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Les Français contre la politique fiscale du gouvernement : 56% des Français contre

Les Français contre la politique fiscale  du gouvernement : 56% des Français  contre

 

 

Paradoxalement comme pour la réforme du code du travail les Français sont plutôt contre les orientations du gouvernement en matière de fiscalité. Par contre, quand on examine les mesures une par une, l’opinion est nettement plus partagée. Ainsi si la suppression de la taxe d’habitation est très majoritairement approuvée, la suppression de l’impôt sur la fortune l’est également mais dans de moindres proportions. À noter une position majoritaire contre  quand on touche à l’assurance-vie ou aux intérêts du plan épargne logement. Selon un sondage Odoxa pour Les Echos et Radio classique,  Cinquante-six pour cent des personnes interrogées estiment “assez mauvaise” ou “très mauvaise” la politique fiscale menée par le président de la République Emmanuel Macron et le gouvernement, soit six points de plus que lors de la précédente enquête parue en juillet. Les opposants les plus farouches à cette politique sont les sympathisants de gauche et du Front national, tandis que 95% des sympathisants d‘En marche et 57% des sympathisants de droite disent la trouver “assez bonne” ou “très bonne”. En revanche, sur six propositions de réforme souhaitées par le gouvernement et soumises aux sondés, quatre obtiennent un taux d‘approbation supérieur à 50% : suppression de la taxe d‘habitation pour 80% des Français (70%), limitation du dispositif Pinel (60%), transformation de l‘ISF en impôt sur la fortune immobilière (54%) et vente des participations de l‘Etat dans les entreprises non stratégiques (58%). Les Français n‘approuvent pas en revanche l‘alourdissement de la fiscalité pour les contrats d‘assurance-vie supérieurs à 150.000 euros (62% y sont opposés). De même, l‘imposition des intérêts des Plans d’épargne logement (PEL) produits après dix ans au prélèvement forfaitaire unique de 30% est rejeté par 82% des Français. La question de la baisse des aides au logement souhaitée par le gouvernement n‘a pas été directement posée aux sondés. Mais 54% des sondés se disent d‘accord avec l‘opinion selon laquelle les aides au logement encouragent la hausse des loyers et des prix de l‘immobilier. Seuls les sympathisants de gauche ne sont pas d‘accord avec cette assertion (56%). Cette enquête a été réalisée par internet les 13 et 14 septembre auprès de 992 personnes âgées de 18 ans et plus.

Plainte pour faux contre Hollande

Plainte pour faux  contre Hollande

 

 

Une démarche inédite mais qui pourrait faire jurisprudence. C’est en effet une des premières fois qu’un responsable politique national fait l’objet d’un dépôt de plainte auprès de la justice pour incompétence voire faux en écriture.  Jusque-là le plus souvent on considérait que la non réélection d’un responsable était suffisante  pour sanctionner cette incompétence. D’une certaine façon, l’élection effaçait le passif. Renaud Muselier, président Les Républicains de la région PACA, a annoncé dimanche qu’il allait porter plainte pour “faux et usage de faux” et “faux en écriture publique” contre le dernier budget du quinquennat de François Hollande. Cette fois on passe terrain démocratique au terrain judiciaire. Certes il existe des institutions chargées de l’évaluation des politiques mais ces institutions n’ont pas de pouvoir de décision. Leur avis est seulement imitatif y compris celui de la Cour des Comptes. Si cette plainte devait donner lieu à des poursuites, elle ferait nécessairement jurisprudence et introduirait une nouvelle forme de contrainte de bonne gestion sur la tête des responsables élus. Ceci vaudrait sans doute aussi pour les élus locaux dans les dépenses somptuaires et les dérives budgétaires ne sont éventuellement sanctionnées que lors des élections. Cette plainte est donc une bonne nouvelle en ce qu’elle imposera peut-être enfin une contrainte de gestion rigoureuse des budgets publics. Renaud Muselier a annoncé dans un communiqué qu’il devrait déposer sa plainte lundi auprès du procureur de la République de Marseille, confirmant des informations du Journal du Dimanche. Cette plainte se base sur l’audit de la Cour des comptes de juin dernier qui évoquait “des dépenses publiques manifestement sous-évaluées” et “des recettes publiques un peu surestimées”. Evoquant un “budget frauduleux”, Renaud Muselier a déclaré à Reuters qu’il visait dans sa plainte François Hollande, l’ex-premier ministre Manuel Valls, mais aussi l’ancien ministre de l’économie Michel Sapin et l’ex-secrétaire d’Etat au budget Christian Eckert. “C’est la première fois depuis 40 ans que la Cour des comptes nous dit clairement qu’un budget est insincère à hauteur de huit milliards d’euros”, a dit Renaud Muselier. “La Cour des Comptes a identifié une situation où les pouvoirs publics compétents ont volontairement établi un budget insincère, en omettant d’y inscrire des dépenses qu’ils connaissaient et en y inscrivant des recettes surévaluées”, ont aussi indiqué ses avocats dans un communiqué.

SNCF : statut contre dette, la mauvaise démarche

 SNCF : statut contre dette, la mauvaise démarche

 

 

Si économiquement la proposition de Macon d’échanger le statut de cheminot contre la prise en charge de la dette accumulée peut paraître pertinente par contre politiquement et socialement le marché paraît assez maladroit. Il s’agit notamment pour Macron de remettre en cause les avantages spécifiques en matière de retraite. Première observation, ce type d’enjeux ne se traite pas de manière un peu provocatrice dans les médias, elle se gère dans un cadre de négociations. Deuxième observation la question des retraites doit être gérée dans une approche globale concernant les bénéficiaires du public comme du privé. Et c’est au terme de cette négociation que des discussions spécifiques devront être engagées avec les entreprises (ou secteurs)  dans une perspective d’harmonisation des régimes. Cela d’autant plus qu’on a sans doute sous-estimé les difficultés financières du régime général des retraites en raison bien sûr du rapport actif retraité mais aussi de l’évolution démographique qui conduit au vieillissement de la population ;  par exemple d’ici 2040, un Français sur trois aura plus de 60 ans.  Dans un article récent nous indiquions que cette idée d’échanger  le statut des cheminots contre une prise en charge de la dette de la SNCF par l’État n’est pas nouvelle. Elle présente cependant  un certain nombre de difficultés notamment à l’opposition prévisible de la part des syndicats. Il n’est pas certain qu’il s’agisse de la meilleure méthode de la part de Macron. Parler d’abord des retraites de certains régimes spéciaux risque de donner le sentiment de stigmatiser les salariés concernés. Mieux vaudrait sans doute traiter de la réforme générale des retraites, du privé comme du public, en l’intégrant dans une problématique économique et démographique. Ensuite viendrait le temps de la modernisation et  de l’harmonisation ;  sans doute alors  la remise en cause de certains avantages spécifiques qui aujourd’hui ne peuvent  plus se justifier. Le risque c’est évidemment de recréer les conditions d’un conflit type 1995. Un conflit qui pourrait agréger les protestations des syndicats de la SNCF, d’EDF d’autres entreprises du public et des fonctionnaires. Pourrait s’y ajouter des mécontentements concernant aussi le privé sur des sujets disparates mais mobilisateurs. Enfin le gouvernement devra aussi tenir compte de certaines inégalités concernant les retraites chapeaux des grands patrons et même les retraites du personnel politique. Bref il conviendra d’être attentif à la méthode pour  aboutir à une analyse partagée de la réforme des régimes de retraite. Par ailleurs pour ce qui concerne spécifiquement la SNCF cette modification du statut devrait être intégrée dans une problématique plus large concernant la mobilité flux de marchandises et de personnes) et les moyens les plus rationnels de l’assurer (politique des transports). . Emmanuel Macron a en effet  confirmé vouloir mettre fin à son régime spécial de retraite, dans un entretien au magazine interne de l‘entreprise. Les propos du chef de l‘Etat, publiés en juillet dernier mais relevés mercredi par le quotidien Le Monde, ont provoqué la colère de responsables syndicaux. “Si vous voulez défendre votre entreprise, il faut la réinventer”, dit le chef de l‘Etat dans cet entretien. “Je pense que le modèle sur lequel on a vécu, le mythe de la SNCF, n‘est pas celui sur lequel on construira la SNCF du XXIe siècle.” Moderniser l‘entreprise “impose quelques discours de vérité : côté public, sur les investissements, sur la reprise de la dette et, côté SNCF, sur la modernisation de l’entreprise”, poursuit Emmanuel Macron, en évoquant “un grand deal”. “Nous demandons à SNCF d‘aller plus loin sur les réformes, le statut, la mobilité, le régime de retraite. La SNCF, elle, a besoin que nous allégions sa structure financière, que nous accompagnions la rénovation du réseau existant. La dette de la SNCF dépasse 44 milliards d‘euros. Il serait selon lui “injuste” de maintenir en l’état le régime des cheminots, qui peuvent percevoir leur pension à partir de 57 ans, voire 52 ans pour les agents de conduite, pension calculée sur les 6 deniers mois de leur carrière (pour 25 ans dans le privé). Les arguments de Macon ne manquent pas de pertinence mais il n’est pas certain qu’il adopte la bonne pédagogie, le bon champ de discussion  et le bon moment pour en débattre.

SNCF : suppression du régime de retraite contre la prise en charge de la dette

SNCF : suppression du régime de retraite  contre la prise en charge de la dette

 

Dans un article récent nous indiquions que cette idée d’échanger  le statut des cheminots contre une prise en charge de la dette de la SNCF par l’État n’est pas nouvelle. Elle présente cependant  un certain nombre de difficultés notamment à l’opposition prévisible de la part des syndicats. Il n’est pas certain qu’il s’agisse de la meilleure méthode de la part de Macron. Parler d’abord des retraites de certains régimes spéciaux risque de donner le sentiment de stigmatiser les salariés concernés. Mieux vaudrait sans doute traiter de la réforme générale des retraites, du privé comme du public, en l’intégrant dans une problématique économique et démographique. Ensuite viendrait le temps de la modernisation et  de l’harmonisation ;  sans doute alors  la remise en cause de certains avantages spécifiques qui aujourd’hui ne peuvent  plus se justifier. Le risque c’est évidemment de recréer les conditions d’un conflit type 1995. Un conflit qui pourrait agréger les protestations des syndicats de la SNCF, d’EDF d’autres entreprises du public et des fonctionnaires. Pourrait s’y ajouter des mécontentements concernant aussi le privé sur des sujets disparates mais mobilisateurs. Enfin le gouvernement devra aussi tenir compte de certaines inégalités concernant les retraites chapeaux des grands patrons et même les retraites du personnel politique. Bref il conviendra d’être attentif à la méthode pour  aboutir à une analyse partagée de la réforme des régimes de retraite. Par ailleurs pour ce qui concerne spécifiquement la SNCF cette modification du statut devrait être intégrée dans une problématique plus large concernant la mobilité et les moyens les plus rationnels de l’assurer. . Emmanuel Macron a en effet  confirmé vouloir mettre fin à son régime spécial de retraite, dans un entretien au magazine interne de l‘entreprise. Les propos du chef de l‘Etat, publiés en juillet dernier mais relevés mercredi par le quotidien Le Monde, ont provoqué la colère de responsables syndicaux. “Si vous voulez défendre votre entreprise, il faut la réinventer”, dit le chef de l‘Etat dans cet entretien. “Je pense que le modèle sur lequel on a vécu, le mythe de la SNCF, n‘est pas celui sur lequel on construira la SNCF du XXIe siècle.” Moderniser l‘entreprise “impose quelques discours de vérité : côté public, sur les investissements, sur la reprise de la dette et, côté SNCF, sur la modernisation de l’entreprise”, poursuit Emmanuel Macron, en évoquant “un grand deal”. “Nous demandons à SNCF d‘aller plus loin sur les réformes, le statut, la mobilité, le régime de retraite. La SNCF, elle, a besoin que nous allégions sa structure financière, que nous accompagnions la rénovation du réseau existant. La dette de la SNCF dépasse 44 milliards d‘euros. Il serait selon lui “injuste” de maintenir en l’état le régime des cheminots, qui peuvent percevoir leur pension à partir de 57 ans, voire 52 ans pour les agents de conduite, pension calculée sur les 6 deniers mois de leur carrière (pour 25 ans dans le privé). Les arguments de Macon ne manquent pas de pertinence mais il n’est pas certain qu’il adopte la bonne pédagogie, le bon champ de discussion  et le bon moment pour en débattre.

 

Vente d’actifs d’entreprises publiques : 70% des Français contre

Vente  d’actifs d’entreprises publiques : 70% des Français contre

 

 

Encore un sondage qui démontre les contradictions des Français qui globalement approuvent  la politique de réforme du gouvernement mais pas les mesures prises une par une. C’est encore le cas concernant la vente d’entreprises publiques. On peut comprendre la position des Français quand  il s’agit d’entreprises stratégiques mais c’est plus critiquable quand il s’agit d’entreprises n’ayant pas réellement d’objectifs d’intérêt général et/ou  dont la gestion est particulièrement critiquable. Plus de sept Français sur dix sont opposés à la vente d‘actifs d‘entreprises publiques détenus par l‘Etat, selon un sondage Elabe pour Les Echos, Radio Classique et l‘Institut Montaigne publié jeudi. L‘Etat a lancé mardi une séquence de cession, afin d‘abonder un fonds de 10 milliards d‘euros dédié aux investissements dans les technologies innovantes, avec la vente de 4% du capital d‘Engie pour 1,4 milliards d‘euros. Dans le détail, 44% des personnes interrogées souhaitent conserver les participations à leur niveau actuel et 27% voudraient que l‘Etat en augmente “significativement” le volume. L‘institut de sondage a ensuite testé sept entreprises publiques dont l‘Etat pourrait potentiellement vendre des parts : Orange, Renault, la Française des Jeux, Air France-KLM, Groupe ADP, SNCF et La Poste. (On voit mal comment l’Etat pourrait vendre des parts d’une entreprise de la SNCF ou encore d’EDF dont les situations financière sont dramatiques, il faudra autre chose pour moderniser leur gestion).  En moyenne, une moitié de Français sont favorables à la cession d‘actifs de ces entreprises et une moitié opposés. Le sondage a été réalisé en ligne les 5 et 6 septembre, auprès d‘un échantillon de 1.002 personnes représentatif de la population française.

Loi Travail : nouveau punchline d’Aubry contre Macron

Loi Travail : nouveau punchline d’Aubry contre Macron

 

 

De toute évidence Martine Aubry dont l’aura politique ne cesse de diminuer y compris dans sa propre région vieillit encore plus mal que prévu. Celle qui a plombé l’économie de la France avec les 35 heures estime que Macon a 40 ou 50 ans de retard avec ses vieilles recettes de précarisation et d’austérité. Par ailleurs que la ministre du travail qu’elle avait formée est aujourd’hui déformée. Après les punchlines contre Hollande, ce sont ceux contre Macron. Il est clair que Martine Aubry ne laissera pas une place dans l’histoire aussi importante que celle son père Jacques Delors qui aura surtout marqué de manière significative l’Europe tandis que sa fille Martine Aubry elle s’est spécialisée dans le gauchisme mondain. Martine Aubry a attendu six jours avant de se déchaîner contre les ordonnances réformant le Code du travail. «J’ai mis un peu de temps car j’avais braderie (sic)», a-t-elle justifié ce mercredi matin sur France Inter, invoquant l’excuse de la Braderie de Lille le week-end dernier.  «L’emploi, le pouvoir d’achat et la croissance, tout cela n’a pas été traité, a-t-elle regretté. On a la précarisation et l’austérité». Martine Aubry a estimé qu’Emmanuel Macron reprenait les «recettes du patronat des années 80». «C’est croire qu’en précarisant les salariés et en accroissant le pouvoir unilatéral de l’employeur, on rendra les entreprises plus compétitives. C’est une vision du passé», a-t-elle insisté, ajoutant qu’il s’agissait selon elle d’«une réforme d’arrière-garde».   La socialiste s’est désolée que «le droit du travail ne soit plus un droit pour les salariés mais un droit pour les entreprises». «Il n’y a plus de droit, plus de protection pour les salariés», a-t-elle renchéri. «La modernité ce n’est pas de précariser», a lâché Martine Aubry ajoutant sur les ordonnances que «ce n’est pas parce que c’est une loi moins pire que le pire que ça devient une bonne loi». Pourtant les ordonnances ont été préparées par une ministre, Muriel Pénicaud, que Martine Aubry connaît très bien. Celle-ci a en effet travaillé dans son cabinet lorsque la socialiste était elle-même ministre du Travail. Mais la maire de Lille s’en agace d’autant plus. «C’était il y a 25 ans, toute le monde peut changer, on dit que je l’ai formée, aujourd’hui je la trouve très déformée», a raillé l’ancienne ministre. Pour la pertinence et l’élégance avec Martine Aubry on peut encore attendre !

 

SNCF : la dette contre le statut

SNCF : la dette contre le statut

 

Voilà résumé de manière un peu sommaire, ce que propose Macron. Pour la SNCF,  l’idée n’est pas nouvelle ;  il s’agit d’obtenir  la modernisation de cette entreprise vieillotte sur le plan de la gestion contre un apurement d’une énorme dette récurrente qui freine le développement de la SNCF et handicape notamment ses investissements. Reste à savoir si les syndicats accepteront ce pari. Il risque encore une fois de s’arc-bouter sur des avantages dits acquis qui concernent de moins en moins de cheminots et entravent  la modernisation de l’entreprise. En 1948 la SNCF comptait environ 500 000 cheminots, elle en compte aujourd’hui environ  50000 mais finalement les syndicats ce satisfont officieusement de cette situation. Ce qu’ils veulent c’est conserver un statut même si à terme il ne concernera plus que 50 000 cheminots dans 20 ans. Emmanuel Macron appelle donc la SNCF à une vaste transformation, en échange d‘une reprise de sa dette par l‘Etat, et confirme vouloir mettre fin à son régime spécial de retraite, dans un entretien au magazine interne de l‘entreprise. Les propos du chef de l‘Etat, publiés en juillet dernier mais relevés mercredi par le quotidien Le Monde, ont provoqué la colère de responsables syndicaux. “Si vous voulez défendre votre entreprise, il faut la réinventer”, dit le chef de l‘Etat dans cet entretien. “Je pense que le modèle sur lequel on a vécu, le mythe de la SNCF, n‘est pas celui sur lequel on construira la SNCF du XXIe siècle.” Moderniser l‘entreprise “impose quelques discours de vérité : côté public, sur les investissements, sur la reprise de la dette et, côté SNCF, sur la modernisation de l’entreprise”, poursuit Emmanuel Macron, en évoquant “un grand deal”. “Nous demandons à SNCF d‘aller plus loin sur les réformes, le statut, la mobilité, le régime de retraite. La SNCF, elle, a besoin que nous allégions sa structure financière, que nous accompagnions la rénovation du réseau existant. La dette de la SNCF dépasse 44 milliards d‘euros. Il serait selon lui “injuste” de maintenir en l’état le régime des cheminots, qui peuvent percevoir leur pension à partir de 57 ans, voire 52 ans pour les agents de conduite, pension calculée sur les 6 deniers mois de leur carrière (pour 25 ans dans le privé).

Wauquiez : Juppé pas contre mais pas pour !

Wauquiez : Juppé pas contre  mais pas pour ! 

Officiellement Alain Juppé affirme qu’il ne veut pas se mêler de l’élection du prochain président des Républicains. Pourtant en traçant des lignes rouges, Juppé met clairement Wauquiez en difficulté. D’abord il refuse toute alliance avec le Front National ensuite il refuse tout autant la ligne la plus conservatrice et la plus rétrograde ; en clair celle que représente Wauquiez Alain Juppé se doute cependant que l’élection de Laurent Wauquiez pourrait provoquer une série d’exclusions et de démissions notamment de responsables proches de lui. D’une certaine manière, il se met en position d’observateur. D’abord parce qu’effectivement il a renoncé à tout destin national après avoir été démoli par Sarkozy au profit de Fillon. Ensuite parce que personne ne peut prévoir les modalités de recomposition d’une droite particulièrement divisée entre ceux qui tiennent Macron, la tendance des constructifs de Solère, les libéraux européens et les identitaires nationalistes autant de tendances qui n’ont plus rien à faire ensemble et qui pourrait favoriser la reconstruction d’une sorte d’UDF aux côtés d’un parti républicain marqué davantage à droite. « Je ne me mêlerai pas de l’élection à la présidence de LR. Je ne parraine aucun candidat. Je serai attentif aux lignes rouges que j’ai tracées », écrit le maire de Bordeaux.   A ce stade, le scrutin est brigué officiellement par quatre candidats: Laurence Sailliet, proche du président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, Daniel Fasquelle, député du Pas-de-Calais et trésorier du parti, Florence Portelli, ancienne porte-parole de François Fillon à la présidentielle et Laurent Wauquiez, le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ce dernier fait figure de grand favori, incarnant une ligne politique à l’opposé de celle des juppéistes. D’autres, comme Bruno Retailleau et le juppéiste Maël de Calan, s’interrogent sur une éventuelle candidature.

 

La lutte contre le terrorisme : une priorité diplomatique

La lutte contre le terrorisme : une priorité  diplomatique

“Assurer la sécurité de nos concitoyens fait de la lutte contre le terrorisme islamiste la première priorité de notre politique étrangère”, a déclaré Macron devant les 170 ambassadeurs de France réunis comme chaque rentrée à Paris “Oui je parle bien d’un terrorisme islamiste et j’assume parfaitement l’emploi de cet adjectif”. “L’angélisme n’est pas de mise à cet égard”, a-t-il ajouté, tout en mettant en garde contre un “soupçon général” envers les “millions de musulmans qui vivent en Europe et qui n’ont aucun rapport avec ces doctrines fanatiques”. Frappée depuis deux ans par une série d’attentats, la France est actuellement engagée militairement dans la lutte contre les groupes djihadistes, dans la bande sahélo-saharienne, en Libye et sur le front irako-syrien, a rappelé Emmanuel Macron. “Oui Daesh (acronyme arabe de l’Etat islamique-NDLR) est notre ennemi, le retour de la paix et la stabilisation de l’Irak puis de la Syrie sont à cet égard une priorité vitale pour la France”, a-t-il dit. Face à un conflit qui a fait plus de 300.000 morts et des millions de réfugiés, Emmanuel Macron a rappelé les deux lignes rouges de la France sur l’utilisation des armes chimiques et sur l’accès humanitaire. “Il va de soi que la reconstitution un jour d’un Etat de droit en Syrie (…) devra s’accompagner de la justice pour les crimes commis, notamment par les dirigeants de ce pays”, a-t-il ajouté. Annoncé mi-juillet, le groupe international de contact associant les principaux acteurs engagés en Syrie a été ”accepté“ par les interlocuteurs et doit permettre ”de donner une nouvelle impulsion au processus piloté par l’Onu. Ce groupe, sera rendu opérationnel lors de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre.

Le «tout formation» inefficace contre le chômage ?

Le «tout formation» inefficace contre le chômage ?

 

France Stratégie, estime les plans massifs de formation ont eu peu de prise sur le chômage. Il faut d’abord préciser que le statut de France stratégie est un peu bizarre puisqu’il s’agit d’un organisme d’étude indépendant mais qui en fait dépend du  Premier ministre. Sur le fond maintenant on ne peut affirmer que les plans massifs de formation ne sont pas efficaces contre le chômage car tout dépend du contenu de cette formation. S’il  s’agit d’une formation bidon ou d’une formation uniquement théorique,  il est clair qu’il y ait des chances pour que les chômeurs ainsi formés soient mal adaptés au marché du travail. Certes François Hollande avait développé nombre de plans de formation mais dont l’objectif était surtout de faire baisser les statistiques du chômage et pas forcément de réinsérer ceux  qui cherchent  de l’emploi. La seule formation valable est celle qui articule des concepts théoriques avec une expérience dans l’entreprise. Par contre il est vrai que la course à la diplômite ne prépare pas forcément les étudiants  à s’insérer professionnellement. Il faut dire que l’université délivre nombre de diplômes plus ou moins ésotériques qui ne peuvent conduire qu’à un poste dans la fonction publique. L’élévation du niveau de diplôme «ont eu peu de prise sur le taux de chômage», constate France Stratégie dans un rapport publié jeudi, qui préconise d’abandonner le «tout formation». Le document rappelle que «les politiques en faveur de la formation professionnelle se sont multipliées» au cours des dernières décennies. Il cite à l’appui «les plans de formation des demandeurs d’emploi (plans 30.000, 100.000, 500.000), les préparations opérationnelles à l’emploi collectives ou individuelles (POE) ou encore les emplois d’avenir (EAV) pour les jeunes, qui intègrent une dimension de formation obligatoire». En France, «44% des travailleurs ont un niveau de diplôme qui ne correspond pas à l’emploi qu’ils occupent, 31% sont surqualifiés et 14% sont sous-qualifiés», constate France Stratégie. De plus, «42% des travailleurs ont une spécialité de formation qui ne correspond pas à l’emploi qu’ils occupent». En fait, la profession exercée est étroitement liée à la spécialité de formation pour seulement un emploi sur trois. Ces professions requièrent la possession d’une spécialité et d’un niveau de diplôme spécifique, par exemple en médecine ou en droit. Ce sont aussi des métiers traditionnels historiquement liés à l’artisanat (menuisier, plombier, boulanger) ou des emplois qui exigent des compétences techniques spécifiques (réparation automobile ou comptabilité).  Ainsi, il apparaît que la formation est le premier critère de recrutement pour «seulement 46% des entreprises, contre 60% pour l’expérience professionnelle ou 64% pour des compétences transversales comme la polyvalence ou la capacité d’adaptation», note le rapport. France Stratégie préconise donc de sortir de la logique du «tout formation» et invite les acteurs institutionnels -Régions, État, Pôle emploi, partenaires sociaux- à mieux prendre en compte «les spécificités des métiers et des secteurs d’activité

Utiliser la Psychiatrie contre le terrorisme (Collomb, ministre de l’intérieur)

Utiliser la Psychiatrie contre le terrorisme (Collomb, ministre de l’intérieur)

 

L’ancien maire de Lyon Gérard Collomb, ministre de l’intérieur connaît bien la sociologie des individus dangereux potentiellement capables de passer à des actes de terrorisme. Il propose donc d’utiliser la psychiatrie contre ce terrorisme. De fait si les profils psychologiques et sociologiques diffèrent, reste que la plupart sont des individus qui ont raté leur vie dans plusieurs domaines et qui en quelque sorte veulent ce venger de la société en donnant une légitimité religieuse à leur crime.  Bref,  la plupart sont des ratés, des aigris et des violents qui s’imaginent qu’ils pourront imposer la dictature d’un califat au monde entier. Du coup,  il paraît sans doute intéressant de tenter d’utiliser la psychiatrie pour repérer ces individus et essayer de les empêcher de passer à l’acte. La tâche n’est sans doute pas facile, les services de l’État n’y suffiront pas ; il faudra sans doute inscrire cette démarche dans une action plus large impliquant une  vigilance citoyenne et les familles. Le gouvernement français envisage donc  de mobiliser les hôpitaux psychiatriques et les psychiatres libéraux dans la lutte contre le terrorisme pour repérer des individus susceptibles de passer à l’acte, a déclaré vendredi à RTL le ministre de l’Intérieur. Les autorités françaises et leurs homologues occidentales sont de plus en plus confrontées à des attaques commises par des individus inconnus des services de sécurité mais mentalement fragiles, comme l’homme qui a foncé lundi sur la terrasse d’une pizzeria de Seine-et-Marne au volant d’une voiture. « On a en fait deux types d’attaques aujourd’hui », a résumé Gérard Collomb. « Vous avez à la fois des attaques planifiées comme celle qui vient de se produire en Espagne, et puis vous avez des gens qui se radicalisent brutalement avec souvent des profils psychologiques extrêmement troublés. » « Donc nous sommes en train de travailler avec ma collègue ministre de la Santé pour essayer de repérer l’ensemble de ces profils qui demain peuvent passer à l’acte », a-t-il poursuivi. Il s’agit de « mobiliser l’ensemble des hôpitaux psychiatriques (et) des psychiatres libéraux, de manière à essayer de parer à cette menace terroriste individuelle. » L’idée serait notamment de mettre en place des protocoles prévoyant un « échange » avec les praticiens qui côtoient les gens ayant « des délires autour de la radicalisation islamique », a expliqué le ministre de l’Intérieur.

Sanction de la Chine contre la Corée du Nord

Sanction de la Chine contre la Corée du Nord

 

La Chine ne fait pas comme Trump,  elle ne se manifeste pas par des déclarations tonitruantes contre le développement nucléaire de la Corée  du Nord. Elle a cependant décidé de prendre des sanctions économiques sévères contre un pays dans l’économie dépend en majorité de la Chine ; elle  a annoncé lundi la suspension de ses importations de fer, de minerais et de fruits de mer, après avoir approuvé le 5 août une septième vague de restrictions économiques contre la Corée du Nord dans le cadre de l’ONU. «Toutes les importations de fer, minerai de fer, plomb, minerai de plomb, et d’animaux aquatiques et produits de la mer seront interdites», a indiqué ce lundi le ministère chinois du Commerce, et ce dès mardi. La Chine applique ainsi les nouvelles sanctions de l’ONU approuvées le 5 août dernier. Pékin interdit en outre l’établissement de nouvelles coentreprises avec la Corée du Nord ou l’apport de nouveaux financements à des coentreprises existantes. Un coup dur pour le régime de Kim Jong-Un qui dépend tant économiquement que financièrement de l Chine. : 92% pour ses  exportations nord-coréennes

Les Insoumis en pointe contre la réforme du travail !

Les insoumis en pointe contre  la réforme du travail !

Les insoumis sont toujours en pointe pour faire capoter la réforme du travail. Paradoxe, la plupart des députés de la France insoumis sont des fonctionnaires qui ne sont pas concernés par la réforme du code du travail. Certes juridiquement ils peuvent la contester mais leur connaissance assez approximative des réalités sociaux économiques enlève beaucoup de pertinence à leurs protestations Après avoir appelé à une grande manifestation le 23 septembre, ils attaquent désormais sur le terrain juridique  un recours auprès du Conseil constitutionnel sur le texte habilitant le gouvernement à modifier par ordonnances le code du travail que le Parlement a adopté définitivement mercredi. Le député La France insoumise (LFI) Eric Coquerel a annoncé jeudi lors d’une conférence de presse de son groupe qu’un accord en ce sens avait été conclu entre les présidents des trois groupes de gauche : Olivier Faure pour la Nouvelle gauche (NG, ex-PS), Jean-Luc Mélenchon pour LFI et André Chassaigne pour la gauche démocrate et républicaine (GDR, PCF). Les signataires du recours estiment que le projet de loi présenté par la ministre du Travail Muriel Pénicaud « contrevient à plusieurs principes et libertés constitutionnels », est-il précisé dans un communiqué commun.  Ils considèrent que, sur la forme, la procédure d’adoption de ce texte a été marquée « par des délais et conditions matérielles ayant empêché » le Parlement « d’exercer son rôle constitutionnel » et « méconnaît notamment l’exigence de clarté et de sincérité du débat parlementaire ». Su le fond, ils jugent que le texte « méconnaît l’exigence de précision des finalités de l’habilitation qui découle de l’article 38 de la Constitution ». Bref que le texte est trop flou comme sans doute leur connaissance des réalités sociaux économiques du privé que vise la réforme du code du travail. Pas étonnant la plupart sont des fonctionnaires assimilés qui ont d’ailleurs parfois la profession un peu honteuse quand il déclare leurs anciennes activités. Exemples :

 

Adrien Quatennens, 1ère circonscription du Nord

Attaché d’administration du ministère de l’intérieur

 Caroline Fiat, 6 e circonscription de Meurthe-et-Moselle

Aide-soignante

Bastien Lachaud, 6e circonscription de Seine-Saint-Denis

 Sabine Rubin, 9 e circonscription de Seine-Saint-Denis

A 56 ans, cette attachée territoriale

Stéphane Peu, 2circonscription de Seine-Saint-Denis

Président d’un des principaux bailleurs sociaux de la Seine-Saint-Denis et responsable logement au PCF.

  • Danièle Obono, 17circonscription de Paris
  • Bibliothécaire, chercheuse en anthropologie sociale

 

Mathilde Panot, 10circonscription du Val-de-Marne

Diplômée en relations internationales à Sciences Po

 

Loïc Prud’homme, 3e circonscription de Gironde

Technicien de recherche

 

Bénédicte Taurine, 1re circonscription de l’Ariège

Enseignante en collège

 

Michel Larive, 2e circonscription de l’Ariège

Formateur, président d’un festival de théâtre,

 

Muriel Ressiguier, 2e circonscription de l’Hérault

Assistante de direction à la Direction régionale du Service médical

 

Sans parler de Mélenchon, professionnel de la politique ou Alexis Corbières, enseignant.

 

Code du travail : le sénat contre la participation

Code du travail : le sénat contre la participation

 

Il est clair que  le projet de loi habilitant le gouvernement à réformer le Code du travail est marqué par la volonté de créer davantage de flexibilité dans les relations sociales et en particulier d’élargir le champ des prérogatives au niveau des entreprises. En clair donner la possibilité de contourner certains aspects de la législation nationale et des accords de branche. Par contre ce projet ne comporte guère de contreparties pour encourager des formes de participation comme c’est le cas par exemple en Allemagne. La commission sociale du Sénat dans son premier examen du texte vient notamment de refuser toute éventualité d’un renforcement des représentants des travailleurs dans les conseils d’administration. Une erreur fondamentale et une attitude très réactionnaire car la présence de représentants dans les conseils d’administration permet aux salariés de mieux s’approprier la problématique de l’entreprise notamment dans ses dimensions techniques et financières dont dépend une grande partie de l’évolution des conditions sociales. Certes on peut parfois regretter le côté archaïque des postures syndicales mais ce n’est pas en limitant l’accès à l’information qu’on parviendra à faire évoluer les mentalités et les pratiques syndicales. Le Sénat a nettement refusé d’envisager de renforcer la représentation des salariés dans les conseils d’administration comme le demande surtout la CGC qui n’est pourtant pas une organisation particulièrement gauchiste. Par ailleurs La plupart des 31 amendements adoptés par cette commission du Sénat sur le texte voté par l’Assemblée nationale le 13 juillet franchissent les « lignes rouges » mises en avant par les syndicats lors des discussions avec la ministre du Travail Muriel Pénicaud. La commission a par exemple réduit de moitié les délais de contestation d’un licenciement économique et ouvert la possibilité pour les entreprises de moins de 50 salariés et dépourvues de délégué syndical de « conclure des accords collectifs directement avec les représentants du personnel ». Globalement le Sénat a nettement durci le texte. Par exemple les sénateurs ont écarté des propositions attendues par les syndicats, comme l’accélération de la généralisation des accords majoritaires – notamment réclamée par la CFDT – ou encore le renforcement de la représentation des salariés dans les conseils d’administration, une demande de longue date de la CFE-CGC.

Corruption Brésil : Une commission du Congrès contre un procès de Temer

Corruption Brésil : Une commission du Congrès contre un procès de Temer

La bataille politique et juridique s’engage  au Brésil où la corruption est érigée en véritable système. Pour empêcher l’ancien président Lula d’être éventuellement élu en 2018 on l’a condamné à neuf ans de prison pour corruption. Par contre la droite a obtenu du congrès à fin de ne pas poursuivre en justice l’actuel président Temer  lui aussi accusé de corruption. Bref une instrumentalisation de la justice  pour réguler la démocratie Une commission du Congrès brésilien a décidé jeudi de ne pas saisir la Cour suprême des accusations de corruption visant le président Michel Temer afin que ce dernier soit jugé devant la plus haute juridiction du pays. Le vote de la commission parlementaire n’est pas contraignant et le Congrès doit se prononcer dans son ensemble sur une mise en accusation qui ne peut être approuvée qu’à la majorité qualifiée des deux tiers. Michel Temer est accusé depuis le mois dernier dans une affaire de corruption impliquant le groupe alimentaire JBS. Le procureur général Rodrigo Janot soupçonne Temer d’avoir reçu un total de 38 millions de réals (environ 13 millions d’euros) de JBS au cours des neuf derniers mois. Selon le témoignage d’un cadre de l’entreprise, ces dessous-de-table auraient été versés en échange de la résolution de certains litiges fiscaux du groupe et de l’octroi de prêts à faible taux d’intérêt.

Interdiction des emplois familiaux : le Sénat contre

Interdiction des emplois familiaux : le Sénat contre

 

Avec des arguments plus que discutables le Sénat s’est opposé à l’interdiction des emplois familiaux pour les parlementaires. Pour le Sénat, ce n’est pas le caractère familial de l’assistant qui est critiquable mais l’absence de travail effectif. Une justification relativement douteuse car avec ce principe chaque élu national ou local pourrait justifier de l’embauche d’un membre de sa famille comme directeur de cabinet, secrétaire général ou simplement comme conseiller. La vérité c’est que souvent l’emploi d’un membre de la famille constitue un complément de rémunération non négligeable pour le parlementaire, complément qui s’ajoute aux autres avantages financiers ou en nature, officiels ou officieux. Ceci étant,  si le statut de collaborateur était mieux défini (en termes de diplôme et d’expérience), il est clair que nombre de collaborateurs familiaux actuels ne pourrait être recrutés. Encore une fois le Sénat ne manifeste pas une grande volonté de modernité et de solidarité. Notons par exemple qu’à l’issue d’un seul mandat le sénateur touchera une retraite d’environ 2000 € qui s’ajoutera bien sûr aux autres retraites. Pour s’opposer à l’interdiction des emplois familiaux on trouve une large majorité au sénat notamment chez les sénateurs de gauche ; exemple Jacques-Yves Collombat (RDSE, à majorité PRG) qui estime que « cette disposition n’offre pas une solution satisfaisante à l’objectif du texte, qui vise à rétablir la confiance des citoyens dans l’action publique ».  « La priorité est plutôt de s’assurer que les moyens alloués aux parlementaires pour rémunérer leurs collaborateurs soient utilisés à rémunérer des personnes qui assistent effectivement les parlementaires dans leurs fonctions, plutôt que d’introduire des dispositions discriminantes dont les effets sur l’amélioration du travail législatif sont hypothétiques », a-t-il ajouté. « Alors que ce texte part d’une bonne intention, je ne le voterai pas : l’enfer est pavé de bonnes intentions », a déclaré Catherine Tasca (PS) qui par parenthèse touchera aussi sa retraite de ministre. « Nous critiquons depuis des années la tentation de légiférer d’après des faits divers. Là nous avons un texte tiré de l’affaire des emplois de la famille Fillon », a poursuivi l’élue des Yvelines. « Plus que d’emplois familiaux, il s’agit d’emplois fictifs et hors normes », a-t-elle accusé. « Il suffirait plutôt d’encadrer les emplois familiaux comme le fait le Sénat », a-t-elle proposé. « Ce n’est pas le fait d’employer des membres de sa famille qui est blâmable, c’est de le faire de manière fictive », a renchéri Maurice Antiste (PS). « Au lieu d’abattre le troupeau à cause de quelques brebis galeuses, instituons un véritable contrôle », a lancé Hervé Maurey (UC), qualifiant la disposition gouvernementale d’« excessive » et « discriminatoire ».

 

 

Mélenchon contre le pharaon Akenmacron

Mélenchon contre le pharaon Akenmacron

 

 

Comme Akhenaton, Macron bouleverse le codes de la religion politique ; et cela déplait évidemment aux caciques qui vivent de la politique depuis des dizaines d’années et défendent le rituel traditionnel. Mélenchon refuse cette révolution idéologique et religieuse et déclare qu’il ne rendra pas dans la grande pyramide de Versailles pour honorer lors du congrès un monarque qui se transforme en pharaon.  Un acte révolutionnaire de la part  du Che Guevara français après celui du refus de porter la cravate à l’assemblée. En même temps Mélenchon la cravate (il en portait une lors de sa déclaration révolutionnaire à la presse pour dénoncer le pharaon) fait un coup de com. En faiat il continue de faire du théâtre faute de pouvoir attirer l’attention sur ses propositions communistes du 19ème siècle. Comme d’habitude, la démesure, la radicalité verbale, le grand guignol caractérisent  les postures de Mélenchon. Ses outrances ridiculisent  aussi son mouvemente dont il est devenu davantage un handicap qu’un  atout, finalement comme Marine Le Pen pour le Front national et avec une dialectique populiste assez comparable. Il y avait donc eu des défections individuelles. Mais pas encore de boycott de groupe. C’est la position que Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise viennent de prendre vis-à-vis du Congrès convoqué par Emmanuel Macron lundi 3 juillet à Versailles. A la veille de la déclaration de politique générale du premier ministre Édouard Philippe, le président de la République dévoilera le cap de son quinquennat devant députés et sénateurs. Jean-Luc Mélenchon ne sera donc pas présent. Au cours d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale, il a dénoncé le « franchissement d’un seuil dans la dimension pharaonique de la monarchie présidentielle ». « C’est une réunion qui n’a d’autre objectif que d’entendre le président de la République. C’est un bavardage convoqué à grand frais pour peu de résultats », déplore le leader de la gauche radicale selon qui, Emmanuel Macron est « un monarque qui se transforme en pharaon ». « Nous sommes profondément respectueux de notre République mais quels moyens s’opposer », se demande-t-il. « Puisque nous sommes convoqués pour entendre le monarque présidentiel, nous nous rebellons, nous ne nous soumettons pas et nous n’irons pas à Versailles », a-t-il affirmé. A la place, Jean-Luc Mélenchon et ses collègues devraient se réunir place de la République pour une déclaration. Les Insoumis ne seront pas les seuls absents. En fin d’après-midi, un communiqué des parlementaires communistes a été publié indiquant qu’ils n’iraient pas « à Versailles adouber le monarque présidentiel ». Le PCF appelle « le Tiers Etat » à manifester devant la mairie de Versailles à 14 heures. Avec des fourches ?

 

Stéphane Le Foll (PS) contre une opposition radicale au gouvernement

Stéphane Le Foll (PS) contre une opposition radicale au gouvernement

 

 

Si l’on en croit Stéphane le Foll, député TPS, ancien porte-parole du gouvernement plusieurs lignes vont coexister au sein du parti socialiste quant à l’attitude à avoir vis-à-vis de Macron. Par rapport au vote de confiance par exemple la ligne officielle est de voter contre mais certains pourraient voter pour et d’autres s’abstenir. Stéphane le Foll préconise d’adopter une attitude positive par rapport au gouvernement tout en restant dans l’opposition. Plusieurs députés socialistes ont aussi critiqué dimanche la position officielle du Parti socialiste, choisie samedi soir en conseil national, de voter contre la confiance au gouvernement d’Edouard Philippe. Il n’est pas certain toutefois qu’on procède à des exclusions ainsi que  le demandent certains comme la frondeuse Noël Marie Lienemann passée par tous les courants des rocardiens aux frondeurs. La principale ligne de partage se situe entre les  progressistes et la ligne crypto marxiste. ¨ Stéphane Le Foll, élu sans opposant de La République en marche face à lui, souhaite « faire évoluer » cette position afin que son parti « aille dans un certain sens, qui n’est pas une opposition radicale » au gouvernement. Parmi les 31 députés socialistes élus dimanche dernier, certains vont plus loin et ont fait savoir qu’ils iraient contre l’avis du PS. « Je souhaite voter la confiance au gouvernement », a annoncé dimanche le député Guillaume Garot sur franceinfo, qui se défend de donner un « chèque en blanc » à Emmanuel Macron. « Pour peser, pour être exigeant il faut d’abord afficher un soutien clair mais un soutien toujours exigeant », s’est-il justifié. Mardi dernier à la sortie d’un bureau politique, plusieurs membres appelaient à exclure les socialistes qui voteraient la confiance à Edouard Philippe, à l’image du sort réservé à l’ancien Premier ministre Manuel Valls. « Si on commence à exclure au moment où l’on veut reconstruire, je pense qu’on ira pas très loin », a réagi dimanche Guillaume Garot. Manuel Valls, élu sans l’étiquette socialiste ni celle de La République en marche malgré son appel à voter dès le premier tour de la présidentielle pour Emmanuel Macron, est pour l’instant inscrit comme député divers gauche. L’ancien premier ministre devrait tout de même siéger dans un groupe « progressiste », selon Le Parisien. Il retrouverait dans cette formation notamment des radicaux de gauche et un autre dissident socialiste, Olivier Falorni.

Législatives : la confiance contre le repli

Législatives : la confiance contre le repli 

 

 

C’est la conclusion que tire le Premier ministre des résultats des législatives. . « Les Français ont pour leur grande majorité préféré l’espoir à la colère, l’optimisme au pessimisme, la confiance au repli ». Une analyse qui n’est pas sans fondement même s’il convient de relativiser en tenant compte du niveau exceptionnel des abstentions. Le repli c’est d’abord celui  de ceux qui ne se sont pas déplacés pour voter au second tour des législatives. Des électeurs sans doute déçu d’avoir à choisir essentiellement entre le mouvement en marche et les républicains. Le repli caractérise les orientations des partis extrêmes qui imaginent surtout le  futur comme une  reproduction du passé. Le repli c’est aussi celui d’une partie des Républicains et des socialistes qui contestent les orientations de Bruxelles et même le principe même de l’union européenne. S’il était possible d’additionner électoralement tous les souverainistes en tout cas les sceptiques– de droite comme de gauche- il est vraisemblable qu’une majorité ce dégagerait. La première tâche de Macron et des députés qui le soutiennent sera de restaurer cette confiance qui peut nourrir une espérance de renouveau économique, social voire sociétal. Pour cela un travail pédagogique immense est à  entreprendre car les Français constituent le peuple le plus pessimiste du monde. En cause peut-être,  cet esprit contestataire par principe mais davantage encore le manque de formation économique de la plupart des électeurs. Faut-il rappeler encore une fois qu’un sondage effectué par Allianz  montre que sur 19 pays européens la France occupe le dernier en en matière de connaissances économiques et financières. Il faudra donc expliquer, expliquer encore, décentraliser  le débat, former  y comprit les élus locaux qui dilapident les fonds publics dans des projets somptuaires et des dépenses de fonctionnement complètement incontrôlées. C’est un changement de culture qu’il convient d’opérer avec l’obsession de la priorité à la croissance et la formation, à la rigueur et à l’exemplarité. De ce point de vue macro n’échappera pas à la nécessité de se séparer de certains vieux crocodile de la politique et de certains élus douteux. « La confiance des électeurs passe par notre exemplarité, un engagement sans faille et des résultats tangibles », a estimé Edouard Philippe. « La victoire est claire et elle nous oblige. Le gouvernement abordera les prochains mois avec une grande humilité et une détermination totale ».

Mélenchon contre le « parti unique » !

Mélenchon contre le « parti unique »

 

Parti unique, coup d’Etat socail, suppression des libertés autant de formules de Mélenchon qui caractérisent  la pauvreté de l’argumentaire et surtout la position complètement défensive. Des formulations bien sûr excessives, caricaturales même qui ne prennent pas dans l’opinion qui certes souhaitent une opposition à Macron mais une opposition crédible et constructive. Le contraire de Mélenchon bateleur de foires qui redevient l’homme de la fureur et du bruit après une première partie de campagne présidentielle très soft et finalement assez réussie. L’homme a de la culture, c’est évidemment un excellent tribun mais quand il vocifère et tombe dans le populisme le plus détestable , il se discrédite et son mouvement avec lui. Comme pour le Front national, le leader devient le principal handicap du mouvement. En mal de propositions crédibles,  Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de La France Insoumise, a donc appelé ses électeurs à la mobilisation pour faire face à un « risque de parti unique », lors d’un meeting en plein air à Marseille jeudi soir, à trois jours du second tour des législatives. Les sondages créditent La République en marche (LREM), le mouvement du président de la République, d’une large majorité absolue à l’assemblée. « On se retrouve dans cette situation inouïe où on nous annonce qu’il y aurait 400 et même 450 députés pour Monsieur Macron, c’est-à-dire qu’il y aurait moins de députés d’opposition en France qu’il n’y en a dans la Russie de Monsieur Poutine », a déclaré Jean-Luc Mélenchon, qui en tant que communiste est pourtant mal placé pour critiquer ce genre de régime post communiste « C’est très dangereux pour le pays. Ce n’est pas la France, ce système du parti unique avec un chef tout puissant », a ajouté l’ancien candidat à la présidentielle devant quelques centaines de personnes. Alors que l’exécutif a commencé les discussions avec les partenaires sociaux concernant la réforme du code du travail qu’il compte boucler avant le 21 septembre, Jean-Luc Mélenchon a une nouvelle fois évoqué le risque d’un « coup d’état social » pour appeler à la mobilisation, notamment des abstentionnistes. « Sortez de chez vous dimanche, ne restez pas les deux pieds dans le même soulier (…). Parce que ce qui se prépare derrière des visages souriants, c’est des choses terribles », a-t-il dit. « C’est un coup d’état social qui se prépare, je pèse mon expression. La vie de 18 millions de salariés est régie par le code du travail, ce n’est pas n’importe quel livre ». Jean-Luc Mélenchon a également dénoncé le projet du gouvernement de faire entrer des dispositions de l’état d’urgence dans le droit commun. « Le Conseil constitutionnel a condamné les interdictions de manifester, et bien 90% des assignations à résidence, c’étaient des syndicalistes et des écologistes. Vous pouvez me dire ce que ça a à voir avec la lutte contre le terrorisme ? ». Candidat dans la IVe circonscription des Bouches-du-Rhône, Jean-Luc Mélenchon, qui avait obtenu 34,3% des voix au premier tour, sera opposé dimanche à Corinne Versini (22,7%), référente départementale LREM. Cette dernière a reçu jeudi la visite de soutien de la ministre des sports Laura Flessel.

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