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Réactions à l’annonce du nouveau gouvernement: en marche arrière

Réactions à l’annonce du nouveau gouvernement: en marche arrière

 

 

Les différentes réactions dans l’opposition se rejoignent au moins sur un point : en marche arrière pour Macron. Fini le temps du recours à la nouveauté politique sauf exception pour la justice, retour aux politiques  de métier et surtout recentrage complet à droite. C’est la fin du en même temps.

Macron sait qu’il a perdu tout appui à gauche et va surtout picorer dans les gamelles politiques de droite. Notons d’ailleurs qu’il n’a débauché aucune personnalité de premier plan tant à gauche qu’à droite. Bref pour ce gouvernement une sorte de  bricolage, on  a  fabriqué du neuf avec du vieux mais désormais clairement sous la tutelle de Macron.

Il n’y aura sûrement pas de changement de cap sauf peut-être un peu sur la méthode avec un retour à la multiplication des présences médiatiques un peu partout. Pour preuve le Premier ministre a déjà additionné  les rencontres qui ne servent pas à grand-chose car trop générales et trop rituéliques.

Pas étonnant pour l’innovation, ce sera comme d’habitude le champ d’action privilégiée du président de la république.

Ci-après les principales réactions à la composition du nouveau gouvernement du Premier ministre Jean Castex dévoilé ce lundi, qui compte 16 ministres et 14 ministres délégués.

MARINE LE PEN, présidente du Rassemblement national (RN), sur Twitter: “À la Justice est nommé un militant d’extrême gauche qui souhaite l’interdiction du RN, premier parti d’opposition. Ça promet…”

OLIVIER FAURE, Premier secrétaire du Parti socialiste, sur Twitter: “La crise appelait un changement profond. Au final, c’est un gouvernement plus à droite que jamais. Macron promettait de se réinventer mais il continue de concentrer tous les pouvoirs. Ce n’est pas un gouvernement, c’est un caprice.”

CHRISTIAN JACOB, président du parti Les Républicains, sur Twitter: “Tout ça pour ça. Ce jeu de chaises musicales ne fera pas oublier l’essentiel : l’échec de la politique menée depuis 3 ans, la défaite cinglante aux #Municipales2020 et l’incapacité d’Emmanuel #Macron à tracer un cap et à réagir face à la crise.”

ERIC COQUEREL, député La France insoumise, sur Twitter : “Le nouveau chemin se prépare en marche arrière : ce gouvernement c’est un commis, courroie de transmission de l’Elysée, un jeu de chaise-musicale entre les mêmes et deux papillons qui aiment les paillettes médiatiques en guise d’ouverture. Rien de changé.”

JULIEN BAYOU, secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), sur Twitter : “Bon vent à #Pompili ministre de l’écologie. Une feuille de route simple, celle de la #conventioncitoyenne #climat. Espérons qu’elle fasse mieux que lors de son passage comme secrétaire d’Etat à la biodiversité sous Hollande. Assez de discours, des actes.”

Un nouveau gouvernement de Pieds Nickelés ?

Un nouveau gouvernement de Pieds Nickelés ?

 

En dépit des déclarations du nouveau Premier ministre, il sera difficile de mettre en place un nouveau gouvernement à la fois compétent et d’un certain poids politique.

On voit mal pourquoi Macron aurait choisi un troisième couteau comme premier ministre mais qu’il accepterait par contre des ministres ayant de fortes personnalités politiques. On peut d’ores et déjà prévoir une dizaine tout au plus de ministres sur les 40 actuels qui vont demeurer dans le nouveau gouvernement. La plupart devront donc partir. Ils seront remplacés surtout par des personnalités au profil plutôt neutre pour ne pas gêner la communication de Macron qui veut remettre la main sur Matignon.

Certes,  il y aura quelques surprises comme d’habitude mais davantage pour l’affichage qu’un changement réel de ligne. Parmi les surprises, certaines personnalités de gauche ( et de droite)  qui rêvent d’être ministre ou de le redevenir. Une sorte de débauchage à la mode de Sarkozy. Parmi les candidates , Royal affirme ,contrairement à l’Élysée, qu’elle a été sollicitée. Cependant l’Élysée dément. Cela d’autant plus que Macron ne veut sans doute pas s’entourer de responsables disposant d’une certaine épaisseur politique et qui pourraient lui faire de l’ombre. On pourrait en fait se retrouver avec une sorte de gouvernement assez disparate sorte de cocktail des différentes sensibilités, compétences, combines au goût global difficilement reconnaissable. Bref, le gouvernements type Macron sans grande saveur, sans grande personnalité et auquel on demandera  en outre de se taire le plus souvent pour laisser la parole au chef de l’État. Pour preuve, Macron a déjà imposé le directeur de cabinet et le chef de cabinet du nouveau premier ministre

Deux proches d’Emmanuel Macron viennent de le rejoindre : Nicolas Revel, en tant que directeur de cabinet, et Mathias Ott, nommé chef de cabinet, venu de l’Élysée où il officiait au sein du pôle territoire. Il n’en fallait pas plus pour que certains y voient le signe d’une mainmise du « Château » sur Matignon et d’une volonté de réduire le premier ministre à un rôle d’exécutant. « Quand vous aurez appris à me connaître, vous verrez que ma personnalité n’est pas soluble dans le terme de “collaborateur” », a réfuté Castex, dans Le JDD.

« Ce n’est pas un souple, il ne faut pas se laisser avoir par ses rondeurs méridionales, confirme un membre du gouvernement. Le choix des conseillers thématiques aura beaucoup plus de signification. » Le premier ministre avait annoncé le jour de sa nomination qu’il prononcerait son discours de politique générale devant le Parlement dès le « milieu de la semaine ». Ce qui est certain quand on connaît Macon c’est que la composition du nouveau gouvernement donnera lieu à des commentaires nombreux, sans doute aussi controversés.

 

Coronavirus: États-Unis, 57.000 infections nouveau record

Coronavirus: États-Unis, 57.000 infections nouveau record

57.683 nouvelles infections dues au coronavirus, selon le comptage à 20 heures 30 locales de l’université Johns Hopkins, qui fait référence, un niveau record depuis le début de la pandémie. A la veille de la fête nationale américaine, le pays a aussi recensé 728 nouveaux décès dus au Covid-19, selon la même source, portant le nombre total de morts à 129.405.

Les Etats-Unis, de loin le pays le plus touché au monde par la maladie, ont désormais détecté près de 2,8 millions de cas en tout. Le sud et l’ouest du territoire voient une flambée de cas, qui «met tout le pays en danger» selon les termes d’Anthony Fauci, directeur de l’Institut américain des maladies infectieuses. Nombre d’Etats ont dû mettre le déconfinement sur pause, voire faire machine arrière, refermant à la hâte bars et plages. Et le gouverneur républicain du Texas a annoncé que le port du masque serait désormais obligatoire dans les lieux publics.

 

Un nouveau dispositif d’activité partielle: arme contre les licenciements massifs

Un nouveau dispositif d’activité partielle: arme contre les licenciements massifs

ce nouveau dispositif vise surtout à éviter les plans massifs de licenciements grâce à la prise en charge partielle par l’État de charges  salariales..Inspiré par le Kurzarbeit allemand, cet outil permet de diminuer le temps de travail des salariés – dans une limite de 40% du temps de travail global – pour baisser les charges salariales. L’Etat vient compenser le manque à gagner. Les salariés toucheront donc 70% de leur rémunération brute, dans la limite de 4,5 smic, sur les heures qui seront chômées. Cette indemnisation sera versée à hauteur de 85% par l’Etat si le dispositif est sollicité par une entreprise avant le 1er octobre, et 80% s’il l’est après cette date. Le reste à charge des entreprises variera ainsi entre 20 et 15%.

“La CFDT se réjouit de ce dispositif, nous l’avions poussé”, a déclaré son secrétaire général, Laurent Berger à l’issue d’une réunion à l’Elysée, un avis partagé par FO, la CFTC, l’UNSA, même si certains ont émis des inquiétudes.“C’est important que dans les entreprises, il y ait un outil qui existe qui soit autre chose que le plan social et les suppressions d’emploi massives”, a-t-il ajouté.

Ce dispositif, qui sera disponible au 1er juillet, ne pourra toutefois être instauré qu’avec la signature d’un accord collectif d’entreprise ou de branche et devra s’accompagner de garanties sur le maintien de l’emploi ainsi que d’obligations de formation pour les salariés sur le temps non travaillé.

“Ça réclame du dialogue social, donc on va pousser les entreprises, notamment les plus petites”, a dit le président du Médef, Geoffroy Roux de Bézieux.

Force ouvrière et la CGT ont néanmoins regretté que les garanties de maintien d’emploi ne soient pas contraignantes pour les entreprises: il sera toujours possible supprimer des emplois si l’accord l’autorise.

La CFTC a quant à elle mis en garde contre les effets d’aubaine et aurait souhaité que le dispositif soit limité aux entreprises qui connaissent des difficultés liées à la crise du coronavirus et non des difficultés structurelles.

Le dispositif d’activité partielle actuel qui ne nécessite pas d’accord, sera moins favorables aux salariés et aux employeurs d’ici le 1er octobre prochain.

Dans sa nouvelle formule, les salariés verront leur rémunération passer de 70% à 60% de leur salaire brut sur les heures chômées. Le gouvernement ne financera que 60% de cette indemnisation, contre 85% aujourd’hui, ce qui amènera le reste à charge pour les entreprises à 40% et non plus 15%.

Ce dispositif, qui concernait 7,8 millions de salariés à la fin du mois de mai, selon la ministre du Travail Muriel Pénicaud, ne pourra à l’avenir être utilisé que sur une période de trois mois, renouvelable une seule fois.

Livrets A et LDDS nouveau record en mai et même prudence des ménages

Livrets A et LDDS nouveau record en mai et même prudence des ménages

Preuve que les inquiétudes sont encore fortes chez les ménages , l’épargne continue d’augmenter mais si elle est un peu moins forte. Il y a sans doute d’abord l’inquiétude sanitaire qui elle-même n’est pas complètement surmontée, pour preuve des l hypothèses de deuxième vague à l’automne et globalement un virus dont le nombre d’infectés ne cesse d’augmenter dans le monde. Il y a peut-être aussi et surtout les conséquences économiques et sociales de cette crise sanitaire qui a paralysé parfois pendant deux mois une partie de l’appareil productif et déstabilisé la rentabilité des activités. Maintenant chaque jour se succèdent l’annonces de plan d’ajustement des effectifs, des vagues très importantes dans les secteurs aussi stratégiques que la construction aéronautique, le transport aérien, les services, le commerce et demain sans doute dans de nombreuses PME.

Les particuliers encore davantage que les entreprises sont très prudents quant à leurs investissements et même à la dépenses courantes. Comme on le sait, c’est surtout la consommation qui en France soutient la croissance ( environ 55 % du PIB)  Or comme les investissements des entreprises sont également en recul de l’ordre de 15 % et que le commerce international lui pèse toujours de façon structurellement négative sur l’économie française., l’attitude prudentielle des entreprises comme  des ménages caractérise la gestion des revenus par .

Pour les particuliers, les sommes déposées sur ces différents produits ont continué d’exploser en mai, avec 5,14 milliards d’euros collectés au total. La hausse par rapport à une année plus classique est notable : l’an dernier, sur le même mois, seul 1,61 milliard d’euros avait été déposé sur ces deux produits.

À titre de comparaison, les mois de mars et avril derniers avaient été particulièrement fructueux pour les dépôts, avec une collecte nette respective de 3,82 et 7,39 milliards d’euros. Des montants déjà en forte hausse par rapport aux mêmes périodes un an plus tôt, lorsque les ménages avaient déposé 2,52 puis 2,48 milliards d’euros seulement.

Sur les cinq premiers mois de l’année 2020 cumulés, les dépôts ont été particulièrement massifs, dépassant les 22,4 milliards d’euros sur ces deux livrets. Le livret A, notamment, a été particulièrement prisé, avec 17,4 milliards d’euros déposés en cinq mois, contre 11,06 milliards d’euros sur la même période un an plus tôt. Même chose pour le LDDS, qui a récolté près de 5 milliards d’euros depuis janvier contre 2,67 milliards d’euros sur la même période en 2019.

Coronavirus: Un nouveau corticoïde britannique miracle ?

Coronavirus: Un nouveau corticoïde britannique miracle ?

Londres qui avait mis beaucoup d’enthousiasme à démolir avec application tout intérêt de la chloroquine affirme cette fois  avoir trouvé un traitement miracle : La dexaméthasone, un anti-inflammatoire stéroïdien ou corticoïde bon marché et largement disponible,. D’après les Britanniques, ce serait Premier médicament démontrant son efficacité pour réduire la mortalité des patients atteints du COVID-19, la maladie que développent certaines personnes contaminées par le nouveau coronavirus.

Notons que les Britanniques posent eux aussi d’une puissante industrie pharmaceutique comme ailleurs les liens entre laboratoires de recherche et industrie ne sont pas d’une évidente clarté. Pour preuve la capacité des un à démolir aussitôt l’efficacité d’un éventuel traitement et la même capacité à valoriser leur propre découverte.

Le problème c’est que comme en France les instituts de recherche et même des experts sont souvent financées à la fois par les laboratoires de recherche et par l’industrie. D’où des questionnements déontologiques qui peuvent se poser sérieusement. Rien qu’en France on a pu voir  avec quelle force certaines hautes sommité françaises démolissaient  l’éventualité de l’efficacité de la chloroquine utilisée par le professeur Raoult de Marseille. Rien ne prouve encore de manière scientifique l’efficacité de cette molécule ‘(combinée à d’autres) mais rien ne justifiait  sans doute un tel déferlement contre une molécule utilisée par ailleurs par plusieurs milliards d’individus par jour dans le monde en particulier contre le paludisme.

Selon des résultats du vaste essai britannique Recovery, l’administration à faibles doses de dexaméthasone à des patients hospitalisés pour COVID-19 réduit de près d’un tiers la mortalité de ceux souffrant des formes les plus graves.

Pour les chercheurs ayant mené ces essais, ces résultats suggèrent que ce corticoïde de synthèse devrait devenir immédiatement le traitement de référence des patients souffrant de formes sévères de COVID-19.

“Ces résultats montrent que si les patients COVID-19 équipés de respirateurs ou sous oxygène se voient administrer de la dexaméthasone, ça sauvera des vies et ce, à un coût particulièrement bas”, a déclaré l’un des responsables de l’essai Recovery, Martin Landray, de l’université d’Oxford.

Cette approche thérapeutique ne semble en revanche apporter aucun bénéfice pour les patients souffrant de formes moins sévères et non placés sous assistance respiratoire.

“Ça va être très dur de trouver un autre médicament pour la remplacer, étant donné que 50 livres sterling (56 euros) vous permettent de traiter huit patients et de sauver des vies”, a ajouté Martin Landray lors d’un point de presse en ligne.

Peter Horby, autre responsable de l’essai, a dit que la dexaméthasone était “le seul médicament ayant jusqu’ici permis de réduire la mortalité, et ce, significativement.”

Il s’agit selon lui d’une “avancée majeure”.

Le chef des services sanitaires britanniques, Chris Whitty, a salué ces données sur Twitter, en évoquant le “résultat d’essai sur le COVID-19 le plus important à ce jour”.

“Une réduction significative de la mortalité des patients sous oxygène ou respirateur, grâce à un médicament largement disponible, sûr et bien connu. (…) Cela va sauver des vies à travers le monde”, a-t-il écrit.

Dans le cadre de l’essai randomisé Recovery, lancé en avril, les chercheurs ont testé l’efficacité de différents traitements dans la prise en charge de plus de 11.500 patients COVID-19 dans les hôpitaux britanniques, assignés de façon aléatoire dans les différents groupes de traitement.

Près de 2.100 patients ont été traités par le corticoïde et l’évolution de leur état a été comparée à celle d’environ 4.300 patients ayant bénéficié de la prise en charge traditionnelle.

Un autre volet de cet essai a été clos au début du mois après n’avoir mis en évidence aucun effet bénéfique de l’antipaludéen de synthèse hydroxychloroquine.

Pour l’instant aucun traitement spécifique n’a été validé dans la prise en charge du COVID-19 et les recherches sont encore en cours pour développer un vaccin.

Le bilan de la pandémie liée au nouveau coronavirus, qui a émergé en fin d’année dernière en Chine, s’élève à ce jour à plus de huit millions de cas de contamination et plus de 431.000 morts à travers le monde.

Nouveau Reconfinement dans plusieurs quartiers de Pékin ?

  • Nouveau  Reconfinement dans plusieurs quartiers de Pékin ?
  • Onze quartiers résidentiels du sud de Pékin sont soumis au confinement en raison de l’apparition d’un nouveau foyer de coronavirus dans un marché de Xinfadi, ont annoncé samedi 13 juin les autorités. Le président du marché de viande a dit à Beijing News que le virus avait été détecté sur des planches servant à découper le saumon importé.
  • Sept cas de contamination au Covid-19 ont été recensés dans les environs du marché Xinfadi, dont six samedi, selon les autorités sanitaires. Neuf écoles et jardins d’enfants des environs ont été fermés.
  • Les responsables du district de Fengtai (où se trouve le marché Xinfadi) ont annoncé samedi mettre en place un «dispositif de temps de guerre» pour faire face à cette nouvelle vague de contaminations.
  • Un porte-parole de la ville a annoncé que les événements sportifs étaient suspendus à Pékin et le tourisme inter-provincial provisoirement interdit, avec effet immédiat. Il a précisé que l’ensemble des six cas de contamination recensés à Pékin vendredi concernaient des visiteurs du marché de Xinfadi, qui a été fermé dans la nuit de vendredi à samedi suite au signalement de deux cas liés au lieu.
  • Les autorités locales, qui craignent une nouvelle vague de l’épidémie apparue dans le centre de la Chine l’an dernier, ont prévu de tester plus de 10.000 personnes travaillant ou ayant visité le marché de Xinfadi. Un premier cas de contamination à Pékin en près de deux mois a été rapporté jeudi.

Coronavirus France : 23 nouveaux morts, nouveau tassement

Coronavirus France : 23 nouveaux morts, nouveau tassement 

23 nouveaux décès dus au coronavirus au cours des dernières 24 heures, ce qui porte le bilan de l’épidémie à 29.319 morts depuis le 1er mars, a annoncé mercredi la direction générale de la santé (DGS), qui ajoute qu’aucun indicateur ne témoigne d’une “reprise épidémique”.

Le nombre de personnes hospitalisées pour une infection au COVID-19 continue de diminuer, à 11.678 patients, contre 11.961 mardi, soit 283 de moins en 24 heures et au plus bas depuis le 25 mars.

Le nombre de cas graves en réanimation, en recul constant depuis le pic atteint le 8 avril, poursuit également sa baisse à 933 cas contre 955 mardi (-22) et retombe au niveau observé le 18 mars.

Pour ce qui est des contaminations, l’agence Santé publique France fait état mercredi soir de 545 cas confirmés supplémentaires pour un total de 155.136 depuis le début de l’épidémie. La prudence reste cependant de mise dans la mesure globalement au plan mondial la pandémie a plutôt tendance à augmenter même si elle se déplace géographiquement. Le risque étend évidemment d’une reprise de vigueur du virus dès l’automne

Un mois après le début du déconfinement progressif, la direction générale de la santé note que “l’ensemble des indicateurs épidémiologiques de suivi au niveau national (…) sont à des niveaux satisfaisants sur l’ensemble du territoire métropolitain et ne témoignent pas d’une reprise épidémique”.

Pour autant, la DGS réitère ses appels à la vigilance et à la prudence “à travers l’application individuelle et collective des mesures barrières, la protection solidaire des personnes les plus vulnérables, pour nous et pour nos proches” afin, ajoute-t-elle, de “maîtriser durablement le risque de rebond épidémique”.

Les chiffres communiqués mercredi soir ne prennent pas en compte les données des établissements médico-sociaux, dont les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, qui seront actualisées mardi prochain.

Coronavirus France : 23 nouveaux morts, nouveau tassement

Coronavirus France : 23 nouveaux morts, nouveau tassement « 

23 nouveaux décès dus au coronavirus au cours des dernières 24 heures, ce qui porte le bilan de l’épidémie à 29.319 morts depuis le 1er mars, a annoncé mercredi la direction générale de la santé (DGS), qui ajoute qu’aucun indicateur ne témoigne d’une “reprise épidémique”.

Le nombre de personnes hospitalisées pour une infection au COVID-19 continue de diminuer, à 11.678 patients, contre 11.961 mardi, soit 283 de moins en 24 heures et au plus bas depuis le 25 mars.

Le nombre de cas graves en réanimation, en recul constant depuis le pic atteint le 8 avril, poursuit également sa baisse à 933 cas contre 955 mardi (-22) et retombe au niveau observé le 18 mars.

Pour ce qui est des contaminations, l’agence Santé publique France fait état mercredi soir de 545 cas confirmés supplémentaires pour un total de 155.136 depuis le début de l’épidémie. La prudence reste cependant de mise dans la mesure globalement au plan mondial la pandémie a plutôt tendance à augmenter même si elle se déplace géographiquement. Le risque étend évidemment d’une reprise de vigueur du virus dès l’automne

Un mois après le début du déconfinement progressif, la direction générale de la santé note que “l’ensemble des indicateurs épidémiologiques de suivi au niveau national (…) sont à des niveaux satisfaisants sur l’ensemble du territoire métropolitain et ne témoignent pas d’une reprise épidémique”.

Pour autant, la DGS réitère ses appels à la vigilance et à la prudence “à travers l’application individuelle et collective des mesures barrières, la protection solidaire des personnes les plus vulnérables, pour nous et pour nos proches” afin, ajoute-t-elle, de “maîtriser durablement le risque de rebond épidémique”.

Les chiffres communiqués mercredi soir ne prennent pas en compte les données des établissements médico-sociaux, dont les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, qui seront actualisées mardi prochain.

 

Coronavirus: Aucun nouveau mort en Espagne

Aucun nouveau mort en Espagne. Le ministre espagnol de la Santé a annoncé lundi 1er juin qu’aucun nouveau mort dû au Covid-19 n’avait été signalé en 24 heures dans le pays. Le bilan reste donc inchangé avec 27 127 morts. Le nombre de nouvelles infections avait augmenté de 71 cas, dimanche, portant le total à 239 638.

Corona virus Royaume-Uni.  111 décès supplémentaires et tassement. Le nombre de cas officiellement confirmés a atteint 276 332, en augmentation de 1 570 contaminations, soit la plus faible depuis le 25 mars. Lundi, le déconfinement a franchi une nouvelle étape avec la réouverture des écoles et de certains commerces en Angleterre.

Chiffres encourageants en Italie. L’Italie a enregistré sa plus faible hausse quotidienne de nouveaux cas depuis le 26 février, a indiqué la Protection civile dans un communiqué. Le nombre de nouveaux cas a ainsi augmenté de 178 en 24 heures, portant le total à 233 197. A titre de comparaison, le nombre quotidien de nouveaux cas était de 516 vendredi, 416 samedi et 355 dimanche. Le nombre de décès au cours des dernières 24 heures est également en baisse par rapport à la moyenne des derniers jours avec 60 victimes enregistrées dans toute l’Italie pour un total de 33 475 morts.

Coronavirus France : nouveau léger tassement

Coronavirus France : nouveau léger tassement

Moins d’hospitalisés et moins de patients en réanimation- Le nombre de malades hospitalisés en France pour une infection au COVID-19 a légèrement diminué en 24 heures, passant de 14.322 à 14.288, soit 34 de moins, tandis que le nombre de patients admis en réanimation reculait de 1.319 à 1.302, a annoncé lundi la Direction générale de la santé (DGS).

En milieu hospitalier, 31 nouveaux décès ont été enregistrés entre dimanche et lundi, portant le bilan à 18.506.

Les données des décès en établissements sociaux et médico-sociaux seront actualisées mardi, a précisé la DGS.

“Demain débutera la deuxième phase du déconfinement. De nouvelles libertés seront alors retrouvées, permettant à la majorité des français de reprendre certaines de leurs habitudes et pratiques quotidiennes”, observe la DGS.

Les “comportements d’aujourd’hui conditionnent la vitesse de l’épidémie et son évolution dans les prochaines semaines”, fait elle par ailleurs remarquer.

Sur son site internet, Santé publique France fait état de 152.091 cas confirmés de contamination, soit 338 de plus par rapport à dimanche.

Coronavirus : un nouveau traitement français autour de l’anakinra

Coronavirus : un nouveau traitement   autour de l’anakinra

 

Peut-être un espoir de traitement avec l’utilisation d’une molécule  déjà connue. Reste à savoir si des industries pharmaceutiques internationales ne vont pas rapidement démolir la pertinence du traitement comte  tenu de son coût et donc de son prix relativement abordable. L’équipe de l’hôpital Saint-Joseph (Paris) teste depuis le 18 mars les effets sur le Covid‑19 de l’anakinra, un médicament bien connu des rhumatologues – même s’il a été surpassé dans le traitement de la polyarthrite – et des spécialistes des maladies auto-inflammatoires.

La biothérapie a été injectée pendant dix jours à des patients touchés par les formes graves de la maladie, c’est‑à-dire victimes du désormais fameux «  orage inflammatoire » ou «  orage cytokinique ». Cette réaction incontrôlée du système immunitaire survenant en général une semaine après le début des symptômes peut déboucher sur un syndrome de détresse respiratoire aiguë et/ou sur la défaillance de plusieurs autres organes vitaux. «  Très vite, vers la fin mars, le visage de la maladie a changé pour nous, indique le professeur Jean-Jacques Mourad, spécialiste de médecine interne. On s’est aperçus que de nombreux patients que l’on soignait avec peine allaient mieux. C’était incroyable, ce soulagement, après des nuits blanches à faire de la médecine de guerre. »

Si l’essai était confirmé par des travaux conduits dans plusieurs centres de recherche, l’anakinra – aujourd’hui vendu dans de rares indications sous le nom commercial de Kineret par le laboratoire pharmaceutique suédois Swedish Orphan Biovitrum – pourrait devenir l’une des armes clés en cas de deuxième vague. Un outil dont le coût serait limité à quelques centaines d’euros pour dix jours de traitement. Cela constituerait une arme précieuse pour la terrible deuxième phase inflammatoire mais pas le Graal : «  Certains antiviraux administrés en traitement préventif ou au début de la maladie seront sans doute utiles pour les formes légères, en première phase, estime Gilles Hayem. Et pour les complications comme la thrombose, qui surviennent dans un troisième temps, d’autres médicaments seront nécessaires. »

Licenciements et de faillites : le nouveau défi économique, social et politique

Licenciements et de faillites : le nouveau défi économique, social et politique

Macron avait bien annoncé qu’aucune entreprise ne serait soumis aux risques de faillite au début de la crise sanitaire mais les réalités sont là. En dépit des dizaines et des dizaines de milliards injectés dans l’économie, toutes les entreprises ne pourront être sauvées en particulier les PME. Du coup ,le pouvoir admet maintenant que le pays pourrait être largement exposé au risque de défaillance et de licenciements massifs . Jusque-là la question du chômage a été masquée par le soutien massif du financement du chômage partiel qui a profité à plus de la moitié des salariés du privé. À partir du 1er juin, les modalités de financement de ce chômage partiel vont commencer à changer puisque sauf exception les entreprises devront participer à hauteur de 15 % au financement de ce dispositif.

«Tous les indicateurs montrent une chute de la production très forte, des trésoreries très atteintes et des répercussions sur l’emploi. Je crains que les licenciements en nombre soient inévitables», juge Raymond Soubie, président du cabinet de conseil en ressources humaines Alixio et ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy à l’Élysée. «II y aura des licenciements, c’est certain. Mais aujourd’hui, on ne peut pas en connaître l’ampleur», confirme François Asselin, président de la CPME. Il n’empêche, les employeurs n’ont pas attendu longtemps pour se tourner vers les avocats. «Dès le début du confinement, des entreprises m’ont sollicitée pour préparer des plans sociaux dans les secteurs les plus touchés, comme la restauration et l’hôtellerie», confie Isabelle Mathieu, avocate associée chez Daem Partners.

 «La phase la plus difficile est devant nous car il va falloir sortir du chômage partiel. L’État va continuer de faire fonctionner le dispositif mais sans maintenir le niveau d’aides actuel. Le choc va donc être très fort sur les entreprises et sur les salariés», juge Raymond Soubie. Petit à petit, les employeurs touchés par la crise vont devoir assurer financièrement les salaires et les charges de l’entreprise sans pour autant retrouver un niveau normal d’activité.

 «Dans cette phase de redémarrage, les entreprises pourraient être confrontées à de véritables crises de liquidité», prévient Hector Arroyo, partner en restructuration au sein du cabinet Baker McKenzie.

Pour l’heure, certaines entreprises essaient surtout préventivement de se réorganiser pour justement éviter des procédures de licenciement lourdes et coûteuses. Et, «l’accord de performance collective (APC) est le meilleur outil qui permet de s’adapter face à une crise conjoncturelle», estime Deborah David. Prévus dans les ordonnances Pénicaud, les APC signés à la majorité des syndicats offrent la possibilité aux entreprises de revoir temporairement les conditions de travail des salariés. «Avec les APC, on peut descendre jusqu’au smic mais ça ne se passe jamais comme ça. On vient plutôt raboter des RTT, augmenter la durée du travail, ou faire travailler quelques jours fériés», précise Olivier Angotti, avocat associé chez FTMS. Reste le risque politique : jusqu’à quel niveau de chômage l’opinion. Acceptera sans broncher les conséquences économiques de la crise sanitaire. Les sondages de septembre seront sans doute de ce point de vue significatif pour éclairer la situation

Coronavirus: France: 83 décès en 24 heures, nouveau tassement

Coronavirus:  France: 83 décès en 24 heures, nouveau tassement

 

83 décès supplémentaires liés au coronavirus au cours des dernières 24 heures, portant le total à 28.215 morts depuis le début de l’épidémie, annonce jeudi la Direction générale de la santé (DGS) dans un communiqué.

Le nombre total de contaminations confirmées au coronavirus est passé lui à 144.163 cas, soit une progression de 318 en 24 heures, indique de son côté l’agence Santé publique France.

“Depuis le 1er mars, nous déplorons 28.215 décès liés au Covid-19: 17.870 décès dans les hôpitaux et 10.345 décès dans les établissements sociaux et médico-sociaux (ndlr, dont les EHPAD)”, précise la DGS.

Le nombre de patients hospitalisés en raison d’une infection Covid-19 continue de décroître, avec 17.583 personnes encore concernées ce jeudi, un chiffre en recul de 358 par rapport à la veille.

Les formes graves nécessitant une hospitalisation dans des services de réanimation est également en recul, à 1.745 contre 1.794 la veille, soit 49 lits occupés de moins en 24 heures.

La Direction générale de la santé précise que l’épidémie reste active et que le virus circule toujours en France.

OL -Foot Nouveau coup médiatique d’Aulas

OL -Foot Nouveau coup médiatique d’Aulas

 

Dans une interview publiée ce vendredi sur le site de l’Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas a annoncé que son club allait intenter deux recours suite à la décision de la LFP d’arrêter la saison 2019-2020. L’OL se dirige d’abord vers le Tribunal Administratif de Paris pour proposer une reprise à court terme du championnat. Aussi, le club rhodanien se questionne sur la légitimité des modalités d’arrêt de la compétition. Pour rappel, l’Olympique Lyonnais était classé 8e à l’issue de la 28e journée. Une place qui priverait l’équipe de Coupe d’Europe l’année prochaine.

Un nouveau modèle de croissance ?

Un nouveau modèle de croissance ?  

Marie-Pierre Peillon, directrice de la recherche et de la stratégie ESG chez Groupama Asset Management exprime son espoir que naisse  un ouvert modèle de croissance reposant moins sur la mondialisation et la financiarisation et sur davantage la prise en compte d’un autre type de développement et de consommation. Il s’agit sans doute davantage d’une espérance que d’un projet malheureusement. En effet le jour d’après risque d’être surtout caractérisé par une vague sans précédent de défaillances et de licenciements  qui risque de marginaliser la perspective d’une meilleure prise en compte des éléments qualitatifs du système productif et du type de consommation. La question est aussi de savoir si Groupama qi vit d’ assurances et d’activités financière y compris spéculatives est la mieux placée pour parler de nouveau développement.

“Le modèle de croissance reposant sur la mondialisation et la financiarisation va devoir être corrigé et la tendance à une économie plus soutenable, plus durable, va s’accélérer”, dit-elle.

L’affrontement pour l’hégémonie que se livrent les Etats-Unis et la Chine avait déjà ouvert un débat que vient relancer la rupture des chaînes d’approvisionnement dont ont été victimes dans cette crise de nombreux secteurs industriels, comme par exemple la pharmacie et l’automobile, qui devront apprendre à produire différemment, argumente-t-elle.

“Il y a de plus en plus d’interrogations sur un modèle où les consommateurs sont en Occident et consomment tout ce qui est produit à bas prix dans les pays émergents”, dit-elle.

“Il va falloir réinventer la mondialisation. Elle ne disparaîtra pas mais elle sera sans doute plus nuancée avec davantage de régionalisation, des chaînes de production repensées et une gestion moins tendue des stocks, ce qui aura des impacts forts dans la gestion des entreprises, dont l’organisation est à revoir.”

Contrairement à la crise de 2008-2009, partie de la finance avant de se diffuser à l’économie réelle, la crise actuelle a porté un coup d’arrêt brutal à l’économie en imposant la fermeture de larges pans de l’activité, ce qui a entraîné des réponses immédiates et massives de la part des banques centrales mais également des gouvernements, prolonge Marie-Pierre Peillon.

“La grande nouveauté, c’est l’intervention des Etats avec notamment la généralisation par les pays européens de la méthode du chômage partiel, ce qui coûte cher mais préserve le capital humain et favorisera la reprise”, dit-elle.

Certains secteurs auront du mal à se relever et auront besoin de l’aide des Etats, qui devront continuer à apporter des garanties de prêts où de l’argent frais, sous forme de dette ou de capital, ajoute-t-elle.

“Vu la violence du choc et les évolutions qui seront nécessaires, les Etats vont rester longtemps au chevet de l’économie et vont devoir mettre en place des programmes de relance de type plan Marshall”, dit-elle.

“Dans ce contexte, l’Europe a rendez-vous avec son destin avec un couple franco-allemand qui devra donner une nouvelle dynamique, avec des situations inquiétantes à gérer, notamment celle de l’Italie, qui est la troisième économie de la zone euro et risque d’être confrontée à de graves difficultés.”

Les mutations qui se dessinent n’épargneront pas la manière dont sont gérées les entreprises et dont fonctionne le monde de la finance, poursuit la spécialiste de l’investissement durable.

“On assiste à un début de changement dans la gouvernance des entreprises.”, dit-elle.

“Le modèle précédent, basé sur la financiarisation, imposait d’avoir un retour sur investissement très élevé et de redistribuer davantage aux actionnaires qu’aux salariés. Sur le long terme, les politiques actionnariales dans les entreprises vont être revues, ce qui voudra dire que les marchés financiers devront revoir le niveau de rentabilité qu’ils exigent”, prolonge Marie-Pierre Peillon.

La demande de sens et la nécessité de penser à plus long terme devraient contribuer à redessiner le paysage de l’investissement, les sociétés de gestion étant appelées à évoluer dans un univers plus complexe aux perspectives plus floues, ajoute-t-elle.

“Avec le retour de la volatilité en raison des incertitudes, l’analyse des valeurs et le ‘stock picking’ devraient retrouver tout leur sens”, dit-elle.

“Il ne suffira plus de se précipiter sur les actifs risqués parce que leurs valorisations sont soutenues par les politiques monétaires, comme c’était le cas depuis quelques années. On privilégiera sans doute la qualité des actifs, les valeurs liquides et les secteurs en phase avec la tendance au développement durable.”

Si elle permet d’envisager un monde plus équilibré et plus conscient des enjeux sociaux en environnementaux, la crise actuelle présente également un risque d’affrontement idéologique en donnant des arguments au partisans d’un repli borné à l’abri de frontières hermétiques, prévient Marie-Pierre Peillon.

“On sait très bien que la mise en place de ce nouveau monde ne va pas se faire en claquant des doigts”, dit-elle.

“Il y a des courant qui vont résister et il y aura un rapport de forces. Il va falloir faire très attention à la stabilité politique de nos démocraties, au risque d’un repli sur soi et de la montée des populismes.”

Coronavirus Royaume-Uni : nouveau confinement de trois semaines

Coronavirus  Royaume-Uni : nouveau confinement de trois semaines

« Le gouvernement a décidé que les mesures actuelles doivent rester en place au moins pour les trois semaines qui viennent« , a déclaré au cours d’une conférence de presse le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab, qui supplée Boris Johnson.

Par ailleurs, le Royaume-Uni a averti jeudi la Chine qu’elle devrait répondre après la crise à des « questions difficiles » sur la propagation du nouveau coronavirus, estimant que la coopération avec Pékin ne pourrait pas « continuer comme si de rien n’était« .

Nous devons regarder tous les aspects, et d’une manière équilibrée, mais il ne fait aucun doute que tout ne peut pas continuer comme si de rien n’était et nous devrons poser les questions difficiles concernant l’apparition du virus et pourquoi il n’a pas pu être stoppé plus tôt », a déclaré Dominic Raab.

 

«La lutte des classes s’éveille à nouveau»!!! (Jérôme Sainte-Marie )

 «La  lutte des classes s’éveille à nouveau»!!!  (Jérôme Sainte-Marie )

 

 

Encore une analyse assez confuse d’un politiste dont la clarté n’est pas la caractéristique première. Contrairement à ce qu’affirme cet expert, l’ hypothèse la plus probable n’est pas le réveil d’un lutte des classes – même dans son imaginaire- surtout gérée par Marine Le Pen mais davantage un rejet pur et simple d’une grande partie de la population de la chimère du macronisme et pas seulement du « bloc identitaire » lequel n’a d’ailleurs rien de très homogène. 

 

Politologue, Jérôme Sainte-Marie estime qu’à la suite de l’élection d’Emmanuel Macron et de la crise des Gilets jaunes, deux blocs se font face : un bloc élitaire et un bloc populaire. Selon lui, cette crise va « renforcer la potentialité » du second. ( interview dans l’Opinion)

Directeur de PollingVox, Jérôme Sainte-Marie est l’auteur de Bloc contre bloc (Cerf).

Pourquoi, à l’occasion de cette épidémie de Covid-19, l’union nationale n’existe-t-elle pas ?

Tout simplement parce que nous ne sommes pas en guerre. Nous ne sommes pas face à un ennemi humain, stratège, qui pourrait interpréter nos divisions et les exploiter. Nous sommes face à un problème sanitaire qui appelle des réponses administratives, techniques, médicales, qui relèvent pour certaines du champ politique et peuvent donc faire l’objet de débat. Ce n’est pas la même chose. Il faut néanmoins noter que sur la mesure sanitaire la plus spectaculaire et la plus contraignante – le confinement – il n’y a pas de discussion et donc pas de mise en danger de la vie d’autrui. Puisqu’il est légitime de débattre des décisions de l’exécutif, cette crise sanitaire vient réinitialiser des conflits qui existaient préalablement, notamment autour de la dépense publique. Depuis le début du quinquennat Macron, il y avait un projet de transformation de la société française dans un sens plus libéral, qui divisait les Français. La réhabilitation de l’Etat en cette période de crise, et en particulier de l’hôpital public, remet à jour ce clivage.

L’hôpital, profond foyer de colère depuis plus d’un an, se retrouve en première ligne. Cette crise met-elle le doigt là où cela fait mal?

Bien sûr, mais il n’est pas évident d’en percevoir l’issue. Certes, cette crise transforme en héros un personnel médical qui était en grève perlée depuis un an pour protester contre la dégradation de ses conditions de travail et de l’état de l’hôpital. Mais, malgré cette célébration des médecins et infirmières, le débat de fond sur notre système de santé public n’est pas tranché. Certains peuvent en déduire que, décidément, tout ce qui relève du service public fonctionne mal ; d’autres qu’il faut investir davantage dans le système de soins sous sa forme actuelle. Ces lectures diverses relèvent du débat démocratique normal.

Quelles fractures cette pandémie révèle-t-elle ?

Cela creuse un peu plus le clivage entre, d’une part, le bloc élitaire constitué autour du macronisme et, d’autre part, un bloc populaire en gestation. Personnels de soin, caissières, ouvriers agricoles… : il y a une corrélation directe et négative entre leur niveau de revenu et le caractère indispensable de leur fonction. Parallèlement, le fait que beaucoup de cadres peuvent profiter du télétravail et rester à domicile, parfois dans des conditions très agréables, sans qu’on ait l’impression qu’ils participent à l’effort collectif parce qu’ils sont moins visibles, peut accentuer ce sentiment d’inégalité. C’est une nouvelle fois un imaginaire de lutte des classes qui s’éveille.

Cela appuie-t-il sur des ressorts déjà à l’œuvre lors de la crise des Gilets jaunes ?

La crise des Gilets jaunes a d’abord concerné, dans la mobilisation et le soutien le plus actif, les travailleurs pauvres du secteur privé. Aujourd’hui, c’est cette catégorie qui peut avoir le sentiment d’être la plus mobilisée et la plus exposée. Des antagonismes, des tensions sociales qui traversent le pays sont donc réveillés. Cela se voit dans les jugements sur la gestion gouvernementale de la crise, critiquée selon l’institut BVA par 59% des Français. Tout cela peut annoncer une conflictualité sociale forte lors de la sortie de crise. Non seulement on peut anticiper une certaine vindicte de l’opinion publique par rapport au pouvoir, mais il est probable que l’on assiste à des tensions importantes au sein même des entreprises. En effet, celles-ci sont et seront amenées à faire des choix douloureux. Qui mettre au chômage partiel ou non ? Qui licencier ou conserver ? Par définition, ces décisions sont et seront prises par des cadres qui auront traversé cette crise dans des conditions plus convenables. Au niveau micro comme macro-social, si l’on ose dire, la sortie de crise sera très clivante, et potentiellement conflictuelle.

Jusqu’à quel point les réseaux sociaux jouent-ils un rôle dans l’absence d’union nationale ?

En cette période où chacun est confiné, les réseaux sociaux interviennent à un très haut niveau dans l’information et la politisation. Ils permettent de débattre mais aussi de vérifier des informations, y compris « officielles », et d’en chercher, alors que le climat est très anxiogène. Cela confronte sans cesse la parole publique ou les médias dominants à des processus de vérification et de contradiction. Cela accentue l’esprit critique et entretient un climat de surpolitisation, alors que, parallèlement, Emmanuel Macron et le gouvernement donnent le sentiment de tancer les Français en ne cessant de les mettre en garde, comme s’ils étaient des mineurs, contre les « fake news » ou des phénomènes de panique que l’on ne constate pourtant guère.

Marine Le Pen critique durement le gouvernement. Quelles peuvent en être les conséquences politiques de cette crise ?

Elle ne fait que renforcer la potentialité d’un bloc populaire, dans ses trois dimensions. Au niveau sociologique, car elle contribue à mobiliser son noyau dur, les travailleurs pauvres du privé, autour d’une conscience commune, faite de colère et de fierté. Au niveau idéologique, car le souverainisme intégral est renforcé par cette crise, notamment par la mise en exergue des frontières et des productions stratégiques. S’il est trop tôt pour savoir si cette crise renforcera le service public, il est certain que l’échelon national est redevenu la référence. La mondialisation, l’Union européenne (si les divisions l’emportent et que les mesures tardent), seront, elles, sur le banc des accusés. Tout cela va mettre un peu plus en avant la question – c’est la troisième dimension – d’une direction politique unifiée pour le bloc populaire. Marine Le Pen avait pris l’ascendant sur Jean-Luc Mélenchon ; elle renforce aujourd’hui son avantage. Le RN a politisé immédiatement la crise. Il devrait être plus en mesure d’en profiter que La France insoumise qui, dans un premier temps, s’est montré plus hésitante. Si, dans les sondages, Marine Le Pen ne semble pas engranger directement pour le moment, elle aura investi en vue de la sortie de crise qui ne s’annonce pas comme un moment d’apaisement.

L’expert « indépendant »: le nouveau parapluie des politiques

L’expert « indépendant »: le nouveau parapluie des politiques

Les conseils d’experts dits indépendants se multiplient, pour servir de parapluie à des responsables politiques de plus en plus contestées par l’opinion.  On voit un peu partout fleurir des institutions dites indépendantes sans qu’on ait vraiment bien analysé les conditions objectives de leur fonctionnement  et ce qui définit  l’indépendance. Affirmer que les experts sont  indépendants parait en effet un peu excessif pour la seule raison que l’indépendance, c’est-à-dire l’affranchissement de toute considération extérieure autre que l’intérêt général, constitue en fait une sorte d’exception rare dont le prix à supporter et particulièrement lourd pour les intéressés. En clair, mieux vaut renoncer à une carrière brillante!  L’expert indépendant, dans une institution ou pas, doit en effet être en capacité s’il le faut de contredire les points de vue du monde économique, social, technologique, environnemental et des institutions. Or la plupart de ces institutions  indépendantes sont composés par les pouvoirs publics et le choix dès le départs sont faussés. La plupart de ces institutions fonctionnent  aussi sur des crédits publics et où des ressources fiscales d’entreprise. Pourtant la dépendance éthique est indissociablement liée à l’indépendance économique. Ceux  qui ont participé à ces différentes institutions ou  commissions dites « indépendantes » savent bien que 80 % des participants, en réalité de façon conscient ou inconsciente, sont au service de ceux  qui les ont désignés. L’expert réellement indépendant est définir d’abord, à trouver ensuite ! le papier du Monde:

 

« C’est dans les années 1990 que l’on a vu fleurir, en France comme dans bien d’autres pays, à l’échelon national comme international, nombre d’agences, hautes autorités, cours de justice, commissions d’arbitrage, etc., pour, en vrac, réguler les marchés, gérer la dette publique ou la politique monétaire, surveiller l’éthique du personnel politique ou de la recherche biologique, évaluer la conformité aux lois ou à la Constitution, protéger la concurrence ou punir les fraudes dans l’industrie, la finance, l’alimentation, le médicament, combattre la prolifération nucléaire… Dotées, selon les cas, de fonctions de consultation, d’évaluation, d’arbitrage, de prescription, de certification, de contrôle, de sanction, ces institutions ne sont pas toutes nouvelles – comme les banques centrales, la Cour des comptes, le Conseil constitutionnel ou la Cour européenne de justice –, mais toutes ont réaffirmé dans les trois décennies écoulées leur volonté d’autonomie sur le thème de « l’indépendance » vis-à-vis du pouvoir politique.

Il s’est ainsi développé un discours de promotion de « l’indépendance », passée du registre de la morale personnelle (du magistrat, du fonctionnaire, du scientifique) à celui d’une garantie d’efficacité, de justice, de transparence et de poursuite de l’intérêt commun que ne sauraient plus assumer des autorités politiques élues et des administrations bureaucratisées, minées par le clientélisme, la démagogie, le corporatisme et les lobbies.

Ce mouvement, conceptualisé par la « théorie de l’agence », développée par les économistes américains et promouvant l’idée d’un « agent » auquel un « principal » délègue pouvoir et autonomie en échange d’une rationalité accrue, a également reçu le soutien des médias, qui, eux aussi soucieux de leur « indépendance » vis-à-vis des pouvoirs politiques et économiques, usent volontiers pour désigner ces institutions des termes de « gendarme », « sages », « vigie », « avocat », comme pour souligner l’impartialité et l’expertise de leurs travaux – il n’est qu’à voir la transe qui s’empare des rédactions parisiennes à l’approche de la publication du rapport annuel de la Cour des comptes ou d’un avis du Conseil constitutionnel. « L’indépendance s’est imposée comme une catégorie politique centrale de nos démocraties », constatent les auteurs.

Il était donc temps que la recherche en science politique, en sociologie et en droit se penche sur le fonctionnement réel de ces « indépendantes », non pas pour en dénoncer les éventuelles compromissions et malfaçons – d’autres s’en chargent –, mais pour en décortiquer les discours, faire l’histoire de leur construction, identifier leurs règles de professionnalisation et d’appartenance socioculturelle, bref, décrire par le menu ce qui s’apparente de fait à un nouveau mode d’exercice du pouvoir politique.

Après Uber, un nouveau droit social ?

Après Uber, un nouveau droit social  ?

L’avocat Jacques Barthélémy et l’économiste Gilbert Cette rejettent, dans une tribune au « Monde », plaident pour la construction d’un nouveau droit social associé à l’activité professionnelle des travailleurs, qu’ils soient indépendants ou salariés.

 

Tribune.

 

« Par un arrêt rendu le 4 mars, la chambre sociale de la Cour de cassation a validé une décision de la cour d’appel de Paris du 10 janvier 2019 requalifiant en salarié un conducteur de VTC [véhicule de tourisme avec chauffeur] travaillant en indépendant via la plate-forme Uber. Si une requalification généralisée de ces indépendants en salariés des plates-formes n’est pas souhaitable, il est en revanche temps d’envisager la construction d’un nouveau droit social associé à l’activité professionnelle et protégeant tous les travailleurs, qu’ils soient indépendants ou salariés.

La décision du 4 mars n’est pas le premier cas de requalification en France. La Cour de cassation avait déjà, en novembre 2018, requalifié un travailleur en salarié de la plate-forme de livraison de repas Take Eat Easy, qui a depuis décidé de cesser son activité dans notre pays. Citons également le conseil de prud’hommes de Paris qui, en février 2020, a requalifié le contrat d’un coursier travaillant en prestation de services pour Deliveroo.

 

La justice a aussi décidé, en mars 2020, de saisir 3 millions d’euros sur les comptes de cette même plate-forme pour non-paiement de cotisations sociales que l’entreprise aurait dû acquitter sur les années 2015-2016. L’arrêt du 4 mars est fondé sur des critères définis par un précédent arrêt rendu en 1996, qui s’appuie lui-même sur la définition du salarié liée au concept de subordination juridique. Uber avait vis-à-vis du conducteur indépendant trois pouvoirs caractérisant l’existence d’un contrat de travail : donner des instructions, contrôler leur exécution, sanctionner leur non-respect. 

Il est intéressant de remarquer que ces mêmes critères sont ceux qui fondent des requalifications décidées dans d’autres pays, par exemple par la justice britannique en octobre 2016 contre Uber, ou par une loi californienne de septembre 2019 concernant tous les conducteurs de VTC.

Cette décision fera jurisprudence, les conseils de prud’hommes pourront facilement s’y référer. Il est vrai que de nombreux indépendants travaillant via des plates-formes connaissent des conditions de subordination économique extrêmes et des protections fortement appauvries par rapport à celles des salariés. Cette différence ne concerne pas seulement la protection sociale, et en particulier le chômage, mais aussi de nombreux autres domaines.

 

Par exemple, le droit social ne confère pas à ces indépendants la protection d’une rémunération minimale équivalente au smic, un encadrement des conditions de travail comme les durées du travail maximales, la possibilité de contester aux prud’hommes les conditions d’une séparation, etc. Ces indépendants portent même, à la différence des salariés, le risque financier lié à l’achat de leur outil de travail, comme le véhicule du conducteur de VTC. Une telle inégalité de droits n’est pas acceptable, elle est contradictoire avec l’objet même du droit social. 

 

 

 

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