Archive pour le Tag 'L’or'

Crise: L’or à 2.000 dollars !

Crise:  L’or à 2.000 dollars !

L’or vole de record en record. Après avoir dépassé, son plus haut historique de septembre 2011, à 1.921 dollars l’once, il a franchi en séance la barre symbolique des 2.000 dollars ce mardi. Une ascension fulgurante : en janvier l’once s’échangeait contre 1.525 dollars seulement. Depuis le début de l’année, l’or a bondi de plus de 30 %, a plus forte progression annuelle de la décennie. Sa performance dépasse largement celle des autres actifs.

Pour le métal précieux, les planètes se sont alignées. L’or profite des incertitudes géopolitiques, des inquiétudes autour de la crise du coronavirus, mais surtout des politiques monétaires ultra-accommodantes. Le soutien que les banques centrales apportent aux Etats pour éviter un effondrement économique a pour conséquence d’enfoncer les taux réels en territoire négatif . Aux Etats-Unis, le rendement à 10 ans des bons du Trésor prenant en compte l’inflation s’établit à -1 %, relèvent les analystes d’ING.

Des fonds de pension, des compagnies d’assurance ou des spécialistes de gestion de patrimoine, qui n’avaient pas d’or dans leur portefeuille, se sont mis à en acheter. La banque privée suisse Lombard Odier & Cie SA a déclaré avoir ajouté de l’or à sa « répartition stratégique des actifs ». Cet engouement n’a pas toujours été de mise : l’or a subi de violentes chutes pendant la crise alors que la volatilité sur les marchés d’actions s’emballait. Les investisseurs vendaient massivement le métal précieux pour lever du cash en urgence et absorber des pertes ou répondre à des appels de marge.

Crise: L’or valeur refuge

Crise: L’or valeur refuge

 

Un article intéressant de Capital qui rappelle l’évolution de l’or.

« L’or est un placement millénaire, qui a fait ses preuves sur la durée. Traditionnelle valeur refuge en période de stress sur les marchés d’actions, il présente l’avantage d’être un actif tangible, qui n’est la dette de personne (contrairement aux obligations d’Etat). Il permet aussi d’éviter de subir la dévalorisation tendancielle des monnaies et tend à absorber l’inflation sur la durée. A cet égard, “un éleveur a indiqué qu’il achetait une vache pour la même quantité d’or qu’il y a 40 ans, même si son prix exprimé en euros ou en francs français n’est plus du tout le même”, rapporte ainsi Christophe Charve, collaborateur du livre Le Franc, les monnaies et directeur produit or investissement chez Or en Cash.

“L’or constitue un rempart historique face à l’inflation”, renchérit François de Lassus (CPoR Devises). Contrairement à des devises comme le dollar, l’euro ou le yen, manipulées par les banques centrales (planche à billets…), « l’or bénéficie de sa relative rareté, n’est adossé à aucune institution et préserve sa valeur et son pouvoir d’achat sur longue période », souligne l’expert… Depuis 1900, toutes les grandes devises ont vu leur valeur s’effondrer face à l’or. Reste que “s’il est généralement considéré comme une couverture contre l’inflation, le cours de l’or a surtout suivi les rendements réels (les taux d’intérêt réels, c’est-à-dire les taux d’intérêt moins l’inflation, NDLR) au cours de la dernière décennie. Si ceux-ci chutent, le prix de l’or a, quant à lui, tendance à augmenter”, souligne Johannes Muller, responsable de la recherche macroéconomique chez le géant allemand de la gestion d’actifs DWS.

 

Et cela n’a rien d’étonnant. En effet, l’or est un placement qui ne génère pas de revenus (seule la hausse de son cours est source d’enrichissement pour l’investisseur), ce qui présente pour l’investisseur un coût d’opportunité quand les taux d’intérêt réels sont élevés. L’or bénéficie ainsi logiquement d’un phénomène d’arbitrages favorables quand les taux d’intérêt réels diminuent… “Comme l’or ne rapporte pas d’intérêts ni de dividendes, les investisseurs gardent toujours un œil sur les coûts d’opportunité de la détention d’or, c’est-à-dire la perte de revenu régulier qui aurait été générée par un investissement dans d’autres placements”, relève à cet égard Johannes Muller.

Pour ce faire, on peut simplement se référer au rendement des obligations du gouvernement américain. Généralement, plus le taux d’intérêt est bas, plus l’or devient attractif, toutes choses égales par ailleurs. Dans l’illustration ci-dessous, DWS montre que “si l’on divise le rendement nominal américain en deux composantes, le rendement réel et les attentes d’inflation, il devient évident qu’historiquement, du moins depuis le début de la crise financière, les rendements réels ont montré une évolution parallèle (avec une échelle inversée, NDLR) avec le prix de l’or”.

Depuis la crise financière de 2008-2009 et celle de la zone euro de 2011-2012, les grandes banques centrales ont mené une politique monétaire ultra-accommodante, avec des taux d’intérêt très bas. Une politique qui “contribue de manière significative à l’attractivité de l’or”, relève Johannes Muller, pour qui l’influence des banques centrales sur les marchés ne devrait pas diminuer de sitôt. “La récente remontée du prix de l’or à plus de 2000 dollars l’once s’est accompagnée d’une prise de conscience croissante des investisseurs qu’ils ne devraient pas compter pour l’instant sur les hausses de taux d’intérêt des grandes banques centrales. Ce n’est pas une coïncidence”, estime l’expert.

Hausse de l’or à près de 2000 $ l’once : un mauvais signe pour l’économie

Hausse de l’or à près de 2000 $ l’once : un mauvais signe pour l’économie

 

L’or  retrouve des niveaux historiques, ce qui constitue un mauvais signe pour l’économie. Cela veut dire que certains épargnants préfèrent la valeur refuge que les investissements menacés par la chute de l’économie. En août 2018 , l’once d’heures était environ à 1194 $ aujourd’hui il est à près de 2000 $. L’or a atteint lundi un record historique à 1.930,48 dollars l’once, confirmant son statut de valeur refuge en temps de pandémie, alors que la baisse du billet vert contribue aussi à le faire grimper. L’or, qui gagnait plus de 1% dans les échanges en Asie, devrait prochainement dépasser la barre des 2.000 dollars, selon des analystes.

Les mesures d’assouplissement monétaire décidées par la Réserve fédérale mais aussi par les autres banques centrales encouragent l’attractivité de l’or.

«Des gains forts sont inévitables au moment où nous entrons dans une période semblable à l’environnement apparu après la crise financière mondiale, où les prix avaient atteint des niveaux records du fait des quantités d’argent injectées par la Fed dans le système financier», a déclaré Gavin Wendt, analyste chez MineLife.

Libellé en billet vert, une baisse de la devise américaine rend le métal précieux moins onéreux pour les acheteurs utilisant d’autres devises. Son précédent record historique, à 1.921,18 dollars l’once, avait été atteint en septembre 2011.

L’or encore en hausse: signe d’incertitudes

L’or encore en hausse: signe d’incertitudes

L’écrasement des taux d’intérêts réels pousse les investisseurs vers l’or, alors que le président de la Fed a prévenu que la crise pourrait durer jusqu’à fin 2021. Le métal jaune a atteint les 1.765,43 dollars l’once, son plus haut niveau depuis octobre 2012.




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