Archive pour le Tag 'risque'

Délestages d’électricité : le risque d’une grande pagaille « organisée »

Délestages d’électricité : le risque d’une grande pagaille « organisée »

L’idée même d’un délestage même partiel révèle une incompétence générale pouvoir vis-à-vis du rôle que joue l’électricité aujourd’hui dans nos sociétés . En effet, tout ou presque risque d’être impacté, il ne s’agira pas seulement d’une coupure temporaire mais d’une interruption susceptible aussi de dérégler tous les systèmes électriques qui commandent aujourd’hui aussi bien les besoins domestiques que les besoins collectifs à l’extérieur du domicile.Autant dire que le pouvoir est en train d’organiser la plus grande pagaille jamais enregistrée dans le pays. L’ensemble des systèmes électriques que nous utilisons au quotidien seraient rendus inopérants par un délestage d’après un papier d’Europe 1.

Si cette solution venait à être retenue, le fonctionnement des foyers s’en trouveraient considérablement impacté. L’éclairage, internet, la téléphone ou autres machines à laver et réfrigérateurs seraient alors inopérants.

Mais ces délestages vont également impacter tous les systèmes automatisés et électriques qui envahissent les rues ou nos lieux de travail. En cas de coupure de courant, les ascenseurs et les escalators ne fonctionneraient plus, tout comme les métros, le tramway, et l’ensemble des transports ferroviaires.
Cartes bleues, distributeurs, magasins… Tout pourra être impacté

De leur côtés, les automobilistes ne pourront plus se rendre dans les stations-service car les pompes ne pourront plus délivrer de carburant. Les feux de signalisation et l’éclairage public resteront éteints dans certaines zones, bien qu’ils soient considérés comme des infrastructures prioritaires. C’est en tout cas une hypothèse que retient le ministère de la Transition écologique.

Il faudra également se passer de carte bleue car il sera impossible de payer avec. « Ce qui peut être impacté, ce sont les systèmes pour les achats », précise Yann Dolbeau, co-fondateur d’Enoptea filiale d’Epsa, un cabinet de conseil en optimisation de performance. « Aller acheter quelque-chose chez son commerçant pourrait être compliqué car tous les TPE et les modules de paiement sont alimentés électriquement donc il peut être prudent de retirer de l’argent en liquide. » Néanmoins, pour se procurer des espèces, il ne sera pas possible de recourir aux traditionnels distributeurs de billets.

Certains magasins devront également fermer leurs portes puisque les sas d’entrée sont bien souvent électriques, tout comme ceux de nombreux immeubles. Une nouvelle preuve – s’il en fallait – de l’omniprésence des systèmes électriques sur notre quotidien

Coupure d’électricité : le risque d’une grande pagaille organisée

Coupure d’électricité : le risque d’une grande pagaille organisée

L’idée même d’un délestage même partiel révèle une incompétence générale pouvoir vis-à-vis du rôle que joue l’électricité aujourd’hui dans nos sociétés . En effet, tout ou presque risque d’être impacté, il ne s’agira pas seulement d’une coupure temporaire mais d’une interruption susceptible aussi de dérégler tous les systèmes électriques qui commandent aujourd’hui aussi bien les besoins domestiques que les besoins collectifs à l’extérieur du domicile.Autant dire que le pouvoir est en train d’organiser la plus grande pagaille jamais enregistrée dans le pays. L’ensemble des systèmes électriques que nous utilisons au quotidien seraient rendus inopérants par un délestage d’après un papier d’Europe 1.

Si cette solution venait à être retenue, le fonctionnement des foyers s’en trouveraient considérablement impacté. L’éclairage, internet, la téléphone ou autres machines à laver et réfrigérateurs seraient alors inopérants.

Mais ces délestages vont également impacter tous les systèmes automatisés et électriques qui envahissent les rues ou nos lieux de travail. En cas de coupure de courant, les ascenseurs et les escalators ne fonctionneraient plus, tout comme les métros, le tramway, et l’ensemble des transports ferroviaires.
Cartes bleues, distributeurs, magasins… Tout pourra être impacté

De leur côtés, les automobilistes ne pourront plus se rendre dans les stations-service car les pompes ne pourront plus délivrer de carburant. Les feux de signalisation et l’éclairage public resteront éteints dans certaines zones, bien qu’ils soient considérés comme des infrastructures prioritaires. C’est en tout cas une hypothèse que retient le ministère de la Transition écologique.

Il faudra également se passer de carte bleue car il sera impossible de payer avec. « Ce qui peut être impacté, ce sont les systèmes pour les achats », précise Yann Dolbeau, co-fondateur d’Enoptea filiale d’Epsa, un cabinet de conseil en optimisation de performance. « Aller acheter quelque-chose chez son commerçant pourrait être compliqué car tous les TPE et les modules de paiement sont alimentés électriquement donc il peut être prudent de retirer de l’argent en liquide. » Néanmoins, pour se procurer des espèces, il ne sera pas possible de recourir aux traditionnels distributeurs de billets.

Certains magasins devront également fermer leurs portes puisque les sas d’entrée sont bien souvent électriques, tout comme ceux de nombreux immeubles. Une nouvelle preuve – s’il en fallait – de l’omniprésence des systèmes électriques sur notre quotidien

EDF : Toujours un risque de scission ?

Énergie>EDF : Toujours un risque de scission ?

Le risque de scission d’EDF ne serait pas écarté en dépit des dénégations du pouvoir. Une note préparatoire de l’administration datant du 27 juin 2022 fait aujourd’hui surface, dans laquelle est évoquée la cession d’environ 30% des activités liées à la transition énergétique du groupe.

L’idée serait toujours la même à savoir séparer les activités de production des activités de commercialisation. On mettrait le nucléaire d’un côté et le renouvelable de l’autre et en soumettrait la distribution à la concurrence. Bref, un peu la même logique que dans les télécommunications.

Le problème est que ces hypothèses de réorganisation ne sont sans doute pas la priorité du moment surtout avec la crise de l’énergie actuelle qui risque de se prolonger. L’important en effet c’est d’abord que le gouvernement définisse une stratégie claire sur le long terme. Jusque-là en effet il a fait du « en même temps » avec du nucléaire et en même temps du renouvelable finalement assez anecdotique dans sa capacité à assurer le besoin électrique de la France.

Hier, c’est-à-dire sous Hollande et Macron, on était décidé à sacrifier le nucléaire ; aujourd’hui, le nucléaire est réhabilité notamment avec la rénovation du parc actuel et la construction de six EPR tout de suite et 8 plus tard. Bref un changement total de stratégie mais qui maintient quand même le flou sur le développement du renouvelable pour satisfaire les écolos.

Une fois définie une stratégie enfin précise et sur le long terme, il faudra aussi secouer sérieusement EDF qui s’est endormi et a perdu des compétences nombreuses sur le plan technique. Sans parler de la productivité du personnel et du ménagement très laxiste de la direction.

Dans le même temps, le principale problème financier sera de trouver le financement pour les chantiers en cours concernant le grand carénage mais surtout la construction des EPR.

Il faudra aussi faire cesser cette fausse concurrence qui repose sur l’élaboration d’un système alternatif à celui de l’ARENH (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique), qui oblige EDF à vendre chaque année 100 TWh de sa production nucléaire à bas prix à ses concurrents, mais dont la fin est prévue en 2025.

EDF :Toujours un risque de scission ?

EDF :Toujours un risque de scission ?

Le risque de scission d’EDF ne serait pas écarté en dépit des dénégations du pouvoir. Une note préparatoire de l’administration datant du 27 juin 2022 fait aujourd’hui surface, dans laquelle est évoquée la cession d’environ 30% des activités liées à la transition énergétique du groupe.

L’idée serait toujours la même à savoir séparer les activités de production des activités de commercialisation. On mettrait le nucléaire d’un côté et le renouvelable de l’autre et en soumettrait la distribution à la concurrence. Bref, un peu la même logique que dans les télécommunications.

Le problème est que ces hypothèses de réorganisation ne sont sans doute pas la priorité du moment surtout avec la crise de l’énergie actuelle qui risque de se prolonger. L’important en effet c’est d’abord que le gouvernement définisse une stratégie claire sur le long terme. Jusque-là en effet il a fait du « en même temps » avec du nucléaire et en même temps du renouvelable finalement assez anecdotique dans sa capacité à assurer le besoin électrique de la France.

Hier, c’est-à-dire sous Hollande et Macron, on était décidé à sacrifier le nucléaire ; aujourd’hui, le nucléaire est réhabilité notamment avec la rénovation du parc actuel et la construction de six EPR tout de suite et 8 plus tard. Bref un changement total de stratégie mais qui maintient quand même le flou sur le développement du renouvelable pour satisfaire les écolos.

Une fois définie une stratégie enfin précise et sur le long terme, il faudra aussi secouer sérieusement EDF qui s’est endormi et a perdu des compétences nombreuses sur le plan technique. Sans parler de la productivité du personnel et du ménagement très laxiste de la direction.

Dans le même temps, le principale problème financier sera de trouver le financement pour les chantiers en cours concernant le grand carénage mais surtout la construction des EPR.

Il faudra aussi faire cesser cette fausse concurrence qui repose sur l’élaboration d’un système alternatif à celui de l’ARENH (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique), qui oblige EDF à vendre chaque année 100 TWh de sa production nucléaire à bas prix à ses concurrents, mais dont la fin est prévue en 2025.

Covid France 14 novembre 2022 : risque de reprise

Covid France 14 novembre 2022 : risque de reprise


Avec notamment le retour du froid, Le ministre de la Santé prévient qu’une nouvelle vague épidémique pourrait « tôt ou tard » arriver en France.

François Braun, dans un entretien accordé au Parisien, met en garde face au risque d’une reprise épidémique du Covid-19. S’il évoque une situation épidémique « plutôt calme depuis trois semaines », le ministre de la Santé prévient que « tôt ou tard, une nouvelle vague pourrait arriver ».

« Une personne meurt du Covid toutes les dix minutes en France », ajoute-t-il, rappelant que les règles en matière d’isolement pour les personnes testées positives s’appliquent toujours, de même que la vaccination.

Le ministre se dit à ce propos « pas du tout satisfait du résultat de la campagne d’automne. Avec seulement 10% de vaccinés on est très loin de la cible à atteindre ».

Jusqu’alors, la campagne automnale de rappel peine à décoller. Seuls 39,9% des 60-79 ans et 52,6% des 80 ans et plus parmi les personnes éligibles avaient ainsi reçu un deuxième rappel au 7 novembre, a relevé Santé Publique France.

En semaine 44, au niveau national, le taux d’incidence corrigé a atteint 90 nouveaux cas pour 100 000 habitants (vs 62 en S43) soit une augmentation de +44%. En moyenne, 7 283 cas ont été diagnostiqués par jour.

Ce samedi 13 novembre, 14.646 nouveaux cas de Covid-19 ont été recensés en 24 heures, selon les chiffres de Santé publique France, soit un total de 7.275.149 cas confirmés depuis le début de l’épidémie.

Le taux de positivité des tests s’établit à 3,4%, contre 3,3% la veille.

Le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés s’établit à 7.050 (+4 en 24h), dont 1.202 dans les services de réanimation (+20 en 24h).

En 24 heures, 20 personnes ont succombé au Covid à l’hôpital. Le bilan total s’élève à 118.137 morts depuis le début de l’épidémie, dont 91.240 à l’hôpital..

Bilan des régions

Ile-de-France : 5.115 (-63) hospitalisées, 298 (-1) en réanimation et +7 décès en 24h
Grand Est : 1.568 (-38) hospitalisés, 101 (-7) en réanimation et +5 décès en 24h
Hauts de France : 1.544 (0) hospitalisés, 89 (-3) en réanimation et +3 décès en 24h
Auvergne Rhône Alpes : 1.850 (+34) hospitalisés, 90 (+9) en réanimation et +5 décès en 24h
Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.386 (+24) hospitalisé, 55 (+6) en réanimation et +7 décès en 24h
Bretagne: 586 (-4) hospitalisés, 37 (+4) en réanimation et +1 décès en 24h
Normandie : 1.106 (-5) hospitalisés, 38 (-1) en réanimation et +3 décès en 24h
Nouvelle-Aquitaine : 1.323 (-17) hospitalisés, 85 (+1) en réanimation et +2 décès en 24h
Pays de la Loire : 362 (-5) hospitalisés, 17 (-1) en réanimation et +1 décès en 24h
Occitanie: 1.063 (-14) hospitalisés, , 50 (-9) en réanimation et +8 décès en 24h
Centre-Val de Loire : 868 (+5) hospitalisés, 36 (-2) en réanimation et +3 décès en 24h
Bourgogne-Franche-Comté : 923 (-4) hospitalisés, 48 (-2) en réanimation et +6 décès en 24h

Risque de décrochage industriel pour l’Europe

Risque de décrochage industriel pour l’Europe

Le ministre de l’Economie dénonce les subventions massives américaines à l’industrie. Mais en même temps on peut se demander s’il ne s’adresse pas aussi à l’Allemagne qui a décidé également d’un plan massif de subventions à son industrie de 200 milliards pour lutter contre l’inflation.

Mais la critique du ministre des finances vis-à-vis des États-Unis pourrait revenir en boomerang car la France aussi soutient sont industries hier notamment avec les PEG ( prêts) ou la recherche (CICE), aujourd’hui avec le bouclier énergétique et les allègements fiscaux. Le problème n’est pas tant que les pays soutiennent leur industrie car tous le font mais d’harmoniser les aides et la fiscalité. Un chantier énorme qui n’est pas prêt de voir le jour.

« Le véritable risque européen, c’est le décrochage technologique, industriel et économique, qui laisserait le champ libre aux Etats-Unis et à la Chine », a-t-il expliqué dans les Echos , avant de lancer : « Donnons-nous les moyens de réindustrialiser l’Europe pour rester une grande puissance industrielle mondiale. »

Bruno Le Mairedénonce « les subventions massives prévues par le Inflation Reduction Act (IRA) américain et la concurrence chinoise, également fortement subventionnée ». Pour lui, le risque de voir l’écart se creuser est bien réel et doit être particulièrement pris au sérieux. « Nous devons réagir vite », a-t-il déclaré. « J’appelle à une réponse coordonnée, unie et forte de l’Union européenne vis-à-vis de nos alliés américains. Seule la fermeté nous permettra d’obtenir des résultats. »

Bruno Le Maire n’a pas écarté la piste d’une plainte de l’UE contre les Etats-Unis devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC). « Nous refusons la course aux subventions. Elle est contraire à toutes les règles du commerce international », a-t-il affirmé, insistant toutefois sur le fait que « l’Europe doit défendre ses intérêts. Personne ne lui fera de cadeau, ni la Chine ni les Etats-Unis ».

Sur le plateau de BFMTV, lundi matin, le ministre de l’Economie a brandi quelques chiffres pour illustrer ses propos : « Si je prends bout à bout tous les investissements [qui peuvent être mis en danger par ces subventions américaines, ndlr.], ce sont 10 000 emplois industriels qui sont en jeu pour un montant de 10 milliards d’euros » en France.

Risque de décrochage industriel pour l’Europe (Lemaire)

Risque de décrochage industriel pour l’Europe

Le ministre de l’Economie dénonce les subventions massives américaines à l’industrie. Mais en même temps on peut se demander s’il ne s’adresse pas aussi à l’Allemagne qui a décidé également d’un plan massif de subventions à son industrie de 200 milliards pour lutter contre l’inflation.

Mais la critique du ministre des finances vis-à-vis des États-Unis pourrait revenir en boomerang car la France aussi soutient sont industries hier notamment avec les PEG ( prêts) ou la recherche (CICE), aujourd’hui avec le bouclier énergétique et les allègements fiscaux. Le problème n’est pas tant que les pays soutiennent leur industrie car tous le font mais d’harmoniser les aides et la fiscalité. Un chantier énorme qui n’est pas prêt de voir le jour.

« Le véritable risque européen, c’est le décrochage technologique, industriel et économique, qui laisserait le champ libre aux Etats-Unis et à la Chine », a-t-il expliqué dans les Echos , avant de lancer : « Donnons-nous les moyens de réindustrialiser l’Europe pour rester une grande puissance industrielle mondiale. »

Bruno Le Mairedénonce « les subventions massives prévues par le Inflation Reduction Act (IRA) américain et la concurrence chinoise, également fortement subventionnée ». Pour lui, le risque de voir l’écart se creuser est bien réel et doit être particulièrement pris au sérieux. « Nous devons réagir vite », a-t-il déclaré. « J’appelle à une réponse coordonnée, unie et forte de l’Union européenne vis-à-vis de nos alliés américains. Seule la fermeté nous permettra d’obtenir des résultats. »

Bruno Le Maire n’a pas écarté la piste d’une plainte de l’UE contre les Etats-Unis devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC). « Nous refusons la course aux subventions. Elle est contraire à toutes les règles du commerce international », a-t-il affirmé, insistant toutefois sur le fait que « l’Europe doit défendre ses intérêts. Personne ne lui fera de cadeau, ni la Chine ni les Etats-Unis ».

Sur le plateau de BFMTV, lundi matin, le ministre de l’Economie a brandi quelques chiffres pour illustrer ses propos : « Si je prends bout à bout tous les investissements [qui peuvent être mis en danger par ces subventions américaines, ndlr.], ce sont 10 000 emplois industriels qui sont en jeu pour un montant de 10 milliards d’euros » en France.

Tweeter: Le pari fou d’ Elon Musk

Tweeter: Le pari très risqué d’ Elon Musk

Officiellement, Elon Musk est devenu propriétaire du réseau social Twitter. Elon Musk se veut le champion des libertés sauf pour les autres. Ainsi est-il l’ennemi des syndicats et de toute revendication collective relative aux conditions sociales. Il est qualifié de libertiarien mais serait davantage une sorte d’anarchiste capitaliste contestant toute forme d’organisation commune et leur contrainte. Cependant l’opération sur tweet pourrait lui coûter très cher. Le prix d’achat totalement excessif de 44 milliards pourrait déséquilibrer les finances du groupe. D’autant qu’il s’agit d’un investissement dans un secteur immatériel qui ne produit pas réellement de valeur mais n’existe que grâce à la publicité. Or cette publicité est en pleine régression sur tous les réseaux sociaux du faît de la crise économique et de la concurrence de nouveaux réseaux sociaux plus modernes.

La conséquence sera sans doute pour le milliardaire d’opérer des réductions drastiques de personnel chez Twitter.

Selon plusieurs médias américains, le patron de Tesla et Space X a commencé à faire le ménage à la tête du réseau social, limogeant trois dirigeants dès jeudi soir.
Avec le rachat d’Elon Musk, le réseau Twitter risque de devenir encore davantage un réseau poubelle avec un déferlement de positions extrémistes, de haine voire même de racisme.

Ce n’est sans doute pas un hasard si l’ancien président américain s’est réjoui du changement de propriétaire.

Au nom d’une conception libertarienne, Musk veut libérer la parole y compris dans tous ses excès. Comme l’homme est aussi businessman, il risque d’avoir pour objectif unique d’augmenter la fréquentation grâce aux provocations et aux polémiques. Bref une sorte de réseau poubelle.

Elon Musk était pressé par le temps: une juge chargée de régler un contentieux entre les deux parties leur avait donné jusqu’à vendredi pour se mettre d’accord, faute de quoi un procès aurait lieu en novembre. L’opération traînait en effet depuis l’annonce fin avril d’une offre d’acquisition à 44 milliards de dollars, acceptée à contrecœur par Twitter. L’entrepreneur avait cherché à s’en extraire unilatéralement début juillet, accusant l’entreprise de lui avoir menti, mais le conseil d’administration de la société a saisi la justice. À quelques jours de l’ouverture d’un procès que Twitter semblait bien parti pour gagner, Elon Musk a finalement proposé de conclure la transaction au prix initialement convenu.

Se présentant comme un ardent défenseur de la liberté d’expression, Elon Musk a déjà indiqué qu’il entendait assouplir la modération des contenus. L’objectif du multimilliardaire serait de multiplier les opinions y compris les plus hétéroclites, les plus excessives pour faire de l’audience.En outre il affichera une ligne davantage anarcho- capitaliste qui le caractérise.

Le problème c’est que Twitter comme d’autres subis la concurrence de réseaux sociaux plus récents et plus modernes. Facebook par exemple souffre particulièrement de cette concurrence

Un vrai risque de crise financière grave (Mervyn King)

Un vrai risque de crise financière grave (Mervyn King)

L’ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre (2003-2013) est très critique vis-à-vis des banques centrales concernant l’inflation ( interview dans le « Monde »)

L’inflation fait son retour dans le monde occidental. Les banques centrales augmentent leurs taux d’intérêt très rapidement. S’agit-il d’un tournant dans la politique monétaire ?
Je le pense. Nous retournons dans un monde de taux d’intérêt plus normaux. Les conséquences seront très importantes parce que le monde a accumulé les dettes. A terme, il y a des raisons d’être optimiste parce que des taux d’intérêt plus élevés peuvent améliorer la performance de l’économie. Mais la transition risque d’être très difficile.

Les banques centrales sont-elles responsables de la poussée d’inflation actuelle ?
Leur grosse erreur a été d’arrêter de penser à la masse monétaire, et de ne s’intéresser qu’aux anticipations d’inflation. Leur théorie était que si les gens pensaient que l’inflation resterait faible,
Dans ces circonstances, en 2020 et 2021, les banques centrales ont fini par imprimer beaucoup d’argent. Les manuels d’économie démodés des années 1950 ou 1960 auraient dit que l’inflation est la conséquence de trop d’argent pour trop peu de biens et de marchandises. C’est exactement ce qu’il s’est produit pendant la pandémie.

Mais, désormais, les banques centrales ont réagi et augmentent leurs taux d’intérêt très rapidement…
Les banquiers centraux ont compris que nous devions revenir à un monde de taux d’intérêt plus élevés et qu’il fallait en accepter les conséquences [soit un ralentissement de l’économie]. Jay Powell, le président de la Réserve fédérale américaine [Fed], l’assume clairement. Il s’est mis à parler de Paul Volcker [président de la Fed entre 1979 et 1987] dans ses discours. Dans les années 1980, Volcker était probablement la personne la plus détestée en Amérique alors qu’il avait augmenté les taux d’intérêt à court terme à 20 %. Mais, vingt-cinq ans plus tard, il est devenu « saint Paul Volcker ». Jay Powell a décidé que c’était la bonne stratégie pour lui. Peu lui importe maintenant qu’il y ait une récession en Amérique, même s’il ne la souhaite pas, si c’est le prix à payer pour ramener l’inflation à 2 %.

Europe : risque de récession en 2023 avec persistance d’inflation forte (FMI)

Europe : risque de récession en 2023 avec persistance d’inflation (FMI)

Le Fonds monétaire international (FMI) est moins optimiste que les gouvernements européens concernant les perspectives économiques de 2023 pour l’Europe. En fait, l’économie pourrait tutoyer la récession avec une prévision fragile de seulement 0,6 % pour la progression du PIB Bible. Mais parallèlement l’inflation se maintiendra.

En cause évidemment la situation notamment en Ukraine à l’origine d’une crise énergétique qui affecte particulièrement l’Europe ; La prévision est seulement 0,6% en 2023, soit 1,1 point de moins que ce qui était anticipé lors des précédentes prévisions, publiées en juillet. Quant à l’inflation, elle devrait ralentir en 2023, mais rester très élevée: le FMI attend 6,2% dans les économies européennes avancées, et 11,8% dans les économies européennes émergentes, respectivement.

«l’un des principaux risques à court terme est une nouvelle perturbation de l’approvisionnement énergétique qui, combinée à un hiver froid, pourrait entraîner des pénuries de gaz, un rationnement et des difficultés économiques plus profondes», a averti le FMI. «Les tensions sociales pourraient s’intensifier en réponse à la crise du coût de la vie», poussant les gouvernements à avoir «une politique budgétaire plus expansionniste qui pourrait contraindre les banques centrales à resserrer davantage leur politique monétaire».

«Devant faire face à une combinaison de croissance faible et d’inflation élevée qui pourrait s’aggraver, les décideurs européens sont confrontés à des arbitrages sévères et à des choix politiques difficiles.» Le prêteur international alerte encore quant aux «récessions techniques – au moins deux trimestres consécutifs de croissance négative du PIB – projetées dans certaines parties de l’Europe qui pourraient se transformer en récessions encore plus profondes à travers le continent».
À l’échelle mondiale, le FMI a maintenu à 3,2% sa prévision de croissance pour 2022, et a abaissé celle de 2023, à 2,7%.

Covid: Le risque d’une huitième vague très dangereuse

Covid: Le risque d’une huitième vague très dangereuse

Compte tenu de l’environnement sociale et politique très perturbé, on parle peu de l’évolution actuelle de la pandémie qui pourtant enregistre une nouvelle vague.

Chaque jour de l’ordre de 50 à 60 000 nouvelles contaminations. En cause, la venue de température moins clémente et le brassage des populations pendant les vacances et depuis la rentrée scolaire. Certains experts expliquent cependant que cette huitième vague pourrait être moins mortelle que les précédentes mais à une condition que n’apparaissepas un nouveau virus. Ce que personne ne peut évidemment prédire. La huitième vague suscite cependant des inquiétudes dans la mesure où elle va coïncider aussi avec la reprise des grippes hivernales traditionnelles et une nette baisse de la protection vaccinale contre la covid. En effet la protection baisse avec le temps et comme l’actualité fait l’impasse pratiquement sur la très forte hausse des contaminations, les Français négligent un peu de se faire à nouveau vacciner.

Selon le dernier point épidémiologique publié par Santé Publique France ce vendredi, la circulation du SARS-CoV-2 continue de progresser sur l’ensemble du territoire métropolitain. « Le taux d’incidence a dépassé les 500 cas pour 100 000 habitants (+ 22 %) au niveau national, soit plus de 55 000 nouveaux cas en moyenne par jour », détaille la note de l’agence nationale de santé publique. La semaine dernière, les nouvelles admissions à l’hôpital (5 834 ; + 13 %), dont celles en soins critiques (448 ; + 1 %), étaient également en hausse, de même que le nombre de décès (279 ; + 14 %). Cette huitième vague sera-t-elle pour autant plus meurtrière que les précédentes ?

« Seuls 35,9 % des 60-79 ans et 49,3 % des 80 ans et plus parmi les personnes éligibles », ont reçu un deuxième rappel au 11 octobre, déplore Santé Publique France, qui appelle à renforcer la vaccination, notamment par un rappel avec un vaccin bivalent chez les primo-vaccinés éligibles. Ces chiffres ne devraient pas s’améliorer de sitôt d’après les projections. Selon une enquête de Coviprev publiée le 6 octobre, seule une personne à risque (plus de 65 ans ou ayant des comorbidités) sur deux déclare être prête à recevoir un vaccin , que ce soit un rappel contre le Covid-19 ou contre la grippe. La proportion de personnes de 65 ans et plus ayant l’intention de se faire vacciner contre la grippe cet hiver est d’ailleurs moins élevée que l’année passée : 61 % contre 69 % en mai.

Les autorités recommandent l’administration de la dose de rappel « dès 3 mois après la dernière injection pour les personnes de 80 ans et plus, les résidents en Ehpad ou en USLD et les personnes immunodéprimées », et « dès 6 mois après la dernière injection pour les autres personnes ».

Commerce mondial : risque de récession

Commerce mondial : risque de récession

Le volume de croissance mondiale pourrait être ramené sur une progression en 2023 de 1 % au lieu de 3,5 % prévus en début d’année. Autant dire que le risque de récession n’est pas impossible d’après l’organisation mondiale du commerce.

Concernant le PIB mondial, d’après les nouvelles prévisions de l’OMC aux taux de change du marché, il devrait augmenter de 2,8% en 2022 et de 2,3% en 2023 (soit 1,0 point de pourcentage de moins par rapport aux prévisions précédentes pour ce dernier chiffre). En comparaison, l’OCDE, qui a maintenu sa prévision à 3% pour 2022, a récemment annoncé tabler sur une croissance de 2,2% l’an prochain. Le FMI prévoit en revanche une croissance de 3,2% cette année, et de 2,9% en 2023. Si les prévisions actuelles de l’institution se confirment, la croissance du commerce ralentira donc fortement en 2023, mais elle restera cependant positive.

L’OMC sstime que si les risques de dégradation venaient à se concrétiser, la croissance du commerce pourrait, en effet, tomber jusqu’à -2,8%, mais en cas de bonnes surprises, elle pourrait atteindre jusqu’à 4,6%. Or, les risques sont nombreux et, selon l’organisation, le commerce et la production « seront grevés par plusieurs chocs interdépendants » l’an prochain, dont la guerre en Ukraine, le niveau des prix de l’énergie, l’inflation et le resserrement de la politique monétaire.
Inflation et hausse des taux
Le déclenchement de la guerre en Ukraine en février dernier a entraîné une crise énergétique caractérisée par une flambée des prix du gaz et de l’électricité. Cette hausse des prix a alimenté une inflation déjà présente du fait de la forte reprise de l’activité à la sortie de la crise sanitaire. En léger recul, elle était de 6,2% en août sur un an aux Etats-Unis, tandis qu’elle atteignait un nouveau record au sein de la zone euro (les dix-neuf États à avoir adopté la monnaie unique) à 9,1%. Dans de nombreux pays en développement l’inflation est à deux chiffres. En Turquie, elle frôle désormais les 80%!
Pour lutter contre cette flambée des coûts, de nombreux pays ont entrepris d’opérer des resserrements de leurs politiques monétaires afin de freiner la demande et donc la hausse des prix. C’est

L’arriviste ultra gauchiste Sandrine Rousseau risque de faire éclater EELV

L’arriviste ultra gauchiste Sandrine Rousseau risque de faire éclater EELV

Ce qu’il se passe chez EELV recouvre une évolution plus générale à gauche. La conquête du pouvoir ne se conçoit plus au centre mais aux extrêmes. A ce compte, toutes les surenchères sont bonnes à prendre Un papier du monde.

Le problème de l’extrémisme et de l’ultra gauchisme, c’est qu’il risque de faire éclater un parti écolo livré aussi aux ambitions personnelles ; cela d’autant plus que ce parti n’a pas de véritable colonne vertébrale idéologique véritable, ce qui autorise tous les excès . NDLR

Qui se souvient encore du score de Yannick Jadot aux élections européennes de 2019 ? Des espoirs que l’ancien militant de Greenpeace avait alors suscités dans la famille écologiste ? Le 26 mai de cette année-là, la tête de liste d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) avait remporté 13,48 % des suffrages exprimés, laissant loin derrière ses concurrents de gauche. La liste conduite par Raphaël Glucksmann n’avait enregistré que 6,19 % des suffrages exprimés, celle de La France insoumise (LFI), menée par Manon Aubry 6,31 %, réduisant à néant l’espoir de Jean-Luc Mélenchon de s’imposer comme l’opposant numéro un à Emmanuel Macron.

Pour les écologistes, une occasion historique se présentait de chambouler la hiérarchie de la gauche plurielle en supplantant le Parti socialiste, dynamité par la récente défaite de François Hollande.

La montée continue des préoccupations liées au réchauffement climatique donnait quelque crédit au pari. La stratégie était empreinte de bon sens. Elle consistait à renforcer l’assise locale du mouvement avant de revendiquer la conquête et l’exercice du pouvoir national dans le cadre d’un large rassemblement allant de la gauche au centre.

La première partie du contrat a été remportée haut la main. En témoigne la vague verte de 2020, qui a vu plusieurs métropoles, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, basculer aux mains des écologistes. La seconde partie, beaucoup plus aléatoire au regard de l’histoire du mouvement, a en revanche débouché sur un fiasco. Yannick Jadot a terminé la présidentielle avec moins de 5 % des suffrages exprimés au terme d’une campagne qui n’a jamais décollé.

EELV, qui revendique 11 000 adhérents, est de nouveau en proie à de graves déchirements internes autour d’une réforme des statuts maladroitement conduite par sa direction. Seule l’élection de vingt-trois députés Verts en juin sauve un peu la mise, à ceci près que la plupart des élus écolos doivent leur victoire au bon vouloir de Jean-Luc Mélenchon.

En outre, le groupe est, en pleine rentrée parlementaire, déstabilisé par les accusations publiques portées par l’une de ses membres, Sandrine Rousseau, contre son coprésident, Julien Bayou. Désigné à la vindicte pour violence psychologique à l’égard de son ex-compagne, fait qu’il conteste, l’élu a dû se mettre en retrait de cette fonction avant de démissionner, quelques jours plus tard, de la présidence du parti. Selon le quotidien Libération, il vivait depuis trois ans sous la pression d’un collectif féministe informel qui lui reprochait sa conduite et enquêtait sur ses relations avec les femmes.

Des risque de crise financière d’après la BCE

Des risque de crise financière d’après la BCE ?

Le Comité européen du risque systémique (CERS), présidé par Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), lance un « avertissement général » au système financier.

Une crise qui pourrait commencer par les valeurs boursières et s’étendre à tout le système entier. Après avoir caracolé en 2021, avec notamment un record historique pour le CAC 40 qui est monté à près de 7.400 points, la chute des bourses mondiales est arrivée dans le sillage de la guerre en Ukraine, sans qu’elle en soit la seule cause. En quelques semaines, la Bourse de Paris est retombée et varie depuis entre 5.700 et 6.700 points. Pas mieux outre-Atlantique où le SP 500, l’indice phare de Wall Street, a perdu plus de 20 % depuis début 2022.
Après une décennie proche du zéro, voire de taux négatifs, qui ont dopé les valorisations boursières, le choc a été rude. Les marchés ont commencé une descente accentuée ensuite par la conjoncture géopolitique, par la crise immobilière doublée d’une politique zéro Covid en Chine, puis la rupture dans les chaînes d’approvisionnement de l’après-pandémie, et enfin la crise énergétique.
Mais la crise pourrait s’étendre progressivement à l’ensemble du secteur financier.

D’après le Comité européen du risque systémique (CERS « Les risques sur la stabilité financière dans l’Union et la probabilité que des scénarios de risques extrêmes se matérialisent se sont accrus », a-t-il déclaré au terme d’une réunion qui s’est tenue le 22 septembre, avant même la tempête sur les marchés déclenchée par le nouveau gouvernement britannique, et dont les conclusions ont été communiquées jeudi soir.

« Les tensions géopolitiques croissantes ont conduit à la hausse des prix de l’énergie, entraînant des difficultés financières pour les entreprises et les ménages qui sont encore en train de se rétablir des conséquences économiques du Covid », souligne le CERS, qui rassemble les superviseurs et banques centrales nationales de l’Union européenne. Et l’inflation plus forte que prévu resserre les conditions financières. Cela rend plus compliqué le remboursement de la dette des acteurs économiques.

Les risques de chute des prix de certains actifs menacent de déclencher d’importantes pertes de valeur de marché et d’amplifier la volatilité. Sur le marché de l’énergie, cela a provoqué des tensions sur la liquidité de certains participants, explique le CERS. « Nous avons les ingrédients pour une parfaite tempête » économique l’an prochain, a déclaré Raimund Roeseler, le patron de la supervision bancaire au sein du gendarme financier allemand (BaFin).

La détérioration des perspectives macro-économiques pèse aussi sur la qualité des actifs et les perspectives de profitabilité des banques, affectée par ailleurs par des facteurs structurels comme les surcapacités, la concurrence avec les nouveaux acteurs des services financiers et l’exposition aux risques cyber et climatiques.
« Il est nécessaire que les institutions privées, les participants de marchés et les autorités compétentes continuent de se préparer à de telles perspectives de risques extrêmes », prévient le CERS.

Risque de crise financière ?

Risque de crise financière ?

Le Comité européen du risque systémique (CERS), présidé par Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), lance un « avertissement général » au système financier.

Une crise qui pourrait commencer par les valeurs boursières et s’étendre à tout le système entier. Après avoir caracolé en 2021, avec notamment un record historique pour le CAC 40 qui est monté à près de 7.400 points, la chute des bourses mondiales est arrivée dans le sillage de la guerre en Ukraine, sans qu’elle en soit la seule cause. En quelques semaines, la Bourse de Paris est retombée et varie depuis entre 5.700 et 6.700 points. Pas mieux outre-Atlantique où le SP 500, l’indice phare de Wall Street, a perdu plus de 20 % depuis début 2022.
Après une décennie proche du zéro, voire de taux négatifs, qui ont dopé les valorisations boursières, le choc a été rude. Les marchés ont commencé une descente accentuée ensuite par la conjoncture géopolitique, par la crise immobilière doublée d’une politique zéro Covid en Chine, puis la rupture dans les chaînes d’approvisionnement de l’après-pandémie, et enfin la crise énergétique.
Mais la crise pourrait s’étendre progressivement à l’ensemble du secteur financier.

D’après le Comité européen du risque systémique (CERS « Les risques sur la stabilité financière dans l’Union et la probabilité que des scénarios de risques extrêmes se matérialisent se sont accrus », a-t-il déclaré au terme d’une réunion qui s’est tenue le 22 septembre, avant même la tempête sur les marchés déclenchée par le nouveau gouvernement britannique, et dont les conclusions ont été communiquées jeudi soir.

« Les tensions géopolitiques croissantes ont conduit à la hausse des prix de l’énergie, entraînant des difficultés financières pour les entreprises et les ménages qui sont encore en train de se rétablir des conséquences économiques du Covid », souligne le CERS, qui rassemble les superviseurs et banques centrales nationales de l’Union européenne. Et l’inflation plus forte que prévu resserre les conditions financières. Cela rend plus compliqué le remboursement de la dette des acteurs économiques.
Les risques de chute des prix de certains actifs menacent de déclencher d’importantes pertes de valeur de marché et d’amplifier la volatilité. Sur le marché de l’énergie, cela a provoqué des tensions sur la liquidité de certains participants, explique le CERS. « Nous avons les ingrédients pour une parfaite tempête » économique l’an prochain, a déclaré Raimund Roeseler, le patron de la supervision bancaire au sein du gendarme financier allemand (BaFin).
La détérioration des perspectives macro-économiques pèse aussi sur la qualité des actifs et les perspectives de profitabilité des banques, affectée par ailleurs par des facteurs structurels comme les surcapacités, la concurrence avec les nouveaux acteurs des services financiers et l’exposition aux risques cyber et climatiques.
« Il est nécessaire que les institutions privées, les participants de marchés et les autorités compétentes continuent de se préparer à de telles perspectives de risques extrêmes », prévient le CERS.

Risque de récession mondiale (OMC)

Risque de récession mondiale (OMC)

L’Organisation mondiale du commerce (OMC) n’exclut plus une récession mondiale en particulier en raison de la crise énergétique et de l’inflation

 

Alors que l’OCDE prévoit une nette révision à la baisse de la croissance mondiale en 2023 qui passeraient à plus de, 2 % contre 2,8 % en juin, l’organisation mondiale du commerce, elle , se montre beaucoup plus pessimiste. L’OMC estime que le monde entier connaît actuellement des « chocs exogènes simultanés » . S’exprimant à l’ouverture du forum public annuel de l’OMC à Genève ce mardi 27 septembre, Ngozi Okonjo-Iweala a souligné que l’organisation s’attendait auparavant à une « reprise post-pandémie ». Or « maintenant, nous devons faire face à ce qui ressemble à une récession qui approche », a-t-elle dit, avant de préciser qu’il s’agissait d’ « une récession mondiale ».

 

Une vision que ne partage pas totalement l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). « Le scénario central n’est pas à une récession mondiale mais les risques ont augmenté ces derniers mois », estime l’économiste en chef par intérim, Alvaro Pereira, dans un entretien accordé à l’AFP lundi.

L’institution a nettement dégradé sa prévision de croissance mondiale pour l’an prochain devant les effets plus durables qu’anticipé du conflit en Ukraine et la hausse des taux d’intérêt des banques centrales pour contenir l’inflation. Elle table désormais sur une progression du PIB mondial de 2,2% pour 2023, contre 2,8% attendus en juin. Elle a néanmoins maintenu sa prévision pour 2022 à 3%. « Les pressions inflationnistes sont de plus en plus généralisées, la hausse des prix de l’énergie, des transports et d’autres coûts se répercutant sur les prix », écrit l’OCDE dans son rapport trimestriel.

 

Concernant la zone euro, l’OCDE juge là aussi que « les risques de récession ont augmenté ». À l’échelle individuelle, elle retient le scénario de la récession uniquement pour l’Allemagne pour le moment. La première économie européenne verrait ainsi son PIB reculer de 0,7% l’an prochain, un plongeon de 2,4 points par rapport à la précédente prévision.

C’est aussi ce que prédit la Banque centrale allemande. La semaine dernière, l’institut monétaire a annoncé que le PIB allemand devrait « sensiblement reculer au quatrième trimestre » et « probablement au premier trimestre de l’année à venir », sans toutefois avancer de chiffres précis.

Ses principaux voisins devraient échapper à la récession. Une croissance de 0,4% est attendue en Italie, de 1,5% en Espagne, et de 0,6% en France, là où le gouvernement table encore sur 1%.

Rien n’est pour autant figé, prévient l’OCDE, qui avertit qu’une « incertitude importante entoure ces projections économiques », devant le risque de pénuries d’énergie pendant l’hiver.

Alvaro Pereira alerte : « La situation pourrait s’aggraver en cas de perturbations dans l’approvisionnement énergétique et si les prix augmentent encore. Selon un scénario sur lequel nous avons travaillé, une hausse de 50% des prix du gaz pourrait mener à une baisse supplémentaire du PIB de 1,25% en Europe. C’est énorme et cela signifie que la zone euro serait à coup sûr en récession ».

Ce scénario est d’autant plus inquiétant que les banques centrales des pays développés et émergents sont fermement engagées à remonter leurs taux d’intérêt pour contenir l’inflation, avec le risque de saper là aussi la croissance.

Si l’OCDE appelle les banquiers centraux à continuer à  amplifier la politique de hausse des taux, Ngozi Okonjo-Iweala insiste sur l’importance pour les banques centrales de bien déterminer si l’inflation est provoquée par la forte demande ou si la hausse des prix est liée à des raisons structurelles du côté de l’offre. « S’il s’agit de facteurs liés à l’offre sur lesquels vous n’avez pas de contrôle, continuer à augmenter les taux d’intérêt est contre-productif », averti-t-elle.

 

Un risque de guerre nucléaire en Europe ?

Un  risque de guerre nucléaire en Europe  ?

 

 Vladimir Poutine choisit donc l’escalade militaire alors que, sur le front ukrainien, les forces russes ont bien été obligées de reculer ces derniers jours. Le maître du Kremlin a décidé de frapper fort en organisant des référendums d’annexion dans le Donbass et en déclenchant la mobilisation des réservistes russes, voire de plus jeunes inexpérimentés à la chose militaire… Soit, entre 300.000 et 1 million d’hommes selon les sources ! ( un papier de la Tribune)

 

Lors de son allocution télévisée, Poutine explique ensuite qu’il pourrait utiliser toutes les armes à sa disposition (et donc l’arme atomique) pour défendre la sécurité de la Russie et son intégrité territoriale, précisant qu’il ne bluffe pas. Face à ces menaces, le président Macron a préféré temporiser. « Nous sommes une puissance dotée et responsable, et je pense qu’il faut, sur ce sujet, être à la fois clair et rigoureux », a-t-il déclaré, ajoutant : « Et nous resterons, comme les États-Unis d’Amérique, les Britanniques et les grandes puissances de ce monde, dans une conception, une doctrine que j’ai eu l’occasion de clarifier il y a plusieurs mois qui est de ne pas aller et de ne pas participer à quelque escalade que ce soit sur ce sujet. »

Cette fois-ci, le président français n’a pas souhaité répondre aux déclarations de son homologue russe. En février dernier pourtant, la France n’avait pas mâché ses mots face aux premières menaces russes dans ce domaine. Le ministre des Affaires étrangères d’alors, Jean-Yves Le Drian, avait rappelé très fortement que la France disposait aussi de l’arme atomique, et le président avait décidé de mettre en alerte pas moins de trois sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), pierre angulaire des forces de dissuasion française. À cette époque, alors que les troupes russes venaient d’attaquer l’Ukraine, les tensions étaient donc déjà montées d’un cran sur le front nucléaire.

Incontestablement, la guerre en Ukraine comporte une réelle composante nucléaire. Si cette thématique est peu relayée par les commentateurs et les responsables politiques afin de ne pas apeurer les opinions publiques, elle n’en demeure pas moins un enjeu central du conflit. Cet été, l’attention s’est portée sur la centrale nucléaire de Zaporijia, occupée par les forces russes et subissant de multiples bombardements. Le spectre d’un nouveau Tchernobyl planait alors que la Français avaient pris la route des vacances. Qui se souvient en cette rentrée que le 1er août dernier, le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, tira la sonnette d’alarme lors de l’ouverture de la conférence d’examen du Traité de Non Prolifération (TNP) en déclarant : « L’Humanité n’est qu’à un malentendu, à une erreur de calcul de l’anéantissement nucléaire » ?

Ils sont nombreux à préférer détourner le regard et à parier sur un grand bluff russe. Ceux-là n’évoquent jamais l’élément suivant : depuis l’annexion par les Russes de la Crimée en 2014, de nombreuses voix en Ukraine se sont élevées pour rétablir le statut d’État nucléaire (militaire) de leur pays, une ligne rouge pour Vladimir Poutine, la seule peut-être, au-delà même de la question de l’OTAN. Ce dernier n’ignore pas que les Ukrainiens ont, à  de multiples occasions ces dernières années, regretté publiquement d’avoir renvoyé à Moscou, au milieu des années 1990, les milliers d’ogives nucléaires soviétiques qui se situaient alors sur leur territoire.

À l’époque, cet engagement avait été formalisé à travers le Mémorandum de Budapest signé en 1994, entre l’Ukraine et la Russie, mais également avec les autres puissances nucléaires que sont les États-Unis, la Grande-Bretagne, auxquelles se sont jointes par la suite la Chine et la France. En contrepartie du transfert de ces armes à Moscou et de la signature du Traité sur la non-prolifération des Armes nucléaires (TNP), les puissances nucléaires s’engageaient à respecter l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Mais aucune disposition n’obligeait chacune des parties à venir en aide à l’Ukraine en cas d’attaque, d’où les regrets et la rancœur des Ukrainiens aujourd’hui, y compris vis-à-vis des puissances occidentales. Lors de la conférence de sécurité de Munich, le 18 février, six jours avant l’invasion russe, Volodymyr Zelensky expliquait ainsi dans son discours : « Nous n’avons pas cette arme, nous n’avons pas la sécurité ».

D’ailleurs, que Vladimir Poutine mette en alerte ses forces nucléaires dès le début du conflit, ou que la Biélorussie abandonne dans sa Constitution son statut « d’État non nucléaire » entre novembre 2021 et février 2022, montre que la situation de la sécurité collective en Europe n’est plus assurée. Une situation en réalité ancienne, peu reconnue par nos responsables politiques face aux opinions publiques. En annexant la Crimée en 2014, Vladimir Poutine a ouvert la boîte de Pandore en bafouant le Mémorandum de Budapest. Cette année-là, Ban Ki-moon, alors secrétaire général des Nations Unies, avait lancé une première alerte : « Les implications sont profondes tant pour la sécurité que pour l’intégrité du régime de non-prolifération nucléaire ». Récemment, l’ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères polonais, Radoslaw Sikorski a déclaré que la Russie avait violé le mémorandum de Budapest et que, par conséquent, l’Occident pouvait « offrir » des ogives nucléaires à l’Ukraine afin « qu’elle puisse défendre son indépendance ». Quand Poutine souhaite imposer une « démilitarisation » de l’Ukraine, il a en tête le maintien de son statut d’État non nucléaire militaire. Une question s’impose : le président russe a-t-il décidé de mener une guerre préventive, comme les Américains en Irak ou les Occidentaux en Libye ?

Une chose est sûre : ses déclarations publiques au sujet de l’Ukraine manquent singulièrement de clarté. C’est bien parce que la diplomatie française, et l’Elysée en particulier, s’est concentrée en priorité sur les accords de Minsk  (et leur non-application) dans les semaines qui ont précédé le 24 février fatidique que la France n’a pas réussi à éviter la guerre. Si la France était garante de ces accords, elle l’était pourtant tout autant du Mémorandum de Budapest. On pouvait se demander en début d’année si notre pays avait réellement les moyens de maintenir la paix, mais on voit bien que nos dirigeants n’avaient pas forcément les bons arguments (ni les bonnes analyses) pour convaincre Poutine de ne pas engager une invasion massive de l’Ukraine.

De fait, par plusieurs aspects, la situation pour l’Europe est même plus dangereuse aujourd’hui que du temps de la guerre froide historique. Ces dernières années, on a bien assisté à une fragilisation des mécanismes internationaux de non-prolifération et de l’efficacité de la dissuasion entre puissances nucléaires. Sous Donald Trump, les États-Unis sont ainsi sortis de trois traités dans ce domaine. À bas bruit, tant les Russes que les Américains ont relancé un réarmement nucléaire notamment en construisant des ogives de « faible puissance », dites « tactiques », que certains experts ou généraux, aux États-Unis comme en Russie, souhaitent désormais utiliser sur les champs de bataille, une doctrine ouvrant pourtant la voie à une éventuelle escalade. En février 2020, lors d’un discours à l’École de guerre, Emmanuel Macron s’était fermement opposé à une telle évolution.

Dès 1993, le spécialiste américain de stratégie, John Mearsheimer, chef de file de l’école réaliste dans les relations internationales, avait averti qu’un conflit entre l’Ukraine et la Russie était possible. Dans la revue Foreign Affairs, il avait publié un article retentissant dans lequel il estimait que des « armes nucléaires ukrainiennes sont la seule dissuasion fiable contre une agression russe ». Un an plus tard, le Mémorandum de Budapest était signé, et le désarmement ukrainien était enclenché.

Aujourd’hui, John Mearsheimer estime que les risques d’une « escalade catastrophique » de la guerre en Ukraine sont très sous-estimés, comme il l’écrit dans son dernier article publié fin août dans Foreign Affairs. D’autant plus que, selon lui, les gouvernements russe, ukrainien et américain ont des objectifs contradictoires, mais de plus en plus maximalistes : entre une Russie désespérée, la volonté de revanche ukrainienne, un Joe Biden pressé par son opinion publique à quelques mois des midterms, et un éventuel accident à la centrale de Zaporijia… Le professeur à l’université de Chicago imagine alors dans son article différents scénarios qui pourraient conduire à « une guerre majeure en Europe, et peut-être même une annihilation nucléaire ». Nous n’avons plus qu’à espérer que cette nouvelle prophétie ne se réalise pas. En attendant, aucun camp n’est aujourd’hui prêt à faire des compromis.

Taux d’intérêt américains : nouveau relèvement au risque d’une récession.

Taux d’intérêt américains : nouveau relèvement au risque d’une récession. 

Un troisième relèvement des taux aux États-Unis et d’autres qui devraient suivre d’ici la fin d’année. De quoi nourrir l’hypothèse d’une récession économique. » Selon la banque centrale, la croissance devrait tomber à + 0,2 % cette année et à + 1,2 % en 2023 (contre + 1,7 % chaque année lors de son estimation de juin), tandis que le taux de chômage devrait remonter à 4,4 % de la population active en 2023 et 2024, alors qu’il est proche des plus bas historiques (3,7 %).

 

La Fed a décidé de placer  le loyer de l’argent à court terme dans une fourchette comprise entre 3 % et 3,25 %. Il s’agit du plus haut niveau depuis 2008, au début de la grande crise financière.

Lors de ses réunions de novembre et décembre, l’institution monétaire devrait, selon ses propres prévisions, resserrer encore la vis du crédit de 1,25 point. In fine, en 2023, le loyer de l’argent devrait dépasser 4,5 %. L’envolée est spectaculaire : les taux étaient encore quasi nuls en mars, et ce depuis le début de la pandémie de Covid-19. Ce probable durcissement est de 1,2 point supérieur aux prévisions de juin.

 

La banque centrale reconnaît elle-même qu’elle se lance un peu dans l’inconnu et admet le risque de récession d’autant qu’au plan international l’activité s’inscrira dans une croissance très baissière . Selon la banque centrale, la croissance américaine devrait tomber à + 0,2 % cette année et à + 1,2 % en 2023 (contre + 1,7 % chaque année lors de son estimation de juin), tandis que le taux de chômage devrait remonter à 4,4 % de la population active en 2023 et 2024, alors qu’il est proche des plus bas historiques (3,7 %).

 

Économie–Prévisions Croissance France 2023 : risque de récession (instituts)

ÉconomiePrévisions Croissance France 2023 : risque de récession (instituts)

 

 

Les instituts de prévision passent leur temps à réviser à la baisse leur pronostic. En cause, notamment l’envol de l’inflation qui pour partie s’alimente de la crise énergétique. De ce point de vue, les hausses dans l’énergie vont amputer de manière significative le pouvoir d’achat donc la consommation et la croissance. Du coup,  la Banque de France et l’INSEE n’excluent plus un scénario de récession en 2023.

La Banque de France table désormais sur une croissance du PIB de 0,5% en 2023 contre 1,2% en juin dernier dans son scénario central. En cas de fermeture complète du robinet du gaz russe et de coupures électriques, l’économie française pourrait plonger en récession estime l’institution bancaire dans son scénario le plus sombre. De son côté, le gouvernement vient de prévoir une croissance du PIB de 1% l’année prochaine pour son prochain budget. Cette prévision optimiste pourrait rapidement être plombée par les multiples aléas géopolitiques (guerre, énergie) et un hiver rigoureux. En Europe, la menace d’une récession se précise dans les pays les plus dépendants du pétrole et du gaz russe. Le moteur économique allemand de la zone euro s’enfonce inexorablement vers un plongeon de son PIB dans les semaines à venir. Après deux longues années de pandémie, l’économie allemande s’apprête à passer un hiver très douloureux. Et la France ne devrait pas faire exception. Dans ses dernières projections économiques dévoilées ce jeudi 15 septembre, la Banque de France a révisé à la baisse son chiffre de la croissance du PIB pour 2023 à 0,5% dans son scénario central contre 1,7% en juin dernier.

L’Insee de son côté a aussi a revu à la baisse ses prévisions pour la fin de l’année. L’institut table désormais sur une progression modeste du PIB de 0,2 % au troisième trimestre et sur une croissance nulle au cours des trois mois suivants contre 0,3 % encore anticipée en juin pour chacun des deux trimestres.Cependant la croissance en 2022 atteindrait néanmoins 2,6 %, soit plus que les 2,3 % attendus alors pour l’ensemble de l’année. Un chiffre proche de l’objectif gouvernemental, qui est de 2,5 %. L’acquis de croissance pour 2023 serait toutefois limité à 0,2 %, laissant augurer un sérieux coup de froid sur l’économie tricolore l’an prochain.Compte tenu des hauts niveaux de stocks de produits finis, la production manufacturière devrait se contracter à l’automne selon l’Insee.

L’inflation demeure elle aussi à des niveaux historiquement élevés. Les aides publiques devraient toutefois un peu calmer le jeu . Grâce au renforcement de la ristourne à la pompe de 18 centimes à 30 centimes en septembre et en octobre, l’envolée des prix devrait être contenue autour de 6 % pendant ces deux mois, évitant ainsi le pic redouté de 7 % . Le bouclier tarifaire sur les prix du gaz et de l’électricité et la remise sur l’essence diminuent l’inflation de 2,5 points en septembre, estime l’Insee. La réduction progressive de la remise à 20 centimes en novembre puis à 10 centimes en décembre va d’ailleurs faire repartir l’inflation à la hausse. Elle avoisinerait les 6,6 % sur un an en décembre, soit 0,3 point de moins qu’anticipé il y a trois mois et s’établirait à 5,3 % en moyenne sur l’année.

« Les économies européenne et française seront confrontées l’an prochain à un ralentissement significatif, et nous ne pouvons exclure une récession limitée », a déclaré François Villeroy de Galhau dans un discours prononcé lors d’un évènement organisé à Prague par le think tank européen Eurofi.

Si l’économie française devait se contracter en 2023, une éventuelle récession n’aurait toutefois « rien à voir » avec le recul historique du PIB français en 2020 à cause de la pandémie de Covid-19, a précisé la Banque de France auprès de l’AFP. La récession serait également « limitée dans le temps », souligne-t-on de même source.

Les propos du gouverneur n’en sont pas moins un avertissement, deux jours après que l’Insee a publié sa dernière note de conjoncture dans laquelle l’institut prévoit un ralentissement de la croissance au troisième trimestre (0,2%) avant une stagnation du PIB lors des trois derniers mois de l’année.

La dernière prévision de croissance du gouvernement est de 1,4% pour 2023, mais elle pourrait être révisée à la baisse dans les prochains jours, à l’occasion de la présentation du projet de loi de finances pour 2023 et de la trajectoire budgétaire du gouvernement jusqu’à la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron.

 

Prévisions Croissance France 2023 : risque de récession (instituts)

Prévisions Croissance France 2023 : risque de récession (instituts)

 

 

Les instituts de prévision passent leur temps à réviser à la baisse leur pronostic. En cause, notamment l’envol de l’inflation qui pour partie s’alimente de la crise énergétique. De ce point de vue, les hausses dans l’énergie vont amputer de manière significative le pouvoir d’achat donc la consommation et la croissance. Du coup,  la Banque de France et l’INSEE n’excluent plus un scénario de récession en 2023.

La Banque de France table désormais sur une croissance du PIB de 0,5% en 2023 contre 1,2% en juin dernier dans son scénario central. En cas de fermeture complète du robinet du gaz russe et de coupures électriques, l’économie française pourrait plonger en récession estime l’institution bancaire dans son scénario le plus sombre. De son côté, le gouvernement vient de prévoir une croissance du PIB de 1% l’année prochaine pour son prochain budget. Cette prévision optimiste pourrait rapidement être plombée par les multiples aléas géopolitiques (guerre, énergie) et un hiver rigoureux. En Europe, la menace d’une récession se précise dans les pays les plus dépendants du pétrole et du gaz russe. Le moteur économique allemand de la zone euro s’enfonce inexorablement vers un plongeon de son PIB dans les semaines à venir. Après deux longues années de pandémie, l’économie allemande s’apprête à passer un hiver très douloureux. Et la France ne devrait pas faire exception. Dans ses dernières projections économiques dévoilées ce jeudi 15 septembre, la Banque de France a révisé à la baisse son chiffre de la croissance du PIB pour 2023 à 0,5% dans son scénario central contre 1,7% en juin dernier.

L’Insee de son côté a aussi a revu à la baisse ses prévisions pour la fin de l’année. L’institut table désormais sur une progression modeste du PIB de 0,2 % au troisième trimestre et sur une croissance nulle au cours des trois mois suivants contre 0,3 % encore anticipée en juin pour chacun des deux trimestres.Cependant la croissance en 2022 atteindrait néanmoins 2,6 %, soit plus que les 2,3 % attendus alors pour l’ensemble de l’année. Un chiffre proche de l’objectif gouvernemental, qui est de 2,5 %. L’acquis de croissance pour 2023 serait toutefois limité à 0,2 %, laissant augurer un sérieux coup de froid sur l’économie tricolore l’an prochain.Compte tenu des hauts niveaux de stocks de produits finis, la production manufacturière devrait se contracter à l’automne selon l’Insee.

L’inflation demeure elle aussi à des niveaux historiquement élevés. Les aides publiques devraient toutefois un peu calmer le jeu . Grâce au renforcement de la ristourne à la pompe de 18 centimes à 30 centimes en septembre et en octobre, l’envolée des prix devrait être contenue autour de 6 % pendant ces deux mois, évitant ainsi le pic redouté de 7 % . Le bouclier tarifaire sur les prix du gaz et de l’électricité et la remise sur l’essence diminuent l’inflation de 2,5 points en septembre, estime l’Insee. La réduction progressive de la remise à 20 centimes en novembre puis à 10 centimes en décembre va d’ailleurs faire repartir l’inflation à la hausse. Elle avoisinerait les 6,6 % sur un an en décembre, soit 0,3 point de moins qu’anticipé il y a trois mois et s’établirait à 5,3 % en moyenne sur l’année.

« Les économies européenne et française seront confrontées l’an prochain à un ralentissement significatif, et nous ne pouvons exclure une récession limitée », a déclaré François Villeroy de Galhau dans un discours prononcé lors d’un évènement organisé à Prague par le think tank européen Eurofi.

Si l’économie française devait se contracter en 2023, une éventuelle récession n’aurait toutefois « rien à voir » avec le recul historique du PIB français en 2020 à cause de la pandémie de Covid-19, a précisé la Banque de France auprès de l’AFP. La récession serait également « limitée dans le temps », souligne-t-on de même source.

Les propos du gouverneur n’en sont pas moins un avertissement, deux jours après que l’Insee a publié sa dernière note de conjoncture dans laquelle l’institut prévoit un ralentissement de la croissance au troisième trimestre (0,2%) avant une stagnation du PIB lors des trois derniers mois de l’année.

La dernière prévision de croissance du gouvernement est de 1,4% pour 2023, mais elle pourrait être révisée à la baisse dans les prochains jours, à l’occasion de la présentation du projet de loi de finances pour 2023 et de la trajectoire budgétaire du gouvernement jusqu’à la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron.

 

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