Archive pour le Tag 'prix'

Prix Nobel de chimie : cocorico mais

Prix Nobel de chimie : cocorico mais

Indéniablement on ne peut que féliciter Emmanuelle Charpentier  pour son prix Nobel de chimie. C’est une récompense en même temps de la qualité de la formation et de la recherche en France. En gros, elle a participé à la découverte d’un ciseau génétique de précision, permettant d’éditer une séquence ADN au sein même d’une cellule. Ce qui ouvre un nombre incalculable de possibilités sur l’homme, les animaux ou les plantes. Formée en France, Emmanuelle Charpentier est notamment directrice du centre de recherche Max Planck pour la science des pathogènes à Berlin . Le problème c’est que l’intéressée a été obligé de s’expatrier pour continuer sa formation et surtout trouver les moyens financiers pour approfondir le champ de ses recherches. Un phénomène habituel en France où la formation des scientifiques est reconnue comme de très haut niveau mais des scientifiques qui doivent s’expatrier ensuite compte tenu de la bureaucratie et du manque de moyens de la recherche.

Les  possibilités d’application sont quasi infinies, puisque l’on fait exactement ce que l’on veut en termes d’édition génétique ; on peut modifier les cellules souches et les réimplanter après modification avec le ciseau génétique. Le champ d’application est immense. Cela pose aussi de très grands problèmes d’éthique. Jusqu’où peut-on en effet modifier le patrimoine génétique par exemple des embryons.

Les applications thérapeutiques ou agroalimentaires représentent des marchés de plusieurs milliards d’euros au moins.

Prix de l’eau : pourquoi une différence de 3 à 7 euros le mètre cube ?

Prix de l’eau : pourquoi une différence de 3 à 7 euros le mètre cube ?

 

Il est évident que l’éventuel regroupement entre Veolia et Suez aura une incidence sur le niveau des prix puisque le nouvel ensemble va se trouver pratiquement en position hégémonique pour négocier avec des collectivités locales qui sont en quelque sorte sous dépendance ou en tout cas n’ont pas les moyens techniques et économiques pour discuter à égalité avec les opérateurs. Force est de constater une grande différence du prix de l’eau en France qui varie de trois à sept euros le mètre cube.

Une dépense non négligeable pour les ménages qui pour un couple utilisent annuellement environ 100 m³ ( 150 m³ pour quatre personnes).

Les clauses commerciales sont particulièrement complexes. Elles dépendent aussi des relations historiques qu’entretiennent certaines collectivités avec les opérateurs. Il faut noter que l’eau n’est pas seulement distribuée par des opérateurs privés. Veolia n’occupe en France en gros que 30 % de parts de marché à peu près autant que les régies qui évidemment elle sont totalement sous contrôle public. En général, le prix de l’eau et notoirement plus bas dans les régies (autour de 30 000 régies en France). Ce qui est certain c’est que Veolia comme Suez ont réussi leur développement grâce surtout au business de l’eau dont le prix s’est envolé au cours de ces dernières dizaines d’années.

La question se pose aussi de celle des capacités de financement des opérateurs. En effet en zone peu dense notamment, le réseau d’eau est très vieillissant puisqu’il a été créé juste après guerre. Les besoins d’investissement globaux se situeraient à 2 milliards par an. Le problème est de savoir qui va assumer le coût de la rénovation.

Alstom-Bombardier : baisse du prix de la fusion

Alstom-Bombardier : baisse du prix de la fusion

 

Le coût de la fusion avait été évalué entre 5,8 et 6,2 milliards d’euros mais compte tenu de la conjoncture d’une part d’autre part de la situation particulière de bombardier la facture pourrait être ramenée à 5,3 milliards d’euros.

 

« Le prix d’acquisition devrait atteindre jusqu’à 5,3 milliards d’euros, après prise en compte des estimés potentiels ajustements et obligations à la date de la réalisation de l’opération« , a expliqué le constructeur français. Le prix final dépendra notamment de la situation de trésorerie de Bombardier Transport lors de la conclusion du rachat.

Alstom a affirmé mercredi qu’il était « confiant dans sa capacité à rétablir (…) la rentabilité de Bombardier Transport » et a confirmé son « objectif de générer 400 millions d’euros de synergies de coûts par an ».

La commission européenne avait autorisé sous condition fin juillet ce rachat qui intervient un an et demi après le mariage avorté entre Alstom et Siemens.

Le nouvel ensemble emploie -sans déduire les cessions concédées pour satisfaire Bruxelles- environ 76.000 salariés pour un chiffre d’affaires de 15,5 milliards d’euros.

Il veut pouvoir concurrencer le chinois CRRC, de loin le numéro un mondial du secteur.

Basé à Berlin, Bombardier Transport a réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de 8,3 milliards de dollars américains (7 milliards d’euros), terminant l’année avec un carnet de commandes de 35,8 milliards de dollars (30,1 milliards d’euros). Le groupe dispose à Crespin (Nord) de la plus grosse usine ferroviaire de France, avec 2.000 employés.

De son côté, Alstom a bouclé son exercice 2019-20 (clos fin mars) avec un chiffre d’affaires en légère progression, à 8,2 milliards d’euros. Son carnet de commandes culmine à 40,9 milliards d’euros. Il exploite en France de nombreux sites plus petits, dont l’usine de Reichshoffen, en Alsace, qui emploie 780 salariés et devra être cédée pour satisfaire les exigences des autorités européennes de la concurrence.

En cédant sa branche ferroviaire, Bombardier se recentre sur son autre grande activité: la construction aéronautique.

Prix soja : en hausse soja au-dessus des 10 dollars

Prix soja : en hausse soja au-dessus des 10 dollars

 

Conséquence sans doute aussi de la sécheresse la demande de soja devrait s’envoler et profiter au producteur américain. Témoin cette commande d’une commande à l’exportation de 327.000 tonnes de soja américain de la campagne 2020/2021, qui doivent être livrés à la Chine. Cette annonce fait suite à une série de commandes chinoises pour l’oléagineux américain, l’un des produits agricoles phares importés par Pékin mais aussi par nombre d’autres pays. Le cours du soja est ainsi passé au-dessus de 10 $

Le blé et le maïs ont profité de l’élan du soja pour s’apprécier également.

 

Veolia-Suez : une opération pour faire exploser le prix de l ‘eau

Veolia-Suez  : une opération pour faire exploser le prix de l ‘eau

L’offre d’achat faite par Veolia sur Suez est à la fois hostile et déstabilisante. Une sorte de d’attaque capitalistique brutale type Bolloré. L’objectif est de renforcer la position de quasi-monopole de Veolia et de faire flamber les prix donc aussi les profits. Le prix de l’eau peut en épée variée du simple au double. Ils se sont envolés dans les sociétés privées se sont substitués aux anciennes régies. Le problème OPA c’est que dans une conjoncture relativement difficile la clientèle risque d’être dubitative, surtout la clientèle étrangère. Il est clair que Veolia a compris depuis longtemps que la clientèle contrainte des collectivités constituait le portefeuille le plus juteux financièrement. Avec le regroupement entre Veolia et Suez, il y aurait de fait  constitution d’un monopole face à des collectivités déjà techniquement bien peu armées pour contrôler la nature et le prix des services.

 

Trois entreprises se partagent le marché

Veolia Water (ex-Générale des eaux) 56 % 51 % + 5 % (part de l’entreprise dans les filiales communes)
Suez Lyonnaise des eaux 29 % 24 % + 5 % (part de l’entreprise dans les filiales communes
SAUR 13 %
Une dizaine d’entreprises locales 2 %

2 autres lignes

 

La  démarche d’ Antoine Frérot, le PDG de Veolia est clairement agressive. D’après le journal la tribune, « Face aux résistances de Suez et de son actionnaire de référence, il n’a pas exclu pas de transformer son « offre amicale » en OPA si l’offre faite à Engie n’aboutissait pas. S’exprimant sur BFM Business, il a expliqué que le prix proposé était un « un très bon prix« , « un prix fair« , et a tendu la main au directeur général de Suez, Bertrand Camus, pour discuter de ce projet qui vise à « créer un super champion des services à l’environnement« . Il convient sans doute de se méfier de ces évolutions capitalistiques à marche forcée et disons-le avec une grande brutalité qui peuvent aussi avoir un autre objectif faire remonter la valeur capitalistique des sociétés attaquantes.

« Je réitère mon invitation à Bertrand Camus de venir discuter avec moi de ce magnifique projet », a déclaré Antoine Frérot, en précisant avoir appelé son homologue de Suez début août, au moment où Veolia commençait à mûrir son dessein.

Il ajoutait, à propos des réticences de Suez :

« Bertrand Camus a souhaité essayer de continuer sa route seul, ce que je comprends aussi. Je lui réitère aujourd’hui mon invitation à construire ensemble ce projet. Il y a une place pour tout le monde dans ce projet, pour tous les salariés, tous les managers, tout le top management de Suez », a assuré le patron du numéro un mondial du traitement de l’eau et des déchets.

Or, Bertrand Camus n’a pas changé d’avis. Au contraire. Dans une lettre adressée mercredi aux 90.000 salariés du groupe, il a qualifié l’offre de « particulièrement hostile ».

« L’offre que notre concurrent historique a soumise à Engie dimanche soir est particulièrement hostile », assure Bertrand Camus dans ce courrier.

« L’émotion est d’autant plus forte que les activités de l’eau en France, qui occupent une place particulière au cœur du groupe, de son histoire, de son expertise, seraient vendues à un fonds d’investissement », écrit  Bertrand Camus, relevant que Suez est « le premier opérateur mondial privé de distribution d’eau, en population desservie ».

 

Des mots bien plus forts que ceux employés par le conseil d’administration de Suez, lequel faisait valoir que « la stratégie proposée (par Veolia) engendrerait des disynergies et des pertes d’opportunité en France et à l’international » et que « la complexité du processus retenu conduirait à deux années de perturbations opérationnelles, au moment où, dans le contexte post-Covid, les équipes sont focalisées sur la mise en œuvre de leur plan stratégique ».

Les chevauchements d’activités sont toutefois nombreux en France, un point qui avait fait achopper de précédentes discussions informelles menées sur un rapprochement en 2012 et qui pousse l’État français, détenteur de 23,6% du capital d’Engie, à se montrer « vigilant » sur les conséquences de l’opération, notamment en terme d’emplois. L’opération pourrait bien en effet se traduire par une sorte de boucherie sociale d’après les syndicats qui craignent la suppression de plusieurs milliers d’emplois.

(avec Reuters, AFP et la Tribune)

Veolia : une attaque inopportune et dangereuse pour le prix de l’eau

 

Il est clair que Veolia et Suez ont fait leur fortune sur la distribution de l’eau autrefois gérée par les collectivités ( la gestion de l’eau représente encore environ 50 % pour l’ensemble des deux sociétés ). Une véritable rente de situation car on sait que les ressources des collectivités locales sont pérennes et que les tarifications se sont envolées. Résultat, c’est le consommateur qui a payé la facture et sans le bénéfice d’amélioration de la qualité. Désormais Veolia veut se situer en position de ce juteux monopole, ce qui ne sera pas sans conséquences financières sur le coût des services financés par les collectivités . Il faut aussi prendre en compte l’effet de restructuration en cas de fusion sur l’emploi. Au bas mot, ce serait de leur de 5000 emplois qui pourraient être supprimés rien qu’en France. La concurrence dans ce domaine est déjà assez relative et elle risque de disparaître totalement. L’offre d’achat faite par Veolia sur Suez est à la fois hostile et déstabilisante. Une sorte de d’attaque capitalistique brutale type Bolloré. Le problème c’est que dans une conjoncture relativement difficile, la clientèle risque d’être dubitative, surtout la clientèle étrangère. Il est clair que Veolia a compris depuis longtemps que la clientèle contrainte des collectivités constituait le portefeuille le plus juteux financièrement. Avec le regroupement entre Veolia et Suez, il y aurait de fait  constitution d’un monopole face à des collectivités déjà techniquement bien peu armées pour contrôler la nature et le prix des services.

En outre la démarche d’ Antoine Frérot, le PDG de Veolia est clairement agressive. Elle est assez représentative de la posture de ces anciens fonctionnaires découvrant les délices du capitalisme sauvage sans doute pour compenser leur frustration lorsqu’ils exerçaient des responsabilités dans l’appareil d’État. D’après le journal la Tribune, « Face aux résistances de Suez et de son actionnaire de référence, il n’a pas exclu pas de transformer son « offre amicale » en OPA si l’offre faite à Engie n’aboutissait pas. S’exprimant sur BFM Business, il a expliqué que le prix proposé était un « un très bon prix« , « un prix fair« , et a tendu la main au directeur général de Suez, Bertrand Camus, pour discuter de ce projet qui vise à « créer un super champion des services à l’environnement« . Il convient sans doute de se méfier de ces évolutions capitalistiques à marche forcée et disons-le avec une grande brutalité qui peuvent aussi avoir un autre objectif faire remonter la valeur capitalistique des sociétés attaquantes.

« Je réitère mon invitation à Bertrand Camus de venir discuter avec moi de ce magnifique projet », a déclaré Antoine Frérot, en précisant avoir appelé son homologue de Suez début août, au moment où Veolia commençait à mûrir son dessein.

Il ajoutait, à propos des réticences de Suez :

« Bertrand Camus a souhaité essayer de continuer sa route seul, ce que je comprends aussi. Je lui réitère aujourd’hui mon invitation à construire ensemble ce projet. Il y a une place pour tout le monde dans ce projet, pour tous les salariés, tous les managers, tout le top management de Suez », a assuré le patron du numéro un mondial du traitement de l’eau et des déchets.

Or, Bertrand Camus n’a pas changé d’avis. Au contraire. Dans une lettre adressée mercredi aux 90.000 salariés du groupe, il a qualifié l’offre de « particulièrement hostile ».

« L’offre que notre concurrent historique a soumise à Engie dimanche soir est particulièrement hostile », assure Bertrand Camus dans ce courrier.

« L’émotion est d’autant plus forte que les activités de l’eau en France, qui occupent une place particulière au cœur du groupe, de son histoire, de son expertise, seraient vendues à un fonds d’investissement », écrit  Bertrand Camus, relevant que Suez est « le premier opérateur mondial privé de distribution d’eau, en population desservie ».

 

Des mots bien plus forts que ceux employés par le conseil d’administration de Suez lundi, lequel faisait valoir que « la stratégie proposée (par Veolia) engendrerait des disynergies et des pertes d’opportunité en France et à l’international » et que « la complexité du processus retenu conduirait à deux années de perturbations opérationnelles, au moment où, dans le contexte post-Covid, les équipes sont focalisées sur la mise en œuvre de leur plan stratégique ».

Les chevauchements d’activités sont toutefois nombreux en France, un point qui avait fait achopper de précédentes discussions informelles menées sur un rapprochement en 2012 et qui pousse l’État français, détenteur de 23,6% du capital d’Engie, à se montrer « vigilant » sur les conséquences de l’opération, notamment en terme d’emplois.

(avec Reuters, AFP et la Tribune)

 

Prix de Immobilier: La folie dans les grandes villes (OCDE)

Prix de Immobilier: La folie dans les grandes villes (OCDE)

 

Le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, présente, dans une tribune au « Monde », s’inquiète des prix de l’immobilier dans toutes les grandes villes du monde. Un constat et des propositions qui font toutefois l’impasse sur la question centrale de l’aménagement équilibré du territoire.

 

La pandémie a aggravé des inégalités déjà existantes. Y compris en matière de logement, alors que de nombreux ménages éprouvaient déjà des difficultés à se loger, dans de nombreuses villes du monde.

A l’échelle mondiale, près de la moitié de la population vit dans les villes, et ce chiffre devrait atteindre 55 % d’ici à 2050. Les villes concentrent également la majorité de l’activité économique, de la création d’emplois et de l’innovation. Or, la hausse des prix du logement en milieu urbain exerce une pression croissante sur les ménages : entre 2005 et 2018, le prix des loyers a augmenté dans tous les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), à l’exception de deux d’entre eux, tout comme le prix réel à l’achat ; sur le marché privé, un locataire à faible revenu sur trois consacre plus de 40 % de son revenu disponible aux seuls coûts de location (OECD Affordable Housing Database).

Le degré de soutenabilité d’une ville et les prix de ses logements dépendent, dans une large mesure, de la façon dont les gens y vivent, y travaillent et s’y déplacent. Dans ce contexte, les villes suffisamment compactes et connectées présentent des caractéristiques avantageuses. Elles offrent un accès plus facile aux emplois, aux services et aux loisirs, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées au transport et à la construction.

Mais le logement, dans ces villes compactes et connectées, est généralement plus cher que dans les zones urbaines étalées et déconnectées. Les travaux de l’OCDE en partenariat avec la Coalition pour les transitions urbaines ont montré que les effets négatifs liés aux coûts excessifs du logement peuvent excéder les avantages d’une ville compacte, si l’accessibilité au logement n’est pas garantie (« Demystifying Compact Urban Growth : Evidence From 300 Studies From Across the World », Gabriel Ahlfeldt et Elisabetta Pietrostefani, Coalition for Urban Transitions et OCDE, 1er septembre 2017).

Un nouveau rapport examine les moyens dont disposent les gouvernements nationaux pour offrir des logements plus abordables au sein de villes suffisamment compactes, tout en favorisant le développement de quartiers urbains dynamiques et durables (« Housing policies for sustainable and inclusive cities : How national governments can deliver affordable housing and compact urban development », Ana Moreno-Monroy, Jared Gars, Tadashi Matsumoto, Jonathan Crook, Rudiger Ahrend, Abel Schumann, Coalition for Urban Transitions et OCDE, 31 mars 2020).

Prix pétrole : tendance baissière (AIE)

Prix pétrole : tendance baissière (AIE)

Du fait d’une diminution des prévisions de demande par l’agence internationale de l’énergie, les prix du pétrole s’installent dans une tendance baissière. En cause évidemment les conséquences d’une crise sanitaire qui est loin d’être maîtrisée et qui pèse lourdement sur les perspectives économiques.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre s’est replié de 47 cents, ou 1%, pour terminer à 44,96 dollars à Londres. A New York, le baril américain de WTI pour le mois de septembre a lâché 43 cents, ou 1%, à 42,24 dollars. Ils avaient grimpé mercredi à leur plus haut niveau depuis mars. L’AIE prévoit que la demande de brut chute cette année à 91,9 millions de barils par jour (mb/j), soit 140.000 de moins que prévu jusqu’alors, avant de rebondir à 97,1 mb/j en 2021, soit 240.000 de moins que prévu.

Prix céréales : en forte hausse

Prix céréales : en forte hausse

 

 

Les cours du maïs, du blé et du soja cotés à Chicago ont terminé en forte hausse jeudi. Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre, le plus échangé, a terminé jeudi à 3,3875 dollars contre 3,2725 dollars la veille (+3,5%). Le boisseau de blé pour livraison en septembre, le plus actif, a fini à 4,9675 dollars contre 4,9125 dollars à la précédente clôture (+1,1%). Le boisseau de soja pour livraison en novembre, le plus échangé, a terminé à 8,9950 dollars contre 8,8300 dollars la veille (+1,9%). Une hausse liée à des éléments techniques mais aussi à une progression de la demande. Des prix qui ne sont pas affectés par une réévaluation en hausse des récoltes de maïs et de soja au États-Unis avec des productions records.

La folie des prix immobiliers dans les grandes villes (OCDE)

La folie des prix immobiliers dans les grandes villes (OCDE)

 

Le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, présente, dans une tribune au « Monde », s’inquiète des prix de l’immobilier dans toutes les grandes villes du monde. Un constat et des propositions qui font toutefois l’impasse sur la question centrale de l’aménagement équilibré du territoire.

 

La pandémie a aggravé des inégalités déjà existantes. Y compris en matière de logement, alors que de nombreux ménages éprouvaient déjà des difficultés à se loger, dans de nombreuses villes du monde.

A l’échelle mondiale, près de la moitié de la population vit dans les villes, et ce chiffre devrait atteindre 55 % d’ici à 2050. Les villes concentrent également la majorité de l’activité économique, de la création d’emplois et de l’innovation. Or, la hausse des prix du logement en milieu urbain exerce une pression croissante sur les ménages : entre 2005 et 2018, le prix des loyers a augmenté dans tous les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), à l’exception de deux d’entre eux, tout comme le prix réel à l’achat ; sur le marché privé, un locataire à faible revenu sur trois consacre plus de 40 % de son revenu disponible aux seuls coûts de location (OECD Affordable Housing Database).

Le degré de soutenabilité d’une ville et les prix de ses logements dépendent, dans une large mesure, de la façon dont les gens y vivent, y travaillent et s’y déplacent. Dans ce contexte, les villes suffisamment compactes et connectées présentent des caractéristiques avantageuses. Elles offrent un accès plus facile aux emplois, aux services et aux loisirs, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées au transport et à la construction.

Mais le logement, dans ces villes compactes et connectées, est généralement plus cher que dans les zones urbaines étalées et déconnectées. Les travaux de l’OCDE en partenariat avec la Coalition pour les transitions urbaines ont montré que les effets négatifs liés aux coûts excessifs du logement peuvent excéder les avantages d’une ville compacte, si l’accessibilité au logement n’est pas garantie (« Demystifying Compact Urban Growth : Evidence From 300 Studies From Across the World », Gabriel Ahlfeldt et Elisabetta Pietrostefani, Coalition for Urban Transitions et OCDE, 1er septembre 2017).

Un nouveau rapport examine les moyens dont disposent les gouvernements nationaux pour offrir des logements plus abordables au sein de villes suffisamment compactes, tout en favorisant le développement de quartiers urbains dynamiques et durables (« Housing policies for sustainable and inclusive cities : How national governments can deliver affordable housing and compact urban development », Ana Moreno-Monroy, Jared Gars, Tadashi Matsumoto, Jonathan Crook, Rudiger Ahrend, Abel Schumann, Coalition for Urban Transitions et OCDE, 31 mars 2020).

Revoir le prix de l’électricité nucléaire

Revoir le prix de l’électricité nucléaire

Laurence Daziano, maître de conférences en économie à Sciences Po et membre du Conseil scientifique de la Fondapol pose la problématique de la tarification de l’électricité régulée d’origine nucléaire.( Chronique dans la tribune).

 

« Parmi les conséquences de la crise Covid-19 et du confinement sanitaire, la baisse du prix de l’électricité pour les fournisseurs alternatifs d’énergie est l’une de celles qui devraient laisser des traces. En effet, elle remet en question la tarification régulée de l’électricité d’origine nucléaire, l’Arenh (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique), qui a montré ses limites lors de la crise et avait déjà fait l’objet d’une tentative de réforme en 2019, malheureusement vite enterrée. En clair, notre modèle énergétique est encore plus fragilisé en raison d’un déséquilibre structurel du prix de l’électricité entre le fournisseur historique, EDF, et les nouveaux fournisseurs alternatifs.

Recours à la justice

La question serait passée inaperçue du grand public si les fournisseurs alternatifs d’énergie, et notamment Total Direct Energie à leur tête, n’étaient allés en justice pour réclamer de ne pas acheter l’énergie nucléaire au tarif régulé préférentiel auquel ils ont droit, celui-ci se révélant exceptionnellement plus élevé que le prix du marché. Ils avaient souhaité dans un premier temps régler cette question avec EDF à l’amiable, mais en faisant porter le risque sur les prix et les volumes à l’opérateur historique qui a refusé. La tribunal de commerce a rendu son jugement, en se fondant sur la fameuse « clause de force majeure » incluse dans les contrats, qui donne droit aux plaignants. Ceux-ci bénéficient en l’occurrence d’un effet d’aubaine tandis qu’EDF devient un « assureur en dernier ressort » pour l’ensemble des acteurs électriques français, ce qui n’entre pourtant pas dans ses missions. EDF a fait appel du jugement.

Au-delà de cet épisode judiciaire, se (re)pose la question de la régulation du prix de l’électricité, chantier ouvert mais jamais abouti à ce jour. L’électricité d’origine nucléaire permet aux fournisseurs alternatifs de disposer d’une électricité à un prix fixe inférieur à celui du marché pour palier les manques de leur propre production, souvent des parcs d’énergie éolienne ou solaire qui ne fonctionnent pas en continu. Ils peuvent ainsi se constituer un portefeuille de clients plus importants en ayant recours, en permanence, à un approvisionnement électrique continu.

Mais l’Arenh, créé en 2010, présente aujourd’hui trois faiblesses. D’abord, il ne favorise pas tant que cela la concurrence. On peut ainsi prendre l’exemple du rachat de l’un des plus importants fournisseurs alternatifs d’électricité, Direct Energie, qui a été racheté par le géant pétrolier Total. La vérité est que le secteur énergétique est fortement capitalistique et nécessite de lourds investissements. Cela favorise évidemment la concentration des acteurs. Ensuite, l’Arenh ne favorise pas le bon fonctionnement du marché puisqu’elle le fausse. Avec un tarif Arenh fixe, EDF ne peut pas valoriser le coût de l’électricité d’origine nucléaire à son juste prix. Enfin, et surtout, l’Arenh n’a pas favorisé le renforcement des investissements verts dans la production d’électricité, lesquels restent très lourdement subventionnés.

La Commission de régulation de l’énergie (CRE), très consciente des faiblesses du système de l’Arenh, se propose de le réformer. Jean-François Carenco, le président de la CRE, a indiqué qu’il commencerait par faire évoluer les contrats qui régissent l’accès à l’Arenh avant cet automne. Par ailleurs, de manière plus structurelle, le régulateur a formulé des propositions de réforme à la Commission européenne, notamment en permettant au prix de l’électricité nucléaire d’évoluer dans un corridor de prix en fonction du marché de gros. Tout en préservant la concurrence des fournisseurs alternatifs sur le marché français, le futur système de régulation du prix de l’électricité doit permettre de préserver l’indépendance énergétique française et nos futurs investissements dans le nucléaire. Plus que jamais, il est urgent de réformer l’Arenh. »

FRUITS : hausse des prix

FRUITS : hausse des prix

Selon le baromètre annuel de l’association Familles rurales publié mardi, les prix des fruits frais issus de l’agriculture conventionnelle ont augmenté de 17% sur un an contre 6% pour le bio. Pour les légumes les hausses ne sont que de 4% en conventionnel et de 1% en bio.

« En cette année si particulière, le confinement (manque de main d’oeuvre, coûts de transport plus importants, production étrangère moins abondante) et les conditions météorologiques pour certains produits peuvent expliquer certaines augmentations; ces dernières demeurent néanmoins très importantes pour les consommateurs sans pouvoir s’assurer de surcroît (d’) une meilleure rémunération des producteurs », regrette l’association.

 

Familles rurales a réalisé 75 relevés de prix du 30 mai au 12 juin dans des grandes surfaces, des enseignes bio et des marchés, via une équipe de 46 « veilleurs consommation » dans 26 départements.

Selon ses calculs, acheter un panier type de huit sortes de fruits (pomme, melon, abricot, cerise, fraise, pêche, nectarine et poire, à raison d’un kilo ou pièce par variété) coûte cette année 35,36 euros en conventionnel et 59,61 euros en bio.

Un panier de huit légumes (aubergine, carotte, courgette, haricot vert, poivron, pomme de terre, tomate et salade) coûte quant à lui 21,34 euros en conventionnel et 37 euros en bio.

Climat : Greta Thunberg va distribuer le million d’euros du prix portugais

  • Climat : Greta Thunberg va distribuer le million d’euros du prix portugais
  • La militante suédoise et figure du mouvement pour le climat Greta Thunberg a annoncé qu’elle allait redistribuer à des associations de défense de l’environnement la dotation d’un million d’euros du prix portugais Gulbenkian qui lui a été décerné lundi.
  •  «C’est plus d’argent que je ne peux même pas commencer à imaginer, mais tout l’argent de ce prix sera donné via ma fondation à différentes organisations et différents projets, qui aident les gens sur le front de la crise climatique et écologique, notamment dans le sud de la planète», explique l’adolescente de 17 ans dans une vidéo diffusée sur son compte Twitter. Pour commencer, 100.000 euros seront versés à la campagne «SOS Amazonie» de la branche brésilienne de Fridays for Future pour répondre au Covid-19 sur ce vaste territoire. Et le même montant à la Fondation Stop Ecocide, qui vise à instaurer un crime d’«écocide» dans la législation internationale, a précisé la jeune femme.
  • La somme, supérieure à celle versée au lauréat d’un prix Nobel, est la plus importante qu’ait jamais reçue la militante suédoise, connue pour avoir popularisé depuis 2018 le mouvement de grève et de manifestations de jeunes pour le climat. Le «prix Gulbenkian pour l’humanité», remis chaque année, est le dernier-né et le plus richement doté des prix de la fondation portugaise Calouste Gulbenkian. Il vise à «reconnaître les personnes, groupes de personnes et ou organisations à travers le monde dont les contributions à l’atténuation du changement climatique et à l’adaptation (à celui-ci) se distinguent par leur nouveauté, leur innovation et leur impact», explique la fondation dans un communiqué. La leader écolo avait par ailleurs indiqué que l’écologie n’avait pas besoin de prix.

Prix agricoles : relative stabilité avec une petite tendance baissière

Prix agricoles : relative stabilité avec une petite tendance baissière

 

 

Une étude conjointe de la FAO et de l’OCDE conclut à une certaine stabilité de la production et des prix pour les 10 ans à venir. Des perspectives qui paraissent rassurantes tant du point de vue de la production que de la consommation. Le problème comme dans toute étude prospective c’est la fiabilité de ces projections. Il faudrait évidemment ajouter la traditionnelle précaution  oratoire » toutes choses étant égales par ailleurs » . En effet on ne peut pas exclure un certain nombre d’événements internationaux qui viendraient bouleverser ces prévisions comme la guerre économique renforcée entre Etats voir la guerre tout court dans certaines zones. Aussi des évolutions erratiques du climat avec des alternances de plus grande ampleur encore de pluie, de sécheresse voire d’autres catastrophes. Le risque aussi de mise en cause de la sécurité alimentaire du fait des perturbations de la biodiversité voire du développement de pandémie affectant l’homme , d’infections animales ou des cultures.( exemple l’adaptation en zone tempérée de nuisible des pays tropicaux).

D’après la FAO, l’agence des Nations unies pour l’alimentation, et l’OCDE, l’Organisation de coopération et de développement économiques, qui publiaient jeudi leurs perspectives agricoles sur dix ans on pourrait assister seulement à une légère baisse des prix.

Pendant la crise les prix ont été affectés par des stocks trop importants. Pour l’avenir on devrait retrouver une certaine stabilité avec une légère tendance baissière. Cela en raison d’une certaine stabilité voire d’une légère régression de la consommation individuelle

 

L’élevage et la production de poisson progresseront de 14 % d’ici dix ans, une hausse due surtout à la volaille.

La consommation de produits agricoles imputable aux biocarburants devrait, en revanche, rester stable. Le recours aux biocarburants pour limiter les émissions de gaz à effets de serre s’atténue et la consommation d’essence à base de biocarburants régresse aux États-Unis et dans l’Union européenne, souligne le rapport.

Les émissions directes de gaz à effet de serre d’origine agricole afficheront une croissance de 6 %, qui proviendra surtout de l’élevage, dans les régions les plus pauvres.

Coronavirus: AstraZeneca discute déjà du volume de vaccins et du prix avant toute perspective de vaccins.

Coronavirus: AstraZeneca discute déjà du volume de vaccins et du prix avant toute perspective de vaccins.

 

On ne sait pas si les recherches de l’industriel Astra Zeneca aboutiront, en tout cas le directeur général pharmaceutique britannique montre ses qualités d’homme de marketing puisque pratiquement il a déjà entamé des discussions au pour vendre son éventuel vaccin au  Japon, la  Russie, au Brésil et à la Chine sur des contrats d’approvisionnement pour son candidat vaccin contre le coronavirus,. Parallèlement la même industrie pharmaceutique négocie aussi avec l’union européenne jusqu’à 400 millions de doses et cela paraît- il à prix coûtant. (dont on ignore le coût!). De quoi attirer évidemment les capitaux publics et les faire contribuer aux efforts de recherche dont les bénéfices iront au final aux actionnaires. Notons que toutes ces informations sont surtout le fait de dirigeants ou de directeur marketing des grandes industries pharmaceutiques et que les gouvernements comme les vrais laboratoires de recherche indépendants ( il en existent  ) ne se prononcent pas. Et pour cause, la perspective d’un vaccin est peut-être encore lointaine : plusieurs mois, voire plusieurs années si le virus mute. En tout cas, le capitalisme a trouvé la son nouveau champ de développement : la santé et surtout les inquiétudes qu’elle suscite aussi bien chez les patients que parmi les gouvernements.

AstraZeneca, qui a également signé un accord pour fournir à l’Union européenne jusqu’à 400 millions de doses de vaccin à prix coûtant, s’apprête à publier prochainement les résultats de la première phase de tests sur le produit.

Pascal Soriot, directeur général du laboratoire, a indiqué au cours d’une téléconférence que les autorités britanniques de régulation avaient approuvé le lancement de la phase III des tests au vu de résultats des premières études jugés suffisants en terme d’efficacité et de sécurité.

Une future assurance pandémie a quel prix?

  • Une  future assurance pandémie  a quel prix?  
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  • La couverture du risque créé par exemple par la crise sanitaire mérite sans doute une étude pour en couvrir  conséquences. Toute la question est de savoir quelle est la nature exacte des risques qui pourraient être couverts, exemple ceux découlant de catastrophes naturelles ou de décisions administratives. Et la principale question celle de son cout qui risque de n’être pas très marginal. Bercy étudie, avec l’aide des parlementaires, des représentants d’entreprises, des assureurs et courtiers, un nouveau régime de couverture des entreprises en cas de pandémie, mais aussi de crise exceptionnelle. Les travaux sur la création d’un nouveau système d’assurance pour les entreprises en cas de future pandémie avancent à grands pas. Les parlementaires, représentants d’entreprises, assureurs et courtiers, qui planchent sur le sujet avec Bercy depuis avril, remettront chacun leur copie ce vendredi.Le sujet est sensible. Depuis mi-mars, un certain nombre d’entreprises et de commerces reprochent aux assureurs de ne pas avoir couvert la perte d’activité liée à la pandémie de Covid-19. «Cette crise inédite a montré les limites des systèmes assurantiels», explique au Figaro Florence Lustman, présidente de la Fédération française de l’assurance (FFA). D’où la nécessité de créer un nouveau cadre, qui couvrirait les entreprises face aux conséquences économiques d’un événement majeur.

Le pétrole : les prix condamnés aussi au yo-yo

Le pétrole : les prix condamnés aussi au yo-yo

Des prix du pétrole risquent d’enregistrer de nombreux mouvements de yo-yo au cours de l’année. Le premier facteur explicatif est celui de la demande avec une activité qui en moyenne va diminuer de l’ordre de  7à 10 % pour le PIB. Moins de croissance donc moins de demande de pétrole. À l’inverse,  les pays producteurs alliés cette fois avec la Russie tentent de réduire progressivement l’offre  pour essayer de faire remonter les prix. Le problème c’est que en dépit de cette réduction la production est encore largement suffisante pour satisfaire la demande. En outre, certains pays discrètement dépassent  les quotas dans la mesure le pétrole constitue l’une de leurs principales ressources voir parfois la seule. Dans le cadre des évolutions de la demande, il faut aussi prendre en compte les effets sans doute très progressifs de modification du processus de production et de distribution qui seront moins gourmands en carburant. En fait, les mouvements de yo-yo vont surtout être alimentés par l’évolution des conflits géopolitiques en particulier entre les États-Unis et la Chine. Des mouvements cependant sporadiques car en dépit du ralentissement chinois, la zone asiatique art a toujours besoin d’un volume significatif de pétrole. À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, s’est apprécié de 38 cents, ou 1,3%, pour clôturer à 38,32 dollars.

À New York, le baril américain de WTI pour le mois de juillet a lâché 5 cents, ou 0,1%, pour finir à 35,44 dollars.

 «De nouvelles tensions géopolitiques s’ajoutent aux éléments pesant sur les cours de l’or noir, dont en premier lieu les relations de plus en plus acrimonieuses entre les États-Unis et la Chine ainsi que la situation tendue dans plusieurs grandes métropoles américaines», observait Robbie Fraser de Schneider Electric.

La Chine a agité lundi la menace d’une «contre-attaque» après l’annonce par Donald Trump d’une série de sanctions et restrictions visant les intérêts chinois.

Par ailleurs, des rumeurs de marché ont émis l’hypothèse que le prochain sommet de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) soit avancé au 4 juin. Le cartel, dont le prochain sommet est toujours officiellement prévu les 9 et 10 juin, n’a pas communiqué sur ce changement de calendrier.

EDF encore condamné pour vendre trop cher quand les prix sont bas

 EDF encore condamné pour vendre trop cher quand les prix sont bas

 

On se demande bien ce qui restera de ce fameux accord cadre de l’accès régulé à l’électricité  qui permet à des concurrents d’EDF d’acheter à bas prix quand ceux du marché sont élevés et inversement d’acheter plus cher quand les prix du marché sont bas. C’est la seconde fois qu’EDF est condamné pour force majeure par un tribunal de commerce qui en fait sauter l’esprit même de l’accès régulé à l’électricité. Total a déjà fait condamner EDF come  Gazel Energie dans le cadre de l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh),

Dans son ordonnance de référé, que Reuters a pu consulter mercredi, le président du tribunal considère que les conditions de la force majeure “sont manifestement réunies” et condamne EDF à verser 25.000 euros à Gazel Energie au titre des frais de procédure.

Cette décision intervient après un jugement similaire favorable à Total Direct Energie, intervenu jeudi.

La filiale de Total et Gazel Energie cherchaient depuis mi-mars à obtenir la suspension d’une partie au moins de leurs contrats d’Arenh en faisant valoir que, sous l’effet du coronavirus et des mesures de confinement, ils disposaient d’un surplus d’électricité qu’ils devaient écouler sur le marché à un prix bien inférieur à celui auquel ils l’avaient acheté. Le problème c’est que le même accord leur permettait d’acheter de l’électricité avoir pris quand les prix de marché sont élevés. Le problème sans doute ce que les tribunaux de commerce est assimilé au tonneau des Danaïdes et qu’on peut lui imposer des conditions qui viennent encore un peu plus aggraver la situation financière.

Réclamant l’activation d’une clause de force majeure qui leur permettrait de mettre fin aux livraisons des volumes d’Arenh et de s’approvisionner sur le marché à un prix beaucoup plus bas, ils s’étaient vu opposer une fin de non-recevoir par l’électricien public, ainsi que par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) et le Conseil d’Etat.

Gazel Energie est une ex-filiale de l’allemand Uniper désormais détenue par la holding EPH, propriété du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky.

Selon l’ordonnance du tribunal de commerce, la société a indiqué qu’elle faisait appel à l’Arenh à hauteur de 60% de ses approvisionnements en moyenne et que, contrainte de revendre cette électricité à prix cassé, ses pertes s’élevaient à 300.000 euros par mois et risquaient de “mettre en péril son existence”.

Afin de limiter les conséquences pour EDF, Gazel Energie s’est cependant engagée à restituer à l’électricien public l’écart entre le prix de l’Arenh (42 euros par mégawatt-heure) et le prix de marché pour l’électricité issue de l’Arenh consommée pendant la suspension du contrat.

Résultat de l’opération , de fait  la logique de l’accord-cadre accès régulé à l’électricité d’EDF va sans doute sauter.

Pas de baisse massive des prix de l’immobilier ?

Pas de baisse massive des prix de l’immobilier ?

Dans le JDD, Alain Dinin, PDG de Nexity, patron du leader français de l’immobilier ne s’attend pas à une baisse massive des prix. Il espère un plan de relance gouvernemental 
pour enrayer le déclin du logement neuf. Un propos intéressant mais qui n’est pas totalement neutre évidemment. L’intéressé reconnaît cependant une baisse de production de 100 000 logements pour l’année .( quant à l’éventualité de l’éclatement d’une une bulle immobilière , personne n’en sait rien NDLR).

 

Baisse ou non des prix de l’immeuble billet ? Le coronavirus a emporté celui qu’il avait nommé pour lui succéder. Revenu à la tête de Nexity, Alain Dinin persiste à dénoncer l’insuffisance de l’offre de logements. « Pour avoir une France de ‘bien logés’, [...] la seule solution est d’abandonner le principe du ‘tous propriétaires’ et de faire revenir les investisseurs institutionnels qui proposeraient des logements à la location et à des prix modérés », explique-t-il dans un entretien au JDD.

Faut-il craindre un krach immobilier?
Je pense qu’il n’y aura pas de krach ni de baisse massive des prix de l’immobilier. Mais il faut nuancer entre les métropoles et les plus petites villes. Le choc économique, dont les conséquences dans le temps ne sont pas encore toutes ressenties, peut amplifier la désertification des petites villes dont l’économie n’était déjà pas florissante ; on peut y craindre une forte baisse des prix.

Les grandes villes échapperont-elles à la baisse?
Une baisse des prix serait la conséquence du déséquilibre entre l’offre et la demande. Or, dans des grandes villes comme Bordeaux, Lyon, Nice, ou même Nantes et Rennes, l’offre va rester rare et la demande conséquente. On ne peut donc pas anticiper une forte baisse des prix. Mais cela dépend aussi du niveau de gamme des biens : sur le marché atypique de Paris, dans certains arrondissements, les prix excessifs pourraient diminuer de 10 % à 15 %, mais pas au-delà.

Observez-vous les signes 
d’une reprise depuis le 11 mai?
Depuis l’annonce de cette décision, le nombre de contacts clients en ligne sur nos réseaux est revenu au même niveau qu’avant le confinement. Une tendance confirmée par la fréquentation de nos agences, qui rouvrent. Les personnes qui viennent se renseigner sur un bien, demander un plan de financement ou regarder les conditions de crédit ne le font pas par hasard. La demande est donc bien encore là.

Pensez-vous que les Français 
vont s’éloigner des grandes villes?
Les gens vont sans doute vouloir un peu plus de verdure ou de surface. Une augmentation des prix en périphérie des grandes villes est prévisible. Dans certains quartiers, il pourra peut-être en résulter une baisse des prix de l’ancien, sauf pour les petits appartements, qui resteront très recherchés et notamment comme pied-à-terre.

Certains salariés songent-ils
 à télétravailleur depuis la campagne?
Cela concerne surtout les métiers digitalisés ou les ménages les plus aisés. Il faudra repenser le tissu des infrastructures collectives dans les territoires ruraux (hôpitaux, écoles, etc.) et se poser la question de la consommation carbone générée par des trajets potentiellement plus nombreux et plus longs.

Comme avant la crise, la demande reste-t-elle supérieure à l’offre?
Oui, un déséquilibre très important persiste en France. Dans les dix prochaines années, il y aura 4 millions de ménages en plus. Dans un monde parfait, il faudrait donc construire entre 350.000 et 400.000 logements par an. Or, en 2020, on va descendre un peu en dessous de 300 000 et, en 2021, en dessous de 280 000. Le déficit continue de se creuser.

Comment s’explique cette érosion de la construction?
Plusieurs facteurs négatifs freinent ou vont la freiner : le décalage des permis de construire, les règles d’urbanisme compliquées. En outre, les contraintes sanitaires impactent fortement la productivité des entreprises du bâtiment et entraînent 
des surcoûts de construction.

Avec la crise, les ménages ne vont-ils pas avoir un problème de revenus?
De fait, si l’offre reste structurellement faible et plus chère, la demande qui est forte va aussi être moins solvable. Avec la montée du chômage, la remontée des taux d’intérêt et la baisse du pouvoir d’achat, il faudrait construire, plus et moins cher, mais c’est le contraire qui se produit.

La hausse des taux va-t-elle durer?
Elle s’explique, selon moi, par le besoin des banques de reconstituer leurs marges et d’écarter certains clients à risque, dont le niveau d’endettement devient trop élevé par rapport à leurs revenus, selon les recommandations des instances financières (HCSF). Mais arrivera le moment où la Banque de France et le ministère de l’Économie interviendront. Au final, les taux vont rester bas.

Ce qui est bon pour l’accession
à la propriété?
Oui et non car le revenu médian d’un couple français avec un enfant se situe entre 3.400 et 3.900 euros selon qu’il habite en Île-de-France ou non. Le prix moyen d’un logement est de 4.000 euros le mètre carré en province et de 4.500 à 4.700 euros en Île-de-France. 80% des familles qui ne sont pas propriétaires n’ont pas les moyens d’acheter un logement. Si les taux d’intérêt montent, si le chômage augmente, ce taux va passer à 85% ou 90%.

Comment résoudre ce problème?
Le problème est politique. Le logement est un bien de première nécessité, mais aussi un élément clé du « bien-vivre », on l’a vu lors de cette crise : les personnes qui ont le mieux vécu le confinement sont celles qui étaient le mieux logées. Mais pour avoir une France de « bien logés », en prenant comme hypothèse que les prix resteront élevés, ne serait-ce que par l’addition du prix du terrain, du prix de construction, des taxes et impôts, et face à une clientèle plus fragile, la seule solution est d’abandonner le principe du « tous propriétaires » et de faire revenir les investisseurs institutionnels qui proposeraient des logements à la location et à des prix modérés.

Est-ce le bon moment pour agir?
C’est en tout cas maintenant qu’il convient de mettre à plat la problématique du logement. En traitant en même temps l’attente et le besoin de se loger, les contraintes de production et la politique et son « projet ».

La crise sanitaire et le télétravail
 vont-ils changer les bureaux?
Cela va modifier la façon de travailler, d’aménager les surfaces et de repenser les systèmes de circulation de l’air. Les bureaux avec la climatisation qui tourne en permanence ne répondent plus aux exigences de qualité de l’air. Sur le sujet, nous sommes déjà en train de tester un bâtiment qui ne fait appel à aucune source d’énergie. Chez Nexity, l’aménagement est en cours d’adaptation avec plus de cloisonnements et d’espace entre les bureaux, sans pour autant d’économie de surface compte tenu des distances à respecter entre les collaborateurs.

Si le virus disparaît cet été, un retour rapide à la normale est-il possible?
Je ne crois pas à un retour à la normale avant la fin de l’année et je ne pense pas non plus que nous rattraperons le retard, contrairement à ce que disent certains patrons. Pour la production immobilière, l’année 2020 sera en baisse importante, d’au moins 100.000 logements.

Quelles sont les conditions
 d’un scénario rose pour le secteur?
Indépendamment d’un second tour des élections municipales rapide, débloquant les permis de construire, il conviendrait, comme le président Emmanuel Macron et le ministre Julien Denormandie l’ont annoncé, qu’il y ait un réel plan de relance de la construction.

Immobilier : tendance à la baisse des prix ?

Immobilier : tendance à la baisse des prix ?

Les prix de l’immobilier sont attendus en baisse dans presque toute l’Europe en 2020 mais ils devraient repartir à la hausse à compter de 2021 ou 2022 ( ce que personne ne sait réellement NDLR)  estiment les experts de S & P Global Ratings. En France, l’ajustement devrait être de seulement 1,4 %. Un chiffre sans doute totalement  approximatif !

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