Archive pour le Tag 'Syrie'

Syrie : Un débat à l’Assemblée nationale, pour quoi faire ?

Syrie : Un débat à l’Assemblée nationale, pour quoi faire ?

 

Contrairement à plusieurs pays où un débat préalable est nécessaire au parlement, en France c’est le chef de l’Etat qui décide seul et rend compte ou non aux assemblées. Un exercice démocratique utile mais un peu désuet car on ne voit guère l’intérêt d’une discussion une fois les frappes effectuées et surtout terminées. Des frappes d’ailleurs très limitées, ponctuelles  et surtout symboliques (12 missiles pour la France sur 2 sites). Il sera sûrement reproché au président français, une absence de débouché politique sur la Syrie où les occidentaux n’ont pas voix au chapitre depuis que la Russie et l’Iran les ont remplacés.  La question sera de savoir en quoi cette intervention sert les intérêts de la paix. François de Rugy confirme cependant la tenue d’un débat sans vote lundi impliquant gouvernement et députés sur les frappes en Syrie menées en riposte au bombardement chimique de Douma, imputé au régime de Bachar al Assad de Douma. Après avoir donné l’ordre aux forces armées françaises de participer à une opération militaire aux côtés des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne contre l’arsenal chimique syrien, Emmanuel Macron a promis samedi que, conformément à l’article 35 de la Constitution, le Parlement serait informé et un débat parlementaire organisé, répondant à une demande exprimée notamment par le chef de file des députés Les Républicains Christian Jacob. “Après la réunion d’information autour du Premier ministre, un débat sera organisé comme je l’avais souhaité à l’Assemblée nationale lundi à 17h : cela permettra au gouvernement de s’exprimer devant tous les députés et à tous les groupes parlementaires d’exprimer leurs positions”, annonce dimanche sur Twitter François de Rugy. Le président de l’Assemblée salue par ailleurs “la réussite de l’opération grâce au savoir-faire des militaires français”.

Après la Syrie reprise de la guerre à Notre-Dame-des-Landes ?

Après la Syrie reprise de la guerre à Notre-Dame-des-Landes ?

Officiellement la guerre est terminée en Syrie et aussi à Notre Dame des Landes. Les 2500 gendarmes ont triomphé des écolos gauchos sur le terrain où devait être implanté un aéroport. Les forces armées se sont retirées. On a détruit 39 cabanes en bois sur une centaine.  La préfète de Loire-Atlantique a annoncé vendredi que la phase d’expulsion des occupants illégaux de terres agricoles et de démolition de leurs “squats” était terminée. Le problème c’est que cette opération de police très médiatisés a fit revenir de nombreux zadistes.  Au moins 700 zadistes et leurs soutiens sont toujours sur place et la gendarmerie faisait état samedi de l’arrivée de sympathisants en prévision du rassemblement de dimanche. Les heurts ont repris tôt samedi matin après le déblaiement par les forces de l’ordre d’une route de campagne traversant la ZAD et hérissée de barricades. Près du lieu dit les “Fosses noires”, plusieurs dizaines de zadistes armés de pierres et de raquettes de tennis pour renvoyer les grenades lacrymogènes ont ainsi affronté les gendarmes mobiles, qui ont aussi fait usage de grenades assourdissantes.  Le pire c’est que le Premier Ministre s’était déplacé la veille pour célébrer la grande victoire. En fait l’armistice car on s’attend à une nouvelle « guerre rurale » dimanche avec autour de 1000 manifestants.

Frappes Syrie : Une drôle de micro guerre

Frappes Syrie : Une drôle de micro guerre

Les frappes de la France des Etats-Unis et de la Grande Bretagne ont  fait davantage de bruit dans les médias mondiaux que sur le terrain. En cause, le fait que les preuves de l’utilisation de gaz militaires ne sont pas clairement établies. L’affaire rappelle un peu trop celle de l’Irak supposée détenir des armes nucléaires. En outre, l’initiative a été prise par Trump qui a un besoin urgent de se dépatouiller  du soupçon d’aide russe lors de son élection qui fait l’objet d’une enquête. La vérité c’est que  l’attaque des occidentaux a été plus symbolique que militaire. Pour preuve douze missiles – trois de croisière et neuf Scalp – ont été tirés par l’armée française contre deux sites, la France ayant choisi ses cibles de manière autonome en coordination avec ses alliés, a expliqué le chef d’état-major des Armées, François Lecointre, lors de la même conférence de presse. Cinq frégates – trois frégates multimissions FREMM, une frégate anti-aérienne et une frégate anti-sous-marine – et un pétrolier ravitailleur ont été engagés, une FREMM tirant trois missiles, ainsi que cinq Rafale, quatre Mirage 2000-5, deux Awacs et des ravitailleurs, les Rafale tirant neuf missiles. François Lecointre a précisé que la France n’avait pas participé aux tirs sur le centre de recherche situé près de Damas mais frappé deux autre sites dans la région de Homs : un site de stockage souterrain qu’elle a frappé seule avec sept missiles Scalp qui ont atteint avec “certitude” leur cible et un site d’assemblage visé avec les Américains et les Britanniques, et qui a été détruit Pour la France cela a permis à Macron de s’afficher en chef de guerre pour renforcer uen autorité atteinte par la grogne sociale.  Autour de la table du PC de commandement savamment télévisée, Emmanuel Macron et dix membres de sa garde rapprochée, dont son équipe diplomatique et son chef d’état-major particulier l’amiral Bernard Rogel, étaient présents.

 

Syrie: frappes ou opération de com. ?

Syrie: frappes ou opération de com. ?

 

Pour résumer l’action e la France : deux sites bombardés et 12 missiles tirés ; une action réussie déclare la ministre des armées.  Les frappes menées dans la nuit de vendredi à samedi par la France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni contre l’arsenal chimique syrien, sept jours après une attaque chimique imputée au régime de Bachar al Assad, sont légitimes et ont atteint leur objectif, a déclaré samedi la ministre française des Armées. “Compte tenu des informations dont nous disposons, je peux affirmer que la mission est un succès”, a dit Florence Parly lors d’une conférence de presse après un conseil de défense autour du chef de l’Etat, Emmanuel Macron. “Ses objectifs militaires sont atteints et la capacité de la Syrie à concevoir, produire et stocker des armes chimiques a été considérablement amoindrie”, a-t-elle ajouté. “Désormais le temps est à l’action diplomatique et humanitaire”, a conclu Florence Parly, selon qui le Conseil de sécurité de l’Onu doit maintenant prendre le relais. Quelques heures plus tard, alors que tous les avions français étaient revenus de leur mission, Jean-Yves Le Drian a précisé sur BFM TV que de nouvelles frappes n’étaient pas envisagées à ce stade par l’armée française. Pour la France cela à surtout permis de mettre en scène via la télé la présence de Macron en chef de guerre au conseil de défense. Bref la guerre en télé réalité.

 

Syrie : frappes symboliques par forcément très heureuses des trois chefs d’Etat affaiblis

Syrie : frappes symboliques par forcément très heureuses des trois  chefs d’Etat affaiblis

 

Ce qui caractérise les frappes sont quelles sont très ponctuelles, très ciblées et émanent de trois pays où les chefs d’Etat ont un besoin urgent de popularité. Le phénomène est assez classique, certains chefs d’Eat choisissent en quelque sorte les terrains extérieurs pour redorer leur blason un peu terni en intérieur. De toute évidence,  cela ne changera pas grand-chose en Syrie. La guerre a été gagnée par Assad, le dictateur, par la Russie, l’Iran et la Turquie. L’occident est exclu du champ politique de cette zone. On peut espérer que l’utilisation gaz militaires sera freinée voire abandonnée ; Rien n’est sûr pas même l’existence de l’utilisation de ces gaz. En outre,  reste à savoir si cette attaque va ou on servir la paix ou le terrorisme. Pour la France déjà largemenet visée par le terrorisme l’intervention n’est pas forcément heureuse et politiquement pas très pertinente. Notons que l’Allemagne toujours très prudente dans ces domaines a refusé d’associer à ses bombardements.  Le président américain qui a un sérieux problème de popularité a présenté sa décision comme une réponse au gazage de la population civile le 7 avril à Douma, dans la banlieue de Damas, un «massacre» qui «n’est pas l’œuvre d’un homme mais le crime d’un monstre». «L’objectif de nos actions ce soir est d’établir une forte dissuasion à la production, à la dissémination et à l’usage d’armes chimiques», a-t-il dit, affirmant que «cette dissuasion est dans l’intérêt vital de la sécurité nationale» américaine. Il a assuré que les trois alliés étaient «prêts à poursuivre leurs actions jusqu’à ce que le régime abandonne son recours à ces agents chimiques prohibés.» La réponse mesurée aux crimes d’Assad correspond aux annonces prudentes d’Emmanuel Macron, mais elle apparaît en deçà des déclarations guerrières de Donald Trump. «Tiens-toi prête Russie!, avait-il tweeté mercredi. Les missiles arrivent, beaux et neufs et ‘intelligents’.» Cet enthousiasme avait paru embarrasser les responsables militaires américains, qui ont mis en garde contre le risque d’escalade avec la Russie lors de plusieurs réunions du cabinet de sécurité. La pondération a finalement prévalu. Reste à savoir si elle atteindra l’objectif de dissuasion.

Syrie : guerre de tweets ou de missiles ?

Syrie : guerre de tweets ou de missiles ?

 

Dans sa rhétorique habituelle, Trump souffle le chaud et le froid, la provocation et le compromis. Après avait annoncé une pluie de missiles sur la Syrie, menacé la Russie, le chef de l’Etat américain semble se raviser (sans doute sur les conseils du pentagone).  - Dans un message matinal publié sur son compte Twitter, le président américain affirme “ne jamais avoir dit quand une attaque contre la Syrie pourrait avoir lieu. Peut-être bientôt, ou peut-être pas si tôt que ça.” Donald Trump a prévenu la Russie mercredi que les Etats-Unis pourraient intervenir d’ici peu en Syrie après l’attaque de Douma, qui est tombée jeudi aux mains des forces gouvernementales. Le président américain répondait ainsi aux mises en garde de Moscou qui a averti Washington que tout missile tiré contre la Syrie serait abattu et que les sites de lancement seraient détruits. A Londres, la Première ministre Theresa May a réuni son gouvernement pour étudier une possible participation britannique à une opération militaire contre la Syrie. Le ministre chargé du Brexit, David Davis, a souligné que toute décision devrait être savamment pesée, avec une extrême prudence et en se fondant sur des preuves solides. Le président français Emmanuel Macron a déclaré que la France avait la preuve d’une attaque chimique du gouvernement syrien à Douma et décidera d’une action militaire, en coordination avec les Etats-Unis, une fois que toutes les informations auront été vérifiées. “Nous aurons des décisions à prendre en temps voulu, quand nous le jugerons le plus utile et le plus efficace”, a-t-il poursuivi, précisant qu’il était en contact étroit avec Donald Trump. Plus prudent, Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a déclaré que son pays voulait être consulté avant qu’un allié occidental décide d’intervenir militairement en Syrie. La chancelière Angela Merkel a dit que l’Allemagne ne participerait pas à une éventuelle frappe contre la Syrie, tout en affirmant qu’il fallait réagir à l’utilisation d’armes chimiques.

Syrie: « Les beaux missiles intelligents arrivent » (Trump)

Syrie: « Les beaux missiles intelligents arrivent » (Trump)

Nouveau coup de poker, irresponsabilité ou vraie provocation ? Avec Trump, c’est très difficile de distinguer le vrai du faux, l’excès par rapport au réel. Le nouveau tweet de Trump laisse pantois même si c’est dans son style habituel :

« La Russie promet d’abattre tous les missiles tirés en Syrie. Tiens-toi prête Russie, parce qu’ils arrivent, beaux, nouveaux et ‘intelligents!’ », a écrit le président américain sur Twitter, ajoutant, en faisant allusion au dirigeant syrien Bachar al Assad, que la Russie « ne devrait pas être partenaire d’un animal qui tue son peuple avec du gaz et qui aime ça ». On ne sait pas si cette rection violente et ridicule à la fois vise réellement à riposter, en réponse à l’attaque chimique présumée en Ghouta orientale ou sil savait de faire par rapport à  l’enquête du procureur Mueller sur les ingérences russes lors des élections américaines.  Donald Trump a prévenu ce mercredi la Russie que des missiles seraient lancés sur la Syrie, alors que la France et les États-Unis ont menacé de représailles après l’attaque chimique présumée en Ghouta orientale qu’ils imputent au régime syrien. Dans un second tweet, Donald Trump assure que les relations entre les États-Unis et la Russie sont aujourd’hui « pires que jamais, et cela inclut la Guerre froide ». Ces tweets très provocateurs peuvent signifier que Trump parle d’autant plus fort qu’il n’a pas vraiment l’intention d’intervenir. Il pourra toujours dire ensuite que c’est grâce à ses avertissements musclés que la situation s’est améliorée en Syrie concernant d’éventuelles autres utilisations de gaz militaires. Le France ferait bien d’être particulièrement prudente dans sa promesse de s’engager aux coté des Etats Unis pour aller bombarder la Syrie ; D’abord par cet engagement serait dangereux pour la paix mondiale ensuite que contrairement à ce qui dit Macron les bombardements sont incapables de cibler les lieux de stockage des gaz militaires et que forcément c’est la population qui risque d’être victime.

 

 

Frappes en Syrie : encore hypothétiques

Frappes en Syrie : encore hypothétiques

La France menace d’intervenir en Syrie en représailles vis-à-vis de l’utilisation de gaz militaires. Il n’est cependant  pas certain que cette menace soit mise à exécution. D’abord parce qu’il n’y a pas de mandat de l’ONU. En effet ,la Russie a opposé son veto hier  au Conseil de sécurité à un projet de résolution américain prévoyant de créer un mécanisme d’enquête sur le recours aux armes chimiques en Syrie après les attaques de samedi à Douma. Le projet de texte américain – approuvé par 12 voix, deux contre (Russie et Bolivie) et une abstention (Chine) -, proposait la création pour un an d’un nouveau « mécanisme d’enquête indépendant des Nations unies » (Unimi) sur le recours aux armes chimiques en Syrie. Il s’agit du 12e veto russe sur une résolution de l’ONU concernant la Syrie depuis le début de la guerre en 2011.Il faudra donc envisager une  intervention sans mandat de l’ONU. Une décision pleine de risque car en fait c’est le bloc France, Etats-Unis, éventuellement Grande Bretagne,  qui s’affrontera au bloc Syrie, Iran, Russie. On comprend évidemment la réaction vis-à-vis de ces gaz qui rependent la mort et surtout la terreur. Le président français a bien indiqué  que les “lignes rouges” fixées par la France en Syrie – l’accès à l’aide humanitaire et le recours à des armes chimiques – étaient “partagées” par d’autres pays et n’avaient “rien à voir” avec les discussions actuelles au Conseil de sécurité des Nations unies. “Dans ce cadre-là, nous allons poursuivre les échanges d’informations techniques et stratégiques avec nos partenaires, en particulier britanniques et américains, et dans les prochains jours nous annoncerons notre décision”, a-t-il dit lors d’une conférence de presse commune avec le prince héritier saoudien Mohamed ben Salman. Reste à savoir si Un affrontement entre deux blocs ne constitue pas un risque grave pour la paix mondiale. Peut-être ces déclarations guerrières sont –elles surtout destinées à Moscou pour que les russes fassent pression sur Assad.  “En aucun cas les décisions que nous prendrions n’auraient vocation à toucher des alliés du régime ou à s’attaquer à qui que ce soit, mais bien à s’attaquer aux capacités chimiques détenues par le régime, si la décision était prise”, a-t-il ajouté, alors qu’on l’interrogeait sur d’éventuelles représailles envers la Russie et l’Iran, alliés du régime de Bachar al Assad. S’exprimant sur l’appui militaire de la Russie au régime syrien, Emmanuel Macron a accusé la Russie de violation de la résolution 2401 du Conseil de sécurité de l’Onu, qui exige l’arrêt des combats en Syrie. “Il est (…) à nos yeux préoccupant qu’un membre permanent du Conseil de sécurité ait pu procéder à des opérations aériennes en contravention complète avec une résolution des Nations unies qu’il a votée”, a-t-il dit. “C’est grave.” De ce point de vue l’intervention da la France et des Etats- Unis sans mandat de l’Onu pourraiat subir les même critiques.

Syrie : Macron, comme Hollande, impuissant

Syrie : Macron comme Hollande impuissant

 

 

Sur la Syrie, Hollande et Macron n’auront pas été avares de déclarations, de menaces et de commentaires. Pour autant, on doit bien constater que la France est à peu près impuissante à influencer en quoi que ce soit les événements souvent tragiques de ce pays. Une raison fondamentale à cela, les Etats-Unis  ne veulent pas s’embourber dans le conflit et finalement laissent le champ libre à la Russie et à ses alliés. Hollande lui voulait chasser Assad de la Syrie, Macron, lui, menace d’une intervention en cas d’utilisation de  gaz contre les populations. Aucune de ces menaces n’ad’ influence. Du coup, les remontrances de Hollande vis-à-vis de l’impuissance de Macron paraissent assez désuètes et contradictoires.  Du coup, lors qu’il achève un voyage officiel de quatre jours en Inde, Emmanuel Macron a répondu lundi aux critiques de François Hollande concernant l’actuelle politique française en Syrie. Dans un entretien accordé lundi au Monde, l’ex-chef de l’État a souligné le « manque de fermeté » de la diplomatie française vis-à-vis de la Russie. Répondant à ce qu’il appelle « les commentaires » de François Hollande, Emmanuel Macron a indiqué que « dans la vie démocratique française, les rôles sont bien définis : le président de la République a une responsabilité et, auprès de lui, le ministre des affaires étrangères aussi et, après, il y a des commentaires et chacun prend ses responsabilités ». Selon le chef de l’État, « la France a depuis le mois de mai dernier (date de son élection) une politique constante et cohérente, sans connivence mais en cherchant à être efficace, donc en restaurant un dialogue ». »Ces dernières années en Syrie, est-ce que l’absence de dialogue complet avec la Russie a permis d’avancer davantage ? Dois-je vous rappeler Alep ? Je n’ai pas l’impression que l’absence de dialogue a permis d’avancer », a-t-il souligné. « Il faut être clair », a réagi Emmanuel Macron : « la France n’interviendra pas militairement sur le sol en Syrie. Je vous le dis très fermement. Et je crois que certaines personnes qui donnent des leçons ont elles-mêmes décidé la même chose ».  En clair des déclarations d’intention sans impact politique vis-à-vis du chef d’Etat Syrien ou de la Russie.

 

Syrie: trois boucs émissaires mis en examen en France

Syrie: trois boucs émissaires mis en examen en France

 

Comme souvent dans les affaires politico-financières, il semble qu’on ait trouvé trois lampistes pour dédouaner le groupe Lafarge dans le financement du terrorisme en Syrie. Dès lampistes qui sans doute ont été concernés mais qui ne sauraient être les seuls responsables d’une affaire dépassant  largement leurs compétences. Deux anciens cadres de Lafarge et un responsable de la sécurité du groupe ont en effet été mis en examen vendredi dans le cadre de l‘enquête sur les activités de la cimenterie de Jalabiya, en Syrie, a-t-on appris de source judiciaire. Ils avaient été placés en garde à vue mercredi pour interrogatoire par les enquêteurs de la douane judiciaire. Cette garde à vue a été levée vendredi matin et ils ont été déférés devant des juges d‘instruction chargés du dossier. L‘enquête porte sur les conditions dans lesquelles le groupe français – absorbé en 2015 par le Suisse Holcim pour former le géant du ciment LafargeHolcim – a maintenu en 2013-2014 ses activités en Syrie dans une zone de conflit, tenue notamment par l‘organisation de l‘Etat islamique (Daech). Une enquête interne a confirmé que de l‘argent avait été versé à des groupes armés. La filiale syrienne de Lafarge LCS est également soupçonnée d‘avoir utilisé du pétrole provenant de territoires contrôlés par Daech. Les anciens directeurs de LCS Bruno P. et Frédéric J. ont été mis en examen pour financement du terrorisme, mise en danger d‘autrui et violation de la réglementation relative aux relations financières avec l’étranger, précise-t-on de source judiciaire. Selon l‘avocat de Bruno P., Me Daniel Soulez Larivière, cette dernière incrimination vise des infractions présumées aux règlementations européennes sur les achats et ventes de matières premières en Syrie. Les deux anciens directeurs ont été placés sous contrôle judiciaire. Bruno P. “estime qu‘il est totalement innocent de ce dont on l‘accuse. Il a quitté la Syrie en 2014 alors qu‘il avait demandé à partir en 2013”, a déclaré à Reuters Me Daniel Soulez Larivière. Le troisième homme, Jean-Claude V., responsable de la sécurité du groupe et toujours salarié de LafargeHolcim, a été mis en examen pour financement du terrorisme et mise en danger d‘autrui et placé sous contrôle judiciaire. L‘avocat de cet ancien militaire des forces spéciales a déclaré à Reuters qu‘il entendait contester cette mise en examen selon lui “sans aucun fondement factuel et juridique” devant la Cour d‘appel de Paris, dans les prochaines semaines. Jean-Claude V., “qui n‘a jamais eu de pouvoir de décision au sein de la société Lafarge et n‘a cessé d‘alerter ses interlocuteurs opérationnels, n‘a commis aucune infraction pénale”, a expliqué Me Sébastien Schapira, qui fait valoir que son client “était contre tout accord avec des groupes armés”. Selon des sources familières du dossier, une nouvelle vague d‘interrogatoires de dirigeants ou anciens dirigeants du groupe, dont l‘ex-PDG Bruno Lafont, est attendue la semaine prochaine. Selon Le Parisien, ce dernier est convoqué mercredi. LafargeHolcim a déclaré en septembre condamner “avec la plus grande fermeté les erreurs inacceptables commises en Syrie”. Des organisations non gouvernementales, parties civiles dans ce dossier, souhaitent également faire la lumière sur ce que savait le gouvernement français de l’époque sur les activités de Lafarge en Syrie. La cimenterie de Jalabiya a été mise en service en mai 2010, juste avant que la situation en Syrie ne se détériore et place l’usine et son personnel dans une situation difficile en matière de sécurité.

Commission ONU enquête Syrie : Crala Del Ponte démissionne

 

Commission ONU enquête Syrie : Crala Del Ponte démissionne

 

«Je ne peux plus être dans cette Commission qui ne fait absolument rien», explique Carla Del Ponte, membre de la commission de l’ONU et ancienne  procureur du Tribunal pénal international (TPI). Elle accuse  les membres du Conseil de sécurité «de ne pas vouloir établir la justice». La Commission, créée en août 2011 par le Conseil des droits de l’Homme, quelques mois après le début du conflit syrien, a demandé à plusieurs reprises que le Conseil de sécurité saisisse la Cour pénale internationale dans le dossier syrien, mais la Russie, allié de Damas, s’y oppose. Présidée par le Brésilien Paulo Pinheiro, la Commission a déjà rendu de nombreux rapports mais n’a jamais été autorisée par Damas à se rendre sur place. Déclenché en mars 2011 par la répression de manifestations pro-démocratie et opposant initialement armée et rebelles, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des années. Il a fait plus de 330.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés. «Au début il y avait le bien et le mal. L’opposition du côté du bien et le gouvernement dans le rôle du mal», estime Carla Del Ponte. Désormais, «tous en Syrie sont du côté du mal. Le gouvernement Assad a perpétré de terribles crimes contre l’humanité et utilisé des armes chimiques. Et l’opposition n’est désormais composée que d’extrémistes et de terroristes», juge-t-elle. «Croyez-moi, des crimes horribles comme ceux commis en Syrie, je n’en ai pas vus au Rwanda, ni dans l’ex-Yougoslavie», dit-elle. Carla Del Ponte est connue pour son franc-parler et son impulsivité qui lui ont valu bien des inimitiés. Nommée procureur du Tribunal pénal international (TPI) pour l’ex-Yougoslavie fin 1999, cette petite femme aux cheveux blancs coupés courts a réussi à obtenir qu’un ancien chef d’État, le Serbe Slobodan Milosevic, réponde de crimes de guerre devant la justice internationale, une première. Cette soif de justice a guidé les choix de Carla Del Ponte, de ses investigations contre la mafia aux côtés du juge italien Giovanni Falcone aux enquêtes qu’elle a menées dans les milieux financiers suisses lorsqu’elle était à la tête du parquet fédéral dans les années 1990.

Etats-Unis seul pays avec la Syrie et le Nicaragua à refuser de l’Accord de Paris

Etats-Unis seul pays avec la Syrie et le Nicaragua à refuser de l’Accord de Paris

 

 

L’annonce des Etats-Unis était attendue Par ce retrait, les États-Unis rejoindront la Syrie et le Nicaragua comme les seuls pays du monde à ne pas participer à l’Accord de Paris. Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi son intention de faire sortir les Etats-Unis de l’Accord de Paris sur le climat, conformément à une de ses promesses de campagne de renégocier ce traité conclu en décembre 2015 dans la capitale française pour lutter contre le changement climatique. La France, l’Allemagne et l’Italie ont déclaré qu’à leurs yeux, l’Accord de Paris n’était pas renégociable tandis que l’ancien président américain Barack Obama évoquait ses regrets. L’Union européenne, tout en regrettant la décision « unilatérale » des Etats-Unis, a dit sa volonté de trouver de « nouvelles alliances » pour lutter contre le changement climatique. Le retrait des Etats-Unis, a-t-il dit, « représente une réaffirmation de la souveraineté américaine ». Mais, a-t-il ajouté, les Etats-Unis vont entamer des négociations, ou bien pour revenir dans l’Accord de Paris, ou bien pour avoir un nouvel accord « sur des termes qui soient équitables pour les Etats-Unis, leurs entreprises, leurs salariés, leur population, leurs contribuables. » Jeudi, Donald Trump est revenu sur son message de « l’Amérique d’abord » utilisé lors de son élection à la présidence des Etats-Unis l’an dernier. « J’ai été élu pour représenter les citoyens de Pittsburgh, pas de Paris », a-t-il lancé. « Nous ne voulons plus que d’autres dirigeants et d’autres pays se moquent de nous. Et ils ne le feront pas », a dit le président. « Dans le but de remplir mon devoir solennel de protéger l’Amérique et ses citoyens, les Etats-Unis se retireront de l’Accord de Paris sur le climat. » L’Accord de Paris sur le climat est entré en vigueur le 4 novembre dernier, après sa ratification par au moins 55 pays comptant plus de 55% des émissions de gaz à effet de serre de la planète. Les Etats-Unis et la Chine l’ont ratifié ensemble au tout début septembre 2016.

Rencontre Macron Poutine : au menu la Syrie et l’Ukraine

Rencontre Macron Poutine : au menu la Syrie et l’Ukraine

 

Le menu de la rencontre entre Emmanuel macro et Poutine risque d’être relativement indigeste. Il sera surtout question des problèmes qui fâchent,  c’est-à-dire des rapports entre la Russie et l’Ukraine, entre la Russie et la Syrie. Le dialogue ne sera sans doute pas inutile mais il ne faut guère espérer de décision très claire. La rencontre se terminera sans doute par un communiqué indiquant que les échanges ont été pragmatiques et francs   »J’aurai un dialogue exigeant avec la Russie. Mais ça veut dire malgré tout avoir un dialogue », a déclaré le chef de l’Etat français à l’issue du sommet du G7 de Taormine (Italie). « Je considère qu’il est indispensable de parler avec la Russie parce qu’il y a nombre de sujets internationaux qui ne se règleront pas sans avoir un échange exigeant avec les Russes. » « Nous devons parler avec la Russie pour changer le cadre de sortie de la crise militaire en Syrie et pour construire de manière beaucoup plus collective et intégrée une solution politique inclusive », a-t-il expliqué. Il a notamment regretté qu’aucun pays du G7 n’ait été autour de la table des discussions sur l’avenir de la Syrie qui se sont déroulées à Astana avec la Russie, l’Iran et la Turquie. Il entend également parler du dossier ukrainien « sans aucune concession sur le sujet » vis-à-vis de la Russie. »Sur ce point, d’ailleurs, je souhaite que nous puissions au plus vite, sous le format qu’on qualifie Normandie, avoir une discussion à quatre sur le sujet de l’Ukraine », a-t-il dit. La France, l’Allemagne, la Russie et l’Ukraine font partie de ce format .

Syrie – frappe américaine : Mélenchon, Le Pen et Fillon défendent Assad

Syrie – frappe américaine : Mélenchon, Le Pen et Fillon défendent Assad

 

La frappe américaine contre une base irakienne en réplique à l’utilisation de gaz toxique contre des Syriens confirme le clivage net entre ceux qui soutiennent l’alliance Assad Poutine et ceux qui la condamnent. En clair  Macron et Hamon condamnent nettement les crimes du président syrien soutenu par Poutine. D’un autre côté Fillon, Mélenchon et Le Pen trouvent  des excuses à Assad et critiquent  donc l’intervention américaine  Cette fracture reflète les désaccords exprimés ces dernières semaines entre ces mêmes candidats sur l’attitude à avoir vis-à-vis de la Russie, alliée du régime syrien. « Je suis un peu étonnée, parce que (le président américain) Trump avait indiqué à plusieurs reprises qu’il n’entendait plus faire des Etats-Unis le gendarme du monde et c’est exactement ce qu’il a fait hier », a dit Marine Le Pen, déplorant sur France 2 que la frappe ait eu lieu avant que la responsabilité du régime syrien ait été établie par l’Onu. « Ce que je voudrais, c’est qu’on ne retrouve pas le même scénario qu’on a pu voir en Irak, en Libye, qui en réalité sont des processus qui ont entraîné le chaos, qui ont fini par conforter le fondamentalisme islamiste et les structures terroristes qui, du coup, ont profité de ce renforcement pour venir nous frapper sur notre sol », a ajouté la candidate du Front national. Une inquiétude partagée par François Fillon, qui se présente en champion d’une lutte contre le « totalitarisme islamique ». Emmanuel Macron a répété la position qu’il avait exprimée quelques heures avant que la frappe américaine soit connue. « Mon souhait, c’est qu’il y ait une action coordonnée sur le plan international en représailles au régime de Bachar al Assad et aux crimes qui ont été commis », a dit le candidat d’En Marche ! Lors d’un déplacement en Corse.

Une majorité de Français ne veulent pas des migrants de Syrie, pourquoi ?

Une majorité de Français ne veulent pas  des migrants de Syrie, pourquoi ?

 

Selon un sondage Elabe,  57% des Français, contre 43%, s’opposent à ce que la France accueille une part des migrants et réfugiés qui ont afflué en Europe en provenance de Syrie.. Des français ne veulent pas davantage de migrants en provenance d’autres régions. On pourrait en conclure que les Français sont égoïstes voire racistes. En vérité les Français sont sensibles à cette tragédie que  représente l’immigration surtout lorsqu’il s’agit de réfugiés. Leur avis est surtout motivé par le fait  que la France se montre  complètement incapable d’assimiler certaines  populations d’origine étrangères. Certes beaucoup parviennent à s’intégrer mais sans doute tout autant voir davantage sont à l’origine de la création de zones de non-droit où la sécurité et la civilité sont en permanence menacée. Des zones où l’État ne pénètre que rarement d’ailleurs où se  développent  des commerces illicites comme celui du trafic de drogue. Officiellement ces zones dites sensibles seraient au nombre d’environ 750, c’est-à-dire en moyenne 7 par département. En réalité il faudrait en compter plusieurs milliers. Même dans nombre de petites villes de 10 000 à 20 000 habitants on compte un ou plusieurs quartiers devenus des zones de non-droit et où il ne fait pas bon de sortir ou d’entrer après 22 heures. Les habitants les plus socialisés quittent progressivement ces quartiers, nombre d’appartements ne sont plus occupés car les conditions de cohabitation sont intolérables. La plupart des hommes politiques qui parlent de plan de rénovation, de réhabilitation, ne connaissent pas grand-chose des réalités de ces quartiers. Bien sûr ils n’y vivent  pas et ils résident  très loin. Ce sont ces « sauvageons » comme les appelle Jean-Pierre Chevènement qui alimentent les réticences françaises car leur comportement remet en cause l’harmonie des relations entre les groupes et les individus. Mon propos pourra être facilement qualifié de raciste par les sophistes qui théorisent sur l’immigration. Je précise toutefois que je suis marié avec l’une de ses réfugiés en provenance d’Afrique Noire où j’ai été coopérant bénévole pendant 10 ans.

 

 

Syrie : Accord USA/Russie très virtuel

Syrie : Accord USA/Russie très virtuel

 

Le nouvel accord concernant la Syrie passée entre les États-Unis et la Russie risque lui aussi de demeurer virtuel rien n’a encore changé. Il faut dire que la situation n’est pas simple car les guerriers sont multiples : les djihadistes bien sûr,  l’armée officielle de la Syrie, qui combat tout autant les djihadistes que les ressortissants syriens rebelles, des rebelles dans certains sont modérés, d’autres aussi radicalisés,  sectaires et sanguinaires que ceux de l’état islamique. Bref un véritable bourbier.  Les Etats-Unis et la Russie ont cependant conclu samedi un accord destiné à raviver les négociations de paix en Syrie sans parvenir toutefois à convaincre l’opposition qui doute que le texte permette de mettre fin aux combats, alors que les affrontements s’intensifient à Alep, dans le nord du pays. L’accord conclu sous l’égide de Moscou et Washington prévoit l’instauration d’une trêve dans tout le pays, lundi au coucher du soleil, une amélioration des conditions de travail des organisations humanitaires et l’élaboration d’un plan ciblant les groupes islamistes. Quelques heures à peine après l’annonce de la conclusion de l’accord, l’armée syrienne attaquait les positions tenues par les rebelles à Alep, les forces gouvernementales s’efforçant de gagner le maximum de terrain possible avant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. Cette opération de l’armée se heurte toutefois à la résistance des rebelles qui ont annoncé prévoir une contre-offensive. « Il y a des combats sur tous les fronts du sud d’Alep, mais les affrontements les plus violents se produisent à Amiryah », a déclaré à Reuters le capitaine Abdoul Salam Abdoul Razak, porte-parole des Brigades Nour al Dine al Zinki. Les combats ont fait des dizaines de milliers de morts depuis cinq ans à Alep, ancien poumon économique de la Syrie et cible tant des insurgés, dont certains sont soutenus par les Occidentaux, que des forces gouvernementales, appuyées par la Russie et l’Iran. L’opposition, de son côté, ne cache pas son scepticisme. Elle rappelle que les derniers accords de ce genre n’ont pas été respectés, accusant notamment Damas et Moscou d’avoir poursuivi les bombardements. Les rebelles modérés de l’Armée syrienne libre (ASL) ont ainsi déclaré samedi qu’il y avait peu de chances que le nouvel accord de paix USA-Russie ait un véritable impact sur le cours du conflit tandis que l’opposition réunie au sein du HCN faisait elle aussi part de ses doutes. Fares al Bayouch, qui dirige la Division du Nord de l’ASL, a déclaré que la Russie et la Syrie n’avaient pas respecté le dernier accord et que les chances de réussite de la nouvelle trêve étaient identiques à celles de la précédente. Le porte-parole des Brigades Nour al Dine al Zinki, groupe qui fait aussi partie de l’ASL, a de son côté dit redouter que l’accord donnerait l’occasion à l’armée syrienne de reprendre des forces et d’envoyer à Aelp des milices supplémentaires soutenues par l’Iran. Le Haut comité syrien des négociations (HCN), créé fin 2015 en Arabie saoudite, a expliqué ne pas avoir reçu de copie de l’accord et dit qu’il ne réagirait qu’une fois que ses membres auront été consultés. En plus des combats à Alep, des bombardements ont été signalés à Idlib où des avions présentés comme russes ont visé un marché très fréquenté, faisant de nombreuses victimes, a-t-on appris auprès d’habitants et de l’Observatoire syrien des droits de l’homme.

(Avec Reuters)

Une intervention turque en Syrie pas neutre

Une intervention turque en Syrie pas neutre

 

L’intervention d’Erdogan en Syrie n’est pas neutre, certes elle vise à combattre Daech  mais tout autant à limiter l’influence des kurdes et à donner une légitimité au grand nettoyage interne après l’échec du putsch. Invité sur Europe 1, le politologue Dominique Moïsi analyse les motifs de l’intervention au sol turque en Syrie lancée mercredi. C’est une grande première en cinq ans de conflit syrien. Mercredi, la Turquie a lancé sa première grande offensive au sol contre l’organisation Etat islamique, traversant la frontière et bravant Damas. L’opération, baptisée « Bouclier de l’Euphrate », a permis aux rebelles syriens de reprendre la ville de Djarablous, jusque-là sous administration de l’EI. Ces grandes manœuvres sont soutenues et saluées par les puissances de la coalition, Etats-Unis et France en tête. Mais pour Dominique Moïsi, conseiller spécial à l’Institut Français des Relations Internationales, ce soudain bellicisme turc n’a rien de désintéressé, et révèle la politique ambiguë d’Erdogan : « Sous prétexte de combattre l’Etat Islamique, les Turcs font le ménage. La date n’est pas neutre. le fait que la Turquie fasse une telle démonstration de force mercredi, au moment où Joe Biden arrive en Turquie, est très significatif. C’est un message adressé à la communauté internationale, une manière de dire : peut-être que vous ne m’aimez pas mais vous avez besoin de la Turquie, vous n’avez pas le choix ».Avec ce signe de bonne volonté, la Turquie se rapproche également encore un peu plus de ses alliés traditionnels, avec lesquels elle était en froid dernièrement. La raison de ce revirement ? Elle est à rechercher du côté des troubles politiques qui ont agité le pays et mis en danger Erdogan d’après Dominique Moïsi : « Aujourd’hui Erdogan s’est rendu compte qu’il ne pouvait pas affronter des putschistes chez lui sans l’appui de ses alliés. D’où ces rapprochements parfois spectaculaires avec Israël, avec l’Iran, avec les Etats-Unis et avec la Russie. »  Avec les Etats-Unis justement, la Turquie est actuellement en pourparlers sur une potentielle extradition de Fethullah Gülen, le prédicateur accusé d’avoir ourdi le putsch contre le régime, qui vit depuis des années aux Etats-Unis. Le vice-président Joe Biden, actuellement en visite en Turquie, tente de ne pas braquer la Turquie sur le sujet pour qu’Ankara continue à aller dans le sens de la coalition. Un jeu fin que décrypte bien le chercheur : « Les Etats-Unis disent « nous vous comprenons » mais ajoutent que l’extradition de Gülen n’est pas du ressort de la Maison Blanche, que ce sont les juges qui décideront. Pour faire passer le message, Joe Biden est le meilleur choix possible. Il est le numéro deux des Etats-Unis, et une personnalité chaleureuse qui parviendra à faire passer des messages à Erdogan. 

(Europe 1)

« Si on arrête la guerre » en Syrie, « les attentats cesseront » !!! (Mélenchon)

« Si on arrête la guerre » en Syrie, « les attentats cesseront » !!! (Mélenchon)

 

 

Une curieuse déclaration de Jean-Luc Mélenchon qui pense que si la France arrête la guerre en Syrie les attentats cesseront en France. On voit mal pourquoi l’État islamique mettrait brusquement fin à sa conquête guerrière et à son objectif de dictature en Syrie, en Irak et maintenant en Libye. D’autre part nombre de pays qui ne sont pas directement impliqués dans cette guerre contre l’État islamique sont aussi victimes des mêmes attentats. Une vision donc assez simpliste de Jean-Luc Mélenchon doublement aveuglé par son antimilitarisme naïf et son soutien de fait à Poutine. Une déclaration irresponsable véritable cocktail de contradictions. Jean-Luc Mélenchon, cofondateur du Parti de gauche et candidat à la présidentielle de 2017, juge « vraisemblable » que « si on arrête la guerre » en Syrie, « les attentats cesseront » en Europe, a-t-il déclaré dimanche sur Canal+.  »Si on arrête la guerre là-bas, il est vraisemblable que les attentats cesseront », a estimé Jean-Luc Mélenchon. Relancé sur le fait de savoir si c’était « aussi simple que ça », le député européen a répondu: « Il y a d’autres paramètres, mais commençons donc par admettre ce point. La guerre que nous menons là-bas se prolonge ici. Voilà. Ça, c’est un fait acquis, tout le monde le sait. » « Nous avons donc un ennemi que nous bombardons là-bas et qui, ici, trouve des gens pour mener des opérations de commando. Nous sommes dans un état de guerre dont le principe de base est l’action imprévue et on ne peut pas savoir où on va être frappé », a-t-il ajouté. La réponse au terrorisme, selon lui, ce n’est pas « d’espionner tout le monde par quartiers entiers ». « Moi, je crois aux moyens humains, on infiltre, on met des gens » pour le renseignement. Or, a-t-il regretté, « l’État est anémié » et il manque des moyens humains pour mener cette action. Toutefois, veut croire Jean-Luc Mélenchon, les djihadistes « ont perdu d’avance, ils vont nous tuer beaucoup, mais nous finirons par l’emporter ».

(Avec AFP)

Syrie : retrait surprise des Russes

Syrie : retrait surprise des Russes

 

 

Poutine a surpris tout le monde en annonçant le retrait de la plupart de ses troupes. Le président russe considère que son pays a atteint ses objectifs qui consistaient essentiellement à conforter le pouvoir de Bachar El-Assad. Une mission effectivement remplie puisque l’aviation russe a davantage pilonné les opposants kurdes que les positions de l’État islamique. On peut expliquer aussi ce retrait par les difficultés économiques très importantes que connaît aussi la Russie avec une croissance dans le rouge et un écroulement de ses recettes liées à la baisse des matières premières. Notons au passage que les autres pays qui luttent contre l’État islamique éprouvent aussi des difficultés financières à financer l’effort de guerre cela vaut y compris pour la France dont les bombardements sur l’état islamique sont actuellement chichement mesurés. Même les Américains ne s’investissent pas à la hauteur du potentiel militaire dont il dispose. Ce qui est aussi  que ce conflit contre l’État islamique s’éternise. Une bonne nouvelle toutefois ce retrait des Russes va peut-être favoriser les négociations de paix entre ceux qui luttenet  contre l’État islamique. Avec l’appui des soldats russes, Vladimir Poutine considère que les forces armées syriennes ont été en mesure de « renverser la situation dans le combat contre le terrorisme international et ont repris l’initiative dans presque tous les domaines« . « Le travail effectué par nos soldats a créé les conditions nécessaires au lancement du processus de paix« , a souligné le président russe à l’issue d’une réunion au Kremlin avec ses ministres de la Défense et des Affaires étrangères. La Russie est intervenue fin septembre 2015 en Syrie pour aider l’armée du président syrien Bachar al Assad, alors en grande difficulté, à contenir les forces rebelles, notamment dans l’ouest du pays. Cet appui s’est principalement traduit par des frappes aériennes contre les insurgés. Les Occidentaux ont toutefois accusé la Russie de privilégier, notamment durant les premiers mois, des frappes sur les rebelles plutôt que sur Daech. La décision surprise du Kremlin intervient le jour même de la reprise des négociations de paix sur la Syrie à Genève, sous l’égide des Nations unies. 

Migrants : retour vers la Syrie ?

Migrants : retour vers la Syrie ?

 

Un mini sommet des chefs d’État de l’Allemagne, de la Turquie, des Pays-Bas,  de la France et de l’Autriche pour envisager le retour des migrants vers la Syrie de sauver Schengen. Il s’agit d’abord de bloquer les migrants en Turquie voire de rapatrier certains qui sont parvenu à atteindre l’Europe. De toute évidence il y a un revirement certain de la politique européenne d’immigration. En cause les différentes mesures prises par certains pays avec le rétablissement des frontières qui risquent de faire exploser Schengen. Aussi les réactions négatives en Allemagne vis-à-vis de la politique d’accueil des réfugiés de la part de  Merkel. Le contrat discuté ces derniers jours entre Bruxelles et Ankara va beaucoup plus loin que le «pacte» négocié en novembre. Il s’agissait alors pour la Turquie d’immobiliser chez elle 2,5 millions de Syriens, en échange d’une assistance humanitaire européenne de 3 milliards d’euros.  Avec quelques alliés, l’Allemagne veut forcer la marche: obtenir de la Turquie qu’elle reprenne ceux qui arrivent illégalement en Grèce, en échange d’un mécanisme qui organiserait dès cette année l’accueil direct en Europe de dizaines de milliers de demandeurs d’asiles hébergés dans les camps turcs. Il s’agirait de remplacer un trafic dangereux, à la merci des passeurs, par une organisation solide, prévisible et co-gérée par Ankara, le HCR et le pays d’accueil final. «Il n’est pas inconcevable qu’un réfugié parvenu en Grèce après avoir traversé la mer Égée soit ainsi renvoyé sans délai en Turquie, avant de revenir en Europe plus tard, par la voie légale», confie un négociateur.  Le week-end dernier, le premier ministre Manuel Valls refusait par avance tout mécanisme permanent, affirmant que l’Europe «ne peut pas accueillir davantage de réfugiés». À l’automne, le président Hollande s’était pourtant dit favorable au projet initial de la chancelière.

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