Archive pour le Tag 'toujours'

Livret A : toujours des records

Livret A : toujours des records

A la fin de l’année de l’ordre de 500 milliards auront été placés sur les différents livrets d’épargne. À noter que la même somme à peu près dort  sur les comptes courants du fait que les placements traditionnels ne rapportent plus même avec une inflation très faible. Le signe évidemment de l’incertitude qui saisit les ménages qui peuvent épargner. La crise sanitaire est pour beaucoup dans cette envolée de l’épargne qui d’une certaine manière tue la consommation et la croissance.

Ceci étant,  l’affaiblissement de la croissance était déjà perceptible fin 2019. L’environnement économique est caractérisé par un tassement conjoncturel mais aussi structurel qui remet en cause le volume et les manières de la consommation. En particulier par exemple en matière de mobilité, on assiste à une évolution des comportements plus économes en matière de déplacements et de choix des modalités de transport. La crainte justifiée d’une vague de faillites et de licenciements entretient évidemment la prudence des épargnants.

Malgré un ralentissement observé en septembre, la collecte est restée élevée avec un montant net de 1,26 milliard d’euros, a signalé ce mercredi la Caisse des dépôts qui centralise les dépôts du livret A et du livret de développement durable et solidaire (LDDS).

C’est le mois le plus faible depuis février, avant que la pandémie de Covid-19 ne frappe la France et n’engendre plusieurs mois de confinement. C’est également moins bien que les 2,25 milliards d’euros du mois d’août mais supérieur de 26% à septembre 2019, sachant que le mois de la rentrée est traditionnellement un mois de collecte faible.

La collecte sur les Livrets de développement durable et solidaire (LDDS) n’a, elle, été que de 20 millions d’euros en septembre. Pour autant, depuis 2008, les Français ont l’habitude de retirer plus d’argent qu’ils n’en déposent sur le LDDS en septembre et la performance de 2020 témoigne donc d’une collecte supérieure à la moyenne.

Additionnés, le Livret A et le LDDS engrangent une collecte nette de 1,28 milliard d’euros en septembre, et de 32,74 milliards depuis le début de l’année, ce qui est également un record.

Le Livret A finance essentiellement le logement social, tandis que le LDDS est dédié à l’économie sociale et solidaire ainsi qu’aux économies d’énergie dans les logements. À fin septembre, 443,7 milliards d’euros étaient placés au total sur les deux, soit une hausse d’environ 8% sur un an. La Caisse des dépôts (CDC) – qui centralise les dépôts du livret A et du livret de développement durable et solidaire (LDDS) - contribuera au plan de relance économique de 100 milliards d’euros du gouvernement à hauteur de 26 milliards d’euros.

Un nouveau porte-avion mais toujours seul !

Un nouveau porte-avion mais toujours seul !

 

Les industriels font le forcing pour que soit décidée assez rapidement la construction d’un nouveau porte-avions mais qui ne sera opérationnel que vers 2040 et qui en fait remplacera le Charles De Gaulle. Il s’agit sans doute d’un enjeu industriel indiscutable mais qui sur le plan de la stratégie militaire suscite évidemment des interrogations. En effet, la France va disposer après le Charles De Gaulle d’un autre porte-avions mais qui sera bien seul. En quelque sorte un porte-avions utilisable à mi-temps en raison  des opérations d’entretien.

 

. Le fleuron de la marine nationale doit en effet être régulièrement entretenu. Comme nous ne disposons que d’un porte-avions il n’y a pas d’autre solution que de compter sur la clémence de nos adversaires pour intégrer de cette indisponibilité. Il est clair que le fait de ne posséder qu’un seul porte-avions stratégiquement n’a guère de sens. après 18 mois de travaux de modernisation le Charles-de-Gaulle est reparti en mission opérationnelle avec l’ensemble de son groupe aéronaval. Après quinze ans de vie opérationnelle, le porte-avions Charles-de-Gaulle a connu une rénovation en profondeur destinée à maintenir ses performances opérationnelles jusqu’à son retrait du service actif autour de 2038.

Brexit: toujours les mêmes blocages

Brexit: toujours les mêmes blocages

L a partie de poker continue entre l’Union européenne et le Royaume-Uni. Personne ne veut quitter la table des négociations pour ne pas porter le chapeau de la rupture. Du coup, on fait semblant d’accepter des prolongations mais sur le fond les mêmes blocages demeurent. Il y a d’abord  la fameuse loi britannique qui revient sur l’accord du 31 janvier dernier ayant déterminé les conditions de sortie du Royaume-Uni. Un sérieux coup de canif dans le processus des négociations.

Trois questions fondamentales sont toujours en suspens : la question de la pêche avec le problème de l’accès des Européens dans les eaux britanniques. Une question qui pourrait éventuellement se résoudre car peu de pays européens sont réellement concernés sauf la France et d’autres. Le point d’achoppement essentiel concerne toujours la question centrale des conditions de concurrence, les moyens de contrôle et la gestion des différends.

Sur ce dernier point, la position du Royaume-Uni n’a pas changé;  elle ne veut en aucun cas soumettre aux lois et aux juridictions européennes. Pour résumer , le Royaume-Uni veut un accès au marché européen mais sans les contraintes financières, fiscales, techniques, et environnementales.

 

La partie de ping-pong se poursuit donc et devrait s’arrêter normalement à la fin du mois. Les deux parties se renvoient la balle malgré le manque de temps disponible pour arriver à un compromis, les Européens estimant un accord nécessaire avant la fin octobre pour être transposé et adopté d’ici à la fin de l’année.

À défaut d’accord de libre-échange, répète à l’envi le gouvernement britannique, il se satisferait d’un « no deal » au 1er janvier, malgré les conséquences potentiellement dévastatrices pour des économies déjà fragilisées par la pandémie, avec le rétablissement de quotas et droits de douanes entre les 27 et Londres.

Pour faire bonne figure  les négociateurs des deux camps ont affirmé leur bonne volonté dans la poursuite de cette négociation mais personne ne semble croire vraiment à une issue positive.

Législatives partielles : une participation toujours plus ridicule

Législatives partielles : une participation toujours plus ridicule

 

La participation au deuxième tour des législatives partielles est encore plus ridicule qu’au premier tour. Un premier tour qui avait enregistré une participation moyenne de seulement 20 % . Pour le second tour,  certains candidats ont logiquement disparu et certains de leurs électeurs ont décidé de s’abstenir d’autant que des  ralliements obéissent à des logiques d’appareil parfois difficilement compréhensibles. La participation aura encore baissé à moins de 20 % pour ce second tour. Cette véritable catastrophe démocratique s’inscrit dans la tendance des élections municipales qui elles avaient aussi enregistré un taux d’abstention de 60 %. Cela confirme la prise de distance de nombre d’électeurs non seulement avec les partis politiques mais aussi avec un processus démocratique qui fait surtout émerger une certaine caste qui vit bien de la politique.

Iran : Les Européens s’opposent toujours aux sanctions américaines

Iran : Les Européens s’opposent toujours aux sanctions américaines

La Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne, les trois puissances européennes signataires de l’accord de 2015 , entérinée par le nu, sur le programme nucléaire iranien, ont déclaré vendredi au Conseil de sécurité de l’Onu que la procédure initiée par les Etats-Unis pour réactiver les sanctions internationales contre l’Iran n’aurait pas d’effet.

Les Etats-Unis s’en sont retirés en mai 2018, entraînant le rétablissement puis le renforcement des sanctions américaines.

Washington réclame que les sanctions internationales soient également réactivées.

Treize membres du Conseil de sécurité de l’Onu se sont déjà prononcés le 25 août dernier contre cette démarche, selon eux non avenue dans la mesure où elle s’appuie sur une disposition de l’accord sur le programme nucléaire iranien conclu en 2015 que Washington a dénoncé trois ans plus tard.

Déficit commercial français : toujours dans le rouge

Déficit commercial français : toujours dans le rouge

Le solde des échanges de biens en juillet s’est amélioré de 1,1 milliard d’euros . Cependant le seul global pour l’année 2020 devrait être encore plus catastrophique que précédemment.

Au deuxième trimestre, le déficit commercial a atteint 20,4 milliards, un niveau inédit depuis le premier trimestre de 2011.

Rapporté au PIB, le solde commercial de la France « se détériore nettement, passant de -2,8% au 1er trimestre à -4,6% au 2e trimestre. Ce ratio se dégrade également pour l’Italie (+2,3% après +3,8%) mais c’est l’Allemagne qui enregistre le plus fort recul (+3,1% après +6,5%) », relèvent les Douanes, qui publient un supplément aux chiffres communiqués le 7 août.

En ce qui concerne la balance des paiements, qui inclut les services comme le tourisme et les flux financiers, le déficit des transactions courantes s’améliore en conséquence, de 2,4 milliards par rapport à juin, pour atteindre 6,2 milliards, selon la Banque de France. Mais si la réduction du déficit commercial a permis cette amélioration,  »les échanges de service en revanche n’ont pas renoué avec les excédents d’avant Covid, malgré une amélioration des services de voyages de 0,4 milliard d’euros ».

Sondage Coronavirus : un Français sur deux a toujours peur pour sa santé

Sondage Coronavirus : un Français sur deux a toujours peur pour sa santé

 

Selon un sondage de YouGov pour Cardiosens de début août rapportée par le JDD,  60% des personnes interrogées disent avoir eu peur, ou peur pour leur santé personnelle, sans distinction entre villes et campagne. Pour 52% des Français, cette crainte est toujours vivace.

 

La peur n’épargne aucune catégorie sociale, mais elle semble avoir été mieux maîtrisée chez les personnes les plus insérées, notent les sondeurs. D’une manière générale, 59% des personnes interrogées ont redouté de contaminer leurs entourages.

Selon ce sondage, 87% des Français ont été confinés. Si 70% n’ont pas travaillé pendant la période, lorsque l’on exclut chômeurs, retraités et inactifs, c’est en fait une personne sur deux en situation d’emploi qui travaillait. Plusieurs clivages apparaissent. Générationnel d’abord, puisque c’est parmi les 18-24 ans que le confinement strict (sans travail et sans sortie) a été le plus fréquent (45% contre 30% en moyenne).

Sur les 17% de personnes ayant télétravaillé, une sur deux devait en plus jongler avec la présence d’au moins un enfant de moins de 18 ans au domicile. Clivage social ensuite : les cadres et professions libérales, les plus nombreux à avoir continué de travailler, sont aussi ceux qui ont eu le plus eu recours au télétravail. Seuls 13% des travailleurs sont restés sur leur lieu de travail habituel, ouvriers en tête.

Le port  du masque remportait une adhésion massive de la population : 88% des personnes interrogées affirment alors le porter – y compris en extérieur pour 4 Français sur 10, même quand ce n’est pas obligatoire.

Selon ce sondage, les plus réticents au masque sont : les hommes ; la tranche d’âge des 18-24 ans ; les hommes de moins de 35 ans ; les habitants de région parisienne (en particulier ceux de Seine-Saint-Denis, un département pourtant durement frappé par l’épidémie) ; les ouvriers .

69% des personnes interrogées disent éviter les lieux bondés et 62% renforcent leur hygiène personnelle. L’application des gestes barrière croît avec l’âge et les revenus.

Autre enseignement : hormis sur le port du masque, bien partagé, un vrai rapport social à la prévention se dessine. Parmi les revenus les plus bas (de 0 à 29.999 euros), seules 59% des personnes interrogées renforcent leur hygiène personnelle, contre 72% de celles ayant les revenus les plus élevés (au-delà de 80.000 euros). Enfin, pour se prémunir, 44% des personnes interrogées déclarent… « éviter le contact avec les touristes »!

Livret A : collecte toujours très élevée en juillet en prévision de la crise économique

Livret A : collecte toujours très élevée en juillet en prévision de la crise économique

La collecte de l’épargne s’est ralentie en juillet mais demeure cependant particulièrement élevée. Au total sur les livrets d’épargne le placement atteindrait globalement environ 450 milliards. Par ailleurs à peu près la même somme reste sur les comptes courants du fait  que l’épargne de toute façon ne rapporte pratiquement rien. La preuve de l’attentisme des ménages toujours très inquiets sur la situation sanitaire et autant sur les conséquences sociaux économiques notamment concernant l’emploi et le pouvoir d’achat.

Le mois dernier, les livrets A ont observé une collecte nette – le niveau auquel les dépôts dépassent les retraits – de 1,85 milliard d’euros, selon la Caisse des dépôts, l’institution publique qui gère ce placement, le plus populaire en France avec l’assurance vie. C’est un niveau élevé pour le mois de juillet. Par le passé, il n’a été dépassé qu’à deux reprises, en 2011 et 2012, à chaque fois à plus de deux milliards d’euros.

Mais c’est un net ralentissement par rapport au mois de juin, alors que celui-ci, à quelque trois milliards d’euros, enregistrait déjà une décélération par rapport au printemps, marqué par le strict confinement imposé face à la crise sanitaire du coronavirus. Considéré comme un placement refuge, le Livret A, qui garantit un taux d’intérêt de 0,5% par an, a connu un succès historique dans le contexte d’incertitudes économiques et sanitaires, contrastant avec une forte décollecte sur les contrats d’assurance vie. Au total, depuis le début de l’année et à fin juillet, les dépôts sur les Livrets A dépassent les retraits à hauteur de 22,25 milliards d’euros, un niveau qui n’a été dépassé à cette période qu’en 2012.

Les tendances sont les mêmes si l’on prend aussi en compte le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), un autre placement géré par la Caisse des dépôts, aux côtés du Livret A. À eux deux, ils observent une collecte nette de 2,49 milliards d’euros en juillet, et de 28,61 milliards depuis le début de l’année. Le Livret A finance essentiellement le logement social, tandis que le LDDS est dédié à l’économie sociale et solidaire ainsi qu’aux économies d’énergie dans les logements. À fin juillet, 439,5 milliards d’euros étaient placés au total sur les deux.

Coronavirus : moral toujours bas

Coronavirus : moral toujours bas

.Depuis le début du confinement, l’institut de sondage BVA interroge chaque semaine les Français sur leur niveau de bien-être et de mal-être (manque de sommeil, anxiété voire état dépressif) pour le compte de Santé publique France. Bonne nouvelle : sur une échelle de 0 (pire vie possible) à 10 (meilleure vie possible), 80 % des Français donnent une note comprise entre 5 et 10 selon l’enquête, contre 66,3 % fin mars. Ils sont aussi plus de 80 % à se projeter de manière positive dans le futur.

Les résultats font clairement apparaître un avant et un après déconfinement. Les Français interrogés sont deux fois moins nombreux à se déclarer dépressif fin juin (11,2 %) qu’au début du confinement (20 % en avril). L’anxiété a aussi beaucoup baissé, passant d’un niveau important chez 26,7 % de la population en début de confinement à 15,1 % aujourd’hui. mais qu’il s’agisse du niveau de satisfaction, de la projection dans le futur, de l’anxiété ou du manque de sommeil, tous les indicateurs sont dégradés par rapport à la période pré-Covid.

Santé publique France sonde également l’évolution des comportements des Français (gestes barrières, confinement, consommation d’alcool et de tabac, alimentation et activité physique). Sur ce point, l’obligation du port du masque dans les lieux publics clos depuis le 20 juillet semble avoir porté ses fruits. « La seule mesure de prévention dont l’adoption a significativement progressé depuis (…) les 6-8 juillet est le port systématique du masque en public, relève l’étude.

Cependant les alertes du gouvernement suite à une nette reprise des contaminations ainsi que les nouvelles mesures de protection devraient porter atteintes au moral d’autant qu’il faudra aussi prendre en compte la détérioration sur le plan économique et social.

Épargne : toujours en hausse

Épargne : toujours en hausse

Preuve que les Français sont particulièrement inquiets quant à l’avenir économique et social du pays, l’épargne ne cesse d’augmenter depuis le début de la crise du Coronavirus. Le taux d’épargne qui était précédemment environ 13 % pourrait atteindre 20 % fin 2020. Au total, c’est  environ 450 milliards qui sont placés sur les livrets d’épargne et à peu près autant sur les comptes courants. Selon l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), 75 milliards d’euros auraient dû être dépensés depuis la mi-mars. Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne, estime de son côté qu’environ 100 milliards d’euros seront épargnés d’ici la fin de l’année En effet, que ce soit du côté de BPCE (Banque Populaire Caisse d’épargne) ou de BNP Paribas, pour ne citer qu’elles, les banques observent un recours aux comptes courants en nette hausse sur un an. +28% chez BPCE, +27% à la BNP. Le recours au Livret A, même à faible taux de rémunération, est lui aussi important. Sur un an, il a presque doublé, passant, sur les six premiers mois de l’année, de 11,57 milliards d’euros en 2019 à 20,41 milliards cette année.

Il y a plusieurs facteurs explicatifs à cette situation, d’abord comme déjà indiqué la crainte d’une dégradation de la conjoncture économique et sociale du fait de la crise sanitaire. La seconde raison est l’absence d’attractivité des placements possibles. L’argent dort donc sur des comptes de livrets d’épargne  très peu rémunérés ou pas du tout sur les comptes courants. Il se pourrait également qu’une partie de cette épargne corresponde à un changement de type de consommation. On le voit par exemple en matière de vêtements dont les ventes ne cessent de se tasser. Mais le phénomène pourrait bien concerner d’autres biens de consommation jugées moins essentiels que précédemment.

 

Mobiles : des zones blanches toujours délaissées

Mobiles : des zones blanches toujours délaissées

 

 

C’est le flou artistique concernant les zones blanches vis-à-vis desquelles s les opérateurs avaient accepté les contraintes du régulateur. En fait on est incapable de dire s’il y a eu ou non des progrès. De fait l’évaluation n’est pas évidente concernant la nature exacte de la couverture technique réelle . Beaucoup de couverture ne sont que partielles. De temps en temps, les utilisateurs peuvent accéder au réseau mais selon l’environnement météorologique notamment l’accès peut n’être que temporaire. Il y a les zones complètement blanches c’est-à-dire complètement dépourvues de réseaux mais surtout nombre de zones à couverture temporaire. Exemple ces régions qui reçoivent des SMS ou des messages le lendemain de leur émission ! Dans le cadre d’un accord, baptisé « New Deal », signé en janvier 2018 entre l’Etat et les opérateurs, ces derniers se sont engagés à en finir avec les zones blanches, ces territoires où le mobile ne passe toujours pas. A l’initiative des collectivités, l’Etat sélectionne régulièrement, via des arrêtés, des centaines de villages et sites à couvrir. Les opérateurs ont ensuite deux ans, au maximum, pour y installer des pylônes de téléphonie et les mettre en service. Un premier arrêté, qui prévoyait la construction de 485 pylônes, a été publié le 4 juillet 2018. Alors que la période de deux ans pour bâtir ces infrastructures s’est achevée, l’Arcep, qui doit vérifier si les opérateurs ont bien respecté leurs obligations, n’est toujours pas en capacité de vérifier si les zones blanches se sont réellement réduites.

Plan de relance européen: toujours l’impasse

Plan de relance européen: toujours l’impasse

 

Les discussions continuent depuis plusieurs jours, elles n’ont pas abouti jusque-là, elles reprendront lundi après-midi car les divergences sont encore très importantes. Les discussions butent notamment sur la répartition des fonds entre subventions (que les bénéficiaires n’auraient pas besoin de rembourser) et prêts.

Dans le projet initial, les dons devaient s’élever à 500 milliards d’euros. Mais il a été proposé de les réduire à 400 milliards, ce qui se situe à la limite de ce que Paris et Berlin sont prêts à accepter.

Les prêts du plan de relance seraient eux portés à 350 milliards d’euros, contre 250 milliards au départ, selon cette nouvelle répartition.

Ce geste en faveur des frugaux, qui préfèrent les prêts aux dons, a cependant été rejeté par les intéressés, pas disposés à aller au-delà de 350 milliards de subventions.

Face à ce blocage, M. Macron a tancé « leurs incohérences » lors du dîner dimanche soir, selon un membre de la délégation française

Il a affirmé, d’après une source européenne, que c’était la France et l’Allemagne qui allaient « payer ce plan », dans « l’intérêt de l’Europe, quand les frugaux sont égoïstes et ne font aucune concession ».

Il a fustigé le comportement du chancelier autrichien Sebastian Kurz, lorsque ce dernier a subitement quitté la table pour prendre un appel téléphonique.

Le Français a aussi comparé le positionnement du Néerlandais Mark Rutte a celui de l’ex-Premier ministre britannique David Cameron, qui a souvent adopté une ligne dure lors des sommets européens, mais a fini par perdre le référendum sur le Brexit.

Auparavant, le président du Conseil européen, Charles Michel, avait exhorté les 27 à ne pas présenter le « visage d’une Europe faible, minée par la défiance », réclamant un sursaut pour éviter un échec.

L’unanimité nécessaire des 27 Etats membres rend un accord particulièrement difficile. D’autant plus, qu’il existe d’autres points de blocage.

Parmi eux figure en bonne place le lien entre le versement des aides et le respect de l’Etat de droit, une idée particulièrement soutenue par La Haye, mais qui hérisse Budapest et Varsovie, actuellement dans le collimateur de l’UE.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban s’est vivement opposé à une telle mesure dimanche, accusant son homologue néerlandais de vouloir le « punir financièrement » et de le « détester » lui et la Hongrie.

Au cours du sommet, M. Michel a multiplié les gages en faveur des frugaux, par exemple en augmentant les « rabais » dont ils bénéficient en tant que pays qui versent davantage d’argent au budget de l’UE qu’ils n’en reçoivent.

Il a aussi tenter d’amadouer le Néerlandais Mark Rutte, qui réclame que les plans de relance nationaux présentés par chaque pays en contrepartie des aides du plan de relance soient validés à l’unanimité des 27.

Une telle configuration, qui équivaudrait de facto à un droit de veto pour chaque capitale, inquiète Rome et Madrid, qui craignent d’être soumis à un programme de réformes (marché du travail, retraites…) imposé.

Le Belge a présenté un mécanisme plus nuancé, permettant à un pays qui aurait des réserves sur le plan d’un autre Etat d’ouvrir un débat à 27.

 

Une justice de proximité (Eric Dupond-Moretti) mais toujours aussi éloignée géographiquement !

Une justice de proximité (Eric Dupond-Moretti) mais toujours aussi éloignée géographiquement !

 

Le nouveau ministre de la justice s’explique sur ce concept de justice de proximité qui en fait ne change à peu près rien. Il n’y aura pas en effet de nouveaux tribunaux de proximité délocalisés près des zones potentielles de délits. Le tribunal de proximité qui va perdurer est celui qui existe déjà (quand le tribunal de grande instance est géographiquement éloignée : l’ancien tribunal d’instance). Peut-être y aura-t-il quelques effectifs en plus mais cette annonce du Premier ministre relève surtout de la communication. En clair, une orientation sans contenu. Notons aussi que Dupond Moretti se prononce contre l’indépendance du parquet. Donc pour la dépendance vis-à-vis du pouvoir politique. On aura l’occasion de le vérifier pour les grandes affaires en cours ! ( Interview dans le JDD)

 

Vous aviez dit à la télévision – en éclatant de rire – que jamais vous ne seriez ministre de la Justice. Comment et pourquoi avez-vous changé d’avis?
Quand j’ai prononcé cette phrase, je pensais vraiment que jamais on n’aurait l’idée de me le proposer! Et quand le poste m’a été proposé, j’ai répondu à l’instinct : j’ai dit oui et j’ai réfléchi après. Un ami m’a dit : « On te donne les clés de la bagnole, il faut que tu montes dedans. » J’ai une connaissance approfondie – mais pas technocratique – de l’institution judiciaire. Je sais ce qu’elle a de bon et ce qui doit changer. J’ai accepté aussi pour des raisons ­affectives. Comme avocat, j’ai toujours défendu des hommes, pas des causes. Cette fois encore, j’y suis allé pour l’homme. Je trouve Emmanuel Macron courageux. Maintenant, c’est à moi d’agir. Je dois réussir. J’ai des idées, mais je dois les mettre en œuvre. En pensant à ça, je ne vous cache pas que j’ai eu un vertige : quand, comme moi, on doit tout à la République, ce n’est pas rien de pouvoir la servir.

Justement, qu’est-ce qui vous donnera le sentiment d’avoir réussi?
Ce qu’il faut changer dans notre justice, ça fait trente-six ans que j’y réfléchis! La difficulté pour moi, c’est d’apprendre mon ­administration et de l’apprivoiser. Elle est compétente et pleine de gens de qualité, elle peut aussi – comme toute structure – avoir ses lourdeurs. Quand je partirai, je veux laisser deux ou trois choses simples : je n’ai pas de baguette magique, mais je veux réconcilier les Français avec leur justice, leur redonner confiance. C’est pourquoi je parle d’une « justice de proximité » – ça ne veut pas dire qu’on va rétablir les juges de proximité qu’on avait supprimés [en 2017], mais qu’on va essayer d’avoir une justice qui a le souci de la proximité avec les justiciables. Il y a deux problèmes principaux : le manque de moyens et certaines mauvaises habitudes. J’aurai réussi si j’arrive à agir sur ces deux fronts.

Si ce n’est pas un retour en arrière, comment définirez-vous cette nouvelle justice de proximité?
C’est une question d’organisation. Pendant la crise sanitaire et le confinement, des magistrats se sont rendus dans les hôpitaux. Je propose que, dans certaines parties du territoire ou dans des cas particuliers, on amène le juge à se déplacer plutôt que le justiciable. Ce sera utile à tous ceux pour qui l’accès à la justice est difficile – ce sont souvent les plus démunis. La justice est au service du justiciable, non l’inverse. Il ne faut pas l’oublier.

Concrètement, quelles sont vos priorités?
J’arrive avec des rêves, mais je sais que le temps est compté – on n’est pas ministre à vie, c’est heureux. Donc j’ai hâte de passer d’une phase d’installation à une phase active. Je signerai rapidement mes premières instructions. Je veux que les hommes suspectés de violences conjugales, s’ils ne sont pas déférés, soient convoqués par le procureur et reçoivent un avertissement judiciaire solennel. On m’a déjà dit que ça pourrait heurter la présomption d’innocence : j’ai montré les dents… Il ne s’agit pas d’une condamnation ; c’est le moyen de montrer à un homme que la justice est attentive et qu’elle ne laisse rien passer. Autre exemple : je connais les prisons, j’y suis allé tant de fois comme avocat. Il y existe de bonnes pratiques pour améliorer les conditions de détention, il faut les généraliser. Les textes prévoient aussi des délégués qui, parmi les prisonniers, signalent les difficultés, les carences. C’est utile, mais il n’y en a pas partout. Ça ne coûtera rien d’en avoir dans chaque établissement.

Un conseiller serait chargé, auprès de vous, de collecter ces « bonnes pratiques ». Vous confirmez?
J’aime le bon sens. Dans notre justice, il y a le pire et le meilleur. Je dis qu’il faut en finir avec le pire et ne garder que le meilleur. Qui peut être contre? D’autant que ça ne coûte pas plus cher. Je vais pratiquer la pêche aux bonnes idées pour améliorer la justice au quotidien et, oui, j’aurai un conseiller pour ça. Dans tel tribunal, une greffière ou un magistrat a eu une idée qui fonctionne, on la fera ­remonter. D’ailleurs, nous n’avons pas assez de greffiers, je veux alléger leurs tâches pour les valoriser et qu’ils puissent répondre dans de meilleurs délais aux demandes des justiciables.

Vous citez souvent Victor Hugo : « Ouvrir une école, c’est fermer une prison ». Vous voulez moins de prisons?
Un programme de construction de 15 000 places est engagé. Mais avant de définir une politique, je veux observer l’évolution du nombre de détenus. Avec l’épidémie, nous en avons un nombre historiquement bas. S’il n’augmente pas trop, les prisons à venir permettront de soulager les prisons existantes, donc d’améliorer les conditions de détention. Mais il faut rompre avec les débats caricaturaux. La politique pénale ne repose pas sur le compassionnel ; ce n’est pas soit le tout-répressif, soit le laxisme. Le bon principe, c’est l’équilibre. La prison est un mal nécessaire, mais il faut penser à la sortie de ceux qui y sont enfermés, et qui doivent sortir moins mauvais qu’ils n’y sont entrés. Gardons aussi à l’esprit cette évidence : s’il suffisait de cogner fort pour que le crime disparaisse, on le saurait. Seuls les populistes font semblant de le croire, je n’en suis pas. Je suis un droit-de-l’hommiste et je l’assume : je ne veux plus que mon pays soit le 12e pays le plus condamné par la Cour européenne sur 47, essentiellement pour des procès jugés « inéquitables ». C’est bien qu’il faut changer quelque chose, non?

Ne risquez-vous pas le procès en angélisme?
J’entends déjà que certains me caricaturent en laxiste qui veut vider les prisons, d’autres en ultra-répressif qui veut les remplir. Je ne serai ni l’un ni l’autre. On ne fait pas une bonne justice avec de la démagogie. Il faut des principes : le contradictoire, les droits de la défense, ça ne coûte pas d’argent. Mais il faut aussi des moyens, je le mesure. Nos tribunaux ont besoin de moyens supplémentaires. Aux assises, j’ai vu un juré apporter son magnétophone parce que la cour n’en avait pas…

Vous aurez des moyens pour la justice?
C’est une nécessité, j’en aurai. Le Premier ministre l’a annoncé : le budget 2021 va accroître le rythme des créations de postes pour la Justice.

Emmanuel Macron et Jean Castex vous ont donné des assurances?
Oui, très fortes.

Le Sénat examinera la semaine prochaine un texte instaurant des mesures de surveillance pour des terroristes en fin de peine. Vous le soutiendrez?
Sur ce sujet, ma réflexion a évolué. J’ai toujours été opposé à la rétention de sûreté telle que l’envisageait le président Sarkozy, parce qu’elle envoyait en prison des individus non pour ce qu’ils avaient fait mais pour ce qu’ils seraient susceptibles de faire dans l’avenir – je ne veux pas de Guantanamo en France. Le projet dont vous parlez instaure le port du bracelet électronique pour des gens qui ont été condamnés pour des faits de terrorisme. Il ne s’agit pas d’une privation de liberté et, de toute façon, ces personnes seraient surveillées par nos services de renseignement. J’y suis donc totalement favorable. Je vous le répète, je ne verse ni dans l’angélisme ni dans le populisme. On m’a reproché d’avoir défendu le frère de Mohamed Merah. Et alors? Je l’ai fait pour défendre une certaine idée de la justice. Cet homme avait le droit d’être défendu. La différence entre la barbarie et la civilisation, c’est la règle de droit.

Êtes-vous toujours favorable au rapatriement des femmes et des enfants prisonniers en Syrie?
Oui, mais j’appartiens à un gouvernement qui défend l’idée que ces prisonniers doivent être jugés là où ils ont commis leurs actes et qui examine au cas par cas la situation des mineurs pour leur rapatriement. En tout état de cause, je serai un militant infatigable pour défendre des Français – car ils sont français qu’on le veuille ou non – qui encourent la peine de mort. Nous continuerons d’agir en ce sens auprès des pays concernés. Nous avons pris des engagements internationaux et célébrerons l’an prochain le quarantième anniversaire de l’abolition de la peine de mort en France. C’est l’honneur de notre pays.

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Un projet de révision constitutionnelle est en cours, qui pose notamment la question de l’indépendance des parquets. Êtes-vous favorable à la suppression du lien hiérarchique entre la chancellerie et les procureurs?
Non. Je crois légitime pour le gouvernement de définir et de disposer des moyens de conduire une politique pénale. Le système actuel présente deux avantages : la politique pénale est une et indivisible, les mêmes règles s’appliquent dans tout le pays ; les procureurs ont une légitimité, celle qui leur vient d’un gouvernement démocratique. Mais le pouvoir n’a pas le droit d’intervenir dans le cours des affaires. Pour la nomination des procureurs, le ministre suit les avis du Conseil de la magistrature ; c’est déjà la pratique, mais il y a eu quelques entorses par le passé. Pour que ce ne soit plus possible, je veux graver cette règle dans le marbre de la Constitution.

L’affaire visant François Fillon a relancé le débat sur l’information du Garde des sceaux dans les enquêtes en cours. Comptez-vous être informé des dossiers sensibles?
Bien sûr. Il est normal que le gouvernement soit informé d’affaires qui ont une certaine résonance. Mais la loi interdit au ministre de la Justice, et c’est heureux, de donner des instructions aux ­procureurs. On est bien loin de ces vieux films en noir et blanc où le ministre s’adresse à un procureur tremblant et au garde-à-vous. Je m’interdirai toute intervention.

Faut-il séparer les carrières des magistrats du siège et du parquet?
Je le voudrais, mais je n’en aurai pas le temps dans cette mandature. C’est pourtant un gros problème. J’ai connu un président de cour d’assises qui disait : « La justice est le seul sport où l’arbitre porte le même maillot qu’un des joueurs. » Il y a un autre sujet qui me tient à cœur, c’est la lutte contre le corporatisme qui nuit à la justice. Je voudrais transformer l’École nationale de la magistrature en une école unique mêlant la formation des magistrats et celle des avocats. Mais ce chantier prendrait lui aussi trop de temps. Nous avons six cents jours. Pour agir concrètement, je dois être pragmatique.

Faut-il accorder plus de place à la défense dans la procédure pénale?
La justice s’est bunkerisée. Dans mon ancien métier, j’ai vu des petits cartons sur les portes où il était inscrit : « Le juge ne reçoit pas les avocats. » C’est absurde. Il faut revenir à une justice plus fluide, à des rapports pacifiés entre juges et avocats. Je ne peux pas l’ordonner, mais je peux le suggérer fortement, par circulaire. Le procès équitable, c’est le contraire de la guerre.

Dans votre discours d’installation, vous avez déclaré que les enquêtes préliminaires devaient « rester préliminaires ». Allez-vous prendre aussi une circulaire en ce sens?
J’ai demandé à mon administration de me faire des propositions. Quand certaines enquêtes s’éternisent en interdisant le contradictoire mais en s’accompagnant de violations ciblées du secret, au profit parfois de quelques journalistes, il y a de quoi s’inquiéter.

Justement, on vous prête l’intention de renforcer le secret de l’instruction. Est-ce exact?
Quand une démocratie devient une dictature, les premières cibles sont les journalistes et les avocats. Je suis très respectueux du travail de la presse et du secret des sources. Mais le fait que le secret professionnel des avocats ne soit plus protégé me désespère. J’entends y remédier. Je souhaite qu’une réflexion s’engage sur ces sujets. J’y associerai évidemment les journalistes.

D’autres affaires – dont celle dans laquelle les fadettes de plusieurs avocats ont été scrutées, y compris les vôtres – mettent en cause le fonctionnement du parquet national financier. Faut-il le supprimer?
L’inspection générale de la Justice a été saisie. J’attends ses conclusions. Je m’engage à les rendre publiques, quels qu’en soient les termes.

La commission parlementaire sur l’indépendance de la justice demande une autre inspection, sur d’éventuels dysfonctionnements du parquet de Nanterre dans l’enquête visant le député Thierry Solère. Y êtes-vous favorable?
Je n’ai pas été saisi personnellement. Je me prononcerai quand j’aurai pris connaissance du ­dossier.

Vous avez souvent souhaité, comme avocat, un système de responsabilité pour les magistrats. Allez-vous le mettre en œuvre?
L’indépendance ne permet à aucun magistrat de s’affranchir de nos règles. L’indépendance n’a de sens que si elle s’inscrit dans l’impartialité et, dès lors, elle n’exclut pas la responsabilité. C’est un chantier que je veux engager, dans la concertation avec les magistrats.

Une réforme de la justice des mineurs figure-t-elle à votre programme?
Une réforme est déjà en cours devant le Parlement. Je souhaite une justice des mineurs plus rapide et plus efficace. Quand un gamin est poursuivi régulièrement pour de petits délits, des dégradations et des incivilités, il doit être traduit immédiatement devant un juge, et le lendemain il va repeindre les murs d’une gendarmerie ou d’un commissariat. Il n’est pas normal non plus qu’on puisse être arrêté mineur et jugé à 22 ans! Et je souhaite que les mineurs qu’on enferme ne sortent pas, à 17 ou 18 ans, avec pour idole un islamiste ou un caïd. Il faut inventer un modèle alternatif pour ceux qui le méritent. Je travaille à des solutions.

Votre entrée au gouvernement est-elle le début d’une carrière politique?
À 59 ans, c’est un peu tard pour faire carrière! J’étais très heureux dans mon métier d’avocat. Je change complètement de vie. Je le fais exclusivement parce que je suis porté par la haute idée que j’ai de la Justice.

Une dette doit toujours être remboursée (Moscovici)

Une dette doit toujours être remboursée (Moscovici)

 

« Je ne crois pas à la dette perpétuelle », a déclaré Pierre Moscovici. Ancien patron de Bercy, puis commissaire européen chargé de veiller au bon respect des règles budgétaires communes, Pierre Moscovici s’est exprimé publiquement ce dimanche pour la première fois depuis sa nomination au poste de président de la Cour des comptes , le 3 juin, dans l’émission « Le Grand Rendez-Vous » Europe 1 – « Les Echos » – CNews. Il en a profité pour préciser son rôle à la tête de l’institution . « Je ne serai ni le Père Fouettard, ni un panier percé », a-t-il lancé en insistant sur le fait que la Cour doit, selon lui, « d’abord assurer son métier » et « aussi avancer avec son siècle et se mettre dans le tempo de la décision publique ».

 « Pour moi, il y a deux boussoles. Est-ce que la dépense publique est intelligente ? Est-ce que la dette publique est soutenable ? » a développé Pierre Moscovici. S’il a reconnu que les finances publiques ne peuvent plus être abordées de la même façon dans le contexte actuel de crise sanitaire et économique, il a néanmoins estimé qu’une dette doit in fine être toujours remboursée. « Je ne crois pas à la dette perpétuelle, celle qui finit par s’annuler », a-t-il martelé. Le niveau de la dette française estimée à près 120 % du PIB avec les plans d’aides est « déjà très élevé », a pointé Pierre Moscovici.

Il a néanmoins fait preuve d’un brin d’optimisme en jugeant que la prévision du gouvernement d’une croissance en chute de 11 % « est un peu prudente », tout comme celle portant sur les destructions d’emplois à 1,2 million qui « est très élevée »« On pourrait espérer que cela soit un tout petit peu mieux. »

Il a par ailleurs rappelé son « devoir d’indépendance et d’impartialité » comme président de la Cour des comptes mais a précisé que l’institution « est disponible pour apporter son appui et son expertise à tous les débats »« La réforme, dans ma jeunesse, c’est quelque chose qui faisait penser à un progrès. Petit à petit, elle est devenue le symbole d’une punition, d’une purge », a-t-il regretté.

l’OPEP+, : encadrement du pétrole toujours en question

l’OPEP+, : encadrement du pétrole toujours en question

 

 

Pour tenter d’ajuster le bon volume de production à une demande en net fléchissement, les membres de l’organisation OPEP plus n’en finissent pas de se réunir pour trouver le bon volume de production à une demande en nette fléchissement. Les prix du pétrole ont enregistré des mouvements de yo-yo en particulier à la baisse et les prix sont encore inférieurs de 40 % à ce qu’ils étaient au début de l’année. Le signe que la demande est encore inférieure à l’offre.

Pourtant les producteurs ont réduit leur production de 9,7 millions de barils par jour (bpj) depuis début mai, une baisse sans précédent qui équivaut à 10% de l’offre mondiale totale et vise à favoriser le rebond des prix du brut.

Le groupe a convenu au début du mois de prolonger cet accord jusqu’à la fin juillet; sa production devrait ensuite n’être plus réduite que de 7,7 millions de bpj jusqu’en décembre. Le problème principal est d’obtenir le respect de ses quotas de production par la majorité des producteurs certains ont un besoin urgent des ressources du pétrole qui parfois représente la quasi-totalité de leurs ressources financières.

Aucune recommandation n’a été faite à l’issue de la réunion, même si le comité a prié certains pays, l’Irak et le Kazakhstan notamment, de se conformer davantage au quotas qui leur ont été attribués.

La date de la prochaine réunion du Comité ministériel conjoint de surveillance (JMMC) a par ailleurs été fixée au 15 juillet. Le JMMC y débattra alors des coupes dans les pompages pour le mois d’août. De toute façon en l’état des incertitudes économiques, voire même des menaces potentielles pour une résurgence d’un nouveau Corona virus il est difficile de faire des projections. On peut effectivement se fonder sur une baisse de croissance mondiale comprise entre 7 et 10 pour cent. Rien n’est sûr dans ce domaine et surtout on pourrait constater de nombreuses dispersions autour de cette moyenne care les pays n’ont pas été affectés de la même manière ni sur le plan sanitaire ni sur le plan économique.

Sur le marché pétrolier, le cours du baril de Brent évoluait jeudi légèrement autour de 41,36 dollars. Il a repris plus de 150% par rapport à son plus bas de la mi-avril (15,98 dollars) mais reste inférieur de près de 40% à son niveau du début de l’année.

Les restrictions toujours valables pendant le déconfinement

Les restrictions toujours valables pendant le déconfinement

L’interdiction des rassemblements de plus de dix personnes sur la voie publique, imposée dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire (en vigueur jusqu’au 10 juillet), n’est pas remise en question. Lors de cette phase 3 du déconfinement, « il faudra continuer d’éviter au maximum les rassemblements, car nous savons qu’ils sont les principales occasions de propagation du virus, a martelé Emmanuel Macron dimanche. Ils resteront donc très encadrés. »

Toutefois, samedi, le Conseil d’Etat a autorisé à nouveau les manifestations « soumises à l’obligation d’une déclaration préalable ». Les participants doivent respecter les gestes barrières et ne peuvent être plus de 5 000. Cette décision ne concerne pas les autres types de rassemblements.

Les sports collectifs et de contact toujours interdits 

Il n’y a eu aucune annonce concernant les sports collectifs et les sports de contact. On peut donc considérer que leur pratique est toujours interdite, jusqu’au 22 juin minimum.

Le protocole sanitaire est toujours en vigueur

Les cafés et restaurants d’Ile-de-France, désormais en zone verte, peuvent rouvrir leurs portes depuis lundi. Mais ils doivent, comme les autres établissements du territoire, observer un protocole sanitaire strict : pas plus de dix clients par table, un mètre entre chaque table, port du masque obligatoire pour le personnel en cuisine et pour les clients lorsqu’ils se déplacent à l’intérieur de l’établissement.

Dans les écoles et collèges en revanche, les mesures de distanciation sociale seront « allégées » à partir du 22 juin, a annoncé le ministre de l’Education nationale. Le principe de 4m2 par élève fait place à un autre « beaucoup plus souple, avec un mètre latéral entre chaque élèveCeci nous permet d’accueillir tous les élèves », a précisé Jean-Michel Blanquer sur Europe 1, lundi.« L’observation d’une distanciation physique d’au moins un mètre s’applique uniquement dans les salles de classe et tous les espaces clos, entre l’enseignant et les élèves ainsi qu’entre chaque élève lorsqu’ils sont côte à côte ou qu’ils se font face », explique un décret publié lundi matin.

Les visites à l’hôpital restent limitées

Emmanuel Macron a annoncé que les visites seraient  »autorisées » dès lundi dans les maisons de retraite et les Ehpad. En revanche, le chef de l’Etat n’a pas évoqué le cas des hôpitaux, où les visites sont, en théorie, interdites depuis la mi-mars dans tous les services.

 

Pétrole : toujours au plus bas

Pétrole : toujours au plus bas

Le marché mondial du pétrole est toujours au plus bas, montre l’indice de la reprise « Kayrros-EYConsulting » mis au point pour « Les Echos » à partir du décryptage des images satellite. Les gigantesques stocks qui se sont accumulés aux quatre coins du monde ne refluent plus, malgré le rebond de la consommation de carburants due au déconfinement.

Le déficit: la France dans le rouge depuis 2018

Le déficit: la France toujours  le rouge depuis 2018

 

La situation sanitaire exceptionnelle aura permis de jeter un voile pudique sur une situation financière française qui  pu justifier des sanctions de la part de Bruxelles. Certes des progrès ont été réalisés en 2018 et 2009 mais bien en dessous des objectifs. On devait en effet dans chaque État de l’union européenne réduire le déficit de 0,5 % par an . Or la France n’a pratiquement rien réduit en 2018 et 2019. Pour 2020 ce sera évidemment la grande dérive. Il faut s’attendre à un déficit de -10 % qui correspond évidemment à la situation exceptionnelle que nous connaissons . Faute de ressources propres suffisantes, la France va recourir très largement aux emprunts qui seront nécessaires pour combler l’insuffisance de ressources fiscales (la perte de richesse nationale calculée sur le PIB  atteindra de l’ordre de 240 milliards d’ou mécaniquement une baisse des ressources fiscales). Par ailleurs, il faudra  ajouter toutes les dépenses nécessaires au financement de la crise sanitaire mais aussi au sauvetage économique des entreprises .

Une dette de 98,1 % du PIB fin 2019, largement au-dessus de la limite des 60 % inscrite dans les traités, dont l’excès est rappelé à nouveau en conclusion de l’étude. « La France n’a pas fait suffisamment de progrès pour atteindre l’objectif de réduction de la dette en 2019 », insiste Bruxelles.

Pour l’instant compte tenu de l’urgence de la crise sanitaire et du tsunami économique qui se profile, la commission fait preuve d’une grande tolérance et renvoient à plus tard les procédures de mise en garde et de sanction des états trop laxistes en matière budgétaire et l’endettement

 

 

Coronavirus : des moyens, toujours insuffisants (collectif Inter-Urgences)

Coronavirus :  des moyens, toujours insuffisants (collectif Inter-Urgences)

Sur franceinfo Juliette Richard, infirmière aux urgences pédiatriques de Robert Debré, membre du collectif Inter-Urgences alerte encore sir le manque de considération et de moyens;

 

Êtes-vous favorable à la création d’un fonds d’indemnisation pour les victimes professionnelles et bénévoles du Covid-19 ?

 

Juliette Richard : On est favorable à cette demande. Mais cela fait plus d’un an qu’on réclame des moyens. Pour le personnel médical hospitalier, c’est une demande de revalorisation salariale pérenne qui est souhaitée et nécessaire. Lorsqu’une énorme partie des services d’urgence avait fait la grève, il avait été proposé par Agnès Buzyn quelques petites primes qui allaient à peine jusqu’à 300 euros. Dans mon service de pédiatrie, on a reçu à peine 15 euros sur les 300 promis. Il y a une certaine frustration de ce côté-là. Il avait aussi été question d’une demande de revalorisation salariale puisqu’apparemment, on avait beaucoup de mal à recruter. Une autre proposition de Madame Buzyn, de l’ordre de 800 euros, encore sous forme de primes, avait été faite en début d’année. Mais elle ne concernerait que 15% du personnel. Les avancées financières ne sont pas là.

Avez-vous des nouvelles de la prime allant jusqu’à 1 500 euros devant être versée fin mai aux soignants en première ligne ?

Apparemment, les consignes pour le versement de cette prime ont été données tardivement aux services de paie, et on parle plutôt de fin juin. On ne comprend pas bien pourquoi, au niveau du décret concernant les Ehpad, il y aura une prime de 1 500 euros en zone difficile et 1 000 euros pour les autres zones. Même au niveau des professionnels hospitaliers, il y a des disparités. L’autre difficulté, c’est que ces primes, on sait quand on les touche que lorsque l’on reçoit leur notification par enveloppes, fermées et distribuées. Dans ce courrier est inscrit les calculs de répartition, que l’on n’arrive pas à comprendre. Un collègue peut bénéficier de cette prime, l’autre pas, au sein du même hôpital. Et ça créé un sentiment d’injustice. Surtout que je rappelle que les primes ne comptent pas pour notre retraite, et ça nous inquiète. On demande une revalorisation salariale pérenne de 300 euros par mois. Ça reste tout à fait raisonnable par rapport à la classification des salaires infirmiers en Europe.

Avec cette pandémie, il n’y a pas eu d’électrochoc et de prise de conscience quant à la situation des hôpitaux en France ?

Je pense qu’une prise de conscience a été faite au niveau des citoyens, qui nous comprennent et sont de manière générale très avenants. Les comportements ont changé au niveau des patients. Il y a une reconnaissance, un respect et une tolérance qui ont pu s’affirmer. Les gens sont plus patients. Avant, aux urgences, ils étaient agressifs mais là, ils sont plus apaisés, plus tranquilles. En revanche, je ne suis pas certaine qu’il y a eu une réelle prise de conscience du gouvernement. Ces demandes de revalorisation salariale, de lits supplémentaires et de personnel pour pouvoir gérer les vagues qui peuvent arriver n’étaient pas là par hasard. On l’avait pensé, on l’avait prédit. Avant de penser à un fonds d’indemnisation, il faut déjà repenser globalement l’hôpital et revaloriser les salaires. Et je ne parle pas que des urgences, mais des infirmiers et aides-soignantes de tous les services hospitaliers, parce que franchement, nos efforts sont quotidiens. Ils sont annuels, pas que en temps de grippe, de bronchiolite ou de Covid-19. Mais malheureusement, j’ai peur que cette pandémie donne envie à beaucoup de bons éléments du monde de l’hôpital de partir à cause de nos conditions de travail, et ce manque de revalorisation salariale.

Déforestation en Amazonie : toujours pire

Déforestation en Amazonie : toujours pire

 

 

 

Non seulement Bolsonaro le dictateur fou du Brésil montre le plus grand mépris vis-à-vis de la crise sanitaire mais il profite de la situation pour discrètement accélérer le processus de déforestation de l’Amazonie au profit de l’agriculture et de l’exploitation minière De fait, la déforestation en Amazonie brésilienne a atteint un nouveau sommet au cours des quatre premiers mois de l’année, selon des données publiées vendredi par l’Institut national de recherche spatiale du Brésil (INPE), qui utilise des images satellites pour suivre la destruction: ce sont 1202 kilomètres carrés de forêt qui ont disparu de début janvier à fin avril 2020.

Cela représente une augmentation de 55% par rapport à la même période de l’année dernière, la plus élevée depuis que ces observations mensuelles ont commencé, en août 2015.

Ces chiffres soulèvent de nouvelles questions sur la façon dont le Brésil protège sa part de la plus grande forêt tropicale du monde sous le président d’extrême droite Jair Bolsonaro, un climato-sceptique notoire qui préconise l’ouverture des terres protégées à l’exploitation minière et à l’agriculture.

« Malheureusement, il semble que ce à quoi nous pouvons nous attendre cette année, ce sont des incendies et une déforestation record », a déclaré Romulo Batista, militant de Greenpeace, dans un communiqué.

En 2019, pour la première année de Jair Bolsonaro dans ses fonctions, la déforestation a grimpé de 85% en Amazonie brésilienne, avec la destruction de 10.123 kilomètres carrés de verdure. Cette dévastation, à peu près de la taille du Liban, avait créé un émoi mondial quant à l’avenir de la jungle, considérée comme vitale dans la lutte contre le changement climatique.

Notons que les incendies qui contribuent à la déforestation sont souvent causés par des fermiers illégaux et des éleveurs qui abattent des arbres puis les brûlent,

 

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