Archive pour le Tag 'Sommet'

Nice- Un indispensable sommet mondial sur l’océan

Nice- Un indispensable sommet mondial sur l’océan


La troisième Conférence des Nations unies sur l’océan se tiendra à Nice, du 9 au 13 juin, en présence de 60 chefs d’Etat ou de gouvernement, sans les Etats-Unis. Même si les objectifs paraissent modestes, cette conférence doit permettre d’entretenir la mobilisation en faveur d’une cause qui concerne l’humanité tout entière. ( Le Monde)

La protection de l’environnement est devenue, en quelques mois, la cible de tant d’attaques que le simple fait que la troisième Conférence des Nations unies sur l’océan (UNOC) puisse réunir près de 60 chefs d’Etat ou de gouvernement à Nice, du 9 au 13 juin, mérite d’être salué. Après l’accord obtenu en novembre 2024 à Bakou, lors de la 29e Conférence des parties (COP) sur le climat, puis celui produit lors de la COP consacrée à la biodiversité à Rome, fin février, cette résistance d’un multilatéralisme, lui aussi en crise, se vérifie une nouvelle fois.

Elle doit néanmoins être tempérée par les objectifs de cette conférence, bien modestes au regard de tout ce qui fragilise le poumon bleu de la planète, ce puits de carbone qui absorbe de 25 % à 30 % du CO2 émis par les activités humaines. Les maux sont connus : acidification sous l’effet du réchauffement climatique, pollutions multiples, surpêche, pour n’en citer que quelques-uns.

Contrairement à une COP sur le climat, l’UNOC ne va pas, en effet, se conclure par un accord permettant de mesurer le degré d’engagement des pays participants dans la préservation des océans. Cette conférence doit permettre avant tout d’entretenir la mobilisation en faveur d’une cause qui concerne l’humanité tout entière.

La France va tenter à cette occasion de faire avancer la ratification en souffrance du traité sur la haute mer, adopté en 2023, et qui se donne pour mission la protection de la biodiversité dans les eaux internationales. Le volontarisme des participants sur la question de la protection des aires marines protégées au sein des zones économiques exclusives, sur lesquelles les Etats côtiers exercent des droits souverains, sera également scruté.

Court-termisme

Une absence va lourdement peser sur la conférence. Celle des Etats-Unis, qui incarnent, jusqu’à la caricature depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump, une réaction antienvironnementale. Cette dernière est nourrie par une aigreur nationaliste étriquée et par un obscurantisme revendiqué qui ambitionne de réduire au silence la science et ses constats implacables.

Au Parc des expositions de Nice, avant la Conférence des Nations unies sur les océans (UNOC), le 2 juin 2025. FRÉDÉRIC DIDES/AFP
C’est d’ailleurs du bureau Ovale qu’est venue la dernière attaque en règle contre l’océan, le 24 avril, avec le paraphe d’un décret présidentiel ouvrant la voie à l’exploitation minière des grands fonds marins, au-delà des juridictions nationales. Il s’agit d’une offensive renouvelée contre la Convention des Nations unies sur le droit de la mer et contre l’Autorité internationale des fonds marins. Cet organisme, que les Etats-Unis ne reconnaissent pas, tente laborieusement d’élaborer un code minier pour les océans placés sous la pression de logiques extractivistes.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés UNOC : l’appétit croissant de l’industrie minière pour les fonds marins au menu de la conférence sur l’océan

Le court-termisme est le principal ressort des menaces dont l’océan fait l’objet. Le fléau de la pollution plastique, qui sera abordé lors de la conférence de Nice, y prend une place grandissante. Il en va de même pour le chalutage de fond, qui met en évidence le dilemme entre la nécessité de la lutte pour la préservation de la biodiversité et son coût économique et social. Ce dilemme est l’une des raisons de l’accumulation de revers essuyés par les défenseurs de l’environnement en France, au sein de l’Union européenne, comme partout dans le monde. Tenter inlassablement de le surmonter est plus que jamais impératif.

Le Monde

Nice- Un indispensable sommet mondial sur l’océan

Nice- Un indispensable sommet mondial sur l’océan


La troisième Conférence des Nations unies sur l’océan se tiendra à Nice, du 9 au 13 juin, en présence de 60 chefs d’Etat ou de gouvernement, sans les Etats-Unis. Même si les objectifs paraissent modestes, cette conférence doit permettre d’entretenir la mobilisation en faveur d’une cause qui concerne l’humanité tout entière. ( Le Monde)

La protection de l’environnement est devenue, en quelques mois, la cible de tant d’attaques que le simple fait que la troisième Conférence des Nations unies sur l’océan (UNOC) puisse réunir près de 60 chefs d’Etat ou de gouvernement à Nice, du 9 au 13 juin, mérite d’être salué. Après l’accord obtenu en novembre 2024 à Bakou, lors de la 29e Conférence des parties (COP) sur le climat, puis celui produit lors de la COP consacrée à la biodiversité à Rome, fin février, cette résistance d’un multilatéralisme, lui aussi en crise, se vérifie une nouvelle fois.

Elle doit néanmoins être tempérée par les objectifs de cette conférence, bien modestes au regard de tout ce qui fragilise le poumon bleu de la planète, ce puits de carbone qui absorbe de 25 % à 30 % du CO2 émis par les activités humaines. Les maux sont connus : acidification sous l’effet du réchauffement climatique, pollutions multiples, surpêche, pour n’en citer que quelques-uns.

Contrairement à une COP sur le climat, l’UNOC ne va pas, en effet, se conclure par un accord permettant de mesurer le degré d’engagement des pays participants dans la préservation des océans. Cette conférence doit permettre avant tout d’entretenir la mobilisation en faveur d’une cause qui concerne l’humanité tout entière.

La France va tenter à cette occasion de faire avancer la ratification en souffrance du traité sur la haute mer, adopté en 2023, et qui se donne pour mission la protection de la biodiversité dans les eaux internationales. Le volontarisme des participants sur la question de la protection des aires marines protégées au sein des zones économiques exclusives, sur lesquelles les Etats côtiers exercent des droits souverains, sera également scruté.

Court-termisme

Une absence va lourdement peser sur la conférence. Celle des Etats-Unis, qui incarnent, jusqu’à la caricature depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump, une réaction antienvironnementale. Cette dernière est nourrie par une aigreur nationaliste étriquée et par un obscurantisme revendiqué qui ambitionne de réduire au silence la science et ses constats implacables.

Au Parc des expositions de Nice, avant la Conférence des Nations unies sur les océans (UNOC), le 2 juin 2025. FRÉDÉRIC DIDES/AFP
C’est d’ailleurs du bureau Ovale qu’est venue la dernière attaque en règle contre l’océan, le 24 avril, avec le paraphe d’un décret présidentiel ouvrant la voie à l’exploitation minière des grands fonds marins, au-delà des juridictions nationales. Il s’agit d’une offensive renouvelée contre la Convention des Nations unies sur le droit de la mer et contre l’Autorité internationale des fonds marins. Cet organisme, que les Etats-Unis ne reconnaissent pas, tente laborieusement d’élaborer un code minier pour les océans placés sous la pression de logiques extractivistes.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés UNOC : l’appétit croissant de l’industrie minière pour les fonds marins au menu de la conférence sur l’océan

Le court-termisme est le principal ressort des menaces dont l’océan fait l’objet. Le fléau de la pollution plastique, qui sera abordé lors de la conférence de Nice, y prend une place grandissante. Il en va de même pour le chalutage de fond, qui met en évidence le dilemme entre la nécessité de la lutte pour la préservation de la biodiversité et son coût économique et social. Ce dilemme est l’une des raisons de l’accumulation de revers essuyés par les défenseurs de l’environnement en France, au sein de l’Union européenne, comme partout dans le monde. Tenter inlassablement de le surmonter est plus que jamais impératif.

Le Monde

Guerre en Ukraine : Sommet européen à Kiev

Guerre en Ukraine : Sommet européen à Kiev

Emmanuel Macron, Friedrich Merz, Keir Starmer et Donald Tusk seront samedi à Kiev pour afficher leur soutien à l’Ukraine et réclamer, de concert avec les États-Unis, un «cessez-le-feu complet et inconditionnel de 30 jours» à Moscou, au lendemain d’une démonstration de force diplomatique russe.

«Nous continuerons d’accroître notre soutien à l’Ukraine. Nous intensifierons notre pression sur la machine de guerre russe jusqu’à ce que la Russie accepte un cessez-le-feu durable», préviennent-ils dans une déclaration conjointe.

Les autres pays allié seront informés des «progrès réalisés en vue d’une future coalition rassemblant des forces aériennes, terrestres et maritimes pour aider à régénérer les forces armées ukrainiennes après un éventuel accord de paix et pour renforcer la confiance en la paix future», selon leur déclaration.

L’or à un nouveau sommet 3500 dollars l’once

L’or à un nouveau sommet 3500 dollars l’once

Le métal jaune s’envole vers de nouveaux sommets en raison des inquiétudes concernant l’hypothèse d’une crise économique mondiale. Le cours de l’once d’or a dépassé la barre des 3500 dollars mardi pour la première fois de son histoire, porté par la guerre commerciale mais aussi par les tensions entre Donald Trump et le président de la Fed, qui ont fait chuter Wall Street. L’once d’or s’affichait à 3467,87 dollars à 7H30 GMT, après avoir atteint plus tôt un record à 3500,10 dollars.

Gage de sûreté dans la tourmente commerciale déclenchée par Donald Trump début avril, les investisseurs se ruent depuis des semaines sur l’or, les droits de douane pouvant avoir un effet inflationniste, qui fait baisser la valeur du dollar, contre lequel l’or permet de se couvrir. Convoité pour son utilisation dans la joaillerie, l’industrie ou tout simplement comme actif de réserve, le métal jaune conserve sa valeur .

Ukraine: Sommet à l’Élysée

Ukraine: Sommet  à l’Élysée

« Le monde devient un petit peu fou et on va en parler. »  aurait déclaré le président américain lors d’une rencontre avec le président ukrainien à l’initiative d’ Emmanuel Macron dans les salons de l’Élysée. Rien n’a vraiment filtré des entretiens entre les trois hommes. Il est loin d’être certain que Zelensky ait obtenu gain de cause, même s’il a qualifié cette réunion au sommet de « bonne et fructueuse ». Et quand bien même Trump aurait été conciliant, il a, lors de son premier mandat, montré qu’il pouvait très vite changer d’avis. Néanmoins, l’objectif du président ukrainien – parler à Trump et lui serrer la main dans la cour de l’Élysée – a été atteint. En quête de soutiens alors que ses troupes reculent face à l’armée russe, il a d’ailleurs mis à profit cette visite parisienne en rencontrant plusieurs autres dirigeants, notamment européens.

En rendant cette réunion possible, et plus globalement en transformant une célébration religieuse en un mini-sommet international, Emmanuel Macron a indéniablement réussi un gros coup diplomatique qui a pu, pendant quelques heures, faire oublier ses déboires nationaux. Il peut aussi se targuer d’être celui à qui Trump a offert l’exclusivité de son premier voyage hors des États-Unis depuis sa victoire le 6 novembre.

 

Rugby : duel au sommet et victoire de la Rochelle sur l’UBB

Rugby : duel au sommet et victoire de la Rochelle sur l’UBB

Le Stade Rochelais a disposé de l’Union Bordeaux Bègles (32-22) ce dimanche soir à domicile, en clôture de la septième journée du Top 14.

Les Rochelais, touchés dans leur orgueil, se devaient de relever la tête face à une grosse cylindrée du championnat. C’est chose faite, et de belle manière. Les Jaune et Noir ont livré une première période très consistante, ponctuée d’un jeu très diversifié et fluide qui a cloué sur place les troupes de l’UBB. Mais les Bordelais ont également pu montrer leur caractère. Largués au score à la mi-temps (25-3), les hommes de Yannick Bru ont fait parler la poudre à la reprise pour revenir à seulement 10 petits points des locaux dans le dernier quart d’heure.

Sommet sur l’Ukraine: Un pas vers la paix ?

Sommet sur l’Ukraine:  Un pas vers la paix ?

 

Plus de deux ans après l’invasion russe, la très grande majorité des participants au sommet sur l’Ukraine  est parvenue à s’entendre sur un communiqué final dessinant des pistes pour mettre fin au plus grand conflit européen depuis la Seconde Guerre mondiale. Mais reste la question fondamentale de l’association de la Russie pour l’instant qui n’a pas voulu être impliqué dans ce sommet.

Le texte réaffirme « les principes de souveraineté, d’indépendance et d’intégrité territoriale de tous les Etats, y compris l’Ukraine ». Il dénonce « la militarisation de la sécurité alimentaire » et appelle au retour des enfants ukrainiens déportés par la Russie.

Il appelle aussi « à impliquer toutes les parties » au conflit pour faire cesser les hostilités, alors que la Russie et son allié chinois ont snobé ce premier sommet.Le texte réclame aussi que tous les civils ukrainiens illégalement détenus soient « rendus à l’Ukraine ».

Les discussions sur la sécurité alimentaire ont porté sur la crise de la production et des exportations agricoles, qui a créé un choc alimentaire et inflationniste au début de la guerre, l’Ukraine étant l’un des greniers à céréales du monde.

Le communiqué final souligne que « la sécurité alimentaire ne doit être en aucune manière être militarisée » et qu’il faut garantir la liberté de navigation sur la mer Noire et la mer d’Azov.

Le communiqué final demande par ailleurs que l’Ukraine récupère un « contrôle souverain total » sur la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande centrale nucléaire d’Europe occupée par les Russes.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a mis en garde à de nombreuses reprises contre le risque d’une catastrophe nucléaire majeure dans cette installation.

« Les centrales et installations nucléaires ukrainiennes, y compris la centrale nucléaire de Zaporijjia, doivent fonctionner en toute sécurité sous le contrôle souverain et total de l’Ukraine », indique le communiqué.

Ukraine : Zelensky souhaite la présence présidents américain et chinois au Sommet de juin

Ukraine : Zelensky souhaite la présence présidents américain et chinois au Sommet de juin

 

La Suisse a invité plus de 160 délégations pour y participer à la conférence pour la paix en Ukraine de juin  notamment des États membres du G7, du G20, des BRICS, de nombreux autres pays de tous les continents ainsi que l’UE, trois organisations internationales (ONU, OSCE et Conseil de l’Europe) et deux représentants du monde religieux (le Vatican et le Patriarche œcuménique de Constantinople). La Russie, qui a déclenché l’invasion de l’Ukraine le 24 février 2022, a fait savoir qu’elle n’était pas intéressée à participer à cette conférence.

D’après le président Zelensky,  80 pays ont déjà confirmé leur venue. Le président ukrainien souhaite en particulier la présence du président américain et du président chinois.

 

Profits au sommet mais pouvoir d’achat en berne

Profits au sommet mais pouvoir d’achat en berne

On assiste à un véritable feu d’artifice concernant les indices de la bourse et les profits des grandes entreprises. Et cela en 2023 alors que la croissance était déjà très faiblarde. Par contre, l’inflation a été l’occasion d’un immense phénomène anti redistributif, en effet ce sont les ménages et surtout les moins favorisés qui ont payé l’addition. En gros au cours de ces deux dernières années, la perte de pouvoir d’achat a été en moyenne de l’ordre de 10 %. En cause, notamment une inflation moyenne particulièrement élevée et un indice des prix complètement obsolète. Le pouvoir politique, les statisticiens à leur service et les grands intérêts financiers ne cessent de dire le contraire. Pourtant les ménages qui ont vu notamment les dépenses alimentaires augmenter de 20 % en 2 ans ont considérablement modifié la structure et le volume de leurs dépenses. Ainsi les dépenses contraintes, alimentaires bien sûr mais aussi chauffage, transport, abonnements, électricité n’ont cessé d’augmenter alors que les dépenses ajustables, elles, sont en berne.

Les ménages, les salariés en général n’ont ni la capacité, ni la possibilité de dénoncer cet immense transfert de valeurs. Les associations de consommateurs constatent souvent avec pertinence le phénomène mais ont peu d’impact sur la mobilisation des ménages.

Quant aux syndicats en France, d’une certaine manière ils semblent depuis l’affaire des retraites comme en léthargie. Il faut dire qu’ils ne sont guère aidés par un pouvoir qui depuis sept ans n’a cessé de les contourner.

Pourtant la question prioritaire des salariés comme plus généralement des ménages est celle du pouvoir d’achat. Bien entendu, les économistes complaisants vis-à-vis du pouvoir ne manqueraient pas de souligner les dangers de la boucle salaire inflation ; par contre, ils ne s’offusquent pas de la boucle profits inflation. Mais l’injustice sociale aura des conséquences économiques sur le niveau de consommation et donc sur la croissance. L’année 2024 va confirmer la tendance baissière de la croissance qui risque d’être presque nulle. Ce qui va entraîner une vague de licenciements et la reprise du chômage dans l’industrie bien sûr mais aussi dans les services comme les banques par exemple.

On comprend que les syndicats soient sortis rincés après l’énorme action de protestation contre la réforme des retraites mais il serait temps qu’ils se reprennent en remettant au cœur de leur stratégie la défense du pouvoir d’achat en soutenant d’abord les moins favorisés et non des grèves catégorielles comme celle des contrôleurs de la SNCF.

Bourses et profits au sommet mais pouvoir d’achat en berne

Bourses et profits au sommet mais pouvoir d’achat en berne

On assiste à un véritable feu d’artifice concernant les indices de la bourse et les profits des grandes entreprises. Et cela en 2023alors que la croissance était déjà très faiblarde. Par contre, l’inflation a été l’occasion d’un immense phénomène anti redistributif, en effet ce sont les ménages et surtout les moins favorisés qui ont payé l’addition. En gros au cours de ces deux dernières années, la perte de pouvoir d’achat a été en moyenne de l’ordre de 10 %. En cause, notamment une inflation moyenne particulièrement élevée et un indice des prix complètement obsolète. Le pouvoir politique, les statisticiens à leur service et les grands intérêts financiers ne cessent de dire le contraire. Pourtant les ménages qui ont vu notamment les dépenses alimentaires augmenter de 20 % en 2 ans ont considérablement modifié la structure et le volume de leurs dépenses. Ainsi les dépenses contraintes, alimentaires bien sûr mais aussi chauffage, transport, abonnements, électricité n’ont cessé d’augmenter alors que les dépenses ajustables, elles, sont en berne.

Les ménages, les salariés en général n’ont ni la capacité, ni la possibilité de dénoncer cet immense transfert de valeurs. Les associations de consommateurs constatent souvent avec pertinence le phénomène mais ont peu d’impact sur la mobilisation des ménages.

Quant aux syndicats en France, d’une certaine manière ils semblent depuis l’affaire des retraites comme en léthargie. Il faut dire qu’ils ne sont guère aidés par un pouvoir qui depuis sept ans n’a cessé de les contourner.

Pourtant la question prioritaire des salariés comme plus généralement des ménages est celle du pouvoir d’achat. Bien entendu, les économistes complaisants vis-à-vis du pouvoir ne manqueraient pas de souligner les dangers de la boucle salaire inflation ; par contre, ils ne s’offusquent pas de la boucle profits inflation. Mais l’injustice sociale aura des conséquences économiques sur le niveau de consommation et donc sur la croissance. L’année 2024 va confirmer la tendance baissière de la croissance qui risque d’être presque nulle. Ce qui va entraîner une vague de licenciements et la reprise du chômage dans l’industrie bien sûr mais aussi dans les services comme les banques par exemple.

On comprend que les syndicats soient sortis rincés après l’énorme action de protestation contre la réforme des retraites mais il serait temps qu’ils se reprennent en remettant au cœur de leur stratégie la défense du pouvoir d’achat.

Sport: Le handball français au sommet

Sport: Le handball français encore au sommet


Le handball est sans doute le sport où la France s’illustre de manière tout à fait exceptionnelle depuis des années et des années. Un succès qui vous autant chez les hommes que chez les féminines grâce notamment à une politique sportive efficace, à des clubs structurés et au soutien des professeurs d’éducation physique. Une nouvelle fois les hommes viennent de remporter le championnat d’Europe. Ils seront les favoris pour les jeux de Paris de cette année Ce dimanche, malgré une finale qui a longtemps paru leur échapper, les Bleus ont vaincu le Danemark après prolongation (33-31).

Trois ans après le fabuleux doublé – hommes et femmes unis dans la gloire – olympique réalisé à Tokyo, le handball français a démontré qu’il conservait sa place au sommet de la discipline. D’abord du côté féminin avec le troisième titre mondial décroché par Estelle Nze Minko et compagnie le 17 décembre dernier face à la Norvège (31-28). Puis ce dimanche 28 janvier avec la victoire des Bleus face au grand Danemark (33-31). Une permanence au sommet qui n’en finit plus d’impressionner et qui, forcément, laisse rêveur alors que se profilent dans six mois des Jeux olympiques à la maison.

Sommet des BRICS : Un ensemble hétéroclite et très contradictoire

Sommet des BRICS : Un ensemble hétéroclite et très contradictoire

Le politologue Zaki Laïdi analyse, dans une tribune au « Monde », ce qui unit et ce qui divise le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, réunis en sommet à Johannesburg, en Afrique du Sud, à partir de ce mardi 22 août. Le sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), réunis à Johannesburg, en Afrique du Sud, à partir de ce mardi 22 août et jusqu’au jeudi 24 août, alors que la guerre en Ukraine fait rage, exprime une identité collective dont certaines revendications ne sauraient être ignorées, mais dont les non-dits ou les omissions délibérées ne sauraient nous échapper. Dans un monde de moins en moins multilatéral, mais de plus en plus transactionnel, l’Europe doit garder son calme tout en ayant les yeux bien ouverts.

Les BRICS sont nés à la faveur de la guerre en Irak, sous l’impulsion du Brésil, en 2003, révulsés comme tant d’autres par l’intervention américaine. Ils expriment une identité politique qui perdure depuis la conférence de Bandung (Indonésie) en 1955, celle de pays soucieux de s’émanciper de la tutelle occidentale et qui ne veulent surtout pas que l’agenda mondial soit capté ou déterminé par les seuls pays du G7. D’autant plus que leur poids économique s’est affermi et qu’il s’agit, de par leur démographie, du groupe le plus important de la planète.

Aujourd’hui, près de vingt pays, et non des moindres, demandent à rejoindre les BRICS, et soixante-dix-sept pays ont été invités. Les BRICS sont le porte-voix d’un monde non occidental qui se cherche, qui veut exister par lui-même sans pour autant aliéner la souveraineté de chacun de ses membres.

C’est leur force et leur faiblesse. Ils sont tous d’accord pour condamner les empiètements occidentaux. Mais ils ne sont nullement disposés à partager leur pouvoir. Les BRICS ne sont donc pas une alliance, mais une coalition souple d’Etats au souverainisme sourcilleux.

Chez eux, on ne parle donc pas de droits de l’homme, de corruption ou de démocratie. C’est en cela que réside, pour beaucoup de pays, l’attractivité de cette coalition.

Les BRICS expriment les revendications de pays qui veulent parler de transition énergétique, de changement climatique, de désendettement et qui s’inquiètent du fait que le financement de la reconstruction de l’Ukraine les prive de ressources financières auxquelles ils auraient légitimement droit. Dans l’affaire ukrainienne, les discussions parfois serrées que les Européens ont pu avoir avec le Sud portaient moins sur la qualification de l’agression russe que sur la place jugée trop importante donnée à ce sujet par l’Occident.

La place des pays du BRICS dans l’économie mondiale

Cette place a fortement progressé durant la première décennie du xxie siècle, passant de 16 % du PIB mondial en 2001, à 27 % en 20118. Cette année-là, le PIB nominal cumulé des BRICS s’élève à 11 221 milliards de dollars.

En 2014, les BRICS affichent un PIB nominal cumulé de plus de 14 000 milliards10, soit pratiquement autant que celui des 28 pays de l’Union européenne réunis (18 874) et proche de celui des États-Unis (17 528). Selon des estimations de 2014, les BRICS seraient à l’origine de plus de 50 % de la croissance économique mondiale au cours des dix années précédentes11.

En 2023, le bloc des BRICS contribue à 31,5 % du PIB mondial, dépassant pour la première fois la part du G7 (30,7 % du PIB mondial).

Sommet Russie-Afrique: pour mieux piller les ressources locales

Sommet Russie-Afrique: pour mieux piller les ressources locales

Des pays africains voulant retourner au colonialisme ne s’y prendrait pas autrement en se précipitant dans les bras de routine et son fameux sommet Russie Afrique. Un sommet organisé par Poutine pour déstabiliser un peu plus l’Occident mais aussi les régimes internes avec le plus souvent comme bras armé la clique criminelle de Wagner.

Une honte évidemment pour ces pays de se voir contraints de recourir à une sorte de garde nationale assurée par Wagner contre le pillage autorisé des ressources locales.

L’Afrique malheureusement est encore trop soumis à de nouvelles formes de colonisation notamment de la Chine et de la Russie qui veulent renforcer leur pouvoir politique international tout en s’approvisionnant en bon compte des richesses locales.

Un phénomène qui permet aussi aux dirigeants locaux d’accroître à leur profit et un nombre d’intermédiaires qui les soutiennent encore la corruption qui gangrène le continent. Sans parler des atteintes encore renforcées à la démocratie.

Pourtant, derrière les visites et les discours, les échanges commerciaux demeurent faibles entre Moscou et le continent. Alors que la guerre en Ukraine s’enlise et que les sanctions occidentales fragilisent l’économie de la Russie, ses capacités réelles d’engagement vis-à-vis de l’Afrique interrogent.

Parmi les domaines de coopération entre la Russie et l’Afrique, le secteur de l’armement est probablement celui qui fait couler le plus d’encre. Ces dernières années, Moscou a annoncé le renforcement de ses partenariats militaires avec de nombreux pays dont le Cameroun, l’Éthiopie, l’Afrique du Sud, la Centrafrique ou bien encore le Mali.

Ces accords sont loin d’être nouveaux. À l’époque des indépendances, l’URSS avait investi ce domaine fournissant des armes à de nombreux pays africains. Des partenariats mis en sommeil après la chute du bloc soviétique, que Moscou a entrepris de réactiver au cours des deux dernières décennies. En parallèle, la milice Wagner a étendu ces dernières années sa présence en Centrafrique, au Mali, au Soudan ou bien encore en Libye.

Entre 2018 et 2022, la Russie a détrôné la Chine en tant que premier exportateur d’armes en Afrique subsaharienne, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, passant de 21 % à 26 % de parts de marché.

Pour Maxime Ricard, chercheur spécialiste de l’Afrique de l’Ouest à l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (Irsem). “À l’échelle de la Russie, ces livraisons demeurent relativement faibles, mais elles ont un intérêt stratégique pour l’influence de la Russie en Afrique. En soutenant des élites politiques peu regardantes sur les droits humains, elles ont une dimension politique importante car elles participent au renforcement de régimes autoritaires. Pour les dirigeants des États comme le Mali ou le Burkina Faso, le partenariat militaire avec la Russie est un gros enjeu, d’autant plus depuis qu’ils ont demandé le retrait des forces françaises”.

Outre le domaine sécuritaire, la Russie entretien également un important partenariat agricole avec le continent, dont elle est le premier fournisseur de blé au monde. Le forum Russie-Afrique intervient alors même que Moscou vient de se retirer de l’accord permettant l’exportation de céréales ukrainiennes par la mer Noire, dont l’ONU affirme qu’il est essentiel pour équilibrer les prix et éviter une crise alimentaire mondiale.

La Russie réclame un allègement des sanctions financières qui “entravent” son commerce international de céréales mais aussi, et surtout, ses exportations d’engrais et de matériel agricole.

Elle a assuré qu’elle était prête à offrir ses céréales gratuitement aux pays africains qui en ont le plus besoin, précisant que cette proposition serait discutée lors du sommet, qui comprend un volet sur la souveraineté alimentaire du continent.

En octobre 2019, devant une cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement réunis dans la ville balnéaire de Sotchi, Vladimir Poutine avait promis de “doubler dans les cinq ans les échanges commerciaux” avec le continent.

Pourtant, après plusieurs années de croissance, ceux-ci ont enregistré un recul sur la période 2018 – 2021, passant de 20 à 17,7 milliards de dollars. Un chiffre sans commune mesure avec le commerce chinois (282 milliards), de l’Union européenne (254 milliards) ou bien des États-Unis (83 milliards) avec l’Afrique, alors que la Russie représente toujours moins de 1 % des investissements étrangers sur le continent.

Dans sa lettre aux pays africains, Vladimir Poutine affirme que le chiffre de commerce de la Russie avec les pays d’Afrique a augmenté en 2022“ pour atteindre presque 18 milliards de dollars américains”, tout en reconnaissant que les “capacités de [leur] partenariat commercial et économique sont beaucoup plus grandes”.

La Russie à tendance à “sur-promettre et à ne pas tenir ses promesses lorsqu’il s’agit de ses engagements économiques en Afrique”, analyse Joseph Siegle, auteur d’un rapport sur les engagements économiques de la Russie en Afrique. Pour le chercheur américain, la Russie souhaite avant tout “promouvoir ses intérêts géostratégiques […] : s’assurer un pied dans la Méditerranée à la frontière sud de l’Otan, déplacer l’influence occidentale et normaliser la vision du monde de la Russie”.

“Mis à part peut-être quelques partenaires privilégiés comme l’Égypte, l’Afrique du Sud ou le Nigeria, l’Afrique n’est clairement pas un marché prioritaire de la Russie” souligne Igor Delanoë, directeur adjoint de l’Observatoire franco-russe. “L’Afrique subsaharienne ne représente qu’un à deux milliards de dollars par an sur les 700 milliards du commerce extérieur russe. Néanmoins, Moscou a besoin de bâtir de nouveaux partenariats et, à ce titre, ce marché peut être prometteur”.

Sommet de l’Otan : Hausse des dépenses militaires partout

Sommet de l’Otan : Hausse des dépenses militaires partout

La guerre en Ukraine aura au moins permis à certains états occidentaux dont la France de prendre conscience de l’insuffisance de leurs dépenses militaires face au risque potentiel. Ainsi l’heure de la dernière réunion de l’OTAN, la décision a été prise que chaque pays devrait dépenser au moins 2 % du PIB pour l’armée. Les dirigeants des pays membres de l’Otan, réunis en sommet à Vilnius, se sont en effet engagés à consacrer chaque année « au moins 2% » de leur PIB aux dépenses militaires. Notons que la France a dépensé en 2022 1,94 % mais qu’elle accuse un grand retard depuis des années.

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, l’a officiellement annoncé mardi 11 juillet lors d’un point-presse. « Onze alliés ont désormais atteint ou dépassé ce cap. Nous nous attendons à ce que ce chiffre augmente de manière significative l’année prochaine », a-t-il précisé.

Jens Stoltenberg a également évoqué l’éventuelle entrée de l’Ukraine au sein de l’alliance. « Nous avons clairement indiqué que nous inviterons l’Ukraine à rejoindre l’Otan quand les Alliés seront d’accord et quand les conditions seront réunies », a-t-il déclaré. En clair, pas pour l’instant !

Fin de » l’abondance de l’insouciance » : le sommet de la condescendance !

Fin de » l’abondance de l’insouciance » : le sommet de la condescendance !

 

Il faut vraiment que le chef de l’État soit coupé des réalités sociales et sociétales pour employer  une sémantique aussi condescendante vis-à-vis de l’opinion. Exemple en matière d’énergie dont il souligne la crise alors que récemment avant les élections pour obtenir quelques voix écologistes il a fermé la centrale de Fessenheim. Et plus tard de décider la construction de six nouvelles centrales EPR. En attendant , la France importe de l’électricité !

Même chose concernant l’inflation complètement sous-estimée que par le gouvernement qui n’a cessée d’affirmer pendant des semaines et des mois que le phénomène était très conjoncturel que la hausse des prix devrait connaître une inversion dans la deuxième partie de 2022. Aujourd’hui , le ministre des finances admet que cette inflation va durer. En attendant les mesures suffisantes n’ont pas été prises pour faire face à une inflation aux facteurs explicatifs pertinents ( hausse du prix des matières premières, hausse de l’énergie, dysfonctionnements logistiques, guerre en Ukraine notamment ) mais aussi à une vague spéculative dans la plupart des secteurs.

Certes on ne reprochera pas au gouvernement la vague d’incendies qui a affecté la France suite à la grande sécheresse mais suite  aussi à des comportements irresponsables voire criminels sans parler d’un aménagement du territoire anarchique et d’une gestion des forêts incohérente.

Le discours de macron aujourd’hui rompt nettement avec celui qu’il a tenu avant les élections présidentielles et législatives. Avant il promettait la lune, maintenant l’enfer.

En préambule ce mercredi de ce conseil des ministres de rentrée à l’Elysée, lors d’une allocution devant les ministres exceptionnellement retransmise, Emmanuel Macron a en effet appelé le gouvernement à « l’unité » face à « la grande bascule » marquée par « la fin de l’abondance », « des évidences » et « de l’insouciance ».

« Le moment que nous vivons peut sembler être structuré par une série de crises graves (…) et il se pourrait que d’aucuns voient notre destin comme étant perpétuellement de gérer les crises ou des urgences. Je crois pour ma part que ce que nous sommes en train de vivre est plutôt de l’ordre d’une grande bascule ou d’un grand bouleversement », a déclaré Emmanuel Macron devant les ministres.

Des propos très graves peut-être pour préparer l’opinion à une phase d’austérité comme si celle-ci n’était déjà pas en marche avec une inflation à 6 % alors que les salaires n’augmentent que de l’ordre de 3 %. Les Français payent déjà l’addition des bouleversements évoqués et de l’inconsistance de la politique du gouvernement.

Macron est vraiment mal fondée à renverser le poids de la responsabilité sur les Français.

 

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