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Économie : un plan pour les indépendants

Économie : un plan pour les indépendants

Au congrès des entreprises de proximité (U2P), à la Maison de la mutualité, à Paris. le chef de l’État leur a annoncé un plan spécifique pour les indépendants et entrepreneurs libéraux

Le premier axe porte notamment sur le statut des indépendants et la protection de leur patrimoine en cas de défaillance. L’insaisissabilité de la résidence principale des particuliers à leur compte, est étendue à l’ensemble des biens personnels.

Le cout du régime facultatif de couverture contre le risque d’accident du travail et de maladies professionnelles dont le coût est élevé, sera diminué de 30 %, sans impact sur les prestations offertes.

Les critères d’éligibilité à l’allocation des travailleurs indépendants (ATI), jugés «trop restrictifs», vont ainsi être assouplis. Tous les travailleurs indépendants qui cesseront leur activité pourront désormais toucher l’assurance-chômage une fois tous les cinq ans.

Le président de la République a aussi annoncé une baisse du taux d’imposition en cas de transmission d’entreprise durant les dix années qui suivent la reprise, «notamment pour dynamiser la reprise des fonds de commerce», souligne-t-on à l’Élysée. Cette mesure est évaluée autour de 100 millions d’euros. Le plan prévoit également des allègements fiscaux pour les cessions d’entreprises réalisées lors d’un départ à la retraite.

Enfin, les démarches avec l’Urssaf seront simplifiées. Pour répondre à une demande formulée depuis longtemps par ces professionnels, leurs cotisations seront désormais calculées et versées en temps réel.

Un plan pour les chômeurs longue durée (Élisabeth Borne)

Un plan pour les chômeurs longue durée (Élisabeth Borne)

La ministre du Travail, Élisabeth Borne à déclaré que le gouvernement va lancer «un plan inédit sur les chômeurs de longue durée» en finançant les entreprises qui formeront pendant plusieurs mois ces demandeurs d’emploi. Selon les dernières données officielles, la France (hors Mayotte) comptait au deuxième trimestre 3,026 millions de demandeurs d’emploi de longue durée, inscrits depuis plus d’un an (catégorie A,B,C), avec plus d’1,5 millions inscrits depuis plus de deux ans.

Les demandeurs d’emploi de longue durée représentent désormais 50,3% des inscrits, le seuil des 50% ayant été franchi en janvier.

«Nous allons financer les entreprises qui formeront pendant plusieurs mois les demandeurs d’emploi de longue durée», poursuit la ministre.

Présidentielle 2022 : le plan sécurité de Xavier Bertrand

Présidentielle 2022 : le plan sécurité de Xavier Bertrand 

 

En matière de sécurité, Demain, si on ne fait rien, certains feront justice eux-mêmes. Et après-demain, ce sera la guerre civile», a déclaré Xavier Bertrand qui a présenté ses propres mesures en indiquant que : «Toute personne qui commet un délit ou un crime doit avoir la certitude qu’elle sera sanctionnée».

- Donner la possibilité aux procureurs de prononcer «sans passer par un juge du siège, des peines d’amende ou des travaux de réinsertion pour tout délit dont la peine d’encourue est de moins de cinq ans.»

  • Rétablir les courtes peines de prison, «même inférieures à un mois».
  • Acter le «rajeunissement de la délinquance», en ramenant la majorité pénale à 15 ans. «.
  • Appliquer la comparution immédiate aux «mineurs récidivistes de plus de 15 ans» pour permettre à la justice de «passer plus rapidement».
  • Mettre en place des «peines minimales obligatoires pour les récidivistes et pour les crimes et délits les plus graves» : «Tous ceux qui seront reconnus coupables d’agression sur les forces de l’ordre, les pompiers, les magistrats, les maires, seront passibles d’une peine minimale d’un an de prison ferme avec comparution immédiate et mandat de dépôt». Ce point fera l’objet d’une «modification constitutionnelle nécessaire» à laquelle Xavier Bertrand se dit «prêt».
  • Passer de 60.000 à 80.000 places de prison «au minimum» en reconvertissant des «sites désaffectées en centres de détention pour les délinquants les moins dangereux». «Les communes qui accepteront d’en accueillir verront leur dotation globale de fonctionnement fortement augmenter».
  • Mettre un terme «définitif» aux aménagements de peine «quasi automatiques». Ils ne seront accordés «qu’à ceux qui présenteront un comportement irréprochable et toutes les garanties de réinsertion et de non-récidive».
  • Instaurer l’expulsion automatique pour «tout détenu étranger à l’issue de sa peine de prison».

Réindustrialisation  » le plan d’investissement du gouvernement » (Agnès Pannier-Runacher)

Réindustrialisation  » le plan d’investissement du gouvernement »  (Agnès Pannier-Runacher)

 

,La ministre en charge de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, s’explique notamment sur le plan d’investissement (dans la Tribune, extrait)

 

Vous avez signé ce lundi à Lyon un nouveau contrat de filière, Solutions industrie du futur (SIF), qui vient rejoindre d’autres filières au sein du Conseil national de l’Industrie (CNI) : un an après la constitution des filières, pourquoi cet ajout et à quels enjeux tentez-vous de répondre plus précisément ?

AGNES PANNIER-RUNACHER - La signature du contrat de filière Solutions Industrie du Futur vise à rendre visible toutes les solutions françaises qui permettent de moderniser et digitaliser les chaînes de production. La France a raté le virage des machines-outils, à la différence de l’Allemagne, la Suisse, ou même de l’Italie du Nord. Nous devons réussir aujourd’hui le virage de ce que l’on appelle l’industrie du futur, et qui comprend toutes ces technologies de machines à commandes numériques, de fabrication numérique, de robots et capteurs qui permettent de gérer en temps réel la production et de réaliser de la maintenance productive.

Il s’agit d’un élément clé pour notre compétitivité, il n’y aura pas d’industrie solide sans ces technologies. Or, il existe un grand nombre d’acteurs très pointus dans ce secteur, mais dont la taille est trop petite pour qu’ils soient connus par les industriels. Tout l’enjeu est donc de les rendre visibles, et de faire en sorte que des partenariats se concrétisent, afin de proposer des solutions plus intégrées.

La relocalisation était à l’ordre du jour de votre déplacement à nouveau, mais comme vous l’introduisiez hier, « ce n’est pas un combat facile ». Bruno Le Maire a affirmé lui-même ce week-end qu’il n’y aurait « pas de souveraineté politique sans souveraineté technologique ». Après des mesures fortes comme la baisse pérenne de 10 milliards d’euros par an des impôts de production, quelles sont les pistes étudiées pour redonner à la France une compétitivité durable ?

Depuis quatre ans, le président de la République a mis ces questions au cœur de notre politique économique. Nous en avons amélioré l’attractivité de la France avec la baisse sur l’impôt sur les sociétés de 33 à 25 %, ce qui est considérable, ou encore avec des mesures sur la fiscalité du capital, qui permettent aux investisseurs qui prennent le risque d’investir dans les entreprises d’avoir un meilleur retour sur investissement.

Nous avons également réformé le code du travail, pour donner plus de prévisibilité aux entreprises, ainsi que la formation et investi 15 milliards d’euros dans les compétences : c’est du jamais vu jusqu’ici.

Nous avons enfin travaillé sur la simplification, à travers trois lois qui rompent avec la tradition de bureaucratie française, dont une loi qui donne le droit à l’erreur aux entreprises et la loi d’accélération et de simplification de l’action publique (Asap) du 7 décembre 2020 qui accélère et simplifie l’extension des sites industriels. Nous allons continuer grâce à la loi 3Ds ( différenciation, décentralisation, déconcentration et simplification) en cours de discussions, ou à la Loi Climat et Résilience, qui permet de prendre par ordonnance des mesures de simplification l’installation des sites industriels sur d’anciennes friches.

Notre obsession a été sans cesse de simplifier les procédures administratives, sans rien enlever à nos exigences environnementales. Car il ne faut pas confondre les exigences environnementales et les procédures administratives.

Le plan de relance européen : Enjeu

Le plan de relance européen : Enjeu

Pour dépasser les débats stériles entre comptables souverainistes et prophètes macronistes, Yves Bertoncini, spécialiste des questions européennes explique, dans une tribune au « Monde », qu’il faut tenir compte des dimensions économiques, financières et fiscales du plan de relance européen pour en saisir la portée et les enjeux politiques.

 

Tribune. 

Le plan de relance pour l’Europe (baptisé « Next Generation EU ») a pu être adopté en juillet 2021, fût-ce dans la douleur, car les vingt-sept Etats-membres de l’Union européenne (UE) ont tous considéré qu’il était dans leur intérêt que des aides financées par un emprunt commun puissent être versées afin d’endiguer la crise liée au coronavirus.

Il s’est agi alors d’envoyer un signal macroéconomique aux Etats, à travers une contribution exceptionnelle équivalant à environ 1 % du produit intérieur brut (PIB) de l’UE sur trois ans, et qui complète les interventions de la Banque centrale européenne (BCE) et d’autres subsides communautaires et nationaux. Tout comme il s’est agi d’adresser un signal de solidarité politique aux citoyens et aux investisseurs, faisant écho à la volonté des Européens de préserver la cohésion de l’UE, le « marché intérieur », en prenant à nouveau acte de leur interdépendance économique.

Cette interdépendance explique pourquoi les bénéfices du plan de relance européen doivent être évalués sur une base transnationale, et pas seulement au regard de l’aide obtenue par tel ou tel pays (40 milliards d’euros pour la France). Si des partenaires aussi importants que l’Italie et l’Espagne n’avaient pas eu l’assurance de recevoir une aide massive de l’UE, leur déconfiture économique et financière aurait en effet eu des conséquences très négatives en France, au-delà des considérations purement comptables et boutiquières.

Il est loisible de souligner que la France aurait pu s’endetter seule, sans doute à un coût un peu inférieur – même si cela aurait pesé sur son endettement public, qui se rapproche désormais des 120 % du PIB… Mais on ne saurait oublier que notre voisin italien, encore plus lourdement endetté, aurait eu bien d’avantage de difficultés à se financer sur les marchés – d’où l’apport précieux de « Next Generation EU » au-delà des Alpes et, par ricochet, de ce côté-ci aussi.

La solidarité financière incarnée par « Next Generation EU » a aussi une dimension temporelle : si l’ensemble des subventions et des prêts prévus (qui pourront aller jusqu’à 750 milliards d’euros) ont vocation à être décaissés pour accompagner la sortie de crise, entre 2021 et 2023, leur remboursement sera lui étalé sur une trentaine d’années, jusqu’en… 2058.

Ce décalage temporel est lui aussi constitutif d’un apport financier immédiat et bienvenu, en une période particulièrement critique : la France recevra ainsi 40 milliards en trois ans, alors qu’elle n’aura à contribuer qu’à moyen et long terme au remboursement de l’emprunt ayant permis le lancement du plan de relance de l’UE.

 

Plan d’investissement : le ministre de l’économie très vague

Plan d’investissement : le ministre de l’économie très vague

Le moins que l’on puisse dire c’est que le ministre de l’économie a été très vague quant au contenu du plan d’investissement. Il s’est contenté de reprendre des banalités concernant des filières du futur assez lointaine comme l’hydrogène vert, le calcul quantique, l’intelligence artificielle, le nouveau nucléaire – « un atout majeur de l’économie française » .

Or le redressement économique passe par un soutien d’abord au investissement dans les industries d’aujourd’hui. Les nombreuses industries qui ont été expatriées dans des pays considérés comme plus avantageux sur le plan fiscal et social. En outre l’hydrogène vert, le calcul quantique, l’intelligence artificielle et le nucléaire ne sont pas des filières de même nature.

Certaines relèvent de la recherche d’autres comme l’intelligence artificielle ne sont pas une filière propre mais un outil commun à la plupart des champs de l’économie. Certaines filières pourront se développer dans les 10 ans quand d’autres demanderont plusieurs dizaines d’années. Bref on sent que le plan de aux investissements est encore très vague. Il paraîtrait pourtant très simple de consacrer une grande partie de ce plan par exemple au infrastructures concernant la mobilité, la formation, la rénovation thermique des bâtiments et Internet très grand débit..

Après l’accord fiscal , d’autres accords sont nécessaires au plan mondial dans de nombreux domaines

 Après l’accord fiscal , d’autres accords sont nécessaires au plan mondial  dans de nombreux domaines

 

 

L’accord de juillet réformant la fiscalité internationale sur les entreprises doit ouvrir la voie à d’autres actions multilatérales sur l’accès aux vaccins, le climat, la sécurité des données ou les normes technologiques, soulignent, dans une tribune au « Monde », Josep Borrell, vice-président de la Commission européenne, et Paolo Gentiloni, commissaire européen à l’économie.(Extrait)

 

Tribune. 

 

Au cours des dernières années, le multilatéralisme a été placé sur la défensive. Dans un contexte mondial devenu plus multipolaire que multilatéral, la concurrence entre Etats semble l’emporter désormais sur la coopération. L’accord mondial, conclu récemment pour réformer la fiscalité internationale sur les entreprises, montre cependant que le multilatéralisme n’est pas mort.

On ne peut toutefois pas dire non plus qu’il se porte bien. Si la mondialisation s’est poursuivie pendant la pandémie de Covid-19, bien que de manière plus inégale qu’auparavant et malgré un sentiment d’isolement accru au sein des populations, les interdépendances sont devenues plus conflictuelles que jamais. Même le « soft power », la « puissance douce », est utilisé désormais comme une arme : les vaccins, les données et les normes technologiques deviennent à leur tour des instruments de concurrence politique.

Démocratie menacée

Le monde devient également moins libre. La démocratie elle-même est menacée, dans le contexte d’une bataille de communication pour déterminer quels systèmes politiques et économiques sont les mieux à même de produire des résultats pour leurs citoyens.

L’Union européenne (UE) continue, pour sa part, de croire en un monde prévisible fondé sur un multilatéralisme basé sur des règles, sur des marchés ouverts, sur des échanges à somme positive et sur la justice sociale et la solidarité, et elle continuera d’œuvrer à sa mise en place.


Nous demeurons convaincus que seule une coopération mondiale permettra de relever les principaux défis auxquels nous sommes confrontés actuellement, qu’il s’agisse de combattre les pandémies ou de lutter contre le changement climatique. L’UE continuera par conséquent de jouer un rôle moteur pour relancer le multilatéralisme afin de montrer à nos citoyens les avantages concrets d’un concept qui peut sembler aride et technocratique.

En effet, l’alternative à une telle action multilatérale, à savoir faire cavalier seul, aurait pour effet un accès réduit aux vaccins, une action climatique insuffisante, des crises sécuritaires qui s’aggravent, une régulation inadéquate de la mondialisation ainsi qu’un accroissement des inégalités à l’échelle mondiale. Aucun pays, même le plus grand, ne peut réussir seul. C’est pour toutes ces raisons que l’Italie, à juste titre, a placé le multilatéralisme au premier rang des priorités du programme de sa présidence actuelle du G20.

 

Cependant, l’UE ne peut pas se contenter de faire valoir ses antécédents en matière de multilatéralisme. L’Europe doit démontrer qu’une action multilatérale peut produire des résultats pour tous si chaque pays s’investit dans cette action. C’est précisément ce que permet le nouvel accord fiscal mondial.

Prix du bois : net tassement au plan mondial

Prix du bois : net tassement au plan mondial

 

Les prix des arbres ne monteront pas jusqu’au ciel. Les cours du bois, qui avaient explosé dans les premiers mois de l’année , sont retombés. En mai, sur les marchés à terme de Chicago, les 1.000 pieds-planche, l’équivalent d’environ 2,36 m3, avaient atteint les 1.686 dollars, le plus haut niveau jamais enregistré par cette matière première. Aujourd’hui, le bois de charpente a effacé tous ses gains : les 1.000 pieds-planche se négocient à 551 dollars.

La hausse spectaculaire des prix s’expliquait avant tout par un déséquilibre entre une forte demande, notamment des Etats-Unis et de la Chine, et une offre réduite.

Un plan de formation général pour tous les chômeurs de plus d’un an ?

Un plan de formation général pour tous les chômeurs de plus d’un an ?

 

Environ la moitié des chômeurs officiellement recensés sont privés de travail depuis plus d’un an. Le pouvoir envisage donc vaste plan de réinsertion par la formation de cette catégorie. Reste à savoir si ces formations seront réellement qualifiantes et si certains des intéressés ont réellement l’envie de se réinsérer.

 

Sur les 5,67 millions de demandeurs d’emploi répertoriés dans les trois principales catégories (A, B et C) de l’opérateur, 2,84 millions n’ont ainsi pas été en activité ces douze derniers mois, soit une hausse de 267.000 depuis le début de la crise, en mars 2020.  

Par ailleurs, l’expérimentation Territoires zéro chômeur sera élargie. Le dispositif vise à fournir un emploi à toutes les personnes sans travail depuis plus d’un an recensées sur un territoire donné. L’expérimentation Territoires zéro chômeur de longue durée a été lancée en 2016. Elle sera étendue de 10 à 60 zones.

 

Plan Biden de 1.200 milliards adopté par le Sénat

Plan Biden de 1.200 milliards adopté par le Sénat

C e plan d’environ 1000 milliards d’euros devrait booster  encore l’économie américaine.

Les routes figurent parmi les mieux dotées du plan, avec 110 milliards pour des rénovations « mettant l’accent sur l’atténuation du changement climatique, la résilience, l’équité et la sécurité de tous les utilisateurs, y compris les cyclistes et les piétons », selon la Maison Blanche.

Ainsi, quelque 40 milliards seront consacrés à la réparation ou au remplacement de ponts anciens. Les fleuves et canaux, ainsi que les ports, seront eux dotés de 17 milliards. Et 25 milliards supplémentaires financeraient des projets dans les aéroports.

La Maison Blanche évoque « le plus gros investissement dans le transport ferroviaire de voyageurs depuis la création d’Amtrak (entreprise ferroviaire américaine publique) il y a 50 ans », avec 66 milliards pour la modernisation de l’infrastructure ferroviaire destinée aux voyageurs et la création de nouvelles liaisons ferroviaires entre villes, y compris en train à grande vitesse.

Une enveloppe totale de 50 milliards doit également financer des mesures destinées à réduire les émissions et à atténuer l’impact du changement climatique, auxquels s’ajoutent 21 milliards pour le nettoyage des anciennes mines et 15 milliards au remplacement des conduites d’eau qui comportent du plomb – ce qui ne représente toutefois qu’un tiers du montant nécessaire pour les remplacer à l’échelle nationale, selon le Natural Resources Defense Council.

Pour stimuler le marché des véhicules électriques, 7,5 milliards seraient consacrés à la construction d’un réseau national de bornes de rechargement pour les voitures. Le projet de loi consacre en outre 5 milliards à des bus scolaires zéro-émission, les fameux bus jaunes américains.

Covid le Plan d’urgence pour l’hôpital en Occitanie

  • Covid le Plan d’urgence pour l’hôpital en Occitanie

Un plan d’urgence dit  Plan blanc a été déclenché dans la région Occitanie après l’avoir été en Corse et en Provence-Alpes-Côte d’Azur, a annoncé mercredi l’ARS d’Occitanie. L’ARS d’Occitanie justifie cette décision par «la dégradation brutale et rapide des indicateurs dans notre région», «le fort impact de la quatrième vague épidémique» et pointe que «les admissions à l’hôpital en hospitalisation conventionnelle et en réanimation augmentent actuellement très vite».

 

C’est désormais tout le pourtour méditerranéen qui est concerné par cette mesure qui permet de mobiliser l’ensemble des personnels de santé afin d’augmenter le nombre de lits en réanimation et en hospitalisation des patients Covid. «L’importance du nombre de cas Covid graves pris en charge a amené l’Agence régionale de santé à demander aujourd’hui aux établissements de santé publics et privés de déclencher leur plan blanc, un dispositif exceptionnel destiné à renforcer l’organisation des hôpitaux face à la reprise de l’épidémie», a déclaré l’ARS dans un communiqué

Quel financement du plan européen de relance

  • Quel financement du plan européen de relance
  • «Les recettes générées par l’accord sur la fiscalité internationale pourraient en partie irriguer le budget européen» selon Eulalia Rubio, chercheuse ( L’Opinion, extrait)
  • Comment comprendre la décision de la Commission de reporter à octobre les propositions pour créer de nouvelles ressources propres ?
  • La conjoncture politique a évolué depuis l’accord interinstitutionnel sur la création de nouvelles ressources propres, trouvé en décembre 2020. Le projet de taxe numérique a été remis à plus tard dans le contexte des négociations à l’OCDE sur la fiscalité internationale, sous la pression des Etats-Unis qui craignaient que ce projet dissuade le Congrès d’adopter l’accord, espéré en octobre. La Commission a donc fait le choix de le laisser de côté, ce qui paraît logique politiquement, vu l’importance de garantir l’adoption de l’accord global – essentiel pour mettre un frein à la course au moins-disant fiscal – et vu la faiblesse du mécanisme qu’elle s’apprêtait à proposer, qui n’aurait pas rapporté beaucoup au budget européen.
  • En quoi consistait ce mécanisme ?
  • Selon la dernière fuite en date, la Commission planchait sur une taxe de 0,3 % sur les bénéfices des entreprises du secteur du numérique avec un chiffre d’affaires de plus de 50 millions d’euros, ce qui aurait rapporté moins de 2 milliards d’euros par an, bien loin de l’ambition de sa première proposition.
  • Quelles étaient les autres propositions potentielles de ressources propres ?
  • Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières qui a, lui aussi, subi des perturbations, entre la nécessité de sa compatibilité avec les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la question des quotas gratuits pour l’industrie et les réticences internationales. La Commission n’envisage sa mise en place qu’en 2026 pour des recettes qui devraient être modestes. Enfin, la réforme du marché carbone (ETS) proposée ce mois-ci, avec notamment son extension au transport routier et au bâtiment, pourrait rapporter beaucoup, mais elle est controversée politiquement et une partie des recettes additionnelles sera utilisée comme compensation pour les ménages les plus vulnérables via un nouveau fonds social pour le climat. Tout cela mis bout à bout montre pourquoi la Commission, qui doit trouver 15 milliards par an à partir de 2028 pour rembourser la dette Covid, a préféré remettre à plus tard sa proposition.
  • « Si l’accord sur la taxation minimale à 15 % des multinationales est validé, les Etats européens mettront la main sur environ 50 milliards de recettes supplémentaires par an, ce qui est considérable »
  • Est-ce à dire que la promesse de nouvelles ressources propres pour rembourser l’emprunt lié au fonds de relance ne sera pas tenue ?
  • Pour l’instant, 2028 paraît bien loin pour les responsables politiques. Mais plus on s’en approchera, plus les Etats membres vont commencer à réfléchir autrement, en voyant les estimations d’augmentation de leurs contributions nationales, faute de nouvelles ressources propres. Pour l’heure, on ne peut nier qu’il reste beaucoup d’obstacles, mais il faut aussi noter que la Commission a raison de se concentrer sur la grande bataille de la fiscalité internationale. Si l’accord sur la taxation minimale à 15 % des multinationales est validé, les Etats européens mettront la main sur environ 50 milliards de recettes supplémentaires par an, ce qui est considérable. De là à penser qu’une partie de ces dernières pourrait irriguer le budget européen, il n’y a qu’un pas, que la Commission a déjà préparé en planifiant pour 2023 une proposition sur un cadre commun européen pour la fiscalité des entreprises qui s’annonce ambitieuse. Mais, avant, la Commission doit convaincre l’Irlande, la Hongrie et l’Estonie, qui font partie des neuf pays récalcitrants, de s’engager dans l’accord à l’OCDE. C’est d’autant plus important qu’une fois l’accord trouvé, il faudra l’unanimité au niveau européen pour le mettre en œuvre.
  • Le Parlement européen est-il fondé à contester devant la Cour de justice le report de la proposition de nouvelles ressources propres ?
  • Juridiquement sans doute, car la feuille de route fait partie de l’accord interinstitutionnel sur le budget, un texte juridiquement contraignant. Politiquement par contre, j’ai des doutes. A mon sens, il ne faut pas faire de la feuille de route un totem, mais plutôt voir comment atteindre son objectif final : avoir des ressources propres supplémentaires en 2028 afin de rembourser la dette européenne. De ce point de vue, la Commission a raison de se concentrer sur l’accord à l’OCDE, sur lequel on pourrait éventuellement bâtir une nouvelle ressource propre. Cela n’implique pas abandonner la proposition de taxe digitale, mais il me paraît politiquement plus judicieux de l’utiliser comme une menace pour favoriser l’accord plutôt que de la mettre en place préventivement comme le voudrait le Parlement.

Plan climat de la commission européenne : sobriété ou précarité

Plan climat de la commission européenne  :  sobriété ou   précarité 

 

 

Clément Sénéchal, porte-parole « Climat » de l’ONG Greenpeace France considère que le plan européen va surtout frapper les ménages les moins favorisés. (Interview France Info, extrait).

Est-ce que ces douze propositions de la Commission européenne sont à la hauteur de l’enjeu ?

Comme souvent, le diable se cache dans les détails. Déjà, l’objectif nos émissions de 55% d’ici à 2030 est trop faible et surtout, c’est un objectif de baisse nette, c’est-à-dire que ce n’est pas un objectif de baisse réelle ou de baisse brute. En réalité,on compte sur de la compensation carbone. Quand on fait le calcul, il s’agit plutôt d’une baisse de 50% que nous prépare la Commission. Or, l’ONU et le consensus scientifique nous dit qu’il faudrait réduire nos émissions de 7,6 % par an, donc être plutôt à moins 70% en 2030. Ensuite, quand on regarde les différentes réformes législatives mises sur la table, effectivement, elles sont ambitieuses de prime abord, mais beaucoup moins quand on regarde dans le détail.

« Par exemple, la fin des ventes des véhicules thermiques est indispensable mais ça fait des années que les ONG réclament cette mesure. Mais sur une date qui serait de 2030 au plus tard, et non pas 2035 si on veut respecter l’objectif de neutralité carbone en 2050. »

 

Idem pour la taxation du kérosène, donc du carburant pour l’aviation, c’est indispensable également. Mais on nous dit, en fait, que ça ne va concerner que les vols européens et donc la moitié des émissions du secteur, puisqu’on va exempter les vols hors Union européenne, les vols internationaux qui dépassent les frontières. D’autant que cette taxation, ne sera finalisée que dans dix ans, ce qui est complètement aberrant. Pendant ce temps-là, le secteur aérien va bénéficier, comme il en a déjà bénéficié pendant de nombreuses années, de niches fiscales sur le kérosène.

Est-ce que la taxe carbone aux frontières ne peut pas limiter les importations depuis des pays lointains comme la Chine qui font beaucoup de dégâts et polluent énormément ?

Ce n’est pas forcément une mauvaise mesure. Simplement, si en parallèle on ne répare pas le marché carbone existant, ça ne sert à rien. Le marché carbone est un marché sur lequel on s’échange des droits à polluer, qui sont émis initialement par la Commission européenne. C’est une manière parmi d’autres de fixer prix à la tonne de carbone. Aujourd’hui malheureusement, sur le marché carbone européen, il y a un prix de la tonne de carbone qui ne concerne pas l’ensemble des industries, il concerne à peine 6% des émissions industrielles. Parce qu’on a des monceaux de quotas gratuits de droits à polluer qui sont qui sont alloués gratuitement, par exemple au secteur aérien, par la Commission européenne.

Par ailleurs, il faudrait fixer un prix plancher à cette tonne de carbone. Il faudrait que ce prix suive une trajectoire haussière pluriannuelle pour atteindre 180 euros d’ici à la fin de l’année. Il faut aussi réduire drastiquement le nombre de quotas en circulation sur le marché carbone, sans cette réforme du marché carbone, cette taxe aux frontières ne servira à rien.

A côté de ça, vous avez des propositions qui sont dangereuses, comme l’élargissement du marché carbone européen au secteur du bâtiment et du transport routier. Jusqu’à présent il concernait surtout les installations industrielles, il était donc acquitté par les entreprises, par l’appareil productif. Sauf qu’avec cet élargissement, on va surtout frapper les consommations populaires. On va faire monter la facture de carburant et de chauffage et donc on va venir percuter des pratiques qui sont captives, qui sont qui sont incontournables aujourd’hui pour les classes populaires. Donc, on va engendrer de la précarité supplémentaire.

Il y a donc selon vous des risques de surcoût pour de nombreux ménages ou certaines entreprises aussi, on pense aux factures d’eau, de carburant, de fioul ou de gaz ?

Cet élargissement du marché carbone au secteur du bâtiment et au secteur du transport routier va frapper les ménages les plus précaires. D’autant plus brutalement qu’on est sur un marché, et donc, on est sur des mécanismes qui sont spéculatifs et qui entraînent une volatilité des prix extrêmement brutale. La Commission doit changer de matrice idéologique. Aujourd’hui, elle doit changer l’équation sur le partage de l’effort. C’est aux multinationales et aux ménages les plus aisés de faire la grande part de l’effort. Sinon, on confond sobriété et précarité.

Plan climat de la commission européenne : la confusion entre sobriété et précarité

Plan climat de la commission européenne  : la confusion entre sobriété et précarité 

 

 

Clément Sénéchal, porte-parole « Climat » de l’ONG Greenpeace France considère que le plan européen va surtout frapper les ménages les moins favorisés. (Interview France Info, extrait).

Est-ce que ces douze propositions de la Commission européenne sont à la hauteur de l’enjeu ?

Comme souvent, le diable se cache dans les détails. Déjà, l’objectif nos émissions de 55% d’ici à 2030 est trop faible et surtout, c’est un objectif de baisse nette, c’est-à-dire que ce n’est pas un objectif de baisse réelle ou de baisse brute. En réalité,on compte sur de la compensation carbone. Quand on fait le calcul, il s’agit plutôt d’une baisse de 50% que nous prépare la Commission. Or, l’ONU et le consensus scientifique nous dit qu’il faudrait réduire nos émissions de 7,6 % par an, donc être plutôt à moins 70% en 2030. Ensuite, quand on regarde les différentes réformes législatives mises sur la table, effectivement, elles sont ambitieuses de prime abord, mais beaucoup moins quand on regarde dans le détail.

« Par exemple, la fin des ventes des véhicules thermiques est indispensable mais ça fait des années que les ONG réclament cette mesure. Mais sur une date qui serait de 2030 au plus tard, et non pas 2035 si on veut respecter l’objectif de neutralité carbone en 2050. »

 

Idem pour la taxation du kérosène, donc du carburant pour l’aviation, c’est indispensable également. Mais on nous dit, en fait, que ça ne va concerner que les vols européens et donc la moitié des émissions du secteur, puisqu’on va exempter les vols hors Union européenne, les vols internationaux qui dépassent les frontières. D’autant que cette taxation, ne sera finalisée que dans dix ans, ce qui est complètement aberrant. Pendant ce temps-là, le secteur aérien va bénéficier, comme il en a déjà bénéficié pendant de nombreuses années, de niches fiscales sur le kérosène.

Est-ce que la taxe carbone aux frontières ne peut pas limiter les importations depuis des pays lointains comme la Chine qui font beaucoup de dégâts et polluent énormément ?

Ce n’est pas forcément une mauvaise mesure. Simplement, si en parallèle on ne répare pas le marché carbone existant, ça ne sert à rien. Le marché carbone est un marché sur lequel on s’échange des droits à polluer, qui sont émis initialement par la Commission européenne. C’est une manière parmi d’autres de fixer prix à la tonne de carbone. Aujourd’hui malheureusement, sur le marché carbone européen, il y a un prix de la tonne de carbone qui ne concerne pas l’ensemble des industries, il concerne à peine 6% des émissions industrielles. Parce qu’on a des monceaux de quotas gratuits de droits à polluer qui sont qui sont alloués gratuitement, par exemple au secteur aérien, par la Commission européenne.

Par ailleurs, il faudrait fixer un prix plancher à cette tonne de carbone. Il faudrait que ce prix suive une trajectoire haussière pluriannuelle pour atteindre 180 euros d’ici à la fin de l’année. Il faut aussi réduire drastiquement le nombre de quotas en circulation sur le marché carbone, sans cette réforme du marché carbone, cette taxe aux frontières ne servira à rien.

A côté de ça, vous avez des propositions qui sont dangereuses, comme l’élargissement du marché carbone européen au secteur du bâtiment et du transport routier. Jusqu’à présent il concernait surtout les installations industrielles, il était donc acquitté par les entreprises, par l’appareil productif. Sauf qu’avec cet élargissement, on va surtout frapper les consommations populaires. On va faire monter la facture de carburant et de chauffage et donc on va venir percuter des pratiques qui sont captives, qui sont qui sont incontournables aujourd’hui pour les classes populaires. Donc, on va engendrer de la précarité supplémentaire.

Il y a donc selon vous des risques de surcoût pour de nombreux ménages ou certaines entreprises aussi, on pense aux factures d’eau, de carburant, de fioul ou de gaz ?

Cet élargissement du marché carbone au secteur du bâtiment et au secteur du transport routier va frapper les ménages les plus précaires. D’autant plus brutalement qu’on est sur un marché, et donc, on est sur des mécanismes qui sont spéculatifs et qui entraînent une volatilité des prix extrêmement brutale. La Commission doit changer de matrice idéologique. Aujourd’hui, elle doit changer l’équation sur le partage de l’effort. C’est aux multinationales et aux ménages les plus aisés de faire la grande part de l’effort. Sinon, on confond sobriété et précarité.

Plan Climat : un financement mondial insuffisant

Plan Climat : un  financement mondial insuffisant 

Le directeur général de BlackRock, Larry Fink, a appelé dimanche les gouvernements à élaborer un plan de financement climatique à long terme plus solide pour débloquer les capitaux privés nécessaires à la transition vers une économie à faibles émissions de carbone.

 

S’exprimant lors la Conférence internationale sur le climat de Venise à l’occasion d’une réunion des ministres des Finances du G20, il a ajouté que, sans un tel plan, les efforts actuels – y compris en matière de transparence sur l’impact de l’activité des entreprise – risquaient de n’être « rien de plus qu’une façade ».

Larry Fink, qui dirige le plus grand gestionnaire d’actifs au monde, avec environ 9.000 milliards de dollars d’actifs, a également appelé à une réforme du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale pour les rendre plus aptes à relever le défi du changement climatique.

Trois problèmes « critiques »

Le dirigeant a souligné trois problèmes « critiques » à régler afin de favoriser la transition écologique, qui représente selon lui une opportunité de 50.000 milliards de dollars pour les investisseurs, alors que BlackRock est lui-même est un important pourvoyeur de fonds du secteur des énergies fossiles.

Selon lui, il faut premièrement que les entreprises privées soient soumises à la même pression que les entreprises cotées pour partager des informations sur leurs efforts en matière de développement durable.

Les sociétés pétrolières et gazières cotées sont aujourd’hui « massivement incitées » à vendre leurs actifs les plus polluants, souvent à des sociétés privées et publiques qui font l’objet d’un contrôle moins strict et divulguent beaucoup moins d’informations sur leurs opérations.

Deuxièmement, selon Larry Fink, les gouvernements risquent d’alimenter les inégalités à moins de créer davantage de demande pour des produits et services plus écologiques, en abaissant leur coût, ou « prime verte », qui pénalise les plus démunis et risque d’alimenter l’instabilité sociale.

 

Enfin, selon le patron BlackRock, des institutions telles que la Banque mondiale et le FMI doivent être réformées pour encourager davantage les capitaux du secteur privé à financer la transition dans les marchés émergents.

Repenser les rôles du modèle bancaire

Larry Fink a également souligné que les deux organes avaient été créés il y a près de 80 ans sur la base d’un modèle bancaire, jugeant qu’il est désormais nécessaire de « repenser leurs rôles ».

Citant le rôle de BlackRock dans la création d’une stratégie de financement climatique public-privé de 250 millions de dollars destinée aux infrastructures durables, dans laquelle le gouvernement et des philanthropes fournissent des capitaux subordonnés pour protéger les rendements des investisseurs privés, il a ajouté qu’il fallait davantage d’initiatives du même type.

« Si nous n’avons pas d’institutions internationales offrant ce genre de position de première perte à une plus grande échelle qu’aujourd’hui, en supervisant correctement les investissements et en réduisant le coût de financement et le coût des capitaux propres, nous n’allons tout simplement pas pouvoir attirer les capitaux privés nécessaires à la transition énergétique dans les marchés émergents », a-t-il estimé.

Plan climat Union européenne : la confusion entre sobriété et précarité

Plan climat Union européenne : la confusion entre sobriété et précarité 

 

 

Clément Sénéchal, porte-parole « Climat » de l’ONG Greenpeace FranceConsidère que le plan européen va surtout frapper les ménages les moins favorisés. (Interview France Info, extrait).

Est-ce que ces douze propositions de la Commission européenne sont à la hauteur de l’enjeu ?

Comme souvent, le diable se cache dans les détails. Déjà, l’objectif nos émissions de 55% d’ici à 2030 est trop faible et surtout, c’est un objectif de baisse nette, c’est-à-dire que ce n’est pas un objectif de baisse réelle ou de baisse brute. En réalité,on compte sur de la compensation carbone. Quand on fait le calcul, il s’agit plutôt d’une baisse de 50% que nous prépare la Commission. Or, l’ONU et le consensus scientifique nous dit qu’il faudrait réduire nos émissions de 7,6 % par an, donc être plutôt à moins 70% en 2030. Ensuite, quand on regarde les différentes réformes législatives mises sur la table, effectivement, elles sont ambitieuses de prime abord, mais beaucoup moins quand on regarde dans le détail.

« Par exemple, la fin des ventes des véhicules thermiques est indispensable mais ça fait des années que les ONG réclament cette mesure. Mais sur une date qui serait de 2030 au plus tard, et non pas 2035 si on veut respecter l’objectif de neutralité carbone en 2050. »

 

Idem pour la taxation du kérosène, donc du carburant pour l’aviation, c’est indispensable également. Mais on nous dit, en fait, que ça ne va concerner que les vols européens et donc la moitié des émissions du secteur, puisqu’on va exempter les vols hors Union européenne, les vols internationaux qui dépassent les frontières. D’autant que cette taxation, ne sera finalisée que dans dix ans, ce qui est complètement aberrant. Pendant ce temps-là, le secteur aérien va bénéficier, comme il en a déjà bénéficié pendant de nombreuses années, de niches fiscales sur le kérosène.

Est-ce que la taxe carbone aux frontières ne peut pas limiter les importations depuis des pays lointains comme la Chine qui font beaucoup de dégâts et polluent énormément ?

Ce n’est pas forcément une mauvaise mesure. Simplement, si en parallèle on ne répare pas le marché carbone existant, ça ne sert à rien. Le marché carbone est un marché sur lequel on s’échange des droits à polluer, qui sont émis initialement par la Commission européenne. C’est une manière parmi d’autres de fixer prix à la tonne de carbone. Aujourd’hui malheureusement, sur le marché carbone européen, il y a un prix de la tonne de carbone qui ne concerne pas l’ensemble des industries, il concerne à peine 6% des émissions industrielles. Parce qu’on a des monceaux de quotas gratuits de droits à polluer qui sont qui sont alloués gratuitement, par exemple au secteur aérien, par la Commission européenne.

Par ailleurs, il faudrait fixer un prix plancher à cette tonne de carbone. Il faudrait que ce prix suive une trajectoire haussière pluriannuelle pour atteindre 180 euros d’ici à la fin de l’année. Il faut aussi réduire drastiquement le nombre de quotas en circulation sur le marché carbone, sans cette réforme du marché carbone, cette taxe aux frontières ne servira à rien.

A côté de ça, vous avez des propositions qui sont dangereuses, comme l’élargissement du marché carbone européen au secteur du bâtiment et du transport routier. Jusqu’à présent il concernait surtout les installations industrielles, il était donc acquitté par les entreprises, par l’appareil productif. Sauf qu’avec cet élargissement, on va surtout frapper les consommations populaires. On va faire monter la facture de carburant et de chauffage et donc on va venir percuter des pratiques qui sont captives, qui sont qui sont incontournables aujourd’hui pour les classes populaires. Donc, on va engendrer de la précarité supplémentaire.

Il y a donc selon vous des risques de surcoût pour de nombreux ménages ou certaines entreprises aussi, on pense aux factures d’eau, de carburant, de fioul ou de gaz ?

Cet élargissement du marché carbone au secteur du bâtiment et au secteur du transport routier va frapper les ménages les plus précaires. D’autant plus brutalement qu’on est sur un marché, et donc, on est sur des mécanismes qui sont spéculatifs et qui entraînent une volatilité des prix extrêmement brutale. La Commission doit changer de matrice idéologique. Aujourd’hui, elle doit changer l’équation sur le partage de l’effort. C’est aux multinationales et aux ménages les plus aisés de faire la grande part de l’effort. Sinon, on confond sobriété et précarité.

Climat : un plan de financement mondial insuffisant

 

Climat : un plan de financement mondial insuffisant 

Le directeur général de BlackRock, Larry Fink, a appelé dimanche les gouvernements à élaborer un plan de financement climatique à long terme plus solide pour débloquer les capitaux privés nécessaires à la transition vers une économie à faibles émissions de carbone.

 

S’exprimant lors la Conférence internationale sur le climat de Venise à l’occasion d’une réunion des ministres des Finances du G20, il a ajouté que, sans un tel plan, les efforts actuels – y compris en matière de transparence sur l’impact de l’activité des entreprise – risquaient de n’être « rien de plus qu’une façade ».

Larry Fink, qui dirige le plus grand gestionnaire d’actifs au monde, avec environ 9.000 milliards de dollars d’actifs, a également appelé à une réforme du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale pour les rendre plus aptes à relever le défi du changement climatique.

Trois problèmes « critiques »

Le dirigeant a souligné trois problèmes « critiques » à régler afin de favoriser la transition écologique, qui représente selon lui une opportunité de 50.000 milliards de dollars pour les investisseurs, alors que BlackRock est lui-même est un important pourvoyeur de fonds du secteur des énergies fossiles.

Selon lui, il faut premièrement que les entreprises privées soient soumises à la même pression que les entreprises cotées pour partager des informations sur leurs efforts en matière de développement durable.

Les sociétés pétrolières et gazières cotées sont aujourd’hui « massivement incitées » à vendre leurs actifs les plus polluants, souvent à des sociétés privées et publiques qui font l’objet d’un contrôle moins strict et divulguent beaucoup moins d’informations sur leurs opérations.

Deuxièmement, selon Larry Fink, les gouvernements risquent d’alimenter les inégalités à moins de créer davantage de demande pour des produits et services plus écologiques, en abaissant leur coût, ou « prime verte », qui pénalise les plus démunis et risque d’alimenter l’instabilité sociale.

 

Enfin, selon le patron BlackRock, des institutions telles que la Banque mondiale et le FMI doivent être réformées pour encourager davantage les capitaux du secteur privé à financer la transition dans les marchés émergents.

Repenser les rôles du modèle bancaire

Larry Fink a également souligné que les deux organes avaient été créés il y a près de 80 ans sur la base d’un modèle bancaire, jugeant qu’il est désormais nécessaire de « repenser leurs rôles ».

Citant le rôle de BlackRock dans la création d’une stratégie de financement climatique public-privé de 250 millions de dollars destinée aux infrastructures durables, dans laquelle le gouvernement et des philanthropes fournissent des capitaux subordonnés pour protéger les rendements des investisseurs privés, il a ajouté qu’il fallait davantage d’initiatives du même type.

« Si nous n’avons pas d’institutions internationales offrant ce genre de position de première perte à une plus grande échelle qu’aujourd’hui, en supervisant correctement les investissements et en réduisant le coût de financement et le coût des capitaux propres, nous n’allons tout simplement pas pouvoir attirer les capitaux privés nécessaires à la transition énergétique dans les marchés émergents », a-t-il estimé.

UN VAGUE PLAN D’INVESTISSEMENT » À LA RENTRÉE

UN VAGUE PLAN D’INVESTISSEMENT » À LA RENTRÉE

sans doute conscient des réservations des experts concernant la faiblesse de la croissance française, le président a ajouté un couplet à son intervention en indiquant simplement qu’un plan d’investissement pourrait être décidé à la rentrée . Un plan pour l’instant très vague mais qui viserait à dynamiser une économie qui aura bien du mal à retrouver son niveau de 2019 dès le début de 2022. En effet l’hypothèse d’une quatrième vague sanitaire pourrait contraint de revoir à la baisse des perspectives économiques déjà un peu faiblardes.

 

« A la rentrée, après le travail et les consultations en cours, nous déciderons d’un plan d’investissement qui visera un objectif: bâtir la France de 2030 et faire émerger dans notre pays et en Europe les champions de demain, qui dans les domaines du numérique, de l’industrie verte, des biotechnologies ou encore dans l’agriculture, dessineront notre avenir », a déclaré le président de la République lors de son allocution télévisée.

Pour un plan de financement plus solide pour le climat

Pour  un plan de financement plus solide pour le climat

Le directeur général de BlackRock, Larry Fink, a appelé dimanche les gouvernements à élaborer un plan de financement climatique à long terme plus solide pour débloquer les capitaux privés nécessaires à la transition vers une économie à faibles émissions de carbone.

 

S’exprimant lors la Conférence internationale sur le climat de Venise à l’occasion d’une réunion des ministres des Finances du G20, il a ajouté que, sans un tel plan, les efforts actuels – y compris en matière de transparence sur l’impact de l’activité des entreprise – risquaient de n’être « rien de plus qu’une façade ».

Larry Fink, qui dirige le plus grand gestionnaire d’actifs au monde, avec environ 9.000 milliards de dollars d’actifs, a également appelé à une réforme du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale pour les rendre plus aptes à relever le défi du changement climatique.

Trois problèmes « critiques »

Le dirigeant a souligné trois problèmes « critiques » à régler afin de favoriser la transition écologique, qui représente selon lui une opportunité de 50.000 milliards de dollars pour les investisseurs, alors que BlackRock est lui-même est un important pourvoyeur de fonds du secteur des énergies fossiles.

Selon lui, il faut premièrement que les entreprises privées soient soumises à la même pression que les entreprises cotées pour partager des informations sur leurs efforts en matière de développement durable.

Les sociétés pétrolières et gazières cotées sont aujourd’hui « massivement incitées » à vendre leurs actifs les plus polluants, souvent à des sociétés privées et publiques qui font l’objet d’un contrôle moins strict et divulguent beaucoup moins d’informations sur leurs opérations.

Deuxièmement, selon Larry Fink, les gouvernements risquent d’alimenter les inégalités à moins de créer davantage de demande pour des produits et services plus écologiques, en abaissant leur coût, ou « prime verte », qui pénalise les plus démunis et risque d’alimenter l’instabilité sociale.

 

Enfin, selon le patron BlackRock, des institutions telles que la Banque mondiale et le FMI doivent être réformées pour encourager davantage les capitaux du secteur privé à financer la transition dans les marchés émergents.

Repenser les rôles du modèle bancaire

Larry Fink a également souligné que les deux organes avaient été créés il y a près de 80 ans sur la base d’un modèle bancaire, jugeant qu’il est désormais nécessaire de « repenser leurs rôles ».

Citant le rôle de BlackRock dans la création d’une stratégie de financement climatique public-privé de 250 millions de dollars destinée aux infrastructures durables, dans laquelle le gouvernement et des philanthropes fournissent des capitaux subordonnés pour protéger les rendements des investisseurs privés, il a ajouté qu’il fallait davantage d’initiatives du même type.

« Si nous n’avons pas d’institutions internationales offrant ce genre de position de première perte à une plus grande échelle qu’aujourd’hui, en supervisant correctement les investissements et en réduisant le coût de financement et le coût des capitaux propres, nous n’allons tout simplement pas pouvoir attirer les capitaux privés nécessaires à la transition énergétique dans les marchés émergents », a-t-il estimé.

États-Unis : l’immense plan infrastructures

  • États-Unis : l’immense plan infrastructures
  • le plan massif de 200 milliards de $ d’investissements sur huit ans a reçu le soutien suffisant de démocrates et de républicains aux États-Unis.
  • Le plan de relance s’appuiera notamment sur cette stratégie de développement des infrastructures mais en même temps aussi sur ce que les démocrates appellent les «infrastructures familiales» ou «humaines».
  • .
  • La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a fermement indiqué jeudi qu’elle n’organiserait pas de vote sur le texte de consensus entre républicains et démocrates sur les infrastructures «à moins» que le Sénat approuve aussi l’autre projet démocrate, qui devrait comprendre les grandes priorités sociales de l’administration Biden – aides aux personnes d’âgées, gardes d’enfant etc. – et ses grandes mesures pour lutter contre le changement climatique.
  •  L’équilibre pour maintenir les accords de part et d’autre s’annonce toutefois très délicat. S’ils veulent que les projets de lois survivent, les chefs démocrates doivent impérativement s’assurer du soutien aussi bien de leurs élus plus conservateurs que des plus progressistes, tout en maintenant celui des républicains centristes sur les infrastructures.

 

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