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Affaire Benalla : mea culpa à la manière de Macron

Affaire Benalla : mea culpa à la manière de Macron

Ce n’est pas vraiment un mea culpa mais quand même un premier pas vers la reconnaissance d’une responsabilité de l’Élysée. La contrition n’est pas chez Macron une discipline très le appréciée mais en la circonstance il a bien été contraint d’admettre un dysfonctionnement dans les services de l’Élysée. Ceci étant,  il n’a pas cogné trop fort sur ses collaborateurs dans la mesure où lui-même ayant de été informé de l’affaire à largement contribué à essayer d’enterrer le dossier. Une curieuse attitude qui révèle un certain isolement du  pouvoir et la toute-puissance d’un monarque républicain un peu hors sol. Pour l’extérieur, l’Élysée a laissé fuiter l’information selon laquelle l’affaire n’est  pas acceptable pour Macron. Lors d’une réunion avec Édouard Philippe, Gérard Collomb, Benjamin Griveaux et Christophe Castaner, le chef de l’État a jugé que l’attitude de son ancien garde du corps était «choquante et inacceptable». Il a également annoncé qu’il allait charger le secrétaire général du Palais, Alexis Kohler, de formuler des propositions de réorganisation interne afin que ce type d’incident ne se reproduise plus.

Sa parole était attendue. Alors qu’Alexandre Benalla a été mis en examen ce dimanche soir, après plusieurs heures de garde à vue, Emmanuel Macron ne s’est toujours pas exprimé publiquement sur cette affaire. Mais, en coulisses, le chef de l’État s’attelle toutefois à préparer sa riposte. Selon nos informations, le président a réuni plusieurs proches à l’Élysée ce dimanche soir, parmi lesquels le premier ministre Édouard Philippe, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, et le patron de La République en marche Christophe Castaner.

Lors de cette réunion en petit comité, le président a reconnu «des dysfonctionnements à l’Élysée» dans la gestion de l’affaire Benalla. Il s’est également exprimé sur l’attitude de son ancien garde du corps, jugée «choquante et inacceptable». Selon l’un de ses proches, il aurait déclaré en substance qu’il «n’est pas question de laisser accréditer l’idée d’une quelconque impunité»

Affaire Benalla : sanction à prévoir de l’opinion publique

Affaire  Benalla : sanction à prévoir de l’opinion publique

 

 

Il ya aura bien les suites judicaires de l’affaire Benalla avec  5 personnes inculpées pour l’instant. Aussi des suites politiques car le pouvoir va se trouver affaibli pour un temps. Ainsi par exemple, il y a peu de chance pour qu’on termine avant la fin de l’été le débat sur l’évolution de la constitution qui précisément renforce le pouvoir du président au détriment du parlement.  Pour la dimension judicaire, le parquet de Paris a annoncé dimanche l’ouverture d’une information judiciaire sur les violences qu’Alexandre Benalla, ex-collaborateur d’Emmanuel Macron, est accusé d’avoir commises lors des manifestations du 1er-Mai. Le parquet précise qu’Alexandre Benalla et les quatre autres personnes déférées dans le cadre de cette affaire, un employé de La République en Marche et trois policiers, ont été placés sous contrôle judiciaire.   L’affaire plonge l’exécutif dans une tourmente politique sans précédent depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron, qui a fait de l’exemplarité et de la transparence les maîtres-mots de son mandat. En fait c’est la dérive du pouvoir jupitérien qui est en cause car Benalla a forcément bénéficié de la bienveillance de Macron qui souhaitait enterrer l’affaire. La conséquence la plus néfaste sera la réaction de l’opinion publique. Cette affaire tombe mal car depuis plusieurs mois la popularité de Macron ne cesse de diminuer et la coupe du monde n’a eu aucun effet bénéfique de ce point de vue. Macron devrait perdre encore plusieurs points d’ici la rentrée qui s’annonce déjà difficile avec des dossiers explosifs comme la reforme de l’Etat, l’indemnisation du chômage et surtout les retraites.

Affaire Benalla : le retour des barbouzes ?

Affaire Benalla : le retour des barbouzes ?

 

On peut légitimement poser la question de la légitimité de l présence de Benalla près de Macron pur assurer sa sécurité (avec semble t-il aussi d’autres personnages du m^me type). Cela d’autant plus que l’Etat met à la disposition pour cette tâche de protection un service très compétente, à savoir  groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), déjà chargé de la protection du chef de l’Etat. Cette unité d’élite est composée à parité de policiers issus du service de la protection (SDLP) et de gendarmes de la force sécurité-protection du GIGN, spécialement entraînés pour pouvoir faire preuve d’une vigilance, d’une discrétion et d’une réactivité sans faille. Pendant les campagnes on peut comprendre qu’on fasse éventuellement appels à des gros bras de boites spécialisées mais après l’élection, il ne manque pas de services de l’Etat pour assurer de manière professionnelle la sécurité du chef de l’Etat.  Non seulement Benalla accompagnait Macron dans pratiquement tous se déplacements officiels mais y compris dans se voyages personnelles et ses vacances faisant m^me du vélo avec le président et son épouse. Benalla était ainsi présent pendant une balade à vélo lors d’un week-end au Touquet (Pas-de-Calais) ou juste après Noël pour des vacances au ski à La Mongie (Hautes-Pyrénées), rapporte L’Express. Du coup on imagine forcément que des liens se sont établis avec le chef de l’Etat. Dune certaine façon Benalla était aprrié mais aussi protégé par Macron. Lequel d’ailleurs a pris connaissance de la vidéo montrant les violences de Benalla mais sans ‘s’indigner davantage puis que Benalla a continué sa mission de protection notamment le 14juillet. Il était ainsi présent pendant une balade à vélo lors d’un week-end au Touquet (Pas-de-Calais) ou juste après Noël pour des vacances au ski à La Mongie (Hautes-Pyrénées), rapporte L’Express.

Le contraste entre son parcours et celui du personnel d’élite du GSPR interpelle les spécialistes de la protection des personnalités importantes. Interrogé par franceinfo, Alain Le Caro, fondateur du GSPR, s’interroge sur le rôle d’Alexandre Benalla dans le dispositif qui entoure le chef de l’Etat.

En cas d’intervention, vous avez déjà le GIGN et la police. Si, en plus, quelqu’un qui ne fait pas partie du sérail s’en occupe… Même si je ne sais pas comment tout cela était organisé, cela me semble aberrant vu de l’extérieur.

 

Affaire Benalla : « La majorité s’enfonce » (Danièle Obono)

Affaire Benalla : « La majorité s’enfonce »  (Danièle Obono)

 

Sur France info, Danièle Obono, députée La France insoumise de Paris et membre de la commission des Lois estime  que « la majorité s’enferre dans le déni et dans la tentative d’obstruction » (relative à la création d’une commission d’enquête ^te parlementaire), à propos de l’affaire Benalla. franceinfo : Comment s’est déroulée la session de la commission samedi matin ?

Danièle Obono : Dans une situation aussi grave, on aurait aimé voir plus d’humilité de la part des députés LREM et surtout un peu plus de rectitude dans l’organisation des débats. Lors de la réunion de cette commission d’enquête, les élus de la majorité ont, semble-t-il, enfin reçu des consignes. Pendant 48 heures, ils étaient tétanisés, ils n’avaient plus d’ordres, plus de direction. Désormais, les consignes sont de tout faire pour éviter que cette commission d’enquête ne travaille avec les moyens et la latitude qu’il faut.

Avez-vous obtenu satisfaction, avec l’audition publique de Gérard Collomb et du préfet de police de Paris, Michel Delpuech ?

Nous avions demandé à recevoir monsieur Collomb aujourd’hui, ce samedi matin à 9h30. La majorité a fait capoter la réunion d’hier soir, où ces propositions ont été faites, en refusant également la publicité des débats. Nous avons dû siéger ce matin pour qu’ils acceptent enfin que les débats aient lieu, comme il est coutume, de manière publique. Sur ces questions, tous les groupes d’opposition ont dû arracher le minimum respect de l’Assemblée nationale et des parlementaires de la part de la majorité. Dans cette histoire, comme disent les Américains à propos du Watergate, « it’s not the crime, it’s the cover up » : ce ne sont pas tant les faits, même s’ils sont graves, mais la manière dont on essaie de camoufler la vérité. Là, on voit une majorité, de l’exécutif à la majorité parlementaire, qui s’enferre dans le déni et dans la tentative d’obstruction, qui veut empêcher les parlementaires de faire leur devoir, qui est de contrôler l’action du gouvernement sur un sujet particulièrement grave.

Pourquoi vous êtes-vous abstenue ce matin sur la question de la publicité des débats ?

Nous désapprouvons la manière dont la majorité a tenté de saboter cette commission. Hier soir, le bureau de la commission des Lois, où ont été acceptés tous les représentants des groupes parlementaires, avait fait un certain nombre de propositions. C’est la majorité qui a claqué la porte de cette commission, en refusant tout net la majorité des débats et les propositions soutenues par tous les autres groupes. La présidente, Yaël Braun-Pivet, a décidé de convoquer la commission des Lois dans son ensemble, ce qui signifie que désormais s’applique la loi de la majorité. Les députés LREM, en majorité, peuvent donc faire entériner ce qu’ils veulent. Ce matin, elle nous a fait la liste de ce qui était acceptable de leur point de vue, en décidant que monsieur Collomb serait convoqué lundi et a levé la séance sans autre forme de procès, en empêchant une partie des députés de parler. Notre abstention marque notre désaccord sur les méthodes utilisées par la majorité, qui veut faire jouer le fait majoritaire pour dicter la loi de cette commission.

Affaire Benalla : un nouveau Watergate” ?

Affaire Benalla : un nouveau  Watergate” ?

 

L’affaire Benalla n’a pas pris encore la dimension d’un Watergate ; Un affaire qui  a abouti en 1974 à la démission du président américain Richard Nixon. En attendant la majorité s’enfonce dans ses contradictions, ses dénis et se mensonges. Premier mensonge, le pseudo suspension de Benalla, second mensonge l’enterrement de la procédure judiciaire, dernier mensonge en fait la poursuite des activités de Benalla alors qu’il était supposé suspendu. Depuis sous la pression l’intéressé a été licencié mais il aura fallu attendre plus de 2 mois et demi.  Et ce ne sont pas des députés d’en Marche comme le psychorigique Gilles Legendre qui donne beaucoup de crédibilité à la défense de l’Elysée.  Gilles Le Gendre, porte-parole des députés LaREM, qui a pour sa part dénoncé sur France Inter ce qu’il qualifie de “tentative de nos oppositions depuis 48 heures de bloquer le travail parlementaire en instrumentalisant cette affaire”. Depuis la découverte par les médias de certains dessous de l’affaire b, m’assemblée nationale este paralysée. Les travaux sont restés au point mort vendredi, l’opposition multipliant les rappels au règlement pour demander des comptes sur ce que certains ont qualifié de “scandale l’Etat”, appelant une explication du Premier ministre devant la représentation nationale. Et Edouard Philippe leur a répondu après avoir assisté à une étape du Tour de France à Valence (Drôme), renvoyant aux questions au gouvernement de mardi “ou avant, dès lors que dans le cadre des procédures normales on me demandera de m’exprimer”. Dans une lettre, le président du groupe Les Républicains (LR), Christian Jacob, lui a demandé de faire “une déclaration” à l’Assemblée au titre de l’article 50-1 de la Constitution. Quant au président de LR, Laurent Wauquiez, il considère cette affaire comme “un désastre pour l’autorité” d’Emmanuel Macron. “Le vrai scandale, ça n’est pas Benalla, c’est l’Élysée, l’Élysée qui fait le choix de la dissimulation”, déclare-t-il dans un entretien au Figaro. La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a fait savoir que son collègue de l’Intérieur Gérard Collomb, dont le rôle dans cette affaire est l’objet de spéculations, répondrait à la commission des Lois de l’Assemblée constituée en commission d’enquête après une démarche engagée dans l’urgence jeudi soir. Une première réunion du bureau visant à organiser le travail de cette commission n’a débouché sur aucun accord vendredi soir, a fait savoir la présidente Yaël Braun-Pivet, déplorant une “absence de sérénité”. Les désaccords ont notamment porté sur la date d’audition de Gérard Collomb et sur le caractère public ou privé des auditions. Gérard Collomb sera entendu mardi à 17h45 en séance publique au Sénat, où la commission des Lois va elle aussi être transformée en commission d’enquête pour une durée de six mois. Ce même jour, ses rapporteurs entendront à huis clos le préfet de police de Paris, le directeur général de la police nationale, le chef du service de la protection, les représentants des organisations professionnelles de policiers, le Défenseur des droits et “toute personne susceptible d’apporter des informations utiles”, a annoncé la chambre haute A l’Assemblée, majorité et opposition ont bataillé toute la journée dans l’hémicycle sur cet unique sujet. Discuter de la réforme des institutions “en laissant un scandale d’Etat se préparer à côté de nous. Mais êtes-vous à ce point déconnecté des réalités de notre pays ?”, a lancé le député (LR) Aurélien Pradier. Richard Ferrand, lui aussi pas très crédible après son affaire d’enrichissement,  président du groupe La République en marche, a accusé l’opposition de “saboter consciencieusement, cyniquement, les travaux de l’Assemblée nationale.”. ce n’est pas encore Watergate mais on se demande bien comment Benalla est parvenu à devenir un des proches de Macron, en plus un courtisan protégé. A moins qu’il ne détienne certaines informations sur Macron ?

Affaire libyenne de Sarkozy : des documents « perdus »

Affaire libyenne de Sarkozy : des documents «  perdus »

On croit rêver plusieurs pièces déterminantes du dossier Sarkozy ont disparu, des documents qui rendent compte de témoignages accablants concernant le financement par la Lybie de Sarkozy.  L’avocat de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, a donc réécrit au procureur de Paris, François Molins, le 28 juin à propos de trois documents qui n’ont pas été versés au dossier de l’enquête sur le prétendu financement de Sarkozy par le régime de Kadhafi.  L’existence des documents est mentionnée dans un rapport du procureur général de Tripoli adressé aux juges français le 5 octobre 2017. Il s’agit des déclarations de deux anciens proches de Kadhafi, Abdallah Senoussi (beau-frère du dictateur et chef des services secrets) et de Baghdadi Al-Mahmoudi (Premier ministre), ainsi que de la déposition manuscrite de Mostafa Abdeljalil, chef du gouvernement de transition après la chute du tyran, en 2011. Le parquet de Paris dit ne pas en avoir « été rendu destinataire ». L’avocat de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, a réécrit au procureur de Paris, François Molins, le 28 juin pour exiger « toutes mesures utiles » afin de retrouver les dépositions « disparues ».

 

Soupçons de conflit: Alexis Kohler : ce n’est pas une affaire (Elysée)

Soupçons de conflit: Alexis Kohler : ce n’est pas une affaire (Elysée)

Pour le gouvernement ce n’est  est pas uen affaire «la hiérarchie, qui était informée de ses liens personnels, a naturellement veillé au conflit d’intérêt potentiel. C’est donc bien volontiers que Monsieur Kohler communiquera spontanément au parquet l’ensemble des documents qui prouvent sa conduite respectueuse du droit dans toutes les circonstances de son parcours professionnel et mettra ainsi un terme à bref délai au soupçon totalement infondé qui a été jeté sur lui, à l’évidence en raison de ses fonctions de secrétaire général de l’Elysée», assure la présidence. «Cette plainte s’appuie sur des articles de presse de Mediapart qui contiennent de nombreuses et graves erreurs factuelles», ajoute l’Elysée. Christophe Castaner, le secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement a d’abord indiqué que les associations comme Anticor «multiplient des initiatives… et les perd souvent».En attendant uen perquisition a été effectuée à Bercy par la PNF.  A suivre comme toutes les autres affaires qui n’en sont pas !

 

 

 

Alexis Kohler, un nouvelle affaire qui sera enterrée

Alexis Kohler, un nouvelle affaire qui sera enterrée

Pour cette nouvelle affaire risque d’être enterrée ? D’abord parce qu’elle concerne le principal collaborateur de Macron, ensuite parce qu’elle met en cause les relations maladives entre la haute fonction publique et la finance. Des relations qui permettent aux énarques de faire des allers et retours entre public et privé dans l’intérêt surtout du privé. Pour résumer, le bras doit de Macron a assumé dans fonctions dans les ministères qui gérait les questions de construction navales, dans le conseil d’administration de STX et aussi comme directeur financier de MSC, croisiériste  principal client de STX. Finalement ce que font aussi nombre de fonctionnaire qui traitent des infrastructures dans les ministères et se retrouvent ensuite par exemple chez Vinci avec des rémunérations confortables ; l’affaire risque d’être enterrée.   Macron qui avait permis de renverser la lune judicaire fait comme les autres ; ainsi l’affaire Richard Ferrand (qui a permis l’enrichissement de sa compagne) est sous le boisseau, de même que l’affaire Darmanin, enterrée elle aussi, comme l’affaire Richard- Lagarde-tapie ou celle de Hulot. La fameuse justice indépendante est surtout intransigeante vis à vi des perdants.  Une affaire curieuse cette histoire de Kohler car en avril 2014, la commission de déontologie, l’instance chargée de contrôler le départ des agents publics dans le secteur privé, s’était opposé à sa demande. Mais en août 2016, quand Emmanuel Macron avait quitté Bercy, Alexis Kohler avait finalement obtenu le feu vert de la commission et avait rejoint MSC Croisières au poste de directeur financier. Tout en occupant ces hautes fonctions chez l’armateur –et come animateur de la campagne de Macron. Cela démontre que Macron comme ses prédécesseurs entretient des liens plus que douteux avec le monde économique et la fiance. Pas vraiment une surprise !

Dette SNCF : une très vieille affaire (Clémentine Maligorne AFP agence)

Dette SNCF : une très vieille affaire   (Clémentine Maligorne  AFP agence)

 

Dans une intreview du Figaro,  Clémentine Maligorne  AFP agence)  fait le point sur la problématique de la dette SNCF, une très vieille affaire qui n’a jamais été réglée et qui ne le sera que partiellement.

 

 

• De quelle dette parle-t-on?

 

On parle de la «mauvaise dette» de SNCF Réseau, l’entité du groupe public chargée des infrastructures ferroviaires (entretien, création des lignes…): 46,6 milliards d’euros au 31 décembre 2017. Soit plus que le budget de l’Éducation nationale, premier budget de l’État. Cette dette colossale devrait avoir dépassé la barre des 50 milliards au 1er janvier 2020, date annoncée pour la naissance de la future version de la SNCF. Elle s’alourdit d’environ 3 milliards par an et représente une charge annuelle de 1,5 milliard d’euros (le remboursement des seuls intérêts). C’est cette dette qui pose problème, à cause de son poids faramineux, mais aussi de son évolution.

Il existe une deuxième dette, qui ne doit pas être additionnée à la première. Elle est estimée à 7,9 milliards d’euros pour SNCF Mobilités, l’entité du groupe public chargée de la circulation des trains, dont les comptes sont sains.

• D’où vient la «mauvaise» dette?

C’est un vieil héritage. La dette de la SNCF remonte même à avant la création de la compagnie. Après la Première Guerre mondiale, les différentes compagnies ferroviaires privées s’enfoncent dans les difficultés financières. En 1921, l’État décide alors de les soutenir financièrement en contribuant à un fonds commun. Mais après la crise financière des années 30, ce fonds commun voit ses recettes baisser. En 1937, lorsque l’État décide de nationaliser les chemins de fer en créant la SNCF, il hérite déjà d’une dette de près de 30 milliards de francs, soit environ 23 milliards d’euros. La Seconde Guerre mondiale puis l’extension du rail empêcheront tout retour à l’équilibre.

En 1991, une directive européenne «relative au développement de chemins de fer communautaires» demande aux États membres de réduire l’endettement des entreprises ferroviaires avant l’ouverture à la concurrence. En 1997 est créé RFF, Réseau ferré de France, une nouvelle entité qui a en charge la gestion des infrastructures ferroviaires, mais aussi la gestion financière du réseau. L’essentiel de la dette de la SNCF (20 milliards d’euros) est alors transféré à RFF, afin qu’elle ne soit pas considérée comme de la dette publique au sens des critères de Maastricht. Rebaptisé SNCF Réseau en 2015, RFF est un établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) chargé à la fois de la gestion des infrastructures ferroviaires, mais aussi de la gestion financière du réseau. Ce statut donne à cette société une garantie illimitée de l’État, c’est-à-dire permet à la société d’emprunter à taux réduit sur les marchés financiers pour financer sa dette et s’endetter sans problème.

• Pourquoi la dette a continué à gonfler?

Ces dernières années, la SNCF s’est massivement endettée pour développer le réseau ferroviaire français. La construction des lignes à grande vitesse – le prolongement vers Strasbourg de la LGV Est, celui vers Bretagne-Pays de la Loire, le contournement Nîmes-Montpellier et la LGV Sud-est Atlantique vers Bordeaux -, décidées par l’État, représentent, selon la direction, grosso modo les deux tiers de la dette de SNCF Réseau. Les importants efforts consentis ces dernières années pour rénover le réseau continuent d’alourdir la facture, car ils sont en partie financés par de l’endettement supplémentaire. Entre 2010 et 2016, la dette de SNCF Réseau a augmenté de 15 milliards d’euros pour atteindre la somme astronomique de 45 milliards. Et les bons résultats financiers affichés par la SNCF ne suffisent pas à redresser la situation financière déséquilibrée de SNCF Réseau.

• Pourquoi pose-t-elle problème?

La dette de SNCF Réseau est jugée insoutenable au vu des capacités financières du groupe. Au rythme prévu par le contrat de performance signé l’an dernier – que la réforme en cours va rendre caduc -, elle doit dépasser les 62 milliards d’euros en 2026. Elle est par ailleurs incompatible avec la future transformation de la SNCF. Le statut actuel d’établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) donne en effet la garantie illimitée de l’État et permet à SNCF Réseau de s’endetter sans problème, tandis que celui de société anonyme, approuvé par l’Assemblée nationale, en fera une entreprise comme les autres – ou presque – sur les marchés. Une fois devenu une société anonyme, SNCF Réseau ne pourrait survivre avec un tel endettement. A contrario, ses marges de manœuvre seraient améliorées après une reprise de la dette, du simple fait de la baisse des frais financiers.

• Quel montant l’État pourrait-il prendre en charge?

L’État s’est engagé sur une reprise progressive d’une partie de la dette. L’exécutif reste assez vague sur la question, se contentant de dire qu’il «prendra ses responsabilités». Jeudi sur TFI, Emmanuel Macron s’est borné à dire que la dette «sera pour partie progressivement reprise à mesure que les réformes» de la SNCF se feront. Il n’a toutefois avancé aucun chiffre. Une prudence également de mise au sein du gouvernement, où cette question est systématiquement éludée. Selon plusieurs acteurs du monde ferroviaire, le montant qui pourrait être repris – ou du moins qui serait nécessaire pour garantir la viabilité de la nouvelle SNCF – avoisinerait les 30 à 35 milliards d’euros.

• Sous quelles conditions l’État prendrait-il en charge cette dette?

Là encore, le flou est maintenu. Recapitalisation du groupe ferroviaire? Rachat d’une partie de la dette? Transfert sur une structure de cantonnement? «Il faudra regarder les modalités techniques», s’est contenté de répondre le chef de l’État lors du JT de 13 heures jeudi. Seules certitudes à ce stade: la reprise de la dette se fera «progressivement», à «mesure que les réformes se font», et commencera «dès le début», a-t-il indiqué. C’est-à-dire dès la transformation de la SNCF en société anonyme, prévue au 1er janvier 2020. Les syndicats ne sont pas de cet avis. Pour eux, cette reprise de la dette doit être un préalable à toute réforme.

• Qu’implique une reprise de la dette?

Tout dépendra du montant repris par l’État. Mais une chose est sûre: cette opération sera compliquée pour le gouvernement, qui s’est engagé à baisser durablement le déficit public, attendu à 2,3% du PIB cette année, et la dette publique, actuellement proche de 97% du PIB. Absorber 30 milliards d’euros, par exemple, ferait bondir le déficit de 1,5 point de PIB. Ce dernier dépasserait alors la barre des 3% exigée par Bruxelles, sous laquelle la France est repassée en 2017 après dix ans de dérapage. Une partie de la dette de la SNCF (environ 10 milliards) est toutefois déjà considérée comme de la dette publique, ce qui réduit la part devant être absorbée. En outre, la trajectoire budgétaire prévue à partir de 2020 est plus accommodante (0,9% de déficit prévu cette année-là). Le fait d’étaler sur plusieurs années la reprise de la dette pourrait-il lui aussi faciliter la tâche de Bercy? Pas sûr. Car les organismes statistiques, Eurostat en tête, risqueraient de comptabiliser ces décaissements sur une seule année…

 

 

 

Affaire Tapie : nouveau sursis !

Affaire  Tapie : nouveau sursis !

Une curieuse décision de la cour d’appel de Paris qui décide de sursoir à la liquidation des sociétés de Tapie. Celles-ci avaient été placées par Tapie en procédure de sauvegarde justement pour éviter leur liquidation. La cour considère que cette société ne dispose pas suffisamment de liquidités suffisantes pour cette liquidation ; L’affaire est renvoyée devant le tribunal de commerce. Finalement et feuilleton continue depuis 25 ans !    La cour d’appel de Paris a en effet  refusé jeudi la liquidation judiciaire des sociétés de Bernard Tapie réclamée par ses créanciers afin qu’il rembourse les millions d’euros perçus en 2008 dans l’arbitrage censé solder son litige avec le Crédit lyonnais et invalidé depuis, selon l’arrêt consulté par l’AFP. Les magistrats ont néanmoins rejeté, pour « défaut de financement », le plan de sauvegarde des sociétés de l’homme d’affaires, qui lui permettait d’étaler sur six ans le remboursement et d’éviter la saisie de ses biens. La cour a renvoyé la procédure devant le tribunal de commerce.

« Le plan ne prévoyant aucune cession d’actif (…), aucune rentrée de fonds ne viendra à ce titre fournir des liquidités pour exécuter le plan » de remboursement qui devait commencer en 2018, écrivent les juges dans leur décision. Les sociétés de M. Tapie « GBT et FIBT ne disposant pas de liquidités disponibles significatives (…), leur projet souffre d’un défaut de financement » et « la probabilité d’exécution du plan n’apparaît pas sérieuse ». « Il appartiendra au tribunal de se prononcer sur la clôture de la procédure de sauvegarde », conclut la cour. L’avocat de Bernard Tapie, Me François Kopf, a réagi dans un communiqué à l’AFP :

« Bernard Tapie avait mis l’ensemble de son patrimoine (…) en garantie pour l’exécution du plan, nous allons aller plus loin en précisant les conditions de cession desdits actifs, comme nous y invite la Cour. »

Il ajoutait que « Bernard Tapie remboursera l’intégralité des sommes qu’il doit. Son patrimoine, constitué bien avant le versement des fonds de la sentence arbitrale, le permet ». On se demande alors pourquoi tapie ne rembourse pas  ce qu’il doit !

 

Nicolas Sarkozy ou Paul Bismuth en correctionnelle dans l’affaire des « écoutes »

Nicolas Sarkozy ou Paul Bismuth en correctionnelle dans l’affaire des « écoutes »

 

Ce sera la correctionnelle pour corruption active et trafic d’influence mais pour juger qui : Nicolas Sarkozy ou Paul Bismuth. A juste titre,  Sarko conteste la validité des écoutes dont il a été victime, écoutes entre lui-même et son avocat qui révélaient un petit trafic d’influence pour connaître les informations de l’affaire Bettencourt dans laquelle il était impliqué. Des écoutes bien sûres illégales puisque concernant le téléphone de Paul Bismuth, nom d’emprunt de Sarko pour utiliser un téléphone discret avec son avocat. Le coupable présumé de trafic d’influence ne saurait être Sarko mais bien ce fameux Paul Bismuth. D’où la question qui juge-t-on ? Sarko ou Paul Bismuth ? Il restera toujours une possibilité pour l’ancien président de la république. Pour le cas où serait Sarko serait condamné, il pourrait toujours se présenter à l’élection présidentielle sous le nom de Paul Bismuth. Dans l’autre hypothèse, si c’est Bismuth qui est condamnée Sarko retrouverait alors toute sa virginité  judiciaire et pourrait concourir pour le titre de président de la république en 2022. De toute manière,  grâce aux recours procéduriers innombrables cette affaire pourra encore durer longtemps comme l’affaire Tapie.  La justice avait fait placer deux téléphones utilisés par l’ex-chef de l’Etat sur écoute en septembre 2013, dans le cadre d’une enquête sur des accusations de financement libyen de sa campagne électorale en 2007, pour lesquelles il a été mis en examen et sous contrôle judiciaire le 21 mars. Les enquêteurs étaient ainsi tombés sur des conversations entre Nicolas Sarkozy, qui utilisait alors le pseudonyme “Paul Bismuth”, et Me Herzog. Ces écoutes avaient révélé que les deux hommes étaient bien renseignés sur la procédure alors en cours devant la Cour de cassation dans une autre affaire dans laquelle Nicolas Sarkozy était alors visé : des soupçons d’abus de faiblesse aux dépens de la milliardaire Liliane Bettencourt, affaire pour laquelle il a finalement bénéficié d’un non-lieu. La justice, qui s’appuie aussi sur d’autres écoutes impliquant Thierry Herzog et Gilbert Azibert, soupçonnent l’ex-chef de l’Etat d’avoir échangé avec ce dernier des informations sur cette procédure contre la promesse d’un coup de pouce à sa promotion à Monaco.

Affaire Sarkozy : un événement de ‘l’histoire de la république (Fabrice Arfi)

Affaire Sarkozy : un événement de l’histoire de la république (Fabrice Arfi)

 

 

Patrice Arfi qui est à l’origine de la découverte du financement libyen  n’a peut-être pas de tort de considérer qu’il s’agit d’un événement dans notre histoire de la république. Certes, il ne fait pas insulter l’avenir, Sarkozy est encore loin d’être condamné, il va solliciter le droit pour repousser un procès qui pourrait n’avoir lieu que dans plusieurs années et encore ce n’est même pas certain. Mais le fait que la justice mette en examen un responsable politique de premier plan constitue vraiment un événement nouveau en France. En général, on se montre très tolérant avec les incartades de nature politico financières. Rares même sont les ministres qui démissionnent et encore plus rares ceux qui abandonnent la politique. A la différence des pays du nord qui parfois quittent ou sont chassés du pouvoir pour des motifs qui feraient rire en France. Pour tout dire,  il y a toujours eu uen certain laxisme de la justice vis à vis des politiques. Pensons par exemple à cette affaire Tapie qui dure depuis 25 ans dans laquelle Lagarde qui a donné son accord pour les 400 millions a reçu une simple remontrance de la cour de justice de la république ! Nombre d’affaires  ont fini en France en eau de boudin y compris dès le début de enquête.    »Parfois l’acharnement qui nous est reproché par certains peut avoir son utilité », a indiqué  mercredi 21 mars sur franceinfo Fabrice Arfi, invité de l’émission « Tout est politique », après la mise en examen de Nicolas Sarkozy. Le journaliste de Mediapart est à l’origine des révélations sur les soupçons de financement libyen de la campagne de l’ancien président de la République en 2007. Fabrice Arfi rappelle que Nicolas Sarkozy est présumé innocent, mais souligne que la mise en examen constitue  »une accélération judiciaire ». Selon le journaliste, c’est  »un évènement dans l’histoire de la Ve République et peut-être des Républiques qui lui précède ». Selon Fabrice Arfi, cette affaire est  »notre affaire d’ingérence russe », en référence à l’ingérence supposée de la Russie dans l’élection présidentielle américaine de 2016, qui fait l’objet d’une enquête aux États-Unis. Dans le cas de Nicolas Sarkozy, cette ingérence ne s’est pas faite  »avec n’importe quel pays, souligne Fabrice Arfi, mais avec une dictature épouvantable, celle de Mouammar Kadhafi. » Pour le journaliste de Mediapart, cette mise en examen est la  »concrétisation qui vient rappeler que ce que nous essayons de documenter depuis sept ans a une existence réelle », insiste-t-il.  »Nous ne sommes pas dans le fantasme, nous ne sommes pas dans le ’fake news’, nous ne sommes pas dans la diffusion de fausses nouvelles comme cela nous a été reproché par certains depuis sept ans », conclut Fabrice Arfi.

 

Audiences de TF1 : la chute après l’affaire Canal

Audiences de TF1 : la chute  après l’affaire Canal

Le refus de Canal+ de diffuser les chaines de TFI plombe l’audience de cette chaine. Résultat TFI perd sur deux tableaux en audience et en ressources de pub. Puisque  TF1 lui réclamait environ 20 millions d’euros de droits de diffusion, Canal+ a arrêté de diffuser les chaînes du groupe (TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films et LCI) sur ses bouquets dans la nuit de jeudi 1er mars à vendredi 2 mars et les audiences de la chaîne commencent à s’en ressentir.  Selon Le Parisien, le journal de 20 Heures de TF1 du premier soir (vendredi) suivant la coupure du signal de la Une aux abonnés de la chaîne cryptée, n’a rassemblé que 4,9 millions de téléspectateurs (22,4 % de part d’audience). Il a été nettement devancé par celui de France 2 et ses 5,8 millions de spectateurs (26,1 %). Ce serait même le plus mauvais score de la saison pour un vendredi soir, explique le quotidien, car la moyenne se situe autour de 5,4 millions de téléspectateurs. Même motif, même sanction pour le journal de 13 heures du même jour, qui selon Médiamétrie, a enregistré sa plus mauvaise audience de la saison pour une fin de semaine (hors Jeux Olympiques) avec 400.000 téléspectateurs de moins, même si le 13 heures restent en tête. L’émission-phare du samedi soir, The Voice, a perdu près d’un million de fidèles, avec ses 5,333 millions de téléspectateurs. En résumé le groupe TFI veut faire payer sa diffusion aux diffuseurs comme Canal ou Orange. Une position étrange dans la mesure où les diffuseurs concourent à l’audience du groupe et à ses retombées publicitaires. Ce serait aussi mettre le doigt dans un engrenage infernal car toutes chaines revendiqueraient les mêmes taxes de diffusion (Canal diffuse environ 400 chaines). La mesure risque prise par Canal risque de se retourner contre TF1 dont mécaniquement l’audience va diminuer et les recettes pub avec.

 

CSA-Affaire Gallet: la ministre rétropédale

CSA-Affaire Gallet: la ministre rétropédale

 

 

 

 

On sait qu’Emmanuel Macon est plutôt libéral mais un libéralisme fortement aussi teinté d’étatisme quand il met son nez dans les grandes entreprises ou encore qu’il légitime la bureaucratie et le centralisme. De ce point de vue, la ministre de la culture en se prononçant pour l’éviction de Mathieu Gallet PDG de Radio France s’inscrit dans la même ligne. Aujourd’hui elle rétropédale pour affirmer qu’elle n’a pas fait pression sur le conseil supérieur de l’audiovisuel. Elle aura du mal à convaincre car on sait que ce conseil supérieur de l’audiovisuel comme la plupart des autres conseils du même type est  à la botte du gouvernement. Pour l’essentiel, ce sont  de vieilles barbes dont la crainte suprême et d’être évincés de leurs dernières fonctions. Notons que la composition du CSA est désignée conjointement par l’Élysée, le président de l’Assemblée nationale et le président du Sénat. Le pire dans cette affaire, c’est que les reproches faits à Mathieu Gallet qui concernait son ancienne fonction de président de l’institut national de l’audiovisuel font l’objet d’une procédure judiciaire en cours. Mathieu Gallet a en effet fait appel. L’intéressé n’est pas sans reproche vis-à-vis des procédures d’appel d’offres ou même vis-à-vis de son train de vie. La question n’est pas là. La question est de savoir si un ministre doit ou non en permanence instrumentaliser les affaires de justice voire de faits  divers. Il serait temps que certains ministres de ce point de vue apprennent à se taire d’autant que la culture politique de l’intéressé est assez mince La ministre de la Culture Françoise Nyssen se défend mais peine à convaincre dans les colonnes du Journal du Dimanche, d’avoir influencé la décision du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de démettre de ses fonctions Mathieu Gallet, PDG de Radio France, condamné à la mi-janvier en première instance pour favoritisme. « Le CSA a tranché en toute indépendance. Il a considéré que les conditions n’étaient plus réunies pour que Mathieu Gallet reste à la tête d’une entreprise publique après sa condamnation en première instance. Je ne regrette pas la phrase prononcée », a-t-elle déclaré au Journal du Dimanche.

Chantiers navals STX : officiellement vendus, une bonne affaire ?

Chantiers navals  STX : officiellement vendus, une bonne affaire ?

 

Officiellement donc l’Italien Fincantieri a pris le contrôle financier des chantiers navals STX. Pour sauver la face, la France à obtenu un partage du capital à 50-50 ans mais en prêtant 1 % à l’Italien.50-50. Histoire de montrer que la France peut peser si elle souhaite. Est-ce une bonne affaire ?  STX St Nazaire est une superbe entreprise qui possède un très haut niveau de technicité, des clients et aussi une bonne rentabilité. Reste à savoir si le rachat de St Nazaire ne vise pas seulement qu’à récupérer la clientèle et à délocaliser le moment venu la production et le savoir-faire. D’une certaine manière il s’agit d’un enjeu stratégique pour l’industrie française et les pouvoirs publics ont évidemment une responsabilité particulière d’autant qu’ils sont  présents au capital. STX France, qui compte 2.600 salariés et fait travailler environ 5.000 sous-traitants, est en pleine forme. L’entreprise dispose d’un carnet de commandes très bien rempli, avec 14 paquebots de croisière à construire d’ici 2026.   Selon cet accord, les chantiers STX de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) sont détenus à 50/50 par la France et Fincantieri, mais l‘Etat français laisse le contrôle effectif au groupe italien, tout en garantissant la protection des intérêts français, en lui prêtant 1% du capital de STX. Dans un communiqué, le ministre français de l‘Economie et des Finances, Bruno Le Maire, s‘est félicité de cet accord, qu‘il qualifie d’“étape majeure dans la constitution d‘un géant naval européen”. Il avait été précédé de la signature d‘un autre accord sur l‘acquisition formelle par l‘Etat français, via l‘Agence des participations de l‘Etat (APE), des deux tiers du capital de STX France auprès de son actionnaire majoritaire sud-coréen, la France ayant fait jouer son droit de préemption sur ces titres. Bercy rappelle que, aux termes de l‘accord franco-italien, le capital de STX France est appelé à se présenter comme suit : 50% pour Fincantieri (+1% prêté par l‘APE), 34,34% pour l‘APE (dont 1% prêté à Fincantieri), 10% à 15,66% pour Naval Group, jusqu’à 2,4% pour les salariés et jusqu’à 3,26% pour un groupement d‘entreprises locales.

Affaire Richard Ferrand : l’enfumage du chef de la majorité présidentielle

Affaire Richard Ferrand : l’enfumage du chef de la majorité présidentielle

Pour résumer, la compagne de Richard Ferrand a vendu un bien immobilier qu’elle ne possédait pas à la mutuelle dont Ferrand était directeur général qui a été financé (via un loyer) et rénové (250 000euros) par la dite mutuelle et a permis à la compagne de Ferrand de faire uen énorme plus value et sans risque financier. S’y ajoute des contrats douteux passée avec des proches, aussi un petit salaire de 1250 euros perçus par Ferrand pendant 5 ans alors qu’il était député.Résumé de laffaire par France info, dans sa première communication, le procureur de la République ne trouvait rien, dans les révélations du Canard enchaîné, qui justifiait l’ouverture d’une enquête. Alors que l’actuel ministre était Directeur général des Mutuelles de Bretagne et à la recherche d’une nouvelle adresse pour un centre de soins à Brest, le conseil d’administration de la mutuelle a choisi parmi trois propositions, et à l’unanimité, des locaux loués par une société immobilière, la Saca, qui n’existait pas encore au moment où elle a obtenu le marché. Une entité qui est la propriété de la compagne de Richard Ferrand, Sandrine Doucen. Cette dernière a déposé les statuts de sa SCI après le vote, et n’a acheté les locaux qu’ensuite, alors qu’elle avait déjà la certitude de les louer.  Mais l’avocat qui a fait ce montage a depuis dénoncé, dans Le Parisien, un « enfumage » de la part du ministre : « La vraie question, c’est pourquoi Richard Ferrand n’a pas fait acheter l’immeuble par la mutuelle. Elle faisait un prêt, engageait des travaux et se retrouvait, quinze ans plus tard, propriétaire d’un bien largement fructifié. Là, c’est la compagne de Richard Ferrand qui se retrouve dans cette position. »  C’est Libération qui s’interroge sur la méthode de sélection de ce local. Le quotidien révèle que le bail proposé par la compagne de Richard Ferrand était en concurrence avec deux autres offres :  »16,60 euros le m2 pour un local de la rue Colbert, 12 euros pour celui de la rue Dourjacq, et 9,20 euros pour celui de la compagne de Ferrand, rue George-Sand à Brest, qui sera retenu ». Mais Libération note que ces prix n’intègrent pas les travaux. Et avec ceux engagés dans le local retenu (250 000 euros), la proposition perd de l’intérêt. Résultat : dix ans après la signature du bail, le prix au m2, travaux compris, de l’offre de la compagne de Richard Ferrand, sera toujours plus important (14,70 euros) que l’offre de la rue Dourjacq (13,80 euros). Pourquoi, alors, avoir choisi cette offre ? Sollicitée par Libération, la Directrice générale des Mutuelles, Joëlle Salaün, n’a pas donné de réponse. Quand il était directeur général des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand n’a pas seulement permis à sa compagne, Sandrine Doucen, d’acquérir des locaux à peu de frais. Selon Le Monde, sa compagne a également été employée par les Mutuelles pour des consultations juridiques régulières, et comme assistante de Richard Ferrand lui-même « au tournant des années 2000″. Quant à l’ex-femme de ce dernier, Françoise Coustal, elle a également bénéficié de contrats avec les Mutuelles de Bretagne. Artiste plasticienne, elle a remporté au moins trois fois des marchés pour l’aménagement de locaux gérés par le réseau. Dont les fameux locaux appartenant à la nouvelle compagne de Richard Ferrand. Mais aussi une résidence médicalisée pour les malades d’Alzheimer située à Guilers, près de Brest, pour laquelle elle a « conçu des installations sonores et visuelles », entre septembre 2009 et décembre 2010. Là encore, rien d’illégal, souligne Le Monde, d’autant que le couple a divorcé en 1994. Un autre collaborateur de celui qui était alors député du Finistère a attiré l’attention du Monde : jusqu’en 2014, il a employé comme assistant parlementaire Hervé Clabon, qui n’est autre que le compagnon de celle qui a succédé à Richard Ferrand à la Direction générale des Mutuelles de Bretagne, Joëlle Salaün. Dans le même temps, celle-ci a continué de rémunérer Richard Ferrand comme chargé de mission auprès d’elle, pour 1 250 euros par mois, de 2012 à 2017.

 

 

Affaire Ferrand relancée

Affaire Ferrand relancée

 

 

 

L’affaire Ferrand rebondit avec l’enquête du parquet financier.  On se souvient que le tribunal de Brest avait enterré l’affaire notamment aux motifs de la prescription de certaines infractions. Pas vraiment un blanchiment!  Justement. L’association Anticor conteste la prescription des faits qui ont permis de classer sans suite le dossier. L’association a donc  déposé plainte à Paris pour relancer l’enquête sur le chef de file des députés LREM. Elle vise à obtenir la désignation – quasi-automatique – d’un magistrat pour enquêter sur l’affaire du bien immobilier acquis par la compagne de Richard Ferrand et loué aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général. La plainte porte sur des faits présumés de « prise illégale d’intérêts », et recel et complicité de ce délit.  Le parquet de Brest avait annoncé le 13 octobre le classement de l’enquête, au regard notamment de la prescription de cette éventuelle infraction. « Nous attendons l’ouverture d’une instruction, pour qu’il y ait un procès, car nous ne sommes pas d’accord avec l’analyse du procureur de la République de Brest », avait  déclaré Jean-Christophe Picard, président de l’association. Après le classement sans suite, Anticor s’est tourné vers le pôle financier de Paris en raison de sa compétence nationale sur les affaires « d’une grande complexité ». Dans un des volets de l’affaire, un possible délit de prise illégale d’intérêts, le procureur de Brest Jean-Philippe Récappé reconnaissait que le parquet « aurait pu envisager l’ouverture d’une information judiciaire ». Mais il s’est avéré que « l’infraction éventuelle » était « prescrite » depuis le 19 juin 2015, selon les règles de prescription (trois ans) alors en vigueur, avait-il expliqué. Richard Ferrand, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, s’est toujours défendu de tout conflit d’intérêts. Devenu chef du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale après avoir dû quitter son poste de ministre de la Cohésion des territoires, il s’était félicité de la décision du parquet de Brest, estimant avoir été « lavé de tout soupçon ». Le président de l’Assemblée nationale François de Rugy (LREM) s’était demandé jeudi si Anticor « ne faisait pas perdre du temps à la justice »avec cette nouvelle plainte. « Il faut peut-être savoir s’arrêter, quand même », a-t-il réagi sur franceinfo. Dans l’affaire en question, révélée par le Canard enchaîné le 24 mai dernier, Richard Ferrand, 55 ans, est soupçonné d’avoir profité de sa fonction pour favoriser sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, à l’époque où il était directeur général (1998-2012) des Mutuelles de Bretagne et élu local PS. En 2011, cet organisme à but non lucratif, qui cherchait à louer des locaux pour installer un centre de soins à Brest, avait choisi la proposition d’une société civile immobilière (SCI) appartenant à 99 % à Sandrine Doucen, parmi trois offres. Un bien acquis pour un prix de 375 000 euros, « financé » par les loyers versés par les Mutuelles de Bretagne, selon la plainte d’Anticor. Il serait temps qu’en marche s’interroge sérieusement sur le maintien de Ferrand dans ses fonctions et abandonne la langue de bois sur cette affaire comme le fait, De Rugy,  le président de l’assemblée nationale.

Le gouvernement demande des sanctions dans l’affaire Lactalis

Le gouvernement demande des sanctions dans l’affaire Lactalis

Une crise qui comprend plusieurs  volets et qui ne permet à aucun acteur de se déresponsabiliser aussi facilement. Le premier enjeu concerne la santé.  Est d’abord en cause l’industriel Lactalis responsable en premier de la contamination par la salmonelle et qui depuis plus d’un mois tente de retirer les lots contaminés. Ce qui est  fait avec retard en France du fait de la responsabilité des distributeurs. Par contre, pour l’essentiel des exportations peu de retrait a été possible. Or dans cette  affaire de toute évidence,  les services de l’État n’ont pas été capables en un mois de bloquer totalement toute diffusion du produit contaminé ce qui met en cause les intérêts de la France qui comptait bien justement redonner du dynamisme à sa filière lait.  La responsabilité de l’État est forcément engagée puisqu’elle est chargée des contrôles sanitaires. Cette crise touche aussi la grande distribution, dont les principales enseignes (Leclerc, Auchan, Carrefour, Système U) ont reconnu avoir écoulé des produits Lactalis malgré les rappels successifs de ces produits depuis début décembre. “Cette affaire est grave”, a déclaré jeudi le ministre de l‘Economie et des Finances à la presse. “Elle a donné lieu à des comportements inacceptables qui devront être sanctionnés.” Il s‘en est remis pour les sanctions à la justice, qui a ouvert le 22 décembre une enquête préliminaire pour “blessures involontaires”, “mise en danger de la vie d‘autrui”, “tromperie aggravée” et “inexécution d‘une procédure de retrait”. Bruno Le Maire, qui a reçu jeudi en fin de journée les acteurs de la grande distribution avec le ministre de l‘Agriculture, Stéphane Travert, a annoncé à l‘issue de cette réunion que les enseignes de distribution s’étaient engagées à mettre en place d‘un contrôle électronique systématique en caisse pour bloquer d’éventuels produits concernés par le rappel encore présents dans les rayons. Le président de l‘association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, Alain Bazot, a jugé “stupéfiants mais pas étonnants” les dysfonctionnements constatés. Interrogé par plusieurs médias, il a dénoncé des “défaillances dans le suivi” des décisions de rappel des produits suspects et “les moyens indigents” de la DGCCRF. Bruno Le Maire a reconnu que la filière laitière et tout un pan de l‘industrie agroalimentaire française risquaient d’être affectés, au-delà de Lactalis. Plus de la moitié des 14.500 tonnes de lait concernées par le rappel ont été exportées. “Il y a des enjeux à l‘exportation, notamment sur le lait infantile en Chine”, a-t-il déclaré. “Je pense que la meilleure réponse c‘est la transparence sur les décisions que nous prenons et la rigueur des décisions que nous prenons.” “Je ne regrette pas d‘avoir frappé aussi fort le 9 décembre parce que c‘est à la fois une garantie pour la sécurité sanitaire des consommateurs (…) et un gage de confiance vis-à-vis de nos partenaires étrangers”, a ajouté le ministre. “Les enjeux sur la réputation de la filière agroalimentaire française, sur les exportations et donc sur l‘emploi (…) sont suffisamment importants pour (…) qu‘on aille jusqu‘au bout de cette affaire, qu‘on établisse les responsabilités de chacun.” Selon Santé publique France, l’agence nationale de santé publique, 35 nourrissons ayant consommé des laits Lactalis venant du site de Craon ont été identifiés comme ayant été contaminés par des salmonelles entre la mi-août et le 2 décembre 2017, dans dix régions différentes.

Affaire russe : ça se complique pour Trump

Affaire russe : ça se complique pour Trump

Michael Flynn, l’ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, a reconnu avoir menti au FBI,  d’avoir notamment fait de fausses déclarations aux enquêteurs sur ses conversations avec l’ambassadeur de Russie, Sergueï Kisliak. Selon les documents d’accusation, dont il a confirmé la véracité de sa signature, l’ex-conseiller a ponctuellement agi sur les instructions d’un « très haut responsable » de l’équipe de transition présidentielle. Il s’agirait de Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, Ça commence donc à sentir le roussi pour Trump.  D‘après ABC News, Flynn,  l‘ancien général poussé à la démission en février dernier après avoir dissimulé le contenu de ses discussions avec l‘ambassadeur russe à Washington a promis de “coopérer pleinement” avec les enquêteurs et serait même prêt à témoigner que Donald Trump “lui a donné instruction d‘entrer en contact avec les Russes”. Dans un communiqué, la Maison blanche souligne pour sa part que ses mensonges au FBI sont comparables à ses fausses déclarations à des responsables de l‘administration américaine et que son plaider coupable n‘implique que lui. “Rien dans son plaider coupable ni dans les charges (retenues contre lui) n‘implique quelqu‘un d‘autre que M. Flynn”, souligne Ty Cobb, conseiller juridique de la Maison blanche. En plaidant coupable, poursuit-il, l‘ex-conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump “ouvre la voie à une conclusion prompte et raisonnable” de l‘enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller. Les procureurs ont déclaré que Flynn s’était entretenu de ses conversations avec l‘ambassadeur Sergueï Kisliak avec de hauts responsables de l’équipe de transition mise en place par Trump entre son élection et son investiture, le 20 janvier dernier. Ils évoquent aussi un contact avec un “haut responsable” de l’équipe de transition à Mar-a-Lago, la résidence que Trump possède en Floride pour discuter du message à faire passer à l‘ambassadeur russe. Les procureurs parlent également d‘instruction donnée à Flynn par un “très haut membre” de l’équipe de transition avant un vote au Conseil de sécurité de l‘Onu en décembre 2016. Selon NBC, citant deux personnes informées du dossier, Jared Kushner, le gendre et conseiller de Trump, a demandé à Michael Flynn qui faisait partie de l’équipe du président-élu de contacter des responsables russes autour du 22 décembre concernant une résolution de l‘Onu visant Israël. Flynn  est une figure centrale de l‘enquête dirigée par le procureur spécial Robert Mueller sur les soupçons d‘ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine et de collusion entre des membres de l’équipe Trump et Moscou. Après Paul Manafort, qui dirigea brièvement l’équipe de campagne de Trump, il est son second proche conseiller à être inculpé dans l‘enquête russe qui pollue le mandat du 45e président des Etats-Unis depuis le premier jour. Deux autres anciens conseillers ont également été inculpés, Rick Gates, associé de Manafort, et George Papadopoulos, un avocat spécialiste des questions internationales liées à l’énergie. Dans une déclaration diffusée par ses avocats, Michael Flynn explique qu‘il a décidé de plaider coupable et de coopérer avec les enquêteurs “dans l‘intérêt de (s)a famille et de (s)on pays”. Il ajoute qu‘il lui a été “douloureux d‘endurer les fausses accusations de ‘trahison’ et autres actes outrageants” au cours des mois écoulés mais reconnaît que les actes sur lesquels il a plaidé coupable étaient “mauvais”. En conséquence, il a été inculpé en fin de journée.

Affaire Ferrand : nouvelle plainte

Affaire Ferrand : nouvelle plainte

 

L’affaire Ferrand rebondit. On se souvient que le tribunal de Brest avait enterré l’affaire notamment aux motifs de la prescription de certaines infractions. Pas vraiment un blanchiment!  Justement. L’association Anticor conteste la prescription des faits qui ont permis de classer sans suite le dossier. L’association a donc  déposé plainte à Paris pour relancer l’enquête sur le chef de file des députés LREM. Cette plainte avec constitution de partie civile a été déposée mercredi auprès du doyen des juges d’instruction du pôle financier du tribunal de Paris, a-t-on appris jeudi auprès de l’avocat de l’association anticorruption. Elle vise à obtenir la désignation – quasi-automatique – d’un magistrat pour enquêter sur l’affaire du bien immobilier acquis par la compagne de Richard Ferrand et loué aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général. La plainte porte sur des faits présumés de « prise illégale d’intérêts », et recel et complicité de ce délit.  Le parquet de Brest avait annoncé le 13 octobre le classement de l’enquête, au regard notamment de la prescription de cette éventuelle infraction. « Nous attendons l’ouverture d’une instruction, pour qu’il y ait un procès, car nous ne sommes pas d’accord avec l’analyse du procureur de la République de Brest », a déclaré Jean-Christophe Picard, président de l’association. Après le classement sans suite, Anticor s’est tourné vers le pôle financier de Paris en raison de sa compétence nationale sur les affaires « d’une grande complexité ». Dans un des volets de l’affaire, un possible délit de prise illégale d’intérêts, le procureur de Brest Jean-Philippe Récappé reconnaissait que le parquet « aurait pu envisager l’ouverture d’une information judiciaire ». Mais il s’est avéré que « l’infraction éventuelle » était « prescrite » depuis le 19 juin 2015, selon les règles de prescription (trois ans) alors en vigueur, avait-il expliqué. Richard Ferrand, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, s’est toujours défendu de tout conflit d’intérêts. Devenu chef du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale après avoir dû quitter son poste de ministre de la Cohésion des territoires, il s’était félicité de la décision du parquet de Brest, estimant avoir été « lavé de tout soupçon ». Le président de l’Assemblée nationale François de Rugy (LREM) s’est demandé jeudi si Anticor « ne faisait pas perdre du temps à la justice »avec cette nouvelle plainte. « Il faut peut-être savoir s’arrêter, quand même », a-t-il réagi sur franceinfo. Dans l’affaire en question, révélée par le Canard enchaîné le 24 mai dernier, Richard Ferrand, 55 ans, est soupçonné d’avoir profité de sa fonction pour favoriser sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, à l’époque où il était directeur général (1998-2012) des Mutuelles de Bretagne et élu local PS. En 2011, cet organisme à but non lucratif, qui cherchait à louer des locaux pour installer un centre de soins à Brest, avait choisi la proposition d’une société civile immobilière (SCI) appartenant à 99 % à Sandrine Doucen, parmi trois offres. Un bien acquis pour un prix de 375 000 euros, « financé » par les loyers versés par les Mutuelles de Bretagne, selon la plainte d’Anticor. Il serait temps qu’en marche s’interroge sérieusement sur le maintien de Ferrand dans ses fonctions et abandonne la langue de bois sur cette affaire comme le fait, De Rugy,  le président de l’assemblée nationale.

 

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