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Variant britannique « 20 à 25% des cas … pour l’instant

Variant britannique « 20 à 25% des cas … pour l’instant

Olivier Véran a estimé que le variant britannique représentait désormais « 20 à 25% » des cas de Covid-19 en France. Sa diffusion n’est toutefois « pas inéluctable », a-t-il ajouté. Les variants brésiliens et sud-africains représentent quant à eux environ 4% des cas de Covid-19 enregistrés dans l’Hexagone.

Le ministre a par ailleurs défendu les moyens de diagnostic dont la France est dotée, annonçant la généralisation prochaine des « PCR multiplexes », un séquençage accéléré qui permettra de repérer rapidement les cas de Covid-19 correspondant à l’un des variants.

LE VARIANT BRITANNIQUE: 33% DES CAS EN BRETAGNE!

 LE VARIANT BRITANNIQUE:  33% DES CAS EN BRETAGNE!

La Bretagne est une des régions la moins touchée par le virus cependant les résultats préliminaires de la deuxième enquête flash effectuée par Santé Publique France le 27 janvier et dévoilés ce mercredi, les variants représentent désormais 14% des cas positifs en France. Cependant les dernières données faisaient apparaître un taux de 20 %. En effet les variants progressent de façon exponentielle et doublerait toutes les semaines. En Bretagne, la situation serait encore plus alarmante: le taux de variants parmi les tests positifs s’y élèverait à 33,6%, soit plus d’une personne sur quatre. Ce chiffre est cependant à prendre avec beaucoup de précaution, explique à BFMTV.com Stéphane Mulliez, directeur de l’ARS Bretagne.

Coronavirus Espagne : premier cas de variant brésilien

Coronavirus Espagne : premier cas de variant brésilien

 

Un premier cas de variant détectéen Espagne où la situation devient de plus en plus incontrôlable. Le taux d’incidence sur 14 jours en Espagne est tombé à751 cas pour 100.000 personnes vendredi, contre 900 cas fin janvier, mais les autorités ont averti que l’arrivée de ces nouveaux variants comme celui du Brésil pourrait entraîner une résurgence des cas.

Le ministère de la santé a également fait état de 28.565 nouvelles contaminations, ce qui porte le total à plus de 2,94 millions, tandis que le nombre de décès a augmenté de 584 à 61.386.

L’Espagne a autorisé vendredi le vaccin d’AstraZeneca pour les 18-55 ans, en raison du manque de données sur son utilisation chez les personnes âgées.

L’Italie le limite également aux moins de 55 ans, alors que la France, l’Allemagne ou encore la Norvège l’autorisent pour les moins de 65 ans. Au Royaume-Uni, le vaccin conçu par le laboratoire anglo-suédois et l’Université d’Oxford est administré à toutes les classes d’âge.

Près des trois quarts des Espagnols sont prêts à recevoir une injection dès qu’elle est disponible, selon un récent sondage mené par le Centre d’études sociologiques (CIS), tandis que certains restent méfiants.

 

Vaccins : moins efficaces sur le variant sud-africain

Vaccins : moins efficaces sur le variant sud-africain 

 

“De toute évidence, les mutants ont pour effet de réduire l’efficacité des vaccins”, a déclaré le Dr Anthony Fauci, directeur de l’Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses,.

Novavax a rapporté jeudi des résultats préliminaires mettant en évidence une efficacité de son vaccin de 50% chez les patients en Afrique du Sud, à comparer avec un taux pouvant atteindre jusqu’à 89,3% dans des résultats d’études plus avancées au Royaume-Uni.

Vendredi, J&J a de son côté déclaré qu’une seule injection de son vaccin contre le coronavirus était globalement efficace à 66% dans le cadre d’un essai massif sur trois continents, avec de grandes différences selon les régions.

Aux États-Unis, où la variante sud-africaine a été signalée pour la première fois cette semaine, l’efficacité a ainsi atteint 72% contre seulement 57% en Afrique du Sud, où le variant, connu sous le nom de B 1.351, a représenté 95% des cas étudiés dans le cadre de l’essai. Un autre variant hautement transmissible, découvert au Royaume-Uni et maintenant présent dans plus de la moitié des États américains, a moins résisté au vaccin que le mutant sud-africain.

Les nouvelles données disponibles soulèvent aussi des questions sur l’efficacité des vaccins de Pfizer Inc – avec son partenaire BioNTech – et de Moderna Inc contre les variants du virus. “C’est une pandémie différente maintenant”, a déclaré le Dr Dan Barouch, chercheur au Beth Israel Deaconess Medical Center de la Harvard University Medical School à Boston, qui a aidé à développer le vaccin de J&J.

Selon lui, il existe désormais une grande variété de nouveaux variants en circulation, y compris au Brésil, en Afrique du Sud et même aux États-Unis, qui affichent une résistance substantielle aux anticorps induits par les vaccins. Le PDG de Pfizer, Albert Bourla, a pour sa part déclaré qu’il y avait “une forte possibilité” que les variants émergents finissent par rendre le vaccin de la société inefficace.

“Ce n’est pas encore le cas (…) mais je pense qu’il est très probable qu’un jour cela se produise”, a-t-il dit au Forum économique mondial. Les experts estiment toutefois que les quatre vaccins ont toujours une grande valeur en raison de leur capacité à réduire les cas les plus graves.

VARIANT ANGLAIS : PRESQUE 20 % EN ÎLE-DE-FRANCE

VARIANT ANGLAIS : PRESQUE 20 % EN ÎLE-DE-FRANCE

Le variant anglais ne représentait qu’autour de 1 %début janvier maintenant il tournerait autour de 20 % et pourrait atteindre rapidement 40 à 60 % d’ici mars. De quoi craindre une envolée exponentielle de la pandémie. « Une étude flash a été faite aujourd’hui en collaboration avec le centre national de référence et les autorités sanitaires, a indiqué Jonas Amzalag, biologiste aux laboratoires Biogroup, ce mercredi soir sur BFMTV. Les chiffres ne sont pas encore tous arrêtés mais sur 1700 prélèvements, on est déjà à plus de 17% de suspicions. »

Les cas suspects, souligne l’intéressé, font ensuite l’objet d’un séquençage pour établir un diagnostic définitif. Et « sur l’étude du 7-8 janvier, le taux de confirmation était de 90% », rappelle Jonas Amzalag. « Si on extrapole les 17% de suspicions, on devrait être autour de 15 à 16% de positifs en Île-de-France. »

Ces données s’inscrivent dans une dynamique « de nette augmentation du taux de suspicion » dans la région depuis le début du mois. Le taux de positivité au variant anglais était « de l’ordre de 1% la première semaine de janvier », avant de dépasser « 10% la troisième semaine », a-t-il noté.

Au cours d’une conférence de presse, mardi, différents médecins de l’AP-HP ont fait part de leur inquiétude quant à la diffusion du virus mutant. Avec une souche anglaise « de 40 à 60% plus contagieuse », le Pr Frédéric Batteux, chef du service d’immunologie de l’hôpital Cochin, dit s’attendre à « une augmentation très significative quand ce variant prendra le dessus ».

 

COVID- VARIANT ANGLAIS 10 % DES CAS

COVID- VARIANT ANGLAIS 10 % DES CAS

 

Le variant anglais du Covid-19 représente près de 10% des cas dépistés en Île-de-France depuis deux semaines, ce qui augure d’une prochaine hausse « très significative » du nombre de malades, ont indiqué mardi des médecins de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

L’analyse de 1080 tests PCR positifs, réalisés entre le 11 et le 21 janvier dans huit sites de dépistage franciliens, a conclu que 9,4% correspondent au variant anglais, a précisé la Pr Anne-Geneviève Marcelin, virologue à la Pitié-Salpêtrière, lors d’une conférence de presse.

L’étude « intermédiaire » menée en Île-de-France « correspond assez bien aux modélisations qui ont été faites par l’Institut Pasteur », a souligné Mme Marcelin, rappelant que l’organisme tablait sur une fourchette de 2 à 12% début février, puis 12 à 64% début mars.

« On est à un point d’inflexion », a constaté le Pr Frédéric Batteux, chef du service d’immunologie de l’hôpital Cochin, observant que le taux de reproduction du Covid-19 « est passé au dessus de 1,2″ et continue de monter.

Avec une souche anglaise « de 40 à 60% plus contagieuse », il a dit s’attendre à « une augmentation très significative quand ce variant prendra le dessus ».

 

Aux Hôpitaux de Paris, les indicateurs liés au Covid sont déjà tous au rouge: les appels au Samu, les passages aux urgences et les consultations de SOS Médecins ont toutes bondi de plus de 30% depuis le début de l’année, a-t-il précisé.

En trois semaines, le rythme quotidien des hospitalisations est passé de 50 à 70 par jour, et les entrées en réanimation de 15 à 25.

« La situation est inquiétante » et « ressemble beaucoup à une exponentielle », a insisté le Pr Bruno Riou, directeur médical de crise de l’AP-HP, favorable à une « décision la plus rapide possible » en vue de « mesures nouvelles, plus drastiques » que le couvre-feu.

Coronavirus : le variant anglais bouscule toutes les certitudes

Coronavirus : le variant anglais bouscule toutes les certitudes

 

Il y a encore quelques semaines, le monde s’interrogeait sur une éclaircie possible de la pandémie. On a même songé un peu avant les fêtes à desserrer très nettement l’étau des mesures de protection. Faut-il rappeler que la France par exemple envisageait pour la fin de l’année 2020 un seuil de 5000 contaminations par jour. Un seuil qui aurait permis d’alléger considérablement le dispositif sanitaire , les contraintes commerciales et sociétales.

 

Aujourd’hui on est loin des 5000 contaminations puisque depuis deux jours et nouvelles contaminations sont supérieurs à 20 000 et surtout que les hospitalisations sont  en assez nette hausse. Le phénomène n’est pas particulier à la France bien au contraire car le développement de la pandémie est encore plus inquiétant dans d’autres pays y compris des pays très proches de la France.

 

Ce mois de janvier donne une désagréable impression de déjà-vu. La situation épidémique reste très fragile. Le nombre de nouvelles contaminations quotidiennes dépasse les 20 000 depuis deux jours, quand les hospitalisations et les admissions en réanimation sont en hausse depuis une dizaine de jours. Le taux de reproduction du virus, autrement dit le R effectif, est estimé à 1,19 par Santé publique France. Ce qui signifie que l’épidémie progresse.

 

La hausse est certes moins forte que celle que nous avons pu connaître en novembre dernier, et il est encore trop tôt pour mesurer les effets du couvre-feu à 18 heures, mais les projections des épidémiologistes ne sont pas très encourageantes. En cause sans doute la prolifération renforcée du faite du virus britannique. Mais aussi la perspective de la venue plus massive du virus sud-africain et du virus brésilien. Des virus beaucoup plus difficiles à identifier sauf aller séquencer ce qui constitue un travail d’analyse complexe et long. Aujourd’hui personne n’est en capacité de dire exactement quel est l’impact du virus britannique.

 

On parle de quelques cas ici ailleurs parce qu’ils ont été repérés. En réalité, rien d’autre que le virus britannique ne peut expliquer la très nette reprise de la pandémie en France comme ailleurs. Pire épidémiologistes prévoient un pic de contamination en mars. Autant dire que d’ici là le reconfirment se sera imposé.

 

 «S’il n’y avait pas eu la menace des nouveaux variants, la situation aurait pu se stabiliser pour les prochaines semaines», analyse Vittoria Colizza, directrice de recherches à l’Inserm et spécialiste en modélisation des maladies infectieuses. Elle vient de publier un rapport de modélisation

Coronavirus : « Menace générale du variant britannique » (Mircea Sofonea)

Coronavirus : « Menace générale du variant britannique » (Mircea Sofonea)

Il paraît de plus en plus évident que le variant britannique va rapidement prendre le dessus surtout en Europe  ( il y a aussi le variant sud-africain et le variant brésilien). Selon Mircea Sofonea, maître de conférences en épidémiologie et évolution des maladies infectieuses à l’Université de Montpellier, tout doit être mis en œuvre pour observer la circulation du variant britannique et le contenir entre parenthèses (interview JDD)

 

Depuis quand ce variant circule-t-il, et que sait-on des conditions de son émergence?
Ce variant a été détecté en novembre principalement à Londres, dans le sud et l’est de l’Angleterre. Il faut savoir que le Royaume-Uni a une politique très volontariste de détection des variants : avec un effort de séquençage près de 50 fois supérieur à celui de la France, c’est le pays européen qui fournit le plus grand nombre de données de séquence de variants coronavirus SARS-CoV-2 pour alimenter la base de données GISAID. Ce qui frappe quand on analyse la séquence de ce variant, c’est qu’on y décèle un nombre important de mutations par rapport aux autres variants en circulation : on en compte une vingtaine au total, alors que les autres n’en comportent en moyenne qu’une dizaine. Bon nombre de ces mutations touchent notamment la protéine Spike, au moyen de laquelle le virus entre dans les cellules humaines pour les infecter.

Il a été officiellement détecté dans plus d’une cinquantaine de pays dans le monde

En menant des études phylogénétiques, qui permettent de suivre l’évolution du coronavirus dans le temps, on peut retracer l’émergence de ce variant à septembre, dans le sud-est de l’Angleterre. Cinq mois plus tard, on constate qu’il est non seulement présent dans des proportions élevées dans tout le Royaume-Uni et en Irlande, mais il a été officiellement détecté dans plus d’une cinquantaine de pays dans le monde.

Connaît-on les raisons de ce succès?
Il y a trois façons de voir émerger un variant qui s’installe dans le paysage génétique d’une maladie virale :

  • La première c’est le hasard. Il arrive, lorsqu’une épidémie est stationnaire ou en légère croissance, que de nouveaux variants neutres (c’est-à-dire épidémiologiquement équivalents aux autres) trouvent localement des situations qui peuvent favoriser leur propagation (rassemblement important de personnes dans un lieu clos par exemple). Si une telle situation s’offre à un variant et qu’il se retrouve à l’origine d’une flambée, il va finir par être davantage représenté que les autres variants en circulation. Tout se passe comme s’il était porté par cet effet d’amplification locale, surfant sur la vague créée localement pour se diffuser dans la population.
  • La seconde possibilité est qu’émerge un variant porteur d’une (ou plusieurs) mutation(s) qui change radicalement sa capacité à se transmettre. Si les personnes qu’il infecte sont plus contagieuses que celles infectées par les variants déjà existants, on comprend aisément que ce variant finit par se propager plus rapidement.
  • Enfin, troisième possibilité : un variant porteur de mutations qui lui permettrait de trouver une nouvelle « porte d’entrée » pour infecter des personnes qui étaient auparavant moins sensibles.

Dans le cas du variant anglais, le premier mécanisme est écarté par les analyses réalisées par nos collègues britanniques. Elles ont montré qu’une fois qu’une fois présent dans un territoire, sa fréquence a augmenté de façon relativement prédictible et homogène. Cette situation indique qu’il ne s’agirait donc pas d’un variant qui serait apparu « au bon endroit, au bon moment », et qui aurait profité de conditions favorables en marge de l’épidémie. Il semble bien se transmettre plus rapidement que les autres variants circulants, sans que ce soit lié à un effet local particulier.

En Angleterre il semblerait que l’émergence du variant britannique se soit accompagnée d’un décalage des infections vers les classes d’âge les plus jeunes. Cela plaide-t-il en faveur du troisième scénario? Ce virus infecte-t-il plus facilement les plus jeunes?
Effectivement, nos collègues de l’Imperial College ont mis en évidence une surreprésentation de près de 25% de ces classes d’âge parmi les contaminés par le nouveau variant, comparativement aux autres variants. Il faut toutefois se souvenir que la situation en Angleterre était particulière quand ce variant a commencé à se répandre : le pays était confiné, mais les écoles étaient encore ouvertes. De ce fait, il s’agissait des seuls endroits ou une transmission importante pouvait se produire. Ce qui interpelle, c’est effectivement qu’on considérait que les classes d’âges concernées sont normalement les classes d’âge qui sont moins contagieuses que les autres (même s’il n’y a pas encore vraiment de consensus scientifique sur le sujet).

Cette situation fait qu’il est difficile de discriminer entre les deux derniers scénarios : plus de contagiosité ou une contagiosité ciblant des classes plus jeunes. Pour pouvoir trancher, il faudrait vérifier ce qui se passe dans les autres pays, où les mesures sanitaires sont appliquées de façon différente (confinement avec écoles fermées par exemple). Une autre possibilité serait de vérifier si l’augmentation d’infection chez les plus jeunes constatée en Angleterre a correspondu avec l’augmentation des séquences du variant. Mais pour cela il faudrait être certains que la détection du variant a été homogène sur la période étudiée. En outre les données disponibles ne permettent pas d’établir précisément le contexte des contaminations. Quoi qu’il en soit, nous en saurons plus dans quelques semaines.

A-t-on une idée des mécanismes virologiques qui expliqueraient le succès de ce virus?
Ils sont en cours d’investigation. Une explication avancée est qu’une ou plusieurs mutations affectant protéine Spike augmentent l’affinité de cette dernière pour les récepteurs ACE2 situés à la surface des cellules des voies aériennes que le virus infecte, facilitant l’entrée de ce variant. Il en résulte une plus grande infectivité des particules virales et donc une contagiosité accrue des porteurs.  Rappelons que la contagiosité peut être augmentée de deux façons : soit les personnes sont plus contagieuses parce qu’elles produisent plus de particules virales, soit à quantité de particules virales égales, celles-ci sont plus infectieuses parce qu’elles rentrent plus facilement dans les cellules du nouvel hôte. Si la facilité d’entrée est ici augmentée, est-ce que c’est aussi le cas de la quantité de production de particules virales? On ne le sait pas encore.

Une augmentation de transmissibilité est problématique dans le cas où le système hospitalier s’avère incapable d’absorber l’afflux de malades

Ne pourrait-on pas aussi imaginer que le virus favorise des formes plus symptomatiques, dont on sait qu’elles favorisent la transmission (toux, nez qui coule…)?
Pour l’instant, rien n’indique que ce soit le cas : il n’y a pas à ma connaissance et à ce jour pas eu d’étude ayant montré une différence significative de manifestations cliniques des infections par ce nouveau variant. Globalement on n’observe pas de différence en termes de sévérité ou de létalité, ce qui est assez rassurant. A ce sujet, on a pu entendre et lire à plusieurs reprises ces derniers jours qu’un variant plus contagieux est plus inquiétant qu’un virus plus létal. Il convient de nuancer ce propos. Une augmentation de transmissibilité est problématique dans le cas où le système hospitalier s’avère incapable d’absorber l’afflux de malades. En effet, plus le virus se transmet facilement, plus le pic de tension hospitalière est élevé. Cependant, si l’on est en capacité de faire face à la vague d’hospitalisations ou si l’on s’intéresse aux conséquences de l’épidémie à plus long terme, les choses sont différentes.

Dans le contexte d’une épidémie telle que celle-ci, dont le nombre de reproduction peut monter jusqu’à 3 (en absence de mesures sanitaires), une augmentation hypothétique de la létalité quantitativement équivalente (environ +50%) serait en fait plus préoccupante si ce nombre de reproduction dépasse 1,5. En effet, elle engendrerait alors un bilan de mortalité final plus important qu’une mutation portant sur la transmission. (NDLR : aussi appelé « R effectif », le nombre de reproduction est une estimation, sur les 7 derniers jours, du nombre moyen d’individus contaminés par une personne infectée. Un R effectif inférieur à 1 signifie que l’épidémie régresse)

Dans le cas présent, quel est l’impact attendu de cette augmentation de la transmissibilité sur le nombre de reproduction?
Les chercheurs de l’Imperial College ont estimé que dans le cas de ce nouveau variant, l’augmentation de la transmission était de l’ordre de 0,4 à 0,7 unité de nombre de reproduction (par rapport aux autres variants circulants). La question qui se pose est la suivante : est-ce qu’il faut prendre en compte cette augmentation en ajoutant 0,4 au nombre de reproduction de l’épidémie (dans le cas où ce variant est effectivement capable de contaminer de nouvelles classes d’âge, ce qui lui permet d’augmenter de façon « forfaitaire » sa transmission) ou est-ce qu’il faut multiplier ce nombre de reproduction par 1,4 (dans le cas où ce virus est plus contagieux, mais sans avoir nécessairement changé de cible)?

Si ce point n’est pas simple à trancher à partir des données actuelles, il ne contraint toutefois pas les projections pour la France qui actuellement présente un nombre de reproduction proche d’1 : les deux scénarios sont alors approximativement équivalents.

L’épidémie n’est plus sous contrôle en France depuis une semaine et nous assistons actuellement à une hausse du niveau de circulation virale

Où en est l’épidémie dans notre pays? Que disent les modèles de l’effet possible de ce nouveau variant?
L’épidémie n’est plus sous contrôle en France depuis une semaine et nous assistons actuellement à une hausse du niveau de circulation virale, avec un nombre de reproduction en croissance et estimé à 1,10 (entre 1,05 et 1,15) au 14 janvier. La propagation est exponentielle, mais plus lente qu’au début du mois d’octobre, avant que les mesures sanitaires ne se renforcent. Cette hausse s’explique naturellement par l’effet du réveillon de Noël, toutefois plus modéré que ce qui était craint initialement. Mais il reste à estimer celui de la Saint-Sylvestre, qui a pu avoir un effet amplificateur de l’épidémie : les personnes infectées les 24 et 25 décembre étaient contagieuses une semaine après. Un tel effet sur l’actuelle épidémie en progression lente, auquel peut s’ajouter celui de la reprise scolaire et professionnelle de janvier, peut déclencher un net rebond. Si tel est le cas, il sera mesurable dans la semaine à venir.

Pour l’instant, en tenant compte de la sous-détection mentionnée précédemment, le variant anglais ne semble pas encore suffisamment présent pour affecter ledit nombre de reproduction au niveau national. Mais il pourrait changer la donne en deux mois. Il faut se souvenir que le premier confinement, efficace, mais extrêmement drastique, avec de lourdes conséquences socio-économiques, avait ramené le nombre de reproduction de l’épidémie à 0,7. Si ce nouveau variant augmente le nombre de reproduction de l’épidémie de 0,4 à 0,7, on voit non seulement que le contrôle de l’épidémie est perdu, mais que même des mesures extrêmement coûteuses et stringentes telles que celles mises en place pendant la première vague ne seront plus efficaces. C’est la raison pour laquelle il faut freiner au maximum la progression de ce variant.

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

VARIANT BRITANNIQUE : la menace qui va imposer le reconfinement

VARIANT BRITANNIQUE : la menace qui va imposer le reconfinement

Le  virus premier importé de Chine était déjà difficile à contrôler. Mais la situation devient hors contrôle quand le virus britannique et où le virus sud-africain prend le dessus. Ce qui est inévitable car c’est toujours le virus le plus dynamique qui remplace les autres.

Ainsi le généticien, Axel Kahn, aussi président Ligue contre le cancer affirme dans: « Il y a eu énormément de dégâts collatéraux pour les personnes atteintes de cancer ». Il a notamment mis en garde contre l’arrivée des deux « mutants », dont « le V1, l’anglais » qui présente une grande « capacité d’invasivité ».

À Marseille par exemple , les analyses à la suite de la découverte d’un probable « cluster » de la souche anglaise du Covid-19 à Marseille se poursuivent. Sur les 23 contaminations examinées, le maire Benoît Payan annonce ce dimanche soir que 8 correspondent au variant anglais.

L’enquête n’est pas terminée à Marseille, mais la situation virale est déjà jugée « inquiétante ». Benoît Payan, le maire socialiste de la ville, s’est exprimé à deux reprises pour évoquer le cluster du variant anglais du Covid-19, détecté dans la cité phocéenne.

Avant cette prise de parole, Benoît Payan et Michèle Rubirola se sont exprimés plus tôt, ce dimanche à 15 heures, lors d’un point presse organisé dans une caserne des marins-pompiers.

« Désormais chaque minute compte pour endiguer la propagation de la souche anglaise », a alors prévenu l’édile: « Il nous faut réagir immédiatement, nous souhaitons que l’on sorte des schémas habituels de la crise et tout faire pour tracer, tester et isoler en urgence tous les porteurs potentiels de la souche britannique. »

 

Le problème c’est qu’on est bien incapable de quantifier le nombre de personnes atteintes par le virus britannique voir sud-africain.

 

Nouveau variant du coronavirus : « Il est possible qu’il ne soit pas plus dangereux »

Nouveau variant du coronavirus : « Il est possible qu’il ne soit pas plus dangereux »

 

 

Plus de 3000 cas du variant britannique ont déjà été identifiés au Royaume-Uni et de par le monde. Près de 300 cas d’un autre variant du coronavirus ont été enregistrés en Afrique du Sud, pour trois cas en Europe (deux au Royaume-Uni et un en Finlande) sur des personnes de retour d’Afrique du Sud.

Ce mardi 29 décembre, un cas du variant britannique du coronavirus a été détecté au Chili, le premier cas confirmé en Amérique latine, ont annoncé mardi les autorités sanitaires.

En Asie, les Philippines vont fermer leurs frontières aux étrangers de vingt pays et territoires, dont la France, pour tenter d’empêcher le variant du coronavirus de pénétrer sur leur sol, ont annoncé mardi les autorités.

Covid : le variant anglais observé au Canada

Covid : le variant anglais observé au Canada

Deux cas du variant anglais ont été observés au Canada. Plusieurs pays, notamment la France, l’Allemagne et l’Espagne, ont préalablement annoncé avoir découvert des cas de ce variant considéré comme potentiellement 70% plus contagieux que la souche initiale du coronavirus. L’Afrique du Sud est très touchée par la nouvelle souche.

Ottawa a décidé la semaine dernière de suspendre les vols de passagers en provenance du Royaume-Uni et de renforcer les contrôles des voyageurs arrivant d’Afrique du Sud, citant la hausse des infections au variant du coronavirus.

Les scientifiques estiment que rien ne prouve pour le moment que les vaccins contre le COVID-19 actuellement déployés – dont celui produit par Pfizer avec BioNTech – ne protègent pas contre le variant.

Le Canada a autorisé plus tôt ce mois-ci l’usage du vaccin mis au point par Pfizer et BioNTech.

Coronavirus Royaume-Uni: un nouveau variant en provenance d’Afrique du Sud

Coronavirus Royaume-Uni: un nouveau variant en provenance d’Afrique du Sud

Un nouveau variant du coronavirus SARS-CoV-2 plus contagieux que celui précédemment a été découvert selon le ministre de la santé . Ce variant à origine l’Afrique du Sud. Deux  cas ont été en contact avec des personnes qui ont séjourné en Afrique du Sud au cours des dernières semaines. Le ministère sud-africain de la Santé a annoncé la semaine dernière la découverte d’une nouvelle mutation du coronavirus, qu’il a jugée responsable d’une récente flambée des cas dans le pays.

“Ce nouveau variant est très préoccupant parce qu’il est encore plus transmissible et qu’il semble avoir muté encore davantage que le premier nouveau variant qui a été découvert au Royaume-Uni”, a ajouté le ministre de la Santé. Matt Hancock a déclaré que les cas contacts des personnes infectées par ce nouveau variant ont été placés à l’isolement, ajoutant que toutes les personnes ayant séjourné ces quinze derniers jours en Afrique du Sud devaient également s’isoler.




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