Archive pour le Tag 'immobilier'

Prix Immobilier: tendance à la baisse

Prix Immobilier: tendance à la baisse

Les prix de l’immobilier risquent de s’inscrire dans une tendance baissière durable.

Selon l’observatoire CSA/Crédit Logement, sur l’ensemble de l’année 2022, le nombre de prêts accordés aux particuliers a ainsi diminué de 20,5 % par rapport à l’année précédente, sous l’effet de la remontée des taux d’emprunt. Le taux moyen des crédits accordés par le secteur privé était de 2,22 % au quatrième trimestre 2022, contre 1,05 % pour la même période en 2021.

En cause, d’abord des niveaux de prix excessifs atteints  au cours des dernières années. Il faut aussi prendre en compte la hausse de l’inflation qui mécaniquement affecte le pouvoir d’achat des futurs acquéreurs. Aussi la remontée des taux d’intérêt, conjuguée à la réglementation sur le taux d’usure, qui interdit aux banques de prêter au-delà d’un certain taux d’endettement, y est pour beaucoup, car elle exclut des acquéreurs du marché

« Les délais et les négociations sont plus longs, les discussions portent sur beaucoup de détails et les vendeurs sont restés sur une estimation immobilière qui date un peu », explique à l’AFP Elodie Frémont, présidente de la commission statistiques immobilières des Notaires du Grand Paris. « Entre le moment où le vendeur prend conscience que le prix est décalé par rapport au marché et celui où il l’ajuste, cela prend du temps », relève quant à lui le président de Century 21 France, Charles Marinakis.

Selon son réseau d’agences, en Ile-de-France, les délais entre la publication d’une annonce et la signature d’un compromis de vente se sont allongés de deux jours pour les maisons et de six pour les appartements. Et nettement plus à Paris et sa petite couronne. « Il y a de l’attentisme côté acquéreurs, et du coup ça se répercute sur les vendeurs », témoigne Romain Gonzalez, directeur d’une agence Guy Hoquet à Issy-les-Moulineaux. « On a beau anticiper depuis août, en leur disant que ça va baisser, tant que ça n’est pas figé, écrit partout, ça ne baisse pas », dit-il.

 

Economie-Prix immobilier: tendance baissière

Economie-Prix immobilier: tendance baissière

 

 

 

Les prix de l’immobilier risquent de s’inscrire dans une tendance baissière durable. En cause, d’abord des niveaux de prix excessifs atteints  au cours des dernières années. Il faut aussi prendre en compte la hausse de l’inflation qui mécaniquement affecte le pouvoir d’achat des futurs acquéreurs. Aussi la remontée des taux d’intérêt, conjuguée à la réglementation sur le taux d’usure, qui interdit aux banques de prêter au-delà d’un certain taux d’endettement, y est pour beaucoup, car elle exclut des acquéreurs du marché. Conséquence: ces derniers négocient davantage avant de signer.

« Les délais et les négociations sont plus longs, les discussions portent sur beaucoup de détails et les vendeurs sont restés sur une estimation immobilière qui date un peu », explique à l’AFP Elodie Frémont, présidente de la commission statistiques immobilières des Notaires du Grand Paris. « Entre le moment où le vendeur prend conscience que le prix est décalé par rapport au marché et celui où il l’ajuste, cela prend du temps », relève quant à lui le président de Century 21 France, Charles Marinakis.

Selon son réseau d’agences, en Ile-de-France, les délais entre la publication d’une annonce et la signature d’un compromis de vente se sont allongés de deux jours pour les maisons et de six pour les appartements. Et nettement plus à Paris et sa petite couronne. « Il y a de l’attentisme côté acquéreurs, et du coup ça se répercute sur les vendeurs », témoigne Romain Gonzalez, directeur d’une agence Guy Hoquet à Issy-les-Moulineaux. « On a beau anticiper depuis août, en leur disant que ça va baisser, tant que ça n’est pas figé, écrit partout, ça ne baisse pas », dit-il.

Prix immobilier: tendance baissière

Prix immobilier: tendance baissière

 

 

 

Les prix de l’immobilier risquent de s’inscrire dans une tendance baissière durable. En cause, d’abord des niveaux de prix excessifs atteints  au cours des dernières années. Il faut aussi prendre en compte la hausse de l’inflation qui mécaniquement affecte le pouvoir d’achat des futurs acquéreurs. Aussi la remontée des taux d’intérêt, conjuguée à la réglementation sur le taux d’usure, qui interdit aux banques de prêter au-delà d’un certain taux d’endettement, y est pour beaucoup, car elle exclut des acquéreurs du marché. Conséquence: ces derniers négocient davantage avant de signer.

« Les délais et les négociations sont plus longs, les discussions portent sur beaucoup de détails et les vendeurs sont restés sur une estimation immobilière qui date un peu », explique à l’AFP Elodie Frémont, présidente de la commission statistiques immobilières des Notaires du Grand Paris. « Entre le moment où le vendeur prend conscience que le prix est décalé par rapport au marché et celui où il l’ajuste, cela prend du temps », relève quant à lui le président de Century 21 France, Charles Marinakis.

Selon son réseau d’agences, en Ile-de-France, les délais entre la publication d’une annonce et la signature d’un compromis de vente se sont allongés de deux jours pour les maisons et de six pour les appartements. Et nettement plus à Paris et sa petite couronne. « Il y a de l’attentisme côté acquéreurs, et du coup ça se répercute sur les vendeurs », témoigne Romain Gonzalez, directeur d’une agence Guy Hoquet à Issy-les-Moulineaux. « On a beau anticiper depuis août, en leur disant que ça va baisser, tant que ça n’est pas figé, écrit partout, ça ne baisse pas », dit-il.

La Banque de France débloque le crédit immobilier en modifiant le calcul du taux d’usure

La Banque de France débloque le crédit immobilier en modifiant le calcul du taux d’usure

Sous la pression de Bercy, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau a finalement accepté de procéder à un « ajustement technique » temporaire du taux d’usure en réactualisant ce dernier tous les mois et non plus chaque trimestre. L’idée est de permettre aux banques de remonter plus vite leur taux de crédit immobilier et de mieux s’ajuster aux conditions de refinancement. Les courtiers alertaient depuis des mois les pouvoirs publics sur les risques de taux: Taux d’usure débloquée n faveur du marché immobilier.

Les professionnels du crédit immobilier ont obtenu aujourd’hui le feu vert de la Banque de France pour une réforme – temporaire – du taux d’usure. Ce dernier a été remonté au 1er janvier à 3,57% pour un crédit immobilier de plus de 20 ans.

Il ne s’agit pas de modifier le mode de calcul du taux d’usure mais de trouver les moyens techniques pour assurer, le temps que les taux de marché se stabilisent, une actualisation du taux d’usure chaque mois et non plus chaque trimestre. Ce qui permettrait aux banques de faire remonter leur taux de crédit plus vite, et d’ouvrir un peu plus le robinet de crédit.

Pourtant, il y a encore quelques jours, la Banque de France expliquait que le marché du crédit immobilier se normalisait mais qu’il restait toujours dynamique. 

C’est en tout cas une demi-victoire pour les courtiers immobiliers, dont le modèle d’affaires est certainement menacé par la hausse des taux (et l’effondrement des renégociations de prêts). Ils ont réussi à faire opérer un virage à 180 degrés à la fois à Bercy et à la Banque de France sur ourtant, ce nouveau dispositif doit être rapidement mis en place, sans doute pour le 1er mars pr.

Immobilier :Vers une baisse des prix ?

Immobilier :Vers une baisse des prix ?

54 % des notaires anticipent une baisse des prix dans les deux mois

Les notaires sont de plus en plus prudents sur l’avenir proche du marché immobilier. Le pourcentage de professionnels pronostiquant une baisse des prix et de l’activité ne cesse de croître selon les derniers chiffres publiés par Immonot, portail d’annonces immobilières diffusées par les offices notariaux. Face à ce diagnostic, quelle est la bonne stratégie immobilière ?

les notaires sont parmi les mieux placés pour détecter l’ambiance du marché et les retournements de tendance. Et, en ce glacial mois de décembre, selon Immonot, portail d’annonces immobilières diffusées par les offices notariaux, leur moral chute au diapason des températures. Le pourcentage des notaires qui estiment que les prix vont baisser lors de deux prochains mois passe très franchement la barre des 50 % à 54 % contre 44 % misant sur leur stabilité alors qu’ils ne sont plus que 2 % à anticiper une hausse.

Pour mémoire selon Immonot, les avis étaient nettement plus partagés en septembre : ils étaient seulement 49 % à prévoir une baisse des prix, 45 % une stagnation et 6 % une hausse.

Immobilier: En hausse ou en baisse ?

Immobilier : En hausse ou en baisse ?


Les professionnels tente de persuader l’opinion que le marché est encore dynamique. Certes des prix augmentent dans les très grandes villes mais ils ne font que suivre l’inflation et encore. Pour les appartements, les prix reculent légèrement à Paris (-1,2%), montent à Lyon (+1,9%) et explosent à Marseille (+10,8%).Le contexte est plus difficile pour les candidats à l’acquisition. Pour preuve l’observatoire du crédit logement observe un recul du volume de crédit de 11 % fins octobre en glissement annuel.

Les conditions d’emprunt se durcissent avec une remontée des taux directeurs initiée par la Banque centrale européenne depuis le mois de juillet. Le taux d’intérêt des crédits immobiliers a atteint en moyenne 1,79%, selon la Banque de France et 2,05 % en octobre dernier selon l’Observatoire du Crédit Logement. Un record en sept ans. En parallèle le taux d’usure, qui fixe un plafond au-delà duquel on ne peut pas emprunter, limite les potentialités des banques en termes d’augmentation des taux de crédit. Elles renoncent donc à accorder certains emprunts aux ménages.

Pour l’instant, la Banque de France rejette toute refonte du mode de calcul de son taux d’usure fixé à 3,05% pour un crédit sur 20 ans. « Après un premier semestre exceptionnel, nous assistons depuis l’été à une normalisation de la production, mais certainement pas à un effondrement » des crédits immobiliers, a expliqué au début de l’automne Marie-Laure Barut-Etherington, directrice générale adjointe à la Banque de France. Des chiffres en contradiction avec ceux de l’Observatoire du Crédit Logement, référence sur le marché du crédit immobilier, qui font état d’une production de crédit en recul de près de 11 % fin octobre en glissement annuel.

Immobilier : le moment de vendre mais pas d’acheter

Immobilier : le moment de vendre mais pas d’acheter

D’après le conseil des notaires eux-mêmes, c’est le moment de vendre. Sous-entendu ce n’est pas forcément la période la plus favorable pour acheter.

Il y a d’abord l’envolée des prix provoqués par l’argent facile par la banque centrale européenne et sa politique très accommodante.
Ainsi beaucoup ont pu s’endetter plus que de raison à des taux très favorables mais pour acheter des biens immobiliers trop chers.

Aujourd’hui avec la crise il y a un net tassement du pouvoir d’achat et certains ne pourront pas honorer les échéances de remboursement.

Les prix sont donc engagés dans une tendance baissière qui s’ajuste au moyen en baisse des acheteurs potentiels. En outre, les taux d’intérêt sont repartis à la hausse tandis que les revenus salariaux, eux, régressent au regard de l’inflation.
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Selon le Crédit Logement CSA, le taux moyen des prêts immobiliers, toutes durées confondues, est repassé au-dessus des 2 % en octobre. Du jamais vu depuis début 2016. Pour octobre, les barèmes de taux sur 20 ans transmis aux courtiers du groupe Meilleurtaux se situent pour 40 % à 2,30 %, 20 % à 2,50 % et 12 % à 2,70 %. Il n’existe plus aucune offre bancaire avec un taux en dessous de 1,90 %, indiquait le 8 novembre dernier Meilleurtaux à l’occasion de son observatoire du crédit immobilier.

Immobilier: chute des ventes sur fond de baisse des prix

Immobilier: Vers la chute des ventes

D’une manière générale, la vente des logements notamment neufs enregistre une nette tendance baissière. En cause, la réduction du pouvoir d’achat qui affecte les capacités de remboursement d’emprunt des acheteurs potentiels. Aussi une hausse assez nette des taux d’intérêt. Enfin des prix qui dans la période se sont un peu trop emballés. Du coup, le conseil des notaires est plutôt d’attendre pour acheter.

Après une période de stabilisation, les acteurs de l’immobilier prédisent une lente érosion des prix des biens. Une baisse qui ne suffira pas à rétablir la capacité d’achat des futurs acquéreurs et qui décourage les vendeurs.

En novembre, le baromètre national de Meilleurs Agents titrait ainsi « la baisse des prix s’installe dans les grandes villes », notant une stagnation de la valeur des biens dans sept des dix plus grandes villes de France. Un ralentissement qui conduit à une inexorable baisse des prix aux dires de plusieurs réseaux d’agences immobilières. Yann Jéhanno, président du réseau Laforêt, anticipe par exemple une baisse de « 1 à 2 % » en 2023. La Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) prédit, elle, une chute de 5 %.

Les réservations d’appartements neufs ont chuté de 29,3 % au troisième trimestre de cette année. Si les ventes aux particuliers décrochent, celles aux bailleurs sociaux et aux investisseurs institutionnels sont en chute libre. 2022 s’annonce pire que 2020, marquée par l’épidémie de Covid.

De juillet à septembre 2022, les mises en vente de logements collectifs neufs ont chuté de 12,4 % par rapport à la même période de 2021, à 19.006 unités, indique la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI). Sur les neuf premiers mois de 2022, la baisse atteint 10,2 %, à 72.670 unités.

Alors que cet été, 61 % des notaires trouvaient que l’environnement était plus propice à la revente d’un bien immobilier, contre 29 % à l’achat, la part des partisans à la vente culmine désormais à 77 %. Le signe d’une inquiétude grandissante sur le devenir du marché immobilier.

« Nous arrivons sur un repli assez net des prix, qui pourrait durer jusqu’au printemps prochain », confirme Christopher Dembik, chargé de la recherche macroéconomique chez Saxo Bank. « Cette baisse s’explique seulement par une demande de moins en moins solvable. Un ménage classique qui arrivait à emprunter à 1,2 % avant la crise sanitaire va maintenant emprunter jusqu’à près de 3 % », poursuit l’économiste. Une situation qui a fait perdre « 15 % de pouvoir d’achat » depuis la remontée des taux, complète Bernard Cadeau, ancien président d’Orpi et spécialiste du marché.

Secteur immobilier: Le moment de vendre ou d’acheter ?

Secteur immobilier: Le moment de vendre ou d’acheter ?

Depuis plusieurs semaines les professionnels de le mobilier ne cessent de soutenir que le marché immobilier se porte bien en dépit de la crise économique et notamment de la hausse des taux d’intérêt. Or aujourd’hui une très grande majorité de notaires conseillent de vendre.

Implicitement, cela signifie que les prix pourraient baisser à l’avenir. Donc que les acheteurs de leur côté ont intérêt à attendre.
Alors que cet été, 61 % des notaires trouvaient que l’environnement était plus propice à la revente d’un bien immobilier, contre 29 % à l’achat, la part des partisans à la vente culmine désormais à 77 %. Le signe d’une inquiétude grandissante sur le devenir du marché immobilier.

Les notaires se montrent donc pessimismes sur le devenir de l’immobilier. En atteste la part en hausse des professionnels estimant que le moment est plus favorable à la vente qu’à l’achat d’un bien.
Précisément, en septembre, 77 % des notaires et négociateurs conseillent de vendre un logement dans les deux mois, contre 61 % en juillet et 72 % en mai. A l’opposé, ils ne sont désormais plus que 19 % à juger la période propice à l’achat, contre 29 % cet été.En cause, encore une fois la hausse des taux d’intérêt, les difficultés de certains investisseurs du fait de la baisse en euros constants du pouvoir d’achat et trop de prêts accordés sans garantie suffisante lors de la période de politique monétaire accommodante. Enfin une dérive des prix raisonnable qui appelle aujourd’hui une régularisation tendanciellement à la baisse.

Immobilier: Le moment de vendre ou d’acheter ?

Immobilier: Le moment de vendre ou d’acheter ?

Depuis plusieurs semaines les professionnels de le mobilier ne cessent de soutenir que le marché immobilier se porte bien en dépit de la crise économique et notamment de la hausse des taux d’intérêt. Or aujourd’hui une très grande majorité de notaires conseillent de vendre.

Implicitement, cela signifie que les prix pourraient baisser à l’avenir. Donc que les acheteurs de leur côté ont intérêt à attendre.
Alors que cet été, 61 % des notaires trouvaient que l’environnement était plus propice à la revente d’un bien immobilier, contre 29 % à l’achat, la part des partisans à la vente culmine désormais à 77 %. Le signe d’une inquiétude grandissante sur le devenir du marché immobilier.

notaires se montrent pessimismes sur le devenir de l’immobilier. En atteste la part en hausse des professionnels estimant que le moment est plus favorable à la vente qu’à l’achat d’un bien.
Précisément, en septembre, 77 % des notaires et négociateurs conseillent de vendre un logement dans les deux mois, contre 61 % en juillet et 72 % en mai. A l’opposé, ils ne sont désormais plus que 19 % à juger la période propice à l’achat, contre 29 % cet été.

Crédit marché immobilier : Les plus modestes sont défavorisés

Crédit marché immobilier : Les plus modestes  sont défavorisés

 

Le président du Crédit social des fonctionnaires (CSF), Jean-Marie Alexandre, tire la sonnette d’alarme, dans une tribune au « Monde », sur la manière dont est aujourd’hui calculé le taux d’usure, qui conduit à exclure de l’accès au logement les ménages les plus jeunes et les moins favorisés au lieu de les protéger.

 

La définition du taux d’usure est en train de se retourner contre les ménages, particulièrement les plus modestes. Les derniers chiffres publiés traduisent ainsi une diminution nette du nombre de prêts bancaires accordés pour des achats dans l’immobilier ancien pour le second trimestre 2022 : −23 %.

Aujourd’hui, c’est plus de la moitié des demandes de prêts immobiliers qui sont refusées. Les 30-35 ans et les projets d’achat de résidence principale sont les plus concernés. Nous arrivons à une situation particulière dramatique en province où les habitants locaux sont exclus du marché immobilier au profit de nouveaux arrivants achetant une résidence secondaire. Cette situation les conduit à devoir rester locataires ou à acheter beaucoup plus loin de leur lieu de travail, ce qui en période de hausse des frais de carburants, a un impact significatif sur leur budget mensuel.

L’accès au logement par les ménages modestes est paralysé depuis des mois. Des fonctionnaires, même de catégorie A, se voient refuser leur crédit immobilier du fait de dispositions qui se révèlent « meurtrières » en période de hausse des taux.

La raison ? Le taux d’usure. Fixé trimestriellement par la Banque de France, il s’agit du taux maximum légal que les établissements de crédit sont autorisés à pratiquer quand ils accordent un crédit.

Le seuil de l’usure correspond au taux annuel effectif global (TAEG) maximal au-delà duquel une banque ne peut prêter de l’argent. Ce seuil a été fixé pour éviter que des taux d’intérêt trop élevés placent l’emprunteur dans une situation financière difficile. Le taux de l’usure a donc une fonction régulatrice et protectrice.

Le 1er juillet 2022, la Banque de France a annoncé les nouveaux taux d’usure : ils passent, pour les crédits immobiliers, à 2,60 % pour les prêts à taux fixe d’une durée de dix à vingt ans, et à 2,57 % pour les prêts à taux fixe d’une durée de vingt ans et plus.

Or, dans un marché haussier, ce taux d’usure, qui est calculé à chaque début de trimestre, évolue mécaniquement trop lentement et ne reflète plus la réalité du marché, avec une inflation estimée à 6 %. De ce fait, au lieu de jouer un rôle protecteur, il finit par exclure les potentiels emprunteurs de l’accès au crédit et à la finalisation de leur projet immobilier.

Du fait du calcul du taux d’usure, qui inclue donc taux d’intérêt, assurance de l’emprunteur et frais de dossier et de garantie, les familles modestes et moyennes se voient refuser en grand nombre leur crédit.

Immobilier : risque d’éclatement de la bulle ?

Immobilier : risque d’éclatement de la bulle ?

 

 

 

 

Du fait de la remontée en cours des taux d’intérêt, la bulle immobilière pourrait bien éclater. Le marché du crédit immobilier chute fortement avec une baisse de la production qui s’accélère au second trimestre et pourrait atteindre 15% en 2022, selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Le taux moyen d’emprunt est encore faible (hors assurance), il  s’est établi à 1,4% au second trimestre, contre 1,12% au trimestre précédent. La baisse des demandes de permis atteint déjà 10 % environ. En juin, ce taux moyen d’intérêt atteint 1,52%, ce qui confirme une accélération en cours depuis mars dernier. Ce taux moyen pourrait atteindre 1,9% en fin d’année, voire 2,25% sur un scénario de rentrée plus dur en termes d’inflation.

La baisse de la production trouve une autre explication , à savoir la baisse des revenus du fait de l’inflation,  « La production recule car des ménages ne peuvent plus entrer dans le marché »,  « Les clientèles qui se présentent aujourd’hui sur le marché ont des revenus supérieurs », note l’observatoire.

Selon l’Observatoire, le revenu moyen a progressé de 4,7% entre 2021 et 2022, ce qui est une augmentation bien plus forte que celle du pouvoir d’achat. Dans le même temps, les emprunteurs réalisent des opérations immobilières plus importantes, ce qui explique la progression de près de 10% du montant moyen d’un crédit. « Nous avons rarement vu une telle évolution », souligne Michel Mouillart.

Avec des prix de l’immobilier qui ne faiblissent pas (encore), des surfaces achetées qui augmentent, et surun apport personnel qui progresse « comme jamais » – près de 17% d’une année sur l’autre », c’est bien un bouleversement du marché du crédit immobilier qui s’opère actuellement en faveur des clientèles les plus favorisées.

« La production recule parce que, peut-être, les banques respectent aujourd’hui ces recommandations, qui réduisent les possibilités d’une partie de la clientèle d’entrer sur le marché, notamment celle qui est la moins dotée en apport personnel », suggère ainsi Michel Mouillart de l’Observatoire . Avec la conjugaison de tous ces facteurs (taux, HCSF, taux d’usure, prix de l’immobilier élevé…), la clientèle modeste n’a tout simplement plus sa place sur le marché du crédit immobilier.

Il faut surtout prendre en compte la baisse des revenus faces à l’inflation qui rend les ménages insolvables et dont certains se sont engagés de façon imprudente dans des opérations immobilières

Immobilier : bientôt l’éclatement de la bulle ?

Immobilier : bientôt l’éclatement de la bulle ?

 

 

Du fait de la remontée en cours des taux d’intérêt, la bulle immobilière pourrait bien éclater. Le marché du crédit immobilier chute fortement avec une baisse de la production qui s’accélère au second trimestre et pourrait atteindre 15% en 2022, selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Le taux moyen d’emprunt est encore faible (hors assurance), il  s’est établi à 1,4% au second trimestre, contre 1,12% au trimestre précédent. En juin, ce taux moyen atteint 1,52%, ce qui confirme une accélération en cours depuis mars dernier. Ce taux moyen pourrait atteindre 1,9% en fin d’année, voire 2,25% sur un scénario de rentrée plus dur en termes d’inflation.

La baisse de la production trouve une autre explication , à savoir la baisse des revenus du fait de l’inflation,  « La production recule car des ménages ne peuvent plus entrer dans le marché »,  « Les clientèles qui se présentent aujourd’hui sur le marché ont des revenus supérieurs », note l’observatoire.

Selon l’Observatoire, le revenu moyen a progressé de 4,7% entre 2021 et 2022, ce qui est une augmentation bien plus forte que celle du pouvoir d’achat. Dans le même temps, les emprunteurs réalisent des opérations immobilières plus importantes, ce qui explique la progression de près de 10% du montant moyen d’un crédit. « Nous avons rarement vu une telle évolution », souligne Michel Mouillart.

Avec des prix de l’immobilier qui ne faiblissent pas (encore), des surfaces achetées qui augmentent, et surun apport personnel qui progresse « comme jamais » – près de 17% d’une année sur l’autre », c’est bien un bouleversement du marché du crédit immobilier qui s’opère actuellement en faveur des clientèles les plus favorisées.

« La production recule parce que, peut-être, les banques respectent aujourd’hui ces recommandations, qui réduisent les possibilités d’une partie de la clientèle d’entrer sur le marché, notamment celle qui est la moins dotée en apport personnel », suggère ainsi Michel Mouillart de l’Observatoire . Avec la conjugaison de tous ces facteurs (taux, HCSF, taux d’usure, prix de l’immobilier élevé…), la clientèle modeste n’a tout simplement plus sa place sur le marché du crédit immobilier.

Il faut surtout prendre en compte la baisse des revenus faces à l’inflation qui rend les ménages insolvables et dont certains se sont engagés de façon imprudente dans des opérations immobilières

 

Crédit immobilier : emprunts de plus en plus longs

Crédit immobilier : emprunts de plus en plus longs

Les ménages s’endettent sur 240 mois (soit 20 ans) en moyenne pour l’achat de leur logement, selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Un record historique! En 4 ans et demi, la durée d’emprunt s’est envolée de 2 ans et demi (près de 30 mois), passant de 17,5 à 20 ans. Rien qu’entre octobre et novembre 2021, elle a grimpé de 7 mois.

«Cet allongement permet d’absorber les conséquences de la hausse des prix des logements et de contenir les taux d’effort (taux d’endettement) sous le seuil des 35%, décrypte le Crédit Logement. .

Immobilier : tassement ?

Immobilier : tassement ?

Pas vraiment une baisse mais un tassement de la croissance d’après la Banque de France.

En effet la production de crédit immobilier reste à un niveau élevé au mois de septembre, selon les derniers chiffres de la Banque de France, publiés ce mercredi. La production atteint sur le mois 22,1 milliards d’euros mais le rythme de croissance annuelle de l’encours ralentit à 6,6% contre 6,7% un mois plus tôt.

Soit  une tendance « à la décélération progressive, tout en restant à un niveau supérieur à celui du début de l’année 2021  ».

La Banque souligne toujours, sur septembre, des taux historiquement bas, autour de 1,13%. Mais l’Observatoire du Crédit Logement avait de son côté pointé une moyenne des taux de 1,05% sur le troisième trimestre de cette année.

Selon les calculs des  courtiers, les taux moyens sont en hausse à 1% sur 15 ans, à 1,15% sur 20 ans et à 1,4% sur 25 ans. Mais les meilleurs profils restent toujours à des niveaux historiquement bas, sous la barre des 1%.

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