Archive pour le Tag 'dollars'

Amazon, la pieuvre, dépasse 1.000 milliards de dollars en Bourse

Amazon, la pieuvre,  dépasse 1.000 milliards de dollars en Bourse

 

Record de capitalisation mais aussi record de profit pour la pieuvre Amazon. Plus de 1000 milliards de capitalisations et le  titre Amazon a gagné 74% depuis le début de l’année, contre 34% pour Apple. Entrée en Bourse le 15 mai 1997, à 1,50 dollar, l’action Amazon avait atteint pour la première fois les 100 dollars le 23 octobre 2009. Il est clair qu’Amazon et d’autres plates-formes du même type ont trouvé la martingale pour réaliser des profits exorbitants. L’idée n’est pas nouvelle. Au lieu de produire, on se contente de commercialiser la production des autres en écrasant le prix d’achat ces produits. On sait bien que ce n’est pas le travail de production qui est le plus rémunérateur mais sa commercialisation. Du coup,  de plus en plus de petits malins s’infiltrent  dans le processus de commercialisation avec pour objectif de mettre en place une intermédiation obligatoire et à caractère dominant. On objectera que les professions et les entreprises n’ont sans doute pas été assez attentives aux phénomènes de développement de la vente par Internet. Pour autant cela ne saurait  justifier les abus de domination et d’exploitation des plates-formes de distribution vis-à-vis des fournisseurs. D’une certaine manière,  ces fournisseurs maintenant sont en posture de sous-traitance de ces plates-formes. Un procédé utilisé depuis longtemps par la grande distribution mais cette fois réalisée au plan mondial. Non seulement Amazon écrase ses fournisseurs au plan tarifaire mais transfère sur eux nombreux de charges qui devraient incomber au distributeur. La force d’Amazon c’est évidemment de disposer d’une cible de 3,5 millions de visiteurs par jour. De quoi peser de manière monopolistique sur les vrais créateurs de biens. Plus de 10 000 entreprises françaises sont inscrites comme fournisseurs d’Amazon. En outre Amazon comme les autres plates-formes informatiques évitent l’impôt en se localisant dans des paradis fiscaux y compris en Europe. Le problème c’est que l’union européenne ne parvient pas à se mettre d’accord imposé fiscalement ces plates-formes. L’Allemagne en particulier s’oppose à une taxation des grandes plates-formes américaines pour ne pas avoir à subir en contrepartie des mesures de rétorsion contre son industrie notamment automobile. De ce faite chaque pays essaye de réagir de manière isolée par exemple la France mais dont l’action paraît assez dérisoire. La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes veut infliger une amende de 10 millions à la plate-forme de vente. Le ministère de l’Economie a assigné Amazon en justice pour pratiques abusives du leader mondial du commerce en ligne envers ses fournisseurs français et aurait demandé qu’une amende de dix millions d’euros lui soit infligée, rapporte lundi Le Parisien. Selon le journal, cette plainte été déposée devant le tribunal de commerce de Paris à la suite d’une enquête de deux ans de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sur les plates-formes Internet. « La plate-forme impose un rapport déséquilibré avec ses vendeurs », explique Loïc Tanguy, directeur de cabinet de la DGCCRF, cité par le Parisien. Selon le journal, pour vendre sur la plate-forme et profiter de ses 3,5 millions de visiteurs par jour en France, les plus de 10.000 entreprises hexagonales inscrites sur le site sont soumises à plusieurs clauses qui peuvent parfois les pousser à la faillite : modifications de contrat unilatérales, prise en charge de tous les problèmes de livraison et possibilité pour Amazon de suspendre le contrat à tout moment. Un porte-parole de Bercy a confirmé que le ministère avait assigné le groupe en justice, sans plus de précision.

 

 

100 millions de dollars versés au Gabon (FMI)

100 millions de dollars versés au Gabon (FMI)

Si on comprend que certains pays pauvres par exemple du Sahel puissent bénéficier des subsides du fonds monétaire international par contre on peut s’étonner que le Gabon demande aussi l’aide du FMI. Ce très petit pays de 2 millions d’habitants est une sorte d’exception en Afrique. En effet la richesse potentielle est immense et le nombre d’habitants peu élevé.  Le pétrole représente de leur de 50 % des ressources publiques et 80 % des exportations. Le problème c’est que le pays est surtout victime d’une corruption avec d’innombrables organismes publics et parapublics qui permettent aux proches du pouvoir de se servir. Certes depuis la crise de 2009 le pays a vu fondre ses recettes en raison de la chute des prix du pétrole mais cela ne saurait expliquer qu’avec de telles richesses potentielles on constate un taux de chômage particulièrement élevé. Ce qui caractérise ce pays ce sont surtout les inégalités car en moyenne le PIB par habitant est relativement satisfaisant. La croissance économique s’est affaiblie du fait du déclin de la production de pétrole et la performance du Gabon  »a été mitigée » par rapport au programme de réformes établi avec le FMI. Il y a ainsi eu des « dérapages budgétaires » fin 2017 et début 2018 qui ont handicapé la trésorerie, ce qui a sapé les efforts pour solder les arriérés, a noté le Fonds. « Les conditions macro-économiques s’améliorent lentement au Gabon mais la reprise demeure fragile », a indiqué David Lipton, le numéro 2 du Fonds. En juin 2017, le FMI avait approuvé un prêt sur trois ans de 642 millions de dollars au titre de son mécanisme élargi de crédits (MEDC). Avec la tranche accordée mercredi, ce sont jusqu’ici 300,7 millions de dollars qui ont été versés au Gabon.

Guerre commerciale américaine : taxes sur 200 milliards de dollars de produits chinois supplémentaires

Guerre commerciale américaine : taxes sur 200 milliards de dollars de produits chinois supplémentaires 

Cette fois la guerre commerciale semble bien engagée. Trump a d’abord taxé un peu plus de 30 milliards de dollars de produits chinois. Les chinois ont bien entendu répliqué sur les mêmes volumes. Du coup,  Trump prévoit de taxer la moitié des importations chinoises (autour de 250 milliards sur 500). Donald Trump s’apprête à rendre publique une liste portant sur 200 milliards de dollars (170 milliards d’euros) de produits chinois supplémentaires qui seront assujettis à des droits de douane, rapporte Bloomberg, qui cite deux responsables au fait du dossier. A en croire Bloomberg, cette liste pourrait être publiée dès mardi, et en tout cas vraisemblablement cette semaine. Les Etats-Unis ont commencé à percevoir vendredi 25% de droits de douane sur 34 milliards de dollars (29 milliards d’euros) de marchandises chinoises importées et Donald Trump a averti qu’à terme, plus de 500 milliards de dollars (425 milliards d’euros) de produits chinois, soit la quasi-totalité des importations américaines en provenance de Chine, pourraient être taxées.

Pétrole : au-dessus des 80 dollars, en route vers les 100 ?

Pétrole : au-dessus des 80 dollars, en route vers les 100 ?

Discrètement mais sûrement le pétrole poursuit son envolée sous le double effet de la reprise économique internationale et de la réduction de l’offre. Le Brent a ainsi franchi les 80 dollars pour la première fois depuis novembre 2014, tandis que celui du brut léger américain a passé la barre des 72 dollars pour la première fois également depuis trois ans et demi. La montée des cours constitue évidemment un danger pour la croissance car comme les autres matières premières, elle va affecter la compétitivité. Cette hausse va aussi plomber le pouvoir d’achat des ménages et de la consommation. Les prix du pétrole ne cessent en effet de grimper. Il y a à peine dix jours les spécialistes craignaient que les cours atteignent pour le Brent les 80 dollars dans les mois à venir. En fait c’est déjà fait ;  le  baril de Brent va maintenant s’orienter vers les 100 dollars. Les producteurs profitent d’autant plus de cette hausse qu’ils produisent moins que l’accord de modération qu’ils ont conclus (qui se termine fin 2018 et dont on ne sait pas s’il sera reconduit) quand les cours étaient bas. En outre la crise au Venezuela, les tensions avec l’Iran qui se répercutent aussi au moyen orient nourrissent les inquiétudes de sorte qu’on pourraiat bien s’orienter vers un baril à 100 dollars d’ici quelques semaines.

 

Les fusions et acquisitions : record à 12 milliards de dollars.

Les fusions et acquisitions : record à 12   milliards de dollars.  

 

Record mondial au premier trimestre pour les fusions acquisitions  qui sont d’abord soutenue par la reprise de la croissance mondiale, la restauration des marges des entreprises aussi de l’argent encore relativement bon marché. Il faut noter que ces opérations ont surtout concerné les grandes sociétés puisque dans le même temps leur nombre diminuent. Alors qu’en valeur les opérations de M&A ont augmenté de 67% au premier trimestre 2018 par rapport à la période comparable de 2017, leur nombre a chuté de 10% à 10.338, selon des données préliminaires de Thomson Reuters. Parmi les transactions les plus importantes conclues sur la période janvier-mars, figure l’acquisition par l’assureur santé américain Cigna du gestionnaire de prescriptions médicales Express Scripts Holding pour 54 milliards de dollars. En Allemagne, E.ON a acquis la participation majoritaire de RWE dans le spécialiste des énergies renouvelables Innogy. Les M&A ont doublé en volume au premier trimestre en Europe, tandis qu’elles ont augmenté de 67% aux Etats-Unis et de 11% en Asie. “Un environnement macro-économique plus favorable en Europe a engendré une plus grande confiance pour faire avancer les choses. Des transactions, qui étaient dans les tuyaux depuis longtemps, se sont concrétisées et certains secteurs, comme celui des services aux collectivités, ont été complètement transformés par la dernière vague de consolidation”, explique Borja Azpilicueta, responsable d’EMEA Advisory chez HSBC.

Cuba : des salaires de 30 dollars par mois

 

  • Cuba : des salaires de 30 dollars par mois

 

 

Avec le Venezuela, Cuba représente le modèle politique de Mélenchon. Un modèle pourtant de sous-développement avec la dictature en plus. D’après  l’Office national de la statistique et de l’information de Cuba révèle tout dans son dernier rapport: les Cubains gagnent en moyenne 740 pesos cubanos (29,60 dollars) par mois. Non sans disparités régionales et sectorielles. Mieux vaut vivre à Varadero qu’à Guantanamo. Et travailler dans l’industrie sucrière que dans la culture. Si pendant cinquante ans les Cubains gagnaient peu ou prou le même salaire mensuel, La Havane a enterré il y a dix ans l’un des grands dogmes de la révolution, l’égalité salariale. Les écarts se sont fortement creusés, allant de 1 à 4, entre un instituteur et un médecin spécialiste (65 dollars), voire plus. Les travailleurs les plus productifs perçoivent des bonus substantiels, mais tout dépend de l’intérêt stratégique de l’industrie concernée. Le quotidien des Cubains est bien subventionné, tant pour le transport, la santé ou l’éducation, mais ces aides sont insuffisantes pour vivre décemment de la seule rémunération officielle. La plupart des travailleurs se reposent sur le marché noir et l’économie du pourboire. Dans un lieu touristique, un serveur gagnera en pourboires en un jour l’équivalent d’un mois de son salaire payé par l’État. De nombreux cadres médecins, avocats, techniciens se sont reconvertis dans des emplois de serveurs.

 

Manipulation de changes : Une amende de 350 millions de dollars pour BNP Paribas

Manipulation de changes : Une amende de 350 millions de dollars pour BNP Paribas

 

.La banque française a écopé mercredi d’une amende de 350 millions de dollars aux Etats-Unis pour des malversations commises par ses traders sur le marché des changes, suite à un accord trouvé avec la justice américaine. La somme est largement inférieure à l’amende record de 8,9 milliards de dollars infligée à l’établissement en 2014 pour avoir violé des embargos américains contre le Soudan, Cuba et l’Iran. « La banque a accordé peu d’attention à la surveillance de son activité de courtage des changes, ce qui a permis à ses traders et d’autres de violer la législation de l’Etat de New York pendant plusieurs années et d’abuser de la confiance des clients », fustige dans un communiqué Maria Vullo, la patronne du régulateur des services financiers (DFS) de New York.  Elle explique que, de 2007 à 2011, une douzaine de cambistes de l’établissement français basés à New York, Londres et Tokyo se sont entendus sur des plateformes de messagerie instantanée pour manipuler les taux de référence de devises de pays émergents comme le rand sud-africain, le forint hongrois et la livre turque. Un des traders impliqués « a explicitement baptisé le groupe  »cartel » dans ses échanges, et appelé le reste des cambistes avec lesquels il était de connivence pour manipuler le prix du rand sud-africain  »Domination ZAR » d’après le symbole de cotation du rand qui est Zar », détaille le régulateur. Ces cambistes élaboraient ensemble, via les forums de discussion, des simulations de courtage sur les devises, s’entendaient pour pousser artificiellement le taux de référence d’une monnaie et encaissaient ainsi des bénéfices indus, déplore encore le DFS. Une des tactiques consistait par exemple à gonfler artificiellement la valeur du rand sud-africain pendant les échanges à New York. En 2014, BNP Paribas avait déjà dû s’acquitter d’une amende de près de neuf milliards de dollars aux Etats-Unis et avait plaidé coupable pour régler son litige concernant la violation d’embargos économiques américains.

Fillon : un bakchich de 50.000 dollars pour faire rencontrer Poutine

Fillon : un bakchich de 50.000 dollars pour faire rencontrer Poutine

 

 

Le champion de la rigueur pour les Français, François Fillon, s’enfonce encore un peu plus dans ses contradictions. En effet on vient de découvrir qu’il avait touché 50 000 $ pour avoir mis en relation de responsables économiques avec Poutine. Du coup, on comprend de mieux en mieux la compréhension qu’il témoigne à l’égard du dirigeant russe. François Fillon a permis un industriel libanais (mais aussi au président de Total)  de rencontrer Poutine. Notons par parenthèses que c’est aussi un ami avocat libanais qui a réglé la facture des costumes de Fillon. Bref pour résumer, Fillon avait mis en place une véritable machine à fric pour tenir son rang de hobereau  de l’ancien régime. Pourtant François Fillon s’estime victime de la justice ! Dans l’enquête sur les emplois présumés fictifs de sa famille, François Fillon a été mis en examen le 14 mars pour « détournement de fonds public », « complicité et recel de détournement de fonds publics », « complicité et recel d’abus de bien sociaux », et « manquements aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ». En outre il y a d’être accusé de faux et d’usage de faux pour avoir fabriqué de fausses preuves concernant l’emploi de Pénélope. Pour résumer, Fillon est un voleur et un voyou. C’est pourtant le candidat qu’à choisi le parti Républicain. Il a même été reconfirmé par ce même parti quand les affaires l’ont fait plonger dans les sondages. Les faits sont tellement scandaleux et indiscutables qu’on peut douter sérieusement de la probité des membres du comité politique des Républicains qui ont donné l’absolution à Fillon en le confirmant comme candidat. D’une certaine manière, les responsables Républicains qui continuent de soutenir Fillon sont sans doute à la fois irresponsables et complices. Pas étonnant la confirmation de François Fillon comme candidat des Républicains a été entièrement organisée par le sulfureux Sarkozy lui aussi complètement englué dans les affaires. Au vu de toutes ces révélations on peut se demander quelle conception on se fait chez les Républicains de la morale politique. On objectera que des questions du même type se posent au parti socialiste. La facture, elle, de toutes ces affaires sera très lourde ;  elle se traduira sans doute par la fin du parti Républicain et ou par son éclatement car il se trouve encore quelques vrais responsables dans un parti gangréné  des affairistes

Spéculation Crédit Suisse: une amende de 5,3 milliards de dollars

Après Deutsche Bank qui vient de payer 7 milliards d’amendes aux États-Unis pour tripatouillage sur les produits toxiques c’est au tour du Crédit suite d’accepter de payer une amende de plus de 5 milliards. Le Crédit Suisse a annoncé vendredi avoir conclu un accord de principe avec le département américain de la Justice pour régler en échange de 5,28 milliards de dollars (5,25 milliards d’euros) le contentieux sur la vente de titres financiers à risque adossés à des crédits immobiliers « subprimes ». La banque suisse précise que, d’une part, elle s’acquittera d’une amende civile de 2,48 milliards de dollars et que, d’autre part, elle financera à hauteur de 2,8 milliards de dollars des mesures de dédommagement des clients sur cinq ans. Au total relative les amendes aux spéculations des Subprimes  atteignent  aujourd’hui les spéculations de environ 170 milliards, une paille ! Mais un manque à gagner largement couvert par les spéculations qui continuent sur d’autres produits.  Evasion fiscale,  blanchiment, fraude liée aux subprimes, irrégularités de procédures bancaires, manipulation de marché autant de champs qui permettent aux banques de se refaire et de distribuer de généreux dividendes. récemment sanctionnés la Deutsche Bank a été accusée, comme d’autres établissements financiers, d’avoir vendu sur les marchés des produits dits « toxiques », parce que adossés à des crédits immobiliers dont il était presque certain que les emprunteurs n’auraient pas les moyens de les rembourser (en raison de leur faible solvabilité et à cause des taux variables extrêmement dangereux qui leur étaient imposés). Des amendes quand même inférieur  aux 40 milliards de dollars infligés à la : Bank of America dans des litiges liés à la vente des produits hypothécaires américains ainsi qu’aux saisies immobilières illégales qui ont suivi. Les banques n’ont « pas suffisamment changé » malgré les amendes à répétition infligées à la profession bancaire aux Etats-Unis, a accusé récemment un responsable de la FED. « Trop de banques ne réagissent que lorsqu’il y a un problème, au lieu de mettre en place des mesures d’ensemble qui s’assurent que les employés comprennent ce qui est légal et éthique de faire », a déclaré Daniel Tarullo, qui dit également songer à infliger davantage « d’amendes personnelles » à des individus et des interdictions d’exercer. Alors que les autorités américaines continuent de sanctionner les agissements des banques dans le dossier des subprimes, l’Europe se caractérise par son inaction. La Commission européenne, qui s’était distinguée en 2013 par une attaque inédite sur le Vieux Continent face aux abus sur le puissant marché des dérivés (1,49 milliard d’euros de pénalités, partagées entre huit banques), n’est pas intervenue dans le dossier des « subprimes ». En effet, elle ne peut infliger des amendes qu’aux entreprises qui enfreignent le droit communautaire. « Les compétences de supervision prudentielle […] appartiennent exclusivement aux Etats membres et depuis deux ans aussi à la Banque centrale européenne pour la zone euro », justifie Michel Barnier, ancien commissaire européen aux services financiers (2010-2014), qui appelle à la création d’un poste de « procureur financier » européen.

Parole d’expert : le pétrole à 90 dollars et la baisse des taux aux Etats-Unis

Parole d’expert : le pétrole à 90 dollars et la baisse des taux aux Etats-Unis

 

Comme disait un humoriste célèbre,  la difficulté en prospective c’est de prévoir l’avenir. En cette période d’incertitude et de bouleversements mondiaux nombre d’experts s’exercent pourtant aux travaux de prévision. Ainsi est-il intéressant de relire une prévision d’un expert Nicolas Meilhan, ingénieur économiste,  parue dans le monde en juillet. L’intéressé prédit que le baril de pétrole sera à 90 $ en fin 2016 et que la banque fédérale baissera encore ses taux du fait des signes de récession des États-Unis. Des prédictions qui se fondent sans doute largement sur le marc de café car contredite par les réalités aujourd’hui. Faut-il pour autant se passer de l’avis des experts ? Sans doute non,  mais on doit accueillir leurs visions avec une certaine prudence compte tenu des incertitudes des facteurs explicatifs interactifs qui alimentent les grandes évolutions économiques et sociales. Ce monde à caractère systémique est de plus en plus difficile à observer et encore davantage à prévoir. Ce que démontre l interview de Nicolas Nicolas Meilhan de juillet 2016

 

L’interview de Nicolas Meilhan dans le Monde

Nicolas Meilhan : Il existe plusieurs types de pétrole. En ce qui concerne le pétrole conventionnel, l’a reconnu que le pic pétrolier avait été passé en 2010. Le pétrole non conventionnel (schiste, sables bitumineux), lui, est en forte croissance. Depuis 2014 et la chute de 70 % du prix du pétrole, les investissements ont ralenti significativement, notamment aux Etats-Unis.

En novembre 2015, on a atteint un pic de production – plus de 80 millions de barils par jour. Aux Etats-Unis, la production a déjà baissé de 1 million de barils par jour depuis son pic de juin 2015. Du côté des investissements de l’industrie pétrolière et gazière, on est passé de 760  milliards de dollars par an en 2014 à 380, ce qui est du jamais vu dans l’histoire de l’industrie: deux années de suite de baisse de l’investissement, qui auront un impact sur la production en 2017, 2018 et 2019. Ajoutez à cela la production de l’OPEP déjà à son maximum. Il  n’est pas sûr que l’on puisse dépasser à nouveau ce maximum de novembre 2015.

La ressource du pétrole est-elle encore disponible en quantités considérables ?

La ressource pétrolière est là en quantité infinie. Le problème est de savoir quelle quantité on va être capable d’extraire et à quel prix. Aujourd’hui, le pétrole qu’on peut se payer, c’est 100 dollars. A ce prix là, on va être capable d’en extraire de moins en moins.

Le prix du baril ce n’est pas 100 dollars aujourd’hui. Comment va se comporter ce prix, et quels sont les facteurs qui le déterminent ?

Les prix ont baissé de 70 % depuis juin 2014. L’explication donnée à cela est l’exploitation de pétrole de schiste américain qui a abreuvé le marché. A l’ASPO, nous avons une explication un peu différente : depuis 13 ans, il y a une corrélation très forte entre le prix du pétrole et la valeur du dollar. Plus le dollar baisse par rapport à l’euro, plus le prix du pétrole monte. Depuis fin 2008, la Réserve fédérale américaine (Fed) a imprimé beaucoup d’argent via différents assouplissements quantitatifs, qui ont dévalué le dollar à chaque fois. En juin 2014, la Fed a annoncé la fin de cet assouplissement quantitatif, le dollar s’est donc renforcé considérablement. On connait actuellement un plus haut du dollar sur les 15 dernières années. Mais cette situation n’est pas tenable : l’économie américaine montre des signes d’entrée en récession. Le dollar va donc faiblir et nous pensons au sein des Econoclastes que d’ici la fin de l’année, la Fed va à nouveau baisser ses taux, imprimer de l’argent, ce qui dévaluera le dollar de 20 %, et fera remonter les prix du pétrole. Ma position, c’est un prix du baril à 90 dollars d’ici la fin de l’année. Je pense aussi que beaucoup de gens ont donné l’OPEP comme mort, et je crois que c’est faux. Maintenant que l’Iran est revenu à sa production pré-sanction, personne ne les attendait à ce niveau cette année, l’OPEP peut renaitre de ses cendres et pourrait même décider de réduire sa production de quelques millions de barils afin de mettre le marché en déficit afin de faire remonter les prix.

On va donc voir doucement se réduire les quantités de pétrole disponible ?

 

La consommation de pétrole est difficile à estimer. Le pétrole ça ne coûte rien. C’est moins cher que de l’eau. 100 dollars, qu’est-ce que c’est ? C’est 50 centimes le litre. Combien coûte 1 litre d’eau minérale ? Plus de 50 centimes. Et on en « boit » deux fois plus (environ 4 litres par jour de pétrole pour un Européen). Aux Etats-Unis, depuis que les prix du pétrole ont baissé, comme leur carburant est beaucoup moins taxé qu’en Europe, les Américains se sont tous mis à racheter des 4×4 et la demande est repartie. Le record de consommation d’essence de toute l’histoire des Etats-Unis a été battu la semaine du 23 juin 2016. L’Inde est également un gouffre à pétrole. La demande est très souvent sous-estimée.

 

La Deutsche Bank : une amende de 7 milliards de dollars aux États-Unis

La Deutsche Bank : une amende de  7 milliards de dollars aux États-Unis

 

La banque allemande qui comme d’autres avaient spéculé sur la vente de titres financiers adossés à des crédits « subprime » entre 2005 et 2007 a une amende de près de 7 milliards de dollars aux États-Unis La banque précise qu’elle a accepté de s’acquitter d’une amende civile de 3,1 milliards de dollars (environ 2,97 milliards d’euros) et de verser 4,1 milliards de dollars (3,93 milliards d’euros environ) au titre de dédommagement de ses clients.

Pétrole : Le baril entre 30 et 40 dollars en 2016

Pétrole : Le baril entre 30 et 40 dollars en 2016

 

Sauf événement géopolitique toujours  imprévisible le pétrole devrait se maintenir dans une fourchette de 30 à 40 $ tout au long de l’année 2016.  Le baril de Brent, dont le cours moyen ressort à environ 54 dollars sur l’ensemble de l’année 2015, a chuté de près de 9% depuis le début du mois et de près de 70% par rapport à son point haut de 115 dollars de juin 2014. Plusieurs facteurs explicatifs à ces prix relativement bas du pétrole pour 2016. Il y a surtout le tassement économique mondial dont la croissance devrait être inférieure à 3 % du fait en particulier de la faible demande de la Chine. D’une manière générale l’offre est sur abondante par rapport à la demande de ce faite. De plus les pays producteurs de pétrole sont engagés dans un cercle vicieux à fin de compenser par le volume leur perte de recettes liée au prix du baril. Par ailleurs ces pertes de recettes alimentent l’atonie de la croissance mondiale. L’OPEP se montre incapable de décider d’une baisse de la production pour réajuster les prix, pire l’Arabie Saoudite est engagée dans une guerre stratégique avec d’autres pays producteurs pour étouffer la concurrence. S’ajoute= enfin la normalisation des relations avec l’Iran qui va pouvoir écouler son pétrole sur tous les marchés et ainsi faire encore gonfler l’offre mondiale. Les cours du pétrole sont tombés sous le seuil de 30 dollars le baril ce mois-ci, au plus bas depuis 2003, avec les inquiétudes sur les déséquilibres persistants du marché, une demande solide ne permettant pas de compenser l’accroissement de l’offre alors que les principaux pays producteurs de brut ne parviennent pas à s’entendre pour réduire la production. « La question immédiate la plus importante pour le marché va être de déterminer combien de pétrole l’Iran va réinjecter (…) Une différence significative de la production iranienne dans un sens ou dans l’autre devrait avoir un impact sur les cours », a dit Thomas Pugh, analyste matières premières chez Capital Economics.

BP : une pollution à 58 milliards de dollars

BP : une pollution à  58 milliards de dollars

Il faut croire que les profits des compagnies pétrolières sont très substantiels voir démentiels pour pouvoir absorber de telles sommes en réparation de pollution. BP aura  donc du débourser  58 milliards de dollars pour la catastrophe qui s’est produite au large de la Nouvelle-Orléans en 2010 La Justice des Etats-Unis a annoncé lundi avoir passé un accord de plus de 20 milliards de dollars avec le groupe pétrolier britannique BP. Pour la pire catastrophe environnementale des Etats-Unis, le groupe pétrolier va payer la plus lourde indemnisation de l’histoire du pays.  C’était le 20 avril 2010. La plateforme Deepwater Horizon explosait, à 80 km au large de la Nouvelle-Orléans. Le pétrole s’échappe du puits, les premières nappes atteignent la Louisiane le 29 avril. Il faudra 87 jours pour boucher le puits et contenir la fuite. Plus de trois millions de barils de pétrole se seront échappés. Pour ce « 11-Septembre écologique« , comme l’a appelé Barack Obama, BP a mis la main à la poche. Et pas qu’un peu. 20,8 milliards de dollars, du jamais vu en la matière. « Cette transaction historique est une réponse forte et adéquate au pire désastre environnemental de l’histoire américaine », a relevé lundi la ministre américaine de la Justice Loretta Lynch. « BP reçoit la punition qu’il mérite, tout en fournissant la compensation cruciale pour les dégâts qu’il a causés à l’environnement et à l’économie du golfe. »  Selon la ministre, il s’agit de la sanction la plus élevée jamais infligée à une société dans l’histoire des Etats-Unis. Cet accord doit mettre fin aux poursuites intentées par l’Etat fédéral, les cinq Etats touchés (Alabama, Floride, Louisiane, Mississippi et Texas) et par des autorités locales. Et la ministre de conclure : « Avec cette transaction amiable, les autorités fédérales, des Etats et locales ainsi que des communautés de la région côtière du golfe auront les ressources pour effectuer des progrès importants vers la restauration des écosystèmes, des économies et des entreprises de la région ». Au total, la marée noire aura coûté quelque 58 milliards de dollars au groupe pétrolier – 14 milliards pour les opérations de secours, une première amende de 4,5 milliards, 20 milliards pour un fonds d’indemnisation, et donc cette indemnité de 20,8 milliards. L’explosion survenue le 20 avril 2010 sur la plateforme Deepwater Horizon avait tué 11 personnes et provoqué le déversement de millions de barils de brut au large des côtes de plusieurs Etats américains pendant près de trois mois.

100 000 dollars pour la fuite du texte du traité transatlantique (TTIP)

100 000 dollars pour la fuite du texte du traité transatlantique (TTIP)

C’est la somme que propose WikiLeaks pour obtenir une copie du texte du traité transatlantique (TT IP) ;  un traité négocié dans le plus grand secret essentiellement par les multinationales et qui doit libéraliser les échanges entre l’Europe et les États-Unis. En fait on craint surtout une modification de fait  des législations et normes européennes (sanitaires sociales environnementales), ormes qui du point de vue des États-Unis constituent des freins aux  échanges. Par ailleurs il pourrait être porté un grand coup à la souveraineté des Etats et à l’Europe dans la mesure où les conflits commerciaux ne seraient plus arbitrés par la justice mais par des tribunaux de justice privée qui s’imposerait aux états et à l’Europe.  Yanis Varoufakis. L’ancien ministre des Finances grec a lui  apporté sa contribution financière à l’initiative développée par l’association WikiLeaks.  Celle-ci promet en effet 100.000 dollars à celui ou celle qui fera fuiter le texte du traité transatlantique (ou Tafta, ou TTIP), négocié depuis des années dans le plus grand secret par les délégations européennes et américaines. Et si de maigres efforts ont été récemment faits par la Commission européenne, le compte rendu des discussions, et surtout les documents servant de bases à ces dernières, ne sont toujours pas accessibles aux médias, aux dirigeants nationaux, et évidemment au public.  De quoi faire bondir Yanis Varoufakis, farouche opposant à ce projet qui devrait donner un pouvoir jugé excessif aux multinationales et autres intérêts privés, notamment via l’instauration de tribunaux d’arbitrage privé.  Dans un communiqué, Julien Assange, fondateur de Wikileaks, affirme ainsi que « le secret du TTIP menace le futur de la démocratie européenne. (…)Le TTIP influe sur les vies de tous les Européens et entraîne l’Europe dans un conflit de long terme avec l’Asie ».  Pour l’instant, la cagnotte récoltée par Wikileaks s’élève à 12.000 euros. De quoi donner des idées aux (rares) personnes ayant accès aux documents tant convoités.

Pétrole : déjà sous les 50 dollars

Pétrole : déjà sous les 50 dollars

 

Le prix du pétrole ne cesse de  reculer. Il est désormais sous la barre des 50 $ (43 à New York, 49 pour le Brent). Du coup on ne sait plus très bien jusqu’au pourrait aller cette baisse. La production est en effet très supérieure actuellement à la demande. Une demande déjà très faiblarde alors que l’OPEP a décidé d’augmenter encore sa production et qu’on attend les effets des prochaines livraisons de pétrole par l’Iran. La hausse de la production de Le Pen est commandée d’une part par la guerre des prix avec le pétrole de schiste des États-Unis, d’autre part par la nécessité pour certains pays de compenere la baisse des cours par une augmentation de la production (cas par exemple de l’Algérie qui se trouve du coup dans une situation financière délicate). En cause évidemment le tassement de la croissance mondiale comme en témoigne la baisse des commandes extérieures des grands pays exportateurs comme la Chine, le Japon ou l’Allemagne. La l’Allemagne ou contre toute attente on vient de constater une chute brutale du moral des investisseurs. Chute qui va peser sur l’ensemble de la zone euro et au-delà sur l’ensemble de l’économie mondiale. Le cours du baril de WTI a terminé à 43,03 dollars, mardi, au plus bas depuis mars 2009. Les investisseurs sont préoccupés par la croissance de la Chine, premier consommateur d’énergie. Ils s’inquiètent également du risque d’afflux d’or noir iranien à la suite de l’accord nucléaire conclu à la mi-juillet  Les espoirs de stabilisation du marché du pétrole se sont évanouis. Les cours du pétrole sont tombés au plus bas depuis 2009. Le cours du baril de « light sweet crude » (WTI), la référence américaine du brut, cédait cinq cents, à 43,03 dollars vers 18 heures à Paris, en repli de 4%, un niveau auquel il n’était plus retombé depuis mars 2009. Le baril de Brent, la référence européenne du brut, pour livraison à la même échéance, perdait 35 cents, à 48,83 dollars. « Le yuan chinois continue de s’affaiblir, ce qui pourrait laisser entrevoir un nouvel affaiblissement des cours de brut », a dit Daniel Ang, analyste chez Phillip Futures à Singapour. La Chine a abaissé de nouveau fortement mercredi pour le second jour consécutif le taux de référence du yuan face au dollar, accentuant la dévaluation de facto de la monnaie chinoise et semant le trouble sur les marchés des changes. Pour les investisseurs, cette décision chinoise traduit les préoccupations de Pékin pour la croissance alors que la Chine est le premier consommateur d’énergie et la deuxième économie mondiale. Son commerce extérieur est en difficulté, ainsi que l’ont montré les derniers chiffres. La décision de Pékin a eu aussi pour conséquence de renforcer le dollar face aux devises asiatiques. Or, toute hausse du billet vert renchérit d’autant le coût de l’or noir qui est libellé dans cette devise pour les acheteurs munis d’autres monnaies. Parallèlement, a souligné Daniel Ang, les fondamentaux – une offre pléthorique face à une demande languissante – n’ont pas bougé. Les Etats-Unis produisent une grande quantité d’or noir tandis que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) continue à dépasser son plafond théorique d’offre de 30 millions de barils par jour (bpj). De plus, les investisseurs s’inquiètent du risque d’afflux d’or noir iranien à la suite de l’accord nucléaire conclu à la mi-juillet avec les grandes puissances en échange d’une levée des sanctions économiques imposées à Téhéran.

Le pétrole sous les 50 dollars en 2016 du fait de l’Iran ?

Le pétrole sous les 50  dollars en 2016 du fait de l’Iran ?

 
La reprise des livraisons de pétrole par l’Iran pourrait peser de manière significative sur les cours de pétrole d’après la Banque Mondiale. Du coup, le pétrole pourrait descendre sous les 50 $ en 2016 à New York. Mais le principal élément qui nourrit la baisse tendancielle du pétrole découle surtout de la faiblesse de l’économie mondiale. Alors que dans le même temps la surproduction augmente encore. Notamment parce que l’OPEP  a décidé d’influencer la rentabilité du pétrole de schiste des États-Unis. « Le retour plein et entier de l’Iran sur le marché mondial ajoutera au final un million de barils par jour, faisant baisser les prix de 10 dollars par baril l’année prochaine », écrit la Banque mondiale  dans un rapport. Si cette prévision s’avérait exacte, les prix du pétrole, déjà déprimés par l’abondance de l’offre mondiale, reculeraient ainsi de près de 21% par rapport aux cours actuels. Aux termes d’un accord conclu avec les principales puissances occidentales, l’Iran s’est engagé à ne pas se doter de l’arme atomique en échange de la fin de l’embargo économique qui pèse notamment sur sa production pétrolière. Selon la Banque mondiale, la levée des sanctions va « raviver » l’économie du pays avec une croissance de 5% en 2016 contre 3% cette année. Les exportations iraniennes devraient bondir de 17 milliards de dollars, soit 3,5% de son produit intérieur brut, assure également le rapport. Les échanges commerciaux de Téhéran devraient principalement s’accélérer avec la Grande-Bretagne, la Chine, l’Inde, la Turquie et l’Arabie Saoudite, assure la Banque Mondiale.

Le pétrole à 50 dollars ?

Le pétrole à 50 dollars ?

 

C’est ce que prévoit en tout cas certains spécialistes et notamment la société générale. On  Met en avant la situation excédentaire de l’offre du fait de la production résiliente des Etats-Unis, de l’augmentation de la production de l’OPEP et de la perspective d’une montée en puissance progressive de l’offre iranienne à partir de 2016. Mais il ne faudrait pas oublier non plus ce qui est l’essentiel à savoir l’évolution de la demande. Or la croissance de la demande est hypothéquée actuellement par  la faiblesse de l’économie mondiale. Témoin le recul de l’industrie manufacturière en Chine et la baisse des commandes extérieures dans ce pays. Un phénomène aussi constaté dans un grand pays exportateur comme le Japon. Du coup la relative stagnation de la demande combinée à une surproduction de l’offre favorise la baisse des prix du pétrole brut. Dans une note publiée vendredi soir, SocGé dit avoir réduit de cinq dollars, à respectivement 60 et 55 dollars le baril, ses prévisions de prix moyen pour le Brent et le West Texas Intermediate (WTI) en 2016. Pour 2015, la banque française attend un prix moyen de 57,3 dollars le baril pour le Brent et de 51,7 dollars pour le WTI. Pour le WTI, SocGen a réduit son estimation pour le troisième trimestre 2015 de 12,20 dollars à 47,80, et celle du quatrième trimestre est abaissée de 7,50 dollars à 52,50. La prévision pour le Brent est réduite de 11,90 dollars pour le troisième trimestre, à 53,10 dollars le baril, et celle du quatrième trimestre est revue en baisse de 7,50 dollars à 57,50. Le baril de Brent se traitait autour de 48,50 dollars vendredi soir à New York, en baisse de 15% depuis le début de l’année, et le WTI à environ 43,80 dollars, un recul de 18,5% depuis le 1er janvier. 

20 millions de dollars pour le patron de JP Morgan contestés

20 millions de dollars pour le patron de JP Morgan contestés

 

Encore un patron qui se sert en premier alors que les résultats ne sont pas à la hauteur de la progression de sa rémunération. Du coup deux consultants recommandent de ne pas voter cette hausse de rémunération lors de l’assemblée générale. ISS (Institutional Shareholder Services) et Glass Lewis, dont les conseils sont suivis par un grand nombre d’investisseurs institutionnels comme les fonds de pension, estiment que la rémunération du grand patron de la première banque américaine n’est alignée ni sur les résultats ni sur la performance. ISS juge par exemple que M. Dimon a reçu un « bonus trop important à titre discrétionnaire sans raison convaincante ». Glass Lewis explique, lui, que JPMorgan « échoue à aligner la rémunération à la performance ». Elle « offre de plus gros salaires que ses rivales mais a une performance un peu plus mauvaise que ses rivales ». En conséquence, les deux cabinets recommandent aux actionnaires de voter contre ce bonus lors de l’assemblée générale de la banque prévue le 19 mai à Detroit. JPMorgan Chase a versé 20 millions de dollars à Jamie Dimon au titre de 2014, dont un bonus en numéraire de 7,4 millions de dollars, son premier en trois ans.

Apple Watch : vendue 350 euros pour un coût de 84 dollars !

Apple Watch : vendue 350 dollars  pour un coût de 84 dollars !

 

D’après  une étude du cabinet IHS, le coût de production du modèle d’entrée de gamme n’atteint que 24% de son prix de vente. Seulement 2,50 dollars sont consacrés à la main d’oeuvre. Du jamais vu dans l’histoire de la firme à la pomme. Trimestre après trimestre, Apple publie des résultats colossaux. Le secret de sa réussite? Des marges importantes réalisées sur chacun de ses produits. L’Apple Watch, dernier en date, ne déroge pas à la règle. Ainsi, selon le cabinet IHS Technology, l’Apple Watch Sport avec un boîtier de 38 millimètres, le modèle d’entrée de gamme d’Apple, coûterait-il 83,70 dollars à fabriquer…pour un prix de vente de 349 dollars (399 euros sur le marché européen)! Le coût de production de cette montre représente donc seulement 24% de son prix de vente. Un ratio plus important que celui des autres produits de la marque qui varie de 29 à 38%. A titre d’exemple, le coût de production de l’iPhone 6 atteint, selon les calculs du site américain Teardown.com, 227 dollars tandis que celui de l’iPhone 6 Plus grimpe à 242,50 dollars. Deux appareils vendus respectivement aux États-Unis à 649 dollars et 749 dollars, soit des ratios coût de production/prix de vente de 35% et 32%.  Selon IHS, qui s’est amusé à décortiquer la montre, les composants les plus chers sont l’écran (20,50 dollars) et le processeur (10,20 dollars). La batterie ne revient qu’à 0,80 cent. Au total les coûts des matériaux qui composent la montre s’élèvent à 81,20 dollars auxquels s’ajoute le coût de la main d’œuvre (2,50 dollars). Soit donc un total de 83,70 dollars. «Le ratio (coût de production/prix de vente, ndlr) de l’Apple Watch est plus faible que celui de l’iPhone 6 Plus et des autres nouveaux produits d’Apple et pourrait être source d’importants bénéfices si les ventes correspondent à l’intérêt suscité par l’Apple Watch», souligne Kevin Keller, analyste chez IHS. ( lu dans le Figaro)

Pétrole : sous les 60 dollars

Pétrole : sous les 60 dollars

Deux facteurs explicatifs majeurs à cette baisse du pétrole d’abord la lutte interne entre producteurs. L’Arabie saoudite a en effet décidé d’asphyxier les autres producteurs en particulier les Etats-Unis d’autres pays comme le Venezuela, l’Algérie  ou encore la Russie en les privant des profits nécessaire pour investir Seconde raison , l’atonie de la demande mondiale. Une atonie liée aux risques de déflation qui émerge partout en Europe bien sût mais ailleurs et notamment en Chine.  Le baril de « light sweet crude » (WTI) pour livraison en janvier a clôturé à 59,95 dollars, du jamais vu depuis plus de cinq ans sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), en baisse de 99 cents par rapport à la veille. Le contrat de même échéance sur le Brent cédait au même moment 0,95% à 63,63 dollars. « Avec la clôture sous les 60 dollars, on a franchi une nouvelle étape », a commenté James Williams, expert énergétique pour WTRG Economics. Après des mois de déroute , le baril d’or noir coté à New York a chuté de 44% depuis son dernier pic de la mi-juin, de 106,91 dollars en clôture. « C’est ce qui arrive lorsque l’on a 2 millions de barils par jour (mbj) en trop d’offre par rapport à la demande pesant sur le marché » et « alors que l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) ne montre aucun signe de réduction de production ou de réunion anticipée », a continué M. Williams. Et l’afflux « de nouvelles négatives pour les prix » qui a « littéralement inondé » le marché de l’énergie mercredi, selon les termes des experts de Commerzbank, s’est encore fait ressentir le lendemain. « Bas, encore plus bas », les cours de l’or noir ne semblent pas avoir encore trouvé de plancher, a commenté Matt Smith, de Schneider Electric.  « D’autant que les raffineries n’ont jamais fonctionné à un rythme aussi rapide que la semaine dernière depuis août 2005″, à 95,4% de leur capacité « et que les produits pétroliers ont eux aussi bondi, a relevé James Williams. En d’autres termes, « il y a beaucoup de pétrole, trop de pétrole », et « il ne serait pas étonnant que le WTI chute jusqu’à 50 dollars le baril », a-t-il conclu.

 

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