurgence du variant Delta du coronavirus ainsi qu’aux difficultés de recrutement des employeurs américains.
  • Malgré cette déception, le taux de chômage, lui, a continué à reculer, à 5,2%, comme attendu, contre 5,4% le mois dernier. 
  • Le rapport publié vendredi, très attendu par les marchés financiers, pourrait conduire à une révision à la baisse des prévisions de croissance pour le troisième trimestre, un mouvement déjà bien entamé en raison de l’impact du variant Delta du coronavirus et des pénuries de matières premières ou de semi-conducteurs qui pèsent entre autres sur la production automobile et la reconstitution des stocks des entreprises.
  • Les chiffres d’août vont aussi être étudiés de près par les investisseurs pour tenter d’y trouver des indices sur l’évolution à venir de la politique monétaire de la Réserve fédérale, qui devrait annoncer en septembre ou en novembre son intention de réduire ses achats d’obligations sur les marchés, l’un de ses principaux soutiens à l’économie.
  • La banque centrale doit composer à la fois avec le ralentissement de l’emploi et la multiplication des signaux inflationnistes: le mois dernier, le salaire horaire moyen a augmenté de 0,6%, deux fois plus qu’attendu, et il affiche sur un an une progression de 4,3%.

Croissance États-Unis : Un rythme de 6,6%

Croissance États-Unis : Un rythme de 6,6% 

Le rythme de la croissance aux États-Unis s’est située à 6,6 % au second trimestre d’après le département du Commerce.

Cette croissance a permis à la première économie du monde de retrouver son niveau d’avant la pandémie.

Mais depuis juillet, on constate un certain tassement de la dynamique.  Les données déjà publiées «montrent une activité plus faible en juillet et août au milieu d’une quatrième vague d’infections au Covid», relève Lydia Boussour, économiste pour Oxford Economics.

«Bien que le variant Delta reste un risque important (…), il est peu probable que l’économie s’inverse», souligne-t-elle, anticipant une «croissance moins forte» au quatrième trimestre. «Pour 2021, l’économie devrait croître d’environ 6%, sa plus forte performance depuis 1984», ajoute l’économiste. Quant aux prix, leur hausse sur les trois mois d’avril à juin a été révisée à 6,5%, au lieu de 6,4%, selon l’indice d’inflation PCE, contre 3,8% au trimestre précédent. Il s’agit du rythme le plus rapide depuis 1982.

 

Afghanistan: 18 avions réquisitionnés par les États-Unis

Afghanistan: 18 avions réquisitionnés par les États-Unis

Au total, 18 avions sont mobilisés, appartenant aux compagnies privées ont été mobilisés notamment pour acheminer des candidats afghans à l’immigration réfugiée  au Qatar et en Arabie Saoudite.

Dans une interview à la chaîne ABC, le président américain Joe Biden a indiqué que les États-Unis prévoyaient d’évacuer tous les Américains (entre 10.000 et 15.000 personnes selon certaines estimations), et espéraient pouvoir faire de même pour les alliés afghans et leurs familles (entre 50.000 et 65.000 personnes). Le problème c’est que nombre de personnes se retrouve coincées en ne pouvant accéder à l’aéroport.

Covid Etats-Unis : campagne de rappel du vaccin à partir du 20 septembre …. et en France ?

  • Covid  Etats-Unis : campagne de rappel du vaccin à partir du 20 septembre …. et en France ?

 

Alors que le président français a annoncé la perspective d’un rappel du vaccin mais sans date précise, les Américains, eux, décident que ce rappel aura lieu à partir du 20 septembre. «Les données disponibles montrent clairement que la protection contre l’infection au SARS-CoV-2 commence à baisser avec le temps après les premières doses de vaccin», ont justifié dans un communiqué commun de hauts responsables, dont la directrice des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) Rochelle Walensky et la cheffe par intérim de l’Agence américaine des médicaments (FDA) Janet Woodcock.

 

Pour l’instant des scientifiques français ne s’exprime guère sur le sujet par ailleurs controversé par l’agence européenne de la santé et les politiques comme d’habitude se réfugie derrière deux vagues promesses mais sans décision et modalités précises.

Croissance États-Unis : menacée par le variant Delta ?

Croissance États-Unis : menacée  par le variant Delta ?

La crise sanitaire pourrait bien affecter la croissance des États-Unis comme c’est déjà le cas en Chine et comme c’est prévisible en Europe. Aux États-Unis, Mi-août, l’indice préliminaire de la confiance des consommateurs a replongé en dessous de son plus bas niveau de la pandémie, atteint en avril 2020. Il faut remonter à 2011 pour retrouver un tel pessimisme. Les Américains sont traumatisés par le doublement du nombre de cas de Covid au cours des deux premières semaines d’août, qui ramène leur pays à son niveau de contagion connu il y a six mois.

Afghanistan : un appel à la paix par Etats-Unis, Chine et Russie

Afghanistan : un appel à la paix par Etats-Unis, Chine et Russie

 

La communauté internationale se réveille enfin à propos de la catastrophe annoncée en Afghanistan qui provoquera notamment une vague sans précédent de migrants. Dans un communiqué commun publié à l’issue de discussions à Doha, au Qatar, où les représentants des États-Unis, de la Chine et de la Russie appelle à la paix. Reste à savoir si ce n’est déjà pas trop tard car les talibans viennent de conquérir la troisième ville la plus importante du pays et contrôlent  les deux tiers du territoire. Les représentants des États-Unis, de la Chine et de la Russie ont donc rencontré les négociateurs du gouvernement afghan et des insurgés taliban, ils ont aussi réaffirmé que les puissances étrangères ne reconnaîtraient pas la légitimité d’un quelconque gouvernement « imposé (en Afghanistan) via le recours à la force militaire ».

Les pourparlers de Doha, destinés à sortir de l’impasse dans les négociations de paix entre les taliban et le gouvernement afghan, sont intervenus dans un contexte d’offensives accrues des insurgés islamistes à travers l’Afghanistan.

États-Unis : doublement du salaire minimum ?

États-Unis : doublement du salaire minimum ?

 

En apparence de doublement du salaire minimum pourrait apparaître comme une mesure exceptionnellement progressiste. En fait, le salaire minimum est bloqué depuis 2009 à 7,25 dollars l’heure.

À titre de comparaison, le salaire minimum en France tourne autour de 10 €, 25. Un salaire de 15 $ représenterait à peu près 13 €. Les États-Unis sont très en retard par exemple par rapport à la France.

Biden après sa campagne électorale avait tenté ce redressement du salaire horaire mais les républicains s’y étaient  fortement opposé. 30 millions d’Américains seraient concernés par ce relèvement des bas salaires. Un elèvement d’autant plus nécessaire que l’inflation grignote pouvoir d’achat avec une hausse de 4 % en 2021.

Pour la première fois depuis des mois, l’inflation est cependant restée stable en juin par rapport à mai, selon un autre indice la mesurant, l’indice PCE, utilisé par la Fed, à 4% sur un an et 0,5% sur un mois. Sur l’ensemble du deuxième trimestre, les prix ont grimpé à leur rythme le plus rapide depuis 1982, à 6,4%. L’inflation sous-jacente a même connu sa plus forte hausse depuis 1975, à 6,1%.

Environnement– Etats-Unis: 50% de voitures « moins polluantes » en 2030 ?

Environnement– Etats-Unis: 50% de voitures « moins polluantes » en 2030 ?

Le président américain ne met pas tous ses œufs dans le même panier et n’impose pas 50 % de voitures neuves totalement électriques. En cause sans doute la capacité de production des constructeurs américains mais aussi la prise en compte des effets réels sur l’environnement.  Biden ne joue pas uniquement sur la voiture électrique mais aussi sur des voitures à hydrogène et hybride rechargeable

Biden a en effet proposé que la vente vente de voitures électriques, à hydrogène ou encore hybrides rechargeables représentent 50 % des États-Unis. Il a par ailleurs proposé de nouvelles règles en matière d’émissions de dioxyde de carbone,

Joe Biden n’a toutefois pas répondu à l’appel de nombreux de ses pairs démocrates en faveur d’une mesure contraignante sur les volumes de ventes de véhicules électriques. Il s’est aussi refusé à imiter l’Etat de Californie, ou certains pays dans le monde, qui ont fixé à 2035 la date butoir pour retirer des ventes les véhicules essence et diesel.

 

États-Unis : un déficit commercial en nette hausse

 

États-Unis : un déficit commercial en nette hausse

Le déficit commercial avait augmenté de 6,7% pour atteindre 75,7 milliards de dollars en juin, un niveau record. En  cause la très vigoureuse reprise économique qui a poussé les entreprises à reconstituer leurs stocks faisant grimper les importations plus vite que les exportations.

Dans le détail, le déficit des biens et services s’est élevé à 75,7 milliards de dollars, progressant de 6,7%, avec des importations en hausse de 2,1% à 283,4 milliards de dollars et des exportations en hausse de 0,6% à 207,7 milliards. Les analystes attendaient 72,2 milliards de dollars de déficit.

Sur le premier semestre, le déficit des biens et services a augmenté de 135,8 milliards de dollars, ou 46,4%, par rapport à la même période en 2020, précise le département du commerce dans un communiqué.

Pour  les six premiers mois de l’année 2021, les exportations ont augmenté de 150,9 milliards, soit 14,3%, bien moins vite que les importations (+286,7 milliards de dollars ou 21,3%), ce qui a eu pour effet de creuser grandement le déficit.

Par zone géographique et pour le seul mois de juin, le déficit avec la Chine est en légère baisse, et il recule de 6,1% avec le Mexique. Mais il grimpe de 15,2% avec le Canada et de 5,8% avec les pays de l’Union européenne.

 

États-Unis : La vaccination obligatoire qui divise

États-Unis : La vaccination obligatoire qui divise

Un article du Wall Street Journal montre que la vaccination obligatoire divise Amérique (Extrait)

Aux Etats-Unis, les chefs d’entreprise sont d’accord sur un point : il faut pousser les salariés à se faire vacciner pour que le variant delta, qui progresse très rapidement dans le pays, ne menace pas l’économie.

Sur la méthode, en revanche, les avis divergent. Certains militent pour des primes ou autres dispositifs incitant les Américains à accepter le vaccin contre la Covid-19. D’autres ont déjà opté pour l’obligation vaccinale.

Ces derniers jours, de Walmart dans l’Arkansas à Microsoft à Seattle, des groupes ont imposé la vaccination, essentiellement aux cols blancs qui réintègrent les bureaux. Mardi, Tyson Foods est même allé encore plus loin : la totalité du personnel du spécialiste de la viande devra être vaccinée avant le 1er novembre.

« C’est une décision mûrement réfléchie, a expliqué le directeur général du groupe, Donnie King, dans une note envoyée aux quelque 120 000 salariés américains. Nous encourageons nos équipes à se faire vacciner depuis des mois ; moins de la moitié de nos collaborateurs sont aujourd’hui vaccinés. ​»

Encouragement ou obligation, aucune des stratégies n’est sans risque pour les patrons, les salariés et les clients, mais les deux ont le pouvoir d’influencer la trajectoire de la pandémie.

Selon les dernières statistiques, plus d’un tiers des adultes américains sont vaccinés. Les entreprises qui ont opté pour l’incitation risquent de voir leurs locaux devenir des foyers de contamination. Celles qui ont choisi l’obligation pourraient perdre des salariés, une mauvaise nouvelle quand le marché du travail est tendu.

Chaque camp avance une myriade de raisons pour justifier son choix, même si beaucoup évoquent les dernières informations des centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) en matière de transmission du variant delta par les personnes vaccinées.

Dans un marché du travail tendu, Walmart se trouve en concurrence avec Amazon.com et d’autres groupes qui n’ont aucune exigence en matière vaccinale

Certaines entreprises veulent rassurer les clients en leur montrant qu’ils peuvent se rendre en toute sécurité dans les magasins ou les parcs d’attractions. D’autres veulent éviter des arrêts maladie ou des absences qui viendraient entraver le redémarrage de l’activité. Une partie des patrons veut aussi en finir avec le télétravail et faire revenir les troupes au bureau. Les syndicats, eux, ont souvent tendance à compliquer encore les choses.

Si Walmart a choisi, au printemps dernier, de ne pas rendre la vaccination obligatoire, c’est notamment parce que les dirigeants du géant de la distribution avaient peur que les salariés aient du mal à se procurer le vaccin et parce que la FDA n’avait pas encore approuvé tous les dispositifs, a raconté une source proche du dossier. La semaine dernière, le groupe a annoncé que la vaccination serait obligatoire pour tous les salariés travaillant dans les bureaux et les responsables régionaux, mais pas pour ceux qui travaillent dans les supermarchés.

 

dans  un marché du travail tendu, Walmart se trouve en concurrence avec Amazon.com et d’autres groupes qui n’ont aucune exigence en matière vaccinale. Le géant de la distribution offre néanmoins 150 dollars à ses salariés qui se font vacciner.

Certaines compagnies aériennes, elles, exigent que leurs nouvelles recrues reçoivent l’injection, mais ne demandent rien à leur personnel en poste. Les acteurs du secteur industriel, dont General Electric, Caterpillar et les « big three » de l’automobile, ont déclaré qu’ils n’imposeraient pas la vaccination à leurs équipes.

Snap-on, fabricant d’outils haut de gamme installé dans le Wisconsin, emploie essentiellement des ouvriers. Le groupe ne rendra pas la vaccination obligatoire, indique son directeur général Nicholas T. Pinchuk, parce qu’il pense que ce serait contre-productif.

« Pour moi, dire aux gens qui ne sont pas vaccinés qu’ils ont un problème, ce n’est pas la bonne façon de faire, affirme-t-il. Ça ne leur donnera pas envie de faire les choses. ​»

Le patron préfère vanter les mérites de la vaccination et laisser ses salariés aller se faire vacciner sur leur temps de travail. Le taux de vaccination de Snap-on est supérieur à la moyenne nationale, souligne d’ailleurs Nicholas T. Pinchuk, et les ouvriers sont plus nombreux que les employés de bureau à avoir reçu leurs injections. Il n’a pas souhaité fournir de chiffres précis.

Les entreprises qui veulent imposer la vaccination à des salariés syndiqués doivent par ailleurs en négocier les conditions. C’est notamment le cas chez Tyson ​: un quart des effectifs, soit environ 36 000 personnes, sont syndiqués ou concernés par des accords collectifs.

Sauf que les syndicats ont du mal à parler à l’unisson ​: certains ont estimé qu’il faudrait en passer par un accord collectif, quand d’autres ont publiquement exprimé leur soutien à la vaccination.

Mardi, General Motors et ses concurrents ont annoncé qu’après consultation du syndicat United Auto Workers, le masque serait à nouveau obligatoire pour les salariés.

Le porte-parole de l’UAW a précisé que la question du vaccin ferait l’objet de négociations avec les responsables syndicaux, ajoutant que l’UAW encourage les travailleurs à se faire vacciner.

Chez Walt Disney, qui a annoncé la semaine dernière que la vaccination serait obligatoire pour ses salariés (y compris ceux qui ne sont pas syndiqués), certains syndicats ont annoncé qu’ils soutenaient la mesure.

Pour Eric Clinton, qui préside un syndicat qui représente 8 000 salariés du parc Walt Disney World d’Orlando, en Floride, l’obligation vaccinale est une étape logique pour protéger la santé des collaborateurs. Le syndicat doit rencontrer Disney pour étudier les détails de la mesure et les modalités d’application, a-t-il ajouté.

Stuart Appelbaum, président du Retail Wholesale and Department Store Union, un syndicat qui représente les travailleurs de la distribution et de l’alimentaire (dont certains salariés des usines de transformation de volaille de Tyson), explique que beaucoup de salariés ont peur de se faire vacciner parce qu’ils ont des problèmes de santé, parce qu’ils ne font pas confiance à l’Etat ou parce qu’ils sont sceptiques vis-à-vis de la pandémie.

Si certains dirigeants se sont dits favorables à la vaccination dès le début de l’année, beaucoup d’entreprises ont préféré attendre que l’opinion publique évolue sur cette question avant de prendre position

En début d’année, la commission pour l’égalité des chances a déclaré que les employeurs américains avaient le droit d’exiger de tous les salariés physiquement présents dans leurs locaux qu’ils soient vaccinés.

La plupart des entreprises ont déclaré qu’elles accepteraient les dispenses pour motif religieux ou de santé, et certaines se demandent encore comment traiter les cas de refus. Au Texas, un centre hospitalier exigeant que tous ses salariés soient vaccinés a licencié plusieurs personnes qui refusaient de l’être.

Le porte-parole de Tyson a, lui, indiqué que le groupe continuera de faire de la pédagogie auprès des équipes et de les rassurer. Toutes les demandes de dispense pour motif religieux ou de santé seront examinées, mais la vaccination restera indispensable pour travailler.

Si certains dirigeants se sont dits favorables à la vaccination dès le début de l’année, beaucoup d’entreprises ont préféré attendre que l’opinion publique évolue sur cette question avant de prendre position, souligne Peter Capelli, professeur de gestion à la Wharton School de l’université de Pennsylvanie.

« Est-ce que vous préférez vous fâcher avec 100 % de vos salariés au moment où l’idée d’une vaccination émerge, ou attendre que la pression sociale pousse la quasi-totalité de la population à se faire vacciner et qu’il ne vous reste qu’une minorité à convaincre ?, résume-t-il. C’est beaucoup, beaucoup plus facile de convaincre une minorité que de contraindre la majorité. »

L’obligation vaccinale a reçu un soutien très tardif : début juillet, seules 15 % des quelque 150 entreprises interrogées dans le cadre d’un sondage commandé par le cabinet d’avocats Blank Rome se disaient favorables à une vaccination obligatoire, un chiffre similaire à l’enquête de février.

Les chefs d’entreprise et les responsables politiques ont haussé le ton. Ces derniers mois, un nombre croissant d’hôpitaux, d’universités et d’autres organisations ont opté pour la vaccination obligatoire. Et obtenu gain de cause quand des salariés les ont poursuivis en justice.

« Au départ, tout le monde a essayé de respecter le point de vue de chacun à propos du vaccin, mais on sait que si on continue de fonctionner comme ça, on risque de se retrouver dans une situation très délicate », estime Francine Katsoudas, directrice des ressources humaines de Cisco Systems.

Bon nombre d’entreprises américaines exigent d’ores et déjà un test de dépistage de certaines drogues, et par le passé, certaines ont demandé une vaccination contre la grippe

Le géant de l’informatique a exigé que les quelques salariés autorisés à revenir au bureau en juillet et en août soient totalement vaccinés, une exigence qu’il devrait continuer d’appliquer cet automne, lorsque la réouverture des bureaux se généralisera, ajoute-t-elle. « Il faut que l’on contrôle un peu l’environnement » dans lequel les gens travaillent, conclut-elle. De fait, bon nombre d’entreprises américaines exigent d’ores et déjà un test de dépistage de certaines drogues, et par le passé, certaines ont demandé une vaccination contre la grippe.

Harvey Spevak, président exécutif et directeur de la chaîne de salles de sport Equinox, raconte que la question de l’obligation vaccinale s’est faite plus pressante ces dix derniers jours, parce que les contaminations ont augmenté et que les CDC ont publié de nouvelles données et des recommandations sur le port du masque. L’entreprise a réalisé un sondage : 89% des 14 000 salariés ont déclaré avoir été vaccinés.

« On sait que c’est un sujet sensible, donc c’est plus facile de ne rien dire et de ne pas prendre position, souligne-t-il. Mais avec l’envolée des cas, on s’est dit que c’était la meilleure chose à faire. »

L’entreprise, qui possède aussi la chaîne de salles de vélo en intérieur SoulCycle, rendra la vaccination obligatoire pour les salariés et les clients de New York début septembre, puis étendra progressivement la mesure à ses autres sites. Mardi, la ville de New York a annoncé que, pour les activités en intérieur (restauration, salles de sport, événements culturels…), la présentation d’une preuve de vaccination serait obligatoire.

L’aciériste Cleveland-Cliffs a lancé début juillet un programme destiné à convaincre les salariés. Objectif : 75% de vaccinés parmi les 25 000 collaborateurs. Les salariés des sites qui atteindront ce chiffre recevront une prime de 1 500 dollars, qui pourra atteindre 3 000 dollars si le taux de vaccination monte à au moins 85 %. Le programme s’arrête le 21 août.

Pour le moment, un peu moins de 50 % des salariés ont été vaccinés, contre 35 % quand le programme a été lancé. Au siège de l’entreprise, à Cleveland, le taux de vaccination atteint 97 %, souligne Lourenco Goncalves, le directeur général. Dans l’une des usines de Conshohocken, en Pennsylvanie, 61 % des ouvriers ont été vaccinés, contre 20 % au lancement du programme.

Lourenco Goncalves explique qu’il ne rendra pas la vaccination obligatoire puisqu’il n’est pas nécessaire que la totalité des salariés soient vaccinés pour que le risque d’une contamination au travail baisse.

Etats-Unis: Vers la semaine de travail de quatre jours ?

Etats-Unis: Vers la semaine de travail de quatre jours ?

Un article du wall Street journal  évoque l’hypothèse d’une semaine de travail à quatre jours. (Extrait)

Aziz Hasan a dû passer au télétravail quand la pandémie de coronavirus a frappé. Aujourd’hui, le directeur général de Kickstarter veut offrir un nouvel avantage à ceux qui sont restés fidèles au poste : la semaine de quatre jours.

Dès l’an prochain, la plateforme de financement participatif, installée à Brooklyn, proposera à ses collaborateurs, dans le cadre d’un projet pilote, de travailler huit heures de moins chaque semaine sans gagner moins. Le pari d’Aziz Hasan : en étant moins souvent au bureau, les quelque 90 salariés pourront mieux équilibrer vie professionnelle et vie privée, tout en ayant plus de temps pour leurs projets personnels. Il espère que ses équipes seront tout aussi productives, si ce n’est plus.

« On ne peut pas savoir ce qui va se passer tant qu’on n’essaie pas, explique-t-il. Mais les gens ont envie de voir à quoi ça peut ressembler et si ça peut fonctionner. »

Structure et organisation du travail, parfois même schéma traditionnel « 40 heures sur cinq jours » : la Covid-19 a balayé bon nombre de certitudes dans les entreprises. En 2020, le télétravail a été une libération pour certains. Mais pour d’autres, il a été synonyme de charge de travail supplémentaire et de burn-out. En 2021, pour leur retour en présentiel, les salariés veulent mieux équilibrer vie professionnelle et vie privée.

« L’expérience de la pandémie et du télétravail nous pousse à nous interroger sur la nécessité d’être physiquement présent au bureau, explique Ben Hunnicutt, professeur à l’université de l’Iowa et auteur de Work Without End (Le travail sans fin, non traduit), une étude consacrée aux tentatives de réduction du temps de travail. On peut faire son travail et rentrer chez soi. ​»

Dans un marché du travail où les salariés n’hésitent plus à démissionner et où les employeurs doivent se battre pour recruter les meilleurs, l’allègement de la semaine est d’ores et déjà un argument de recrutement pour certaines entreprises, dont Metro Plastics Technologies. Son directeur général, Lindsey Hahn, raconte qu’il a décidé dans les années 1990 d’instaurer des rotations de six heures, sans pause, dans son usine de Noblesville, dans l’Indiana, et que cela lui a permis d’éviter la pénurie de main-d’œuvre.

En 2019, après cinq semaines d’essai, Microsoft a mis fin à la semaine de quatre jours au Japon

Mais un mouvement généralisé n’est pas pour demain : si de nombreuses petites entreprises américaines ont expérimenté la réduction du temps de travail depuis le début de la pandémie, les grandes entreprises ne se sont pas encore prêtées à l’exercice. En 2019, après cinq semaines d’essai, Microsoft a mis fin à la semaine de quatre jours au Japon. La porte-parole du groupe n’a pas souhaité commenter les résultats de l’expérience.

Pour Jackie Reinberg, responsable de l’activité de conseil en gestion des absences et des congés de Willis Towers Watson, il pourrait aussi être difficile de convaincre les salariés qui peinent à boucler leurs fins de mois (ou de semaine, en l’occurrence). « Un certain nombre d’Américains n’ont pas les moyens de passer à la semaine de quatre jours, donc à la paie de quatre jours. ​»

Aux Etats-Unis, les tentatives de réduction du temps de travail hebdomadaire ont jusqu’à présent échoué. Pendant la Grande dépression, des entreprises ont essayé de réduire le temps de travail pour partager le peu d’activité qu’il restait et, en 1933, le Sénat a voté une loi limitant le temps de travail à 30 heures par semaine. Mais, sans le soutien du président Franklin Roosevelt, la proposition n’a jamais été adoptée par la Chambre des représentants. Cinq ans plus, au moment du New Deal, la semaine de 40 heures est devenue la norme.

L’idée d’une journée ou d’une semaine moins longue a refait surface de temps en temps (à l’époque où il était vice-président, Richard Nixon avait prédit l’adoption de la semaine de quatre jours), sans jamais faire totalement consensus. Kellogg, célèbre pour avoir instauré des journées de six heures dans une usine de transformation des céréales en 1930, a mis fin au dispositif dans la plupart des services après la Seconde Guerre mondiale, a indiqué l’entreprise. Et au milieu des années 1980, tout le monde y travaillait à nouveau huit heures par jour.

L’idée d’une réduction du temps de travail a longtemps plu davantage à l’étranger que sur le sol américain, notamment dans les pays dont la culture ne valorise pas forcément le stress et les journées interminables. A l’inverse, dans certains secteurs très rémunérateurs de la première économie mondiale, notamment la finance et le droit, il est toujours normal (et très utile si l’on veut progresser dans la hiérarchie) de travailler tard le soir et le week-end.

La réduction du temps de travail « ne serait pas adaptée à la culture des grandes entreprises américaines, où tout le monde doit être disponible tout le temps, dans des secteurs où les décisions doivent être prises rapidement »

La réduction du temps de travail « ne serait pas adaptée à la culture des grandes entreprises américaines, où tout le monde doit être disponible tout le temps, dans des secteurs où les décisions doivent être prises rapidement », estime David Yoffie, professeur à la Harvard Business School qui a été administrateur de plusieurs entreprises, dont Intel. Pour lui, le dispositif est envisageable pour des prestataires de services de taille plus modeste, mais pas pour de grands groupes présents dans des secteurs très concurrentiels.

« Est-ce que ça pourrait fonctionner dans les entreprises dont j’ai été administrateur ? A mon avis, non, ajoute-t-il. Et ça me semble tout bonnement impossible pour les dirigeants. »

Elizabeth Knox, fondatrice de MatchPace, une société de conseil de Washington spécialisée dans l’efficacité au travail qui aide ses clients à optimiser l’organisation du temps de travail, pense aussi que la semaine de quatre jours ne peut pas fonctionner dans toutes les entreprises.

« Ça sonne bien, mais ce n’est pas une stratégie qui peut, à elle seule, résoudre les problèmes des entreprises qui ont du mal à s’organiser, explique-t-elle. Les choses sont plus complexes et plus nuancées que la simple suppression d’un jour de travail. »

Alter Agents, une société de conseil et d’études de marché, en a fait l’expérience : elle a essayé la semaine de quatre jours pour offrir plus de flexibilité à ses collaborateurs et les aider à faire face au stress provoqué par la pandémie. Rebecca Brooks, sa directrice générale, a demandé aux salariés de choisir des jours de repos différents pour qu’il y ait toujours des consultants disponibles pour les clients.

L’expérience a été interrompue au bout de dix semaines, quand les problèmes ont commencé à se multiplier. Le jour de repos supplémentaire obligeait les salariés à expliquer à leurs collègues ce qui s’était passé en leur absence et compliquait l’organisation des réunions. Les collaborateurs qui avaient proposé de venir à des réunions sur leur jour de congé ne se sentaient pas bien ; d’autres en voulaient à leurs collègues qui ne consultaient pas leur boîte mail quand ils étaient en repos.

« Certains salariés ont été plus stressés par le fait de ne pas venir à une réunion ou de prendre une journée de repos, raconte Rebecca Brooks. La situation a fini par créer des tensions entre les collaborateurs et porter préjudice à la culture de notre entreprise. »

Alter Agents a fini par proposer une autre solution : un jour de congé supplémentaire par mois, ce qui fait baisser le niveau de stress des salariés en poste et aide l’entreprise à recruter des candidats en quête d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, assure Rebecca Brooks.

« On a réussi à conserver l’intention de départ, c’est-à-dire donner plus de temps libre et plus de liberté à nos salariés », conclut-elle.

Il faut que les salariés apprennent à être plus concentrés, explique Justine Jordan, responsable du marketing de Wildbit, un éditeur de logiciels basé à Philadelphie qui, dès 2017, a adopté la semaine de 32 heures

Pour que le raccourcissement de la semaine de travail fonctionne, il faut que les salariés apprennent à être plus concentrés, explique Justine Jordan, responsable du marketing de Wildbit, un éditeur de logiciels basé à Philadelphie qui, dès 2017, a adopté la semaine de 32 heures. Pour ce faire, ajoute-t-elle, il faut réduire le nombre de réunions et éviter les distractions. La majorité des 30 collaborateurs prennent leur vendredi, d’autres s’offrent leur lundi. Quelques-uns, surtout ceux qui ont des enfants, ont opté pour cinq journées plus courtes, détaille-t-elle.

Pour Jackie Reinberg, supprimer une journée de travail est toujours un défi logistique : il faut faire évoluer la façon dont l’entreprise interagit avec ses clients et dont elle évalue la productivité, sans parler de la façon dont elle gère les plannings si tout le monde n’est pas absent le même jour.

Aziz Hasan, lui, explique que Kickstarter ne lancera son expérience que l’an prochain, parce que la société a besoin de temps pour traiter ces questions, mais aussi pour voir comment organiser des réunions quand les semaines sont plus courtes ou si les équipes ne travaillent pas toutes le même jour.

« Pour le moment, on n’a pas de solution parfaite, déclare-t-il. Mais on aurait pu dire la même chose du télétravail ​: ce n’était pas une pratique communément acceptée jusqu’à la pandémie, alors qu’aujourd’hui, beaucoup de gens voient que ça peut être pertinent. ​»

Uncharted, une organisation à but non lucratif de Denver qui aide les jeunes entreprises, expérimente depuis l’été dernier la fermeture le vendredi. Son directeur général, Banks Benitez, a remarqué que les salariés osent moins demander de l’aide à leurs collègues parce qu’ils ne veulent pas les déranger pendant une semaine raccourcie, mais l’entreprise conserve son organisation.

Adrienne Russman, responsable des relations avec les pouvoirs publics et les communautés locales d’Uncharted, était plutôt sceptique. Mais savoir qu’elle aurait une journée de plus pour faire les lessives et préparer les repas l’a aidée à être plus concentrée au bureau.

« ​L’année passée a été si difficile sur le plan émotionnel que, parfois, je passais mes journées à me dire que j’étais épuisée, raconte cette habitante de Denver. Donc c’était une bonne chose de me dire que tous les week-ends seraient des week-ends de trois jours. ​»

L’efficacité des semaines allégées ne fait pas non plus consensus à l’étranger. Selon Jennifer Hunt, économiste à l’université Rutgers, les efforts de réduction du temps de travail entrepris en Allemagne du milieu des années 1980 à 1994 ont potentiellement pénalisé l’emploi. Une étude menée en 2009 par Matthieu Chemin, économiste à l’université McGill, a de son côté révélé que l’adoption des 35 heures en France en 2000 n’avait pas créé beaucoup d’emplois.

D’autres pays sont encore en phase d’expérimentation. En mars dernier, l’Espagne a annoncé qu’elle allait payer des entreprises pour qu’elles testent la semaine de quatre jours. Et, depuis novembre de l’an passé, le géant londonien des produits de grande consommation Unilever met le concept à l’épreuve dans ses bureaux néo-zélandais. Fin juillet, il a déclaré qu’il se donnait jusqu’à décembre (fin de la phase de test) pour savoir s’il élargissait l’expérience.

 

Économie États-Unis: les mauvaises statistiques de l’emploi plombent la bourse et le moral

Économie États-Unis: les mauvaises statistiques de l’emploi plombent la bourse et le moral

 

 

Au-delà de la baisse enregistrée dans les valeurs boursières, ce sont surtout les mauvais chiffres de l’emploi qui sont inquiétants pour l’économie des États-Unis et même mondiale. Selon l’enquête mensuelle de la firme ADP, les créations d’emplois ont été de moitié à ce qui était prévu, soit 330.000 seulement.

En outre le vice président de la Fed a parallèlement laissé entendre que les taux pourraient à nouveau augmenter à partir de 2023, ce qui a aussi refroidi investisseurs et acteurs économiques. Pour Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services, il y a le sentiment parmi les investisseurs que «les beaux jours sont derrière nous». «Les marchés actuellement punissent même des compagnies qui arrivent à surprendre en bien ou en très bien au niveau de leurs résultats», soulignait le gérant de fonds. «Cela veut dire que les investisseurs considèrent qu’on est arrivé à un sommet des bonnes nouvelles, une crête au niveau des profits et que cela annonce des jours plus difficiles», a-t-il ajouté.

Économie- États-Unis : une inflation plus persistante et plus élevée que prévue

Économie- États-Unis : une inflation plus persistante et plus élevée que prévue

 

Alors que la plupart des experts dépendants directement ou indirectement des Etats ne cessent d’affirmer que l’inflation résultant de la crise sanitaire présente un caractère très transitoire, la Fed vient de déclarer le contraire en prévoyant une inflation plus persistante et plus importante que prévu.

 

Le concept d’inflation transitoire vient de prendre un sérieux coup dans l’aile. En effet, on a rarement vu une inflation disparaître presque aussitôt après son émergence. Surtout avec le décalage croissant entre l’énorme masse monétaire (due à la planche à billets) et l’endettement général.

Lors d’une conférence de presse peu après la publication du communiqué, Jerome Powell a indiqué que l’inflation pourrait être «plus élevée et plus persistante» que prévu, un changement de ton alors qu’il martèle que cette hausse des prix ne devrait être que temporaire. «Alors que la réouverture se poursuit, d’autres contraintes pourraient continuer à limiter la rapidité avec laquelle l’offre peut s’ajuster», augmentant «la possibilité que l’inflation s’avère plus élevée et plus persistante que ce que nous attendons», a-t-il déclaré.

«J’ai confiance dans le fait qu’à moyen terme l’inflation va redescendre», a-t-il toutefois nuancé, reconnaissant qu’«il est difficile de dire quand».  Il aurait pu préciser quand la croissance ralentira de façon significative. Ce qui ne sera pas le cas ni en 2021 ni en 2022 pour les États-Unis. En attendant La Fed maintient ses taux

Le FMI estime lui aussi que l’inflation sera temporaire, mais a pointé du doigt le risque qu’elle persiste, tablant pour les États-Unis sur 4% d’inflation en 2021, puis 2,5% d’ici la fin de l’année prochaine.

Croissance Etats-Unis : soutien inconditionnel de la Fed en dépit de l’inflation

Croissance Etats-Unis : soutien inconditionnel de la Fed en dépit de l’inflation

 

 

La bataille économique continue entre les États-Unis et ses principaux partenaires économiques notamment européens. Une bataille économique sur fond de lutte monétaire. En effet en dépit de l’inflation très forte aux États-Unis (5,4 % pour les prix à la consommation en juin, la banque centrale a décidé de continuer à faire tourner la planche à billets pour alimenter l’énorme déficit américain.

Un déficit aggravé par la crise et surtout par les énormes plans de soutien à l’économie. L’objectif final serait bien de permettre une dévaluation de fait du dollar pour obtenir des gains de compétitivité. Pour l’instant, l’Europe suit avec retard et avec moins d’ambition la stratégie de la Fed. Un changement par exemple sur les taux pourrait provoquer en Europe un sérieux freinage de l’économie à la croissance encore balbutiante. L’Europe qui rosit seulement une croissance de 2 %( 0,9% seulement pour la France) au second trimestre tandis que l’Amérique 8,5

La banque centrale entend poursuivre son énorme programme de d’achats d’actifs, à 120 milliards de dollars par mois, tout en maintenant ses taux directeurs (les « fed funds ») dans une fourchette de 0 à 0,25%. Ce qui constitue le premier levier déterminant du soutien à la croissance.

FED- États-Unis : une inflation plus persistante et plus élevée que prévue

FED- États-Unis : une inflation plus persistante et plus élevée que prévue

 

Alors que la plupart des experts dépendant directement ou indirectement des Etats ne cessent d’affirmer que l’inflation résultant de la crise sanitaire présente un caractère très transitoire, la Fed vient de déclarer le contraire en prévoyant une inflation plus persistante et plus importante que prévu.

 

Le concept D4inflation transitoire vient de prendre un sérieux coup dans l’aile. En effet, on a rarement vu une inflation disparaître presque aussitôt après son émergence. Surtout avec le décalage croissant entre l’énorme masse monétaire (due à la planche à billets) et l’endettement général.

Lors d’une conférence de presse peu après la publication du communiqué, Jerome Powell a indiqué que l’inflation pourrait être «plus élevée et plus persistante» que prévu, un changement de ton alors qu’il martèle que cette hausse des prix ne devrait être que temporaire. «Alors que la réouverture se poursuit, d’autres contraintes pourraient continuer à limiter la rapidité avec laquelle l’offre peut s’ajuster», augmentant «la possibilité que l’inflation s’avère plus élevée et plus persistante que ce que nous attendons», a-t-il déclaré.

«J’ai confiance dans le fait qu’à moyen terme l’inflation va redescendre», a-t-il toutefois nuancé, reconnaissant qu’«il est difficile de dire quand».  Il aurait pu préciser quand la croissance ralentira de façon significative. Ce qui ne sera pas le cas ni en 2021 ni en 2022 pour les États-Unis. En attendant La Fed maintient ses taux

Le FMI estime lui aussi que l’inflation sera temporaire, mais a pointé du doigt le risque qu’elle persiste, tablant pour les États-Unis sur 4% d’inflation en 2021, puis 2,5% d’ici la fin de l’année prochaine.

Covid-Hausse des contaminations Europe et aux Etats-Unis

  • Covid-Hausse des contaminations Europe et aux Etats-Unis

Avec 521.800 contaminations enregistrées quotidiennement dans le monde cette semaine, l’indicateur a fortement accéléré (+9% par rapport à la semaine précédente), selon un bilan de l’AFP arrêté à jeudi. La pandémie gagne du terrain depuis la mi-juin, après avoir fortement ralenti pendant presque deux mois.

Cette semaine, seules l’Afrique et la zone Amérique latine/Caraïbes ont vu leur situation s’améliorer, avec respectivement 11% et 9% de nouveaux cas en moins par rapport à la semaine précédente. La pandémie a accéléré dans toutes les autres régions: +62% dans la zone États-Unis/Canada (du seul fait des États-Unis, les cas baissant au Canada), +42% en Océanie (le coronavirus y circule encore relativement peu, 1200 cas par jour), +26% en Europe, +7% au Moyen-Orient, +5% en Asie.

États-Unis : hausse du chômage

États-Unis : hausse du chômage

 

Entre le 11 et le 18 juillet, 419.000 nouvelles demandes d’allocations-chômage ont été enregistrées, selon les données publiées jeudi par le département du Travail. C’est 51.000 de plus que la semaine précédente, pour laquelle les données ont été révisées en hausse à 368.000. Les analystes s’attendaient eux à 360.000 nouvelles demandes seulement. Pourtant,le nombre total de personnes touchant encore des prestations chômage sous une forme ou une autre a fortement baissé au cours de la première semaine de juillet en raison de la suppression, par la moitié des États du pays, des allocations-chômage exceptionnelles qui avaient été mises en place pour les dizaines de millions de personnes qui avaient perdu leur emploi à cause de la pandémie.

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