Archive pour le Tag 'nouveau'

« Pour un nouveau contrat social » (Jean Tirole)

« Pour  un nouveau contrat social » (Jean Tirole)

Pour le prix Nobel d’économie Jean Tirole, la colère actuelle trouve sa source dans la « frustration légitime » de nombreux Français, faute d’un contrat social suffisamment solide comme en Suède ou en Suisse. Mais c’est aussi, explique-t-il dans une longue tribune au JDD, une « crise profonde de notre démocratie », alimentée notamment par une politique environnementale désastreuse des différents gouvernements. Taxe carbone, chèque-énergie… Il est surtout nécessaire, estime Jean Tirole, de « recréer le consentement à l’impôt », au travers d’une politique fiscale repensée pour éviter « l’immobilisme ». Ce qui passe, selon lui, par un Grenelle sur un nouveau pacte social en France. « Né d’une frustration légitime et d’un manque d’information économique, le mouvement des Gilets jaunes illustre aussi l’absence criante de contrat social. Quel contraste avec la Suède et la Suisse, qui ont imposé dans un consensus relatif des taxes carbone bien plus élevées qu’en France ! Il traduit aussi une crise profonde de notre démocratie : citoyens niant la légitimité d’un président élu sur un programme qu’il réalise, hommes politiques sans vision de long terme, et un État habitué à cacher certaines vérités aux Français.  (…) Un nouveau Grenelle pour sortir par le haut ? Pourquoi pas, mais à condition qu’une telle concertation aille au-delà des ‘concessions » et que notre pays accepte que la politique économique n’est pas un « jeu à somme nulle » – où les acteurs se partageraient un gâteau de taille fixe – et que la taille du gâteau peut être augmentée. Un nouveau Grenelle devrait porter sur un pacte social similaire à celui, certes fragile, existant en Europe du Nord. Il est temps de définir dans quelle société nous voulons vivre. »

Huawei : le nouveau danger chinois (commissaire européen)

Huawei : le nouveau danger chinois (commissaire européen)

Le nouveau danger chinois concerne les télécoms. Plusieurs entreprises chinoises pénètrent en effet de façon un peu invasive le marché mondial. Il y a notamment Huawei le premier équipementier télécoms au monde avec un chiffre d’affaires de 93 milliards de dollars (81,7 milliards d’euros) en 2017 L’Union européenne a des raisons de s’inquiéter face à Huawei Technologies et d’autres entreprises technologiques chinoises en raison des menaces qu’elles représentent pour le secteur et la sécurité du bloc communautaire, a déclaré vendredi Andrus Ansip, vice-président de la Commission européenne chargé du marché unique numérique. Une inquiétude nourrie par la puissance des entreprises technologiques chinoises mais aussi par la concurrence illégale dont ils sont responsables (entreprises subventionnées d’une part et qui bénéficie d’un différentiel notable sur les sur les coûts économiques sociaux et fiscaux). Le danger n’est pas seulement économique mais se pose aussi en termes de sécurité. Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei et fille du fondateur du géant chinois des télécoms, a été arrêtée le 1er décembre au Canada dans le cadre d’une enquête américaine sur un montage bancaire permettant d’échapper aux sanctions américaines contre l’Iran. Larry Kudlow, conseiller économique de la Maison blanche, a déclaré vendredi que ce dossier relevait de la sécurité nationale des Etats-Unis. A Bruxelles, lors d’une conférence de presse, Andrus Ansip a jugé que l’UE devait aussi se montrer méfiante. “Devons-nous être inquiets face à Huawei et d’autres entreprises chinoises? Oui, je pense que nous devons être inquiets face à ces entreprises”, a-t-il dit. Andrus Ansip a notamment rappelé que les sociétés technologiques chinoises pouvaient être contraintes de coopérer avec les services chinois de renseignement. Il a aussi affirmé que ces sociétés produisaient des puces susceptibles d’être utilisées “pour obtenir nos secrets”. “Comme simples citoyens, nous devons avoir peur”, a-t-il ajouté.  .” Naïvement comme d’habitude, le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a déclaré vendredi que les investissements de Huawei étaient les bienvenus en France mais que le gouvernement exercerait son contrôle s’ils venaient à concerner des technologies sensibles ou la sécurité nationale. En Belgique, le Centre pour la cybersécurité envisage en revanche d’interdire Huawei de toute activité dans le pays, rapporte le journal L’Echo. Huawei est un fournisseur des opérateurs Proximus et Orange Belgique.En Asie, le Japon prévoit aussi d’interdire l’accès des équipementiers télécoms chinois Huawei et ZTE à ses marchés publics, ont dit des sources. En août dernier, la Nouvelle-Zélande et l’Australie ont demandé aux opérateurs télécoms de ne pas utiliser les équipements de Huawei dans les nouveaux réseaux de téléphonie mobile 5G.

Pour un nouveau concept de la citoyenneté (Jean-François Chantaraud)

Pour un nouveau concept de la citoyenneté (Jean-François Chantaraud)

Pour un nouveau concept de la citoyenneté par  Jean-François Chantaraud, délégué général de l’Odissée (*).( La tribune »

 

« Depuis toujours, se faire comprendre suppose de rendre acceptable son expérience et ses idées par autrui. Il faut pour cela se connaître, mais aussi connaître ses interlocuteurs, tous uniques. Gérer ses relations interpersonnelles représente donc en soi une énorme difficulté, qui croît de façon exponentielle avec la quantité de protagonistes.

A cela s’ajoute la disparition des sas spatio-temporels : le digital convoque la réactivité immédiate au flux continu d’informations et la mobilité des personnes nous place face à la diversité des cultures. La gestion de la complexité devient inaccessible et les manquements à appréhender la multitude de signaux faibles deviennent criants.

Chacun peut désormais constater l’insuffisance des dispositifs de décision. Dans l’entreprise, nombre d’alertes et idées quotidiennes ne sont pas prises en compte. Pire encore, la société mondiale se voit comme impuissante sur les terrains aussi variés de la transition énergétique et écologique, de l’équité économique et sociale, de la transparence financière et géopolitique. Le respect pour les décideurs et experts de toutes les sphères s’en trouve écorné a priori.

En termes de performance globale, neuf pays d’Europe de l’Ouest se classent parmi les vingt premiers mondiaux tandis que la France se range désormais à la… 55e place[1] ! Pour n’évoquer que le PIB par habitant, elle était à parité avec l’Allemagne voici vingt ans alors que le pouvoir d’achat d’un Allemand est désormais plus d’un quart supérieur à celui d’un Français ! La France s’est fait déborder par le mouvement du monde. Si nos voisins s’en sortent, le mal n’est pas dans la mondialisation, mais dans la façon dont elle est gérée : le système socio-éco-politique monopolistique français. Paris est le siège de tous les pouvoirs : politique, économique, social, culturel, éducatif, médiatique. De plus, à Paris, l’Etat est l’acteur principal : régulateur expansif (multiplication des codes), formateur omniscient (toutes les grandes écoles sont publiques), géant économique (les grandes entreprises sont presque toutes liées à l’Etat), médiateur social (souverain du paritarisme). Dans l’Etat, le pouvoir exécutif s’impose sur les pouvoirs législatif et judiciaire. Au sein de l’exécutif, la Présidence de la République omniprésente écrase Matignon. Ainsi, un acteur unique procède seul à presque tous les arbitrages. Attendu sur tous les terrains, la tête de l’Etat est sur responsabilisée tandis que les citoyens, démunis de marges de manœuvre, baignent dans l’irresponsabilité. Ils ne sont pas en situation de contribuer à la maîtrise de leur destin collectif. Cet excès de centralisme ne permet pas à la France d’impliquer tous les français dans le débat. Le système politique ne sait pas entendre les signaux d’alerte ni les idées nouvelles. Il finit toujours par commettre et enchaîner les erreurs, ce qui aboutit à son renversement. Voilà pourquoi 16 constitutions se sont enchaînées depuis 1789. Cette fois-ci, nous devons éviter d’attendre la révolution de la rue, mère de tous les excès. L’alternative consiste à inventer un nouveau mode de gouvernance qui applique enfin l’article 6 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Nul besoin de VIe République : il faut installer le Débat citoyen comme le préalable systémique au débat parlementaire afin d’activer les intelligences et les énergies de tous ! Plus aucune grande Loi ne doit être soumise au Législateur sans avoir été précédée d’un processus en trois phases : consultation nationale pour réaliser une Carte des faits et des idées (recueil exhaustif, synthétique et ordonné des contributions) et une Carte des acteurs (positionnement des participants dans la carte des faits et idées) ; remise du kit de Débat citoyen aux 36.000 communes – ainsi qu’à tous ceux qui le souhaitent (associations, organisations sociales, entreprises, médias…) – pour tenue d’une réunion ouverte à tous ; remise des comptes rendus au député et au sénateur de la circonscription, qui bénéficient alors d’un niveau augmenté de vigilance, d’innovation et de conscience de leurs citoyens. Alors, seulement, la France sera en situation de réformer dans la sérénité ses systèmes fiscal, éducatif, sanitaire, social, écologiques, politique, administratif tout en prenant en compte le climat, la biodiversité, la pollution, le dialogue interreligieux, les crises financières… Et alors aussi, elle sera en situation de ré-éclairer le monde en mettant à disposition ses kits de Débat citoyen à la communauté européenne et mondiale pour que tous entrent dans une nouvelle ère démocratique. Et alors seulement, elle sera en mesure d’accomplir sa vocation universelle.

(*) L’Odissée

[1] Classement de la performance mondiale - L’état social du monde – 2015, L’Odis, La Documentation française

Un nouveau G20, très vain (Macron)

Un nouveau G20, très vain (Macron)

Sans doute vexé d’être snobé par Trump  (qui par contre rencontrera Merkel) en marge du G 20 Macron exprime son ressentiment  sur ce G20 qui risque d’être encore plus vain que d’habitude.« La réforme du système multilatéral, la lutte contre les inégalités, la promotion d’un agenda international ambitieux pour protéger la biodiversité et lutter contre le dérèglement climatique sont autant de sujets sur lesquels la France et l’Amérique latine parlent d’une même voix », a déclaré le chef de l’Etat au journal argentin La Nacion jeudi. Mais précisait-il : « Le risque est celui d’un tête-à-tête entre la Chine et les Etats-Unis et d’une guerre commerciale destructrice pour tous », a averti le président français.« Ce qu’on risque, c’est le blocage des forums multilatéraux comme le G20″, a-t-il ajouté. « Sur le commerce, le risque est celui d’un délitement de l’OMC (Organisation mondiale du commerce), qui malgré ses défauts est la plus grande plateforme de régulation du commerce mondial », a-t-il plaidé, en rappelant que la France et l’UE proposent une réforme de l’OMC. « Si nous ne montrons pas des avancées concrètes, nos réunions internationales deviennent inutiles et même contreproductives », a-t-il estimé. Sur le climat, « nous devons utiliser ce forum pour montrer l’ambition de tous ceux qui veulent non seulement préserver l’accord de Paris, mais aussi aller plus loin, en précisant ou renforçant leurs engagements climatiques », a-t-il souhaité alors que s’ouvre dimanche en Pologne le sommet de la COP24.( et que le Brésil refuse d’organiser la COP 25). En clair, Macron prend en quelque sorte acte qu’il ne pèse pas grand-chose dans la politique internationale. Il ne sait m^me plus si l’UE doit signer un accord commercial avec le Mercosur. (Le marché commun qui réunit Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay).

 

Pesticides : le nouveau ministre de l’ agriculture, l’archétype du socialo défend les pesticides

Pesticides : le nouveau ministre de l’agriculture,  l’archétype du socialo défend les pesticides

 

Un ministre de l’agriculture qui se transforme en chimiste et défend les pesticides ! Pas étonnant de la part d’un ancien socialo qui a slalomé entre Mitterrand, Valls et maintenant Macron. Un pro de la politique comme savait en fabriquait le PS ; Un fonctionnaire qui n’a pratiquement jamais travaillé en dehors de la politique et à l’idéologie molle comme les montres de Dali. Aujourd’hui il est ministre de l’agriculture, il défend le mode de production industrielle, s’il était à l’écologie il défendrait les éoliennes . « C’est aux scientifiques de faire la preuve ou non qu’il y a des conséquences à l’usage des pesticides ou pas », a assuré le ministre lors d’un entretien sur l’antenne de la radio RTL.  »Il y a peut-être des soupçons, mais il n’y a aucune preuve scientifique », et notamment « sur la question des bébés sans bras il faut que la science fasse son travail », a affirmé Didier Guillaume, avant de préciser qu’il était « là pour appliquer le programme du président » et que, « dans ce quinquennat nous connaîtrons la fin du glyphosate ». Voilà une belle courtisanerie ! Le ministre chimiste partisan des pesticides en connait un rayon, il a commencé sa carrière (très courte) comme fonctionnaire au trésor !

 

 

Optimisation fiscale : le nouveau sandale des CumCum

Optimisation fiscale : le nouveau sandale des CumCum

« CumCum », nom du montage d’optimisation fiscale pour échapper à la taxe sur les dividendes. Ce qui prive Etat de plusieurs milliards d’impôts. Ce procédé est  destiné aux investisseurs étrangers qui possèdent des parts dans les entreprises cotées en Bourse en France. Avec le concours d’institutions financières – les banques en premier lieu -, ils parviennent ainsi à échapper à la taxe sur les dividendes, appliquée uniquement aux actionnaires étrangers (les Français sont imposés uniquement sur leurs revenus). Celle-ci se monte en général à 15% du montant versé mais peut différer un peu selon le pays d’origine de l’actionnaire. Le principe du mécanisme est extrêmement simple : juste avant le versement des dividendes, l’investisseur étranger prête ses actions à une grande banque française. Elle perçoit les dividendes à sa place, sans payer de taxe, et lui reverse le montant quelques jours plus tard. Tout le monde s’y retrouve : l’actionnaire récupère son dividende sans payer de taxe pendant que la banque réalise au passage de petits profits grâce aux frais de transaction. Le perdant de l’histoire est le fisc, et donc l’État français, qui ne perçoit rien : il ne taxe ni la banque ni l’investisseur.

Croissance 2019 : nouveau tassement

Croissance 2019 : nouveau tassement  

 

L’institut Rexecode est très pessimiste pour la croissance en 2019. L’institut économique proche du patronat voit la croissance française ralentir à 1,3% en 2019 – après 1,6% cette année – un niveau bien inférieur à la prévision de 1,7% de l’exécutif. Rexecode se félicite des mesures déjà engagées mais estime qu’elle ne prévoit d’effet qu’à moyen terme. En gros,  ces mesures entraîneront une augmentation du PIB de 1 % mais seulement à horizon de cinq à sept ans. Pour parler clair,  l’effet à court terme sera presque nul sur la croissance et sur l’emploi. L’institut insiste donc sur la nécessité d’alléger encore la fiscalité sur l’appareil de production. Les économistes de l’institut plaident pour “un renforcement aussi rapide que possible du potentiel de croissance” de l’économie française, même s’ils notent que les réformes déjà mises en œuvre depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron devraient exercer des effets bénéfiques à moyen terme sur la croissance potentielle et l’emploi. Selon eux, les mesures engagées, ainsi que celles prévues dans les textes budgétaires pour 2019, stimuleront le produit intérieur brut (PIB) potentiel de la France de 0,9 à 1,3 point à un horizon de cinq à sept ans. “En termes d’emploi, l’impact serait un supplément de créations d’emplois de l’ordre de 250.000 à 300.000”, précisent-ils. “Au total, au stade actuel, le bilan prévisible de l’ensemble des mesures est positif pour le moyen terme, mais insuffisamment pour obtenir une trajectoire macroéconomique et budgétaire cohérente avec les objectifs affichés pour le quinquennat”, observent les économistes de Rexecode. Pour renforcer la compétitivité des entreprises françaises, ils plaident donc une nouvelle fois pour une baisse des impôts de production – ils estiment qu’une réduction de huit milliards d’euros de celle-ci pourrait être financée en renonçant à l’élargissement de l’exonération de la taxe d’habitation sur la résidence principale aux 20% des ménages les plus aisés. Ils proposent   un recul de l’âge effectif de départ à la retraite pour “limiter le poids des dépenses de retraite” et “soutenir le PIB potentiel”. A leurs yeux, les grandes lignes de la réforme présentées la semaine dernière par l’exécutif “constituent un progrès” mais ils déplorent que cette perspective soit “fort lointaine”, avec une entrée en vigueur très progressive et un coup d’envoi prévu en 2025.

Un nouveau groupe, « Les déçus du territoires », créé à l’Assemblée

Un nouveau groupe, « Les déçus  du territoires », créé à l’Assemblée

Un nouveau  groupe parlementaire transcouranat à l’Assemblée nationale baptisé “Libertés et territoires”, L’objectif est de faire entendre davantage la voie des territoires à un moment où la mode de l’aménagement du pays vise à concentrer sur 15 ou 20 métropoles 90 % de la population. Un groupe qui veut représenter cette France dite périphérique dont une grande partie est condamnée à la désertification du fait du dépérissement économique et de l’abandon progressif de tous les services publics y compris dans la santé. Bref, une France qui ne se retrouve pas forcément dans la culture des cadres bobos de start-up qui ne voient le développement économique qu’à travers les services, le numérique et la croissance endogène des super concentrations urbaines. “Ce n’est pas un groupe de plus, c’est un groupe qui va être utile, de 16 députés”, a déclaré à Reuters le centriste (UDI) Philippe Vigier, co-président de la nouvelle formation aux côtés du radical Bertrand Pancher. “Des hommes et des femmes qui ont décidé de s’unir pour que leurs voix portent plus, pour que leurs voix soient entendues, pour que les territoires soient entendus”, a-t-il ajouté. “Nous sommes un groupe de propositions et de solutions qui s’opposera frontalement lorsqu’il y aura des mauvais chemins et des mauvaises réformes, qui soutiendra si jamais il y a des textes qui vont dans le bon sens”. A son image, plusieurs membres de ce nouveau groupe viennent de l’UDI comme Charles de Courson et Yves Favennec. D’autres, comme François-Michel Lambert et Paul Molac, ont été élus sous l’étiquette La République en marche.

Jean-Michel Clément, qui a quitté le parti présidentiel au printemps après avoir voté contre le projet de loi “asile et immigration”, fait partie de cette nouvelle entité, de même que l’ex-député LaREM M’jid El Guerrab. On trouve aussi les radicaux Sylvia Pinel et Olivier Falorni, ainsi que l’ancien socialiste François Pupponi. Les députés corses Jean-Félix Acquaviva, Michel Castellani, Paul-André Colombani font également partie de cette éclectique formation.

« La loi Pacte : un nouveau modèle économique » !!! (Roland Lescure)

« La loi Pacte :  un nouveau modèle économique » !!! (Roland Lescure)

 

Roland Lescure considère que ce texte va favoriser un nouveau modèle économique.  . Une appréciation sans doute un peu optimiste et excessive quant à la portée de cette loi un peu fourre-tout. . Normal,  le rapporteur de cette loi cherche à valoriser son travail. Reste qu’il affirme qu’il souhaite rééquilibrer les liens entre producteurs, consommateurs et entreprises. Pour les salariés, il prône notamment le développement de l’intéressement et évoque la présence de salariés dans les conseils d’administration. Malheureusement les propositions ne sont pas du tout à la hauteur des intentions. On est loin évidemment de la cogestion à l’allemande et le patronat français ne souhaite pas partager le pouvoir et même pas l’information. Quant au pouvoir des consommateurs le rapporteur de la loi pacte parle d’un nouveau concept consom’ acteur mais on ne voit pas très bien quelle forme institutionnelle permettrait aux consommateurs de peser. Finalement une loi pacte assez floue et fourre-tout qui révèle un manque de clarté idéologique de la part du pouvoir. Pas étonnant le rapporteur lui-même est  récemment venu en politique.  ce polytechnicien de formation, passé par la London School of Economics (LSE), a fait une bonne partie de sa carrière à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) pendant huit ans, un fonds d’investissement public doté de 200 milliards de dollars d’actifs sous gestion sur les marchés publics et privés. Un technicien certes mais pas vraiment une légitimité politique et encore moins sociale. Interview de la tribune :

Alors que le projet de loi Pacte est en discussion au Parlement depuis le 5 septembre, quel bilan tirez-vous de ces dernières semaines ?

ROLAND LESCURE - C’est l’aboutissement de 12 mois de travail qui ont débuté par un travail de co-construction par des binômes de parlementaires et de chefs d’entreprises missionnés par Bruno Le Maire et une consultation publique en janvier pour aboutir sur la présentation du texte en Conseil des ministres le 18 juin 2018. L’Assemblée nationale a constitué une Commission spéciale début juin, présidée par Olivia Grégoire. La commission a entrepris des travaux d’auditions et de consultations pour aboutir à l’examen du texte début septembre en commission (1910 amendements discutés, 383 adoptés) et en hémicycle entre le 25 septembre et le 5 octobre (2429 amendements discutés, 343 adoptés) Je considère que le texte a été bien préparé après plusieurs semaines de concertations et d’échanges. On a réussi à faire passer quelques points importants comme l’entreprise à mission. On est passé d’un libéralisme traditionnel de la fin du 20e siècle à un renouveau du libéralisme. La place de l’État dans l’économie doit être repensée. On a par exemple revu la gouvernance de la Caisse des Dépôts et consignations pour la rendre plus opérationnelle tout en préservant le rôle du Parlement dans ses missions de contrôle. Sur les territoires, le rapprochement entre CNP Assurances et la Banque Postale devrait favoriser le financement des acteurs au niveau local. La loi Pacte est un nouveau modèle économique pour la France.

Qu’est ce que la loi Pacte change vraiment dans le modèle économique de la France ?

La place des consommateurs dans l’économie a changé. J’appelle ça le « consom’acteur. » On a vu récemment que des clients se détournaient d’entreprises comme Starbucks ou Uber à cause de leurs pratiques. Ils veulent que les entreprises soient plus responsables. Les clients, les fournisseurs sont très demandeurs. Face à cela, il faut que les chefs d’entreprise mènent une stratégie gagnant-gagnant.

Vous revendiquez une certaine conception du capitalisme ?

Nous avons eu beaucoup de débats intenses avec des députés de la France insoumise comme Adrien Quatennens (député du Nord) ou Jean- Luc Mélenchon (député des Bouches-du-Rhône) notamment sur la définition de l’entreprise. J’ai été moi-même marqué par le communisme dans mon parcours lorsque j’ai grandi à Montreuil. Pour moi, le capitalisme moderne représente à la fois le meilleur et le pire. Il a permis de mettre fin à la Guerre froide, il a réduit considérablement le nombre de pauvres dans le monde. Pour le pire, le capitalisme a un rôle considérable dans le changement climatique ou la montée des inégalités. Dans ma démarche, je cherche à corriger ces conséquences qui représentent les deux défis du système capitaliste. Les chefs d’entreprises, les actionnaires, les consommateurs ont une responsabilité face à cela. Actuellement, nous utilisons des moyens palliatifs pour tenter de corriger les inégalités par des outils de redistribution par exemple. Je défends plutôt des moyens préventifs qui permettent d’éviter d’empirer ces situations. Je pense par exemple à la présence accrue des salariés dans les conseils d’administration. Je tiens à favoriser l’intéressement des employés dans les entreprises.

Les privatisations, sujet hautement explosif, n’ont pas suscité tant de polémiques. Comment l’expliquez-vous ?

C’est vrai qu’il n’y a pas eu tant de débats. Je considère qu’on a donné du sens à l’histoire. Le rôle de l’État n’est pas de toucher des dividendes issus des loyers payés par  les centres commerciaux ou des parkings situés sur les aéroports. L’État doit dorénavant favoriser l’innovation par des moyens décentralisés. Son rôle est bien de réguler et de protéger. Concernant les privatisations, l’État garde un contrôle sur le processus, ce qui lui permettra de garder un oeil sur la nature des investissements. In fine, c’est l’État qui décidera. Cela devrait nous protéger d’éventuels risques. Nous avons beaucoup travaillé pour qu’il y ait de la transparence vis-à-vis du Parlement. Nous avons prévu la création d’une délégation parlementaire à la sécurité économique. Son rôle sera de suivre toutes les opérations et de convoquer les ministres si nous avons besoin de précisions. C’est une vraie nouveauté.

La loi Pacte a parfois été comparée à un texte fourre-tout avec de nombreux articles. À plusieurs reprises, vous avez montré un attachement au contrôle de l’application de la loi. Avez-vous envisagé des moyens précis pour effectuer ce contrôle pour la loi Pacte ? Et si oui, lesquels ?

J’ai proposé un mécanisme ad hoc d’évaluation des dispositions essentielles du projet de loi. Cet amendement qui ne vise pas à remplacer les procédures d’évaluation classique de la loi a pour objectif de veiller à ce que certains éléments essentiels de la loi soient suivis par un comité d’évaluation. Ce comité d’évaluation permanent auprès du Premier ministre permettrait de réaliser notamment un tableau de bord de l’état d’avancement des ordonnances, d’un échéancier des mesures réglementaires et d’un bilan des effets macroéconomiques des réformes mises en place.

«Un nouveau monde mais une vieille fiscalité »

 

 «Un nouveau monde mais une vieille fiscalité »

A juste titre les Arvernes (groupe d’experts anonymes) dénoncent ce nouveau monde qui ressemble tellement à l’ancien en matière de fiscalité. Pour  cette proposition de taxation des mégots de cigarettes.  « Les Français sont exaspérés par la multitude des taxes et impôts en tout genre. Qu’à cela ne tienne, il est toujours utile et commode d’en créer de nouveaux ». Article

 

« La secrétaire d’Etat à la Transition écologique s’est trouvé un nouvel cheval de bataille. Afin de lutter contre la pollution engendrée par les mégots de cigarette, le gouvernement réfléchit semble-t-il à la création d’une « éco-contribution » pour financer leur collecte et leur recyclage. En clair, créer un impôt sur les mégots, qui frapperait les producteurs de cigarettes. Disons-le tout net : un tel sujet semble tellement trivial que l’on a peine à le prendre au sérieux. Et le bon sens étant, selon le fameux mot de Descartes, la chose au monde la mieux partagée, l’on se dit qu’alors que la croissance ralentit et que notre dette publique tangente les 100 %, que l’Union européenne se fracture, que la société française est fragile, que l’autorité de l’Etat et le bon fonctionnement des institutions sont remis en cause par une succession de couacs et de scandales, en bref que tant de sujets d’importance sont à l’ordre du jour, le gouvernement a sans doute d’autres priorités auxquelles s’atteler. C’est cependant un raisonnement de courte vue. Car derrière ce qui ressemble plus à une énième bouffonnerie fiscale, domaine dans lequel les Français rient de moins en moins, l’on discerne, de la part des gouvernants, une série de réflexes que l’on souhaiterait relever d’un « ancien monde » révolu. Qu’on en juge. D’abord, une telle mesure s’inscrit parfaitement dans la lignée des fausses-bonnes mesures imaginées par des pouvoirs publics prompts à déresponsabiliser les Français. Ces derniers, que l’on considère pour l’exercice comme des bébés, sont en effet incapables de s’auto-discipliner en la matière, et toute tentative pour le faire serait jugée liberticide. A ceux qui s’étonnent que les trottoirs de Singapour ou d’Australie sont, comparativement aux trottoirs français, largement immaculés de mégots, l’on rappellera que dans ces pays, la sanction pécuniaire est un puissant adjuvant au civisme citoyen.

Ensuite, comment de pas voir dans une telle mesure l’énième avatar de cette approche budgétaro-fiscale qui reste la marque d’un gouvernement innervé par Bercy, et dont la principale caractéristique est de toujours prendre les sujets par le petit bout de la lorgnette ? Les Français sont exaspérés par la multitude des taxes et impôts en tout genre. Qu’à cela ne tienne, il est toujours utile et commode d’en créer de nouveaux. Ajoutons à cela que la création d’une telle taxe pourrait s’inscrire à rebours d’un des engagements de campagne du candidat Macron, qui s’était prononcé pour supprimer une série de taxes au rendement dérisoire (inférieur à 150 millions d’euros).

Enfin, et de manière plus profonde, l’on perçoit, au travers la stigmatisation qui est la marque de fabrique d’une telle mesure – en l’occurrence des producteurs de cigarettes – l’un des traits marquants de la façon dont l’on gouverne désormais : le besoin permanent de désigner le vilain de la fable. C’est là l’un des traits caractéristiques d’une époque où le débat devient impossible et où la conduite des affaires publiques singe les pires travers de l’esprit religieux en excommuniant telle ou telle catégorie. Ainsi, dans le domaine européen, la volonté systématique de séparer deux camps, celui des fédéralistes et des progressistes (entendez le « camp du bien ») et celui des nationalistes conservateurs (entendez « le camp du mal »). Ainsi dans le domaine des mœurs, du multiculturalisme etc. En l’occurrence, le pouvoir n’est jamais à court d’idées quand il s’agit, au nom d’objectifs eux parfaitement défendables de lutte contre le tabagisme et/ou d’entretien de l’espace public, de désigner un bouc émissaire. C’est dire, en définitive, combien l’idée d’instaurer une taxe sur les mégots, n’a rien de fortuit. Elle sera à bon droit baptisée taxe « Bruno Poirson ». Surtout, elle illustre, parmi d’autres exemples, l’archaïsme du prétendu « nouveau monde ».

Les Arvernes sont un groupe de hauts fonctionnaires, d’économistes, de chefs d’entreprise et de professeurs d’université.

 

 

Nouveau régime des retraites : une baisse prolongée

Nouveau régime des retraites : une baisse prolongée

 

 

En apparence, le nouveau régime de retraite qui devrait être en place en 2025 paraît séduisant : un service universel, et égalitaire à  enveloppe financière constante. On serait tenté de dire bravo si de grosses incertitudes ne demeuraient pas. En réalité,  il s’agit d’unifier, ce qui est sans doute nécessaire, mais c’est surtout l’occasion de geler encore les retraites du régime général. En gros de prolonger la tendance ces dernières années et d’inciter à compléter le régime général par des retraites complémentaires reposant sur la capitalisation. .Le futur régime de retraites par points (pourquoi au fait des points et pas une durée de cotisation) se mettra en place dès 2025 mais permettra de conserver les droits déjà acquis, a dit mercredi le haut-commissaire à la réforme des retraites dans son bilan des concertations menées avec les partenaires sociaux. Mais d’ici à pourra évidemment changer ce concept de droit acquis car on sait que les gouvernements font une réforme des retraites tous les cinq ans. Officiellement le gouvernement reste sur la position de Macron évoquée lors de sa campagne électorale. Emmanuel Macron s‘est engagé pendant sa campagne à unifier les régimes de retraite sans toucher à l’âge légal de départ, fixé à 62 ans (mais on mettra en place un bonus malus autour de 63 ans !), ni aux règles pour ceux qui sont à cinq ans du départ. Ceci étant, le gouvernement est en train de prendre la mesure de la complexité du dossier et de ses enjeux politiques. Du coup, il semble décidé à prolonger la concertation en 2018 et même 2019 pour enjamber les élections européennes. . Par ailleurs la ministre de la santé a récemment déclaré qu’il fallait prendre son temps sur cette affaire complexe. Il semble bien que le gouvernement recule un peu par rapport à ses intentions initiales rappelées encore dernièrement par Christophe Castaner  ‘l’objectif était “de mettre en place un système universel de retraites par répartition et que ce système garantisse l’égalité de tous devant le risque vieillesse”. Cela suppose “évidemment d‘harmoniser les nombreux régimes existants”, indiquait celui qui était encore porte-parole du gouvernement.  Mais La réforme des retraites constitue sans doute la véritable bombe sociale pour Macron, c’est pourquoi la ministre du travail vient d’annoncer un décalage dans le calendrier de cette réforme. Elle devrait être discutée en 2018 et prolongée en 2019. . Il est clair que  les réactions de certaines catégories très risquent d’être très vives car cette réforme est particulièrement complexe et délicate. En outre,  le comité d’orientation des retraites est très approximatif quant au  scénario  pour l’équilibre financier. Sous Hollande,  il avait prédit l’équilibre du régime général vers 2020 mais depuis l’élection de Macron, o il a changé deux fois de scénario, une fois pour prédire le nouvel équilibre en 2040 et il y a quelques jours en 2036. La vérité c’est que le comité d’orientation des retraites est sous influence politique et que par ailleurs il est bien incapable d’élaborer des hypothèses sérieuses. En effet l’équilibre financier des régimes de retraite (aussi bien générale que complémentaire)  dépendra avant tout de la situation de la croissance, donc du nombre d’emplois c’est-à-dire du rapport entre actifs et retraités. La réforme que propose Macron fondée sur la pension dite à points ne  donnera de toute façon des effets que dans 10 ou 20 ans. D’où la prudence sans doute du gouvernement pour décaler le calendrier d’une réforme qui risque d’être explosive. Interrogée sur la possibilité d‘attendre 2019, la ministre de la Santé a répondu : “Pourquoi pas mais il n‘y a pas aujourd‘hui de calendrier fixé.”

Nouveau régime des retraites : un gel prolongé

Nouveau régime des retraites : un gel prolongé

 

 

En apparence, le nouveau régime de retraite qui devrait être en place en 2025 paraît séduisant : un service universel, et égalitaire à  enveloppe financière constante. On serait tenté de dire bravo si de grosses incertitudes ne demeuraient pas. En réalité,  il s’agit d’unifier, ce qui est sans doute nécessaire, mais c’est surtout l’occasion de geler encore les retraites du régime général. En gros de prolonger la tendance ces dernières années est d’inciter à compléter le régime général par des retraites complémentaires reposant sur la capitalisation. .Le futur régime de retraites par points se mettra en place dès 2025 mais permettra de conserver les droits déjà acquis, a dit mercredi le haut-commissaire à la réforme des retraites dans son bilan des concertations menées avec les partenaires sociaux. Mais d’ici à pourra évidemment changer ce concept de droit acquis car on sait que les gouvernements font une réforme des retraites tous les cinq ans. Officiellement le gouvernement reste sur la position de Macron évoquée lors de sa campagne électorale. Emmanuel Macron s‘est engagé pendant sa campagne à unifier les régimes de retraite sans toucher à l’âge légal de départ, fixé à 62 ans (mais on mettra en place un bonus malus autour de 63 ans !), ni aux règles pour ceux qui sont à cinq ans du départ. Ceci étant, le gouvernement est en train de prendre la mesure de la complexité du dossier et de ses enjeux politiques. Du coup, il semble décidé à prolonger la concertation en 2018 et même 2019 pour enjamber les élections européennes. . Par ailleurs la ministre de la santé a récemment déclaré qu’il fallait prendre son temps sur cette affaire complexe. Il semble bien que le gouvernement recule un peu par rapport à ses intentions initiales rappelées encore dernièrement par Christophe Castaner  ‘l’objectif était “de mettre en place un système universel de retraites par répartition et que ce système garantisse l’égalité de tous devant le risque vieillesse”. Cela suppose “évidemment d‘harmoniser les nombreux régimes existants”, indiquait celui qui était encore porte-parole du gouvernement.  Mais La réforme des retraites constitue sans doute la véritable bombe sociale pour Macron, c’est pourquoi la ministre du travail vient d’annoncer un décalage dans le calendrier de cette réforme. Elle devrait être discutée en 2018 et prolongée en 2019. . Il est clair que  les réactions de certaines catégories très risquent d’être très vives car cette réforme est particulièrement complexe et délicate. En outre,  le comité d’orientation des retraites est très approximatif quant au  scénario  pour l’équilibre financier. Sous Hollande,  il avait prédit l’équilibre du régime général vers 2020 mais depuis l’élection de Macron, o il a changé deux fois de scénario, une fois pour prédire le nouvel équilibre en 2040 et il y a quelques jours en 2036. La vérité c’est que le comité d’orientation des retraites est sous influence politique et que par ailleurs il est bien incapable d’élaborer des hypothèses sérieuses. En effet l’équilibre financier des régimes de retraite (aussi bien générale que complémentaire)  dépendra avant tout de la situation de la croissance, donc du nombre d’emplois c’est-à-dire du rapport entre actifs et retraités. La réforme que propose Macon fondée sur la pension dite à points ne  donnera de toute façon des effets que dans 10 ou 20 ans. D’où la prudence sans doute du gouvernement pour décaler le calendrier d’une réforme qui risque d’être explosive. Interrogée sur la possibilité d‘attendre 2019, la ministre de la Santé a répondu : “Pourquoi pas mais il n‘y a pas aujourd‘hui de calendrier fixé.”

Nouveau gouvernement » : en attendant Godot »

Nouveau gouvernement » : en attendant Godot »

 

La formation du nouveau gouvernement prend décidément une tournure dramaturgique. Finalement on attendait un nouveau gouvernement mais il faudra se contenter d’un simple remaniement. Ce qui ne change rien à la théâtralité de l’événement mais qui privera le Premier ministre d’un discours d’investiture à l’assemblée nationale. Une manière sans doute pour Macron de museler son Premier ministre. L’attente est forte parce que les incertitudes sont grandes. C’est un peu en attendant Godot car comme dans la pièce de Beckett, le renouvellement prévu n’aura pas lieu. D’abord Macron ne dispose pas des ressources humaines pour un vrai changement. Certaines grosses pointures se sont d’ailleurs désistées sans doute pour ne pas se noyer avec un gouvernement à la dérive. Par ailleurs, il est impossible de trouver un autre équilibre à ce gouvernement puisque Macron n’a pas l’intention de changer de ligne politique. Il faudra donc se contenter de quelques opportunistes de droite, du centre et de gauche. Dernière contradiction,  Macron souhaite s’entourer de personnalités mais quand même pas trop marquantes afin d’éviter de lui faire de l’ombre. Interpellant Edouard Philippe lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le chef de file des députés LR, Christian Jacob, a renchéri en fustigeant “l’étroitesse, pour ne pas dire le vide de l’assise politique” de la majorité. “Quand les premiers soutiens n’y croient plus, c’est la Bérézina annoncée”, a-t-il déclaré, en référence au départ de Gérard Collomb, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, qui a quitté la place Beauvau pour briguer la mairie de Lyon lors des municipales de 2020. Gilles Le Gendre, président du groupe LaREM à l’Assemblée, Interrogé sur le retard pris pour la formation du gouvernemenet à défaut de répondre sur le fond s’est voulu d’un lyrisme douteux : Ce n’est pas parce que c’est long que c’est douloureux. Il y a des bonheurs qui s’éternisent, vous savez”, a-t-il déclaré. “Je sais parfaitement où nous allons, je sais parfaitement pourquoi.” !!!

Richard Ferrand: « Il faut un nouveau souffle », celui de la corruption ?

Richard Ferrand: « Il faut un nouveau souffle », celui de la corruption ?

On pourrait évidemment en rire si la chose n’était pas sérieuse.  En effet, le sulfureux Richard Ferrand, nouveau président de l’Assemblée nationale appelle un nouveau souffle pour l’an II du quinquennat. Du souffle, il n’en manque pas l’éphémère ministre qui a été écarté suite à une enquête concernant l’enrichissement de sa compagne. L’affaire a d’ailleurs rebondi avec la plainte d’Anticor On se souvient que le tribunal de Brest avait enterré l’affaire notamment aux motifs de la prescription de certaines infractions. Pas vraiment un blanchiment de  l’affaire du bien immobilier acquis par la compagne de Richard Ferrand et loué aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général. La plainte porte sur des faits présumés de « prise illégale d’intérêts », et recel et complicité de ce délit.  Le parquet de Brest avait annoncé le 13 octobre le classement de l’enquête, au regard notamment de la prescription de cette éventuelle infraction. « Nous attendons l’ouverture d’une instruction, pour qu’il y ait un procès, car nous ne sommes pas d’accord avec l’analyse du procureur de la République de Brest », avait déclaré Jean-Christophe Picard, président de l’association. Après le classement sans suite, Anticor s’est tourné vers le pôle financier de Paris en raison de sa compétence nationale sur les affaires « d’une grande complexité ». (L’affaire est actuellement au parquet de Lille). Dans un des volets de l’affaire, un possible délit de prise illégale d’intérêts, le procureur de Brest Jean-Philippe Récappé reconnaissait que le parquet « aurait pu envisager l’ouverture d’une information judiciaire ». Mais il s’est avéré que « l’infraction éventuelle » était « prescrite » depuis le 19 juin 2015, selon les règles de prescription (trois ans) alors en vigueur, avait-il expliqué. Richard Ferrand, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, s’est toujours défendu de tout conflit d’intérêts. Devenu chef du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale après avoir dû quitter son poste de ministre de la Cohésion des territoires, il s’était félicité de la décision du parquet de Brest, estimant avoir été « lavé de tout soupçon ». Le président de l’Assemblée nationale François de Rugy (LREM) s’était demandé jeudi si Anticor « ne faisait pas perdre du temps à la justice »avec cette nouvelle plainte. « Il faut peut-être savoir s’arrêter, quand même », avait-t-il réagi sur franceinfo. Dans l’affaire en question, révélée par le Canard enchaîné, Richard Ferrand, est soupçonné d’avoir profité de sa fonction pour favoriser sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, à l’époque où il était directeur général (1998-2012) des Mutuelles de Bretagne et élu local PS. En 2011, cet organisme à but non lucratif, qui cherchait à louer des locaux pour installer un centre de soins à Brest, avait choisi la proposition d’une société civile immobilière (SCI) appartenant à 99 % à Sandrine Doucen, parmi trois offres. Un bien acquis pour un prix de 375 000 euros, « financé » par les loyers versés par les Mutuelles de Bretagne, selon la plainte d’Anticor. Un petit profit  aujourd’hui d’environ 500 000 euros pour la campagne de Ferrand, un Ferrand qui souhaite un souffle nouveau à la politique de Macron !

 

Brexit : un nouveau referendum ?

Brexit : un nouveau referendum ?

 

Trois solutions politiques s’offrent maintenant à la Grande-Bretagne après l’échec des discussions sur le Brexit avec l’union européenne : soit l’acceptation du compromis que propose l’union européenne, soit de nouvelles élections soient encore un nouveau référendum. Il se pourrait que ce nouveau référendum constitue la seule solution pour sortir la Grande-Bretagne de l’impasse politique dans laquelle elle s’est mise elle-même. Il faut bien constater que les négociations concernant le Brexit sont actuellement dans une impasse totale qui ne fait qu’accentuer la position particulièrement délicate de la première ministre britannique. Teresa May doit en effet affronter une forte opposition au sein de son propre parti mais aussi l’opposition du labour et des libéraux. Pour schématiser il y a les durs qui veulent une rupture nette et brutale avec l’union européenne, de l’autre côté ceux  qui se rendent bien compte des difficultés que cela entraînerait pour la Grande-Bretagne et qui seraient prêt à renoncer au Brexit site via un éventuel référendum. Parmi ces derniers,  il faut compter maintenant les travaillistes qui seraient désormais près pour  un nouveau référendum. Le leader travailliste, contraint par la base,  semble prêt à changer de position et à admettre une nouvelle consultation des Britanniques. Selon un sondage YouGov publié ce week-end, 86 % des membres du parti de gauche britannique sont favorables à une nouvelle consultation populaire et 93 % d’entre eux voteraient dans ce cas pour rester dans l’Union européenne. Mais à six mois de la sortie de l’UE, face aux soubresauts des négociations sous la houlette de Theresa May, le leader travailliste et rattrapé par sa base. Plusieurs syndicats, soutiens essentiels du Labour, dont la confédération TUC (Trades Union Congress), et des poids lourds du parti comme le maire de Londres, Sadiq Khan, appellent à un second référendum. Le fiasco de May au sommet européen de Salzbourg la semaine dernière précipite ce sentiment que, si les politiques n’y arrivent pas, autant remettre la question entre les mains du peuple. Une telle promesse pourrait de plus rapporter 1,5 million d’électeurs supplémentaires au Labour, en cas d’élections.

Brexit dur, mou ou nouveau délai ?

Brexit dur, mou ou nouveau délai ?

 

Des deux côtés de la Manche, on affirme haut et fort que les négociations doivent s’accélérer et que le choix est maintenant entre un accord entre la Grande-Bretagne et l’union européenne ou pas d’accord du tout. Le plus vraisemblable c’est qu’il faudra un nouveau délai sur certains points en litige. Sans entrer dans le détail les divergences portent surtout sur la question de l’Irlande mais encore plus fondamentalement sur la philosophie européenne. Londres veut liberté commerciale pour les échanges, donc sans droits de douane mais n’accepte pas les contraintes juridiques européennes et refuse la liberté de circulation des personnes. Au-delà des questions de fond,  il y a aussi des problèmes de forme. La première ministre britannique doit montrer qu’elle a négocié un Brexit dur pour ne pas s’attirer les foudres des opposants dans son propre parti. Mêmes obligations pour l’union européenne qui doit afficher sa fermeté pour maintenir une cohésion européenne un peu mal en point actuellement. Il se pourrait donc qu’on accorde de nouveau délai sur les points durs de la négociation de sorte que personne ne perde la face. Un délai qui par ailleurs pourrait permettre d’influencer la donne politique en Grande-Bretagne et qui par ailleurs constituerait un statu quo au sein de l’union européenne dans une période où l’Europe est fortement attaquée en particulier par le président des États-Unis mais aussi par Poutine. Pour des raisons différentes ni Poutine, ni Trump ne souhaitent une Europe forte économiquement et encore moins politiquement et militairement.

 

 

 

Macron : nouveau bain de foule existentiel

Macron : nouveau bain de foule existentiel

Curieux mais Macron donne le sentiment de vouloir prouver  en permanence qu’il existe. Ainsi depuis ses vacances au fort de Brégançon c’est la deuxième fois qu’il s’offre un bain de foule évidemment sous l’œil des caméras. Cette fois à Borne les mimosas. Son épouse a cru bon d’indiquer que le président avait beaucoup de travail. Et pour le prouver les services de communication de l’Élysée ne manquent pas de signaler les coups de téléphone qu’il donne aux grands de ce monde. Jusque-là on avait droit aux séances télévisées de signature des lois en présence d’un ou deux ministre (comme Griveaux lors de la signature de la loi SNCF qui a accepté de s’asseoir sur une chaise basse pour que Macron paraisse plus grand !). Depuis peu de temps,  les services de communication de l’Élysée font écho de chaque coup de téléphone de Macron. Peut-être à l’avenir sera-t-on chaque fois qu’il s’assoit devant son bureau. Cet activisme de communication n’est sans doute pas liens pas sans lien avec la perte de popularité du chef de l’État qui a besoin de montrer qu’il existe, qu’il agit bref qu’il s’agite. En cause,  la verticalité pouvoir ;  dans le macronisme,  seul le président existe. Les autres ne sont que des faire-valoir et ne doivent surtout pas s’immiscer sur des terrains politiques nouveaux. Ils sont tout juste autorisés à faire l’exégèse bienveillante des propos Jupiter rien du chef de l’État. Pendant cette période de vacances on a d’ailleurs noté qu’aucun ministre n’avait prit le risque de faire une déclaration un peu originale quant aux parlementaires ils sont interdits de parole. Quand au  parti la république en marche il a été décidé qu’il ne ferait pas de rentrée politique. La rentrée politique de la république en marche ce sera Macon qui souffre visiblement d’un sérieux trouble existentiel pour imposer un tel silence à ses collaborateurs.

Affaire Benalla : un nouveau Watergate” ?

Affaire Benalla : un nouveau  Watergate” ?

 

L’affaire Benalla n’a pas pris encore la dimension d’un Watergate ; Un affaire qui  a abouti en 1974 à la démission du président américain Richard Nixon. En attendant la majorité s’enfonce dans ses contradictions, ses dénis et se mensonges. Premier mensonge, le pseudo suspension de Benalla, second mensonge l’enterrement de la procédure judiciaire, dernier mensonge en fait la poursuite des activités de Benalla alors qu’il était supposé suspendu. Depuis sous la pression l’intéressé a été licencié mais il aura fallu attendre plus de 2 mois et demi.  Et ce ne sont pas des députés d’en Marche comme le psychorigique Gilles Legendre qui donne beaucoup de crédibilité à la défense de l’Elysée.  Gilles Le Gendre, porte-parole des députés LaREM, qui a pour sa part dénoncé sur France Inter ce qu’il qualifie de “tentative de nos oppositions depuis 48 heures de bloquer le travail parlementaire en instrumentalisant cette affaire”. Depuis la découverte par les médias de certains dessous de l’affaire b, m’assemblée nationale este paralysée. Les travaux sont restés au point mort vendredi, l’opposition multipliant les rappels au règlement pour demander des comptes sur ce que certains ont qualifié de “scandale l’Etat”, appelant une explication du Premier ministre devant la représentation nationale. Et Edouard Philippe leur a répondu après avoir assisté à une étape du Tour de France à Valence (Drôme), renvoyant aux questions au gouvernement de mardi “ou avant, dès lors que dans le cadre des procédures normales on me demandera de m’exprimer”. Dans une lettre, le président du groupe Les Républicains (LR), Christian Jacob, lui a demandé de faire “une déclaration” à l’Assemblée au titre de l’article 50-1 de la Constitution. Quant au président de LR, Laurent Wauquiez, il considère cette affaire comme “un désastre pour l’autorité” d’Emmanuel Macron. “Le vrai scandale, ça n’est pas Benalla, c’est l’Élysée, l’Élysée qui fait le choix de la dissimulation”, déclare-t-il dans un entretien au Figaro. La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a fait savoir que son collègue de l’Intérieur Gérard Collomb, dont le rôle dans cette affaire est l’objet de spéculations, répondrait à la commission des Lois de l’Assemblée constituée en commission d’enquête après une démarche engagée dans l’urgence jeudi soir. Une première réunion du bureau visant à organiser le travail de cette commission n’a débouché sur aucun accord vendredi soir, a fait savoir la présidente Yaël Braun-Pivet, déplorant une “absence de sérénité”. Les désaccords ont notamment porté sur la date d’audition de Gérard Collomb et sur le caractère public ou privé des auditions. Gérard Collomb sera entendu mardi à 17h45 en séance publique au Sénat, où la commission des Lois va elle aussi être transformée en commission d’enquête pour une durée de six mois. Ce même jour, ses rapporteurs entendront à huis clos le préfet de police de Paris, le directeur général de la police nationale, le chef du service de la protection, les représentants des organisations professionnelles de policiers, le Défenseur des droits et “toute personne susceptible d’apporter des informations utiles”, a annoncé la chambre haute A l’Assemblée, majorité et opposition ont bataillé toute la journée dans l’hémicycle sur cet unique sujet. Discuter de la réforme des institutions “en laissant un scandale d’Etat se préparer à côté de nous. Mais êtes-vous à ce point déconnecté des réalités de notre pays ?”, a lancé le député (LR) Aurélien Pradier. Richard Ferrand, lui aussi pas très crédible après son affaire d’enrichissement,  président du groupe La République en marche, a accusé l’opposition de “saboter consciencieusement, cyniquement, les travaux de l’Assemblée nationale.”. ce n’est pas encore Watergate mais on se demande bien comment Benalla est parvenu à devenir un des proches de Macron, en plus un courtisan protégé. A moins qu’il ne détienne certaines informations sur Macron ?

Brexit : pour un nouveau marché unique (Londres)

Brexit : pour un nouveau marché unique (Londres)

 

 Londres propose un marché unique Pas exactement un marché unique mais une zone de libre échange avec des frontières virtuelle. Une sorte d’ersatz d’union économique mais sans les inconvénients de la réglementation européenne. 

« Notre proposition créerait une zone de libre échange entre le Royaume-Uni et l’UE avec un ensemble de règles communes pour les biens industriels et les produits agricoles », déclare Theresa May. Downing Street a précisé que le secteur des services ferait en revanche l’objet » d’arrangements différents ». Première observation pourquoi distinguer échanges de biens et de services ? Surtout dans uen économie où les servies sont de plus en plus intégrés dans les processus de production et inversement. Seconde observation, personne ne peut être contre uen zone de libre échanges, reste à savoir quel sera le contenue des règles communes pour les biens échangés. Cette proposition des britanniques n’apporte pas grand chose de nouveau tant que le contenu de la régulation du commerce n’aura pas été définie. (On pense aux droits de douane evidemmenet mais aussi aux normes régulatrices).  « Nous avons également convenu d’un nouveau modèle douanier favorable aux entreprises avec la liberté de conclure de nouveaux accords commerciaux dans le monde entier », a ajouté la Première ministre conservatrice

Le modèle douanier nouveau pourraiat s’appuyer sur   des innovations technologiques, comme la reconnaissance automatique des chargements, et à un réseau d’opérateurs agréés, explique Le Monde, donc nul besoin de contrôles douaniers.  Selon l’exécutif britannique, ces propositions permettront d’éviter le retour d’une frontière physique entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, cette question constituant le principal point d’achoppement des négociations en cours

 

« Pognon dingue » : 500.000 euros pour un nouveau service de vaisselle à l’Elysée

« Pognon dingue » : 500.000 euros pour un nouveau service de vaisselle à l’Elysée

Le couple présidentiel a décidé de se doter d’un nouveau service de vaisselle, quelques mois après son arrivée à l’Élysée. Pour cela, les Macron ont passé commande auprès de la Manufacture nationale de Sèvres, située dans la ville éponyme des Hauts-de-Seine. . 900 assiettes de présentation et 300 assiettes à pain au total, selon le communiqué de la manufacture cité par Le Canard Enchaîné, qui s’est intéressé à l’affaire. Mais selon l’hebdomadaire, on est aux alentours de 500.000 euros, soit un montant dix fois supérieur. La facture est salée. D’après les calculs du Canardune assiette vaudrait ainsi entre 400 et 500 euros pièce selon le modèle. Le Canard Enchaîné note aussi que, si les texte officiels disposent que la manufacture de Sèvres attribue « gratuitement » ses productions pour « l’aménagement et l’office des résidences présidentielles », c’est in fine l’État qui passe à la caisse par le biais des subventions qu’il attribue à l’institution, qui représenteraient près de 60% de ses ressources.

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