Archive pour le Tag 'Etats-Unis'

États-Unis : le déficit peut encore augmenter !

États-Unis : le déficit peut encore augmenter !

 

 

Les craintes d’une catastrophe budgétaire liée au financement des deux programmes d’investissement de Joe Biden, consacrés aux infrastructures et à la lutte contre le réchauffement climatique, sont injustifiées, estime dans sa chronique l’économiste Barry Eichengreen.

Notons quand même que ce déficit dépasse les 13 % du PIB en 2021 et qu’une telle dérive n’est possible que parce que le dollar est aussi une monnaie internationale Qui ne peut faire défaut NDLR 

 

Chronique.

 

En approuvant le projet de loi de 1 000 milliards de dollars (890 milliards d’euros) consacré aux infrastructures, le Congrès américain a fait une avancée importante vers la mise en œuvre du programme budgétaire du président Biden. Mais que va-t-il advenir de son deuxième projet, le programme de 1 750 milliards de dollars destiné aux dépenses sociales et à la lutte contre le réchauffement climatique ? Dans sa sagesse non partisane, le bureau du budget du Congrès (CBO) va-t-il accepter qu’il soit entièrement financé par des impôts supplémentaires et d’autres prélèvements, ainsi que le souhaitent de toute évidence les démocrates modérés ?

D’une certaine manière, c’est le débat dont les Etats-Unis ont besoin. Les républicains et les démocrates dits modérés insistent sur le fait que les infrastructures physiques et les infrastructures sociales ne devraient pas être financées par le déficit. Après avoir déboursé des milliers de milliards de dollars pour venir en aide aux victimes de la pandémie, les Etats-Unis ont déjà des déficits béants. De l’avis des opposants aux nouvelles dépenses, ils ne peuvent pas se permettre d’en faire plus.

Des investissements publics rentables

Cet argument ne tient pas compte du fait que le débat porte sur l’investissement public, et pas seulement sur l’aide aux ménages et à la consommation grand public. Les investissements publics productifs sont rentables s’ils font croître le produit intérieur brut (PIB). C’est le cas des infrastructures physiques qui facilitent le déchargement des conteneurs, leur acheminement par camion vers les entrepôts et la distribution de leur contenu permettant aux producteurs d’accroître l’efficacité des chaînes d’approvisionnement mondiales. De meilleures infrastructures augmentent le PIB, ce qui se traduit par davantage de recettes fiscales pour le service de la dette et son remboursement.

Cette remarque vaut pour les investissements dans les infrastructures sociales : l’éducation préscolaire et le droit à la formation tout au long de la vie améliorent la productivité des travailleurs. Elle s’applique aussi aux investissements consacrés à la lutte contre le réchauffement climatique, dans la mesure où ces dépenses permettent d’éviter les événements météorologiques destructeurs qui entraînent une diminution du PIB.

Le défi consiste à procéder par étapes, de manière à ce que la consolidation des finances publiques n’aggrave pas la dérive budgétaire existante

Le débat sur ces programmes a tendance à s’articuler autour de valeurs. Mais il devrait porter sur le taux de rendement et sur les investissements qui s’autofinancent. Une augmentation des dépenses financées par le déficit ne créerait-elle pas une demande excessive, aggravant ainsi une inflation qui devient inquiétante ? De nombreux programmes qui alimentent le déficit vont s’achever d’ici fin 2021. Selon le CBO, le ratio déficit/PIB diminuera de 13,4 % cette année à 4,7 % en 2022.

Pétrole : une stratégie de communication des États-Unis pour faire baisser les cours

Pétrole : une stratégie de communication des États-Unis pour faire baisser les cours

 

La stratégie de communication des États-Unis pour faire baisser les cours en puisant dans ses réserves n’a aucune chance d’aboutir, a jugé sur franceinfo Thierry Bros, spécialiste de l’énergie et professeur à Sciences Po Paris.

: A-t-on déjà vu ce genre d’opération ?

Thierry Bros : Non, c’est assez unique. Normalement, c’est fait à un niveau plus élevé, lorsqu’il y a une rupture dans la sécurité des approvisionnements, et de façon coordonnée dans l’ensemble des pays de l’OCDE, donc des pays riches. Le président Joe Biden veut réduire la température sur les marchés pétroliers. Il souhaite que le pétrole n’aille pas au-delà des 85 dollars par baril et il y a pour cela plusieurs remèdes. Il a essayé celui-là après en avoir essayé deux autres auparavant. Il a tenté de demander à l’Orgnisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) de produire plus et reçu une réponse négative. Il a essayé de voir s’il y avait eu des manipulations de marché aux Etats-Unis, ce qui semble assez peu probable. Enfin, vous avez la solution mise en place aujourd’hui. Malheureusement, on le voit dans les cours, cela ne résout pas le problème puisque le prix du baril de pétrole remonte. Cela n’a d’ailleurs aucune chance de fonctionner. C’est plus de la communication que quelque chose qui va soigner cette température. Il n’y a qu’un seul remède, c’est de faciliter à nouveau la production de pétrole et gaz aux Etats-Unis, qui est un grand pays producteur. Mais le premier geste de l’administration Biden à son arrivée a été d’arrêter le projet de pipeline qui devait descendre du pétrole du Canada aux États-Unis.

Pourquoi le grand pays producteur de pétrole que sont les États-Unis aurait-il un intérêt à ce que le prix du baril ne soit pas trop haut ?

Pour les électeurs, puisqu’à la fin, ce sont les électeurs qui votent ! Aux Etats-Unis, la hausse des prix que l’on a vue dans cette dernière année se répercute à 100% à la pompe. Cette alliance est aussi un message qui est envoyé aux pays du Golfe. La Chine n’a pas dit combien elle allait sortir de barils de ses réserves et on peut imaginer que les barils chinois resteront en Chine. Ce que les Américains veulent remettre sur le marché, entre décembre et avril de l’année prochaine, c’est l’équivalent d’une demi-journée de consommation mondiale. C’est donc plus de la communication que quelque chose de vraiment coordonné.

Qu’est-ce qui pourrait agir sur les pays du Golfe ou sur les cours mondiaux pour qu’il y ait une baisse ?

Pour cela, il faut relancer l’investissement et comprendre que, dans cette transition énergétique, on va avoir besoin de plus d’énergie. Le dogme qui voudrait qu’on baisse notre consommation d’énergie est faux. C’est un peu comme la baisse des impôts, cela ne se voit que très rarement. Il faut donc intégrer le fait qu’on aura besoin de plus d’énergies et donner ce signal pour que les investissements dans les pays du Golfe, en Russie et aux Etats-Unis puissent se faire afin que l’on puisse récupérer ce pétrole, ce gaz et cette énergie renouvelable à des prix acceptables pour nos concitoyens.

Covid Etats-Unis : doublement du nombre de morts en 2021

Covid  Etats-Unis : doublement du nombre de morts en 2021

 

85 000 contamination par jour et 1000 morts aux États-Unis ;Une situation encore plus dramatique en 2020 puisque le nombre demeure a été multiplié par deux. D’après les données de l’université Johns Hopkins relayées par la presse américaine, le nombre de décès dus au Covid-19 recensés dans le pays en 2021 a désormais dépassé celui de 2020.

Le nombre total de décès signalés a ainsi passé les 770.780 ce samedi, soit plus du double des 385.343 décès liés Covid-19 enregistrés l’année dernière, selon les données les plus récentes sur les certificats de décès des « Centers for Disease Control and Prevention ».

La propagation du variant Delta, hautement contagieux, et les faibles taux de vaccination dans certaines communautés ont été des facteurs importants, d’après des experts en maladies infectieuses cités par le « Wall Street Journal ». La lassitude liée aux mesures de précaution comme les masques ont d’autant plus permis au coronavirus de se propager, en grande partie parmi les non vaccinés, selon les épidémiologistes.

 

Etats-Unis : le plan infrastructure de 1200 milliards adopté

Etats-Unis : le plan infrastructure de 1200 milliards adopté

Après le Sénat en août, la Chambre des représentants a voté en faveur de ce programme de construction et de rénovation d’infrastructures, pesant 1.200 milliards de dollars destinés aux routes, aux ponts, aux transports publics, aux réseaux d’eau potable. Par contre le volet social et environnemental a été rejeté pour l’instant

 

En effet, Biden a échoué sur son autre gigantesque plan d’investissements dans les domaines social et écologique. Il s’agit d’un vaste programme de refonte du système de protection sociale et de lutte contre le réchauffement climatique d’un montant de 1.750 milliards de dollars. Baptisé « Build Back Better », il prévoit notamment l’école maternelle pour tous, une profonde amélioration de la couverture maladie et des investissements significatifs pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Son coût total a déjà été divisé par deux, puisqu’il représentait initialement 3.500 milliards de dollars. En effet, face aux difficiles négociations politiques, le président américain avait dû faire de lourdes concessions pour espérer arracher un accord sur le volet social du plan.

États-Unis : Fin des droits de douane sur l’acier européen

États-Unis : Fin des droits de douane sur l’acier européen

L’administration Trump avait imposé en juin 2018 des droits de douane additionnels de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium de plusieurs régions du monde, dont l’Union européenne, arguant de la nécessité de protéger la sécurité nationale.

Les Européens avaient rapidement répliqué en prévoyant taxer les motos, les jeans (dont les Levi’s), ou encore le tabac, le maïs, le riz ou le jus d’orange en provenance des États-Unis.

En juin dernier, lors de l’annonce du règlement du conflit sur les subventions à Airbus et Boeing, Washington et Bruxelles s’étaient donnés jusqu’au 1er décembre pour trouver un accord sur l’acier faute de quoi l’UE imposerait une hausse de ses tarifs douaniers.

«Ces industries étaient confrontées à des tarifs de rétorsion de 50 %», a rappelé Mme Raimondo en évoquant les produits made in USA. «Aucune entreprise ne peut survivre à cela. Il y a 1,7 million d’Américains qui vivent de l’industrie des spiritueux et 5.600 travailleurs chez Harley-Davidson. Tous ces emplois sont assurés avec cet accord».

 

La secrétaire américaine au Commerce, Gina Raimondo, a annoncé unaccord «historique» qui va «maintenir certains droits de douane mais permettre à des quantités limitées d’importations européennes d’acier et d’aluminium d’entrer aux Etats-Unis en franchise de droits».

 

Climat : un manque de crédibilité des États-Unis

Climat : un manque de crédibilité des États-Unis

Pour l’ancien diplomate américain Jeremy Shapiro, les partenaires des Etats-Unis savent qu’un Congrès et une Maison Blanche dominés par les républicains peuvent tout remettre en cause ( Dans l’Opinion, extrait)

 

Le président américain Joe Biden a annoncé jeudi qu’un accord avait été trouvé dans les rangs de son Parti démocrate sur les contours d’un plan d’investissement comprenant des dépenses historiques pour les Etats-Unis. En dépit de son optimisme, un doute demeure sur l’adoption au Congrès des vastes investissements érigés en priorité, alors que des divergences persistent dans les rangs démocrates entre progressistes et modérés. Le locataire de la Maison blanche veut un plan de 1.000 milliards de dollars pour rénover les infrastructures américaines et un ensemble budgétaire de 1850 milliards pour renforcer les mesures sociales et lutter contre le changement climatique.

Jeremy Shapiro est directeur de recherche au Conseil européen des relations étrangères. Auparavant, il était conseiller spécial du secrétaire d’Etat adjoint pour l’Europe et l’Eurasie au département d’Etat américain.

 

Après l’épisode afghan où il a agi sans concertation avec les alliés des Etats-Unis, peut-on dire que Joe Biden a perdu de son influence en Europe depuis son voyage en juin pour le sommet du G7 ?

Non. Il a déçu quelques bonnes volontés du fait du désengagement américain et de l’annonce de l’alliance militaire avec le Royaume-Uni et l’Australie (Aukus) pour contrer l’influence chinoise dans l’Indo-Pacifique, qui a été particulièrement ressentie en France parce qu’elle s’est accompagnée de l’annulation d’une commande sous-marins par les Australiens. Mais ces deux événements sont avant tout la démonstration que les alliés européens des Etats-Unis, même en faisant tout leur possible, ont perdu de leur importance dans la…

Croissance États-Unis : tassement

 Croissance États-Unis : tassement 

 

Les États-Unis ont enregistré au troisième trimestre certain tassement qui pourrait se transmettre aussi à l’Europe avec un décalage calendaire.

Contrairement à ce qu’on affirmé nombre d’experts la hausse de l’inflation à entraîner des effets pervers sur la consommation dont la croissance a nettement plongé.Une inflation qui n’est ni marginale, ni temporaire.

Le second facteurs explicatif tient aux difficultés d’approvisionnement et à la montée des prix des matières premières et de l’énergie. Enfin, le manque de composants informatiques ralentit certaines activités économiques.

Des phénomènes de tassement qu’on pourrait rencontrer le moment venu aussi en Europe mais dans une moindre proportion puisque l’inflation y est pour l’instant moins forte qu’aux États-Unis

La croissance américaine est donc retombée à 2 % en rythme annuel au troisième trimestre, un rythme trois fois moins soutenu qu’au trimestre précédent et inédit depuis le printemps 2020, juste après le premier confinement.

 

Ce tassement de l’activité s’explique par le rebond de la pandémie au cours de l’été. D’avril à juin, les dépenses de consommation qui représentent plus des deux tiers du PIB s’étaient envolées au rythme de 12 %. Au cours de l’été, le gain est retombé à 1,6 %. Le département du Commerce rappelle aussi que les aides publiques aux ménages, aux entreprises et aux collectivités ont diminué durant ce troisième trimestre.

Une grande partie du ralentissement de la croissance tient aussi à des pénuries qui freinent la production, en particulier dans l’industrie. La réticence de millions d’Américains à reprendre le travail a aussi handicapé l’expansion, alors que la demande est toujours forte.

Pour autant, la rechute des nouvelles inscriptions au chômage, au plus bas depuis le début de la pandémie, annoncée jeudi, confirme la normalisation du marché du travail. Le rebond de la confiance des Américains en octobre et le retour de touristes étrangers aux États-Unis sont également de bon augure pour l’activité au quatrième trimestre. Autre signe relativement rassurant : le léger ralentissement des hausses de prix. Les prix à la consommation grimpent de 5,3 %, moins qu’au deuxième trimestre (6,5 %).

 

Politique monétaire Etats-Unis : la baisse du rachat d’actifs avant la baisse des taux

Politique monétaire Etats-Unis : la baisse du rachat d’actifs avant la baisse des taux

 

 

La banque centrale américaine donne le ton des orientation des institutions monétaires. Il n’est pas question pour l’instant de rompre brutalement avec la politique accommodante. On commencera par réduire le programme de rachat d’actifs et ce n’est sans doute que vers le milieu ou la fin de 2022 que la question de l’augmentation des taux sera clairement posée. Une politique qui devrait être suivie par les autres banques centrales y comprit la banque centrale européenne. Cela d’autant plus que la croissance–réelle– en Europe est beaucoup moins dynamique qu’outre-Atlantique .

 Concernant la banque centrale européenne en outre la diminution des rachats d’actifs sera d’autant plus aisée que les critères budgétaires européens en vigueur jusque-là sont mis entre parenthèses. Une augmentation des taux prématurés aurait des effets très négatifs sur l’inflation et surtout la croissance :

 «Alors que le moment est proche de réduire nos achats d’actifs, il serait prématuré de resserrer la politique en augmentant les taux maintenant», car cela aurait pour effet «de ralentir la croissance de l’emploi», a déclaré Powell, lors d’une conférence virtuelle. «Nous sommes sur la bonne voie pour commencer à réduire progressivement nos achats d’actifs qui, si l’économie évolue globalement comme prévu, seront achevés d’ici le milieu de l’année prochaine», a-t-il de nouveau indiqué.

Les achats d’actifs, l’un des outils anti-crise de la Fed, s’élèvent à 120 milliards de dollars par mois. L’institution veut, maintenant que la reprise économique est lancée, les ramener progressivement à zéro.

Emploi Etats-Unis : chômage plus élevé qu’avant la crise

Emploi Etats-Unis : chômage plus élevé qu’avant la crise

 

Aux États-Unis, : le chômage reste beaucoup plus élevé qu’avant la crise pourtant – un peu comme en Europe–les entreprises ne parviennent pas à recruter. Les chiffres du département du Travail, publiés ce vendredi, montrent que l’économie américaine n’a créé que 194.000 emplois au mois de septembre, quand les économistes en attendaient 500.000. Le mois d’août avait déjà été jugé décevant.

Le rythme des créations d’emploi a nettement ralenti par rapport au début de l’année. Sur les sept premiers mois de 2021, c’est une moyenne de 636.000 emplois qui étaient créés tous les mois (et un million il y a un an).

Défense :La condescendance des États-Unis pour l’Europe

Défense : La condescendance des États-Unis pour l’Europe

Gérard Araud, ancien ambassadeur de France outre-Atlantique, les Américains n’ont que faire d’une autonomie stratégique européenne

Ex-ambassadeur de France aux Etats-Unis (2014-2019) et représentant permanent au Conseil de sécurité et auprès des Nations Unies à New York (2009-2014), Gérard Araud publie, ces jours-ci, Henry Kissinger, le diplomate du siècle (330 pages, 20,90 euros, éditions Tallandier).Il explique que les États-Unis considèrent l’Europe  comme quantité négligeable.

Après le désengagement chaotique d’Afghanistan et le couac qui a accompagné l’annonce de l’alliance stratégique Australie-Royaume-Uni-Etats-Unis (Aukus), qui doit-on incriminer ? Le secrétaire d’Etat Antony Blinken ou le conseiller à la Sécurité nationale Jake Sullivan ? Manque-t-il un Kissinger à Joe Biden ?

On arrive dans un monde « Kissingerien » de rapports de force avec une confrontation entre grandes puissances et puissances moyennes. Les Etats-Unis ne sont plus seuls. Il y a la Chine mais aussi l’Inde, la Russie etc. Henry Kissinger était l’homme du réalisme en politique étrangère et de l’engagement des Etats-Unis dans les relations internationales. Ce besoin se fait sentir aujourd’hui, mais cette administration n’en veut pas. Que cela soit sous Obama et Trump, hier, ou Biden, aujourd’hui, il y a une volonté de se retirer de la scène. Les Américains ne veulent plus être le « gendarme du monde ». Ils sont en train de se retirer dans leur forteresse. La priorité de Joe Biden en matière de politique étrangère… c’est la politique intérieure, c’est-à-dire la crise politique et économique existant dans le pays.

Comment en est-on arrivé à cette position ?

Biden et les siens ont été stupéfaits par les événements du 6 janvier au Capitole et par le refus d’une partie des républicains de reconnaître le résultat des élections — une rupture centrale dans le pacte social et politique américain. Il n’est donc plus question d’une grande partie d’échecs à l’échelle du monde. Jake Sullivan a créé le concept de politique étrangère pour la classe moyenne. L’idée n’est pas de faire de grande stratégie à la Kissinger, mais de prouver que chaque décision est bonne pour la classe moyenne. Le retrait d’Afghanistan répond à la demande d’une majorité de l’opinion publique, lasse des interventions étrangères. Cette administration ne pouvait l’ignorer. Son autre priorité, c’est la Chine. Le reste vient bien loin derrière. Elle considère que l’avenir du monde, d’un point de vue technologique et économique se joue dans la région Indo-Pacifique. L’Europe est, à ses yeux une vieille tante charmante mais vieillissante, en voie d’affaiblissement.

« Le plus inquiétant, c’est de voir les Américains constituer des coalitions militaires contre la Chine dans la région Indo-Pacifique. Ce n’est pas être pro-Chinois que de dire que cela ressemble à un endiguement, voire à un encerclement »

Henry Kissinger avait été le bouc émissaire de la chute de Saïgon. Qui sera celui de la chute de Kaboul ?

Le départ de Kaboul a été fait d’une manière particulièrement désastreuse, mais il y a une différence avec Saïgon. A l’époque, Henry Kissinger écrasait tout le monde. Il rivalisait avec Richard Nixon lui-même. Aujourd’hui, la situation est différente. Antony Blinken et Jake Sullivan ne sont pas des vedettes de plateaux télé. S’il y a un bouc émissaire, ce sera donc Joe Biden. Mais je ne sais pas ce qui va l’emporter entre le soulagement d’être sorti d’Afghanistan et la recherche de coupables. Le vainqueur à Saïgon était le communisme, l’ennemi absolu totalement fantasmé par les Etats-Unis. Là, ce sont les talibans. Or, le problème du terrorisme islamique est beaucoup moins aigu sur le territoire américain qu’en Europe. Depuis le 11 septembre 2001, le pays n’a pas connu d’attentats spectaculaires.

La crédibilité de la politique étrangère américaine n’est-elle pas écornée ?

Cela dépend où. En Europe, l’Aukus est uniquement une affaire française ! Nous sommes une victime collatérale. La France n’a pas été la cible de cette affaire. Les Américains, qui pensaient que l’Australie allait régler l’affaire, ont découvert un beau matin l’ampleur du scandale. Quant à nos partenaires européens, ils s’en moquent éperdument. Ils ne veulent pas d’autonomie stratégique. Sauf à y être contraints et forcés si Donald Trump était réélu et décidait de sortir de l’Otan. Pour le moment, ils veulent éviter tout mouvement qui puisse pousser les Américains dehors. Pour eux, la garantie militaire américaine est existentielle et elle passe par l’Otan. C’est l’alpha et l’omega de leur politique de défense. Quant aux Américains, ils veulent continuer à exercer leur suprématie en Europe. Dans le communiqué diffusé après la discussion téléphonique entre Joe Biden et Emmanuel Macron, ne figurait d’ailleurs pas de référence à l’autonomie stratégique. La France, qui a l’habitude de parler au nom des Européens, ne veut pas voir tout cela. Elle est dans le déni. Le plus inquiétant, c’est de voir les Américains constituer des coalitions militaires contre la Chine dans la région Indo-Pacifique. Ce n’est pas être pro-Chinois que de dire que cela ressemble à un endiguement, voire à un encerclement. Or, un encerclement, on essaie toujours de le rompre. Il y a une montée des tensions militaires sans que ne soit ouvert un dialogue politique avec Pékin. Tout le monde sait que les Etats-Unis et la Chine doivent trouver un équilibre, mais ce ne sera possible qu’avec des compromis et une compréhension des lignes rouges de l’adversaire. Vendre des sous-marins nucléaires à l’Australie, c’est nourrir la tension.

« Durant l’essentiel de sa carrière, Antony Blinken, tout comme l’ensemble de l’administration actuelle, a connu la période de suprématie absolue des Etats-Unis après l’effondrement du bloc communiste. Il doit s’adapter à un nouveau monde »

Voyez-vous un héritier à Henry Kissinger ?

Non, les Américains ne veulent pas voir le monde à travers la froideur des rapports de force, même s’ils les pratiquent parfaitement. Face au besoin quelqu’un se révélera peut-être. Jake Sullivan est une personnalité brillante qui conceptualise sa pensée. Attendons de voir ce qu’il va donner. Les débuts de l’administration sont difficiles parce qu’à cause des républicains qui bloquent les nominations, ils ne peuvent pas pourvoir un nombre de postes importants. Ce qui ralentit la redéfinition de sa politique.

Et le très francophile Antony Blinken sur lequel Paris comptait beaucoup ?

Il parle parfaitement le français et a passé son bac en France. Nous avons, peut-être, un accès un peu plus simple à lui, mais il défend la politique étrangère de son pays. On en attendait beaucoup trop ! Ce qui vient de se passer prouve bien que cela n’ira pas loin. S’il vient à Paris, ce n’est pas pour une opération de charme. Nous n’avons pas besoin qu’il nous dise qu’il nous aime, mais qu’il fournisse des preuves d’amour. Durant l’essentiel de sa carrière, Antony Blinken, tout comme l’ensemble de l’administration actuelle, a connu la période de suprématie absolue des Etats-Unis après l’effondrement du bloc communiste. Il doit s’adapter à un nouveau monde. C’est tout l’enjeu de la présidence Biden, qui est une présidence de transition. Tout comme l’était celle de Donald Trump qui a totalement transformé le Parti républicain en le faisant passer d’interventionniste et libre-échangiste à isolationniste et protectionniste.

Brésil: Bolsonaro contre la vaccination mais son épouse se fait vacciner aux États-Unis !

Brésil: Bolsonaro contre la vaccination mais son épouse se fait vacciner aux États-Unis !

Bolsonaro  n’est pas une contradiction près puisqu’il milite contre la vaccination. Par contre son épouse, elle, s’est déplacé aux États-Unis pour recevoir le vaccin antique vide. «Recevoir le vaccin est une décision personnelle. Mon épouse, par exemple, a décidé de se faire vacciner aux États-Unis. Moi, non», a dit le chef d’État d’extrême droite dans un entretien publié vendredi par la revue Veja. Jair Bolsonaro, qui assure qu’il serait le «dernier» Brésilien à se faire vacciner, était à New York lundi et mardi, et y a fait le discours d’ouverture de l’Assemblée générale des Nations unies, comme le veut la tradition.

Covid États-Unis : pire que la grippe espagnole

Covid États-Unis : pire que la grippe espagnole

Au mardi 21 septembre 2021, le virus covid a fait au total 4.720.242 (+1.382) morts dans le monde ; le bilan est forcément provisoire. La grippe espagnole, elle avait fait autour de 50 millions de morts. Mais aux États-Unis. Le Covid-19 a désormais tué davantage d’Américains que la grippe espagnole en 1918-19, selon les données publiées par l’université Johns Hopkins. Plus de 676.000 personnes contaminées par le nouveau coronavirus sont jusqu’ici décédées aux États-Unis, contre 675.000 morts de la grippe espagnole comptabilisés par les historiens et les Centres de prévention et de lutte contre les maladies.

Le point du Covid  dans le monde

  • En France, le dernier bilan fourni par les autorités sanitaires concernant la pandémie de covid-19 fait état d’au moins 6.964.699 cas de contaminations au total dont au moins +7.851 ces dernières 24h. On recense ce mardi 21 septembre 2021, +153 morts en 24h soit 116.222 au total. Le nombre total de décès en EHPAD et EMS fait état de 26.815 (+1) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 89.407 (+152 en 24h). 47.133.318 personnes sont totalement vaccinées contre la covid-19 en France.
  • L’Espagne recense aux dernières remontées, 4.935.266 (+4) cas au total. Le pays dénombre, le lundi 20 septembre 2021, 85.876 morts au total soit +1 depuis le dernier bilan. 69.332.829 doses de vaccin ont été administrées. Covid : En Espagne, bientôt une 3e dose de vaccin pour les personnes immunodéprimées.
  • Au Canada, on dénombre +3.821 nouveaux cas en 24h sur +3.821 au total, soit un nouveau record depuis le début de la pandémie, et 27.488 décès, dont +54 depuis hier. 55.207.259 doses de vaccin ont été administrées. Covid : le Canada rouvre ses frontières à tous les voyageurs vaccinés ce mardi 7 septembre.
  • L’Israël enregistre 1.227.972 cas au total depuis le début de la pandémie dont 0 ces dernières 24h et 7.541 morts (0). 14.760.494 doses de vaccin ont été administrées. Covid : Israël appelle à se préparer à une 4e dose de vaccin.
     
  • Aux États-Unisle nombre de nouveaux cas s’élève aujourd’hui à 0 contaminations recensées ces dernières 24h. Ce dimanche 19 septembre 2021, le pays compte 41.831.507 cas. Le nombre de décès ce jour est de 0 morts en 24h, soit 669.412 décès au total. 386.780.816 doses de vaccin contre la covid-19 ont été administrées. Covid : le vaccin Pfizer/BioNTech définitivement approuvé aux États-Unis.
     
  • Au Maroc, on dénombre ce dimanche 19 septembre 2021, +2.248 nouveaux cas de contaminations en 24h et 920.374 cas au total. Le Maroc déplore actuellement 13.958 décès, +82 en 24h. Au Maroc 38.436.040 doses de vaccin ont été administrées. Covid : au Maroc, couvre-feu étendu et déplacements limités vers les villes touristiques.
  • Le Japon recense +2.405 nouveaux cas de contamination en 24h. On dénombre 1.679.116 cas recensés au total et 17.233 (+29 en 24h) décès ce dimanche 19 septembre 2021. 153.118.707 doses de vaccin ont été administrées. Covid : Record de nouvelles contaminations au Japon, des restrictions supplémentaires dans le pays.
  • Le Portugal enregistre +7 morts en 24h ce dimanche 19 septembre 2021 portant le total à 17.914 morts depuis le début de la pandémie et +306 nouveaux cas en 24h soit un total de 1.062.354 cas confirmés. 15.550.992 doses de vaccin ont été administrées.
  • Au Royaume-Uni, on compte +10.830 nouveaux cas en 24h, soit 7.496.543 cas au total depuis le début de l’épidémie. Le pays enregistre, ce lundi 20 septembre 2021, +28 morts en 24h soit 135.453 morts au total. 93.130.275 doses de vaccin ont été administrées. Royaume-Uni : la quarantaine supprimée pour les voyageurs vaccinés venant de France métropolitaine.
  • L’Algérie compte 201.766 cas au total dont +166 ces dernières 24h et recense 5.709 (+15) décès depuis le début de la pandémie.
  • La Tunisie enregistre ce dimanche 19 septembre 2021 +407 nouveaux cas de contamination soit  700.807 cas confirmés au total. Le pays comptabilise 24.553 décès au total dont +26 depuis le dernier bilan. En date du samedi 18 septembre 2021, 3.209.273 personnes sont totalement vaccinées.
  • En Afrique du Sud, on compte 2.884.134 (+1.504) cas recensés ce dimanche 19 septembre 2021 et 86.216 (+42) morts.15.992.374 doses de vaccin ont été administrées.
  • La Chine fait état de +89 nouvelles contaminations par le Covid-19 en 24h. Le pays dénombre 124.191 au total et 5.689 (0) morts ce mardi 21 septembre 2021. 2.180.986.000 doses de vaccin ont été administrées.
  • Au Pérou, on comptabilise actuellement 2.166.408 (+490) cas de contaminations et 199.060 (+15) morts dues au Covid-19. 23.478.943 doses de vaccin ont été administrées. 
  • Au Brésil, le nombre de nouvelles contaminations s’élève à -573 en 24h. Le pays enregistre ce mardi 21 septembre 2021, +485 morts en 24h et déclare 21.247.094 cas recensés au total et 591.440 décès. 82.464.749 doses de vaccin contre la covid-19 ont été administrées.
  • En Inde, la courbe des cas de contamination explose. L’Inde recense, ce dimanche 19 septembre 2021, 33.504.534 cas confirmés (+26.115 en 24h) et 445.385 morts, dont +252 en 24h. 812.232.516 doses de vaccin ont été administrées.
  • En Italie, on note +3.374 nouveaux cas ces dernières 24h. On compte +67 décès en 24h ce mardi 21 septembre 2021. Le nombre de décès est désormais de 130.421 au total depuis le début de l’épidémie. Le nombre total de cas recensés est de 4.641.890. 82.872.147 doses de vaccin ont été administrées.
  • La Russie fait état de +19.179 nouveaux cas ce lundi 20 septembre 2021. Les autorités rapportent 7.313.851 cas détectés pour 199.808 (+812) morts. 87.900.632 doses de vaccin ont été administrées.
  • En Allemagne, on comptabilise +4.664 nouveaux cas en 24h. Le pays compte, ce dimanche 19 septembre 2021, 4.150.516 cas recensés pour 93.052 décès (+81). 105.834.276 doses de vaccin ont été administrées.
  • Au Danemark, on compte +268 nouveaux cas de contamination en 24h ce qui fait un au total de 354.913 cas. Le pays comptabilise 2.630 décès dont +2 ces dernières 24h. 8.731.553 doses de vaccin ont été administrées.
  • Au Mexique, on recense +1 décès en 24h. Le pays compte 3.585.565 (+20 en 24h) cas et 272.580 morts au total. 95.271.399 doses de vaccin ont été administrées.
  • La Grèce enregistre +2.124 nouveaux cas en 24h soit 632.908 au total depuis le début de la pandémie. Le pays, qui comptabilise 14.505 morts dont +39 ces dernières 24h. 11.909.198 doses de vaccin ont été administrées.
  • En Suède on compte, ce lundi 20 septembre 2021, +1.162 nouveaux cas de contamination, soit au total 1.146.968 infectés et 14.775 décès dont 0 depuis le dernier bilan. 13.403.076 doses de vaccin ont été administrées.
  • En Suisse, on compte +1 nouveaux cas en 24h pour un total de 824.811 cas. Le pays comptabilise 10.580 morts, dont 0 depuis la veille. 10.158.674 doses de vaccin ont été administrées.
  • En Argentine, on compte 5.243.210 cas de coronavirus au total dont +528 ces dernières 24h et 114.579 décès (+3). À ce jour, 49.242.131 doses de vaccin ont été administrées.
  • En Autriche, on compte +1.354 nouveaux cas soit 723.074 au total et +8 décès en 24h pour 10.695 décès au total ce lundi 20 septembre 2021. 11.024.980 doses de vaccin ont été administrées.
  • Aux Pays-Bas on compte +1.664 nouveaux cas en 24h soit 1.987.905 cas au total. Le pays dénombre 18.128 décès dont +5 ces dernières 24h. 22.196.529 doses de vaccin ont été administrées.
  • En Belgique, on compte +4 nouveaux cas de contamination en 24h ce qui fait un total de 1.224.790 cas ce lundi 20 septembre 2021. Il y a eu +1 nouveaux décès ces dernières 24h soit désormais 25.517 morts au total. 16.115.200 doses de vaccin ont été administrées.

Sous-marins australiens: les États-Unis se moquent totalement de la colère des Français

 

Sous-marins australiens: les États-Unis se moquent totalement de la colère des Français

 

L’émotion et la colère du gouvernement à propos des sous-marins australiens a fait là une des médias français mais suscitent peu d’intérêt aux États-Unis. Les Américains prennent avec une certaine distance les récriminations françaises. Ils savent en effet que les mesures de rétorsion éventuelle se retourneraient contre la France.

Pour les États-Unis, la conception d’un allié et celle d’un allié soumis. La France de ce point de vue ne pèse guère face à la puissance américaine qui a toujours privilégié ses intérêts géostratégiques et économiques avec tous les présidents qui se sont succédés: Obama, Clinton, trame ou Biden.

Le rappel de l’ambassadeur de France aux États-Unis ne suscite guère d’émotion aussi bien dans l’opinion qu’auprès du gouvernement américain. Le gouvernement américain est d’autant plus serein qu’il sait que la France ne parviendra pas à unifier autour d’elle l’ensemble des pays européens et notamment à obtenir un vrai soutien de l’Allemagne.

Face à la contestation française, le gouvernement américain s’est quand même pendu du minimum syndical diplomatique.: «Nous avons été en contact étroit avec nos partenaires français concernant leur décision de rappeler l’ambassadeur Étienne à Paris pour consultation. Nous comprenons leur position et nous continuerons à œuvrer dans les prochains a indiqué de secrétaire d’État à la défense. Le président américain, lui, n’a fait aucun commentaire

Les États-Unis traitent leurs alliés comme des paillassons

  • Les États-Unis traitent leurs alliés comme des paillassons
  • Hubert Vedrine, ancien ministre des Affaires étrangères estime qu’ « Il faut faire comprendre à la Maison Blanche qu’elle échouera dans sa stratégie chinoise si elle traite les alliés comme des “paillassons” ​​»Interview dans l’Opinion. (Extrait)
  • Le niveau de réponse français à la rupture du « contrat du siècle » est-il approprié ?
  • J’approuve le rappel des ambassadeurs français aux Etats-Unis et en Australie – même si Canberra n’est qu’un pion dans cette affaire – et l’annulation d’une célébration de l’anniversaire d’une bataille navale décisive durant la guerre d’indépendance. Ce n’est pas le moment de parler de La Fayette ! C’est enfin intelligent de laisser la porte ouverte avec le Royaume-Uni. On comprend que Joe Biden, dans la continuité du pivot asiatique de Barack Obama et de Donald Trump, même si la méthode diffère, veuille durcir sa stratégie envers la Chine. Mais cela ne justifie en rien la méthode utilisée. Ce contrat a été rompu d’une manière brutale, grossière, sournoise. Si le mot « allié » a un sens, le président américain aurait dû appeler son homologue français pour le prévenir et l’associer à sa redéfinition. Les Etats-Unis n’ont pas d’amis mais peuvent avoir des alliés. Le général de Gaulle avait bien défini le socle d’une relation exigeante, une approche poursuivie par François Mitterrand, que l’on peut résumer ainsi : « amis, alliés, mais pas alignés ». De Gaulle s’opposait notamment à la stratégie nucléaire de riposte « graduée » de l’Alliance transatlantique. Dans ses mémoires, Kissinger parle d’ailleurs de « malentendus transatlantiques » permanents.
    • La relation n’a-t-elle pas toujours été difficile ?
    • Certes, la relation a été marquée par les aléas et la conjoncture, mais il y a une manière de traiter un allié qui n’est pas acceptable, et même une désinvolture qui laisse à penser que ce ne serait qu’une crise anodine. Ce n’est pas le cas. Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, l’a dit : « Il y a une rupture de confiance. » Tous les pays alliés des Etats-Unis ou protégés par eux doivent se demander s’ils peuvent encore leur faire confiance. Ce comportement de l’administration Biden est ensuite absurde car l’armée américaine respecte l’armée française et les Etats-Unis apprécient le rôle de la France dans le monde, y compris dans l’Indo-Pacifique. Les Etats-Unis ne sont plus tout à fait l’hyperpuissance qu’ils ont été, ils sont défiés et concurrencés sur plusieurs plans.
    • Quelles leçons doit en tirer la France ?
    • Voir les choses en face. La diabolisation de Trump a entraîné en Europe une idéalisation de l’administration Biden mais il ne faut pas se faire d’illusions. Les Etats-Unis ne vont pas avec la nouvelle équipe pratiquer un multilatéralisme idéal, celui auquel nous rêvons en Europe et qui n’a jamais été mis en œuvre. Le «  complexe militaro-industriel » américain, auquel il faut ajouter la technologie, selon la formule d’Eisenhower, ne s’est jamais gêné pour écarter ses concurrents, y compris les pays alliés avec l’aide de l’administration et du Congrès qui n’hésitent pas utiliser l’arme des sanctions extraterritoriales et à prendre en otage les pays dans un monde globalisé. Il ne s’agit pas toutefois de remettre en cause l’alliance elle-même avec les Etats-Unis mais de redéfinir ce qu’est un allié.
    • Il ne faut pas non plus replier toute présence dans l’Indo-Pacifique alors que nous pouvons y être utilement complémentaires. Avant de renvoyer nos ambassadeurs dans leurs représentations, nous devrons avoir évalué et réévalué les relations avec ces pays. Ce sera l’occasion de redéfinir clairement les menaces auxquels nous faisons face, les hiérarchiser, vérifier si nous en avons la même lecture que les Etats-Unis. Une clarification au niveau français puis européen. Ce sera l’occasion aussi de distinguer nos intérêts des croisades impossibles. La France doit également vérifier avec des pays comme le Japon, l’Australie, Taïwan, le Vietnam et l’Inde ce qu’ils attendent de nous. Evidemment la France doit être moins chimérique, plus réaliste. Mais réajuster ses ambitions ne veut pas dire se replier. Il faut faire comprendre à la Maison Blanche qu’elle échouera dans sa stratégie chinoise si elle traite les alliés comme des « paillassons ». Ce comportement américain doit avoir un prix politique qui doit amener l’administration Biden à traiter autrement ses allié
    • L’Europe doit-elle renforcer son autonomie stratégique ?
    • Les Européens, hormis la France et la Grande-Bretagne, s’en sont remis, après la Seconde Guerre mondiale, aux Etats-Unis pour leur défense. Le moment serait venu qu’ils s’occupent de leur « autonomie stratégique  », même si ce concept n’est pas le plus heureux car il est perçu, du côté allemand, comme une rupture du lien transatlantique. Les Allemands, en campagne électorale, sont jusqu’ici restés muets sur la rupture du contrat de Naval Group. Il vaudrait peut-être mieux parler d’autonomie technologique, d’industrie européenne, d’affirmation européenne… Emmanuel Macron a fait d’importantes propositions en ce sens. Nos partenaires européens vont-ils bouger ? C’est maintenant la question principale.
    • La vente de sous-marins à propulsion nucléaire à un pays étranger, une première, va-t-elle relancer une course régionale à l’armement ?
    • La course aux armements est déjà bien engagée. Je pense que l’alliance Aukus (N.D.L.R. : alliance militaire tripartite formée par l’Australie, les Etats-Unis et le Royaume-Uni) va renforcer l’intégration des marines britannique et australienne à celle des Etats-Unis. Dans sa vision du bras de fer avec la Chine, Joe Biden aura-t-il la même approche avec le Japon et avec l’Inde ? On verra. Raison de plus, pour l’Europe, de mettre en œuvre sa propre stratégie indopacifique. Globalement, les Occidentaux devraient être plus habiles et plus rusés vis-à-vis des puissances émergentes afin qu’elles ne se coalisent pas contre eux.

SOUS-MARINS: L’UE DÉNONCE MOLLEMENT les ETATS-UNIS

SOUS-MARINS: L’UE DÉNONCE MOLLEMENT les ETATS-UNIS

 

Sous la pression de la France, les autorités européennes ont bien été contraintes de faire le minimum syndical diplomatique pour critiquer le lâchage et même la trahison des États-Unis concernant les sous-marins australiens. Observance pendant que l’Allemagne se montre particulièrement silencieuse sur ce dossier reviendra à l’occasion du débat sur la politique de défense européenne avec la présidence européenne de la France. Sans parler de certains pays de l’Est qui préfèrent le bouclier américain à la mise en œuvre une politique de défense européenne commune.

Le président du Conseil européen Charles Michel a dénoncé lundi un « manque de loyauté » de la part des Etats-Unis dans la crise des sous-marins qui les oppose à la France.

L’Union européenne demande à Washington une « clarification » pour « tenter de mieux comprendre quelles sont les intentions derrière » l’annonce d’un partenariat stratégique entre les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie, « car c’est incompréhensible », a-t-il dit à des journalistes à New York en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.

Sous-marins: les États-Unis se moquent totalement de la colère des Français

 

 

 

L’émotion et la colère du gouvernement à propos des sous-marins australiens a fait là une des médias français mais suscitent peu d’intérêt aux États-Unis. Les Américains prennent avec une certaine distance les récriminations françaises. Ils savent en effet que les mesures de rétorsion éventuelle se retourneraient contre la France.

Pour les États-Unis, la conception d’un allié et celle d’un allié soumis. La France de ce point de vue ne pèse guère face à la puissance américaine qui a toujours privilégié ses intérêts géostratégiques et économiques avec tous les présidents qui se sont succédés: Obama, Clinton, trame ou Biden.

Le rappel de l’ambassadeur de France aux États-Unis ne suscite guère d’émotion aussi bien dans l’opinion qu’auprès du gouvernement américain. Le gouvernement américain est d’autant plus serein qu’il sait que la France ne parviendra pas à unifier autour d’elle l’ensemble des pays européens et notamment à obtenir un vrai soutien de l’Allemagne.

Face à la contestation française, le gouvernement américain s’est quand même pendu du minimum syndical diplomatique.: «Nous avons été en contact étroit avec nos partenaires français concernant leur décision de rappeler l’ambassadeur Étienne à Paris pour consultation. Nous comprenons leur position et nous continuerons à œuvrer dans les prochains a indiqué de secrétaire d’État à la défense. Le président américain, lui, n’a fait aucun commentaire

Défense: Conséquences de l’alliance entre l’Australie, les Etats-Unis et le Royaume-Uni

Défense: Conséquences de l’alliance entre l’Australie, les Etats-Unis et le Royaume-Uni

 

Au-delà des sensibilités françaises, la nouvelle alliance anglo-saxonne créée pour faire face à la Chine pose des questions existentielles à l’Europe

 

Editorial du « Monde » (extrait .)

 

La colère du ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, à propos de l’abandon par Canberra du contrat signé avec la France sur la fourniture de sous-marins conventionnels à l’Australie est justifiée. L’alliance conclue par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie, rendue publique mercredi 15 septembre, afin de développer des sous-marins australiens à propulsion nucléaire pour contrer l’ascension de la Chine dans le Pacifique, est bien, comme il l’a dit, un « coup dans le dos » de la France, à laquelle aussi bien Canberra que Washington ont caché tous les préparatifs de cette opération.

C’est surtout un coup dur révélateur des risques auxquels s’exposent les puissances qui jouent au-dessus de leurs capacités. Au-delà de cette mauvaise manière faite à un pays qui, jusqu’à nouvel ordre, est un allié, trois leçons peuvent déjà être dégagées de la naissance de l’Aukus, sigle donné à ce nouveau pacte de sécurité sur la base de l’acronyme Australia-United Kingdom-United States.

La première porte sur la relation transatlantique. Pour ceux qui en doutaient encore, l’administration Biden ne diffère pas, sur ce point, de l’administration Trump : les Etats-Unis passent avant tout, qu’il s’agisse de leur intérêt stratégique, économique, financier ou sanitaire. « America first » reste la ligne directrice de la politique extérieure de la Maison Blanche.

La création de l’Aukus n’est pas dirigée contre la France, mais qu’elle lui inflige au passage un cinglant revers diplomatique et économique n’a aucune importance pour Washington, qui n’a que l’objectif chinois en ligne de mire. Certains voyaient dans les professions de foi multilatéralistes de Joe Biden et la francophilie de son secrétaire d’Etat, Antony Blinken, la promesse d’une coopération plus équilibrée : ils sont aujourd’hui ramenés à la réalité.

 

La deuxième leçon concerne Londres. Pour la diplomatie post-Brexit, cet accord marque une étape majeure. Il place la Grande-Bretagne dans le grand bain indo-pacifique, là où, seule, elle n’y serait pas arrivée. Mais surtout il remet les Britanniques dans la roue des Américains. « Global Britain » se cherchait : elle s’est trouvée, dans l’alignement sur Washington. L’amertume qui avait explosé sur les bancs de la Chambre des communes au moment du retrait américain d’Afghanistan, organisé sans consultation avec les alliés présents sur le terrain depuis vingt ans, est effacée, moins d’un mois plus tard, par la grâce de l’Aukus.

 

La troisième leçon est à la fois plus importante et plus complexe, car elle s’adresse à l’Europe. Au-delà des sensibilités françaises, c’est bien la place de l’Europe et son rôle dans le monde qui se trouvent ici remis en question. Où veut-elle se situer dans le réalignement mondial qui s’opère à l’ombre de l’affrontement sino-américain ? Peut-elle y agir en tant que puissance autonome, ou bien les pays européens vont-ils assister en ordre dispersé à ce réalignement, sacrifiant tout espoir d’y exercer une quelconque influence et d’y défendre leurs intérêts ?

L’UE a  singulièrement manqué de cohérence et de colonne vertébrale dans sa gestion de l’ascension chinoise, notamment sous l’influence de Berlin. Elle le paie chèrement aujourd’hui.

Contrat de défense du siècle : rappel des ambassadeurs en Australie et aux États-Unis

Contrat de défense du siècle : rappel des ambassadeurs en Australie et aux États-Unis

 

Après la claque reçue à propos de l’annulation de la commande de sous-marins australiens, appelée contrat du siècle, la France devait évidemment de réagir même symboliquement. Avec un peu de retard, le gouvernement a rappelé ses ambassadeurs d’Australie et des États-Unis.

Reste cependant au-delà de cette annulation de commande la question plus générale de la solidité de l’alliance atlantique qui apparaît de plus en plus comme un parapluie percé. Témoin très récemment aussi cette débandade en Afghanistan.

«Cette décision exceptionnelle est justifiée par la gravité exceptionnelle des annonces effectuées le 15 septembre par l’Australie et les États-Unis», a dit dans un communiqué le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

«L’abandon du projet de sous-marins de classe océanique qui liait l’Australie à la France depuis 2016, et l’annonce d’un nouveau partenariat avec les États-Unis visant à lancer des études sur une possible future coopération sur des sous-marins à propulsion nucléaire, constituent des comportements inacceptables entre alliés et partenaires, dont les conséquences touchent à la conception même que nous nous faisons de nos alliances, de nos partenariats et de l’importance de l’indopacifique pour l’Europe», a aussi dit le ministre.

Afghanistan : la guerre continue pour les États-Unis

Afghanistan : la guerre continue pour les États-Unis

Alexandra de Hoop Scheffer est politologue, directrice à Paris du think tank transatlantique German Marshall Fund of the United States,  estime que les États-Unis ne sont pas sortis de la guerre en Afghanistan..(Dans l’Opinion, extrait)

 

Vingt ans après le 11 septembre 2001, l’Amérique ne s’est toujours pas remise du traumatisme causé par les attentats. Les échecs des interventions en Irak et en Afghanistan et le sentiment de déclin de l’influence des Etats-Unis face à la réémergence de la Chine suscitent chez les Américains une crise de confiance dans l’exceptionnalisme de leur pays et dans l’establishment politique perçu comme incompétent. L’ancienne secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice rappelait en 2008 que les deux priorités de la politique américaine post 11-Septembre étaient de « gagner la guerre contre le terrorisme » et de « promouvoir la liberté comme alternative à la tyrannie ».

La reprise du pouvoir par les talibans en Afghanistan et la résurgence de l’Etat islamique en Irak et en Syrie, signent un double échec pour les Etats-Unis et leurs alliés : la menace terroriste s’est adaptée et renforcée depuis 2001 et la promotion de la démocratie est durablement entachée et ne suscite plus l’adhésion des citoyens américains, ni d’une bonne partie de la classe politique, avant tout préoccupée par l’état de la démocratie américaine. Washington contemple dorénavant tout engagement militaire comme un risque d’engrenage sans fin dans des guerres civiles et recentre sa politique étrangère sur la compétition avec la Chine. Cela ne veut pas dire que la « guerre contre le terrorisme » est terminée. Le retour d’expérience de ces deux dernières décennies nous impose un exercice de réflexion sur les modalités d’interventions militaires et de clarification de leurs objectifs stratégiques.

« Dès janvier 2005, les services de renseignement américains estimaient que l’Irak était devenu un “aimant” pour une nouvelle génération de terroristes jihadistes, et anticipaient l’émergence de l’Etat islamique »

« Intérêts vitaux ». L’union sacrée qui prédomine aux Etats-Unis juste après le 11 septembre 2001, fait rapidement place à des divisions au sein de la société et de la classe politique américaines. La classe ouvrière américaine notamment, qui a porté le plus lourd fardeau humain de la « guerre contre le terrorisme », reproche aux administrations successives une politique interventionniste excessive, décorrélée des « intérêts vitaux » du pays (en premier lieu protéger les emplois américains) et du bien-être des citoyens. Il n’est pas surprenant dès lors que « l’Amérique d’abord » ait résonné avec autant de force pendant la campagne présidentielle de 2016. Il n’est pas surprenant non plus que le président Joe Biden conçoive sa politique étrangère « pour la classe moyenne américaine » et que son prédécesseur démocrate Barack Obama appelait au « nation-building at home ». Le retrait militaire d’Afghanistan et la fin des missions de combat en Irak d’ici décembre, sont soutenus par une majorité d’Américains, préoccupés avant tout par l’emploi et les inégalités socio-économiques qui se sont encore plus accentuées depuis la crise de la Covid-19.

Les revers politiques et stratégiques de ces vingt années d’opérations de contre-terrorisme et contre-insurrection sont colossaux, bien que l’administration Biden soit aujourd’hui dans le déni. Dès janvier 2005, les services de renseignement américains estimaient que l’Irak était devenu un « aimant » pour une nouvelle génération de terroristes jihadistes, et anticipaient l’émergence de l’Etat islamique. En Afghanistan, les talibans n’ont pas rompu leurs liens avec Al-Qaïda et le réseau Haqqani, dont deux représentants sont aujourd’hui intégrés au gouvernement intérimaire taliban. Le secrétaire à la Défense américain, le général Austin, estime qu’Al-Qaïda pourra se reconstituer en Afghanistan en deux ans — une perspective temporelle qui paraît bien optimiste.

L’ingérence américaine dans la transition politique post-talibans et post-Saddam Hussein a abouti à des résultats contraires à ceux souhaités par les Etats-Unis : les talibans ont repris le pouvoir en Afghanistan et le pouvoir irakien est sous l’emprise des milices chiites pro-iraniennes. En juillet 2010, Joe Biden, alors vice-président, disait que les Etats-Unis n’étaient pas en Afghanistan pour « transformer le pays en démocratie jeffersonienne ». Le discours autour de la démocratie, les élections « free and fair », les droits des femmes, ont servi avant tout à justifier la présence militaire et à créer l’adhésion des opinions publiques occidentales à une mission mal définie dès le départ. L’intervention en Irak a signé l’acte de décès de la « democracy promotion » et, avec l’échec afghan, a profondément changé le rapport des administrations post George W. Bush à l’usage de la force militaire, dorénavant employée de manière plus sélective et prudente, avec une revue à la baisse des objectifs stratégiques et des moyens déployés : le « leading from behind » d’Obama en Libye découle des leçons tirées de l’Irak et de l’Afghanistan, et la non-intervention en Syrie découle des leçons tirées de la Libye.

«  Ce n’est pas la première fois que le shérif américain revoit ses priorités stratégiques après une période d’interventionnisme : du président George W. Bush au président Biden, ils se sont tous accordés à dire que les Etats-Unis ne devaient plus être le “gendarme du monde” »

Ce n’est pas la première fois que le shérif américain revoit ses priorités stratégiques après une période d’interventionnisme : du président George W. Bush au président Biden, ils se sont tous accordés à dire que les Etats-Unis ne devaient plus être le « gendarme du monde » pour se concentrer sur la compétition avec la Chine. Mais chaque président a, dans les faits, étendu la « guerre contre le terrorisme » (par l’usage de drones armés en Somalie, au Yémen, en Irak, en Syrie, la présence des forces spéciales dans plus de soixante-quinze pays, des opérations cyberoffensives), confortant les Etats-Unis dans leur rôle de gendarme du monde, malgré la volonté affichée par les différentes administrations de s’en défaire.

En France, l’objectif fixé par le président Hollande après les attentats de novembre 2015 était alors non pas de « contenir » mais de « détruire » l’Etat islamique. Mais la « guerre contre le terrorisme » nous place en réalité dans une logique d’endiguement sans fin de la menace terroriste, et donc d’une guerre perpétuelle. Le retrait d’Afghanistan ne veut pas dire que la guerre est terminée : il s’accompagne d’une révision de la politique américaine de contre-terrorisme, avec un recentrage sur la guerre à distance. Les frappes américaines en Irak, en Syrie, en Somalie en juillet et en Afghanistan fin août contre l’Etat islamique, confirment cette tendance.

Alexandra de Hoop Scheffer est politologue, directrice à Paris du think tank transatlantique German Marshall Fund of the United States.

États-Unis: 45% d’ électricité solaire en 2050

États-Unis: 45% d’ électricité solaire en 2050 

 

Les États-Unis souhaiteraient passer de 3 % d’électricité d’origine solaire à 45 % en 2050. Selon le scénario développé par Les services du ministère de l’énergie, l’énergie solaire représenterait 37% de l’électricité en 2035, le reste étant fourni par l’énergie éolienne (36%), l’énergie nucléaire (11%-13%), l’énergie hydroélectrique (5%- 6%), la biomasse et la géothermie (1%).

Il s’agirait d’un tournant majeur par rapport au schéma actuel: en 2020, l’énergie renouvelable fournissait 21% de l’électricité aux Etats-Unis, le reste étant produit par le gaz naturel (40%), le nucléaire (20%) et le charbon (19%).

Dans une lettre adressée aux responsables politiques, près de 750 entreprises du secteur de l’énergie solaire ont insisté sur la nécessité d’étendre les politiques de soutien en place et de les installer sur le long terme.

 

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