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Le prix du pétrole encore en recul

Le prix du pétrole encore en recul

Malgré la décision saoudienne de réduire sa production d’un million de barils par jour supplémentaires à partir de juin afin de soutenir les cours. Le baril de Brent de la mer du Nord a fini en baisse de 3,5 %, celui de WTI a perdu 2,4 %.

Pétrole : toujours l’effondrement

Pétrole : toujours l’effondrement

 

Plusieurs facteurs explicatifs à cet effondrement historique il y a bien sûr la crise sanitaire qui affaiblit considérablement la consommation puisque par exemple le carburant destiné à l’aviation a enregistré une baisse de volume de 90 à 95 % et le carburant auto de près de 60 % dans les pays développés. La seconde raison est liée à la stratégie de l’Arabie Saoudite qui a décidé  d’étouffer le marché en ouvrant largement les vannes de la production. L’objectif étant d’étouffer les producteurs ceux de l’OPEP, les autres y compris le pétrole des États-Unis effectivement dramatiquement touché.

Depuis l’écroulement des prix l’OPEP plus  a décidé  une baisse de 25 % de la production. Une baisse d’abord mal respectée par des Etas  comme la Russie ou l’Iran qui ont absolument besoin de la manne pétrolière .  Une diminution de la production qui est insuffisante au regard de la baisse  de la demande. Du coup, même les capacités de stockage sont dépassées. L’autre raison de cette chute des prix tient aux perspectives économiques à venir.

D’une part la baisse de croissance de l’ordre de 10 % dans les pays développés pour 2020 va mécaniquement peser négativement sur la demande. D’autre part des évolutions structurelles vont se produire en matière de mobilité concernant aussi bien les personnes que les marchandises ; des évolutions qui elles aussi auront des effets négatifs sur la demande de pétrole.

Le contrat à terme de juin sur le brut de référence a fini en recul de 6,24 dollars, soit 24%, à 19,33 dollars le baril. Le cours du baril de brut américain (West Texas Intermediate, WTI), qui était passé la veille pour la première fois de l’histoire en territoire négatif à -37,63 dollars le baril pour les contrats à terme du mois de mai, est passé en cours de séance à moins de 10 dollars pour les contrats expirant en juin. Il termine finalement sur une baisse de $8,86, soit 43%, à$11,57 le baril.

“Comme les capacités de stockage disponibles sont devenues rares, nul ne veut détenir un contrat proche d’arriver à échéance”, explique Konstantinos Venetis, économiste chez TS Lombard, dans une note.“Les producteurs américains de gaz et de pétrole de schiste approchent du moment où ils seront obligés de fermer leurs activités”, ajoute-t-il.

Pétrole: les prix s’effondrent

Pétrole: les prix s’effondrent

 

Faute de consommation suffisante et de possibilités de stockage les prix du pétrole s’effondrent partout. L’OPEP plus avait décidé une diminution de 10 millions de barils par jour mais c’est bien insuffisant pour soutenir les cours. En effet, la demande globale a diminué de 30 % alors que l’OPEP a décidé d’un principe de réduction de 25 % qui n’ est même pas respecté. Le prix du baril de brut américain (West Texas Intermediate, WTI) est même  en territoire négatif, en mai, . Le baril pour livraison en juin a quant à lui cédé 18% à 20,43 dollars tandis que le Brent Mer du Nord à même échéance a fini en baisse de 5,22% à 29,93 dollars traduisant le déséquilibre persistant entre l’offre et la demande.

Selon les derniers chiffres en date de l’EIA, l’agence fédérale américaine d’information sur l’énergie, les stocks de brut aux Etats-Unis ont augmenté de 19 millions de barils en une semaine, une hausse sans précédent, pour atteindre 503 millions de barils.

Et on estime à 160 millions de barils, un record et deux fois plus qu’il y a deux semaines, la quantité de brut stockée à bord de pétroliers stationnés au large en attendant une hypothétique remontée des cours.

“Comme la production reste relativement peu touchée, les stocks augmentent de jour en jour. Le monde consomme de moins en moins de pétrole et les producteurs réalisent désormais que cela doit se traduire dans les cours”, explique Bjornar Tonhaugen, responsable des marchés pétroliers au cabinet d’études spécialisé Rystad.

Parallèlement, la plupart des analystes jugent les baisses de production décidées récemment par les pays de l’Opep et leurs alliés, qui représentent 20 millions de barils par jour (bpj), insuffisantes pour compenser l’effondrement de la demande, estimé à 30 millions de bpj, soit quelque 30% de la consommation de la planète.

La baisse de plus de 60% du prix du baril depuis janvier compromet la rentabilité de nombreuses compagnies pétrolières, notamment dans le pétrole de schiste en Amérique du Nord, ce qui se traduit par des fermetures de puits et des coupes dans les investissements.

Pétrole : un accord insuffisant

Pétrole : un accord insuffisant

 L‘Opep+( Rssie et Mexique en plus) n’est parvenu qu’à un accord au forceps pour réduire la production de l’ordre  de 25 %, soit  10 millions de barils jour sur une un centaine. Pas sûr cependant que cela suffise à faire remonter les cours. En effet, la demande de kérosène est tombée par exemple de 90 % et le carburant pour automobiles de 60 à 70 % en Europe et de 30 % dans le monde entier.. Les entreprises par ailleurs consommatrice de pétrole sont pour la plupart aussi à l’arrêt. Il ne faut sans doute guère compter avant le troisième trimestre pour espérer une remontée conjointe de la demande et des cours.

Le baril de Brent gagnait 14 cents, soit 0,4%, à 31,62 dollars. Mais le brut de référence est un temps passé dans le rouge, à 30,88 dollars, après être monté en début de séance en Asie jusqu’à $33,99.Le brut léger américain West Texas Intermediate (WTI) oscille lui aussi.“Après une réaction initiale positive sur les cours pétroliers, nous nous attendons à ce que la décision de l’Opep+ se traduise au mieux par un cours plancher”, estime Harry Tchilinguirian de BNP Paribas dans une note.

“Mais nous n’anticipons pas une reprise durable des cours du pétrole tant que la demande latente ne sera pas pleinement exprimée au troisième trimestre”, ajoute-t-il. L’accord conclu dimanche a pourtant pour effet d’enclencher une réduction de l’offre de pétrole quatre fois supérieure au précédent record en la matière, qui remonte à 2008, pendant la crise financière.

Après quatre jours de tractations dans le cadre du format dit “Opep+”, les pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), la Russie et d’autres pays producteurs de premier plan se sont entendus pour réduire leur production de 9,7 millions de barils par jour à compter du 1er mai et pour deux mois, soit près de 10% de la demande mondiale.

Pétrole OPEP plus : réduction de près de 25 %

Pétrole OPEP plus : réduction de près de 25 %

Après bien des difficultés, l’OPEP à laquelle  se joignent  d’autres producteurs dans la Russie et le Mexique ont décidé de réduire la production d’environ 25 % soit près de 10 millions de barils par jour à dater du 1er mai. Une réduction historique dont on espère qu’il va favoriser la remontée des cours qui étaient tombés jusqu’à près de 20 $ en mars. La question est de savoir cela sera suffisant car tout dépendra d’une demande qui depuis le Coronavirus s’est complètement écroulée.

Par exemple, la demande de kérosène pour le transport aérien a diminué de 90 % et le carburant pour automobiles de près de 70 %. Tout dépendra donc de l’ampleur et de la durée de la crise sanitaire. Il faut aussi tenir compte d’une demande en baisse de la part de l’industrie consécutive à un net tassement de la demande en particulier des ménages mais pas seulement. Les investissements dans de nombreux secteurs devraient par exemple être différés et peser sur la demande pétrolière.

L’OPEP et ses partenaires ont convenu dimanche soir de la «plus grande baisse de production de l’histoire», dans l’espoir de faire remonter les prix du pétrole en pleine pandémie de coronavirus et malgré les tensions entre Moscou et Ryad.

La réunion «s’est terminée par un consensus des producteurs de l’OPEP+ sur les baisses de production à partir de mai», a écrit sur Twitter le ministre saoudien de l’énergie Abdul Aziz bin Salman.

Son homologue koweitien Khaled al-Fadhel a confirmé l’accord «historique pour réduire la production des Etats membres de l’OPEP+ de près de 10 millions de barils par jour, à dater du 1er mai».

La représentante mexicaine Rocio Nahle Garcia a également salué dimanche sur Twitter «l’accord unanime des 23 pays participants», parlant d’une «réduction de 9,7 millions de barils de pétrole» à partir de mai.

«Cet accord va permettre de sauver des centaines de milliers d’emplois dans le secteur de l’énergie aux États-Unis», a réagi le président américain Donald Trump sur Twitter, «remerciant et félicitant» le président russe Vladimir Poutine et le roi Salmane d’Arabie saoudite pour ce «très bon accord pour tous». Vladimir Poutine et son homologue américain ont noté lors d’un appel téléphonique «la grande importance» de l’accord a pour sa part indiqué le Kremlin.

Selon Bjornar Tonhaugen, analyste de Rystad Energy, «l’OPEP+ a réussi aujourd’hui à conclure un accord historique pour réaliser la plus grande baisse de production de l’histoire»«Même si les réductions de production sont inférieures à ce dont le marché avait besoin, le pire est pour l’instant évité», estime son collègue Magnus Nysveen.

Prix pétrole : toujours en forte chute

Prix pétrole : toujours en forte chute

Paradoxalement c’est au moment où l’OPEP était en train d’étudier une diminution de la production pour faire remonter les cours que les prix se sont encore écroulés en Asie. Le pétrole West Texas Intermediate (WTI), qui sert de référence sur le marché américain, chuté de 9,3% à 22,76 dollars le baril, tandis que le Brent, référence sur le marché international, cédait 4,1% à 31,48 dollars le baril.

Pétrole : baisse de production de 10 millions de barils par jour

Pétrole : baisse de production de 10 millions de barils par jour

le père s’est enfin mise d’accord sur une baisse de 10 millions de barils par jour. Une baisse évidemment considérable que la production tournait autour de 40 millions en vitesse de croisière. Le problème est que le transport aérien a vu ses besoins diminuer de 90 % de la demande de carburant auto, elle a diminué de 70 %. Une baisse ne sera donc pas de faire remonter des cours qui s’écroulent complètement. Temporairement le prix du baril pourrait remonter mais il devrait s’inscrire à nouveau un bas niveau ensuite du fait du tassement de la demande .

 

Cette réduction de l’offre sera mise en place pour une période initiale de deux mois, précise un communiqué diffusé à l’issue d’une réunion des membres de l’OPEP+ par visioconférence. L’OPEP+ compte ensuite ramener la baisse de sa production à 8 millions de barils par jour (bpj) jusqu’en décembre, puis à 6 millions de bpj entre janvier 2021 et avril 2022.

Le communiqué ne mentionne pas la contribution d’autres pays producteurs – comme les États-Unis – à cette diminution de l’offre de pétrole sur le marché mondial.

La prochaine réunion de l’Opep+ a été fixée au 10 juin. L’arrêt d’une grande partie des activités économiques en raison de l’épidémie de coronavirus a provoqué une chute drastique de la demande mondiale, de 30% ou environ 30 millions de barils par jour (bpj).

L’envolée du pétrole….. à 30 dollars !

L’envolée du pétrole….. à 30 dollars !

Certains médias économiques notent l’envolée du pétrole. En réalité, le pétrole est passé d’environ 20 $ fins mars à 30 $ début avril. Pas vraiment une remontée. Ceci sans doute sur la déclaration de Trump qui pour défendre sans doute le pétrole de schiste américain fortement handicapé par la faiblesse des cours déclare que l’Arabie Saoudite et la Russie se sont mises d’accord pour contingenter  la production.

Une affirmation tout à fait hypothétique dans la mesure ou au contraire la stratégie de l’Arabie Saoudite et de la Russie produise leurs effets en enfonçant leurs concurrents. Cela vaut y compris pour les États-Unis dont le gaz de schiste ne pourra pas résister longtemps en dessous d’un baril à 40 $. Le baril de Brent gagne donc 20% pour revenir à 29,68 dollars après être tombé à un creux de 21,65 dollars le 30 mars, au plus bas depuis 2002.

Celui du brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) rebondit de 23% à 25 dollars, après avoir touché un plus bas à 19,25 dollars en début de semaine.

Pétrole : des records de production de l’Arabie Saoudite pour écraser la concurrence

Pétrole : des records de production de l’Arabie Saoudite pour écraser la concurrence

 

La guerre du pétrole continue et s’amplifie avec la décision de l’Arabie Saoudite de multiplier encore ses capacités de production au moment où la demande s’écroule ; une demande actuellement en baisse de 20 % en raison de la crise du Coronavirus. L’intention de l’Arabie Saoudite est claire, il s’agit d’écraser complètement la concurrence pour récupérer le maximum de parts de marché. Il est évident que nombre de pays dont le pétrole ou le gaz constitue des ressources essentielles ( la Russie, le Venezuela, l’Algérie, l’Iran etc.). risquent  de voir se développer une grave crise économique s’ajoutant d’ailleurs à la crise sanitaire.

 

La décision saoudienne est donc d’abord économique. Elle vise aussi les États-Unis dont le gaz de schiste ne peut être rentable en dessous de 30 à 40 $ le baril. Or si les États-Unis sont autosuffisants, c’est grâce à ce gaz de schiste. Il y a aussi une dimension politique, l’Arabie Saoudite souhaite porter un coup économique mortel à certains pays qui lui sont opposés et notamment à son ennemi numéro un: l’Iran.

 

« Le royaume a l’intention d’augmenter ses exportations pétrolières de 600.000 barils par jour à partir de mai, ce qui portera ses exportations (totales) à 10,6 millions de barils par jour », a indiqué un responsable du ministère de l’Énergie, cité par l’agence officielle saoudienne SPA. Cette annonce du premier exportateur mondial de brut intervient aussi en pleine chute de la demande en raison du nouveau coronavirus, ce qui a contribué à faire plonger les prix et fait peser la menace d’une récession sur l’économie mondiale.

Le royaume saoudien avait déjà annoncé début mars une augmentation de ses exportations à 10 millions de barils par jour en avril après l’échec de négociations sur le renouvellement d’une réduction de la production entre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et la Russie pour soutenir les prix.

En réponse, l’Arabie saoudite a fortement baissé ses prix, inondant le marché de barils à bas coût afin d’obtenir des parts de marché supplémentaires.

L’Arabie saoudite exportait auparavant environ 7 millions de barils par jour dans le cadre d’un accord de réduction de la production conclu entre le cartel et ses partenaires, dont la Russie. Ryad avait aussi annoncé une augmentation de sa production pour le mois d’avril à 12,3 millions de barils par jour. Le directeur général du géant pétrolier Saudi Aramco, Amin Nasser, a déclaré il y a deux semaines que la société pouvait maintenir sa production à ce niveau pendant au moins 12 mois sans avoir à construire de nouvelles installations.

Les Émirats arabes unis se sont également engagés à pomper au moins un million de barils par jour supplémentaires à partir du mois prochain, ce qui aggrave une guerre des prix qui a fait plonger les cours de l’or noir à leur plus bas niveau en 17 ans. Les prix du pétrole se sont effondrés lundi, suivant la chute des marchés financiers face à l’aggravation de la crise liée à la pandémie de Covid-19.

Le prix du baril de WTI, référence aux États-Unis, a chuté à environ 20 dollars le baril, tandis que celui du baril de Brent de la mer du Nord était de moins de 23 dollars, des niveaux plus vus depuis le début des années 2000.

 

Pétrole : des besoins réduits de 20 %

Pétrole : des besoins réduits de  20 %

 

La demande mondiale de pétrole pourrait chuter de 20% en raison de la multiplication des mesures de confinement, qui touchent désormais quelque trois milliards de personnes dans le monde, a déclaré jeudi le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), en appelant l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial, à favoriser une stabilisation du marché.

“Aujourd’hui, trois milliards de personnes dans le monde sont confinées. En conséquence, on pourrait bien assister au cours de cette année à une chute de la demande d’environ 20 millions de barils par jour selon certains”, a dit Fatih Birol, lors d’une téléconférence.

La demande pétrolière mondiale représentait 100 millions de barils par jour (bpj) en 2019.

Fatih Birol a ajouté que malgré cette chute attendue de la demande, l’offre globale de brut pourrait augmenter de trois millions de bpj supplémentaires en raison de la guerre des prix en cours entre l’Arabie saoudite et la Russie.

“Puisqu’elle préside le G20 cette année, on pourrait s’attendre à ce que l’Arabie saoudite apporte une contribution positive à la stabilisation des marchés pétroliers mondiaux au vu de son comportement passé”, a-t-il dit.

Il a ajouté que l’AIE, qui conseille les pays de l’OCDE en matière de politique énergétique, présenterait des prévisions actualisées et détaillées d’évolution de la demande dans deux semaines à l’occasion de al publication de son rapport mensuel.

Il a précisé que la chute de la demande pourrait rapidement aboutir à une saturation des capacités mondiales de stockage de brut et estimé que la reprise de la demande ne serait sans doute ni facile ni rapide.

Le pétrole à 20 dollars : des conséquences à terme

Le pétrole à 20 dollars : des conséquences à terme

Le cours du baril s’est écroulé tombant même lundi à 20 $. Un baril qui était autour de 60 $ début de l’année. Les conséquences sont pour l’instant bénéfique pour le consommateur qui a vu le prix du carburant baisser de l’ordre de 0,20 €. Les conséquences les plus importants concernent les pays producteurs. En effet, on est engagé dans une véritable guerre énergétique menée en particulier par l’Arabie Saoudite qui veut écraser la concurrence avec les prix. L’Arabie Saoudite a en effet refusé de s’engager dans une politique de restriction de l’offre. Elle espère ainsi asphyxier certains producteurs pour se retrouver dans une position encore plus dominante.

Au-delà de l’objectif économique, il y a aussi la volonté de tarir les revenus de l’Iran, l’ennemi irréductible. L’Iran déjà affectée par les sanctions des pays occidentaux et dont  l’économie et dans un état dramatique, en plus qui malheureusement est l’un des pays les plus affectés par le Coronavirus. En même temps, l’Arabie Saoudite pèse sur les conditions économiques de la production de gaz de schiste et les États-Unis. Un gaz de schiste beaucoup moins compétitif que le pétrole d’Arabie Saoudite.

Pour amortir les investissements spécifiques de ce pétrole aux États-Unis, le coût doit se maintenir autour de 40 à 50 $. . Autre conséquence géopolitique, celle concernant la Russie qui elle aussi a refusé de limiter sa production. En cause a aussi une économie dans un état également assez catastrophique. Pour certains pays dont c’est le revenu essentiel, la baisse du pétrole est dramatique notamment en Algérie.

En Afrique, l’Algérie, le Nigéria ou encore l’Angola pourraient être les victimes collatérales du coronavirus et du conflit entre Riyad et Moscou. L’Irak, l’Iran, la Libye ou encore le Venezuela sont également concernés. Si les cours ne remontent pas rapidement, tous ces pays devront certainement prendre des mesures drastiques d’austérité, qui pourraient se traduire en crise sociale. Voire même en crise politique.

Pour le groupe pétrolier la conséquence sera un ralentissement des investissements et une politique d’attribution de dividendes moins généreuse que précédemment aux actionnaires.

 

Le pétrole s’écroule

Le pétrole s’écroule

En quelques jours, les cours du pétrole se sont écoulés et ont perdu presque la moitié de leur valeur. Ils résistent pour l’instant tout juste au-dessus de 30 $ le baril. Avec la crise économique que provoque le Coronavirus et surtout la décision de l’Arabie Saoudite d’inonder le marché pour étouffer la concurrence, les prix pourraient encore tomber plus bas au point de créer un véritable krach pétrolier.

Le pétrole s’écroule donc avec un prix autour de 30 $. Un prix qui ne permet pas d’amortir les investissements et qui vident les caisses de certains Etats dont les ressources pétrolières sont essentielles par exemple en Russie , en Iran ou encore en Algérie- .Les pays de l’OPEP ont par ailleurs été incapable de se mettre d’accord sur une réduction de la production qui serait susceptible de faire remonter les cours. Pire, l’Arabie saoudite a réduit le prix de vente officiel pour le mois d’avril de toutes ses qualités de brut vers toutes les destinations, une décision prise après l’échec des discussions entre l’OPEP et la Russie sur un nouvel accord d’encadrement de la production.

 

L’Arabie saoudite est le premier exportateur mondial de pétrole et de facto le pays dont le poids est le plus important au sein de l’OPEP.

Les prix du pétrole se sont de nouveau repliés mercredi alors que l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont annoncé leur intention d’augmenter drastiquement leur production d’or noir au moment où la demande est fragilisée par la propagation du coronavirus dans le monde.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai a lâché 3,8%, ou 1,43 dollar, pour clôturer à 35,79 dollars. A New York, le baril américain de WTI pour avril a perdu 4%, ou 1,38 dollar, à 32,98 dollars. Les deux barils de référence s’affichaient pourtant en hausse en début de journée, après avoir déjà vivement rebondi mardi au lendemain de leur pire chute depuis le début de la guerre du Golfe en 1991.

Mais la tendance s’est inversée quand l’entreprise publique saoudienne Aramco a fait savoir qu’elle allait encore augmenter sa capacité de production de pétrole pour la porter à 13 millions de barils par jour (mbj), soit plus de 3 mbj de plus que sa production actuelle. Le premier exportateur mondial de brut avait déjà décidé mardi d’augmenter sa production à 12,3 mbj à partir d’avril. Les Emirats arabes unis se sont par la suite dits prêts à augmenter leur approvisionnement en pétrole de plus d’un million de barils par jour (bpj).

L’OPEP a déjà revu fortement à la baisse sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole en 2020 mercredi, prévoyant désormais une croissance de la demande à 60.000 barils par jour. Le cartel anticipait jusqu’ici une progression de 990.000 barils par jour. L’annonce en cours de séance par l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA) d’une hausse des stocks de brut aux Etats-Unis pour la septième semaine de suite, et bien supérieure aux attentes, a conforté la tendance baissière des cours. L’EIA a aussi abaissé d’environ 30% ses anticipations sur les cours du brut pour l’année en cours: elle anticipe désormais un prix moyen du baril de Brent à 43 dollars en 2020, contre 65 dollars auparavant, et à 38 dollars pour le baril de WTI, contre 59 dollars auparavant.

Chute des prix pétrole : conséquences très graves (expert)

Chute des prix  pétrole : conséquences très graves (expert)

 

Matthieu Auzanneau, directeur du think-tank de la transition énergétique the Shift Project. S’inquiète de la guerre des prix déclenchés par l’Arabie Saoudite concernant le pétrole (interview France Info)

 

Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle ?

 

Matthieu Auzanneau : Ça dépend pour qui. Pour l’automobiliste si on regarde à très court terme, on ne va sans doute pas aller vers une augmentation des prix à la pompe, voire même on va avoir une décrue. On peut s’attendre à une décrue des prix à la pompe, si la baisse des cours du brut se poursuit dans les semaines qui viennent. Maintenant, il faut comprendre que le pétrole, c’est un peu le système sanguin de l’économie mondiale et que de violents chocs dans un sens, dans un autre sur l’économie du pétrole, ça a toujours des conséquences qui sont plutôt délétères pour l’ensemble de l’activité économique mondiale.

 

On a vu par exemple l’effondrement d’actions BNP Paribas, Crédit Agricole ou Société Générale. Pourquoi les marchés mondiaux connaissent-ils une telle chute ?

L’industrie pétrolière est la plus grosse industrie du monde et de loin. Donc, ça veut dire beaucoup de capitaux investis. Donc tant qu’on n’a pas appris à se passer de ce pétrole, une industrie du pétrole qui se porte pas bien, ça a des conséquences effectivement sur les banques, sur les financeurs. Et puis il y a tout un volet aussi géostratégique. Là, on a une guerre économique ouverte entre l’Arabie saoudite et la Russie, qui sont les deux plus grands producteurs de pétrole avec les États-Unis. On voit les tensions autour du golfe Persique, qui est déjà chauffée à blanc.

 

En fait, l’Arabie saoudite vient de déclencher une espèce de bataille royale des producteurs pétroliers, une guerre des prix dans laquelle l’Arabie saoudite possède les plus belles réserves de pétrole, le coût de production le plus bas et possède le fonds souverain le plus riche. Elle met au défi non seulement les Russes, mais tous les principaux autres pays producteurs de lui tenir la dragée haute. Elle met au défi Vladimir Poutine de revenir à la table des négociations de l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole). Je suis pas du tout certain que M. Poutine se laisse tordre le bras par Mohammed ben Salmane et le clan souverain d’Arabie saoudite.

Ça peut durer combien de temps ce bras de fer ?

Non seulement ça peut durer longtemps, mais en plus la Russie et la sphère d’influence à laquelle appartiennent l’Arabie saoudite se jouent une guerre par ennemi interposé en Syrie. Ça peut très facilement se prolonger, mais aussi s’envenimer. La demande de pétrole mondiale est très basse aujourd’hui à cause du coronavirus. On a vraiment des conditions où un peu tout le monde est dos au mur. On est potentiellement face à une situation comparable à celle qu’on a connue dans les années 80, lors du contre-choc pétrolier, qui est un moment historique. Quelque chose de très grave peut se produire.

La guerre du prix du pétrole : pourquoi ?

La guerre du prix du pétrole : pourquoi ?

 

La première raison c’est que l’Arabie Saoudite  veut saturer le marché pour écraser la concurrence et s’accaparer ses parts. Il s’agit essentiellement d’une stratégie commerciale. C’est aussi une stratégie commerciale qui conduit la Russie à refuser de limiter la production. Avec des prix entre 30 et 35 dollars le baril, la Russie met en danger très gravement le pétrole de schiste plus coûteux des États-Unis. L’Arabie saoudite  poursuit aussi des objectifs politiques. En contribuant à faire s’écrouler les prix, elle s’attaque de plein fouet aux ressources déjà très affectées de l’Iran. S’ajoutent quand même à ça évidemment les conséquences du Coronavirus qui fait chuter le niveau de la demande

On assiste donc à une guerre à la fois économique et politique bénéfique  pour le consommateur qui voit le prix à la pompe s’effondrer. Nombreux de petites entreprises pétrolières américaines sont cependant menacées.

On pourrait aussi faire le lien entre moins de pétrole et davantage énergie notamment nucléaire ou alternative. Le problème c’est qu’au contraire avec un pétrole bas, les autres énergies auront  du mal à être compétitive. Une manière aussi pour les producteurs de pétrole de retarder des projets alternatifs. 

Coronavirus : le prix de vente du pétrole s’écroule

Coronavirus : le prix de vente du pétrole s’écroule

 

 

Le pétrole s’écroule avec un prix autour de 30 $. Un prix qui ne permet pas d’amortir les investissements et qui vident les caisses de certains Etats dont les ressources pétrolières sont essentielles par exemple en Russie , en Iran ou encore en Algérie- .Les pays de l’OPEP ont par ailleurs été incapable de se mettre d’accord sur une réduction de la production qui serait susceptible de faire remonter les cours. Pire, l’Arabie saoudite a réduit le prix de vente officiel pour le mois d’avril de toutes ses qualités de brut vers toutes les destinations, une décision prise après l’échec des discussions entre l’OPEP et la Russie sur un nouvel accord d’encadrement de la production.

Le géant pétrolier saoudien Saudi Aramco a fixé son prix de vente officiel pour le baril de brut léger à destination de l’Asie pour le mois d’avril à 3,10 dollars de moins que la moyenne d’Oman/Dubaï, soit une baisse de 6 dollars le baril par rapport au mois de mars, a déclaré samedi la société dans un communiqué. Le groupe a aussi réduit le prix de vente du baril de pétrole brut léger vers les Etats-Unis pour avril à 3,75 dollars de moins par rapport à l’ASCI, en baisse de 7 dollars le baril par rapport à mars.

Le prix de vente du baril de brut léger à destination de l’Europe du Nord et de l’Ouest a été fixé à 10,25 dollars de moins que la référence de l’Ice Brent, en baisse de 8 dollars le baril sur un mois. Vendredi, la belle harmonie qui régnait depuis trois ans entre l’Opep et la Russie a volé en éclats du fait de l’opposition de Moscou à une nouvelle réduction de la production de pétrole pour enrayer la baisse des cours due à l’épidémie de coronavirus.

Le cartel, qui souhaitait une baisse supplémentaire de 1,5 million de barils par jour jusque fin 2020, a riposté en supprimant toutes les limites à sa propre production, ce qui a fait chuter les cours du pétrole de 10%.

L’éclatement de l’alliance entre l’Opep et la Russie a déjà provoqué un plongeon des cours du pétrole et des Bourses du Golfe. L’action Aramco a chuté de 9,1% dimanche, sa plus forte baisse en une séance jamais enregistrée depuis l’introduction en Bourse du géant pétrolier en décembre dernier. Le cours de l’action est tombé pour la première fois sous son prix de mise sur le marché.

 

L’Arabie saoudite est le premier exportateur mondial de pétrole et de facto le pays dont le poids est le plus important au sein de l’Opep.

Le Venezuela importe du pétrole !

Le Venezuela importe du pétrole !

 

Importer du pétrole au Venezuela c’est un peu comme importer du sable dans le Sahara ! Un véritable paradoxe, le Venezuela commence à importer du pétrole en provenance du Nigéria. Le Venezuela pourtant est un véritable réservoir mondial de pétrole mais les paralysies économiques, politiques  et techniques empêchent d’extraire et de commercialiser le pétrole vénézuélien. En cause, l’anarchie économique mais aussi technique avec notamment les coupures récurrentes d’électricité qui paralysent  le système de production y compris dans le pétrole.  Le Venezuela, tire la quasi-totalité de ses revenus du pétrole, traverse une crise politique, économique et sociale sans précédent. Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit cette année une chute du PIB de 25 %, une inflation démesurée (10.000.000 %) et un taux de chômage dépassant 44 %. Il faudra au Venezuela «au moins une décennie» pour se remettre de la crise économique qu’il traverse actuellement. D’ici là, la production de pétrole pourrait «connaître une chute vertigineuse à 600.000 barils par jour», anticipe le Fonds.

 

L’Iran privé des ressources du pétrole par les États-Unis ?

L’Iran privé des ressources du pétrole par les États-Unis ?

 

Les États-Unis veulent punir les pays qui en dépit de l’embargo américain continu d’acheter du pétrole en provenance d’Iran et qui plus généralement commercent avec ce pays. Reste à savoir quel sera l’impact de cette mesure notamment en Chine et en Inde principaux importateurs actuellement. Il est probable que le pétrole iranien va continuer de s’exporter médias des intermédiaires et en dessous des cours. Certains pays vont par ailleurs refuser d’obéir aux consignes américaines comme par exemple la Turquie. À partir de mai, la Chine, l’Inde, la Turquie, le Japon, la Corée du Sud, Taïwan, l’Italie et la Grèce seront exposés à des sanctions américaines s’ils continuent d’acheter du brut iranien. Donald Trump espère ainsi atteindre son objectif qui consiste à réduire à zéro les exportations de pétrole iranien et priver ainsi le régime de sa principale source de revenus. «Aucune période de grâce» ne sera accordée aux pays qui bénéficiaient jusqu’à présent des exportations iraniennes, a prévenu le secrétaire d’État Mike Pompeo. Une des conséquences sera aussi de créer encore davantage d’incertitudes chez les investisseurs étrangers comme par exemple les investisseurs français dont certains ont figé leur projet vous-même se sont retirés. Un mauvais coup pour l’Iran mais aussi pour les pays qui commercent avec ce pays notamment en Europe.

Le pétrole : en baisse sur l’année

Le pétrole : en baisse  sur l’année

C’est sans doute le paradoxe de la situation politique au économique française caractérisée par une colère déclenchée par la fiscalité sur le carburant. En effet en réalité le pétrole qui fait toujours un peu de yo-yo, sur l’année se situe en moyenne autour de 70 $ le Brent c’est-à-dire assez nettement en baisse depuis trois ans. Pour l’année 2019 les perspectives de forte hausse sont peu prévisibles compte tenu notamment du net ralentissement économique international. Il ne pourrait remonter de manière significative qu’en cas d’événement géopolitique majeur toujours difficilement prévisible. Les experts tablent donc sur un cours du pétrole en moyenne autour de 70 $ également pour 2019. Cette situation rend paradoxal l’annulation de la fiscalité sur le carburant qui il est vrai devait être introduite dans les textes au moment d’un pic de hausse, d’où la colère. Sans doute aurait été aurait-il été plus pertinent de proposer une TICPE flottante qui permet d’amortir les fluctuations (la fiscalité baisse quand les cours montent trop, inversement la fiscalité augmente quand les cours sont trop bas). Trop tard évidemment pour revenir sur l’annulation de la fiscalité des carburants. Une erreur de gestion grave qui a permis de déclencher une colère plus générale non seulement sociale mais aussi démocratique.

Pétrole: les cours au plus bas, la contradiction de Macron

Pétrole: les cours au plus bas, la contradiction de Macron

 

Paradoxalement les cours du pétrole sont au plus bas depuis un an et les prix du carburant suivent même si c’est avec retard. Pourtant c’est l’augmentation des taxes sur le carburant qui est à l’origine du mouvement des gilets jaunes. Des taxes qui ensuite ont été annulées par le gouvernement. La preuve d’une gestion très approximative. On aurait pu en effet mettre en œuvre la TICPE (ancienne TIPP)) flottante qui avait déjà été appliquée sous Jospin. Cette taxe qui augmente quand les cours sont bas, qui diminue quand les cours sont élevés et qui permet donc de lisser l’évolution des prix du carburant auprès du consommateur ; avec ce dispositif l’augmentation fiscale ne se serait pas (ou moins) fait sentir. Certes les prix peuvent repartir à la hausse et le risque pour Bercy était de voir diminuer les recettes. Mais cette hausse n’est pas certaine dans la mesure où on constate un assez net ralentissement de la croissance mondiale. La preuve qu’il y a encore de sérieux progrès à faire en matière de gestion économique et en particulier dans le domaine énergétique. Les cours du pétrole peinaient en effet à rebondir mercredi en Asie dans un climat d’incertitudes sur l’économie américaine et l’excès d’offre mondiale. Vers 4h30, le baril de « light sweet crude » (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en février, prenait 24 cents à 42,77 dollars dans les échanges électroniques en Asie. Le baril de Brent, référence européenne, pour livraison en février, perdait 12 cents à 50,35 dollars. Les cours ont perdu plus de 6% lundi, à leurs plus bas niveaux depuis plus d’un an et à l’unisson d’un plongeon à Wall Street.

« Les craintes de ralentissement de la croissance mondiale et les incertitudes politiques en provenance de la Maison Blanche concernant le commerce et sa politique aux frontières sont facteur de risques », a commenté Margaret Yang Yan, analyste chez CMC Markets. Le marché du brut est miné par la surabondance de l’offre, l’affaiblissement de la demande du aux perspectives de ralentissement économique mondial, Etats-Unis en tête. Les cours pourraient encore descendre malgré les efforts de l’Opep et de ses partenaires pour les soutenir par des coupes dans leur production. Le cartel et ses alliés menés par la Russie ont décidé d’une baisse de leur production de 1,2 million de barils par jour pour les six prochains mois mais les analystes doutent que cela suffira à retourner la situation.  »Sauf à ce que l’OPEP sorte un lapin de son chapeau et rassure les marchés sur la viabilité de ses coupes, y compris en en imposant de plus importantes comme l’ont suggéré certains membres, les craintes macroéconomiques vont continuer de peser comme une enclume au cou des marchés », a déclaré Stephen Innes, analyste chez Oanda. Lundi, à la veille de Noël, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le WTI a abandonné 3,06 dollars ou 6,7% pour finir à 42,53 dollars, son plus bas niveau depuis juin 2017. Le Brent a perdu 3,35 dollars ou 6,2% pour terminer à 50,47 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, un niveau plus vu depuis août 2017.

 

pétrole : yo-yo sur TENDANCE HAUSSIÈRE

pétrole : yo-yo sur TENDANCE HAUSSIÈRE

 

 

APRÈS DES MOIS DE HAUSSE, LE PÉTROLE A VU SA COURBe DES PRIX SE RETOURNER EN RAISON NOTAMMENT DE L’AFFAIBLISSEMENT DE L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE MONDIALE. UNE SITUATION QUE COMBAT NOTAMMENT L’ARABIE SAOUDITE QUI VEUT MAINTENIR LES COURS.

La très récente période est sans doute significative de la future conjoncture du pétrole qui va enregistrer des mouvements de yo-yo SUR UNE TENDANCE HAUSSIÈRE……sauf crise financière imprévue !   Les cours du pétrole en effet remontaient lundi alors que l’Arabie saoudite a affirmé qu’elle réduirait sa production dès décembre et a défendu une baisse des autres pays de l’OPEP et de ses partenaires, suite à la plongée des prix la semaine dernière.  Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier valait 70,97 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 79 cents par rapport à la clôture de vendredi. Vendredi, les cours de l’or noir avaient sombré à un plus bas depuis sept mois pour le Brent, à 69,13 dollars, et à un plus bas depuis neuf mois Mais l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial, a profité dimanche d’une réunion de suivi de l’accord qui lie l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) à d’autres producteurs pour tenter d’endiguer la chute des cours. Le ministre saoudien de l’Énergie Khaled al-Faleh a annoncé que son pays allait réduire ses exportations. Le yo-yo va surtout se nourrir des les incertitudes relatives à des éléments de géo politique comme les sanctions sur l’Iran par exemple. Mais il y a les incertitudes également économiques à propos du tassement de la croissance mondiale. S’agit-il d’un phénomène limité à quelques années d’un événement plus structurel pouvant y compris s’alimenter d’éclatement de bulles financières ? Par ailleurs nombre de grandes sociétés pétrolières investissent massivement dans des énergies alternatives et peuvent faire douter de l’avenir à moyen et long terme du pétrole. Dernier élément la prise de conscience générale sur la nécessité de la transition énergétique même si les politiques concrètes sont encore loin des discours. Le problème c’est que si  l’OPEP  parvient à maintenir un assez haut niveau des prix du baril,  il risque de contribuer à affaiblir la croissance mondiale et en même temps la demande de pétrole, aussi ses prix.  ce sont justement les hésitations à trouver le bon équilibre qui risque de nourrir les mouvements de yo-yo.

 

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