Archive pour le Tag 'prix'

Prix pétrole : tendance baissière (AIE)

Prix pétrole : tendance baissière (AIE)

Du fait d’une diminution des prévisions de demande par l’agence internationale de l’énergie, les prix du pétrole s’installent dans une tendance baissière. En cause évidemment les conséquences d’une crise sanitaire qui est loin d’être maîtrisée et qui pèse lourdement sur les perspectives économiques.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre s’est replié de 47 cents, ou 1%, pour terminer à 44,96 dollars à Londres. A New York, le baril américain de WTI pour le mois de septembre a lâché 43 cents, ou 1%, à 42,24 dollars. Ils avaient grimpé mercredi à leur plus haut niveau depuis mars. L’AIE prévoit que la demande de brut chute cette année à 91,9 millions de barils par jour (mb/j), soit 140.000 de moins que prévu jusqu’alors, avant de rebondir à 97,1 mb/j en 2021, soit 240.000 de moins que prévu.

Prix céréales : en forte hausse

Prix céréales : en forte hausse

 

 

Les cours du maïs, du blé et du soja cotés à Chicago ont terminé en forte hausse jeudi. Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre, le plus échangé, a terminé jeudi à 3,3875 dollars contre 3,2725 dollars la veille (+3,5%). Le boisseau de blé pour livraison en septembre, le plus actif, a fini à 4,9675 dollars contre 4,9125 dollars à la précédente clôture (+1,1%). Le boisseau de soja pour livraison en novembre, le plus échangé, a terminé à 8,9950 dollars contre 8,8300 dollars la veille (+1,9%). Une hausse liée à des éléments techniques mais aussi à une progression de la demande. Des prix qui ne sont pas affectés par une réévaluation en hausse des récoltes de maïs et de soja au États-Unis avec des productions records.

La folie des prix immobiliers dans les grandes villes (OCDE)

La folie des prix immobiliers dans les grandes villes (OCDE)

 

Le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, présente, dans une tribune au « Monde », s’inquiète des prix de l’immobilier dans toutes les grandes villes du monde. Un constat et des propositions qui font toutefois l’impasse sur la question centrale de l’aménagement équilibré du territoire.

 

La pandémie a aggravé des inégalités déjà existantes. Y compris en matière de logement, alors que de nombreux ménages éprouvaient déjà des difficultés à se loger, dans de nombreuses villes du monde.

A l’échelle mondiale, près de la moitié de la population vit dans les villes, et ce chiffre devrait atteindre 55 % d’ici à 2050. Les villes concentrent également la majorité de l’activité économique, de la création d’emplois et de l’innovation. Or, la hausse des prix du logement en milieu urbain exerce une pression croissante sur les ménages : entre 2005 et 2018, le prix des loyers a augmenté dans tous les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), à l’exception de deux d’entre eux, tout comme le prix réel à l’achat ; sur le marché privé, un locataire à faible revenu sur trois consacre plus de 40 % de son revenu disponible aux seuls coûts de location (OECD Affordable Housing Database).

Le degré de soutenabilité d’une ville et les prix de ses logements dépendent, dans une large mesure, de la façon dont les gens y vivent, y travaillent et s’y déplacent. Dans ce contexte, les villes suffisamment compactes et connectées présentent des caractéristiques avantageuses. Elles offrent un accès plus facile aux emplois, aux services et aux loisirs, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées au transport et à la construction.

Mais le logement, dans ces villes compactes et connectées, est généralement plus cher que dans les zones urbaines étalées et déconnectées. Les travaux de l’OCDE en partenariat avec la Coalition pour les transitions urbaines ont montré que les effets négatifs liés aux coûts excessifs du logement peuvent excéder les avantages d’une ville compacte, si l’accessibilité au logement n’est pas garantie (« Demystifying Compact Urban Growth : Evidence From 300 Studies From Across the World », Gabriel Ahlfeldt et Elisabetta Pietrostefani, Coalition for Urban Transitions et OCDE, 1er septembre 2017).

Un nouveau rapport examine les moyens dont disposent les gouvernements nationaux pour offrir des logements plus abordables au sein de villes suffisamment compactes, tout en favorisant le développement de quartiers urbains dynamiques et durables (« Housing policies for sustainable and inclusive cities : How national governments can deliver affordable housing and compact urban development », Ana Moreno-Monroy, Jared Gars, Tadashi Matsumoto, Jonathan Crook, Rudiger Ahrend, Abel Schumann, Coalition for Urban Transitions et OCDE, 31 mars 2020).

Revoir le prix de l’électricité nucléaire

Revoir le prix de l’électricité nucléaire

Laurence Daziano, maître de conférences en économie à Sciences Po et membre du Conseil scientifique de la Fondapol pose la problématique de la tarification de l’électricité régulée d’origine nucléaire.( Chronique dans la tribune).

 

« Parmi les conséquences de la crise Covid-19 et du confinement sanitaire, la baisse du prix de l’électricité pour les fournisseurs alternatifs d’énergie est l’une de celles qui devraient laisser des traces. En effet, elle remet en question la tarification régulée de l’électricité d’origine nucléaire, l’Arenh (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique), qui a montré ses limites lors de la crise et avait déjà fait l’objet d’une tentative de réforme en 2019, malheureusement vite enterrée. En clair, notre modèle énergétique est encore plus fragilisé en raison d’un déséquilibre structurel du prix de l’électricité entre le fournisseur historique, EDF, et les nouveaux fournisseurs alternatifs.

Recours à la justice

La question serait passée inaperçue du grand public si les fournisseurs alternatifs d’énergie, et notamment Total Direct Energie à leur tête, n’étaient allés en justice pour réclamer de ne pas acheter l’énergie nucléaire au tarif régulé préférentiel auquel ils ont droit, celui-ci se révélant exceptionnellement plus élevé que le prix du marché. Ils avaient souhaité dans un premier temps régler cette question avec EDF à l’amiable, mais en faisant porter le risque sur les prix et les volumes à l’opérateur historique qui a refusé. La tribunal de commerce a rendu son jugement, en se fondant sur la fameuse « clause de force majeure » incluse dans les contrats, qui donne droit aux plaignants. Ceux-ci bénéficient en l’occurrence d’un effet d’aubaine tandis qu’EDF devient un « assureur en dernier ressort » pour l’ensemble des acteurs électriques français, ce qui n’entre pourtant pas dans ses missions. EDF a fait appel du jugement.

Au-delà de cet épisode judiciaire, se (re)pose la question de la régulation du prix de l’électricité, chantier ouvert mais jamais abouti à ce jour. L’électricité d’origine nucléaire permet aux fournisseurs alternatifs de disposer d’une électricité à un prix fixe inférieur à celui du marché pour palier les manques de leur propre production, souvent des parcs d’énergie éolienne ou solaire qui ne fonctionnent pas en continu. Ils peuvent ainsi se constituer un portefeuille de clients plus importants en ayant recours, en permanence, à un approvisionnement électrique continu.

Mais l’Arenh, créé en 2010, présente aujourd’hui trois faiblesses. D’abord, il ne favorise pas tant que cela la concurrence. On peut ainsi prendre l’exemple du rachat de l’un des plus importants fournisseurs alternatifs d’électricité, Direct Energie, qui a été racheté par le géant pétrolier Total. La vérité est que le secteur énergétique est fortement capitalistique et nécessite de lourds investissements. Cela favorise évidemment la concentration des acteurs. Ensuite, l’Arenh ne favorise pas le bon fonctionnement du marché puisqu’elle le fausse. Avec un tarif Arenh fixe, EDF ne peut pas valoriser le coût de l’électricité d’origine nucléaire à son juste prix. Enfin, et surtout, l’Arenh n’a pas favorisé le renforcement des investissements verts dans la production d’électricité, lesquels restent très lourdement subventionnés.

La Commission de régulation de l’énergie (CRE), très consciente des faiblesses du système de l’Arenh, se propose de le réformer. Jean-François Carenco, le président de la CRE, a indiqué qu’il commencerait par faire évoluer les contrats qui régissent l’accès à l’Arenh avant cet automne. Par ailleurs, de manière plus structurelle, le régulateur a formulé des propositions de réforme à la Commission européenne, notamment en permettant au prix de l’électricité nucléaire d’évoluer dans un corridor de prix en fonction du marché de gros. Tout en préservant la concurrence des fournisseurs alternatifs sur le marché français, le futur système de régulation du prix de l’électricité doit permettre de préserver l’indépendance énergétique française et nos futurs investissements dans le nucléaire. Plus que jamais, il est urgent de réformer l’Arenh. »

FRUITS : hausse des prix

FRUITS : hausse des prix

Selon le baromètre annuel de l’association Familles rurales publié mardi, les prix des fruits frais issus de l’agriculture conventionnelle ont augmenté de 17% sur un an contre 6% pour le bio. Pour les légumes les hausses ne sont que de 4% en conventionnel et de 1% en bio.

« En cette année si particulière, le confinement (manque de main d’oeuvre, coûts de transport plus importants, production étrangère moins abondante) et les conditions météorologiques pour certains produits peuvent expliquer certaines augmentations; ces dernières demeurent néanmoins très importantes pour les consommateurs sans pouvoir s’assurer de surcroît (d’) une meilleure rémunération des producteurs », regrette l’association.

 

Familles rurales a réalisé 75 relevés de prix du 30 mai au 12 juin dans des grandes surfaces, des enseignes bio et des marchés, via une équipe de 46 « veilleurs consommation » dans 26 départements.

Selon ses calculs, acheter un panier type de huit sortes de fruits (pomme, melon, abricot, cerise, fraise, pêche, nectarine et poire, à raison d’un kilo ou pièce par variété) coûte cette année 35,36 euros en conventionnel et 59,61 euros en bio.

Un panier de huit légumes (aubergine, carotte, courgette, haricot vert, poivron, pomme de terre, tomate et salade) coûte quant à lui 21,34 euros en conventionnel et 37 euros en bio.

Climat : Greta Thunberg va distribuer le million d’euros du prix portugais

  • Climat : Greta Thunberg va distribuer le million d’euros du prix portugais
  • La militante suédoise et figure du mouvement pour le climat Greta Thunberg a annoncé qu’elle allait redistribuer à des associations de défense de l’environnement la dotation d’un million d’euros du prix portugais Gulbenkian qui lui a été décerné lundi.
  •  «C’est plus d’argent que je ne peux même pas commencer à imaginer, mais tout l’argent de ce prix sera donné via ma fondation à différentes organisations et différents projets, qui aident les gens sur le front de la crise climatique et écologique, notamment dans le sud de la planète», explique l’adolescente de 17 ans dans une vidéo diffusée sur son compte Twitter. Pour commencer, 100.000 euros seront versés à la campagne «SOS Amazonie» de la branche brésilienne de Fridays for Future pour répondre au Covid-19 sur ce vaste territoire. Et le même montant à la Fondation Stop Ecocide, qui vise à instaurer un crime d’«écocide» dans la législation internationale, a précisé la jeune femme.
  • La somme, supérieure à celle versée au lauréat d’un prix Nobel, est la plus importante qu’ait jamais reçue la militante suédoise, connue pour avoir popularisé depuis 2018 le mouvement de grève et de manifestations de jeunes pour le climat. Le «prix Gulbenkian pour l’humanité», remis chaque année, est le dernier-né et le plus richement doté des prix de la fondation portugaise Calouste Gulbenkian. Il vise à «reconnaître les personnes, groupes de personnes et ou organisations à travers le monde dont les contributions à l’atténuation du changement climatique et à l’adaptation (à celui-ci) se distinguent par leur nouveauté, leur innovation et leur impact», explique la fondation dans un communiqué. La leader écolo avait par ailleurs indiqué que l’écologie n’avait pas besoin de prix.

Prix agricoles : relative stabilité avec une petite tendance baissière

Prix agricoles : relative stabilité avec une petite tendance baissière

 

 

Une étude conjointe de la FAO et de l’OCDE conclut à une certaine stabilité de la production et des prix pour les 10 ans à venir. Des perspectives qui paraissent rassurantes tant du point de vue de la production que de la consommation. Le problème comme dans toute étude prospective c’est la fiabilité de ces projections. Il faudrait évidemment ajouter la traditionnelle précaution  oratoire » toutes choses étant égales par ailleurs » . En effet on ne peut pas exclure un certain nombre d’événements internationaux qui viendraient bouleverser ces prévisions comme la guerre économique renforcée entre Etats voir la guerre tout court dans certaines zones. Aussi des évolutions erratiques du climat avec des alternances de plus grande ampleur encore de pluie, de sécheresse voire d’autres catastrophes. Le risque aussi de mise en cause de la sécurité alimentaire du fait des perturbations de la biodiversité voire du développement de pandémie affectant l’homme , d’infections animales ou des cultures.( exemple l’adaptation en zone tempérée de nuisible des pays tropicaux).

D’après la FAO, l’agence des Nations unies pour l’alimentation, et l’OCDE, l’Organisation de coopération et de développement économiques, qui publiaient jeudi leurs perspectives agricoles sur dix ans on pourrait assister seulement à une légère baisse des prix.

Pendant la crise les prix ont été affectés par des stocks trop importants. Pour l’avenir on devrait retrouver une certaine stabilité avec une légère tendance baissière. Cela en raison d’une certaine stabilité voire d’une légère régression de la consommation individuelle

 

L’élevage et la production de poisson progresseront de 14 % d’ici dix ans, une hausse due surtout à la volaille.

La consommation de produits agricoles imputable aux biocarburants devrait, en revanche, rester stable. Le recours aux biocarburants pour limiter les émissions de gaz à effets de serre s’atténue et la consommation d’essence à base de biocarburants régresse aux États-Unis et dans l’Union européenne, souligne le rapport.

Les émissions directes de gaz à effet de serre d’origine agricole afficheront une croissance de 6 %, qui proviendra surtout de l’élevage, dans les régions les plus pauvres.

Coronavirus: AstraZeneca discute déjà du volume de vaccins et du prix avant toute perspective de vaccins.

Coronavirus: AstraZeneca discute déjà du volume de vaccins et du prix avant toute perspective de vaccins.

 

On ne sait pas si les recherches de l’industriel Astra Zeneca aboutiront, en tout cas le directeur général pharmaceutique britannique montre ses qualités d’homme de marketing puisque pratiquement il a déjà entamé des discussions au pour vendre son éventuel vaccin au  Japon, la  Russie, au Brésil et à la Chine sur des contrats d’approvisionnement pour son candidat vaccin contre le coronavirus,. Parallèlement la même industrie pharmaceutique négocie aussi avec l’union européenne jusqu’à 400 millions de doses et cela paraît- il à prix coûtant. (dont on ignore le coût!). De quoi attirer évidemment les capitaux publics et les faire contribuer aux efforts de recherche dont les bénéfices iront au final aux actionnaires. Notons que toutes ces informations sont surtout le fait de dirigeants ou de directeur marketing des grandes industries pharmaceutiques et que les gouvernements comme les vrais laboratoires de recherche indépendants ( il en existent  ) ne se prononcent pas. Et pour cause, la perspective d’un vaccin est peut-être encore lointaine : plusieurs mois, voire plusieurs années si le virus mute. En tout cas, le capitalisme a trouvé la son nouveau champ de développement : la santé et surtout les inquiétudes qu’elle suscite aussi bien chez les patients que parmi les gouvernements.

AstraZeneca, qui a également signé un accord pour fournir à l’Union européenne jusqu’à 400 millions de doses de vaccin à prix coûtant, s’apprête à publier prochainement les résultats de la première phase de tests sur le produit.

Pascal Soriot, directeur général du laboratoire, a indiqué au cours d’une téléconférence que les autorités britanniques de régulation avaient approuvé le lancement de la phase III des tests au vu de résultats des premières études jugés suffisants en terme d’efficacité et de sécurité.

Une future assurance pandémie a quel prix?

  • Une  future assurance pandémie  a quel prix?  
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  • La couverture du risque créé par exemple par la crise sanitaire mérite sans doute une étude pour en couvrir  conséquences. Toute la question est de savoir quelle est la nature exacte des risques qui pourraient être couverts, exemple ceux découlant de catastrophes naturelles ou de décisions administratives. Et la principale question celle de son cout qui risque de n’être pas très marginal. Bercy étudie, avec l’aide des parlementaires, des représentants d’entreprises, des assureurs et courtiers, un nouveau régime de couverture des entreprises en cas de pandémie, mais aussi de crise exceptionnelle. Les travaux sur la création d’un nouveau système d’assurance pour les entreprises en cas de future pandémie avancent à grands pas. Les parlementaires, représentants d’entreprises, assureurs et courtiers, qui planchent sur le sujet avec Bercy depuis avril, remettront chacun leur copie ce vendredi.Le sujet est sensible. Depuis mi-mars, un certain nombre d’entreprises et de commerces reprochent aux assureurs de ne pas avoir couvert la perte d’activité liée à la pandémie de Covid-19. «Cette crise inédite a montré les limites des systèmes assurantiels», explique au Figaro Florence Lustman, présidente de la Fédération française de l’assurance (FFA). D’où la nécessité de créer un nouveau cadre, qui couvrirait les entreprises face aux conséquences économiques d’un événement majeur.

Le pétrole : les prix condamnés aussi au yo-yo

Le pétrole : les prix condamnés aussi au yo-yo

Des prix du pétrole risquent d’enregistrer de nombreux mouvements de yo-yo au cours de l’année. Le premier facteur explicatif est celui de la demande avec une activité qui en moyenne va diminuer de l’ordre de  7à 10 % pour le PIB. Moins de croissance donc moins de demande de pétrole. À l’inverse,  les pays producteurs alliés cette fois avec la Russie tentent de réduire progressivement l’offre  pour essayer de faire remonter les prix. Le problème c’est que en dépit de cette réduction la production est encore largement suffisante pour satisfaire la demande. En outre, certains pays discrètement dépassent  les quotas dans la mesure le pétrole constitue l’une de leurs principales ressources voir parfois la seule. Dans le cadre des évolutions de la demande, il faut aussi prendre en compte les effets sans doute très progressifs de modification du processus de production et de distribution qui seront moins gourmands en carburant. En fait, les mouvements de yo-yo vont surtout être alimentés par l’évolution des conflits géopolitiques en particulier entre les États-Unis et la Chine. Des mouvements cependant sporadiques car en dépit du ralentissement chinois, la zone asiatique art a toujours besoin d’un volume significatif de pétrole. À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, s’est apprécié de 38 cents, ou 1,3%, pour clôturer à 38,32 dollars.

À New York, le baril américain de WTI pour le mois de juillet a lâché 5 cents, ou 0,1%, pour finir à 35,44 dollars.

 «De nouvelles tensions géopolitiques s’ajoutent aux éléments pesant sur les cours de l’or noir, dont en premier lieu les relations de plus en plus acrimonieuses entre les États-Unis et la Chine ainsi que la situation tendue dans plusieurs grandes métropoles américaines», observait Robbie Fraser de Schneider Electric.

La Chine a agité lundi la menace d’une «contre-attaque» après l’annonce par Donald Trump d’une série de sanctions et restrictions visant les intérêts chinois.

Par ailleurs, des rumeurs de marché ont émis l’hypothèse que le prochain sommet de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) soit avancé au 4 juin. Le cartel, dont le prochain sommet est toujours officiellement prévu les 9 et 10 juin, n’a pas communiqué sur ce changement de calendrier.

EDF encore condamné pour vendre trop cher quand les prix sont bas

 EDF encore condamné pour vendre trop cher quand les prix sont bas

 

On se demande bien ce qui restera de ce fameux accord cadre de l’accès régulé à l’électricité  qui permet à des concurrents d’EDF d’acheter à bas prix quand ceux du marché sont élevés et inversement d’acheter plus cher quand les prix du marché sont bas. C’est la seconde fois qu’EDF est condamné pour force majeure par un tribunal de commerce qui en fait sauter l’esprit même de l’accès régulé à l’électricité. Total a déjà fait condamner EDF come  Gazel Energie dans le cadre de l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh),

Dans son ordonnance de référé, que Reuters a pu consulter mercredi, le président du tribunal considère que les conditions de la force majeure “sont manifestement réunies” et condamne EDF à verser 25.000 euros à Gazel Energie au titre des frais de procédure.

Cette décision intervient après un jugement similaire favorable à Total Direct Energie, intervenu jeudi.

La filiale de Total et Gazel Energie cherchaient depuis mi-mars à obtenir la suspension d’une partie au moins de leurs contrats d’Arenh en faisant valoir que, sous l’effet du coronavirus et des mesures de confinement, ils disposaient d’un surplus d’électricité qu’ils devaient écouler sur le marché à un prix bien inférieur à celui auquel ils l’avaient acheté. Le problème c’est que le même accord leur permettait d’acheter de l’électricité avoir pris quand les prix de marché sont élevés. Le problème sans doute ce que les tribunaux de commerce est assimilé au tonneau des Danaïdes et qu’on peut lui imposer des conditions qui viennent encore un peu plus aggraver la situation financière.

Réclamant l’activation d’une clause de force majeure qui leur permettrait de mettre fin aux livraisons des volumes d’Arenh et de s’approvisionner sur le marché à un prix beaucoup plus bas, ils s’étaient vu opposer une fin de non-recevoir par l’électricien public, ainsi que par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) et le Conseil d’Etat.

Gazel Energie est une ex-filiale de l’allemand Uniper désormais détenue par la holding EPH, propriété du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky.

Selon l’ordonnance du tribunal de commerce, la société a indiqué qu’elle faisait appel à l’Arenh à hauteur de 60% de ses approvisionnements en moyenne et que, contrainte de revendre cette électricité à prix cassé, ses pertes s’élevaient à 300.000 euros par mois et risquaient de “mettre en péril son existence”.

Afin de limiter les conséquences pour EDF, Gazel Energie s’est cependant engagée à restituer à l’électricien public l’écart entre le prix de l’Arenh (42 euros par mégawatt-heure) et le prix de marché pour l’électricité issue de l’Arenh consommée pendant la suspension du contrat.

Résultat de l’opération , de fait  la logique de l’accord-cadre accès régulé à l’électricité d’EDF va sans doute sauter.

Pas de baisse massive des prix de l’immobilier ?

Pas de baisse massive des prix de l’immobilier ?

Dans le JDD, Alain Dinin, PDG de Nexity, patron du leader français de l’immobilier ne s’attend pas à une baisse massive des prix. Il espère un plan de relance gouvernemental 
pour enrayer le déclin du logement neuf. Un propos intéressant mais qui n’est pas totalement neutre évidemment. L’intéressé reconnaît cependant une baisse de production de 100 000 logements pour l’année .( quant à l’éventualité de l’éclatement d’une une bulle immobilière , personne n’en sait rien NDLR).

 

Baisse ou non des prix de l’immeuble billet ? Le coronavirus a emporté celui qu’il avait nommé pour lui succéder. Revenu à la tête de Nexity, Alain Dinin persiste à dénoncer l’insuffisance de l’offre de logements. « Pour avoir une France de ‘bien logés’, [...] la seule solution est d’abandonner le principe du ‘tous propriétaires’ et de faire revenir les investisseurs institutionnels qui proposeraient des logements à la location et à des prix modérés », explique-t-il dans un entretien au JDD.

Faut-il craindre un krach immobilier?
Je pense qu’il n’y aura pas de krach ni de baisse massive des prix de l’immobilier. Mais il faut nuancer entre les métropoles et les plus petites villes. Le choc économique, dont les conséquences dans le temps ne sont pas encore toutes ressenties, peut amplifier la désertification des petites villes dont l’économie n’était déjà pas florissante ; on peut y craindre une forte baisse des prix.

Les grandes villes échapperont-elles à la baisse?
Une baisse des prix serait la conséquence du déséquilibre entre l’offre et la demande. Or, dans des grandes villes comme Bordeaux, Lyon, Nice, ou même Nantes et Rennes, l’offre va rester rare et la demande conséquente. On ne peut donc pas anticiper une forte baisse des prix. Mais cela dépend aussi du niveau de gamme des biens : sur le marché atypique de Paris, dans certains arrondissements, les prix excessifs pourraient diminuer de 10 % à 15 %, mais pas au-delà.

Observez-vous les signes 
d’une reprise depuis le 11 mai?
Depuis l’annonce de cette décision, le nombre de contacts clients en ligne sur nos réseaux est revenu au même niveau qu’avant le confinement. Une tendance confirmée par la fréquentation de nos agences, qui rouvrent. Les personnes qui viennent se renseigner sur un bien, demander un plan de financement ou regarder les conditions de crédit ne le font pas par hasard. La demande est donc bien encore là.

Pensez-vous que les Français 
vont s’éloigner des grandes villes?
Les gens vont sans doute vouloir un peu plus de verdure ou de surface. Une augmentation des prix en périphérie des grandes villes est prévisible. Dans certains quartiers, il pourra peut-être en résulter une baisse des prix de l’ancien, sauf pour les petits appartements, qui resteront très recherchés et notamment comme pied-à-terre.

Certains salariés songent-ils
 à télétravailleur depuis la campagne?
Cela concerne surtout les métiers digitalisés ou les ménages les plus aisés. Il faudra repenser le tissu des infrastructures collectives dans les territoires ruraux (hôpitaux, écoles, etc.) et se poser la question de la consommation carbone générée par des trajets potentiellement plus nombreux et plus longs.

Comme avant la crise, la demande reste-t-elle supérieure à l’offre?
Oui, un déséquilibre très important persiste en France. Dans les dix prochaines années, il y aura 4 millions de ménages en plus. Dans un monde parfait, il faudrait donc construire entre 350.000 et 400.000 logements par an. Or, en 2020, on va descendre un peu en dessous de 300 000 et, en 2021, en dessous de 280 000. Le déficit continue de se creuser.

Comment s’explique cette érosion de la construction?
Plusieurs facteurs négatifs freinent ou vont la freiner : le décalage des permis de construire, les règles d’urbanisme compliquées. En outre, les contraintes sanitaires impactent fortement la productivité des entreprises du bâtiment et entraînent 
des surcoûts de construction.

Avec la crise, les ménages ne vont-ils pas avoir un problème de revenus?
De fait, si l’offre reste structurellement faible et plus chère, la demande qui est forte va aussi être moins solvable. Avec la montée du chômage, la remontée des taux d’intérêt et la baisse du pouvoir d’achat, il faudrait construire, plus et moins cher, mais c’est le contraire qui se produit.

La hausse des taux va-t-elle durer?
Elle s’explique, selon moi, par le besoin des banques de reconstituer leurs marges et d’écarter certains clients à risque, dont le niveau d’endettement devient trop élevé par rapport à leurs revenus, selon les recommandations des instances financières (HCSF). Mais arrivera le moment où la Banque de France et le ministère de l’Économie interviendront. Au final, les taux vont rester bas.

Ce qui est bon pour l’accession
à la propriété?
Oui et non car le revenu médian d’un couple français avec un enfant se situe entre 3.400 et 3.900 euros selon qu’il habite en Île-de-France ou non. Le prix moyen d’un logement est de 4.000 euros le mètre carré en province et de 4.500 à 4.700 euros en Île-de-France. 80% des familles qui ne sont pas propriétaires n’ont pas les moyens d’acheter un logement. Si les taux d’intérêt montent, si le chômage augmente, ce taux va passer à 85% ou 90%.

Comment résoudre ce problème?
Le problème est politique. Le logement est un bien de première nécessité, mais aussi un élément clé du « bien-vivre », on l’a vu lors de cette crise : les personnes qui ont le mieux vécu le confinement sont celles qui étaient le mieux logées. Mais pour avoir une France de « bien logés », en prenant comme hypothèse que les prix resteront élevés, ne serait-ce que par l’addition du prix du terrain, du prix de construction, des taxes et impôts, et face à une clientèle plus fragile, la seule solution est d’abandonner le principe du « tous propriétaires » et de faire revenir les investisseurs institutionnels qui proposeraient des logements à la location et à des prix modérés.

Est-ce le bon moment pour agir?
C’est en tout cas maintenant qu’il convient de mettre à plat la problématique du logement. En traitant en même temps l’attente et le besoin de se loger, les contraintes de production et la politique et son « projet ».

La crise sanitaire et le télétravail
 vont-ils changer les bureaux?
Cela va modifier la façon de travailler, d’aménager les surfaces et de repenser les systèmes de circulation de l’air. Les bureaux avec la climatisation qui tourne en permanence ne répondent plus aux exigences de qualité de l’air. Sur le sujet, nous sommes déjà en train de tester un bâtiment qui ne fait appel à aucune source d’énergie. Chez Nexity, l’aménagement est en cours d’adaptation avec plus de cloisonnements et d’espace entre les bureaux, sans pour autant d’économie de surface compte tenu des distances à respecter entre les collaborateurs.

Si le virus disparaît cet été, un retour rapide à la normale est-il possible?
Je ne crois pas à un retour à la normale avant la fin de l’année et je ne pense pas non plus que nous rattraperons le retard, contrairement à ce que disent certains patrons. Pour la production immobilière, l’année 2020 sera en baisse importante, d’au moins 100.000 logements.

Quelles sont les conditions
 d’un scénario rose pour le secteur?
Indépendamment d’un second tour des élections municipales rapide, débloquant les permis de construire, il conviendrait, comme le président Emmanuel Macron et le ministre Julien Denormandie l’ont annoncé, qu’il y ait un réel plan de relance de la construction.

Immobilier : tendance à la baisse des prix ?

Immobilier : tendance à la baisse des prix ?

Les prix de l’immobilier sont attendus en baisse dans presque toute l’Europe en 2020 mais ils devraient repartir à la hausse à compter de 2021 ou 2022 ( ce que personne ne sait réellement NDLR)  estiment les experts de S & P Global Ratings. En France, l’ajustement devrait être de seulement 1,4 %. Un chiffre sans doute totalement  approximatif !

Le prix du pétrole encore en recul

Le prix du pétrole encore en recul

Malgré la décision saoudienne de réduire sa production d’un million de barils par jour supplémentaires à partir de juin afin de soutenir les cours. Le baril de Brent de la mer du Nord a fini en baisse de 3,5 %, celui de WTI a perdu 2,4 %.

Pétrole: les prix s’effondrent

Pétrole: les prix s’effondrent

 

Faute de consommation suffisante et de possibilités de stockage les prix du pétrole s’effondrent partout. L’OPEP plus avait décidé une diminution de 10 millions de barils par jour mais c’est bien insuffisant pour soutenir les cours. En effet, la demande globale a diminué de 30 % alors que l’OPEP a décidé d’un principe de réduction de 25 % qui n’ est même pas respecté. Le prix du baril de brut américain (West Texas Intermediate, WTI) est même  en territoire négatif, en mai, . Le baril pour livraison en juin a quant à lui cédé 18% à 20,43 dollars tandis que le Brent Mer du Nord à même échéance a fini en baisse de 5,22% à 29,93 dollars traduisant le déséquilibre persistant entre l’offre et la demande.

Selon les derniers chiffres en date de l’EIA, l’agence fédérale américaine d’information sur l’énergie, les stocks de brut aux Etats-Unis ont augmenté de 19 millions de barils en une semaine, une hausse sans précédent, pour atteindre 503 millions de barils.

Et on estime à 160 millions de barils, un record et deux fois plus qu’il y a deux semaines, la quantité de brut stockée à bord de pétroliers stationnés au large en attendant une hypothétique remontée des cours.

“Comme la production reste relativement peu touchée, les stocks augmentent de jour en jour. Le monde consomme de moins en moins de pétrole et les producteurs réalisent désormais que cela doit se traduire dans les cours”, explique Bjornar Tonhaugen, responsable des marchés pétroliers au cabinet d’études spécialisé Rystad.

Parallèlement, la plupart des analystes jugent les baisses de production décidées récemment par les pays de l’Opep et leurs alliés, qui représentent 20 millions de barils par jour (bpj), insuffisantes pour compenser l’effondrement de la demande, estimé à 30 millions de bpj, soit quelque 30% de la consommation de la planète.

La baisse de plus de 60% du prix du baril depuis janvier compromet la rentabilité de nombreuses compagnies pétrolières, notamment dans le pétrole de schiste en Amérique du Nord, ce qui se traduit par des fermetures de puits et des coupes dans les investissements.

États-Unis : baisse des prix ?

États-Unis : baisse des prix ?

 

Conséquences de la baisse de la demande,  les prix à la consommation aux Etats-Unis ont subi en mars leur plus forte baisse mensuelle depuis plus de cinq ans . Une évolution des prix à prendre cependant avec une grande prudence dans la mesure où la structure de consommation s’est profondément modifiée. Par exemple la demande de produits manufacturés a diminué au profit des besoins alimentaires des autres biens essentiels

L’indice des prix à la consommation (CPI) calculé par le département du Travail a reculé de 0,4% le mois dernier en raison de la diminution des prix de l’essence, de l’hôtellerie, des billets d’avions ou encore de l’habillement. Cette baisse, la plus marquée depuis janvier 2015, est intervenue après une hausse de 0,1% en février. Sur les 12 mois à fin mars, le CPI affiche une progression de 1,5%, contre +2,3% à fin février.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une baisse de 0,3% sur un mois et une hausse de 1,6% sur un an. L’indice des prix hors énergie et produits alimentaires (les deux catégories les plus volatiles) a reculé de 0,1% en mars, sa première baisse depuis janvier 2010, après +0,2% en février comme en janvier. Sur un an, il ressort en hausse de 2,1% après +2,4% en février.

Prix pétrole : toujours en forte chute

Prix pétrole : toujours en forte chute

Paradoxalement c’est au moment où l’OPEP était en train d’étudier une diminution de la production pour faire remonter les cours que les prix se sont encore écroulés en Asie. Le pétrole West Texas Intermediate (WTI), qui sert de référence sur le marché américain, chuté de 9,3% à 22,76 dollars le baril, tandis que le Brent, référence sur le marché international, cédait 4,1% à 31,48 dollars le baril.

Encourager la dépense publique (Esther Duflo, prix Nobel)

Encourager la dépense publique (Esther Duflo, prix Nobel)

 

L’économiste Esther Duflo, prix Nobel d’économie 2019, a appelé, ce mardi, à ouvrir grand les vannes de la dépense publique pour restreindre les ravages économiques de la pandémie de coronavirus. (interview AFP)

« dépenser plus d’argent à la fois pour lutter contre le virus (…) et pour essayer de mitiger au maximum l’impact économique, cela fait économiser de l’argent en fait ». Faute de quoi, la crise risque de devenir  »plus mortelle, et d’un point de vue strictement financier, plus grave », avec un  »effet boule de neige », et dans ce cas  »on passe d’une récession à une dépression, dont les ravages économiques sont beaucoup plus forts et plus longs ». L’économiste, spécialiste de la pauvreté, encourage les pays du G20 à soutenir les pays moins développés, moins armés face à l’épidémie, et pointe les incertitudes sur la « sortie de crise » - notamment sur la vigueur de la reprise de la consommation,  facteur qui déterminera « l’ampleur finale du désastre économique« .

Esther Duflo a par ailleurs balayé les craintes sur l’endettement public : pour l’heure, les gouvernements « peuvent emprunter à taux extrêmement faibles » et « si on a beaucoup d’argent à dépenser, on a aussi beaucoup de temps pour rembourser »« Il n’y a absolument pas à s’inquiéter de la facture pour l’instant, c’est le dernier de nos soucis », insiste-t-elle, mettant en garde contre un retour prématuré à  »une orthodoxie un peu frileuse » sur les déficits. Pour Mme Duflo, la crise serait l’occasion d’encourager un système d’imposition « extrêmement progressif » dans les pays développés:   »Comment financer à la fois les transferts aux plus pauvres, qui leur permettront de soutenir leur consommation, et les systèmes de santé qu’il va falloir reconstruire?  Le financer par l’impôt sur les hauts revenus (…) semble le moyen le plus raisonnable et le plus réaliste ».

 

Chute des prix pétrole : conséquences très graves (expert)

Chute des prix  pétrole : conséquences très graves (expert)

 

Matthieu Auzanneau, directeur du think-tank de la transition énergétique the Shift Project. S’inquiète de la guerre des prix déclenchés par l’Arabie Saoudite concernant le pétrole (interview France Info)

 

Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle ?

 

Matthieu Auzanneau : Ça dépend pour qui. Pour l’automobiliste si on regarde à très court terme, on ne va sans doute pas aller vers une augmentation des prix à la pompe, voire même on va avoir une décrue. On peut s’attendre à une décrue des prix à la pompe, si la baisse des cours du brut se poursuit dans les semaines qui viennent. Maintenant, il faut comprendre que le pétrole, c’est un peu le système sanguin de l’économie mondiale et que de violents chocs dans un sens, dans un autre sur l’économie du pétrole, ça a toujours des conséquences qui sont plutôt délétères pour l’ensemble de l’activité économique mondiale.

 

On a vu par exemple l’effondrement d’actions BNP Paribas, Crédit Agricole ou Société Générale. Pourquoi les marchés mondiaux connaissent-ils une telle chute ?

L’industrie pétrolière est la plus grosse industrie du monde et de loin. Donc, ça veut dire beaucoup de capitaux investis. Donc tant qu’on n’a pas appris à se passer de ce pétrole, une industrie du pétrole qui se porte pas bien, ça a des conséquences effectivement sur les banques, sur les financeurs. Et puis il y a tout un volet aussi géostratégique. Là, on a une guerre économique ouverte entre l’Arabie saoudite et la Russie, qui sont les deux plus grands producteurs de pétrole avec les États-Unis. On voit les tensions autour du golfe Persique, qui est déjà chauffée à blanc.

 

En fait, l’Arabie saoudite vient de déclencher une espèce de bataille royale des producteurs pétroliers, une guerre des prix dans laquelle l’Arabie saoudite possède les plus belles réserves de pétrole, le coût de production le plus bas et possède le fonds souverain le plus riche. Elle met au défi non seulement les Russes, mais tous les principaux autres pays producteurs de lui tenir la dragée haute. Elle met au défi Vladimir Poutine de revenir à la table des négociations de l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole). Je suis pas du tout certain que M. Poutine se laisse tordre le bras par Mohammed ben Salmane et le clan souverain d’Arabie saoudite.

Ça peut durer combien de temps ce bras de fer ?

Non seulement ça peut durer longtemps, mais en plus la Russie et la sphère d’influence à laquelle appartiennent l’Arabie saoudite se jouent une guerre par ennemi interposé en Syrie. Ça peut très facilement se prolonger, mais aussi s’envenimer. La demande de pétrole mondiale est très basse aujourd’hui à cause du coronavirus. On a vraiment des conditions où un peu tout le monde est dos au mur. On est potentiellement face à une situation comparable à celle qu’on a connue dans les années 80, lors du contre-choc pétrolier, qui est un moment historique. Quelque chose de très grave peut se produire.

La guerre du prix du pétrole : pourquoi ?

La guerre du prix du pétrole : pourquoi ?

 

La première raison c’est que l’Arabie Saoudite  veut saturer le marché pour écraser la concurrence et s’accaparer ses parts. Il s’agit essentiellement d’une stratégie commerciale. C’est aussi une stratégie commerciale qui conduit la Russie à refuser de limiter la production. Avec des prix entre 30 et 35 dollars le baril, la Russie met en danger très gravement le pétrole de schiste plus coûteux des États-Unis. L’Arabie saoudite  poursuit aussi des objectifs politiques. En contribuant à faire s’écrouler les prix, elle s’attaque de plein fouet aux ressources déjà très affectées de l’Iran. S’ajoutent quand même à ça évidemment les conséquences du Coronavirus qui fait chuter le niveau de la demande

On assiste donc à une guerre à la fois économique et politique bénéfique  pour le consommateur qui voit le prix à la pompe s’effondrer. Nombreux de petites entreprises pétrolières américaines sont cependant menacées.

On pourrait aussi faire le lien entre moins de pétrole et davantage énergie notamment nucléaire ou alternative. Le problème c’est qu’au contraire avec un pétrole bas, les autres énergies auront  du mal à être compétitive. Une manière aussi pour les producteurs de pétrole de retarder des projets alternatifs. 

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