Election Présidentielle: l’hypothèse Bruno Retailleau
Ils sont aujourd’hui autour d’une vingtaine à avoir déclaré leur candidature pour les présidentielles ou à tout le moins à ne pas écarter la possibilité d’une candidature. C’est le cas notamment de Bruno Retailleau récemment devenu le patron du parti des Républicains et qui n’a pas fait encore acte officiel de candidature.
En dépit de cet afflux de prétendants, on peut imaginer que le nombre de candidats sérieux sera très réduit à la veille des élections . Pour résumer on peut dire avec une certaine certitude qu’il y aura un candidat du Front national, aussi l’inévitable Mélenchon et peut-être un candidat du rassemblement du centre qui pourrait précisément être Bruno Retailleau.
Tous les sondages démontrent qu’actuellement les candidats potentiels ex macronistes auront du mal à convaincre compte tenu de la médiocrité de l’héritage. Seul résiste l’ancien premier ministre Édouard Philippe mais qui avec le temps aura bien des difficultés à se débarrasser de son passé macroniste et de sa gestion plutôt inefficace. Sur le plan politique, c’est celui qui aujourd’hui apparaît avoir le plus de chance de concurrencer le candidat du RN mais les choses pourraient bien évoluer car les Français vont vouloir du nouveau mais surtout de l’efficacité et de la cohérence. Or Édouard Philippe n’est pas forcément le candidat d’autorité et de compétence qu’attendent les Français, complètement déçus des profils d’énarques bavards type Macron. Édouard Philippe est une sorte de fils spirituel de Juppé et de Macron qui se sont surtout manifestés par un immobilisme bureaucratique qui a plombé le pays sur le plan économique, financier mais aussi sociétal.
Pour arriver au second tour, il faudra nécessairement regrouper les voix du centre-droit du centre-gauche, un objectif que pourrait atteindre peut-être Bruno Retailleau à condition de ne pas s’en tenir uniquement aux questions sociétales. Il devra nourrir sa réflexion et ses propositions sur le plan économique, financier et social. Finalement passer de la stature de candidat de l’autorité à celui de candidat à la gestion stratégique du pays.
Cette fois, il paraît peu vraisemblable que le parti socialiste puisse se rallier encore une fois au gauchisme de Mélenchon et même des écolos. Une candidature PS pourrait être une nouvelle catastrophe. C’est le danger qui guette aussi le centre et le centre-droit coincé lui aussi entre la candidature de Mélenchon et celle du rassemblement national.
Parmi les atouts d’un éventuel candidat du centre figure l’âge du capitaine futur. Il paraît peu vraisemblable que l’opinion consente encore une fois de livrer le pays à des jeunes comme Bardella (ou Attal) qui manque sérieusement d’expérience politique ou tout simplement humaine.
La France aura besoin d’un homme expérimenté, très déterminé car la gestion actuelle conduit le pays droit dans le mur sur le plan financier, économique, social et sociétal. La France sera surtout besoin d’un candidat qui fasse preuve de clarté et de pertinence sur la situation réelle du pays et les efforts qu’il conviendrait d’entreprendre par tous sans exception -même si c’est de manière proportionné- pour éviter le pire, c’est-à-dire le déclassement irréversible et durable de la France et des Français.