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Bruno Retailleau: Son programme pour 2022

Bruno Retailleau: Son programme pour 2022

 

En course pour l’Elysée, le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau, présente les grands axes de son programme économique. « Je veux ensuite un capitalisme plus participatif afin que le travail soit mieux payé », dit-il;

Un programme assez représentatif de la droite conservatrice au sein des républicains mais toutefois qui s’ouvre à une certaine dimension sociale . Une perspective qui souffre cependant d’insuffisance en matière économique dont Retailleau confie totalement l’avenir au libéralisme . Bref un peu en retard par rapport à ce qu’engage par exemple Biden. NDLR

Bruno Retailleau est président du groupe LR au Sénat. Il entend bien être sur la ligne de départ pour la présidentielle et se bat pour que Les Républicains organisent une primaire afin de désigner leur candidat. Déjà en course, Xavier Bertrand a dévoilé il y a une semaine dans Les Echos ses projets pour réindustrialiser la France. A son tour, Bruno Retailleau présente dans l’Opinion son « pacte de reconstruction ».

Dans la course à l’Elysée qui s’ouvre à droite, êtes-vous celui qui reprend la ligne économique de François Fillon ?

C’était il y a quatre ans seulement, mais cela paraît un siècle ! La crise est passée par là. Elle a été un révélateur pour les Français. Ils étaient persuadés qu’en contrepartie d’une dépense publique très élevée, nous bénéficiions du meilleur système de protection au monde. Et pourtant nos hôpitaux, nos personnels soignants ont manqué de tout ! Cela a ouvert les yeux des Français sur tout le reste : l’école, l’Etat… Face à cela, certains veulent, comme d’habitude, relancer avec les vieilles recettes, c’est-à-dire se contenter d’amoindrir les conséquences de nos difficultés avec de l’argent public, sans en traiter les causes. Ce n’est pas que ce que je défends. Nous sommes au bout d’un système. Il nous faut enfin sortir des Trente piteuses, renverser la table et avoir le courage de le dire puis de le faire.

« Renverser la table », qu’est-ce que cela veut dire ?

Tout le monde parle de relance. Mais on ne relance pas un moteur cassé, on le remplace ! Je plaide pour un pacte de reconstruction, qui s’appuie sur trois piliers. Un : le travail, les entreprises, les salariés. Deux : l’Etat et la société. Trois : l’Europe. La priorité, c’est de produire plus en France. On a produit de moins en moins tout en redistribuant de plus en plus. Le résultat, c’est que l’on a appauvri les Français : ces vingt dernières années, ils ont perdu 5 000 euros de pouvoir d’achat par rapport aux Allemands. Ce sentiment de déclassement les taraude.

«Je propose de créer une grande filière de l’enseignement professionnel par la voie de l’alternance en la confiant, non pas à l’Education nationale, mais aux régions et aux filières économiques»

Que proposez-vous concrètement ?

Pour produire plus, il faut plus de travail et qu’il soit moins taxé. Il faut baisser les impôts et charges qui pèsent sur le travail et la production, passer toutes les normes à la paille de fer. En cinq ans, les Anglais ont restitué aux entreprises plus de 12 milliards d’euros en supprimant des normes inutiles. Je veux ensuite un capitalisme plus participatif afin que le travail soit mieux payé (sans obérer la compétitivité de l’entreprise) et que le salarié bénéficie davantage de la réussite de l’entreprise. Je propose trois mesures : une prime d’intéressement sur les bénéfices de l’entreprise, exonérée de charges sociales jusqu’à 5 000 euros par an, une fusion du mécanisme de participation-intéressement avec la suppression du forfait social, notamment pour les PME et ETI, et la possibilité de transmettre aux salariés jusqu’à 15% du capital d’une entreprise. Enfin, il faut que le travail soit mieux qualifié. C’est une vraie faiblesse française. Je propose de créer une grande filière de l’enseignement professionnel par la voie de l’alternance en la confiant, non pas à l’Education nationale, mais aux régions et aux filières économiques. Il faudra aussi avoir le courage d’assumer la retraite à 64 ans, si on ne veut pas créer une charge insupportable pour les plus jeunes et alimenter le conflit intergénérationnel.

Xavier Bertrand fait de la baisse de moitié des impôts de production sa priorité pour réindustrialiser. C’est un point d’accord…

Oui, il y a une convergence. Mais il faut aller encore plus loin avec la baisse des charges qui pèsent sur le travail et la suppression des droits de succession sur les transmissions d’entreprises.

En quoi consiste votre « pacte de reconstruction » pour ce qui est de l’Etat et la société ?

Je viens de l’ouest, de la Vendée, où l’on sait que les ressorts du développement ne sont pas seulement matériels. Ce n’est pas un hasard si le nombre des entreprises et des associations y est un des plus élevé de France. La cohésion est aussi un facteur de compétitivité. Il faut donc créer un climat de confiance. Pour cela, l’Etat doit être remis à sa place, recentré sur ses missions régaliennes (dans les années 1960, le régalien représentait 6,5% des dépenses du PIB contre 2,5% aujourd’hui !) et le rendre plus efficace, moderne. Parallèlement, il faut une société de liberté et d’initiative, qui passe par un nouvel acte de décentralisation. Il y a un lien entre confiance et proximité : plus la distance s’étire, plus la confiance s’éloigne. Pour redonner de la confiance, l’impôt participatif (flécher 5% de son impôt sur la politique publique de son choix) est également une belle idée, que je partage avec Eric Woerth. Il faudra de même valoriser les 13 millions de bénévoles du monde associatif et revigorer le paritarisme pour contrer l’étatisation de notre modèle social.

Et en matière européenne ?

Le fiasco des vaccins devrait nous vacciner contre la tentation fédérale ! Je le dis d’autant plus aisément que je n’ai voté ni le traité de Maastricht ni celui de Lisbonne. Ce qu’on attend de l’Europe, ce n’est pas qu’elle fasse ce que les Etats peuvent faire mais ce qu’ils ne peuvent faire seuls : protéger des intérêts communs, des valeurs communes aussi. Pour défendre nos intérêts, nous devons d’abord réécrire le droit européen de la concurrence. Il est très significatif que la France milite pour une réforme des règles budgétaires mais pas des règles de la concurrence : comme d’habitude, on traite les conséquences, jamais les causes ! Nous avons des comptables à la tête de l’Etat, pas des combattants. Pourquoi l’UE n’autorise-t-elle pas, le temps de la crise, de réserver la commande publique aux entreprises européennes ? Quant aux valeurs, nous ne pouvons plus laisser entrer en Europe des produits fabriqués par des enfants ou des salariés payés une misère. Nous n’aurions pas dû accepter l’accord sur les investissements avec la Chine car on sait très bien qu’il y a là-bas des brevets volés, des camps de travail… Il faut aller plus loin que la taxe carbone aux frontières, sur laquelle travaille l’UE, et doubler cette barrière écologique européenne d’une barrière sociale, éthique, prenant en compte le niveau des salaires et le respect des droits sociaux et humains. L’Europe doit faire passer un message clair : parce que l’humain a du prix pour nous, l’inhumanité aura un coût chez nous.

L’un des enjeux majeurs du prochain quinquennat sera le remboursement de la dette. Que préconisez-vous ?

En face d’une dette, il y a toujours une taxe. Cantonner la dette Covid, comme vient de l’annoncer le gouvernement, cela finira à terme par un impôt Covid. Pour la réduire, il y a des marges de manœuvre : faire converger le temps de travail du public vers celui du privé, faire du statut l’exception et du contrat la règle dans la fonction publique, débureaucratiser (les effectifs des 400 à 500 agences et autres observatoires ont augmenté de 220 000 depuis 2007 !). L’histoire nous l’a enseigné : les nations qui perdent la maîtrise de leurs dépenses perdent le contrôle de leur destin.

Retailleau: le pourfendeur pourfendu

Retailleau: le pourfendeur pourfendu

 

Le pourfendeur Retailleau est pris au piège piège de ses contradictions. D’une façon générale, il n’a pas de mots assez durs vis-à-vis du gouvernement pour lui reprocher son manque de fermeté dans tous les domaines y compris concernant les violences ou les principes républicains. Par contre, sur la question de la laïcité, il est un peu plus mou du genou. En s’exprimant à propos du crime abominable du professeur de Conflans et des caricatures Retailleau s’est un peu ridiculisé. «Je suis pour une forme de respect. Oui à la caricature dans la presse, mais cette généralisation, faisons-y aussi attention», a-t-il déclaré, .  Une polémique a aussitôt enflé sur les réseaux sociaux, avant de se déplacer dans l’hémicycle du Sénat ce mercredi. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a ainsi interpellé le président du groupe LR – n’hésitant pas à raccourcir au passage ses propos de la veille.

«Ce qu’il faudrait (…), c’est être ferme sur nos principes, être ferme sur la liberté d’expression», a d’abord déclaré le ministre en réponse à une question portant sur les étrangers radicalisés en situation irrégulière. Avant de poursuivre : «Quand j’entends le président de votre groupe sur RTL dire – je cite Monsieur Retailleau, qui donne des leçons de fermeté à tout bout de champ – ‘oui à la caricature mais avec une forme de respect’, non Monsieur le président Retailleau ! La liberté d’expression, elle est totale. Même quand ça gêne. Elle concerne toutes les religions. (…) Et oui, vous devriez retirer vos propos. Parce que je crois que c’est avec des propos comme ceux-ci qu’on n’encourage pas le président de la République et le gouvernement à être fermes comme nous le sommes depuis ce matin.». Notons que retaille au est aussi en conflit à l’intérieur même de son parti il voudrait imposer rapidement des primaires puisqu’il est aussi candidat à la candidature pour 2022.

Bruno Retailleau, le réac, critique la conférence de financement des retraites

Bruno Retailleau, le réac,  critique  la conférence de financement des retraites

Bruno Retailleau, l’un  des représentants les plus réacs des républicains considère que  tous les syndicats sont à mettre dans le même sac. Pas étonnant, l’intéressé manifeste peu d’affection pour les organisations sociales. Retailleau, réac dans le domaine sociétal comme dans le champs socioéconomiques condamne donc aussi la perspective de conférence de financement des retraites proposées par la CFDT. Pas étonnant que les républicains en tant que parti glisse tout doucement vers l’extinction avec des propos aussi rétrogrades. Faut-il mettre en place une conférence de financement du système des retraites, comme le souhaite le patron de la CFDT Laurent Berger ? Pas selon Bruno Retailleau, qui estime au micro d’Europe 1 qu’il s’agit d’ »une mauvaise piste ». Invité du Grand journal du soir d’Europe 1 mardi, le président du groupe LR demande au gouvernement de tenir bon sur l’âge pivot, pomme de discorde du conflit sur la réforme des retraites, quelques heures après que le Premier ministre ait accepté d’en discuter avec les syndicats lors d’une réunion qui doit se tenir vendredi.

« Le système à points peut être le meilleur ou le pire. La valeur du point influencera sur le niveau des pensions, et la seule façon de la maintenir, c’est d’avoir un régime équilibré », estime Bruno Retailleau. « Or, si vous faites une réforme systémique et vous remettez les mesures paramétriques, qui font l’équilibre du système, à demain, vous faites l’inverse de ce que tous les pays européens qui ont adopter un système à points ont fait », rappelle-t-il. Bruno Retailleau s’en est ensuite pris à l’universalité du nouveau système de retraites voulu par le gouvernement : « Je vois bien que cette réforme est complètement déchiquetée, elle n’a plus rien d’universelle. Au fil du temps, on achète des catégories, comme les militaires, routiers, employés du gaz, etc. Et les régimes spéciaux vont se multiplier. » Là ce n’est pas faux !

Macron se prend pour Louis XIV (Retailleau), non pour Napoléon !

Macron se prend pour Louis XIV (Retailleau), non pour Napoléon !

Dans une interview au JDD, Retailleau au, responsable des républicains reproches à Macron de se prendre Louis XIV. En faite Macron se prend sans doute davantage pour Napoléon qui a détourné les jeunes institutions démocratiques pour rétablir la monarchie. Ce qu’a fait Macron d’une certaine manière en balayant toutes les institutions intermédiaires et en les remplaçant par ses petits marquis. Les associations bien sûr mais aussi les partis politiques, les syndicats et même le Parlement. Tout procède de l’Élysée par ailleurs lieu exclusif de l’expression du monarque. La communication du gouvernement, du Parlement, du parti virtuel en marche est complètement cadenassée. Macron est en train de transformer la monarchie républicaine (déjà evidemment critiquable) en monarchie napoléonienne. Il finira sans doute comme Napoléon de manière pitoyable et même sans doute loin de la France tellement la colère des français risque de le poursuivre pendant des années et des années. On objectera que ce n’est pas le premier président de la république à décevoir les espérances de la France mais Macron, lui a établi un record en se faisant détester en si peu de temps. Bien sûr on lui reproche le contenu de cette politique injuste et inefficace mais peut-être encore davantage cette posture jupitérienne ridicule et ce mépris des classes moyennes et populaires. Sa posture, son discours condescendant et arrogant est devenu insupportable. Comme celui de ses petits marquis, ses courtisans élus députés qui doivent tout à Macron et répètent en boucle le catéchisme du monarque. Pour la plupart des petits marquis, carriéristes qui vienne de nulle part sans aucune légitimité ou expérience sociale. Bien entendu, ils ont été élus après avoir été recrutés directement par Macron mais une chèvre aurait aussi triomphé aux dernières élections législatives.

Quand on se prend pour Louis XIV, déclare retailler au, on peut s’attendre à des frondes. C’est aussi une protestation par procuration : les Français soutiennent les Gilets jaunes parce que Macron leur avait promis un nouveau monde, et ils voient que cette politique ne produit pas de résultats : pas d’augmentation du pouvoir d’achat, pas de baisse du chômage, toujours plus d’impôts, toujours plus de dépenses. » Il reproche à Macron « sa vision manichéenne » et parle d’une France des classes moyennes « piégée » et « trompée ». Le pire dans cette histoire qui finira mal c’est que Macron et ses petits marquis ne sera ne se rendent m^me pas compte de  leur outrecuidance et de la vanité de leur posture.

STX: Retailleau (LR) veut des salariés au capital

STX: Retailleau (LR) veut des salariés  au capital

 

 

 

Alors que le ministre de l’économie, Bruno Lemaire, a annoncé une nationalisation temporaire qui n’aura sans doute pas lieu (mais destiné à peser sur les négociations avec l’Italie concernant la répartition du capital) Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat et président de la région Pays de la Loire, en rajoute avec des propositions socialisantes. Il souhaite en effet que les salariés soient aussi présents au capital (retour au concept de participation de De Gaulle, concept oublié depuis longtemps y compris par les socialistes). Une proposition qui a du sens et qui par ailleurs pourrait être généralisé pour permettre en particulier aux syndicats et aux salariés de mieux s’approprier la problématique économique de l’entreprise. « Dans la fabrication d’un paquebot, il y a 75% de valeur ajoutée apportée par les entreprises cotraitantes et sous-traitantes. Cela aurait du sens dans l’ancrage territorial qu’il y ait une montée en puissance dans le capital à la fois des salariés mais aussi des entreprises industrielles cotraitantes », a justifié M. Retailleau.  »Tout le monde parle du capital, mais il y a d’autres garanties qui s’écrivent dans un pacte d’actionnaires, il faut des verrous, il faut des vétos », a-t-il ajouté en estimant qu’il ne fallait pas que cette annonce d’une nationalisation temporaire de STX France ne soit qu’un « coup de com’ ». Selon l’élu, les Italiens « achètent une pépite qui est un fleuron mondial pour 80 millions d’euros, ce n’est rien. Je gage que derrière les rodomontades, les Italiens vont trouver un accord. Mais cet accord doit donner suffisamment de garanties », a-t-il insisté. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a annoncé jeudi une nationalisation temporaire des chantiers navals de STX France afin de « défendre les intérêts stratégiques de la France », après l’échec des discussions avec le groupe italien Fincantieri.

NDDL : Retailleau se ridiculise encore en demandant à Feldzer de «se retirer» de la médiation

NDDL : Retailleau se ridiculise encore en  demandant  à Feldzer de «se retirer» de la médiation

Une nouvelle fois Bruno  Retailleau,  président (LR) de la région Pays de la Loire, qui se voyait déjà premier ministre de François Fillon,  se ringardise en demandant à Gérard Feldzer de « se retirer » de la mission de médiation chargée de sortir de l’impasse le dossier de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes,. Bruno Retailleau n’a pas encore compris que les carottes étaient cuites pour cet aéroport inutile qui est davantage une opération immobilière qu’une infrastructure nécessaire en l’état des flux aériens et des autres flux de transport. Gérard Feldzer, un proche du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, « est un opposant notoire à Notre-Dame-des-Landes. A partir de là, ce n’est pas un médiateur, c’est un militant », a-t-il estimé. Spécialiste de l’aéronautique, Gérard Feldzer est un très proche du ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot. Consultant télé sollicité sur les antennes après chaque catastrophe aérienne, cet ancien pilote d’Air France est aussi inventeur, entrepreneur et aventurier écolo. C’est sur sa péniche parisienne que Nicolas Hulot réunissait ses troupes lors de ses différentes initiatives politiques. Gérard Feldzer figurait notamment parmi les signataires d’un appel lancé en 2011 par des écologistes pour soutenir la candidature de Nicolas Hulot à l’élection présidentielle de 2012. Il a lui-même été conseiller régional d’Ile-de-France sur la liste Europe Ecologie, de 2010 à 2015. Agé de 73 ans, Gérard Feldzer a commencé sa carrière de pilote en Algérie. Il s’est exercé à piloter par tous les temps à la Postale entre 1974 et 1976. Il a ensuite vu sa carrière consacrée comme commandant de bord chez Air France entre 1976 et 2002. Dans les années 1990, il rencontre Nicolas Hulot, alors animateur de l’émission d’aventures Ushuaïa. En 1993, ils tentent tous deux de traverser l’Atlantique sur un dirigeable à pédales. L’aventure se termine au large du Cap-Vert. Entrepreneur multi-cartes, Gérard Feldzer a fondé Zebunet, société de micro crédit en 2001, l’association Condomfly en 2009 pour promouvoir un tour du monde en montgolfière en forme de préservatif ou encore CarWatt, entreprise de recyclage des moteurs diesel des véhicules utilitaires. Michel Badré, autrement de la mission de médiation, a consacré sa carrière à la question de la protection de l’environnement, en particulier à l’Office national des forêts (ONF) : ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts, ce polytechnicien de 69 ans est membre depuis 2015 du Conseil économique social et environnemental (Cese) comme représentant des associations de défense de la nature. Il y a été désigné par l’association Humanité et Biodiversité où il occupe les fonctions d’administrateur bénévole. Il rejoint en 1973 l’Office National des Forêts (ONF), dans différents postes de terrain (Hautes-Alpes, Haut-Rhin) puis comme directeur régional en Champagne-Ardenne et Franche-Comté et enfin comme directeur général adjoint entre 1999 et 2003. Il a également dirigé l’Institut pour le développement forestier de 1998 à 1999 et a été membre de l’Inspection générale de l’Environnement de 2003 à 2008. Troisième membre de la mission, la Préfète et ancienne représentante de l’Etat en Polynésie française, Anne Boquet, 65 ans, diplômée de l’ENA, est une haute fonctionnaire avec une carrière particulièrement riche allant du ministère de l’Agriculture à la direction générale des services à la métropole Nice Côte d’Azur. Elle est nommée préfète de l’Indre en juin 2000, puis devient pendant trois ans Haut-commissaire de la République en Polynésie entre 2005 et 2008, alors que l’indépendantiste Oscar Temaru et le proche du président Jacques Chirac, GastonFlosse se succèdent à la tête du territoire. Elle devient ensuite préfète des Yvelines, puis préfète de la région Bourgogne et de la Côte-d’Or. Elle occupe entre 2011 et 2014 le poste de directrice générale de la première métropole créée en France, celle de Nice, avec sous sa responsabilité 11.000 agents

 

 

Notre-Dame-des-Landes : une médiation pour un renoncement (Retailleau)

Notre-Dame-des-Landes : une médiation pour un renoncement (Retailleau)

Bruno Retailleau croit que cette « médiation », annoncée par Hulot, est « une grosse ficelle pour tuer le dossier si c’est une médiation de renoncement, pour enterrer le projet, alors on n’est pas du tout d’accord et on s’y opposera de toutes nos forces », a prévenu celui qui est également président du Syndicat mixte aéroportuaire (SMA), qui regroupe toutes les collectivités locales qui financent le projet. « Si le pouvoir d’une médiation est supérieur à celui d’une décision de justice, si elle prime sur le vote de nos concitoyens, alors il n’y a plus d’État de droit, il n’y a plus de démocratie », a mis en garde l’ancien bras droit de François Fillon lors de la campagne de l’élection présidentielle. Le président de la région Pays de la Loire a par ailleurs assuré « ne pas être un fanatique de Notre-Dame-des-Landes ». « S’il y avait une bonne solution ailleurs, cela ferait longtemps qu’on l’aurait acceptée », a-t-il dit. « Et, si le réaménagement de [l'actuel aéroport] Nantes-Atlantique était faisable, je serais le premier à prendre une pelleteuse et faire moi-même les travaux », a-t-il ajouté. Le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, a estimé jeudi soir sur France 2 qu’il existait des « alternatives » au projet, auquel il avait dit son hostilité avant sa nomination dans le gouvernement d’Edouard Philippe. « Ma conviction, c’est qu’il existe des alternatives, mais la médiation qui va démarrer, probablement en fera la démonstration », a-t-il dit. « Toutes les solutions et les options sont sur la table. Ma conviction, c’est qu’on n’a pas étudié toutes les alternatives ».




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