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Le retour d’un nationalisme guerrier ?

Le retour d’un nationalisme guerrier ? 

Dans un entretien au « Monde », le général Henri Bentégeat, vice-président du Comité d’éthique de la défense, analyse les nouvelles formes de guerre – actions terroristes, cyberattaques, guerre informationnelle et opérations conventionnelles – et les méthodes de dissuasion pour y répondre.

 

Ancien chef d’état-major des armées (2002 -2006) et aujourd’hui vice-président du Comité d’éthique de la défense, le général Henri Bentégeat étudie les nouveaux défis géostratégiques.

La France aujourd’hui a-t-elle d’autres ennemis que le terrorisme ?

La formule de « guerre contre le terrorisme » lancée par George W. Bush après les attentats du 11 septembre 2001, à New York, ne veut pas dire grand-chose. Nous, les militaires, n’aimons pas que l’on réduise l’ennemi au terrorisme, car le terrorisme est avant tout un mode d’action. L’ennemi, ce sont les groupes terroristes, tels que l’[organisation] Etat islamique, Al-Qaida Boko Haram…, cette nébuleuse de groupes djihadistes et tout ce qui s’y rattache. Mais, si la France aujourd’hui n’a pas d’ennemi déclaré en dehors de ces groupes terroristes, elle ne s’en prépare pas moins aussi à l’hypothèse d’un engagement majeur.

Donc à un affrontement avec un Etat ?

C’est le rôle de l’armée que d’envisager toutes les hypothèses, y compris celle d’un combat conventionnel de haute intensité. Le contexte international a changé. Nous assistons à un grand retour des nationalismes, qui s’accompagne d’une certaine désinhibition quant à l’emploi de la force. En témoignent l’annexion de la Crimée par la Russie aux dépens de l’Ukraine, en 2014, ou l’opération menée en Syrie par les forces russes. On le voit avec les actions menées par la Turquie en Libye, en Méditerranée orientale, ou avec le Haut-Karabakh. C’est aussi la politique de Pékin en mer de Chine méridionale. Le recours à la force par les Etats et entre Etats redevient une option envisageable alors qu’elle ne l’était plus depuis la fin de la guerre froide. Mais ces Etats, tout en étant des concurrents, des rivaux, voire des adversaires, restent aussi, dans d’autres domaines, des partenaires.


Les nouvelles formes de guerre ne rendent-elles pas toujours plus difficile la détermination de qui est l’ennemi ?

Oui, d’autant que la guerre hybride se caractérise par des acteurs multiples avec des motivations différentes : des organisations terroristes, des Etats, des Etats faillis, des voisins qui veulent s’en mêler, les grandes puissances qui y mettent leur nez y compris de façon indirecte, sans parler des grands réseaux de criminalité internationale. Les modes d’action aussi sont multiples : actions terroristes, cyberattaques, guerre informationnelle et opérations conventionnelles. Il y a trop d’acteurs pour que l’on puisse dire avec précision qui est vraiment l’ennemi. La guerre syrienne était et reste révélatrice d’une telle imbrication. La population est à la fois la victime, l’enjeu et la complice de tel ou tel acteur selon les moments…

Amazon aux États-Unis : action militante de l’entreprise pour empêcher l’implantation d’un syndicat

Amazon aux États-Unis : action militante de l’entreprise pour empêcher l’implantation d’un syndicat

 

La direction d’Amazon a engagé une vague une campagne contre la constitution d’un syndicat dans ses établissements d’Alabama  et au-delà dans tous les États-Unis

Sur le terrain, Amazon a fait valoir ses arguments contre la syndicalisation à coups de textos, d’affiches et de réunions d’information hebdomadaires dans l’entrepôt depuis des mois, tandis que les syndicalistes démarchaient les employés à l’entrée de l’entrepôt jour et nuit.

 «Ne vous y méprenez pas. Cela reste un moment important pour les travailleurs. Leurs voix seront entendues», a insisté Stuart Appelbaum, un responsable syndical . Les salariés pro-syndicats se plaignent de cadences infernales, du manque de temps pour aller aux toilettes ou pour manger, du manque de protections en matière de sécurité (notamment contre le Covid-19) et de salaires insuffisants par rapport au travail demandé. De son côté, Amazon se défend en rappelant que les salaires démarrent à 15 dollars de l’heure (plus du double du salaire minimum dans l’Alabama) et qu’il fournit des avantages sociaux, comme la couverture santé. Le groupe assure que ses employés disposent des pauses nécessaires.

Etats-Unis: conséquences d’un salaire mini à 15 dollars l’heure

Etats-Unis: conséquences  d’un salaire  mini à 15 dollars l’heure

Le relèvement du salaire minimum à 15 dollars de l’heure d’ici 2025 bénéficierait à 27 millions de travailleurs et permettrait à 900 000 Américains de sortir de la pauvreté, mais coûterait aussi 1,4 million d’emplois sur les quatre prochaines années : telle est la conclusion d’une étude réalisée par le bureau du budget du Congrès (CBO), une entité non partisane.(Article du Wall Street Journal)

Affirmant qu’il aiderait les salariés les moins bien rémunérés à mieux vivre et doperait la fiche de paie de ceux qui ont été en première ligne pendant la pandémie (les salariés des commerces alimentaires et des entrepôts et les livreurs), le président Biden et de nombreux démocrates militent pour un quasi-doublement du salaire minimum, actuellement à 7,25 dollars de l’heure. Mais pour les républicains, une partie des entreprises et certains économistes, la mesure pourrait être néfaste pour l’emploi au moment où les Etats-Unis tournent la page des licenciements provoqués par la crise sanitaire.

Si le rapport du CBO confirme l’effet sur la réduction de la pauvreté, il risque aussi de compliquer la tâche de ceux qui veulent convaincre les démocrates modérés et les républicains de voter la première hausse du salaire minimum fédéral pour la première fois depuis 2009.

Une hausse des salaires entraînerait une augmentation des coûts de production que les entreprises répercuteraient sur les consommateurs en relevant leurs prix, ce qui pénaliserait la demande

En effet, le document réaffirme qu’un salaire minimum à 15 dollars serait préjudiciable pour le marché du travail et revoit à la hausse l’estimation réalisée en 2019. Si le coup de pouce bénéficierait à de nombreux Américains, il entraînerait, selon l’étude, une augmentation des prix, un creusement du déficit fédéral et une légère dégradation de l’activité économique sur la prochaine décennie.

Inclure ou pas la mesure au programme d’aide de 1 900 milliards de dollars : telle est la question pour les démocrates qui, dans un Sénat où les deux partis sont à égalité parfaite, ne peuvent pas se permettre de perdre la moindre voix. Joe Manchin, sénateur démocrate de Virginie-Occidentale, a ainsi déclaré qu’il était contre une augmentation du salaire minimum à 15 dollars de l’heure, tandis que d’autres parlementaires plus progressistes s’y sont dits favorables.

De fait, une hausse des salaires entraînerait une augmentation des coûts de production que les entreprises répercuteraient sur les consommateurs en relevant leurs prix, ce qui pénaliserait la demande, explique le CBO.

« Les employeurs réduiraient donc la production de biens et de services et, par conséquent, le nombre de salariés qu’ils font travailler, tous niveaux de salaire confondus, ajoute le rapport. Les jeunes et les personnes moins diplômées seraient les principales concernées par ces suppressions de postes. »

Plus d’un million d’Américains pourraient ainsi perdre leur emploi, souligne le document, qui précise néanmoins qu’environ 17 millions de salariés, soit quelque 10 % de la main-d’œuvre, verraient leur salaire augmenter. Dix millions de salariés qui gagnent un peu plus de 15 dollars de l’heure pourraient aussi voir leurs fins de mois s’améliorer.

L’étude part de l’hypothèse d’une première augmentation à 9,50 dollars de l’heure au 1er juin, suivie de hausses annuelles permettant au salaire minimum d’atteindre ces fameux 15 dollars de l’heure en 2025. Par la suite, il serait ajusté en fonction de l’évolution du salaire médian.

Après prise en compte des hausses de salaire et des pertes d’emplois, le projet se traduirait par une progression nette des versements aux travailleurs de 333 milliards de dollars entre 2021 et 2031, indique l’étude, ce qui permettrait aux bas salaires de dépenser davantage, mais augmenterait le coût du travail pour les entreprises et engendrerait une augmentation des prix, notamment dans les restaurants. Les pertes d’emplois auraient, elles, un impact négatif modéré sur la croissance économique.

Selon l’étude, les conséquences sur le budget fédéral seraient beaucoup plus limitées : entre 2021 et 2031, le déficit fédéral cumulé augmenterait de 54 milliards de dollars sous l’effet de l’augmentation du prix des biens et des services si le salaire minimum passait à 15 dollars de l’heure, poursuit le rapport. A titre de comparaison, le déficit des Etats-Unis s’est établi à 3 100 milliards de dollars l’an passé, augmentation des dépenses de santé incluses.

L’étude souligne que, d’ici 2025, trois millions de salariés devraient travailler dans les secteurs de la santé à domicile et des maisons de retraite et gagner moins de 15 dollars de l’heure si la loi n’est pas modifiée. Une grande partie de ces salariés sont rémunérés au titre de programmes de type Medicaid et Medicare.

Toujours d’après ce rapport, les dépenses publiques en santé, en assurance chômage et en sécurité sociale devraient augmenter et le nombre de fonctionnaires fédéraux bénéficiant d’une hausse de salaire serait relativement limité. Cet accroissement serait en partie compensé par une réduction des dépenses consacrées aux programmes de nutrition, l’évolution des crédits d’impôt et l’augmentation des impôts payés par les ménages ayant bénéficié des hausses de salaire.

Du côté des entreprises, les avis sont mitigés. Certaines, dont Amazon et Target, ont d’ores et déjà relevé la rémunération minimum à 15 dollars de l’heure. D’autres n’ont pas encore sauté le pas, notamment dans les zones rurales où la main-d’œuvre est souvent moins chère. Chez Walmart, géant de la distribution et premier employeur du pays, le salaire de départ est de 11 dollars de l’heure

Pour les parlementaires qui veulent inclure la mesure au programme d’aide à 1 900 milliards de dollars, les difficultés sont aussi d’ordre technique : les démocrates veulent utiliser la procédure de « réconciliation budgétaire », qui permet de réduire à 51 le nombre de voix nécessaires pour faire passer une loi (contre 60 généralement requises).

Certains démocrates, dont Joe Biden, Nancy Pelosi (la présidente de la Chambre des représentants) et John Yarmuth (le président de la commission budgétaire de la Chambre), ont d’ores et déjà fait savoir que, selon eux, la disposition relative au salaire minimum ne remplissait pas les critères nécessaires pour être adoptée par réconciliation budgétaire, la procédure ne concernant que les mesures ayant un impact direct sur le budget fédéral.

Mais pour Bernie Sanders, chef de la commission budgétaire du Sénat, l’étude du CBO démontre qu’elle pourrait tout à fait relever de la réconciliation budgétaire.

« Le CBO a prouvé que le fait d’augmenter le salaire minimum aurait un impact direct et significatif sur le budget fédéral. Cela signifie que nous pouvons parfaitement porter ce salaire à 15 dollars de l’heure en appliquant les règles de la réconciliation », a-t-il déclaré lundi dans un communiqué.

Du côté des entreprises, les avis sont mitigés. Certaines, dont Amazon et Target, ont d’ores et déjà relevé la rémunération minimum à 15 dollars de l’heure. D’autres n’ont pas encore sauté le pas, notamment dans les zones rurales où la main-d’œuvre est souvent moins chère. Chez Walmart, géant de la distribution et premier employeur du pays, le salaire de départ est de 11 dollars de l’heure.

Des lobbys, dont la Chambre de commerce et Business Roundtable, ont estimé que le salaire minimum actuel est effectivement trop bas, mais qu’il fallait éviter toute augmentation brutale dans une économie dont la reprise reste fragile.

« Les personnes qui seraient les plus directement touchées par une augmentation du salaire minimum sont les petites entreprises, qui sont aussi celles qui ont été le plus durement frappées par la pandémie », a ainsi souligné Joshua Bolten, le président de Business Roundtable, la semaine dernière sur CNBC.

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Marion Issard)

Covid-19 : découverte d’un variant breton ?

Covid-19 : découverte d’un variant breton ?

D’une certaine manière les variants du covid évoluent chaque jour mais certains sont plus ou moins dangereux. Quand on a découvert ces variants , on a  considéré au départ qu’ils se propageaient beaucoup plus vite que le virus initial mais qu’ils étaient moins mortels. Depuis les scientifiques ont changé un peu d’appréciation avec les dégâts provoqués par le variant anglais, le variant sud-africain et le variant brésilien notamment. Cette fois il s’agit d’un variant détecter en Bretagne

 

Un nouveau variant aurait été détecté Il s’agit d’un cluster au centre hospitalier de Lannion (Côtes-d’Armor). Le 13 mars, 79 cas y ont été identifiés, dont 8 cas porteurs du variant, confirmé par séquençage. Des analyses réalisées par l’Institut Pasteur ont mis «en évidence un nouveau variant (…) porteur de neuf mutations dans la région codant pour la protéine S mais également dans d’autres régions virales», a précisé la DGS dans un message aux professionnels de santé.

L’apparition de variants du virus est un processus naturel puisque celui-ci virus acquiert des mutations au fil du temps

Inflation au Venezuela : des billets d’un million !

  • Inflation au Venezuela : des billets d’un million ! 
  • Une bouteille de Coca-Cola coûte maintenant 1 million au Venezuela. La Banque centrale du Venezuela a annoncé vendredi qu’elle allait élargir son système monétaire, avec l’émission de trois nouveaux billets dont un d’1 million de bolivars, dans un contexte d’hyperinflation galopante.
  • Ces billets de 200.000, 500.000 et 1 million de bolivars «commenceront à circuler progressivement à partir du 8 mars 2021» afin de «répondre aux besoins de l’économie nationale», a déclaré l’entité émettrice dans un communiqué. Additionnés, ces trois billets ne représentent même pas l’équivalent d’un dollar américain, qui s’échange actuellement contre 1,88 million de bolivars. Un kilogramme de tomates, huit petits pains, un soda de 250 ml ou un savon de mauvaise qualité coûtent environ 1 million de bolivars, dans une économie vénézuélienne marquée par une quatrième année d’hyperinflation, laquelle a atteint près de 3.000% en 2020.

Covid-19 : la fausse promesse d’un retour normal mi-avril

Covid-19 : la fausse promesse d’un retour normal mi-avril

 

C’est précisément au moment où la France s’apprête à décider de confinements locaux d’une large partie de la population la France que pour compenser le porte-parole du gouvernement annonce la fin du confinement pour début avril.

 

Une annonce sans doute pour atténuer le mécontentement des Français lassés des mesures restrictives aussi des lenteurs de la politique de vaccination.

Il est clair en effet que le rythme actuel de vaccination rend l’hypothèse avril tout à fait illusoire. Faut-il rappeler que la France pour les deux premiers mois à seulement vacciner 2,5 millions de personnes pour plus de 20 millions au Royaume-Uni. Les États-Unis, eux, vaccinent 1,5 million de personnes par jour. Pour passer à la vitesse supérieure la France devrait vacciner près de 8 millions de personnes par jour. On est loin du compte.

 

Mardi soir, sur BFMTV, Jordan Bardella, vice-président et député du RN, tenait un discours nettement moins optimiste: «Avec le rythme actuel de vaccination, nous serions sortis d’affaire en août 2023 d’après CovidTracker. Est-ce qu’on veut un modèle de société où, toutes les trois semaines, quatre semaines, on va reconfiner, déconfiner, rereconfiner, redéconfiner et ainsi de suite ?» À quand peut-on s’attendre raisonnablement au «retour d’une vie plus normale» ou à être «sortis d’affaire»: mi-avril 2021 ou août 2023 ?

Algérie: manifestation contre la condamnation à sept ans de prison d’un blogueur

Algérie: manifestation contre la condamnation à sept ans de prison d’un blogueur

 

 

Le pouvoir algérien est toujours partagé entre sa volonté de contrôler la colère de la rue contre l’immobilisme et la corruption et la nécessité de maintenir l’ordre. De nombreuses manifestations se développent un peu partout pour desserrer l’étau démocratique et économique. Cependant des oligarques du pouvoir ne sont pas prêts à lâcher leurs prérogatives. Ainsi un blogueur a été condamné à sept ans de prison ferme pour incitation au terrorisme.

 

D’où les manifestations à Ouargla, ville du nord du Sahara algérien, des manifestants ont bloqué plusieurs axes routiers et fait brûler des pneus après que le tribunal criminel local a condamné Ameur Guerrache,.

 

Arrêté chez lui le 1er juillet 2020, Ameur Guerrache, 31 ans, présenté comme un militant et poète, est «l’un des plus grands animateurs du mouvement (de protestation) à Mekhadma depuis plusieurs années», précise le CNLD (comité national pour la libération des détenus). Le mouvement Mekhadma tire son nom d’un quartier déshérité de la ville de Ouargla, où en juin dernier des centaines de personnes avaient protesté pacifiquement contre leurs conditions de vie ainsi que leur marginalisation et exclusion du développement local. Ouargla est la capitale d’une wilaya (préfecture) riche en hydrocarbures, où se trouvent nombre de gisements, dont celui de Hassi Messaoud. Mais c’est aussi une ville où le taux de chômage des jeunes est élevé.

Selon l’agence officielle APS, des preuves de la citation au terrorisme ont été trouvées chez l’intéressé notamment à une caméra et un téléphone mobile contenant la photo d’un terroriste!

D’un côté des autorités libère des manifestants arrêtés mais de l’autre en condamne d’autres. Il n’est pas certain que la promesse d’élections parlementaires soit de nature à affaiblir la contestation car ce que revendique nombre d’Algériens c’est une véritable révolution démocratique et économique.

États-Unis : le risque d’un retour d’inflation

États-Unis : le risque d’un retour d’inflation

L’administration Biden se prépare à gaspiller ses ressources dans une guerre contre le Covid-19 et entend embarquer ses partenaires du G7 dans sa politique dépensière, analyse Arnaud Leparmentier, correspondant du « Monde » à New York, dans sa chronique.

Chronique.

 

Les fautes les plus graves sont en général commises en début de mandat, lorsque l’état de grâce justifie le respect des promesses de campagne, au diable la raison. Le plan de relance de Joe Biden, d’un montant souhaité de 1 900 milliards de dollars (environ 1 565 milliards d’euros), soit près de 15 % du PIB américain, en fait partie. Il risque de faire resurgir un fantôme disparu, l’inflation, et de provoquer en réaction une hausse des taux d’intérêt, précipitant l’Amérique en récession.

L’alarme a été sonnée par les plus grands pontes de l’école keynésienne américaine, Larry Summers, ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton, et Olivier Blanchard, ex-économiste en chef du FMI, célèbre pour avoir critiqué l’austérité trop vite imposée dans la foulée de la crise financière de 2008. M. Summers a mis en garde contre des pressions inflationnistes « comme on n’en a pas connu depuis une génération »« Le plan de 1 900 milliards pourrait conduire à une telle surchauffe de l’économie qu’il en serait contre-productif », a renchéri M. Blanchard.

A force d’avoir entendu les Cassandre annoncer le retour de l’inflation, plus personne n’écoute. Pourtant, le danger existe. Si l’on en est arrivé là, c’est à cause des multiples approximations du discours électoral de Joe Biden. M. Biden assure ne pas vouloir répéter l’erreur de 2009, lorsque le stimulus budgétaire de Barack Obama fut insuffisant pour retrouver le plein-emploi.

Mais c’est loin d’avoir été le cas en 2020, et c’est là qu’intervient le deuxième point : les démocrates refusent de dire que quelque chose de bien fut accompli sous Trump, avec un plan de soutien massif à l’économie, qui a laissé les Américains plus riches en 2020 qu’en 2019. Ce constat entre en contradiction avec le discours de M. Biden, consistant à décrire une Amérique sans âme ni solidarité.

Troisième problème, M. Biden parle de la situation de 2021 comme si l’Amérique faisait face au début de la crise due au Covid-19. En réalité, il va devoir gérer l’an II, celui de la convalescence. Dix millions d’emplois manquent à l’appel, les minorités afro-américaines et hispaniques sont les plus durement touchées : personne ne remet en cause l’impérieuse nécessité de les aider, mais le très coûteux chèque individuel de 1 400 dollars que Joe Biden veut envoyer indifféremment aux Américains gagnant moins de 75 000 dollars promet d’être ruineux.

Vaccin de Novavax : bientôt plus d’un milliard de doses

Vaccin de Novavax : bientôt plus d’un milliard de doses

Dans le cadre du dispositif international Kovacs qui vise à assurer la fourniture de vaccin a 20 % de la population de 200 pays, l »entreprise de biotechnologie américaine Novavax s’est engagée à mettre à disposition du programme international de vaccination anti-Covid Covax 1,1 milliard de doses de son candidat vaccin, a indiqué vendredi Gavi.

L’objectif est donc de disposer d’un total de 1,1 milliard de doses de Novavax, produites par la société biotechnologique elle-même ou par le SII, a expliqué un porte-parole de Gavi. Ce vaccin américain en deux doses fait l’objet d’un examen continu par l’Agence européenne des médicaments (EMA), ce qui ouvre la voie à une demande prochaine d’autorisation dans l’UE. C’est un vaccin dit «sous-unitaire», à base de protéines qui déclenchent une réponse immunitaire, sans virus. Ses concepteurs affirment qu’il est efficace à 89,3%.

La nostalgie d’un passé plus heureux

 

 

 

Frédéric Monier est professeur d’histoire contemporaine à l’université d’Avignon. Il explique le phénomène du retour d’affection imparfait supposé plus heureux.

Il a écrit plusieurs ouvrages, dont le dernier est intitulé L’argent immoral et les profiteurs de guerre à l’époque contemporaine (Peter Lang).

Plusieurs chefs d’entreprise comme des économistes estiment qu’à la crise sanitaire succédera une période de gaieté collective comparable à celle qu’ont connue les années 1920. Ce parallèle vous paraît-il pertinent ?

Il existe en effet des similitudes entre ces deux périodes, comme d’abord le regret de l’ancien monde. Après l’épidémie de Covid, on va regretter l’ancien monde parce qu’il ne pourra pas revenir exactement comme avant. L’histoire ne repasse pas les plats. Et c’est quelque chose que les Européens ont éprouvé très fort dans les années 1920, ils se mettent à parler de « la belle époque ». Mais il y a beaucoup de différences liées à l’ampleur de la catastrophe, le nombre de morts, le sentiment de la perte, du deuil. Après la grande guerre, la France compte 1 300 000 morts, des hommes jeunes. Les morts ne sont pas les mêmes, cette fois ce sont des personnes âgées. Autre différence, l’épidémie accroît des tensions déjà existantes, comme les vicissitudes de l’espace Schengen. Certains de ces conflits préexistent. Après 1918, la grande guerre accouche d’un monde radicalement nouveau.

Pourrait-on assister à un mouvement collectif de soif de fête et de liberté, pour rompre avec des mois d’inquiétude, comme cela fut le cas dans les années 1920 ?

C’est alors vrai pour une partie de la société, mais une autre partie juge que ce mouvement scandaleux constitue un outrage aux morts. Aujourd’hui aussi, les tensions sociales sont très fortes. On l’a vu avec la rave party sauvage à Rennes et toutes les réactions qu’elle a suscitées. Ça se transpose sur le plan économique. Les années folles sont des années de croissance économique en France. Cela crée un déséquilibre, avec des tensions culturelles fortes entre ceux qui incarnent les avant-gardes, avec des courants comme le dadaïsme et l’abstrait, et les artistes qui aspirent à un retour à l’ordre, à la fin de l’abstraction, au néoclassicisme.

Percevez-vous une envie de dépenser l’argent économisé pendant la crise, comme cela fut le cas juste après l’éradication de la grippe espagnole ?

Les années 1920 voient des formes de redistribution économique et d’atténuation des inégalités socio-économiques et financières très fortes. La pandémie actuelle a l’effet inverse, au niveau macro-économique : elle accentue les inégalités de revenus des groupes sociaux. Je ne pense pas que le retour à la consommation se fasse de manière vertueuse, plusieurs groupes sociaux sortiront très perdants de cette pandémie, dont les plus jeunes.

Les années 1920 se sont terminées par le krach de 1929. Qu’est-ce que cela augure-t-il ?

Le premier problème des années 1920 est celui de savoir qui va payer les destructions de la guerre. L’Allemagne étant tenue responsable, c’est elle qui doit payer pour les dommages de guerre, ce qui empoisonnera les relations internationales. Ce qui constitue aussi un point de similitude avec la dette internationale, les modalités de paiement, le financement de cette dette et son poids au plan monétaire.

Coronavirus: pour la recherche d’un vaccin universel ( chercheurs)

Coronavirus: pour la recherche d’un vaccin universel  ( chercheurs)

Des chercheurs demandent que la mise en place d’un plan mondial de recherche pour trouver un vaccin qui puisse ouvrir la Covid 19,ses variants actuels et même les futurs . Ils justifient l’effort qui doit être entrepris par le coût social et sanitaire mais aussi économique de la pandémie actuelle. Un cout qui serait de l’ordre de 10 000 à 15 000 milliards de $ selon eux.

 

 «Créer les outils pour empêcher la prochaine pandémie de coronavirus est à notre portée et devrait être considéré comme une priorité de santé mondiale», ont écrit les épidémiologistes Wayne Koff et Seth Berkley dans un éditorial publié par la revue Science. Tous deux sont à la tête d’organisations promouvant les vaccins. Les coronavirus sont une grande famille de virus, et celui causant la maladie Covid-19 s’appelle SARS-CoV-2. Des variants sont progressivement apparus, dont les experts craignent que l’un d’eux puisse un jour être totalement résistant aux vaccins actuellement développés spécifiquement contre le virus souche découvert en 2019. Le variant sud-africain a déjà montré qu’il pouvait en réduire l’efficacité.

 

. Il existe «des milliers» de ces virus «capables d’infecter un grand nombre d’animaux», depuis lesquels ils pourraient être transmis aux humains, expliquent les deux experts. «Il y a une possibilité croissante pour que d’autres coronavirus sautent d’une espèce à une autre», ajoutent-ils. En cause notamment: l’appropriation de nouveaux territoires par une population croissante, qui peut provoquer des contacts avec certains animaux «auparavant isolés», et le développement des voyages internationaux, qui rendent possible une diffusion rapide d’une maladie à l’échelle mondiale.

Récit d’un infiltré à la CGT (Jean-Bernard Gervais)

 Récit d’un infiltré à la CGT (Jean-Bernard Gervais)

 

Analyse du   Livre de Jean-Bernard Gervais par Le Monde

 

Journaliste et sympathisant cégétiste, Jean-Bernard Gervais a un projet : « Devenir le plus proche conseiller en com » de Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, pour « pouvoir chroniquer son règne ». « Pépito », comme il l’appelle en reprenant un de ses surnoms, c’est son « idole »« J’étais, avoue-t-il, sous le charme de ce petit homme aux moustaches brun anthracite fournies, cet Astérix hispanique à la peau tannée qui résistait du fond de son petit village gaulois, situé à la porte de Montreuil, aux hordes de centurions du Parti socialiste, lequel tentait d’imposer de gré ou de force la réforme ultralibérale du code du travail. » Fin 2016, il se fait embaucher comme « conseiller confédéral en charge de la cohérence des productions de la CGT » (sic), en clair, pour réanimer une communication en panne.

Pendant deux années « effrayantes », jusqu’à ce que, mis sur la touche et se disant harcelé, il jette l’éponge, notre journaliste « gonzo » (embedded) va de désillusions en désenchantements en découvrant que, derrière une « image vertueuse », « vénalité, brutalitébêtise règnent en maître » à la CGT. Jean-Bernard Gervais n’a rien d’un Candide et il est sur une ligne radicale, loin du « réformisme » prêté à la centrale. Il juge qu’après l’élection d’Emmanuel Macron, la « conf » aurait dû boycotter la concertation engagée, qui n’était qu’une « vaste farce ». Et qu’au lieu de regarder passer le « train-train néolibéral » des réformes macronistes, « comme une belle vache normande », elle aurait dû « provoquer une grève générale illimitée qui aurait certainement rebattu les cartes de la lutte des classes ».

Le récit est enlevé, très vivant et se lit comme un roman d’espionnage. Tel un amoureux déçu, Gervais est cruel, parfois drôle. Son réquisitoire est peu nuancé, mais vise souvent juste. C’est San-Antonio à la CGT, qui témoigne crûment de ses déboires, avec une bonne dose d’argot. Chargé d’organiser une campagne de communication sur les 32 heures, « la proposition-phare du mandat de Martinez, vomie par la moitié de la CGT », il dresse un comparatif des positions des candidats à la présidentielle de 2017. Malheur, seul Philippe Poutou défend le « passage immédiat aux 32 heures ». Le voilà accusé, lors d’un « procès de Moscou-Montreuil », de laisser entendre que la CGT appelle à voter pour le NPA trotskiste…

Vaccination: un retard d’un coût de près de 100 milliards

Vaccination: un retard d’un coût de près de 100 milliards

Les retards de vaccination une fortune sur le plan économique. Des retards qui ne sont pas près d’être comblés en particulier en France car il faudrait les multiplier par 6 ou 10 ( selon les pays) si l’on veut que toute la population soit vaccinée d’ici la fin de l’été .

D’après une étude de l’assureur Allianz les retards de vaccination en Europe auront coûté autour de 100 milliards jusqu’à maintenant ( 90 milliards mais l’évaluation est forcément approximative).  C’est le prix pour l’économie de la prolongation des mesures de restriction à la mobilité (fermeture de restaurants, stations de ski, etc.) évalué à 0,4 point de PIB par semaine supplémentaire. Ce montant de 90 milliards est supérieur à celui des versements attendus du fonds de relance européen cette année.

L’Union européenne a pris l’engagement, relayé par le gouvernement français, de vacciner 70 % de la population d’ici à l’été. Pour y parvenir, il faudrait multiplier par six le rythme actuel de vaccination. Si ce n’était pas le cas, l’immunité collective ne serait pas atteinte avant… fin 2022.

COVID-19: l’hypothèse d’un demi confinement

COVID-19: l’hypothèse d’un demi confinement

 

La sémantique aura un rôle essentiel pour habiller les mesures que doit prendre enfin macron pour tenter de maîtriser une pandémie qui évolue de manière exponentielle. Ainsi par exemple le ministre de la santé a évoqué un nouveau concept de primo injections pour habiller le scandale du manque de vaccins. De la même manière dans les jours qui viennent, le président de la république devra solliciter l’ingénierie sémantique pour trouver la bonne formule qui ne rappellera pas le fâcheux confinement qui tue liberté et économie mais ne sera pas bien entendu la levée des mesures restrictives déjà prises

 

. Il y aura du en même temps. Peut-être même pas le terme confinement ou alors un demi confinement. Un auto confinement, un confinement à la carte, un confinement partagé etc.

Les chiffres de l’épidémie dérapent sérieusement, il y a donc urgence à agir. Pourtant jusque-là Macron refuse de s’exprimer, il va pourtant le faire pas forcément de bon cœur. En effet, il craint les réactions suite à de nouvelles atteintes aux libertés et à la mobilité.

 

D’après BFM et selon un proche d’Emmanuel Macron, « les enseignements des deux premiers confinements ont été tirés. Il faut aller vers une formule hybride, sans changer notre doctrine ». Le problème c’est que la doctrine a surtout ressemblé à une sorte de Salom. Faut-il rappeler les discours sur l’inutilité du masque au départ, les critiques même sur l’intérêt des tests, maintenant la stratégie d’escargot de la vaccination.

Pour éviter une révolte, Emmanuel Macron souhaite un reconfinement moins dur pour les jeunes, car « le président est plus inquiet que jamais des impacts psychologiques d’un troisième confinement », confie un conseiller ce jeudi.

Vacances scolaires : une durée d’un mois ?

Vacances scolaires : une durée d’un mois ?

 

Parmi les différentes hypothèses qui vont alimenter le plan de reconfinement qui sera rapidement maintenant décidé par les pouvoirs publics figure en particulier la délicate question l’école. Il paraît en effet peu probable qu’on procède à des mesures plus riches fictives pour des secteurs d’activité économique déjà plombés par les limitations d’ouverture et de mobilité.

 

Du coup, il reste la sphère privée pourrait être un peu plus contrainte encore qu’on voit mal pourrait militer en matière de mobilité puisque le couvre-feu interdit déjà de se déplacer après 18 heures. Mais il serait peut-être possible de prendre des mesures plus draconiennes pour les week-ends. La grande question est celle de l’ouverture ou non des établissements d’enseignement.

 

Or si on maintient l’enseignement primaire ouvert ses sans doute pour des questions pédagogiques et d’intérêts scolaires mais tout autant et peut-être davantage pour des questions économiques afin que les parents puissent continuer de travailler. Compte tenu certitudes sur la crise sanitaire qui risque de s’emballer, les pouvoirs publics pourraient être tentés de faire quelque sorte une expérience de fermeture des établissements scolaires en prolongeant les vacances d’hiver jusqu’à un mois.

« Avoir un enfant scolarisé augmente votre risque d’être contaminé, s’il est en lycée ou collège », rappelait le professeur Arnaud Fontanet, membre du Conseil scientifique, la semaine dernière sur France Inter. Il citait l’exemple de l’Irlande, qui avait gardé les écoles ouvertes et a dû les refermer au moment de l’arrivée du variant anglais.

La chercheuse Vittoria Colizza, directrice d’un laboratoire spécialisé dans la modélisation des épidémies à l’Inserm, affirme aussi, au « Monde », que l’ouverture des collèges et des lycées « a un effet significatif sur la circulation du virus et sur le nombre d’hospitalisations ».

«66 millions de procureurs» : les propos méprisants d’un Macron sur le recul

«66 millions de procureurs» : les propos méprisants d’un Macron sur le recul

 

Une nouvelle fois Emmanuel Macron n’a pu s’empêcher de sortir une petite formule condescendante et même méprisante vis-à-vis de l’ensemble des Français. Ainsi lors de sa visite chez les chercheurs de Saclay, Macron a marqué son agacement vis-à-vis des critiques qui ne cessent de s’accumuler contre la politique sanitaire du pouvoir. Et d’accuser les Français de ce comporter comme : « 66 millions de procureurs » !

 

Emmanuel Macon ne peut s’empêcher cette  sorte de sortie sarcastique et dédaigneuse vis-à-vis de toutes les contestations. Il s’agit évidemment d’une grave erreur de communication qui rappelle des petites phrases particulièrement malencontreuses du président comme celle consistant à dire qu’il suffit de traverser la rue pour trouver un emploi ou  que les Français sont des gaulois réfractaires. Bref la posture d’un président plus que jamais monarque républicain absolu. Absolu non seulement parce qu’il a mis sous l’éteignoir la plupart des institutions démocratiques y compris le Parlement grâce à la martingale des conseils de développement mais aussi parce qu’il ne tolère pas la moindre observation.

 

Il est vrai que la situation sanitaire et particulièrement grave, beaucoup plus grave que ce que prévoyait les pouvoirs publics qui se sont complètement plantés encore une fois à propos du nombre de vaccins. La France prévoit en effet une vaccination concernant 1 million de personnes par mois quand le président américain Biden a pour objectif d’en vacciner 1 million par jour..

 

À droite, Les Républicains sont eux montés au créneau. Le député des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, a estimé qu’Emmanuel Macron avait «un problème avec le peuple». «La critique de son action par les Français n’est pas celle de procureurs mais de citoyens éclairés et libres ! Accepter la critique populaire c’est aussi cela l’esprit républicain», a-t-il déclaré. «La démocratie c’est rendre des comptes», a quant à lui rappelé le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau.

La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a enfin ironisé sur la situation. «Virus ou pas, il y a au moins une chose qui ne change pas, c’est la propension d’Emmanuel Macron à vilipender les Français à tout bout de champ !», a-t-elle affirmé.

Marine Le Pen, 10 ans à la tête d’un RN et pour encore longtemps !

Marine Le Pen, 10 ans à la tête d’un RN et pour encore longtemps!

 

 

Déjà 10 ans que Marine Le Pen préside le rassemblement national. Presque tranquillement même depuis que le rassemblement s’est banalisé en ressemblant de plus en plus aux autres partis ( doctrine, programme, fonctionnement ) du moins officiellement. À ce rythme de sénateur, Marine Lepen ,  comme son père ,  pourra encore pendant très longtemps assumée la direction d’un parti qui finalement fait assez peu parler de lui.

 

D’ailleurs c’est sans doute la stratégie de communication de Marine Lepen .  Moins elle parle et plus  engrange des soutiens, en tout cas les maintient à un haut niveau. Inversement chaque fois qu’elle s’exprime ou presque, sa méconnaissance des dossiers sans doute autant que sa paresse font plonger sa popularité.  La popularité du Front National et de Marine Le Pen est aussi largement alimentée par l’incompétence des autres adversaires et leurs contradictions. On notera l’extrême économie de parole de Marine Lepen qui accumule le fruit des contradictions de ses concurrents sans trop se fatiguer.

 

L’inverse finalement de Macron  qui ne cesse de bavarder, sur tout et de manière souvent maladroite.  Il est difficile de faire des pronostics pour les prochaines élections présidentielles car des éléments aussi imprévus par exemple que le coronavirus peuvent intervenir pas seulement dans le champ sanitaire mais aussi dans l’espace économique, social ou sociétal.

 

Une nouvelle fois Marine Lepen  risque d’être qualifiée pour le second tour des élections présidentielles de 2022. Une nouvelle fois, elle risque aussi d’être battue. À cet égard,  on peut peut-être émettre l’hypothèse qu’elle ne souhaite pas tant que cela devenir présidente de la république. Un peu comme son père qui ne souhaitait pas réellement non plus occuper les fonctions de la plus haute magistrature et qui se satisfaisait d’être le premier opposant. En tout cas l’investissement personnel de Marine Lepen n’est pas à la hauteur d’une ambition qui viserait à être réellement présidente de la république.

Vaccin une immunité d’un an ( Moderna )

Vaccin une immunité d’un an ( Moderna )

Le vaccin contre le Coronavirus pourrait n’assurer qu’une immunité d’un an d’après le labo Moderna. En clair, la lutte contre la covid  risque de durer à l’image de ce qu’on constate pour la grippe ordinaire. Avec une différence de taille à savoir que tant qu’il n’ira pas d’immunité collective, la vaccination devra être pratiquée de façon massive au plan mondial. Un immense défi médical et logistique a renouvelé chaque année.

 

Le fabricant de médicaments a déclaré qu’il était convaincu que la technologie d’ARN messager (ARNm) qu’il utilisait était bien adaptée pour déployer un vaccin basé sur la nouvelle variante du coronavirus qui a émergé dans une poignée de pays.

Le vaccin de la société, l’ARNm-1273, utilise de l’ARNm synthétique pour imiter la surface du coronavirus et apprendre au système immunitaire à le reconnaître et à le neutraliser.

Moderna a déclaré en décembre qu’il effectuerait des tests pour confirmer l’activité du vaccin contre n’importe quelle souche. ( reut.rs/3brXn6w )

Trump: l’effondrement d’un pantin

Trump: l’effondrement d’un pantin

 

 

Le clown a sans doute fait son dernier numéro. Quoi qu’il décide désormais son administration ne le suivra pas y compris dans le domaine de la défense. Il risque même maintenant d’être destitué, une situation encore plus pitoyable que la démission. Trump est d’ailleurs lâchée non seulement par les ténors du parti républicain mais par son administration proche et ses collaborateurs.

 

C’est l’effondrement d’un pantin. On peut légitimement se demander comment un grand pays comme les États-Unis ont permis à un tel homme de gouverner le pendant quatre ans. En effet , l’intéressé est à la fois stupide, narcissique et pervers . Il y a longtemps que cette stupidité aurait dû être dénoncée.

 

Il suffit pour cela d’écouter trame pour se rendre compte qu’ils possèdent sans doute moins de 1000 mots de vocabulaire. Un discours d’une pauvreté accablante que les superlatifs employés par Trump ne peuvent que confirmer.. Pas étonnant Trump  a évité le parcours universitaire classique. Il s’est fait en effet remplacer le jour des examens et toute sa vie , il a il a triché y compris dans ses affaires personnelles.

 

Un personnage sans culture mais complètement narcissique élevée comme un enfant gâté qui considère la démocratie comme son jouet personnel et n’accepte pas la moindre contestation. En plus un personnage pervers capable dans la même journée d’affirmer une chose et son contraire. Ainsi l’heure des événements du capitole,  il a clairement engagé ses troupes a envahi ce haut lieu de la démocratie mais à plusieurs reprises a aussi invité ses partisans à la modération et même condamné les plus excités. Bref un pompier pyromane, irresponsable et idiot

«Il nous a perdus. Il a perdu sa propre administration. Comme je l’ai dit, beaucoup d’entre nous se sentent trahis », a déclaré un haut responsable de l’administration d’une agence en dehors de la Maison Blanche. «Pour ce qui est de prendre une direction sur la politique ou tout type de changement de dernière minute, je pense que nous résistons tous.»

Dans tout le gouvernement, les responsables comptent les jours jusqu’à la fin du mandat de Trump le 20 janvier.

«Tout ce que j’ai entendu, c’est que c’est un effondrement complet. Mais le président ne recule pas. Ils vont doubler sur ce point », a déclaré un ancien responsable de la Maison Blanche.

Trump dans une vidéo jeudi a qualifié l’attaque du Congrès d ‘«odieuse» et a promis un transfert de pouvoir en douceur à la prochaine administration. Il n’a pas admis avoir perdu l’élection, ni abandonné son affirmation non fondée selon laquelle elle était frauduleuse, ni mentionné le président élu Joe Biden par son nom.

Trump et son entourage tentent de détourner l’attention du siège du Capitole et de revenir sur ses principales politiques dans les derniers jours de sa présidence.

 

Certains à la Maison Blanche voient tout mouvement visant à souligner ses réalisations perçues comme sourdes.

« Personne ne s’y intéresse. Du tout », a déclaré un responsable actuel de la Maison Blanche. «Tout le monde est … vaincu et honnêtement, ils veulent juste que les deux prochaines semaines passent.

L’ambiance a été encore aggravée par l’effondrement des relations entre Trump et le vice-président Mike Pence.

Trump a fustigé Pence pour ne pas avoir trouvé un moyen d’empêcher le Congrès de certifier les résultats des élections, un pouvoir que le vice-président n’a pas. Il n’a pas non plus contacté Pence pour vérifier sa sécurité pendant l’émeute au Congrès, lorsque Pence a été évacué avec les législateurs.

Les deux hommes ne parlent plus, une fin frappante à leurs quatre années à la Maison Blanche, où Pence avait été un lieutenant fidèle à travers de multiples crises.

Le risque d’un conflit ethno racial (Thomas Piketty, Economiste)

   Le risque d’un conflit ethno racial (Thomas Piketty, Economiste)

 

 

Pour, Thomas Piketty,Economiste,les événements du 6 janvier à Washington montrent qu’un « conflit ethno-racial sans issue » menace les Etats-Unis.

 

Après l’invasion du Capitole, le monde éberlué se demande comment le pays qui s’est longtemps présenté comme le leader du monde « libre » a pu tomber aussi bas. Pour comprendre ce qui s’est passé, il est urgent de sortir des mythes et de l’idolâtrie, et de revenir à l’histoire. En réalité, la République étatsunienne est traversée depuis ses débuts par des fragilités, des violences et des inégalités considérables.

Emblème du Sud esclavagiste pendant la guerre civile de 1861-1865, le drapeau confédéré brandi il y a quelques jours par les émeutiers au cœur du Parlement fédéral n’était pas là par hasard. Il renvoie à des conflits très lourds qui doivent être regardés en face.

Le système esclavagiste a joué un rôle central dans le développement des Etats-Unis, comme d’ailleurs du capitalisme industriel occidental dans son ensemble. Sur les quinze présidents qui se sont succédé jusqu’à l’élection de Lincoln en 1860, pas moins de onze étaient propriétaires d’esclaves, dont Washington et Jefferson, tous deux natifs de Virginie, qui en 1790 compte 750 000 habitants (dont 40 % d’esclaves), soit l’équivalent de la population cumulée des deux Etats nordistes les plus peuplés (la Pennsylvanie et le Massachusetts).

Après la révolte de 1791 à Saint-Domingue (joyau colonial français et première concentration d’esclaves du monde atlantique de l’époque), le Sud états-unien devient le cœur mondial de l’économie de plantation et connaît une expansion accélérée. Le nombre d’esclaves quadruple entre 1800 et 1860 ; la production de coton décuple et alimente l’industrie textile européenne. Mais le Nord-Est et surtout le Midwest (dont est originaire Lincoln) se développent encore plus rapidement. Ces deux ensembles s’appuient sur un autre modèle économique, fondé sur la colonisation des terres de l’Ouest et le travail libre, et veulent bloquer l’expansion de l’esclavage dans les nouveaux territoires.

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