Archive pour le Tag 'Affaire'

Justice et politique -Comptes de campagne Macron: affaire classée !

Justice et politique -Comptes de campagne Macron: affaire classée !

Après un petit tour devant la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP),  le conseil d’État et le conseil constitutionnel, le dossier de l’affaire du financement de la campagne de Macron est classé . Comme souvent quand un parti est au pouvoir, les hautes  institutions passent l’éponge sur les affaires financières relatives à la campagne. De toute manière, on voit mal comment une juridiction pourrait contester une autre haute institution comme la commission nationale des comptes de campagne. Pourtant , il apparaît évident que cette commission nationale n’a nullement les moyens d’investigation  pour vérifier la sincérité des comptes. A cela s’ ajoute évidemment des considérations sur l’environnement politique. Le parti les républicains contestait  la décision de décembre 2017 de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP qui  avait alors validé les comptes de campagne macronistes. Or, six mois après cette décision, plusieurs médias avaient révélé qu’Emmanuel Macron et son équipe auraient, en 2017, bénéficié de certains avantages importants, sous forme de rabais notamment, lors de la campagne présidentielle. Avantages qui auraient pu être assimilés à des dons déguisés. . Mercredi soir, suivant une décision similaire rendue par le Conseil constitutionnel, le Conseil d’Etat a ainsi refusé d’accéder à la requête LR, selon une information des Échos. Cela faisait plus d’un an que le parti politique tentait, devant la justice, de faire invalider les comptes de campagne du candidat Macron.

Une affaire du même type avait déjà été placé tribunal de Lyon. A l’époque maire de Lyon et président de la métropole, Gérard Collomb, figurait parmi les pionniers de l’aventure macroniste. Plus de 800 invités, dont des élus, des cadres d’administration, et des décideurs économiques, étaient conviés, pour un coût de 3 180,14 euros, une somme réglée par la métropole. L’article 52-8 du code électoral interdit à toute personne morale, « à l’exception des partis ou groupements politiques », de « participer au financement de la campagne électorale d’un candidat ».

Un autre affaire risque aussi de finir dans les sables : celle des vrais donateurs de la campagne de Macron. L e candidat Macron  candidat a levé 15 994 076 euros entre la création d’En Marche en mars 2016 et décembre 2017 (certains ont encore donné après la campagne). Jamais un candidat n’avait rassemblé autant d’argent auprès des particuliers en partant de rien. Cette somme a été réunie grâce à environ 99 361 dons, ce qui semble accréditer l’histoire racontée par les responsables d’En Marche pendant la campagne, à savoir celle d’une mobilisation populaire autour du candidat.

Le  candidat n’aurait jamais pu financer sa campagne sans une infime fraction de donateurs fortunés. 48 % de ces 16 millions d’euros, ont été récoltés grâce à « seulement » 1 212 dons de 4 500 euros et plus. Ces gros chèques ont été d’autant plus essentiels qu’ils ont longtemps représenté l’essentiel des ressources dont disposait le candidat. En fait, ce sont surtout 800 gros donateurs de Paris qui ont financé la campagne de Macron. Et encore une fois, la commission nationale des comptes n’est pas outillée pour certifier de manière indiscutable les comptes des campagnes, d’ailleurs elle se fie aux informations données par les candidats et les organisations.

 

Affaire Griveaux : le mélange souvent volontaire de la vie publique et de la vie privée des politiques

Affaire Griveaux  : le mélange souvent volontaire de la vie publique et de la vie privée des politiques

 

L a plupart  des responsables politiques condamnent sévèrement l’utilisation  de la vie privée à des fins politiques voire politiciennes. Mais au-delà de cette condamnation,  on doit s’interroger sur la responsabilité des politiques eux-mêmes dont certains mêlent justement vie privée et vie publique pour séduire certaines catégories d’électeurs sensibles aux approches de télé et autre médias-réalité. Plus les responsables occupent de hautes  fonctions et plus ils ont tendance à s’exposer. On voit ainsi régulièrement des reportages acceptés voire provoqués par des responsables dans des revues people ou des hebdo type Paris-Match où  l’on étale sa vie familiale.

De ce point de vue, la situation démocratique n’est d’ailleurs pas très claire quant au statut du conjoint d’un responsable. Autant en Allemagne en Grande-Bretagne, les conjoints des plus hauts responsables sont complètement inconnus et se tiennent à l’écart, autant en France on utilise le conjoint comme un argument publicitaire. Macron lui-même s’est affiché avec son épouse ( ne parlons pas de Hollande ou Sarkozy).

Madame Macron  en plus ne cesse de prendre de plus en plus position sur des sujets très variés pour lesquels elle n’a aucune autorité et surtout aucune légitimité. La plupart des prétendants à des fonctions gouvernementales opèrent  de la même façon. On a par exemple vu Jadot s’afficher curieusement avec son épouse sur la Une d’un grand hebdomadaire. Une pratique curieuse pour un écolo qui en général prône une certaine éthique. Les politiques se livrent ainsi à un jeu très dangereux avec les médias.

Bien entendu, ces médias officiels comme officieux jouent  rôle essentiel dans l’opinion publique mais privilégient  souvent la surface des choses sur le contenu, jusqu’à la caricature. Du coup, la politique se nourrit surtout de techniques de com’ comme n’importe quel produit promu par la publicité. Le faire savoir et plus important que le savoir-faire. Et comme on le dit désormais : pour maintenir la cohérence et l’unité d’une organisation politique il faut se soumettre et adopter les éléments de langage, bref les plats tout préparés de l’argutie politique. On voit mal en quoi la démocratie peut s’améliorer du  fait de l’exposition de la vie familiale.

De la même manière, on  voit mal ce qu’apporte les propos d’un conjoint. S’ajoute à cela maintenant la pratique des petites confidences intimes faites par les politiques à certains journalistes. Certains  rapports entre les médias et la politique démocratique favorisent  le bavardage incontrôlé, les petites phrases et autres confidences approximatives qui ne font que contribuer à rendre l’ambiance un peu plus délétère. Un seul exemple on se demande pourquoi Hollande a consenti à passer des heures et des heures, des jours et des jours,  à faire des confidences à des journalistes sachant que ces derniers allaient sortir un livre. Un livre qui est lourdement retombé sur le nez de l’intéressé. Il est loin d’être le seul à s’être épanché ainsi pour satisfaire sans doute à la mode de la télé des médias-réalité.

Comptes de campagne Macron: affaire classée !

Comptes de campagne Macron: affaire classée !

Après un petit tour devant la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP),  le conseil d’État et le conseil constitutionnel, le dossier de l’affaire du financement de la campagne de Macron est classé . Comme souvent quand un parti est au pouvoir, les hautes  institutions passent l’éponge sur les affaires financières relatives à la campagne. De toute manière, on voit mal comment une juridiction pourrait contester une autre haute institution comme la commission nationale des comptes de campagne. Pourtant , il apparaît évident que cette commission nationale n’a nullement les moyens d’investigation  pour vérifier la sincérité des comptes. A cela s’ ajoute évidemment des considérations sur l’environnement politique. Le parti les républicains contestait  la décision de décembre 2017 de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP qui  avait alors validé les comptes de campagne macronistes. Or, six mois après cette décision, plusieurs médias avaient révélé qu’Emmanuel Macron et son équipe auraient, en 2017, bénéficié de certains avantages importants, sous forme de rabais notamment, lors de la campagne présidentielle. Avantages qui auraient pu être assimilés à des dons déguisés. . Mercredi soir, suivant une décision similaire rendue par le Conseil constitutionnel, le Conseil d’Etat a ainsi refusé d’accéder à la requête LR, selon une information des Échos. Cela faisait plus d’un an que le parti politique tentait, devant la justice, de faire invalider les comptes de campagne du candidat Macron.

Une affaire du même type avait déjà été placé tribunal de Lyon. A l’époque maire de Lyon et président de la métropole, Gérard Collomb, figurait parmi les pionniers de l’aventure macroniste. Plus de 800 invités, dont des élus, des cadres d’administration, et des décideurs économiques, étaient conviés, pour un coût de 3 180,14 euros, une somme réglée par la métropole. L’article 52-8 du code électoral interdit à toute personne morale, « à l’exception des partis ou groupements politiques », de « participer au financement de la campagne électorale d’un candidat ».

Un autre affaire risque aussi de finir dans les sables : celle des vrais donateurs de la campagne de Macron. L e candidat Macron  candidat a levé 15 994 076 euros entre la création d’En Marche en mars 2016 et décembre 2017 (certains ont encore donné après la campagne). Jamais un candidat n’avait rassemblé autant d’argent auprès des particuliers en partant de rien. Cette somme a été réunie grâce à environ 99 361 dons, ce qui semble accréditer l’histoire racontée par les responsables d’En Marche pendant la campagne, à savoir celle d’une mobilisation populaire autour du candidat.

Le  candidat n’aurait jamais pu financer sa campagne sans une infime fraction de donateurs fortunés. 48 % de ces 16 millions d’euros, ont été récoltés grâce à « seulement » 1 212 dons de 4 500 euros et plus. Ces gros chèques ont été d’autant plus essentiels qu’ils ont longtemps représenté l’essentiel des ressources dont disposait le candidat. En fait, ce sont surtout 800 gros donateurs de Paris qui ont financé la campagne de Macron. Et encore une fois, la commission nationale des comptes n’est pas outillée pour certifier de manière indiscutable les comptes des campagnes, d’ailleurs elle se fie aux informations données par les candidats et les organisations.

 

Répression affaire Ukrainienne: Trump révoque deux fonctionnaires qui ont témoigné contre lui

Répression affaire Ukrainienne: Trump révoque deux  fonctionnaires qui ont témoigné contre lui

Deux jours seulement après son acquittement très politique par le congrès, Trump  règle ses comptes avec deux fonctionnaires qui s’apprêtaient à témoigner contre lui. Encore une affaire qui démonte le surdimensionnement l’ego du président américain et sa brutalité.

Gordon Sondland, l’ambassadeur auprès de l’Union européenne, a publié un communiqué indiquant qu’il allait être révoqué, quelques heures après que l’avocat d’Alexander Vindman, principal conseiller sur l’Ukraine de la Maison blanche, a annoncé que son client avait été révoqué de son poste au Conseil national de sécurité (NSC).

Vindman, citoyen américain né en Ukraine et vétéran de l’armée qui a combattu en Irak, a été escorté hors de la Maison blanche vendredi, a annoncé David Pressman, ajoutant qu’il s’agissait d’une vengeance suite au témoignage de son client dans le cadre de l’enquête menée par la Chambre des représentants sur l’”affaire ukrainienne”.

“Il n’y a aucun doute dans l’esprit des Américains” sur les raisons pour lesquelles Vindman a perdu son poste, a dit l’avocat dans un communiqué. “On a demandé au colonel Vindman de partir pour avoir dit la vérité”.

En novembre dernier, durant les auditions menées par les commissions de la Chambre où les démocrates sont majoritaires, Alexander Vindman a dit avoir alerté un avocat du NSC sur une demande “inappropriée” faite par Donald Trump lors d’une conversation avec son homologue ukrainien Volodimir Zelenski.

Gordon Sondland, entendu à plusieurs reprises par les commissions de la Chambre, à huis clos puis lors d’auditions télévisées, a déclaré que Donald Trump avait conditionné le déblocage d’une aide financière à l’Ukraine à l’ouverture par Kiev d’enquêtes anticorruption qu’il réclamait.

L’entretien téléphonique de juillet dernier entre Trump et Zelenski fut au coeur de la procédure de destitution (“impeachment”) lancée en septembre dernier par la Chambre, qui a voté en décembre en séance plénière la mise en accusation du président républicain, pour abus de pouvoir et entrave au Congrès.

Un porte-parole de l’US Army a déclaré qu’Alexander Vindman ainsi que son frère Yevgeny, colonel qui travaillait lui aussi pour le NSC, ont été réaffectés dans l’armée, sans donner davantage de précisions “par respect pour leur vie privée”.

Le représentant démocrate Eliot Engel, qui préside la commission des Affaires étrangères de la Chambre – l’une des commissions ayant mené l’enquête dans l’impeachment -, a déclaré que la décision de révoquer Vindman était “honteuse”. “Le président pense que la seule loyauté qui compte est une loyauté envers sa personne”, a-t-il dit par écrit.

Interrogé plus tôt vendredi sur des informations de presse rapportant qu’il pourrait révoquer le colonel, Donald Trump a répondu qu’il n’était “pas content” de Vindman.

 

« Affaire Mila, un vent mauvais sur la liberté d’expression »

 « Affaire  Mila, un vent mauvais sur la liberté d’expression »

Gwénaële Calvès,professeure de droit public à l’université de Cergy-Pontoise dénonce le flou juridique de la cour européenne des droits de l’homme qui favorise une certaine censure. Entre parenthèses( tribune au « Monde ).

 

 

Tribune.

 

« En France, il est permis – comme chacun sait – de dire, d’écrire ou de chanter qu’on « déteste la religion », que la religion « c’est de la merde », et que Dieu, « on lui met un doigt dans le trou du cul, merci, au revoir ». Ce genre de déclaration, sous une forme souvent plus sophistiquée mais parfois plus brutale, scande depuis des siècles l’histoire culturelle et politique de notre pays.

Et pourtant… Ces propos, diffusés sur Instagram le 18 janvier, par une adolescente qui entendait riposter à des attaques homophobes fulminées par des dévots, ont mis le feu aux réseaux sociaux. Injures, appels au viol, menaces de mort assez crédibles pour que Mila ne puisse même plus se rendre au lycée : la curée a été immédiate.

Cette affaire dit sans doute beaucoup de choses sur l’état de la société française. Son aspect le plus préoccupant, pour l’avenir de la liberté d’expression en France, réside toutefois dans la réaction de la ministre de la justice et du parquet. Elle a, fort heureusement, suscité une levée de boucliers quasi unanime. Mais comment l’expliquer ? Elle révèle, selon nous, l’ampleur des dégâts causés par la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, qui défend depuis un quart de siècle une certaine conception du « délit de blasphème ».

La Cour de Strasbourg admet sans difficulté qu’un Etat européen réprime les attaques injurieuses contre la religion – ses dogmes, ses objets de vénération, ses saints et ses prophètes. Les croyants doivent accepter les critiques et les moqueries, car ils évoluent dans une société démocratique définie par « le pluralisme, la tolérance et l’esprit d’ouverture ». Mais ils ne sont pas tenus de subir les attaques « gratuitement offensantes et profanatrices » dirigées contre leur religion (arrêt Otto-Preminger Institut c. Autriche, 20 septembre 1994).

L’Etat peut donc – ou doit ? – les protéger lorsqu’ils sont gravement « insultés », « heurtés » ou « blessés » dans leur sentiment religieux. Il peut – ou doit ? – sévir contre un film qui propose une interprétation érotique des extases de Thérèse d’Avila (Wingrove c. Royaume-Uni, 25 novembre 1996), contre un roman où l’on voit Mahomet autoriser « les rapports sexuels avec une personne morte ou un animal vivant » (I.A. c. Turquie, 13 septembre 2005), ou contre une formation de militants politiques dénonçant les « tendances pédophiles » de Mahomet (E.S. c. Autriche, 25 octobre 2018). »

Affaire Ségolène Royal: la lamentable attitude de France info

Affaire Ségolène Royal: la lamentable attitude de France info

Peut-être pour se dédouaner de ses coûts exorbitants et de sa faible audience, tout autant que pour plaire au pouvoir, France Info est à l’origine des attaques contre Ségolène Royal. Certes l’intéressée en s’exposant autant médiatiquement n’est pas sans reproche. Il faut bien reconnaître qu’elle manifeste régulièrement un certain opportunisme qui finalement lui réussit. On peut à juste titre la critiquer de ce point de vue. Elle a en effet souvent changer de position et n’a jamais produit de projet politique très clair et très cohérent. Pour autant attaquer Ségolène Royal à propos de l’utilisation de trois collaborateurs constitue une attaque assez minable de la part de France Info. S’il fallait en effet mettre en accusation tous les gaspillages dans l’appareil d’État dont beaucoup profitent aux politiques, la liste serait trop longue à énumérer. Ce sont des centaines et des milliers de postes qui ne servent pas à grand-chose, à rien parfois ou qui servent  des responsables politiques à temps plein ou à temps partiel. Même France Info doit pouvoir trouver des dizaines et des dizaines de postes qui ne servent à peu près rien voir pas grand-chose. En tout cas, la médiocrité de France Info est sanctionnée par un taux d’audience assez dérisoire même au regard des autres chaînes d’info continue. Il y a quelque chose de détestable dans la justice comme chez certains journalistes à attaquer des personnalités quand elles sont dans l’opposition. Les mêmes journalistes n’hésitant pas à tresser des louanges aux intéressés lorsqu’ils ont le pouvoir.

Affaire Lamine Diack : le procès de la culture de corruption des organisations internationales

Affaire  Lamine Diack : le procès de la culture de corruption des organisations internationales

 

 

 

Au-delà du procès de  Lamine Diack  , ex-président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), c’est la mise en cause de la corruption qui règne dans la plupart des organisations sportives internationales avec l’achat des voix de membres de pays en développement peu scrupuleux. C’est vrai pour l’athlétisme en particulier pour l’attribution des jeux olympiques  ,  mais c’est vrai dans d’autres disciplines y compris le football qui par exemple a permis d’attribuer la coupe du monde au Qatar.

En novembre 2015, Lamine Diack  est mis en examen pour corruption passive et blanchiment aggravé; il est suspendu du CIO et en démissionne le 11 novembre. Il a avoué à la justice française avoir fait financer la campagne du président sénégalais par la Russie. Sa réputation est ultérieurement ternie par le choix contesté de Doha au Qatar des Championnats du monde d’athlétisme 2019. Le 18 novembre 2016, une enquête du Monde tend en effet à démontrer que cette sélection aurait été achetée par des versements de 3,5 millions de dollars versés en octobre-novembre 2011 selon le fisc américain, au fils de Lamine Diack, l’ancien président de la fédération

Doivent  comparaître six prévenus au total, dont un fils de Lamine Diack, Papa Massata, réfugié au Sénégal depuis le début de l’affaire, mais aussi deux anciens hauts responsables de l’athlétisme russe, Valentin Balakhnitchev et Alexeï Melnikov, tous trois sous le coup de mandats d’arrêt internationaux. Les prévenus sont soupçonnés d’avoir participé à un système visant à couvrir des cas de dopage dans l’athlétisme russe moyennant des pots-de-vin et, dans le cas de Papa Massata Diack, d’avoir détourné une part des recettes de sponsors de l’IAAF.

Lamine Diack est mis en examen pour corruption et son fils pour corruption passive et blanchiment aggravé dans cet autre dossier, qui porte sur l’attribution de plusieurs grandes compétitions internationales, notamment les Jeux olympiques de Rio (2016) et de Tokyo (2020) et les championnats du monde d’athlétisme de Pékin, en 2015.

Notons aussi les responsabilités politiques de Lamine Diack qui  a occupé des responsabilités politiques en devenant secrétaire d’État à la Jeunesse et aux Sports , puis maire de Dakar de 1978 à 1980. Il fait aussi partie du parlement sénégalais de 1978 à 1993. On aura compris où passe l’argent du développement dans trop de pays d’Afrique notamment.

Affaire Bayrou -Fonds européens: une sournoise manœuvre de Macron

Affaire Bayrou -Fonds européens: une sournoise manœuvre  de  Macron

 

Officiellement le parti en marche soutient le Modem accusé de malversations dans l’utilisation de fonds européens. Pourtant ce n’est pas un hasard si la justice s’est saisie récemment de ces affaires de fonds européens concernant le Modem de Bayrou mais aussi les insoumis et le rassemblement national. Bref tous ceux qui sont susceptibles de faire de l’ombre à Macron. On objectera que la justice est indépendante et qu’elle fait son métier. Le problème c’est qu’elle fait ce métier quand ça l’arrange ou plutôt quand ça arrange le pouvoir. Ainsi il aura fallu attendre que certains n’exercent plus de responsabilités comme Chirac ou Sarkozy pour que la justice se réveille à propos de différentes mises en cause. Cette affaire de fonds européens constitue une sorte de procès en sorcellerie. En fait on reproche aux partis politiques d’  avoir utilisé des assistants parlementaires pour autre chose que pour la problématique européenne. Mais comment distinguer ce qui relève de la problématique européenne, de la problématique nationale et  du fonctionnement général d’un parti. On pourrait faire le même procès à d’autres; par exemple au parti socialiste qui a longtemps été animé par des permanents détachés d’entreprise est payés par celles-ci, ce qui constitue une infraction autrement plus grave. Dans les syndicats des centaines et des centaines de permanents sont dégagées par leur entreprise et ne sont pas toujours affectés par leurs directions syndicales aux tâches initialement prévues. D’une manière ou d’une autre, ils concourent au fonctionnement de l’organisation syndicale et servent quand même les intérêts de leurs adhérents. Il en est de même en matière de politique. Ce qu’il faut constater, c’est qu’il n’y a aucun enrichissement avec cette affaire de fonds européens finançant des assistants. Le même procès est engagé vis-à-vis des insoumis, aussi du rassemblement national. Bref tous ceux qui peuvent gêner Macron. Certains pourraient s’étonner de ce procès contre Bayrou qui a justement permis à Macron d’être élu président. Ce serait oublier que Macon a l’habitude de trahir ses proches, ce qu’il a fait en entrant au gouvernement de Hollande et en se retournant contre ce dernier. Il y a évidemment énormément de choses à reprocher aux partis politiques mais dans le cas présent, il s’agit d’une manœuvre politicienne pour discréditer des opposants et des alliés gênants. D’une certaine façon, Bayrou est le grand cocu du macronisme. C’est lui qui a apporté l’appui déterminant vis-à-vis de Macron et c’est maintenant Macron qui l’ enfonce. On notera que les affaires faisant l’objet d’enquêtes judiciaires et concernant Macon et son entourage sont-,elles, bien enterrés ; exemples: les conditions de financement de la campagne de Macron, les conflits d’intérêt du directeur de cabinet de Macron,  l’enrichissement personnel du président de l’Assemblée nationale dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne ou encore  les conditions de vente d’Alstom à General Electric.

Affaire Bayrou -Fonds européens: procès en sorcellerie fomenté par Macron

Affaire Bayrou -Fonds européens: procès en sorcellerie fomenté par  Macron

 

Officiellement le parti en marche soutient le Modem accusé de malversations dans l’utilisation de fonds européens. Pourtant ce n’est pas un hasard si la justice s’est saisie récemment de ces affaires de fonds européens concernant le Modem de Bayrou mais aussi les insoumis et le rassemblement national. Bref tous ceux qui sont susceptibles de faire de l’ombre à Macron. On objectera que la justice est indépendante et qu’elle fait son métier. Le problème c’est qu’elle fait ce métier quand ça l’arrange ou plutôt quand ça arrange le pouvoir. Ainsi il aura fallu attendre que certains n’exercent plus de responsabilités comme Chirac ou Sarkozy pour que la justice se réveille à propos de différentes mises en cause. Cette affaire de fonds européens constitue une sorte de procès en sorcellerie. En fait on reproche aux partis politiques d’  avoir utilisé des assistants parlementaires pour autre chose que pour la problématique européenne. Mais comment distinguer ce qui relève de la problématique européenne du fonctionnement général d’un parti. On pourrait faire le même procès à d’autres; par exemple au parti socialiste qui a longtemps été animé par des permanents détachés d’entreprise est payés par celles-ci, ce qui constitue une infraction autrement plus grave. Dans les syndicats des centaines et des centaines de permanents sont dégagées par leur entreprise et ne sont pas toujours affectés par leurs directions syndicales aux tâches initialement prévues. D’une manière ou d’une autre, ils concourent au fonctionnement de l’organisation syndicale et servent quand même les intérêts de leurs adhérents. Il en est de même en matière de politique. Ce qu’il faut constater, c’est qu’il n’y a aucun enrichissement avec cette affaire de fonds européens finançant des assistants. Le même procès est engagé vis-à-vis des insoumis, aussi du rassemblement national. Bref tous ceux qui peuvent gêner Macron. Certains pourraient s’étonner de ce procès contre Bayrou qui a justement permis à Macron d’être élu président. Ce serait oublier que Macon a l’habitude de trahir ses proches, ce qu’il a fait en entrant au gouvernement de Hollande et en se retournant contre ce dernier. Il y a évidemment énormément de choses à reprocher aux partis politiques mais dans le cas présent il s’agit d’une manœuvre politicienne pour discréditer des opposants et des alliés gênants. D’une certaine façon, Bayrou est le grand cocu du macronisme. C’est lui qui a porté l’appui déterminant vis-à-vis de Macron et c’est maintenant Macron qu’il enfonce. On notera que les affaires faisant l’objet d’enquêtes judiciaires et concernant Macon et son entourage sont-elles bien enterrés ; exemples: les conditions de financement de la campagne de Macron, les conflits d’intérêt du directeur de cabinet de Macron,  l’enrichissement personnel du président de l’Assemblée nationale dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne ou encore  les conditions de vente d’Alstom à Général Electric .

 

Le vol du coffre-fort de Benalla: une affaire rocambolesque confiée à la justice

Le vol du  coffre-fort de Benalla: une affaire rocambolesque confiée à la justice

 

 

Une affaire totalement rocambolesque comme laisse cette affaire de coffre-fort de Benalla  disparu dans la nuit du 20 juillet 2018 et dont on ne sait pas s’il s’agit d’un vol ou d’une mise en sécurité pointe. Sans doute une mesure de prudence car sinon pu enquêtait au domicile de Ben à la que le lendemain de la disparition du coffre. Un comme un coffre contenant des armes et peut-être des documents compromettants. Une nouvelle information judiciaire a donc été ouverte cette semaine par le parquet de Paris dans le cadre de l’affaire Benalla, a-t-on appris ce jeudi. Celle-ci porte sur le coffre-fort disparu d’Alexandre Benalla, l’ancien collaborateur de la présidence. Une enquête préliminaire avait été ouverte en février 2018 pour « entrave à la manifestation de la vérité », concernant un coffre-fort qui avait disparu le 20 juillet 2018. L’enquête a désormais été confiée à un juge d’instruction.

Au mois de juillet 2018, alors que l’ancien chargé de mission de l’Élysée est en garde à vue, les policiers se retrouvent coincés devant le domicile d’Alexandre Benalla à Issy-les-Moulineaux alors qu’ils sont venus le perquisitionner. La porte et la serrure résistent à leurs assauts.

Quand ils y parviennent enfin, il est plus de 21 heures, heure au-delà de laquelle on en peut plus pratiquer de perquisition. Ils attendent donc le lendemain matin, 6 heures, pour pénétrer dans l’appartement des Hauts-de-Seine. À leur entrée, le coffre-fort dans lequel sont entreposées les armes d’Alexandre Benalla n’est plus là.

Affaire Karachi : prison seulement pour les lampistes et les intermédiaires ?

Affaire Karachi : prison seulement pour les lampistes et les intermédiaires ?

Curieux comme les grands médias se montrent timides pour rendre compte de l’évolution du procès de l’affaire Karachi concernant notamment Balladur . Finalement dans cette tragique affaire de Karachi, ce sont peut-être seulement des lampistes des intermédiaires qui seront réellement punis de prison. Une nouvelle bizarrerie juridique puisque les principaux commanditaires de cette affaire à savoir l’ ancien ministre de la défense François Léotard et Balladur, ancien Premier Ministre seront seulement soumis à l’examen très tolérant de la cour de justice de la république .B Balladur  qui voulait ainsi financer sa campagne électorale. De  18 mois ferme à sept ans de prison ont  été requis à l’encontre des six prévenus au procès du volet financier de l’affaire Karachi. Il s’agit de la première partie de cette affaire .  Édouard Balladur et François Léotard seront jugés ultérieurement devant la bienveillante la Cour de justice de la République.

La demande de sanctions a été formulée en raison de soupçons de commissions occultes sur des ventes d’armement en marge de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur. Dans ce procès pour abus de biens sociaux, recel ou complicité, l’accusation considère que des rétrocommissions illégales sur des contrats d’armement signés en 1994 avec le Pakistan et l’Arabie Saoudite ont contribué notamment à financer la campagne malheureuse de l’ancien Premier ministre Édouard Balladur en 1995.

« Certains des plus hauts fonctionnaires de l’État se sont livrés à une véritable entreprise de prédation […] notamment pour financer la campagne du candidat Balladur », a lancé l’un des deux procureurs, Nicolas Baïetto, devant le tribunal correctionnel.

Il leur est reproché d’avoir floué deux entités détenues par l’État : la branche internationale de la Direction des constructions navales (DNCI), qui vendait des sous-marins au Pakistan (contrat Agosta), et la Sofresa, pour la vente de frégates à l’Arabie Saoudite (Sawari II). Selon l’accusation, le pouvoir politique a imposé à la DCNI et la Sofresa des intermédiaires « inutiles » dans ces contrats, le « réseau K », à des conditions financières « anormales ». Dans son « intérêt » : faire revenir une partie des commissions versées à ce réseau vers les comptes de la campagne Balladur.

Les prévenus réfutent tout financement politique. Le parquet a requis trois ans d’emprisonnement dont 18 mois ferme contre Dominique Castellan, alors patron de la DCNI. Contre l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, l’un des intermédiaires, également jugé pour fraude fiscale et blanchiment, cinq ans de prison avec mandat de dépôt ont été requis. À l’encontre de son ancien associé Abdul Rahman Al Assir, absent du procès, le parquet a demandé sept ans et un mandat d’arrêt.

Cinq ans, dont deux avec sursis, et des amendes ont été requis contre Renaud Donnedieu de Vabres, alors proche collaborateur du ministre de la Défense François Léotard, et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Édouard Balladur à Matignon et ex-directeur de sa campagne présidentielle. Enfin, contre Thierry Gaubert, alors au ministère du Budget, quatre ans, dont deux ferme, et 100 000 € d’amende ont été requis. L’accusation estime qu’il a profité des « largesses de Ziad Takieddine » mais n’a toutefois « pas pu faire le lien » avec la campagne Balladur.

Édouard Balladur et François Léotard seront donc  jugés ultérieurement devant la Cour de justice de la République.

 

Emmanuel Macron: « Le port du voile, ce n’est pas mon affaire  » !

Emmanuel Macron: « Le port du voile, ce  n’est pas mon affaire  » !

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Alors que Macron a ressorti bien maladroitement le dossier brûlant de l’immigration, c’est d’un revers de main qu’il  a éjecté la problématique du port du voile en distinguant la nature des espaces publics dans laquelle il peut être porté. Une manière très elliptique de traiter une question très controversée. Certes problème n’est pas simple car il faudrait distinguer la nature du voile du symbole qu’ il peut représenter comme forme de radicalisme religieux et de communautarisme. « Le port du voile dans l’espace public n’est pas mon affaire. Le port du voile dans les services publics, à l’école, quand on éduque nos enfants, c’est mon affaire », a différencié ce jeudi Emmanuel Macron, interrogé sur la polémique qui agite jusqu’au sein du gouvernement.

« Dans les services publics, il y a un devoir de neutralité. Quand on éduque nos enfants, on demande qu’il n’y ait pas de signe religieux ostentatoire ». « Après, ce qui se passe dans l’espace public, c’est pas l’affaire de l’Etat ou du président de la République », a-t-il tranché sur la chaîne Réunion la 1ère, après les propos du ministre de l’Education et ceux de Marine Le Pen qui a demandé d’interdire le voile dans « tout l’espace public ».

 

Macron, lui,   »sanctuarise » le vote musulman en sa faveur en balayant la question après avoir imprudemment et maladroitement soulevé la question de l’immigration. Pour mieux masquer la question fondamentale du communautarisme.

Il y a évidemment des arrière-pensées politiques derrière ce débat relativement bâclé de l’immigration. . Première observation, le thème est très mal choisi, pour preuve il n’aboutit qu’à une mini proposition du Premier ministre- qui porte sur 250 000 personnes environ quand les seuls visas touristiques représentent  environ 3.5 millions de personnes (pas tous évidement des immigrés) et qu’il faut ajouter les autres filières. Or cette proposition de quota concernera l’immigration légale quand la vraie question est celle de l’immigration illégale autrement plus importante (400 000 ?). Par ailleurs et surtout, la question centrale n’est pas celle de l’immigration mais celle de l’intégration qui vise une population d’origine étrangère beaucoup plus large dont trop ne parviennent pas à s’intégrer. Mais cette question bien traitée dans le rapport Borloo notamment à travers les banlieues a été balayée d’un revers de main par Macron qui a même humilié en public son auteur. La menace vient surtout du refus d’une partie de la population d’origine étrangère d’accepter les règles et les valeurs républicaines. Tout cela sur fond de communautarisme, de radicalisme, de pauvreté, de dérive religieuse et de trafic de drogue. Un thème donc très mal posé et traité uniquement en prévision des prochaines échéances électorales. En outre, une question pleine d’hypocrisie car la mise à l’index des étrangers permet de faire l’impasse sur le problème de l’intégration d’une partie de la population aujourd’hui devenue française. Dernière observation, les quotas même sur-le-champ réduit de l’immigration légale ne répondent pas à l’enjeu :

En 2018, 256.000 entrées régulières (90.000 par la voie de l’immigration familiale, 83.000 étudiants, 33.000 pour des motifs économiques).

“La question d’un pilotage par objectifs de l’admission au séjour n’est pas ‘taboue’. Je n’ai pas peur de réfléchir à l’idée de ‘quotas’”, a souligné Edouard Philippe, évoquant la possibilité de “fixer chaque année des objectifs d’attraction de compétences rares et de talents». On est loin de l’enjeu ! Et ne parlons pas de l’impasse sur l’aide au développement, le levier le plus fondamental pour maintenir les populations sur place.

 

Affaire Ghosn : mise en cause, Rachida Dati objet d’une information judiciaire

Affaire Ghosn : mise en cause,  Rachida Dati objet d’une information judiciaire

 

 

Décidément Renault servait aussi de tirelire au PDG mais aussi à quelques amis comme Rachida Dati. L’ex-ministre de la Justice Rachida Dati (LR) se plaint d’une « instrumentalisation » politique après l’ouverture d’une information judiciaire sur les contrats de conseil passés par l’alliance Renault-Nissan. Des contrats qui lui ont  apporté 900 000 euros entre 2010 et 2021. Première observation, on se demande ce qu’une avocate comme Rachida Dati peut bien apporter comme conseil à un groupe aussi important que Renault, surtout compte tenu de ses compétences. Un groupe comme Renault a évidemment recourt à des cabinets de renom très spécialisés et n’a pas besoin d’une avocate qui par ailleurs passe une grande partie de son temps en politique et dans les salons mondains. Tout cela sent évidemment le copinage.

L’information judiciaire, qui porte sur des contrats signés lorsque Carlos Ghosn était le PDG du groupe automobile, a donc été ouverte l’été dernier pour des faits d’ »abus de biens sociaux » et de « corruption active et passive ».

L’information judiciaire « n’est pas ouverte contre moi » et « ça n’est pas une plainte de Renault à l’encontre de Rachida Dati » puisque le groupe a été « content de mes prestations en qualité d’avocat », a aussi assuré l’ancienne ministre.

« Subitement un avocat, pour des raisons très personnelles et très obscures, a souhaité déposer plainte contre moi en utilisant sa femme qui a acheté des actions Renault avant une assemblée générale », a-t-elle accusé, précisant avoir « déposé plainte contre cet avocat ». « Ca passera comme le reste », a conclu Mme Dati, actuelle maire du VIIe arrondissement de Paris.

Selon une source proche du dossier, l’ancienne Garde des Sceaux, qui nie toute irrégularité, aurait touché 900.000 euros d’honoraires en tant qu’avocate entre 2010 et 2012.

Une enquête préliminaire avait été ouverte fin mai par le parquet national financier (PNF) après une plainte déposée le 17 avril par une actionnaire de Renault. Cette plainte visait Rachida Dati, Alain Bauer, mais aussi Carlos Ghosn et son épouse.

L’avocat de la plaignante, Me Jean-Paul Baduel, avait alors fait état de « soupçons » sur « l’usage inconsidéré des fonds de Renault » par son ancien PDG. « Les contrats sont douteux de par leurs montants, effectués au profit d’une filiale n’ayant aucune salarié », avait-il assuré.

 

Affaire Alstom- Le conseiller de Macron soupçonné de prise illégale d’intérêt

Affaire Alstom- Le conseiller de Macron  soupçonné de prise illégale d’intérêt

Un rebondissement attendu de l’affaire Alstom générale électrique avec la mise en cause de Hugh Bailey.  Il est clair que la nomination de l’ancien conseiller de Macron à la tête de General Electric France suscite des interrogations. Il a en effet traité le sulfureux dossier Alstom qui a permis à GE d’absorber la branche énergie du français. On soupçonne l’intéressé de prise illégale d’intérêts L’enquête, menée par l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLICCF), a été ouverte la semaine dernière, à la suite d’un signalement de l’ancienne ministre de l’Ecologie Delphine Batho, a précisé la source judiciaire.

Les policiers s’intéresseraient au parcours de Hugh Bailey au sein de l’administration française entre août 2014 et septembre 2016, alors qu’il faisait partie du cabinet d’Emmanuel Macron, ministre de l’Economie et des Finances à l’époque.

Contactée par Reuters, Delphine Batho explique avoir découvert, dans le cadre de son travail, que des garanties financières avaient été accordées à General Electric au premier trimestre de l’année 2016 pour le fonctionnement d’une centrale à gaz en Irak d’un coût de quelques 70 millions d’euros. Hugh Bailey était à ce moment-là conseiller export du ministre de l’Economie et des Finances, Emmanuel Macron, a-t-elle ajouté.

Or, selon l’ancienne ministre, il aurait été recruté comme chargé des relations publiques par le conglomérat américain l’année suivante. Il n’aurait donc pas respecté le délai légal de trois ans imposé à tout fonctionnaire embauché par une entreprise avec laquelle il a conclu un contrat. Une prise illégale d’intérêt est passible de trois ans d’emprisonnement et d’une amende de 200.000 euros.

“Je l’ai signalé au parquet, on apprend aujourd’hui que le parquet ouvre une enquête préliminaire qu’il confie aux policiers spécialisés dans ce genre d’affaire”, a confié Delphine Batho. “C’est normal. En fait, c’est la moindre des choses, parce que c’est grave. Et ça illustre les stratégies de débauchage de hauts fonctionnaires, hauts conseillers de ministre, sur lesquels on peut considérer qu’ils n’ont pas respecté l’éthique de l’Etat”, a-t-elle ajouté.

General Electric a par ailleurs annoncé au printemps dernier la suppression de 1.000 emplois en France, principalement dans le Territoire de Belfort, suscitant une vague d’indignation de la part des syndicats qui estiment que GE n’a pas respecté ses engagements envers l’Etat.

En rachetant, en 2015, le pôle énergie d’Alstom pour 9,7 milliards d’euros, le conglomérat américain s’était engagé à maintenir les emplois en France pendant au moins trois ans.

Karachi : une affaire sanglante pour financer une élection

Karachi : une affaire sanglante pour financer une élection

 

Pour schématiser à outrance : des contrats commerciaux douteux, des rétrocommissions et finalement des morts quand les retours financiers ont été supprimés à des intermédiaires. Une affaire supposée destinée à financer la campagne de Balladur qui, lui, bénéficiera en quelque sorte sans doute de la bienveillance de la cour de justice de la république. Le principal bénéficiaire sera donc absent lors de ce premier procès. Une vraie curiosité juridique française.

Le procès porte  des soupçons de rétrocommissions sur des contrats d’armement avec le Pakistan et l’Arabie saoudite qui auraient pu servir à financer les activités politiques d’Edouard Balladur.

Ces contrats troubles, conclus en 1994, sont au nombre de cinq, quatre portant sur la livraison de frégates à l’Arabie saoudite et un autre, représentant à lui seul 5,4 milliards de francs (826 millions d’euros), sur la vente de sous-marins au Pakistan, selon les documents judiciaires que Reuters a pu consulter.

Ils sont à l’origine de circuits d’argent occultes qui transitent par des sociétés écrans et des comptes off-shore et semblent revenir en bout de chaîne partiellement en France – des rétrocommissions.

Une transaction intéresse tout particulièrement la justice : le dépôt de 10,25 millions de francs en espèces – transportés dans quatre sacs – sur le compte de l’association de financement de la campagne d’Edouard Balladur le 26 avril 1995, soit juste après le premier tour de la présidentielle.

A la barre défileront trois hommes qui arpentaient les coulisses de la droite française dans les années 1990 : Nicolas Bazire, qui fut le directeur de cabinet du Premier ministre à l’époque des faits allégués et siège aujourd’hui au comité exécutif de LVMH, Thierry Gaubert, membre du cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget, et Renaud Donnedieu de Vabres, collaborateur de François Léotard lorsque celui-ci dirigeait le ministère de la Défense.

Un industriel figure également parmi les prévenus : Dominique Castellan, ex-patron de la branche internationale de DCN, récemment rebaptisée Naval Group, une entreprise spécialisée dans la construction de navires de guerre.

Enfin, deux hommes de réseaux nés au Liban : Abdul Rahman al Assir et Ziad Takieddine, lequel a accédé à la notoriété dans une affaire au parfum similaire, celle des soupçons de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Ces six hommes, qui contestent pour la plupart les faits qui leur sont reprochés, doivent répondre notamment d’abus de biens sociaux, de recel ou de complicité d’abus de biens sociaux.

Deux autres  protagonistes, Edouard Balladur et François Léotard, n’ont en revanche rien à craindre de ce premier procès puisqu’ils vont bénéficier d’une justice d’exception devant le très spécial tribunal appelé cour de justice de la république composée de 15 juges dont les trois quarts sont des élus et qui ont toujours manifesté la plus grande bienveillance à l’égard de leurs collègues impliqués.

Affaire Karachi : Edouard Balladur et François Léotard aussi devant la Cour de justice de la République

Affaire Karachi : Edouard Balladur et François Léotard aussi devant  la Cour de justice de la République

 Comme Sarkozy avec son affaire Pygmalion, Balladur et Léotard auront à rendre des comptes devant la cour de justice de la république dans l’affaire Karachi. Il est vraisemblable que comme la plupart des impliqués passés devant cette cour très spéciale, l’ancien Premier ministre et son ministre de la défense n’auront pas grand-chose à craindre. En cause, évidemment la composition de cette cour de justice de la république qui juge les anciens membres du gouvernement avec la plus extrême bienveillance. Et pour cause la cour de justice de la république se compose d’une quinzaine de membres dont seulement trois magistrats mais 12 élus. Des élus qui ne souhaitent évidemment pas sanctionner durement leurs collègues par réflexe corporatif tout autant peut-être que par crainte d’être un jour aussi impliqués de la même manière.

 

Un ancien Premier ministre et son ministre de la Défense à la barre. Edouard Balladur et François Léotard ont donc été renvoyés en procès devant la Cour de justice de la République (CJR) dans l’affaire Karachi, a indiqué le procureur général près la Cour de cassation mardi 1er octobre.

Les deux hommes sont renvoyés pour « complicités d’abus de biens sociaux » et, pour Edouard Balladur, « recel » de ces délits. Cette affaire concerne un possible financement occulte de la campagne présidentielle de 1995 d’Edouard Balladur, via des rétrocommissions révélées par l’enquête sur l’attentat de Karachi en 2002 au Pakistan.

L’affaire Karachi doit son nom à l’attentat du 8 mai 2002 qui avait fait quinze morts, dont onze employés français de la Direction des chantiers navals (ex-DCN), et blessé douze autres dans la ville pakistanaise. Tous travaillaient à la construction d’un des trois sous-marins Agosta vendus à ce pays, sous le gouvernement Balladur (1993-1995).

Affaire Bygmalion : Sarkozy ne risque pas grand chose devant la CJR

Affaire Bygmalion : Sarkozy ne risque pas grand chose devant la CJR

  • L’ancien président de la république ne risque pas grand-chose devant la très spéciale cour de justice de la république. En effet, cette cour a été spécialement créée pour juger les affaires des membres du gouvernement, ce qui constitue  déjà une inégalité de traitement par rapport aux autres citoyens. Mais surtout cette cour est essentiellement composée d’élus qui évidemment n’ont pas trop intérêt à sanctionner leurs collègues pour peu qu’ils soient eux-mêmes un jour impliqués dans des affaires du même type. Cette curiosité juridique a été crée en 1993 aux fins précisément de mettre les membres du gouvernement à l’abri des sanctions applicables aux citoyens ordinaires. Pour preuve jusqu’alors, la cour de justice n’a prononcé que des peines accessoires. Témoin encore la récente décision concernant l’ancien ministre de la justice qui vient d’écoper seulement un mois de prison avec sursis pour avoir communiqué à un collègue politique l’état de son dossier juridique concernant des fraudes fiscales.
  •  Ce que dit wikipédia :
  • La  Cour de justice de la République (CJR) est la juridiction française d’exception compétente pour juger les crimes ou délits commis par les membres du gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions. Pour les faits commis en dehors de leurs fonctions, les juridictions de droit commun classiques sont compétentes.
  • La Cour de justice de la République est créée en 1993. Le statut de la Cour de justice de la République et ses attributions sont fixés par la Constitution ; la Cour de justice de la République comprend quinze juges dans sa formation de jugement : douze parlementaires (dont six députés et six sénateurs) et trois magistrats du siège de la Cour de cassation, dont l’un est président de la Cour. Les parlementaires sont élus par l’Assemblée nationale et par le Sénat après chaque renouvellement général ou partiel de ces assemblées. Les magistrats sont élus par la Cour de cassation. Chaque juge a un suppléant élu dans les mêmes conditions. »

 

En conclusion les retombées de l’affaire Pygmalion seront davantage médiatiques que judiciaires. Par parenthèse on peut s’interroger sur l’efficacité de la commission de contrôle des comptes de campagne. En tout cas, la justice fait semblant de suivre son cours. La Cour de cassation a donc rejeté mardi l’ultime recours de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bygmalion, levant ainsi le dernier obstacle à la tenue d’un procès de l’ancien chef de l’Etat pour financement illégal de campagne électorale.

Dans son ordonnance, le juge Tournaire reproche à l’ex-président d’avoir dépensé au moins 42,8 millions d’euros pour sa campagne perdue de 2012, soit plus de 20 millions d’euros au-dessus du plafond autorisé. L’enquête a établi que ces dépenses avaient été couvertes par un système frauduleux de facturation, de minoration ou d’omission déclarative, au centre duquel se trouvent la société prestataire de service Bygmalion et sa filiale Event & Cie.

Si les investigations n’ont pas établi que Nicolas Sarkozy avait joué un rôle dans ces fraudes, il en a “incontestablement bénéficié” et elles lui ont donné des moyens “bien supérieurs à ce que la loi autorisait”, lit-on dans l’ordonnance. Parmi les 13 autres personnes poursuivies figurent des membres de l’équipe de campagne de l’ancien chef de l’Etat et des responsables de Bygmalion, qui ont admis l’existence d’un système frauduleux de double facturation.

Pollution Rouen, affaire classée ! (Le préfet)

Pollution Rouen, affaire classée ! (Le préfet)

 

 

Pour le préfet de Seine-Maritime l’affaire est pratiquement considérée comme classée. Il a en effet décrété que la qualité de l’air à Rouen était “normale” et “habituelle” trois jours après le violent incendie de l’usine Lubrizol. Cela alors que les enquêtes concernant les conséquences sanitaires et écologiques ont à peine commencé. Cette prise de position est assez conforme à la philosophie préfectorale en général qui tente d’étouffer toutes les affaires pour protéger  le gouvernement. Le même préfet avait même dès le départ complètement sous-estimé l’importance de la pollution. Maintenant il referme le dossier. Certes il reconnaît une certaine pollution mais la qualifie d’habituelle. Évidemment, il n’en sait strictement rien car il faudra des semaines et des mois pour évaluer scientifiquement les conséquences sanitaires et écologiques. Contrairement à ce qu’affirme le préfet, on ne sait pas grand-chose. En effet une odeur incommodante persiste et des suies noires se sont déposées un peu partout, y compris sur les cultures, parfois en petites galettes, telles des galettes de goudron. L’origine de l’incendie n’est toujours pas déterminée.

Les analyses effectuées pour détecter dans l’air d’éventuelles concentrations d’oxyde d’azote et de soufre, de monoxyde de carbone et d’hydrogène sulfuré notamment, sont “encourageantes”, – expression pour le moins approximative–a déclaré samedi après-midi le préfet, Pierre-André Durand, lors d’un point de presse.“Nous sommes à un état habituel de la qualité de l’air à Rouen”, a-t-il indiqué. La situation est “normale” à l’exception du site Seveso, proche de la Seine, où “une présence de benzène” a été détectée.

Pourtant vendredi, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait été moins optimiste et avait estimé que Rouen était “clairement polluée”. S’agissant de la “pluie noire” observée par les habitants après l’incendie, “il n’y a pas de situation alarmante, hormis dans certains cas des présences de plomb” dont l’existence est peut-être ancienne, a déclaré le préfet (pourquoi pas aussi à l’époque des gaulois NDLR).

Le préfet forcément expert en toxicologie et en environnement  a invité à “distinguer la toxicité de la gêne” causée par une odeur “anxiogène”. Des riverains font état d’irritations oculaires ou respiratoires et ont opté pour beaucoup pour le port d’un masque.  “tout est donc normal ou presse puisqu’un gel des productions et des récoltes” a été décidé. Le lait collecté depuis le 26 septembre dans les zones à risque, les œufs et le miel sont consignés “jusqu’à obtention de garanties. Notons qu’à aucun moment les pouvoirs publics n’évoquent les incidents déjà relevés dans cet usine y compris en matière de nuages de pollution.

Selon les pompiers. « Lubrizol est le plus important accident industriel en France depuis AZF (à Toulouse en 2001, ndlr). La gestion du drame que vit notre métropole de Rouen est scandaleuse et humiliante », a twitté David Cormand, secrétaire national d’EELV. Annie Thébaud Mony, directrice de recherche honoraire à l’Inserm, craint, elle, la toxicité à long terme du panache de fumée qui a mesuré jusqu’à 22 km de long. « L’inquiétude est absolument légitime. Ce nuage qui est passé au dessus de Rouen est chargé en poussière hautement toxique au minimum cancérogène », a déclaré cette scientifique spécialisée dans les cancers professionnels.

Affaire Ferrand : une grosse magouille financière

Affaire Ferrand : une grosse magouille financière

 

Il est clair  que Richard Ferrand a largement utilisé son double statut de dirigeant des Mutuelles de Bretagne et d’élu pour directement et indirectement se remplir les poches. L’affaire la plus scandaleuse  concerne un contrat de location d’un local par les Mutuelles de Bretagne à la compagne de Ferrand alors  que cette dernière ne possédait pas encore ce local. Grâce à de généreuses conditions de location de ce local, la compagne de Ferrand a pu réaliser un petit profit de l’ordre de 800 000 €. Le détail de ces opérations est rappelé ci-après à partir d’une information tirée de Wikipédia. Toute la famille Ferrand a bénéficié des largesses mutuelles de Bretagne : son ancienne femme, ensuite sa compagne et lui-même. La justice de Brest avait enterré l’affaire considérant qu’il s’agissait d’une affaire privée et que les délais d’instruction étaient dépassés. Comme le dossier a été dépaysé à Lille, les nouveaux juges ont porté un autre regard sur ses affaires en mettant en examen Richard Ferrand. Ces nouveaux juges connaissent évidemment le contexte politique particulièrement délicat qui entoure cette affaire et s’ils ont mis en examen Richard Ferrand s’est qu’il dispose d’éléments nouveaux. Tout cela révèle que les bonnes vieilles pratiques provinciales de la IVe République ne sont pas mortes avec des relations plus ou moins sulfureuses  entre les élus politiques,  le monde économique et la justice.  Bref le nouveau monde promis par macro et bien mort-né surtout si on n’y ajoute les autres affaires concernant par exemple le MoDem et Bayrou, Benalla, de Rugy, le secrétaire de l’Élysée, Macron lui-même avec les conditions de financement de sa campagne. On pourrait ajouter les lenteurs de la justice concernant aussi bien les affaires de Sarkozy que celle de tapie vis-à-vis desquels le pouvoir semble manifester une grande bienveillance. Bref, il n’y a pas de Nouveau Monde dans la république en marche mais plutôt la résurgence de pratiques caractérisées par la confusion des intérêts entre le monde politique, le monde économique et l’État.

 

Le résumé de l’affaire dans Wikipédia :

 

 

En mai 2017, Le Canard enchaînéLe Monde et Mediapart révèlent que les Mutuelles de Bretagne (MDB) ont été subventionnées à hauteur de 55 000 euros par de l’argent public99 lorsque Richard Ferrand les dirigeait dans les années 2010. Selon eux, son ex-femme Françoise Coustal, artiste plasticienne, a facturé aux Mutuelles de Bretagne des travaux d’aménagement d’un Ehpad, situé à Guilers, qui a bénéficié d’une subvention de 1,66 million d’euros100 du Conseil départemental du Finistère, dont Richard Ferrand était alors vice-président. Les Mutuelles de Bretagne ont ensuite fait effectuer d’autres travaux, pour 184 000 euros, dans un local appartenant à l’avocate Sandrine Doucen, sa compagne et mère de sa fille101, qui a par ailleurs facturé régulièrement aux Mutuelles de Bretagne des services de conseil juridique. Plus anecdotiquement, selon ces mêmes médias, Richard Ferrand a, une fois élu député en juin 2012, conservé un poste de chargé de mission des Mutuelles de Bretagne, rémunéré 1 250 euros102 par mois ou 1 547 euros par mois, selon les sources, et embauché comme assistant parlementaire Hervé Clabon, compagnon de son ex-adjointe puis son fils101. Ces révélations ont déclenché une polémique nationale, le Front national demandant sa démission du gouvernement, LR la saisie du Parquet national financier, et le 1er secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis à l’exécutif de s’exprimer103. Le 1er juin 2017, Éric Mathais, procureur de la République de Brest, ouvre une enquête préliminaire, confiée à la police judiciaire de Rennes104.

Richard Ferrand affirmera qu’il n’était « jamais intervenu pour qu’elle obtienne un quelconque contrat » et que « la première fois que les Mutuelles ont fait appel à ses prestations, c’était en 2002, donc 8 ans après notre divorce »105.

Appel d’offres attribué par les Mutuelles de Bretagne à sa compagne[modifier | modifier le code]

Le 23 décembre 2010106, Richard Ferrand signe un compromis de vente avec une clause suspensive en cas de non-location ultérieure par les Mutuelles de Bretagne107, pour un local de 379 m2108, 2 rue George-Sand à Brest109.

Le 25 janvier 2011, le conseil d’administration des Mutuelles de Bretagne choisit à l’unanimité la proposition de la Saca, une SCI qui « n’a pas encore d’existence légale » et « n’est même pas encore propriétaire des surfaces qu’elle propose » comme le rappelle Le Canard enchaîné110. Sur le procès-verbal de la réunion du conseil d’administration à aucun moment n’est mentionné le nom de Sandrine Doucen110.

Sandrine Doucen crée le 28 mars 2011 la Saca, une SCI, dont elle détient 99 % des parts111.

Le 1er juillet 2011110, la SCI la Saca achète 402 000 € frais de notaire inclus108, grâce à un crédit remboursable sur quinze ans du Crédit agricole qui finance intégralement l’achat, sans aucun apport, ayant selon Le Canard enchaîné un « traitement réservé aux acquéreurs qui disposent d’un locataire dont les revenus sont garantis ». Revenus garantis par les 42 000 € de loyers annuels versés par les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand est le directeur général.

Les Mutuelles de Bretagne effectuent peu après, sans contrepartie, pour 184 000 euros de travaux dans le local acheté par Sandrine Doucen. Quelques années plus tard, la SCI de Sandrine Doucen est valorisée, lors d’une transaction, à 3 000 fois le montant du capital initial de 100 € soit 300 000 €112. Selon Le Canard enchaîné, l’avocate Sandrine Doucen a par ailleurs facturé des conseils juridiques aux Mutuelles de Bretagne en matière de gestion des ressources humaines.

Selon la défense de Richard Ferrand, l’opération n’a « rien d’illégal »113,114 : la démarche « respectait la procédure »[réf. nécessaire] et l’entreprise de sa compagne offrait « le meilleur prix » parmi les réponses à l’a

Affaire Alstom- Le dirigeant de GE France, ancien conseiller de Macron soupçonné de prise illégale d’intérêt

Affaire Alstom- Le dirigeant de GE France, ancien conseiller de Macron  soupçonné de prise illégale d’intérêt

Un rebondissement attendu de l’affaire Alstom générale électrique avec la mise en cause de Hugh Bailey.  Il est clair que la nomination de l’ancien conseiller de Macon à la tête de General Electric France suscite des interrogations. Il a en effet traité le sulfureux dossier Alstom qui a permis à GE d’absorber la branche énergie du français. On soupçonne l’intéressé de prise illégale d’intérêts L’enquête, menée par l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLICCF), a été ouverte la semaine dernière, à la suite d’un signalement de l’ancienne ministre de l’Ecologie Delphine Batho, a précisé la source judiciaire.

Les policiers s’intéresseraient au parcours de Hugh Bailey au sein de l’administration française entre août 2014 et septembre 2016, alors qu’il faisait partie du cabinet d’Emmanuel Macron, ministre de l’Economie et des Finances à l’époque.

Contactée par Reuters, Delphine Batho explique avoir découvert, dans le cadre de son travail, que des garanties financières avaient été accordées à General Electric au premier trimestre de l’année 2016 pour le fonctionnement d’une centrale à gaz en Irak d’un coût de quelque 70 millions d’euros. Hugh Bailey était à ce moment-là conseiller export du ministre de l’Economie et des Finances, Emmanuel Macron, a-t-elle ajouté.

Or, selon l’ancienne ministre, il aurait été recruté comme chargé des relations publiques par le conglomérat américain l’année suivante. Il n’aurait donc pas respecté le délai légal de trois ans imposé à tout fonctionnaire qui se voit embaucher par une entreprise avec laquelle il a conclu un contrat. Une prise illégale d’intérêt est passible de trois ans d’emprisonnement et d’une amende de 200.000 euros.

“Je l’ai signalé au parquet, on apprend aujourd’hui que le parquet ouvre une enquête préliminaire qu’il confie aux policiers spécialisés dans ce genre d’affaire”, a confié Delphine Batho. “C’est normal. En fait c’est la moindre des choses, parce que c’est grave. Et ça illustre les stratégies de débauchage de hauts fonctionnaires, hauts conseillers de ministre, sur lesquels on peut considérer qu’ils n’ont pas respecté l’éthique de l’Etat”, a-t-elle ajouté.

General Electric a par ailleurs annoncé au printemps dernier la suppression de 1.000 emplois en France, principalement dans le Territoire de Belfort, suscitant une vague d’indignation de la part des syndicats qui estiment que GE n’a pas respecté ses engagements envers l’Etat.

En rachetant, en 2015, le pôle énergie d’Alstom pour 9,7 milliards d’euros, le conglomérat américain s’était engagé à maintenir les emplois en France pendant au moins trois ans.

“Il convient de rappeler que la nomination de Monsieur Bailey chez GE France a été autorisée par la Commission de déontologie de la fonction publique. Il respecte par ailleurs toutes les réserves imposées par celle-ci. Nous restons à la disposition des autorités sur ce dossier”, déclare un porte-parole de GE dans un communiqué.

Selon l’avocat du directeur général, Me Benjamin Van Gaver, “l’ouverture de l’enquête va permettre d’offrir à Monsieur Bailey la possibilité d’apporter tous les éléments nécessaires aux autorités afin de réfuter fermement les allégations portées à son encontre”.

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