Archive pour le Tag 'risque'

Le Pen : un risque de ruine économique

Le Pen : un risque de ruine économique  

 

 

 

L’instrumentalisation de pauvres chômeurs l’usine Whirlpool d’Amiens  par  Marine Le Pen constitue évidemment une arnaque politique de même nature que cella de Hollande vis-à-vis de Florange. Il s’agit d’une  véritable escroquerie car on sait bien que l’Etat ne peut sauver toutes les entreprises difficultés surtout quand il s’agit d’uen production qui ne relève pas de l’intérêt général et qui n’est pas stratégique. Ou alors il faut nationaliser toutes entreprises, une utopie qui a ruiné l’économie des pays qui s’y sont essayé. Par ailleurs les promesses de Marine Le Pen pour Whirpool comme pour l’industrie en général sont mortelles pour l’économie. Une économie in renationalisée à hauteur de 50% (rapports  imports plus exports sur PIB). Mettre des taxes sur les importations conduirait à renchérir les produits concernés donc amputer le pouvoir d’achat.  , prendre des mesures protectionnistes unilatérales conduiraient nombre d’entreprises à fermer.  Pour de nombreux experts, représentants patronaux et économistes, l’application de du  programme de Marine Le Pen provoquerait la débâcle d’une industrie française déjà à la peine et fragiliserait les entreprises en général, multinationales comme PME. Sa principale revendication – la sortie de l’Union européenne et de l’euro – suffit à détourner nombre d’entre eux de sa candidature, en raison du chaos économique dans lequel ces politiques risquent de plonger la France. Les vecteurs cités de fragilisation des entreprises, en particulier industrielles puisqu’exportatrices, sont nombreux : baisse de compétitivité en raison de son programme économique, risque à l’export lié aux mesures protectionnistes, financements plus rares et plus chers auprès des marchés ou de banques fragilisées par la sortie de l’euro, tarissement des investissements décidés aussi bien par des entreprises basées en France que des groupes étrangers… « Le programme de Marine Le Pen est un programme dangereux qui risque de nuire à l’ensemble de l’économie et en particulier aux secteurs tournés vers l’exportation comme le secteur industriel », a dit mercredi à Reuters le directeur des études du cabinet d’analyse économique COE-Rexecode, Emmanuel Jessua. « Sa politique budgétaire est laxiste et sa politique économique va à l’encontre d’objectifs de compétitivité : on remet en cause le CICE, on revient à la retraite à 60 ans, etc. », sa fiscalité protectionniste « renchérirait les consommations importées par les entreprises » et, dans le même temps, « il y aura évidemment des mesures de rétorsion de nos partenaires commerciaux et une perte de débouchés pour les entreprises exportatrices », a-t-il ajouté. Si elle obtient le feu vert des Français pour revenir au franc, « il y aura une dévaluation, les marchés ne feront clairement pas confiance à l’économie française », a-t-il poursuivi, en soulignant que sa victoire provoquerait une fuite des capitaux qui fragiliserait les banques françaises, pour lesquelles « on ne peut pas exclure un risque systémique ». La hausse des taux d’emprunt frapperait quant à elle non seulement la sphère publique mais également les entreprises. « Tout cela dresse un tableau noir pour l’industrie française », a ajouté l’économiste. Une analyse partagée par Vincent Charlet, directeur de La Fabrique de l’industrie, un think tank soutenu par les fédérations industrielles, selon qui « imaginer que les recettes anti-désindustrialisation proposées par le Front national accélèrent la désindustrialisation et donnent lieu à plus de délocalisations, ça ne fait aucun doute ». « L’arrivée de Marine Le Pen au pouvoir jetterait un discrédit terrible sur la capacité de la France à être un pays stable, un pays à l’économie stable et un partenaire de confiance », a-t-il dit mercredi à Reuters. « Une sortie de l’Union européenne telle qu’elle est recommandée ou promise par Marine Le Pen aurait évidemment des effets désastreux sur l’ensemble de l’économie, mais en particulier sur l’industrie qui est particulièrement insérée dans les réseaux d’échanges mondiaux », a-t-il souligné.

Après la Fusillade sur les Champs-Elysées, risque sur la campagne

Après la Fusillade sur les Champs-Elysées, risque sur la campagne

 

Trois candidats ont fort justement annulé leurs déplacements pour vendredi : Macron, Le Pen et Fillon  Il s’agit d’une attaque terroriste qui devrait interroger les Pouvoirs publics sur la poursuite de la campagne. Des menaces pèsent clairement et notamment lors des meetings dont les conditions de sécurité sont très approximatives. Pour preuve, les incidents concernant notamment Fillon et Le Pen où des opposants se sont approchés des candidats pour manifester leur mécontentement.  Il serait sans doute peu responsable d’autoriser les meetings dans les conditions dans lesquelles ils se déroulent actuellement. Ce serait prendre un grand risque que d’attendre un nouvel acte de terrorisme pour prendre des décisions assurant une réelle sécurité. Le caractère terroriste de l’acte commis sur les Champs-Élysées ne fait en effet plus aucun doute. L’assaillant faisait l’objet d’une « fiche S » des services de renseignements, selon une source policière, que ne confirme pas à ce stade le ministère de l’Intérieur, ni le parquet de Paris. L’organisation djihadiste EI a revendiqué dans la soirée cette attaque via son canal habituel de communication, l’agence Amaq. Un policier a été tué et deux autres ont été blessés, l’un sérieusement, l’autre plus légèrement. Cet événement est survenu à la fin d’une campagne présidentielle déjà marquée cette semaine par l’arrestation de deux hommes, à Marseille, soupçonnés d’avoir planifié des attentats imminents. Le 18 mars, un homme a été abattu dans l’aérogare d’Orly, au sud de Paris, en agressant des soldats de l’opération Sentinelle.

Guyane: le risque d’un referendum ?

 Guyane: le risque d’un referendum ?

Guyane : vers un nouveau référendum ? C’est la contradiction, la Guyane réclame davantage’  autonomie mais s’était prononcée contre en 2010. « Approuvez-vous la transformation de la Guyane en une collectivité d’outre-mer régie par l’article 74 de la Constitution, dotée d’une organisation particulière tenant compte de ses intérêts propres au sein de la République ? » Il y avait eu 23 000 non et à peine 10 000 pour. Ce pourrait être le piège. Au lieu d’un plan à long terme on pourrait se contenter de quelques mesures immédiates (santé, sécurité) et renvoyer à une  consultation qui de toute façon ‘engagerait pas le futur gouvernement.  La Guyane s’était contentée dans un second referendum  De la création en Guyane d’une collectivité unique exerçant les compétences dévolues au département et à la région tout en demeurant régie par l’article 73 de la Constitution   Le Premier ministre Bernard Cazeneuve présidera lundi après-midi une réunion ministérielle sur la situation en Guyane, après l’échec des négociations pour trouver une issue au mouvement social qui bloque depuis deux semaines le département d’outre-mer, a annoncé Matignon à l’AFP. Il pourrait s’en tirer en proposant uen consultation avec quelques mesures immédiates. La réunion, programmée à 16h30 à Matignon, doit notamment rassembler les deux ministres de retour de mission en Guyane, Ericka Bareigts (Outre-mer) et Mathias Fekl (Intérieur), ainsi que sept autres membres du gouvernement: Najat Vallaud-Belkacem (Education), Marisol Touraine (Affaires sociales et Santé), Jean-Jacques Urvoas (Justice), Jean-Michel Baylet (Aménagement du territoire), Stéphane Le Foll (Agriculture), Patrick Kanner (Ville) et le secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert, a précisé Matignon dans un communiqué à l’AFP.  Grâce au conflit en Guyane on aura au moins découvert le nom de la ministre responsable du secteur à savoir Ericka Bareigts. À sa décharge, à la décharge du  gouvernement actuel, la situation n’est guère nouvelle. Il y a des dizaines d’années que ce département de France est sous assistance financière et que rien n’a été fait pour assurer un développement économique un tant soit peu autonome. Du coup, c’est surtout l’emploi public (plus de la moitié de l’emploi salarié)  qui soutient l’économie. Avec des salaires  publics en moyenne supérieurs à la moyenne nationale et qui accentue encore les disparités entre catégories socio professionnelles. Le salaire moyen en Guyane est d’environ  de 2000 € pour environ 1800 € pour l’ensemble de la France. Cependant le chômage et la misère sont dévastateurs pour les autres. À cela s’ajoute des services publics en piteux état et en dépit des problèmes qui se posent à la Guyane des phénomènes d’immigration incontrôlable sans parler de l’insécurité qui gangrène le territoire. La Guyane véritablement sous perfusion financière pour les deux tiers de sa richesse alors  que les ressources existent mais elles n’ont jamais été valorisées et  alors que la Guyane pourrait occuper une place stratégique pour la France en Amérique du Sud. D’une certaine façon,  la France entretient des liens postcoloniaux avec ce territoire et la question de son maintien dans la république se pose si la France est incapable d’assurer un minimum de développement économique autonome à ce territoire. Une problématique qui concerne la plupart des zones d’outre-mer.

 

Ne pas exclure le risque de « Frexit » (Moody’s)

Ne pas exclure  le risque de « Frexit » (Moody’s)

 

L’agence de notation n’écarte pas le risque Frexit (la France qui quitterait l’Europe) même si la  probabilité est faible. En cause, évidemment de possibles surprises lors des sélections présidentielles avec des partis d’extrême droite et d’extrême gauche qui prônent  un souverainisme radical. On pourrait se demander pourquoi une agence de notation est conduite à donner un avis sur une échéance électorale française ;  tout simplement parce que la France ne peut vivre sans emprunter. Des emprunts nécessaires bien sûr pour un budget de l’État structurellement déficitaire mais aussi nécessaires aux entreprises et aux particuliers. Le paradoxe c’est que la France détient le record du monde de prélèvement fiscal avec un taux de 46 % mais bien insuffisants pour couvrir cependant les dépenses qui représentent-elles 57 % du PIB. À ce rythme de détérioration du rapport entre recettes et dépenses d’ici 20 ou 30 ans, sur la tendance, la totalité de la richesse nationale pourrait être affectée aux seules dépenses publiques, bref un taux d’affectation globale  de 100 % ! De toute manière cette problématique n’est pas tellement vendeur auprès des électeurs en tout cas auprès de la plus grande partie. En cause, l’incurie totale de la plupart des Français en matière de connaissances économiques et financières. Une récente étude effectuée en Europe sur ce sujet montre  que les Français occupent la dernière position en Europe. Il est clair qu’un endettement qui dépasse les 2000 milliards ne dit pas grand-chose à la plupart des citoyens (à peu près 100 % du PIB,  c’est-à-dire de la richesse nationale produite chaque année). Cela représente environ 33 000 € d’endettement par Français qu’il faudra bien rembourser un jour ou l’autre, d’une manière ou d’une autre, à moins comme Mélenchon de décréter que la France ne remboursera pas la dette. Ce qui n’empêche pas Mélenchon de suggérer d’emprunter 100 milliards à la BCE pour financer son programme ! Quelques chiffres pour résumer : déficit de 70 milliards d’euros en 2016. Dépenses nettes 374 milliards d’euros et recettes nettes à 302 milliards. Les recettes de l’État ne couvrent donc que 80 % de ses dépenses. Le budget de l’État est déficitaire depuis 1974. Le régime général de la Sécurité Sociale est installé dans le rouge, ce qui nous distingue de tous nos grands voisins. «Les déficits publics moyens dans la zone euro et l’Union européenne sont structurellement plus faibles que celui de la France», note le rapport. 35% : C’était la part des dépenses publiques françaises dans le PIB au début des années 1960. Elle était de la moitié de la richesse nationale annuelle au début des années 1990. Elle dépasse ce seuil depuis 1991. En 2015, elle a atteint 57% du PIB, ce qui a placé notre pays au deuxième rang de l’OCDE derrière la Finlande. En moyenne, dans la zone euro, les dépenses publiques atteignaient 48,5% du PIB. La France est donc encore 8,5 points au-dessus, ce qui équivaut à de 185 milliards d’euros. «Entre 2010 et 2014, la France est le seul grand pays européen à avoir augmenté ses dépenses publiques (hors inflation), alors qu’elles ont baissé de 2 à 12 % ailleurs», insiste le rapport. Entre 2007 et 2015, la dépense publique a ainsi augmenté de plus de 250 milliards (passant de 991 milliards à 1 243 milliards). 3,3 points de PIB: c’est l’écart entre la France et la moyenne de la zone euro pour l’ensemble des dépenses de fonctionnement et les subventions, en 2014. Pour les dépenses sociales d’intervention (prestations sociales et transferts en nature), il est de 3,2 points de PIB. L’écart est plus faible s’agissant des dépenses d’investissement (1 point de PIB). Par rapport à notre principal partenaire, l’Allemagne, l’écart est particulièrement marqué pour les dépenses de fonctionnement (7 points de PIB) et dans une moindre mesure pour les prestations sociales et transferts en nature (2,5 points). 63%. C’était le taux de dépenses publiques en Suède entre 1986 à 1995. Le rapport se sert notamment de cet exemple pour montrer qu’une baisse «très significative est possible». Car elles sont revenues à 53,5% en 2000 pour s’établir à 50,5% du PIB en 2015. Au Canada, les dépenses publiques étaient en moyenne de 49% du PIB entre 1986 et 1995 ; elles sont revenues à 40 % en moyenne dans les années 2001 à 2010. 2150 milliards d’euros (33 000 euros par habitant): c’est le niveau actuel de la dette française. Conséquence d’un déficit permanent, la dette publique française n’a cessé d’augmenter. Elle s’élevait à 12% du PIB en 1974, 20% en 1981, 50% en 1994 et atteint désormais 97% en 2016. Cette croissance semble inexorable. En 2003, la dette a dépassé les 1000 milliards. En 2014, elle a franchi les 2000 milliards. Fin 2016, elle est d’environ 2 150 milliards. Mécaniquement, elle augmentera tant que les déficits persisteront. Conclusion: «une réduction de l’ordre de 7 à 8 points de la part des dépenses publiques (autour de 50 % du PIB) permettrait à la France, tout en résorbant son déficit structurel actuel (autour de 2% du PIB potentiel), de baisser son niveau de prélèvements obligatoires de l’ordre de 5 à 6 points», peut-on lire. Dit autrement dépenser moins permettrait de réduire le déficit, tout en diminuant les impôts. À moyen terme, une baisse de 10 à 11 points des dépenses publiques (autour de 46% du PIB, soit un niveau beaucoup plus proche de l’Allemagne) serait même d’ampleur à «combler le déficit entre la France et l’Allemagne en termes de prélèvements obligatoires (8,6 points) tout en maintenant l’équilibre structurel de ses finances publiques». Or plusieurs parties extrémistes contestent le bien-fondé d’un rétablissement progressif des équilibres financiers et parlent  même d’annulation de la dette ou de sa renégociation. Une illusion évidemment car la France se trouverait dans la situation de la Grèce. Et ce sont les créanciers qui imposeraient une cure d’austérité sévère au pays. Les prêteurs sont donc inquiets par ses propos d’autant plus que la dette publique par exemple est détenue aux deux tiers par des prêteurs étrangers. Une politique économique souverainiste renchérirait considérablement le coût de l’argent obtenu via les emprunts dont la France ne peut se passer. Ce risque est donc naturellement évalué par les agences de notation qui contribuent  largement à déterminer les taux d’emprunt de chaque pays.

Pandémie mondiale : un risque à ne pas écarter

Pandémie mondiale : un risque à ne pas écarter

Le risque de pandémie mondiale n’est pas à écarter d’après Bill Gates. Un risque déjà analysé par  une équipe de chercheurs de l’université d’Oxford et de la Global Challenge Foundation.  parmi ces risques, une évolution  climatique extrême « Comme pour tous les risques, les estimations comportent des incertitudes, et le réchauffement climatique pourrait être plus extrême que ce que suggèrent les estimations moyennes. [...] Il y a donc une probabilité pour que l’humanité soit confronté à un réchauffement de 4°C ou même 6°C dans les décennies à venir », estiment les auteurs. Les conséquences pourraient être la libération de méthane à partir du permafrost, ce sol gelé en permanence que l’on trouve essentiellement en Alaska et en Sibérie, ou encore le dépérissement de la forêt amazonienne. L’impact du réchauffement climatique serait le plus fort dans les pays pauvres, qui pourraient devenir complètement inhabitables. Les famines et les migrations de masse, l’effondrement des sociétés humaines sont « certainement possibles dans ce scénario ». Combiné avec le choc causé à l’agriculture et à l’industrie dépendante de la biosphère dans les pays développés, cela pourrait conduire à l’intensification des conflits mondiaux et « éventuellement » à l’effondrement de la civilisation humaine. Les maladies infectieuses peuvent se répandre facilement dans nos systèmes globalisés et denses en populations humaines. Une nouvelle pandémie combinant l’incurabilité d’Ebola, la mortalité de la rage, l’infectiosité du rhume et les longues périodes d’incubation du VIH provoquerait un nombre de morts extrême. La grippe a d’ailleurs démontré la possibilité pour un virus de combiner les caractéristiques de plusieurs autres. De son coté Bille Gates, Intervenant samedi à Munich devant les principaux acteurs mondiaux de la défense et de la sécurité, a pointé la probabilité que « la prochaine épidémie naisse d’un super-virus de la grippe. Il juge « assez probable que le monde vive une telle épidémie dans les dix à quinze ans à venir ». Partant de l’exemple de la grippe espagnole de 1918 et de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014-2015, Bill Gates dit craindre une catastrophe à l’échelle du globe. « Les épidémiologistes estiment qu’un agent pathogène transmis dans l’air et se propageant rapidement peut tuer 30 millions de personnes en moins d’un an. » « C’est pourquoi nous nous mettons en danger en ignorant le lien entre sécurité sanitaire et sécurité internationale », a-t-il encore lancé. « Se préparer à gérer une pandémie globale est au moins aussi important que la dissuasion nucléaire et la question du réchauffement climatique », a dit celui qui se consacre aujourd’hui entièrement à sa Fondation Bill & Melinda Gates, qui alloue des millions de dollars à la lutte contre la pauvreté et à la vaccination dans les pays en développement. Bill Gates a appelé les Etats à investir dans la recherche pour développer des technologies capables de créer des vaccins en quelques mois. « Le coût global de la préparation à une pandémie est estimé à 3,4 milliards de dollars par an.  Angela Merkel, a noté de son côté « une multiplication des conflits nés des guerres civiles, de la croissance démographique et du changement climatique et leur interdépendance croissante ».

Endettement mondial: risque d’éclatement ?

  • Risque d’éclatement et ou croissance molle pour longtemps. Avec la remontée de l’inflation vers 2018 mais plus surement en 2019, la bulle de l’endettement comporte des risques accrus d’éclatement. En tout, le monde accumule presque 62.000 milliards de dollars de dette publique. Pour atténuer au maximum les effets de la crise financière de 2008, les Banques centrales des plus grandes puissances du monde (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon), ont fait chuter leur taux directeurs, pour relancer la machine du crédit et soutenir la croissance mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les taux sont sinon proches de zéro (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Israël, Danemark), carrément nuls (les 19 pays membres de la zone euro et le Japon) voire… négatifs (Suisse et Suède).Prudemment, la FED a cependant augmenté ses taux de 25 points…en attendant la suite et surtout la politique de Trump.  Le fonds monétaire international s’inquiète à juste titre de l’emballement de la dette mondiale qui atteint un record historique Une dette de l’ordre de 200 000 milliards. En excluant le secteur financier, l’endettement global s’élevait fin 2015 à 152.000 milliards de dollars, soit 225% du produit intérieur mondial exprimé en nominal, selon un nouveau rapport publié par le Fonds. On se demande bien pourquoi le fonds monétaire international exclut un secteur financier aujourd’hui en danger du fait de ses investissements spéculatifs. Les politiques monétaires et budgétaires ont montré leurs limites pour réduire la bulle de ses dettes qui présentent un sérieux risque d’éclatement. D’après l’économiste allemand Claus Vogt, auteur du livre « The Global Debt Trap », « La situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt proches de zéro, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été ». « Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. Je pense que nous sommes très proches de ce moment clé de l’histoire financière », ajoute-t-il. Mais pour le moment, les marchés actions poursuivent leur envolée, et des sociétés de l’Internet qui n’existaient même pas il y a 10 ans sont supposées valoir des milliards de dollars, alors qu’elles ne réalisent parfois aucun bénéfice. L’exemple le plus significatif étant sans doute Uber en déficit chronique mais  valorisée à 65 milliards mais cependant protégé parce que non côté en bourse.  De nos jours, Wall Street récompense même les entreprises qui enregistrent régulièrement des pertes conséquentes. Le réveil sera dur, prédit Snyder. Il pense que nous nous dirigeons vers le plus grand krach financier de tous les temps. « 199.000 milliards de dollars de dettes sont sur le point de s’effondrer, et chaque homme, femme ou enfant de cette planète éprouvera la douleur de ce désastre », conclut-il. Ce que dit d’une autre manière le FMI « De hauts niveaux de dette sont coûteux parce qu’ils conduisent souvent à des récessions financières qui sont plus marquées et plus longues que les récessions normales », a estimé Vitor Gaspar, directeur du département des affaires budgétaires au FMI. Cette flambée de l’endettement tient principalement au secteur privé, qui a profité à plein de l’ère de « l’argent pas cher » alimentée par les politiques monétaires ultra-accommodantes des grandes banques centrales. Sur fond de croissance atone, cet endettement se révèle toutefois aujourd’hui un lourd handicap pour de nombreuses entreprises, notamment en Chine. « Une dette privée excessive constitue un grand frein à la reprise mondiale et un risque pour la stabilité financière », a estimé Victor Gaspar. Les pays ont également vu leur dette publique gonfler et souffrent eux aussi de la conjoncture économique morose, qui les empêche de réduire ce fardeau, souligne le FMI. La dette du Japon devrait ainsi atteindre 250% de son produit intérieur brut cette année, celle de la Grèce 183% tandis que celle de la France devrait frôler les 100%, selon les nouvelles projections du FMI.  Selon les chiffres de l’Insee dévoilés cette semaine, la dette publique française s’établit à 2148 milliards d’euros à la fin de 2016. Rapportée à la richesse nationale, cette dette de l’ensemble des administrations publiques, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 98,4% du PIB. La dette publique correspond à la somme des soldes des comptes publics enregistrés chaque année par un État. Or la France n’a pas affiché une seule année budgétaire positive depuis… 1975! Voilà donc bientôt 41 années consécutives que la dette publique française file de record en record. Le risque central étant que le monde s’installe dans une croissance molle pour très longtemps.
  • (Avec agences)

Montant de la dette mondiale : risque d’éclatement ?

  • Dette mondiale : risque d’éclatement ?
  • Avec la remontée de l’inflation vers 2018, les risques d’éclatement de la bulle de l’endettement comportent des risques accrus d’éclatement.  En tout, le monde accumule presque 62.000 milliards de dollars de dette publique. Pour atténuer au maximum les effets de la crise financière de 2008, les Banques centrales des plus grandes puissances du monde (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon), ont fait chuter leur taux directeurs, pour relancer la machine du crédit et soutenir la croissance mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les taux sont sinon proches de zéro (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Israël, Danemark), carrément nuls (les 19 pays membres de la zone euro et le Japon) voire… négatifs (Suisse et Suède). Le fonds monétaire international s’inquiète à juste titre de l’emballement de la dette mondiale qui atteint un record historique Une dette de l’ordre de 200 000 milliards. En excluant le secteur financier, l’endettement global s’élevait fin 2015 à 152.000 milliards de dollars, soit 225% du produit intérieur mondial exprimé en nominal, selon un nouveau rapport publié par le Fonds. On se demande bien pourquoi le fonds monétaire international exclu un secteur financier aujourd’hui en danger du fait de ses investissements spéculatifs. Les politiques monétaires et budgétaires ont montré leurs limites pour réduire la bulle de ses dettes qui présentent un sérieux risque d’éclatement. D’après l’économiste allemand Claus Vogt, auteur du livre « The Global Debt Trap », « La situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt proches de zéro, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été ». « Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. Je pense que nous sommes très proches de ce moment clé de l’histoire financière », ajoute-t-il. Mais pour le moment, les marchés actions poursuivent leur envolée, et des sociétés de l’Internet qui n’existaient même pas il y a 10 ans sont supposées valoir des milliards de dollars, alors qu’elles ne réalisent parfois aucun bénéfice. De nos jours, Wall Street récompense même les entreprises qui enregistrent régulièrement des pertes conséquentes. Le réveil sera dur, prédit Snyder. Il pense que nous nous dirigeons vers le plus grand krach financier de tous les temps. « 199.000 milliards de dollars de dettes sont sur le point de s’effondrer, et chaque homme, femme ou enfant de cette planète éprouvera la douleur de ce désastre », conclut-il. Ce que dit d’une autre manière le FMI « De hauts niveaux de dette sont coûteux parce qu’ils conduisent souvent à des récessions financières qui sont plus marquées et plus longues que les récessions normales », a estimé Vitor Gaspar, directeur du département des affaires budgétaires au FMI. Cette flambée de l’endettement tient principalement au secteur privé, qui a profité à plein de l’ère de « l’argent pas cher » alimentée par les politiques monétaires ultra-accommodantes des grandes banques centrales. Sur fond de croissance atone, cet endettement se révèle toutefois aujourd’hui un lourd handicap pour de nombreuses entreprises, notamment en Chine. « Une dette privée excessive constitue un grand frein à la reprise mondiale et un risque pour la stabilité financière », a estimé Vitor Gaspar. Les pays ont également vu leur dette publique gonfler et souffrent eux aussi de la conjoncture économique morose, qui les empêche de réduire ce fardeau, souligne le FMI. La dette du Japon devrait ainsi atteindre 250% de son produit intérieur brut cette année, celle de la Grèce 183% tandis que celle de la France devrait frôler les 100%, selon les nouvelles projections du FMI.  Selon les chiffres de l’Insee dévoilés cette semaine, la dette publique française s’établit à 2148 milliards d’euros à la fin de 2016. Rapportée à la richesse nationale, cette dette de l’ensemble des administrations publiques, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 98,4% du PIB. L a dette publique correspond à la somme des soldes des comptes publics enregistrés chaque année par un État. Or la France n’a pas affiché une seule année budgétaire positive depuis… 1975! Voilà donc bientôt 41 années consécutives que la dette publique française file de record en record. Le risque central étant que le monde s’installe dans une croissance molle pour très longtemps.
    • (Avec agences)

Les Français préfèrent l’épargne à la consommation et au risque

Les Français préfèrent l’épargne à la consommation et au risque

 

Un nouveau record pourrait être atteint en matière d’épargne en France. En cause sans doute le manque général de confiance aussi les incertitudes concernant l’évolution économique et sociale du pays. Traditionnellement la France est un pays d’épargnants mais depuis quelques années la tendance se renforce. La très grande faiblesse de la croissance, le taux de chômage aussi la fiscalité pèsent  évidemment sur le choix des Français. La croissance insignifiante de l’activité ( 1,2 % en 2016 et 1 % sans doute en 2017) interroge évidemment sur la compétitivité du pays et sur ses perspectives de développement. La désindustrialisation qu’on ne parvient pas à stopper illustre bien l’insuffisance française. La conséquence directe de la faiblesse économique génère évidemment un très fort taux de chômage, taux de chômage qui explique la fébrilité et l’attentisme des ménages en matière de consommation ; une consommation qui représente plus de la moitié du PIB. Bref la France est engagée dans un processus relativement pervers : le manque d’activité rend les consommateurs frileux et le manque de consommation alimente la faiblesse de la croissance. Le très haut niveau de prélèvements obligatoires contraints aussi nombre de Français à faire de l’épargne de précaution pour assumer leurs charges fiscales. Cela d’autant plus que le dispositif fiscal se caractérise par une grande instabilité avec des réformes qui s’ajoutent aux réformes mais sans vision sur le long terme. Les Français mettent dans leur argent de côté sur le livret à pour les moins riches ou même tout simplement en laissant dormir l’argent sur les comptes courants compte tenu d’un taux de rémunération insignifiant sur le livret A. Selon des données compilées par BPCE, les Français ont ainsi mis de côté 43 milliards d’euros entre janvier et septembre (+10 % sur un an) hors titres (actions, obligations et OPCVM). Sur cette période de neuf mois, il faut remonter à 2008 pour trouver un montant de collecte supérieur. Les chiffres de la Banque de France - qui incluent les titres - suggèrent que, comme en 2015, la barre des 100 milliards d’euros mis de côté pourraient une nouvelle fois être atteinte. Au total, les Français restent, avec les Allemands, les plus grands épargnants en Europe. Conséquence logique, la machine à dépenser ne décolle pas. La consommation n’a pas connu de rebond spectaculaire en 2016, et a même stagné entre avril et décembre. Plus largement, pourquoi les ménages français se montrent-ils si insensibles à la politique monétaire de la BCE ? Loin des préoccupations pour le rendement de l’épargne, « ils se comportent d’une façon parfaitement rationnelle. Ils ont bien intégré les enjeux liés à l’allongement de la durée de vie : comme ils anticipent une baisse du niveau de protection sociale face à des enjeux multiples - qu’il s’agisse de dépendance, de retraite ou d’aide aux proches - ils privilégient une logique patrimoniale. Cela explique pour partie que le taux d’épargne reste si élevé dans la durée en France, autour de 14,5 % », reprend Alain Tourdjman.

Dette mondiale : risque d’éclatement ?

Dette mondiale : risque d’éclatement ?

Avec la remontée de l’inflation vers 2018, les risques d’éclatement de la bulle de l’endettement comportent des risques accrus d’éclatement.  En tout, le monde accumule presque 62.000 milliards de dollars de dette publique. Pour atténuer au maximum les effets de la crise financière de 2008, les Banques centrales des plus grandes puissances du monde (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon), ont fait chuter leur taux directeurs, pour relancer la machine du crédit et soutenir la croissance mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les taux sont sinon proches de zéro (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Israël, Danemark), carrément nuls (les 19 pays membres de la zone euro et le Japon) voire… négatifs (Suisse et Suède). Le fonds monétaire international s’inquiète à juste titre de l’emballement de la dette mondiale qui atteint un record historique Une dette de l’ordre de 200 000 milliards. En excluant le secteur financier, l’endettement global s’élevait fin 2015 à 152.000 milliards de dollars, soit 225% du produit intérieur mondial exprimé en nominal, selon un nouveau rapport publié par le Fonds. On se demande bien pourquoi le fonds monétaire international exclu un secteur financier aujourd’hui en danger du fait de ses investissements spéculatifs. Les politiques monétaires et budgétaires ont montré leurs limites pour réduire la bulle de ses dettes qui présentent un sérieux risque d’éclatement. D’après l’économiste allemand Claus Vogt, auteur du livre « The Global Debt Trap », « La situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt proches de zéro, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été ». « Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. Je pense que nous sommes très proches de ce moment clé de l’histoire financière », ajoute-t-il. Mais pour le moment, les marchés actions poursuivent leur envolée, et des sociétés de l’Internet qui n’existaient même pas il y a 10 ans sont supposées valoir des milliards de dollars, alors qu’elles ne réalisent parfois aucun bénéfice. De nos jours, Wall Street récompense même les entreprises qui enregistrent régulièrement des pertes conséquentes. Le réveil sera dur, prédit Snyder. Il pense que nous nous dirigeons vers le plus grand krach financier de tous les temps. « 199.000 milliards de dollars de dettes sont sur le point de s’effondrer, et chaque homme, femme ou enfant de cette planète éprouvera la douleur de ce désastre », conclut-il. Ce que dit d’une autre manière le FMI « De hauts niveaux de dette sont coûteux parce qu’ils conduisent souvent à des récessions financières qui sont plus marquées et plus longues que les récessions normales », a estimé Vitor Gaspar, directeur du département des affaires budgétaires au FMI. Cette flambée de l’endettement tient principalement au secteur privé, qui a profité à plein de l’ère de « l’argent pas cher » alimentée par les politiques monétaires ultra-accommodantes des grandes banques centrales. Sur fond de croissance atone, cet endettement se révèle toutefois aujourd’hui un lourd handicap pour de nombreuses entreprises, notamment en Chine. « Une dette privée excessive constitue un grand frein à la reprise mondiale et un risque pour la stabilité financière », a estimé Vitor Gaspar. Les pays ont également vu leur dette publique gonfler et souffrent eux aussi de la conjoncture économique morose, qui les empêche de réduire ce fardeau, souligne le FMI. La dette du Japon devrait ainsi atteindre 250% de son produit intérieur brut cette année, celle de la Grèce 183% tandis que celle de la France devrait frôler les 100%, selon les nouvelles projections du FMI.  Selon les chiffres de l’Insee dévoilés cette semaine, la dette publique française s’établit à 2170,6 milliards d’euros à la fin du deuxième trimestre 2016. Rapportée à la richesse nationale, cette dette de l’ensemble des administrations publiques, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 98,4% du PIB. C’est chaque trimestre -et chaque année- toujours un peu plus qu’avant. Forcément: la dette publique correspond à la somme des soldes des comptes publics enregistrés chaque année par un État. Or la France n’a pas affiché une seule année budgétaire positive depuis… 1975! Voilà donc bientôt 41 années consécutives que la dette publique française file de record en record. Le risque central étant que le monde s’installe dans une croissance molle pour très longtemps

(Avec agences)

Risque de crise bancaire : le gouverneur de la Banque de France veut rassurer

Risque de crise bancaire : le gouverneur de la Banque de France veut rassurer

face aux risques de crise bancaire Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a récusé samedi tout problème de solvabilité des banques européennes, malgré les inquiétudes sur Deutsche Bank et les mises en garde du FMI. « La priorité n’est pas aujourd’hui d’augmenter la solvabilité ou le capital des banques européennes de manière injustifiée », a déclaré le gouverneur lors d’une conférence de presse à Washington, au terme de la réunion d’automne du FMI et de la Banque mondiale (BM). Au milieu des inquiétudes sur la situation de Deutsche Bank, les participants à cette réunion du gotha financier mondial ont transmis un message de tranquillité : « un chiffre est revenu souvent, le ratio de solvabilité des banques européennes qui est passé de 9% en 2012 à 13% aujourd’hui, soit une amélioration de 1% par an », a-t-il souligné. « Le sujet est plutôt celui de leur rentabilité », a expliqué M. Villeroy de Galhau, pointant des difficultés dues à « la prolongation des taux bas » ou encore à la « question des créances douteuses qui pèsent sur la rentabilité des banques ».  « Je relève au passage que les banques françaises le traitent plutôt mieux que la moyenne des banques européennes », a-t-il assuré. « Elles sont aujourd’hui dans une situation de profitabilité plus favorable et elles montrent leur capacité d’adaptation », a-t-il ajouté. Mercredi, le FMI avait exprimé des inquiétudes sur l’état de santé des banques européennes.

 

(Agences)

Croissance : après le brexit risque grave pour l’économie mondiale

Croissance : après le brexit  risque grave pour l’économie mondiale

Il est clair que le FMI ne souhaite pas désespérer les investisseurs comme les consommateurs et se montre très prudent sur les conséquences du brexit avec plusieurs scénarios. Le pire étend celui d’une discussion trop longue et conflictuelle entre l’union européenne et le Royaume uni pour définir les nouvelles relations commerciales. De toute manière dans le scénario le plus optimiste la croissance mondiale sera affaiblie en 2017 et pour la zone euro il faudra compter avec une baisse de l’ordre de 0, 3 % du PIB. La France comme la main feront autour de 1,2 à 1,3 %. Dans ses perspectives économiques mondiales actualisées publiées mardi, le FMI veut pourtant croire que le divorce entre Londres et ses partenaires européens se fera à l’amiable, ce qui permettrait d’en contenir le coût, même s’il n’exclut pas une séparation plus difficile. Il table dorénavant sur une croissance de l’économie mondiale de 3,1% cette année puis 3,4% l’an prochain, soit dans les deux cas 0,1 point de moins qu’il ne l’anticipait dans ses précédentes prévisions diffusées en avril, déjà peu optimistes. Cette révision à la baisse, la troisième cette année et la cinquième en l’espace de 15 mois, est uniquement motivée par le Brexit. Maurice Obstfeld, son chef économiste, souligne que, jusqu’au référendum britannique du 23 juin, le FMI était prêt à relever légèrement ses estimations globales à la faveur d’un début 2016 plus fort que prévu en zone euro et au Japon ainsi que du rebond des cours des matières premières. Il a choisi d’intégrer dans ses prévisions un impact relativement faible du scrutin, concentré sur le Royaume-Uni et les Européens, sous l’hypothèse que les deux parties parviendront à éviter une forte hausse de leurs barrières économiques, que les retombées politiques seront limitées et les turbulences des marchés contenues. Mais il s’empresse d’ajouter que ce scénario ne se fonde que sur les éléments disponibles à ce stade, que les conséquences du Brexit ne pourront être évaluées que progressivement et que des incertitudes prolongées pourraient « ouvrir la porte à une réplique amplifiée des marchés financiers à des chocs négatifs ». Pour ces raisons, le FMI évoque deux scénarios alternatifs – l’un moins optimiste, l’autre carrément noir – fondés sur le climat et la durée des discussions à venir si celles-ci devaient être acrimonieuses et tardaient à lever les incertitudes. La croissance mondiale pourrait alors être limitée à 2,9% cette année et 3,1% l’an prochain dans le premier cas, 2,8% en 2016 comme en 2017 dans le second, avec des économies avancées particulièrement malmenées (1,4% de croissance en 2016 et 1,0% seulement en 2017 dans le pire des cas). Mais le Fonds ne privilégie pas ces hypothèses, invoquant le fait que les marchés financiers ont réagi de façon ordonnée aux résultats du référendum et font preuve depuis de résilience, confiants qu’ils sont dans l’aptitude des banques centrales à les alimenter en liquidités si cela s’avérait nécessaire. En attendant, l’organisation n’anticipe plus que 1,7% de croissance au Royaume-Uni cette année puis 1,3% en 2017, soit 0,2 point et 0,9 point de moins que dans ses précédentes perspectives pour cause d’une demande interne déprimée par la sortie de l’UE. Il a déjà revu en baisse sa prévision pour la zone euro en 2017 à 1,4%, soit 0,2 point de moins qu’auparavant, tout en relevant celle de 2016 à 1,6% (+0,1 point), des chiffres qu’il confirme mardi. L’économie allemande serait la plus touchée, avec une hypothèse de croissance amputée de 0,1 point à 1,6% en 2016 puis de 0,3 point à 1,2% en 2017 alors que les derniers ajustements du FMI sur le pays remontaient au mois dernier. Comme pour la zone euro, le Fonds confirme ses anticipations publiées récemment sur la France (1,5% en 2016 et 1,2% en 2017). Il juge en revanche que l’économie américaine ne sera que faiblement touchée par le Brexit et s’il revoit en baisse de 0,2 point sa prévision pour 2016, à 2,2%, c’est uniquement à cause de son mauvais début d’année. Il maintient en revanche son objectif de 2,5% de croissance outre-Atlantique en 2017.  S’agissant du Japon, l’appréciation du yen le conduit à abaisser de 0,2 point sa prévision pour 2016, à +0,3%, et à ne relever que dans les mêmes proportions à +0,1% celle de 2017 alors que la nouvelle hausse de la TVA, reportée de deux ans, à 2019, aurait eu en temps normal selon lui un impact positif de 0,4 point. Pour les pays émergents, le FMI modifie peu son scénario pour la Chine : 6,6% de croissance en 2016, contre 6,5% auparavant, et 6,0% (inchangé) l’an prochain. Il est moins pessimiste pour le Brésil comme pour la Russie, qu’il voit tous deux sortir de la récession en 2017 (+0,5% pour le premier, +1,0% pour la deuxième) et table toujours sur une croissance soutenue en Inde même s’il abaisse légèrement (-0,1 point) ses prévisions pour 2016 et 2017, qui se situent à +7,4%.

(Reuters)

Brexit : Risque pour l’économie mondiale (FMI)

Brexit : Risque pour l’économie mondiale (FMI)

 

 

 

 

Il est clair que peu de responsables avaient prévu les conséquences du brexit et pour cause personne ne s’attendait à un tel résultat pour le référendum britannique même ceux qui ont milité pour le divorce avec l’union économique. À très court terme les conséquences sur la croissance seront faibles mais cependant réelles du fait de l’impact psychologique sur la confiance aussi bien des ménages que des chefs d’entreprise. Les récentes études menées pour évaluer le moral des ménages britanniques montrent  d’ailleurs une nette détérioration qui va peser sur la consommation,  principal moteur de la croissance. Une contagion qui pourrait atteindre d’autres zones européenne ; cela d’autant plus que la croissance des premiers mois de 2016 s’est révélée  relativement molle surtout depuis le second trimestre. À moyen terme Goldman Sachs prévoit une régression de 0,25%  pour l’union économique et à au moins 1 % pour la Grande-Bretagne. Du coup l’union européenne pourrait n’atteindre en moyenne 1,25 % en 2017 c’est-à-dire un seuil qui ne permet pas de créer un solde positif d’emploi, la Grande-Bretagne, elle, serait proche de la dépression. Une situation qui par ailleurs rejailli sur l’économie mondiale dont on a déjà souligné la mollesse le début de l’année. Ce tassement européen s’ajoute à celui de la Chine et risque de tirer l’économie mondiale vers le bas entraînant y compris des krachs financiers dans certains pays. L’incertitude générée par le vote britannique en faveur d’une sortie de l’UE (Brexit) constitue le « principal risque » qui pèse sur l’économie mondiale, a assuré aujourd’hui le Fonds monétaire international. « Nous considérons l’incertitude actuelle comme étant sans doute le principal risque pour l’économie mondiale », a déclaré le porte-parole du FMI, Gerry Rice, appelant les dirigeants européens à prendre des actions « décisives ». L’Union européenne et le Royaume-Uni ont entamé des difficiles discussions sur leur nouvelle relation économique après le référendum du 23 juin sur le Brexit, avec notamment en suspens la question de l’accès britannique au marché unique européen. Le moment précis où Londres activera la clause de sortie de l’UE reste par ailleurs inconnu, l’actuel Premier ministre britannique David Cameron ayant confié cette difficile tâche à son futur successeur. Selon le porte-parole du FMI, cette incertitude risque de « saper la croissance à court terme, particulièrement au Royaume-Uni » mais également d’avoir des « répercussions pour l’Europe et l’économie mondiale », alors que la croissance du globe est déjà au ralenti.

L’économie britannique : risque sérieux de récession

L’économie britannique : risque sérieux de récession

La récession n’est peut-être pas pour cette année mais la croissance devrait se tasser assez sérieusement après le brexit. On comptait notamment sur une croissance de 0,5 % au second trimestre, croissance qui pourrait être ramenée à zéro. Pour la suite de fortes incertitudes demeurent sur les trimestres suivants, en tout état de cause la croissance pourrait se situer seulement à 1,5 % tout au plus alors qu’on attendait 2 % en 2016. La faute au brexit  mais aussi au tassement général enregistré pour la croissance au plan mondial concernant le second trimestre Le vote des électeurs britanniques en faveur d’une sortie de leur pays de l’Union européenne risque de plonger le Royaume-Uni dans la récession et de forcer la Banque d’Angleterre (BoE) à assouplir encore sa politique monétaire, montre une enquête de Reuters. Selon 70 économistes et responsables de stratégies d’investissements interrogés après le résultat du référendum, la dépréciation de la livre sterling risque de se poursuivre et la médiane de leurs estimations de la probabilité d’une récession en Grande-Bretagne est de 53%. Ces spécialistes estiment que le produit intérieur brut (PIB) de la Grande-Bretagne devrait stagner au deuxième semestre de cette année alors qu’ils tablaient avant le scrutin sur une croissance de 0,5% aux troisième et quatrième trimestres. « Le vote pour une sortie de l’UE a clairement affaibli les perspectives à court terme de l’économie britannique », estime Jonathan Loynes, de Capital Economics. Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, a déclaré que l’institution évaluerait dans les semaines à venir l’opportunité de nouvelles initiatives de politique monétaire, mais ses marges de manoeuvre sont limitées. Alors que le taux directeur de la BoE est fixé depuis plus de sept ans à 0,5%, son plus bas niveau historique, les observateurs interrogés avant le scrutin estimaient que sa prochaine modification serait une hausse. Les économistes et investisseurs interrogés estiment en outre que la livre sterling, déjà en forte baisse, devrait encore se déprécier (1,37 dollar). La faiblesse de la livre faisant mécaniquement monter le prix des importations, l’inflation britannique pourrait atteindre 3% d’ici deux ans, un niveau supérieur à l’objectif de 2% que s’est fixé la BoE, précise l’enquête, ce qui risquerait de compliquer la politique monétaire. Pour les économistes de Barclays, « le MPC de la Banque d’Angleterre choisira d’ignorer le dépassement de l’objectif d’inflation (…) Il va au contraire recourir à un nouvel assouplissement de la politique monétaire face à l’augmentation de l’incertitude et de la volatilité des marchés financiers ».

(Avec Reuters)

Risque de croissance molle durable en Europe

Risque de croissance molle durable en Europe

 

 

 

L’Europe pourrait bien connaître une très longue période de croissance molle. C’est-à-dire une croissance qui ne dépasserait pas 2 %. C’est la crainte de la Banque centrale qui pense que le haut niveau de chômage notamment des jeunes pèse de manière négative sur les perspectives significatives de redressement. D’une certaine façon la Banque centrale européenne reconnaît les limites de sa politique monétaire pourtant très accommodante. Une politique sans doute nécessaire voire indispensable mais qui doit s’articuler avec une politique budgétaire et des réformes structurelles concernant le marché des biens et des services mais aussi le marché de l’emploi. L’Europe en quelque sorte ne connaît pas une vraie sortie de crise. Témoin d’ailleurs les prévisions de la commission économique. Dans ses prévisions de printemps, l’exécutif européen table désormais sur une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 1,6% en 2016 et de 1,8% en 2017 en zone euro, contre 1,7% en 2016 et 1,9% en 2017 prévus dans son pronostic d’hiver du 4 février dernier. La Commission européenne a aussi revu en baisse ses prévisions d’inflation. Elle attend désormais une inflation de 0,2% en 2016 et de 1,4% en 2017. Dans son pronostic d’hiver, elle tablait sur une hausse des prix à la consommation de 0,5% cette année et de 1,5% pour l’an prochain. Pas vraiment de quoi s’enthousiasmer et surtout de quoi répondre à la question centrale du chômage des jeunes. La Banque centrale européenne (BCE) s’est donc inquiétée vendredi 17 juin d’une « génération perdue » en Europe si les gouvernements de la région n’accélèrent pas le rythme des réformes structurelles, mettant notamment en doute le caractère suffisamment ambitieux de la loi travail en France. « Le chômage des jeunes dépasse le chômage global dans tous les pays (…) Cela pénalise déjà l’économie car les jeunes qui veulent travailler mais qui ne trouvent pas d’emploi sont empêchés de développer leurs compétences », a déclaré Benoît Coeuré, membre du directoire de l’institution monétaire européenne, lors d’un discours à Berlin. « Pour éviter de créer une génération perdue, nous devons agir rapidement », a ajouté Benoît Coeuré. Le banquier central a salué la mise en oeuvre de réformes du marché du travail dans plusieurs pays « où les rigidités étaient considérées comme étant particulièrement lourdes », citant l’Espagne, l’Italie, le Portugal, la Grèce ou encore, il y a plus de dix ans, l’Allemagne. Mais la France, deuxième économie européenne, « est toujours à la traîne et, bien qu’une réforme du marché du travail soit actuellement en discussion, il reste à voir si celle-ci est suffisamment ambitieuse » pour doper l’emploi, a-t-il souligné. Très contestée, la loi travail donne lieu à de violentes résistances notamment des syndicats français. Le banquier central a également pointé du doigt les réticences à réformer le marché des biens et des services, en particulier en France et en Allemagne. La BCE, qui a multiplié les gestes en faveur de l’économie ces dernières années, ne manque jamais une occasion d’appeler les Etats européens à la soutenir dans ses efforts. « Pour doper le potentiel de croissance et renforcer les fondations de notre union économique et monétaire, nous avons besoin de réformes élargies et bien séquencées dans les Etats nationaux ainsi qu’au niveau de l’Union européenne, et nous en avons besoin maintenant », a martelé Benoît Coeuré. Il a plaidé pour donner la priorité aux réformes du marché des biens et des services avant de s’attaquer à celles des marchés du travail, afin que « les effets négatifs à court terme (d’une flexibilisation de l’emploi, ndlr) n’arrivent idéalement que lorsque la reprise gagne en vigueur ».

(Avec AFP)

Risque de croissance mondiale molle pour plusieurs années

Risque de croissance mondiale molle pour plusieurs années

 

 

La croissance mondiale menace de demeurer molle pendant plusieurs années, c’est la crainte de l’OCDE. Du coup à l’OCDE (comme au FMI)  commence à émerger un discours visant à toujours encourager les politiques monétaires accommodantes mais aussi à inciter a une  relance budgétaire accompagnée cependant de réformes structurelles. D’une certaine façon c’est aussi en creux le constat que les seules politiques d’austérité sont un échec. L’OCDE appelle donc les gouvernements à agir vite pour sortir l’économie mondiale du piège de la « croissance molle », en constatant que l’activité globale devrait progresser pour la deuxième année consécutive à son rythme le plus lent depuis la crise financière. Dans ses perspectives économiques de printemps publiées mercredi, l’Organisation de coopération et de développement économiques a confirmé sa prévision de l’hiver d’une croissance mondiale limitée à 3,0% cette année, tout comme en 2015. Il faut remonter à 2009 pour retrouver un chiffre aussi faible et les perspectives sont à peine meilleures pour 2017, avec 3,3% attendu. Les économistes de l’OCDE sont plus pessimistes que ceux du FMI, qui voient l’économie mondiale progresser de 3,2% cette année et de 3,5% l’an prochain. Pour l’organisation basée à Paris, l’atonie de la demande globale combinée à la faiblesse de la dynamique de l’offre, avec notamment des investissements en berne, expliquent cette situation. Si une croissance aussi faible se prolonge, le risque est que les perspectives d’emploi soient moindres pour les jeunes et que les engagements pris envers les personnes âgées en matière de santé et de retraite ne puissent être tenus, estime Catherine Mann, chef économiste de l’OCDE. « La conséquence est que nous ne tenons pas les promesses faites aux jeunes et aux personnes âgées. Les responsables politiques doivent donc agir pour nous sortir du piège de cette croissance molle », a déclaré à Reuters Catherine Mann. Dans ce contexte, l’organisation pousse les gouvernements à agir en actionnant les leviers structurels mais aussi budgétaires, et à ne pas se reposer sur les politiques monétaires ultra-accommodantes des banques centrales, « levier depuis trop longtemps exclusif de l’action publique ». « S’attacher uniquement à redynamiser la croissance économique sans s’appuyer parallèlement sur des politiques budgétaires ou structurelles compromet l’équilibre qui existe entre les avantages et les risques » de cette politique monétaire, estime-t-elle.

(Avec Reuters)

 

 

Tarifs EDF : Risque de rattrapage ? Non certitude !

Tarifs EDF : Risque de rattrapage ? Non certitude !

Discussion byzantine au sein des différents organismes qui interviennent pour réguler les tarifs EDF. Les grands médias titrent : » risque de rattrapage » alors qu’il s’agit d’une certitude en l’état de la situation financière catastrophique du producteur électricité. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle enfin faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra jamais faire face seule à ces défis mêmes avec une augmentation régulière du prix de ‘l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs.   Le Conseil d’Etat « risque » donc  d’imposer au cours des prochains jours au gouvernement de revoir les tarifs d’EDF pour la période 2014-2015, ce qui entraînerait un rattrapage sur la facture des ménages. La juridiction administrative doit se prononcer sur un recours de l’Association nationale des opérateurs détaillants en énergie (Anode) contre une hausse des tarifs de 2,5% survenue le 1er novembre 2014, que les concurrents d’EDF ont jugé trop faible pour notamment compenser les augmentations insuffisantes des années précédentes. Alors que la baisse des prix de marché rend les offres des fournisseurs alternatifs plus compétitives et met donc EDF sous pression, l’électricien public a fait l’hypothèse d’une hausse des tarifs « bleus » de 2,5% par an de 2016 à 2019, selon un document interne obtenu par Reuters en janvier. Les interventions des pouvoirs publics pour bloquer ou limiter les hausses se sont multipliées ces dernières années, de même que les recours juridiques des rivaux d’EDF. Le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, plaide régulièrement en faveur de hausses « régulières et modérées » des tarifs de l’électricité en France afin de financer les investissements du groupe, confronté à d’importants travaux pour prolonger la durée de vie de son parc nucléaire.

(Avec Reuters)

Risque de bulle financière en Zone euro ? (BCE)

Risque de bulle financière en   Zone euro ? (BCE)

 

De risques accrus de bulle financières pour la BCE qui constate des turbulences (comprendre spéculation) sur les marchés financiers, un niveau d’endettement important et le développement du Shadow Banking qui échappe évidemment. à toute régulation. Du coup les créances douteuses s’accumulent dangereusement dans certaines banques très fragilisées. La situation pourrait aggraver si les perspectives de tassement de la croissance se confirment au plan mondial. Une analyse un peu noire de la BCE qui est peut être aussi un argumentaire pour justifier sa politique accommodante et contre l’Allemagne (contre tout plan de relance de la  croissance et) qui conteste le laxisme de la BCE.  Dans son rapport semestriel sur la stabilité financière (FSR), la BCE écrit que les tensions systémiques restent contenues dans la zone euro. Elle identifie néanmoins quatre sources de risques pour les deux prochaines années: l’agitation sur les marchés financiers, la faiblesse des bénéfices dans le secteur financier, des niveaux d’endettement excessifs et le développement d’un système bancaire parallèle (« Shadow Banking »). « Par rapport au FSR de novembre 2015, la plupart des risques se sont accrus », estime la BCE. « Dans le même temps, tous les risques sont clairement enchevêtrés et, s’ils devaient se matérialiser, pourraient se renforcer mutuellement. En effet, tous les risques pourraient être aggravés par une concrétisation des risques baissiers sur la croissance économique. » Les conditions financières sont devenues « plus difficiles » en raison des inquiétudes relatives aux économies émergentes, au renforcement des risques géopolitiques et à de nouveaux accès de volatilité sur les marchés, ce qui alourdit la menace sur la reprise modérée de la zone euro. Certains économistes s’attendent à ce que la BCE assouplisse davantage d’ici la fin de l’année sa politique monétaire déjà ultra-accommodante, caractérisée par des taux bas et des rachats d’actifs. Concernant le secteur bancaire, la BCE insiste sur le niveau élevé des créances douteuses dans certains pays. Elle invite les banques et les autorités à renforcer leurs efforts pour réduire le montant de ces créances douteuses, notamment en facilitant la création de structures de défaisance (« bad banks »).

(Avec Reuters)

Chine : risque d’éclatement de la bulle financière ?

Chine : risque d’éclatement de la bulle financière ?

 

C’est la question que pose la Chine elle-même dans un article  du quotidien du peuple relevé par la Tribune. En effet l’endettement concerne à peu près tous les acteurs économiques, les entreprises, les particuliers et les collectivités publiques notamment locales. D’une certaine manière l’économie chinoise est sous perfusion financière la dette chinoise représentant 250 à 300 % du PIB selon les estimations. Du coup les banques sont particulièrement menacées du fait de l’accumulation de créances douteuses par ailleurs difficile à évaluer. Une problématique complexe pour la Chine qui doit faire face à la baisse des exportations par le soutien à la demande intérieure. Or une restriction des crédits crédit quasiment inévitables viendra peser sur le volume de cette demande. Après avoir ouvert les robinets du crédit, la Chine doit désormais restreindre son niveau d’endettement pour endiguer les créances douteuses et éviter une crise financière, a averti lundi le Quotidien du Peuple, citant une source anonyme « ayant autorité ».« Un haut niveau d’endettement, voilà le péché originel, c’est la source de risques financiers importants. Quand l’endettement est élevé, les dangers sur les changes, les Bourses, le marché obligataire et les banques grimpent de concert », s’est alarmée cette personne. C’est la troisième fois en moins d’un an que le Quotidien du Peuple donne la parole à une « source ayant autorité » pour commenter la conjoncture, ce qui pourrait correspondre, selon des médias chinois, à un haut responsable gouvernemental ou à un universitaire associé aux politiques économiques. Selon les estimations de Bloomberg Intelligence, la dette chinoise approche au total 250% du Produit intérieur brut (PIB). Et les banques enregistrent une rapide progression des créances douteuses (prêts présentant un fort risque de non-remboursement). Dans ce contexte, « il ne faut pas gonfler encore la dette pour stimuler la croissance économique. Rien ne serait plus périlleux que de (poursuivre dans cette voie) sans trancher résolument : un bâton de canne à sucre n’est pas sucré à ses deux extrémités« , a prévenu l’interviewé. Il faut donc enrayer la montée des nouveaux crédits : « Un arbre ne pousse pas jusqu’au ciel. Si des contrôles ne sont pas mis efficacement en place, (l’endettement élevé) conduira à une crise financière systémique, fera se contracter l’économie et même s’évaporer l’épargne des ménages », a-t-il encore averti. Pékin est engagé dans un ambitieux rééquilibrage de son modèle économique, plus orienté vers le marché, la consommation intérieure et les services. La croissance continue de s’essouffler, l’activité manufacturière oscille toujours entre contraction et stagnation, l’industrie est minée par de colossales surcapacités. Soucieuses d’éviter un atterrissage brutal et de prévenir des mouvements sociaux, le gouvernement a intensifié ces derniers mois ses mesures de relance budgétaire pour stimuler l’activité, en sus d’une politique monétaire ultra-accommodante. Mais les vues exprimées lundi dans le Quotidien du Peuple, porte-voix du Parti communiste, suggèrent que Pékin pourrait désormais « adopter une politique monétaire plus prudente« , a observé Yang Zhao, analyste de la banque Nomura. « Le gouvernement pourrait tenter d’accélérer le rythme des réformes structurelles, et (cet article) renforce notre opinion que le récent rebond des investissements, financés par la dette, devrait être éphémère », a-t-il poursuivi.

(La tribune et l’AFP)

Zone euro: le risque de déflation

Zone euro: le risque de déflation

Avec une inflation de 01 % en mars les risques de déflation se rapproche en zone euro. Un risque confirmé par les indices activités de février. Avec un indice à 52,7 contre 53,6 en janvier, “l’activité économique de la zone euro enregistre sa plus faible croissance depuis plus d’un an et les tensions déflationnistes s’intensifient en février”, précise le cabinet dans un communiqué. Dans l’industrie manufacturière, poursuit Markit, la production enregistre “sa plus faible expansion depuis décembre 2014 (et se rapproche ainsi de la stagnation), tendance que les entreprises interrogées attribuent à un nouvel affaiblissement de la croissance des nouvelles commandes (y compris à l’export)”. “Si le secteur des services enregistre de meilleures performances, la croissance de l’activité des prestataires de services ralentit néanmoins à son plus bas niveau depuis janvier 2015”, est-il encore souligné. “Les perspectives d’activité à 12 mois se dégradant en outre fortement dans ce secteur, la faiblesse de la conjoncture devrait perdurer au cours des prochains mois”. Globalement, après le ralentissement de janvier (avec un indice PMI à 53,6 contre 54,3 décembre), l’activité globale en zone euro ralentit en février pour le deuxième mois consécutif, “cette tendance reflétant un nouvel affaiblissement de la hausse des nouvelles affaires”, explique Markit. “Les tensions déflationnistes s’accentuent en février, et se confirme en mars La baisse des prix à la consommation en zone euro a légèrement ralenti en mars sur un an, à -0,1%, contre un repli de 0,2% le mois précédent, selon une première estimation publiée jeudi 31 mars par l’office des statistiques européen Eurostat. Les prix à la consommation avaient en revanche progressé de 0,3% en janvier. Ce repli de 0,1% en mars, qui confirme le retour du spectre de la déflation en zone euro, est conforme à ce qu’attendaient les analystes d’après le consensus Factset (-0,1%). Sans surprise, ce sont les prix de l’énergie qui ont encore tiré vers le bas en mars cet indicateur très attendu: ils se sont affichés en recul de 8,7% sur un an, après -8,1% en février.

(Avec AFP)

Risque de krach bancaire

Risque de krach bancaire

 

Aux dires d’un certain nombre d’experts,  le risque d’un krach bancaire comme d’un krach économique peut être écarté. À noter toutefois que ce sont les mêmes experts qui ont pronostiqué la reprise économique générale en 2016. Or force est de constater que non seulement cette reprise générale n’aura pas lieu mais que la croissance mondiale pourra être divisée au moins par deux. En cause notamment le déséquilibre offre demande provoquée en particulier par la Chine qui utilise environ la moitié du pétrole, du ciment et de l’acier dans le monde. Depuis maintenant plus d’un an l’industrie ne cesse de reculer en Chine,  ce qui explique largement l’écroulement du prix des matières premières et notamment du pétrole. Une crise économique chinoise qui se combine avec une crise financière caractérisée par un endettement monumental des entreprises, des collectivités locales et des particuliers. Tous les pays sont affectés par la dépression chinoise, les pays développés qui s’installent dans la croissance molle ou les pays en développement qui connaissent la décroissance. Du coup, les banques surtout les très grandes engagées internationalement sont  fortement secouées. Mais les experts  rassurants considèrent qu’il s’agit d’une surréaction du marché quand d’autres craignent maintenant un krach financier. La vérité c’est que personne ne connaît l’ampleur et le niveau des risques des grandes banques internationales ; des grandes banques au caractère systémique dont la maladie pourrait contaminer l’ensemble du système bancaire et financier. Actuellement la Deutsche Bank est fortement menacée comme la banque italienne UniCredit qui a perdu à peu près la moitié de sa valeur depuis le début de l’année. La Société générale en France a également été secouée. Une trentaine de banques internationales présentent un risque systémique dont les 4 principales banques françaises. Encore une fois le risque principal, c’est le niveau d’engagement réel des banques. Un niveau souvent impossible à définir même par les banques elle-même et qui ne pourra être géré par les seules règles prudentielles relatives en particulier au niveau de fonds propres. Du coup,  la volatilité des bancaires sur les marchés financiers va contraindre ces banques à durcir les conditions du crédit et à  fragiliser aussi l’économie. Bref un cercle vicieux finance-économie qui pourrait conduire à un krach.

1234



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol