Archive pour le Tag 'Etats-Unis'

États-Unis : la croissance s’accélère

États-Unis : la croissance s’accélère

 

Les États-Unis ne souffriraient pas d’un manque de demande mais plutôt d’un manque d’offre handicapé enotamment par la pénurie mondiale de puces semi conductrices et plus généralement des intrants

 

L’ISM a déclaré que son indice de l’activité des usines nationales avait rebondi à 60,8 le mois dernier contre 58,7 en janvier. C’était le niveau le plus élevé depuis février 2018.

Une lecture au-dessus de 50 indique une expansion du secteur manufacturier, qui représente 11,9% de l’économie américaine. Les économistes interrogés par Reuters avaient prévu que l’indice atteindrait 58,8 en février.

Les rapports étaient les dernières indications d’une solide performance économique au début du premier trimestre, grâce à près de 900 milliards de dollars d’aide supplémentaire au COVID-19 du gouvernement et à une baisse des nouvelles infections et hospitalisations à coronavirus.

Du fait de ces dynamiques on assiste à une augmentation des prix de la production «Mais nous ne parlons pas d’une inflation élevée, mais simplement de niveaux reflétant une économie en forte croissance.» sstiment des experts

États-Unis : mesures de protection contre le pillage de la recherche par les Chinois

États-Unis : mesures de protection contre le pillage de la recherche par les Chinois

 

Le pillage des technologies par la Chine est une pratique courante et les lieux de recherche sont particulièrement visés notamment aux États-Unis. Il est désormais recommandé aux organismes de recherche notamment universitaire de renforcer la lutte contre le pillage chinois.

 

La Commission américaine de sécurité nationale sur l’intelligence artificielle (NSCAI), dirigée par l’ancien président de Google, Eric Schmidt, doit voter lundi sur son rapport final au Congrès. Une nouvelle section sur la recherche universitaire a été ajoutée à un projet final récemment publié, qui contient également de nombreuses recommandations dans des domaines tels que la concurrence dans l’intelligence artificielle et la chaîne d’approvisionnement des semi-conducteurs.

Plusieurs affaires témoignent que des scientifiques chinois liés à l’armée détournent des informations stratégiques dans de nombreux domaines.

La Chine a nié les allégations selon lesquelles elle tentait de voler des recherches américaines.

Ces affaires font partie de la soi-disant «initiative chinoise» du département américain de la Justice, lancée en 2018 pour contrer les menaces à la sécurité nationale de la Chine.

Les recommandations de la NSCAI exigeraient davantage de divulgation sur le financement de la recherche et les partenariats dans les universités. Il propose également de créer une base de données d’individus et d’entités pour signaler les risques à l’avance.

Gilman Louie, un investisseur en capital-risque de la Silicon Valley et commissaire de la NSCAI, a déclaré qu’une base de données pourrait aider à éviter les interdictions unilatérales fondées sur des affiliations et permettre à la place aux États-Unis de juger des cas individuels. Louie a déclaré que la commission voulait éviter une «approche de masse».

Le manque d’orientation jusqu’à présent signifie que certains présidents d’université nerveux ont tenu les ressortissants chinois à l’écart de tout projet de recherche, a déclaré Louie. «Que quelqu’un vous regarde simplement et détermine, parce que vous êtes d’origine chinoise, qu’on ne peut plus faire confiance aux programmes aux États-Unis, c’est un gros problème avec moi.»

Tobin Smith, vice-président de la politique scientifique et des affaires mondiales à l’Association of American Universities, a déclaré que les universités avaient du mal à évaluer les risques et ont accueilli favorablement le plan directeur.

Le vaccin de Johnson & Johnson autorisé aux États-Unis: un grand espoir

Le vaccin de Johnson & Johnson autorisé aux États-Unis: un grand espoir

 

Les autorités américaines viennent de donner leur autorisation pour l’utilisation du vaccin de Johnson & Johnson qui présente deux avantages logistiques conséquents: il ne s’administre qu’en une seule dose et peut être stocké à des températures de réfrigérateur. 

 

Ce vaccin présente deux avantages logistiques conséquents: il ne s’administre qu’en une seule dose et peut être stocké à des températures de réfrigérateur. L’efficacité du vaccin était lors des essais de 85,9% contre les formes graves du Covid-19 aux États-Unis. Toutes régions de l’essai clinique confondues, elle était de 66,1% contre les formes modérées de la maladie, et globalement «similaire» pour toutes les catégories de population (âges, ethnies). Les effets secondaires les plus fréquemment observés étaient une douleur à l’endroit de l’injection, des maux de tête, de la fatigue et des douleurs musculaires.

L’entreprise américaine s’est engagée à acheminer 100 millions de doses aux États-Unis avant la fin du mois de juin. Avec 600 millions de doses commandées au total à Pfizer et Moderna, les États-Unis disposeront déjà, d’ici la fin juillet, d’assez de vaccins pour immuniser la quasi-totalité de la population. Et il faudrait ajouter les possibilités offertes par le nouveau vaccin.

 

L’emballement de la croissance économique aux États-Unis

L’emballement de la croissance économique aux États-Unis

 

Chaînes logistiques qui pataugent, manque de main-d’œuvre qui entrave le redémarrage des usines : « on a été pris au dépourvu » ( article du Wall Street Journal)

 

L’activité Outillage de Black & Deck a vu son bénéfice bondir de 57 % au quatrième trimestre, pour une progression de 25 % des ventes. ​

 

Privés de restaurants et de vacances, les Américains se sont rués sur les voitures, les appareils électroménagers, les meubles et les outils. Devant cette demande qui ne faiblit jamais, les industriels ont du mal à combler leur retard. Près d’un an après les premiers confinements, outre-Atlantique, les haltères, mixeurs, matelas et autres webcams sont toujours des denrées rares. De son côté, la pénurie mondiale de semiconducteurs a forcé plusieurs constructeurs automobiles à réduire leur production ces dernières semaines.

« On a tous été pris au dépourvu », résume Jack Springer, directeur général de Malibu Boats.

De fait, explique-t-il, le secteur de la navigation s’attendait plus à une baisse qu’à une envolée des ventes. Or, en juin, Malibu a enregistré 50 % de commandes de plus que l’an passé et, selon la National Marine Manufacturers Association, les ventes de bateaux de plaisance ont signé leur meilleure année depuis treize ans en 2020.

Les entreprises passent des commandes titanesques pour compenser des délais de fabrication et de livraison allongés par les efforts mondiaux pour enrayer la pandémie, ce qui accentue les tensions sur la chaîne logistique

Les dépenses des ménages américains en biens durables ont crû de 6,4 % l’an passé, révèlent des données fédérales, mais leur production a chuté de 8,4 %, à avec la clé des ruptures de stock et des hausses de prix.

En règle générale, la chaîne logistique est malmenée par les récessions : lorsque les ventes baissent, les entreprises préfèrent réduire leurs stocks pour protéger leur trésorerie qu’acheter des pièces détachées et des matières premières. Un grand ménage de printemps s’opère alors.

Puis, quand la demande repart, même timidement, les entreprises relancent démesurément la production pour re-remplir les entrepôts et approvisionner les lignes de production. Cet « effet coup de fouet » se propage à toute la chaîne logistique et des fournisseurs qui se situent en tout début du processus reçoivent des commandes colossales.

Aujourd’hui, cet effet est encore plus prononcé parce que la demande est exceptionnellement importante. Parallèlement, les entreprises passent des commandes titanesques pour compenser des délais de fabrication et de livraison allongés par les efforts mondiaux pour enrayer la pandémie, ce qui accentue les tensions sur la chaîne logistique.

Installé dans le Tennessee, Malibu s’était préparé à un passage à vide. Mais, à sa plus grande surprise, quelques semaines après avoir cessé sa production pour cause de coronavirus, l’entreprise a été informée par ses concessionnaires que les commandes affluaient. Quand Malibu a rouvert ses portes, il a fallu accélérer la production de ses bateaux, utilisés pour le ski nautique et le wakeboard, mais certains de ses sous-traitants ont mis du temps à répondre. Moins bien dotées en trésorerie, les entreprises de taille plus modeste ont eu du mal à relancer la production, acheter du matériel et le faire acheminer, surtout depuis l’étranger, explique Malibu, ce qui a entraîné des pénuries de pièces détachées pour les moteurs, de pare-brises et de câbles.

Pour les économistes, les décennies passées à réduire la taille des usines, les rendre moins coûteuses et plus efficaces ont rendu les entreprises plus vulnérables aux conséquences de l’effet coup de fouet. Pour faire baisser les coûts et augmenter les bénéfices, les entreprises américaines ont externalisé une grande partie de leurs activités et rogné sur les stocks, une démarche imitée par bon nombre de leurs sous-traitants

Wanxiang America Corp., filiale américaine de l’un des plus grands équipementiers automobiles chinois, a rapidement rouvert ses usines américaines l’été dernier. Mais des problèmes de transport ont augmenté le temps nécessaire pour acheminer des pièces produites, en Chine, par d’autres usines du groupe et certains fournisseurs. Pour que les commandes arrivent à Chicago, il a fallu dix semaines, contre quatre en temps normal.

« Une voiture compte trois, quatre voire cinq mille pièces, mais si une seule manque à l’appel, impossible de vendre le véhicule », déplore Pin Ni, président de Wanxiang America. Pour les petites pièces, il s’est tourné vers le transport aérien, mais celui-ci coûte dix fois plus cher qu’il y a un an.

« La chaîne logistique mondiale n’est pas aussi solide qu’on le pense », soupire-t-il.

Pour les économistes, les décennies passées à réduire la taille des usines, les rendre moins coûteuses et plus efficaces ont rendu les entreprises plus vulnérables aux conséquences de l’effet coup de fouet. Pour faire baisser les coûts et augmenter les bénéfices, les entreprises américaines ont externalisé une grande partie de leurs activités et rogné sur les stocks, une démarche imitée par bon nombre de leurs sous-traitants.

Résultat, quand la demande a rebondi sans prévenir l’an passé, ces entreprises ont toutes passé commande, au même moment, à un réseau de plus en plus nébuleux de fournisseurs installés à des milliers de kilomètres. L’effet coup de fouet a été beaucoup plus puissant qu’à l’accoutumée et pourrait provoquer un excédent d’offre dans certains secteurs, prévient Willy Shih, enseignant en management à Harvard.

« Tout le monde se dit qu’il faut commander beaucoup plus », explique-t-il.

Les consommateurs, eux, finissent par se lasser d’attendre l’arrivée de leur bateau de plaisance ou leur appareil de fitness.

Lorsque l’université du Michigan a fermé les salles de sport du campus au printemps dernier à cause de la pandémie, Jonny Chow, étudiant en informatique, a voulu poursuivre son entraînement à la maison. Sauf que les poids qu’il a voulu commander chez Rogue Fitness, un fabricant de Colombus, Ohio, étaient constamment en rupture de stock.

Jonny Chow a alors imaginé un programme informatique qui envoie un message sur Facebook quand les produits sont disponibles sur le site web de Rogue Fitness. Plus de 1 700 personnes l’utilisent désormais, affirme-t-il. « Les équipements les plus prisés ne sont toujours pas revenus en stock », déplore-t-il néanmoins.

Les entreprises qui dépendent de fournisseurs étrangers ont été particulièrement touchées par les retards de livraison : il est difficile de trouver des conteneurs disponibles et les ports américains ont du mal à les décharger

De son côté, Rogue Fitness explique qu’il propose régulièrement des produits, mais qu’ils sont vendus presque instantanément. L’entreprise a plus que doublé ses effectifs et porté son salaire minimal à 25 dollars de l’heure pour pouvoir fabriquer plus.

« Toute la chaîne logistique a été malmenée en 2020 et se trouve toujours dans une situation difficile, souligne Bill Henniger, son fondateur. Les machines, les salariés, les usines : tout fonctionne 24 heures sur 24. »

Les entreprises qui dépendent de fournisseurs étrangers ont été particulièrement touchées par les retards de livraison : il est difficile de trouver des conteneurs disponibles et les ports américains ont du mal à les décharger. Le vélo connecté de Peloton Interactive a convaincu deux millions de personnes en 2020, mais l’entreprise explique qu’elle a dû dépenser plus de 100 millions de dollars pour réduire les délais d’acheminement.

Pour les fabricants américains qui ont choisi de s’approvisionner localement, les choses sont à peine moins compliquées.

Dimarmel, la société qui fabrique les canapés Simplicity Sofas, voudrait agrandir son usine de High Point, en Caroline du Nord, pour réduire les délais de livraison, qui sont montés à huit mois pendant la pandémie. Mais son fondateur, Jeff Frank, explique qu’il n’a pas réussi à trouver assez d’ouvriers qualifiés et qu’il faut parfois plusieurs mois pour que les rouleaux de tissu arrivent.

Depuis peu, il s’est résolu à faire payer les échantillons de tissus aux clients potentiels, alors qu’ils étaient jusqu’à présent gratuits. « En gros, je décourage les gens d’acheter », soupire-t-il.

L’un de ses fournisseurs, STI Fabrics, met actuellement seize semaines à le livrer, contre six avant la pandémie. L’entreprise, installée à Kings Mountain, en Caroline du Nord, emploie 350 personnes. Elle voudrait en recruter 50 de plus mais peine à y arriver, alors qu’elle a relevé son salaire minimum de 2,50 dollars, à 15 dollars de l’heure. Anderson Gibbons, directeur marketing, raconte que STI a acheté l’an passé des équipements lui permettant d’augmenter ses capacités de production d’un tiers, mais les ingénieurs étrangers qui devaient venir installer les machines n’ont pas pu venir à cause des restrictions de voyage.

« On ne peut pas arrêter une chaîne logistique, la rallumer et se dire que rien ne va patiner », souligne-t-il.

STI a également eu du mal à se procurer du fil auprès de Drake Extrusion, une entreprise qui fabrique du fil coloré. « Nous sommes un goulet d’étranglement, déplore son directeur général, John Parkinson. Nous peinons à suivre le rythme. »

L’entreprise, installée à Martinsville, en Virginie, forme de nouveaux salariés : après deux mois de fermeture l’an passé, un quart de ses ouvriers ne sont pas revenus. Les nouvelles recrues sont moins productives que les vétérans, déplore le patron.

Drake fonctionne ainsi à 85 % de ses capacités alors que la demande de ses clients, qui fabriquent des voitures et des meubles, a augmenté de 50 %. Résultat : trois mois d’attente, le double du délai habituel. Les ouragans de l’automne dernier ont également perturbé la production de sa principale matière première, le polypropylène. L’approvisionnement s’est compliqué et les prix ont doublé.

« C’est l’année où rien ne va : tout ce qui pouvait mal se passer s’est mal passé », soupire John Parkinson.

Certaines entreprises avaient pourtant compris que la pandémie allait doper la demande.

En avril 2020, les distributeurs ont réduit leurs commandes d’outils Stanley Black & Decker de 40 % par rapport à l’année précédente. Mais, dès le mois de mai, ces mêmes magasins ont vendu 30 % de produits Black & Decker de plus que l’an passé, raconte le directeur général du groupe, James Loree, les consommateurs coincés à la maison décidant de bricoler et de jardiner.

Les enseignes ont néanmoins décidé de ne pas passer de nouvelles commandes et de puiser dans leurs stocks. Chez Black & Decker, les dirigeants ont étudié les options qui s’offraient à eux : attendre que les magasins passent en urgence des commandes que le groupe ne pourrait pas honorer dans les temps ou augmenter la production en misant sur le fait que les magasins auraient tôt ou tard besoin de reconstituer leurs stocks. Si ce n’était pas le cas, Black & Decker se retrouverait avec six mois de ventes sur les bras.

James Loree a décidé de fabriquer pour 600 millions de dollars d’outils et il a eu raison. Dès le début de l’été, les perceuses, scies et autres boîtes à outils se sont vendues comme des petits pains. L’activité Outillage de Black & Deck a vu son bénéfice bondir de 57 % au quatrième trimestre, pour une progression de 25 % des ventes, en partie parce que le groupe a réussi à augmenter ses prix. Depuis le début de l’année 2021, les ventes de ponceuses électriques ont été multipliées par an par rapport à l’an passé.

« Le marché s’est effondré d’un coup avant de repartir aussi brusquement », résume-t-il.

Les choses n’ont pas été faciles : Black & Decker a dépêché des collaborateurs chez une centaine de fournisseurs en Chine et au Mexique pour les convaincre de faire passer ses commandes en priorité. Au Mexique, le groupe a dû s’opposer à sept reprises aux autorités, qui voulaient fermer l’usine qu’il gère à Reynosa pour enrayer la pandémie. James Loree explique qu’il a dû demander à l’ambassadeur des Etats-Unis d’intercéder en sa faveur.

Les aciéries américaines ont drastiquement réduit leur production au printemps dernier quand leurs clients ont fermé leurs usines et annulé leurs commandes. La consolidation a donné à ceux qui sont toujours présents un plus grand pouvoir de négociation des prix pendant le rebond. Une partie des capacités de production est toujours à l’arrêt alors que, sur le marché spot, le cours de l’acier en rouleau a plus que doublé depuis août et se situe aujourd’hui à 1 200 dollars la tonne

L’entreprise a recruté un directeur médical pour limiter l’exposition des ouvriers à la Covid-19 et payé des taxis pour qu’ils viennent et repartent au travail sans risquer de contracter le virus dans les transports en commun. Elle a également hébergé certains salariés à l’hôtel pour qu’ils ne soient pas contaminés par leur famille.

« On a fait ce qu’on devait faire pour que les usines fonctionnent », explique-t-il.

D’autres entreprises ont, elles, prospéré parce que les produits de leurs concurrentes étrangères peinaient à arriver aux Etats-Unis dans les délais habituels. Beverly Semmann, patronne de Rowe Pottery, explique ainsi que son entreprise de vaisselle basée dans le Wisconsin a vu ses ventes s’envoler parce que les produits étrangers sont difficiles à trouver.

« Si vous allez dans les grands supermarchés, les rayons sont quasiment vides, raconte-t-elle. Les magasins cherchent donc des moyens de les remplir. »

Marlin Steel Wire Products, qui fabrique à Baltimore des panières utilisées pour la stérilisation en milieu médical, s’est lancé l’an passé dans la production de support métallique pour le gel désinfectant, les poches de traitement par intraveineuse et les tubes à essai, habituellement importés de Chine.

« Les entreprises ont compris qu’il était risqué de mettre tous leurs œufs dans un panier chinois », plaisante Drew Greenblatt, son président.

Il précise néanmoins qu’il a eu beaucoup de mal à trouver de l’acier américain pour augmenter sa production. Les cours de l’acier, du cuivre et des autres matières premières industrielles sont au plus haut depuis plusieurs années, ce qui pèse sur les marges de Marlin et des autres industriels.

De fait, les aciéries américaines ont drastiquement réduit leur production au printemps dernier quand leurs clients ont fermé leurs usines et annulé leurs commandes. La consolidation a donné à ceux qui sont toujours présents un plus grand pouvoir de négociation des prix pendant le rebond. Une partie des capacités de production est toujours à l’arrêt alors que, sur le marché spot, le cours de l’acier en rouleau a plus que doublé depuis août et se situe aujourd’hui à 1 200 dollars la tonne.

La baisse de la production nationale de métaux de spécialité, inox inclus, est encore plus criante. En fin d’année, il n’y aura plus que trois entreprises capables de fabriquer de l’acier inoxydable aux Etats-Unis. Gregg Boucher, responsable de la distribution d’Ulbrich Stainless Steels & Special Metals, un fabricant de câbles, de feuilles et de bobines de métal, explique que le recul de la production d’acier américain va pousser les acheteurs à aller à l’étranger ou à la faillite.

« Les clients s’inquiètent de la disponibilité, souligne-t-il. Ils n’ont pas envie de ne pas pouvoir honorer une commande parce qu’ils n’ont pas assez de stock. »

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Marion Issard)

L’Allemagne partenaire privilégié des États-Unis ?

L’Allemagne partenaire privilégié des États-Unis ?

 

 

Pour l’ancien ambassadeur Michel Duclos, l’Allemagne risque d’être le partenaire privilégié États-Unis ( interview dans l’Opinion)

 

 

Une semaine après la conférence de Munich sur la sécurité, qui a vu la réaffirmation du lien transatlantique, un Conseil européen extraordinaire se tient jeudi et vendredi par visioconférence. Au côté de la lutte contre la pandémie, les questions de sécurité et de défense sont au menu.

Michel Duclos est conseiller spécial géopolitique à l’Institut Montaigne.

Dans une récente note pour l’Institut Montaigne, vous évoquez un « débat entre experts américains » sur le thème « quel partenaire privilégier en Europe ? » De quoi s’agit-il ?

Pour faire « bouger » l’UE, les Américains sont toujours passés par les capitales des Etats membres, d’autant plus qu’ils sont mal à l’aise avec cette institution sui generis qu’est l’Union et que les relations bilatérales restent importantes en diplomatie, y compris pour atteindre des objectifs dans des enceintes multilatérales. Par le passé, ils ont beaucoup compté sur Londres mais ce chapitre est terminé. Sur qui s’appuyer alors ? Les Allemands, très atlantistes mais en retrait sur la Chine ? Les Français, en dehors du mainstream sur la Russie et la défense européenne mais présents sur les théâtres d’opérations et sur les enjeux globaux ? Les Britanniques, décidés à retrouver un rôle global, désireux de se rendre utiles, mais handicapés par l’affaiblissement de leurs liens avec l’UE et dont le crédit international reste incertain ? Alors que la carrière d’Angela Merkel touche en outre à sa fin, les Américains voient bien qu’Emmanuel Macron est celui qui, en Europe, a le plus d’idées, d’énergie, d’ambition, et donc qu’il fait figure de « chef de file » – même s’il est contesté. Mais, se demande-t-on dans les think-tanks outre-Atlantique et probablement désormais au sein de l’Administration, peut-on faire confiance à ce président français qui a constamment à la bouche les mots d’«autonomie stratégique » et de « dialogue avec la Russie » ? Sur le sujet capital de la Chine, le « De Gaulle qui est tapi dans Macron » – formule souvent utilisée chez les experts américains – ne va-t-il pas pousser l’Europe vers une forme d’équidistance entre Pékin et Washington ?

Quel serait le choix naturel de Washington ?

Privilégier la relation avec l’Allemagne. Mais la Chancelière inquiète : elle a poussé à l’accord sur les investissements avec la Chine et ne veut pas entendre parler de l’annulation du gazoduc russe Nord Stream 2. On peut donc imaginer un scénario dans lequel, du point de vue américain, les Français se révèlent les plus fiables. Un autre scénario serait que l’attention des Etats-Unis, revenue vers l’Europe, se détourne d’elle de nouveau.

Existe-t-il, au sein de l’Administration Biden, un « tropisme pro-allemand » comme on l’entend parfois à Paris ?

C’est très probable. L’une des forces de l’Allemagne, vue des Etats-Unis, est d’apparaître plus fédératrice que la France, plus représentative d’un axe moyen des pays européens. De manière générale, l’establishment américain connaît mieux l’Allemagne que la France. Le différentiel de poids économique se traduit aussi par un différentiel d’influence. Ce sont des fonds allemands qui financent les départements d’études européennes dans les universités américaines. Enfin et surtout, les équipes Biden proviennent largement de l’Administration Obama qui travaillait étroitement avec Berlin. Les Français ont cependant des atouts : l’excellence de la coopération politico-militaire, quelques brillants jeunes gens dans les think-tanks washingtoniens, et l’agilité diplomatique aiguisée comme membre permanent du Conseil de Sécurité.

«Compte tenu de l’envergure et de l’expérience de Mario Draghi, y compris son expérience américaine, il faut s’attendre à ce que l’Italie joue de nouveau un rôle, au moins sur les affaires économiques. De surcroît, Rome préside le G20, à un moment où la coordination de la relance mondiale va devenir cruciale»

Vu des Etats-Unis, l’Europe se résume-t-elle à l’E3 (Paris, Londres, Berlin) ?

L’Europe ne s’est jamais résumé à trois pays. Par exemple, sous Trump, la Pologne et la Hongrie comptaient à Washington. Compte tenu de l’envergure et de l’expérience de Mario Draghi, y compris son expérience américaine, il faut s’attendre à ce que l’Italie joue de nouveau un rôle, au moins sur les affaires économiques. De surcroît, Rome préside cette année le G20, à un moment où la coordination de la relance mondiale post-Covid va devenir cruciale.

L’UE, en tant que telle, peut-elle être un partenaire crédible pour Washington ?

Difficile à dire. Si l’on prend les sujets majeurs (changement climatique, numérique, Chine, commerce, voire Russie et Turquie), c’est à Bruxelles que les choses se décident. Le nouveau secrétaire d’Etat, Antony Blinken, ne s’y est pas trompé. Il a participé il y a quelques jours à une réunion virtuelle des ministres des Affaires étrangères de l’UE. En sens inverse, les affaires européennes sont jusqu’à présent vues à Washington par le prisme de l’Otan. De surcroît, la polyarchie qui dirige Bruxelles se prête mal à un dialogue de haut niveau avec Washington. On voit mal la présidente de la Commission négocier directement dans le Bureau ovale la taxation des Gafa. Il serait donc utile que la France et l’Allemagne jouent un rôle de porte-parole officieux et organisent le dialogue Europe/Etats-Unis, en impliquant des partenaires comme les Italiens, et en prenant garde au fait que le Royaume-Uni pourrait jouer un rôle de nuisance.

États-Unis : le risque d’un retour d’inflation

États-Unis : le risque d’un retour d’inflation

L’administration Biden se prépare à gaspiller ses ressources dans une guerre contre le Covid-19 et entend embarquer ses partenaires du G7 dans sa politique dépensière, analyse Arnaud Leparmentier, correspondant du « Monde » à New York, dans sa chronique.

Chronique.

 

Les fautes les plus graves sont en général commises en début de mandat, lorsque l’état de grâce justifie le respect des promesses de campagne, au diable la raison. Le plan de relance de Joe Biden, d’un montant souhaité de 1 900 milliards de dollars (environ 1 565 milliards d’euros), soit près de 15 % du PIB américain, en fait partie. Il risque de faire resurgir un fantôme disparu, l’inflation, et de provoquer en réaction une hausse des taux d’intérêt, précipitant l’Amérique en récession.

L’alarme a été sonnée par les plus grands pontes de l’école keynésienne américaine, Larry Summers, ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton, et Olivier Blanchard, ex-économiste en chef du FMI, célèbre pour avoir critiqué l’austérité trop vite imposée dans la foulée de la crise financière de 2008. M. Summers a mis en garde contre des pressions inflationnistes « comme on n’en a pas connu depuis une génération »« Le plan de 1 900 milliards pourrait conduire à une telle surchauffe de l’économie qu’il en serait contre-productif », a renchéri M. Blanchard.

A force d’avoir entendu les Cassandre annoncer le retour de l’inflation, plus personne n’écoute. Pourtant, le danger existe. Si l’on en est arrivé là, c’est à cause des multiples approximations du discours électoral de Joe Biden. M. Biden assure ne pas vouloir répéter l’erreur de 2009, lorsque le stimulus budgétaire de Barack Obama fut insuffisant pour retrouver le plein-emploi.

Mais c’est loin d’avoir été le cas en 2020, et c’est là qu’intervient le deuxième point : les démocrates refusent de dire que quelque chose de bien fut accompli sous Trump, avec un plan de soutien massif à l’économie, qui a laissé les Américains plus riches en 2020 qu’en 2019. Ce constat entre en contradiction avec le discours de M. Biden, consistant à décrire une Amérique sans âme ni solidarité.

Troisième problème, M. Biden parle de la situation de 2021 comme si l’Amérique faisait face au début de la crise due au Covid-19. En réalité, il va devoir gérer l’an II, celui de la convalescence. Dix millions d’emplois manquent à l’appel, les minorités afro-américaines et hispaniques sont les plus durement touchées : personne ne remet en cause l’impérieuse nécessité de les aider, mais le très coûteux chèque individuel de 1 400 dollars que Joe Biden veut envoyer indifféremment aux Américains gagnant moins de 75 000 dollars promet d’être ruineux.

Biden pour la reconquête économique mondiale des États-Unis

Biden pour la reconquête économique mondiale des États-Unis

L’économiste Nicolas Goetzmann estime, dans une tribune au « Monde », qu’en soutenant massivement la croissance, le nouveau locataire de la Maison Blanche poursuit la plus importante réorientation de la stratégie économique américaine depuis quarante ans, afin de contrer les ambitions de la Chine.

Tribune. 

 

« Le moment est venu de voir grand ». Le 12 février, à l’occasion d’un échange avec ses partenaires du G7, la secrétaire au Trésor des Etats-Unis Janet Yellen plaidait en faveur d’une relance économique d’ampleur coordonnée, tout en soulignant la nécessité d’un retour au multilatéralisme. Elle déclarait aussi : « Nous accordons une haute priorité à l’approfondissement de notre engagement international et au renforcement de nos alliances. »

Depuis plusieurs mois, Washington démontre en effet son intention de soutenir massivement sa croissance au cours des prochaines années. Une décision qui s’observe aussi bien par le changement de stratégie de politique monétaire dévoilée le 27 août 2020, que par la volonté politique affirmée de soutenir l’économie du pays par la voie budgétaire pour des montants records.

Après le Cares Act de 2 200 milliards de dollars [environ 1815 milliards d’euros] de mars 2020, son complément de 900 milliards voté à la fin décembre, la nouvelle administration américaine s’apprête à négocier un programme d’un montant de 1 900 milliards de dollars, et ce, dans l’attente d’un soutien supplémentaire apporté au développement des infrastructures américaines. De façon manifeste, les Etats-Unis veulent en finir avec un niveau de croissance aujourd’hui considéré comme sous optimal.

 

Ainsi, après plusieurs décennies de déceptions, de progression des inégalités, de stagnation des salaires, de chômage trop élevé, les Etats-Unis modifient leur orientation économique dans un objectif de croissance maximale. Mais cette stratégie de sortie de crise révèle également une préoccupation géopolitique.

En effet, alors que le Global Times – rattaché au Parti communiste chinois – annonçait le 29 janvier que le produit intérieur brut (PIB) chinois sera en mesure de dépasser celui des Etats-Unis avant l’année 2030 – faisant du pays la première puissance économique mondiale –, Joe Biden déclarait, dans un discours prononcé le 4 février qu’« aucun pays sur cette planète – pas plus la Chine qu’un autre pays – ne pourra nous égaler » si les maux qui rongent le pays venaient à être corrigés.

Cette juxtaposition des intérêts intérieurs et extérieurs n’est pas voilée par Joe Biden, qui poursuit : « Il n’y aura plus de frontière entre la politique étrangère et la politique intérieure. Chaque action que nous entreprenons dans notre conduite à l’étranger, nous devons la réaliser en pensant aux familles de travailleurs américains. La promotion d’une politique étrangère en faveur de la classe moyenne exige une concentration urgente sur notre économie intérieure, notre renouveau économique. »

Conflit palestinien : les États-Unis pour une solution à deux Etats ?

Conflit palestinien : les États-Unis pour une solution à deux Etats ?

 

 

 

Un certain nombre d’Etats se sont déjà prononcés pour deux Etats en Palestine mais jusque-là les États-Unis s’étaient toujours montrés assez réticents suivant en cela la position d’Israël. Il semble bien que la position américaine pourrait officiellement évoluer dans le sens d’une reconnaissance d’une partition en Palestine- Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a déclaré lundi à son homologue israélien qu’une solution à deux Etats du conflit israélo-palestinien était la meilleure pour l’avenir d’Israël, a déclaré le Département d’Etat américain.

Antony Blinken, dans un appel avec le ministre israélien des affaires étrangères Gabi Ashkenazi, « a souligné la conviction de l’administration Biden que la solution à deux Etats est la meilleure façon d’assurer l’avenir d’Israël en tant qu’Etat juif et démocratique, vivant en paix aux côtés d’un Etat palestinien viable et démocratique », a déclaré le Département d’Etat.

Coronavirus États-Unis : près de 500.000 morts

  • Coronavirus États-Unis : près de  500.000 morts
  •  «500.000! C’est près de 70.000 de plus que tous les Américains morts pendant la Seconde Guerre mondiale, sur une période de quatre ans», avait souligné vendredi Joe Biden.
    • Cependant rythme actuel des vaccinations et porteur d’espoir. Avec une moyenne de 1,7 million d’injections quotidiennes, ( à comparer aux 2,5 millions de vaccinations totale en France depuis le début de l’année !) qui devrait encore augmenter dans les semaines à venir, il s’est dit confiant dans la capacité d’atteindre 600 millions de doses (de quoi vacciner l’ensemble de la population) disponibles d’ici fin juillet. Au total, plus de 61 millions de personnes ont pour le moment reçu l’un des deux vaccins autorisés aux États-Unis (Pfizer/BioNTech et Moderna), dont 18 millions ont eu les deux injections requises.
    • À noter aussi que, la moyenne hebdomadaire des morts et celle des nouveaux cas sont nettement en baisse, selon les données du Covid Tracking Project.
    • Le Dr Anthony Fauci a toutefois prévenu dimanche que même si les Américains pouvaient espérer un «retour à une certaine forme de normalité» d’ici la fin de cette année, il est probable qu’ils doivent tout de même encore porter des masques en 2022.

La 5G Etats-Unis : un enjeu à 80 milliards de dollars

 La 5G Etats-Unis : un enjeu à 80 milliards de dollars

Yves Gassot, ancien directeur général de l’IDATE DigiWorld s’interroge sur le montant des enchères de la 5G aux États-Unis ( La tribune)

Courant janvier, se sont interrompues aux Etats-Unis les enchères engagées le 8 décembre pour attribuer 280 MHz de spectre dans la bande C qui seront utilisés pour le déploiement de la 5G. Elles ont permis au Trésor de tabler sur 80.9 milliards de dollars de recette, une somme record qui dépasse largement les quelques 45 milliards des enchères de 2015 ainsi que les prévisions des analystes. En sus de cette somme, il faut ajouter les quelques 17 milliards de dollars que les opérateurs mobiles devront assumer pour financer la relocalisation des équipements des opérateurs satellite qui occupaient la bande C. On ne connait pas encore les sommes qui ont été engagées par chaque opérateur. Il faut pour cela attendre une seconde phase (phase d’assignement) qui permettra aux opérateurs retenus au terme de la première phase de choisir exactement leurs fréquences. Même à l’heure des quelques 1.900 milliards de dollars annoncés par Joe Biden pour son plan de relance, la somme spectaculaire atteinte par ces enchères justifie quelques explications. Elle suscite aussi des interrogations sur les changements en cours sur le marché des mobiles à l’aube de la 5G outre-Atlantique.

Pourquoi de tels montants ? On savait que la bande des 3.5 GHz (exactement 3.7/3.98 GHz) était stratégique. C’est le cas aux Etats-Unis comme en Europe. Elle fait partie des fréquences intermédiaires (2.5/4 GHz) qui représentent un bon compromis entre la couverture que permettent les radiofréquences basses (typiquement 600 à 900 MHz) et les très hauts débits qu’on peut atteindre avec les ondes millimétriques (de type 28 et 39 GHz aux Etats-Unis), qui, moins encombrées, offrent des canaux avec une beaucoup plus grande bande passante mais pour une portée très limitée. La portion de spectre alloué est aussi significative. Elle se décompose en trois catégories de licences suivant que les fréquences seront libérées début 2022 (licences A) ou ultérieurement (licences B et C).

A cela s’ajoutent les conséquences de la fusion entre T-Mobile et Sprint, numéros trois et quatre du marché américain, intervenue en avril dernier. Au terme des 25 milliards de dollars déboursés, T-Mobile, contrôlé par Deutsche Telekom, a mis la main sur près de 200 MHz de précieuses fréquences intermédiaires (2.5 GHz). Cela lui a permis de mener avec brio une stratégie de déploiement de la 5G très offensive au détriment des deux leaders, Verizon et AT&T.  T-Mobile a d’une part valorisé les fréquences en 600 MHz acquises en 2017 pour 8 milliards de dollars pour afficher très vite l’année passée une large couverture du territoire (quelques 280 millions d’habitants aujourd’hui) en 5G, même si les canaux utilisés sur cette fréquence ne lui permettent pas d’offrir un débit significativement supérieur à ceux que l’on trouve en 4G.

Dans le même temps, l’opérateur s’est employé à déployer de la 5G avec des débits beaucoup plus élevés sur les fréquences « en or » à 2.5 GHz héritées de Sprint. L’opérateur a annoncé à la fin de 2020 avoir couvert en 2.5 GHz plus de 100 millions d’habitants. Mais T-Mobile doit aller vite. Au total, les analystes considèrent que T-Mobile a une fenêtre d’opportunité de 18 mois – avant que ses concurrents ne puissent utiliser les fréquences des enchères en cours – pour conforter son statut de principal opérateur 5G. Enfin, même si l’intérêt de T-Mobile pour les enchères en cours est relatif, on s’attend à ce qu’il ait misé quelques 10 milliards de dollars, ne serait-ce que pour pousser à la hausse les prix qui seront payés par ses concurrents.

Verizon aurait misé plus de 30 milliards dans les enchères

Au regard de cette stratégie, Verizon qui avait conquis son statut d’opérateur numéro un par sa capacité à doubler tous ses concurrents dans le déploiement de la 4G, n’a pas pu faire la preuve au cours de ces derniers trimestres qu’il conservait le leadership bien qu’il ait ouvert un premier réseau 5G en avril 2019. Disposant d’à peine plus du tiers des fréquences inférieures à 6 GHz détenues par T-Mobile, il a d’abord mis l’accent sur l’usage des ondes millimétriques (fort de 100 MHz dans les bandes 28 et 39 GHz) en ouvrant dans les grandes villes de l’« ultra-haute vitesse »  en 5G. 60 villes affichaient à la fin décembre des sites offrant ce service. Naturellement avec ces fréquences, il ne s’agit que de hot-spots avec des portées limitées. Pour offrir une plus large couverture, Verizon va devoir s’engager au cours des années à venir dans une densification de son réseau à travers la construction de micro-cellules. Dans ces conditions, pour afficher rapidement une plus large couverture 5G, Verizon a lancé le Digital Spectrum Sharing (DSS), une technologie qui lui permet de réutiliser des fréquences 4G pour offrir de la 5G à ses abonnés.

La solution présente l’avantage d’une certaine flexibilité mais ne rajoute pas vraiment de capacités alors que, comme tous les opérateurs, Verizon doit faire face à une croissance continue du débit sur les réseaux 4G. On peut signaler que Verizon, imité en cela par T-Mobile, a aussi commencé à déployer la 5G sur certains sites pour offrir des services vidéo. Verizon a par ailleurs été le principal bénéficiaires (pour 1.89 milliard de dollars) des enchères de l’été dernier dites CBRS, qui concernaient aussi des fréquences proches de 3.5 GHz, qui lui donneront des capacités sur les grandes métropoles mais avec des contraintes liées au principe de leur accès partagé. Mais tout cela pris en compte, on comprend que Verizon a joué son va-tout dans les enchères du mois dernier. Certains analystes estiment que l’opérateur a pu miser de 30 à 40 milliards de dollars pour avoir les 100 MHz des fréquences A.

AT&T a du souci à se faire

 

AT&T de son côté a aussi du souci à se faire face à la stratégie conquérante de T-Mobile même s’il dispose de plus de fréquences intermédiaires et plus de spectre au total que Verizon. Il a néanmoins subi ces dernières années l’offensive de T-Mobile et ne peut pas rester à l’écart de l’attribution des fréquences 3.5 GHz, les mobiles représentant son premier marché. Les analystes estiment qu’AT&T aurait investi quelques 20 milliards de dollars dans les dernières enchères, soit probablement beaucoup plus que ce qu’il avait prévu. A cela s’ajoutent les investissements dans ses réseaux (15 à 18 milliards par an), ceux dans son nouveau service vidéo HBO Max, et les dividendes qu’il faut continuer de verser.

L’affaire entretient d’autant plus les spéculations que, depuis plusieurs trimestres, l’objectif d’AT&T est de faire la preuve de sa capacité à revenir à un taux d’endettement (Ebitda/dette) proche de deux pour ne pas dégrader son crédit d’emprunteur. Avec encore 147.5 milliards de dollars de dettes (ratio de 2.7) à l’issue du quatrième trimestre 2020, AT&T reste encore très lesté par le poids de ses acquisitions spectaculaires : en 2015 de DirecTV (49 milliards de dollars plus 18 milliards de dette) et en 2018 de Time Warner (85 milliards). La compagnie a mis aux enchères la vente de DirecTV qui perd plusieurs centaines de milliers d’abonnés par trimestre. Mais les candidats ne se bousculent pas et les fonds d’investissement ne paraissent pas décidés à mettre plus de 17 milliards…

Economie-États-Unis : la crainte du retour de l’inflation

Economie-États-Unis : la crainte du retour de l’inflation

 

 

Alors qu’en Europe et en France en particulier, nombre d’experts repousse à des années la perspective d’un retour de l’inflation pour justifier la dette voir son annulation, aux États-Unis les chiffres montrent que les coûts de production pourraient rapidement peser sur une hausse générale des prix.

 

Il est clair que ce risque va réapparaître sitôt que la demande fera pression sur l’offre. Et cela d’autant plus que des inquiétudes se manifestent sur la valeur à terme des grandes monnaies ( suralimentées par les masses de liquidités). Avec le redémarrage de la croissance, inévitablement l’inflation risque de partir. On constate d’ailleurs aux États-Unis une hausse très significative de 1,3 % sur les prix à la production sur un mois.

 

Les dépenses des consommateurs américains ont été en janvier supérieures de 5,3% à celles de décembre, de 7,4% à celles de janvier 2020, selon les données publiées mercredi par le département du Commerce. Cette hausse est la première après trois mois de baisse. «La seule explication logique (…) est que la deuxième série de mesures de relance a touché sa cible et a été dépensée presque immédiatement», souligne l’économiste Joel Naroff dans une note.

Certains experts craignent un emballement, et une forte hausse des prix, à l’instar de Larry Summers, ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton et principal conseiller économique de Barack Obama, qui craint «des pressions inflationnistes inédites depuis une génération». La question est surtout de savoir si cette hausse des prix sera durable ou seulement temporaire – liée notamment à un effet de comparaison par rapport aux prix faibles du printemps 2020 et à l’emballement après une année de restrictions.

Le PMI manufacturier américain flash d’IHS Markit est tombé à 58,5 au premier semestre de ce mois, après une lecture finale de 59,2 en janvier. Les conditions météorologiques extrêmes dans de grandes parties des États-Unis ont également été mises en cause. Les données étaient conformes aux prévisions des économistes.

Une lecture supérieure à 50 indique une croissance dans le secteur manufacturier, qui représente 11,9% de l’économie américaine. Le secteur manufacturier a pris de l’avance alors que la pandémie a laissé les Américains ancrés chez eux, déplaçant la demande vers les produits ménagers provenant de services tels que les voyages en avion et l’hébergement à l’hôtel.

Vague de faillites États-Unis : une hypothèse incontournable

Vague de faillites États-Unis : une hypothèse incontournable

 

 

Comme ailleurs, et peut-être encore davantage, nombre  d’entreprises commerciales pourraient connaître la faillite aux États-Unis. Ces risques de faillites commerciales en cours aux États-Unis «restent considérables» alors même que l’économie émerge de la pandémie de coronavirus, a en effet déclaré vendredi la Réserve fédérale dans son rapport semestriel de politique monétaire au Congrès.

Les emprunts aux entreprises «se situent désormais près des sommets historiques», a déclaré la banque centrale américaine dans le rapport. Même si d’importants soldes de trésorerie, des taux d’intérêt bas et une croissance économique renouvelée peuvent atténuer les problèmes à court terme, «les risques d’insolvabilité dans les petites et moyennes entreprises, ainsi que dans certaines grandes entreprises, restent considérables».

Si  les bilans des banques et des ménages restent dans un état raisonnable, la référence de la Fed à la dette des entreprises met en évidence le potentiel de gueule de bois économique à venir après une année historiquement difficile.

Parallèlement aux faillites d’entreprises, le rapport a noté comment les changements économiques qui sont encore en cours pourraient, par exemple, réduire le marché de l’immobilier commercial déjà très apprécié et entraîner une «forte baisse» des prix – un coup potentiel pour les investisseurs ou les prêteurs. impliqué avec ces propriétés.

Le rapport notait également que les emprunts et les dépenses utilisés dans certains pays pour lutter contre la pandémie avaient rendu leurs systèmes financiers «plus vulnérables» qu’auparavant et que la situation pourrait s’aggraver. Le stress dans certains pays émergents, avertit le rapport, pourrait se propager «et produire des tensions supplémentaires pour le système financier et l’activité économique américains».

États-Unis : la crainte du retour de l’inflation

États-Unis : la crainte du retour de l’inflation

 

 

Alors qu’en Europe et en France en particulier, nombre d’experts repousse à des années la perspective d’un retour de l’inflation pour justifier la dette voir son annulation, aux États-Unis les chiffres montrent que les coûts de production pourraient rapidement peser sur une hausse générale des prix.

 

Il est clair que ce risque va réapparaître sitôt que la demande fera pression sur l’offre. Et cela d’autant plus que des inquiétudes se manifestent sur la valeur à terme des grandes monnaies ( suralimentées par les masses de liquidités). Avec le redémarrage de la croissance, inévitablement l’inflation risque de partir. On constate d’ailleurs aux États-Unis une hausse très significative de 1,3 % sur les prix à la production sur un mois.

 

Les dépenses des consommateurs américains ont été en janvier supérieures de 5,3% à celles de décembre, de 7,4% à celles de janvier 2020, selon les données publiées mercredi par le département du Commerce. Cette hausse est la première après trois mois de baisse. «La seule explication logique (…) est que la deuxième série de mesures de relance a touché sa cible et a été dépensée presque immédiatement», souligne l’économiste Joel Naroff dans une note.

Certains experts craignent un emballement, et une forte hausse des prix, à l’instar de Larry Summers, ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton et principal conseiller économique de Barack Obama, qui craint «des pressions inflationnistes inédites depuis une génération». La question est surtout de savoir si cette hausse des prix sera durable ou seulement temporaire – liée notamment à un effet de comparaison par rapport aux prix faibles du printemps 2020 et à l’emballement après une année de restrictions.

Le PMI manufacturier américain flash d’IHS Markit est tombé à 58,5 au premier semestre de ce mois, après une lecture finale de 59,2 en janvier. Les conditions météorologiques extrêmes dans de grandes parties des États-Unis ont également été mises en cause. Les données étaient conformes aux prévisions des économistes.

Une lecture supérieure à 50 indique une croissance dans le secteur manufacturier, qui représente 11,9% de l’économie américaine. Le secteur manufacturier a pris de l’avance alors que la pandémie a laissé les Américains ancrés chez eux, déplaçant la demande vers les produits ménagers provenant de services tels que les voyages en avion et l’hébergement à l’hôtel.

Chômage États-Unis : hausse

 Chômage États-Unis : hausse

 

Alors que les indicateurs économiques paraissaient relativement optimistes notamment en matière de croissance, ils viennent d’être contrariés par la publication de la hausse du chômage pendant la semaine du 7 au 13 février.

. Entre le 7 et le 13 février, 861.000 personnes se sont inscrites au chômage, quand les analystes en attendaient 775.000.

Cela représente 13.000 inscriptions de plus que la semaine précédente, pour laquelle les données ont été révisées en hausse: ce sont 848.000 personnes qui s’étaient inscrites, soit 55.000 de plus qu’initialement annoncé. En revanche, le nombre de personnes touchant une aide pour le chômage ou la perte de revenus a diminué au cours de la dernière semaine de janvier, selon les dernières données disponibles, également publiées jeudi.

Les États-Unis comptent désormais 18,3 millions de bénéficiaires d’une allocation, un chiffre qui avait grimpé à 20,4 millions la semaine précédente. Cela représentait 2,6 millions de personnes de plus que la semaine précédente, en raison de la prolongation jusqu’en mars des aides au chômage pour tous les bénéficiaires. Ainsi, les nombreux Américains dont les droits au chômage avaient expiré avaient pu se réinscrire.

Le taux de chômage a reculé de 0,4 point en janvier, pour s’établir à 6,3%. Mais selon le président de la Banque centrale américaine (Fed), il est en réalité plus proche des 10% en raison que nombreux Américains ne touchent aucune allocation.

Nucléaire Iran : les États-Unis pour la reprise des négociations

Nucléaire Iran : les États-Unis pour la reprise des négociations

 

C’est évidemment une bonne nouvelle pour la paix mondiale mais aussi pour l’Iran qui souffre cruellement économique dès sanctions prises à son égard en raison du non-respect de l’accord international sur le nucléaire

.

Le problème est que les États-Unis ont manifesté des gestes de bonne intention à l’égard de l’Iran en levant des sanctions mais que l’Iran continue d’exploiter la filière nucléaire bien au-delà de l’accord qui avait été passé.  Jean-Yves le Drian, ministre des affaires étrangères français avait d’ailleurs averti des risques de voir l’Iran posséder un jour une arme nucléaire.

 

Un  communiqué américano-européen souligne à cet égard une «préoccupation commune» face à la récente décision iranienne de produire de l’uranium enrichi à 20% et de l’uranium métallique, qui constitue une «étape clé dans le développement d’une arme nucléaire»«Nos mesures sont une réponse aux violations américaines et européennes», a réagi jeudi soir le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. «Nous répondrons aux actes par des actes», a-t-il ajouté. Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, est attendu samedi en Iran pour «trouver une solution mutuellement acceptable», selon l’organisation basée à Vienne, qui s’inquiète du «sérieux impact» des limitations futures de ses inspections.

Ce réchauffement des relations entre l’Iran et les grandes puissances occidentales vise évidemment à limiter les  proliférations nucléaires mais obéit aussi à des objectifs diplomatiques. En effet la poursuite d’un conflit ouvert entre l’Iran, les États-Unis et ses alliés seraient sans doute de nature à pousser l’Iran un peu plus dans les bras de la Chine.

Economie États-Unis : la crainte de l’inflation

Economie États-Unis : la crainte de l’inflation

Alors que nombre d’experts ont renvoyé à beaucoup plus tard le problèmede  l’inflation, les réalités économiques reprennent le dessus avec le risque de hausse des prix aux États-Unis parallèlement à une reprise de la consommation. Pour preuve aussi des risques inflationnistes:  la hausse en même temps du taux des bons du trésor.

 

Pourtant nombre d’experts n’ont cessé d’affirmer que la conjoncture était à l’abri de risques inflationnistes pour des années en raison des taux très bas offerts par les banques centrales sur des masses de liquidités.

 

Il est pourtant clair que ce risque va réapparaître sitôt que la demande fera pression sur l’offre. Et cela d’autant plus que des inquiétudes se manifestent sur la valeur à terme des grandes monnaies ( suralimentées par les masses de liquidités). Avec le redémarrage de la croissance, inévitablement l’inflation risque de partir. On constate d’ailleurs aux États-Unis une hausse très significative de 1,3 % sur les prix à la production sur un mois.

 

Les dépenses des consommateurs américains ont été en janvier supérieures de 5,3% à celles de décembre, de 7,4% à celles de janvier 2020, selon les données publiées mercredi par le département du Commerce. Cette hausse est la première après trois mois de baisse. «La seule explication logique (…) est que la deuxième série de mesures de relance a touché sa cible et a été dépensée presque immédiatement», souligne l’économiste Joel Naroff dans une note.

Les comptes en banque des ménages américains ont en effet été un peu renfloués par le plan de relance de 900 milliards de dollars adopté fin décembre au Congrès et ratifié par Donald Trump, après des mois de négociations. Les chèques de 600 dollars par personne et les allocations chômage prolongées leur ont permis d’acheter des appareils électroniques, meubles et objets pour la maison, livres, instruments de musiques, articles de sports et de loisirs. Même les bars et restaurants, qui souffrent particulièrement de la crise, ont vu leurs ventes grimper, pour la première fois depuis septembre.

Certains experts craignent un emballement, et une forte hausse des prix, à l’instar de Larry Summers, ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton et principal conseiller économique de Barack Obama, qui craint «des pressions inflationnistes inédites depuis une génération». La question est surtout de savoir si cette hausse des prix sera durable ou seulement temporaire – liée notamment à un effet de comparaison par rapport aux prix faibles du printemps 2020 et à l’emballement après une année de restrictions.

États-Unis : l’éclatement des  » Républicains » ?

  • États-Unis : l’éclatement des républicains ?
  • Pour le politologue John Zogby, patron de l’entreprise de sondages et d’analyse stratégique Zogby Analytics-The Zogby Poll, le parti républicain pourrait être secoué par une formidable crise (interview dans l’Opinion).

 

  • Comment jugez-vous le travail des représentants démocrates qui ont joué le rôle de procureurs dans le procès en destitution de Donald Trump ? Ont-ils convaincu les Américains à défaut de rallier suffisamment de sénateurs républicains à leur cause ?
  • Ils ont presque réalisé un sans-faute. Ils ont limité leur accusation et leurs arguments autour d’un seul grand thème – le discours du Président Trump incitant la foule à la violence le 6 janvier dernier – et ils n’ont pas été contredits par les faits. Les images vidéo étaient d’autant plus fortes qu’elles s’appuyaient sur les propres mots de Donald Trump. Au début du procès, tout juste la moitié des personnes interrogées pensaient que le Président devait être condamné. A mi-parcours, on en était à 56 %. Ce qui, vu la polarisation politique actuelle aux Etats-Unis, est le meilleur score que l’on pouvait attendre.
  • Qu’en est-il des arguments des défenseurs de Donald Trump ?
  • Au début, la présentation des faits par la défense a été pathétique, incohérente, brouillonne, sans faits marquants. Les avocats semblaient vouloir s’appuyer sur le seul argument que l’on ne peut pas constitutionnellement destituer un ancien président des Etats-Unis qui n’est plus en exercice. Mais cette défense avait déjà été mise à mal par le Sénat qui a voté pour la poursuite du procès par 56 voix contre 44 avec l’aval de six sénateurs républicains. Les avocats de Donald Trump se sont bien rattrapés par la suite en arguant qu’il est habituel pour un homme politique d’appeler les foules à « se battre » et que l’on ne pouvait lier la prise du Capitole et les violences commises à cette occasion au Président. Sachant que personne n’a cru un seul instant que Donald Trump serait condamné, cela a suffi pour la défense en dépit du fait que les arguments et la présentation de l’accusation étaient plus forts.
  • Sachant que le procès n’avait aucune chance d’aboutir, cela valait-il la peine de le mener ?
  • Si ce procès a été instruit sur une base morale et constitutionnelle, il était politique par nature. L’objectif et l’espoir des démocrates a été de lier le président Trump et le parti républicain avec lui à la pire attaque de l’histoire américaine contre le Capitole et la Constitution. Ce, dans le but d’influencer les élections de mi-mandat de 2022, puis celles de 2024. Dans cette optique, cela valait sans doute la peine.
  • Après celui concernant son intervention auprès du président ukrainien pour enquêter sur Joe Biden, ce second acquittement ne risque-t-il pas de bénéficier à Donald Trump ?
  • Les ennuis de Donald Trump ne sont pas terminés. En tant que simple citoyen et ancien président, il se trouve confronté à de nombreuses poursuites judiciaires pour avoir abusé du pouvoir de la Maison Blanche pour son propre bénéfice, pour corruption, harcèlement sexuel, fraude fiscale, etc.
  • Que peut-il arriver aux quelques sénateurs républicains ayant voté en faveur de sa destitution ?
  • Le parti républicain va devoir faire face à une sérieuse crise interne. Les supporteurs de Donald Trump peuvent très bien défaire certains élus à l’occasion de primaires pour imposer des candidats dans leur ligne, mais ces derniers ne réussiront pas à recueillir les voix des républicains modérés et des jeunes pour être élus. Le parti républicain va probablement perdre des sièges en 2022.
  • Quel peut-être l’impact pour les démocrates et pour Joe Biden, resté très en retrait durant tout le procès ?
  • Actuellement, Joe Biden est très populaire. La tâche pour les démocrates est de tourner maintenant la page de l’impeachment et de s’atteler à faire passer leur programme. Le plan de relance et de secours est propre à nourrir la popularité de leur parti auprès des Américains.
  • Comment jugez-vous les premiers pas de Joe Biden ?
  • Il se concentre sur la lutte contre la Covid-19, sur l’appui aux victimes de la pandémie, l’environnement et la justice raciale, thèmes sur lesquels il a été élu. Il va devoir accélérer sur les questions sanitaires parce que c’est important mais, jusque-là, il demeure populaire et gère judicieusement sa courte majorité au Congrès.

Conflit Boeing-Airbus: les États-Unis maintiennent les taxes sur l’Europe

Conflit Boeing-Airbus: les États-Unis maintiennent les taxes sur l’Europe

Si les relations commerciales entre les États-Unis et les différents partenaires seront sans doute pacifiées sur la forme par contre sur le fond ,il ne faut peut-être pas espérer des miracles notamment pour l’Europe. Ainsi dans le cadre du conflit récurrent qui oppose Boeing et Airbus à propos des aides publiques qui faussent la concurrence, les États-Unis vont continuer d’appliquer leurs mesures de rétorsion fiscale qui porte notamment sur les exportations de vins.

 

Les services du représentant américain au Commerce indiquent qu’ « il n’est pas nécessaire, à ce stade, de revoir » cette sanction commerciale, rapporte BFM TV. Joe Biden a toutefois indiqué souhaiter renouer des liens pacifiés avec ses alliés historiques dont les pays de l’Union européenne (UE), selon Le Figaro.

Ces mesures sont entrées en vigueur le 12 janvier dernier, dans le cadre d’un vieux litige entre Boeing et Airbus. Les deux concurrents s’affrontent en effet depuis octobre 2004 devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les aides publiques versées aux deux groupes, jugées illégales. Il s’agit du plus long conflit commercial traité par le juge de paix des échanges mondiaux.

Annoncées à la fin de l’année 2020, ces taxes visent des produits français et allemands et notamment les vins non-pétillants, moûts de raisin et cognacs (+25%) et certaines pièces aéronautiques (+15%). Ces droits de douane s’ajoutent à ceux imposés depuis 2019 sur des produits européens (vin, fromage, huile d’olive, whisky) et sur les avions d’Airbus, rappelle Le Figaro.

États-Unis : Trump acquitté par le Sénat mais pas blanchi

États-Unis : Trump acquitté par le Sénat mais pas blanchi

 

Comme c’était prévu, le Sénat faute de quorum suffisant a acquitté Donald Trump  accusé  d’être l’instigateur principal de l’invasion du Capitole. On savait évidemment dès le départ que le Sénat ne pourrait réunir le nombre de voix nécessaires pour condamner l’ancien président américain. L’objectif des démocrates n’était d’ailleurs pas là, il s’agissait d’organiser un procès de grand retentissement, aux retombées négatives sur l’image de Trump.

D’un certain côté, l’objectif est atteint car les républicains au Sénat et ailleurs sont plus divisés que jamais. Certains envisagent de créer un nouveau parti de droite pour ne pas demeurer sous la tutelle d’un parti qui n’ose pas rompre de manière nette avec Trump. De son côté l’ancien président américain s’il ne parvient pas à reprendre totalement la main sur les républicains pourrait lui aussi créer sa propre formation, de sorte qu’on pourrait voir les républicains éclatés en deux ou trois organisations politiques.

Finalement, ce procès rondement mené arrange aussi bien les démocrates que les républicains. Les républicains ne sont pas mécontents de sortir du bourbier dans lesquels Trump amis  le parti et les démocrates dégagent l’horizon pour que le président Biden puisse mettre en œuvre un processus de réconciliation nationale

Le Sénat a donc acquitté Donald Trump par 57 voix contre 43, le déclarant innocent de l’accusation d’incitation à l’insurrection votée contre lui par la chambre des représentants. Samedi après-midi, au cinquième jour de son deuxième procès en destitution, trois semaines après la fin de son mandat, l’ancien président se voit une nouvelle fois acquitté par la chambre haute américaine.

L’acquittement ne faisait guère de doute, surtout depuis la veille, quand Mitch McConnell, l’influent chef de la minorité républicaine au Sénat, avait déclaré qu’il votait contre la condamnation de l’ancien président. McConnell cependant prit  la parole après le scrutin pour rappeler qu’il ne fait toujours «aucun doute» que Trump était «pratiquement et moralement responsable d’avoir provoqué l’attaque contre le Capitole», et qu’il n’avait voté contre sa condamnation que parce qu’il n’est plus président, ce qui rendait la procédure inconstitutionnelle. Sa condamnation aurait selon lui créé un dangereux précédent qui aurait donné au Sénat «le pouvoir de condamner des rivaux politiques pour les empêcher d’exercer de futures fonctions».

États-Unis : la fin de Guantanamo ?

États-Unis : la fin de Guantanamo ?

De toute façon, cette fin promise par Obama mais non réalisées est inévitable. En effet la base servait de prison contre les islamistes et a abrité jusqu’à 800 prisonniers. Elle n’en compte plus qu’une quarantaine. Le président américain Joe Biden souhaite donc fermer l’emblématique prison de Guantanamo avant la fin de son mandat, a affirmé vendredi 12 février la porte-parole de la Maison Blanche. Interrogée lors d’une conférence de presse sur une fermeture possible de l’établissement pendant le mandat de Joe Biden, la porte-parole de la Maison Blanche Jen Psaki a déclaré : « C’est certainement notre objectif et notre intention. »

« Nous avons donc entamé un processus avec le Conseil de la sécurité nationale (…) pour travailler avec les différentes agences fédérales et évaluer la situation actuelle (…), que nous avons héritée du gouvernement précédent », a-t-elle ajouté. Durant sa campagne présidentielle de 2016, Donald Trump avait affiché sa volonté de garder ouverte la prison de Guantanamo et « de la remplir de mauvais gars ». Le républicain avait conservé cette position une fois élu.

La prison militaire accueille des détenus liés à la « guerre contre le terrorisme » dont le Pakistanais Khaled Cheikh Mohammed, le cerveau autoproclamé des attentats du 11 septembre 2001. Elle abrite encore une quarantaine de détenus, dont 26 sont considérés comme trop dangereux pour être libérés, mais les procédures légales s’éternisent en raison de la complexité de leurs dossiers.

12345...33



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol