Archive pour le Tag 'européen'

Marché automobile européen : Une triple crise

Marché automobile européen : Une triple crise

Une grave crise se confirme dans l’industrie automobile européenne avec un nouveau recul de 8 % en juillet sur un an. En cause peut-être d’abord la concurrence chinoise très compétitive dans le secteur de l’électrique. Précisément un domaine qui n’a été investi que tardivement par les constructeurs européens par ailleurs trop dépendant des technologies chinoises. L’Europe est également victime de ses propres normes avec l’échéance illusoire de 2035 pour la fin des voitures thermiques : un vrai cadeau pour la Chine. Enfin Trump avec ses taxes douanières vient de donner un coup de grâce à l’industrie notamment allemande qui devrait cependant résister car elle s’adresse à des couches moyennement aisées aux Etats-Unis.

Les immatriculations de voitures neuves ont encore reculé de 7,7% en juillet par rapport au même mois l’année dernière, selon les chiffres de la Plate Forme Automobile, qui regroupe constructeurs et équipementiers. Une baisse continue depuis le début de l’année, avec une diminution de 34% de voitures neuves à moteur essence depuis le début de l’année et moins 41% pour les voitures diesel.

Le marché français est désormais dominé par les modèles hybrides, avec 53% des ventes totales le mois dernier, contre seulement 17% pour l’électrique, qui patine toujours malgré le lancement de nombreux nouveaux modèles récemment, et en attendant le retour de l’opération de leasing social en septembre qui devrait alors booster le marché. La voiture électrique la plus vendue ces derniers mois reste la R5 mais elle n’occupe que la 13e place du classement total des ventes, toujours dominé par la Renault Clio, la Peugeot 208 et la Dacia Sandero.

Ingérences politiques : un encadrement européen plus strict des plateformes ?

Ingérences politiques : un encadrement européen plus strict des plateformes ?

Bruxelles mène actuellement des enquêtes sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram du groupe américain Meta, ainsi que sur TikTok, mais les députés français appellent l’UE à «contraindre et sanctionner» les plateformes en cas de manquement. Avec dans leur viseur: le risque d’ingérences étrangères. «En 2023, Elon Musk (patron de X) a publiquement soutenu l’AfD, parti d’extrême droite allemand, contribuant à la diffusion massive de ses idées. En Roumanie, TikTok a servi de caisse de résonance à une campagne de désinformation à grande échelle, relayant des récits anti-occidentaux à l’approche d’élections cruciales.

Guerre en Ukraine : L’Allemagne pour un nouveau soutien militaire européen à Kiev

Guerre en Ukraine : L’Allemagne pour un nouveau soutien militaire européen à Kiev


Une véritable réorientation de la politique étrangère allemande vis-à-vis de la Russie dans le conflit ukrainien. Un soutien à l’Ukraine qui peut être ne se contentera pas de mots comme le font la plupart des autres dirigeants européens

Les alliés occidentaux ne fixent plus de «limitations» à la portée des armes qu’ils envoient à l’Ukraine : par cette déclaration, le chancelier Friedrich Merz ouvre un nouveau chapitre du soutien militaire européen à Kiev, et ceci au moment où la position de Washington à l’égard du conflit reste des plus nébuleuses et où la Russie intensifie ses attaques nocturnes sur le territoire de son voisin. « Cela signifie que l’Ukraine peut désormais se défendre, par exemple en attaquant des positions militaires en Russie (…) ce qu’elle ne faisait pas il y a quelque temps, à quelques exceptions près. Elle peut le faire maintenant », a déclaré lundi 26 mai le dirigeant allemand lors d’un entretien à la télévision publique WDR.

Une véritable réorientation de la politique étrangère allemande vis-à-vis de la Russie dans le conflit ukrainien. Un soutien à l’Ukraine qui peut être ne se contentera pas de mots comme le font la plupart des autres dirigeants européens

Un tribunal européen spécial pour juger le crime de la Russie

Un tribunal européen spécial pour juger le crime de la Russie

Pendant le défilé russe de l’armée de Poutine ce vendredi 9 mai, les ministres des Affaires étrangères d’une quarantaine de pays et des représentants de l’Union européenne étaient à Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine, afin d’engager le processus de création d’un tribunal spécial pour juger le crime d’agression de la Russie contre le pays.

« Il n’y aura pas d’impunité. Ce tribunal veillera à ce que les principaux responsables de l’agression contre l’Ukraine soient traduits en justice », a déclaré la chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, aux côtés du premier ministre ukrainien, Denys Chmyhal.

Des meurtres de masse, exécutions sommaires, viols et actes de tortures contre des civils ukrainiens sont qualifiés de crimes de guerre.

Guerre en Ukraine : Sommet européen à Kiev

Guerre en Ukraine : Sommet européen à Kiev

Emmanuel Macron, Friedrich Merz, Keir Starmer et Donald Tusk seront samedi à Kiev pour afficher leur soutien à l’Ukraine et réclamer, de concert avec les États-Unis, un «cessez-le-feu complet et inconditionnel de 30 jours» à Moscou, au lendemain d’une démonstration de force diplomatique russe.

«Nous continuerons d’accroître notre soutien à l’Ukraine. Nous intensifierons notre pression sur la machine de guerre russe jusqu’à ce que la Russie accepte un cessez-le-feu durable», préviennent-ils dans une déclaration conjointe.

Les autres pays allié seront informés des «progrès réalisés en vue d’une future coalition rassemblant des forces aériennes, terrestres et maritimes pour aider à régénérer les forces armées ukrainiennes après un éventuel accord de paix et pour renforcer la confiance en la paix future», selon leur déclaration.

Un nouveau plan Marshall européen ?

Un nouveau plan Marshall européen ?

Dans le nouveau contexte international, souveraineté et financement de la défense nécessitent de nouveaux modes de financement. Par Bertrand Rambaud, Président de France Invest (*) dans la Tribune

En 1947, le plan Marshall permit à l’Europe de se reconstruire grâce à un effort stratégique venu de l’extérieur. Aujourd’hui, l’Union européenne doit en inverser la logique : mobiliser ses propres ressources pour financer ses propres défis, et en particulier assurer sa souveraineté économique et militaire. C’est un enjeu industriel, financier, logistique et de défense comme vient de le rappeler le Premier ministre : il nous faut un véritable plan de bataille.

Si jusqu’à présent, une part significative de l’épargne européenne est aujourd’hui investie à l’étranger, notamment en obligations souveraines américaines qui financent le déficit des Etats-Unis, le contexte politico-économique vient de changer brutalement. Nous ne traversons pas une crise conjoncturelle, mais un basculement structurel, un changement de paradigme profond. Les annonces de Donald Trump sur le commerce ne sont qu’un signal de plus dans un paysage international où la fragmentation se poursuit et l’organisation autour de grands blocs ne fait que se renforcer.

L’Europe ne pourra défendre son modèle social, environnemental et démocratique sans une base productive solide, sans autonomie énergétique, technologique et industrielle. La souveraineté économique européenne doit devenir un projet d’investissement structurant, fondé sur les secteurs critiques : défense, cybersécurité, technologies duales, infrastructures essentielles, transition énergétique, composants et matériaux stratégiques. Cela concerne l’ensemble des entreprises européennes, mais c’est auprès des startups, PME et ETI que les besoins en financement de croissance, d’innovation et d’internationalisation sont les plus cruciaux.

Les PME de la défense pourraient bénéficier de l’épargne. La France peut jouer un rôle moteur dans cette nouvelle donne. Elle dispose d’un écosystème industriel et scientifique robuste, et surtout d’un atout majeur : le premier marché du capital-investissement de l’Union européenne. Fort de son ancrage sectoriel, le capital-investissement soutient déjà les ETI industrielles, finance les innovations stratégiques, et accompagne 20 % des entreprises de la Base industrielle et technologique de défense (BITD). Il est prêt à changer d’échelle. Et il pourrait renforcer son socle financier solide et fiable en orientant une partie de cette épargne vers l’économie productive européenne dans une logique volontariste et de long terme.

A l’échelle européenne, ce plan vertueux suppose une alliance raisonnée et bien comprise entre la puissance publique, les investisseurs institutionnels, les gestionnaires d’actifs non cotés, et les épargnants. Ce triptyque permettrait de canaliser l’épargne vers des projets concrets utiles à l’Europe, en donnant envie aux épargnants de contribuer à une plus grande diversification vers l’économie réelle, de financer l’innovation souveraine et les entreprises de croissance.

Un plan d’investissement européen de 500 milliards d’euros sur dix ans, articulé autour de véhicules de co-investissement, de garanties publiques et d’une vision stratégique, ne peut réussir sans ce renforcement massif de l’orientation à long terme de l’épargne européenne. C’est la condition de notre autonomie, de notre compétitivité et de notre capacité à affronter les transitions du siècle.

Ce projet n’est ni une utopie technocratique ni une simple déclaration d’intention. C’est une réponse lucide à un basculement d’époque. Il ne s’agit plus de réagir ou de s’adapter, mais de construire. Le capital-investissement français, catalyseur d’un capitalisme patient et engagé, est prêt à jouer tout son rôle dans cette ambition collective.

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(*) Bertrand Rambaud est Président de France Invest et Président de Siparex, groupe de capital-investissement. Il accompagne et finance les startups, PME et ETI françaises depuis plus de 30 ans. Diplômé de l’EM Lyon, il a débuté sa carrière en 1991 en tant qu’investisseur dans le Groupe Siparex, puis comme Partner chez PwC au Département Transactions & Services de 1997 à 2002. Il retourne vers le métier d’investisseur au sein de Siparex dont il prend la présidence en juillet 2009. Il est par ailleurs administrateur de plusieurs sociétés.

Les banques centrales, levier stratégique du réarmement européen

Les banques centrales, levier stratégique du réarmement européen

Ursula von der Leyen prône le réarmement du continent, mais la question de l’argent, un sujet sensible dans l’UE, reste un obstacle majeur. Pourtant, une solution simple et immédiate pourrait renforcer la défense européenne : utiliser les 330 milliards de dollars gelés de la Banque centrale russe. Par Michel Santi, économiste (*) dans La Tribune

En 2015, lors d’un exercice conjoint de l’OTAN, les soldats allemands étaient confrontés à une pénurie d’armement si sévère qu’ils durent remplacer des mitrailleuses introuvables… par des manches à balai. Ironie du sort, leur cheffe de l’époque, Ursula von der Leyen, aujourd’hui présidente de la Commission européenne, tente désormais d’incarner les ambitions de «réarmement» du continent.

Parler d’argent, c’est inévitablement parler politique, surtout dans une Union européenne obsédée par le contrôle strict des déficits et prompte à sanctionner les nations ne respectant pas des critères aussi arbitraires qu’inutiles. Pourtant, une solution simple, à portée de main et techniquement facile à mettre en œuvre, pourrait enclencher immédiatement le renforcement de la défense européenne : saisir les 330 milliards de dollars de la Banque centrale russe gelés dans le système bancaire européen. La confiscation de ces fonds permettrait de renforcer sans délai les défenses ukrainiennes et de financer le déploiement d’une force européenne capable de garantir la paix, dès lors qu’un accord serait trouvé.

Voilà plus de trois ans que cette guerre dure, et presque rien n’a été fait en Europe pour renforcer les armées, principalement pour des raisons financières. Ce blocage — cette apathie européenne — rappelle étrangement la gestion calamiteuse de la «crise des dettes souveraines» qui a révélé une incompréhension calamiteuse de l’argent et du système monétaire.

Le 15 août 1971, le président américain Richard Nixon décide unilatéralement de mettre fin à la convertibilité du dollar en or, laissant sa monnaie «flotter». Cette rupture historique inaugure un nouveau paradigme qui propulsera la croissance économique de l’Occident. Certes, la monnaie n’est plus adossée à l’or, mais elle repose désormais sur quelque chose de bien plus puissant : nous tous. Depuis 1971, l’argent en circulation est garanti par la confiance collective et la puissance de nos nations.

L’expansion économique, la consommation, l’investissement, jusqu’aux dépenses publiques dans certains cas, reposent en grande partie sur un acteur aussi fondamental qu’incompris : la banque centrale. C’est grâce à sa générosité — par le maintien de taux d’intérêt bas et la gestion des liquidités — que nos économies ont survécu aux crises et aux bulles spéculatives du capitalisme. La Banque centrale européenne (BCE), en particulier, tient entre ses mains le destin financier de 350 millions de citoyens répartis dans 20 pays. Ses décisions sont cruciales pour l’avenir du continent. Les banques centrales sont devenues de véritables acteurs politiques et, avec son pouvoir de création monétaire, la BCE a démontré sa capacité à intervenir efficacement en période de crise.

Aujourd’hui, face aux menaces qui pèsent sur l’Europe, il est plus que jamais nécessaire de sortir de l’ombre et d’agir. La BCE pourrait jouer un rôle crucial dans la mise en place d’une stratégie de financement centralisée et cohérente. Non seulement contrôle-t-elle les leviers monétaires de l’Europe, mais elle dispose également des ressources nécessaires pour aider à structurer un plan de réarmement rapide et efficace  ? Les banques centrales ont prouvé par le passé leur capacité à générer des solutions durables face aux crises financières. Elles doivent désormais agir pour garantir la sécurité et la souveraineté de l’Europe.

La BCE dispose des outils nécessaires pour créer un cercle vertueux dans lequel la création monétaire pourrait être utilisée pour financer non seulement la défense, mais aussi la croissance économique nécessaire pour soutenir une Europe forte et unie face aux défis mondiaux. Face à la menace, elle doit prendre ses responsabilités et agir avec la même détermination que lors des crises financières passées.

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(*) Michel Santi est macro-économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales, écrivain. Il publie aux Editions Favre « Une jeunesse levantine », Préface de Gilles Kepel. Son fil Twitter.

Pour une autre régulation du secteur aérien européen

Pour une autre régulation du secteur aérien européen

 Les politiques européennes et allemandes favorisent les réglementations pénalisantes. Le secteur aérien européen perd en compétitivité internationale, aggravé par des tensions géopolitiques. Par Dr Karl-Ludwig Kley, Président du conseil de surveillance Lufthansa et Christine Behle, Vice-président du syndicat ver.di. ( dans la Tribune)

 

En Europe, ainsi qu’en Allemagne, le transport aérien subit une pression considérable. Depuis de nombreuses années, nos pôles européens sont en train de perdre leur capacité concurrentielle sur le plan international. Cette situation est aggravée par des développements géopolitiques.

Nous travaillons sans relâche pour rattraper ces désavantages concurrentiels dans la mesure de nos possibilités : en modernisant notre flotte d’avions, en rendant nos services de voyage plus numériques et en promouvant le développement durable dans toutes ses dimensions.

Mais tout n’est pas de la responsabilité des entreprises. La politique doit établir des conditions-cadres qui permettent une économie durable et, par conséquent, qui garantissent des emplois à long terme. La politique européenne et allemande répond de moins en moins à ces exigences. Au contraire : la politique mise trop sur des réglementations qui ne tiennent pas compte des intérêts de l’économie européenne. Mario Draghi a fortement souligné ceci dans son rapport sur l’avenir de la compétitivité de l’UE.

Au cours des dernières années, de nombreuses réglementations qui désavantagent fortement et unilatéralement les compagnies aériennes européennes et les hubs de l’UE dans la concurrence internationale ont été mises en place. Concrètement, les dossiers de politique climatique, économique et du commerce extérieur de l’UE affaiblissent les entreprises européennes. Les bénéficiaires de ce déséquilibre sont les compagnies aériennes du Moyen-Orient, de Turquie et de Chine, qui ne répondent pas aux normes de l’UE en matière de politique sociale, sociétale et environnementale et qui reçoivent un soutien par des investissements massifs dans leurs infrastructures.

Nous appelons la Commission européenne ainsi que le prochain gouvernement fédéral allemand à corriger ces erreurs.

Les lois et projets de loi du pacte vert pour l’Europe (« Green Deal ») touchent unilatéralement les compagnies aériennes de l’UE à des réseaux internationaux. Ces lois sont souvent inefficaces en matière de leur effet climatique, car elles entraînent des délocalisations d’émissions de gaz à effet de serre. Elles mettent en péril les emplois et affaiblissent la connectivité de l’Europe et par conséquent l’autonomie stratégique du continent. C’est notamment le cas pour les quotas de carburants durables et le système d’échange de quotas d’émission de l’UE.

Il est évident que le « Green Deal » ne va pas pouvoir devenir un modèle pour le reste du monde. Il ne sert pas suffisamment les intérêts économiques de l’UE. C’est pourquoi l’objectif politique devrait être de réviser le dossier pour aboutir à une neutralité concurrentielle. Les réglementations qui ne touchent essentiellement que les entreprises de l’UE doivent être rapidement révisées ou au moins suspendues.

De nombreuses et importantes perturbations de la concurrence pèsent sur les compagnies aériennes de l’UE, notamment en ce qui concerne l’accord aérien de l’UE avec le Qatar. La disparité radicale des conditions de la concurrence et l’écart socio-politique viennent s’ajouter aux soupçons de corruption.

Il est temps que la Commission européenne suspende l’accord aérien avec le Qatar. Il est incompréhensible que cette réaction n’ait pas encore eu lieu et que les parquets européens n’aient pas été saisis. Les accusations de corruption sont graves, connues depuis des mois et n’ont pas été réfutées. Elles ne peuvent plus être ignorées.

Nous adhérons aux objectifs politiques de l’UE et sommes solidaires de la position européenne contre l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Néanmoins, l’UE doit également prendre en compte les conséquences des sanctions sur les entreprises et trouver des réponses. La guerre d’agression menée par la Russie a eu pour conséquence pour les compagnies aériennes de l’UE qu’elles ne peuvent plus utiliser l’espace aérien russe depuis près de trois ans. Cela concerne surtout les vols long-courriers vers la Chine, le Japon et la Corée du Sud. En revanche, les compagnies aériennes chinoises, par exemple, survolent la Russie à haute fréquence et développent ainsi unilatéralement leurs liaisons avec l’Europe. En outre, les compagnies aériennes turques ont considérablement augmenté leurs capacités vers la Russie depuis le début de la guerre, tout en continuant à desservir l’UE. En conséquence, de nouvelles distorsions de concurrence substantielles se produisent au détriment de l’industrie aérienne domestique.

Jusqu’à présent, aucune réaction de politique économique n’a été apportée à ces pertes de parts de marché dues à la guerre. Nous demandons à la Commission européenne et aux États membres d’établir un « level playing field » à travers des mesures financières ou de droit de trafic.

Les charges réglementaires et bureaucratiques, notamment dans le domaine des critères ESG, sont démesurées et surchargent les entreprises. La législation a été mise en place sans tenir compte des conséquences et des coûts administratifs. La bureaucratie ne cesse ainsi d’augmenter. Cela vaut en particulier pour les mesures du Green Deal (par exemple la CSRD, la directive européenne sur les Green Claims et les mesures « anti-tankering »).

Nous demandons à la Commission européenne de revoir les lois, de réduire considérablement les charges administratives dans les entreprises au lieu d’aggraver encore la situation, et de renoncer à de nouvelles initiatives.

Accord commercial – Mercosur : la présidente de l’UE profite du flottement européen

Accord commercial – Mercosur : la présidente de l’UE profite du flottement européen

La présidente de la commission européenne Van der Layen, a annoncé l’adhésion de l’Europe au traité commercial Mercosur avec l’Amérique du Sud. Pour cela, elle a profité sans doute du flottement européen qui se caractérise actuellement par l’absence d’un gouvernement allemand et l’incapacité en France à trouver une majorité parlementaire.

 

Pour faire passer la pilule, elle annonce l’existence de mesures miroir qui veilleraient à ne pas de ne pas porter atteint aux conditions de concurrence et le respect de l’environnement. Des clauses tout à fait théoriques car évidemment pratiquement invérifiables.

Il s’agit d’un coup de poker politique qui sert surtout les intérêts de l’Allemagne actuellement en difficulté pour sa production industrielle exportée. L’affaire est cependant encore loin d’être bouclée car il faudra l’accord formel de 65 % des Européens représentés, l’accord aussi du Parlement européen et peut-être même des parlements nationaux.

Pas de doute cependant que cette orientation de la commission européenne va encore contribuer à détériorer le climat social déjà tendu chez les agriculteurs.

Economie- Mercosur : la présidente de l’UE profite du flottement européen

Economie- Mercosur : la présidente de l’UE profite du flottement européen

La présidente de la commission européenne Van der Layen, a annoncé l’adhésion de l’Europe au traité commercial Mercosur avec l’Amérique du Sud. Pour cela, elle a profité sans doute du flottement européen qui se caractérise actuellement par l’absence d’un gouvernement allemand et l’incapacité en France à trouver une majorité parlementaire.

 

Pour faire passer la pilule, elle annonce l’existence de mesures miroir qui veilleraient à ne pas de ne pas porter atteint aux conditions de concurrence et le respect de l’environnement. Des clauses tout à fait théoriques car évidemment pratiquement invérifiables.

Il s’agit d’un coup de poker politique qui sert surtout les intérêts de l’Allemagne actuellement en difficulté pour sa production industrielle exportée. L’affaire est cependant encore loin d’être bouclée car il faudra l’accord formel de 65 % des Européens représentés, l’accord aussi du Parlement européen et peut-être même des parlements nationaux.

Pas de doute cependant que cette orientation de la commission européenne va encore contribuer à détériorer le climat social déjà tendu chez les agriculteurs.

Maths: les élèves français toujours en bas de classement européen

Maths: les élèves français toujours en bas de classement européen

 Comme pour les finances publiques, la France se situe en bas de tableau en Europe. Il y a une sorte de cohérence entre l’incompétence des responsables politiques et le niveau des élèves. EN effet, Les élèves français en CM1 et 4e restent parmi les moins bons de l’Union européenne et de l’OCDE en maths et en sciences, selon l’étude internationale TIMSS publiée ce mercredi 4 décembre, qui souligne aussi une hausse des écarts entre filles et garçons en CM1 et des inégalités sociales élevées.

Les élèves français de CM1 affichent un score de 484 points en mathématiques et 488 en sciences, stable par rapport à la précédente enquête réalisée en 2019 (485 en maths et 488 en sciences), selon cette étude publiée par l’Association internationale pour l’évaluation de la réussite éducative (IEA), un organisme scientifique.

 Ce score est en deçà de la moyenne des pays de l’Union européenne (524 en maths, 518 en sciences). En sciences, avec un score de 486 points (contre 489 points avant), la France se situe aussi sous la moyenne des pays de l’UE ou de l’OCDE participants (509 points).

Il y a 4 ans, la même étude internationale nous classait derniers de l’UE en maths en CM1 et avant derniers en 4 eme. La révélation des chiffres de la nouvelle étude montre que rien n’a changé.

 

Foot -PSG :Vainqueur contre Lens mais pas de niveau européen

PSG :Vainqueur contre Lens mais pas de niveau européen

 

Encore une victoire pour le PSG qui conforte sa place en tête du classement national. Mais une prestation qui n’est guère convaincante pour aborder le niveau européen. Un manque évident d’engagement général, trop de maladresses surtout devant le but. Lens  a offert une belle résistance;  mais ce sera un autre exercice face à des adversaires comme Madrid par exemple. De toute évidence le football français de ligue 1ne joue pas dans les mêmes divisions que les autres grandes nations comme l’Angleterre, l’Espagne, l’Allemagne voire l’Italie. Pour preuve d’ailleurs la plupart des membres de l’équipe de France jouent  à l’étranger. 

Les Parisiens, eux, ont profité des espaces laissés par les Lensois pour se procurer un grand nombre de situations franches mais ont buté sur un énorme Brice Samba, auteur de sept arrêts dont plusieurs déterminants. À noter cependant que le PSG joue sans avant-centre . Même s’ils n’ont pas réussi à se mettre à l’abri, Marquinhos et ses coéquipiers l’ont emporté, consolidant leur place de leader au classement, et reléguant l’AS Monaco, battue par Angers (0-1) vendredi, à six longueurs. Le RC Lens (8e), pour sa part, perd l’occasion de se rapprocher du podium.

 

Sondage européen 30 mai: intentions de vote assez figées

Sondage européen 30 mai: intentions de vote assez figées

Dans la dernière version du sondage IFOP pour le Figaro les intentions de vote paraissent figées. Observons  toutefois que les votes pourraient être différents en fonction des votes réels et donc de l’abstention notamment. Globalement la tendance est quand même à un vote de protestation avec un score assez exceptionnel pour le Front National.

 
Jordan Bardella
33,5 %

Liste de Renaissance, du MoDem, d’Horizons et de l’UDI
Valérie Hayer
15,5 %

Liste du Parti socialiste et de Place Publique
Raphaël Glucksmann
14,0 %

Liste de La France insoumise
Manon Aubry
7,0 %

Liste des Républicains
François-Xavier Bellamy
7,0 %

Liste des Écologistes
Marie Toussaint
6,5 %

Liste de Reconquête !
Marion Maréchal
6,5 %

Liste du Parti communiste
Léon Deffontaines
3,0 %

Liste du Parti animaliste
Hélène Thouy
2,0 %

Liste de l’Alliance rurale et des chasseurs
Jean Lassalle et Willy Schraen

Liste de LO
Nathalie Arthaud
0,5 %

Liste des Patriotes
Florian Philippot
0,5 %

Liste du NPA
0,5 %

Liste de l’UPR
François Asselineau
0,5 %

Liste « Écologiste au centre »
Jean-Marc Governatori
0,5 %

Note : les partis avec des scores non significatifs ne sont pas affichés.
Source : Ifop-Fiducial

La France doit Retrouver une compétitivité industrielle au plan européen

 La France doit Retrouver une compétitivité industrielle au plan européen

L’expert en industrie Olivier Lluansi, Enseignant à l’Ecole des mines et à l’ESCP Business School ,  pose dans une tribune au « Monde » la question de la bonne échelle à suivre pour les politiques industrielles menées par le gouvernement : la France ou bien l’Europe.

 

En ces temps de campagne électorale, nous débattons sur le rôle de l’Europe. Pour certains, l’Europe est la cause principale de notre désindustrialisation. Pour d’autres, il n’existe pas de solution à notre renaissance industrielle en dehors d’elle.

Commençons par les faits : aujourd’hui la France industrielle est tristement singulière en Europe. Grande dans notre imaginaire collectif, avec les centrales nucléaires, le TGV, les Airbus et Ariane, etc., notre industrie manufacturière ne pèse en fait que 10 % de notre création de richesse, très loin derrière la moyenne européenne de 15 %, sans mentionner les 16 % de l’Italie, les 12 % de la Belgique ou de l’Espagne, les 18 % de la Suisse (hors EU) et les 19 % de l’Allemagne. Depuis l’impasse d’une vision de l’« industrie sans usine », nous sommes en queue du peloton, au même niveau que la Grèce, et ne devançant en Europe que Malte, Chypre et le Luxembourg.

Si la France s’est grandement désindustrialisée, ce n’est pas le cas de toute l’Europe. Cette singularité porte, en elle, une première conséquence. Puisque tous les pays de l’Union européenne (UE), grands ou moyens, et même certains « petits », disposent d’une part manufacturière dans leur création de richesse au moins 20 % supérieure à la nôtre, il est vain de blâmer le cadre européen.

Rétablir une compétition « loyale »

En termes directs, la France doit « balayer devant sa porte » et commencer par remettre à l’endroit ce que quarante ans de désindustrialisation en France ont « mis à l’envers ». Si la France souhaite peser, qu’il s’agisse de souveraineté économique, d’industrie verte ou d’équilibre commercial, elle doit assumer une ambition industrielle nationale et une compétitivité intra-européenne. Nous n’avons pas d’autre choix.

Vers un plan de défense européen ?

Vers  un plan de défense européen ?

L’Europe doit faire face à de menace d’abord à celles concernant l’impérialisme russe mais aussi aux perspectives d’éventuel abandons des États-Unis vis-à-vis de la défense européenne. Une véritable révolution stratégique qui impose à l’Europe;  et ne plus se satisfaire d’être simplement un marché d’échange de biens. L’Europe doit se muscler en matière de défense et commencer par développer une industrie d’équipements militaires à la hauteur des enjeux

 

La Commission propose que d’ici à 2030, « 50% des équipements » militaires commandés par les Etats membres soient fournis par l’industrie européenne, a déclaré devant la presse sa vice-présidente, Margrethe Vestager. Une procédure déjà mise en place pour la production de munitions, dont une partie est destinée à l’Ukraine, en guerre contre la Russie depuis 2022.

La semaine dernière à Strasbourg, la présidente de l’exécutif européen Ursula von der Leyen avait déjà décrit l’esprit de la nouvelle stratégie de défense européenne. L’objectif est clair : être mieux armé face à l’hostilité de la Russie.

« La menace d’une guerre n’est peut-être pas imminente mais elle n’est pas impossible », avait ainsi plaidé la présidente de la Commission, appelant les Européens à se « réveiller de toute urgence ».

Il est donc essentiel, avait-t-elle insisté, de « reconstruire (…) et de moderniser les forces armées des 27 », après des décennies de coupes budgétaires dans le sillage de la fin de l’Union soviétique au début des années 1990.

Aujourd’hui, 68% des achats d’armement réalisés dans l’UE au profit de l’Ukraine se font auprès de fabricants américains, a aussi expliqué le commissaire européen Thierry Breton. Avec cette nouvelle stratégie, Bruxelles veut donc rendre l’industrie européenne aussi compétitive que sa rivale américaine.

A plus long terme, la Commission veut aussi participer au lancement de grands projets européens de défense dans des domaines comme le cyber, l’espace et la protection des fonds marins, après les sabotages de gazoducs en mer Baltique en septembre 2022.
Cette première mouture de la nouvelle stratégie de défense européenne sera dotée d’un budget initial de 1,5 milliard d’euros. « Ce n’est pas beaucoup d’argent », a reconnu la vice-présidente de la Commission Margrethe Vestager.

Mais cette somme servira d’incitation, de bonus pour les Etats membres à chaque fois qu’ils voudront mettre leurs ressources en commun pour acquérir ou développer la production d’armes en Europe, a-t-elle ajouté. « Le véritable financement viendra des Etats membres », a encore expliqué celle qui est aussi commissaire à la Concurrence.

La Commission suggère aussi d’utiliser les revenus générés par les avoirs russes gelés en Europe pour abonder ce budget initial. Pour rappel, à ce jour quelque 200 milliards d’euros d’avoirs russes ont été gelés en Europe.

Thierry Breton a de son côté évoqué un budget de quelque 100 milliards d’euros sur plusieurs années pour permettre aux Européens de développer une industrie de défense plus importante, la rendre compétitive face aux Etats-Unis et renforcer l’aide à l’Ukraine dans la guerre déclenchée par la Russie.

 

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