Archive pour le Tag 'd’un'

Ukraine: Moscou proteste contre la proposition de création d’un tribunal international

Ukraine: Moscou proteste contre la proposition de création d’un tribunal international !

Compte tenu de l’état de la justice en Russie, on comprend que Moscou proteste contre la création d’un tribunal international juger les crimes de guerre en Ukraine. D’une manière générale pouvoir russe fait l’économie de la justice en procédant à l’élimination physique des deux opposants tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières.

Le concept même de justice et contester par la mafia qui dirige le pays grâce notamment aux méthodes criminelles du KGB (FSB). La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré mercredi que l’UE s’efforcerait de mettre en place un tel tribunal, avec le soutien des Nations unies, en complément de la Cour pénale internationale (CPI). L’Ukraine et ses alliés occidentaux accusent la Russie de s’être rendue coupable de multiples crimes de guerre depuis le début de l’invasion de l’Ukraine il y a neuf mois. Moscou nie viser délibérément les populations civiles et accuse de son côté Kiev de ne pas respecter les lois de la guerre.

« Faille ». L’obstacle est de taille pour rendre une justice internationale en ciblant le régime : la Russie détient un droit de veto aux Nations unies et peut ainsi bloquer le travail de la CPI. Mais Kiev cherche à contourner les difficultés.

« Nous proposons donc de combler la faille en instituant le chef d’accusation de crime d’agression », précisait la députée ukrainienne Maria Mezentseva lors du colloque SciencesPo-Esprit, mardi 29 novembre. Un chef d’inculpation non traité par la CPI.

Muselier, en attente sans doute d’un portefeuille, rejoint  » Renaissance »

Comme d’autres, Renaud Muselier entretient avec les convictions politiques des relations assez confuses et molles. Jusque-là il appartenait au parti des « Républicains » mais s’était prononcé à plusieurs reprises pour Emmanuel Macron.

Comme d’autres encore, l’intéressé rejoint le parti au pouvoir dans l’espérance sans doute d’un Marocain. Pourtant ceux qui observent bien la politique en Provence Côte d’Azur ne lui reconnaissent pas une grande compétence et un grand charisme.Il n’est pas interdit de penser que Muselier pourrait encore changer ultérieurement après la fin du mandat de Macron pour rejoindre par exemple le parti d’Édouard Philippe. Bref, comme disait Edgar ce n’est pas la girouette qui tourne mais le vent !

«Je rejoindrai début décembre le parti Renaissance», a-t-il déclaré à l’AFP, ajoutant qu’il ferait partie du bureau exécutif de cette formation. «Je m’étais donné le temps de prendre une décision d’ici la fin de l’année sur un positionnement national», a poursuivi M. Muselier, en assurant qu’il ne se «retrouve pas dans les propos des trois candidats» à la présidence des Républicains.
À lire aussiRenaud Muselier: «L’avenir de la droite passe par le rassemblement et l’addition».

En octobre, Renaud Muselier avait dénoncé «une course vers l’extrême droite» de son ancien parti LR et avait critiqué ouvertement le candidat à la présidence du parti Éric Ciotti, soutenant qu’il avait instauré un «système politique de pressions et de menaces» dans les Alpes-Maritimes. «Le mot traître a un nouveau synonyme : Muselier. Les dictionnaires l’intégreront très prochainement. Méprisable et ridicule…», a d’ailleurs tweeté mardi M. Ciotti, en réaction à la décision de M. Muselier.

Société: Plus d’un Français sur deux par en vacances à Noël d’après la sous-ministre Olivia Grégoire qui dérape

Société: Plus d’un Français sur deux par en vacances à Noël d’après la sous-ministre Olivia Grégoire qui dérape</strong>

.
La sous- ministre des PME Olivia Grégoire dérape complètement en affirmant que «55% des Français ont l’intention de partir en vacances fin décembre», lors d’un point de presse téléphonique. La soue ministre confond totalement les statistiques globales des vacances et celles spécifiques à Noël.

Environ «77% d’entre eux envisagent de rester en France pour les vacances de Noël», selon la ministre, ce qui profite à «tous les territoires français (…) pas uniquement les littoraux ou la montagne». «Selon les premières estimations, le budget moyen pour le séjour d’hiver serait de 371 euros par personne, ce qui est équivalent aux années précédentes».

la différence entre les chiffres de la ministre et la réalité est de taille. 20% des Français partent pour les vacances de Noël. C’est ce qu’affirme l’édition 2018 du Baromètre Mondial Assistance, dans un sondage représentatif*. C’est un chiffre équivalent à celui des cinq années précédentes, à l’exception d’un pic à 26% en 2013. En moyenne, leurs vacances durent sept jours, et un quart des vacanciers partent quelques jours de plus. Selon le sondage, les Français ont nettement réduit leur temps de vacances, comparé aux années précédentes.

ll y a 20 ans, 58 % des Français déclaraient partir en vacances selon le Crédoc. Le taux de départ en vacances a assez peu évolué depuis le début des années 2000, et il a diminué en 2020 en raison de la pandémie de Covid-19

Qui sont les chanceux qui font leurs valises chaque année ? Pour partir, il faut en avoir les moyens. Seuls 37 % des personnes aux revenus inférieurs à 1 285 euros mensuels ont quitté leur domicile, contre 72 % de celles qui disposent de plus de 2 755 euros (données de janvier 2022). Transport, hébergement, activités : les vacances coûtent cher et toute une partie des ménages n’ont pas de moyens suffisants pour partir. Les aides financières aux vacances sont insuffisantes. En outre, les plus aisés bénéficient plus souvent, du fait d’amis ou de leur famille, d’un hébergement gratuit.
Partir dépend aussi du milieu social. 65 % des cadres supérieurs et des professions intermédiaires partent en congé, contre 47 % des ouvriers, selon les données de 2022 du Crédoc. Plus on monte dans l’échelle sociale, plus on a de chances de s’échapper.

Délire: « Plus d’un Français sur deux part en vacances à Noël » d’après la sous-ministre Olivia Grégoire qui dérape<

Délire: « Plus d’un Français sur deux part en vacances à Noël » d’après la sous-ministre Olivia Grégoire qui dérape

.
La sous- ministre des PME Olivia Grégoire dérape complètement en affirmant que «55% des Français ont l’intention de partir en vacances fin décembre», lors d’un point de presse téléphonique. La soue ministre confond totalement les statistiques globales des vacances et celles spécifiques à Noël.

Environ «77% d’entre eux envisagent de rester en France pour les vacances de Noël», selon la ministre, ce qui profite à «tous les territoires français (…) pas uniquement les littoraux ou la montagne». «Selon les premières estimations, le budget moyen pour le séjour d’hiver serait de 371 euros par personne, ce qui est équivalent aux années précédentes».

la différence entre les chiffres de la ministre et la réalité est de taille. 20% des Français partent pour les vacances de Noël. C’est ce qu’affirme l’édition 2018 du Baromètre Mondial Assistance, dans un sondage représentatif*. C’est un chiffre équivalent à celui des cinq années précédentes, à l’exception d’un pic à 26% en 2013. En moyenne, leurs vacances durent sept jours, et un quart des vacanciers partent quelques jours de plus. Selon le sondage, les Français ont nettement réduit leur temps de vacances, comparé aux années précédentes.

ll y a 20 ans, 58 % des Français déclaraient partir en vacances selon le Crédoc. Le taux de départ en vacances a assez peu évolué depuis le début des années 2000, et il a diminué en 2020 en raison de la pandémie de Covid-19

Qui sont les chanceux qui font leurs valises chaque année ? Pour partir, il faut en avoir les moyens. Seuls 37 % des personnes aux revenus inférieurs à 1 285 euros mensuels ont quitté leur domicile, contre 72 % de celles qui disposent de plus de 2 755 euros (données de janvier 2022). Transport, hébergement, activités : les vacances coûtent cher et toute une partie des ménages n’ont pas de moyens suffisants pour partir. Les aides financières aux vacances sont insuffisantes. En outre, les plus aisés bénéficient plus souvent, du fait d’amis ou de leur famille, d’un hébergement gratuit.
Partir dépend aussi du milieu social. 65 % des cadres supérieurs et des professions intermédiaires partent en congé, contre 47 % des ouvriers, selon les données de 2022 du Crédoc. Plus on monte dans l’échelle sociale, plus on a de chances de s’échapper.

Plus d’un Français sur deux partira en vacances à Noël, selon Olivia Grégoire !!!


Plus d’un Français sur deux par en vacances à Noël d’après la sous-ministre Olivia Grégoire qui dérape

.
La sous- ministre des PME Olivia Grégoire dérape complètement en affirmant que «55% des Français ont l’intention de partir en vacances fin décembre», lors d’un point de presse téléphonique. La soue ministre confond totalement les statistiques globales des vacances et celles spécifiques à Noël.

Environ «77% d’entre eux envisagent de rester en France pour les vacances de Noël», selon la ministre, ce qui profite à «tous les territoires français (…) pas uniquement les littoraux ou la montagne». «Selon les premières estimations, le budget moyen pour le séjour d’hiver serait de 371 euros par personne, ce qui est équivalent aux années précédentes».

la différence entre les chiffres de la ministre et la réalité est de taille. 20% des Français partent pour les vacances de Noël. C’est ce qu’affirme l’édition 2018 du Baromètre Mondial Assistance, dans un sondage représentatif*. C’est un chiffre équivalent à celui des cinq années précédentes, à l’exception d’un pic à 26% en 2013. En moyenne, leurs vacances durent sept jours, et un quart des vacanciers partent quelques jours de plus. Selon le sondage, les Français ont nettement réduit leur temps de vacances, comparé aux années précédentes.

ll y a 20 ans, 58 % des Français déclaraient partir en vacances selon le Crédoc. Le taux de départ en vacances a assez peu évolué depuis le début des années 2000, et il a diminué en 2020 en raison de la pandémie de Covid-19

Qui sont les chanceux qui font leurs valises chaque année ? Pour partir, il faut en avoir les moyens. Seuls 37 % des personnes aux revenus inférieurs à 1 285 euros mensuels ont quitté leur domicile, contre 72 % de celles qui disposent de plus de 2 755 euros (données de janvier 2022). Transport, hébergement, activités : les vacances coûtent cher et toute une partie des ménages n’ont pas de moyens suffisants pour partir. Les aides financières aux vacances sont insuffisantes. En outre, les plus aisés bénéficient plus souvent, du fait d’amis ou de leur famille, d’un hébergement gratuit.
Partir dépend aussi du milieu social. 65 % des cadres supérieurs et des professions intermédiaires partent en congé, contre 47 % des ouvriers, selon les données de 2022 du Crédoc. Plus on monte dans l’échelle sociale, plus on a de chances de s’échapper.

France : la justice « fast-food » d’un pays en développement

France : la justice « fast-food » d’un pays en développement

La justice française ressemble de plus en plus à la justice « fast-food » d’un pays en développement ( la corruption en moins). Des milliers et des milliers de dossiers s’accumulent. C’est à toute vitesse qu’on traite les affaires sans trop faire de distinction quant à la gravité des faits. Beaucoup ne sont même pas traitées. Pour preuve, le gouvernement suggère à la justice pour se mettre à jour d’enterrer complètement les dossiers qui traînent. ( d’après franceinfo)

Exactement comme dans certains pays en développement où des centaines de dossiers doivent théoriquement être traités le même jour dans un tribunal mais dont la très grosse partie est reportée à plus tard ce qui ne fait que gonfler le solde des affaires.

Un an après la retentissante tribune publiée dans Le Monde et signée par 3 000 magistrats et une centaine de greffiers, rien n’a changé au sein du deuxième tribunal de France en nombre de dossiers, emblématique de la souffrance au travail des professionnels du droit. « On a réussi le tour de force d’aggraver encore les choses en un an », souligne même Maximin Sanson, vice-président du tribunal et représentant de l’Union syndicale des magistrats (USM). Les moyens de la justice se sont pourtant accrus : le projet de loi de finances 2023, en cours d’examen au Sénat, prévoit pour l’année prochaine une nouvelle augmentation de 8% des crédits alloués à la Justice, pour la troisième année consécutive.

Maximin Sanson, vice-président du tribunal judiciaire de Bobigny (Seine-Saint-Denis) estime qu’il faudrait « 49 magistrats supplémentaires au siège », le 22 novembre 2022.
Pour autant, les effectifs n’ont pas bougé : « On était 141 juges l’année dernière, on est 140 cette année. Il en faudrait 49 de plus et il y a toujours 59 postes de fonctionnaires des greffes vacants », relève-t-il. L’an passé, quelque 1 000 contractuels ont été appelés en renfort auprès des magistrats au civil. Mais ces « sucres rapides », comme les a désignés Eric Dupond-Moretti, « démissionnent en masse », constate Maximin Sanson. « Les gens ne veulent pas venir à Bobigny, parce que les salaires ne sont pas suffisants. Et ceux qui viennent ne restent pas, car leurs conditions de travail sont insupportables », déplore une greffière.

« Ça fait quinze ans qu’on dit qu’on est une institution judiciaire qui va droit dans le mur ! »

Assez souvent on traite les affaires en une ou deux minutes; c’est avant tout des juges et des greffiers qu’il faut recruter en urgence

« Ça fait quinze ans qu’on dit qu’on est une institution judiciaire qui va droit dans le mur ! », s’est soudainement emportée la juge Sarah Massoud, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature. Son coup de colère a brisé le calme ambiant. D’une voix forte, elle a revendiqué vouloir déplacer le débat. « Une fois qu’on a parlé des conditions de travail indignes, de la perte de sens, on a dit quoi ? On fait quoi ? Est-ce qu’un jour en France, on va s’interroger sur l’évaluation de nos politiques pénales ? », a-t-elle poursuivi.
« Personne ne vous remerciera de vous être épuisés »

Pour Sarah Massoud, la question à poser est : « Qu’est-ce qu’on juge ? » Elle estime que le temps consacré à certaines affaires, à commencer par le trafic de stupéfiants, est complètement démesuré et que « les conséquences de notre action répressive sur l’aspect sanitaire et sur la sécurité sont minimes au regard des milliards que ça nous coûte ». A côté de ça, « il n’y pas d’instructions ou si peu sur le logement insalubre, alors qu’on en compte 38% à Aubervilliers », assure-t-elle. « Soit on se réveille, on monte un groupe de travail et on essaie de comprendre pourquoi on juge mal tel ou tel contentieux. Soit on passe à côté de l’essentiel »s.

L’avocate Virginie Marques lui a emboîté le pas, estimant, en guise de conclusion de cette longue matinée, qu’il « faut s’interroger sur qui on juge et comment on juge ». Elle regrette que des « dossiers de proxénétisme aggravé soient jugés en comparution immédiate » et déplore qu’on « laisse des gens en détention provisoire parce qu’on n’a pas eu le temps de regarder correctement une décision ». « On fait des choix politiques pour faire du chiffre, de la communication », tance-t-elle.

Réforme des retraites : une promesse d’un minimum de 1100 €

Réforme des retraites : une promesse d’un minimum de 1100 €

Pour faire passer sa réforme, le gouvernement affine ses les arguments et à appâte en même temps l’opinion publique. Ainsi vient-il de proposer un minimum de 1130 € pour les futures pensionnés. Dans le même temps il rassure aussi les fonctionnaires sur le maintien du régime actuel. Par contre il ne s’interdit pas de toucher aux régimes spéciaux. Bref encore beaucoup de confusion et de contradictions. On est loin en effet du régime universel à points.

Pour le ministre du Travail, plusieurs régimes spéciaux seront concernés par la réforme, comme «ceux des industries électriques et gazières, de la RATP voire celui de la Banque de France».On se demande pourquoi pas celui de la Banque de France dans les salariés jouissentd’un statut social particulièrement scandaleux.

Le ministre Olivier Dussopt, Soldat perdu du parti socialiste, slalome entre les contradictions. Pour lui, il s’agirait de créer «un écart suffisant entre le minimum vieillesse (953 euros pour une personne seule aujourd’hui) et la retraite minimale, afin de valoriser le travail», poursuit le ministre, selon lequel cela «permettra à environ 25% des nouveaux retraités – et plus souvent des femmes — d’avoir une pension plus élevée».

Pour les régimes Spéciaux soumis à réforme, le gouvernement «privilégi(e) la clause du grand-père, sur le modèle de la SNCF, qui a fermé l’accès au régime spécial pour les nouveaux agents». Il ne doute pas que «la question du régime de l’Assemblée nationale et du Sénat sera abordée dans le cadre du départ parlementaire», mais il exclut certains régimes, tels ceux des marins ou des danseurs de l’Opéra de Paris et de la Comédie française. Cependant on voit mal les parlementaires couper la branche sur laquelle ils sont assis depuis longtemps avec leur régime particulièrement généreux.

Interrogé sur l’éventuel décalage de l’âge à partir duquel il est possible de partir en retraite progressive (60 ans), le ministre relève que «quand on décale l’âge d’ouverture des droits, il est logique que les paliers soient décalés d’autant». Cette logique pourrait s’appliquer notamment au dispositif carrières longues, qui permet de partir en retraite plus tôt quand on a commencé à travailler tôt (avant 20 ans: ndlr).

Lles retraites». Mais en favorisant l’emploi des seniors, la réforme pourrait aussi générer davantage de recettes fiscales et sociales pour les autres branches de la Sécurité sociale, note-t-il.

Le danger économique d’un manque d’unité dans l’Union européenne (FMI)

Le danger économique d’un manque d’unité dans l’Union européenne (FMI)

Kristalina Georgieva, Patronne du FMI, souligne les risques d’un manque d’unité de l’union européenne face à la crise dans le JDD. Exemple concernant la question du bouclier tarifaire de l’énergie. Une critique indirecte de la France en conflit avec l’Allemagne sur ce point. La patronne du FMI prévoit que la moitié des pays de l’union européenne seront en récession en 2023. Selon elle, « L’Europe se trouve actuellement dans la position la plus difficile, sous la pression des tensions commerciales causées par l’augmentation des prix de l’énergie et de l’alimentation ». « L’Europe est plus vulnérable, notamment à cause de la dépréciation monétaire », estime-t-elle.

Quels sont les principaux facteurs qui pourraient causer une récession ?
Les chocs successifs : la pandémie, suivie par la guerre en Ukraine, qui a amplifié l’inflation et l’a installée dans la durée. La hausse des prix devient de ce fait bien plus difficile à endiguer. C’est un risque majeur pour l’économie mondiale pour deux raisons essentielles : l’inflation frappe plus durement les plus précaires. Et sape la confiance des investisseurs comme des consommateurs.

Toutes les économies connaissent-elles un ralentissement ?
Les trois grands moteurs mondiaux de la croissance – l’Union européenne, la Chine et les États-Unis – freinent simultanément. L’Europe se trouve actuellement dans la position la plus difficile, sous la pression des tensions commerciales causées par l’augmentation des prix de l’énergie et de l’alimentation. En Chine, selon nos prévisions, la croissance faiblit en partie en raison de la politique zéro Covid menée par les pouvoirs publics, ainsi que des difficultés dans le secteur immobilier. Les États-Unis se montrent plus résilients pour l’instant, même si le rythme de la croissance décélère. Les conséquences des hausses des taux d’intérêt ne se sont pas encore réellement fait sentir, mais l’accès au crédit se tend, comme le démontre le tassement du marché des emprunts immobiliers. L’année 2023 y sera également difficile.

Nos prévisions situent la moitié des économies de la zone euro en récession technique, soit deux trimestres consécutifs de croissance négative. Et même trois trimestres pour l’Italie et l’Allemagne. Face à une chute globale de l’activité – que nous estimons potentiellement en deçà de 2,7 % dans le monde en 2023 –, l’Europe est plus vulnérable, notamment à cause de la dépréciation monétaire. Mais l’UE a démontré pendant la crise sanitaire une remarquable capacité d’unité avec le déploiement de mesures efficaces. Elle peut en faire autant face à la crise énergétique en harmonisant les mesures prises pour lutter contre ses conséquences. L’autre élément positif, c’est qu’une tragédie – une guerre sur le sol européen – a néanmoins donné un élan nécessaire à la transition énergétique. Il n’a jamais été plus urgent de s’affranchir de la dépendance aux énergies fossiles. Il y va de la survie de l’humanité.

L’Europe peine actuellement à élaborer une stratégie commune. Est-ce inquiétant ?
Après sept ans à Bruxelles et de nombreuses nuits blanches à travailler à l’élaboration de consensus, je suis convaincue que l’Europe saura se ressaisir pour défendre son économie et ses citoyens. Il s’agit d’un moment très difficile, nous devons le reconnaître. Davantage encore que pendant la pandémie, où il s’agissait d’une crise de l’offre. La riposte consistait en des politiques monétaire et budgétaire adaptées et complémentaires. La période actuelle est bien plus complexe.

Pourquoi ?

Parce que les réactions nécessaires semblent contradictoires. Il faut à la fois une politique monétaire plus restrictive pour lutter contre l’inflation, mais aussi une politique budgétaire qui doit protéger les personnes et les entreprises les plus vulnérables, sans pour autant alimenter l’inflation. Dans un contexte de souffrance généralisée, il devient beaucoup plus difficile de rester discipliné en matière de politique budgétaire. Voilà pourquoi certains pays européens pensent qu’il devrait y avoir davantage de liberté pour mettre en place des dispositifs différents. Alors que l’Europe a besoin d’adopter, pour le maintien de sa compétitivité et de son marché, des mesures communes.

Vous avez exprimé des réserves sur le plafonnement des prix de l’énergie. Pourquoi ?
Il doit être défini avec d’extrêmes précautions. Vouloir protéger la consommation d’énergie pour préserver l’activité économique se justifie, mais il faut prendre garde à ne pas atténuer la perception des « vrais » tarifs par les ménages et les entreprises. Car connaître le niveau réel des coûts de l’énergie est indispensable pour stimuler les efforts d’innovation en matière de transition écologique. Plafonner globalement les prix présente aussi l’inconvénient d’en faire bénéficier ceux qui en ont moins ou pas besoin.

Les politiques monétaires menées par les banques centrales, la Fed et la BCE, sont-elles adaptées ?
Il faut d’abord souligner que les conditions aux États-Unis et en Europe sont différentes. Aux États-Unis, les prix de l’énergie n’ont pas connu les mêmes augmentations puisque le pays est autosuffisant dans ce domaine. L’inflation y reflète une expansion de la demande. Alors qu’en Europe la pression sur les prix provient de la guerre en Ukraine. Les États-Unis souhaitent donc augmenter les taux d’intérêt plus rapidement, ce qui est pertinent de leur point de vue. Mais cette décision entraîne des conséquences sur le taux de change, avec la dépréciation de l’euro et de nombreuses autres devises.

L’Europe a-t-elle trop tardé à lutter contre l’inflation ?
Disons que les pays qui ont réagi très tôt, dont le Brésil, le Mexique ou le Pérou, bénéficient aujourd’hui d’une plus grande stabilité de leur monnaie par ¬rapport au dollar. Et leurs ¬économies, en termes relatifs, s’en sortent mieux. Il est indéniable qu’une action précoce face à l’inflation est bénéfique. La BCE continue à calibrer soigneusement la manière dont la ¬normalisation de la politique monétaire se déroulera en Europe, compte tenu des conséquences du conflit en Ukraine.

Comment peut agir le FMI face à la récession ?
Notre rôle est toujours plus important en temps de crise. Nous sommes au cœur du filet de sécurité financière planétaire – une sorte de médecin de famille de l’économie mondiale. Notre première mission consiste à diagnostiquer correctement les problèmes. Il est clair que la politique énergétique est devenue un élément central de la politique économique. Nous travaillons donc sur des actions de politique énergétique à court et à plus long terme, comme en témoigne notre étude récente sur la transition écologique. Là encore, agir plus tôt coûte moins cher. D’où l’importance de définir les mesures efficaces pour promouvoir une transition accélérée vers une énergie à faibles émissions de carbone et des économies à faibles émissions de carbone en général. Notre deuxième mission s’articule autour du soutien financier à ceux qui en ont besoin, comme pendant la pandémie, à 96 pays – un record dans l’histoire du FMI. Le Fonds a versé près de 258 milliards de dollars depuis le début de la crise sanitaire, dont des bouées de sauvetage financières à 16 pays, pour environ 90 milliards de dollars depuis le début de la guerre.
Nous restons vigilants concernant le ralentissement brutal du crédit à la suite du resserrement des taux d’intérêt

Qu’en est-il en Ukraine ?
Nous avons fourni 2,7 milliards de dollars en financement d’urgence et ouvert un compte administré par lequel nous avons mobilisé 2,2 milliards de dollars. Le plus important est la création d’un cadre macroéconomique permettant aux donateurs de soutenir l’Ukraine, en vérifiant l’utilisation des aides. La communauté internationale a engagé un montant record de 35 milliards de dollars pour soutenir l’Ukraine cette année.

Pensez-vous qu’une crise financière pourrait s’ajouter à la crise économique ?

La crise de 2008 a permis de renforcer la régulation du secteur bancaire. Il est aujourd’hui solide aux États-Unis, ainsi que dans les économies avancées. Les inquiétudes se situeraient du côté des institutions financières non bancaires. Nous restons vigilants concernant le ralentissement brutal du crédit à la suite du resserrement des taux d’intérêt. Et nous surveillons de près la dette. Celle des marchés émergents et des économies en développement en particulier.

L’inflation sanctionne la fin d’un modèle économique

L’inflation sanctionne la fin d’un modèle économique

 

L’économiste Anne-Laure Delatte considère, dans une tribune au « Monde », que la remontée des taux ne doit pas grever la capacité d’investissement indispensable au changement de modèle économique, dont l’épuisement est la cause de l’inflation.

 

Nous sommes déjà dans le monde d’après. La très forte croissance des prix au cours de l’année est la manifestation d’un régime économique épuisé. L’action publique est revenue en force, mais les recettes du monde d’avant ne seront pas efficaces. Des mesures alternatives sont donc nécessaires pour que nous puissions avancer. L’enjeu économique contemporain est de protéger les femmes et les hommes des conséquences du changement climatique, tout en opérant une bifurcation des modes de consommation et de production. C’est ainsi que toute mesure politique de lutte contre l’inflation devrait être pensée.

L’inflation est le reflet des raretés accumulées depuis 2020 : rareté de biens traditionnellement importés d’Asie, rareté des cargos pour acheminer cette marchandise, rareté de certaines matières premières, rareté de l’énergie – accentuée depuis six mois par le conflit avec la Russie. On a mis du temps à comprendre que ces raretés étaient la nouvelle norme.

Au départ, les prix ont baissé à cause du confinement de nos économies : ils reflétaient le ralentissement soudain de toute l’activité. Puis, ils ont fini par augmenter, mais on a jugé la hausse transitoire, pensant que les raretés allaient se résorber. La politique monétaire n’a pas changé.

En 2022, toutefois, les banques centrales américaines et européennes ont changé de position : l’inflation ne reviendra pas à 2 % sans une intervention publique. En juillet, la Banque centrale européenne (BCE) a arrêté d’acheter des titres sur le marché pour la première fois depuis sept ans, et a augmenté ses taux pour la première fois depuis onze ans. Cela a entraîné une augmentation des taux de marché dont peuvent témoigner celles et ceux qui envisageaient un achat immobilier.

Mais ce changement d’orientation monétaire s’est ressenti sur un autre marché absolument crucial dans le contexte actuel : celui des dettes publiques. Le risque italien, par exemple, a atteint cet été le même niveau inquiétant qu’en mars 2020, au tout début de la pandémie. Pourquoi un tel effet ? Depuis 2015, et particulièrement depuis la pandémie, la BCE protégeait la capacité des gouvernements à s’endetter. Elle maintenait ce marché sous cloche en se portant acquéreur de dette publique. Concrètement, elle rachetait les obligations des Etats membres aux banques privées, ce qui a permis aux gouvernements de la zone euro de s’endetter à des taux historiquement bas. La suspension de ces achats et la hausse des taux, survenues en juillet, sont donc venues signaler au marché un changement d’époque. Pour résumer, quand l’inflation est devenue une menace crédible, la BCE a agi, mais cela a détérioré les conditions d’emprunt de plusieurs dettes souveraines de la zone euro, et s’endetter est devenu plus cher pour tous les Etats membres.

Cryptomonnaies: Coinbase perd plus d’un milliard un trimestre !

Cryptomonnaies: Coinbase perd  plus d’un milliard un trimestre !

Nouvelle déconvenue avec les crytommonnaies et la principale bourse américaine spécialisée « Coinbase « qui accuse une perte de plus de 1 milliard sur un trimestre.

 La principale Bourse américaine de cryptos a réalisé une perte record de 1,1 milliard de dollars au deuxième trimestre. Il y a un an, elle affichait un bénéfice de 1,6 milliard. Le spectaculaire dégonflement de la bulle des actifs financiers 2.0 a fait chuter les valorisations et les volumes d’échanges.

Les revenus de la plateforme ont plongé de 61 % au dernier trimestre, à 808 millions de dollars, décevant les aQui accuse une perte de plus d’un milliard sur un trimestre.nalystes de marché qui tablaient sur une activité plus importante. Coinbase a également passé un montant record de dépréciations (446 millions de dollars) sur ses investissements dans le secteur des cryptos.

Le nombre d’utilisateurs a continué à se replier , à 9 millions par mois en moyenne au deuxième trimestre. En perte de vitesse par rapport à ses concurrentes, la société ne prévoit pas de retour à meilleure fortune dans l’immédiat. Elle estime que pour l’année complète, le nombre moyen d’utilisateurs mensuel devrait rester compris entre 7 et 9 millions.

Cryptos: Coinbase perd plus d’un milliard un trimestre !

Cryptos: Coinbase perd  plus d’un milliard un trimestre !

Nouvelle déconvenue avec les crytommonnaies et la principale bourse américaine spécialisée « Coinbase « qui accuse une perte de plus de 1 milliard sur un trimestre.

 La principale Bourse américaine de cryptos a réalisé une perte record de 1,1 milliard de dollars au deuxième trimestre. Il y a un an, elle affichait un bénéfice de 1,6 milliard. Le spectaculaire dégonflement de la bulle des actifs financiers 2.0 a fait chuter les valorisations et les volumes d’échanges.

Les revenus de la plateforme ont plongé de 61 % au dernier trimestre, à 808 millions de dollars, décevant les aQui accuse une perte de plus d’un milliard sur un trimestre.nalystes de marché qui tablaient sur une activité plus importante. Coinbase a également passé un montant record de dépréciations (446 millions de dollars) sur ses investissements dans le secteur des cryptos.

Le nombre d’utilisateurs a continué à se replier , à 9 millions par mois en moyenne au deuxième trimestre. En perte de vitesse par rapport à ses concurrentes, la société ne prévoit pas de retour à meilleure fortune dans l’immédiat. Elle estime que pour l’année complète, le nombre moyen d’utilisateurs mensuel devrait rester compris entre 7 et 9 millions.

Santé : L’enjeu d’un espace européen des données médicales

Santé : L’enjeu d’un espace européen des données médicales

 

La Commission européenne met en œuvre l’espace européen des données de santé (EDHS), qui doit permettre la formation d’un marché européen unique des thérapies numériques compétitif face à la concurrence américaine, expliquent, dans une tribune au « Monde », des entrepreneurs, médecins, patients engagés dans l’innovation en santé numérique.

 

La Commission européenne a choisi, le 20 juillet, de confier au Health Data Hub, un consortium de seize partenaires issus de dix pays différents, la construction, dès septembre, d’une première version du futur « espace européen des données de santé » (European Health Data Space, EDHS en anglais).

Début mai, elle présentait sa proposition de règlement relatif à l’espace européen des données de santé, qui sera prochainement soumis au Conseil de l’Union européenne puis au Parlement européen. Le choix de l’opérateur, désormais entériné, rapproche donc un peu plus l’EDHS de la réalité, sans toutefois lever toutes les « réserves ». Celles-ci portent notamment sur le choix de Microsoft Azure, un acteur américain, comme hébergeur de ces données de santé, et sur l’assurance que ces données ne pourront pas franchir l’Atlantique.

A cette question, comme à d’autres qui ne manqueront pas de se poser, il faudra apporter des réponses fortes et transparentes. Celles-ci garantiront une confiance sans laquelle l’investissement à long terme serait compromis. Or, l’enjeu est de taille. La vocation de l’EDHS est de « placer les citoyens au centre, en leur donnant le pouvoir de contrôler leurs données afin de bénéficier de meilleurs soins de santé », selon les mots de Stella Kyriakides, commissaire européenne à la santé et à la sécurité alimentaire.

L’EDHS ouvre la voie à une vague d’innovations au profit des patients et doit aussi permettre la formation d’un marché européen unique des thérapies numériques, doté de règles communes, qui, à son tour, favorisera l’émergence d’un tissu de technologies de la santé européen compétitif face à la concurrence américaine.

Au cœur de cette révolution – et c’est ce qui rend la question de la protection des données si sensible – se trouvent les « données patients ». Valorisées par l’intelligence artificielle (IA) et le big data, celles-ci sont une mine d’or pour l’identification de marqueurs biologiques et l’interprétation des données.

Ces marqueurs sont eux-mêmes à la base de nouveaux outils de diagnostic (imagerie médicale, biologie) et de prévention (interprétation des symptômes, analyse des interactions médicamenteuses) qui se déploient à grande vitesse dans les hôpitaux et les cabinets médicaux.

Dans le diabète et en cancérologie, des dispositifs « point of care » [« au plus près des patients »], installés sur les smartphones et rendus intelligents grâce au machine learning, accompagnent les patients dans le suivi de leur pathologie et de leur thérapie, tout en gardant les professionnels de santé « dans la boucle ».

La tentation d’un régime totalitaire pour remplacer une démocratie défaillante ?

La tentation d’un  régime totalitaire pour remplacer une démocratie défaillante ?

 

Plusieurs enquêtes d’opinion révèlent la tentation d’un exécutif fort auprès d’une large partie de la population, mais celle-ci est contrebalancée par une demande d’empathie en apparence contradictoire, observe le politiste Bruno Cautrès dans une tribune au « Monde ».

 

Depuis le soir du second tour des élections législatives, une série de questions ne quitte plus nos débats politiques : le pays est-il « gouvernable » comme cela ? La France ne devrait-elle pas apprendre les vertus des coalitions gouvernementales ? Le modèle politique français est-il compatible avec la recherche de compromis autour de « majorités de projets » ?

Beaucoup soulignent la contradiction entre des institutions politiques qui consacrent le rôle présidentiel et la recherche de ces solutions de compromis. On évoque souvent la tradition française d’un pouvoir exécutif fort devant avoir les mains libres pour gouverner et le peu de goût de notre culture politique pour l’art des compromis.

Les données de plusieurs études académiques semblent, au premier abord, bien attester de cette « particularité » française : selon la série d’enquêtes sur les valeurs des Européens, on constate en France un désir d’autorité pour tout ce qui touche à la sphère publique, une valorisation de l’autorité publique (qui s’accompagne néanmoins d’une forte demande d’autonomie et d’aspiration à la liberté dans le domaine de la vie privée).

Cette valorisation de l’autorité dans le domaine politique s’accompagne d’une forte insatisfaction sur le fonctionnement démocratique du pays : début 2021, le baromètre de la confiance politique du Cevipof montrait que seules 42 % des personnes interrogées considèrent que la démocratie fonctionne bien en France, un pourcentage très nettement inférieur à ce que l’on observe au Royaume-Uni (61 %) et en Allemagne (67 %) dans la même enquête.

Cette insatisfaction démocratique se conjugue avec un profond sentiment de défiance politique : début 2022, 77 % des personnes interrogées dans cette enquête annuelle du Cevipof pensent que les responsables politiques ne se préoccupent pas de ce que pensent les gens comme eux, 75 % que les responsables politiques sont déconnectés de la réalité et ne servent que leurs propres intérêts, 79 % que les hommes politiques parlent trop et n’agissent pas assez.

Dans un contexte de crises à répétition, cette défiance nourrit la demande inquiétante d’alternatives à la démocratie : confier le gouvernement à des experts ou à un leader fort « qui n’a pas à se préoccuper des élections ou du Parlement » séduit respectivement près de la moitié et le tiers des personnes interrogées par l’enquête du Cevipof au début 2022. Sur fond de gestion de la crise sanitaire liée au Covid-19, la demande d’efficacité semble même pousser 27 % d’entre elles à déclarer qu’un bon système de gouvernement pour la France pourrait être « l’armée dirigeant le pays » et 47 % « qu’en démocratie rien n’avance, il vaudrait mieux moins de démocratie mais plus d’efficacité » !

Crise alimentaire , la faute d’un système industrialisé et de la spéculation

 Crise alimentaire , la faute  d’un système industrialisé et de la spéculation

 

Le chercheur en agronomie Nicolas Bricas estime, dans une tribune au « Monde » ,que le G7 peut contribuer à éviter des famines, en obtenant plus de transparence sur les stocks alimentaires et en réprimant la spéculation excessive sur les marchés à terme.

 

La fulgurante ascension des prix du blé et du maïs depuis un an sur les marchés internationaux provoque une nouvelle crise alimentaire. Les premières victimes : les ménages pauvres des pays où ces céréales sont la base de leur alimentation et qui les importent massivement du marché international. Ils sont déjà fragilisés par les conséquences de la crise du Covid-19 et par la hausse des prix de l’énergie.

La hausse des prix en 2008 et 2011 avait déjà révélé la fragilité des systèmes alimentaires. Mais ces sonnettes d’alarme n’ont pas déclenché la prise de mesures pour éviter de nouvelles crises. Le G7, qui se réunissait du 26 au 28 juin, prendra-t-il cette fois ses responsabilités ? Car, comme l’a montré un récent rapport d’IPES-Food, l’origine de cette crise n’est pas la guerre en Ukraine, mais bien la fragilité d’un système alimentaire industrialisé lancé et promu par les entreprises et les pays du G7.

Depuis des décennies, les politiques agricoles avaient pour objectif de nourrir la population au moindre coût, à l’aide de monocultures et d’élevages à échelle industrielle. Le blé, le maïs et le riz ont été particulièrement choisis pour assurer cette production, et ils fournissent aujourd’hui plus de 40 % des calories consommées dans le monde. Les semences sont sélectionnées pour bien répondre aux engrais chimiques, fortement dépendants du gaz et des ressources minières en phosphate. Les cultures et leurs systèmes d’irrigation sont ultra-mécanisés, et donc très dépendants du pétrole. Une poignée de puissantes entreprises ont aujourd’hui la main sur ce paquet technique. La performance productive a encouragé quelques pays dotés d’« avantages comparatifs » à se spécialiser dans ces productions pour le marché international – notamment l’Ukraine et la Russie. La production agricole mondiale a augmenté plus vite que la population et, depuis la fin du XXsiècle, la planète produit nettement plus que ses besoins caloriques.

Et pourtant, depuis cinq ans, la courbe montrant la lente réduction du nombre de personnes en insécurité alimentaire dans le monde, que l’on observait depuis les années 1960, s’est inversée. Et ce sont les ruraux et les agriculteurs en particulier qui restent les premières victimes de la faim.

Ce constat est connu, rabâché depuis des années dans toutes les institutions politiques. L’enjeu n’est pas tant de produire encore et toujours plus, mais bien de réduire les inégalités. Pourtant, certains acteurs et certains pays qui ont tiré leur richesse et leur puissance de ce modèle agricole et alimentaire proposent d’accélérer encore cette fuite en avant. Au prétexte que les prix montent, il faudrait produire plus, cela semble de bon sens. Sauf que l’on peut faire baisser les prix autrement, que l’on peut rendre les pays vulnérables plus résilients, et que l’on peut construire de nouveaux modèles agricoles et alimentaires moins fragiles. Et la crise peut être l’occasion de changer de trajectoire.

Post Législatives : les clés d’un nouveau débat

Post Législatives : les clés d’un nouveau débat 

 

Sans majorité à l’Assemblée, une nouvelle façon de gouverner va voir le jour : ni jupitérienne, ni cohabitation, mais citoyenne expose le cercle de réflexion l’Odissée*

 

Une réflexion très intéressante mais qui suppose un changement de culture tout autant qu’ une nette amélioration des connaissances des bouleversements systémiques affectant aussi bien l’économie, la technologie, l’environnement que la société. NDLR

Après les élections présidentielles et législatives 2022, la France n’est pas gouvernable en l’état. Non parce qu’il n’y a plus de parti ni coalition majoritaire, mais surtout parce qu’il n’y a ni pratique ni même de culture de débat. Les résultats électoraux sont le produit du déclassement de la France, des non-dits politiques et sociaux, du rejet des sortants, du hasard des incidents électoraux, des interactions difficiles à la vitesse des médias sociaux et de l’abstention.

 

  • Le déclassement - Francophonie, influence dans le monde, PIB par habitant, chômage, système de santé, Éducation Nationale, dette publique… : le pays est en décrochage depuis des décennies. Au décalage entre l’imaginaire des Français et leur vécu correspond la difficulté de leurs élus à aligner leurs actes sur leurs discours. Certes, les attentes sont telles que qu’il est bien ardu d’y répondre. Ceux qui maîtrisent le verbe, voire la pensée, savent manœuvrer pour obtenir la victoire électorale. Mais la victoire économique et sociale à long terme sur la scène internationale nécessite un tout autre genre de profil et de compétences. Les échecs prévisibles et visibles sur les sujets stratégiques produisent chaque fois un peu plus d’insatisfaction. Et les mécontents sortent à nouveau les sortants.
  • Les non-dits - La logique du front républicain, qui a présidé à plusieurs séquences électorales depuis quarante ans, a remplacé la formulation de diagnostics partagés sur les grands enjeux. Le système public centralisé a réussi à tenir non par son efficacité, mais par sa faculté d’exclusion de certains acteurs et, avec eux, d’informations, analyses et idées dont ils sont porteurs. Mais les faits sont têtus et rattrapent les acteurs : les effets réduits de solutions imparfaites à des problèmes mal posés finissent par se voir. Les citoyens découvrent que l’État et ses représentants sont démunis et leurs masques s’estompent.
  • Le rejet - Rejeter les uns n’est pas adhérer aux autres. Le grand-écart des reports de voix entre les extrêmes entre les deux tours révèle que les électeurs sont loin de tous approuver les idées du candidat de leur second choix. Si le parti majoritaire en 2017 a fait l’objet d’un rejet en 2022, les votes recueillis par ses concurrents ne révèlent pas un accord avec leurs propositions. Dans nombre de territoires, les vainqueurs bénéficient plutôt du licenciement de leurs prédécesseurs et prennent tout simplement sa place devenue vacante.
  • Le hasard - Dans quantité de circonscriptions, le résultat s’est joué à peu de voix. Les derniers événements médiatisés auraient pu être tout autres. Ils auraient alors fait pencher la balance autrement… Et une majorité aurait pu surgir d’un coin ou d’un autre de l’échiquier politique. De plus, l’équation individuelle d’une personnalité dans son terroir joue en sa faveur ou sa défaveur, quelle que soit son orientation politique, parfois elle-même en désaccord partiel avec son parti. Le vent aléatoire qui pousse ici ou là peut changer de cap au moindre incident de dernière minute lors de la prochaine élection.
  • La déconnexion - Les internautes ont pris l’habitude de s’exprimer aisément avec l’outil qu’ils ont dans leur poche : ils ne se contentent plus d’une voix… ils prennent la parole et aspirent désormais à être entendus ! Si l’interaction facile et immédiate devient une norme, elle ne produit cependant pas encore de raisonnement collectif. Convertir des empilements de monologues en dialogue fécond est un défi pour tout décideur. Comme les autres, partis et candidats sont encore loin de répondre à cette exigence.
  • L’abstention - Avec près de 54% d’abstention (environ 57% au sein du corps électoral, non-inscrits inclus), le premier choix du corps électoral est donc : un non-choix ! Quel qu’il soit, l’élu n’obtient que le second score. Une alliance entre tous les candidats n’obtiendrait pas un score supérieur à l’abstention. Aussi, aucune alliance de second plan ne sera assez représentative pour asseoir une légitimité réelle et durable aux yeux de nombreux citoyens.

Nouvelle situation, nouvelle méthode

L’élection ne relève donc que rarement d’un ancrage intellectuel compris et assumé à la fois par l’élu et par ses électeurs. Si la légitimité légale est indéniable, il n’en va donc pas de même pour la légitimité éthique : si le choix des électeurs n’est pas affirmé, le mandat qu’ils confient n’est pas clair non plus. Aussi, un élu se doit de concilier son programme électoral avec la variété des nuances de la diversité des citoyens. Cette ré-conciliation des divergences ne peut s’opérer qu’à travers le débat producteurs d’évolutions perceptibles.

Certes, l’émiettement de l’Assemblée Nationale constitue une occasion d’établir une meilleure qualité de délibération intergroupe. Et donc au sein des groupes et des partis qui devront s’y préparer. Cela pourrait même constituer une bouée de sauvetage pour la Ve République, pour un temps au moins.

Mais le débat entre leurs représentants ne pourrait suffire pour provoquer le réveil de nos concitoyens, pour les extirper de leur rancœur issue de discours infantilisants et des petites phrases simplistes dont ils sont abreuvés depuis des générations. Les parlementaires doivent donc parlementer entre eux, mais aussi parlementer avec les citoyens, et même jouer de médiateur entre citoyens opposés, voire hostiles. Surtout que les contraintes désagréables vont s’enchainer du fait de l’entrée dans la transition globale de la planète (climat, énergie, pollutions, biodiversité, matières premières…). Cela au moment même où l’État n’a bientôt plus de moyens, d’autant que l’inflation qui arrive va augmenter la charge du remboursement de sa dette, alors qu’il reste cependant attendu partout et par tous.

Comment faire passer nos concitoyens de l’état de vassaux qui attendent la protection de l’état-providence centralisé et lointain à celui d’inventeurs proactifs d’une nouvelle société ?  Pour accélérer la qualité du discernement et la créativité collective, puis le repérage et la mise en œuvre des meilleures solutions, encore faut-il activer la responsabilité intellectuelle de chacun vis-à-vis de tout et de tous.

Actionner sans délai toutes les intelligences suppose un réveil citoyen. Or, pour que le citoyen se lève, il faut lui donner une raison, lui démontrer l’importance de ses contributions, lui donner le signal de son utilité dans la société.

Cela passe par l’appel à participer à des débats non partisans. Mais attention, il s’agit de débattre, débattre véritablement : il faut casser les miroirs aux alouettes et les outils de marketing politique. Car, faire croire aux électeurs qu’ils seront entendus alors que l’on a que faire de leurs propos ferait encore le lit de la violence.

L’attractivité du processus dépend de sa faculté à organiser la production de consensus forts car fertiles, innovants et visibles. Pour cela, la méthode de réflexion collective doit garantir la consolidation interactive du raisonnement collectif par l’intégration de la diversité des apports de tous :

  • Informations, analyses, expériences et propositions,
  • Paramètres politiques, économiques et sociaux,
  • Dimensions locales, nationales et internationales,
  • Enjeux personnels, professionnels et sociétaux,
  • Intérêts particuliers, intérêts collectifs et intérêt général,
  • Idéaux, contingences et comportements actuels,
  • Orientations à long terme et objectifs opérationnels à court terme,

Les sujets, y compris les plus stratégiques, doivent être abordés les uns après les autres, selon un calendrier préétabli en accord avec les participants. Tous doivent être retravaillés à fréquence suffisamment élevée pour optimiser leurs interconnections entre eux ainsi que leur ré-adéquation systématique au monde qui bouge.

Dans tous les territoires et à tous les niveaux, les décideurs politiques, économiques et sociaux vont devoir assumer un nouveau rôle d’organisateur de débats responsables et efficaces. Dans tous les partis, syndicats et entreprises, l’enjeu consiste à réinventer le lien dirigeant-dirigé. Il s’agit de placer chacun en situation de contribuer à la réécriture de leurs propres projets. De la faire avec toutes les parties concernées. Et de les inscrire dans un nouveau projet de société forgé peu à peu ensemble. Il revient à chaque décideur de décider de rompre avec la verticalité, d’adapter à la France l’exemple des pays du Nord de l’Europe qui fonctionnent mieux qu’elle.

Alors seulement la France et les Français procéderont à une relecture de leur présent et de leur passé, ainsi qu’à l’articulation d’une vision partagée et enthousiasmante de leur avenir. Chacun pourra s’engager dans l’accomplissement du destin commun défini ensemble et abonder avec ses moyens, ses talents et ses énergies. Sans cet accouchement collectif, quels qu’ils soient, élus et citoyens ne seront pas en mesure de prendre en mains le destin français.

Sans cela, l’inertie sociale fera ressurgir la colère et la violence, encore amplifiées. Ce serait alors la dissolution, une nouvelle roulette électorale sans plus d’assise socio-politique qu’aujourd’hui et, quel que soit le vainqueur, la poursuite de l’affaissement !

________

NOTES

(*) Afin d’éviter les écueils des faux dialogues générateurs de suspicion, de rupture et de conflits, La Tribune ouvre ses colonnes à l’Odissée. Pilotée par son directeur et expert de la dialectique, Jean-François Chantaraud, la chronique hebdomadaire « Ne nous fâchons pas ! » livrera les concepts, les clés opérationnelles de la méthode en s’appuyant sur des cas pratiques et sur l’actualité.

L’Odissée, l’Organisation du Dialogue et de l’Intelligence Sociale dans la Société Et l’Entreprise, est un organisme bicéphale composé d’un centre de conseil et recherche (l’Odis) et d’une ONG reconnue d’Intérêt général (les Amis de l’Odissée) dont l’objet consiste à « Faire progresser la démocratie dans tous les domaines et partout dans le monde ».

Depuis 1990, l’Odissée conduit l’étude interactive permanente Comprendre et développer la Personne, l’Entreprise, la Société. Dès 1992, elle a diffusé un million de Cahiers de doléances, ce qui l’a conduit à organiser des groupes de travail regroupant des acteurs des sphères associative, sociale, politique, économique qui ont animé des centaines d’auditions, tables rondes, forums, tours de France citoyens, démarches de dialogue territorial et à l’intérieur des entreprises.

L’Odissée (*)

 

Affaire Alstom-GE-EDF: Réémergence d’un dossier sulfureux

Affaire Alstom-GE-EDF: Réémergence d’un dossier sulfureux 

 

 

Compte tenu des risques qui pèsent sur le carnet de commandes de turbines Arabelle, constitué aux deux tiers de commandes du géant russe Rosatom, EDF veut réviser la valorisation de cette acquisition. À la suite de l’invasion russe en Ukraine, la Finlande a rompu son contrat avec Rosatom pour la livraison d’une nouvelle centrale nucléaire.

L’ affaire des achats ventes et revente des ex turbine Alstom risque de revenir à la surface de l’actualité. On se souvient que Macron avait en quelque sorte imposé avec les Américains la vente des turbines d’Alstom à General Electric  dans des conditions plus que troubles. Conditions sans doute également liées au financement de la campagne de Macron ( affaire enterrée par la justice).

Aujourd’hui c’est EDF qui s’interroge. EDF qui déjà est dans une situation financière particulièrement délicate et qui a du obéir à la demande de Macron  de racheter les fameuses turbines vendues précédemment par Alstom à GE.

Et l ‘offensive russe en Ukraine relance l’affaire des ex-turbines Alstom. Près de quatre mois après s’être félicité à Belfort du retour sous le pavillon français des célèbres turbines Arabelle, cédées il y a sept ans de façon très controversée à General Electric, EDF est sur le point  de rouvrir la boîte de Pandore. En cause : le prix jugé aujourd’hui surévalué face aux risques de désistement de grands clients qui ont signé la construction de centrales avec le principal client de ces turbines, le géant du nucléaire russe Rosatom.

La Finlande a donné le signal. Le 2 mai, le consortium à majorité finlandaise, Fennovoima, a annoncé annuler son contrat avec le russe Rosatom pour construire le réacteur Hanhikivi-1, dans le nord du pays. Il invoque des risques « aggravants provoqués par la guerre en Ukraine », en plus des retards significatifs et de l’incapacité de Rosatom à délivrer la centrale.

 

Vente de la branche énergie à General Electric (Wikipedia )

Le 23 avril 2014, alors que Patrick Kron et Jeffrey Immelt, PDG de General Electric, discutent confidentiellement aux États-Unis les derniers détails de la vente de la branche énergie du groupe, l’agence Bloomberg publie une dépêche révélant les négociations entre les deux PDG.

Le rachat partiel d’Alstom par General Electric, est proposé pour un montant de 13 milliards de dollars.

Le 27 avril, une offre alternative est faite par Siemens, par laquelle ce dernier exprime son souhait d’acquérir les activités énergétiques d’Alstom, contre une partie des activités ferroviaires de Siemens.

Patrick Kron doit accepter l’offre de rachat de la branche énergie d’Alstom par le groupe américain General Electric (GE) face aux pressions du gouvernement américain (cf. infra) et à l’emprisonnement abusif d’employés stratégiques d’Alstom comme Frédéric Pierucci . La branche restante d’Alstom, c’est-à-dire les activités de transport qui ne représentent alors qu’un tiers du chiffre d’affaires du groupe, serait chargée du paiement de l’amende liée à un procès de corruption intenté aux États-Unis sur une base d’extraterritorialité des lois anticorruption .

Le 30 avril, le conseil d’administration d’Alstom accepte l’offre de 12,35 milliards d’euros de General Electric, pour ses activités énergétiques. Les actionnaires approuvent cette offre à 99,2 %. General Electric confirme son offre de 16,9 milliards de dollars.

Le 5 mai 2014, General Electric annonce son souhait d’acquérir 25 % de la filiale énergétique indienne d’Alstom pour environ 389 millions de dollars, si son offre globale réussit.

Le même jour, le gouvernement français s’oppose à l’offre de General Electric, s’inquiétant des activités turbine de la filière nucléaire française civile et militaire, des emplois et du futur de ses activités ferroviaires, invitant General Electric à regrouper ses activités ferroviaires avec celles d’Alstom.

L’état tente de renforcer son poids dans la négociation. Le 16 mai, Il promulgue le décret no 2014-479 qui étend à de nouveaux secteurs de l’énergie, de l’eau, des transports, des télécommunications et de la santé publique les pouvoirs du décret no 2005-1739, qui portent sur la possibilité donnée au gouvernement de mettre un veto sur des investissements étrangers qui portent atteintes aux intérêts stratégiques.

Le 16 juin, Siemens et Mitsubishi Heavy Industries émettent une nouvelle offre commune alternative à celle de General Electric. Siemens souhaite acquérir les activités d’Alstom dans les turbines à gaz pour 3,9 milliards de dollars et Mitsubishi Heavy Industries formerait des co-entreprises avec Alstom sur ses activités du nucléaire, de la distribution électrique et de l’hydroélectricité, pour 3,1 milliards de dollars5.

Le 19 juin 2014, General Electric annonce une variation de son offre initiale, sur la même valeur, mais avec davantage d’échanges d’actifs par la création d’une co-entreprise sur les activités électriques renouvelables, sur les réseaux de distributions d’énergies, sur les activités de turbines à vapeur et sur les activités nucléaires. General Electric s’engage également à vendre son activité dans la signalisation ferroviaire à Alstom5

Le 20 juin 2014, Siemens et Mitsubishi Heavy Industries modifient leur offre regroupant les co-entreprises proposées en une seule entre Alstom et Mitsubishi et augmentent la partie de l’offre en liquide de Siemens de 400 millions d’euros à 4,3 milliards d’euros.

Le même jour, le gouvernement français annonce soutenir dorénavant l’alliance entre Alstom et General Electricet vouloir prendre 20 % des actions d’Alstom (rachetés à Bouygues). Mais les tractations entre Bouygues et l’État semblent difficiles, les parties prenantes du dossier ne s’entendant pas sur le prix.

Le 4 novembre 2014, le ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron (successeur d’Arnaud Montebourg), autorise l’investissement de General Electric dans Alstom.

 

L’urgence d’un système de paiement international fiable

L’urgence  d’un système de paiement international  fiable 

 

L’économiste David Bounie appelle, dans une tribune au « Monde », à lutter contre la « fragmentation » du système monétaire international, miné par les conflits géopolitiques et les cryptomonnaies.

 

L’appel de Kristalina Georgieva, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), à moderniser le système de paiement transfrontalier en utilisant les plates-formes numériques, lors d’une conférence à Zurich le 10 mai, manifeste un début de prise de conscience des autorités financières.

Notre système monétaire, hérité de Bretton Woods, du nom de la conférence internationale qui, en 1944, a organisé le système monétaire mondial autour du dollar américain, est à bout de souffle. Et plus encore alors qu’il représente aujourd’hui un risque d’appauvrissement et de déstabilisation majeur pour nos économies.

La fragmentation de l’économie mondiale est en effet en marche, et elle est attisée par celle de nos systèmes de paiement. La numérisation des paiements et de la monnaie encourage en effet les initiatives publiques et privées, mais aussi l’utilisation de la monnaie, redoutable arme de guerre économique, dans les rapports de force internationaux.

La cryptomonnaie est un leurre

La guerre en Ukraine accélère ce processus de balkanisation monétaire. En interdisant l’accès de certaines banques russes au système international d’échanges financiers Swift, les Etats-Unis et leurs alliés ont contribué à cette prise en otage des systèmes de paiement à des fins politiques, alors que ceux-ci devraient tout au contraire être un bien collectif, non un outil d’exclusion.

Cette mainmise de la diplomatie encourage la construction de systèmes de paiement parallèles ou l’adoption de systèmes fermés et risqués, qui ont pour objectif de s’émanciper des sanctions politiques et du dollar américain. Après le Salvador et la République centrafricaine qui ont lancé le mouvement, de plus en plus nombreux sont les pays qui, coupés des systèmes de paiement traditionnels, pourraient recourir de plus en plus à des cryptomonnaies, même si l’instabilité de ces actifs est aujourd’hui avérée.

Ces pays d’Afrique et d’Amérique centrale notamment, qui ne disposent pas de systèmes de paiement efficients, se sont convertis aux cryptoactifs dans l’espoir qu’ils allaient faciliter leurs échanges, en particulier internationaux. Cette « démocratisation » brandie en étendard par ces Etats est un leurre, étant donné les risques de volatilité et de déstabilisation des économies que l’on observe aujourd’hui.

Les cryptomonnaies trouvent déjà leurs limites, alors que les économies les plus avancées du monde s’interrogent aujourd’hui sur la régulation de ces innovations monétaires et la meilleure façon d’organiser leur expansion. Les ministres des finances et les représentants des banques centrales du G7 ont une nouvelle fois appelé le 19 mai, à l’occasion de leur réunion en Allemagne, à la mise en place rapide d’une réglementation complète des cryptoactifs à la suite du krach de la cryptomonnaie UST.

Guerre Ukraine : les russes en recul mais la crainte d’un geste désespéré de Poutine

Guerre Ukraine : les russes en recul mais la crainte d’un geste désespéré de Poutine

 

 

Poutine accumule les échecs. D’abord il n’a pas réussi son pari de s’emparer en quelques jours de la totalité de l’Ukraine. Pire aujourd’hui les forces russes ont plutôt tendance à reculer sous la pression ukrainienne. Le risque évidemment c’est un geste désespéré de Poutine pour sauver sa place et son régime. Politiquement son opération constitue un échec retentissant puisque non seulement il n’a pas soumis la totalité de l’Ukraine mais qu’en plus il y a désormais un renforcement et une recomposition de l’OTAN avec les prochaines adhésions de la Finlande et de la Suède. Sans parler de la misère sociale qui s’installe en Russie où on commence à manquer de tout et avec une inflation de 20 à 30 %.. Or, depuis le début de la guerre, les forces militaires russesse réduisent comme une peau de chagrin. En quatre-vingt jours, elles sont d’abord passées de 600 km à un peu moins de 200 pour atteindre aujourd’hui à peine 30, autour de la ville de Sievierodonetsk.

On voit mal comment pourrait se terminer cette guerre dans le cadre d’un compromis. Politiquement, Poutine ne peut pas se permettre une défaite ; inversement les ukrainiens n’accepteront pas facilement de lâcher certaines provinces russophones de l’Est. On risque de s’installer dans une situation de longue guerre notamment près du Dombass avec aussi des manœuvres russes pour déstabiliser dans le monde certain pays en mal de démocratie notamment en Afrique voire au Moyen -orient.  Mais on ne peut non plus exclure le pire avec la menace nucléaire.

 

Guerre Ukraine : la crainte d’un geste désespéré de Poutine

Guerre Ukraine :  la crainte d’un geste désespéré de Poutine

 

 

Poutine accumule les échecs. D’abord il n’a pas réussi son pari de s’emparer en quelques jours de la totalité de l’Ukraine. Pire aujourd’hui les forces russes ont plutôt tendance à reculer sous la pression ukrainienne. Le risque évidemment c’est un geste désespéré de Poutine pour sauver sa place et son régime. Politiquement son opération constitue un échec retentissant puisque non seulement il n’a pas soumis la totalité de l’Ukraine mais qu’en plus il y a désormais un renforcement et une recomposition de l’OTAN avec les prochaines adhésions de la Finlande et de la Suède. Sans parler de la misère sociale qui s’installe en Russie où on commence à manquer de tout et avec une inflation de 20 à 30 %.. Or, depuis le début de la guerre, les forces militaires russes se réduisent comme une peau de chagrin. En quatre-vingt jours, elles sont d’abord passées de 600 km à un peu moins de 200 pour atteindre aujourd’hui à peine 30, autour de la ville de Sievierodonetsk.

On voit mal comment pourrait se terminer cette guerre dans le cadre d’un compromis. Politiquement, Poutine ne peut pas se permettre une défaite ; inversement les ukrainiens n’accepteront pas facilement de lâcher certaines provinces russophones de l’Est. On risque de s’installer dans une situation de longue guerre notamment près du Dombass avec aussi des manœuvres russes pour déstabiliser dans le monde certain pays en mal de démocratie notamment en Afrique voire au Moyen -orient.  Mais on ne peut non plus exclure le pire avec la menace nucléaire.

 

Retour d’un climat de guerre ?

 

 

Un monde se disloque et le nouveau tarde à naître. Comprendre ces crises multiples – économiques, sanitaires, climatiques – et le retour de la guerre implique de penser l’interrègne, expliquent Gilles Gressani et Mathéo Malik, le directeur et le rédacteur en chef de la revue « Le Grand Continent ».

 

L’actualité qui traverse nos écrans est faite d’images monstrueuses, étrangement familières. Il y a un mois : un chat sale rôde dans les rues du charnier à ciel ouvert de Boutcha, en Ukraine. Il y a deux mois : le patriarche de Moscou et de toutes les Russies engage une puissance nucléaire dans une guerre sainte – il n’y a pas de pardon pour ceux qui organisent des Gay Prides [le 6 mars, le patriarche Kirill a situé le conflit ukrainien au cœur d’une guerre civilisationnelle dont l’homosexualité serait un enjeu]. Il y a neuf mois : des corps agrippés à un avion qui décolle s’écrasent sur le tarmac de l’aéroport de Kaboul, en Afghanistan. Il y a deux ans : au pic de la pandémie, le président des Etats-Unis annonce que la Bourse vient d’atteindre son record historique. Cette semaine : il fait plus de 50 °C au Pakistan.

Ces nouvelles sont trop fréquentes pour être emblématiques, trop puissantes pour ne pas laisser de trace. Elles impriment chez nous une impression profonde : nous vivons dans une crise qui a des formes innombrables et qui semble inévitable. Nous agitons beaucoup de mots pour la décrire : la fin, le désordre, l’effondrement, le chaos parasitent notre vision. Le temps, on le sait – c’est même sûr – est sorti de ses gonds.

Ces impressions sont justifiées car nous traversons des « crises-mondes » : tout bascule à cause de l’économie, du terrorisme, de la pandémie, de la guerre – tout est en train de basculer dans l’urgence climatique. Chacune différente de l’autre, de rupture en rupture, ces transformations soudaines nous étourdissent. Sur les plateaux de télévision, dans les grands journaux, les économistes avaient été remplacés par des épidémiologistes. Aujourd’hui, l’invasion de l’Ukraine les remplace par des généraux. Comment avoir prise dans ce vertige ?

Depuis presque trois mois, la guerre a provoqué un nouveau séisme. Elle a ranimé des spectres, elle a brutalement redéployé des coordonnées qui nous avaient fait vivre dans l’illusion que nous étions en train de tourner la page et de trouver un équilibre postpandémique. Dans cette accélération de l’histoire, fait-on du surplace ou sommes-nous en train de tomber ?

 

Pour prendre du recul, une nouvelle méthode s’impose : nous faisons face aux symptômes d’un phénomène plus profond. Ces secousses impressionnantes, ces changements telluriques sont l’effet de la dislocation d’un monde. Nous vivons un moment de profonde transition car nous sommes collectivement, de manière désordonnée et conflictuelle, à la recherche d’un nouveau point d’équilibre. A toutes les échelles géographiques, de l’espace de la métropole unique à celui des grands continents, des forces politiques anciennes affrontent de nouvelles technologies et industries. Les Etats s’entrechoquent pour trouver leur place. Dans nos années 2020, nous vivons le retour d’un entre-deux-guerres. Marchons-nous vers le précipice d’une deuxième guerre froide ou d’une troisième guerre mondiale ?

 

CONTENUS SPONSORISÉS PAR

OUTBRAIN

PUBLICITÉVESPAFinancez votre Vespa à taux 0% sur 36 mois sans apport.

12345...12



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol