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Crise des sous-marins : une réponse de l’Europe après la claque ?

Crise des sous-marins : une réponse de l’Europe après la claque ?

Clément Beaune, le secrétaire d’Etat aux affaires européennes appelle l’Union européenne à prendre en main son destin de grande puissance. On ne sait pas cependant s’il s’agit d’un espoir ou d’une perspective crédible. On est encore loin en effet d’une politique de défense commune en Europe compte tenu de la position ambiguë de l’Allemagne. De toute manière Emmanuel Macron n’envisage nullement de quitter l’OTAN. ( interviews dans le JDD, extrait)

Il y a quatre ans jour pour jour, dans son discours de la Sorbonne, Emmanuel Macron appelait de ses vœux la « refondation d’une Europe souveraine ». Son souhait a-t‑il été suivi d’effet?
En quatre ans, l’Europe a profondément changé. Elle a subi un double choc : d’abord avec le Brexit, puis avec la crise sanitaire et économique qui a été gérée avec succès, sans dogmatisme budgétaire, avec une intervention monétaire massive et une solidarité sanitaire qui n’était pas du tout évidente. En parallèle de cela, elle s’est renforcée en étant souveraine en matière de technologie, ambitieuse en matière de climat, à la pointe de la régulation sur les grandes entreprises du numérique. Elle a amélioré la gestion de ses frontières extérieures, créé un premier budget européen de défense. Nous avons mobilisé au Sahel plus de dix pays européens aux côtés des forces spéciales combattantes françaises. Son logiciel n’est plus du tout celui de 2017. Nous ne sommes plus les herbivores de la mondialisation. Les Européens ne tendent plus la joue quand on les gifle. Cette mentalité de bons élèves qui doivent toujours chercher à tendre la main ou à s’excuser recule de jour en jour.

Est-ce encore plus le cas après l’affaire des sous-marins australiens?
Cette crise est un bon exemple. Elle a montré que la solidarité entre États membres est désormais un réflexe. Assez rapidement, au plus haut niveau, de nombreux pays se sont exprimés. Les déclarations allemandes ou italiennes sont très claires : quand un problème de cette nature touche la France, c’est un camouflet européen. Certains de nos alliés pensent que la parole engagée vis‑à-vis d’un grand pays européen ne vaut rien, que l’on peut travailler sur des questions stratégiques, dans une région aussi cruciale que l’Indo-Pacifique sans les Européens. Non, nous nous tenons ensemble.

Comment, après cette crise des sous-marins, reconstruit-on la relation entre la France et l’Europe d’un côté, les États-Unis de l’autre?
La relation transatlantique reste nécessaire, on ne peut s’en dispenser. Il n’y a pas de débat là-dessus. Mais les Européens doivent prendre conscience que leurs intérêts se définissent à Bruxelles et dans les autres capitales européennes, pas à Washington. Qu’il s’agisse récemment de l’Afghanistan ou des sous-marins australiens, nous ne devons pas nous lamenter d’avoir été « maltraités ». Nous serons de plus en plus livrés à nous-mêmes : ça s’appelle être une puissance. L’Europe a toujours été tournée vers elle-même, car elle s’est construite sur un projet de réconciliation. L’étape suivante, c’est une Europe qui règle sa relation à l’extérieur, qu’il s’agisse des migrations, de la défense, de la régulation des grandes plateformes numériques ou du climat. Nous ne pouvons pas attendre des autres de définir cette relation, comme nous le faisions au temps de la guerre froide, qu’on a connue pendant soixante ans.

Le Président réfléchit-il, après cette crise, à quitter l’Otan?
Ce sont de pures inventions.

Que peut impulser la France, qui prendra le 1er janvier la tête de la présidence de l’Union européenne, sur ce thème de la défense?
Nous continuerons d’avancer sur la question des opérations extérieures communes, comme au Sahel, mais aussi sur la cybersécurité. Toutes nos démocraties, malheureusement, sont soumises à des cyberattaques privées ou d’État. Nous avons développé des compétences importantes sur ce sujet. Nous ne devons pas tout attendre des Américains, ni tout faire non plus au seul niveau national.

Que peut-on attendre du nouveau couple franco-allemand, alors qu’ont lieu aujourd’hui outre-Rhin des législatives pour choisir un nouveau chancelier?
C’est à la fois un chapitre majeur qui se tourne, avec le départ prochain d’Angela Merkel, et en même temps il n’y aura aucun changement dans l’importance de la relation franco-allemande. Celle-ci n’est pas remplaçable. Nos projets en matière de coopération économique, industrielle, de défense sont irréversibles. En revanche, cette relation n’est pas exclusive. Nous la complétons aujourd’hui avec des partenaires traditionnels comme l’Italie et l’Espagne, d’autres moins évidents comme les Pays-Bas et les pays nordiques. Nous acceptons même des tensions avec l’Allemagne. C’est précisément parce qu’on ne pense pas pareil à Paris et à Berlin que nous trouvons des consensus au niveau européen, comme ce fut le cas avec le plan de relance. Mais la boussole est claire : le nouveau chancelier regardera d’abord vers Paris, et la France tendra tout de suite la main à l’Allemagne.

Quelle que soit son appartenance politique?
Oui, car nous avons préparé cette relation de confiance, en premier lieu avec Angela Merkel, mais en cultivant aussi depuis quatre ans nos réseaux parmi les chefs de parti. Selon le chancelier, les domaines plus faciles ou difficiles ne seront pas les mêmes. Le SPD ou les Verts ont des sensibilités plus éloignées des nôtres sur les questions d’énergie ou de défense, la CDU et le FDP sur les questions d’investissement et de règles budgétaires. Lorsque le programme de coalition va se construire, sans immixtion mais sans indifférence non plus, nous travaillerons avec les Allemands pour faire passer un certain nombre d’idées sur l’Europe. La période de définition du contrat de coalition est essentielle : elle ne peut pas être une période de glaciation ou de distance entre Paris et Berlin, elle doit déjà être une période de travail.

Economie-Croissance mondiale : retour au niveau d’avant crise

Economie-Croissance mondiale : retour au niveau d’avant crise

Ce n’est sans doute pas avant 2023 que l’économie mondiale retrouvera le niveau qu’elle aurait dû atteindre. En effet La croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial devrait bondir de 5,7% en 2021 et 4,5% en 2022 selon l’OCDE. Juste de quoi retrouver le niveau de 2000 19 mai avec des inégalités selon les zones et les pays. Les pays pauvres pourraient être les principales victimes de ces inégalités dans la mesure ils sont encore très affectés par la crise du covid faute de dose suffisante du vaccin. Globalement en 2023, il est probable qu’au plan mondial retrouvera une certaine mollesse de la croissance autour de 2 % pour les pays développés.

Certes le rebond a été important en 2021 mai il faut rappeler que la propagation de l’onde de choc de la pandémie a plongé l’économie internationale dans une profonde récession en 2020. L’effet de base lié à ce violent plongeon doit être pris en compte dans l’appréciation de la reprise. En outre, les capacités de reprise dans chacun des pays sont loin d’être les mêmes partout sur le globe. Les économistes insistent particulièrement sur le caractère inégal du rebond entre les pays du G20 et les économies émergentes.

« L’impact économique du variant Delta a été jusqu’à présent relativement modeste dans les pays où les taux de vaccination sont élevés, mais il a pesé sur la dynamique à court terme dans les autres et, au niveau mondial, il a accentué les tensions sur les chaînes d’approvisionnement et les coûts », expliquent les experts.

Crise des sous-marins : une vraie trahison de l’Australie ( Naval Group)

Crise des sous-marins : une vraie trahison de l’Australie ( Naval Group)

 

Difficile de faire plus hypocrite que l’Australie qui pendant des semaines et des mois a laissé croire que le projet avec la France était engagé ; or d’après Naval Group le matin même de la dénonciation du contrat le gouvernement australien affirmait encore sa volonté de poursuivre le partenariat avec la France. Une duplicité rare, même si derrière les États-Unis était à la manœuvre avec en plus l’action de mouche à merde de Boris Johnson qui saute sur toutes les occasions pour torpiller l’Europe et la France.

Le PDG de naval Group Pierre Éric Pommellet, assure dans le Figaro que le matin même du jour de la dénonciation du contrat, le gouvernement australien « avait accepté l’offre de Naval Group qui aurait permis d’engager une nouvelle phase du programme ».

- Quand avez-vous été informé de la décision de l’Australie ?

Pierre Éric POMMELLET. – Mercredi 15 septembre, nous avons reçu un coup de téléphone du ministère australien de la défense, qui nous a demandé de participer à une audioconférence à 13H30. C’est au cours de cette réunion que le ministère nous a informés de la résiliation pour convenance du contrat.

 Nous étions sous le choc. Cette décision nous a été annoncée sans aucun préavis, avec une brutalité inouïe. D’autant que tous les voyants étaient au vert.

 

Croissance mondiale : retour au niveau d’avant crise

Croissance mondiale : retour au niveau d’avant crise

Ce n’est sans doute pas avant 2023 que l’économie mondiale retrouvera le niveau qu’elle aurait dû atteindre. En effet La croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial devrait bondir de 5,7% en 2021 et 4,5% en 2022 selon l’OCDE. Juste de quoi retrouver le niveau de 2000 19 mai avec des inégalités selon les zones et les pays. Les pays pauvres pourraient être les principales victimes de ces inégalités dans la mesure ils sont encore très affectés par la crise du covid faute de dose suffisante du vaccin. Globalement en 2023, il est probable qu’au plan mondial retrouvera une certaine mollesse de la croissance autour de 2 % pour les pays développés.

Certes le rebond a été important en 2021 mai il faut rappeler que la propagation de l’onde de choc de la pandémie a plongé l’économie internationale dans une profonde récession en 2020. L’effet de base lié à ce violent plongeon doit être pris en compte dans l’appréciation de la reprise. En outre, les capacités de reprise dans chacun des pays sont loin d’être les mêmes partout sur le globe. Les économistes insistent particulièrement sur le caractère inégal du rebond entre les pays du G20 et les économies émergentes.

« L’impact économique du variant Delta a été jusqu’à présent relativement modeste dans les pays où les taux de vaccination sont élevés, mais il a pesé sur la dynamique à court terme dans les autres et, au niveau mondial, il a accentué les tensions sur les chaînes d’approvisionnement et les coûts », expliquent les experts.

Crise des sous-marins :Un vrai complot contre la France

Crise des sous-marins :Un vrai complot contre la France

François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) dénonce « un complot » après l’annulation du contrat de commande des sous-marins français par l’Australie. ( Sur France Info, extrait)

 

 

« C’est un complot. Ce n’est pas simplement l’annulation du contrat des sous-marins »,  explique sur François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), spécialiste notamment des relations transatlantiques, alors que la France a rappelé ses ambassadeurs aux États-Unis et en Australie, après l’annulation du contrat de commande des sous-marins français par l’Australie. « Le plus grave dans cette affaire c’est que trois pays alliés, amis, avec lesquels on pensait avoir une certaine forme d’intimité stratégique nous ont menés par le bout du nez », explique-t-il.

Faut-il croire l’ambassadeur de France à Canberra quand il dit avoir été berné, voire manipulé ?

Oui, bien sûr. Sur cet aspect de cette affaire il n’y a pas de divergence. Les Américains et les Britanniques qui étaient en bande organisée avec les Australiens pour mettre sur pied cette opération nous ont tenus dans l’ignorance la plus épaisse. Les Français, comme le reste du monde, ont appris cette affaire dans le courant de la semaine. C’est consternant. Cela rappelle un peu ces grandes catastrophes diplomatiques comme l’affaire de Suez en 1956 quand les Britanniques et les Français avaient voulu mener en secret des opérations militaires sans en parler avec leurs autres alliés. On en ressent encore le contrecoup 70 ans plus tard.

Pourquoi cette action contre la France ?

C’est un complot. Ce n’est pas simplement l’annulation du contrat des sous-marins, les Australiens peuvent décider de changer d’avis à condition de suivre les règles commerciales normales en matière d’annulation de contrat. Le plus grave dans cette affaire c’est que trois pays alliés, amis, avec lesquels on pensait avoir une certaine forme d’intimité stratégique nous ont menés par le bout du nez. On sait que depuis six mois, lorsque la négociation entre les trois pays concernés est entrée dans le dur, le secret a été absolu.

« On a voulu vraiment nous maintenir dans l’opacité et faire passer le message que la France ne fait pas partie de l’anglosphère même si elle a des territoires dans cette région, une présence militaire plus importante que les Britanniques. »

La France a-t-elle encore un rôle international dans cette zone ?

Nous sommes physiquement, politiquement, militairement présents dans cette région, donc on aura forcément un rôle à jouer. Mais ce n’est pas un rôle avec les principales démocraties occidentales présentes. C’est une affaire qui a des implications profondes pas seulement pour les histoires de sous-marins, mais aussi avec le Royaume-Uni. Cela va laisser des traces. Quand je fais la comparaison avec l’affaire de Suez ce n’est pas simplement parce qu’il y a des ressemblances un secret trop bien gardé, c’est aussi parce que des attitudes, des transformations de positionnement qui résultent de ce genre de catastrophe diplomatique peut laisser des traces.

Cryptomonnaie et Chine: risque de crise financière

Cryptomonnaie et Chine: risque de crise financière

 

L’expert financier Pierre-Antoine Dusoulier explique, dans une tribune au « Monde », que le déploiement de la monnaie numérique risque de fragiliser les banques rurales chinoises et, dans la foulée, de déstabiliser l’ensemble des institutions bancaires du pays.(Extrait)

Tribune.

La Chine est sur le point de franchir une nouvelle étape dans le déploiement du yuan numérique. Il a été testé dans quatre villes pilotes depuis avril 2020, avec succès. Dans les semaines à venir, deux des principales banques publiques du pays, la China Construction Bank et la Bank of Communications, vont proposer à leurs clients d’utiliser le yuan numérique pour acheter des fonds d’investissement et des produits d’assurance.

Si l’opération réussit, cela devrait permettre d’étendre davantage l’utilisation de la monnaie virtuelle chinoise qui reste, jusqu’à présent, cantonnée aux paiements pour des achats de biens et de services de faible valeur.

 

L’objectif fixé par le Parti communiste chinois lors du 14e plan quinquennal portant sur la période 2021 à 2025 est d’approfondir la recherche et le développement dans le domaine des monnaies numériques et de permettre un déploiement le plus large possible de sa monnaie numérique étatique. Ce déploiement fait toutefois peser d’importants risques sur la stabilité financière de la Chine.

Le risque immédiat est celui d’une déstabilisation des banques rurales. La Chine compte plus de 1 600 banques rurales, de petite taille, et qui ont des fonds propres faibles. La crise économique résultant de la pandémie les a fragilisés. La croissance de leurs bénéfices nets était nulle au premier semestre.

En outre, les banques rurales ont dû provisionner des sommes importantes à la suite d’une hausse des prêts non performants ces derniers mois. Plus de 30 % des prêts qu’elles accordent le sont aux secteurs qui ont été les plus pénalisés par la crise, le secteur manufacturier et le secteur de la construction.

Le déploiement du yuan numérique risque d’accentuer leurs difficultés. Le gouvernement chinois ne prévoit pas de compter sur le réseau dense de banques rurales pour étendre l’utilisation de la monnaie virtuelle et favoriser l’inclusion financière. En Chine, 20 % de la population n’est pas bancarisée, particulièrement dans les campagnes. Les petites banques rurales devraient rester hors du système, avec impossibilité de convertir leurs dépôts en yuans numériques.

Ce sont les grandes banques soutenues par l’Etat, en partenariat avec les entreprises de télécommunications qui sont présentes sur tout le territoire, qui devraient avoir la charge d’inciter les Chinois à utiliser le yuan numérique à grands coups de promotions et d’incitations financières.

Crise Covid : Les déclarations contradictoires d’ Agnès Buzyn (et du gouvernement !)

Crise Covid : Les déclarations contradictoires d’ Agnès Buzyn (et du gouvernement !)

Le 24 janvier 2020, l’ancienne ministre de la santé a déclaré « les risques de propagation du coronavirus dans la population sont très faibles« , comme le rapporte France Bleu, avant de préciser que cette analyse pourrait « évoluer ».

Le 26 janvier 2020 : elle affirme que les masques chirurgicaux sont « totalement inutiles » pour les personnes non contaminées. « Ce sont des masques qu’il faut mettre quand on est malade pour éviter d’envoyer des microbes à son entourage », assure-t-elle le 26 janvier. « Après, il y a des masques de protection pour des personnes en contact étroit avec des personnes malades. Ce sont des masques qui sont essentiellement réservés au personnel soignant, présents dans les hôpitaux. »

Selon elle, il n’y a alors « aucune indication à acheter des masques ;pour la population française. » Par ailleurs, elle précise que « des dizaines de millions de masques » sont en stock en cas d’épidémie. « Si un jour nous devions proposer de porter des masques à telle ou telle population, les autorités sanitaires les distribueraient. »

Après sa défaite électorale à la mairie de Paris, elle déclare le 17 mars 2020 : « Je savais que la vague du tsunami était devant nous » « Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. » Elle assure avoir alerté l’Elysée et Matignon dès janvier sur le « danger » potentiel du coronavirus. Au sujet des élections municipales, elle ajoute :  »Depuis le début, je ne pensais qu’à une seule chose : au coronavirus. On aurait dû tout arrêter, c’était une mascarade. »

Le 30 juin 2020, elle affirme : « Je n’ai à aucun moment sous-estimé le risque »« Vous ne pouvez pas dire qu’on n’a pas été réactifs », martèle quelques mois plus tard l’ex-ministre de la Santé. En juin, elle est entendue par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale chargée d’évaluer la gestion de l’épidémie en France. Agnès Buzyn y affirme avoir alerté l’Elysée et Matignon  »autour du 11 janvier ».

Notons que l’actuel ministre de la santé et les autres membres du gouvernement se sont autant contredits ensuite.

L’hôpital public encore affaibli après la crise

 L’hôpital public encore affaibli après la crise

 

Les engagements du plan Ma santé 2022 et les efforts financiers promis par le gouvernement n’auront d’effets que dans un futur lointain et ne suffiront ni à enrayer le dépérissement de l’hôpital public ni à résoudre la crise des vocations, s’inquiète un collectif de médecins dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune. 

 

Malgré des centaines de milliers de vies humaines sauvées, malgré deux réformes (Plan santé 2022 et Ségur de la santé) et des dizaines de milliards d’euros mobilisés, ne nous méprenons pas, l’hôpital public va sortir essoré de cette crise sanitaire.

L’hôpital public français tel que nous le connaissons aujourd’hui, a été façonné à la suite des ordonnances Debré de 1958. Cela nous a permis d’avoir parmi les meilleurs hôpitaux au monde jusqu’au début des années 1990 sous l’égide des médecins « mandarins » (pourtant décriés). La recherche était de notoriété internationale et les meilleurs internes des hôpitaux espéraient une carrière hospitalière, en tant que praticien hospitalier (PH) ou professeur des universités-praticien hospitalier (PU-PH).

Dès les années 2000, un certain nombre de PH ont quitté l’hôpital public qui a ainsi perdu une partie de sa cheville ouvrière. Ces départs ont été suivis par la démission de PU-PH de CHU en direction du privé, événement inimaginable quelques années auparavant. Ainsi, le dépérissement de l’hôpital public n’est pas récent et s’est déroulé progressivement sur les vingt dernières années.

 

Tous les soignants sont malheureusement concernés par cette situation hospitalière déplorable. En témoignait leur mouvement de protestation virulent quand ils ont jeté leurs blouses devant les directeurs administratifs lors des vœux de janvier 2020. Mais ces protestations étaient inaudibles. Le terme de « pleurniche hospitalière » a même été associé à leurs revendications le 12 mars 2020 par un journaliste ! Une semaine à peine avant le premier confinement…Avec les vagues épidémiques, épuisantes physiquement et psychologiquement, les soignants espéraient un changement radical du système de santé. Mais le plan Ma santé 2022 (Communauté professionnelle territoriale de santé, reprise de dettes…) n’aura d’effet qu’à un horizon lointain tandis que le Ségur de la santé est considéré comme un échec par les syndicats et les collectifs de médecins.

 

Pourtant, l’hôpital public va bénéficier d’un effort financier colossal inédit depuis des décennies : augmentation salariale du personnel non médical, rattrapage en investissements… Mais le Ségur de la santé améliore insuffisamment la rémunération des médecins et ne change que marginalement l’organisation et la gouvernance de l’hôpital (même si les quelques évolutions sont positives). Un guide « pour mieux manager » est même diffusé par le ministère… Les Groupements hospitaliers de territoire (GHT) continuent à déployer leur surcouche administrative et à déshabiller les petits centres.

« Crise climatique : apprendre à fermer des activités »

« Crise climatique : apprendre à fermer des activités »

 

Plaidant pour une écologie du démantèlement, les chercheurs Emmanuel Bonnet, Diego Landivar et Alexandre Monnin préviennent, dans une tribune au « Monde », que l’humanité doit se préparer à « fermer » ce qui la détruit.

 

Tribune.

 

 Il va falloir s’habituer à ce que, désormais, chaque nouveau rapport du Groupe d’experts intergouvernemental (GIEC) sur l’évolution du climat génère un sentiment de lassitude supplémentaire. Pourquoi n’arrivons-nous pas à enclencher cette satanée « transition » ? Nous voudrions défendre ici une hypothèse relativement naïve, mais qui pourtant semble peu évoquée : si nous ne parvenons pas à traduire les alertes climatiques et écologiques en actes concrets à la hauteur de ces enjeux, c’est parce que nous n’arrivons pas à « fermer les choses ». En clair, plus que d’un renversement théorique ou d’une réforme impossible du capitalisme, nous avons besoin de le fermer concrètement.

 

Nous le voyons tous les jours. On mettra sûrement plus de trente ans à nous débarrasser du glyphosate depuis les premières études sur son écotoxicité. La fermeture ne serait-ce que d’une centrale nucléaire a pris à la France une dizaine d’années ; son démantèlement va s’étaler pendant plusieurs décennies. Dans l’Alberta, ni les pouvoirs publics ni les entreprises privées ne sont encore prêts à assumer la gestion des 95 000 puits de pétrole délaissés. A Detroit, la démolition de milliers de mètres carrés de bâtiments abandonnés est prise en charge par une poignée d’associations de riverains armés d’outils improvisés pour répondre à des besoins de subsistance critiques. Alors que les liaisons aériennes locales pourraient être rapidement abandonnées pour des raisons écologiques évidentes, une grande partie des élus locaux s’accrochent à la promotion de « l’attractivité » de leur territoire. Après six ans de travail, 24 milliards d’euros investis, 16 000 personnes impliquées et 20 millions de mètres cubes de déchets, seul un tiers du territoire autour de la centrale de Fukushima a été correctement dépollué…

Conquête cosmologique

Pourquoi n’arrivons-nous pas à bien fermer les choses ? D’abord parce qu’un des traits anthropologiques majeurs des modernes est celui de « l’ouverture ». Héritage de notre front de modernisation, il sous-tend notre modèle de développement et nous conduit à penser le monde et ses situations écologiques critiques uniquement sous le mode du projet (administratif, économique, social ou technologique), de la gestion et de l’ingénierie. L’innovation, la création, la production seraient encore une fois les armes les plus évidentes pour dépasser la situation climatique et nous permettre de conserver notre modèle de développement.

Crise climatique : une évolution des comportements en marche

Crise climatique : Une évolution des comportements

 

Les sociologues Chantal Aspe et Marie Jacqué analysent, dans une tribune au « Monde », la mobilisation des jeunes pour le climat, par les manifestations mais aussi par la promotion militante de modes de consommation alternatifs.

 

Tribune. Les mobilisations pour le climat les plus médiatisées sont sans aucun doute les manifestations de jeunes brandissant le slogan « Changeons le système, pas le climat ». Pour certains d’entre eux, cet engagement se prolonge par leur participation à des organisations militantes récemment créées, comme Alternatiba/Action non violente COP21, Youth for Climate ou Extinction Rebellion. Dans le cadre d’un programme de recherche sur les nouvelles formes d’action pour le climat, nous avons réalisé une enquête qualitative basée sur 30 entretiens semi-directifs auprès de militants parisiens et marseillais, et participé en tant qu’observatrices à leurs manifestations et actions.


Ces jeunes engagés pour le climat partagent une socialisation commune aux enjeux environnementaux. En effet, ils appartiennent à une génération d’écocitoyens sensibilisée aux enjeux climatiques par les programmes d’éducation au développement durable enseignés en milieu scolaire et portés massivement par le tissu associatif. Cet aspect, souvent sous-estimé dans la compréhension de leur mobilisation, explique leur capacité à assimiler et diffuser les analyses et alertes scientifiques.

Armés de ces nouvelles connaissances, ils se projettent dans leur futur et redonnent sens à leur engagement politique à travers la solidarité et les luttes environnementales. Pour les deux tiers d’entre eux, « l’urgence d’agir » structure leur discours. Ils militent dans des organisations « horizontales » et revendiquent des prises de paroles libres, égalitaires, sans représentants, c’est-à-dire une forme de démocratie directe. Ils réactualisent les modes d’actions contestataires et visent directement les acteurs du pouvoir économique et politique : décrochage des portraits du président Macron, occupation des sièges sociaux des multinationales, happenings, « flashmobs » devant l’Assemblée nationale ou les mairies, actions artistiques, sabotages de panneaux publicitaires, etc.

Ces mobilisations générationnelles témoignent d’un renouvellement de l’action politique. Elles viennent renforcer et relayer d’autres formes de lutte (procès climatiques, tribunes et appels des scientifiques, etc.). Leur point commun est d’interpeller l’Etat dans son rôle protecteur hérité de la période de l’« Etat-providence ». En effet, à l’instar d’autres démarches juridiques engagées par des maires (comme celui de Grande-Synthe), ces mobilisations dénoncent les liens d’intérêts entre les représentants de la puissance publique et les lobbies pollueurs ; elles condamnent l’inaction de l’Etat pour le contraindre à mettre réellement en œuvre une politique climatique.

Crise sanitaire et santé : promouvoir l’activité physique

Crise sanitaire et santé : promouvoir l’activité physique

 

 

Un récent rapport parlementaire estime que la sédentarité, aggravée notamment chez les jeunes par la pandémie, constitue « une bombe à retardement sanitaire » qu’il est urgent de désamorcer. ( Chronique dans le monde de Pascale Santi)

 

« Une bombe à retardement sanitaire. » C’est un véritable cri d’alarme qu’ont lancé les deux députés Régis Juanico (Génération.s, Loire) et Marie Tamarelle-Verhaeghe (LREM, Eure), dans un rapport, présenté fin juillet, sur le manque d’activité physique. « La nécessité de bouger est aujourd’hui un besoin vital, au même titre que l’alimentation ou le sommeil, insiste Marie Tamarelle-Verhaeghe, médecin de prévention. Cela doit être intégré dans la vie quotidienne. » Ils formulent 18 propositions, en s’appuyant sur la dynamique des Jeux olympiques à Paris, en 2024.

Comme maintes fois répété dans cette chronique, le constat est sans appel. Les Français sont loin des recommandations de l’OMS (au moins 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine, ou au moins 75 minutes d’activité d’intensité soutenue). Ils ne sont pas les seuls. « Plus d’un quart de la population mondiale est physiquement inactive, ce qui l’expose à un risque de maladies non transmissibles et de mortalité prématurée », rappelle aussi l’éditorial d’une série de plusieurs articles publiés par The Lancet, fin juillet. Dans la revue britannique, les experts appellent à une action urgente, en mettant l’accent sur les personnes vivant avec un handicap et les adolescents.

Rappelons que 80 % des adolescents scolarisés dans le monde (87 % en France) ne respectent pas les recommandations de l’OMS de faire plus de soixante minutes d’activité physique par jour. A cela s’ajoute la montée de la sédentarité.

Inquiétants, ces constats sont aggravés par la crise sanitaire et ses confinements successifs. Lors du premier, en France, près d’une personne sur deux a réduit son activité physique par rapport à ses habitudes et six personnes sur dix ont augmenté leur temps quotidien passé assis, selon l’enquête Coviprev de Santé publique France.

Le temps sur écran s’est aussi fortement accru. Une expertise menée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses), publiée en novembre 2020, a mis en évidence que 66 % des jeunes de 11 ans à 17 ans « présentent un risque sanitaire préoccupant », caractérisé par le dépassement simultané de deux seuils : plus de deux heures de temps d’écran et moins de soixante minutes d’activité physique par jour. Quarante-neuf pour cent présentent un risque sanitaire très élevé, avec plus de quatre heures trente d’écran et-ou moins de vingt minutes d’activité physique par jour.

Attention, le secteur hôtellerie et restauration n’est pas sortie de la crise

Attention, le secteur hôtellerie et restauration n’est pas sortie de la crise

« On ne peut pas dire que la crise est derrière nous. Nous sommes encore en convalescence », a affirmé lundi 30 août sur franceinfo Didier Chenet, président du Groupement national des indépendants hôtellerie et restauration (GNI), alors que le gouvernement va prolonger d’un mois le fonds de solidarité aux entreprises avant de passer à partir du 1er octobre au  »sur-mesure ».

 

 

Selon Bruno Le Maire, la crise économique est derrière nous. Est-ce que vous partagez ce constat ?

Didier Chenet : Non, on ne peut pas dire que la crise est derrière nous. Nous sommes encore en convalescence. Nous avons encore des pans de note activité qui connaissent des difficultés. Malgré une saison touristique qui a été très bonne sur tout le littoral, il reste le problème des grandes métropoles où là, nos établissements connaissent des chutes tout à fait impressionnantes de chiffre d’affaires. Nous avons envoyé au ministre tous les chiffres dont nous disposions. Nous considérons que nous avons été entendus, ces aides dont nous bénéficions ne seront pas supprimées du jour au lendemain.

Est-ce que vous croyez au sur-mesure vanté par le ministre de l’Économie ?

Oui. Je pense que la façon dont c’est fait, c’est quelque chose qui est vertueux. Après tout, n’indemniser que ceux qui ont perdu de l’argent, perdu du résultat et pas seulement sur la base du chiffre d’affaires. C’est quand même mieux d’inciter les entreprises à rouvrir plutôt que de rester fermées et d’être indemnisées sur la base d’un chiffre d’affaires qu’ils ne réalisent pas. Nous trouvons cela parfaitement normal. Pour nous, c’est quelque chose de cohérent.

Les situations sont très différentes d’une région à l’autre ?

C’est extrêmement différent à la fois par zones géographiques et par types d’établissements. Si je vous prends l’exemple de Paris, qui est le plus criant et qui est le plus en difficulté, vous aviez un hôtel sur deux fermés au mois de juillet et deux hôtels sur trois fermés au mois d’août. Et vous aviez aussi un restaurant sur trois qui était fermé. L’activité de l’hôtellerie est au plus bas, beaucoup plus basse que l’activité des restaurants, par exemple. L’hôtellerie connaît une baisse d’activité de l’ordre de 50 à 60%. Dans la restauration, on est plus aux alentours des 38%.

Est-ce que la limitation de la casse économique est réussie ?

Je serai plus en mesure de vous le dire à la fin du mois de septembre, car c’est maintenant que nous allons faire nos comptes. C’est pour ça que nous voulions que l’Etat maintienne les aides telles que nous les avions au mois d’août, car nous rentrons maintenant dans une phase d’activité normale, c’est-à-dire une activité dans le cadre du retour au travail. Et par conséquent, quel va être l’impact du télétravail ? Quel va être l’impact de la diminution des déplacements,qu’ils soient professionnels ou privés ? Quel va être l’impact du pass sanitaire dans le cadre d’une consommation qui est une consommation contrainte ? En été, on se lâche un peu plus, on compte moins. Tandis que là, on est dans une activité et une consommation qui va être encore une fois contrainte par le budget des ménages et également les conditions de travail.

Covid Iran : l’incompétence de la dictature religieuse face à la crise

Covid Iran : l’incompétence de la dictature religieuse face à la crise

La dictature religieuse en Iran montre une nouvelle fois son incompétence non seulement sur le plan socio-économique mais en plus sur le plan sanitaire. L’Iran en effet, pays du Moyen-Orient le plus touché par la pandémie de Covid, a décrété un confinement d’une semaine et imposé des restrictions sur les déplacements en raison d’une cinquième hausse des cas de contamination, a fait savoir la télévision publique samedi.

 

Haïti : un séisme en plus de la crise économique, politique et sanitaire

Haïti : un séisme en plus de la crise économique, politique et sanitaire

Haïti cumule en ce moment à peu près toutes les catastrophes. Une catastrophe récurrente socio-économiques puisque  le pays est l’un des plus pauvres du monde. Aussi une crise politique avec l’assassinat du président. Également une crise sanitaire ; le pays comme nombre de pays pour ne peut se payer une campagne de vaccination. Enfin un récent séisme qui a fait de leurs 200 morts. Le tremblement de terre s’est produit à 12km de la ville de Saint-Louis-du-Sud, située à quelque 160 km de la capitale haïtienne Port-au-Prince, selon les données de l’Institut américain de géophysique (USGS). Une alerte au tsunami a été émise peu après avant d’être rapidement levée, a rapporté l’USGS.

L’instrumentalisation de la crise de l’hôpital par certains anti passe

 

Des médecins, infirmiers, aides-soignants et psychologues des secteurs hospitaliers publics et privés mais aussi de médecine de ville protestent, dans une tribune au « Monde » (extrait), contre l’instrumentalisation de la crise de l’hôpital public par les manifestants hostiles à la vaccination obligatoire et au passe sanitaire.

 

Tribune.

 

Ces derniers jours ont été marqués par des manifestations contre la vaccination obligatoire et le passe sanitaire. A cette occasion, nous avons relevé, chez les manifestants, comme sur les réseaux sociaux, ce qui se voudrait être un argument pour appuyer l’idée que se faire vacciner ne servirait à rien : la défense de l’hôpital public.

La justification serait la suivante : les gouvernements successifs détruisent l’hôpital public depuis des années ; le nombre de lits et les moyens se sont effondrés, tout cela au mépris de la santé publique ; commençons donc par réhabiliter l’hôpital et les conditions de soin pour mieux gérer les pandémies avant de forcer à la vaccination, disent les manifestants. Nous, médecins, infirmiers et soignants, nous inscrivons fermement en faux face à cette logique.

Tout d’abord, nous sommes étonnés de voir que tant de personnes ont subitement à cœur la défense de l’hôpital public. En effet, nombre d’entre nous ont prêché dans le désert durant des années et se sont sentis très seuls lors des mouvements organisés par les professions médicales et paramédicales. Ces opérations n’ont que peu mobilisé en dehors du monde médical, quand il s’est agi de lutter contre de nouvelles mesures d’austérité imposées à l’hôpital ou contre la dépossession des moyens de décisions des soignants − pensons à la loi HPST (Hôpital, patients, santé et territoire) en 2009.

A croire que ce subit intérêt pour la cause de l’hôpital public n’est en réalité là que pour affubler des oripeaux de l’éthique un refus de se vacciner bien difficile à justifier.

 

Nous, soignants, vivons de l’intérieur, depuis un an et demi maintenant, la crise du Covid-19, qui n’a fait que révéler de façon suraiguë ce que nous savions déjà : trop de lits ont été fermés. Il n’y a plus suffisamment de moyens humains et matériels à l’hôpital et, fondamentalement, la logique de flux tendu ne peut pas s’appliquer à un secteur stratégique comme la santé, qui doit être capable d’absorber rapidement une crise sanitaire d’ampleur.

Les secteurs de soins les plus mobilisés sont à bout de souffle, affectés depuis longtemps par les hémorragies de personnels. En conséquence, la pandémie a éprouvé considérablement ces équipes de soin qui ne demandent qu’une seule chose : sortir de la crise. Nous constatons par ailleurs, trop souvent, les ravages de la pandémie en termes de retard de diagnostic et de prise en charge des autres pathologies. Des retards qui, parfois, grèvent lourdement la survie des patients, en particulier en oncologie.

Crise Vaccination Antilles: La faute à la médecine traditionnelle

 

La faible couverture vaccinale à la Martinique et à la Guadeloupe s’expliquerait par une défiance envers l’Etat, renforcée par de récents scandales sanitaires, estime la sociologue Stéphanie Mulot dans un entretien au « Monde ».

 

La situation sanitaire aux Antilles est « extrêmement grave », selon le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, arrivé sur place mardi 10 août. Pourtant, le taux de vaccination y reste très en deçà de la moyenne nationale. Stéphanie Mulot, professeure de sociologie associée au Laboratoire caribéen de sciences sociales, en analyse les raisons.

Quels sont les arguments avancés par les personnes opposées à la vaccination aux Antilles ?

Dans la société antillaise, on oppose à la vaccination les méthodes préventives comme la vitamine D ou le zinc visant à renforcer le système immunitaire. C’est une question qui divise beaucoup. On a, par exemple, vu depuis l’année dernière des médecins, des pharmaciens et des universitaires antillais créer des collectifs pour dire qu’il fallait opposer à des mesures radicales, comme le tout vaccinal, des mesures préventives et ciblées. Malgré le fait qu’elles ne soient pas forcément spécialisées en virologie, on accorde à ces personnes une légitimité importante.

 

Les scandales comme celui du chlordécone (un pesticide toxique utilisé dans les bananeraies antillaises entre 1972 et 1993) ont-ils renforcé cette méfiance ?

Ces scandales ont créé une conscience forte chez les Antillais selon laquelle l’Etat n’a pas joué son rôle de protecteur. Sur l’affaire du chlordécone par exemple, des plaintes ont été déposées contre l’Etat pour « non-protection des populations ». On peut aussi parler des sargasses, ces algues qui envahissent les plages antillaises et engendrent une pollution pour laquelle il n’y a, pour l’instant, pas de solution. Il plane aux Antilles le vœu d’une souveraineté thérapeutique, de se soigner par soi-même et non en suivant des politiques imposées de l’extérieur. Un Guadeloupéen m’a ainsi dit : « Si un vaccin était produit par un laboratoire antillais, les gens se feraient vacciner. »

Le passé colonial entre les Antilles et la France a-t-il accentué ce ressentiment envers l’Etat ?

La colonisation a largement bafoué l’identité des Antillais, avec l’idée qu’il fallait valoriser tout ce qui venait de France. De récents événements sont venus réactiver pour certains cette défiance envers un Etat colonial. Par exemple, les manifestations liées au chlordécone en Martinique, l’année dernière, ont été émaillées de violences policières. Un homme est également mort en Guadeloupe à la suite d’une intervention policière. Cela contribue davantage à la baisse de l’adhésion aux décisions politiques nationales.

Foot français : une crise sportive et financière

Foot  français : une crise sportive et financière

 

Le football français connaît une crise sportive et financière sans doute sans précédent et qui pourrait même provoquer la faillite de certains clubs.

Sur le plan sportif d’abord il faut bien constater que la notoriété des clubs français, PSG excepté financé par les fonds du Qatar, est très faible. Le spectacle qu’offre le plus souvent le championnat français est très en dessous de ceux  des pays voisins. Pour preuve, il n’y a guère que Paris pour rivaliser lors  des coupes  européennes . La plupart des autres clubs français disparaissent des compétitions dès la fin de décembre.

Même les équipes nationales  de football sont également en crise et connaissent de piètres résultats depuis quelques années. L’équipe de France à a été lamentablement éliminée leur de la dernière compétition de l’euro. Les équipes de jeunes ne parviennent pas à concrétiser les espoirs qu’on met en elles. Les féminines ont aussi loupé le coche;  quant à la sélection olympique, elle a abouti à un véritable désastre.

Par ailleurs les finances des différents clubs sont presque tous dans le rouge. En outre la fédération ( et la LFP)  a cru bon de négocier le droit à l’image télévisée du prochain championnat avec Amazon ! Parallèlement on ne sait pas encore qui va payer la facture passée entre Canal et beIN Sports.

 

Il semble bien qu’ il sera nécessaire assez rapidement de mettre un coup de pied dans la fourmilière de la gestion de la fédération (et de La ligue de football professionnel, LFP)  qui semble paralysée par cette avalanche de revers. Sans parler de la folie des clubs qui continuent de payer certains joueurs jusqu’à 2 millions par mois !

Football français : une crise sportive et financière

Football français : une crise sportive et financière

 

Le football français connaît une crise sportive et financière sans doute sans précédent et qui pourrait même provoquer la faillite de certains clubs.

Sur le plan sportif d’abord il faut bien constater que la notoriété des clubs français, PSG excepté financé par les fonds du Qatar, est très faible. Le spectacle qu’offre le plus souvent le championnat français est très en dessous de ceux  des pays voisins. Pour preuve il n’y a guère que Paris pour rivaliser lors  des coupes  européennes . La plupart des autres clubs français disparaissent des compétitions dès la fin de décembre.

Même les équipes nationales  de football sont également en crise et connaissent de piètres résultats depuis quelques années. L’équipe de France à a été lamentablement éliminée leur de la dernière compétition de l’euro. Les équipes de jeunes ne parviennent pas à concrétiser les espoirs qu’on met en elles. Les féminines ont aussi loupé le coche quant à la sélection olympique, elle a abouti à un véritable désastre.

Par ailleurs les finances des différents clubs sont presque tous dans le rouge. En outre la fédération a cru bon de négocier le droit à l’image télévisée du prochain championnat avec Amazon ! Parallèlement on ne sait pas encore qui va payer la facture passée entre Canal et beIN Sports.

 

Il semble bien il sera nécessaire assez rapidement de mettre un coup de pied dans la fourmilière de la gestion de la fédération qui semble paralysée par cette avalanche de revers.

Tunisie: crise sanitaire et politique

Tunisie: crise sanitaire et politique

 

 

La crise sanitaire sans précédent en Tunisie a contraint le président, Kaïs Saïed,  à suspendre les travaux du Parlement et les fonctions du chef de gouvernement. Le président a en outre annoncé lever l’immunité parlementaire des députés et promis de poursuivre les personnes impliquées dans des affaires judiciaires. Une grande partie de la population semble souhaiter un tsunami politique changer le système paralysé par les internes et qui nuit notamment à la gestion de la crise sanitaire.. Des locaux et symboles du parti islamiste ont été pris pour cible.  La Tunisie souffre en particulier d’un affrontement permanent entre le chef chef du Parlement Rached Ghannouchi – aussi chef de file d’Ennahdha -, parti islamiste, et le président Saïed, qui paralyse les pouvoirs publics. Beaucoup reprochent aussi au gouvernement son manque d’anticipation et de coordination face à la crise sanitaire, qui a laissé la Tunisie à court d’oxygène. Avec ses près de 18.000 morts pour 12 millions d’habitants, le pays a l’un des pires taux de mortalité officiels au monde dans cette pandémie.

Crise sanitaire et aides au privé : Une absence de transparence

Crise et aides au privé : Une absence de transparence

 

Un collectif de vingt économistes, parlementaires et associations s’élève, dans une tribune au « Monde », contre l’absence de transparence des aides versées aux entreprises pendant la pandémie

 

Tribune. Avec 155 milliards d’euros débloqués pour soutenir les entreprises entre mars et décembre 2020, la France est, selon les données publiées par la Commission européenne, championne d’Europe en la matière, loin devant l’Italie (108 milliards) et l’Allemagne (104 milliards). Il ne fait aucun doute qu’il était nécessaire de soutenir le secteur privé à partir du moment où les pouvoirs publics décidaient de confiner le pays et arrêter certaines activités économiques.

Malheureusement, plus d’un an après le début de la pandémie, et alors que les aides publiques aux entreprises privées représentent près de cinq fois le produit net de l’impôt sur les sociétés, ni les parlementaires ni les citoyens ne savent précisément qui a bénéficié, et pour quel montant, des 32 milliards d’euros de reports et exonérations de charges fiscales et de cotisations sociales, des 27 milliards d’euros du chômage partiel ou même des dizaines de milliards d’euros des plans d’urgence sectoriels et de relance.

 

Ces données existent pourtant, mais ni Bercy ni le ministère du travail ne souhaitent les rendre publiques. Confidentialité des affaires et secret fiscal sont brandis pour empêcher tout suivi précis et chiffré des bénéficiaires et des aides qu’ils ont obtenues. Si le détail du soutien accordé à notre coiffeur n’est sans doute pas requis, ne pas savoir précisément combien Atos, Bouygues, Vinci ont touché des dispositifs de chômage partiel alors qu’ils sont soupçonnés d’en avoir abusé, n’est pas acceptable.

Manque de transparence et de contrôle démocratiques

Rien ne justifie un tel manque de transparence et de contrôle démocratiques. La première des exigences, la plus élémentaire en démocratie, consiste à appeler l’exécutif et la majorité parlementaire à publier les données relatives aux bénéficiaires des aides publiques. A minima pour les quelque 250 grandes entreprises et 5 700 entreprises de taille intermédiaire (plus de 250 salariés et/ou plus de 50 millions d’euros de chiffres d’affaires).

Cette exigence de transparence est d’autant plus essentielle que l’Observatoire des multinationales (https://multinationales.org/) a montré, en recoupant les informations parcellaires disponibles, que 100 % des groupes du CAC 40 ont bénéficié et bénéficient encore des aides publiques liées à la pandémie de Covid-19, même si certains ont tenté de prétendre le contraire.


Ainsi, au moins 27 groupes du CAC 40 ont eu recours au chômage partiel. Prévu pour éviter les licenciements et conserver les salariés formés au sein de l’entreprise, le dispositif du chômage partiel est dévoyé lorsque plus de 80 % de ces multinationales qui prétendaient ne pouvoir assumer la charge de la rémunération de leurs salariés ont, dans le même temps, considéré disposer d’une trésorerie suffisamment conséquente pour verser des dividendes en 2020 et/ou 2021.

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