Archive pour le Tag 'Sommet'

Profits au sommet mais pouvoir d’achat en berne

Profits au sommet mais pouvoir d’achat en berne

On assiste à un véritable feu d’artifice concernant les indices de la bourse et les profits des grandes entreprises. Et cela en 2023 alors que la croissance était déjà très faiblarde. Par contre, l’inflation a été l’occasion d’un immense phénomène anti redistributif, en effet ce sont les ménages et surtout les moins favorisés qui ont payé l’addition. En gros au cours de ces deux dernières années, la perte de pouvoir d’achat a été en moyenne de l’ordre de 10 %. En cause, notamment une inflation moyenne particulièrement élevée et un indice des prix complètement obsolète. Le pouvoir politique, les statisticiens à leur service et les grands intérêts financiers ne cessent de dire le contraire. Pourtant les ménages qui ont vu notamment les dépenses alimentaires augmenter de 20 % en 2 ans ont considérablement modifié la structure et le volume de leurs dépenses. Ainsi les dépenses contraintes, alimentaires bien sûr mais aussi chauffage, transport, abonnements, électricité n’ont cessé d’augmenter alors que les dépenses ajustables, elles, sont en berne.

Les ménages, les salariés en général n’ont ni la capacité, ni la possibilité de dénoncer cet immense transfert de valeurs. Les associations de consommateurs constatent souvent avec pertinence le phénomène mais ont peu d’impact sur la mobilisation des ménages.

Quant aux syndicats en France, d’une certaine manière ils semblent depuis l’affaire des retraites comme en léthargie. Il faut dire qu’ils ne sont guère aidés par un pouvoir qui depuis sept ans n’a cessé de les contourner.

Pourtant la question prioritaire des salariés comme plus généralement des ménages est celle du pouvoir d’achat. Bien entendu, les économistes complaisants vis-à-vis du pouvoir ne manqueraient pas de souligner les dangers de la boucle salaire inflation ; par contre, ils ne s’offusquent pas de la boucle profits inflation. Mais l’injustice sociale aura des conséquences économiques sur le niveau de consommation et donc sur la croissance. L’année 2024 va confirmer la tendance baissière de la croissance qui risque d’être presque nulle. Ce qui va entraîner une vague de licenciements et la reprise du chômage dans l’industrie bien sûr mais aussi dans les services comme les banques par exemple.

On comprend que les syndicats soient sortis rincés après l’énorme action de protestation contre la réforme des retraites mais il serait temps qu’ils se reprennent en remettant au cœur de leur stratégie la défense du pouvoir d’achat en soutenant d’abord les moins favorisés et non des grèves catégorielles comme celle des contrôleurs de la SNCF.

Bourses et profits au sommet mais pouvoir d’achat en berne

Bourses et profits au sommet mais pouvoir d’achat en berne

On assiste à un véritable feu d’artifice concernant les indices de la bourse et les profits des grandes entreprises. Et cela en 2023alors que la croissance était déjà très faiblarde. Par contre, l’inflation a été l’occasion d’un immense phénomène anti redistributif, en effet ce sont les ménages et surtout les moins favorisés qui ont payé l’addition. En gros au cours de ces deux dernières années, la perte de pouvoir d’achat a été en moyenne de l’ordre de 10 %. En cause, notamment une inflation moyenne particulièrement élevée et un indice des prix complètement obsolète. Le pouvoir politique, les statisticiens à leur service et les grands intérêts financiers ne cessent de dire le contraire. Pourtant les ménages qui ont vu notamment les dépenses alimentaires augmenter de 20 % en 2 ans ont considérablement modifié la structure et le volume de leurs dépenses. Ainsi les dépenses contraintes, alimentaires bien sûr mais aussi chauffage, transport, abonnements, électricité n’ont cessé d’augmenter alors que les dépenses ajustables, elles, sont en berne.

Les ménages, les salariés en général n’ont ni la capacité, ni la possibilité de dénoncer cet immense transfert de valeurs. Les associations de consommateurs constatent souvent avec pertinence le phénomène mais ont peu d’impact sur la mobilisation des ménages.

Quant aux syndicats en France, d’une certaine manière ils semblent depuis l’affaire des retraites comme en léthargie. Il faut dire qu’ils ne sont guère aidés par un pouvoir qui depuis sept ans n’a cessé de les contourner.

Pourtant la question prioritaire des salariés comme plus généralement des ménages est celle du pouvoir d’achat. Bien entendu, les économistes complaisants vis-à-vis du pouvoir ne manqueraient pas de souligner les dangers de la boucle salaire inflation ; par contre, ils ne s’offusquent pas de la boucle profits inflation. Mais l’injustice sociale aura des conséquences économiques sur le niveau de consommation et donc sur la croissance. L’année 2024 va confirmer la tendance baissière de la croissance qui risque d’être presque nulle. Ce qui va entraîner une vague de licenciements et la reprise du chômage dans l’industrie bien sûr mais aussi dans les services comme les banques par exemple.

On comprend que les syndicats soient sortis rincés après l’énorme action de protestation contre la réforme des retraites mais il serait temps qu’ils se reprennent en remettant au cœur de leur stratégie la défense du pouvoir d’achat.

Sport: Le handball français au sommet

Sport: Le handball français encore au sommet


Le handball est sans doute le sport où la France s’illustre de manière tout à fait exceptionnelle depuis des années et des années. Un succès qui vous autant chez les hommes que chez les féminines grâce notamment à une politique sportive efficace, à des clubs structurés et au soutien des professeurs d’éducation physique. Une nouvelle fois les hommes viennent de remporter le championnat d’Europe. Ils seront les favoris pour les jeux de Paris de cette année Ce dimanche, malgré une finale qui a longtemps paru leur échapper, les Bleus ont vaincu le Danemark après prolongation (33-31).

Trois ans après le fabuleux doublé – hommes et femmes unis dans la gloire – olympique réalisé à Tokyo, le handball français a démontré qu’il conservait sa place au sommet de la discipline. D’abord du côté féminin avec le troisième titre mondial décroché par Estelle Nze Minko et compagnie le 17 décembre dernier face à la Norvège (31-28). Puis ce dimanche 28 janvier avec la victoire des Bleus face au grand Danemark (33-31). Une permanence au sommet qui n’en finit plus d’impressionner et qui, forcément, laisse rêveur alors que se profilent dans six mois des Jeux olympiques à la maison.

Sommet des BRICS : Un ensemble hétéroclite et très contradictoire

Sommet des BRICS : Un ensemble hétéroclite et très contradictoire

Le politologue Zaki Laïdi analyse, dans une tribune au « Monde », ce qui unit et ce qui divise le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, réunis en sommet à Johannesburg, en Afrique du Sud, à partir de ce mardi 22 août. Le sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), réunis à Johannesburg, en Afrique du Sud, à partir de ce mardi 22 août et jusqu’au jeudi 24 août, alors que la guerre en Ukraine fait rage, exprime une identité collective dont certaines revendications ne sauraient être ignorées, mais dont les non-dits ou les omissions délibérées ne sauraient nous échapper. Dans un monde de moins en moins multilatéral, mais de plus en plus transactionnel, l’Europe doit garder son calme tout en ayant les yeux bien ouverts.

Les BRICS sont nés à la faveur de la guerre en Irak, sous l’impulsion du Brésil, en 2003, révulsés comme tant d’autres par l’intervention américaine. Ils expriment une identité politique qui perdure depuis la conférence de Bandung (Indonésie) en 1955, celle de pays soucieux de s’émanciper de la tutelle occidentale et qui ne veulent surtout pas que l’agenda mondial soit capté ou déterminé par les seuls pays du G7. D’autant plus que leur poids économique s’est affermi et qu’il s’agit, de par leur démographie, du groupe le plus important de la planète.

Aujourd’hui, près de vingt pays, et non des moindres, demandent à rejoindre les BRICS, et soixante-dix-sept pays ont été invités. Les BRICS sont le porte-voix d’un monde non occidental qui se cherche, qui veut exister par lui-même sans pour autant aliéner la souveraineté de chacun de ses membres.

C’est leur force et leur faiblesse. Ils sont tous d’accord pour condamner les empiètements occidentaux. Mais ils ne sont nullement disposés à partager leur pouvoir. Les BRICS ne sont donc pas une alliance, mais une coalition souple d’Etats au souverainisme sourcilleux.

Chez eux, on ne parle donc pas de droits de l’homme, de corruption ou de démocratie. C’est en cela que réside, pour beaucoup de pays, l’attractivité de cette coalition.

Les BRICS expriment les revendications de pays qui veulent parler de transition énergétique, de changement climatique, de désendettement et qui s’inquiètent du fait que le financement de la reconstruction de l’Ukraine les prive de ressources financières auxquelles ils auraient légitimement droit. Dans l’affaire ukrainienne, les discussions parfois serrées que les Européens ont pu avoir avec le Sud portaient moins sur la qualification de l’agression russe que sur la place jugée trop importante donnée à ce sujet par l’Occident.

La place des pays du BRICS dans l’économie mondiale

Cette place a fortement progressé durant la première décennie du xxie siècle, passant de 16 % du PIB mondial en 2001, à 27 % en 20118. Cette année-là, le PIB nominal cumulé des BRICS s’élève à 11 221 milliards de dollars.

En 2014, les BRICS affichent un PIB nominal cumulé de plus de 14 000 milliards10, soit pratiquement autant que celui des 28 pays de l’Union européenne réunis (18 874) et proche de celui des États-Unis (17 528). Selon des estimations de 2014, les BRICS seraient à l’origine de plus de 50 % de la croissance économique mondiale au cours des dix années précédentes11.

En 2023, le bloc des BRICS contribue à 31,5 % du PIB mondial, dépassant pour la première fois la part du G7 (30,7 % du PIB mondial).

Sommet Russie-Afrique: pour mieux piller les ressources locales

Sommet Russie-Afrique: pour mieux piller les ressources locales

Des pays africains voulant retourner au colonialisme ne s’y prendrait pas autrement en se précipitant dans les bras de routine et son fameux sommet Russie Afrique. Un sommet organisé par Poutine pour déstabiliser un peu plus l’Occident mais aussi les régimes internes avec le plus souvent comme bras armé la clique criminelle de Wagner.

Une honte évidemment pour ces pays de se voir contraints de recourir à une sorte de garde nationale assurée par Wagner contre le pillage autorisé des ressources locales.

L’Afrique malheureusement est encore trop soumis à de nouvelles formes de colonisation notamment de la Chine et de la Russie qui veulent renforcer leur pouvoir politique international tout en s’approvisionnant en bon compte des richesses locales.

Un phénomène qui permet aussi aux dirigeants locaux d’accroître à leur profit et un nombre d’intermédiaires qui les soutiennent encore la corruption qui gangrène le continent. Sans parler des atteintes encore renforcées à la démocratie.

Pourtant, derrière les visites et les discours, les échanges commerciaux demeurent faibles entre Moscou et le continent. Alors que la guerre en Ukraine s’enlise et que les sanctions occidentales fragilisent l’économie de la Russie, ses capacités réelles d’engagement vis-à-vis de l’Afrique interrogent.

Parmi les domaines de coopération entre la Russie et l’Afrique, le secteur de l’armement est probablement celui qui fait couler le plus d’encre. Ces dernières années, Moscou a annoncé le renforcement de ses partenariats militaires avec de nombreux pays dont le Cameroun, l’Éthiopie, l’Afrique du Sud, la Centrafrique ou bien encore le Mali.

Ces accords sont loin d’être nouveaux. À l’époque des indépendances, l’URSS avait investi ce domaine fournissant des armes à de nombreux pays africains. Des partenariats mis en sommeil après la chute du bloc soviétique, que Moscou a entrepris de réactiver au cours des deux dernières décennies. En parallèle, la milice Wagner a étendu ces dernières années sa présence en Centrafrique, au Mali, au Soudan ou bien encore en Libye.

Entre 2018 et 2022, la Russie a détrôné la Chine en tant que premier exportateur d’armes en Afrique subsaharienne, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, passant de 21 % à 26 % de parts de marché.

Pour Maxime Ricard, chercheur spécialiste de l’Afrique de l’Ouest à l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (Irsem). “À l’échelle de la Russie, ces livraisons demeurent relativement faibles, mais elles ont un intérêt stratégique pour l’influence de la Russie en Afrique. En soutenant des élites politiques peu regardantes sur les droits humains, elles ont une dimension politique importante car elles participent au renforcement de régimes autoritaires. Pour les dirigeants des États comme le Mali ou le Burkina Faso, le partenariat militaire avec la Russie est un gros enjeu, d’autant plus depuis qu’ils ont demandé le retrait des forces françaises”.

Outre le domaine sécuritaire, la Russie entretien également un important partenariat agricole avec le continent, dont elle est le premier fournisseur de blé au monde. Le forum Russie-Afrique intervient alors même que Moscou vient de se retirer de l’accord permettant l’exportation de céréales ukrainiennes par la mer Noire, dont l’ONU affirme qu’il est essentiel pour équilibrer les prix et éviter une crise alimentaire mondiale.

La Russie réclame un allègement des sanctions financières qui “entravent” son commerce international de céréales mais aussi, et surtout, ses exportations d’engrais et de matériel agricole.

Elle a assuré qu’elle était prête à offrir ses céréales gratuitement aux pays africains qui en ont le plus besoin, précisant que cette proposition serait discutée lors du sommet, qui comprend un volet sur la souveraineté alimentaire du continent.

En octobre 2019, devant une cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement réunis dans la ville balnéaire de Sotchi, Vladimir Poutine avait promis de “doubler dans les cinq ans les échanges commerciaux” avec le continent.

Pourtant, après plusieurs années de croissance, ceux-ci ont enregistré un recul sur la période 2018 – 2021, passant de 20 à 17,7 milliards de dollars. Un chiffre sans commune mesure avec le commerce chinois (282 milliards), de l’Union européenne (254 milliards) ou bien des États-Unis (83 milliards) avec l’Afrique, alors que la Russie représente toujours moins de 1 % des investissements étrangers sur le continent.

Dans sa lettre aux pays africains, Vladimir Poutine affirme que le chiffre de commerce de la Russie avec les pays d’Afrique a augmenté en 2022“ pour atteindre presque 18 milliards de dollars américains”, tout en reconnaissant que les “capacités de [leur] partenariat commercial et économique sont beaucoup plus grandes”.

La Russie à tendance à “sur-promettre et à ne pas tenir ses promesses lorsqu’il s’agit de ses engagements économiques en Afrique”, analyse Joseph Siegle, auteur d’un rapport sur les engagements économiques de la Russie en Afrique. Pour le chercheur américain, la Russie souhaite avant tout “promouvoir ses intérêts géostratégiques […] : s’assurer un pied dans la Méditerranée à la frontière sud de l’Otan, déplacer l’influence occidentale et normaliser la vision du monde de la Russie”.

“Mis à part peut-être quelques partenaires privilégiés comme l’Égypte, l’Afrique du Sud ou le Nigeria, l’Afrique n’est clairement pas un marché prioritaire de la Russie” souligne Igor Delanoë, directeur adjoint de l’Observatoire franco-russe. “L’Afrique subsaharienne ne représente qu’un à deux milliards de dollars par an sur les 700 milliards du commerce extérieur russe. Néanmoins, Moscou a besoin de bâtir de nouveaux partenariats et, à ce titre, ce marché peut être prometteur”.

Sommet de l’Otan : Hausse des dépenses militaires partout

Sommet de l’Otan : Hausse des dépenses militaires partout

La guerre en Ukraine aura au moins permis à certains états occidentaux dont la France de prendre conscience de l’insuffisance de leurs dépenses militaires face au risque potentiel. Ainsi l’heure de la dernière réunion de l’OTAN, la décision a été prise que chaque pays devrait dépenser au moins 2 % du PIB pour l’armée. Les dirigeants des pays membres de l’Otan, réunis en sommet à Vilnius, se sont en effet engagés à consacrer chaque année « au moins 2% » de leur PIB aux dépenses militaires. Notons que la France a dépensé en 2022 1,94 % mais qu’elle accuse un grand retard depuis des années.

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, l’a officiellement annoncé mardi 11 juillet lors d’un point-presse. « Onze alliés ont désormais atteint ou dépassé ce cap. Nous nous attendons à ce que ce chiffre augmente de manière significative l’année prochaine », a-t-il précisé.

Jens Stoltenberg a également évoqué l’éventuelle entrée de l’Ukraine au sein de l’alliance. « Nous avons clairement indiqué que nous inviterons l’Ukraine à rejoindre l’Otan quand les Alliés seront d’accord et quand les conditions seront réunies », a-t-il déclaré. En clair, pas pour l’instant !

Fin de » l’abondance de l’insouciance » : le sommet de la condescendance !

Fin de » l’abondance de l’insouciance » : le sommet de la condescendance !

 

Il faut vraiment que le chef de l’État soit coupé des réalités sociales et sociétales pour employer  une sémantique aussi condescendante vis-à-vis de l’opinion. Exemple en matière d’énergie dont il souligne la crise alors que récemment avant les élections pour obtenir quelques voix écologistes il a fermé la centrale de Fessenheim. Et plus tard de décider la construction de six nouvelles centrales EPR. En attendant , la France importe de l’électricité !

Même chose concernant l’inflation complètement sous-estimée que par le gouvernement qui n’a cessée d’affirmer pendant des semaines et des mois que le phénomène était très conjoncturel que la hausse des prix devrait connaître une inversion dans la deuxième partie de 2022. Aujourd’hui , le ministre des finances admet que cette inflation va durer. En attendant les mesures suffisantes n’ont pas été prises pour faire face à une inflation aux facteurs explicatifs pertinents ( hausse du prix des matières premières, hausse de l’énergie, dysfonctionnements logistiques, guerre en Ukraine notamment ) mais aussi à une vague spéculative dans la plupart des secteurs.

Certes on ne reprochera pas au gouvernement la vague d’incendies qui a affecté la France suite à la grande sécheresse mais suite  aussi à des comportements irresponsables voire criminels sans parler d’un aménagement du territoire anarchique et d’une gestion des forêts incohérente.

Le discours de macron aujourd’hui rompt nettement avec celui qu’il a tenu avant les élections présidentielles et législatives. Avant il promettait la lune, maintenant l’enfer.

En préambule ce mercredi de ce conseil des ministres de rentrée à l’Elysée, lors d’une allocution devant les ministres exceptionnellement retransmise, Emmanuel Macron a en effet appelé le gouvernement à « l’unité » face à « la grande bascule » marquée par « la fin de l’abondance », « des évidences » et « de l’insouciance ».

« Le moment que nous vivons peut sembler être structuré par une série de crises graves (…) et il se pourrait que d’aucuns voient notre destin comme étant perpétuellement de gérer les crises ou des urgences. Je crois pour ma part que ce que nous sommes en train de vivre est plutôt de l’ordre d’une grande bascule ou d’un grand bouleversement », a déclaré Emmanuel Macron devant les ministres.

Des propos très graves peut-être pour préparer l’opinion à une phase d’austérité comme si celle-ci n’était déjà pas en marche avec une inflation à 6 % alors que les salaires n’augmentent que de l’ordre de 3 %. Les Français payent déjà l’addition des bouleversements évoqués et de l’inconsistance de la politique du gouvernement.

Macron est vraiment mal fondée à renverser le poids de la responsabilité sur les Français.

 

Enjeu du Sommet mondial Covid

Enjeu du Sommet mondial Covid

 

 

Un sommet mondial Covid  a été organisé ce jeudi 12 mai ( la Tribune)

« Le sommet, expliquent les pays organisateurs sous l’égide des Etats-Unis, va redoubler nos efforts collectifs pour mettre fin à la phase aiguë de l’épidémie de Covid-19 et nous préparer à de futures menaces liées à la santé .  Nous savons que nous devons nous préparer maintenant à construire, stabiliser et financer la capacité globale dont nous avons besoin, non seulement face aux variants du Covid-19, mais aussi face à d’autres crises sanitaires ».

Les participants aborderont également les risques sanitaires auxquels nous pourrions faire face dans les prochaines années. Après avoir soigneusement ignoré les avertissements des épidémiologistes pendant vingt ans, les États occidentaux ont compris l’intérêt de se préparer aux prochains assauts microbiens. Les risques les plus classiques sont connus : une mauvaise grippe aviaire passant des oiseaux aux humains (comme cela vient d’être détecté en Chine) ou peut-être un futur variant Covid plus méchant que ceux de la lignée Omicron. Moins médiatisées, les bactéries multi-résistantes aux antibiotiques et les arbovirus transportés par des moustiques exotiques font aussi partie des grandes inquiétudes sanitaires.

Sur les bactéries résistantes, depuis dix ans, l’apparition de bactéries résistant aux principaux antibiotiques a sonné l’alarme. Ces microbes qui ont trouvé les moyens d’échapper à nos armes défensives sont liés notamment à la mauvaise utilisation des antibiotiques.

« Dans certains pays, on en prescrit dès le moindre symptôme, sans s’assurer par un antibiogramme qu’il s’agit d’une infection bactérienne, confirme Évelyne Jouvin-Marche, directrice de recherche Inserm. On a aussi pâti d’une sur-utilisation antibiotique dans les élevages. La France qui n’était pas vertueuse a diminué cette consommation avec les plans écoantibio 1 et 2. Mais certains sont plus avancés comme les pays d’Europe du Nord et la Grande-Bretagne qui a inversé la courbe de progression des résistances aux antibiotiques. Aujourd’hui, nous avons besoin de mener des études pour bien comprendre les mécanismes de résistance et leurs causes. »

En 2020, le ministère de la Santé français s’est fixé l’objectif de réduire de 25 % la consommation d’antibiotiques d’ici 2024. L’État a mis en place un programme prioritaire de recherche antibio résistance coordonné par Évelyne Jouvin-Marche.

En bonne place parmi les dangers sanitaires : les arbovirus. Ces virus de fièvre jaune ou de dengue transportés par des moustiques pourraient se développer chez nous sous l’effet du réchauffement climatique. Selon les spécialistes, une véritable pandémie dans le monde est peu probable. À part celui de la dengue, les arbovirus ont besoin de ce qu’on appelle un « réservoir animal » à proximité pour se développer, qui sont des singes pour ce type de virus. Cela dit, nous avons déjà un moustique qui joue le taxi pour ces virus en Europe, comme l’explique Anna-Bella Failloux, responsable de l’unité Arbovirus et Insectes Vecteurs à l’Institut Pasteur. « Le moustique tigre est compétent pour transmettre des virus de fièvre jaune, de dengue, de Zika ou de chikungunya. Il est arrivé en Albanie en 1979 puis a rejoint l’Italie en 1990 avant de s’installer en France en 2004. Mais en Europe, ce type d’infection vient toujours de virus importés. Un touriste rentrant de voyage ou venant en France après avoir été contaminé peut se faire piquer par un moustique tigre. L’insecte récupère le virus qu’il transmettra à la prochaine personne qu’il va piquer. Depuis qu’il s’est implanté en Europe, les arbovirus circulent un peu dans le Sud de la France, mais les contaminations restent très limitées.»

Enfin, alors que l’origine du coronavirus-19 n’est toujours pas clairement définie, il reste un autre danger. « Le grand risque dont personne ne parle est celui d’une pandémie partant d’un accident de laboratoire, estime l’épidémiologiste Renaud Piarroux. 

Sommet union européenne à Versailles : une rencontre inadaptée aux enjeux du moment

Sommet union européenne à Versailles : une rencontre inadaptée aux enjeux du moment

 

D’une certaine manière, le sommet européen de Versailles qui devait se tenir notamment sur la question de la menace russe en Ukraine a  éludé le problème. On peut dire que les décisions certes importantes sont cependant relativement intemporelles puisqu’il s’agit de renforcer la souveraineté économique voire d’envisager une politique de défense le moment venu. Sur le strict terrain de l’énergie on a convenu que l’union européenne devrait se passer du gaz russe d’ici 2027. Quant à l’éventuelle candidature de l’Ukraine à l’union européenne elle a été renvoyée aux calendes grecques. En attendant 2027, l’union européenne reconnaît sa dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie et va donc continuer d’alimenter financièrement la dictature qui répand la terreur et la mort en Ukraine.

Sans doute pour masquer les noms décisions et les contradictions de l’union européenne, Macron a indiqué que l’Europe prendrait des sanctions encore plus massives si la Russie durcissait encore son entreprise de guerre. Des mots de synthèse très vagues qui cachent  en réalité les nombreuses oppositions en Europe tant sur le plan économique que politique vis-à-vis de la Russie.

Sommet européen pour un « Nouvel ordre économique » de l’UE !

Sommet européen pour un « Nouvel ordre économique » de l’UE !

 

Période électorale sans doute, Macron dans sa dernière allocution n’a pu s’empêcher de satisfaire à l’enflure des mots en annonçant un sommet européen informel sur un nouvel ordre économique  qui se tiendra les 10 et 11 mars à Versailles.

Notons D’abord que cette réunion aura un caractère informel, c’est-à-dire qu’il ne pourra engager formellement les institutions européennes. Cela d’autant plus que cette rencontre n’était pas prévue au calendrier sur ce sujet. Cette rencontre n’aura sans doute pas pour objet d’envisager un nouveau modèle économique mais plus modestement de prévoir un plan d’ajustement en particulier dans le domaine énergétique suite à la guerre en Ukraine par la Russie. Au-delà des aspects énergétiques , Macron en profitera pour enfoncer le clou du concept d’une vraie défense européenne qui institutionnellement n’existe pas.

« L’Europe  doit investir davantage pour moins dépendre des autres continents et pouvoir décider pour elle-même, en d’autres termes devenir une puissance plus indépendante, plus souveraine », a déclaré Emmanuel Macron.

« Puissance de paix, nous ne pouvons pas dépendre des autres pour nous défendre, que ce soit sur terre, sur mer, sous la mer, dans les airs, dans l’espace ou le cyberespace (…). Notre défense européenne doit franchir une nouvelle étape », a-t-il ajouté.

 

« Nous ne pouvons plus dépendre des autres, et notamment du gaz russe, pour nous déplacer, nous chauffer, faire fonctionner nos usines. Voilà pourquoi, après avoir décidé, pour la France, le développement des énergies renouvelables et la construction de nouveaux réacteurs nucléaires, je défendrai une stratégie d’indépendance énergétique européenne », a poursuivi le président français.

Le discours de portée européenne mais qui traduit aussi des préoccupations internes s’inscrivant dans la campagne électorale.

Un sommet sur les océans (Macron)

Un sommet sur les océans (Macron)

« La France va organiser dans les prochains mois un One Ocean summit qui va consister à mettre les scientifiques, les acteurs économiques, les acteurs régionaux et les Nations unies autour de la table pour pouvoir lancer des initiatives en matière de recherche, en matière de juridictions internationales et essayer de compléter le droit international qui permettra de protéger cet espace », a dit le chef de l’Etat.

Sommet alimentaire : Le contraire d’une évolution sociale et écologique

Sommet  alimentaire : Le contraire d’une évolution sociale et écologique

A quatre mois du prochain sommet des Nations unies, six syndicats et organisations de la société civile française dénoncent dans une tribune au « Monde » une rencontre qui fait fi du multilatéralisme et de l’environnement, et demandent officiellement au gouvernement français de se retirer.

 

Tribune.

 

 Le nouveau Sommet des Nations unies sur les systèmes alimentaires qui se tiendra en septembre 2021 aurait pu être porteur d’avancées cruciales et grandement nécessaires dans le contexte sanitaire, économique et environnemental actuel. Pourtant, de nombreuses et profondes inquiétudes assombrissent cette initiative.

Annoncé en 2019, ce sommet est le fruit d’une nouvelle collaboration entre le Forum économique mondial et le secrétaire général des Nations unies. Les Etats membres des Nations unies, traditionnels garants de ce type d’initiative, n’ont jamais vraiment été consultés et l’Assemblée générale de l’ONU n’a même pas eu à se prononcer sur le sujet. C’est pourtant son rôle : c’est elle qui a validé par le passé la tenue des sommets alimentaires mondiaux de 1996 et de 2009.

 

Dès son annonce, ce sommet a donc fait fi d’un multilatéralisme pourtant indispensable et a progressivement marginalisé l’ensemble des acteurs souhaitant une réelle transformation sociale et écologique des systèmes agricoles et alimentaires. Un grand nombre d’Etats, de chercheurs et d’organisations de la société civile se sont ainsi retrouvés exclus des mécanismes de gouvernance du sommet ou n’ont été impliqués qu’a minima dans un faux-semblant de consultation.

En parallèle, les organisateurs ont déroulé le tapis rouge aux principaux promoteurs d’une « révolution verte agricole » – OGM, digitalisation de l’agriculture, utilisation massive de pesticides et d’engrais de synthèse – dont on connaît les impacts dévastateurs partout dans le monde. Ces « solutions technologiques » seules capables, selon les organisateurs du sommet, de « changer la donne », renforcent toutes le système agro-industriel dominant et se font au détriment d’une vraie transformation agroécologique.

Pourtant, l’impératif d’assurer la souveraineté alimentaire et le droit à l’alimentation des populations, et l’urgence de répondre aux crises climatiques environnementales nécessitent au contraire de repenser nos pratiques agricoles et alimentaires, de renforcer un tissu dense de fermes à dimension humaine, et de permettre aux agricultrices et aux agriculteurs de vivre dignement, partout dans le monde.

Environnement-climat –sommet Biden : des promesses !

Environnement-climat –sommet Biden : des promesses !

 

Au plan mondial peu de pays ont fait l’impasse sur le sommet mondial organisé par Biden. La Chine la Russie et bien d’autres pays étaient présents pour affirmer leur volonté de réduire l’impact de la vie économique et sociale sur l’environnement et en particulier vis-à-vis du climat. D’une certaine manière il y a même une sorte de concours des promesses avec ceux qui réduiraient le plus leur impact carbone dans les 10 à 50 ans. Un délai suffisamment large pour permettre des évolutions significatives…. ou pour oublier à cette échéance des promesses un peu illusoires.

 

Les pays ont égrené leurs propres engagements, après que Joe Biden a ouvert le bal en annonçant la réduction d’entre 50 et 52% des émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis d’ici à 2030, par rapport à 2005. Le président chinois, Xi Jinping, dont la venue était incertaine il y a encore quelques jours, a, de son côté, réaffirmé l’objectif d’une neutralité carbone de la Chine d’ici à 2060. En dépit de très vives tensions entre les deux grandes puissances rivales sur nombre d’autres dossiers, l’homme d’Etat s’est déclaré « déterminé à travailler avec la communauté internationale, et en particulier les Etats-Unis » sur ce front.

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Évidemment Macro n’a pas voulu être en reste rappelant l’action de la France qui n’est pourtant pas un modèle pour tenir ses propres engagements. Et particularité de l’ancien banquier, la France a remis en cause le fonctionnement actuel du système financier et de son rapport à l’environnement. Là aussi sans doute davantage de promesses que de perspectives de transformation. Et cette transition passera par la « transformation en profondeur de notre système financier », a affirmé Emmanuel Macron, se félicitant que le sommet qu’il a lui-même lancé, le One Planet Summit, ait « permis de réunir des fonds souverains, des asset managers, des private equity, pour tous s’engager derrière cette méthodologie commune » de mesures des investissements favorables au climat. Alors que la France fait partie des nombreux pays en retard sur leurs engagements pour atteindre les 1,5°C, le pays « prendra toutes ses responsabilités dans les prochains mois pour aller plus loin sur le sujet de cette finance au service du climat », a promis le président français.

Climat –sommet Biden : des promesses !

Climat –sommet Biden : des promesses !

 

Au plan mondial peu de pays ont fait l’impasse sur le sommet mondial organisé par Biden. La Chine la Russie et bien d’autres pays étaient présents pour affirmer leur volonté de réduire l’impact de la vie économique et sociale sur l’environnement et en particulier vis-à-vis du climat. D’une certaine manière il y a même une sorte de concours des promesses avec ceux qui réduiraient le plus leur impact carbone dans les 10 à 50 ans. Un délai suffisamment large pour permettre des évolutions significatives…. ou pour oublier à cette échéance des promesses un peu illusoires.

 

Les pays ont égrené leurs propres engagements, après que Joe Biden a ouvert le bal en annonçant la réduction d’entre 50 et 52% des émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis d’ici à 2030, par rapport à 2005. Le président chinois, Xi Jinping, dont la venue était incertaine il y a encore quelques jours, a, de son côté, réaffirmé l’objectif d’une neutralité carbone de la Chine d’ici à 2060. En dépit de très vives tensions entre les deux grandes puissances rivales sur nombre d’autres dossiers, l’homme d’Etat s’est déclaré « déterminé à travailler avec la communauté internationale, et en particulier les Etats-Unis » sur ce front.

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Évidemment Macro n’a pas voulu être en reste rappelant l’action de la France qui n’est pourtant pas un modèle pour tenir ses propres engagements. Et particularité de l’ancien banquier, la France a remis en cause le fonctionnement actuel du système financier et de son rapport à l’environnement. Là aussi sans doute davantage de promesses que de perspectives de transformation. Et cette transition passera par la « transformation en profondeur de notre système financier », a affirmé Emmanuel Macron, se félicitant que le sommet qu’il a lui-même lancé, le One Planet Summit, ait « permis de réunir des fonds souverains, des asset managers, des private equity, pour tous s’engager derrière cette méthodologie commune » de mesures des investissements favorables au climat. Alors que la France fait partie des nombreux pays en retard sur leurs engagements pour atteindre les 1,5°C, le pays « prendra toutes ses responsabilités dans les prochains mois pour aller plus loin sur le sujet de cette finance au service du climat », a promis le président français.

Climat: Xi Jinping OK pour le sommet de Biden

Climat: Xi Jinping OK pour le sommet de Biden

Le président américain Joe Biden a invité une quarantaine de dirigeants mondiaux à un sommet international sur le climat qui doit se tenir par visioconférence jeudi et vendredi. Chine et États-Unis sont les deux premiers émetteurs de gaz à effet de serre, à l’origine du réchauffement planétaire. Leur entente est donc jugée cruciale pour la réussite des efforts internationaux afin de réduire ces émissions.

Le président chinois Xi Jinping participera au sommet virtuel sur le climat organisé cette semaine par Joe Biden, a annoncé mercredi 21 avril le ministère chinois des Affaires étrangères, alors que les tensions sino-américaines restent fortes. Le chef d’État chinois prononcera en ligne depuis Pékin «un important discours», a indiqué le ministère, quelques jours après l’engagement des deux pays à «coopérer» sur le changement climatique.

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