Archive pour le Tag 'Sommet'

Sommet de l’UE : Macron sermonne les chefs d’Etats européens

Sommet de l’UE : Macron sermonne les chefs d’Etats européens

C’est devenu une habitude, une sorte de réflexe chez Macron ; chaque fois que ses plans sont contrariés, il pique une colère. Cette fois c’est contre tous les chefs d’État européens qui n’ont pas pu encore se mettre d’accord pour distribuer les postes (notamment : la présidence de la Commission, celle du Conseil européen, de la Banque centrale européenne, ou encore de la diplomatie de l’Union). Le plus ridicule dans cette affaire c’est que Macron est lui-même responsable de cette incapacité à se décider. En effet Macron s’est notamment opposé aux nominations d’un Allemand à la tête de la commission, il n’est pas chaud non plus pour mettre un Allemand à la tête de la banque centrale européenne. L’Allemagne porte aussi une responsabilité pour s’être opposée à la nomination de Français. De ce fait,  se rabat sur des seconds couteaux mais même ces seconds couteaux sont contestés. Du coup, on pourrait se mettre d’accord sur des personnalités au profil assez transparent en provenance de petits pays. Ce qui s’est passé déjà lors  de la dernière législature quand on a choisi le sulfureux Luxembourgeois Juncker dont les décisions ont grandement fragilisé l’union économique. En cette fois Macron, encore partisan il y a peu d’un élargissement sans condition de l’union européenne, se rend compte un peu tard que cette Europe là et presque ingérable «On ne peut pas être un club de 28 qui se réunit sans jamais se décider. Il faut une méthode beaucoup plus efficace sur les grands sujets. » Il a par ailleurs taclé les gens continuant à évoquer un « élargissement européen quand on n’arrive pas à se mettre d’accord à 28. » Il a livré quelques éléments des coulisses des négociations. Emmanuel Macron a d’abord glissé: « Il est clair que cet échec est dû aux divisions et à des ambitions personnelles qui n’avaient pas leur place autour de la table. (…) La dynamique collective n’a pas existé, quand on a trop d’agendas cachés on n’y arrive pas. »

Biodiversité : Un sommet mondial

Biodiversité : Un sommet mondial

 

500 chercheurs, 130, 15.000 articles scientifiques, conernés lors d’une rencontre mondiale à Paris. 

Un quart des 100.000 espèces aujourd’hui évaluées – une portion minime des huit millions estimées sur Terre – sont déjà menacées d’extinction, sous pression de l’agriculture, de la pêche, de la chasse, ou encore du changement climatique. Mais « une accélération rapide imminente du taux d’extinction des espèces » est attendue par les scientifiques, selon le projet de rapport. Et entre 500.000 et un million devraient devenir à leur tour menacées, dont « beaucoup dans les prochaines décennies ».

Ce sont aussi des espèces communes qui vont bien moins qu’avant

« On s’en doute, parce que les rapports se suivent et se ressemblent. On sait que la biodiversité ne va pas bien », observe Christophe Aubel, directeur général de l’Agence française pour la biodiversité au micro d’Europe 1.  »On parle de sixième extinction des espèces. Ce que je retiens d’un chiffre comme ça, c’est que ce n’est pas seulement une histoire d’espèces rares qui pourraient disparaître, mais bien une baisse massive de la biodiversité. Ce sont aussi des espèces communes qui vont moins bien qu’avant. » Par exemple, près de 60% des populations de vertébrés ont disparu depuis 1970, un quart des terres agricoles ont été touchées par l’érosion et des espèces d’oiseaux, d’insectes et de mammifères disparaissent de plus en plus vite.

Et pour pallier cette dégradation, il est urgent que des mesures soient prises.  »Autant on a pris conscience du danger des gaz à effet de serre, autant on n’a pas mesuré la gravité du déclin du vivant qui nous entoure », estime Allain Bougrain-Dubourg, de la Ligue pour la protection des oiseaux, au micro d’Europe 1. « Et ce qu’il y a d’étonnant, c’est qu’on ne connaît que deux millions d’espèces sur la planète alors que l’on sait déjà que dans les océans, il y en a probablement deux autres millions. »

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Pourtant, quand des mesures ciblées sont prises, les espèces peuvent reprendre vie. C’est le cas du lynx ou du bison en Europe.  »La biodiversité va mal et on a aussi des exemples qui montrent qu’on peut agir », rappelle Christophe Aube.  »Dans la Seine, par exemple, il y avait 14 espèces de poissons dans les années 1990. On est à 35 actuellement, on a progressé. On pourrait citer le vautour qui avait quasiment disparu de la métropole et qui est de retour maintenant. En termes de pollution, dans un pays comme la France, on a quand même progressé quant aux pollutions industrielles par rapport à une époque. »

 

Confusion des genres au sommet de l’Etat (Anticor)

Confusion des genres  au sommet de l’Etat (Anticor)

 

 

Dans une interview au JDD, le Jean-Christophe Picard, président de l’association anticorruption dénonce les conflits d’intérêts de ces fonctionnaires qui ont un pied dans le privé, un pied dans le public.

 

 

Pourquoi visez-vous le secrétaire général de l’Élysée?
Nous n’avons rien de personnel contre Alexis Kohler. À travers ce cas, nous souhaitons lancer un débat sur le mélange des genres au sommet de l’État et sur les allers et retours public-privé. C’est l’occasion de montrer les carences de la législation, afin que la majorité la corrige. C’est le cas de toutes nos affaires : avec Alstom, nous pointons la mauvaise gestion de l’État ; dans l’affaire Richard Ferrand, le manque d’encadrement des conflits d’intérêts dans le privé.

 

Les affaires que vous dénoncez sont le plus souvent révélées par la presse ; n’êtes-vous qu’une chambre d’écho?
Anticor est née après le 21 avril 2002 pour réhabiliter la démocratie participative et rétablir la confiance entre citoyens, élus et administration. Nous ne pensons pas que les élus sont « tous pourris », mais qu’il faut détecter et mettre hors d’état de nuire les indélicats. L’association est agréée par le ministre de la Justice, ce qui lui permet de se constituer partie civile dans le cadre d’une liste limitée d’infractions. Nous recevons dix alertes par jour. Nos plaintes portent souvent sur des faits ­publics, évoqués par les médias ou la Cour des comptes. Si les autorités judiciaires ne s’en saisissent pas, nous y allons. Anticor pallie les carences du système.

Vos détracteurs vous accusent de cibler le gouvernement et la droite. Est-ce le cas?
Pour mémoire, Paul Giacobbi, divers gauche, a été condamné à la suite de notre action. Comme l’ont été le maire PCF de Givors, Martial Passi, ou des personnalités de gauche comme Agnès Saal. Nous sommes partie civile contre l’ancien socialiste Jean-Noël Guérini et avons, cette année, attribué une « triple casserole » à Jean-Jacques Urvoas.

Sommet sur le climat : assez de promesses, de l’action ! (Yannick Jadot)

Sommet sur le climat : assez de promesses, de l’action !  (Yannick Jadot)

« Les discours de repentance climatique, j’en ai un peu assez ». Invité sur franceinfo pour évoquer le sommet pour le climat qui s’est tenu mardi 12 décembre, à Paris, Yannick Jadot a déploré que l’on fasse  »des sommets d’autoaccusation pour masquer l’inaction. » Le député européen Europe Ecologie – Les Verts a affirmé qu’il n’y avait pas eu  »d’annonces sérieuses » à l’occasion de cette journée organisée presque deux ans jour pour jour après l’accord de Paris, conclu à l’issue de la COP21. « Moi je veux que la France soit gardienne de l’accord de Paris, leader du climat. Mais pour cela, il faut que l’on agisse. Il faut arrêter de dire : nous n’en faisons pas assez. »« Les Etats ne sont pas dans le bon tempo de l’action climatique », a encore martelé Yannick Jadot, donnant ainsi raison à Emmanuel Macron quand il affirme que l’on est « en train de perdre la bataille »« Qu’Emmanuel Macron prenne un leadership mondial sur le climat, tant mieux. Qu’à ce sommet, tout le monde ait mis un taquet à Donald Trump, cela nous fait tous plaisir. Moi, les discours de repentance climatique j’en ai un peu assez. Moi, je veux de l’action. » Yannick Jadot a également salué les engagements pris par les entreprises. « Tant mieux si elles le font. C’est une responsabilité morale. Mais la responsabilité des Etats, c’est de ne plus donner un euro aux énergies fossiles, sinon on n’est pas cohérent. » Le député a ainsi rappelé que les pays européens doivent encore augmenter leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour limiter à au moins deux degrés le réchauffement climatique  à l’échelle mondiale d’ici 2100.  Et d’inviter le président Emmanuel Macron à engager l’action « à l’échelle française et européenne pour que l’on puisse assumer ce leadership par l’exemple. Mais c’est le seul président français qui utilise les enceintes des Nations Unies ou ce type de sommet pour vanter le nucléaire. Ce qui totalement aberrant.’

Sommet climat : 1,5°C ? On rêve ! (JEAN JOUZEL )

Sommet climat : 1,5°C ? On rêve !  (JEAN JOUZEL )

À juste titre le climatologue Jean Jouzel  s’interrogeait dans le Parisien sur le sérieux des 1,5° retenus dans le document final de la COP 21. Un objectif qui serait évidemment souhaitable mais complètement illusoire car il faudrait très rapidement abandonner toute les utilisations des énergies fossiles. Même l’objectif de 2° sera difficile à atteindre compte tenu de l’aspect non contraignant et du flou de l’accord de la 21. En tant que scientifique, quel regard portez-vous sur l’accord à Paris?
JEAN JOUZEL. L’accord, dans son architecture, répond aux critères de succès annoncés par la présidence française (de la COP21): un accord universel et ambitieux, avec l’objectif de températures, une référence au prix du carbone, le fait que soient mentionnés les 100 milliards (de dollars par an, promis par les pays développés pour aider les pays les plus pauvres). Mais c’est essentiel d’agir aussi avant 2020 et il n’y a pas de réelle ambition sur ce point-là. L’accord n’impose pas de révision des engagements actuellement pris par les pays (qui placent le monde sur une trajectoire de trois degrés) avant 2025. Ce sera trop tard pour le 1,5°C et très difficile pour le 2°C. Le seul espoir, c’est qu’il y a une invitation à remonter l’ambition avant 2020, mais c’est une simple invitation…

L’objectif de tenter de contenir le réchauffement à +1,5°C, chiffre figurant aux côtés de l’objectif officiel de 2°C, est-il réaliste?
J.J. – Le 1,5°C c’est un rêve, c’est certainement trop ambitieux mais cet objectif est vraiment légitime pour les pays les plus vulnérables. Ils sont menacés par la hausse du niveau de la mer, des cyclones qui risquent de devenir plus intenses, des récifs coralliens mis à mal. 1,5°C au lieu de 2°C pour eux, ça compte. Mais cet objectif paraît irréaliste, cela voudrait dire qu’on aurait le droit à cinq ou dix ans d’émissions au rythme actuel au maximum… J’aimerais mieux qu’on fasse tout pour se mettre sur une trajectoire de 2°C, qui est déjà un objectif difficile. Mais c’est l’objectif à tenir si on veut pouvoir s’adapter aux effets du changement climatique.

Vous étiez à Copenhague en 2009, où la communauté internationale avait échoué à s’entendre. Qu’est-ce qui, cette fois, a permis un accord à Paris?
J.J. – Ce qui a changé fondamentalement, c’est qu’on parlait à Copenhague des solutions mais qu’on ne les entrevoyait pas. Désormais, les énergies renouvelables se sont développées et deviennent compétitives dans certains pays. Les voitures électriques, dont on souriait parfois, avancent. Il y a un espoir de voir les émissions de CO2 commencer à stagner cette année au niveau mondial, parce que la Chine s’est lancée dans les renouvelables et l’efficacité énergétique. J’espère juste que l’Inde (où les émissions sont en forte croissance) pourra prendre le même chemin que la Chine.

 

 

Un nouveau sommet climat

Un nouveau sommet  climat

Pour maintenir son avantage sur la scène internationale, Emmanuel Macron  veut organiser un nouveau sommet le 12 décembre sur le climat. Une manière pour lui de conserver le leadership sur ce terrain et de renforcer sa posture internationale tant au plan de l’union européenne qu’au plan mondial. Une manière aussi d’isoler un peu plus le président américain qui a confirmé leur de la réunion récente du G20 à Hambourg son retrait de l’accord de Paris. La manœuvre d’Emmanuel Macron vis-à-vis de Trump  est habile. D’un côté il l’invite au défilé du 14 juillet pour commémorer le centenaire de l’entrée en guerre des États-Unis lors de la première guerre mondiale mais de l’autre il organise une coalition climatique contre le président des États-Unis ;  cela sans trop d’effets de manches pour montrer qu’il ne recherche pas le conflit mais la voix diplomatique et qu’ils comptent sur la capacité d’évolution des partenaires concernés. Le président de la République a en effet annoncé samedi à Hambourg qu’il allait réunir le 12 décembre un nouveau sommet sur la lutte contre le réchauffement climatique, deux ans après l’accord de Paris.  «Le 12 décembre prochain, deux ans après l’entrée en vigueur de l’accord de Paris, je réunirai un nouveau sommet afin de prendre de nouvelles actions pour le climat, notamment sur le plan financier», a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse de clôture du sommet international. Cette réunion se tiendra en France et visera à «mobiliser les financements privés et publics» promis en décembre 2015 et à «identifier les projets» concrets qui devront être soutenus. Cette annonce intervient alors que les 20 chefs d’Etat réunis vendredi et samedi ont entériné dans une déclaration commune le retrait des Etats-Unis des accords de Paris. Début juin, la décision de Donald Trump de revenir sur ces accords avait poussé Emmanuel Macron à exprimer ses regrets en anglais, s’offrant un coup de pub mondial avec son désormais célèbre «Make our planet great again».Samedi, le locataire de l’Elysée a assuré qu’il croyait encore en un changement de direction de la part de son homologue américain. «Je ne désespère jamais de convaincre, je pense que c’est un devoir compte-tenu de la fonction qui est la mienne et un trait de caractère», a-t-il fait valoir.

 

 

 

Macron et Poutine d’accord pour un sommet sur l’Ukraine

Macron et Poutine d’accord pour un sommet sur l’Ukraine

Lors de la rencontre entre Macron  et Poutine on a surtout procédé à un échange de divergences sur différents sujets mais sans décision commune. La seule orientation concrète est le souhait des deux chefs d’État d’organiser rapidement un sommet intégrant l’Allemagne à propos de l’Ukraine. Il s’agit de la mise en œuvre des accords de Minsk de 2015, en vue d’une « désescalade » en Ukraine, a annoncé le président français. Les deux dirigeants, qui ont eu des entretiens lundi à Versailles, sont également tombés d’accord sur la création d’ »un forum franco-russe des sociétés civiles » afin d’approfondir le dialogue entre les deux pays et « surmonter les éventuelles incompréhensions. » « Notre souhait, je crois pouvoir le dire sous le contrôle du président Poutine, c’est que dans les meilleurs délais puisse se tenir à nouveau un échange sous le format dit ‘Normandie’, avec l’Allemagne et l’Ukraine, (…) et en particulier que nous puissions (…) avoir accès à un rapport détaillé de l’OSCE », a dit Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue russe. « J’ai rappelé la volonté que nous puissions aboutir dans le cadre des engagements de Minsk à une désescalade de ce conflit », a-t-il ajouté. Sur la Syrie, le président français a souligné que les deux pays allaient travailler ensemble à la recherche d’une solution politique, ajoutant que la « ligne rouge », pour Paris, était l’utilisation d’armes chimiques « par qui que ce soit. »   »Toute utilisation d’armes chimiques fera l’objet de représailles et d’une riposte immédiate, en tout cas de la part des Français. En la matière, je souhaite que nous puissions échanger des informations utiles et travailler ensemble pour partager la lecture de la situation sur le terrain », a-t-il dit. La France, a-t-il rappelé sans plus de précisions, souhaite « trouver dans la durée une solution politique inclusive qui permettra au delà de l’éradication des terroristes, de ramener la paix en Syrie ».

CETA : les Belges font échouer le sommet Canada-UE

CETA : les Belges font échouer le sommet Canada-UE

 

Suite au veto de la Belgique, le projet d’accord de libre-échange avec le Canada ne sera pas signé jeudi et le premier ministre canadien a renoncé à se rendre à Bruxelles. À dépit des nombreuses discussions, la Belgique a maintenu sa position et notamment son opposition aux mesures relatives aux mécanismes d’arbitrage qui remettent en cause la souveraineté des Etats et la Belgique conteste toujours les conséquences de cet accord sur l’agriculture. Toutefois le Canada se dit toujours prêt à signer cet accord de libre-échange à condition évidemment que l’union européenne soit prête L’incapacité mercredi des différentes parties belges à se mettre d’accord sur une position commune face au traité de libre-échange entre Canadiens et Européens (CETA) a fait capoter le sommet Canada-UE prévu jeudi à Bruxelles pour sa signature officielle, en présence du Premier ministre Justin Trudeau. Après l’échec d’une énième réunion de concertation entre les représentants des différentes régions et communautés linguistiques de Belgique, qui ont toutes voix au chapitre, le gouvernement canadien a finalement annoncé mercredi soir le report du déplacement de la délégation canadienne à Bruxelles.

Depuis plusieurs jours, le gouvernement fédéral belge tente en vain de convaincre la région francophone de Wallonie, la région de Bruxelles-Capitale et la «Communauté française» de revenir sur leur veto, qui bloque la signature du CETA par la Belgique et, en conséquence, par l’Union toute entière. «

Encore un sommet européen pour rien

Encore un sommet  européen pour rien

Comme on pouvait le prévoir le sommet entre Hollande, Merkel et Renzi n’a débouché sur rien. Un sommet  Merkel-Hollande-Renzi pour rien  car tout divise Merkel et les deux autres. La principale question concerne l’après brexit la relance de l’Europe. Sur le brexit, Merkel soutient discrètement la position de la Grande-Bretagne qui entend faire traîner en longueur les discussions pour définir les nouvelles relations économiques entre l’UE et le Royaume-Uni. À l’inverse le président français voudrait accélérer le divorce entre la Grande-Bretagne et l’union économique. Quand à la relance de l’Europe  qui passerait notamment par un plan de soutien à l’économie, l’Allemagne s’y oppose. L’Allemagne se satisfait en effet de son taux de croissance qui s’est traduit par exemple au second trimestre par une hausse de 0,4 % du PIB tandis que la France enregistrait une croissance zéro. Dernières éléments d’opposition la fragilité du secteur bancaire italien. Sur ce point l’Allemagne ne veut pas comme pour la Grèce payer la facture et freine donc des quatre fers concernant la perspective d’une plus grande solidarité financière européenne. Sur le plan économique, Matteo Renzi a une nouvelle fois plaidé auprès de la chancelière allemande pour diminuer les politiques d’austérité européennes et pour revenir sur les contraintes d’équilibre budgétaire, arguant qu’il faut prendre des « mesures fortes pour relancer la croissance et lutter contre le chômage des jeunes« . Un appel à la reprise économique auquel a fait écho François Hollande en insistant sur le plan Juncker de relance de l’investissement en Europe (315 milliards d’euros de 2015 à 2018) qui selon lui doit « non seulement [être] prolongé » mais également « amplifié». Si Angela Merkel, en bonne diplomate, n’a pas manqué de saluer les résultats du Plan Emploi de Matteo Renzi et du Pacte de Responsabilité de François Hollande, elle est néanmoins restée très prudente quant à ses appels à la relance économique. « Il faut un examen, y réfléchir« , a-t-elle glissé en réponse à François Hollande. La chancelière a préféré mettre l’accent sur le besoin d’améliorer la compétitivité européenne, comme si elle ne pouvait s’empêcher de souligner les divergences de politique économique au sein de l’Union Européenne. Matteo Renzi a conclu ce mini-sommet sur une note optimiste : « Nous pensons que l’Europe est la solution vis-à-vis des problèmes de notre époque. L’Europe est la plus grande opportunité des nouvelles générations. Nous continuerons mais il faut avoir un rêve plus vaste« , a affirmé le dirigeant italien. Mais force est de reconnaître qu’en dépit de ces paroles d’espoir c’est l’incertitude quant à l’avenir européen qui prédomine. 

 

Un sommet Merkel-Hollande-Renzi pour rien

Un sommet  Merkel-Hollande-Renzi pour rien

Un sommet sans doute pour rien car tout divise Merkel et les deux autres. La principale question concerne l’après brexit la relance de l’Europe. Sur le brexit, Merkel soutient discrètement la position de la Grande-Bretagne qui entend faire traîner en longueur les discussions pour définir les nouvelles relations économiques entre l’UE et le Royaume-Uni. À l’inverse le président français voudrait accélérer le divorce entre la Grande-Bretagne et l’union économique. Quand à la relance de l’Europe  qui passerait notamment par un plan de soutien à l’économie, l’Allemagne s’y oppose. L’Allemagne se satisfait en effet de son taux de croissance qui s’est traduit par exemple au second trimestre par une hausse de 0,4 % du PIB tandis que la France enregistrait une croissance zéro. Dernières éléments d’opposition la fragilité du secteur bancaire italien. Sur ce point l’Allemagne ne veut pas comme pour la Grèce payer la facture et freine donc des quatre fers concernant la perspective d’une plus grande solidarité financière européenne. François Hollande, Angela Merkel et Matteo Renzi se retrouveront cependant lundi sur l’île italienne de Ventotene, au large de Naples, pour préparer le prochain sommet européen de la mi-septembre, a annoncé jeudi la présidence française. Depuis le coup de tonnerre de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, décidée en juin par référendum, le président français, la chancelière allemande et le président du Conseil italien se sont rencontrés à plusieurs reprises pour tenter de relancer une UE fragilisée. La réunion de lundi doit servir à « préparer les prochaines échéances européennes, et notamment le sommet à 27 sur l’avenir de l’Europe, qui aura lieu le 16 septembre à Bratislava », précise la présidence française. Un sommet dont il ne faut pas attendre grand chose de nouveau

Migrants -Sommet turco-européen : l’UE doit s’imposer et non s’incliner (Hadrien Desuin, expert en relations internationales)

Migrants -Sommet turco-européen : l’UE doit s’imposer et non s’incliner (Hadrien Desuin, expert en relations internationales)

Hadrien Desuin dénonce à juste titre la soumission de l’UE vis-à-vis de la Turquie à propos de la négociation sur les migrants. (Interview Le Figaro). 

 

Angela Merkel, Donald Tusk et Ahmet Davutoglü forment le nouveau trio de tête de l’Union européenne. Chancelière allemande, président du conseil européen et premier ministre turc multiplient les rencontres et souhaitent imposer leur feuille de route aux 27 partenaires européens de nouveau réunis en sommet.

La situation migratoire est grave, l’hiver n’a pas ralenti le flux continu des migrants. Lesquels sont chaleureusement accueillis par une myriade d’associations d’extrême gauche qui ne veulent plus de frontières. Et le printemps est déjà là.

La culture consensuelle de négociation à l’allemande croit pouvoir trouver un compromis avec la Turquie malgré les nombreux faux bonds qu’elle a eu à subir par le passé. Désavouée par les élections régionales, menacée dans son propre parti, Angela Merkel a déjà annoncé qu’elle ne changera pas sa politique de «bord du gouffre». La grand-mère de l’Europe entend assumer ses erreurs passées jusqu’au bout, quitte à s’entêter. Elle compte bien poursuivre sa politique irresponsable de portes ouvertes aux réfugiés qui font une demande régulière. C’est méconnaître les effets pervers du système très généreux du «droit d’asile».

On ne peut pas négocier avec la Turquie comme on négocie avec la Suisse et le Canada. Comment peut-on faire confiance à un pays qui bafoue les droits de sa propre population et qui n’a aucun intérêt à garder sur son sol une population étrangère ?

Or, on ne peut pas négocier avec la Turquie comme on négocie avec la Suisse et le Canada. Comment peut-on faire confiance à un pays qui bafoue les droits de sa propre population et qui n’a aucun intérêt à garder sur son sol une population étrangère? La Turquie, faut-il le rappeler, est dirigée par une oligarchie autoritaire qui a verrouillé la presse et l’ensemble des corps intermédiaires. Et on voudrait en faire la gardienne humanitaire de l’Europe? Il y a quelques jours encore, le journal Zaman a été placé sous contrôle par une autorité judiciaire aux ordres. Ce n’est pas avec un nouveau chèque de 3 milliards d’euros qu’on rassasie une police aux frontières corrompues. Plus l’Allemagne donne et plus la Turquie réclame. En échangeant une demande d’asile légale contre un migrant illégal, l’Europe se lie les mains d’avance.

La Turquie est une des premières responsable du drame syrien. A ce titre, l’Europe doit sanctionner et non pas plier.

La Turquie ne se contente pas d’une aumône même chiffrée en milliards. L’Europe s’apprête à lui donner des visas. Dans un pays en guerre civile dans le quart sud-est de son territoire (le Kurdistan turc) et tout à fait «daechisé» à sa frontière avec le territoire de l’État islamique, donner des visas est parfaitement ahurissant. Ce serait doubler l’immigration illégale d’entrées légales massives. L’espace Schengen est déjà ingérable et on envisage de l’ouvrir à la Turquie? C’est folie. La Turquie est une des premières responsable du drame syrien. A ce titre, l’Europe doit sanctionner et non pas plier. Il n’y a plus d’accommodements possibles avec Ankara. Ce n’est pas avec l’appât de l’ouverture de chapitres d’adhésion à l’UE qu’on fera changer le pompier pyromane turc. On ne fait que surenchérir ses gains. Désormais il faut sanctionner la Turquie et cesser de biaiser et reculer. Sanctions économiques d’abord puisque rien n’est fait depuis un an. Sanctions politiques ensuite avec une clôture définitive des négociations d’entrée à l’UE ou un boycott du G20. Bref, il ne faut pas ouvrir les chapitres d’adhésion, il faut les fermer jusqu’à nouvel ordre. Ceci passe par un discours nettement plus ferme sur la répression anti-kurde en cours, largement responsable de la vague de réfugiés. Quant à la fédéralisation syrienne vivement combattue par Ankara mais soutenue par la Russie, il serait de bon ton également de brandir la menace d’une reconnaissance de l’autonomie kurde en Syrie. L’Europe a de multiples cartes dans son jeu pour faire évoluer la Turquie. Armement des milices kurdes syriennes, introduction des kurdes syriens au sein des négociations de Genève, sanctions économiques, gel des négociations d’adhésion… Dans le bras de fer avec la Turquie, il faut montrer ses muscles ou c’est la gifle assurée sur les deux joues.

Un sommet européen extraordinaire sur les migrants : il serait temps

Un sommet européen extraordinaire sur les migrants : il serait temps

 

Alors que les ministres de l’intérieur ont été incapables de se mettre d’accord sur les conditions de répartitions des réfugiés et qu’ils n’ont prévu qu’une réunion dans un mois pour un nouvel examen de la situation, L’Allemagne et l’Autriche exige qu’une réunion d’urgence des chefs d’État soit organisée. Il faut bien convenir que c’est la pagaille totale en Europe. Une pagaille largement facilitée par les propos un peu irresponsable de l’Allemagne qui s’est déclarée prête à accueillir des millions de migrants. Une proposition qui a accru immédiatement les flux migratoires au point que nombre de pays y comprit l’Allemagne ont été contraints de rétablir des contrôles à la frontière. Du coup c’est même le principe de mobilité à l’intérieur de l’espace Schengen qui est en cause. Une réunion des chefs d’État paraît effectivement indispensable non seulement sur les conditions d’accueil de réfugiés mais aussi pour définir une politique internationale vis-à-vis de l’État islamique, politique pour l’instant introuvable. Au lendemain de l’échec d’une réunion des ministres européens de l’Intérieur, les migrants fuyant la guerre ou la pauvreté au Moyen-Orient ou en Afrique, dont de nombreux réfugiés syriens, continuent de se presser aux portes de l’UE. Des centaines de personnes se sont retrouvées bloquées mardi matin face aux barbelés séparant la Serbie du territoire hongrois, que le gouvernement de Budapest s’est juré de rendre inaccessible aux migrants.  Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le nombre de réfugiés syriens a grimpé en Turquie de plus de 200.000 depuis juin, alors qu’il n’avait augmenté que de 14.000 au cours des trois mois précédents. Il a en revanche diminué en Irak et au Liban. Quelque 156.000 migrants ont été enregistrés en août aux frontières extérieures de l’Union européenne, a annoncé l’agence Frontex chargée du contrôle des frontières de l’UE. Depuis le début de l’année, plus de 500.000 migrants ont été détectés, même si un grand nombre d’entre eux ont été comptabilisés deux fois, à leur arrivée en Grèce de la Turquie puis à leur entrée en Hongrie, via la Serbie, précise Frontex.  Face à cet afflux, du jamais vu depuis les migrations de la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Union européenne se montre incapable de présenter un front uni, certains pays membres accueillant généreusement les réfugiés, d’autres comme la Hongrie tentant de leur fermer leurs frontières.

France dette publique : nouveau sommet

France  dette publique : nouveau sommet

Comme dirait Hollande « la France ne craint rien » par rapport à la situation grecque. Sauf que la dette française à atteint un nouveau record, plus de 2000 milliards soit 30 000 euros environ par habitant. sauf  que cette dette est impossible à rembourser, que les taux d’intérêt vont monter suite au problème grec (1 point d’intérêt en plus c’est autour de 7 milliards de dettes en plus).  La dette publique de la France a bondi de 51,6 milliards d’euros au premier trimestre pour monter à 97,5% du PIB, soit 1,9 point de plus que fin 2014, une hausse qui met à mal les objectifs de la trajectoire des finances publiques adoptée au printemps. Selon les données publiées mardi par l’Insee, la dette de la France s’élevait fin mars à 2.089,4 milliards d’euros et sa hausse du premier trimestre est la plus forte depuis les trois premiers mois de 2012. Rapportée au produit intérieur brut, elle se situe nettement au-dessus de l’objectif de 96,3% fixé pour cette année dans la dernière trajectoire des finances publiques publiée en avril. Celle-ci prévoyait que la dette publique atteindrait 96,3% du PIB fin 2015, après 95% en 2014, et culminerait à 97,0% en 2016 avant de revenir à 96,9% en 2017. Ce scénario a déjà été fragilisé par la nette révision à la hausse, à 95,6%, du solde de 2014, intervenue en mai. Mais pour le ministère des Finances, la forte augmentation de la dette au premier trimestre n’augure pas d’un dérapage en fin d’année. « Une telle hausse est fréquente en début d’année, d’autant que le volume d’émissions d’OAT (obligations de l’Etat français) est plus concentré sur les deux premiers trimestres », déclare-t-on au ministère.

 

 

Terrorisme-Obama : un sommet pour rien

Terrorisme-Obama : un sommet pour rien

 

Obama fidèle à lui –même surtout de politique en matière de politique étrangère :  beaucoup de mots mais peu d’action. La sommet décidé par Obama n’aboutit en fait à rien de concret et démontre une nouvelle fois à l’évidence le peu d’intérêt d’Obama pur la politique étrangère surtout quand il s’agit de l’Afrique ou du proche et  moyen orient. . Le président Barack Obama et son secrétaire d’Etat John Kerry ont bouclé à Washington une gigantesque réunion de trois jours « contre l’extrémisme violent », en présence de représentants de plus de 60 gouvernements et organisations, dont le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon, celui de la Ligue arabe Nabil al-Arabi, la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini, le ministre de l’Intérieur français Bernard Cazeneuve ou encore le chef du renseignement russe Alexandre Bortnikov. M. Obama, comme le fait toute son administration depuis des mois, a bien pris soin de ne jamais parler de « lutte contre l’islamisme radical »: une précaution de langage destinée à ne pas stigmatiser l’islam mais que l’opposition américaine républicaine lui reproche. Washington estime que plus de 20.000 combattants étrangers de plus de 100 pays ont rejoint l’EI en quelques mois, dont 4.000 venus d’Europe. C’est « sans précédent », a relevé John Kerry et c’est autant que le nombre de jihadistes partis « se battre en Afghanistan dans les années 1980 (…) au cours d’une décennie ». Bernard Cazeneuve a réaffirmé que « plus de 400 jeunes Français sont aujourd’hui présents dans la zone irako-syrienne » et que « près de 1.400 Français sont impliqués, d’une façon ou d’une autre, dans les filières combattantes ». Mais au-delà des appels au « rassemblement » de la communauté internationale, la réunion n’a produit aucune mesure concrète. Un « sommet sans contenu », a tonné le représentant républicain Michael McCaul. D’autres, anonymes, ont moqué un « colloque sans intérêt ».

 

Sommet européen: Hollande veut de la « flexibilité » (laxisme) pour les déficits

Sommet européen: Hollande veut  « flexibilité » (laxisme) pour les déficits

 

 Bizarre, finalemenet Hollande réclame  la même chose que le trublion et fantaisiste  Montebourg, plus de laxisme (flexibilité en langage énarchique) ; la réponse ne s’est pas fait attendre, on verra cela plus tard a dit Schäuble (le puissant ministre des finances allemand), à la réunion prévu normalement pour le conseil des ministres ! Une réunion se tenait en effet  ce samedi matin à l’Elysée, entre dirigeants socio-démocrates européens: l’Italien Matteo Renzi, l’Autrichien Werner Faymann ou encore la Danoise Helle Thorning Schmidt. Au sortir de cette réunion, le président François Hollande a pris la parole pour expliquer quelle serait leur ligne commune au sommet européen de Bruxelles, qui commence à 16 heures le même jour. « Pour nous, le principal est de réorienter l’Europe et de faire qu’elle puisse répondre davantage aux préoccupations de nos concitoyens en matière d’emploi et de croissance », a déclaré François Hollande. Quitte à lâcher du lest sur les déficits.  »Oui aux réformes pour améliorer notre compétitivité (…) et réduire nos déficit », a dit le chef de l’Etat français. Mais en échange, il réclame de la « flexibilité » afin que « le rythme de réduction des déficits soit compatible avec les objectifs de croissance ».L’hôte de cette rencontre de la social-démocratie et ses « camarades » de centre-gauche réclament en outre la mise en œuvre rapide d’un plan européen d’investissement de 300 milliards d’euros. Ce plan sur lequel s’est engagé le prochain président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, « doit être engagé le plus vite possible, dès la fin de l’année ou le début de l’année prochaine », a déclaré le dirigeant français.  Les socio-démocrates ont néanmoins assez peu d’espoir d’être écoutés, puisqu’ils sont minoritaires face aux conservateurs a la table du conseil européen. En visite à Paris jeudi, le ministre allemand des Finances s’est charge de le rappeler.  Le chef de l’Etat français venait de demander la convocation d’un sommet extraordinaire de la zone euro, afin de définir une initiative de croissance. Wolfgang Schaüble a aussitôt renvoyé vers la simple instance traditionnelle du conseil des ministres, qui se réunit dans une quinzaine de jours.  Par ailleurs, le ministre conservateur a insisté, une fois encore, sur l’obligation de réduire « au plus vite » le déficit structurel. Ceci posé, l’Allemagne soutient la perspective du plan Juncker. Et puis, le vice-chancelier social-démocrate Sigmar Gabriel, qui sera à l’Elysée demain, vient d’installer une commission nationale destinée à doper l’investissement au sein de la 1ere puissance économique d’Europe.  Assureurs, banquiers, fonds de pension, économistes, syndicalistes doivent, d’ici au printemps prochain, trouver les moyens de mobiliser l’épargne privée pour financer des infrastructures publiques.  Une façon de ressusciter un projet qui date de l’époque du social-démocrate Gerhard Schröder. Mais si cette dynamique s’engage enfin, elle peut finir par convenir aussi aux gouvernements français et italiens.

 

Etats-Unis : compétitivité au sommet

Etats-Unis : compétitivité au sommet

Les Etats-Unis pourraient bientôt être sacrés pays le plus compétitif des économies développées. C’est que ce révèle une étude du Boston Consulting Group. Le cabinet estime, en effet, que les coûts moyens de l’industrie américaine seront bientôt de 10% à 20% moins importants que ceux des principales économies européennes.  Dans la course à la compétitivité, les Etats-Unis ont pris un sérieux coup d’avance. Premier avantage: la chute des coûts d’approvisionnement en énergie grâce au gaz et pétrole de schiste. Mais surtout, le pays a totalement modifié la structure de son outil industriel, grâce au développement des nouvelles technologies. Elles se sont substituées à une main d’œuvre peu qualifiée. Ainsi, depuis le point bas de la crise, au deuxième trimestre 2009, la production manufacturière a augmenté de 20% tandis que l’emploi dans le secteur n’a gagné que 1%. Au total, des gains de compétitivité exceptionnels sont obtenus. D’ici à trois ans, les écarts de coût de production avec les autres pays développés devraient se creuser: 8 à 16% supplémentaires pour des pays comme le Japon, la Grande-Bretagne ou l’Italie, et de 16 à 18% pour l’Allemagne ou encore la France. Mieux encore, les Etats-Unis devraient réduire l’écart avec le champion chinois, à seulement 5%. De quoi motiver les grands groupes à installer de nouvelles capacités de production sur le sol américain.

 

Sommet UE: Merkel fait son show électoral devant Hollande et l’union européenne

Sommet UE:  Merkel fait son show électoral devant Hollande et l’union européenne

 Désormais c’est officiel, c’est bien Merkel qui dirige l’Europe. Elle réuni les 27 pour faire semblant de répondre à la préoccupation du chômage des jeunes ; décision :  on reverra la question en novembre ! Avec un tout petit plan de 6 milliards ! Deuxième point elle a imposé son point de vue sur les négociations entre l’Europe et les Etats Unis, négociations que Hollande voulait suspendre. La chancelière Angela Merkel, en campagne électorale, a donc reçu mercredi ses partenaires européens pour une nouvelle réunion sur le chômage, qui s’est soldée par des promesses de mesures concrètes… d’ici quelques mois. La rencontre, un grand raout de tous les ministres de l’Emploi de l’UE, de 18 chefs d’Etat et de gouvernement et nombre d’autres personnalités européennes, a permis de dégager une position commune sur un tout autre sujet : le début des négociations de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis, sujet qui a parasité le sommet après un différend entre Paris et Berlin sur la marche à suivre.  Il a finalement été convenu que, malgré les révélations fracassantes sur l’espionnage des Américains, les négociations commenceraient bien la semaine prochaine comme prévu.  Sur le chômage des jeunes, « la priorité la plus urgente » en Europe à l’heure actuelle selon le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, les participants ont affirmé avoir beaucoup avancé et convenu de se retrouver pour une réunion du même type à Paris en novembre.   »Nous voulons nous mettre nous-mêmes un peu la pression, nous avons créé des attentes », a déclaré Mme Merkel lors d’une conférence de presse.   »Nous avons une obligation d’avancer, une obligation de résultat », a affirmé comme en écho M. Hollande, tandis que le président du Parlement européen Martin Schulz a prévenu qu’à moins de tenir ses promesses sur le chômage, l’Europe risquait « une rupture systémique ».  Les responsables européens ont discuté de formation, d’accès au crédit des PME, de mobilité des jeunes, ainsi que du meilleur moyen d’utiliser les fonds européens à disposition. Il s’agissait d’un « échange de bonnes pratiques », devant permettre aux pays concernés de puiser de l’inspiration dans ce qui se fait ailleurs. Autriche, Danemark ou encore Pays-Bas ont notamment expliqué leurs modèles.  Les 27 pays de l’UE avaient déjà confirmé la semaine dernière le déblocage rapide de 6 milliards d’euros supplémentaires pour lutter contre un chômage dramatique par endroits, mais l’UE a bien d’autres moyens à disposition, a précisé la chancelière, avec notamment les fonds sociaux et structurels européens. La Banque européenne d’investissement va en outre étoffer son programme de crédits aux PME, a déclaré la ministre de l’Emploi allemande Ursula von der Leyen.  Son rival dans la course à la chancellerie, Peer Steinbrück, a accusé la chancelière de « faire de la campagne électorale sur le dos de 6 millions de chômeurs ».   »Tout ce qu’elle fait, c’est par rapport à des principes et des réalités électorales », admettait-on dans l’entourage du président français.  Mme Merkel a également à coeur de restaurer l’image de l’Allemagne, vue dans le Sud de l’Europe comme directement responsable de la misère économique de par son intransigeance sur le redressement des finances publiques.  Plusieurs syndicats européens ont tenu à faire entendre leur voix, en organisant un événement à proximité de la chancellerie. « Puisqu’ils ont réussi à trouver des solutions pour les banques, aujourd’hui c’est pour les jeunes qu’il faut trouver des solutions », a martelé Emilie Trigo, du syndicat français Unsa, lors de cette manifestation parallèle à laquelle participaient environ 300 jeunes venus de toute l’Europe.  La présidente lituanienne Dalia Grybauskaité, dont le pays préside depuis lundi l’UE, a toutefois prévenu que « la dimension sociale, la question sociale, ne (pouvait) être résolue que par les gouvernements nationaux ».  Elle veut éviter à tout prix « que certains gouvernements aient une excuse pour ne rien faire en pensant que l’Europe va les aider ».

 

 

Sommet européen: Hollande se couche devant Barroso

Sommet européen: Hollande se couche devant Barroso

Volonté d’apaisement devant Barroso ou tout simplement soumission ? La vérité c’est que la France ne peut pas se payer cette polémique depuis qu’on a appris il  y a deux jours que le déficit dérapait (4% au lieu de 3% du PIB). Or la France s’était engagée à rétablir ses comptes (avec un délai supplémentaire de deux ans).  Hollande n’est pas en position de force puisqu’en fait il soutient le pacte budgétaire européen. Hollande a aussi obtenu un mini plan pour le chômage des jeunes (en fait une meurette comme son fameux plan de croissance). Le président français François Hollande a affiché jeudi lors d’un sommet européen à Bruxelles sa volonté d’enterrer la hache de guerre avec la Commission européenne et son président José Manuel Barroso, mais les violentes passes d’armes de ces dernières semaines pourraient laisser des traces. La veille encore, la porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem, prenait le parti du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, qui avait accusé José Manuel Barroso d’être « le carburant du Front national », le parti d’extrême droite français qui multiplie les succès électoraux. Le gouvernement partage « sur le fond » ces propos, avait-elle assuré.  Jeudi, l’entourage du président français a fait savoir qu’il était animé d’une volonté d’ »apaisement », ce qu’il a confirmé dès son arrivée à Bruxelles. « Les questions de personnes sont secondaires », a assuré M. Hollande, « c’est sur les politiques européennes que nous nous déterminons ».  La tension était fortement montée ces derniers jours, notamment sur la question de l’exclusion de l’audiovisuel des négociations commerciales avec les Etats-Unis imposée par la France. M. Barroso avait ensuite qualifié de « réactionnaires » ceux qui refusent la mondialisation.   »Je ne veux pas croire que le président de la Commission européenne ait pu tenir des propos sur la France qui seraient ainsi formulés », avait répliqué François Hollande, qui s’en était expliqué avec l’intéressé en marge du G8.  Jeudi, José Manuel Barroso a jugé « ce conflit complètement artificiel », assurant que ses déclarations avaient été « délibérément déformées ».  Mais cette polémique est intervenue sur fond d’irritation entre Paris et Bruxelles, sur la réduction des déficits ou les réformes structurelles à mener. La France s’est élevée contre les prescriptions de Bruxelles en matière de retraites, M. Hollande répliquant que la Commission n’avait « pas à dicter » à la France ce qu’elle avait « à faire ».  L’exécutif européen a été prié de biffer la demande de relèvement de l’âge légal de départ à la retraite -un tabou à gauche que François Hollande n’entend pas briser- et de mentionner explicitement le rôle des partenaires sociaux dans l’élaboration de la réforme des retraites.  Le chef de l’Etat français s’est félicité à l’issue de la première journée du sommet que celui-ci ait posé deux « principes » que « la France souhaitait voir adoptés »: qu’ »une fois définis les objectifs », les « moyens pour les atteindre devaient être laissés aux Etats » et que « les réformes devaient se faire dans le dialogue social ».  Selon une source française, la Commission mentionne « un âge effectif de cessation d’activité » plutôt qu’un âge légal, formulation moins « prescriptive » qui laisserait « plus de marge de man?uvre à la France ».  Désireux de tourner la page, François Hollande a « salué » le travail de la Commission et de son président pour trouver un accord avec le Parlement européen sur le budget 2014-2020 de l’Union européenne, juste avant l’ouverture du sommet.   »L’Europe doit montrer ce qu’elle peut faire, mais je ne dirais pas que l’Europe peut tout », a-t-il noté, reconnaissant que ce serait « trop simple » pour la France de « s’exonérer » de ses propres responsabilités et même « coupable par rapport à l’enjeu de lutte contre le populisme ou l’extrémisme ».  Une réponse implicite au malaise ressenti à Bruxelles où les attaques de l’exécutif français, relayées par nombre de responsables socialistes, ont été très mal vécues. Jugées à la fois injustes et disproportionnées, les milieux européens estimaient qu’elles pouvaient alimenter la vague populiste en France, à un an d’élections européennes susceptibles de voir le Front national marquer encore des points.   »Lorsque le Front national s’est retrouvé au deuxième tour de la présidentielle française en 2002, était-ce la faute de la Commission que je ne présidais pas encore? », a lancé jeudi le président de la Commission, appelant les « forces politiques françaises, notamment le PS et l’UMP », à avoir « le courage de défendre l’Europe et à ne pas utiliser la Commission européenne comme un bouc émissaire ».

 

UE : « Un sommet inutile, avec des chefs de gouvernement inutiles » (Cohn Bendit)

UE : « Un sommet inutile, avec des chefs de gouvernement inutiles » (Cohn Bendit)

Le sommet de Bruxelles, exceptionnellement court, s’est achevé sans décision concrète, ni sur l’énergie ni sur la fiscalité. Pour lutter contre la fraude et l’évasion fiscale, les 27 se sont mis d’accord pour concrétiser l’échange automatique d’informations d’ici la fin de l’année. Mais pour Daniel Cohn-Bendit, co-président du groupe Verts au Parlement européen, le Conseil européen s’est borné à un simple exercice de communication.  En fait, Les dirigeants européens ne sont pas parvenus mercredi à lever les obstacles pour lutter efficacement contre la fraude fiscale, mais tablent sur un accord d’ici la fin de l’année pour une levée partielle du secret bancaire.  A l’issue d’un sommet inhabituellement court, les 27 n’ont pas pris de décision concrète mais ont établi un calendrier. Ils pourront ainsi se présenter moins désunis au G8 qui se tiendra mi-juin en Irlande du Nord.  Il y a « un consensus sur la révision de la directive épargne », qui devrait élargir le champ d’application de l’échange automatique d’informations sur les revenus de l’épargne. « Le Conseil appelle à son adoption avant la fin de l’année », a déclaré le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, à l’issue du sommet.   »C’est un très, très grand pas en avant », a estimé la chancelière allemande, Angela Merkel.   »Dès le mois de juin, l’Europe fera en sorte de favoriser les échanges automatiques d’information », a déclaré le président français François Hollande. Ensuite, quoi qu’il arrive, « la directive épargne sera adoptée à la fin de l’année », a-t-il assuré.  Le Luxembourg et l’Autriche bloquaient depuis 2008 l’adoption de cette directive révisée, arguant qu’ils voulaient avant tout être traités sur un pied d’égalité avec d’autres pays comme la Suisse.  Mercredi, les deux pays ont montré des signes de bonne volonté.   »D’ici la fin de l’année, je pense que nous aurons l’échange automatique d’informations et que des règles supplémentaires seront mises en place avec les pays tiers » comme la Suisse, a déclaré le chancelier autrichien, Werner Faymann, dont le pays est pourtant un farouche défenseur du secret bancaire.  Le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a déclaré que pour son pays, le plus important était l’ouverture de négociations avec les pays tiers, parmi lesquels se trouvent aussi le Liechtenstein, Monaco, Andorre et Saint-Marin.  Les négociations avec ces cinq pays ne sont « pas une pré condition », a affirmé M. Juncker, qui a rappelé que son pays avait déjà accepté début avril d’appliquer l’échange automatique d’informations à partir du 1er janvier 2015 sur certaines données bancaires.  Les négociations avec les pays comme la Suisse « vont commencer dès que possible pour faire en sorte que ces pays continuent d’appliquer des mesures équivalentes à celles appliquées dans l’UE », selon les conclusions du sommet. Les discussions seront menées par la Commission européenne. Elle fera par ailleurs des propositions en juin pour élargir encore le champ de l’échange automatique d’informations à d’autres revenus des particuliers.  Concernant la fiscalité des entreprises, « il est tout à fait décisif qu’il y ait une lutte contre l’optimisation fiscale », qui « n’est rien d’autre que la recherche de la fiscalité zéro pour un certain nombre de groupes », a indiqué M. Hollande lors de sa conférence de presse.  Une polémique enfle sur l’absence d’harmonisation fiscale internationale, qui permet à des multinationales comme Google ou Amazon de payer des impôts dérisoires.   En dépit de ces avancées, le sommet de mercredi n’est que de la « gesticulation », a lancé l’eurodéputé belge Philippe Lamberts (Verts). Selon lui, « il n’y a clairement pas de volonté politique » d’avancer sur le dossier fiscal et le risque est grand que le sommet de décembre ne débouche sur rien.  Sur l’autre sujet du sommet, l’énergie, les chefs d’Etat et de gouvernement ont affiché leur volonté d’unir leurs efforts pour réduire leur facture énergétique. « Nous pouvons faire beaucoup de choses si nous agissons ensemble », a déclaré le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.  L’UE vise un triple objectif: garantir des prix abordables pour les clients, réduire la facture des importations et assurer une production domestique continue, mais elle se retrouve confrontée à ses contradictions.   »Les dirigeants de l’UE veulent faire plus d’Europe avec moins d’argent. Il faut qu’ils expliquent comment ils comptent faire », a estimé un responsable européen sous couvert de l’anonymat.

 

Sommet UE : surpervision bacaire « courant 2013 »

Sommet UE : surpervision bacaire «  courant 2013 »

 

Compromis pour une  supervision unique à partir du 1er janvier 2014.  La Commission européenne, soutenue notamment par la France, souhaitait une entrée en vigueur progressive à partir du 1er janvier 2013 mais l’Allemagne et plusieurs autres pays européens jugeaient ce délai irréaliste. Les Vingt-Sept ont confirmé leur intention de s’accorder sur le cadre légal de ce dispositif d’ici la fin de l’année. Mais l’entrée en vigueur de ce mécanisme de supervision ne sera effective que « courant 2013″, ont dit plusieurs dirigeants européens, dont la chancelière allemande Angela Merkel et le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. « A partir du 1er janvier (2013), il reviendra à la Banque centrale de créer les organismes et les personnels qui seront dédiés à la supervision », a pour sa part déclaré le président français, François Hollande, lors d’une conférence de presse. « Cela ne veut pas dire que le mécanisme lui-même pourra entrer en vigueur dès le 1er janvier. Ça, ça sera au cours de l’année 2013″, a-t-il ajouté. « Mais le cadre législatif, lui, sera en place au 1er janvier. » Berlin entendait initialement limiter l’application de cette supervision bancaire unique aux seules banques présentant des risques « systémiques », ce qui menaçait de bloquer la création de cet embryon d’union bancaire, décidée en juin dernier. L’Allemagne semble finalement avoir accepté d’y soumettre ses banques régionales et caisses d’épargne.  

 

 




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