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Crise de l »électricité : Macron responsable pour l’opposition

Crise de l’électricité : Macron responsable pour l’opposition

L’imprévoyance crasse du gouvernement et son bavardage inutile ont accentué la nervosité de l’opinion par rapport à la crise de l’électricité. Il ne faut pas oublier qu’il y a encore quelques mois les ministres assuraient qu’il n’y avait aucune chance de coupure d’électricité en France. Puis curieusement, ils se sont mis à évoquer des scénarios catastrophes avant que le président ne s’agace de ces perspectives noires.

Du côté de l’opposition on impute totalement cette crise de l’électricité à la fois conjoncturelle et surtout structurelle à la politique de Macon qui n’a cessé du faire du en même temps entre renouvelable et nucléaire. Et vérité rien du tout en matière de nucléaire car pour l’instant il n’y a que des orientations mais aucune décision et encore moins de financement. Tout juste des lois

« C’est sûr que le gouvernement a fait tout ce qu’il fallait pour nous faire peur », a ainsi déclaré le chef de file des députés Les Républicains, Olivier Marleix, mercredi matin sur Europe 1. « Le président de la République donne d’ailleurs le sentiment de gouverner par la peur », a-t-il poursuivi, reprochant à Emmanuel Macron de tenir pour « cap, ou absence de cap », la « gestion de la peur des Français ».

« Il faut que le président s’en prenne à lui-même et à son propre gouvernement », a abondé le socialiste Olivier Faure, au micro de Franceinfo. Selon le premier secrétaire du PS, il s’agit là de « la goutte d’eau qui fait déborder le vase », alors que l’hôpital, la pédiatrie, les transports et l’inflation figurent déjà parmi les sujets d’inquiétude. À ses yeux, tout cela finit par « donner le sentiment que nous sommes dans un pays où le gouvernement passe son temps à improviser, et que la seule variable d’ajustement, ce sont les Français eux-mêmes ».

La veille, la présidente du groupe Rassemblement national, Marine Le Pen, avait déjà désigné depuis le Palais Bourbon les coupures d’électricité comme étant « la démonstration de l’incroyable régression de notre pays ».« Conséquence des erreurs des trois gouvernements successifs », avait-elle estimé, en citant chaque fois Emmanuel Macron, d’abord en tant que ministre de l’Économie, ensuite en tant que locataire de l’Élysée.

La session de questions au gouvernement, à l’Assemblée nationale mardi après-midi, avait elle aussi donné lieu à l’expression de la colère des oppositions. Le communiste Sébastien Jumel avait ainsi accusé Emmanuel Macron « d’irresponsabilité énergétique ». « Vous préparez le scénario du pire, et vous êtes le pire des scénarios », avait-il lancé, déplorant que l’exécutif oscille entre « l’alarme aux coupures, et en même temps l’invitation à ne pas paniquer ». Et ce, « pour mieux masquer votre impréparation ».

Vers une triple crise sanitaire ?

Vers une triple *crise sanitaire ?

On enregistre vendredi 2 décembre 2022 :une hausse avec +59.008 supplémentaires en 24h, 159.093 morts au total, +67 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 29.354 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 129.739 (+67 en 24h). Sur sept jours, cela correspond à une augmentation de 21 % des tests positifs. Le taux d’incidence aussi, est revu à la hausse pour près de 500 cas pour 100 000 habitants sur sept jours, soit une augmentation de 38 % en une semaine. Le taux de positivité des tests a, lui aussi, grimpé de 11 % en une semaine. À noter que ces chiffres, déjà fortement élevés, sont probablement sous-estimés avec les autotests réalisés à domicile et tous les porteurs du virus qui ne se font pas tester.

Le coronavirus , la bronchiolite et la grippe circulent simultanément sur le territoire français, conduisant à une « triple épidémie », a alerté Santé publique France. L’évolution des cas serait « encore difficile à prévoir », selon les informations transmises à l’Agence France Presse par l’instance d’expertise scientifique. Une arrivée précoce de la grippe, des niveaux records de bronchiolite chez les nourrissons en comparaison des dix dernières années, un retour fracassant du Covid, le tout en parallèle de la crise du secteur hospitalier… La situation est d’une ampleur « complètement inédite » et remplie « d’incertitudes », a annoncé Didier Che, directeur adjoint aux maladies infectieuses, lors d’un point presse de l’agence sanitaire publique.
Lire aussi – Bronchiolite : le pic de l’épidémie attendu en fin de semaine, selon les pédiatres

« Les années antérieures, il y avait plutôt des virus respiratoires qui se succédaient les uns aux autres: une première circulation de rhinovirus laissait la place à des VRS (principale virus en cause dans la bronchiolite, NDLR), qui, très généralement, laissait le pas à la grippe. Là, on a des co-circulations », a expliqué avec inquiétude l’épidémiologiste Sophie Vaux durant la conférence. L’addition de ces pathologies pourrait entraîner « un impact clinique assez fort, notamment sur les hôpitaux ».

Santé-Une triple crise sanitaire ?

Santé-Une triple crise sanitaire ?

On enregistre vendredi 2 décembre 2022 :une hausse avec +59.008 supplémentaires en 24h, 159.093 morts au total, +67 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 29.354 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 129.739 (+67 en 24h). Sur sept jours, cela correspond à une augmentation de 21 % des tests positifs. Le taux d’incidence aussi, est revu à la hausse pour près de 500 cas pour 100 000 habitants sur sept jours, soit une augmentation de 38 % en une semaine. Le taux de positivité des tests a, lui aussi, grimpé de 11 % en une semaine. À noter que ces chiffres, déjà fortement élevés, sont probablement sous-estimés avec les autotests réalisés à domicile et tous les porteurs du virus qui ne se font pas tester.

Le coronavirus , la bronchiolite et la grippe circulent simultanément sur le territoire français, conduisant à une « triple épidémie », a alerté Santé publique France. L’évolution des cas serait « encore difficile à prévoir », selon les informations transmises à l’Agence France Presse par l’instance d’expertise scientifique. Une arrivée précoce de la grippe, des niveaux records de bronchiolite chez les nourrissons en comparaison des dix dernières années, un retour fracassant du Covid, le tout en parallèle de la crise du secteur hospitalier… La situation est d’une ampleur « complètement inédite » et remplie « d’incertitudes », a annoncé Didier Che, directeur adjoint aux maladies infectieuses, lors d’un point presse de l’agence sanitaire publique.
Lire aussi – Bronchiolite : le pic de l’épidémie attendu en fin de semaine, selon les pédiatres

« Les années antérieures, il y avait plutôt des virus respiratoires qui se succédaient les uns aux autres: une première circulation de rhinovirus laissait la place à des VRS (principale virus en cause dans la bronchiolite, NDLR), qui, très généralement, laissait le pas à la grippe. Là, on a des co-circulations », a expliqué avec inquiétude l’épidémiologiste Sophie Vaux durant la conférence. L’addition de ces pathologies pourrait entraîner « un impact clinique assez fort, notamment sur les hôpitaux ».

Une triple crise sanitaire ?

Une triple crise sanitaire ?

On enregistre vendredi 2 décembre 2022 :une hausse avec +59.008 supplémentaires en 24h, 159.093 morts au total, +67 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 29.354 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 129.739 (+67 en 24h). Sur sept jours, cela correspond à une augmentation de 21 % des tests positifs. Le taux d’incidence aussi, est revu à la hausse pour près de 500 cas pour 100 000 habitants sur sept jours, soit une augmentation de 38 % en une semaine. Le taux de positivité des tests a, lui aussi, grimpé de 11 % en une semaine. À noter que ces chiffres, déjà fortement élevés, sont probablement sous-estimés avec les autotests réalisés à domicile et tous les porteurs du virus qui ne se font pas tester.

Le coronavirus , la bronchiolite et la grippe circulent simultanément sur le territoire français, conduisant à une « triple épidémie », a alerté Santé publique France. L’évolution des cas serait « encore difficile à prévoir », selon les informations transmises à l’Agence France Presse par l’instance d’expertise scientifique. Une arrivée précoce de la grippe, des niveaux records de bronchiolite chez les nourrissons en comparaison des dix dernières années, un retour fracassant du Covid, le tout en parallèle de la crise du secteur hospitalier… La situation est d’une ampleur « complètement inédite » et remplie « d’incertitudes », a annoncé Didier Che, directeur adjoint aux maladies infectieuses, lors d’un point presse de l’agence sanitaire publique.
Lire aussi – Bronchiolite : le pic de l’épidémie attendu en fin de semaine, selon les pédiatres

« Les années antérieures, il y avait plutôt des virus respiratoires qui se succédaient les uns aux autres: une première circulation de rhinovirus laissait la place à des VRS (principale virus en cause dans la bronchiolite, NDLR), qui, très généralement, laissait le pas à la grippe. Là, on a des co-circulations », a expliqué avec inquiétude l’épidémiologiste Sophie Vaux durant la conférence. L’addition de ces pathologies pourrait entraîner « un impact clinique assez fort, notamment sur les hôpitaux ».

Énergie : près de 40% des Français en situation crise financière

Énergie : près de 40% des Français en situation crise financière


Selon une étude réalisée par Intrum raportée par la Tribune, 38 % des répondants anticipent le fait qu’ils n’auront pas les ressources suffisantes pour honorer au moins une facture énergétique dans les mois à venir.

Avec un taux d’inflation de 5,8 % en 2022 selon la Banque de France, la hausse des prix n’a jamais été aussi élevée en France depuis les années 1970. Une conjoncture qui pèse lourdement sur le moral des Français. Selon la 10ème édition 2022 de l’étude sur les dépenses et les habitudes de Français et des Européens (ECPR) réalisée chaque année par Intrum, spécialiste du crédit management, 81% des Français affirment que la hausse des prix a fortement impacté les finances de leur ménage. Et si 16% indiquent qu’ils n’en ont pas encore subi les conséquences, ils s’attendent à ce que cela soit le cas dans les mois à venir.

Des difficultés qui se matérialisent particulièrement au moment de régler leurs factures. Ainsi, au cours des 12 derniers mois, 17% des consommateurs interrogés n’ont pas honoré le paiement d’une facture. Pour 41 % d’entre eux, la raison principale est le manque de moyens. Par ailleurs, 30 % confient qu’ils seront contraints de prioriser le règlement de certaines factures au détriment d’autres jugées moins prioritaires, pour faire face aux dépenses essentielles de leur ménage. Enfin, 38 % des répondants anticipent le fait qu’ils n’auront pas les ressources suffisantes pour honorer au moins une facture énergétique dans les mois à venir. 35% indiquent également qu’ils vont solliciter leurs créanciers pour obtenir un échelonnement de leurs paiements, ou avoir recours à un délai supplémentaire.

L’inquiétude plus prononcée chez ces derniers que chez leurs voisins européens peut également s’expliquer, selon lui, par leur culture financière. En d’autres termes : « la façon dont les consommateurs vont comprendre, gérer, programmer leurs affaires financières et la gestion du ménage. Ces connaissances leur permettent de prendre les bonnes décisions financières et d’éviter les emprunts superflus », explique-t-il, précisant que « la pandémie a eu un impact favorable sur le développement de la culture financière en France ». 49% des répondants français ont néanmoins affirmé que les inquiétudes liées à l’inflation et/ou aux taux d’intérêt plus élevés du fait du resserrement monétaire de la Banque centrale européenne, les ont encouragées à développer leurs connaissances des principaux termes financiers, contre 53% à l’échelle européenne.

Selon une étude Allianz « Argent, culture financière et risques à l’ère digitale » menée dans 10 pays en Europe et publiée aujourd’hui, la France fait figure de mauvaise élève en matière de culture financière.

L’Autriche, l’Allemagne et la Suisse occupent la tête du classement.

Près d’une décennie après que la crise financière mondiale a souligné l’importance d’avoir, a minima, des bases de culture financière, les Européens semblent avoir peu progressé en termes de connaissances financières et de capacité à prendre des décisions financières avisées.

Une étude Allianz « Argent, culture financière et risques à l’ère digitale » montre de quelle façon la culture financière améliore la capacité des particuliers à prendre des décisions financières. Alors qu’il semble évident que les personnes disposant d’une meilleure compréhension des concepts financiers seraient capables de prendre de meilleures décisions relatives aux produits d’épargne, d’investissement et de financement, cela n’avait pas encore été vérifié. Les résultats montrent que les personnes possédant une bonne maîtrise des concepts financiers et des risques sont deux fois plus enclines à prendre de meilleures décisions financières que celles qui n’en possèdent pas.

Selon les résultats de cette étude européenne « Argent, culture financière et risques à l’ère digitale », la France se positionne à la dernière place du classement derrière le Portugal et l’Italie. Un peu moins de la moitié des personnes interrogées en France ont répondu correctement aux deux questions de culture financière portant sur les principes d’inflation et de taux d’intérêt et seulement 9% d’entre eux ont été en mesure d’identifier les bonnes réponses aux trois questions portant sur les concepts relatifs aux risques financiers.

Si les Français sont dans l’ensemble relativement conscients des risques financiers liés au vieillissement (ainsi 62% d’entre eux ont identifié le produit financier les protégeant le mieux contre le risque de longévité), les concepts financiers tels que la relation entre risque et rendement, la diversification des risques ou encore le risque de liquidité, ne sont maîtrisés que par une faible proportion des participants à l’étude. Seuls 6% des participants français ont ainsi répondu correctement aux trois scénarios et un quart d’entre eux n’ont été en mesure d’identifier une seule bonne réponse.

Cet insuffisance de connaissances financières comporte un risque grave car en cette période de consumérisme relativement importante avec un accès à des moyens de paiement différés, à de multitudes de comptes bancaires permettant souvent des découverts autorisés, en cumulant les crédits à la consommation, cela peut entraîner assez facilement une forme d’endettement importante .

Société : Des services publics en pleine crise

Société : Des services publics en pleine crise

Les services publics en France connaissent une crise particulièrement grave sans doute liée à des questions de financement mais pas seulement. Le plus souvent il souffre aussi d’un manque d’organisation et d’efficacité. Cela vaut pour la santé mais aussi pour l’école, la justice, pôle emploi ou encore la police.

Selon un sondage Ifop pour le JDD, 61 % des Français estiment que les services publics « fonctionnent mal ». Ils sont particulièrement sévères à l’encontre de l’hôpital et de la justice.

61 % d’entre eux affirment qu’ils fonctionnent, en général, mal. Certains sont particulièrement critiques : 18 % pensent qu’ils fonctionnent « très mal », quand seuls 3 % déclarent qu’ils fonctionnent « très bien ». Les fonctionnaires eux-mêmes ne sont pas indulgents. Pour 58 % d’entre eux, les services publics sont défaillants.
Pour Frédéric Dabi, « quand on faisait des études sur l’image de la France, la réassurance dans le pays provenait de ces services publics, de la gratuité de l’école, de notre modèle social. Là, les Français se mettent à douter. »

Certains services publics obtiennent tout juste la moyenne. Ainsi, la Sécurité sociale, l’université et l’école récoltent respectivement 56, 53 et 52 % d’opinions favorables. Le jugement est plus sévère concernant la police (54 % d’opinions négatives) et Pôle emploi (64 %)

Les deux cancres sont l’hôpital et la justice : malgré les récentes augmentations de budget, 73 et 77 % des Français estiment que ces services publics fonctionnent mal. Là encore, les fonctionnaires sont les plus durs : 81 % ont une image négative de l’hôpital. « Comme si le Grenelle de la santé n’avait aucune prise », commente Frédéric Dabi.

Sondage Ifop pour le JDD, effectué du 2 au 4 novembre 2022 auprès d’un échantillon représentatif de 1 513 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas). Les interviews ont été réalisées par questionnaire autoadministré. La marge d’erreur est située entre 1,4 et 3,1 points.

Crise énergétique: Un surcoût de 60 milliards ?

Crise énergétique: Un surcoût de 60 milliards ?

D’après un calcul de la Banque de France, le surcoût de la facture énergétique en 2022 pour la France représente 2,5 points de produit intérieur brut (PIB), soit environ 60 milliards d’euros de plus par rapport à 2021.

Mais ces calculs sont forcément assez approximatifs car on ne possède pas de prêt période de référence ( 2022 mais sans crise énergétique); on se fonde donc sur l’année précédente. En outre, tout ne serait être imputé à la problématique énergétique. Plus en amont de cette crise il y a eu en effet la hausse des matières premières notamment des métaux. Le problème vient aussi du réajustement monétaire après une politique monétaire très accommodante dont une grande partie n’a pas été dirigée vers les économies mais vers la spéculation.L’inflation est un moyen de réajuster la valeur réelle des monnaies Il y a aussi le phénomène de relocalisation de certaines productions qui entraînent des surcoûts structurels sans parler des dimensions environnementales elle aussi en général coûteuses.

« C’est le plus gros choc depuis 1974. A l’époque, la taille du choc était estimé à 2,8 points de PIB », souligne la Banque centrale. A l’époque, la crise pétrolière de 1973 avait mis fin brutalement à la période des « 30 glorieuses », synonyme de forte croissance et de plein emploi. Cette crise avait débouché sur une période de « stagflation », c’est-à-dire une croissance plate et une inflation élevée.

Actuellement la croissance européenne se dirige lentement mais sûrement vers la récession Le dernier indice PMI dévoilé ce vendredi 4 novembre indique que l’activité dans la zone euro s’est repliée à 48,1 en octobre contre 47,3 en septembre. L’activité est en expansion lorsqu’elle dépasse le seuil de 50 et en contraction en deçà de cette limite.
Il s’agit d’un plus bas depuis 23 mois. La conjoncture est particulièrement morose en Allemagne (45,1), en Italie (45,8) ou en Espagne (48). En France, l’activité demeure en territoire positif à 50,2 mais pourrait aussi plonger en récession si la situation continue de se dégrader dans les mois à venir.

Côté inflation, sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui sert de base de comparaison au niveau européen, augmenterait de 7,1% en octobre, après une hausse de 6,2 % le mois précédent. Sur un mois, il rebondirait de 1,3%, après -0,5% en septembre d’après les récents chiffres de l’Insee.

En attendant, chez les ménages, la hausse de l’inflation estimée à 6,2% en octobre par l’Insee continue de peser sur leur budget. Compte tenu du poids de l’énergie et de l’alimentaire dans le porte-monnaie des Français, la consommation a commencé à freiner pour de nombreuses familles obligées de se serrer la ceinture pour pouvoir se chauffer et se nourrir.

De ce point de vue, l’évolution de l’indice général des prix traduit peu la répartition du choc entre les ménages, les entreprises et l’Etat. D’après les modèles de la Banque de France, un tiers de ce choc serait encaissé par les ménages et deux tiers par les entreprises sans intervention publique.

Néanmoins, la mise en place des différentes mesures comme le bouclier tarifaire ou la ristourne sur le carburant a permis d’abaisser l’ampleur de ce choc chez les ménages et les entreprises. « Après intervention budgétaire, la sphère publique devient un financeur de ce choc ». Au final, les ménages encaisseraient 10% de ce choc, l’Etat un tiers et les entreprises un peu plus de 50%.
Lire aussiSans le bouclier tarifaire, « les prix de l’énergie doubleraient en 2023 » (Bruno Le Maire)

La dépendance de l’économie hexagonale aux énergies fossiles a pesé sur le pouvoir d’achat des Français. D’après une récente étude du cabinet Cambridge Econometrics, l’envolée des prix du gaz et du pétrole cet été est responsable de 40% de la hausse de l’inflation en France. Entre août 2020 et août 2022, les prix de l’énergie pour les ménages français ont bondi de 37%. Résultat, un ménage français médian aurait perdu 410 euros de pouvoir d’achat par rapport à 2020. Là aussi une évaluation assez approximative !

Compte tenu du renchérissement du coût de l’énergie, la perspective d’une réindustrialisation accélérée de l’Hexagone pourrait être mise à mal par cette crise énergétique particulièrement douloureuse.
En effet, le poids de l’énergie dans les coûts de production en France a tendance à augmenter et cette hausse pourrait s’installer dans la durée. Face à cette envolée, les industriels français pourraient encore délocaliser des sites de production dans des pays à bas coût. En prenant en compte ces répercussions indirectes, le coût de ce choc énergétique pour l’économie tricolore pourrait être encore plus élevé, surtout que les énergies de substitution au fossile se font attendre. Notamment du fait. Des contradictions de la politique énergétique

Un service public en pleine crise

Un service public en pleine crise

Les services publics en France connaissent une crise particulièrement grave sans doute liée à des questions de financement mais pas seulement. Le plus souvent il souffre aussi d’un manque d’organisation et d’efficacité. Cela vaut pour la santé mais aussi pour l’école, la justice, pôle emploi ou encore la police.

Selon un sondage Ifop pour le JDD, 61 % des Français estiment que les services publics « fonctionnent mal ». Ils sont particulièrement sévères à l’encontre de l’hôpital et de la justice.

61 % d’entre eux affirment qu’ils fonctionnent, en général, mal. Certains sont particulièrement critiques : 18 % pensent qu’ils fonctionnent « très mal », quand seuls 3 % déclarent qu’ils fonctionnent « très bien ». Les fonctionnaires eux-mêmes ne sont pas indulgents. Pour 58 % d’entre eux, les services publics sont défaillants.
Pour Frédéric Dabi, « quand on faisait des études sur l’image de la France, la réassurance dans le pays provenait de ces services publics, de la gratuité de l’école, de notre modèle social. Là, les Français se mettent à douter. »

Certains services publics obtiennent tout juste la moyenne. Ainsi, la Sécurité sociale, l’université et l’école récoltent respectivement 56, 53 et 52 % d’opinions favorables. Le jugement est plus sévère concernant la police (54 % d’opinions négatives) et Pôle emploi (64 %)

Les deux cancres sont l’hôpital et la justice : malgré les récentes augmentations de budget, 73 et 77 % des Français estiment que ces services publics fonctionnent mal. Là encore, les fonctionnaires sont les plus durs : 81 % ont une image négative de l’hôpital. « Comme si le Grenelle de la santé n’avait aucune prise », commente Frédéric Dabi.

Sondage Ifop pour le JDD, effectué du 2 au 4 novembre 2022 auprès d’un échantillon représentatif de 1 513 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas). Les interviews ont été réalisées par questionnaire autoadministré. La marge d’erreur est située entre 1,4 et 3,1 points.

Immigration : régularisation dans les métiers métiers qui connaissent une crise de manœuvre

Immigration : régularisation dans les métiers métiers qui connaissent une crise de manœuvre


Le ministre de l’intérieur souhaite opérer une régularisation administrative pour les immigrés en situation irrégulière qui travaillent dans les métiers qui connaissent actuellement une crise de recrutement.

Une proposition qui évidemment fait réagir la droite et l’extrême droite. En réalité une proposition qui vise aussi à rééquilibrer le durcissement des conditions d’immigration.

Le problème, c’est que dans la réalité dans de nombreux métiers, les tâches sont de plus en plus effectuée par des immigrés y compris en situation irrégulière. C’est le cas notamment dans la restauration, dans la manutention, dans le nettoyage et pour les récoltes agricoles. Mais l’immigration montre aussi en gamme dans d’autres métiers.Exemple à l’hôpital où une majorité de médecins sont d’origine étrangère.

Le phénomène est irréversible compte tenu de l’évolution de la démographie aussi peut-être et surtout de nombre de Français refusant d’assurer les tâches les plus ingrates; par exemple encore le travail d’assistante de vie dans les établissements spécialisés ou à domicile.

La question qui se pose est de savoir si cela ne va pas aussi drainer des populations moins intégrées qui n’assimilent pas ou refusent d’assimiler les valeurs républicaines et les lois.

Le ministre de l’Intérieur a expliqué sur BFMTV vouloir « mettre fin à une hypocrisie » en accordant des titres de séjours à des travailleurs irréguliers se trouvant dans des secteurs qui peinent à recruter.

Gérald Darmanin, qui plaide pour « une immigration plus qualitative », assure que « ce n’est pas du tout une régularisation massive ». »Si le métier n’est plus en tension, la personne devra partir », a encore ajouté Gérald Darmanin sur BFMTV.

Le ministre de l’Intérieur et son collègue au Travail Olivier Dussopt ont fait part, dans un entretien accordé au Monde, de leur souhait de créer ce titre de séjour spécifique pour les travailleurs irréguliers dans un secteur en manque de main-d’œuvre.

Crise de l’énergie : faire davantage pour les entreprises (Xavier Bertrand)

Crise de l’énergie : faire davantage pour les entreprises (Xavier Bertrand)

À juste titre Xavier Bertrand considère que le plan français n’est pas adapté aux enjeux économiques français pour les entreprises. Une enquête menée par la fédération des petites et moyennes entreprises Montre que 10 % d’entre elles pourraient mettre la clé sous la porte suite au augmentation des prix de l’énergie.

« Il faut faire davantage, notamment pour la facture d’énergie de nos entreprises, et il faut aller bien au-delà des 12 milliards d’euros qui ont été annoncés », a déclaré M. Bertrand.
« Les Allemands font 200 milliards, et nous on fait 12 », a-t-il ajouté.

Le gouvernement a annoncé jeudi de nouvelles aides pour soutenir entreprises et collectivités avec une enveloppe totale de près de 12 milliards d’euros.
Pour Xavier Bertrand, « contrairement à ce qu’on peut imaginer, il est plus intéressant de mettre de l’argent aujourd’hui pour les aider à payer leurs factures, de façon à ce qu’elles ne mettent pas la clé sous la porte. Parce que si les entreprises concernées ferment, vous allez avoir des prestations à verser ».

« Soit le gouvernement (…) obtient de Bruxelles d’avoir une liberté pour passer des contrats entre EDF et les entreprises, ce que l’Espagne et le Portugal ont obtenu, et dans ces cas là ça ne coutera pas le même argent, ou alors il faut augmenter les aides », a-t-il dit.

Sondage crise énergie : 10% des PME menacées de fermeture

Sondage crise énergie : 10% des PME menacées de fermeture

De toute évidence, le plan décidé pour aider les entreprises qui subissent le plus la crise du prix de l’énergie n’est pas à la hauteur. Ce plan d’une dizaine de milliards de suffi pas sur quand on compare avec les 200 milliards consacrés par l’Allemagne.« Beaucoup d’entreprises s’aperçoivent qu’on leur propose des augmentations délirantes, avec des prix multipliés par dix, par 15 ou par 20 », alerte le secrétaire général de la confédération des PME, Jean-Eudes du Mesnil.

Pour la CPME, le problème est systémique, alors que des entreprises du secteur des services, et non plus seulement de l’industrie, sont également touchées. « Il y a un risque récessionniste, on commence à le voir. Quand on regarde la production, on s’aperçoit qu’elle reste à peu la même » mesurée en euros, mais qu’il y a eu de l’inflation, et que donc « en réalité, elle a commencé à diminuer » en volume, relève Jean-Eudes du Mesnil.

Deux enquêtes de conjoncture auprès des entreprises publiées en fin de semaine suggèrent, elles aussi, des mois à venir difficiles. Le climat des affaires dévoilé jeudi par l’Insee s’est assombri en septembre, même s’il reste encore légèrement supérieur à sa moyenne de longue période. Pour Charlotte de Montpellier, économiste de la banque ING, cet indice « vient confirmer que la question n’est plus vraiment de savoir si la France se dirige vers la récession, mais plutôt à quelle vitesse ». Vendredi, l’indice PMI Flash de S & P Global, montre une production manufacturière à son plus bas niveau en 28 mois, minée par le « niveau élevé de l’inflation, les excédents de stocks et la baisse de la demande ».

Aussi, l’ampleur du ralentissement dans le secteur fait, elle, craindre « une généralisation prochaine de la contraction à l’ensemble du secteur privé », selon l’économiste de S & P Global Joe Hayes. Il ajoute que « les risques d’une récession économique se sont accentués sur le territoire français ».
Près d’un dirigeant de TPE/PME sur dix envisage un arrêt de ses activités à cause de la hausse du prix de l’énergie, a révélé une enquête de la CPME publiée dimanche, mais réalisée avant les dernières annonces d’aides gouvernementales.

Sur les 2.428 dirigeants d’entreprises membres de la CMPE, la Confédération des PME, que celle-ci a interrogée du 6 au 25 octobre par internet, ils étaient 9% exactement à envisager cette possibilité. En cause, la part grandissante que représente la facture énergétique, qui explose ces derniers temps avec l’inflation et les suites de la guerre en Ukraine, par rapport au chiffre d’affaires des entreprises.

La Première ministre Élisabeth Borne avait annoncé jeudi trois nouveaux dispositifs pour contenir les prix de l’énergie pour les entreprises et les collectivités, pour un effort total porté à « 12 milliards d’euros », lors d’une conférence de presse à Matignon.Mais un plan qui n’est pas du tout à la hauteur de l’enjeu. Une aide significative ne devrait pas être inférieure à 50 milliards comme pour les ménages

Le premier, baptisé « amortisseur électricité », visera à prendre en charge une partie de la facture d’électricité pour « les TPE qui ne bénéficient pas du bouclier tarifaire, les PME, les associations, les collectivités territoriales et les établissements publics ».

Un vrai risque de crise financière grave (Mervyn King)

Un vrai risque de crise financière grave (Mervyn King)

L’ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre (2003-2013) est très critique vis-à-vis des banques centrales concernant l’inflation ( interview dans le « Monde »)

L’inflation fait son retour dans le monde occidental. Les banques centrales augmentent leurs taux d’intérêt très rapidement. S’agit-il d’un tournant dans la politique monétaire ?
Je le pense. Nous retournons dans un monde de taux d’intérêt plus normaux. Les conséquences seront très importantes parce que le monde a accumulé les dettes. A terme, il y a des raisons d’être optimiste parce que des taux d’intérêt plus élevés peuvent améliorer la performance de l’économie. Mais la transition risque d’être très difficile.

Les banques centrales sont-elles responsables de la poussée d’inflation actuelle ?
Leur grosse erreur a été d’arrêter de penser à la masse monétaire, et de ne s’intéresser qu’aux anticipations d’inflation. Leur théorie était que si les gens pensaient que l’inflation resterait faible,
Dans ces circonstances, en 2020 et 2021, les banques centrales ont fini par imprimer beaucoup d’argent. Les manuels d’économie démodés des années 1950 ou 1960 auraient dit que l’inflation est la conséquence de trop d’argent pour trop peu de biens et de marchandises. C’est exactement ce qu’il s’est produit pendant la pandémie.

Mais, désormais, les banques centrales ont réagi et augmentent leurs taux d’intérêt très rapidement…
Les banquiers centraux ont compris que nous devions revenir à un monde de taux d’intérêt plus élevés et qu’il fallait en accepter les conséquences [soit un ralentissement de l’économie]. Jay Powell, le président de la Réserve fédérale américaine [Fed], l’assume clairement. Il s’est mis à parler de Paul Volcker [président de la Fed entre 1979 et 1987] dans ses discours. Dans les années 1980, Volcker était probablement la personne la plus détestée en Amérique alors qu’il avait augmenté les taux d’intérêt à court terme à 20 %. Mais, vingt-cinq ans plus tard, il est devenu « saint Paul Volcker ». Jay Powell a décidé que c’était la bonne stratégie pour lui. Peu lui importe maintenant qu’il y ait une récession en Amérique, même s’il ne la souhaite pas, si c’est le prix à payer pour ramener l’inflation à 2 %.

Les enjeux sociaux et politiques de la crise

Carburant : Les enjeux sociaux et politiques de la crise

La réquisition sans doute un peu tardive par le gouvernement vise évidemment d’abord à faire face au manque de carburant dans une grande partie de la France. Mais il y a en dessous aussi des enjeux sociaux , syndicaux et politiques ( Sans parler des enjeux économiques alors que la France est un quasi récession depuis l’automne)

Côté enjeux politiques, on voit difficilement la grève se terminer chez Total avant la manifestation contre la vie chère de Mélenchon et la grève générale de la CGT mardi.. Du coup, le gouvernement craint la contamination.

Notons que la confédération CGT, elle, n’a pas appelé à rejoindre cette manifestation organisée par Mélenchon. Les autres confédérations non plus afin d’éviter des confusions de rôles entre politiques et syndicats.

Il est probable cependant que des membres de la fédération CGT des industries chimiques notamment des responsables de Total seront présents à cette manifestation. Une fédération traditionnellement radicale par rapport à la confédération et longtemps proche du parti communiste.

Concernant la grève générale de la CGT mardi retrouvera comme d’habitude les syndicats gauchistes

Dans cette affaire de carburant se joue également une concurrence entre syndicats réformistes et syndicats révolutionnaires en tout cas très radicaux et/ou très corporatistes.

Enfin il faut prendre en compte le fait de la proximité du congrès de la CGT qui va procéder au remplacement de Martinez et dans la coulisse l’affrontement de la ligne réaliste face
à la ligne plus radicale comme la fédération CGT ds industries chimiques qui couvre l’activité carburant.

La Première ministre a justifié cette différence de traitement entre Total et Esso par le fait qu’un accord majoritaire, signé par la CFE-CGC et la CFDT, avait été trouvé sur les salaires chez Esso-ExxonMobil. « Une partie des organisations, malgré cet accord, veut poursuivre le mouvement et continuer le blocage, nous ne pouvons pas l’accepter », a souligné la cheffe du gouvernement.
« Le dialogue social, c’est avancer, dès lors qu’une majorité s’est dégagée. Ce ne sont pas des accords a minima. Les annonces de la direction sont significatives. Dès lors, j’ai demandé aux préfets d’engager, comme le permet la loi, la procédure de réquisition des personnels indispensables au fonctionnement des dépôts de cette entreprise », a-t-elle ajouté.

La première ministre aura doute la même analyse après l’accord passé le 14 octobre 1022 entre Total, la CFDT et la CGC ( majoritaires chez Total).
Le gouvernement souhaite donc laisser sa chance à la négociation, « A défaut, le gouvernement agira là-encore pour débloquer la situation », a-t-elle toutefois prévenu.

Il y a de toute évidence une politisation du climat social d’une part par la CGT, d’autre part par le parti de Mélenchon. Une politisation facilité par l’absence de stratégie du gouvernement non seulement vis-à-vis de la crise du carburant mais surtout vis-à-vis de l’inflation qui grignote le pouvoir d’achat.

Jusque-là le gouvernement a refusé de taxe sur les superprofits réalisés surtout dans le pétrole par la spéculation. Mais parallèlement il n’a pas su non plus impulser une négociation entre partenaires sociaux pour favoriser le rattrapage de salaires sur l’inflation.

Il y a donc une certaine légitimité à revendiquer chez les salariés. Avec cependant des risques de chienlit dans le pays du faite de l’instrumentalisation par l’ultra gauche de la problématique sociale, transformée en problématique politique. La responsabilité en incombe au gouvernement, au patronat et à l’ultra gauche.

Carburant : Les enjeux de la crise

Carburant : Les enjeux de la crise

La réquisition sans doute un peu tardive par le gouvernement vise évidemment d’abord à faire face au manque de carburant dans une grande partie de la France. Mais il y a en dessous aussi des enjeux sociaux , syndicaux et politiques ( Sans parler des enjeux économiques alors que la France est un quasi récession depuis l’automne)

Côté enjeux politiques, on voit difficilement la grève se terminer chez Total avant la manifestation contre la vie chère de Mélenchon. Du coup, le gouvernement craint la contamination.
Notons que la confédération CGT, elle, n’a pas appelé à rejoindre cette manifestation organisée par Mélenchon.

Les autres confédérations non plus afin d’éviter des confusions de rôles entre politiques et syndicats.

Il est probable cependant que des membres de la fédération CGT des industries chimiques notamment des responsables de Total seront présents à cette manifestation. Une fédération traditionnellement radicale par rapport à la confédération et longtemps proche du parti communiste.

Dans cette affaire de carburant se joue également une concurrence entre syndicats réformistes et syndicats révolutionnaires en tout cas très radicaux et/ou très corporatistes.

Enfin il faut prendre en compte le fait de la proximité du congrès de la CGT qui va procéder au remplacement de Martinez et dans la coulisse l’affrontement de la ligne réaliste face
à la ligne plus radicale comme la fédération CGT ds industries chimiques qui couvre l’activité carburant.

La Première ministre a justifié cette différence de traitement entre Total et Esso par le fait qu’un accord majoritaire, signé par la CFE-CGC et la CFDT, avait été trouvé sur les salaires chez Esso-ExxonMobil. « Une partie des organisations, malgré cet accord, veut poursuivre le mouvement et continuer le blocage, nous ne pouvons pas l’accepter », a souligné la cheffe du gouvernement.
« Le dialogue social, c’est avancer, dès lors qu’une majorité s’est dégagée. Ce ne sont pas des accords a minima. Les annonces de la direction sont significatives. Dès lors, j’ai demandé aux préfets d’engager, comme le permet la loi, la procédure de réquisition des personnels indispensables au fonctionnement des dépôts de cette entreprise », a-t-elle ajouté.

La première ministre aura doute la même analyse après l’accord passé cette nuit 14 octobre 1022 entre Total, la CFDT et la CGC ( majoritaires chez Total).
Le gouvernement souhaite donc laisser sa chance à la négociation, « A défaut, le gouvernement agira là-encore pour débloquer la situation », a-t-elle toutefois prévenu.

Crise carburant- Les Français en colère mais partagés

SONDAGE Crise carburant- Les Français en colère mais partagés

D’après le sondage Elabe les Français mécontents du gouvernement concernant la crise du carburant à hauteur de près de 80 % des sondés. Cependant ils sont assez partagés quant aux responsabilités réciproques des salariés du secteur pétrolier et des responsables patronaux.

Les Français comprennent évidemment les réactions des salariés qui souhaitent voir évoluer leur pouvoir d’achat face à une inflation qui affecte tout le monde. Dans le même temps, ils sont aussi assez mécontent des difficultés de ravitaillement en carburant . Face à cette situation, 79% des sondés considèrent qu’Emmanuel Macron et le gouvernement ne sont pas à la hauteur.

21% des Français interrogés déclarent qu’il leur est impossible de trouver de l’essence et 43% qu’ils ont du mal mais arrivent à en trouver. Sur le territoire, ce sont les habitants du quart nord-est (80% sont dans l’impossibilité ou ont des difficultés pour trouver de l’essence) et du Sud-Est (70%) qui sont les plus touchés.

Quant au conflit qui oppose actuellement les salariés des groupes pétroliers et leur direction sur la question des salaires, la mobilisation n’est que moyennement soutenue au niveau national. En effet, 42% des Français approuvent le mouvement de grève, tandis que 40% désapprouvent.

Ce taux de soutien est inférieur à la plupart des autres mobilisations catégorielles mesurées ces dernières années. Par exemple, le mouvement de protestation du personnel des urgences était soutenu à 88% en 2019.

Par conséquent, face aux pénuries dans un certain nombre de stations-essence, 51% des Français estiment que le gouvernement doit réquisitionner les salariés en grève pour assurer l’approvisionnement des stations-essence. À l’inverse, 48% des personnes interrogées considèrent qu’il ne doit pas réquisitionner les salariés en grève, et qu’il faut respecter le droit de grève.
Sondagé réalisé à partir d’un échantillon de 1000 personnes représentatif des résidents de France métropolitaine âgés de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet du 11 au 12 octobre 2022.

Carburant : une crise à plusieurs enjeux

Carburant : une crise à plusieurs enjeux

La réquisition sans doute un peu tardive par le gouvernement vise évidemment d’abord à faire face au manque de carburant dans une grande partie de la France. Mais il y a en dessous aussi des enjeux sociauxx, syndicaux et politiques

Côté enjeux politiques, on voit difficilement la grève se terminer chez Total avant la manifestation contre la vie chère de Mélenchon. Du coup, le gouvernement craint la contamination.
Notons que la confédération CGT, elle, n’a pas appelé à rejoindre cette manifestation organisée par Mélenchon.

Les autres confédérations non plus afin d’éviter des confusions de rôles entre politiques et syndicats.

Il est probable cependant que des membres de la fédération CGT des industries chimiques notamment des responsables de Total seront présents à cette manifestation. Une fédération traditionnellement radicale par rapport à la confédération et longtemps proche du parti communiste.

Dans cette affaire de carburant se joue également une concurrence entre syndicats réformistes et syndicats révolutionnaires en tout cas très radicaux et/ou très corporatistes.

Enfin il faut prendre en compte le fait de la proximité du congrès de la CGT qui va procéder au remplacement de Martinez et dans la coulisse l’affrontement de la ligne réaliste face
à la ligne plus radicale comme la fédération CGT ds industries chimiques qui couvre l’activité carburant.

La Première ministre a justifié cette différence de traitement entre Total et Essopar le fait qu’un accord majoritaire, signé par la CFE-CGC et la CFDT, avait été trouvé sur les salaires chez Esso-ExxonMobil. « Une partie des organisations, malgré cet accord, veut poursuivre le mouvement et continuer le blocage, nous ne pouvons pas l’accepter », a souligné la cheffe du gouvernement.
« Le dialogue social, c’est avancer, dès lors qu’une majorité s’est dégagée. Ce ne sont pas des accords a minima. Les annonces de la direction sont significatives. Dès lors, j’ai demandé aux préfets d’engager, comme le permet la loi, la procédure de réquisition des personnels indispensables au fonctionnement des dépôts de cette entreprise », a-t-elle ajouté.

A l’inverse chez TotalEnergies, aucune discussion pour sortir du conflit n’a encore été engagée. Le gouvernement souhaite donc laisser sa chance à la négociation: « Les syndicats réformistes ont appelé à l’ouverture de la négociation. La direction a répondu favorablement. J’espère que les autres syndicats représentatifs saisiront cette main tendue », a détaillé Elisabeth Borne. « A défaut, le gouvernement agira là-encore pour débloquer la situation », a-t-elle toutefois prévenu.

Au plan social et politique plus général, le gouvernement et le patronat ne souhaitent pas évidemment que les revendications de salaires dans le secteur du carburant fassent tache du huile. D’un côté ,il s’agit de ne pas favoriser la spirale prix salaires, de l’autre de sortir d’une situation conflictuelle qui rapidement va porter atteint à l’économie et à l’image du pouvoir dans l’opinion.

Carburants: Une crise qui révèle aussi la crise politique

Carburants: Une crise qui révèle aussi la crise politique

Le candidat à la présidence de LR Bruno, Retailleauet et le député de Seine-et-Marne,Jean-Louis Thiériot, déplorent dans une Tribune le manque d’anticipation et de réaction du gouvernement

Cette crise est triplement révélatrice d’une crise de la morale civique, d’une crise de l’Etat et d’une crise du politique.
Crise de la morale civique, d’abord : la CGT de TotalEnergies, majoritaire dans les raffineries, et occupant des fonctions stratégiques, engage une action préventive avant les négociations salariales prévues en janvier et prend le pays en otage. Du jamais vu, au point que la CFDT s’est publiquement désolidarisée du mouvement. Quand on connaît la rémunération mensuelle d’un opérateur de raffinerie chez TotalEnergies (4 300 euros par mois) et qu’on sait qu’ils ont bénéficié d’un intéressement moyen de plus de 9 000 euros cette année, on en mesure l’indécence. Les 2 400 salariés de Camaïeu, qui n’ont pas les moyens de bloquer le pays, n’ont, eux, que leurs yeux pour pleurer et la porte de Pôle emploi à pousser, sans émouvoir personne. La grève préventive est à la grève ce que la guerre préventive est à la guerre : un acte d’agression contre la totalité organique du pays.

Crise dans l’Etat, ensuite : alors que la situation dure depuis une semaine, des mesures simples, qui pourraient soulager le quotidien des Français, n’ont pas été prises :
• Mobilisation des réserves stratégiques avec la mise en place d’une chaîne logistique approvisionnement.
• Activation des COD (cellules opérationnelles départementales) dans les préfectures pour obtenir en temps réel l’état de situation des stocks dans les stations-service, immédiatement mis en ligne à destination des usagers. Le site monessence.fr a en général un à deux jours de retard. Une telle information devrait naturellement s’accompagner de mesures de rationnement pour éviter les pratiques de surstockage.
• Création de stations d’essence réservées aux professionnels prioritaires : soignants, services de soins à domicile, transport scolaire, services de dépannage, ambulanciers, services de secours et de sécurité intérieure.
Résilience. Crise du politique, enfin : ces décisions qui relèvent du Préfet, qui sont des mesures d’urgence, n’ont pas été ordonnées par l’Etat et révèlent l’absence de volonté politique. La Constitution fait du droit de grève un droit constitutionnel mais rappelle que la grève « s’exerce dans le cadre des lois qui le réglementent ». L’article L2215-1-4 du Code général des collectivités locales autorise les préfets à exercer le droit de réquisition à partir du moment où il est motivé et limité dans le temps et dans l’espace. Ces derniers peuvent « par arrêté motivé […] réquisitionner tout bien ou service, requérir toute personne nécessaire au fonctionnement de ce service ». Cette décision politique face à une grève inacceptable doit s’imposer très vite, sauf si la situation devait revenir à la normale*. Mais quand un gouvernement préfère partir avec 16 ministres à Alger alors que la France souffre, l’inaction n’est guère surprenante.
« Dans la gestion d’un conflit social, le succès d’un Etat réside autant dans la volonté politique que dans la préparation stratégique, avec constitution de stocks et mise en place de réseaux logistiques alternatifs »

Tout cela est de bien mauvais augure quand s’annonce une rentrée sociale compliquée, notamment si le gouvernement conduit à son terme la difficile mais nécessaire réforme des retraites. Dans la gestion d’un conflit social, le succès d’un Etat réside autant dans la volonté politique que dans la préparation stratégique, avec constitution de stocks et mise en place de réseaux logistiques alternatifs. Qu’on pense notre Haut-Commissaire au Plan, si stratège et si visionnaire, qui annonce ce week-end se tenir prêt pour… la présidentielle 2027 ? On aurait été en droit d’attendre de ce Haut-Commissariat des travaux de planification pour éviter les pénuries d’essence. Cette crise révèle, hélas, à nouveau la faiblesse d’un Etat obèse et impuissant qui ne sait plus se montrer stratège.

C’est pourtant ce qu’attendent les Français : un Etat organisé qui protège. C’est cela la résilience intérieure de la Nation. A défaut, la grogne de la France qui travaille et qui se lève tôt pourrait prendre le visage d’une nouvelle crise des Gilets jaunes repeint de couleurs qu’on ne connaît pas. Pour le pays, ce serait un malheur.
Bruno Retailleau est président du groupe Les Républicains au Sénat. Jean-Louis Thiériot est député LR de Seine-et-Marne.
*Lors des séances de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, ce mardi, Elisabeth Borne a annoncé le lancement d’une « procédure de réquisition des personnels » chez Esso-ExxonMobil».

Crise Energie -Plan de sobriété du gouvernement : « C’est dérisoire » ( André Laignel, de l’Association des maires de France)

Crise Energie -Plan de sobriété du gouvernement : « C’est dérisoire » (Laignel, de l’Association des maires de France)


« C’est dérisoire par rapport à la situation dans laquelle nous nous trouvons », fustige mercredi 5 octobre sur franceinfo, André Laignel, maire d’Issoudun et premier vice-président délégué de l’Association des maires de France, alors que le gouvernement dévoilera jeudi son plan de sobriété. Selon les informations de franceinfo, il prévoit de couper l’eau chaude dans les toilettes des administrations, inciter au télétravail ou encore baisser le chauffage à 18° dans les bâtiments administratifs alors qu’il est déjà théoriquement limité à 19. Ces mesures ne sont « pas suffisantes », pour André Laignel.

franceinfo : Pensez-vous que ces mesures annoncées par le gouvernement sont suffisantes ?
André Laignel : Suffisantes, certainement pas. Nous sommes toujours preneurs de conseils mais nous n’avons pas attendu ceux du gouvernement dans la plupart des domaines dans lesquels il les profère. C’est dérisoire par rapport à la situation dans laquelle nous nous trouvons. Le gouvernement parle de 10% d’économie mais tous les contrats que nous sommes en train de passer pour les énergies sont entre 200 et 500% d’augmentation.
Vous auriez préféré des mécanismes pour réduire les coûts plutôt que des conseils d’économie ?
Évidemment et ça fait des mois et des mois que nous faisons des propositions au gouvernement. Nous sommes devant un mur financier que nous ne serons pas capables de franchir. Il y a des centaines de communes qui ne seront pas en capacité de faire face aux nouveaux tarifs qui nous sont proposés chaque fois que nous sommes obligés de changer de contrat. Ce que nous demandons c’est qu’il y ait un bouclier énergétique comme il en existe un pour les entreprises et les particuliers, les communes n’ont aucun bouclier aujourd’hui. La ville de Mulhouse a passé des appels d’offres et elle doit faire face à des augmentations de 478%, en Bretagne c’est 225% d’augmentation. Nous proposons que l’Etat, les collectivités, les syndicats d’énergie soient réunis d’urgence, à l’initiative du gouvernement.
Baisser la température dans les gymnases, dans les piscines municipales c’est utile ?
On n’a pas attendu ces recommandations pour prendre ces mesures. A Issoudun dans ma ville, c’est le cas depuis de très nombreuses semaines, nous avons prévu au moment du passage à l’heure d’hiver d’éteindre un certain nombre d’éclairages publics. Le catalogue qui est présenté c’est en définitive des suggestions avancées par les maires eux-mêmes. Nous n’avons pas de désaccord avec le gouvernement sur tout cela parce que c’est du bon sens mais ce n’est pas à la hauteur de la situation que nous rencontrons aujourd’hui. Il faut des engagements financiers. Faire de la communication sur un certain nombre de mesures et de mesurettes, ne correspond pas à l’ampleur du sujet.

Crise de la dette : S&P dégrade la perspective du Royaume-Uni

crise de la dette : S&P dégrade la perspective du Royaume-Uni

L’agence de notation s’inquiète de la trajectoire de la dette britannique après l’annonce du plan de baisse d’impôts et de recours à l’emprunt présenté par le gouvernement. De quoi remettre de l’huile sur le feu sur les taux anglais. Le régulateur des marchés s’inquiète d’un retour de la volatilité sur les obligations.

Pour l’agence S&P , le « mini-budget » présenté par le ministre britannique des finances, Kwasi Karteng, avec ses 45 milliards de livres sterling (51 milliards d’euros) de baisses d’impôts est de nature à inverser significativement la trajectoire de la dette publique. S&P table désormais sur déficit public du Royaume-Uni qui se creuse en moyenne de 2,6 % du produit intérieur brut par an jusqu’en 2025 et une hausse de l’endettement, « contrairement à nos prévisions précédentes qui prévoyaient une baisse de la dette en pourcentage du PIB à partir de 2023 », précise l’agence.

Notons que l’Europe n’est pas à l’abri d’une dégradation des notes de certains pays comme la France par exemple compte tenu d’une part de la progression de l’endettement en même temps que le maintien d’un très haut niveau de déficit budgétaire. Par ailleurs des perspectives économiques détériorées en 2023 pourrait déstabiliser encore davantage budget et dettes

Des risque de crise financière d’après la BCE

Des risque de crise financière d’après la BCE ?

Le Comité européen du risque systémique (CERS), présidé par Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), lance un « avertissement général » au système financier.

Une crise qui pourrait commencer par les valeurs boursières et s’étendre à tout le système entier. Après avoir caracolé en 2021, avec notamment un record historique pour le CAC 40 qui est monté à près de 7.400 points, la chute des bourses mondiales est arrivée dans le sillage de la guerre en Ukraine, sans qu’elle en soit la seule cause. En quelques semaines, la Bourse de Paris est retombée et varie depuis entre 5.700 et 6.700 points. Pas mieux outre-Atlantique où le SP 500, l’indice phare de Wall Street, a perdu plus de 20 % depuis début 2022.
Après une décennie proche du zéro, voire de taux négatifs, qui ont dopé les valorisations boursières, le choc a été rude. Les marchés ont commencé une descente accentuée ensuite par la conjoncture géopolitique, par la crise immobilière doublée d’une politique zéro Covid en Chine, puis la rupture dans les chaînes d’approvisionnement de l’après-pandémie, et enfin la crise énergétique.
Mais la crise pourrait s’étendre progressivement à l’ensemble du secteur financier.

D’après le Comité européen du risque systémique (CERS « Les risques sur la stabilité financière dans l’Union et la probabilité que des scénarios de risques extrêmes se matérialisent se sont accrus », a-t-il déclaré au terme d’une réunion qui s’est tenue le 22 septembre, avant même la tempête sur les marchés déclenchée par le nouveau gouvernement britannique, et dont les conclusions ont été communiquées jeudi soir.

« Les tensions géopolitiques croissantes ont conduit à la hausse des prix de l’énergie, entraînant des difficultés financières pour les entreprises et les ménages qui sont encore en train de se rétablir des conséquences économiques du Covid », souligne le CERS, qui rassemble les superviseurs et banques centrales nationales de l’Union européenne. Et l’inflation plus forte que prévu resserre les conditions financières. Cela rend plus compliqué le remboursement de la dette des acteurs économiques.

Les risques de chute des prix de certains actifs menacent de déclencher d’importantes pertes de valeur de marché et d’amplifier la volatilité. Sur le marché de l’énergie, cela a provoqué des tensions sur la liquidité de certains participants, explique le CERS. « Nous avons les ingrédients pour une parfaite tempête » économique l’an prochain, a déclaré Raimund Roeseler, le patron de la supervision bancaire au sein du gendarme financier allemand (BaFin).

La détérioration des perspectives macro-économiques pèse aussi sur la qualité des actifs et les perspectives de profitabilité des banques, affectée par ailleurs par des facteurs structurels comme les surcapacités, la concurrence avec les nouveaux acteurs des services financiers et l’exposition aux risques cyber et climatiques.
« Il est nécessaire que les institutions privées, les participants de marchés et les autorités compétentes continuent de se préparer à de telles perspectives de risques extrêmes », prévient le CERS.

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