Archive pour le Tag 'risque'

Le vrai risque d’une crise financière ( Xerfi)

 

Le vrai risque d’une crise financière ( Xerfi)

« La récession est là. Et chacun va de son pronostic sur la conflagration financière qui ne manquera pas de l’aggraver. Comme toutes celles qui tous les 10 ans sont venues ébranler la planète finance et la trajectoire du cycle d’affaire (1987, 1997, 2000, 2007). Il y a encore quelques années, les oiseaux de mauvais augure, les Roubini, les Aglietta étaient ostracisés.

Aujourd’hui, les prophètes de la prochaine crise se bousculent au portillon. Avec une course à l’échalote à qui annoncera la plus forte, la plus meurtrière. Et, des arguments massues en apparence : nous vivons aujourd’hui les conséquences de la folle thérapie du QE, avec des banques centrales apprenti sorcier, qui ont surchargé la sphère financière en liquidité. Résultat : Un monde incongru à taux négatifs est né, condamné à péricliter où ne s’opère plus aucune sélection de l’investissement ; ni aucune récompense de l’épargnant…. Et surtout, un monstre hideux a prospéré sur l’argent gratuit : la possibilité pour les États de s’endetter sans limite. La finance a perdu le contrôle. Tous ceux que rassuraient la grande tutelle rationnelle de la finance sur les choix d’investissement, les choix sociaux, et la mise sous surveillance des États, voient leur monde s’écrouler. La rationalité financière n’est plus aux commandes … Et ça va péter.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’argumentation est bien courte. Le monde développé 1/ a déjà lésé sur de longues périodes les épargnants, sans que cela ne soit préjudiciable à la croissance, à l’emploi ou à l’investissement. 2/ Tous les enchainements pronostiqués par les cassandres ont viré jusqu’ici au fiasco : où est la fameuse inflation sur laquelle devait se fracasser le QE, la brutale remontée des taux qui devait précipiter la perte des États endettés ? Au contraire, la récession devrait encore approfondir  toutes les tendances déflationnistes et de décrue des taux. 3/ Reste l’effet délétère de l’argent gratuit sur les choix d’investissement… mais il s’agit là d’un effet diffus, sur longue période, qui n’implique nullement un séisme imminent.

Paradoxalement, les économistes qui historiquement  avaient mis en alerte sur l’instabilité systémique de la finance et anticipé les accidents passés, à l’instar de Robert Shiller, modèrent aujourd’hui la peur d’un Big One. Pour Robert Shiller, le cycle de hausse des prix d’actifs, mobilier ou immobilier, n’a pas la même ampleur que celui observé avant 2000 ou 2007. Cette crise, nous fera chuter de moins haut. Et on n’observe pas non plus de bulle de crédit équivalente aux précédents cycles. Il y aura une récession, une correction des prix d’actifs, certes, mais rien de comparable à 2007-2008.

Interrogeons-nous alors sur l’anatomie de la prochaine crise, les enchainements qui la sous-tendraient, plutôt que de lancer des cris d’Orfraies, face au dérèglement de nos repères. Ni hausse des taux, ni inflation en vue… l’étincelle ne viendra pas de là. Si elle ne vient pas de là, d’où peut-elle venir ? De l’effondrement du prix des actifs emportés par la récession mondiale ? En partie peut-être. Mais à l’instar de Shiller, la chute restera contenue, surtout dans le contexte d’affaissement des taux que produira la récession. Et une chute des prix d’actifs n’a pas forcément des effets systémiques. Ce sont massivement les ménages qui in fine subissent les pertes, bien plus que les gestionnaires de fonds… Cela produit des effets de richesse négatifs, qui aggravent une récession, mais cela reste de deuxième ordre. Le capital investissement, risque aussi de boire la tasse… mais il en est coutumier, sans conséquence systémique sur le reste du système financier.

Le vrai talon d’Achille est ailleurs. Ce qui a sauvé la finance jusqu’ici de l’évaporation des revenus d’intérêt, c’est la coexistence de plus-values (sur les actions cotées, notamment techno, sur le non côté, et sur l’immobilier). C’est ce qui a fait prospérer les grands fonds de gestion ces dernières années. Ces grands fonds, très concentrés au sommet, se détiennent mutuellement. Derrière Black Rock, il y a Vanguard, et une myriade d’autres fonds … Derrière Vanguard, il y a Black Rock et la même myriade de fonds. Et puis, il y a les banques, très souvent en principal actionnaire : comme la banque américaine PNC, qui détient 22% de Black rock, ou le crédit agricole qui détient 70% d’Amundi, premier fond européen. Et cette source de revenus a joué un rôle décisif dans le maintien à flot du système bancaire. Avec la récession qui se dessine et le nouvel affaissement des taux, les banques entrent dans une nouvelle zone de compression de leur marge d’intérêt. Le refinancement à taux zéro après des banques centrales ne suffit plus à sauver leurs marges. Et la dépréciation des actifs va mettre à mal la « fair value » des grands fonds, avec les normes IFRS. Ce n’est donc plus là-dessus que vont se récupérer les banques. Dans une sphère ou chacun détient chacun, où le risque systémique est donc maximal…là oui ça peut craquer ».

 

Xerfi

PSA et Fiat-Chrysler : le risque de fermeture d’usines

PSA et Fiat-Chrysler : le risque de fermeture d’usines

 

 

  •  

Beaucoup se félicitent  du regroupement entre PSA et Fiat Chrysler. Théoriquement un groupe qui pourrait rivaliser avec plus les plus grands constructeurs automobile. Il s’agit d’une question de taille critique pour mieux couvrir les marchés internationaux mais aussi pour adapter les conditions de production aux nouvelles contraintes environnementales et technologiques. Une des questions qui se pose en France comme en Italie d’ailleurs est de savoir si ce regroupement ne va pas favoriser des délocalisations. À l’inverse de Renault, PSA avait fait le pari d’une grande partie de sa production en France, de même que Fiat en Italie. On peut en effet s’interroger notamment en raison du fait que le siège  de la nouvelle société sera situé aux Pays-Bas. Un pays à la fiscalité très tolérante de ne pas dire davantage et qui a sans doute pour objet de tenter d’échapper aux pressions gouvernementales tant françaises qu’italiennes dans la perspective d’éventuels délocalisations de la production Au micro d’Europe 1, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances Agnès Pannier-Runacher a affirmé que l’État allait être vigilant sur l’impact de la fusion sur l’emploi. 

C’est un des points sensibles du mariage annoncé entre PSA et le groupe italo-américain Fiat-Chrysler. Quelles vont être les conséquences sociales de l’union qui doit accoucher du quatrième acteur mondial du secteur automobile, notamment sur l’emploi et la sous-traitance en France ? « Nous ne voulons pas de fermetures d’usines », a rappelé au micro d’Europe 1 la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher.

Invitée de la matinale jeudi, elle s’est inscrite dans la ligne de « vigilance » déjà annoncée mercredi par le ministère. « Dans ces négociations, nous allons jouer notre rôle d’actionnaire », a-t-elle affirmé, alors que l’État détient environ 12% de PSA. « Ce qui est important, c’est l’empreinte industrielle en France, l’impact sur la chaîne des sous-traitants, et la gouvernance. Il faut que ces négociations soient menées à bien, mais on voit que les constructeurs français ont sorti leur épingle du jeu, à un moment de transformation majeure du marché ». Avant de rappeler que « pour mener ces combats et faire de gros investissements, il faut être gros ». La ministre de l’économie a souligné que les entreprises concernées avaient déclaré que cette fusion s’opérerait sans fermeture d’usine. On sait cependant ce que vaut  ce genre de promesse, c’est-à-dire pas grand-chose. Voir l’exemple de General Electric qui avait promit la création de 1000 emplois lors du rachat d’Alstom entre parenthèses avec le soutien de Macon) et qui en définitive a  supprimé près de 700 emplois. Juridiquement, ce type de promesse ne repose sur rien et économiquement les moyens proposés demeurent très faibles même lorsque l’État participe au capital. En outre, avec cette fusion la participation de l’État peut se trouver diluée dans le nouveau groupe automobile.

Croissance Allemagne : risque de stagnation prolongée

Croissance Allemagne : risque de stagnation prolongée

 

La situation est tellement dégradée en Allemagne que les autorités se félicitent que les indicateurs des affaires soient demeurés stables en octobre augurant d’une toute petite croissance au quatrième trimestre. Mais pour l’année en cours l’activité pourrait frôler la stagnation. En cause évidemment, la structure de l’économie allemande dont la croissance est surtout portée par les exportations. Comme il semble que l’activité mondiale s’installe de manière durable dans la croissance molle, la question se pose de savoir si  l’Allemagne ne devra pas s’accommoder d’une stagnation prolongée pour les années à venir. Pour l’année 2019 l’Allemagne pourrait entrer techniquement en récession après un recul de l’activité sur deux trimestres consécutifs. Il n’y a pas lieu cependant de se réjouir de la situation allemande dans la mesure où l’Allemagne est le principal partenaire commercial de la France et que le poids de l’économie d’outre-Rhin sur la totalité de la zone euro qui, elle, aussi pourrait s’inscrire de manière durable dans une croissance très molle.

 

Pour l’ensemble de la période 1970-2018, en Allemagne on enregistre une moyenne annuelle de 28,35 % de part des exportations dans le PIB.  Le changement enregistré entre la première et la dernière année est de 210 %. C’est en 2017 qu’on enregistre la valeur la plus élevée (47,05) et c’est en 1972 qu’on enregistre la valeur la plus basse (14,59). Sur la tendance de logue période, sans changement de l’environnement international, les exports aurait atteint de l’ordre de 50 % du PIB.  Pour la France par les exports ne représentent que 16 à 17% du PIB. mais la consommation 55%.

Le climat des affaires en Allemagne est resté stable en octobre et la première économie

 

d’Europe pourrait enregistrer une croissance modérée au quatrième trimestre, a déclaré vendredi l’institut d’études économiques Ifo.

Son indice du climat des affaires est inchangé en octobre à 94,6 alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre en baisse à 94,5, leurs estimations s’échelonnant entre 93,6 et 95,3.

“L’économie allemande est en train de se stabiliser”, a déclaré le président de l’Ifo, Clemens Fuest, cité dans un communiqué. Le produit intérieur brut (PIB) allemand a reculé au deuxième trimestre et de nombreux observateurs s’attendent à une nouvelle baisse au troisième, ce qui ferait entrer la première économie européenne en récession technique, définie par deux trimestre consécutifs de contraction.

Mais Klaus Wohlrabe, économiste de l’Ifo, a déclaré à Reuters que “pour le quatrième trimestre, nous prévoyons une légère expansion”.

La dégradation de l’activité dans le secteur industriel, le plus exposé aux tensions commerciales mondiales, s’est pour l’instant interrompue, a-t-il expliqué tout en notant que “l’incertitude liée au Brexit reste élevée”.

L’indice Ifo mesurant le jugement des chefs d’entreprise interrogés sur la situation actuelle est revenu à 97,8 après 98,6 en septembre mais celui des anticipations est remonté à 91,5 après 90,9.“Le soulagement, malheureusement, n’est pas la même chose qu’un rebond”, commente Carsten Brzeski, économiste d’ING, à propos de ces chiffres.

“Le risque d’un flirt prolongé avec la stagnation reste élevé et avec lui celui d’une japonification de l’économie allemande.”Il fait référence aux propos du vice-président de la Banque centrale européenne Luis de Guindos, qui a jugé récemment que la BCE devait combattre le risque d’une situation comparable à celle que connaît le Japon depuis plus de 20 ans conjuguant une croissance faible ou nulle et des anticipations de stagnation voire de baisse des prix.

Cette situation nourrit les appels adressés au gouvernement allemand en faveur d’un soutien budgétaire à l’économie, en complément des mesures d’assouplissement de la politique monétaire adoptées par la BCE.

Mais la chancelière Angela Merkel et l’alliance conservatrice CDU-CSU réaffirment régulièrement leur volonté de s’en tenir à la politique du “Schwarze Null”, c’est-à-dire de l’équilibre budgétaire.

 

Le risque d’un contrôle social généralisé par les nouvelles technologies

 

Le risque d’un contrôle social généralisé par les nouvelles technologies  

Les Chinois ont déjà développé un système d’information qui permet de contrôler la population, ce qu’elle fait et ce qu’elle pense. Chaque chinois  est suivi et noté ! Grâce aux nouveaux outils technologiques, la Chine développe des systèmes très  sophistiqués pour suivre encore de plus près le comportement de chacun et l’influencer. En partant d’un banal outil de scoring financier, les chinois disposent d’un puissant système pour noter tous les habitants du pays. Le contrôle social sera un enjeu majeur des prochaines décennies. Et pas seulement en Chine. On sait que la technologie type G5 notamment ou encore les consoles permettront de recueillir une masse d’informations personnelles sur les activités de chacun, les goûts, les affinités, les engagements et les personnalités. Il s’agira en retour de nourrir, grâce à la puissance des nouveaux outils, les facteurs qui influencent la personnalité.

En clair, s’agira de peser sur les comportements et la pensée des citoyens désormais plus ou moins télécommandés sans même qu’ils en soient très conscients. Déjà avec les études marketing actuelles et les outils d’information commerciale, il est possible d’orienter de manière assez significative le choix des ménages. Les produits qu’ils achètent ne se retrouvent pas par hasard chez les consommateurs. On peut le vérifier à travers la modification  des modes de consommation largement influencés par la publicité, les lobbys et les influenceurs  à leur service. Mais demain, il ne s’agira pas simplement d’une intervention de la technologie dans le domaine marchand mais comme en Chine d’intervenir sur les comportements et le contenu même de la pensée. Avec de tels outils, la démocratie pourrait être gravement mise en danger. Si  les nouvelles technologies  ne sont pas régulées, de nouvelles formes de dictatures pourraient apparaître. Justement ce que recherche la Chine pour pérenniser son système de domination et d’aliénation par le parti communiste. Mais un risque qui pourrait affecter d’autres pays comme les États-Unis ou même l’Europe. . Et ce ne sont pas les opinions révélés par les sondages qui s’y opposeront comme le déclarait déjà Bourdieu en 1972 :

« On sait que tout exercice de la force s’accompagne d’un discours visant à légitimer la force de celui qui l’exerce ; on peut même dire que le propre de tout rapport de force, c’est de n’avoir toute sa force que dans la mesure où il se dissimule comme tel. Bref, pour parler simplement, l’homme politique est celui qui dit : « Dieu est avec nous ». L’équivalent de « Dieu est avec nous », c’est aujourd’hui « l’opinion publique est avec nous ». Tel est l’effet fondamental de l’enquête d’opinion : constituer l’idée qu’il existe une opinion publique unanime, donc légitimer une politique et renforcer les rapports de force qui la fondent ou la rendent possible. »

 

Risque de krach économique ?

Risque de krach économique ?

 

C’est l’interrogation qui monte chez certains experts dont Nicolas Baverez dans l’Opinion :

« .Les krachs ont en commun de naître de l’augmentation incontrôlée et de la gratuité des moyens de paiement qui favorisent le gonflement de bulles spéculatives. Ils éclatent quand les profits gonflés par l’euphorie diminuent et ne permettent plus de rembourser les dettes accumulées. L’économie mondiale se trouve précisément à ce point de bascule. »

 

Pour preuve, de l’affirmation de Nicolas Baverez, l’effondrement de la croissance du commerce international. Comme les croissances internes, le commerce international enregistre un coup de mou. Il y a forcément interaction entre ces croissances internes et les échanges internationaux. Ceci étant  pendant longtemps les échanges internationaux ont connu une progression supérieure aux croissances internes ; ils ont maintenant tendance à s’aligner sur l’activité générale qui souffre d’un manque de dynamisme de la demande. Une demande handicapée par une fin de cycle économique, par des menaces sur les droits de douane non seulement entre la Chine et les et les États-Unis mais aussi entre l’Europe et l’Amérique sans parler des tensions diplomatiques et autres conflits par exemple avec l’Iran. De ce fait, les échanges internationaux en 2019 ont tendance à s’écrouler avec une progression tout juste supérieur à 1 %. En effet, Le commerce mondial ne devrait augmenter que de 1,2% cette année et de 2,7% l’an prochain selon l’OMC, qui tablait en avril sur une progression de 2,6% en 2019 et 3,0% en 2012.

«Les conflits commerciaux constituent le plus important risque à la baisse pour les prévisions mais des chocs macroéconomiques et la volatilité financière sont aussi des déclencheurs potentiels d’une aggravation du ralentissement», précise dans un communiqué l’organisation basée à Genève.

La sortie annoncée du Royaume-Uni de l’Union européenne pèse aussi sur l’économie mondiale, ajoute-t-elle, en précisant que l’impact d’un éventuel Brexit sans accord serait limité pour l’essentiel à l’Europe. Concernant le Brexit,  de nombreux chefs d’entreprise et investisseurs ont déjà exprimé des craintes sur la perspective d’un désaccord  à la fin du mois d’octobre. La situation politique outre-manche a plongé beaucoup d’entreprises dans le flou le plus total. De son côté, le président américain Donald Trump, dans un récent discours aux Nations-Unies, a dit espérer la conclusion d’un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine profitable aux deux pays tout en appelant de ses vœux une réforme drastique de l’Organisation mondiale du commerce face au comportement « agressif » de Pékin. Il a notamment fustigé les pratiques commerciales « inéquitables » de la Chine.

Depuis 2017, le rythme des échanges internationaux de marchandises a sérieusement marqué le pas passant de 4,6% en 2017 à 3% en 2018 et 1,2% en 2019. Il pourrait  accélérer en 2020 (2,7%). Dans le détail, le coup de frein des exportations est particulièrement marqué en Amérique du Nord (-2,8 points entre 2018 et 2019, passant de 4,3% à 1,5%).

En Asie, le ralentissement est aussi très visible sur la même période avec deux points en moins (3,8% en 2018 contre 1,8% en 2019). Du côté de l’Europe, les chiffres sont moins décevants puisque les ventes de biens devraient passer de 1,6% à 0,6%. L’Amérique du sud et l’Amérique centrale sont les deux seules régions à connaître une progression entre 2018 et 2019.

Outre les difficultés de l’économie mondiale et l’affrontement commercial et technologique entre les Etats-Unis et la Chine, les économistes de l’OMC redoutent encore une chute des carnets de commande dans les mois à venir.

« Les indicateurs économiques mensuels fournissent des indices préoccupants au sujet de la trajectoire actuelle et future du commerce mondial. Un indice des nouvelles commandes à l’exportation dérivé des indices des directeurs d’achat est tombé de 54,0 en janvier 2018 à 47,5 en août 2019, son niveau le plus bas depuis octobre 2012″, au moment de la crise des dettes souveraines.

Toutes les valeurs inférieures à 50 illustrent une contraction des échanges.

Nouvelles technologies (5G, intrenet, console etc.): le risque d’un contrôle social généralisé

Nouvelles technologies (5G, internet, console etc.): le risque d’un contrôle social généralisé

On sait que les Chinois ont déjà développé un système d’information qui permet de contrôler la population, ce qu’elle fait et ce qu’elle pense.  Grâce aux nouveaux outils technologiques, la Chine développe des systèmes encore plus sophistiqués pour suivre encore de plus près le comportement de chacun et l’influencer. En partant d’un banal outil de scoring financier, les chinois bâtissent un puissant système pour noter tous les habitants du pays. Le contrôle social sera un enjeu majeur des prochaines décennies. Et pas seulement en Chine. On sait que la technologie type G5 notamment ou encore les consoles permettront de recueillir une masse d’informations personnelles sur les activités de chacun, les goûts, les affinités, les engagements et les personnalités. Il s’agira en retour de nourrir, grâce à la puissance des nouveaux outils, les facteurs qui influencent la personnalité.

En clair, s’agira de peser sur les comportements et la pensée des citoyens désormais plus ou moins télécommandés sans même qu’ils en soient très confiants. Déjà avec les études marketing actuelles et les outils d’information commerciale, il est possible d’orienter de manière assez significative le choix des ménages. Les produits qu’ils achètent ne se retrouvent pas par hasard chez les consommateurs. On peut le vérifier à travers la modification  des modes de consommation largement influencés par la publicité, les lobbys et les influenceurs à leur service. Mais demain, il ne s’agira pas simplement d’une intervention de la technologie dans le domaine marchand mais comme en Chine d’intervenir sur les comportements et le contenu même de la pensée. Avec de tels outils, la démocratie pourrait être gravement mise en danger, si les nouvelles technologies  ne sont pas régulées, de nouvelles formes de dictatures pourraient apparaître. Justement ce que recherche la Chine pour pérenniser son système de domination et d’aliénation par le parti communiste. Mais un risque qui pourrait affecter d’autres pays comme les États-Unis ou même l’Europe. . Et ce ne sont pas les opinions révélés par les sondages qui s’y opposeront comme le déclarait déjà Bourdieu en 1972 :

« On sait que tout exercice de la force s’accompagne d’un discours visant à légitimer la force de celui qui l’exerce ; on peut même dire que le propre de tout rapport de force, c’est de n’avoir toute sa force que dans la mesure où il se dissimule comme tel. Bref, pour parler simplement, l’homme politique est celui qui dit : « Dieu est avec nous ». L’équivalent de « Dieu est avec nous », c’est aujourd’hui « l’opinion publique est avec nous ». Tel est l’effet fondamental de l’enquête d’opinion : constituer l’idée qu’il existe une opinion publique unanime, donc légitimer une politique et renforcer les rapports de force qui la fondent ou la rendent possible. »

 

Nouvelles technologies: Le risque d’un contrôle social généralisé

Nouvelles technologies: Le risque d’un contrôle social généralisé

On sait que les Chinois ont déjà développé un système d’information qui permet de contrôler la population, ce qu’elle fait et ce qu’elle pense.  Grâce aux nouveaux outils technologiques, la Chine développe des systèmes encore plus sophistiqués pour suivre encore de plus près le comportement de chacun et l’influencer. En partant d’un banal outil de scoring financier, les Chinois bâtissent un puissant système pour noter tous les habitants du pays. Le contrôle social sera un enjeu majeur des prochaines décennies. Et pas seulement en Chine. On sait que la technologie type G5 notamment ou encore les consoles permettront de recueillir une masse d’informations personnelles sur les activités de chacun, les goûts, les affinités, les engagements et les personnalités. Il s’agira en retour de nourrir, grâce à la puissance des nouveaux outils, les facteurs qui influencent la personnalité.

En clair, s’agira de peser sur les comportements et la pensée des citoyens désormais plus ou moins télécommandée sans même qu’ils en soient très confiants. Déjà avec les études marketing actuelles et les outils d’information commerciale, il est possible d’orienter de manière assez significative le choix des ménages. Les produits qu’ils achètent ne se retrouvent pas par hasard chez les consommateurs. On peut le vérifier à travers l’évolution des modes de consommation largement influencés par la publicité, les lobbys et les influenceurs à leur service. Mais demain il ne s’agira pas simplement d’une intervention de la technologie dans le domaine marchand mais comme en Chine d’intervenir sur les comportements et le contenu même de la pensée. Avec de tels outils, la démocratie pourrait être gravement mise en danger, si les nouvelles technologies  ne sont pas contrôlées de nouvelles formes de dictatures pourraient apparaître. Justement ce que recherche la Chine pour pérenniser son système de domination et d’aliénation par le parti communiste. Mais un risque qui pourrait affecter d’autres pays comme les États-Unis ou même l’Europe. . Et ce ne sont pas les opinions révélés par les sondages qui s’y opposeront comme le déclarait déjà Bourdieu en 1972 :

« On sait que tout exercice de la force s’accompagne d’un discours visant à légitimer la force de celui qui l’exerce ; on peut même dire que le propre de tout rapport de force, c’est de n’avoir toute sa force que dans la mesure où il se dissimule comme tel. Bref, pour parler simplement, l’homme politique est celui qui dit : « Dieu est avec nous ». L’équivalent de « Dieu est avec nous », c’est aujourd’hui « l’opinion publique est avec nous ». Tel est l’effet fondamental de l’enquête d’opinion : constituer l’idée qu’il existe une opinion publique unanime, donc légitimer une politique et renforcer les rapports de force qui la fondent ou la rendent possible. »

 

 

 

Rouen : «risque » de pollution de la Seine

Rouen : «risque » de pollution de la Seine

Alors que comme d’habitude le préfet tentait de minimiser l’impact de la catastrophe de Rouen, la ministre de la santé, elle, était bien contrainte de constater que la ville de Rouen était polluée.   «La ville est clairement polluée» par les suies, a déclaré la ministre de la Santé Agnès Buzyn à Rouen au lendemain de l’incendie de l’usine Lubrizol classée Seveso. Vendredi de nombreux habitants de Rouen ont été incommodés par des odeurs très fortes, provoquant nausées et même vomissements, après l’incendie qui s’est déclaré dans l’usine jeudi matin. Certains portaient masques en papier en gants pour circuler dans les rues. «Je comprends la population (…) les produits peuvent être irritants sur le moment», a expliqué la ministre. «Ce sont des suies, comme une pollution, comme des galettes par exemple de goudron sur les plages», a déclaré  «Si on voit des galettes de goudron sur les plages, on demandera aux enfants de pas les toucher (…) Eh bien c’est la même chose ce que nous demandons aux riverains aujourd’hui, c’est-à-dire de nettoyer ces suies, ces saletés, visuellement très repérables, à prendre des précautions notamment en mettant des gants», a ajouté la ministre qui s’exprimait aux côté de la ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne.

Notons que cette usine a déjà connu des problèmes et notamment des incidents. Cette usine est un “site Seveso”, une classification européenne pour les installations industrielles présentant des risques en raison des quantités et types de produits dangereux qu’elles abritent. Début 2013, du mercaptan, un gaz nauséabond toxique à fortes doses, s’était échappé de cette usine et avait pu être ressenti jusqu’en Angleterre et à Paris.

Le préfet a également évoqué un risque de pollution en raison du probable débordement des bassins de rétention de l’usine. “Les bassins sont aujourd’hui saturés”, a-t-il dit. En clair il y a des risques sérieux de pollution de la seine. Vendredi, des galettes d’hydrocarbures ont fait leur apparition sur la Seine à Rouen. « C’est de la suie qui s’est agglomérée du fait de la pluie, une combinaison d’additifs d’huile de moteur et d’hydrocarbures », a reconnu le préfet.
L’Etat est en train d’armer un navire pour les récupérer « avec un chalut tampon, fait pour ramasser les hydrocarbures », a expliqué Benoît Lemaire, le directeur de cabinet du préfet de Normandie. « Il n’y en a pas des tonnes à mon avis, mais cela nécessite qu’on les récupère. On a demandé que ce soit fait cet après-midi », a ajouté le haut fonctionnaire.

 

Les autorités précisent toutefois ne pas avoir détecté pour l’heure ni de “toxicité aiguë”, ni de “danger». La préfecture recommande toutefois aux habitants touchés de “bien se laver les mains” et de “laver fruits et légumes” issus des cultures locales. Une recommandation utile mais sans doute un peu légère par rapport aux enjeux.

Racisme : le risque d’un débat simpliste et sectaire

Racisme : le risque d’un débat simpliste et sectaire

Thuram, l’ancien footballeur, s’est sans doute emballé en déclarant que les blancs en général cultivaient leur sentiment de supériorité par rapport aux noirs. Un propos évidemment aussi excessif que maladroit qui précisément fait tomber Thuram dans le piège d’une généralisation qui entretient ce racisme. Dommage car cette expression un peu caricaturale  jette une ombre sur l’action pourtant exemplaire de Thuram en matière de lutte pour l’égalité et le respect. Une partie du problème réside dans le fait que certaines personnalités connues médiatiquement s’aventurent un peu trop loin dans des terrains philosophiques mal connus d’eux . Il en va ainsi également du déclinisme  récemment remis au goût du jour par des artistes comme Depardieu ou Sardou qui prétendent finalement que c’était mieux avant. De grands artistes sans aucun doute mais qui faute de connaissances et d’outils d’analyse ont tendance à caricaturer et à simplifier le débat. Il en va de même –pour le débat sur  le racisme. Certes on peut comprendre la colère de plusieurs joueurs de football vis-à-vis des injures racistes. Ils ont bien entendu le droit de s’exprimer mais leur parole est à relativiser car ils ont aussi tendance à simplifier et orienter la problématique pour légitimer une approche un peu trop radical, trop  sommaire. La question du racisme comme bien d’autres questions sociétales ou socio économiques impliquent l’acceptation de la complexité des facteurs explicatif sinon le risque est grand de tomber dans le sectarisme et ou dans le populisme. Cela vaut aussi bien pour les blancs que pour les noirs.

 

Un risque de crise financière mondiale (Roland Pérez Professeur des universités)

Un risque de crise financière mondiale (Roland Pérez Professeur des universités)

Pour Roland Pérez Professeur des universités (e.r.), Montpellier une nouvelle cise financière mondiale est possible ((la Tribune)

« Chaque année, la traditionnelle coupure estivale s’accompagne de commentaires plus ou moins pertinents des observateurs économiques d’astreinte sur la situation prévisible à la rentrée de septembre et sur la conjoncture prévue pour le dernier trimestre de l’année. Pour cet exercice, qui relève parfois du marronnier, les analystes scrutent les signaux faibles qui pourraient constituer autant d’indices pour étayer leurs pronostics. Cette année 2019, ils n’auront pas besoin de procéder à une telle collecte de détails signifiants, tant les événements, faits et informations observables ces dernières semaines sont nombreux et suffisamment concordants pour permettre une analyse documentée.

Les plus nombreux sont liés au flux ininterrompu de tweets du président des États-Unis Donald Trump qui, de semaine en semaine, s’en prend à tout ce qui lui parait entraver son slogan « America first » ; après l’Iran, le Mexique, le Venezuela, l’Union européenne et tant d’autres pays, il s’en prend maintenant à nouveau à la Chine, pays vis-à-vis duquel il souhaite réduire le déficit commercial structurel, via le moyen classique des taxes à l’importation. Mais la Chine n’est pas le Venezuela et elle a commencé à riposter, d’une part en réduisant une partie de ses importations en provenance des États-Unis, d’autre part en laissant filer sa monnaie sur les marchés des changes.

Ces deux événements ont de quoi inquiéter, car ils expriment les prémisses d’une guerre commerciale, via les instruments classiques que constituent la tarification douanière et le taux de change. Si on sait comment un tel conflit commence, personne ne peut préjuger ni de son ampleur, ni de son issue. S’agissant d’une confrontation entre les deux géants de l’économie mondiale, on ne peut exclure un résultat perdant-perdant pour les deux parties, avec d’importants dommages collatéraux pour le reste du monde.

Climat préélectoral aux États-Unis

Dans ce même contexte, on doit situer les événements propres aux politiques monétaires à travers les comportements des banques centrales. Depuis une douzaine d’années – pour l’essentiel pour faire face à la crise financière mondiale de 2008 – ces banques centrales (Japon, puis États-Unis et UE) ont mis en œuvre des politiques financières dites « accommodantes », se traduisant par une baisse durable des taux directeurs – allant vers des taux proches de zéro, voire négatifs – et un rachat quasi sans limites des créances bancaires (« quantitative easing »).

La bonne santé de l’économie américaine ces dernières années avait permis aux responsables de la Réserve fédérale (Fed) de commencer à revenir à une situation plus classique, se traduisant par une remontée progressive des taux directeurs. C’était sans compter avec le comportement du président Trump réclamant une nouvelle baisse de ces taux.

Cette confrontation interne s’est traduite, à ce jour, par une mini baisse (un quart de point) du principal taux, concession de l’actuel responsable de la Fed accompagnée, par ailleurs, d’une mise en garde solennelle des quatre anciens responsables exprimant leur inquiétude sur l’indépendance de cette banque centrale par rapport au pouvoir politique. Nul ne peut, à ce jour, prédire comment les positions des uns et des autres vont se traduire concrètement dans les prochains mois, surtout dans le climat préélectoral dans lequel est entré le pays concerné.

Les marchés financiers, qui exècrent ce type d’incertitudes, ont commencé à s’affoler. Les principaux indices ont perdu en quelques séances d’août une partie substantielle des gains obtenus depuis le début de la présente année. Celle-ci se situant elle-même dans une série haussière quasi ininterrompue depuis la crise financière de 2008, la véritable question que se posent les analystes est de savoir si ces récents soubresauts expriment le début d’un retournement durable d’un cycle haussier des marchés financiers ou un accident lié aux incertitudes actuelles relatives aux politiques publiques.

Trésoreries pléthoriques

Pour tenter d’y répondre sans a priori, il convient d’examiner la situation actuelle des sociétés cotées sur ces marchés. Plusieurs observations s’imposent :

  • Tout d’abord, la plupart de ces grandes firmes cotées ont largement bénéficié des politiques monétaires accommodantes leur assurant des financements (crédits bancaires ou obligations) quasiment sans restriction et à un coût très faible, diminuant leur coût moyen du capital et modifiant leurs structures de financement.
  • Pour autant, les investissements productifs effectués ces dernières années par les grandes firmes concernées n’ont pas été exceptionnels, se situant dans la fourchette moyenne des années précédentes. De ce fait, maints entreprises et groupes disposent d’une trésorerie pléthorique en attente d’investissements.
  • En revanche, on observe une montée significative des rachats d’actions de sociétés cotées par elles-mêmes, surtout aux États-Unis où ce type d’opération est moins contrôlé qu’autrefois ; ce qui se traduit par un soutien des cours boursiers et une accentuation de l’effet de levier, voire à un double effet de levier lorsque ces rachats d’actions ont été financés par le recours à un endettement supplémentaire.
  • Les facilités de financement, s’ajoutant aux largesses fiscales dispensées notamment par l’actuelle administration américaine, ont permis d’excellents résultats nets, boostant d’autant les cours en bourse.
  • Ces différents éléments se conjuguent et peuvent aboutir à un profil de grande société cotée, avec de bonnes performances comptables et boursières, et un bilan comprenant à la fois une trésorerie surabondante à l’actif et un endettement considérable au passif.

Cette situation, dont maintes firmes dans le monde se contenteraient, nous paraît préoccupante quant à la signification de ce type de situation, sa qualité intrinsèque et sa pérennité. Les performances comptables et a fortiori boursières ne sont pas directement liées au modèle économique suivi, mais aux opérations financières effectuées (recours à la dette, rachats d’actions, etc.) ; rien n’assure que ces effets favorables se retrouveront à l’avenir sauf à en prévoir le maintien, via les politiques monétaires (pour le coût de la dette) ou les manipulations du titre (pour les rachats d’actions).

Signes avant-coureurs d’une récession

Cette analyse sommaire, qu’il conviendrait évidemment d’affiner par types d’entreprises et secteurs d’activités, nous amène – s’il faut donner notre propre diagnostic – à considérer que l’économie américaine et ses marchés financiers sont bien à la fin d’un cycle haussier qui a commencé avec les mesures de sauvetage mises en œuvre après la crise de 2007-2008 pour permettre de faire face à cette crise majeure.

Des signaux à interpréter comme prémisses du retournement de la conjoncture économique mondiale et de sa traduction sur les marchés sont apparus d’une manière concordante :

  • Sur le plan de la conjoncture, si les indicateurs de l’activité économique américaine restent au vert, des inquiétudes se font jour, liées aux conséquences de la guerre commerciale entamée avec la Chine. Inquiétudes qui ont amené le président Trump, dans une volte-face dont il est coutumier, à différer de plusieurs mois les nouvelles mesures de taxation douanière qu’il avait annoncées, notamment pour protéger le consommateur inquiet d’une hausse des prix au moment de Noël… Dans le reste du monde, la situation économique est plus préoccupante, les indicateurs étant déjà dégradés (Allemagne) ou en voie de l’être (Royaume-Uni).
  • Au niveau des taux, on a assisté à « l’inversion des taux » entre les bons du trésor américain à court et long terme, signal que les analystes interprètent comme avant-coureur d’une récession.
  • Au niveau des marchés boursiers, à plusieurs reprises, sur les grandes places financières américaines, ce sont les entreprises elles-mêmes par leurs rachats d’actions qui ont constitué la contrepartie aux autres catégories d’agents (personnes, fonds d’investissement) qui étaient « net vendeurs ».

Les fonds d’investissement semblent conscients de cette situation préoccupante et, pour nombre d’entre eux, jouent l’attentisme, à l’image de l’emblématique fonds de Warren Buffett qui dispose de plus de 120 milliards de dollars de liquidités en attente d’investissement.

Ces différents effets se conjuguent, certains d’entre eux – comme cet attentisme des fonds d’investissement – étant à la fois une conséquence des autres éléments repérés et un facteur d’aggravation.

Les responsables des institutions en charge des politiques économiques et financières sont conscients de ce risque de retournement, mais ont peu de marges de manœuvre. Les banques centrales sont engluées dans leurs politiques d’assouplissement quantitatif et tarifaire qui, selon l’expression du consultant Jacques Ninet dans son essai de 2017, est un peu le « trou noir du capitalisme financier ». Le président Trump en est également conscient, mais fera tout pour qu’une nouvelle crise financière ne se déclenche pas avant les prochaines échéances politiques ou, si une telle crise survenait, pour en faire porter la responsabilité aux autres (La Fed, la Chine, etc.) et s’en exonérer.

La prochaine réunion du G7, prévue du 24 au 26 août à Biarritz, ne pourra éluder un échange, probablement « musclé » entre ces responsables. Le président de la République Emmanuel Macron qui accueillera ce sommet au nom de la France tentera certainement d’esquisser une solution qui permette aux partenaires concernés une solution acceptable a minima.

Il devrait pouvoir compter sur quelques membres du G7 et sur les nouvelles responsables nommées, avec son appui, à la tête de la Banque centrale européenne (BCE), et du Fonds monétaire international (FMI). Ce n’est pas gagné, car dans le domaine financier plus que tout autre, une confiance partagée entre les acteurs en responsabilité pour mener un programme d’actions est essentielle à la réussite de ces actions.

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

 

Croissance mondiale : risque de récession

Croissance  mondiale : risque de   récession

 

 

Depuis maintenant presque un an, certains observateurs qui ne se limitent pas à reprendre bêtement les projections des institutionnels ne cessent d’attirer l’attention sur la phase baissière de l’augmentation du PIB. Cette tendance vaut toutes les économies dans le monde. Plusieurs phénomènes, d’abord la fin d’un cycle classique de croissance qui n’a pu être prolongée que grâce à une politique monétaire très accommodante. Aujourd’hui l’endettement global public et privé atteint des limites qui nécessairement vont peser sur les équilibres. La politique des taux bas voire négatifs accroissent encore le risque d’éclatement des bulles. S’ajoutent à cela des évolutions géo stratégiques qui menacent la paix en tout cas les rapports entre grandes zones. La mode générale est au repli nationaliste, ce qui perturbe de manière sensible le commerce international ; témoin le tassement économique en particulier en Chine. Un tassement qui se répercute sur l’union ‘européenne et en particulier l’Allemagne qui a enregistré  moins  0,1% de croissance au second trimestre.  En raison de sa puissance industrielle et du volume de ses exportations l’Allemagne sans doute le pays européen qui souffre le plus du tassement économique mondial. La banque centrale allemande avait déjà révisé de manière drastique ses prévisions de croissance en espérant plus désormais que 0,6% du produit intérieur brut (PIB) allemand en 2019, soit bien en dessous de sa précédente prévision d’une croissance de 1,6% donnée en décembre. “L’économie allemande connaît actuellement un ralentissement marqué”, a indiqué la banque centrale à l’occasion de l’actualisation biannuelle de ses projections. “C’est principalement dû à un ralentissement dans l’industrie, où la faible croissance des exportations se fait sentir”.

Avec le recul de son PIB au printemps, le pays rejoint la Grande-Bretagne, dont l’économie s’est également contractée d’avril à juin (-0,2%). En zone euro, l’élève modèle de la dernière décennie fait désormais figure de boulet, faisant moins bien que l’Italie (0%) et la France (+0,2%) lors du trimestre écoulé.

Les craintes sur la croissance française se confirment donc aussi  et sont enfin  prises en compte car le Pib n’a gagné que  0,2% au deuxième trimestre 2019.  Même  coup de frein de l’activité chez les autres voisins européens. La Banque de France, qui tablait initialement sur une progression de 0,4%, avait déjà révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour la période. Ces projections s’alignent donc avec celles de l’Insee qui a également prévu un ralentissement de l’économie française en fin d’année. Finalement la croissance devrait tourner autour de 1% en 2019.

 

Se pose enfin un problème fondamental à savoir les conditions de répartition de la richesse dans le monde. Aujourd’hui on arrive aux limites raisonnables de la concentration des richesses alors qu’inversement se développe souvent dans les mêmes pays une misère sociale. Mais cette accumulation de richesse est stérile pour la croissance. Les 1 % les plus riches possèdent désormais un peu plus de la moitié (50,1 %) de la fortune mondiale des ménages. 6,4 % La richesse mondiale totale s’est accrue de 6,4 % pour atteindre 28 000 milliards de dollars américains au cours des douze derniers mois.

 

Economie mondiale : risque de récession

Economie mondiale : risque de   récession

 

 

Depuis maintenant presque un an, certains observateurs qui ne se limitent pas à reprendre bêtement les projections des institutionnels ne cessent d’attirer l’attention sur la phase baissière de l’augmentation du PIB. Cette tendance vaut toutes les économies dans le monde. Plusieurs phénomènes, d’abord la fin d’un cycle classique de croissance qui n’a pu être prolongée que grâce à une politique monétaire très accommodante. Aujourd’hui l’endettement global public et privé atteint des limites qui nécessairement vont peser sur les équilibres. La politique des taux bas voire négatifs accroissent encore le risque d’éclatement des bulles. S’ajoutent à cela des évolutions géo stratégiques qui menacent la paix en tout cas les rapports entre grandes zones. La mode générale est au repli nationaliste, ce qui perturbe de manière sensible le commerce international ; témoin le tassement économique en particulier en Chine. Se pose enfin un problème fondamental à savoir les conditions de répartition de la richesse dans le monde. Aujourd’hui on arrive aux limites raisonnables de la concentration des richesses alors qu’inversement se développe souvent dans les mêmes pays une misère sociale. Les 1 % les plus riches possèdent désormais un peu plus de la moitié (50,1 %) de la fortune mondiale des ménages. 6,4 % La richesse mondiale totale s’est accrue de 6,4 % pour atteindre 28 000 milliards de dollars américains au cours des douze derniers mois. Les craintes sur la croissance française se confirment donc et sont enfin  prises en compte car le Pib n’a gagné que  0,2% au deuxième trimestre 2019.  Même  coup de frein de l’activité chez les voisins européens. La Banque de France, qui tablait initialement sur une progression de 0,4%, avait déjà révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour la période. Ces projections s’alignent donc avec celles de l’Insee qui a également prévu un ralentissement de l’économie française en fin d’année. Finalement la croissance devrait tourner autour de 1% en 2019.

Brésil: risque d’empoisonnement par des productions agricoles

Brésil: risque d’empoisonnement par des productions agricoles

Le Brésil se défend d’intoxiquer les populations avec ses productions agricoles consommées dans le pays et exportées. Pourtant force est de constater que depuis l’élection de l’ultra libéral président Bolsonaro au plus de 250 pesticides ont été autorisés pour industrialiser encore un peu davantage les productions. Il faut noter que que l’Assemblée nationale française vient de ratifier l’accord commercial dit CETA  qui implique  le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay. Or précisément le monde agricole s’inquiète du différentiel de concurrence avec des pays comme le Brésil  qui ont largement recours à des produits interdits dans l’union économique. Le deuxième aspect de la distorsion de concurrence tient à la différence des contrôles. Autant les contrôles sont parfois tatillons dans l’union économique et particulièrement en France autant en Argentine et au Brésil ils sont laxistes.  La ministre de l’Agriculture du Brésil Tereza Cristina a défendu ce mardi sa politique d’extension des autorisations d’usage de pesticides, se disant injustement «dénigrée» par ceux qui l’accusent de vouloir «empoisonner» la population. «Je suis indignée. Dire à la population que l’on veut mettre du poison dans les assiettes, c’est faux (…). Ça porte atteinte à l’image du Brésil», a-t-elle affirmé lors d’une conférence de presse à Brasilia.

Pourtant  semaine dernière, de nouvelles normes de l’Agence de veille sanitaire Anvisa ont redéfini le classement des pesticides, seuls ceux qui risquent d’entraîner la mort étant définis comme «extrêmement toxiques».

Après ce changement de réglementation, le site d’informations G1 a recensé près de 600 produits se trouvant jusqu’ici dans cette catégorie et qui ne devront plus porter la mention «attention poison» en lettres noires sur fond rouge sur leur emballage. Par ailleurs, pas moins de 262 pesticides ont été homologués entre janvier et juillet, depuis le début du mandat du président Jair Bolsonaro, un record pour ce laps de temps.

Mais selon la ministre, seuls sept d’entre eux sont vraiment nouveaux dans le marché brésilien, les autres étant des produits génériques ou présentant des substances déjà utilisées dans le pays, a-t-elle indiqué en substance mardi. L’un des nouveaux produits est un insecticide à base de sulfoxaflor, substance controversée pour son impact sur des colonies d’abeilles.

Hong Kong : le risque d’un nouveau TIEN AN MEN

 Hong Kong : le risque d’un nouveau TIEN AN MEN

 

 

 

 

Le risque  Hong Kong est évident, c’est celui de ce plier à la dictature stalinienne de la Chine et cela y compris par la force comme  les massacres de type Tienanmen. On comprend que les Chinois de Kong qui connaissent des conditions de vie économique, sociale, politique et démocratique particulièrement développées n’aient  guère envie de retourner au Moyen Âge de la dictature communiste. Certes la Chine a vu au cours de ces 20 dernières années son développement économique progresser de manière très significative. Sur le plan social, les couches moyennes ont pu se multiplier. Reste cependant de nombreux Chinois dans des conditions sociales particulièrement archaïques. En outre et surtout la Chine se trouve placé sous le joug d’un pseudo parti communiste qui cache mal la dictature du chef de l’État et de l’appareil qui l’entoure. Il s’agit bien d’une dictature quand on sait que l’actuel chef de l’État a même réussi à faire admettre au parti unique  et aux institutions la prolongation de son mandat tant qu’il voudra l’exercer. Du stalinisme qui ne dit pas son nom. Notons par ailleurs que les extraditions vers la Chine, donc vers le régime de dictature, constitue une entorse à l’accord qui avait été conclu entre la Grande-Bretagne et la Chine. Mais la Chine est un rouleau compresseur qui fait peu de cas des accords surtout relatifs aux droits de l’homme et à la justice  Pour l’instant Face à la pression de la rue, le gouvernement local deux Hong Kong a fait machine arrière. “Après une série de délibérations internes au cours des deux derniers jours, j’annonce que le gouvernement a décidé de suspendre l’amendement législatif, de relancer notre communication avec tous les secteurs de la société, de faire un plus grand travail d’explication et d’écouter les différents points de vue de la société”, a déclaré la dirigeante Carrie Lam. Une dirigeante qui évidemment s’apprêtait à sacrifier l’intérêt général à sa carrière en donnant des gaz gouvernement central de la Chine “Carrie Lam a perdu toute crédibilité parmi la population de Hong Kong. Elle doit démissionner”, a affirmé Claudia Mo, élue locale et membre du camp réclamant la démocratie.

Un risque de tsunami financier avant 2020″ (Georges Ugeux)

Un risque de  tsunami financier avant 2020″ (Georges Ugeux)

Georges Ugeux, ancien banquier, ex vice-président du New York Stock Exchange évoque le risque d’une  nouvelle crise au plus tard en 2020,  qu’il qualifie de « tsunami » car elle sera bien plus sévère que celle de 2008. (Extraites de l’interview la Tribune)

,

 

Vous prévoyez une nouvelle crise financière au plus tard en 2020, plus sévère encore que celle de 2008. Sur quoi repose votre diagnostic ?

GEORGES UGEUX - En 2008, les banques centrales et les gouvernements avaient été en mesure d’intervenir pour empêcher une crise bancaire qui aurait déstabilisé le système, parce que le problème était circonscrit aux banques et à une compagnie d’assurances américaine, AIG. Aujourd’hui, le phénomène est différent, c’est pour cela que je parle d’un « tsunami ». En effet, durant les dix dernières années, les gouvernements occidentaux ont augmenté leur endettement jusqu’à pratiquement le doubler. Ils ont pu le faire, parce que les banques centrales, qui étaient venues au secours des banques, ont adopté une politique monétaire de taux bas et de rachat d’actifs qui a fait quintupler leurs bilans. Concrètement, l’endettement cumulé de l’Europe, du Japon et des États-Unis, s’élève à 40.000 milliards de dollars, et le montant du bilan des banques centrales atteint 15.000 milliards de dollars. Or, avec le début de la normalisation de la politique monétaire, le risque d’une crise systémique d’une ampleur colossale devient de plus en plus élevé, car elle ne touchera pas seulement le secteur bancaire comme en 2008 mais l’ensemble du secteur public, des entreprises et des banques centrales.

Pourtant, le président de la BCE, Mario Draghi, n’a cessé de marteler que sa politique monétaire n’avait de sens que si les gouvernements menaient des réformes structurelles pour sortir de la spirale de l’endettement…

C’est exact, mais le problème est que l’effet positif de cette politique monétaire accommodante sur l’économie, la croissance et l’investissement s’est émoussé depuis plusieurs années. Si Mario Draghi a raison de dire que les réformes que doivent mener les gouvernements sont vitales, il n’en reste pas moins qu’il a été leur allié objectif en rendant attractifs leurs emprunts grâce à la baisse des taux d’intérêt. Or, cela ne peut pas durer éternellement. Les derniers chiffres du déficit budgétaire américain portant sur le dernier trimestre [aux États-Unis, le trimestre couvre la période du 1er novembre au 31 janvier, Ndlr] font apparaître une hausse de 77% sur un an ! Une telle ampleur nécessite de parler sans compromis car il y a urgence. Depuis 2017, je répète que nous subirons ce tsunami au plus tard en 2020. À l’époque, il était encore possible d’éviter le pire. Aujourd’hui, je constate que non seulement rien n’a été fait, mais qu’au contraire le phénomène s’accélère au regard des chiffres américains.

Comment voyez-vous cette future crise ?

Elle sera violente si un certain nombre de mesures ne sont pas prises. Mais auparavant il faut avoir le courage d’établir un diagnostic. Je peux témoigner qu’il est déjà fait au sein de nombreux gouvernements qui savent à quoi sans tenir sur les dégâts que causera la crise. Le problème est qu’il n’y a pas de consensus sur les thérapies à adopter. En attendant, je serais partisan de forcer les gouvernants à dire la vérité au public en reconnaissant leur responsabilité. Cette démarche permettrait d’annoncer, même dans un contexte difficile, une série de mesures structurelles qui puissent éviter que l’anticipation des marchés se transforme en explosion. Mais, pour le moment, je ne vois personne ayant le courage politique de tenir un tel discours.

Quelles mesures préconisez-vous pour éviter le pire ?

La première, c’est de vendre des actifs. La France peut le faire mais pas tous les pays. La deuxième, c’est de générer des recettes. Là, mon discours est très clair : les entreprises doivent davantage contribuer au budget de l’État. Aujourd’hui, elles ne le font qu’à moins de 10 %, d’autant qu’elles reçoivent sous une forme ou une autre des subsides. Selon moi, leur contribution est nulle, voire négative. Sur le plan de l’équité, c’est inacceptable. Cette situation est liée à la concurrence fiscale extrêmement dommageable qui a cours en Europe. Il est donc temps que les responsables européens se mettent autour d’une table pour réaliser une harmonisation de la fiscalité qui soit tenable à long terme.

Quelques efforts ont déjà été faits…

Oui, les déficits budgétaires ont été réduits de manière substantielle mais pour que cela dure, il faut que chacun contribue. C’est une question d’éthique, la taxation doit être perçue comme équitable par l’ensemble de la population. L’ISF était un mauvais impôt car il taxait le stock. Il faut donc trouver un autre dispositif qui cible les revenus supérieurs à 1 million d’euros par an. On pourrait aussi diminuer les charges sociales, ce qui permettrait d’augmenter l’emploi. Voilà pour les recettes.

Quand aux dépenses publiques, qui représentent 56 % du PIB, un record en Europe, ce n’est pas soutenable. Aujourd’hui, pour des raisons historiques, l’État français détient une centaine de milliards d’euros d’actifs sous forme de participations, qui sont financés par la dette. Or l’État n’a pas besoin d’être actionnaire pour contrôler l’économie et conduire sa politique économique. En France, il y a cette idée qu’un État actionnaire est une protection. Or la plupart des autres États contrôlent leur économie sans être actionnaires. Donc on peut procéder rapidement à une cession d’actifs combinée à une diminution des dépenses. Cela ne peut pas se faire en un jour mais si la tendance est donnée, il sera possible d’éviter une réaction de panique face à une dette dont les montants sont 100 fois ceux de 2008.

Comment jugez-vous l’action d’Emmanuel Macron ? Il a été plutôt timide en matière de réduction des dépenses publiques ?

Une partie de sa timidité repose sur l’assurance que les taux ne vont pas remonter et qu’on peut donc continuer à dépenser 50 milliards d’euros en taux d’intérêt. C’est un mauvais jugement, car les dettes doivent être remboursées et les taux d’intérêt ne resteront pas éternellement négatifs. Lorsqu’ils remonteront, cela fera très mal puisque le stock sera plus élevé. Cela va mettre un ou deux ans, mais n’oubliez pas que les marchés anticipent.

Par ailleurs, cette politique décourage l’épargne et booste les valorisations des marchés actions. Or, contrairement à une idée reçue, l’économie financière et l’économie réelle sont étroitement liées…

Évidemment. Je constate qu’il y a une dichotomie entre les économistes qui parlent de l’économie réelle et les financiers qui parlent de la finance. Or, même si nous avons une croissance soutenue, elle peut entrer en dépression du jour au lendemain en cas de bourrasque financière. On l’a bien vu en 2008, alors que le risque était plus faible contrairement au cocktail potentiellement explosif que nous avons devant nous. Les foyers sont nombreux : l’Italie, les États-Unis, le Japon, la Chine. Mais cela peut aussi venir d’un grain de sable extérieur. Dans la crise de 2008, c’était le crédit hypothécaire dont on avait sous-estimé le risque qu’avait représenté sa titrisation. Un grain de sable qui, en temps normal, serait contrôlable peut donc par contagion déstabiliser la planète financière.

Quel pourrait être ce grain de sable ?

La dette des étudiants aux États-Unis, celle des entreprises d’État en Chine, la stagnation économique au Japon, la récession en Italie. Une Europe déstabilisée par l’Italie se transformera en crise mondiale, parce que l’Asie elle-même sera fragilisée. Il ne faut pas oublier que la crise de 2008 a été une crise transatlantique.

Vous évoquez les États, mais il y a aussi les entreprises…

Elles ont aussi emprunté à bon marché, mais elles ne l’ont pas fait de manière constructive. Si elles ont procédé à de la consolidation, en réduisant le coût de leur dette, en revanche, elles n’ont pas investi et n’ont pas créé d’emplois. Dès lors, à quoi a servi cet endettement ? La majeure partie est due aux rachats d’actions et aux méga acquisitions. Par exemple, AB InBev a dû emprunter 50 milliards de dollars pour l’acquisition de SABMiller qui lui a coûté 107 milliards de dollars. Or maintenant, les entreprises doivent diminuer leurs actifs pour honorer leur dette, à l’exemple de General Electric qui a racheté ses actions mais n’a pratiquement plus de fonds propres et supporte une dette de 100 milliards de dollars. Quant aux pays émergents, si les gouvernements sont restés modérés avec une dette représentant 40 % de leur PIB, en revanche, leurs entreprises internationales – qui ont emprunté en devises – courent un risque de change important en cas de dépréciation de leur devise nationale, avec à la clé un risque de faillite et de contagion à l’ensemble de l’économie.

Et le risque du côté des États-Unis ?

Donald Trump a mené une politique de relance sur une économie qui était en plein emploi, provoquant une surchauffe. La baisse des impôts n’a eu aucun effet sur la croissance, mais a propulsé les marchés actions au plus haut. Cette politique a finalement eu pour résultat une augmentation de l’endettement, un accroissement du déficit budgétaire et une balance commerciale déficitaire. En outre, les États-Unis ayant des taux supérieurs à ceux de l’Europe, avec un taux à 10 ans à 3 %, contre 0,5 % pour le dix allemand, c’est une distorsion considérable qui pose un problème.

Pourquoi ?

Le taux à 10 ans vous indique le coût d’un investissement, d’une acquisition. C’est aussi l’horizon de référence pour les compagnies d’assurances, les fonds de pension, etc.

Il y a aussi une différence majeure entre le dollar et l’euro, le billet vert reste la monnaie de référence dans le monde ce qui lui donne un avantage comparatif…

Absolument. Sans cela, les États-Unis seraient dans une situation difficile. Et ils continuent d’en profiter. Néanmoins, avec leurs mesures restrictives, leur indiscipline économique, leur protectionnisme, ils sont en train de créer une forte incitation à emprunter en euros plutôt qu’en dollars. En ce moment, le dollar voit son statut de monnaie de référence s’effriter.

D’ailleurs votre livre est un plaidoyer en faveur de l’euro…

Tout à fait, l’euro permet à un marché de 500 millions de personnes et une part de 80 % de PNB européen de travailler avec une monnaie commune. Cela diminue les frais de change, crée une dynamique de croissance à l’intérieur d’une vaste économie. Imaginez la crise, si chaque pays avait gardé sa devise.

La Grèce serait tombée en faillite, l’Italie le serait, l’Espagne aurait trébuché sur sa peseta. Bref, nous serions dans une instabilité financière considérable. L’euro est donc un facteur de croissance et de stabilité. Et c’est une réussite, puisqu’il représente aujourd’hui 30 % des réserves mondiales. Les banques centrales doivent détenir des euros pour faciliter leurs financements. Et ce qui se passe aux États-Unis est une opportunité pour l’Europe qui a fait preuve de courage et d’unité dans le dossier du Brexit, ou dans l’affaire des sanctions à l’égard de l’Iran. Malgré les difficultés, une nouvelle dynamique européenne se développe, même si l’Europe est une symphonie inachevée. Il est nécessaire d’adopter une politique budgétaire commune et une harmonisation fiscale. C’est un chantier compliqué mais l’UE restera inachevée tant que chaque pays choisira sa fiscalité et son taux d’intérêt.

Emmanuel Macron et ses prédécesseurs l’ont proposé, mais ils ont essuyé le refus de l’Allemagne. Comment faire accepter de telles mesures?

Prenons l’image d’un train. Malgré tous les reproches qu’on lui adresse, l’Allemagne est la locomotive qui nous a permis de tenir le cap dans les difficultés et d’éviter le pire en dépit de taux de croissance faibles. Quant à la France, son rôle est essentiel pour indiquer la direction vers laquelle doit aller le train. Et il est important qu’Emmanuel Macron ait fourni une feuille de route pour l’Europe sur laquelle les pays membres peuvent s’accorder. Pour autant, on ne peut pas demander à l’Allemagne de faire des compromis qui remettent en cause sa croissance et sa force économique. Aucun pays n’accepterait cela. Et puis, on omet souvent de dire que les autres membres de l’UE profitent la locomotive allemande.

En quoi, par exemple ?

En matière de stabilité. Grâce à l’Allemagne, notamment ses entreprises, l’Europe s’est considérablement développée en Asie, alors que la France accuse un retard considérable. Aujourd’hui, si j’étais chef d’entreprise, je ne chercherais pas à augmenter mon poids aux États-Unis, voire je le diminuerais, mais j’irais tous azimuts en Asie où vit plus de la moitié de la population mondiale et se réalise la croissance économique mondiale. Ainsi, l’Inde, pays sur lequel je travaille, connaît la plus forte croissance du continent, et je peux témoigner que l’Europe y est mieux reçue que les États-Unis, car elle est considérée comme moins impérialiste. C’est un avantage considérable car tous ces pays asiatiques sont, à différents degrés, nationalistes.

-

Les critiques sur l’Allemagne portent sur ses excédents, on lui demande d’investir par exemple dans ses infrastructures…

Les infrastructures en Allemagne ne sont pas moins bonnes qu’en France. En réalité, le rôle que devrait jouer l’Allemagne est celui d’entraîner les entreprises de toute l’Europe. L’excédent de la balance des paiements de la zone euro et même de l’Union européenne par rapport au reste du monde est essentiellement américain, mais certains pays, dont la France, sont déficitaires. Mais cela pose la question sur la façon dont est gérée l’économie française.

Que reprochez-vous?

Il y a d’abord un problème de culture. Étant souvent aux États-Unis, je suis frappé de voir sur TV5 Monde nombre d’émissions qui sont à la gloire du passé, de la royauté, des grands châteaux, des beaux paysages, etc. Il y a une grande complaisance en France quant à son image de grandeur qui ne correspond pas à sa place réelle dans le monde. Cela crée des comportements arrogants qui, quelquefois, compliquent l’obtention du consensus européen.

Le deuxième problème, fondamental, est celui du système d’éducation. Il n’est pas adapté au monde moderne. A la sortie du lycée, les étudiants devraient maîtriser des connaissances en finance, en politique, en géopolitique, sur le climat… Bref, des sujets qui comptent davantage que le passé et permettent d’avoir un meilleur jugement sur le monde. Par exemple, la France n’est pas bilingue. Or, tous les moyens mis pour promouvoir la francophonie ne réussiront jamais à faire du français une langue internationale. C’est bien de connaître l’espagnol et l’allemand, mais l’allemand ne se parle pratiquement nulle part hors du pays, alors que l’anglais vous permet de circuler et de travailler à travers le monde.

Enfin, ce qui me frappe en France, c’est la méfiance à l’égard de la technologie, contrairement à d’autres pays européens, comme l’illustre la faiblesse des réseaux pour accéder à internet.

N’est-ce pas lié à une culture intellectuelle très critique envers la technologie, vue comme une forme d’aliénation…

Je suis moi-même critique à l’égard de certains développements technologiques, mais ce n’est pas une raison pour ne pas disposer des techniques. Il est pénalisant de ne pas en avoir et de ne pas les maîtriser.

Cette critique n’est pas sans révéler une sorte de schizophrénie. On entend un discours alarmiste s’agissant de la lutte contre le réchauffement climatique, mais il n’est pas question pour autant de renoncer à l’usage de la voiture.

Je suis d’accord. Le meilleur exemple en est la COP 21 qui s’est tenue à Paris: la France se veut un modèle, mais elle est en retard par rapport à ce qu’elle doit faire. En ce sens, les Chinois sont plus crédibles que les Français.

___

(*) « La Descente aux enfers de la finance », par Georges Ugeux, préface de Jean-Claude Trichet, Éditions Odile Jacob (mars 2019), 336 pages, 23,90 euros.

Croissance menacée par le risque de récession ?

Croissance menacée par le risque de récession ?

 

 

Sur les marchés mondiaux, les bourses font du yo-yo partagées entre l’espérance d’une reprise des échanges internationaux notamment entre les États-Unis et la Chine et la crainte d’une récession du fait d’indicateurs très maussades. Les craintes pour la croissance mondiale ont été alimentées par des indices d’activité peu reluisants aux Etats-Unis mais aussi en Europe. L’activité des entreprises de la zone euro a ainsi été bien plus mauvaise qu’attendu en mars avec une contraction de celle du secteur manufacturier sans précédent depuis près de six ans, conséquence d’une forte baisse de la demande. En Allemagne, le secteur manufacturier s’est encore contracté en mars, alimentant les craintes d’un net ralentissement de la première économie européenne. Ce vif regain de l’aversion pour le risque résulte de l’annonce d’une nouvelle contraction de l’activité dans le secteur privé en mars en Allemagne comme en France; l’indice PMI “flash” manufacturier pour la zone euro, à 47,6, est tombé au plus bas depuis avril 2013.“Les risques baissiers sont principalement extérieurs: les tensions commerciales et le ralentissement mondial impulsé par la Chine par exemple”, ont commenté dans une note les économistes de Barclays, qui ajoutent que les difficultés de l’Italie et du Brexit demeurent non négligeables. La publication, peu après l’ouverture de Wall Street, d’un indice d’activité PMI Markit inférieur aux attentes aux Etats-Unis n’a fait qu’accentuer cette tendance baissière. “Aux Etats-Unis, le PMI a été inférieur aux attentes, ce qui a renforcé un momentum déjà baissier sur les taux avec les annonces très accommodantes de la Fed. Simultanément, il n’y aucun risque d’inflation”, a déclaré à Reuters Florence Barjou, responsable adjointe des investissements de Lyxor AM.L’enquête auprès des directeurs d’achat a fait ressortir une estimation flash du PMI à 54,8 dans les services, contre une prévision à 56,0, et à 52,5 dans le secteur manufacturier, contre 53,6 attendu. Les craintes sur la croissance mondiale pénalisent les cours du brut

Le Brent tourne autour de 67 dollars. Et les taux s’affaiblissent nettement.

Croissance mondiale : Retour du risque de récession ?

Croissance mondiale : Retour du risque de récession ?

 

 

Sur les marchés mondiaux, les bourses font du yo-yo partagées entre l’espérance d’une reprise des échanges internationaux notamment entre les États-Unis et la Chine et la crainte d’une récession du fait d’indicateurs très maussades . Les craintes pour la croissance mondiale ont été alimentées par des indices d’activité peu reluisants aux Etats-Unis mais aussi en Europe. L’activité des entreprises de la zone euro a ainsi été bien plus mauvaise qu’attendu en mars avec une contraction de celle du secteur manufacturier sans précédent depuis près de six ans, conséquence d’une forte baisse de la demande.

En Allemagne, le secteur manufacturier s’est encore contracté en mars, alimentant les craintes d’un net ralentissement de la première économie européenne. Ce vif regain de l’aversion pour le risque résulte de l’annonce d’une nouvelle contraction de l’activité dans le secteur privé en mars en Allemagne comme en France; l’indice PMI “flash” manufacturier pour la zone euro, à 47,6, est tombé au plus bas depuis avril 2013.“Les risques baissiers sont principalement extérieurs: les tensions commerciales et le ralentissement mondial impulsé par la Chine par exemple”, ont commenté dans une note les économistes de Barclays, qui ajoutent que les difficultés de l’Italie et du Brexit demeurent non négligeables. La publication, peu après l’ouverture de Wall Street, d’un indice d’activité PMI Markit inférieur aux attentes aux Etats-Unis n’a fait qu’accentuer cette tendance baissière. “Aux Etats-Unis, le PMI a été inférieur aux attentes, ce qui a renforcé un momentum déjà baissier sur les taux avec les annonces très accommodantes de la Fed. Simultanément, il n’y aucun risque d’inflation”, a déclaré à Reuters Florence Barjou, responsable adjointe des investissements de Lyxor AM.L’enquête auprès des directeurs d’achat a fait ressortir une estimation flash du PMI à 54,8 dans les services, contre une prévision à 56,0, et à 52,5 dans le secteur manufacturier, contre 53,6 attendu. Les craintes sur la croissance mondiale pénalisent les cours du brut qui s’éloignent de leurs plus hauts de l’année touchés la veille. Le Brent perd 1,97% sous 67 dollars le baril, contre un pic à 68,69 dollars jeudi et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) chute de 2,32% pour tomber sous 59 dollars après un plus haut à 60,39 dollars jeudi.

Grand débat: le risque de boomerang

Grand débat: le risque de boomerang

 

 

Il est clair que le grand débat  été lancé par le pouvoir pour servir d’amortisseur au mécontentement. Le problème c’est que rien n’a été prévu de significatif pour sortir positivement de ce grand débat. Une consultation qui par ailleurs n’a pas affaibli la volonté de certains gilets jaunes qui ont manifesté pour la 18e semaine consécutive ce week-end dernier. L’atterrissage risque d’être difficile pour le pouvoir qui a surtout décidé de ce grand débat pour gagner du temps mais qui en fait pourrait bien en avoir perdu. En effet faute de décisions significatives, la désillusion vis-à-vis du pouvoir risque encore d’être plus grande.  Un « atterrissage » qui risque d’apporter son lot de déceptions, de l’aveu même du Premier ministre Edouard Philippe, d’après des propos rapportés. Ce dernier, devant le Conseil économique, social et environnemental (Cese), a prévenu qu’il n’y aurait pas d’annonces immédiates. « Imaginer qu’il serait possible de sortir du grand débat national par une série d’annonces, de vérités révélées – ou révélées après avoir écouté le grand débat – c’est se tromper sur la nature même de l’exercice et sur la volonté même de ceux qui y ont participé », a-t-il déclaré. De ce point de vue le premier ministre ne se gêne pas pour poser une hypothèque sur la volonté des participants au grand débat. Pas tellement étonnant si 70 % des Français considèrent que ces discussions n’apporteront pas de solution à la crise actuelle. Il ne faut sans doute pas attendre  grand-chose de nouveau de la part des fameuses conférences citoyennes régionales dont les participants seront choisis au hasard sur le bottin ! Des conférences– pas des débats– qui n’ont sans doute d’autres objets que de faire durer un peu le plaisir avant la discussion prévue au Parlement début avril. La vérité, c’est que le pouvoir n’a rien prévu de précis quant à la suite du grand débat et qu’il existe même de ce point de vue des différences entre ce que pense Macron et le Premier ministre concernant par exemple des mesures sociales, économiques voire politiques pouvant faire l’objet d’une disposition législative, d’un référendum ou d’un Grenelle social.

Grève du 5 février : le risque d’un échec grave

Grève du 5 février : le risque d’un échec grave

 

On sait que les gilets jaunes tout au moins les plus radicaux se sont ralliés à l’idée d’une convergence des luttes organisées par la CGT est appuyée par les organisations gauchistes. Des organisations gauchistes qui par ailleurs ont réussi à faire prendre en compte par les gilets jaunes les plus radicaux le concept de grève générale reconductible. Encore faudrait-il pour cela un niveau satisfaisant de mobilisation. Ce qui au demeurant nets pas certains du tout dans la mesure où hormis la CGT la plupart des organisations syndicales ne sont pas parties prenantes de ce mouvement et même s’en méfient.   Le risque, c’est que le taux de grévistes soit relativement insignifiant et que les manifestations ne soient pas supérieures à celles des gilets jaunes qui se déroulent chaque week-end. La CGT, réticente au départ vis-à-vis du mouvement des gilets jaunes a dû radicaliser sa ligne sous la pression de militants aussi dans la perspective de son prochain congrès confédéral. Cette  perspective de convergence des luttes paraît assez illusoire dans la mesure où la CGT a décidé seul de son principe ce que n’ont guère apprécié les autres organisations syndicales. Des organisations syndicales qui se montrent très prudentes dans leur rapport aux gilets jaunes en raison notamment du cocktail assez sulfureux qu’il représente sur le plan idéologique (extrême droites et extrême-gauche compris). Dernier élément ces organisations syndicales n’ont pas non plus apprécié d’être mises dans le même sac que les partis politiques l par les gilets jaunes. Des gilets jaunes qui se déclarent apolitiques et asyndicales mais dont certains présente des listes aux élections et qui interviennent maintenant dans le champ syndicale. Le monde syndical est donc encore divisé sur la question des rapports avec les gilets jaunes. “Ce qu’on attend c’est des résultats”, a dit le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, sur France 2. “Et pour ces résultats, il y a parfois la nécessité de faire grève ou manifester et parfois il faut faire des propositions concrètes, c’est ce que fait la CFDT”.

Gilets jaunes : risque de pourrissement et de division

 Gilets jaunes : risque de pourrissement et de division

 

 

 

Si l’on se réfère au comptage du ministère de l’intérieur la tendance est à l’affaiblissement de la participation. Des chiffres évidemment tendancieux puisque Castaner a pour objectif de discréditer le mouvement. Ceci étant,  d’après les comptages des gilets jaunes eux-mêmes qui en général affichent une participation double de celle du ministère de l’intérieur, la tendance est également à la baisse. En cause évidemment, un phénomène d’usure classique dans tous les mouvements sociaux. D’une certaine manière une usure normale compte tenu de l’exceptionnelle longueur du mouvement qui a atteint sa 12e semaine le week-end dernier. Le problème c’est que plus la participation se réduit et plus le mouvement ce radicalise. Un phénomène également bien connu pour tous les mouvements sociaux. Ne demeurent  en dernier ressort que les plus radicaux mais dont les positions font peur aux plus modérés ce qui affaiblit la participation. Dernier élément, la division. La première division est en quelque sorte entre ceux qui veulent transformer le mouvement en organisation politique. En outre, on risque de compter quatre à cinq listes de gilets jaunes. De quoi discréditer encore un peu plus la transformation du mouvement en parti politique. Mais la division existe aussi chez ceux qui pour l’instant refusent l’entrée en politique. Il y a clairement des modérés complètement apolitiques et qui refusent toute violence. Mais aussi des leaders assez sulfureux pour ne pas dire dangereux sur des positions à narco gauchiste ou  sur des positions d’extrême droite. En outre le phénomène médiatique enivre certains leaders davantage préoccupés de leur ego que de l’efficacité et de l’unité du mouvement. La dernière faiblesse est liée à l’insuffisance de maîtrise de la plupart des responsables des gilets jaunes de la problématique socio économiques du fait de leur manque d’expérience sociale et politique. Autant d’éléments à prendre en compte par les gilets jaunes s’ils ne veulent pas que ce mouvement historiquement assez exceptionnel ne se termine pas par un pourrissement

123456



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol