Archive pour le Tag 'contre'

Bitcoin: FMI et Banque mondiale contre

Bitcoin:  FMI et  Banque mondiale contre 

Banque mondiale, FMI… les autorités mondiales ont ouvertement désapprouvé la récente initiative du Salvador de faire du bitcoin une monnaie légale. Ces nouvelles formes d’échanges, permis par la cryptomonnaie développée sur la technologie de la blockchain, permettra ainsi à cet Etat d’Amérique centrale de prendre, dès le mois de septembre, un début d’indépendance vis-à-vis de son ancienne monnaie de référence, le dollar sur des transactions et des transferts entre individus. Ce qui n’est pas du goût de la Banque mondiale, dont les financements proviennent notamment des quotes-parts de ses Etats membres, au premier rang desquels les Etats-Unis.

« Bien que le gouvernement nous ait approché pour obtenir de l’aide sur le bitcoin, ce n’est pas quelque chose que la Banque mondiale peut soutenir étant donné les lacunes en matière d’environnement et de transparence », a déclaré à l’AFP un responsable de la Banque mondiale par courrier électronique. La Banque a rejeté une demande d’assistance du Salvador.

Même son de cloche du côté du FMI : « l’adoption du bitcoin comme devise légale soulève un certain nombre de problèmes macroéconomiques, financiers et juridiques, qui requièrent une analyse très détaillée », a affirmé le porte-parole Gerry Rice à la presse jeudi.

« Ce que nous avons dit par le passé, en général, c’est que les actifs crypto peuvent poser des risques importants. Des mesures de régulation efficaces sont cruciales pour les traiter », a-t-il déclaré.

Le bitcoin est régulièrement critiqué par les régulateurs pour ses usages illégaux, notamment le blanchiment d’argent provenant d’activités criminelles, le financement du terrorisme et le manque de protection de ses utilisateurs.

 

 

L’intelligence artificielle pour lutter contre le blanchiment et le terrorisme

L’intelligence artificielle pour lutter contre le blanchiment et le terrorisme 

 

Astrid Bertrand, Winston Maxwell et Xavier Vamparys, chercheurs à Télécom Paris, expliquent, dans une tribune au « Monde » que l’intelligence artificielle peut rendre efficace les dispositifs antiblanchiment qui actuellement coûtent plus qu’ils ne rapportent en Europe.

 

Tribune.Le régulateur des établissements financiers, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), a récemment sanctionné Carrefour Banque, Cardif, filiale d’assurances du groupe BNP Paribas, et ING Bank pour manquement dans leur dispositif de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme (LCB-FT).

Pourtant, ces établissements ont massivement investi pour renforcer leur dispositif antiblanchiment, 32 millions d’euros pour Cardif depuis 2016, 26 millions d’euros entre 2019 et 2020 pour ING Bank. Pour quels résultats ? Comme l’indique l’ancien directeur d’Europol, Rob Wainwright, « on a créé une tonne de réglementation, les banques dépensent 20 milliards d’euros par an (…) et [pourtant] on ne saisit que 1 % du produit de la criminalité chaque année en Europe ».


Si l’objectif du dispositif est d’assécher les réseaux internationaux de financement du crime, le bilan de la lutte contre le blanchiment est, au mieux, mitigé. La plupart des alertes générées par les outils informatiques des institutions financières sont des « faux positifs » devant être triés par des opérateurs humains. Ce tri effectué, les suspicions restantes sont transmises aux autorités publiques sous la forme de « déclarations de soupçon », dont peu font l’objet d’une enquête.

Présence d’obstacles réglementaires

A l’origine, la LCB-FT était faite pour traquer la criminalité grave : crime organisé, trafic d’êtres humains, cartels de drogue… Mais son champ d’application a progressivement été étendu, avec pour résultat une multiplication des signalements de soupçon couvrant des délits plus mineurs (travail au noir, fraudes fiscales…).

Idéalement, les dispositifs de détection des banques devraient se focaliser sur les réseaux de criminalité les plus importants, ce qui nécessiterait un bon alignement entre les objectifs des outils de LCB-FT adoptés par les établissements et les principales menaces identifiées par l’Etat. En se dotant d’outils d’intelligence artificielle (IA) ciblant les transactions suspectes évocatrices des principales menaces listées, l’efficacité des dispositifs LCB-FT serait encore renforcée.


En l’état, le partage des informations entre les autorités de lutte contre la criminalité financière (Tracfin en France) et les établissements financiers se heurte à des obstacles réglementaires – protection des données personnelles, secret de l’enquête voire, dans certains cas, secret-défense.

Vaccin Novavax : efficace à 93 % contre les variants

Vaccin Novavax : efficace à 93 % contre les variants

Selon la biotech américaine, le NVX-CoV2373 serait efficace à 93 % contre les variants dits « préoccupants » et ceux dits « intéressants » selon la classification du CDC (le centre de prévention et de contrôle des maladies américain) – soit les variants Alpha, Beta, Epsilon et Gama. Lors d’un précédent essai clinique, mené au Royaume-Uni auprès de 15.000 personnes, le candidat vaccin avait présenté une efficacité de près de 90 % contre le virus et ses variants.

D’autres souches étaient également en train de prendre de plus en plus d’ampleur au moment de l’étude. La biotech est d’autant plus confiante dans l’efficacité de son candidat vaccin contre les variants que ceux-ci représentaient 82 % des cas de Covid constatés pendant l’essai.

Novavax entend demander une autorisation d’utilisation aux principales autorités sanitaires mondiales d’ici à la fin du troisième trimestre 2021.

Notons que d’autres laboratoires ont également affirmé l’efficacité de leur propre vaccin contre les variants

Etats-Unis Obamacare : la Cour suprême contre Trump

Etats-Unis Obamacare : la Cour suprême contre Trump

La loi santé phare de l’ancien président démocrate a été confirmée par sept juges sur neuf. Les conservateurs nommés par Trump se sont rangés du côté des progressistes.

La Cour suprême a annoncé jeudi son refus d’invalider l’Affordable Care Act (ACA), surnommée Obamacare, la loi santé emblématique de l’ancien président démocrate. La décision de la plus haute instance judiciaire des Etats-Unis, prise à la majorité de sept juges sur neuf, préserve la couverture maladie de millions d’Américains. «Une victoire historique pour le travail des démocrates […] contre les tentatives acharnées des républicains de démanteler» la protection santé de la population, a célébré dans la foulée la speaker de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi.

Cette décision est un nouveau camouflet pour certains Etats républicains, comme le Texas, à l’initiative de la procédure, ainsi que pour Donald Trump.

Europe 1: grève contre le virage à droite

Europe 1: grève contre le virage à droite

Encore un licenciement et surtout la menace d’un net virage à droite avec le rapprochement avec les chaînes et radios de Bolloré.  À l’issue d’une assemblée générale, les salariés ont menacé de se mettre en grève si la direction ne revient pas sur une procédure de sanction disciplinaire visant un journaliste. Point une action sur fond de départs volontaires engagés au printemps concernant une quarantaine de postes. Les journalistes sont particulièrement inquiets de la droitisation de la radio.

Dans une tribune publiée jeudi sur le site du Monde, la société des rédacteurs d’Europe 1 et l’intersyndicale ont exprimé leurs inquiétudes, refusant «de devenir un média d’opinion» à «l’aube d’une année électorale»«En liant son sort à une chaîne qui s’illustre à longueur de journée par un activisme politique fortement ancré à droite, voire parfois à l’extrême droite, Europe 1 va perdre ce qui lui reste de plus précieux: son capital de crédibilité auprès des auditeurs», estiment-ils.

Il y avait déjà «une dérive sur le fond, avec la très forte droitisation de la ligne éditoriale qui se profile», «Cela ressemble aux méthodes qu’on a vues à l’oeuvre dernièrement au service des sports de Canal+», où une vingtaine de personnes ont été poussées vers la sortie, abonde Olivier Samain.

Vaccin: efficace à 90%, contre les variants aussi

Vaccin:  efficace à 90%, contre les variants aussi

Plusieurs laboratoires notamment l’entreprise de biotechnologie américaine Novavax indiquent que leur vaccin anti-Covid est  efficace à plus de 90%, y compris contre les variants, après une étude réalisée sur près de 30.000 personnes aux États-Unis et au Mexique pour Novavax.

Birmanie : le honteux procès contre Aung San Suu Kyi

  • Birmanie : le honteux procès contre Aung San Suu Kyi
  • L’ancienne dirigeante. Débarqué par un putsch militaire aura droit à un procès très politique surtout si l’on en juge par les motifs particulièrement grotesques .  Elle doit être jugée pour importation illégale de talkies-walkies, non-respect des restrictions liées au coronavirus et violation d’une loi sur les télécommunications.
  • Le chef de la junte «Min Aung Hlaing est déterminé à l’enfermer pour le reste de sa vie», déplore Debbie Stothard, coordinatrice du réseau Alternative ASEAN. «On va assister à une procédure spectacle uniquement motivée par des raisons politiques». L’ex-dirigeante n’a été autorisée à rencontrer que deux fois l’équipe juridique chargée de la défendre. Chaque réunion n’a pas pu dépasser une trentaine de minutes. «On se prépare au pire», a commenté Khin Maung Zaw, qui dénonce des accusations «absurdes» montées de toutes pièces dans le but de «la tenir à l’écart de la scène (politique) du pays et de salir son image».

Projet de loi américain contre les géants numériques

Projet de loi américain contre les géants numériques

Chez les démocrates mais aussi chez les républicains la guerre est engagée pour parvenir à une régulation des géants du numérique afin de supprimer les situations de monopole et de domination économique sur toute la chaîne de production et de distribution. Il s’agit d’une guerre car le processus sera lent avant d’obtenir une majorité au congrès.

 

«Actuellement, les monopoles non régulés de la tech ont trop de pouvoir sur l’économie», a écrit le démocrate David Cicilline, président d’une commission anti-monopole à la Chambre des représentants. «Ils sont en position unique pour choisir les gagnants et les perdants, détruire les petites entreprises, augmenter les prix pour les consommateurs, et mettre les gens au chômage.» Son collègue républicain Ken Buck a renchéri que leurs projets de loi «cassent le pouvoir de monopole de la Big Tech sur ce que les Américains peuvent voir et dire en ligne, favorise un marché en ligne qui encourage l’innovation et donne aux petites entreprises américaines des règles du jeu équitables»«Apple, Amazon, Facebook et Google ont donné la priorité au pouvoir sur l’innovation et, ce faisant, ont nuit aux entreprises et consommateurs américains», a-t-il accusé.

Une l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT) en Côte d’Ivoire.

Une  l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT) en Côte d’Ivoire.

 

La création de l’AILCT dans une Afrique de l’Ouest dont plusieurs pays sont en proie à des attaques jihadistes – Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), organisation Etat islamique (EI), Boko Haram – avait été officialisée en novembre 2017 par les présidents français Emmanuel Macron et ivoirien Alassane Ouattara, en marge d’un sommet entre l’Union africaine (UA) et l’Union européenne (UE) à Abidjan.

« Avec l’appui de la France, des Européens, de la communauté internationale, les Etats de la région doivent intensifier leur coopération militaire, leur coopération sécuritaire et leur coopération judiciaire » et « en agissant avec la même énergie et la même exigeance sur l’ensemble du spectre du contre-terrorisme », selon M. Le Drian.

Il a précisé que l’AICLT devait accueillir et former « policiers, militaires, gendarmes, magistrats ou encore douaniers et personnels des administrations pénitentiaires », mais que « c’est également un lieu d’échanges où ils pourront mettre en commun leur expérience et tisser des réseaux dont la valeur ajoutée ne manquera pas de se faire sentir en ces temps de crise ».

« Il faut désormais que tous les acteurs de la région s’approprient pleinement cet outil exceptionnel, tout en intensifiant leur engagement commun contre les groupes qui les menacent », a-t-il ajouté.

Sondage Retraites : 60 % contre une réforme avant 2022

Sondage Retraites : 60 % contre une réforme avant 2022

De  manière un peu subite la problématique de la réforme des retraites est réapparue à la une des médias notamment sous la pression du ministre de l’économie qui veut faire plaisir à Bruxelles et sous la pression de milieu patronaux. Une  réforme qui est certes jugée nécessaire par une majorité des Français dans les sondages mais pas dans une période électorale. Ainsi  d’après le sondage Odoxa Backbone-consulting, réalisé pour Le Figaro et France Info, la population est nettement opposée à une réforme avant les élections présidentielles; 60% d’entre eux, farouchement opposés à une mise en place de la réforme d’ici à 2022. Le rejet est unanime au sein de la population active et de tous les électorats, à l’exception des partisans de La République en Marche.

  L’idée de faire passer l’âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans se heurte à la désapprobation de 7 Français sur 10. En cela, l’opinion publique est constante : en septembre 2019, les chiffres étaient similaires. Le président d’Odoxa, Gaël Sliman, présente même cette réforme comme «l’un des rares sujets de consensus entre Français.»

Si le chef de l’État persiste dans sa volonté, il pourrait bien être confronté à une nouvelle explosion de la colère sociale. 64% des Français apporteraient leur soutien à des mouvements de contestation.

Union économique : une procédure judiciaire contre la cour de justice allemande

Union économique : une procédure judiciaire contre la cour de justice allemande

 

 

 

L’Allemagne si soupçonneuse vis-à-vis du respect des dispositions européennes pourrait bien se retrouver face à la justice pour avoir contrevenu aux orientations de l’union européenne

On considère en effet dans l’union européenne que la fameuse Cour de justice de Karlsruhe   a violé les réglementations de l’Union européenne en contestant un programme d’achat de la Banque centrale européenne (BCE) déjà approuvé par la plus haute juridiction du bloc communautaire.

 

La Cour fédérale (en allemand : Bundesgerichtshof, BGH) est l’organe juridictionnel allemand placé au sommet de l’ordre judiciaire et jugeant en dernière instance en matière civile, où elle entend l’appel des jugements des tribunaux provinciaux supérieurs (Oberlandesgerichte), et en matière pénale, où elle entend celui des jugements des tribunaux provinciaux (Landgerichte). Elle est organisée en douze chambres civiles, cinq chambres pénales et huit chambres spéciales. La poursuite pénale y est exercée par le procureur général fédéral près la Cour fédéraleLa Cour a été créée en 1950 et a succédé au Tribunal du Reich (Reichsgericht) qui remplissait des fonctions comparables sous le Reich allemand. Elle a son siège à Karlsruhe, dans l’ancien palais du grand-duc héritier, la 5e chambre pénale étant localisée à Leipzig.

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En mai 2020, la Cour constitutionnelle allemande a jugé que la BCE n’avait pas autorité pour effectuer des achats de titres (PSPP) et a ordonné à la banque centrale allemande, qui achetait des emprunts d’Etats de la zone euro pour le compte de la BCE, d’abandonner le programme.

La BCE avait cependant obtenu au préalable le feu vert de la Cour de justice de l’UE, laquelle a rappelé par la suite qu’elle seule pouvait décider si des organes du bloc communautaire violaient les normes de celui-ci.

D’après les deux sources, la Commission va s’accorder mercredi sur l’envoi d’une lettre à Berlin pour le notifier d’une enquête visant à déterminer si la décision du tribunal allemand a violé les règles de l’UE.

L’envoi d’un tel courrier marque la première étape d’une procédure pouvant déboucher sur une demande formelle de la Commission auprès de la Cour de justice afin que celle-ci impose des pénalités.

L’une des sources a déclaré que le jugement allemand avait créé aux yeux de Bruxelles une jurisprudence dangereuse pour le droit européen, avec le risque que d’autres pays membres du bloc jugent leurs tribunaux plus compétents que celui de l’UE.

Un texte stratégique contre la Chine approuvé par le Sénat américain

Un texte stratégique contre la Chine approuvé par le Sénat américain

le Sénat américain a adopté un texte stratégique pour s’opposer à l’invasion chinoise dans l’économie américaine. Il s’agit de s’opposer à l’invasion à l’influence chinoise dans les champs de la science et des nouvelles technologies.

Ce projet «offre l’opportunité aux États-Unis de porter un coup, de répondre à la concurrence déloyale que nous voyons de la part du parti communiste chinois», a déclaré le républicain Roger Wicker, numéro deux de la commission du Commerce où a été négocié le texte. Pékin est accusé régulièrement par Washington d’espionnage industriel et de menaces sur la sécurité nationale.

Concrètement, le plan prévoit 52 milliards de dollars sur cinq ans pour encourager la fabrication de puces et de semi-conducteurs aux États-Unis.. Le plan américain destine en outre 120 milliards de dollars à une agence gouvernementale, la National Science Foundation, pour qu’elle encourage la recherche dans différents domaines jugés clés, comme l’intelligence artificielle. Elle inclut également une enveloppe de 1,5 milliard de dollars pour le développement de la 5G, l’un des principaux sujets de tension entre la Chine et les États-Unis.

Macron 2022 contre Macron 2017

Macron 2022 contre Macron 2017

L’universitaire, spécialiste de l’histoire de la presse, analyse dans l’Opinion l’usage par le chef de l’Etat des médias, à l’approche de la présidentielle 2022

Maître de conférences à l’université de Reims et chercheur au Celsa, l’historien Alexis Lévrier, spécialiste de la presse, publie Jupiter et Mercure. Le pouvoir présidentiel face à la presse (Les Petits matins, mai 2021, 384 pages, 20 €). Il était précédemment l’auteur de Le Contact et la distance (2016).

Vous retracez l’évolution d’un président qui théorisait la « saine distance » avec les médias à son arrivée à l’Elysée. Emmanuel Macron sera-t-il jupitérien en campagne pour sa réélection ?

Le Président est un « Jupiter masqué ». Il a toujours une pratique de la distance, mais moins visible, moins brutale qu’aux débuts. D’une part, il a compris qu’il avait commis de graves maladresses – choisir les journalistes pour ses déplacements, accuser la presse de ne pas chercher la vérité… Sa volonté de tutelle n’a jamais fonctionné. D’autre part, il doit faire dans cette campagne ce qu’il n’a pas réussi à faire lors de l’« itinérance mémorielle » : effacer sa grande faiblesse, le manque d’enracinement. Dès septembre 2018, il multiplie les interviews à la presse régionale et aux éditions régionales de France 3, dans le but de se réconcilier avec les territoires. Puis il se heurte à la colère du peuple et aux Gilets jaunes. Sans en imaginer la force, il avait pressenti la révolte. Un an avant, il dit dans le Spiegel que les Français sont à la fois monarchistes et régicides. Il savait que jouer le Président-monarque pouvait se retourner contre lui. On a rarement vu un chef d’Etat incarner la filiation avec l’Ancien Régime et les deux Empires comme Emmanuel Macron dans ses entretiens au 1 et à Challenges, même si on sait que de Gaulle a conçu la Ve République comme une monarchie républicaine. Les Gilets jaunes, c’est la pulsion régicide. Son tour de France qui débute à Saint-Cirq-Lapopie rejoue l’itinérance avec l’idée d’affronter, de nouveau, la colère. Il surjoue la proximité, à l’opposé de la présidence verticale. Il fait dire qu’il lit les quotidiens régionaux au réveil, il cultive ce lien avec les médias locaux tout en critiquant la presse parisienne qu’il décrit comme coupée des territoires, hors sol. Il crée des oppositions artificielles et continue à trianguler médiatiquement.

Qu’entendez-vous par triangulation médiatique ?

Il y a une fibre maurrassienne chez Emmanuel Macron. Il avait amorcé sa campagne en 2016 par Le 1, hebdomadaire valorisant la philosophie et la littérature. Il choisit en 2021 la revue Zadig, dont la raison d’être est de parler aux territoires. La France est, dit-il, « une addition de pays qui ont chacun leurs rapports (…) telluriques ». Si on est gentil, on peut dire qu’il fait du Michelet ; si on est méchant, du Maurras. Son interview fleuve dans L’Express, où il critique les élites « nomadisées », préfigure cette ligne. Il ne se « droitiste » pas seulement, il fait campagne contre ce qu’il était en 2017. Le fait de construire, médiatiquement, une réfutation du discours qui l’a porté au pouvoir est unique dans l’histoire de la Ve République. Peut-être parce qu’il a une authentique fascination pour l’extrême droite. Parmi les hommes du Président, la surprise du quinquennat est Bruno Roger-Petit. Les « Mormons » [les fidèles qui ont accompagné son ascension] ont été éjectés de l’Elysée, « BRP » y est encore. Lui que l’on croyait déchu a saisi et influencé la part d’ombre d’Emmanuel Macron.

Est-ce une triangulation extrême ou une propension à changer de visage en fonction des publics ?

Il est vrai que le Président a différents visages médiatiques. Il s’adapte, avec un pragmatisme et une intelligence rares. S’il brutalise la presse, c’est d’abord parce qu’il ne la comprend pas. Il sait virer de bord et mettre en scène l’intime. Comme De Gaulle qui reçoit Paris Match à la Boisserie en 1954, il joue ce jeu médiatique de la personnalisation du pouvoir. Il use des réseaux sociaux à dessein. Il avait déjà utilisé Kombini à deux reprises, fêté ses 40 ans en intervenant dans l’émission de Cyril Hanouna. Il sait se démultiplier. Néanmoins, il joue bien la triangulation sur un mode très mitterrandien. Macron a conservé du conseiller en communication de François Mitterrand, Jacques Pilhan, l’idée de maîtrise des horloges, un certain mépris pour la presse. McFly et Carlito, c’est du Pilhan 2.0. Cela délégitime les journalistes au profit de la communication. Il décrédibilise, par anticipation, l’interview du 14-Juillet puisqu’il accepte le gage de poser leurs grimaces sur le bureau. C’est un quinquennat qui, pour l’heure, est marqué par un long entretien à Valeurs actuelles, dans des conditions privilégiées et dans le secret de l’avion présidentiel, et aucune vraie interview au Monde ni aux journalistes spécialistes des questions européennes. Un phénomène curieux pour un Président qui occupait le créneau européen de centre-gauche. Cette triangulation aboutit à ce que Philippe de Villiers, traité avec égard, appelle à l’insurrection contre le Président en Une de Valeurs actuelles.

«Le Président subit la montée d’une droite réactionnaire et la mutation d’un paysage médiatique qui lui échappent»

Emmanuel Macron risque-t-il un retour de bâton ?

Oui, il joue avec des armes incontrôlables. C’est la limite de la comparaison avec Mitterrand : le monde médiatique a changé. Jacques Pilhan fonde sa théorie sur le « télécentrisme » : si on contrôle la grand-messe du JT de 20 heures, on contrôle l’opinion publique. En 2021, il y a beaucoup plus de chaînes et de canaux de communication. Macron n’est pas Machiavel. Il assiste à la montée en puissance de Cnews. Ce changement rapide d’influence s’exerce jusqu’au cœur du pouvoir, lequel semble chercher une réponse. Stéphane Séjourné propose d’affilier les éditorialistes à un parti politique en ciblant Eric Zemmour. L’idée est absurde mais le fait qu’elle soit lancée par un proche du Président traduit une faiblesse : Macron subit la montée d’une droite réactionnaire et la mutation d’un paysage médiatique qui, par définition, lui échappent.

Votre livre est aussi l’histoire de la perception par la presse d’Emmanuel Macron. Pourquoi le « candidat des médias » est-il un mythe ?

La presse écrite a joué son rôle. Dans les périodes de crise, il y a toujours une injonction à relayer le discours dominant, à épauler l’effort de guerre. Or la presse a enquêté et mis en évidence l’impréparation du pouvoir dans la crise sanitaire, les mensonges sur les masques ou les tests… Cela n’a pas toujours été le cas. La presse de la Troisième République n’a jamais été aussi puissante et libre, avec quatre journaux tirant à au moins un million d’exemplaires chacun en 1880-1914. Dès que la guerre arrive, c’est terminé. Jamais plus elle n’a retrouvé la légitimité qui était la sienne. Sous ce mandat, la presse a joué son rôle au service de la vérité des faits. C’est la raison pour laquelle Jupiter ne peut plus se prétendre comme tel… ou plutôt, selon la formule de Roger-Petit dès 2017, il fallait « que Jupiter meure pour que Jupiter vive ».

Elections législatives à Paris : le réflexe républicain… contre les insoumis

Elections législatives à Paris : le réflexe républicain… contre les insoumis

 

 

D’une certaine manière le réflexe a changé de camp dans la mesure où globalement les insoumis font désormais largement aussi peur que l’ancien Front National. Pour preuve, même les communistes n’ont pas voulu se rallier au parti néocommuniste des insoumis. Il est clair aujourd’hui que ce qui avait constitué un atout pour les insoumis à savoir la personnalité de Mélenchon constitue aujourd’hui un véritable handicap.

Ce dernier en effet n’est contrôlé par personne dans le parti d’où la multiplication les sorties de route. L’intéressé ne s’est jamais remis de sa défaite de 2017 et il constate sans doute qu’il risque de faire moitié moins en 2022.

Ce qui explique cette radicalisation classique des désorganisations qui se ratatinent. Le fameux réflexe républicain contre l’extrême droite est en train de voler en éclats. Et cela d’autant plus que les sondages démontrent qu’une partie des électeurs voterait pour le rassemblement national au deuxième tour. Une contradiction de plus pour les insoumis avec des néo révolutionnaires à la tête et beaucoup de populiste parmi les électeurs.

Corporatisme étatique: Contre la suppression des grands corps !

Corporatisme étatique: Contre la suppression des grands corps ! 

 

 

Une défense très corporatiste d’un collectifs d’étudiants préparant le concours d’entrée à l’ENA et  des grands corps de la haute fonction publique.Surtout au motif que la France a besoin d’une  » vision stratégique à long terme ». Justement ce  qui milite en faveur de la suppression de corps obsolètes et paramétrés sur un modèle d’immobilisme.

  • Tribune dans les Échos

En nous soumettant aux concours de la fonction publique au terme d’une préparation exigeante, nous faisons le choix de nous mettre résolument au service de l’Etat et de sa réforme. Nous nous accordons tous sur la nécessité de transformer l’action publique et refusons tout statu quo. Néanmoins, nous souhaitons faire part de nos inquiétudes face au projet actuel de « fonctionnalisation » de la haute fonction publique , qui consiste à supprimer de nombreux corps essentiels de la haute fonction publique. Cette mesure risque de nous concerner en premier lieu si nous réussissons les épreuves d’entrée.

Le 8 avril 2021 a été confirmée la suppression de l’Ecole nationale d’administration (ENA) et annoncée une réforme d’ampleur de l’encadrement supérieur de l’Etat. Nous acceptons avec loyauté de nous adapter aux changements qui pourraient concerner notre formation, mais, en tant qu’étudiants et citoyens, nous souhaitons exprimer nos préoccupations quant au projet de suppression des corps de la haute fonction publique et de transformation de l’administration.

Une très grande diversité

Loin du portrait parfois stéréotypé qui est dressé des préparationnaires, nous provenons de formations, de milieux, de territoires d’une très grande diversité. Certains sont passés par l’université, d’autres par les écoles d’ingénieurs, de commerce, de sciences sociales ou politiques. Rien n’est plus faux que d’affirmer que les préparationnaires de l’ENA proviennent tous de milieux très privilégiés. Nombre d’entre nous sont boursiers. Notre dénominateur commun est la volonté de servir.

Tout d’abord, nous constatons que l’une des justifications de la réforme serait de mieux « construire [les] parcours de carrière » des hauts fonctionnaires . Or, notre objectif premier n’est pas de « faire carrière ». Nous appartenons à une génération qui a grandi dans l’urgence climatique et qui a commencé ses études supérieures à la fin de la crise financière. Nous finissons nos études alors même que la crise épidémique remet en cause de profondes certitudes. Nous préparons ces concours parce que nous souhaitons, dans ce contexte, nous mettre au service de l’Etat.

 

La présence de l’Etat est nécessaire dans de nombreux domaines. La transition écologique a besoin d’un Etat qui pousse les entreprises à se dépasser. L’innovation technologique et la croissance ont besoin d’être stimulées par l’Etat. La redéfinition de notre politique industrielle et énergétique ne peut se faire que sous l’égide d’un Etat disposant d’une vision stratégique de long terme. Nous ne sortirons des crises sociale et économique actuelles que grâce à un Etat à l’écoute des citoyens et capable de répondre à leurs attentes.

De lourdes conséquences

Aussi, nous apprenons que la réforme actuelle prévoit la suppression de nombreux corps essentiels de la haute fonction publique : l’Inspection générale de l’administration (IGA), l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), l’Inspection générale des finances (IGF), ainsi que le corps des préfets et sous-préfets et le corps diplomatique. Ces corps ont vocation à ne devenir plus que des « fonctions », sans statut particulier.

La rémunération perçue par la plupart des hauts cadres de l’Etat peut être jusqu’à cinq fois plus faible que celle d’un grand manager du privé.

Cette réforme pourrait avoir de lourdes conséquences sur l’efficacité de l’action de l’Etat. Un corps n’est pas un « privilège », ni une « caste ». La rémunération perçue par la plupart des hauts cadres de l’Etat peut être jusqu’à cinq fois plus faible que celle dont bénéficierait un grand manager ou dirigeant dans une entreprise de grande taille. Le corps est précisément la protection, la garantie dont dispose un préfet pour affirmer la présence de l’Etat et faire valoir son expérience du terrain. De son côté, un inspecteur de l’Igas, de l’IGA ou de l’IGF doit pouvoir interagir avec les représentants de la sphère économique, sociale ou politique, dans une position d’égal à égal, sans avoir à s’inquiéter du fait que ses recommandations ou ses analyses puissent avoir des conséquences sur son avenir professionnel.

Il serait contre-productif et destructeur que cette réforme finisse par dissuader ceux qui le souhaitent le plus de s’engager au service de l’Etat. C’est sur ce point particulier que nous souhaitons alerter, en tant que préparationnaires.

Le collectif Servir (composé d’étudiants de tous les horizons préparant le concours de l’ENA, futur Institut national du service public).

Vaccin Pfizer : un peu moins efficace contre le variant indien?

Vaccin Pfizer : un peu moins efficace contre le variant indien?

 

En l’état des recherches les évaluations diffèrent parfois sur l’efficacité des vaccins notamment à l’égard du variant actuellement le plus dangereux : le variant indien. Malgré «une efficacité légèrement diminuée, d’après les tests en laboratoire, le vaccin Pfizer est probablement protecteur», rassure Olivier Schwartz, coauteur de l’étude et directeur de l’unité virus et immunité à l’Institut Pasteur (Paris).

Par contre, les résultats de l’étude, réalisée avec des hôpitaux universitaires français, montrent qu’une dose du vaccin AstraZeneca, un vaccin efficace contre le variant anglais, «fonctionne très peu contre les variants indiens et sud-africains».

Une seule dose de ce vaccin apparaît donc «peu ou pas du tout efficace» contre le variant indien, souligne le chercheur.

 

Il conviendra sans doute de multiplier encore les études permette une évaluation pertinente des vaccins actuellement utilisés. En effet les laboratoires de leur côté estiment que ces vaccins présentent une efficacité contre tous les virus.

L’Irlande contre le taux d’imposition minimum mondial

L’Irlande contre le taux d’imposition minimum mondial

 

Alors que les États-Unis prônaient un taux minimal d’imposition de 21 %, les autorités américaines proposent maintenant un taux de seulement 15 %. En dépit de ce recul, l’Irlande a manifesté nos oppositions «Nous avons des réserves vraiment importantes concernant un taux d’imposition minimum mondial à un niveau tel que cela signifierait que seuls certains pays, et certaines grandes économies, pourront bénéficier de cette base», a déclaré le ministre sur Sky News. Selon la chaîne, Paschal Donohoe a prédit que le pays maintiendrait son taux d’imposition des sociétés à 12,5% pendant de nombreuses années encore. Il faut dire que l’Irlande a fait de la faiblesse fiscale un des arguments de sa politique économique.

Vaccins Covid-19: protection contre tous les variants (OMS)

Vaccins Covid-19: protection contre tous les variants (OMS)

les vaccins actuellement utilisés seraient efficaces contre tous les variants d’après l’OMS. Les vaccins actuellement disponibles et approuvés sont jusqu’à présent efficaces contre «tous les variants du virus», mais «La pandémie n’est pas terminée», a souligné Catherine Smallwood, chargée des situations d’urgence à l’OMS Europe.

 

Selon les données de l’OMS, dans l’ensemble de la région qui couvre une partie de l’Asie centrale, le nombre de nouveaux cas a chuté de 60% sur un mois, passant de 1,7 million mi-avril à 685.000 la semaine dernière. «Nous allons dans la bonne direction, mais nous devons rester vigilants (…) l’augmentation de la mobilité, des interactions physiques et des rassemblements peut entraîner une augmentation de la transmission en Europe», a insisté Hans Kluge.

En outre, l’assouplissement des mesures sociales doit aller de pair avec la hausse des efforts en matière de dépistage, traçage, séquençage et de vaccination.

Vaccins Covid-19: Pfizer et AstraZeneca efficaces contre le variant indien

Vaccins Covid-19: Pfizer et AstraZeneca efficaces contre le variant indien

Les vaccins de Pfizer/BioNTech et d’AstraZeneca/Oxford se révèlent presque aussi efficaces contre le variant indien du coronavirus que contre le variant anglais, a indiqué samedi une étude des autorités de santé en Angleterre, Public Health England (PHE).Selon l’étude de PHE, qui a été menée entre le 5 avril et le 16 mai, le vaccin Pfizer/BioNTech était efficace à 88% contre la maladie symptomatique du variant indien deux semaines après la deuxième dose, comparé à 93% d’efficacité contre le variant anglais. Sur la même période, le sérum d’AstraZeneca est efficace à 60%, contre 66% contre le variant anglais qui avait été détecté dans le Kent.

États-Unis : La pandémie ségrégationniste contre les blancs

 

 

  • Sous prétexte de lutter contre les discriminations, la maire de Chicago ne veut parler qu’aux journalistes noirs et métis ce que critique l’écrivain Rachel Khan dans une interview au Figaro.
  • Rachel Khan est juriste, scénariste, actrice et écrivain. Dans son dernier essai, Racée (L’Observatoire), elle se moque des nouvelles idéologies «décoloniales» et «intersectionnelles» qui, sous prétexte d’antiracisme, ne font, selon elle, qu’alimenter les ressentiments.
  • La maire de Chicago, Lori Lightfoot, a annoncé qu’elle n’accordera des interviews qu’aux journalistes noirs ou métis. Que vous inspire cette déclaration ?
  • Rachel KHAN. - Cette déclaration de la maire de Chicago n’advient pas comme ça d’un coup comme un cheveu sur la soupe. C’est la logique du dogme racialiste poussé à l’extrême, par certaines associations comme celle de Fara Khan. Depuis plus d’une trentaine d’années et c’est ce que j’évoque dans mon livre Racée, certaines personnalités afro-américaines ont pris ce genre de positions radicales.
  • Le caractère inédit cette fois c’est que cette déclaration vient d’une élue, d’une ville très symbolique qu’est Chicago. Cela signifie aussi que les États-Unis, sont tellement imbibés par les wokes et le communautarisme qu’ils sont désormais prêts à recevoir ce genre de propos qui divisent encore un peu plus leur société. À partir du moment où la «race» est un critère de sélection quel que soit le sujet, il n’y a pas d’autre mot que de qualifier de raciste cette parole. Cette dernière rejoue clairement une névrose ségrégationniste
    • Quel est le but de refuser les interviews aux Blancs ? En sous texte cela veut dire qu’il n’y aurait que les «minorités » qui pourraient comprendre la maire ou lui poser les bonnes questions. C’est terrifiant dans ce que cela raconte. Cela veut dire que le Blanc offense, de fait et que seuls «les concernés» seraient réellement capables. La compétence première pour ce métier reviendrait ainsi à la couleur de peau.
    • La repentance, la culpabilisation, la bien pensance mal placée a produit des « idiots utiles » extrêmement dangereux.
    • Les journalistes blancs, qui ont soutenu le mouvement Black Lives Matter, vont-ils accepter cette censure ?
    • Il est probable qu’ils l’acceptent.
    • La repentance, la culpabilisation, la bien pensance mal placée a produit des «idiots utiles» extrêmement dangereux.
    • Nous en sommes loin en Europe mais j’ai quand même reçu, suite à la sortie de Racée, des injonctions de ce type de journalistes (hommes blancs) qui m’ont expliqué que j’étais traître à la cause. Ce qui est totalement incohérent par rapport à ce qu’ils défendent, quand il s’agit de la liberté d’expression des Noirs.
    • Alors, oui je pense que certains seront capables de se dire «c’est de bonne guerre, vous avez raison de vous venger, après tout ce que l’on a fait». Mais des questions demeurent : Où se trouve la réparation de l’histoire dans cela ? ; quel est le but ? ; comment en sortir de cette «race» qui déchire depuis des siècles ?
    • Selon vous, assiste-t-on à l’émergence d’un nouveau totalitarisme ?
    • C’est vrai que cela ressemble aux pires périodes de l’histoire.
    • Ce que l’on voit émerger surtout c’est une fissure de plus en plus grande, non pas entre les classes mais entre les races. Dire que l’on refuse un journaliste parce qu’il est Blanc c’est ouvrir une nouvelle page de l’histoire où la lutte contre les discriminations, validée par une élue, se résume au rejet de l’autre, à la vengeance et à l’humiliation. C’est extrêmement violent.
    • C’est parce que nous sommes libres et égaux que nous sommes tous concernés contre toutes les discriminations, toutes les injustices et c’est par ce combat en commun que nous déployons nos humanités.
    • Rachel Khan
    • Par ailleurs, dans ce monde ultra-médiatisé qu’est-ce que cela signifie ? Que nous allons avoir des médias de Noirs et des médias de Blancs, chacun parlera de sujets qui sont censés intéresser la communauté pour laquelle ils sont mis sur le marché. Il s’agit très précisément d’une logique séparatiste totalement contraire à nos principes fondamentaux et à l’universalisme. C’est l’universalisme qui est attaqué par ces courants intolérants et totalitaires. En effet, c’est parce que nous sommes libres et égaux que nous sommes tous concernés contre toutes les discriminations, toutes les injustices et c’est par ce combat en commun que nous déployons nos humanités.
    • Qu’un pays aussi développé puisse produire ce genre de pensée arriérée est irréel.
    • La crainte qui traverse tous les esprits c’est lorsque les white supremacy vont faire de même et ainsi de suite… Je ne comprends pas l’histoire qu’est en train de s’écrire les États-Unis après tout ce qu’ils ont vécu d’horreurs, j’espère juste que nous ne serons pas colonisés par cet impérialisme raciste.
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