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Il faut un soutien pour l’Allemagne et la Chine (FMI)

Il faut  un soutien pour l’Allemagne et  la Chine (FMI)

Le Fonds monétaire international (FMI) inquiet de la dégradation de l’économie qui pourrait se traduire dans plusieurs grands pays par des quasi-récessions souhaite maintenant que les économies soient soutenues par des relances budgétaires. C’est-à-dire à peu près le contraire de ce qu’on préconisait il y a à peu près un an et qui précisément a conduit à cet affaiblissement économique Le FMI cite plusieurs pays comme l’Allemagne, la Chine et l’Australie mais cela pourrait concerner beaucoup d’autres comme l’Italie encore la Grande-Bretagne. En ce qui concerne l’Italie, le FMI s’attend à ce que son endettement augmente chaque année de 2019 à 2024 pour atteindre 138,5% du PIB à la fin de la période. Il estime les besoins de financement de l’Etat italien à 24,7% du PIB en 2021, en vue de refinancer la dette et de combler un déficit budgétaire évalué à 3,5% du PIB. Le gouvernement italien a relevé mardi ses objectifs de déficit budgétaire et de dette pour cette année et la suivante, tout en abaissant ceux de croissance, attestant des difficultés avec lesquelles la coalition populiste au pouvoir est aux prises.

Mesures de soutien à la zone euro (BCE)

Mesures de soutien à la zone euro (BCE)

Comme la Fed, la BCE intègre l’écroulement de la croissance et décide de reporter sine die toute perspective de relèvement des taux d’intérêt. La vérité c’est que la situation conjoncturelle est beaucoup plus grave qu’on ne le pensait et que les instituts de prévision ne cessent de passer leur temps à réviser les perspectives de croissance en baisse. En fait aujourd’hui, la croissance européenne pourrait être limitée à environ 1 %, ce qui constitue une rupture assez brutale avec 2018 mais surtout 2017. Non seulement la politique accommodante ne va pas brutalement s’arrêter mais elle pourrait s’inverser  avec l’abandon d’une hausse des taux d’intérêt mais aussi avec des prêts significatifs aux banques à fin de soutenir l’économie. Par ailleurs le rachat d’obligations va aussi continuer. Pour tout dire c’est une rupture assez totale avec tout ce qui avait été envisagé au début de 2018. À peu près la même stratégie que la Fed qui elle aussi constate le net tassement de l’activité aux États-Unis et qui a remis en cause l’abandon de sa politique monétaire accommodante. La BCE est d’autant plus encouragée à desserrer encore la contrainte monétaire qu’elle ne craint plus de remonter de l’inflation. . La BCE n’attend plus que 1,1 % de croissance en 2019 et 1,6 % en 2020, alors qu’elle prévoyait 1,7 % pour chacune de ces années en décembre.

La fin du soutien majoritaire des manifs de gilets jaunes : pourquoi ?

 

 

Le soutien aux manifs des gilets jaunes bascule en raison des dérives de certains leaders : Dérives extrémistes, dérives politiques et dérives personnelles sans parler des violences qui ternissent le mouvement. Certes un majorité soutient encore les gilets jaunes mais la même majorité condamnent les manifestations.  Deux principaux leaders radicaux des gilets jaunes en particulier sont en train de tuer le mouvement : Maxime Nicolle et Eric Drouet . Finalement ils n’ont pu résister au parfum médiatique très éphémère qui peut donner l’impression à un individu d’atteindre la notoriété éternelle et de prétendre au rôle de leader majeur dans la société. Finalement, ils sont tombés dans le piège du système qu’ils dénoncent eux-mêmes, celui de la personnalisation, de la médiatisation et du star-system. Ils ont d’abord largement dénaturé la nature et l’objet du mouvement fondé sur une revendication de justice sociale et de justice fiscale. Cela pour y substituer des revendications plus politiques notamment l’illusoire référendum d’initiative citoyenne qui se substituerait est au fonctionnement démocratique actuel. Certes un fonctionnement très critiquable mais qui appelle des transformations autrement plus élaborées que le seul recours à un référendum. Ces deux leaders autoproclamés ont certes des soutiens nombreux mais ce sont essentiellement les plus radicaux. Plus la mobilisation s’affaiblit et plus le mouvement se radicalise, ce  qui du coup découragent les plus modérés. Tout cela se termine en général par des actions  qui ne reposent plus que sur les plus extrémistes. Un phénomène bien connu dans le mouvement social : plus l’action devient minoritaire et plus on propose des formes d’action dure et cela jusqu’à l’extinction des forces. Bref le contraire d’une gestion responsable d’une action collective. En plus du caractère extrémiste et d’une  idéologie sulfureuse anarcho légèrement de droite des deux leaders évoqués,  il faut noter  leur grande insuffisance en matière de connaissances économiques sociales voir sociétales. Leur expression est particulièrement confuse et contradictoire. Bref, le costume de leader politique est un peu grand pour eux. Aujourd’hui l’opinion publique n’approuve plus les manifestations répétées chaque week-end non seulement en raison des violences mais aussi du manque total de perspective de ce mouvement conduit de manière totalement anarchique et irresponsable. Finalement la très grande majorité des gilets jaunes avait bien raison de se méfier de tous les leaders autoproclamés et de leur dérive. Le mouvement des gilets jaunes méritait mieux.

 

Sondage- les Gilets jaunes : soutien toujours majoritaire

 

 

En dépit du tassement régulièrement observé lors des manifestations des gilets jaunes, le soutien de l’opinion publique est toujours majoritaire. Ce qui constitue sans doute la caractéristique principale de ce mouvement. Au départ lors des premiers samedis, le soutien tournait autour de 70 % des Français. À partir de début janvier,  ce soutien est tombé autour de 57 % entre parenthèses 55 % pour le 5 février). Un phénomène qui est analysé par Jérôme Fouquet, expert en sondages dans Atlantico

 

 

Derrière le rebond au sein des enquêtes de popularité, et le succès présenté des premières étapes du grand débat, ne peut-on pas voir un risque, pour le gouvernement, de penser que la séquence s’achève alors que la sympathie et le soutien au mouvement des Gilets jaunes reste majoritaire au sein de la population Française?

Jérôme Fourquet : Le président de la république, dans son allocution du 10 décembre avait indiqué que nul ne sortirait indemne de cette crise et il s’appliquait ce constat à lui-même, mais comme tout être humain, une fois le danger partiellement écarté, la lucidité qui peut prévaloir au moment aigu de la crise, les résolutions peuvent être remises à plus tard. Compte tenu du fait que d’une part la mobilisation des gilets jaunes sur le terrain semble marquer le pas avec deux samedis de suite un nombre de manifestants moins importants, compte tenu du fait que hors des « actes » on entend moins parler d’actions coup de poing des gilets jaunes, le gouvernement peut penser que le plus dur est passé et que la crise est derrière nous.

D’une part le grand débat semble monter en puissance avec milliers de réunions sur le terrain, décentralisées, qui se passent bien à l’initiative des élus locaux, on a également des déplacements qui s’enchaînent pour le président, ses ministres, les choses se passent bien, les images renvoyées aux médias sont positives et à les commentateurs saluent les prestation du président. Enfin, les sondages montrent un rebond significatif sur la cote de popularité du président (IFOP) mais aussi des sondages plus politiques comme les intentions de votes pour les élections européennes et présidentielle (sondage Marianne) ; toutes ces études indiquent une reprise du terrain par Macron et sa majorité.

La tentation est donc grande pour l’exécutif de considérer que le pire est derrière eux et qu’ils peuvent reprendre le cours normal des événements. Évidemment, l’alerte a été très sérieuse, donc on peut penser qu’un certain nombre d’enseignements seront tirés au plus au niveau car les institutions elles-mêmes ont été très fortement déstabilisées. L’édifice entier a tangué à la fin de l’année dernière. On peut faire l’hypothèse que ceux qui sont au sommet de l’État ont intégré ce paramètre.

Mais la nature humaine étant ce qu’elle est, la crise ayant amorcé une phase descendante, le gouvernement peut être tenté de reprendre le cours normal du quinquennat. Il y aura bien évidemment la fin du grand débat, l’organisation possible d’un référendum, mais on ne peut pas exclure l’hypothèse d’un retour progressif à la normale sans tirer les conséquences de ce qui s’est passé. Les militaires pratiquent régulièrement le RETEX (retour d’expérience) : est-ce qu’un tel retour va s’opérer au sommet de l’état avec la crise des gilets jaunes en décélération, ou bien va-t-il passer outre et, dans le feu de l’action, reprendre le cours normal ?

On peut introduire à ce moment-là les données de notre sondage pour Atlantico : 55% des Français continuent d’afficher une forme de soutien au mouvement des gilets jaunes, la courbe montre une décrue progressive du soutien et de la sympathie car début décembre, 72% des français soutenaient ou avaient de la sympathie pour le mouvement, les gilets jaunes ont perdu beaucoup de terrain depuis. Le premier décrochage a eu lieu entre mi-décembre et début janvier suite aux annonces présidentielles et aux 11 milliards mis sur la table, niveau de soutien à 57-58% et là, légère inflexion sur cette nouvelle vague.

Donc bien que le degré de violence et de mobilisation décline sur le terrain, le mouvement continue de bénéficier d’un soutien non négligeable de l’opinion et le gouvernement doit en tenir compte car les doléances des gilets jaunes sont toujours présentes dans la société Quelle que soit la qualité du grand débat, le volume de participants, les problèmes ne seront pas réglés, il ne suffit pas d’en parler.

Le niveau de soutien pur pour les gilets jaunes est de 29% dans la population, quasiment trois mois après l’acte 1, on a un quart des français qui soutiennent ce mouvement, le grand débat n’a pas fait disparaître cela. Le niveau de soutien n’est que de 18% chez les cadres et professions intellectuelles, 28% chez les professions intermédiaires, 34% chez employés et à 44% chez les ouvriers, donc dans les catégories populaires les braises sont encore rouges et la tempête violente qui a soufflé ces derniers mois est toujours potentiellement là, donc, on peut dire : « il y a un grand débat les gens participent on a regagné des points dans l’opinion ». Mais ces données incitent à la prudence et impliquent la tenue d’un RETEX sans concessions pour apporter des réponses à ces catégories de la population qui continuent pour une part significative d’entre elles de soutenir ce mouvement.

 

Emmanuel Macron pourra-t-il s’extraire durablement des revendications des Français, notamment en termes de pouvoir d’achat, de chômage… ou d’autres questions qui restent leurs priorités ?

Jérôme Fourquet : Premièrement, malgré son érosion progressive, le soutien aux gilets jaunes reste majoritaire, ce n’est pas parce qu’il y a moins de monde sur les ronds-points et dans la rue que le problème est réglé. Deuxièmement, dans les sondages, on a certes un rebond réel de la popularité d’Emmanuel Macron mais dans le dernier baromètre Paris Match, on constate qu’avec 34%, gain de 6 points, il devient tout juste au niveau qui était le sien en octobre 2018,  juste avant le déclenchement de la crise, alors que l’affaire Benalla et les départs des ministres Collomb et Hulot était passés par là, le président était déjà affaibli. Emmanuel Macron a stoppé l’hémorragie et repris le terrain suite à cette crise mais reste dans une position relativement fragile.

Pour les Français qui ont pris la peine de s’exprimer sur la plateforme du grand débat, les questions sociales, de pouvoir d’achat mais aussi de fiscalité, demeurent brûlantes et si la stratégie élyséenne a porté ses fruits, au sens où elle a permis d’éteindre l’incendie, il faut éviter que l’incendie ne reprenne. Comment l’incendie a-t-il été éteint ? En deux étapes, d’abord les 11 milliards accordés aux Français, notamment modestes, qui soutiennent en partie les gilets jaunes, puis le grand débat et la posture de retour à l’ordre républicain qui a permis de faire baisser la température et d’éteindre l’incendie.

Mais comme on l’a dit tout à l’heure, les braises sont toujours là, pour éviter que ça ne reparte, il faut réussir la sortie de crise. Que faire des enseignements du grand débat, quelle suite lui donner ? Un référendum ou pas ? Si oui, quel contenu donner à ce référendum ? A travers la revendication du RIC, les Français ont exprimé une aspiration à être consultés de manière directe. Y aura-t-il aussi des mesures en matière fiscale et sociale qui permettront d’accuser réception du puissant message adressé par les Français à Emmanuel Macron lors de la crise des gilets jaunes ?

Quel risque y a-t-il, aussi bien pour le gouvernement que pour le pays, de poursuivre ce Grand débat sur une approche technique plus que fondamentalement politique, qui semble permettre d’évacuer l’essentiel en se concentrant sur des détails ?

Jérôme Fourquet :  Si à l’issue du grand débat, les Français se voient gratifiés d’un référendum sur le nombre de parlementaires et l’introduction d’une dose de proportionnelle, on peut craindre que le compte n’y soit pas et que les braises qui sont toujours rougeoyantes un peu partout dans la société françaises ne repartent de plus belles d’ici quelques mois, à l’occasion d’une annonce ou d’un événement qui servira d’élément déclencheur à la reprise de l’incendie.

 

« Gilets jaunes »: Mobilisation en baisse mais soutien constant

 

Bien qu’il soit difficile de se fier aux chiffres bidonnés du ministère de l’intérieur, il semble bien que la participation des gilets jaunes aux manifestations du samedi semble se tasser légèrement mais régulièrement. En cause évidemment un phénomène d’usure classique d’autant que ni le gouvernement, ni les leaders des gilets jaunes n’offrent de perspectives de sortie de cette crise. Côté gouvernement,  on a lancé le grand débat mais sans aucune précision sur les débouchés politiques. Pire,  le gouvernement envisagerait un référendum sur une loi concernant uniquement quelques aspects  constitutionnels globalement assez secondaires. Histoire de montrer qu’il intègre la demande démocratique. Mais rien sur les aspects socio- économiques qui sont au départ les premières revendications des gilets jaunes. La déception risque d’être immense si  aucune orientation n’est prise dans un domaine de la justice fiscale que de la justice sociale. Ceci étant, le mouvement est toujours approuvé par une majorité ;  ce qui traduit un double malaise concernant d’une part la démocratie d’autre part la justice sociale. Sans doute l’opinion publique ne suit-elle pas les gilets jaunes lorsqu’ils se transforment  en casseurs et  qu’ils se laissent déborder par eux mais globalement une majorité de Français nt  les inégalités sociales et le fonctionnement démocratique de type monarchique qui prévaut en France avec à la tête un président monarque et en dessous une hiérarchie de barons jusqu’au niveau local qui décident  sans jamais consulter  les populations voire de façon trop partielle et trop rare. Selon le ministère, ces manifestations ont réunis quelque 51.400 personnes sur l’ensemble des foyers de mobilisation, dont 4.000 à Paris, contre 58.600 et 10.500 samedi dernier. Comme déjà indiqué des chiffres contestables mais qui ne sont quand même pas massifs même si effectivement 100 000 personnes ont pu être mobilisées d’après les gilets jaunes. Notons qu’une nouvelle fois des violences ont marqué le 13e épisode avec cette fois une main arrachée. Cela pose évidemment la question de la légitimité des armes de guerre utilisée maintenir l’ordre public en France alors que dans la plupart des pays démocratiques on a renoncé à utiliser les grenades de désencerclement et les flashs ball. De la même manière qu’on a renoncée à la stratégie qui consiste à rechercher le contact  avec les manifestants. Un manifestant a eu quatre doigts sectionnés, semble-t-il par l’explosion d’une grenade, lors de heurts avec les forces de l’ordre devant l’Assemblée nationale en milieu de journée, a-t-on appris auprès de la préfecture de police de Paris. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a exprimé sur Twitter son “indignation” et son “dégoût” à propos de ces “débordements dont il porte cependant une lourde responsabilité puisque depuis le départ il joue au pompier pyromane en espérant que les violences auxquelles il fait participer  les policiers permettront de discréditer le mouvement.- “

Soutien gilets jaunes : les pauvres pour, les classes aisées contre

Soutien gilets jaunes : les pauvres pour, les classes aisées contre

D’après un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo  et Le Figaro, le soutien au mouvement des gilets jaunes est encore majoritaire à hauteur de 55 % mais cela cache une opposition assez nette entre les catégories pauvres et les classes supérieures. Pour schématiser entre les urbains aisés qui bénéficient de la mondialisation et les Français des zones périphériques faiblement rémunérées, mal formés et de plus en plus privé de services publics. Le mouvement est soutenu par près des deux tiers des ouvriers (64%), à l’inverse, les deux tiers des cadres (66%) souhaitent que le mouvement cesse.

La poursuite du mouvement est appréciée différemment selon le niveau de revenus des personnes interrogées. Près des trois quarts des Français les plus modestes (72%) souhaitent qu’il perdure, alors que près des deux tiers des Français les plus aisés (61%) veulent que le mouvement s’arrête. Même si les Français sont moins nombreux à soutenir les « gilets jaunes », ils continuent de partager une partie de leurs revendications. Ainsi, le pouvoir d’achat est la principale préoccupation des Français pour 2019, selon le sondage Odoxa-Dentsu Consulting. Augmenter le pouvoir d’achat est le souhait numéro un de 54% des sondés. La lutte contre le chômage est citée par 32% personnes interrogées.   Ce rapport s’est totalement inversé par rapport à l’enquête Odoxa publiée le 1er janvier 2015. La baisse du chômage était la priorité pour 59% des Français, soit 27 points de plus que cette année. Quant à la préoccupation sur le pouvoir d’achat, elle n’avait la faveur que de 41% des sondés. La lutte contre le chômage, préoccupation majeure des décennies passées, est désormais la quatrième priorité des Français. Les deuxième et troisième attentes citées par les personnes interrogées sont la lutte contre la pauvreté (45% de citations, plus 12 points en quatre ans) et la baisse du niveau des impôts et des taxes (41% de citations, plus un point en quatre ans). Ces préoccupations, mises en exergue depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », supplantent désormais les sujets plus régaliens et sociétaux que sont la sécurité et la délinquance (29%, contre 34% en 2015) et la lutte contre l’immigration clandestine (26%, contre 30% en 2015). À noter enfin que l’amélioration de la protection de l’environnement est citée par 24% des Français. C’est sept points de plus qu’il y a quatre ans (17%).

Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée par internet les 2 et 3 janvier 2019, sur un échantillon de 1 004 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Gilets jaunes : encore 70 % de soutien de l’opinion publique

Gilets jaunes : encore 70 % de soutien de l’opinion publique

 

C’est sans doute l’élément le plus caractéristique de ce mouvement à savoir le soutien assez exceptionnel et continu de l’opinion. Certes on observe fort logiquement un léger tassement, mais il reste toujours 60 à 70 % de l’opinion publique qui considère ce mouvement comme légitime et justifiée. Pire après plus d’un mois de mobilisation, 54% des Français estiment qu’elle doit se poursuivre (+2 points en une semaine) alors que 46% pensent qu’elle doit s’arrêter (-1). Mais 58% des sondés jugent que les annonces du gouvernement répondent partiellement ou totalement aux attentes concernant le pouvoir d’achat, notamment les électeurs d’Emmanuel Macron et de François Fillon, le candidat de la droite à l’élection présidentielle de 2017. L’immense majorité (72%) juge que la priorité est l’amélioration du pouvoir d’achat, la meilleure prise en compte de l’avis des citoyens dans les décisions politiques n’étant prioritaire que pour 42% des sondés, avant la lutte contre l’évasion fiscale (32%), la remise à plat de la fiscalité (30%) et l’amélioration des services publics (16%). Les Français sont favorables à la mise en place du Référendum d’initiative citoyenne (RIC) à 82% pour proposer des lois, à 80% pour les abroger, à 76% pour approuver les traités européens et internationaux, à 73% pour révoquer un élu et à 67% pour modifier la Constitution. Lorsque l’on ajoute les “Gilets jaunes” dans la liste des partis politiques testés, ils devancent nettement les formations établies puisque 23% des Français les choisiraient, contre 13% pour le RN, 12% pour LFI, 4% pour LR et 3% pour le PS.

Ce sondage a été réalisé les 18 et 19 décembre 2018 auprès d’un échantillon de 1.010 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Soutien gilets jaunes : toujours 72% des Français

Soutien gilets jaunes : toujours 72% des Français

Selon l’institut Elabe, les manœuvres grossière de Castaner pour discréditer le mouvement n’auront servi à rien .Si effectivement 82% des sondés condamnent les violences à Paris le 1er décembre, ils sont 37% à les comprendre. Et Surtout ce mercredi, les Français sont encore 72%, en recul de trois points par rapport au score de la semaine précédente, à approuver la mobilisation.Le soutien aux gilets jaunes demeure aussi stable que puissant parmi les habitants des petites et moyennes agglomérations, les manifestants y trouvant respectivement 78% et 80% de partisans. Socialement, ce sont les Français connaissant une situation financière tendue qui sont les plus chauds supporteurs des gilets jaunes, avec un taux de 81%.  52% de l’électorat de Macron  soutiennent  les  gilets jaunes. Comme la semaine dernière, 20% des Français déclarent être eux-mêmes des gilets jaunes.

 

Soutien des syndicats de transport aux gilets jaunes ?

Soutien des syndicats de transport aux gilets jaunes ?

 

 

 

Troisième organisation du secteur des transports, FO-UNCP appelle, « en solidarité avec le mouvement citoyen +gilets jaunes+, (…) tous ses militants, adhérents et sympathisants à participer et organiser toutes actions visant à revendiquer l’augmentation du pouvoir d’achat », a indiqué le syndicat dans un bref communiqué.  »On appelle à venir renforcer les mouvements existants », a précisé Patrice Clos, son responsable. Le secteur, qui regroupe les chauffeurs routiers, les ambulanciers, les transporteurs de fonds ou les déménageurs, compte quelque 700.000 salariés, a-t-il indiqué à l’AFP. Dans le cas où la mobilisation ne porterait pas ses fruits, FO-UNCP pourrait aller plus loin, a prévenu M. Clos. « Si le gouvernement continue à mépriser nos concitoyens, on verra si on passe à l’étape supérieure, c’est-à-dire l’appel à la grève », a-t-il averti. La CFDT, premier syndicat dans le secteur du transport et de la logistique devant la CGT, doit décider mercredi si elle se joint au mouvement des « gilets jaunes ». Fin octobre, elle avait dit soutenir « le mouvement de mécontentement citoyen sur l’augmentation du carburant et la taxation complémentaire des retraites ». La CFTC Transports, 4e organisation de ce secteur, évoque une décision d’ici à la fin de la semaine.
 

Manif 17 novembre gilets jaunes : soutien massif

Manif 17 novembre gilets jaunes : soutien massif

 

Le mécontentement exprimé par les gilets jaunes est très massivement soutenu par une opinion publique qui ne supporte plus ni la politique de Macron ni sa posture professorale arrogante et méprisante. Finalement ce qui est en cause, ce n’est pas seulement la hausse des carburants mais aussi toute la politique économique de Macron notamment dans le domaine fiscal. Une politique fiscale qui par ailleurs est en train de tuer le pouvoir d’achat, la croissance et l’emploi. Ce qui est en cause aussi c’est la personnalité et la posture jupitérienne d’un président élu par effraction et qui confond démocratie et monarchie. Les Français ne tolèrent plus l’attitude de donneur de leçons de Macron qui à un Français gagnant 800 € par mois comment s’en sortir. Ou qui conseille à un chômeur de traverser la rue pour trouver du travail ! Les Français ne tolèrent plus cette attitude condescendante et méprisante. Conséquence, 73% des Français approuvent la mobilisation des « gilets jaunes » Pour l’institut Elabe pour BFMTV 70% des Français estiment également que le gouvernement devrait abandonner la hausse des taxes sur les carburants. L’ensemble des catégories de population voit d’un œil favorable cette mobilisation, d’après les chiffres du sondage, largement supérieurs aux mobilisations sociales des cheminots et contre la réforme du droit du travail, qui n’avaient convaincu que 40% et 53% des Français en septembre 2017.

 

 

 

 

Macron soutien Erdogan……Par téléphone

Macron soutien Erdogan……Par téléphone

 

C’est la nouvelle mode, rendre compte à l’opinion des coups de téléphone de Macron y compris pendant ses vacances. Cette fois nu coup de fil qui ne mange pas de pain pour soutenir Erdogan pris dans uen tempête financière. Aussi directement menacé par l’augmentation des droits de douane américains. Un soutien sans doute tout autant politique qu’économique de Macron. En effet la crise de l’immigration est grandement régulée par l’accord turco-allemand. Économiquement,  la Turquie est victime de la montée des taux d’intérêt américain, d’une inflation inquiétante et d’une dérive des comptes. La croissance est encore forte mais le risque du chômage est sérieux. L’affaire du pasteur américain emprisonné n’arrange pas une situation structurelle déjà fragile.  Le refus d’Ankara de libérer un pasteur évangélique américain, détenu pendant 20 mois à Izmir avant d’être assigné à résidence en juillet dernier, a provoqué une crise diplomatique entre la Turquie et les Etats-Unis.

Ce contentieux a accentué la chute de la livre turque sur les marchés des changes, conduisant la banque centrale à annoncer un plan de soutien de la devise nationale. Depuis le début de l’année, la livre a perdu plus de 40% par rapport au dollar. Les marchés s’inquiètent notamment de l’influence que Recep Tayyip Erdogan exerce sur la politique monétaire turque, en particulier son rejet d’une hausse des taux d’intérêt jugée pourtant nécessaire pour juguler l’inflation.

Theresa May lâche du mou pour obtenir le soutien du parlement

Theresa May  lâche du mou pour obtenir le soutien du parlement

Theresa qui dispose d’une majorité plus que fragile au parlement a bien été encore contrainte d’accepter des amendements notamment des partisans du Brexit dur pour faire passer son projet de négociation avec l’UE ; Des amendements parfois assez contradictoires mais la première Ministre a arraché un mandat pour négocier étant entendu que le feuilleton est loin d’être terminé et que les délais de mise en œuvre du Brexit pourraient bien être rallongés La Première ministre britannique a obtenu lundi le feu vert de la Chambre des Communes à son projet sur les futures relations douanières avec l’Union européenne, après avoir cédé aux pressions des partisans d’un “Brexit dur” au sein du Parti conservateur, auquel elle appartient. En accédant à leurs revendications, Theresa May a révélé sa fragilité au parlement, où les deux ailes du Parti conservateur ne se sont pas ménagées, signe des divisions qui freinent les négociations avec l’UE pour parvenir à un accord avant la date butoir de la fin mars 2019. La Première ministre a promis de s’en tenir à son plan, qui prévoit de conserver des liens économiques étroits avec les “27”, mais, avant même qu’il ait été soumis à Bruxelles, il a été décrié par les deux ailes des Tories. Une ancienne ministre europhile l’a qualifié de “pire des mondes”, alors que les eurosceptiques le jugent trop accommodant envers l’UE.

Lundi, les seconds ont tenté d’obtenir un durcissement du projet de loi sur les relations douanières, mais, plutôt que de les affronter et d’alimenter les tensions, le gouvernement a donc accepté les quatre amendements qu’ils ont présentés.

Réforme SNCF : le soutien à la réforme progresse

Réforme  SNCF : le soutien à la réforme progresse

Selon l’étude Ifop que publie le JDD.  58% des sondés considèrent que ce mouvement n’est « pas justifié ». C’est 2% de plus qu’il y a quinze jours. C’est aussi le même niveau qu’au début de la grève. En deux mois, les syndicats ne sont donc pas parvenus à convaincre les Français. Ceux qui considèrent qu’elle n’est « pas du tout justifiée » atteignent même les 31%, un record. L’exécutif, qui misait sur une usure de l’opinion face à la grève, semble donc avoir fait le bon pari stratégique. « Dans d’autres conflits, le ­pourrissement avait mis une pression insupportable sur le ­gouvernement. Mais là, à la différence du mouvement contre le CPE en 2006, l’opinion ­soutient très majoritairement l’exécutif », souligne Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Sans doute aussi la démonstration que la SNCF n’est plus aussi indispensable qu’elle l’était il y a quelques dizaines d’années.

Budget européen commun : Draghi soutien de Macron ?

Budget européen commun : Draghi soutien de Macron ?

 

 

 

On sait que Macron veut dans la cadre de la réforme de la zone euro un budget commun que lui refuse l’Allemagne. Une Allemagne également opposée au ministre européen des finances, au parlement de la zone euro, au plan d’investissement et plus généralement à toute solidarité financière que souhaite le président français. Draghi en proposant un outil budgétaire commun semble soutenir Macron. Cet instrument budgétaire encore flou servirait à compenser la pression des marchés financiers sur les pays en difficulté. En clair on ferrait emprunter l’Europe à la place des pays. Justement ce que ne veut pas l’Allemagne qui ne veut pas payer la facture des mauvaises gestions.  Mario Draghi a pourtant relancé le débat sur le sujet, appelant de ses vœux à la mise en place d’un outil public destiné à aider les pays plus fragiles lorsqu’ils sont trop pénalisés par les investisseurs en situation de crise de la dette. “Nous avons besoin d’un instrument budgétaire supplémentaire pour maintenir la convergence lors de chocs importants, sans qu’il soit nécessaire de surcharger la politique monétaire”, a-t-il déclaré. “Son objectif serait de fournir une couche supplémentaire de stabilisation, renforçant ainsi la confiance dans les politiques nationales”, a-t-il ajouté. L’Allemagne avait déjà rejeté des idées similaires lors de la crise de la dette de la zone euro en 2010-2012, redoutant de devoir régler l’ardoise des pays les plus endettés tels que l’Italie.

SNCF : le soutien se maintient à 44%

SNCF : le soutien se maintient à 44%

 

Selon un sondage Ifop pour le JDD, la grève est condamnée par une majorité mais est jugée justifiée par une minorité 44% des Français (contre 41% la semaine dernière), dont une forte majorité chez les jeunes (65%), les ouvriers (59%) et les salariés du secteur public (58%, +8).   Désormais, les clivages sont figés. Les sympathisants de la République en marche (88%) et de la droite (80%) désapprouvent massivement la grève, alors qu’elle est soutenue par ceux de la France insoumise (82%), du PS (59%) et du FN (51%). De même, la réforme reçoit l’appui des macronistes (94%) et des Républicains (83%), mais suscite le rejet des mélenchonistes (75%), du PS (55%) et du FN (53%). L’aval le plus marqué se relève chez les retraités (72%), les cadres (70%) et les chefs d’entreprise (68%). Le rejet vient des fonctionnaires (52%), des moins de 25 ans (49%) et des chômeurs (57%). Pendant ce temps, la conviction que le pouvoir ne cédera pas gagner du terrain : elle est exprimée par 79% de sondés (+5), son plus haut niveau en deux mois. Ce sentiment est partagé par les électeurs REM (93%) et LR (85%), mais aussi FI (77%), PS (84%) et FN (65%). Comme si la réforme suscitait désormais l’approbation des uns et la résignation des autres.

Sondage grève SNCF : soutien stable des cheminots (Ifop)

Sondage grève SNCF : soutien stable des cheminots (Ifop)

 

Selon l’IFOP pour le JDD, 46% disent trouver justifié le mouvement des cheminots, un point de moins que les 10 et 11 avril mais deux points de plus que les 5 et 6. Ce soutien oscille entre 44% et 46% depuis les 20 et 21 mars. Les sondés sont 61% à souhaiter que le gouvernement aille au bout de la réforme telle qu’elle a été annoncée, sans céder aux grévistes, soit un point de moins que les 5 et 6 avril mais dix de plus que les 30 et 31 mars. Dans le même sondage, c’est le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui fait figure de principal opposant au chef de l’Etat, Emmanuel Macron, avec 51% des personnes interrogées pour qui il “incarne bien” cette opposition. Suivent la présidente du Front national, Marine Le Pen (47%), le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez (38%), le président du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez (30%), et, loin derrière, le nouveau premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure (24%).

Le soutien à la grève à la SNCF : le soutien s’effrite ?

Le soutien à la grève à la SNCF : le soutien s’effrite ?

 

Curieux ce sondage Elable qui titre que le soutien à la grave SNCF s’effrite (40% pour, 46% contre) mais que le soutien à la reforme ferroviaire recule de 7 points (58% de l’opinion). Un sondage qui, comme en ce moment tous les autres, respire une certaine manipulation. Certes le conflit doit se terminer le plus rapidement possible car ses conséquences économiques, politiques et sociales seront mauvaises pour tout le pays. Encore faudrait-il ouvrir de vraies négociations, ce que réclament les syndicats réformistes ; encore faudrait-il démontrer que cette reforme va améliorer la qualité et la compétitivité du ferroviaire. Le soutien des Les Français sont partagés sur la conduite que devrait tenir selon eux le gouvernement face à la grève intermittente des cheminots qui pourrait, selon la CGT, se prolonger au-delà de la date-butoir du 28 juin. Cinquante pour cent estiment qu’il devrait modifier son projet de réforme en tenant compte des contestations, 49% jugent qu’il doit le conserver en l’état.

 

L’enquête a été réalisée par internet les 10 et 11 avril auprès d’un échantillon de 1.003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Soutien à Sarkozy : pédale douce de Vauquiez

Soutien à Sarkozy : pédale douce de  Vauquiez

 

Vauquiez  a fait le minimum syndical pour soutenir Sarkozy pour deux raisons. D’abord, il ne veut pas se mouiller sur le fond et veuet marquer sa rupture avec les pratiques passées. Ensuite Vauquiez n’a pas apprécié les savons reçus de Sarkozy récemment après le durcissement de la ligne politique de LR et ses dérives verbales. Vauquiez est donc simplement intervenu sur la forme du l’affaire.  « Sur la forme, comment comprendre que Nicolas Sarkozy, ancien Président de la République, soit en garde à vue depuis maintenant plus de 10h », a déploré Laurent Wauquiez, qualifiant la procédure de « humiliant(e) et inutile ». 

En revanche, le leader du parti de droite, dont Nicolas Sarkozy a longtemps été président, est resté prudent sur les faits qui lui sont reprochés. « Sur le fond du dossier, je fais confiance à la justice », a-t-il écrit. La prudence de Vauquiez est à la fois de nature juridique mais aussi politique. Vauquiez sait que Sarkozy est encore considéré comme le patron ou le parrain des républicains. En tout cas, il a toujours uen influence et ne se prive d’entretenir des contacts avec les responsables du parti. Inversement Vauquiez sait que Sarkozy traine une série de gamelles. Impliqué dans de nombreuses affaires, Sarkozy aura du mal à se dépêtrer de ses tourments judicaires ; cela d’autant plus que le climat a un peu changé depuis Chirac. Chirac lui aussi était impliqué dans de affaires scabreuses mais il a réussi à s’en sortir notamment en faisant porter le chapeau à Juppé sur l’affaire des permanents financés par la mairie de Paris. En outre les juges souvent attaqués par Sarkozy risquent de se montrer moins cléments. Ou alors il faudra uen intervention forte de l’Elysée pour enterrer autant de dossiers sulfureux qui mettent clairement en évidences les combines de Sarkozy. Pour l’affaire libyenne qui fait l’objet de sa garde à vue  Mouammar Kadhafi aurait  promis 50 millions d’euros pour la campagne de Nicolas Sarkozy .  Une partie est-elle arrivée en France ? « Oui« , avait prétendu le dictateur libyen, dans une interview accordée à cette journaliste du Figaro en mars 2011. France 3 en diffuse les extraits sonores, diffusés dans Pièces à conviction : « C’est moi qui l’ai fait arriver au pouvoir en France, nous lui avons donné le financement nécessaire« , explique-t-il notamment. Un homme sulfureux déclare avoir joué les intermédiaires : Ziad Takieddine, mis en examen dans un autre dossier, affirme avoir transporté à au moins trois reprises des valises pleines de billets entre Tripoli et Paris. « C’était pour financer la campagne de Nicolas Sarkozy« , répète-t-il depuis des années. Des accusations que Nicolas Sarkozy a toujours rejetées. Un autre homme intéresse la justice : Alexandre Djouhri, un franco-algérien arrêté récemment à Londres (Royaume-Uni). Il est suspecté d’avoir été l’un des intermédiaires entre la Libye et la France. Son nom apparait dans une curieuse transaction : 500 000 euros versés sur le compte personnel de Claude Guéant via une banque en Malaisie. S’agit-il, comme le prétend l’ancien ministre de Sarkozy, du fruit de la vente de deux tableaux d’un peintre flamand ? Ou ces 500 000 euros ont-ils un lien avec le supposé financement libyen ? Claude Guéant affirme aujourd’hui n’avoir jamais vu un centime venant de Tripoli.

RATP: en grève le 22 en soutien des cheminots

RATP: en  grève le 22 en soutien des  cheminots

La grève du 22 mars risque d’être particulièrement suivie  d’abord à la SNCF, ensuite avec la RATP qui veut soutenir les cheminots enfin avec les fonctionnaires ;  le 23 ce sera au tour d’Air France.  Un amalgame de mécontentements divers mais qui devra monter la pression d’un cran contre les orientations et surtout les méthodes du gouvernement. Certes certaines réformes sont indispensables mais elles sont conduites de manière un peu bâclée et au mépris de toute vraie concertation. Le gouvernemenet confond vitesse et précipitation et prend un risque en considérant le débat comme inutile aussi bien avec les syndicats qu’avec le parlement.  Les trois syndicats représentatifs de la RATP appellent donc à la grève le jeudi 22 mars pour soutenir les cheminots de la SNCF, mobilisés ce jour-là contre la réforme du ferroviaire, et défendre le service public de transport. La CGT-RATP, premier syndicat de la régie publique des transports parisiens, a déposé un préavis de grève du 21 mars à 21H00 au 23 mars à 8H00, faisant valoir notamment son « refus de voir remettre en cause le service public dans ses missions ».       La crainte d’une privatisation future de l’entreprise, ainsi que le « manque d’effectif » à la RATP, sont également mis en avant. Le secrétaire général de l’Unsa-RATP, Thierry Babec, va « déposer un préavis ce soir ou demain matin », pour les mêmes raisons, a-t-il dit à l’AFP. « Malgré les propos rassurants entendus à la RATP, qui peut garantir qu’après la SNCF, ce ne sera pas notre tour? », a écrit le deuxième syndicat du groupe sur sa page Facebook.     SUD-RATP, troisième syndicat,  » appelle le 22 à rejoindre le cortège des cheminots et à être solidaire avec eux », a dit son secrétaire général, Hervé Techer

Zone euro: l’économie a encore besoin de soutien monétaire (BCE)

Zone euro: l’économie a encore besoin de soutien monétaire (BCE)

 

 

D’après Peter Praet, le chef économiste de la BCE, l’économie européenne ne peut se passer encore de mesures de soutien. Un soutien officiellement justifié par une inflation encore loin de son objectif de 2 %. Derrière cette préoccupation du niveau de l’inflation  se pose évidemment la question de la croissance. Une croissance encore trop faible un durcissement monétaire. D’ici la fin de l’année il ne faut donc guère s’attendre à une remontée des taux  mais seulement à une réduction très progressive de la taille du bilan. En clair on réduira progressivement les rachats d’actifs.  “Un soutien conséquent est encore nécessaire”, dit-il dans un entretien publié au cours du week-end par le journal belge De Tijd. “Tout le monde est d‘accord pour dire que nous devons nous assurer que la diminution des mesures de soutien intervienne de manière ordonnée, sans chocs excessifs.”La BCE devrait se prononcer dans les prochaines semaines sur l‘avenir de son programme de rachats d‘actifs. Des sources ont déclaré à Reuters que les responsables de l‘institut de Francfort s’étaient entendus la semaine dernière pour le réduire à partir de l‘an prochain. Ils sont aussi convenus que, même avec la réduction de sers rachats d‘actifs, la politique monétaire de la BCE resterait encore longtemps accommodante et que sa normalisation serait progressive. Peter Praet ajoute que si l‘inflation devient “trop élevée, nous réagirons avec la même vigueur que celle avec laquelle nous essayons de la remettre sur la bonne voie.”

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