Archive pour le Tag 'Affaire'

Affaire Sarkozy : le financement libyen retenu par la cour d’appel

Affaire Sarkozy : le financement libyen retenu par la cour d’appel

Le recours à la cour d’appel par Sarkozy visait à rendre illégale l’enquête sur des soupçons de financement de sa campagne électorale de la part de Kadhafi et de la Libye. La cour d’appel a considéré que cette enquête était valable. Les investigations ont été lancées il y a huit ans, après la publication par Mediapart en 2012, dans l’entre-deux tours de la présidentielle, d’un document censé prouver un financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 par le régime de Kadhafi.

En novembre 2016, l’homme d’affaires Ziad Takieddine a affirmé avoir remis, entre fin 2006 et début 2007, cinq millions d’euros à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, et à son directeur de cabinet Claude Guéant.

Toutefois, aucune preuve matérielle n’avait été retrouvée, même si des mouvements de fonds suspects ont conduit à neuf mises en examen à ce jour.

Affaire Fillon: «aucune instruction du pouvoir exécutif», ( procureure générale de Paris)

Affaire Fillon: «aucune instruction du pouvoir exécutif», ( procureure générale de Paris)

Catherine Champrenault , interrogée tant dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire,sur les informations qu’elle a reçu de la part du parquet national financier, la procureure générale tient à préciser qu’elle n’a reçu « dans l’affaire Fillon comme dans tous les autres dossiers relevant de mon contrôle hiérarchique aucune instruction de la direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) ». Et d’insister : elle n’a reçu « aucune instruction du pouvoir exécutif » et qu’elle n’a « jamais, jamais relayé une demande du garde des Sceaux (…) pour influer sur le traitement des procédures ».

Affaire Kohler: reprise de l’enquête

Affaire Kohler: reprise de l’enquête

Le secrétaire général de l’Élysée est soupçonné de conflits d’intérêts en raison de ses liens avec l’armateur italo-suisse MSC.

 

A la demande d’anticorps des juges de reprendre le dossier de l’affaire Köhler ce collaborateur très proche de Macron.

Une première enquête préliminaire avait été classée sans suite par le parquet national financier en août 2019. Pour relancer les investigations, Anticor avait ensuite déposé une plainte avec constitution de partie civile le 4 décembre.

Kohler a la confiance  de Macron… jusqu’à  quand ?

 Comme pour l’affaire Benalla, l’Elysée risque de s’empêtrer dans la nouvelle affaire concernant Koehler, secrétaire général de l’Elysée et très proche de Macron. Pour l’instant, l’intéressé aurait toute la confiance de Macron mais jusqu’à quand. ? On a effet déclaré d’abord que Koehler s’était mis en retrait des dossiers de MSC, le croisiériste avec lequel il entretient des liens familiaux. La presse a révélé au contraire que Koehler s’était bien impliqué dans ces dossiers. Les conditions dans lesquelles Alexis Kohler a exercé des fonctions publiques en France, tout en ayant des liens avec l’armateur italo-suisse Mediterranean Shipping Company (MSC), sont au coeur d’une enquête ouverte début juin par le parquet national financier (PNF).

A l’origine de cette enquête, une plainte de l’association de lutte anticorruption Anticor pour prise illégale d’intérêt et trafic d’influence contre l’actuel bras droit d’Emmanuel Macron, qui a notamment représenté à partir de 2010 l’Agence des participations de l’Etat (APE) auprès des Chantiers de l’Atlantique/STX France, dont MSC est un client. Anticor avait  annoncé le dépôt d’une plainte complémentaire pour “prise illégale d’intérêts” à la suite de la publication par Mediapart de nouveaux éléments. Selon le site d’information, Alexis Kohler aurait notamment approuvé entre 2010 et 2012 des contrats à venir entre une filiale de MSC, fondé et dirigé par les cousins de sa mère, et le grand port maritime du Havre (GPMH) où il siégeait au sein du conseil de surveillance.

 

Cette ouverture une nouvelle enquête  intervient alors qu’une «note personnelle» du président Emmanuel Macron, rédigée en faveur de son bras droit dans cette procédure, est au cœur d’une polémique. Dans ce document, daté du 1er juillet 2019 mais dont l’existence a été révélée récemment, le chef de l’Etat dédouane Alexis Kohler des soupçons le visant en écrivant qu’il était «déjà informé de (ses) liens familiaux» avec les actionnaires de contrôle de MSC lorsqu’il l’a nommé directeur de cabinet à Bercy en 2014. Il ajoute que son collaborateur n’est ensuite pas intervenu dans des dossiers liés à l’armateur italo-suisse.

L’affaire était née après la publication en 2018 de plusieurs articles de Mediapart mettant en avant les liens familiaux et professionnels étroits entre le N.2 de l’Elysée et MSC, fondé et dirigé par les cousins de sa mère, la famille Aponte. MSC est un important client de l’entreprise STX France (aujourd’hui renommé Chantiers de l’Atlantique) qui gère les chantiers navals de Saint-Nazaire.

Après avoir siégé au conseil d’administration de STX France entre 2010 et 2012 en tant que représentant de l’État alors qu’il travaillait à l’Agence des participations de l’Etat, Alexis Kohler avait voulu, à deux reprises, rejoindre MSC, à chaque fois après avoir exercé des fonctions au sein de cabinets ministériels à Bercy.

La première fois, en avril 2014, la commission de déontologie, l’instance chargée de contrôler le départ des agents publics dans le secteur privé, s’était opposée à sa demande. Mais en août 2016, quand Emmanuel Macron a quitté le ministère de l’Economie, Alexis Kohler a finalement obtenu le feu vert de la commission et rejoint MSC Croisières au poste de directeur financier. Quelques mois plus tard, à l’élection d’Emmanuel Macron en mai 2017, il avait été nommé à l’Elysée. Lors de ces consultations de la commission, les liens familiaux d’Alexis Kohler avec l’armateur n’avaient jamais été mentionnés.

Une première plainte pour «prise illégale d’intérêt» et «trafic d’influence» avait été déposée le 4 juin 2018 par Anticor. L’association avait ensuite déposé deux autres plaintes, en août 2018 à la suite de nouvelles révélations de Mediapart, puis en mars 2019, notamment pour «faux et usage de faux» et «omission substantielle de ses intérêts».

Affaire Wirecard : la rigueur Allemande mise en doute !

Affaire Wirecard : la rigueur Allemande mise en doute !  

C’est forcément une atteinte à l’image de la rigueur de l’Allemagne à travers l’affaire Wirecard et histoire de près de 2 milliards présents dans les comptes mais qui n’auraient jamais existé. La preuve sans doute que la supervision des banques bénéficie encore d’un certain laxisme surtout dans un pays en général apprécié pour sa rigueur.

 

L’image de sérieux et de rigueur des patrons allemands est ainsi de nouveau salie, cinq ans après le scandale de falsification systématique des tests anti-pollution chez Volkswagen.Quatre jours après sa démission, le président du directoire de Wirecard a été placé en détention mardi. Le constat semble déjà avoir été dressé par le gouvernement: alors qu’il avait initialement jugé que la BaFin, l’autorité de surveillance des marchés financiers, avait “travaillé très dur” et “fait son travail”, le ministre des Finances, Olaf Scholz, lui a reproché des erreurs mardi en promettant d’étudier un possible durcissement des règles de contrôle des entreprises.

“Le ministère des Finances, tout comme (…) la BaFin, doit s’expliquer”, estime Florian Toncar, député au Bundestag.

Felix Hufeld, le président de la BaFin, a reconnu que le dossier Wirecard était “un désastre absolu” et que l’institution qu’il dirige, comme d’autres, avait commis des erreurs.

d’entreprise.

“Dans le cas de Wirecard, le conseil de surveillance ne semblait pas disposer du pouvoir de modifier les comportements”, estime ainsi Kathleen Dewandeleer, d’Aberdeen Standard Investments à Londres.

Le cas Wirecard illustre aussi le réflexe allemand consistant à privilégier la protection des entreprises.

“C’est un formidable exemple qui démontre (…) la culture anti-hedge fund et anti-ventes à découvert existant en Allemagne”, dit ainsi Christian Putz, directeur général d’ARR Investment Partners.

Certains responsables politiques qui espéraient que la réputation de sérieux et de rigueur de l’Allemagne constituait un atout pour le développement de la place financière de Francfort, se voient aujourd’hui rattrapés par les critiques.

“On pouvait s’attendre à ce qu’une telle situation se passe n’importe où ailleurs mais pas en Allemagne”, a déclaré le ministre de l’Economie, Peter Altmaier, au site internet t-online.

Affaire Fillon : qui a trahi?

Affaire Fillon : qui a trahi?

?

La question risque d’être pendante durant un long moment car dans ce genre d’affaires ceux qui agissent vraiment et pourraient être même inculpés pour action illégale sont souvent des seconds couteaux voir des troisièmes. Il faut se souvenir qu’au moment de l’élection présidentielle Fillon n’était sans doute pas le seul, loin s’en faut, à rémunérer quelqu’un de sa famille comme collaborateur parlementaire. D’une façon générale pendant des années, cette pratique a même été assez courante.

Une manière d’arrondir les fins de mois. Ce qui est surprenant dans cette affaire c’est la brutalité avec laquelle est intervenue cette nouvelle qui a largement contribué à discréditer l’intéressé et même à lui faire perdre toute chance d’élection.

 

Certains parlent de concurrence et de rivalité au sein même du parquet , la thèse est possible mais on ne livre pas ce genre d’information sans s’être au préalable assuré de l’appui  susceptible  de vous défendre en cas d’attaque de l’adversaire. Il est clair que Macron a été l’un des principaux bénéficiaires de cette opération de déstabilisation de Fillon qui a pris peut-être un peu trop ses aises avec les privilèges » ordinaires » du pouvoir . ( Hollande était déjà hors jeu).

 

L’attaque peut aussi venir de intérieur même du camp des Républicains. De proches de Sarkozy qui n’appréciaient pas  Fillon;  les mêmes peut qui ont aussi torpillé la candidature de Juppé. À deux pas de son ­épilogue, l’affaire ­Fillon vient ­peut-être de ­redémarrer. En effet , les  déclarations surprenantes d’une haute magistrate jettent un doute rétrospectif sur la ­conduite de l’enquête et lui offrent l’occasion d’apparaître non plus en ­suspect mais en ­victime.

La femme par qui le scandale arrive est ­Éliane ­Houlette. À la tête du ­parquet ­national financier (PNF) jusqu’à l’an ­dernier, elle vient de déplorer devant une commission parlementaire les « pressions » exercées par sa hiérarchie en 2017 pour accélérer les poursuites contre ­François ­Fillon. Dès lors, c’est la ­question de l’impartialité de la ­justice qui est posée. Et, par ricochet, celle de la sincérité d’une élection qui a causé la défaite de l’intéressé et abouti à la victoire ­d’Emmanuel ­Macron.

Le chef de l’État ne s’y est ­d’ailleurs pas trompé. ­Conscient qu’une ombre portée sur le scrutin de 2017 pourrait lui porter tort, il a saisi vendredi soir le ­Conseil ­supérieur de la magistrature (CSM), organe indépendant chargé de ­garantir l’indépendance de la justice, pour lui demander « d’analyser si le PNF a pu exercer son activité en toute sérénité, sans pression » dans le dossier ­Fillon. Le CSM devrait vite ­convoquer ­Éliane ­Houlette et les autres ­magistrats susceptibles ­d’éclairer cet épisode, au ­parquet général de ­Paris et à la ­chancellerie, voire l’ancien ministre (PS) de la ­Justice ­Jean-Jacques ­Urvoas et des membres de son cabinet. Mais nul ne sait quelles ­conséquences pourront être tirées de l’avis qui sera rendu, surtout s’il est négatif.

L’avocat de ­Fillon, ­Antonin ­Lévy, n’en attend rien de providentiel : « La séparation des pouvoirs est à géométrie variable, ­ironisait-il samedi. La ­justice ne veut pas que les ­députés s’autocontrôlent sur l’utilisation de leurs frais de mandat, mais elle veut bien que les magistrats s’autocontrôlent sur la ­conduite des procédures. » À ­l’Élysée, on ­confie néanmoins qu’une ­inspection administrative pourrait prendre le relais si les pouvoirs d’enquête du CSM s’avéraient insuffisants.

Quel mystère faut-il percer? Celui des circonstances qui ont conduit le PNF à changer le cadre juridique de l’enquête sur ­Fillon et son épouse, le 24 février 2017. Ce ­jour-là, ­Éliane ­Houlette interrompait subitement l’enquête préliminaire ouverte un mois plus tôt sur la base d’un article du ­Canard ­enchaîné et ouvrait une information judiciaire. Loin d’une simple étape procédurale, cette ­décision transférait la responsabilité de l’enquête de la police à un juge d’instruction ; et surtout, elle ­ouvrait la possibilité d’une mise en ­examen, alors que le candidat avait ­proclamé que seule une telle poursuite l’obligerait à se retirer.

Or dans sa déposition récente devant les députés, ­Éliane ­Houlette affirme que sa supérieure directe, ­Catherine ­Champrenault, a voulu lui imposer ce revirement. « J’ai été ­convoquée au ­parquet général, j’y suis allée avec trois de mes collègues d’ailleurs, […] pour m’engager à changer de voie procédurale, ­c’est-à-dire d’ouvrir une information », ­raconte-t-elle, indiquant même que la procureure générale lui a adressé « une dépêche en ce sens ». L’entrevue entre les deux femmes remonte au 15 février 2017. ­Houlette dit avoir refusé d’obtempérer. Pourtant, une semaine après, elle ouvrait bel et bien une information judiciaire ­contre les époux ­Fillon, notamment pour « détournement de fonds publics ».

Officiellement, le motif de sa ­volte-face tenait à un risque ­imprévu : l’adoption d’un nouveau régime de prescription interdisant de ­facto de poursuivre des délits financiers au-delà de douze ans après les faits, qui pouvait donc bloquer le dossier ­Fillon. S’agissait-il d’un prétexte ­destiné à habiller une décision prise sous la ­contrainte? Même si ­Houlette a « regretté » vendredi le ­tohu-bohu né de ses propos publics, selon elle « déformés ou mal compris », rien n’interdit de le penser puisque sa supérieure, elle, ne nie pas avoir « préconisé » une information judiciaire. D’où une énigme ­supplémentaire dans cette charade à tiroirs : pourquoi la dirigeante du PNF ­n’a-t-elle pas versé cette instruction écrite au dossier, comme la loi le prévoit?

L’imbroglio ne s’arrête pas là. Car une fois l’information ouverte, il fallait la ­confier à un juge et ce choix relevait non du PNF mais du président du tribunal de ­Paris. Alors à ce poste, ­Jean-Michel ­Hayat, magistrat chevronné notoirement classé à gauche, allait ­désigner ­Serge ­Tournaire en sachant pertinemment quelle en serait la ­conséquence : le juge d’instruction, déjà chargé de la ­quasi-totalité des enquêtes visant ­Nicolas Sarkozy et des personnalités de droite, passerait vite à l’action, campagne présidentielle ou non.

Problème : Hayat a révélé par la suite avoir été alerté par ­Houlette dès le 22 février ; mais ­Tournaire n’était de permanence qu’à partir du 24. Tout porte donc à croire que la procureure et le président se sont entendus pour faire coïncider l’ouverture du dossier avec l’agenda du juge d’instruction – ­ralentir le processus pour accélérer la procédure… La suite se déroula comme prévu : trois jours après avoir hérité de l’affaire, ­Tournaire ­convoquait ­Fillon et le 14 mars, le candidat était mis en examen, à quarante jours du premier tour. Déjà ­flétrie, sa campagne tournait au ­calvaire.

Bien sûr, rien ne permet de ­conclure que ces influences secrètes ont été décisives avant sa mise en examen, ­l’ex-Premier ­ministre avait déjà chuté dans les sondages, les éléments de l’enquête le compromettaient et sa défense semblait calamiteuse – ­n’avait-il pas ­lui-même réclamé que la ­justice aille vite? Sans parler de l’affaire des costumes révélée par le JDD en mars. Il n’empêche, les ­confidences de ­l’ex-dirigeante du PNF, désormais retraitée, font ressurgir les soupçons d’instrumentalisation de la justice.

D’autant que la magistrate évoque aussi d’insistantes « ­demandes de précisions » sur l’enquête, venues elles aussi du ­parquet général. « C’est un contrôle très étroit, une pression très lourde », ­a-t-elle dit aux ­députés. En réponse, la procureure générale n’a ­contesté que le terme de « ­pression ». Et pour cause : sa ­position hiérarchique l’autorisait à solliciter de tels renseignements. À qui les destinait-elle? D’évidence, à la chancellerie, et à travers elle au pouvoir. Toujours démentie mais toujours pratiquée, la remontée ­d’informations sensibles fait ­partie de l’ordinaire des procureurs, a ­fortiori en période électorale, où les plus avisés veillent à prendre le bon tournant au bon moment.

Début 2017, ­François ­Hollande s’était déjà désisté ; le jeu était ouvert mais les usages restaient. Dans le livre qu’ils lui ont consacré, Un président ne devrait pas dire ça (Stock, 2016), les journalistes ­Gérard ­Davet et ­Fabrice ­Lhomme décrivent le prédécesseur de ­Macron comme « le président de la Ve ­République le moins au fait des procédures dites sensibles » tout en apportant plusieurs preuves du ­contraire : ­Hollande retraçant la chronologie d’une enquête visant ­Sarkozy, ­confiant avoir été prévenu d’une perquisition par ­Christiane ­Taubira, révélant avoir renoncé à nommer une ministre pour avoir « su qu’il y avait une enquête préliminaire ». « Il vaut mieux ne pas savoir, quitte à prendre des coups », assurait-il aux auteurs. Dans ­l’affaire ­Fillon, certains ont su. Et le coup (de grâce) a été donné.

Affaire Fillon : qui a vendu la mèche ?

Affaire Fillon : qui a vendu la mèche ?

?

La question risque d’être pendante durant un long moment car dans ce genre d’affaires ceux qui agissent vraiment et pourraient être même inculpés pour action illégale sont souvent des seconds couteaux voir des troisièmes. Il faut se souvenir qu’au moment de l’élection présidentielle Fillon n’était sans doute pas le seul loin s’en faut à rémunérer quelqu’un de sa famille comme collaborateur parlementaire. D’une façon générale pendant des années, cette pratique a même été assez courante.

Une manière d’arrondir les fins de mois. Ce qui est surprenant dans cette affaire c’est la brutalité avec laquelle est intervenue cette nouvelle qui a largement contribué à discréditer l’intéressé et même à lui faire perdre toute chance d’élection.

 

Certains parlent de concurrence et de rivalité au sein même du parquet , la thèse est possible mais on ne livre pas ce genre d’information sans s’être au préalable assuré de l’appui  suscpectible  de vous défendre en cas d’attaque de l’adversaire. Il est clair que Macron a été l’un des principaux bénéficiaires de cette opération de déstabilisation de Fillon qui a pris peut-être un peu trop ses aises avec les privilèges » ordinaires » du pouvoir . ( Hollande était déjà hors jeu).

 

L’attaque peut aussi venir de intérieur même du camp des Républicains. De proches de Sarkosy qui n’appréciaent pas  Fillon les mêmes peut qui ont auussi torpillé la candidature de Juppé. À deux pas de son ­épilogue, l’affaire ­Fillon vient ­peut-être de ­redémarrer. L’ancien ­Premier ­ministre, favori ­déchu de la ­dernière élection présidentielle, attendait sans ­optimisme le jugement du tribunal correctionnel (prévu le 29 juin) sur les emplois ­controversés de son épouse. Et voici que les déclarations surprenantes d’une haute magistrate jettent un doute rétrospectif sur la ­conduite de l’enquête et lui offrent l’occasion d’apparaître non plus en ­suspect mais en ­victime.

La femme par qui le scandale arrive est ­Éliane ­Houlette. À la tête du ­parquet ­national financier (PNF) jusqu’à l’an ­dernier, elle vient de déplorer devant une commission parlementaire les « pressions » exercées par sa hiérarchie en 2017 pour accélérer les poursuites contre ­François ­Fillon. Dès lors, c’est la ­question de l’impartialité de la ­justice qui est posée. Et, par ricochet, celle de la sincérité d’une élection qui a causé la défaite de l’intéressé et abouti à la victoire ­d’Emmanuel ­Macron.

Le chef de l’État ne s’y est ­d’ailleurs pas trompé. ­Conscient qu’une ombre portée sur le scrutin de 2017 pourrait lui porter tort, il a saisi vendredi soir le ­Conseil ­supérieur de la magistrature (CSM), organe indépendant chargé de ­garantir l’indépendance de la justice, pour lui demander « d’analyser si le PNF a pu exercer son activité en toute sérénité, sans pression » dans le dossier ­Fillon. Le CSM devrait vite ­convoquer ­Éliane ­Houlette et les autres ­magistrats susceptibles ­d’éclairer cet épisode, au ­parquet général de ­Paris et à la ­chancellerie, voire l’ancien ministre (PS) de la ­Justice ­Jean-Jacques ­Urvoas et des membres de son cabinet. Mais nul ne sait quelles ­conséquences pourront être tirées de l’avis qui sera rendu, surtout s’il est négatif.

L’avocat de ­Fillon, ­Antonin ­Lévy, n’en attend rien de providentiel : « La séparation des pouvoirs est à géométrie variable, ­ironisait-il samedi. La ­justice ne veut pas que les ­députés s’autocontrôlent sur l’utilisation de leurs frais de mandat, mais elle veut bien que les magistrats s’autocontrôlent sur la ­conduite des procédures. » À ­l’Élysée, on ­confie néanmoins qu’une ­inspection administrative pourrait prendre le relais si les pouvoirs d’enquête du CSM s’avéraient insuffisants.

Quel mystère faut-il percer? Celui des circonstances qui ont conduit le PNF à changer le cadre juridique de l’enquête sur ­Fillon et son épouse, le 24 février 2017. Ce ­jour-là, ­Éliane ­Houlette interrompait subitement l’enquête préliminaire ouverte un mois plus tôt sur la base d’un article du ­Canard ­enchaîné et ouvrait une information judiciaire. Loin d’une simple étape procédurale, cette ­décision transférait la responsabilité de l’enquête de la police à un juge d’instruction ; et surtout, elle ­ouvrait la possibilité d’une mise en ­examen, alors que le candidat avait ­proclamé que seule une telle poursuite l’obligerait à se retirer.

Or dans sa déposition récente devant les députés, ­Éliane ­Houlette affirme que sa supérieure directe, ­Catherine ­Champrenault, a voulu lui imposer ce revirement. « J’ai été ­convoquée au ­parquet général, j’y suis allée avec trois de mes collègues d’ailleurs, […] pour m’engager à changer de voie procédurale, ­c’est-à-dire d’ouvrir une information », ­raconte-t-elle, indiquant même que la procureure générale lui a adressé « une dépêche en ce sens ». L’entrevue entre les deux femmes remonte au 15 février 2017. ­Houlette dit avoir refusé d’obtempérer. Pourtant, une semaine après, elle ouvrait bel et bien une information judiciaire ­contre les époux ­Fillon, notamment pour « détournement de fonds publics ».

Officiellement, le motif de sa ­volte-face tenait à un risque ­imprévu : l’adoption d’un nouveau régime de prescription interdisant de ­facto de poursuivre des délits financiers au-delà de douze ans après les faits, qui pouvait donc bloquer le dossier ­Fillon. S’agissait-il d’un prétexte ­destiné à habiller une décision prise sous la ­contrainte? Même si ­Houlette a « regretté » vendredi le ­tohu-bohu né de ses propos publics, selon elle « déformés ou mal compris », rien n’interdit de le penser puisque sa supérieure, elle, ne nie pas avoir « préconisé » une information judiciaire. D’où une énigme ­supplémentaire dans cette charade à tiroirs : pourquoi la dirigeante du PNF ­n’a-t-elle pas versé cette instruction écrite au dossier, comme la loi le prévoit?

L’imbroglio ne s’arrête pas là. Car une fois l’information ouverte, il fallait la ­confier à un juge et ce choix relevait non du PNF mais du président du tribunal de ­Paris. Alors à ce poste, ­Jean-Michel ­Hayat, magistrat chevronné notoirement classé à gauche, allait ­désigner ­Serge ­Tournaire en sachant pertinemment quelle en serait la ­conséquence : le juge d’instruction, déjà chargé de la ­quasi-totalité des enquêtes visant ­Nicolas Sarkozy et des personnalités de droite, passerait vite à l’action, campagne présidentielle ou non.

Problème : Hayat a révélé par la suite avoir été alerté par ­Houlette dès le 22 février ; mais ­Tournaire n’était de permanence qu’à partir du 24. Tout porte donc à croire que la procureure et le président se sont entendus pour faire coïncider l’ouverture du dossier avec l’agenda du juge d’instruction – ­ralentir le processus pour accélérer la procédure… La suite se déroula comme prévu : trois jours après avoir hérité de l’affaire, ­Tournaire ­convoquait ­Fillon et le 14 mars, le candidat était mis en examen, à quarante jours du premier tour. Déjà ­flétrie, sa campagne tournait au ­calvaire.

Bien sûr, rien ne permet de ­conclure que ces influences secrètes ont été décisives avant sa mise en examen, ­l’ex-Premier ­ministre avait déjà chuté dans les sondages, les éléments de l’enquête le compromettaient et sa défense semblait calamiteuse – ­n’avait-il pas ­lui-même réclamé que la ­justice aille vite? Sans parler de l’affaire des costumes révélée par le JDD en mars. Il n’empêche, les ­confidences de ­l’ex-dirigeante du PNF, désormais retraitée, font ressurgir les soupçons d’instrumentalisation de la justice.

D’autant que la magistrate évoque aussi d’insistantes « ­demandes de précisions » sur l’enquête, venues elles aussi du ­parquet général. « C’est un contrôle très étroit, une pression très lourde », ­a-t-elle dit aux ­députés. En réponse, la procureure générale n’a ­contesté que le terme de « ­pression ». Et pour cause : sa ­position hiérarchique l’autorisait à solliciter de tels renseignements. À qui les destinait-elle? D’évidence, à la chancellerie, et à travers elle au pouvoir. Toujours démentie mais toujours pratiquée, la remontée ­d’informations sensibles fait ­partie de l’ordinaire des procureurs, a ­fortiori en période électorale, où les plus avisés veillent à prendre le bon tournant au bon moment.

Début 2017, ­François ­Hollande s’était déjà désisté ; le jeu était ouvert mais les usages restaient. Dans le livre qu’ils lui ont consacré, Un président ne devrait pas dire ça (Stock, 2016), les journalistes ­Gérard ­Davet et ­Fabrice ­Lhomme décrivent le prédécesseur de ­Macron comme « le président de la Ve ­République le moins au fait des procédures dites sensibles » tout en apportant plusieurs preuves du ­contraire : ­Hollande retraçant la chronologie d’une enquête visant ­Sarkozy, ­confiant avoir été prévenu d’une perquisition par ­Christiane ­Taubira, révélant avoir renoncé à nommer une ministre pour avoir « su qu’il y avait une enquête préliminaire ». « Il vaut mieux ne pas savoir, quitte à prendre des coups », assurait-il aux auteurs. Dans ­l’affaire ­Fillon, certains ont su. Et le coup (de grâce) a été donné.

Karachi : une affaire qui dure depuis 25 ans

Karachi : une affaire qui dure depuis 25 ans

Des milliards d’affaires et des commissions occultes de plusieurs centaines de millions qui expliquent qu’on ait sollicité à l’excès les procédures judiciaires pour faire durer les affaires. D’ailleurs pout  pourrait se terminer en eau de boudin tellement les situations sont anciennes, parfois confuses et contradictoires

L’accusation a décrit «une véritable entreprise de prédation»: selon elle, les pots-de-vin, alors légaux, versés à des intermédiaires pour des contrats d’armement signés en 1994 avec l’Arabie Saoudite (Sawari II) et le Pakistan (Agosta) ont donné lieu à des rétrocommissions illégales qui ont contribué à financer la campagne présidentielle malheureuse d’Edouard Balladur en 1995. Si la corruption d’agents publics étrangers était alors la règle dans le jeu de la concurrence planétaire, ces négociations se sont nouées dans un contexte particulier en France, où une lutte fratricide se jouait au sein de la droite entre le maire de Paris Jacques Chirac et le Premier ministre sortant.

Pour la défense, rien ne permet d’affirmer que ce cocktail détonnant a conduit à organiser un système de financement politique illégal. Elle a plaidé la relaxe, dénonçant des poursuites «prescrites» et des accusations «sans preuve». L’enquête a pourtant conclu que le pouvoir politique avait imposé à la branche internationale de la Direction des constructions navales (DCNI) et à la Sofresa, deux entités détenues par l’Etat qui vendaient sous-marins et frégates, des intermédiaires «inutiles» dans ces contrats, le «réseau K» (pour King en référence au roi d’Arabie).

Les contrats se chiffraient en milliards, les commissions promises frôlaient les 300 millions d’euros (400 millions en euros constants) et les sommes versées se comptaient en dizaines de millions. L’objectif poursuivi, selon l’accusation, était de faire revenir une petite partie des pots-de-vin versés au «réseau K» vers les comptes de la campagne Balladur. Les prévenus ont défendu l’utilité du «réseau K», faisant valoir la signature des contrats. Tous ont nié le moindre financement politique et l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, le seul l’ayant un temps admis, s’est rétracté à l’audience.

Contre ce dernier, également jugé pour fraude fiscale et blanchiment, cinq ans de prison avec mandat de dépôt ont été requis. Sept ans de prison assortis d’un mandat d’arrêt ont été demandés pour son ancien associé Abdul Rahman Al Assir, absent du procès. Ziad Takieddine pourrait bien être le boc- émissaire et pour des faits qui éloignent de l’affaire centrale

Cinq ans, dont deux avec sursis, et une amende ont été requis contre Renaud Donnedieu de Vabres, alors proche collaborateur du ministre de la Défense François Léotard, pour avoir imposé le «réseau K».

La même peine d’emprisonnement, avec amende, a été demandée pour Nicolas Bazire, actuellement un des dirigeants du groupe de luxe LVMH: il est accusé d’avoir, en tant que directeur de la campagne d’Edouard Balladur, téléguidé l’arrivée de 10,25 millions de francs sur le compte de campagne.

Contre Thierry Gaubert, alors au ministère du Budget et impliqué dans la campagne, quatre ans, dont deux ferme, et 100.000 euros d’amende ont été requis. L’accusation affirme qu’il a profité des «largesses» de son ami Takieddine, sans avoir pu «faire le lien» avec la campagne.

Enfin, le parquet a requis trois ans d’emprisonnement dont 18 mois ferme contre Dominique Castellan, alors patron de la DCNI.

Dans cette affaire, les soupçons de rétrocommissions avaient émergé au fil de l’enquête sur l’attentat de Karachi. Le 8 mai 2002, une voiture piégée précipitée contre un bus transportant des salariés de la DCNI coûtait la vie à quinze personnes dont onze Français travaillant à la construction des sous-marins dans le grand port pakistanais. La justice ne se prononcera pas lundi sur un éventuel lien de causalité entre l’arrêt du versement des commissions et l’attentat de Karachi en 2002, thèse défendue par les familles de victimes: c’est l’objet d’une enquête antiterroriste toujours en cours.

Notons que les deux principaux accusés et bénéficiaires ne subiront pas cette humiliante procédure judiciaire. On leur réserve de passer devant la très spéciale cour de justice de la république .MM. Balladur et Léotard comparaîtront ultérieurement devant la Cour de justice de la République, seule compétente pour juger des membres du gouvernement pour des infractions commises pendant leur mandat. Par depuis son existence, la cour de justice de la république n’a prononcé que des peines accessoires parfois même anecdotiques par exemple quand elle a fait les » gros yeux à Christine Lagarde » pour avoir imprudemment accordé 450 millions à Tapie. Pour l’exemple, on va sans doute taper sur un ou deux coupables aujourd’hui assez loin du jeu politique national et  international. Pour le reste, il faudra sans doute se contenter de peines dignes de celles d’un voleur de mobylette sans parler des recours encore possibles. En outre après 25 ans, il est possible que certains aient  complètement perdu la mémoire d’une affaire usée pour avoir traîné de tiroir en tiroir. Notons enfin qu’à l’époque il était courant sinon indispensable pour obtenir un contrat d’armement de passer par des intermédiaires moins recommandables.

Karachi : une affaire qui dure depuis 25 ans

Karachi : une affaire qui dure depuis 25 ans

Des milliards d’affaires et des commissions occultes de plusieurs centaines de millions qui expliquent qu’on ait sollicité à l’excès les procédures judiciaires pour faire durer les affaires. D’ailleurs pout  pourrait se terminer en eau de boudin tellement les situations sont anciennes, parfois confuses et contradictoires

L’accusation a décrit «une véritable entreprise de prédation»: selon elle, les pots-de-vin, alors légaux, versés à des intermédiaires pour des contrats d’armement signés en 1994 avec l’Arabie Saoudite (Sawari II) et le Pakistan (Agosta) ont donné lieu à des rétrocommissions illégales qui ont contribué à financer la campagne présidentielle malheureuse d’Edouard Balladur en 1995. Si la corruption d’agents publics étrangers était alors la règle dans le jeu de la concurrence planétaire, ces négociations se sont nouées dans un contexte particulier en France, où une lutte fratricide se jouait au sein de la droite entre le maire de Paris Jacques Chirac et le Premier ministre sortant.

Pour la défense, rien ne permet d’affirmer que ce cocktail détonnant a conduit à organiser un système de financement politique illégal. Elle a plaidé la relaxe, dénonçant des poursuites «prescrites» et des accusations «sans preuve». L’enquête a pourtant conclu que le pouvoir politique avait imposé à la branche internationale de la Direction des constructions navales (DCNI) et à la Sofresa, deux entités détenues par l’Etat qui vendaient sous-marins et frégates, des intermédiaires «inutiles» dans ces contrats, le «réseau K» (pour King en référence au roi d’Arabie).

Les contrats se chiffraient en milliards, les commissions promises frôlaient les 300 millions d’euros (400 millions en euros constants) et les sommes versées se comptaient en dizaines de millions. L’objectif poursuivi, selon l’accusation, était de faire revenir une petite partie des pots-de-vin versés au «réseau K» vers les comptes de la campagne Balladur. Les prévenus ont défendu l’utilité du «réseau K», faisant valoir la signature des contrats. Tous ont nié le moindre financement politique et l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, le seul l’ayant un temps admis, s’est rétracté à l’audience.

Contre ce dernier, également jugé pour fraude fiscale et blanchiment, cinq ans de prison avec mandat de dépôt ont été requis. Sept ans de prison assortis d’un mandat d’arrêt ont été demandés pour son ancien associé Abdul Rahman Al Assir, absent du procès. Ziad Takieddine pourrait bien être le boc- émissaire et pour des faits qui éloignent de l’affaire centrale

Cinq ans, dont deux avec sursis, et une amende ont été requis contre Renaud Donnedieu de Vabres, alors proche collaborateur du ministre de la Défense François Léotard, pour avoir imposé le «réseau K».

La même peine d’emprisonnement, avec amende, a été demandée pour Nicolas Bazire, actuellement un des dirigeants du groupe de luxe LVMH: il est accusé d’avoir, en tant que directeur de la campagne d’Edouard Balladur, téléguidé l’arrivée de 10,25 millions de francs sur le compte de campagne.

Contre Thierry Gaubert, alors au ministère du Budget et impliqué dans la campagne, quatre ans, dont deux ferme, et 100.000 euros d’amende ont été requis. L’accusation affirme qu’il a profité des «largesses» de son ami Takieddine, sans avoir pu «faire le lien» avec la campagne.

Enfin, le parquet a requis trois ans d’emprisonnement dont 18 mois ferme contre Dominique Castellan, alors patron de la DCNI.

Dans cette affaire, les soupçons de rétrocommissions avaient émergé au fil de l’enquête sur l’attentat de Karachi. Le 8 mai 2002, une voiture piégée précipitée contre un bus transportant des salariés de la DCNI coûtait la vie à quinze personnes dont onze Français travaillant à la construction des sous-marins dans le grand port pakistanais. La justice ne se prononcera pas lundi sur un éventuel lien de causalité entre l’arrêt du versement des commissions et l’attentat de Karachi en 2002, thèse défendue par les familles de victimes: c’est l’objet d’une enquête antiterroriste toujours en cours.

Notons que les deux principaux accusés et bénéficiaires ne subiront pas cette humiliante procédure judiciaire. On leur réserve de passer devant la très spéciale cour de justice de la république .MM. Balladur et Léotard comparaîtront ultérieurement devant la Cour de justice de la République, seule compétente pour juger des membres du gouvernement pour des infractions commises pendant leur mandat. Par depuis son existence, la cour de justice de la république n’a prononcé que des peines accessoires parfois même anecdotiques par exemple quand elle a fait les » gros yeux à Christine Lagarde » pour avoir imprudemment accordé 450 millions à Tapie. Pour l’exemple, on va sans doute taper sur un ou deux coupables aujourd’hui assez loin du jeu politique international. Pour le reste, il faudra sans doute se contenter de peines dignes de celles d’un voleur de mobylette sans parler des recours encore possibles. En outre après 25 ans, il est possible que certains est complètement perdu la mémoire d’une affaire usée pour avoir traîné de tiroir en tiroir. Notons enfin qu’à l’époque il était courant sinon indispensable pour obtenir un contrat d’armement de passer par des intermédiaires moins recommandables.

Le procès de l’hydroxychloroquine et autres : une affaire de gros sous

Le procès de l’hydroxychloroquine et autres : une affaire de gros sous

 

La question de l’efficacité des traitements du Coronavirus par différentes molécules connues depuis longtemps dont  l’ hydroxychloroquine occupe à nouveau là une des médias. Il y a de toute évidence derrière les exercices d’évaluation des différents traitements des questions scientifiques dont les résultats ne s’apprécieront  qu’avec le temps. Il y a aussi une redoutable bataille entre institutions de recherche dont beaucoup sont d’ailleurs financées par des laboratoires pharmaceutiques, aussi par des contributions publiques. Tout cela sur fond d’une redoutable guerre de l’industrie pharmaceutique qui passe parfois davantage de temps à démolir d’éventuels traitements ( voire de vaccins ), trop peu retables,  qu’à investir dans la recherche pour trouver le remède miracle.

Une nouvelle fois, les pouvoirs publics ont tiré le parapluie en s’abritant derrière l’avis du Haut conseil de santé publique consultée à la va-vite en 48 heures , une procédure d’ailleurs assez rare dans le milieu scientifique. Mais les comités scientifiques ont déjà avalé d’autres couleuvres. En fait, on se fonde surtout sur un article publié dans la revue médicale britannique  the Lancet. “Le groupe de travail a conclu de manière collégiale à l’absence d’étude clinique suffisamment robuste démontrant l’efficacité de l’hydroxychloroquine dans le COVID-19 quelle que soit la gravité de l’infection”, est-il souligné dans cet avis.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait annoncé samedi sur Twitter avoir chargé ce groupe indépendant d’experts d’analyser “une étude alertant sur l’inefficacité et les risques de certains traitements du COVID-19 dont l’hydroxychloroquine” publiée dans la revue médicale britannique à comité de lecture The Lancet.

Pour faire face à la flambée épidémique, les médecins français était autorisés depuis la fin mars et à titre dérogatoire à utiliser l’hydroxychloroquine pour traiter les patients contaminés par le coronavirus et ayant développé la maladie COVID-19, alors que cet antipaludéen de synthèse est normalement utilisé dans le traitement de maladies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde et le lupus.

Mais au vu des conclusions de la vaste étude internationale publiée vendredi dernier dans le Lancet, qui a évalué le rapport bénéfices-risques de l’hydroxychloroquine dans la prise en charge du COVID-19, ainsi que “des effets secondaires potentiellement graves, en particulier cardiovasculaires” signalés par le réseau français de pharmacovigilance, le HCSP estime désormais que cette molécule “n’apporte pas de bénéfice et peut être dangereuse”. Une étude très complexe que sans doute peu de journalistes voire de scientifiques ont lu car cet article n’apporte pas d’éléments vraiment nouveaux. La preuve que la guerre des égos des mandarins, des instituts de recherche et des industries pharmaceutiques est loin d’être terminée tant en ce qui concerne la recherche de traitement que d’un éventuel vaccin.

Notons que la vaste enquête internationale qui devait évaluer l’efficacité de différents traitements appelé Discovery a fini en eau de boudin.

Le professeur Raoult de Marseille n’a peut-être pas totalement raison à propos de son traitement ( il faudra accepter le temps de faire cette évaluation et non de l’effectuer sous la pression de journalistes consciemment ou inconsciemment manipulés ) en tout cas il n’a pas tort  de souligner les enjeux économiques, institutionnels voire politiques qui alimentent certaines évaluations plus ou moins bidon.

Le procès de l’hydroxychloroquine et autres : une affaire de gros sous

Le procès de l’hydroxychloroquine et autres : une affaire de gros sous

 

La question de l’efficacité des traitements du Coronavirus par différentes molécules connues depuis longtemps dont   hydroxychloroquine occupe à nouveau là une des médias. Il y a de toute évidence derrière les exercices d’évaluation des différents traitements des questions scientifiques dont les résultats ne s’apprécieront  qu’avec le temps. Il y a aussi une redoutable bataille entre institutions de recherche dont beaucoup sont d’ailleurs financées par des laboratoires pharmaceutiques, aussi par des contributions publiques. Tout cela sur fond d’une redoutable guerre de l’industrie pharmaceutique qui passe parfois davantage de temps à démolir d’éventuels traitements ( voire de vaccins ), trop peu retables,  qu’à investir dans la recherche pour trouver le remède miracle.

Une nouvelle fois, les pouvoirs publics ont tiré le parapluie en s’abritant derrière l’avis du Haut conseil de santé publique consultée à la va-vite en 48 heures , une procédure d’ailleurs assez rare dans le milieu scientifique. Mais les comités scientifiques ont déjà avalé d’autres couleuvres. En fait, on se fonde surtout sur un article publié dans la revue médicale britannique  the Lancet. “Le groupe de travail a conclu de manière collégiale à l’absence d’étude clinique suffisamment robuste démontrant l’efficacité de l’hydroxychloroquine dans le COVID-19 quelle que soit la gravité de l’infection”, est-il souligné dans cet avis.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait annoncé samedi sur Twitter avoir chargé ce groupe indépendant d’experts d’analyser “une étude alertant sur l’inefficacité et les risques de certains traitements du COVID-19 dont l’hydroxychloroquine” publiée dans la revue médicale britannique à comité de lecture The Lancet.

Pour faire face à la flambée épidémique, les médecins français était autorisés depuis la fin mars et à titre dérogatoire à utiliser l’hydroxychloroquine pour traiter les patients contaminés par le coronavirus et ayant développé la maladie COVID-19, alors que cet antipaludéen de synthèse est normalement utilisé dans le traitement de maladies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde et le lupus.

Mais au vu des conclusions de la vaste étude internationale publiée vendredi dernier dans le Lancet, qui a évalué le rapport bénéfices-risques de l’hydroxychloroquine dans la prise en charge du COVID-19, ainsi que “des effets secondaires potentiellement graves, en particulier cardiovasculaires” signalés par le réseau français de pharmacovigilance, le HCSP estime désormais que cette molécule “n’apporte pas de bénéfice et peut être dangereuse”. Une étude très complexe que sans doute peu de journalistes voire de scientifiques ont lu car cet article n’apporte pas d’éléments vraiment nouveaux. La preuve que la guerre des égos des mandarins, des instituts de recherche et des industries pharmaceutiques est loin d’être terminée tant en ce qui concerne la recherche de traitement que d’un éventuel vaccin.

Notons que la vaste enquête internationale qui devait évaluer l’efficacité de différents traitements appelé Discovery a fini en eau de boudin.

Le professeur Raoult de Marseille n’a peut-être pas totalement raison à propos de son traitement ( il faudra accepter le temps de faire cette évaluation et non de l’effectuer sous la pression de journalistes consciemment ou inconsciemment manipulés ) en tout cas il n’a pas tort  de souligner les enjeux économiques, institutionnels voire politiques qui alimentent certaines évaluations plus ou moins bidon.

Affaire Karachi : Edouard Balladur jugé par la très complaisante cour de justice (CJR)

Affaire Karachi : Edouard Balladur jugé par la très complaisante cour de justice

Un nouveau scandale judiciaire évidemment avec le traitement particulier d’anciens responsables politiques par une cour de justice de la république (CJR) spécialement dimensionnée et composé pour rendre des jugements très complaisants. Ainsi depuis son existence,  la cour de justice de la république a-t-elle su fait preuve de la plus grande mansuétude à l’égard des accusés même lors  des affaires graves.

Rappelons-nous par exemple que dans l’affaire politico-économique , un simple rappel à l’ordre a été adressé à l’ancienne ministre des finances Christine Lagarde dont  la cour de justice a seulement reconnu qu’elle avait fait preuve de légèreté. Une légèreté de 400 millions d’euros !  La somme accordée par la ministre alors que les autres instances de justice « ordinaires » ont condamné   à rembourser cette somme. On pourrait multiplier les exemples. Cette cour de justice composée simplement de 20 % magistrats professionnels et de 80 % de politique constituent évidemment un véritable scandale judiciaire.

Nouveau rebondissement donc dans l’affaire KarachiLa Cour de Cassation a annoncé, vendredi 13 mars, puisque l’ancien Premier ministre Edouard Balladur serait jugé devant la Cour de justice de la République (CJR) pour les soupçons de financement occulte de sa campagne présidentielle de 1995, après le rejet de ses pourvois.

Cette affaire concerne un possible financement occulte via des rétrocommissions révélées par l’enquête sur l’attentat de Karachi en 2002 au Pakistan. L’affaire Karachi doit son nom à l’attentat-suicide du 8 mai 2002 qui avait fait 15 morts, dont 11 employés français de la Direction des chantiers navals (ex-DCN), et blessé 12 personnes dans la ville pakistanaise. Tous travaillaient à la construction d’un des trois sous-marins Agosta vendus à ce pays, sous le gouvernement Balladur (1993-1995).

La CJR comprend 12 parlementaires (six députés et six sénateurs) et trois magistrats professionnels – magistrats du siège à la Cour de cassation – dont l’un préside la Cour.

Justice et politique -Comptes de campagne Macron: affaire classée !

Justice et politique -Comptes de campagne Macron: affaire classée !

Après un petit tour devant la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP),  le conseil d’État et le conseil constitutionnel, le dossier de l’affaire du financement de la campagne de Macron est classé . Comme souvent quand un parti est au pouvoir, les hautes  institutions passent l’éponge sur les affaires financières relatives à la campagne. De toute manière, on voit mal comment une juridiction pourrait contester une autre haute institution comme la commission nationale des comptes de campagne. Pourtant , il apparaît évident que cette commission nationale n’a nullement les moyens d’investigation  pour vérifier la sincérité des comptes. A cela s’ ajoute évidemment des considérations sur l’environnement politique. Le parti les républicains contestait  la décision de décembre 2017 de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP qui  avait alors validé les comptes de campagne macronistes. Or, six mois après cette décision, plusieurs médias avaient révélé qu’Emmanuel Macron et son équipe auraient, en 2017, bénéficié de certains avantages importants, sous forme de rabais notamment, lors de la campagne présidentielle. Avantages qui auraient pu être assimilés à des dons déguisés. . Mercredi soir, suivant une décision similaire rendue par le Conseil constitutionnel, le Conseil d’Etat a ainsi refusé d’accéder à la requête LR, selon une information des Échos. Cela faisait plus d’un an que le parti politique tentait, devant la justice, de faire invalider les comptes de campagne du candidat Macron.

Une affaire du même type avait déjà été placé tribunal de Lyon. A l’époque maire de Lyon et président de la métropole, Gérard Collomb, figurait parmi les pionniers de l’aventure macroniste. Plus de 800 invités, dont des élus, des cadres d’administration, et des décideurs économiques, étaient conviés, pour un coût de 3 180,14 euros, une somme réglée par la métropole. L’article 52-8 du code électoral interdit à toute personne morale, « à l’exception des partis ou groupements politiques », de « participer au financement de la campagne électorale d’un candidat ».

Un autre affaire risque aussi de finir dans les sables : celle des vrais donateurs de la campagne de Macron. L e candidat Macron  candidat a levé 15 994 076 euros entre la création d’En Marche en mars 2016 et décembre 2017 (certains ont encore donné après la campagne). Jamais un candidat n’avait rassemblé autant d’argent auprès des particuliers en partant de rien. Cette somme a été réunie grâce à environ 99 361 dons, ce qui semble accréditer l’histoire racontée par les responsables d’En Marche pendant la campagne, à savoir celle d’une mobilisation populaire autour du candidat.

Le  candidat n’aurait jamais pu financer sa campagne sans une infime fraction de donateurs fortunés. 48 % de ces 16 millions d’euros, ont été récoltés grâce à « seulement » 1 212 dons de 4 500 euros et plus. Ces gros chèques ont été d’autant plus essentiels qu’ils ont longtemps représenté l’essentiel des ressources dont disposait le candidat. En fait, ce sont surtout 800 gros donateurs de Paris qui ont financé la campagne de Macron. Et encore une fois, la commission nationale des comptes n’est pas outillée pour certifier de manière indiscutable les comptes des campagnes, d’ailleurs elle se fie aux informations données par les candidats et les organisations.

 

Affaire Griveaux : le mélange souvent volontaire de la vie publique et de la vie privée des politiques

Affaire Griveaux  : le mélange souvent volontaire de la vie publique et de la vie privée des politiques

 

L a plupart  des responsables politiques condamnent sévèrement l’utilisation  de la vie privée à des fins politiques voire politiciennes. Mais au-delà de cette condamnation,  on doit s’interroger sur la responsabilité des politiques eux-mêmes dont certains mêlent justement vie privée et vie publique pour séduire certaines catégories d’électeurs sensibles aux approches de télé et autre médias-réalité. Plus les responsables occupent de hautes  fonctions et plus ils ont tendance à s’exposer. On voit ainsi régulièrement des reportages acceptés voire provoqués par des responsables dans des revues people ou des hebdo type Paris-Match où  l’on étale sa vie familiale.

De ce point de vue, la situation démocratique n’est d’ailleurs pas très claire quant au statut du conjoint d’un responsable. Autant en Allemagne en Grande-Bretagne, les conjoints des plus hauts responsables sont complètement inconnus et se tiennent à l’écart, autant en France on utilise le conjoint comme un argument publicitaire. Macron lui-même s’est affiché avec son épouse ( ne parlons pas de Hollande ou Sarkozy).

Madame Macron  en plus ne cesse de prendre de plus en plus position sur des sujets très variés pour lesquels elle n’a aucune autorité et surtout aucune légitimité. La plupart des prétendants à des fonctions gouvernementales opèrent  de la même façon. On a par exemple vu Jadot s’afficher curieusement avec son épouse sur la Une d’un grand hebdomadaire. Une pratique curieuse pour un écolo qui en général prône une certaine éthique. Les politiques se livrent ainsi à un jeu très dangereux avec les médias.

Bien entendu, ces médias officiels comme officieux jouent  rôle essentiel dans l’opinion publique mais privilégient  souvent la surface des choses sur le contenu, jusqu’à la caricature. Du coup, la politique se nourrit surtout de techniques de com’ comme n’importe quel produit promu par la publicité. Le faire savoir et plus important que le savoir-faire. Et comme on le dit désormais : pour maintenir la cohérence et l’unité d’une organisation politique il faut se soumettre et adopter les éléments de langage, bref les plats tout préparés de l’argutie politique. On voit mal en quoi la démocratie peut s’améliorer du  fait de l’exposition de la vie familiale.

De la même manière, on  voit mal ce qu’apporte les propos d’un conjoint. S’ajoute à cela maintenant la pratique des petites confidences intimes faites par les politiques à certains journalistes. Certains  rapports entre les médias et la politique démocratique favorisent  le bavardage incontrôlé, les petites phrases et autres confidences approximatives qui ne font que contribuer à rendre l’ambiance un peu plus délétère. Un seul exemple on se demande pourquoi Hollande a consenti à passer des heures et des heures, des jours et des jours,  à faire des confidences à des journalistes sachant que ces derniers allaient sortir un livre. Un livre qui est lourdement retombé sur le nez de l’intéressé. Il est loin d’être le seul à s’être épanché ainsi pour satisfaire sans doute à la mode de la télé des médias-réalité.

Comptes de campagne Macron: affaire classée !

Comptes de campagne Macron: affaire classée !

Après un petit tour devant la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP),  le conseil d’État et le conseil constitutionnel, le dossier de l’affaire du financement de la campagne de Macron est classé . Comme souvent quand un parti est au pouvoir, les hautes  institutions passent l’éponge sur les affaires financières relatives à la campagne. De toute manière, on voit mal comment une juridiction pourrait contester une autre haute institution comme la commission nationale des comptes de campagne. Pourtant , il apparaît évident que cette commission nationale n’a nullement les moyens d’investigation  pour vérifier la sincérité des comptes. A cela s’ ajoute évidemment des considérations sur l’environnement politique. Le parti les républicains contestait  la décision de décembre 2017 de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP qui  avait alors validé les comptes de campagne macronistes. Or, six mois après cette décision, plusieurs médias avaient révélé qu’Emmanuel Macron et son équipe auraient, en 2017, bénéficié de certains avantages importants, sous forme de rabais notamment, lors de la campagne présidentielle. Avantages qui auraient pu être assimilés à des dons déguisés. . Mercredi soir, suivant une décision similaire rendue par le Conseil constitutionnel, le Conseil d’Etat a ainsi refusé d’accéder à la requête LR, selon une information des Échos. Cela faisait plus d’un an que le parti politique tentait, devant la justice, de faire invalider les comptes de campagne du candidat Macron.

Une affaire du même type avait déjà été placé tribunal de Lyon. A l’époque maire de Lyon et président de la métropole, Gérard Collomb, figurait parmi les pionniers de l’aventure macroniste. Plus de 800 invités, dont des élus, des cadres d’administration, et des décideurs économiques, étaient conviés, pour un coût de 3 180,14 euros, une somme réglée par la métropole. L’article 52-8 du code électoral interdit à toute personne morale, « à l’exception des partis ou groupements politiques », de « participer au financement de la campagne électorale d’un candidat ».

Un autre affaire risque aussi de finir dans les sables : celle des vrais donateurs de la campagne de Macron. L e candidat Macron  candidat a levé 15 994 076 euros entre la création d’En Marche en mars 2016 et décembre 2017 (certains ont encore donné après la campagne). Jamais un candidat n’avait rassemblé autant d’argent auprès des particuliers en partant de rien. Cette somme a été réunie grâce à environ 99 361 dons, ce qui semble accréditer l’histoire racontée par les responsables d’En Marche pendant la campagne, à savoir celle d’une mobilisation populaire autour du candidat.

Le  candidat n’aurait jamais pu financer sa campagne sans une infime fraction de donateurs fortunés. 48 % de ces 16 millions d’euros, ont été récoltés grâce à « seulement » 1 212 dons de 4 500 euros et plus. Ces gros chèques ont été d’autant plus essentiels qu’ils ont longtemps représenté l’essentiel des ressources dont disposait le candidat. En fait, ce sont surtout 800 gros donateurs de Paris qui ont financé la campagne de Macron. Et encore une fois, la commission nationale des comptes n’est pas outillée pour certifier de manière indiscutable les comptes des campagnes, d’ailleurs elle se fie aux informations données par les candidats et les organisations.

 

Répression affaire Ukrainienne: Trump révoque deux fonctionnaires qui ont témoigné contre lui

Répression affaire Ukrainienne: Trump révoque deux  fonctionnaires qui ont témoigné contre lui

Deux jours seulement après son acquittement très politique par le congrès, Trump  règle ses comptes avec deux fonctionnaires qui s’apprêtaient à témoigner contre lui. Encore une affaire qui démonte le surdimensionnement l’ego du président américain et sa brutalité.

Gordon Sondland, l’ambassadeur auprès de l’Union européenne, a publié un communiqué indiquant qu’il allait être révoqué, quelques heures après que l’avocat d’Alexander Vindman, principal conseiller sur l’Ukraine de la Maison blanche, a annoncé que son client avait été révoqué de son poste au Conseil national de sécurité (NSC).

Vindman, citoyen américain né en Ukraine et vétéran de l’armée qui a combattu en Irak, a été escorté hors de la Maison blanche vendredi, a annoncé David Pressman, ajoutant qu’il s’agissait d’une vengeance suite au témoignage de son client dans le cadre de l’enquête menée par la Chambre des représentants sur l’”affaire ukrainienne”.

“Il n’y a aucun doute dans l’esprit des Américains” sur les raisons pour lesquelles Vindman a perdu son poste, a dit l’avocat dans un communiqué. “On a demandé au colonel Vindman de partir pour avoir dit la vérité”.

En novembre dernier, durant les auditions menées par les commissions de la Chambre où les démocrates sont majoritaires, Alexander Vindman a dit avoir alerté un avocat du NSC sur une demande “inappropriée” faite par Donald Trump lors d’une conversation avec son homologue ukrainien Volodimir Zelenski.

Gordon Sondland, entendu à plusieurs reprises par les commissions de la Chambre, à huis clos puis lors d’auditions télévisées, a déclaré que Donald Trump avait conditionné le déblocage d’une aide financière à l’Ukraine à l’ouverture par Kiev d’enquêtes anticorruption qu’il réclamait.

L’entretien téléphonique de juillet dernier entre Trump et Zelenski fut au coeur de la procédure de destitution (“impeachment”) lancée en septembre dernier par la Chambre, qui a voté en décembre en séance plénière la mise en accusation du président républicain, pour abus de pouvoir et entrave au Congrès.

Un porte-parole de l’US Army a déclaré qu’Alexander Vindman ainsi que son frère Yevgeny, colonel qui travaillait lui aussi pour le NSC, ont été réaffectés dans l’armée, sans donner davantage de précisions “par respect pour leur vie privée”.

Le représentant démocrate Eliot Engel, qui préside la commission des Affaires étrangères de la Chambre – l’une des commissions ayant mené l’enquête dans l’impeachment -, a déclaré que la décision de révoquer Vindman était “honteuse”. “Le président pense que la seule loyauté qui compte est une loyauté envers sa personne”, a-t-il dit par écrit.

Interrogé plus tôt vendredi sur des informations de presse rapportant qu’il pourrait révoquer le colonel, Donald Trump a répondu qu’il n’était “pas content” de Vindman.

 

« Affaire Mila, un vent mauvais sur la liberté d’expression »

 « Affaire  Mila, un vent mauvais sur la liberté d’expression »

Gwénaële Calvès,professeure de droit public à l’université de Cergy-Pontoise dénonce le flou juridique de la cour européenne des droits de l’homme qui favorise une certaine censure. Entre parenthèses( tribune au « Monde ).

 

 

Tribune.

 

« En France, il est permis – comme chacun sait – de dire, d’écrire ou de chanter qu’on « déteste la religion », que la religion « c’est de la merde », et que Dieu, « on lui met un doigt dans le trou du cul, merci, au revoir ». Ce genre de déclaration, sous une forme souvent plus sophistiquée mais parfois plus brutale, scande depuis des siècles l’histoire culturelle et politique de notre pays.

Et pourtant… Ces propos, diffusés sur Instagram le 18 janvier, par une adolescente qui entendait riposter à des attaques homophobes fulminées par des dévots, ont mis le feu aux réseaux sociaux. Injures, appels au viol, menaces de mort assez crédibles pour que Mila ne puisse même plus se rendre au lycée : la curée a été immédiate.

Cette affaire dit sans doute beaucoup de choses sur l’état de la société française. Son aspect le plus préoccupant, pour l’avenir de la liberté d’expression en France, réside toutefois dans la réaction de la ministre de la justice et du parquet. Elle a, fort heureusement, suscité une levée de boucliers quasi unanime. Mais comment l’expliquer ? Elle révèle, selon nous, l’ampleur des dégâts causés par la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, qui défend depuis un quart de siècle une certaine conception du « délit de blasphème ».

La Cour de Strasbourg admet sans difficulté qu’un Etat européen réprime les attaques injurieuses contre la religion – ses dogmes, ses objets de vénération, ses saints et ses prophètes. Les croyants doivent accepter les critiques et les moqueries, car ils évoluent dans une société démocratique définie par « le pluralisme, la tolérance et l’esprit d’ouverture ». Mais ils ne sont pas tenus de subir les attaques « gratuitement offensantes et profanatrices » dirigées contre leur religion (arrêt Otto-Preminger Institut c. Autriche, 20 septembre 1994).

L’Etat peut donc – ou doit ? – les protéger lorsqu’ils sont gravement « insultés », « heurtés » ou « blessés » dans leur sentiment religieux. Il peut – ou doit ? – sévir contre un film qui propose une interprétation érotique des extases de Thérèse d’Avila (Wingrove c. Royaume-Uni, 25 novembre 1996), contre un roman où l’on voit Mahomet autoriser « les rapports sexuels avec une personne morte ou un animal vivant » (I.A. c. Turquie, 13 septembre 2005), ou contre une formation de militants politiques dénonçant les « tendances pédophiles » de Mahomet (E.S. c. Autriche, 25 octobre 2018). »

Affaire Ségolène Royal: la lamentable attitude de France info

Affaire Ségolène Royal: la lamentable attitude de France info

Peut-être pour se dédouaner de ses coûts exorbitants et de sa faible audience, tout autant que pour plaire au pouvoir, France Info est à l’origine des attaques contre Ségolène Royal. Certes l’intéressée en s’exposant autant médiatiquement n’est pas sans reproche. Il faut bien reconnaître qu’elle manifeste régulièrement un certain opportunisme qui finalement lui réussit. On peut à juste titre la critiquer de ce point de vue. Elle a en effet souvent changer de position et n’a jamais produit de projet politique très clair et très cohérent. Pour autant attaquer Ségolène Royal à propos de l’utilisation de trois collaborateurs constitue une attaque assez minable de la part de France Info. S’il fallait en effet mettre en accusation tous les gaspillages dans l’appareil d’État dont beaucoup profitent aux politiques, la liste serait trop longue à énumérer. Ce sont des centaines et des milliers de postes qui ne servent pas à grand-chose, à rien parfois ou qui servent  des responsables politiques à temps plein ou à temps partiel. Même France Info doit pouvoir trouver des dizaines et des dizaines de postes qui ne servent à peu près rien voir pas grand-chose. En tout cas, la médiocrité de France Info est sanctionnée par un taux d’audience assez dérisoire même au regard des autres chaînes d’info continue. Il y a quelque chose de détestable dans la justice comme chez certains journalistes à attaquer des personnalités quand elles sont dans l’opposition. Les mêmes journalistes n’hésitant pas à tresser des louanges aux intéressés lorsqu’ils ont le pouvoir.

Affaire Lamine Diack : le procès de la culture de corruption des organisations internationales

Affaire  Lamine Diack : le procès de la culture de corruption des organisations internationales

 

 

 

Au-delà du procès de  Lamine Diack  , ex-président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), c’est la mise en cause de la corruption qui règne dans la plupart des organisations sportives internationales avec l’achat des voix de membres de pays en développement peu scrupuleux. C’est vrai pour l’athlétisme en particulier pour l’attribution des jeux olympiques  ,  mais c’est vrai dans d’autres disciplines y compris le football qui par exemple a permis d’attribuer la coupe du monde au Qatar.

En novembre 2015, Lamine Diack  est mis en examen pour corruption passive et blanchiment aggravé; il est suspendu du CIO et en démissionne le 11 novembre. Il a avoué à la justice française avoir fait financer la campagne du président sénégalais par la Russie. Sa réputation est ultérieurement ternie par le choix contesté de Doha au Qatar des Championnats du monde d’athlétisme 2019. Le 18 novembre 2016, une enquête du Monde tend en effet à démontrer que cette sélection aurait été achetée par des versements de 3,5 millions de dollars versés en octobre-novembre 2011 selon le fisc américain, au fils de Lamine Diack, l’ancien président de la fédération

Doivent  comparaître six prévenus au total, dont un fils de Lamine Diack, Papa Massata, réfugié au Sénégal depuis le début de l’affaire, mais aussi deux anciens hauts responsables de l’athlétisme russe, Valentin Balakhnitchev et Alexeï Melnikov, tous trois sous le coup de mandats d’arrêt internationaux. Les prévenus sont soupçonnés d’avoir participé à un système visant à couvrir des cas de dopage dans l’athlétisme russe moyennant des pots-de-vin et, dans le cas de Papa Massata Diack, d’avoir détourné une part des recettes de sponsors de l’IAAF.

Lamine Diack est mis en examen pour corruption et son fils pour corruption passive et blanchiment aggravé dans cet autre dossier, qui porte sur l’attribution de plusieurs grandes compétitions internationales, notamment les Jeux olympiques de Rio (2016) et de Tokyo (2020) et les championnats du monde d’athlétisme de Pékin, en 2015.

Notons aussi les responsabilités politiques de Lamine Diack qui  a occupé des responsabilités politiques en devenant secrétaire d’État à la Jeunesse et aux Sports , puis maire de Dakar de 1978 à 1980. Il fait aussi partie du parlement sénégalais de 1978 à 1993. On aura compris où passe l’argent du développement dans trop de pays d’Afrique notamment.

Affaire Bayrou -Fonds européens: une sournoise manœuvre de Macron

Affaire Bayrou -Fonds européens: une sournoise manœuvre  de  Macron

 

Officiellement le parti en marche soutient le Modem accusé de malversations dans l’utilisation de fonds européens. Pourtant ce n’est pas un hasard si la justice s’est saisie récemment de ces affaires de fonds européens concernant le Modem de Bayrou mais aussi les insoumis et le rassemblement national. Bref tous ceux qui sont susceptibles de faire de l’ombre à Macron. On objectera que la justice est indépendante et qu’elle fait son métier. Le problème c’est qu’elle fait ce métier quand ça l’arrange ou plutôt quand ça arrange le pouvoir. Ainsi il aura fallu attendre que certains n’exercent plus de responsabilités comme Chirac ou Sarkozy pour que la justice se réveille à propos de différentes mises en cause. Cette affaire de fonds européens constitue une sorte de procès en sorcellerie. En fait on reproche aux partis politiques d’  avoir utilisé des assistants parlementaires pour autre chose que pour la problématique européenne. Mais comment distinguer ce qui relève de la problématique européenne, de la problématique nationale et  du fonctionnement général d’un parti. On pourrait faire le même procès à d’autres; par exemple au parti socialiste qui a longtemps été animé par des permanents détachés d’entreprise est payés par celles-ci, ce qui constitue une infraction autrement plus grave. Dans les syndicats des centaines et des centaines de permanents sont dégagées par leur entreprise et ne sont pas toujours affectés par leurs directions syndicales aux tâches initialement prévues. D’une manière ou d’une autre, ils concourent au fonctionnement de l’organisation syndicale et servent quand même les intérêts de leurs adhérents. Il en est de même en matière de politique. Ce qu’il faut constater, c’est qu’il n’y a aucun enrichissement avec cette affaire de fonds européens finançant des assistants. Le même procès est engagé vis-à-vis des insoumis, aussi du rassemblement national. Bref tous ceux qui peuvent gêner Macron. Certains pourraient s’étonner de ce procès contre Bayrou qui a justement permis à Macron d’être élu président. Ce serait oublier que Macon a l’habitude de trahir ses proches, ce qu’il a fait en entrant au gouvernement de Hollande et en se retournant contre ce dernier. Il y a évidemment énormément de choses à reprocher aux partis politiques mais dans le cas présent, il s’agit d’une manœuvre politicienne pour discréditer des opposants et des alliés gênants. D’une certaine façon, Bayrou est le grand cocu du macronisme. C’est lui qui a apporté l’appui déterminant vis-à-vis de Macron et c’est maintenant Macron qui l’ enfonce. On notera que les affaires faisant l’objet d’enquêtes judiciaires et concernant Macon et son entourage sont-,elles, bien enterrés ; exemples: les conditions de financement de la campagne de Macron, les conflits d’intérêt du directeur de cabinet de Macron,  l’enrichissement personnel du président de l’Assemblée nationale dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne ou encore  les conditions de vente d’Alstom à General Electric.

Affaire Bayrou -Fonds européens: procès en sorcellerie fomenté par Macron

Affaire Bayrou -Fonds européens: procès en sorcellerie fomenté par  Macron

 

Officiellement le parti en marche soutient le Modem accusé de malversations dans l’utilisation de fonds européens. Pourtant ce n’est pas un hasard si la justice s’est saisie récemment de ces affaires de fonds européens concernant le Modem de Bayrou mais aussi les insoumis et le rassemblement national. Bref tous ceux qui sont susceptibles de faire de l’ombre à Macron. On objectera que la justice est indépendante et qu’elle fait son métier. Le problème c’est qu’elle fait ce métier quand ça l’arrange ou plutôt quand ça arrange le pouvoir. Ainsi il aura fallu attendre que certains n’exercent plus de responsabilités comme Chirac ou Sarkozy pour que la justice se réveille à propos de différentes mises en cause. Cette affaire de fonds européens constitue une sorte de procès en sorcellerie. En fait on reproche aux partis politiques d’  avoir utilisé des assistants parlementaires pour autre chose que pour la problématique européenne. Mais comment distinguer ce qui relève de la problématique européenne du fonctionnement général d’un parti. On pourrait faire le même procès à d’autres; par exemple au parti socialiste qui a longtemps été animé par des permanents détachés d’entreprise est payés par celles-ci, ce qui constitue une infraction autrement plus grave. Dans les syndicats des centaines et des centaines de permanents sont dégagées par leur entreprise et ne sont pas toujours affectés par leurs directions syndicales aux tâches initialement prévues. D’une manière ou d’une autre, ils concourent au fonctionnement de l’organisation syndicale et servent quand même les intérêts de leurs adhérents. Il en est de même en matière de politique. Ce qu’il faut constater, c’est qu’il n’y a aucun enrichissement avec cette affaire de fonds européens finançant des assistants. Le même procès est engagé vis-à-vis des insoumis, aussi du rassemblement national. Bref tous ceux qui peuvent gêner Macron. Certains pourraient s’étonner de ce procès contre Bayrou qui a justement permis à Macron d’être élu président. Ce serait oublier que Macon a l’habitude de trahir ses proches, ce qu’il a fait en entrant au gouvernement de Hollande et en se retournant contre ce dernier. Il y a évidemment énormément de choses à reprocher aux partis politiques mais dans le cas présent il s’agit d’une manœuvre politicienne pour discréditer des opposants et des alliés gênants. D’une certaine façon, Bayrou est le grand cocu du macronisme. C’est lui qui a porté l’appui déterminant vis-à-vis de Macron et c’est maintenant Macron qu’il enfonce. On notera que les affaires faisant l’objet d’enquêtes judiciaires et concernant Macon et son entourage sont-elles bien enterrés ; exemples: les conditions de financement de la campagne de Macron, les conflits d’intérêt du directeur de cabinet de Macron,  l’enrichissement personnel du président de l’Assemblée nationale dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne ou encore  les conditions de vente d’Alstom à Général Electric .

 

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