Archive pour le Tag 'favorables'

Aide à l’Ukraine: Les Français toujours favorables

 Aide à l’Ukraine: Les Français toujours favorables

 

Pour près des trois quarts des personnes interrogées en France, la livraison à Kiev de matériel humanitaire (médicaments, nourriture…) doit être maintenue (44% des sondés) ou augmentée (32%), selon cette enquête d’opinion réalisée du 13 au 15 février auprès d’un échantillon représentatif de 1000 personnes, âgées de 18 ans et plus, résidentes de France métropolitaine.

La livraison d’armes françaises à l’Ukraine devrait quant à elle se poursuivre (41%) ou augmenter (21%), contre 38% d’avis défavorables, révèle ce sondage. Les partisans de l’aide militaire française sont toutefois en recul de 10 points de pourcentage par rapport à juin 2023. L’opinion publique approuve par ailleurs en majorité (70%) les sanctions économiques imposées à la Russie à la suite de l’invasion de l’Ukraine, contre 30% qui estiment qu’il faudrait les réduire.

Quant à l’accueil des réfugiés ukrainiens en France, 46% des sondés souhaitent qu’il se maintienne et 19% qu’il augmente. Quelque 35% veulent que cet accueil se réduise, soit 11 points de plus qu’en juin 2023.

Les discours sur l’énergie: Favorables au nucléaire

 

Nous avons pour cela analysé plus de 34 000 articles de presse nationale (de journaux comme Le MondeLe FigaroLes Échos ou Libération, à la fois les plus vendus et représentatifs d’une diversité de bords politiques) publiés entre 2005 (quand l’énergie éolienne commence à être déployée en France) et 2022. Ce travail a été articulé en deux temps : une analyse textuelle algorithmique pour faire émerger les grandes classes de mots par période ; et une analyse qualitative au travers des citations d’articles les plus représentatives par classe pour mieux comprendre leur contexte de production, et donc l’image de ces infrastructures. Nombre d’articles mentionnant au moins deux fois le terme nucléaire ou éolien faisant l’objet de notre analyse. En termes de volume, si le nombre d’articles de presse mentionnant (au moins deux fois) l’éolien ne représente en moyenne que 10 % des volumes d’article sur le nucléaire, celui-ci a été multiplié par 3,5 fois entre la période 1 et la période 3, contre 1,6 fois pour le nucléaire. 

par

Carine Sebi, Grenoble École de Management (GEM) et Frédéric Bally, Grenoble École de Management (GEM) dans The Conversation 

De 2005 à 2010, de nombreux articles évoquent la « sûreté du nucléaire » à travers des mouvements de contestation portés par les manifestations d’opposants tels que « Sortir du nucléaire », pour dénoncer les risques encourus par l’utilisation de l’énergie nucléaire, faisant référence à la catastrophe de Tchernobyl ou à la gestion des déchets radioactifs avec le projet d’enfouissement à BureÉvolution des classes de mots émergentes sur le corpus de presse nucléaire de 2005 à 2022. Celles relatives à la géopolitique ont ici été retirées pour simplifier la lecture. Le pourcentage associé à chaque classe correspond au poids des mots associés et utilisés dans les articles de la période concernée. Pour plus de détails voir exemple de mots associés à la classe « mix énergétique » dans les nuages de mots de la figure 3. Les auteurs

« Le 25 janvier 2010, des militants de Greenpeace bloquaient ainsi par trois fois dans la Manche un convoi d’uranium en provenance de Pierrelatte. Seize personnes avaient été interpellées à l’issue de l’opération. » (Le Monde, 17 février 2010)

En 2011 avec l’accident de Fukushima-Daishi au Japon, cette question de la sûreté s’intensifie dans la presse et s’invite dans le débat politique en vue des présidentielles de 2012. Si la transparence au sujet de la gestion des centrales et des incidents locaux est accrue, la production électronucléaire n’est pas remise en cause.

« François Hollande, qui jugeait au printemps qu’ »un candidat socialiste ne peut prétendre sortir du nucléaire », s’engage à “réduire de 75 % à 50 % la production d’électricité d’origine nucléaire à l’horizon 2025”. » (Le Monde,15 septembre 2011)

relance franche du nucléaire

Les critiques émises quant à la construction de l’EPR de Flamanville qui accuse des retards et une hausse significative de son coût prennent de l’ampleur sur la dernière période 2017-2022.

« Un nouveau retard pour l’EPR de Flamanville et 400 millions d’euros de coût supplémentaire. EDF annonce ce mercredi de nouveaux retards et surcoûts pour le réacteur nucléaire EPR à la suite des problèmes de soudures rencontrés sur le chantier. » (Libération, 19 décembre 2022)

Le sujet du nucléaire prend une place de plus en plus importante dans l’« agenda politique » sur la dernière période, marquée par deux élections présidentielles. Si Emmanuel Macron fraîchement élu promet d’exécuter la promesse d’Hollande de fermer Fessenheim, son deuxième mandat débute par une crise énergétique qui l’aide à justifier son choix d’une relance franche du nucléaire.

« Pour faire face à la crise, il nous faudra une électricité puissante, pilotable, disponible à la demande et seul le nucléaire peut apporter ces solutions. » (Le Figaro, 22 septembre 2022)

Dans le même temps, on note la disparition de la classe « sûreté nucléaire », quand bien même la période se termine avec la crainte d’une catastrophe nucléaire de la centrale de Zaporijia depuis le début de la guerre en Ukraine.

Intéressons-nous maintenant à l’éolien. Du fait de la forte dépendance aux énergies fossiles et d’un mix électrique déjà décarboné (en très grande partie grâce au nucléaire), la part des renouvelables (hors hydraulique) est faible en France jusqu’en 2010 (1,1 % de la production primaire d’énergie éolienne en France en 2008).

Les rares articles sur le sujet dans la presse nationale (environ 100/an contre 1500/an pour le nucléaire dans les mêmes journaux sur la période 2005-2010) mettent surtout en avant « le retard français » en matière de développement des renouvelables, dont l’éolien.

« La France reste loin derrière l’Allemagne en termes de puissance installée en éolien. » (Les Échos, 2 juillet 2008)

Ce retard français perd de l’importance entre 2011 et 2016 puis disparaît, malgré l’annonce d’une amende pour la France de 500 millions d’euros en novembre 2022, causée justement par son retard dans le développement des énergies renouvelables par rapport aux objectifs de la Commission européenne.

 contestations sur l’éolien

Notons, par comparaison avec le nucléaire, l’apparition d’une classe « contestations locales », qui prend de l’ampleur à mesure que les projets éoliens se développent dans le temps. Dès 2005, l’éolien est contesté à la fois par les riverains et les professionnels (pêche, notamment offshore) qui dénoncent le développement anarchique de projets.

Entre 2011 et 2016, les contestations s’intensifient et s’étendent aux élus, l’éolien devient un objet de crispation dans les instances de consultation et de concertation locales.

« Tout un symbole : le projet de construction de ce qui pourrait être le premier parc éolien en mer de France divise élus, associations, riverains, pêcheurs. » (Libération, 7 mai 2011)

L’objet des résistances n’évolue pas sur la période suivante : impacts négatifs sur les paysages et la biodiversité, nuisances sonores et faible productivité. La sensibilité́ du public s’est accrue, poussée par quelques contestations emblématiques comme celle lancée en 2020 par Stéphane Bern contre l’éolien.

« La France ne peut se permettre, en plus, une politique éolienne meurtrière pour nos paysages et nos pêcheurs, inutile pour la défense du climat et bientôt insupportable pour les finances des particuliers comme pour celles de l’État. » (Le Figaro, 6 mai 2020, tribune de S. Bern)

Les contestations sont alimentées par des recours juridiques – soit par des associations, soit par des élus – contre des projets en cours de construction ou déjà réalisés et des demandes d’annulation de permis de construire.

L’analyse du corpus de texte associé aux deux énergies révèle l’apparition d’une classe majeure et récurrente au cours du temps (qui s’intensifie dans le cas de l’éolien) : celle du « mix énergétique ». Les deux énergies, décarbonées, contribuent au même titre à la transition énergétique et l’atteinte de l’objectif de neutralité carbone d’ici à 2050.

« Il s’agit de compenser rapidement le déclin de la production de pétrole et de gaz de la mer du Nord pour atteindre les objectifs ambitieux de réduction des émissions de CO2 qui passe par le développement du nucléaire et des énergies renouvelables éolien et solaire. » (Le Monde, 25 septembre 2008)

Les annonces gouvernementales à partir de 2011 remettent en question l’importance du nucléaire et de nombreux articles présentent l’éolien comme un élément essentiel de la transition énergétique souhaitée par l’État français et l’Europe.

Retour en grâce du nucléaire

Le point de bascule survient après 2017 avec le retour en grâce du nucléaire : si l’éolien est toujours vu comme nécessaire, ses faiblesses – qui sont celles des renouvelables en général (intermittence, faible productivité, impact sur le paysage) – sont de plus en plus récurrentes. «

Ces difficultés sont souvent mises en perspective avec l’Allemagne qui a déployé massivement les renouvelables (de 6% en 2000 à 39% en 2020 d’électricité produite), en diminuant progressivement le nucléaire (de 30% à 12% sur la même période) et en maintenant une part importante d’électricité produite à partir du charbon et du gaz naturel (46% en 2021 versus 62% en 2000)). »

« D’autant que l’Allemagne, où les énergies renouvelables progressent, ne pourra pas remplir son objectif de réduction de 40 % de ses émissions de gaz à effet de serre en 2020 par rapport à 1990 en raison de sa forte consommation de charbon. » (Le Monde, 16 novembre 2017)

Le nucléaire tend, lui, à s’imposer comme la solution privilégiée, avec toujours en toile de fond la comparaison et la critique implicite de l’éolien ou des ENR. Il est promu comme une énergie complétant l’intermittence des énergies renouvelables.

« Autant les pro-gaz que les pro-nucléaire s’entendent pour faire valoir que les énergies renouvelables éolien et solaire déjà labellisées par la commission souffrent de production intermittente et ne permettront pas dans les prochaines années de fournir une électricité à bas prix et dont on peut maîtriser la production : nous devrons donc avoir recours au nucléaire. » (Le Figaro, 1 janvier 2022)

De nombreux scénarios prospectifs démontrent qu’avec ou sans énergie nucléaire, il est nécessaire d’augmenter en France nos capacités de production d’énergie renouvelable. À ce titre, la décentralisation de la production d’énergie renouvelable conduit à la multiplication des projets d’aménagement et donc à l’augmentation mécanique des points de friction avec la société civile – dont la sensibilité s’est accrue ces dernières années.

Le « permis social d’opération » est devenu aujourd’hui une question centrale dans l’élaboration de la stratégie des opérateurs d’infrastructures énergétiques renouvelables comme l’éolien. D’après notre analyse, l’opposition à ce dernier s’intensifie et se structure, à l’inverse du nucléaire qui bénéficie dans le même temps d’un regain d’intérêt (outre les références à l’EPR).

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L’analyse des articles de presse sur ces 17 dernières années reflète l’attachement historique du pays au nucléaire. La stratégie énergétique annoncée dernièrement par le président l’inscrit dans le long terme.

Le nucléaire a su maintenir en France une place dominante dans le débat énergétique malgré des stigmates forts (déchets, retards de l’EPR ou accident de Fukushima). Un phénomène qui relate la prépondérance persistante (dans les médias) des certitudes et du discours technique des « nucléocrates ».

Entrée de l’Ukraine dans l’union européenne : seulement 30 % des Français favorables

Entrée de l’Ukraine dans l’union européenne : seulement 30 % des Français favorables

À ce jour, huit pays sont officiellement candidats à une adhésion au sein de l’UE : la Turquie, la Macédoine du Nord, le Monténégro, la Serbie, l’Albanie, l’Ukraine, la Moldavie et la Bosnie-Herzégovine. En moyenne, seulement 37% des sondés des six pays sont favorables à une intégration de l’Ukraine au sein de l’UE, contre 33% qui s’y opposent. 30% ne savent pas ou sont indifférents. En France, le doute est plus marqué : 29% y sont favorables et 35% défavorables. L’Hexagone n’est pas non plus le pays le plus hostile : en Autriche, le soutien est de seulement 28% et l’opposition monte à 52% (le seul des six pays où cette valeur dépasse les 50%). Inversement, le Danemark et la Pologne sont les plus favorables à cette candidature (respectivement 50% et 47%).

Concernant un éventuel élargissement de l’UE , Les repères sont assez peu enthousiastes. En moyenne, le rejet le plus fort concerne les candidatures de l’Albanie (35%), du Kosovo (37%) et de la Turquie (51%). Ces chiffres sont encore supérieurs en France (respectivement 41%, 42% et 58%).

Pour les Français interrogés, le constat est relativement similaire. Pour respectivement 45% et 38% d’entre eux, l’impact de l’adhésion de l’Ukraine serait «négatif» pour la sécurité et l’économie de l’UE. Les réponses «positives» ne s’élèvent qu’à 18% et 24%.

De tels résultats aussi peu positif se nourrisse sans doute des insatisfactions des Européens et des Français en particulier concernant la dynamique de l’union européenne tant sur le plan économique que sécuritaire.

Le problème est politique mais aussi méthodologique. En effet les sondés ne disposent pas d’une situation de référence sans l’union européenne et ne peuvent donc imaginer quelle serait la situation de leur pays en l’absence de l’Europe économique. Exemple : sans l’union économique le franc aurait sans doute déjà été dévalué d’au moins 50 % car ce sont surtout les exportations allemandes et la situation financière outre-Rhin qui assure l’équilibre de l’euro

Sondage police: avis favorables pour 57% des Français

Sondage police: avis favorables pour 57% des Français

Selon le dernier sondage Ifop réalisé pour Le Figaro, ils sont respectivement 43% et 14% à ressentir de la confiance ou de la sympathie envers les forces du maintien de l’ordre, soit un total de 57% d’avis positifs. La police inspire de l’inquiétude ou de l’hostilité pour 32% des interrogés, tandis que 11% d’entre eux n’ont pas d’opinion. «Il y a une tension extrême dans le pays liée à la contestation de la réforme des retraites. Une majorité silencieuse est en demande d’ordre et de sécurité et c’est la police qui incarne ça», analyse Frédéric Dabi, directeur général de l’institut.

«L’image de la police reste extrêmement clivée», précise toutefois le sondeur. Politiquement d’abord, la police n’inspirant confiance ou sympathie qu’à 20% des sympathisants de La France insoumise, et 35% de ceux des écologistes. Les chiffres sont plus élevés en ce qui concerne les proches du Parti socialiste (60%), du Rassemblement national (61%) et plus encore de Renaissance (84%) et des Républicains (90%). Le clivage est aussi générationnel, puisque les opinions positives des plus jeunes (18-24 ans) à l’égard de la police ne dépassent pas les 37%. À l’inverse des 65 ans et plus (74%).

Si sa prise de position s’est fait attendre après la mort du jeune Nahel, Marine Le Pen est la personnalité politique qui sort la moins affaiblie des émeutes qui traversent le pays : 39% des Français se disent satisfaits par son attitude. C’est davantage qu’Emmanuel Macron (33%), et bien plus encore que Jean-Luc Mélenchon, dont les troupes tentent pourtant de porter la voix des quartiers populaires. Accusé par les bancs de la droite d’attiser la colère, le candidat malheureux de la présidentielle récolte pas moins de 80% d’avis défavorables.

Un résultat similaire pour le président de Reconquête!, Éric Zemmour, dont le discours de fermeté ne semble pas avoir convaincu les Français et qui ne récolte que 22% d’opinions favorables. Tout comme le président des Républicains, Éric Ciotti (24%), lequel plaide depuis plusieurs jours pour instaurer l’état d’urgence.

« Des juges plus favorables aux grévistes» !!!

«Des juges plus favorables aux grévistes» !!!
Par Corinne Lhaïk

par Joël Grangé est avocat associé, Flichy Grangé avocats.

Un article qui peut se discuter d’abord parce qu’il évite de distinguer la nature des conflits. Or la plupart dans le privé concernent des questions de licenciements collectifs qui ne sont que rarement remis en cause par une décision de justice même en cas biens sociaux, de mauvaise gestion ou de délocalisation peut justifiée. NDLR

Alors que la contestation sur la réforme des retraites présentée par le gouvernement avance, les organisations syndicales invitent les salariés ou les agents à recourir à la grève et envisagent différentes formes de mouvement. C’est l’occasion de rappeler que le droit de grève est un droit constitutionnel. L’article 7 du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 le proclame par la formule : «Le droit de grève s’exerce dans le cadre des lois qui le réglementent ». En dehors des services publics, le législateur n’est pas beaucoup intervenu, si ce n’est pour interdire à l’employeur de remplacer les salariés grévistes par des salariés temporaires.

Toute action des salariés destinée à perturber le fonctionnement de l’entreprise ne constitue pas pour autant une grève. Ainsi, la grève ne légitime pas les atteintes aux biens et aux personnes. La dégradation de matériel ou de marchandises ou encore les violences physiques ne constituent pas une grève. Elle n’autorise pas non plus les atteintes à la liberté du travail des non-grévistes et même à la liberté d’entreprendre.

Le silence législatif a conduit les juges à définir ce qu’il convenait d’entendre par grève et les conditions dans lesquelles elle pouvait s’exercer. La grève se définit comme une cessation totale et collective du travail en vue d’obtenir la satisfaction de revendications professionnelles. Cependant, force est de constater que dans le cadre de cette définition, les juges ont tendance à retenir des positions de plus en plus favorables aux grévistes. La grève n’a pas besoin d’être majoritaire au sein du personnel, il suffit de deux salariés… Elle n’est pas subordonnée à un préavis (sauf dans certains services publics). Cette bienveillance des juges peut se comprendre. Il s’agit d’un ultime mode de pression. Le droit de grève est exigeant pour le salarié puisqu’il entraîne une privation de rémunération.

Pour autant, et c’est la difficulté, les modalités de la grève autorisées par les juges sont de moins en moins strictes et conduisent parfois à autoriser des mouvements dont les conséquences sont pour les entreprises sans commune mesure avec la concession inhérente en principe à ce droit de grève, l’abandon de sa rémunération.

Grande souplesse. La jurisprudence sur les débrayages répétés est symptomatique d’une grande souplesse des juges du fond et de la chambre sociale de la Cour de cassation qui englobe dans la notion de grève des pratiques diversifiées. En effet, certaines situations sont distinguées alors même que leurs effets ressentis pour les entreprises sont similaires. Plus précisément, la grève perlée, soit le ralentissement des cadences sans arrêt de travail à proprement dit, n’est pas considérée comme une grève. Or, ce mouvement peut pourtant être assimilé dans ses effets aux grèves de très courte durée dont la brièveté n’affecte pas la régularité. Un arrêt de travail d’un quart d’heure minimum toutes les heures pendant dix jours ou encore un arrêt de travail de deux fois cinq minutes par heure ont pu être reconnus comme des grèves licites.

En outre, si la grève tournante est interdite dans le secteur public, elle est permise dans le secteur privé. Les grèves tournantes prennent la forme d’arrêts de travail de durée variable, affectant successivement les différents secteurs de l’entreprise. Ainsi, des mouvements d’arrêt de travail qui se succèdent presque continuellement pendant plus d’un mois notamment dans un atelier occupé par 600 salariés et ayant entraîné une paralysie croissante de la fabrication puis l’arrêt total de l’atelier ont pu être jugés licites. Ces grèves infligent pourtant un sérieux dommage à l’employeur du fait d’un arrêt continu du travail.

« La grève, bien que licite, peut être abusive. Cet abus est caractérisé dès lors que la grève entraîne la désorganisation de l’entreprise. Mais l’abus du droit de grève est quant à lui de plus en plus rarement retenu »

On relève d’ailleurs que les grévistes empruntent de plus en plus ces voies de conflits beaucoup plus ponctuels et ciblés. On observe en effet la multiplication des cas des grèves de très courte durée créant une rupture dans le parallélisme entre les pertes consenties par les uns et par les autres.

La grève, bien que licite, peut être abusive. Cet abus est caractérisé dès lors que la grève entraîne la désorganisation de l’entreprise. Mais l’abus du droit de grève est quant à lui de plus en plus rarement retenu. Les tribunaux sont très restrictifs sur la notion de désorganisation de l’entreprise : il faudrait une véritable mise en péril, manifeste et anormale, de l’existence de l’entreprise. Il n’y a pas abus du droit de grève lorsque la perturbation n’est que la conséquence normale de la limitation de la durée du travail. Une perte importante et anormale de production provoquée par des arrêts de courtes durées ne rend pas pour autant la grève abusive.

Pourtant, cette distinction opérée entre désorganisation de l’entreprise et celle de la production apparaît artificielle, la survie de l’entreprise étant incontestablement liée au maintien de sa production.

Indulgence. Ce régime particulièrement indulgent érigé par la jurisprudence mériterait d’être mieux encadré surtout lorsque, comme cela risque d’être le cas, les premières victimes de l’exercice du droit de grève n’ont aucun moyen d’agir sur ses causes. Théoriquement la grève est un ultime mode de pression sur celui qui décide. Ici, la réforme des retraites n’est pas décidée par les entreprises mais par le gouvernement.
Ainsi, sans vouloir nier le caractère constitutionnel du droit de grève, il semble nécessaire de pallier le silence du législateur et de rétablir un exercice raisonné du droit de grève en recherchant une proportionnalité entre l’ampleur du mouvement, ses causes et ses conséquences.

Joël Grangé est avocat associé du cabinet Flichy Grangé avocats, spécialisé en droit du travail

Sondage-Réforme assurance-chômage: 60 % favorables

Sondage-Réforme assurance-chômage: 60 % favorables

 

Six Français sur dix sont favorables au projet de réforme du gouvernement de rendre les règles d’indemnisation plus ou moins favorables selon la conjoncture, selon un sondage Elabe pour « Les Echos », « Radio classique » et l’institut Montaigne.

Réalisé en ligne entre les 1er et 3 août, le sondage  montre que 60 % des Français se disent « favorables » aux changements envisagés. Précisément, 11 % d’entre eux déclarent l’être « très », 49 % « plutôt ». Pour rappel, il s’agit de faire en sorte que les règles d’indemnisations collent à la conjoncture : plus restrictives quand la conjoncture, donc l’emploi, est favorable et vice et versa .

Pour près de six Français sur dix, la raison principale du taux de chômage toujours élevé (il est de 7,3 % de la population active, en baisse) tient au fait qu’elles n’encouragent pas au retour à l’emploi. Les salaires insuffisants sont la deuxième raison invoquée (42 %).

« Finalement, les Français font crédit à Emmanuel Macron du bilan favorable de l’emploi », résume Bernard Sananès. Favorable, mais pas au point de croire à l’objectif de plein-emploi fixé par le chef de l’Etat d’ici à 2027. Seuls 24 % des sondés le jugent crédible.

 

Sondage passe vaccinal: 66 % favorables

Sondage passe vaccinal: 66 % favorables

Alors que les députés examineront, début janvier, le projet de loi prévoyant de transformer le passe sanitaire en passe vaccinal, 66% des Français se disent favorables à ce nouveau dispositif, selon un sondage Odoxa, réalisé avec Backbone Consulting pour le Figaro, à l’occasion de Noël (*).

Une fermeté gouvernementale approuvée très majoritairement, donc. Indépendamment des opinions politiques. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon se sont engagés à revenir sur le passe vaccinal s’ils étaient élus à la présidence de la République, mais leurs sympathisants ne les suivent pas. Ceux de la France Insoumise sont 65% à approuver le projet, tandis que les sympathisants du Rassemblement y sont favorables à 59%.

Les plus jeunes, moins vaccinés et davantage concernés par les sorties, sont plus réticents (53% y sont favorables chez les moins de 35 ans, contre 78% chez les plus de 65 ans. Les catégories sociales professionnelles inférieures sont également plus nuancées (59% d’approbation), notamment les ouvriers (48% y sont opposés).

Sondage passe vaccinal: 66 % favorables

 Passe vaccinal:  66% des Français se disent favorables  selon un sondage Odoxa, réalisé avec Backbone Consulting pour le Figaro, à l’occasion de Noël.

Les plus jeunes, moins vaccinés et davantage concernés par les sorties, sont plus réticents (53% y sont favorables chez les moins de 35 ans, contre 78% chez les plus de 65 ans. Les catégories sociales professionnelles inférieures sont également plus nuancées (59% d’approbation), notamment les ouvriers (48% y sont opposés).

Alliance écolos–PS: seulement 40 % favorables à gauche

Alliance écolos–PS: seulement 40 % favorables à gauche

 

Une éventuelle alliance entre le parti socialiste et les écolos pour la candidature aux présidentielles ne changeraient sans doute pas grand-chose. Dans les sondages Jadot est en effet crédité de l’ordrede 8 % et Hidalgo de 6 %. L’addition ne ferait pas 14 % mais sans doute pas plus de 10 %. En dépit du caractère un peu gauchisant d’ Hidalgo, de nombreuses divergences demeurent entre les deux partis. Et les écolos se souviennent de la politique des socialistes quand ils sont au pouvoir . Même si on envisageait l’impossible union de la gauche réunissant écolos, parti socialiste et insoumis on ne parviendrait même pas à 30 %.

 

Dernier aspect et non des moindres si Hidalgo devait retirer sa candidature ce serait sans doute la disparition totale et définitive du parti socialiste sur la scène politique française.

 

Certes cette disparition est cependant programmée mais elle peut encore s’étirer assez longtemps dans le temps en s’appuyant sur les solides bastions locaux du parti socialiste notamment les élus. Ce qu’on a pu vérifier l’heure des élections régionales et des élections communales. Selon un sondage Ifop paru dans le Journal du Dimanche, 53% des électeurs de gauche sont en faveur d’une alliance.

 

Défense : 64 % favorables à l’industrie française

Défense : 64 % favorables à l’industrie française

 

 

 

Selon un sondage IFOP 64% des Français ont une bonne image de l’industrie de l’armement (contre 23% une mauvaise image). Soit les deux tiers des Français. Ils ont également une bonne image de l’industrie aéronautique (79%), ce qui est le plus haut niveau enregistré parmi l’ensemble des filières industrielles citées dans le sondage. Là aussi un pied de nez aux écologistes les plus radicaux qui veulent rayer de la carte industrielle l’aéronautique en France.

Cerise sur le gâteau, le budget de la Défense en France, qui représente 1,9% du PIB, est pour 47% des sondés insuffisant (contre 34% suffisant). Contrairement à ce que laissent entendre les ONG, les Français restent également favorables à l’exportation de matériel d’armements (67% favorables, contre 33%), à la condition de mettre en place plus de contrôle et plus de transparence.

L’enjeu de la souveraineté est important pour preuve, l’industrie française de défense est indispensable pour assurer l’indépendance et la souveraineté de la France, selon 75% des sondés. L’importance de la souveraineté de la France en matière d’industrie de défense est jugée essentielle ou importante pour 80% des Français (contre 7%). Tout comme l’importance de la capacité de la France à se fournir de façon autonome en matière d’équipements de défense (80% des sondés).

outre, les trois quarts des Français reconnaissent à l’industrie de défense française une fonction régalienne : 72% considèrent qu’elle fournit aux forces armées les moyens d’assurer leurs missions ; 70% lui reconnaissent également un rôle dans le rayonnement de la France à l’international. Les deux tiers des sondés s’accordent également sur son impact économique et technologique positif : elle concentre beaucoup de R&D (69%) et elle a un impact économique positif (63%). En revanche, l’industrie de l’armement devra assurer un dialogue plus important avec les Français. C’est également un axe de travail pour les prochains candidats à la présidentielle. Car 67% des sondés estiment que les questions de défense ne sont pas assez évoquées dans le débat public.

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(1) L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1.003 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Sondage Nouvelle-Calédonie : les Français favorables à une indépendance

Sondage Nouvelle-Calédonie : les Français favorables à une indépendance

Selon un sondage* l’institut Harris Interactive réalisé fin avril, 86% de la population a une bonne image de l’archipel du Pacifique, français depuis 1853. Mais une large majorité (66%) se déclare favorable à l’indépendance de ce territoire de 280.000 habitants, un scénario au centre des tensions historiques entre les deux camps opposés en Nouvelle-Calédonie – les loyalistes pro-France et les indépendantistes.

Seuls 33% des citoyens désapprouvent l’hypothèse d’une séparation d’avec la France.

* Méthodologie : enquête réalisée en ligne du 27 au 29 avril 2021 pour le ministère des Outre-mer, sur un échantillon de 1.042 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé.

 

Sondage pass sanitaire : 63 % favorables

Sondage pass sanitaire : 63 % favorables

 

 

Selon un sondage Elabe  pour BFM, 63 % des Français seraient pour la création d’un pass sanitaire. Un pass qui permettrait d’assister à certaines manifestations mais ne concernerait pas les actes de la vie quotidienne. Les députés discutent actuellement de son principe et des modalités d’application. Par ailleurs, les caisses de sécurité sociale envisagent  d’adresser une attestation officielle de vaccination aux personnes intéressées.

 

Sondage COVID-19: 67% DES FRANÇAIS FAVORABLES À DES CONFINEMENTS LOCAUX LE WEEK-END

Sondage COVID-19: 67% DES FRANÇAIS FAVORABLES À DES CONFINEMENTS LOCAUX LE WEEK-END

 

.Selon le sondage hebdomadaire « Opinion en direct » réalisé par l’institut Elabe pour BFMTV, 67% des Français, soit 2 sur 3, sont favorables à l’instauration d’un confinement le week-end dans « les zones les plus touchées par l’épidémie ». Dans le détail, 36% des personnes interrogées s’y disent « assez favorables », 31% « très favorables ». A contrario, 32% sont « opposés », 20% « assez opposés » et 12% « très opposés ».

Mais face à la dégradation des indicateurs sanitaires, on relève toutefois une forte hausse du nombre de pronostics de reconfinement dans les semaines à venir: 60% des Français pensent qu’il y aura un troisième confinement national dans les prochaines semaines, une hausse de 12 points par rapport à la semaine dernière.

A contrario, un autre chiffre est en légère baisse: 62% (-4 points), soit 6 Français sur 10, estiment que la crise sanitaire a pour l’heure été mal gérée. sensiblement identique.

La cote de popularité du président de la République s’améliore légèrement par rapport à octobre dernier. Le chef de l’État voit son dynamisme salué à 67% (+4 points), sa sympathie progresse de 7 points et s’établit à 49%. Il est toutefois toujours perçu comme « autoritaire » par 67% des personnes interrogées (+5 points) et par 64% comme étant « arrogant ».

Sondage vaccination : 56% des Français maintenant favorables

 Sondage vaccination : 56% des Français maintenant favorables

 

Selon un sondage Harris Interactive pour LCI, réalisé ce jeudi , 56% des Français indiquent qu’ils souhaitent se faire vacciner contre le Covid-19. Il s’agit d’une hausse notable par rapport au dernier sondage en date du 9 décembre, au cours duquel moins d’un Français sur deux (45%) souhaitait recevoir une dose de vaccin.

 

Dans le détail, 26% de la population se fera « certainement » vacciner (contre 16% le 9 décembre), et 30% se fera « probablement » administrer un remède. Du côté des réticents, 24% des Français indiquent qu’ils ne vont  »probablement pas » se faire vacciner, et 20% ne vont « certainement pas » le faire.

 

 

Vaccination : baisse des Français favorables

Vaccination : baisse des Français favorables

“En novembre 2020, seule la moitié des personnes interrogées (53%) répondait vouloir certainement ou probablement se faire vacciner contre la COVID-19. Ce résultat est en baisse par rapport au mois de juillet quand 64% disaient avoir l’intention de le faire”, indique SPF.

Selon l’enquête de France CoviPrev, les hommes (64%), les CSP+ (60%) et les personnes âgées de plus de 65 ans (72%) sont les plus enclins à se faire vacciner, précise Santé publique France.

A l’inverse, 44% seulement des femmes interrogées répondent qu’elles se feront “certainement ou probablement” vacciner. Par classe d’âge, ce sont les 25-34 ans qui sont les moins nombreux à fournir la même réponse (33%) et, pour ce qui est des catégories socioprofessionnelles, ce sont les inactifs (45%).

Le gouvernement français a détaillé jeudi son plan de vaccination de la population française contre le coronavirus en trois phases, avec priorité donnée aux publics les plus fragiles dès que les doses vaccinales seront disponibles.

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