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Bruno Le Maire conteste la mise en cause par l’Allemagne de l’indépendance de la BCE

Bruno Le Maire conteste la mise en cause par l’Allemagne de l’indépendance de la BCE

 

Il est clair que la décision de la cour constitutionnelle de Karlsruhe qui met en cause l’indépendance de la banque centrale heureuse européenne constitue un sérieux accroc pour la cohérence et l’unité de l’union européenne. Juridiquement la cour constitutionnelle a le pouvoir de peser sur la politique de la Bundesbank. Mais intimer l’ordre à la Bundesbank de ne plus acheter d’emprunts d’État de la zone euro voire de s’en débarrasser est une manière de mettre en cause l’indépendance de la BCE et derrière évidemment la solidarité monétaire européenne.

D’où la réaction du ministre français de l’économie qui déclare “La décision de la cour constitutionnelle de Karlsruhe n’est pas un élément de stabilité. Les traités européens garantissent l’indépendance de la Banque centrale européenne. Elle prend ses décisions en toute indépendance et elle décide des conditions d’exercice de son mandat sous le contrôle exclusif de la Cour de justice de l’Union européenne qui est gardienne des traités”, a déclaré Bruno Le Maire

“Il est important de rappeler l’indépendance de la BCE qui est la seule à même de juger ce qui est nécessaire en terme de conduite de la politique monétaire en zone euro. Nous sommes tous attachés dans la zone euro, à cette indépendance de la BCE, qui lui permet de remplir sa mission en toute indépendance sous le contrôle de la Cour de justice de l’Union européenne au service de l’intérêt général des Etats membres de la zone euro”, a-t-il poursuivi.

Notons que le fondement du conflit repose sur le faite que la BCE prend en quelque sorte le leadership pour faire face à la crise économique liée à la politique monétaire pour compenser l’incapacité des états et de l’union européenne à agir sur le levier budgétaire. De fait la BCE dépasse les limites habituelles de son champ d’action.

 

 

Bruno Lemaire : prochain Premier ministre ?

Bruno Lemaire : prochain Premier ministre ?

Il paraît de plus en plus évident que le Premier ministre actuel Édouard Philippe ne sert guère à la protection du président de la république dont la cote continue de reculer dans l’opinion. En cause sans doute, l’omniprésence de Macron qui joue un peu tous les rôles celui de président, de premier ministre et de ministre. mais un  autre facteur est à prendre en compte, celui de la raideur idéologique d’Édouard Philippe. On l’a vu notamment à l’occasion de la réforme des retraites quand Macron était prêt à ouvrir à des concessions . Édouard Philippe a rapidement refermé la porte à toute ouverture. Du coup, la réforme des retraites qui a toujours connu une opposition d’une majorité de Français finit lamentablement dans le fond d’un tiroir.

La vérité c’est que ce Premier ministre est usé jusqu’à la corde et qu’il faudra le remplacer pour redonner un peu de dynamisme à une équipe bien fatiguée. D’où l’appel de Macron à un gouvernement d’union nationale. Un appel qui sera peu suivi sans doute mais qui ouvre l’hypothèse d’un changement d’équipe. Le ministre de l’économie et des finances pourrait bien tenir la tête pour remplacer Édouard Philippe. D’abord Bruno Lemaire a beaucoup évolué sur le fond comme sur la forme.

Sur la forme, il faut bien convenir qu’il était précédemment aussi charismatique qu’ une limande mais avec l’exercice du pouvoir il a surtout su s’entourer, écouter et mieux s’exprimer ( sauf sur la nationalisation d’ADP et la FDJ  où là il s’est ridiculisé). Ensuite, il a clairement laissé entendre qu’il n’était pas en accord avec la politique de rigueur d’Édouard Philippe. Dernièrement à l’occasion de la crise du Coron virus,  il a surpris beaucoup de monde en prenant immédiatement les moyens exceptionnels pour tenter de soutenir l’économie, le pouvoir d’achat des ménages et l’emploi. Pire, il a même suggéré d’augmenter les salaires. Bref, Bruno le maire a beaucoup changé par rapport à ses positions quand il était dans l’opposition . Alors que Édouard Philippe est resté un pur et dur du parti républicain ( auquel il adhère toujours)  Bruno Lemaire, lui, a plutôt glissé vers une conception un peu plus social- démocrate qui colle bien avec les enjeux du moment.

Bruno Le Maire appelle à un vague patriotisme économique

Bruno Le Maire appelle à un vague  patriotisme économique

 

L’appel au patriotisme économique lancé par le ministre de l’économie, Bruno Lemaire manque sérieusement de contenu. Il  envisage des participations voire des nationalisations pour les secteurs en grande difficulté comme le transport aérien par exemple voir l’automobile. Pour le reste, le ministre n’indique pas grand-chose sur les réorientations des processus de production,  de distribution et de consommation qui répondraient à cet objectif de patriotisme économique.

Pour l’instant le ministre de l’économie, comme d’ailleurs l’ensemble du gouvernement, se gave surtout de mots. La France, confrontée aux répercussions de l’épidémie de nouveau coronavirus, a “plus que jamais” besoin de patriotisme économique afin de surmonter une crise économique sans précédent depuis la Grande Dépression de 1929, a déclaré mardi Bruno Le Maire en réaffirmant que l’Etat prendrait sa part en soutenant les fleurons industriels français en difficulté.

“La liste des entreprises industrielles qui doivent être soutenues par l’Etat, elle est prête”, a dit le ministre de l’Economie et des Finances sur franceinfo. “Elle reste évidemment confidentielle”, a-t-il ajouté, rappelant cependant que les secteurs aéronautique et automobile étaient particulièrement fragilisés par cette crise sanitaire. Bruno Le Maire a une nouvelle fois répété que le gouvernement n’excluait pas si nécessaire de procéder à des nationalisations “en dernier recours”, et pourrait également procéder à des recapitalisations ou prendre des participations. “Nous n’allons pas laisser des fleurons industriels (…) partir en fumée parce qu’il y a une crise économique d’une violence qui est sans doute sans précédent depuis 1929 dans les pays occidentaux”, a-t-il assuré.

L’Etat prépare notamment des mesures pour soutenir la compagnie aérienne Air France-KLM, a-t-il dit, ajoutant qu’il existait des solutions autres qu’une nationalisation.

Face à la pandémie de coronavirus, Bruno Le Maire a lancé un appel au patriotisme économique “du chef d’entreprises au salarié en passant par chaque citoyen”. Pour l’instant il s’agit surtout de souhaits ou de recommandations. Un peu comme le confinement qu’on ne veut pas généraliser et durcir. Il est cependant évident que le confinement qui risque de durer environ deux mois ajoutés aux congés annuels mettra l’économie française à genoux, la richesse nationale (PIB) pourrait perdre alors de  l’ ordre de 20%, avec des conséquences financières et sociales dramatiques.

Le ministre a seulement souhaité que les salariés prennent des congés payés pendant la période de confinement tout en insistant sur la nécessité que de telles dispositions soient définies dans le cadre d’un dialogue avec les syndicats. “C’est préférable pour que notre économie redémarre au lendemain de la crise” car “nous aurons besoin de toutes nos forces pour redémarrer”, a-t-il déclaré. Dans ce contexte, Bruno Le Maire a demandé “à toutes les entreprises, notamment les plus grandes, de faire preuve de la plus grande modération” dans leur politique de versement des dividendes, sans toutefois aller jusqu’à conditionner des mesures de soutien à leur abandon.

Concernant le plan de soutien de 45 milliards d’euros annoncé par le gouvernement, il a précisé que ce montant n’était qu’”un point de départ” et serait probablement dépassé. Avec une “utilisation massive” du chômage partiel dans ce contexte de crise, les dépenses consacrées à ce dispositif excéderont les 8,5 milliards d’euros provisionnés, a souligné Bruno Le Maire.

Quelques jours après la mise en place de ce dispositif, 730.000 salariés français bénéficient déjà du chômage partiel, ce qui représente 2,2 milliards d’euros.

“Chaque semaine de confinement ajoute un coût pour les finances publiques qui se chiffre en milliards d’euros”, a noté Bruno Le Maire, selon lequel le recul de la croissance française en 2020 dépassera nettement la contraction de 1% estimée dans le projet de loi de Finances rectificatif adopté vendredi dernier.

Pour soutenir les entreprises qui font face à un décrochage brutal de leur activité, Bruno Le Maire a annoncé lors d’une conférence de presse que le dispositif prévoyant des prêts garantis par l’Etat pour un volume total pouvant aller jusqu’à 300 milliards d’euros démarrerait ce mercredi.

Quels que soient leur taille ou leur statut (profession libérale, autoentrepreneur, groupe du CAC 40), les entreprises pourront solliciter auprès de leur banque un prêt pouvant représenter jusqu’à trois mois de chiffre d’affaires, qui sera garanti par l’Etat entre 70% et 90%, afin de faire à leurs besoins de trésorerie.

“Il y aura du crédit pour tout le monde. Chaque dossier sera traité”, a déclaré à des journalistes Frédéric Oudéa le président de la Fédération bancaire française et directeur général de la Société Générale.

Cette garantie pourra toutefois être refusée aux entreprises qui tardent à régler leurs fournisseurs, a prévenu Bruno Le Maire.

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Taxe américaine sur le numérique: il y aura des représailles françaises (Bruno Lemaire)

Taxe américaine sur le numérique: il y aura des représailles françaises (Bruno Lemaire)

 

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Bruno Lemaire, ministre de l’économie semble prendre de plus en plus de poids dans la stratégie du gouvernement tant sur le plan économique que sur le plan social. Sur le plan social par exemple, il a récemment incité le patronat à relever les salaires pour dynamiser la croissance. Concernant la menace américaine de taxer des produits français en représentent  en représailles de la taxe numérique française, le ministre de l’économie est décidé à punir l’économie américaine avec de nouvelles fiscalités. “S’il devait y avoir des sanctions, et c’est une possibilité aujourd’hui que nous prenons très au sérieux, nous saisirions immédiatement l’Organisation mondiale du commerce (OMC)”, a dit le ministre, qui a indiqué qu’il s’entretiendrait dans la journée avec le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin.

“Si les Américains décident d’aller jusqu’au bout, de mettre des sanctions contre la taxation du digital alors même qu’ils étaient pour cette taxation du digital et que notre taxation nationale n’est pas discriminatoire, dans ce cas-là, nous riposterions”, a-t-il ajouté.

“Mais cette guerre commerciale, je le redis, elle n’est dans l’intérêt de personne donc j’appelle nos amis américains à revenir à la sagesse, à la raison, à travailler à un compromis à l’OCDE, à éviter cette montée aux extrêmes qui ne profitera à personne.”

La taxation du numérique est à l’origine de tensions commerciales entre la France et les Etats-Unis, qui menacent d’imposer des droits de douane massifs à certains produits d’importation en guise de représailles à un impôt français sur les Gafa (Google, Amazon, Facebook, Apple, entre autres).

La France, qui dément tout caractère discriminatoire, souligne pour sa part que cette taxe ne vise pas seulement les géants américains du numérique.

Bruno Retailleau, le réac, critique la conférence de financement des retraites

Bruno Retailleau, le réac,  critique  la conférence de financement des retraites

Bruno Retailleau, l’un  des représentants les plus réacs des républicains considère que  tous les syndicats sont à mettre dans le même sac. Pas étonnant, l’intéressé manifeste peu d’affection pour les organisations sociales. Retailleau, réac dans le domaine sociétal comme dans le champs socioéconomiques condamne donc aussi la perspective de conférence de financement des retraites proposées par la CFDT. Pas étonnant que les républicains en tant que parti glisse tout doucement vers l’extinction avec des propos aussi rétrogrades. Faut-il mettre en place une conférence de financement du système des retraites, comme le souhaite le patron de la CFDT Laurent Berger ? Pas selon Bruno Retailleau, qui estime au micro d’Europe 1 qu’il s’agit d’ »une mauvaise piste ». Invité du Grand journal du soir d’Europe 1 mardi, le président du groupe LR demande au gouvernement de tenir bon sur l’âge pivot, pomme de discorde du conflit sur la réforme des retraites, quelques heures après que le Premier ministre ait accepté d’en discuter avec les syndicats lors d’une réunion qui doit se tenir vendredi.

« Le système à points peut être le meilleur ou le pire. La valeur du point influencera sur le niveau des pensions, et la seule façon de la maintenir, c’est d’avoir un régime équilibré », estime Bruno Retailleau. « Or, si vous faites une réforme systémique et vous remettez les mesures paramétriques, qui font l’équilibre du système, à demain, vous faites l’inverse de ce que tous les pays européens qui ont adopter un système à points ont fait », rappelle-t-il. Bruno Retailleau s’en est ensuite pris à l’universalité du nouveau système de retraites voulu par le gouvernement : « Je vois bien que cette réforme est complètement déchiquetée, elle n’a plus rien d’universelle. Au fil du temps, on achète des catégories, comme les militaires, routiers, employés du gaz, etc. Et les régimes spéciaux vont se multiplier. » Là ce n’est pas faux !

Bruno Le Maire pour l’ augmentation des salaires

Bruno Le Maire pour l’ augmentation  des salaires

 

Bruno le maire appelle clairement à une augmentation des salaires qui agace sérieusement nombre de parlementaires de la république en marche attachés à une vision très droitière des relations économiques et sociales. Le paradoxe de la France en 2019, c’est qu’elle fait  un peu mieux que les autres pays de la zone euro pour la croissance. Une croissance de 1,3 % quand l’Allemagne demeure autour de 0,5 % et que l’Italie tutoie la récession. Une augmentation de l’activité essentiellement due à la résistance de la consommation des ménages grâce en particulier aux mesures obtenues avec  mouvement des gilets jaunes. Un vrai paradoxe qu’on ose à peine avouer. Pourtant devant l’écroulement des échanges internationaux, partout dans le monde la croissance n’est plus soutenue principalement que par la consommation. Cela vaut aussi en France. Or depuis plusieurs années en valeur relative (une fois que les revenus sont déflatés, le pouvoir d’achat a tendance à stagner). Nombre d’économistes moins bornés que d’autres souhaitent cette relance par l’augmentation des revenus notamment des salaires. Cela pour des  raisons de justice sociale mais aussi d’efficacité économique. Comment en effet expliquer que les revenus boursiers des actions aient  progressé de 25 % sur un an en France alors que les salaires stagnent voire régressent si on tient compte de l’inflation réelle. Notons que cette inflation reprend aujourd’hui avec une progression de 1,5 % sur un an, soit 50 % de plus qu’attendu. Un réajustement des salaires et des pensions est donc nécessaire socialement et économiquement. ( Ce que par parenthèses Trump a fait et plus récemment Boris Johnson).

« Les entreprises doivent garantir un meilleur partage de la valeur. Elles doivent s’engager dans cette voie-là quand leurs résultats économiques sont au rendez-vous. Elles doivent ouvrir des perspectives à leurs salariés, des perspectives de vie meilleure, de salaires qui progressent », a insisté Bruno Le Maire.

Il a notamment appelé les entreprises à mettre en place des accords d’intéressement, dont la mise en oeuvre a été simplifiée et à mener des négociations salariales dans les branches qui connaissent des difficultés de recrutement et où les rémunérations restent parfois proches du niveau du Smic.

Par ailleurs, il a rappelé que le gouvernement travaille à l’élaboration d’un « pacte productif », qui passera notamment par la baisse progressive des impôts de production à partir de l’an prochain. Ce  »pacte productif » doit être dévoilé dans les prochaines semaines par le président de la République.

 

Bruno Le Maire a également profité de ses vœux pour proposer une augmentation de capital de la Banque européenne d’investissement (BEI) de 10 milliards d’euros afin de financer davantage de projets en faveur du climat.

« La France propose une augmentation de capital de la BEI pour démultiplier sa capacité à financer les projets verts », a déclaré M. Le Maire. « Nous souhaitons que cette augmentation de capital soit de 10 milliards d’euros et nous souhaitons que cette augmentation de capital soit réalisée en 2020″, a-t-il ajouté.

La Banque européenne d’investissement, basée à Luxembourg, est la banque de l’Union européenne. Sa nouvelle politique d’investissement, définie en novembre dernier, donne une priorité à la lutte contre le réchauffement climatique et au développement durable, avec 1.000 milliards d’euros à débloquer en dix ans dans ce domaine.

La BEI a aussi décidé d’arrêter de financer des projets liés aux énergies fossiles à partir de 2022.

Par ailleurs, Bruno Le Maire a annoncé que son ministère accueillerait en février une « conférence européenne sur l’économie verte », avec pour objectif de « faire avancer tous les projets européens de croissance verte ».

Privatisation d’ADP : on verra après ! (Bruno Le Maire)

Privatisation d’ADP : on verra après !  (Bruno Le Maire)

 

Théoriquement, le nombre de signatures pour la tenue d’un référendum concernant la privatisation de l’aéroport Paris est suffisant. Le conseil constitutionnel a en effet enregistré plus d’un million de signatures. Or , en avril , Macron avait déclaré que ce seuil était suffisant pour déclencher un référendum. Le problème c’est que Bruno Lemaire, lui , ne veut pas ajouter des difficultés aux problèmes sociaux actuels. Il se réfère  donc aux dispositions législatives qui imposent près de 5 millions de signatures. Une manière de renvoyer le problème à plus tard. Notons évidemment que Macron peut appliquer ses propres critères  et décider d’un référendum sur la question. D’une certaine façon, on  retrouve là le même clivage que sur les retraites au sein du gouvernement.

 

On sait que Bruno Lemaire et Édouard Philippe transfuges des républicains ont voulu se montrer inflexibles en matière de réforme des retraites tandis que d’autres , Macron compris,  étaient prêts  à transiger ( ce qui va sans doute se faire avec le long délai accordé aux régimes spéciaux pour rejoindre la réforme universelle et qui ne sera pas réellement universelle avant 30 ou 50 ans voire jamais). Le gouvernement ne prendra aucune décision sur la privatisation d’Aéroports de Paris jusqu’à la fin de la collecte des signatures pour l’organisation d’un référendum, a déclaré dimanche Bruno Le Maire sur France 3.

Ce projet de référendum sur la privatisation d’ADP a recueilli plus d’un million de signatures, selon un décompte publié mercredi par le Conseil constitutionnel. Emmanuel Macron s’est dit favorable en avril à l’abaissement à un million de signatures du seuil nécessaire à l’organisation d’un référendum d’initiative partagée (RIP).Bruno Le Maire a néanmoins insisté dimanche sur le fait que la législation actuelle s’appliquait et que cette proposition de référendum devait recueillir la signature d’un dixième des électeurs inscrits, soit 4 ,7 millions de personnes, d’ici à la mi-mars pour aboutir.

« Le dangereux bourbier du Sahel» (Bruno Clément-Bollée)

« Le dangereux bourbier du Sahel» (Bruno Clément-Bollée)

Bruno Clément-Bollée, Ancien directeur de la coopération de sécurité et de défense au ministère des affaires étrangères plaide pour une autre implication des acteurs locaux dans le bourbier du Sahel (tribune le Monde)

 

 

« … Au Sahel, égrener les dramatiques événements qui s’enchaînent – à l’exemple de la toute dernière attaque du poste d’Indelimane, au Mali, au bilan humain effroyable –, et, parallèlement, constater le degré d’impuissance d’une communauté internationale pourtant massivement présente, est devenu, hélas, d’une désespérante banalité, tant ces malheurs sont aujourd’hui la triste réalité du quotidien sahélien.

Le constat est, il est vrai, sans appel. Sur le plan sécuritaire, la montée en force des djihadistes est une réalité qu’on ne peut plus nier. Aujourd’hui, ce sont eux qui, sur le terrain, ont l’initiative du moment, du lieu et de la forme des affrontements. Les forces nationales et internationales qui les combattent, pourtant en nombre, sont cantonnées dans une posture de réaction. Les communiqués officiels masquent mal la réalité d’une situation de terrain qui n’est plus maîtrisée. Or, perdre l’initiative est la pire chose qui soit pour une armée ; c’est le début du doute, qui s’insinue sournoisement dans les têtes.

Mais le pire est peut-être ailleurs. Le ras-le-bol des populations crève les yeux face au vide des Etats et à l’inefficacité de « l’action » internationale. Progressivement, l’incompréhension entre populations et dirigeants s’est installée. La décrédibilisation de la classe politique, jugée globalement irresponsable et corrompue, atteint des sommets. Conséquence : face à l’incurie d’un système sécuritaire censé les protéger, les communautés villageoises n’ont d’autres choix que de confier leur sort à des milices recrutées en leur sein, incontrôlées, surajoutant un problème à une situation déjà très compliquée.

 

Sur le sujet du Sahel, la France a de quoi s’inquiéter. L’opération « Barkhane » semble dans l’impasse. Sa discrétion, son silence même, étonnent. La superbe de 2013 a laissé place à une morosité surprenante. Le malaise tient surtout à la perception locale de sa présence. Aujourd’hui, chaque événement dramatique est l’occasion de conspuer « Barkhane », qu’elle soit liée ou non à l’affaire en cours. La force est taxée d’inefficacité, d’inutilité, voire, parfois, de complicité avec certains mouvements rebelles. A ce train, notre contingent ne sera-t-il pas obligé de quitter le théâtre un jour prochain sous une pression populaire, et non sécuritaire, simplement parce que l’idée même de sa présence au Sahel sera devenue insupportable ? » 

General Electric : Bruno Lemaire s’engage….à rien

General Electric : Bruno Lemaire s’engage….à rien

 

 

Bruno Le Maire s’engagerait à vérifier l’accord de 2014 qui a permis au groupe américain GE  de mettre la main sur la branche électrique d’Alstom. Pour faire passer la pilule,  le gouvernement de l’époque et notamment Macron avait tenu à souligner la promesse de GE de créer 1000 emplois. La réalité est bien différente puisque sitôt les élections européennes passées (comme par hasard ?) GE a annoncé au contraire la suppression de 1000 postes. La vérité sans doute c’est que sur pression des Américains ( menaçant notamment de poursuites judiciaires des dirigeants d’Alstom), sur pression de Bouygues ancien actionnaire, on a bradé la branche électrique d’Alstom. Ce qui au passage a permis aux présidents de l’époque Patrick Kron d’éviter toute poursuite judiciaire et de toucher un joli pactole en récompense. Les syndicats bien sûr ont réagi face à cette catastrophe sociale mais aussi économique et technologique. Ils ont n otamment demandé à Bruno Lemaire que les engagements d’emploi soient tenus par GE.  le problème c’est que juridiquement il se pourrait bien que n’existe aucune contrainte et que les promesses d’emploi résultent du marketing politique de Macron quand il était ministre de l’économie et de la communication bidon de la part de GE. Il paraît curieux que Bruno Lemaire s’engage seulement aujourd’hui, dans une réponse aux syndicats de General Electric publiée vendredi par L’Est Républicain, à vérifier le respect de l’accord signé en 2014 entre le groupe américain, Alstom et l’Etat français, concernant le maintien des centres de décision de l’activité Turbines à gaz à Belfort. On aurait pu imaginer qu’il avait fait depuis longtemps

L’intersyndicale CFE-CGC, CGT, Sud, avait adressé le 18 juillet une “mise en demeure” au ministre de l’Economie et des Finances pour qu’il fasse respecter cet engagement, souscrit dans le cadre du rachat des activités “énergie” d’Alstom par GE et valable dix ans.Les représentants du personnel ont dénoncé la délocalisation de plusieurs fonctions de direction de l’activité Gaz en Suisse et l’aggravation du phénomène si le plan social, annoncé début juin, qui prévoit la suppression d’un millier d’emploi à Belfort, était finalisé.

 

«Je vous confirme avoir demandé à General Electric de démontrer que les centres de décision en matière de conception, de production et de vente de turbines à gaz seraient maintenues à Belfort à l’issue des restructurations envisagées», écrit Bruno Le Maire. Le ministre invite les représentants de l’intersyndicale à lui transmettre tous les éléments montrant «d’éventuels manquements passés de General Electric à ses obligations ou de formuler une analyse plus précise sur le plan (social)». «C’est à cette seule condition d’une analyse robuste et partagée que nous pourrons obtenir des évolutions de ce plan», ajoute-t-il quand les syndicats, qui boycottent les négociations sur le PSE (plan de sauvegarde de l’emploi), lui demandaient d’exiger sa suspension. «On sent qu’il y a, et pour ne pas dire autre chose, une certaine ‘réticence’ de la part du gouvernement», a réagi Cyril Caritey, représentant de la CGT au sein de l’intersyndicale, interrogé par Reuters. Les syndicats, qui estiment avoir déjà présenté leurs arguments au ministre et pour qui l’activité Turbines à gaz doit connaître un rebond important dès 2021, étaieront leur position sous la forme d’un “plan B” qu’ils présenteront en septembre.

Accord Mercosur: «être très vigilant ! …… Sur l’application», Bruno Le Maire

Accord Mercosur: «être très vigilant ! …… Sur l’application», Bruno Le Maire

 

 

 

On sait que  l’ampleur des oppositions à l’accord Mercosur ont a surpris le gouvernement. Du coup,  il tente de rétropédaler. Certains au gouvernement,  notamment le ministre de l’agriculture, déclarent  que la signature n’est pas encore certaine de la part de la France. D’autres comme Macron semble mettre des conditions. Cette soudaine prudence est aussi confirmée par le ministre de l’économie, Bruno Le maire, qui déclare «Il faut être très vigilant sur l’application de l’accord Mercosur, pour s’assurer que les producteurs du Mercosur respectent bien les mêmes règles sanitaires, environnementales, de bien-être animal que nous, s’assurer que les garanties qui ont été données sont bien respectées», a déclaré le ministre en marge des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence. La vérité c’est qu’aucune garantie réelle n’a été donnée par les pays d’Amérique du Sud concernés et pour la bonne raison que l’union économique européenne qui a négociée n’en a pas demandé. La précipitation de l’union économique pour signer cet accord provient notamment du lobbying de l’Allemagne dont  la production industrielle se tasse très sérieusement et qui voudrait bien aussi vendre voitures et machines outils aux pays concernés par le Mercosur. Cela d’autant plus que les États-Unis menacent aussi de taxer l’Allemagne sur ses produits. Il y a encore très peu de temps Macron affirmait que le Mercosur n’était pas envisageable sans conditions strictes pour l’agriculture française. Il a dû changer d’avis depuis ou obtenir d’autres concessions de l’Allemagne dans d’autres domaines. Bruno Le Maire, lui,  a défendu le traité, qualifié de «coup dur pour l’agriculture» et de «tromperie» par la présidente de la FNSEA Christiane Lambert, au nom des intérêts des exportateurs. «La richesse des agriculteurs, les producteurs de lait, de porc, de bovins, c’est la capacité à exporter nos produits, parce que ça crée de la richesse en France», a-t-il déclaré. Se voulant rassurant, l’ancien ministre de l’Agriculture a ajouté qu’«il y a une clause de sauvegarde qui a été prévue, demandée explicitement par Emmanuel Macron qui fait que si jamais ces engagements ne sont pas respectés, nous pouvons immédiatement suspendre l’application de l’accord». Il a enfin que souligné que le traité était encore loin d’une entrée en vigueur. «Ne crions pas au loup», a-t-il demandé, car «ça prendra plusieurs années avant que cet accord soit appliqué». Le moins que l’on plus dire ce qu’il y a du flou dans la position officielle de la France !

 

 

«Directive “droits d’auteur”: une entrave à la liberté(Bruno Alomar)

«Directive “droits d’auteur”: une entrave à la liberté. La tribune de (Bruno Alomar)

Bruno Alomar est économiste, ancien haut fonctionnaire à la Commission européenne, explique dans l’opinion que la directive droits d’auteur sous ses aspects séduisants constitue en fait uen entrave à la liberté  et à la  création.

 

 

«  Les débats passionnés autour de la révision de la directive « droits d’auteur » ne semblent pas devoir s’éteindre rapidement. La Commission des affaires juridiques du Parlement de l’Union a finalement accepté le texte, malgré des dissensions nettes en son sein (vote de 14 pour et 9 contre, plus 2 abstentions), signe du malaise autour de celui-ci, dont le fondement est certes plus qu’utile, mais dont les effets seraient, en l’état, critiquables.

Au cœur de ce débat, l’article 13. Il vise à obliger les plateformes d’hébergement de contenu à signer des accords avec les titulaires de droits (de la musique, du cinéma, du livre, de la photographie, bref, de tout ce qui est protégeable) ou en l’absence d’accord, à mettre en œuvre un dispositif de filtrage empêchant la mise en ligne de tout contenu potentiellement protégé. L’article apparaît louable dans l’intention : celle de protéger les créateurs et les auteurs et leur garantissant que leurs droits, dont ils vivent parfois, ne sont pas lésés. Toutefois, au-delà de cette volonté, les effets collatéraux de cet article méritent une analyse approfondie tant ils pourraient se révéler contreproductifs. La surveillance automatique des contenus apparaît ainsi disproportionnée, en termes de restriction des libertés, par rapport au but poursuivi.

Soyons concrets : une telle mesure supposerait que les plateformes signent des accords avec les titulaires de droits pour l’intégralité des œuvres existantes dans le monde. Outre le fait qu’il n’existe aucune base de données répertoriant l’ensemble des œuvres existant sur cette planète, des contenus pouvant relever du statut de l’œuvre sont créés chaque seconde (ce texte en est le parfait exemple) et l’on comprend donc assez difficilement vers qui les plateformes devraient se tourner pour signer de tels accords leur garantissant une immunité juridique.

La grande force du Web a été sa capacité à transcender les barrières et les frontières, à favoriser la création, le partage de connaissances, la mise en relation des individus

. Lorsqu’il n’y aura pas d’accord possible, le texte est clair : il s’agira pour les plateformes de mettre en place des logiciels de filtrage pour prévenir la mise en ligne de ce qui n’aura pas pu faire l’objet d’un accord. La situation semble ubuesque : si une plateforme n’est pas en capacité de signer des accords faute de pouvoir identifier toutes les œuvres protégées, comment pourrait-elle prévenir la mise en ligne des mêmes œuvres sans les avoir identifiées ? Et si d’aventure un contenu protégé passait à travers les mailles de ce gigantesque chalut, le texte prévoit que la plateforme aurait immédiatement à répondre de cette violation du droit d’auteur. De quoi inciter ces mêmes plateformes à restreindre au maximum ce qui pourra être autorisé, et à bannir pour de bon les parodies et autres « mêmes », ou plus simplement toute photographie sur Instagram devant un monument protégé ou toute citation sur Twitter de son auteur favori.

A vrai dire, cet article semble surtout avoir pour objectif de faire de YouTube et consorts une nouvelle chaîne de télévision, c’est-à-dire un espace sur lequel chaque contenu devra avoir fait l’objet d’une validation préalable à la mise en ligne, ici par un logiciel alimenté par les titulaires de droit. L’idée est en effet séduisante pour l’industrie musicale : prendre le meilleur de ce que les plateformes ont pu lui apporter (le chiffre d’affaires des trois plus grosses majors a augmenté d’un milliard de dollars entre 2016 et 2017 grâce au streaming) tout en excluant à terme les contenus postés par monsieur tout le monde, lesquels ne rapportent rien. Le Web représente en effet pour les majors une opportunité sans précédent de faire connaître les artistes en touchant instantanément une audience mondiale, de fédérer une communauté de fans et d’interagir quotidiennement avec celle-ci. Il s’agirait de faire des plateformes de nouvelles chaînes de télévisions spécialisées dans la diffusion de contenus « pré-autorisés » : des clips musicaux et des bandes-annonces avec pour unique but de promouvoir des artistes. Une telle mesure ne pourrait qu’aller à l’encontre de la philosophie d’Internet. La grande force du Web a été sa capacité à transcender les barrières et les frontières, à favoriser la création, le partage de connaissances, la mise en relation des individus. En termes d’influence et de rayonnement, la disponibilité et l’accessibilité quasi-planétaires des contenus permettent à des artistes – et à leur pays d’origine puisqu’il s’agit également de soft power – de se faire connaître du plus grand nombre. Il s’agit donc d’un défi à la fois personnel pour les créateurs de contenu et national pour les Etats qui, souvent, les portent. L’absence actuelle de barrière à l’entrée pour les créateurs offre ainsi une possibilité de se faire connaître qu’une intermédiation telle qu’instaurée par la directive viendrait fortement limiter.

Au sein du cyberespace toujours plus mondialisé, concurrentiel voire conflictuel, restreindre la liberté de création et d’information est une erreur stratégique tendant à diminuer toujours d’avantage la place de l’Europe et des Européens, aboutissant à l’étouffement progressif du secteur de la création ; l’exact contraire du but initialement visé. »

Banlieues : « Attention aux effets d’annonce » (Bruno Beschizza)

Banlieues : « Attention aux effets d’annonce » (Bruno Beschizza)

Bruno Beschizza, maire Les Républicains d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis se méfie des effets d’annonce. Après le rapport Borloo. Interview JDD.

 

« Près de 6 millions d’habitants vivent dans une forme de relégation » voire, parfois, « d’amnésie de la Nation », écrit Jean-Louis Borloo dans son rapport. Le rejoignez-vous sur son constat?
Le propos est excessif, mais il cherche à éveiller les consciences, quitte à provoquer, afin de susciter une réaction. Jean-Louis Borloo propose, le gouvernement dispos. Quand on connaît l’ancien ministre, on sait qu’il cherche par sa présentation à accrocher. Après, sur le fond, je suis globalement d’accord avec le constat. Et la plupart des propositions qu’il fait vont dans le bon sens. Ma principale crainte, c’est le plan à plusieurs milliards d’euros souhaité par Jean-Louis Borloo.

 

48 milliards d’euros d’investissements de la part de l’Etat, des collectivités locales et des entreprises privées, c’est une enveloppe considérable…
Je fais partie de ces maires qui, ont, en tant que candidats aux municipales de 2014, défendu le bilan de l’Anru 1 [le dispositif lancé par Jean-Louis Borloo en 2004 et qui a créé l'Anru, l'Agence nationale pour la rénovation urbaine, NDLR]. J’ai cru en l’Anru 2, le programme de renouvellement urbain lancé par François Hollande en 2014. A l’époque, 5 milliards d’euros était annoncés. J’ai cru en Emmanuel Macron qui, en novembre dernier à Clichy-sous-Bois, chez nous en Seine-Saint-Denis, a annoncé que le budget de l’Anru 2 passerait de 5 à 10 milliards d’euros. Mais ces chiffres faramineux ne se traduisent pas sur le terrain. En 2020, au moment des prochaines municipales, il n’y aura toujours aucune réalisation concrète dans le quartier classé « Anru 2″ de ma ville d’Aulnay.

 

 

Qu’est-ce qui bloque?
L’argent n’arrive pas pour des raisons essentiellement administratives. L’Anru est devenue un monstre technocratique. J’ai fait une dizaine de comités d’engagement où le maire se retrouve à expliquer et réexpliquer ses projets pour ensuite devoir mandater des bureaux d’études, puis créer des services pour gérer les procédures. Aujourd’hui, quand je vais dans le quartier classé « Anru 2″, je ne peux pas dire « ça, c’est un projet qu’a permis l’action de l’Etat ». Jean-Louis Borloo, dans son rapport, indique qu’il faut d’abord terminer la rénovation des quartiers de « l’Anru 1″ puis de « l’Anru 2″. Mais dans certains cas, cette rénovation n’a même pas commencé! Si déjà une enveloppe de dix milliards d’euros ne trouve aucune traduction dans le réel, pourquoi promettre plus?

 

Le problème vient-il de la seule agence Anru?
La complexité administrative est à tous les niveaux. Nous devons par exemple détruire une barre d’immeuble à Aulnay. Ça fait deux ans que le projet est annoncé, mais nous avons des problèmes de marchés publics, de délais, de décisions administratives… Et pendant ce temps-là, les habitants attendent et ne comprennent pas. Les quartiers populaires sont qualifiés par Jean-Louis Borloo de territoires extra-ordinaires, mais l’Etat leur applique tous les blocages administratifs du droit commun. Bien sûr qu’il faut repenser la structure de l’Anru, mais il y a un problème, plus général et très français, de normes trop lourdes. Résultat : on ne participe pas à recrédibiliser la parole politique auprès des citoyens.

 

 

Le gouvernement a déjà entrepris plusieurs réformes, comme le dédoublement des classes de CP en zones d’éducation prioritaire ou encore la mise en place de la police de sécurité du quotidien (PSQ). Quel bilan faites-vous de ces mesures?
Ce sont de bonnes mesures et je suis le premier, bien que je ne sois pas de leur camp politique, à avoir proposé ma ville pour les expérimenter. Mais le dédoublement des classes de CP, ce n’est pas seulement trouver des professeurs en plus. Il faut aussi faire des travaux dans les écoles. L’Etat demande aux collectivités de les faire, alors qu’il nous retire de l’argent par ailleurs. Aulnay fait partie des laboratoires de la PSQ. Celle-ci a été annoncée le 15 août 2017, mais elle a été repoussée en octobre 2017. En février dernier, on nous a dit que concrètement, tout ça ne se fera qu’au mois de septembre 2018. Non seulement les effets d’annonce ne suivent pas, mais ils font perdre du crédit à l’élu local qui s’est engagé en soutenant ces processus.

 

Jean-Louis Borloo émet notamment l’idée d’une académie des leaders inspirée de l’ENA. Faut-il faire émerger une élite des quartiers?
Le constat est juste : peu de hauts fonctionnaires ont un vécu des quartiers ou des villes populaires. Mais je crois quand même dans le concours à la française. De plus, de nombreux dispositifs existent déjà, comme les cadets de la République [pour devenir gardien de la paix, NDLR], les internats d’excellence ou la formation Sciences Po [pour les jeunes issus des banlieues]. Et presque à chaque fois, la logique financière a abouti à un flop. Plutôt qu’un dispositif novateur, commençons d’abord par mettre de l’argent pour faire avancer ce qui existe.

 

Dans cette logique, pronostiqueriez-vous l’échec du prochain plan banlieues?
Si j’étais pessimiste, j’aurai déjà démissionné comme Stéphane Gatignon [le maire de Sevran, en Seine-Saint-Denis, a quitté ses fonctions avec fracas le 27 mars dernier, NDLR]. Ce n’est pas le cas. De plus, je n’aime pas les gens qui vivent sur l’idée que rien n’a été fait. Ce n’est pas vrai. Beaucoup d’argent public a été donné, investi depuis 2004. Et les choses évoluent. Il ne faut pas noircir le tableau. En revanche, au-delà des problèmes financiers et technocratiques, l’Etat n’a pas mesuré, et ne mesure peut-être pas encore, l’ampleur du retard pris.

 

Y a-t-il eu un rendez-vous raté entre Emmanuel Macron et les banlieues?
Moi, je me retrouve, en tant qu’élu Les Républicains, entre mon parti qui ne parle que de la France rurale et un Président qui ne s’adresse qu’aux grandes métropoles. De nombreux responsables au pouvoir, opposition comprise, ne connaissent pas, n’ont pas l’expérience des quartiers populaires. Certes Emmanuel Macron n’a jamais vécu en banlieue, mais même autour de lui, dans son gouvernement, personne ne comprend une partie de la population. Prenons l’exemple d’un Julien Denormandie [le secrétaire d'Etat qui chapeaute notamment le dossier du logement, NDLR] : il a une belle mécanique intellectuelle, mais il lui manque un vécu d’élu local.

 

 

Et vous diriez la même chose de Laurent Wauquiez?
Je ne suis pas convaincu que les instances dirigeantes de mon parti soient capables de parler des villes populaires. Le sujet ne doit d’ailleurs pas être abordé de manière partisane.

 

Dans son rapport, Jean-Louis Borloo reprend à Manuel Valls l’expression « apartheid » en évoquant « les idées d’inégalité des sexes et de séparation des genres dans l’espace public ». Ce mot vous choque-t-il?
Ce mot m’a toujours gêné. Il est tellement fort, connoté qu’il amène toujours à un débat caricatural. Quand Manuel Valls a utilisé ce mot, en janvier 2015, il parlait du problème de la reconstitution de l’offre [du logement social]. Alors Premier ministre, il défendait l’idée de reconstruire un logement social détruit en dehors du quartier dans lequel il se trouvait. Jean-Louis Borloo utilise aujourd’hui ce mot pour faire de la communication, pour choquer. Moi, je n’ai pas envie de le faire. Tout comme je souhaite bannir du débat des mots comme « stigmatisation ». Oui, nous avons aujourd’hui de l’illettrisme et même de l’illectronisme [une méconnaissance d'Internet et de maîtrise de l'information numérique, NDLR]. Oui, nous avons des inégalités entre les sexes, des problèmes de mobilité chez les femmes. Arrêtons d’utiliser des mots qui renvoient nos quartiers à l’image d’un zoo.

 

6 propositions à retenir du rapport Borloo :

  1. Relancer tous les projets de rénovation urbaine, à l’arrêt faute de budgets
  2. Doubler le nombre d’apprentis et d’alternants en trois ans et déployer à titre provisoire 720 conseillers supplémentaires de Pôle emploi
  3. Créer 30.000 postes et 300 maisons d’assistantes maternelles
  4. Développer la télémédecine et ouvrir 200 maisons de santé supplémentaire
  5. Ouvrir une Académie des leaders, une sorte d’ENA des banlieues

Macron : une image clivante (Bruno Cautrès, chercheur)

Macron : une image clivante  (Bruno Cautrès, chercheur)

Dans uen interview  sur Atlantico le chercheur explique que l’intensification du clivage entre les pros et les antis Macron  s’intensifie. Un clivage  nourri autant par les positions de Macron que par son style. Extraits :

 

«   L’annonce par le Premier ministre de la réforme de la SNCF et de la méthode de cette réforme (par ordonnances) constitue sans aucun doute un tournant dans la perception par les Français des deux têtes de l’exécutif. L’enquête publiée ces jours-ci par BVA pour son Observatoire de la politique nationale (février 2018) permet d’en prendre la mesure, notamment à propos de l’image d’Emmanuel Macron.

Quelque chose de très important est en train de se passer. Grâce à la richesse des réponses apportées à une question ouverte posée aux personnes interrogées sur cette image, on voit que le clivage entre les opinions positives et les opinions négatives est non seulement très important mais qu’il gagne en intensité. Mais surtout, il n’est pas symétrique : les mots utilisés pour exprimer les opinions négatives sont souvent plus forts et davantage connotés que pour les opinions positives ; ces dernières expriment un registre de commentaires moins diversifié. C’est presque toujours la détermination et le dynamisme dont fait preuve Emmanuel Macron, le fait qu’il tienne ses engagements et qu’il veut faire bouger les lignes qui sont salués.

Les opinions négatives sont en revanche nettement plus diversifiées et fortement exprimées. Regardons cela de plus près car il se passe vraiment quelque chose. On peut parler d’une forme de colère, parfois presque de rage, contre Emmanuel Macron qui s’exprime ; c’est même stupéfiant à propos du style présidentiel.

C’est tout d’abord l’image du « président des riches », qui est à présent stabilisée dans une partie de l’opinion ; mais les mots associés à cette image sont devenus plus péjoratifs : il « ne pense qu’à ses amis nantis » nous dit un sympathisant du NPA, « c’est le président des chefs d’entreprise, il déteste les plus démunis et la classe ouvrière  dans  son ensemble, toutes les lois mises en place sont faites par le MEDEF et pour les plus fortunés de ce pays » déclare un sympathisant de la France insoumise, « il fait tout contre le peuple… ce n’est pas un être humain » nous dit un autre ; « il est hautain, déconnecté de la souffrance sociale » dit encore un autre.

A cette première image vient se greffer celle d’un président qui n’est pas à l’écoute, qui est « déconnecté », « un dictateur » dit même une personne : « la tendance s’accentue vers une façon de gouverner sans appui sur la population et sans un regard vers les personnes en difficulté » dit un sympathisant du PS qui a voté B. Hamon puis Emmanuel Macron pourtant ; « il ne prend pas le temps de l’écoute, du dialogue. Il passe en force dans des domaines importants, il est souvent hautain, dédaigneux » dit un autre électeur qui n’est proche d’aucun parti et a voté également pour B. Hamon puis Emmanuel Macron ; « il est arrogant, il n’en a rien à faire du petit peuple » dit un électeur de François Fillon. Le passage au Salon de l’Agriculture et les images des dialogues parfois tendus avec des syndicalistes agricoles ont ici beaucoup joué : « il se croit supérieur aux paysans, dans sa façon de leur parler » dit un électeur frontiste.

Un troisième image négative est fortement présente, celle du président qui veut, à travers la réforme de la SNCF, s’en prendre au service public, au secteur public et au « social » : « il est obsédé par la destruction de la fonction publique, pour favoriser au maximum les intérêts privés », dit un sympathisant PS qui a voté pour B. Hamon puis pour Emmanuel Macron ; il « veut démanteler le système social français » dit un électeur de la France insoumise qui a pourtant voté pour Emmanuel Macron au second tour ; il « veut tout révoquer, les acquis sociaux, les acquis du travail et les retraites, mais ne touche pas les profits du patronat », dit un électeur de la France insoumise.

Si l’actuel pouvoir a bien retenu les leçons de l’hiver 1995, un sillon plus profond, plus silencieux et moins visible est peut-être en train de se creuser : un sillon d’incompréhension entre Emmanuel Macron et une partie de l’opinion, de sensibilité FN bien sûr mais aussi de gauche, même lorsqu’il s’agit d’électeurs de gauche du second tour de l’actuel Président. Une forme de radicalité exaspérée s’exprime dans plusieurs segments de l’électorat contre le style présidentiel au moins autant que contre ses choix politiques.

 

Bruno Cautrès

Bruno Cautrès est chercheur CNRS et a rejoint le CEVIPOF en janvier 2006. Ses recherches portent sur l’analyse des comportements et des attitudes politiques

Nationalisation STX : « On n’est pas en 1981″(Bruno Le Maire)

Nationalisation STX : « On n’est pas en 1981″(Bruno Le Maire)

Dans le JDD le ministre de l’économie relativise la menace de nationalisation de STX.

« Nous ne sommes pas en 1981, et je ne suis dans les traces de personne », dit-il au JDD, installé dans son bureau de Bercy. « Il faut sortir de ces réflexes idéologiques. Ce n’est ni une décision de droite ni une décision de gauche. C’est une décision pour la France. »  L’homme de droite veille quand même à ne jamais utiliser le mot ‘nationalisation’. Avant de tenir sa conférence de presse, jeudi, le ministre a appelé son homologue italien pour l’avertir. « Il ne s’agit pas de faire un bras d’honneur à qui que ce soit, jure-t-il. Nous voulions nous donner du temps pour repartir avec nos amis italiens sur une bonne base. » Mais le ministre de l’Economie et des Finances Pier Carlo Padoan et celui du Développement économique Carlo Calenda l’attendent de pied ferme, mardi à Rome. Il n’arrivera pas les mains vides : Macron l’a chargé de leur proposer d’élargir les négociations à une coopération militaire. « Nous disons à nos amis italiens : regardons aussi ce que nous pouvons faire dans le secteur militaire, dans les navires de surface précisément, et bâtissons un grand champion de l’industrie navale européenne. »

 

« La Poste premier prêteur des TPE » (Bruno Le Maire)

« La Poste premier prêteur des TPE » (Bruno Le Maire)

 

La banque postale qui bénéficie du meilleur ancrage territorial a été invitée par le ministre de l’économie et des finances, Bruno Lemaire, à jouer un rôle nettement plus important pour le financement des petites entreprises. Finalement un rôle qui pourrait conforter la présence de la poste et justifier son maillage serré du territoire. Cela d’autant plus que certaines activités traditionnelles comme le courrier voient leur volume régulièrement se réduire.  La Banque Postale s’intéresse-t-elle assez aux petites entreprises ? Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, pense qu’elle pourrait faire plus. Il a révélé ce lundi, lors d’une conférence de presse chez la plateforme de financement participatif de PME Lendix, qu’il avait demandé au président de la Poste, Philippe Wahl, de travailler sur le sujet. « Je souhaite qu’on développe un réseau bancaire qui permette aux plus petites entreprises d’avoir facilement accès au crédit dans des délais rapides, partout en France. (…) J’ai demandé au président de La Poste – parce qu’il me semble que c’est la Banque Postale la mieux placée pour faire cela – de travailler sur ce sujet et de me faire dans les semaines qui viennent des propositions très concrètes pour que, plus jamais en France, je n’entende un très petit entrepreneur qui a besoin de 5.000, 10.000 ou 15.000 euros me dire que c’est impossible de trouver cette somme-là », a déclaré le ministre. Le ministre, qui venait de clamer « Vive la Fintech française ! », voudrait que la banque publique, filiale de le Poste, joue un rôle plus important de banquier de proximité, que lui disputent ces nouveaux acteurs mariant finance et technologie comme Lendix, Lendosphere, Credit.fr ou Unilend, mais aussi le Crédit Agricole ou les Caisses d’Epargne.  La Banque Postale revendique le rang de « premier prêteur des collectivités locales et des hôpitaux » mais reconnaît, dans son rapport annuel, être « challenger » sur le créneau des professionnels, artisans, commerçants : sur ce marché de 2,9 millions de pros et TPE, dont le potentiel est évalué à 7 milliards d’euros par an par le cabinet Exton Consulting, les banques mutualistes sont les mieux positionnées et toutes les banques se sont mises à choyer cette clientèle particulièrement rentable. La filiale de la Poste a lancé son programme « Banque des Pros » (1.000 responsables clientèles Pro prévus en 2020) et espère capitaliser sur les 400.000 pros fréquentant quotidiennement les bureaux de poste pour leurs courriers et colis ainsi que les 340.000 professionnels déjà clients en tant que particuliers. Elle a entrepris de développer son offre de financement aux professionnels et TPE, notamment dans le cadre de sa touterécente acquisition de la plateforme de financement participatif KissKissBankBank. « La Poste investit dans des startups de la Fintech, elle a le réseau le plus développé de points et de relais. Je souhaite que La Poste devienne le premier prêteur des très petites entreprises en France, les boulangeries de nos territoires ruraux par exemple. Cela concerne des millions de Français. Je n’ai pas de reproche à faire. J’aimerais que la Poste propose des offres spécifiques », nous a précisé le ministre.

Bruno Le Maire : prêt à rejoindre Macron

Bruno Le Maire : prêt à  rejoindre Macron

A droite ce pourrait bien être hémorragie des jeunes talents. NKM, Lemaire, Bertrand, d’autres pourraient rapidement rejoindre Macron. En cause,  les contradictions internes des Républicains avec d’un coté les souverainistes radicaux et réacs, de l’autre les progressistes humanistes. Bruno Lemaire a d’ores et déjà fait savoir qu’il était prêt à jouer le jeu avec Macron.  et « Je ne serai jamais un planqué. Je préfère prendre tous les risques, sauter dans le vide. » C’est pourquoi le député Les Républicains Bruno Le Maire est prêt à aller aider le président Macron, s’il est élu dimanche, au terme du second tour de l’élection présidentielle . Quitte à s’exposer à un procès en trahison de son camp, voire à une sanction électorale aux législatives. Parce que « nous avons tous à nous hisser au niveau de l’Histoire ». . « Je ferai des choix politiques dans les jours à venir, et le test de ces choix, ce sera le vote de ma circonscription » en juin, confie-t-il au JDD. Candidat à un troisième mandat, le député de l’Eure sait que sa campagne sera difficile sur cette terre où le FN est passé de 19% à 31% des voix en cinq ans. Il lancera la bataille vendredi à La Couture-Boussey. « Est-ce que ce sera sous l’étiquette LR-Majorité présidentielle ou LR tout court? Nous verrons. » A l’entendre, cela ne dépend plus que d’Emmanuel Macron, du nom de son Premier ministre et des signaux qu’il enverra à la droite et au centre dans les prochains jours.  Le Maire ne veut pas connaître le sort des ministres d’ouverture de Nicolas Sarkozy, dont l’aventure politique avait été un voyage sans retour ni avenir. Il ne sautera le pas que si Matignon revient à une personnalité de droite ou du centre. « La recomposition, oui. L’ouverture, niet, prévient-il. Mon objectif n’est pas de reprendre un poste de ministre, mais que la situation s’améliore rapidement en France. Je n’entrerai pas dans une logique de trophée. »

Bruno Le Roux, exemple de l’oligarchie décadente du PS

Bruno Le Roux, exemple de l’oligarchie décadente  du PS

 

Bruno Le Roux, éphémère ministre de l’intérieur, démissionné par Hollande est malheureusement représentatif de l’oligarchie décadente du parti socialiste. Un parti socialiste essentiellement composé de hauts diplômés, notamment des énarques, qui ont mis depuis longtemps la main sur une organisation politique supposée pourtant défendre  les intérêts des plus défavorisés. Comme beaucoup d’autres, Bruno Le Roux n’a jamais travaillé ailleurs que dans la politique. Sitôt diplômé,  il a suivi le cursus royal de la sulfureuse mutuelle des étudiants noyautée par le PS et a fait toute sa carrière professionnelle comme élu et dirigeant du parti socialiste. Bruno Le Roux n’est pas n’importe qui dans l’organigramme, il était le président du groupe socialiste à l’assemblée. Pour arrondir ses fins de mois lui, comme d’autres, il  a choisi de salarier sa famille (ses enfants) comme assistants parlementaires. Des emplois fictifs évidemment. Il se serait agi d’opérations de classement. Au moins une tâche impossible à vérifier. Le pire c’est que François Hollande remplace l’oligarque indélicat par un autre oligarque, jeune politique qui lui aussi n’a jamais travaillé. D’une certaine manière, le parti socialiste était condamné dés sa naissance quand les diplômés en particulier les énarques ont mis la main sur le parti supposé représenter les couches moyennes et les plus défavorisés. Dans l’organigramme de la direction du parti socialiste on ne trouve pas un seul ouvrier, un seul employé du privé, un seul agriculteur, un seul syndicaliste. Bref essentiellement des salariés de l’État et des collectivités locales et des organisations satellites type mutuelles des les étudiants de France (MNEF). Dernier avatar le plus connu de cette dérive oligarchique : Benoît Hamon qui, lui non plus, n’a jamais mis les pieds dans la production, un bobo hors-sol qui sort de son chapeau le revenu universel et décrète la fin du travail. D’une manière générale, la plupart de ces responsables se sont gavés des fruits du pouvoir en raison essentiellement du fait qu’il n’aurait jamais du accéder aux plus hautes fonctions ainsi en masse et de manière aussi illégitime d’un point de vue sociétal. Le pire peut-être, ce sont les  hypocrisies qui caractérisent ces responsables faisant encore hier la leçon de morale et qui se trouvent  pris les mains dans le pot de confiture. Dernier exemple en date, Moscovici ancien ministre de l’économie, aujourd’hui commissaire européen grassement rémunéré, énarque lui aussi, et qui comme Fillon se faisait offrir des costumes de luxe « par un ami  » fournisseur en vins  de l’Élysée et de Matignon ! On objectera sans doute que tous n’ont pas forcément piqué dans la caisse mais tous sont illégitimes socialement car ni leur origine ni leur parcours ni leur expérience sociale n’aurait dû leur permettre de noyauter le parti socialiste et d’accéder aux plus hautes fonctions de l’État. On pourrait certes faire observer que la rigueur n’est pas ce qui caractérise non plus la droite elle aussi engluée dans les affaires notamment avec Sarkozy et Fillon. Toutefois cela ne serait constituer une excuse bien au contraire pour un parti dit socialiste

Chômage : un président ne crée pas l’emploi (Bruno Le Maire)

Chômage : un président ne crée  pas l’emploi (Bruno Le Maire)

 

 

Dans une interview au Figaro Bruno Lemaire considère que l’enflure du discours des politiques et d’autres plus grands que leurs actions sont faibles. À juste titre il estime qu’il est vain de penser qu’un président peut créer la croissance et l’emploi ( mais il peut les tuer!). Par,  contre il peut créer les conditions favorables à leur développement. Un propos assez pertinent peut-être parce que Bruno Lemaire peut se permettre un langage de vérité puisqu’il a peu de chances de gagner la primaire de la droite, encore moins l’élection présidentielle de 2017. Conclusion peut-être faudrait-il élire à droite comme à gauche des candidats qui normalement n’ont aucune chance d’être élus !

 

Bruno LE MAIRE.- Ce qui fait la crédibilité de mon contrat présidentiel, ce sont les Français: depuis quatre ans, ce sont eux qui me donnent leurs idées, leurs propositions, leurs attentes. Ce contrat est leur contrat. La crédibilité tient aussi à la précision des propositions, à leur chiffrage, au calendrier, à la méthode de mise en œuvre. Les Français ne veulent plus signer de chèques en blanc à leurs responsables politiques. Depuis deux quinquennats, on enfume les électeurs de droite comme de gauche. Les mots sont toujours plus durs et les actes toujours plus faibles. Du Karcher à la dénonciation de la finance, ce sont toujours les mêmes comportements qui se soldent au bout du compte par de la déception.

 

Prendrez-vous des engagements sur l’emploi?

Attention aux grandes déclarations qui créent de grandes déceptions! Aller chercher la croissance avec les dents, inverser la courbe du chômage… Un président de la République ne crée ni croissance ni emploi. Sa responsabilité est de créer un environnement le plus favorable possible pour les entreprises et de révolutionner le système éducatif. Pour briser le chômage, il faut briser les tabous: je propose de créer des emplois rebonds pour les personnes qui sont depuis plusieurs années au RSA. Ces emplois seraient payés en dessous du salaire minimum pour une durée limitée à un an. On est toujours plus fier de vivre de son travail plutôt que des aides sociales. La politique de l’autruche et les leçons de morale nous ont trop longtemps interdit de mettre en place des politiques efficaces pour lutter contre le chômage.

 

Loi Travail : « la majorité votera la réforme » ( Bruno Le Roux)

Loi Travail : « la majorité votera la réforme » ( Bruno Le Roux)

Il est clair que l’atmosphère a considérablement changé au sein du groupe parlementaire socialiste depuis les modifications et les reculs de Manuel Valls sur la loi travail. Une majorité devrait se dégager au sein du parti socialiste en faveur de cette réforme. Donc Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l’Assemblée, assure qu’il y aura une majorité pour confirmer l’avancée des débats, ce mardi 15 mars au micro de RTL.   »Assumons le compromis qui a été trouvé par le gouvernement, demande-t-il. Je veux être le garant de ce compromis qui a été trouvé par le gouvernement. Je tiens trop au débat parlementaire pour vouloir le mettre de côté, et en même temps je m’estime être le garant d’un accord bâti entre des organisations syndicales, patronales et le gouvernement. Il y aura des amendements. Mais il y a une majorité aujourd’hui, je vous le dis clairement, pour accompagner la réforme du gouvernement. Il y a une majorité pour dire qu’il y a un bon compromis. »

Primaire Les Républicains : Bruno Le Maire devant Sarkozy

Primaire Les Républicains : Bruno Le Maire devant Sarkozy

Après l’annonce officielle de sa candidature à la primaire de la droite pour l’élection présidentielle de 2017, le député de l’Eure, Bruno Le Maire, décolle dans les sondages. Dans un baromètre Ifop pour Paris-Match, publié le mardi 8 mars 2016, celui qui se présente comme le candidat du renouveau affiche 47% de bonnes opinions auprès des Français. Il gagne 4 points auprès des Français et près de 13 points auprès des sympathisants de droite, par rapport au dernier baromètre de février 2016. Une percée d’autant plus remarquable que ses principaux rivaux dégringolent. Alain Juppé, chouchou des Français et des sympathisants de droite, reste en tête avec 64% de bonnes opinions, mais perd six points. François Fillon perd quant à lui 3 points et attire 49% de bonnes opinions. Bruno Le Maire se paye donc le luxe de figurer dans le trio de tête des hommes forts de la droite, devant Nicolas Sarkozy, dont il a été le ministre de l’Agriculture. L’ancien président de la République ne compte que 32% d’opinions positives.

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