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À Hongkong: à nouveau 800 000 manifestants contre la dictature de Pékin

À Hongkong: à nouveau  800 000 manifestants contre la dictature de Pékin  

 

 

 

A nouveau 800.000 participants à la manifestation du 8 décembre  pour protester contre le régime  dictature de Pékin. Notons cependant que c’est la première manifestation autorisée par la Chine. On a beaucoup parlé de ce  conflit qui oppose Hong Kong à Pékin mais on parle moins des opérations de nettoyage ethnique sur lesquels le parti communiste chinois met une chape de plomb. Comme sous Mao, le processus de sinisation vise à tuer tout particularisme culturel, démocratique ou religieux. Non seulement la dictature s’amplifie en Chine mais ce pays durcit sa diplomatie pour nier toute entrave à la démocratie n’hésitant pas à comparer le problème des gilets jaunes  en France avec les 2 millions de Ouighours emprisonnés dans des camps ! Les occidentaux s’offusquent mais mollement car des intérêts commerciaux sont en jeu. Pour vendre des Airbus ou des centrales nucléaires, on peut passer sur les libertés individuelles et collectives et même sur la répression et  les tortures . Rien ne fera changer le régime chinois sinon des menaces économiques car la chine veut aussi exporter son régime politique !

Par contre, la Chine sera nécessairement sensible  à des représailles économiques puisqu’elle inonde la monde de son industrie manufacturière polluante.  La dictature communiste chinoise se rapproche de plus en plus du modèle maoïste  avec d’une part son système d’évaluation civique de chaque citoyen,  d’autre part la répression de tous les opposants. sans parler de son président élu maintenant à vie . Par exemple ,  d’après des organisations de défense des droits de l’homme, plus de deux  millions de musulmans sont détenus au Xinjiang dans des camps de rééducation politique.

La même démarche que le maoïsme qui a fait près de 70 millions de morts en temps de paix . Tel est le stupéfiant record détenu par Mao (1893-1976), « le suprême despote totalitaire », selon Simon Leys. Cependant, le portrait du « grandiose pilote, grandiose chef, grandiose général en chef, grandiose maître à penser, suprêmement bienaimé président Mao » orne toujours les murs de la Cité interdite et les foules continuent de défiler dans l’affreux mausolée coffre-fort qui abrite sa momie. Un cas unique parmi les dictateurs du XXe siècle. L’Histoire a jugé Hitler et Staline ; « pour Mao, le verdict est encore en suspens », selon Federico Rampini, auteur de « l’ombre de Mao » (éd. Robert Laffont).

Pékin récuse ce chiffre des Ouigours emprisonnés aujourd’hui  dans les camps et évoque des « centres de formation professionnelle » destinés à lutter contre la radicalisation islamiste, en réaction à une série d’attentats sanglants attribués ces dernières années à des militants ouïghours.

La France a appelé ce mercredi la Chine à cesser ses « détentions arbitraires de masse » au Xinjiang (nord-ouest), où plus d’un million de musulmans, principalement d’ethnie ouïghoure, seraient détenus dans ce que Pékin présente comme des « centres de formation professionnelle ». « Nous appelons les autorités chinoises à mettre un terme aux détentions arbitraires de masse dans des camps », a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères au point de presse électronique quotidien du Quai d’Orsay.

« Nous invitons la Chine, outre la fermeture des camps d’internement, à inviter la Haut-commissaire aux Droits de l’Homme (de l’ONU, Michelle Bachelet) et les experts des procédures spéciales dans les meilleurs délais afin de rendre compte de manière impartiale de la situation », a ajouté le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, devant la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

Une nouvelle fuite de documents officiels chinois a jeté une lumière crue sur les « centres de formation professionnelle » où seraient détenus près de  2  million de musulmans. Ces documents, obtenus par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et publiés dimanche par 17 organes de presse à travers le monde, détaillent les règlements draconiens régissant les sites de détention installés au Xinjiang, vaste région du nord-ouest de la Chine à majorité musulmane.

 

L’utopie écologique, nouveau modèle de société ?

L’utopie écologique, nouveau modèle de société  ?

C’est l’interrogation de Philippe Moati ,économiste dans une tribune au « Monde ». après une enquête de l’Observatoire société et consommation 

 

« Une enquête proposant un choix entre trois modèles de société montre une préférence pour des modes de vie favorisant la proximité, les liens avec les proches et une consommation locale, constate l’économiste dans une tribune au « Monde ».

Il est souvent dit que notre époque souffre d’une panne des utopies et que les Français, en particulier, nourrissent leur pessimisme d’un déficit d’avenir désirable.

Pour tenter d’y voir plus clair, nous avons conduit à l’Observatoire société et consommation (Obsoco), avec le soutien de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), de la banque publique d’investissement Bpifrance et de la chaire ESCP-Edouard-Leclerc, une enquête approfondie auprès d’un échantillon représentatif de 2 000 personnes âgées de 18 à 70 ans.

Cette enquête opère une plongée dans les imaginaires à l’œuvre au sein de la société française. Nous y avons notamment mesuré le degré d’adhésion des Français à trois modèles de société idéale, trois « systèmes utopiques » associés à des relais d’opinion, des mouvements plus ou moins organisés, qui prescrivent des priorités, des pratiques, des politiques et des institutions supposées conduire à un avenir souhaitable.

Il s’agit de l’utopie « techno-libérale », qui décrit une société hyperindividualiste organisée pour une croissance forte tirée par la science et la technologie, avec le transhumanisme comme point d’horizon ; de l’utopie « écologique », qui dépeint une organisation de l’économie et de la société tendue vers la sobriété, le « moins mais mieux » ; enfin, de l’utopie « sécuritaire », qui renvoie à une société nostalgique d’un passé révolu, attachée à la morale et à la tradition, soucieuse de préserver son indépendance économique et son identité face aux influences étrangères.

Chaque système utopique a été présenté aux personnes ayant participé à l’enquête de manière détaillée, en couvrant les aspects relatifs à l’organisation de la vie économique, au système politique, aux modes de vie et de consommation, etc. Les répondants ont été invités à déclarer dans quelle mesure ces modèles de société se trouvaient en phase avec leur propre conception d’une société idéale, de manière globale et aspect par aspect.

C’est l’utopie « écologique » qui sort gagnante de cette confrontation ; 55 % des répondants lui ont accordé leur meilleure note. L’utopie « sécuritaire » se classe en deuxième (elle est l’utopie préférée de 29 % des répondants), laissant l’utopie « techno-libérale » assez loin derrière (16 %), celle-ci étant pénalisée par un rejet massif des perspectives de l’augmentation de l’humain. »

 

 

Violences: le nouveau moyen de régulation sociale ?

Violences: le nouveau moyen de régulation sociale ?

 

Pour des motifs sociaux, culturel, sociétaux ou politique la violence s’érige en moyen privilégié d’expression des mécontentements. Certains objecteront que la violences sociales que subissent les plus défavorisés alimentent voire justifient le phénomène De nombreux facteurs explicatifs peuvent évidemment expliquer la montée des violences. Il y a nécessairement interaction entre des aspects économiques, sociaux, sociétaux et culturels. Ces violences se déroulent souvent dans des quartiers relativement défavorisés, caractérisés par un très fort taux de chômage, la désertion de nombre de services publics et le développement du trafic de drogue comme mode de régulation économique et sociale. On ne saurait cependant attribuer l’ampleur et la nature des violences au seul fait du misérabilisme de ces quartiers. En effet, d’autres violences se déroulent ailleurs dans la plupart des villes et même des villages. Des dégradations de biens publics ou de biens  privés de la part d’enfants ou de sauvageons comme dirait Chevènement. L’environnement économique et social peut permettre de comprendre la montée d’une partie de cette délinquance. Pour autant, une partie non négligeable de la responsabilité incombe à la société tout entière. D’abord peut-être aux parents dont certains ont adopté la pédagogie de l’enfant roi. L’enfant gâté, pourri, autorisé à s’affranchir de toute règle de vie collective y compris familiale. Dans certains cas,  on comprendra que dans certaines familles monoparentales, le parent -souvent la mère qui travaille– ait des difficultés à encadrer sa progéniture. Mais le phénomène affecte un très grand nombre d’autres familles de tous les milieux, de toutes les zones géographiques. Cette perte d’autorité se nourrit d’un individualisme mortifère pour  les relations collectives. Un seul exemple,  combien d’adultes disent encore bonjour en pénétrant dans une boulangerie ou chez le médecin ? Il est loin le temps où en zone rurale un enfant se devait de saluer chaque adulte rencontré. L’urbanisation à outrance, l’amollissement de l’éducation, le laisser-aller général autorisent désormais enfants et adolescents à toutes les dérives. Le problème c’est  que ces enfant deviennent adultes et que certains pratiquent la violence comme moyen de régulation sociale ou politique;. La société, c’est-à-dire l’État, l’école, la justice ou encore la police sont aussi responsables. La délinquance est finalement largement tolérée; les auteurs ne sont soumis qu’à des peines symboliques et la prévention, comme la sanction sont anecdotiques. On devrait évidemment sanctuariser l’autorité des représentants locaux de la république. Une seule question : pourquoi était-il  possible d’obtenir le respect et l’attention d’un instituteur dans une classe de 40 élèves et plus dans les années 50 quand en France les enseignants sont aujourd’hui  débordés avec 25 .  la réponse est assez simple  . En 1950, on ne trouvait guère de parents pour venir protester contre les notations de leurs enfants voire les punitions dont ils sont l’objet. Encore une fois, les dérives ne concernent pas seulement les quartiers sensibles même si là,  elles prennent des formes très spectaculaires et même parfois criminelles. Les actes de délinquance se généralisent  dans toutes les situations sociales et géographiques. Si des facteurs socio-économiques sont à prendre en compte, la dimension culturelle et civilisationnelle doit aussi être intégrée. Les civilisations ne meurent pas seulement en raison des mutations de l’environnement mais aussi de la déliquescence des valeurs qui  font société.

Folie des marchés: nouveau record du CAC mais l’économie au plus bas

Folie des marchés: nouveau record du CAC mais l’économie au plus bas

5.890  points c’est le nouveaux records pour le CAC 40

C’est le paradoxe , la bourse ne cesse de battre des records  au moment même la croissance s’écroule et qu’on contraint même la stagnation voire la récession en 2020. Ainsi en France, l’indice boursier a atteint 5.890 points à la dernière cotation,  son plus haut niveau depuis 12 ans. Un curieux décalage avec le niveau actuel de l’activité générale et surtout ses perspectives. Ainsi le PIB  aura du mal à atteindre  1 % en 2019 et il sera en-dessous en 2020 en dépit de toutes les déclarations optimistes du gouvernement et des milieux financiers.

Le tassement de la croissance se confirme en zone euro avec seulement plus 0,2% après 0,2 second trimestre 0,4 premier et surtout avec le 9 eme mois de recul de l’industrie manufacturière constaté en octobre. L’activité manufacturière de la zone euro reste à un creux de sept ans en octobre, ce qui signifie que le secteur de production des biens va encore peser fortement sur le PIB au quatrième trimestre”, commente Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit. La croissance au final pour la zone euro sera inférieure à 1 %. La France aurait légèrement dépassé 1 % et l’Allemagne pouvait quant à elle nettoyer la stagnation voire la récession. Ailleurs dans le monde l’activité attendant à se tasser compris aux États-Unis.

En gros, 2019 la croissance des États-Unis ce sera affaibli d’environ 1 %. La tendance demeure confortable, autour de 2 % mais s’inscrit dans une phase baissière inquiétant 2020 qui n’exclut plus la stagnation.

.L’industrie manufacturière est dans le rouge un peu partout en Europe en Allemagne virement mais aussi en Chine et au Japon

L’optimisme des indices boursiers se fonde sur d’hypothétiques hypothèses d’accords commerciaux entre la Chine et les États-Unis ignorant au passage les facteurs structurels des difficultés qui affectent notamment la Chine. Cette hausse inconsidérée des valeurs boursières  repose notamment sur des masses de liquidités que délivrent sans compter les banques centrales. Des liquidités qui malheureusement ne sont pas utilisées pour relancer l’activité mais pour boucher les trous budgétaires des Etats, maintenir des entreprises moribondes et alimenter la spéculation . Pudiquement, les analystes considèrent qu’on devrait assister  à une grosse prise de bénéfices vers la fin de l’année. Face à une hausse  complètement décorrelée des perspectives économiques, il faut se préparer malheureusement non pas à une prise de bénéfice mais à une grosse correction qui permettra notamment de faire payer cette contradiction par les petits porteurs au profit des gros détenteurs de portefeuilles et des institutions.

 

 

CAC 40 : nouveau record mais l’économie au plus bas

CAC 40 : nouveau record mais l’économie au plus bas

5.861,49 points c’est le nouveaux records pour le CAC 40 hier.

C’est le paradoxe , la bourse ne cesse de battre des records  au moment même la croissance s’écroule et qu’on contraint même la stagnation voire la récession en 2020. Ainsi en France, l’indice boursier a atteint 5.861 points hier,  son plus haut niveau depuis 12 ans. Un curieux décalage avec le niveau actuel de l’activité générale et surtout ses perspectives. Ainsi le PIB  aura du mal à atteindre  1 % en 2019 et il sera en-dessous en 2020 en dépit de toutes les déclarations optimistes du gouvernement et des milieux financiers.

Le tassement de la croissance se confirme en zone euro avec seulement plus 0,2% après 0,2 second trimestre 0,4 premier et surtout avec le 9 eme mois de recul de l’industrie manufacturière constaté en octobre. L’activité manufacturière de la zone euro reste à un creux de sept ans en octobre, ce qui signifie que le secteur de production des biens va encore peser fortement sur le PIB au quatrième trimestre”, commente Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit. La croissance au final pour la zone euro sera inférieure à 1 %. La France aurait légèrement dépassé 1 % et l’Allemagne pouvait quant à elle nettoyer la stagnation voire la récession. Ailleurs dans le monde l’activité attendant à se tasser compris aux États-Unis.

En gros, 2019 la croissance des États-Unis ce sera affaibli d’environ 1 %. La tendance demeure confortable, autour de 2 % mais s’inscrit dans une phase baissière inquiétant 2020 qui n’exclut plus la stagnation.

.L’industrie manufacturière est dans le rouge un peu partout en Europe en Allemagne virement mais aussi en Chine et au Japon

L’optimisme des indices boursiers se fonde sur d’hypothétiques hypothèses d’accords commerciaux entre la Chine et les États-Unis ignorant au passage les facteurs structurels des difficultés qui affectent notamment la Chine. Cette hausse inconsidérée des valeurs boursières  repose notamment sur des masses de liquidités que délivrent sans compter les banques centrales. Des liquidités qui malheureusement ne sont pas utilisées pour relancer l’activité mais pour boucher les trous budgétaires des Etats, maintenir des entreprises moribondes et alimenter la spéculation . Pudiquement, les analystes considèrent qu’on devrait assister  à une grosse prise de bénéfices vers la fin de l’année. Face à une hausse  complètement décorrelée des perspectives économiques, il faut se préparer malheureusement non pas à une prise de bénéfice mais à une grosse correction qui permettra notamment de faire payer cette contradiction par les petits porteurs au profit des gros détenteurs de portefeuilles et des institutions.

 

Un nouveau plan pour la filière nucléaire ?

Un nouveau  plan pour la filière nucléaire ?

 

On se souvient que c’est la dérive des coûts de l’EPR de Flamanville qui avait justifié la demande d’évaluation de la filière nucléaire formulée par le ministre de l’économie en septembre. Jean-Martin Folz a remis lundi à Bercy un rapport d’audit faisant état des difficultés de la dérive  de Flamanville. Une dérive qui est loin d’être anecdotique puisqu’à  l’origine le coût de l’EPR de Flamanville avait été estimé à 3, 4 milliards, il est estimé maintenant à plus de 12 milliards d’euros. En outre, la mise en service prévu au départ est reporté en 2022. C’est donc un énième report et une énième évaluation .Le  gouvernement demande maintenant au président d’EDF un plant pour la filière nucléaire dans le délai d’un mois. Ce plan d’action contribuera à poser les fondations de futurs projets nucléaires, a indiqué le ministre de l’Economie, qui avait dit plus tôt dans la journée que Jean-Bernard Lévy conservait la confiance du gouvernement.

Alors que la construction de la centrale EPR de Flamanville a pris un retard considérable, et s’est traduite par une envolée du coût total désormais évalué à 12,4 milliards d’euros, l’audit présenté lundi pointe des problèmes majeurs de qualité industrielle, de compétences et d’intégration pour la filière nucléaire. “Je ne suis pas satisfait. Ces retards ne sont pas acceptables. Ces difficultés à répétition ne sont pas à l’honneur de la filière nucléaire qui doit se ressaisir et se ressaisir vite”, a commenté Bruno Le Maire.

“Il en va de notre souveraineté énergétique”, a ajouté le ministre, qui avait déjà dénoncé en septembre des “dérives inacceptables” dans cette filière au moment où le gouvernement se penche sur le futur mix énergétique de la France.

Bruno Le Maire a souligné que l’EPR de Flamanville, qui aura été construit dans le meilleur des cas en 15 ans au lieu de six, pour un coût près de quatre fois supérieur aux estimations initiales, est “un échec pour toute la filière électronucléaire française ». Dans son rapport d’audit réalisé à la demande du PDG d’EDF, Jean-Martin Folz souligne que la construction de l’EPR s’est heurtée à “une kyrielle d’évènements négatifs” qui expliquent en grande partie, selon lui, “les dérapages successifs des coûts et des délais”.

C’est le cas, notamment, d’une série de fuites et de soudures mal effectuées qui, combinées à des inspections déficientes, ont entraîné de nombreux arrêts du chantier et travaux de réparation à la demande de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Mais le rapport dénonce aussi une estimation initiale des coûts et des délais de construction complètement “irréalistes”, relevant que les projets d’EPR en Finlande et en Chine ont subi également des retards.

L’audit a également fait ressortir une gouvernance de projet inappropriée, avec en particulier une “confusion entre les rôles majeurs dans la gestion d’un projet, maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre”. Les difficultés rencontrées par l’EPR de Flamanville peuvent être en partie imputées au changement de réglementation dans le domaine de la sûreté nucléaire, relève Jean-Martin Folz.

Mais elles proviennent aussi des relations tendues entre EDF et ses fournisseurs, notamment Areva qui a longtemps été considéré comme un rival avant de redevenir, sous le nom de Framatome, une filiale d’EDF en 2018.

Il appartient désormais à Jean-Bernard Lévy de redresser la barre. “Nous lui faisons confiance pour rétablir la situation”, a déclaré Bruno Le Maire, précisant qu’au-delà du délai initial d’un mois pour faire des propositions, l’ancien patron de Thales devrait rendre des comptes de la mise en oeuvre de son plan de redressement courant 2020. “C’est une réalité, la filière nucléaire française vit des moments difficiles (…) Nous allons redoubler d’efforts”, a déclaré Jean-Bernard Lévy, qui dirige EDF depuis 2014, pendant la conférence de presse.

 

Nouveau délai Brexit: la France freine…..en vain

Nouveau délai Brexit: la France freine…..en vain

 

Dans les coulisses européennes, il y a déjà des mois et des mois que la France et l’Allemagne s’opposent à propos du brexit. Pour schématiser, la France souhaiterait que l’Europe se débarrasse définitivement et le plus rapidement possible du Royaume-Uni;  à l’inverse de l’Allemagne qui s’accommode très bien de la présence britannique et même de sa philosophie libérale. D’une certaine manière, l’Allemagne utilise le  Royaume-Uni comme une sorte de garde-fou. Le Royaume-Uni a toujours milité pour  que l’union européenne se limite à un espace de marché. L’Allemagne n’est pas loin de partager ce point de vue même si elle est de temps en temps contrainte sous la pression de la France d’étendre le champ des prérogatives de l’Union. En outre, la conjoncture particulièrement faiblarde en Allemagne, caractérisée par une très forte chute des exportations, n’incite pas à créer des barrières supplémentaires pour les échanges. Après bien des discussions et des oppositions, l’union européenne s’est mise d’accord sur le principe d’un nouveau délai à accorder. Un délai de toute façon obligatoire en l’état des discussions parlementaires britanniques. Sans parler de la possibilité de nouvelles élections législatives qui reculeraient encore les échéances. Le nouveau délai est donc incontournable. La France s’y résout difficilement , elle dit qu’elle exige  des clarifications sur les intentions de la Grande-Bretagne avant de décider quelle serait la bonne durée d’une nouvelle extension du Brexit( secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Amélie de Montchalin sur TV5 Monde).

“Il ne faut pas donner du temps basé sur de la politique fiction, Il faut qu’on ait des certitudes pour pouvoir décider”, a-t-elle déclaré. “Des certitudes sur la ratification, ou sur des élections, ou sur un deuxième referendum.”

Les vingt-sept pays de l’Union européenne se sont entendus sur un report du Brexit au-delà de la date du 31 octobre mais n’ont pas encore fixé de nouvelle échéance, préférant attendre, sous l’impulsion de la France, le résultat du vote des parlementaires britanniques sur des élections anticipées en décembre. Un report de trois mois, jusqu’au 31 janvier 2020, fait partie des hypothèses en présence, mais la secrétaire d’Etat a surtout plaidé à nouveau pour des échéances rapprochées.

“S’ils veulent ratifier l’accord, il faut qu’on leur laisse le temps de le faire, et c’est une question de jours”, a-t-elle poursuivi. “S’ils veulent faire des élections, il faut qu’on leur donne le temps potentiellement de le faire.” “Mais face à des décisions difficiles, le temps seul ne va pas dissoudre la complexité du problème”, a ajouté Amélie de Montchalin. De toute façon en la circonstance, le poids de la France pèse peu par rapport à l’Allemagne et à ses alliés.

Le Brexit a déjà été reporté à deux reprises depuis la décision des Britanniques, en 2016, de divorcer de l’Union européenne. Programmé initialement pour le 29 mars dernier, il a été repoussé d’abord au 12 avril puis au 31 octobre.

Nouveau changement d’heure : un rituel idiot et nuisible à la santé

Nouveau changement d’heure : un  rituel idiot et nuisible à la santé

 

Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire en matière d’énergie. Ce qui est économisé  le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’une journée pour réduire la consommation mensuelle ! Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure et augmenter la fréquence des accidents du travail et de la circulation. Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile.  54 % Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %), contre un peu moins d’un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %). Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure dont une  réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %.  Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

 

 

La révolution numérique et l’émergence d’un nouveau concept narcissique

La révolution numérique et l’émergence d’un nouveau 

concept narcissique (Clotilde Leguil)

 

Notre époque favorise un nouveau narcissisme numérique pour  la philosophe et psychanalyste Clotilde Leguil dans son dernier livre « “Je”, une traversée des identités » (PUF). Elle en attribue la cause à un internet de l’intime qui provoque souffrance et enfermement. Car si le narcissisme est nécessaire à la constitution de l’individu, il devient mortifère quand il n’est pas dépassé. Indiscutablement les technologies numériques ont permis des progrès qui rendent possible de s’affranchir d’une certaine manière de l’espace. Elle constitue un moyen d’ouverture sur le monde en favorisant l’accélération des échanges d’informations, de bien et de culture. C’est un changement fondamental aussi dans les conditions de production et de consommation. Des outils qui peuvent permettre un accès sans limite à la formation, à la culture et à l’échange. Mais des outils qui peuvent aussi aliéner quand en fait le sujet utilisateur de ces technologies devient l’unique objet de l’utilisation de ces outils. Le monde virtuel qui l’accompagne constituant une sorte de miroir sujet lui-même. Avec en plus une addiction quasi permanente à ce miroir. (Interview de lobs) extraites :

Vous expliquez que nous vivons dans une période particulièrement propice au narcissisme, quels en sont les symptômes ?

Tout part d’une formule que j’ai découverte par hasard à Venise. Alors que je me surprenais à regarder des touristes se filmant avec leur iPhone plutôt que de contempler la beauté de la ville, j’ai lu un graffiti : « Le narcissisme de masse est le goulag des temps modernes. » Aphorisme que j’ai trouvé poétique et rassemblant quelque chose d’un diagnostic de notre époque. Il ne s’agit pas pour moi de dénoncer le narcissisme en tant que tel. Ce que j’interroge, c’est une nouvelle version du narcissisme au XXIe siècle, liée à la révolution numérique, un narcissisme à la fois globalisé et enfermant.

Aujourd’hui, l’univers d’internet – les réseaux sociaux, les sites de rencontre etc. – capte quasiment l’entièreté de la libido : les foules sont comme hypnotisées par le regard de l’autre qui les contemple derrière son écran. »

La collapsologie: le nouveau concept pour discréditer les écologistes

La collapsologie: le nouveau concept pour discréditer les écologistes

 

La collapsologie n’est pas réellement nouvelle mais elle est d’une certaine manière réhabilitée pour discréditer les écologistes et les experts de l’environnement. Certains climat- sceptiques hystérisent  ce qu’ils considèrent  comme des dérives des protecteurs de l’environnement en qualifiant les écolos de collapsolgues  voire de prophètes du malheur. Il conteste évidemment l’idée selon laquelle la civilisation est en péril. En fait, deux  idéologies s’affrontent : celle des partisans du productivisme sans limite et celle  de la décroissance ou en tout cas pour un  autre contenu de la croissance (calculée aujourd’hui uniquement sur l’addition des valeurs ajoutées, donc des valeurs marchandes). Les antis collapsologues agitent  évidemment le chiffon rouge du chômage pour démolir  les thèses économiques et sociales détendues par certains écologistes radicaux. Il est clair que la question n’est pas simple, qu’on ne changera pas brutalement la société et une transition écologique soit doit s’inscrire dans le temps pour progressivement faire évoluer les modes de production, d’échange, de consommation et de comportement. Le problème, c’est qu’il y a une certaine urgence avec le dérèglement climatique qui s’accélère et qui se traduit notamment par une augmentation des températures, un déplacement du climat, la raréfaction de l’eau en certains endroits, des inondations dans d’autres, une augmentation des tempêtes et autres typhons, d’une manière générale la fonte des glaces et la montée des eaux. Sur la tendance, il est évident que les objectifs de l’accord de Paris ne seront pas tenus et que la température aura augmenté d’au moins 2° ici la fin du siècle sinon davantage. Sur la tendance on sera même proche de 3 degrés. Il y a sûrement un chemin pour concilier la nécessité d’un développement économique et social avec  le respect et la protection de l’environnement. Encore faudrait-il sortir du clivage caricatural entre écologistes, considérés comme des collapsologues apocalyptiques et des productivistes irresponsables qui nient l’impact de l’activité humaine sur le climat et plus généralement sur l’environnement. Mais ce chemin n’est certainement celui qui consiste à faire des discours très volontaristes mais à ne rien changer concrètement.

 

Nouveau trou de la sécu faute de croissance et de financements des nouvelles mesures prises.

Nouveau trou de la sécu faute de croissance et de financements des nouvelles mesures prises.

 

 

En 2018, on a décrété la fin du trou de la sécu. En fait, un équilibre précaire essentiellement dû à une bonne tenue de la croissance économique, donc des bonnes recettes du régime. Or en cette fin 2019, le trou de la sécu ressurgit.  Les comptes de la Sécurité Sociale replongent dans le rouge: le déficit devrait atteindre 5,4 milliards d’euros en 2019 (contre 700 millions d’excédents prévus il y a un an), puis encore 5,1 milliards attendus en 2020, d’après le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) présenté lundi matin. Le retour à l’équilibre des comptes sociaux, que le premier ministre Édouard Philippe avait promis pour 2020 après dix-huit ans de déficit, est désormais reporté à 2023.

 

Le gouvernement paraît surpris, pourtant c’est la conséquence de sa politique et  la commission des comptes de la Sécu avait alerté  sur  une augmentation des dépenses liées en particulier aux retites et en même temps une diminution des ressources du fait des exonérations consenties par Macron.  On se souvient évidemment que Marisol Touraine avait bien imprudemment déclaré lorsqu’elle était ministre de la santé que la sécurité sociale était désormais en équilibre. Certes les comptes se sont améliorés en 2018 avec un déficit limité à un peu plus de 1 milliard. Mais pour 2019 la tendance devrait s’inverser; Selon la Commission des comptes, cette rechute « résulte pour l’essentiel d’une croissance de la masse salariale « hausse des retraites notamment). Au lieu des 3,5% espérés à l’automne, Bercy ne table plus que sur une progression de 3,1%, selon le programme de stabilité transmis à Bruxelles en avril. Mais à cause de la « prime Macron » votée en décembre (exonération totale de cotisations et d’impôts jusqu’à 1.000 euros), la Sécu devra se contenter de 2,9%. Soit, au bout du compte, des « recettes plus faibles qu’attendu » de l’ordre de 1,7 milliard d’euros, l’équivalent du montant du déficit prévu, dans le meilleur des cas. L’exonération de cotisations sur les heures supplémentaires dès le 1er janvier, et la baisse du taux CSG pour une partie des retraités, coûteront « respectivement 1,2 et 1,5 milliard d’euros », estime la Commission des comptes. De quoi aggraver le « creusement » du déficit « qui atteindrait alors 4,4 milliards », poursuit-elle, ajoutant que « la trajectoire de retour à l’équilibre de la sécurité sociale pourrait être remise en cause ». Du coup l’équilibre hypothétique de la Sécu est renvoyé à 2023. Personne ne peut savoir si cet objectif sera tenu car tout dépendra de la croissance à ce moment-là et on est déjà bien incapable de tracer des perspectives crédibles pour 2020.

 

Drogue: Castaner sort un nouveau plan de son chapeau

Drogue: Castaner sort un nouveau plan de son chapeau

 

C’est le énième plan sorti d’un chapeau par le gouvernement pour tenter de lutter contre le trafic de drogue. Comme souvent,  au lieu de muscler les  organisations en charge de ce combat, on commence par créer un nouveau machin national,  l Office antistupéfiants (Ofast), appelé à devenir la figure de proue de la lutte contre les narco-caïds. Mêlant policiers, gendarmes, douaniers et magistrats, cette structure entend «frapper fort» dès janvier 2020. En fait il s’agit surtout de partager les renseignements des différentes administrations concernant le trafic de drogue. Finalement il n’y aura  pas nécessairement de moyens supplémentaires  mais un redéploiement est un regroupement. Le ministre a indiqué qu’il l’entendait mener une lutte de la cage d’escalier jusqu’au plan international. Reste à savoir si les mesures prises sont adaptées  à l’enjeu tant au plan international qu’au plan local. En effet,  jusque-là globalement les pouvoirs publics ont manifesté une grande tolérance vis-à-vis de ses cages d’escalier en ignorant les petits commerces à visage découvert qui se tiennent devant. Cela souvent avec la complicité des élus locaux qui ont en quelque sorte ont délégué leurs pouvoirs aux dealers pour la régulation de ces quartiers. L’enjeu est considérable en termes de sécurité bien sûr et en termes de santé. Le poids économique de ce trafic représenterait 3  à 5 milliards et concernerait 200 à 300 000 personnes qui vivent de ce trafic. En complément de ce  nouveau machin national on va créer des antennes locales

Dotée de cent cinquante enquêteurs et de seize antennes territoriales en métropole comme dans les outre-mer, le nouvel office associera pour la première fois dans sa gouvernance police, gendarmerie, douanes et magistrats. «Nous voulons envoyer un message clair aux trafiquants: la France ne sera pas leur terrain de jeu», a insisté le premier flic de France, qui exhorte les autres ministères à «mutualiser leurs forces». Dirigée par la contrôleuse générale Stéphanie Cherbonnier, jusqu’ici au pôle judiciaire de la police nationale et dont l’adjoint sera le procureur de la République de Bayonne Samuel Vuelta-Simon, l’Ofast sera «pleinement opérationnel» dès janvier 2020. Il remplace l’Office central pour la répression du trafic illégal de stupéfiants (Ocrtis.

 

Sur le volet opérationnel, le plan prévoit aussi d’augmenter le nombre de Cross, c’est-à-dire de «cellules du renseignement opérationnel contre les stupéfiants», expérimentées il y a quatre  ans par le secrétaire d’État Laurent Nuñez, quand ce dernier était préfet de police à Marseille. L’idée, a rappelé Christophe Castaner, est de «mettre tous les acteurs autour d’une table pour qu’ils partagent les informations dont ils disposent». Avant de prévenir, solennel: «Un “tuyau” qui n’est pas partagé, c’est un réseau qui n’est pas démantelé.» Soucieux de «frapper où ça fait mal: au patrimoine des dealers», les artisans du plan anti-stups déplorent qu’«aujourd’hui, sur 500 millions d’avoirs criminels saisis, seulement 10 % sont issus des trafics de stupéfiants». Enfin, une grande campagne de sensibilisation va être lancée pour «alerter sur les risques sanitaires», «rappeler les sanctions encourues» et «casser l’image festive et joviale de la drogue».

Vers un nouveau choc pétrolier ?

Vers un nouveau choc pétrolier ?

 

 

Les attentats sont évidemment toujours néfastes notamment pour l’économie mais cette fois ils touchent  le pétrole à  un moment précisément où le tassement économique mondial se fait sentir. On craignait même que certains pays ne tutoient sérieusement la récession à partir de 2020. Du coup,  le renchérissement des cours du pétrole pourrait précipiter l’écroulement de la croissance. La hausse du pétrole viendrait handicaper la compétitivité de nombre de secteurs économiques et évidemment peser sur le pouvoir d’achat des consommateurs. Alors que justement on compte sur la consommation des ménages dans la plupart des pays pour suppléer l’atonie des échanges internationaux et des investissements. La première conséquence sera sans doute une hausse significative du carburant.

. «On peut s’attendre assez rapidement à une augmentation de l’ordre de 4 ou 5 centimes» parce que «les grandes sociétés répercutent au jour le jour l’évolution des prix sur le marché de Rotterdam sur l’essence et le gazole», explique le patron de l’Ufip. «Quand vous payez 1,50 euro sur un litre d’essence, vous avez à peu près 50 centimes de matières premières, de raffinage et de distribution», le reste étant constitué de taxes diverses.

C’est donc cette fraction d’environ un tiers du prix à la pompe qui suit l’augmentation des cours. Les entreprises ne seront pas davantage épargnées. L’assureur crédit Euler Hermes a estimé lundi qu’une hausse du prix du pétrole de 10 % coûterait 0,3 point de marge aux sociétés françaises en 2019. On peut imaginer que cela couterait  autant pour le pouvoir d’achat  consommateurs.  Et si le carburant devait couter

Le prix du pétrole a bondi de plus de 14,6 % lundi, battant des records. Le baril de Brent, la principale référence du marché mondial, a atteint 70 dollars, avant de clôturer à environ 69 dollars. C’est la plus forte progression de son histoire. Quant au marché new yorkais, le WTI (West Texas Intermediate) a progressé de 14,7% à 62,90 dollars le baril après avoir gagné jusqu’à 19,5%, sa plus forte hausse en pourcentage en séance depuis le 14 janvier 1991, pendant la guerre du Golfe.

Les cours du brut risquent alors de se tendre sérieusement. Avec une production réduite d’un peu plus de 5 millions de barils par jour (Mbj), le prix du pétrole peut bondir de 10 à 20 dollars avant d’arriver à un équilibre de marché.

L’Arabie saoudite est l’un des trois premiers producteurs au monde avec la Russie et les États-Unis et le premier exportateur. Elle produit près de 10Mbj, soit environ 10 % de la production mondiale. Or, les attaques l’ont contrainte à stopper plus de la moitié de sa production.

Municipales Lyon : un nouveau schisme pour la république en marche ?

Municipales Lyon : un nouveau schisme pour la république en marche ?

L’affaire Villani à Paris risque de faire jurisprudence dans la mesure où certains responsables de la république en marche entendent bien se présenter même sans l’aval du comité bidon de désignation des candidats. C’est le cas du président LREM de la métropole qui souhaite conserver son fauteuil en 2020, un poste que souhaite aussi occuper Gérard Collomb. Notons que ce poste n’est plus cumulable avec celui de maire de Lyon. Finalement la république en marche se banalise avec des rivalités internes et les ambitions  personnelles. Et ce n’est pas comité bidon de désignation des candidats qui permettra d’arbitrer sereinement. En effet ce comité est une structure de nature étatique de quelques personnes à la botte de Macron et qui ne repose sur aucune légitimité démocratique. Ce la parce que  le parti en marche n’a aucun fonctionnement démocratique, c’est un club de fans  de Macon, avec à la tête  organisation auto désignée de quelques pontifes. Bref l’armée mais avec la discipline en moins !

Après Paris, les marcheurs risquent donc aussi de se diviser à Lyon.  Le président LREM de la métropole de Lyon, David Kimelfeld agite cette menace. L’élu souhaite conserver son fauteuil en 2020 et a demandé l’investiture de La République en marche. Or le maire de Lyon, Gérard Collomb – qui fut le premier président de la métropole avant de quitter son poste pour entrer au gouvernement -, a lui aussi décidé d’être candidat. Depuis plusieurs mois les deux hommes se livrent un intense bras de fer. Car le poste de maire de Lyon n’est plus cumulable avec celui de président de la métropole, qui concentre beaucoup plus de pouvoirs.

Un accord semblait en bonne voie à la rentrée. Et pour cause, Emmanuel Macron a pris le temps de rencontrer les deux marcheurs cet été pour les inviter à trouver une solution. Une piste circulait: Gérard Collomb prendrait la tête de la métropole avant de céder son poste à mi-mandat à son ex-dauphin, qui occuperait le fauteuil de maire de Lyon en attendant. Mais le scénario est balayé par David Kimelfeld. «Avec Gérard Collomb, nous nous sommes rencontrés deux fois sans trouver d’accord», explique-t-il mardi à L’Opinion.

«Je ne sais pas dans quel sens il faut le faire mais je crois que pour le bien des Lyonnaises et des Lyonnais, ça serait bien d’additionner les énergies, ces deux personnalités ont beaucoup apporté à la ville et à la métropole de Lyon», a commenté le patron de LREM, Stanislas Guerini, invité mardi de CNews.

De son côté, David Kimelfeld campe sur ses positions et menace de partir en dissidence. «Je suis candidat à la présidence de la métropole pour poursuivre mon travail. Je ne veux pas croire que la décision sera différente. Si c’est le cas, il faudra alors peut-être écrire une autre histoire», affirme-t-il. Au risque de faire perdre à LREM la puissante métropole de Lyon, berceau du macronisme.

Nouveau livre de Thomas Piketty : « une innovovation méthodologique qui réintroduit du social dans l’analyse économique »

Nouveau livre de Thomas Piketty : «  une innovovation méthodologique qui réintroduit du social dans l’analyse économique  »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Branko Milanovic, spécialiste des inégalités, salue « Capital et Idéologie », un ouvrage qui pourrait « transformer le regard des politologues sur leur propre domaine ».Ce la grâce notamment grâce aux données disponibles (data).

Tribune. Les livres de Thomas Piketty sont toujours monumentaux. Certains le sont plus que d’autres. Les Hauts Revenus en France au XXe siècle (Grasset, 2001) couvraient plus de deux siècles d’inégalités de revenus et de patrimoines, ainsi que les changements sociaux et politiques en France. Son best-seller international, Le Capital au XXIe siècle (Seuil, 2013), a élargi cette approche aux principaux pays occidentaux (France, Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne).

Ce nouvel ouvrage couvre le monde entier et présente un panorama historique sur la façon dont la propriété des actifs (y compris des personnes) fut traitée et justifiée dans différentes sociétés historiques, de la Chine, du Japon et de l’Inde aux colonies américaines sous domination européenne et aux sociétés féodales et capitalistes en Europe. Il suffit de mentionner l’étendue géographique et temporelle du livre pour donner un aperçu de son ambition.

…… il convient de mentionner l’importance de l’approche globale de Thomas Piketty, présente dans ces trois livres. Son approche est caractérisée par le retour méthodologique de l’économie à ses fonctions originelles et essentielles : être une science qui éclaire les intérêts et explique les comportements des individus et classes sociales dans leur vie quotidienne (matérielle). Cette méthodologie rejette le paradigme dominant depuis un demi-siècle, qui a ignoré avec toujours plus de vigueur le rôle des classes et des individus hétérogènes dans le processus de production, pour considérer toutes les personnes comme des agents abstraits, maximisant leurs revenus sous certaines contraintes. Ce paradigme dominant a vidé l’économie de presque tout son contenu social, et présente une vision de la société aussi abstraite qu’erronée.

La réintroduction de la vie réelle dans l’économie par M. Piketty et quelques autres (ce n’est pas un hasard si ce sont principalement ceux qui s’intéressent aux inégalités) est bien plus qu’un simple retour aux sources de la politique économique et de l’économie. Et ce parce que nous avons aujourd’hui beaucoup plus d’informations (les « data ») que ce dont disposaient les économistes il y a un siècle, …. »

BNP Paribas ! Nouveau plan de dégraissage des effectifs dans le secteur bancaire

BNP Paribas ! Nouveau plan de dégraissage des effectifs dans le secteur bancaire

 

 

Ce n’est pas le premier plan de dégraissage ni sans doute le dernier dans le secteur bancaire en pleine restructuration du fait notamment du rôle du numérique dans la gestion des opérations.

La plupart des banques françaises ce recentrent  sur leur activité de crédit et se  retirent  de la très concurrentielle activité de marché. Ajoutons à cela une suppression aussi régulière des agences locales. Pour BNP, il s’agit  seulement pour l’instant de réduire ses effectifs qui s’occupent de titres. Pour maintenir leurs profits dans un univers de taux bas et de plus en plus concurrentiel, les grandes banques annoncent les unes après les autres des coupes drastiques dans leurs effectifs. Selon les informations du journal Le Monde, BNP Paribas compte ainsi supprimer en trois ans de 446 à 546 postes en France dans sa filiale BNP Paribas Securities Services (BP2S) qui s’occupe de conservation de titres.

 

Ce métier, qui consiste à enregistrer les transactions sur les actifs financiers et à tenir les comptes titres des clients, occupait dans l’Hexagone 2531 salariés fin 2018. Ce sont donc 20 % des effectifs qui devraient disparaître. «BNP Paribas Securities Services a lancé un programme avec pour objectif de permettre la poursuite d’une croissance durable et profitable, en optimisant son modèle opérationnel et en simplifiant son organisation», a indiqué pour sa part la banque, tout en indiquant qu’il n’y aurait pas de départs …

 

La révolution numérique favorise un nouveau concept narcissique (Clotilde Leguil)

 La révolution numérique favorise un nouveau  concept narcissique (Clotilde Leguil)

 

Notre époque favorise un nouveau narcissisme numérique pour  la philosophe et psychanalyste Clotilde Leguil dans son dernier livre « “Je”, une traversée des identités » (PUF). Elle en attribue la cause à un internet de l’intime qui provoque souffrance et enfermement. Car si le narcissisme est nécessaire à la constitution de l’individu, il devient mortifère quand il n’est pas dépassé. Indiscutablement les technologies numériques ont permis des progrès qui rendent possible de s’affranchir d’une certaine manière de l’espace. Elle constitue un moyen d’ouverture sur le monde en favorisant l’accélération des échanges d’informations, de bien et de culture. C’est un changement fondamental aussi dans les conditions de production et de consommation. Des outils qui peuvent permettre un accès sans limite à la formation, à la culture et à l’échange. Mais des outils qui peuvent aussi aliéner quand en fait le sujet utilisateur de ces technologies devient l’unique objet de l’utilisation de ces outils. Le monde virtuel qui l’accompagne constituant une sorte de miroir sujet lui-même. Avec en plus une addiction quasi permanente à ce miroir. (Interview de lobs) extraites : 

Vous expliquez que nous vivons dans une période particulièrement propice au narcissisme, quels en sont les symptômes ?

Tout part d’une formule que j’ai découverte par hasard à Venise. Alors que je me surprenais à regarder des touristes se filmant avec leur iPhone plutôt que de contempler la beauté de la ville, j’ai lu un graffiti : « Le narcissisme de masse est le goulag des temps modernes. » Aphorisme que j’ai trouvé poétique et rassemblant quelque chose d’un diagnostic de notre époque. Il ne s’agit pas pour moi de dénoncer le narcissisme en tant que tel. Ce que j’interroge, c’est une nouvelle version du narcissisme au XXIe siècle, liée à la révolution numérique, un narcissisme à la fois globalisé et enfermant.

Aujourd’hui, l’univers d’internet – les réseaux sociaux, les sites de rencontre etc. – capte quasiment l’entièreté de la libido : les foules sont comme hypnotisées par le regard de l’autre qui les contemple derrière son écran. »

Cachemire : un nouveau terrain de conflit mondial

Cachemire : un nouveau terrain de conflit

Dans la période,  le monde n’avait sans doute pas besoin d’un nouveau site de conflit susceptible de peser sur l’avenir de la paix. C’est pourtant ce qui vient d’arriver avec la décision de l’Inde de supprimer le statut d’autonomie du cachemire. Une région revendiquée depuis longtemps d’une part par le Pakistan d’autre part par l’Inde. Ce statut d’autonomie permettait une sorte de statu quo pour éviter un affrontement guerrier. Les autorités indiennes ont prétexté l’action d’autonomistes  pour prononcer  la révocation du statut d’autonomie dont bénéficiait jusque là le territoire du Cachemire

“La Constitution s’appliquera intégralement dans le Jammu-et-Cachemire”, a annoncé le ministre indien de l’Intérieur Amit Shah, privant l’Etat du nord de l’Inde du droit d’élaborer ses propres lois.

Dans un communiqué, les autorités pakistanaises ont condamné la décision du gouvernement indien, qualifée “d’illégale”, et ont prévenu qu’elles emploieraient “tous les moyens” pour la dénoncer.

“Partie prenante de ce contentieux international, le Pakistan emploiera tous les moyens possibles pour contrer cette démarche illégale”, a dit le ministère pakistanais des Affaires étrangères.

De nombreux responsables locaux avaient mis en garde les autorités de New Delhi contre leur volonté de supprimer le statut d’autonomie spécial en vigueur dans le Cachemire, disant redouter de nouvelles violences.

Mais le Premier ministre indien Narendra Modi et son parti nationaliste hindou Bharatiya Janata (BJP), reconduits au pouvoir aux législatives de mai dernier, militaient de longue date pour un changement radical dans le territoire, jugeant que son autonomie nuisait à son intégration au reste de l’Inde.

Le Cachemire est touché depuis la partition de 1947 par une vague interrompue de violences imputables notamment aux revendications territoriales du Pakistan et à l’insurrection de séparatistes musulmans, qui ont fait des dizaines de milliers de victimes.

Deux des trois guerres que se sont livrées les deux Etats voisins, qui appartiennent depuis vingt ans au club des puissances nucléaires, ont trouvé leur origine dans la question du Cachemire.

Les tensions s’y sont encore ravivées vendredi lorsque les autorités indiennes ont lancé un appel à la vigilance contre d’éventuels actes terroristes planifiés par des insurgés que New Delhi accuse d’être soutenus par Islamabad, ce que le Pakistan dément.

Un nouveau pétrolier bloqué par l’Iran

 

Un nouveau pétrolier bloqué par l’Iran

 

 

D’une certaine façon, les provocations continuent d’un côté comme de l’autre puisque l’Iran a bloqué un nouveau pétrolier après que Londres ait arraisonné un tanker  iranien près de Gibraltar. Il faut toutefois noter que les blocages iraniens sont surtout le fait des plus radicaux du régime iranien à savoir les gardiens de la révolution tandis que le gouvernement iranien proprement dit semble plus mesuré et serait même prêt à reprendre les négociations. Cela en raison notamment des énormes effets économiques et sociaux  du blocage américain. Le corps des gardiens de la Révolution iranienne a saisi un nouveau pétrolier étranger dans le Golfe, rapporte dimanche la télévision publique iranienne qui ajoute que le tanker transportait du pétrole de contrebande à destination d’Etats arabes.

Les sept marins à bord ont été placés en détention, poursuit la chaîne, qui cite un commandant des Gardiens. Le pétrolier transportait 700.000 litres de carburant.

Le mois dernier, l’Iran a saisi un pétrolier britannique dans le détroit d’Ormuz accusé d’infractions au droit maritime. Cette intervention faisait suite à l’arraisonnement par les forces britanniques d’un tanker iranien près de Gibraltar. D’après Londres, l’équipage du navire est accusé de violation des sanctions imposées à la Syrie.

Brexit: Johnson et le nouveau gouvernement déjà en campagne électorale

Brexit: Johnson et le nouveau gouvernement déjà en campagne électorale

 

 

 

Vu de l’union européenne, on ne comprend pas bien la stratégie de Boris Jonson qui ne cesse de promouvoir  un Brexit  dur mais qui en même temps fait semblant de rechercher un accord avec l’union européenne. La vérité c’est que Boris Johnson- comme son gouvernement- ne se situe nullement dans la perspective d’une négociation avec l’union européenne, pas même dans la gestion du Brexit  mais seulement dans l’objectif de nouvelles élections au Royaume-Uni. Boris Johnson et son gouvernement sont en campagne électorale. Ils doivent donc conforter leur image auprès des électeurs quitte à saboter par avance de négociations avec l’union européenne. La totalité de l’argumentaire électoral de Boris Johnson et de son gouvernement est fondé sur le même thème : l’économie britannique est forte, elle peut supporter un Brexit  dur et en sortira encore plus forte. Le nouveau ministre britannique des Finances Sajid Javid a conforté ce message jeudi que l’économie britannique était suffisamment solide pour supporter les conséquences d’un Brexit sans accord.

“Notre économie est fondamentalement solide, et nous pouvons aujourd’hui faire différents choix”, a estimé le chancelier de l’Échiquier.

“Nous pouvons choisir d’investir dans l’école, dans nos hôpitaux, dans notre formidable police, par exemple, mais nous pouvons aussi nous préparer à sortir de l’UE et si cela signifie une absence d’accord c’est exactement ce que nous ferons”, a-t-il dit. “Nous avons clairement dit que nous souhaitions un accord, mais cela doit être un accord différent, un bon accord, un qui abolit le backstop antidémocratique”, a-t-il poursuivi.

“Si nous ne pouvons pas supprimer ce backstop, alors nous devrons partir sans accord et nous serons prêts à le faire”, a promis le ministre des Finances.

Le Royaume-Uni va investir 2,1 milliards de livres supplémentaires (2,3 milliards d’euros) pour stockage de médicaments, embauche de douaniers et autres campagnes d’information dans l’éventualité d’un Brexit sans accord.

On ne peut pas comprendre l’hostilité de Boris Johnson à l’égard de l’union européenne si on ne prend pas en compte le fait que ces préoccupations sont toutes orientées dans la préparation d’une campagne électoral. Et pour cela il lui faut absolument apparaître comme l’homme fort indiscutable du Royaume-Uni. En réalité un ultra libérale qui veut ce liberté libérée de toute régulation sociale, environnementale et sanitaire et imiter Trump. Le seul problème c’est que la Grande-Bretagne est économiquement plus petite que les États-Unis et que son économie est surtout liée à celle de l’union européenne.

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