Archive pour le Tag 'Affaire'

Affaire Mélenchon : 70 policiers, 9 magistrats, c’est beaucoup (Larcher)

Affaire Mélenchon : 70 policiers, 9 magistrats, c’est beaucoup (Larcher)

 

Gérard Larcher, président du Sénat, condamne certaines outrances de Mélenchon notamment vis-à-vis de la presse. Cependant il s’étonne de l’importance des moyens déployés par la justice et la police pour l’enquête (soupçons de surfacturation de frais de campagne électorale). On peut ne pas être d’accord avec les journalistes mais la liberté de la presse est consubstantielle à notre état de droit et à la démocratie », a assuré Gérard Larcher. « Le président du Sénat avec un certain humour s’est  cependant interrogé sur le dispositif juridico-policier mis en œuvre dans cette enquête. Une allusion à caractère politique sur cette perquisition un peu surdimensionnée par rapport à l’objet quand on sait par ailleurs que la plupart des candidats à la présidentielle de 2017 (ou des précédentes) sont pour le moins aussi coupables que Mélenchon(. Gérard Larcher regrette que la présence d’un avocat ne soit pas nécessaire lors d’une perquisition judiciaire comme c’est le cas des perquisitions douanières ou administratives Il a indiqué que le Sénat avait proposé cette présence pour les enquêtes du type de celle concernant Mélenchon.

Le scandale de l’affaire Ferrand déterré ?

Le scandale de l’affaire Ferrand déterré ?

 

L’affaire Ferrand enfin déterré après qu’un quand un tribunal compatissant de Brest ait  décidé d’étouffer l’affaire en se fondant seulement sur le code de la mutualité et en considérant des chefs d’inculpation prescrit. . Pas vraiment un blanchiment!  Justement. L’association Anticor conteste la prescription des faits qui ont permis de classer sans suite le dossier. L’association a donc  déposé plainte à Paris pour relancer l’enquête sur le chef de file des députés LREM maintenant président de l’assemblée. . Cette plainte avec constitution de partie civile a été déposée mercredi auprès du doyen des juges d’instruction du pôle financier du tribunal de Paris auprès de l’avocat de l’association anticorruption. Elle visait à obtenir la désignation – quasi-automatique – d’un magistrat pour enquêter sur l’affaire du bien immobilier acquis par la compagne de Richard Ferrand et loué aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général. La plainte porte sur des faits présumés de « prise illégale d’intérêts », et recel et complicité de ce délit.  Le parquet de Brest avait annoncé le 13 octobre le classement de l’enquête, au regard notamment de la prescription de cette éventuelle infraction. « Nous attendons l’ouverture d’une instruction, pour qu’il y ait un procès, car nous ne sommes pas d’accord avec l’analyse du procureur de la République de Brest », a déclaré Jean-Christophe Picard, président de l’association. Après le classement sans suite, Anticor s’est tourné vers le pôle financier de Paris en raison de sa compétence nationale sur les affaires « d’une grande complexité ». Dans un des volets de l’affaire, un possible délit de prise illégale d’intérêts, le procureur de Brest Jean-Philippe Récappé reconnaissait que le parquet « aurait pu envisager l’ouverture d’une information judiciaire ». Mais il s’est avéré que « l’infraction éventuelle » était « prescrite » depuis le 19 juin 2015, selon les règles de prescription (trois ans) alors en vigueur, avait-il expliqué. Richard Ferrand, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, s’est toujours défendu de tout conflit d’intérêts. Devenu chef du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale après avoir dû quitter son poste de ministre de la Cohésion des territoires, il s’était félicité de la décision du parquet de Brest, estimant avoir été « lavé de tout soupçon ». Le président de l’Assemblée nationale de l’époque François de Rugy (LREM) s’est demandé jeudi si Anticor « ne faisait pas perdre du temps à la justice »avec cette nouvelle plainte. « Il faut peut-être savoir s’arrêter, quand même », a-t-il réagi sur franceinfo. Dans l’affaire en question, révélée par le Canard enchaîné, Richard Ferrand est soupçonné d’avoir profité de sa fonction pour favoriser sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, à l’époque où il était directeur général (1998-2012) des Mutuelles de Bretagne et élu local PS. En 2011, cet organisme à but non lucratif, qui cherchait à louer des locaux pour installer un centre de soins à Brest, avait choisi la proposition d’une société civile immobilière (SCI) appartenant à 99 % à Sandrine Doucen, parmi trois offres. Un bien acquis pour un prix de 375 000 euros, « financé » par les loyers versés par les Mutuelles de Bretagne, selon la plainte d’Anticor. Une opération qui a rapporté autour de 500 000 euros à la campagne de Ferrand. Déplacé au tribunal de Lille cette affaire sera suivie par trois juges d’instruction. Mais Ferrand avertit d’avance que la loi ne s’applique pas pour tout le monde puisque “L’exécutif a ses règles, l’autorité judiciaire a son indépendance, le Parlement a lui-même son indépendance. Par conséquent les parlementaires n’ont pas à être dans la main de l’autorité judiciaire”, a–il dit. A la question de savoir s’il démissionnerait s’il devait un jour être mis en examen, il avait refusé de “faire des spéculations sur des questions qui ne se posent pas”.

Google: nouvelle affaire Analytica ?

Google: nouvelle affaire Analytica ?

Les données de 500 000 utilisateurs détournées chez Google. Le problème a été découvert et corrigé en mars dans le cadre d’un audit interne des procédures de partage des données avec d’autres applications, a expliqué le groupe américain sur un blog. Aucun développeur extérieur n’a exploité cette faille, ni fait un usage inapproprié des données concernées, selon les conclusions de l’audit.

L’action d’Alphabet, le groupe propriétaire de Google, a terminé en baisse de 1,02% sur le Nasdaq à 1.155,92 dollars après cette annonce.

Quelques minutes avant, le Wall Street Journal avait rapporté que Google avait choisi dans un premier temps de ne pas rendre publique la découverte de la faille de sécurité en raisons des craintes d’une enquête des autorités de tutelle du groupe.

Le quotidien cite dans son article des sources non identifiées et une note interne à Google rédigée par les services juridiques à l’attention des hauts dirigeants du groupe.

D’après le journal, cette note mettait en garde sur le fait que la divulgation de ce problème susciterait probablement “un intérêt immédiat des autorités réglementaires” et entraînerait des comparaisons avec le détournement de données personnelles d’utilisateurs de Facebook par le cabinet de conseil politique Cambridge Analytica.

Toujours selon le WSJ, un comité interne a pris la décision de ne pas informer les utilisateurs, et il a informé de son choix le directeur général de Google, Sundar Pichai.

 

Affaire Benalla : ras le bol

Affaire Benalla : ras le bol

 

 

Sans doute à juste titre, les Français commencent à considérer à exprimer leur ras-le-bol par rapport à l’affaire Benalla qui occupe les « une » depuis l’été il est clair que l’été constitue une certaine période de diète pour les médias et que tout événement même mineur peut prendre un certain relief pour remplir la ligne éditoriale. On a donc reproché aux médias d’en faire trop, c’est aussi l’avis des Français d’après un sondage Odoxa. Une nette majorité des Français (58%) jugent, par ailleurs, que les médias parlent trop de l’affaire Benalla. Un quart d’entre eux (26%) estiment que les médias sont dans la juste mesure, alors que 15% trouvent que le retentissement médiatique donné à l’affaire n’est pas suffisant.

Ce sentiment de saturation médiatique est à mettre en parallèle avec le gros succès d’audience de l’audition d’Alexandre Benalla mercredi au Sénat. Si les chaînes d’information qui l’ont retransmise ont réuni près de 750 000 téléspectateurs, le sondage révèle que plus de quatre millions de personnes ont suivi en intégralité ou en partie l’audition, soit plus de 8% de la population adulte. À cela doit s’ajouter ceux, trois fois plus nombreux, qui ont vu des extraits a posteriori, soit un quart des Français interrogés. Les auteurs de l’enquête soulignent que l’impact de cette audition va encore bien au-delà des personnes qui y ont été personnellement exposées. À ces téléspectateurs ou auditeurs directs ou indirects, s’ajoutent tous ceux qui ont entendu parler de cette audition en voyant, lisant ou entendant des commentaires dans les médias. Au total les trois quarts des Français ont entendu parler de cette audition, selon ce sondage. Pourquoi un tel emballement médiatique ? Non pas tellement parce qu’il  s’agit réellement d’une grande affaire d’État mais que cela révèle un certain dysfonctionnement résultat du centralisme de Macron. Si les médias en ont rajouté c’est aussi justement du faite de l’intervention malvenue de l’Élysée et du gouvernement dans cette affaire. À plusieurs reprises l’Élysée directement ou encore Griveaux, le porte-parole de la majorité ou encore Castaner membre du gouvernement et responsable du parti en marche enfin la ministre de la justice elle-même n’ont cessé d’intervenir pour empêcher l’audition de Benalla devant le Sénat. Pourquoi une telle obstination si dans le même temps le pouvoir en place considère  Benalla  comme un personnage secondaire responsable d’une bavure personnelle. Conclusion l’État consciemment ou non a contribué à donner à un caractère d’État à une affaire qui ne l’était sans doute pas.

 

 

Affaire Benalla : pourquoi une telle hystérie du pouvoir ?

Affaire Benalla : pourquoi une telle hystérie du pouvoir ?

Si on se demande vraiment pourquoi le pouvoir manifeste une telle hystérie pour défendre un personnage relativement aussi secondaire que Benalla. Une sorte de videur qui assurait la sécurité pendant les voyages de Macron. Officiellement, sa mission aurait été d’organiser les déplacements du chef de l’État. Cependant on sait que les services officiels sont déjà suffisamment nombreux pour prendre en charge cette mission. D’où la question brûlante : Benalla un autre rôle ? Benalla est-il détenteur d’informations politiques menaçantes pour le pouvoir ? Il est clair en tout cas que le pouvoir se ridiculise en ce transformant en avocat d’un petit personnage sulfureux. Étonnant en effet que la ministre de la justice s’exprime avec autant de force pour défendre Benalla et l’inciter même à ne pas se rendre à la commission d’enquête du Sénat même chose pour Castaner  ministre pourtant chargé des relations avec le Parlement et patron de la république en marche. Maintenant ce sont des sénateurs d’en marche qui décident de ne pas assister à l’audience. Les godillots d’en marche, tous ralliés de la 25e heure à Macron, ne témoignent pas d’une grande autonomie par rapport au pouvoir. Il n’y a aucune ambiguïté et aucune confusion entre l’enquête judiciaire et l’enquête du Sénat. L’enquête judiciaire, elle, porte sur des faits délictueux clairement identifiés passibles de sanctions suite au débordement de Benalla. L’enquête parlementaire, cherche à comprendre comment fonctionne l’organisation de la sécurité du chef de l’État, qui en est réellement responsable, la commande, qui la compose ? Des interrogations dont la justice ne s’est pas saisie. Il n’y a donc aucune confusion. Pourtant  François Patriat, 75 ans, vieux crocodile de la politique, chef de file des sénateurs La République en Marche a déclaré.  »Les sénateurs de la République en Marche n’assisteront pas à l’audition de Benalla », a-t-il affirmé confirmant une information de BFMTV. Ce boycott concerne les trois sénateurs LREM suivants à savoir Alain de Belenet (Seine-et-Marne), vice-président de la commission, l’ancien ministre socialiste Alain Richard (Val-d’Oise) et le vice-président du Sénat Thani Mohamed Soilihi (Mayotte). Le jeune homme mis en examen pour violences sur un manifestant le 1er mai a récemment refusé de se rendre devant la commission d’enquête du sénatLors de l’audition, la commission va essayer de comprendre les principales fonctions d’Alexandre Benalla à la présidence de la République. L’audition de cet ancien collaborateur de l’Élysée raffermit les tensions qui règnent entre la Haute Assemblée et l’exécutif. Les sénateurs sont en effet accusés d’empiéter sur le domaine de l’enquête judiciaire.

Affaire Fillon : de nouveaux costard découverts !

Affaire Fillon : de nouveaux costard découverts !

De nouveaux vêtements offerts à Fillon.et non rendus. C’est ce que démontre l’enquête en cours et que révèle le JDD. Il ne s’agirait pas de trois costumes offerts généreusement mais de 4 sans  parler  de chemises sur mesure pour la modique somme de 5000 €. Bref Fillon était sapé comme un prince. Normal dans une démocratie où les élus  parvenus au pouvoir central confondent la démocratie avec le pouvoir absolu et pour nombre  d’entre eux s’en mettent plein les poches. D’abord grâce aux rémunérations et autres avantages de la fonction mais aussi grâce aux petits cadeaux de financiers qui évidemment en retour récupèrent quelques marchés juteux et complaisants. Une pratique nationale mais malheureusement un sport qui s’étend également au plan local. Il suffit de voir comment sont gérés certains appels d’offre, quand appels d’offres il y a ! Le gâchis est énorme surtout avec la multiplication des structures politiques et démocratiques. En plus des autorités locales il faut compter avec les groupements communaux, les départements, les régions, les services déconcentrés de l’État et évidemment l’État central lui-même.  Des dizaines et des dizaines de milliers d’élus qui ne servent pas à grand-chose, sorte d’alibi de la démocratie, qui servent surtout leur plan de carrière et dont les intérêts personnels font office d’intérêt général. Non seulement la plupart sont incompétents en particulier dans le domaine économique et social, aussi environnementale mais en plus ce sont des vecteurs de dépenses publiques qui tuent la compétitivité et l’initiative. On objectera que ces élus locaux ne font pas autre chose que certains autres élus nationaux et que de ce point de vue il y a une certaine cohérence dans l’incohérence démocratique du pays. La faute cependant aussi aux électeurs qui acceptent de prendre des vessies pour des lanternes et qui trop souvent choisissent les représentants qui leur ressemblent.

Affaire Benalla: Etat de droit ou monarchie ?

Affaire Benalla: Etat de droit ou monarchie ?

 

 

En intervenant avec virulence contre l’audition de Benalla à la commission d’enquête du Sénat, le pouvoir par la voix de la ministre de la justice et de Castaner responsable du parti majoritaire démontrent  à l’évidence que le pays s’oriente indiscutablement vers un régime monarchique. Le pire est évidemment la mauvaise foi  de la ministre de la justice qui met en garde contre le mélange des genres et la confusion des pouvoirs. Un compliment qui peut lui être retourné car en l’occurrence c’est bien le gouvernement et l’Élysée qui s’immiscent  dans le fonctionnement d’un Sénat dont le rôle est précisément de contrôler le gouvernement. D’une certaine manière, on peut quand même s’interroger sur ce que cache cette défense acharnée de Benalla par le pouvoir. La vérité c’est sans doute que Benalla, particulièrement proche de Macron, détient des informations sensibles que le pouvoir en place ne souhaiterait pas divulguer. Un seul exemple, comment l’affaire Ferrand a pu être enterrée par un tribunal de province au motif notamment que les délais pour l’instruction étaient dépassés. Un classement sans suite !  Pas étonnant Richard Ferrand, l’un des très proches de Macron a profité de sa situation pour enrichir sa campagne pour un montant de leurs de 500 000 €. Bien d’autres questions et problèmes pourraient être révélés comme par exemple le financement d’En Marche par les grands groupes de la fiance.  La garde des Sceaux s’est donc attiré une vive réplique du président de la commission, Philippe Bas (Les Républicains), mais aussi du Syndicat de la magistrature, en justifiant lundi dernier le refus d’Alexandre Benalla de se rendre devant les sénateurs. “Il ne peut pas y avoir d’interférences entre la commission d’enquête et l’information judiciaire”, avait-elle déclaré en marge d’un déplacement. Philippe Bas, notamment, s’était étonné de ce que la ministre se comporte en véritable avocat de Benalla. De quoi vraiment s’interroger sur les craintes du gouvernement dans cette sulfureuse affaire

Nyssen: la nouvelle affaire de Macron

Nyssen: la nouvelle affaire de Macron

Inévitablement Macron en choisissant se responsables politiques au profil de technicien sans réelle légitimité politique ou sociale prenait de grands risques étant entendu cependant que l’appartenance politique n’est pas une garantie totale vis-à-vis de la malhonnêteté. Dura lex sed Lex. … Mais pour les autres pourrait être la devise philosophique des intéressés qui pourtant ont en charge l’intérêt de la collectivité. Finalement la plupart n’ont rien fait d’autre que Macron : s’enrichir. Macron qui aura réussi l’exploit de devenir multimillionnaire en 2 ans  notamment grâce  l’une des plus grosses négociations de l’année, le rachat par Nestlé de la filiale « laits pour bébé » de Pfizer8. Cette transaction, évaluée à plus de neuf milliards d’euros, permet à Macron de devenir  millionnaire. Par quel miracle, un homme peut-il devenir millionnaire en si peu de temps sinon en sollicitant les montages financiers qui permettent de s’affranchir de certaines contraintes notamment fiscales ou des intérêts de partis.  La dernière affaire, celle de Koehler et de Nyssen s’inspire de la philosophie macronienne : s’en mettre rapidement dans les poches en affranchissant des contraintes sil le faut. Ce qu’a fait ensuite  Macron en se faisant élire avec le soutien de la haute finance. Qu’il récompense aujourd’hui.   Le parquet de Paris a donc ouvert jeudi une enquête préliminaire sur l’agrandissement des locaux parisiens d’Actes Sud, qui a  effectué sans autorisation par la cofondatrice de la maison d’édition et actuelle ministre de la Culture Françoise Nyssen, a-t-on appris de source judiciaire. Bref ce que font nombre d’entreprises chinoises dans le 13 ème arrondissement ! Cette enquête, confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), porte sur de possibles infractions aux règles d’urbanisme, dit-on de même source. Selon le Canard enchaîné de mercredi, Françoise Nyssen et son mari Jean-Paul Capitani auraient fait agrandir de 150 m2 les locaux parisiens d’Actes Sud sans prévenir la mairie de Paris ni l’administration fiscale. Le bâtiment situé dans le VIe arrondissement accueille actuellement 37 collaborateurs.

Nommée au gouvernement en mai 2017, Françoise Nyssen avait déjà été épinglée en juin par l’hebdomadaire satirique qui avait évoqué des irrégularités lors de travaux effectués au siège d’Actes Sud, dans le centre classé d’Arles (Bouches-du-Rhône).

Affaire Kohler : une probité exemplaire ! (Élysée)

Affaire Kohler : une probité  exemplaire ! (Élysée)

 

L’affaire Koehler, c’est un peu comme affaire Benalla à ses débuts : circulez, il n’y a rien à voir. Sauf qu’Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée a d’abord affirmé s’être mis à l’écart de toutes décisions concernant la société MSC avec laquelle il entretient des relations familiales  Pourtant Mediapart vient de démonter qu’Alexis Kohler s’est bien impliqué dans ces décisions. L’association Anticor a annoncé mercredi le dépôt d’une plainte complémentaire contre Alexis Kohler pour “prise illégale d’intérêts” à la suite de la publication par Mediapart de nouveaux éléments sur les rapports entre ce proche conseiller d’Emmanuel Macron et le groupe de croisières MSC. Selon le site d’information, l’actuel numéro deux de l’Elysée a approuvé entre 2010 et 2012 des contrats à venir entre une filiale de MSC, fondé et dirigé par les cousins de sa mère, et le grand port maritime du Havre (GPMH) où il siégeait au sein du conseil de surveillance. Citant les procès-verbaux du conseil de surveillance de GPMH, Mediapart affirme également qu’Alexis Kohler, qui siégeait alors en tant que représentant de l’agence des participations de l’Etat (APE), “n’a jamais informé les autres membres du conseil de ses liens familiaux avec l’armateur italo-suisse”. La première plainte d’Anticor, déposée fin mai pour “prise illégale d’intérêt” et “trafic d’influence” après de premières révélations de Mediapart, avait déclenché l’ouverture d’une enquête préliminaire par le Parquet national financier (PNF) au début du mois de juin. Alexis Kohler a fait savoir en juin, via l’Elysée, qu’il avait toujours tenu sa hiérarchie informée de ses liens personnels avec l’entreprise MSC (Mediterranean Shipping Company) et a dénoncé un “soupçon totalement infondé”. Emmanuel Macron a pour sa part défendu son conseiller, loué pour sa “probité exemplaire”. Une défense peut-être uen peu excessive, comme celle de Benalla à ses débuts !

Affaire Benalla : reprise du feuilleton à la rentrée

Affaire Benalla : reprise du feuilleton à la rentrée

 

Le pouvoir espère évidemment que l’affaire va se tasser et qu’on aura oublié cette péripétie à la rentrée. Pas certain cependant car Benalla est un véritable personnage de roman. Il est tout aussi tordu que brillant. Il connaît évidemment beaucoup de choses sur l’Élysée en général et Macron en particulier. Il essaie de  surfer sur la crête qui sépare les affaires troubles du pouvoir et la défense du président de la république. Ce pourquoi il a pu bénéficier d’une bienveillance coupable de la part de Macron ; ce dernier   a bien tenté d’étouffer l’affaire au demeurant un peu anecdotique mais justement transformé en affaire d’État par le mensonge notamment de la pseudo sanction concernant Benalla. Dernièrement il y a eu la curieuse affaire de la disparition du coffre personnel de Benalla  que la police tentée de perquisitionner, la découverte aussi au siège  du parti en marche d’armes non déclarées. L’affaire aussi du passage éclair du brigadier Benalla  au grade de lieutenant colonel dans la réserve spéciale. D’autres éléments troubles aussi quant à la responsabilité des différents services. Autant  d’éléments  qui pourraient réalimenter le feuilleton à la rentrée. On pourrait même imaginer une émission de télé réalité sur le sujet car certains propos des acteurs sont plus appropriés dans ce type d’émission que dans des discours politiques officiels. Rappelons-nous notamment les mots de Macron : « je ne suis pas l’amant de Benalla» ou encore « qu’ils viennent me chercher ». Il y a aussi cette enquête judiciaire qui va progressivement faire émerger des éléments de la vérité L’enquête judiciaire, pour l’heure en pleine phase d’instruction, va suivre son cours. Pour rappel, Alexandre Benalla a été mis en examen pour «violences en réunion n’ayant pas entraîné d’incapacité totale de travail», «immixtion dans l’exercice d’une fonction publique en accomplissant des actes réservés à l’autorité publique», «port et complicité de port prohibé et sans droit d’insignes réglementés par l’autorité publique», «recel de détournement d’images issues de la vidéoprotection» et «recel de violation du secret professionnel». De son côté, son camarade Vincent Crase, à ses côtés le 1er mai, a été mis en examen pour «violences en réunion», «immixtion dans l’exercice d’une fonction publique» et «port prohibé d’arme». Trois policiers hauts gradés, Laurent Simonin, Maxence Creusat et Jean-Yves Hunault, ont quant à eux été mis en examen pour «détournement d’images issues d’une vidéoprotection» et «violation du secret professionnel». Le premier cité est également poursuivi pour «complicité de port illégal d’insigne». Alexandre Benalla, Vincent Crase et le major de police Philippe Mizerski, en charge de l’encadrement du conseiller de l’Élysée le 1er mai, ont aussi été mis en cause dans une autre altercation. Cette dernière serait survenue au jardin des Plantes, trois heures avant les événements de la place de la Contrescarpe. Une enquête a été ouverte et les investigations ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Par ailleurs, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire visant à faire la lumière sur le comportement du couple molesté le 1er mai. Cette annonce fait suite à un courrier adressé au directeur de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne Frédéric Dupuch par le procureur de la République de Paris, François Molins, intrigué par le fait que les deux jeunes gens aient été appréhendés pour des violences commises contre les forces de l’ordre, mais n’aient finalement pas été poursuivis. Enfin, il y aura sas doute du ménage dans l’équipe de Macron.

Affaire Benalla : une petite connerie ! (Daniel Soulez Larivière)

Affaire Benalla : une petite connerie ! (Daniel Soulez Larivière)

 Comme la majorité,  Daniel Soulez Larivière critique le comportement des médias et de l’opposition dans l’affaire Benalla, dont le retentissement est selon lui disproportionné au regard de la faute originelle. Un point de vue qui mérite d’être lu pour son caractère pamphlétaire très réducteur mais qui résume la pensée de la majorité.

 

« À la fin de sa vie, l’ancien ministre du général de Gaulle Edgard Pisani s’interrogeait : « La démocratie ne va-t-elle être qu’une parenthèse dans l’Histoire ? » Et il n’était pas le seul parmi nos anciens. À voir ce qui se passe en France et, plus important, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, la question mérite d’être posée. S’agissant de la France, comment imaginer, même sans être le Persan de Montesquieu, qu’un tel foutoir existe du fait de l’intervention violente d’un garde du corps du président de la République qui faisait un « stage » dans la police à l’occasion d’une manifestation?

Mais quand un débat constitutionnel qui engage davantage l’avenir de la France est suspendu à cause de l’excitation des parlementaires, quand un éminent professeur de droit constitutionnel (Dominique Rousseau) préconise la comparution du président de la République devant la commission d’enquête parlementaire alors que l’article 67 et le principe de la séparation de la présidence et du Parlement l’interdisent, on se demande où on est.

L’opposition, entravée par un rapport de force politique défavorable après des élections catastrophiques, donne l’impression d’avoir trouvé là un moyen d’hystériser les gens contre un président bien élu, tentant de réformer le pays avec un peu de rigueur et moins de « je-m’en-foutisme » ou de fatalisme que certains de ses prédécesseurs. Pour le moment, les sondages semblent lui donner raison contre le président de la République. Mais demain, après une autre montée d’indignation sous un prétexte banal et sans intérêt, les sondeurs révéleront autre chose. Tant que les poussées émotionnelles sont à la fois fugaces et destructrices, il n’y a pas de « démocratie d’opinion ». Ces deux termes pourtant liés conceptuellement sont en réalité antinomiques et s’annulent l’un l’autre.

Il arrive un moment où il est vraiment difficile d’empêcher un pays de se suicider. Cette histoire misérable se traduit par un excès d’injustice à tous égards, y compris pour le garde du corps gaffeur violent, qui, outre les sanctions légitimes de sa faute, va rester cloué au pilori médiatique pour longtemps. On en reste pantois. Le 6 mai 1871, lorsque le fort d’Issy était écrasé sous les bombes des versaillais, l’assemblée de la Commune se déchirait sur la question dogmatique du retrait du mont-de-piété des objets d’une valeur de moins de 20 francs. Aujourd’hui, l’Assemblée nationale s’étripe et met en cause le président de la République, dont un garde du corps a fait une connerie. Ils sont fous, ces Français. »

 

Affaire Benalla : Castaner, le champion de la langue de bois

Affaire Benalla : Castaner, le champion de la langue de bois

 

 

Comme d’habitude Castaner s’est livré un bel exercice de langue de bois devant la commission d’enquête sénatoriale concernant l’affaire Benalla. On se souvient que récemment pour tenter de minimiser l’affaire, Castaner avait indiqué que Benalla n’était qu’un simple bagagiste et non pas un proche collaborateur de Macron. Cette fois il avait à expliquer sur la présence de Vincent Crase  en tant  qu’employeur de ce dernier, salarié de LaREM, aperçu aux côtés d’Alexandre Benalla lors des événements du 1er mai. Pour Castaner,  il n’y a pas d’affaire Crase puisque l’intéressé serait intervenu sur ses heures de loisirs et de manière tout à fait personnelle. «Il a confirmé que les faits étaient intervenus en dehors de son temps de travail à La République en marche, en dehors de toute information de sa hiérarchie, et qu’il n’en avait pas rendu compte», a déclaré  le responsable de LREM qui est aussi secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement. Curieusement l’intéressé a écopé de la même sanction que Benalla,  c’est-à-dire une pseudo suspension de salaire qui comme celle de Benalla n’a pas été effective. En fait, c’est sans doute Macron qui a déterminé la nature de la punition puisque Kastner déclare: « Les services du délégué général se seraient alors concertés avec ceux de la présidence, souhaitant «que la sanction infligée à M. Crase soit liée à celle retenue à l’encontre de M. Benalla». Dans la foulée, l’employé de LaREM aurait été notifié par lettre de sa mise à pied de 15 jours – du 4 au 18 mai. Après la révélation de l’affaire le 20 juillet et l’ouverture d’une enquête, Christophe Castaner a décidé d’engager une procédure de licenciement à l’encontre de Vincent Crase, notamment pour atteinte à l’image du mouvement. Deuxième preuve de la langue de bois testa nerf a déclaré qu’il ignorait que l’intéressé n’intervenait pas en tant que gendarme réserviste le jour du 1er mai alors que ce dernier avait déjà fait une quarantaine d’interventions auprès de Macron  dans le cadre de ce statut. . Troisième élément de langue de bois, Kastner estime qu’il n’était pas en situation d’évaluer la nature et la proportion de la sanction à l’égard de Vincent rase,  Il a jugé qu’il ne lui «appartenait pas d’évaluer la proportionnalité» des actes de Vincent Crase et de se «substituer aux autorités» responsables au moment des faits. C’est pour cette raison qu’il est entré en contact avec le cabinet du président de la République et qu’il n’a pas saisi la justice. «Mon regard n’est pas le même sur un citoyen et une personne qui intervient dans le cadre de ses fonctions de gendarme réserviste sous l’autorité de la présidence de à République», a-t-il plaidé. Une manière de renvoyer la patate chaude à l’Élysée Par ailleurs, Kastner a souhaité apporter un rectificatif. Il aurait, non pas déclaré qu’Alexandre Benalla était «bagagiste», mais «en charge de la logistique et notamment des bagages». Précisant que le GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République) lui-même pouvait être responsable de cette mission, il a ajouté: «le raccourci qui a été fait par quelques-uns est insultant vis-à-vis du GSPR». Bref le charisme d’un notaire, la transparence d’un coiffeur et l‘honnêteté d’un marchand de chiens !

Affaire Benalla: la faute aux médias ( Macron)

Affaire Benalla: la faute aux médias ( Macron)

 

C’est en substance ce que Macron a déclaré mercredi soir devant la presse. Toujours ce qu’on dit en général en cas de crise mal maîtrisée ! Notamment sur les mensonges réitérés concernant le pseudo suspension et le pseudo changement de fonction de Benalla. “La question que vous pouvez vous poser, c’est pourquoi certains l’ont sorti deux mois et demi plus tard”, a dit Emmanuel Macron. “C’est sans doute qu’il y a des gens qui avaient intérêt à ce que ça sorte deux mois et demi plus tard et quelques jours après la Coupe du monde de football.” A la suite des révélations du Monde, la justice a ouvert une enquête préliminaire puis une information judiciaire qui a entraîné la mise en examen d’Alexandre Benalla et de quatre autres personnes, dont des policiers haut gradés. Devant les journalistes, le chef de l’Etat a par ailleurs fustigé “un emballement et une frénésie ces derniers jours qui ont conduit à laisser s’installer des contrevérités”, notamment sur le montant du salaire perçu par son ex-homme de confiance. “Il y a beaucoup de gens qui pont perdu la raison, qui disent beaucoup de choses fausses, qui oublient de les corriger”, selon le président français. “La chaleur et la fatigue, c’est à Paris que ça monte à la tête”, a également dit le président français dans le même registre.

Silencieux pendant près d’une semaine, le chef de l’Etat s’est exprimé pour la première fois mardi pour endosser la responsabilité de l’affaire.

 

Sondage Benalla : affaire d’Etat pour 59%

 

Sondage Benalla : affaire d’Etat pour 59%

Un sondage exclusif d’Opinionway pour LCI révèle ce mercredi que pour 59% des Français l’affaire Benalla revêt bel et bien le caractère d’une affaire d’Etat.

72% des sondés estiment que l’affaire Benalla est « grave », dont 46% « très grave ». Les sympathisants de la France Insoumise et du Rassemblement National jugent l’affaire « très grave » à respectivement 69% et 72%. Près de la moitié des sympathisants Les Républicains interrogés partagent ce jugement.

Naturellement, les électeurs d’Emmanuel Macron sont un peu plus indulgents puisque seulement 20% d’entre eux jugent cette affaire « très grave ».

66% des sondés souhaitent qu’Emmanuel Macron s’adresse directement aux Français sur l’affaire Benalla. Et 63% des sympathisants de La République En Marche (LaRem) partagent cet avis, bien que le président de la République se soit exprimé mardi soir devant les parlementaires de la majorité.

L’impact de l’affaire Benalla sur le chef de l’Etat se fait sentir, près d’une semaine après les révélations du Monde sur l’ancien collaborateur de l’Elysée. Ainsi, tous les voyants semblent au rouge pour Emmanuel Macron.

Si 67% des sondés estiment qu’il sait toujours faire preuve d’autorité, cette part baisse de 3 points par rapport en avril dernier. La chute est encore plus forte (- 10 points) concernant sa capacité à prendre des décisions ou quant à sa fiabilité (- 11 points). Enfin, 70% des personnes interrogées estiment qu’il n’est pas en capacité de rassembler les Français.

Sondage réalisé auprès d’un échantillon de 1008 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence.

Sondage Affaire Benalla : 80% des Français indignés

Sondage Affaire Benalla : 80% des Français indignés

 

Huit Français sur dix se déclarent heurtés par les révélations sur Alexandre Benalla, un ex-collaborateur d’Emmanuel Macron accusé d’avoir commis des violences le 1er mai à Paris, selon un sondage Elabe pour BFM TV publié mardi. Près d’une personne interrogée sur deux (49%) se dit “tout à fait” choquée et 31% se disent “plutôt” choquées. “Cet état d’esprit est partagé par l’ensemble des Français, quelle que soit la catégorie sociodémographique et le segment politique, y compris chez les électeurs d’Emmanuel Macron du premier tour (de la présidentielle-NDLR)”, relève Elabe. A 75%, les sondés estiment par ailleurs qu’Emmanuel Macron, silencieux depuis le début de l’affaire Benalla, devrait s’exprimer sur le sujet et ne plus s’en tenir à des commentaires en petit comité.

Cette enquête a été réalisée lundi et mardi auprès d’un échantillon de 983 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Affaire Benalla: « Moi, moi, moi » (Macron)

Affaire Benalla: « Moi, moi, moi »  (Macron)

 

Macron n’a pas éclairci forcément l’affaire mais il a utilisé sa dialectique égocentrique et autocratique : le je, je, moi, moi. Avec aussi des arguments assez déplacés. En effet  Changement total et brusque de communication de Macron qui a affirmé  devant  les députés en Marche “Le seul responsable de cette affaire, c’est moi et moi seul. Parce que celui qui a fait confiance à Alexandre Benalla, c’est moi, le président de la République, celui qui a été au courant et qui a validé (…) la sanction de mes subordonnés, c’est moi”, a-t-il justifié. En réponse à la presse et à l’opposition qui dénonce le sacrifice des fusibles, Macron joue les contre pieds “Les valeurs qui nous ont faits, ce qui nous a conduits là, ce n’est pas la République des fusibles, ce n’est pas la République de la haine, celle où on fait trinquer un fonctionnaire ici, un collaborateur là”, a encore dit Emmanuel Macron, entouré de hautes figures de la majorité. L’aveu en fait que c’est bien lui l’auteur de la bienveillante sanction vis-à-vis de son courtisan Benalla

Affaire Benalla : mea culpa à la manière de Macron

Affaire Benalla : mea culpa à la manière de Macron

Ce n’est pas vraiment un mea culpa mais quand même un premier pas vers la reconnaissance d’une responsabilité de l’Élysée. La contrition n’est pas chez Macron une discipline très le appréciée mais en la circonstance il a bien été contraint d’admettre un dysfonctionnement dans les services de l’Élysée. Ceci étant,  il n’a pas cogné trop fort sur ses collaborateurs dans la mesure où lui-même ayant de été informé de l’affaire à largement contribué à essayer d’enterrer le dossier. Une curieuse attitude qui révèle un certain isolement du  pouvoir et la toute-puissance d’un monarque républicain un peu hors sol. Pour l’extérieur, l’Élysée a laissé fuiter l’information selon laquelle l’affaire n’est  pas acceptable pour Macron. Lors d’une réunion avec Édouard Philippe, Gérard Collomb, Benjamin Griveaux et Christophe Castaner, le chef de l’État a jugé que l’attitude de son ancien garde du corps était «choquante et inacceptable». Il a également annoncé qu’il allait charger le secrétaire général du Palais, Alexis Kohler, de formuler des propositions de réorganisation interne afin que ce type d’incident ne se reproduise plus.

Sa parole était attendue. Alors qu’Alexandre Benalla a été mis en examen ce dimanche soir, après plusieurs heures de garde à vue, Emmanuel Macron ne s’est toujours pas exprimé publiquement sur cette affaire. Mais, en coulisses, le chef de l’État s’attelle toutefois à préparer sa riposte. Selon nos informations, le président a réuni plusieurs proches à l’Élysée ce dimanche soir, parmi lesquels le premier ministre Édouard Philippe, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, et le patron de La République en marche Christophe Castaner.

Lors de cette réunion en petit comité, le président a reconnu «des dysfonctionnements à l’Élysée» dans la gestion de l’affaire Benalla. Il s’est également exprimé sur l’attitude de son ancien garde du corps, jugée «choquante et inacceptable». Selon l’un de ses proches, il aurait déclaré en substance qu’il «n’est pas question de laisser accréditer l’idée d’une quelconque impunité»

Affaire Benalla : sanction à prévoir de l’opinion publique

Affaire  Benalla : sanction à prévoir de l’opinion publique

 

 

Il ya aura bien les suites judicaires de l’affaire Benalla avec  5 personnes inculpées pour l’instant. Aussi des suites politiques car le pouvoir va se trouver affaibli pour un temps. Ainsi par exemple, il y a peu de chance pour qu’on termine avant la fin de l’été le débat sur l’évolution de la constitution qui précisément renforce le pouvoir du président au détriment du parlement.  Pour la dimension judicaire, le parquet de Paris a annoncé dimanche l’ouverture d’une information judiciaire sur les violences qu’Alexandre Benalla, ex-collaborateur d’Emmanuel Macron, est accusé d’avoir commises lors des manifestations du 1er-Mai. Le parquet précise qu’Alexandre Benalla et les quatre autres personnes déférées dans le cadre de cette affaire, un employé de La République en Marche et trois policiers, ont été placés sous contrôle judiciaire.   L’affaire plonge l’exécutif dans une tourmente politique sans précédent depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron, qui a fait de l’exemplarité et de la transparence les maîtres-mots de son mandat. En fait c’est la dérive du pouvoir jupitérien qui est en cause car Benalla a forcément bénéficié de la bienveillance de Macron qui souhaitait enterrer l’affaire. La conséquence la plus néfaste sera la réaction de l’opinion publique. Cette affaire tombe mal car depuis plusieurs mois la popularité de Macron ne cesse de diminuer et la coupe du monde n’a eu aucun effet bénéfique de ce point de vue. Macron devrait perdre encore plusieurs points d’ici la rentrée qui s’annonce déjà difficile avec des dossiers explosifs comme la reforme de l’Etat, l’indemnisation du chômage et surtout les retraites.

Affaire Benalla : le retour des barbouzes ?

Affaire Benalla : le retour des barbouzes ?

 

On peut légitimement poser la question de la légitimité de l présence de Benalla près de Macron pur assurer sa sécurité (avec semble t-il aussi d’autres personnages du m^me type). Cela d’autant plus que l’Etat met à la disposition pour cette tâche de protection un service très compétente, à savoir  groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), déjà chargé de la protection du chef de l’Etat. Cette unité d’élite est composée à parité de policiers issus du service de la protection (SDLP) et de gendarmes de la force sécurité-protection du GIGN, spécialement entraînés pour pouvoir faire preuve d’une vigilance, d’une discrétion et d’une réactivité sans faille. Pendant les campagnes on peut comprendre qu’on fasse éventuellement appels à des gros bras de boites spécialisées mais après l’élection, il ne manque pas de services de l’Etat pour assurer de manière professionnelle la sécurité du chef de l’Etat.  Non seulement Benalla accompagnait Macron dans pratiquement tous se déplacements officiels mais y compris dans se voyages personnelles et ses vacances faisant m^me du vélo avec le président et son épouse. Benalla était ainsi présent pendant une balade à vélo lors d’un week-end au Touquet (Pas-de-Calais) ou juste après Noël pour des vacances au ski à La Mongie (Hautes-Pyrénées), rapporte L’Express. Du coup on imagine forcément que des liens se sont établis avec le chef de l’Etat. Dune certaine façon Benalla était aprrié mais aussi protégé par Macron. Lequel d’ailleurs a pris connaissance de la vidéo montrant les violences de Benalla mais sans ‘s’indigner davantage puis que Benalla a continué sa mission de protection notamment le 14juillet. Il était ainsi présent pendant une balade à vélo lors d’un week-end au Touquet (Pas-de-Calais) ou juste après Noël pour des vacances au ski à La Mongie (Hautes-Pyrénées), rapporte L’Express.

Le contraste entre son parcours et celui du personnel d’élite du GSPR interpelle les spécialistes de la protection des personnalités importantes. Interrogé par franceinfo, Alain Le Caro, fondateur du GSPR, s’interroge sur le rôle d’Alexandre Benalla dans le dispositif qui entoure le chef de l’Etat.

En cas d’intervention, vous avez déjà le GIGN et la police. Si, en plus, quelqu’un qui ne fait pas partie du sérail s’en occupe… Même si je ne sais pas comment tout cela était organisé, cela me semble aberrant vu de l’extérieur.

 

Affaire Benalla : « La majorité s’enfonce » (Danièle Obono)

Affaire Benalla : « La majorité s’enfonce »  (Danièle Obono)

 

Sur France info, Danièle Obono, députée La France insoumise de Paris et membre de la commission des Lois estime  que « la majorité s’enferre dans le déni et dans la tentative d’obstruction » (relative à la création d’une commission d’enquête ^te parlementaire), à propos de l’affaire Benalla. franceinfo : Comment s’est déroulée la session de la commission samedi matin ?

Danièle Obono : Dans une situation aussi grave, on aurait aimé voir plus d’humilité de la part des députés LREM et surtout un peu plus de rectitude dans l’organisation des débats. Lors de la réunion de cette commission d’enquête, les élus de la majorité ont, semble-t-il, enfin reçu des consignes. Pendant 48 heures, ils étaient tétanisés, ils n’avaient plus d’ordres, plus de direction. Désormais, les consignes sont de tout faire pour éviter que cette commission d’enquête ne travaille avec les moyens et la latitude qu’il faut.

Avez-vous obtenu satisfaction, avec l’audition publique de Gérard Collomb et du préfet de police de Paris, Michel Delpuech ?

Nous avions demandé à recevoir monsieur Collomb aujourd’hui, ce samedi matin à 9h30. La majorité a fait capoter la réunion d’hier soir, où ces propositions ont été faites, en refusant également la publicité des débats. Nous avons dû siéger ce matin pour qu’ils acceptent enfin que les débats aient lieu, comme il est coutume, de manière publique. Sur ces questions, tous les groupes d’opposition ont dû arracher le minimum respect de l’Assemblée nationale et des parlementaires de la part de la majorité. Dans cette histoire, comme disent les Américains à propos du Watergate, « it’s not the crime, it’s the cover up » : ce ne sont pas tant les faits, même s’ils sont graves, mais la manière dont on essaie de camoufler la vérité. Là, on voit une majorité, de l’exécutif à la majorité parlementaire, qui s’enferre dans le déni et dans la tentative d’obstruction, qui veut empêcher les parlementaires de faire leur devoir, qui est de contrôler l’action du gouvernement sur un sujet particulièrement grave.

Pourquoi vous êtes-vous abstenue ce matin sur la question de la publicité des débats ?

Nous désapprouvons la manière dont la majorité a tenté de saboter cette commission. Hier soir, le bureau de la commission des Lois, où ont été acceptés tous les représentants des groupes parlementaires, avait fait un certain nombre de propositions. C’est la majorité qui a claqué la porte de cette commission, en refusant tout net la majorité des débats et les propositions soutenues par tous les autres groupes. La présidente, Yaël Braun-Pivet, a décidé de convoquer la commission des Lois dans son ensemble, ce qui signifie que désormais s’applique la loi de la majorité. Les députés LREM, en majorité, peuvent donc faire entériner ce qu’ils veulent. Ce matin, elle nous a fait la liste de ce qui était acceptable de leur point de vue, en décidant que monsieur Collomb serait convoqué lundi et a levé la séance sans autre forme de procès, en empêchant une partie des députés de parler. Notre abstention marque notre désaccord sur les méthodes utilisées par la majorité, qui veut faire jouer le fait majoritaire pour dicter la loi de cette commission.

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