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Le plan anti-drogue : de la communication !

Le plan anti-drogue : de la communication !

Selon Fatima Mostefaoui, présidente de l’association Pas Sans Nous 13, « cela fait des années que les ministres de l’Intérieur viennent à Marseille et ce n’est pas pour ça qu’on a résolu le problème ». Selon elle, la lutte contre la drogue ne va pas dans le bon sens. « Ce qui entraîne tout ça, c’est la pauvreté, le chômage, le manque de formation. Le problème doit être pris de ce côté-là. Ça ne sert à rien de faire des plans », déplore-t-elle.

 

Fatima Mostefaoui estime que ces campagnes de prévention et de sensibilisation auront peu d’impact sur les jeunes.  »Il faut juste investir », exhorte-t-elle. C’est d’ouvrir les portes aux jeunes avec des formations, de l’éducation. Il y a plein de choses qui peuvent leur donner une autre vision que le cannabis ». La porte-parole d’un collectif de femmes des cités de Marseille rappelle d’ailleurs d’une première fabrique numérique va ouvrir dans les quartiers Nord. « On en est fiers ». 

Selon le sociologue Michel Kokoreff, ce plan présenté par le gouvernement n’est pas le premier du genre. « Toucher aux portefeuilles des dealers, des trafiquants, ce n’est pas nouveau, explique-t-il. Rapprocher le parquet des douaniers des services de police, ce n’est pas nouveau, ça s’appelle les GIR, les groupes d’intervention régionaux. Ils ont été initiés par Nicolas Sarkozy au début des années 2000″. Selon lui, la présentation est « évidemment une opération de communication ». 

 

Michel Kokoreff estime, comme Fatima Mostefaoui, que le problème n’est pas traité de manière efficace avec ces nouvelles mesures.  »Pourquoi les réseaux de trafiquants attirent des jeunes ? Parce qu’ils trouvent là un moyen de gagner quelques sous et d’être quelqu’un parce que ce sont des gens qui sont en échec scolaire ». 

 

Selon Michek Kokoreff, afficher une plus grande fermeté ne se révélera pas forcement efficace. Il compare la situation aux États-Unis dans les années 60 où l’État a lutté sans relâche. ‘Depuis une dizaine d’années, les plus hautes instances internationales ont souligné l’échec de cette guerre à la drogue parce que toutes les dimensions, notamment les dimensions sociales, ne sont pas prises en compte », conclut-il.

Drogue: Castaner sort un nouveau plan de son chapeau

Drogue: Castaner sort un nouveau plan de son chapeau

 

C’est le énième plan sorti d’un chapeau par le gouvernement pour tenter de lutter contre le trafic de drogue. Comme souvent,  au lieu de muscler les  organisations en charge de ce combat, on commence par créer un nouveau machin national,  l Office antistupéfiants (Ofast), appelé à devenir la figure de proue de la lutte contre les narco-caïds. Mêlant policiers, gendarmes, douaniers et magistrats, cette structure entend «frapper fort» dès janvier 2020. En fait il s’agit surtout de partager les renseignements des différentes administrations concernant le trafic de drogue. Finalement il n’y aura  pas nécessairement de moyens supplémentaires  mais un redéploiement est un regroupement. Le ministre a indiqué qu’il l’entendait mener une lutte de la cage d’escalier jusqu’au plan international. Reste à savoir si les mesures prises sont adaptées  à l’enjeu tant au plan international qu’au plan local. En effet,  jusque-là globalement les pouvoirs publics ont manifesté une grande tolérance vis-à-vis de ses cages d’escalier en ignorant les petits commerces à visage découvert qui se tiennent devant. Cela souvent avec la complicité des élus locaux qui ont en quelque sorte ont délégué leurs pouvoirs aux dealers pour la régulation de ces quartiers. L’enjeu est considérable en termes de sécurité bien sûr et en termes de santé. Le poids économique de ce trafic représenterait 3  à 5 milliards et concernerait 200 à 300 000 personnes qui vivent de ce trafic. En complément de ce  nouveau machin national on va créer des antennes locales

Dotée de cent cinquante enquêteurs et de seize antennes territoriales en métropole comme dans les outre-mer, le nouvel office associera pour la première fois dans sa gouvernance police, gendarmerie, douanes et magistrats. «Nous voulons envoyer un message clair aux trafiquants: la France ne sera pas leur terrain de jeu», a insisté le premier flic de France, qui exhorte les autres ministères à «mutualiser leurs forces». Dirigée par la contrôleuse générale Stéphanie Cherbonnier, jusqu’ici au pôle judiciaire de la police nationale et dont l’adjoint sera le procureur de la République de Bayonne Samuel Vuelta-Simon, l’Ofast sera «pleinement opérationnel» dès janvier 2020. Il remplace l’Office central pour la répression du trafic illégal de stupéfiants (Ocrtis.

 

Sur le volet opérationnel, le plan prévoit aussi d’augmenter le nombre de Cross, c’est-à-dire de «cellules du renseignement opérationnel contre les stupéfiants», expérimentées il y a quatre  ans par le secrétaire d’État Laurent Nuñez, quand ce dernier était préfet de police à Marseille. L’idée, a rappelé Christophe Castaner, est de «mettre tous les acteurs autour d’une table pour qu’ils partagent les informations dont ils disposent». Avant de prévenir, solennel: «Un “tuyau” qui n’est pas partagé, c’est un réseau qui n’est pas démantelé.» Soucieux de «frapper où ça fait mal: au patrimoine des dealers», les artisans du plan anti-stups déplorent qu’«aujourd’hui, sur 500 millions d’avoirs criminels saisis, seulement 10 % sont issus des trafics de stupéfiants». Enfin, une grande campagne de sensibilisation va être lancée pour «alerter sur les risques sanitaires», «rappeler les sanctions encourues» et «casser l’image festive et joviale de la drogue».

Urgences : « »Un plan trop limité »

Urgences : « »Un  plan trop limité »

 

 

Le plan de la ministre de la santé est considéré comme trop limité dans sa nature et dans le temps par trois infirmiers et un psychiatre du collectif Inter-Urgences qui s’exprime dans une tribune du monde. Extrait

Tribune. 

 

« Agnès Buzyn a dévoilé son plan pour sauver les urgences du péril actuel, avec la réaffectation de crédits de 750 millions d’euros sur trois ans. Pas de nouveaux crédits, aucun investissement dans la santé des Français alors qu’il s’agit d’une préoccupation phare des citoyens.

Avec le gouvernement Macron, l’habitude est prise de sortir de la crise en renforçant le pouvoir en place, l’austérité et l’aggravation des problèmes de fond sous prétexte de « refondation », de « solutions » et « d’innovation ». Les termes changent mais l’hôpital reste la variable d’ajustement dans cette course effrénée de réduction des dépenses publiques, au détriment de ce qui fait sens. Les soignants travaillent toujours plus pour toujours moins, dans des locaux à l’image de cette dégradation ambiante.

C’est une crise environnementale : des ressources sont détruites, des citoyens voient leur état de santé s’aggraver, et parfois, meurent d’un manque d’accès à ces biens communs

Là encore, ce plan du ministère de la santé suit cette règle : pas de moyens humains nouveaux mais de nouvelles organisations pour mieux adapter les individus à cette pénurie systémique. Comme l’écrit la philosophe Barbara Stiegler, « il faut s’adapter » est devenu le « nouvel impératif politique » du moment. Et c’est précisément cette logique d’adaptation – « les solutions » de Mme Buzyn et de ses conseillers – qui est problématique car le cadre général de cette politique ne peut être remis en cause. A défaut, ce plan propose des mesures symptomatiques de court terme (financement sur trois ans), limitées et inadéquates.

Les urgences sont le point de cristallisation de la situation des hôpitaux et des dispositifs accessibles tant en amont qu’en aval de l’hôpital public, mais la crise est généralisée. Il s’agit de penser tout ensemble. C’est une crise environnementale : des ressources sont détruites (personnels soignants, structures de soin), des citoyens voient leur état de santé s’aggraver, et parfois, meurent d’un manque d’accès à ces biens communs. »

 

 

Plan Buzyn Urgences: rejet par les soignants

Plan Buzyn  Urgences: rejet par les soignants

 

 

Comme il fallait s’y attendre,  les soignants ont massivement rejeté le plan proposé pour les urgences par la ministre de la santé. Il considère en effet qu’on est loin du compte avec les mesures envisagées. D’abord l’enveloppe budgétaire qui sera étalée sur quatre ans apparaît très insuffisante. Il faudrait des milliards la où seulement moins de 200 millions par an sont prévus. Des mesures vont dans le bon sens mais elles sont trop partielles et trop lointaines. Les soignants considèrent ce plan comme du bricolage qui n’entraînera pas une augmentation significative de l’offre  médicale pour répondre à l’enjeu.

 

Le collectif Inter-Urgences, à l’origine de cette grève inédite par sa durée – bientôt six mois – et son ampleur – 250 services d’urgence à ce jour (193 selon le ministère) – réclame toujours plus d’effectifs, plus de lits d’hospitalisation et une revalorisation des rémunérations.

Les médecins, jusqu’à présent restés en dehors de la grève menée par les paramédicaux, pourraient, pour partie d’entre eux, s’en mêler. Présent à l’assemblée générale du collectif Inter-Urgences, l’emblématique président de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf), Patrick Pelloux, a indiqué que son organisation déciderait jeudi « si (elle) rejoint le mouvement ». « Très déçu » par les annonces, Patrick Pelloux, a évoqué « un rendez-vous raté » sans « rien sur les revalorisations salariales » et a prédit que « la contestation va être sévère ».

Service des urgences : un plan insuffisant et trop à long terme

Service des urgences : un plan trop à long terme

De  fait  sous la tutelle de Bercy, la ministre, Agnès Buzyn, a  dû étaler son plan de 750 millions sur quatre ans. Un plan qui pourra porter des améliorations à moyen terme mais qui ne répond pas à la crise d’aujourd’hui. Notons aussi que la plus grosse partie des fonds, c’est-à-dire la moitié ira au financement d’un service téléphonique d’orientation des patients (service d’accès aux soins) sorte de poste d’aiguillage intéressant mais qui ne permettra pas d’augmenter l’offre de soins. Notons que ce service ne sera pas opérationnel avant l’été 2020. On autorisera aussi le personnel médical non médecins (pharmaciens, infirmières, kinésithérapeutes)  à intervenir pour des pathologies légères. S’il est clair qu’il faut désengorger les urgences encore faudrait-il aussi renforcer considérablement les moyens hospitaliers. L’enveloppe prévue n’est pas à la hauteur des les enjeux. Un seul exemple l’amélioration de l’offre médicale pour les maisons de retraite représente déjà plus de 1 milliard d’euros.

Le plan repose “sur un renforcement de la proximité pour l’accès aux soins”, “des modes de financements adaptés qui valorisent certaines organisations vertueuses”, et “le numérique, qui doit faire partie maintenant du système de santé”, a indiqué la ministre

On envisage aussi la création de 50 maisons de santé près des services d’urgence les plus saturés. Le problème sera le même que dans les zones rurales. On a bien construit du béton mais le nombre de médecins qui pratiquent dans ces centres est notoirement insuffisant voire insignifiant. Il est également prévu de créer un service spécifique pour les personnes âgées dans les hôpitaux mais évidemment je pose de la même manière la question du personnel soignant et plus généralement des moyens.

Certaines pathologies seront prises en charge par des professionnels de santé non médecins. Les masseurs-kinésithérapeutes pourront ainsi traiter directement la traumatologie bénigne, comme une entorse à la cheville. Les pharmaciens et infirmiers feront des prescriptions simples.

Des infirmiers seront également formés en “pratique avancée” aux urgences pour poser un premier diagnostic, réaliser des sutures ou encore prescrire des actes d’imagerie.

Les urgences ne seront plus financées au nombre de passages enregistrés mais en fonction de la population que le service couvre, de ses caractéristiques socio-économiques, ainsi que de l’offre médicale libérale sur le territoire. Il sera également demandé à chaque groupement hospitalier de territoire (GHT) de mettre en place un dispositif de gestion des lits dès 2020.

Le plan limite par ailleurs le recours au travail intérimaire, coûteux pour le système. Il sera par exemple interdit pour un professionnel de santé de cumuler plusieurs emplois dans le secteur public au 1er semestre 2020.

“Il y a des bons trucs (…), des trucs avec lesquels on est d’accord. Mais sur l’application, ça va être très compliqué”, a réagi sur BFMTV Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France. “Je ne vois pas où on va chercher ces fameux 750 millions avec un Ondam (objectif nationale des dépenses d’assurance maladie) qui est figé.”

BNP Paribas ! Nouveau plan de dégraissage des effectifs dans le secteur bancaire

BNP Paribas ! Nouveau plan de dégraissage des effectifs dans le secteur bancaire

 

 

Ce n’est pas le premier plan de dégraissage ni sans doute le dernier dans le secteur bancaire en pleine restructuration du fait notamment du rôle du numérique dans la gestion des opérations.

La plupart des banques françaises ce recentrent  sur leur activité de crédit et se  retirent  de la très concurrentielle activité de marché. Ajoutons à cela une suppression aussi régulière des agences locales. Pour BNP, il s’agit  seulement pour l’instant de réduire ses effectifs qui s’occupent de titres. Pour maintenir leurs profits dans un univers de taux bas et de plus en plus concurrentiel, les grandes banques annoncent les unes après les autres des coupes drastiques dans leurs effectifs. Selon les informations du journal Le Monde, BNP Paribas compte ainsi supprimer en trois ans de 446 à 546 postes en France dans sa filiale BNP Paribas Securities Services (BP2S) qui s’occupe de conservation de titres.

 

Ce métier, qui consiste à enregistrer les transactions sur les actifs financiers et à tenir les comptes titres des clients, occupait dans l’Hexagone 2531 salariés fin 2018. Ce sont donc 20 % des effectifs qui devraient disparaître. «BNP Paribas Securities Services a lancé un programme avec pour objectif de permettre la poursuite d’une croissance durable et profitable, en optimisant son modèle opérationnel et en simplifiant son organisation», a indiqué pour sa part la banque, tout en indiquant qu’il n’y aurait pas de départs …

 

Sécheresse: un plan bidon

Sécheresse: un plan bidon

78 des départements  restent en effet placés en restriction d’eau. Une situation qui perdure dans le temps, l’hiver ayant été sec, et qui a des conséquentes concrètes pour les agriculteurs et éleveurs. Ceci étant, les plans de restriction d’usage de l’eau demeurent relativement théoriques. Face à la sécheresse la France a mis en place un plan sophistiqué de lutte pour économiser l’eau. Il existe quatre niveaux de vigilance. Mais même dans les zones concernées par la plus haute vigilance zone dite rouge le plan de lutte contre la sécheresse apparaît à la fois dérisoire et non respectée. Dans ces zones dites rouges on peut toujours voir de nuit comme de jour des canons à eau arrosée des cultures souvent d’ailleurs en pure perte. En effet de jour 80% de cette eau s’évaporent aussitôt. Dans nombre de ces régions la culture de maïs très gourmande en eau est complètement inappropriée au climat. Des millions de tonnes d’eau sont ainsi gaspillés et l’interdiction de laver des voitures en comparaison paraît particulièrement désuète. La canicule fait encore des ravages.

Dans les Alpes (comme ailleurs, NDLR) °, région habituellement épargnée par la sécheresse, l’inquiétude est de mise. « Il n’y a plus d’herbe depuis plusieurs semaines, plus de pâtures, les vaches sont à l’étable et consomment le fourrage réservé à l’hiver », s’alarme Denis Novel, exploitant en Savoie. De fait, la production laitière est plus faible, certains professionnels l’estimant en baisse d’un tiers.

Pourtant, les précipitations et orages des derniers jours ont donné de l’espoir aux agriculteurs. « On a eu de la pluie très fine qui a bien pénétré le sol, ça va bien le regorger et ça peut sauver les meubles », espère quant à lui David Judicq, agriculteur dans le même département. Mais pour nombreux de production c’est déjà trop tard notamment quand les plantes ont été brûlées. Non seulement le volume de production va être affecté mais les coûts de production s’envolent.

Plan restriction d’eau : de la rigolade

Plan  restriction d’eau : de la rigolade

Officiellement des mesures drastiques auraient été prises dans 32 départements pour réguler l’utilisation de l’eau. Comme d’habitude sans doute,  une grande rigolade. On  va se focaliser sur le lavage des voitures, des terrasses ou encore des douches de plage. Il y aura  des restrictions voire des interdictions pour les prélèvements à destination de l’agriculture (80% de l’eau). . Mais des mesures qui sont rarement respectées quand on constate par exemple que des maïs sont encore arrosés en plein midi (à peine 20 % de cette eau  bénéficie à la plante). Il est clair que ce plan est loin d’être à la hauteur des enjeux concernant une ressource de plus en plus précieuse avec en particulier l’élévation des températures. Exemple de mesures prises sur le département de Vendée. La Vendée est en alerte renforcée ou en niveau de crise sur une large partie de son territoire. « Ces derniers jours, le département de la Vendée a fait face à de très fortes chaleurs et aucune précipitation significative n’a été constatée », souligne la préfecture dans un communiqué, en invitant chaque utilisateur d’eau à « agir afin de maîtriser sa consommation ». À partir de samedi, les prélèvements sont interdits totalement ou partiellement dans plusieurs cours d’eau pour les agriculteurs, particuliers, industriels et collectivités territoriales.  Le préfet de Loire-Atlantique a également annoncé des restrictions vendredi soir avec notamment des interdictions de « remplissage et mise à niveau des plans d’eau et des piscines, nettoyage des véhicules, des bâtiments, des terrasses et des voiries, alimentation des fontaines et douches de plage » sur une partie du département. Bref, des mesures parfois dérisoires, d’autres plus significatives mais qui seront peu ou pas appliquées. À quand par exemple la fin de la culture du maïs dans nombre de départements qui ne sont absolument pas adaptés au climat nécessaire à cette plante ?

Défaillances d’entreprises: +10% en 2018 au plan mondial

Défaillances d’entreprises: +10% en 2018 au plan mondial

 

Baisse de la demande, difficultés de financement et incertitudes sur le climat des affaires ont contribué à augmenter de manière sensible le nombre de défaillances d’entreprises dans le monde Les défaillances d’entreprises ont progressé de 10% sur un an en 2018, entraînées par un bond de 60% en Chine où les autorités ont recours à des mises en faillite pour les sociétés dites « zombies », selon une étude publiée mercredi.

« En 2018, les défaillances à l’échelon international ont confirmé la tendance à la hausse débutée en 2017 après sept années de baisse consécutive », a souligné l’étude de l’assureur-crédit Euler Hermes, intitulée « Les dégâts collatéraux d’une croissance trop faible ». La tendance haussière devrait se poursuivre cette année avec une progression attendue de 6% par les auteurs de l’étude, qui porte sur 43 pays représentant 83% du Produit intérieur brut (PIB) mondial. « Nous nous attendons à ce que la croissance économique devienne progressivement insuffisante pour un nombre plus élevé de sociétés en raison de leurs coûts de production, du (re) financement des coûts et des défis structurels », a prévenu Euler Hermes. Les entreprises « dans un nombre plus élevé de pays » sont ainsi touchées par la baisse de la demande, mais aussi par « la fin du financement facile » qui s’est caractérisé ces dernières années par des taux d’intérêts très faibles sur le marché.

En Chine, les faillites ont progressé de 60% l’an dernier et devraient encore augmenter de 20% en 2019, a estimé l’étude qui attribue cette forte hausse au recours de plus en plus fréquent à cette procédure par les autorités.

« Elles optent pour les défaillances pour donner un coup de balai dans les entreprises publiques dites ‘zombies’ », a expliqué l’étude, en référence aux sociétés qui se sont lourdement endettées grâce aux taux bas et dont la viabilité est menacée par leur hausse. Dans ses prévisions, Euler Hermes s’attend aussi à une augmentation des défaillances au Royaume-Uni (+9%) cette année, après +12% en 2018, en raison du Brexit, tout en prévenant que les entreprises britanniques « resteraient hautement vulnérables » en cas de sortie sans accord de l’UE.

En Europe occidentale, 2018 a connu une hausse de 2% des défaillances, mettant ainsi fin à une période de trois ans de baisse. Cette tendance devrait légèrement s’accentuer cette année à 3%.

Plan santé Macron : du pipeau !

Plan santé Macron : du pipeau !

Pour simplifier à outrance, le plan de Macron se résume à la création de 400 postes de médecins et de 4000 assistants médicaux. Un chiffre évidemment à comparer auprès de 300 000 médecins actuellement en activité. Par ailleurs la réforme du numerus clausus ne donnera pas d’effet avant les années 2030 alors que la baisse du nombre de médecins va se poursuivre jusqu’en 2025. Ne parlons pas de la création de ses annexes composées de médecins généralistes près de Puteaux public pour soulager les résurgences. Un peu la même problématique pour les centres de santé : cela n’influe pas sur la baisse du nombre de praticiens. Quant aux déserts médicaux,  Macron a abandonné toute perspective de contrainte d’installation pendant un temps de jeunes médecins dans les zones défavorisées. Dernier aspect bâclé,  celui des jeux hôpitaux publics dont on veut changer le mode de financement alors il s’agit surtout de changer le mode d’organisation. Des hôpitaux publics caractérisés par un paradoxe à savoir l’excellence dans l’intégration des progrès de la médecine et des traitements mais un véritable bazar sur le plan organisationnel. Une sorte d’usine où chaque atelier est sans coordination avec les autres services. Bref au total un nouveau plan bidon. Une réforme comme les autres faites à la va-vite et qui n’aborde pas les questions centrales y compris celles du rapport au travail de certains jeunes médecins qui préfèrent être fonctionnaires ou spécialistes. Plutôt que généralistes libéraux et qui eux aussi ont adhéré la philosophie des 35 heures Au 1er janvier 2017, la France comptait 290 974 médecins, un chiffre en hausse de 1,8% par rapport à 2016. Mais cette légère progression n’est qu’apparente. En réalité, on observe une baisse de l’activité régulière. Conclusion il faudra encore compter sur le recrutement de médecins étrangers pour combler nos carences pendant une douzaine d’années. En effet les chiffres sont incontournables quant à la démographie des médecins. Au 1er janvier 2017, la France comptait ainsi 290 974 médecins, chiffre en hausse de 1,8 % par rapport à 2016, et de 15 % sur 10  ans. Une légère progression qui n’est toutefois… qu’apparente! Et ce, pour trois raisons. D’une part, la hausse enregistrée s’explique par celle du nombre des médecins retraités, qui a bondi de… 93,6 % en 10 ans tandis que les actifs n’ont progressé que de 0,9 %. Cette hausse cache de fortes disparités territoriales. Si le nombre de médecins a baissé dans les Ardennes, la Haute-Marne, la Nièvre ou la Seine-Saint-Denis, il a en revanche fortement augmenté dans le Morbihan, en Haute-Savoie et en Loire-Atlantique. «On ne mesure pas d’impact significatif des précédents plans de lutte contre les déserts médicaux. Au contraire, il y a plutôt une prime négative aux départements en difficulté qui s’enfoncent. À noter parallèlement : les médecins diplômés à l’étranger qui s’installent en France, dont le nombre a augmenté de… 90 % en 10 ans, alors que de nombreux étudiants français sont refoulés par le «numerus clausus» en première année de médecine (Paces). Aujourd’hui, plus d’un médecin sur 10 en exercice (11,8 %) a obtenu son diplôme à l’étranger, avec une prédominance de médecins roumains. « La baisse des médecins est surtout sensible chez les généralistes (88 137 en activité régulière): leur nombre a reflué de 9,1 % en dix ans dans toutes les régions, à l’exception des Pays de la Loire et des DOM. À l’inverse, les spécialistes (84 862) ont vu leurs effectifs augmenter de 7,2 % sur dix ans.

Le plan pauvreté chiffré à huit milliards (Griveaux)…: du pipeau

Le plan pauvreté chiffré à huit milliards (Griveaux)…: du pipeau

Le porte-parole du gouvernement annonce un plan pauvreté d’un montant de 8 milliards. Première observation, ce plan est réparti sur quatre ans, soit 2 milliards par an. En outre, il doit agglomérer toutes sortes de prestations dont certaines n’ont rien à voir avec la pauvreté. Alors pourquoi ce chiffre de 8 milliards ? Tout simplement parce que c’est ce qui correspond aux cadeaux fiscaux fait par Macron, mais là sur une année. La ficelle est évidemment un peu grosse Griveaux, le spécialiste en langue de bois en « chaine » n’a pas l’habitude de faire dans la nuance objective. Par exemple quand il critique le Sénat pour l’audition de Benalla considérant qu’il y avait double emploi avec l’enquête judiciaire. Un propos également relayé malheureusement par la ministre de la justice. On se demande  comment ces technocrates et ces oligarques peuvent tenir un discours pertinent sur la pauvreté éloignés qu’ils sont des réalités sociales et économiques. Comment par exemple peuvent-ils comprendre qu’un CDD de 25 heures par semaine rémunérait entre eux 800 et 900 € est moins intéressants qu’un RSA en fonction de la taille du foyer. Comment peuvent-ils comprendre que la plupart des formations ne débouchent sur rien ou alors sont réservés pour l’essentiel aux cadres. Sans parler des détournements de fonds qui nourrissent les structures de formation. Un hold-up de 35 milliards par an dénoncé à de nombreuses reprises par la Cour des Comptes elle-même. Comment pourrait-il comprendre que l’objectif de consommer  cinq fruits et légumes par jour est impossible à tenir dans les foyers les plus défavorisés car il faudrait doubler le budget alimentation qui passerait alors de 200 à 400 €. Pas facile quand il faut déjà payer un loyer en moyenne de 600 €. La pauvreté est un produit majeur du chômage, même s (il existe d’autre causse.  D’après le e réseau des banques alimentaires est le principal acteur de collecte de denrées alimentaires environ quatre millions de personnes ont recours chaque année à l’aide alimentaire, dont 1,9 million via les banques alimentaires. Mais, pour la Fédération, « l’insécurité alimentaire pourrait concerner une population plus importante«, certaines personnes ayant des réticences à solliciter une assistance. Le nombre de personnes aidées est en croissance régulière et 64% d’entre elles sont aidées depuis moins d’un an (un taux qui s’explique aussi, pour une bonne part, par le renouvellement constant des personnes aidées). L’impact du chômage se lit ainsi dans le fait que 85% de ces derniers sont sans emploi. Dans 38% des cas, la perte d’un emploi ou d’une activité est le premier déclencheur des difficultés financières. Et parmi ceux qui ont un emploi, 60% travaillent à temps partiel. Viennent ensuite les ruptures familiales, qui peuvent faire basculer dans la précarité : 26% des bénéficiaires de l’aide alimentaire sont divorcés. A la fois cause et conséquences de la précarité : 73% des bénéficiaires de l’aide alimentaire vivent avec moins de 1.000 euros nets par mois et par foyer.
Il ne s’agit pas pour autant de foyers marginalisés, puisque 88% ont un logement stable et que 22% ont un niveau d’études correspondant au bac et plus. Enfin, 65% des bénéficiaires de l’aide alimentaire ont des enfants (dont un quart en bas âge) et 34% sont des familles monoparentales.

 

Plan pauvreté : des mesurettes ?

Plan pauvreté : des mesurettes ?

 

Il ne faut sans doute pas s’attendre à un plan de grande envergure pour réduire la pauvreté. Deux principales raisons à cela,  d’abord le nombre de pauvres est important selon les (environ que quelqu’un, soit autour de 7 millions de personnes en France. Parmi ceux-ci on trouve même 1 million de salariés, la plupart du temps en CDD et à temps partiel). La question centrale est de savoir comment permettre à ces catégories  de vivre dignement. En réalité sur ce budget 2000 € environ il faut enlever un loyer de 600 € en moyenne. Le loyer constitue le premier poste de dépenses. Le second poste de dépenses concerne l’alimentation. En moyenne les Français dépensent de 220 à 540 € dans ce domaine pour une moyenne de 400 euros ; pas de quoi s’étonner si les dépenses d’alimentation sont de plus en plus ajustées à la baisse les plus pauvres. L’objectif de cinq fruits et légumes par jour est complètement inatteignable. Il faudrait en effet doubler le budget alimentation. Notons que parallèlement le gouvernement a quand même accordé un cadeau fiscal aux plus riches. De l’ordre de 5 milliards pour le seul ISF et en moyenne 1,5 millions pour les 100 plus riches. De quoi apporter une aide substantielle aux plus précaires. Mais comme on le sait, Macron est plus sensible aux intérêts financiers qu’à l’intérêt des plus défavorisés. Du coup le plan pauvreté va vraisemblablement se réduire à une addition de mesurettes qui ne changera pas fondamentalement la situation des intéressés et l’injustice sociale qui prévaut de plus en plus. Et que même Giscard d’Estaing dénonce lui aussi ! Ci-après) PARIS (Reuters) – Emmanuel Macron, qui peine à se départir de l’étiquette de “président des riches” qui lui est accolée depuis son accession au pouvoir, présentera jeudi sa stratégie nationale de lutte contre la pauvreté, un plan qui suscite de fortes attentes dans le secteur associatif et à l’aile gauche de sa majorité.

Transports propres : encore un plan

Transports propres : encore un plan

 

Comme sur d’autres sujets, la France n’en finit as d’additionner les plans, cette fois sur les transports. De ce point de vue la France est mal placée en matière de pollution. On sait que les transports sont de loin le premier émetteur d’émission polluante. En cause, uen politique des transports qui n’a pas été réellement révisée depuis 40 ans et qui fait la part belle à l’automobile. Pra ailleurs en matière de mobilité des marchandises, le transport par fer est en voie d’extinction. Du coup on ressort les gadgets avec une petite avancée pour le transport collectif. Il y a fort à parier que tout cela ne changera pas grand-chose et que la France risque encore d’être condamnée dans ce domaine par les autorités européennes pour faute de lutte significative contre la pollution du transport.

Le gouvernement présente donc vendredi une série d’engagements en faveur des transports plus respectueux de l’environnement avec l’ambition d’améliorer la qualité de l’air, un sujet qui vaut à la France d’être placée sous surveillance de l’Union européenne. Transports en commun, covoiturage, véhicules économes en carburant : le train de mesures que doivent dévoiler conjointement les deux ministres chargés du dossier, Elisabeth Borne et Nicolas Hulot, a pour but de faciliter l’usage des modes concurrents de la voiture individuelle classique. L’exécutif souhaite par exemple offrir aux collectivités locales la possibilité – à la fois sur le plan légal et opérationnel – de créer des voies réservées au covoiturage, dit-on au ministère de la Transition écologique. Une expérimentation en ce sens est en cours depuis le mois de mai sur un tronçon de l’A86, en Ile-de-France. Le gouvernement doit également confirmer le maintien d’un bonus-malus écologique sur la vente de voitures pour toute la durée du quinquennat, avec un abaissement graduel du seuil de déclenchement du malus.

Plan biodiversité :  » pas assez concret » (Allain Bougrain-Dubourg)

Plan biodiversité :  » pas assez concret » (Allain Bougrain-Dubourg)

INVITÉ RTL – Allain Bougrain-Dubourg, le président de la Ligue pour la protection des oiseaux, réagit au plan biodiversité présenté par Nicolas Hulot ce mercredi 4 juillet. (RTL)

Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, a présenté ce mercredi 4 juillet un plan de sauvegarde de la biodiversité. Peut-on parler d’un plan de sauvetage suffisant ? « Tel qu’il apparaît, non, car on n’est pas assez dans le concret, regrette Allain Bougrain-Dubourg, le président de la Ligue pour la protection des oiseaux. Je voudrais quand même signaler que c’est formidable de constater que Nicolas Hulot veuille porter la question de la biodiversité et son déclin au même niveau que la question climatique ». Un paradoxe tout de même que l’exécutif parle de biodiversité, quand on sait qu’Emmanuel Macron veut remettre les chasses présidentielles à l’ordre du jour par exemple. « Oui, la France chasse 66 espèces différentes d’oiseaux contre une moyenne de 14 espèces dans le reste de l’Europe… déplore Allain Bougrain-Dubourg. Ce plan me gêne un peu car il n’est pas au plus prêt des réalités : il reste 500 à 1.000 visons d’Europe, une trentaine d’aigles de Bonelli… Il faut du courage pour mettre un terme à ces mauvaises habitudes ». Pour l’expert, il n’est pas trop tard pour faire changer les choses car « il y a toujours la capacité d’une résilience ». Le président de la Ligue pour la protection des oiseaux prend l’exemple des années 1970, où il n’y avait quasiment plus de faucons pèlerins et où il y avait moins de dix couples de cigognes blanches : ces premiers colonisent Paris aujourd’hui, et il y a plus de 2.000 couples de cigognes blanches. « On a sauvé toutes ces espèces emblématiques, maintenant il faut sauver la nature ‘ordinaire’, celle qui nous entoure et qui s’estompe timidement. Les oiseaux se cachent pour mourir, alerte Allain Bougrain-Dubourg. Il faut que les moyens suivent (…), les Français attendent des élus un peu de courage« .

Ephad -Dépendance : un micro plan

Ephad -Dépendance : un micro plan

 

Un micro  plan là où il faudrait une vraie mise à plat, des décisions urgentes et d’autres plus structurelles concernant notamment  le financement. . Par exemple pour les effectifs, cela se traduira par 0.2 poste en plus par établissement alors qu’en moyenne on compte 60 salariés par établissement pour 100 résidents. Des résidents de plus en plus âgés et de plus en plus dépendants.   Les mesures immédiates sont cosmétiques et celles concernant l’avenir hypothétiques. Comment par exemple financer les Ephads dont le cout moyen de pension est de 2200 euros quand les retraites moyennes sont de 1200 euros ? Au rang des mesures « immédiates », la ministre  dévoilé des actions pour « améliorer la qualité des soins et des accompagnements en établissement » .Pour résumer, on surtout décidé du principe d’une infirmière de nuit et encore mutualisée entre plusieurs établissements. • Pour désengorger les services d’urgences – et éviter le traumatisme d’une hospitalisation chez des personnes fragiles – le développement de l’hospitalisation à domicile y compris en Ehpad est évoqué, ainsi que la création de 1.000 places en Ehpad  facturées au même prix qu’à l’hôpital, pour raccourcir les séjours et préparer le retour à domicile.  Pour limiter des déplacements en consultation, la télémédecine devra être généralisée d’ici 2022, une mesure chiffrée à 40 millions d’euros sur cinq ans. La ministre prévoit en outre un plan d’investissement de 100 millions d’euros pour la rénovation des infrastructures et du matériel. Pour les personnels, des actions de prévention pour améliorer la qualité de vie au travail seront multipliées. Bref, vraiment des petits pas.

Plan Ehpad- dépendance : « Un petit pas », (Romain Gizolme- AD-PA)

Plan Ehpad- dépendance  : « Un petit pas », (Romain Gizolme- AD-PA)

C’est le jugement du directeur de l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA), Romain Gizolme, sur FRANCEINFO) après l’annonce du pal Ephad-dépendance.

 

 Avec ces mesures, est-ce que les personnes âgées vont-être mieux traitées ?

 

Clairement pas. On nous annonce 143 millions d’euros supplémentaires. Evidemment ça paraît beaucoup mais 143 millions d’euros supplémentaires sur trois ans, si vous le rapportez au nombre d’établissements, ça ne représente que 1 500 postes supplémentaires pour 7 500 établissements. Donc, on voit bien que cela ne va pas apporter le changement en termes de qualité d’accompagnement pour les personnes âgées, ni apporter plus de soutien aux proches et aux familles ou encore améliorer les conditions de travail des professionnels.

Qu’allez-vous faire de cet argent ?

Nous allons faire quelques embauches qui permettront d’un peu améliorer la situation mais ces financements-là ne permettront pas par exemple de compenser la suppression des contrats aidés. Donc cela ne changera pas la situation des personnes âgées, des familles et des professionnels. C’est en cela que les perspectives que l’État ouvre nous paraissent plus intéressantes et notamment avec l’engagement qu’a pris Emmanuel Macron de réfléchir à un projet de financement nouveau, l’aide aux personnes âgées dans son ensemble, donc en établissement et à domicile, avec un calendrier assez resserré puisqu’il a envisagé ça pour fin 2018, début 2019. C’est extrêmement  intéressant, d’autant que les organisations de professionnels mais aussi de retraités, de personnes âgées ou de familles attendent cette grande réforme. La création de ce que certains appellent un cinquième risque que nous préférons appeler une prestation autonomique qui permettra réellement d’augmenter le temps de présence auprès des personnes âgées et de réduire les coûts pour les personnes âgées et les familles.

Les personnels des Ehpad ont manifesté et exprimé un grand désarroi ces derniers mois. Est-ce que le climat s’améliore du côté du personnel ?

Il va falloir effectivement créer les conditions d’une amélioration des conditions de travail mais aussi d’accompagnement des personnes âgées et du soutien aux familles. Cela va passer par une réforme profonde de notre modèle de protection sociale pour les personnes âgées et puis des réponses en termes de service. Aujourd’hui, il est clair qu’il faut envisager le développement de structures alternatives qui répondraient mieux aux attentes des personnes âgées. L’Etat dit qu’il va réfléchir à ces questions donc on voit bien qu’il faut engager un grand chantier, c’est en cela que les annonces de la ministre de la santé, Agnès Buzyn sont intéressantes parce qu’elles prévoient visiblement d’engager ce grand chantier et cette réflexion de société.

La dépendance va couter de plus en plus cher. Aujourd’hui, plus d’un million et demi de personnes de plus de 85 ans sont pris en charge. Qui financera la dépendance ?

Il y a différentes pistes de financement qui peuvent être envisagées. En 2011, le Conseil économique social et environnemental s’était penché sur la question et l’ensemble des organisations, à la fois d’employeurs et de salariés avaient trouvé une piste de financement qui était acceptée par la société civile. Il y a la deuxième journée de solidarité qui ne fait pas l’unanimité mais on voit bien qu’il peut y avoir différentes pistes de financement. Soit on paye collectivement, soit on paye individuellement, ça c’est un choix de société. Mais aujourd’hui, l’ensemble des français trouve déjà payer trop cher pour l’accompagnement de leurs parents. Aujourd’hui, nous demandons à des personnes âgées, à des familles, d’assumer plus de 60% du prix de journée du coût de fonctionnement d’un établissement, on n’assume pas autant pour un séjour hospitalier ou sinon personne ne se soignerait. Je pense que les français ne peuvent pas payer plus. Quand vous avez un prix moyen d’un séjour en maison de retraite qui est de l’ordre de 2 200 euros et que vous avez des pensions de retraites moyenne à 1 200 euros, ça n’est pas tenable.

Dépendance –Ehpad : un micro plan !

Dépendance –Ehpad : un micro plan !

Il se pourrait bien que la ministre de la santé annonce un micro plan pour les Ephads et la dépendance en général (en fait à peu près rien sur le maintien à domicile qui connait une vraie crise de rémunération et de vocation). Pour les Ephads, on a annoncé un poste d’infirmière de nuit, c’est mieux que rien mais cela ne répond pas à la question fondamentale de la dépendance. L’urgence dans les Ephads est davantage à la dépendance qu’aux soins.  Le taux d’encadrement pour cette dépendance est particulièrement faible, à 0,57 soignant pour un résident, soit moins de 60 agents pour 100 personnes. Il faut répondre à la demande renforcement de effectifs dès maintenant, en m^me temps prévoir l’évolution démographique. i. En 2060, 23,6 millions de personnes seraient âgées de plus de 60 ans, selon les projections de l’Insee. En avril dernier, la ministre de la Santé avait reconnu que plusieurs pistes étaient à l’étude, solidarité. En clair uen deuxième journée pour les vieux, c’est à dire un impôt. Pour les personnels des maisons de retraite médicalisées, la détérioration de leurs conditions de travail va de pair avec celle des conditions de vie des résidents.  Il n’y a pas si longtemps Macron affirmait lors d’une visite dans un établissement hospitalier que les Ehpad étaient composé de nombreuses personnes non dépendantes justifiant sans doute ainsi la réduction des moyens budgétaires affectés. Dans son intervention sur TFI, Macron avait changé son raisonnement sans doute informé que pour la très grosse partie, les résidents d’Ehpad sont effectivement surtout dépendants.  Alors que le système d’accueil des personnes âgées en Ehpad est en difficulté, Emmanuel Macron promet: « on sera au rendez-vous, on va changer les choses ». « On a besoin d’une vraie transformation et vous avez ma parole qu’on fera ce qu’il faut », ajoute le chef de l’Etat lors de son interview sur TF1. Il note que « le système a changé »: E de citer des chiffres qu’on a dû lui fournir récemment « On y entre autour de 85 ans, on y reste environ deux ans. Ce n’est plus comme avant, lorsqu’on y entrait à une soixantaine d’années! Les personnes sont de plus en plus dépendantes, on doit davantage les médicaliser. On va changer les choses ». La question c’est quoi, quand et comment ! Une infirmière de nuit, ce n’est pas vraiemenet suffisant ! Il faut en effet répondre aux urgences du moment concernant le effectifs et prévoir les conséquences à terme du vieillissement de la population.

Mayotte : un plan de 1.3 milliards

 Mayotte : un plan de 1.3 milliards

Un plan pour sortir Mayotte de la crise notamment de l’insécurité qui règne dans ce département particulièrement pauvre. Reste à savoir si ce plan sera aussi capable de réguler la vague d’immigration en provenance des Comores ; ce plan fait suite aux blocages et grèves qui ont paralysé l’île pendant plusieurs semaines. Ce département – le plus pauvre de France – a connu en février et en mars un mouvement social d’ampleur né d’un sentiment d’insécurité notamment aux abords des établissements scolaires et d’une crise sociale dans la santé, le logement, les transports et l’éducation. A cela s’ajoute une immigration illégale massive comorienne “qui ne fait qu’amplifier les effets, au point de les rendre insupportables”, a précisé Annick Girardin. Cette dernière a donc annoncé un plan de “53 engagements, regroupant près de 125 actions” pour un montant global de 1,3 milliards d’euros sur le quinquennat. En termes de sécurité, le gouvernement prévoit la mise en place d’une police de sécurité du quotidien ainsi qu’une augmentation des effectifs de police et de gendarmerie. La présence des forces de l’ordre sera ainsi renforcée aux abords des établissements scolaires et dans les transports. Une agence de santé sera créée afin de renforcer l’autonomie de gestion et de décision du territoire. Les moyens dédiés à la prévention seront portés à hauteur de 15 millions d’euros à partir de 2019 et 200 millions d’euros seront consacrés à la modernisation de l’hôpital. Des mesures permettront également de faciliter l’accès aux soins. Près de 500 millions d’euros seront engagés pour l’éducation, tandis que le programme d’investissements dans les transports sera porté à 110 millions d’euros dans les quinze prochaines années, dont 40 millions sur le quinquennat afin de fluidifier la circulation. Reste en suspend la question du retour des clandestin en provenance des Comores que le gouvernement comorien refuse de recevoir.

Opel : PSA annule son plan de départs volontaires

Opel : PSA annule  son plan de départs volontaires

 

Officiellement le plan de départ (près de 4000 postes) est suspendu mais il pouraiat bien être complètement annulé En cause la fuite des techniciens et ouvriers qualifiés vers d’autres marques qui elles ont un sérieux besoin de cette main d’œuvre. Plusieurs cadres sont déjà partis ces derniers mois après la finalisation l’été dernier du rachat d’Opel par PSA. Certains ingénieurs de premier plan ont rejoint d’autres constructeurs comme BMW ou des équipementiers comme Continental. Dans le cadre d’un plan de redressement de la marque, PSA veut supprimer 3.700 postes chez Opel en Allemagne d’ici 2020 via notamment des départs volontaires et des retraites anticipées. Les représentants du personnel, emmenés par le patron du conseil d’entreprise Wolfgang Schäfer-Klug, ont cependant exhorté le groupe français à interrompre les départs volontaires qui, à leurs yeux, menacent l’expertise de la marque dans des domaines essentiels. Cette situation illustre la difficulté à laquelle est confronté PSA, qui doit réaliser d’importantes économies pour permettre à Opel de renouer avec la rentabilité après 20 années de pertes sans perdre le savoir-faire sur lequel il compte pour redresser la marque.

Déchets et gaspillage : un mini plan

Déchets et gaspillage : un mini plan 

La question est centrale car il s’agit de réorienter le développement dans l’espace et dans le temps. Dans l’espace en favorisant l’économie circulaire au lieu de faire des milliers de kms à des produits sans réel intérêt autre que celui du prix le plus bas. Intervenir aussi sur le temps d’utilisation de produits dont on a organisé obsolescence afin de les jeter avant qu’ils ne soient complètements usés. Mais sur ces points le gouvernemenet n’a pris aucunes mesures réglementaires ou fiscales significatives, tout juste des encouragements. On aurait pu par exemple augmenter la durée de garantie mais la question est renvoyée à l’Europe qui va sans doute enterrer le problème.  Autre mesure éludée l’interdiction de bouteille plastique. – Le Premier ministre Edouard Philippe a cependant  dévoilé lundi les grandes lignes de la feuille de route gouvernementale destinée à promouvoir une économie circulaire favorisant la robustesse et le recyclage des produits de grande consommation.  “Une obsolescence dont on est aujourd’hui convaincu, (…) c’est celle d’un modèle où on extrait, on fabrique, on vend, on jette”, a-t-il déclaré après la visite de l’usine SEB de Mayenne, qui a fait de la “réparabilité” de ses produits électroménagers un des axes de son développement industriel. Le Premier ministre a ensuite évoqué quelques mesures majeures d’une feuille de route, fruit de cinq mois de travaux, qui en compte une cinquantaine et se veut “un plan de bataille anti-déchets et anti-gaspillage”, incitant les entreprises à fabriquer des produits plus robustes et réparables. D’ici 2020, les équipements électriques, électroniques et les meubles devront ainsi proposer au consommateur une information simple sur leur durée de vie et les possibilités de les réparer à travers un indice qui intégrera ces critères. “Il s’agit d’orienter la consommation vers les produits les plus robustes (…) et vers les produits qu’on peut réparer plus facilement”, a souligné Edouard Philippe. Le texte prévoit également de porter au niveau européen une augmentation de la durée légale de conformité (garantie), aujourd’hui fixée à deux ans, et de faciliter le dépôt de plainte pour les consommateurs via un portail internet prévu à cet effet. Outre l’objectif “d’allonger la durée de vie des produits et de développer la réparation”, le plan gouvernemental vise à développer les filières de recyclage. Un seul logo, “Triman”, indiquera par exemple si tel ou tel produit est recyclable. Le gouvernement souhaite également la création de nouvelles filières de recyclage pour les jouets, les articles de sport et de loisirs ou les équipements de bricolage, mais aussi une “vraie filière” pour les téléphones portables dont “30 millions dorment dans les tiroirs des Français”, a indiqué Edouard Philippe. Le Premier ministre a aussi évoqué l’idée d’une “consigne solidaire” par la mise en place de points de collecte d’emballages recyclables – bouteilles plastique et canettes – qui alimenteraient des fonds dédiés à une cause environnementale ou humanitaire. “La mise en décharge est plus lucrative que le recyclage, ce n’est pas une bonne logique. D’ici la fin du quinquennat, il faut rendre le recyclage compétitif par rapport à la mise en décharge”, a insisté Edouard Philippe, annonçant une baisse de la TVA sur le recyclage, à 5,5%, et un hausse de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP). Le “taux de valorisation des déchets ménagers” s’élevait en 2014 à 39% en France, un chiffre très inférieur à ceux enregistrés en l’Allemagne (65%) et en Belgique (50%), selon le gouvernement. “Un coup de pouce aux collectivités”, a également été annoncé pour mettre en place une tarification incitative sur la collecte des déchets dans le cadre de laquelle les usagers s’acquitteront de leurs redevances en fonction de leur volume de déchets.  Dans un communiqué, l’association France Nature Environnement (FNE) a salué une démarche “encourageante mais incomplète”. “Sur la consigne par exemple, le gouvernement favorise le recyclage plutôt que le réemploi, celui que pratiquaient nos grands-parents avec leurs bouteilles en verre”, a déploré Nathalie Villermet, de FNE, dans ce communiqué.

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