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Foot professionnel : l’écroulement d’un système de financement

Foot professionnel : l’écroulement d’un système de financement

 

Dans une tribune au « Monde », Léonidas Kalogeropoulos, président de Médiation & Arguments, et Bernard Chaussegros, président de l’Observatoire de la transformation audiovisuelle, alertent sur les conséquences désastreuses que fait peser le groupe sino-espagnol sur la chaîne de fabrication de l’image télévisuelle française.

Tribune. 

 

Alors que le monde du football retient son souffle face à Mediapro, qui refuse de verser l’échéance de 172 millions d’euros prévue par son contrat de 3,1 milliards d’euros pour exploiter les droits de la Ligue 1 pendant quatre ans, une cascade de conséquences désastreuses menace le secteur du ballon rond : faillites de clubs, arrêt temporaire du championnat, non-participation aux coupes d’Europe…

Côté diffuseurs – chaînes de télévision, opérateurs télécoms –, le secteur se prépare à gérer les résiliations de milliers d’abonnés, mettant en péril le football professionnel et amateur, ainsi que tout le paysage audiovisuel français.

En marge de ces victimes médiatiques du coup de poker joué par Mediapro en 2018 sur les droits du foot grâce aux « poches » supposées profondes de son actionnaire chinois – Orient Hontai Capital –, qui détient 54 % de son capital, c’est toute l’industrie technique audiovisuelle qui assiste silencieusement à l’écroulement de ses fondations à la suite de décisions prises par les anciens dirigeants de la Ligue de football professionnel (LFP), aujourd’hui démissionnaires.

La chaîne de fabrication de l’image télévisuelle française, constituée principalement de deux entreprises, AMP Visual TV et Euro Media France (EMF), s’est dotée en quelques décennies des équipements les plus modernes d’Europe pour capter et diffuser en très haute définition les événements les plus fédérateurs de la télévision, qu’il s’agisse des matchs de football, du Tour de France, du rugby, des événements officiels – défilé du 14-Juillet, remontée des Champs-Elysées des présidents élus –, sans compter les événements internationaux comme les Jeux olympiques, le Vendée Globe, les Coupes du monde…

Ces grands moments de télévision nationaux et internationaux sont produits grâce à des technologies de pointe qui nécessitent des investissements considérables et la constitution de ressources humaines hautement qualifiées – sept cents employés permanents et des milliers d’intermittents pour un million d’heures annuelles –, ce qui place notre industrie française de l’image à l’avant-garde mondiale de ce savoir-faire.

Tous ces investissements ont pu être réalisés parce que les entreprises françaises ont pu bénéficier d’une visibilité sur l’avenir de leur marché, très concurrentiel, mais structuré autour d’événements récurrents dits « premium », le principal d’entre eux étant de loin le championnat de la Ligue 1 de football, et ce depuis les années 1980. Le football professionnel, par les volumes financiers qu’il génère, est ainsi de facto le moteur de la constitution des atouts techniques et humains d’AMP Visual TV et d’EMF, devenus de fait les outils techniques mutualisés de la télévision française.

 

BCE : l’Allemagne ne veut pas d’un nouvel assouplissement

BCE : l’Allemagne ne veut pas d’un nouvel assouplissement

 

Se fondant sans doute sur la dynamique de sa croissance notamment dans le secteur manufacturier, l’Allemagne par la voix du gouverneur de la Bundesbank, la banque centrale nationale allemande,  conteste par avance toute initiative de la BCE visant à assouplir encore la politique monétaire. Il faut noter que l’Allemagne qui a bien maîtrisé sa situation militaire enregistrera une baisse de sa croissance de 4 à 5 % quand la France verra le PIB diminuer de 9 à 10 % en 2020.

D’après l’Allemagne, les prévisions mêmes de la banque centrale européenne pourraient être améliorées ; des prévisions qui espèrent une croissance de 3,2% et une inflation de 1,3% en 2022, en soulignant que celles-ci n’intégraient pas l’impact du plan de 750 milliards d’euros de l’Union européenne ou le plan de relance de 100 milliards présenté le mois dernier par la France.

En fait,  le gouverneur de la Bundesbank s’oppose un nouveau plan de rachat d’actifs qui découlerait de l’incitation à un endettement supplémentaire pour les pays les plus endettés. De la même manière,  l’Allemagne refuse que la banque centrale fixe des objectifs de rendement obligataire.

On pourrait faire observer à l’Allemagne que le fameux plan de 750 milliards comme d’ailleurs les plans nationaux sont encore loin d’être opérationnels. En outre, ils ont surtout des objectifs à moyen et long terme et ne sont pas forcément adaptés à la situation immédiate qui va se traduire par une vague de faillites et de suppressions de postes fins 2020 début 2021.

Comme d’habitude les Allemands craignent par-dessus tout une envolée d’inflation et sont donc opposés à un laxisme dans ce domaine.

Près d’un million de conducteurs sans assurance et 700 000 sans permis

Près d’un million de conducteurs sans assurance et 700 000 sans permis

 

Des chiffres forcément approximatifs concernant ceux qui circulent sans permis et sans assurance Ils seraient 800.000 à circuler en France sans assurance selon les chiffres de la délégation à la sécurité routière. Et selon le dernier baromètre du fonds de garantie des victimes, publié cette semaine, ces conducteurs non assurés ont causé l’an dernier 28.469 demandes de prises en charge de personnes de victimes, à la suite d’accidents. Pour les sans permis on évalue le chiffre à 700 000. Ce sont parfois les mêmes.

 

En croisant les données récoltées par les assureurs dans le cas d’accidents causés par ces conducteurs non assurés et les statistiques des forces de l’ordre losrqu’elles réalisent des contrôles (rouler sans assurance est interdit et passible de 750 euros d’amende), le fonds de garantie des victimes a dressé dans son baromètre le portrait de ces automobilistes. 80% sont des hommes et 60% ont ainsi moins de 35 ans. Un tiers de ces conducteurs sans assurance sont âgés de 26 à 33 ans.

Beaucoup de conducteurs non-assurés viennent de catégories modestes. 31,3% n’ont pas d’emploi, un peu moins de 24% sont ouvriers, selon les chiffres du baromètre.

Depuis le 4 juin 2019, un fichier a été mis en place pour croiser les données des assureurs avec les plaques d’immatriculation lors des contrôles, afin d’identifier plus rapidement les conducteurs non assurés.

LREM-Castaner mal élu à la tête d’un parti malade

LREM-Castaner mal élu à la tête d’un parti malade

 

Finalement Castaner a été élu de peu à la tête du parti. Un parti en pleine crise avec environ 40 députés qui ont déjà démissionné. La république en marche connaît une véritable crise d’identité tiraillée notamment entre ses tendances droitières et les courants de gauche. Sans parler des petites manœuvres personnelles. Par exemple de Rugy, écolo qui a soutenu Aurore Bergé. Un duel qui avait d’ailleurs une drôle d’allure entre le vieux routier Christophe Castaner, supposé de gauche et la transparente Aurore Bergé, elle de droite assumée mais surtout tellement inconsistante. Bref le combat des nuls dans un groupe parlementaire insignifiant sur le fond. Pas tellement étonnant puisque les députés ont pour la plupart été choisis au hasard via Internet. En outre, le responsable du groupe a surtout pour mission de museler les députés pour à tout prix éviter une éventuelle fronde. Avec 145 voix, il arrive devant la députée des Yvelines Aurore Bergé (120 voix). Au premier tour, seules 16 voix les séparaient et l’appel de François de Rugy (59 voix) à voter pour Aurore Bergé a rendu l’issue du scrutin incertain jusqu’au bout.

Unmute

2022–Bigard, la candidature d’un beauf !

2022–Bigard la candidature d’un beauf !

 

Il faut vraiment que la société soit particulièrement malade pour qu’émerge la candidature d’un humoriste aux présidentielles de 2022. On objectera que des personnages assez marginaux , humoristes ou pas,  sont apparus brusquement sur la scène politique ailleurs, en Italie notamment. L’exemple le plus significatif étant sans doute celui de Trump complètement inculte et irresponsable. Il faudrait ajouter tous les autres dictateurs à moitié fous qui dirigent  les pays;  en Chine bien sûr mais aussi en Russie, en Turquie, en Corée du Nord, au Venezuela, en Iran dans certains pays de l’est de l’Europe. Ces -dictateurs qui ont fleuri le plus souvent sur le pourrissement des systèmes traditionnels. En France après la candidature de Coluche c’est maintenant celle de Bigard dont on peut déjà discuter de la qualité de l’humour relativement vulgaire et qui s’adresse surtout aux beaufs. Il faut espérer que l’intéressé ne recueillera pas les signatures nécessaires car le système  politique français est déjà suffisamment discrédité et ce n’est pas la venue d’un saltimbanque grossier -et en plus peu drôle -qui sera de nature à le revaloriser.

On comprend évidemment cette montée anti système tellement la démocratie est appropriée et verrouillée par des professionnels qui ont transformé la politique en association corporatiste voire en business. La plupart sont incompétents et s’ils dirigeaient une épicerie il serait capable de la mettre en déficit au bout de six mois. Ils sont également un peu trop sensibles aux intérêts financiers, beaucoup ont un peu de difficulté à distinguer ce qui relève de l’intérêt général et de l’intérêt personnel. Bref une sorte de caste qui a professionnalisé la fonction. Est-ce une raison pour favoriser l’émergence de candidatures complètement fantaisistes qui au demeurant procèdent à  un mélange douteux entre promotion de leur activité professionnelle et perspectives politiques. On se souvient encore de la candidature du chanteur, aujourd’hui largement démodé, Francis Lalanne, représentant des gilets jaunes qui obtenu 0, 6 % des voix.

Il y a sans doute dans ce pays suffisamment de responsables  économiques et sociaux, d’intellectuels et même parfois de politiques efficaces et sincères pour que la France n’ait  pas à ce ridiculiser avec des candidatures à la magistrature suprême complètement anachroniques.  La « beaufitude » est déjà suffisamment partagée en France pour qu’elle ne bénéficie pas en plus d’une promotion politique

Les limites d’un commissariat au plan

 Les limites d’un commissariat au plan  

L’économiste Cédric Durand et le sociologue Razmig Keucheyan doutent, dans une tribune au « Monde », que la réapparition d’un Commissariat au Plan puisse aller au-delà du symbole, étant donné les orientations du pouvoir actuel.

Tribune.

 

La décision d’Emmanuel Macron de créer un Commissariat général au Plan et d’en confier la direction à François Bayrou est un spectaculaire revirement idéologique. Ce décret présidentiel acte l’échec des tentatives d’instaurer une régulation économique autonome dominée par la finance. Il révèle aussi la fascination mêlée de crainte des élites occidentales par rapport à l’efficacité économique du néodirigisme chinois.

Le retour du plan, c’est l’aveu que les marchés ne peuvent pas tout. Au terme de quatre décennies d’hégémonie financière, la promesse d’une coordination économique harmonieuse et efficiente a disparu. Nos sociétés, instruites par l’onde de choc du krach de 2008, connaissent le versant menaçant de la finance. Avec le Covid-19, elles ont appris que la confrontation des intérêts économiques sur les marchés n’est d’aucun secours lorsqu’il faut affronter l’urgence.

A l’inverse, des Bourses globalisées sont un surcroît de fragilité qui a contraint les autorités à ouvrir grand les vannes de la création monétaire, pour empêcher qu’un remake de la panique financière de l’automne 2008 se joue sur fond de pandémie.

A ces objections pratiques s’ajoute une raison plus fondamentale. Les marchés financiers prétendaient tenir lieu de quartier général de l’organisation économique, mais leur fonction cognitive n’a cessé de se dégrader. Les prix auxquels se réalisent les transactions devraient révéler les informations nécessaires à des décisions d’investissement optimales.

Or, depuis plusieurs années, l’intervention des banques centrales et des aides d’Etat aux grandes firmes déconnectent les prix des actifs de contraintes et des opportunités entrepreneuriales réelles. Soutenues à bout de bras, les valeurs financières ont perdu tout lien organique avec une véritable intelligence des capacités à générer ses richesses.

Le Commissariat au Plan ne pourrait prendre un tour plus substantiel que si le renversement de logique qu’il suggère affectait la réalité de l’agencement institutionnel conquis par le néolibéralisme

La finance étant incapable de projeter notre devenir économique collectif, cette fonction incombe au politique. C’est la signification du geste inattendu d’Emmanuel Macron. Il pourrait s’interpréter comme un tournant de la rigueur de 1983 à l’envers.

Mais il y a loin du mot à la chose. Pour l’heure, le Commissariat au Plan n’est qu’un « gimmick ». Et il ne pourrait prendre un tour plus substantiel que si le renversement de logique qu’il suggère affectait la réalité de l’agencement institutionnel conquis par le néolibéralisme.

 

Découverte d’un traitement contre le Covid-19 :  » rester très prudent » ( infectiologue)

Découverte d’un traitement contre le Covid-19 :  » rester très prudent » ( infectiologue)

 

Un infectiologue affirme qu’il convient de rester relativement prudent vis-à-vis de l’éventuelle découverte d’un traitement par le CNRS. Ce n’est pas la première fois qu’on annonce en effet une découverte dans ce domaine. On a même assisté à un affrontement entre les partisans de tel ou tel labo qui financent aussi des experts qui s’expriment. Par ailleurs les institutions de recherche défendent aussi leur boutique avec leur soutien à tel ou tel traitement. « Il faut rester extrêmement humbles et très prudents, et avancer pas à pas », alerte donc lundi 31 août sur franceinfo le docteur Benjamin Davido, infectiologue à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), alors qu’une équipe de chercheurs français (CNRS) affirme avoir trouvé une solution efficace pour lutter contre le Covid-19 – un spray nasal ou encore des pastilles sous la langue.

« On est dans du traitement préventif, alors même qu’on ne sait pas bien quels individus cibler en traitement de prévention », fait-il valoir.

 

« On nous a lancé, depuis le début de l’épidémie, beaucoup de pistes sur des traitements curatifs, préventifs, mais pour l’instant aucun n’a vu le jour, indique l’infectiologue. Aujourd’hui, la bonne nouvelle pour les malades, c’est qu’on sait mieux soigner les gens car il n’y a plus d’afflux massif de malades à l’hôpital, et qu’on a beaucoup appris de la première vague », affirme Benjamin Davido.

Il estime que « ce serait bien si on arrivait à avoir un vaccin à l’été prochain, l’été 2021″ mais selon lui la difficulté tient dans les différents paramètres à prendre en compte simultanément tels que  »l’immunogénicité, savoir si on aura des anticorps qui vont durer dans le temps. On a vu que des individus jeunes n’avaient pas beaucoup d’immunité naturelle ». Se pose ainsi la question des rappels et du calendrier vaccinal.  »Il nous faut plus de temps pour avancer sur l’immunité », insiste Benjamin Davido.

 

Répression Russie: Manif contre contre l’arrestation d’un gouverneur

Répression Russie: Manif contre contre l’arrestation d’un gouverneur

 

Pour le cinquième week-end consécutif, les manifestants ont parcouru les rues le samedi 8 août dans la ville de Khabarovsk, en Extrême-Orient,, scandant des slogans anti-Kremlin et en soutien au populaire ex-gouverneur de la région, transféré et emprisonné à Moscou.

Les habitants de Khabarovsk manifestent en masse tous les samedis, en plus de plus petits rassemblements quotidiens. Ce mouvement de protestation contre le gouvernement est le plus important depuis plusieurs années en Russie hors de Moscou.

Sergueï Fourgal avait été élu gouverneur en 2018, battant largement le candidat du Kremlin. Les habitants de la région estiment que son arrestation alors qu’il était très populaire, pour des meurtres présumés remontant au milieu des années 2000, est politiquement motivée et se demandent pourquoi il sera jugé loin de Khabarovsk.

Selon les journalistes sur place, la manifestation a réuni plusieurs dizaines de milliers de manifestants, tandis que la mairie de Khabarovsk a estimé que seulement 3.000 personnes se sont déplacées.

Hongrie: le poison de la censure avec le limogeage d’un rédacteur en chef

Hongrie: le poison de la censure avec le limogeage d’un rédacteur en chef

 

Sur incitation du gouvernement, le rédacteur en chef du principal site indépendant « index.hu » d’information en Hongrie a été licencié. Une confirmation supplémentaire des atteintes aux libertés par le gouvernement nationaliste du Premier ministre Viktor Orban .

Les employés d’index.hu ont qualifié ce licenciement d’”inacceptable” et de tentative manifeste de pression pour nuire à l’indépendance de leur production éditoriale.

Si le gouvernement, qui ne s’est pas exprimé sur ce cas particulier, dément toute ingérence dans les médias, ce limogeage pourrait tout de même tendre encore plus les relations entre la Hongrie et la Commission européenne.

L’exécutif de l’UE, qui accuse Budapest de fragiliser l’Etat de droit, a engagé une procédure judiciaire qui pourrait aboutir à des sanctions financières contre la Hongrie.

Dans le cadre du plan de relance de l’UE adopté mardi, les dirigeants des Vingt-Sept ont toutefois finalement renoncé à conditionner le versement d’aides financières au respect de l’Etat de droit. Ce compromis pourrait, selon des analystes politiques, enhardir Viktor Orban.

Les craintes pour l’indépendance d’Index se sont renforcées depuis que l’homme d’affaires Miklos Vaszily, jugé proche du gouvernement, a acquis cette année un contrôle important sur le financement du site internet.

Agnes Urban, directrice de l’institut de surveillance des médias Mertek, a déclaré à Reuters que le licenciement de Szabolcs Dull était un “signal inquiétant” qui renforce les craintes pour la liberté des médias en Hongrie.

Coronavirus: La production d’un vaccin à la fin de l’été ?

Coronavirus: La production d’un vaccin à la fin de l’été ?

 

L’administration américaine et les laboratoires d’outre atlantique s’avancent en indiquant la production possible d’un vaccin avant l’été. Des raisons à cela : d’abord l’État de la recherche qui est loin d’avoir encore totalement identifié la problématique de ce virus notamment les conditions de son immunité  durable . Ensuite, pour des questions méthodologiques qui imposent des procédures particulièrement complexes et longue pour vérifier l’efficacité du vaccin et ses contre-indications. Cette annonce relève davantage sans doute d’une préoccupation diplomatique que scientifique. Peut-être pour montrer que l’administration américaine débordée par la progression du Coronavirus ne reste pas immobile devant le drame. Notons que nombre d’experts considèrent  qu’un vaccin ne pourra être totalement opérationnel avant fin 2021.

L’administration Trump a contribué à financer jusqu’à présent le développement de quatre vaccins potentiels contre le COVID-19 dans le cadre du programme “Operation Warp Speed” (“opération vitesse de la lumière”), qui a pour but de produire 300 millions de doses d’un vaccin d’ici la fin 2021.

Le gouvernement fédéral a accordé des bourses d’au moins plusieurs centaines de millions de dollars aux groupes pharmaceutiques Johnson & Johnson, Moderna, AstraZeneca et Novavax.

Un contrat a aussi été signé ce mois-ci avec Regeneron Pharmaceuticals pour aider celui-ci à fournir des traitements aux patients malades après avoir contracté le virus.

Les essais cliniques pour les traitements peuvent déboucher sur des résultats en l’espace de quelques semaines, rendant possible la production de centaines de milliers de médicaments d’ici l’automne, a dit le haut représentant de l’administration américaine.

Bayonne- mort d’un chauffeur de bus : pour un statut juridique protecteur des agents de service public

Bayonne-  mort d’un chauffeur de bus : pour un statut juridique protecteur des agents de service public

 

C’est un peu la tradition après un drame comme celui l’assassinat du chauffeur de bus de Bayonne. La presse en rend compte, des manifestations de compassion sont organisées, le ministre se déplace puis on oublie presque. Darmanin, le ministre de l’intérieur a promis de “réaffirmer l’autorité” et de protéger “les honnêtes gens” en réponse à l’émotion créée par le décès d’un chauffeur de bus de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) violemment agressé alors qu’il travaillait. Ce n’est pas malheureusement la première est sans doute la dernière agression d’un agent assurant une mission de service public ( pompiers, agents du transport, médecin, ambulance voire  forces de l’ordre).

Ces agents assurent ces obligations de service public dans des conditions de plus en plus difficile et devraient pourtant pouvoir bénéficier d’un statut juridique plus protecteur. En clair, on pourrait aller jusqu’à des peines de prison à perpétuité pour toute agression ayant mis en danger la vie d’un de ses agents.

Aucune tolérance ne devrait être acceptée. Une échelle des peines devrait rendre compte du fait que la société n’accepte plus la moindre obstruction, contestation a fortiori agression contre un de ses représentants agissants pour le service public.

Après les déclarations du ministre de l’intérieur, la tolérance vis-à-vis des actes d’indiscipline et a fortiori agression doive être traitée juridiquement.

“C’est un acte parfaitement odieux, inqualifiable, et je fais confiance à la magistrature pour pouvoir mener avec les enquêteurs de la police de Bayonne tout ce qui pourra être fait pour pouvoir confondre ceux qui ont commis ces actes barbares”, a déclaré à la presse Gérald Darmanin, qui a rencontré à Bayonne des collègues du chauffeur défunt.

“Jamais, comme ministre de l’Intérieur, jamais le président de la République et le Premier ministre ne vont laisser se banaliser une violence gratuite, inacceptable”, a-t-il ajouté.

Gérald Darmanin a dit son intention de mobiliser les acteurs concernés par la sécurité dans les transports en commun.

“Je sais que trop souvent les conducteurs de bus, les conducteurs de métro, les contrôleurs, les citoyennes et les citoyens, les honnêtes gens, ont peur”, a-t-il dit. “Nous sommes là pour les rassurer et leur dire qu’on a bien compris que dans cette situation particulièrement dramatique, c’est en réaffirmant l’autorité qu’on arrivera de nouveau à réaffirmer la République.”

La mort d’un chauffeur de bus : pour un statut juridique protecteur des agents de service public

 La mort d’un chauffeur de bus : pour un statut juridique protecteur des agents de service public

 

C’est un peu la tradition après un drame comme celui l’assassinat du chauffeur de bus de Bayonne. La presse en rend compte, des manifestations de compassion sont organisées, le ministre se déplace puis on oublie presque. Darmanin, le ministre de l’intérieur a promis de “réaffirmer l’autorité” et de protéger “les honnêtes gens” en réponse à l’émotion créée par le décès d’un chauffeur de bus de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) violemment agressé alors qu’il travaillait. Ce n’est pas malheureusement la première est sans doute la dernière agression d’un agent assurant une mission de service public ( pompiers, agents du transport, médecin, ambulance voire  forces de l’ordre).

Ces agents assurent ces obligations de service public dans des conditions de plus en plus difficile et devraient pourtant pouvoir bénéficier d’un statut juridique plus protecteur. En clair, on pourrait aller jusqu’à des peines de prison à perpétuité pour toute agression ayant mis en danger la vie d’un de ses agents.

Aucune tolérance ne devrait être acceptée. Une échelle des peines devrait rendre compte du fait que la société n’accepte plus la moindre obstruction, contestation a fortiori agression contre un de ses représentants agissants pour le service public.

Après les déclarations du ministre de l’intérieur, la tolérance vis-à-vis des actes d’indiscipline et a fortiori agression doive être traitée juridiquement.

 

 

“C’est un acte parfaitement odieux, inqualifiable, et je fais confiance à la magistrature pour pouvoir mener avec les enquêteurs de la police de Bayonne tout ce qui pourra être fait pour pouvoir confondre ceux qui ont commis ces actes barbares”, a déclaré à la presse Gérald Darmanin, qui a rencontré à Bayonne des collègues du chauffeur défunt.

“Jamais, comme ministre de l’Intérieur, jamais le président de la République et le Premier ministre ne vont laisser se banaliser une violence gratuite, inacceptable”, a-t-il ajouté.

Gérald Darmanin a dit son intention de mobiliser les acteurs concernés par la sécurité dans les transports en commun.

“Je sais que trop souvent les conducteurs de bus, les conducteurs de métro, les contrôleurs, les citoyennes et les citoyens, les honnêtes gens, ont peur”, a-t-il dit. “Nous sommes là pour les rassurer et leur dire qu’on a bien compris que dans cette situation particulièrement dramatique, c’est en réaffirmant l’autorité qu’on arrivera de nouveau à réaffirmer la République.”

L’urgence d’un ministère de la Relance économique, écologique et sociale

 

 

L’urgence d’un ministère de la Relance économique, écologique et sociale

 

35 grands entrepreneurs insistent sur l’urgence de la mise en place d’un grand ministère de la relance économique, écologique et sociale .

 

« Au lendemain de « la vague verte » des municipales, alors que la Convention citoyenne a montré comment l’ensemble de la société pouvait prendre à bras le corps les défis de notre pays, le gouvernement français et l’Europe débloquent des milliards d’euros pour relancer l’économie, hypothéqués pour l’avenir. Nous, entrepreneurs engagés, appelons Emmanuel Macron à utiliser ce levier exceptionnel par son ampleur et son importance pour que les entreprises suivent un nouveau cap, celui de leur impact social et écologique. Le Président le déclarait lui-même le 14 juin dernier, lors de son l’allocution destinée à dessiner les contours de « l’après » :

« La reconstruction économique, écologique et solidaire sera la clé de notre indépendance. »

Nous proposons donc des mesures concrètes pour passer de la parole aux actes en utilisant tous les leviers créés autour de trois enjeux.

Une TVA réduite

Le premier enjeu est de réussir à relancer la consommation et la production en mettant au coeur la durabilité, la proximité et la solidarité. Pour un choc de consommation responsable, nous proposons de diminuer la TVA pour tous les produits socialement et écologiquement responsables afin de les rendre accessibles à tous, loin des logiques court-termistes comme celle des éco-chèques.

En parallèle, un bonus-malus social et écologique assis sur des critères clairs et transparents pour l’ensemble des entreprises françaises permettrait de moduler la participation financière des entreprises suivant leur apport à l’intérêt général, et permettrait d’inciter l’ensemble du tissu productif français à engager sa transition.

La BPI en réelle banque de la transition

Par ailleurs, le gouvernement doit se positionner comme pivot d’une relance solidaire et durable en transformant la BPI en réelle banque de la transition et en mettant dès aujourd’hui 1 milliard d’euros en fonds propres sur la table avec un fonds de relance ambitieux, structurant et de long terme. L’annonce, le 5 juin dernier, par Élisabeth Borne, d’un plan visant à accompagner à hauteur de 250 millions d’euros la transition écologique des PME-TPE est une très bonne nouvelle, mais trop peu pour engager une transition profonde de l’économie française.

 

Il faut en effet prendre le relais du dispositif de prêts garantis par l’État, qui a permis une prise en compte de l’urgence liée au confinement, mais qui a pu fragiliser la situation financière des entreprises en augmentant leur endettement. Des investissements en fonds propres représentent la seule mesure efficace pour accompagner autant la survie que la transition écologique et inclusive de notre tissu de TPE-PME, en favorisant une vision de long terme.

Des aides conditionnées

Nous proposons enfin de mettre en place la conditionnalité écologique et sociale de toutes les aides publiques accordées par le gouvernement dans le contexte post-crise. Il est logique que les pouvoirs publics débloquent des milliards pour sauver des milliers d’emplois menacés et une économie meurtrie. Mais il est incompréhensible que ces milliards dépensés aujourd’hui ne soient pas l’occasion d’accélérer la transition de notre économie. Le Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves) propose donc que l’ensemble des entreprises aidées s’engagent durablement sur la réduction de leur empreinte écologique et sociale sur trois ans, et fassent en premier lieu la transparence sur une quinzaine d’indicateurs sociaux et environnementaux structurants, permettant à toutes leurs parties prenantes de suivre leur évolution.

Afin d’objectiver ces dispositifs, le gouvernement pourrait s’appuyer sur un outil d’évaluation de l’impact social et environnemental intitulé Impact Score, développé par tous les réseaux d’entreprises à impact en France. Il permet d’approcher de manière rationnelle l’engagement des entreprises en faveur de la transition écologique et sociale et pourrait être mis à disposition des pouvoirs publics, des entreprises, des citoyens pour accompagner cette dynamique.

Un grand ministère dédié

Pour concrétiser ces mesures et pour aller dans le sens d’Élisabeth Borne, qui a rappelé à juste titre qu’« opposer écologie et économie est totalement dépassé  », nous proposons que les sujets de transition sociale et environnementale bénéficient enfin d’une représentation politique et administrative auprès du ministre des finances à Bercy, au coeur de la machine étatique et à leur juste niveau de portage politique, au sein d’un grand portefeuille ministériel de la Relance économique, écologique et sociale. Nous mesurons le défi de concevoir une relance transformatrice, permettant de sauver l’économie d’aujourd’hui tout en préparant demain. Mais c’est la seule voie pour permettre à notre économie de prévenir et affronter les crises à venir.

Cette opportunité d’investissement massif ne se reproduira sûrement jamais. Alors, à l’heure où le déconfinement est bien entamé et où les pouvoirs publics travaillent d’arrache-pied à un plan de relance qui pourrait dessiner le destin économique de la France pour la prochaine décennie, Monsieur le président, Mesdames et Messieurs les ministres, les entrepreneurs vous le demandent : assez de paroles, passons aux actes!

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Signataires :

  • Jean Moreau, co-Président du Mouvement des entrepreneurs sociaux, co-fondateur et président de Phenix
  • Eva Sadoun, co-présidente du Mouvement des entrepreneurs sociaux, co-fondatrice et présidente de LITA.co
  • Amandine Albizzati, PDG d’Enercoop
  • Alice Barbe , co-fondatrice et PDG de Singa
  • Julie Chapon, co-fondatrice de Yuka
  • Luc De Gardelle , gérant de Presta’Terre et de Prodea, président de la Fédération des entreprises d’insertion
  • Pierrick De Ronne , président de Biocoop et Natexbio
  • Jean-Yves Doisy, DG de Vitamine T
  • Grégoire Ducret, directeur de Croix Rouge Innovation
  • Abdelaali El Badaoui, fondateur et président de Banlieue Santé
  • Nicolas Froissard, vice-président et porte parole du Groupe SOS
  • Hortense Harang, co-fondatrice et présidente de Fleurs d’Ici
  • Virginie Hils, fondatrice et présidente du Comptoir de Campagne
  • Thomas Huriez, fondateur et président de 1083
  • Jonathan Jérémiasz , co-fondateur de Comme les autres, Handiamo et Voix Publique
  • Loubna Ksibi, co-fondatrice de Meet my Mama
  • Sylvain Lepainteur, PDG de Conciergerie Solidaire et Monkey Monk
  • Mélanie Marcel, co-fondatrice et PDG de SoScience
  • Dafna Mouchenik, fondatrice de LogiVitae
  • Maud Sarda, co-fondatrice et directrice de Label Emmaus
  • Carole Tawema, co-fondatrice et PDG de Karethic
  • Serge Widawski directeur général d’APF Entreprise
  • Shu Zhang, co-fondatrice et PDG de Pandobac
  • Matthieu Dardaillon, fondateur et président de Ticket For Change
  • Sandra De Bailliencourt, directrice générale de Sparknews
  • Arnaud De La Taille, co-fondateur et PDG d’AssoConnect
  • Blaise Desbordes, directeur général de Max Havelaar
  • Guillaume Gibault, fondateur et président de Le Slip Français
  • Samuel Grzybowski, fondateur de Coexister
  • Cyrielle Hariel, journaliste à BFM Business et influenceuse
  • Antoine Jouteau, DG de Le Bon Coin
  • Jean-Michel Lecuyer, DG d’INCO Investissements
  • Basile Michardière, co-directeur de MakeSense Incubateurs
  • Antoine Michel, partner d’Investir et +
  • Magali Payen, fondatrice d’On est Prêt

Quel vrai pouvoir économique d’un maire ?

Quel vrai  pouvoir économique d’un maire ?

Fabien Tastet, président de l’Association des hauts fonctionnaires territoriaux (AATF) s’interroge sur le pouvoir économique réel d’un maire mettant notamment en cause les doublons avec les administrations centrales et la superposition des superstructures politiques dernière en date l’intercommunalité qui vide de son contenu une grande partie du rôle des maires . source AFP Le Figaro)   «Quand les citoyens votent pour leur maire, il faut que ces derniers aient le pouvoir d’agir. Or, depuis quelques années, la tendance est à une perte de pouvoir fiscale des élus locaux», défend Fabien Tastet, Sur le volet fiscal, les maires ne décident pas des dépenses de collectivités locales et ne peuvent pas moduler l’assiette d’imposition des entreprises.

Après la taxe professionnelle en 2010, les communes ont perdu, en 2019, 80% de la taxe d’habitation au niveau national. Ces recettes fiscales en baisse ont contribué à réduire leur marge de manœuvre et leur autonomie financière. «Sur les 240 milliards d’euros de budgets locaux, une fois effectuée la réforme de la taxe d’habitation, il ne reste plus qu’environ 40 milliards de «vrais impôts» locaux. C’est-à-dire d’impôts sur lesquels les élus disposent d’un pouvoir de taux», explique Fabien Tastet.

Si ces impôts locaux ont été remplacés par des dotations de l’État, financées donc par des impôts nationaux, le maire de Sceaux Philippe Laurent assure que l’évolution de ces dotations ne suit pas l’évolution qu’aurait pu suivre la fiscalité. «En général, il y a eu des pertes», soutient le maire, qui est également président de la commission des finances de l’Association des maires de France (AMF).

Fraîchement réélu pour un quatrième mandat lors du second tour des élections municipales, le maire de Sceaux affirme que «la compétence de soutien à l’économie au niveau des mairies est finalement relativement faible. Il n’y a plus grand-chose qui se décide à l’échelle de la commune elle-même».

Depuis la loi portant sur la nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe) d’août 2015, les régions se sont vues confier la compétence en matière de développement économique. Ces dernières élaborent désormais le schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII). Un grand nombre de prérogatives ont également été transférées au niveau intercommunal. À titre d’exemple, les plans locaux d’urbanisme (PLU), votés par les maires, ont été transmis aux intercommunalités par la loi du 24 mars 2014 dite « pour l’accès au logement et un urbanisme rénové ». Les intercommunalités s’occupent également des questions liées à l’implantation de technologie et au bassin d’emploi dans les territoires.

Mais les maires jouissent toutefois d’un rôle essentiel pour façonner l’aménagement de leur territoire et favoriser l’implantation d’infrastructures stratégiques. Outre l’installation et l’accompagnement des entreprises et usines dans leur commune, ils sont surtout chargés de délivrer les précieux permis de construire et de rénovation. En ce qui concerne les équipements collectifs et les travaux publics, un tiers de l’investissement public total en France est réalisé par les communes.

Par ailleurs, sur la question des logements sociaux, les organismes sont dépendants de différentes administrations, dont les mairies. Les décisions relatives aux politiques de rénovations énergétiques sont, quant à elle, généralement le fruit d’une collaboration entre les communes et l’État, où le maire se positionne bien souvent comme animateur des projets auprès des citoyens.

Les maires ont été en première ligne dans la gestion de la crise sanitaire. À l’instar du maire de Sceaux, de nombreux élus ont regretté l’absence «d’outils adaptés» et de «leviers d’actions concrets» pour que les élus puissent répondre de manière plus efficace sur le terrain. Dans les premières semaines de la crise économique, l’association des maires de France avait d’ailleurs proposé que les communes puissent, durant un temps limité, retrouver des capacités d’aides directes aux entreprises. Car c’est la région qui est cheffe de file sur les champs des subventions, et non les collectivités publiques.

«Le gouvernement s’est opposé à notre demande et cela a été dommageable pour les très petits acteurs économiques», explique Philippe Laurent. Pour contourner le fait que les communes n’ont pas le droit de verser des aides directes aux entreprises, les maires ont trouvé des moyens astucieux de soutenir le commerce local en obtenant par exemple auprès de la préfecture que des fonds spéciaux, financés par la ville, puissent être distribués sous forme de bons d’achat.

Par ailleurs, les maires ont conservé le pouvoir d’accorder des exonérations d’impôts aux entreprises et d’implanter diverses mesures de soutien. Dernier exemple en date: l’allongement des terrasses de cafés et restaurants pour relancer l’activité de ces entreprises. Certaines municipalités ont également réallouer l’espace public au profit des circulations douces dans des opérations d’urbanisme jugé tactique.

Enfin, si le maire n’est pas toujours légitimé dans la stratégie économique de la ville, son implication auprès des entreprises locales ne fait pas débat. Au-delà des droits qui lui sont conférés, il reste une figure influente du paysage local, jouant un rôle de fédérateur entre les différents services des départements. Fin connaisseur de son tissu d’entreprises, les maires sont également capables d’exercer une pression sur l’État et de se battre contre les fermetures d’usines.

Ces derniers mois, certains maires ont déploré le manque d’articulation entre les collectivités et l’État, lié notamment à un «fonctionnement bureaucratique des institutions», confie un élu local d’une commune. «Cela nous a empêchés d’agir rapidement à l’aube de la crise. Il aurait fallu responsabiliser tout de suite les acteurs locaux et les laisser s’organiser», affirme-t-il. Autre sujet de perplexité, la redondance des services administratifs freine parfois les prises de décisions des collectivités locales. Outre les services régaliens qui s’occupent de la gestion des risques, «le préfet a également à ses côtés des services administratifs, qui font souvent doublons avec ceux des collectivités locales», explique Fabien Tastet.

Dans un document formulant une vingtaine de propositions pour favoriser la relance, le président de l’AATF préconise de donner plus de libertés aux maires dans le champ économique. L’association, qui assure notamment une fonction de lobbying auprès des pouvoirs publics suggère par exemple que les collectivités locales puissent rentrer temporairement au capital des entreprises. «Cela permettrait de sauver les petites entreprises locales en difficulté à cause de la crise, mais dont le modèle est fiable, tout en ayant la possibilité d’imposer des contreparties si nécessaire».

Sondage : 25 % des Français méfiants vis-à-vis d’un vaccin contre le Covid-19

Sondage : 25 % des Français méfiants vis-à-vis d’un vaccin contre le Covid-19

-Selon plusieurs enquêtes en ligne réalisées par des chercheurs membres du projet Coconel, près d’un quart des Français ne compteraient pas se faire vacciner contre le Covid. Une méfiance évidemment entretenue sans doute déjà par toutes les interrogations qui tournent du travail des lobbies des  industriels de la pharmacie se livrent à auprès des Etats auprès des laboratoires et des experts pour valoriser des traitements pour l’instant non scientifiquement reconnus.

Pourtant il est certain qu’à vaccin serait la meilleure protection contre la maladie reste que certaines pathologies aucun vaccin n’a pu être trouvé à ce jour. Une réaction qui peut étonner au regard de la bataille que se livrent les laboratoires du monde entier afin de créer le précieux vaccin«Un vaccin sûr et efficace pourrait être le seul outil permettant un retour du monde à un sentiment de normalité», avait ainsi estimé le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en avril dernier. Si aucun vaccin n’est encore sur le marché, l’OMS a bon espoir que cette perspective aboutisse des 2021 mais rien n’est sûr en ce domaine. Pour les médias mêmes les milieux scientifiques sont très critiques sur l’efficacité des différents traitements.

 

SNCF-Brétigny-sur-Orge: mise en cause d’une politique et d’un lampiste

SNCF-Brétigny-sur-Orge: mise en cause d’une politique et d’un lampiste

Après le terrible accident de 2013 beaucoup de questions ont été posées sur les conditions d’entretien des lignes SNCF principales comme secondaire d’ailleurs. L’allégement de cet entretien a notamment été critiqué et correspondait à une volonté de faire diminuer des charges coûteuses;  finalement le tribunal a retenu de responsabilité : celle globale de la SNCF qui a pratiqué cette politique délibérée de réduction de l’entretien en même temps a choisi un lampiste chef d’équipe qui n’aurait pas décelé le risque d’un éventuel défaut de l’acier qui pouvait mettre en cause la sécurité des circulations. Tous deux sont renvoyés devant le tribunal correctionnel pour homicides et blessures involontaires. La procureure de la République d’Evry dénonce  »l’inaction ou les choix techniques ou économiques » de la société SNCF-Réseau et la société nationale SNCF qui ont notamment « conduit à l’absence de renouvellement des pièces de l’aiguillage, à l’insuffisance des effectifs ». L’affaire est évidemment loin d’être terminée car il y a sans doute encore des expertises et des contre-expertises. Malheureusement elles ne redonneront pas la vie aux nombreuses victimes pas davantage pas sans doute qu’elles ne remettront en cause les critères de sécurité qui étaient en vigueur il y a encore quelques dizaines d’années mais qui sont passés par  la trappe des économies globales. Finalement la SNCF va se défendre en tenant compte des impératifs économiques et financiers qu’on lui impose. La responsabilité de l’État sera sans doute aussi retenue et en plus on aura un lampiste à offrir à l’opinion publique. Notons que s’il fallait remettre le réseau aux normes sans doute 20 % du réseau devrait faire l’objet de ralentissements prolongés !

 

Coronavirus : encore la promesse d’un vaccin très prochainement

Coronavirus : encore la promesse d’un vaccin très prochainement

 

C’est presque quotidiennement qu’on nous annonce la sortie d’un nouveau traitement voire d’un nouveau vaccin.

Moderna est engagée dans les médecines transformatrices basées sur l’acide ribonucléique messager (ARNm). Elle a créé une plateforme pour améliorer les propriétés pharmaceutiques sous-jacentes des médicaments à base d’ARNm. Cette plateforme se compose de trois domaines : les technologies ARNm, les technologies d’administration et les processus de fabrication. Elle poursuit la science de l’ARNm

Afin de minimiser l’activation indésirable du système immunitaire par l’ARNm et de maximiser la puissance de l’ARNm une fois dans les cellules cibles, elle a fait progresser en parallèle un pipeline de développement diversifié de 21 programmes, dont 10 sont entrés dans des études cliniques et trois autres ont des IND ouvertes.

La technologie de Moderna, fondée sur l’ARN messager, n’a jamais prouvé son efficacité contre d’autres virus. Elle vise à donner au corps les informations génétiques nécessaires pour déclencher préventivement la protection contre le coronavirus.

Ses programmes de développement de thérapies et de vaccins couvrent les maladies infectieuses, l’oncologie, les maladies cardiovasculaires et les maladies génétiques rares.

Dernière phase des essais cliniques sur 30.000 volontaires, c’est la phase déterminante des essais, qui permettra de voir, sur un très grand échantillon de personnes saines, si le vaccin est plus efficace qu’un placebo pour empêcher la contamination par le nouveau coronavirus. Le protocole a été finalisé avec l’Agence américaine des médicaments (FDA), et l’essai sera mené en collaboration avec les Instituts nationaux de santé (NIH).

 

Moderna est, avec l’université d’Oxford qui a aussi lancé un essai à grande échelle sur 10.000 volontaires et attend des premiers résultats en septembre, partie parmi les tout premiers dans la course mondiale au vaccin. La biotech a reçu 483 millions de dollars du gouvernement américain. Elle a annoncé le 18 mai des premiers résultats encourageants sur un petit nombre de volontaires (ici, 8), dans le cadre de la première phase des essais cliniques.

La phase 2, qui comprendra 600 volontaires, a commencé fin mai. La vaccination se fait en deux doses séparées de 28 jours. La moitié des participants reçoit un placebo, de façon aléatoire. Si la dose retenue pour les essais (100 μg) se révélait efficace, Moderna a prévu de pouvoir produire 500 millions de doses par an, et « possiblement jusqu’à 1 milliard ».

Il est clair que les groupes pharmaceutiques internationaux sont lancés dans une lutte de recherche légitime mais qui ce confond parfois avec la recherche de profits financiers liés en particulier à la remontée du niveau des actions.. Ainsi chaque jour ou presque l’un des grands groupes pharmaceutiques( en fait cinq à six dans le monde pour 50 à 60 usines de production). – Le groupe pharmaceutique américain Eli Lilly déclare par exemple  avoir un médicament spécifiquement conçu pour traiter le COVID-19 autorisé à être utilisé dès septembre si tout se déroule comme prévu pour l’une des deux thérapies à base d’anticorps qu’il teste actuellement, a déclaré son responsable scientifique à Reuters mercredi. Notons que les principales informations ne viennent pas des laboratoires de recherche mais des industries pharmaceutiques dans certaines d’ailleurs évertue  à démolir d’éventuels progrès qui pourraient être faits chez les concurrents. Pire le groupe pharmaceutique américain en cause avance l’idée que son traitement serait même plus efficace et plus utile qu’un vaccin avec une utilisation à caractère préventif. Bref un traitement à tout faire. Pas de doute que la bourse va réagir favorablement.

Selon Daniel Skovronsky, ces thérapies pourraient être plus utiles qu’un vaccin dans le cadre d’une utilisation généralisée comme traitement contre le COVID-19 si elles s’avèrent efficaces. Elles pourraient également être utilisées à titre préventif contre la maladie.

“Pour l’indication du traitement, en particulier, cela pourrait aller assez vite”, a-t-il déclaré à Reuters. “Si en août ou septembre, nous constatons que les personnes qui ont été traitées ne progressent pas vers l’hospitalisation, cela constituerait une donnée importante et pourrait conduire à l’autorisation d’utilisation en urgence”.

“Cela vous place donc dans la période de l’automne : septembre, octobre, novembre n’est pas déraisonnable”, a-t-il dit.

Les vaccins actuellement développés et testés ne seront probablement pas prêts avant la fin de l’année au plus tôt.

Au début du mois, Eli Lilly a annoncé avoir commencé à tester deux traitements d’anticorps distincts chez les patients atteints de COVID-19. L’un, actuellement désigné LY-CoV555, est développé en partenariat avec la société biotechnologique canadienne AbCellera. L’autre, JS016, est développé en collaboration avec le fabricant chinois de médicaments Shanghai Junshi Biosciences.

Tous deux fonctionnent en bloquant une partie de la protéine du virus qu’il utilise pour pénétrer dans les cellules humaines et se répliquer.

Le troisième anticorps candidat au traitement de Lilly agit sur une partie différente du virus et sera très probablement testé en combinaison avec l’un ou les deux autres, a expliqué Daniel Skovronsky. La question n’est pas de savoir si le traitement de la société pharmaceutique américaine est efficace ou pas, elle les peut-être mais encore faudrait-il la soumettre au méthodologies qui permettent de vérifier son efficacité et de contrôler ses contre-indications. À ce rythme pas de doute une autre industrie va sans doute annoncer un traitement va avoir un besoin dun caccuin  dans les jours qui viennent !

 

La société est l’une des cinq entreprises sur lesquelles l’administration du président Donald Trump aurait misé dans le cadre de son opération « Warp Speed » (à la vitesse de la lumière), selon le New York Times, avec AstraZeneca (partenaire industriel du vaccin d’Oxford), Johnson & Johnson, Merck, et Pfizer. Le but est de fabriquer 300 millions de doses de vaccins d’ici janvier 2021.

 

Allemagne: jusqu’à 9000 € d’aide pour l’achat d’un véhicule

Allemagne: jusqu’à 9000 € d’aide pour l’achat d’un véhicule

 

Encore plus qu’ailleurs la relance de l’activité de l’industrie automobile est vitale en Allemagne compte tenu du poids  de ce secteur dans l’économie et notamment vis-à-vis des exportations. En ajoutant la prime constructeur de 3.000 euros, le total des incitations à l’achat pour l’automobiliste s’élève à 9.000 euros.

Le plafond de 40.000 euros à l’achat d’un véhicule électrique va cependant rendre inéligibles de nombreux modèles de constructeurs automobiles haut de gamme comme BMW, Daimler ou Tesla.

La Model 3 du fabricant américain est commercialisée à partir de 43.990 euros en Allemagne, tandis que la Mercedes EQC démarre au tarif de 71.590 euros et l’Audi E-Tron (filiale de Volkswagen) à 69.900 euros.

Le plan de relance devrait ainsi bénéficier principalement aux modèles bon marché comme l’e-Niro du sud-coréen Kia vendu à partir de 34.290 euros ou la nouvelle ID3 de VW commercialisée à 29.990 euros. L’e-208 GT de PSA, proposée à 36.600 euros, devrait également en profiter.

Les voitures électriques en Allemagne ont représenté 1,8% des nouvelles immatriculations l’an dernier, tandis que les modèles diesel et essence ont compté pour respectivement 32% et 59,2%. Les versions hybrides ont représenté 6,6%.

A partir de janvier 2021, les véhicules émettant plus de 95 grammes de CO2 par kilomètre seront taxés graduellement, ce qui devrait pénaliser particulièrement les SUV. Un véhicule émet actuellement en Allemagne en moyenne 150,9 grammes de CO2 par km.

En France, Emmanuel Macron a présenté fin mai un plan de soutien de quelque huit milliards d’euros à la filière automobile française, comprenant notamment une hausse des primes à l’achat de véhicules électriques, la mise en place d’un bonus pour les voitures hybrides et un élargissement de la prime à la conversion.

 

« La folie de l’urbanisation: l’équivalent d’un département tous les sept ans »

 « La folie de l’urbanisation: l’équivalent d’un département tous les sept ans » 

Corinne Vezzoni, architecte,  propose, dans une tribune au « Monde », d’inverser la logique selon laquelle, sauf exception, tout le territoire français est constructible et de faire revenir les zones commerciales en centre-ville pour limiter l’espace bâti.(extraits)

 » la pandémie vient de nous confirmer, ce que nous avions tendance à oublier, que nous ne sommes pas maîtres de la terre et que nous devons la respecter. Et le confinement nous confirme que la réussite collective dépend souvent de la responsabilité individuelle.

Nous autres architectes avons à prendre en compte ces réalités et faire évoluer nos pratiques.

Préserver. C’est un fait douloureux mais incontestable : le bâtiment est un des secteurs de l’activité humaine les plus polluants. Il se répand en périphérie, s’évase partout à la campagne et tire la caravane sans fin des lotissements, routes, ronds-points, centres commerciaux, zones d’aménagements… Et plus on se répand en périphérie, moins on donne les moyens à ceux qui restent urbanisés de vivre correctement. Le confinement a été plus facile à vivre aux populations vivant en pavillons (mais à quel prix pour le futur), qu’aux confinés de nos villes. L’urbanisation envahit l’équivalent d’un département français tous les sept ans.

En revanche, il y a quelques pays d’Europe où le sol est par postulat fortement protégé, voire inconstructible. Les territoires sont rendus constructibles au fil des réalisations nécessaires à l’élaboration des villes. Il faut donc argumenter pour obtenir le droit à construire. La non-construction est la règle, la construction l’exception.

En France c’est tout le contraire ! Le pays, au départ, est entièrement constructible et on a progressivement classé des zones boisées, parcs régionaux, zones agricoles, etc. Intellectuellement, cela génère une attitude bien différente ! Lorsqu’on peut construire facilement, on ne va pas chercher la difficulté, on préfère s’installer sur des zones encore vierges. ( sil le faut on modifie sans complexe et sans retenue .  Le sol est considéré comme une surface alors qu’il est un écosystème complexe. Sa consommation se fait de manière aveugle, sans considérer les subtilités géographiques.

Et si cela devenait le contraire ? Et si l’on renversait la table, en un mot si tout devenait – a priori – inconstructible ? Et si pour construire il fallait donner la preuve qu’il n’y a pas d’autre solution. Rendre inconstructible ce qui est encore naturel ou agricole obligerait à voir la réalité autrement. La difficulté à construire sur les zones protégées inciterait à porter son regard sur les sites déjà construits où il serait plus facile de s’installer. On découvrirait qu’il y existe énormément de scories de l’urbanisation passée, de friches, de toits, de bâtis reconvertibles, de zones commerciales. On découvrirait qu’ils pourraient être propices à une écologie urbaine. Ces lieux seraient déjà ouverts à l’urbanisation et n’infligeraient pas au territoire une cicatrice supplémentaire. »

Relance BTP: la création d’un fonds de réhabilitation des infrastructures routières

Relance BTP:  la création d’un fonds de réhabilitation des infrastructures routières

 

 

 

Depuis des années, l’état de nos infrastructures routières dites secondaires ( comme l’ensemble des services publics)ne cesse de se dégrader faute d’entretien. Heureusement , le pays n’a pas connu de longues périodes de  fort dégel  depuis longtemps sinon nombre de routes secondaires se serait transformées en des sortes de pistes africaines. Dans les zones peu densifiées , la situation est catastrophique. Les bords de chaussée sur les routes secondaires sont dans un état de désagrégation avancée, les nids de poule succèdent aux nids de poule sans parler parfois d’herbes qui poussent même au milieu de la route. Témoin de la détérioration des infrastructures, l’usure prématurée notamment  des amortisseurs et des  pneus constatés par les garages.  Les territoires particulièrement concernées  constituent  des zones  largement abandonnées sur le plan économique et les services s’y font de plus en plus rare. Le seul moyen de transport pouvant être utilisé est l’automobile ou les deux-roues.

La détérioration de l’état des routes participe de la désertification de ces territoires. On sait que Bercy n’aime pas les ressources affectées.  Pourtant; il serait urgent de créer un fonds de réhabilitation routière pour une période déterminée, le temps de remettre à niveau l’état des routes. La fiscalité routière génère de l’ordre de 40 milliards de recettes annuelles pour 13 milliards de dépenses ( investissement et fonctionnement). Certes ces ressources d’origine routière ne sauraient être affectées en totalité à la route car nombre de secteurs d’activité du domaine régalien ne génèrent aucune ressource. Il faut cependant noter qu’en outre les dépenses ont diminué de l’ordre de 30 % alors  que les recettes, elles,  ont augmenté . Dans le détail, on constate que sur la période 2013-2018 les administrations locales ont vu leurs dépenses routières  diminuer de 5 %. Cette baisse est due notamment à la réduction des dépenses des départements -2,6 % et des communes et EPCI -6,3 %.

Ces réductions de dépenses pour la route sont évidemment liées à la pression à la baisse des recettes générales des collectivités. La colère des gilets jaunes est largement alimentée par la désertification économique autant que par la dégradation des services publics dont les routes constituent un élément important pour la mobilité des populations en cause. Il y a aujourd’hui urgence à réclamer un dispositif d’affectation temporaire de ressources aux dires mêmes de la ministre de l’environnement chargé aussi des transports; Une taxe additionnelle de 1cme  par litre de carburant rapporterait  de l’ordre de 500 millions par an, de quoi engager  un processus de remise en état. Notons que la France a été fortement  dégradée ces dernières années dans la classement mondial des infrastructures de transport. En  qui concerne les réseaux locaux seulement la moitié sont considérés dans un état satisfaisant.

Il convient aussi d’attirer l’ attention sur le délabrement total du réseau cuivre téléphonique complètement abandonné par Orange. Or il est clair que dans les zones peu denses, le câble n’est pas prêt de suppléer le réseau classique. Compte tenu du coût,  de nombreuses zones ne seront jamais desservies par le câble ( on utiliserait en fin de réseau le vieux réseau cuivre déjà délabré!). De la même manière que la technologie 5 G n’est pas prête d’assurer une éventuelle suppléance;  c’est tout juste si la 3G et la 4G sont opérationnelles dans certaines régions éloignées. Les équipements évoqués participent de la désertification des territoires et renforcent  ainsi les inégalités territoriales.  le contexte des élections municipales pourraient être favorable au rappel de cette problématique.  

 

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