Archive pour le Tag 'recul'

Production industrielle: recul en Allemagne et en France

Production industrielle: recul en Allemagne et en France

Conséquence de la crise sanitaire mais surtout de la désorganisation des chaînes logistiques, les difficultés d’approvisionnement commencent à se faire sentir au niveau macroéconomique. C’est ce que suggèrent les derniers chiffres de la production industrielle, tant en France qu’en Allemagne. En France, après un bon mois de janvier, la production industrielle a reculé de 4,7 % en février. De l’autre côté du Rhin, elle a baissé pour le deuxième mois d’affilée, de 1,6 %.

Si les pénuries de certains produits n’expliquent pas la totalité de cette chute, elles y participent tout de même beaucoup, estiment les économistes.

Élections Lander allemands : le parti d’Angela Merkel en net recul

Élections Lander allemands : le parti d’Angela Merkel en net recul

 

Le phénomène d’usure se confirme pour le parti de Merkel qui enregistre des reculs dans 2 Lander, le Bade Wurtemberg et de Rhénanie Palatinat, deux Länder frontaliers de la Belgique, du Luxembourg et de la France. La CDU  a perdu quatre points dans la première, et la plus importante, de ces régions (23%) qui a pour capitale Stuttgart. Il récolte ainsi la deuxième place derrière les Verts qui, pour leur part, renforcent légèrement leur position (31,5%), selon les sondages réalisés par les deux principales chaînes ZDF et ARD. En Rhénanie Palatinat, la défaite de la CDU est plus marquée, puisque son score accuse une baisse de cinq points (25,5%), la plaçant également en deuxième position derrière les inamovibles sociaux-démocrates du SPD, en baisse pour leur part d’environ trois points. À cela s’ajoute quelques affaires qui ont plombé le climat électoral. Du coup rien n’est joué quant à la succession de Merkel. De quoi créer encore un peu plus de déstabilisation en Europe déjà fortement secouée par la crise économique et la crise sanitaire.

Chine : le parti communiste prépare le recul de la retraite

 Chine : le parti communiste prépare le recul de la retraite 

 

La baisse du nombre de naissances et l’augmentation concomitante de l’espérance de vie rendent la situation du système de retraites explosive, note Frédéric Lemaître, correspondant du « Monde » à Pékin, dans sa chronique. La retraite aujourd’hui est fixée à 60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes.

Chronique.

 

 L’espérance de vie en Chine a-t-elle, pour la première fois, dépassé celle des Etats-Unis en 2020 ? Les chiffres définitifs ne sont pas encore connus mais l’hypothèse est réaliste. L’espérance de vie en Chine, qui s’élevait à 77,3 ans en 2019, selon la commission nationale de la santé, pourrait atteindre 77,6 ans en 2020. Or, dans le même temps, l’espérance de vie aux Etats-Unis, qui était de 78,6 ans en 2019, aurait baissé de 1,13 point en 2020 en raison du Covid-19, selon une estimation publiée par des chercheurs de l’Académie nationale des sciences en janvier.

Résultat : la Chine et les Etats-Unis se retrouveraient quasiment à égalité. Pour mémoire, en 1980, 7 ans séparaient les deux pays, un écart réduit à 2,5 ans en 2000. Et, depuis 2016, un Chinois vit en bonne santé plus longtemps qu’un Américain, selon l’Organisation mondiale de la santé.

Mais pour la Chine, cette nouvelle en cache une autre : la diminution continue du nombre de naissances. Seules 10 millions ont été enregistrées en Chine en 2020, selon le ministère de la sécurité publique. Généralement, 80 % des naissances sont déclarées. On pense donc que le nombre réel des naissances – qui sera rendu public en avril – tournera autour de 12,5 millions. Bien que les Chinois aient l’autorisation depuis 2016 d’avoir un deuxième enfant – ce qui n’était plus le cas depuis 1979 –, on ne constate aucun baby-boom dans le pays, bien au contraire.

17,86 millions d’enfants sont nés en 2016, 15,23 en 2018 et donc sans doute moins de 13 en 2020. Une baisse pire que prévue. Est-ce dû à la pandémie ? Les experts restent prudents. « La Chine est tombée dans le piège de la basse fécondité », estime Liang Jianzhang, un économiste de l’université de Pékin.

Selon lui, « bien que le nombre des naissances en 2020 soit le plus bas des récentes décennies, il devrait être le plus élevé des décennies à venir », car le coût du logement et de l’éducation d’un enfant constitue les principales raisons de cette politique de l’enfant unique que les jeunes couples chinois continuent de pratiquer.

Augmentation prévisible des salaires, baisse de la productivité, développement des services aux particuliers… « En raison de la taille de son économie, le vieillissement de la Chine est un sujet de préoccupation non seulement pour le pays, mais pour le monde entier », notait, en décembre 2020, l’économiste Alicia Garcia-Herrero (Natixis) dans la revue en ligne Asiatimes.

Les exportations de vins en recul de 14 %

Les exportations de vins en  recul de 14 %

Les exportations françaises de vins et spiritueux ont reculé de 13,9% en 2020, souffrant de la crise sanitaire et des taxes appliquées sur les vins français aux États-Unis, leur premier marché à l’étranger, a annoncé jeudi la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS).

Les exportations de spiritueux ont fortement décliné (-19,4% en valeur) avec la fermeture des cafés, clubs, restaurants et hôtels dans le monde entier pendant les confinements. Les ventes de vins français à l’étranger ont elles baissé de 11,3% (dont un recul de 18% aux États-Unis), essentiellement en raison de la taxe punitive de 25% appliquée par Washington en réponse à un conflit transatlantique aéronautique, a indiqué la FEVS, qualifiant 2020 d’année «au-delà» du «difficile».

Croissance France : un recul de 5 %

Croissance France : un recul de 5 %

la Banque de France constate que la croissance est en recul de 5 % sur sa période de référence de l’année 2019 L’activité en février 2021 serait comparable à celle de janvier, toujours à 5% en dessous du niveau d’avant-crise, estime encore la note de conjoncture. Si cette tendance devait se maintenir également en mars, cela signifierait une croissance nulle au premier trimestre. «. Dans l’industrie, l’utilisation des capacités de production est de 74% en janvier, contre 79% avant la crise, selon l’enquête réalisée par l’institution du 27 janvier au 3 février auprès de 8.500 entreprises. Le bâtiment a presque retrouvé son niveau antérieur et dans les services la situation est très contrastée une forte demande parfois et un effondrement dans d’autres secteurs. Par rapport à la période d’avant crise, la croissance française enregistre encore un recul de 5 % ; pour le premier trimestre 2021 la croissance devrait être à peu près nulle.

Croissance États-Unis : recul du secteur manufacturier mais hausse des prix

Croissance États-Unis : recul du secteur manufacturier mais hausse des prix

L’indice ISM manufacturier est ressorti en baisse à 58,7 contre 60,5 le mois précédent alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un recul limité à 60,0.

Définition : publié chaque mois par l’organisme américain « Institute for Supply Management, l’indice ISM est séparé en deux grandes familles :

L’ISM manufacturier, qui reflète la santé du secteur aux USA et l’ISM services, plus spécifique aux activités tertiaires.’

Cet indice, évalué en pourcentage, résulte d’une enquête auprès de 400 entreprises portant sur des données telles que : indicateurs sur les nouvelles commandes, production, emploi, délais de livraison, prix, stock, commandes à l’export et l’import …

On considère qu’une valeur supérieure à 50% indique une expansion par rapport au mois précédent, si l’indice est inférieur à 50%, cela indiquera alors une contraction.

Croissance France : un recul de 8,3 % en 2020

Croissance France : un recul de 8,3 % en 2020

 

L’ INSEE vient d’indiquer que la croissance avait accusé un recul de 8,3 % en 2020  » sous l’effet de la pandémie ».Un habillage un peu rapide du faitsu du virus qui permet d’amalgamer les éléments conjoncturels effectivement liés à la maladie mais aussi des aspects plus structurels. En effet dès la fin 2019 la tendance de la croissance s’inscrivait dans une évolution baissière alors que le virus n’était pas encore apparu en France.

Le PIB a en effet reculé de 0,1 % au quatrième trimestre 2019, après avoir enregistré une hausse de 0,3 % au cours des premier et troisième trimestres et de 0,4 % au printemps. C’est le premier recul trimestriel du PIB depuis le printemps 2016.Conséquence directe de cette contre-performance : en moyenne sur l’année, la croissance française atteint 1,2 %, après +1,7 % en 2018.

De fait, si effectivement consommation et investissement ne plongent pas, les données publiées montrent que toutes les composantes de l’économie décélèrent sur le dernier trimestre mais progressent sur l’ensemble de l’année. Les dépenses de consommation des ménages progressent de 0,2 %, soit un rythme moindre que le +0,4 % du trimestre précédent.

Un ralentissement qui touche aussi bien les achats de biens, particulièrement touchés en décembre selon les professionnels que ceux de services. « La consommation de services de transport recule nettement (-2,0 %) en lien avec les mouvements sociaux d’octobre et décembre 2019 », souligne l’Insee dans la seule allusion à la contestation contre la réforme des retraites.

Pour autant, en « moyenne sur l’année, la consommation des ménages accélère légèrement en 2019 », souligne l’Insee. Elle augmente en effet de 1,2 %, après +0,9 % en 2018.

Dans le même temps, la décélération de l’investissement total au quatrième trimestre est plus marquée, avec une hausse limitée de 0,3 %, après +1,3 % à l’automne. La déprime de l’investissement est particulièrement forte pour les entreprises privées (+0,3 %, après 1,6 %). « Au total, la demande intérieure finale hors stocks ralentit par rapport au trimestre précédent », souligne l’Insee.

Et sur l’ensemble de 2019, l’investissement total « accélère vivement », selon l’Insee : +3,6 % après +2,8 %.

Du coup quand on examine résultats du quatrième trimestre 2020 à la lumière de résultats déjà peu flamboyants du quatrième trimestre 2019, on mesure bien l’ampleur de la décélération non seulement de son caractère conjoncturel mais aussi structurel.

 

Sur le seul quatrième trimestre 2020, le produit intérieur brut (PIB) s’est replié de 1,3% alors que la période a été marquée par le deuxième confinement instauré de fin octobre à mi-décembre. Ce confinement, moins strict que celui mis en œuvre au printemps, a eu un impact moindre sur l’activité économique.

Sur le quatrième trimestre, le PIB est inférieur de 5% à son niveau un an auparavant (glissement annuel) alors que le recul sur un an s’élevait à 18,8% au deuxième trimestre, explique l’Insee. L’institut national de la statistique avait dit tabler début décembre sur un recul de 4,5% du PIB au quatrième trimestre. La Banque de France a pour sa part estimé le recul du PIB sur le dernier trimestre 2020 à 4%.

Sondage Macron : recul contrairement au JDD

Sondage Macron : recul contrairement au JDD

Macron recule de trois points en janvier, à 35%, et celle de Jean Castex de quatre points, à 32%, dans le contexte de crise sanitaire qui perdure, selon un baromètre Ipsos pour Le Point publié mercredi.

Les Français sont ainsi 60% à porter un jugement négatif sur l’action du chef de l’Etat (+3 points) et 61% sur celle du Premier ministre (+4 points).Sondage réalisé par internet les 22 et 23 janvier selon la méthode des quotas auprès de 1000 personnes âgées d’au moins 18 ans.

 

Rappel du sondage spécia JDD. « Macron monte de deux points » : 

 

C’est un peu la spécialité du JDD de soutenir la popularité de Macon en diffusant des sondages favorables au pouvoir.  

 

Pour le JDD,, le chef de l’Etat progresse de 2 points en ce début d’année dans le baromètre IFOP, avec 40% de ­Français satisfaits de son action. « Sa cote de popularité est en apesanteur, constate Frédéric Dabi, directeur général adjoint de ­l’institut de sondage. Nous sommes dans un moment où les critiques, même fortes, n’impactent pas. » Et à partir de cette augmentation de la popularité de :, le JDD développe nombre de facteurs explicatifs qui montrent les raisons de cette hausse. Le problème c’est que les autres sondages publiés début janvier affichent plutôt une baisse de Macon.

 

Baisse de Macon pour RTL

 

Selon le baromètre BVA pour RTL et Orange, le chef de l’État et le Premier ministre voient leur popularité baisser de respectivement 3 et 2 points en janvier.

La cote de popularité de l’exécutif ne cesse de se dégrader depuis la rentrée 2020 : selon notre baromètre BVA pour RTL et Orange, Emmanuel Macron ne compte que 37% d’opinions positives en ce mois de janvier, et 36% des Français seulement ont une bonne opinion du Premier ministre Jean Castex.

Cela représente une baisse de trois points, dans le cas du président de la République, et de deux points pour Jean Castex, par rapport au baromètre de décembre. En cause, la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement, jugée « mauvaise » par 69% des Français. Avec ce total de 37% de bonnes opinions, Emmanuel Macron atteint son point le plus bas depuis avril 2020, alors qu’il avait grimpé jusqu’à 44% à l’été. Du côté du chef du gouvernement, sa cote de popularité n’a fait que baisser depuis son entrée en fonction en juillet.

 

Baisse de Macon pour le Figaro

 

L’année 2021 commence mal pour Emmanuel Macron dans le baromètre Figaro magazine, la cote de confiance du président de la République est en baisse de 2 points.

La lassitude vis-à-vis du pouvoir se retrouve dans la baisse de la cote de confiance du président de la République? En tout état de cause, l’année 2021 commence difficilement pour Emmanuel Macron. Sa cote de confiance connaît une chute chez les retraités (-6, à 38%). Même érosion chez les sympathisants LR. Ceux-ci ne sont plus que 37% (-7) à lui faire confiance. «Emmanuel Macron joue gros sur cette période», estime un membre du gouvernement. Période qui va «d’aujourd’hui jusqu’au moment où on sort de la vague épidémique et épidermique». Moment que ce ministre espère au mois de juin. Il restera alors dix mois à Emmanuel Macron pour convaincre les Français de lui faire à nouveau confiance.

 

Bref dans l’univers des sondages le JDD fait  encore cavalier seul. Pas étonnant , le journal a toujours été un fervent soutien de Macron. Le rédacteur en chef est d’ailleurs un macroniste  assumé. En outre le propriétaire du JDD ,à savoir Lagardère, a en ce moment un urgent  besoin de soutien de la part du gouvernement pour ne pas être dévoré par Bolloré qui veut s’approprier le groupe de Lagardère actuellement en piteux état financier.

«66 millions de procureurs» : les propos méprisants d’un Macron sur le recul

«66 millions de procureurs» : les propos méprisants d’un Macron sur le recul

 

Une nouvelle fois Emmanuel Macron n’a pu s’empêcher de sortir une petite formule condescendante et même méprisante vis-à-vis de l’ensemble des Français. Ainsi lors de sa visite chez les chercheurs de Saclay, Macron a marqué son agacement vis-à-vis des critiques qui ne cessent de s’accumuler contre la politique sanitaire du pouvoir. Et d’accuser les Français de ce comporter comme : « 66 millions de procureurs » !

 

Emmanuel Macon ne peut s’empêcher cette  sorte de sortie sarcastique et dédaigneuse vis-à-vis de toutes les contestations. Il s’agit évidemment d’une grave erreur de communication qui rappelle des petites phrases particulièrement malencontreuses du président comme celle consistant à dire qu’il suffit de traverser la rue pour trouver un emploi ou  que les Français sont des gaulois réfractaires. Bref la posture d’un président plus que jamais monarque républicain absolu. Absolu non seulement parce qu’il a mis sous l’éteignoir la plupart des institutions démocratiques y compris le Parlement grâce à la martingale des conseils de développement mais aussi parce qu’il ne tolère pas la moindre observation.

 

Il est vrai que la situation sanitaire et particulièrement grave, beaucoup plus grave que ce que prévoyait les pouvoirs publics qui se sont complètement plantés encore une fois à propos du nombre de vaccins. La France prévoit en effet une vaccination concernant 1 million de personnes par mois quand le président américain Biden a pour objectif d’en vacciner 1 million par jour..

 

À droite, Les Républicains sont eux montés au créneau. Le député des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, a estimé qu’Emmanuel Macron avait «un problème avec le peuple». «La critique de son action par les Français n’est pas celle de procureurs mais de citoyens éclairés et libres ! Accepter la critique populaire c’est aussi cela l’esprit républicain», a-t-il déclaré. «La démocratie c’est rendre des comptes», a quant à lui rappelé le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau.

La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a enfin ironisé sur la situation. «Virus ou pas, il y a au moins une chose qui ne change pas, c’est la propension d’Emmanuel Macron à vilipender les Français à tout bout de champ !», a-t-elle affirmé.

Société : Un recul de la démocratie mondiale ?

Société : Un recul de la démocratie mondiale ?

Francis Fukuyama , responsable du centre pour la démocratie, s’inquiète des atteintes à la démocratie au plan mondial ( article du Wall Street Journal repris par l’Opinion)

 

Cette année, la Russie de Vladimir Poutine a continué de déstabiliser les démocraties à grand renfort de réseaux sociaux.

 

Sur la décennie écoulée, le monde a connu ce que Larry Diamond, expert de la question, appelle une « récession démocratique », c’est-à-dire une période pendant laquelle les régimes autoritaires ont prospéré et l’Etat de droit a reculé. Une situation qui, selon lui, pourrait mener à une dépression de l’ampleur de celle des années 1930. Sur le plan géopolitique, deux grandes puissances autoritaires (la Chine et la Russie) ont consolidé leur assise et apporté un soutien sans faille aux initiatives antidémocratiques lancées à travers le monde.

La Covid-19 a encore renforcé la position de la Chine : même si c’est là qu’est née la pandémie, les mesures drastiques prises par Pékin pour enrayer sa propagation ont, semble-t-il, permis au pays de vaincre le virus et à l’économie, de renouer avec son niveau d’avant-crise sanitaire. La politique étrangère chinoise s’est considérablement durcie : l’Empire du Milieu s’est querellé avec ses voisins, dont l’Inde, a imposé sa dictature à Hong Kong au mépris de l’engagement qu’il avait pris en 1997, et a envoyé des millions de Ouïghours dans des camps sans que la communauté internationale ne s’en offusque outre mesure.

De son côté, de l’Ukraine et la Géorgie voisines aux lointaines Europe et Amérique, la Russie a continué de déstabiliser les démocraties à grand renfort de réseaux sociaux. Moscou est également soupçonnée d’avoir voulu éliminer certains opposants politiques (dont Alexeï Navalny qui, selon le gouvernement allemand, aurait été empoisonné cet été) et a largement aidé le dictateur biélorusse Alexandre Loukachenko à faire taire les appels à la démocratie.

Le ver est aussi dans le fruit

Mais les menaces les plus insidieuses sont venues de l’intérieur même des démocraties établies, dont les dirigeants ont cherché à fragiliser les constitutions et à miner l’Etat de droit. A ces personnages pourtant démocratiquement élus, la crise du coronavirus a offert l’occasion idéale de renforcer leur autorité. C’est notamment le cas du Premier ministre Viktor Orban, qui a obtenu du Parlement hongrois l’état d’urgence et le droit de légiférer par ordonnances. Philippines, Tanzanie, Salvador, Bolivie : partout, le pouvoir a été détourné et des élections ont été menacées de report. A la faveur de la pandémie, le Premier ministre indien Narendra Modi a poursuivi la mise en œuvre de la politique anti-musulmans lancée en 2019 avec une nouvelle loi sur la citoyenneté qui pourrait limiter leur droit de vote et une réduction de l’autonomie du Cachemire.

Ces six dernières années avaient été marquées par des manifestations populaires contre la dictature en Ukraine, au Nicaragua, en Algérie, au Soudan, en Arménie et en Biélorussie, mais elles ont pour la plupart marqué le pas, la Covid-19 empêchant les forces pro-démocratie de se réunir et de protester. Dans plusieurs de ces pays, les dirigeants autoritaires en place ont laissé la mobilisation s’étioler avant de reprendre les choses en main. En Ethiopie, la libéralisation promise par le Premier ministre Abiy Ahmed, Prix Nobel de la paix l’an passé, s’est transformée en guerre civile dans la région rebelle du Tigré. En Arménie, le mouvement démocratique a lui aussi été stoppé par la guerre avec l’Azerbaïdjan pour la région du Haut-Karabakh.

La terrible récession économique provoquée par la crise sanitaire a également déstabilisé l’équilibre politique de nombreux pays. En Amérique latine, par exemple, une grande partie de la main-d’œuvre n’appartient pas à l’économie formelle ; elle est donc exclue du système de santé et des aides publiques. Les pouvoirs publics n’ont pas réussi à faire respecter le confinement et les polarisations existantes ont miné leur autorité, notamment au Pérou, en Bolivie, en Equateur ou encore en Colombie. Conséquence de cette incapacité à asseoir l’autorité de l’Etat et de la crise budgétaire, la pandémie a été beaucoup plus difficile à maîtriser.

Evoquons enfin les Etats-Unis, qui ont en quelque sorte mené la révolte populiste avec l’élection de Donald Trump en 2016. Comme les autres, le Président a utilisé son mandat pour tenter de fragiliser les contre-pouvoirs, y compris le FBI, la communauté du renseignement, la fonction publique, les juges fédéraux et les médias généralistes, qu’il n’a cessé de désigner comme « des ennemis du peuple américain ». Mais sa principale attaque contre une institution démocratique reste pour l’heure son refus de reconnaître sa défaite après le scrutin de novembre dernier, remporté par Joe Biden, et ses déclarations fallacieuses affirmant que les élections ont été « truquées » ou entachées par une fraude à grande échelle.

L’incapacité de l’Amérique à respecter les règles et les normes de son propre régime a ébranlé la démocratie de façon plus générale. La Russie, qui n’est pas en reste en matière d’élections truquées, s’est rengorgée des accusations lancées par Donald Trump à l’encontre du système américain, tandis que les régimes autoritaires des quatre coins du monde emboîtaient le pas du Président sortant et accusaient la presse de propager de « fausses informations ». En accélérant le transfert du centre de gravité de l’économie mondiale de l’Amérique du Nord et l’Europe vers l’Asie, la pandémie a réduit le poids des Etats-Unis dans la géopolitique.

Des violations patentes du droit aux atteintes discrètes à la norme démocratique, les menaces qui sont apparues en 2020 sont protéiformes : celles et ceux qui défendent les valeurs démocratiques doivent donc s’alarmer de la crise que nous traversons.

Pourtant, des signes montrent que les choses pourraient être en train de s’inverser. Les contre-pouvoirs ont finalement tenu le choc aux Etats-Unis et le peuple américain n’a pas voulu de Donald Trump pour un second mandat. Même si bon nombre de républicains contestent toujours la légitimité du scrutin, il est presque certain que Joe Biden pourra être investi le 20 janvier prochain et qu’il commencera immédiatement à réparer les dégâts infligés par la présidence Trump. Cela passera d’abord par une réaffirmation du statut de fer de lance de la démocratie de l’Amérique puis, espérons-le, par des efforts pour restaurer la confiance envers les institutions.

La crise de la Covid-19 semble avoir démontré que les gouvernements autoritaires savent forcément mieux gérer les pandémies que les formations démocratiques, une méprise tout à fait crédible si l’on compare le bilan des Etats-Unis et de la Chine et qu’on les considère comme des exemples de leur régime politique respectif : un quart de million de décès dans le premier cas, moins de 5 000 dans le deuxième. Mais cette généralisation ne tient pas si l’on prend du recul. Bon nombre de démocraties, dont la Corée du Sud, Taïwan, la Nouvelle-Zélande, le Canada ou encore l’Allemagne, ont fait aussi bien, si ce n’est mieux, que la Chine pour enrayer l’épidémie. Et des dirigeants démocrates (Moon Jae-in en Corée, Angela Merkel en Allemagne, Jacinda Arden en Nouvelle-Zélande) ont été salués, dans les urnes ou dans les sondages, pour leur gestion efficace de la crise.

De la récession à la grogne populaire face aux restrictions liées à la pandémie, des défis attendront la démocratie en 2021. Partout dans le monde, la peur, la précarité et le mécontentement font rage, et ce sont rarement des vecteurs de stabilité politique. Mais n’oublions pas que les crises ont parfois aussi fait naître des changements pour le meilleur en révélant les échecs des mauvais gestionnaires et en créant un besoin de réforme. Si la démocratie est loin d’être parfaite, partout dans le monde, le peuple a toujours pris les urnes ou battu le pavé pour dénoncer l’oppression et la corruption.

Francis Fukuyama est enseignant à l’institut de relations internationales Freeman Spogli et responsable du centre pour la démocratie, le développement et l’Etat de droit de Stanford. Vous pouvez lui écrire à l’adresse reports@wsj.com.

Audiences radio : les radios commerciales en recul

Audiences radio : les radios commerciales en recul

RTL, RMC ou encore Europe 1 sont en recul en matière d’audience. En cause, sans doute le fait que les financiers qui possèdent ces médias soutiennent objectivement le pouvoir en place même si elles le dissimulent avec un populisme racoleur.

 

France Inter réalise sa meilleure rentrée depuis que la mesure d’audience existe et devient la première radio de France, selon l’enquête Médiamétrie sur septembre-octobre, publiée ce jeudi matin.

 

Non seulement la radio du groupe public bat RTL sur le critère d’audience cumulée (avec 12,5 % contre 11,7 %, un an plus tôt), ce qui avait été déjà observé lors de vagues précédentes ; mais, plus étonnant, France Inter fait mieux que RTL sur le critère de part d’audience.

Dans les programmes thématiques, France Info grimpe de plus d’un point en audience cumulée (à 8,8 %) et progresse aussi en part d’audience (4,4 % contre 3,8 %), profitant d’une forte actualité. « Il s’agit de la meilleure rentrée depuis treize ans. La matinale a très bien progressé, comptant 2,4 millions d’auditeurs, et toutes les tranches sont en hausse », reprend Dana Hastier.

France Culture a également grimpé. La radio publique progresse à la fois en audience cumulée (+0,1 point, touchant le cap symbolique des 3 %) et en part d’audience (+0,2 point, à 2,6 %), réalisant sa meilleure rentrée.

Dans l’ensemble, les programmes musicaux ont du mal à redresser la tête. L’audience cumulée de l’ensemble des radios musicales baisse de 36,1 % à 34,9 % sur un an et la part d’audience cède 0,5 point. La leader NRJ baisse de 0,5 point en audience cumulée (à 9,2 %) et de 0,1 point en part d’audience (6,2 %).

Coronavirus France : baisse, deuxième recul d’hospitalisés

Coronavirus France : baisse, deuxième recul d’hospitalisés

28.383 nouveaux cas de contamination par le coronavirus en 24 heures, et 425 nouveaux décès en milieu hospitalier, selon les chiffres publiées mercredi par les autorités sanitaires françaises, mais le nombre de personnes hospitalisées et celui des patients traités en soins intensifs reculent pour le deuxième jour consécutif.

Le bilan de l’épidémie en France s’établit désormais à 46.698 décès pour plus de deux millions infections.

On recense parallèlement dans le pays 32.842 personnes hospitalisées pour une infection liée au Covid-19, soit 328 de moins en 24 heures. Un record avait été atteint lundi avec 33.497 personnes hospitalisées.

Dans les services de réanimation, le nombre de lits occupés est passé de 4.854 à 4.775 en 24 heures, soit 79 de moins que mardi.

Moral des ménages: recul en octobre

Moral des ménages:  recul en octobre

 

Le moral des ménages redescend d’un point à 94 points et reste en dessous de sa moyenne de longue période (100), alors que les craintes sur l’évolution du chômage se dégradent de nouveau selon les statistiques communiquées par l’organisme public ce mercredi matin. Notons cependant que l’enquête est effectuée avant que l’opinion ait connaissance de la décision de recours confinement, ce qui ne devrait pas favoriser le moral des ménages.

Les ménages sont ainsi moins optimistes sur leur situation financière future, qui perd 3 points et repasse sous sa moyenne de longue période. Ils sont aussi plus inquiets sur l’évolution du contexte économique en France. Ils sont plus nombreux à anticiper une dégradation du niveau de vie en France dans les douze prochains mois et leurs craintes sur l’évolution du chômage augmente. Le solde d’opinion correspondant progresse ainsi de 2 points et reste au-dessus de sa moyenne de longue période.

En revanche, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants reste stable en octobre, mais reste en dessous de la tendance de longue période. Enfin, la part de ménages jugeant nécessaire d’épargner est en légère baisse (-2 points), même si elle reste très importante. Ils sont en parallèle un peu moins confiants (-1 point) sur leur capacité d’épargne à l’avenir.

Vins: un recul des exportations de l’ordre de 20 %

Vins:  un recul des exportations de l’ordre de 20 %

Une double punition pour les vins français affectés d’une part par la fermeture et les restrictions concernant les bars et les restaurants du pays mais aussi par la diminution des ventes à l’étranger. En gros les exportations de vins vont avoir baissé de l’ordre de 20 % en volume et de 30 % en valeur.

La cause de cette baisse est à impliquer directement à la crise du Covid-19. En grande partie en raison de la fermeture des restaurants quasiment simultanément dans de nombreux pays du monde, où les vins français tiennent une bonne partie des cartes de vins. Mais la pandémie n’est pas l’unique responsable. La chute s’explique aussi par l’imposition de taxes de 20% aux États-Unis depuis octobre 2019 sur les vins tranquilles de moins de 14 degrés, ainsi que sur les incertitudes liées au Brexit, la Grande-Bretagne étant l’un des premiers clients de la France viticole.

Une série de mesures de soutien ont été décidées depuis le confinement pour la filière viticole, à commencer par des mesures de distillation de crise, financées sur fonds européens et français à hauteur de 155 millions d’euros. Le gouvernement avait en effet approuvé dès le mois d’avril la distillation du surplus de vin en alcool pour les vignerons français à la suite d’une baisse de la demande en raison de fermetures de restaurants et de bars et d’une baisse des exportations.

Séparatisme ou laïcité: glissement sémantique ou recul

  • Séparatisme ou laïcité: glissement sémantique ou recul

 

  • Personne ne connaît encore le contenu de la loi annoncée par le président de la république à propos du séparatisme islamique. Même le titre pourrait être changé si l’on en croit les déclarations hier de Gérald Darmanin  à l’assemblée nationale. On pourrait passer du mot séparatisme à celui de laïcité. Certains pourront considérer qu’il s’agit d’un glissement sémantique sans grande conséquence sur le contenu mais d’autres estiment déjà le changement d’appellation comme un recul dans la mesure où le concept de laïcité se réfère essentiellement aux principes républicains et ne couvre pas la totalité de la problématique posée même par le président de la république. Cela pourrait constituer une sorte d’acceptation tacite d’un certain communautarisme qui refuse l’assimilation voir l’intégration. On peut en effet respecter la loi sans pour autant accepter le mode de civilisation et ses valeurs. Le choix du nom du texte législatif fait  donc déjà débat depuis que le mot séparatisme paraît abandonné .
  •  «Ce ne sera sans doute pas son nom, puisque le président de la République a évoqué dans son discours quelque chose qui ressemblerait à un projet de loi renforçant la laïcité et les principes républicains, a expliqué le numéro un de Beauvau. Mais l’idée est bien de lutter contre le séparatisme principal qui est l’islam radical, mais ce n’est pas le seul objet du texte.» Devant l’emballement médiatique, le ministère a dû rectifier le tir, rappelant que le titre exact du texte de loi n’était pas arbitré. «Nous avons du temps pour le choisir. L’important, c’est que la menace soit clairement désignée», insiste l’entourage de Darmanin. L’explication donnée par certains membres du gouvernement peine à convaincre de la pertinence du choix du mot laïcité. Il s’agirait en fait de donner un caractère plus positif au texte de loi mais qui en fait évacuerez la question du communautarisme

Croissance Chine : hausse des exportations mais recul des importations

Croissance Chine : hausse des exportations mais recul des importations

En août, le rythme de progression des exportations s’est encore accéléré sur un an (+9,5%). Sur un mois, les exportations marquent d’ailleurs un repli (-1%), relève auprès de l’AFP l’économiste Iris Pang, de la banque ING. Ce coup de frein « reflète une stabilisation de la demande (à l’étranger) pour des produits liés au Covid-19 tels que les masques » chinois, estime l’analyste Julian Evans-Pritchard du cabinet Capital Economics. Cependant les importations ont de nouveau marqué un repli en août sur un an (-2,1%), après une baisse de 1,4% le mois précédent. Ce chiffre, beaucoup moins bon qu’espéré par les analystes (+0,5%), est synonyme de faible demande sur le marché intérieur chinois. Car si l’activité dans le pays a largement repris, des secteurs entiers de l’économie tournent toujours au ralenti, notamment les transports et le tourisme.

 

Sur les huit premiers mois de l’année, les importations de viande ont ainsi bondi de 73,4% sur un an, à 6,58 millions de tonnes, selon les Douanes. Au final, l’excédent commercial en août s’est inscrit à 58,9 milliards de dollars, en repli par rapport à juillet (62,3 milliards).

Mais celui avec les Etats-Unis seuls – qui constitue une pomme de discorde avec le président Donald Trump – s’est creusé à 34,24 milliards de dollars. Un mois plus tôt, il s’affichait à 32,4 milliards de dollars.

En dépit de tensions grandissantes entre les deux pays, négociateurs chinois et américains ont convenu le mois dernier de faire avancer la première phase de leur accord commercial signé en janvier.

La Chine s’était alors engagée à importer pour 200 milliards de dollars supplémentaires de produits américains sur deux ans. En échange, l’administration Trump s’engageait à surseoir à toute nouvelle hausse de droits de douane sur des produits chinois. Un engagement finalement assez peu respecté.

 

Dividendes mondiaux: un recul d’environ 20 %

Dividendes mondiaux: un recul d’environ 20 %

 

 

Sur l’ensemble de l’année les dividendes mondiaux pourraient subir une baisse de 20 %. Déjà les dividendes versés à leurs actionnaires par les entreprises dans le monde ont baissé de plus de 20% au deuxième trimestre avec un repli particulièrement marqué en Europe, montre une enquête publiée lundi par Janus Henderson Investors. Une exception toutefois celle de l’Amérique du Nord et notamment des États-Unis où les dividendes sont restés au même niveau. En cause notamment les grands du numérique qui font maintenant la cote et qui n’ont pas été atteint par des conséquences néfastes du Coronavirus bien au contraire, ils ont même tiré parti de la situation.

Les dividendes au niveau mondial ont diminué de 108,1 milliards de dollars à 382,2 milliards de dollars sur la période avril-juin, un recul de 22% qui est le plus prononcé depuis le lancement par la société de gestion de cet indice en 2009.

Cette baisse, qui s’explique principalement par l’impact de la crise du coronavirus, affecte toutes les régions à l’exception de l’Amérique du Nord, où les paiements n’ont quasiment pas changé par rapport au deuxième trimestre 2019, lit-on dans un communiqué de Janus Henderson Investors.

Les dividendes versés aux Etats-Unis ont baissé de 0,1% pour atteindre 123 milliards de dollars, seulement un dixième des sociétés ayant réduit ou annulé leurs dividendes.

Au Canada, où la pandémie a été moins intense, les dividendes ont augmenté de 4,1%, toujours selon le communiqué.

En Europe, les dividendes totaux ont chuté de 45%, diminuant de 66,9 milliards de dollars avec des baisses particulièrement marquées en France, en Espagne, en Italie et en Suède.

Les banques, auxquelles la Banque centrale européenne a recommandé de suspendre le versement d’un dividende, représentent plus de la moitié de la baisse mais les secteurs de la consommation discrétionnaire et l’industrie ont également été fortement touchés, selon les résultats de l’enquête.

Au niveau mondial, les dividendes ont fortement diminué dans les secteurs de la finance et de la consommation cyclique mais ont fait preuve de résistance dans les compartiments de la santé et des communications.

Pour l’ensemble de l’année, Janus Henderson prévoit désormais une baisse totale des dividendes de 17% à 1.180 milliards de dollars dans son scénario le plus optimiste.

Défaillances d’entreprise : recul en mai

Défaillances d’entreprise : recul en mai

Selon la Banque de France, la baisse des défaillances d’entreprises au mois de mai « s’observe dans tous les secteurs et pour la plupart des catégories d’entreprises, sans que cela puisse être analysé d’un point de vue économique ».

Les chiffres font néanmoins apparaître une hausse des défaillances de grandes entreprises (GE) et d’entreprises de taille intermédiaire (ETI, entre 250 salariés et 5.000 salariés). Celles-ci sont passées en mai sur un an de 36 à 42, soit une augmentation de 16,7%. En juin, la hausse a même atteint 38,2% avec 47 GE et ETI défaillantes, selon les données provisoires.

« Ceci s’explique à la fois par la période de confinement qui a affecté le fonctionnement des juridictions commerciales. « La fermeture à compter du 16 mars 2020 de tous les tribunaux (à l’exception des tribunaux ayant à juger les « contentieux essentiels », dont ne font pas partie les juridictions commerciales), a fortement réduit l’activité des tribunaux de commerce, essentiellement dématérialisée pendant le confinement, entraînant le report de l’ouverture ou de la conversion de nombre de procédure » explique la banque centrale.

Aussi selon la Banque de France, la baisse des défaillances d’entreprises au mois de mai « s’observe dans tous les secteurs et pour la plupart des catégories d’entreprises, sans que cela puisse être analysé d’un point de vue économique ».

Les chiffres font néanmoins apparaître une hausse des défaillances de grandes entreprises (GE) et d’entreprises de taille intermédiaire (ETI, entre 250 salariés et 5.000 salariés). Celles-ci sont passées en mai sur un an de 36 à 42, soit une augmentation de 16,7%. En juin, la hausse a même atteint 38,2% avec 47 GE et ETI défaillantes, selon les données provisoires.

 

Orange: un recul du bénéfice

Orange: un recul du bénéfice

L’opérateur télécoms Orange a annoncé jeudi un bénéfice net en recul d’un peu plus de 10% (-10,7%) sur le semestre, à 1,04 milliard d’euros, qui s’explique principalement par une hausse des provisions liées aux risques et litiges, et confirmé ses objectifs pour l’année. Sur les six premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires du groupe est resté en progression de 1%, à 20,77 milliards d’euros, principalement grâce à une croissance de ses ventes en France, malgré la période de confinement lié au Covid-19, ainsi que sur le marché entreprises, avec Orange Business Services (OBS), et en Afrique et Moyen-Orient.

Sur le deuxième trimestre, le plus concerné par la crise provoquée par la pandémie du coronavirus, l’opérateur historique conserve un chiffre d’affaires quasi stable (-0,1%), la progression des ventes en France (+2,8%) venant compenser le recul plus marqué en Espagne (-6,8%) et dans le reste de l’Europe (-5,1%). « Le groupe démontre sa très bonne résistance dans un contexte de crise sans précédent. des résultats qui reflètent des tendances commerciales solides malgré le quasi arrêt de l’économie notamment en France. La France ainsi que l’Afrique et Moyen-Orient sont en croissance et font plus que compenser la totalité de la baisse des autres segments », a détaillé le directeur financier du groupe, Ramon Fernandez, lors d’une conférence de presse téléphonique.

 

Recul des services publics et un «sentiment d’abandon», ( défenseur des droits)

Recul des services publics et un «sentiment d’abandon», ( défenseur des droits)

Dans son dernier rapport annuel en tant que défenseur des droits, Jacques Toubon alerte de nouveau sur l’état des services publics et leur accessibilité. Publié ce lundi, le rapport d’activité du défenseur pour 2019 revient notamment sur le «difficile accès aux services publics», et souligne que l’importante hausse (+78,4% depuis 2014, avec 61.596 réclamations recensées en 2019) des réclamations liées aux services publics reçues par ses équipes prouve «l’ampleur des effets délétères de l’évanescence des services publics sur les droits des usagers». «La disparition progressive de services publics ouverts aux différents publics et accessibles provoque inquiétude et sentiment d’abandon. Nombre de nos concitoyennes et de nos concitoyens ont le sentiment d’être oubliés», regrette l’adjoint en charge de la lutte contre les discriminations et la promotion de l’égalité, Patrick Gohet.

Si la progression du nombre de réclamations reçues dans ce domaine est moins spectaculaire que le bond de 178,8% en six ans pour les réclamations liées à la «déontologie de la sécurité», les demandes engendrées par les relations avec les services publics continuent de constituer la part du lion du travail du défenseur des droits, soit 57% du total des plaintes reçues en 2019. Regroupant près du quart des réclamations, les organismes de protection sociale comme la CAF (9,4% des réclamations), la Sécurité sociale (4,5%) ou Pôle emploi (2,6%) sont les plus mis en cause. Suivent ensuite les préfectures et sous-préfectures (11,7%) et les collectivités territoriales (8,5%). À l’inverse, les services des impôts (5,1%), de la justice (4,8%), l’éducation nationale ou les forces de sécurité (1,7% chacun) concentrent une part relativement faible des réclamations.

Le rapport dresse un bilan peu reluisant de l’année : précarité administrative, droits sociaux contestés, inégalités territoriales, effet négatif de la dématérialisation de l’administration… «Une personne sur cinq éprouve des difficultés à accomplir les démarches administratives courantes et plus de la moitié de la population a été confrontée à des difficultés pour résoudre un problème avec une administration ou un service public dans les cinq années précédant l’enquête» de 2020, constate le document. Parmi les causes expliquant ce recul de la qualité, le rapport cite notamment la fermeture de guichets, la dématérialisation ou encore «la diminution des moyens financiers».

Pour le défenseur, l’exigence d’égalité que doivent assurer les services publics est «de moins en moins satisfaite». Dans le détail, les régions Île-de-France (12,4 réclamations pour 10.000 habitants), PACA (12), Corse (11,5) et Occitanie (11,3) concentrent le plus de plaintes rapportées au nombre d’habitants. De même, les territoires d’Outre-mer rapportent de fortes discriminations dans l’accès aux services publics et des carences répétées. «De nombreux témoignages font état de problèmes d’horaires des guichets ou des plateformes téléphoniques, de délais d’attente, de délais de traitement de dossier ou d’erreurs commises par les services administratifs», souligne le rapport, qui pointe également la faible couverture du réseau internet dans ces territoires alors que la dématérialisation prend son essor.

Des difficultés à répondre «aux demandes les plus simples des usagères et usagers»

Résultat : les services éprouvent de plus en plus de difficultés à répondre aux demandes des usagers, même pour les «plus simples» d’entre elles. Dans le champ judiciaire, par exemple, «de nombreux usagers du service public de la justice rencontrent ainsi des difficultés pour obtenir une réponse à leur requête ou à leur demande d’information sur l’état d’avancement de leur procédure. Les parquets des tribunaux ne disposent pas de moyens suffisants en personnel pour informer les victimes dans un délai raisonnable de la décision prise à la suite de leurs plaintes», sanctionne le document. Autre exemple, les délais légaux de transmission du dossier médical à un patient ne sont pas toujours respectés et «le patient rencontre toujours des difficultés pour obtenir la communication de l’intégralité de son dossier médical».

Cette dégradation de la qualité des services publics met en péril les «droits fondamentaux des personnes vulnérables», alerte Jacques Toubon, qui cite l’exemple de la mauvaise prise en charge des addictions chez les personnes détenues ou «certains faits de maltraitance dans des structures médicosociales», comme le «non-respect de l’intimité, le manque d’hygiène, les entraves à la liberté d’aller et venir».

Le recul des services publics est pointé depuis de nombreuses années par le défenseur des droits : en mars 2019, l’institution écrivait que les services publics sont victimes d’une «évanescence croissante», à l’échelle nationale et locale. «Distants», «en retrait», «incapables de gérer les situations complexes» et mal implantés sur le territoire, ils ne répondent plus aux besoins des usagers, se murent trop souvent dans le silence et ferment progressivement, victimes d’une logique d’économie budgétaire. «Dans de nombreux cas, les difficultés que doivent surmonter» les usagers s’apparentent «moins à des défaillances qu’à des obstacles» mis en place «plus ou moins délibérément par les pouvoirs publics», s’étonnait le rapport, à tel point que ces gênes successives creusent la distance entre usagers et pouvoirs publics et compliquent considérablement la vie des citoyens. «L’usager doit désormais faire preuve d’une capacité à «se débrouiller» dans son parcours administratif», notait aussi le rapport.

Dans le même temps, un autre document revient sur les réclamations reçues durant la crise sanitaire de ces derniers mois. Durant cette période, le défenseur et ses délégués ont recensé 870 saisines «mettant en cause les droits et libertés dans les relations avec les services publics en lien avec la crise sanitaire». Durant cette période, la fermeture des bureaux de poste, notamment, a posé des problèmes «pour les personnes précaires et vulnérables demandant le versement des aides sociales auxquelles elles peuvent prétendre par mandat, pour les personnes majeures sous tutelle qui sont contraintes, faute de carte bancaire, de retirer les prestations qu’elles reçoivent au guichet et pour les personnes qui, en raison de leur handicap, ne peuvent pas y accéder», souligne l’étude.

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