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«Covid, les couillons qui brassent de l’air sont devenus des ventilateurs…» (Geluck)

«Covid, les couillons qui brassent de l’air sont devenus des ventilateurs…» (Geluck)

La formule est du dessinateur humoristique Philippe Geluck, elle résume bien les contradictions du débat pseudo scientifique sur le Covid 19  tant de la part des journalistes que de la part de certains experts. Des experts qui n’ont sans doute pas grand-chose à dire mais qui entraînés par la logique médiatique se saoulent de leurs propos approximatifs. Les médias raffolent évidemment de c es déclarations incongrues certes contradictoires mais  qui permettent de nourrir toutes les sensibilités de l’opinion qui les suit.

 

Faut-il rappeler que nombre de ces experts ont rejoint l’avis des responsables politiques au départ de la crise pour rappeler que le masque était inutile voire dangereux. La cour de justice de la république s’appuie en particulier sur cette contrevérité pour engager une enquête préliminaire sur la responsabilité de plusieurs membres du gouvernement dans cette affaire.

 

Évidemment par la suite ces experts changé de position. Même chose aussi concernant les tests jugés utiles par certains, inutiles par d’autres. Sans parler évidemment de la polémique concernant les différents traitements. Une polémique indigne quand on sait que beaucoup d’experts sont aussi rémunérés par des laboratoires pharmaceutiques dont ils vantent les produits. En cause notamment , le Remdesevir, produit-phare d’un labo américain Gilead dont le l’OMS aujourd’hui reconnaît qu’il ne sert à rien et qui n’est même plus remboursé par la sécurité sociale.

Un produit-phare très coûteux d de plus de 1000 € opposé à un autre traitement critiqué,  la chloroquine, un produit lui qui ne coûte que quelques euros. Rien de sérieux n’a été produit contre la chloroquine. Inversement la preuve n’a pas encore été fait de son efficacité.

 

Les journalistes, personnalités en vue dans les médias ne se sont pas privées d’alimenter un débat pseudo scientifique mélangeant quelques vérités partielles à des états d’âme personnels sur la santé et plus généralement sur la société. Sans parler de la collusion de certains médias avec de grands labos qui financent leur  publicité ou encore de la complicité avec le pouvoir.

 

La vérité sans doute et c’est toute la difficulté d’un débat pertinent sur le sujet,  c’est que malheureusement la sphère scientifique ignore beaucoup de choses sur le Coronavirus et qu’elle commet une grave faute éthique en voulant voiler son ignorance par des bavardages de bistrot. Mais l’objectif pour certains de ces experts est surtout de profiter du contexte pour se faire connaître et satisfaire ainsi leur carrière et leur ego.

Brexit: des concessions sont indispensables avant le sprint final de la négociation

Brexit: des concessions sont indispensables avant le sprint final de la négociation

Les deux parties ont constaté des avancées dans la négociation;  cependant restent des points essentiels vis-à-vis desquels Michel Barnier au nom de l’union économique attend encore des avancées. Il s’agit notamment des droits de pêche mais surtout des règles de concurrence et des conditions de gestion d’un éventuel accord ( organisation, fonctionnement, contrôle). Côté politique, aussi bien chez Boris Johnson que dans l’Union économique, on  se félicite des progrès. Mais dans ces congratulations réciproques, il y a aussi la volonté de ne pas porter la responsabilité d’une rupture. La posture est donc d’ affirmer son optimisme pour ne pas porter l’éventuel chapeau d’un no-deal.

“Nous devons en obtenir un peu plus de la part du Royaume-Uni avant que Barnier ne soit prêt à entrer dans le ‘tunnel’”, a confié un diplomate européen de haut rang .A Londres, le porte-parole de Boris Johnson a fait état de certains progrès mais a reconnu lui aussi que des divergences demeuraient. Boris Johnson a fixé lui-même la date limite du 15 octobre avant l’entrée dans le fameux tunnel..

Le Premier ministre, qui fut l’un des principaux artisans de la victoire des Brexiters au référendum du 23 juin 2016, a répété que sa préférence allait à un accord mais a ajouté que même dans le scénario d’un “no-deal”, la Grande-Bretagne saurait transformer en succès sa sortie effective de l’UE.

En faisant adopter une Loi sur le marché intérieur qui remet en cause certaines dispositions de l’accord de divorce, pourtant signé et ratifié en début d’année par les deux parties, Boris Johnson a ajouté de la tension à la tension déjà existante.

“Il faut toujours se préparer à toutes les éventualités. Je veux dire, la fin de l’année approche rapidement, et nous ne savons toujours pas s’il y aura ou non un accord”, a dit le diplomate européen.

“Les entreprises doivent se préparer mais elles doivent aussi se préparer à un ‘no-deal’. Cela ne signifie pas pour autant que nous avons le sentiment qu’un accord est impossible. Je pense au contraire qu’il reste tout à fait possible”, a-t-il ajouté.

Bref il est difficile d’hypothéquer sur les conclusions finales de la négociation surtout avec un Boris Johnson capable de tout et de son contraire. Il est certain cependant qu’une absence d’accord serait très préjudiciable au Royaume-Uni déjà dans une mauvaise position économique et pas seulement à cause de la crise sanitaire. Mais il y aurait aussi des conséquences néfastes pour l’Union européenne surtout dans une période caractérisée par une croissance en retrait pour plusieurs années.

Climat: les plus riches sont plus polluants

Climat: les plus riches sont plus polluants

Un rapport de l’ONG Oxfam estime que ces 63 millions de personnes émettent deux fois plus de gaz à effet de serre que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. En réalité, ce n’est pas une grande découverte , la plus grande partie de la pollution des populations aisées provient de leur rapport à la mobilité. En effet,  cette catégorie est particulièrement mobile, elle utilise tous les moyens de transport et notamment l’avion mais aussi largement et presque exclusivement les transports individuels. La critique est surtout dirigée vers la richesse des plus aisés, une critique écologique mais aussi sociale et politique. Le problème c’est qu’on voit mal comment agir pour réduire la mobilité des intéressés. Imposer une taxe supplémentaire sur le transport ne résoudrait sans doute rien car elle serait payée sans grand dommage pour la population concernée. Finalement une critique assez stérile car le vrai problème n’est pas forcément la pollution des plus riches mais la réduction de la pauvreté. Un discours un peu gauchisant qui n’apporte pas grand-chose.

 «Au cours des 20-30 dernières années, la crise climatique s’est amplifiée et le budget carbone mondial limité a été dilapidé au service d’une intensification de la consommation d’une population nantie, et non pour sortir des personnes de la pauvreté», dénonce Oxfam. Et les groupes qui «souffrent le plus de cette injustice sont les moins responsables de la crise climatique»: les plus pauvres et les générations futures, poursuit l’ONG, appelant les gouvernements du monde entier à rectifier le tir en plaçant justice sociale et lutte contre le climat au coeur des plans de relance économique post-Covid. «Il est clair que le modèle de croissance économique très émetteur de carbone et très inégalitaire des 20-30 dernières années n’a pas bénéficié à la moitié la plus pauvre de l’humanité», a dénoncé Tim Gore, expert de l’ONG.

Crise économique: Les banques centrales sont perdues

 Crise économique: Les banques centrales sont perdues

 

 

Par Michel Santi, économiste (*) qui considère que les banques centrales ont utilisé la plupart de leurs armes et se trouvent même aujourd’hui démuni face à la crise. (Chronique dans la Tribune.)

 

 

Les banques centrales sont perdues, et les banquiers centraux avouent aujourd’hui à mots couverts que leurs outils et autres instruments de politique monétaire utilisés depuis des décennies pour rectifier les cycles économiques ne fonctionnent plus !

Eh oui: elles ont perdu leur touche magique, ces banques centrales qui ne sont plus omnipotentes, y compris la plus puissante d’entre elles, à savoir la Réserve fédérale US.

Elles qui jouissent -et qui sont, à juste titre, fières et jalouses- de leur indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques et de la bureaucratie des États, elles qui ont bénéficié pendant longtemps du pouvoir quasi-miraculeux et privilégié de régulation des cycles de l’activité économique, elles qui ont longtemps assumé les décisions – parfois impopulaires et souvent controversées – en matière de taux d’intérêts tout en affichant ostensiblement leur indifférence aux pressions exercées par les politiques, ce sont elles désormais qui plaident pour que les dépenses publique, pour que la politique budgétaire et pour que la fiscalité viennent à la rescousse – ce qui, en soi, est une reconnaissance implicite de leur faiblesse.

Est-ce à dire que le paradigme sur lequel elles ont été édifiées, et qui consistait à stabiliser le système suite aux paniques bancaires du 19e et du début du 20e siècles, est devenu dépassé, périmé ? Elles qui, après Bretton Woods et après l’instauration des taux de change flottants, étaient les gardiennes de cette sacro-sainte stabilité des prix théorisée par Milton Friedman.

Elles ont hélas concentré tous leurs efforts sur la surveillance du palier quasi-dogmatique des 2% d’inflation qui était le seuil critique à ne surtout pas dépasser afin que ce système puisse prospérer.

Elles ont tout sacrifié à l’aune de ce repoussoir des 2%, y compris la préservation du plein emploi et la promotion de la croissance reléguées loin, très loin, derrière la protection des épargnants et des rentiers.

Ironie du sort, il serait tentant, aujourd’hui, de les féliciter. N’ont-elles pas remporté de haute main cette lutte contre l’inflation qui est désormais une denrée extraordinairement rare ? En fait, la combinaison de leur obsession vis-à-vis de l’inflation, de leur concentration sur cette seule et unique priorité, et de la prolifération de ce palier des 2% à travers toutes les banques centrales du monde (qui en cela ont suivi la Fed et la BCE après la Bundesbank) a engendré une sorte de suicide collectif car nul ne sait plus actuellement de quelle manière faire resurgir un tout petit peu d’inflation.

Mais ne jetons pas la pierre aux seuls banquiers centraux car c’est, en réalité, la globalité de la corporation des économistes traditionnels, orthodoxes, «mainstream» qui est désormais sur un siège éjectable pour n’avoir voulu admettre que le capitalisme est fondamentalement vecteur d’instabilité, et pour n’avoir pas voulu intégrer les composantes essentielles – comme la dette et comme l’argent – dans leurs modèles économiques.

Il suffisait pourtant de s’intéresser aux travaux et à l’hypothèse de l’instabilité financière de Hyman Minsky pour se départir – ou au moins pour questionner – leurs certitudes quant à l’équilibre des marchés et de l’économie auquel s’accroche toujours un certain nombre d’entre eux ! Pourtant, les crises sont inévitables, les bulles spéculatives humaines, comme sont intenables certains niveaux d’endettement du secteur privé générateurs de déséquilibres profonds qui nécessitent des ajustements violents à intervalles réguliers.

L’expérience des Hommes montre qu’il leur est très ardu de remettre en question les schémas intellectuels dans lesquels ils sont confortablement installés, qu’il leur est quasiment impossible d’en adopter d’autres qui soient plus radicaux. Déplorant le manque d’enthousiasme de ses contemporains pour ses découvertes pourtant géniales sur l’électromagnétisme, le physicien Max Planck notait que la science n’avance qu’«un enterrement à la fois». Il en va de même pour l’économie et pour les marchés financiers – il est vrai – familiers des hécatombes.

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(*) Michel Santi est macro économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et directeur général d’Art Trading & Finance.

Il vient de publier «Fauteuil 37» préfacé par Edgar Morin

Uber: Les conducteurs de sont des salariés

Uber:Les conducteurs de sont des salariés

Les conducteurs de VTC tels que Uber Technologies Inc et Lyft Inc seront désormais considérés comme des salariés selon la nouvelle loi californienne sur les travailleurs précaires, a annoncé jeudi l’agence des services publics de l’Etat.

Les actions des deux sociétés ont chuté de 4 à 6% en début de séance à Wall Street, cette décision s’attaquant au coeur du modèle développé par ces sociétés de la “gig économie”, qui repose sur des chauffeurs peu payés et traités comme des indépendants.

Cette analyse est contestée par les entreprises concernées, qui estiment justifié de considérer ces chauffeurs comme des travailleurs indépendants.

500 espèces sont menacées de disparition

500 espèces sont menacées de disparition

Une étude, publiée dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences. En cause: l’activité humaine. Les chercheurs estiment que sans ce facteur destructeur, ces espèces pourraient vivre encore des milliers d’années.

Par le biais de leur étude, les scientifiques mettent en garde contre l’effet domino de la disparition des espèces. Par exemple, la chasse excessive de la loutre de mer, principal prédateur des oursins, entraîne la prolifération de ces invertébrés qui dévastent les forêts de varech, une espèce d’algues, dans la mer de Béring. Cette situation engendre l’extinction de la rhytine de Steller, un mammifère qui se nourrit de varech.

“Quand l’humanité extermine d’autres créatures, elle détruit les fondations sur lesquelles elle s’est bâtie et qui lui sont nécessaires pour vivre”, explique au Guardian le professeur Paul Ehrlich, de l’université de Stanford aux Etats-Unis.

“Cette étude prouve que l’extinction de masse s’accélère et que la crise de la biodiversité est bien réelle. Mais il n’est pas trop tard pour passer à un mode de vie plus respectueux de la nature et ainsi protéger l’héritage des générations futures”, veut croire le professeur Andy Purvis, du musée d’histoire naturelle de Londres. 

Un espoir partagé par le directeur des sciences à l’ONG WWF, Marc Wright, qui estime que la fin de la déforestation en Amazonie pourrait “permettre d’inverser la courbe de l’extinction des espèces et du réchauffement climatique”.

Mais si cet effort est nécessaire, il semble difficile à mettre en place: en 2019, nos forêts tropicales ont perdu une surface équivalent à un terrain de football toutes les six secondes, selon une étude américaine de l’université du Maryland, publiée ce mardi par Global Forest Watch.

« Les algorithmes ne sont pas neutres »

« Les algorithmes  ne sont pas neutres »

Le défenseur des droits conteste la neutralité des algorithmes et même certaines de leur pertinence. l’ancien ministre de la Justice souhaiterait traiter ce sujet avant son départ de l’institution, le 17 juillet prochain. A priori les algorithmes sont scientifiquement très sexy pour autant ils ne sont pas forcément pertinents vis-à-vis des facteurs explicatifs  et des hypothèses prospectives. Se pose aussi la question fondamental de la maîtrise humaine de la technique

 

La crise du Covid a-t-elle accru le risque de discrimination lié à l’utilisation des algorithmes?
A l’occasion de la crise du Covid-19, de nombreuses questions d’accès aux droits fondamentaux – égalité, liberté, etc. – se sont posées. Or, en matière d’épidémiologie, l’utilisation de base de données et leur mise en oeuvre par des processus mathématiques paraît évidente. Mais aujourd’hui, la pression des algorithmes est de plus en plus considérable car ils sont incontestablement l’une des manières de répondre à cette faiblesse de nos sociétés qui consiste à vouloir toujours trouver une solution à tout.

 

Quels sont les biais les plus importants?
Il y a d’abord un risque en ce qui concerne les bases de données. Les algorithmes sont créés à partir des données acquises passées. A une autre époque, ils auraient pu permettre d’affirmer que la Terre était plate! Il y a aussi des biais liés à des données non représentatives avec par exemple des catégories sous-représentées de la population. Ensuite, il y a les effets discriminatoires des algorithmes apprenants, c’est-à-dire ceux capables d’évoluer. C’est par exemple l’algorithme de jugement criminel Compas aux Etats-Unis qui, après avoir analysé des dizaines de milliers de jugements, vient aider les juges à rendre leur décision. En tant qu’ancien garde des Sceaux, je trouve que c’est l’horreur.

Que préconisez-vous?
On ne pourra avancer ni sur le diagnostic ni sur les solutions si on ne mène pas un travail qui allie le point de vue des créateurs des algorithmes, des utilisateurs, les directeurs d’hôpitaux par exemple, et des ‘vigilants’, au premier rang desquels la Cnil ; mais aussi des juristes, sociologues, philosophes capables d’introduire un certain nombre de règles dans la confection et la mise en œuvre des algorithmes. La non-discrimination est un principe de notre droit en Europe, elle doit être respectée et effective en toute circonstance, y compris quand une décision passe par le recours à un algorithme.

Les algorithmes renforcent-ils les préjugés humains?
L’informatique n’explique pas tout : dans les procédures de recrutement qui comportent des oraux avec des jurys, l’un des critères implicites est que les candidats soient le plus conformes possible au modèle social des membres du jury. Mais si on ajoute les algorithmes, on introduit une formidable puissance de conformisme. En outre, l’intelligence artificielle cherche à accréditer l’idée que la décision peut être prise indépendamment de l’intervention humaine. C’est un piège.

Lire aussi - Jean-Pierre Mignard : « Les mesures prises sont conformes au droit des sociétés démocratiques »

Ressemblent-ils à ceux qui les conçoivent?
Des études montrent que les algorithmes sont faits par une grande majorité d’informaticiens qui sont des hommes blancs et donc, les algorithmes apprenants vont jusqu’au bout traîner l’idée, par exemple, de différences entre les hommes et les femmes. Tous les stéréotypes de la société contre lesquels nous luttons risquent de se traduire dans les algorithmes. C’est un mécanisme extrêmement puissant car il est en apparence autonome. On dit que les algorithmes sont neutres car les mathématiques le sont, mais en réalité ils intègrent des éléments qui ne le sont pas. Les algorithmes locaux que les universités utilisent pour les dossiers de Parcoursup sont un très bon exemple de ce que des éléments neutres peuvent aboutir à des effets discriminatoires.

Pourquoi?
Quand vous retenez dans les critères le lycée d’origine, vous intégrez tout un contexte économique et social, les caractéristiques particulières des élèves qui le fréquentent, etc. A partir d’une donnée objective, vous aboutissez à une situation dans laquelle les élèves issus de classes populaires défavorisées ont moins de chance d’être pris dans des écoles ou des universités prestigieuses. Début avril, le Conseil constitutionnel a tranché : on doit pouvoir connaître ce que contient l’algorithme local. Le critère du lycée d’origine sera désormais probablement écarté ou en tout cas, le nécessaire sera fait pour que les décisions soient transparentes et motivées.

Pourquoi serait-ce davantage problématique qu’un jury qui prendrait également en compte ce critère géographique?
Le jury de la fac se retranchera derrière la décision de l’algorithme. Vous habillez d’un caractère objectif et neutre quelque chose qui ne l’est pas. Les algorithmes ont un caractère extrêmement séduisant. Dans la crise actuelle pleine de controverses, les algorithmes vont créer du consensus par exemple dans le choix des malades à soigner. Il y a une bataille entre l’intelligence artificielle et l’intelligence humaine. Or, l’intelligence artificielle présente un caractère en apparence objectif, désintéressé, consensuel et unanimiste alors que la recherche issue de l’intelligence humaine est faite constamment de ruptures. Ici se posent toutes les questions provoquées la puissance de l’informatique, des nouvelles technologies et la pression de ceux qui les fabriquent et les vendent.

Faut-il encadrer la conception de ces algorithmes?
Les créateurs de ces outils ne sont pas seulement des génies des maths, ils ont une responsabilité sociale. Il faut les former et les sensibiliser aux enjeux de discrimination. Il faut développer la recherche et inventer des algorithmes de ‘fair-learning’ qui répondent à l’objectif d’explicabilité, de transparence et d’égalité. Il faut développer les dispositions de l’article 13 du RGPD (règlement général sur la protection des données) pour aller plus loin. Enfin, des études d’impact systématiques, comme au Canada, doivent permettre d’anticiper les éventuels effets discriminatoires d’un algorithme dans le domaine public. Les professionnels doivent penser aux conséquences que leur algorithme va avoir. C’est le cas par exemple pour la médecine prédictive, avec des algorithmes qui pourraient établir des diagnostics sur la seule exploitation de l’historique des données. Il faut mettre en cause les grandes entreprises mondiales qui sont à l’origine de ces algorithmes.

Que pensez-vous des systèmes de traçage mis en place pour répondre à la crise sanitaire?
En France, comme en Grande-Bretagne, l’application de traçage repose sur une architecture centralisée. En Allemagne et en Espagne, l’architecture est décentralisée. En France, certains craignent que l’Etat ne dispose ainsi d’un fichier qui pourrait faire l’objet d’une fuite. Mais derrière une architecture décentralisée, il y a directement Google et Apple. Quelles garanties supplémentaires ces entreprises offrent-elles sur de tels dispositifs?

Doit-on faire d’autres lois pour encadrer leur utilisation?
La deuxième loi sur l’état d’urgence sanitaire comporte des dispositions protectrices que le défenseur des droits a souhaitées et que la Cnil a définies. Dans un Etat de droit, il existe tout un arsenal juridique sur les droits fondamentaux : c’est par exemple la loi de 2002 sur les droits des malades, ou celle sur la fin de vie, etc. L’Etat de droit repose sur un principe essentiel : le consentement du malade. Il faut que nous arrivions à faire entrer l’utilisation des algorithmes dans le cadre de ces lois. Ou bien il faudra créer d’autres lois, car les pouvoirs publics doivent s’assurer que leur mise en œuvre ne soit pas créatrice de discriminations.

Selon vous, ce débat sur les discriminations fait écho à la crise actuelle…
Les algorithmes sont une question de société marquée par une très forte pression de l’économie et une certaine indifférence du public. C’est un sujet central car il met en cause la combinaison fondamentale liberté-égalité, tout comme la crise sanitaire que l’on traverse.

L’homme doit-il reprendre le contrôle de la machine?
Nous devons susciter de la vigilance. Les algorithmes sont une création humaine et l’homme doit conserver sa responsabilité dans la manière dont ils sont faits et appliqués. Il n’y a pas d’un côté la technologie qui marche toute seule et de l’autre l’humanité qui tâtonne dans son coin. La technologie est issue de notre intelligence, elle relève de notre responsabilité. Individuellement et collectivement, les hommes et les femmes doivent maîtriser cette création du début à la fin.

EDF encore condamné pour vendre trop cher quand les prix sont bas

 EDF encore condamné pour vendre trop cher quand les prix sont bas

 

On se demande bien ce qui restera de ce fameux accord cadre de l’accès régulé à l’électricité  qui permet à des concurrents d’EDF d’acheter à bas prix quand ceux du marché sont élevés et inversement d’acheter plus cher quand les prix du marché sont bas. C’est la seconde fois qu’EDF est condamné pour force majeure par un tribunal de commerce qui en fait sauter l’esprit même de l’accès régulé à l’électricité. Total a déjà fait condamner EDF come  Gazel Energie dans le cadre de l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh),

Dans son ordonnance de référé, que Reuters a pu consulter mercredi, le président du tribunal considère que les conditions de la force majeure “sont manifestement réunies” et condamne EDF à verser 25.000 euros à Gazel Energie au titre des frais de procédure.

Cette décision intervient après un jugement similaire favorable à Total Direct Energie, intervenu jeudi.

La filiale de Total et Gazel Energie cherchaient depuis mi-mars à obtenir la suspension d’une partie au moins de leurs contrats d’Arenh en faisant valoir que, sous l’effet du coronavirus et des mesures de confinement, ils disposaient d’un surplus d’électricité qu’ils devaient écouler sur le marché à un prix bien inférieur à celui auquel ils l’avaient acheté. Le problème c’est que le même accord leur permettait d’acheter de l’électricité avoir pris quand les prix de marché sont élevés. Le problème sans doute ce que les tribunaux de commerce est assimilé au tonneau des Danaïdes et qu’on peut lui imposer des conditions qui viennent encore un peu plus aggraver la situation financière.

Réclamant l’activation d’une clause de force majeure qui leur permettrait de mettre fin aux livraisons des volumes d’Arenh et de s’approvisionner sur le marché à un prix beaucoup plus bas, ils s’étaient vu opposer une fin de non-recevoir par l’électricien public, ainsi que par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) et le Conseil d’Etat.

Gazel Energie est une ex-filiale de l’allemand Uniper désormais détenue par la holding EPH, propriété du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky.

Selon l’ordonnance du tribunal de commerce, la société a indiqué qu’elle faisait appel à l’Arenh à hauteur de 60% de ses approvisionnements en moyenne et que, contrainte de revendre cette électricité à prix cassé, ses pertes s’élevaient à 300.000 euros par mois et risquaient de “mettre en péril son existence”.

Afin de limiter les conséquences pour EDF, Gazel Energie s’est cependant engagée à restituer à l’électricien public l’écart entre le prix de l’Arenh (42 euros par mégawatt-heure) et le prix de marché pour l’électricité issue de l’Arenh consommée pendant la suspension du contrat.

Résultat de l’opération , de fait  la logique de l’accord-cadre accès régulé à l’électricité d’EDF va sans doute sauter.

Aérien–Derichebourg Aeronautics 700 emplois sont menacés

Aérien–Derichebourg Aeronautics 700 emplois sont menacés

 

Le sous-traitant aéronautique de rang 1, qui emploie 1 600 personnes en France dont 1 400 à Toulouse, est confronté à une chute de son activité, dépendante à 95% d’Airbus. Par conséquent, Derichebourg Aeronautics prépare un Plan de sauvegarde l’emploi qui pourrait toucher jusqu’à 700 postes si les syndicats refusent la mise en oeuvre d’un accord de performance collective (APC). Ils ont ainsi demandé l’expertise d’un cabinet indépendant pour se doter d’un avis extérieur sur la situation économique de l’entreprise toulousaine.

 

Sondage déconfinement école : 2 parents d’élèves sur 3 sont hostiles à la réouverture des écoles le 11 mai

Sondage déconfinement école : 2 parents d’élèves sur 3 sont hostiles à la réouverture des écoles le 11 mai

 

Plus globalement, 60% des personnes interrogées estiment que la réouverture des écoles est motivée par des raisons économiques, afin de permettre aux parents de reprendre le travail, tandis que 20% seulement considèrent que cette décision a été prise pour des motifs sociaux afin de limiter les risques de décrochage scolaire.

Les Français semblent peu convaincus par la mise en oeuvre des précautions sanitaires annoncées par le ministre de l’Education nationale. Plus d’un Français sur deux (55%) pensent que le respect des gestes barrières et la mise à disposition de savon et gel hydroalcoolique dans les écoles ne seront pas respectés.

Et si une large majorité des personnes interrogées (72 %) se montre favorable à une limitation des effectifs à 15 élèves par classe, elles sont toutefois plus de la moitié (58%) à ne pas croire que cette promesse pourra être tenue.

*Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée par internet les 22 et 23 avril 2020, sur un échantillon de 1 005 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Les tests sont essentiels contrairement à ce que dit le gouvernement (Cécile Philippe)

Les tests sont essentiels contrairement à ce que dit le gouvernement (Cécile Philippe)

 

 

Les tests ne sont pas prioritaires, d’après les autorités françaises. Pourtant, il ne sera pas possible de relâcher ce confinement strict, sans risquer de voir l’épidémie s’envoler à nouveau dans des pays épuisés. Une chronique de Cécile Philippe, Institut économique Molinari.( Dans la Tribune) .

 

« L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’époumone à répéter que la capacité à faire des tests à grande échelle est une priorité. Dans conférence de presse lundi 16 mars (8.20), le directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus affirme : « Nous avons un message simple pour tous les pays du monde : testez, testez, testez ». Il ajoute qu’il est impossible de se battre à l’aveugle contre ce virus.  Or, on continue à entendre en France que les tests ne sont pas prioritaires. Ce raisonnement à courte vue est inadapté à la longue crise sanitaire et économique à laquelle nous devons faire face. Si on veut que le confinement, coûteux mais nécessaire, auquel des millions d’individus se soumettent actuellement soit utile, il faut plus de tests. Ils sont indispensables pour préparer activement le moment où il sera possible de relâcher ce confinement strict, sans risquer de voir l’épidémie s’envoler à nouveau dans des pays épuisés. D’un point de vue économique, cela signifie qu’allouer des moyens à cet objectif a du sens. Certains acteurs, comme le laboratoire Roche, ont heureusement compris l’importance de cette démarche. Il faut aussi que les politiques en fassent une priorité. A l’heure qu’il est, cela ne semble pas encore être le cas.

Aujourd’hui, le pays qui semble gérer la crise sanitaire de manière la plus efficace est la Corée du sud. Comme je l’ai expliqué dans plusieurs articles, les Coréens étaient prêts à l’éventualité d’une épidémie depuis leur expérience du MERS en 2015. Aux premiers signes, ils ont dégainé leur arsenal de tests. Bravo à eux. Trop tard pour nous ? Pas si vite. Il est probable que la Corée du sud aura moins de décès qu’ailleurs et moins de dommages collatéraux, car ils n’ont pas eu besoin de mettre leur économie à l’arrêt. Mais ne nous y trompons pas : leur capacité de tests leur est tout aussi utile aujourd’hui qu’au début. Elle permet, au fur et à mesure du déploiement de l’épidémie, de maintenir la contagion sous contrôle. C’est une stratégie à long terme. Et c’est ce dont nous avons impérativement besoin, le plus rapidement possible dans nos pays européens, pour tenir dans la durée.

Les mesures de confinement actuelles sont nécessaires pour limiter, autant que possible, la saturation du système de santé. En effet, le covid-19 est bien plus consommateur de lits d’hôpitaux que n’importe quel autre virus. Comme l’expliquent Nicholas Nassim Taleb et Joseph Norman, des mesures coûteuses sont impératives pour ne pas saturer le système de soins. Taleb et Normann prennent l’image de la salle de cinéma en feu, dont il faut sortir en urgence et qui n’est dotée que d’une petite porte. La petite porte aujourd’hui, c’est celle du système des soins intensifs. On ne pourra pas la passer tous ensemble. Rester confinés chacun chez soi limite la propagation du virus. C’est un geste qui, indépendamment de l’obligation, relève de la responsabilité individuelle. C’est aussi une marque de respect vis-à-vis des soignants et des autres en général.

Ce confinement n’est cependant pas viable à long terme puisque nos économies sont en partie à l’arrêt. Il va falloir, à un moment donné, se remettre à travailler. Pour ce faire nous devrons ressortir, en courant le risque qu’une nouvelle vague de contamination conduise à nouveau au confinement. C’est le scénario évoqué par le professeur en médecine Neil Ferguson, inspirant nombre de prises de décision récentes.

A défaut de pouvoir tabler sur une immunité de groupe, la meilleure planche de salut est probablement le vaccin. Or, les nombreuses équipes de chercheurs qui travaillent sur la mise au point de vaccins, misent sur un horizon incompressible de 18 mois. Il faudra pouvoir attendre jusque-là, à savoir remettre progressivement nos économies en marche dès lors que les mesures de confinement auront ralenti l’engorgement des services de santé. Pour que ces mesures de confinement soient vraiment utiles, il faut que nos pays soient en ordre de bataille pour tester les individus de façon massive lorsqu’elles cesseront. Ce sera crucial pour garder la contagion sous contrôle, sans recourir aux mesures drastiques que nous subissons actuellement. Comme les Coréens, nous pourrons réserver le confinement aux malades, au lieu de l’appliquer de façon aveugle faute de pouvoir discriminer. Nous pourrons reprendre nos activités, diverses et variées, indispensables au fonctionnement de nos sociétés.

Un gage de confiance

Cette capacité de test est un gage de confiance dans des économies gagnées par la défiance que suscite une épidémie. Comme le rappelle Paul Seabright dans La société des inconnus, notre niveau de coopération entre individus ne partageant pas de liens du sang est presque miraculeux. Dans le monde animal, il est inhabituel entre espèces. L’espèce humaine est tout à la fois extrêmement sociale et extrêmement antisociale. Ces tendances opposées nous sont tout aussi naturelles l’une que l’autre. Fort heureusement, nous arrivons généralement à surmonter nos instincts naturels dans la plupart des cas. Cependant, dans une situation d’épidémie, l’autre devient un danger. Par conséquent, il devient crucial de trouver un moyen de reconstruire cette confiance. La pratique de tests à grande échelle est de nature à redonner cette confiance et préserver le lien social.

Les tests sont aussi cruciaux pour minimiser les risques pris par ceux qui sont quotidiennement en première ligne pour la collectivité. Bien sûr, le confinement n’a rien de drôle. Il faut jongler entre le télétravail, les enfants, le rangement, l’hygiène etc. Mais cela reste facile par rapport aux praticiens s’exposant dans les laboratoires, les cabinets médicaux, les hôpitaux, les installations nucléaires et stratégiques ou les chaines d’alimentation assurant notre survie au quotidien. Nous sommes de plus en plus nombreux à exprimer la reconnaissance qui leur est due, comme l’illustrent les séances d’applaudissements à la nuit tombée. Ces applaudissements seront peu de chose s’ils ne sont pas accompagnés des moyens permettant d’éviter une nouvelle phase de saturation à l’issue de la période de confinement. Il ne faudrait pas que ceux en première ligne, perdent confiance ou s’épuisent faute de support.

Par conséquent, et contrairement à ce que l’on entend trop souvent, il n’est évidemment pas trop tard. Il est de la première importance de tester les gens à grande échelle. Des nouvelles très positives arrivent du laboratoire Roche, qui vient de développer un test automatisé dix fois plus rapide. Le déploiement de cette innovation technique implique de lever les contraintes pesant sur les laboratoires de ville qui, à l’heure actuelle, ne sont pas en capacité de tester massivement de façon sécurisée. Il faut qu’ils puissent faire les tests sans risquer de contaminer leur clientèle et leur personnel. Il faut qu’ils puissent se protéger et donc disposer de matériel : combinaisons, gants, masques, matériel de désinfection. Spontanément, des entreprises comme LVMH et Pernod Ricard ont proposé leur services, mais à ce stade tous les éléments permettant de déployer des tests à grande échelle ne sont pas en place. Alors que certains parlent déjà de mise en jeu des responsabilités politiques, il est temps de corriger cette anomalie en nous dotant des armes dont nous avons besoin dans ce combat pour notre survie à tous. »

 

Brexit : « Les Britanniques ne sont pas européens » (Kevin O’Rourke)

Brexit : « Les Britanniques ne sont pas européens » (Kevin O’Rourke)

 

C’est la conviction dans une tribune au « Monde »de  Kevin O’Rourke, historien et économiste anglo-irlandais, qui  constate que la réalisation du Brexit, le 31 janvier, est la seule certitude. Pour lui, les britanniques ne sont pas européens et pas davantage américains; Ailleurs sans doute !

Tribune.

 

Même si cela ne fait pas l’unanimité, les Britanniques ont décidé ce qu’ils ne sont pas : ils ne sont pas européens. Maintenant, ils doivent décider ce qu’ils sont, ce qui risque d’être encore plus compliqué.

Aujourd’hui, il y a au moins une certitude : le Royaume-Uni quittera l’Union européenne (UE) le 31 janvier. La sortie se fera de façon ordonnée, conformément à l’accord de retrait. Moment de joie pour certains outre-manche et d’immense tristesse pour d’autres. La période de transition garantit que sur le terrain, rien ne changera avant la fin de l’année.

Mais après, tout est flou. Il y a même une légère incertitude concernant la mise en œuvre de l’accord de retrait : les Britanniques honoreront-ils leurs engagements vis-à-vis de l’Irlande du Nord ? Le premier ministre Boris Johnson affirme qu’il n’y aura pas de contrôle entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord, ce qui va à l’encontre de ses obligations légales. Soyons optimiste : Johnson est un menteur né et il ne faut jamais prendre trop au sérieux ses affirmations. Mais la vigilance doit demeurer.

Y aura-t-il un accord de libre-échange entre le Royaume-Uni et l’UE, qui remplacera l’appartenance au marché unique et à l’union douanière fin 2020 ? Rien n’est moins sûr. Le Conseil européen n’a pas encore décidé quel mandat devra poursuivre Michel Barnier, le négociateur en chef de la Commission, dans les négociations à venir, mais il semble probable qu’il retiendra la formule « zéro tarif, zéro quota, zéro dumping ». L’insistance sur la nécessité de règles de jeu équitables est trop profondément ancrée dans l’ADN politique de l’UE, et le Royaume-Uni est à la fois trop grand et trop proche, pour qu’il en soit autrement.

Mais de leurs côtés, les Britanniques sont peu enclins à accepter des contraintes européennes qui les empêcheraient de légiférer dans le sens de leur intérêt, car, ne l’oublions pas, ils ont tranché et déclaré qu’ils ne sont pas européens. C’est toute la logique politique du Brexit qui est en jeu. Les négociations promettent d’être rudes.

Mais si les Britanniques ne sont pas européens, il est encore moins sur qu’ils soient américains. L’euroscepticisme des élites politiques conservatrices a, depuis une vingtaine d’années, été alimenté par le sentiment que le Royaume-Uni était avant tout un pays anglophone, et que sa famille politique naturelle était « l’Anglosphère » : l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, et bien sûr les Etats-Unis. Un accord de libre-échange avec Donald Trump a donc une importance symbolique et politique majeure pour le gouvernement britannique qui dépasse son éventuel intérêt économique. »

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Pourquoi les députés En marche sont-ils aussi nuls ?

Pourquoi  les députés En marche sont-ils aussi nuls ?

 

L‘inconsistance, le manque d’expérience et de compétences de la quasi-totalité des députés En marche se vérifient chaque jour notamment lors leurs prestations  dans les médias. Visiblement, ces députés ne sont pas prêts à soutenir la comparaison avec leurs interlocuteurs dans les débats télévisés. Première observation, ils connaissent très mal les dossiers et se contentent  de répéter comme des perroquets les éléments de langage du type:  retraite universelle ,un euro égal un euro, système à points. Plus récemment » la réforme systémique est indispensable indissociable de la réforme paramétrique ». Aucun député ne se distingue vraiment de cette masse macroniste  composée pour l’essentiel d’arrivistes et de courtisans. Souvent de très jeunes gens frais émoulus d’instituts politiques qui n’apprennent  rien et surtout pas les réalités socio-économiques. On fera observer qu’il y a aussi quelques vieux crocodiles de la politique venus du parti des républicains ou des socialistes mais qui dans cette affaire particulière de la retraite évitent  de trop s’impliquer sachant qu’il y a surtout des coups à prendre compte tenu des contradictions du gouvernement. Pour preuve Macron a éprouvé bien des difficultés à trouver un remplaçant à Delevoye  et a dû se rabattre sur un député ancien DRH d’ Auchan sans véritable expérience politique et qui avait l’habitude de gérer les relations sociales à la hache. Il s’est surtout mis en évidence chez Auchan par la multiplication des plans de licenciement. Bref comme la plupart de ses collègues députés, surtout un arriviste sans réel vision politique  autre que sa propre carrière. Faut-il rappeler cet incident significatif de sa personnalité quand il a voulu licencier une déléguée CFDT quand il était responsable des ressources humaines dans le magasin Auchan de Béthune, dans le Pas-de-Calais. Une caissière, qui est par ailleurs à l’époque déléguée syndicale CFDT, offre à une cliente un pain au chocolat qui était trop cuit. Immédiatement mise à pied, elle est placée en garde à vue pour vol. « Cela a été d’une violence sans nom », témoigne sur franceinfo Guy Laplatine, à l’époque délégué régional pour la CFDT. 

« Cela a fini par s’arranger et notre collègue a été réintégrée », poursuit Guy Laplatine. « C’est une erreur de jeunesse, après, il s’est calmé », assure-t-il. De son côté, Laurent Pietraszewski assume :  »Mon rôle a été d’examiner des éléments objectifs. Après avoir sollicité l’inspection du travail, j’ai pris cette décision. La collaboratrice ne l’a pas contesté aux prud’hommes », explique-t-il dans le journal L’Humanité. Le problème global des députés de la république en marche c’est qu’ils n’ont aucune légitimité politique. Ils ont profité de la vague Macron pour se faire élire là où de toute manière une chèvre aurait aussi été portée  par la vague macroniste. . En plus sans doute par mimétisme beaucoup reprennent cette posture de Macron qui combine la condescendance et le mépris. Il y a quelque chose de surréaliste à voir ces jeunes députés tenter d’expliquer des problématiques socio économiques qu’ils ne connaissent pas et donner des leçons d’intérêt général quand pour l’essentiel, ils  ne pensent  qu’à leur intérêt particulier.

 

Mais cette nullité des députés en marche n’est sans doute pas dû ai hasard . Elle correspond au caractère théocratique de la gestion du pouvoir de Macron. Lui seul s’estime qualifié pour décider. C’est aussi avec condescendance qu’il considère la plupart de ses collaborateurs. À dessein, il a choisi d’écarter toutes les personnalités politiques ayant réellement une certaine épaisseur et une certaine expérience. Voir par exemple avec quelle violence en public il a humilié Borloo et son excellent rapport sur les banlieues. En cause, le fait que Borloo représentait  évidemment un possible concurrent en 2022. Il est clair qu’on ne peut prétendre à des responsabilités politiques nationales sans avoir un passé une politique et une expérience socio-économique réelle. En général pour  former  un responsable national de parti, d’association ou de syndicat, il faut compter au moins une dizaine d’années. Là en quelques mois ont émergé les adeptes du macronisme dont  les compétences se limitent à répéter de manière malhabile et sans talent le discours du patron. Dans aucune organisation économique, politique sociale on ne peut devenir responsable national aussi vite que l’ont été les députés de Macron. Le même reproche peut être fait  à Macron, sorti de nulle part. On ne peut devenir président de la république à 39 ans sans le moindre passé politique, social voir même économique ( on peut même s’interroger sur la nature des fonctions réelles de Macron dans la banque). De la même manière qu’on peut s’interroger sur l’origine des fonds qui ont permis à Macron de financer sa campagne. (Une instruction judiciaire est en cours mais elle risque de durer longtemps !)

Intelligence artificielle : « Les humains sont loin d’avoir perdu leur place en entreprise »

Intelligence artificielle : « Les humains sont loin d’avoir perdu leur place en entreprise »

Sur cette question très complexe et très controversée, Cyril Le Mat, responsable data & IA dans une société spécialisée en ressources humaines, l’intelligence artificielle sert à humaniser le travail et non à le remplacer, dit-il dans une tribune au « Monde ».Un vision qui mérite attention mais peut être un peu idyllique car personne ne sait vraiment quelles seront les conséquences de l’IA notamment en matière d’emplois.

Tribune. Nous sommes aujourd’hui submergés d’articles, d’entretiens et de Tweet sur l’intelligence artificielle (IA) émanant de personnes déconnectées de la réalité technique, mais qui puisent sans vergogne dans un imaginaire de concurrence et de soumission afin de générer toujours plus d’émotion et de clics.

En tant qu’expert et praticien de l’IA en entreprise, ma volonté est ici d’éclairer sur les enjeux du développement de ces nouveaux outils, qui se révèlent plus humains qu’on ne pourrait le penser. Car la réalité est là : ce qu’on appelle l’intelligence artificielle n’est qu’une succession d’outils spécialisés, chacun consacré à l’optimisation d’une unique tâche répétitive. Exemple classique : l’imagerie médicale, où un algorithme va analyser pour un cancer précis des centaines d’images afin de proposer au médecin un diagnostic. Œuvre de l’humain, l’IA n’est rien de plus que ce que l’on décide d’y mettre.

 

L’IA permet avant tout d’automatiser des actions souvent répétitives, parfois ingrates, jusque-là opérées par des collaborateurs. Il faut en finir avec l’idée reçue qui remettrait aux mains des machines la majorité de l’activité humaine de l’entreprise. L’IA doit être abordée comme une opportunité technologique qui permet de dégager du temps au salarié et de l’aider à prendre des décisions. 

Le collaborateur va donc pouvoir se concentrer sur d’autres missions plus « humaines », où il aura plus de valeur ajoutée. Il pourra d’un côté se focaliser sur sa créativité, son innovation et son analyse ; de l’autre, se consacrer aux relations humaines, qu’elles soient internes ou externes à l’entreprise : par exemple, une infirmière pourra passer plus de temps avec ses patients. En cela, l’IA redonne du sens au travail, quête essentielle pour les jeunes générations.

 

Opaque dans son fonctionnement, l’IA est un outil qui nécessite une interaction par certains aspects similaire à celle entre humains. Sur ce point, les solutions connues du grand public sont encore loin de la maturité. En effet, les GAFA [Google, Apple, Facebook et Amazon] ont pour principal but de garder captifs leurs utilisateurs en ne leur fournissant ni outils de pilotage ni justification. Il faut pourtant s’assurer qu’humains et IA se comprennent tant sur les questions que sur les réponses ! La collaboration avec l’humain est un enjeu phare pour les solutions d’entreprise dont la progression va affecter positivement la réalité du travail. 

Ne soyons pas naïfs, des suppressions d’emplois causés par l’IA auront lieu. Mais la réalité sera loin des nombreuses prédictions de certains groupes de réflexion ou d’essayistes hors sol annonçant, selon les cas, la suppression de 30 % à 90 % des emplois actuels. Les humains sont loin d’avoir perdu leur place en entreprise. Avec le développement des solutions IA au travail, les salariés se tourneront vers des missions plus enrichissantes pour des carrières plus épanouissantes.

Les députés LREM sont des gamins qu’il faut renvoyer à l’école de la vie

Les députés LREM sont des gamins qu’il faut renvoyer à l’école de la vie

 

Il est vraiment particulièrement surréaliste d’entendre un certain nombre de jeunes députés pérorer sur la politique macroniste. À travers ces propos, apparaît clairement  la faiblesse dialectique , le manque de compétence technique et de légitimité sociale. Bref c’est du Macron en pire mais toujours  avec cette espèce de suffisance voire de mépris. On objectera qu’il y a aussi parmi ses députés quelques crocodiles issus du parti socialiste où des républicains. Ceux-là, prudents, évitent se transformer en thuriféraires de Macron pour le cas où ils auraient à effectuer un nouveau visage politique encore en de défaite aux présidentielles. On ne  peut en effet insulter l’avenir, l’hypothèse d’un échec de Macron en 2022 n’est plus totalement à exclure tellement le rejet de l’intéressé supplante sans doute désormais le rejet de Le Pen. C’est d’ailleurs en slalomant politiquement  que la plupart se retrouveront un jour sénateur. Bref le Graal de l’oligarque. Il serait vain de personnaliser et de citer les noms de ces jeunes de LREM,  prétentieux, ignorants et incultes politiquement qui tentent  de d’expliquer ce qu’ils n’ont pas compris eux-mêmes. Il ne manque pourtant pas de talent et expérience en France mais pour  son parti Macron a choisi  surtout des seconds couteaux et des courtisans de peur que l’un d’entre eux  ne vienne faire concurrence. La démocratie dans ses modalités de mise en œuvre aujourd’hui permet à n’importe quel individu de se présenter comme président de la république  ou député pour peu  qu’il ait quelque soutien financier. Aux législatives de 2017, n’importe quel chèvre avec étiquette en marche  avait  des chances  d’être élu. Du coup, la république en marche ressemble à une espèce de troupeau de jeunes moutons qui bêlent  en essayant d’imiter le discours et la tonalité de Macron. Certains objecteront qu’il en est ainsi dans la démocratie. Sans doute actuellement mais cela ressemble cruellement à une démocratie de nature Néandertalienne. Dans les civilisations anciennes et encore aujourd’hui dans certains pays, les chefs  de communautés ne s’auto désignent pas. C’est en généra une  sorte de conseils d’anciens qui désignent les candidats qui leur paraissent avoir les meilleures compétences pour gérer le groupe. Dans nos démocraties de moderne, n’importe quel chèvre peut se présenter sous réserve qu’elle manifeste suffisamment de bagout et d’ambition. C’est ce contexte qui a compris permis à Macron de devenir président de la république sans aucune vraie formation, sans aucune compétence et sans légitimité sociale. Ce sont les mêmes circonstances qui ont permis à des gamins de devenir majoritaires à l’assemblée. Pour beaucoup, leur seule légitimité découle d’un passage rapide dans un institut d’études politiques où l’on apprend à peu près rien. En général, pour faire un responsable dans une organisation, il faut en moyenne une dizaine d’années avant d’accéder au niveau national,  le temps nécessaire à l’accumulation de connaissances et d’une pratique sociale concrète. C’est-à-dire pour justifier de compétence et de légitimité. Il convient en effet d’avoir vécu socialement pour  prétendre être responsable d’un collectif national. Faute de cela, l’inexpérience, la naïveté voir la prétention peut  conduire à n’importe quel catastrophe. Ce qui est en train de se produire dans le pays avec la montée d’un rejet voir de la haine de Macron qui progressivement prend le pas sur une partie du rejet rde Le Pen. Et ce ne sont pas les postures des jeunes députés qui peuvent racheter les détestables postures d’adolescent immature de Macron ; ils n’en sont que de pitoyable copie.

Les crocodiles politiques sont de retour

Les crocodiles politiques sont de retour

 

C’est la rentrée et les universités d’été et les meetings politiques fleurissent dans la perspective bien sûr des élections municipales voir au-delà. La spécificité française c’est que ce sont toujours les mêmes crocodiles qui apparaissent dans le théâtre politique ainsi peut-on remarquer le nom des vedettes annoncées : Léonetti, Morin, Bayrou, Olivier Faure, Emmanuel Morel, Artaud, Lepen, Dupont Aignant  ou encore Poutou. Chacun présidera un grand meeting de rentrée. Pas vraiment des têtes nouvelles et sans doute pas non plus de renouvellement des idées.  Des réunions qui du coup s’adresseront surtout un public militant déjà convaincu. La participation risque cependant d’être faible car le discours politique national ne colle pas toujours avec les préoccupations locales qui peuvent émerger à l’occasion des municipales. Ces meetings sont aussi l’occasion de soutenir un candidat local parfois en difficulté comte  tenu du jeu des alliances et des contre alliances. Mais s’il s’agit d’essayer d’accroître l’audience on ferait mieux de faire présider ses meetings par une vedette du showbiz qui par exemple pourra attirer cette jeunesse qui manque tellement aux organisations politiques. On objectera que ce mélange déjà genre n’est pas conforme à la Doxa pourtant certains la pratique déjà et finalement il n’y a rien de choquant à faire venir une star dans ce qui est devenu le théâtre politique permanent. À défaut de nouveautés on aura  au moins la distraction. Ce qui est en cause ce n’est pas tellement la tenue de ces manifestations mais la répétition lassante des mêmes discours usés jusqu’à la corde.

Où sont les intellectuels ?

Où sont les intellectuels ?

En ces temps de troubles économiques, sociaux, politiques, les intellectuels font preuve d’une grande discrétion. Ou sont aujourd’hui Bourdieu, Claude Levi Strauss, Sartre, Aron, Barthe, Michel Foucault  s’interrogent certains. Justement Michel Foucault avait pressenti le changement de statut en constatant la fin de l’intellectuel universel par l’intellectuel spécifique. Du fait de l’évolution de la démocratie et des techniques. Le monde a connu sans doute en quelques dizaines d’années davantage de changements que pendant des siècles et des millénaires dans les domaines économiques, sociaux, politiques, environnementaux et culturels. Un seul exemple un salarié consacrait 70 % de son temps au travail sous Napoléon Ier, aujourd’hui il n’en consacre que 10 %. En outre,  le processus d’évolution s’est encore accéléré au cours des 10 à 20 dernières années. Sur le plan économique,  les changements affectent à la fois la nature des biens mais aussi leur mode de production et de distribution. Témoin, l’évolution des populations actives. En 1800 l’agriculture occupée 75 % des Français, en 1900 autour de 40 %, en 1970, 10 %, aujourd’hui moins de 4 %. Pour l’industrie dans les années 50, le secteur occupait  environ 40 % de la population, aujourd’hui en France c’est environ 10 %. Par contre les services se sont considérablement développés pour représenter à peu près 80 % des emplois aujourd’hui. Des mutations qui bouleversent évidemment les activités, les qualifications les emplois, aussi leur localisation.- D’une certaine façon, l’économie s’est à la fois dématérialisée et internationalisée avec des processus de production et de distribution de plus en plus complexes ;  à telle enseigne qu’il est bien difficile de savoir quelles sont les produits réellement français tellement sont imbriquées les éléments des modes de production. L’autre facteur explicatif marquant, lié aux autres, est l’émergence des pays en développement dont beaucoup étaient condamnés à la quasi famine il y a une cinquantaine d’années et qui commencent à accéder à des niveaux de vie plus décents. Des pays qui deviennent parfois concurrents et qui contraignent les anciens pays occidentaux à se  spécialiser  sur des productions à plus forte valeur ajoutée. Des pays concurrents mais aussi clients qui achètent les biens de l’industrie aéronautique, spatiale, navale, automobile, ferroviaire, nucléaire ou encore du BTP et de l’armement. Progressivement ces pays s’approprient aussi certaines techniques, ce qui contraint les pays occidentaux à de nouveaux progrès technologiques. Finalement ces échanges internationaux participent du progrès économique et social global  (mais aussi aux gaspillages environnementaux !) sous réserve toutefois que les balances commerciales soient équilibrées, ce qui est loin d’être le cas pour la France dont la balance des échanges de biens est dramatiquement dans le rouge. Cela en raison des rigidités structurelles propres au pays. Notons aussi que la financiarisation des économies a largement déplacé les centres de décision et de répartition des richesses. Des mutations qui ont cependant permis un accès beaucoup plus large à des produits et services qui satisfont de nouveaux besoins. Même si on peut –et-on doit- contester l’utilité de certaines productions ou leurs conditions de production et d’utilisation qui portent atteinte à la santé et à l’environnement.  Pour l’avenir 50 % des  emplois pourraient être supprimés ou transformés dans les 30 ans mais en même temps à peu près la moitié des nouveaux produits et services sont aujourd’hui inconnus. Face à toutes ces mutations, trois  grandes perspectives politiques émergent, soit le laisser aller qui laisse au seul marché le soin de réguler, soit le repli sur les frontières intérieures, soit une régulation qui prenne en compte la dynamique des marchés en même temps que l’intérêt général. Un dernier équilibre particulièrement difficile à trouver qui exige une grande compétence socio-économique, aussi du courage. Il faudrait évidemment développer de manière autrement plus complète les phénomènes décrits précédemment (comme l’accroissement des inégalités de concurrence et de revenus).  Des mutations qui affectent le champ économique, social, technologique environnemental et politique où les connaissances spécifiques se sont développées mais de manière le plus souvent éclatée de sorte qu’on a perdu la cohérence entre ces différentes dimensions. Il n’existe plus d’intellectuels susceptibles d’embrasser la totalité de ces connaissances pour les resituer avec pertinence dans une vision globale. Du coup faute de compréhension, les populations fragilisées se réfugient  dans les discours démagogiques, simplistes, nationalistes voire xénophobes ; Et les intellectuels dans leurs champs restreints.

Des ONG sont responsables des incendies en Amazonie !! (Bolsonaro)

Des ONG sont responsables des incendies en Amazonie !! (Bolsonaro)

 

 

Pour Bolsonaro , le président extrême droite du Brési,  c’est un peu comme contre Tump :  plus c’est gros, plus  ça passe. Concernant les immenses incendies qui affectent l’Amazonie il accuse maintenant les O.N.G. d’en être responsabls. La vérité c’est que cette énorme catastrophe dont les fumés couvriraient les deux tiers de la France va encore supprimer une partie du poumon mondial et les terres seront reconverties pour l’agriculture industrielle. Le président brésilien Jair Bolsonaro  accuse les O.N.G. de réagir à la suspension par Brasilia de subventions à la préservation de la forêt. « Il pourrait s’agir, oui, il pourrait, mais je ne l’affirme pas, d’actions criminelles de ces ‘ONGéistes’ pour attirer l’attention contre ma personne, contre le gouvernement brésilien. C’est la guerre à laquelle nous sommes confrontés», a lancé le chef de l’Etat devant des journalistes, mercredi 21 août, à la sortie de sa résidence officielle à Brasilia. C’est une attaque frontale des O.N.G. qui critique la politique industrielle de bonnes sonars au et son mépris des questions environnementales. C’est aussi une réponse au pays comme l’Allemagne ou la Norvège qui ont supprimé leur subvention à la préservation de la forêt brésilienne. C’est tout juste si le président brésilien n’accuse pas Merkel est aussi responsable de ces incendies

Les feux de forêt ont augmenté de 83% depuis le début de l’année au Brésil par rapport à l’ensemble de 2018, a annoncé mardi un institut officiel. La hausse a été particulièrement alarmante dans les Etats occupés en totalité ou partiellement par la forêt amazonienne, comme celui du Mato Grosso (centre-ouest), avec 13 682 départs de feu, soit une hausse de 87% par rapport à toute l’année 2018.

Il est pour le moment impossible d’évaluer l’ampleur des superficies affectées par ces feux de forêt en Amazonie. Sur les réseaux sociaux circulaient des vidéos montrant des pans entiers de forêt dévorés par des rideaux de flammes. Lundi, le ciel de Sao Paulo s’est assombri sous l’effet des conditions météo et des nuages de fumée.

Jair Bolsonaro n’a apporté aucun élément pouvant étayer sa grave mise en cause des ONG, mais a expliqué que celles-ci « ressentent le manque d’argent », après la suspension des financements alloués à la préservation de la forêt amazonienne. « On a retiré l’argent aux ONG. Elles recevaient 40% des subventions venant de l’étranger. Elles ne les ont plus. On a aussi mis fin aux subventions publiques » aux ONG, a-t-il expliqué.

« Le feu, apparemment, a pris dans des lieux stratégiques », a-t-il poursuivi. « Même vous ne pourriez aller filmer dans tous les lieux où cela brûle, et envoyer (vos vidéos) à l’étranger », a-t-il dit aux journalistes. « Parce que tout indique qu’ils sont allés là-bas pour filmer des incendies. C’est ce que je ressens ». Les feux en Amazonie sont habituellement provoqués par les défrichements par brûlis utilisés pour transformer des aires forestières en zones de culture et d’élevage ou pour nettoyer des zones déjà déforestées, généralement pendant la saison sèche qui s’achève dans deux mois.

Jair Bolsonaro est la cible d’une avalanche de critiques de scientifiques, d’ONG de préservation de l’Amazonie et des populations indigènes pour son soutien au développement de l’activité économique, et notamment de l’agriculture et l’exploitation minière, dans des zones protégées. Les deux contributeurs principaux du Fonds Amazonie, la Norvège et l’Allemagne, ont récemment annoncé suspendre leurs subventions à ce fonds qui permet de financer la préservation de la forêt, en raison des positions du président brésilien.

ENA : « Non, les élèves ne sont pas coupés des réalités » (le directeur de l’ENA)

ENA : « Non, les élèves ne sont pas  coupés des réalités » (le directeur de l’ENA)

 

Une défense assez corpo du directeur de l’ENA qui protège son établissement en affirmant notamment que les élèves ne sont pas coupés des réalités, ni cooptés. Ce qui formellement est vrai sur ce dernier point.  En effet, les élèves sont recrutés par voie de concours mais le problème c’est que seulement moins de 20 % viennent de milieux modestes et 10 % de milieux très modestes. Quant à dire que les élèves de l’ENA ne sont pas coupés des réalités, c’est évidemment une information un peu gratuite quand on connaît d’une part le  programme d’enseignement, d’autre part la réalité des stages sur le terrain (le plus souvent dans les bureaux d’une préfecture ou d’une ambassade). Cette défense de l’institution tente évidemment de répondre par avance aux menaces de suppression que pourrait annoncer le président de la république. Une suppression d’ailleurs virtuelle puisqu’elle serait remplacée par un institut supérieur de formation des fonctionnaires. Le directeur reconnaît fois que près de la moitié des ambassadeurs préfets ou recteur sont d’anciens élèves. S’il ne veut pas  « participer au débat actuel sur l’avenir de l’ENA, qui sera tranché par le président de la République », il estime tout de même de son « devoir de rétablir quelques vérités » face aux critiques visant l’établissement qui « choquent voire blessent profondément ses élèves et ses personnels ».

Le  patron de l’ENA dit refuser d’entendre que les étudiants y entrent  »par favoritisme » puisqu’ils passent « un concours exigeant ». Avant d’ajouter que  »non, les élèves de l’ENA ne sont pas tous des jeunes de 25 ans » mais qu’ils ont un « âge moyen de 31 ans et demi » à la sortie de l’école. Et qu’ils y entrent après « plusieurs années d’expérience professionnelle » ou « après des études supérieures plus longues qu’autrefois ».

Il rappelle aussi que la création de l’école en 1945 visait précisément à mettre fin à « un système de cooptation » des hauts fonctionnaires. D’ailleurs, « l’actuelle promotion Molière ne compte aucun enfant d’énarque, de ministre ou de parlementaire ». Pour autant, concède Patrick Gérard, « il faut encore mieux faire ». Car « on peut regretter que seuls 19% des élèves actuels aient un parent ouvrier, commerçant, employé, agriculteur, artisan ou chômeur. »

 

Racisme au foot : la confirmation que trop de supporters sont des abrutis

Racisme au foot : la confirmation que trop de supporters sont des abrutis

Constater que certains supporters du foot sont des abrutis ne constituent pas une grande découverte scientifique. S’apercevoir que certains sont racistes ne fait que le confirmer. On sait que le foot est un sport populaire sans doute le plus populaire au monde et qu’il draine toutes les catégories de supporters y compris les plus sectaires, les moins ouverts psychologiquement et intellectuellement. De ce point de vue,  les incidents provoqués par des supporters du foot ne sont pas rares et sont sanctionnés parfois par des matchs à huis clos. En France jusqu’à maintenant, on avait évité la montée de propos racistes qui sont plus courants dans d’autres pays comme l’Italie par exemple. Mais un nouvel incident raciste a été enregistré lors d’un match de foot entre Dijon et Amiens. Incident caractérisé par des propos et des attitudes inadmissibles en direction du capitaine de l’équipe d’Amiens. Des propos d’autant plus révoltants et idiots qu’en France souvent nombre de joueurs d’origine africaine constituent une bonne partie des effectifs. Que ces mêmes supporters se réjouissent des performances de ces joueurs quand ils exercent leur talent en équipe de France ou dans l’équipe qu’ils supportent ! Dès lors utiliser l’argument du racisme pour discréditer l’équipe adverse relève de l’indicible bêtise humaine. Visé par des cris racistes ayant conduit à l’interruption du match de la 32e journée de Ligue 1 entre Dijon et Amiens (0-0), le défenseur et capitaine amiénois Prince Gouano a expliqué « n’avoir jamais connu ça » à l’issue de la rencontre. Pourtant, le joueur a beaucoup voyagé avant d’être victime, vendredi à Gaston-Gérard, de propos scandaleux. »C’est une première. J’ai beaucoup bougé, j’ai joué dans énormément de pays. Il fallait que je rentre en France pour voir ça… C’est pour ça qu’au départ, je n’y croyais pas. J’ai joué en Turquie, en Angleterre… Je n’ai jamais vécu ça. » Les mots de Prince Gouano à l’issue de la rencontre entre Dijon et Amiens (0-0), interrompue durant sept minutes après des cris racistes le visant ouvertement, sont forts et témoignent de l’incrédulité du capitaine amiénois. C’est la première fois en France qu’une telle interruption se produit. Et s’il n’a pas voulu porter plainte contre l’auteur des faits en invoquant ses valeurs et la volonté de pardonner, le défenseur français n’a semble-t-il jamais connu pareille situation auparavant, alors qu’il a pourtant beaucoup voyagé.

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