Archive pour le Tag 'chantage'

Taxe GAFFA : Chantage des États-Unis auprès de la Grande-Bretagne

Taxe GAFFA : Chantage des États-Unis auprès de la Grande-Bretagne

 

On sait que Trump  à prévu un merveilleux avenir à la Grande-Bretagne dans le cadre d’un accord commercial avec les États-Unis. Le problème c’est d’abord que cet accord commercial se fera aux conditions américaines. Pour preuve, le chantage du président américain qui demande au Royaume-Uni d’abandonner la taxe digitale qui doit être normalement promulguée à l’automne prochain. Cette question est aussi un point de contentieux entre Washington et Paris. Le président américain Donald Trump a prévenu le mois dernier qu’il allait imposer des mesures de rétorsion à la France en réponse à l’adoption d’une taxe de 3% sur les revenus des principales compagnies de la tech, qui sont principalement américaines.

Dans le même temps, le président américain a critiqué vendredi 2 août la politique douanière de l’Union européenne et a brandi une nouvelle fois la menace de taxer les automobiles européennes en cas d’absence de progrès entre les deux parties.

 Les tarifs sur l’automobile n’ont jamais quitté la table », a-t-il déclaré. « Si je n’obtiens pas ce que je veux, je mettrai les tarifs sur l’automobile (…) Si je n’ai pas ce que je veux, peut-être n’aurai-je pas d’autre choix que de faire ça. Mais jusqu’ici, ils ont été très bien ».

Rapprochement Renault Fiat : le chantage de Nissan

Rapprochement Renault Fiat : le chantage de Nissan

On aurait pu croire qu’un éventuel rapprochement entre le groupe Renault et Fiat aurait pu être encouragé par Nissan. Mais Nissan continue dans sa reconquête nationaliste. En clair, le gouvernement japonais veulent marginaliser la présence de Renault chez Nissan. Le Japon pratique actuellement une politique nationaliste inquiétante qui certes s’appuie sur une stratégie capitaliste internationale mais applique quand bon lui semble les règles qui régulent le monde économique mondial. En réalité Nissan est peu intéressé par le rapprochement avec Fiat qui le marginalise rait  un peu plus dans le groupe Renault. Du coup, il propose une sorte de chantage : le Japon accepterait le rapprochement Renault Fiat à condition que Renault se désengage capitalistiquement de Nissan. Finalement une opération de regroupement qui perdrait alors beaucoup de sens d’autant que stratégiquement ce rapprochement entre Renault et Fiat peut-être discuté.

Des dirigeants de Nissan et Renault tentent donc de parvenir à un accord pour revoir leur alliance, dans l’espoir pour le constructeur français de relancer les négociations de rapprochement avec Fiat Chrysler, rapporte vendredi le Wall Street Journal, citant des emails et des sources informées. D’après le journal, citant des correspondances qu’il a pu consulter, Nissan souhaite une réduction de la participation de Renault, qui détient 43,4% du capital du constructeur japonais – Nissan détient lui 15% du groupe Renault sans aucun droit de vote.

Villani refuse le chantage

Villani refuse le chantage

 

 

Certains courtisans particulièrement zélés de la république en marche avaient fait savoir dès la nomination de Benjamin Griveaux comme candidat aux municipales de Paris que- Cédric Villani devait soutenir sans réserve Griveaux à  moins d’être exclu de la république en marche.  Cette de menace n’a guère été appréciée par Cédric Villani d’autant plus que ce dernier a en fait été truandé par la pseudo commission indépendante qui procède aux investitures. Villani avait regretté l’extrême centralisation des décisions au sein de la république en marche, une organisation où tout se décide à l’Élysée. Dans ces conditions Villani à décider de laisser planer le suspens et qu’il ne s’exprimerait que le moment venu à propos des municipales de Paris et pas avant septembre. “Je m’exprimerai dans les tout premiers jours de septembre”, a-t-il dit, ajoutant qu’il souhaitait dans l’immédiat discuter avec ses militants. “Je suis très fier de ce qu’on a construit et de la dynamique qui s’est mise en place”, a-t-il souligné. Le mathématicien était engagé dans un match à trois avec l’ancien porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, vainqueur de la compétition interne, et le vice-président de l’Assemblée nationale Hugues Renson. Mercredi soir, Cédric Villani avait manifesté sa déception de ne pas être choisi par la commission d’investiture (CNI) du parti présidentiel en annonçant sa défaite sur Twitter une heure avant l’annonce officielle prévue de la victoire de Benjamin Griveaux, et sans se ranger derrière le vainqueur.“Je ne m’exprime jamais sous la menace”, a-t-il dit à propos de la possibilité d’une exclusion exprimée mercredi soir par le coprésident de la CNI, Alain Richard.

Trump: chantage aux marchés financiers s’il est destitué

Trump: chantage aux marchés financiers s’il est destitué

Il faut vraiment que le président américain soit dans une situation particulièrement délicate pour se livrer à un tel chantage. « Moi ou le chaos sur les marchés financiers ». Le fait même d’évoquer l’hypothèse d’une destitution témoigne de l’inquiétude grandissante de l’intéressé qui ne cesse de s’embourber dans les affaires et les témoignages défavorables de ses anciens collaborateurs. La perspective d’une destitution n’est sans doute pas demain mais le filet judiciaire se resserre autour d’un président de plus en plus affaibli surtout avec les accusations concernant l’intervention russe leur des dernières élections présidentielles. En guise de défense, le président américain Donald Trump a estimé que les marchés allaient « s’effondrer » s’il était destitué dans le sillage des déclarations de son ancien avocat qui s’est retourné contre lui. « Si jamais j’étais destitué, je pense que les marchés s’effondreraient et que chacun deviendrait plus pauvre », a affirmé Donald Trump en réponse à une question lors d’une émission retransmise jeudi par la chaîne Fox. « Je ne sais pas comment on peut destituer quelqu’un qui fait un super travail », a-t-il ajouté. L’étau se resserre autour du président américain depuis que son ancien avocat personnel, Michael Cohen, a affirmé sous serment avoir acheté, à la demande de Donald Trump, le silence de deux maîtresses présumées « pour influencer l’élection » présidentielle de 2016.

 

Automobiles : chantage aux droits de douane par les Etats-Unis

Automobiles : chantage aux droits de douane par les Etats-Unis

 

Plus de taxes sur l’automobile importée d’Allemagne aux Etats Unis si l’Allemagne supprime ses propres taxes sur les véhicules américains.  Richard Grenell, ambassadeur américain en Allemagne  a soumis cette proposition aux dirigeants de Daimler, Volkswagen et BMW – respectivement Dieter Zetsche, Herbert Diess et Harald Krüger – lors d’une réunion organisée ce mercredi à l’ambassade américaine à Berlin, poursuit le journal. Donald Trump a menacé le mois dernier d’imposer des taxes de 20% sur les véhicules en provenance de l’UE.  Les Etats-Unis appliquent des droits de douane de 2,5% sur les voitures en provenance de l’UE et de 25% sur les camions. De son côté, l’UE impose des taxes de 10% sur les importations de voitures américaines. L’Union européenne (UE) a expliqué la semaine dernière aux Etats-Unis que l’imposition de droits de douane élevés sur les voitures et les pièces automobiles nuirait à leur propre industrie automobile et entraînerait probablement des contre-mesures de ses partenaires commerciaux sur un montant de 294 milliards de dollars (252,5 milliards d’euros) d’exportations américaines. L’acier de l’Union européenne, du Canada et du Mexique est assujetti à des droits de douane de 25% aux Etats-Unis et l’aluminium à des droits de 10% depuis le 1er juin, les exemptions qui avaient été mises en place en mars n’ayant plus cours. A titre de représailles, les Européens ont décidé d’imposer des taxes douanières sur une série de produits en provenance des Etats-Unis à titre de représailles, dont les motos Harley-Davidson, le jus d’orange, le bourbon et les jeans.

Brexit: nouveau chantage de Londres

 

À peine la première phase de négociation du Brexit  a-t-elle abouti que Londres la remet en cause. Dans la première page de négociation,  il semblait qu’on avait notamment réglé le montant de la facture, la question des exilés les relations entre les deux Irlande (entre la république d’Irlande et Irlande du Nord). Or deux jours après cet accord le ministre britannique chargé du Brexit  déclare que le Royaume uni ne paiera pas la facture sans accord concernant les futures relations commerciales. Autant dire que la première phase n’a pas servi à grand-chose. L’union économique faisait de cette facture un préalable alors  que les Britanniques entendaient mener la discussion de manière conjointe sur la nature de futures relations commerciales et la facture. En outre,  le Royaume uni ajoute une condition supplémentaire à savoir la nécessité de trouver une période de transition. Ces postures erratiques résultent  notamment de l’impréparation du gouvernement britannique et des contradictions internes chez les conservateurs. Pour schématiser certains comme Boris Johnson souhaite un retrait brutal de l’union européenne sans compensation financière tandis qu’une autre milite pour un Brexit  plus doux qui garantirait un accès privilégié au marché européen. Les contradictions britanniques sont aussi exacerbées par des motifs bassement politiciens puisque certains dans l’aile dure des conservateurs souhaiteraient bien obtenir la démission de Teresa May  comme première ministre dans les semaines et les mois à venir. Le Royaume-Uni ne paiera donc pas sa facture de divorce de 40 à 45 milliards à l’Union européenne s’il ne parvient pas à conclure un accord commercial avec Bruxelles, a affirmé dimanche le ministre britannique chargé du Brexit, David Davis. A la question de savoir si Londres s’acquitterait de la facture en l’absence d’accord commercial, David Davis a répondu sur la BBC que cela serait « conditionné à l’obtention d’une période de transition » et « conditionné à un accord commercial ».  « Pas d’accord signifie que nous ne paierons pas », a-t-il insisté, estimant toutefois que les probabilités pour Londres de quitter le giron européen sans accord commercial avaient « radicalement diminué ».

Turquie : le chantage permanent

Turquie : le chantage permanent

 

Au lendemain du vote du parlement européen demandant un gel temporaire des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE, le président turc Recep Tayyip Erdogan, utilise le chantage permanent à l’égard de l’Europe : où l’Europe accepte la Turquie dans l’union européenne ou la Turquie lâche les réfugiés. Un chantage évidemment indigne et inadmissible mais qui découle finalement du lamentable accord conclu par l’union européenne avec la Turquie sur l’initiative de l’Allemagne. Un mécanisme qui échange les négociations d’entrée de la Turquie dans l’union européenne contre des mesures pour retenir les réfugiés du Moyen-Orient et l’Afrique en Turquie. Or le Parlement européen vient de décider de voter un gel temporaire des négociations d’adhésion de la Turquie à l’union européenne. En représailles Erdogan déclare qu’il est prêt à lancer des hordes de réfugiés sur l’Europe, c’est-à-dire environ 3 millions de personnes. Des représailles qui découlent aussi des très fortes critiques à l’égard d’un régime qui s’oriente de plus en plus vers un système de dictature. D’une certaine manière l’union européenne se retrouve un peu coincée par cet accord encore une fois surtout imposée par l’Allemagne. Cela d’autant plus que pour être élu les dirigeants des pays qui connaissent des élections c’est-à-dire l’Allemagne et la France notamment son contraint d’afficher une plus grande fermeté vis-à-vis des mouvements migratoires pour limiter l’influence des partis d’extrême droite. Le président turc s’est joué parfaitement de ses contradictions. Ankara rappelle qu’elle détient un moyen de pression immense sur l’Union européenne : les quelques 3 millions de réfugiés syriens qui résident actuellement sur son sol. L’accord passé avec les autorités européennes en février prévoit une meilleure maîtrise des frontières turques et un mécanisme de retour des réfugiés ayant passé la frontière vers la Turquie. Ce mécanisme a été accepté par la Turquie moyennant d’importantes concessions de l’UE : relance du processus d’adhésion, suppression des visas pour les ressortissants turcs et versement d’une aide de 6 milliards d’euros. Cet accord n’a pas résolu le problème des réfugiés entièrement. Les flux se sont en partie tournés vers l’Italie et les passages entre la côte turque et les îles grecques n’ont pas cessé.

Medef : toujours le chantage à l’Unedic

Medef : toujours le chantage à l’Unedic

Le Medef a encore repoussé son ultimatum concernant l’Unedic. Pierre Gattaz a indiqué que son organisation patronale ne participerait aux futures discussions de l’assurance chômage que six ses exigences relatives à la loi travail sont retenues. Le Medef met notamment en question le mandatement syndical dans les petites entreprises, l’extension du compte personnel d’activité et le renchérissement des taxes sur les contrats courts. Ce dernier point étend précisément à négocier entre partenaires dans le cadre de l’Unedic. Sur les deux autres. Il y a fort à parier que le patronat n’obtiendra pas satisfaction il pourrait cependant se satisfaire du texte en l’état de la loi mais sans le dire officiellement. Attendra le projet de loi sur le marché du travail tel qu’il sortira de l’Assemblée nationale pour décider de poursuivre ou non les négociations sur l’assurance chômage, a déclaré mardi son président, Pierre Gattaz. Il y a trois semaines, il avait menacé de se retirer de ces négociations avec les syndicats si le gouvernement ne revenait pas sur les modifications apportées à ce texte, qu’il juge vidé de sa substance et déséquilibré au détriment des entreprises. Il avait annoncé que le conseil exécutif du Medef prendrait une décision ce lundi 9 mai. Mais cette instance dirigeante a finalement choisi de surseoir, alors que se profile un passage en force en raison de divisions dans la majorité. « Le conseil exécutif a jugé qu’il était impossible de se positionner de manière claire sur ce projet de loi dans l’état actuel des discussions », a déclaré Pierre Gattaz lors de sa conférence de presse mensuelle. « Il nous a semblé opportun et sage de ne pas prendre de position définitive à ce stade », a-t-il ajouté. « Nous formulerons notre analyse sur le texte finalisé. »En tout état de cause, le contenu du projet de loi travail influera sur les négociations sur une nouvelle convention Unedic, a fait valoir le président du Medef. « Si les réformes sur le marché du travail ne se font pas (…), cela va renforcer encore l’exigence de réforme sur l’assurance chômage et nous pouvons nous demander si nous serons collectivement capables de porter des réformes ambitieuses et difficiles sur l’assurance chômage. » Il a réitéré les trois lignes rouges du Medef : pas de mandatement syndical obligatoire pour les salariés chargés de négocier des accords avec leur employeur dans les plus petites entreprises, ni d’extension du « compte personnel d’activité » censé rassembler les droits des actifs, ni de dispositions conduisant au renchérissement des contrats de travail courts. Le gouvernement a déposé un amendement imposant aux partenaires sociaux de prévoir dans les accords sur l’assurance chômage une « modulation » des cotisations patronales selon la nature et la durée des contrats, l’âge du salarié, la taille de l’entreprise et non une surtaxation pure et simple. « Mon feeling c’est qu’on ne veut pas de modulation non plus », a déclaré Pierre Gattaz. « Je peux vous dire qu’une modulation qui consisterait à augmenter certains contrats (…) nous semble très dangereuse et pas appropriée, à ce stade. » « Laissons les négociateurs faire et surtout que le gouvernement ne nous mette pas d’amendement pour nous imposer de faire quelque chose », a-t-il ajouté. Les partenaires sociaux discutent en fait déjà de diverses pistes pour limiter le recours aux contrats de très courte durée, très coûteux pour l’assurance chômage, dans le cadre des négociations Unedic, qui reprennent jeudi matin.

(Avec Reuters)

Exemption de visa: le chantage turc

Exemption de visa: le chantage turc

 

Cette affaire d’exemption de visas pour les Turcs se rendant dans l’union européenne constitue un véritable chantage. On sait en effet que la plupart des migrants transite par la Turquie qui les laisse partir ensuite vers l’Europe ;  une Turquie qui par ailleurs n’a ni la volonté, ni la capacité de contrôler ses propres frontières. Pourtant la Turquie responsable de l’expédition des migrants a exigé et obtenu l’exemption de visa pour ses ressortissants ; cela contre la promesse de contrôler les flux migratoires vers l’Europe et dlaccepter le retour de ceux qui ne sont pas en situation irrégulière. Une situation qui est aussi le produit de l’incapacité de l’union économique à réguler les flux migratoires en distinguant notamment les réfugiés politiques des réfugiés économiques. Une Europe  qui en quelque sorte sous-traite la gestion du problème à la Turquie. La Turquie qui profite pour mettre un pied dans la porte qui ouvre sur l’union économique et qui au passage obtient le statut d’un véritable État de droit. Certes la problématique n’est pas simple mais les conditions de la négociation avec la Turquie relèvent d’une gestion de gribouille La Commission européenne a demandé mercredi aux gouvernements des Etats membres de l’Union de prendre des mesures pour exempter les ressortissants turcs de visa en contrepartie de l’accord par lequel Ankara s’est engagé à réduire l’afflux de migrants et réfugiés en Europe. La Turquie, qui héberge un grand nombre de réfugiés syriens et dont le territoire sert de point d’embarquement vers les îles grecques, avait menacé de se désengager de l’accord conclu en mars si elle n’obtenait pas la libre circulation promise à ses ressortissants. Malgré les critiques sur la situation des droits de l’Homme en Turquie, la CE invite dans un communiqué les Etats membres et le Parlement européen à valider l’exemption de visa d’ici à la fin du mois de juin.

(Avec Reuters)

Assurance chômage : non au chantage du Medef

Assurance chômage : non au chantage du Medef

 

Le Medef ne s’est sans doute pas grandi en mettant le gouvernement en demeure de revoir le projet de loi dans les trois semaines et surtout en menaçant de se retirer des discussions sur l’assurance chômage. Certes on peut comprendre que le Medef ne soit pas complètement satisfait de l’évolution de la loi évoquée compt  tenu des rééquilibrages nombreux apportés au texte  par le nouvelle gouvernement. Pour autant ce projet est inspiré directement des propositions du Medef et nombre de mesures rejoignent encore les revendications de l’organisation patronale. D’une certaine manière cette  mise en demeure paraît assez déplacé, une attitude finalement assez cohérente  avec celle de certaines organisations syndicales tout aussi radicales mais pour des motifs opposés. Des postures en tout cas qui ne grandissent pas le contenu de la concertation entre partenaires sociaux en France. Menacée par ailleurs de boycotter les négociations sur l’assurance-chômage relève de l’irresponsabilité car cela pourrait conduire purement et simplement à l’étatisation de la gestion de l’Unedic. En réalité ces postures syndicales ( celle de la CGT ou celle du Medef) sont surtout à usage interne pour ressouder les troupes qui s’interrogent sérieusement sur la pertinence des stratégies syndicales. Pierre Gattaz a menacé mardi de se retirer des négociations sur l’assurance chômage si le gouvernement ne revenait pas à la version initiale du projet de loi porté par la ministre du Travail, Myriam El Khomri. « Le patronat doit comprendre qu’il ne peut pas demander à l’État de faire davantage pour alléger les charges des entreprises, sans que lui-même prenne ses responsabilités », déclare le président de la République dans un entretien publié en fin de journée sur le site du quotidien d’Eure-et-Loir L’Echo Républicain. « Toutes les organisations, qu’elles représentent les salariés ou les employeurs, doivent chercher le compromis, c’est lui qui assure l’équilibre de notre société », ajoute François Hollande, qui doit visiter une usine du laboratoire Novo Nordisk à Chartres jeudi matin. « Il serait paradoxal que ceux qui demandent qu’il y ait moins d’État ne soient pas capables de négocier avec les partenaires sociaux », insiste-t-il. D’autant plus que, selon le président, le projet de loi Travail « a été corrigé et son équilibre a été trouvé » à la fois pour les jeunes et pour les PME. Évidemment c’est eux perspective malheureuses du gouvernement d’envisager la surtaxation des CDD dont il n’est absolument pas prouvé qu’elle favoriserait les embauches en CDI La volonté du gouvernement de rendre obligatoire la surtaxation des contrats à durée déterminée (CDD) afin d’inciter les entreprises à privilégier les contrats à durée indéterminée (CDI) a donc accentué leurs critiques. Dans le sillage du Medef, la CGMPE (Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises) a annoncé mercredi qu’elle ne signerait pas la prochaine convention d’assurance chômage si elle prévoyait une telle surtaxation.

(Avec Reuters)

Medef : chantage contre la CGC pour la loi travail

Medef : chantage contre la CGC pour la loi travail

 

 

Comme d’habitude le président du Medef Pierre Gattaz ne fait pas dans la dentelle et menace la CGC pourtant pas un syndicat très gauchiste mais qui souhaite cependant des améliorations au projet de loi travail. Une attitude qui témoigne de la nature de la concertation en France. Pour simplifier, pour le Medef ou bien la CGC approuve la loi travail en l’état ou bien le Medef supprime les négociations relatives au statut des cadres. Donc   Pierre Gattaz, a sommé cette semaine la présidente de la CFE-CGC de ne pas faire obstacle au projet de réforme du Code de travail, sous peine de cesser de soutenir son « combat pour les cadres », a appris Reuters vendredi auprès de la direction du syndicat de l’encadrement. La CFE-CGC est, avec la CFDT, la CFTC et l’UNSA, un des syndicats réformistes qui exigent des modifications importantes de ce projet de loi, salué par le Medef mais contesté jusqu’au sein du Parti socialiste au pouvoir. La CFE-CGC menace de manifester contre ce texte, comme la CGT et Force ouvrière, qui en demandent la « suspension » ou le retrait pur et simple, si le gouvernement n’obtempère pas. Cette position agace manifestement la première organisation patronale française, à en juger par des SMS envoyés cette semaine à la présidente de la CFE-CGC, Carole Couvert. Dans ces messages, dont Reuters a eu connaissance, Pierre Gattaz juge « incompréhensible et nuisible » l’attitude « cégétiste » de la CFE-CGC, l’accuse d’avoir déjà « planté » les négociations entre les partenaires sociaux sur la modernisation du dialogue social et menace de ne plus la soutenir dans les discussions sur le statut des cadres si elle persiste. Patronat et syndicats n’étaient pas parvenus en janvier 2015 à s’entendre sur une réforme des instances représentatives du personnel et du dialogue social dans les entreprises, obligeant le gouvernement à reprendre la main sur ce dossier. Ils ont en revanche conclu l’automne dernier un accord sur les retraites complémentaires des salariés du secteur privé, qui prévoyait l’ouverture de négociations sur le statut des cadres, une revendication de la CFE-CGC.

Bradage d’Alstom énérgie : résultat du chantage américain (Éric Denécé)

 

Bradage d’Alstom énérgie  : résultat du chantage américain  (Éric Denécé)

 

Alors que refait surface l’affaire de la venet d’Alstom à GE, il est intéressant de relire l’interview donnée en juillet à L’humanité par  Éric Denécé, ancien militaire,  consultant en risk management et intelligence économique (interview à l’Humanité)

 

« La récente vente d’Alstom à General Electric (GE) pose un problème fondamental de souveraineté à notre pays, tant en matière militaire qu’énergétique. En matière de turbines pour les bâtiments de surface et les sous-marins de la marine nationale, GE se trouve désormais être un fournisseur en situation de quasi-monopole, ce qui rendra notre flotte de guerre très largement dépendante de ses livraisons. En matière de surveillance de l’espace, nous cédons également la filiale d’Alstom Satellite Tracking Systems, qui fournit nos armées, en particulier la direction du renseignement militaire (DRM), et qui contribue à l’efficacité de notre dissuasion nucléaire par la surveillance constante des satellites alliés ou adverses. Sur le plan du nucléaire civil, nous tombons, par cette vente, totalement entre les mains de GE pour l’approvisionnement de nos centrales en turbines et en pièces de rechange. Le rachat de cette filiale critique remet directement en cause notre maîtrise intégrée de la construction d’une centrale et nous prive de débouchés à l’export, car Alstom est l’un des leaders mondiaux en la matière. Nous venons donc d’abandonner à la fois notre souveraineté, des savoir-faire technologiques essentiels que peu de pays au monde maîtrisent et que nous avons mis des années à construire, et une entreprise rentable qui dispose de débouchés commerciaux indéniables. En l’espèce, la loi du marché ne justifiait nullement cette vente. Outre son rejet du pouvoir socialiste, l’une des raisons qui ont conduit Patrick Kron à vendre Alstom à GE est la menace de poursuites pour corruption qui pèse sur les dirigeants du groupe français, sans qu’il soit possible d’en mesurer le bien-fondé. Il s’agit bien là d’un chantage américain. En effet, nous sous-estimons toujours les pratiques déloyales et illégales américaines dans la compétition économique mondiale. Rappelons qu’au nom de la « guerre contre le terrorisme », la NSA écoute la planète entière, en particulier les entreprises étrangères qui concurrencent les firmes américaines. Ainsi, depuis la fin de la guerre froide, les Américains ont développé une véritable stratégie planétaire de domination politique, juridique et économique : la mondialisation n’est finalement que l’imposition au reste du monde du droit et des lois américains. C’est là la définition même de l’impérialisme. L’affaire Alstom est à rapprocher d’autres offensives que les États-Unis ont déclenchées contre nous, profitant de notre faiblesse politique du moment à cause d’un président impopulaire et passif : remise en cause par Washington de la vente de navires Mistral à la Russie et véritable racket dont a été victime BNP Paribas. C’est pourquoi il est temps de sortir de l’aveuglement dans lequel nous baignons : nous ne sommes plus amis depuis longtemps avec les États-Unis, tout au plus alliés. La guerre économique est depuis longtemps déclarée et il est affligeant que nous ne rendions pas les coups ! Ainsi, contrairement aux allégations du gouvernement, le dossier Alstom n’est en aucun cas une victoire française. C’est uniquement une victoire de GE qui a eu tout ce qu’il voulait. Ce qui est incroyable, c’est que l’entreprise américaine a pu dérouler toute sa stratégie sans la moindre opposition de la part de notre pays. L’affaire Alstom révèle donc l’incompréhension de la compétition économique des dirigeants politiques français. Le gouvernement n’a pas été à la hauteur des enjeux. Mis à part les rodomontades d’Arnaud Montebourg, rien n’a été fait. Pire, certains, dans la haute administration, ont torpillé dès le départ l’option d’un rachat d’Alstom par la France

 

Vente d’Alstom : résultat du chantage américain (Éric Denécé)

Vente d’Alstom : résultat du chantage américain  (Éric Denécé)

 

Alors que refait surface l’affaire de la venet d’Alstom à GE, il est intéressant de relire l’interview donnée en juillet à L’humanité par  Éric Denécé, ancien militaire,  consultant en risk management et intelligence économique (interview à l’Humanité)

 

« La récente vente d’Alstom à General Electric (GE) pose un problème fondamental de souveraineté à notre pays, tant en matière militaire qu’énergétique. En matière de turbines pour les bâtiments de surface et les sous-marins de la marine nationale, GE se trouve désormais être un fournisseur en situation de quasi-monopole, ce qui rendra notre flotte de guerre très largement dépendante de ses livraisons. En matière de surveillance de l’espace, nous cédons également la filiale d’Alstom Satellite Tracking Systems, qui fournit nos armées, en particulier la direction du renseignement militaire (DRM), et qui contribue à l’efficacité de notre dissuasion nucléaire par la surveillance constante des satellites alliés ou adverses. Sur le plan du nucléaire civil, nous tombons, par cette vente, totalement entre les mains de GE pour l’approvisionnement de nos centrales en turbines et en pièces de rechange. Le rachat de cette filiale critique remet directement en cause notre maîtrise intégrée de la construction d’une centrale et nous prive de débouchés à l’export, car Alstom est l’un des leaders mondiaux en la matière. Nous venons donc d’abandonner à la fois notre souveraineté, des savoir-faire technologiques essentiels que peu de pays au monde maîtrisent et que nous avons mis des années à construire, et une entreprise rentable qui dispose de débouchés commerciaux indéniables. En l’espèce, la loi du marché ne justifiait nullement cette vente. Outre son rejet du pouvoir socialiste, l’une des raisons qui ont conduit Patrick Kron à vendre Alstom à GE est la menace de poursuites pour corruption qui pèse sur les dirigeants du groupe français, sans qu’il soit possible d’en mesurer le bien-fondé. Il s’agit bien là d’un chantage américain. En effet, nous sous-estimons toujours les pratiques déloyales et illégales américaines dans la compétition économique mondiale. Rappelons qu’au nom de la « guerre contre le terrorisme », la NSA écoute la planète entière, en particulier les entreprises étrangères qui concurrencent les firmes américaines. Ainsi, depuis la fin de la guerre froide, les Américains ont développé une véritable stratégie planétaire de domination politique, juridique et économique : la mondialisation n’est finalement que l’imposition au reste du monde du droit et des lois américains. C’est là la définition même de l’impérialisme. L’affaire Alstom est à rapprocher d’autres offensives que les États-Unis ont déclenchées contre nous, profitant de notre faiblesse politique du moment à cause d’un président impopulaire et passif : remise en cause par Washington de la vente de navires Mistral à la Russie et véritable racket dont a été victime BNP Paribas. C’est pourquoi il est temps de sortir de l’aveuglement dans lequel nous baignons : nous ne sommes plus amis depuis longtemps avec les États-Unis, tout au plus alliés. La guerre économique est depuis longtemps déclarée et il est affligeant que nous ne rendions pas les coups ! Ainsi, contrairement aux allégations du gouvernement, le dossier Alstom n’est en aucun cas une victoire française. C’est uniquement une victoire de GE qui a eu tout ce qu’il voulait. Ce qui est incroyable, c’est que l’entreprise américaine a pu dérouler toute sa stratégie sans la moindre opposition de la part de notre pays. L’affaire Alstom révèle donc l’incompréhension de la compétition économique des dirigeants politiques français. Le gouvernement n’a pas été à la hauteur des enjeux. Mis à part les rodomontades d’Arnaud Montebourg, rien n’a été fait. Pire, certains, dans la haute administration, ont torpillé dès le départ l’option d’un rachat d’Alstom par la France

 




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