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Covid-19 : suspendre tous les vols avec l’Amérique du Sud et pas seulement avec le Brésil

Covid-19 : suspendre tous les vols avec l’Amérique du Sud et pas seulement avec le Brésil

 

 

Le danger d’un nouveau variant brésilien devrait imposer la fermeture des liaisons aériennes avec toute l’Amérique du Sud

 

Au Brésil on a observé un nouveau variant appeler P1 particulièrement dangereux notamment par sa vitesse de propagation mais surtout par sa létalité. Le variant P1 a été observé pour la première fois à la mi-décembre dans la ville de Manaus, dans la partie brésilienne de la forêt amazonienne. Il se caractérise par les mutations de la protéine Spyke N501Y et E484K, comme les souches britanniques et sud-africaines, ainsi que K417T. Selon la revue médicale MedRxiv , le variant brésilien peut s’avérer jusqu’à 2,5 fois plus contagieux que la souche originelle. Son potentiel de réinfection, soit sa capacité à contaminer des personnes infectées par le passé, est estimé entre 25 à 61%. La diffusion de la pandémie et l’évolution du virus sont largement favorisés par la situation sanitaire économique dramatique du Brésil. Une grande majorité des travailleurs brésiliens ne peuvent en en effet se permettre d’être confinés et de perdre en même temps les maigres ressources financières de leur travail. Un phénomène classique dans les pays pauvres qui se déroule par exemple aussi en ce moment en Inde.

En France on vient tout juste de prendre conscience du danger extrême des nouveau variant observé au Brésil et c’est avec un retard dommageable qu’on a enfin décidé d’annuler les liaisons aériennes avec le Brésil. Le seul problème c’est que le virus brésilien se développe dans toute l’Amérique du Sud et que les mesures d’interdiction devraient donc concerner les liaisons aériennes avec tous ces pays.

Après Covid-19 : retour aux années folles

Après Covid-19 : retour aux années folles

 

Vivrons-nous des années folles, comme ces années 1920 où il s’agissait d’oublier le traumatisme de la Première guerre mondiale ? Par Didier Julienne, Président de Commodities & Resources » (*). (La Tribune)

 

 

Les années folles qui atténuèrent les traumatismes de la Première Guerre mondiale s’épanouirent après le Dadaïsme, cette remise en cause écarta les conventions, la logique, les convenances, la raison, la poésie, la peinture, les littératures qui avaient accompagné la catastrophe de la guerre. Le mouvement jusqu’au-boutisme précéda l’émergence du surréalisme, de l’art déco, de la libération des femmes et la mode garçonne de Chanel, la diffusion du jazz dansé par Joséphine Baker avec la nouveauté du Charleston . Il était contemporain de la diffusion de nouvelles idéologies dont le communisme qui s’incarnait en Russie et, parallèlement, du nouveau dieu étatsunien et de sa vitesse fascinante en tout, y compris dans la rapidité du progrès et notamment dans la modernisation des domiciles avec la radio qui facilita la massification des sensibilités et des opinions.

Mais cette décennie de liberté fut également nommée décadente, une jouissance détraquée de la vie et son art qualifié de dégénéré par des critiques qui se distinguèrent au cours de la Deuxième guerre mondiale.

Parallèle

Le parallèle entre la guerre et la crise de la Covid-19, entre les années folles et notre futur post-vaccinal, est sans doute une exagération de la planète communication. Néanmoins, la pandémie aura des conséquences à long terme pour de nombreux contaminés et à la différence d’une minorité qui aura abusé de fêtes ou restaurants clandestins, parce qu’elle est adepte d’un marché noir de l’anti-distanciation sociale, pour le commun des confinés, la distanciation sociale est un combat, particulièrement pour les plus jeunes. Ils demanderont avec raison que cette période soit suivie de son antithèse, une fusion sociale et la liberté retrouvée, les fêtes, la nuit entre amis, les retrouvailles familiales chacune à leur façon, les voyages pour se mélanger avec des étrangers…

Dans ce futur proche, quel sera l’équivalent de la découverte du jazz dans le Paris des années 1920, quelles seront les nouvelles idéologies, quel sera l’art nouveau, où est son avant-garde ? Subirons-nous une nouvelle influence des États-Unis sur l’Europe comme il y a un siècle, puis pendant les années 1950, ou bien ce prochain soft-power viendra-t-il de l’Est, d’Asie ? Ou encore ni Chine ni États-Unis, cette influence sera-t-elle la nôtre, celle du chez soi, locale, un renouveau des terroirs, un succès du non-globalisme ? Ces années à venir seront-elles lentes, celles d’intellects secs, de croyances religieuses nouvelles ou anachroniques : dieux naturels, saisonniers ou olympiens ? Le freinage brutal des naissances dû la pandémie sera-t-il poursuivi d’une prise de conscience d’une surpopulation mortifère qu’il faut freiner par un malthusianisme généralisé ou bien d’un baby-boom généreux ?

Ne croyons pas que l’avenir sera comme le passé, mais en pire. Espérons plutôt qu’un néo-Dadaïsme réforme la situation de chacun et de la société.

Remise en question omniprésente

À l’échelle individuelle, cette remise en question est déjà omniprésente : avenir, finalité de l’existence et les moyens à mettre en phase avec un projet de vie. Les études ou le métier actuel, qui ont permis de passer au travers de la crise de la Covid-19, sont-ils à abandonner pour éliminer la souffrance post-traumatique de l’épidémie ou bien simplement à adapter, avec le travail à distance ?

L’exemple des soignants est éclairant. La Covid-19 est la crise suraiguë au milieu d’un très long malaise chronique devenu intolérable à cause du manque de reconnaissance, des horaires surchargés, des salaires imparfaits et de l’étouffement de la sur-administration. C’est le combat de trop, celui dont on ne parlera qu’avec pudeur entre anciens camarades de salle de réanimation, entre initiés qui comprendront avec peu de mots les traumatismes, les intubations, la fatigue de la fatigue de voir la mort gagner… Ils sont déjà si nombreux à quitter les métiers de la santé que ces derniers devront faire leur Dadaïsme, se libérer des conventions et des carcans pour retrouver une attractivité.

Deux évolutions évidentes

 

À l’échelle de la société, deux évolutions sont déjà évidentes. Premièrement, minorer le changement climatique. Mais les premières initiatives ne sont pas encourageantes. La bataille de Poitiers commence par tuer le rêve d’enfants icariens, voler, et, par suite, elle nie les possibles progrès tel que celui de l’avion électrique ou à hydrogène. À n’en pas douter cette école de pensée poursuivra d’autres batailles contre la curiosité de l’homme qui le pousse à aller voir au-delà de l’horizon, découvrir les roches de Mars. Cette situation ressemble étrangement à une scène du film Interstellar, celle de la maitresse d’école qui reproche à son élève d’avoir amené à l’école un livre indiquant que l’homme a marché sur la Lune, alors que selon la doxa professorale de cette époque future, cet événement serait une infox étatsunienne construite dans l’unique but de précipiter la chute de l’URSS. Je préfère de loin entendre l’entreprise japonaise Prologium Technology nous indiquer que d’ici la fin 2021 elle produira des batteries de véhicules électriques capables d’une autonomie de 1 .150 km.

Mettre à jour les solidarités stratégiques

Deuxièmement, la pandémie accentue la nécessité d’accélérer la mise à jour des solidarités stratégiques. Au-dessus de chaque État, il est possible de les identifier. Elles sont autant de trajectoires à très long terme auxquelles les administrations et les différents gouvernements qui se succèdent à la tête du pays ne touchent pas parce qu’elles façonnent la relation particulière entre la population et son concept de nation. Elles sont un prélude à la construction politique et au développement économique d’un pays, elles différencient les États les uns des autres, parce qu’elles définissent leurs dépendances, leurs indépendances et leurs interdépendances vis-à-vis notamment de la sécurité, des ressources naturelles, du développement économique, de la santé, de modèle économique…

La première d’entre elles est sans aucun doute l’inspiration première de l’État, dans sa Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, dans sa constitution, ou de par la voie tracée dans la matrice idéologique d’un petit livre rouge. Bref, l’évènement intellectuel qui inspire ou conclut, selon les cas, la guerre de libération ou la révolution qui engendra le premier pouvoir en place. Cette solidarité stratégique intellectuelle et fondatrice est suivie des solidarités stratégiques plus tangibles décidées à des moments historiques ou charnières, telle la fin d’un conflit mondial par exemple.

À sa façon la pandémie du Covid-19 est l’un de ces moments charnières. Certes, elle aura peu de conséquences sur les solidarités stratégiques de pays asiatiques qui ont bien géré la crise parce que le risque pandémique y figurait. Mais son impact majeur sur nos démocraties répond à nos aveuglements. Les menaces extérieures contre l’intégrité du territoire et les populations restaient les solidarités stratégiques primordiales auxquels l’État de droit répondait par la protection de la force. Nos gouvernements ont subitement découvert qu’elles étaient indissociables de souverainetés économiques et sociales dans tous les domaines.

Sans elles, nulle survie des populations sur le territoire national, c’est pourquoi elles sont la ligne de mire de l’immédiat et du long terme ; décisions  qui seront aux rendez-vous des prochains échéances politiques et notamment électorales. Ici, à la différence du passé, la politique de l’incantation et de la communication voyageuse seront irrecevables. Au contraire, une nouvelle direction ambitieuse armée d’une expérience démontrée d’actions fondées sur l’intelligence des situations sera gagnante.

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(*) Didier Julienne anime un blog sur les problématiques industrielles et géopolitiques liées aux marchés des métaux. Il est aussi auteur sur LaTribune.fr.

COVID-19: crise au sommet vers le 20 avril ?

COVID-19: crise au sommet vers le 20 avril ?

Peut-être pour se racheter de la polémique récente avec le gouvernement concernant la situation dramatique des réanimations, l’AP–HP de Martin Hirsch fait le dos rond et rejoint les prévisions du pouvoir sur un pic possible de la crise sanitaire le 20 avril.

En fait, des hypothèses très fragiles si l’on se réfère à tous ceux depuis des semaines voire des mois avait pronostiqué un plateau pour les contaminations et non une troisième vague.

Visiblement Martin Hirsch a voulu se réhabiliter auprès du gouvernement avec des propos relativement rassurants. «L’application de mesures restrictives supplémentaires (…) nous permet, pour la première fois, de projeter un tournant, avec des hypothèses qui restent fragiles», a déclaré le patron d’AP-HP, Martin Hirsch, dans un courriel adressé au personnel.

«L’hypothèse centrale est que la deuxième vague culmine vers le 20 avril, alors qu’en région parisienne, nous aurions un peu moins de 2 000 patients en réanimation», a-t-il déclaré.

En début de mois, juste après que le président Emmanuel Macron a ordonné à la France de procéder à son troisième verrouillage national, le ministre de la Santé Olivier Veran a déclaré que le pic de l’USI, au niveau national, devrait être atteint fin avril.

Les nouvelles infections quotidiennes au COVID-19 en France ont doublé depuis février pour atteindre en moyenne entre 35 000 et 40 000. Le nombre de patients atteints de COVID-19 en soins intensifs atteint un niveau record de 5 705 depuis près d’un an.

Covid-19 Brésil : plus de 4.000 morts en 24 heures !

Covid-19 Brésil : plus de 4.000 morts en 24 heures !

 

4.195 décès enregistrés en 24 heures, un nouveau record, selon le dernier bilan officiel du ministère de la Santé. Ce pays de 212 millions d’habitants est le deuxième le plus endeuillé au monde, après les États-Unis, avec un total de 336.947 décès. Le Brésil est aussi au deuxième rang mondial en termes de contaminations, avec 13.100.580 cas confirmés, 86.979 lors des dernières 24 heures.

La pandémie semble totalement hors de contrôle dans le plus grand pays d’Amérique Latine, où de funestes records sont battus jour après jour depuis plusieurs semaines. En seulement six jours, plus de 15.000 décès ont été recensés en ce mois d’avril au Brésil, avec 2.757 morts par jour en moyenne. Les spécialistes craignent une hécatombe encore pire que celle de mars, quand 66.000 vies avaient été fauchées par le virus, près du double de juillet, le pire mois de l’an dernier.

Les hôpitaux sont saturés dans la plupart des régions. À Sao Paulo, la ville la plus peuplée et la capitale économique du pays, des autobus habituellement réservés au transport scolaire ont commencé à être utilisés pour transporter des cadavres. Les cimetières y sont tellement débordés que des enterrements ont lieu de nuit pour faire face à l’afflux continu de nouveaux corps à inhumer.

Covid-19 France : nouvelle détérioration avec 409 nouveaux décès en 24 heures, 5626 patients en réanimation

Covid-19 France : nouvelle détérioration avec 409 nouveaux décès en 24 heures, 5626 patients en réanimation

8045 nouveaux cas de Covid-19 ont été détectés en 24 heures en France, selon les chiffres publiés mardi, contre 10.793 la veille. Au total, 4.841.308 cas de Covid-19 ont été comptabilisés depuis le début de la pandémie en France.

La pression dans les services de réanimation continue de progresser avec 5626 patients du Covid-19 hospitalisés dans ces services ce mardi, dont 632 admis lors des dernières 24 heures. Les hôpitaux comptaient au total 30.639 malades du Covid-19, dont 2459 hospitalisés lors des dernières 24 heures. Quant au nombre de décès, il s’élève désormais à 97.301, 409 personnes sont mortes en 24 heures à l’hôpital.

Covid-19 : premiers vaccins produits en France, enfin !

Covid-19 : premiers vaccins produits en France, enfin !

 

 

Il aura fallu plus d’un an pour que la France commence à produire elle-même des vaccins et encore sous licence étrangère. Pourtant, le pouvoir avait déclaré l’état de guerre contre le virus. Une drôle de guerre en vérité quand on attend plus d’un an avant de se donner les armes de lutte nécessaire. Un peu comme si en cas de guerre militaire on attendait la fourniture de munitions par l’étranger. Il faut dire que l’utilisation du concept de guerre sanitaire est sans doute assez inapproprié et cela d’autant plus que ceux qui sont supposés la mener n’ont jamais fait le moindre service militaire à commencer par le chef de l’État !

 

Un fait confirmé dans le livre de Béatrice Houchard Le Fait du prince: petits et grands caprices des présidents de la Ve République:

«Quant à Emmanuel Macron, né en 1977, il aurait pu faire son service militaire s’il avait vraiment insisté, mais il faisait partie de la dernière classe avant la mise en place de l’armée de métier, décidée dès 1995 par Jacques Chirac. Et il n’insista pas pour porter l’uniforme.»

La production de vaccins en France contre le Covid-19 doit démarrer mercredi, chez un sous-traitant français Delpharm, a-t-on appris lundi auprès du ministère français de l’Economie et des Finances, confirmant des informations de presse.

« La production doit commencer cette semaine, en l’occurrence mercredi chez Delpharm, dans son usine de Saint-Rémy-sur-Avre (Eure-et-Loir, nord-ouest de la France), pour (le compte du laboratoire allemand) BioNTech », partenaire de l’américain Pfizer, a indiqué Bercy à l’AFP.

« Quand on met tout ça bout à bout, on est sur au moins 250 millions de doses qui sortiront des sites français d’ici à la fin de l’année, en cumulé », a indiqué Bercy.

Un chiffre qui ne comprend pas le vaccin mis au point par Sanofi, espéré pour le second semestre, si les essais cliniques s’avèrent concluants.

Covid-19 : contaminés, hospitalisés et réanimés toujours en hausse

Covid-19 : contaminés, hospitalisés et  réanimés  toujours en hausse

 

Les chiffres clés de l’épidémie de coronavirus étaient toujours à la hausse dimanche 4 avril, avec plus de 5300 malades en réanimation, selon les données des autorités sanitaires.

On comptait 5341 personnes (contre 5273 samedi) dans les services de réanimation, qui traitent les formes les plus graves de la maladie. Il y a eu 3109 nouvelles admissions en une semaine, selon les chiffres de Santé publique France.

Dans ce domaine, la troisième vague de l’épidémie a dépassé lundi dernier le pic de la deuxième, qui était de 4903 malades dans les services de soins critiques à la mi-novembre.

Le nombre d’hospitalisations est toujours à la hausse, avec 13.717 patients traités pour le Covid-19, ces sept derniers jours, dont 3109 en soins critiques.

Concernant les contaminations, le taux de positivité sur les sept derniers jours, qui mesure le pourcentage de personnes positives au Covid-19 sur l’ensemble des personnes testées, s’établit à 7,8%.

La maladie a tué 96.678 personnes, depuis le début de l’épidémie en mars 2020, dont 70.602 à l’hôpital (+185 en 24 heures).

Selon les autorités sanitaires, plus de 9,2 millions de personnes ont reçu au moins une injection d’un vaccin contre le Covid-19 et plus de 3 millions de personnes ont reçu 2 doses.

Covid-19: autotests disponibles enfin le 12 avril

Covid-19: autotests disponibles enfin le 12 avril

Alors que dans nombre de pays les autotest sont à disposition des usgers depuis déjà longtemps y compris dans les supermarchés, la France accuse encore un retard et ce n’est que le 12 avril que les autos tests seront vendus aux particuliers mais seulement dans les pharmacies.

 «A partir du 12 avril, les pharmacies pourront vendre des autotests à ceux qui souhaitent en acheter», a précisé le ministre, dans cet entretien diffusé en direct sur Facebook. «Ce sera un complément utile» par rapport aux autres méthodes, a souligné le ministre. Olivier Véran a précisé que ces autotests, étant «un produit de santé» ne seraient pas disponibles en grande surface car ils devaient être vendus par des professionnels de santé, capables d’expliquer leur fonctionnement.

La Haute autorité de Santé (HAS) a donné son feu vert au déploiement de ces autotests, mais dans son avis publié le 16 mars, elle précise que tout autotest positif doit ensuite faire l’objet d’une confirmation par test RT-PCR, notamment pour pouvoir le comptabiliser comme cas positif et pour caractériser un éventuel variant.

Le reconfinement COVID-19 : la croissance remise en cause

Le reconfinement COVID-19 : la croissance remise en cause

Le ministre de l’économie prend les devants et considère qu’avec les nouvelles mesures restrictives la croissance pourrait être mise en cause. En fait,  la France pourrait voir sa perspective de croissance de 6 % divisée par deux. Tout dépendra en effet de la durée du nouveau confinement. Le chef de l’État a annoncé une durée de quatre semaines mais qui pourrait durer au moins le double voire jusqu’au congés d’été.

«Ces mesures auront un impact sur la croissance économique en 2021. Nous sommes en train de l’évaluer. Il y aura une nouvelle évaluation dans les prochains jours », a déclaré Le Maire à la télévision CNews lorsqu’on lui a demandé s’il s’en tenait à l’objectif de croissance économique du gouvernement pour cette année. Il prévoit une croissance de 6% pour 2021.

Le Maire a rappelé que les nouvelles mesures de verrouillage forceraient la fermeture temporaire de 150 000 entreprises pour un coût de 11 milliards d’euros par mois.

Le Maire a réitéré ses appels à l’Union européenne pour accélérer la mise en œuvre de son plan de relance économique.

«L’Europe doit comprendre que nous devons aller vite et que les fonds de relance promis aux citoyens européens doivent désormais arriver dans les États membres … En 2022 ou 2023, il sera trop tard. Les Chinois et les Américains seront en avance sur nous », a-t-il déclaré.

Bien que le bloc des 27 pays ait accepté le fonds de relance historique l’été dernier, les gouvernements de l’UE continuent de soumettre des plans détaillés sur la manière dont ils envisagent de dépenser l’argent du fonds, que beaucoup doivent encore ratifier. Pendant ce temps-là les États-Unis accélèrent la cadence des plans de soutien à l’économie avec encore récemment un plan destiné soutien des infrastructures de 2000 milliards s’ajoutant un autre récent plan de 3000 milliards. Les États-Unis auront engagé des plans de 7 à 8000 milliards tandis que l’Europe est encore embourbée dans les procédures de son mini plan de 750 milliards.

Covid-19 : indicateurs encore en hausse

Covid-19 : indicateurs encore en hausse

La France compte 28 581 personnes hospitalisées pour une infection au Sars-CoV-2, dont 5 109 en réanimation, selon les dernières données publiées par Santé publique France (SPF) jeudi 1er avril. Au total, 480 malades sont entrés en réanimation ces dernières 24 heures (ils étaient 408 il y a une semaine) et on compte 2 035 nouvelles hospitalisations (contre 1 860 il y a une semaine). Par ailleurs, 313 personnes sont mortes en 24 heures à l’hôpital, contre 225 il y a une semaine, rapporte SPF. Notons que santé publique France ne publie plus le nombre de contaminés qui a largement franchi la barre des 50 000 par jour.

COVID-19: MACRON VEUT SURTOUT NE PAS EMPLOYER LE MOT CONFINEMENT

COVID-19: MACRON VEUT SURTOUT NE PAS EMPLOYER LE MOT CONFINEMENT

 

DEVANT LA MONTÉE SPECTACULAIRE DE LA TROISIÈME PHASE QUI DÉPASSE MAINTENANT LA SECONDE, MACRON VA ÊTRE CONTRAINT DE PRENDRE DES MESURES DE TYPE RECONFINEMENT MAIS SURTOUT SANS DIRE LE MOT. RECONFINEMENT EST EN EFFET DANS LE VOCABULAIRE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE COMPLÈTEMENT TABOU. IL VA DONC IMPOSER DES MESURES RESTRICTIVES DANS LES ZONES LES PLUS TOUCHÉES NOTAMMENT EN RÉGION PARISIENNE MAIS EN AFFIRMANT AVEC FORCE QU’IL NE S’AGIT SURTOUT PAS D ‘UN RECONFINEMENT.

 

Un exercice d’équilibriste ou d’en  même temps dont il sera difficile de persuader l’opinion.

La France a dépassé ce mardi la barre des 5000 personnes en réanimation, avec 5072 patients actuellement en soins intensifs dans l’ensemble des hôpitaux français. Ce niveau d’occupation des lits n’avait pas été atteint depuis un an. 5056 personnes se trouvaient ainsi en réanimation le 30 mars 2020.

L’Hexagone compte également 28.510 personnes hospitalisées, avec 2579 nouvelles admissions qui ont été comptabilisées en 24 heures.

Le nombre de personnes testées positives entre lundi et mardi, 30.702, déjà particulièrement haut, est sous-évalué en raison d’une erreur technique. Il se situerait plutôt autour de 40.000 nouvelles contaminations en 24 heures.

Covid-19: des classes fermées et moins d’élèves

Covid-19: des classes fermées et moins d’élèves

Le ministère de l’éducation tente de rassurer en indiquant que de l’ordre de 4000 classes étaient fermées lundi sur plus de 500 000. Soit Moins de 1 % des classes d’écoles, collèges et lycées qui seraient fermées en ce début de semaine.  Ce que n’indique pas par contre le ministère , c’est que la participation des élèves s’affaiblit de plus en plus par crainte de contamination dans les familles.

Chaque classe ferme désormais dès qu’un cas de Covid positif est repéré chez un élève, contre trois auparavant.  Le problème  est que les moyens ne sont pas mis en œuvre pour déceler tous les élèves. Or dans la majorité des cas les élèves sont porteurs du virus mais asymptomatiques. Il constitue donc un vecteur de propagation de la pandémie. Ce qui est en jeu derrière la fermeture ou pas des écoles c’est surtout le problème de la garde des enfants. La fermeture des écoles porterait un coup à l’économie du fait que les parents ne pourraient plus travailler. Le débat sanitaire  se heurte la particulièrement à l’enjeu économique

Covid-19: responsabilité pénale du gouvernement

Covid-19:   responsabilité pénale du gouvernement

Il est clair que le gouvernement pourrait être rendu responsable de mise en danger de la vie

d’autrui du fait tout autant de son immobilisme que de ses contradictions. certes il sera toujours difficile de procéder à une évaluation des aspects de sa politique sanitaire mais il sera toujours possible de mettre en avant les fausses promesses et et les incohérences dont certaines

sont directement liées au nombre de contaminés et de morts. Les promesses de vaccination en particulier seraient susceptibles d’être attaquées en justice.

Cette dimension juridique pourrait être prise en compte dans le prochain tour de vis face à la progression de la pandémie.

«Mise en danger de la vie d’autrui», «homicide involontaire»… Devant la centaine de plaintes déposées contre des ministres devant la Cour de justice de la République (CJR), sans compter les plus de 200.000 modèles de plainte contre X téléchargés sur le site PlainteCovid, le premier ministre, Jean Castex, admet avoir «intériorisé» le «risque» pénal.

Si le chef de l’État, protégé par son immunité, échappe aux investigations judiciaires, le ministre de la Santé se dit pour sa part prêt à «répondre»«C’est comme ça», concédait Olivier Véran en mai

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Covid-19 : des Français déjà contaminés en novembre 2019

Covid-19 : des Français déjà contaminés en novembre 2019 

Ils étaient porteurs du virus dès novembre 2019 sans le savoir. Treize Français ont été testés positifs a posteriori par des chercheurs de l’Inserm. Ils ont trouvé des anticorps dans des prélèvements sanguins effectués dès novembre 2019. mais les contaminés  été avisé qu’en septembre 2020. certains ont présenté les symptômes du Covid, d’autres étaient assymtomatiques.  Témoignages exclusifs de ces nouveaux patients zéro recueillis par la cellule investigation de Radio France.

Quand on leur a fait un prélèvement de sang en novembre et décembre 2019, ils étaient loin de se douter qu’ils étaient porteurs du SARS-CoV-2, et qu’ils deviendraient les premiers Français contaminés bien avant le déclenchement de l’épidémie. C’est en effet près d’un an plus tard, en septembre 2020, qu’ils ont appris qu’ils avaient été infectés. Le professeur Fabrice Carrat, directeur de l’Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique (Inserm, Sorbonne Université), a eu l’idée d’analyser 9 000 échantillons de sang prélevés sur des participants de la cohorte Constances*. « Depuis 2018, on propose à des volontaires de participer à la mise en place d’une biobanque, explique Marie Zins, la directrice scientifique de ce projet. Ils acceptent que des échantillons de leur sang et de leurs urines soient congelés dans des grandes cuves d’azote pour des recherches ultérieures. Avec le professeur Carrat, nous nous sommes dit que ce serait intéressant de retrouver des traces du virus, c’est-à-dire la présence d’anticorps entre le mois de novembre 2019 et le mois de mars 2020. »

Les 9 000 échantillons de sang des participants ont donc été testés, ce qui a permis d’identifier 176 cas positifs. Un second test, réputé fiable et plus spécifique, a ensuite permis d’éliminer les faux positifs pour n’en retenir plus que treize, dont une dizaine qui avaient été prélevés en novembre et décembre 2019 (voir ici le rapport de l’étude publiée le 6 février 2021). Puis, les personnes ont répondu à des questionnaires qui ont permis d’en savoir plus sur les circonstances de leur infection.

 

Ces cas  appellent plusieurs questions :

1 – Le virus circulait-il en Chine ailleurs qu’à Wuhan avant le début de l’épidémie ? C’est possible, puisque le voyageur français qui a été contaminé dans ce pays ne s’est pas rendu à Wuhan. Il peut cependant avoir été contaminé, par exemple, par une personne qui, elle, venait bien de Wuhan. Néanmoins, le professeur Carrat de l’Inserm « ne pense pas que tout soit né à Wuhan. »

« Ce qui est né à Wuhan, c’est le virus qu’on connaît en France et qui a donné cette pandémie. Ça ne veut pas dire que le virus n’était pas là avant. Il circulait. »

Professeur Carrat (Inserm)  à franceinfo

2 – Si le virus était présent dans d’autres régions en octobre ou novembre 2019, comment expliquer que l’épidémie ait démarré à Wuhan ? Fabrice Carrat émet l’hypothèse que si le virus circulait dans d’autres endroits en Chine, c’est bien à Wuhan qu’il aurait muté pour devenir plus contagieux : « Le virus qui a infecté le couple de voyageurs français en Chine était peut-être un variant qui se transmettait moins bien que celui qui est arrivé le 8 décembre à Wuhan. Et surtout, c’est sans doute un variant qui donnait un peu moins de formes graves« , explique-t-il. Mais pour le professeur, il s’agissait bien du même virus : « Ce n’était pas un coronavirus saisonnier comme ceux qu’on a l’habitude de détecter dans les épidémies hivernales. C’était vraiment le SARS-CoV-2, mais c’était peut-être un variant précurseur à celui qui a donné l’épidémie mondiale. »

3 – Si le virus est arrivé dès le mois de novembre ou d’octobre, pourquoi l’épidémie n’a-t-elle pas démarré plus tôt ? Pour Florence Débarre, qui fait de la modélisation en biologie évolutive au CNRS, les cas n’étaient peut-être pas suffisamment nombreux pour faire démarrer une épidémie. « Si les cas révélés par les travaux du professeur Carrat sont de vrais positifs, il est possible qu’il y ait eu quelques cas, mais que cela se soit arrêté par l’effet du hasard. On a dit qu’une personne en affecte trois en moyenne. Mais c’est une moyenne. Certaines n’infectent personne, alors que d’autres en infectent beaucoup. Donc la probabilité qu’un premier cas donne naissance à une épidémie est relativement faible. »

4 – Enfin, si le virus circulait en France plusieurs mois avant le début de la pandémie, est-il possible que ce virus ne soit pas venu de Chine ? « L’hypothèse la plus probable est que le berceau de la naissance du SARS-CoV-2 soit bien la Chine, explique le professeur Jean-Claude Desenclos, épidémiologiste et ancien directeur scientifique à Santé publique France. L’ancêtre du SARS-CoV-2 le plus proche a déjà été identifié en 2013 en Chine. Donc, tout cela fait un faisceau d’arguments qui rend cette hypothèse la plus vraisemblable. »

*La cohorte Constances est la plus grande cohorte épidémiologique suivie actuellement en France avec 220 000 individus suivis sur le long terme. Elle a été lancée en 2012 et financée par le programme d’investissements d’avenir de l’État. L’objectif est de comprendre quels sont les facteurs qui augmentent les risques de maladie des participants – tous volontaires – comme l’environnement ou le travail.

 

COVID-19: les drenières mesures sans effet

 

COVID-19: les drenières mesures sans effet

D’après les experts les dernière mesures sont à peu près sans effet sur la situation sanitaire . la troisième vague risque même d’être aussi forte que la première.  Le Pr Rémi Salomon a lui aussi fait part de sa vive « inquiétude » ce dimanche soir sur BFMTV alors que l’épidémie poursuit sa progression sur le territoire national et notamment en région francilienne.
« Le sentiment général est celui d’une très grande inquiétude, d’une très grande anxiété sur ce qui va arriver », a déclaré Rémi Salomon au sujet de la situation hospitalière en Île-de-France, « une anxiété de voir cette troisième vague plus violente que les deux premières ».

Le président de la commission médicale d’établissement a également évoqué le « sentiment de colère de se retrouver dans une situation qui va nous obliger à faire de la médecine de catastrophe » alors que 41 directeurs médicaux de crise de l’AP-HP estiment dans le Journal du Dimanche que les capacités de prise en charge pour les patients Covid seront dépassées d’ici une quinzaine de jours.

  »Nous risquons de nous retrouver dans 10 jours, 15 jours, 3 semaines dans une situation de débordement », a expliqué le pédiatre sur BFMTV.

Si tous les départements de la région Ile-de-France mais aussi d’autres ont été soumis à de nouvelles mesures de freinage, le Pr Rémi Salomon estime que celles-ci n’auront que « peu d’effets » sur la circulation du virus et donc la progression de l’épidémie. »Nous n’allons pas avoir d’autre choix que celui d’un confinement », a assuré le président de la commission médicale d’établissement de l’AP-HP. Une mesure qui aura déjà des effets d’ici deux à quatre semaines « si c’est bien appliqué.

 

COVID-19: une troisième vague plus fort que la première

COVID-19: une troisième vague plus fort que la première

C’est le pronostic  l’infectiologue Benjamin Davido, sur BFMTV. 

« Aujourd’hui ce qu’on observe, c’est des gens de plus en plus jeunes qui se contaminent, donc on veut pas se retrouver dans une situation où à un moment donné on ne pourra soigner que les gens jeunes », a alerté Benjamin Davido sur BFMTV.

 

« La réalité c’est que par rapport à mars dernier, c’est qu’aujourd’hui ces mêmes réanimations sont à plus de 120% d’occupation des lits parce qu’il y a les malades non-Covid. Et qu’à un moment donné, on ne veut pas avoir à trier entre un infarctus du myocarde et un malade du Covid », a-t-il poursuivi. « Aujourd’hui la situation est beaucoup plus dure y compris que lors de la première vague, et le propre du serment d’Hippocrate c’est de ne pas faire de choix. »

Vendredi, la barre des 200.000 nouveaux cas de contamination en une semaine a été franchie.  »Aujourd’hui, les équipes sont extrêmement fatiguées d’être confrontées quotidiennement à la mort et à l’échec. (…) Il y a un nombre de morts qui est extrêmement important, certains ont pris la métaphore d’un A320 qui s’écraserait tous les jours, et aujourd’hui, on ne peut plus accepter ça en tant que soignant », a ajouté Benjamin Davido.

Covid-19 : nouveau pic

Covid-19 : nouveau pic

 

4.900 malades en réanimation , soit presque le pic de la deuxième vague à l’automne, selon les données de Santé publique France (SPF).

Au total, 4872 malades étaient en réanimation dimanche contre 4791 samedi. Un chiffre qui se rapproche de celui de la 2e vague à l’automne qui avait culminé le 16 novembre à 4903 malades. Au cours des dernières 24 heures, les admissions en réanimation ont légèrement ralenti, s’élevant à 238 contre 332 patients la veille.

Le nombre total de personnes hospitalisées en France à cause du Covid-19 était de 27.712 dimanche dont 1.017 nouvelles admissions contre 27.259 samedi. En 24 heures, 131 patients sont morts à l’hôpital des suites du Covid-19, contre 194 la veille.

En Île-de-France, 41 directeurs médicaux de crise de l’AP-HP (Assistance publique – Hôpitaux de Paris) évoquent une «situation de médecine de catastrophe», disant se préparer à devoir «faire un tri des patients afin de sauver le plus de vies possibles», dans une tribune publiée par le JDD.

Dans une autre tribune dans Le Monde, neuf médecins de l’AP-HP étrillent la gestion de crise de l’exécutif, estimant qu’«en imposant aux soignants de décider quel patient doit vivre, le gouvernement se déresponsabilise de façon hypocrite».

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Covid-19 : bientôt 100 000 morts et un gouvernement impuissant

Covid-19 : bientôt 100 000 morts et un gouvernement impuissant

Malgré ce bilan humain, le gouvernement ne veut pas prendre de mesures trop strictes, et n’agit que dos au mur. Un consensus inavoué s’est instauré pour tolérer des centaines de décès quotidiens. (Le Monde)

Analyse.

 

C’est une sorte de mystère. Depuis le début du mois de décembre 2020, l’épidémie de Covid-19, qui s’était un peu calmée, est repartie de plus belle, en particulier en région parisienne. En trois mois et demi, le nombre de nouveaux cas recensés sur sept jours y est passé de 100 à 560 pour 100 000 habitants. Au fil des semaines, tous les seuils d’alerte ont été franchis. L’Ile-de-France est devenue la région où le virus circule le plus activement. Les hôpitaux sont saturés. Les services de réanimation débordent. Les morts s’accumulent. Bientôt près de 100 000 dans l’ensemble du pays depuis l’apparition du virus, selon les chiffres officiels.

Et pourtant, rien ne se passe, ou si peu. Le dos au mur, Jean Castex a fini par annoncer, jeudi 18 mars, de nouvelles mesures de freinage dans les 16 départements les plus touchés, dont toute l’Ile-de-France et les Hauts-de-France. Trois départements ont été ajoutés mercredi 24 mars. Mais à peine le premier ministre avait-il achevé sa déclaration au ton grave que les Français réalisaient à quel point le tour de vis était en réalité modeste.

Cette fois-ci, pas de « confinement », mot récusé par le gouvernement. Pas de télétravail obligatoire, pas de fermeture des écoles ni des lycées, pas d’obligation de rester chez soi, pas d’attestation nécessaire pour sortir dans la plupart des cas, ni de limitation de durée. Le couvre-feu est au contraire retardé d’une heure.

Au bout du compte, ce « confinement aéré » aboutit essentiellement à réduire les déplacements entre régions et à fermer des magasins supplémentaires. Relativement peu, en réalité, puisque les coiffeurs, les fleuristes, les chocolatiers, les libraires et les vendeurs de voitures ont été considérés comme de « première nécessité » et autorisés à rester ouverts. Résultat : le trafic automobile dans Paris, bon indicateur de l’activité, n’a reculé que d’environ 5 % par rapport à la période précédente. Freinage limité, donc.

Le gouvernement revendique lui-même cette « approche pragmatique », qui entend lutter contre le Covid-19 tout en évitant de trop peser sur l’économie et le moral des Français. Plutôt que de vouloir éradiquer l’épidémie, comme le premier confinement y était pratiquement parvenu, et comme de nombreux scientifiques le réclamaient, l’exécutif accepte depuis des mois de laisser circuler le virus. Misant sur une future vaccination de masse, il refuse les mesures trop dures, ne suit pas les recommandations du conseil scientifique, et ne muscle – mollement – son dispositif qu’en dernier recours, lorsque l’épidémie commence à échapper à tout contrôle.

 

COVID-19: alerte maximale en réanimation

COVID-19: alerte maximale en réanimation

Le nombre de patients atteints du Covid-19 en réanimation a continué de progresser jeudi, dépassant les 4700 personnes et se rapprochant davantage du record de la deuxième vague à l’automne, selon Santé publique France.

 

Le chiffre en réanimation est en hausse régulière depuis le plus bas enregistré le 7 janvier (2573 patients). Il a atteint jeudi 4709 contre 4651 la veille, et progresse vers le record de la deuxième vague qui était de 4903 le 16 novembre.

Avant l’épidémie, 5 000 à 5 100 lits étaient ouverts en France, avec des taux d’occupation moyens oscillant entre 85 et 90 %. Au 19 mars, la Direction générale de la santé (DGS) en recensait 7503, dont 6 456 occupés (86 %), par des patients atteints par le Covid ou non. « Le nombre de lits est adapté en permanence pour non seulement prendre en charge l’afflux de patients Covid, mais aussi préserver des lits de réanimation pour les patients non-Covid, et conserver des lits disponibles en cas d’urgence en maintenant un taux d’occupation autour de 85 % », développe la DGS, sans préciser les capacités maximales envisageables.

Difficile d’évaluer au jour le jour le nombre précis de malades du coronavirus en réanimation, dont la définition peut varier selon les sources. Au 22 mars, Santé publique France (SPF) dénombrait 4 548 patients atteints du Covid en « soins critiques », une dénomination qui mêle à la réanimation les soins intensifs et continus. Dans son dernier point épidémiologique, établi sur les données du 16 mars, SPF précisait que 76,43 % des malades du Sras-CoV-2 en « soins critiques » étaient effectivement en « réanimation », soit 3 256 personnes.

 

Covid-19 : « la France cumule les morts et la crise »

Covid-19 : « la France cumule les morts et la crise »

Pour Devi Sridhar, professeure de santé publique à l’université d’Edimbourg, les stratégies du Brésil, de la Suède et de la France face à la pandémie de Covid-19, « si différentes soient-elles, ne sont pas raisonnables ».

A 36 ans, l’Américaine Devi Sridhar occupe la chaire de santé publique de l’université d’Edimbourg. Depuis le début de la pandémie de Covid-19, elle conseille le gouvernement écossais dans sa politique sanitaire. Grâce à des mesures de restriction plus longues, l’Ecosse est parvenue à « écraser » la courbe des contaminations, explique-t-elle dans un entretien accordé au Monde, jugeant que les options retenues par le Brésil, la Suède ou la France « ne sont pas raisonnables ».

Quelle est la situation en Ecosse actuellement ?

Elle est bonne mais fragile. Au total, 48 % des adultes ont reçu au moins une dose de vaccin et la campagne accélère. Notre espoir est d’avoir immunisé tous les adultes d’ici à la mi-juillet. Ensuite, nous regarderons ce qu’il en est des enfants, si des vaccins sont disponibles et sûrs. En parallèle, il y a une grande pression pour alléger les restrictions, car tous les indicateurs vont dans le bon sens.

Hier, pour la première fois depuis des mois, nous n’avons enregistré aucun mort. Le secteur économique voudrait tout reprendre normalement. Nous leur demandons d’être patients : nous allons alléger pas à pas les restrictions, d’ici au 26 avril. Nous avons commencé, en vérité. Mais nous ne voulons pas repartir trop vite et subir une troisième vague. C’est un moment de transition délicat mais encourageant.

Le calendrier est-il déjà établi ?

Oui, et annoncé. Fin février, nous avons rouvert les écoles maternelles et élémentaires, début mars l’enseignement secondaire, avec des effectifs réduits de 50 %. Début avril, nous réautoriserons toutes les activités extérieures et, fin avril, ce sera le retour à la normale, y compris les rassemblements intérieurs. Mais nous suivons les chiffres de très près pour nous assurer que ce calendrier est compatible avec l’évolution de l’épidémie. Nous vaccinons, nous testons en masse et nous suivons le virus dans les eaux usées pour confirmer ce recul.

Quelle a été la particularité de l’approche écossaise ?

Elle s’est mise en place en avril 2020. Jusque-là, nous suivions la position anglaise. Mais, quand le gouvernement britannique a indiqué qu’il voulait juste aplatir la courbe, nous avons estimé que nous pouvions faire mieux que ça : l’écraser. Et nous l’avons fait, grâce à des mesures de restriction plus longues. Le virus avait à peu près disparu d’Ecosse l’été dernier. Pendant un mois, plus aucun mort, plus d’hospitalisations. Mais, en août, le tourisme a repris, sans quarantaine. Et la deuxième vague est arrivée. Lentement d’abord. En octobre et novembre, tout était encore ouvert, la situation semblait maîtrisée. Mais, avec le variant B.1.1.7, à la fois plus contagieux et plus sévère, nous avons été contraints de mettre en place un confinement dur.

 

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