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Des neurones toujours fabriqués à l’âge adulte

Des neurones toujours fabriqués  à l’âge adulte

De quoi rassurer même certains politiques ! France info nous apprend que les adultes  produisent des neurones une fois l’adolescence terminée. C’est ce qu’affirment des chercheurs spécialisés en neuropathologie et en biologie moléculaire de l’université de Madrid (Espagne) dans une étude publiée le 25 mars 2019 dans la revue Nature Medicine. Selon ces scientifiques, la fabrication des neurones, un processus appelé la neurogénèse et qui a lieu dans le cerveau persiste tout au long de la vie. Pour arriver à ce constat, les chercheurs ont travaillé sur des tissus cérébraux de 13 donneurs décédés, en bonne santé neurologique et âgés de 43 à 87 ans au moment du décès. Ils ont mis ces échantillons au contact d’une molécule fluorescente capable de se fixer spécifiquement aux neurones immatures. Résultat : des dizaines de milliers de cellules ont fixé cette molécule dans l’hippocampe, une région du cerveau impliquée notamment dans la mémorisation. Des observations de ces cellules au microscope ont permis aux chercheurs de vérifier qu’il s’agissait bien de jeunes neurones, et ce même dans les échantillons issus des donneurs les plus âgés.

Plus précisément, l’échantillon du plus jeune donneur décédé à 43 ans contenait environ 42.000 neurones immatures par millimètre carré de tissu cérébral. Ce chiffre diminuait de 30% pour le donneur le plus âgé décédé à 87 ans, soit près de 30.000 neurones par millimètre carré. Qu’en concluent les chercheurs madrilènes ? Que leurs travaux soutiennent bien l’hypothèse selon laquelle la neurogénèse décline avec l’âge mais ne s’arrête jamais complètement… au moins jusqu’à l’aube des 90 ans. Un second résultat dévoilé par cette étude concerne la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs ont en effet réalisé les mêmes expériences sur des tissus cérébraux de 45 personnes atteintes de cette maladie neurodégénérative et décédées entre 52 et 97 ans. Ils ont alors observé que plus la maladie est avancée, moins le cerveau compte de neurones immatures : les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer auraient ainsi 30% de jeunes neurones en moins que les personnes du même âge et en bonne santé neurologique. Si cette observation ne peut être interprétée comme un lien de cause à effet entre le déclin de la neurogénèse et la maladie d’Alzheimer, elle ouvre tout de même de nouvelles pistes de recherche pour combattre cette pathologie.

Croissance : L’industrie européenne toujours dans le rouge

Croissance : L’industrie européenne  toujours dans le rouge

La situation de l’industrie européenne n’a jamais été aussi grave depuis 2013. Elle enregistre en effet une nette baisse à 47,7. Selon le dernier indice PME Markit. En cause évidemment le ralentissement des échanges internationaux et notamment le conflit commercial entre la Chine et les États-Unis. Une fine dans la croissance se tasse aussi. S’ajoutent à cela des facteurs explicatifs spécifiques à l’Europe avec les incertitudes concernant le break site mais d’une façon générale la montée des populismes dans la plupart des pays de l’union européenne. Pour le premier semestre la tendance devrait être dans l’industrie  Pour l’économiste Chris Wllliamson, « les risques baissiers se sont intensifiés en mars, les indicateurs prospectifs de l’enquête suggérant un renforcement de la contraction au deuxième trimestre». De son côté, l’économiste en chef chez Ostrum Asset Management, Philippe Waechter explique que  »pour la zone Euro, l’indice n’a pas été aussi bas depuis juin 2013 mais à l’époque le mouvement était haussier alors qu’ici, il traduit une détérioration de l’activité [...] L’activité manufacturière ralentit un peu plus vite qu’attendu en zone euro. Le choc externe du commerce mondial est violent et persistant. La politique économique de la zone Euro est insuffisante pour y faire face. Préoccupant pour l’activité à venir ». Ce sont les Allemands qui ont connu la plus faible performance de l’indicateur manufacturier avec un repli qui entraîne un plus bas de plus de six ans et demi. Depuis plusieurs mois, l’industrie automobile outre-Rhin connaît de vraies difficultés liées notamment à la baisse de la demande internationale et au renforcement des normes contre la pollution à l’échelle du Vieux continent. La première puissance économique européenne est suivie de l’Italie. Pour l’économiste de Markit Amritpal Virdee, les dernières données PMI relatives à l’industrie manufacturière en Italie signalent une industrie en mauvaise santé.

« La production, le nombre de nouvelles commandes, les ventes à l’exportation, l’emploi et l’activité des directeurs d’achat sont tous au plus bas, avec pour tous les secteurs une contraction la plus rapide depuis six ans ».

Si l’économie de la péninsule possède de nombreux atouts comme le rappelle une étude de l’OCDE publiée ce lundi, la situation s’est fortement dégradée ces derniers mois. Pour 2019, l’organisation prévoit une récession avec un PIB à -0,2% pour l’année.

« Le PIB par habitant se situe peu ou prou au même niveau qu’il y a 20 ans, et le taux de pauvreté demeure élevé, notamment parmi les jeunes. »

« La faiblesse de la croissance de la productivité et l’ampleur des inégalités sociales et régionales constituent des problèmes de longue date, auxquels il faut s’attaquer vigoureusement. Le niveau de la dette publique demeure élevé, à 134% du PIB, et constitue une source de risques », expliquent les économistes de l’institution internationale.

Les difficultés s’accumulent en France

En France, la conjoncture du secteur industriel s’est également détériorée en mars après avoir connu une période plus favorable en début d’année. De nombreux sites industriels ont traversé de véritables épreuves pendant des mois sans vraiment se relever

D’après les derniers résultats de l’enquête de Markit sur l’économie hexagonale, l’indice PMI des directeurs d’achat s’est replié de 51,5 en février à 49,7. Cet indicateur, qui prend en compte les nouvelles commandes, la production, l’emploi, les délais de livraison des fournisseurs et les stocks des achats, a connu sa première contraction depuis décembre 2018. Un niveau inférieur à 50 signale un repli de l’activité, tandis qu’une valeur supérieure à cette limite traduit une expansion. Le cabinet explique cet infléchissement par « un retour à la baisse de la production et des nouvelles commandes ainsi que du plus fort recul des ventes à l’export depuis trois mois ». Les résultats de l’enquête indiquent que cette baisse de la demande est particulièrement visible dans l’industrie automobile et le commerce de détail.

Ce coup de mou a eu des répercussions sur l’emploi.

« La baisse de la production a incité les fabricants français à limiter les créations de postes en mars, l’emploi ne progressant ainsi que très faiblement, et à son rythme le plus faible des trois derniers mois d’expansion », explique Markit.

Si la baisse de l’inflation a profité aux industriels français, cela n’a pas empêché une hausse des coûts de production avec le niveau encore soutenu des prix des matières premières.

Concernant les perspectives, les entreprises se montrent optimistes pour les douze prochains mois sur l’évolution de l’activité. En revanche, l’enquête de Markit signale une érosion de la confiance qui atteint un plus bas de trois mois en mars.

« Les répondants se disant préoccupés par la faiblesse de la demande sous-jacente. »

Pour Eliot Kerr, « les derniers résultats de l’enquête sont d’autant plus inquiétants que les mouvements sociaux se poursuivent. Les manifestations des gilets jaunes empêchent tout rebond de la demande intérieure tandis que les conditions sur les marchés étrangers restent très difficiles, les nouvelles commandes à l’export diminuant en effet pour le septième mois consécutif. »

La morosité de la croissance du secteur industriel européen s’explique en partie par un net ralentissement des échanges mondiaux. Les répondants à l’enquête se disent « en effet préoccupés par les guerres commerciales, la hausse des droits de douane, l’incertitude politique croissante, le Brexit et -sans doute le facteur le plus important – les prévisions de détérioration de la conjoncture économique tant sur les marchés intérieurs qu’à l’étranger ».

Les dernières prévisions de la direction générale du trésor (DGT) publiées la semaine dernière laissent entrevoir un essoufflement des échanges dans les prochains mois. Ainsi, les économistes de Bercy prévoient que la croissance des échanges commerciaux mondiaux passeraient de 5,8% en 2017 à 4,5% en 2018 et 3% en 2019.

Télés info continue : toujours trop de discussions de bistrot

 Télés  info continue : toujours  trop de discussions de bistrot

On a  confirmation tous les jours  de la médiocrité  de la plupart des chaines d’information en continu. Des chaines qui diffusent des images  avec des commentaires approximatifs, contradictoires voire fantaisistes.  Et quand on invite une gilet jaune, c’est  encore pire car on tombe alors dans la caricature du tribunal des « élites » forcément légitimiste. En cause   sans doute, le côté répétitif des infos toutes les heures ou les demi-heures. Mais aussi une ligne éditoriale qui s’appuie sur des plateaux télé composés souvent de pseudos experts et  de vieilles barbes qui ont tendance à radoter. On comprend évidemment les difficultés à trouver l’équilibre économique car les bons journalistes, les bons animateurs et les bons intervenants ont un prix. Alors trop souvent on fait appel à des intervenants gratuits, facilement disponibles avec un très fort pourcentage de vieux experts, souvent grassouillets à force de fréquenter les dîners mondains,  qui radotent et où qui n’ont pas produit d’études, de recherche plus généralement de travaux pratiques depuis plusieurs dizaines d’années ( de temps en temps un bouquin écrit en fait par un thésard ou un nègre!). On complète avec un deux personnes  sans aucune compétence, un sociologue, un journaliste, un écrivain, un cinéaste ;   il ne manque plus que Madame Soleil !    .Trois chaînes d’info dominent. Il y a BFM, LCI et C news. France Info présentant la particularité d’être un peu trop le copier coller de la radio.  Sur les chaînes généralistes, l’audience peut tourner pour la meilleure autour de 5 millions de téléspectateurs, celle de la meilleure chaîne d’info continue atteint 250 000 pour BFM autour de 200 000 pour LCI et encore moins pour C news. BFM domine et de loin en audience et en qualité de programme. En cause sans doute,  les compétences des animateurs comme par exemple Ruth Elkrief  tandis que Poivre d’Arvor sur LCI se montre toujours aussi nonchalant et Laurence Ferrari toujours aussi approximative. Les chaînes d’info peinent donc à trouver leur public car le plus souvent elles ne font que délayer de façon un peu médiocre, BFM excepté mais pas toujours, les grands thèmes traités par les généralistes. Beaucoup de choses méritent d’être revues : les formats, les animateurs et les intervenants. Dommage parce que ces chaînes ont au moins l’avantage de disposer de temps pour traiter de manière approfondie les problématiques.

La popularité de Macron : toujours très basse à 30%

La popularité de Macron : toujours très basse à 30%

 

 

Un sondage qui en quelque sorte contredit ceux  des organes de presse (JDD, Paris match et Europe 1 notamment détenus par Bolloré et Lagardère, deux des plus fidèles supporters de Macron. En effet, les médias des deux grands patrons n’avaient cessé d’annoncer une remontée spectaculaire de Macron d’au moins six points depuis le début de l’année. Des sondages sans doute bidonnés  pour faciliter la remontada de Macon. Or dans un récent sondage de BVA pour La Tribune-Orange-RTL,  » les bonnes opinions à l’égard d’Emmanuel Macron continuent de baisser chez les habitants de communes rurales (- 3 pts à 22%) et périurbaines (-6pts à 22%) alors qu’elles progressent chez les habitants de grandes agglomérations (+2pts à 37%) » souligne BVA. (Crédits : Philippe Wojazer)L’enquête mensuelle réalisée par BVA pour La Tribune-Orange-RTL indique que 30% des Français ont une opinion favorable d’Emmanuel Macron contre 31% en janvier. Pas vraiment la preuve que Macon remonte dans tous les sondages. . D’après le dernier baromètre réalisé par BVA pour La Tribune, Orange et RTL, la part des Français ayant une bonne opinion d’Emmanuel Macron se stabilise à 30% contre 31% le mois dernier. A l’opposé, la proportion de répondants ayant un jugement défavorable s’élève à 69%, au même niveau qu’en janvier.

Au classement des personnalités, l’ancien ministre de la Transition écologique et des solidarités, Nicolas Hulot, arrive en tête du podium. 40% des personnes des personnes interrogées souhaitent ainsi que l’ancien présentateur de télévision ait davantage d’influence dans la vie politique française. Arrivent ensuite, Alain Juppé (29%, – 5 points) qui vient d’annoncer sa démission de la mairie de Bordeaux pour rejoindre le Conseil constitutionnel, et le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand (28%). L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy gagne également de la popularité chez les Français avec 27% d’opinions favorables (+3 points). Enfin, Marine Le Pen reste stable dans le dernier baromètre à 26%.

Du côté des partis politiques, Europe-Ecologie-Les Verts figure en tête du classement (45% de bonnes opinions). Loin derrière, le parti écologiste est suivi par République en Marche (33%) et les Républicains (27%). A l’opposé, le parti de Nicolas Dupont-Aignan Debout la France (20%), Générations (15%) de Benoît Hamon ou les Patriotes (13%) de Florian Philippot sont en bas  de tableau.

(*)Méthode : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 20 au 21 février 2019. Echantillon de 1012 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage et de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération.

Sondage- les Gilets jaunes : soutien toujours majoritaire

 

 

En dépit du tassement régulièrement observé lors des manifestations des gilets jaunes, le soutien de l’opinion publique est toujours majoritaire. Ce qui constitue sans doute la caractéristique principale de ce mouvement. Au départ lors des premiers samedis, le soutien tournait autour de 70 % des Français. À partir de début janvier,  ce soutien est tombé autour de 57 % entre parenthèses 55 % pour le 5 février). Un phénomène qui est analysé par Jérôme Fouquet, expert en sondages dans Atlantico

 

 

Derrière le rebond au sein des enquêtes de popularité, et le succès présenté des premières étapes du grand débat, ne peut-on pas voir un risque, pour le gouvernement, de penser que la séquence s’achève alors que la sympathie et le soutien au mouvement des Gilets jaunes reste majoritaire au sein de la population Française?

Jérôme Fourquet : Le président de la république, dans son allocution du 10 décembre avait indiqué que nul ne sortirait indemne de cette crise et il s’appliquait ce constat à lui-même, mais comme tout être humain, une fois le danger partiellement écarté, la lucidité qui peut prévaloir au moment aigu de la crise, les résolutions peuvent être remises à plus tard. Compte tenu du fait que d’une part la mobilisation des gilets jaunes sur le terrain semble marquer le pas avec deux samedis de suite un nombre de manifestants moins importants, compte tenu du fait que hors des « actes » on entend moins parler d’actions coup de poing des gilets jaunes, le gouvernement peut penser que le plus dur est passé et que la crise est derrière nous.

D’une part le grand débat semble monter en puissance avec milliers de réunions sur le terrain, décentralisées, qui se passent bien à l’initiative des élus locaux, on a également des déplacements qui s’enchaînent pour le président, ses ministres, les choses se passent bien, les images renvoyées aux médias sont positives et à les commentateurs saluent les prestation du président. Enfin, les sondages montrent un rebond significatif sur la cote de popularité du président (IFOP) mais aussi des sondages plus politiques comme les intentions de votes pour les élections européennes et présidentielle (sondage Marianne) ; toutes ces études indiquent une reprise du terrain par Macron et sa majorité.

La tentation est donc grande pour l’exécutif de considérer que le pire est derrière eux et qu’ils peuvent reprendre le cours normal des événements. Évidemment, l’alerte a été très sérieuse, donc on peut penser qu’un certain nombre d’enseignements seront tirés au plus au niveau car les institutions elles-mêmes ont été très fortement déstabilisées. L’édifice entier a tangué à la fin de l’année dernière. On peut faire l’hypothèse que ceux qui sont au sommet de l’État ont intégré ce paramètre.

Mais la nature humaine étant ce qu’elle est, la crise ayant amorcé une phase descendante, le gouvernement peut être tenté de reprendre le cours normal du quinquennat. Il y aura bien évidemment la fin du grand débat, l’organisation possible d’un référendum, mais on ne peut pas exclure l’hypothèse d’un retour progressif à la normale sans tirer les conséquences de ce qui s’est passé. Les militaires pratiquent régulièrement le RETEX (retour d’expérience) : est-ce qu’un tel retour va s’opérer au sommet de l’état avec la crise des gilets jaunes en décélération, ou bien va-t-il passer outre et, dans le feu de l’action, reprendre le cours normal ?

On peut introduire à ce moment-là les données de notre sondage pour Atlantico : 55% des Français continuent d’afficher une forme de soutien au mouvement des gilets jaunes, la courbe montre une décrue progressive du soutien et de la sympathie car début décembre, 72% des français soutenaient ou avaient de la sympathie pour le mouvement, les gilets jaunes ont perdu beaucoup de terrain depuis. Le premier décrochage a eu lieu entre mi-décembre et début janvier suite aux annonces présidentielles et aux 11 milliards mis sur la table, niveau de soutien à 57-58% et là, légère inflexion sur cette nouvelle vague.

Donc bien que le degré de violence et de mobilisation décline sur le terrain, le mouvement continue de bénéficier d’un soutien non négligeable de l’opinion et le gouvernement doit en tenir compte car les doléances des gilets jaunes sont toujours présentes dans la société Quelle que soit la qualité du grand débat, le volume de participants, les problèmes ne seront pas réglés, il ne suffit pas d’en parler.

Le niveau de soutien pur pour les gilets jaunes est de 29% dans la population, quasiment trois mois après l’acte 1, on a un quart des français qui soutiennent ce mouvement, le grand débat n’a pas fait disparaître cela. Le niveau de soutien n’est que de 18% chez les cadres et professions intellectuelles, 28% chez les professions intermédiaires, 34% chez employés et à 44% chez les ouvriers, donc dans les catégories populaires les braises sont encore rouges et la tempête violente qui a soufflé ces derniers mois est toujours potentiellement là, donc, on peut dire : « il y a un grand débat les gens participent on a regagné des points dans l’opinion ». Mais ces données incitent à la prudence et impliquent la tenue d’un RETEX sans concessions pour apporter des réponses à ces catégories de la population qui continuent pour une part significative d’entre elles de soutenir ce mouvement.

 

Emmanuel Macron pourra-t-il s’extraire durablement des revendications des Français, notamment en termes de pouvoir d’achat, de chômage… ou d’autres questions qui restent leurs priorités ?

Jérôme Fourquet : Premièrement, malgré son érosion progressive, le soutien aux gilets jaunes reste majoritaire, ce n’est pas parce qu’il y a moins de monde sur les ronds-points et dans la rue que le problème est réglé. Deuxièmement, dans les sondages, on a certes un rebond réel de la popularité d’Emmanuel Macron mais dans le dernier baromètre Paris Match, on constate qu’avec 34%, gain de 6 points, il devient tout juste au niveau qui était le sien en octobre 2018,  juste avant le déclenchement de la crise, alors que l’affaire Benalla et les départs des ministres Collomb et Hulot était passés par là, le président était déjà affaibli. Emmanuel Macron a stoppé l’hémorragie et repris le terrain suite à cette crise mais reste dans une position relativement fragile.

Pour les Français qui ont pris la peine de s’exprimer sur la plateforme du grand débat, les questions sociales, de pouvoir d’achat mais aussi de fiscalité, demeurent brûlantes et si la stratégie élyséenne a porté ses fruits, au sens où elle a permis d’éteindre l’incendie, il faut éviter que l’incendie ne reprenne. Comment l’incendie a-t-il été éteint ? En deux étapes, d’abord les 11 milliards accordés aux Français, notamment modestes, qui soutiennent en partie les gilets jaunes, puis le grand débat et la posture de retour à l’ordre républicain qui a permis de faire baisser la température et d’éteindre l’incendie.

Mais comme on l’a dit tout à l’heure, les braises sont toujours là, pour éviter que ça ne reparte, il faut réussir la sortie de crise. Que faire des enseignements du grand débat, quelle suite lui donner ? Un référendum ou pas ? Si oui, quel contenu donner à ce référendum ? A travers la revendication du RIC, les Français ont exprimé une aspiration à être consultés de manière directe. Y aura-t-il aussi des mesures en matière fiscale et sociale qui permettront d’accuser réception du puissant message adressé par les Français à Emmanuel Macron lors de la crise des gilets jaunes ?

Quel risque y a-t-il, aussi bien pour le gouvernement que pour le pays, de poursuivre ce Grand débat sur une approche technique plus que fondamentalement politique, qui semble permettre d’évacuer l’essentiel en se concentrant sur des détails ?

Jérôme Fourquet :  Si à l’issue du grand débat, les Français se voient gratifiés d’un référendum sur le nombre de parlementaires et l’introduction d’une dose de proportionnelle, on peut craindre que le compte n’y soit pas et que les braises qui sont toujours rougeoyantes un peu partout dans la société françaises ne repartent de plus belles d’ici quelques mois, à l’occasion d’une annonce ou d’un événement qui servira d’élément déclencheur à la reprise de l’incendie.

 

Croissance Japon : résultats toujours décevants en janvier

Croissance Japon : résultats toujours décevants en janvier

 

 

Après une année 2018 assez décevante et des perspectives pas très réjouissantes pour 2019, enfin une bonne nouvelle avec la toute petite croissance envisagée pour les services en janvier. Ceci étant,  les résultats additionnant les services et le secteur manufacturier seront au total relativement mauvais traduisant ainsi le tassement général de l’économie mondiale

L’activité dans le secteur japonais des services a en effet accéléré au mois de janvier grâce à la reprise de la demande intérieure, montrent les résultats de l’enquête PMI de Markit et Nikkei.

L’indice est ressorti à 51,6 en données corrigées des variations saisonnières contre 51,0 en décembre et demeure ainsi au-dessus du seuil des 50, qui sépare contraction et expansion, pour le 28e mois consécutif.

L’indice PMI composite, qui intègre le secteur manufacturier en plus des services, a quant à lui reculé à 50,9, après s’être établi 52,0 en décembre. (Stanley White; Arthur Connan pour le service français)

Participation toujours forte des gilets jaunes

Participation toujours forte des gilets jaunes

 

Dans la plupart des grands médias, on affiche bêtement le chiffre de 48 000 participants pour la 12e journée de manifestation des gilets jaunes. En réalité, un chiffre qui ne concerne que la province et auxquels il faut ajouter 10 500 manifestants de la capitale. Soit au total un chiffre de 58 600 soit à peu près la même participation que la semaine précédente. Des chiffres en outre officiels et très critiquable car le ministre de l’intérieur a l’habitude de les manipuler. À chaque fois, l’objectif est clair faire apparaître une baisse de mobilisation, aussi mettre en valeur les violences pour discréditer le mouvement. Certes on ne peut contester ces violences qui doivent être condamnées et sanctionnées d’autant qu’elles sont le fait d’extrémistes qui n’ont pas grand-chose à voir avec les gilets jaunes et qui sont plutôt partisans de régimes politiques autoritaires voir dictatoriaux(le communisme ou la monarchie). On compte cependant aussi quelques anarchistes irresponsables. Le chiffrage du ministère de l’intérieur est tellement ridicule qu’on pourrait presque en rire quand parfois, Castaner  décompte  jusqu’à l’unité le nombre de manifestants. Ce qu’il faut retenir c’est que 400 manifestations ont été organisées en France. Il y a toujours aussi un événement à Paris mais les gilets jaunes s’ancrent surtout leur présence en province. Cette fois le thème des manifestations rendait hommage aux blessés des gilets jaunes. L’histoire retiendra sans doute que rarement un mouvement social a généré autant de morts  (plus d’une dizaine) et autant de blessés (des milliers). Sans doute la conséquence de violences mais tout autant sinon davantage d’une répression policière inédite quant à sa brutalité. Cela avec utilisation d’armes de guerre qui ne sont nullement adaptées au maintien de l’ordre public. On retiendra également que la stratégie de Castaner pour maintenir l’ordre constitue une véritable catastrophe du point de vue de l’intérêt général. Pour schématiser Castaner  c’est du Pasqua en plus violent et en plus caricatural, c’est dire !

Gilets jaunes : toujours mobilisés

Gilets jaunes : toujours mobilisés

 

On constate sans doute un phénomène d’usure chez les gilets jaunes mais la mobilisation résiste cependant. Lors des deux derniers épisodes,  le ministre de l’intérieur avait fait état d’une participation autour de 80 000, cette fois il n’en a compté que 69 000. Des chiffres évidemment à prendre avec des pincettes car on sait que le ministre Castaner  en tant qu’ancien joueur professionnel de poker fait souvent du bluff. Cet affaiblissement (s’il est réel) pourrait aussi découler des divisions internes. En effet trois rassemblements étaient prévus à Paris en plus évidemment de la toujours très forte mobilisation en province. Pour nourrir ces divisions, il y a évidemment l’annonce par certains d’une liste de deux gilets jaunes aux élections européennes. Une démarche qui va à l’encontre de la volonté de beaucoup qui dénoncent précisément le système. Or entrer dans le système ne constitue pas en soi une remise en cause mais plutôt une acceptation. Notons que cette liste n’est pas complètement neutre puisque favorisée par le pouvoir avec la médiation intéressée de Tapie. Lequel espère peut-être en retour une certaine bienveillance de la justice pour l’affaire des 450 millions qu’il doit restituer, enfin en principe, puisque l’affaire dure depuis deux plus de 15 ans ! On ne peut nier les contradictions internes des gilets jaunes compte tenu des convictions idéologiques des uns et des autres qui vont de l’extrême gauche à l’extrême droite en passant par un apolitisme de type basiste. Il est clair que le grand débat national constitue une entreprise pour étouffer la colère et gagner du temps d’où le refus de la plus grande partie de gilets jaunes d’y participer. D’autant que la manœuvre est totalement dirigée par le gouvernement et Macron lui-même. Certes ce grand débat peut éventuellement être intéressant en ce qu’il permet à chacun de mieux s’approprier les problématiques complexes de notre société actuelle ; reste que le débat est hypothéqué par les suites éventuelles sur laquelle le gouvernement ne s’est nullement engagé sauf à prévoir peut-être un référendum sur des questions qui ne sont pas vraiment prioritaires comme le nombre d’élus. Inversement on voit mal comment le RIC  pourrait constituer une alternative au système politique en place. Il y a sans doute du chemin à faire pour s’orienter vers une cogestion à l’allemande !

 

Climat en France : ça chauffe toujours plus

Climat  en France : ça chauffe toujours plus

Progressivement mais sûrement, les températures augmentent en France comme les émissions polluantes (même si on ne peut faire de liens direct de cause à effet compte tenu de la dimension mondiale du problème) ;  En 2018, avec 8,2 °C de moyenne (+3,1 °C d’écart de la norme), janvier a été le mois le plus anormal en France. .  La moyenne nationale du dernier mois de l’année, de 7,4°C, a dépassé la normale de 1,5°C. La moyenne annuelle, de 13,49 °C, dépasse le record de 2014, de 13,46 °C. Mais la douceur a encore dominé en décembre dans l’Hexagone, selon Météo-France. Pendant les premiers dix jours du dernier mois de l’année, les températures ont notamment été particulièrement élevées, dépassant de près de 5°C les normales de saison. Après le rafraîchissement sensible qui a eu lieu du 11 au 17, marquant un retour aux normales saisonnières, le thermomètre a encore dépassé un peu les moyennes de saison, malgré le coup de froid enregistré entre le 25 et le 29 décembre.

Globalement, la moyenne nationale, de 7,4°C, a dépassé la normale de 1,5°C. « L’excédent est assez uniforme sur l’ensemble du pays », précise Météo-France. Décembre 2018 est ainsi le septième mois de décembre le plus doux depuis 1946. Le record de ce mois avait été atteint en 2015, avec une moyenne de 9,6°C (+3,1 °C d’écart de la norme). Décembre vient ainsi clôturer une année « exceptionnellement chaude ». Tous les mois, sauf février et mars, ont en effet dépassé les moyennes nationales. Avec 8,2 °C de moyenne (+3,1 °C d’écart de la norme), janvier a été le mois le plus anormal. 2018 établit ainsi un nouveau record de chaleur en moyenne nationale (13,49 °C). Un peu en-dessus du record de chaleur de 2014 (13,46 °C), et bien loin du record de froid de 1956, seule année sous le seuil des 10 °C, avec une moyenne annuelle de 9,9 °C: . orages ».

Sondage popularité de Macron : toujours plus bas

Sondage popularité de Macron : toujours plus bas

Macron perd encore deux points en décembre, à 23% de satisfaits. Edouard Philippe perd quant à lui 3 points (31%) selon l’IFOP pour le JDD. D’autres sondages lui attribuent entre eux 18 et 20 %. Ce qu’il faut surtout retenir dans tous les sondages c’est la tendance structurelle à la baisse depuis des mois de sorte que si sa légitimité juridique n’est pas en cause, sa légitimité politique, elle, pose maintenant sérieusement question. Les annonces de Macron de lundi dernier n’ont pas modifié cette tendance à la baisse. Pas vraiment étonnant, une majorité de Français ne lui font pas confiance ni dans le domaine social ni dans le domaine économique surtout après son dernier discours relativement flou qui ne remet nullement en cause les cadeaux fiscaux accordés plus nantis et aux entreprises et cela sans aucune garantie que ces capitaux  soient réellement réinvestis en France. Selon le baromètre mensuel de l’Ifop pour le JDD, la cote de popularité d’Emmanuel Macron perd encore deux points en décembre, à 23% de satisfaits. Le chef de l’Etat enregistre une deuxième baisse consécutive, après celle de 4 points en novembre. Il se trouve désormais à un niveau de popularité comparable à celui de François Hollande au même stade de son mandat. Le socialiste recueillait lui un point de moins, à 22% d’opinions favorables. Au total, Emmanuel Macron a perdu 27 points sur la seule année 2018. Dans notre baromètre de janvier dernier, le chef de l’Etat recueillait en effet 50% d’opinions favorables. Depuis avril, il n’est jamais parvenu à regagner des points dans l’opinion, se stabilisant simplement en octobre. Les annonces aux Gilets jaunes, lundi, n’ont pas réussi à endiguer cette tendance : par rapport à novembre, il perd notamment 15 points auprès des commerçants, artisans et chefs d’entreprise. Le Premier ministre Edouard Philippe perd quant à lui 3 points en décembre, recueillant 31% d’opinions favorables. Il enregistre des pertes particulièrement fortes auprès des commerçants, artisans, chefs d’entreprise, des employés et des ouvriers (-7). Sa cote de popularité a chuté de 10 points en l’espace de deux mois. Sur l’année 2018, le chef du gouvernement perd 18 points : sa cote de popularité s’élevait encore à 49% en janvier dernier.

Soutien gilets jaunes : toujours 72% des Français

Soutien gilets jaunes : toujours 72% des Français

Selon l’institut Elabe, les manœuvres grossière de Castaner pour discréditer le mouvement n’auront servi à rien .Si effectivement 82% des sondés condamnent les violences à Paris le 1er décembre, ils sont 37% à les comprendre. Et Surtout ce mercredi, les Français sont encore 72%, en recul de trois points par rapport au score de la semaine précédente, à approuver la mobilisation.Le soutien aux gilets jaunes demeure aussi stable que puissant parmi les habitants des petites et moyennes agglomérations, les manifestants y trouvant respectivement 78% et 80% de partisans. Socialement, ce sont les Français connaissant une situation financière tendue qui sont les plus chauds supporteurs des gilets jaunes, avec un taux de 81%.  52% de l’électorat de Macron  soutiennent  les  gilets jaunes. Comme la semaine dernière, 20% des Français déclarent être eux-mêmes des gilets jaunes.

 

Ghosn : incroyable, le gouvernement n’a toujours reçu aucune information de Nissan et du Japon

Ghosn : incroyable, le gouvernement n’a toujours reçu aucune information de Nissan et du Japon

Le ministre français de l’Economie et des Finances a avoué dimanche ignorer totalement les charges qui pèsent sur le PDG de l’alliance Renault-Nissan Carlos Ghosn, arrêté lundi au Japon. Ces éléments n’ont pas été transmis par Nissan à Renault pas plus qu’au gouvernement français. La justice japonaise elle-même s’est refusée jusqu’à la à donner la moindre information sur les motifs d’inculpation et d’emprisonnement du patron de Renault. “Nous n’avons pas d’informations sur les reproches qui sont faits à Carlos Ghosn, par Nissan, sur les charges qui ont été transmises par Nissan à la justice japonaise”, a dit Bruno Le maire sur BFMTV. “Je souhaite que nous disposions rapidement de ces charges qui pèsent sur Carlos Ghosn (…) Aujourd’hui, je ne dispose d’aucun élément de preuve”, a-t-il ajouté en précisant que Renault, dont l’Etat français possède 15% du capital, était dans la même situation. On ne peut que souligner la grande naïveté du gouvernement français dans cette affaire. Il est clair que l’objectif de Nissan du Japon et soit de prendre la tête de l’alliance, soit de prendre son indépendance vis-à-vis de Renault soi-même le cas échéant de racheter Renault. Sans doute Carlos Ghosn n’est-il pas une oie blanche mais finalement il n’est pas plus coupable que d’autres grands patrons qui ont tendance à confondre la caisse de leur entreprise avec leur propre porte-monnaie. Pour autant l’intéressé est indéniablement un très grand patron qui a d’abord sauvé Renault et a fait de l’Alliance le plus grand constructeur mondial. Ce n’est pas simplement car Ghosn que le Japon veut faire plier et humilier mais aussi Renault et la France avec pour objectif de récupérer l’alliance ou d’en  partir voire de racheter Renault.

Popularité Macron : toujours la baisse

Popularité Macron : toujours la baisse  

Conséquence d’un politique désastreuse et d’un comportement devenu insupportable, Macron d’après un sondage Elabe en novembre perd 9 points en trois mois. Pour la première fois depuis le début de son mandat, la cote de popularité d’Emmanuel Macron passe sous la barre des 30%. Les chiffres montrent que seules 27% des personnes sondées disent « lui faire confiance pour affronter efficacement les principaux problèmes ». 69% des Français, eux, ne lui font pas confiance tandis que 44% vont jusqu’à ne pas lui faire confiance « du tout ».

La Nouvelle-Calédonie toujours française ?

La Nouvelle-Calédonie toujours française ?

 

 

 

On ne peut pas dire que le référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie ait occupé beaucoup de place dans les grands médias. Sans doute y a aussi vis-à-vis de cette question une sorte d’embarras. Ceci étant, il est assez probable que les calédoniens pour des questions économiques et sociales refuseront l’indépendance. Ils en ont évidemment le droit. Le droit aussi de dire oui pour ceux qui le souhaitent. De toute façon, cela ne changera pas l’interrogation sur la légitimité du rattachement de ce petit bout de territoire isolé au milieu du Pacifique à la république française. Selon une enquête d’Harris Interactive pour la 1ere réalisée début octobre, 66% des électeurs se prononceraient contre l’indépendance.

Colonisée en 1853 notamment en raison de ses ressources minières (le Nickel)  la Nouvelle-Calédonie a connu de vives tensions autour de la question indépendantiste dans les années 1980. Les accords de Matignon en 1989, puis l’accord de Nouméa en 1999, ont permis à la Nouvelle-Calédonie d’obtenir un statut juridique unique. Une partie lui est ainsi consacrée dans la Constitution et lui donne plus de droits que les collectivités d’outre-mer. Ses habitants peuvent par exemple bénéficier de la citoyenneté calédonienne. De plus, la Nouvelle-Calédonie dispose d’une souveraineté partagée avec la France, ce qui lui permet de voter ses propres lois avec ses propres institutions. Parmi celles-ci, un Sénat coutumier qui est le « gardien et le défenseur de l’identité kanake » et qui doit être consulté sur tous les projets de loi du pays liés à l’identité kanake.

Sondage Macron : toujours la chute

Sondage Macron : toujours la chute

Sur le marché de la popularité politique, Macron s’inscrit toujours dans une tendance baissière qui parait de plus en plus structurelle ; D’abord parce que tous les sondages notent la chute, ensuite parce que l’avenir s’annonce encore plus sombre avec l’échec sur le chômage, les déficits et la croissance. Dans le dernier sondage en date Macron voit sa popularité enregistrer un nouveau recul, de trois points de pourcentage, dans le  baromètre mensuel BVA-Orange pour RTL et La Tribune publié vendredi. A 29% d’opinions positives, 70% de négatives, le chef de l’Etat touche un plus bas inédit dans cette enquête depuis le début de son quinquennat. Avant lui, seul son prédécesseur François Hollande a enregistré une impopularité plus marquée après 17 mois de présidence, à 26% d’opinions positives. Le Premier ministre Edouard Philippe se maintient pour sa part dans cette enquête, à 40% de bonnes opinions (+1 point de pourcentage). “L’écart de popularité entre Emmanuel Macron et Edouard Philippe n’a ainsi jamais été aussi important”, note Erwan Lestrohan, directeur d’études de l’institut.

L’enquête a été réalisée mercredi et jeudi auprès d’un échantillon représentatif de 1.090 personnes interrogées en ligne.

Sondage : popularité de Macron toujours en baisse

Sondage : popularité de Macron toujours en baisse

 

La politique économique menée par Emmanuel Macron est jugée insatisfaisante par 69% des Français selon la dernière enquête mensuelle BVA/La Tribune. Les capacités du gouvernement à obtenir des résultats en matière de pouvoir d’achat ou de réduction du déficit public sont fortement remises en question.

Concernant le Pouvoir d’achat, le chômage,  les déficits, plus largement politique économique, les Français sont de plus en plus mécontents de Macron. Selon les résultats de l’institut de sondages, 69% des Français estiment que la politique économique du gouvernement est mauvaise. Au regard des enquêtes précédentes, c’est un record depuis octobre 2017. À l’opposé, la part des Français qui expriment un jugement favorable est au plus bas à 30%. Les Français les plus critiques à l’égard du gouvernement sont les moins de 35 ans avec 75% de répondants à émettre un jugement d’insatisfaction. Ils sont 73% chez les 50-64 ans. Les plus de 65 ans sont à l’inverse les moins critiques (57%). Par catégorie professionnelle, ce sont les ouvriers et les employés qui se déclarent en forte majorité mécontents (81%). Chez les cadres, ils ne sont (que) 53% et chez les retraités, ce taux s’élève 62%. Mais cette déception pourrait encore s’amplifier dans les mois à venir. Après avoir encore manifesté leur colère ce jeudi 18 octobre, les retraités pourraient recommencer dans un avenir proche. En effet, l’exécutif a déjà suscité de vifs débats en présentant les contours de sa future réforme des retraites il y a quelques jours et les mesures socio-fiscales présentées dans le budget 2019 pourraient venir pénaliser le pouvoir d’achat des plus de 65 ans, selon les économistes de l’institut des politiques publiques. La réduction du chômage demeure un immense défi pour les gouvernements successifs. Malgré une croissance très favorable en 2017 (2,3%) et des créations d’emplois au plus haut (340.000), le taux de chômage au sens du bureau international du travail (BIT) reste bien supérieur à la moyenne européenne. Pour tenter de combler ce retard, le gouvernement a multiplié les réformes en assouplissant le code du travail et s’apprête à transformer le CICE en baisse de cotisations pour favoriser les embauches. Mais ces mesures semblent peu convaincantes aux yeux des Français interrogés. En effet, 69% indiquent que la stratégie économique menée par Emmanuel Macron et le gouvernement ne permettra pas d’obtenir de résultats. Ils sont encore plus sévères en ce qui concerne la question du pouvoir d’achat (75%). Les mesures intervenues en fin d’année 2017 comme la baisse des APL et celles mises en place en 2018 comme la fiscalité indirecte sur le tabac ou sur les carburants ont sans doute contribué à alimenter ce sentiment. Et les choses ne devraient pas s’arranger, même si plusieurs minimas sociaux vont être revalorisés à partir du premier novembre (allocation aux adultes handicapés, par exemple), la désindexation des pensions de retraites, des prestations familiales, et des allocations logement prévues dans le budget 2019 pourrait amplifier cette colère. En matière de dépense publique et de réduction du déficit, la crédibilité du gouvernement est remise en cause. Parmi l’ensemble des interrogés, 36% seulement pensent que la politique menée par le gouvernement permettrait de réduire le déficit.  Sur les deux principaux ministres testés par l’organisme de sondages, à savoir Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, les Français sont en légère majorité (52%) à avoir déclarer une mauvaise opinion. En revanche, les autres secrétaires d’État bénéficient plutôt d’une opinion favorable d’après les résultats de l’enquête. L’institut rappelle néanmoins pour le cas de Mounir Mahjoubi que seuls 50% des interrogés connaissent suffisamment le secrétaire d’État.

« Les deux autres secrétaires d’État pâtissent d’une notoriété plus réduite, 62% des Français déclarent ne pas connaître suffisamment Olivier Dussopt pour donner leur avis et qu’ils sont, logiquement, 67% à mal connaître Agnès Pannier-Runacher entrée au gouvernement le 16 octobre. » Ce qui tend à relativiser les derniers résultats. Dans le détail, 33% des Français ont une bonne opinion de Bruno Le Maire. Du côté du ministère des comptes publics, 28% des interrogés ont une bonne opinion de Gérald Darmanin. Si Édouard Philippe et Emmanuel Macron ont renouvelé leur confiance aux deux principaux ministres en charge de l’économie, les Français sont très loin d’être du même avis.

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Méthode : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 16 au 17 octobre 2018. L’échantillon est composé de 1.004 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée grâce à la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, CSP du chef de famille et de la personne interrogée, après stratification par région et catégorie d’agglomération.

 

Formation permanente : toujours la gabegie

Formation permanente : toujours la gabegie

 

Encore une réformette de Macron qui n’a pas voulu s’attaquer réellement au fromage de la formation permanente. Pour résumer, les ressources annuelles de la formation permanente se montent environ 35 milliards mais seulement 3 à 4 milliards consacrés à la formation des chômeurs et une grande partie est absorbée par les organisations, par les superstructures et profite essentiellement aux cadres. Le gouvernement accuse certains organismes de formation de ne pas appliquer correctement le nouveau concept de compte personnel de formation (CPF) mis à disposition des actifs pour se former tout au long du parcours professionnel (comptabilisé en euros et non plus en heures, et on se demande bien pourquoi !). Les organismes de formation sont accusés d’inciter  les gens à acheter davantage de formations avant le basculement de système prévu par la loi “pour la liberté de choisir son avenir professionnel” d’août dernier. De toute façon ma gabegie va continuer. En effet  formation permanente génère des gâchis considérable par manque de transparence. Avec pourtant un budget énorme de l’ordre de 35 milliards annuels, elle ne parvient ni à satisfaire les besoins les plus stratégiques comme ceux des chômeurs ou les besoins prioritaires des entreprises. La nouvelle loi n’a pas apporté les réponses attendues à une  vraie réforme ; en fait on a ménagé les intérêts des uns et des autres et surtout de ceux qui se gavent de cette manne (structures, organismes de formations, syndicats patronaux et salariés). En outre on a jouté uen couche bureautique supplémentaire avec le compte personnel formation qui donne des droits individuels mais freinent la mutualisation. Beaucoup  estiment que le remplacement du DIF (droit individuel à la formation) par le CPF va rendre l’accès à la formation plus compliqué. «Le compte personnel de formation est une véritable usine à gaz. Les chefs d’entreprise ont compris qu’ils allaient devoir autofinancer leur plan de formation, alors qu’auparavant les financements étaient mutualisés. Ce qui va avoir des conséquences importantes sur le choix des formations qu’ils feront, avec des attentes fortes en termes de retour sur investissement.

 

Commerce extérieur : toujours un déficit de plus de 60 milliards

Commerce extérieur : toujours un déficit de plus de 60 milliards

 

L’échec le plus retentissant de Macron :  la poursuite de la déconfiture du commerce extérieur. Tandis que l’Allemagne pourra encore compter sur un excédent proche de 250 milliards la France, elle,  enregistrera à nouveau en 2018 un déficit de la deux 60 milliards.. Le déficit commercial s’est nettement creusé au mois d’août pour s’établir à 5,6 milliards après s’être réduit au mois de juillet à 3,4 milliards d’euros. . Principale raison, l’aéronautique connaît un net ralentissement de ses exportations. Les livraisons d’Airbus ont été moins importantes en août. D’après les douanes, le montant des exportations atteint 1,5 milliard d’euros pour 17 appareils. « La performance du mois s’inscrit en très net retrait par rapport à celle de juillet, exceptionnelle avec 37 appareils livrés (dont un A380) pour un montant de 2,842 milliards d’euros. »   Les importations en pétrole raffiné ont rebondi après avoir reculé en juillet. « En baisse le mois dernier, les prix sont à nouveau plus élevés, ce qui accentue l’évolution du volume des approvisionnements. » Les importations d’hydrocarbures naturels sont quant à elles restées à un niveau élevé. Le déficit se creuse également « nettement pour les métaux, du fait d’une poussée des achats ». D’autre part, les excédents se sont réduits pour les produits pharmaceutiques et les produits agricoles, en raison d’un rebond des achats. Quelques améliorations sont tout de même visibles du côté de l’industrie automobile. Les exportations, qui étaient en retrait ces derniers mois, rebondissent avec une progression des ventes de véhicules à destination de la Belgique, de l’Espagne et dans une moindre mesure de l’Europe hors UE « qui rebondissent ce mois-ci, après avoir chuté en juillet. » Par zone géographique, le solde commercial de la France avec l’Union européenne s’est replié en août, à cause d’une hausse des importations supérieure à celle des exportations. Toute la différence avec l’Allemagne et dans ce résultat d commerce extérieur. C’est la faiblesse de la machine exportatrice française: elles n’étaient que 124.000 entreprises l’an dernier à avoir franchi les frontières contre 300.000 pour l’Allemagne. Ce sont essentiellement les grandes entreprises - et surtout dans quelques secteurs historiquement bien positionnés sur les marchés internationaux, comme le luxe ou l’aéronautique - qui parviennent à tirer leur épingle du jeu.  .En 2017, plus de 85% des échanges commerciaux allemands sont réalisés dans les secteurs suivants : automobiles et composants automobiles (15%), machines (11%), produits informatiques, électroniques et optiques (10%),  produits chimiques (8%), produits divers[1] (8%), équipements électriques (6%), produits pharmaceutiques (6%), métaux (5%), produits agroalimentaires (4%), autres matériels de transport (4% dont environ 75% dans l’aérospatial), produits en caoutchouc et en plastique (3%), produits métalliques (3%) et pétrole et gaz (3%).  En Allemagne, en 2017,  la part de la zone euro s’est réduite de 42% à 37%, tandis que celle de l’UE hors zone euro s’est accrue de 20% à 21%, celle de l’Amérique de 10% à 11% et celle de l’Asie de 14% à 18% (cf. graphiques 2 et 3). 


 

SONDAGE. Popularité de Macron : toujours la chute

SONDAGE. Popularité de Macron : toujours la  chute

Un à un,  les différents instituts de sondage ne cessent  de constater l’écroulement de Macon en matière de popularité. Le plus inquiétant ce n’est pas forcément le niveau très bas atteint par le président mais c’est cette spirale négative dans laquelle il est engagé. En effet ce qui est en cause ce n’est pas seulement le contenu de sa politique qui aujourd’hui ne produit pas de résultats tangibles bien au contraire mais aussi ce comportement monarchique méprisant de moins en moins toléré et surtout cette incapacité à comprendre ce que sont les réalités économiques et sociales Dernier sondage en date celui du JDD. Emmanuel ­Macron avait déjà perdu 5 points dans le précédent sondage Ifop du JDD, au mois d’août (34%). Il récidive en septembre et chute d’autant, à 29% de satisfaits seulement. « Le Président est extrêmement fragilisé dans sa relation avec les Français, note Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Il n’y a plus que son socle du premier tour de la présidentielle qui tient. » Il perd en particulier 9 points dans les professions intermédiaires et 11 chez les employés. Il chute également de 12 points chez les sympathisants écologistes, conséquence de la démission de Nicolas Hulot, et baisse très fortement parmi ceux du centre (MoDem et UDI). Parmi les griefs les plus fréquemment exprimés par les sondés : le pouvoir d’achat, le sort réservé aux retraités, le ­désintérêt pour l’environnement. « L’édifice est lézardé, note Dabi. La bienveillance, c’est fini. » Édouard Philippe suit la même pente et perd 6 points à 34%.

Sondage Macron : toujours la chute

Sondage Macron : toujours la chute

Selon les sondages les soutiens de macro varient de 23 % à 31 % mais tous les sondages montrent une chute très brutale.

Dans le baromètre Elabe pour Les Echoset Radio Classique publié jeudi, 31% de sondés lui accordent leur confiance. Selon l’enquête de YouGov du jeudi 6 septembre. Macron  perd 4 points d’opinions favorables sur son action à 23% par rapport au mois précédent, son « plus faible score de popularité depuis son élection». Il est au même niveau que son prédécesseur socialiste François Hollande à la même époque, dans ce baromètre. Dans le sondage Elabe, le Premier ministre, Édouard Philippe, subit sa plus forte baisse (-8) et obtient une cote de confiance de 27%, soit le plus bas niveau depuis son arrivée à Matignon. C’est cinq points en-dessous de la cote de l’ex-chef du gouvernement Jean-Marc Ayrault à pareille époque. Pour ce qui est des personnalités politiques préférées des Français, l’ancien ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot reste en tête du classement depuis sa démission, visiblement approuvée par les Français puisque sa cote grimpe de 11 points en un mois, à 53% de bonnes opinions. Loin devant l’ancien Premier ministre Alain Juppé, deuxième à 40% (+2).

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