Archive pour le Tag 'plan'

Etats-Unis : 345 milliards d’achats de titres en une semaine, un plan de 2200 milliards

Etats-Unis  : 345 milliards d’achats de titres en une semaine, un plan de 2200 milliards

 

Un immense plan de soutien à l’économie décidée par les États-Unis soit un plan mobilisant 2200 milliards de dollars. La FED  par exemple va la semaine prochaine acheter pour environ 350 milliards d’actifs.

Le plan global doit tenter d’éviter un plongeon de l’économie américaine dans une récession durable, sous l’impact de la pandémie du nouveau coronavirus.

C’est  le plus vaste ensemble de mesures jamais adopté aux États-Unis. Le locataire de la Maison Blanche a une nouvelle fois prédit un rebond économique «spectaculaire» de la première économie mondiale, lorsque le combat contre le virus aura été remporté.

Désormais premier pays du monde en nombre de cas de coronavirus officiellement déclarés (plus de 100 000), et devient le prochain épicentre de la pandémie. «Notre Nation fait face à une situation d’urgence économique et sanitaire d’une envergure historique», avait déclaré la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, juste avant l’adoption de ce plan par le Congrès.

Le plan prévoit notamment l’envoi d’un chèque de 1200 dollars à de nombreux Américains, près de 400 milliards de dollars d’assistance aux petites entreprises, et 500 milliards d’aide aux grandes sociétés, qui seront soumises à la surveillance d’un contrôleur général. Il alloue également quelque 100 milliards de dollars aux hôpitaux, et 30 milliards pour financer la recherche sur les vaccins et traitements du Covid-19. Une enveloppe de 25 milliards est en outre destinée aux compagnies aériennes, qui bénéficieront de plus de 25 milliards de dollars de prêts et de garanties de prêts.

Hôpital : Macron annonce enfin un plan

Hôpital : Macron annonce enfin un plan

 

Il y a des mois que les hôpitaux sont en crise. Il aura fallu le Coronavirus pour que les pouvoirs publics et Macron en particulier redécouvrent les vertus de l’institution hospitalière. Pour l’instant, Macron  a surtout promis une prime au personnel et il attend la fin de la crise pour envisager un plan massif d’investissement.

“ je prends ce soir l’engagement  qu’à l’issue de cette crise, un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières sera construit pour notre hôpital. C’est ce que nous leur devons, c’est que nous devons à la nation. Cette réponse sera profonde et dans la durée.” On se demande pourquoi il va encore attendre des semaines et peut-être même des mois alors que l’urgence est évidente et que les hôpitaux publics face à une crise majeure comme le Corona virus ont montré de graves carences en matière de matériel de protection, d’appareil respiratoire, de tests et de personnels a déclaré le président de la république.

Le président de la République a quitté de sa visite à Mulhouse et “salué l’ensemble des femmes et des hommes qui sont en deuxième ligne, qui permettent à nos soignants de soigner et au pays de continuer à vivre”, citant “ceux qui transportent, qui hébergent, qui nettoient, qui réparent”, les agriculteurs ou encore les employés des commerces de première nécessité.

“C’est tout ce peuple travailleur de France qui se bat, qui est angoissé mais permet au pays de vivre”, a relevé Emmanuel Macron. “Vendredi, je rassemblerai l’ensemble des partenaires sociaux (…) pour secteur par secteur, (…) organiser le travail, mieux protéger au travail.”

Un hommage sans doute imposé par la crise sanitaire mais aussi par les critiques de plus en plus nombreuses d’une opinion publique qui estime majoritairement que le pouvoir ne sait pas trop où il va.

Coronavirus : 45 milliards pour le plan d’aide aux entreprises

Coronavirus : 45 milliards pour le plan d’aide aux entreprises

 

 

 

Le plan d’aide aux entreprises sitôt annoncé est déjà obsolète. En effet le plan ce situe dans la perspective d’un environnement économique dégradé de seulement 1 % du PIB. Le ministre de l’économie, Bruno Lemaire, a en effet abandonné la perspective de croissance à 1 % et compte tenu de la crise a indiqué qu’il fallait s’attendre à une régression du PIB  de 1 %. Des chiffres évidemment complètement illusoires. La plupart des experts commencent  à parler d’une baisse de 3 % du PIB , une baisse qui sera sans doute plus proche de 5 % avec ,comme l’affirment les autorités sanitaires allemandes  une hausse exponentielle du chômage partiel et une crise sanitaire qui pourrait durer 2 ans d’ après les autorités sanitaires allemandes.  Du coup,  les mesures annoncées par le gouvernement paraissent évidemment insuffisantes et leur coût financier tout à fait illusoire. La facture sera notoirement supérieure.  Il faudra compenser les dépenses supplémentaires alors  que l’activité générale aura diminué de l’ordre  de plus de 100 milliards.

Le total des mesures atteint pour l’heure 45 milliards d’euros, une «somme initiale» à laquelle s’ajoute la garantie d’État à hauteur de 300 milliards d’euros pour les «nouveaux prêts apportés par les banques et le réseau bancaire» contractés par n’importe quelle entreprise, quelle que soit sa taille. «Ces nouveaux prêts sont garantis par l’État, il n’y a donc aucune raison que les banques les refusent», s’est félicité le ministre.

Dans le détail, les 45 milliards d’euros se divisent en plusieurs mesures principales qui étaient déjà connues. Le renforcement du chômage partiel fera du dispositif français «l’un des plus généreux [...] et protecteurs en Europe», a-t-il considéré. Le déplafonnement du chômage partiel aura, à lui seul, un coût total «de plus de huit milliards d’euros sur les deux mois à venir». En parallèle, le report des charges sociales et fiscales pour les impôts directs des PME représentera un effort de trésorerie d’environ «35 milliards d’euros». «Si des annulations de charges sont nécessaires», elles pourront être réalisées après la crise, au cas par cas, a ajouté Bruno Le Maire.

Enfin, le fonds de solidarité pour les petites entreprises ayant un chiffre d’affaires inférieur à un million d’euros devrait coûter «un milliard d’euros» sur le mois, dont un quart apporté par les régions. Par parenthèse on se demande bien avec quel ressources ! Ce fonds se divisera en deux parties : d’abord, une indemnisation forfaitaire et automatique de 1500 euros pour toutes les entreprises qui ont fermé leurs portes durant le confinement, comme les bars et restaurants, et qui ne peuvent plus fonctionner, ainsi que pour celles, toujours ouvertes, qui auront vu leur chiffre d’affaires fondre d’au moins 70% entre mars 2019 et mars 2020. En parallèle, la seconde partie consistera en des aides pouvant représenter plusieurs milliers d’euros pour les entreprises menacées de faillite, avec moins d’un million d’euros de chiffre d’affaires. Elles seront décidées au cas par cas, et ce deuxième dispositif sera copilote par l’État et les régions.

S’ajoutent à ces différentes mesures l’étalement des factures de gaz, d’électricité ainsi que des loyers pour les petites entreprises et petits commerces. «Nous avons commencé à travailler avec les opérateurs» pour les loyers, a précisé Bruno Le Maire.

Bercy s’attend donc à une croissance française en recul cette année, de l’ordre de -1%..  Cette estimation reste toutefois provisoire, vu le contexte «instable», , a précisé Bruno Le Maire qui évidemment minimise à outrance non seulement les conséquences déjà actuelles mais surtout prévisibles.

Ministres européens des Finances: un plan de 120 milliards de soutien bien insuffisant

Ministres européens des Finances: un plan de 120 milliards de soutien  bien insuffisant  

 

Un plan qui représentera 1 % du PIB européen soit environ 120 milliards ; un plan budgétaire pour soutenir à la fois la demande mais aussi en particulier les entreprises les plus fragiles notamment des PME. Devront  s’y ajouter des mesures de trésorerie qui ,elles, représenteront environ 200 milliards. Un plan de soutien budgétaire bien insuffisant au regard des enjeux. En effet d’ores et déjà,  on peut penser que la croissance espérée à savoir 1 % d’augmentation du Pib  en 2020 ne sera pas atteinte. Une perte donc de plus de 100 milliards. Il est bien difficile aujourd’hui de faire des évaluations des perspectives  économiques possibles. Il paraît cependant vraisemblable que la plupart des pays vont tutoyer la stagnation et même se retrouver en récession. Un effet quasi mécanique puisque les processus de production pourraient être paralysés pendant plusieurs semaines. L’effet sur la croissance pourrait être de l’ordre de plusieurs points. Il ne faut guère espérer processus de rattrapage intégral car la crise de la se double d’une crise de la demande. Voir à cet égard par exemple la baisse des ventes de voitures et plus généralement des équipements des ménages. Comme d’habitude dans le cadre de l’Eurogroupe,  les ministres des finances se sont mis d’accord sur le plus petit dénominateur commun. Il est clair qu’ils devront revoir leurs moyens d’action rapidement si des mesures de confinement donc de réduction à la fois de la et de la demande de pronom encore ne serait-ce que pendant trois semaines ou un mois.

Après avoir comparé la situation économique de la zone euro frappée par le virus à celle d’une « guerre », le président de l’Eurogroupe a indiqué que les Etats mettraient collectivement sur la table 1 % de PIB européen de mesures de sauvetage, sans compter les mesures de trésorerie (10 % de PIB) et l’effet des stabilisateurs automatiques.

Réunis lundi après-midi en vidéoconférence, le nouveau mode de décision politique depuis l’irruption du Covid-19, les ministres européens des Finances devaient montrer leur détermination à apporter une réponse massive et aussi collective que possible au cataclysme qui s’abat sur l’économie. Il s’agissait autant de rassurer les marchés déçus par l’ordonnance de la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) que le monde économique contraint pour beaucoup à interrompre purement et simplement toute activité.

Donnant une idée du climat d’inquiétude et d’urgence qui règne dans le club des dirigeants européens, le président de l’Eurogroupe, Mario Centeno, a estimé en préambule de la réunion que les mesures de confinement prises en Europe pour contenir l’épidémie étaient comparables à « une situation de guerre ». Le problème c’est qu’évidemment la zone euro ne se donne pas les moyens de cette guerre.

 

Coronavirus : un plan pour éviter des faillites des PME

Coronavirus : un plan pour éviter des faillites des PME

 

 

 

Le président de la république dans son allocution de lundi soir a annoncé un plan très ambitieux de soutien pour éviter toutes les faillites des PME. Il a notamment indiqué qu’il y aurait un décalage des cotisations fiscales et sociales, que les loyers et autres charges comme par exemple les factures d’électricité seront suspendues. Reste à savoir quelles seront les conditions de ce plan. Cela signifie-t-il que les PME auront guichet ouvert pour emprunter ou bien que les créanciers ne  pourront réclamer leur dû. Si ce plan vise un objectif aussi large le coût risque d’être considérable.

Bruno Le Maire, le ministre français de l’Économie et des Finances a chiffré dimanche à « plusieurs dizaines de milliards d’euros » le coût de l’aide de l’Etat aux acteurs économiques affectés par l’épidémie de coronavirus.

« L’Etat sera totalement derrière les acteurs économiques qui aujourd’hui sont dans une situation de détresse totale », a-t-il déclaré sur France 2 en ajoutant : « L’Etat fera le nécessaire pour s’assurer que les banques prêtent aux entreprises ce dont elles ont besoin en termes de trésorerie. Demain matin, nous annoncerons une série de mesures supplémentaires ».

Selon Les Échos, le gouvernement préparerait un plan de sauvetage économique qui pourrait se chiffrer entre 30 et 40 milliards d’euros. Avec pour conséquence, un déficit public qui devrait franchir la barre des 3 % du PIB cette année.

La semaine dernière, les premières estimations sur les mesures de soutien étaient estimées entre 15 et 30 milliards d’euros. Mais avec l’aggravation de la situation, la facture, selon les Échos, s’élève désormais entre 30 et 40 milliards d’euros.

 Cela comprend les avances de trésorerie, les garanties publiques apportées aux prêts pour les PME représentent un impact théorique de 3 milliards d’euros mais aussi les reports de charges fiscales et sociales en mars, qui devraient représenter un effort en trésorerie pour l’Etat d’un montant compris entre 15 et 20 milliards d’euros. Mais avec les nouvelles déclarations du président de la république, la facture pourrait bien doubler si effectivement on prend en charge toute les cotisations, et autres factures des PME. Vraisemblablement le plan risque de cibler uniquement les petites et moyennes entreprises dont l’analyse financière révèle une fragilité et qui pourraient être menacées de faillite.

 Le dispositif de couverture intégrale du chômage partiel dans les entreprises est lui aussi très coûteux. La somme de 10 à 15 milliards d’euros est évoquée si cette mesure est appliquée pendant plus de deux mois.

Croissance Japon : un plan de 120 milliards de dollars

Croissance Japon : un plan de 120 milliards de dollars

Devant la grave crise qui menace le pays et alors que la croissance est dans le rouge, le gouvernement s’est résolu à utiliser l’arme budgétaire pour relancer son économie. Comme dans la plupart des zones économiques ,l ‘arme  monétaires a déjà rendu tout le jus qu’elle pouvait et ne dispose plus de beaucoup de manœuvre. En clair, on va favoriser la dépense avec l’objectif d’atteindre dollars 1,5 % de croissance. En fait ce que font déjà les États-Unis par exemple, la Chine et sans doute bientôt l’Europe. Le risque évidemment c’est d’accentuer encore le déficit budgétaire et d’accroître la dette. On espère cependant que les fruits attendus de la croissance permettront d’augmenter les recettes budgétaires. De toute manière,  chacun sait bien qu’un moment ou un autre se produira un vaste mouvement de réajustement monétaire. Cette enveloppe de 13.000 milliards de yens (environ 108 milliards d’euros) doit doper le PIB japonais de 1,4% sur l’année fiscale 2021.

L’intervention budgétaire massive décidée par le Premier ministre Shinzo Abe vise à suppléer la politique monétaire alors que la Banque centrale du Japon, de même que les autres instituts d’émission monétaire, sont en train d’épuiser leurs différentes options.

“Nous avons réussi à élaborer un ensemble de mesures politiques solides”, a annoncé le Premier ministre devant des élus du parti au pouvoir et des représentants du gouvernement.

“Il repose sur trois piliers: assurer la reconstruction et la sécurité en cas de catastrophe naturelle, fournir un soutien intensif pour surmonter les risques de déclin économique et maintenir la vitalité économiques après les JO de Tokyo”, a ajouté le chef de gouvernement.

Le gouvernement a cependant conservé à l’esprit la nécessité de combiner cette relance budgétaire avec son souci de réduire la dette publique qui, à plus de deux fois le PIB japonais, est la plus lourde de tous les pays industrialisés.

“La situation présente réclame toutes les mesures possibles pour éviter que les risques extérieurs ne réduisent non seulement nos exportations mais aussi les dépenses d’investissement et la consommation des ménages”, souligne le gouvernement dans un communiqué.

“Il est venu le temps d’adopter une politique budgétaire audacieuse pour surmonter les différents risques de détérioration et de sécuriser l’avenir tandis que la Banque du Japon poursuit patiemment sa politique forte d’assouplissement monétaire.”

L’économie japonaise a été pratiquement à l’arrêt au troisième trimestre, rattrapée par le ralentissement mondial qui a frappé de plein fouet ses exportations. Les ventes au détail ont aussi chuté en octobre à un rythme inédit depuis plus de quatre ans et demi, le relèvement de deux points de la TVA, de 8% à 10%, ayant freiné les achats des consommateurs.

Dans une note, l’économiste Steve Cochrane, de Moody’s Analytics, estime jeudi que le recours à la politique budgétaire est une “décision intelligente” en particulier parce qu’il n’y a plus beaucoup de marge du côté de la politique monétaire.

Ce plan de relance se concrétisera dans un collectif budgétaire sur l’année fiscale en cours, qui s’achève en mars, puis sur le budget de l’année suivante (avril 2020-mars 2019).

Tous deux seront dévoilés d’ici la fin de l’année.

“Ces dépenses supplémentaires aggraveront sans doute les finances publiques du Japon”, note Koya Miyamae, économiste chez SMBC Nikko Securities. “Malgré la hausse de la TVA, l’équilibre budgétaire primaire va empirer. Ce qui conduit à se demander pourquoi du reste on a augmenté la TVA.”

 

Ponts et les infrastructures: pour un plan Marshall

Ponts et les infrastructures: pour un plan Marshall

 

Il est évidemment trop tôt pour identifier  les causes de l’accident dramatique  du pont à Mirepoix-sur-Tarn, qui a fait deux morts. Pour autant après la terrible catastrophe du pont de Gênes en Italie,  certains experts avaient indiqué que la situation de certains ouvrages d’art français était aussi en mauvais état. Il s’agit  évidemment des ponts mais d’une manière plus générale de toutes les infrastructures de transport dont  l’entretien a été négligée depuis des années. Les ponts comme les routes ont eu la chance de ne pas connaître depuis plusieurs dizaines d’années d’hiver trop durs. Du coup, on a considérablement allégé les opérations d’entretien. Nombre de routes sont  dans des états déplorables. Pourtant  parallèlement la fiscalité  n’a pas diminué. Malheureusement, le fruit de ces impôts va se noyer dans le budget général. Ni l’État, ni les collectivités locales n’ont les ressources spécifiques pour assurer la sécurité et le confort de ces infrastructures. Il faudrait donc sans doute décidé de l’affectation d’une partie de la fiscalité transport pour un vaste plan de rénovation d’infrastructures qui deviennent  plus en plus dangereuses. On l’a vu pour  la route mais aussi pour le rail. Ce que réclame notamment Ervé Maurey, sénateur de l’Eure et président de la mission d’information sur la sécurité des ponts, a réagi, lundi, sur Europe 1, à l’effondrement d’un pont à Mirepoix-sur-Tarn, qui a fait deux morts. Le sénateur pointe un manque de diagnostic sur l’état des ponts. 

 

INTERVIEW

 

Alors qu’un pont routier enjambant le Tarn s’est effondré, lundi, à Mirepoix-sur-Tarn, près de Toulouse (provoquant la mort de deux personnes, dont une adolescente de 15 ans et le conducteur du camion), Hervé Maurey, sénateur de l’Eure (Union centriste) et président de la mission d’information sur la sécurité des ponts, ne se dit pas surpris par une telle catastrophe. 

« Le rapport que nous avons remis au gouvernement au mois de juillet s’intitule Sécurité des ponts, éviter un drame, donc nous pressentions qu’il y avait une véritable dangerosité des ponts », pointe Hervé Maurey, ajoutant que, selon ce rapport, environ « 29.000 ponts en France présentent une réelle dangerosité ». 

Pour régler ces problèmes, Hervé Maurey plaide pour « un véritable Plan Marshall des ponts », autrement dit pour des « moyens conséquents mis en oeuvre pour assurer la sécurité ». Il plaide également pour que  »l’État augmente ses crédits pour l’entretien de ses ponts ». 

Il estime ainsi qu’un diagnostic doit être d’abord réalisé, c’est-à-dire « établir un véritable audit de l’ensemble de nos ponts puisque dans la plupart des cas, on ne sait même pas dans quel état ils sont. » Dans un second temps, il demande une « remise à niveau de nos ponts pour éviter un drame, qui, malheureusement, a eu lieu ce matin ». 

Selon le conseil départemental de Haute-Garonne, dont dépend l’entretien de l’ouvrage, ce pont « n’était pas répertorié comme un ouvrage sensible » et ne bénéficiait pas d’une surveillance particulière. « Cela illustre parfaitement le fait que l’on a une très mauvaise connaissance de l’état réel des ponts », réagit Hervé Maurey, expliquant qu’ »il ne faut pas, comme on le fait souvent en France, attendre des catastrophes pour réagir ».

Le problème c’est que le durable délabrement des infrastructures ne concerne pas simplement les ponts mais l’ensemble des équipements de transport.

 

À ce sujet, il rappelle qu’à lui seul, l’incident dans le tunnel du Mont-Blanc avait provoqué une prise de conscience nécessaire. « On s’est préoccupés des tunnels à partir du moment où il y a eu, il y a une vingtaine d’années, la catastrophe du tunnel du Mont-Blanc. À ce moment là, l’État s’est montré capable de dégager 130 millions d’euros par an pendant vingt ans pour remettre à niveau nos tunnels », explique Hervé Maurey.

Pour trouver des solutions, le sénateur pense qu’il faut prendre exemple sur la gestion de la crise après cette catastrophe. « Il faut qu’il y ait un fond qui soit alimenté, chaque année, comme on l’a fait pour le tunnel du Mont-Blanc, pour que les 200.000 ponts qui relèvent des communes et des départements, fassent l’objet d’un diagnostic sérieux et qu’ensuite, il y ait des moyens pour aider les collectivités locales pour remettre en l’état ces ponts », défend-il.

 

Plan hôpital :  » pas à la hauteur de l’enjeu  » ( urgentistes )

Plan hôpital :  » pas à la hauteur de l’enjeu  » ( urgentistes )

 

Une prime de 66 euros par mois pour le personnel parisien,   c’est la réponse du gouvernement face à la crise des Hôpitaux .  Christophe Prudhomme, médecin urgentiste et porte-parole de l’association des médecins urgentistes de France, est évidemment très critique.

« on demande quatre milliards, une prime de 800 euros annuels soit 66 euros brut par mois : est-ce à la hauteur de ce qui est réclamé par le personnel ? Absolument pas. »

« Ça ne répond pas aux revendications qui ont été posées sur les effectifs supplémentaires, des augmentations de salaires très significatives pour tout le monde », conteste-il, avant de demander « que l’on arrête de fermer des lits et des hôpitaux ». « Ce que nous réclamons aujourd’hui, ce n’est pas un saupoudrage de mesures spécifiques », poursuit-il. Au nom du personnel, Christophe Prudhomme demande ainsi des « augmentations de salaires générales pour l’ensemble des soignants ».

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé qu’une prime annuelle de 800 euros net serait attribuée de manière « pérenne » à quelque 40.000 infirmiers et aides-soignants vivant à Paris et sa proche banlieue et gagnant moins de 1.900 euros par mois. Mais, pour Christophe Prudhomme, d’autres problèmes doivent être réglés.  »En Île-de-France, on aimerait bien que l’on ait une direction de l’assistance publique qui n’épuise pas le personnel », lance-t-il.

 

Édouard Philippe a également annoncé mercredi que l’État allait reprendre 10 milliards d’euros de la dette des hôpitaux sur trois ans afin d’aider à « restaurer l’équilibre financier des établissements ». Mais pour Christophe Prudhomme, les mesures doivent être plus radicales. (Notons que c’est comme pour la dette SNCF, le budget 2020 n’en parle même pas ! ) « Aujourd’hui, l’hôpital public est en train de mourir. La question que nous posons à monsieur Macron, c’est : est-ce qu’il veut sauver l’hôpital public ou est-ce qu’il veut le tuer ? », s’interroge le médecin urgentiste.  sans compter surtout sur le fait que la crise des hôpitaux ne concerne pas seulement Paris mais la France entière et notamment des services d’urgence complètement débordés.

A noter que  prime et salaire sont deux choses bien différentes. Dans la fonction publique, une augmentation des salaires doit passer par une hausse du point d’indice. Une option non retenue par le gouvernement. Si l’indice a déjà (légèrement) augmenté depuis le début du quinquennat, la hausse de salaire correspondante n’équivaudra qu’à 78,67 euros bruts par mois pour les infirmiers débutants. Les primes annoncées ne rentreront pas non plus dans le calcul des pensions de retraite des fonctionnaires.

Autre point noir, pour les collectifs et syndicats : les nouvelles primes annoncées par le gouvernement ne vont pas être attribuées de manière uniforme. L’une concerne seulement les bas salaires qui travaillent à Paris et en proche banlieue, une autre les aides-soignants en gériatrie, quand une autre est laissée à l’appréciation de chaque établissement. Dans ces conditions, le syndicat national des professionnels infirmiers a annoncé qu’il allait continuer à faire grève.  »Le 5 décembre, on sera là. »

Un plan Marshall pour les ponts et les infrastructures

Un plan Marshall pour les ponts et les infrastructures

 

Il est évidemment trop tôt pour identifier  les causes de l’accident dramatique  du pont à Mirepoix-sur-Tarn, qui a fait deux morts. Pour autant après la terrible catastrophe du pont de Gênes en Italie,  certains experts avaient indiqué que la situation de certains ouvrages d’art français était aussi en mauvais état. Il s’agit  évidemment des ponts mais d’une manière plus générale de toutes les infrastructures de transport dont  l’entretien a été négligée depuis des années. Les ponts comme les routes ont eu la chance de ne pas connaître depuis plusieurs dizaines d’années d’hiver trop durs. Du coup, on a considérablement allégé les opérations d’entretien. Nombre de routes sont  dans des états déplorables. Pourtant  parallèlement la fiscalité  n’a pas diminué. Malheureusement, le fruit de ces impôts va se noyer dans le budget général. Ni l’État, ni les collectivités locales n’ont les ressources spécifiques pour assurer la sécurité et le confort de ces infrastructures. Il faudrait donc sans doute décidé de l’affectation d’une partie de la fiscalité transport pour un vaste plan de rénovation d’infrastructures qui deviennent  plus en plus dangereuses. On l’a vu pour  la route mais aussi pour le rail. Ce que réclame notamment Ervé Maurey, sénateur de l’Eure et président de la mission d’information sur la sécurité des ponts, a réagi, lundi, sur Europe 1, à l’effondrement d’un pont à Mirepoix-sur-Tarn, qui a fait deux morts. Le sénateur pointe un manque de diagnostic sur l’état des ponts. 

INTERVIEW

Alors qu’un pont routier enjambant le Tarn s’est effondré, lundi, à Mirepoix-sur-Tarn, près de Toulouse (provoquant la mort de deux personnes, dont une adolescente de 15 ans et le conducteur du camion), Hervé Maurey, sénateur de l’Eure (Union centriste) et président de la mission d’information sur la sécurité des ponts, ne se dit pas surpris par une telle catastrophe. 

« Le rapport que nous avons remis au gouvernement au mois de juillet s’intitule Sécurité des ponts, éviter un drame, donc nous pressentions qu’il y avait une véritable dangerosité des ponts », pointe Hervé Maurey, ajoutant que, selon ce rapport, environ « 29.000 ponts en France présentent une réelle dangerosité ». 

Pour régler ces problèmes, Hervé Maurey plaide pour « un véritable Plan Marshall des ponts », autrement dit pour des « moyens conséquents mis en oeuvre pour assurer la sécurité ». Il plaide également pour que  »l’État augmente ses crédits pour l’entretien de ses ponts ». 

Il estime ainsi qu’un diagnostic doit être d’abord réalisé, c’est-à-dire « établir un véritable audit de l’ensemble de nos ponts puisque dans la plupart des cas, on ne sait même pas dans quel état ils sont. » Dans un second temps, il demande une « remise à niveau de nos ponts pour éviter un drame, qui, malheureusement, a eu lieu ce matin ». 

Selon le conseil départemental de Haute-Garonne, dont dépend l’entretien de l’ouvrage, ce pont « n’était pas répertorié comme un ouvrage sensible » et ne bénéficiait pas d’une surveillance particulière. « Cela illustre parfaitement le fait que l’on a une très mauvaise connaissance de l’état réel des ponts », réagit Hervé Maurey, expliquant qu’ »il ne faut pas, comme on le fait souvent en France, attendre des catastrophes pour réagir ».

Le problème c’est que le durable délabrement des infrastructures ne concerne pas simplement les ponts mais l’ensemble des équipements de transport.

 

À ce sujet, il rappelle qu’à lui seul, l’incident dans le tunnel du Mont-Blanc avait provoqué une prise de conscience nécessaire. « On s’est préoccupés des tunnels à partir du moment où il y a eu, il y a une vingtaine d’années, la catastrophe du tunnel du Mont-Blanc. À ce moment là, l’État s’est montré capable de dégager 130 millions d’euros par an pendant vingt ans pour remettre à niveau nos tunnels », explique Hervé Maurey.

Pour trouver des solutions, le sénateur pense qu’il faut prendre exemple sur la gestion de la crise après cette catastrophe. « Il faut qu’il y ait un fond qui soit alimenté, chaque année, comme on l’a fait pour le tunnel du Mont-Blanc, pour que les 200.000 ponts qui relèvent des communes et des départements, fassent l’objet d’un diagnostic sérieux et qu’ensuite, il y ait des moyens pour aider les collectivités locales pour remettre en l’état ces ponts », défend-il.

Hôpital: plan, plan, rataplan

Hôpital: plan, plan, rataplan

 

Après plusieurs plans annoncés chez par la ministre de la santé, le dernier étant  le plan “Ma santé 2022” de septembre 2018, le gouvernement présentera mercredi prochain un  nouveau plan d’urgence” en faveur de l’hôpital public avec notamment un investissement “plus fort et plus massif” qu’initialement prévu, a annoncé jeudi Emmanuel Macron, sans toutefois avancer de montants. Le problème est de savoir quelle sera l’importance  de ces moyens et les délais de mise en œuvre concernant l’hôpital public. Ceci n’était pas contradictoire avec la nécessité de rechercher des champs de dépenses inutiles. Une réforme qui doit en plus s’intégrer dans une approche plus globale de l’évolution système entier santé qui ne concerne pas que l’hôpital. Ce que pense  Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF) qui regroupe plus de 1 000 hôpitaux dans une interview à France Info.

Quelle est la première urgence pour sauver l’hôpital ?

Frédéric Valletoux. L’hôpital public ne tient plus qu’à un fil et il tient par l’engagement du personnel. On a mis l’hôpital dans une telle mécanique d’économies depuis 10 ans qu’on peut estimer qu’on est à l’os et qu’il faut sortir de cette logique d’économie pour les économies. D’abord, parce que les hôpitaux ont fait ces économies : 10 milliards d’euros ces 15 dernières années. On a été au rendez-vous des restructurations. Aujourd’hui, c’est la qualité des soins et l’engagement des personnels qui est en cause. Il est temps d’en prendre conscience, l’hôpital est un bien précieux. Les gens sont fiers d’y travailler, mais il faut exprimer les difficultés quand il y en a et là on y est.

Combien faut-il pour sauver l’hôpital public ?

Pèse sur l’hôpital les dysfonctionnements du système de santé. La crise des urgences, ce n’est pas la crise d’ l’hôpital. C’est la crise de la médecine de ville, les difficultés à accéder à un cabinet de généralistes et donc les gens vont vers les urgences. C’est l’ensemble du système de santé qu’il faut reprendre. On ne va pas changer les choses en claquant les doigts, en quelques semaines. Mais, en attendant que les effets de cette réforme soient mises en place, il faut donner les moyens à l’hôpital, déjà débloquer plus de 300 millions d’euros pour l’année prochaine, pour que l’hôpital soit mieux accompagné et qu’on engage les réformes de fond attendues. Emmanuel Macron ne peut pas dire qu’il y a 30% des dépenses de santé en France qui sont sans doute des dépenses inutiles et ne pas s’attaquer à la régulation de ces dépenses inutiles. Il faut maintenant agir.

Quelles sont ces dépenses inutiles ?

Il s’agit des dépenses redondantes, des actes de confort, parce que dans un système de la médecine financé à l’acte, on va chercher de la rémunération en poussant un peu les actes. Est-ce toujours utile de faire tels ou tels examens ? Cela va bousculer quelques habitudes, mais on plaide pour que ces réformes soient faites. Diminuer de 1% les dépenses de santé, c’est économiser un milliard d’euros. Il faut avoir un peu de courage politique. Mais maintenant on est au pied du mur. Il faut s’attaquer aux vraies réformes pour sauver l’hôpital. L’hôpital ne peut pas être la variable d’ajustement du fonctionnement général du système de santé.

Comment remotiver l’épuisement des soignants ?

Ils sont épuisés, mais ils continuent de travailler. L’engagement des personnels hospitaliers est fort, mais à un moment, cela ne suffit pas. Il faut mieux accompagner les carrières, poser la question de l’écart des rémunérations. Est-ce que dans un système de santé français on peut accepter que pour un médecin qui a la même spécialité, un radiologue par exemple, entre le public et le privé, il peut gagner du simple ou triple. Il faut de la transparence sur les rémunérations et faire que le système de santé serait moins injuste sur le plan des traitements pour que l’hôpital reste attractif. Agnès Buzyn [la ministre de la Santé] s’engage, mais elle s’affronte à la citadelle de Bercy. Il y a des arbitrages. C’est à Emmanuel Macron de trancher. Il a fait un discours très volontariste, il y a un an. Mais la technocratie a fait en sorte que les objectifs énoncés il y a un an ne sont toujours pas mis en œuvre, notamment la régulation, et la chasse aux actes inutiles. Il est temps d’avancer et de secouer le cocotier.

Plan banlieue en Seine-Saint-Denis: des mesures cosmétiques ?

Plan banlieue en Seine-Saint-Denis: des mesures cosmétiques ?

On peut légitimement se demander si les mesures décidées par le gouvernement pour la seine Denis sont bien à la hauteur des enjeux. Pour l’essentiel, il s’agit de renforcer les effectifs de service public. La situation particulièrement dégradée en Seine-Saint-Denis rappelle malheureusement que le rapport Borloo proposant une réforme particulièrement aboutie pour  transformer les banlieues a été brutalement rejetée par Macron essentiellement parce que ce dernier  craignait une éventuelle concurrence politique de l’intéressé. Il ne faut guère s’étonner ensuite si le communautarisme- voire le radicalisme – se développe sur fond de trafic de drogue. Mais cette problématique n’est pas vraiment la préoccupation de Macron qui préfère parler d’immigration alors que  la question prioritaire doit être le traitement de quartiers sensibles et l’intégration de populations d’origine étrangère. Ce département, le plus pauvre de France est affecté par un sous-développement économique, un manque crucial de service public est une criminalité record. En cause notamment, le fait que nombre de quartiers ont été complètement abandonnés et livrés à la seule régulation économique et sociale du trafic de drogue. Un trafic de drogue qui permettrait de faire vivre au moins 100 000 personnes sur une estimation de 200 000 pour l’ensemble de la France ! L’Etat donc mettre des enseignants en plus, des policiers ,des moyens de la justice supplémentaires. La question est de savoir, si  il y aura véritablement la volonté de nettoyer le trafic de drogue qui gangrène un département avec souvent la complicité des autorités publiques. Les mesures annoncées par le Premier ministre font suite à un rapport parlementaire soulignant l’insuffisance de moyens des services publics et la détérioration économique et sociale du département, notamment de l’insécurité qui y règne.

.La Seine-Saint-Denis affiche le taux de criminalité le plus important de France métropolitaine. A titre d’exemple, 18% des faits de trafic et revente de stupéfiants commis en France l’ont été en Seine-Saint-Denis. En Ile-de-France, les habitants du départements sont les plus enclins à éprouver un sentiment d’insécurité (61,7% contre 55,3% pour la région).

« Ce climat particulier nourrit l’attitude très critique des habitants du département à l’égard du ‘service rendu’ par les forces de sécurité », note le rapport.

« Si l’image de la police est détériorée en Seine-Saint-Denis, celle de la justice est également atteinte » poursuit le rapport, mettant en cause les délais de justice qui créent « un sentiment d’impunité des délinquants ». A Aubervilliers par exemple, le délai d’audiencement est de douze mois contre deux mois à Paris. Toujours à Aubervilliers, la durée moyenne de traitement des affaires du tribunal d’instance est de 8,6 mois contre 4,4 mois au tribunal d’instance du 18e arrondissement de Paris.

La réponse du gouvernement. Côté police, le gouvernement souhaite recruter 50 policiers supplémentaires à répartir à Saint-Denis et La Courneuve. D’ici 2021, le plan de l’Etat prévoit le déploiement de 100 postes d’officiers de police judiciaire supplémentaires. Il est aussi prévu de rénover les commissariats d’Aulnay-sous-Bois et Épinay d’ici 2023, pour un budget de 30 millions d’euros.  Concernant la justice, l’objectif du gouvernement est de permettre d’accélérer la chaîne judiciaire. Pour y parvenir, 35 postes de greffiers et 12 postes de magistrats vont être créés.

Le constat du rapport. Que ce soit dans l’éducation, de la justice ou de la police, le rapport parlementaire mettait en cause le « turnover » des fonctionnaires: 37,7% des professeurs des écoles primaires restent par exemple moins de deux ans dans leur établissement, contre 26,5% en France. Du côté des professions judiciaires, chaque année, le TGI de Bobigny renouvelle d’un tiers des effectifs des magistrats du siège, un phénomène qui a pour conséquence de ralentir le traitement des dossiers.

Au turnover s’ajoute l’inexpérience des agents: le territoire étant peu attractif, ils sont nombreux à sortir tout juste de l’école. L’exécutif souhaite fidéliser les fonctionnaires en leur accordant une prime de 10.000 euros à condition de rester au moins cinq ans en poste. Cette prime, qui pourrait être mise en place au premier semestre 2020, a pour double objectif de répondre au problème du turnover et l’inexpérience des fonctionnaires. À cela s’ajoute un parc immobilier lui aussi piteux états.

 « L’habitat privé dégradé joue le rôle de parc social en Seine-Saint-Denis et constitue une cible de choix pour les marchands de sommeil », souligne le rapport. Le taux de logements privés potentiellement indignes atteindrait 7,5% en Seine-Saint-Denis avec des pointes de 20 à 40% dans certains de quartiers près de Paris.

Hôpitaux -Urgences : encore un plan pour la cour des miracles

Hôpitaux -Urgences : encore un plan pour la cour des miracles

 

 Encore un plan supplémentaire envisagée par la ministre de la santé, un plan sans doute cosmétique  comme les précédents. Régulièrement la crise des urgences réapparaît dans les médias. Une crise indiscutable si l’on se fie aux délais d’attente des patients. Mais une crise à plusieurs facettes. Une crise de l’organisation du système sanitaire, aussi une crise de société et une crise du fonctionnement de l’État.

La  fréquentation des services a doublé en dix ans. Plus de 21,4 millions de passages y ont été recensés en 2017, un chiffre en hausse de 2,1% sur un an. Inédit par son ampleur, le mouvement démarré mi-mars à Paris après une série d’agressions n’a cessé de s’étendre. Le personnel des urgences réclame 10.000 emplois supplémentaires, une augmentation de salaire de 300 euros et l’arrêt des fermetures de lits dans les hôpitaux. Il est indiscutable que les conditions de travail dans les services d’urgence sont devenues intenables et que parfois elles  mettent même la vie des patients en danger. Ceci étant, c’est la conséquence de l’organisation du système sanitaire caractérisé notamment par l’affaiblissement du nombre de généralistes non seulement dans les zones denses mais aussi en zones rurales. Il n’y a plus de généralistes susceptibles d’intervenir et du coup, les patients sont orientés de façon systématique vers les urgences qui doivent traiter de vraies pathologies, aussi des dérèglements psychiques et sociaux. La responsabilité en incombe à l’État qui a réduit le nombre de médecins, aussi aux médecins eux-mêmes qui  dans nombre de cas n’acceptent désormais les malades que sur rendez-vous et certains jours de la semaine. Des médecins qui se comportent pour certains comme des fonctionnaires. D’ailleurs nombre d’entre eux choisissent la fonction publique. D’autres préfèrent opter pour des spécialités qui ménagent le temps de travail et les congés par rapport à des généralistes  à l’ancienne qui  travaillent  10 ou 12 heures par jour. La responsabilité en incombe aussi aux patients eux-mêmes et à leurs familles. Souvent au moindre petit bobo par exemple dans les maisons de retraite (là aussi on  manque d’infirmières et de médecins), on oriente vers le service des urgences. Un service des urgences devenue une véritable cour des miracles : des victimes de brutalité, des ivrognes, des clochards, des blessés légers et de vraies pathologies graves. Le système de santé est en cause, la société également mais l’organisation des hôpitaux aussi. En effet, ce n’est pas parce que le service des urgences est débordé qu’il faut s’interdire de faire un audit sur le fonctionnement d’un hôpital devenu une sorte d’usine sans cohérence de gestion où les difficultés du personnel soignant cachent trop souvent le manque de nombre d’autres agents.

Un nouveau plan pour la filière nucléaire ?

Un nouveau  plan pour la filière nucléaire ?

 

On se souvient que c’est la dérive des coûts de l’EPR de Flamanville qui avait justifié la demande d’évaluation de la filière nucléaire formulée par le ministre de l’économie en septembre. Jean-Martin Folz a remis lundi à Bercy un rapport d’audit faisant état des difficultés de la dérive  de Flamanville. Une dérive qui est loin d’être anecdotique puisqu’à  l’origine le coût de l’EPR de Flamanville avait été estimé à 3, 4 milliards, il est estimé maintenant à plus de 12 milliards d’euros. En outre, la mise en service prévu au départ est reporté en 2022. C’est donc un énième report et une énième évaluation .Le  gouvernement demande maintenant au président d’EDF un plant pour la filière nucléaire dans le délai d’un mois. Ce plan d’action contribuera à poser les fondations de futurs projets nucléaires, a indiqué le ministre de l’Economie, qui avait dit plus tôt dans la journée que Jean-Bernard Lévy conservait la confiance du gouvernement.

Alors que la construction de la centrale EPR de Flamanville a pris un retard considérable, et s’est traduite par une envolée du coût total désormais évalué à 12,4 milliards d’euros, l’audit présenté lundi pointe des problèmes majeurs de qualité industrielle, de compétences et d’intégration pour la filière nucléaire. “Je ne suis pas satisfait. Ces retards ne sont pas acceptables. Ces difficultés à répétition ne sont pas à l’honneur de la filière nucléaire qui doit se ressaisir et se ressaisir vite”, a commenté Bruno Le Maire.

“Il en va de notre souveraineté énergétique”, a ajouté le ministre, qui avait déjà dénoncé en septembre des “dérives inacceptables” dans cette filière au moment où le gouvernement se penche sur le futur mix énergétique de la France.

Bruno Le Maire a souligné que l’EPR de Flamanville, qui aura été construit dans le meilleur des cas en 15 ans au lieu de six, pour un coût près de quatre fois supérieur aux estimations initiales, est “un échec pour toute la filière électronucléaire française ». Dans son rapport d’audit réalisé à la demande du PDG d’EDF, Jean-Martin Folz souligne que la construction de l’EPR s’est heurtée à “une kyrielle d’évènements négatifs” qui expliquent en grande partie, selon lui, “les dérapages successifs des coûts et des délais”.

C’est le cas, notamment, d’une série de fuites et de soudures mal effectuées qui, combinées à des inspections déficientes, ont entraîné de nombreux arrêts du chantier et travaux de réparation à la demande de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Mais le rapport dénonce aussi une estimation initiale des coûts et des délais de construction complètement “irréalistes”, relevant que les projets d’EPR en Finlande et en Chine ont subi également des retards.

L’audit a également fait ressortir une gouvernance de projet inappropriée, avec en particulier une “confusion entre les rôles majeurs dans la gestion d’un projet, maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre”. Les difficultés rencontrées par l’EPR de Flamanville peuvent être en partie imputées au changement de réglementation dans le domaine de la sûreté nucléaire, relève Jean-Martin Folz.

Mais elles proviennent aussi des relations tendues entre EDF et ses fournisseurs, notamment Areva qui a longtemps été considéré comme un rival avant de redevenir, sous le nom de Framatome, une filiale d’EDF en 2018.

Il appartient désormais à Jean-Bernard Lévy de redresser la barre. “Nous lui faisons confiance pour rétablir la situation”, a déclaré Bruno Le Maire, précisant qu’au-delà du délai initial d’un mois pour faire des propositions, l’ancien patron de Thales devrait rendre des comptes de la mise en oeuvre de son plan de redressement courant 2020. “C’est une réalité, la filière nucléaire française vit des moments difficiles (…) Nous allons redoubler d’efforts”, a déclaré Jean-Bernard Lévy, qui dirige EDF depuis 2014, pendant la conférence de presse.

 

Le plan anti-drogue : de la communication !

Le plan anti-drogue : de la communication !

Selon Fatima Mostefaoui, présidente de l’association Pas Sans Nous 13, « cela fait des années que les ministres de l’Intérieur viennent à Marseille et ce n’est pas pour ça qu’on a résolu le problème ». Selon elle, la lutte contre la drogue ne va pas dans le bon sens. « Ce qui entraîne tout ça, c’est la pauvreté, le chômage, le manque de formation. Le problème doit être pris de ce côté-là. Ça ne sert à rien de faire des plans », déplore-t-elle.

 

Fatima Mostefaoui estime que ces campagnes de prévention et de sensibilisation auront peu d’impact sur les jeunes.  »Il faut juste investir », exhorte-t-elle. C’est d’ouvrir les portes aux jeunes avec des formations, de l’éducation. Il y a plein de choses qui peuvent leur donner une autre vision que le cannabis ». La porte-parole d’un collectif de femmes des cités de Marseille rappelle d’ailleurs d’une première fabrique numérique va ouvrir dans les quartiers Nord. « On en est fiers ». 

Selon le sociologue Michel Kokoreff, ce plan présenté par le gouvernement n’est pas le premier du genre. « Toucher aux portefeuilles des dealers, des trafiquants, ce n’est pas nouveau, explique-t-il. Rapprocher le parquet des douaniers des services de police, ce n’est pas nouveau, ça s’appelle les GIR, les groupes d’intervention régionaux. Ils ont été initiés par Nicolas Sarkozy au début des années 2000″. Selon lui, la présentation est « évidemment une opération de communication ». 

 

Michel Kokoreff estime, comme Fatima Mostefaoui, que le problème n’est pas traité de manière efficace avec ces nouvelles mesures.  »Pourquoi les réseaux de trafiquants attirent des jeunes ? Parce qu’ils trouvent là un moyen de gagner quelques sous et d’être quelqu’un parce que ce sont des gens qui sont en échec scolaire ». 

 

Selon Michek Kokoreff, afficher une plus grande fermeté ne se révélera pas forcement efficace. Il compare la situation aux États-Unis dans les années 60 où l’État a lutté sans relâche. ‘Depuis une dizaine d’années, les plus hautes instances internationales ont souligné l’échec de cette guerre à la drogue parce que toutes les dimensions, notamment les dimensions sociales, ne sont pas prises en compte », conclut-il.

Drogue: Castaner sort un nouveau plan de son chapeau

Drogue: Castaner sort un nouveau plan de son chapeau

 

C’est le énième plan sorti d’un chapeau par le gouvernement pour tenter de lutter contre le trafic de drogue. Comme souvent,  au lieu de muscler les  organisations en charge de ce combat, on commence par créer un nouveau machin national,  l Office antistupéfiants (Ofast), appelé à devenir la figure de proue de la lutte contre les narco-caïds. Mêlant policiers, gendarmes, douaniers et magistrats, cette structure entend «frapper fort» dès janvier 2020. En fait il s’agit surtout de partager les renseignements des différentes administrations concernant le trafic de drogue. Finalement il n’y aura  pas nécessairement de moyens supplémentaires  mais un redéploiement est un regroupement. Le ministre a indiqué qu’il l’entendait mener une lutte de la cage d’escalier jusqu’au plan international. Reste à savoir si les mesures prises sont adaptées  à l’enjeu tant au plan international qu’au plan local. En effet,  jusque-là globalement les pouvoirs publics ont manifesté une grande tolérance vis-à-vis de ses cages d’escalier en ignorant les petits commerces à visage découvert qui se tiennent devant. Cela souvent avec la complicité des élus locaux qui ont en quelque sorte ont délégué leurs pouvoirs aux dealers pour la régulation de ces quartiers. L’enjeu est considérable en termes de sécurité bien sûr et en termes de santé. Le poids économique de ce trafic représenterait 3  à 5 milliards et concernerait 200 à 300 000 personnes qui vivent de ce trafic. En complément de ce  nouveau machin national on va créer des antennes locales

Dotée de cent cinquante enquêteurs et de seize antennes territoriales en métropole comme dans les outre-mer, le nouvel office associera pour la première fois dans sa gouvernance police, gendarmerie, douanes et magistrats. «Nous voulons envoyer un message clair aux trafiquants: la France ne sera pas leur terrain de jeu», a insisté le premier flic de France, qui exhorte les autres ministères à «mutualiser leurs forces». Dirigée par la contrôleuse générale Stéphanie Cherbonnier, jusqu’ici au pôle judiciaire de la police nationale et dont l’adjoint sera le procureur de la République de Bayonne Samuel Vuelta-Simon, l’Ofast sera «pleinement opérationnel» dès janvier 2020. Il remplace l’Office central pour la répression du trafic illégal de stupéfiants (Ocrtis.

 

Sur le volet opérationnel, le plan prévoit aussi d’augmenter le nombre de Cross, c’est-à-dire de «cellules du renseignement opérationnel contre les stupéfiants», expérimentées il y a quatre  ans par le secrétaire d’État Laurent Nuñez, quand ce dernier était préfet de police à Marseille. L’idée, a rappelé Christophe Castaner, est de «mettre tous les acteurs autour d’une table pour qu’ils partagent les informations dont ils disposent». Avant de prévenir, solennel: «Un “tuyau” qui n’est pas partagé, c’est un réseau qui n’est pas démantelé.» Soucieux de «frapper où ça fait mal: au patrimoine des dealers», les artisans du plan anti-stups déplorent qu’«aujourd’hui, sur 500 millions d’avoirs criminels saisis, seulement 10 % sont issus des trafics de stupéfiants». Enfin, une grande campagne de sensibilisation va être lancée pour «alerter sur les risques sanitaires», «rappeler les sanctions encourues» et «casser l’image festive et joviale de la drogue».

Urgences : « »Un plan trop limité »

Urgences : « »Un  plan trop limité »

 

 

Le plan de la ministre de la santé est considéré comme trop limité dans sa nature et dans le temps par trois infirmiers et un psychiatre du collectif Inter-Urgences qui s’exprime dans une tribune du monde. Extrait

Tribune. 

 

« Agnès Buzyn a dévoilé son plan pour sauver les urgences du péril actuel, avec la réaffectation de crédits de 750 millions d’euros sur trois ans. Pas de nouveaux crédits, aucun investissement dans la santé des Français alors qu’il s’agit d’une préoccupation phare des citoyens.

Avec le gouvernement Macron, l’habitude est prise de sortir de la crise en renforçant le pouvoir en place, l’austérité et l’aggravation des problèmes de fond sous prétexte de « refondation », de « solutions » et « d’innovation ». Les termes changent mais l’hôpital reste la variable d’ajustement dans cette course effrénée de réduction des dépenses publiques, au détriment de ce qui fait sens. Les soignants travaillent toujours plus pour toujours moins, dans des locaux à l’image de cette dégradation ambiante.

C’est une crise environnementale : des ressources sont détruites, des citoyens voient leur état de santé s’aggraver, et parfois, meurent d’un manque d’accès à ces biens communs

Là encore, ce plan du ministère de la santé suit cette règle : pas de moyens humains nouveaux mais de nouvelles organisations pour mieux adapter les individus à cette pénurie systémique. Comme l’écrit la philosophe Barbara Stiegler, « il faut s’adapter » est devenu le « nouvel impératif politique » du moment. Et c’est précisément cette logique d’adaptation – « les solutions » de Mme Buzyn et de ses conseillers – qui est problématique car le cadre général de cette politique ne peut être remis en cause. A défaut, ce plan propose des mesures symptomatiques de court terme (financement sur trois ans), limitées et inadéquates.

Les urgences sont le point de cristallisation de la situation des hôpitaux et des dispositifs accessibles tant en amont qu’en aval de l’hôpital public, mais la crise est généralisée. Il s’agit de penser tout ensemble. C’est une crise environnementale : des ressources sont détruites (personnels soignants, structures de soin), des citoyens voient leur état de santé s’aggraver, et parfois, meurent d’un manque d’accès à ces biens communs. »

 

 

Plan Buzyn Urgences: rejet par les soignants

Plan Buzyn  Urgences: rejet par les soignants

 

 

Comme il fallait s’y attendre,  les soignants ont massivement rejeté le plan proposé pour les urgences par la ministre de la santé. Il considère en effet qu’on est loin du compte avec les mesures envisagées. D’abord l’enveloppe budgétaire qui sera étalée sur quatre ans apparaît très insuffisante. Il faudrait des milliards la où seulement moins de 200 millions par an sont prévus. Des mesures vont dans le bon sens mais elles sont trop partielles et trop lointaines. Les soignants considèrent ce plan comme du bricolage qui n’entraînera pas une augmentation significative de l’offre  médicale pour répondre à l’enjeu.

 

Le collectif Inter-Urgences, à l’origine de cette grève inédite par sa durée – bientôt six mois – et son ampleur – 250 services d’urgence à ce jour (193 selon le ministère) – réclame toujours plus d’effectifs, plus de lits d’hospitalisation et une revalorisation des rémunérations.

Les médecins, jusqu’à présent restés en dehors de la grève menée par les paramédicaux, pourraient, pour partie d’entre eux, s’en mêler. Présent à l’assemblée générale du collectif Inter-Urgences, l’emblématique président de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf), Patrick Pelloux, a indiqué que son organisation déciderait jeudi « si (elle) rejoint le mouvement ». « Très déçu » par les annonces, Patrick Pelloux, a évoqué « un rendez-vous raté » sans « rien sur les revalorisations salariales » et a prédit que « la contestation va être sévère ».

Service des urgences : un plan insuffisant et trop à long terme

Service des urgences : un plan trop à long terme

De  fait  sous la tutelle de Bercy, la ministre, Agnès Buzyn, a  dû étaler son plan de 750 millions sur quatre ans. Un plan qui pourra porter des améliorations à moyen terme mais qui ne répond pas à la crise d’aujourd’hui. Notons aussi que la plus grosse partie des fonds, c’est-à-dire la moitié ira au financement d’un service téléphonique d’orientation des patients (service d’accès aux soins) sorte de poste d’aiguillage intéressant mais qui ne permettra pas d’augmenter l’offre de soins. Notons que ce service ne sera pas opérationnel avant l’été 2020. On autorisera aussi le personnel médical non médecins (pharmaciens, infirmières, kinésithérapeutes)  à intervenir pour des pathologies légères. S’il est clair qu’il faut désengorger les urgences encore faudrait-il aussi renforcer considérablement les moyens hospitaliers. L’enveloppe prévue n’est pas à la hauteur des les enjeux. Un seul exemple l’amélioration de l’offre médicale pour les maisons de retraite représente déjà plus de 1 milliard d’euros.

Le plan repose “sur un renforcement de la proximité pour l’accès aux soins”, “des modes de financements adaptés qui valorisent certaines organisations vertueuses”, et “le numérique, qui doit faire partie maintenant du système de santé”, a indiqué la ministre

On envisage aussi la création de 50 maisons de santé près des services d’urgence les plus saturés. Le problème sera le même que dans les zones rurales. On a bien construit du béton mais le nombre de médecins qui pratiquent dans ces centres est notoirement insuffisant voire insignifiant. Il est également prévu de créer un service spécifique pour les personnes âgées dans les hôpitaux mais évidemment je pose de la même manière la question du personnel soignant et plus généralement des moyens.

Certaines pathologies seront prises en charge par des professionnels de santé non médecins. Les masseurs-kinésithérapeutes pourront ainsi traiter directement la traumatologie bénigne, comme une entorse à la cheville. Les pharmaciens et infirmiers feront des prescriptions simples.

Des infirmiers seront également formés en “pratique avancée” aux urgences pour poser un premier diagnostic, réaliser des sutures ou encore prescrire des actes d’imagerie.

Les urgences ne seront plus financées au nombre de passages enregistrés mais en fonction de la population que le service couvre, de ses caractéristiques socio-économiques, ainsi que de l’offre médicale libérale sur le territoire. Il sera également demandé à chaque groupement hospitalier de territoire (GHT) de mettre en place un dispositif de gestion des lits dès 2020.

Le plan limite par ailleurs le recours au travail intérimaire, coûteux pour le système. Il sera par exemple interdit pour un professionnel de santé de cumuler plusieurs emplois dans le secteur public au 1er semestre 2020.

“Il y a des bons trucs (…), des trucs avec lesquels on est d’accord. Mais sur l’application, ça va être très compliqué”, a réagi sur BFMTV Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France. “Je ne vois pas où on va chercher ces fameux 750 millions avec un Ondam (objectif nationale des dépenses d’assurance maladie) qui est figé.”

BNP Paribas ! Nouveau plan de dégraissage des effectifs dans le secteur bancaire

BNP Paribas ! Nouveau plan de dégraissage des effectifs dans le secteur bancaire

 

 

Ce n’est pas le premier plan de dégraissage ni sans doute le dernier dans le secteur bancaire en pleine restructuration du fait notamment du rôle du numérique dans la gestion des opérations.

La plupart des banques françaises ce recentrent  sur leur activité de crédit et se  retirent  de la très concurrentielle activité de marché. Ajoutons à cela une suppression aussi régulière des agences locales. Pour BNP, il s’agit  seulement pour l’instant de réduire ses effectifs qui s’occupent de titres. Pour maintenir leurs profits dans un univers de taux bas et de plus en plus concurrentiel, les grandes banques annoncent les unes après les autres des coupes drastiques dans leurs effectifs. Selon les informations du journal Le Monde, BNP Paribas compte ainsi supprimer en trois ans de 446 à 546 postes en France dans sa filiale BNP Paribas Securities Services (BP2S) qui s’occupe de conservation de titres.

 

Ce métier, qui consiste à enregistrer les transactions sur les actifs financiers et à tenir les comptes titres des clients, occupait dans l’Hexagone 2531 salariés fin 2018. Ce sont donc 20 % des effectifs qui devraient disparaître. «BNP Paribas Securities Services a lancé un programme avec pour objectif de permettre la poursuite d’une croissance durable et profitable, en optimisant son modèle opérationnel et en simplifiant son organisation», a indiqué pour sa part la banque, tout en indiquant qu’il n’y aurait pas de départs …

 

Sécheresse: un plan bidon

Sécheresse: un plan bidon

78 des départements  restent en effet placés en restriction d’eau. Une situation qui perdure dans le temps, l’hiver ayant été sec, et qui a des conséquentes concrètes pour les agriculteurs et éleveurs. Ceci étant, les plans de restriction d’usage de l’eau demeurent relativement théoriques. Face à la sécheresse la France a mis en place un plan sophistiqué de lutte pour économiser l’eau. Il existe quatre niveaux de vigilance. Mais même dans les zones concernées par la plus haute vigilance zone dite rouge le plan de lutte contre la sécheresse apparaît à la fois dérisoire et non respectée. Dans ces zones dites rouges on peut toujours voir de nuit comme de jour des canons à eau arrosée des cultures souvent d’ailleurs en pure perte. En effet de jour 80% de cette eau s’évaporent aussitôt. Dans nombre de ces régions la culture de maïs très gourmande en eau est complètement inappropriée au climat. Des millions de tonnes d’eau sont ainsi gaspillés et l’interdiction de laver des voitures en comparaison paraît particulièrement désuète. La canicule fait encore des ravages.

Dans les Alpes (comme ailleurs, NDLR) °, région habituellement épargnée par la sécheresse, l’inquiétude est de mise. « Il n’y a plus d’herbe depuis plusieurs semaines, plus de pâtures, les vaches sont à l’étable et consomment le fourrage réservé à l’hiver », s’alarme Denis Novel, exploitant en Savoie. De fait, la production laitière est plus faible, certains professionnels l’estimant en baisse d’un tiers.

Pourtant, les précipitations et orages des derniers jours ont donné de l’espoir aux agriculteurs. « On a eu de la pluie très fine qui a bien pénétré le sol, ça va bien le regorger et ça peut sauver les meubles », espère quant à lui David Judicq, agriculteur dans le même département. Mais pour nombreux de production c’est déjà trop tard notamment quand les plantes ont été brûlées. Non seulement le volume de production va être affecté mais les coûts de production s’envolent.

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