Archive pour le Tag 'droite'

Montée de l’extrême droite dans l’ex Allemagne de l’Est

Montée de l’extrême droite dans l’ex Allemagne de l’Est

 

La montée des populismes et des partis extrêmes se confirme un peu partout ;  même l’Allemagne pourtant réputée pour sa stabilité politique ne fait pas exception. Plusieurs raisons à cela. La baisse tendancielle des partis conservateurs comme sociaux-démocrates d’abord qu’on rend responsables d’une baisse inquiétante de la croissance. Un phénomène qui n’est pas seulement conjoncturel mais aussi structurel car c’est le modèle allemand qui est en cause. Un modèle trop orienté vers l’industrie et l’exportation alors  que les tensions internationale affectent de manière significative les échanges. La seconde raison est liée à l’usure de l’alliance entre conservateurs et sociaux-démocrates au gouvernement, un phénomène classique. Il y a aussi, comme partout, contestation du système par les populistes. Il faut aussi prendre en compte les réactions à la politique d’immigration menée par Angela Merkel. D’où la montée de l’AFD parti qui  a enregistré dimanche les meilleures performances électorales de son histoire sans parvenir néanmoins à remporter les deux régions de la Saxe et du Brandebourg. Celles-ci faisaient hier l’objet d’un scrutin local lourd de conséquences pour l’avenir politique du pays. Selon les premiers sondages de la première chaîne ARD, cette formation – qui surfe sur le fort sentiment anti-immigrés prévalant dans l’est de l’Allemagne – a respectivement obtenu 27,5 % et 22,8 % des voix, soit des scores en progression respective de 18 et 10 points. Son porte-parole, Alexander Gauland, s’est dit «très heureux» tout en regrettant que son parti ne soit «pas devenu la première force» en ex-RDA.

En Saxe, par rapport au dernier scrutin de 2014, la CDU d’Angela Merkel, qui dirige actuellement le gouvernement régional, conserve sa première place tout en accusant un net recul de 7 points. Dans le Brandebourg, son allié social-démocrate SPD au sein de la coalition fédérale, qui tient les manettes du Land depuis 30 ans, remporte également le scrutin, en baisse pour sa part de 4 points.

Aux côtés de l’AfD, les Verts sont le seul parti à améliorer leur score – d’environ trois points – remportant 9 % et 10 % des voix en Saxe et dans le Brandebourg.

 

 

Italie : passage de l’extrême droite à la gauche en douceur !

Italie : passage de l’extrême droite à la gauche en douceur ! 

 

S’il existe une grande flexibilité politique c’est bien en Italie le jeu des alliances est souvent multiple, fréquent et tout aussi aléatoire. En général l’Italie cependant ne s’en tire pas trop mal au plan du dynamisme économique. Toutefois dans la période, les dangers se multiplient aussi bien sur la croissance aujourd’hui dans le rouge que sur l’endettement. Il faut dire que le récent gouvernement d’ultra droite a multiplié les gestes incohérents et les dépenses. Salvini, le représentant de la ligue, mouvement d’ultra droite, s’est pris pour le chef du gouvernement en multipliant les coups spectaculaires. Cela  lui aura été fatal quand il s’est retiré du gouvernement. Son objectif était de profiter de sa fragile popularité afin de provoquer des élections, d’obtenir une majorité pour gouverner  seul sans le mouvement cinq étoiles son ancien allié. Du coup, le mouvement cinq étoiles a réagi rapidement en trouvant une alliance avec des forces plutôt à gauche. Et l’Italie on passe en douceur sans élection de l’ultra droite à la gauche.

Ennemis jurés d’hier, le Mouvement 5 étoiles et le Parti démocrate ont annoncé, mercredi, un accord de gouvernement. Giuseppe Conte, qui a dirigé la coalition entre la Ligue et le M5S, reste président du Conseil.

C’est dans la douleur, à l’issue de tractations ultratendues jusqu’au bout sur l’équilibre du pouvoir, que l’Italie s’apprête à changer de gouvernement par la formation d’une nouvelle alliance entre le Parti démocrate (PD) et le Mouvement 5 étoiles (M5S). Après avoir reçu tous les partis politiques, le président de la République, Sergio Mattarella, intronisera jeudi matin le premier ministre sortant, Giuseppe Conte, nouveau premier ministre. Et l’a chargé, comme le veut la Constitution, de former son équipe d’ici à la semaine prochaine et de définir la politique générale du gouvernement: une «garantie» pour le M5S, a précisé Luigi Di Maio, en critiquant son ex-allié Matteo Salvini pour avoir début août «coupé le courant» de la coalition qu’ils formaient depuis 14 mois et laissé «60 millions d’Italiens sans gouvernement».

Le secrétaire du parti démocrate, Nicola Zingaretti, a annoncé un changement total de politique et a promis «le début d’une nouvelle saison sociale et civique grâce à une politique économique redistributive et verte». Puis, se plaçant sur le thème des valeurs, il a ajouté: «Cela vaut la peine de tenter l’expérience… Nous avons l’intention de mettre fin au temps de la haine, de la rancœur et de la peur.» Voilà «une coalition qui converge sur les idées les plus vieilles de la gauche qui a échoué, une gauche paupériste, étatiste et assistancielle», a tout de suite dénoncé Silvio Berlusconi.

LREM : le véritable nouveau parti républicain de droite

LREM : le véritable nouveau parti républicain de droite

Des responsables du parti républicain se torturent les méninges pour envisager les conditions qui permettraient de restructurer leur organisation en pleine décomposition. Reconstruire le parti de l’intérieur ou au contraire reconstruire une confédération par-dessus l’UMP. Or la problématique n’est sans doute pas celle d’une nouvelle organisation mais celle des valeurs et de la ligne politique. Or aujourd’hui force est de constater que pratiquement plus rien ne distingue les orientations d’un parti républicain de celles  de la république en marche. LREM  pourrait tout aussi bien signifier les républicains en marche tellement macro a transformé le slogan ni à gauche ni à droite en ni à gauche ni à gauche. Certes Macron s’est  fait élire à la place de François Hollande après avoir appartenu à son gouvernement. Il a donné l’illusion qu’il pourrait s’inscrire dans une sorte d’orientation sociale démocrate avant de virer très clairement vers une ligne libérale bien peu sociale. Son premier geste a en effet consisté à récompenser les soutiens financiers qui ont permis son élection dans le symbole tabou est bien évidemment l’ISF. On voit mal ce que pourrait contester  les républicains du programme de Macron. Certes Laurent Wauquiez par démagogie prenait le contre-pied des l orientations gouvernementales mais en contradiction avec ce qui constitue le cœur des valeurs de son électorat. Idéologiquement, culturellement et sociologiquement rien ne distingue la direction de la république en marche des républicains. Il s’appuie sur les mêmes valeurs, viennent des mêmes milieux et sont tout autant coupés des réalités sociales voire culturelles des couches défavorisées. Il suffit pour le démontrer d’analyser la sociologie des députés de la république en marche composée de cadre supérieur de responsable et patrons  d’industrie, de hauts fonctionnaires, d’avocats, d’autres professions libérales de médecins. Bref essentiellement des CSP plus d’ailleurs recrutés  par petites annonces sur Internet moins en fonction de leur conviction que de leur qualification professionnelle. Ce sont les cadres supérieurs de la start-up de Macron qui conduit son parti (et la France en même temps)  comme une entreprise en s’asseyant sur les principes démocratiques y compris sur ceux  du Parlement. On objectera sans doute que cette victoire de Macron provient aussi de l’extrême faiblesse des autres formations politiques et de leurs leaders. Macron a grandement été aidé par la décomposition des partis classiques et par la caricature de formations extrémiste. Le succès de la république en marche constitue cependant une victoire à la Pyrrhus car les français ont bien compris que Macon et son gouvernement étaient t en même temps et de droite et de droite et qu’ils servaient t les intérêts à court terme des financiers. Témoin par exemple cette incurie dramatique à conduire la moindre réflexion sur la politique industrielle et l’aménagement du territoire. De ce point de vue Macron s’inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs (dont lui-même) qui ont par exemple sacrifié Alcatel, Alstom et bientôt peut-être Renault. La France a bradé son patrimoine industriel pour uen hypothétique économie dématérialisée dans laquelle elle ne pèse pas lourds par rapport notamment aux américains et aux Etats Unis. Dune certaine façon, Macron c’est du Sarkozy en mieux, ce dont convient d’ailleurs intéressé (peut aussi influencé par le devenir de ses casseroles judiciaires). Le parti républicain n’est pas à réinventer, il existe avec LREM. Il suffit de voir avec quelle morgue la plupart de ses responsables traitent toute opposition notamment toute aspiration à davantage d’équité sociale et fiscale. Les républicains avaient au moins eux le respect des convenances républicaines et démocratiques Les responsable LREM, eux, n’hésitent pas à afficher leur condescendance hiérarchique  méprisante. Mais pour beaucoup d’électeurs républicains (plus de la moitié au vue des sondages) l’affaire est réglée : la restructuration se réduit à l’adhésion Macron qui défend si bien les intérêts des couches déjà favorisées.

72 maires de droite et du centre vont à la soupe macronienne

72 maires de droite et du centre vont à la soupe macronienne

 

 

Après les résultats catastrophiques des républicains, nombre de maires s’apprêtent  à tourner casaque et à rejoindre la soupe macronienne. Il faut dire que ces ralliements ne contrarient guère leurs convictions approximatives qui reposent essentiellement sur le maintien de leur pouvoir. Paradoxalement les sondages démontreraient que les maires sont les personnalités politiques les moins discrédités. On se demande bien pourquoi car la plupart sont à peu près inconnus de leurs administrés sauf dans certains petits villages. La plupart n’entretiennent  que des rapports approximatifs avec le développement économique et les réalités sociales. Pour compenser cela, il rivalise d’ingéniosité pour dépenser l’argent public dans des projets inutiles et coûteux et dans des coûts de fonctionnement qu’ils ne contrôlent  plus. La gabegie financière est immense et ce n’est pas la rigueur financière de quelques-uns qui peut remettre en cause la règle générale. De ce point de vue,  la décentralisation supposée comme  le remède miracle au centralisme français relève de l’illusion tant  que ces élus locaux se montreront aussi indigents en matière de gestion. Cependant la place est bonne, elle est bien rémunérée et permet d’accéder au statut de notables qui satisfait l’ego des barons locaux. Des barons locaux dont la nullité intellectuelle et idéologique se révèle compris dans leur appel à rejoindre la soupe macronienne «Nous sommes de ceux qui souhaitent la réussite impérative de la France, c’est pourquoi nous voulons la réussite du président de la République et du gouvernement car rien ne se construira sur leur échec », écrivent-ils. Voici leur appel :

« Le grand débat voulu par le président de la République a révélé les aspirations légitimes de Français qui se sentent délaissés, éloignés, relégués. Il a également souligné le rôle pivot des maires et des élus locaux dans notre République.…). Difficile de se montrer plus putassier, plus lamentable et plus courtisan !

Nathalie Loiseau sur une liste d’extrême droite : elle ne savait pas !

Nathalie Loiseau sur une liste d’extrême droite : elle ne savait pas !

 

 

Difficile de croire que Nathalie Loiseau, tête de liste la république en marche aux européennes ignorait  qu’elle avait figuré sur une liste syndicale d’extrême droite lorsqu’elle était à Sciences-Po Paris. Pourquoi ? Tout simplement c’est normalement l’un des objets de Sciences-po que d’étudier la politique. Nathalie Loiseau s’est présentée en 84 sous l’étiquette de l’UED, un syndicat issu du Groupe union défense (GUD) prônant l’union des droites, a révélé lundi le site d’information Mediapart. Or le GUD était clairement un mouvement d’extrême droite et il a été par la suite interdit. On ne peut pas reprocher à l’intéressée  d’avoir évolué depuis 35 ans. On peut se souvenir que certains responsables politiques ont par exemple soutenu clairement des régimes de dictature dans leur jeunesse (Staline, Mao, Pol Pot) avant de virer au centre-gauche même à droite. Par contre, on peut difficilement admettre le type de défense qu’elle adopte. Comment peut-on imaginer qu’un étudiant en quatrième année de Sciences-po (pour préparer l’ENA) ignore l’orientation idéologique d’une liste syndicale marquée à l’extrême droite. Son cabinet il y a quelques mois avait d’ailleurs indiqué que sa figuration sur la liste du GUD n’existait pas ! Peut-être l’intéressée n’a-t-elle jamais eu de vraies convictions extrémistes mais on se demande alors comment elle a pu atterrir comme candidate syndicale d’extrême droite.  Elle a expliqué au site d’information avoir été “approchée pour participer à une liste qui voulait accentuer le pluralisme à Sciences-Po, et qui cherchait des femmes” et ne s’est pas “plus que cela intéressée à cette liste”. “J’aurais sans doute dû regarder de plus près de quoi il s’agissait”, a-t-elle dit à Mediapart. Si on peut difficilement mettre en cause les engagements actuels de la tête de liste de la république en marche par contre on peut s’interroger sur la pertinence de son argumentation.

Européennes: la fin de la gauche…et de la droite

Européennes: la fin de la gauche…et de la droite

On ne peut éliminer l’hypothèse d’une absence de la gauche après le scrutin des européennes. Il faut en effet atteindre le seuil des 5 % pour être représenté. Or en  l’état des sondages, la France insoumise exceptée, les formations politiques de gauche flirtent avec ce chiffre fatidique où en sont même très éloignées (le parti socialiste, les écologistes, le parti communiste, l’extrême gauche, le parti de Benoît) en dépit de cet effondrement, la plupart des formations campe sur leurs positions et refuse de se regrouper à gauche. Le problème c’est que cette élection européenne pourrait bien entériner l’extinction définitive de certaines formations. Normalement Mélenchon récupérait la mise malheureusement ses excès ont coûté cher à son parti qui a perdu presque la moitié de ses électeurs. En fait,  la problématique politique pourrait bien ce résumer dans l’avenir en un affrontement entre le parti au pouvoir et l’extrême droite. En effet la droite elle-même est dans un piteux état. Wauquiez a multiplié les erreurs. Du coup ses responsables sont attirés soit par Macron soit par le rassemblemblent  national. Et de toute manière l’appareil de Wauquiez idéologiquement se rapproche de plus en plus du Front National. Au-delà des européennes peut-être que le parti des républicains sera condamné à passer des alliances avec le rassemblement national s’il veut continuer d’exister. Autant dire que ce serait la fin de la droite classique.

 

« Gilets jaunes » : « ne pas réduire à l’extrême droite »

« Gilets jaunes » : « ne pas réduire  à l’extrême droite »

Eric Charmes, chercheur en études urbaines à l’université de Lyon. Estime que réduire le mouvement des gilets jaunes à l’extrême droite est une caricature. (Interview France info)

 

 

Après la mobilisation du 17 novembre, est-il possible de dresser un portrait-type du « gilet jaune » ?

Eric Charmes : C’est un mouvement hétérogène. Il y a des profils divers et des motivations diverses. Ce sont surtout des personnes qui vivent dans les périphéries des métropoles qui se sont mobilisées. Sur Slate.fr, le journaliste Jean-Laurent Cassely soulignait – à juste titre – que les lieux de rassemblement sont des ronds-points, des parkings de supermarchés et non des places de centre-villes, à la différence d’un mouvement comme Nuit debout, par exemple. Cela dit quelque chose de la sociologie et de la géographie du mouvement.

C’est un mouvement d’habitants des territoires périurbains, des petites villes éloignées des métropoles, là où on n’a pas d’autre choix que d’utiliser la voiture pour se déplacer. Autre observation : ce n’est pas la population la plus pauvre au sein de la population française qui s’est mobilisée. A La Tour-du-Pin, qui est une ville plutôt pauvre, les gens sont venus des villages alentour. Il s’agissait de personnes souvent propriétaires d’une maison, ou train de la rembourser, et qui possèdent au moins une voiture…

Est-ce un mouvement des campagnes contre les villes ?

En parlant avec les participants, on ne remarque pas de discours anti-villes. A La Tour-du-Pin, les gens ne s’expriment pas contre Lyon ou contre les Lyonnais. Ce n’est pas la France périphérique contre la France des métropoles. Paris est la seule ville qui est citée de façon péjorative, parce que Paris incarne l’élite nationale, les riches…

Par ailleurs, il n’y a pas non plus de sentiment anti-écologique. Les gens ne réclament pas l’autorisation de continuer à polluer avec leur diesel. En revanche, ils soulignent le fait que l’Etat disait dans les années 90 et pendant des années que le diesel était meilleur pour l’environnement. Aujourd’hui, on dit que ce n’est plus le cas. Sauf qu’ils n’ont pas forcément les moyens de changer de véhicule…

Quelle place occupe le prix des carburants dans la colère des « gilets jaunes » ? 

Les revendications sont difficiles à saisir car nous ne sommes pas face à un mouvement structuré, porté par des représentations comme des syndicats ou un parti… Ils le disent tous, d’ailleurs : l’augmentation du carburant est finalement un prétexte, la goutte d’eau qui fait déborder le vase, pour exprimer une colère plus générale.

Les discours sont marqués par le sentiment d’injustice. Ce sont des gens qui ont des budgets extrêmement contraints et des fins de mois difficiles, qui peuvent entendre le fait de devoir se serrer la ceinture, mais il faut que la charge soit équitablement répartie. Clairement, il y a le sentiment que ce n’est pas le cas actuellement.

Lorsqu’on parle avec eux, ils disent qu’ils peuvent faire face à quelques centimes d’augmentation sur les carburants, mais ils parlent du coût de la carte grise, de la CSG dans le cas des retraités… Dans ce contexte, ils refusent par exemple de contribuer au renouvellement de la porcelaine de l’Elysée. Cela peut être poujadiste mais ils ont le sentiment réel qu’ils payent pour que les riches s’enrichissent et que les classes moyennes, elles, ne voient rien venir.

Cette révolte semble aussi l’occasion de défendre un mode de vie…

Oui, les « gilets jaunes » se sentent mal perçus ou pas respectés parce que leur mode de vie serait polluant. Dans les commentaires sous les articles des sites d’information, j’ai pu lire l’expression d’un mépris pour une France moche, peuplée de beaufs qui roulent dans des diesels polluants et qui s’enferment dans leurs pavillons pour regarder la télé tous les soirs… Ce mépris-là, il est ressenti et évidemment mal perçu. Cela me rappelle les débats qui ont suivi un dossier sur la « France moche », publié en 2010 par Télérama.

 

 

 

Mais pour rien au monde, les personnes qui se sont mobilisées iraient habiter dans le centre d’une grande ville qui leur semble bien plus pollué que là où elles vivent. « Pourquoi habiter à la campagne nuirait-il à l’environnement ? » se demandent-elles.

Au delà de l’aspect rural, on évoque le concept de « France périphérique »…

L’auteur de cette notion, le géographe Christophe Guilluy, estime que c’est un mouvement qui incarne la « France périphérique ». On peut le constater aussi avec certaines nuances. Christophe Guilluy insiste beaucoup sur la question identitaire. Il assimile la France périphérique à une France blanche, où la pauvreté de Blancs s’opposerait à d’autres. Or, il est question ici de revendications sociales et de pouvoir d’achat. Même si des dérives racistes ont été constatées, ou même si le Rassemblement national est bien ancré dans le mouvement, les « gilets jaunes » ne sont pas une mobilisation identitaire.

Autre réserve, ce n’est pas toute la  »France périphérique » qui était dans la rue. Il s’agit d’une mobilisation de classes moyennes inférieures et de classes populaires. Les gens vous donnent facilement le montant de leur salaire, souvent de l’ordre de 1 400 à 1 500 euros, avec deux enfants …  Les personnes les plus pauvres au sein de la population française n’étaient pas « gilets jaunes ». Mais c’est indéniablement un mouvement qui donne forme à quelque chose au sein de cette France périurbaine.

Quel est le poids des sympathisants du Rassemblement national dans ce mouvement ?

Si je prends l’exemple de La Tour-du-Pin, il s’agit d’une commune qui vote plutôt dans la moyenne nationale. Mais dans les villages alentour, Marine Le Pen a fait plus de 45% au premier tour de la présidentielle en 2017. Donc c’est un contexte, dans les revendications comme dans les populations mobilisées, favorable au RN. Toutefois, il s’agit de zones où l’abstention représente parfois une part très importante. On peut arriver à des ratios où trois personnes sur quatre n’ont pas voté Rassemblement national.

D’autre part, les « gilets jaunes » se disent très apolitiques. Ce qui est peut-être le plus inquiétant, au sens où beaucoup n’y croient plus et n’ont plus confiance dans la politique. Mais on aurait tort de réduire ce mouvement à l’extrême droite. Il est question d’injustice, de difficultés à boucler les fins de mois : leurs voix ne me semblent pas susceptibles d’être exclusivement portées par l’extrême droite et ça ne devrait pas être étranger à la gauche par exemple… Dans les discours, on entend une remise en cause d’un système global. Aujourd’hui, il est incarné par Macron mais finalement aussi par Hollande et Sarkozy avant lui.

Comment expliquez-vous le bilan sécuritaire très lourd de la journée du 17 novembre ? 

Ces violences sont importantes mais on aurait tort de réduire le mouvement les « gilets jaunes » à ces incidents. C’est une mobilisation où des gens se mettent autour de ronds-points, sur la route en tout cas, avec des voitures. En face, d’autres gens peuvent être énervés parce qu’ils perdent du temps ou tout simplement parce qu’ils ne partagent pas les revendications du mouvement… Mais la voiture, c’est dangereux et ça peut tuer…

Par ailleurs, de nombreux rassemblements n’étaient pas encadrés. Leur spontanéité a pu créer des situations qui sont objectivement dangereuses. Tout cela est à prendre en compte, indépendamment du fait qu’il y ait aussi eu des éléments radicaux prêts à en découdre.

Municipales Marseille : la droite en tête

Municipales  Marseille : la droite en tête

 

D’après un sondage Elabe la droite est en tête. Pour 55 % des Marseillais, Martine Vassal, qui vient de prendre la présidence de la métropole Aix-Marseille Provence avec le soutien appuyé de..Jean-Claude Gaudin, serait la personne idoine pour prendre en main les destinées de la deuxième ville de France. Créditée de 55 %, soit 4 points de plus que sa cote d’image locale, elle gagne du crédit pour sa capacité à gérer la cité phocéenne. Si Jean-Claude Gaudin est désormais concentré sur sa ville, il entend bien préparer le terrain pour assurer sa succession. Positionné comme challenger, avec 43 % de personnes interrogées le percevant comme étant capable de faire un bon maire, Renaud Muselier, président de la Région Sud, est légèrement distancé, mais reste bien placé. Il devance Christophe Castaner (secrétaire d’état aux Relations avec le Parlement et patron du parti présidentiel, LRM), qui ne ferait un bon maire que pour 41 % des Marseillais, au coude à coude avec Jean-Luc Mélenchon (LFI, 40 %) et Samia Ghali (PS, 38 %). Le sondage Elabe montre de fait que quelles que soient les têtes de liste se présentant au scrutin municipal, le candidat étiqueté Les Républicains arriverait en tête, que ce candidat soit Martine Vassal (à 44 %) ou Renaud Muselier (27,5 %). La présidente du Département réaliserait un score supérieur de 6,5 points à celui de l’actuel président de la région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur.  Député des Bouches-du-Rhône, Jean-Luc Mélenchon est certes très connu des Marseillais - 96 % avouent le connaître au moins de nom - mais seuls 40 % d’entre eux considèrent qu’il ferait un bon maire de Marseille, signe qu’il ne rassemble pas toute la gauche. Samia Ghali, pour le PS, qui dispose pourtant d’une bonne image - et qui n’a pas vraiment caché son intérêt pour le scrutin municipal - ne fait pas mieux que Stéphane Ravier (RN) en cas de premier tour favorable aux Républicains. La sénatrice (socialiste) des Bouches-du-Rhône est créditée de 14,5 % des voix si Martine Vassal arrive en tête et de 16 % si c’est Renaud Muselier. Quant au conseiller régional et sénateur RN, il oscille, dans la même configuration, entre 15 % et 16,5 %. 

Sondage Droite : Juppé et Sarkozy nettement devant Wauquiez

Sondage Droite : Juppé et Sarkozy nettement devant Wauquiez

Nicolas Sarkozy et Alain Juppé sont les deux personnalités incarnant le mieux la droite pour près de six Français sur dix, loin devant Laurent Wauquiez, selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche, publié dimanche 9 septembre. L’ancien chef de l’Etat et le maire de Bordeaux, tous deux en retrait de la scène politique nationale, incarnent la droite pour 58% des sondés. Les sympathisants de droite placent Nicolas Sarkozy (83%) largement en tête, toujours devant Alain Juppé (68%). Bien que chef de file du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez n’incarne la droite que pour 41% des personnes interrogées et 57% des sympathisants de droite. Laurent Wauquiez est devancé par Xavier Bertrand (52% des Français), Valérie Pécresse (46%), Edouard Philippe (46%) et Marine Le Pen (42%). Il est à égalité avec Nicolas Dupont-Aignan (41%).

 

Sondage réalisé les 6 et 7 septembre en ligne auprès d’un échantillon de 1 005 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Macron : virage à droite confirmé

Macron : virage à droite confirmé

 

D’une certaine manière c’est un coup de massue pour nombre d’électeurs de gauche ayant voté Macron qui espéraient un virage de Macron, un rééquilibrage de sa politique. Pas de virage au contraire, une confirmation avec un habillage verbal creux, confus et contradictoire. En clair Macron veut réduire l’ampleur de la protection sociale et responsabiliser les bénéficiaires (en clair payer davantage). L’exemple le plus significatif concerne les pensions de réversion dont la suppression est une  rumeur pour Macron. Pourtant, le chef de l’Etat a indiqué que la réforme ne concernerait pas les bénéficiaires de demain. Sous entendu la reforme concernera les bénéficiaires de demain (notamment les jeunes veuves  85% des veufs) qui auront la malchance perdre leur époux dès 2019.  Avec une dialectique aussi floue que celle de français Hollande, Macron en fait a confirmé son virage à droite en tentant d’apaiser les mécontentements et les colères qui se traduisent pas des sondages de popularité en berne.  Macron a surtout souligné redressement de l’économie française par rapport à sa situation un an plus tôt. Un redressement d’uen part très fragile et dû pour la plus grande part à l’environnement international.  “Les Français en voient les premiers fruits (…). Mais ce sont seulement les premiers fruits, je suis parfaitement conscient du décalage entre l’ampleur des réformes engagées et le résultat ressenti”, a-t-il expliqué, alors que les sondages montrent une nette érosion de sa popularité. Justement parce que les fruits sont particulièrement rares et que le chois a été de favoriser les plus riches.  Le président a déclaré qu’il continuerait à creuser le même sillon libéral, en privilégiant le renforcement de l’économie. “La force de notre économie, quand nous l’aurons pleinement retrouvée, c’est le socle même de notre projet de société. Bref le businesse comme valeurs premières de la république.  Emmanuel Macron a donc défendu des premiers choix fiscaux diversement appréciés dans l’opinion – la réforme de la fiscalité du capital et de l’ISF – en répétant qu’ils visaient à renforcer la capacité productive en soutenant les entreprises. “Une politique pour les entreprises, ce n’est pas une politique pour les riches !”, a-t-il dit. “La création de richesses, la prospérité d’une nation, sont le socle de tout projet de justice et d’équité.” “Si l’on veut partager le gâteau, la première condition c’est qu’il y ait un gâteau, et ce sont les entreprises (…) les producteurs, qui font ce gâteau et personne d’autre.” Il a annoncé que l’Etat ferait “des choix forts et courageux” pour maîtriser la dépense publique et soutenir la politique de baisse de la fiscalité. Macron a aussi annoncé une nouvelle réforme de l’assurance chômage et confirmé  “Le projet de loi ‘Avenir professionnel’ sera modifié en ce sens dans les prochains jours. (…) Ces règles seront négociées dans les prochains mois par les partenaires sociaux afin qu’une telle réforme puisse entrer en vigueur au printemps 2019.” Pour Emmanuel Macron, “la priorité de l’année qui vient est simple : nous devons construire l’Etat-providence du XXIe siècle”. “Un Etat-providence émancipateur, universel, efficace, responsabilisant.”

Macron est-il de droite……ou de droite ?

Macron  est-il de droite……ou de droite ?

 

 

C’est le débat quasi philosophique qui agite les analystes politiques. De toute évidence, Macron a été élu par la gauche au premier tour et par les antis Le Pen au second. Macron a été le conseiller d’un président de gauche, ministre dans un gouvernement de gauche. C’est grâce à ce tremplin qu’il réussi à conquérir le pouvoir. Les voix de gauche ont été prépondérantes, pour preuve le pauvre Hamon, candidat officiel du PS, qui n’a recueilli que 6% des voix, les autres se portant essentiellement sur Macron, d’autres sur Mélenchon. Mais pour sa première année de mandat, Macron a décidé de reformer tous azimuts même sans concertation et sans négociation. Il a fait de la libéralisation de l’économie sa priorité. Pour cela il n’a pas caché de prioriser les intérêts des plus aisés. La priorité aux entreprises lourdement handicapés par la fiscalité se discutait difficilement par contre les avantage consentis aux rentiers sont plus discutables. Pour parler clair, Macron a fait une politique de droite que les partis de droite n’ont jamais osé eux-mêmes. D’où sans doute l’absence totale d’espace politique pour les Républicains et Vauquiez en particulier. Même le FN est un peu sonné par ce président qui ose tout même lors de ses rencontres avec des chefs d’Etat étrangers. Malheureusement cette activisme diplomatique donne peu de résultats, témoin son échec total avec Trump mais aussi celui qui se prépare avec Merkel sur la réforme de l’a zone Europe. Du coup, il faut se rabattre sir les résultats intérieurs qui demeurent d’ailleurs très fragiles. Le problème évidemment c’est Macron doit être jugé surtout sur la croissance qui  pourrait être hypothéqué d’une  part par uen léger tassement international et par un climat social intérieur délétère. Dans ce domaine la radicalité de Macron s’oppose  celle des syndicats gauchistes. Macron marche même sur le ventre des syndicats réformistes et même sur celui du parlement. La gouvernance jupitérienne s’accommode mal d’une intermédiation. Un concept très proche de l’extrême droite. Ça commence un peu à ruer dans les brancards des godillots d’en Marche dont certains réclament un sérieux rééquilibrage de la politique au profit du social. Mais le monarque républicain est dur de l’oreille gauche. Utile lors des phases d’élections mais bouchée quand on assume uen politique de droite. Une politique en plus complètement assumée même avec provocation quand on supprime par exemple l’exit tax pour ceux qui s’exilent fiscalement. Du coup la question n’est de savoir si Macron est à gauche ou a droite mais sil est à droite ou même davantage.

Sondage -Macron classé à droite pour 50% des Français

Sondage -Macron classé à droite pour 50% des Français

D’après uen enquête de l’IFOP, les Français  sont 50% à  classer Macron à droite aujourd’hui (25% au centre-droit, 20% à droite et 5% très à droite) contre 33% en mars 2017. A l’époque, un tiers des personnes interrogées positionnaient En Marche au centre ; ils ne sont plus que 21%. « APL, hausse de la CSG pour les retraités, mesures perçues comme étant anti-fonctionnaires… Il y a cette petite musique que la politique menée ne serait pas juste, ce qui est un totem à gauche », analyse Frédéric Dabi, le directeur général adjoint de l’Ifop. Selon lui, c’est « ce qui a fait déplacer ce centre de gravité ». « Par rapport à son équation électorale, on est passé d’une coloration de gauche et du centre à une politique économique et sociale qui plaît beaucoup aux sympathisants de droite », explique le sondeur.  Dans le baromètre Ifop pour le JDD du mois de mars, Emmanuel Macron a perdu 12 points de popularité chez les sympathisants socialistes, 4 chez ceux de la France insoumise et 6 au Modem par rapport au mois précédent.  Mais au sein du parti majoritaire, des interrogations se font sentir. « Il faut que l’on travaille mieux sur l’identité politique qui est la nôtre », estime pour sa part un cadre du groupe parlementaire de La République en marche. « On a beaucoup d’experts ; mais l’addition d’expertise n’a jamais fait une identité politique », complète ce dernier.

 

Elections Italie : à droite toute ?

Elections Italie : à droite toute ?

Sur le plan idéologique, l’Italie pourraiat connaître un recentrage nettement à droite. Le centre droit pourra obtenir le pouvoir avec des alliances qui seront soit c avec les populistes très ambigus du mouvement 5 étoiles soit avec la droite dure.  Le recentrage est aussi nombrilique en réaction aux orientations européennes notamment concernant l’immigration ; Il faut reconnaitre que l’Italie est l’une des premières victimes de la politique anarchique d’immigration européenne, l’Italie est abandonnée et doit gérer presque seule cet énorme question. Même la France ferme sa frontière laissant l’Italie dans le plus grand désarroi. De nombreux problèmes internes nourrissent aussi le mécontentement la croissance anémique (mais qui reprend un peu). La croissance est repartie, avec une hausse de 1,4% l’an dernier, la plus forte depuis sept ans, loin cependant des +2,5% de la zone euro. Le chômage, qui atteint 11,1% selon l’Institut national des statistiques, reste également très élevé, particulièrement chez les jeunes (8,7% de chômage de moyenne dans la zone euro). La dette, avec 131,6%, plombe également les comptes du pays. . Trois grands « blocs » arrivent pour l’instant en tête des sondages : le centre-droit, qui réunit notamment Forza Italia de Silvio Berlusconi et la Ligue (38%) ; le centre-gauche, avec le Parti démocrate de l’ancien Premier ministre Mateo Renzi (26%) ; et le Mouvement 5 étoiles (28%) du jeune Luigi Di Maio, populiste et en pleine ascension. Seul le centre-droit semble en mesure de pouvoir obtenir la majorité absolue pour former un gouvernement avec la droite notamment de Silvio Berlusconi.  Le centre-droit (avec notamment Forza Italia de Silvio Berlusconi et la Ligue, nouveau nom de la Ligue du Nord), en tête des sondages, semble être le seul des trois grands blocs (avec le centre-gauche et le populiste Mouvement cinq étoiles) à pouvoir obtenir  la majorité absolue. Mais dans une Italie fragmentée politiquement et fragile économiquement, d’autres scénarios ne sont pas à exclure.

Marseille: alliance entre En marche et la droite ?

Marseille:   alliance entre En marche et la droite ?

C’est la proposition de Muselier, actuel adjoint, a un double objectif stopper l’ascension de Mélenchon et de s’opposer aussi la force non négligeable du Front national. Une proposition qui se heurte cependant à des oppositions au sein de LR et chez les responsables locaux d’En marche. Les uns et les autres voient d’un mauvais œil l’arrivée d’une grosse pointure comme Castaner qui les éliminerait. Renaud Muselier s’est dit prêt à « discuter » avec le parti d’Emmanuel Macron dans la perspective des élections municipales de 2020. « Monsieur Castaner [candidat possible de LREM] était notre adversaire aux dernières régionales, j’ai de bonnes relations avec lui, mais je ne sais pas si c’est la stratégie d’En marche. Par contre, pour le président de la République, au soir des municipales, il faut qu’il additionne des victoires… », a déclaré celui qui a été premier adjoint à la mairie de Marseille entre 1995 et 2008. Pour Renaud Muselier, cette alliance aurait surtout comme but de repousser les extrêmes. « Moi, je ne veux pas des Insoumis et du Front national : à partir de là, on peut discuter », a-t-il continué. Il s’appuie notamment sur un sondage qu’il a commandé à l’Ifop et relayé par Paris Match, dans lequel Jean-Luc Mélenchon arrive en deuxième position avec 21% des voix. Celui qui entretient toujours le suspense quant à sa participation au scrutin est annoncé devant Christophe Castaner (20%) mais derrière le candidat LR. Pour celui-ci, trois hypothèses sont testées : Renaud Muselier obtiendrait 26% tandis que Martine Vassal et Valérie Boyer feraient légèrement moins bien avec 24%.

Sondage Soutien Macron : surtout le centre et la droite

Sondage Soutien Macron : surtout le centre et la droite

 

Emmanuel Macon qui souhaitait être ni de droite,  ni de gauche est en fait  faite de plus en plus soutenu par la droite et le centre tendis que le soutien de la gauche devient très minoritaire. Une baisse dans cette dernière catégorie qui ne cesse de s’accroître. Ainsi dans le dernier sondage Viavoice, les sympathisants de gauche ne sont plus que 27 % à approuver la politique du président de la république en novembre alors qu’ils étaient 34 % en septembre. Par contre,  cette politique est plébiscitée par les sympathisants du centre 91 % à applaudir les orientations du chef de l’État alors qu’ils étaient 86 % en septembre. De la même manière,  Emmanuel Macon progresse aussi à droite passant de 41 % de soutien en septembre à 46 % en novembre. Il semble bien que le président de la république ait  du mal à se défaire d’une image de président des riches. En cause sans doute, le un manque d’équilibrage entre les mesures sociales et les orientations économiques mais aussi une certaine attitude condescendante voir méprisante  à l’égard de ceux qui ne partagent pas son point de vue. Une attitude générale des élites  d’en marche qui ont tendance à mépriser toute (y compris à l’intérieur de leur propre parti). Il faudra sans doute revenir à des conceptions plus démocratiques, moins techno est moins élitistes. Sinon la république en marche prend le risque de ne pas exister localement et d’enregistrer  une sérieuse claque aux élections locales sans parler des conséquences sur la baisse de popularité du président de la république.

Les Républicains : une droite conservatrice et étriquée (Chatel)

Les Républicains : une  droite conservatrice et étriquée  (Chatel)

 

 

L’ancien président du conseil national des Républicains quitte la vie politique et en profite pour condamner la dérive ultra droitière de son parti.  L’année 2017 aura laissé des traces à droite. Après que l’affaire Fillon a terriblement handicapé les campagnes présidentielle et législative des Républicains, et que l’élection de Macron a contribué à fracturer le parti de Vaugirard, la famille peine à se ressouder. En témoigne l’exclusion des «Constructifs» pro-gouvernement. Mais aussi la décision de Luc Chatel de quitter la vie politique, comme il l’a annoncé dans une interview au magazine Le Point paru cette semaine. «La politique est une passion, mais j’ai commencé ma carrière dans l’entreprise et je suis, avant tout, un homme d’entreprise. Et puis on a changé d’époque, les carrières politiques à vie, c’est fini!», justifie l’ancien ministre de l’Éducation nationale.

Dans une interview au Figaro au mois de mai, l’ancien député de Haute-Marne avait déjà ouvert la porte à cette retraite, en affirmant qu’il avait «pris la décision de ne pas (se) représenter aux élections législatives». Ainsi, le désormais ex-président du conseil national de LR ne se gêne plus pour critiquer vertement sa famille politique. «La droite gagne quand elle est moderne et généreuse, quand elle est ouverte. Elle ne gagne pas quand elle est conservatrice et étriquée. Or, aujourd’hui, la droite est conservatrice et étriquée.

Même s’il assure que son ressenti relève «moins d’un enjeu de personne que d’offre politique», Luc Chatel s’en prend violemment à Laurent Wauquiez, qui est pressenti pour devenir le prochain président des Républicains. «Si la droite a perdu, c’est parce qu’elle s’est asséchée, recroquevillée. Et aujourd’hui, la pensée de la droite m’inquiète. Elle semble avoir perdu sa boussole», s’alarme-t-il. «La droite n’a jamais gagné en épousant le discours de l’extrême gauche. (…) D’un grand mouvement d’opposition, on attend une vision, un projet, et non ce mauvais feuilleton en noir et blanc façon politburo!», peste-t-il, citant notamment le rapport à la mondialisation, au Code du travail, ou encore l’opposition entre les élites et le peuple.

La guerre à droite entre LR et « constructifs »

La guerre à droite entre LR et « constructifs »

 

La guerre s’intensifie entre les Républicains historiques « constructifs »  à l’occasion de la désignation du questeur dont le poste revient à l’opposition. Il faut dire que les républicains n’avaient pas choisi candidat particulièrement rassembleur. Le choix s’était porté sur Éric Ciotti  dont  la posture radicale contre le gouvernement est bien connue et aussi pour ses positions proches du Front national. Du coup le groupe des constructifs ont  présenté un candidat qui a été élu contre Ciotti.  Par tradition depuis 1973, les deux premiers postes de questeurs, chargés des services financiers et administratifs à l’Assemblée, sont réservés au groupe majoritaire et le troisième revient au groupe de l’opposition le plus important, en l’occurrence celui des Républicains. Le groupe LR avait désigné mercredi matin le député Eric Ciotti, réputé pour son opposition frontale à la nouvelle majorité, pour occuper le poste de troisième questeur. Mais le groupe « Les Constructifs : républicains, UDI, indépendant », qui rassemble 35 députés dont quinze LR « macroncompatibles », ont décidé à la dernière minute de présenter l’un des siens, Thierry Solère. Ce dernier a été élu par 306 voix contre 146 à Eric Ciotti grâce aux voix des groupes La République en marche (LREM) et MoDem. Cette élection a provoqué une vive réaction en séance de la part de Christian Jacob, le président du groupe LR. « Nous venons de rompre avec plus de 50 ans de pratique parlementaire », a-t-il déclaré. « Les droits de l’opposition ont été bafoués comme ils ne l’ont jamais été », a-t-il ajouté. Franck Riester, co-président du groupe Les Constructifs, a affirmé que son groupe s’inscrivait dans l’opposition. « Au contraire, cela a vocation à faire en sorte que les droits de l’opposition soient davantage représentés ». Je me suis présenté pour être le questeur de tous les groupes minoritaires », a déclaré Thierry Solère. Son concurrent Eric Ciotti a pour sa part stigmatisé « ce scandale démocratique et ce hold-up institutionnel qui empêche l’opposition d’exercer son rôle de contre-pouvoir ». Jean-Luc Mélenchon a apporté son soutien au groupe LR.

De nouveaux ministres Républicains pour fracturer la droite

De nouveaux ministres Républicains pour fracturer la droite

 

Macron entend faire exploser le système politique et les partis politiques qui le composent. Il a évidemment réussi avec le parti socialiste non seulement réduit à pas grand-chose mais maintenant condamné à disparaître. Certes la Refondation socialiste est toujours possible mais pour Hamon et les frondeurs l’espace des gauchistes est déjà occupé par les insoumis. Du coup certains anciens socialistes de la gauche radicale pourraient rejoindre Mélenchon. D’autres pourraient essayer de sauver la vieille maison socialiste autour de Hamon, Aubry ou encore Hidalgo, Philippetti et Belkacem. Mais cette vieille maison ne représentera pas grand-chose en termes d’audience. C’est un peu la même problématique pour les sociaux libéraux socialistes. Le terrain qu’ils entendent occuper est déjà largement pris par Macron et son mouvement en marche.  ce qui est certain c’est que ces deux tendances sont devenues complètement incompatibles. Deux groupes parlementaires d’origine socialiste pourraient coexister dans la nouvelle assemblée. Il pourrait en être de même du côté des républicains surtout si Macon réussit une nouvelle manœuvre pour débaucher de nouveaux  responsables de la droite  et en faire des ministres et secrétaires d’État. Il suffirait qu’il recrute  encore trois ou quatre députés des républicains pour encourager la aussi la scission et la création de deux groupes parlementaires non seulement à l’Assemblée nationale mais aussi au Sénat. Chez les républicains aussi les deux grandes tendances deviennent de plus en plus difficilement conciliables. La réalité c’est que certains sont proches de Macron et d’autres proches du Front National. Il y a d’un côté les souverainistes étatistes et de l’autre les libéraux européens.  Il y a les « constructifs », ceux qui veulent accorder la confiance à Edouard Philippe et soutenir la politique d’Emmanuel Macron. On retrouve là des personnalités comme les députés Thierry Solère, Franck Riester, Pierre-Yves Bournazel et le sénateur Jean-Pierre Raffarin. Ce camp « macroncompatible » veut donner sa chance à la nouvelle majorité et soutenir certains de ses projets, telle la réforme du Code du travail. Il y a les tenants d’une ligne « dure » qui ne veulent pas se voir « dilués » dans la majorité présidentielle et qui souhaitent s’opposer au gouvernement et ne voteront pas la confiance à Edouard Philippe, lui-même issu des rangs LR. = – le remaniement attendu du gouvernement pourrait être une bonne occasion pour Emmanuel Macron de « séduire » de nouvelles personnalités LR -, et de faire éclater la droite.

 

Droite : lourde défaite avant explosion

Droite : lourde défaite avant explosion

 

 

Un véritable gâchis pour la droite LR  battue, aux présidentielles puis aux législatives alors qu’elle avait pourtant toutes les raisons de l’emporter avec Jupé. La faute aux divisons internes et notamment aux manœuvres machiavélique de Sarkozy qui a tout fait pour détruite Juppé. Devrait suivre la décomposition, déjà en cours avec ceux qui rejoignent Macron  et deux groupes irréconciliables les progressistes et européens de Raffarin et NKM et autre Bertrand et les réacs de Vauqiez, Morano Ciotti.   Avec environ 22% des voix, selon des résultats non encore définitifs, la coalition LR-UDI peut désormais espérer sauver des décombres une petite centaine se sièges, soit environ deux fois moins que dans l’Assemblée nationale sortante. Un résultat « décevant pour notre famille politique », a concédé le secrétaire général de LR, Bernard Accoyer, sur France 2, tout en soulignant le poids de l’abstention. « Notre électorat ne s’est pas mobilisé, n’est pas allé voter. » Symbole du désarroi qui règne à droite : la deuxième circonscription de Paris, réputée imperdable pour LR, a placé le candidat de La République en marche, Gilles Le Gendre, largement en tête avec 41,55% des voix, selon des résultats provisoires, devant une multitude d’adversaires se réclamant du camp conservateur, Nathalie Kosciusko-Morizet en tête. La semaine de la droite sera également dominée par une question épineuse et potentiellement destructrice pour la droite, celle des consignes à donner dans les circonscriptions où le FN se maintient au second tour. Bernard Accoyer a fait savoir dimanche que la question serait tranchée au cas par cas, à l’occasion d’un bureau politique prévu lundi. Ce débat préfigure ceux qui attendent LR en prévision d’un congrès, prévu à l’automne. Décapités par leur primaire puis par la présidentielle, Les Républicains se chercheront alors un nouveau président parmi les prétendants pressentis – Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et peut-être d’autres encore. Au-delà du choc des personnalités, les dirigeants se préparent à un examen de conscience post-défaites. « Sur la ligne, nous discuterons et nous aurons un compromis nécessairement puisque nous élirons notre prochain président à l’automne », a déclaré Bernard Accoyer dimanche. Depuis la victoire d’Emmanuel Macron, le mois dernier, le clivage s’est dessiné entre les partisans d’une position souple face au nouveau président et les tenants d’une ligne dure finalement idéologiquement proche du FN, pour lesquels aucune concession n’est envisageable.

Les Républicains : un glissement vers l’extrême droite (Darmanin)

Les  Républicains : un glissement vers l’extrême droite (Darmanin)

 

Darmanin(LR), accuse une partie de la droite de dériver « vers l’extrême droite » dans un entretien au Monde publié jeudi, en prenant Laurent Wauquiez pour cible prioritaire. Les déclarations du ministre des Comptes publics, qui a grandi en politique aux côtés de Xavier Bertrand, font écho à celles de l’ex-sarkozyste Frédéric Lefebvre, en partance de son parti d’origine tenu, selon lui, par un « un quarteron de généraux sectaires ». Depuis un mois, la nouvelle donne créée par l’élection d’Emmanuel Macron a ravivé les divisions à droite, les uns jugeant possible de travailler avec le chef de l’Etat, les autres estimant qu’il faut maintenir avec le pouvoir une séparation étanche. « Ceux qui ont choisi d’être ministres d’un chef de gouvernement de droite (Edouard Philippe-NDLR) sont vus comme des traîtres », regrette Gérald Darmanin dans le Monde. « Mais quand M. Wauquiez annonce un meeting avec Sens commun, quand Marion Maréchal-Le Pen dit qu’elle peut travailler avec lui, quand une partie de la droite dérive vers l’extrême droite, il n’y aurait aucun problème. Moi je reste fidèle à mes convictions », ajoute-t-il. « M. Wauquiez a manifestement des accointances avec des thèses qui ne sont pas celles du gaullisme et de la démocratie chrétienne », poursuit le ministre, qui avait soutenu – comme Laurent Wauquiez – Nicolas Sarkozy durant la primaire de la droite, l’an dernier. Ce réquisitoire donne un avant-goût de la lutte pour la reprise en main de LR qui se prépare. Les dirigeants du parti prêtent à Laurent Wauquiez, tenant de la ligne droitière, l’intention de prendre l’appareil pour servir de futures ambitions élyséennes. Mais le président du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes pourrait ne pas être seul sur les rangs. L’ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin avance, dans L’Express de cette semaine, les noms de Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, qui dirigeant respectivement les régions Hauts-de-France et Île-de-France.

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