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Nouveau mini choc de simplification ?

  • Nouveau mini choc de simplification ?
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  • Un nouveau texte dit choc de simplification mais centré surtout sur le droit à l’erreur  promis aux particuliers, aux entreprises et aux associations pendant la campagne, a fait l’objet d’une réunion interministérielle mardi autour du chef de l’Etat et du Premier ministre. « La philosophie générale du texte découle du projet présidentiel qui était d’apporter un changement de culture dans l’administration, pour passer d’une administration de contrôle à une administration de conseil », explique une source gouvernementale. « C’est un mouvement qui avait déjà été lancé en partie dans le précédent quinquennat mais l’idée c’est d’aller plus loin et plus fort dans un certain nombre de domaines, notamment le droit à l’erreur », ajoute-t-elle. « On a le droit de se tromper, de rectifier, et de payer ce qui est dû, ni plus ni moins », avait expliqué le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, mi-juin dans un entretien au quotidien Les Echos. « Si vous vous trompez de bonne foi dans l’accomplissement d’une obligation réglementaire, l’administration ne vous sanctionnera pas financièrement, on ne vous infligera pas de pénalités ou d’intérêts de retard », ajoutait-il. Ceci étant la problématique est beaucoup plus large que la reconnaissance du droit à l’erreur. Manuel Valls avait  déclaré il y a quelques temps : « nous ne sommes plus le pays de la complexité ». C’était à l’occasion de la présentation des 170 mesures destinées à  faciliter la vie des entreprises et des particuliers, se rajoutant à près de 450 autres déjà prises qui alimentent le « choc de simplification« , hissé au rang des priorités du quinquennat. Un « choc »  qui avait été annoncé par François Hollande en mars 2013, et qui s’est traduit par deux textes de lois. En fait comme d’habitude ce micro choc de simplification ressemblait à une auberge espagnole où chaque ministère avait  bien voulu mettre dans le pot commun de la simplification quelques  dispositions dont la plupart sont anecdotiques même si certaines peuvent être utiles. Ce ne sont pas quelques centaines de mesures qui peuvent être à la hauteur de l’enjeu. Le véritable problème c’est que la France est engluée dans dispositif réglementaire indémêlable qui découle des 10 500 lois et 130 000 décrets existants (record mondial) qui définissent les millions de contraintes auxquelles sont soumis entreprises et particuliers (il faut aussi prendre en compte la réglementation relevant de la responsabilité des collectivités territoriales.) Pourquoi une telle complexité ? Simplement parce que le pays compte trop de fonctionnaires inutiles qui comblent leur vide existentiel en imposant chaque jour de nouvelles réglementations. Une bureaucratie française qui s’ajoute en outre à celle de Bruxelles (de la France). Tout choc  de simplification sera impossible tant que les fonctionnaires inutiles seront maintenus en fonction. La complexité administrative qui leur permet de vivre et de se développer est telle que les politiques d’abord n’y comprennent rien, ensuite sont incapables de la maîtriser. Au total, au printemps 2017, 770 mesures avait été prises en faveur des entreprises, des collectivités et des particuliers, avec un bilan mitigé pointé dans un rapport du Sénat qui évoquait des « blocages systématiques » dus à la résistance de ceux à qui « profite la complexité ou à l’inquiétude liée au changement ».

 

Nouveau mini choc de simplification ?

Nouveau mini choc de simplification ?

 

Un nouveau texte dit choc de simplification mais centré surtout sur le droit à l’erreur  promis aux particuliers, aux entreprises et aux associations pendant la campagne, a fait l’objet d’une réunion interministérielle mardi autour du chef de l’Etat et du Premier ministre. « La philosophie générale du texte découle du projet présidentiel qui était d’apporter un changement de culture dans l’administration, pour passer d’une administration de contrôle à une administration de conseil », explique une source gouvernementale. « C’est un mouvement qui avait déjà été lancé en partie dans le précédent quinquennat mais l’idée c’est d’aller plus loin et plus fort dans un certain nombre de domaines, notamment le droit à l’erreur », ajoute-t-elle. « On a le droit de se tromper, de rectifier, et de payer ce qui est dû, ni plus ni moins », avait expliqué le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, mi-juin dans un entretien au quotidien Les Echos. « Si vous vous trompez de bonne foi dans l’accomplissement d’une obligation réglementaire, l’administration ne vous sanctionnera pas financièrement, on ne vous infligera pas de pénalités ou d’intérêts de retard », ajoutait-il. Ceci étant la problématique est beaucoup plus large que la reconnaissance du droit à l’erreur. Manuel Valls avait  déclaré il y a quelques temps : « nous ne sommes plus le pays de la complexité ». C’était à l’occasion de la présentation des 170 mesures destinées à  faciliter la vie des entreprises et des particuliers, se rajoutant à près de 450 autres déjà prises qui alimentent le « choc de simplification« , hissé au rang des priorités du quinquennat. Un « choc »  qui avait été annoncé par François Hollande en mars 2013, et qui s’est traduit par deux textes de lois. En fait comme d’habitude ce micro choc de simplification ressemblait à une auberge espagnole où chaque ministère avait  bien voulu mettre dans le pot commun de la simplification quelques  dispositions dont la plupart sont anecdotiques même si certaines peuvent être utiles. Ce ne sont pas quelques centaines de mesures qui peuvent être à la hauteur de l’enjeu. Le véritable problème c’est que la France est engluée dans dispositif réglementaire indémêlable qui découle des 10 500 lois et 130 000 décrets existants (record mondial) qui définissent les millions de contraintes auxquelles sont soumis entreprises et particuliers (il faut aussi prendre en compte la réglementation relevant de la responsabilité des collectivités territoriales.) Pourquoi une telle complexité ? Simplement parce que le pays compte trop de fonctionnaires inutiles qui comblent leur vide existentiel en imposant chaque jour de nouvelles réglementations. Une bureaucratie française qui s’ajoute en outre à celle de Bruxelles (de la France). Tout choc  de simplification sera impossible tant que les fonctionnaires inutiles seront maintenus en fonction. La complexité administrative qui leur permet de vivre et de se développer est telle que les politiques d’abord n’y comprennent rien, ensuite sont incapables de la maîtriser. Au total, au printemps 2017, 770 mesures avait été prises en faveur des entreprises, des collectivités et des particuliers, avec un bilan mitigé pointé dans un rapport du Sénat qui évoquait des « blocages systématiques » dus à la résistance de ceux à qui « profite la complexité ou à l’inquiétude liée au changement ».

Projet de loi antiterroriste : nouveau débat de sophistes

Projet de loi antiterroriste : nouveau débat de sophistes

 

 

Certaines élites ont la mémoire courte et oublie vite les récents attentats. Du coup, ils crient  au loup à propos du projet de loi anti terroriste qui vise à introduire dans la loi certaine dispositions de l’État d’urgence. Pourtant les risques du terrorisme qui n’épargnent  aucun pays ne peuvent être affrontés avec la guerre en dentelle d’une démocratie exempte de toute menace. Le danger est toujours présent, il le sera même sans doute pendant une ou deux générations et des mesures s’imposent pour tenter d’en réduire les effets. Comme d’habitude, la gauche s’indigne et proteste, ce qu’elle sait le mieux faire car lorsqu’elle est en situation de gestion,  ses résultats dans tous les domaines sont catastrophiques.  Considérer que le pays porte atteint aux libertés individuelles voire qu’il tutoie la dictature est évidemment une absurdité. La quasi-totalité des Français approuve d’ailleurs les mesures prises dans le cadre de l’État d’urgence. Sortir de l’état d’urgence ou le maintenir relève d’un débat de sophistes. Il y a en effet une extrême urgence à prendre des mesures pérennes pour lutter contre une barbarie qui n’épargne aucun pays et surtout pas la France particulièrement engagée dans la lutte contre l’État islamique et  qui en outre a fourni le plus gros contingent de combattants islamistes en provenance des pays occidentaux. Il faut ajouter que le pays est  gangrené par le radicalisme qui sévit en particulier dans des banlieues complètement abandonnées aux trafiquants de drogue et aux fondamentalistes. Le projet de loi antiterroriste, qui soulève de vives inquiétudes chez les magistrats de gauche et les défenseurs des libertés publiques, respectera l’état de droit et la liberté d’expression, a cependant assuré Emmanuel Macron mardi lors d’un entretien avec le président de la Cour européenne des droits de l’homme. Selon des propos rapportés par l’Elysée, le chef de l’Etat français a souligné devant Guido Raimondi que l’objectif pour la France était « de sortir de l’état d’urgence, qui ne permet pas de lutter de manière suffisamment efficace contre le terrorisme. »"Il a évoqué les principaux objectifs du projet de loi de lutte contre le terrorisme, dont il a assuré le président Raimondi qu’il serait respectueux de l’Etat de droit et de la liberté d’expression », ajoute l’Elysée. La publication du texte la semaine dernière, par le quotidien Le Monde, a provoqué un tollé à gauche et dans les rangs des magistrats de gauche, qui ont dénoncé des atteintes aux libertés individuelles.

Education: «autoriser à nouveau le redoublement»(Blanquer)

 

Education: «autoriser à nouveau le redoublement»(Blanquer)

 

La possibilité du redoublement, une proposition du nouveau ministre de l’éducation Jean-Michel planquée. Une orientation qui va faire parler dans les chaumières pédagogie East est sans doute être très contestée. Pourtant une proposition nécessaire quand on constate que 20 à 30 % des élèves ne maîtrisent pas les fondamentaux à la sortie du CM 2. « Il y a quelque chose d’absurde à laisser passer de classe en classe des élèves accumulant des retards », estime Jean-Michel BlanquerDans un entretien au Parisien de jeudi, le ministre de l’Education nationale juge « absurde » l’interdiction du redoublement et déclare qu’il souhaite l’« autoriser à nouveau » dès l’année scolaire 2017-2018. Jean-Michel Blanquer veut marquer ainsi un infléchissement par rapport à la politique de la socialiste Najat Vallaud-Belkacem qui l’a précédé et qui avait pris en novembre 2014 un décret affirmant « le caractère exceptionnel du redoublement ». « Le redoublement doit rester possible quand c’est dans l’intérêt de l’élève, et dans des cas qui doivent rester rares », affirme aujourd’hui Jean-Michel Blanquer. Pour le ministre, « la première des réponses réside dans l’accompagnement tout au long de l’année et dans les stages de soutien que nous créons » pendant les vacances d’été pour les élèves qui entrent en sixième.

Décret migratoire de Trump : nouveau camouflet

Décret migratoire de Trump : nouveau camouflet

les juges de la  cour d’appel de Virginie ont tranché à 10 contre 3 en défaveur du texte défendu par la Maison Blanche, qui veut mettre en pause l’immigration en provenance de six pays majoritairement musulmans ainsi que l’accueil de réfugiés. Avec ce nouveau camouflet, c’est désormais la Cour suprême qui pourrait devoir jouer les arbitres.  Comme les juges d’Hawaï et de Virginie en mars dernier, la cour d’appel estime que le décret est discriminatoire contre les musulmans, ce qui est contre la constitution américaine. Tel quel, il causerait « des dommageables irrémédiables pour des personnes dans tout le pays », écrivent les juges. « Le Congrès a accordé au président un large pouvoir pour interdire l’entrée des étrangers, mais ce pouvoir n’est pas absolu », souligne le juge Roger Gregory, président de la cour d’appel de Richmond. La Maison Blanche avait fait appel des deux décisions, à Hawaï et en Virginie. L’administration Trump avait besoin de s’imposer sur les deux terrains pour renverser le blocage. Du coup, son ultime recours est désormais de faire appel devant la Cour suprême. Mais rien ne garantit que l’instance judiciaire suprême des Etats-Unis accepte de se saisir du dossier. Le blocage est en effet préliminaire et ne porte pas sur le fond, et la Cour suprême préfère en général intervenir à la fin d’une bataille.

Contre le nouveau gouvernement, le retour du gauchisme

Contre le nouveau gouvernement, le retour du gauchisme

 

 

 

 

 

Hollande aura au moins réussi sur un point à limiter l’influence du gauchisme grâce à l’art de la synthèse molle. Pour Macron, ce pourrait être très différent car les gauchistes n’entendent pas accorder le moindre état de grâce ;  Pire, ils ont même commencé à manifester le jour de la commémoration du 8 mai 45 contre la politique supposée de Macron. Une politique supposée car la nature et l’ampleur des mesures que prendra Macron  dépendra largement du rapport de force qui se dégagera des législatives. La plupart de ces mesures nécessite une loi et donc l’intervention du Parlement. Un nouveau mouvement syndical qui crie avant d’avoir mal, avant même toute décision et avant même toute concertation. En réalité, il ne s’agit pas vraiment d’un mouvement syndical mais de son instrumentalisation par les gauchistes étatistes de la CGT, des étudiants de l’UNEF et de Mélenchon. Une manière de reconvertir la défaite politique des gauchiste aux présidentielles et de la transposer sur le terrain social. Il s’agit là de la principale difficulté à laquelle devra faire face Macron. Certes les gauchistes sont minoritaires dans le pays ; pour preuve, la montée des syndicats réformistes et notamment la première place désormais par la CFDT  dans les entreprises du privé.  Bien que minoritaires les gauchistes représentent un énorme pouvoir de nuisance, ils peuvent être capables de détruire la  confiance nécessaire au redressement du pays. Il faudra à Macron engager  un dialogue social en profondeur pour  neutraliser  les forces du refus et du déclin. A Paris Environ 1.600 personnes, selon la police, ont donc déjà défilé lundi entre les places de la République et de la Bastille, à Paris, pour lancer un premier avertissement social à Emmanuel Macron, au lendemain de son élection à la présidence de la République. Plusieurs syndicats dont la CGT, Sud et l’Unef, réunis dans le collectif Front social, avaient appelé à lancer un message au fondateur du mouvement En Marche !, élu dimanche avec 66,1% des voix contre la candidate d’extrême droite, Marine Le Pen. « En Marche vers la guerre sociale », « Nos voix ne rentrent pas dans leurs urnes », « L’Etat n’est pas une entreprise », pouvait-on lire sur des banderoles brandies par les manifestants, encadrés par un important dispositif de sécurité. Dès l’annonce des résultats dimanche soir, les centrales syndicales ont mis en garde le président élu contre un « troisième tour social », en particulier s’il légifère par ordonnances sur le droit du travail.   »S’il persiste dans l’idée de faire des ordonnances au mois de juillet, ça veut dire qu’il va balayer le dialogue social et la concertation : il y aura problème d’une manière ou d’une autre, donc on attend de voir », a déclaré lundi sur franceinfo le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly. « Je ne vois pas quelle est l’organisation syndicale, quelle qu’elle soit aujourd’hui, sans parler du fond, qui peut accepter que ça passe à la schlague avec des ordonnances », a-t-il ajouté reprenant ainsi le vocabulaire du Front National

Sondage nouveau gouvernement : 6 Français sur 10 satisfaits

 Sondage nouveau gouvernement : 6 Français sur 10 satisfaits

Selon un sondage Elabe pour BFM TV, six Français sur dix se disent satisfaits des profils retenus pour composer ce gouvernement. Dans le détail, les électeurs d’Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle se déclarent très largement (86%) satisfaits des choix du président de la République et du Premier ministre.  Le renouvellement de la vie politique fait partie des promesses centrales du candidat Macron. Une promesse tenue pour près des deux tiers des Français (65%). Une fois encore, les électeurs du second tour d’Emmanuel Macron sont plus convaincus (86%), de même pour les cadres (72%). Rassembler les talents de tous bords, tel est l’argument central pour justifier cette recomposition. Si l’on suit cette logique, le gouvernement devrait être efficace pour traiter les enjeux que le pays doit affronter. Plus d’un Français sur deux (54%) le pense, dont une forte majorité chez les cadres (70%). Faire cohabiter des profils venant de divers horizons politiques peut paraître comme une noble initiative, encore faut-il que cela fonctionne. Les Français se déclarent sceptiques sur la capacité de ce gouvernement à tenir la distance en l’état. Plus d’un sur deux (52%) pense qu’il ne durera qu’un temps.

Nouveau gouvernement : l’économie à droite, la poésie à gauche

Nouveau gouvernement : l’économie à droite, la poésie à gauche

 

Une vision évidemment un peu caricaturale de la composition du gouvernement. Force cependant est de constater que les trois principaux postes stratégiques à savoir le Premier ministre,  le ministre de l’économie et le ministre du budget  viennent de la droite et qu’ils auront en charge le redressement économique notamment la croissance et la gestion des finances. Le centre et la gauche, se déploient sur des ministères davantage sociétaux. D’une certaine manière c’est une garantie de sérieux, mieux vaut en effet confier sa bourse à des experts certes un peu tristounets comme Lemaire qu’à de brillants verbeux de la gauche comme Sapin (l’inventeur de l’inversion de la courbe du chômage !).  Edouard Philippe, ancien rocardien est un proche d’Alain Juppé, Gérald Darmanin, jeune maire de Tourcoing (34 ans) a lui été porte-parole de Nicolas Sarkozy de septembre 2014 à 2015. Il est surtout un proche de Xavier Bertrand, Il est considéré il était considéré comme la valeur montante à droite. Gérald Darmanin est lui issu d’un milieu populaire. Sa mère est femme de ménage, son père exploite un bar. Néanmoins en août 2015, il parlait aussi d’Emmanuel Macron comme  »d’un garçon intelligent qui a compris ce qu’était le problème du pays, c’est-à-dire un Code du travail rigide, une fiscalité trop importante. Et il veut libéraliser l’économie. On ne peut être que d’accord avec ça ».

Le prix de la baguette «en nouveau franc dans un an»(FN) !

Le prix de la baguette «en nouveau franc dans un an»(FN) !

 

 

C’est évidemment la grande pagaille au Front national à propos de la suppression de l’euro, objectif qui a brusquement disparu du programme après le soutien de Dupont Aignan. Marine Le Pen, elle, avance l’idée d’une double monnaie. Une prise de position qui contredit celle de Marion Maréchal Le Pen qui affirmait que le transfert de l’euro vers le franc demanderait des années. La grande confusion qui règne au Front National sur la réforme monétaire et son calendrier provient essentiellement de l’accord fictif conclu avec Dupont Aignan mais aussi des divisions internes. Soucieuse de dédiaboliser économiquement son parti marine Le Pen  est même prête à renvoyer aux calendes grecques la suppression de l’euro estimant que tout dépend de l’attitude de l’union européenne (. Une conception bien respective de la fameuse indépendance nationale ! (comme l’avait indiqué Fillon) Marine Le Pen espérait peut-être avoir clarifié sa position sur la sortie de l’euro, après un week-end de flottement. En résumé, en cas de victoire à l’élection présidentielle, elle souhaite remplacer la monnaie unique par un système de double monnaie avec une monnaie nationale et une monnaie commune. Outre le fait que cette transition soit plus compliquée à expliquer qu’une simple «sortie de l’euro», prônée par le FN depuis des années, toutes les ambiguïtés du dossier ne sont pas levées. En matière de calendrier, notamment, la candidate frontiste peine à dissiper la confusion, reflet du débat qui agite le FN. Quand Florian Philippot assure, sur France Inter ce lundi matin, que la baguette sera payable en «nouveau franc, très probablement dans un an», il manie un symbole fort. La candidate avait expliqué dimanche que cette monnaie nationale concernerait les achats quotidiens, tandis que l’euro «monnaie commune» concernerait uniquement «les grandes entreprises qui font du commerce international». Avec la baguette, l’illustration de ces achats quotidiens est parlante. Sauf que le vice-président du Front national, fervent défenseur de la sortie de l’euro, contredit Marion Maréchal-Le Pen sur la question du calendrier d’application de cette mesure. Visiblement soucieuse de ne pas braquer l’électorat de François Fillon au premier tour, la députée FN du Vaucluse a estimé samedi que la négociation avec les partenaires européens de la France, en cas d’accession de Marine Le Pen à l’Élysée, commencerait en 2018 et prendrait «plusieurs mois», voire «plusieurs années». «À l’issue de ces négociations, elle reviendra devant les Français pour leur laisser le choix». Au cours de la campagne, Marine Le Pen accordait pourtant un délai plus court – six mois – aux négociations, après quoi elle prévoyait un référendum. «Je pense que cette position, même sur le plan des traités stricto sensu et du droit, n’apparaissait pas tout à fait réalisable», a rebondi Marion Maréchal-Le Pen. Marine Le Pen a pris partie sur la question ce lundi matin. Sur Europe 1, elle a estimé qu’il y a eu une «incompréhension des propos» de sa nièce.

Nutrition : nouveau système d’étiquetage

Nutrition : nouveau système d’étiquetage

 

.La ministre de la santé s’explique dans le parisien sur le nouveau système d’étiquetage destiné à préciser la valeur nutritionnelle d’un produit. Reste à savoir comment les produits seront évalués et sur quels critères afin de ne pas réduire l’appréciation sur les seules teneurs en protéines, sucre, gras et sel. Bien d’autres nutriments sont à prendre en considération notamment les vitamines et les minéraux dans certaines carences seraient à l’origine de maladies graves ‘( impact nutritionnel qu’ignore l’INRA!). L’ Étiquetage qui va de la lettre A à la lettre E en passant par B, C et D (du vert au rouge) A présentant la meilleure valeur nutritionnelle et E la plus mauvaise Ministre de la Santé, Marisol Touraine, nous a reçus lundi pour nous annoncer, en exclusivité, le nouveau logo nutritionnel. Prévu dans la loi Santé, ce logo simplifié fera son apparition début avril dans les supermarchés.

 

Il doit permettre d’indiquer aux consommateurs la valeur nutritionnelle d’un produit, bien loin des étiquettes illisibles.

 

Quel logo figurera sur les produits industriels ?
MARISOL TOURAINE. Les résultats des études viennent de montrer que le plus pertinent des logos pour aider à manger sainement est le Nutri-Score. Cette vignette va du vert à l’orange foncé en fonction de la qualité du produit, type plats cuisinés ou sodas. C’est celle-là qui a donc été choisie. On a testé quatre pictogrammes pendant dix semaines lors d’une expérimentation dans soixante supermarchés dès septembre. Résultat : la qualité du panier moyen d’achat a le plus augmenté avec le Nutri-Score. En clair, les consommateurs ont été davantage attentifs et ont privilégié des aliments plus sains. En avril, je prendrai donc un arrêté pour que les industriels puissent apposer ce logo sur les paquets dans les rayons de supermarchés.

Quel est l’objectif d’une telle mesure ?
Une bonne alimentation est un facteur de bonne santé. Or, il y a 30 % d’adultes en surpoids, 15 % en obésité. Les familles défavorisées sont les plus touchées. Il y a aujourd’hui tellement d’indications sur les produits qu’elles sont trop difficiles à analyser. Il faut une information lisible afin que tout le monde s’y retrouve en un coup d’œil. L’idée n’est pas de dire aux gens de choisir entre un yaourt ou une pizza mais de leur dire laquelle des pizzas présentes dans les rayons est la moins grasse et salée. J’ai moi-même revu ma façon de consommer : je privilégie certaines céréales à d’autres. Cet étiquetage n’a pas pour objectif de dire aux Français : «Arrêtez les produits gras et sucrés» mais de donner à chacun les armes appropriées pour se protéger.

 

Sauf que ce logo reste facultatif. Si chaque industriel fait ce qu’il veut, cette mesure peut-elle être efficace ?
Certes, je ne peux pas leur imposer. Les règles européennes ne le permettent pas. Je le regrette mais c’est ainsi. Je compte sur la pression des consommateurs, qui demandent à être informés, pour que les industriels s’engagent dans cette voie. Certains joueront le jeu et cela aura un effet boule de neige. On ne peut pas parler de santé publique et ne pas être transparent. Aujourd’hui, tout le monde parle de prévention, c’est l’avenir de la santé.

 

Pourtant, l’Anses, gendarme de l’alimentation, doute de la pertinence de l’étiquetage pour diminuer obésité et diabète…
C’est précisément parce qu’il y a eu des interrogations qu’on a fait des études. Pour la première fois, l’intérêt de l’étiquetage nutritionnel est démontré. C’est totalement nouveau en France. Une intuition se dégage à l’échelle mondiale : pour lutter contre le surpoids, il faut simplifier l’information sur les emballages.

 

Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, a jugé ce système d’étiquetage «trop stigmatisant». Que répondez-vous ?
Il y a eu beaucoup de débats, d’obstacles et de faux procès. Je suis restée sereine. Je ne suis pas dans la revanche et je suis heureuse de passer de l’intuition à la démonstration. Je ne souhaite pas bannir le plaisir de manger et de partager. On a le droit à des excès, je ne vais pas mettre une étiquette sur de la crème au beurre d’une pâtisserie de quartier. Je veux seulement donner à chacun le moyen de choisir.

 

 

L’impact du CO2 sur le climat : « pas important » pour le nouveau responsable américain

L’impact du CO2 sur le climat : « pas important » pour le nouveau responsable américain

Contestation de l’impact du Co2 par le nouveau patron américain de l’environnement. « Je pense que mesurer avec précision (l’impact de) l’activité humaine sur le climat est quelque chose de très difficile et il existe un immense désaccord sur le degré de cet impact. Donc non, je ne serais pas d’accord pour dire qu’il s’agit d’un contributeur important au réchauffement climatique« , a déclaré jeudi 9 mars le nouveau patron de l’Agence américaine de l’environnement (EPA) dans une interview sur la chaîne CNBC. « Nous devons continuer d’étudier l’analyse » de l’impact du CO2, a ajouté Scott Pruitt. Pourtant, les États-Unis vivent le deuxième hiver le moins froid de leur Histoire (en tout cas depuis le début des relevés météorologiques, il y a 122 ans). Des records de douceur ont été battus dans les zones où vivent près la moitié des Américains. Ils peuvent sentir que le climat est déréglé, qu’il y a vraiment un réchauffement notable. L’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche inquiète les scientifiques travaillant sur le changement climatique. Depuis des les semaines, universitaires et informaticiennes s’unissent pour sauvegarder les données contenues sur les sites web d’agences fédérales. Pour les protéger de l’administration Trump, qui pourrait vouloir les détruire. Bethany Wiggin est directrice du Penn EHLab (Penn Program in Environmental Humanities) de l’Université de Pennsylvanie. Son laboratoire est à l’origine du programme public et collaboratif #DataRefuge s’explique sur Reporterre :


Reporterre — Avec l’arrivée de l’administration Trump, en quoi les données informatiques fédérales sur le changement climatique sont-elles menacées ?

Bethany Wiggin — La première chose à comprendre, c’est que tous les matériaux disponibles sur Internet sont vulnérables par nature. Les liens hypertextes vers des études scientifiques peuvent facilement être brisés. C’est un phénomène très documenté. Cette instabilité naturelle est renforcée dans un environnement politique où les climatosceptiques s’assurent que le changement climatique est présenté comme un sujet ouvert au débat.

Scott Pruitt, qui est en train d’être auditionné au Congrès [pour diriger l’Agence états-unienne de protection de l’environnement, l’EPA], ne croit pas au changement climatique. Cet ex-procureur général de l’Oklahoma est connu pour avoir défendu les industriels gaziers et pétroliers adeptes de la fracturation hydraulique, au lieu d’avoir réglementé cette pratique qui cause des niveaux sans précédent de microtremblements de terre. Donc, nous avons toutes les chances de croire que les données contenues sur le site web de l’EPA seront encore plus vulnérables.

Mais l’EPA est juste un exemple. Il y a de multiples agences publiques et ministères dont les données sur le climat sont menacées. En décembre, l’équipe de transition de Trump voulait que le ministre sortant de l’Énergie lui fournisse une liste de noms des personnes ayant travaillé sur l’Accord de Paris. Heureusement, il a dit non et a même autorisé les membres de son ministère à utiliser les réseaux sociaux comme ils le souhaitent, sans être punis.

Nous sommes aussi très inquiets à cause des propos du futur chef de la Nasa [Agence spatiale des Etats-Unis]. Il a affirmé que la mission Terre de cette agence, qui rassemble des données sur le climat, était un exemple de science politisée. Il souhaite rediriger les fonds vers des programmes de recherche spatiale.
Qu’est-ce que le programme #Datarefuge et en quoi peut-il remédier au problème ?

#Datarefuge repose sur un principe très simple de gestion des données, qu’on appelle Lockss, Lots Of Copies Keep Stuff Safe [« de nombreuses copies conservent les affaires en sécurité »]. L’idée est de copier les documents appartenant aux agences fédérales environnementales, ou les outils éducatifs sur le climat. Et de garder si bien ces copies que les chercheurs pourront continuer à utiliser les données et à citer les documents [par exemple par des liens hypertextes dans un article]. On va donc réaliser ces copies multiples selon un protocole prédéfini et les disperser dans différents serveurs sécurisés : c’est là que la dimension de refuge prend tout son sens.
Qui participe au projet et comment s’organise-t-il ?

De nombreux libraires, archivistes et informaticiens mènent ce projet. Ils ont travaillé jour et nuit pour mettre en place un manuel de bonnes pratiques à disposition de nos bénévoles. Une bonne partie de ce protocole a été développé lors d’une série d’événements « data rescue », notamment à Philadelphie le week-end dernier. Nous avons désormais de nombreuses personnes du milieu universitaire, technologique, bibliothécaire ou encore du secteur privé qui travaillent de manière très coordonnée à affiner ces bonnes pratiques et à les diffuser auprès de nos partenaires sur d’autres événements « data rescue » aux États-Unis. C’est très bien que nous ayons accompli autant avant l’investiture de Donald Trump, mais il reste beaucoup à faire ensuite.

Par ailleurs, nous travaillons sur des projets à plus long terme, afin que les citoyens comprennent pourquoi ces données sur le climat sont si importantes. L’idée est de sensibiliser les journalistes, les politiques et les communautés locales aux questions suivantes : qui utilise ces données ? à quoi servent-elles ? Quand on parle d’inondations dans un quartier, ça n’a rien de politique, il s’agit de la santé et du bien-être des gens.

Désormais, notre mission est de documenter et de surveiller les changements sur les sites web des agences fédérales. Nous publierons un rapport après 100 jours [de pouvoir de l’équipe Trump] où nous désignerons les programmes auxquels on aura coupé les vivres et qui ne pourront plus entretenir leur page web.

 

François Fillon à nouveau contesté au sein des Républicains

François Fillon à nouveau contesté au sein des Républicains

 

Il y a une dizaine de jours le député les républicains du Rhône, Georges Fenech,  avait déclaré : «Le résultat des primaires est aujourd’hui caduc ». Après une période de silence le député qui a réuni une vingtaine de parlementaires réitère ses critiques : «Nous avons fait le constat qu’il n’était plus possible de faire campagne sur le terrain et ce constat est partagé à l’unanimité, a confié Georges Fenech à l’issue de la réunion. Nous reconnaissons tous la légitimité que le candidat a tiré de sa victoire à la primaire mais nous ne pouvons pas ignorer que plusieurs éléments imprévisibles se sont produits depuis. C’est pourquoi nous devons faire part à François Fillon de nos plus vives inquiétudes et lui poser la question de savoir ce que nous allons faire maintenant. De savoir quelle est la suite.»  L’ancien magistrat député les Républicains du Rhône met encore les pieds dans le plat pour dénoncer l’attitude hypocrite de l’appareil dirigeant qui soutient encore Fillon. Pour lui, c’est clair : au regard des mensonges et des malversations de Fillon le résultat des primaires de la droite et du centre. À juste titre il considère que l’affaire Fillon ne doit pas être regardée uniquement à travers le prisme juridique mais aussi et surtout à travers le critère étique et moral. On sait que François Fillon a décidé de maintenir sa candidature dans il ne serait pas mis en examen. Le député du Rhône, ancien magistrat, sait parfaitement que le temps juridique n’est pas le temps médiatique ou encore le temps politique. Du coup cette affaire Fillon va traîner des semaines voire des mois. En outre, elle pourrait même hypothéquer son quinquennat pour le cas où Fillon serait élu président de la république. En effet, on voit mal sur quelle légitimité pourrait s’appuyer François Fillon pour imposer aux autres des mesures de rigueur.  François Fillon risque d’entraîner son camp dans la catastrophe. Ceci étant, on voit mal comment des républicains pourraient en quelques semaines organiser de nouvelles primaires. La logique voudrait que François Fillon soit remplacé par Juppé ;  ce que confirme d’ailleurs un sondage qui fait de Juppé le favori en cas de renoncement de Fillon. « La situation [était] très compromise. [...] Je pense que le résultat des primaires est aujourd’hui caduc face à cet événement imprévisible [...] qui se situe non seulement sur le registre judiciaire mais sur le registre éthique et moral » avait  déclaré le député républicain. Il était ainsi devenu le premier député du parti à réclamer le renoncement de François Fillon. Sa qualité de magistrat lui avait  valu d’être désigné secrétaire national de l’ex-UMP chargé de la justice en 2014, par Nicolas Sarkozy, qu’il a d’ailleurs soutenu pour la primaire de la droite et du centre à l’automne 2016. Et si aujourd’hui, il déclare soutenir François Fillon, il demeurera le premier député Les Républicains à avoir élevé la voix pour réclamer son abandon. À la sortie du restaurant, Alain Gest, un autre parlementaire, ne tient pas un autre langage. «Nous avions déjà été convoqués au siège de campagne du candidat, mais aucun échange n’avait pu s’instaurer entre lui et nous, a regretté le député de la Somme. François Fillon a-t-il eu vent de notre petite réunion de ce soir? Je l’ignore….L’équipe mise en place autour du candidat ne se rend pas compte qu’à 17% d’intentions de vote dans les sondages, les gens s’inquiètent et ont des raisons de s’inquiéter. La question est maintenant de savoir ce que l’on peut faire pour sauver la campagne.»

Le scandale de la formation permanente à nouveau dénoncée par la Cour des comptes

Le scandale de la formation permanente à nouveau dénoncée par la cour des comptes

 

 

Une nouvelle fois la Cour des Comptes dénonce le scandale de l’utilisation des 32 milliards annuels de la formation professionnelle. Un véritable fromage que se partagent  80 à 90 000 structures, institutions et boîtes de formation avec la complicité des gouvernements et des partenaires sociaux (qui se sucrent aussi au passage). Et ce n’est pas la réformette de décembre 2016 qui va changer les choses. Sur les 32 milliards annuels autour d’un milliard sera réservé à la formation des chômeurs. Pourtant une étude a démontré qu’un chômeur sur deux retrouvait un emploi après une formation. En cause évidemment la bureaucratie des structures tant de collecte que de formation, aussi de nombreuses formation bidon qui nourrissent une myriade d’organismes ; enfin le compte formation personnel (CFP) relève du gadget pudique limité à 150 heures cumulées sur 9 ans. La cour des compte a souligne à de nombreuses reprises l’opacité du système et les gâchis. Ce que confirme, l’Institut Montaigne qui dresse un bilan en demi-teinte des avancées réalisées par la loi du 5 mars 2014 sur la formation professionnelle. Pour les auteurs, Marc Ferracci et Bertrand Martinot, «si la loi met en place des dispositifs pertinents tels que le compte personnel de formation (CPF) ou la fin de l’obligation fiscale de dépenser pour la formation professionnelle», les résultats mettront du temps à se faire sentir. Ils ne «permettront pas de faire de la formation un outil efficace de sécurisation des parcours accessible au plus grand nombre», indiquent-ils. Et les deux auteurs de prévenir l’exécutif et les partenaires sociaux qu’ «une réforme plus ambitieuse de la formation professionnelle sera nécessaire en France (…) qui devrait viser à mettre en relation directement les individus avec les prestataires».  Les insuffisances de la formation professionnelle en France, dont le budget global s’élève pourtant à 32 milliards d’euros, sont bien connues. Elles sont persistantes malgré quatre réformes réalisées ces dix dernières années (en incluant celle de 2014): inégalités d’accès aux formations selon le niveau de qualification ; système trop administré et rigide entièrement aux mains des organismes de formation. Quant au crédit personnel de formation (CPF) c’est uen coquille vide. La loi prévoit qu’un actif peut cumuler, en neuf ans, jusqu’à 150 heures sur son CPF, pour suivre des formations certifiantes ou qualifiantes. Or, ce crédit est insuffisant pour permettre l’accès à ce type de formations. Des financements complémentaires sont donc inévitables (Pôle emploi, Unedic, Etat, régions pour les chômeurs ; entreprises et salariés eux-mêmes pour les actifs en poste). Pour l’Institut Montaigne, «la soutenabilité financière du CPF est largement sujette à caution», alors même que ce dispositif est la pierre angulaire de la nouvelle loi. Du coup une nouvelle réformette entre en jeu avec le décret applicable au premier janvier.  Désormais, tous les financeurs publics ou paritaires de formations professionnelles (Opca, Opacif, régions, Pôle emploi ou Agefiph) devront s’assurer que les prestataires sélectionnés répondent à six critères de qualité (plus un critère de conformité réglementaire) – tous objets du décret en question.  Charge désormais à chaque prestataire – sauf ceux qui bénéficient déjà d’un label ou d’une certification reconnue par le Cnefop (l’autorité qui fait référence en la matière) - d’apporter dans une base de données unique (baptisée « Datadock ») les documents « prouvant » que les objectifs de la formation qu’ils dispensent sont bien identifiés. Ou que les dispositifs d’accueil et d’évaluation sont adaptés. Ce n’est évidemment pas cette réformette de fin 2016 qui va permettre de mettre fin aux critiques.

Nouveau rapport sur la faillite du régime de retraite

Nouveau rapport sur la faillite  du régime de retraite

 

L’honorable comité d’orientation des retraites ne cesse de publier des prévisions particulièrement contradictoires. Après avoir affirmé que l’équilibre du régime des retraites serait retrouvé d’ici 2020 ou 2030 c’est maintenant une alerte à la faillite. D’après la dernière prévision du comité, le rapport de dépendance démographique c’est-à-dire la proportion des personnes de plus de 60 ans par rapport à celles en âge de travailler (20 à 59 ans), s’avère plus fort qu’il ne l’était lors des précédentes estimations, publiées en 2010. De 0,43 il passe à 0,62 en 2040 puis à 0,74 en 2060. C’est ce dernier chiffre qui a changé, puisqu’en 2010, on ne tablait encore que sur une statistique de 0,70. Autrement dit, en renversant le chiffre, dans 43 ans, il n’y aura plus que 1,35 personne âgée de 20 à 59 ans pour un senior, contre 2,32 aujourd’hui, et 1,43 prévu auparavant. Le nombre de personnes âgées a ainsi été révisée à la hausse de 3% d’ici à 2060 quand celui de la population en âge de travailler a lui été diminué de 3%. Deux explications à cela. La premières est que l’espérance de vie a été rehaussée. Une personne née en 1990 aurait ainsi une espérance de vie de plus de 32 ans passée 60 ans, alors que ce chiffre était de 31 ans dans la précédente prévision. Par ailleurs, le solde migratoire a été revu à la baisse à +70.000 par an, contre +100.000 auparavant. La conséquence est que le financement du système de retraite va être plus lourd. Les Échos font ainsi état de nouveaux besoins à hauteur de 10 milliards d’euros d’ici à 2040 et 15 milliards à l’horizon 2060. La faillite est donc proche Ce que pense d’ailleurs le pignon d’après Selon l‘enquête  IFOP 2016 réalisée pour le Cercle de l’Epargne,   70% de nos concitoyens croient que notre régime obligatoire de retraite de base et de retraite complémentaire sera en faillite d’ici 10 ans. Une estimation qui paraît pertinente puisque chaque année le déficit de l’ensemble des systèmes de retraite et de l’ordre  de 10 milliards. D’après le comité d’orientation des retraites (COR) l’équilibre devrait cependant être retrouvé d’ici 2030. Malheureusement le COR prévoyait encore récemment que cet équilibre serait atteint en 2020. Alors 2020,2030 2050, en fait  personne n’en sait rien car tout dépendra du rapport entre actifs et retraités, de la croissance donc aussi du chômage.  L’année dernière, le rapport du COR rappelait que selon les dernières données disponibles (), le déficit annuel de l’ensemble des régimes de retraite représentait 0,5% du PIB français, soit environ 10 milliards d’euros. « En 2012, les ressources de l’ensemble des régimes de retraite français légalement obligatoires (y compris le Fonds de solidarité vieillesse) représentaient 13,4 % du produit intérieur brut (PIB), et les dépenses 13,9 % du PIB ». Le COR poursuivait : « La hausse des dépenses […] correspond quasi intégralement à l’augmentation de la masse des prestations de droit direct, en lien avec l’augmentation régulière du nombre de retraités – portée notamment par l’arrivée aux âges de la retraite des générations du baby-boom au cours de la décennie – et avec l’augmentation de la pension moyenne des retraités – sous « l’effet de noria » traduisant l’amélioration régulière des carrières au fil des générations ». Parmi les différents scénarios envisagés, le COR entrevoit dans son dernier rapport un scénario central, dans lequel les régimes de retraites n’épongeraient pas leur déficit global avant 2030, révèle Le Figaro. Dans ce scénario, après 2030, les projections financières aboutissent à une hausse très progressive de l’excédent des régimes de retraites jusqu’à atteindre environ +0,4% du PIB en 2060 (selon Les Echos). Le scénario le plus optimiste, quant à lui, représente une situation où le chômage diminuerait drastiquement, et se stabiliserait à un niveau faible. Grâce à davantage de cotisations, le déficit actuel des régimes de retraites parviendrait à disparaître dès 2025, avant de laisser place à une augmentation progressive de l’excédent annuel des régimes de retraites jusqu’à +1,8% du PIB français en 2060 selon Les Echos. Pour Le Figaro, les prévisions du rapport 2015 du COR « confirme, surtout, que la réforme Touraine des retraites, baptisée « loi garantissant l’avenir et la justice du système de retraites », ne suffit pas ». Une situation effectivement catastrophique

Brexit : Nouveau transfert de Banques en Europe

Brexit : Nouveau transfert de Banques en Europe

Après HSBC c’est au tour de  banques américaines Morgan Stanley et Citigroup  qui vont quitter en partie la City.  Le directeur général de la banque britannique HSBC, Stuart Gulliver, est avait indiqué  clairement qu’un choix s’impose pour son entreprise : une délocalisation d’une partie des emplois du Royaume-Uni vers la France, du fait de sa présence historique et des agréments nécessaires. « Les activités précisément couvertes par la législation européenne vont déménager, et cela représente 20% de notre chiffre d’affaires », a-t-il déclaré au cours d’une interview à Bloomberg TV, précisant qu’il s’agit des activités de marchés et de banque d’investissement réalisées à Londres. J’ai dit publiquement, il y a un moment déjà, qu’il y aurait un millier d’emplois qui sont couverts par la législation européenne et qui, dans le cadre de l’accès au marché unique, devraient probablement aller en France dans notre cas. [...] Nous avons acheté le Crédit Commercial de France (CCF) en 2002, donc nous avons une banque universelle de plein exercice en France. Donc pour nous, c’est la France. » De son coté, Morgan Stanley, dont la majeure partie des équipes européennes sont basées en Grande-Bretagne, devra déménager jusqu’à 1.000 postes dans les ventes, le trading, la gestion du risque, le juridique et la conformité, tout en réduisant la taille de son « back office » au profit d’autres pays, a précisé l’une des sources. Citigroup, qui dispose déjà d’importantes activités bancaires à Dublin, devra transférer une centaine de postes dans la vente et le trading, ont dit des sources proches du dossier. Citigroup, qui a près de 60% de ses effectifs européens basés hors de Grande-Bretagne, dispose d’un avantage relatif sur d’autres banques américaines car ses activités basées à Dublin sont déjà placées sous l’autorité de la Banque centrale européenne (BCE). Le groupe devra néanmoins renforcer ses équipes de vente et de trading dans l’UE et demander les licences nécessaires pour poursuivre les activités concernées avec le reste de l’Europe. « Chaque équipe est actuellement en train de discuter de l’endroit où transférer les postes, tous n’iront pas dans un seul endroit », a dit une source.

Ségolène Royal enfonce à nouveau Manuel Valls

Ségolène Royal enfonce à nouveau Manuel Valls

 

Non seulement Ségolène Royal manifeste son intérêt la démarche d’Emmanuel Macron mais elle ne manque pas une occasion pour enfoncer Manuel Valls avec lequel elle souvent été en conflit. En désaccord sur le fond en particulier en  particulier concernant la question environnementale mais aussi et peut-être surtout sur la forme car la posture d’autoritarisme de Valls a heurté la démarche participative de Ségolène. Une nouvelle fois Ségolène Royal a profité dimanche du grand rendez-vous d’Europe 1 pour s’offusquer de la brutalité de Manuel Valls avec l’emploi inconsidéré pour elle de l’article 49… elle s’est aussi interrogée sur la sincérité de l’intéressé quand il propose maintenant de le supprimer totalement ou presque (sauf sur la question budgétaire). Des mots très durs qui contribuent à plomber la campagne de Manuel Valls. Concernant cette utilisation du 49–trois elle déclare : C’est difficilement compréhensible. Ça n’a pas été compris de l’opinion», estime Ségolène Royal, interrogée sur la position de Manuel Valls, qui, à Matignon, a contourné cinq fois le vote du parlement pour imposer la Loi Travail, avant d’annoncer qu’il voulait désormais supprimer l’article 49.3 et de se plaindre d’avoir été contraint de l’employer. «Je n’ai aucune raison de faire le procès en sincérité des uns et des autres, ça doit être vrai s’il le dit», comment sans conviction son ancienne collègue du gouvernement. «C’est vrai que l’on a beaucoup souffert les uns et les autres. On a beaucoup souffert du 49-3, même en tant que membre du gouvernement. Parce que c’est vrai que tout le travail positif que l’on faisait à côté s’est trouvé totalement étouffé par les manifestations et les protestations ; Les Français avaient déjà subi les épreuves du terrorisme, les forces de l’ordre étaient déjà fatiguées épuisée, donc cette séquence-là, je l’ai personnellement très mal vécue», insiste encore Ségolène Royal. «En plus il y a eu des policiers blessés, il y a eu cette image de voiture de police incendiée avec des policiers qui ont failli être pris à l’intérieur. Ces images ont fait le tour du monde et donné une image de la France terrible. Il y a des gens qui ont perdu des yeux dans les manifestations, des policiers blessés, c’était trop… Les Français ont aussi droit à un peu de bonheur, un peu d’apaisement», assène encore la ministre. Avant de conclure sur un coup de grâce «Je crois que les stratégies qui consistent à mettre des tensions dans la société sont de mauvaises stratégies, et le 49.3 ne peut pas être utilisé contre notre propre majorité parlementaire».

Michel Onfray : le nouveau pape du déclinisme

 

Avec son dernier livre  Décadence Onfray complète sa fresque  décliniste  et violente de  la civilisation occidentale. Dans une démarche en apparence résolument athée Onfray revendique en fait le titre de  pape  du déclinisme   version ultra gauche ;  sans doute pour ne pas laisser la place à Houellebecq ou à Zemmour version ultra droite. Le philosophe renouvelle sa lecture pessimiste d’une civilisation judéo-chrétienne « épuisée, morte », à force de se complaire « dans le nihilisme et la destruction, la pulsion de mort et la haine de soi ». Il dénonce également l’islam politique – « une bombe avec laquelle l’occident joue depuis toujours » et renouvelle son adhésion à la thèse d’une guerre de civilisations. L’islam manifeste ce que Nietzsche appelle ‘une grande santé’ : il dispose de jeunes soldats prêts à mourir pour lui. Quel occidental est prêt à mourir pour les valeurs de notre civilisation : le supermarché et la vente en ligne, le consumérisme trivial et le narcissisme égotiste, l’hédonisme trivial et la trottinette pour adultes ? Comme Houellebecq, comme Zemmour comme d’autres à l’ultra gauche comme à l’ultra droite, Michel Onfray se proclame nouveau calife ou pape du déclinisme ;  et de réitérer la fin de la civilisation occidentale au profit de l’islam.  Première observation sur sa posture, il s’autoproclame philosophe. Comme beaucoup de ses collègues, il confond diplômé en philosophie et comportement philosophique. Seconde observation la tonalité de ses propos est assez éloignée d’une démarche philosophique. Quand Michel Onfray s’exprime c’est  sur un ton professoral, péremptoire voir suffisant. Il n’y a pas de place à l’interrogation chez lui ;  son discours est sentencieux, dogmatique et doctoral.  Bref, c’est le prof qui s’adresse à des élèves qu’ils considèrent comme incapable de réflexion. La maïeutique socratique lui est complètement étrangère, il ne proclame pas ses vérités, il les assène à la manière du gauchiste radical qu’  il est. Il est loin de la méthode socratique qui ouvre le champ des interrogations. Chez lui l’art d’accoucher la vérité se fait aux forceps. Par opportunisme autant que par conviction Michel Onfray surfe sur la vague du populisme décliniste   Une mouvance qui se caractérise par des positions le plus souvent  réactionnaires et qui propose  notamment comme solution d’avenir le repli national sectaire et/ou  l’indifférence   à l’égard de ce qui se passe à l’extérieur de frontières. Ce mouvement décliniste  traverse à  peu près toutes les formations politiques ;  le FN bien sûr mais aussi une partie de la droite classique, tout autant que la gauche du PS, extrême-gauche comprise. Pour schématiser cette mouvance refuse l’ouverture au monde et propose d’ériger des murs infranchissables aux frontières de la France pour protéger les Français de tous les dangers et ainsi maintenir tous les « avantages acquis ».  Une sorte de futur orienté vers le passé,  sorte d’archaïsme politique qui propose un souverainisme obsolète afin d’exclure tout corps ou influence étrangère bref l’aspiration au paradis perdu. Une nostalgie du passé qu’entretiennent savamment quelques  intellos douteux à droite  comme Zemmour bien sûr, Finkielkraut, Buisson, Houellebecq mais aussi certains à gauche, surtout à l’extrême gauche comme Todd voire récemment Onfray. À gauche,  c’est surtout la condamnation du capitalisme et de l’impérialisme occidental qui conduit ces intellos à refuser  l’ouverture sur les autres, en tout cas qui les conduit à adopter une neutralité notamment vis à vis des conflits inter nationaux. À droite, c’est le racisme et la peur du progrès  qui justifient  surtout le repli nationaliste. Et pour justifier l’injustifiable ces intellos sollicitent les grands penseurs : Leibnitz, Hegel, Spinoza, Hume, Nietzsche, Schopenhauer, Heidegger d’autres encore. Nos sophistes contemporains  se réfèrent de manière frauduleuse à la pensée des vrais philosophes ; une sorte de détournement intellectuel pour essayer de donner une légitimité à leurs propos frelatés. Malheureusement face à cette mouvance décliniste,  le mouvement progressiste peine à résister. La crise est en effet passée par là  et compte tenu des déficiences chroniques des Français en matière d’économie beaucoup tombent  dans le piège de l’isolationnisme. Il faut bien reconnaître que le mouvement progressiste tarde à faire émerger des leaders politiques crédibles et aussi   des intellos susceptibles d’éclairer les problématiques économiques, sociales, technologiques, environnementales et culturelles. Des dimensions aux interactions incontournables qui exigeraient un minimum de connaissances dans les différents domaines. Onfray par exemple qui parle de tout, sur tout et tout le temps déclare sans complexe qu’il  ne connaît rien à l’économie,  ce qui ne l’empêche pas de pérorer sur la nature de la crise globale  et sur les moyens d’en sortir. Bref une sorte  de cocktails de discours philosophique mélangé à des convictions gauchistes et à des propos de bistrot. . La construction d’un discours cohérent n’est  cependant pas évidente, sa complexité exige d’abord l’interrogation du champ des possibles  car il faut intégrer les mutations de nature systémique qui interviennent dans les domaines socio-économiques, techniques, écologiques et sociétaux déjà  évoqués. Bref, comme Diogène, on cherche un homme, l’intellectuel généraliste  capable d’appréhender  la complexité de l’ensemble de ces champs. Il en existe sans doute mais pour  l’instant les lumières médiatiques préfèrent éclairer  les penseurs qui rêvent d’un avenir qui ressemble au passé ou pire qui prévoient comme Onfray la fin de notre civilisation. Cela au moment même où  les valeurs de cette civilisation  s’imposent progressivement partout: en Asie, en Afrique, en Amérique du sud, à l’Est, dans les anciennes dictatures, communistes ou non. Certes non sans difficultés et dans un contexte de crise;  mais une crise qu’on ne résoudra  pas avec les vieux outils d’analyse partielle qui ne conduisent  qu’à une vision  ratatinée du monde.

 

François Chérèque: un artisan du nouveau syndicalisme

 

François Chérèque: un artisan du nouveau syndicalisme

 

L’annonce du décès de François Chérèque donne l’occasion de souligner que les derniers responsables de la CFDT ont été particulièrement critiqués du fait de leur positionnement résolument réformiste. Ainsi Nicole Notat d’abord, François Chérèque ensuite, Laurent Berger actuel secrétaire général de la CFDT ont souvent fait l’objet de critiques injustifiées de la part d’autres syndicats crypto communistes, anarchos ou corpos. (avant ces responsables il faut citer Jacques Chéréque, le père de Jacques, secrétaire condédéral  qui avec dautres a amorcé le virage réformiste de la CFDT dans les annéeés 80 ).  Dernier exemple en date celui de la loi travail qui sans doute à terme montrera aussi son efficacité à la fois pour renforcer la compétitivité et pour réanimer le dialogue social au plan des entreprises. Mais il aura fallu du temps pour reconnaître la pertinence du positionnement de la CFDT, son courage aussi. Ainsi il est vraisemblable que la CFDT sera récompensée de ses efforts de lucidité et de détermination en devenant en 2017 la première organisation syndicale. Un tournant évidemment dans le paysage syndical français dont la culture contestataire pas principe a toujours constitué l’essentiel de la ligne stratégique. La CFDT a fait preuve d’une grande lucidité contre la plupart des autres organisations pour commencer à s’attaquer au financement de la protection sociale notamment celle du chômage ou des retraites et dernièrement cette réforme fondamentale de la loi travail. Sur de nombreux dossiers il conviendra d’amplifier les réformes car le financement de la protection sociale est très menacé. Deux conceptions du syndicalisme vont certainement encore s’affronter. Celle qui fait des avantages acquis un préalable, un tabou qui s’oppose à toute évolution quitte  a ne protéger que ceux qui ont un emploi. De l’autre une conception qui tente d’articuler la problématique sociale et la problématique économique. De ce point de vue la loi qui va permettre de décentraliser le dialogue social au niveau de l’entreprise notamment sur le temps de travail risque aussi de contribuer à opérer une modification du rapport de force entre les organisations qui développent des stratégies étatistes figées et les organisations réformistes qui militent pour la transformation des relations sociales en tenant compte des réalités économiques mais aussi aux évolutions sociologiques des salariés. L’hommage quasi unanime rendu à François Chérèque est d’autant plus justifié qu’il a permis le départ des gauchistes vers sud, organisation corpo marxiste. Cette clarification a rendu possible la définition d’une ligne stratégique plus claire et plus efficace. «Le syndicalisme perd une grande figure, la CFDT un responsable déterminant et moi un ami très cher», a immédiatement réagi Laurent Berger, qui a rendu hommage à «l’homme exceptionnel d’engagement et d’humanité» qu’était son prédécesseur, pendant 10 ans (2002-2012), à la tête de la centrale syndicale réformiste. . Un syndicaliste droit et honnête qui faisait ce qu’il disait, n’était aucunement adepte -pratiques pourtant très répandues dans le syndicalisme- du double discours et du coup bas, et avait la franchise chevillée au corps. Tous les journalistes sociaux, qui ont eu l’honneur et le plaisir de le côtoyer pendant et après son règne à la CFDT, le confirmeront. Tout comme ils pourront aussi témoigner des colères mémorables qui allaient de pair avec son franc-parler… François Chérèque était plus qu’un syndicaliste. C’était un vrai homme engagé à gauche qui combattait avec force tous les types de conservatisme, d’injustice et d’extrémisme. Un «ours», comme il se définissait lui-même, fervent partisan du compromis et capable de passer des «deals» avec un gouvernement de droit si c’était dans l’intérêt des salariés

En 2017, nouveau record de faible temps de travail en France

En 2017, nouveau record de faible temps de travail en France

 

Avec 4 jours de congés en plus, les Français devraient encore améliorer leur record de faible temps de travail. Il y aura en effet en 2017 six weekends de trois jours., le temps moyen serait donc autour de 1600 heurs par an.  La Fête du travail (1er mai), le 8 mai, la Fête nationale (14 juillet), et le jour de Noël tombent, en effet, soit un lundi, soit un vendredi. Au total, avec le lundi de Pâques (17 avril), celui de Pentecôte (5 juin) et le jeudi de l’Ascension (25 mai), on dénombre ainsi six week-ends de trois jours, et, éventuellement, deux weekends de quatre jours avec l’Assomption qui tombe un mardi. La France va donc demeurer le pays où l’on travaille le moins en Europe.  Un sujet presque tabou : la durée réelle de travail des français, la plus faible d’Europe. Ce qui explique notamment l’insuffisance de compétitivité, la faiblesse de la croissance, le taux de chômage et le haut niveau des dépenses de protection sociale même si d’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte comme le poids et le coût de l’administration Les salariés français à temps complet ont en moyenne travaillé en 2015 moins que leurs collègues européens selon une étude de l’institut Coe-Rexecode publiée mercredi 15 juin. La durée effective annuelle moyenne de travail des salariés à temps complet en France (déduction faites des congés, RTT, arrêts maladie indemnisés…) était en 2015 de 1.646 heures, en recul de 14 heures par rapport en 2013, écrit la société de recherches économiques proche du patronat, en effectuant son propre calcul sur la base de données fournies par l’office européen de statistiques Eurostat. Cette moyenne est « la plus faible des 28 pays de l’Union européenne », la France passant en 2015 derrière la Finlande. Le pays où les salariés à temps complet travaillent le plus est la Roumanie (2.080 heures). L’écart est de 199 heures avec l’Allemagne et de 228 heures avec le Royaume-Uni. Avec nos voisins latins, Italie et Espagne, il est respectivement de 130 et 165 heures. Avec l’Allemagne, le fossé s’est creusé de 13 heures en deux ans, essentiellement en raison d’absences pour congés annuels et RTT plus élevées, alors qu’il s’était resserré entre 2010 et 2013, explique Coe-Rexecode. A l’échelle de la France, les durées annuelles effectives de travail varient selon les secteurs: industrie (1.649 heures), construction (1.665), services marchands (1.718 heures). Dans les services non marchands (administration publique notamment, santé humaine et action sociale), elle est sensiblement plus faible (1.569 heures). Du coup les informations données par le ministère du travail relatives à la seule durée hebdomadaire sont à relativiser. Les salariés à temps complet travaillaient en moyenne 39,1 heures par semaine en 2015, selon les données du ministère du Travail. Ils dépassaient donc la durée légale hebdomadaire, fixée depuis 2002 à 35 heures, pour retrouver le niveau des années 2005-2006, en reflux par rapport aux 39,5 heures atteintes en 2011 à l’apogée du dispositif de défiscalisation des heures sup.

EDF: Nouveau Plongeon en bourse après un avertissement sur résultats

EDF: Nouveau Plongeon  en bourse après un avertissement sur résultats

Compte tenu des dernières informations relatives aux prévisions financières il y a tout  tout lieu de craindre un nouveau plongeon pour le cours de l’action EDF. Une action qui lors  de son introduction en bourse en 2005 valait 32 € et qui est passée sous la barre des 10 € ;  en cause, la baisse mondiale du prix de l’électricité et la sous-estimation de nombre de dépenses par l’électricien.-Cette dégringolade s’explique notamment par la défiance des investisseurs vis-à-vis des capacités de l’électricien à résister à un contexte de baisse des prix du marché d’une part et à faire face aux investissements colossaux qui l’attendent d’autre part. « La visibilité est tellement faible sur le montant total des coûts et des investissements à supporter dans les années à venir, dans un contexte de baisse des prix de gros de l’électricité, qu’il est impossible d’avoir une vue précise de la faculté de résistance du bilan de l’électricien », écrit dans une note le courtier Aurel BGC. Face à la crise financière dramatique d’EDF n’a donc pas d’autre solution que le prolongement des centrales actuelles ;  ce que viendrait de décider, la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal qui « accèderait » à la demande d’EDF visant à prolonger la durée de vie des centrales nucléaires françaises de 40 à 50 ans. Cette annonce fixée par un décret pluriannuel de l’énergie serait quasiment rédigée.   Du côté d’EDF, cette mesure était attendue alors que la société s’apprête à lancer un grand carénage. Cette opération devrait représenter un coût de 50 milliards d’euros sur dix ans selon EDF. La Cour des Comptes tablerait plutôt sur un coût de 100 milliards d’euros sur 15 ans. De toute manière la situation financière d’EDF est dramatique.  Récemment le patron d’EDF à ouvert la porte à de nouvelles modalités de financement du nucléaire. Et pour cause !  L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France comme dans le monde. Discrètement mais sûrement le patron d’EDF ouvre le débat pour un changement des modalités de financement des centrales nucléaires. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. On objectera que la question du démantèlement permettra à EDF (et a à Areva) d’acquérir un savoir-faire pour intervenir sur l’énorme marché du démantèlement des centrales le monde. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra  affronter  seule  ces défis même avec une augmentation régulière du prix de l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs.

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