Archive pour le Tag 'pétrole'

G7 : pour la fin du pétrole russe

G7 : pour la fin du pétrole russe

 

 

Le G7 A décidé d’ interdire progressivement les importations de pétrole russe.

 

Les hydrocarbures représentent près de 46% des exportations russes, et près d’un tiers des importations de pétrole de l’Union européenne sont en provenance de Russie. Les 27 qui réunissaient ses ambassadeurs aujourd’hui à Bruxelles n’ont toujours pas trouvé d’accord pour la mise en place d’un embargo sur le pétrole russe. La réunion doit se poursuivre lundi. L’engagement pris par le G7 devrait mettre sous pression les Etats-membres réticents à un tel embargo, au premier rang desquels la Hongrie de Viktor Orban. ( A contrario évidemment les États-Unis dispose d’une autonomie énergétique).

Energies-Gaz et pétrole : réduire drastiquement la consommation en Europe

Energies-Gaz et pétrole : réduire drastiquement la consommation en Europe

 

Face à l’augmentation des risques pour la sécurité énergétique, les gouvernements européens doivent cesser de subventionner le pétrole et le gaz et demander aux citoyens de consommer moins, estime, dans une tribune au « Monde », l’économiste Simone Tagliapietra.

 

La décision de la Russie de couper l’approvisionnement en gaz naturel de la Pologne et de la Bulgarie marque une escalade sérieuse dans la tentative russe de se servir de l’énergie comme arme contre l’Europe. D’autres interruptions pourraient bientôt avoir lieu, transformant en réalité ce qui, jusqu’à présent, n’était qu’un scénario catastrophe théorique pour l’Europe.

Face à cette situation qui se détériore rapidement, les gouvernements européens doivent enfin prendre au sérieux la réduction de la demande de pétrole et de gaz et prendre deux mesures : cesser de subventionner le pétrole et le gaz de manière universelle et demander aux gens de consommer moins. Bien que politiquement difficiles, ces deux mesures sont désormais nécessaires de toute urgence, tant du point de vue de la sécurité énergétique que des finances publiques, et ne peuvent plus être reportées.

Car l’Europe doit s’atteler sérieusement à réduire sa consommation de pétrole et de gaz. Depuis le début de la crise énergétique en Europe à l’été 2021, les gouvernements européens ont fortement subventionné la consommation de pétrole et de gaz, par le biais d’une grande variété d’interventions allant des subventions directes aux réductions d’impôts. Initialement conçues pour apporter une solution rapide à ce qui était censé n’être qu’un problème temporaire de prix élevés de l’énergie, ces mesures sont désormais devenues structurelles et beaucoup plus importantes.

 

Depuis septembre 2021, de grands pays européens comme l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne ont dépensé chacun environ 20 à 30 milliards d’euros pour faire baisser artificiellement les factures de gaz et d’électricité, ainsi que les prix de l’essence et du diesel. D’aussi importantes subventions du pétrole et du gaz ne sont pas seulement insoutenables du point de vue des finances publiques. Elles sont également préjudiciables du point de vue de la géopolitique et de la sécurité énergétique, sans parler de l’environnement.

Comme l’Europe importe 40 % de son gaz et 25 % de son pétrole de Russie, il s’agit essentiellement de subventions à M. Poutine.

Gaz et pétrole : réduire drastiquement la consommation en Europe

Gaz et pétrole : réduire drastiquement la consommation en Europe

 

Face à l’augmentation des risques pour la sécurité énergétique, les gouvernements européens doivent cesser de subventionner le pétrole et le gaz et demander aux citoyens de consommer moins, estime, dans une tribune au « Monde », l’économiste Simone Tagliapietra.

 

La décision de la Russie de couper l’approvisionnement en gaz naturel de la Pologne et de la Bulgarie marque une escalade sérieuse dans la tentative russe de se servir de l’énergie comme arme contre l’Europe. D’autres interruptions pourraient bientôt avoir lieu, transformant en réalité ce qui, jusqu’à présent, n’était qu’un scénario catastrophe théorique pour l’Europe.

Face à cette situation qui se détériore rapidement, les gouvernements européens doivent enfin prendre au sérieux la réduction de la demande de pétrole et de gaz et prendre deux mesures : cesser de subventionner le pétrole et le gaz de manière universelle et demander aux gens de consommer moins. Bien que politiquement difficiles, ces deux mesures sont désormais nécessaires de toute urgence, tant du point de vue de la sécurité énergétique que des finances publiques, et ne peuvent plus être reportées.

Car l’Europe doit s’atteler sérieusement à réduire sa consommation de pétrole et de gaz. Depuis le début de la crise énergétique en Europe à l’été 2021, les gouvernements européens ont fortement subventionné la consommation de pétrole et de gaz, par le biais d’une grande variété d’interventions allant des subventions directes aux réductions d’impôts. Initialement conçues pour apporter une solution rapide à ce qui était censé n’être qu’un problème temporaire de prix élevés de l’énergie, ces mesures sont désormais devenues structurelles et beaucoup plus importantes.

 

Depuis septembre 2021, de grands pays européens comme l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne ont dépensé chacun environ 20 à 30 milliards d’euros pour faire baisser artificiellement les factures de gaz et d’électricité, ainsi que les prix de l’essence et du diesel. D’aussi importantes subventions du pétrole et du gaz ne sont pas seulement insoutenables du point de vue des finances publiques. Elles sont également préjudiciables du point de vue de la géopolitique et de la sécurité énergétique, sans parler de l’environnement.

Comme l’Europe importe 40 % de son gaz et 25 % de son pétrole de Russie, il s’agit essentiellement de subventions à M. Poutine.

Pétrole et Russie: Suspendre le marché carbone européen idiot

Pétrole et Russie: Suspendre le marché carbone européen idiot

Face à l’impasse politique de la flambée des prix de l’énergie, Thierry Bros estime que l’Allemagne place l’Europe devant un risque systémique. La démonstration sans doute de ce marché carbone idiot qui ne fait que renchérir les prix du carburant et sans impact sur l’environnement. 

 

 

Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, réunis jeudi et vendredi à Bruxelles, ne sont pas parvenus à trouver de consensus sur les différentes solutions évoquées à la flambée des prix de l’énergie. Ils sont seulement convenus de créer une plateforme pour des achats communs de gaz, qui fonctionnera sur la base du volontariat. La Commission européenne devrait faire des propositions concrètes en mai.

Thierry Bros est professeur à Sciences Po et spécialiste de la géopolitique de l’énergie.

Six mois après le début de la flambée des prix du gaz, les Européens ne parviennent toujours pas à s’entendre sur la réponse à y apporter. Comment l’expliquez-vous ?

Les discussions sont bloquées à cause d’une division entre pays du nord et du sud. D’un côté, des Etats comme l’Espagne et la France demandent des réformes, et de l’autre, les Pays-Bas, l’Autriche et surtout l’Allemagne freinent des quatre fers. Cette division est liée à la différence des mix énergétiques, assez carboné avec une forte dépendance au gaz en Allemagne et en Autriche notamment, et au contraire très décarbonés pour ce qui est de la France grâce au nucléaire et de l’Espagne ou du Portugal grâce aux énergies renouvelables. Partant, ces pays voudraient changer la règle dite du « merit order » du marché intégré européen de l’électricité, selon laquelle le prix du dernier électron fait le prix total, et qui revient donc à l’heure actuelle à aligner le prix de l’électricité sur celui du gaz voire du charbon. Ces pays payent l’incohérence de la politique énergétique de l’Allemagne, qui n’a pas fait les efforts de diversification qu’elle leur avait promis.

Prix du pétrole: Toujours le yo-yo

Prix du pétrole: Toujours le yo-yo

Alors que le prix à la pompe du carburant n’a jamais été aussi élevé paradoxalement en apparence le prix du Brent était en recul de presque 7 % à 105 $ le baril hier.

En fait il s’agit de mouvements de yo-yo mais qui s’inscrivent sur une tendance haussière. Le prix moyens est en effet particulièrement élevé et ne paraît pas prêt de redescendre en raison de la guerre en Ukraine même si des signes de ralentissement économique pourraient se faire sentir en Chine après de nouvelles mesures anti Covid qui paralysent  l’activité.En tout cas les baisses éventuelles n’interviendront pas avant l’été et à l’automne la demande va repartir

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai a clôturé lundi en chute de 6,77 % à 112,48 dollars, plombé par la crainte que les confinements en Chine ne dépriment la demande d’or noir. A New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour le contrat à échéance en mai, a perdu 6,97 % à 105,96 dollars.

Pétrole russe : Total arrête ses achats

Pétrole russe : Total arrête ses achats

TotalEnergies a annoncé mardi après Bourse sa décision d’arrêter tout achat de pétrole ou produits pétroliers russes, « au plus tard à la fin de l’année 2022″. Néanmoins, le groupe tricolore refuse pour l’heure de céder ses participations dans ses actifs gaziers, ceux-ci étant éminemment stratégiques.

Pétrole : mouvement de yo-yo sous les 100 $

Pétrole : mouvement de yo-yo sous les 100 $

le marché du pétrole risque d’être déstabilisé pendant un long moment du fait de la guerre en Ukraine mais aussi des menaces inflationnistes sur la croissance. Du coup,  le baril va d’enregistrer des mouvements de yo-yo réguliers mais cependant sur une tendance globale haussière. Les prix du pétrole ont par exemple continué de baisser mercredi, se rapprochant de leur niveau d’avant l’invasion militaire russe en Ukraine, lestés par les craintes d’un ralentissement de la demande en or noir, sur fond d’optimisme quant aux pourparlers de cessez-le-feu entre Moscou et Kiev.

Au terme d’une séance très volatile, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai a lâché 1,89% pour terminer à 98,02 dollars.

Stopper surtout l’achat de pétrole russe

Stopper surtout l’achat de pétrole russe

 

L’expert de l’énergie Cédric Philibert plaide, dans une tribune au « Monde », pour l’arrêt de l’achat de pétrole russe, plus souple à mettre en œuvre que l’embargo sur le gaz.

 

Tribune.

Les exportations de pétrole et de produits pétroliers ont représenté en 2019, c’est-à-dire bien avant l’envolée récente du prix des hydrocarbures, quasiment la moitié du total des exportations nettes de la Russie, en valeur. Le gaz naturel n’en représentait que 7 %, soit sept fois moins, à peine plus d’ailleurs que le charbon (5 %).

Les dirigeants européens semblent paralysés par notre dépendance au gaz russe comme des lapins aveuglés par les phares d’une voiture, incapables de faire un pas de côté. Bien sûr, il faut diminuer au plus vite notre dépendance au gaz russe, dans l’urgence, sans exclusive et par tous les moyens : sobriété, fournisseurs alternatifs, énergies alternatives.

Mais un embargo complet resterait compliqué pour nombre de pays européens, dépendants du gaz russe à 55 % (Allemagne) et plus pour l’Autriche, les pays Baltes, la Hongrie, la Finlande, la Pologne, la Slovaquie, la République tchèque et d’autres, même si des économistes allemands ont calculé un coût maximal de 3 % du produit intérieur brut pour leur pays (« What If ? The Economic Effects for Germany of a Stop of Energy Imports From Russia », ECONtribute Policy Brief n° 028).

 

Or, s’il s’agit avant tout d’arrêter de financer la sale guerre de Poutine en Ukraine, ce sont d’abord les importations de pétrole russe qu’il faut frapper. Les dockers de Stanlow, en Angleterre, l’ont bien compris et ont refusé de décharger le pétrole russe d’un navire battant pavillon allemand [le 5 mars], non concerné par l’interdiction faite aux navires russes. Réduire les importations de pétrole russe de 15 % est aussi efficace que décréter un embargo total sur le gaz russe, et infiniment plus facile pour les Européens.

Pas tout à fait pourtant, et il faut viser plus, bien plus. En effet, la relation réciproque entre l’Europe et la Russie sur le gaz est déterminée par l’ouverture ou la fermeture de pipelines, une rigidité seulement atténuée par l’usage d’un petit nombre de terminaux méthaniers accueillant le gaz liquide importé d’ailleurs.

Le pétrole, lui, est nettement plus flexible. Mais cela est vrai pour les deux camps : de même que les Européens les plus dépendants de la Russie aujourd’hui peuvent trouver d’autres fournisseurs de pétrole, les Russes peuvent plus vite trouver d’autres acheteurs pour leur pétrole que pour leur gaz.

En théorie du moins. Car, dès aujourd’hui, le pétrole russe est en panne d’acheteurs, et doit diminuer son prix de 20 % à 25 % pour trouver preneur – notamment en Chine, qui augmente actuellement ses stocks malgré les prix élevés, comme si elle s’attendait à une aggravation durable de la situation.

 » Se débarrasser du gaz et du pétrole russe » (Thierry Breton)

 « Se débarrasser du gaz et du pétrole russe » (Thierry Breton)

Pour l’instant évidemment les autorités européennes s’en tiennent à ce qui a été décidé lors de la rencontre de Versailles ;à savoir: stopper la dépendance énergétique à l’égard de la Russie d’ici 2027. Cependant en Allemagne on réfléchit à la possibilité de s’en dégager d’ici 2022. Par ailleurs l’opinion publique allemande paraît de plus en plus sensibilisée et de plus en plus favorable à un blocage du gaz russe.

Tout dépendra sans doute de l’atrocité de l’agression russe en Ukraine. Le carnage probable pourrait amener le gouvernement allemand a ce débarrasser de son hypothéque énergétique russe. «On est un peu en économie de guerre», commente Thierry Breton, le commissaire européen ,qui voit également dans cette stratégie une manière de couper un débouché économique important de la Russie : chaque jour, les pays européens lui versent 800 millions d’euros pour importer des hydrocarbures.

 

 

Le Commissaire européen au marché intérieur indique également que la politique de la Commission européenne sera «accommodante» dans les mois à venir, afin de permettre aux États de mettre en œuvre des aides et plans de soutien au pouvoir d’achat face à la hausse des prix de l’énergie qui se poursuit. «Nous mettrons à disposition une boîte à outils de mesures pour les États», indique Thierry Breton, sans donner le détail des mesures envisagées. Un assouplissement des règles européennes qui encadrent la dette est en tout cas envisagé. En principe, la dette publique des États membres ne doit pas dépasser 60 % de leur PIB.

L’Allemagne : fin du pétrole russe d’ici fin 2022 !

L’Allemagne : fin du pétrole russe d’ici fin 2022 !

 

 

 

 

Indirectement l’Allemagne finance en grande partie la guerre que mène la Russie en Ukraine. Pour autant, l’Allemagne refuse tout embargo sur le pétrole et le charbon russe pour l’instant mais promet de réduire ses importations . « Si nous y parvenons, nous serons indépendants du charbon russe à l’automne et presque indépendants du pétrole de Russie à la fin de l’année », a indiqué l’écologiste Robert Habeck, ministre de l’Économie allemand, au journal Frankfurter Allgemeine Zeitung, samedi 12 mars, rapporte BFM TV. Une promesse de coiffeur quand on connaît la dépendance de l’Allemagne vis-à-vis de la Russie.

D’après les statistiques gouvernementales, 30 % du pétrole et 45 % du charbon consommés en Allemagne provenaient de Russie. En 2020, la part était de 50 % pour le gaz.Ce n’est sans doute pas un hasard si l’union européenne n’a retenu que la date de 2027 pour tenter de mettre fin à la dépendance européenne vis-à-vis du gaz et du pétrole russe

Union européenne : La fin du pétrole et du gaz russe d’ici 2027

Union européenne : La fin du pétrole et du gaz russe d’ici 2027

 

 

Lors du sommet de Versailles Il a été décidé de se priver du pétrole et du gaz russe d’ici 2027. À noter évidemment que les États-Unis ont décidé l’arrêt immédiat des importations mais les États-Unis sont un exportateur net de produits pétroliers . La stratégie repose sur deux piliers. Le premier consiste à augmenter les importations de gaz naturel liquéfié (GNL) et de gazoducs en provenance de fournisseurs non russes ainsi que les volumes de production et d’importation de biométhane et d’hydrogène renouvelable.


« Nous devons devenir indépendants du pétrole, du charbon et du gaz russes. Nous ne pouvons tout simplement pas compter sur un fournisseur qui nous menace explicitement », indique Ursula von der Leyen dans ce rapport. « Grâce aux mesures du plan REPowerEU, nous pourrions progressivement supprimer au moins 155 milliards de mètres cubes de gaz fossile utilisés, ce qui équivaut au volume importé de Russie en 2021 », peut-on lire dans le document.

Pour rappel, L’UE importe 90% de sa consommation de gaz, la Russie fournissant environ 45% de ces importations, à des niveaux variables selon les États membres. La Russie représente également environ 25% des importations de pétrole et 45% des importations de charbon.

Deuxième axe : réduire plus rapidement l’utilisation des combustibles fossiles dans les maisons, les bâtiments, l’industrie et le système électrique. La Commission estime pour cela qu’il faut augmenter les énergies renouvelables et l’électrification et s’attaquer aux goulots d’étranglement des infrastructures.

Accepter le sacrifice du pétrole russe de la honte

Accepter le sacrifice du pétrole russe de la honte

Le Prix Nobel de physique (2012) Serge Haroche estime, dans une tribune au « Monde », que continuer à commercer avec la Russie revient non seulement à abandonner l’Ukraine à son sort, mais en plus à aider « cyniquement et objectivement son bourreau à la martyriser ».

Tribune. « L’Europe peut-elle se passer du gaz russe ? » s’interrogeait Le Monde hier. La vraie question est : « Comment peut-on encore se poser la question ? » Nous assistons depuis deux semaines à une guerre implacable à nos portes qui a déjà fait des milliers de morts, des dizaines de milliers de blessés et des millions de personnes fuyant leur pays dévasté.

Face à cela, nous, les Européens, les membres de l’OTAN, avons déclaré que bien entendu nous ne pouvons intervenir militairement, qu’il n’est pas question de faire la guerre à la Russie ni même de la provoquer en empêchant l’aviation russe d’accéder au ciel ukrainien. Cela nous pose déjà un grave problème éthique et moral.

 

Nous avons certes engagé des sanctions financières, mais elles ne touchent pas le secteur essentiel de l’énergie parce que, disent nos experts économiques et certains de nos dirigeants, nous ne pouvons pas nous passer du gaz et du pétrole russes. Alors posons-nous la question symétrique : pourquoi la Russie continue-t-elle à nous livrer ce gaz et ce pétrole ? Puisque nous la sanctionnons si sévèrement, ne devrait-elle pas, en représailles, nous couper de ces ressources pour nous vitales ? 

La réponse à cette question est limpide : Poutine a besoin des devises de ce commerce pour financer sa sale guerre qui lui coûte très cher en armes et en dépenses logistiques. Il est évident qu’en continuant à commercer ainsi avec la Russie, non seulement nous abandonnons l’Ukraine à son sort, mais en plus nous aidons effectivement, cyniquement et objectivement son bourreau à la martyriser.

Oui, nous avons besoin du gaz russe, ce qui pose par ailleurs la question de l’imprévoyance et des erreurs passées de pays qui n’ont pas su ou voulu assurer leur indépendance énergétique avant cette tragédie. Mais la question n’est plus là. En tergiversant à propos de l’embargo sur le gaz et le pétrole, nous disons aux Ukrainiens : nous n’allons pas risquer de mourir pour vous en vous envoyant des soldats ou même en protégeant votre ciel et, pour tout vous dire,

Confrontés au tragique de l’histoire, nous devrions au contraire accepter pour nous, sinon le sang dont parlait Churchill en 1940, mais au moins les larmes d’un renoncement relatif à notre confort. Oui, en coupant le robinet du gaz et du pétrole russes immédiatement (pas en y réfléchissant pour la fin de l’année ou pour plus tard encore), nous allons avoir plus froid, nous paierons notre essence plus cher, nous devrons restreindre nos déplacements et nos voyages, en un mot accepter de souffrir un peu, mais nous pourrons peut-être nous regarder en face avec moins de honte.

Pour un embargo immédiat sur le gaz et le pétrole russes

Pour un  embargo immédiat sur le gaz et le pétrole russes 

Les Européens réunis pour un sommet à Versailles les 10 et 11 mars doivent décider de se passer des énergies vendues par Moscou afin de se montrer solidaires avec les Ukrainiens, estime le candidat écologiste Yannick Jadot  à la présidentielle, dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune. 

 

Ce jeudi 10 mars, à Versailles (Yvelines), les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne doivent répondre à l’appel du président ukrainien Volodymyr Zelensky et décider d’un embargo sur le gaz et le pétrole russes. Je l’ai demandé dès le samedi 5 mars en m’adressant aux Françaises et aux Français qui, nombreux, manifestaient leur solidarité avec le peuple ukrainien.

Nous devons le faire et nous le pouvons, en France et dans toute l’Europe, solidairement.

Nous le devons, car cette invasion de l’Ukraine constitue une menace directe pour notre liberté et notre sécurité. Il nous faut, pour faire cesser cette entreprise de destruction et les crimes de guerre commis contre les populations civiles, massifier les sanctions économiques et financières, traquer les fortunes des oligarques chez nous et dans chaque paradis fiscal, équiper militairement la résistance ukrainienne.

L’Europe a, enfin, commencé à répondre présent. Elle doit maintenant montrer sa détermination et sa force en s’attaquant au cœur de la puissance de l’oligarchie russe : le gaz et le pétrole. Au vu de la détermination de Vladimir Poutine à détruire l’Ukraine, les exclure des sanctions n’a plus de sens.

Les exportations de gaz et de pétrole rapportent 700 millions de dollars [environ 637 millions d’euros] par jour à Vladimir Poutine et à sa machine de guerre [c’était le cas dans les vingt-quatre heures suivant la reconnaissance de l’indépendance des Etats séparatistes ukrainiens par le président russe, le 21 février]. Nous devons mettre un terme à cette dépendance de l’Union européenne : son économie sous perfusion d’énergies fossiles la met à la merci du chantage d’un dictateur. Trop de responsables politiques européens y ont succombé. Il nous faut sortir du gaz et du pétrole, et non créer de nouvelles dépendances. Le combat pour notre sécurité est bien, aussi, celui du climat.

Cette épreuve, nous pouvons la surmonter. Rien n’est hors de la portée du peuple français, des peuples européens quand ils luttent pour leur liberté et leur indépendance. Rien n’est hors de portée du génie de nos ouvriers et de nos ouvrières, de nos techniciens, de nos ingénieurs. La transition et la sobriété énergétiques vont constituer une grande aventure humaine.

Nous ferons la démonstration de notre solidarité envers le peuple ukrainien et avec les pays européens les plus dépendants. Nous soutiendrons les Françaises et les Français les plus fragilisés par l’effet des sanctions.

Appel aux citoyens pour boycotter le pétrole russe

Appel aux citoyens pour boycotter le pétrole russe

Avant l’ouverture du sommet européen de Versailles, Oleg Ustenko, conseiller économique du président Zelensky rappelle dans une tribune au « Monde » que le sort de l’Ukraine est entre les mains des Européens : Poutine se croit fort car la Russie est le deuxième plus grand exportateur de pétrole du monde, mais pour l’affaiblir, il suffit de couper les robinets.

Tribune.

Le pétrole russe finance l’invasion de l’Ukraine et le meurtre de personnes innocentes. Comme cela a été le cas pour l’argent provenant de la vente des diamants de la guerre et alimentant la guerre civile en Afrique, nous devons couper ce financement à la source. Il doit être mis fin à ce commerce par le biais de pressions exercées par vous, les consommateurs, sur les entreprises et les gouvernements.

Poutine vend cinq millions de barils de pétrole par jour, dont une grande partie est destinée à l’Europe. Aujourd’hui, alors que les dirigeants européens se rassemblent pour discuter de la crise, nous appelons les citoyens du monde entier à boycotter le pétrole russe dès maintenant.

Nous sommes grandement soutenus par un grand nombre de gouvernements et de personnes. Ils accueillent nos réfugiés, nous envoient de la nourriture et des médicaments, et ont voté contre la guerre de Poutine aux Nations unies. Mardi 8 mars, l’administration Biden a décidé d’interdire toute importation de pétrole et de gaz russes aux États-Unis. Toutefois, les responsables politiques d’Allemagne, d’Italie, du Royaume-Uni et d’autres pays ont peur d’imposer un embargo immédiat. Ils craignent que les prix du pétrole flambent et que leurs électeurs ne comprennent pas leur décision, ou seront trop mécontents pour s’en soucier. Mais ce n’est pas votre cas.

Si le pétrole russe est boycotté, un dispositif peut être déployé pour résoudre les problèmes d’approvisionnement à court terme. Sur le long terme, il est évident que chaque pays, pour assurer sa sécurité nationale, doit impérativement s’affranchir rapidement de la dépendance aux combustibles fossiles. Notre demande ne fera qu’accélérer la transition requise pour lutter contre le changement climatique.

Pourtant, malgré les meurtres aveugles dans les rues d’Ukraine et les promesses d’action des dirigeants mondiaux les plus puissants lors du sommet sur le climat à Glasgow en novembre 2021, les gouvernements européens hésitent toujours. Si nous ne pouvons pas mettre fin à l’ère des combustibles fossiles face au massacre des civils et à la destruction de notre planète, que faudra-t-il ?

Simplifions-leur la tâche. Nous organisons une coalition pour suivre et localiser les pétroliers qui transportent le pétrole russe. Les Russes vont tenter de dissimuler cette information, mais nous pourrons vous communiquer l’emplacement de ces bateaux. Il y a une semaine, Shell a acheté une cargaison de pétrole russe, apparemment en raison du prix réduit de 30 dollars par baril.

Crise Ukraine et Prix: Les produits en hausse ?

Crise Ukraine et Prix: Les produits en hausse ?

 

Le conflit en Ukraine perturbe les marchés mondiaux des céréales, du pétrole ou encore du gaz. Les conséquences pour l’alimentation des Français  d’après un papier du Figaro.

Alors qu’à plusieurs milliers de kilomètres de nos frontières, la guerre en Ukraine se poursuit depuis plus de deux semaines, ce conflit pourrait avoir un impact sur le prix de nombreux produits de grande consommation achetés par les Français.

L’Ukraine et le sud-ouest de la Russie font en effet partie des principaux producteurs de céréales au monde. Ces deux pays représentent notamment un tiers des exportations de blé tendre dans le monde. En conséquence, les cours du blé américain ont signé, ce mardi, un nouveau record, toujours portés par les incertitudes sur l’offre russe et ukrainienne. Le prix du blé tendre d’hiver de variété SRW (Soft Red Winter Wheat) pour livraison en mai a bondi jusqu’à 13,6350 dollars le boisseau (environ 27 kg), bien au-delà du précédent sommet de 13,4000 dollars, établi vendredi.

La Russie est également de loin le premier fournisseur de l’Europe de gaz naturel, représentant 40% de ses importations au total et 20% pour la France. Même si les prix du gaz reculaient, ce mardi, face au risque amoindri d’un embargo européen sur la Russie, le cours du gaz reste tout de même en hausse de 147% depuis le début de l’année.

De leur côté, les prix du gazole avaient bondi de 14 centimes en une semaine, selon les chiffres officiels publiés lundi. «En 2020, la France a importé 25 millions de tonnes de gazole dont un quart était du gazole russe, à peu près 6 millions de tonnes. Là encore, on a une dépendance potentielle et le marché est déjà en train de se réorganiser et notamment de délaisser le gazole russe, d’où les augmentations considérables que l’on a vues sur le gazole la semaine dernière», a relevé Olivier Gantois, président de l’Ufip (ex-Union française des industries pétrolières).

Des perturbations sur les cours des céréales, du gaz et du pétrole qui pourraient avoir un impact direct sur les éleveurs et les industriels et in fine sur le prix proposé aux consommateurs. « Avant même le début de conflit, nous prévoyions une inflation d’une moyenne de 3% sur l’ensemble des prix des produits de grande consommation, notamment à cause de la hausse des prix des transports, du gaz et de l’électricité mais aussi des matières premières à cause des aléas climatiques. L’impact additionnel de cette guerre sur les prix va dépendre de sa gravité et de sa durée mais on envisage une inflation de l’ordre de 5% », explique Emily Mayer de l’Iri. Certains produits devraient être plus touchés que d’autres.

Selon les chiffres de FranceAgriMer, en plus de leur importance sur le marché du blé, l’Ukraine et la Russie représentent 20% des exportations mondiales de maïs. Il s’agit d’une des principales céréales utilisées, avec le blé, pour nourrir le poulet et le porc. « Cela reviendra plus cher aux éleveurs pour les nourrir, il y aura donc une répercussion sur leur prix de vente », met en avant Emily Mayer, directrice Business Insight (perspectives commerciales) au sein de l’Iri, institut spécialisé dans l’analyse des données de produits de grande consommation. Du côté du bœuf, il devrait également y avoir un impact sur le prix mais moindre. En effet, les vaches se nourrissent principalement d’herbes et seulement en petites proportions de céréales.

Cependant, cette hausse des prix ne devrait pas se ressentir dans l’immédiat. « Les éleveurs ont d’ores et déjà leurs stocks de céréales pour les deux ou trois prochains mois à venir. Ce sera au moment où ils devront en racheter que l’impact se fera ressentir. Le prix de tous les produits périphériques sera également touché tels que les œufs et la charcuterie», affirme Henri Biès Peré, vice-président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (Fnsea).

L’herbe est l’aliment principal pour nourrir les vaches mais les céréales telles que le blé et l’orge sont tout de même utilisées pour compléter leur alimentation. L’Ukraine et la Russie représentent 30% des exportations mondiales d’orge. «Il en découle que le prix du lait va également augmenter mais pas autant que les produits de la filière animale car le poids des céréales dans l’alimentation des vaches est moindre», explique Henri Biès Peré de la FNSEA. En conséquence, l’ensemble des produits laitiers tels que les fromages, les yaourts et la crème connaîtront également une hausse de leur prix.

La farine étant obtenue par un broyage des grains de céréales, en général du blé tendre, sera directement affectée par la hausse des cours de blé. « Tous les produits contenant de la farine seront donc indirectement impactés, en fonction de la proportion de la matière première dans le produit fini. La majorité des biscuits et des viennoiseries en contiennent », déclare Emily Mayer de l’Iri. En ce qui concerne le pain, Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA se veut rassurante : il n’y aura pas de répercussions car, «sur le pain, nous utilisons du blé français».

« La Russie et l’Ukraine représentent 78% des exportations mondiales d’huile de tournesol », met en avant Emily Mayer. qui précise qu’un taux d’inflation à deux chiffres sur ce produit en particulier est à envisager. L’Ukraine est le plus gros producteur d’huile de tournesol au monde. Cette importante hausse de prix qui pourrait également avoir un effet de ricochet sur le prix des autres types d’huile qui vont, en conséquence, être plus sollicitées. D’après les données de l’Iri, à ce jour, l’huile de tournesol comptabilise 37% des ventes d’huiles en France.

 

Se libérer du pétrole et du gaz

Se libérer du pétrole et du gaz

 

La flambée des cours des énergies fossiles, entraînée par les sanctions occidentales contre l’invasion russe en Ukraine, doit nous pousser à intensifier les efforts que la lutte contre le réchauffement climatique va nous imposer estime un papier du « Monde » .

 

 

L’invasion russe en Ukraine a provoqué un choc énergétique mondial. La flambée des cours du pétrole et du gaz entraînée par les sanctions occidentales contre l’initiative de Moscou représente une menace pour le pouvoir d’achat des Européens. Mais cette déstabilisation d’une économie encore trop dépendante des énergies fossiles doit nous faire prendre conscience que c’est aussi une opportunité pour accélérer la transition écologique.

De la même façon que la crise pandémique a été un révélateur de nos fragilités sur le plan de nos approvisionnements, l’offensive russe illustre la nécessité urgente de se dégager d’une emprise toxique aussi bien sur le plan environnemental que politique. Le soutien à l’Ukraine aura un prix économique lourd pour les pays européens, qui doit nous pousser à intensifier les efforts que la lutte contre le réchauffement climatique va – bon gré, mal gré – nous imposer.

Le fait que le prix du litre d’essence dépasse les 2 euros ou que les factures de chauffage atteignent des montants prohibitifs ne doit pas être seulement interprété comme un accident conjoncturel, qui se résorbera après quelques mois de fièvre inflationniste. D’abord parce que le conflit risque de durer, surtout parce que cette crise est simplement un avant-goût de ce qui nous attend.

Au-delà du conflit, l’énergie décarbonée coûtera nécessairement plus cher. L’objectif de neutralité carbone en 2050 que s’est fixé l’Union européenne implique une mutation complète de notre économie et de nos modes de vie. Jusqu’à présent, rares sont les dirigeants qui ont le courage de préparer les esprits à cette perspective. Le choc énergétique actuel doit nous inciter à regarder la réalité en face.

Alors que la campagne électorale entre dans sa dernière ligne droite, le réflexe du gouvernement conduit à parer au plus pressé, c’est-à-dire amortir le choc pour les Français qui n’ont pas les moyens d’absorber une telle hausse sur un laps de temps aussi court et pour les entreprises grosses consommatrices d’énergie les plus fragiles. Cet accompagnement est nécessaire, mais très coûteux.

Un plan de « résilience » doit être annoncé dans les prochains jours. L’Etat se dit prêt à débourser au total une vingtaine de milliards d’euros. Cette nouvelle version du « quoi qu’il en coûte » ne sera pas tenable très longtemps. Certains candidats n’hésitent pas à réclamer une baisse des taxes sur l’énergie. Cette décision serait encore plus coûteuse sur le plan budgétaire. Surtout, elle ne ferait que subventionner notre dépendance au pétrole et au gaz, sans chercher à la réduire. De la même façon, la diversification des approvisionnements ou le renoncement à certains efforts de décarbonation sous prétexte d’alléger notre facture énergétique ne peuvent être que des solutions de court terme.

Dans cette période troublée, Emmanuel Macron tente de s’imposer comme le président qui protège face à des adversaires qui font assaut de surenchère pour préserver le pouvoir d’achat. De fait, il manque à ce stade un discours de mobilisation sur le double enjeu qui est devant nous : la solidarité vis-à-vis de l’Ukraine et une transition énergétique à parachever. C’est d’autant plus regrettable que les deux objectifs se rejoignent. Consommer moins d’énergies fossiles conduira à limiter le financement de l’agression russe tout en consolidant les efforts de lutte contre le réchauffement climatique.

Les deux causes font l’objet d’un large consensus dans l’opinion. Le gouvernement doit s’appuyer dessus afin d’inciter les Français à faire des efforts pour anticiper ce virage inéluctable.

Pétrole: l’Arabie Saoudite réticente à produire plus

Pétrole: l’Arabie Saoudite réticente à produire plus

 

Les États-Unis ont de manière unilatérale décidéde boycotter le pétrole russe. Dès lors, il faut maintenant envisager de nouvelles sources d’importation. On parle notamment du pétrole d’Arabie Saoudite qui met des conditions. Parmi ces conditions, l’Arabie Saoudite mais les Émirats Arabes Unis également veulent que les États-Unis se situent plus clairement dans la guerre civile au Yémen où ils affrontent des rebelles houthis soutenus par l’Iran, ils  attendent aussi une aide technologique pour développer leur propre programme nucléaire  sans parler du statut prince héritier saoudien pour l’instant interdit aux États-Unis.

 

Il y a aussi des réticences du côté de l’OPEP qui a fixé des restrictions à l’augmentation de la production. Bref ,les États-Unis se sont montrés assez radicaux vis-à-vis des importations russes mais ces importations de pétrole ne concernent que 4 % de la consommation aux États-Unis et les importations de gaz sont nulles.

 

Autant dire que les sanctions prises par les États-Unis vont surtout porter préjudice au reste du monde et notamment à l’Europe  (globalement les États-Unis sont exportateurs  nets de produits pétroliers)

Pétrole russe : embargo des États-Unis! et un baril vers les 300 $

Pétrole russe : embargo des États-Unis!  et un baril vers les 300 $

Les cours du pétrole se sont envolés de plus de 7% immédiatement après l’annonce du président américain, tutoyant les plus hauts historiques. Dans la foulée, Kwasi Kwarteng, la ministre britannique des Entreprises et de l’énergie a annoncé que le Royaume-Uni arrêterait d’ici à fin 2022 les importations de brut et produits pétroliers russes.

Initialement réticent à l’idée d’un embargo, qui risque d’accélérer encore l’inflation aux Etats-Unis, Joe Biden a été mis sous pression par le Congrès, où un consensus avait été trouvé lundi en vue de soumettre au vote une proposition de loi en ce sens.

Dans la foulée, Kwasi Kwarteng, la ministre britannique des Entreprises et de l’énergie a annoncé que le Royaume-Uni arrêterait d’ici à fin 2022 les importations de brut et produits pétroliers russes.

Vers les 300 dollars ?

Les conséquences économiques ne sont pas encore connues, les prix vont encore grimper ce jour, mais le vice-Premier ministre russe, chargé de l’Énergie, Alexandre Novak, mettait en garde dimanche contre cette éventuelle mesure, qui pourrait, selon lui, pousser le baril « à plus de 300 dollars ».

 

Reste à savoir quelle va être la position de l’Union européenne. Pour le moment, la communauté européenne n’a pas emboîté le pas à l’Oncle Sam. Et pour cause : elle est bien plus dépendante du pétrole russe que les Etats-Unis. Environ 30% des besoins de l’Europe en pétrole sont assurés par la Russie, contre 8% seulement pour les Etats-Unis.

Sur les 10,5 millions de baril/jour (mbj) produit par la Russie, les exportations s’élèvent à 4,27 mbj, dont 60% sont livrées à l’Europe et 35% à l’Asie (1,44 mbj, dont 56% (805.000 b/j) par la Chine).

« La Russie est aussi un centre important de raffinerie et un exportateur de produits raffinés comme le diesel, l’essence, et le fuel domestique. En 2021, les exportations de produits raffinés ont atteint 2,69 mbj. Comme le pétrole brut, elles ont aussi une dimension mondiale avec l’Union européenne constituant un important marché pour le diesel russe (580.000 barils par jour), le naphta (matière première pour la pétrochimie) et l’essence (234.000 barils par jour), le mazout (223.000 barils par jour) et le fioul domestique (214.000 barils par jour) », indiquent les experts du Oxford Institute for Energy Studies.

Pétrole: le prix du baril jusqu’à 300 dollars ?

Pétrole: le prix du baril jusqu’à  300 dollars ?

Selon le vice-Premier ministre russe, chargé de l’Énergie, Alexandre Novak, « la flambée des prix risque d’être imprévisible et d’atteindre plus de 300 dollars pour un baril, voire plus , a-t-il affirmé, cité par les agences de presse russes.

 

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a frôlé dimanche les 140 dollars vers 23h00 GMT, proche de son record absolu de juillet 2008 où il avait tutoyé les 150 dollars.

Un pétrole a 300 dollars ferait bondir les prix à la pompe à plus de 3 euros le litre pour le SP95. En effet, dans le Parisien, Francis Pousse, le président des distributeurs de carburant (hors grande surfaces) chez Mobillans, le syndicat des métiers de la distribution et des services de l’automobile, explique qu’ »un dollar d’augmentation du baril entraîne entre 0,7 centime et 1 centime d’euro d’augmentation à la pompe ». Déjà, avec un baril à 250 dollars (230 euros), le litre de SP95 atteindrait presque la barre des 3 euros (2,87 euros).

 

« Préoccupée » par les discussions autour d’un embargo sur le pétrole, la Russie pourrait prendre également des mesures de représailles sur l’alimentation en gaz de l’Europe, près de 40% des importations proviennent de la Russie (55% pour l’Allemagne). Alors que l’Allemagne a suspendu le mois dernier le processus de certification du gazoduc Nord Stream 2 devant la relierPour le gaz,à la Russie, Moscou a prévenu qu’il pourrait geler les livraisons via Nord Stream 1.

Mais il est clair que la décision américaine de bloquer le pétrole russe change la donne et va contraindre les Européens à clarifier extérieurement leur position et leur stratégie énergétique

 

Pétrole : le baril de Brent à 140 dollars !

Pétrole : le baril de Brent à 140 dollars !

Le prix du baril de Brent est proche de son record absolu de 2008 (147,50 dollars). Il vient de frôler dimanche les 140 $ et va continuer sur la même tendance. Résultat le carburant va penser autour de deux euros rapidement et le fioul dépasser un euro par litre. C’est sans doute la facture la plus lourde corrompt à supporter les usagers parmi toutes les augmentations actuellement en cours aussi bien sur les produits manufacturés que sur les produits alimentaires.

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