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16 500 € mensuels : le salaire d’un patron d’une association d’insertion de SDF !

16 500 € mensuels : le salaire d’un patron d’une association d’insertion de SDF !

 

Comme malheureusement assez souvent les fonds publics qui financent certaines associations sociales ou de codéveloppement se perdent dans les sables des superstructures. Ainsi c’est un peu par hasard qu’on a découvert que le patron d’une association (Equalis ) s’était attribué une rémunération mensuelle de 16 500 €. C’est un peu beaucoup pour une association en charge de l’aide au SDF et à l’immigration.

 

Selon Le Canard Enchaîné, il se serait «octroyé» un salaire de plus de 16.500 euros bruts mensuels en 2020, ainsi que 533 euros d’aide au logement, et 2097 euros alloués par mois pour la location achat de sa voiture de fonction, un puissant SUV Audi, dans sa version 456 CV. Une puissance nécessaire pour rejoindre rapidement les différents centres d’hébergement ou d’insertion gérés par Equalis ?

Sept directeurs adjoints bénéficieraient de salaires compris entre 94.000 et 130.000 euros bruts annuels, et dix salariés auraient des voitures de fonction.

 

2022 : Macron a surtout besoin d’un projet (Dominique Reynié)

2022 : Macron a surtout besoin d’un projet (Dominique Reynié)

Macron surtout  devra miser sur sa vision de l’avenir plus que sur ses réalisations à la tête du pays, selon le politologue Dominique Reynié, invité d’Europe 1, dimanche.

ANALYSE

De quel(s) levier(s) Emmanuel Macron dispose-t-il en vue de sa probable campagne présidentielle de 2022 ? À sept mois de l’échéance, et sans avoir indiqué qu’il comptait se présenter à sa succession, le chef de l’État doit d’abord gérer une crise sanitaire du coronavirus qui n’en finit pas. Dans ce contexte difficile, le camp du président de la République a connu avec les élections régionales et départementales de juin dernier un scrutin très compliqué, n’engrangeant aucune région ni département. Pour le politologue Dominique Reynié, directeur général de la fondation Fondapol et invité d’Europe 1, dimanche, cela rebat les cartes pour la présidentielle.

« Jusqu’aux élections régionales et départementales, il y avait cette idée qu’Emmanuel Macron allait être réélu sans coup férir parce qu’il allait avoir en face de lui Marine Le Pen et qu’il lui suffirait de jouer sur le thème du barrage à la candidate du Rassemblement national », rembobine Dominique Reynié au micro de Charles Villeneuve. « Ça, c’est terminé et c’est plutôt une bonne nouvelle. »

Désormais, Emmanuel Macron devra choisir une autre stratégie pour rester à l’Élysée l’année prochaine. « Il faudra que le chef de l’Etat puisse présenter aux Français non seulement un bilan de son action qui a été difficile sur cinq ans, tout le monde en a été témoin, notamment en raison de cette pandémie, mais aussi des projets, avec un discours et une vision », insiste le politologue.

Cela pourrait-il passer par une réforme des retraites repoussée à cause du Covid-19 ? « Que la réforme des retraites ait lieu avant l’élection présidentielle, ça ne paraît pas raisonnable de l’imaginer », balaie en tout cas Dominique Reynié, pour qui la campagne à venir « restera dominée par la question sanitaire et obscurcie par le contexte économique ». Désormais indécise aux yeux de Dominique Reynié, l’élection présidentielle sera-t-elle la plus surprenante de l’histoire de la Ve République ?

 

« Ce que je crois » de Bernard-Henri Lévy , Chronique d’un mondain milliardaire !

 « Ce que je crois » de  Bernard-Henri Lévy  , Chronique d’un mondain milliardaire !

Un papier particulièrement bienveillant de l’Opinion sur BHL qui s’auto glorifie dans son dernier ouvrage « ce que je crois ». Illustration sans doute du grand vide des intellectuels dont BHL est  un exemple pour avoir remplacé la réflexion par l’exhibitionnisme médiatique et accessoirement pour ce qui le concerne pour la business. ( Sa fortune Comme businessman est évaluée à environ 150 millions). Évidemment on est loin de la posture de Diogène !

 

Le papier de l’Opinion:

 

Le philosophe et écrivain français Bernard-Henri Lévy a publié récemment Sur la route des hommes sans nom (Grasset). C’est un livre en deux parties : d’abord un essai sur le sens de son engagement personnel, puis la republication de sept grands reportages réalisés en 2020 pour Paris Match et la presse internationale.

Toute sa vie, Bernard-Henri Lévy (BHL) s’est fait « une certaine idée de la France ». Ce n’est sans doute pas exactement la « madone aux fresques des murs » décrite par le général De Gaulle, mais elle a un air de famille. On sera sans doute étonné de découvrir un BHL plus gaullien qu’il n’y paraît à la lecture de son récent Sur la route des hommes sans nom (Grasset, 2021).

A trop aimer une certaine idée de la France, on en vient cependant vite à trouver « le pays réel » – pardon pour cette référence maurrassienne – bien médiocre et, plus encore, ses habitants ordinaires. De Gaulle ne les traitait-il pas de « veaux » ? Et BHL ne se préoccupe guère, au moins publiquement, de la misère sociale qui sévit dans nos contrées.

BHL en super-patriote ? Eh oui… n’en déplaise à tous ceux qui se contentent du personnage caricatural qu’il s’est soigneusement fabriqué. Regardons de plus près, en le lisant. Avec sept de ses récents grands reportages pour Paris Match, BHL livre, dans le même volume, un « Ce que je crois » sur plus de 100 pages.

« Ce que je crois » fut naguère une belle collection d’essais, chez Grasset. Pour l’ancien « nouveau philosophe », c’est l’occasion d’expliquer « l’histoire de mes folies », comme disait Rimbaud. Est-ce intéressant ? Oui. Parce que BHL fait partie de notre paysage depuis plus de quatre décennies, presque de notre patrimoine. Et si l’on s’intéresse aux malheurs du monde, il est difficile de ne pas avoir croisé son chemin. Il agace, il séduit, il émeut, il afflige. Certes, mais il est toujours là, qui plus est, fidèle à lui-même. C’est, à 72 ans, un tour de force. D’autres sont morts – comme son compère André Glucksmann ; certains, tel Alain Finkielkraut, se sont claquemurés dans leurs peurs et sous l’habit académique ; d’aucuns, à l’image de Michel Onfray (ennemi juré de BHL) ont glissé de la gauche libertaire vers la droite réactionnaire. Avec Michel Houellebecq, BHL fait partie des rares écrivains français dont le message porte bien au-delà de nos frontières nationales.

Ce « Ce que je crois » nous laisse pourtant sur notre faim, car BHL n’a pas poussé l’exercice jusqu’à son terme. Parfois, il fend l’armure et l’on songe alors à la phrase de Michel Audiard : « Heureux les fêlés parce qu’ils laissent passer la lumière ». Mais c’est trop rare et à peine s’y risque-t-il que l’auteur court aussitôt se réfugier dans son personnage, alignant les phrases trop écrites et les références aux grands auteurs. Dommage.

 

Sida : essai d’un vaccin à ARN-messager

Sida : essai d’un vaccin à ARN-messager

 

,Moderna va lancer cette semaine un essai clinique de phase 1 pour un vaccin utilisant cette technologie pour immuniser contre le VIH, le virus responsable du sida.

Sur  le site officiel américain ClinicalTrials.gov, on apprend que 56 adultes de 18 à 50 ans, en bonne santé et des deux sexes, se verront injecter le candidat vaccin. En fonction des résultats de cette phase 1, une phase 2 d’essai pourra être menée, qui consistera alors à tester une population plus large (quelques centaines de personnes). Une troisième phase pourra alors avoir lieu, sur une population encore plus importante

Un plan de formation général pour tous les chômeurs de plus d’un an ?

Un plan de formation général pour tous les chômeurs de plus d’un an ?

 

Environ la moitié des chômeurs officiellement recensés sont privés de travail depuis plus d’un an. Le pouvoir envisage donc vaste plan de réinsertion par la formation de cette catégorie. Reste à savoir si ces formations seront réellement qualifiantes et si certains des intéressés ont réellement l’envie de se réinsérer.

 

Sur les 5,67 millions de demandeurs d’emploi répertoriés dans les trois principales catégories (A, B et C) de l’opérateur, 2,84 millions n’ont ainsi pas été en activité ces douze derniers mois, soit une hausse de 267.000 depuis le début de la crise, en mars 2020.  

Par ailleurs, l’expérimentation Territoires zéro chômeur sera élargie. Le dispositif vise à fournir un emploi à toutes les personnes sans travail depuis plus d’un an recensées sur un territoire donné. L’expérimentation Territoires zéro chômeur de longue durée a été lancée en 2016. Elle sera étendue de 10 à 60 zones.

 

La rupture d’un CDD sans pass sanitaire censurée par le Conseil constitutionnel

La rupture d’un CDD sans pass sanitaire censurée par le Conseil constitutionnel

Dans son avis publié ce 5 août, le conseil constitutionnel a considéré que la disposition qui envisageait la rupture de contrat d’un CDD en cas d’absence de passe sanitaire entraînait une rupture d’égalité entre les salariés en CDI et ceux en CDD.

« En prévoyant que le défaut de présentation d’un +pass sanitaire+ constitue une cause de rupture anticipée des seuls contrats à durée déterminée ou de mission, le législateur a institué une différence de traitement entre les salariés selon la nature de leurs contrats de travail qui est sans lien avec l’objectif poursuivi », indique le Conseil constitutionnel.

Curieusement ,en revanche, l’institution juge que la procédure de suspension du contrat de travail sans rémunération pour les salariés concernés par l’obligation de pass sanitaire n’est pas contraire à la Constitution.

Une décision juridiquement très contestable car la suppression du salaire constitue de fait un licenciement déguisé. Le conseil constitutionnel de ce point de vue ne se grandit pas en apportant sa caution au point sans doute le plus contestable relatif à la détention du pass sanitaire.

Opérations extérieures: «Afghanistan, Mali: fin d’un paradigme ?»

Opérations extérieures: «Afghanistan, Mali: fin d’un paradigme ?»

Pour  Frédéric Charillon , ’heure est venue pour les puissances occidentales de repenser leur action extérieure  ( papier de l’OPINION, extrait)

 

 

La double annonce d’un retrait américain d’Afghanistan et d’une suspension par la France de sa coopération militaire avec le Mali, témoigne d’une page qui se tourne. Pendant la Guerre froide, l’intervention militaire était pratiquée par les superpuissances au sein de leurs sphères d’influence respectives. Les tentatives pour en sortir étaient difficiles (Afghanistan, Vietnam). La France avait ses interventions africaines dans son ancien « pré carré », avec la bénédiction américaine. La Grande-Bretagne restait active (à Aden, dans la région du Dhofar ou en Malaisie dans les années 1960).

Puis la disparition de l’Union soviétique laissa les Etats-Unis seuls en piste pour gérer les affaires du monde, et fut suivie d’une globalisation géographique des interventions occidentales  : Koweït, Balkans, Irak, Libye, Syrie… L’ambition d’une paix hégémonique assurée par Washington au nom de la stabilité internationale autorisait l’action militaire, supposait la reconstruction d’Etats, imposait le maintien d’une présence militaire sur place. C’est ce schéma qui arrive à son terme désormais.

Il impliquait de rebâtir des sociétés, mais les adversaires de cette reconstruction sont en passe de gagner la partie : en Afghanistan comme au Mali, ceux dont la réduction justifiait l’intervention militaire sont aux portes du pouvoir. Plus profondément, la logique expéditionnaire a montré ses limites dans un XXIe siècle où les paramètres sont trop nombreux, et les moyens, insuffisants. L’heure est venue pour les puissances occidentales de repenser leur action extérieure et de substituer de nouveaux instruments d’influence à la vieille logique de puissance.

La guerre du Koweït (1991) avait pour but de restaurer la souveraineté d’un Etat et le droit international. Mais les interventions balkaniques des années 1990 visaient un changement de régime à Belgrade, la mise en place de nouvelles cartes (avec en 1993 le plan Vance-Owen de répartition des populations en Bosnie en dix régions), la création de nouveaux Etats (au Kosovo en 1999). L’intervention afghane de 2001, lancée pour chasser les talibans du pouvoir, promit ensuite un Afghanistan démocratique, où les droits humains se rapprocheraient des normes occidentales. En 2011, la volonté de sauver les habitants de la ville de Benghazi se transforma en destitution et mort de Kadhafi : au plus fort des printemps arabes, le rêve de transformer d’anciennes dictatures en sociétés ouvertes n’avait pas quitté les esprits. Ce même esprit qui conduisit la France à souhaiter des frappes sur le régime syrien en 2013. L’échec néoconservateur, en 2003, à transformer l’Irak puis le Moyen-Orient en un nouvel eldorado libéral, prospère et pro-occidental, avait pourtant été patent.

On ne remodèle pas une société contre son gré, par la seule grâce de la force. De Gaulle en avait averti Washington à propos du Vietnam, depuis Phnom Penh en 1966 : « S’il est invraisemblable que l’appareil guerrier américain puisse jamais être anéanti sur place, d’autre part, il n’y a aucune chance pour que les peuples de l’Asie se soumettent à la loi d’un étranger venu de l’autre rive du Pacifique, quelles que puissent être ses intentions, et quelle que soit la puissance de ses armes. » Tout était dit.

« Les puissances opposées à ces déploiements occidentaux (Chine, Russie, Turquie) ont fait leur grand retour, galvanisées par l’échec libyen »

Cette hypothèse s’impose d’autant plus aujourd’hui que les moyens alignés s’amenuisent, et que le terrain est de plus en plus complexe. Les Etats-Unis ont déployé jusqu’à 536 000 hommes au Vietnam (en 1968), autant dans le Golfe en 1991 (dans une coalition de 940 000 soldats), un maximum de 100 000 en Afghanistan (il en restait 2 500 en 2021), et de 166 000 en Irak (en 2007), ramenés à 128 000 en 2009 et 2 500 en 2021. La France projettera rarement plus de 5 000 hommes dans les années 2000 (5 000 en Côte d’Ivoire en 2005 ; 4 500 dans l’opération Serval au Mali après 2013 ; 5 100 pour Barkhane aujourd’hui). Si l’on en croit (ce qui n’est pas obligatoire…) l’adage stratégique qui veut qu’une opération de contre-insurrection ou de contrôle du terrain exige un déploiement de soldats équivalent à 4 % de la population locale, nous sommes loin du compte. Le double danger, pour les troupes ainsi projetées, est résumé par les titres de deux ouvrages de François Cailleteau : celui de Guerres inutiles (2011), et celui de Décider et perdre la guerre (2021).

Les obstacles s’accumulent. Arrivée en sauveur, la puissance extérieure prend vite les traits d’un occupant dont on réclame le départ, exigence martelée et orchestrée sur les réseaux sociaux. Les puissances opposées à ces déploiements occidentaux (Chine, Russie, Turquie) ont fait leur grand retour, galvanisées par l’échec libyen, contrecarrant les initiatives lointaines, et interdisant qu’on en imagine d’autres dans leur sphère d’influence à nouveau revendiquée (Europe orientale, Asie…). Fin de la politique de la canonnière.

«Afghanistan, Mali: fin d’un paradigme ?»

«Afghanistan, Mali: fin d’un paradigme ?» 

Pour  Frédéric Charillon , ’heure est venue pour les puissances occidentales de repenser leur action extérieure  ( papier de l’OPINION, extrait)

 

 

La double annonce d’un retrait américain d’Afghanistan et d’une suspension par la France de sa coopération militaire avec le Mali, témoigne d’une page qui se tourne. Pendant la Guerre froide, l’intervention militaire était pratiquée par les superpuissances au sein de leurs sphères d’influence respectives. Les tentatives pour en sortir étaient difficiles (Afghanistan, Vietnam). La France avait ses interventions africaines dans son ancien « pré carré », avec la bénédiction américaine. La Grande-Bretagne restait active (à Aden, dans la région du Dhofar ou en Malaisie dans les années 1960).

Puis la disparition de l’Union soviétique laissa les Etats-Unis seuls en piste pour gérer les affaires du monde, et fut suivie d’une globalisation géographique des interventions occidentales  : Koweït, Balkans, Irak, Libye, Syrie… L’ambition d’une paix hégémonique assurée par Washington au nom de la stabilité internationale autorisait l’action militaire, supposait la reconstruction d’Etats, imposait le maintien d’une présence militaire sur place. C’est ce schéma qui arrive à son terme désormais.

Il impliquait de rebâtir des sociétés, mais les adversaires de cette reconstruction sont en passe de gagner la partie : en Afghanistan comme au Mali, ceux dont la réduction justifiait l’intervention militaire sont aux portes du pouvoir. Plus profondément, la logique expéditionnaire a montré ses limites dans un XXIe siècle où les paramètres sont trop nombreux, et les moyens, insuffisants. L’heure est venue pour les puissances occidentales de repenser leur action extérieure et de substituer de nouveaux instruments d’influence à la vieille logique de puissance.

La guerre du Koweït (1991) avait pour but de restaurer la souveraineté d’un Etat et le droit international. Mais les interventions balkaniques des années 1990 visaient un changement de régime à Belgrade, la mise en place de nouvelles cartes (avec en 1993 le plan Vance-Owen de répartition des populations en Bosnie en dix régions), la création de nouveaux Etats (au Kosovo en 1999). L’intervention afghane de 2001, lancée pour chasser les talibans du pouvoir, promit ensuite un Afghanistan démocratique, où les droits humains se rapprocheraient des normes occidentales. En 2011, la volonté de sauver les habitants de la ville de Benghazi se transforma en destitution et mort de Kadhafi : au plus fort des printemps arabes, le rêve de transformer d’anciennes dictatures en sociétés ouvertes n’avait pas quitté les esprits. Ce même esprit qui conduisit la France à souhaiter des frappes sur le régime syrien en 2013. L’échec néoconservateur, en 2003, à transformer l’Irak puis le Moyen-Orient en un nouvel eldorado libéral, prospère et pro-occidental, avait pourtant été patent.

On ne remodèle pas une société contre son gré, par la seule grâce de la force. De Gaulle en avait averti Washington à propos du Vietnam, depuis Phnom Penh en 1966 : « S’il est invraisemblable que l’appareil guerrier américain puisse jamais être anéanti sur place, d’autre part, il n’y a aucune chance pour que les peuples de l’Asie se soumettent à la loi d’un étranger venu de l’autre rive du Pacifique, quelles que puissent être ses intentions, et quelle que soit la puissance de ses armes. » Tout était dit.

« Les puissances opposées à ces déploiements occidentaux (Chine, Russie, Turquie) ont fait leur grand retour, galvanisées par l’échec libyen »

Cette hypothèse s’impose d’autant plus aujourd’hui que les moyens alignés s’amenuisent, et que le terrain est de plus en plus complexe. Les Etats-Unis ont déployé jusqu’à 536 000 hommes au Vietnam (en 1968), autant dans le Golfe en 1991 (dans une coalition de 940 000 soldats), un maximum de 100 000 en Afghanistan (il en restait 2 500 en 2021), et de 166 000 en Irak (en 2007), ramenés à 128 000 en 2009 et 2 500 en 2021. La France projettera rarement plus de 5 000 hommes dans les années 2000 (5 000 en Côte d’Ivoire en 2005 ; 4 500 dans l’opération Serval au Mali après 2013 ; 5 100 pour Barkhane aujourd’hui). Si l’on en croit (ce qui n’est pas obligatoire…) l’adage stratégique qui veut qu’une opération de contre-insurrection ou de contrôle du terrain exige un déploiement de soldats équivalent à 4 % de la population locale, nous sommes loin du compte. Le double danger, pour les troupes ainsi projetées, est résumé par les titres de deux ouvrages de François Cailleteau : celui de Guerres inutiles (2011), et celui de Décider et perdre la guerre (2021).

Les obstacles s’accumulent. Arrivée en sauveur, la puissance extérieure prend vite les traits d’un occupant dont on réclame le départ, exigence martelée et orchestrée sur les réseaux sociaux. Les puissances opposées à ces déploiements occidentaux (Chine, Russie, Turquie) ont fait leur grand retour, galvanisées par l’échec libyen, contrecarrant les initiatives lointaines, et interdisant qu’on en imagine d’autres dans leur sphère d’influence à nouveau revendiquée (Europe orientale, Asie…). Fin de la politique de la canonnière.

Réforme européenne de la taxe carbone : le risque d’un retour des gilets jaunes

Réforme européenne de la taxe carbone : le risque d’un retour des gilets jaunes

 

Les technocrates de Bruxelles ont décidé de réformer profondément le marché de la taxe carbone, en gros d’augmenter de manière assez considérable le coût  à polluer. Le problème c’est que désormais ce dispositif pourrait concerner deux secteurs stratégiques pour les consommateurs à savoir le transport et le chauffage. Pascal Canfin , ancien vert rallié à la république en marche s’inquiète des conséquences dans la tribune (extrait). Des conséquences susceptible de ranimer la colère des gilets jaunes

 Le système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre a été présenté comme l’un des principaux outils à disposition de l’Europe pour réussir sa transition climatique. Il a été établi en 2005. Pourquoi faut-il déjà le réformer ?

Pascal Canfin - Historiquement, le prix de la tonne de CO2 s’est longtemps situé entre 5 euros et 15 euros. Cela ne changeait rien aux modèles économiques. Quand ce prix atteint 50 euros, vous impactez plus profondément la rationalité économique des industriels. Les technologies décarbonées deviennent rentables et le charbon ne l’est plus. Le prix de la tonne de CO2 va probablement se stabiliser à court terme autour de 60 euros. Dans des secteurs comme l’aluminium, le ciment, les fertilisants, la chimie ou l’électricité, on bascule alors vers un monde où les technologies décarbonées deviennent rentables. En contrepartie d’une augmentation du prix du carbone nécessaire pour atteindre nos objectifs, il est normal, en parallèle, de mettre en place un ajustement carbone aux frontières. Cela assurera une concurrence équitable vis-à-vis des industriels qui, comme les Chinois, les Indiens ou les Turcs, paient chez eux zéro euro sur le carbone.

La Commission européenne prévoit d’annoncer un nouveau marché carbone spécifique au carburant et au chauffage. Cela équivaudrait à la création d’un système pollueur-payeur pour les ménages. Une telle proposition vous semble-t-elle acceptable ?

Je soutiens très fortement le paquet climat de la Commission, mais pas cette proposition de nouveau marché contre laquelle je me bats depuis plusieurs semaines. Taxer les ménages serait une erreur politique. Il est pertinent de mettre en place un prix du carbone pour les entreprises. Elles peuvent réaliser des calculs de rentabilité à dix ans, changer de fournisseur, licencier des salariés et en embaucher d’autres. Une famille ne va pas licencier ses enfants, elle ne va pas arrêter de les mettre à la crèche même si cela implique de s’y rendre en voiture. Le raisonnement ne peut pas être le même que pour les entreprises. Le prix du carbone est donc un bon outil pour les acteurs économiques rationnels. Pour les ménages, d’autres solutions existent.

Quels freins entendez-vous activer si cette proposition est effectivement posée sur le tapis ?

Je suis persuadé qu’il n’y a pas de majorité au Parlement européen, et qu’il n’en existe pas au Conseil non plus. Cette mesure, si elle est proposée par la Commission européenne, ne verra jamais le jour. En tant que président de la commission Environnement au Parlement européen, je suis contre. La majorité du groupe Renew est contre. Les ONG environnementales et les verts y sont également opposés. Tous les pays qui sont d’habitude des amis du Green Deal sont contre, comme la France ou l’Espagne. C’est une mauvaise idée qui vient de la CDU en Allemagne et Ursula von der Leyen ne devrait pas la reprendre à son compte.

Le système actuel d’échange de quotas d’émission prévoit de nombreuses exceptions et des quotas gratuits dans certains secteurs. Faut-il faire table rase et considérer tous les secteurs industriels à égalité ?

L’extension prévue au secteur maritime et à l’aviation va dans le bon sens. Il n’y a aucune raison que ces deux secteurs ne contribuent pas à l’effort climatique. La baisse des quotas gratuits est un élément primordial de la réforme. Il ne s’agit pas de les arrêter du jour au lendemain, mais de les diminuer de manière transitoire jusqu’à les faire disparaître. Ma proposition est de conditionner le solde de quotas gratuits à la réalisation des investissements qui permettent la décarbonation de l’industrie. Par exemple, quand une entreprise comme ArcelorMittal investit dans l’acier décarboné, cet investissement vert devrait continuer de générer des quotas gratuits. Il semble logique de ne pas leur faire payer le CO2 en même temps.

Le prix élevé du carbone ne risque-t-il pas de rendre certaines industries françaises moins compétitives ?

Il y a trois éléments indissociables. Nous sommes favorables à un fonctionnement du marché carbone qui passe par un prix élevé, mais aussi à une baisse des allocations gratuites et à la mise en place d’un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières pour assurer une concurrence équitable. Je n’irai pas devant les salariés de cimenteries, d’aciéries ou d’usines d’aluminium pour leur annoncer que des emplois vont être supprimés parce qu’on met un prix du carbone à 60 euros pendant que l’acier chinois ou turc arrive chez nous à zéro euro.

Le mécanisme européen d’ajustement aux frontières est-il compatible avec les règles de l’OMC ?
Oui. Même Pascal Lamy, ancien directeur général de l’OMC, défend ce mécanisme. Je tiens à envoyer un message à nos partenaires commerciaux : nous ne voulons pas rentrer dans une guerre commerciale pour le climat ! Nous ne sommes pas là pour faire des choses discriminatoires ou dérogatoires vis-à-vis des règles de l’OMC. Ce que nous voulons, c’est utiliser des règles de l’OMC qui permettent, pour des raisons environnementales et climatiques, de mettre en place des mécanismes d’ajustement. Nous serons les premiers au monde à le faire. Nous serons très probablement attaqués par quelques pays. Mais nous gagnerons à la fin parce que depuis le début, nous concevons ce dispositif pour qu’il soit compatible. On pourra dire aux Chinois, aux Indiens et aux autres que tout le monde a signé les règles de l’OMC et que notre dispositif y est conforme. Il n’y aura aucune raison de considérer qu’il s’agit de protectionnisme.

La France a défendu ce principe d’ajustement aux frontières depuis au moins deux décennies. Pourquoi l’idée ne s’est-elle pas concrétisée plus tôt ?

La France défend cette idée depuis l’époque de Jacques Chirac. On n’a jamais trouvé de majorité parce que la France était moins influente. Désormais, c’est le cas.

Pour atteindre ses objectifs climatiques, l’Europe entend mettre certains secteurs de l’industrie sous pression. L’automobile est dans le viseur avec la révision des normes d’émissions pour les voitures. Les industriels sont-ils prêts ?

La réforme des standards CO2 de l’industrie automobile est un élément clé du paquet de la Commission européenne, qui pourrait conduire à la fin de la vente des voitures thermiques en 2035. L’industrie automobile m’est apparue profondément divisée à ce sujet. Des acteurs comme Volkswagen ou Renault y sont favorables parce qu’ils possèdent un temps d’avance dans leurs investissements. D’autres comme BMW sont contre. Je ne sais pas si Stellantis est pour ou contre, mais Carlos Tavares sait que cette échéance sera inéluctable. Je défends par ailleurs l’idée d’un fonds de transition juste « auto », essentiel pour accompagner les salariés des PME directement concernés, et à qui il faut proposer de nouvelles perspectives.

Venezuela: arrestation d’un leader de l’opposition

Venezuela: arrestation d’un leader de l’opposition

 

Le Venezuela n’en finit pas de s’enfoncer dans la crise économique, sanitaire et démocratique. Ainsi le pouvoir vient-il de procéder à la prestation d’un leader de l’opposition. «Freddy Guevara a été arrêté par le SEBIN (Renseignement) en raison de ses liens avec des groupes extrémistes et paramilitaires associés au gouvernement colombien», écrit sur Twitter le Procureur général de la République, Tarek William Saab. «Ce citoyen qui a déjà participé à des actions violentes par le passé, sera inculpé de terrorisme, attentat contre l’ordre constitutionnel, trahison», a-t-il précisé.

Le pays est dans une impasse politique, avec un président Nicolás Maduro, non reconnu par une cinquantaine de pays dont les États-Unis qui cherchent à l’évincer du pouvoir, et un leader de l’opposition Juan Guaidó, considéré comme président intérimaire par les États-Unis, mais qui n’a aucun pouvoir.

L’urgence d’un soutien à l’éducation dans les pays pauvres

L’urgence d’un soutien à l’éducation dans les pays pauvres 

 

 

Du fait de la pandémie de Covid-19, dans le monde, des millions d’enfants ont été privés d’école, les filles étant les plus touchées et risquant de ne jamais y retourner. Nous devons agir, et la France doit montrer l’exemple, souligne, dans une tribune au « Monde », un collectif d’enseignants.

 

Tribune.

La pandémie de Covid-19 a affecté l’éducation dans le monde entier. En avril 2021, au plus fort de la crise, 1,6 milliard d’enfants dans le monde ont été contraints de quitter les bancs de l’école. Nous, enseignants et enseignantes des cycles primaires, secondaires et supérieurs, en avons été les premiers témoins (« L’impact du Covid-19 sur l’éducation », Unesco). Nous avons tout tenté pour continuer à exercer notre métier dans les meilleures conditions possibles, car nous savons à quel point chaque journée passée à l’école est cruciale pour l’apprentissage de nos élèves.

Alors que la situation revient petit à petit à la normale en France, que nous nous apprêtons à corriger nos dernières copies et que nos élèves ont déjà la tête aux grandes vacances d’été, nous souhaitons alerter sur la situation dans les pays où la crise éducative mondiale aggravée par la pandémie a fait le plus de dégâts.


Prenons les enfants qui ont eu ou auront 10 ans cette année.

L’âge de 10 ans est une étape-clé de l’apprentissage dans la vie d’un enfant : c’est le moment où il cesse d’apprendre à lire, et commence à lire pour apprendre.

A cause à la fois de la pandémie de Covid-19 et du manque de financement chronique des systèmes éducatifs dans les pays pauvres, l’ONG One estime qu’environ 70 000 000 d’enfants – soit l’équivalent de la population de la France – vont rater cette étape cruciale de leur apprentissage pour leur garantir un avenir meilleur.

 

Les filles ont encore été les plus touchées. Privées des bancs de l’école, c’est non seulement leur avenir scolaire et professionnel qui est menacé, mais elles courent davantage de risques d’être forcées à se marier, de subir des mutilations génitales ou d’être exposées à des violences sexistes et sexuelles.

D’ici la fin de la crise, ce sont 20 millions d’entre elles qui risquent de ne jamais retourner à l’école. Si on ne réagit pas de toute urgence, la pandémie laissera derrière elle des millions de filles supplémentaires à qui on aura volé le droit et la chance d’apprendre à lire, et donc d’étudier pour devenir les infirmières, chercheuses, enseignantes, journalistes, cheffes d’orchestre, médecins, et même ministres ou astronautes de demain. Nous devons agir, et la France doit montrer l’exemple.

Epreuve de rattrapage

Cet été doit avoir lieu la conférence de financement du Partenariat mondial pour l’éducation. C’est le plus grand fonds au monde consacré à l’éducation dans les pays pauvres, et il s’est donné pour objectif de scolariser 88 millions d’enfants supplémentaires sur les cinq prochaines années.

La France: Terre d’un islam rétrograde ?

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  • Pour les intellectuels Jean-François Colosimo et Didier Leschi :« Il manque au sein de l’islam de France des clercs inspirés par les Lumières ou des Bernanos »
    • La laïcité est devenue un « mot-valise » pour Jean-François Colosimo tant extrême gauche et extrême droite entretiennent la confusion sur sa signification. L’histoire prouve combien les conflits nés du religieux peuvent avoir des dynamiques violentes, rappelle Didier Leschi. Huit mois après l’assassinat de Samuel Paty, les deux intellectuels s’interrogent : face aux actes de barbarie qui frappent la France, où en est la République ?
    • Le modèle singulier de la laïcité reste largement incompris. Les réactions liées à l’assassinat de Samuel Paty l’ont montré. Cette « religion française » est-elle en voie d’extinction ?
    • Jean-François Colosimo. Au sein de l’Europe dite sécularisée, six pays gardent une religion d’Etat (dont le Danemark, la Finlande, la Grèce ou la Grande Bretagne désormais hors de l’UE). Ils sont une dizaine à présenter une religion préférentielle et une quinzaine à disposer d’un concordat avec le Saint-Siège. La France tranche donc radicalement. Toutefois, si on veut faire de la laïcité une idéologie de combat contre le fait religieux, on se trompe lourdement. En 1905, un divorce à l’amiable a été prononcé. L’Eglise a cessé de vouloir dominer l’Etat et l’Etat, de se substituer à l’Eglise. Aujourd’hui, les extrêmes entretiennent une grave confusion sur la laïcité : l’extrême gauche en fait un synonyme du communautarisme et l’extrême droite de la xénophobie.
    • Didier Leschi. Cette séparation ne s’est pas faite totalement « à l’amiable », même si une fois bien comprise elle a permis de pacifier les rapports entre l’Eglise et l’Etat. Il a fallu convaincre, parfois par la force, ceux qui souhaitaient que l’Eglise garde une place singulière au sein de la société. Car au-delà du juridique, la laïcité a été l’inverse de la catholicité d’Ancien régime qui voulait imposer sa doxa dans la vie sociale de chacun. La loi de 1905 est l’aboutissement d’un long mouvement en particulier dans le monde enseignant. C’est pour cela aussi que l’assassinat de Samuel Paty est un traumatisme particulier.
    • Cette laïcité est doublement attaquée aujourd’hui : par l’islam et par le modèle communautariste anglo-saxon. Peut-elle y résister ?
    • D.L. : Il faut l’espérer car les conflits à partir du religieux peuvent avoir des dynamiques violentes. C’est ce que nous enseigne notre histoire, des guerres de Religion à l’écroulement de la République sous Vichy. Or, une des dimensions de l’islamisme c’est l’antisémitisme autant que le séparatisme. Cela va au-delà du communautarisme qui ne porte pas nécessairement le refus de l’altérité. Le fait que l’islam du « juste milieu » comme il se définit n’arrive pas à résister à sa prise en otage islamiste motive les craintes. La France, après avoir lutté pour ne plus être la fille aînée de l’Eglise, craint de devenir la fille cadette d’un islam qui serait une régression sociétale.
    • J.-F.C. : La Ligue islamique mondiale dépeint la France en parangon de l’athéisme militant et en ennemie du sacré. Les Etats-Unis relaient l’idée d’un pays liberticide. Cette alliance objective nous prend violemment en étau. Les Américains eux aussi distillent leur bonne parole communautariste dans nos banlieues. Les mouvements évangéliques y sont très actifs. Toutes sortes de formes religieuses importées — charismatiques, loubavitchs, salafistes — exercent leur influence et heurtent le logiciel millénaire de la France.« La bataille n’est pas seulement de l’ordre du droit, elle est aussi intellectuelle, théologique. Elle n’est pas uniquement du ressort de l’Etat. Elle se joue aussi dans les lieux de savoir et de débats
    • Quel rôle l’Etat doit-il jouer ?
    • J.-F.C. : En Grande-Bretagne, l’unité transcendante, c’est la reine. Aux Etats-Unis, c’est la constitution. En France, c’est l’Etat. Hier omnipotent, omniscient, providentiel, il est aujourd’hui hypertrophié et n’accomplit plus sa tâche de neutraliser l’absolutisme inhérent aux religions. La laïcité revient en effet à créer un no man’s land démilitarisé dans l’espace public. L’Etat est le videur du bar qui demande que l’on dépose son arme à l’entrée. Il l’a fait avec les protestants, les juifs, les catholiques afin d’empêcher la formation d’Etats dans l’Etat ou de ghettos confessionnels. La laïcité oppose la citoyenneté immédiate, universelle, égalitaire à l’identité définie par une croyance, une idéologie voire une ethnie, une sexualité.
    • D.L. : Notre régime de laïcité publique a fait sur la longue durée la démonstration que notre droit des cultes garantit pour chacun la liberté de croire ou ne pas croire. Cette liberté, l’Etat doit la protéger contre des individus ou des groupes voulant imposer à d’autres de manger de telle manière, de s’habiller de telle autre etc.. Il s’agit d’empêcher que l’espace public, l’entreprise ou encore l’école ne se transforment en lieu de pression des uns sur les autres. C’est ce que Jean-François Colosimo appelle « pacifier la religion ». Il est certain qu’il y a pu y avoir un effet retard, dans la réaction de l’Etat et des laïques. On se souvient de la difficulté à mettre en place la loi prohibant les signes ostensibles. Mais la bataille n’est pas seulement de l’ordre du droit, elle est aussi intellectuelle, théologique. Elle n’est pas uniquement du ressort de l’Etat. Elle se joue aussi dans les lieux de savoir et de débats, à l’université par exemple. Hélas, il manque au sein de l’islam de France des clercs inspirés par les Lumières ou des Bernanos. Fait défaut un discours combattant l’idée que la foi ne justifie jamais de décider de la mort violente de son prochain.
    • Dans un récent sondage Ifop, les lycéens se déclarent majoritairement défavorables à l’interdiction des signes religieux à l’école, au droit de critiquer la religion…
    • J.-F.C. : L’école n’enseigne plus ni la laïcité, ni la citoyenneté mais un vague « vivre ensemble ». Or, le communautarisme revient à exclure l’altérité. A diviser la nation en communautés qui, au mieux, cohabitent, on admet symboliquement la possibilité de la guerre civile.
    • D.L. : Il y a dans la jeunesse une dépolitisation qui n’aide pas à être citoyen. Aux identités laïques se sont substituées de manière exacerbée, dans les cours d’école, les identités religieuses. La guerre civile n’est pas que symbolique, des personnes malheureusement passent à l’acte. Et l’affaire Mila souligne qu’on peut passer de la symbolique à la volonté de terroriser, et même plus.
    • « L’Etat a imposé son diktat hygiéniste mais personne n’accompagnait les mourants et ne pouvait rendre hommage aux morts alors que, si le religieux recule, les rites funéraires restent observés en France »
    • La loi confortant les principes républicains va-t-elle changer la donne ?
    • J.-F.C. : Elle rompt l’équilibre de 1905, le Conseil d’Etat l’a relevé. Elle rate sa cible en créant un monstre bureaucratique nuisible pour les cultes normalisés et inefficace à l’égard des « séparatistes ». Le droit d’association devient dérogatoire, le contrôle a posteriori se transforme en autorisation a priori. Le tout sans effet sur l’hostilité combattante de l’islamisme envers la République. A tout prendre, deux lois distinctes auraient été préférables : l’une condamnant les pratiques coutumières, comme l’excision, contraires à notre conception des droits humains ; l’autre encadrant par un régime concordataire transitoire l’islam de France.
    • D.L. : Cela fait partie du débat entre nous. Devant un paysage cultuel plus divers qu’en 1905, on peut comprendre que le gouvernement n’ait pas voulu donner le sentiment de privilégier un culte. Mais les principales mesures concernent bien l’islam. Peut-être que les inconvénients réels, soulignés par Jean-François Colosimo, sont une manière œcuménique de partager les contraintes imposées par la nécessité de contrôler le nouvel arrivant pas totalement acculturé à nos équilibres entre foi collective et liberté individuelle.
    • Quelle trace laissera la crise de la Covid sur le spirituel ?
    • J.-F.C. : L’Etat a imposé son diktat hygiéniste annulant l’accompagnement des mourants et l’hommage aux morts. Or, si la pratique religieuse recule en France, les rites funéraires restent observés. L’Etat a cru pouvoir réguler les croyances à coups de circulaires administratives. De surcroît, le culte, comme le travail, a été dématérialisé. Or, il ne saurait être virtuel car il comporte une part fondamentale de matérialité corporative. On assiste depuis à un décrochage confessionnel. Les religions sortent essorées de la pandémie.
    • D.L. : Elle conforte aussi l’idée que la science des hommes est quand même le moyen le plus sûr pour protéger leur vie. Mais il est vrai que la difficulté qu’il y a eue à accompagner ses morts est sans doute ce qui nous rapprochait le plus sûrement de l’idée que nous étions en guerre, une guerre où l’ennemi n’est pas directement saisissable mais qui fait beaucoup de dégâts.

Le G7 et vaccin : une aumône d’un milliard de vaccins aux pauvres !

Le G7 et vaccin : une aumône d’un milliard de vaccins aux pauvres !

La démarche paraît particulièrement généreuse de la part des pays développés. En effet dans le cadre de l’organisation G7 qui réunit les pays riches, il a été décidé d’attribuer généreusement 1 milliard de vaccins aux pauvres quand il en faudrait 10 fois plus. En réalité une aumône. En effet il faut savoir que la population mondiale comprend 7,5 milliards d’habitants. Assez rapidement, il faudrait vacciner de l’ordre de 5 milliards d’habitants dans la plupart se trouve dans les pays pauvres. Cela nécessiterait de fournir 10 milliards de vaccins. Il faut en effet 2 doses pour assurer une certaine protection vaccinale. En outre va se poser des la rentrées le problème de la troisième dose pour ceux qui ont déjà été vaccinés. La plupart des laboratoires estime en effet que la vaccination va demeurer annuelle . Dernier élément et non des moindres la distribution de ces vaccins aux pauvres  sera étalée au moins jusqu’à l’été 2022.

Pourtant, alors que les pays européens allègent leurs restrictions, l’OMS les a appelé à ne pas baisser la garde. «La couverture vaccinale est loin d’être suffisante pour protéger la région d’une résurgence», a prévenu jeudi le directeur Europe de l’OMS, Hans Kluge. «Le chemin à parcourir pour atteindre une couverture d’au moins 80% de la population adulte est encore considérable», a-t-il souligné. «Nous sommes loin d’être hors de danger».

Seulement huit ans et cinq ans de prison pour le meurtre d’un militant antifasciste !

Seulement huit ans et cinq ans de prison pour le meurtre d’un militant antifasciste !

La cour d’assises de l’Essonne a condamné vendredi en appel deux anciens skinheads à huit et cinq ans d’emprisonnement pour la mort du militant antifasciste Clément Méric, tué lors d’une rixe à Paris en 2013, des peines moins lourdes qu’en première instance.Conclusion avec les remises de peine, les coupables feront de leur de quatre à deux ans de prison pour un meurtre. Ne pas s’étonner dans ces conditions que le sentiment d’impunité participe de la montée de la violence dans le pays.

 

Esteban Morillo, 28 ans, et Samuel Dufour, 27 ans, tous deux vêtus d’une chemise, ont accueilli leur condamnation dans le calme. «Vous allez être reconduits à la maison d’arrêt», a indiqué le président de la cour d’assises Thierry Fusina, précisant que la feuille de motivation expliquant le choix de la cour sera communiquée lundi.

Relier les interdépendances en vue d’un nouvel horizon politique

Relier les interdépendances en vue d’un nouvel horizon politique Dans un ouvrage collectif, plus de 50 personnalités de la recherche, de la pensée et de l’art, parmi lesquelles Alain Damasio, Delphine Horvilleur ou Baptiste Morizot, appellent à penser le monde autrement, à l’aune des interdépendances (La future constitution des liens)

 

Il aura donc fallu un virus insoucieux des frontières pour que les mots du généticien Albert Jacquard (1925-2013) résonnent enfin comme une évidence : « La solidarité dans le monde n’est pas d’abord une valeur, mais un fait. Nous sommes solidaires, reliés inextricablement les uns aux autres comme à l’univers dans lequel nous vivons. » Encore faut-il accepter de le reconnaître. A l’initiative des éditions Les liens qui libèrent, plus de 50 personnalités de la recherche, de l’art et de la littérature unissent leurs voix dans un livre, Relions-nous ! La constitution des liens, l’an 1 (collectif, 218 pages, 10 euros)pour montrer comment les savoirs sont aujourd’hui traversés par cette notion d’interdépendances. L’ouvrage repose sur un postulat : les crises climatique, sanitaire, sociale, économique et psychique signent la fin d’une époque mais aussi d’une pensée héritée de plus de deux siècles de modernité. Les concepts avec lesquels nous continuons à appréhender le monde – la séparation de l’humain et de la nature, le temps linéaire, le progrès infini, l’idée cartésienne de se considérer « comme maître et possesseur de la nature »… – sont à repenser. Chacun des auteurs, dont Alain Damasio, s’y attelle et présente dans son domaine un bref état des lieux de la mutation qui s’opère, et une série de propositions comme autant d’articles de lois pour une nouvelle « constitution des liens ». Ainsi les juristes Marine Calmet et Sarah Vanuxem invitent à réécrire le droit pour « réanimer » les entités naturelles, fleuves ou montagnes, et les « considérer comme des personnes (…) capables juridiquement ». Les économistes Eloi Laurent et Katherine Trebeck proposent de substituer au produit intérieur brut de nouveaux indicateurs, fondés sur le bien-être humain, la résilience face aux chocs écologiques et la soutenabilité à long terme des systèmes économiques. Les philosophes Corine Pelluchon et Virginie Maris et l’agronome Pablo Servigne appellent à « la souveraineté des animaux sauvages ». Le philosophe Abdennour Bidar et la rabbin Delphine Horvilleur définissent une laïcité qui « ouvre à la dimension spirituelle de la démocratie » pour « faire vivre ensemble toutes les différences de convictions existentielles ». De ces voix singulières monte une polyphonie puissante qui bouscule les fondements de nos sociétés et esquisse un nouvel horizon politique. Les auteurs doivent se réunir au Centre Pompidou du 4 au 6 juin, pour en discuter dans le cadre du « Parlement des liens ». Le dialogue devrait aussi se poursuivre jusqu’au printemps 2022 avec des mouvements de jeunesse.

Accession à la propriété d’un nouveau genre

Accession à la propriété d’un nouveau genre

« Alors que, partout dans le monde, se répand la prévalence de l’usage d’un bien sur sa détention (vélo, automobile…) », le président d’Ulysse consultant plaide dans l’Opinion  pour cette solution permettant de « ​peser sur les prix de marché en évitant l’encadrement des loyers »

 

J’ai lu avec intérêt l’article que Bertrand Jacquillat a consacré, sous le titre joyeusement provocateur « Les Soviets dans l’immobilier parisien ! » (l’Opinion des 30 avril-1ermai), au bail réel et solidaire, destiné à promouvoir des opérations d’accession à la propriété d’un nouveau genre. J’en rappelle ici la genèse et tente de le mettre en perspective.

En 2001, Bertrand Delanoë est élu maire de Paris. Son équipe et lui ont essentiellement une vision idéologique du logement, avec deux obsessions : les attributions de logements et le contrôle des organismes satellites de la ville. En charge du logement, Jean-Yves Mano interroge assez vite la pertinence de deux segments de la politique municipale, sa réflexion portant largement les défiances – et les credo – d’une grande partie de la gauche.

Le premier est le logement locatif intermédiaire (LLI), dédié au maintien des classes moyennes dans la capitale, enjeu majeur en termes de diversification de l’offre locative (eu égard aux écarts de loyer entre le parc social et le parc privé)… mais aussi de dynamiques électorales. Tout en adoptant un discours nuancé, la nouvelle équipe va privilégier une politique « hégémonique » du logement HLM, à commencer par la transformation en logements sociaux de milliers de logements intermédiaires et construits dans l’entre-deux-guerres, avec un résultat sans appel : sur la production de 42 000 LLI depuis 2015 (France entière), date de la relance de ce produit locatif, 8 % seulement sont situés à Paris, 14 % dans les Hauts-de-Seine et 23 % en Seine-Saint-Denis.

« L’argent de la ville ». Second segment problématique, plus emblématique encore : l’accession sociale à la propriété (ASP), des aides permettant aux ménages modestes de devenir propriétaires de leur logement à un prix inférieur à celui du marché. Les interrogations sont nombreuses contre ce totem : quelle est l’utilité de peser sur les coûts du foncier municipal pour des opérations ne trouvant aucun bénéfice social dans la durée (contrairement au locatif HLM) ? Surtout, comment maîtriser les phénomènes spéculatifs pour ne pas se voir reprocher d’utiliser « l’argent de la ville » hors de tout contrôle ? Une première parade consiste à prohiber la revente pendant une période donnée : trois ans puis cinq, puis dix… Mais au-delà, l’attractivité diminue et les tribunaux, garants du droit de propriété « inviolable et sacré », disent halte.

D’où l’idée qui émerge progressivement d’un montage conciliant la maîtrise du foncier dans le temps et l’encadrement des prix d’acquisition et de revente. C’est d’ailleurs ce second volet qui est le plus original, le premier, fondé sur la dissociation foncier/bâti, étant pratiqué depuis très longtemps (City de Londres).

Ce montage particulier permet, du fait de la non-cession du foncier, de pratiquer des décotes de 30% à 50% sur les prix de marché

Sous l’impulsion d’experts et de parlementaires tels Audrey Linkenheld, rapporteure de la loi Alur, le montage en bail réel et solidaire (BRS) est né ! Il laisse la maîtrise pérenne du foncier à un organisme dédié (l’office foncier solidaire), cède le volume (l’usage) du logement et non sa pleine propriété (murs et terrain) à des « accédants » sous plafonds de ressources qui acceptent d’emblée de revendre, quand ils le souhaiteront, les droits qu’ils détiennent sur leur logement à un prix encadré et à des ménages respectant ces mêmes plafonds de ressources. Et il semble trouver son public aussi bien à Lille, Rennes, Biarritz, qu’en Outre-Mer, à Nantes et donc à Paris.

Compte tenu du net particularisme du montage – et de son impact économique qui permet, du fait de la non-cession du foncier, de pratiquer des décotes de 30 % à 50 % sur les prix de marché – quelle appréciation peut-on porter sur une telle ingénierie ?

Un premier enjeu concerne les stratégies foncières territoriales. Les collectivités locales ont compris progressivement l’intérêt qui s’attache à la maîtrise dans le temps d’un foncier de plus en plus rare. D’où ces montages dits « complexes » conduisant à réaliser en partenariat public-privé des logements, des stades, etc., sur la base de la dissociation foncier/bâti. A l’expiration d’un bail emphytéotique de cinquante ans, on peut concevoir de reconfigurer le bâti voire de créer un écoquartier, perspectives inenvisageables si l’on a cédé la pleine propriété des terrains il y a longtemps. Pourquoi les programmes d’accession échapperaient-ils à cette dynamique ?

D’autant que – et c’est le deuxième enjeu – la diversification de l’offre de logements est une clé fondamentale des politiques de l’habitat en zones tendues. C’est un lieu commun de dire que, dans notre pays, les parcours résidentiels sont devenus très compliqués et que les coûts de la mobilité (professionnelle, résidentielle) sont particulièrement élevés. Il faut donc imaginer des leviers desserrant ces contraintes.

Fluidifier. Cela peut être une politique du logement intermédiaire ciblée, pour fluidifier l’occupation du parc social et servir de sas au parc privé ; cela peut être aussi (faute de mieux ?) une politique d’accession déconnectée des circuits opaques qui, plus en France qu’ailleurs, maintiennent les prix des logements à un niveau dramatiquement élevé, quelle que soit la conjoncture. L’enjeu étant aussi, à terme, de peser sur les prix de marché en évitant l’encadrement des loyers et ses effets pervers…

Le troisième enjeu est profondément culturel. Alors que, partout dans le monde, se répand la prévalence de l’usage d’un bien sur sa détention (vélo, automobile…), sommes-nous prêts à accepter un modèle d’acquisition alternatif à la propriété classique ? A occuper durablement un logement sans le posséder, céder ses droits non au plus offrant mais à celui qui, comme nous-mêmes il y a cinq, dix, vingt ans, va bénéficier pour se loger d’un prix « hors marché » – et renoncer, donc, à la plus-value ?

L’extrême pénurie de logements abordables dans les métropoles ménage une place à un produit d’accession aussi atypique, et l’on comprend bien pourquoi l’équipe municipale à Paris se trouve à l’aise avec ce montage. Au demeurant, une bonne part des jeunes générations ne s’inscrit-elle pas dans la philosophie « responsable » que l’on vient de décrire à grands traits ? Si c’est une réponse positive qui émerge, c’est bien une nouvelle approche de la « fabrique de la valeur » qui se fera jour et, au-delà, une nouvelle approche de la « propriété » immobilière. On le voit, l’enjeu est capital : quels obstacles devraient nous détourner de l’explorer plus avant ?

Stéphane Carini est président d’Ulysse consultant, une structure de conseil dédiée aux acteurs du logement social et du développement territorial.

Risque d’un retour de l’inflation

Risque  d’un retour de l’inflation

 

Du fait de la forte demande de matières premières, des difficultés logistiques, la hausse des prix s’envolent à la production et commencent à se faire sentir sur la consommation aux Etats -unis ( mais aussi en Chine).  Ainsi les prix ont augmenté aux États-Unis de 0,8 % en avril sur un seul mois. Conséquence directe, le Dow Jones est tombé de 1,99% à 33.587,66 points, soit sa plus forte baisse sur une séance depuis janvier.

Le Nasdaq est tombé de 2,67% à 13.031,68 points, sa pire séance depuis le mois de mars. L’indice élargi S&P 500 a plongé de 2,14% à 4063,04 points, son repli le plus marqué depuis février. L’inflation, mesurée par l’indice des prix à la consommation CPI, a atteint 0,8% en avril, sur un mois, selon le département du Travail. Sur douze mois, la hausse des prix atteint 4,2%, au plus haut depuis 13 ans. Ce chiffre a surpris les analystes qui tablaient sur une hausse des prix plus modeste sur le mois, de seulement 0,2%.

La question qui se pose est de savoir si la réserve fédérale dispose des outils pour maîtriser cette inflation et même s’il a l’intention de la freiner.

On voit mal comment cette inflation pourrait ne pas contaminer à terme le monde et en particulier l’Europe à peu près pour les mêmes raisons.

Certes la banque centrale européenne peut maintenir une politique de taux bas mais l’inflation ne dépend pas uniquement de la politique monétaire.

COVID-19: L’HYPOTHÈSE D’UN ACCIDENT DE LABORATOIRE ?

COVID-19: L’HYPOTHÈSE D’UN ACCIDENT DE LABORATOIRE ?

L’équipe de spécialistes envoyée en Chine avait rencontré de nombreuses difficultés pour accéder aux données. Par ailleurs on sait que l’OMS a tendance à ménager la Chine. Pourtant des experts indépendants n’écartent pas l’hypothèse d’un accident de laboratoire une hypothèse possible après la parution d’une lettre dans la prestigieuse revue Science, dans laquelle 18 biologistes qui n’écartent pas cette possibilité.

L’hypothèse d’un virus échappé du laboratoire de Wuhan – source de théories complotistes – n’est donc pas à exclure selon ces chercheurs, qui considèrent que cette piste a été trop rapidement écartée par le rapport établi par l’équipe de l’OMS parti dans la ville chinoise entre janvier et février.

 

« Seules quatre pages sur les 313 du rapport et de ses annexes abordent la piste d’un accident de laboratoire », déplorent les signataires de la lettre, qui appellent à prendre « autant au sérieux l’hypothèse d’une origine naturelle que d’une origine en laboratoire, tant que nous ne disposons pas de données suffisantes ».

Une jeune fille de 17 ans morte d’un coup de couteau

Une jeune fille de 17 ans morte d’un coup de couteau

Un nouveau drame entre jeunes;  une jeune fille de 17 ans est morte d’un coup de couteau donné sans doute par un jeune de 15 ans.

Ce serait notamment la conséquence d’une rivalité exprimée sur les réseaux sociaux. Le maire PCF d’Ivry-sur-Seine, Philippe Bouyssou a indiqué à l’AFP que la victime avait «voulu tenter une médiation entre le jeune homme qui s’en était pris violemment à la petite soeur de l’adolescente sur les réseaux sociaux». «C’est le résultat d’une forme de harcèlement sur les réseaux sociaux», a-t-il déploré. «Je suis profondément triste et choqué que ce genre d’embrouille puisse déboucher sur un tel drame», a-t-il ajouté, expliquant avoir adressé «tout son soutien» à la mère de la victime dans la foulée du drame.

En mars, dans le Val-d’Oise un autre département d’Ile-de-France, une collégienne de 14 ans avait été violemment battue puis jetée dans la Seine lors d’un différend avec deux camarades de sa classe d’Argenteuil.

Début mars, deux groupes de jeunes originaires de deux quartiers de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) s’étaient affrontés en pleine rue à coups de couteaux et de poings, faisant deux blessés graves. Quatre mineurs ont été mis en examen le 15 avril pour tentative de meurtre, complicité et violences aggravées.

Wall Street : crainte d’un retour de l’inflation

Wall Street : crainte d’un retour de l’inflation

 

Du fait de la forte demande de matières premières, des difficultés logistiques la hausse des prix s’envolent à la production et commencent à se faire sentir sur la consommation. Ainsi les prix ont augmenté aux États-Unis de 0,8 % en avril sur un seul mois. Conséquence directe, le Dow Jones est tombé de 1,99% à 33.587,66 points, soit sa plus forte baisse sur une séance depuis janvier.

Le Nasdaq est tombé de 2,67% à 13.031,68 points, sa pire séance depuis le mois de mars. L’indice élargi S&P 500 a plongé de 2,14% à 4063,04 points, son repli le plus marqué depuis février. L’inflation, mesurée par l’indice des prix à la consommation CPI, a atteint 0,8% en avril, sur un mois, selon le département du Travail. Sur douze mois, la hausse des prix atteint 4,2%, au plus haut depuis 13 ans. Ce chiffre a surpris les analystes qui tablaient sur une hausse des prix plus modeste sur le mois, de seulement 0,2%.

La question qui se pose est de savoir si la réserve fédérale dispose des outils pour maîtriser cette inflation et même s’il a l’intention de la freiner.

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