Archive pour le Tag 'sont'

Les crocodiles politiques sont de retour

Les crocodiles politiques sont de retour

 

C’est la rentrée et les universités d’été et les meetings politiques fleurissent dans la perspective bien sûr des élections municipales voir au-delà. La spécificité française c’est que ce sont toujours les mêmes crocodiles qui apparaissent dans le théâtre politique ainsi peut-on remarquer le nom des vedettes annoncées : Léonetti, Morin, Bayrou, Olivier Faure, Emmanuel Morel, Artaud, Lepen, Dupont Aignant  ou encore Poutou. Chacun présidera un grand meeting de rentrée. Pas vraiment des têtes nouvelles et sans doute pas non plus de renouvellement des idées.  Des réunions qui du coup s’adresseront surtout un public militant déjà convaincu. La participation risque cependant d’être faible car le discours politique national ne colle pas toujours avec les préoccupations locales qui peuvent émerger à l’occasion des municipales. Ces meetings sont aussi l’occasion de soutenir un candidat local parfois en difficulté comte  tenu du jeu des alliances et des contre alliances. Mais s’il s’agit d’essayer d’accroître l’audience on ferait mieux de faire présider ses meetings par une vedette du showbiz qui par exemple pourra attirer cette jeunesse qui manque tellement aux organisations politiques. On objectera que ce mélange déjà genre n’est pas conforme à la Doxa pourtant certains la pratique déjà et finalement il n’y a rien de choquant à faire venir une star dans ce qui est devenu le théâtre politique permanent. À défaut de nouveautés on aura  au moins la distraction. Ce qui est en cause ce n’est pas tellement la tenue de ces manifestations mais la répétition lassante des mêmes discours usés jusqu’à la corde.

Où sont les intellectuels ?

Où sont les intellectuels ?

En ces temps de troubles économiques, sociaux, politiques, les intellectuels font preuve d’une grande discrétion. Ou sont aujourd’hui Bourdieu, Claude Levi Strauss, Sartre, Aron, Barthe, Michel Foucault  s’interrogent certains. Justement Michel Foucault avait pressenti le changement de statut en constatant la fin de l’intellectuel universel par l’intellectuel spécifique. Du fait de l’évolution de la démocratie et des techniques. Le monde a connu sans doute en quelques dizaines d’années davantage de changements que pendant des siècles et des millénaires dans les domaines économiques, sociaux, politiques, environnementaux et culturels. Un seul exemple un salarié consacrait 70 % de son temps au travail sous Napoléon Ier, aujourd’hui il n’en consacre que 10 %. En outre,  le processus d’évolution s’est encore accéléré au cours des 10 à 20 dernières années. Sur le plan économique,  les changements affectent à la fois la nature des biens mais aussi leur mode de production et de distribution. Témoin, l’évolution des populations actives. En 1800 l’agriculture occupée 75 % des Français, en 1900 autour de 40 %, en 1970, 10 %, aujourd’hui moins de 4 %. Pour l’industrie dans les années 50, le secteur occupait  environ 40 % de la population, aujourd’hui en France c’est environ 10 %. Par contre les services se sont considérablement développés pour représenter à peu près 80 % des emplois aujourd’hui. Des mutations qui bouleversent évidemment les activités, les qualifications les emplois, aussi leur localisation.- D’une certaine façon, l’économie s’est à la fois dématérialisée et internationalisée avec des processus de production et de distribution de plus en plus complexes ;  à telle enseigne qu’il est bien difficile de savoir quelles sont les produits réellement français tellement sont imbriquées les éléments des modes de production. L’autre facteur explicatif marquant, lié aux autres, est l’émergence des pays en développement dont beaucoup étaient condamnés à la quasi famine il y a une cinquantaine d’années et qui commencent à accéder à des niveaux de vie plus décents. Des pays qui deviennent parfois concurrents et qui contraignent les anciens pays occidentaux à se  spécialiser  sur des productions à plus forte valeur ajoutée. Des pays concurrents mais aussi clients qui achètent les biens de l’industrie aéronautique, spatiale, navale, automobile, ferroviaire, nucléaire ou encore du BTP et de l’armement. Progressivement ces pays s’approprient aussi certaines techniques, ce qui contraint les pays occidentaux à de nouveaux progrès technologiques. Finalement ces échanges internationaux participent du progrès économique et social global  (mais aussi aux gaspillages environnementaux !) sous réserve toutefois que les balances commerciales soient équilibrées, ce qui est loin d’être le cas pour la France dont la balance des échanges de biens est dramatiquement dans le rouge. Cela en raison des rigidités structurelles propres au pays. Notons aussi que la financiarisation des économies a largement déplacé les centres de décision et de répartition des richesses. Des mutations qui ont cependant permis un accès beaucoup plus large à des produits et services qui satisfont de nouveaux besoins. Même si on peut –et-on doit- contester l’utilité de certaines productions ou leurs conditions de production et d’utilisation qui portent atteinte à la santé et à l’environnement.  Pour l’avenir 50 % des  emplois pourraient être supprimés ou transformés dans les 30 ans mais en même temps à peu près la moitié des nouveaux produits et services sont aujourd’hui inconnus. Face à toutes ces mutations, trois  grandes perspectives politiques émergent, soit le laisser aller qui laisse au seul marché le soin de réguler, soit le repli sur les frontières intérieures, soit une régulation qui prenne en compte la dynamique des marchés en même temps que l’intérêt général. Un dernier équilibre particulièrement difficile à trouver qui exige une grande compétence socio-économique, aussi du courage. Il faudrait évidemment développer de manière autrement plus complète les phénomènes décrits précédemment (comme l’accroissement des inégalités de concurrence et de revenus).  Des mutations qui affectent le champ économique, social, technologique environnemental et politique où les connaissances spécifiques se sont développées mais de manière le plus souvent éclatée de sorte qu’on a perdu la cohérence entre ces différentes dimensions. Il n’existe plus d’intellectuels susceptibles d’embrasser la totalité de ces connaissances pour les resituer avec pertinence dans une vision globale. Du coup faute de compréhension, les populations fragilisées se réfugient  dans les discours démagogiques, simplistes, nationalistes voire xénophobes ; Et les intellectuels dans leurs champs restreints.

Des ONG sont responsables des incendies en Amazonie !! (Bolsonaro)

Des ONG sont responsables des incendies en Amazonie !! (Bolsonaro)

 

 

Pour Bolsonaro , le président extrême droite du Brési,  c’est un peu comme contre Tump :  plus c’est gros, plus  ça passe. Concernant les immenses incendies qui affectent l’Amazonie il accuse maintenant les O.N.G. d’en être responsabls. La vérité c’est que cette énorme catastrophe dont les fumés couvriraient les deux tiers de la France va encore supprimer une partie du poumon mondial et les terres seront reconverties pour l’agriculture industrielle. Le président brésilien Jair Bolsonaro  accuse les O.N.G. de réagir à la suspension par Brasilia de subventions à la préservation de la forêt. « Il pourrait s’agir, oui, il pourrait, mais je ne l’affirme pas, d’actions criminelles de ces ‘ONGéistes’ pour attirer l’attention contre ma personne, contre le gouvernement brésilien. C’est la guerre à laquelle nous sommes confrontés», a lancé le chef de l’Etat devant des journalistes, mercredi 21 août, à la sortie de sa résidence officielle à Brasilia. C’est une attaque frontale des O.N.G. qui critique la politique industrielle de bonnes sonars au et son mépris des questions environnementales. C’est aussi une réponse au pays comme l’Allemagne ou la Norvège qui ont supprimé leur subvention à la préservation de la forêt brésilienne. C’est tout juste si le président brésilien n’accuse pas Merkel est aussi responsable de ces incendies

Les feux de forêt ont augmenté de 83% depuis le début de l’année au Brésil par rapport à l’ensemble de 2018, a annoncé mardi un institut officiel. La hausse a été particulièrement alarmante dans les Etats occupés en totalité ou partiellement par la forêt amazonienne, comme celui du Mato Grosso (centre-ouest), avec 13 682 départs de feu, soit une hausse de 87% par rapport à toute l’année 2018.

Il est pour le moment impossible d’évaluer l’ampleur des superficies affectées par ces feux de forêt en Amazonie. Sur les réseaux sociaux circulaient des vidéos montrant des pans entiers de forêt dévorés par des rideaux de flammes. Lundi, le ciel de Sao Paulo s’est assombri sous l’effet des conditions météo et des nuages de fumée.

Jair Bolsonaro n’a apporté aucun élément pouvant étayer sa grave mise en cause des ONG, mais a expliqué que celles-ci « ressentent le manque d’argent », après la suspension des financements alloués à la préservation de la forêt amazonienne. « On a retiré l’argent aux ONG. Elles recevaient 40% des subventions venant de l’étranger. Elles ne les ont plus. On a aussi mis fin aux subventions publiques » aux ONG, a-t-il expliqué.

« Le feu, apparemment, a pris dans des lieux stratégiques », a-t-il poursuivi. « Même vous ne pourriez aller filmer dans tous les lieux où cela brûle, et envoyer (vos vidéos) à l’étranger », a-t-il dit aux journalistes. « Parce que tout indique qu’ils sont allés là-bas pour filmer des incendies. C’est ce que je ressens ». Les feux en Amazonie sont habituellement provoqués par les défrichements par brûlis utilisés pour transformer des aires forestières en zones de culture et d’élevage ou pour nettoyer des zones déjà déforestées, généralement pendant la saison sèche qui s’achève dans deux mois.

Jair Bolsonaro est la cible d’une avalanche de critiques de scientifiques, d’ONG de préservation de l’Amazonie et des populations indigènes pour son soutien au développement de l’activité économique, et notamment de l’agriculture et l’exploitation minière, dans des zones protégées. Les deux contributeurs principaux du Fonds Amazonie, la Norvège et l’Allemagne, ont récemment annoncé suspendre leurs subventions à ce fonds qui permet de financer la préservation de la forêt, en raison des positions du président brésilien.

ENA : « Non, les élèves ne sont pas coupés des réalités » (le directeur de l’ENA)

ENA : « Non, les élèves ne sont pas  coupés des réalités » (le directeur de l’ENA)

 

Une défense assez corpo du directeur de l’ENA qui protège son établissement en affirmant notamment que les élèves ne sont pas coupés des réalités, ni cooptés. Ce qui formellement est vrai sur ce dernier point.  En effet, les élèves sont recrutés par voie de concours mais le problème c’est que seulement moins de 20 % viennent de milieux modestes et 10 % de milieux très modestes. Quant à dire que les élèves de l’ENA ne sont pas coupés des réalités, c’est évidemment une information un peu gratuite quand on connaît d’une part le  programme d’enseignement, d’autre part la réalité des stages sur le terrain (le plus souvent dans les bureaux d’une préfecture ou d’une ambassade). Cette défense de l’institution tente évidemment de répondre par avance aux menaces de suppression que pourrait annoncer le président de la république. Une suppression d’ailleurs virtuelle puisqu’elle serait remplacée par un institut supérieur de formation des fonctionnaires. Le directeur reconnaît fois que près de la moitié des ambassadeurs préfets ou recteur sont d’anciens élèves. S’il ne veut pas  « participer au débat actuel sur l’avenir de l’ENA, qui sera tranché par le président de la République », il estime tout de même de son « devoir de rétablir quelques vérités » face aux critiques visant l’établissement qui « choquent voire blessent profondément ses élèves et ses personnels ».

Le  patron de l’ENA dit refuser d’entendre que les étudiants y entrent  »par favoritisme » puisqu’ils passent « un concours exigeant ». Avant d’ajouter que  »non, les élèves de l’ENA ne sont pas tous des jeunes de 25 ans » mais qu’ils ont un « âge moyen de 31 ans et demi » à la sortie de l’école. Et qu’ils y entrent après « plusieurs années d’expérience professionnelle » ou « après des études supérieures plus longues qu’autrefois ».

Il rappelle aussi que la création de l’école en 1945 visait précisément à mettre fin à « un système de cooptation » des hauts fonctionnaires. D’ailleurs, « l’actuelle promotion Molière ne compte aucun enfant d’énarque, de ministre ou de parlementaire ». Pour autant, concède Patrick Gérard, « il faut encore mieux faire ». Car « on peut regretter que seuls 19% des élèves actuels aient un parent ouvrier, commerçant, employé, agriculteur, artisan ou chômeur. »

 

Racisme au foot : la confirmation que trop de supporters sont des abrutis

Racisme au foot : la confirmation que trop de supporters sont des abrutis

Constater que certains supporters du foot sont des abrutis ne constituent pas une grande découverte scientifique. S’apercevoir que certains sont racistes ne fait que le confirmer. On sait que le foot est un sport populaire sans doute le plus populaire au monde et qu’il draine toutes les catégories de supporters y compris les plus sectaires, les moins ouverts psychologiquement et intellectuellement. De ce point de vue,  les incidents provoqués par des supporters du foot ne sont pas rares et sont sanctionnés parfois par des matchs à huis clos. En France jusqu’à maintenant, on avait évité la montée de propos racistes qui sont plus courants dans d’autres pays comme l’Italie par exemple. Mais un nouvel incident raciste a été enregistré lors d’un match de foot entre Dijon et Amiens. Incident caractérisé par des propos et des attitudes inadmissibles en direction du capitaine de l’équipe d’Amiens. Des propos d’autant plus révoltants et idiots qu’en France souvent nombre de joueurs d’origine africaine constituent une bonne partie des effectifs. Que ces mêmes supporters se réjouissent des performances de ces joueurs quand ils exercent leur talent en équipe de France ou dans l’équipe qu’ils supportent ! Dès lors utiliser l’argument du racisme pour discréditer l’équipe adverse relève de l’indicible bêtise humaine. Visé par des cris racistes ayant conduit à l’interruption du match de la 32e journée de Ligue 1 entre Dijon et Amiens (0-0), le défenseur et capitaine amiénois Prince Gouano a expliqué « n’avoir jamais connu ça » à l’issue de la rencontre. Pourtant, le joueur a beaucoup voyagé avant d’être victime, vendredi à Gaston-Gérard, de propos scandaleux. »C’est une première. J’ai beaucoup bougé, j’ai joué dans énormément de pays. Il fallait que je rentre en France pour voir ça… C’est pour ça qu’au départ, je n’y croyais pas. J’ai joué en Turquie, en Angleterre… Je n’ai jamais vécu ça. » Les mots de Prince Gouano à l’issue de la rencontre entre Dijon et Amiens (0-0), interrompue durant sept minutes après des cris racistes le visant ouvertement, sont forts et témoignent de l’incrédulité du capitaine amiénois. C’est la première fois en France qu’une telle interruption se produit. Et s’il n’a pas voulu porter plainte contre l’auteur des faits en invoquant ses valeurs et la volonté de pardonner, le défenseur français n’a semble-t-il jamais connu pareille situation auparavant, alors qu’il a pourtant beaucoup voyagé.

« Les loyers sont trop chers, même pour les HLM » (Louis Gallois)

« Les loyers sont trop chers, même pour les HLM » (Louis Gallois)

Europe 1 rend compte d’uen interview de Louis Gallois, le président de la Fédération des Acteurs de la Solidarité qui dénonce des loyers toujours trop chers, même dans le secteur du logement social. Et qui met le doigt sans doute sur la bulle financière et sociale qui risque d’éclater.

« Pourquoi y a-t-il autant d’expulsions ? Parce que les loyers sont trop chers et que les habitants ne peuvent plus les payer, même pour les HLM », explique l’ancien PDG de la SNCF et d’Airbus. En 2017, 126.000 décisions d’expulsion ont été prononcées, dont plus de 120.000 pour impayés locatifs (+49% depuis 2001), selon le dernier bilan annuel de la Fondation Abbé Pierre (FAP). La même année, 15.547 ménages ont été expulsés avec le concours de la force publique, dernière étape si aucune solution n’est trouvée. 

Pour le président de la FAS, le problème vient avant tout du parc locatif de logements sociaux. « Le gouvernement s’était engagé à construire 40.000 logements très sociaux en 2018. Or on est à 32.000. Et nous sommes inquiets parce que les lancements de programmes [de construction] ne sont pas très bons. Nous pensons donc que cette cible de 40.000 logements est difficile à atteindre et pourtant, c’est un minimum. Nous en demandons 60.000 pour faire face à cette crise d’hébergement. »

Cette crise du logement concerne en outre toute la France bien qu’elle soit encore plus marquée dans les « zones tendues comme Paris, Toulouse, Lyon, Bordeaux, Nantes… ». 

Louis Gallois dénonce également un certain désengagement de l’État dans le secteur des logements sociaux. Et cela s’illustre en particulier dans la décision de 2017 de baisser le montant de l’Aide personnalisée au Logement (APL) de 5 euros.  »Nous sommes opposés à cette baisse qui s’est traduite par une baisse des loyers des HLM. Cela les a privé de 800 millions d’euros en 2018 et 900 millions en 2019. C’est autant d’argent en moins pour la rénovation des HLM et la construction de logements très sociaux. » S’agit-il d’un désintérêt de l’État pour la question du logement ?  »Le logement très social n’est peut-être pas au niveau de priorité où il devrait être », répond Louis Gallois.

Autre revendication de la FAS : une meilleure dotation du fonds d’indemnisation des bailleurs, qui a diminué de près de deux tiers depuis 2005, passant de 78 millions à 24 millions en 2018. Ces sommes servent à indemniser les bailleurs lorsque les locataires ne peuvent plus payer leur loyer. « L’une des solutions pour lutter contre les expulsions locatives, c’est que pendant que les personnes recherchent un logement moins coûteux, ils puissent rester dans leur logement actuel. L’idéal étant qu’il n’y ait pas d’expulsion sans relogement. »

Crise sociale-gilets jaunes : Où sont les intellectuels ?

Crise sociale-gilets jaunes : Où sont les intellectuels ?

En ces temps de troubles économiques, sociaux, politiques, les intellectuels font preuve d’une grande discrétion. Ou sont aujourd’hui Bourdieu, Claude Levi Strauss, Sartre, Aron, Barthe, Michel Foucault  s’interrogent certains. Justement Michel Foucault avait pressenti le changement de statut de l’intellectuel en constatant la fin de l’intellectuel universel par l’intellectuel spécifique. Du fait de l’évolution de la démocratie et des techniques. Le monde a connu sans doute en quelques dizaines d’années davantage de changements que pendant des siècles et des millénaires dans les domaines économiques, sociaux, politiques, environnementaux et culturels. Un seul exemple un salarié consacrait 70 % de son temps sous Napoléon Ier, aujourd’hui il n’en consacre que 10 %. En outre,  le processus d’évolution s’est encore accéléré au cours des 10 à 20 dernières années. Sur le plan économique,  les changements affectent à la fois la nature des biens mais aussi leur mode de production et de distribution. Témoin, l’évolution des populations actives. En 1800 l’agriculture occupée 75 % des Français, en 1900 autour de 40 %, en 1970, 10 %, aujourd’hui moins de 4 %. Pour l’industrie dans les années 50, le secteur occupait  environ 40 % de la population, aujourd’hui en France c’est environ 10 %. Par contre les services se sont considérablement développés pour représenter à peu près 80 % des emplois aujourd’hui. Des mutations qui bouleversent évidemment les activités, les qualifications les emplois, aussi leur localisation.- D’une certaine façon, l’économie s’est à la fois dématérialisée et internationalisée avec des processus de production et de distribution de plus en plus complexes ;  à telle enseigne qu’il est bien difficile de savoir quelles sont les produits réellement français tellement sont imbriquées les éléments des modes de production. L’autre facteur explicatif marquant, lié aux autres, est l’émergence des pays en développement dont beaucoup étaient condamnés à la quasi famine il y a une cinquantaine d’années et qui commencent à accéder à des niveaux de vie plus décents. Des pays qui deviennent parfois concurrents et qui contraignent les anciens pays occidentaux à se  spécialiser  sur des productions à plus forte valeur ajoutée. Des pays concurrents mais aussi clients qui achètent les biens de l’industrie aéronautique, spatiale, navale, automobile, ferroviaire, nucléaire ou encore du BTP et de l’armement. Progressivement ces pays s’approprient aussi certaines techniques, ce qui contraint les pays occidentaux à de nouveaux progrès technologiques. Finalement ces échanges internationaux participent du progrès économique et social global sous réserve toutefois que les balances commerciales soient équilibrées, ce qui est loin d’être le cas pour la France dont la balance des échanges de biens est dramatiquement dans le rouge. Cela en raison des rigidités structurelles propres au pays. Notons aussi que la financiarisation des économies a largement déplacé les centres de décision et de répartition des richesses. Des mutations qui ont cependant permis un accès beaucoup plus large à des produits et services qui satisfont de nouveaux besoins. Même si on peut –et-on doit- contester l’utilité de certaines productions ou leurs conditions de production et d’utilisation qui portent atteinte à la santé et à l’environnement.  Pour l’avenir 50 % des  emplois pourraient être supprimés ou transformés dans les 30 ans mais en même temps à peu près la moitié des nouveaux produits et services sont aujourd’hui inconnus. Face à toutes ces mutations, trois  grandes perspectives politiques émergent, soit le laisser aller qui laisse au seul marché le soin de réguler, soit le repli sur les frontières intérieures, soit une régulation qui prenne en compte la dynamique des marchés en même temps que l’intérêt général. Un dernier équilibre particulièrement difficile à trouver qui exige une grande compétence socio-économique, aussi du courage. Il faudrait évidemment développer de manière autrement plus complète les phénomènes décrits précédemment (comme l’accroissement des inégalités de concurrence et de revenus).  Des mutations qui affectent le champ économique, social, technologique environnemental et politique où les connaissances spécifiques se sont développées mais de manière le plus souvent éclatée de sorte qu’on a perdu la cohérence entre ces différentes dimensions. Il n’existe plus d’intellectuels susceptibles d’embrasser la totalité de ces connaissances pour les resituer avec pertinence dans une vision globale. Du coup faute de compréhension, les populations fragilisées se réfugient  dans les discours démagogiques, simplistes, nationalistes voire xénophobes ; Et les intellectuels dans leurs champs restreints.

Face à la crise et à Macron : où sont les intellectuels ?

Face à la crise et à Macron : où sont les intellectuels ?

En ces temps de troubles économiques, sociaux, politiques, les intellectuels font preuve d’une grande discrétion. Ou sont aujourd’hui Bourdieu, Claude Levi Strauss, Sartre, Aron, Barthe, Michel Foucault  s’interrogent certains. Justement Michel Foucault avait pressenti le changement de statut de l’intellectuel en constatant la fin de l’intellectuel universel par l’intellectuel spécifique du fait de l’évolution de la démocratie et des techniques. Le monde a connu sans doute en quelques dizaines d’années davantage de changements que pendant des siècles et des millénaires dans les domaines économiques, sociaux, politiques, environnementaux et culturels. Un seul exemple un salarié consacrait 70 % de son temps sous Napoléon Ier, aujourd’hui il n’en consacre que 10 %. En outre,  le processus d’évolution s’est encore accéléré au cours des 10 à 20 dernières années. Sur le plan économique,  les changements affectent à la fois la nature des biens mais aussi leur mode de production et de distribution. Témoin, l’évolution des populations actives. En 1800 l’agriculture occupée 75 % des Français, en 1900 autour de 40 %, en 1970, 10 %, aujourd’hui moins de 4 %. Pour l’industrie dans les années 50, le secteur occupait  environ 40 % de la population, aujourd’hui en France c’est environ 10 %. Par contre les services se sont considérablement développés pour représenter à peu près 80 % des emplois aujourd’hui. Des mutations qui bouleversent évidemment les activités, les qualifications les emplois, aussi leur localisation.- D’une certaine façon, l’économie s’est à la fois dématérialisée et internationalisée avec des processus de production et de distribution de plus en plus complexes ;  à telle enseigne qu’il est bien difficile de savoir quelles sont les produits réellement français tellement sont imbriquées les éléments des modes de production. L’autre facteur explicatif marquant, lié aux autres, est l’émergence des pays en développement dont beaucoup étaient condamnés à la quasi famine il y a une cinquantaine d’années et qui commencent à accéder à des niveaux de vie plus décents. Des pays qui deviennent parfois concurrents et qui contraignent les anciens pays occidentaux à se  spécialiser  sur des productions à plus forte valeur ajoutée. Des pays concurrents mais aussi clients qui achètent les biens de l’industrie aéronautique, spatiale, navale, automobile, ferroviaire, nucléaire ou encore du BTP et de l’armement. Progressivement ces pays s’approprient aussi certaines techniques, ce qui contraint les pays occidentaux à de nouveaux progrès technologiques. Finalement ces échanges internationaux participent du progrès économique et social global sous réserve toutefois que les balances commerciales soient équilibrées, ce qui est loin d’être le cas pour la France dont la balance des échanges de biens est dramatiquement dans le rouge. Cela en raison des rigidités structurelles propres au pays. Notons aussi que la financiarisation des économies a largement déplacé les centres de décision et de répartition des richesses. Des mutations qui ont cependant permis un accès beaucoup plus large à des produits et services qui satisfont de nouveaux besoins. Même si on peut –et-on doit- contester l’utilité de certaines productions ou leurs conditions de production et d’utilisation qui portent atteinte à la santé et à l’environnement.  Pour l’avenir 50 % des  emplois pourraient être supprimés ou transformés dans les 30 ans mais en même temps à peu près la moitié des nouveaux produits et services sont aujourd’hui inconnus. Face à toutes ces mutations, trois  grandes perspectives politiques émergent, soit le laisser aller qui laisse au seul marché le soin de réguler, soit le repli sur les frontières intérieures, soit une régulation qui prenne en compte la dynamique des marchés en même temps que l’intérêt général. Un dernier équilibre particulièrement difficile à trouver qui exige une grande compétence socio-économique, aussi du courage. Il faudrait évidemment développer de manière autrement plus complète les phénomènes décrits précédemment (comme l’accroissement des inégalités de concurrence et de revenus).  Des mutations qui affectent le champ économique, social, technologique environnemental et politique où les connaissances spécifiques se sont développées mais de manière le plus souvent éclatée de sorte qu’on a perdu la cohérence entre ces différentes dimensions. Il n’existe plus d’intellectuels susceptibles d’embrasser la totalité de ces connaissances pour les resituer avec pertinence dans une vision globale. Du coup faute de compréhension, les populations fragilisées se réfugient  dans les discours démagogiques, simplistes, nationalistes voire xénophobes ; Et les intellectuels dans le confort de leurs champs restreints.

Où sont les intellectuels ?

Où sont les intellectuels ?

En ces temps de troubles économiques, sociaux, politiques, les intellectuels font preuve d’une grande discrétion. Ou sont aujourd’hui Bourdieu, Claude Levi Strauss, Sartre, Aron, Barthe, Michel Foucault  s’interrogent certains. Justement Michel Foucault avait pressenti le changement de statut de l’intellectuel en constatant la fin de l’intellectuel universel par l’intellectuel spécifique. Du fait de l’évolution de la démocratie et des techniques. Le monde a connu sans doute en quelques dizaines d’années davantage de changements que pendant des siècles et des millénaires dans les domaines économiques, sociaux, politiques, environnementaux et culturels. Un seul exemple un salarié consacrait 70 % de son temps sous Napoléon Ier, aujourd’hui il n’en consacre que 10 %. En outre,  le processus d’évolution s’est encore accéléré au cours des 10 à 20 dernières années. Sur le plan économique,  les changements affectent à la fois la nature des biens mais aussi leur mode de production et de distribution. Témoin, l’évolution des populations actives. En 1800 l’agriculture occupée 75 % des Français, en 1900 autour de 40 %, en 1970, 10 %, aujourd’hui moins de 4 %. Pour l’industrie dans les années 50, le secteur occupait  environ 40 % de la population, aujourd’hui en France c’est environ 10 %. Par contre les services se sont considérablement développés pour représenter à peu près 80 % des emplois aujourd’hui. Des mutations qui bouleversent évidemment les activités, les qualifications les emplois, aussi leur localisation.- D’une certaine façon, l’économie s’est à la fois dématérialisée et internationalisée avec des processus de production et de distribution de plus en plus complexes ;  à telle enseigne qu’il est bien difficile de savoir quelles sont les produits réellement français tellement sont imbriquées les éléments des modes de production. L’autre facteur explicatif marquant, lié aux autres, est l’émergence des pays en développement dont beaucoup étaient condamnés à la quasi famine il y a une cinquantaine d’années et qui commencent à accéder à des niveaux de vie plus décents. Des pays qui deviennent parfois concurrents et qui contraignent les anciens pays occidentaux à se  spécialiser  sur des productions à plus forte valeur ajoutée. Des pays concurrents mais aussi clients qui achètent les biens de l’industrie aéronautique, spatiale, navale, automobile, ferroviaire, nucléaire ou encore du BTP et de l’armement. Progressivement ces pays s’approprient aussi certaines techniques, ce qui contraint les pays occidentaux à de nouveaux progrès technologiques. Finalement ces échanges internationaux participent du progrès économique et social global sous réserve toutefois que les balances commerciales soient équilibrées, ce qui est loin d’être le cas pour la France dont la balance des échanges de biens est dramatiquement dans le rouge. Cela en raison des rigidités structurelles propres au pays. Notons aussi que la financiarisation des économies a largement déplacé les centres de décision et de répartition des richesses. Des mutations qui ont cependant permis un accès beaucoup plus large à des produits et services qui satisfont de nouveaux besoins. Même si on peut –et-on doit- contester l’utilité de certaines productions ou leurs conditions de production et d’utilisation qui portent atteinte à la santé et à l’environnement.  Pour l’avenir 50 % des  emplois pourraient être supprimés ou transformés dans les 30 ans mais en même temps à peu près la moitié des nouveaux produits et services sont aujourd’hui inconnus. Face à toutes ces mutations, trois  grandes perspectives politiques émergent, soit le laisser aller qui laisse au seul marché le soin de réguler, soit le repli sur les frontières intérieures, soit une régulation qui prenne en compte la dynamique des marchés en même temps que l’intérêt général. Un dernier équilibre particulièrement difficile à trouver qui exige une grande compétence socio-économique, aussi du courage. Il faudrait évidemment développer de manière autrement plus complète les phénomènes décrits précédemment (comme l’accroissement des inégalités de concurrence et de revenus).  Des mutations qui affectent le champ économique, social, technologique environnemental et politique où les connaissances spécifiques se sont développées mais de manière le plus souvent éclatée de sorte qu’on a perdu la cohérence entre ces différentes dimensions. Il n’existe plus d’intellectuels susceptibles d’embrasser la totalité de ces connaissances pour les resituer avec pertinence dans une vision globale. Du coup faute de compréhension, les populations fragilisées se réfugient  dans les discours démagogiques, simplistes, nationalistes voire xénophobes ; Et les intellectuels dans leurs champs restreints.

« Les manifestants sont complices des violences » !!! (Macron)

« Les manifestants sont complices des violences » !!! (Macron)

 

Comme d’habitude Macron ne peut s’empêcher de distiller des phrases agressives. Ainsi devant des maires réunis à l’Élysée, il a déclaré que les manifestants étaient complices des violences et du pire mettant ainsi dans le même sac les voyous et les autres. Sans beaucoup de nuances Macon a par ailleurs affirmé qu’il était pour la démocratie du débat et non pour la démocratie de l’émeute. Une opposition évidemment simpliste, caricaturale et provocatrice. Visiblement Macron a vraiment du mal à endosser le costume du président de la république dans le rôle central consiste à assurer l’unité du pays et la mobilisation des Français au service de l’intérêt général. Bien sûr les déviances de certaines manifestations discréditent par exemple le mouvement d gilet jaune. De la même manière qu’on peut regretter les contradictions des leaders autoproclamés largement responsables de l’affaiblissement des manifestations des gilets jaunes. Le problème c’est que Macron se nourrit beaucoup de mots à bon compte. Il est davantage dans la posture d’un commentateur qui persifle que dans celle d’un responsable qui assure la gestion de problèmes sociaux économiques. On se demande encore pourquoi il n’a pas répondu à l’appel de la CFDT qui demandé une sorte de Grenelle sur des grandes questions sociales. D’une certaine manière on peut se demander s’il n’y a pas une complicité de fait  entre certains leaders des gilets jaunes et le gouvernement pour perpétuer les désordres. De leur côté, les gilets jaunes  sont incapables de désigner une coordination qui pourrait négocier avec le gouvernement. Et de son côté, le gouvernement, n’a aucune perspective crédible de médiation. Sa proposition de grand débat national n’est sans doute pas inutile mais on voit mal pourquoi elle va déboucher pour précisément répondre aux préoccupations qui ont alimenté la colère des gilets jaunes. « Je crois qu’aujourd’hui la place doit être au débat, à la réponse démocratique, et elle sera ensuite dans les urnes », selon Macon qui toutefois se refuse à une perspective d’élections législatives anticipées. Le chef de l’État se limite en effet pour l’instant à une vague perspective de référendum portant surtout sur des questions institutionnelles assez annexes voir sur des questions socio-économiques secondaires. En faite Macon exploite le retournement de l’opinion vis-à-vis des manifestations des gilets jaunes.

Selon plusieurs sondages successifs, une majorité de Français souhaite désormais l’arrêt du mouvement des gilets jaunes: 56% le 13 février pour Elabe, 52% le 17 février pour Ifop, et enfin 55% selon Odoxa lundi. Le 7 février, ils étaient encore une courte majorité (52%) à souhaiter la poursuite du mouvement pendant le grand débat selon une étude Youg, déjà bien loin des quelque 70% de soutien enregistrés en novembre 2018.

Budget : les prévisions du gouvernement sont fausses (Cour des comptes)

Budget : les prévisions du gouvernement sont fausses (Cour des comptes)

Dans un langage très diplomatique, la Cour des Comptes considère que les prévisions du gouvernement sont fausses aussi bien concernant les recettes que les perspectives de dépenses. En cause évidemment,  la dérive déjà observée à laquelle s’ajoutent les mesures prises suite au mouvement des gilets jaunes cela pour la partie des dépenses. Pour les recettes,  comme d’habitude des prévisions de croissance qui gonflent  artificiellement les recettes alors qu’il n’a pas été tenu compte du ralentissement économique général dans le monde et en France. Pour les dépenses, c’est un peu le grand flou car elles n’ont pas été totalement évaluées. Pour les recettes le gouvernement se fonde sur une hypothétique croissance du PIB de 1,7 % en 2019 alors que la France a péniblement atteints 1,5 % en 2018 et que l’année en cours sera sans doute moins favorable.

 

Synthèse du Rapport public annuel 2019 de la Cour des comptes :

 

La dette publique rapportée au PIB a encore augmenté et atteindrait 98,7 points de PIB. La dette publique de la France reste ainsi sur une trajectoire divergente de celles de l’Allemagne et de la zone euro : la dette publique allemande rapportée au PIB baisse continûment depuis 2012 et devrait être revenue au seuil de 60  points de PIB en 2018 ; celle du reste de la zone euro diminue depuis 2015 et serait passée en dessous de celle de la France en 2018 (graphique ci-dessous). Dette publique (en points de PIB) Source : Cour des comptes, à partir des données de l’Insee et d’Eurostat jusqu’en 2017, de la prévision du Gouvernement et de la Commission européenne pour 2018 (base de données Ameco). En 2019, un déficit effectif supérieur à 3 points de PIB, des prévisions de finances publiques particulièrement fragiles Le projet de loi de finances (PLF) pour 2019, présenté en septembre 2018, prévoyait un déficit public de 2,8 points de PIB, en augmentation de 0,2 point en raison notamment de la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi en baisse de cotisations, qui accroît le déficit de manière temporaire et exceptionnelle. Cette prévision était affectée de quelques facteurs d’incertitude. Tout d’abord, l’impact de la mise en œuvre du prélèvement à la source sur le rendement de l’impôt sur le revenu pourrait affecter de 2 Md€ à la hausse ou à la baisse le solde public1. Ensuite, la croissance de l’investissement des administrations publiques locales pourrait être plus élevée que prévu par le Gouvernement, compte tenu de l’épargne abondante qu’elles devraient dégager et de la proximité des échéances électorales communales. Les mesures de soutien au pouvoir d’achat des ménages, prises en toute fin d’année 2018, ont conduit à dégrader de 0,4 point de PIB la prévision de déficit public, du Gouvernement, désormais de 3,2  points de PIB en 2019, et de manière équivalente, celle de déficit structurel, qui serait désormais au mieux stable. Ces prévisions sont en outre affectées d’une fragilité particulière. En effet, seule une partie des mesures en faveur du pouvoir d’achat des ménages a été intégrée à la loi de La situation d’ensemble des finances publiques (à fin janvier 2019) 55 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 60 65 70 75 80 85 90 95 100 105 110 France Allemagne Zone euro Zone euro hors France et Allemagne 1 Cour des comptes, La situation et les perspectives des finances publiques. La Documentation française, juin 2018, 181 p., disponible sur www.ccomptes.fr. 11Synthèses du Rapport public annuel 2019 de la Cour des comptes finances. Ainsi, la prévision de déficit public de la loi de finances initiale (LFI) ne tient pas compte des mesures qui ont été votées immédiatement après la loi de finances, dans la loi portant mesures d’urgence économiques et sociales, alors que ces mesures accroissent le déficit de 3,7 Md€. Le respect de cette prévision suppose donc que les mesures contenues dans cette dernière loi soient compensées par les économies et les recettes supplémentaires que le Gouvernement a annoncées, mais qui ne sont pas encore traduites en dispositions législatives ou réglementaires. De plus, le scénario macroéconomique de la LFI, qui reste celui présenté en septembre 2018 lors du dépôt du PLF, ne tient compte ni de l’impact macroéconomique des mesures prises en fin d’année, ni, en sens inverse, de la dégradation de la conjoncture survenue depuis lors en Europe. Au total, si la prévision de croissance française sur laquelle repose la LFI, à savoir 1,7 %, n’est pas hors de portée, elle présente un risque sérieux de ne pas être atteinte. Dans ces conditions, la Cour estime indispensable que le Gouvernement présente, dès que possible, des projets de lois financières rectificatives, pour l’État et la sécurité sociale, intégrant de manière exhaustive et sincère l’ensemble des mesures annoncées ainsi que les conséquences de l’évolution de la situation macroéconomique. Au-delà, il devra actualiser la trajectoire de finances publiques présentée dans la loi de programmation de janvier 2018. Une nette dégradation du solde et de la dette publics qui met en évidence la fragilité du redressement de nos finances publiques Les perspectives de finances publiques pour 2019 témoignent de la fragilité du redressement opéré à ce jour. Les mesures d’urgence visant à répondre à la crise sociale ont ainsi suffi à porter la prévision de déficit public au-dessus du seuil de 3 points de PIB. Elles conduisent le Gouvernement à ne prévoir aucun progrès depuis 2017 vers l’équilibre structurel, alors même que la moitié des pays de la zone euro y sont déjà revenus

« Les Français sont des fainéants » Macron

« Les Français sont des fainéants » Macron

 

Encore une provocation et un simplisme déroutants de Macron qui considère que trop de français n’ont pas le goût de l’effort. Encore une fois le président de la république joue à l’évangéliste qui dispense des valeurs aux brebis au lieu d’assumer sa tâche de gestion. À juste titre on peut sans doute considérer que la productivité en France est grandement insuffisante si on la rapporte évidemment à la population active et pas simplement à ceux qui travaillent. La grosse erreur en revient en particulier qui a introduit les 35 heures en toute irresponsabilité en espérant que les cinq heures supprimées seraient de nature à créer de l’emploi. Dans les faits cela a surtout créé des emplois dans la fonction publique et la désorganisation totale dans les hôpitaux. Par contre cela s’est traduit dans le privé par un renchérissement du coût salarial.  Or Macron s’en tient un rôle de commentateur de la vie publique et non de gestionnaire. S’il fallait faire une réforme prioritaire ce serait comme cela se passe dans la plupart des pays européens de rétablir une durée du travail autour de 40 heures non seulement pour des motifs de rentabilité économique mais aussi pour redonner du sens à la valeur travail. Ce ne sont pas les discours de type évangéliste qui vont changer les situations mais les politiques et les actes. Or il semble bien que pour l’instant Macron soit plus prolifique en matière de commentaires qu’en matière d’action politique concrète. Du coup, cette affirmation sera forcément prise comme une provocation puisque trop simpliste, non explicitée et non suivie d’effet. Trop de Français n’ont pas le sens de l’effort, ce qui explique en partie les “troubles” que connaît le pays, adonc  déploré vendredi Emmanuel Macron, sans évoquer directement la crise des “Gilets jaunes”.

Malbouffe : «Tous les produits industriels sont suspects» (Christophe Brusset)

Malbouffe : «Tous les produits industriels sont suspects» (Christophe Brusset)

 

 

Christophe Brusset , expert en malbouffe industrielle estime que tous les produits sont suspects.

 

 

Les petits pots pour bébé, les petits déjeuners, les produits diététiques… Faut-il se méfier de tous les produits vendus en grandes surfaces?

 

Christophe Brusset. - Oui, j’ai travaillé pour différents produits, de la vente de miel au jus de fruit en passant par les épices, pendant des années, et j’ai observé des pratiques peu reluisantes dans tous les aliments transformés. Toutes les modes culinaires, comme le bio ou le végane, sont détournées par les industriels.

 

Quels sont les meilleurs et les pires produits?

Par nature, tous les produits industriels sont suspects. Nous pouvons quand même avoir de bons produits mais il faut être méfiant. Les produits frais et ceux qui comptent le moins d’additifs sont les plus sains. Mais même les fruits et légumes doivent être passés à la loupe car un grand nombre contient des pesticides. La viande s’en sort plutôt mieux, sauf la charcuterie et notamment le jambon.

Les sodas sont certainement les pires produits, ils contiennent uniquement du sucre et les sodas light sont à proscrire car le sucre est remplacé par des produits artificiels. Les boîtes de conserve sont également à retirer de nos placards. Je n’ai aucune confiance dans ces produits.

 

Quels conseils donner aux lecteurs pour éviter les pièges de la malbouffe?

Il faut éplucher les étiquettes des produits et fuir les longues listes d’ingrédients. Il faut privilégier les produits simples, les produits bruts, le moins transformés possibles. Les fruits et légumes bios, de saison et locaux.

 

Dans tous ce maquis peut-on se fier à des marques, des chaînes, des labels?

Les marques ne sont pas une garantie. Par exemple, le numéro un mondial du secteur, Nestlé, est aussi un champion de la malbouffe. Les slogans comme «élus produits de l’année» sont également de pures stratégies marketing mais cela ne recouvre aucune réalité, c’est du mensonge! Certaines appellations ont toutefois leur importance. Pour les yaourts par exemple, il faut les préférer aux «spécialités laitières» ou autres inventions de l’agro-alimentation. De fait, l’appellation yaourt est réglementée et doit remplir certains critères pour porter ce nom. Les innovations des industriels visent à contourner ces contraintes.

 

Vous appelez à la plus grande méfiance vis-à-vis des innovations culinaires…

La science est capable du meilleur comme du pire et plus le produit est chimique, plus il faut s’en méfier. En apparence il y a une prise de conscience et un début de rejet de la malbouffe mais la course au gigantisme dans l’agriculture, les cultures hors sols, les viandes sans viande ne sont pas rassurantes.

 

Vous dites que c’est aux consommateurs de reprendre le pouvoir. Que pensez-vous des applications comme Yuka?

 

Oui, les consommateurs ont le pouvoir. Si nous voulons plus de transparence, c’est possible. Yuka est une bonne chose car elle rend les informations des emballages plus claires. C’est une aide intéressante mais elle retranscrit les informations transmises par les industriels. Elle ne peut toutefois fournir plus que ce qu’il lui a été indiqué. Par exemple, impossible de savoir si un produit a été touché par la pollution aux métaux lourds, s’il contient des pesticides et en quelle quantité. Les industriels ne sont pas, non plus, tenus d’informer sur la présence ou non d’ «additifs techniques». Ces éléments chimiques permettent d’améliorer la texture ou la tenue d’un produit par exemple. Pour éviter qu’un jus de fruits ne mousse, certains industriels ajoutent du diméthicone. Cet élément est également utilisé comme traitement anti-poux et ajouté dans les shampoings pour donner du volume à la chevelure…

Remaniement : un délai pour vérifier aussi si les futurs ministres ne sont pas des voyous

Remaniement : un délai pour vérifier aussi si les futurs ministres ne sont pas des voyous

 

Si de toute évidence les délais relatifs au remaniement du gouvernement peuvent s’expliquer par des différents politiques épars des difficultés de casting ils sont également liés aux fêtes que macro voudrait éviter d’embaucher des voyous dans son gouvernement en tout cas des responsables pas trop clairs sur les questions financières. Macro se souvient qu’il a été contraint de se débarrasser rapidement de Bayrou qui comme le Front National avait confondu les financements européens avec les financements partis. Macro se souvient aussi qui avait dû retirer son titre de ministre à Richard Ferrand impliqué dans une sulfureuse affaire il a permis à sa compagne de s’enrichir à bon compte au mutuel de Bretagne dont il était le patron. Un petit boni de 500 000 € ! Il y a eu aussi des soupçons sur concernant Hulot, affaire classée sans. Macro a bien raison de se méfier de ses amis d’autant que lui-même n’est pas très clair sur sa propre situation financière. Rappelez à gagne entre avant de venir dans le gouvernement de François Hollande. Mais dans sa déclaration de patrimoine on ne retrouve plus le reste semble s’être envolé. D’autres affaires ont aussi affecté l’entourage de Macon : l’affaire de colère le secrétaire général, l’affaire de la ministre de la culture là évidemment être content de tenue de l’entourage sulfureux. Pas étonnant que le président de la république intervienne directement et avec insistance sur la nomination du procureur de Paris qui aura à traiter certaines de ses affaires “

Les insoumis ne sont pas crédibles (François Ruffin)

Les insoumis ne sont pas crédibles   (François Ruffin)

Enfin un peu de lucidité de la part d’un insoumis qui considère à juste titre que le parti de Mélenchon  n’est pas crédible  comme parti de gouvernement. De quoi faire bondir évidemment Mélenchon qui se préoccupe peu de la pertinence de ses propositions. François Ruffin, lui-même député  Insoumis constate que les membres du parti de Mélenchon n’ont pas les compétences requises face aux enjeux actuels. En fait, le mouvement des insoumis ressemble davantage à un syndicat gauchiste qu’à une véritable organisation politique. D’ailleurs ce mouvement privilégie l’action dans la rue et du coup se met en concurrence avec les syndicats. C’est la grande ambiguïté de la France insoumise qui ne sait toujours pas si son organisation relève de l’action syndicale ou de l’action politique. Pour l’instant les insoumis ressemblent surtout à un syndicat Sud bis. D’ailleurs nombre de leurs responsables sont issus de cette organisation ou de formation politique d’extrême gauche qui revendique la maîtrise des mouvements sociaux afin de promouvoir la grande révolution de type bolivarienne ou même soviétique (Besancenot vient même de sortir un livre très complaisant sur la révolution russe). Dans une vidéo publiée ce jeudi 23 novembre sur son compte Youtube, l’élu-journaliste-cinéaste a fait part aux internautes de ses réflexions sur la structuration de La France insoumise. Ainsi, il a constaté que le mouvement a su s’imposer comme une force d’opposition incontournable au gouvernement d’Emmanuel Macron…mais pas comme un parti de gouvernement totalement crédible. “Aujourd’hui, la France insoumise peut être reconnue comme la force d’opposition, et en même temps, je ne suis pas sûr que les gens nous donnent les clés du pays volontiers, pour le gouverner”, a-t-il estimé. Et d’ajouter : “J’éprouve un certain vertige à l’idée qu’on puisse détenir le pouvoir. Je ne nous sens pas prêts”. Pourquoi ? Tout d’abord parce que, selon l’élu, “le défi qu’on aurait en face de nous, il est colossal”. “Qui sont les techniciens sur lesquels on va pouvoir s’appuyer ? Ce n’est pas les technos de Bercy, les inspecteurs des finances, qui vont être volontiers pour un pouvoir de transformation. (…) Il va falloir affronter le Sénat en même temps, le Medef, les médias, la commission européenne, la banque centrale, le Conseil constitutionnel… On va être dans une situation conflictuelle vachement forte avec des gens qui seront pas préparés à ce niveau de pouvoir”, a expliqué François Ruffin. En dressant ce sombre tableau, le réalisateur du film “Merci Patron” a insisté sur la nécessité pour La France insoumise de former et de recruter des cadres de haut niveau, notamment au sein des grandes écoles.

Revenus : les retraités français sont-ils des privilégiés ?

Revenus : les retraités français sont-ils  des privilégiés ?

 

En 1970,  le niveau des retraités était égal à 70 % de celui de l’ensemble des revenus de la population. En 2017, il est à peu près équivalent. Conclusion,  effectivement le niveau de vie des retraités s’est notoirement amélioré. D’où la tentation de critiquer la situation sociale des pensionnés alors que d’autres catégories sont en souffrance et que l’équilibre des comptes publics est loin d’être assuré. Le montant moyen des pensions tourne autour de 1100 € avec il est vrai très fortes disparités, c’est-à-dire d’écarts autour  de cette moyenne. Une moyenne toutefois qui n’est pas scandaleuse si l’on tient compte qu’en général nombre de pensionnés actuels sont partis plus tard à la retraite mais surtout si l’on prend en compte le fait que les conditions de travail de nombre de pensionnés étaient bien différentes de celles qui prévalent actuellement. Aujourd’hui les salariés bénéficient d’une durée du travail de 35 heures, or il y a 30 ou 40 ans la durée de travail était proche du double. D’ailleurs dans nombre d’activités on ne comptait même pas les heures !  C’est évidemment une différence de taille. D’une façon générale les retraités n’ont donc pas volé leur retraite même s’il faut évidemment prendre en compte les difficultés à assurer dans le futur le même niveau de retraite qu’actuellement. Cela en raison du déséquilibre structurel entre actifs et retraités.  Le revenu disponible (pensions + revenu du patrimoine essentiellement), net d’impôt, perçus par les plus de 65 ans, correspond à 100,4% de celui la population totale. Ce qui place la France en deuxième position des pays de l’OCDE, derrière le Luxembourg, seul autre pays où le revenu des seniors est en moyenne supérieur à celui de la population. Conséquence, le taux de pauvreté chez les plus des 65 ans, tel qu’il est calculé par l’OCDE, est de 3% chez nous contre plus de 12% en moyenne dans les pays de l’OCDE. Mais encore une fois l’équilibre futur équilibre actifs- retraités va changer la donne. D’après les projections du Conseil d’Orientation des Retraites (COR), les pensions, stricto sensu, vont progresser entre 27 et 38% d’ici 2060, selon les hypothèses retenues, et les revenus d’activité entre 53 et 101%. Ainsi, en termes relatifs, la pension moyenne rapportée au revenu d’activité moyen passerait par un pic de 67% en 2018 avant de diminuer pour tomber selon les scénarios entre 55 et 45%.Rien n’est certain car le COR a souvent changé ses perspectives.

Qui sont les députés révolutionnaires de La France insoumise ? Surtout des fonctionnaires !

Qui sont les députés révolutionnaires de La France insoumise ? Surtout des fonctionnaires !

 

Dans un article du Monde, on peut prendre connaissance de l’identité des députés révolutionnaires de la France insoumise et de leur CV. Une information intéressante car on découvre que pour l’essentiel ce sont des fonctionnaires ou assimilés. (Une fonction professionnelle parfois habilement dissimulée).  Une bizarrerie sociologique dans la mesure où ces députés sont les plus acharnés pour démolir la réforme du droit du travail, une réforme qui ne les concerne pas et qui leur permet d’avoir une vision assez approximative du marché du travail du privé.  On objectera que c’est une contradiction qu’on pouvait aussi relever chez les socialistes les plus radicaux.

. Adrien Quatennens, 1 re circonscription du Nord

Initialement mal engagé, le jeune candidat a totalement renversé la situation lors du second tour, s’adjugeant, avec 46 voix d’ avance, la 1 re circonscription du Nord, celle de Lille, devant le candidat de La République en marche, Christophe Itier. Ce conseiller commercial de 27 ans, conseiller national du Parti de gauche, confirme au passage l’ excellent score de Jean-Luc Mélenchon à Lille lors du premier tour de la présidentielle (30,4 %).

Adrien Quatennens a commencé son parcours de militant en manifestant contre le « contrat première embauche » (CPE) du gouvernement Villepin, avant de s’engager dans des associations d’ aide aux sans-abri et chez les altermondialistes d’Attac.

  • Ugo Bernalicis, 2 e circonscription du Nord

Elu avec 64,15 % des voix face à Houmria Berrada (LRM), ce militant de 27 ans est passé en une dizaine d’ années des mouvements lycéens aux bancs de l’Assemblée nationale. Ugo Bernalicis a entamé son parcours militant dès 2005, lorsqu ’il a organisé le mouvement contre la loi Fillon sur l’ éducation entre les trois lycées publics de Calais , où il résidait. L’annéed’après, il récidivait contre le CPE du gouvernement Villepin. Il a milité au sein de l’UNEF puis du Parti socialiste, qu’il a quitté en 2008 pour rejoindre le Parti de gauche. Aujourd’hui cosecrétaire du Parti de gauche du Nord, cet attaché d’ administration du ministère de l’intérieur avait déjà été, malgré son jeune âge, candidat dans la 2 e circonscription du Nord en 2012 sous l’ étiquette du Front de gauche . Il avait alors recueilli 8,87 % des voix. En décembre 2015, ce Lillois a aussi été candidat aux élections régionales sur une liste d’ alliance PCF- Nouvelle Donne-Nouvelle gauche socialiste- EELV.

  • Caroline Fiat, 6 e circonscription de Meurthe-et-Moselle

Avec 61,36 % des voix au second tour, cette aide-soignante rejoint les bancs de l’Assemblée nationale, battant le FN dans le seul duel de France qui opposait les deux partis.

A 40 ans, Caroline Fiat a défait le tout jeune candidat frontiste Cédric Marsolle, que La République en marche avait appelé à faire battre . Mère de famille , Caroline Fiat s’est présentée dans cette circonscription comme la candidate « consciente des réalités de la vie quotidienne » . Elue sur les terres du dernier haut- fourneau lorrain, à Pont-à-Mousson , elle est la seule députée LFI de Lorraine.

  • Bastien Lachaud, 6e circonscription de Seine-Saint-Denis

Le directeur de la campagne des législatives pour La France insoumise s’est emparé du siège occupé depuis 15 ans par l’ex-garde des sceaux socialiste, Elisabeth Guigou . Ce professeur d’ histoire de 36 ans, qui a débuté sa vie de militant au syndicat étudiant UNEF, s’est imposé au deuxième tour face au candidat LRM dans cette circonscription qui réunit les communes Pantin et Aubervilliers.

«  Parachuté  » depuis le XIXe arrondissement voisin , où il vit, ce trentenaire avait également été responsable des événements pendant la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Militant socialiste, il avait quitté le PS en 2008 avec Jean-Luc Mélenchon pour fonder le Parti de gauche, dont il a été secrétaire national. Il a également occupé la fonction de secrétaire général du groupe Front de gauche-Parti de gauche au Conseil régional d’ Ile-de-France.

  • Sabine Rubin, 9 e circonscription de Seine-Saint-Denis

A 56 ans, cette attachée territoriale a été élue dans un fief du PS jusque-là détenu par Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale sortante, qui ne se représentait pas. Mère d’une fille de 21 ans, elle vit aux Lilas depuis 2000 et dit être engagée dans « diverses actions et luttes » parmi lesquelles le « lancement de journaux de quartier ». Elle était candidate aux municipales en 2014 sur la liste « Les Lilas autrement ».

  • Stéphane Peu, 2circonscription de Seine-Saint-Denis

Il s’est imposé dans ce bastion historique du Parti communiste, ravi en 2012 par Mathieu Hanotin (PS). Maire adjoint à l’urbanisme de Saint-Denis, le candidat adoubé par La France insoumise et le PCF, est président d’un des principaux bailleurs sociaux de la Seine-Saint-Denis et responsable logement au PCF.

Après son service militaire, il s’engage chez les jeunes communistes. Dans les années 1990, il participe à la création du courant des « refondateurs » communistes, un mouvement de réflexion transcourants de la gauche. A la même période, il commence à s’impliquer à Saint-Denis auprès de Marcelin Berthelot, le maire communiste de l’époque. Aux municipales de 1995, il est élu sur la liste PCF. Originaire de Bretagne, fils d’un ouvrier et d’une femme de ménage, il est arrivé à Saint-Denis dans les années 1980.

  • Danièle Obono, 17circonscription de Paris

Porte-parole nationale de La France insoumise, la nouvelle députée, militante altermondialiste, féministe et antiraciste de 36 ans, est la seule candidate de La France insoumise à remporter une circonscription parisienne, en battant de justesse la candidate de La République en marche, Béatrice Faillés.

Bibliothécaire, chercheuse en anthropologie sociale et politiste spécialiste en études africaines, elle a « commencé à militer au lycée pour combattre le Front national », dit-elle dans une interview à l’Agence France-Presse. Membre de la LCR puis de la direction du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA ) avant de rejoindre le Front de gauche, elle a fait partie du conseil national de la campagne présidentielle de 2012. La même année, elle s’était présentée comme suppléante dans la circonscription qu’elle vient de remporter.

  • Mathilde Panot, 10circonscription du Val-de-Marne

Cette militante associative de 28 ans a été élue dans la 10e circonscription du Val-de-Marne, fief communiste perdu en 2012, en battant au second tour la candidate LRM Sheerazed Boulkroun. La France insoumise et le PCF n’avaient pu trouver un accord sur une candidature unique pour la reconquête de cette circonscription symbolique, qui n’avait connu que des députés communistes depuis Maurice Thorez en 1932, jusqu’à la victoire du chevènementiste Jean-Luc Laurent en 2012.

Elle avait coordonné les groupes d’appui lors de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon et a dirigé auparavant l’association Voisins malins, à Grigny dans l’Essonne, qui vise à développer une solidarité de quartier entre les habitants. Distancée de quinze points au soir du premier tour, cette diplômée en relations internationales à Sciences Po a su mobiliser les électeurs qui avaient voté une semaine plus tôt pour son concurrent communiste, Pascal Savoldelli. Elle avait également reçu le soutien du candidat écologiste.

  • Loïc Prud’homme, 3e circonscription de Gironde

Ce technicien de recherche agronomique a repoussé la double menace de la vague LRM et de la candidate PS désignée par le député sortant, Noël Mamère. Agé de 47 ans, ce père de famille a été élu de justesse, avec moins de 150 voix d’avance sur un jeune MoDem, Marik Fetouh, maire adjoint à Bordeaux, qui se présentait sous la bannière La République en marche.

L’élu LFI, le seul d’Aquitaine, se décrit comme « un écologiste » particulièrement intéressé par « l’émergence d’un modèle agricole alternatif et soutenable », en lien avec son activité professionnelle : technicien à l’Institut national de recherche agronomique. Né à Bègles au cœur de la circonscription, Loïc Prud’homme n’a jamais eu de mandat électif, malgré une tentative aux municipales sur la commune voisine de Villenave d’Ornon, où il réside.

  • Bénédicte Taurine, 1re circonscription de l’Ariège

Enseignante en collège, elle est membre du Parti communiste français (PCF), mais a préféré être candidate sous la bannière de la France insoumise aux législatives, et a été choisie par les militants de ce mouvement. Née à Lavelanet, cette professeure de Sciences de la vie et de la terre (SVT) dans un collège ariégeois, a fêté ses 41 ans le jour de son élection. Elle exerce des fonctions syndicales au Syndicat national des enseignants du second degré.

En 2015, elle avait été candidate aux régionales sur la liste « Nouveau monde en commun », regroupant le Front de Gauche, EELV, le Parti des objecteurs de croissance et la Nouvelle Gauche socialiste, mais n’avait pas été élue.

  • Michel Larive, 2e circonscription de l’Ariège

Ce formateur, président d’un festival de théâtre, est engagé à gauche depuis plus de vingt ans. Né le 22 août 1966 à Paris, Michel Larive a notamment travaillé dans des structures d’insertion et enseigne actuellement les mathématiques en libéral. Il est président du festival des Théâtrales en Couserans et a cofondé l’Agence de développement de l’économie culturelle en Couserans.

Sa première campagne est celle des municipales en 1995 à Saint-Girons, sous la bannière de la gauche alternative. Sans étiquette mais soutenu par les Verts, il est candidat aux cantonales en 2001, puis participe à la campagne du « non » au référendum européen en 2005. Cofondateur du Parti de gauche et du Front de gauche en Ariège, il est par ailleurs conseiller municipal d’Arrout entre 2008 et 2014. Il avait recueilli 10,88 % des voix aux législatives en 2012 dans la 1ère circonscription.

  • Muriel Ressiguier, 2e circonscription de l’Hérault

Cette assistante de direction à la Direction régionale du Service médical a créé la surprise en battant la candidate LRM. Née à Châteauroux (Indre), Muriel Ressiguier est arrivée à Montpellier à l’âge de 12 ans, avec ses parents, enseignants. Elle a étudié en classe prépa khâgne avant d’obtenir une licence de lettres modernes, un Deug de communication, puis un BTS d’assistante de direction.

Alors que son père militait au PCF, elle s’engage dans le réseau associatif Ras’l Front puis prend sa carte au Parti de gauche en février 2012, après le meeting de Jean-Luc Mélenchon au Zénith de Montpellier. Propulsée tête de liste du Front de gauche lors des municipales de 2014 à Montpellier, elle est aujourd’hui conseillère régionale.

Les Français de l’EI sont des ennemis

Les Français de  l’EI sont des ennemis

 

 

Officiellement le gouvernement français prévient que dans la dernière phase actuellement en cours contre Daech en Syrie et en Irak, les français auront le même statut que les autres combattants. Officieusement on va même plus loin puisque la France ne souhaite pas leur retour en France.  Les combattants français qui rejoignent les rangs de l’Etat islamique en Irak et en Syrie doivent assumer le risque d’être tués, a déclaré le porte-parole du gouvernement français Christophe Castaner, mercredi. « Je le dis à tous les combattants qui rejoignent Daech et qui vont à l’étranger pour mener la guerre : mener la guerre, c’est prendre des risques, qu’ils assument leurs risques », a-t-il dit lors du compte rendu du conseil des ministres. Il était interrogé sur un article du Wall Street Journal selon lequel la France fait appel aux forces irakiennes pour éliminer les djihadistes français présents à Mossoul, que les forces locales, appuyées par la coalition internationale, tentent de reprendre des mains des djihadistes. Les forces spéciales françaises auraient ainsi, selon le quotidien américain qui cite des sources irakiennes et françaises sur place, fourni aux unités irakiennes une liste de 27 noms de combattants français à éliminer. Interrogé sur ces informations, un porte-parole du Quai d’Orsay a assuré mardi que la France « conduisait son action dans le respect du droit international ».

Présidentielle, qui sont les candidats : des fonctionnaires et des professionnels de la politique

Présidentielle,  qui sont les  candidats : des fonctionnaires et des professionnels de la politique

À part une exception ou deux, on trouve essentiellement des fonctionnaires et des professionnels de la politique. Le seul qui fait vraiment exception est Poutou du NPA. La plupart sont donc issus de la fonction publique ou bien vivent de la politique depuis 20 ou 30 ans, voire davantage. Une sociologie qui évidemment est en décalage avec la réalité économique et sociale du pays. Certes être représentatif  de la sociologie ne confère pas pour autant un brevet de compétence et de courage cependant les sélecteurs auraient davantage de choix si les candidats émergeaient  des différentes catégories socio professionnelles du pays. Notons aussi la faiblesse scandaleuse de la présence des femmes dont d’ailleurs les deux représentantes se situent aux extrêmes. Finalement, une sociologie du premier tour des présidentielles qui ressemble à celles du Parlement. Un parlement surtout composé lui aussi de fonctionnaires ou anciens fonctionnaires, de d’oligarques n’ayant pratiquement jamais travaillé ailleurs que dans la politique. D’une certaine manière, La France ridiculise son système politique et au-delà ses modalités démocratiques en réservant les candidatures aux membres d’une oligarchie. Un système politique caractérisé par la mainmise de professionnels qui vivent depuis 20,  30 ou 40 ans de nos errances démocratiques. Tous les partis sont impliqués dans ces dérives la droite comme la gauche, l’extrême gauche comme l’extrême droite ou encore les écologistes politisés. Le second élément qui caractérise les sélections présidentielles françaises concerne les affaires de deux principaux candidats. On ne connaît pas encore l’issue des procédures judiciaires pas plus que le résultat des élections présidentielles cependant l’image du pays sera durablement affectée et le poids de la France dans les négociations internationales relativement affaibli si l’un des  candidats mis en examen est élu. Notons que les affaires concernent notamment des tricheries sur les revenus et le patrimoine.

 Les candidats :

 

- Marine Le Pen, née en 1968 à Neuilly-sur-Seine, avocate qui a surtout vécu de l’héritage financier et politique de son père. Élu depuis une vingtaine d’années


- Emmanuel macro, 38 ans, Philosophe, énarque, inspecteur des finances, ancien banquier d’affaires, rapporteur de la commission Attali n’a jamais été élu 

- François Fillon ancien énarque entré en politique comme on entre en religion et qui en vit depuis une quarantaine d’années

- Benoît Hamon, oligarque qui a fait toute sa carrière au parti socialiste et qui vit de la politique depuis une trentaine d’années

- Jean-Luc Mélenchon, lui aussi vit de la politique de près depuis près de 40 ans

 

Il faudrait aussi citer Dupont Aignan, énarque, lui aussi professionnel de la politique, Nathalie Arthaud fonctionnaire enseignante, François Asselineau, ancien énarque, Philippe Poutou ouvrier syndicaliste, Jean Lassalle élu depuis une quarantaine d’années enfin Jacques Cheminade, lui aussi ancien énarque, ce fonctionnaire du ministère des affaires étrangères qui s’ennuyait et qui propose notamment de supprimer la chasse aux Pokémon ! En conclusion on pourrait faire mieux pour le renouvellement de la classe politique !

2017 : Macron, des faiblesses qui sont des atouts

2017 : Macron, des faiblesses qui sont des atouts

 

Ce qui caractérise les réactions après l’annonce de la candidature de Macron s’est leur extrême violence et presque leur unanimité. Des réactions négatives qui viennent des extrêmes à gauche comme à droite mais aussi de la droite classique et de la gauche républicaine. Pourquoi parce qu’en se situant en dehors du clivage traditionnel Macon risque de ratisser large,  pas forcément pour se qualifier au second tour des présidentielles mais suffisamment pour porter préjudice à plusieurs formations politiques. La première faiblesse  soulignée par certains observateurs c’es l’absence d’organisation politique structurée de Macron qui ne peut s’appuyer que sur les 100 000 donateurs de son association. On reproche à Macron d’être un candidat hors-sol, sans aux appareils, sans soutien suffisant de parlementaires et sans ancrage historique sur le terrain. Une faiblesse de certaine mais qui pourrait se révéler être un atout dans la mesure où les Français n’ont aucune confiance dans les appareils qui structurent la vie politique classique. 80 % des Français considèrent d’ailleurs qu’ils sont discrédités en tout cas ils n’en attendent rien. On reproche à Manuel Macon son  inexpérience politique en s’appuyant sur les tentatives passées le plus souvent avortées  de personnalités qui ont tenté une aventure solitaire. En oubliant toutefois que De Gaulle s’est imposé en dehors des appareils même si  ensuite il a constitué son propre parti. Ne pas appartenir à une organisation structurée constituerait dans le contexte actuel plutôt un atout. Autre reproche à Macron, celui du flou de son programme. Pourtant sur le plan économique c’est sans doute l’un de ceux qui est le plus pertinent pour analyser et proposer face aux enjeux ;  il est vrai que Macon ne propose pas encore des mesures très précises et quantifiées. Il a sans doute raison de se limiter à des désorientations car le plus souvent lorsqu’ils sont en situation de gestion des anciens candidats élus oublient leur programme  du fait des réalités économiques, politiques ou sociétales.

123



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol