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Coronavirus Ehpad : un risque de 100 000 décès

Coronavirus Ehpad : un risque de 100 000 décès

Contrairement à ce que dit le gouvernement s’est bien le manque de masques qui constituent le risque essentiel de diffusion de la pandémie en général et en particulier

contrairement le gouvernement c’est bien le manque dramatique de masques qui constituent un facteur de diffusion de la pandémie notamment dans les EHPAD. Un risque qui pourrait conduire au décès de 100 000 personnes âgées. Dans un courrier adressé au ministre de la Santé, Olivier Véran, révélé par France Télévisions ce vendredi, les établissements pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), les maisons de retraite et les services à domicile alertent sur la situation pour les personnes dont ils ont la charge.

Le personnel est le principal vecteur de contamination dans ces établissements. Seulement, les membres du personnel manquent cruellement de masques de protection. « Dans les jours qui viennent de s’écouler nous n’en avons pas eu assez », affirme Pascal Champvert, président de l’association des directeurs de maison de retraite et directeur d’un Ehpad à Saint Maur des Fossés. C’est cette pénurie qui est dénoncée dans la lettre adressée au ministre de la Santé, ils réclament 500.000 masques par jour pour faire face.

« Aujourd’hui on nous assure qu’ils commencent à arriver, si nous avons le nombre de masques suffisants alors l’ensemble des professionnels pourront travailler auprès des personnes âgées », ajoute-t-il.

 

 

Coronavirus : « le risque irréparable d’une économie au ralenti au-delà d’un mois»

Coronavirus : « le risque irréparable d’une économie au ralenti au-delà d’un mois»

Un ralentissement économique pourrait créer au-delà d’un mois des dommages irréparables d’après Alain Trannoy, économiste, directeur d’Etudes à l’EHESS dans une tribune du Monde. La première conséquence sera la dérive de l’ordre  de 5 % du budget. La seconde,  le plongeon de la croissance. Au total une crise qui pourrait bien être ingérable sur le plan financier si l’économie continue de ralentir au-delà d’un mois environ.

 

Tribune.

 

 » Nous n’avons pas eu le choix de livrer bataille dans cette guerre contre le virus. Mais nous avons encore le choix des armes qui peut avoir un impact considérable sur le coût économique de la lutte contre cette pandémie. La strangulation de l’économie sur une courte période est une réponse au défi épidémiologique qui a du sens et reste encore supportable pour les finances publiques de notre pays. L’Etat va jouer le rôle du prêteur en dernier ressort pour l’ensemble de l’économie.

Si, cette stratégie peut être actionnée pour une courte période, au-delà, on rentrera dans une terra incognita potentiellement très dangereuse pour la stabilité de notre système économique. L’argent ne tombe pas de nulle part. La France peut continuer à s’endetter à bas coût pour un certain temps. Mais, la capacité des marchés financiers à nous faire confiance dans le contexte actuel, les yeux fermés, risque de s’évanouir très vite, quel que soit le soutien de la Banque centrale européenne (BCE).

La strangulation de courte durée de l’économie a du sens pour gagner du temps sur deux plans. D’une part, pour casser la montée très rapide de l’épidémie qui menaçait de déborder notre système hospitalier et d’entraîner des décès simplement par incapacité de prise en charge médicale, comme c’est le cas dans certaines zones du nord de l’Italie. D’autre part, pour trouver un traitement raisonnablement efficace contre le coronavirus. Cette seconde raison n’est pas suffisamment explicitée aux Français.

Un confinement qui fonctionnerait à 100 % pendant une durée égale à la période de contagion d’une personne infectée permettrait d’enrayer totalement l’épidémie sur le territoire national. Les dernières révélations de la recherche médicale indiquent que la charge virale du Covid-19 demeure pendant trois semaines chez l’individu détecté positif. Au bout d’un confinement strict de trois semaines, le nombre de personnes nouvellement atteintes du covid-19 devrait être très réduit mais pas nul.

Du fait qu’un confinement ne marche jamais à 100 %, et qu’on ne peut espérer que toute la population française soit immunisée, en raison justement de la distanciation sociale opérée grâce au confinement. La bonne question est donc de savoir que faire ensuite. Le confinement n’a été envisagé comme une solution de secours qu’en raison de l’absence de traitement à proprement dit pour enrayer la montée de la charge virale du coronavirus chez un patient.

Aujourd’hui, la médecine ne fait qu’aider le patient à contrer les effets du coronavirus sur l’organisme. Ces trois semaines de confinement doivent être mises à profit pour trouver une stratégie post-confinement pour traiter les nouveaux cas de coronavirus et les cas encore pendants. Elle devra être basée sur un traitement curatif qui ne sera pas encore un vaccin. »

 

«Coronavirus : risque d’explosion en Afrique»

«Coronavirus : risque d’explosion en Afrique»

 

D’énormes risques d’explosion du Coronavirus en Afrique par ailleurs de système sanitaire est souvent défaillant. le Dr Cheikh Sokhna, épidémiologiste au Sénégal craint le pire dans une interview au monde.

 

Service médical des étudiants au Sénégal, le 16 mars.

« Nous pouvons nous interroger sur le nombre de cas détectés, estimé à 450 contre 50 il y a une semaine. Environ 40 pays peuvent détecter les patients atteints par ce virus, les autres pas. Et encore, les structures sanitaires ne permettent pas de réaliser les tests nécessaires dans toutes les régions des pays touchés. Nous pouvons donc avoir de sérieux doutes sur l’état de la situation qui nous est présenté. Certaines régions du continent sont enclavées, d’autres en guerre. Toutes les conditions sont réunies pour que le nombre de cas explose en Afrique dans les prochains jours et semaines.

De plus en plus d’Etats décrètent la fermeture de leurs frontières aériennes et l’interdiction des rassemblements. Est-ce suffisant ?

Non, ce n’est pas assez. Dans les aéroports, les mesures mises en place ne suffisent pas. Les caméras thermiques permettent de voir si un patient a une fièvre dépassant les 38° mais elles ne permettent de détecter les porteurs du virus qui n’ont pas de fièvre. Il faut mettre en œuvre des interrogatoires systématiques des passagers pour connaître l’origine de leur voyage, la présence de symptôme comme la toux, la congestion nasale, les maux de gorge ou la diarrhée. Cette surveillance sanitaire permettra de détecter plus tôt les cas contagieux, c’est comme cela que l’on arrêtera la chaîne de transmission. Elle devra aussi être mise en œuvre aux frontières terrestres. Le principal problème est que celles-ci sont très poreuses. On peut passer d’un pays à l’autre sans trop de difficulté à l’heure du coronavirus, en empruntant la voiture ou les transports en commun.

Certains affirment que le virus ne peut survivre à plus de 20 ou 26 degrés. Fake news ?

Cela fait partie des fausses informations qui compliquent la mise en œuvre des stratégies de prévention. Le virus a résisté dans la ville de Touba, à Nouakchott, à Ouagadougou où la température dépasse quotidiennement ces températures, et de loin.

«A Dakar, l’hôpital de référence de Fann ne compte que 36 lits avec une assistance respiratoire au sein du service des maladies infectieuses et tropicales. Hormis l’Afrique du sud, les pays sont presque tous en sous-capacité»

Certains pays ont affronté des épidémies comme Ebola. Les autorités sanitaires y sont-elles rodées ?

L’Afrique n’a pas tiré suffisamment les leçons de la crise sanitaire en Asie et en Europe et du retard pris dans le processus d’endiguement de l’épidémie. Malgré les premières mesures prises (fermeture d’écoles, contrôle dans les aéroports puis fermeture des liaisons avec certains pays, suspension de rassemblements…), rien n’atteste d’un confinement des populations. Les gens continuent à emprunter les transports en commun qui sont bondés, et n’adoptent pas les bonnes mesures de prévention. Un émigré de retour d’Italie a contaminé récemment 20 personnes dans la ville de Touba au Sénégal, qui devient l’épicentre de l’épidémie. C’est le problème des familles élargies qui peuvent compter plus de 20 membres en Afrique. Les Etats doivent donc aller plus vite, mobiliser l’armée, la gendarmerie, les pompiers pour mettre en œuvre le confinement et faire davantage de sensibilisation auprès des plus démunies et des analphabètes.

Quelle est la capacité d’accueil des patients dans les structures de réanimation ?

Nous avons mis en œuvre des cellules d’alerte et des numéros verts mais toute la chaîne de soins est très contrainte. La capacité d’accueil en réanimation est très faible par rapport au nombre d’habitants. A Dakar, par exemple, l’hôpital de référence de Fann ne compte que 36 lits avec une assistance respiratoire au sein du service des maladies infectieuses et tropicales. Hormis l’Afrique du sud, les pays sont presque tous en sous-capacité en Afrique subsaharienne. Nous manquons aussi de réanimateurs, de pneumologues, de gériatres. Nous n’avons pas de réserve sanitaire. Les équipements comme les oxygénateurs sont limités. Il faut donc changer les comportements en insistant sur la prévention et décentraliser au maximum le traitement des patients. Il s’agit notamment de développer le traitement en ambulatoire pour éviter que les gens se pressent à l’hôpital et se contaminent entre eux.

Comment minimiser les risques de la propagation ?

Il faut surtout se laver régulièrement les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon. Le savon est accessible à tous à un coût réduit. Les études menées au Pakistan et au Sénégal montrent une diminution de 50 % des maladies diarrhéiques et respiratoires chez les populations se lavant régulièrement les mains. Le plus important est donc l’hygiène corporelle en Afrique. Ensuite, comme ailleurs, il faut aussi respecter les règles de distanciation, se couvrir la bouche et le nez avec le pli du coude ou avec un mouchoir en cas de toux ou d’éternuement et jeter le mouchoir immédiatement après dans une poubelle fermée. Cette stratégie de prévention doit être déployée au niveau des communautés et de manière coordonnée au niveau sous-régional.

Les grandes ONG ont-elles commencé à agir ?

Les institutions bilatérales et multilatérales vont commencer à se mobiliser pour nous venir en aide afin d’acquérir les équipements nécessaires au diagnostic et à la lutte. Nous avons besoin d’experts pour combattre l’épidémie. Et nous devons aussi demander l’appui de pays comme la Chine et la Corée du Sud qui ont testé des protocoles thérapeutiques et publié des résultats recherches. Il faut profiter de leur expérience.

Un risque majeur de propagation de l’épidémie à l’hémisphère sud (Laurence Boone ,OCDE)

Un  risque majeur  de propagation de l’épidémie à l’hémisphère sud  (Laurence Boone ,OCDE)

La chef économiste de l’organisation internationale de l’OCDE s’inquiète du risque majeur dune propagation du virus à l’hémisphère sud. Elle prévoit une récession mondiale au premier trimestre provoquée par le coronavirus Covid-19, suivie d’une reprise progressive de la croissance ( une prévision sans doute optimiste car les conséquences néfastes pourraient bien se faire sentir jusqu’à l’été NDLR). (interview dans l’Opinion)

Quel était l’horizon macroéconomique avant l’émergence du coronavirus Covid-19 ?

Nous étions sur une fin de cycle, avec une croissance mondiale stabilisée autour de 3%. Un niveau plutôt bas en dépit des politiques économiques très accommodantes mises en place. Les problèmes politiques et commerciaux pesaient sur le secteur manufacturier mais les commandes repartaient à la hausse. La consommation ralentissait, le taux de croissance de l’emploi ralentissait.

Et depuis ?

Il faut rester extrêmement prudent car beaucoup d’incertitudes demeurent. Nous avons tout de même modélisé deux scénarios. Dans le meilleur des cas, si l’épidémie se stabilise à son niveau actuel, la contraction de l’économie chinoise pèsera sur la croissance mondiale mais repartira d’ici 2021. L’impact sur la croissance mondiale serait alors de -0,5% cette année. L’autre scénario est celui d’une propagation de l’épidémie en zone Asie-Pacifique et dans les pays avancés, dans les mêmes proportions que ce que l’on a connu en Chine. L’impact serait alors plus important, de l’ordre de 1,5%. La croissance mondiale tomberait alors à 1,5% en 2020.

C’est le pire des scénarios ?

Non. Au moins deux autres sont possibles, sans que nous les ayons modélisés parce qu’ils sont plus spéculatifs. On peut imaginer une reprise rapide de l’activité en Chine avec la fin des mesures de confinement mais que cette levée arrive trop tôt ; elle pourrait alors être suivie d’une nouvelle vague de contaminations en Chine et de mesures de confinement qui feraient replonger l’économie chinoise (scénario « en W »). Mais le pire des scénarios serait celui d’une propagation de l’épidémie à l’hémisphère sud en même temps que l’hémisphère nord, avec des conséquences difficiles à estimer.

«Ce qui se passe sur les marchés nous inquiète. Il ne faudrait pas qu’une crise financière s’ajoute à la crise sanitaire»

Y a-t-il un risque de récession à court terme ?

Dans le premier scénario, le plus optimiste, le creux de la crise serait atteint au premier trimestre avec une croissance mondiale négative, croissance qui repasserait doucement en territoire positif dans les trimestres suivant. Il faudrait attendre 2021 pour retrouver le niveau de PIB que l’on attendait dans nos perspectives de novembre. Dans le second scénario – scénario de risque – le creux de la crise serait atteint au troisième trimestre, avec un PIB mondial inférieur de 1,8 point à ce qu’il serait normalement. Tous les pays touchés par des mesures de confinement souffriraient de manière à peu près égale. L’Europe et le Japon entreraient en récession, les États-Unis seraient en croissance très faible.

Que penser de la correction des marchés ?

Ce qui est en train de se passer sur les marchés nous inquiète. Il y a aujourd’hui beaucoup de dettes de faible qualité. Plus de la moitié des dettes « investment grade » [les plus sûres] émises en 2019 ont été notées BBB [la note la plus faible au sein de cette catégorie]. Il ne faudrait pas qu’une crise financière s’ajoute à la crise sanitaire.

Une relance monétaire et/ou budgétaire est-elle nécessaire ?

Il faut laisser les stabilisateurs automatiques fonctionner normalement et cibler les secteurs en difficultés (tourisme, loisirs, automobile, électronique) par des mesures comme des reports de charges et d’impôts, et des soutiens pour préserver l’emploi. Envisager également des mesures de salaire pour les professionnels de la santé. Ce n’est pas le moment de limiter ces dépenses budgétaires. Il faut accélérer les plans d’investissements qui sont prêts à être dégainés. Si la situation continue, un signe de coordination des pays au niveau du G7 ou du G20 serait très positif, tant sur les mesures de santé que sur des soutiens budgétaires et financiers, avec les banques centrales prêtes à réagir. Ce serait un signal fort. Il faut se tenir prêt économiquement, sans surréagir.

«La crise du coronavirus, c’est d’abord un choc d’offre. Mais c’est aussi un choc de demande, de confiance, avec beaucoup moins de voyageurs, touristes ou professionnels»

Comment estimer l’impact de cette crise alors que les informations sur la résistance ou la dangerosité ce virus restent parcellaires ?

Au-delà des questions de santé qui restent la première des priorités, nous avons regardé les canaux de transmission économique. Quel est l’impact des confinements ? Des mesures de quarantaine ? Des fermetures de places publiques ? La crise du coronavirus, c’est d’abord un choc d’offre qui impacte notamment les chaînes de valeur. Mais c’est aussi un choc de demande, de confiance, avec beaucoup moins de voyageurs, touristes ou professionnels.

Mais n’est-on pas en train de donner des chiffres au doigt mouillé ? Le mot « incertitude » revient 17 fois en 17 pages dans la note de l’OCDE…

Nous restons en effet très prudents. On regarde les canaux de transmission mais il est vrai que nous ne connaissons pas tous les scénarios. On essaye simplement d’anticiper. Il est important de ne pas ajouter une crise économique et financière à une crise sanitaire. Nous sommes la première institution internationale à sortir une étude. La Banque centrale européenne devrait le faire la semaine prochaine, suivie par la Fed et la Banque du Japon. Nous cherchons tous l’équilibre.

Qu’est-ce qui a changé depuis la crise du Sras en 2003 ?

Principalement le fait que le poids de la Chine dans l’économie mondiale a été multiplié par trois. La crise financière de 2008 a aussi été importante pour trois raisons. Depuis, un arsenal d’outils a été mis en place pour faire face plus rapidement à des chocs économiques assez forts. Par ailleurs, les politiques monétaires sont beaucoup plus souples et soutiennent davantage l’économie. Enfin, les banques sont plus solides après la vague de consolidation de leurs fonds propres.

Le monde est-il trop dépendant de la Chine ? Faut-il, comme l’appel de ses vœux Bruno Le Maire, relocaliser les usines de production en France ou en Europe ?

Trop je ne sais pas, très dépendant de la Chine c’est une certitude. Un exemple : 27% de la valeur ajoutée dans les ordinateurs et les systèmes électroniques vient de Chine. Les États-Unis, qui représentent 20% du secteur, importent de Chine 24% des pièces qui forment les composants qu’ils fabriquent eux-mêmes. Je pourrai aussi citer les secteurs de l’automobile, de la pharmacie ou du tourisme. Les voyageurs et touristes chinois pèsent lourd dans le monde, par exemple un point de PIB en Australie.

Coronavirus Grande-Bretagne : risque de transmission généralisée

Coronavirus Grande-Bretagne : risque de transmission généralisée

 

La Grande-Bretagne au moins ne pratique pas la langue de bois en niant les réalités puis que le ministre de la santé a reconnue que le virus récemment introduit en Grande-Bretagne concernait  déjà 50 personnes et que le risque de transmission généralisé  était à craindre. De la même manière, c’est la transparence à l’angle saxonne qui prévaut pour analyser les conséquences économiques. Le gouvernement pense  en effet que 20 % des salariés pourraient au sommet de la crise être contraint de rester chez eux.

 

Des hypothèses qui n’ont jamais été envisagées en France; par exemple, on hésite entre une politique de communication visant à rassurer et une politique de gribouille pour les rassemblements dont certains sont autorisés et d’autres pas. On notera en particulier la protection particulière dans bénéficie le football, véritable opium du peuple auquel on ne peut pas toucher. On peut certes aimer football, le sport en général trop ( le pratiquer c’est bien aussi !) mais être conscient que les les enjeux de santé sont autrement supérieurs à des questions de foot et business. La Grande-Bretagne, elle a choisi la transparence et la pertinence. Elle reconnaît que douze nouveaux cas de la maladie due au coronavirus ont été dénombrés en Grande-Bretagne, ce qui porte le total à 51, a annoncé mardi le ministre de la Santé Matt Hancock.

“A 09h00 du matin, il y avait 51 cas confirmés au Royaume-Uni et il est de plus en plus probable que nous assistions à une transmission généralisée dans ce pays”, a-t-il déclaré au Parlement.

Le gouvernement avait dévoilé un peu plus tôt son “plan de bataille” pour enrayer la propagation du virus. Londres estime qu’un cinquième des salariés pourraient devoir cesser le travail au plus fort de l’épidémie.

Coronavirus : Un risque très élevé de propagation mondiale (OMS)

Coronavirus : Un risque très élevé de propagation mondiale (OMS)

 

La communication de l’organisation mondiale de la santé évolue entre paroles rassurantes et perspectives inquiétantes. Pour rassurer l’OMS s’appuie surtout sur les propos des autorités chinoises considérant  que la situation là-bas est sous contrôle alors qu’on n’en sait strictement rien. Mais pour respecter son objet social, l’OMS évoque maintenant la  possibilité de danger mondial.  Bref, l’organisation mondiale de la santé financée par les grandes puissances et notamment par la Chine souffle  le chaud et le froid. La vérité, c’est que l’organisation mondiale de la santé pas plus que des responsables politiques et même des responsables  sanitaires ne connaissent grand-chose encore du virus. “Nous n’avons pour l’instant pas la preuve que le virus circule désormais librement. Tant que cela ne sera pas le cas, nous aurons encore une possibilité de contenir ce virus”, a-t-il ajouté. Autant dire qu’on ne sait pas trop quoi faire.

 

“Nous ne sous-estimons pas le risque, c’est pourquoi nous avons dit aujourd’hui que le risque mondial était très élevé. Nous sommes passé d’élevé à très élevé”, a souligné Tedros Adhanom Ghebreyesus, tout en se félicitant de la baisse du nombre de nouveaux cas en Chine, qui est son niveau le plus bas depuis plus d’un mois. Ce que l’intéressé ignore totalement mais ça demande ça ne mange pas de pain de plaisir à la Chine est aussi à l’opinion publique.

A ses côtés, le directeur des programmes d’urgence de l’OMS, le Dr Mike Ryan, a souligné que l’OMS était à son plus haut niveau d’alerte. “Pour autant, a-t-il ajouté, il ne s’agit pas de provoquer la panique. Il faut à présent accepter la réalité et comprendre qu’une approche partagé par tous les gouvernements et toute la société est requise.”

Coronavirus -marchés financiers : un risque de baisse de 30 %

Coronavirus -marchés financiers : un risque de baisse de 30 %

Alexandre Baradez, chief market analyst chez IG estime que les actions pourraient perdre 30 % de leur valeur. ( interview dans l’opinion).

 

Que vous inspire la correction des marchés actions lundi ?

Nous avions du mal à comprendre leur résistance alors que les signaux négatifs sur le coronavirus se multipliaient depuis la mi-janvier. Beaucoup de valeurs industrielles et de grands indices ont battu tout récemment des records en dépit des risques liés aux chaînes d’approvisionnement, visibles dès la mise en quarantaine de grandes villes chinoises. Et comme souvent sur les marchés, le retournement est soudain. On se dit que ce n’est pas raisonnable, les investisseurs ont le sentiment que la visibilité s’est brutalement réduite, et tout lâche. Pour l’Europe la cause immédiate est la présence d’un foyer viral en Italie. Nous sommes dans la phase aiguë dans laquelle tous les marqueurs de risque sont allumés : l’once d’or monte, les taux d’intérêt tombent (ceux des obligations d’Etat américaines sont à leur plus bas niveau depuis 2016), et la volatilité s’envole de 40 % en Europe et aux Etats-Unis.

Les marchés sont toujours excessifs…

La baisse de lundi n’est pas chère payée si on va effectivement vers un ralentissement brutal de la croissance mondiale. Mesure-t-on bien les conséquences du coronavirus ? La récession peut-elle frapper des pays asiatiques et faire chuter l’Allemagne et l’Europe ​? Si oui, il s’agirait du « ​black swan ​» de 2020, que chacun redoute lorsque les indices grimpent. En début de phase aiguë, il faut des solutions rapides pour calmer les investisseurs. Le marché n’est pas l’économie, il la paye toujours plus cher ​: les actions du CAC 40 valent 20 fois les résultats des entreprises. Mais pour que cela dure il faut des signes rassurants très rapidement, dans les tout prochains jours. Du côté de l’épidémie, ou du côté des banques centrales et des pouvoirs publics.

« Nous sommes dans la phase aiguë dans laquelle tous les marqueurs de risque sont allumés : l’once d’or monte, les taux d’intérêt tombent et la volatilité s’envole de 40 % en Europe et aux Etats-Unis »

Les banques centrales peuvent-elles, une fois encore, ramener la sérénité ​?

C’est l’inquiétude qu’expriment les investisseurs aujourd’hui. Les banques centrales sont actives depuis dix ans. L’an dernier, ce sont leurs interventions qui ont permis la hausse à deux chiffres des grands indices. Je précise que la Fed américaine a injecté 420 milliards de dollars depuis le mois de septembre, suite à une situation de stress sur le marché interbancaire. C’est à elle qu’on peut largement attribuer les records inscrits par les actions ces dernières semaines. Certes, les entreprises ont souvent publié de très bons résultats pour 2019, mais la Bourse a ouvertement ignoré les incertitudes pour l’avenir, et ce grâce à l’action de la Fed. Aujourd’hui on est obligé de « ​pricer ​» le risque qui fait figure d’éléphant dans la pièce, celui du coronavirus. Or c’est très compliqué à ce stade.

Une nouvelle injection d’argent pourrait ne pas suffire pour rassurer les marchés ​?

Nous sommes sur une ligne de crête, à un point d’inflexion. Soit le marché se fait peur, on l’a déjà vu fin 2018 lorsque les actions ont perdu 20 %. Mais finalement l’épidémie n’explose pas, les banques centrales sont bien là et le prouvent. Les investisseurs acceptent de reprendre du risque, c’est-à-dire d’acheter des actions, car c’est encore le meilleur moyen d’obtenir un minimum de rendement. Dans ce cas, les indices peuvent repartir très rapidement à la hausse. L’autre hypothèse est que l’épidémie a des conséquences très inattendues, au point de casser la croissance mondiale. Les interventions des banques centrales sont inefficaces car plus personne ne veut prendre de risque. C’est la trappe à liquidité ​: les actions peuvent perdre 15 % à 30 % en deux ou trois mois, les marchés sont déconnectés de l’action des banquiers centraux. Nous sommes face ce schéma binaire ​: rebond rapide ou forte chute.

Sait-on aujourd’hui ce qui est cher ou pas ​?

Prenons le cas de l’indice Dax. L’Allemagne est très concernée par la santé de la Chine, avec laquelle elle a échangé 206 milliards d’euros l’an dernier. Et pourtant le DAX de la Bourse de Francfort valorisait en moyenne les valeurs de l’indice, il y a encore quelques jours, 19 fois leurs bénéfices. C’est nettement supérieur à la moyenne historique. Le marché était convaincu que l’épidémie ne durerait pas. Et tout d’un coup on se rend compte que c’était complètement déraisonnable. Ce qui semblait normal est devenu hors de prix. Les investisseurs se souviennent subitement qu’en 2018, lors de la précédente phase de stress, la Bourse allemande ne valait que 11 fois les bénéfices.

Le raisonnement vaut aussi pour Apple, pleinement concerné par ce qui se passe en Chine, et qui est toujours proche de son record boursier. Et de manière générale pour les grandes « ​tech ​» américaines, et toute la classe actions ​: on ne voyait que les banques centrales, omniprésente depuis des années. Un autre phénomène a entretenu la tranquillité de la Bourse ​: très peu de grands groupes ont révisé en baisse leurs prévisions, hormis Apple qui vient de faire un « ​warning ​» sur son chiffre d’affaires. La communication se borne souvent à un « ​on a du mal à chiffrer ​».

Le cycle des profits des entreprises n’est-il pas en train de s’essouffler de toute façon ​?

On ne peut pas le dire à ce stade. Si cette crise est l’affaire d’un trimestre, les profits ne seront pas véritablement menacés. Il y aura très probablement un fort effet de rattrapage sur le reste de l’année. En revanche, si l’on met de côté l’effet coronavirus, les salaires progressent aux Etats-Unis et en Europe, dans un environnement de chômage bas ou en baisse. La question de la hausse des coûts et du partage de la valeur ajoutée se pose dans les entreprises, mais c’est une autre problématique.

Qui vend des actions aujourd’hui ​​​?

Toutes sortes d’investisseurs, si l’on se fie à l’importance des volumes. Il y a toujours les incontournables spéculateurs qui attendent ce genre de phase d’inquiétude pour vendre à découvert. Mais aussi des gestions plus classiques, qui allègent leur position. Sans signaux rassurants, les actions peuvent vite perdre 30 %. En revanche, si le rythme des contaminations ralentit, l’optimisme peut revenir très rapidement.

Virus chinois : risque d’épidémie mondiale

Virus chinois : risque d’épidémie mondiale

 

Quatre personnes sont décédées à Wuhan, ville du centre de la Chine, des suites d’une pneumonie provoquée par un coronavirus d’un type jusque-là inconnu, ont annoncé les autorités sanitaires locales. Près de 300 personnes ont été contaminées par ce virus, décelé à Wuhan dans un premier temps avant de se propager à d’autres régions, y compris au-delà des frontières chinoises, et qui peut se transmettre entre humains selon Pékin. Ces informations font craindre un phénomène comparable à l’épidémie de SRAS de 2003, qui avait fait près de 800 morts, d’autant que plusieurs centaines de millions de Chinois s’apprêtent à voyager à l’occasion du nouvel an lunaire.

Officiellement Pékin déclare que 300 personnes seraient contaminées par le coronavirus de type jusque-là inconnu qui a été décelé dans la ville de Wuhan avant de se propager à d’autres régions, y compris au-delà des frontières chinoises, contraignant les autorités sanitaires à renforcer leur vigilance pour juguler le risque d’épidémie. En fait, rien que dans la ville de Wuhan, il y en aurait 10 fois plus. Et l’épidémie aurait tendance à se développer en Chine et ailleurs. On comprend la sous-estimation des autorités chinoises sans doute pour ne pas affoler sa propre population mais aussi pour ne pas limiter la mobilité aussi si bien des Chinois que des étrangers qui pourrait affecter un peu plus le net tassement économique enregistré. Cette maladie est grave car le virus peut entraîner la mort et se développer par transmission humaine.

Le nombre de cas a triplé par rapport à dimanche.

Un cas de contamination a été confirmé en Corée du Sud, a rapporté lundi l’agence de presse Yonhap. Il s’agit d’une ressortissante chinoise âgée de 35 ans qui est arrivée à Incheon en provenance de Wuhan.

Trois cas avaient jusqu’à présent été signalés hors du territoire chinois: deux en Thaïlande et un au Japon. Un autre aurait été signalé aux Etats-Unis. Les patients ont pour point commun de s’être rendus à Wuhan.

Le nombre de cas pourrait être bien supérieur, à en croire le Centre d’analyse des maladies infectieuses de l’Imperial College de Londres, qui évalue à 1.723 le nombre de patients atteints de symptômes pouvant être ceux du nouveau virus dans la seule ville de Wuhan à la date du 12 janvier.

“Cette épidémie est extrêmement inquiétante”, juge le chercheur britannique Jeremy Farrar, spécialiste des maladies infectieuses et directeur du Wellcome Trust, une fondation caritative promouvant la recherche dans le secteur de la santé. “De nombreuses incertitudes demeurent mais il est désormais clair qu’il existe une transmission entre humains.”

L’épidémie est probablement d’origine animale mais une “transmission limitée d’humain à humain” est possible à la suite d’un contact rapproché, selon un message publié lundi sur la page Twitter de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Des centaines de millions de Chinois s’apprêtent à voyager en Chine et à l’étranger à l’occasion du Nouvel An lunaire.

De nombreux pays d’Asie et les Etats-Unis ont pris des mesures de précaution à l’égard des voyageurs en provenance de Wuhan.

Si certains experts estiment que le nouveau virus ne semble pas aussi fatal que le Sras, qui avait fait près de 800 morts, les informations disponibles demeurent parcellaires.

L’agent infectieux provoque de la fièvre et des difficultés respiratoires, des symptômes communs à d’autres maladies, ce qui complique la surveillance des autorités sanitaires.

 

 

Ces informations font craindre un phénomène comparable à l’épidémie de SRAS de 2003, qui avait fait près de 800 morts, d’autant que plusieurs centaines de millions de Chinois s’apprêtent à voyager à l’occasion du nouvel an lunaire.

Le coronavirus chinois : risque d’épidémie mondiale

Le coronavirus chinois : risque d’épidémie mondiale

 

Officiellement Pékin déclare que 200 personnes seraient contaminées par le coronavirus de type jusque-là inconnu qui a été décelé dans la ville de Wuhan avant de se propager à d’autres régions, y compris au-delà des frontières chinoises, contraignant les autorités sanitaires à renforcer leur vigilance pour juguler le risque d’épidémie. En fait, rien que dans la ville de Wuhan, il y en aurait 10 fois plus. Et l’épidémie aurait tendance à se développer en Chine et ailleurs. On comprend la sous-estimation des autorités chinoises sans doute pour ne pas affoler sa propre population mais aussi pour ne pas limiter la mobilité aussi si bien des Chinois que des étrangers qui pourrait affecter un peu plus le net tassement économique enregistré. Cette maladie est grave car le virus peut entraîner la mort et se développer par transmission humaine.

Lundi, le nombre de cas confirmés par les autorités sanitaires du pays s’élevait à 222, dont une grande majorité à Wuhan, dans le centre du pays, selon la télévision d’Etat. L’épidémie s’est étendue à d’autres grandes villes, notamment Pékin, où cinq patients ont été répertoriés, et Shanghai (un patient), et dans les provinces du Xinjiang et du Guangdong.

Le nombre de cas a triplé par rapport à dimanche.

Un cas de contamination a été confirmé en Corée du Sud, a rapporté lundi l’agence de presse Yonhap. Il s’agit d’une ressortissante chinoise âgée de 35 ans qui est arrivée à Incheon en provenance de Wuhan.

Trois cas avaient jusqu’à présent été signalés hors du territoire chinois: deux en Thaïlande et un au Japon. Les patients ont pour point commun de s’être rendus à Wuhan.

Le nombre de cas pourrait être bien supérieur, à en croire le Centre d’analyse des maladies infectieuses de l’Imperial College de Londres, qui évalue à 1.723 le nombre de patients atteints de symptômes pouvant être ceux du nouveau virus dans la seule ville de Wuhan à la date du 12 janvier.

“Cette épidémie est extrêmement inquiétante”, juge le chercheur britannique Jeremy Farrar, spécialiste des maladies infectieuses et directeur du Wellcome Trust, une fondation caritative promouvant la recherche dans le secteur de la santé. “De nombreuses incertitudes demeurent mais il est désormais clair qu’il existe une transmission entre humains.”

L’épidémie est probablement d’origine animale mais une “transmission limitée d’humain à humain” est possible à la suite d’un contact rapproché, selon un message publié lundi sur la page Twitter de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Des centaines de millions de Chinois s’apprêtent à voyager en Chine et à l’étranger à l’occasion du Nouvel An lunaire.

De nombreux pays d’Asie et les Etats-Unis ont pris des mesures de précaution à l’égard des voyageurs en provenance de Wuhan.

Si certains experts estiment que le nouveau virus ne semble pas aussi fatal que le Sras, qui avait fait près de 800 morts, les informations disponibles demeurent parcellaires.

L’agent infectieux provoque de la fièvre et des difficultés respiratoires, des symptômes communs à d’autres maladies, ce qui complique la surveillance des autorités sanitaires.

La fin du Franc CFA : le risque d’un écroulement de la monnaie

La fin du Franc CFA : le risque  d’un écroulement de la monnaie

 

 

L e  Franc CFA va sans doute devenir l’Eco. La différence pourrait apparaître minime : simplement un changement de nom pour satisfaire les anticolonialistes. Le problème, c’est que les réserves de change ne seraient plus déposées (pour moitié) à la Banque de France mais dans la nouvelle banque africaine. L’Eco serait toujours amarré à l’euro avec une parité fixe ( au départ!)  . Première observation il n’y a pas vraiment d’indépendance économique et financière avec une parité fixe. Seconde observation de taille celle-là : quelle sera la parité à terme. En effet, le risque est grand que l’ancien Franc CFA appelé désormais éco  soit dévalué rapidement d’au moins 50 % si ce n’est davantage eu égard aux fondamentaux économiques de la région africaine concernée. Un drame évidemment pour les consommateurs dont le pouvoir d’achat serait brutalement affecté. À l’inverse, certains considèrent qu’une monnaie nettement plus faible favoriserait la compétitivité des économies locales. Le problème c’est que les balances commerciales sont très déséquilibrées en partie en raison de la valeur franc CFA mais aussi du manque de production exportée et de la faiblesse de leur valeur ajoutée. Le choc économique et surtout social pourrait être très dur pour les ménages africains déjà affrontés à de dures difficultés sociales. Cette modification est demandée par certains économistes africains. Mais il en est de certains  économistes africains comme de certains économistes français, des sortes de médecins de Molière qui ignorent  un peu tout des réalités sociales les plus défavorisées ( eux connaissent le prix du sac de riz!)et proposent  des saignées en guise de remède pour mieux tuer les malades. Cette affaire de changement de monnaie est à gérer avec la plus grande prudence dans la mesure où on peut faire la comparaison entre le pouvoir d’achat de la zone du CFA et celui des monnaies africaines autonomes. En outre, le changement de monnaie avec inévitablement sa dévaluation va créer un énorme phénomène d’inflation qui va déstabiliser non seulement les ménages mais aussi les entreprises et les investisseurs. L’inflation en zone CFA est de 1% , à comparer à d’autres zones comme le Nigéria entre 10 et  20% . Sans parler du manque de convergences des autres fondamentaux économiques et financiers.  Il y avait sans doute besoin de revoir et d’autonomiser le français CFA. Mais il convient de le faire très progressivement et avec la plus grande prudence. En effet, on sait que certains  partisans de cette réforme espèrent  en réalité obtenir les postes de gouvernance monétaire particulièrement bien rémunérés sans parler aussi des risques de mauvaise gestion voire de détournement de fonds. La culture de corruption n’affecte malheureusement pas seulement certains dirigeants africains mais aussi nombre de responsables des superstructures économiques et financières. Et c’est cette culture de corruption qui constitue sans doute le cancer économique et social d’une grande partie du continent.

 

Élisabeth Borne, encore un ministre de l’environnement qui risque de sauter

Élisabeth Borne, encore un ministre de l’environnement qui risque de sauter

 

 

Jusque-là la technocrate Élisabeth borne avait  effectué un parcours presque sans faute,  se limitant à la gestion technique des dossiers et évitant ainsi de s’impliquer dans les questions politiques particulièrement dangereuses. On notera d’ailleurs que sur le thème de l’environnement, elle s’est montrée particulièrement discrète pour ne pas dire complètement absente se contentant de banalités et de propos de bistrot. Les ennuis sont venus quand Macon et le Premier ministre ont incité les différents ministres à s’investir davantage dans les orientations politiques gouvernementales. Le problème, c’est que Élisabeth borne est une technocrate, ingénieur des ponts, qui n’a aucune expérience politique et encore moins expérience sociale. En plus un peu psychorigide. Avec beaucoup de maladresse , elle a commencé à adresser des mises en garde , des condamnations  aux responsables sociaux sur un sujet qu’elle ne connaît absolument pas. Les contradictions de l’intéressée ont éclaté quand  on s’est aperçu que la principale responsable ministérielle du conflit des transports envoyait  ses tweets moralisateurs depuis sa résidence de vacances à Marrakech. Une faute qu’elle paiera sans doute leur d’un prochain remaniement ministériel. Et encore un ministre de l’environnement qui n’aura pas résisté longtemps.

Le Parisien a en effet révélé qu’ Élisabeth borne qui multiplie les mises en garde par rapport à la situation sociale était en  fait en vacances à Marrakech. Une erreur de communication disent ceux  qui veulent l’excuser. sans doute plutôt une grave erreur politique car cela témoigne à l’évidence que certains membres du gouvernement entretiennent des relations assez ésotériques avec les réalités sociales et économiques.. En effet, Élisabeth Borne n’est pas la seule à avoir déserté son bureau ministériel. Comme si on voulait afficher officiellement la stratégie du gouvernement qui a choisi le pourrissement pour  gérer le conflit en cours. Une stratégie à risque car sur les actions  en cours pourraient se greffer d’autres motifs de mécontentement et d’autres actions de protestation. On notera également le grand silence d’Édouard Philippe pendant la trêve des fêtes, la gestion gouvernementale était en grève. Une curieuse conception de la gestion de l’intérêt général. Finement pourtant Matignon avait souhaité que les ministres les plus concernés par la crise actuelle ne s’éloignent pas.

Avant Noël, Matignon avait donné pour consigne aux ministres de rester « joignables » et de « pourvoir se rendre disponible rapidement selon leur portefeuille » : « De fait, les ministres les plus concernés par les retraites et la grève sont sur le pont pour des questions évidentes de suivi et de gestion », expliquait-on du côté du Premier ministre. Le cabinet d’Élisabeth Borne assure que la ministre respecte « ce cadre », « le reste relève de la vie privée ». Élisabeth Borne a ainsi « décalé son départ et raccourci son séjour pour être à Paris ce week-end et suivre le week-end de grands départs et les intempéries », précise son cabinet à BFMTV. « Elle était dimanche d’ailleurs en salle de crise chez Enedis ».

« Il n’y a pas de règle kilométrique ou d’interdiction de sortie du territoire pour les ministres », poursuit le cabinet d’Élisabeth Borne, qui insiste sur le fait que la ministre est « totalement joignable et mobilisable » et « peut être de retour à Paris en quelques heures ». Alors que les Français peinent à rejoindre leurs familles pour les fêtes de fin d’année, faute de trains disponibles, les vacances de la ministre au Maroc passent mal. « C’est un peu choquant », a notamment réagi Claude Goasguen, député Les Républicains de la 14e circonscription de Paris le 25 décembre sur France Info.  »J’avais cru comprendre qu’il (Emmanuel Macron, NDLR) avait demandé à ses ministres de rester tout près, c’est vrai que Marrakech n’est pas si loin en avion mais franchement c’est un peu choquant de voir un ministre important du gouvernement qui va prendre des petites vacances dorées à Marrakech » a ajouté Claude Goasguen sur France Info.

Le secrétaire fédéral du syndicat Sud Rail, Eric Meyer, a de son côté dénoncé sur France Info une « stratégie du pourrissement » des négociations. »Si aujourd’hui on était face à un gouvernement qui voulait sortir du conflit, tous les jours on serait en négociations, on serait face au secrétaire d’État des transports, face à la ministre de l’Écologie, mais on voit bien qu’aujourd’hui, consigne a été donnée de couper court à toute discussion, de renvoyer ça mi-janvier », a ainsi déclaré le secrétaire de Sud Rail.

 

PSA et Fiat Chrysler : le risque de la délocalisation ?

PSA et Fiat Chrysler : le risque de la délocalisation  ?

 

Le rapprochement de PSA avec un autre grand de l’automobile était sans doute nécessaire. PSA avait besoin d’un effet de taille à l’international . FCA avait besoin de se rapprocher avec un constructeur qui maîtrise un peu mieux les perspectives de développement du véhicule électrique et la régulation des émissions polluantes. L’alliance entre PSA et Fiat Chrysler en fait sur le papier un des premiers constructeurs automobiles. Le problème est de savoir si cette alliance est équilibrée. Ce n’est pas certain car dans la nouvelle structure de commandement , les deux parties détiendront le même nombre d’administrateurs. L’arbitrage repose uniquement  sur la personnalité de Carlos Tavares . Or  des accidents peuvent intervenir à de grands chefs d’entreprise et leur emplacement peut alors être l’occasion de changer les rapports de force des conseils d’administration. Ce qui paraît curieux, c’est que FCA était valorisé 18 milliards d’euros, contre 22 milliards pour PSA. De la même manière la marge rationnelle est au profit de SA. Avec une marge de 7,6% – de 8,5% si on enlève Opel -, PSA est très loin devant FCA en matière de rentabilité opérationnelle (6%). En outre, il va falloir restructurer l’appareil industriel de FCA où des usines sont largement sous-utilisées, et investir des milliards pour relancer les marques, notamment italiennes

 

Le noyau dur qui contrôle PSA (famille Peugeot, BPI France et DongFeng) ne sera donc pas reconduit au capital de la nouvelle entité, et la part des autres actionnaires restants sera diluée. Pour la famille Peugeot, il y a un risque de prise de contrôle de fait du nouveau groupe par la famille Elkann. La semaine dernière, et de concert avec Bpifrance, elle a demandé des précisions sur les modalités de gouvernance du nouveau groupe, dans le cas d’une succession de Carlos Tavares. « La famille Peugeot et BPI, notamment, craignent que PSA ne perde son déséquilibre favorable si quelque chose arrive à Carlos Tavares », a indiqué à l’agence Reuters une source bien informée.

 

L’ambiguïté contractuelle réside sur la ventilation du conseil d’administration. Composé de 11 membres, la famille Elkann en nommera 5, tandis que les actionnaires de PSA en nommeront 5. Le onzième membre est Carlos Tavares. Sauf que pour l’heure, rien ne stipule si ce siège est attribué au camp français ou au camp italien en cas de disparition de celui-ci.

 

En effet le risque c’est que la France puisse perdre le contrôle de son ancien groupe PSA et surtout qu’on assiste à des délocalisations dans la mesure où nombre d’entreprises du groupe FCA sans notoirement sous-utilisées.  John Elkann accomplit donc un coup de maître puisqu’il se retrouve à la tête du 4ème constructeur automobile mondial sans coup férir à l’image de l’acquisition pour trois bouchées de pain du groupe Chrysler en 2008 alors que celui-ci était au bord de la faillite. Le sens des affaires de John Elkann combiné la rigueur opérationnelle de Carlos Tavares promet un avenir radieux au nouveau groupe qui n’est pas certain de maintenir son niveau actuel de production en France.

Endettement mondial : 240% du PIB ! le risque de crise se rapproche

Endettement mondial : 240% du PIB ! le risque de crise se rapproche  

La question est de savoir si la progression de la dette mondiale comporte ou non des risques d’éclatement. À défaut, si l’économie mondiale n’est pas condamnée pour longtemps à la croissance molle.  Selon plusieurs experts , la situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt très bas, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été. Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. .Pour atténuer au maximum les effets de la crise financière de 2008, les Banques centrales des plus grandes puissances du monde (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon), ont fait chuter leur taux directeurs, pour relancer la machine du crédit et soutenir la croissance mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les taux sont très faibles. Le moteur de cette hausse, quasi continue depuis 1950, est le secteur privé dont la dette a triplé depuis cette date. Il représentait en 2017 près des deux tiers de l’endettement mondial, le reste étant de la dette publique. Cette dernière, qui affichait une baisse constante jusqu’au milieu des années 1970, repart de plus belle depuis, tirée vers le haut par les économies avancées et, plus récemment, par les pays émergents et ceux en développement, constate le FMI. «Que la dette privée augmente fortement ne constitue pas un danger en soi car cette dette apporte un soutien à l’économie et elle est adossée à des collatéraux, ce qui la rend gérable ».Tout dépendra cependant du niveau de croissance qui permet de se désendetter ou au contraire d’accroitre l’endettement.    Or avec le ralentissement de 2020, voire au-delà, les risques d’éclatement de la bulle financière  augmentent.

L’ensemble de la dette mondiale devrait dépasser les 230.000 milliards d’euros cette année. Ce sont les estimations de l’Institute of International Finance (IFF), publiées ce vendredi 15 novembre et reprises par Reuters. Sur les six premiers mois de l’année, la dette mondiale a ainsi augmenté de 6,8 milliards d’euros. Une tendance à la hausse qui n’a montré aucun signe de ralentissement ces derniers mois. Désormais, chacun des 7,7 milliards d’êtres humains vivant sur la planète est endetté à hauteur de 29.400 euros.

Cette hausse impressionnante est principalement due aux États-Unis et à la Chine, responsables à eux seuls d’environ 60% de l’augmentation de la dette. Washington devrait ainsi voir sa dette dépasser les 70.000 milliards de dollars (environ 63.000 milliards d’euros) cette année, selon l’IFF. Une autre étude, réalisée par Bank of America Merrill Lynch, estime de son côté que depuis 2008, et la faillite de Lehman Brothers, l’ensemble des États ont emprunté 27.000 milliards d’euros.

Une situation qui vaut également pour les autres acteurs de l’économie mondiale. Depuis la chute de la banque d’affaires, les entreprises ont ainsi emprunté plus de 22.000 milliards d’euros, les ménages plus de 8 milliards et les banques 1,8 milliard. Des montants records qui représentent un véritable risque pour l’économie. Selon l’IFF, la dette mondiale croît ainsi plus vite que l’économie globale. La Libre.be rappelle également que dans les pays industrialisés ce sont les gouvernements qui sont les principaux responsables de l’augmentation de la dette alors qu’il s’agit plutôt des entreprises dans le tiers-monde.

 

La banque de France annonce des tests de résistance au risque climatique

La banque de France  annonce des tests de résistance au risque climatique

 

Les banques sont forcément exposées au risque climatique puisque ce sont elles qui le plus souvent avancent les fonds nécessaires pour les investissements d’énergies y compris polluantes. Le retour financier est assuré par les profits réalisés sur la matière première. Le problème, c’est que la rentabilité de cette première matière première pourrait bien chuter brutalement soit du fait de sa rareté, soit du fait de son coût ou les deux combinés. Dans une étude intitulée « la colossale empreinte carbone des banques françaises« , publiée ce jeudi 28 novembre, les ONG Oxfam France et Les Amis de la Terre évaluent l’empreinte carbone de ces groupes (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, BPCE) en y ajoutant les émissions de gaz à effet de serre issues de leurs activités de financement et d’investissement des énergies fossiles pour aboutir à un total de plus de 2 milliards de tonnes de CO2 en 2018.

« L’empreinte carbone des banques françaises représente au total 4,5 fois les émissions de gaz à effet de serre de la France entière. À elles seules, BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale émettent chacune plus que le territoire français, compromettant l’objectif de contenir le réchauffement global sous la barre de 1,5 °C », affirment les deux ONG.

L’intention de la Banque de France est  de soumettre les organismes de financement de l’énergie à des tests de résistance climatique. Les banques et les compagnies d’assurances françaises vont être soumises l’an prochain à des tests de résistance au risque climatique, a annoncé vendredi le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.

Les investisseurs exercent une pression croissante sur les grandes entreprises afin qu’elles réduisent leur exposition aux secteurs les plus nocifs, dans le cadre des engagements pris en 2015 lors de l’accord de Paris sur la lutte contre le réchauffement climatique.

En France, les banques et les assureurs sont également sous la pression des organes de tutelles à ce sujet, la loi française obligeant depuis 2016 toutes les institutions financières à publier leurs risques climatiques.

« Nous allons procéder l’année prochaine à des tests de résistance au risque climatique pour les banques et les assurances françaises », a déclaré François Villeroy de Galhau, lors d’une conférence sur la finance verte, à Paris.

« Ce seront des étapes très importantes pour évaluer le type de risques climatiques qui apparaissent déjà dans les bilans des banques et des assureurs », a-t-il ajouté.

Dans un entretien accordé à La Croix, il invite par ailleurs les banques et les compagnies d’assurances à réduire leur exposition au secteur du charbon.

« Il est indispensable que le risque lié au financement de centrales à charbon diminue vite dans le bilan des banques françaises », a déclaré François Villeroy de Galhau au quotidien.

La Société générale et Axa ont annoncé cette semaine qu’ils entendaient sortir complètement de l’industrie du charbon d’ici 2030 dans les pays de l’OCDE et 2040 dans le reste du monde.

BNP Paribas avait annoncé une décision similaire la semaine précédente, en décidant l’arrêt complet de ses financements du charbon en 2030 dans les pays de l’Union Européenne, et en 2040 pour le reste du monde.

Nouvelles technologies: Le risque de dérives anti démocratiques

 

Nouvelles technologies: Le risque de dérives anti démocratiques

Les Chinois ont déjà développé un système d’information qui permet de contrôler la population, ce qu’elle fait et ce qu’elle pense. Une note sociétale est attribuée à chaque chinois par le pouvoir central.   Grâce aux nouveaux outils technologiques, la Chine développe des systèmes encore plus sophistiqués pour suivre encore de plus près le comportement de chacun et l’influencer. En partant d’un banal outil de scoring financier, les Chinois ont bâtis un puissant système pour noter tous les habitants du pays. Le contrôle social sera un enjeu majeur des prochaines décennies. Et pas seulement en Chine. On sait que la technologie type G5 notamment ou encore les consoles permettront de recueillir une masse d’informations personnelles sur les activités de chacun, les goûts, les affinités, les engagements et les personnalités. Il s’agira en retour de nourrir, grâce à la puissance des nouveaux outils, les facteurs qui influencent la personnalité.

En clair, s’agira de peser sur les comportements et la pensée des citoyens désormais plus ou moins télécommandés  sans même qu’ils en soient très confiants. Déjà avec les études marketing actuelles et les outils d’information commerciale, il est possible d’orienter de manière assez significative le choix des ménages. Les produits qu’ils achètent ne se retrouvent pas par hasard chez les consommateurs. On peut le vérifier à travers l’évolution des modes de consommation largement influencés par la publicité, les lobbys et les influenceurs à leur service. Mais demain il ne s’agira pas simplement d’une intervention de la technologie dans le domaine marchand mais comme en Chine d’intervenir sur les comportements et le contenu même de la pensée. Avec de tels outils, la démocratie pourrait être gravement mise en danger, si les nouvelles technologies  ne sont pas contrôlées de nouvelles formes de dictatures pourraient apparaître. Justement ce que recherche la Chine pour pérenniser son système de domination et d’aliénation par le parti communiste. Mais un risque qui pourrait affecter d’autres pays comme les États-Unis ou même l’Europe. Et ce ne sont pas les opinions révélés par les sondages qui s’y opposeront comme le déclarait déjà Bourdieu en 1972 :

« On sait que tout exercice de la force s’accompagne d’un discours visant à légitimer la force de celui qui l’exerce ; on peut même dire que le propre de tout rapport de force, c’est de n’avoir toute sa force que dans la mesure où il se dissimule comme tel. Bref, pour parler simplement, l’homme politique est celui qui dit : « Dieu est avec nous ». L’équivalent de « Dieu est avec nous », c’est aujourd’hui « l’opinion publique est avec nous ». Tel est l’effet fondamental de l’enquête d’opinion : constituer l’idée qu’il existe une opinion publique unanime, donc légitimer une politique et renforcer les rapports de force qui la fondent ou la rendent possible. »

Le vrai risque d’une crise financière ( Xerfi)

 

Le vrai risque d’une crise financière ( Xerfi)

« La récession est là. Et chacun va de son pronostic sur la conflagration financière qui ne manquera pas de l’aggraver. Comme toutes celles qui tous les 10 ans sont venues ébranler la planète finance et la trajectoire du cycle d’affaire (1987, 1997, 2000, 2007). Il y a encore quelques années, les oiseaux de mauvais augure, les Roubini, les Aglietta étaient ostracisés.

Aujourd’hui, les prophètes de la prochaine crise se bousculent au portillon. Avec une course à l’échalote à qui annoncera la plus forte, la plus meurtrière. Et, des arguments massues en apparence : nous vivons aujourd’hui les conséquences de la folle thérapie du QE, avec des banques centrales apprenti sorcier, qui ont surchargé la sphère financière en liquidité. Résultat : Un monde incongru à taux négatifs est né, condamné à péricliter où ne s’opère plus aucune sélection de l’investissement ; ni aucune récompense de l’épargnant…. Et surtout, un monstre hideux a prospéré sur l’argent gratuit : la possibilité pour les États de s’endetter sans limite. La finance a perdu le contrôle. Tous ceux que rassuraient la grande tutelle rationnelle de la finance sur les choix d’investissement, les choix sociaux, et la mise sous surveillance des États, voient leur monde s’écrouler. La rationalité financière n’est plus aux commandes … Et ça va péter.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’argumentation est bien courte. Le monde développé 1/ a déjà lésé sur de longues périodes les épargnants, sans que cela ne soit préjudiciable à la croissance, à l’emploi ou à l’investissement. 2/ Tous les enchainements pronostiqués par les cassandres ont viré jusqu’ici au fiasco : où est la fameuse inflation sur laquelle devait se fracasser le QE, la brutale remontée des taux qui devait précipiter la perte des États endettés ? Au contraire, la récession devrait encore approfondir  toutes les tendances déflationnistes et de décrue des taux. 3/ Reste l’effet délétère de l’argent gratuit sur les choix d’investissement… mais il s’agit là d’un effet diffus, sur longue période, qui n’implique nullement un séisme imminent.

Paradoxalement, les économistes qui historiquement  avaient mis en alerte sur l’instabilité systémique de la finance et anticipé les accidents passés, à l’instar de Robert Shiller, modèrent aujourd’hui la peur d’un Big One. Pour Robert Shiller, le cycle de hausse des prix d’actifs, mobilier ou immobilier, n’a pas la même ampleur que celui observé avant 2000 ou 2007. Cette crise, nous fera chuter de moins haut. Et on n’observe pas non plus de bulle de crédit équivalente aux précédents cycles. Il y aura une récession, une correction des prix d’actifs, certes, mais rien de comparable à 2007-2008.

Interrogeons-nous alors sur l’anatomie de la prochaine crise, les enchainements qui la sous-tendraient, plutôt que de lancer des cris d’Orfraies, face au dérèglement de nos repères. Ni hausse des taux, ni inflation en vue… l’étincelle ne viendra pas de là. Si elle ne vient pas de là, d’où peut-elle venir ? De l’effondrement du prix des actifs emportés par la récession mondiale ? En partie peut-être. Mais à l’instar de Shiller, la chute restera contenue, surtout dans le contexte d’affaissement des taux que produira la récession. Et une chute des prix d’actifs n’a pas forcément des effets systémiques. Ce sont massivement les ménages qui in fine subissent les pertes, bien plus que les gestionnaires de fonds… Cela produit des effets de richesse négatifs, qui aggravent une récession, mais cela reste de deuxième ordre. Le capital investissement, risque aussi de boire la tasse… mais il en est coutumier, sans conséquence systémique sur le reste du système financier.

Le vrai talon d’Achille est ailleurs. Ce qui a sauvé la finance jusqu’ici de l’évaporation des revenus d’intérêt, c’est la coexistence de plus-values (sur les actions cotées, notamment techno, sur le non côté, et sur l’immobilier). C’est ce qui a fait prospérer les grands fonds de gestion ces dernières années. Ces grands fonds, très concentrés au sommet, se détiennent mutuellement. Derrière Black Rock, il y a Vanguard, et une myriade d’autres fonds … Derrière Vanguard, il y a Black Rock et la même myriade de fonds. Et puis, il y a les banques, très souvent en principal actionnaire : comme la banque américaine PNC, qui détient 22% de Black rock, ou le crédit agricole qui détient 70% d’Amundi, premier fond européen. Et cette source de revenus a joué un rôle décisif dans le maintien à flot du système bancaire. Avec la récession qui se dessine et le nouvel affaissement des taux, les banques entrent dans une nouvelle zone de compression de leur marge d’intérêt. Le refinancement à taux zéro après des banques centrales ne suffit plus à sauver leurs marges. Et la dépréciation des actifs va mettre à mal la « fair value » des grands fonds, avec les normes IFRS. Ce n’est donc plus là-dessus que vont se récupérer les banques. Dans une sphère ou chacun détient chacun, où le risque systémique est donc maximal…là oui ça peut craquer ».

 

Xerfi

PSA et Fiat-Chrysler : le risque de fermeture d’usines

PSA et Fiat-Chrysler : le risque de fermeture d’usines

 

 

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Beaucoup se félicitent  du regroupement entre PSA et Fiat Chrysler. Théoriquement un groupe qui pourrait rivaliser avec plus les plus grands constructeurs automobile. Il s’agit d’une question de taille critique pour mieux couvrir les marchés internationaux mais aussi pour adapter les conditions de production aux nouvelles contraintes environnementales et technologiques. Une des questions qui se pose en France comme en Italie d’ailleurs est de savoir si ce regroupement ne va pas favoriser des délocalisations. À l’inverse de Renault, PSA avait fait le pari d’une grande partie de sa production en France, de même que Fiat en Italie. On peut en effet s’interroger notamment en raison du fait que le siège  de la nouvelle société sera situé aux Pays-Bas. Un pays à la fiscalité très tolérante de ne pas dire davantage et qui a sans doute pour objet de tenter d’échapper aux pressions gouvernementales tant françaises qu’italiennes dans la perspective d’éventuels délocalisations de la production Au micro d’Europe 1, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances Agnès Pannier-Runacher a affirmé que l’État allait être vigilant sur l’impact de la fusion sur l’emploi. 

C’est un des points sensibles du mariage annoncé entre PSA et le groupe italo-américain Fiat-Chrysler. Quelles vont être les conséquences sociales de l’union qui doit accoucher du quatrième acteur mondial du secteur automobile, notamment sur l’emploi et la sous-traitance en France ? « Nous ne voulons pas de fermetures d’usines », a rappelé au micro d’Europe 1 la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher.

Invitée de la matinale jeudi, elle s’est inscrite dans la ligne de « vigilance » déjà annoncée mercredi par le ministère. « Dans ces négociations, nous allons jouer notre rôle d’actionnaire », a-t-elle affirmé, alors que l’État détient environ 12% de PSA. « Ce qui est important, c’est l’empreinte industrielle en France, l’impact sur la chaîne des sous-traitants, et la gouvernance. Il faut que ces négociations soient menées à bien, mais on voit que les constructeurs français ont sorti leur épingle du jeu, à un moment de transformation majeure du marché ». Avant de rappeler que « pour mener ces combats et faire de gros investissements, il faut être gros ». La ministre de l’économie a souligné que les entreprises concernées avaient déclaré que cette fusion s’opérerait sans fermeture d’usine. On sait cependant ce que vaut  ce genre de promesse, c’est-à-dire pas grand-chose. Voir l’exemple de General Electric qui avait promit la création de 1000 emplois lors du rachat d’Alstom entre parenthèses avec le soutien de Macon) et qui en définitive a  supprimé près de 700 emplois. Juridiquement, ce type de promesse ne repose sur rien et économiquement les moyens proposés demeurent très faibles même lorsque l’État participe au capital. En outre, avec cette fusion la participation de l’État peut se trouver diluée dans le nouveau groupe automobile.

Croissance Allemagne : risque de stagnation prolongée

Croissance Allemagne : risque de stagnation prolongée

 

La situation est tellement dégradée en Allemagne que les autorités se félicitent que les indicateurs des affaires soient demeurés stables en octobre augurant d’une toute petite croissance au quatrième trimestre. Mais pour l’année en cours l’activité pourrait frôler la stagnation. En cause évidemment, la structure de l’économie allemande dont la croissance est surtout portée par les exportations. Comme il semble que l’activité mondiale s’installe de manière durable dans la croissance molle, la question se pose de savoir si  l’Allemagne ne devra pas s’accommoder d’une stagnation prolongée pour les années à venir. Pour l’année 2019 l’Allemagne pourrait entrer techniquement en récession après un recul de l’activité sur deux trimestres consécutifs. Il n’y a pas lieu cependant de se réjouir de la situation allemande dans la mesure où l’Allemagne est le principal partenaire commercial de la France et que le poids de l’économie d’outre-Rhin sur la totalité de la zone euro qui, elle, aussi pourrait s’inscrire de manière durable dans une croissance très molle.

 

Pour l’ensemble de la période 1970-2018, en Allemagne on enregistre une moyenne annuelle de 28,35 % de part des exportations dans le PIB.  Le changement enregistré entre la première et la dernière année est de 210 %. C’est en 2017 qu’on enregistre la valeur la plus élevée (47,05) et c’est en 1972 qu’on enregistre la valeur la plus basse (14,59). Sur la tendance de logue période, sans changement de l’environnement international, les exports aurait atteint de l’ordre de 50 % du PIB.  Pour la France par les exports ne représentent que 16 à 17% du PIB. mais la consommation 55%.

Le climat des affaires en Allemagne est resté stable en octobre et la première économie

 

d’Europe pourrait enregistrer une croissance modérée au quatrième trimestre, a déclaré vendredi l’institut d’études économiques Ifo.

Son indice du climat des affaires est inchangé en octobre à 94,6 alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre en baisse à 94,5, leurs estimations s’échelonnant entre 93,6 et 95,3.

“L’économie allemande est en train de se stabiliser”, a déclaré le président de l’Ifo, Clemens Fuest, cité dans un communiqué. Le produit intérieur brut (PIB) allemand a reculé au deuxième trimestre et de nombreux observateurs s’attendent à une nouvelle baisse au troisième, ce qui ferait entrer la première économie européenne en récession technique, définie par deux trimestre consécutifs de contraction.

Mais Klaus Wohlrabe, économiste de l’Ifo, a déclaré à Reuters que “pour le quatrième trimestre, nous prévoyons une légère expansion”.

La dégradation de l’activité dans le secteur industriel, le plus exposé aux tensions commerciales mondiales, s’est pour l’instant interrompue, a-t-il expliqué tout en notant que “l’incertitude liée au Brexit reste élevée”.

L’indice Ifo mesurant le jugement des chefs d’entreprise interrogés sur la situation actuelle est revenu à 97,8 après 98,6 en septembre mais celui des anticipations est remonté à 91,5 après 90,9.“Le soulagement, malheureusement, n’est pas la même chose qu’un rebond”, commente Carsten Brzeski, économiste d’ING, à propos de ces chiffres.

“Le risque d’un flirt prolongé avec la stagnation reste élevé et avec lui celui d’une japonification de l’économie allemande.”Il fait référence aux propos du vice-président de la Banque centrale européenne Luis de Guindos, qui a jugé récemment que la BCE devait combattre le risque d’une situation comparable à celle que connaît le Japon depuis plus de 20 ans conjuguant une croissance faible ou nulle et des anticipations de stagnation voire de baisse des prix.

Cette situation nourrit les appels adressés au gouvernement allemand en faveur d’un soutien budgétaire à l’économie, en complément des mesures d’assouplissement de la politique monétaire adoptées par la BCE.

Mais la chancelière Angela Merkel et l’alliance conservatrice CDU-CSU réaffirment régulièrement leur volonté de s’en tenir à la politique du “Schwarze Null”, c’est-à-dire de l’équilibre budgétaire.

 

Le risque d’un contrôle social généralisé par les nouvelles technologies

 

Le risque d’un contrôle social généralisé par les nouvelles technologies  

Les Chinois ont déjà développé un système d’information qui permet de contrôler la population, ce qu’elle fait et ce qu’elle pense. Chaque chinois  est suivi et noté ! Grâce aux nouveaux outils technologiques, la Chine développe des systèmes très  sophistiqués pour suivre encore de plus près le comportement de chacun et l’influencer. En partant d’un banal outil de scoring financier, les chinois disposent d’un puissant système pour noter tous les habitants du pays. Le contrôle social sera un enjeu majeur des prochaines décennies. Et pas seulement en Chine. On sait que la technologie type G5 notamment ou encore les consoles permettront de recueillir une masse d’informations personnelles sur les activités de chacun, les goûts, les affinités, les engagements et les personnalités. Il s’agira en retour de nourrir, grâce à la puissance des nouveaux outils, les facteurs qui influencent la personnalité.

En clair, s’agira de peser sur les comportements et la pensée des citoyens désormais plus ou moins télécommandés sans même qu’ils en soient très conscients. Déjà avec les études marketing actuelles et les outils d’information commerciale, il est possible d’orienter de manière assez significative le choix des ménages. Les produits qu’ils achètent ne se retrouvent pas par hasard chez les consommateurs. On peut le vérifier à travers la modification  des modes de consommation largement influencés par la publicité, les lobbys et les influenceurs  à leur service. Mais demain, il ne s’agira pas simplement d’une intervention de la technologie dans le domaine marchand mais comme en Chine d’intervenir sur les comportements et le contenu même de la pensée. Avec de tels outils, la démocratie pourrait être gravement mise en danger. Si  les nouvelles technologies  ne sont pas régulées, de nouvelles formes de dictatures pourraient apparaître. Justement ce que recherche la Chine pour pérenniser son système de domination et d’aliénation par le parti communiste. Mais un risque qui pourrait affecter d’autres pays comme les États-Unis ou même l’Europe. . Et ce ne sont pas les opinions révélés par les sondages qui s’y opposeront comme le déclarait déjà Bourdieu en 1972 :

« On sait que tout exercice de la force s’accompagne d’un discours visant à légitimer la force de celui qui l’exerce ; on peut même dire que le propre de tout rapport de force, c’est de n’avoir toute sa force que dans la mesure où il se dissimule comme tel. Bref, pour parler simplement, l’homme politique est celui qui dit : « Dieu est avec nous ». L’équivalent de « Dieu est avec nous », c’est aujourd’hui « l’opinion publique est avec nous ». Tel est l’effet fondamental de l’enquête d’opinion : constituer l’idée qu’il existe une opinion publique unanime, donc légitimer une politique et renforcer les rapports de force qui la fondent ou la rendent possible. »

 

Risque de krach économique ?

Risque de krach économique ?

 

C’est l’interrogation qui monte chez certains experts dont Nicolas Baverez dans l’Opinion :

« .Les krachs ont en commun de naître de l’augmentation incontrôlée et de la gratuité des moyens de paiement qui favorisent le gonflement de bulles spéculatives. Ils éclatent quand les profits gonflés par l’euphorie diminuent et ne permettent plus de rembourser les dettes accumulées. L’économie mondiale se trouve précisément à ce point de bascule. »

 

Pour preuve, de l’affirmation de Nicolas Baverez, l’effondrement de la croissance du commerce international. Comme les croissances internes, le commerce international enregistre un coup de mou. Il y a forcément interaction entre ces croissances internes et les échanges internationaux. Ceci étant  pendant longtemps les échanges internationaux ont connu une progression supérieure aux croissances internes ; ils ont maintenant tendance à s’aligner sur l’activité générale qui souffre d’un manque de dynamisme de la demande. Une demande handicapée par une fin de cycle économique, par des menaces sur les droits de douane non seulement entre la Chine et les et les États-Unis mais aussi entre l’Europe et l’Amérique sans parler des tensions diplomatiques et autres conflits par exemple avec l’Iran. De ce fait, les échanges internationaux en 2019 ont tendance à s’écrouler avec une progression tout juste supérieur à 1 %. En effet, Le commerce mondial ne devrait augmenter que de 1,2% cette année et de 2,7% l’an prochain selon l’OMC, qui tablait en avril sur une progression de 2,6% en 2019 et 3,0% en 2012.

«Les conflits commerciaux constituent le plus important risque à la baisse pour les prévisions mais des chocs macroéconomiques et la volatilité financière sont aussi des déclencheurs potentiels d’une aggravation du ralentissement», précise dans un communiqué l’organisation basée à Genève.

La sortie annoncée du Royaume-Uni de l’Union européenne pèse aussi sur l’économie mondiale, ajoute-t-elle, en précisant que l’impact d’un éventuel Brexit sans accord serait limité pour l’essentiel à l’Europe. Concernant le Brexit,  de nombreux chefs d’entreprise et investisseurs ont déjà exprimé des craintes sur la perspective d’un désaccord  à la fin du mois d’octobre. La situation politique outre-manche a plongé beaucoup d’entreprises dans le flou le plus total. De son côté, le président américain Donald Trump, dans un récent discours aux Nations-Unies, a dit espérer la conclusion d’un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine profitable aux deux pays tout en appelant de ses vœux une réforme drastique de l’Organisation mondiale du commerce face au comportement « agressif » de Pékin. Il a notamment fustigé les pratiques commerciales « inéquitables » de la Chine.

Depuis 2017, le rythme des échanges internationaux de marchandises a sérieusement marqué le pas passant de 4,6% en 2017 à 3% en 2018 et 1,2% en 2019. Il pourrait  accélérer en 2020 (2,7%). Dans le détail, le coup de frein des exportations est particulièrement marqué en Amérique du Nord (-2,8 points entre 2018 et 2019, passant de 4,3% à 1,5%).

En Asie, le ralentissement est aussi très visible sur la même période avec deux points en moins (3,8% en 2018 contre 1,8% en 2019). Du côté de l’Europe, les chiffres sont moins décevants puisque les ventes de biens devraient passer de 1,6% à 0,6%. L’Amérique du sud et l’Amérique centrale sont les deux seules régions à connaître une progression entre 2018 et 2019.

Outre les difficultés de l’économie mondiale et l’affrontement commercial et technologique entre les Etats-Unis et la Chine, les économistes de l’OMC redoutent encore une chute des carnets de commande dans les mois à venir.

« Les indicateurs économiques mensuels fournissent des indices préoccupants au sujet de la trajectoire actuelle et future du commerce mondial. Un indice des nouvelles commandes à l’exportation dérivé des indices des directeurs d’achat est tombé de 54,0 en janvier 2018 à 47,5 en août 2019, son niveau le plus bas depuis octobre 2012″, au moment de la crise des dettes souveraines.

Toutes les valeurs inférieures à 50 illustrent une contraction des échanges.

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