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« Gilets jaunes » : « ne pas réduire à l’extrême droite »

« Gilets jaunes » : « ne pas réduire  à l’extrême droite »

Eric Charmes, chercheur en études urbaines à l’université de Lyon. Estime que réduire le mouvement des gilets jaunes à l’extrême droite est une caricature. (Interview France info)

 

 

Après la mobilisation du 17 novembre, est-il possible de dresser un portrait-type du « gilet jaune » ?

Eric Charmes : C’est un mouvement hétérogène. Il y a des profils divers et des motivations diverses. Ce sont surtout des personnes qui vivent dans les périphéries des métropoles qui se sont mobilisées. Sur Slate.fr, le journaliste Jean-Laurent Cassely soulignait – à juste titre – que les lieux de rassemblement sont des ronds-points, des parkings de supermarchés et non des places de centre-villes, à la différence d’un mouvement comme Nuit debout, par exemple. Cela dit quelque chose de la sociologie et de la géographie du mouvement.

C’est un mouvement d’habitants des territoires périurbains, des petites villes éloignées des métropoles, là où on n’a pas d’autre choix que d’utiliser la voiture pour se déplacer. Autre observation : ce n’est pas la population la plus pauvre au sein de la population française qui s’est mobilisée. A La Tour-du-Pin, qui est une ville plutôt pauvre, les gens sont venus des villages alentour. Il s’agissait de personnes souvent propriétaires d’une maison, ou train de la rembourser, et qui possèdent au moins une voiture…

Est-ce un mouvement des campagnes contre les villes ?

En parlant avec les participants, on ne remarque pas de discours anti-villes. A La Tour-du-Pin, les gens ne s’expriment pas contre Lyon ou contre les Lyonnais. Ce n’est pas la France périphérique contre la France des métropoles. Paris est la seule ville qui est citée de façon péjorative, parce que Paris incarne l’élite nationale, les riches…

Par ailleurs, il n’y a pas non plus de sentiment anti-écologique. Les gens ne réclament pas l’autorisation de continuer à polluer avec leur diesel. En revanche, ils soulignent le fait que l’Etat disait dans les années 90 et pendant des années que le diesel était meilleur pour l’environnement. Aujourd’hui, on dit que ce n’est plus le cas. Sauf qu’ils n’ont pas forcément les moyens de changer de véhicule…

Quelle place occupe le prix des carburants dans la colère des « gilets jaunes » ? 

Les revendications sont difficiles à saisir car nous ne sommes pas face à un mouvement structuré, porté par des représentations comme des syndicats ou un parti… Ils le disent tous, d’ailleurs : l’augmentation du carburant est finalement un prétexte, la goutte d’eau qui fait déborder le vase, pour exprimer une colère plus générale.

Les discours sont marqués par le sentiment d’injustice. Ce sont des gens qui ont des budgets extrêmement contraints et des fins de mois difficiles, qui peuvent entendre le fait de devoir se serrer la ceinture, mais il faut que la charge soit équitablement répartie. Clairement, il y a le sentiment que ce n’est pas le cas actuellement.

Lorsqu’on parle avec eux, ils disent qu’ils peuvent faire face à quelques centimes d’augmentation sur les carburants, mais ils parlent du coût de la carte grise, de la CSG dans le cas des retraités… Dans ce contexte, ils refusent par exemple de contribuer au renouvellement de la porcelaine de l’Elysée. Cela peut être poujadiste mais ils ont le sentiment réel qu’ils payent pour que les riches s’enrichissent et que les classes moyennes, elles, ne voient rien venir.

Cette révolte semble aussi l’occasion de défendre un mode de vie…

Oui, les « gilets jaunes » se sentent mal perçus ou pas respectés parce que leur mode de vie serait polluant. Dans les commentaires sous les articles des sites d’information, j’ai pu lire l’expression d’un mépris pour une France moche, peuplée de beaufs qui roulent dans des diesels polluants et qui s’enferment dans leurs pavillons pour regarder la télé tous les soirs… Ce mépris-là, il est ressenti et évidemment mal perçu. Cela me rappelle les débats qui ont suivi un dossier sur la « France moche », publié en 2010 par Télérama.

 

 

 

Mais pour rien au monde, les personnes qui se sont mobilisées iraient habiter dans le centre d’une grande ville qui leur semble bien plus pollué que là où elles vivent. « Pourquoi habiter à la campagne nuirait-il à l’environnement ? » se demandent-elles.

Au delà de l’aspect rural, on évoque le concept de « France périphérique »…

L’auteur de cette notion, le géographe Christophe Guilluy, estime que c’est un mouvement qui incarne la « France périphérique ». On peut le constater aussi avec certaines nuances. Christophe Guilluy insiste beaucoup sur la question identitaire. Il assimile la France périphérique à une France blanche, où la pauvreté de Blancs s’opposerait à d’autres. Or, il est question ici de revendications sociales et de pouvoir d’achat. Même si des dérives racistes ont été constatées, ou même si le Rassemblement national est bien ancré dans le mouvement, les « gilets jaunes » ne sont pas une mobilisation identitaire.

Autre réserve, ce n’est pas toute la  »France périphérique » qui était dans la rue. Il s’agit d’une mobilisation de classes moyennes inférieures et de classes populaires. Les gens vous donnent facilement le montant de leur salaire, souvent de l’ordre de 1 400 à 1 500 euros, avec deux enfants …  Les personnes les plus pauvres au sein de la population française n’étaient pas « gilets jaunes ». Mais c’est indéniablement un mouvement qui donne forme à quelque chose au sein de cette France périurbaine.

Quel est le poids des sympathisants du Rassemblement national dans ce mouvement ?

Si je prends l’exemple de La Tour-du-Pin, il s’agit d’une commune qui vote plutôt dans la moyenne nationale. Mais dans les villages alentour, Marine Le Pen a fait plus de 45% au premier tour de la présidentielle en 2017. Donc c’est un contexte, dans les revendications comme dans les populations mobilisées, favorable au RN. Toutefois, il s’agit de zones où l’abstention représente parfois une part très importante. On peut arriver à des ratios où trois personnes sur quatre n’ont pas voté Rassemblement national.

D’autre part, les « gilets jaunes » se disent très apolitiques. Ce qui est peut-être le plus inquiétant, au sens où beaucoup n’y croient plus et n’ont plus confiance dans la politique. Mais on aurait tort de réduire ce mouvement à l’extrême droite. Il est question d’injustice, de difficultés à boucler les fins de mois : leurs voix ne me semblent pas susceptibles d’être exclusivement portées par l’extrême droite et ça ne devrait pas être étranger à la gauche par exemple… Dans les discours, on entend une remise en cause d’un système global. Aujourd’hui, il est incarné par Macron mais finalement aussi par Hollande et Sarkozy avant lui.

Comment expliquez-vous le bilan sécuritaire très lourd de la journée du 17 novembre ? 

Ces violences sont importantes mais on aurait tort de réduire le mouvement les « gilets jaunes » à ces incidents. C’est une mobilisation où des gens se mettent autour de ronds-points, sur la route en tout cas, avec des voitures. En face, d’autres gens peuvent être énervés parce qu’ils perdent du temps ou tout simplement parce qu’ils ne partagent pas les revendications du mouvement… Mais la voiture, c’est dangereux et ça peut tuer…

Par ailleurs, de nombreux rassemblements n’étaient pas encadrés. Leur spontanéité a pu créer des situations qui sont objectivement dangereuses. Tout cela est à prendre en compte, indépendamment du fait qu’il y ait aussi eu des éléments radicaux prêts à en découdre.

Municipales Marseille : la droite en tête

Municipales  Marseille : la droite en tête

 

D’après un sondage Elabe la droite est en tête. Pour 55 % des Marseillais, Martine Vassal, qui vient de prendre la présidence de la métropole Aix-Marseille Provence avec le soutien appuyé de..Jean-Claude Gaudin, serait la personne idoine pour prendre en main les destinées de la deuxième ville de France. Créditée de 55 %, soit 4 points de plus que sa cote d’image locale, elle gagne du crédit pour sa capacité à gérer la cité phocéenne. Si Jean-Claude Gaudin est désormais concentré sur sa ville, il entend bien préparer le terrain pour assurer sa succession. Positionné comme challenger, avec 43 % de personnes interrogées le percevant comme étant capable de faire un bon maire, Renaud Muselier, président de la Région Sud, est légèrement distancé, mais reste bien placé. Il devance Christophe Castaner (secrétaire d’état aux Relations avec le Parlement et patron du parti présidentiel, LRM), qui ne ferait un bon maire que pour 41 % des Marseillais, au coude à coude avec Jean-Luc Mélenchon (LFI, 40 %) et Samia Ghali (PS, 38 %). Le sondage Elabe montre de fait que quelles que soient les têtes de liste se présentant au scrutin municipal, le candidat étiqueté Les Républicains arriverait en tête, que ce candidat soit Martine Vassal (à 44 %) ou Renaud Muselier (27,5 %). La présidente du Département réaliserait un score supérieur de 6,5 points à celui de l’actuel président de la région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur.  Député des Bouches-du-Rhône, Jean-Luc Mélenchon est certes très connu des Marseillais - 96 % avouent le connaître au moins de nom - mais seuls 40 % d’entre eux considèrent qu’il ferait un bon maire de Marseille, signe qu’il ne rassemble pas toute la gauche. Samia Ghali, pour le PS, qui dispose pourtant d’une bonne image - et qui n’a pas vraiment caché son intérêt pour le scrutin municipal - ne fait pas mieux que Stéphane Ravier (RN) en cas de premier tour favorable aux Républicains. La sénatrice (socialiste) des Bouches-du-Rhône est créditée de 14,5 % des voix si Martine Vassal arrive en tête et de 16 % si c’est Renaud Muselier. Quant au conseiller régional et sénateur RN, il oscille, dans la même configuration, entre 15 % et 16,5 %. 

Sondage Droite : Juppé et Sarkozy nettement devant Wauquiez

Sondage Droite : Juppé et Sarkozy nettement devant Wauquiez

Nicolas Sarkozy et Alain Juppé sont les deux personnalités incarnant le mieux la droite pour près de six Français sur dix, loin devant Laurent Wauquiez, selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche, publié dimanche 9 septembre. L’ancien chef de l’Etat et le maire de Bordeaux, tous deux en retrait de la scène politique nationale, incarnent la droite pour 58% des sondés. Les sympathisants de droite placent Nicolas Sarkozy (83%) largement en tête, toujours devant Alain Juppé (68%). Bien que chef de file du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez n’incarne la droite que pour 41% des personnes interrogées et 57% des sympathisants de droite. Laurent Wauquiez est devancé par Xavier Bertrand (52% des Français), Valérie Pécresse (46%), Edouard Philippe (46%) et Marine Le Pen (42%). Il est à égalité avec Nicolas Dupont-Aignan (41%).

 

Sondage réalisé les 6 et 7 septembre en ligne auprès d’un échantillon de 1 005 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Macron : virage à droite confirmé

Macron : virage à droite confirmé

 

D’une certaine manière c’est un coup de massue pour nombre d’électeurs de gauche ayant voté Macron qui espéraient un virage de Macron, un rééquilibrage de sa politique. Pas de virage au contraire, une confirmation avec un habillage verbal creux, confus et contradictoire. En clair Macron veut réduire l’ampleur de la protection sociale et responsabiliser les bénéficiaires (en clair payer davantage). L’exemple le plus significatif concerne les pensions de réversion dont la suppression est une  rumeur pour Macron. Pourtant, le chef de l’Etat a indiqué que la réforme ne concernerait pas les bénéficiaires de demain. Sous entendu la reforme concernera les bénéficiaires de demain (notamment les jeunes veuves  85% des veufs) qui auront la malchance perdre leur époux dès 2019.  Avec une dialectique aussi floue que celle de français Hollande, Macron en fait a confirmé son virage à droite en tentant d’apaiser les mécontentements et les colères qui se traduisent pas des sondages de popularité en berne.  Macron a surtout souligné redressement de l’économie française par rapport à sa situation un an plus tôt. Un redressement d’uen part très fragile et dû pour la plus grande part à l’environnement international.  “Les Français en voient les premiers fruits (…). Mais ce sont seulement les premiers fruits, je suis parfaitement conscient du décalage entre l’ampleur des réformes engagées et le résultat ressenti”, a-t-il expliqué, alors que les sondages montrent une nette érosion de sa popularité. Justement parce que les fruits sont particulièrement rares et que le chois a été de favoriser les plus riches.  Le président a déclaré qu’il continuerait à creuser le même sillon libéral, en privilégiant le renforcement de l’économie. “La force de notre économie, quand nous l’aurons pleinement retrouvée, c’est le socle même de notre projet de société. Bref le businesse comme valeurs premières de la république.  Emmanuel Macron a donc défendu des premiers choix fiscaux diversement appréciés dans l’opinion – la réforme de la fiscalité du capital et de l’ISF – en répétant qu’ils visaient à renforcer la capacité productive en soutenant les entreprises. “Une politique pour les entreprises, ce n’est pas une politique pour les riches !”, a-t-il dit. “La création de richesses, la prospérité d’une nation, sont le socle de tout projet de justice et d’équité.” “Si l’on veut partager le gâteau, la première condition c’est qu’il y ait un gâteau, et ce sont les entreprises (…) les producteurs, qui font ce gâteau et personne d’autre.” Il a annoncé que l’Etat ferait “des choix forts et courageux” pour maîtriser la dépense publique et soutenir la politique de baisse de la fiscalité. Macron a aussi annoncé une nouvelle réforme de l’assurance chômage et confirmé  “Le projet de loi ‘Avenir professionnel’ sera modifié en ce sens dans les prochains jours. (…) Ces règles seront négociées dans les prochains mois par les partenaires sociaux afin qu’une telle réforme puisse entrer en vigueur au printemps 2019.” Pour Emmanuel Macron, “la priorité de l’année qui vient est simple : nous devons construire l’Etat-providence du XXIe siècle”. “Un Etat-providence émancipateur, universel, efficace, responsabilisant.”

Macron est-il de droite……ou de droite ?

Macron  est-il de droite……ou de droite ?

 

 

C’est le débat quasi philosophique qui agite les analystes politiques. De toute évidence, Macron a été élu par la gauche au premier tour et par les antis Le Pen au second. Macron a été le conseiller d’un président de gauche, ministre dans un gouvernement de gauche. C’est grâce à ce tremplin qu’il réussi à conquérir le pouvoir. Les voix de gauche ont été prépondérantes, pour preuve le pauvre Hamon, candidat officiel du PS, qui n’a recueilli que 6% des voix, les autres se portant essentiellement sur Macron, d’autres sur Mélenchon. Mais pour sa première année de mandat, Macron a décidé de reformer tous azimuts même sans concertation et sans négociation. Il a fait de la libéralisation de l’économie sa priorité. Pour cela il n’a pas caché de prioriser les intérêts des plus aisés. La priorité aux entreprises lourdement handicapés par la fiscalité se discutait difficilement par contre les avantage consentis aux rentiers sont plus discutables. Pour parler clair, Macron a fait une politique de droite que les partis de droite n’ont jamais osé eux-mêmes. D’où sans doute l’absence totale d’espace politique pour les Républicains et Vauquiez en particulier. Même le FN est un peu sonné par ce président qui ose tout même lors de ses rencontres avec des chefs d’Etat étrangers. Malheureusement cette activisme diplomatique donne peu de résultats, témoin son échec total avec Trump mais aussi celui qui se prépare avec Merkel sur la réforme de l’a zone Europe. Du coup, il faut se rabattre sir les résultats intérieurs qui demeurent d’ailleurs très fragiles. Le problème évidemment c’est Macron doit être jugé surtout sur la croissance qui  pourrait être hypothéqué d’une  part par uen léger tassement international et par un climat social intérieur délétère. Dans ce domaine la radicalité de Macron s’oppose  celle des syndicats gauchistes. Macron marche même sur le ventre des syndicats réformistes et même sur celui du parlement. La gouvernance jupitérienne s’accommode mal d’une intermédiation. Un concept très proche de l’extrême droite. Ça commence un peu à ruer dans les brancards des godillots d’en Marche dont certains réclament un sérieux rééquilibrage de la politique au profit du social. Mais le monarque républicain est dur de l’oreille gauche. Utile lors des phases d’élections mais bouchée quand on assume uen politique de droite. Une politique en plus complètement assumée même avec provocation quand on supprime par exemple l’exit tax pour ceux qui s’exilent fiscalement. Du coup la question n’est de savoir si Macron est à gauche ou a droite mais sil est à droite ou même davantage.

Sondage -Macron classé à droite pour 50% des Français

Sondage -Macron classé à droite pour 50% des Français

D’après uen enquête de l’IFOP, les Français  sont 50% à  classer Macron à droite aujourd’hui (25% au centre-droit, 20% à droite et 5% très à droite) contre 33% en mars 2017. A l’époque, un tiers des personnes interrogées positionnaient En Marche au centre ; ils ne sont plus que 21%. « APL, hausse de la CSG pour les retraités, mesures perçues comme étant anti-fonctionnaires… Il y a cette petite musique que la politique menée ne serait pas juste, ce qui est un totem à gauche », analyse Frédéric Dabi, le directeur général adjoint de l’Ifop. Selon lui, c’est « ce qui a fait déplacer ce centre de gravité ». « Par rapport à son équation électorale, on est passé d’une coloration de gauche et du centre à une politique économique et sociale qui plaît beaucoup aux sympathisants de droite », explique le sondeur.  Dans le baromètre Ifop pour le JDD du mois de mars, Emmanuel Macron a perdu 12 points de popularité chez les sympathisants socialistes, 4 chez ceux de la France insoumise et 6 au Modem par rapport au mois précédent.  Mais au sein du parti majoritaire, des interrogations se font sentir. « Il faut que l’on travaille mieux sur l’identité politique qui est la nôtre », estime pour sa part un cadre du groupe parlementaire de La République en marche. « On a beaucoup d’experts ; mais l’addition d’expertise n’a jamais fait une identité politique », complète ce dernier.

 

Elections Italie : à droite toute ?

Elections Italie : à droite toute ?

Sur le plan idéologique, l’Italie pourraiat connaître un recentrage nettement à droite. Le centre droit pourra obtenir le pouvoir avec des alliances qui seront soit c avec les populistes très ambigus du mouvement 5 étoiles soit avec la droite dure.  Le recentrage est aussi nombrilique en réaction aux orientations européennes notamment concernant l’immigration ; Il faut reconnaitre que l’Italie est l’une des premières victimes de la politique anarchique d’immigration européenne, l’Italie est abandonnée et doit gérer presque seule cet énorme question. Même la France ferme sa frontière laissant l’Italie dans le plus grand désarroi. De nombreux problèmes internes nourrissent aussi le mécontentement la croissance anémique (mais qui reprend un peu). La croissance est repartie, avec une hausse de 1,4% l’an dernier, la plus forte depuis sept ans, loin cependant des +2,5% de la zone euro. Le chômage, qui atteint 11,1% selon l’Institut national des statistiques, reste également très élevé, particulièrement chez les jeunes (8,7% de chômage de moyenne dans la zone euro). La dette, avec 131,6%, plombe également les comptes du pays. . Trois grands « blocs » arrivent pour l’instant en tête des sondages : le centre-droit, qui réunit notamment Forza Italia de Silvio Berlusconi et la Ligue (38%) ; le centre-gauche, avec le Parti démocrate de l’ancien Premier ministre Mateo Renzi (26%) ; et le Mouvement 5 étoiles (28%) du jeune Luigi Di Maio, populiste et en pleine ascension. Seul le centre-droit semble en mesure de pouvoir obtenir la majorité absolue pour former un gouvernement avec la droite notamment de Silvio Berlusconi.  Le centre-droit (avec notamment Forza Italia de Silvio Berlusconi et la Ligue, nouveau nom de la Ligue du Nord), en tête des sondages, semble être le seul des trois grands blocs (avec le centre-gauche et le populiste Mouvement cinq étoiles) à pouvoir obtenir  la majorité absolue. Mais dans une Italie fragmentée politiquement et fragile économiquement, d’autres scénarios ne sont pas à exclure.

Marseille: alliance entre En marche et la droite ?

Marseille:   alliance entre En marche et la droite ?

C’est la proposition de Muselier, actuel adjoint, a un double objectif stopper l’ascension de Mélenchon et de s’opposer aussi la force non négligeable du Front national. Une proposition qui se heurte cependant à des oppositions au sein de LR et chez les responsables locaux d’En marche. Les uns et les autres voient d’un mauvais œil l’arrivée d’une grosse pointure comme Castaner qui les éliminerait. Renaud Muselier s’est dit prêt à « discuter » avec le parti d’Emmanuel Macron dans la perspective des élections municipales de 2020. « Monsieur Castaner [candidat possible de LREM] était notre adversaire aux dernières régionales, j’ai de bonnes relations avec lui, mais je ne sais pas si c’est la stratégie d’En marche. Par contre, pour le président de la République, au soir des municipales, il faut qu’il additionne des victoires… », a déclaré celui qui a été premier adjoint à la mairie de Marseille entre 1995 et 2008. Pour Renaud Muselier, cette alliance aurait surtout comme but de repousser les extrêmes. « Moi, je ne veux pas des Insoumis et du Front national : à partir de là, on peut discuter », a-t-il continué. Il s’appuie notamment sur un sondage qu’il a commandé à l’Ifop et relayé par Paris Match, dans lequel Jean-Luc Mélenchon arrive en deuxième position avec 21% des voix. Celui qui entretient toujours le suspense quant à sa participation au scrutin est annoncé devant Christophe Castaner (20%) mais derrière le candidat LR. Pour celui-ci, trois hypothèses sont testées : Renaud Muselier obtiendrait 26% tandis que Martine Vassal et Valérie Boyer feraient légèrement moins bien avec 24%.

Sondage Soutien Macron : surtout le centre et la droite

Sondage Soutien Macron : surtout le centre et la droite

 

Emmanuel Macon qui souhaitait être ni de droite,  ni de gauche est en fait  faite de plus en plus soutenu par la droite et le centre tendis que le soutien de la gauche devient très minoritaire. Une baisse dans cette dernière catégorie qui ne cesse de s’accroître. Ainsi dans le dernier sondage Viavoice, les sympathisants de gauche ne sont plus que 27 % à approuver la politique du président de la république en novembre alors qu’ils étaient 34 % en septembre. Par contre,  cette politique est plébiscitée par les sympathisants du centre 91 % à applaudir les orientations du chef de l’État alors qu’ils étaient 86 % en septembre. De la même manière,  Emmanuel Macon progresse aussi à droite passant de 41 % de soutien en septembre à 46 % en novembre. Il semble bien que le président de la république ait  du mal à se défaire d’une image de président des riches. En cause sans doute, le un manque d’équilibrage entre les mesures sociales et les orientations économiques mais aussi une certaine attitude condescendante voir méprisante  à l’égard de ceux qui ne partagent pas son point de vue. Une attitude générale des élites  d’en marche qui ont tendance à mépriser toute (y compris à l’intérieur de leur propre parti). Il faudra sans doute revenir à des conceptions plus démocratiques, moins techno est moins élitistes. Sinon la république en marche prend le risque de ne pas exister localement et d’enregistrer  une sérieuse claque aux élections locales sans parler des conséquences sur la baisse de popularité du président de la république.

Les Républicains : une droite conservatrice et étriquée (Chatel)

Les Républicains : une  droite conservatrice et étriquée  (Chatel)

 

 

L’ancien président du conseil national des Républicains quitte la vie politique et en profite pour condamner la dérive ultra droitière de son parti.  L’année 2017 aura laissé des traces à droite. Après que l’affaire Fillon a terriblement handicapé les campagnes présidentielle et législative des Républicains, et que l’élection de Macron a contribué à fracturer le parti de Vaugirard, la famille peine à se ressouder. En témoigne l’exclusion des «Constructifs» pro-gouvernement. Mais aussi la décision de Luc Chatel de quitter la vie politique, comme il l’a annoncé dans une interview au magazine Le Point paru cette semaine. «La politique est une passion, mais j’ai commencé ma carrière dans l’entreprise et je suis, avant tout, un homme d’entreprise. Et puis on a changé d’époque, les carrières politiques à vie, c’est fini!», justifie l’ancien ministre de l’Éducation nationale.

Dans une interview au Figaro au mois de mai, l’ancien député de Haute-Marne avait déjà ouvert la porte à cette retraite, en affirmant qu’il avait «pris la décision de ne pas (se) représenter aux élections législatives». Ainsi, le désormais ex-président du conseil national de LR ne se gêne plus pour critiquer vertement sa famille politique. «La droite gagne quand elle est moderne et généreuse, quand elle est ouverte. Elle ne gagne pas quand elle est conservatrice et étriquée. Or, aujourd’hui, la droite est conservatrice et étriquée.

Même s’il assure que son ressenti relève «moins d’un enjeu de personne que d’offre politique», Luc Chatel s’en prend violemment à Laurent Wauquiez, qui est pressenti pour devenir le prochain président des Républicains. «Si la droite a perdu, c’est parce qu’elle s’est asséchée, recroquevillée. Et aujourd’hui, la pensée de la droite m’inquiète. Elle semble avoir perdu sa boussole», s’alarme-t-il. «La droite n’a jamais gagné en épousant le discours de l’extrême gauche. (…) D’un grand mouvement d’opposition, on attend une vision, un projet, et non ce mauvais feuilleton en noir et blanc façon politburo!», peste-t-il, citant notamment le rapport à la mondialisation, au Code du travail, ou encore l’opposition entre les élites et le peuple.

La guerre à droite entre LR et « constructifs »

La guerre à droite entre LR et « constructifs »

 

La guerre s’intensifie entre les Républicains historiques « constructifs »  à l’occasion de la désignation du questeur dont le poste revient à l’opposition. Il faut dire que les républicains n’avaient pas choisi candidat particulièrement rassembleur. Le choix s’était porté sur Éric Ciotti  dont  la posture radicale contre le gouvernement est bien connue et aussi pour ses positions proches du Front national. Du coup le groupe des constructifs ont  présenté un candidat qui a été élu contre Ciotti.  Par tradition depuis 1973, les deux premiers postes de questeurs, chargés des services financiers et administratifs à l’Assemblée, sont réservés au groupe majoritaire et le troisième revient au groupe de l’opposition le plus important, en l’occurrence celui des Républicains. Le groupe LR avait désigné mercredi matin le député Eric Ciotti, réputé pour son opposition frontale à la nouvelle majorité, pour occuper le poste de troisième questeur. Mais le groupe « Les Constructifs : républicains, UDI, indépendant », qui rassemble 35 députés dont quinze LR « macroncompatibles », ont décidé à la dernière minute de présenter l’un des siens, Thierry Solère. Ce dernier a été élu par 306 voix contre 146 à Eric Ciotti grâce aux voix des groupes La République en marche (LREM) et MoDem. Cette élection a provoqué une vive réaction en séance de la part de Christian Jacob, le président du groupe LR. « Nous venons de rompre avec plus de 50 ans de pratique parlementaire », a-t-il déclaré. « Les droits de l’opposition ont été bafoués comme ils ne l’ont jamais été », a-t-il ajouté. Franck Riester, co-président du groupe Les Constructifs, a affirmé que son groupe s’inscrivait dans l’opposition. « Au contraire, cela a vocation à faire en sorte que les droits de l’opposition soient davantage représentés ». Je me suis présenté pour être le questeur de tous les groupes minoritaires », a déclaré Thierry Solère. Son concurrent Eric Ciotti a pour sa part stigmatisé « ce scandale démocratique et ce hold-up institutionnel qui empêche l’opposition d’exercer son rôle de contre-pouvoir ». Jean-Luc Mélenchon a apporté son soutien au groupe LR.

De nouveaux ministres Républicains pour fracturer la droite

De nouveaux ministres Républicains pour fracturer la droite

 

Macron entend faire exploser le système politique et les partis politiques qui le composent. Il a évidemment réussi avec le parti socialiste non seulement réduit à pas grand-chose mais maintenant condamné à disparaître. Certes la Refondation socialiste est toujours possible mais pour Hamon et les frondeurs l’espace des gauchistes est déjà occupé par les insoumis. Du coup certains anciens socialistes de la gauche radicale pourraient rejoindre Mélenchon. D’autres pourraient essayer de sauver la vieille maison socialiste autour de Hamon, Aubry ou encore Hidalgo, Philippetti et Belkacem. Mais cette vieille maison ne représentera pas grand-chose en termes d’audience. C’est un peu la même problématique pour les sociaux libéraux socialistes. Le terrain qu’ils entendent occuper est déjà largement pris par Macron et son mouvement en marche.  ce qui est certain c’est que ces deux tendances sont devenues complètement incompatibles. Deux groupes parlementaires d’origine socialiste pourraient coexister dans la nouvelle assemblée. Il pourrait en être de même du côté des républicains surtout si Macon réussit une nouvelle manœuvre pour débaucher de nouveaux  responsables de la droite  et en faire des ministres et secrétaires d’État. Il suffirait qu’il recrute  encore trois ou quatre députés des républicains pour encourager la aussi la scission et la création de deux groupes parlementaires non seulement à l’Assemblée nationale mais aussi au Sénat. Chez les républicains aussi les deux grandes tendances deviennent de plus en plus difficilement conciliables. La réalité c’est que certains sont proches de Macron et d’autres proches du Front National. Il y a d’un côté les souverainistes étatistes et de l’autre les libéraux européens.  Il y a les « constructifs », ceux qui veulent accorder la confiance à Edouard Philippe et soutenir la politique d’Emmanuel Macron. On retrouve là des personnalités comme les députés Thierry Solère, Franck Riester, Pierre-Yves Bournazel et le sénateur Jean-Pierre Raffarin. Ce camp « macroncompatible » veut donner sa chance à la nouvelle majorité et soutenir certains de ses projets, telle la réforme du Code du travail. Il y a les tenants d’une ligne « dure » qui ne veulent pas se voir « dilués » dans la majorité présidentielle et qui souhaitent s’opposer au gouvernement et ne voteront pas la confiance à Edouard Philippe, lui-même issu des rangs LR. = – le remaniement attendu du gouvernement pourrait être une bonne occasion pour Emmanuel Macron de « séduire » de nouvelles personnalités LR -, et de faire éclater la droite.

 

Droite : lourde défaite avant explosion

Droite : lourde défaite avant explosion

 

 

Un véritable gâchis pour la droite LR  battue, aux présidentielles puis aux législatives alors qu’elle avait pourtant toutes les raisons de l’emporter avec Jupé. La faute aux divisons internes et notamment aux manœuvres machiavélique de Sarkozy qui a tout fait pour détruite Juppé. Devrait suivre la décomposition, déjà en cours avec ceux qui rejoignent Macron  et deux groupes irréconciliables les progressistes et européens de Raffarin et NKM et autre Bertrand et les réacs de Vauqiez, Morano Ciotti.   Avec environ 22% des voix, selon des résultats non encore définitifs, la coalition LR-UDI peut désormais espérer sauver des décombres une petite centaine se sièges, soit environ deux fois moins que dans l’Assemblée nationale sortante. Un résultat « décevant pour notre famille politique », a concédé le secrétaire général de LR, Bernard Accoyer, sur France 2, tout en soulignant le poids de l’abstention. « Notre électorat ne s’est pas mobilisé, n’est pas allé voter. » Symbole du désarroi qui règne à droite : la deuxième circonscription de Paris, réputée imperdable pour LR, a placé le candidat de La République en marche, Gilles Le Gendre, largement en tête avec 41,55% des voix, selon des résultats provisoires, devant une multitude d’adversaires se réclamant du camp conservateur, Nathalie Kosciusko-Morizet en tête. La semaine de la droite sera également dominée par une question épineuse et potentiellement destructrice pour la droite, celle des consignes à donner dans les circonscriptions où le FN se maintient au second tour. Bernard Accoyer a fait savoir dimanche que la question serait tranchée au cas par cas, à l’occasion d’un bureau politique prévu lundi. Ce débat préfigure ceux qui attendent LR en prévision d’un congrès, prévu à l’automne. Décapités par leur primaire puis par la présidentielle, Les Républicains se chercheront alors un nouveau président parmi les prétendants pressentis – Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et peut-être d’autres encore. Au-delà du choc des personnalités, les dirigeants se préparent à un examen de conscience post-défaites. « Sur la ligne, nous discuterons et nous aurons un compromis nécessairement puisque nous élirons notre prochain président à l’automne », a déclaré Bernard Accoyer dimanche. Depuis la victoire d’Emmanuel Macron, le mois dernier, le clivage s’est dessiné entre les partisans d’une position souple face au nouveau président et les tenants d’une ligne dure finalement idéologiquement proche du FN, pour lesquels aucune concession n’est envisageable.

Les Républicains : un glissement vers l’extrême droite (Darmanin)

Les  Républicains : un glissement vers l’extrême droite (Darmanin)

 

Darmanin(LR), accuse une partie de la droite de dériver « vers l’extrême droite » dans un entretien au Monde publié jeudi, en prenant Laurent Wauquiez pour cible prioritaire. Les déclarations du ministre des Comptes publics, qui a grandi en politique aux côtés de Xavier Bertrand, font écho à celles de l’ex-sarkozyste Frédéric Lefebvre, en partance de son parti d’origine tenu, selon lui, par un « un quarteron de généraux sectaires ». Depuis un mois, la nouvelle donne créée par l’élection d’Emmanuel Macron a ravivé les divisions à droite, les uns jugeant possible de travailler avec le chef de l’Etat, les autres estimant qu’il faut maintenir avec le pouvoir une séparation étanche. « Ceux qui ont choisi d’être ministres d’un chef de gouvernement de droite (Edouard Philippe-NDLR) sont vus comme des traîtres », regrette Gérald Darmanin dans le Monde. « Mais quand M. Wauquiez annonce un meeting avec Sens commun, quand Marion Maréchal-Le Pen dit qu’elle peut travailler avec lui, quand une partie de la droite dérive vers l’extrême droite, il n’y aurait aucun problème. Moi je reste fidèle à mes convictions », ajoute-t-il. « M. Wauquiez a manifestement des accointances avec des thèses qui ne sont pas celles du gaullisme et de la démocratie chrétienne », poursuit le ministre, qui avait soutenu – comme Laurent Wauquiez – Nicolas Sarkozy durant la primaire de la droite, l’an dernier. Ce réquisitoire donne un avant-goût de la lutte pour la reprise en main de LR qui se prépare. Les dirigeants du parti prêtent à Laurent Wauquiez, tenant de la ligne droitière, l’intention de prendre l’appareil pour servir de futures ambitions élyséennes. Mais le président du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes pourrait ne pas être seul sur les rangs. L’ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin avance, dans L’Express de cette semaine, les noms de Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, qui dirigeant respectivement les régions Hauts-de-France et Île-de-France.

Dépasser les clivages droite-gauche (Edouard Philippe)

Dépasser les clivages droite-gauche (Edouard Philippe)

Le nouveau Premier Ministre  juge « passionnant » de tenter avec Emmanuel Macron le dépassement des clivages politiques traditionnels. « Cela suscite un espoir et un enthousiasme manifeste qui nous obligent », dit-il. « Je dis à tous : n’ayez pas peur. Nous avons l’occasion de dépasser quelque chose qui est bloqué (…) C’était inextricable. Le président a tranché le nœud gordien. » Il regrette que les dirigeants de LR aient choisi, à l’instar de François Baroin et à quelques exceptions près, de s’engager dans une autre voie pour tenter d’imposer en juin une cohabitation à Emmanuel Macron. « Au sein de ce parti, certains souhaitent que le président et le gouvernement réussissent, pour que la France aille mieux dans cinq ans qu’aujourd’hui », dit-il. « D’autres ont choisi une opposition radicale et stérile. C’est leur choix. » « Mon objectif est de donner une majorité au chef de l’Etat. Je ferai donc campagne pour les candidats qui partagent cet objectif », ajoute le Premier ministre. Edouard Philippe annonce par ailleurs qu’il présentera au prochain conseil des ministres une méthode de travail pour le gouvernement, dont les membres devront faire montre d’une « parfaite loyauté » une fois passé le temps de la discussion. Il assume aussi la volonté de verrouiller la communication gouvernementale montrée par Emmanuel Macron et ses ministres. « Il y a une volonté de maîtriser la communication, de ne pas nourrir un bavardage permanent », explique-t-il. « Dans la phase préparatoire d’un projet, personne n’a vocation à exposer sur la place publique des positions qui ne sont pas arbitrées. » Un changement net de politique de communication par rapport aux contradictions des membres du gouvernement de François Hollande.

Nouveau gouvernement : l’économie à droite, la poésie à gauche

Nouveau gouvernement : l’économie à droite, la poésie à gauche

 

Une vision évidemment un peu caricaturale de la composition du gouvernement. Force cependant est de constater que les trois principaux postes stratégiques à savoir le Premier ministre,  le ministre de l’économie et le ministre du budget  viennent de la droite et qu’ils auront en charge le redressement économique notamment la croissance et la gestion des finances. Le centre et la gauche, se déploient sur des ministères davantage sociétaux. D’une certaine manière c’est une garantie de sérieux, mieux vaut en effet confier sa bourse à des experts certes un peu tristounets comme Lemaire qu’à de brillants verbeux de la gauche comme Sapin (l’inventeur de l’inversion de la courbe du chômage !).  Edouard Philippe, ancien rocardien est un proche d’Alain Juppé, Gérald Darmanin, jeune maire de Tourcoing (34 ans) a lui été porte-parole de Nicolas Sarkozy de septembre 2014 à 2015. Il est surtout un proche de Xavier Bertrand, Il est considéré il était considéré comme la valeur montante à droite. Gérald Darmanin est lui issu d’un milieu populaire. Sa mère est femme de ménage, son père exploite un bar. Néanmoins en août 2015, il parlait aussi d’Emmanuel Macron comme  »d’un garçon intelligent qui a compris ce qu’était le problème du pays, c’est-à-dire un Code du travail rigide, une fiscalité trop importante. Et il veut libéraliser l’économie. On ne peut être que d’accord avec ça ».

Un gouvernement de droite plus un écolo (la Presse)

Un gouvernement de droite plus un écolo (la Presse)

Un gouvernement de modérés pour la presse avec en plus la surprise Hulot.  Cette équipe de 22 membres autour du Premier ministre Édouard Philippe marque la fin des « années Hollande », à en croire Le Figaro, dont l’éditorial salue l’avènement d’un « gouvernement des modérés ». « Là où l’ancien président cherchait, en vain, d’improbables compromis à gauche, son successeur semble choisir clairement son cap. Et il n’est pas à gauche », écrit Paul-Henri du Limbert dans l’éditorial du quotidien de droite.  »Force est de constater qu’Emmanuel Macron poursuit un élargissement de son territoire politique côté Républicains, mais qu’il n’a pas fait de même avec le PS », confirme Guillaume Goubert dans La Croix. Impression partagée par Libération, qui titre sur un gouvernement « surtout de droite ». « La droite tient la caisse. La gauche fera des poèmes… (…). Ce sont des transfuges de LR qui contrôleront le nerf de la guerre, sous l’autorité d’un Premier ministre de la même origine politique« , constate Laurent Joffrin dans Libé. « Emmanuel Macron a mis en application la recette du chef bordelais Alain Juppé, qui parlait de ‘couper les deux bouts de l’omelette’ pour gouverner, non pas au centre, mais avec la gauche raisonnable et la droite modérée, ou l’inverse si l’on préfère », analyse Bruno Dive dans Sud-Ouest « . Dans Le Parisien, Jean-Marie Montali relève surtout un pari « osé » de la part du chef de l’État, avec « onze membres de ce gouvernement (qui) n’ont aucune expérience politique et ne se sont jamais frottés aux partenaires sociaux ». Cécile Cornudet préfère saluer dans Les Échos le « sens de tacticien » de Macron, « sens des équilibres, et du timing, sens de la surprise et sens du risque ». « Ce n’est plus une ouverture, c’est une saignée ! Fidèle à son engagement de renouvellement, Emmanuel Macron vient de constituer une dream team. De la société civile, du MoDem, du PS, du PRG et des LR : la promesse de faire exploser le système est bien au rendez-vous », assure Yann Marec dans Le Midi libre. En outre, « là où François Hollande avait tenu à l’écart un François Bayrou avide de le rejoindre, là où Jacques Chirac avait fait payer aux balladuriens leur trahison passée, Emmanuel Macron, lui, renvoie l’ascenseur à ceux qui l’ont fait monter sur le podium de l’Élysée », estime Nicolas Beytout dans L’Opinion. Le fait marquant pour les commentateurs reste toutefois l’arrivée de Nicolas Hulot. Selon Patrick Apel-Muller de L’Humanité, « le tableau de chasse est flatteur ». « Emmanuel Macron, pour qui l’écologie n’est qu’un nota bene, a circonvenu Nicolas Hulot, qui devra progressivement ravaler ses ambitions en matière de transition comme sa sensibilité à la solidarité ou à l’égalité », écrit le directeur de la rédaction du quotidien. Nicolas Hulot est la « très bonne nouvelle de ce premier gouvernement de l’ère Macron », pour Daniel Muraz du Courrier picard. L’ancien animateur vedette de l’émission Ushuaïa  »en donne à la fois une excellente image médiatique et vient combler le déficit du président en matière environnementale ». « Hulot est un gros poisson et Macron, ce que l’on savait déjà, une fine gaule. Ce que ni Chirac, ni Sarkozy, ni Hollande n’avaient réussi, Macron l’a fait », note Sébastien Lacroix dans L’Union.

Estrosi, NKM, Solère, Bussereau et vingtaine d’élus de droite pour Macron

Estrosi, NKM, Solère, Bussereau et  vingtaine d’élus de droite pour Macron

 

Pour l’instant Une vingtaine d’élus LR et UDI, dont des juppéistes et lemairistes, ont jugé mardi que leurs familles politiques « doivent répondre à la main tendue » par Emmanuel Macron, qui vient de nommer Premier ministre Edouard Philippe, issu de leurs rangs. Cette nomination « représente un acte politique de portée considérable » et « la droite et le centre doivent prendre la mesure de la transformation politique qui s’opère sous leurs yeux », plaident ces élus, dont Benoist Apparu, Thierry Solère, Fabienne Keller, mais aussi Gérald Darmanin ou Christian Estrosi, dans un communiqué commun. Ils ont été rejoints par NKM et Borloo. D’après en Marche une trentaine d’autres devraient suivre.

Un juppéiste Premier ministre pour couler la droite

 Un  juppéiste Premier ministre pour couler la droite

 

Macro ne fait pas mystère  qu’il veut opérer une vaste recomposition politique dans le pays.  Cela passe par l’éclatement de la gauche et de la droite classique. L’opération peut paraître ambitieuse voir utopique pour autant les circonstances paresse favorable du fait notamment de la grande médiocrité des dirigeants actuels aussi bien des socialistes  que des républicains. À cela il faut surtout ajouter  des éléments essentiels à savoir les courants inconciliables qui traversent aussi bien le parti socialiste que celui des républicains. De ce point de vue les vieux clivages gauche droite sont obsolètes. Les nouveaux clivages s’organisent d’une part autour des souverainistes  étatistes d’une part, des libéraux progressistes d’autre part. D’une certaine manière, on  peut considérer qu’il y a ceux qui rêvent  d’un futur qui ressemble au passé d’y  il y a 50 ans, de l’autre ceux qui se projettent dans le monde de demain. Sorte de résurgence de la querelle des anciens et des modernes. La nomination d’un juppéiste comme premier ministre peut paraître archaïque aux partisans des vieux clivages, elle s’inscrit pourtant dans un paradigme qui bouscule les anciennes visions politiques mais aussi économiques, sociales et surtout culturelles. La nomination du Député Les Républicains (LR) Edouard Philippe participe de cette transformation et constitue une première étape. Sa nomination permet d’illustrer la volonté d’Emmanuel Macron de bâtir un gouvernement qui ne soit ni de droite ni de gauche et aussi de diviser les Républicains. Très attendue, cette nomination fait figure de test pour Emmanuel Macron qui, après s’être faire élire en rassemblant au-delà des partis traditionnels, cherche à obtenir une majorité absolue le 18 juin prochain afin de mettre en oeuvre son train de réformes. Si Emmanuel Macron remporte l’élection présidentielle, « il devra transgresser », soulignait récemment le nouveau premier ministre. « Sortir du face-à-face ancien, culturel, institutionnalisé et confortable de l’opposition droite-gauche pour constituer une majorité d’un nouveau type.

Edouard Philippe « la transgression » pour faire éclater la droite

Edouard Philippe « la transgression » pour faire éclater la droite

 

Macon a déjà réussi son premier pari à savoir,  faire éclater le parti socialiste dont la présence ne pourrait être que symbolique dans la nouvelle assemblée nationale. Observons qu’il il a bien été aidé dans cette tâche par Mélenchon (et par Hamon lui-même !). Reste cependant à faire éclater la droite qui maintient son unité de façade sur un programme minimum où les aspérités de Fillon ont été effacées. Pour l’instant cependant,  aucune figure importante de droite n’est présente dans la liste de candidature du parti de Macron. Pour faire éclater la droite, il se pourrait bien que Macron se décide à choisir comme premier ministre Edouard Philippe, maire LR du Havre, un Juppéiste qui est aussi un ancien socialiste. À cet effet 150 circonscriptions ont été laissé ouvertes à d’éventuels candidats de droite  notamment proche de Juppé. Édouard Philippe espère qu’il sera nommé à Matignon entraînant dans son sillage plusieurs candidats de la droite. Il   a estimé jeudi soir que si Emmanuel Macron choisissait la « transgression » plutôt que la « tradition » en prenant un Premier ministre extérieur à son mouvement,   »Aujourd’hui », a  poursuivi l’ancien de Juppé, « on ne sait pas si le président de la République nouvellement élu va s’installer dans cette forme de tradition (…) ou s’il va transgresser », en s’affranchissant des règles habituelles. « S’il choisit la tradition (…) nous regarderons cela avec respect mais avec distance », a-t-il poursuivi. « S’il transgressait, alors la situation politique serait nouvelle, parce que le fait politique serait nouveau, et je ne vois pas comment on peut répondre par avance à quelque chose qui n’a jamais été proposé », a-t-il ajouté, en se démarquant de la ligne majoritaire de LR.

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