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Huile de palme de Malaisie : le recours culotté du régime autoritaire contre l’UE

Huile de palme de Malaisie : le recours culotté du régime autoritaire contre l’UE

 

Il faut évidemment être très culotté comme peut l’être le régime autoritaire pro islamiste de Malaisie pour intenter une action contre l’union européenne qui veut à juste titre limiter  l’utilisation de huile de palme dans les bio carburants;  en outre, la Malaisie- comme d’ailleurs l’Indonésie qui entame la même procédur-, sollicite le sage arbitrage de l’organisation mondiale du commerce alors que par ailleurs elle rejette les valeurs universelles des grandes institutions internationales.

 

Pire la Malaisie s’est ingérée dans la politique intérieure française à propos de la laïcité par opportunisme et par calcul politique pour satisfaire ses plus extrémistes religieux. Les responsables malaisiens n’ont cessé de mettre en cause »la laïcité doctrinaire française ». Théoriquement la Malaisie est un état laïque mais avec une religion d’État quasi obligatoire. Pas tout à fait une conception démocratique partagée dans les Etats modernes.

Quand le business est en cause, l’appel aux organisations internationales retrouve des vertus en Malaisie. Pourtant l’inclusion de l’huile  de palme dans les bio carburants constitue un scandale écologique et énergétique.

Le deuxième producteur mondial d’huile de palme, qui a qualifié une directive de l’UE sur les énergies renouvelables d ‘«action discriminatoire», sollicite des consultations dans le cadre du mécanisme de règlement des différends de l’Organisation mondiale du commerce, a déclaré vendredi le ministère des Industries et des produits de base des plantations dans un communiqué.

Le ministre Mohd Khairuddin Aman Razali a déclaré que l’UE avait procédé à la mise en œuvre de la directive sans tenir compte de l’engagement et des points de vue de la Malaisie, même après que la Malaisie eut donné ses commentaires et envoyé des missions économiques et techniques en Europe.

La directive européenne « signifiera que l’utilisation de l’huile de palme comme biocarburant dans l’UE ne pourra pas être prise en compte dans le calcul des objectifs en matière d’énergie renouvelable et à son tour créera des restrictions commerciales indues à l’industrie de l’huile de palme du pays », a-t-il déclaré dans le communiqué.

Le ministère a déposé la demande auprès de l’OMC en coopération avec le bureau du procureur général et le ministère du Commerce international et de l’Industrie, prenant des mesures dont il avait mis en garde en juillet contre la directive II de l’UE sur les énergies renouvelables.

La Malaisie agira en tant que tierce partie dans une affaire distincte à l’OMC déposée par l’Indonésie voisine, le plus grand producteur mondial d’huile de palme, en signe de solidarité et de soutien, a indiqué le ministère.

 

Joe Biden : grande alliance démocratique contre la Chine ?

Joe Biden :  grande alliance démocratique contre la Chine ?

Un article du Wall Street Journal évoque l’éventuelle sainte alliance internationale que voudrait Biden s’opposait à l’envahissement de la Chine.

 

 

 

Dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Pékin dans plusieurs domaines, Joe Biden entend, ces quatre prochaines années, persuader les démocraties occidentales de rejoindre les Etats-Unis pour faire pression sur la Chine. Une démarche diamétralement opposée à celle de son prédécesseur, Donald Trump, qui avait décidé de faire cavalier seul.

Xi Jinping, le président chinois, est dans le même état d’esprit, mais avec une longueur d’avance : menant une course évidente au leadership mondial, il a tenté, ces dernières années, d’attirer les alliés traditionnels des Etats-Unis dans l’orbite économique de l’Empire du Milieu.

L’actualité sino-américaine de la semaine a fait remonter le sujet dans la liste des priorités de Joe Biden. Lorsqu’il prendra ses fonctions présidentielles à la fin du mois, il devra choisir de conserver (ou non) les mesures récemment prises par l’administration Trump : sortie de la cote des sociétés télécoms chinoises qui sont cotées à la Bourse de New York, interdiction des transactions réalisées par des applications chinoises (plateforme de paiement Alipay incluse) et placement sur liste noire des principaux fabricants de puces chinois et d’autres entreprises.

Il lui faudra aussi choisir à quel point il fera pression sur Pékin au sujet de Hong Kong et de la répression qui s’y déroule.

Pour Joe Biden, l’Amérique doit s’appuyer sur une pression multilatérale, sans quoi Pékin dressera les pays les uns contre les autres en leur offrant un accès préférentiel à son immense marché

La politique du nouveau président américain vis-à-vis de la Chine repose sur ce qu’il appelle le « sommet pour la démocratie », alternative au fonctionnement autocratique de Pékin, ont expliqué des conseillers de Joe Biden interrogés pendant et après la campagne électorale. Les Etats-Unis chercheront également à constituer des groupes de taille plus modeste pour travailler sur certains sujets précis, notamment les télécoms et l’intelligence artificielle.

Pour Joe Biden, revoir la politique américaine à l’égard de la Chine signifie rejeter l’approche qu’avait adoptée l’administration sortante.

Donald Trump s’était en effet opposé aux alliés des Etats-Unis sur les questions de commerce et de sécurité lorsqu’il s’en était pris à la Chine en lançant des poursuites devant les tribunaux américains, notamment pour obtenir la fermeture ou la cession de l’application chinoise de partage de vidéos TikTok aux Etats-Unis.

Finalement, c’est la teneur même de la relation sino-américaine que le président sortant a bouleversée en attaquant Pékin sur toute une palette de sujets. Il a également fini par convaincre le Congrès et le peuple américain que la Chine n’était pas qu’une concurrente, mais bel et bien une menace pour le statut de leader mondial des Etats-Unis.

Pour Joe Biden, l’Amérique doit s’appuyer sur une pression multilatérale, sans quoi Pékin dressera les pays les uns contre les autres en leur offrant un accès préférentiel à son immense marché.

« La Chine a toujours une porte de sortie : sa relation économique avec les autres pays, résume Jake Sullivan, futur conseiller à la sécurité nationale de Joe Biden. Ce n’est qu’en fermant ces portes que l’on poussera la Chine à cesser ses pratiques commerciales abusives. »

Mais compte tenu de l’intérêt que présente l’immense marché chinois, il risque d’avoir du mal à convaincre ses alliés de faire front commun contre Pékin. La Chine et l’Union européenne ont d’ailleurs signé un traité d’investissement il y a peu et les alliés des Etats-Unis expliquent qu’après quatre années d’approche unilatérale, ils doutent de la volonté américaine de s’engager dans une alliance multilatérale à long terme.

De leur côté, les dirigeants chinois veulent essayer d’apaiser des tensions qui se sont intensifiées sous la présidence Trump, affirment des responsables. Pékin entend ainsi envoyer Yang Jiechi, directeur du bureau de la commission des affaires étrangères du comité central du Parti communiste chinois, à Washington dès que Joe Biden aura pris ses fonctions pour travailler sur la coopération entre les deux pays, ont rapporté des sources proches du dossier.

A brève échéance, c’est de la guerre commerciale dont il faudra s’occuper. L’un des enjeux est le prix que la Chine serait prête à payer (si tant est qu’elle accepte de le faire) pour que les Etats-Unis mettent fin aux droits de douane qui frappent quelque 370 milliards de dollars de produits chinois. Les conseillers de Joe Biden ont déclaré qu’il ne les suspendrait pas dans l’immédiat et qu’il souhaitait étudier l’impact des tarifs douaniers sur l’économie américaine et consulter ses alliés avant d’agir. Les organisations qui représentent les secteurs d’activité opposés aux droits de douane veulent, elles, que Joe Biden négocie des concessions.

Pékin, de son côté, semble pressée d’attendre. « Joe Biden lancera tôt ou tard une renégociation de l’accord commercial puisque le dispositif actuel n’est pas réaliste, affirme Shi Yihong, conseiller en politique étrangère auprès du gouvernement central. C’est d’ailleurs aussi ce que souhaite la Chine. »

A plus long terme, la stratégie multilatérale de Joe Biden s’appuiera sur une idée qu’il partage avec l’administration Trump : la Chine remet en cause le leadership économique et politique des Etats-Unis au XXIe siècle. Le nouveau président accuse ainsi Pékin de voler les technologies mises au point par des entreprises américaines, de subventionner ses entreprises publiques de façon abusive et de piétiner les droits de l’homme.

Certains conseillers qui avaient travaillé avec lui à l’époque où il était vice-président de Barack Obama, dont l’administration avait coopéré avec Pékin pour enrayer la crise financière et sur d’autres sujets, affirment que l’ère du rapprochement est terminée, même si les Etats-Unis continueront de compter sur Pékin pour avancer sur la lutte contre le changement climatique et d’autres priorités de l’administration Biden.

« La difficulté, c’est de gérer tout cela de façon à avoir tous les outils nécessaires pour remporter ces différentes compétitions contre la Chine, explique Antony Blinken, ancien membre de l’administration Obama nommé secrétaire d’Etat par Joe Biden, tout en gardant les canaux de coopération ouverts quand c’est dans notre intérêt. »

La démocratie avant tout

L’ambition première de Joe Biden sera un « sommet pour la démocratie », un dispositif conçu, a-t-il expliqué l’an passé dans le magazine Foreign Affairs, « pour raviver la flamme et l’objectif commun des nations du monde libre ». Ce projet s’inspire du sommet sur la sécurité nucléaire de 2012 que le président Obama avait organisé pour tenter de limiter la prolifération des matières nucléaires.

Le chef de l’Etat chinois avait été convié. Joe Biden, lui, entend exclure Xi Jinping et les autres dirigeants autoritaires.

Pendant la campagne, il a évoqué la création d’un « front uni d’amis et de partenaires désireux de contrer les pratiques abusives de la Chine ». Même si certains anciens experts de Barack Obama doutent que Joe Biden l’exprime aussi explicitement, le sommet enverra sans conteste un message clair.

Les conseillers du nouveau président ajoutent que l’idée sera aussi de défendre des formes plus spécifiques de multilatéralisme. Jake Sullivan évoque ainsi les accords du Plaza conclus en 1985 comme exemple de coopération économique internationale réussie. Washington et ses alliés avaient alors décidé d’intervenir pour faire baisser le taux de change du dollar.

« Le monde est divisé en deux : les techno-démocraties et les techno-autocraties, explique Antony Blinken. Les techno-démocraties n’ont pas vraiment réussi à s’organiser entre elles »

Il a également salué les pressions exercées par les Etats-Unis, le Japon et l’Australie sur la Chine pour qu’elle renonce à sa mainmise sur les terres rares, des matériaux indispensables à la fabrication des produits high-tech. Katherine Tai, représentante au Commerce de la future administration Biden, avait mené l’offensive américaine sur ce dossier.

L’équipe de Joe Biden voudrait également convaincre les grandes démocraties de forger des alliances sur les questions technologiques, indiquent ses conseillers, notamment pour le développement de nouvelles technologies moins dépendantes des équipements 5G produits par Huawei, les conseillers du nouveau président estimant que les efforts de l’administration Trump pour mettre des bâtons dans les roues de l’équipementier chinois ont échoué parce que les Etats-Unis ne possédaient aucune alternative efficace.

Parmi les pistes envisagées figure l’interdiction de vendre des technologies de fabrication de semiconducteurs de pointe à la Chine (des technologies essentiellement détenues par des entreprises américaines, japonaises et néerlandaises) pour que les fabricants chinois aient plusieurs générations de retard.

« Le monde est divisé en deux : les techno-démocraties et les techno-autocraties, explique Antony Blinken. Les techno-démocraties n’ont pas vraiment réussi à s’organiser entre elles. »

La colère qui monte au sein des alliés des Etats-Unis, agacés par l’agressivité de Pékin, pourrait jouer en faveur de Joe Biden, la reprise en main de Hong Kong et la diplomatie belliqueuse de la Chine ayant encore aggravé les tensions.

Sur le plan rhétorique au moins, l’équipe de Joe Biden a déclaré que les droits de l’homme seraient un sujet prioritaire. « L’administration Biden-Harris sera aux côtés du peuple de Hong Kong et s’opposera à l’assaut de Pékin contre la démocratie », a tweeté mardi soir Antony Blinken après que la police hongkongaise a arrêté des opposants politiques.

En pratique, la marge de manœuvre est limitée. Donald Trump, lui, s’était assez peu intéressé à Hong Kong et aux autres questions de droits de l’homme (notamment la répression contre les musulmans dans la région du Xinjiang), même si, l’an passé, son administration avait fini par sanctionner des dirigeants hongkongais impliqués dans la répression et interdire l’importation de coton du Xinjiang. Le président sortant n’avait pas pris de mesures plus drastiques, qui restent donc à la disposition de son successeur : empêcher les banques chinoises d’accéder au dollar ou chercher à désarrimer le dollar de Hong Kong du dollar américain, une décision qui pénaliserait les établissements financiers américains présents en Chine.

Autre option largement étudiée : faciliter l’émigration aux Etats-Unis des résidents hongkongais ciblés par la répression.

Certains conseillers de Joe Biden pensent néanmoins que la nouvelle administration sera aussi divisée sur la question des droits de l’homme que l’administration Clinton ne l’était à ses débuts. Bill Clinton avait finalement cessé de faire pression sur la Chine et mis l’accent sur les relations économiques.

Enthousiasme très modéré

Après quatre années d’unilatéralisme trumpien, et le risque d’un retour de l’homme d’affaires ou l’arrivée d’un politicien de la même trempe en 2024, les partenaires potentiels risquent de faire preuve d’un enthousiasme très modéré à l’idée de se joindre aux Etats-Unis dans une bataille contre la Chine.

« Vous demanderiez donc aux pays de renoncer à des opportunités dans la seule grande économie mondiale en croissance pour quoi ? Pour s’allier aux Etats-Unis, un partenaire qui n’est pas fiable », s’est insurgé Jorge Guajardo, ancien ambassadeur du Mexique en Chine qui conseille désormais des sociétés qui visent le marché chinois.

La liste des participants au sommet pourrait elle aussi provoquer des remous, l’envoi d’une invitation à Taïwan risquant notamment de mettre Pékin en colère. La présence potentielle de l’Inde, en dépit du sectarisme croissant de son gouvernement, pourrait semer le doute sur les affinités démocratiques des participants. Mais exclure le pays pénaliserait une éventuelle alliance.

« L’Inde n’acceptera ni conditions ni exigences de la part des Etats-Unis en vue d’une union contre la Chine », a déclaré Sreeram Chaulia, doyen de la School of International Affairs de l’université O.P. Jindal Global à Sonipat, en Inde.

L’administration Trump considérait les conclaves économiques internationaux comme des événements inutiles et néfastes aux intérêts américains. Selon un responsable de l’administration Trump, l’équipe de Joe Biden risque de se noyer dans un marathon de pourparlers et de voir la direction des opérations lui échapper.

Pour obtenir le soutien des Européens, Washington devra supprimer les droits de douane sur l’acier imposés par Donald Trump, estiment les experts. Mais au risque de provoquer la colère de certains syndicats industriels et de leurs soutiens démocrates

« L’idée, c’est de prendre les décisions que personne ne veut prendre, puis les autres vous suivent, explique-t-il. Comme ces ressorts magiques qu’ont les enfants, ceux qu’on pousse d’une marche et qui descendent l’escalier tout seuls. »

De leur côté, les pays occidentaux ont peur de voir la Chine et son marché s’éloigner. Fin décembre, après sept longues années de négociation, l’Union européenne a conclu un accord d’investissement avec la Chine, qui place Xi Jinping en position de force vis-à-vis de la nouvelle administration, tout en rappelant que le soutien européen n’est pas acquis d’avance.

Dans un tweet publié le 21 décembre, donc avant la conclusion de l’accord, Jake Sullivan a semblé admettre ce changement de contexte : « l’administration Biden-Harris serait heureuse de mener une concertation avec nos partenaires européens au sujet des inquiétudes communes concernant les pratiques économiques de la Chine ».

Pour obtenir le soutien des Européens, Washington devra supprimer les droits de douane sur l’acier imposés par Donald Trump, estiment les experts. Mais au risque de provoquer la colère de certains syndicats industriels et de leurs soutiens démocrates.

Ambitions chinoises

De son côté, Pékin poursuit ses propres ambitions multilatérales pour attirer les alliés économiques des Etats-Unis dans son orbite. Par le passé, le pays préférait traiter avec chaque partenaire de façon individuelle, partant du principe que son économie lui donnerait un avantage, mais la guerre commerciale avec l’administration Trump l’a fait changer d’avis.

Pour Xi Jinping, les approches multilatérales sont plus productives, ont expliqué des responsables chinois. La Chine a ainsi intensifié ses efforts pour s’inscrire dans le cadre des organisations internationales, notamment l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) et l’Onu. « Si vous maîtrisez les règles, explique un responsable proche du président chinois, vous maîtrisez le jeu. »

Pékin a également proposé de fournir son vaccin contre la Covid aux pays africains pour renforcer son image de puissance mondiale charitable.

En novembre, le pays a conclu un accord commercial régional (le Partenariat régional économique global) avec quatorze pays, dont le Japon, la Corée du Sud et l’Australie. Sa volonté d’y parvenir s’est renforcée au fur et à mesure de l’imposition de nouvelles sanctions par l’administration Trump.

Les dirigeants chinois ont expliqué à leurs homologues japonais qu’un accord leur donnerait du poids vis-à-vis de Washington, puisque Tokyo aurait d’autres débouchés que le marché américain, a raconté un diplomate asiatique proche des négociations. « Aujourd’hui, ils considèrent le Partenariat comme un atout vis-à-vis des Etats-Unis », a précisé cette personne, expliquant que l’accord permettrait une intensification des échanges commerciaux entre la Chine et les autres signataires même si les Etats-Unis décidaient, eux, de s’éloigner.

Plus récemment, Xi Jinping a déclaré que la Chine pourrait « envisager favorablement » une adhésion à l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP), qui regroupe onze pays d’Asie et d’Océanie. Pour ce faire, il faudrait que Pékin autorise la libre circulation des données et modifie ses entreprises publiques, des changements que l’administration Trump n’avait jamais réussi à obtenir dans le cadre de négociations bilatérales.

Xi Jinping estime néanmoins qu’il pourrait être intéressant de renouer une relation de travail avec son homologue américain, selon des responsables chinois. Celui qui vise un troisième mandat, fait inédit en Chine, sait qu’il sera jugé, en interne, sur la manière dont il gère le dossier américain, ont-ils ajouté

En 2017, Donald Trump avait annoncé le retrait des Etats-Unis de la première version de l’accord, alors simplement baptisé Partenariat transpacifique, estimant qu’il détruirait des emplois. Le partenariat avait généré tant de colère des syndicats et des démocrates que Joe Biden a déclaré qu’il faudrait une renégociation pour que les Etats-Unis envisagent de le ratifier.

Pékin, de son côté, joue sur l’ironie de la situation : les Etats-Unis refusent en effet d’adhérer à un accord dont les règles ont été fixées par les négociateurs américains mais qui a été retoqué par le président américain. Les sceptiques, eux, se demandent si Pékin veut vraiment apporter les changements nécessaires, affirmant que cela pourrait être une manière de forcer la main des Occidentaux lors des négociations.

Xi Jinping estime néanmoins qu’il pourrait être intéressant de renouer une relation de travail avec son homologue américain, selon des responsables chinois. Celui qui vise un troisième mandat, fait inédit en Chine, sait qu’il sera jugé, en interne, sur la manière dont il gère le dossier américain, ont-ils ajouté.

Pékin se montre toutefois prudente vis-à-vis de la nouvelle administration, estimant que le qualificatif de « voyou » utilisé par Joe Biden pour évoquer Xi Jinping n’est pas de bon augure. Si le président chinois veut améliorer les relations entre les deux pays, il n’a jamais caché sa volonté d’asseoir le pouvoir de la Chine et de moderniser son économie.

Et, de son point de vue, les questions de souveraineté l’emportent sur tout le reste. Malgré les critiques des pays étrangers, il a renforcé l’emprise de Pékin sur Hong Kong et le Xinjiang, deux dossiers que la Chine considère comme des problèmes internes, et autorisé ses diplomates à répliquer avec force aux attaques contre le pays.

Mais le principal point sensible reste Taïwan, que la Chine considère comme une province rebelle. L’an passé, l’armée chinoise a multiplié les entraînements ciblant l’île, même si rien n’indique qu’une invasion soit en préparation.

Tensions tarifaires

Joe Biden devra aussi surmonter l’inextricable problème des droits de douane. Pendant deux ans, l’administration Trump a imposé des droits de douane sur 370 milliards de dollars d’importations chinoises, soit trois quarts de ce que le pays vend chaque année aux Etats-Unis. L’an passé, un accord a été signé ; il prévoyait que Pékin augmente très fortement ses achats de produits américains, même si la promesse ne semble pas encore tenue.

Alliée traditionnelle de Pékin à Washington, Business Roundtable, une association qui regroupe les plus grandes entreprises américaines et des organisations sectorielles, veut que Joe Biden utilise la suppression des droits de douane pour obtenir des concessions de la Chine sur des sujets sur lesquels l’administration Trump n’avait pas eu gain de cause, notamment les subventions aux sociétés chinoises ou les pratiques agressives des entreprises publiques.

L’équipe de Joe Biden n’a pas promis de nouvelles négociations, notamment parce que le sujet fait partie des points dont le nouveau président veut d’abord discuter avec ses alliés, selon Jake Sullivan. « Il ne veut pas s’enfermer dans une seule approche », explique-t-il.

L’une des questions sera notamment de savoir si Joe Biden écoute Larry Summers, ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton, et d’autres, qui plaident pour un sommet avancé du G20 consacré à la relance de l’économie mondiale et à la lutte contre la pandémie. Le sommet s’inspirerait de ce qu’avait organisé Barack Obama en 2009, peu après son élection, pour enrayer la crise financière.

Il donnerait un rôle prépondérant à la Chine, permettrait aux présidents Biden et Xi de se rencontrer en amont et pourrait suggérer une autre trajectoire qu’un front commun contre Pékin pour la politique américaine.

Charlene Barshefsky, ancienne représentante au Commerce de Bill Clinton qui avait participé aux négociations pour l’entrée de la Chine dans l’OMC, se montre toutefois réservée : « compte tenu des retombées stratégiques, qu’elles soient bilatérales, régionales ou mondiales, souligne-t-elle, c’est un exercice complexe, pas une opération de communication. »

Rajesh Roy à New Delhi, Laurence Norman à Bruxelles et Jacob M. Schlesinger à Washington ont contribué à cet article

Traduit à partir de la version originale en anglais

Pas de vaccin contre la pauvreté ! (directeur de l’OMS )

Pas de vaccin contre la pauvreté  ! (directeur de l’OMS )

 

Les vaccinations permettront d’endiguer la pandémie, mais il faut s’attaquer « aux faiblesses qui en sont à l’origine », estime dans une tribune au « Monde », le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

Tribune.

On se souviendra de 2020 pour une pandémie qui a donné une leçon d’humilité même aux systèmes de santé les plus modernes, et qui a montré ce qui nous aveugle collectivement. Au-delà de la maladie et des décès causés par le virus lui-même, des millions de personnes ont perdu leur emploi, l’économie mondiale est en récession et les clivages géopolitiques se sont aggravés. Si nous voulons riposter en 2021, nous ne pouvons pas reprendre le cours normal de nos activités.

Premièrement, nous devons mettre fin à la pandémie. De nombreux pays apportent la preuve que le virus peut être supprimé grâce à des interventions efficaces de santé publique, y compris le dépistage et la recherche des contacts. Du reste, les vaccins sont en bonne voie. La communauté scientifique a établi une nouvelle norme pour la mise au point de vaccins. Il appartient désormais à la communauté internationale de faire de même en matière d’accès.

« Le Covid-19 fait peser une menace planétaire, il importe de partager équitablement les outils pour la vaincre en les considérant comme des biens publics mondiaux »

Nous ne pouvons tout bonnement pas accepter un monde dans lequel les personnes démunies et marginalisées sont sacrifiées dans la ruée vers les vaccins. Le Covid-19 fait peser une menace planétaire, il importe de partager équitablement les outils pour vaincre cette menace en les considérant comme des biens publics mondiaux. Ce n’est pas de la charité. C’est le moyen le plus rapide et le plus judicieux de mettre fin à la pandémie et d’engager une reprise économique véritablement mondiale.

Deuxièmement, tous les pays doivent investir dans la santé. La pandémie nous a appris que la santé ne peut pas être considérée comme un simple sous-produit du développement ni comme un coût qu’il faudrait maîtriser – c’est un investissement essentiel dans des économies et des sociétés plus productives, plus résilientes et plus stables.

Chaque année, le monde dépense 7 500 milliards de dollars (6 130 milliards d’euros) pour la santé, soit près de 10 % du produit intérieur brut mondial. Cependant, il existe d’énormes différences entre les pays et un déséquilibre dans les sommes consacrées au traitement des maladies plutôt qu’à la protection et à la promotion de la santé, ainsi qu’à la préparation aux pandémies. Afin de renforcer l’argument économique en faveur de la santé, l’OMS a créé en novembre un nouveau Conseil sur l’économie de la santé pour tous, qui sera présidé par une économiste de premier rang, la professeure Mariana Mazzucato.

Manif des journalistes devant canal pour protester contre la répression de Bolloré

Manif des journalistes devant canal pour protester contre la répression de Bolloré

 

 

On sait que Bolloré n’apprécie guère d’humour puisque sitôt arrivé à Canal+ il avait interdit la célèbre émission humoristique des guignols. Ensuite il a licencié plusieurs journalistes et récemment le commentateur vedette des matches de football, 23 ans de maison, avait été licencié la veille de Noël pour avoir apporté à l’antenne son soutien à l’humoriste Sébastien Thoen.

 

Ce dernier avait été renvoyé quelques jours plus tôt pour avoir participer à un sketch parodique d’une émission de CNews, «L’heure des Pros», animée par Pascal Praud, chaîne appartenant au groupe Vivendi, comme Canal+.

 

 Une émission de particulièrement populiste, droitière et vulgaire dont la parodie a été particulièrement bien réussie.

 

Dans une tribune publiée fin décembre dans le Monde, l’entraîneur et ex-international de football Paul Le Guen s’adressait lui directement à Vincent Bolloré pour contester l’éviction du «meilleur commentateur de football» qu’il connaisse. Libres, le premier syndicat du groupe Canal+, s’était dit «indigné et choqué» par ce licenciement, «tant sur le fond que sur la forme», la Société des journalistes (SDJ) de Canal+ déplorant de son côté «des atteintes répétées à la liberté d’expression».

 

USA: opposition des sénateurs républicains sur la hausse de l’aide aux particuliers….. contre l’avis de Trump

USA: opposition des sénateurs républicains sur la hausse de l’aide aux particuliers….. contre l’avis de Trump

Nouveau rebondissement aux États-Unis alors qu’un accord se profilait sur le plan de relance entre démocrates et républicains contre l’avis initial de l’actuel président des États-Unis, ce sont maintenant les sénateurs républicains qui s’opposent à une partie de ce plan concernant l’aide aux particulier et contre l’avis de Trump  (qui a changé d’opinion).

On se demande si les républicains n’ont pas été contaminés par la folie de Trump .

Le plan budgétaire d’environ 900 milliards de dollars approuvé la semaine dernière par le Congrès pour compenser l’impact de la crise du coronavirus prévoit un chèque de 600 dollars pour les particuliers.

Donald Trump a menacé la semaine dernière de ne pas ratifier ce nouveau plan de relance si le Congrès n’augmentait pas le montant de l’aide directe aux Américains.

Le président sortant a finalement fait marche arrière dimanche, alors que la menace d’une fermeture partielle des administrations (“shutdown”) se faisait de plus en plus précise, le texte voté au Congrès prévoyant aussi 1.400 milliards de dollars de financements fédéraux.

Mais les élus démocrates, qui souhaitaient de longue date une aide directe aux Américains de 2.000 dollars, ont utilisé l’un de leurs rares points de convergence avec Donald Trump pour organiser lundi un vote sur cette proposition.

D’après la commission bipartite des impôts, qui prépare l’estimation des coûts des projets de loi présentés au Congrès, quelque 464 milliards de dollars seront nécessaires pour financer la proposition.

Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a fait part de son intention de voter la hausse de l’aide directe. Le chef de la majorité républicaine, Mitch McConnell, n’a pas évoqué de possible vote après avoir salué la ratification du projet de loi par Donald Trump.

En plus de la question du plan de relance, le Sénat doit se prononcer sur le veto opposé par Donald Trump au projet de budget de la Défense pour 2021. Un vote est attendu dans la semaine, après que la Chambre des représentants s’est prononcée lundi pour contourner le veto du président sortant. Bref politiquement, c’est en ce moment une grande confusion qui règne aux États-Unis en attendant la mise en place de Joe Biden.

Société – Le scandale de la plainte contre les professeurs Perronne et Raoult

Société – Le scandale de la plainte contre les professeurs Perronne et Raoult

 

Le monde scientifique médical offre un spectacle lamentable avec ses contradictions, ses règlements de comptes et ses relations douteuses pour certains avec les laboratoires. Le Conseil national de l’ordre des médecins a décidé le 10 décembre de porter plainte contre six médecins, dont plusieurs ont été très présents dans les médias depuis le début de l’épidémie de Covid-19. Il s’agit des professeurs Raoult, Perronne et Joyeux, ainsi que des docteurs Delépine, Zeller et Rezeau-Frantz.

 

Un véritable règlement de comptes alors qu’un bilan réellement scientifique sur le Coronavirus ne pourra être effectué que dans plusieurs années avec des études épidémiologiques très approfondies.

 

D’une certaine façon, c’est une honte de condamner des médecins dont la caractéristique a été de mettre en doute les certitudes de certains et la politique sanitaire du pouvoir.  Il s’agit évidemment non seulement d’une querelle d’egos mais aussi d’une bataille scientifique et économique.

 

Le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) a donc porté plainte début décembre contre six praticiens, a confirmé l’instance lundi soir, dont les professeurs Didier Raoult et Christian Perronne. Après avoir examiné une série de plaintes ou de signalements, le Cnom a décidé de saisir les chambres disciplinaires de première instance ou de s’associer à une plainte en cours, précise l’agence de presse médicale APMNews.

TWEETS ANTISÉMITES CONTRE MISS PROVENCE: à quand la suppression de l’anonymat ?

TWEETS ANTISÉMITES CONTRE MISS PROVENCE: à quand la suppression de l’anonymat ?

La première dauphine de Miss France a été victime d’insultes racistes à l’occasion de son élection. La plupart des commentateurs et le pouvoir politique appellent les grands réseaux à faire le ménage chez eux en interdisant les messages violents notamment racistes.

 

La solution n’est certainement pas la cadre  les logarithmes des grands du numérique qui seront difficilement capables de juger ce qui est intolérable au regard des lois d’autant qu’elles ne sont pas les mêmes dans chaque pays.

La solution la plus radicale consisterait à supprimer l’anonymat derrière lequel se cache les courageux délateurs et autres extrémistes sans parler des nombreux malades mentaux.

 

“Le scandale de la plainte contre les professeurs Perronne et Raoult

Le scandale de la plainte contre les professeurs Perronne et Raoult

 

Le monde scientifique médical offre un spectacle lamentable avec ses contradictions, ses règlements de comptes et ses relations douteuses pour certains avec les laboratoires. Le Conseil national de l’ordre des médecins a décidé le 10 décembre de porter plainte contre six médecins, dont plusieurs ont été très présents dans les médias depuis le début de l’épidémie de Covid-19. Il s’agit des professeurs Raoult, Perronne et Joyeux, ainsi que des docteurs Delépine, Zeller et Rezeau-Frantz.

 

Un véritable règlement de comptes alors qu’un bilan réellement scientifique sur le Coronavirus ne pourra être effectués que dans plusieurs années avec des études épidémiologiques très approfondies.

 

D’une certaine façon, c’est une honte de condamner des médecins dont la caractéristique a été de mettre en doute les certitudes de certains et la politique sanitaire du pouvoir.  Il s’agit évidemment non seulement d’une querelle d’ego mais aussi d’une bataille scientifique et économique.

 

États-Unis : loi contre les sociétés chinoises

États-Unis : loi contre les sociétés chinoises

Le “Holding Foreign Companies Accountable Act” interdit aux sociétés étrangères d’être cotées sur les marchés américains si elles ne respectent pas les règles d’audit du US Public Accounting Oversight Board pendant trois années consécutives.

Le texte promulgué par le président américain qui permet d’interdire à certaines sociétés d’être coté aux États-Unis concerne toutes les entreprises étrangères, mais vise particulièrement les chinoises telles que les groupes de commerce en ligne Alibaba et Pinduoduo ou le géant du pétrole PetroChina.

EDF : un référendum contre le « démantèlement » ?

EDF : un référendum contre le « démantèlement »  ?

Les parlementaires socialistes proposent un référendum pour  s’opposer au démantèlement d’EDF. Le projet gouvernemental prévoit de séparer l’activité de production d’électricité de sa commercialisation. EDF conserverait le quasi-monopole de production électrique mais la distribution serait ouverte à la concurrence.

“En cassant EDF, le gouvernement affaiblit la souveraineté de notre pays et le principal outil de notre transition énergétique”, écrivent-ils dans un communiqué commun à propos du projet de réorganisation Hercule.

Une initiative des socialistes qui vise  à s’opposer au processus de privatisation au moins de la distribution. Mais une initiative qui pourrait être dangereuse dans la mesure où le résultat n’est pas forcément acquis et pourrait se retourner contre la position des socialistes et des syndicats. Bref, le  référendum comme d’habitude est une arme à double tranchant dans la mesure ou par tradition en France on ne répond pas toujours à la question posée.

Lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le Premier ministre, Jean Castex, a affirmé que le gouvernement n’avait aucune intention “d’affaiblir” ni de “démanteler” EDF mais souhaitait “l’adapter et lui donner les armes pour remplir sa mission historique.”

Un processus référendaire similaire lancé en 2019 avait conduit à ralentir le projet de privatisation des Aéroports de Paris. La pétition visant à convoquer un référendum sur le sujet n’avait toutefois pas recueilli le nombre de signatures nécessaires, à savoir l’approbation d’au moins un dixième des électeurs inscrits, soit plus de 4,7 millions de personnes.

Élection présidentielle de 2022 : les Républicains avec ou contre Macron ?

Élection présidentielle de 2022 : les Républicains avec ou contre Macron ?

 

La situation ne paraît guère confortable pour les Républicains par rapport à la future élection présidentielle. En effet, certains républicains ont déjà rejoint Macron au gouvernement. Théoriquement ,le groupe parlementaire républicain demeure dans l’opposition. Le problème fondamental est celui de l’homme ou de la femme susceptible d’incarner le rassemblement à droite. Or actuellement aucun leader ne parvient réellement à s’imposer sauf sans doute Sarkozy mais empêtré dans ses affaires politico-financières. On s’interroge de plus en plus à propos d’une candidature Macron. L’intérêt pour le parti républicain serait de faire partie de la majorité mais aussi de compter le groupe le plus puissant à l’assemblée nationale puisque les candidatures à la députation En marche risquent d’être balayées par l’opinion. Une manière de faire contrepoids à Macron et de le contrôler.

Vaccination : 52 % contre

Vaccination : 52 % contre

 

Selon un sondage Elabe pour BFMTV publié ce mercredi, 52% (+4 points en deux semaines) des Français déclarent qu’ils ne se feront pas vacciner contre le coronavirus, dont 30% (+3) certainement pas et 22% (+1) probablement pas.

Cette réticence se fait ressentir chez les catégories populaires (62%), les parents (60%), les femmes (56%), et les plus jeunes: 18-24 ans (57%, +10), 25-34 ans (58%, +5) et 35-49 ans (60%, +5).

Sondage réalisé sur un échantillon de 1001 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Novartis produira en France un traitement contre le cancer (Les CAR-T)

Novartis produira en France un traitement contre le cancer (Les CAR-T)

Des traitements innovants fabriqués sur mesure, à partir des propres cellules des patients, pour traiter en dernier recours des cas de lymphomes ou de leucémies aiguës (cancers du sang) après plusieurs chimiothérapies. En cas de succès, le résultat est spectaculaire. Avec une seule injection, des patients condamnés à mourir ont été guéris.

 

Ces thérapies cellulaires sont baptisées «CAR-T» du nom des cellules T (des globules blancs appelés lymphocytes). La production des premiers traitements a commencé en août dernier sur ce site, racheté l’an passé par Novartis. 50 millions d’euros ont été investis pour augmenter sa capacité de production. 139 patients auront été traités d’ici à la fin de l’année avec les CAR-T fabriqués.

 

Collectif contre l’islamophobie en France dissous

Collectif contre l’islamophobie en France dissous

Le collectif contre l’islamophobie a été officiellement dissous mercredi lors  du conseil des ministres. Ce collectif soutenu par l’extrême gauche était très contesté et servait en fait de paravent pour diffuser les idées islamistes. Il y aura d’autres mesures du même type notamment la fermeture de nouvelles mosquées dont 73 sont actuellement en observation. Une vingtaine pourraient également être fermées.

Gérald Darmanin avait annoncé son souhait de dissoudre le CCIF dans les jours qui avaient suivi l’assassinat de Samuel Paty le 16 octobre.

Le CCIF n’a pas attendu cette officialisation et a annoncé vendredi sa “dissolution volontaire”, ajoutant que ses actifs avaient “été transférés à des associations partenaires qui se chargeront de prendre le relais de la lutte contre l’islamophobie à l’échelle européenne”.

« Protestation contre le harcèlement des journalistes par les avocats des grands groupes»

« Protestation contre le harcèlement des journalistes par les avocats des grands groupes»

Quatre-vingt-cinq ONG se mobilisent, dans une tribune au « Monde », contre les Slapp, ces pratiques de harcèlement juridique utilisées par des hommes d’affaires sans scrupule qui visent à intimider les voix critiques en Europe.

 

Tribune. 

 

Par une chaude après-midi de printemps, à Malte, alors qu’elle arrivait en voiture chez elle, une journaliste vit un huissier de justice en train de scotcher des centaines de documents sur son portail. En dépit des féroces aboiements des deux chiens de garde de la maison familiale, qui tentaient de mordre l’homme à travers les barreaux, celui-ci poursuivait consciencieusement sa tâche.

C’était des assignations à comparaître. Cette journaliste, Daphne Caruana Galizia, devait faire face à dix-neuf procès en diffamation – regroupés dans une seule séance – intentés par un riche et puissant homme d’affaires. Quelques mois plus tard [le 16 octobre 2017], elle trouvait la mort dans un attentat à la voiture piégée.

« Chiens d’attaque »

Nous sommes un groupe d’organisations de sociétés civiles pour lequel cette affaire est la plus choquante des Slapp jamais connues jusqu’à présent – et encore aggravée par le fait qu’elle se poursuit contre son mari et ses trois fils. « Slapp » est l’acronyme de « Strategic Lawsuit Against Public Participation », ce qui signifie « poursuites stratégiques contre la mobilisation publique ».

C’est une forme de harcèlement juridique visant à intimider les voix critiques. De puissants cabinets d’avocats sans scrupule proposent ces services de « chiens d’attaque » à de riches individus ayant les moyens de faire durer des procédures abusives pendant des années, uniquement dans le but d’échapper à un examen public peu souhaitable.

Cet examen constitue la ligne de vie des sociétés démocratiques saines. La Cour européenne des droits humains et d’autres cours nationales et régionales ont constamment et explicitement reconnu l’importance du rôle d’une presse libre et, de manière plus large, de la société civile, afin que les puissants soient tenus pour responsables de leurs actes. Leurs jugements réaffirment l’obligation des Etats de créer un cadre propice à la liberté de parole. Car, sans elle, les démocraties périclitent et meurent.

Les failles qui, dans nos législations, laissent les puissants utiliser la manière forte pour réduire leurs critiques à de la soumission creusent une brèche dans la démocratie européenne. Le continent est constellé d’abus. Le deuxième quotidien de Pologne, Gazeta Wyborcza, a subi plus de cinquante-cinq menaces juridiques et actions en justice de la part d’un certain nombre d’acteurs, dont certains appartiennent au parti au pouvoir, depuis 2015.

Sondage vaccination : 59 % contre

Sondage vaccination : 59 % contre

Selon un sondage IFOP pour le JDD, 59 % des Français sont actuellement contre la vaccination. Sondage qui résulte sans doute des les interrogations quant à la fiabilité, la durabilité et des éventuelles contre-indications des candidats vaccins.

A l’inverse, 41% ont dit qu’ils étaient favorables au vaccin.

Les réticences venaient plus majoritairement de personnes se disant proches des idées de La France insoumise et du Rassemblement national. Les trois quarts des répondants qui se reconnaissent dans ces deux partis ont fait savoir qu’ils n’iraient pas ou probablement pas se faire vacciner.

La moitié des répondants proches des idées des Républicains (51%) et du parti Socialiste (47%) ont également fait cette réponse. Seuls un quart des répondants fidèles aux idées de La République en marche ont dit ne pas vouloir se faire vacciner.

L’enquête a été menée en ligne du 26 au 27 novembre auprès d’un échantillon de 1.013 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Depuis le début de l’épidémie, le virus a fait 52.127 morts en France et contaminé 2.208.699 personnes.

Les pistes pour lutter contre le greenwashing des entreprises

Les pistes pour lutter contre le greenwashing des entreprises

Arnaud Gossement, avocat en droit de l’environnement. Fin octobre, s’est vu confier par la ministre, Barbara Pompili, une mission pour évaluer la sincérité des entreprises en matière d’écologie. Un rapport est attendu pour janvier 2021.

Parmi ses pistes de réflexion que révèle le journal l’Opinion, Arnaud Gossement souhaite instaurer un « dialogue environnemental » encadré au sein des entreprises, à l’image du dialogue social. « Avec des parties représentatives élues et légitimes, chargées de juger la sincérité de l’engagement prononcé », détaille l’avocat. Seraient ainsi rassemblés autour d’une même table des représentants de l’entreprise, mais également d’ONG et d’associations environnementales, en qualité d’observateurs extérieurs indépendants.

« Aujourd’hui, quand une entreprise prend un engagement volontaire, elle peut choisir elle-même qui va faire partie du comité qui juge son action environnementale », regrette Arnaud Gossement,

 

Enquête judiciaire contre le ministre Alain Grizet

Enquête judiciaire contre le ministre Alain Grizet

Une enquête judiciaire par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique a été ouverte à propos d’une fausse déclaration de patrimoine du ministre Alain Griset chargé des PME.

 

 

En fait ce sont deux  enquêtes ont été ouvertes par les parquets de Lille et de Paris, a indiqué le parquet de Paris. Dans un communiqué, le procureur de la République Rémy Heitz a indiqué que les opérations sur un plan d’épargne en actions (PEA) détenu par Alain Griset faisaient l’objet d’une enquête à Lille à la suite d’un signalement de la cellule anti-blanchiment Tracfin, et à Paris pour «omission de déclaration d’une partie substantielle de son patrimoine ou de ses intérêts». L’enquête parisienne a été ouverte mardi.

L’argent détenu par le ministre sur son PEA venait de la vente de parts d’une société civile immobilière (SCI) détenues par la Confédération nationale de l’artisanat et des services (CNAMS) Nord, qu’il a présidée de 1991 jusqu’à sa nomination au gouvernement, le 6 juillet 2020.

Outre le défaut de déclaration la question se pose de savoir quel est la légitimité de la présence sur le compte personnel PEA du ministre d’une somme appartenant à son syndicat ! Le ministre répond. «Il a toujours été clair que cette somme et les plus-values du placement appartenaient à la CNAMS et qu’elles seraient libérées pour l’acquisition d’un nouveau bien», explique dans les colonnes du Monde l’entourage du ministre, qui défend un «acte maladroit», sans «volonté d’enrichissement personnel».

«Alain Griset a dit à la Haute autorité qu’il avait l’accord de la CNAMS, pour qu’il puisse faire fructifier cette somme, mais alors on est dans la confusion des patrimoines, ce qui n’est pas conforme à la loi», a relevé auprès de l’AFP le président de la HATVP Didier Migaud. Autorité indépendante créée après le scandale Cahuzac, la Haute autorité contrôle notamment le patrimoine des parlementaires et des ministres, et peut saisir la justice si elle décèle une intention frauduleuse.

 

Les journalistes protestent contre la loi de sécurité globale mais pas sur la censure permanente de leurs médias

Les journalistes protestent contre la loi de sécurité globale mais pas sur la censure permanente de leurs médias

 

Les journalistes, soutenus par la quasi-totalité des organisations de gauche et d’extrême gauche,  ont appelé à protester contre la loi de sécurité en particulier les dispositions qui visent à protéger la vie privée des policiers. On comprend que les médias veuillent agir en toute indépendance, ce droit de protestation fait partie des libertés démocratiques. Notons quand même que le petit monde  d’extrême-gauche a trouvé là une occasion de se refaire une santé en réunissant des  milliers de manifestants partout en France.

Encore une fois, cette manifestation fait partie des droits fondamentaux. Ceci étant,  les journalistes devrait s’interroger sur leurs rapports à la censure permanente qu’on constate dans la plupart de leurs médias voire leur rapport à l’autocensure. La plupart de ces grands médias sont en effet détenu par des financiers, par des chefs d’entreprise qui n’ont rien à voir avec le journalisme. Il suffit pour s’en persuader d’observer avec un tout petit peu d’attention les lignes éditoriales de ces grands médias, tous assez marqués à droite mais teintées de populisme pour mieux dissimuler qu’ils sont au service des puissants et tromper les naïfs et autres beaufs C’est le cas de la plupart des télés d’information. Des télés en général, de la presse écrite nationale comme locale.

Un journalisme qui se réduit à pas grand-chose sinon à la reprise brute de brut des dépêches d’agence, des communiqués du gouvernement, des grandes entreprises et des institutions. La même politique éditoriale se retrouve au plan local où la une est essentiellement faite des déclarations des barons locaux. Pour preuve, les Français se désintéressent de plus en plus de ces médias nationaux en perte de l’audience permanente et qui servent la soupe à tous les pouvoirs, politiques mais aussi économiques. On se demande à quoi font références les journalistes quand ils parlent de liberté d’expression !

 

Contre la proposition de loi « Sécurité globale », pourquoi ? (Philippe Latombe)

Contre la proposition de loi « Sécurité globale », pourquoi ? (Philippe Latombe)

Philippe Latombe, député de la Vendée, explique pourquoi dans la Tribune il votera contre la proposition de loi sécurité globale.

 

 

Tribune

Je voterai contre la proposition de loi « Sécurité globale », parce que ce dispositif législatif présente des risques potentiels d’atteintes à la vie privée, aux principes d’égalité devant la loi et de proportionnalité d’individualisation des peines, à la liberté d’informer et peut-être même, cela mérite réflexion, aux normes constitutionnelles concernant les forces de police. Voilà qui fait beaucoup dans un domaine, celui des libertés fondamentales, où le moindre franchissement des lignes pose problème, me pose problème, surtout dans une démocratie censée porter haut l’étendard historique des libertés.

Je regrette que le débat ait été réduit à un manichéisme caricatural, politiquement instrumentalisé, opposant les prétendus défenseurs de l’ordre aux bisounours laxistes, fomenteurs du désordre. La police et la gendarmerie nationales sont des institutions publiques et républicaines à qui tout citoyen doit le respect, c’est incontestable. J’ai toujours clairement affiché mon soutien aux forces de l’ordre.

En contrepartie, cependant, leurs agents doivent pouvoir faire l’objet d’un contrôle public dans l’exercice de leurs fonctions. Or, interdire de les filmer revient à leur assurer l’impunité en cas de dérive. Limiter le débat à cette seule dualité est intellectuellement malhonnête : respect des droits du citoyen et respect des forces de l’ordre ne sont pas, ne peuvent être antithétiques en démocratie. C’est cette position que je défends.

Je ne gloserai pas ad libitum, j’ai envie d’écrire ad nauseam, sur le détail de ces différents motifs de désaccord. D’autres que moi l’ont fait abondamment, sans que cela suscite d’ailleurs de véritable dialogue ou débat constructif au sein de l’Assemblée, entre les promoteurs de cette initiative législative et leurs opposants (je recommande vivement le visionnage des débats en commission des Lois).

Je n’en reprendrai donc que quelques points, emblématiques d’une dérive liberticide : l’éventuelle possibilité de consulter les images des caméras de vidéoprotection, l’exploitation en temps réel des images des caméras-piétons des policiers, la généralisation des drones comme outils de surveillance, l’impossibilité de diffuser des images montrant des forces de l’ordre… La défenseure des Droits, Claire Hédon, s’en est émue, à juste titre, mais aussi les avocats, les associations de défense des droits humains, des représentants de la société civile, les médias, les nombreux citoyens qui nous interpellent chaque jour sur nos messageries parlementaires.

A ceux qui, en face, agitent le foulard rouge de la délinquance et du terrorisme, comme justification de ces nouvelles mesures, devant une population fragilisée par les derniers attentats et par une crise sanitaire inédite qui s’éternise, je me contenterai de citer les propos, ingénus mais ô combien délectables, d’un préfet qui constatait, il y a quelques jours, que les dealers et leurs clients se dispensaient  de l’usage du masque. Qu’attendez-vous, Monsieur le Préfet, pour passer à l’action ? Et, faut-il encore vous le préciser, pas seulement pour verbaliser pour non-respect du port du masque. Et si l’on se préoccupait, avant toute nouvelle initiative législative à haut risque pour nos libertés, d’appliquer l’arsenal répressif existant ?

Qu’on ne se méprenne pas. Il n’y a chez moi aucune hostilité envers des technologies nouvelles, innovantes, grâce auxquelles la France peut espérer occuper une place de choix au sein d’un marché mondial en plein développement, bien au contraire. Mais il est illusoire de penser que notre salut, notamment sécuritaire, passe par une mise en œuvre aveugle des opportunités qu’elles proposent. Il l’est tout autant de rêver à une société où la délinquance aurait totalement disparu, où les comportements délictueux pourraient être anticipés et enrayés avant même le début d’un commencement de passage à l’acte. A ceux qui en doutent, je conseille la lecture de Minority Report, une nouvelle de Philip K Dick écrite en 1956, ou le film éponyme de Stephen Spielberg qui s’en inspire. Y est  brossé le portrait d’une société ainsi mise sous contrôle. Cela ne fait pas vraiment envie.

Le recours à des technologies potentiellement invasives et intrusives ne peut se faire que dans un champ d’application extrêmement borné et circonstancié sur le plan juridique, ce qui n’est absolument pas le cas dans le dispositif proposé. Plus encore, le vide du texte sur la reconnaissance faciale laisse la voie libre à des ordonnances ultérieures qui permettraient l’usage décomplexé d’une telle technologie. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », recommandait Rabelais. Il serait dommage qu’au XXIème siècle, on déroge à un principe qui, depuis bientôt cinq siècles, a éclairé ce que notre société a produit de meilleur.

Mais je voterai aussi contre cette proposition de loi pour une autre raison : je suis député et, en tant que tel, je ne peux accepter les conditions dans lesquelles, sur un sujet aussi grave, s’est déroulé le travail parlementaire. Je laisserai de côté l’argumentation « sommaire » d’un collègue partisan du dispositif, me conseillant en pleine commission des lois, d’aller me faire « déniaiser ». La vulgarité du propos n’a d’égale que l’absence très « globale », effectivement, de considération manifestée à l’égard de la représentation nationale et de son rôle.

Pas d’étude d’impact, pas de saisine de la CNIL, pas d’avis du Conseil d’Etat portant sur l’ensemble du dispositif.  Une simple proposition de loi qui enfle, qui enfle, et devient peu à peu aussi grosse qu’un projet de loi, mélange des genres inadmissible. Pourtant l’idée d’un continuum de sécurité et d’une montée en compétence des polices municipales aurait pu être un beau projet. C’était d’ailleurs celui, strictement, de la proposition de loi initiale, et cela aurait dû s’en tenir à cela.

Elégance encore, dans le dépôt « en force » par le gouvernement de tant d’amendements importants, après la commission des lois, juste avant la séance, comme ceux sur l’article 22, heureusement retirés depuis, qui avaient été déposés sans en avoir prévenu le Conseil d’Etat,  pourtant sollicité en amont sur ce seul article. Elégance toujours, la tentative avortée d’habilitation à légiférer par ordonnance. On parle aussi d’un futur décret en Conseil d’Etat qui annihile le rôle du parlement…

Et comme si cela ne suffisait pas, le futur article 25 du projet de loi séparatisme opportunément dévoilé au tout dernier moment, est infiniment plus large et répressif que l’article 24 de la proposition de loi Sécurité globale et ce, sans que les parlementaires en aient été informés dans des délais suffisants pour leur permettre de déposer des amendements éclairés, une condition pourtant nécessaire pour la clarté et la sincérité des débats parlementaires, un principe constitutionnel, consacré en 2005, et présenté comme une garantie nécessaire pour assurer le respect des règles énoncées à l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme de 1789 (« La loi est l’expression de la volonté générale ») et au premier alinéa de l’article 3 de la Constitution (« La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants »).

Mais, alors, à quoi servent les parlementaires ?

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