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Attention, le secteur hôtellerie et restauration n’est pas sortie de la crise

Attention, le secteur hôtellerie et restauration n’est pas sortie de la crise

« On ne peut pas dire que la crise est derrière nous. Nous sommes encore en convalescence », a affirmé lundi 30 août sur franceinfo Didier Chenet, président du Groupement national des indépendants hôtellerie et restauration (GNI), alors que le gouvernement va prolonger d’un mois le fonds de solidarité aux entreprises avant de passer à partir du 1er octobre au  »sur-mesure ».

 

 

Selon Bruno Le Maire, la crise économique est derrière nous. Est-ce que vous partagez ce constat ?

Didier Chenet : Non, on ne peut pas dire que la crise est derrière nous. Nous sommes encore en convalescence. Nous avons encore des pans de note activité qui connaissent des difficultés. Malgré une saison touristique qui a été très bonne sur tout le littoral, il reste le problème des grandes métropoles où là, nos établissements connaissent des chutes tout à fait impressionnantes de chiffre d’affaires. Nous avons envoyé au ministre tous les chiffres dont nous disposions. Nous considérons que nous avons été entendus, ces aides dont nous bénéficions ne seront pas supprimées du jour au lendemain.

Est-ce que vous croyez au sur-mesure vanté par le ministre de l’Économie ?

Oui. Je pense que la façon dont c’est fait, c’est quelque chose qui est vertueux. Après tout, n’indemniser que ceux qui ont perdu de l’argent, perdu du résultat et pas seulement sur la base du chiffre d’affaires. C’est quand même mieux d’inciter les entreprises à rouvrir plutôt que de rester fermées et d’être indemnisées sur la base d’un chiffre d’affaires qu’ils ne réalisent pas. Nous trouvons cela parfaitement normal. Pour nous, c’est quelque chose de cohérent.

Les situations sont très différentes d’une région à l’autre ?

C’est extrêmement différent à la fois par zones géographiques et par types d’établissements. Si je vous prends l’exemple de Paris, qui est le plus criant et qui est le plus en difficulté, vous aviez un hôtel sur deux fermés au mois de juillet et deux hôtels sur trois fermés au mois d’août. Et vous aviez aussi un restaurant sur trois qui était fermé. L’activité de l’hôtellerie est au plus bas, beaucoup plus basse que l’activité des restaurants, par exemple. L’hôtellerie connaît une baisse d’activité de l’ordre de 50 à 60%. Dans la restauration, on est plus aux alentours des 38%.

Est-ce que la limitation de la casse économique est réussie ?

Je serai plus en mesure de vous le dire à la fin du mois de septembre, car c’est maintenant que nous allons faire nos comptes. C’est pour ça que nous voulions que l’Etat maintienne les aides telles que nous les avions au mois d’août, car nous rentrons maintenant dans une phase d’activité normale, c’est-à-dire une activité dans le cadre du retour au travail. Et par conséquent, quel va être l’impact du télétravail ? Quel va être l’impact de la diminution des déplacements,qu’ils soient professionnels ou privés ? Quel va être l’impact du pass sanitaire dans le cadre d’une consommation qui est une consommation contrainte ? En été, on se lâche un peu plus, on compte moins. Tandis que là, on est dans une activité et une consommation qui va être encore une fois contrainte par le budget des ménages et également les conditions de travail.

Neutralité carbone 2050: pas atteinte dans le secteur de la construction

Neutralité carbone 2050:   pas atteinte dans le secteur de la construction 

 

 

 

Guillaume Loizeaud, expert de l’habitat, appelle, dans une tribune au « Monde », les professionnels du secteur à se rassembler pour relever le défi de la construction et de la rénovation « zéro carbone » des logements, expliquant que ce sont nos modes d’habitation qu’il faut changer.(ectrait)

 

 

Les « bâtisseurs » ont su au fil des siècles accompagner le développement de nos sociétés, de l’habitat le plus rudimentaire aux mégapoles d’aujourd’hui, en inventant les techniques et les technologies qui ont permis les grandes transformations. Les bâtisseurs des temps modernes, tous les acteurs de la construction, ont à nouveau l’occasion d’être au rendez-vous de l’histoire en relevant le défi environnemental, vital pour notre maison commune.

Un siècle avant notre ère, le Romain Vitruve posait le principe d’une architecture qui devait imiter la nature, aux proportions justes. A l’ère industrielle, l’architecte américain Frank Lloyd Wright (1867-1959) ou l’essayiste écologiste Pierre Rabhi n’ont eu de cesse d’alerter les concepteurs pour que la nature ne soit pas oubliée au seul profit de la consommation. Il est nécessaire, encore aujourd’hui, de nous en inspirer pour réduire notre empreinte environnementale et atteindre l’objectif national d’une contribution neutre en carbone d’ici à 2050.

 

Or, si l’on s’en tient au seul secteur résidentiel de la construction, rien ne permet de dire que cet objectif sera atteint.

Les émissions de CO2 du parc résidentiel en France atteignent aujourd’hui un peu plus de 100 millions de tonnes par an, dont 33 millions émanant des logements neufs et 74 millions des habitations existantes. Le fossé à franchir est immense, et les conditions ne sont pas réunies au sein de notre filière pour avoir la certitude de le franchir. Cela supposerait, par exemple, de rénover 70 % du parc résidentiel actuel pour qu’il atteigne le niveau « bâtiment basse consommation » (BBC) en 2050 et que les nouvelles constructions, y compris les procédés pour les réaliser, passent rapidement sur des systèmes décarbonés !

 

Pourtant, l’engagement vient du législateur porté par la société, qui s’exprime sur le sujet, d’une part, par les urnes, certes encore faiblement, et, d’autre part, au travers d’importants mouvements citoyens.

L’axe de la décroissance ou du ralentissement de la production de nouveaux logements, parfois présenté comme une solution, ne s’applique pas au besoin le plus essentiel qui consiste à fournir à chacun un habitat digne, sain, agréable et confortable. Tout le monde aspire à vivre mieux et habiter mieux. Ce sont donc nos modes d’habitation qu’il faut changer.

 

Des solutions crédibles et matures existent pour conduire la filière vers le point zéro : changer les procédés industriels de fabrication des composants du secteur résidentiel (décarbonation du béton, des matériaux et des énergies), changer les processus de construction eux-mêmes (construction hors site, conception bioclimatique), changer d’échelle sur l’emploi de matériaux biosourcés, changer les comportements

Secteur automobile : suppression de 100 000 emplois

Secteur  automobile : suppression de 100 000 emplois

 

Pour  fabriquer un moteur électrique, il faut 60% de main d’œuvre en moins que pour un diesel.  Conclusion interne ce sera la perte de la moitié des effectifs de l’industrie automobile soit autour de 100 000 d’après l’organisation professionnelle.Soit la moitié des effectifs

 

La France commence à prendre conscience que l’Europe est engagée dans la voie d’une démolition sans précédent de son industrie automobile avec des objectifs beaucoup trop précipités voir même hasardeux. Ainsi la commission européenne souhaiterait  que les véhicules thermiques soient interdits dès 2035. La France préférerait plus trad avec une transition plus douce incluant la prise en compte des véhicules hybrides. La France ne voit pas les choses du même œil et opte de son côté pour une transition plus lente. « Les hybrides rechargeables sont une bonne solution de transition, il faut qu’ils soient une option de transition dans la durée », a indiqué l’Elysée. « On n’a pas acté la fin du moteur thermique en 2035, ça fermerait la porte à l’hybride également ».

Pour 2030, le gouvernement français et la filière militent pour « un objectif réaliste »« autour de 55% de baisse des émissions maximum », soit moins que ce que devrait proposer la Commission européenne.

Le problème majeur c’est que ici 2035 l’industrie européenne notamment française n’aura pas eu le temps de s’assurer de la maîtrise d’un certain nombre de technologies du véhicule électrique notamment concernant les batteries. Du coup les normes européennes pourraient constituer une sorte de porte ouverte à la Chine en Europe pour ses technologies

Le gouvernement prépare d’ailleurs dans ce sens, pour la fin de l’été, un plan d’investissements pour soutenir la transition du marché automobile, selon l’Elysée, un an après la mise en œuvre d’un plan de relance de la filière en mai 2020, doté de huit milliards d’euros. Une « cartographie détaillée de l’impact de cette transition et des moyens de l’Etat qui peuvent être mis en place », filière par filière, doit également être présentée au Premier ministre.

La Plateforme automobile (PFA), qui représente la filière, estime à 17 milliards d’euros l’enveloppe nécessaire pour localiser en France « dans les cinq ans les technologies clés de l’automobile du 21ème siècle ». La plateforme estime à 30% le niveau d’aide publique requis. PFA, qui se fonde sur un rapport du cabinet McKinsey, indique par ailleurs que 6,6 milliards d’euros devront être débloqués pour être investis dans l’installation de bornes de recharges publiques, nécessaires pour les deux millions de véhicules électriques attendus en 2025.

Dans un marché globalement en recul à cause de la pandémie de Covid-19, les voitures électriques progressent mais bien insuffisamment pour compenser la baisse des immatriculation. En cause notamment la fiabilité de la technique électrique et surtout son cou. Nombres de ménage ne sont pas prêts à dépenser 40 à 50 000 € pour changer leur véhicule

Nouvelle régulation du secteur de la viande aux États-Unis ?

Nouvelle régulation du secteur de la viande aux États-Unis ?

 

Aux États-Unis est peut-être encore plus qu’ailleurs les producteurs ne sont pas les principaux bénéficiaires de la filière. D’où une réforme envisagée par le département américain de l’agriculture.

(Un article du Wall Street Journal)

Conséquence de plaintes contre l’emprise qu’exerceraient des entreprises de conditionnement de viande sur les marchés et les éleveurs, l’industrie de la viande américaine est soumise à une surveillance de plus en plus stricte à Washington où parlementaires et régulateurs appellent à la réforme d’un secteur qui pèse 213 milliards de dollars.

Le département de l’Agriculture américain (USDA) vient d’annoncer qu’il était en train d’élaborer de nouvelles règles visant à changer le mode de rémunération des éleveurs de volailles par des entreprises comme Tyson Foods et Pilgrim’s Pride, tout en facilitant pour ces éleveurs la possibilité de porter des litiges devant les tribunaux. Au Congrès, élus républicains et démocrates ont proposé une loi qui obligerait les conditionneurs de viande bovine comme Cargill et JBS USA à acheter davantage de bétail dans les marchés ouverts et à instaurer des prix minimums par région.

En juin, le Sénat a mis au point un projet de loi distinct impliquant la nomination d’un enquêteur spécial chargé de veiller au respect des régulations du secteur et d’examiner les éventuels comportements anti-concurrentiels. Le comité sénatorial chargé de l’agriculture doit tenir une séance mercredi 23 juin pour étudier les modes d’achats de bestiaux des entreprises de conditionnement de viande et la manière dont ceux-ci affectent les marchés du bétail et les prix du steak pour les consommateurs.

« L’industrie alimentaire américaine a un problème de monopole. Nous projetons de faire beaucoup de choses pour ramener la concurrence dans le marché »

Ces initiatives ont été motivées par la frustration croissante de certains éleveurs face à l’ampleur prise par les plus gros acteurs du conditionnement de viande du pays. Eleveurs et exploitants de ranchs se plaignent que les entreprises de conditionnement aient vu leurs profits grimper de façon conséquente alors que leurs revenus à eux déclinaient, notamment suite à des fermetures d’usines en 2020 à cause de la pandémie et de la cyberattaque dont JBS a été victime au mois de mai dernier. Ces problèmes succèdent à des années de prix des matières premières agricoles au plus bas, ce qui a contribué à pousser de nombreux producteurs à la faillite.

Selon Andy Green, conseiller de l’USDA pour le respect du libre jeu de la concurrence, certains problèmes des éleveurs viennent du fait qu’une seule poignée d’entreprises contrôle l’essentiel du conditionnement de viande aux Etats-Unis.

« L’industrie alimentaire américaine a un problème de monopole » explique M. Green, ancien haut conseiller en politique économique au think tank Center for American Progress, et qui a rejoint le département de l’Agriculture en début d’année. « Nous projetons de faire beaucoup de choses pour ramener la concurrence dans le marché ».

Près des trois-quarts de la viande bovine américaine passent entre les mains de JBS, Tyson, Cargill et National Beef Packing. Pour le porc, ce sont Smithfield Foods, JBS et Tyson qui représentent environ 60 % du marché, et dans le domaine de la volaille, les cinq principaux acteurs — y compris Tyson et Pilgrim’s Pride, filiale de JBS — gèrent 60 % des ailes, du blanc de poulet et autres produits issus de la volaille dans le pays, selon les estimations du secteur.

Les porte-parole de Tyson, Cargill, JBS et Smithfield se sont refusés à tout commentaire. Un porte-parole de National Beef n’a pas répondu à nos sollicitations.

Le North American Meat Institute, qui représente les entreprises de conditionnement de viande, s’oppose à une augmentation des régulations dans le secteur. Mark Dopp, qui dirige le service chargé des réglementations de ce groupe, affirme que les règles envisagées par l’USDA réduiraient les possibilités de vente du cheptel pour les éleveurs, faciliteraient les actions en justice futiles et pourraient avoir pour conséquence une augmentation des prix des steaks hachés et des blancs de poulet pour les consommateurs.

Ce n’est pas la première fois que l’industrie de la viande se voit confrontée à une tentative de remaniement, expose M. Dopp. Sous l’administration Obama, l’USDA avait proposé le même genre de réglementations qui avaient ensuite été bloquées par le Congrès et devant les tribunaux, raconte-t-il : « c’était une mauvaise idée à l’époque, et ça l’est toujours. »

Sur le marché du bétail, la part des quatre grands du secteur de la transformation de viande bovine est restée relativement constante depuis 25 ans, selon les données compilées par le North American Meat Institute, tandis que certains producteurs de bétail enregistraient encore des profits records en 2014. La récente baisse des prix à laquelle sont soumis les propriétaires de ranchs est une manifestation des forces du marché fondamentales, explique M. Dopp, car les perturbations qui ont poussé à la fermeture des usines de viande ont eu pour conséquence une augmentation de l’offre de bétail, tirant les prix vers le bas.

Pour M. Green, de l’USDA, ces épisodes montrent les vulnérabilités qui découlent de la concentration et la nécessité de réduire la dépendance des éleveurs et des consommateurs vis-à-vis d’un petit nombre de grandes entreprises. En juin, l’USDA a annoncé qu’il accorderait des subventions et des prêts afin de soutenir de nouvelles usines de conditionnement de viande plus petites dans le cadre d’un programme de 4 milliards de dollars visant à renforcer le système alimentaire des Etats-Unis.

En Caroline du Nord, Reid Phifer, éleveur de volaille à la retraite, explique avoir fait pression pendant des années sur l’USDA et les élus du Congrès pour renforcer ce qu’il estime être des protections nécessaires pour les fermiers élevant de la volaille à destination des entreprises de conditionnement.

Le système appelé « tournoi », utilisé par certains conditionneurs de volaille pour déterminer le prix payé aux éleveurs de poulets, montre à quel point une réforme est nécessaire, dit-il. Avec ce système, les éleveurs sont en concurrence entre eux pour la rémunération, et c’est celui réussit le mieux qui décroche les meilleurs tarifs tandis que les éleveurs moins productifs reçoivent une rétribution plus basse.

« Le système de tournoi est l’une des pires choses qui puisse arriver à un éleveur de volailles, mais l’une des plus ingénieuses pour une entreprise de conditionnement de poulet » déplore M. Phifer, administrateur de l’association d’éleveurs Owners/Operators of Commercial Poultry Farms in the USA. Comme les grandes entreprises fournissent les poussins et la nourriture, explique-t-il, les éleveurs ont très peu de contrôle sur leurs revenus.

M. Green affirme que l’USDA a l’intention de modifier ce système, mais n’a pas voulu apporter de précision sur la méthode. Le National Chicken Council, qui représente les acteurs du secteur de la volaille aux Etats-Unis, a déclaré envisager d’examiner les propositions et de travailler avec l’USDA et d’autres groupes pour faire évoluer la réglementation.

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Bérengère Viennot)

Traduit à partir de la version originale en anglais

L’avenir du secteur de la santé via les assurances ?

L’avenir du secteur de la santé via les assurances ?

 

Une interview intéressante d’un assureur qui voit l’avenir de la santé passer par les assurances privées notamment dans les pays pauvres. Pas sûr cependant que cela serve la cause de ce qui en ont le plus dramatiquement besoin.

 

Farid Chedid, président-fondateur de Chedid Capital, a pris la présidence d’Ascoma, groupe international de courtage en assurance en février à la suite de l’acquisition de 80 % du capital à la famille Husson, qui en conserve 20 %. Cette acquisition fait du groupe le leader du courtage en assurance et réassurance en Afrique et au Moyen-Orient. A l’occasion du soixantième anniversaire d’Ascoma en Côte d’Ivoire, le 10 juin, Farid Chedid confie ses ambitions de développement en Afrique.

La première filiale d’Ascoma a été lancée à Madagascar en 1952. Soixante-dix ans plus tard, le groupe est présent dans vingt-et-un pays en Afrique et cinq au Moyen-Orient. Ses dirigeants devraient annoncer, le 10 juin, le lancement d’une académie panafricaine à Abidjan pour la formation et la gestion des risques. Le siège ivoirien du groupe, qui compte 160 employés, sert de hub pour l’essor des activités de courtage et d’assurance au sud du Sahara.

Quelle est la croissance du marché de l’assurance en Afrique ?

La croissance annuelle du marché africain de l’assurance est comprise entre 7 % à 8 %. Elle est portée par le secteur de l’assurance santé. Ces dix dernières années, tout l’enjeu est de passer de l’assurance médicale publique à une assurance davantage tournée vers le privé. Le développement de l’assurance va permettre d’améliorer l’espérance de vie. Celle-ci est d’un peu plus de 57 ans sur le continent. Elle a besoin de progresser. Nos principaux clients sont des entreprises publiques et des sociétés privées. Nous avons développé en interne des logiciels de gestion dans le domaine de la santé. Le contrôle des frais de santé est essentiel pour les entreprises. Au-delà du marché de l’assurance, nous proposons des services en matière d’administration et de paiement des factures, ainsi que de gestion de l’absentéisme au travail afin d’améliorer la productivité des entreprises.

Le marché de la clientèle privée est-il un segment d’avenir ?

L’essentiel de l’activité est encore porté par les entreprises. Mais nous misons sur l’essor de la clientèle privée. Nous avons ouvert des agences dans les grands centres commerciaux pour toucher un public plus large en matière d’assurances santé et vie, accident, automobile, immobilier… L’Afrique est un marché très dynamique. Prenons l’exemple de la Côte d’Ivoire qui a connu une décennie de croissance à environ 8 % par an. Cela a permis de faire passer le taux de pauvreté de 50 % à 40 %. Une classe moyenne émerge et le pouvoir d’achat des ménages augmente. L’assurance santé et l’assurance vie sont importantes pour les ménages. Les chefs de famille préfèrent aujourd’hui contracter des assurances plutôt que de mettre de l’argent de côté pour pouvoir remédier aux imprévus en matière de santé. De plus en plus de familles épargnent, notamment en contractant des assurances vie. Cela donne au groupe Ascoma des ressources de long terme pour investir dans les infrastructures. En définitive, le secteur de l’assurance croit parallèlement à celui de l’économie africaine.

« Il faut encourager le développement des hôpitaux et des cliniques privées et favoriser l’accès à l’assurance santé »

Quel est l’impact de la crise sanitaire dans les politiques de santé en Afrique ?

Le secteur de la santé a besoin d’investissements massifs. Paradoxalement, le continent a été moins affecté par la Covid 19 que le reste du monde. Sa population est jeune (40 % de moins de quinze ans), elle est plus résistante au virus. Toutefois, l’espérance de vie reste encore faible, notamment en raison du sous-investissement dans le domaine de la santé. Il faut encourager le développement des hôpitaux et des cliniques privées et favoriser l’accès à l’assurance santé. Les bailleurs de fonds ont tendance à négliger ce secteur. La crise sanitaire devrait permettre d’y réorienter une partie des flux financiers.

La stabilité du franc CFA est-il un atout pour investir dans le domaine des assurances ?

La zone monétaire du franc CFA permet d’avoir une stabilité de change et de juguler l’inflation. Les conditions sont donc favorables au développement des activités d’assurance. Pour les groupes financiers, il est plus facile de fonctionner dans un environnement où il y a de la stabilité et de la prévisibilité. Cela nous permet aussi de proposer des services d’assurance à moindre coût, les risques étant moindres.

L’essor du numérique est-il l’occasion d’investir dans de nouveaux services ?

Nous avons beaucoup investi dans le domaine digital. Nous avons mis au point une plateforme de ressources humaines en ligne qui permet à nos clients de mieux gérer leurs équipes et leur système de santé. L’avenir des produits financiers individuels se fera sur le digital. Mais on ne peut pas aller plus vite que l’essor des infrastructures technologiques sur le continent.

« D’ici à dix ans, l’Afrique devrait représenter 50 % de nos activités. Nous sommes très présents dans l’espace francophone, mais nous attaquons aussi le marché anglophone »

Comment vous refinancez vous ?

Nous le faisons exclusivement à partir de nos fonds propres et des bénéfices générés chaque année. L’avenir du groupe s’inscrit en Afrique même si le Moyen-Orient représente encore 65 % de notre chiffre d’affaires avec nos filiales en Arabie Saoudite, au Qatar, au Liban, aux Emirats arabes unis et nos plateformes digitales aux Emirats. Notre expérience au Moyen-Orient nous permet d’appréhender les crises et les phénomènes de disruption. Nous avons appris à gérer les crises sécuritaires et politiques. L’expertise en gestion des risques et en résilience organisationnelle est même devenue une de nos spécialités. D’ici à dix ans, l’Afrique devrait représenter 50 % de nos activités. Nous sommes très présents dans l’espace francophone, mais nous attaquons aussi le marché anglophone. Après le Ghana, nous comptons nous implanter au Nigeria, au Kenya, en Ethiopie et en Tanzanie. En Afrique du nord, le marché marocain est assez mature. Il est concurrentiel. Nous aidons actuellement les groupes marocains d’assurance santé à se développer en Afrique subsaharienne. Nous projetons de nous implanter rapidement en Egypte. Le Soudan sera une extension naturelle. Les bailleurs de fonds prévoient d’y investir 50 milliards de dollars dans les prochaines années. Et, si la Libye se stabilise, il y aura aussi des opportunités à saisir.

En dehors de l’assurance santé, quelles sont vos autres sources de croissance ?

La moitié de nos activités concernent l’assurance santé. Le reste est réparti entre l’assurance dommages, les responsabilités civiles et professionnelles, les risques politiques, les risques de crédit, les polices d’assurance dans le transport comme l’aérien, la couverture des activités d’extraction minière, gazière et pétrolière. Les activités d’assurance se développent aussi dans le domaine industriel (agroalimentaire, raffinage…) et les énergies renouvelables.

Croissance secteur privé France : rebond modeste en avril

Croissance secteur privé France : rebond modeste en avril

L’activité dans le secteur privé a bien progressé en avril en France, une première depuis l’été 2020 qui s’est même ressentie dans les services, particulièrement touchés par l’épidémie de Covid-19, a confirmé le cabinet IHS Markit mercredi.

L’indice composite de l’activité globale s’est ainsi redressé, passant de 50 points en mars à 51,6 en avril, un chiffre toutefois légèrement révisé à la baisse par rapport à l’estimation provisoire publiée par IHS Markit (51,7 points), selon les données recueillies auprès d’un panel d’entreprises.(Le franchissement des 50 points constate la croissance).

Secteur aérien : 13.000 postes menacées chez American Airlines

Secteur aérien : 13.000 postes menacées chez American Airlines

 

Le secteur aérien aura perdu 60 à 70 % de sa clientèle en 2020 entraînant ainsi une catastrophe financière de la plupart des compagnies et des plans considérables de licenciement. La compagnie American Airlines, affectée par la chute du trafic aérien, a prévenu ce mercredi qu’elle pourrait licencier jusqu’à 13.000 salariés si la situation ne s’améliorait pas et si les aides gouvernementales en place jusqu’au 1er avril n’étaient pas prolongées.

 «Nous travaillerons avec les dirigeants syndicaux pour faire tout ce que nous pouvons pour atténuer autant que possible l’impact sur l’emploi», ont affirmé les dirigeants de l’entreprise dans une lettre aux salariés consultée par l’AFP.

Le pire sans doute c’est que le secteur aérien n’est pas seulement victime de la conjoncture sanitaire qui a fortement pesé évidemment sur la mobilité par avion mais aussi d’un changement de comportement plus structurel des voyageurs dont la demande va se réduire pendant encore des années comparées à celles de fin 2019.

Salaire : pour une hausse de 15 % dans le secteur médical (CFDT)

Salaire : pour une hausse de 15 % dans le secteur médical (CFDT)

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, constate :

 

« que les fiches de paie des femmes dans le secteur médico-social sont inférieures à la moyenne de plus de 25 %» et «leurs conditions de travail et d’emploi sont marquées par un fort recours au temps partiel et aux contrats précaires, une sinistralité élevée, un taux important d’arrêts de travail et une absence de reconnaissance de la pénibilité de leurs emplois».

 

Il appelle dans une tribune publiée par le JDD à une hausse immédiate de 15% des salaires dans le secteur social et médico-social, où les salariés sont «aux trois quarts des femmes» qui devraient être «LA grande cause du quinquennat», à ses yeux.

Croissance UE : Le secteur manufacturier se redresse

Croissance UE : Le secteur manufacturier se redresse

L’indice définitif pour décembre ressort à 55,2, un plus haut depuis mai 2018, contre 53,8 le mois précédent et 53,5 en première estimation.

L’Allemagne a de nouveau joué un rôle moteur et, contrairement à l’industrie dominante des services, les usines européennes sont restées pour la plupart ouvertes.“L’économie devrait donc être bien moins impactée par la pandémie au quatrième trimestre qu’au deuxième grâce à la résistance de l’industrie manufacturière”, a déclaré Chris Williamson, économiste en chef chez IHS Markit.

Les nouvelles commandes ont augmenté dans un contexte de forte demande de produits allemands et reflètent en partie un pic temporaire de la demande britannique avant la fin de la période de transition du Brexit. Malgré la forte demande, les effectifs ont une nouvelle fois été réduits le mois dernier, bien qu’à un rythme plus lent. L’indice de l’emploi est passé de 48,7 à 49,2.

 

Croissance France : l’activité manufacturière sort du rouge

L’indice définitif pour le mois dernier ressort à 51,1, comme en première estimation, après 49,6 en novembre, repassant ainsi en zone de croissance.

“Les chiffres de décembre ont montré une amélioration des performances du secteur manufacturier français, avec un rebond des conditions d’affaires après la détérioration de novembre et le retour de la production en croissance”, a déclaré Eliot Kerr, économiste d’IHS Markit.“Pour l’avenir, les entreprises sont très optimistes quant à la poursuite de la croissance de la production, avec l’espoir que les vaccins anti-COVID-19 disponibles puissent rétablir une sorte de normalité dans le monde. Pour l’instant, les conditions favorables à la demande restent timides mais nous prévoyons que la reprise commencera à s’accélérer au deuxième trimestre 2021”, a ajouté Eliot Kerr.

Croissance Allemagne : forte hausse du secteur manufacturier

L’indice définitif pour décembre ressort à 58,3, un plus haut depuis février 2018, contre 57,8 en novembre.

Croissance Royaume-Uni : remontée due aussi à la reconstitution de stock du secteur manufacturier

L’activité du secteur manufacturier britannique a atteint son niveau le plus élevé en trois ans alors que les entreprises se sont empressées de terminer certaines opérations avant la fin de la période de transition du Brexit, le 31 décembre. L’indice PMI est remonté à son plus haut niveau depuis novembre 2017 à 57,7, après 55,6 enregistré en novembre, un chiffre légèrement supérieur à l’estimation “flash” de 57,3.

Les résultats de l’enquête montrent que les industriels ont stocké des matériaux au rythme le plus rapide depuis mars 2019 – alors qu’ils craignaient une perturbation des échanges commerciaux avec l’UE – et que les délais de livraison ont été les plus lents depuis le confinement du printemps.

L’indice IHS Markit a augmenté à 52,8 contre à 51,5 en novembre alors que le consensus Reuters le donnait à 53,6.Le sous-indice des nouvelles commandes a grimpé à 50,2 en décembre contre 48,4 le mois précédent.

Le gouvernement prévoit une contraction de l’économie italienne de l’ordre de 9% en 2020 en raison de la pandémie suivi par un rebond de 6% pour cette année.

Croissance Espagne : : le secteur manufacturier sort aussi du rouge

L’indice est revenu à 51,0 contre 49,8 en novembre, passant au-dessus du seuil de 50 séparant croissance et contraction.

“Le mois de décembre a été mitigé pour le secteur manufacturier espagnol car la hausse de la demande extérieure a été à nouveau compensée par la faiblesse soutenue du marché intérieur”, a déclaré Paul Smith, économiste chez IHS Markit. La demande extérieure a entraîné la plus forte croissance des exportations depuis juillet tandis que la faiblesse des secteurs du tourisme et de l’hôtellerie a pesé sur la demande intérieure.

Secteur aérien : perte de 157 milliards sur deux ans et 173 milliards de dettes

Secteur aérien : perte de 157 milliards sur deux ans et 173 milliards de dettes

Une véritable catastrophe économique pour le secteur aérien, l’un des plus touchés par la crise sanitaire et qui va provoquer de nombreuses faillites. L’Iata, l’organisation internationale du transport aérien, qui prévoyait en juin des pertes s’élevant à 100 milliards de dollars sur la même période, s’attend désormais à une perte de 118,5 milliards de dollars en 2020 et de 38,7 milliards de dollars supplémentaires l’année prochaine.

Ces prévisions témoignent de l’ampleur du défi que le secteur doit surmonter malgré les espoirs suscités par l’apparition de vaccins.

Selon ses prévisions, le nombre de passagers devrait avoir chuté cette année à 1,8 milliard contre 4,5 milliards l’année dernière. L’Iata s’attend à un rebond limité à 2,8 milliards l’année prochaine.

Ces estimations sont fondées sur l’hypothèse d’une réouverture des frontières d’ici la mi-2021 favorisée à la fois par les multiplication des tests et par l’essor de la vaccination.

L’Iata appelle les Etats à remplacer les mesures de quarantaine par des campagnes de dépistage généralisées.

“Les gens qui refusent de se faire vacciner se verraient dans l’incapacité de voyager”, déclare le chef de l’Iata. “Le dépistage systématique devient d’autant plus crucial pour la réouverture des frontières.”

Le fret aérien, – verra probablement ses revenus mondiaux augmenter de 15% pour atteindre 117,7 milliards de dollars cette année, malgré une baisse de 11,6% du volume à 54,2 millions de tonnes, a annoncé l’Iata.

Par ailleurs, près de 173 milliards d’aides gouvernementales ont creusé l’endettement des compagnies, ce qui menace d’entraver les investissements futurs, des faillites étant ainsi probables, a-t-elle ajouté

Veolia joue dangereusement les pompiers pyromanes du secteur

Veolia joue dangereusement  les pompiers pyromanes du secteur

Le patron de Veolia réitère sa volonté de prendre le contrôle de Suez en lançant une OPA sur son concurrent. Pour faire semblant de satisfaire le gouvernement qui incite à la concertation entre les deux groupes, le patron de Veolia propose tout simplement d’absorber Suez. Pire il justifie sa stratégie en considérant que Suez fait obstacle à cette OPA. Ce que demande en fait le patron de Veolia c’est le suicide de Suez, une curieuse manière de coopérer.

Le problème c’est que Veolia ne cesse de jeter de lui sur le feu dans ce secteur, de créer le doute chez les clients des deux opérateurs de services publics. Pour  l’eau comme d’ailleurs pour d’autres services,  on ne sait pas exactement ce que pourrait être le champ d’activité de Veolia comme de Suez. Certaines collectivités françaises mais aussi étrangères pourraient alors être tentées de recourir à d’autres opérateurs. On voit mal par exemple des collectivités locales se sentir très rassurées par le transfert de l’activité de l’eau par exemple à un fonds d’investissement qui n’a aucune compétence technique et dont l’objet est surtout de tirer rapidement des profits de ses investissements alors que l’engagement et la gestion de ce secteur doit s’inscrire sur le long terme.

D’une certaine manière Veolia joue donc les pompiers pyromanes et l’incendie provoquée chez Suez pourrait bien contaminer Veolia surtout à un moment ou des collectivités locales du fait de la crise sanitaire et économique devront tenir compte de la réduction de leurs ressources pour financer les services publics.

Les « péripéties » qui semblent s’opposer à son projet d’acquisition de Suez n’affectent donc en rien la détermination de Veolia. Le leader mondial du traitement de l’eau et des déchets veut au contraire accélérer son offensive sur son rival, en accroissant sa pression sur Suez sur plusieurs fronts, a annoncé son PDG Antoine Frérot mardi.

Pour faire plier Suez, dont le conseil d’administration et le conseil social et économique (CSE) s’opposent farouchement à la fusion, considérée comme « funeste », Veolia renforce sa pression sur les actionnaires de sa cible.

Le groupe s’engage désormais  »à déposer une offre publique d’acquisition au prix de 18 euros par action (coupon attaché) pour l’ensemble du capital de Suez dès que le conseil d’administration de Suez aura émis un avis favorable sur ce projet et aura désactivé le dispositif visant à organiser l’inaliénabilité de l’activité de l’eau en France », a-t-il déclaré  par communiqué.

 

Une telle décision du conseil d’administration est donc désormais « la seule chose qui s’oppose à une OPA », sécurisant l’offre comme son prix, a souligné maître Pierre-Yves Chabert, avocat de Veolia. Il a ajouté que cette décision devra être matérialisée par la conclusion d’un « accord de rapprochement » contenant des engagements précis, incluant la non cession d’actifs stratégiques.

 

Croissance Chine: hausse du secteur manufacturier

Croissance Chine: hausse du secteur manufacturier

L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit a progressé à 53,6 le mois dernier contre 53,0 en septembre, soit un sixième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité. Le signe d’une reprise certaine en Chine mais qui pourrait être hypothéqué par la deuxième vague sanitaire dans nombre de pays. Les carnets de commandes légèrement positif sont en effet en recul par rapport au mois précédent.

Les analystes interrogés par Reuters anticipaient de nouveau un indice de 53,0.

Le vaste secteur industriel chinois revient progressivement à des niveaux aperçus avant la crise sanitaire qui a paralysé des pans entiers de l’économie plus tôt cette année, même si les perspectives mondiales s’assombrissent alors que de nombreux pays occidentaux font face à une hausse des nouveaux cas de contamination au coronavirus et réimposent des confinements.

Croissance ZONE EURO – LE SECTEUR PRIVÉ RETOMBE DANS LE ROUGE

Croissance ZONE EURO – LE SECTEUR PRIVÉ RETOMBE DANS LE ROUGE

 

 

Contrairement aux prévisions du mois d’août, la reprise n’a pas vraiment eu lieu au mois de septembre et  l’activité du privé retombe dans le rouge dans l’union européenne L’activité du secteur privé de la zone euro est retombée en territoire de contraction en octobre sous l’effet des mesures de restriction mises en place pour contrer la deuxième vague de la pandémie de coronavirus, montrent les résultats prélimnaires de l’enquête mensuelle que réalise IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI).

L’indice composite, qui combine l’activité des services et celle du secteur manufacturier, s’affiche à 49,4, soit sous le seuil de 50 séparant la contraction de la croissance, après 50,4 en septembre.

Cet indice composite est pénalisé par celui des services, tombé à 46,2 après 48,0 en septembre.

L’activité du secteur manufacturier a en revanche dépassé les attentes avec un indice à 54,4, au plus haut depuis 26 mois, contre 53,7 en septembre.

“La perspective d’un retour en récession mettra davantage de pression sur la Banque centrale européenne pour mettre en oeuvre des mesures supplémentaires de soutien et sur les gouvernements pour aider à absorber l’impact des mesures de confinement”, commente Chris Williamson, économiste d’IHS Markit.

 

Croissance zone euro : le secteur manufacturier sort du rouge

Croissance zone euro : le secteur manufacturier sort du rouge

 

 

L’indice compilé par IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI) s’affiche à 51,8 pour le mois dernier dans sa version définitive (51,1 en première estimation), après 47,4 en juin.

Il repasse ainsi au-dessus de la barre de 50, soit en territoire de croissance, pour la première fois depuis janvier 2019.

“Les industries de la zone euro ont fait état d’un début de troisième trimestre très positif, avec une croissance de la production à son rythme le plus rapide depuis plus de deux ans, alimentée par un rebond encourageant de la demande”, commente Chris Williamson, économiste d’IHS Markit.

Allemagne- L’activité manufacturière en Allemagne a renoué avec la croissance en juillet pour la première fois depuis décembre 2018, ce qui confirme le rebond de la première économie d’Europe à l’entame du troisième trimestre.

L’indice compilé par IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI) est remonté à 51,0 en juillet, après 45,2 en mars.

Ce rebond s’explique par la croissance de la production et des nouvelles commandes, explique Phil Smith économiste d’IHS Markit, qui souligne que la demande reste inférieure à ses niveaux d’avant la crise.

“La forte augmentation des nouvelles commandes en juillet signale toutefois des perspectives positives pour la production et le secteur manufacturier demeure bien placé pour aborder une forte contribution au rebond technique de l’économie attendu au troisième trimestre”, dit-il.

France- L’activité manufacturière en France s’est légèrement accélérée en juillet mais les nouvelles commandes refusent de décoller, montrent les résultats définitifs de l’enquête que réalise chaque mois IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI).

L’indice de juillet remonte à 52,4 contre 52,3 en juin, s’éloignant un peu plus du seuil de 50 qui sépare la contraction de la croissance.

Cette croissance reflète cependant davantage l’exécution d’anciennes commandes que l’augmentation des nouvelles commandes, qui se fait toujours attendre, commente Eliot Kerr, économiste d’IHS Markit.

“Les industriels français ont vu le climat des affaires s’améliorer en juin mais cette amélioration repose surtout sur la croissance de la production, comme en juin”, commente-t-il.

Royaume-Uni- La production manufacturière britannique a connu le mois dernier sa croissance la plus rapide depuis prés de trois ans, montrent les résultats définitifs de l’enquête réalisée par Markit/CPIS auprès des directeurs d’achat (PMI).

L’indice définitif pour le mois de juillet ressort à 53,3, contre une première estimation à 53,6 et après 50,1 en juin.

Cet indice est au plus haut depuis mars 2019 mais celui de la production, qui donne, selon IHS Markit, une meilleure idée de la santé du secteur, a grimpé au plus haut depuis 2017, à 59,3.

“En dépit d’un bon démarrage vers la reprise, le chemin restant à parcourir demeure long et piégeux”, tempère toutefois Rob Dobson, directeur d’IHS Markit. “Une période soutenue de croissance reste nécessaire pour regagner tout le terrain perdu ces derniers mois.”

Londres: le secteur financier hors brexit ?

Londres: le secteur financier hors brexit ?

Pour résumer ,Londres souhaiterait que la question financière  échappe aux négociations du Brexit. Bref pour conserver à  la place financière britannique la rôle central en Europe . Le Royaume-Uni souhaite donc le maintien d’un libre accès des services financiers britanniques au marché européen. Une position qui ne peut être acceptée par les autorités européennes qui considèrent que Londres ne peut pas choisir une négociation à la carte.

“S’il advenait que l’UE choisisse délibérément d’ériger elle-même une barrière sur l’accès de nos services financiers à son marché, les perdants seraient les investisseurs en actions des entreprises de l’UE qui ne seraient plus en mesure d’obtenir le meilleur prix pour les transactions qu’ils souhaiteraient réaliser”, a-t-il ajouté.

“Cela serait un nouvel exemple d’automutilation de la part des Européens”, a poursuivi Gove.

Le négociateur en chef des Britanniques, David Frost, s’est interrogé pour sa part sur la lenteur des discussions. “Mais nous sommes entre les mains de l’UE pour ce qui est de savoir combien de temps cela prendra”, a-t-il dit.

Son homologue européen, le Français Michel Barnier, a appelé pour sa part les Britanniques à se montrer plus réalistes et à oublier toute possibilité de négocier “à la carte”.

“Mais nous ne ferons pas de progrès si les Britanniques continuent de piocher et de choisir pour eux-mêmes le meilleur de ces deux mondes”, a-t-il ajouté.

Soulignant que la pêche, les conditions de la concurrence et les règles de gouvernance constituaient les dossiers les plus rudes de la négociation, Michel Barnier a estimé que boucler un accord d’ici la fin de l’année serait “extrêmement difficile, mais encore possible”. En l’état actuel des négociations qui ont plutôt tendance à traîner tous les scénarios sont encore possibles, soit un nouveau délai accordé géré le siberxit, soit un brexit dut c’est-à-dire un accord.

Macron pour un plan de sauvetage pour le secteur automobile … et les sous -traitants ?

Macron pour un plan de sauvetage pour le secteur automobile … et les sous -traitants ?

C’est un véritable plan de sauvetage que Macron   va  proposer .Certes, le Coronavirus a porté un sérieux coup au secteur avec un écroulement de la demande mais la crise automobile est antérieure à la pandémie. Elle se caractérise par la difficulté de l’ensemble de l’industrie automobile à s’adapter aux nouvelles normes d’environnement, au tassement des commandes et surtout aux nombreuses incertitudes relatives aux véhicules du futur (petit ou gros véhicules, essence ou diesel, électrique ou mixte, électrique ou hydrogène etc.) sans parler des évolutions de la nature et des volumes de la mobilité.

La crise n’est pas seulement française, ni européenne mais mondiale. Il faudra injecter des milliards et des milliards pour sauver toute cette industrie. Le secteur emploie directement en France autour de 200 000 salariés, il en a perdu plus de 100 000 en 15 ans du fait notamment des délocalisations. Il risque d’en perdre d’autres.

Mais il faut surtout prendre en compte l’effet sur la sous-traitance qui concerne beaucoup plus d’effectifs autour de 400 000 ( y compris les intérimaires)dont certains constituent l’essentiel de l’activité économique locale. Au-delà du sauvetage incontournable, en même temps il convient évidemment d’aider à la reconversion progressive intégrant une meilleure prise en charge des impératifs environnementaux.

Certains acteurs du secteur, dont Renault et PSA commencent à rouvrir leurs usines mais la demande reste faible et la crise économique a accentué les difficultés financières des constructeurs ainsi que de leurs sous-traitants.

Le ministre français de l’Economie et des Finances, qui s’est entretenu vendredi avec les représentants de la filière automobile, compte faire de “cette crise un levier pour accélérer la transition écologique”, ce qui pourrait par exemple passer par des primes à la casse pour l’achat de véhicules propres ou des aides dirigées vers la production de véhicules moins polluants.

Pour l’automobile, la situation de Renault fait l’objet d’une attention particulière. Déjà fragilisé avant l’émergence de cette crise sanitaire dans le sillage de la disgrâce de son ancien PDG Carlos Ghosn, le constructeur au losange a accusé l’an dernier sa première perte nette en dix ans.

Le groupe est déjà en lice pour bénéficier d’un prêt garanti par l’Etat dont le montant devrait atteindre cinq milliards d’euros.

Alors que différentes entreprises ont déclaré être confrontées à des difficultés pour obtenir ces prêts garantis par l’Etat, accordés par les établissements bancaires, le secteur automobile n’a pas été épargné.

L’équipementier automobile Novares, spécialisé dans les pièces en plastique, s’est ainsi placé fin avril en redressement judiciaire faute d’avoir trouvé à temps un accord avec ses banques et ses actionnaires pour endiguer l’hémorragie de liquidités provoquée par l’épidémie de coronavirus. De nombreux autres sous-traitants sont menacés et justifient d’un plan de soutien.

Un plan de sauvetage pour le secteur automobile … et les sous -traitants ?

Un plan de sauvetage pour le secteur automobile … et les sous -traitants ?

C’est un véritable plan de sauvetage que le gouvernement devrait tenter de proposer d’ici une quinzaine de jours. Certes, le Coronavirus a porté un sérieux coup au secteur avec un écroulement de la demande mais la crise automobile est antérieure à la pandémie. Elle se caractérise par la difficulté de l’ensemble de l’industrie automobile à s’adapter aux nouvelles normes d’environnement, au tassement des commandes et surtout aux nombreuses incertitudes relatives aux véhicules du futur (petit ou gros véhicules, essence ou diesel, électrique ou mixte, électrique ou hydrogène etc.) sans parler des évolutions de la nature et des volumes de la mobilité.

La crise n’est pas seulement française, ni européenne mais mondiale. Il faudra injecter des milliards et des milliards pour sauver toute cette industrie. Le secteur emploie directement en France autour de 200 000 salariés, il en a perdu plus de 100 000 en 15 ans du fait notamment des délocalisations. Il risque d’en perdre d’autres.

Mais il faut surtout prendre en compte l’effet sur la sous-traitance qui concerne beaucoup plus d’effectifs autour de 400 000 dont certains constituent l’essentiel de l’activité économique locale. Au-delà du sauvetage incontournable, en même temps il convient évidemment d’aider à la reconversion progressive intégrant une meilleure prise en charge des impératifs environnementaux.

Certains acteurs du secteur, dont Renault et PSA commencent à rouvrir leurs usines mais la demande reste faible et la crise économique a accentué les difficultés financières des constructeurs ainsi que de leurs sous-traitants.

Le ministre français de l’Economie et des Finances, qui s’est entretenu vendredi avec les représentants de la filière automobile, compte faire de “cette crise un levier pour accélérer la transition écologique”, ce qui pourrait par exemple passer par des primes à la casse pour l’achat de véhicules propres ou des aides dirigées vers la production de véhicules moins polluants.

“J’annoncerai un plan de soutien au secteur automobile sous 15 jours (…) de façon à relancer la consommation, de façon à soutenir aussi la transformation vers un modèle plus durable avec le soutien en particulier aux véhicules qui émettent le moins de CO2, aux véhicules électriques”, a dit Bruno Le Maire sur France Info.

Pour l’automobile, la situation de Renault fait l’objet d’une attention particulière. Déjà fragilisé avant l’émergence de cette crise sanitaire dans le sillage de la disgrâce de son ancien PDG Carlos Ghosn, le constructeur au losange a accusé l’an dernier sa première perte nette en dix ans.

Le groupe est déjà en lice pour bénéficier d’un prêt garanti par l’Etat dont le montant devrait atteindre cinq milliards d’euros.

Alors que différentes entreprises ont déclaré être confrontées à des difficultés pour obtenir ces prêts garantis par l’Etat, accordés par les établissements bancaires, le secteur automobile n’a pas été épargné.

L’équipementier automobile Novares, spécialisé dans les pièces en plastique, s’est ainsi placé fin avril en redressement judiciaire faute d’avoir trouvé à temps un accord avec ses banques et ses actionnaires pour endiguer l’hémorragie de liquidités provoquée par l’épidémie de coronavirus.

Secteur santé  » pas des décorations mais des salaires décents »

Secteur santé  » pas des décorations mais des salaires décents »

Dans une interview du JDD, Hugo Huon, président du collectif Inter Urgences, estime que les décorations et les cérémonies officielles sont un contre-feu pour « masquer le fait que des moyens ne sont pas débloqués », un fâcheux symbole. Il réclame un plan massif d’investissement pour les hôpitaux.

Comment réagissez-vous à l’annonce de l’organisation d’un hommage aux soignants le 14 juillet?

Quelle idée hors sol! Comme la population soutient les soignants, le gouvernement cherche à accéder à une forme de reconnaissance en les honorant. C’est un geste qui ne coûte rien… La majorité des infirmiers et des aides-soignants se fichent de ces honneurs. Ce que nous réclamons depuis plus d’un an, ce ne sont pas des décorations ni des primes mais des salaires décents et des moyens, en lits notamment, pour les hôpitaux.

La confirmation faite par le gouvernement du versement d’une prime aux soignants fin mai ou juin, n’est-ce pas tout de même un bon début?

Nous ne demandons pas une prime mais une évolution des traitements pour que les équipes à l’hôpital deviennent plus stables, que la qualité des soins s’améliore. Le système de prime ne résout rien. Le 25 mars, à Mulhouse, Emmanuel Macron a promis « un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières ». Olivier Véran a lui aussi promis, dans un communiqué daté du 15 avril, une revalorisation des métiers et des rémunérations. Or les discussions n’ont toujours pas été ouvertes sur ce sujet-là. Les deux collectifs Inter Urgences et Inter Hôpitaux n’en ont toujours pas discuté avec le ministre de la Santé ou son cabinet.

En pleine crise du coronavirus, le temps est sans doute compté…

Le gouvernement continue à faire passer les dépenses publiques avant la santé des patients. Ce silence sur les rémunérations nous semble tellement absurde, ça nous met dans une telle colère froide que nous nous apprêtons à relancer la mobilisation à partir de la semaine prochaine. Il faut un cap pour les soignants, sinon ils vont finir par perdre le sens. Pourquoi pas organiser une grande manif à Paris le 14 juillet? Ça, ça serait un beau symbole…

Après le Conseil des ministres mercredi, la porte-parole Sibeth Ndiaye a déclaré qu’une « médaille de l’engagement face aux épidémies » serait « réactivée », afin de « récompenser les personnes qui se sont dévouées pendant la crise du Covid-19″, notamment le personnel soignant. « Elle pourra être décernée à titre individuel ou collectif et fera l’objet prochainement d’un décret qui la réactualisera », a-t-elle expliqué.

Cette médaille avait été créée suite à l’épidémie de choléra de 1884. Le décret, signé le 31 mars 1885 par le président de la République de l’époque, Jules Grévy, avait été publié au Journal officiel en date du 8 avril de la même année (disponible ici sur le site de la BNF). « Des médailles d’honneur peuvent être décernées par le ministre du commerce aux personnes qui se sont particulièrement signalées par leur dévouement pendant des maladies épidémiques », peut-on y lire dans son article premier. Initialement distribuée par le ministère du Commerce, cette médaille sera ensuite attribuée par d’autres comme l’Intérieur, l’Hygiène ou la Guerre, via de nouveaux décrets dans les années qui ont suivi. Cette récompense avait disparu au début des années 1960.

Soutien au secteur viticole

Soutien  au secteur viticole

 

La filière viticole est doublement victime d’une part des mesures de taxation prise par les États-Unis (qui a fait chuter de près de 50 % les exportations) mais d’autre part  par un écroulement de la demande notamment de la part secteur de la restauration. Pour faciliter le rééquilibrage d’un marché bousculé par la fermeture du hors domicile, Bruxelles et le gouvernement ont aussi débloqué 140 millions d’euros, afin de financer la distillation de crise, sur un volume de 2 millions d’hectolitres. Soit un montant de 70 euros le litre, contre 80 euros demandés par les viticulteurs, qui espéraient que le plan puisse porter sur trois millions d’hectolitres.

« C’est une première étape avant un bilan sur l’effet de cette mesure sur le marché », précise-t-on au ministère de l’Agriculture. Il faudra sans doute d’autres mesures car non seulement la demande s’est écroulée de la part des professionnels mais semble aussi se tasser nettement de la part des particuliers.

 

Secteur aérien britannique: le plan de Johnson contesté

Secteur aérien britannique: le  plan de Johnson contesté

 

D’une façon générale, le plan de des confinement de Boris Johnson est assez contesté notamment concernant la perspective de mise en quarantaine des passagers débarquant au Royaume-Uni. Selon les dirigeants des compagnies aériennes, les nouvelles règles, qui imposeront une période d’isolement de 14 jours à la plupart des personnes en provenance de l’étranger, dissuaderont ces dernières de voyager et éteindront tout espoir d’une reprise rapide dans un secteur déjà en crise.

Depuis la mi-mars, la plupart des compagnies aériennes dans le monde ont été contraintes d’immobiliser leurs flottes en raison des restrictions de voyage pour freiner la propagation du virus.

L’aéroport de Londres-Heathrow, le plus fréquenté d’Europe, a vu son trafic passagers chuter de 97% en avril. Son gestionnaire souhaite des normes internationales communes pour permettre aux passagers de voyager librement entre les pays à faible risque lorsque la circulation du virus sera maîtrisée.

La compagnie easyJet, dont le titre chutait de plus de 8% lundi à la Bourse de Londres, estime pour sa part que de nouvelles règles sur la quarantaine doivent être de courte durée.

La fédération du secteur Airlines UK estime, quant à elle, que ces nouvelles mesures conduiront le secteur à réclamer davantage d’aides de l’Etat.

Willie Walsh, le directeur général d’IAG, la maison mère de British Airways, a déclaré lundi avoir épuisé toutes les possibilités de consolider les liquidités du groupe qui diminuent à un rythme soutenu.

“Nous avons probablement épuisé toutes les possibilités auxquelles je peux penser à ce stade pour consolider nos liquidités. Le cash a considérablement diminué et ce sera le cas au cours des mois de mai, juin et juillet”, a-t-il dit lors d’une audition devant la commission des transports du Parlement.

Dimanche, après un échange entre Emmanuel Macron et Boris Johnson, deux communiqués ont indiqué qu’aucune mesure de quarantaine ne s’appliquerait aux voyageurs arrivant sur le territoire britannique en provenance de France.

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