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Prix du tabac : le paquet à 10 euros

Prix du tabac : le paquet à 10 euros

 

Agnès Buzyn la ministre des Solidarités et de la Santé pour  le paquet de cigarette à 10 euros.  Le paquet à 10 euros, en apparence une  bonne mesure de régulation pour lutter contre les dégâts du tabac  mais en apparence seulement car avec l’augmentation des prix progresse en même temps le commerce illicite qui représenterait autour de 25% de la consommation. Emmanuel Macron s’était prononcé pendant la campagne électorale. «La hausse du prix du paquet est une façon de faire baisser le nombre de fumeurs. J’entends l’inquiétude des Français sur leur pouvoir d’achat, mais il s’agit d’un impératif de santé publique. Le tabagisme est une vraie maladie», ajoutait la ministre, sans toutefois préciser le prix envisagé pour cette nouvelle augmentation. 44,92 milliards de cigarettes ont été livrées aux buralistes français l’an dernier. Soit une baisse de 1,2 % par rapport à 2015, selon les chiffres du distributeur Logista, révélés par l’AFP lundi. En valeur, le recul des ventes de cigarettes est de 1,1 %, à 15,17 milliards d’euros. «L’arrivée des paquets neutres sur le marché français dès l’automne, le mois sans tabac en novembre et l’essor de la cigarette électronique ont eu un effet sur ces ventes en 2016», estime Bertrand Dautzenberg, pneumologue à la Pitié-Salpêtrière (Paris) et président de l’Office français de prévention du tabagisme (OFT).  Pour les professionnels du secteur, ce recul des ventes ne traduit pas forcément une baisse de la consommation. Et de mettre en cause le marché parallèle (achats à l’étranger ou cigarettes de contrebande). «Nous avons vraiment le sentiment qu’il s’agit d’un transfert de consommation qui se fait au profit des réseaux officieux, car des études montrent que la consommation de tabac ne baisse pas tant que ça en France», juge, pour sa part, le président de la Confédération des buralistes, Pascal Montredon. Selon une étude de KPMG publiée en juin 2016, il s’établissait à 27,1% de la consommation en France, en 2015. Cette année, la baisse des ventes pourrait être plus forte, avec la hausse du prix des cigarettes et du tabac à rouler fin janvier, de l’ordre de 30 à 40 centimes pour les premières et de 1,40 à 1,60 euro pour le second. En 2015, les ventes de cigarettes avaient augmenté de 1 % en volume, une première depuis 2009. En 2013 et 2014, elles avaient reculé après une hausse des prix. Mis la baise des ventes ne signifie pas baisse des consommations. En cause notamment la contrebande et la contrefaçon ; un paquet de cigarettes  fabriqué en Chine coûte 20 centimes et est revendue 3 euros en France. Ce commerce illicite, rappelle Klaus Berg, est le fait du « crime organisé » car il est très lucratif. Selon Philip Morris, un paquet fabriqué en Chine pour 20 centimes d’euros est revendu illégalement en France pour 3 euros.  Le tabac provoque chaque année en France 73.000 décès.  Le recul des ventes ne refléterait pas nécessairement une baisse de la consommation, mais plutôt une hausse du commerce illicite. Les Français, en général, y sont favorables la hausse des prix  à 54%, selon Le Carnet de santé des Français Odoxa pour Le Figaro, France Inter et MNH publié en mars 2016. Parmi les sondés, les fumeurs sont toutefois bien plus réticents: 87% d’entre eux y sont opposés.

 

Crise du lait : toujours le prix

Crise du lait : toujours le prix

 

 

De nouvelles manifestations ont été organisées par les producteurs de lait notamment dans l’ouest. En cause des prix réels très inférieurs aux coûts de production des prix qui devraient tourner autour de 340 € pour 1000 l quand ils sont payés autour de 300  soit 30 centimes le litre quand la grande distribution vend le litre autour de 1 euro en moyenne et après écrémage. « Cela fait deux ans que nous sommes en crise. Aujourd’hui les laiteries font de la marge et ne redistribuent pas aux producteurs, on vient demander des explications », a déclaré à Reuters Régis Louazon, producteur d’Ille et Vilaine, venu avec une quarantaine d’autres éleveurs bloquer le site industriel de la coopérative Agrial, à Cesson-Sévigné, près de Rennes. Alors que le prix du beurre est en très forte hausse, les éleveurs, qui vendent en moyenne les mille litre de lait entre 300 et 310 euros, réclament une revalorisation de 20 à 30 euros afin de couvrir leurs prix de revient et de dégager une rémunération minimale. Le ministre de l’Agriculture, Jacques Mézard, a défendu mardi la « légitimité » de la demande des éleveurs lors d’une rencontre avec la Fédération Nationale des Producteurs de Lait, selon un communiqué publié par son ministère. « Le ministre va faire appel au médiateur des relations agricoles pour prendre contact avec chacune des enseignes de la grande distribution pour les inciter à tenir compte de l’évolution de la conjoncture dans les négociations en cours », peut-on lire dans ce communiqué. Selon les représentants de la FDSEA, plusieurs facteurs sont invoqués par les transformateurs pour justifier l’absence de répercussion du prix du beurre sur celui du lait. « Le lait est un produit qui se divise principalement en matière grasse et en matière protéique que l’on retrouve sous forme de poudre de lait et les industriels mettent en avant les difficultés sur ce marché pour justifier le maintien de prix bas », déplore Frédéric David, président de la section lait de la FDSEA d’Ille et Vilaine. Autre argument avancé par les coopératives : la nécessaire consolidation de leurs résultats, qui ont été affectés par la crise du secteur laitier en 2016. « Nous sommes également confrontés au refus de la grande distribution de renégocier des contrats qui ont été conclus en début d’année », souligne Frédéric David, qui réclame également des incitations à produire un lait plus riche en matière grasse pour répondre à la demande.

Pétrole : remontée des prix

Pétrole : remontée des prix

Le cours du pétrole en hausse a gagné 50 cents à 47,83 dollars sur le contrat pour livraison en juin au New York Mercantile Exchange (Nymex). « En cause, une baisse des réserves américaines mais aussi une certaine reprise économique depuis avril. En outre, , les coupes de l’Opep semblent avoir progressivement un impact », ont commenté les experts de Commerzbank dans une note. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s’est associée avec onze autres pays, dont la Russie, pour réduire leurs extractions de brut sur les six premiers mois de 2017 afin de faire rebondir un marché souffrant d’un excès d’offre. « En toile de fond vous avez les Russes et les Saoudiens (membre dominant de l’Opep) qui évoquent une prolongation des réductions jusqu’à l’année prochaine », a indiqué Mike Lynch. L’Opep et ses partenaires doivent décider des suites à donner à l’accord actuel lors d’un sommet le 25 mai à Vienne. Le cartel a justement publié jeudi son rapport mensuel dans lequel il relève légèrement la demande mondiale mais également son estimation de la production des pays producteurs n’appartenant pas à l’Opep. Même si cela affaiblit les perspectives, par rapport à il y a un mois, cette dernière évaluation avant le sommet du 25 mai renforce les arguments soit en faveur d’une prolongation des limites actuelles de production soit pour des réductions plus importantes afin de rester sur la voie d’un rééquilibre du marché du pétrole », a commenté

 

kits de campagne : le FN casse les prix !

kits de campagne : le FN  casse les prix !

D’après une information de la Tribune, suite à ses ennuis judicaires le Front national casse les prix des kits de campagne payés par ses candidats. DE plus de 16 000 euros, on  passe à 5000 euros avec possibilité d’un emprunt directement via le FN et non par le sulfureux micro parti micro-parti « Jeanne » de Marine Le Pen. Difficile de comprendre un telle différence de prix pour des prestations identiques, difficile aussi de comprendre qu’un parti aussi puissant que le FN ne puisse pas fiancer lui même le coût de la campagne et en reporte la charge sur des candidats dont les voix permettront le financement public  des partis. Les règles de financement des partis politiques ont été définies en 1988 avec la loi « relative à la transparence financière de la vie politique ». Elle instaure également une aide d’Etat, dépendante du nombre de parlementaires de chaque formation au Sénat et à l’Assemblée nationale. Depuis 1990, les partis non représentés au Parlement peuvent également bénéficier du financement public, proportionnellement au nombre de voix obtenues au premier tour des élections législatives, à condition qu’ils aient présenté des candidats dans au moins soixante-quinze circonscriptions (sur un total de 577). Avec le mode de financement des campagnes le FN joue sur les deux tableaux et se finance deux fois, une fois via la vente de kits aux candidats, une fois par les contributions publiques liées aux résultats des législatives. Le FN reprend donc pour les législatives 2017 son système de kits de campagne déjà employé pour de précédentes élections, notamment les législatives 2012, selon des documents consultés par l’AFP. Dans le kit de campagne « de base » à 5.500 euros figurent les documents de la campagne officielle (hors article R.39 du code électoral) pour 300 euros, la conception et l’impression d’un journal de 4 pages de campagne à 50.000 exemplaires pour 3.500 euros, un site-portail internet pour 400 euros et une expertise comptable pour 1.300 euros. Pour se procurer ce kit, les candidats du FN pourront obtenir un prêt « consenti par le Front national directement » à un taux de 5% sur 9 mois. En 2012, ce prêt se faisait via le micro-parti « Jeanne » de Marine Le Pen, avec un taux de 6,5% sur un an. 525 candidats frontistes sur 577 avaient eu recours au kit obligatoire aux yeux de nombre d’entre eux, dont les prestations étaient fournies par Riwal, société d’un proche de Marine Le Pen, Frédéric Chatillon, ex-dirigeant du GUD qui a encore œuvré dans la communication frontiste lors de la campagne 2017.En 2012, le montant moyen du kit était de 16.650 euros, dont 600 euros pour les documents de campagne officielle, 3.500 euros à 5.900 euros selon le format pour la conception et l’impression d’un journal 4 pages à 30.000 exemplaires, 1.800 euros pour le site-portail internet, 1.200 euros pour les frais d’expertise-comptable. S’y ajoutaient de nombreuses autres prestations. Le FN avait défendu ce système: offrir une campagne clé en mains à des candidats peu expérimentés. Les juges y ont vu une escroquerie au préjudice de l’Etat, avec pour « unique but de majorer les dépenses électorales remboursables » et ont renvoyé le FN en procès à une date encore inconnue. Des enquêtes judiciaires ont été ouvertes concernant les campagnes frontistes ultérieures.

Prix du pétrole au plus bas de l’année

Prix du  pétrole au plus bas de l’année

 

 

 

Compte tenu des interrogations sur le respect des quotas définis par les exportateurs de pétrole pour l’avenir, les cours ont tendance à nettement fléchir pour tomber nettement en dessous des 50 $. Le prix du baril de « light sweet crude » (WTI), référence américaine du brut, a cédé 2,30 dollars à 45,52 dollars à New York sur le contrat pour livraison en juin au New York Mercantile Exchange (Nymex), un niveau auquel il n’avait plus fini en clôture depuis novembre. « Le marché s’écroule vraiment », a commenté Gene McGillian, de Tradition Energy. « Tant que l’on n’aura pas l’annonce d’un accord sur des baisses de production, les investisseurs vont tirer les cours vers le bas. » Les cours, sur une pente descendante depuis la fin avril, ont chuté encore plus brutalement, les investisseurs semblant attendre de plus en plus impatiemment l’annonce d’une prolongation des plafonds de production appliqués depuis janvier par de nombreux producteurs.

Ces quotas, que s’imposent depuis janvier les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et des pays comme la Russie, ne sont actuellement censés courir que jusqu’à la mi-2017.

Le prix de la baguette «en nouveau franc dans un an»(FN) !

Le prix de la baguette «en nouveau franc dans un an»(FN) !

 

 

C’est évidemment la grande pagaille au Front national à propos de la suppression de l’euro, objectif qui a brusquement disparu du programme après le soutien de Dupont Aignan. Marine Le Pen, elle, avance l’idée d’une double monnaie. Une prise de position qui contredit celle de Marion Maréchal Le Pen qui affirmait que le transfert de l’euro vers le franc demanderait des années. La grande confusion qui règne au Front National sur la réforme monétaire et son calendrier provient essentiellement de l’accord fictif conclu avec Dupont Aignan mais aussi des divisions internes. Soucieuse de dédiaboliser économiquement son parti marine Le Pen  est même prête à renvoyer aux calendes grecques la suppression de l’euro estimant que tout dépend de l’attitude de l’union européenne (. Une conception bien respective de la fameuse indépendance nationale ! (comme l’avait indiqué Fillon) Marine Le Pen espérait peut-être avoir clarifié sa position sur la sortie de l’euro, après un week-end de flottement. En résumé, en cas de victoire à l’élection présidentielle, elle souhaite remplacer la monnaie unique par un système de double monnaie avec une monnaie nationale et une monnaie commune. Outre le fait que cette transition soit plus compliquée à expliquer qu’une simple «sortie de l’euro», prônée par le FN depuis des années, toutes les ambiguïtés du dossier ne sont pas levées. En matière de calendrier, notamment, la candidate frontiste peine à dissiper la confusion, reflet du débat qui agite le FN. Quand Florian Philippot assure, sur France Inter ce lundi matin, que la baguette sera payable en «nouveau franc, très probablement dans un an», il manie un symbole fort. La candidate avait expliqué dimanche que cette monnaie nationale concernerait les achats quotidiens, tandis que l’euro «monnaie commune» concernerait uniquement «les grandes entreprises qui font du commerce international». Avec la baguette, l’illustration de ces achats quotidiens est parlante. Sauf que le vice-président du Front national, fervent défenseur de la sortie de l’euro, contredit Marion Maréchal-Le Pen sur la question du calendrier d’application de cette mesure. Visiblement soucieuse de ne pas braquer l’électorat de François Fillon au premier tour, la députée FN du Vaucluse a estimé samedi que la négociation avec les partenaires européens de la France, en cas d’accession de Marine Le Pen à l’Élysée, commencerait en 2018 et prendrait «plusieurs mois», voire «plusieurs années». «À l’issue de ces négociations, elle reviendra devant les Français pour leur laisser le choix». Au cours de la campagne, Marine Le Pen accordait pourtant un délai plus court – six mois – aux négociations, après quoi elle prévoyait un référendum. «Je pense que cette position, même sur le plan des traités stricto sensu et du droit, n’apparaissait pas tout à fait réalisable», a rebondi Marion Maréchal-Le Pen. Marine Le Pen a pris partie sur la question ce lundi matin. Sur Europe 1, elle a estimé qu’il y a eu une «incompréhension des propos» de sa nièce.

Asselineau s’énerve à la télé car il ignore le prix d’un porte avion !

Asselineau s’énerve à la télé car  il ignore  le prix d’un porte avion !

 

 

 

Comme tout énarque bien constitué, Asselineau peut débiter son discours avec force précisions juridiques ou administratives. Par contre, il est incapable de connaître le prix d’un porte-avions. Dommage car dans son programme il demande que la France commende un second porte-avions. Sur CNews il est tombé dans le piège de l’incompétence car il était incapable d’indiquer le prix d’un porte-avions dont pourtant il demande l’achat. Du coup il s’est fortement énervé et a reproché au journaliste de lui poser des questions trop pointues.  Il est ensuite parti dans une colère froide. «Est-ce que vous avez demandé comment MM. Macron et Fillon sont en train de préparer, eux, le programme des Français? Arrêtez de poser ce genre de questions pointues!», s’est-il emporté. Alors que le journaliste s’étonnait de constater que le candidat ne maîtrisait pas son propre programme, il s’est à nouveau énervé. «Non, c’est pas vrai, ça coûte pas 3 à 4 milliards», a-t-il affirmé, à tort – un porte-avion coût bien 4 à 7 milliards. «Vous voulez que je fasse du Macron?», a-t-il enfin interrogé, avant de chantonner «“Pensez printemps les amis”» tout en mimant une danse.

 

Inflation : Un rebond des prix mal expliqué

Inflation : Un  rebond des prix mal expliqué

 

Ps très convaincantes les explications de l’INSEE pour justifier le fort rebond de l’inflation en mars à + 0,6% en mars sur un mois, après 0,1% en février. D’autant qu’il y a tassement des produits frais, de l’énergie et des services. En cause surtout sans doute comme d’habitude une méthodologie discutable de l’INSEE qui par exemple attribue une grande partie de l’inflation de mars à la hausse du tabac alors que la consommation ne cesse de diminuer. Il serait temps que l’INSEE prenne nettement plus rapidement en compte la déformation de la structure de consommation.  Ceci étant,  l’INSEE constate que la hausse ralentit sur un an, à 1,1% contre 1,2%. De ce point de vue la tendance de long terme paraît plus pertinente que la tendance sur un mois Le redressement des prix en mars serait  dû au rebond des produits manufacturés « après la fin des soldes d’hiver » et à une « nouvelle hausse des prix du tabac », a précisé l’Insee dans un communiqué. En revanche, les prix de l’alimentation se sont repliés en mars, tout comme ceux de l’énergie en raison de la baisse du prix du pétrole. La hausse des prix des services a par ailleurs ralenti.        Sur un an, le léger ralentissement est attribué par l’Insee aux prix des services et de l’énergie, ainsi qu’à une « nette décélération des prix des produits frais ». Ces évolutions seraient toutefois « en grande partie compensées par une moindre baisse des prix des produits manufacturés et par une accélération des prix du tabac », a précisé l’Insee.

 

 

Inflation Allemagne : Hausse des prix allemands à la production

Inflation Allemagne : Hausse des prix allemands à la production

Les prix à la production ont progressé en janvier presqu’autant qu’en un an. En clair la reprise d’inflation se dessine avec la hausse des taux d’intérêt. – Les prix à la production ont augmenté plus que prévu en janvier, montrent les données publiées lundi par l’Office fédéral de la statistique Destatis. Ces prix ont progressé de 0,7% d’un mois sur l’autre alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne une croissance de 0,3%.Sur un an, ils sont en hausse de 2,4% contre un consensus prédisant une progression de 2%. En décembre, la hausse des prix était de 0,4% mensuellement et de 1,0% annuellement.

Trump, l’homme du grand désordre mondial (JOSEPH STIGLITZ / prix Nobel d’économie 2001)

Trump, l’homme du grand désordre mondial (JOSEPH STIGLITZ / prix Nobel d’économie 2001)

« Alors que la première puissance économique de la planète s’aventure en terrain incertain pour 2017, c’est le monde entier qui risque le chaos. L’un des enjeux de l’année sera le niveau de guerre commerciale que Washington veut enclencher. Au début de chaque année j’essaie de faire des prévisions pour les douze mois à venir, un exercice des plus difficiles en économie. J’ai ainsi prévu que, en l’absence d’une stimulation budgétaire plus marquée (qui n’a eu lieu ni en Europe ni aux Etats-Unis), le redémarrage économique après la grande récession de 2008 serait lent. Pour cela, je me suis appuyé davantage sur l’analyse des forces économiques sous-jacentes que sur des modèles économétriques complexes.  Ainsi, début 2016, il semblait évident que l’insuffisance de la demande mondiale agrégée qui durait depuis quelques années allait se prolonger. Je pensais donc que les économistes qui prévoyaient une reprise vigoureuse regardaient le monde avec des lunettes roses. La suite des événements m’a largement donné raison sur le plan économique, mais il n’en a pas été de même sur le plan politique. J’écrivais depuis des années que si l’on ne remédie pas au creusement des inégalités, aux Etats-Unis mais aussi dans le reste du monde, ce serait lourd de conséquences. Néanmoins, les inégalités ont continué à s’aggraver. Cette aggravation se traduit par une baisse inquiétante de l’espérance de vie aux Etats-Unis. Une étude publiée l’année dernière par Anne Case et Angus Deaton montre que l’espérance de vie a diminué pour toute une partie de la population – en particulier pour les « hommes en colère » de la Rust Belt [les vieux Etats industriels en déclin]. Les revenus des 90 % les moins riches de la population stagnant depuis une trentaine d’années (ils sont même en déclin pour beaucoup), les données sur l’état de santé de la population confirment que la situation est inquiétante. Elle l’est particulièrement aux Etats-Unis, mais elle l’est aussi ailleurs. Il était donc clair qu’elle aurait des conséquences politiques, mais la forme qu’elles prendraient et le moment de leur apparition ne l’étaient pas. Pourquoi ces conséquences se sont-elles manifestées aux Etats-Unis précisément au moment où l’économie paraissait se redresser, et non auparavant ? Et pourquoi ont-elles pris la forme d’un virage à droite ? Car ce sont les républicains qui, dans 26 Etats, ont refusé d’étendre le programme Medicaid aux plus pauvres, les laissant dépourvus d’assurance-maladie. Et pourquoi le gagnant de l’élection présidentielle est-il un personnage qui a construit sa fortune en tirant avantage d’autrui, un personnage qui a reconnu ouvertement payer un minimum d’impôt et qui se vante de faire de l’optimisation fiscale ? Donald Trump a compris l’esprit du temps : ça ne va pas bien et beaucoup d’électeurs veulent un changement. Eh bien, nous y sommes : nous allons sortir des sentiers battus. Mais nous avons rarement atteint un tel degré d’incertitude. Les mesures que va adopter Trump restent un mystère, il est donc difficile de savoir quelles seront leurs conséquences. Trump semble vouloir à tout prix déclencher une guerre commerciale. Mais comment vont réagir la Chine et le Mexique ? Trump sait sans doute parfaitement que sa proposition viole la réglementation de l’Organisation mondiale du commerce, mais il sait aussi probablement que cette institution sera lente à réagir. Et, à ce moment-là, l’Amérique aura peut-être rééquilibré sa balance commerciale. Mais la Chine pourrait se prendre au jeu et faire de même, probablement de manière plus subtile. Si une guerre commerciale éclate, que se passera-t-il ? Trump pourrait gagner : la Chine dépend davantage des exportations vers les Etats-Unis que l’inverse. Une guerre commerciale n’est cependant pas un jeu à somme nulle. Les Etats-Unis pourraient eux aussi se retrouver perdants. Les représailles de la Chine pourraient se révéler politiquement destructrices, et elle se trouve pour cela en meilleure position que les Etats-Unis. Qui va le mieux résister ? L’Amérique, dont les citoyens doivent se serrer la ceinture depuis longtemps, ou la Chine, qui malgré toutes les difficultés est parvenue à un taux de croissance supérieur à 6 % ? Plus largement, le programme de Trump, avec ses baisses d’impôt encore plus favorables aux riches que ne le prévoit la majorité républicaine, est basé sur l’idée que ce qui bénéficie aux riches finit par bénéficier aux pauvres. C’est la continuation de la politique économique de Reagan favorable à l’offre qui n’a jamais vraiment réussi. Une rhétorique enflammée ou des tweets délirants à 3 heures du matin pourront peut-être apaiser les laissés-pour-compte de la révolution économique reaganienne – au moins durant un certain temps. Mais pour combien de temps, et que se passera-t-il ensuite ? Trump aimerait probablement abolir les lois ordinaires de l’économie et appliquer sa propre version de l’économie vaudoue, mais c’est impossible. Alors que la première puissance économique de la planète s’aventure en terrain incertain pour 2017 et au-delà, il serait téméraire pour un simple mortel de tenter une prévision et les oracles risquent fort de se tromper, si ce n’est à souligner l’évidence : le parcours sera chaotique. »

 

Prix gazole: en forte hausse

Prix gazole: en forte hausse

C’est lavis l’avis de Thomas Porcher, économiste et coauteur de « 20 idées reçues sur l’énergie » (éditions de Boeck) dans une tribune à BFM.

« Le prix du diesel, le carburant le plus consommé en France, va augmenter petit à petit », a-t-il estimé ce mardi sur BFMTV, précisant tout de même « qu’on est encore loin du pic à 1,5 euro par litre de 2012″. « Le prix à la pompe pourrait atteindre 1,3 euro », a cependant indiqué le spécialiste, en prenant aussi en compte l’augmentation de la fiscalité. Quand on prend la consommation moyenne, la distance parcourue moyenne d’un Français, et sachant qu’il y a de très fortes inégalités entre ceux qui vivent à Paris et ceux qui vivent en province », Thomas Porcher évalue ainsi la perte à « à près 14 euros par mois en moyenne. Cela se ressent mais ça peut être amorti. Par contre, quand vous vivez dans la Creuse vous utilisez beaucoup plus votre véhicule qu’à Paris. Là, vous pouvez avoir des montants qui peuvent monter jusqu’à 20 euros, cela commence à faire beaucoup sur une année, cela fait plus de 200 euros, c’est tout de même pas négligeable ».D’une façon générale la tendance actuelle est à la hausse des prix de tous les carburants. En cause le redressement (43 $ le 11 novembre, 53 $ le 27 décembre) mais aussi des anticipations des pétroliers qui espèrent des augmentations encore plus sensibles pour augmenter la rentabilité. Les prix des carburants vendus dans les stations-service françaises ont poursuivi leur hausse la semaine dernière, selon des chiffres officiels publiés aujourd’hui. Carburant le plus vendu avec environ 80% des volumes écoulés, le gazole valait en moyenne 1,2134 euro le litre, soit une hausse de 1,43 centime par rapport à la semaine précédente, d’après le relevé hebdomadaire du ministère de l’Environnement et de l’Énergie. Le litre d’essence sans plomb (SP95) a pour sa part augmenté de 1,77 centime et passait donc à 1,3823 euro, tandis que celui de l’essence contenant jusqu’à 10% d’éthanol (SP95-E10) progressait de 1,67 centime, passant à 1,3556 euro. L’essence SP98 valait, de son côté, 1,4384 euro le litre, en hausse de 1,64 centime par rapport à la semaine précédente

Hausse du prix des carburants

Hausse du prix des carburants

Depuis plusieurs semaines la tendance du prix des carburants est à la hausse. En cause le redressement (43 $ le 11 novembre, 53 $ le 27 décembre) mais aussi des anticipations des pétroliers qui espèrent des augmentations encore plus sensibles pour augmenter la rentabilité. Les prix des carburants vendus dans les stations-service françaises ont poursuivi leur hausse la semaine dernière, selon des chiffres officiels publiés aujourd’hui. Carburant le plus vendu avec environ 80% des volumes écoulés, le gazole valait en moyenne 1,2134 euro le litre, soit une hausse de 1,43 centime par rapport à la semaine précédente, d’après le relevé hebdomadaire du ministère de l’Environnement et de l’Énergie. Le litre d’essence sans plomb (SP95) a pour sa part augmenté de 1,77 centime et passait donc à 1,3823 euro, tandis que celui de l’essence contenant jusqu’à 10% d’éthanol (SP95-E10) progressait de 1,67 centime, passant à 1,3556 euro. L’essence SP98 valait, de son côté, 1,4384 euro le litre, en hausse de 1,64 centime par rapport à la semaine précédente.

 

Iran : des avions Boeing et Airbus à moitié prix

Iran : des savions Boeing et Airbus  à moitié prix

 

On sait que Boeing et Airbus sont engagés dans une guerre commerciale impitoyable et que chacun reproche à l’autre de faire du dumping en bénéficiant notamment d’aide publique. Un phénomène qui pourrait se renforcer avec les énormes commandes que vient de passer l’Iran avec les deux constructeurs : une centaine d’avions pour Airbus et 80 pour Boeing. Bien entendu de telles commandes peuvent justifier certains rabais mais en la circonstance l’Iran affirme qu’elle a obtenu ces commandes avec une réduction de 50 %. De quoi s’inquiéter sur la rentabilité des deux constructeurs qui privilégient le plan de charge effet par rapport à la rentabilité. L’Iran a effet en déclaré dimanche avoir négocié pour payer environ la moitié du prix annoncé pour l’achat à Boeing de 80 avions de ligne, une commande évaluée par l’avionneur américain à 16,6 milliards de dollars (15,9 milliards d’euros).La compagnie IranAir a annoncé le 11 décembre l’achat à Boeing de 80 appareils – cinquante 737 et trente 777 -, un contrat sans précédent entre les Etats-Unis et l’Iran depuis la révolution de 1979. « Boeing a annoncé que son contrat avec IranAir valait 16,6 milliards de dollars », a déclaré le vice-ministre iranien des Transports, Asghar Fakhrieh-Kashan, cité par l’agence de presse officielle Irna. « Toutefois, en considérant la nature de notre commande et les possibilités de choix, le contrat pour l’acquisition de 80 avions Boeing vaut environ 50% de ce montant », a-t-il ajouté. Le grand rival de Boeing, Airbus, a signé jeudi la vente de 100 avions à IranAir, toujours dans le cadre de la réouverture des relations commerciales entre l’Iran et les pays occidentaux près d’un an après la levée des sanctions liées à son programme nucléaire. Au prix catalogue, la valeur de ce dernier contrat serait de 18 à 20 milliards de dollars mais selon le PDG d’IranAir, elle ne devrait pas dépasser 10 milliards de dollars.

Prix du pétrole: baisse en Asie

Prix du  pétrole:  baisse en Asie

 

Contrairement aux annonces alarmistes de certains experts le pétrole ne remontera certainement pas brutalement. Tout au plus pourra-t-on assister à quelques mouvements de yo-yo. Des hausses mais aussi des baisses comme celle constatée lundi en Asie. En cause, les interrogations sur le respect des décisions de l’OPEP visant à geler la production à son niveau actuel. Interrogation surtout sur le niveau de la demande forcément impactée par le tassement prévu de la croissance mondiale en 2017. Les cours du pétrole reculaient donc  lundi en Asie, sous l’effet d’un dollar fort dans un contexte de pessimisme sur la surabondance de l’offre. Vers 03h00 GMT, le baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en décembre, cédait 37 cents à 50,48 dollars. Le baril de Brent, référence européenne du brut, pour livraison en décembre, reculait de 33 cents à 51,45 dollars. Les cours du brut subissent la pression du renforcement du dollar, qui grimpe à la suite de la décision de la Banque centrale européenne de maintenir ses taux en l’état. Tout renforcement du dollar porte préjudice aux acheteurs munis d’autres devises car le baril est libellé en billets verts. Autre mauvaise nouvelle pour les investisseurs, selon Sanjeev Gupta, analyste chez EY, les cours subissent « l’annonce de l’augmentation des installations de forage aux Etats-Unis, avec 11 puits supplémentaires, ce qui porte le total à 443″. Les « incertitudes » sur la concrétisation ou non en novembre de l’accord de principe annoncé par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) sur une baisse de la production d’or noir pèsent aussi sur le marché, a-t-il relevé. Les doutes règnent quant à la participation d’autres grands producteurs, en premier lieu la Russie.

(Avec AFP)

Croissance Allemagne: baisse des prix à la production

Croissance Allemagne: baisse des prix à la production

Le tassement de la production industrielle et le recul de la croissance des exports constatés récemment tire les prix à la production à la baisse. Les prix à la production en Allemagne ont baissé de 0,2% en septembre et accusent sur un an une baisse de 1,4%, montrent les statistiques officielles publiées jeudi. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une hausse de 0,2% sur un mois et une baisse de 1,2% seulement en rythme annuel. En août, les prix à la production avaient diminué 0,1% par rapport à juillet et de 1,6% par rapport à août 2015. Pour autant la croissance du devrait atteindre autour de 1,7 % en 2016.

Hollande : Le prix de « l’Homme d’État » de l’année…..un gag

Hollande : Le prix de l’Homme d’État de l’année…..un gag

Cameron avait reçu ce prix en 2015. Lui qui a largement contribué à déstabiliser tout le moyen Orient avec ses mensonges concernant l’Irak. Cette fois, c’est Hollande. Peu de grands médias ont repris cette nouvelle : Hollande désigné comme homme d’Etat de l’année par une association internationale à la représentativité improbable. Une fondation créée par un rabbin et qui se dit interconfessionnelle et qui acte sans doute le fait que Hollande n’a pas hésité à combattre l’islamisme radical. Il n’est pas évidemment le seul et la distinction dont il fait l’objet est assez douteuse voire ambigüe.  François Hollande est donc « l’homme d’Etat mondial » de l’année, selon une fondation interconfessionnelle, « The Appeal of Conscience », basée à New York. Le dirigeant français s’est vu décerner ce prix mercredi soir.  Ce prix « honore les dirigeants qui soutiennent la paix et la liberté, par la promotion de la tolérance, la dignité humaine et les droits de l’homme, en défendant ces causes dans leur pays et en travaillant avec d’autres dirigeants mondiaux pour bâtir un avenir meilleur pour tous », a précisé la fondation dans un communiqué.  La fondation Appeal of conscience a été fondée en 1965 par le rabbin Arthur Schneier, survivant de la Shoah et rabbin de la Park East Synagogue de New York, une des plus importantes de la ville, souligne La Croix. Elle rassemble des personnalités religieuses et des entrepreneurs qui veulent  »travailler au nom de la liberté religieuse et des droits de l’homme partout dans le monde ». La fondation entend ainsi promouvoir « la paix, la tolérance, et la résolution des conflits ethniques ».
En 2015, ce prix avait été remis au premier ministre britannique David Cameron. Avant lui, un autre chef d’État français avait également reçu cette distinction: il s’agit de Nicolas Sarkozy, récompensé en 2008, rappelle Libération. Hollande, Cameron, Sarkozy ! De quoi vraiment douter du sérieux de la distinction.

Pétrole : stabilisation des prix ?

Pétrole : stabilisation des prix ?

 

La rencontre entre l’Arabie Saoudite et la Russie pour discuter de la dégradation des prix du pétrole est surprenante. Elle pourrait indiquer que les principaux producteurs de pétrole sont déterminés à réduire le volume de production pour stabiliser voire faire remonter les prix. Le problème en effet n’est pas tellement de parvenir à un accord théorique mais de le faire respecter par les pays qui ont un urgent besoin des ressources du pétrole des pays  (souvent au bord de l’asphyxie économique). Du coup la perspective d’un gel du niveau de production demeure encore assez hypothétique.  L’Arabie saoudite et la Russie ont cependant conclu lundi un accord de coopération en vue de stabiliser le marché pétrolier, qui pourrait passer par un gel des niveaux de production, sans toutefois envisager de mesure concrète dans l’immédiat. Le cours du Brent de la mer du Nord a bondi de près de 5% jusqu’à 49,40 dollars le baril avant d’effacer une grande partie de ses gains. Il s’échangeait à 47,39 dollars à 12h19 GMT, en hausse de 1,2% sur la journée. L’accord entre l’Arabie saoudite et la Russie a été signé par les ministres de l’Energie des deux pays en marge du sommet du G20 en Chine, où se sont rencontrés le président russe Vladimir Poutine et le vice-prince héritier saoudien Mohamed ben Salman. Ryad et Moscou ont annoncé dans un communiqué commun la constitution d’un groupe de travail chargé d’examiner la situation du marché du pétrole et de recommander des mesures et des initiatives pour garantir sa stabilité. La coopération avec l’Arabie saoudite pourrait inclure un gel des niveaux de production si une telle décision était prise, a précisé le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak, lors d’une conférence de presse avec son homologue saoudien Khalid al Falih. Ce dernier a par la suite déclaré à l’antenne de la chaîne de télévision Al Arabiya qu’un tel gel était « une des possibilités privilégiées mais pas nécessaire aujourd’hui ». « Il n’y a aucune nécessité aujourd’hui de geler la production (…) Nous avons le temps pour prendre ce genre de décision », a dit Khalid al Falih. (Avec Reuters)

Inflation : baisse des prix en juillet

Inflation : baisse des prix en juillet

 

 

Avec la baisse des prix enregistrés en juillet l’inflation risque d’être insignifiante en 2016. Sur un an,  les prix enregistrent seulement une augmentation de 0,2 % mais avec le tassement économique probable les prix pourraient encore diminuer. Les prix à la consommation ont en effet diminué de 0,4% en juillet en France, principalement sous l’effet des soldes d’été et du recul des prix pétroliers, indique jeudi l’Insee, confirmant l’estimation provisoire publiée à la fin du mois dernier. Mais le principal facteur explicatif découle de l’attentisme des  acteurs économiques (investisseurs et ménages)  tétanisés par les incertitudes concernant l’activité future. La diminution des prix fait suite à une hausse de 0,1% en juin. Sur un an, ils s’inscrivent en progression de 0,2%, un rythme semblable à celui relevé en juin. En données corrigées des variations saisonnières, les prix à la consommation sont en revanche restés stables le mois dernier (après +0,1% en juin) et affichent aussi une augmentation de 0,2% sur un an. L’Insee a également confirmé ses premières estimations pour l’indice des prix harmonisé IPCH, qui permet des comparaisons avec les autres pays de la zone euro, avec une baisse de 0,4% sur le seul mois de juillet et une hausse de 0,4% sur un an. Si l’évolution en rythme annuel de cet indice IPCH est positive pour le troisième mois consécutif, ce chiffre reste très éloigné de l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE), qui est d’un tout petit peu moins de 2%  L’inflation sous-jacente (hors tarifs publics et produits à prix volatils) a ralenti le mois dernier, son évolution sur un an s’inscrivant à +0,5%, après une hausse de 0,7% les deux mois précédents. Quant à l’inflation hors tabac, elle s’établit à +0,2% en rythme annuel. En juillet, les prix des produits manufacturés ont reculé de 2,9% (-0,3% sur un an), principalement du fait des soldes d’été qui se sont traduits par une baisse de 14,2% (+0,7% sur un an) des prix dans l’habillement et les chaussures. Après quatre mois consécutifs d’augmentation, les prix de l’énergie se sont retournés à la baisse (-1,3% en juillet et -3,3% sur un an). Portés par la traditionnelle augmentation au moment des vacances d’été, les prix des services ont augmenté de 1,0% le mois dernier (+0,8% sur un an). La progression a notamment été marquée pour les prix des services d’hébergement (+10,3% sur un mois), les tarifs des voyages touristiques tout compris (+14,4% en juillet) et ceux du transport aérien (+21,7%). Les prix de l’alimentation se sont inscrits en très légère hausse (+0,1% sur un mois, +1,2% sur un an).

Pétrole : prix toujours bas en 2017

 Pétrole : prix toujours bas en 2017

 

 

Les prix du pétrole risquent de demeurer bas encore en 2017 en raison d’une part du tassement de l’économie mondiale et de l’incapacité de l’OPEP à réduire la production.  Les cours du pétrole sont  au plus bas depuis trois mois.  De façon presque mécanique, le tassement des prix du pétrole suit l’atonie de l’activité économique mondiale. Après un premier trimestre relativement dynamique, les prix du pétrole ont suivi la croissance pour atteindre au printemps le niveau de 50 $ le baril. Depuis comme la croissance s’affaiblit nettement et le pétrole repasse nettement sous les 50 dollars. Une baisse qui devrait être durable si l’on se fie aux  perspectives relativement pessimistes des  instituts économiques notamment du FMI. Alors que son déclin persistant soutenait le marché depuis le printemps, la production américaine montre des signes de rebond. Résultat, cette offre excédentaire de produits pétroliers pèse de plus en plus sur les prix. Le département américain a montré une hausse des réserves pétrolières américaines à un plus haut historique pour cette période de l’année, déprimant les cours.  «On dirait que s’évaporent les attentes d’un rééquilibrage de l’offre et de la demande», a reconnu Gene McGillian, de Tradition Energy. «L’attention des investisseurs se concentre sur le niveau élevé des réserves de pétrole comme de carburant à travers le monde.»   C’est notamment aux États-Unis que la situation préoccupe les marchés, car les réserves d’essence ne cessent d’augmenter depuis plusieurs semaines, alors qu’elles baissent normalement en période estivale. L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, a porté sa production de brut à un niveau record en juillet, a-t-elle déclaré à l’Opep, signe que les principaux pays membres du cartel continuent de privilégier la défense de leurs parts de marché au détriment du rééquilibrage entre l’offre et la demande. Le rapport mensuel de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole publié mercredi montre aussi que la production totale de ses 14 pays membres a atteint un plus haut historique le mois dernier, suggérant que l’offre mondiale devrait rester excédentaire en 2017. Le prix du baril a chuté de près de 15% en juillet en raison des craintes d’engorgement du marché du brut et de celui des produits raffinés. Cette baisse des prix a ravivé les spéculations sur la possibilité que l’Opep coordonne une limitation de la production de ses membres. « Le brut bon marché a conduit les raffineurs à produire davantage de produits raffinés dans le monde entier, accentuant la situation de surproduction du marché », constate l’Opep dans son rapport. L’Arabie saoudite a pompé 10,67 millions de barils par jour (bpj) en juillet, contre 10,55 millions en juin, selon les chiffres qu’elle a transmis à l’Opep. Son précédent record, à 10,56 millions de bpj, remontait à juin 2015. D’autres pays de l’Opep augmentent eux aussi leurs pompages, compensant largement les baisses de production liées aux attaques visant des installations pétrolières au Nigeria et au conflit en Libye. Sur la base des chiffres de l’Opep, obtenus de sources extérieures, le cartel a produit 33,11 millions de bpj en juillet, soit 46.000 de plus qu’en juin. Il s’agit du chiffre le plus élevé enregistré depuis au moins 2008, sur la base des rapports précédents de l’Opep. L’Opep précise prévoir une demande pour son brut de 33,01 millions de bpj en moyenne en 2017, ce qui implique un excédent de 100.000 bpj si sa production ne diminue pas. Le rapport de juillet tablait, lui, sur un léger déficit.

 

 (Avec Reuters)

Prix pétrole : toujours la chute

 Prix pétrole : toujours la chute

Les prix du pétrole continuent  leur chute, une chute qui serait attribuée à une surproduction. Cependant le déséquilibre demande découle surtout du tassement de l’économie mondiale qui pèse de manière négative sur le volume de la consommation de pétrole. Le cours du baril de référence (WTI) a lâché 1,54 dollar à 40,06 dollars sur le contrat pour livraison en septembre, après avoir oscillé autour du seuil des 40 dollars, sous lequel il n’a plus fini depuis quinze semaines au New York Mercantile Exchange (Nymex). « Le marché a la perception que l’offre est surabondante et cherche à voir jusqu’où il peut descendre », a déclaré Phil Flynn, chez Price Futures Group, estimant que les mouvements des cours réagissaient plus à « l’humeur » des investisseurs qu’aux données fondamentales.
Ce qui ne veut pas dire que ces dernières soient particulièrement favorables, comme il l’a reconnu: « on entend dire que la production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole atteint un niveau record, on a vu que le nombre de puits (en activité aux Etats-Unis) est en hausse, et il se dit que la Libye va reprendre ses exportations », a énuméré M. Flynn. La compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) a en effet annoncé qu’elle s’apprêtait à reprendre les exportations de brut, à l’arrêt depuis plusieurs mois à cause de divergences politiques et d’attaques jihadistes, après un accord pour la réouverture de deux terminaux pétroliers. De son côté, l’Arabie saoudite, poids lourd du cartel, a réduit ses prix de vente officiels pour les consommateurs asiatiques en septembre de 1,30 dollar par baril par rapport au mois d’août, rapportaient les analystes de Commerzbank, soit la plus importante réduction de prix en presque un an qui suggère un nouvel épisode de guerre de prix destiné à préserver des parts de marché.

(AFP)

 

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