Archive pour le Tag 'militaire'

Le service national : universel, militaire, obligatoire, facultatif , court ou long ?

Le service national : universel, militaire, obligatoire, facultatif , court ou long ?

 

Ce n’est pas l’intervention de Macron lors de son allocution devant la presse de l’Elysée qui va éclairer une question qui devient de plus en plus confuse. Il y a d’abord eu la prise  de position du ministre de la défense, Florence Parly opposée à ce service qui viendrait amputer le budget des armées professionnelles.  .  Le ministre français de l‘Intérieur, Gérard Collomb, a contredit un peu  sa collègue des Armées. Pas sûr cependant  que le fameux service devienne même obligatoire d’après Collomb : «ce  dispositif, appelé à être expérimenté en 2019, n‘aurait probablement “pas un caractère obligatoire au sens où les gendarmes viendraient rechercher les réfractaires”. Pas vraiment militaire mais plutôt sur le mode colonie de vacances : “Le fait que pendant que, pendant une période brève, tous les Français de quelque condition sociale qu‘ils soient se retrouvent ensemble, franchement, c‘est quand même pas mal”, a également dit le ministre de l‘Intérieur. Le dispositif serait dédié aux filles et garçons de 18 à 21 ans sur une période d‘un mois, soit 600.000 à 800.000 jeunes d‘une classe d’âge. “National, obligatoire, universel”, a insisté de son coté  Benjamin Griveaux, qui a refusé de se prononcer sur les modalités techniques, notamment la question de l‘hébergement des jeunes. Autre avis contradictoire : “‘Obligatoire’, je ne sais pas ce que c‘est. Parlons d‘un service universel, un engagement personnel de tous sur le fondement des valeurs de la République”, a déclaré mardi à des journalistes Jean-Jacques Bridey, président (LaRem) de la commission de la Défense de l‘Assemblée. Enfin Macron hier déclaré qu’il pourraiat être éventuellement militaire, éventuellement obligatoire, éventuellement court ou long.   “Ce service n‘est pas un service militaire, même si j‘ai souhaité qu‘on puisse y prévoir l‘ouverture à la chose militaire, c‘est pour cela qu‘il est national, et il est universel parce que je souhaite qu‘il puisse être obligatoire. Sa forme pourra aussi être civique.”“L‘idée n‘est pas que ça dure un an, je pense qu‘aujourd‘hui c‘est autour d‘un trimestre (…). La partie obligatoire elle-même n‘est pas encore finalisée mais je pense que ce sera entre trois et six mois” a indiqué Macron.  Ce service suscite  une perplexité grandissante dans les milieux militaires et éducatifs, notamment en raison des coûts d‘une telle mesure qui pourraient s’élever à plusieurs milliards d‘euros par an. Si l’on se fie si l’on au rapport des  inspections générales qui ont planché sur la question, le service national universel pourrait bien avoir du plomb dans l’aile. Rappelons d’ailleurs d’abord que ces inspections générales surtout composées de hauts  fonctionnaires en fin de carrière qui forcément entretiennent  des relations assez approximatives avec les réalités sociétales. Le principal reproche fait au service national serait son cout évalué autour de 3 milliards par an. Ce coût serait jugé excessif à la fois par les finances mais aussi par les  armées, ministère  qui a tellement peur qu’on ampute encore son budget. Un ministère des armées devenue par ailleurs très corporatiste depuis qu’il n’est composé que de personnels engagés. Pourtant ce coût serait  à mettre en relation avec le cout des dérives sociétales et républicaines constatées dans de nombreuses zones de non-droit, un coup économique mais aussi social qui doit dépasser et de très loin les 3 milliards évoqués. Certes le service national à lui seul ne pourra combler les déficiences civiques de ceux qui vivent en dehors des règles républicaines. Mais il peut contribuer avec l’école, avec la formation permanente avec les familles, avec l’entourage à réinsérer le concept de citoyenneté républicaine chez des jeunes marginaux devenus sauvageons voir délinquants. Le rapport des inspections générales remet en cause d’une certaine façon l’utilité de ce service national réduit à un mois. En cause notamment aussi l’impossibilité de l’internat faute de locaux disponibles (l’armée a déjà vendu nombre de casernes et autres locaux). Un argument très spécieux dans la mesure où dans les dernières années du service obligatoire nombre d’appelés rentraient directement chez eux chaque soir. Il ne manque pas d’équipements sportifs insuffisamment utilisés qui pourraient servir à la formation des appelés. Sur le plan stratégique,  maintenant la professionnalisation d’une grande partie de l’armée est sans doute nécessaire compte tenu de la sophistication des outils de défense. Ceci étant,  la principale menace n’est sans doute plus, ou en tout cas moins, la guerre conventionnelle entre deux pays mais vraisemblablement le développement du terrorisme. Pour preuve 10 000 militaires assurent dans la rue des missions de sûreté qui  pourrait parfaitement être confiées  à des appelés. Pour résumer le rapport des inspections générales souligne surtout les contraintes de cet éventuel service national. « Les positions exprimées à ce jour sur le service universel d’un mois font ressortir d’importantes réserves tenant à la fois au caractère obligatoire de ce service, à l’importance des moyens matériels et humains à mobiliser pour accueillir et encadrer toute une classe d’âge, pendant plusieurs semaines, aux doutes exprimés sur la possibilité d’entretenir un résultat significatif, en un mois, au regard des objectifs affichés », conclut le rapport. Macron a été agacé par ce rapport car il veut maintenir son concept de service universel, promesse de campagne, quitte à en ratatiner complètement le contenu à quelques jours.

Un «parcours citoyen» gnangnan pour remplacer «le service militaire» !!!

Un «parcours citoyen»  gnangnan pour remplacer «le service militaire» !!!

 

 

 

Finalement on a d’abord promis le retour du service militaire puis sa transformation en un mini service national pour finalement sans doute aboutir à un ersatz de parcours citoyen qui n’a plus grand-chose à voir avec l’intention de départ. Le service militaire n’était sans doute pas le moyen idéal pour régler certains aspects de la crise sociétale française mais s’il avait au moins le mérite de permettre l’appropriation de certaines valeurs citoyennes, de permettre le brassage social et accessoirement de permettre de se confronter à l’ordre et la discipline. Au lieu de cela on intégrera quelques enseignements citoyens dans le parcours scolaire. Encore une fois le service militaire ne pourrait être ne peut être considéré comme la solution miracle pour résoudre certains problèmes sociétaux pour autant son existence témoignait de la  nécessité de consacrer temps et disponibilité au service de l’intérêt général et en particulier de la défense. Pas étonnant qu’on abandonne  aussi facilement une proposition pourtant tellement indispensable. En effet la génération qui vient au pouvoir, à commencer  par le président de la république, n’a jamais effectué le moindre service militaire. Dès lors il ne faudra pas s’étonner  de la dégradation des valeurs citoyennes et républicaines chez certains jeunes qui par ailleurs ne bénéficient  pas d’un véritable cadre familial et ont quitté l’école de manière prématurée. C’était pourtant une promesse d’Emmanuel Macron lors de sa campagne électorale. Le « service national » obligatoire d’un mois pour tous les jeunes pourrait finalement ne jamais voir le jour, rapporte ce jeudi France info. Cette proposition pourrait être très largement remaniée et se transformer en un simple « parcours citoyen » obligatoire d’une semaine par an. Il s’agit d’une des pistes étudiées par les députés en charge d’établir un rapport qui sera rendu public à la fin du mois de janvier. Ce « parcours citoyen » s’adresserait aux jeunes de 10 à 16 ans et se déroulerait au sein même des établissements scolaires. Il serait encadré par des enseignants et des volontaires du service civique et se déroulerait en trois étapes. Ce système aurait l’avantage d’être beaucoup moins coûteux pour l’Etat, note France info.

Première étape. Chaque année au collège, une semaine serait consacrée à la défense, à la sécurité, mais aussi aux gestes qui sauvent (comme lors de la Journée d’appel de préparation à la défense), aux droits et devoirs, ou à la mémoire.

Deuxième étape. En classe de seconde au lycée, les élèves participeraient à une immersion « pour favoriser la mixité sociale et les valeurs fraternelles ». Cette immersion s’apparenterait au stage qu’effectuent les élèves en 3e​, mais serait réalisée dans une association.

Troisième étape. La dernière étape, en fin de seconde, serait la délivrance d’un « passeport citoyen » qui permettrait aux jeunes de poursuivre leur engagement après l’âge de 16 ans, mais aussi d’avoir un accès simplifié et moins cher au permis de conduire.

Service militaire obligatoire : les militaires pas favorables

Service militaire obligatoire : les militaires pas favorables

Devant les représentants de l’armée hier Emmanuel Macron qui a rappelé avec autorité qu’il était le chef des armées remettant ainsi à sa place le chef d’état-major de Villiers a réitéré sa décision d’instaurer un service universel obligatoire. Une proposition qui ne semble guère appréciée par les militaires de carrière. En cause, le fait que cela affecterait une partie du budget de l’armée mais aussi un reflexe  corporatiste. Certes la mesure n’est certainement pas gratuite mais on peut certainement se passer des casernes classiques dont beaucoup d’ailleurs ont été vendues en utilisant les équipements collectifs notamment sportifs existants. En outre dans les grandes agglomérations il serait toujours possible de libérer le soir les plus appelés pour éviter d’avoir à les coucher. Notons qu’avant la suppression du service militaire obligatoire c’était déjà une possibilité pour nombre d’appelés. Enfin l’idée générale est de faire adhérer aux valeurs républicaines, à l’effort et à la discipline ce qui ne nécessite pas forcément un encadrement des seuls militaires professionnels. De ce point de vue d’un garde nationale pourrait être sollicité. La promesse d’Emmanuel Macron était de mettre en place un service national d’un mois, obligatoire pour les jeunes, hommes et femmes, âgés de 18 à 21 ans et déclarés « aptes ». Cela représente 600 000 jeunes à former chaque année. L’objectif de ce service national est, selon le Président, de renforcer la cohésion républicaine. Deux mois après l’élection d’Emmanuel Macron et alors que les militaires défilent sur les Champs-Elysées pour le 14-Juillet, la promesse du président de la République est confrontée aux réalités budgétaires et aux réticences des militaires.  Le projet n’est cependant pas enterré par la majorité présidentielle. Certes, le président de la République a omis d’en parler devant le congrès à Versailles au début du mois de juillet mais son Premier ministre s’en est chargé, lors de sa déclaration de politique générale devant les députés. « Le gouvernement mettra en place un nouveau service national conformément aux engagements du président de la République, a assuré Édouard Philippe. La réflexion sur les formes qu’il prendra sera conduite avant la fin de l’année 2017. » 

Macron pour un service militaire obligatoire

Macron pour un service militaire obligatoire

 

Par démagogie en 1997, Chirac  avait supprimé le service militaire.  C’est essentiellement grâce à sa promesse de suppression de ce service militaire et de la fin de la fracture sociale qu’il s’était fait élire en 95. On sait ce qu’il est advenu de la fracture sociale ! Aujourd’hui Emmanuel Macron annonce le retour de ce service mais limité à un mois. Une durée qui paraît cependant un peu courte pour une préparation militaire mais qui constitue cependant une rupture avec la stratégie de professionnalisation totale de la défense. Une stratégie de professionnalisation qui reposait surtout sur la sophistication des armes et des matériels en vue de conflits relativement conventionnels. Or force est de constater que le risque numéro un et devenu le terrorisme aussi bien en France que sur les autres théâtres d’opérations. Pour preuve des milliers de militaires professionnels sont affectés à la surveillance des lieux publics. »C’est là un projet de société majeur, un véritable projet républicain, qui doit permettre à notre démocratie d’être plus unie et d’accroître la résilience de notre société », a ajouté l’ancien banquier de 39 ans, donné favori dans les sondages. Le projet coûterait entre 2 et 3 milliards d’euros par an en régime de croisière. Instauré par la loi Jourdan de 1798, la conscription en France a été officiellement supprimée par le président Jacques Chirac en 1997 qui estimait qu’elle ne répondait « plus aux exigences d’une armée moderne dans un grand pays moderne ». En 2015, un service militaire volontaire a été instauré après les attentats de Charlie Hebdo. Selon un sondage réalisé fin novembre, le rétablissement du service militaire obligatoire est souhaité par 74 % des Français. La mesure figure également dans le programme de Marine Le Pen (Front national), qui préconise un retour progressif d’un service militaire de trois mois minimum et de Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) qui souhaite ouvrir la possibilité d’effectuer un service citoyen obligatoire sous la forme d’un service militaire.

 

Ciotti, défenseur service militaire obligatoire, pistonné pour échapper au sien

Ciotti, défenseur service militaire obligatoire, pistonné pour échapper au sien

 

 Éric Ciotti qui  s’exprime en permanence sur tout , surtout sur rien, vient d’être pris la main dans le sac des fourberies scapinistes politiciennes. L’individu était même candidat à la présidence de la république !  Pour un peu il invoquerait même le secret défense sur cette affaire. Ou pourquoi avec ce nouvel exemple la politique est à ce point discréditée. Ciotti  situait déjà au plan du caniveau ne peut susciter que la nausée en chutant dans les égouts. Le Canard enchaîné rapporte que François Fillon est intervenu, en 1991, pour l’exempter du service militaire. C’est un vieux document exhumé mercredi qui fait tâche. Le Canard enchaîné rapporte comment le député Eric Ciotti a cherché à se soustraire au service militaire quand il avait 25 ans, en 1991. L’information pourrait être anecdotique si le parlementaire ne soutenait pas mordicus son souhait de voir ledit service rétabli. «Une mesure indispensable» pour «restaurer l’autorité républicaine», expliquait ce proche de Nicolas Sarkozy le 3 juillet dernier sur RTL. La suppression du service militaire par Jacques Chirac, «nous en payons un prix très lourd», ajoutait-il. Pourtant, à la fin de son cursus universitaire, le jeune Eric Ciotti, alors attaché parlementaire de Christian Estrosi, a semblé chercher des opportunités pour éviter de servir sous les drapeaux. L’hebdomadaire satirique reproduit une lettre signée par François Fillon, alors député de la Sarthe, à destination du ministre de la Défense de l’époque, Jean-Pierre Chevènement. Las, ce dernier s’apprêtait à quitter le gouvernement et n’a rien pu faire pour exempter le jeune homme.  Qu’importe, Eric Ciotti a réussi à quand même réussi à éviter l’armée. «Ma femme est tombée enceinte. J’ai fait une demande de dispense au titre du soutien de famille et je l’ai obtenue», raconte l’intéressé au Canard enchaîné. Quant à la lettre de François Fillon, il dit ne pas en avoir le souvenir: «Je n’ai pas d’informations sur cette demande (…) Estrosi devait souhaiter me garder avec lui, cela me semble partir d’un bon sentiment». Ajoutant à l’AFP: «Je n’ai bénéficié d’aucun passe-droit, aucune intervention politique n’a été en cause dans cette décision». Qui s’interroge sur l’origine de la fuite du document: «Est-ce le ministre de la Défense qui a ouvert un contrefeu alors que j’attends toujours une réponse sur la violation du confidentiel défense par des journalistes après des entretiens avec le président de la République?»

(Avec le Figaro)

 

Sarkozy redécouvre la priorité de la défense et le service militaire

Sarkozy redécouvre la priorité de la défense et le service militaire

 

Un peu gonflé Sarkozy qui considère que la défense est en situation d’asphyxie financière. Pourtant c’est pendant le quinquennat de l’ancien président de la république que les effectifs de l’armée comme de la police avaient été réduits de substantielle. Notons aussi que l’intervention française en Libye a contribué à faire émerger l’État islamique donc aussi à développer le terrorisme. Dernière découverte celle du service militaire obligatoire. Mais un service militaire qui serait réservé aux désœuvrés et aux chômeurs. Une curieuse conception du pacte républicain qui discrédite une mesure qui s’imposerait pourtant pour faciliter la redécouverte du service et des valeurs de la république Alors que la France est en « état d’urgence à l’intérieur et en guerre à l’extérieur », Nicolas Sarkozy s’alarme de la situation de la défense, qui doit être une « priorité absolue ». Dans une interview à paraître lundi 9 mai dans Le Figaro, le président du parti Les Républicains critique vertement le financement « erratique » du budget de la défense durant le quinquennat de François Hollande. Jugeant que les 32 milliards alloués aux dépenses militaires ne suffisent pas, l’ancien président de la République déclare qu’un « effort sans précédent pour le budget de la défense est indispensable« , alors que l’armée se trouve dans « une situation d’embolie financière gravissime ». « Pour la première fois depuis 1945, la France dispose d’un budget de la défense inférieur à celui de l’Allemagne (34 milliards). Quel symbole ! Cela en dit long sur la perte d’influence de la France, sur les ambitions allemandes et le manque d’ambitions français », s’indigne-t-il dans les pages du quotidien. Alors qu’il n’est pas encore officiellement candidat pour la présidentielle de 2017, Nicolas Sarkozy a fait savoir qu’il prévoyait de porter ce budget à 1,85% du PIB, contre 1,5% aujourd’hui, soit 35 milliards d’euros en 2018 et 41 milliards en 2022. Une augmentation qui représenterait « 32 milliards d’euros cumulés supplémentaires sur l’ensemble du prochain quinquennat ». Son objectif est d’atteindre 2% du PIB en 2025. Nicolas Sarkozy revient également sur l’épineuse question du Service miliaire, supprimé par Jacques Chirac en 1996. L’ancien président constate que chaque année, 100.000 jeunes quittent les bancs de l’Éducation nationale sans diplôme. Il souhaite ainsi que le jour de leurs 18 ans, « ceux qui n’ont pas d’emploi ou qui ne suivent pas de formation devront effectuer un service militaire adapté et obligatoire d’un an« , sur le modèle de ce qui existe en outre-mer. Cinquante mille à soixante mille jeunes pourraient être concernés, pour un coût que Nicolas Sarkozy évalue à 400 millions d’euros. « Ce budget sera prélevé sur celui de l’Éducation nationale et non de la Défense », prévient-il.

 

(Avec RTL)

Luxembourg : un deuxième militaire envoyé au Mali !!!

Luxembourg : un deuxième militaire envoyé au Mali !!!

D’après l’Express le Luxembourg s’apprête à faire un effort sans précédent pour lutter contre le terrorisme en envoyant un deuxième militaire au Mali, ce qui double sa contribution puisqu’ un militaire luxembourgeois participe déjà à la coalition contre le terrorisme. Cette décision du Luxembourg a été prise en vertu de la « clause de solidarité » européenne invoquée par la France au lendemain du 13 novembre. Cet engagement supplémentaire du Luxembourg témoigne bien de l’absence de politique étrangère commune de l’Europe et encore davantage de l’absence de politique de défense. Avec ce geste, le Luxembourg illustre bien la caricature d’union quest l’Europe. Une Europe qui se limite à une simple zone de libre échange, bref une Europe business sans projet politique global et sans dessein. Pourtant le Luxembourg a  montré son dynamisme lorsqu’il s’agit d’attirer le siège des entreprises notamment des multinationales avec des accommodements fiscaux très sulfureux. En clair grâce à des arrangements fiscaux, le Luxembourg autorise nombre d’entreprises à se délocaliser  dans le pays. Une simple boîte aux lettres suffit à légitimer le transfert d’un siège social au Luxembourg. Le pire dans cette affaire c’est que l’Europe  a choisi un président de commission qui est un ancien premier ministre du Luxembourg. Dès lors  il n’est pas étonnant que l’union européenne se désintéresse autant de la lutte contre le terrorisme à l’extérieur des frontières. Cette indigence coupable contribue malheureusement à la venue massive de migrants en Europe. Une contradiction qui ne semble pas affoler les responsables européens et qui constitue un facteur explicatif supplémentaire de la montée du populisme et du nationalisme en Europe. Une Europe-pourtant nécessaire- mais   qui n’a pas montré son efficacité pour relancer la croissance et l’emploi, par ailleurs absente sur le terrain des grands enjeux politiques et sociétaux. L’Europe est aussi victime de la posture de neutralité de l’Allemagne qui elle aussi n’apporte qu’ une contribution ridicule à l’alliance internationale contre le terrorisme. Pour le Luxembourg, pour l’Allemagne,  l’Europe se résume à une zone de business. Le Grand-duché va donc dépêcher ce militaire supplémentaire au sein de la mission de formation de l’UE au Mali, au début de l’année 2016. Il sera conseiller auprès des forces armées maliennes. Ce personnel additionnel « double la présence militaire luxembourgeoise sur place », est-il précisé dans un communiqué ! Sans rire !

Pourquoi pas le rétablissement du service militaire obligatoire ?

Pourquoi pas le rétablissement du service militaire obligatoire ?

De toute évidence le gouvernement -comme l’opposition- tourne autour du pot notamment en voulant élargir les conditions du service civique. Pourtant le rétablissement du service militaire obligatoire devrait s’imposer à plusieurs titres. D’abord parce que la menace militaire a changé de nature et que le terrorisme à l’intérieur à l’extérieur des frontières constitue l’enjeu prioritaire. Les technologies et les armes sophistiquées sont à elles seules insuffisantes pour lutter contre ce nouveau péril. Il faut en effet davantage de personnels au sol. Or les effectifs de l’armée française sont bien insuffisants pour lutter efficacement sur tous les théâtres d’opérations où sont engagées les forces françaises. Ensuite parce que ce service militaire permet de structurer des jeunes au comportement asocial voire contraire aux valeurs républicaines. De ce point de vue la proposition de Claude Bartolone, candidat PS aux élections régionales en Ile-de-France, de créer un service civique obligatoire paraît bien mièvre et de toute façon anticonstitutionnelle. Il faudra en effet une loi. Les propositions de Bartolone apparaissent bien désuète quand il déclare  » Au menu de ce service civique, « un apprentissage des valeurs républicaines, des gestes de premiers secours, du permis de conduire, du Bafa, du brevet d’encadrement sportif… » « En contrepartie, ces jeunes citoyens travailleront dans les lycées, foyers ruraux, associations, résidences pour personnes âgées, entreprises de transport ». Selon lui, cette « véritable fabrique de citoyenneté » coûterait 125 millions d’euros par an. Conçu pour favoriser l’engagement citoyen des jeunes et le brassage social, le service civique a été créé en 2010, par Martin Hirsch, Haut commissaire à la jeunesse sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Selon un sondage OpinionWay/Metronews publié en mars dernier, près de sept Français sur dix se déclarent favorables à un service civique obligatoire.

Hollande met en place un micro service militaire

Hollande met en place un micro service militaire

Encore une  idée qui finit en eau de boudin : le service militaire. En fait les centres d’insertion concerneront 2000 jeunes partir de 2016 autant dire un chiffre ridicule . Il ne s’agit pas d’un vrai service militaire universel, ni d’un mini service mais d’un micro service.  Inspiré d’un modèle développé outre-mer, sept centres de service militaire volontaire (SMV) vont voir le jour d’ici à l’an prochain. « Il y aura trois centres de service militaire volontaire dès cette année qui accueilleront 1.000 jeunes », à Montigny-lès-Metz (Moselle), Brétigny-sur-Orge (Essonne) et « dans le sud de la France dès janvier 2016″, a déclaré François Hollande, précisant que quatre autres centres seront créés en 2016. Ces sept centres du SMV pourront accueillir au total « 2.000 jeunes », a-t-il précisé lors d’une visite d’un établissement public d’insertion de la Défense (Epide) à Alençon. Créés sur le modèle du service militaire adapté de l’outre-mer, ces centres, qui relèveront du ministère de la Défense, recevront des jeunes de 18 à 25 ans pour leur offrir des formations professionnelles liées aux besoins des bassins d’emplois locaux ou des « secteurs en tension » à l’échelle nationale, comme l’hôtellerie et le BTP. Nourris et blanchis, les jeunes porteront l’uniforme et seront encadrés par des militaires. François Hollande a par ailleurs confirmé sa décision de porter de 3.500 à 4.500 par an le nombre de jeunes accueillis dans les Epide, qui relèvent quant à eux du ministère de la Ville en dépit de leur nom. « Deux autres Epide seront créés dans le sud de la France car c’est là qu’il y a les besoins les plus grands », s’ajoutant aux 18 existants, a-t-il par ailleurs annoncé.

Relance du service militaire par Hollande

Relance du service militaire par Hollande

 

Hollande veut relancer le service militaire pour les jeunes en difficulté ( SMA ,service militaire adapté). Pas forcément une mauvaise idée s’il y a effectivement une formation qualifiante qui peut déboucher sur un emploi. Mais la réforme (comme souvent chez Hollande risque de ne pas être à la hauteur de l’enjeu social et culturel).  Il y a peut-être aussi chez Hollande la volonté de dégonfler les statistiques du chômage  Dix-neuf ans après la suspension du service militaire, François Hollande remet donc en place un « service militaire adapté », dit SMA. Le président va ainsi dévoiler les prochains établissements qui accueilleront cette nouvelle forme d’insertion professionnelle, sous encadrement militaire, des jeunes en difficulté. Ces centres seront installés dans des casernes existantes à Montigny-lès-Metz (Moselle), à Brétigny-sur-Orge (Essonne) et une autre dans le Sud-ouest ou dans le Sud de la France, indique Le Parisien.

Hollande opposé au service militaire obligatoire

Hollande opposé au service militaire obligatoire

 

Comme on peut le craindre, le gouvernement risque de prendre des demi-mesures pour lutter contre le terrorisme et au-delà contre l’intégrisme et la violence. En cause sans doute l’insuffisance d’analyse notamment des articulations culturelles, sociales et économiques. Hollande a donc choisi un service civique au rabais qui s’appliquerait à ceux qui le souhaitent. Autrement dit un ersatz de service militaire. On objecte que le coût   de l’ordre de 2 à 3 milliards serait impossible à supporter puisqu’il s’agirait d’incorporer 900 000 jeunes par an. Or pour faire une évaluation pertinente il faudrait prendre en compte les coûts sociaux de la marginalisation de trop nombreux jeunes (coût du chômage, des aides sociales, de la violence, de la délinquance, du trafic de drogue en particulier etc.). Or ce coût est sans doute très supérieur  aux 2 à 3 milliards qu’il faudrait mobiliser pour un nouveau service militaire obligatoire . En Europe, une petite dizaine de pays ont maintenu un service obligatoire qui peut prendre des formes diverses. C’est le cas en Autriche, en Suisse, en Finlande ou encore en Norvège. L’Allemagne, elle, l’a supprimé en 2011.  Les anciens ministres UMP Xavier Bertrand ou François Baroin ont déjà proposé de rétablir un service au nom de la cohésion nationale. Ce dernier suggère ainsi un service de 8 mois rémunéré qui concernerait 250.000 garçons et filles (sur une classe d’âge de totale de 800.000 personnes). Il estime son coût à 4 milliards d’euros par an, à comparer avec les 31 milliards du budget de la Défense.   Dans un rapport au président Sarkozy en 2008, l’ancien ministre de l’Education Luc Ferry estimait, lui, qu’un « service obligatoire et universel », civil ou militaire, coûterait entre 3 et 5 milliards d’euros par an.  Juste avant sa suspension, le service militaire de 10 mois revenait à 1,6 milliard d’euros par an au budget de la Défense, soit 7.800 euros par appelé Son coût avait fortement baissé au cours des années, le nombre d’exemptés était devenu très élevé. En 1996, l’Armée comptait alors 201.500 conscrits sur un effectif total de 573.000 hommes. Aujourd’hui sans appelés, ses effectifs ne sont plus que de 250.000 personnes dont 50.000 civils.  Impossible de revenir en arrière, affirme aujourd’hui Hervé Morin, l’ancien ministre centriste de la Défense du gouvernement Fillon, pourtant hostile à la suspension du service militaire décidée par Jaques Chirac. « La France n’a plus les capacités d’encadrement et d’hébergement qu’elle pouvait avoir en 1996″, assure de son côté Luc Ferry.  De fait, la suspension de la conscription et le passage à une armée professionnelle a contraint la Défense a revoir totalement son organisation. Elle a recruté des spécialistes pour palier la disparition des appelés. Cela a été en particulier le cas au Service de santé des armées (SSA) qui assurait auparavant une partie de son fonctionnement avec près d’un millier d’étudiants en médecine. Elle a également externalisé des tâches, comme la maintenance de certains véhicules ou la surveillance de bâtiments confiées auparavant à des bidasses.   Par ailleurs, aujourd’hui, l’Armée n’a aucun mal à recruter environ 16.000 personnes par an, comme le remarquait en octobre le député PS Jean Launay, rapporteur des crédits de la Défense. Que pourraient faire les militaires de 250.000 à 300.000 nouveaux conscrits ? Elle ne disposerait plus d’assez de sous-officiers pour les encadrer et les former.  D’autant que dans le même temps, la Défense a vendu une partie de son patrimoine immobilier pour abonder son budget. Il n’y aurait plus assez de casernes pour accueillir les appelés. C’est ainsi qu’une dizaine de bases aériennes sur 42 a été fermée. Autre difficulté : rétablir un service militaire obligerait à incorporer aussi bien des filles que des garçons pour respecter le principe d’égalité entre les sexes. Ce qui n’était pas le cas avant 1996. Il faudrait donc prévoir des hébergements adaptés, ce qui renchérirait les coûts. A défaut d’un retour du service militaire obligatoire, François Hollande souhaite développer le service civique. Créé en 2010, ce service consiste en une mission d’intérêt général de 6 à 12 mois dans une collectivité publique ou une association, rémunérée 573 euros par mois. Il concerne aujourd’hui 35.000 jeunes de moins de 26 ans. Pour l’Etat, le coût actuel est de 150 millions d’euros par an.    »Le service civique est une belle idée. Il doit devenir universel. Il sera proposé à tous les jeunes français qui en feront la demande », a-t-il expliqué le 14 janvier sur le Charles-de-Gaulle, réaffirmant ainsi ce qu’il avait évoqué lors des voeux du 31 décembre. Le chef de l’Etat a même fixé comme objectif 150.000 candidats en 2017.  Sauf qu’il paraît bien difficile de trouver 100.000 missions véritablement utiles à proposer aux jeunes. D’autant que le chef de l’Etat prône un service universel mais…. quasiment pas rémunéré ! Avis aux amateurs. Les mauvaises langues pourront également dire que ce service civique constitue une forme déguisée de « traitement social » du chômage des jeunes…et elles n’auront pas tort !

Hollande : retour du service militaire pour réduire le chômage

Hollande : retour du service militaire pour réduire le chômage

 

Encore un nouveau truc après l’emploi aidé, le service civique ou militaire d’abord bénévole mais qui pourrait revenir obligatoire. Une manière de neutraliser jusqu’à 100 000 chômeurs d’ici 2017. En soi le retour du service civique ou militaire ne serait pas nécessairement une mauvaise chose tellement l’école voire certaines  familles ont déserté le terrain civique. Une manière aussi de redonner du crédit au rapport à la loi ou simplement aux règles de vie communes en société. Mais la proposition de Hollande n’est pas sans arrière-pensée. 100 000 jeunes en moins sur les listes de pôle emploi en 2017 pourrait contribuer à afficher des  chiffres s’emploie plus présentables. Lors de la présentation de ses vœux aux Français, le chef de l’État a en effet  proposé un nouveau dispositif basé sur le volontariat dans un premier temps et qui pourrait devenir « obligatoire » par la suite. . Ces missions du «service civique» sont pour François Hollande destinées à renforcer la cohésion nationale autour de la valeur d’engagement. «C’est une vertu pour la nation, c’est ce qui nous rassemble dans une même patrie», a-t-il déclaré, affirmant sa volonté d’élargir le service civique «à tous les jeunes, dans toute leur diversité, tous les jeunes qui en feront la demande». Le président de la République a annoncé à plusieurs reprises une «réforme» sur le sujet. Pour atteindre son objectif de 100.000 contrats par an d’ici à 2017 contre 35.000 actuellement, une vieille promesse de campagne, il envisage de créer une version allégée, plus courte et non indemnisée. Instauré par la loi du 10 mars 2010, le service civique permet à des jeunes de 16 à 25 ans d’effectuer des missions d’intérêt général. Il remplace d’autres dispositifs, comme le «service civil volontaire», instauré après la suppression du service militaire. Sur la base du volontariat, le service civique réalisé dans des collectivités publiques ou des associations agréées par l’État est indemnisé 573 euros net par mois. Il se déroule sur une période de 6 à 12 mois pour une mission d’au moins 24 heures par semaine. Si le service civique peut permettre de valoriser un CV, la Cour des comptes a récemment fustigé le risque de substitution à l’emploi: «Deux missions quasiment identiques sont parfois proposées, pour l’une, sous la forme d’un emploi d’avenir, et pour l’autre, sous la forme d’un engagement de service civique.» François Hollande a déjà précisé en novembre que le nouveau dispositif ne remplacerait pas le système existant mais le compléterait. Il sera plus court, d’une durée de deux ou trois mois, et s’effectuera bénévolement. Enfin, il restera sur la base du volontariat dans un premier temps. Il pourrait par la suite devenir «obligatoire».

Afrique-Burkina Faso : la tentation permanente du coup d’Etat militaire

Afrique-Burkina Faso : la tentation permanente du coup  d’Etat militaire

Cee la maladie de l’Afrique : l’allergie à alternance et la tentation du coup d’Etat militaire. Au Burkina en particulier ;   cette fois encore l’armée est bien  tentée de confisquer le pouvoir et la révolution de la jeunesse. Au départ l’armée à rejoint les manifestations, désormais elle le opprime et les interdit. Plus inquiétante est la suspension de la constitution qui ne se justifiait pas puisque c’est sa remise en cause par Compaoré qui a déclenché les protestations. Mais cette fois la communauté internationale pourrait faire payer cher sa confiscation du pouvoir aux militaires en coupant les vivres au Burkina. L’accalmie n’aura donc  été que de courte durée pour le Burkina Faso. Face à l’appel des partis d’opposition à la mobilisation contre l’armée, celle-ci a répondu par la force.  Des soldats ont pris d’assaut ce dimanche la place de la Nation, place centrale de la capitale et haut-lieu du mouvement de contestation depuis une semaine. Ils sont arrivés à bord de plusieurs pick-up, ont tiré en l’air et ont lancé des grenades lacrymogènes, faisant fuir les manifestants. Les militaires ont ensuite quadrillé et barricadé la place, dont on ne peut pas approcher désormais à moins de 100 mètres. Plus tôt, des coups de feu ont éclaté dans la cour du siège de la radio-télévision burkinabè, à Ouagadougou, où plusieurs milliers de personnes s’étaient rassemblées. Tous les personnels de la radiotélévision ont été évacués, ainsi que les journalistes étrangers. Un jeune Burkinabè a été tué par une « balle perdue », selon l’armée. La chaîne a cessé d’émettre. L’opposition dénonce l’armée d’essayer de « confisquer le pouvoir au peuple », deux jours après la démission de Blaise Compaoré.  La communauté internationale a également condamné l’arrivée de l’armée à la tête du pays. Les Etats-Unis, l’un des principaux alliés du Burkina Faso, ont sommé dimanche « l’armée de transférer immédiatement le pouvoir aux autorités civiles ». La médiation internationale au Burkina, conduite par l’ONU, l’Union africaine et la CDEAO (l’organisation régionale de l’Afrique de l’Ouest) a évoqué une menace de « sanctions » si l’armée continue à vouloir s’imposer. Pour ce petit pays du Sahel, perdre le soutien international et les aides des ONG pourrait envenimer la situation. Dans la soirée, l’Union européenne a appelé le Burkina Faso à respecter les droits fondamentaux. Dans un communiqué, le service pour l’action extérieure de l’UE indique : « Dans un moment crucial pour l’avenir du pays, nous appelons en particulier au sens de la responsabilité de toutes les forces militaires et de sécurité afin qu’elles assurent la sécurité de la population ainsi que les droits fondamentaux des Burkinabés, y compris celui de manifester pacifiquement« . Vers 16h40, les responsables de l’opposition ont rencontré le lieutenant-colonel Isaac Zida, désigné président par l’armée. La réunion a duré une petite heure. Etaient présents le chef de file de l’opposition Zéphirin Diabré, l’ancien ministre des Affaires étrangères Ablassé Ouedraogo, l’ancien président de l’Assemblée nationale devenu opposant Roch Marc Christian Kaboré, et le leader du parti sankariste Bénéwendé Sankara. A noter, la dissidente de l’ex-parti au pouvoir Saran Sérémé, s’est présentée avant le début de la réunion mais elle est sortie de la salle avant qu’elle ne commence, semble-t-il snobée par les autres participants. Dimanche après-midi, elle avait voulu se déclarer nouvelle chef de transition à la télévision nouvelle. Quelques heures plus tard, l’armée a fait une conférence de presse où elle a réaffirmé son engagement à une transition dans la concertation. « Un organe de transition sera mis en place avec toutes les composantes qui seront arrêtées par un large consensus, et dont la durée sera précisé« , selon son communiqué.

 




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