Archive pour le Tag 'secteur'

Salaire : pour une hausse de 15 % dans le secteur médical (CFDT)

Salaire : pour une hausse de 15 % dans le secteur médical (CFDT)

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, constate :

 

« que les fiches de paie des femmes dans le secteur médico-social sont inférieures à la moyenne de plus de 25 %» et «leurs conditions de travail et d’emploi sont marquées par un fort recours au temps partiel et aux contrats précaires, une sinistralité élevée, un taux important d’arrêts de travail et une absence de reconnaissance de la pénibilité de leurs emplois».

 

Il appelle dans une tribune publiée par le JDD à une hausse immédiate de 15% des salaires dans le secteur social et médico-social, où les salariés sont «aux trois quarts des femmes» qui devraient être «LA grande cause du quinquennat», à ses yeux.

Croissance UE : Le secteur manufacturier se redresse

Croissance UE : Le secteur manufacturier se redresse

L’indice définitif pour décembre ressort à 55,2, un plus haut depuis mai 2018, contre 53,8 le mois précédent et 53,5 en première estimation.

L’Allemagne a de nouveau joué un rôle moteur et, contrairement à l’industrie dominante des services, les usines européennes sont restées pour la plupart ouvertes.“L’économie devrait donc être bien moins impactée par la pandémie au quatrième trimestre qu’au deuxième grâce à la résistance de l’industrie manufacturière”, a déclaré Chris Williamson, économiste en chef chez IHS Markit.

Les nouvelles commandes ont augmenté dans un contexte de forte demande de produits allemands et reflètent en partie un pic temporaire de la demande britannique avant la fin de la période de transition du Brexit. Malgré la forte demande, les effectifs ont une nouvelle fois été réduits le mois dernier, bien qu’à un rythme plus lent. L’indice de l’emploi est passé de 48,7 à 49,2.

 

Croissance France : l’activité manufacturière sort du rouge

L’indice définitif pour le mois dernier ressort à 51,1, comme en première estimation, après 49,6 en novembre, repassant ainsi en zone de croissance.

“Les chiffres de décembre ont montré une amélioration des performances du secteur manufacturier français, avec un rebond des conditions d’affaires après la détérioration de novembre et le retour de la production en croissance”, a déclaré Eliot Kerr, économiste d’IHS Markit.“Pour l’avenir, les entreprises sont très optimistes quant à la poursuite de la croissance de la production, avec l’espoir que les vaccins anti-COVID-19 disponibles puissent rétablir une sorte de normalité dans le monde. Pour l’instant, les conditions favorables à la demande restent timides mais nous prévoyons que la reprise commencera à s’accélérer au deuxième trimestre 2021”, a ajouté Eliot Kerr.

Croissance Allemagne : forte hausse du secteur manufacturier

L’indice définitif pour décembre ressort à 58,3, un plus haut depuis février 2018, contre 57,8 en novembre.

Croissance Royaume-Uni : remontée due aussi à la reconstitution de stock du secteur manufacturier

L’activité du secteur manufacturier britannique a atteint son niveau le plus élevé en trois ans alors que les entreprises se sont empressées de terminer certaines opérations avant la fin de la période de transition du Brexit, le 31 décembre. L’indice PMI est remonté à son plus haut niveau depuis novembre 2017 à 57,7, après 55,6 enregistré en novembre, un chiffre légèrement supérieur à l’estimation “flash” de 57,3.

Les résultats de l’enquête montrent que les industriels ont stocké des matériaux au rythme le plus rapide depuis mars 2019 – alors qu’ils craignaient une perturbation des échanges commerciaux avec l’UE – et que les délais de livraison ont été les plus lents depuis le confinement du printemps.

L’indice IHS Markit a augmenté à 52,8 contre à 51,5 en novembre alors que le consensus Reuters le donnait à 53,6.Le sous-indice des nouvelles commandes a grimpé à 50,2 en décembre contre 48,4 le mois précédent.

Le gouvernement prévoit une contraction de l’économie italienne de l’ordre de 9% en 2020 en raison de la pandémie suivi par un rebond de 6% pour cette année.

Croissance Espagne : : le secteur manufacturier sort aussi du rouge

L’indice est revenu à 51,0 contre 49,8 en novembre, passant au-dessus du seuil de 50 séparant croissance et contraction.

“Le mois de décembre a été mitigé pour le secteur manufacturier espagnol car la hausse de la demande extérieure a été à nouveau compensée par la faiblesse soutenue du marché intérieur”, a déclaré Paul Smith, économiste chez IHS Markit. La demande extérieure a entraîné la plus forte croissance des exportations depuis juillet tandis que la faiblesse des secteurs du tourisme et de l’hôtellerie a pesé sur la demande intérieure.

Secteur aérien : perte de 157 milliards sur deux ans et 173 milliards de dettes

Secteur aérien : perte de 157 milliards sur deux ans et 173 milliards de dettes

Une véritable catastrophe économique pour le secteur aérien, l’un des plus touchés par la crise sanitaire et qui va provoquer de nombreuses faillites. L’Iata, l’organisation internationale du transport aérien, qui prévoyait en juin des pertes s’élevant à 100 milliards de dollars sur la même période, s’attend désormais à une perte de 118,5 milliards de dollars en 2020 et de 38,7 milliards de dollars supplémentaires l’année prochaine.

Ces prévisions témoignent de l’ampleur du défi que le secteur doit surmonter malgré les espoirs suscités par l’apparition de vaccins.

Selon ses prévisions, le nombre de passagers devrait avoir chuté cette année à 1,8 milliard contre 4,5 milliards l’année dernière. L’Iata s’attend à un rebond limité à 2,8 milliards l’année prochaine.

Ces estimations sont fondées sur l’hypothèse d’une réouverture des frontières d’ici la mi-2021 favorisée à la fois par les multiplication des tests et par l’essor de la vaccination.

L’Iata appelle les Etats à remplacer les mesures de quarantaine par des campagnes de dépistage généralisées.

“Les gens qui refusent de se faire vacciner se verraient dans l’incapacité de voyager”, déclare le chef de l’Iata. “Le dépistage systématique devient d’autant plus crucial pour la réouverture des frontières.”

Le fret aérien, – verra probablement ses revenus mondiaux augmenter de 15% pour atteindre 117,7 milliards de dollars cette année, malgré une baisse de 11,6% du volume à 54,2 millions de tonnes, a annoncé l’Iata.

Par ailleurs, près de 173 milliards d’aides gouvernementales ont creusé l’endettement des compagnies, ce qui menace d’entraver les investissements futurs, des faillites étant ainsi probables, a-t-elle ajouté

Veolia joue dangereusement les pompiers pyromanes du secteur

Veolia joue dangereusement  les pompiers pyromanes du secteur

Le patron de Veolia réitère sa volonté de prendre le contrôle de Suez en lançant une OPA sur son concurrent. Pour faire semblant de satisfaire le gouvernement qui incite à la concertation entre les deux groupes, le patron de Veolia propose tout simplement d’absorber Suez. Pire il justifie sa stratégie en considérant que Suez fait obstacle à cette OPA. Ce que demande en fait le patron de Veolia c’est le suicide de Suez, une curieuse manière de coopérer.

Le problème c’est que Veolia ne cesse de jeter de lui sur le feu dans ce secteur, de créer le doute chez les clients des deux opérateurs de services publics. Pour  l’eau comme d’ailleurs pour d’autres services,  on ne sait pas exactement ce que pourrait être le champ d’activité de Veolia comme de Suez. Certaines collectivités françaises mais aussi étrangères pourraient alors être tentées de recourir à d’autres opérateurs. On voit mal par exemple des collectivités locales se sentir très rassurées par le transfert de l’activité de l’eau par exemple à un fonds d’investissement qui n’a aucune compétence technique et dont l’objet est surtout de tirer rapidement des profits de ses investissements alors que l’engagement et la gestion de ce secteur doit s’inscrire sur le long terme.

D’une certaine manière Veolia joue donc les pompiers pyromanes et l’incendie provoquée chez Suez pourrait bien contaminer Veolia surtout à un moment ou des collectivités locales du fait de la crise sanitaire et économique devront tenir compte de la réduction de leurs ressources pour financer les services publics.

Les « péripéties » qui semblent s’opposer à son projet d’acquisition de Suez n’affectent donc en rien la détermination de Veolia. Le leader mondial du traitement de l’eau et des déchets veut au contraire accélérer son offensive sur son rival, en accroissant sa pression sur Suez sur plusieurs fronts, a annoncé son PDG Antoine Frérot mardi.

Pour faire plier Suez, dont le conseil d’administration et le conseil social et économique (CSE) s’opposent farouchement à la fusion, considérée comme « funeste », Veolia renforce sa pression sur les actionnaires de sa cible.

Le groupe s’engage désormais  »à déposer une offre publique d’acquisition au prix de 18 euros par action (coupon attaché) pour l’ensemble du capital de Suez dès que le conseil d’administration de Suez aura émis un avis favorable sur ce projet et aura désactivé le dispositif visant à organiser l’inaliénabilité de l’activité de l’eau en France », a-t-il déclaré  par communiqué.

 

Une telle décision du conseil d’administration est donc désormais « la seule chose qui s’oppose à une OPA », sécurisant l’offre comme son prix, a souligné maître Pierre-Yves Chabert, avocat de Veolia. Il a ajouté que cette décision devra être matérialisée par la conclusion d’un « accord de rapprochement » contenant des engagements précis, incluant la non cession d’actifs stratégiques.

 

Croissance Chine: hausse du secteur manufacturier

Croissance Chine: hausse du secteur manufacturier

L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit a progressé à 53,6 le mois dernier contre 53,0 en septembre, soit un sixième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité. Le signe d’une reprise certaine en Chine mais qui pourrait être hypothéqué par la deuxième vague sanitaire dans nombre de pays. Les carnets de commandes légèrement positif sont en effet en recul par rapport au mois précédent.

Les analystes interrogés par Reuters anticipaient de nouveau un indice de 53,0.

Le vaste secteur industriel chinois revient progressivement à des niveaux aperçus avant la crise sanitaire qui a paralysé des pans entiers de l’économie plus tôt cette année, même si les perspectives mondiales s’assombrissent alors que de nombreux pays occidentaux font face à une hausse des nouveaux cas de contamination au coronavirus et réimposent des confinements.

Croissance ZONE EURO – LE SECTEUR PRIVÉ RETOMBE DANS LE ROUGE

Croissance ZONE EURO – LE SECTEUR PRIVÉ RETOMBE DANS LE ROUGE

 

 

Contrairement aux prévisions du mois d’août, la reprise n’a pas vraiment eu lieu au mois de septembre et  l’activité du privé retombe dans le rouge dans l’union européenne L’activité du secteur privé de la zone euro est retombée en territoire de contraction en octobre sous l’effet des mesures de restriction mises en place pour contrer la deuxième vague de la pandémie de coronavirus, montrent les résultats prélimnaires de l’enquête mensuelle que réalise IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI).

L’indice composite, qui combine l’activité des services et celle du secteur manufacturier, s’affiche à 49,4, soit sous le seuil de 50 séparant la contraction de la croissance, après 50,4 en septembre.

Cet indice composite est pénalisé par celui des services, tombé à 46,2 après 48,0 en septembre.

L’activité du secteur manufacturier a en revanche dépassé les attentes avec un indice à 54,4, au plus haut depuis 26 mois, contre 53,7 en septembre.

“La perspective d’un retour en récession mettra davantage de pression sur la Banque centrale européenne pour mettre en oeuvre des mesures supplémentaires de soutien et sur les gouvernements pour aider à absorber l’impact des mesures de confinement”, commente Chris Williamson, économiste d’IHS Markit.

 

Croissance zone euro : le secteur manufacturier sort du rouge

Croissance zone euro : le secteur manufacturier sort du rouge

 

 

L’indice compilé par IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI) s’affiche à 51,8 pour le mois dernier dans sa version définitive (51,1 en première estimation), après 47,4 en juin.

Il repasse ainsi au-dessus de la barre de 50, soit en territoire de croissance, pour la première fois depuis janvier 2019.

“Les industries de la zone euro ont fait état d’un début de troisième trimestre très positif, avec une croissance de la production à son rythme le plus rapide depuis plus de deux ans, alimentée par un rebond encourageant de la demande”, commente Chris Williamson, économiste d’IHS Markit.

Allemagne- L’activité manufacturière en Allemagne a renoué avec la croissance en juillet pour la première fois depuis décembre 2018, ce qui confirme le rebond de la première économie d’Europe à l’entame du troisième trimestre.

L’indice compilé par IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI) est remonté à 51,0 en juillet, après 45,2 en mars.

Ce rebond s’explique par la croissance de la production et des nouvelles commandes, explique Phil Smith économiste d’IHS Markit, qui souligne que la demande reste inférieure à ses niveaux d’avant la crise.

“La forte augmentation des nouvelles commandes en juillet signale toutefois des perspectives positives pour la production et le secteur manufacturier demeure bien placé pour aborder une forte contribution au rebond technique de l’économie attendu au troisième trimestre”, dit-il.

France- L’activité manufacturière en France s’est légèrement accélérée en juillet mais les nouvelles commandes refusent de décoller, montrent les résultats définitifs de l’enquête que réalise chaque mois IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI).

L’indice de juillet remonte à 52,4 contre 52,3 en juin, s’éloignant un peu plus du seuil de 50 qui sépare la contraction de la croissance.

Cette croissance reflète cependant davantage l’exécution d’anciennes commandes que l’augmentation des nouvelles commandes, qui se fait toujours attendre, commente Eliot Kerr, économiste d’IHS Markit.

“Les industriels français ont vu le climat des affaires s’améliorer en juin mais cette amélioration repose surtout sur la croissance de la production, comme en juin”, commente-t-il.

Royaume-Uni- La production manufacturière britannique a connu le mois dernier sa croissance la plus rapide depuis prés de trois ans, montrent les résultats définitifs de l’enquête réalisée par Markit/CPIS auprès des directeurs d’achat (PMI).

L’indice définitif pour le mois de juillet ressort à 53,3, contre une première estimation à 53,6 et après 50,1 en juin.

Cet indice est au plus haut depuis mars 2019 mais celui de la production, qui donne, selon IHS Markit, une meilleure idée de la santé du secteur, a grimpé au plus haut depuis 2017, à 59,3.

“En dépit d’un bon démarrage vers la reprise, le chemin restant à parcourir demeure long et piégeux”, tempère toutefois Rob Dobson, directeur d’IHS Markit. “Une période soutenue de croissance reste nécessaire pour regagner tout le terrain perdu ces derniers mois.”

Londres: le secteur financier hors brexit ?

Londres: le secteur financier hors brexit ?

Pour résumer ,Londres souhaiterait que la question financière  échappe aux négociations du Brexit. Bref pour conserver à  la place financière britannique la rôle central en Europe . Le Royaume-Uni souhaite donc le maintien d’un libre accès des services financiers britanniques au marché européen. Une position qui ne peut être acceptée par les autorités européennes qui considèrent que Londres ne peut pas choisir une négociation à la carte.

“S’il advenait que l’UE choisisse délibérément d’ériger elle-même une barrière sur l’accès de nos services financiers à son marché, les perdants seraient les investisseurs en actions des entreprises de l’UE qui ne seraient plus en mesure d’obtenir le meilleur prix pour les transactions qu’ils souhaiteraient réaliser”, a-t-il ajouté.

“Cela serait un nouvel exemple d’automutilation de la part des Européens”, a poursuivi Gove.

Le négociateur en chef des Britanniques, David Frost, s’est interrogé pour sa part sur la lenteur des discussions. “Mais nous sommes entre les mains de l’UE pour ce qui est de savoir combien de temps cela prendra”, a-t-il dit.

Son homologue européen, le Français Michel Barnier, a appelé pour sa part les Britanniques à se montrer plus réalistes et à oublier toute possibilité de négocier “à la carte”.

“Mais nous ne ferons pas de progrès si les Britanniques continuent de piocher et de choisir pour eux-mêmes le meilleur de ces deux mondes”, a-t-il ajouté.

Soulignant que la pêche, les conditions de la concurrence et les règles de gouvernance constituaient les dossiers les plus rudes de la négociation, Michel Barnier a estimé que boucler un accord d’ici la fin de l’année serait “extrêmement difficile, mais encore possible”. En l’état actuel des négociations qui ont plutôt tendance à traîner tous les scénarios sont encore possibles, soit un nouveau délai accordé géré le siberxit, soit un brexit dut c’est-à-dire un accord.

Macron pour un plan de sauvetage pour le secteur automobile … et les sous -traitants ?

Macron pour un plan de sauvetage pour le secteur automobile … et les sous -traitants ?

C’est un véritable plan de sauvetage que Macron   va  proposer .Certes, le Coronavirus a porté un sérieux coup au secteur avec un écroulement de la demande mais la crise automobile est antérieure à la pandémie. Elle se caractérise par la difficulté de l’ensemble de l’industrie automobile à s’adapter aux nouvelles normes d’environnement, au tassement des commandes et surtout aux nombreuses incertitudes relatives aux véhicules du futur (petit ou gros véhicules, essence ou diesel, électrique ou mixte, électrique ou hydrogène etc.) sans parler des évolutions de la nature et des volumes de la mobilité.

La crise n’est pas seulement française, ni européenne mais mondiale. Il faudra injecter des milliards et des milliards pour sauver toute cette industrie. Le secteur emploie directement en France autour de 200 000 salariés, il en a perdu plus de 100 000 en 15 ans du fait notamment des délocalisations. Il risque d’en perdre d’autres.

Mais il faut surtout prendre en compte l’effet sur la sous-traitance qui concerne beaucoup plus d’effectifs autour de 400 000 ( y compris les intérimaires)dont certains constituent l’essentiel de l’activité économique locale. Au-delà du sauvetage incontournable, en même temps il convient évidemment d’aider à la reconversion progressive intégrant une meilleure prise en charge des impératifs environnementaux.

Certains acteurs du secteur, dont Renault et PSA commencent à rouvrir leurs usines mais la demande reste faible et la crise économique a accentué les difficultés financières des constructeurs ainsi que de leurs sous-traitants.

Le ministre français de l’Economie et des Finances, qui s’est entretenu vendredi avec les représentants de la filière automobile, compte faire de “cette crise un levier pour accélérer la transition écologique”, ce qui pourrait par exemple passer par des primes à la casse pour l’achat de véhicules propres ou des aides dirigées vers la production de véhicules moins polluants.

Pour l’automobile, la situation de Renault fait l’objet d’une attention particulière. Déjà fragilisé avant l’émergence de cette crise sanitaire dans le sillage de la disgrâce de son ancien PDG Carlos Ghosn, le constructeur au losange a accusé l’an dernier sa première perte nette en dix ans.

Le groupe est déjà en lice pour bénéficier d’un prêt garanti par l’Etat dont le montant devrait atteindre cinq milliards d’euros.

Alors que différentes entreprises ont déclaré être confrontées à des difficultés pour obtenir ces prêts garantis par l’Etat, accordés par les établissements bancaires, le secteur automobile n’a pas été épargné.

L’équipementier automobile Novares, spécialisé dans les pièces en plastique, s’est ainsi placé fin avril en redressement judiciaire faute d’avoir trouvé à temps un accord avec ses banques et ses actionnaires pour endiguer l’hémorragie de liquidités provoquée par l’épidémie de coronavirus. De nombreux autres sous-traitants sont menacés et justifient d’un plan de soutien.

Un plan de sauvetage pour le secteur automobile … et les sous -traitants ?

Un plan de sauvetage pour le secteur automobile … et les sous -traitants ?

C’est un véritable plan de sauvetage que le gouvernement devrait tenter de proposer d’ici une quinzaine de jours. Certes, le Coronavirus a porté un sérieux coup au secteur avec un écroulement de la demande mais la crise automobile est antérieure à la pandémie. Elle se caractérise par la difficulté de l’ensemble de l’industrie automobile à s’adapter aux nouvelles normes d’environnement, au tassement des commandes et surtout aux nombreuses incertitudes relatives aux véhicules du futur (petit ou gros véhicules, essence ou diesel, électrique ou mixte, électrique ou hydrogène etc.) sans parler des évolutions de la nature et des volumes de la mobilité.

La crise n’est pas seulement française, ni européenne mais mondiale. Il faudra injecter des milliards et des milliards pour sauver toute cette industrie. Le secteur emploie directement en France autour de 200 000 salariés, il en a perdu plus de 100 000 en 15 ans du fait notamment des délocalisations. Il risque d’en perdre d’autres.

Mais il faut surtout prendre en compte l’effet sur la sous-traitance qui concerne beaucoup plus d’effectifs autour de 400 000 dont certains constituent l’essentiel de l’activité économique locale. Au-delà du sauvetage incontournable, en même temps il convient évidemment d’aider à la reconversion progressive intégrant une meilleure prise en charge des impératifs environnementaux.

Certains acteurs du secteur, dont Renault et PSA commencent à rouvrir leurs usines mais la demande reste faible et la crise économique a accentué les difficultés financières des constructeurs ainsi que de leurs sous-traitants.

Le ministre français de l’Economie et des Finances, qui s’est entretenu vendredi avec les représentants de la filière automobile, compte faire de “cette crise un levier pour accélérer la transition écologique”, ce qui pourrait par exemple passer par des primes à la casse pour l’achat de véhicules propres ou des aides dirigées vers la production de véhicules moins polluants.

“J’annoncerai un plan de soutien au secteur automobile sous 15 jours (…) de façon à relancer la consommation, de façon à soutenir aussi la transformation vers un modèle plus durable avec le soutien en particulier aux véhicules qui émettent le moins de CO2, aux véhicules électriques”, a dit Bruno Le Maire sur France Info.

Pour l’automobile, la situation de Renault fait l’objet d’une attention particulière. Déjà fragilisé avant l’émergence de cette crise sanitaire dans le sillage de la disgrâce de son ancien PDG Carlos Ghosn, le constructeur au losange a accusé l’an dernier sa première perte nette en dix ans.

Le groupe est déjà en lice pour bénéficier d’un prêt garanti par l’Etat dont le montant devrait atteindre cinq milliards d’euros.

Alors que différentes entreprises ont déclaré être confrontées à des difficultés pour obtenir ces prêts garantis par l’Etat, accordés par les établissements bancaires, le secteur automobile n’a pas été épargné.

L’équipementier automobile Novares, spécialisé dans les pièces en plastique, s’est ainsi placé fin avril en redressement judiciaire faute d’avoir trouvé à temps un accord avec ses banques et ses actionnaires pour endiguer l’hémorragie de liquidités provoquée par l’épidémie de coronavirus.

Secteur santé  » pas des décorations mais des salaires décents »

Secteur santé  » pas des décorations mais des salaires décents »

Dans une interview du JDD, Hugo Huon, président du collectif Inter Urgences, estime que les décorations et les cérémonies officielles sont un contre-feu pour « masquer le fait que des moyens ne sont pas débloqués », un fâcheux symbole. Il réclame un plan massif d’investissement pour les hôpitaux.

Comment réagissez-vous à l’annonce de l’organisation d’un hommage aux soignants le 14 juillet?

Quelle idée hors sol! Comme la population soutient les soignants, le gouvernement cherche à accéder à une forme de reconnaissance en les honorant. C’est un geste qui ne coûte rien… La majorité des infirmiers et des aides-soignants se fichent de ces honneurs. Ce que nous réclamons depuis plus d’un an, ce ne sont pas des décorations ni des primes mais des salaires décents et des moyens, en lits notamment, pour les hôpitaux.

La confirmation faite par le gouvernement du versement d’une prime aux soignants fin mai ou juin, n’est-ce pas tout de même un bon début?

Nous ne demandons pas une prime mais une évolution des traitements pour que les équipes à l’hôpital deviennent plus stables, que la qualité des soins s’améliore. Le système de prime ne résout rien. Le 25 mars, à Mulhouse, Emmanuel Macron a promis « un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières ». Olivier Véran a lui aussi promis, dans un communiqué daté du 15 avril, une revalorisation des métiers et des rémunérations. Or les discussions n’ont toujours pas été ouvertes sur ce sujet-là. Les deux collectifs Inter Urgences et Inter Hôpitaux n’en ont toujours pas discuté avec le ministre de la Santé ou son cabinet.

En pleine crise du coronavirus, le temps est sans doute compté…

Le gouvernement continue à faire passer les dépenses publiques avant la santé des patients. Ce silence sur les rémunérations nous semble tellement absurde, ça nous met dans une telle colère froide que nous nous apprêtons à relancer la mobilisation à partir de la semaine prochaine. Il faut un cap pour les soignants, sinon ils vont finir par perdre le sens. Pourquoi pas organiser une grande manif à Paris le 14 juillet? Ça, ça serait un beau symbole…

Après le Conseil des ministres mercredi, la porte-parole Sibeth Ndiaye a déclaré qu’une « médaille de l’engagement face aux épidémies » serait « réactivée », afin de « récompenser les personnes qui se sont dévouées pendant la crise du Covid-19″, notamment le personnel soignant. « Elle pourra être décernée à titre individuel ou collectif et fera l’objet prochainement d’un décret qui la réactualisera », a-t-elle expliqué.

Cette médaille avait été créée suite à l’épidémie de choléra de 1884. Le décret, signé le 31 mars 1885 par le président de la République de l’époque, Jules Grévy, avait été publié au Journal officiel en date du 8 avril de la même année (disponible ici sur le site de la BNF). « Des médailles d’honneur peuvent être décernées par le ministre du commerce aux personnes qui se sont particulièrement signalées par leur dévouement pendant des maladies épidémiques », peut-on y lire dans son article premier. Initialement distribuée par le ministère du Commerce, cette médaille sera ensuite attribuée par d’autres comme l’Intérieur, l’Hygiène ou la Guerre, via de nouveaux décrets dans les années qui ont suivi. Cette récompense avait disparu au début des années 1960.

Soutien au secteur viticole

Soutien  au secteur viticole

 

La filière viticole est doublement victime d’une part des mesures de taxation prise par les États-Unis (qui a fait chuter de près de 50 % les exportations) mais d’autre part  par un écroulement de la demande notamment de la part secteur de la restauration. Pour faciliter le rééquilibrage d’un marché bousculé par la fermeture du hors domicile, Bruxelles et le gouvernement ont aussi débloqué 140 millions d’euros, afin de financer la distillation de crise, sur un volume de 2 millions d’hectolitres. Soit un montant de 70 euros le litre, contre 80 euros demandés par les viticulteurs, qui espéraient que le plan puisse porter sur trois millions d’hectolitres.

« C’est une première étape avant un bilan sur l’effet de cette mesure sur le marché », précise-t-on au ministère de l’Agriculture. Il faudra sans doute d’autres mesures car non seulement la demande s’est écroulée de la part des professionnels mais semble aussi se tasser nettement de la part des particuliers.

 

Secteur aérien britannique: le plan de Johnson contesté

Secteur aérien britannique: le  plan de Johnson contesté

 

D’une façon générale, le plan de des confinement de Boris Johnson est assez contesté notamment concernant la perspective de mise en quarantaine des passagers débarquant au Royaume-Uni. Selon les dirigeants des compagnies aériennes, les nouvelles règles, qui imposeront une période d’isolement de 14 jours à la plupart des personnes en provenance de l’étranger, dissuaderont ces dernières de voyager et éteindront tout espoir d’une reprise rapide dans un secteur déjà en crise.

Depuis la mi-mars, la plupart des compagnies aériennes dans le monde ont été contraintes d’immobiliser leurs flottes en raison des restrictions de voyage pour freiner la propagation du virus.

L’aéroport de Londres-Heathrow, le plus fréquenté d’Europe, a vu son trafic passagers chuter de 97% en avril. Son gestionnaire souhaite des normes internationales communes pour permettre aux passagers de voyager librement entre les pays à faible risque lorsque la circulation du virus sera maîtrisée.

La compagnie easyJet, dont le titre chutait de plus de 8% lundi à la Bourse de Londres, estime pour sa part que de nouvelles règles sur la quarantaine doivent être de courte durée.

La fédération du secteur Airlines UK estime, quant à elle, que ces nouvelles mesures conduiront le secteur à réclamer davantage d’aides de l’Etat.

Willie Walsh, le directeur général d’IAG, la maison mère de British Airways, a déclaré lundi avoir épuisé toutes les possibilités de consolider les liquidités du groupe qui diminuent à un rythme soutenu.

“Nous avons probablement épuisé toutes les possibilités auxquelles je peux penser à ce stade pour consolider nos liquidités. Le cash a considérablement diminué et ce sera le cas au cours des mois de mai, juin et juillet”, a-t-il dit lors d’une audition devant la commission des transports du Parlement.

Dimanche, après un échange entre Emmanuel Macron et Boris Johnson, deux communiqués ont indiqué qu’aucune mesure de quarantaine ne s’appliquerait aux voyageurs arrivant sur le territoire britannique en provenance de France.

Secteur aérien : ATR réduit à son tour sa production d’appareils

Secteur aérien : ATR réduit à son tour sa production d’appareils

 

Comme la plupart des constructeurs aériens, ATR est évidemment touché par les conséquences de la crise sanitaire qui a paralysé presque totalement les compagnies pendant plusieurs semaines. Des compagnies qui vont rencontrer de très graves difficultés et seront donc amenés à différer voire à annuler certaines commandes. Les conséquences seront économiques mais évidemment aussi sociales et le secteur pourrait enregistrer une baisse d’effectifs assez rapides de 10 à 20 %. Le constructeur d’avions turbopropulseurs ATR est devenu lundi la dernière entreprise en date du secteur aéronautique à se préparer à une réduction de sa production en raison de la crise du coronavirus.

Stefano Bortoli, le directeur général d’ATR, coentreprise entre Airbus et l’italien Leonardo, a déclaré à Reuters qu’une décision sur l’ampleur de la réduction serait prise dans les prochaines semaines.

Avant même l’apparition de l’épidémie, les livraisons d’ATR avaient reculé à 68 appareils en 2019, contre 76 en 2018 et au plus bas depuis 2012. Le groupe a cependant vendu 79 appareils l’an dernier contre 52 en 2018.

Stefano Bortoli n’a pas souhaité communiquer sur les objectifs du groupe en termes de livraison cette année, mais a dit qu’ATR réduirait sa production comme d’autres constructeurs pour faire face à une baisse de la demande.

“Bien sûr, nous allons réduire; nous verrons plus tard à quelle hauteur”, a-t-il déclaré.

Coronavirus: hôtellerie, restauration et tourisme, l’effondrement de tout un secteur

Coronavirus: hôtellerie, restauration et tourisme, l’effondrement de tout un secteur

 

Si des perspectives de réouverture  pour certaines activités sont envisagées par contre on est loin de voir le bout du tunnel pour tout ce qui concerne l’hôtellerie, la restauration ou le tourisme. Au mieux des décisions pourraient être annoncé pour le milieu de l’été. Mais des décisions à effet différé qui n’auront guère d’impact sur la saison estivale et même la fin de l’année. La conséquence pourrait être une vague sans précédent de défaillances qui affectant 20 à 30 % du secteur. Aucun secteur ne peut en effet résister à une période de paralysie de six à neuf mois.

La mise en quarantaine de ces activités aura des conséquences sur les secteurs économiques amont et aval (par exemple sur les producteurs agricoles, le commerce et l’artisanat et les services). La vérité, c’est que les pouvoirs publics sont complètement démunis pour faire face à cette crise. En effet les propositions d’aide sous forme de prêts ou de décalage dans le temps de la fiscalité ne sont pas à la hauteur des enjeux. L’enjeu aujourd’hui, c’est la mort de nombre ces entreprises . Même si les pouvoirs publics décidaient de la reprise pour ces activités, les clients ne seraient sans doute pas rapidement au rendez-vous compte- tenu des risques sanitaires potentiels.

Les attentes de la filière, qui emploie un million de salariés, sont fortes: les acteurs du tourisme et de la restauration espèrent notamment l’exemption du paiement des taxes et impôts locaux en 2020, l’annulation des loyers pour six mois, la prolongation des mesures en faveur du chômage partiel des salariés et la prise en charge, au moins partielle, des pertes d’exploitation. Les mesures qui seront décidées dans le cadre de ce plan de soutien spécial s’ajouteront aux dispositifs généraux déjà mis en oeuvre par le gouvernement.

Pour aider cafés et restaurants, le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR) et la maire PS de Lille Martine Aubry ont réclamé jeudi au gouvernement «une véritable stratégie», plaidant notamment pour «la création par l’Etat d’un fonds d’investissements dédié» et pour des «mesures immédiates» de soutien.

Secteur automobile: surveillance négative collective (Moody’s)

Secteur automobile: surveillance négative collective (Moody’s)

L’agence de notation financière vient de publier une note où il place quasiment tous les constructeurs européens sous surveillance négative. Pas moins de sept groupes dont Renault, PSA, Daimler, Jaguar-Land Rover, Volkswagen, Volvo et McLaren ont ainsi été mis sous surveillance négative, ce qui signifie que leur note peut potentiellement être dégradée à court terme. Celle de BMW a été, elle, abaissée assortie d’une perspective négative, et passe à A2.

Moody’s constate une dégradation sans précédent de la conjoncture économique consécutive à la crise du coronavirus et son impact sur les ventes. Il n’est pas fait grief aux constructeurs d’avoir pu ou su anticiper une situation inédite par son ampleur et sa soudaineté. En revanche, l’agence de notation observe que cette crise met en exergue les faiblesses structurelles des constructeurs. Selon elle, « la faiblesse de leur profil crédit » ajoutée à « leur exposition à la demande de voitures particuliers » les ont rendus vulnérables » aux aléas du marché, dans un contexte de crise sanitaire où l’épidémie de coronavirus ne cesse de s’étendre. Autrement dit, la suite de la notation pourrait en grande partie dépendre de la poursuite de la pandémie ou pas.

A noter également Fiat Chrysler Automobiles (FCA) est simplement placé sous surveillance mais sans direction (positive ou négative par l’agence de notaion américaine !

 

 

Croissance Japon : nettement dans le rouge pour le secteur manufacturier

Croissance Japon : nettement dans le rouge pour le secteur manufacturier-

 

Le secteur manufacturier au Japon s’est contractée en février à un plus bas de près de quatre ans, un signal d’alerte pour la troisième puissance économique mondiale alors que s’étend l’impact de l’épidémie du nouveau coronavirus apparue en décembre dernier en Chine continentale.

Ce ralentissement illustre les effets ravageurs de l’épidémie sur la croissance mondiale et les entreprises, et pourrait accentuer la pression sur le gouvernement japonais pour qu’il engage des mesures supplémentaires de soutien à l’économie.

L’indice PMI manufacturier calculé par Markit/Jibun Bank a reculé le mois dernier à 47,8 en données corrigées des variations saisonnières, contre 48,8 en janvier.

Il s’agit d’un plus bas depuis mai 2016.

L’indice reste sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité pour un dixième mois consécutif – la plus longue période de contraction depuis celle de 16 mois ayant pris fin en juin 2009 liée à la crise financière.

“Les perspectives à court terme pour le secteur industriel japonais apparaissent très sombres”, a déclaré Joe Hayes, économiste chez IHS Markit, le cabinet d’étude qui réalise l’enquête.

La Chine est l’un des principaux marchés à l’exportation du Japon, et de nombreux industriels japonais vendent leurs produits à destination d’usines chinoises.

D’après l’enquête, les nouvelles commandes ont décliné à un plus bas de plus de sept ans, dans un contexte économique défavorable et sous l’effet d’un recul des ventes aux clients en Chine.

Les nouvelles commandes à l’exportation se sont contractées pour un quinzième mois consécutif.

Hausse des d’emplois dans le secteur privé : comme la croissance un peu plus de 1 %

Hausse des d’emplois dans le secteur privé : comme la croissance un peu plus de 1 %

 

D’après l’INSEE, les créations d’emplois dans le privé auraient enregistré une hausse un peu supérieur à 1 %, c’est-à-dire autour de 200 000 emplois. Des chiffres qui paraissent plus crédibles que ceux évoqués par certains responsables politiques, plus modestes aussi. En effet la croissance en 2019 n’aura enregistré une progression de 1,2 %. Il y a donc une certaine cohérence entre l’évolution de l’emploi et celle de l’activité car parallèlement les gains de productivité progressent très peu. Malgré les craintes de ralentissement de l’activité, l’année 2019 a donc  vu les créations d’emplois se poursuivre dans l’Hexagone. Selon l’Insee, 210.000 ont été créés dans l’ensemble du secteur privé en 2019. Le rythme s’est accentué par rapport aux 163.000 créations de 2018, restant toutefois en deçà de l’augmentation de 2017 : 329.700 emplois avaient alors été créés, un cru exceptionnel dans un contexte favorable.

 

Dans le détail, au quatrième trimestre, l’emploi salarié a augmenté de 0,2% (40.700 emplois supplémentaires), un rythme comparable à celui du troisième trimestre (33.200 emplois), et donnant lieu à une hausse de 1,1% sur l’année 2019. Sur l’année, la hausse est particulièrement notable dans le secteur marchand, qui a produit 155.000 emplois (+1,3%). La construction a elle aussi connu une bonne année, avec 42.200 emplois créés, une progression de 3%. Même constat dans l’agriculture, en hausse de 1,3% avec 3700 emplois supplémentaires. L’industrie voit elle aussi les créations d’emplois en hausse de 0,3% en 2019, avec 7900 postes supplémentaires. D’autres postes sont moins dynamiques. Ainsi, l’emploi intérimaire a reculé sur un an, perdant 6300 postes sur douze mois. La baisse s’est accélérée au dernier trimestre, atteignant 0,9%, contre 0,4% sur la période précédente. Sur le long terme, on constate également un ralentissement en fin d’année dans l’agriculture, l’industrie et les services non marchands, où les créations ont fléchi au dernier trimestre.

Les estimations de l’Insee mettent en exergue un rythme soutenu de créations d’emplois en France, malgré un contexte marqué par un ralentissement de l’activité à l’international. Cette tendance avait été soulignée il y a quelques jours par Pôle emploi dans ses dernières estimations.

Créations d’emplois dans le secteur privé : comme la croissance un peu plus de 1 %

Créations d’emplois dans le secteur privé : comme la croissance un peu plus de 1 %

D’après l’INSEE les créations d’emplois dans le privé auraient enregistré une hausse un peu supérieur à 1 %, c’est-à-dire autour de 200 000 emplois. Des chiffres qui paraissent plus crédibles que ceux évoqués par certains responsables politiques, plus modestes aussi. En effet la croissance en 2019 n’aura enregistré une progression de 1, 2 %. Il y a donc une certaine cohérence entre l’évolution de l’emploi et celle de l’activité car parallèlement les gains de productivité progressent très peu. Malgré les craintes de ralentissement de l’activité, l’année 2019 a donc  vu les créations d’emplois se poursuivre dans l’Hexagone. Selon l’Insee, 210.000 ont été créés dans l’ensemble du secteur privé en 2019. Le rythme s’est accentué par rapport aux 163.000 créations de 2018, restant toutefois en deçà de l’augmentation de 2017 : 329.700 emplois avaient alors été créés, un cru exceptionnel dans un contexte favorable.

Dans le détail, au quatrième trimestre, l’emploi salarié a augmenté de 0,2% (40.700 emplois supplémentaires), un rythme comparable à celui du troisième trimestre (33.200 emplois), et donnant lieu à une hausse de 1,1% sur l’année 2019. Sur l’année, la hausse est particulièrement notable dans le secteur marchand, qui a produit 155.000 emplois (+1,3%). La construction a elle aussi connu une bonne année, avec 42.200 emplois créés, une progression de 3%. Même constat dans l’agriculture, en hausse de 1,3% avec 3700 emplois supplémentaires. L’industrie voit elle aussi les créations d’emplois en hausse de 0,3% en 2019, avec 7900 postes supplémentaires. D’autres postes sont moins dynamiques. Ainsi, l’emploi intérimaire a reculé sur un an, perdant 6300 postes sur douze mois. La baisse s’est accélérée au dernier trimestre, atteignant 0,9%, contre 0,4% sur la période précédente. Sur le long terme, on constate également un ralentissement en fin d’année dans l’agriculture, l’industrie et les services non marchands, où les créations ont fléchi au dernier trimestre.

Les estimations de l’Insee mettent en exergue un rythme soutenu de créations d’emplois en France, malgré un contexte marqué par un ralentissement de l’activité à l’international. Cette tendance avait été soulignée il y a quelques jours par Pôle emploi dans ses dernières estimations.

Croissance zone euro : neuvième mois de contraction du secteur manufacturier

Croissance zone euro : neuvième mois de contraction du secteur manufacturier

 

 

Nombre d’experts s’inquiètent  de la détérioration des indicateurs en Chine qui a notamment enregistré un sixième mois de baisse de l’industrie manufacturière, aussi de celui du Japon. Cependant la situation n’est guère plus brillante en zone euro qui, elle, connaît pour le secteur manufacturier en octobre un neuvième mois consécutif de contraction . La plupart des médias aux mains des grands patrons et des financiers ne veulent pas désespérer Billancourt et les ménages. À dessein, on  sous-estime le tassement de la croissance en encourageant les ménages à consommer davantage. Et de prévoir que cette consommation devrait repartir en 2020 pour nourrir une croissance par exemple en France qui dépassera pas 1 %. En réalité sans doute moins. Le plus vraisemblable, c’est que la plupart des pays vont tutoyer la stagnation voire la récession.

L’ampleur et la persistance de la baisse secteur manufacturière en témoigne. En effet L’indice définitif pour octobre ressort à 45,9, à peine au-dessus d’un creux de sept ans à 45,7 touché en septembre, et se maintient largement en dessous de la barre de 50 séparant la contraction de la croissance, montrent les résultats de l’enquête réalisée par IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI).

“L’activité manufacturière de la zone euro reste à un creux de sept ans en octobre, ce qui signifie que le secteur de production des biens va encore peser fortement sur le PIB au quatrième trimestre”, commente Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit.

En Allemagne- Le secteur manufacturier de la première économie d’Europe s’est maintenu en récession en octobre avec une baisse des nouvelles commandes pour le 13e mois consécutif et une accélération des suppressions d’emplois dans l’industrie.

L’indice définitif pour octobre ressort à 42,1, contre 41,7 en septembre, demeurant nettement en zone de contraction, selon les résultats de l’enquête mensuelle réalisée par IHS Markit.

Il est à peine supérieur à une première estimation à 41,9.

“Il reste à voir si le déclin du secteur manufacturier allemand a atteint son point bas”, commente Phil Smith, économiste d’IHS Markit, en invitant à surveiller l’effet d’un éventuel relèvement par les Etats-Unis des droits de douane sur les importations d’automobiles européennes.

L’économie allemande s’est contractée de 0,1% au deuxième trimestre et les chiffres préliminaires du produit intérieur brut pour le troisième trimestre, attendus pour le 14 novembre, devraient signaler une entrée en récession, que caractérisent deux trimestres consécutifs de contraction.

En France Le secteur manufacturier a légèrement accéléré sa croissance en France octobre, ce qui suggère que la deuxième économie de la zone euro résiste mieux que d’autres dans un environnement économique incertain.

L’indice définitif pour octobre ressort à 50,7, contre 50,1 en septembre, se maintenant ainsi en zone de croissance, montrent les résultats de l’enquête mensuelle réalisée par IHS Markit.

Au Royaume-Uni L’activité du secteur manufacturier a continué de se contracter en octobre mais à un rythme moins marqué grâce à un mouvement de restockage des entreprises avant l’échéance du 31 octobre fixée pour le Brexit, finalement reportée, a montré vendredi l’enquête mensuelle d’IHS Markit auprès des directeurs d’achats.

L’indice PMI est remonté à son plus haut niveau depuis avril à 49,6 après 48,3 en septembre, restant cependant sous le seuil de 50 à partir duquel il traduit une croissance de l’activité.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre en baisse à 48,1 et l’estimation la plus optimiste le donnait à 49,5.

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