Archive pour le Tag 'plan'

Nouveau plan de soutien aux entreprises

Nouveau plan de soutien aux entreprises

 

Suite aux récentes mesures sanitaires plus restrictives qui sont susceptibles de bouleverser l’économie, le gouvernement a décidé de renforcer le soutien aux entreprises.

L’activité partielle sera ainsi remboursée à 100% sans reste à charge pour les entreprises qui ont perdu 65% de leur chiffre d’affaires (contre 80% auparavant). Toutes les entreprises qui font l’objet de restrictions sanitaires auront en outre accès à cette activité partielle prise en charge «par exemple un bar qui ne peut plus servir ses clients debout, et a fortiori les discothèques», a précisé le ministre de l’Économie.

Deuxième dispositif: la prise en charge des coûts fixes, puisque le seuil d’accès sera baissé à 50% de pertes de chiffre d’affaires, contre 65% auparavant. Le bénéfice de ce dispositif sera élargi puisqu’il concernait alors l’événementiel, les traiteurs et les loisirs indoor. Seront désormais concernées toutes les activités liées au tourisme (hôtels, agences de voyages…) avec une procédure de remboursement accélérée pour les sommes inférieures à 50.000 euros. Un délai qui se comptera «en jours et non plus en semaines», précise Bruno Le Maire.

Par ailleurs, les  échéances des prêts garantis par l’État seront en outre réexaminées «dans les heures qui viennent».

Plan pollinisation: l’oubli des pesticides

Plan pollinisation: l’oubli des pesticides  

Malgré quelques avancées notables, notamment dans la volonté de mieux connaître les pollinisateurs, le nouveau plan visant à les protéger ne contient aucun objectif chiffré de réduction ni d’arrêt d’usage des pesticides, ni de la recherche de solution alternative, s’indigne dans une tribune au « Monde » un collectif de chercheurs réunis au sein du groupement de recherche Pollinéco.

Tribune.

 

 La conservation des insectes pollinisateurs est centrale pour l’humanité, non seulement pour la conservation de la biodiversité, mais aussi pour notre santé, notre alimentation, notre cadre de vie et notre éducation à l’environnement. La Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) a rappelé en 2016 l’importance cruciale de la pollinisation en alertant sur le déclin alarmant des pollinisateurs.

Pour sa part, la France a déployé un plan national d’actions (PNA, 2016-2020) « France, terre de pollinisateurs », porté par le seul ministère de l’environnement et faiblement doté. Au moment de renouveler ce PNA, le gouvernement a préféré élaborer un plan « pollinisateurs » (2022-2026) en le faisant coporter par les ministères de l’environnement et de l’agriculture.

 

Lors du congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) qui s’est tenu à Marseille du 3 au 11 septembre 2021, le président de la République a souligné sa volonté d’une sortie accélérée des pesticides et d’un soutien sur les alternatives à leur usage dans les cinq prochaines années. L’avenir semblait donc prometteur. 

Cependant, malgré plusieurs avancées notables, ce plan « pollinisateurs » est plus que décevant sur la question des pesticides. Nous sommes un groupement fédéré de recherche qui rassemble la quasi-totalité des chercheurs français et francophones spécialistes de la pollinisation et des pollinisateurs (près de 200 chercheurs et [post-]doctorants).

Nous sommes unanimes pour constater le rôle central des pesticides dans la disparition des pollinisateurs. Si certains aspects de ce nouveau plan « pollinisateurs » sont très positifs, nous sommes indignés par son absence d’ambition de réduction/arrêt des pesticides. D’une part, ce plan montre des avancées : jamais en France, la connaissance et la conservation des pollinisateurs n’avaient reçu autant de soutien (nos voisins européens se sont déjà mobilisés depuis plusieurs années).

Hôpital : pour un plan d’urgence de recrutement et de formation

Hôpital : pour un plan d’urgence de recrutement et de formation

 

 

Le Ségur de la santé a acté 9 milliards d’euros d’investissement sur dix ans, mais le retard est tel que cette somme étalée dans le temps ne pourra répondre à l’urgence systémique, s’inquiètent, dans une tribune au « Monde », des leaders syndicaux de l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA), Luc Farré et Yann Le Baron.

Un appel évidemment justifié mais qui n’est pas forcément contradictoire aussi avec une rationalisation de l’organisation des hôpitaux médicalement très performants mais qui ressemblent souvent des usines sans direction. NDLR

 

Tribune. 

 

Le secteur hospitalier est en crise depuis longtemps, bien avant la crise du Covid. Celle-ci a été un révélateur du malaise des personnels hospitaliers. Le Ségur de la santé, négocié et signé par l’UNSA-Santé et sociaux public et privé et par l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA), est une première réponse. La signature de cet accord a permis des améliorations immédiates et importantes des rémunérations. Toucher 183 euros net par mois, soit plus 2 196 euros par an avec une amélioration des grilles de rémunération, est un réel effort de la société.

Alors même que tous les personnels s’impliquent pour être au service des Français usagers dans une période de pandémie sanitaire qui perdure dans le temps, nous ne pouvons que regretter qu’à ce jour certains agents publics de la fonction publique hospitalière ne bénéficient toujours pas du complément de traitement indiciaire, et déplorer que la transposition des mesures salariales ne soit pas effective de façon homogène dans les secteurs sanitaires, sociaux et médico-sociaux du privé.

Conditions de travail

Pourtant, partout, les conditions de travail et le manque d’effectifs se posent cruellement.

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Les revalorisations salariales sont certes un levier nécessaire à l’attractivité des métiers du secteur de la santé, il n’en demeure pas moins qu’elles ne sauraient suffire à répondre, à elles seules, à l’enjeu de la sauvegarde de notre système de santé.

Dans les faits, les conditions de vie au travail sont des axes qu’il faut maintenant rendre prioritaires. Les conditions de travail doivent redevenir décentes dans les hôpitaux et établissements publics et privés, dans l’intérêt tant des personnels que des usagers.

Pour exemple et sans être exhaustif, nous constatons un manque de brancards, un manque de lits, du matériel vieillissant, un immobilier souvent vétuste… Ce sont des réalités qui impactent le travail au quotidien.

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Même si le Ségur de la santé a acté 9 milliards d’euros d’investissement sur dix ans, le retard est tel que nous craignons que cette somme étalée dans le temps ne puisse répondre à l’urgence systémique et se révèle insuffisante.

Fatigue et lassitude

En outre, nos métiers n’attirent plus, et la crise sanitaire aura même provoqué l’accélération de la fuite de trop nombreuses compétences. Le non-respect des congés, les changements d’organisation incessants contribuent à une fatigue et à une lassitude grandissantes des personnels.

Il devient impératif de mettre en œuvre un grand plan Marshall du recrutement et de la formation. Il doit être la source d’un nouvel intérêt durable pour les métiers de la santé et générateur de nouvelles « vocations ».

Plan France 2030: on a oublié le volet formation

Plan France 2030: on a oublié le volet formation

Le plan annoncé par le président de la République est voué à l’échec s’il omet le problème d’un système éducatif ne parvenant plus à former pour la science et l’industrie, souligne, dans une tribune au « Monde », Maroun Eddé, normalien et auteur d’un rapport sur l’éducation.

Tribune.

 

Pour répondre à la dépendance de la France aux économies étrangères, Emmanuel Macron lance un plan de 30 milliards d’euros pour réindustrialiser le pays. Mais le cœur du problème se situe en amont : un système éducatif qui ne parvient plus à former pour la science et l’industrie.

En 2004, la France, leader du nucléaire civil, lançait la construction du premier réacteur EPR au monde, à Flamanville (Manche). Mais, dix-sept ans plus tard, le chantier, qui devait durer huit ans, n’est toujours pas terminé. Entre-temps, la Chine a inauguré un réacteur EPR, construit en neuf ans seulement. Face à l’échec de Flamanville, EDF déplore « les pertes de compétences » liées aux départs à la retraite et à la disparition progressive des masters spécialisés en énergie nucléaire. A ce rythme, le nouveau plan nucléaire du président de la République risque de rejoindre Flamanville dans le palmarès des projets avortés faute d’équipes pour les mener à bien.

 

Cette perte de compétences ne se limite pas aux industries de pointe. Plombiers, charpentiers, ingénieurs en bâtiment, chefs de projet informatique : en octobre 2021, on compte 70 000 postes non pourvus dans l’industrie, et de 15 000 à 80 000 dans les métiers du numérique. Aucune politique industrielle ne peut fonctionner sans suffisamment d’ingénieurs et de techniciens.

Or le système universitaire français n’en forme plus assez. Selon les chiffres du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, les mathématiques, la physique et la biologie font partie des cursus les moins demandés à l’université, avec dix fois moins de candidatures que la psychologie, les langues ou le droit. D’où l’incapacité croissante à recruter des enseignants en sciences et le déclin de la recherche française, dont les financements s’amenuisent.

Les grandes écoles ne corrigent pas ce déséquilibre. Les écoles de commerce n’ont cessé de se multiplier, passant de 10 000 étudiants, en 1960, à 200 000 aujourd’hui, tandis que les écoles d’ingénieurs multiplient les cursus de finance et de management. Derrière l’inflation de diplômes aux consonances anglo-américaines (MS, MSc, bachelor) se cachent des formations de moins en moins spécialisées.

Dans ces conditions, où trouver les ingénieurs dont l’industrie a besoin ? Les centaines de milliers de jeunes formés pour devenir des manageurs n’auront bientôt plus personne à manager. Pour justifier une explosion des frais de scolarité, les grandes écoles doivent vendre du rêve. Mais on ne peut bâtir l’avenir industriel à coups de soft skills [« compétences comportementales »] et de marketing.

Hôpitaux: Le plan blanc généralisé

Hôpitaux: Le plan blanc généralisé

 

Après six régions, , «le plan blanc sera probablement national d’ici quelques jours puisque chaque région le déclenche l’une après l’autre », a déclaré le ministre de la Santé, Olivier Véran, ce jeudi sur France 2. Un dispositif permettant notamment de déprogrammer des opérations et de réaffecter des personnels vers les services de soins critiques. «Tous les territoires sont touchés, un malade rentre en réanimation toutes les six minutes dans notre pays. (…) Majoritairement des malades non vaccinés, ou immunodéprimés, ou avec des maladies chroniques», a-t-il expliqué.

Hôpitaux : Le plan blanc

 

Hôpitaux : Le plan blanc

La saturation est proche pour les hôpitaux qui vont progressivement déclencher le plan blanc. Les Agences régionales de santé (ARS) d’Île-de-France, d’Occitanie, de Bourgogne-Franche-Comté et des Pays de la Loire ont annoncé mercredi le déclenchement du «plan blanc», permettant une déprogrammation des opérations moins prioritaires afin de libérer des lits pour les patients Covid de plus en plus nombreux.

Un plan européen pour l’autonomie en semi-conducteurs

Un plan européen pour l’autonomie en semi-conducteurs

L’union européenne a décidé de doubler sa production de semi-conducteurs à horizon de 2030.

Ces puces – qui contrôlent le flux de courant dans l’électronique – sont désormais au cœur de la fabrication de nombreux nœuds technologiques essentiels à la production d’une voiture, tant l’informatique embarquée et l’électronique n’ont cessé de s’inviter dans l’habitacle et la motorisation (système d’info-divertissement, sécurité assistée, vitres, sièges électriques).

Or elles sont conçues à partir de métaux stratégiques, notamment le silicium, le germanium, le gallium, l’indium ainsi que d’autres éléments purs.

Aujourd’hui, l’Europe et les Etats-Unis ne représentent plus à eux deux que 18 % de la production mondiale de semi-conducteurs, contre environ 60 % il y a 30 ans. La production étant désormais concentrée en Asie – 50 % de l’offre mondiale pour la seule île de Taïwan – « En contrepartie de ce soutien public, nous instaurerons un mécanisme de préférence européenne en cas de crise ». Les détails de ce mécanisme n’ont pas été dévoilés pour le moment, mais il s’agit vraisemblablement de la possibilité pour l’Europe de limiter les exportations de semi-conducteurs en cas de pénurie pour privilégier l’approvisionnement des industries locales.

Le commissaire européen a ainsi fait le parallèle avec la politique américaine sur les vaccins contre la Covid-19 : « C’est, je le rappelle, ce que les Américains ont fait à propos des vaccins produits sur leur sol. Nous devons retenir la leçon. Les semi-conducteurs sont aussi un enjeu d’équilibre des pouvoirs. Ce n’est pas du protectionnisme mais de la souveraineté géopolitique. »

Paris: un nouveau plan local d’urbanisme , modèle de verbiage

Paris: un nouveau plan local d’urbanisme , modèle de verbiage

 

 

Alors que la Mairie de Paris vient de rendre public le document programmatique qui fixe l’orientation générale de son PLU, le géographe Guy Burgel regrette, dans une tribune au « Monde », que la Ville se contente d’énoncer des vœux pieux plutôt que de se confronter à la réalité.

 

Tribune.

 

En appui de son nouveau plan local d’urbanisme (PLU) « bioclimatique », en cours d’élaboration, la Mairie de Paris vient de rendre public son document programmatique, le projet d’aménagement et de développement durable (PADD). Il s’agit d’un modèle du genre à ne pas suivre dans les écoles d’urbanisme. J’ai pu, pendant des décennies, enseigner en quelques instants le plan directeur de l’agglomération parisienne de Paul Delouvrier (1965), avec un schéma simple : deux axes Sud-Est Nord-Ouest, encadrant la vallée de la Seine, limités par les cinq villes nouvelles, contrôlaient et ordonnaient la croissance parisienne.

Je serais bien en mal de le faire pour les orientations produites actuellement par l’Hôtel de ville. Si une politique urbaine se définit par l’articulation logique et chronologique entre ses enjeux stratégiques et l’issue possible de leurs contradictions, loin d’illustrer cette vertu, le texte apparaît souvent comme un inventaire de propositions légitimes, mais difficilement compatibles entre elles. Que l’on en juge.

Qui serait contre une « ville inclusive et solidaire », « durable et vertueuse »« attractive et productive », offrant « un logement de qualité pour toutes et tous » (entendons couches moyennes et populaires), permettant au surplus le développement d’une « agriculture urbaine », le tout dans une densification maîtrisée, maintenant ou restaurant des « respirations » nécessaires dans le tissu des quartiers ? Quand on sait par le document lui-même que la capitale a gagné environ 3 millions de mètres carrés construits de 2006 à 2020, tout en perdant quelques dizaines de milliers d’habitants, et que le renchérissement des prix immobiliers n’a pourtant cessé de s’affirmer, on ne comprend pas par quel coup de baguette magique, ces objectifs idéaux deviendraient soudain accessibles.

 

Il en est de même pour l’autre grand chantier de la ville : la transformation du boulevard périphérique en « boulevard urbain, pacifié, habité et végétalisé ». Là encore, qui serait opposé à la suppression de cette nuisance respiratoire, acoustique et visuelle, subie quotidiennement par des dizaines de milliers de Parisiens ? Mais on ne dit mot du problème politique majeur que pose la frontière durable – depuis 1860 ! – entre Paris et sa banlieue, et surtout des moyens de substitution à la fonctionnalité circulatoire majeure d’une artère vitale, dans l’état actuel, pour la mobilité des habitants et le transport des marchandises. Toujours la vertu proposée en lieu et place de la réalité.

Annonces Gouvernement : Un nouveau plan de 2 milliards chaque semaine

Gouvernement : Un nouveau plan de 2 milliards chaque semaine

 

Dernière annonce en date, celle du Premier ministre qui ne veut sans doute pas être en reste par rapport au président de la république. Ce n’est pas le dernier sans doute . Le dernier  annoncé par le gouvernement concerne le développement du tourisme. Le président de la république lui-même la semaine dernière a annoncé un plan de 2 milliards pour l’hydrogène. Un plan qui s’ajoute évidemment au plan santé, au plan nucléaire, au plan industrie, au plan formation et aux multiples autres plans qui affectent les domaines sociaux, économiques ou sociétaux. Un plan aussi pour les abeilles  ( Comme s’il était possible de les distinguer d’autres insectes également utiles !). 

 

En réalité, il s’agit moins de plans que de promesses électorales puisque ces orientations doivent largement enjamber l’élection présidentielle de 2022 et donc être concrétisées dans les futurs budgets. Naîtront vraisemblablement de nombreux autres plans : pour les pêcheurs à la ligne, pour les cueilleurs de champignons, pour les chasseurs, pour les joueurs de bilboquet ou encore pour les collectionneurs de timbres.

 

À raison d’un ou deux plans par semaine, le gouvernement pourra annoncer une cinquantaine de plans d’ici les présidentielles

Plan nucléaire : un coût de l’ordre de 50 milliards pour 6 EPR

Plan nucléaire : un coût de l’ordre de 50 milliards pour 6 EPR


Après l’annonce présidentielle relative à la relance du nucléaire se pose évidemment la question du coût et de son financement. Normalement il s’agit de six réacteurs EPR 2 d’un cout de 8 milliards l’unité à mettre évidemment en comparaison avec un réacteur classique de 900 MW. Ces nouveaux EPR 2 auraient une puissance minimale de 1650 MW. La question de la durée de vie des centrales nucléaires devrait à nouveau être posée.

Normalement les anciennes centrales étaient prévues pour une durée de vie de l’ordre de 40 ans. Cependant suite à Fukushima, une vaste opération appelée Grand carénage  renforce considérablement la sécurité et permet d’espérer un allongement à 60 ans minimum. C’est la durée de vie prévue aux États-Unis. La durée de vie des EPR pourrait donc être envisagée pour une durée minimale de 50 à 60 ans sans problème. De quoi en même temps étaler l’amortissement de ses installations coûteuses. En clair, il faudrait prévoir un besoin de financement d’une centaine de milliards mais sur 50 ans.

Certes la situation d’EDF n’est pas mirobolante mais d’une part les prix de l’électricité vont continuer d’évoluer à la hausse sous l’effet de la tendance mondiale, d’autre part EDF fera comme précédemment appel à l’emprunt. Et c’est précisément en ce moment qu’il faut rapidement se décider avant que les taux d’intérêt ne redémarrent pendant plusieurs années. Le financement de ce nouveau plan nucléaire sera également assurée par l’augmentation du prix de l’électricité d’après  des experts pensent qu’il augmentera de 6 % par an, soit un doublement du prix en dix ans.

Etats-Unis : le plan infrastructure de 1200 milliards adopté

Etats-Unis : le plan infrastructure de 1200 milliards adopté

Après le Sénat en août, la Chambre des représentants a voté en faveur de ce programme de construction et de rénovation d’infrastructures, pesant 1.200 milliards de dollars destinés aux routes, aux ponts, aux transports publics, aux réseaux d’eau potable. Par contre le volet social et environnemental a été rejeté pour l’instant

 

En effet, Biden a échoué sur son autre gigantesque plan d’investissements dans les domaines social et écologique. Il s’agit d’un vaste programme de refonte du système de protection sociale et de lutte contre le réchauffement climatique d’un montant de 1.750 milliards de dollars. Baptisé « Build Back Better », il prévoit notamment l’école maternelle pour tous, une profonde amélioration de la couverture maladie et des investissements significatifs pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Son coût total a déjà été divisé par deux, puisqu’il représentait initialement 3.500 milliards de dollars. En effet, face aux difficiles négociations politiques, le président américain avait dû faire de lourdes concessions pour espérer arracher un accord sur le volet social du plan.

Plan énergie 2050 : la décarbonatation par l’électricité nucléaire

Plan énergie 2050 : la décarbonatation par l’électricité nucléaire

 

Dans l’étude de RTE « Futurs énergétiques 2050″ , on envisage plusieurs scénarios sans doute pour satisfaire les différentes sensibilités. Ceci étant, c’est surtout sur le nucléaire que reposera l’avenir énergétique du pays. Un nucléaire moins coûteux et plus efficace que des renouvelables complémentaires, utiles mais aléatoires.

Le scénario central de RTE sera sans doute combattu par les écolos bobos car il repose d’abord sur une demande d’électricité en augmentation de leurs deux 35 %. On voit mal comment il pourrait en être autrement avec l’électrification de l’économie en général et de la voiture et du chauffage en  particulier.  Oualors  faudrait accepter une diminution drastique de la croissance en même temps  de la richesse et de l’emploi.

RTE indique d’ailleurs très clairement que si par hypothèse souhaitable la France parvenait à se réindustrialiser,   la demande pourrait alors augmenter non pas de 35 % mais du double.

Dans tous les cas pour des carbonées réellement la demande d’électricité augmentera dans tous les scénarios sauf si évidemment on acceptait   la décroissance, à la baisse de l’emploi et de la richesse. Compte tenu du vieillissement du parc nucléaire actuel ( dans la durée de vie sera cependant prolongée d’au moins une vingtaine d’années avec le grand carénage), ce ne sont pas6 EPR  qu’il faudrait envisager mes 14.

Le débat surréaliste entre nucléaire et éolienne va sans doute continuer. Pourtant une éolienne a une capacité de production très théorique de 2 à 4 MW, pour 900 dans un réacteur classique et 1650 dans un EPR. Bref il faudrait des milliers et des milliers d’éoliennes pour remplacer une centrale entière ( avec en plus des centrales thermiques de secours pour faire face à l’intermittence).

Plan de relance : les trois erreurs fondamentales

Plan de relance : les trois erreurs fondamentales

L’économiste Gabriel Colletis détaille, dans une tribune au « Monde », les trois erreurs fondamentales du plan de relance français, malgré ses intentions louables en matière de renaissance industrielle.

Tribune. 

 

Deux plans, France relance, en septembre 2020, et France 2030, en octobre 2021, au risque d’une certaine illisibilité, ont été annoncés et des dizaines de milliards d’euros engagés pour soutenir la réindustrialisation et préparer le monde de demain.

S’il ne fait aucun doute que nombre de mesures annoncées vont dans le bon sens, ces deux plans sont-ils de nature à permettre la renaissance nécessaire de l’industrie française et, en même temps, à répondre à la priorité absolue que constitue la transition écologique ? Trois erreurs ou illusions pourraient obérer le changement de monde que les mesures adoptées sont supposées engendrer.

La première erreur des plans présentés, qui peut aussi être considérée comme une illusion, est celle du « tout-technologie » : faire de la France la première puissance européenne de la tech, un objectif très difficile vu la très forte contraction de la part de l’industrie française depuis plus de vingt ans. Une très grande part des mesures annoncées mettent en leur centre les innovations dites de rupture. L’industrie du futur devrait être incarnée par les nouvelles technologies, le numérique, l’intelligence artificielle, les semi-conducteurs, les biotechnologies, l’hydrogène vert, les énergies renouvelables.

Ces nouvelles technologies devront être visibles sous la forme d’objets industriels concrets, comme l’avion décarboné, les véhicules électriques, les batteries, les mini-centrales nucléaires mais aussi dans la santé et l’agriculture de demain, qui doivent s’appuyer sur les technologies industrielles les plus avancées.

Or, si les nouvelles technologies comptent, la « fée technologie », elle, n’existe pas, ou si elle existe, sa baguette magique doit être attentive à deux risques : les effets rebonds et un couplage insuffisant avec les compétences de ceux qui, par leur travail, donnent un sens aux nouvelles technologies.

La myopie des marchés

Les effets rebonds sont ceux qui dérivent directement de l’augmentation de l’efficacité des nouvelles technologies. Les innovations produites dégagent des économies permettant de consommer plus de produits ou de services. Loin de réduire la consommation, ces innovations génèrent une augmentation ou une diversification des usages, allant à l’encontre d’un développement durable basé sur une réduction ou une moindre hausse des volumes consommés.

Les nouvelles technologies, à l’instar de l’informatique hier, ne se traduiront dans les statistiques de la productivité, de la croissance et du commerce extérieur que si ceux qui travaillent s’en emparent pleinement. Cela devra prendre la forme, à l’avenir, d’un très important effort de formation et de requalification si l’on ne veut pas que des centaines de milliers de Français, voire des millions, se sentent légitimement exclus des emplois de demain, sans accès à des conditions d’une vie décente.

Plan d’épargne retraite : Des coûts trop élevés

Plan d’épargne retraite : Des coûts trop élevés

 

Sébastien d’Ornano , président de Yomoni, une société de gestion de type robo-advisor estime dans l’Opinion  que les coûts du plan d’épargne retraitent sont trop élevés du fait en particulier du manque de concurrence

 

Le Plan d’épargne retraite vient de fêter son deuxième anniversaire. Le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire s’est félicité du grand succès remporté par cette enveloppe, l’objectif de 3 millions de plans ouverts en 2022 étant déjà largement dépassé, avec 3,8 millions de détenteurs !

Mais quelques semaines après la remise d’un rapport du Comité consultatif du secteur financier (CCSF) ,qu’il avait lui-même commandité, le ministre n’a pas pu ignorer ce qui vient quelque peu gâcher la fête, l’éléphant au milieu du couloir : le niveau trop élevé des frais.

Au-delà de la critique objective d’une pratique commerciale excessive, il faut surtout craindre la désillusion de ces premiers volontaires qui acceptent de prendre en main une partie de leur retraite à venir.

Un avantage considérable pour les distributeurs au détriment des épargnants

Certes, Bruno Le Maire a reconnu l’importance du sujet en déclarant récemment qu’il allait « prendre les mesures nécessaires pour que les frais soient moins élevés ». Mais la voie qu’il envisage pour trouver une solution laisse perplexe : « un travail de place avec les banques et les assurances », autrement dit avec les responsables directs de ces frais trop élevés.

Le rapport du CCSF, très pédagogique, est pourtant édifiant. Si le CCSF a trouvé sur le marché 34 PER assurantiels, il n’en a déniché que deux au format compte-titres. Et pourtant, 12 des PER assurantiels analysés émanent de banques à réseaux, qui auraient pu choisir l’autre formule… mais ces banques ont elles aussi des activités d’assurance et ont préféré cette enveloppe bien mieux margée pour promouvoir leur solution.

C’est l’éternel recommencement des produits disposant d’un avantage fiscal à l’entrée, avantage qui profite trop largement au distributeur du produit plutôt qu’au bénéficiaire théorique

Les frais sur versements ressurgissent également de plus belle sur les PER. C’est l’éternel recommencement des produits disposant d’un avantage fiscal à l’entrée, avantage qui profite trop largement au distributeur du produit plutôt qu’au bénéficiaire théorique.

D’autres acteurs existent

Monsieur le ministre, le rapport du CCSF vous apporte tous les éléments d’appréciation pour faire bouger les lignes. En réunissant banquiers et assureurs autour d’une table, vous n’aurez en fait que des acteurs très similaires, qui auront bien du mal à promouvoir des solutions innovantes et performantes.

Pourquoi ne pas mettre tout simplement en avant des acteurs déjà existants, sachant parler à une clientèle de particuliers, et qui ont démontré sur le marché leur capacité à faire la chasse aux frais ?

Le rapport met clairement en évidence que les PER proposés par des courtiers en ligne affichent systématiquement une gratuité des frais sur versements et qu’ils sont aussi les mieux placés en matière de frais de gestion des contrats sur la partie “unités de compte”.

C’est tout sauf une surprise : cela fait maintenant près de vingt ans que le monde de la distribution en ligne est l’aiguillon concurrentiel qui fait chuter les coûts d’accès à l’épargne du plus grand nombre.

La seule solution pour faire baisser les frais : favoriser une concurrence saine

La Loi Pacte a créé le PER “compte-titre” pour favoriser la création de PER par les sociétés de gestion et impliquer ainsi ces acteurs spécialistes de la gestion de l’épargne directement dans la problématique des retraites. Là encore, beaucoup de chemin reste à faire puisque, deux ans après, un seul PER émanant d’une société de gestion a vu le jour.

Il est temps de tirer les leçons de cette réalité. Les assureurs ont beau jeu de mettre en avant l’avantage de leurs produits en matière de droits successoraux par rapport aux PER bancaires. On s’étonne ici que le législateur ait omis d’aligner parfaitement les règles du jeu entre des produits reposant sur des enveloppes différentes, mais ayant le même nom. Remédier à cette incohérence est un premier pas si l’on veut voir le potentiel du PER compte-titres se matérialiser pleinement.

Saluons l’initiative récente des sénateurs pragmatiques Albéric de Montgolfier et Jean-François Husson qui ont décidé de prendre le taureau par les cornes en élargissant à l’assurance-vie en général le sujet du coût de la gestion de l’épargne avec 17 propositions concrètes.

Pour faire baisser les frais sur les produits d’épargne vie ou retraite, il n’y a qu’une seule solution : favoriser une saine et dynamique concurrence. Il convient de ne pas céder au mirage d’un accord de place qui se négocierait au sein d’un oligopole de banquiers et d’assureurs. C’est bien l’ensemble de la chaîne de valeur autour de l’épargne des Français qu’il faut convier à la table des négociations. Cela inclut à la fois les sociétés de gestion, cœur du réacteur en matière d’épargne, et les acteurs de la distribution numérique, qui ont prouvé leur capacité à faire bouger les lignes et tomber les prix.

Sébastien d’Ornano est président de la société Yomoni.

Macron-Plan relance 2030 : trop peu, trop vague, trop contradictoire

Macron-Plan relance 2030 : trop peu, trop vague, trop contradictoire

 

Le chef de l’État a présentéson plan de relance appelé 2030 qui devrait mobiliser 30 à 50 milliards sur une dizaine d’année; donc  de l’ordre de 3 milliards chaque année car certaines orientations sont déjà anciennes. Parmi les champs d’actions prioritaires ,on comptera les semi-conducteurs, l’hydrogène, les batteries électriques, l’espace et le nucléaire, d’une manière plus générale le soutien à une industrie qui s’est désintégrée depuis une vingtaine d’années.

Première observation, les enveloppes pour ces investissements d’avenir sont relativement modestes à savoir environ  3 milliards par an alors que le budget a dépensé 200 milliards supplémentaires pour la seule crise sanitaire. De toute évidence ,les moyens ne sont pas à la hauteur des enjeux. Pour provoquer un véritable choc de redressement,  il faudrait 10 fois plus.

Deuxième observation si l’enveloppe est modeste elle n’est même pas financée. Ainsi au ministère de l’économie on se borne à dire que le financement sera assuré par des économies réalisées par ailleurs. Quelles économies ? Quand ? Dans quelle proportion ?

Le président de la république va tenter de donner une coloration verte à ce plan insuffisant. Or nombre de soutiens notamment à  l’industrie   ne sont pas vraiment de nature à contribuer aux améliorations environnementales ( la défense par exemple !) Pourquoi aussi bourrer tous les produits manufacturés de composants électroniques dont l’objet est essentiellement de maintenir des prix élevés et dont l’intérêt social au sens large reste à démontrer.

Du fait de l’impréparation de ce plan ( on se demande à quoi sert Bayrou au Plan ?) tout autant que de sa modestie, le chef de l’État ne va pas s’engager dans des affectations très précises. Le projet va donc demeurer flou et ressembler à une auberge espagnole.

On observera aussi que manque une dimension essentielle à savoir la formation ( formation initiale et formation professionnelle) – abordée seulement sous l’angle des nouvelles technologies- alors que c’est sur la compétence et les qualifications que se font les différences de compétitivité. Cela ne concerne pas simplement les nouvelles technologies mais l’ensemble de l’économie Et de ce point de vue , la France manque cruellement d’une adaptation de son système d’enseignement au marché du travail. Paradoxalement nous cultivons un haut niveau de chômage parallèlement à un manque de personnel qualifié.

Enfin, il faut souligner que ce plan ne s’inscrit pas dans le budget 2022 ni forcément dans les autres et que forcément il sera remis en cause si tôt après l’élection présidentielle.

Plan Macron 2030 : les principales orientations

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·        Nucléaire : 8 milliards d’euros

Le plan vise à  »réinventer le nucléaire », en misant sur les SMR, ces petits réacteurs modulaires. 1 milliard d’euros seront investis d’ici 2030. L’hydrogène vert sera également soutenu. Emmanuel Macron veut miser sur la production nucléaire pour fabriquer de l’hydrogène décarboné. Deux gigafctory électrolyseur seront construites d’ici 2030 afin de soutenir une politique de l’offre.

Pour les énergies vertes, 500 millions d’euros seront injectés, essentiellement dans les secteurs du photovoltaïque et de l’éolien en mer.

·        Transports : 4 milliards

 Pour l’industrie automobile l’objectif est de construire 2 millions de véhicules électriques et hybrides d’ici 2030. Quant à l’aviation civile, l’objectif est d’être le premier pays à faire voler « l’avion bas carbone ». « 

·        Alimentation : 2 milliards .

Pour une nouvelle  »révolution de l’alimentation saine, durable et traçable ».  Au cœur de ces ruptures, selon le chef de l’Etat : la robotique, la génétique, et le numérique. « La robotique agricole » pour  »sortir de certains pesticides », la donnée pour  »tracer les aliment », et la diversité  »génétique pour plus de résilience ». Ces investissements doivent permettre aussi de  »décarboner la production » et « améliorer la productivité » et développer « des productions plus résilientes et plus solides dans les bio-solutions », a-t-il détaillé.

·        Santé : 3 milliards 

Le chef de l’Etat veut favoriser sur le territoire, via les laboratoires et la recherche pharmaceutique française, « 20 biomédicaments d’ici à 2030, contre les cancers, les maladies émergentes et les maladies chroniques dont celles liées à l’âge » pour une « médecine plus prédictive, plus innovante et avec un tissu productif davantage en France ».

 

·        Matières premières et composants : 6 milliards

Six milliards d’euros seront investis pour sécuriser l’approvisionnement des matières premières et la fourniture de composants. L’objectif est de doubler la production de puces électroniques d’ici 2030 et d’aller vers des composants de plus petites tailles pour rester compétitif.

            Nouvelles compétences : 2,5 milliards d’euros

L’objectif est de prévoir à 10 ans les besoins de main d’œuvre du pays en fonction des nouvelles industries naissantes.

·        Capital-investissement : 5 milliards

Cinq milliards d’euros, dont trois en fonds propres, seront focalisés pour accélérer l’industrialisation des innovations. L’objectif est de permettre aux jeunes pousses de développer rapidement des démonstrateurs industriels, une étape de maturité qui nécessite des millions d’euros. Les deeptech seront principalement ciblées.

FRANCE 2030: un plan de plus mais sans planification !

FRANCE 2030: un plan de plus mais sans planification !

Les grands plans se suivent et se ressemblent. Des annonces toujours un peu confuses avec des moyens inadaptés qui se chevauchent mais sans véritable gestion planificatrice. Du coup, nombre de financements iront se perdre dans les sables des récupérateurs D’effets d’aubaine  .  On se souvient évidemment du rapport Juppé- Rocard il y a une dizaine d’années. En 2013 Arnaud Montebourg a lancé son grand plan industriel lui aussi.

 

 En 2021, c’est celui de  Macron. Certains extasient sur le caractère de nouveauté du plan 2030. On a déjà oublié le plan de 20 milliards d’euros sur cinq ans décidés récemment en septembre 2020 par Jean Castex pour favoriser l’innovation dans des secteurs prioritaires, générateurs de croissance.

Des plans qui s’ajoutent, se superposent, se contredisent aussi par exemple concernant l’objectif de croissance et l’objectif environnemental. Par exemple encore entre le développement des transports collectifs et le développement du transport individuel.

De toute manière, les enveloppes prévues sont toujours très insuffisantes et tout cela parvient seulement à saupoudrer un tas de secteurs sans dégager de véritables priorités.

En outre, il n’y a pas en France de véritables maîtres d’œuvre pour la gestion des plans. Normalement cette tâche devrait incomber au commissariat au plan. Une mission qui a été longtemps remplie mais ensuite discréditée par les libéraux qui voulaient s’en remettre au seul marché. Du coup, on ne sait plus très bien ce qu’est le plan d’autant que Bayrou n’a pas l’air de s’y intéresser vraiment.

Or le commissariat au plan serait indispensable pour gérer la mise en œuvre et procéder à une évaluation régulière. L’intérêt du plan est de réunir tous les acteurs par secteur d’activité et de définir avec eux les orientations communes pour le pays, l’articulation entre public et privé et la programmation .

 

Il est curieux que les libéraux retrouvent les vertus du plan après l’avoir démoli. Certes tout ne serait reposé en matière de technologie ou de croissance sur le seul plan. Les actions dans ces domaines stratégiques sont conduites évidemment par les entreprises, par les labos et par les institutions publiques. Bref, c’est l’articulation des efforts des différentes parties qui donnent sa puissance un plan sur quelques axes particulièrement stratégiques.

 

Un seul exemple celui du TGV. Avant 1980, le développement du TGV reposait essentiellement sur la mobilité entre les deux grandes villes que sont Paris et Lyon. Dans le cadre du neuvième plan en 1982, le concept de réseau TGV a été adopté avec d’une part la décision d’engager le TGV Atlantique, d’autre part avec  la prise en compte de l’effet d’irrigation de la grande vitesse sur des zones bien plus larges que les grandes villes de Paris ou de Lyon. Une technologie et un concept qui ont servi nos exportations ( parfois copiées) et l’aménagement du territoire.

Plan relance 2030 : trop peu, trop vague, trop contradictoire

 

Plan relance 2030 : trop peu, trop vague, trop contradictoire

 

Le chef de l’État va présenter aujourd’hui son plan de relance appelé 2030 qui devrait mobiliser 30 à 50 milliards sur une dizaine d’année; donc  de l’ordre de 3 milliards chaque année car certaines orientations sont déjà anciennes. Parmi les champs d’actions prioritaires ,on comptera les semi-conducteurs, l’hydrogène, les batteries électriques, l’espace et le nucléaire, d’une manière plus générale le soutien à une industrie qui s’est désintégrée depuis une vingtaine d’années.

Première observation, les enveloppes pour ces investissements d’avenir sont relativement modestes à savoir environ  3 milliards par an alors que le budget a dépensé 200 milliards supplémentaires pour la seule crise sanitaire. De toute évidence ,les moyens ne sont pas à la hauteur des enjeux. Pour provoquer un véritable choc de redressement,  il faudrait 10 fois plus.

Deuxième observation si l’enveloppe est modeste elle n’est même pas financée. Ainsi au ministère de l’économie on se borne à dire que le financement sera assuré par des économies réalisées par ailleurs. Quelles économies ? Quand ? Dans quelle proportion ?

Le président de la république va tenter de donner une coloration verte à ce plan insuffisant. Or nombre de soutiens notamment à  l’industrie   ne sont pas vraiment de nature à contribuer aux améliorations environnementales ( la défense par exemple !) . . Pourquoi aussi bourrer tous les produits manufacturés de composants électroniques dont l’objet est essentiellement de maintenir des prix élevés et dont l’intérêt social au sens large reste à démontrer.

Du fait de l’impréparation de ce plan ( on se demande à quoi sert Bayrou au Plan ?) tout autant que de sa modestie, le chef de l’État ne va pas s’engager dans des affectations très précises. Le projet va donc demeurer flou et ressembler à une auberge espagnole.

On observera aussi que manque une dimension essentielle à savoir la formation ( formation initiale et formation professionnelle) alors que c’est sur la compétence et les qualifications que se font les différences de compétitivité. Et de ce point de vue la France manque cruellement d’une adaptation de son système d’enseignement au marché du travail. Paradoxalement nous cultivons un haut niveau de chômage parallèlement à un manque de personnel qualifié.

Enfin il faut souligner que ce plan ne s’inscrit pas dans le budget 2022 ni forcément dans les autres et que forcément il sera remis en cause si tôt après l’élection présidentielle.

Plan d’investissement-«France 2030»: pourquoi encore le mythe des start-up ?

Plan d’investissement-«France 2030»:  pourquoi encore le mythe des start-up ?

 

 

Le plan de redynamisation de l’économie française n’est déjà pas à la hauteur des enjeux. Un plan très vague  de 30 à 50 milliards d’euros sur  10 ans. Autant dire pas grand-chose. En outre ,Emmanuel Macron toujours accro à la mode des start-up ne peut s’empêcher de sacrifier à la mode en indiquant qu’il compte sur elles pour le développement y compris la réindustrialisation.

 

Pourquoi encore cette allusion aux start-up qui certes existent mais sont le plus souvent centré sur des secteurs de la tech pouvant faire fortune en quelques années seulement. En général on considère que les start-ups créent autour de 30 000 emplois par an. Le problème est qu’il faudrait faire le solde des emplois créés et de ceux qui sont supprimés. En effet certaine start-up qui ont créé des plates-formes servent essentiellement à accélérer les importations de produits étrangers et détruisent les emplois dans l’Hexagone. D’autres évidemment sont utiles et nécessaires.

Pour l’ensemble de l’économie, la dynamique est bien différente. Le plus souvent, il faut des dizaines et des dizaines d’années pour conforter et trouver son secteur de marché. Ce sont toutes les nouvelles entreprises qu’il faut soutenir, ce sont toutes les actuelles entreprises qu’il faut aider à se développer et pas simplement s’en remettre au mythe des seules start-up.

De toute évidence Macron a encore beaucoup à apprendre de la réalité économique du pays. «La réindustrialisation française passera aussi, et peut-être surtout dans certains domaines, par les start-up», a déclaré Emmanuel Macron, qui s’exprimait au forum annuel Bpifrance Inno Génération (BIG), organisé à Paris. «Si on veut construire la France de 2030, on doit reconquérir de la part industrielle, on doit ré-innover dans et par l’industrie et donc décider de multiplier des financements de start-up industrielles.

2022 : Jadot pour un très vague plan d’investissement de 50 par an

2022 : Jadot pour un très vague plan d’investissement de 50 par an

   

 

Une promesse intéressante du candidat choisi par les Verts celle consistant à engager un vaste programme d’investissement dont la moitié consacrée au service public et l’autre moitié à la reconstruction et au logement.  Des propos toutefois relativement vague et surtout dont le mode de financement n’est pas précisé.

 

Les propos de Yannick Jadot paraissent particulièrement flous et généraux pour un candidat à la présidence de la république et témoigne sans doute de l’impréparation de cette catégorie d’écolos à assumer un jour la magistrature suprême.

 

«Dès mon premier jour, j’engagerai la sortie de l’élevage industriel. Il faut (…) réinstaller les agriculteurs dans les campagnes, avec des revenus décents. Ce qui permettra de remplir un autre objectif: lutter contre la malbouffe, donc contre les maladies chroniques et l’obésité», explique le candidat écologiste au JDD. Il «extirpera» ensuite «les lobbys qui gangrènent l’économie française et vampirisent les subventions et les politiques publiques pour qu’enfin ce soit le climat, la santé, l’environnement et la justice sociale qui priment».

«Chaque euro d’argent public sera conditionné à la protection de l’environnement. Plus un euro pour Total tant que Total n’a pas rompu avec sa logique qui consiste à chercher toujours plus de pétrole et plus de gaz dans le sous-sol !», assure-t-il. Pour «réparer notre société» et «reconstruire notre économie», Yannick Jadot prévoit un plan d’investissement «de 50 milliards d’euros par an sur le quinquennat, soit 2 % du PIB».

«Vingt-cinq milliards d’euros seront consacrés à la reconstruction, dont 10 milliards au logement et au bâtiment», et «25 milliards seront dévolus à des services publics de qualité». Ce programme «va créer 1,5 million d’emplois, revivifier l’économie, et enclencher un cercle vertueux d’investissement et de consommation responsable», assure-t-il.

«Nous allons restaurer un impôt sur la fortune et aller vers l’ISF climatique. Le patrimoine financier qui investit dans les énergies fossiles sera davantage taxé. Il faut décarboner la finance !», clame le candidat écologiste qui  fait la la preuve de son amateurisme politique quand il s’agit de se mettre en posture de gestion

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