Archive pour le Tag 'crise'

Crise économique: Christine Lagarde lit dans le marc de café

Crise économique: Christine Lagarde lit dans le marc de café

 

Christine Lagarde s’est sans doute livré l’exercice de lecture de l’avenir dans le marc de café en affirmant notamment une probabilité de robotisation de 70 à 75 % dans l’industrie. Aussi une réduction des chaînes d’approvisionnement ( des flux ?) D’environ 35 %. On peut légitimement se demander où Christine Lagarde va chercher ces chiffres la. Et en plus d’affirmer que l’Europe  est particulièrement bien placé dans cette évolution des processus de production et de distribution. Une espèce de discours ésotérique fondé sur des chiffres tout à fait fantaisistes et colorés évidemment parce que c’est la mode de problématique écologique et de développement de la numérisation. Elle reprend des thèmes à la mode ( y compris si certains sont structurels) comme si ces évolutions pouvaient sortir l’Europe  de la crise conjoncturelle qu’elle subit. Pour l’avenir , des évolutions des modes de production et de distribution interviendront mais le problème c’est  comment, dans quelle proportion et dans quel calendrier . la venir décrit par Christine Lagarde relève de prédictions type Madame Soleil. La crise économique engendrée par la pandémie de Covid-19 va «changer profondément» l’économie mondiale, vers plus d’écologie, de numérisation et dans les modes de travail, et l’Europe est en «excellente position», a estimé samedi la présidente de la BCE.

Cette crise «va être une accélération de transformations qui étaient déjà latentes dans nos économies», a prédit la présidente de la Banque centrale européenne, présente en visioconférence aux rencontres économiques d’Aix-en-Seine à Paris.

«En fabrication, en travail, en commerce, ce que nous venons de vivre va accélérer les transformations et va entraîner probablement une évolution vers un mode vie plus soutenable et plus écologique», a-t-elle ajouté. Elle a notamment évoqué le télétravail, qui va «transformer les modes de fonctionnement de l’ensemble des salariés», au moins des pays développés, et «l’accélération de la numérisation, dans les services ou l’automatisation dans les industries». «On estime en ce moment que la crise devrait entraîner une contraction des chaînes d’approvisionnement de l’ordre de 35% et une augmentation de la robotisation dans les industries de l’ordre de 70 à 75%», a indiqué Mme Lagarde. Par ailleurs, du fait du confinement qui a concerné au même moment la majorité des habitants de la planète, le commerce en ligne s’est fortement développé. Cette évolution devrait encore s’accélérer à l’avenir «au détriment du commerce plus traditionnel», a-t-elle ajouté.

Face à ces transformations, «l’Europe est en excellente position pour prendre cette transition en marche», a-t-elle jugé. Le continent «héberge déjà le plus vaste secteur d’économie circulaire et d’innovation écologique au monde», a noté Mme Lagarde, ajoutant que l’euro était la première monnaie utilisée pour l’émission d’obligations vertes. Elle a toutefois estimé que cela ne serait «pas suffisant» et qu’il faudrait mettre en place «un cadre de politique économique qui permette de mobiliser les financements» nécessaires. Un discours qui se veut euphorisant qui mélange tous les thèmes à la mode sans indiquer évidemment un seul exemple d’un secteur qui pourrait évoluer dans les sens  très divers qu’  évoquent la patronne de la BCE

Référendum Russie: «Poutine est bousculé par la crise « 

Référendum Russie: «Poutine est bousculé par la crise « 

Arnaud Dubien, directeur de l’Observatoire franco-russe estime en quoi la crise bouleverse le calendrier qu’avait imaginé Poutine pour le référendum qui devrait l’autoriser à prolonger son mandat. Interview le Figaro

- Que vise Vladimir Poutine avec ce référendum?

ARNAUD DUBIEN. - Le président russe a, me semble-t-il, un triple objectif. D’une part, perpétuer le poutinisme en gravant dans le marbre ses principes fondateurs. D’autre part, résoudre le «problème 2024», terme de son quatrième mandat et date, pensait-on, de son départ du Kremlin. Enfin, relégitimer le pouvoir, alors que certains signes d’usure sont visibles, après vingt ans à la tête de la Russie. Les amendements à la Constitution de 1993 peuvent être classés en trois catégories: sociaux (par exemple l’indexation annuelle des retraites), «sociéto-historico-civilisationnels» (obligation pour l’État de défendre la «vérité historique», etc.) et institutionnels. La «remise à zéro» des mandats présidentiels,

bref une opération politicienne pour redonner une légitimité institutionnelle et politique qui a été acculée par les résultats économiques de la Russie est récemment par une crise sanitaire mal maîtrisée. Chez Poutine comme chez d’autres la mode est actuellement au bricolage institutionnel pour s’asseoir sur les principes démocratiques qui limitent les mandats. De ce point de vue la Chine aura précédé Poutine mais d’autres s’engagent sur ce chemin dangereux de forme dictatoriale

Crise sanitaire–Coronavirus Europe : remontée des inquiétudes

Crise sanitaire–Coronavirus Europe : remontée des inquiétudes

Alors que la présidente de la banque centrale européenne venait de déclarer que la crise sanitaire avait sans doute atteint son pic en Europe, on a appris en même temps la remontée particulièrement inquiétante de la contamination au États-Unis, en Amérique latine et en Amérique du Sud. Au total le nombre de contaminés ne cesse d’augmenter au plan mondial et la crise est encore loin d’être maîtrisée. On craint même en Europe que la croissance du virus aux États-Unis contribue à créer une seconde vague en Europe

Les Etats-Unis ont enregistré jeudi un nouveau record de contaminations en une journée depuis avril dernier tandis qu’en Europe, les autorités portugaises ont reconfiné certaines zones dans la région de Lisbonne.

Sur le plan des valeurs Les cours du pétrole refluent à cause des inquiétudes sur la crise sanitaire et la perspective d’une augmentation de la production américaine alors que les stocks sont déjà à un niveau record. Le baril de Brent lâche 0,9% à 40,68 euros et celui du brut léger américain 1,45% à 38,16 euros.

Les dépenses de consommation des ménages aux Etats-Unis ont fortement rebondi en mai, montrent les statistiques officielles publiées vendredi, mais ce mouvement pourrait être de courte durée en raison de la baisse des revenus et de la montée du chômage.

“Dans l’ensemble, la statistique mitigée d’aujourd’hui valide le point de vue selon lequel l’économie a surmonté le pire mais illustre que le chemin de la reprise sera agité”, a déclaré Joe Manimbo chez Western Union Business Solutions

Crise sanitaire–Coronavirus États-Unis

Crise sanitaire–Coronavirus États-Unis : une deuxième vague en cours surtout dans le sud

La situation devient catastrophique dans certains Etats surtout du Sud dont certains d’ailleurs ont décidé  de confinements prématurés «Nous avons un problème grave dans certaines zones», a averti le docteur Fauci, l’expert le plus écouté du gouvernement américain sur la pandémie. Cette évolution inquiétante des chiffres en hausse nourrit aussi des inquiétudes maintenant en Europe compte tenu de la très grande mobilité des biens et des personnes entre la zone américaine et l’Europe. L’Europe qui pensait avoir maîtrisé l’essentiel de la crise et qui désormais ne peut écarter l’hypothèse d’une seconde vague pour l’essentiel importé d’Amérique notamment des États-Unis. Les mauvaises nouvelles américaines émanent du Sud, là où nombre de gouverneurs avaient suivi l’appel du président Donald Trump à rouvrir l’économie. D’une certaine manière les États-Unis sont confrontés maintenant à une double crise une crise économique avec conséquences des vagues de licenciements dans plusieurs secteurs mais aussi une crise sanitaire incontrôlée, les deux aspects interagissant entre eux. Il est clair que la politique irresponsable du président américain a largement influencé le laxisme de la politique sanitaire américaine. D’abord parce que le risque lui-même à été contesté par le président américain. Ensuite il n’a pas voulu impulser le confinement qui aurait limité l’expansion de la maladie enfin parce que préoccupé par le tassement économique il a voulu réouvrir prématurément toutes les activités, les activités économiques bien sûres mais aussi sociales et plus généralement sociétale. Une erreur qui pourrait lui coûter très cher leur de la prochaine élection américaine. Concentrés au Texas, en Oklahoma, Floride, Georgie, Caroline du Sud et Alabama, 36.880 nouveaux cas positifs au coronavirus ont été recensés mercredi, essentiellement des jeunes contaminés dans les bars et lors de rassemblements publics sur les plages ou en discothèque. À Houston, Texas, une ville pourtant richement pourvue en établissements médicaux, les services hospitaliers fonctionnaient à 97 % d’occupation des lits équipés de respirateurs et courent le risque d’être submergés dans les tout prochains jours.

Cruelle ironie, les États «parias» au début de la propagation du virus, New York et le New Jersey, sont aujourd’hui ceux qui ont décidé d’imposer une quarantaine à l’encontre des voyageurs originaires des États touchés à leur tour. Les résidents de neuf États en particulier, ainsi que les New-Yorkais rentrant chez eux après un long exil de trois mois à la campagne, sont visés par cette obligation, annoncée mercredi par le gouverneur de l’État de New York, Andrew Cuomo, encadré par ses homologues du New Jersey et du Connecticut. Tous trois tablent sur les déclarations de foi et l’honnêteté des voyageurs concernés, les dénonciations des réfractaires et des amendes substantielles pouvant s’élever à 2000, voire 10.000 dollars, pour faire appliquer une telle quarantaine.

L’«Empire State», qui a subi la pire hécatombe du pays avec plus de 25.000 morts (pour un total de 121.000 dans tout le pays), fait partie des trois seuls États à l’heure actuelle qui semblent avoir réussi à contrôler la pandémie. Trois mois auparavant, lorsque New York en état de siège, affrontait un nouveau «Pearl Harbor», la Floride et le petit État de Rhode Island (nord-est) avaient imposé des restrictions similaires aux New-Yorkais fuyant la métropole pour se réfugier dans leurs résidences secondaires.

 

«  ce n’est vraiment pas le moment de relâcher notre vigilance en matière de tests, a déclaré le sénateur du Texas John Cornyn, un fidèle de Trump. Je pense qu’il nous faut élargir ce soutien fédéral pour le Texas, du moins tant que nous n’aurons pas dompté cette envolée des cas positifs».

En Floride, où 5508 nouveaux cas ont été recensés mercredi, les sénateurs républicains Rick Scott et Marco Rubio ont eux aussi pris le contre-pied du chef l’État, intimant à leurs administrés de porter un masque en permanence et rappelant qu’une telle mesure est exclusivement sanitaire, et non politique. Le «Sunshine State» mais aussi le Texas ont annoncé vendredi la fermeture des bars et débits de boisson pour tenter d’enrayer la propagation du virus.

Cette embardée ne touche pas que les imprudents États «rouges» (conservateurs) du Sud. La Californie enregistre, elle aussi, une recrudescence notable des cas de coronavirus et pourrait être ajoutée à la liste des États justifiant une mise en quarantaine à New York et dans ses environs. Selon le gouverneur Gavin Newsom, le nombre de patients hospitalisés en lien avec une infection au Covid-19 a bondi de 32% au cours des deux dernières semaines, pour atteindre 4.240 personnes. Mercredi, le parc d’attractions Disneyland, situé à Anaheim près de Los Angeles, a annoncé que sa réouverture initialement envisagée le 17 juillet, était reportée sine die. Gavin Newson a demandé -mais pas ordonné- vendredi au comté d’Imperial, à la frontière mexicaine, d’imposer de nouveau un confinement à ses 175.000 habitants («stay at home order»), alors qu’il est apparu que le taux de contamination de sa population est de 23%, contre 5,7% à l’échelle nationale.

Cité en exemple pour sa gestion de la pandémie au début de la crise sanitaire, le «Golden State» doit désormais faire face à une préoccupante recrudescence de cas de Covid-19, notamment chez les jeunes. Premier Etat à avoir ordonné un confinement général fin mars, la Californie a aussi mis le paquet sur sa capacité à tester les malades potentiels, élément clef pour juguler l’épidémie. Les causes probables de cette rechute sont difficiles à pointer précisément du doigt, mais les regards convergent vers un relâchement des comportements, en particulier chez les plus jeunes. «Nous ne pouvons pas continuer comme nous l’avons fait ces dernières semaines», a averti le gouverneur Newsom, qui a rendu le port du masque obligatoire dans tout l’Etat depuis la semaine dernière.

Officiellement, les consignes interdisent toujours aux membres de différents foyers de se retrouver dans un même espace clos. Mais avec la réouverture progressive de l’économie, restaurants et salles de sports inclus, les Californiens ont depuis longtemps recommencé à se retrouver pour des anniversaires, des barbecues ou des sorties à la plage. «Je ne suis pas naïf, les gens se mélangent et cela accroît la propagation de ce virus», a lancé Gavin Newsom. «Il nous faut reconnaître que ce sont nos comportements qui aboutissent à ces chiffres et que nous mettons des vies en danger», a-t-il insisté.

Les patients infectés sont «de plus en plus jeunes», s’est inquiété le gouverneur, qui s’est adressé directement à eux: «Vous êtes jeunes, donc vous vous sentez un peu invincibles. Mais avec tout le respect que je vous dois, cet état d’esprit est souvent égoïste.»«Même s’ils ne sont pas les plus à risque pour des formes graves de la maladie, ils sont les plus à risque pour la propager», a mis en garde le Dr Barbara Ferrer, responsable de la santé pour le comté de Los Angeles, principal foyer de Covid-19 en Californie.

Autre élément pouvant expliquer l’augmentation de la diffusion du virus: les manifestations anti-racistes dénonçant la mort de George Floyd sous le genou d’un policier fin mai, qui ont réuni des dizaines de milliers de personnes pendant de longues heures, souvent sans distanciation physique. Même s’il est difficile de l’assurer, «je veux dire qu’il est très probable, étant donné la hausse que nous voyons, qu’il s’agisse de gens qui ont pu se trouver dans une foule durant l’une des manifestations», a déclaré le Dr Ferrer.

«Je ne pense pas que l’Etat de Californie fasse quelque chose de mal, ça a à voir avec la réaction des gens au processus de réouverture», a déclaré récemment le Dr Anthony Fauci, directeur de l’Institut américain des maladies infectieuses. «Si vous ne gardez pas vos distances, que vous ne portez pas de masque, que vous rouvrez trop tôt, vous allez assister à un pic du nombre de cas, ça n’a rien de sorcier», renchérit le Pr Anne Rimoin, épidémiologiste et spécialiste en santé publique de l’université UCLA à Los Angeles. «La réalité, c’est que nous allons avoir bien plus de cas et beaucoup plus de morts si nous ne faisons pas tous attention», résume cette spécialiste du virus Ebola.

Industrie : La crise pourrait détruire un demi-million d’emplois dans l’industrie en deux ans

Industrie : La crise pourrait détruire un demi-million d’emplois dans l’industrie en deux ans

Presque un quart des salariés de l’industrie pourrait disparaître dans les deux ans. , selon l’étude réalisée par Strategy& pour l’UIMM (L’entité de conseil en stratégie d’entreprise du cabinet PwC)qui   a en effet mesuré l’impact de la crise économique et sanitaire sur ce secteur qui pèse 10 % du PIB, emploie 2,1 millions de salariés dans l’Hexagone et génère quelque 200 milliards d’euros de valeur ajoutée par an. Les résultats, établis sur la base d’études portant sur les crises sanitaires, des déclarations de dirigeants du secteur et des dernières prévisions économiques publiées, laissent craindre le pire.

Selon le scénario établi (modéré, central ou pessimiste), la crise va en effet conduire à la destruction de 187.000 à 463.000 emplois directs dans l’industrie manufacturière ces deux prochaines années.

Avenir industrie automobile française : une crise qui va durer 10 ans

Avenir industrie automobile française : une crise qui va durer 10 ans

 

Selon les consultants du cabinet AlixPartners., près un pic des ventes à 2,7 millions de véhicules en 2019, celles-ci vont tomber à 1,8 million en 2020. Elles retrouveraient en 2022 leur niveau de 2016, soit 2,4 millions d’unités vendues. Le retour de la croissance n’étant pas attendu avant 2030. Le marché «ne devrait pas être en croissance malgré le maintien des lancements de nouveaux véhicules», estime Laurent Petizon, le directeur associé d’AlixPartners.

La France ne se relèvera pas au même rythme que l’Europe, dont les ventes devraient croître de 7,7 % par an de 2020 à 2025. D’après les prévisions d’AlixPartners, le marché sera soutenu par les ventes de SUV – électrifiés pour la plupart – qui devraient en 2030 représenter 43 % du marché, contre 21 % en 2015. Autre effet de la crise du Covid-19, le volume de production dans l’Hexagone va plonger à 1,5 million d’unités (2,2 millions en 2019) et se stabiliser à 1,8

 

Plusieurs concertations ont lieu avec les partenaires pour soutenir l’emploi, dont une sur les modalités d’un dispositif d’activité partielle, qui sera mis en place par un accord collectif d’entreprise ou de branche. Il donnerait lieu à une indemnisation en contrepartie du maintien dans l’emploi.

En avril, 8,6 millions de salariés étaient au chômage partiel, a rappelé la ministre, qui n’a pas encore les chiffres de mai.

Depuis le début de la crise en mars, le gouvernement a mis en place un régime exceptionnel de chômage partiel pour éviter les licenciements.

Depuis le 1e juin, la prise en charge par l’État et l’Unedic a baissé de 100% à 85% de l’indemnité versée au salarié, à l’exception des secteurs faisant l’objet de restrictions en raison de la crise sanitaire comme le tourisme ou la restauration.

« Ce dispositif permettra de garder son emploi, à l’entreprise de garder ses compétences », a expliqué la ministre.

 

Parmi les contreparties pour l’entreprise, le maintien dans l’emploi mais aussi,  »s’il y a une baisse de salaire pendant la crise (à l’issue de la crise, NDLR), on fait plus d’intéressement. Ce sera négocié dans l’entreprise ».

 

 

États-Unis : la crise va durer

États-Unis : la crise va durer

La croissance américaine comme la France avec une chute de croissance autour de 6 % et un chômage qui devrait tutoyer les 10 % en fin d’année. C’est le bilan du président de la banque fédérale américaine qui prévoit des séquelles de la crise du Corona virus. Les finances des ménages et des entreprises aux Etats-Unis pourraient souffrir de “fragilités persistantes” après le choc économique provoqué par la pandémie de coronavirus, explique la Réserve fédérale dans son rapport au Congrès vendredi.

Certes la situation est loin d’être figée, elle a tendance à s’améliorer mais certainement pas au rythme espéré. Le problème fondamental c’est qu’il faut  de commandes suffisantes( investissement des entreprises ou des ménage; la variable d’ajustement sera comme d’habitude l’emploi. Une situation globale de l’emploi qui va peser forcément sur le niveau du pouvoir d’achat et par conséquence sur la demande. On ne redressera pas l’économie américaine ( européenne ou française en quelques mois voire quelques années. Après un tel choc économique, financier mais aussi social).

Selon ces projections, le taux de chômage devrait encore atteindre 6,5% fin 2021 et 5,5% fin 2022, soit deux points de pourcentage au-dessus de son niveau de fin 2019, un écart qui représente plusieurs millions de chômeurs.

“La crise sanitaire en cours va peser lourdement sur l’activité économique, l’emploi et l’inflation à court terme et crée des risques considérables pour les perspectives économiques à moyen terme”, explique la Fed dans son communiqué de politique monétaire.

Son président, Jerome Powell, a souligné lors d’une conférence de presse en ligne que “des millions de personnes” pourraient rester au chômage même une fois la reprise solidement engagée.

“Le travail de la Fed touche des communautés, des familles et des entreprises dans tout le pays”, a-t-il ajouté. “Nous sommes déterminés à utiliser tous les instruments à notre disposition (…) pour faire en sorte que la reprise soit aussi solide que possible.”

“C’est un long chemin. Il prendra du temps”, a-t-il souligné.

Pour la banque centrale, cette perspective justifie de maintenir l’objectif de taux des fonds fédéraux (“fed funds”), le principal instrument de sa politique monétaire, à son niveau actuel proche de zéro jusqu’en 2022 au moins.

Les responsables de la banque centrale ont aussi promis de maintenir les achats d’obligations sur les marchés au moins à leur niveau actuel, soit environ 80 milliards de dollars par mois pour les bons du Trésor et 40 milliards pour les prêts immobiliers titrisés.

Cet engagement montre que la Fed commence à dessiner une stratégie de long terme pour accompagner la reprise économique, qui devrait se traduire en 2021 par un rebond de 5,0% du PIB. Un chiffre évidemment tout à fait approximatif surtout destiné à rassurer les acteurs économiques. Comment en effet affirmer qu’il faudra plusieurs années pour redresser l’économie et dans le même temps prévoir que le rebond de 2021 sera pratiquement suffisant pour retrouver la situation antérieure à la crise sanitaire

Malgré l’ampleur de la récession en cours, la Fed n’a pas modifié ses projections à plus long terme en matière de plein emploi, de croissance tendancielle et de niveau du taux des “Fed funds”, ce qui laisse entendre que l’économie ne souffrira pas de séquelles durables de la crise.

Le dollar est quant à lui tombé à son plus bas niveau depuis trois mois face à un panier de devises de référence (-0,50%) et l’euro est repassé au-dessus de 1,14 dollar pour la première fois depuis le 10 mars. De quoi importer de l’inflation dans le pays n’a pas besoin

Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans chutait de près de neuf points de base à 0,7411%.

“Les signaux envoyés par la Fed sont globalement conformes aux attentes”, commente Jon Hill, stratège taux de BMO Capital Markets. “Elle reconnaît que le chômage sera élevé, que l’inflation sera basse et qu’elle maintiendra des taux d’intérêt très bas pendant au moins deux ans.”

L’éclatement de la crise en mars a conduit la Fed à réduire l’objectif des “fed funds” de 150 points de base et à mobiliser dans l’urgence plusieurs milliers de milliards de dollars pour soutenir l’économie et les marchés financiers.

Ces mesures ont eu pour effet une envolée de la taille de son bilan, qui dépasse désormais 7.200 milliards de dollars (6.350 milliards d’euros) contre moins de 3.500 milliards début mars.

 

Avenir filière automobile française : une crise qui va durer 10 ans

Avenir filière automobile française : une crise qui va durer 10 ans

 

Selon les consultants du cabinet AlixPartners., près un pic des ventes à 2,7 millions de véhicules en 2019, celles-ci vont tomber à 1,8 million en 2020. Elles retrouveraient en 2022 leur niveau de 2016, soit 2,4 millions d’unités vendues. Le retour de la croissance n’étant pas attendu avant 2030. Le marché «ne devrait pas être en croissance malgré le maintien des lancements de nouveaux véhicules», estime Laurent Petizon, le directeur associé d’AlixPartners.

La France ne se relèvera pas au même rythme que l’Europe, dont les ventes devraient croître de 7,7 % par an de 2020 à 2025. D’après les prévisions d’AlixPartners, le marché sera soutenu par les ventes de SUV – électrifiés pour la plupart – qui devraient en 2030 représenter 43 % du marché, contre 21 % en 2015. Autre effet de la crise du Covid-19, le volume de production dans l’Hexagone va plonger à 1,5 million d’unités (2,2 millions en 2019) et se stabiliser à 1,8

 

Plusieurs concertations ont lieu avec les partenaires pour soutenir l’emploi, dont une sur les modalités d’un dispositif d’activité partielle, qui sera mis en place par un accord collectif d’entreprise ou de branche. Il donnerait lieu à une indemnisation en contrepartie du maintien dans l’emploi.

En avril, 8,6 millions de salariés étaient au chômage partiel, a rappelé la ministre, qui n’a pas encore les chiffres de mai.

Depuis le début de la crise en mars, le gouvernement a mis en place un régime exceptionnel de chômage partiel pour éviter les licenciements.

Depuis le 1e juin, la prise en charge par l’État et l’Unedic a baissé de 100% à 85% de l’indemnité versée au salarié, à l’exception des secteurs faisant l’objet de restrictions en raison de la crise sanitaire comme le tourisme ou la restauration.

« Ce dispositif permettra de garder son emploi, à l’entreprise de garder ses compétences », a expliqué la ministre.

 

Parmi les contreparties pour l’entreprise, le maintien dans l’emploi mais aussi,  »s’il y a une baisse de salaire pendant la crise (à l’issue de la crise, NDLR), on fait plus d’intéressement. Ce sera négocié dans l’entreprise ».

 

 

Avenir filière automobile française : une crise qui va durer 10 ans

Avenir filière automobile française : une crise qui va durer 10 ans

 

Selon les consultants du cabinet AlixPartners., près un pic des ventes à 2,7 millions de véhicules en 2019, celles-ci vont tomber à 1,8 million en 2020. Elles retrouveraient en 2022 leur niveau de 2016, soit 2,4 millions d’unités vendues. Le retour de la croissance n’étant pas attendu avant 2030. Le marché «ne devrait pas être en croissance malgré le maintien des lancements de nouveaux véhicules», estime Laurent Petizon, le directeur associé d’AlixPartners.

La France ne se relèvera pas au même rythme que l’Europe, dont les ventes devraient croître de 7,7 % par an de 2020 à 2025. D’après les prévisions d’AlixPartners, le marché sera soutenu par les ventes de SUV – électrifiés pour la plupart – qui devraient en 2030 représenter 43 % du marché, contre 21 % en 2015. Autre effet de la crise du Covid-19, le volume de production dans l’Hexagone va plonger à 1,5 million d’unités (2,2 millions en 2019) et se stabiliser à 1,8

 

Plusieurs concertations ont lieu avec les partenaires pour soutenir l’emploi, dont une sur les modalités d’un dispositif d’activité partielle, qui sera mis en place par un accord collectif d’entreprise ou de branche. Il donnerait lieu à une indemnisation en contrepartie du maintien dans l’emploi.

En avril, 8,6 millions de salariés étaient au chômage partiel, a rappelé la ministre, qui n’a pas encore les chiffres de mai.

Depuis le début de la crise en mars, le gouvernement a mis en place un régime exceptionnel de chômage partiel pour éviter les licenciements.

Depuis le 1e juin, la prise en charge par l’État et l’Unedic a baissé de 100% à 85% de l’indemnité versée au salarié, à l’exception des secteurs faisant l’objet de restrictions en raison de la crise sanitaire comme le tourisme ou la restauration.

« Ce dispositif permettra de garder son emploi, à l’entreprise de garder ses compétences », a expliqué la ministre.

 

Parmi les contreparties pour l’entreprise, le maintien dans l’emploi mais aussi,  »s’il y a une baisse de salaire pendant la crise (à l’issue de la crise, NDLR), on fait plus d’intéressement. Ce sera négocié dans l’entreprise ».

 

L’automobile française : 10 ans avant d’amortir la crise

L’automobile  française : 10 ans avant d’amortir la crise

Selon les consultants du cabinet AlixPartners., près un pic des ventes à 2,7 millions de véhicules en 2019, celles-ci vont tomber à 1,8 million en 2020. Elles retrouveraient en 2022 leur niveau de 2016, soit 2,4 millions d’unités vendues. Le retour de la croissance n’étant pas attendu avant 2030. Le marché «ne devrait pas être en croissance malgré le maintien des lancements de nouveaux véhicules», estime Laurent Petizon, le directeur associé d’AlixPartners.

La France ne se relèvera pas au même rythme que l’Europe, dont les ventes devraient croître de 7,7 % par an de 2020 à 2025. D’après les prévisions d’AlixPartners, le marché sera soutenu par les ventes de SUV – électrifiés pour la plupart – qui devraient en 2030 représenter 43 % du marché, contre 21 % en 2015. Autre effet de la crise du Covid-19, le volume de production dans l’Hexagone va plonger à 1,5 million d’unités (2,2 millions en 2019) et se stabiliser à 1,8

La plus grande crise mondiale depuis 150 ans ( Banque mondiale)

La plus grande crise mondiale depuis 150 ans ( Banque mondiale)

La Banque mondiale estime ainsi qu’entre 70 et 100 millions de personnes pourraient basculer dans l’extrême pauvreté, effaçant ainsi les progrès réalisés les trois dernières années dans la lutte contre la pauvreté.

Avant cette crise sanitaire, l’institution tablait sur une nouvelle baisse en 2020 de la proportion de la population mondiale vivant avec moins de 1,90 dollar par jour.

La pandémie qui s’est déclenchée en fin d’année dernière en Chine touche la très grande majorité des pays dans le monde.

Elle a fait plus de 400.000 morts selon le recensement des chiffres officiels par l’AFP.

Pour freiner la contamination et surtout éviter que les systèmes de santé ne soient totalement débordés, de nombreux pays ont pris des mesures de confinement qui ont mis leur économie respective à genoux.

Et si la Banque mondiale prévoit un rebond en 2021, le risque d’une deuxième vague d’infections, en l’absence de vaccin, n’est pas écarté, ce qui pourrait miner la reprise.

Si la Chine, deuxième puissance économique mondiale, est quasiment la seule des grandes économies à afficher de la croissance cette année, le ralentissement est tel qu’il va contrarier la reprise dans les pays en développement, a mis en garde l’institution de Bretton Woods.

Pour les seules économies avancées dont la consommation et l’offre se sont effondrées sous l’effet de la paralysie du secteur des transports, de l’hôtellerie et de la restauration ainsi que des loisirs, la contraction s’élèvera à 7%, estime pour l’heure la Banque mondiale.

Le PIB des marchés émergents et les économies en développement devraient reculer de 2,5%, « la première contraction pour ce groupe de pays depuis au moins soixante ans ».

Ayhan Kose, directeur des perspectives de développement, a souligné au cours de la conférence téléphonique, la difficulté de faire des prévisions pour une crise s’apparentant à un désastre naturel.

Aussi l’institution a-t-elle prévu un scénario du pire: en cas de seconde vague de la pandémie ou si les autorités étaient contraintes de reprendre des mesures de confinement, le PIB mondial pourrait alors se contracter de 8%.

« Ces interruptions de l’activité pourraient forcer des entreprises à cesser leur activité et à rembourser leur dette », mettent en garde les auteurs du rapport, alors que l’endettement des entreprises privées étaient déjà un sujet de préoccupation avant la crise sanitaire.

Enfin, quand bien même, la reprise avec un taux de croissance de 4,2% l’année prochaine se matérialisait, « dans de nombreux pays, les profondes récessions provoquées par le Covid-19 devraient peser sur la capacité de croissance pour les années à venir », note le rapport.

La semaine dernière, le président de la Banque Mondiale, David Malpass, avait, lui, déploré le manque d’investissements qui va ralentir la reprise.

 

Naomi Klein : « ll faut une réponse réponse audacieuse à la crise  » (Naomi Klein )

 

Naomi Klein  , , auteur de nombreux ouvrages à succès sur les dérives du capitalisme et le dérèglement climatique, la pandémie souligne à quel point les différentes crises que nous traversons sont imbriquées.

En 2007, la militante écologiste et anticapitaliste canadienne Naomi Klein publiait La Stratégie du choc : la montée d’un capitalisme du désastre (Actes Sud), un essai dans lequel elle analysait la façon dont pouvoirs et élites tentent de profiter des situations de crise. Son dernier livre, Plan B pour la planète. Le New Deal vert (Actes Sud)publié en novembre 2019, prône un changement radical pour atteindre la neutralité carbone en dix ans. Une idée qu’elle a défendue aux côtés du candidat à l’investiture démocrate pour la présidentielle américaine Bernie Sanders, qu’elle a soutenu jusqu’à ce qu’il se retire de la course, le 8 avril.

La journaliste, également professeure à l’université Rutgers (New Jersey), revient sur la façon dont l’épidémie due au coronavirus accroît les inégalités, et réagit aux manifestations de colère aux Etats-Unis après la mort de George Floyd, tué par des policiers à Minneapolis.

Comment expliquez-vous ce qui se passe actuellement aux Etats-Unis ? Cela vous paraît-il lié, d’une certaine façon, à la pandémie ou à la façon dont elle est gérée ?

Le racisme et les inégalités ont façonné la réponse à la crise du Covid-19. Tant qu’il apparaissait que tout le monde était en danger, les gouvernements étaient prêts à suspendre l’activité économique au nom de la santé humaine. Mais dès qu’il est apparu que les plus menacés par le virus étaient les pauvres, les Noirs, les personnes âgées ou handicapées – ceux que l’on considérait déjà comme des citoyens au rabais –, alors les appels à « relancer l’économie » sont devenus plus vifs. Les policiers de Minneapolis filmés en train d’étouffer tranquillement George Floyd, ça a été la goutte de trop.

Cette période est évidemment extrêmement inquiétante, mais je dois dire aussi que je suis impressionnée par le courage de tous ces jeunes qui sont dans la rue – car ce sont essentiellement des jeunes, de toutes origines. Ces personnes étaient chez elles depuis des mois et c’est pour mener ce combat pour la justice qu’elles brisent le confinement. On ne sait pas sur quoi il va déboucher mais c’est un moment extraordinaire.

Aujourd’hui, nous avons besoin de renflouer des entreprises mais nous devons surtout nous demander quel futur nous voulons bâtir. Tous ces combats dans lesquels nous sommes engagés, que ce soit le combat contre les violences policières, contre le dérèglement climatique ou pour une économie juste, sont liés.

 

Les failles de la France dans la crise sanitaire

Les failles de la France dans la crise sanitaire

Historien et philosophe, Marcel Gauche ,directeur d’études émérite à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (Ehess) et rédacteur en chef de la revue Le Débat (Gallimard) souligne les failles de la France dans la crise sanitaire .

De quoi la crise sanitaire qui a touché la France a-t-elle été le révélateur ?

Nous avons pris conscience de l’extrême vulnérabilité de notre système de fonctionnement collectif. Nous vivions sans aucune anticipation stratégique d’une telle menace, alors que les épidémies, en Asie, sont une préoccupation familière. En France, l’impréparation a été totale ! Notre système de santé, supposé être l’un des meilleurs du monde, s’est révélé sous-dimensionné et très mal géré. L’effet du confinement nous classe en outre parmi les mauvais élèves en Europe. Nous ne jouons plus dans la cour des grands.

Un autre élément a été décisif pour la conscience française : la mesure du délabrement de l’Etat et, plus largement, de notre système de décision politique, complètement désarticulé.

C’est-à-dire ?

Les décisions, pendant cette crise, ont été rendues de manière souvent incompréhensible pour les citoyens. L’Etat a présenté son pire visage, soit une étroitesse bureaucratique, un côté tatillon, autoritaire, voire persécuteur, sans se montrer efficace pour autant. Le jacobinisme impotent, ce n’est pas possible ! On pouvait accepter ces mauvais côtés quand cela marchait ; mais si c’est inefficace, ça devient insupportable.

L’attestation dérogatoire de déplacement restera, par exemple, comme un chef-d’œuvre dans les annales de la folie bureaucratique. Il faut la conserver pieusement pour l’édification des générations futures !

Par ailleurs, le Parlement n’a pas existé pendant cette crise. Quant aux pouvoirs décentralisés, ils ont pris des initiatives dans la cacophonie. Tout cela a donné l’impression, impalpable, d’une défaillance collective. C’est un choc, une blessure narcissique profonde.

C’est aussi le réveil d’un somnambule. Au sortir de cette crise, la France a besoin d’un audit politique. Qu’est-ce qui s’est passé ? D’où viennent ces cafouillages incompréhensibles ? C’est le seul moyen d’éviter la folie pénale qui risque de nous encombrer pendant des années.

Beaucoup de pays ont été surpris par l’ampleur de la crise. Certains s’en seraient-ils pourtant mieux sortis ?

Oui ! Nous avons pu mesurer que nous étions parmi les cancres en Europe, réduits à notre situation de pays méditerranéen, au même titre que l’Espagne ou l’Italie !

Avec l’Allemagne, nous ne jouons plus dans la même catégorie. La vulnérabilité de notre système économique est apparue de manière criante, tandis que celui de l’Allemagne et ses choix industriels se sont révélés payants.

Un troisième volet pour le budget de crise

Un troisième volet  pour le budget de  crise

Face à la dégradation des grands équilibres, la croissance d’abord mais aussi déficit et dette, le gouvernement s’apprêterait à lancer une troisième vague de soutien à l’économie. 110 milliards d’euros ont déjà débloqués depuis le début de la crise, le gouvernement a décidé cette fois de soutenir plusieurs secteurs particulièrement touchés par le confinement, comme l’automobile, le tourisme ou l’aéronautique. Ces 40 milliards d’euros regroupent à la fois des mesures budgétaires et des mesures de soutien à la trésorerie des entreprises, par exemple via des garanties de prêts. Difficile de s’y retrouver dans l’addition globale que le ministère de l’économie avait déjà indiquée que la France avait déjà engagé des dépenses de l’art de 500 milliards ( des dépenses sans doute de nature économique sociale et sanitaire)

25 milliards nouveaux pourraient être dégagés pour aider par exemple le secteur automobile dont Renault, l’aérien et protégé des entreprises stratégiques

 

« L’important pour nous, c’est la croissance, le retour de la croissance et ne pas perdre du capital humain ni du capital physique, par des faillites ou des licenciements », défend-t-on à Bercy pour justifier ces chiffres impressionnants sur la crise que traverse l’économie française après huit semaines de confinement. Au total, ce projet de budget comptera 13 milliards d’euros de crédits budgétaires et 12 milliards d’euros de garanties publiques supplémentaires.

En faite, le gouvernement a d’abord rôle  besoin de soutenir l’économie  pour éviter le maximum de défaillance et la vague de chômage qui l’accompagne.  de ce point de vue,  le gouvernement est inquiet de l’extrême prudence des ménages qui  prévoient de geler environ 100 milliards de leur épargne . Pourtant  la consommation est essentielle soutenir la croissance puisqu’il faut sans doute prévoir une diminution du commerce international de 10 à 12 % pour la France. Les investissements pourraient diminuer d’environ 15 %. Le troisième plan n’a pas  seulement pour objet soutenir mais d’ encourager le développement économique ne serait-ce que pour ne pas trop affaiblir les recettes fiscales, augmenter le déficit et la dette.

Coronavirus : « faiblesses » françaises face à la crise

Coronavirus : « faiblesses » françaises face à la crise

Stocks de masques « insuffisants », situation « tendue à l’hôpital«  avant la crise ou encore agences régionales de santé « trop centralisées » : l’épidémie du coronavirus a « révélé des faiblesses » françaises, souligne un rapport de la mission d’information parlementaire de l’Assemblée nationale, publié mercredi 3 juin.

« Ce rapport d’étape » est rendu public au moment où est installée une commission d’enquête aux pouvoirs plus étendus à l’Assemblée nationale, qui sera présidée par Brigitte Bourguignon (LREM) et dont le rapporteur sera Eric Ciotti (LR), tous deux désignés officiellement mercredi.

 

Le rapport de plus de 70 pages relate principalement la chronologie et la réponse des autorités face à la crise. Mais il liste sur huit pages les « faiblesses » qu’elle a révélées.

Il rappelle d’abord  »l’insuffisance des stocks stratégiques d’équipements de protection, et notamment de masques » et réclame une  »reconstitution de stocks » et une « réflexion » sur leur gestion logistique. Il demande aussi la  »sécurisation » des approvisionnement de produits « indispensables » comme les médicaments.

 

Présenté par le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM), le rapport insiste aussi sur la  »situation tendue » à l’hôpital avant la crise et juge que les montants annoncés mi-novembre lors d’un premier « plan d’urgence » pour l’hôpital se sont révélés « insuffisants ». L’épidémie a aussi « révélé quelques failles dans la culture de prévention sanitaire en France et un manque d’anticipation », ajoute la mission d’information.

Le texte souligne donc l’importance du Ségur de la santé, cette négociation prévue jusqu’en juillet et censée concrétiser les hausses de salaires et de moyens pour les soignants.

Le rapport pointe notamment du doigt l’agence sanitaire Santé publique France dont il faudra « réexaminer les missions et l’organisation ».

Il déplore aussi  »au début de la crise » le  »suivi insuffisant » de la situation dans les Ehpad.

Quant aux agences régionales de santé, elles ont pu « parfois être perçues comme trop centralisées, inaccessibles ou en décalage avec les réalités et les attentes du terrain« , déplore encore le rapport, qui préconise une  »meilleure articulation avec les services déconcentrés de l’État » et une « plus grande proximité de ces agences avec les élus locaux et les préfets ».

Crise économie française plus profonde et plus rapide que prévue

Crise économie française plus profonde et  plus rapide que prévue

Plusieurs facteurs explicatifs permettent de comprendre le rythme et l’ampleur de la crise. D’abord plus de la moitié des salariés du privé ont été couverts par le chômage partiel ce qui a complètement masqué la réalité sous-emploi. Pendant presque deux mois l’économie a tourné à moins de 60 % de ses capacités. Certes la reprise s’amorce mais il y a encore de nombreuses difficultés d’approvisionnement tant dans l’industrie que dans les commerces. Une conséquence de la crise de l’offre qui a paralysé en grande partie la production. Maintenant c’est fort logiquement que la crise du chômage s’envole car l’heure n’est pas évidemment aux embauches sauf dans quelques secteurs très tendus mais plutôt au plan d’ajustement des effectifs ne serait-ce que pour amortir des coûts fixes alors que les recettes étaient très affaiblies voire nulles. Le pire des défaillances devrait être connu au cours du dernier trimestre 2020

Pour résumer , on pourrait connaître du deuxième trimestre une récession de 20 % et au total sur d’année une baisse de près de 10 % du PIB. Pendant presque deux mois l’économie a été en grande partie paralysée tout cas fonctionnait en mode réduit. La reprise aura forcément lieu mais elle sera sans doute plus progressive qu’on ne l’espérait. Comme indiqué un certain nombre d’experts notamment des États-Unis,  il faudra attendre au-delà de 2021 pour retrouver les niveaux de 2019.

 

Lundi, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, avait aussi affirmé que la période de déconfinement coûterait au moins trois points de PIB cette année.  »J’ai toujours indiqué que les 8% de chute de croissance étaient un chiffre provisoire (…) Il faut nous attendre à des chiffres de récession très dégradés pour 2020 en France », a commenté mercredi le ministre de l’Economie Bruno Le Maire sur Radio Classique.

 

« Il y a évidemment des secteurs qui sont particulièrement touchés puisque pratiquement interdit d’activité par exemple tout ce qui touche au tourisme, à l’hôtellerie, à la restauration , événementiel, voir un certains secteurs du transport. Dans les entreprises ,  stocks sont à reconstituer , encore que la production des fournisseurs reprenne. Certains achats ont pu être reportés, donc décalés dans le temps mais d’autres seront purement et simplement annulées entre parenthèses ( tourisme, restauration, événementiel) ou encore certains investissements aussi bien des entreprises que des particuliers. La crise sanitaire à évidemment provoqué une paralysie de l’offre une grande partie.

 

 La crainte c’est que maintenant excède une crise de la demande, en tout cas une réduction du fait des incertitudes qui tournent autour de l’avenir quant à la bague de défaillance d’entreprise et au licenciement qui vont l’accompagner. Les Français sont aussi inquiets de la détérioration de la situation financière globale dont il perçoit mal encore et pour cause les modalités d’amortissement mais qui pourrait d’une manière ou d’une autre se traduire par une diminution du pouvoir d’achat immédiat et où de l’épargne. D’où des records sur le livret A

( ou équivalent) de 500 milliards et autant sur les comptes courants. Les mesures d’encouragement du gouvernement à la consommation pourraient débloquer en partie la situation mais peut-être pas suffisamment créer une dynamique suffisante de la reprise. Il ne faut pas s’attendre à ce que les investissements prennent le relais.

 

. La formation brute de capitale fixe (FCBF/investissements) a plongé de 10,5% entre janvier et mars après +0,1% au dernier trimestre 2019. Les administrations publiques et les entreprises ont mis un coup d’arrêt à leurs investissements pendant cette première période de confinement, sachant que les dépenses des collectivités locales avaient déjà marqué le pas à l’approche des élections municipales.

Chez les ménages, la consommation, moteur très important de l’économie hexagonale, a également lourdement baissé (-5,3%) au cours du premier trimestre contre +0,3% au trimestre précédent. La baisse d’achats…

La crise sera longue ( FMI)

La crise sera longue ( FMI)

Gita Gopinath, Américano-indienne née dans le Kerala il y a 48 ans, professeur à Harvard, est la chef économiste du Fonds monétaire international (FMI) depuis 2019. Interview le Figaro

- En avril, vous estimiez à 3% la contraction du PIB mondial en 2020. Allez-vous réviser vos prévisions?

Gita GOPINATH. - D’après les dernières données recueillies, nous allons, le 24 juin, probablement revoir nos prévisions en baisse. Si l’on regarde les chiffres du premier trimestre, dans de nombreux pays, la contraction de la consommation a été très forte, davantage que prévu. Les ménages ont vraiment réduit leurs dépenses. Un autre facteur entre en compte: tant qu’il n’y a pas de solution médicale, de vaccin ou de traitement efficace, la crainte d’une éventuelle deuxième vague persistera et il n’y aura pas de garantie d’un retour à la normale.

En France, allez-vous aussi réviser vos prévisions à la baisse?

Nous avions prévu en avril -7,5% en 2020 pour la zone euro et -7,2% pour la France.

Crise économie française pire et plus rapide que prévue

Crise économie française pire et plus rapide que prévue

Plusieurs facteurs explicatifs permettent de comprendre le rythme et l’ampleur de la crise. D’abord plus de la moitié des salariés du privé ont été couverts par le chômage partiel ce qui a complètement masqué la réalité sous-emploi. Pendant presque deux mois l’économie a tourné à moins de 60 % de ses capacités. Certes la reprise s’amorce mais il y a encore de nombreuses difficultés d’approvisionnement tant dans l’industrie que dans les commerces. Une conséquence de la crise de l’offre qui a paralysé en grande partie la production. Maintenant c’est fort logiquement que la crise du chômage s’envole car l’heure n’est pas évidemment aux embauches sauf dans quelques secteurs très tendus mais plutôt au plan d’ajustement des effectifs ne serait-ce que pour amortir des coûts fixes alors que les recettes étaient très affaiblies voire nulles. Le pire des défaillances devrait être connu au cours du dernier trimestre 2020

Pour résumer , on pourrait connaître du deuxième trimestre une récession de 20 % et au total sur d’année une baisse de près de 10 % du PIB. Pendant presque deux mois l’économie a été en grande partie paralysée tout cas fonctionnait en mode réduit. La reprise aura forcément lieu mais elle sera sans doute plus progressive qu’on ne l’espérait. Comme indiqué un certain nombre d’experts notamment des États-Unis,  il faudra attendre au-delà de 2021 pour retrouver les niveaux de 2019.

 

Lundi, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, avait aussi affirmé que la période de déconfinement coûterait au moins trois points de PIB cette année.  »J’ai toujours indiqué que les 8% de chute de croissance étaient un chiffre provisoire (…) Il faut nous attendre à des chiffres de récession très dégradés pour 2020 en France », a commenté mercredi le ministre de l’Economie Bruno Le Maire sur Radio Classique.

 

« Il y a évidemment des secteurs qui sont particulièrement touchés puisque pratiquement interdit d’activité par exemple tout ce qui touche au tourisme, à l’hôtellerie, à la restauration , événementiel, voir un certains secteurs du transport. Dans les entreprises ,  stocks sont à reconstituer , encore que la production des fournisseurs reprenne. Certains achats ont pu être reportés, donc décalés dans le temps mais d’autres seront purement et simplement annulées entre parenthèses ( tourisme, restauration, événementiel) ou encore certains investissements aussi bien des entreprises que des particuliers. La crise sanitaire à évidemment provoqué une paralysie de l’offre une grande partie.

 

 La crainte c’est que maintenant excède une crise de la demande, en tout cas une réduction du fait des incertitudes qui tournent autour de l’avenir quant à la bague de défaillance d’entreprise et au licenciement qui vont l’accompagner. Les Français sont aussi inquiets de la détérioration de la situation financière globale dont il perçoit mal encore et pour cause les modalités d’amortissement mais qui pourrait d’une manière ou d’une autre se traduire par une diminution du pouvoir d’achat immédiat et où de l’épargne. D’où des records sur le livret A

( ou équivalent) de 500 milliards et autant sur les comptes courants. Les mesures d’encouragement du gouvernement à la consommation pourraient débloquer en partie la situation mais peut-être pas suffisamment créer une dynamique suffisante de la reprise. Il ne faut pas s’attendre à ce que les investissements prennent le relais.

 

. La formation brute de capitale fixe (FCBF/investissements) a plongé de 10,5% entre janvier et mars après +0,1% au dernier trimestre 2019. Les administrations publiques et les entreprises ont mis un coup d’arrêt à leurs investissements pendant cette première période de confinement, sachant que les dépenses des collectivités locales avaient déjà marqué le pas à l’approche des élections municipales.

Chez les ménages, la consommation, moteur très important de l’économie hexagonale, a également lourdement baissé (-5,3%) au cours du premier trimestre contre +0,3% au trimestre précédent. La baisse d’achats…

 

Double Crise de la presse: économique…….. et existentielle

Double Crise de la presse: économique…….. et existentielle  

 

La presse tire la sonnette d’alarme et réclame un plan d’urgence au gouvernement

un cri d’alerte de la presse nationale et régionale en direction du gouvernement pour sauver une activité en grande difficulté. Une double difficulté sans doute économique mais aussi existentielle.

 

La presse notamment écrite va connaître une crise difficile au plan économique en raison en particulier de la chute drastique des recettes publicitaires qui les financent en grande partie. Les entreprises d’une manière générale vont  réduire les budgets considérés comme non prioritaires , en tout cas comme n’en essentiels dans la période. Cette dépendance de la presse vis à vis recettes publicitaire influence évidemment la ligne éditoriale car il est difficile d’assurer la promotion d’une société et dans le même temps de se livrer à une analyse critique de son objet, de ses résultats ou de son fonctionnement.

 

Par ailleurs ,l’équilibre économique de plus en plus fragile de la plupart des médias conduit  à une certaine uniformisation des lignes éditoriales. Pour l’essentiel, la plupart des médias reprennent  à peu près les mêmes thèmes, voire les mêmes informations en provenance des entreprises, des institutions, ou encore du gouvernement. Il faut souvent attendre 24 ou 48 heures pour que naissent quelques éléments d’analyse et de critique à propos d’une information. D’une manière générale, la presse est écartelée entre son désir de ne pas contrarier les principales financeurs que sont les vendeurs de publicité et la nécessité quand même d’alimenter l’information et la critique du lectorat. Un exercice particulièrement complexe. On peut même dire un grand écart entre le soutien des institutions en place et quelques portes ouvertes aux critiques du public. Souvent d’ailleurs au mélange sans pudeur avec le soutien affiché au pouvoir en place ( politique, économique, institutionnel) avec carrément le populisme pour donner des preuves d’indépendance qui n’en sont pas réellement. D’ailleurs, la plupart des grands médias sont désormais détenus par les financiers ( pouvoir politique pour les médias public avec des consanguinité).

 

Pas étonnant dans ces conditions que non seulement l’audience des médias traditionnels diminue mais surtout que la confiance dans ces médias ait tendance à se réduire. De nombreux sondages ont mis en valeur la baisse régulière de la confiance dans les médias traditionnels. Avec le , les sondages ont dû encore être bousculés. En général ,  taux de confiance dans la télévision tourne autour de 35 %, la presse écrite autour de 40 à 45 % et la radio à moins de 50 %.

 

Les nouvelles technologies sont venues bouleverser la donne avec l’émergence d’un nombre incalculable de sites où d’ailleurs le pire côtoie le meilleur. Avec un peu de détermination et de temps on parvient quand même à s’informer de manière un peu plus objective qu’avec les médias traditionnels.

 

Comme dans d’autres secteurs il faut d’autres s’attendre à des restructurations à l’intérieur des médias sans doute même à des suppressions de titres notamment de titres locaux déjà grandement fragilisés par le vieillissement du lectorat. Les grands sites ont eu du mal à s’adapter aux nouvelles technologies et finalement reprennent-( avec force, titres,  photos et vidéos)  sur leur site là Une de leur édition papier sans beaucoup d’efforts d’approfondissement et d’analyse. Pour parler simplement chaque jour sont livrés des informations peu ou mal traités, contredites éventuellement le lendemain, quelques jours après par d’autres informations aussi sommaires. On l’a vu par exemple à travers ce débat sur la chloroquine, un débat de nature scientifique qui ne peut se soumettre à des appréciations à coups de serpe ou de manière très superficielle. Ajoutons que sur nombre de problèmes complexes  ,  le temps du journalisme n’est pas celui de la réflexion approfondie. Chaque jour une information chasse l’autre, éventuellement contredite le lendemain  et des événements s’effacent sous la pression de l’événement médiatique du jour qui peut par ailleurs être complètement anecdotique.

 

Crise de la presse: une crise d’abord de ligne éditoriale

Crise de la presse: une crise d’abord de ligne éditoriale

 

La presse notamment écrite va connaître une crise difficile au plan économique en raison en particulier de la chute drastique des recettes publicitaires qui les financent en grande partie. Les entreprises d’une manière générale vont  réduire les budgets considérés comme non prioritaires , en tout cas comme n’en essentiels dans la période. Cette dépendance de la presse vis à vis recettes publicitaire influencent évidemment la ligne éditoriale car il est difficile d’assurer la promotion d’une société et dans le même temps de se livrer à une analyse critique de son objet, de ses résultats ou de son fonctionnement.

Par ailleurs ,l’équilibre économique de plus en plus fragile de la plupart des médias conduits à une certaine uniformisation des lignes éditoriales. Pour l’essentiel, la plupart des médias reprennent  à peu près les mêmes thèmes, voire les mêmes informations en provenance des entreprises, des institutions, ou encore du gouvernement. Il faut souvent attendre 24 ou 48 heures pour que naissent quelques éléments d’analyse et de critique à propos d’une information. D’une manière générale, la presse est écartelée entre son désir de ne pas contrarier les principales financeurs que sont les vendeurs de publicité et la nécessité quand même d’alimenter l’information et la critique du lectorat. Un exercice particulièrement complexe. On peut même dire un grand écart entre le soutien des institutions en place et quelques portes ouvertes aux critiques du public. Souvent d’ailleurs au mélange sans pudeur avec le soutien affiché au pouvoir en place ( politique, économique, institutionnel) avec carrément le populisme pour donner des preuves d’indépendance qui n’en sont pas réellement. D’ailleurs, la plupart des grands médias sont désormais détenus par les financiers ( pouvoir politique pour les médias public avec des consanguinité).

 

Pas étonnant dans ces conditions que non seulement l’audience des médias traditionnels diminue mais surtout que la confiance dans ces médias ait tendance à se réduire. De nombreux sondages ont mis en valeur la baisse régulière de la confiance dans les médias traditionnels. Avec le Corona virus les sondages ont dû encore être bousculés. En général ,le taux de confiance dans la télévision tourne autour de 35 %, la presse écrite autour de 40 à 45 % et la radio à moins de 50 %.

Les nouvelles technologies sont venues bouleverser la donne avec l’émergence d’un nombre incalculable de sites où d’ailleurs le pire côtoie le meilleur. Avec un peu de détermination et de temps on parvient quand même à s’informer de manière un peu plus objective qu’avec les médias traditionnels.

Comme dans d’autres secteurs il faut d’autres s’attendre à des restructurations à l’intérieur des médias sans doute même à des suppressions de titres notamment de titres locaux déjà grandement fragilisés par le vieillissement du lectorat. Les grands sites ont eu du mal à s’adapter aux nouvelles technologies et finalement reprennent-( avec force photo et vidéos)  sur leur site là Une de leur édition papier sans beaucoup d’efforts d’approfondissement et d’analyse. Pour parler simplement chaque jour sont livrés des informations peu ou mal traités, contredites éventuellement le lendemain, quelques jours après par d’autres informations aussi sommaires. On l’a vu par exemple à travers ce débat sur la chloroquine, un débat de nature scientifique qui ne peut se soumettre à des appréciations à coups de serpe ou de manière très superficielle. Ajoutons que sur nombre de sujets le temps du journalisme n’est pas celui de la réflexion approfondie. Chaque jour une information chasse l’autre, éventuellement la contredit et des événements s’effacent sous la pression de l’événement médiatique du jour qui peut par ailleurs être complètement anecdotique.

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