Archive pour le Tag 'Etats-Unis'

L’Union européenne principal ennemi des Etats-Unis (Trump)

L’Union européenne principal ennemi des Etats-Unis  (Trump)

 Il est clair que Trump a un peu de mal avec le langage diplomatique et le langage tout court. Il est connu qu’il ne lit rien pas, même les notes de ses collaborateurs d’où cette passion pour les tweets de quelques lignes qui économisent tout effort intellectuel notamment littéraire. Trump confond évidemment ennemi et concurrent mais dans sa dialectique primaire, c’est sa manière à lui de dire qu’il va taper sur les européens avec des droits de douane pour rééquilibrer sa balance commerciale. Mais Trump dit aussi  tout mais le contraire de ce qu’il avait affirmé aussi de manière aussi abrupte. Du coup d’ici quelque temps il pourra tout aussi bien qualifier l’Europe comme son meilleur allié commercial. Après avoir critiqué la gestion du Brexit de Theresa May la veille de leur rencontre à Londres, après avoir menacé de sortir de l’OTAN, le président américain récidive dans une interview accordée à la chaîne CBS, diffusée la veille de sa première rencontre bilatérale avec Vladimir Poutine, prévue à Helsinki. Le président américain Donald Trump a estimé que la Russie, l’Union européenne et la Chine étaient, pour différentes raisons, des « ennemis » des Etats-Unis.« Je pense que nous avons beaucoup d’ennemis. Je pense que l’Union européenne est un ennemi, avec ce qu’ils nous font sur le commerce. Bien sûr on ne penserait pas à l’Union européenne, mais c’est un ennemi », a estimé le chef de l’Etat.« La Russie est un ennemi par certains aspects. La Chine est un ennemi économique, évidemment c’est un ennemi. Mais ça ne veut pas dire qu’ils sont mauvais, ça ne veut rien dire. Ca veut dire qu’ils sont compétitifs« , a détaillé M. Trump, dans les propos avaient été recueillis par la chaîne CBS samedi. « L’UE est très difficile« , a poursuivi le président américain à qui l’intervieweur demandait de nommer « le principal compétiteur, le principal ennemi (des Etats-Unis) dans le monde en ce moment ». « D’un point de vue commercial, ils profitent vraiment de nous« , a-t-il encore répété, s’en prenant plus particulièrement à l’Allemagne, comme il l’a déjà fait auparavant. « Comme l’Allemagne a un accord sur un gazoduc avec la Russie, ils vont payer des milliards et des milliards de dollars par an pour l’énergie et je dis que ce n’est pas bien, ce n’est pas juste« . « Vous êtes supposés vous battre pour quelqu’un et cette personne donne des milliards de dollars à une autre dont vous devez, en fait, vous prémunir, je pense que c’est ridicule », s’est-il encore révolté.

 

Iran: pas d’exemptions de sanctions pour l’Europe (États-Unis)

Iran: pas d’exemptions de sanctions pour l’Europe (États-Unis)

 

La réponse des États-Unis est claire il n’y aura pas la moindre exemption de sanctions pour les pays d’’Europe qui vont continuer d’entretenir des relations commerciales avec l’Iran. Un coup dur évidemment pour la France et les autres pays de l’union européenne. Plusieurs grandes entreprises comme par exemple PSA ou la CGM  avaient déjà pris les devants en coupant leurs liens avec l’Iran “J’ai écrit au printemps à Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor américain, pour lui demander des exemptions pour les entreprises européennes installées légalement en Iran ou des délais supplémentaires dans l’application des sanctions”, déclare-t-il au Figaro. “Nous venons de recevoir sa réponse : elle est négative”, ajoute-t-il. Le ministre français en tire la conclusion que “l’Europe doit se doter d’instruments pour résister aux sanctions extraterritoriales et mettre en place des circuits de financement autonomes” car, poursuit-il, “ce n’est pas aux Américains de décider avec quels pays nous avons le droit de faire du commerce”. Le ministre des finances a sans doute raison quant à la nécessité de situer un autre moyen de financement au-delà pour les transactions internationales. Mais il est évident que les États-Unis ont à leur d’autres moyens sanctionnés les pays et les entreprises qui ne respecteraient pas les sanctions américaines par exemple en prenant des mesures à la rencontre lorsqu’elle commerce avec les États-Unis.

La demande de dérogation figurait également dans une lettre commune de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni adressée le mois dernier au gouvernement américain.

Négociations Corée-Etats Unis : çà va durer un moment

 Négociations Corée-Etats Unis : çà va durer un moment

 

 

 

La Corée du nord estime déjà que les discussions avec les Etats –Unis ne sont pas satisfaisantes faisant douter de leur aboutissement ; ces discussions risquent d’être longues compte tenu du contentieux historique mais surtout d les personnalités très fantasques des chefs d’Etat coréen et américain. Il y aura sans doute des mouvements de yo-yo dans ce processus de négociation qui exigera sans doute des mois et des mois pour être finalisées.   A l’occasion de sa troisième visite à Pyongyang, le chef de la diplomatie américaine a tenté de définir les modalités du démantèlement du programme nucléaire nord-coréen, qu’il s’agisse du calendrier des opérations ou de la liste détaillée des installations concernées. Mais, selon les propos d’un porte-parole du ministère des Affaires étrangères cité par l’agence de presse officielle KCNA, les résultats des pourparlers avec la délégation américaine sont “très préoccupants”, la Corée du Nord accusant Washington d’insister sur une dénucléarisation, complète, vérifiable et irréversible (DCVI) unilatérale. “Nous étions partis du principe que la partie américaine allait venir avec une idée constructive, en pensant que nous pourrions en tirer quelque chose en retour”, a dit le porte-parole.

Automobiles : chantage aux droits de douane par les Etats-Unis

Automobiles : chantage aux droits de douane par les Etats-Unis

 

Plus de taxes sur l’automobile importée d’Allemagne aux Etats Unis si l’Allemagne supprime ses propres taxes sur les véhicules américains.  Richard Grenell, ambassadeur américain en Allemagne  a soumis cette proposition aux dirigeants de Daimler, Volkswagen et BMW – respectivement Dieter Zetsche, Herbert Diess et Harald Krüger – lors d’une réunion organisée ce mercredi à l’ambassade américaine à Berlin, poursuit le journal. Donald Trump a menacé le mois dernier d’imposer des taxes de 20% sur les véhicules en provenance de l’UE.  Les Etats-Unis appliquent des droits de douane de 2,5% sur les voitures en provenance de l’UE et de 25% sur les camions. De son côté, l’UE impose des taxes de 10% sur les importations de voitures américaines. L’Union européenne (UE) a expliqué la semaine dernière aux Etats-Unis que l’imposition de droits de douane élevés sur les voitures et les pièces automobiles nuirait à leur propre industrie automobile et entraînerait probablement des contre-mesures de ses partenaires commerciaux sur un montant de 294 milliards de dollars (252,5 milliards d’euros) d’exportations américaines. L’acier de l’Union européenne, du Canada et du Mexique est assujetti à des droits de douane de 25% aux Etats-Unis et l’aluminium à des droits de 10% depuis le 1er juin, les exemptions qui avaient été mises en place en mars n’ayant plus cours. A titre de représailles, les Européens ont décidé d’imposer des taxes douanières sur une série de produits en provenance des Etats-Unis à titre de représailles, dont les motos Harley-Davidson, le jus d’orange, le bourbon et les jeans.

Etats-Unis: Ralentissement des exportations chinoises en juin

Etats-Unis Ralentissement des exportations chinoises en juin

Net tassement de la croissance des exports chinois vers les Etats-Unis en juin (avant donc la mise en application des nouveaux droits de douane). . Mais les volumes demeurent toujours importants. En effet le déficit annuel américain était de 370 milliards sur l’année 2017. (À comparer aux 150 milliards de déficits avec l’UE).  Les exportations chinoises vers les Etats-Unis libellées en yuans n’ont augmenté que de 3,8% le mois dernier par rapport à juin 2017, ont annoncé lundi les douanes chinoises. Ce rythme est de près de 24 points inférieur à la croissance enregistrée en juin 2017, soulignent-elles.  Au premier semestre, la croissance des exportations vers les Etats-Unis s’est élevée à 5,4% alors qu’elle avait atteint 19,3% au cours des six premiers mois de l’année dernière. Cette statistique est publiée alors que les Etats-Unis et la Chine ont engagé un bras de fer commercial qui pourrait dégénérer en guerre commerciale ouverte. Les deux pays doivent appliquer dès vendredi de nouveaux droits de douane sur leurs importations.

Etats-Unis : un protectionnisme inacceptable »( Maroš Šefčovič )

Etats-Unis : un protectionnisme inacceptable »(  Maroš Šefčovič )

 

Maroš Šefčovič vice-président de la Commission européenne en charge de l’union énergétique, dénonce dans une interview à la Tribune  les récentes décisions du président américain sur les exportations européennes d’acier, ou sur l’Iran, la veille d’un G7 qui s’annonce tendu.

 

 

Vous venez d’annoncer une série d’investissements pour renforcer l’union énergétique européenne… L’enveloppe allouée est substantiellement augmentée par rapport au plan précédent. Est-ce que cela signifie que l’Europe est en retard ?

MAROŠ ŠEFČOVIČ - Nous avons beaucoup progressé avec le plan précédent. Nous avons investi dans le hardware, c’est-à-dire les interconnexions et autres infrastructures. Il est clair que nous devons poursuivre cet effort pour atteindre 10% d’interconnexions en 2020 et 15% en 2030. Ces investissements seront également nécessaires pour les gazoducs si nous voulons sécuriser et faciliter nos flux énergétiques, avec notamment la possibilité d’établir des flux inversés. Mais nous voulons également investir dans les réseaux digitaux et le stockage d’énergie. C’est pourquoi nous avons décidé d’augmenter de 47% nos investissements, soit 42,3 milliards d’euros. Nous espérons que 60% de cette ligne d’investissements sera mis au service de nos objectifs climatiques.

Vous voulez dire que la Commission européenne favorisera les énergies renouvelables à d’autres…

Ces investissements doivent permettre de faciliter la circulation des énergies en Europe. Cela signifie que ce sera favorable aux énergies renouvelables puisque cela résoudra en partie le problème de leur intermittence. Par exemple, s’il y a beaucoup d’éoliennes en Europe du Nord, mais pas assez de demandes d’énergie, alors la demande en Europe du Sud pourra récupérer cette production d’énergie que nous pouvons encore mal stocker. C’est donc très favorable aux énergies renouvelables.

Vous avez également plaidé pour développer une filière plus ambitieuse en matière de batteries électriques, qui seront nécessaires demain notamment pour l’industrie automobile. Vous-même avez utilisé une formule pour illustrer cette ambition, vous aviez lancé le projet d’un Airbus des batteries… L’Europe n’est-elle pas en retard dans ce domaine, voire très en retard par rapport aux pays asiatiques ?

J’avais effectivement utilisé cette formule d’Airbus des batteries pour permettre de mieux visualiser ce qu’un tel projet pouvait apporter. Il est vrai que l’Europe est en retard. Nous produisons encore trop peu de batteries… Je vois par exemple qu’à Bruxelles, les taxis commencent à rouler avec des voitures BYD (marque chinoise de voitures électriques, Ndlr), c’est un symbole qui nous oblige à réagir. La raison de ce retard, c’est que les constructeurs ont pensé qu’ils pourraient continuer avec des moteurs thermiques pendant encore très longtemps. Mais les problèmes de pollution et plus encore, le scandale des diesels truqués, ont fait basculer l’opinion et les politiques publiques. Mon idée d’un Airbus des batteries a été lancée en octobre… Depuis, nous avons bien avancé et je peux vous dire que nous sommes, en Europe, aujourd’hui dans une véritable dynamique de travail sur ce sujet. J’ai récemment participé à l’inauguration de ce qui pourrait devenir, je l’espère, la première gigafactory européenne. Elle a été installée en Suède par Northvolt. Ce projet a été soutenu par la Banque européenne d’investissement, mais également avec des aides officielles locales. Enfin, la Commission européenne a classé la production de batteries comme sensible et stratégique pour notre continent. Cela signifie qu’elle mettra tout en œuvre pour encourager son développement. L’enjeu est énorme. Nous avons estimé qu’en 2025, le marché européen des batteries électriques s’élèvera à 250 milliards d’euros, soit 200 gigawatts. Nous estimons que le marché mondial s’élèvera à 600, voire 900 gigawatts. Nous allons donc avoir besoin de dizaines de gigafactory si on veut devenir leaders.

Le prix des batteries ne cesse de baisser… Ne craignez-vous pas de reproduire le fiasco de l’industrie photovoltaïque ?

Nous sommes dans une période stratégique en matière de batteries électriques… C’est pourquoi nous l’avons élevée au rang de priorité pour l’industrie européenne. Notre rôle consistera à imposer des standards qui permettront de constituer une filière totalement propre. Nos standards s’assureront que l’énergie pour fabriquer ces batteries sera propre. Ils imposeront des obligations en matière de recyclage, y compris des métaux précieux. Je veux une batterie verte et soutenable. L’Europe est la mieux placée pour cela parce qu’elle a le meilleur mix énergétique du monde. Il faut maintenant que les constructeurs automobiles prennent conscience de cela et participe à cette dynamique.

L’Europe est guettée par d’autres incertitudes nuisibles au commerce… Notamment par les décisions prises par l’administration de Donald Trump. Cette semaine, le groupe PSA a décidé de suspendre ses activités en Iran, et quelques jours auparavant, c’est la filière européenne de l’acier qui était frappée par des taxes… Comment réagissez-vous ?

Nous avons basculé dans une nouvelle étape des relations internationales. Nous travaillions jusqu’ici dans une situation où le droit prévalait, avec un respect absolu pour les règles convenues et garanties par l’organisation mondiale du commerce (OMC, Ndlr).

Aujourd’hui, notre partenaire traditionnel a décidé de ne pas respecter les accords internationaux en place, que ce soit sur le dossier iranien ou sur le libre-échange. C’est une situation nouvelle qu’il était impossible d’anticiper il y a encore un an. Nous avons déployé d’importants efforts diplomatiques auprès des États-Unis pour leur expliquer que notre attachement à l’accord avec l’Iran n’était pas seulement pour protéger nos entreprises, mais d’abord une question de sécurité internationale, et européenne plus particulièrement. Il est évident que l’Europe va faire tout son possible pour prévenir toute prolifération nucléaire au Moyen-Orient.

Mais l’annonce par Donald Trump de se retirer de cet accord met en péril l’équilibre que nous avions trouvé avec l’Iran.

L’Europe peut-elle toutefois protéger ses entreprises contre le risque de sanctions prises par un pays tiers?

Nous allons tout faire pour les protéger, étudier toutes les possibilités juridiques qui permettront de les rassurer. Nous avons déjà pris une décision d’urgence en actualisant le mandat de la Banque européenne d’investissement pour permettre à l’Iran d’être éligible pour les activités d’investissement. C’est une possibilité que la Banque peut décider, ou non, d’utiliser. Nous avons également activé le dispositif que nous avions appliqué dans le cas de Cuba et qui permettait de protéger nos entreprises du risque de sanctions américaines.

De même, nous avons aussi réagi aux tarifs douaniers appliqués sur nos produits en acier en lançant nous-mêmes des taxes douanières sur une liste de produits américains. Notre partenaire fait preuve d’un protectionnisme inacceptable, l’Europe ne peut pas être traitée ainsi. Nous sommes mécontents d’en arriver à une telle situation parce qu’à chaque fois que des mesures protectionnistes sont prises, c’est des échanges en moins, et de la croissance en moins pour tout le monde.

Avez-vous le soutien de tous les chefs d’État et de gouvernement dans votre démarche?

Nous avons le soutien entier de tous les chefs d’État et de gouvernement.

Ne craignez-vous pas qu’une guerre commerciale pousse certains pays membres à appliquer eux-mêmes des mesures protectionnistes qui conduiraient à l’explosion de l’Union européenne?

Au contraire, je pense que cette politique conduira l’Europe à renforcer ses liens et à être plus unie que jamais.

Bitcoin : soupçon de manipulation aux Etats-Unis

Bitcoin : soupçon de manipulation aux Etats-Unis

. La CFTC, l’autorité américaine de régulation des marchés à terme et des produits dérivés, a adressé une injonction (subpoena) à Bitstamp, Coinbase, itBit et Kraken, quatre des principales bourses de monnaies virtuelles. Dans celle-ci, elle leur demande de lui fournir des données sur des transactions portant sur des échanges d’instruments financiers permettant de spéculer sur la hausse ou la baisse du bitcoin (futures), révèle le Wall Street Journal. La CFTC, qui a autorisé fin 2017 ces échanges donnant une légitimité au bitcoin, a eu recours aux gros moyens pour forcer ces plateformes à lui communiquer des informations dont elle a besoin pour son enquête. Au départ, les plateformes n’ont pas voulu se plier à la demande du régulateur, affirme le journal. La CFTC et le ministère de la Justice (DoJ) ont ouvert en mai une enquête criminelle sur des manipulations potentielles des cours du bitcoin. Les autorités soupçonnent des traders de « spoofing », une pratique de marché visant à placer de faux ordres et à les retirer rapidement. Ces ordres non exécutés font bouger les prix des actifs dans une direction bénéfique pour les traders voulant exécuter l’ordre d’un client, ou les prix des contrats à terme dans une direction favorable aux traders qui doivent clôturer des positions. Le « spoofing » a été rendu illégal par la loi de régulation financière Dodd-Frank, adoptée en 2010 pour éviter une nouvelle crise financière. Les devises virtuelles sont particulièrement volatiles: le bitcoin a par exemple frôlé le seuil de 20.000 dollars l’unité lors d’une ascension folle en décembre, avant de chuter brutalement. Outre leur volatilité, les régulateurs s’inquiètent de l’absence de régulation existant sur les plateformes d’échange de cryptomonnaies, ce qui en fait des actifs prisés de trafiquants souhaitant blanchir de l’argent sale.

Etats-Unis : 25% de droits douane sur les voitures importées !

Etats-Unis :  25% de droits  douane sur les voitures importées !

Des droits de douane sur les voitures pourraient frapper de plein fouet l’économie européenne et surtout l’Allemagne. Des droits pouvant aller jusqu’à25%. ! Il est clair que face à une telle menace économique l’Union économique sera contrainte de répliquer. Au total ce sera un mauvais coup pour les échanges internationaux et la croissance.  L’administration Trump songe en effet ouvrir une enquête sur les importations automobiles dans le cadre d’un dispositif juridique, la Section 232 d’une loi de 1962 sur le commerce, qui pourrait conduire à l’instauration de ces droits de douane, précise le Wall Street Journal en s’appuyant sur des sources du secteur automobile informées des grandes lignes de ce projet. Ce dernier est encore au stade de l’ébauche et il risque de se heurter à une forte hostilité, de la part des partenaires commerciaux des Etats-Unis mais aussi des concessionnaires américains de véhicules importés, souligne le journal. Le président américain Donald Trump a déjà annoncé des droits de douane sur l’acier et l’aluminium en s’appuyant sur cette Section 232, qui autorise la mise en place de protections commerciales au nom de la “sécurité nationale” des Etats-Unis. Les titres General Motors et Ford ont pris respectivement 0,6% et 0,9% après la clôture à Wall Street alors que le titre coté à New York de Fiat Chrysler Automobile (FCA) a perdu 2%.

 

Etats-Unis: Sanction contre l’Iran mais aussi contre les européens

Etats-Unis:  Sanction contre l’Iran mais aussi contre les européens

Des sanctions américaines vont bien sûr toucher L’Iran mais finalement autant les européens. Comme c’était prévisible,  les entreprises européennes qui commercent avec l’Iran seront aussi lourdement punies notamment lors de leurs échanges avec les Etats-Unis. Du coup comme le commerce des européens avec les Etats-Unis est notoirement plus essentiel que celui avec l’Iran, beaucoup comme Total par exemple vont préférer se retirer de l’Iran. En outre compte tenu de l’imbrication des processus de production, nombre de production européennes qui contiennent des éléments américains seront touchés (les AIRBUS par exemple).  Ceux qui continuent de commercer avec l’Iran seront sanctionnés, a donc averti le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo. Ces menaces interviennent alors que les signataires européens de l’accord, Allemagne, France et Grande-Bretagne, s’efforcent de maintenir l’accord en vie et de trouver des solutions pour conserver leur accès au marché iranien en dépit du retrait américain. S’adressant directement aux dirigeants iraniens, le chef de la diplomatie américaine a dressé une liste de 12 conditions que la République islamique devra remplir si elle veut bénéficier d’un allègement du régime de sanctions qui la visent. Parmi ces conditions figure son retrait intégral du champ de bataille syrien. Les sanctions qui seront instaurées contre le régime iranien seront “les plus dures de l’Histoire”, a-t-il promis, prophétisant qu’une fois adoptées, l’Iran devra “se battre pour maintenir son économie en vie”. Quant aux Iraniens, ils subiront les représailles américaines s’ils s’aventurent à reprendre leur programme nucléaire, prévenu Mike Pompeo. “Nos demandes à l’Iran ne sont pas déraisonnables: renoncez à votre programme (…). S’ils venaient à décider de revenir en arrière, de reprendre l’enrichissement, nous serions parfaitement prêts à y répondre”, a-t-il dit sans plus de détails. “L’Amérique veut faire plier l’Iran et le contraindre à accepter leurs exigences illégales (…). Ses propos montrent que l’Amérique cherche certainement à ce que le régime change en Iran”, a dit un haut responsable iranien. .

Iran : maintenant un face à face Etats-Unis –Europe ?

Iran : maintenant un face à face Etats-Unis –Europe ?

 

 

En fait la décision de Trump de se retirer de l’accord nucléaire iranien va bien sûr frapper l’Iran mais ses principaux partenaires économiques et en particulier l’Europe. L’Europe qui en fonction du rétablissement des sanctions américaines pourraient être contraintes de stopper se investissements en Iran et de limiter ses échanges internationaux.-En effet, les Etats-Unis vont rétablir une large palette de sanctions concernant l’Iran à l’issue de périodes transitoires de 90 à 180 jours, qui viseront notamment le secteur pétrolier iranien ainsi que les transactions en dollar avec la banque centrale du pays, a annoncé mardi le département du Trésor américain. D’autres sanctions enfin imposant la solidarité de fait de l’Europe.   Mais pour l’instant l’Europe et l’Iran ont décidé de maintenir l’accord, donc de maintenir aussi les relations commerciales. La Chine et la Russie oshitenet également le maintien de l’accord. Du coup certaines sanctions américaines pourraient se retourner contre l’Europe.  Reste à savoir si l’Europe va se coucher ou au contraire résister à la pression américaine. De son coté, Hassan Rohani a assuré que Téhéran n’entendait pas se retirer de l’accord, auquel les Iraniens restent attachés. “J’ai donné pour consigne au ministère des Affaires étrangères de négocier avec les pays européens, la Chine et la Russie dans les semaines à venir. Si, au bout de cette courte période, nous concluons que nous pouvons pleinement bénéficier de l’accord avec la coopération de tous les pays, l’accord restera en vigueur”, a-t-il déclaré. () Londres, Paris et Berlin ont exprimé dans un communiqué commun leur “préoccupation” après la décision de Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien et ont appelé toutes les parties signataires à la “responsabilité”.

Etats-Unis : chômage au plus bas

Etats-Unis : chômage au plus bas

 

Les créations d’emplois ont augmenté moins que prévu aux Etats-Unis en avril mais le taux de chômage est tombé à un plus bas de 17 ans et demi de 3,9% avec le retrait d’un certain nombre de chômeurs du marché du travail. Le rapport du département du Travail a aussi montré que la croissance des salaires n’avait été que de 0,1%, elle aussi inférieure aux attentes, rassurant les investisseurs qui craignaient un renforcement des tensions inflationnistes synonyme d’accélération du resserrement monétaire. Une situation sociale qui ne semble pas inquiéter les investisseurs par ailleurs un peu rassurés par l’évolution des négociations commerciales avec la Chine.  En Effet u plan macroéconomique, la Chine et les Etats-Unis sont parvenus à un consensus sur certains points de leur contentieux commercial, ont déclaré vendredi des responsables des deux pays, Pékin ayant notamment proposé d’augmenter les importations de produits américains et de réduire les droits de douane sur certains produits, selon deux sources au fait des tractations et un document consulté par Reuters.

Etats-Unis : tassement de la croissance et inflation

Etats-Unis : tassement de la croissance et inflation

Léger tassement de la croissance et crainte de l’inflation  caractérisent  les inquiétudes américaines. On craint en retour une hausse des taux. Le département du Commerce a annoncé vendredi que la croissance de l’économie américaine s’était élevée à 2,3%, un ralentissement  par rapport au quatrième trimestre 2017 (+2,9%) sous l’effet d’un fléchissement des dépenses de consommation, de l’investissement des entreprises et du logement. Sur la période, l’indice de consommation des ménages (PCE dit “core”) au premier trimestre est ressorti à 2,5% sur un an contre 1,9% sur les trois derniers mois de 2017 et les salaires ont augmenté de 0,9%, leur rythme le plus élevé depuis 11 ans. “Pour moi, la hausse des salaires est l’élément inflationniste qui a le plus d’impact sur les marchés actions”, commente Chuck Carlson, directeur général d’Horizon Investment Services. Ces risques inflationnistes, qui font craindre une accélération de la hausse des taux par la Fed, interviennent alors que les entreprises ont déjà prévenu que la hausse de leurs coûts pourrait éroder leurs marges. Le comité de politique monétaire de la banque centrale se réunit mardi et mercredi. Sur le front obligataire, le rendement du 10 ans américain, qui a atteint dépassé les 3% cette semaine, a reflué pour la deuxième journée consécutive et évolue autour de 2,9605%. Sur le front pétrolier, les cours évoluent peu, sur fond de craintes de renforcement des sanctions américaines contre l’Iran. Le baril de Brent se traite au-dessus des 74 dollars et le brut léger américain des 67 dollars.

Chine : moins d’exportations sauf avec les Etats-Unis

Chine : moins d’exportations  sauf avec les Etats-Unis

Conséquence de la guerre sur les droits de douane (peut-être), de la réorientation d’économie chinoise aussi du calendrier, La Chine a enregistré en mars un déficit commercial exceptionnel et inattendu de 5 milliards de dollars. D’un côté, les exportations, contre toute attente, s’affichent en repli, de l’autre, ses importations ont accéléré. Les douanes chinoises ont ainsi annoncé vendredi que les importations avaient ainsi dépassé en mars de précisément 4,98 milliards de dollars les exportations du pays. C’est la première fois depuis février 2017 que le géant asiatique connaît un déficit de son commerce extérieur, une situation qui était alors inédite depuis trois ans.

Ce déficit de près de 5 milliards est aussi une surprise de taille pour les analystes sondés par Bloomberg qui tablaient, eux, sur un surplus de 27,5 milliards en mars, après un excédent commercial de 20,5 milliards de dollars en janvier puis de 33,7 milliards en février. Ce retournement de la balance commerciale de la deuxième économie mondiale s’explique donc d’abord par le plongeon imprévu de ses exportations, qui ont reculé de 2,7% sur un an en mars selon les douanes, à rebours des anticipations des experts (+11,8%).  Dans le même temps, les importations du géant asiatique bondissaient de 14,4% (contre +6,3% en février), à l’heure où l’assouplissement des restrictions antipollution à la fin de l’hiver encourage une accélération de l’activité industrielle dans le pays. L’excédent commercial de la Chine avec les Etats-Unis, objet de vives frictions entre Pékin et Washington et au cœur de menaces de guerre douanières entre les deux puissances, s’est établi à 15,4 milliards de dollars en mars, ont précisé les douanes. C’est un fort reflux par rapport à l’excédent de 21 milliards de dollars en février, et moins que les 17,7 milliards de dollars de mars 2017. Ce qui pourrait témoigner d’un ralentissement. Il n’empêche, selon le porte-parole des Douanes chinoises, Huang Songping, l’excédent commercial du géant asiatique avec les Etats-Unis a tout de même bondi de 19,4% sur un an sur l’ensemble du premier trimestre.

Etats-Unis : Hausse du déficit budgétaire

Etats-Unis : Hausse du déficit budgétaire

Une hausse du déficit, 209 milliards de dollars contre 176 milliards un an plus tôt, soit une hausse de 18%, selon les chiffres annoncés par le Trésor mercredi. Pour l’année fiscale 2017 (du 1er octobre 2016 au 30 septembre 2017), le déficit atteint 3,5 % du PIB. Le déficit budgétaire avait  certes été aggravé, notamment par la hausse des dépenses militaires voulue par le nouveau président américain, mais si les dépenses du budget fédérales ont atteint 3,98 billions de dollars pour des recettes de 3,32 billions, c’est d’abord à cause de l’augmentation enregistrée par des postes budgétaires qui ne peuvent être changés qu’avec une réforme structurelle votée par le Congrès, et non sur décision du pouvoir exécutif : dépenses de sécurité sociale, programmes Medicare et Medicaid et remboursement des intérêts de la dette publique.   Une dette publique fédérale de 20 billions de dollars affichée qui pourrait bien être très éloignée de la réalité, car elle ne prend pas en compte d’importants engagements financiers hors-budget. Selon certains économistes, la vraie dette nationale des États-Unis serait dix fois plus élevée. Pas de quoi la réduite avec le déficit enregistré en mars.  Les recettes du Trésor ont reculé en mars de 3% pour s’établir à 211 milliards de dollars. Du côté des dépenses, elles ont grimpé de 7% à 420 milliards de dollars. Sur les six premiers mois de l’année budgétaire, qui commence le 1er octobre, le déficit atteint 600 milliards de dollars contre 527 milliards sur la même période l’année précédente. Sur l’ensemble de l’exercice 2016-2017, le déficit budgétaire des Etats-Unis avait grimpé de 13,6% à 666 milliards de dollars. Le Trésor a précisé qu’ajusté de différents éléments saisonniers et de modifications dans le calendrier des recettes et dépenses, le déficit sur le mois de mars est de 165 milliards de dollars contre 134 milliards un an plus tôt.

 

Etats –Unis : durcissement des importations d’automobiles

Etats –Unis : durcissement des importations d’automobiles

 

 Pour freiner les importations de voitures étrangères,  les Etats Unis étudient un durcissement des normes démission polluante, ce qi vise en particulier l’Allemagne et le Japon. Trump a demandé à plusieurs organismes d’étudier les lois en vigueur de manière à assujettir les voitures étrangères à des normes d’émission plus rigoureuses. Une telle initiative aurait semble-t-il plus d’impact sur les constructeurs européens qui, globalement, importent plus de voitures à partir d’usines situées en dehors des Etats-Unis, selon des données d’Autodata. Japonais et Coréens ont construit l’an dernier dans des usines nord-américaines 70% environ des véhicules vendus aux Etats-Unis. Pour les Européens, le pourcentage n’est que de 30%. Les constructeurs étrangers ont 17 usines de montage aux Etats-Unis, dont 12 sont propriété d’entreprises asiatiques. Les véhicules importés représentaient 21% des 17,2 millions qui ont été vendus aux Etats-Unis l’an passé, suivant Autodata.

5 G : guerre les États-Unis et la Chine

5 G : guerre les États-Unis et la Chine

Une véritable guerre économique est engagée entre la Chine et les Etats-Unis pour la maitrise de la technologie 5G qui permettra de nombreuses applications de l’IA et fera émerger les nouveaux leaders du numérique au plan mondial. . Comme la  Chine envisage de consacrer des sommes colossales, les Etats-Unis n’écartent pas l’hypothèse d’un financement public. Ce qui n’est guère dans la doctrine Trump. . Selon Reuters, qui cite un document d’études prévisionnelles du ministère de l’Industrie et des technologies de l’information, les investissements cumulés de la Chine  dans la 5G s’élèveront, d’ici 2025, à 1.650 milliards de yuans (environ 214 milliards d’euros) ! Toujours d’après l’agence économique, les équipementiers télécoms chinois comme ZTE et Huawei en sont parmi les principaux bénéficiaires. Ce dernier, qui se rêve par ailleurs en futur leader du marché des smartphones, dépense chaque année une bonne dizaine de milliards de dollars en recherche-développement, dont une part importante va dans la 5G. Ces dernières années, le groupe a même ouvert un labo dédié à cette technologie en France, avec à sa tête Mérouane Debbah, un cador des communications radio. En parallèle, Huawei multiplie les collaborations avec les industriels de la robotique, de l’automobile, de l’industrie du futur ou des acteurs de la ville intelligente pour trouver aussi vite que possible des débouchés à la 5G. Remporter la course à la 5G est aussi devenu la priorité des priorités aus Etats-Unis. À la Maison-Blanche, on ne songe, désormais, qu’à faciliter les investissements dans cette technologie des géants maisons des télécoms, à l’instar des opérateurs AT&T ou Verizon. Sous ce prisme, la décision récente de l’administration Trump de mettre fin à la neutralité du Net constitue un moyen d’inciter les géants du mobile à accélérer dans la 5G. Car en mettant fin à ce principe - au grand dam de ses défenseurs -, les États-Unis permettent au secteur de doper ses revenus. Concrètement, les FAI ont désormais la possibilité de faire payer leurs clients plus cher pour certains services gourmands en bande passante, ou avec une meilleure qualité de service. Ce qu’ils n’avaient pas le droit de faire jusqu’à présent.  Selon le site d’information Axios et le Wall Street Journal, qui citent une note confidentielle, des responsables de la Maison-Blanche en charge de la sécurité nationale ont poussé l’exécutif à investir dans un grand réseau 5G américain sur deniers publics pour contrer la Chine.

 

Etats -Unis: hausse de l’emploi en mars

Etats -Unis: hausse de l’emploi en mars

Signe de la solidité de la reprise, le secteur privé aux Etats-Unis a créé 241.000 emplois en mars, un nombre supérieur aux attentes des économistes, montre l’enquête mensuelle publiée mercredi par ADP.Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 205.000 créations d’emploi.Le nombre du mois de février, lui aussi déjà supérieur aux attentes lors de sa première publication, a en outre été révisé en hausse de 11.000 à 246.00, a ajouté ADP, un spécialiste de l’externalisation de la gestion des ressources humaines qui réalise son enquête conjointement avec Moody’s Analytics. Les chiffres officiels des créations d’emploi en mars aux Etats-Unis seront publiés vendredi par le département du Travail et portent à la fois sur le secteur privé et le secteur public. Les économistes interrogés par Reuters s’attendent en moyenne à 195.000 créations de postes en mars aux Etats-Unis, après 313.000 en février. Le taux de chômage est prévu en baisse à 4,0% contre 4,1% le mois précédent.

Croissance Etats –unis : tassement de la croissance du secteur manufacturier

Croissance Etats –unis : tassement de la croissance du secteur manufacturier

 

Selon les résultats de l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) l’indice manufacturier  s’est établi à 59,3 en mars, contre 60,8 confirmé en février et un consensus le donnant à 60,0. La barre des 50 sépare croissance et contraction de l’activité. Le sous indice des nouvelles commandes est tombé à son plus bas niveau depuis août à 61,9 contre 64,2 le mois précédent. Celui de l’emploi à reculé à 57,3 contre 59,7 en février. La composante des prix acquittés a progressé à 78,1 contre 74,2 le mois précédent et 72,6 attendu par les économistes. Le dollar s’est légèrement raffermi contre le yen et l’euro après la publication de ces chiffres.

Amazon critiqué aussi par les Etats-Unis

Amazon critiqué aussi par Trump

 

Comme d’autres, Trump critique la position oligopolistique d’Amazon qui affaiblit distributeurs et producteurs locaux. “J’ai exposé mes motifs d’inquiétude concernant Amazon bien avant l’Election. A la différence des autres, ils paient peu ou pas d’impôts aux Etats et collectivités locales, ils utilisent notre Système Postal comme Garçon de courses (avec des pertes énormes pour les USA) et ils poussent à la faillite des milliers de commerçants”, a écrit Donald Trump dans un message publié sur Twitter. Trump critique d’uen certaine façon l’ ubérisation de l’économie par les plateformes numériques, sorte d’intermédiaires  qui tient producteurs, distributeurs et clients en laisse grâce à la maitrise des données.  . Mercredi, le site d’information Axios, citant cinq sources, a rapporté que Donald Trump était obsédé par Amazon et souhaitait limiter son essor, notamment en modifiant le régime fiscal auquel le groupe est soumis. En France le récent accord entre Monoprix confire la stratégie de pénétration d’Amazon sur tous les marchés de consommation.  Un accord  typique de la naïveté de certains décideurs. En effet l’accord prévoit qu’Amazon va favoriser la vente de produits distribués par Monoprix. Première observation, ce qui intéresse Amazon ce sont moins les produits que le portefeuille client. Une fois maitrisé Amazon ne va pas se priver de vendre d’autres marchandises que celles  de Monoprix y compris en substituant aux produits Monoprix des produits d’autres fournisseurs. .  Amazon continue de se structurer en France avec ses centres de stockage, distribution, de tri et son service ultra rapide de livraison. L’objectif est d’attaquer aussi  l’alimentaire quitte à passer des accords avec certains distributeurs français qui risquent- comme les producteurs-  tout simplement d’être à terme ubérisés voire de disparaitre.   On comprend bien que la grande distribution veuille développer la vente  rendue à domicile. Mais les alliances qui se nouent avec de grandes plateformes étrangères pourraient bien constituer uene sorte d’entrée du loup dans la bergerie.  D’une certaine manière, les grandes plateformes internationale, pourraient ubériser la distribution et mettre donc la grande distribution en situation de dépendance. Le même phénomène se produit avec les services informatique vis-à-vis  des startups françaises, obligées de se plier au bon vouloir des deux géants du numérique sur leurs magasins applicatifs, le Google Play Store et l’App Store.  Pour la fiscalité aux Etats-Unis Les Etats et collectivités locales pourrait récolter entre huit et 13 milliards de dollars par an s’ils pouvaient exiger des distributeurs en ligne de collecter cette taxe sur les ventes, selon le Government Accountability Office qui surveille les finances publiques. En Europe,  on s’apprête à créer une taxe sur le chiffre d’affaires puisque les géants informatiques ne déclarent qu’une très faible partie de leurs bénéfices.

Etats-Unis : grosse manifs contre les armes

Etats-Unis : grosse manifs contre les armes

Enormes manifs contre les armes à feu ce samedi 24 mars mais en fait tout autant contre la puissance NRA, lobby qui défend la possession des rames à feu mais aussi très puissante lobby politique. D’après Wikipédia, La National Rifle Association (NRA) est une association à but non lucratif américaine de protection des droits civiques, ayant pour but de promouvoir les armes à feu aux États-Unis et la défense d’une interprétation non restrictive du deuxième amendement de la Constitution des États-Unis.

La NRA défend le libre commerce des armes à feu, l’entraînement à la survie, aux compétences de tir, et aux sports de tir. L’organisation, qui s’est implantée en 1871 dans l’État de New York sous le nom d’American Rifle Association, revendique plus de cinq millions de membres en mai 2013. La NRA se présente souvent comme la plus ancienne organisation des droits civils aux États-Unis, protégeant le droit de posséder et de porter des armes comme le 2e amendement du Bill of Rights le dispose. La NRA, fondée à New York en 1871 pour protéger les droits des propriétaires de fusil et considérée comme association de droits civiques, est décrite comme un groupe de plaidoyer. C’est  l’un des plus influents lobbies politiques des États-Unis en raison de sa capacité à apporter régulièrement un grand nombre de votes lors des élections. La NRA s’oppose à la création de nouvelles lois contre le port d’arme et se prononce en faveur du renforcement des lois existantes qui interdisent aux personnes ayant été condamnées pour violence de posséder une arme à feu, ou qui renforcent les peines pour les crimes commis avec arme à feu. Elle milite pour faciliter l’obtention du permis de port d’arme cachée dans de nombreux États. Le 26 juin 2008, la Cour suprême des États-Unis a confirmé le droit individuel de chaque Américain à posséder une arme et s’en servir, notamment dans les cas d’autodéfense. Cette interprétation du deuxième amendement de la Constitution des États-Unis, est défendue par la NRA. Ce samedi 24 mars 2018 –environ un million de personnes  ont manifesté ce samedi dans de nombreuses villes des États-Unis contre les armes à feu. Exaspérés par la répétition des fusillades dans leurs écoles, des centaines de milliers d’Américains sont descendus ce samedi dans les rues pour une manifestation historique contre les armes à feu.  À New York, Atlanta, Chicago ou St. Paul dans le Minnesota, des milliers de personnes se sont rassemblées en fin de matinée pour afficher leur soutien au mouvement. L’événement national, baptisé « March for Our Lives » -Marchons pour nos vies »- est une réaction spontanée au massacre le 14 février dernier de 17 personnes dans un lycée de Floride.  La frustration est alimentée par l’inaction des législateurs et des pouvoirs publics, réticents à agir contre la National Rifle Association (NRA), le puissant lobby des armes. De fait, les slogans étaient souvent politiques. « Faisons primer les USA sur la NRA », a lancé David Hogg, un lycéen devenu l’un des porte-voix du mouvement, en appelant à faire sauter les verrous dans les urnes. La possibilité de détenir une arme à feu est considérée par des millions d’Américains comme un droit constitutionnel aussi fondamental que la liberté d’expression. Cependant, cette fois, la tuerie commise par un ancien élève perturbé psychologiquement dans la ville de Parkland a soudé des lycéens s’identifiant comme « survivants »: depuis cinq semaines, ils sont omniprésents dans les médias. « Si vous tendez l’oreille, vous pouvez entendre que les personnes au pouvoir tremblent », a insisté David Hogg. « Nous allons en faire une question de vote, dans chaque élection, dans chaque État, dans chaque ville ». Les armes font plus de 30.000 morts par an aux États-Unis

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