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Une loi contre les contenus haineux sur le net ou pour installer la censure

Une loi contre les contenus haineux sur le net ou pour installer  la censure

L’Assemblée nationale a voté mardi à une large majorité la proposition de loi contre la haine sur internet censée responsabiliser les auteurs de messages et les plateformes, au risque de nuire au débat public, selon ses détracteurs. L’élargissement du champ de la loi dite Avia sur la haine en ligne provoque de nombreuses réactions négatives car l’objet même de la loi devient confus et risque d’entraîner un vaste phénomène de censure. Certaines plateformes pour éviter les risques juridiques pouvant systématiquement éliminer des contenus douteux ou supposés comme tels. Pas forcément d’ailleurs des contenus liés à la haine en ligne et qui restreindrait de façon considérable la liberté d’expression des internautes. Bref on s’interroge pour savoir si la loi Avia est bien l’outil destiné  à lutter contre la haine en ligne ou à installer une forme de censure. Rappelons aussi que le gouvernement a tenté à plusieurs reprises d’intervenir pour essayer d’interdire un sujet tout aussi délicat : les » fausses nouvelles ». La mesure phare de la proposition de loi de la députée LREM Laetitia Avia prévoyait à l’origine d’obliger les plateformes Internet à retirer en moins de 24 heures les contenus haineux signalés par les autorités ou par le public. Mais des  députés ont élargi sa portée en proposant une série d’amendements. Les députés proposent ainsi d’étendre l’obligation de retrait en moins de 24 heures pour des infractions comme le harcèlement sexuel, la traite des êtres humains, le proxénétisme, la mise à disposition de mineurs à contenus pornographiques ou encore l’apologie du terrorisme. Les réseaux sociaux ne sont également plus les seules plateformes concernées : un amendement veut aussi soumettre à la loi les moteurs de recherche, pour déréférencer le contenu problématique. Pour Salwa Toko, la présidente du Conseil national du numérique (instance consultative qui rassemble à la fois acteurs associatifs et professionnels de l’internet), le texte ne parvient pas à bien clarifier quels contenus les plateformes doivent accepter, et quels contenus elles doivent refuser. La proposition de loi « ne donne pas une définition juridique et bien précise », souligne-t-elle. Elle rejoint les acteurs professionnels sur l’avis que ce n’est pas à Facebook, Twitter, YouTube ou Google de déterminer ce qui censurable et ce qui ne l’est pas. « Nous regrettons que le pouvoir judiciaire ne soit pas plus mis en avant et ne soit pas plus renforcé. On se demande s’il n’y a pas là un glissement de responsabilité étatique qui est en train de se mettre en place, au profit des acteurs économiques » que sont les grandes plateformes internet, a-t-elle ajouté

Financement libyen : Nicolas Sarkozy annule son action en diffamation contre Takieddine

Financement libyen : Nicolas Sarkozy annule  son action en diffamation contre Takieddine

 

 

Bizarre ce renoncement de Sarkozy de continuer à poursuivre en diffamation l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, qui devait être jugé en septembre à Paris pour avoir affirmé à Mediapart avoir remis 5 millions d’euros d’argent libyen au camp de l’ancien chef de l’État. Un renoncement qui serait justifié par le fait que désormais des éléments à décharge viendraient innocenter Nicolas Sarkozy des soupçons de financement par l’ex régime de Kadhafi. Si c’est effectivement le cas, ce qui reste à démontrer,  la poursuite en diffamation de Ziad Takieddine ce justifierait d’autant plus. À moins que côté Sarkozy on commence à avoir quelques informations sur les suites qui pourraient être données de la part de la cour d’appel de Paris le 17 octobre ;  la cour devra alors trancher sur les recours de Sarkozy auprès de cette instance suite à sa mise en examen pour corruption passive et détournement de fonds publics libyen. Quand on voit ce qu’il vient de passer à propos de l’affaire Tapie, on peut en effet nourrir des espérances que la justice se montrera encore bienveillante surtout à l’égard de Sarkozy qui ne manque pas une occasion de complimenter Macron. Un Sarkozy de son côté très complaisant pour les rapprochements entre les Républicains et la république en marche. 

Ouverture dans 0

Eau potable : 23 mesurettes de de Rugy contre le gaspillage

Eau potable : 23 mesurettes de de Rugy contre le gaspillage

 

François de Rugy a présenté lundi 23 mesurettes concernant l’usage de l’eau potable. Il  va surtout autoriser l’augmentation des tarifs et de ressortir le fantôme du gaspillage de l’eau pour laver les voitures ; (en fait 20 l suffisent !). Bref on ressort le signal prix cher aux économistes libéraux alors que c’est la régulation qui devrait s’imposer pour l’usage de ce bien précieux qu’est l’eau potable.  Les collectivités pourront faire varier les tarifs en fonction de la consommation, des saisons ou pour les résidences secondaires. En clair, le prix de l’eau augmenterait à partir de certains seuils pour pénaliser les gros consommateurs ayant une piscine ou lavant souvent leurs voitures ! En contrepartie, la mise en place d’une tarification sociale de l’eau pour les ménages les plus modestes, pour l’instant au stade de l’expérimentation, devrait être généralisée. « On propose de faire évoluer la tarification pour tout le monde », aussi les usagers agricoles et industriels, a assuré la secrétaire d’État à la Transition écologique, Emmanuelle Wargon. Une autre piste envisagée est de faciliter les usages des eaux de pluie, des eaux retraitées par les stations d’épuration ou encore les eaux domestiques dites « grises » (douche, lavabo, lave linge…) pour arroser des pelouses. A partir de 2022, les bâtiments neufs devraient intégrer « une exigence en matière d’économie d’eau ».  Des retenues d’eau pourront être créées, mais uniquement si elles répondent à plusieurs besoins. « Il n’y a absolument rien d’obligatoire, de contraignant, les agences de bassin étant seulement « invitées » à prendre en compte les incitations aux économies d’eau dans leurs taux de redevance » pour l’agriculture et l’industrie, regrette Alain Bazot, président d’UFC-Que Choisir. « Le financement de la politique de l’eau (est) actuellement payé à 86% via la facture des consommateurs », rappelle-t-il. L’association demande que les agriculteurs paient pour la dépollution d’eau potable.

Plainte contre Google pour non respect des données (UFC que Choisir)

Plainte contre Google pour non respect des données (UFC que Choisir)

Une action en justice pour non respect de la protection des données définis dans un RGPD déjà incompréhensibles et non lu dans 95% des cas. Une Plainte de  l’UFC-Que Choisir contre  Google  qui reproche d’exploiter les données personnelles des utilisateurs sans leur consentement, notamment ceux propriétaires d’un appareil Android, son système d’exploitation mobile. Ce dernier équipe plus de 80% des smartphones dans le monde.

Un compte Google est en effet nécessaire sur un smartphone ou une tablette Android pour utiliser les services de l’entreprise américaine (Google Maps, Gmail, etc…) et des applications. Et lorsque l’utilisateur en crée un, il doit accepter des conditions d’utilisation. L’UFC-Que Choisir dénonce le fait que cette acceptation conduit à approuver par défaut les finalités poursuivies par Google dans le cadre du traitement de ses données. Cela concerne le ciblage publicitaire ou encore la géolocalisation. L’association de consommateurs affirme d’ailleurs qu’un smartphone, même immobile, va transmettre sa géolocalisation près de 340 fois par jour.

L’UFC-Que Choisir veut que Google «obtienne un réel consentement de ses utilisateurs pour la collecte et le traitement de leurs données personnelles par ses services et applications». Elle réclame également une indemnisation de 1000 euros pour chaque consommateur lésé pour violation de la vie privée. Elle assure d’ailleurs qu’environ 200 consommateurs sont prêts à s’engager dans cette action de groupe. Toute personne intéressée peut s’y joindre. Cette procédure fait suite à la sanction de la CNIL contre Google en janvier dernier. L’autorité de protection des données a en effet condamné le géant américain à une amende record de 50 millions d’euros pour manquement à ses obligations dans le cadre du RGPD. Elle lui reprochait notamment de forcer le consentement de ses utilisateurs. Google a fait appel de cette sanction.

La France en retard dans la lutte contre le réchauffement.

La France en retard dans la lutte contre le réchauffement.

 

C’est l’avis du conseil climatique mis en place par Macron. Pourtant c’est la France qui avait pris l’initiative d’obtenir un accord de la plupart des pays sur la nécessité d’agir sur le climat (accord de Paris). Mais pour résumer, la France est surtout active pour faire des discours souvent moralisateurs (c’est le cas en ce moment même pour Macron présent à Tokyo qui sermonne le monde entier pour le manque de volontarisme vis-à-vis de la protection environnementale).  Au-delà des discours,  la France est aussi la spécialiste pour mettre en place des machins administratifs et pseudo démocratique qui ne servent  à peu près à rien. Tout le monde sait en effet que la France n’a pas respecté ses propres objectifs de réduction de gaz à effet de serre. La justice française elle-même vient reconnaître la responsabilité de l’État dans la détérioration de la qualité de l’air. Le vrai problème c’est que la France se limite à des incantations, à des bouts de mesures plus ou moins pertinentes mais qu’il n’y a pas de vision globale pour progressivement engager une vraie transition énergétique permettant de faire évoluer le système de production et les modes de consommation. En outre, la plupart des mesures ont surtout un caractère punitif mais pas pédagogique. La présidente du Haut comité pour le climat souligne que sur ces quatre dernières années, France n’a pas tenu ses objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.  »Elles baissent deux fois moins vite que prévu », déplore-t-elle. Pour le Haut conseil, il faut des réformes structurelles pour mettre le climat « au cœur de l’action publique ». « On parle notamment de taxe carbone pour accélérer la décroissance des émissions, mais il faut mettre toutes sortes d’autres mesures en place », souligne la spécialiste. « Il faut qu’on passe à une vitesse supérieure au niveau des actions pour combattre le changement climatique », affirme ainsi Corinne Le Quéré. Dans son premier rapport, le HCC invite par exemple à inscrire dans la loi les objectifs à court terme de réductions d’émissions, pour ainsi envoyer un signal à tous les acteurs.

Opération  » tous à poil » contre «Opération burkini»

 Opération «  tous  à poil » contre «Opération burkini» 

Les Militants islamistes n’ont pas l’habitude de faire dans la dentelle. Par pure provocation des femmes aux relations islamistes avérées proches des Frères musulmans se sont baignées complètement vêtues d’un burkini dans une piscine à Grenoble. Ces femmes revendiqueraient  le droit de se baigner avec ce maillot de bain couvrant, destiné à des musulmanes et interdit par le règlement des piscines. Elles ont écopé d’une amende de 35 euros. On ne sait pas s’il faut rire ou déplorer ce grossier coup de pub à caractère religieux mais évidemment aussi politique qui vise à contester les normes républicaines. Un groupe sur Facebook a prit le parti d’en rire en n’appelant à une opération tous à poil dans les piscines pour ridiculiser la manipulation grossière et archaïque des islamistes.

 «Ce n’est pas vrai qu’il y a des millions de femmes en France qui souhaitent se baigner en burkini, c’est faux», assure Marlène Schiappa. «C’est le fait d’une très petite minorité qui multiplie des actions coup-de-poing», estime la ministre, convaincue qu’«il y a un message politique derrière (…): “couvrez-vous”», « (visant) à créer une nouvelle norme». Selon elle, «les valeurs de la République, c’est aussi que chaque femme puisse porter un maillot de bain, sans pression d’aucune sorte». Toutefois, «cette crispation du débat ne doit pas mener à des discriminations. »

Les internes contre un stage de 6 mois dans les déserts médicaux !

Les internes contre un stage de 6 mois dans les déserts médicaux !

 

C’est un mécontentement, pas encore une révolution des internes ;  une révolution qui se refuse à effectuer un stage de six mois dans les déserts médicaux. Un mouvement de type corporatiste et presque poujadiste ;  un peu de la même nature que celui qui entendait protester contre le retour du service militaire habillé en service national. La jeunesse n’a plus les moyens ni le temps de se consacrer en partie à l’intérêt général. Même quelques jours pour le ridicule service national universel. Alors six mois pour les médecins à consacrer aux bouseux, c’est l’enfer. Pourtant c’est sans doute un très bon moyen de parfaire sa formation en médecine générale. On pourrait y  approfondir le rapport avec la pathologie mais aussi avec le malade avec ses différentes formes de souffrance et de détresse. À juste titre sans doute les internes craignent l’insuffisance de maitres  de stage pour valider leur diplôme. On peut cependant imaginer que des formations seront délivrées aux praticiens actuels qui formeront ses étudiants. Cette réaction des syndicats d’internes est assez révélatrice de la crise que vit la société qui considère la concentration urbaine comme le Graal de toutes les activités humaines. Pas étonnant que l’aménagement du territoire soit aussi incohérent puisque sur une grande partie du pays sont supprimés les activités économiques, les services publics et les services tout court. Un aménagement totalement incohérent avec la lutte contre le réchauffement climatique, la pollution et tout simplement avec des conditions de vie harmonieuses. Sans parler de la bulle immobilière qui se prépare et éclatera sans doute quand la moyenne des logements atteindra des prix de l’ordre de 400 000 €et qu’il faudra étaler un peu plus l’urbanisme.  C’est-à-dire quand plus personne ne pourra les acheter ni les commerçants, ni les fournisseurs de services, ni les candidats à l’accession. Bref des villes dans les centres seront transformées en hôtels gérés par exemple par RnB.

 

 

 

Le temps économique contre le temps politique (Abdelmalek Alaoui)

Le temps économique contre le temps politique  (Abdelmalek Alaoui)

Dans une tribune, Abdelmalek Alaoui, CEO de « La Tribune Afrique » revient sur le drame du décalage entre l’action politique et l’évolution économique. (La Tribune). Une réflexion intéressante mais qui fait un peu vite l’impasse sur la nature des évolutions, leur rythme et leurs enjeux. On peut souscrire à l’idée d’uen régulation plus prospective, encore faut-il en définir les champs et les principes.  

 

« La question de la concordance de l’action publique avec la transformation du tissu économique passionne les analystes et les experts depuis plus d’un millénaire. Du temps de la République de Venise, les capitaines de vaisseau de la cité-état déploraient déjà le manque de « réactivité » du palais des doges lorsqu’ils remettaient les rapports commerciaux issus de leurs voyages. Mais si le débat est ancien, il prend aujourd’hui une toute autre dimension avec l’avènement du règne de la technologie et d’une planète « liquide », où capitaux, marchandises et biens abolissent les frontières.

Affirmer que l’économie va plus vite que la politique relève de l’évidence. Là où le capital aime à se déplacer, se transformer, se multiplier et ouvrir de nouvelles frontières, l’Homo Politicus cherche pour sa part à préserver le statu quo, surtout s’il permet une reproduction à l’infini de modèles qui lui sont familiers. En bref, l’économie et la politique évoluent dans des trajectoires parallèles, et ont de moins en moins d’opportunités de se croiser avec la formidable accélération et complexification du monde.

Cette opposition de fond a eu une conséquence majeure au cours des deux dernières décennies : une production sans fin de normes, de règles et de régulations tentant d’encadrer les nouveaux territoires ouverts par des sujets nouveaux majeurs que sont la révolution numérique, la transition climatique, ou encore la menace terroriste.

C’est ainsi que des termes encore inconnus à l’orée du nouveau siècle ont fait leur apparition dans la vie courante des entreprises d’aujourd’hui : RSE, Conformité, Diligence, ou encore KYC en sont quelques avatars emblématiques. Mais au-delà de cette évolution sémantique, l’on assiste à un basculement du centre de gravité du pouvoir dans les organisations privées et publiques avec la prééminence du juridique. C’est ainsi que de grands établissements bancaires vont embaucher au cours des deux prochaines années plus de juristes que de… banquiers. Au sein des États, la tendance est à peu près la même. Avec la multiplication des recours et des juridictions supranationales, les pouvoirs publics vivent désormais avec une nouvelle forme de menace juridique qui peut les entraver considérablement dans leur action.

Ainsi, même en prenant toutes les précautions du monde et en « bétonnant » ses dossiers, il est devenu courant pour la puissance publique de perdre des procès face à des entreprises privées ou même des individus. Chacun a en mémoire le camouflet subit par Bercy en 2017 suite à l’annulation du redressement fiscal de 1 milliard d’euros à Google ou la gifle prise par l’exécutif suite au refus du conseil constitutionnel de valider la loi sur le renseignement de 2015. Dans le premier cas, l’Etat français s’est acharné, jusqu’à subir une quasi-humiliation en avril 2019 avec le rejet de son appel par la cour administrative de Paris. Dans le second, au-delà du symbole, il faut ici rappeler que le conseil constitutionnel retoque en moyenne 50% des textes qui lui sont soumis, entraînant autant de retards dans le train législatif.

Autant de précédents qui n’ont fait qu’aggraver la tendance actuelle et à pousser le recrutement par l’Etat de nouveaux juristes tout en faisant de l’approche prudentielle la règle.

Or, de manière globale, cette méthode classique de régulation a montré ses limites. Face à des acteurs rapides et agiles, il est nécessaire de sortir des schémas utilisés habituellement pour s’adapter aux nouvelles contraintes dictées par l’accélération du monde. Le débat actuel sur les trottinettes à Paris en est un exemple emblématique. Ce n’est qu’une fois que la situation est devenue ingérable que le politique s’est résolu à intervenir, sans toutefois proposer de solution crédible si ce n’est la vague promesse de limiter la vitesse des engins.

Disons-le sans ambages, peu de gouvernants prennent le chemin d’un changement radical d’approche pour tenter d’enrayer cette opposition profonde entre le temps politique et l’histoire économique. Tenter d’introduire une modification de la manière de faire des pouvoirs publics afin de se mettre dans une situation d’anticipation et non plus de réaction ne fait pas non plus partie de la panoplie habituelle du politique.

Pourtant, certains pays semblent montrer la voie, à l’instar de l’Estonie qui a introduit une réforme de son système d’imposition des sociétés qui convient parfaitement à la nouvelle donne économique mondiale, et plus particulièrement aux entreprises dédiées à la technologie.

A la différence de la plupart des pays d’Europe, l’Estonie ne prélève l’impôt sur les sociétés que si le résultat de ces dernières est effectivement distribué aux actionnaires. Si ces entités économiques décident de réinvestir leurs bénéfices afin de poursuivre leur développement ou de renforcer leurs fonds propres, elles ne sont tout simplement pas taxées. A court terme, cela peut sembler comme un pari risqué. Mais l’histoire économique est en train de donner raison à ce petit état qui a très tôt fait le pari du tout-numérique, ambitionnant même de devenir la première « digital nation » européenne.

Dans un monde devenu liquide, où capitaux ainsi que bien matériels et immatériels ont aboli les frontières, le moment est venu de reconsidérer l’ensemble des instruments à la disposition des états pour canaliser le tissu économique. Le péril de l’inaction est réel : la création d’une planète à deux vitesses, divisée entre ceux qui ont eu l’intelligence d’adapter la politique à la nouvelle économie, et ceux qui pensent que l’inverse est encore possible. »

Macron contre les dérèglements du capitalisme !!!

Macron contre les dérèglements du capitalisme !!!

 

 

Pour récupérer des voix des déçus de sa politique, Marcro est prêt à leur délivrer les promesses qu’ils veulent entendre. Ainsi devant l’organisation internationale du travail dont c’était le centenaire, Macron n’a pas hésité à condamner les dérèglements du capitalisme. Précisément celui dont il est le produit et qu’il sert avec zèle et efficacité. Macron a par ailleurs affirmé qu’il voulait mettre désormais de l’humain dans sa politique, se montrer davantage à l’écoute, associer les préoccupations sociales, écologiques à la problématique économique. Bref, il  y en a pour tout le monde. Si  les nudistes avaient présenté une liste aux européennes en obtenant un score significatif, on imagine que Macron aurait accepté de développer les vertus de l’homme à poil. À la veille du discours de politique générale d’Édouard Philippe, Emmanuel Macron s’est engagé mardi à «plus d’humanité et plus de proximité» dans l’acte II de son quinquennat. Continuant sur les vertus du dialogue, le chef de l’État disait avoir vécu la crise des «gilets jaunes» comme «une forme d’opportunité»: «nous avons entendu l’intuition et le message profond: nos concitoyens veulent plus de sens, plus d’humanité et plus de proximité». Face à la «souffrance» exprimée ces derniers mois notamment par les «gilets jaunes», «je veux remettre de l’humanité, de la proximité, c’est un changement de méthode que j’ai dessiné», a indiqué Emmanuel Macron. Durant son discours, le chef de l’État a reconnu avoir fait une «erreur fondamentale» non de fond mais de méthode dans la gestion de la crise des «gilets jaunes». «Nous avons peut-être parfois construit des bonnes réponses trop loin de nos concitoyens en considérant qu’il y avait des sachants et des subissants. C’était une erreur fondamentale», a-t-il admis. Bref Macron reprend à sa manière le fou mea culpa de l’inénarrable Gilles Legendre, président des députés en marche et qui avait déclaré lui : peut-être avons-nous été trop intelligent !

Hollande contre la fermeture de l’ENA

Hollande contre la fermeture de l’ENA

On comprend évidemment que François Hollande se déclare contre la suppression de l’école nationale d’administration dont il est un produit. En effet, cette posture lui permet d’abord de s’opposer une nouvelle fois à l’orientation de Macron avec lequel il ne cesse de régler des comptes. Ensuite, François Hollande se fait le porte-voix des corpos de l’ENA qui veulent protéger cette élite. François Hollande a été grandement bénéficiaire des avantages de cette école. Grâce à l’ENA François Hollande a pu faire de la politique toute sa vie sans pratiquement jamais travailler et pratiquement sans mettre les pieds à la Cour des Comptes où il avait été affecté ;  ce qui ne l’empêchera pas de toucher une retraite en tant qu’ancien haut fonctionnaire. Une retraite qui s’ajoutera bien sûr aux autres, celles de parlementaire ou encore d’ancien président de la république. Pour se justifier François Hollande développe l’argument social avec le manque d’ouverture de l’école vis-à-vis des couches défavorisées. Interrogé sur la défiance croissante envers les élites et les « grandes écoles », il a estimé que « ce qui est critiquable dans la fabrication des élites, c’est l’étroitesse sociale ».

« Ce sont toujours les mêmes catégories qui se retrouvent, générations après générations, dans ces écoles », a-t-il déploré, même si des « progrès » ont été effectués par certaines d’entre elles, comme Science Po « qui s’est ouvert aux quartiers populaires ».

« On en est loin pour l’ENA », a concédé l’ancien chef d’Etat. « Ce qui est le plus troublant en France, c’est ce qu’on appelle les réseaux, ceux qui se partagent les responsabilités, les postes (…) C’est ça qu’il faut essayer de briser mais ça suppose qu’on démocratise les recrutements dans ces écoles, pas qu’on les supprime », a-t-il poursuivi.

 

Si le problème est effectivement aussi social Hollande omet la question centrale qui est l’objet même de l’ENA ; s’agit-il de former de hauts fonctionnaires, des businessmen ou des oligarques comme lui. Rappelons que quatre  présidents de la Ve République -Emmanuel Macron, François Hollande, Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing sont diplômés de l’ENA et que c’est précisément à partir du septennat de Giscard d’Estaing que la France a commencé à s’engager dans une crise financière qui ne fait que s’amplifier depuis presque  50 ans.

La liberté Carlos Ghosn contre un rééquilibrage capitalistique au profit du Japon ?

La liberté Carlos Ghosn contre un rééquilibrage capitalistique au profit du Japon ?

Le 23 avril, Emmanuel Macron à rencontré le Premier ministre japonais et il a notamment été question de la situation de Carlos Ghosn maintenu en prison avec une quatrième inculpation qui pourrait rester  en détention pendant des mois et des années. Il est clair que le Japon utilise Carlos Ghosn comme un atout pour négocier le rééquilibrage capitalistique dans l’alliance Renault. Le Japon souhaite soit une part plus importante du capital de Nissan et/ou  une part plus importante avec droit de vote dans Renault. Le problème c’est que Macron n’est peut-être pas très sensible à la situation de Carlos Ghosn avec lequel il a toujours entretenu des relations détestables. Le Japon de son côté n’est pas mécontent de montrer que certaines dérives de Carlos Ghosn témoignent du type de gestion imposée à Nissan par la France. La vérité c’est que dans la dernière période, Nissan a été mal gérée par les Japonais eux-mêmes avec une nette diminution de l’activité et des résultats financiers. Ce n’est sans doute pas la situation de la situation de l’ancien président de Nissan et Renault qui fera fléchir Emmanuel Macron mais d’autres éléments pouvant perpétuer une alliance qui a permis à l’alliance Renault de devenir le premier constructeur mondial. Officiellement les propos tenus entre le premier ministre japonais et le président français ont été très « diplomatiques »“Nous respectons la souveraineté et l’indépendance de la justice du Japon, qui est un partenaire diplomatique de premier plan et un Etat démocratique”, a indiqué la présidence dans un communiqué. “Nous sommes néanmoins très vigilants concernant le respect des droits et de l’intégrité de M. Ghosn en tant que citoyen français.” “Il a été rappelé que Carlos Ghosn a droit au respect de la présomption d’innocence et à la protection consulaire, comme tous les ressortissants français”, a ajouté l’Elysée à l’issue de l’entretien entre les deux dirigeants. Ce qu’on appelle une défense a minima et qui n’hypothèque en rien l’évolution capitalistique au sein de l’alliance Renault

Augmentation durée du travail : 54% contre

Augmentation durée du travail : 54% contre

 

Macron va probablement proposer une forme d’allongement de la durée du travail notamment avec une nouvelle journée de solidarité. Sur le fond, il n’a pas tort mais le problème c’est qu’il n’a pas de légitimité pour le faire, plombé qu’il est par son comportement de type monarchique et l’immense déception de sa politique. Ou alors il faudrait une consultation électorale,  justement, ce que craint Macron. Globalement 54 % des Français sont opposés à l’allongement de la durée du travail qu’il s’agisse des 35 heures ou du départ  en retraite. Le résultat aussi de la perte de crédibilité de la valeur travail, sans doute de plus grand handicap mais qui reste tabou. Selon un sondage Ifop* pour le JDD. Pourtant la grande faiblesse du pays chez son manque de compétitivité. Certes la productivité calculée comme le rapport entre la production et le nombre d’actifs et comparables à celui d’autres pays mais Avec une différence de taille,  il s’agit d’une productivité relative c’est-à-dire du rapport entre la production et le nombre de salariés. Or la vraie productivité d’un pays c’est le rapport entre la valeur de production et le nombre d’actifs. Un rapport qui ne pourra être amélioré qu’avec l’allongement de la durée hebdomadaire est celui du départ en retraite sauf pour les métiers pénibles. De ce point de vue la France est largement derrière l’Allemagne du fait du nombre d’inactifs. En cause évidemment le nombre de chômeurs, d’inactifs vivants grâce aux aides sociales, et de l’âge de départ en retraite. Il faudrait ajouter que la compétitivité subit aussi les  coups de la pression fiscale ou la France figure en tête du palmarès Face au ralentissement de la productivité européenne

Si cet allongement de la durée du travail devait s’imposer alors la préférence irait à l’allongement de la durée hebdomadaire de travail :

  • 41% des personnes interrogées ont une préférence pour l’abandon des 35h ;
  • 25% sont pour l’augmentation du nombre d’années de cotisation pour percevoir une retraite à taux plein ;
  • 14% sont pour la suppression d’un ou plusieurs jours fériés ;
  • les 20% restants refusent de choisir l’une de ces trois propositions.

Dans le détail, la fin des 35h clive là encore la population : 56% des sympathisants de droite la souhaite, contre 37% pour ceux de la gauche ; et les catégories supérieures (49%), en particulier les artisans et commerçants, plutôt que les catégories populaires (38%) ou les salariés (38%). La suppression d’au moins un jour férié trouve au contraire plutôt un écho à gauche, même s’il reste très minoritaire (17%, contre 9% à droite). Quant au décalage du départ à la retraite, il est accueillit de façon assez homogène auprès des sondés, et n’est donc poussé par personne en particulier.

* Enquête Ifop pour le JDD réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 17 au 19 avril 2019, menée auprès d’un échantillon de 1.009 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. La marge d’erreur pour ce sondage est +/- 1,4 point pour un résultat de 5 ou 95% ; +/- 1,8 point pour un résultat de 10 ou 90% ; +/- 2,5 points pour un résultat de 20 ou 80% ; +/- 2,8 points pour un résultat de 30 ou 70% ; +/- 3 points pour un résultat de 40 ou 60% ; +/- 3,1 points pour un résultat de 50%.

 

Travailler plus : 54% contre !

Travailler plus : 54% contre

 

Globalement 54 % des Français sont opposés à l’allongement de la durée du travail qu’il s’agisse des 35 heures ou du départ  en retraite. Le résultat aussi de la perte de crédibilité de la valeur travail, sans doute de plus grand handicap mais qui reste tabou. Selon un sondage Ifop* pour le JDD. Pourtant la grande faiblesse du pays chez son manque de compétitivité. Certes la productivité calculée comme le rapport entre la production et le nombre d’actifs et comparables à celui d’autres pays mais Avec une différence de taille,  il s’agit d’une productivité relative c’est-à-dire du rapport entre la production et le nombre de salariés. Or la vraie productivité d’un pays c’est le rapport entre la valeur de production et le nombre d’actifs. Un rapport qui ne pourra être amélioré qu’avec l’allongement de la durée hebdomadaire est celui du départ en retraite sauf pour les métiers pénibles. De ce point de vue la France est largement derrière l’Allemagne du fait du nombre d’inactifs. En cause évidemment le nombre de chômeurs, d’inactifs vivants grâce aux aides sociales, et de l’âge de départ en retraite. Il faudrait ajouter que la compétitivité subit aussi les  coups de la pression fiscale ou la France figure en tête du palmarès Face au ralentissement de la productivité européenne

Si cet allongement de la durée du travail devait s’imposer alors la préférence irait à l’allongement de la durée hebdomadaire de travail :

  • 41% des personnes interrogées ont une préférence pour l’abandon des 35h ;
  • 25% sont pour l’augmentation du nombre d’années de cotisation pour percevoir une retraite à taux plein ;
  • 14% sont pour la suppression d’un ou plusieurs jours fériés ;
  • les 20% restants refusent de choisir l’une de ces trois propositions.

Dans le détail, la fin des 35h clive là encore la population : 56% des sympathisants de droite la souhaite, contre 37% pour ceux de la gauche ; et les catégories supérieures (49%), en particulier les artisans et commerçants, plutôt que les catégories populaires (38%) ou les salariés (38%). La suppression d’au moins un jour férié trouve au contraire plutôt un écho à gauche, même s’il reste très minoritaire (17%, contre 9% à droite). Quant au décalage du départ à la retraite, il est accueillit de façon assez homogène auprès des sondés, et n’est donc poussé par personne en particulier.

* Enquête Ifop pour le JDD réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 17 au 19 avril 2019, menée auprès d’un échantillon de 1.009 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. La marge d’erreur pour ce sondage est +/- 1,4 point pour un résultat de 5 ou 95% ; +/- 1,8 point pour un résultat de 10 ou 90% ; +/- 2,5 points pour un résultat de 20 ou 80% ; +/- 2,8 points pour un résultat de 30 ou 70% ; +/- 3 points pour un résultat de 40 ou 60% ; +/- 3,1 points pour un résultat de 50%.

 

 

Un cadeau fiscal pour un milliardaire indien contre l’achat de Rafale !

Un cadeau fiscal pour un milliardaire indien contre l’achat de Rafale !

 

.Selon Le Monde, la filiale française du groupe indien Reliance Communications, spécialisée dans les services de télécommunication et exploitant un câble sous-marin transatlantique, était sous le coup en France d’un redressement fiscal de 151 millions d’euros.Mais un accord signé en octobre 2015 a effacé 143,7 millions d’euros moyennant un versement de 7,3 millions, alors qu’Anil Ambani, le patron ami du Premier mnstre indien,  était devenu entre-temps un acteur clef du contrat indien pour les 36  Rafale, selon le quotidien.Dans un communiqué, Reliance confirme avoir conclu un accord portant sur le versement d’environ 7,2 millions d’euros au lieu de quelque 141 millions demandés par l’administration fiscale à Reliance Flag Atlantic France pour la période 2008-2012.La demande initiale du gouvernement français “était sans fondement et complètement illégale”, alors que cette filiale faisait des pertes, fait valoir le groupe.

Larcher contre la privation d’ADP mais contre le référendum !

Larcher contre la privation d’ADP mais contre le référendum !

 

 

 

Il faut sans doute une grille de lecture pour comprendre la position de Gérard Larcher, président du Sénat. En effet, ce dernier se déclare opposé à l’idée d’un référendum d’initiative partagée mais en même temps= s’oppose à la privatisation d’ADP. Sur le plan juridique, le président du Sénat n’a peut-être pas tort d’affirmer  qu’un référendum sur le sujet ne serait pas totalement conforme à l’esprit de la constitution. Ceci étant,  à chaque fois que l’idée de référendum émerge, on trouve toujours des arguments subtils pour en contester l’intérêt voir la légalité. Les référendums sont rarement utilisés. Moins pour des questions juridiques d’ailleurs que pour des questions politiques. Le pouvoir sait  que s’il fait un référendum,  il risque d’organiser une consultation contre Macron. Du coup, le pouvoir veut recentrer les référendums sur les questions locales. En l’occurrence ADP est à la fois une question locale mais aussi un enjeu stratégique. On se souvient que le référendum régional organisé concernant le projet de Notre-Dame des Landes avec aussi été contesté. Mais cette contestation n’était pas plus légitime que celle qu’avance aujourd’hui le président du Sénat. Pour parler clair, les politiques ont peur du référendum, des résultats inattendus qu’il peut donner et aussi parce qu’il porte un coup à la démocratie représentative. Avec Gérard Larcher, le rusé président du Sénat, il faut se méfier de son argumentation car c’est souvent des coups à plusieurs bandes. D’abord Gérard Larcher n’est pas mécontent de prendre une initiative qui montre l’existence du Sénat. Il renforce aussi ses positions vis-à-vis des modifications constitutionnelles qu’envisage Macron. Gérard Larcher s’oppose totalement à un affaiblissement du Sénat et plus largement à une réduction de l’influence et du nombre de parlementaires. Une attitude un peu corpo certes mais aussi politique pour préserver l’équilibre des pouvoirs. Gérard Larcher précise qu’en tant que président du Sénat, il n’a pas pris part au vote sur la privatisation d’ADP, prévu dans le cadre du plan de cessions d’actifs publics du projet de loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), mais ajoute que le Sénat avait rejeté le projet.“ADP constitue un actif stratégique qui met en jeu des questions évidentes de souveraineté. C’est aussi un monopole naturel qui génère d’importants revenus et participe à l’attractivité de l’Ile-de-France et du pays tout entier”, dit-il. “Or, sur ces deux aspects, les précédents de l’aéroport de Toulouse et des autoroutes invitaient à la prudence sur le principe et les conditions, notamment financières, de la cession”, ajoute-t-il. L’initiative de parlementaires des deux bords vise à dénoncer la privatisation prévue par le gouvernement qui, selon l’opposition, privera l’Etat d’une manne financière, l’éloignera des décisions stratégiques du groupe et risque de nuire à la qualité de l’accueil des voyageurs. Il ne s’agit que d’une première étape puisque l’organisation d’un tel référendum suppose aussi de réunir plus de 4,5 millions de signatures par internet sur une période de neuf mois, pour autant que le Conseil constitutionnel juge que le référendum d’initiative partagée entre bien dans le champ prévu par l’article 11 de la Constitution. C’est la première fois que cette procédure est utilisée depuis la réforme constitutionnelle de 2008, qui a créé le dispositif. Un dispositif qui paraît bien obsolète.

Guerre picrocholine entre Édouard Philippe contre l’aile gauche de LaREM

Guerre picrocholine entre Édouard Philippe contre l’aile gauche de LaREM

 

Une guerre picrocholines vient d’être engagée entre le Premier ministre Édouard Philippe et les «  gauchistes «  de la république en marche. En cause, surtout des divergences autour de la question très conflictuelle de la date de départ en retraite. Un débat d’ailleurs assez surréaliste puisque même si comme c’est probable maintenant l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans ne changera pas, il est clair que progressivement les futurs retraités devront partir à 65 ans pour obtenir une retraite pleine. La gauche de la république en marche a fait de cette question un casus belli et reproche au Premier ministre ses ambiguïtés qui ne correspondent  pas aux engagements présidentiels de Macron. Le problème c’est que Macron lui-même est revenu sur ses propres engagements par exemple concernant l’indexation ou encore la CSG. De toute manière il ne faut guère penser que ce conflit au sein de la république en marche aille  très loin. D’abord parce que ce parti est virtuel et que son groupe parlementaire est très caporalisé. Pour preuve pratiquement aucun député n’a pu encore émerger dans l’opinion publique du fait de l’interdiction faite aux parlementaires de s’exprimer de manière contradictoire par rapport au pouvoir. En outre les convictions de gauche de la partie contestataire de la république en marche ont relativement molles en tout cas pas suffisamment affirmées pour que les intéressés prennent le risque d’être exclus du parti. D’où le rappel à l’ordre du Premier ministre. . Lors de la réunion du bureau exécutif du parti majoritaire, le Premier ministre s’en est pris directement à certains élus de LaREM, qu’il accuse de vouloir nourrir une confrontation avec Emmanuel Macron, sur fond de tensions autour de l’âge légal de départ à la retraite.  Sur ce sujet, la réunion du bureau exécutif du parti majoritaire a été houleuse ce lundi soir. Présent, le Premier ministre s’en est pris vigoureusement, sans les nommer, aux représentants autoproclamés de l’aile gauche du groupe. Notamment Aurélien Taché et Guillaume Chiche qui, récemment, ont fait du maintien de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans une forme de casus belli, en reprochant aux ministres issus de la droite de mettre en œuvre leur agenda idéologique. Et en défendant, en filigrane, l’idée selon laquelle ceux-ci n’incarneraient pas la matrice originelle du macronisme.  Selon plusieurs participants, Édouard Philippe a profité du « burex » de LaREM pour mettre les points sur les i. « Il est incroyable que des gens se revendiquant de l’AOC d’En Marche (appellation d’origine contrôlée, NDLR) se sentent plus légitimes que moi, qui suis Premier ministre, pour porter le programme du président », a-t-il tonné.

Coup politique : l’opposition veut un référendum anti Macron contre la privatisation d’Aéroports de Paris

Coup politique : l’opposition veut un référendum anti Macron contre la privatisation d’Aéroports de Paris

 

 

Les parlementaires de l’opposition sont en passe de réussir un véritable coup politique en réclamant l’organisation d’un référendum d’initiative partagée prévu par les institutions sur la question de la privatisation de l’aéroport de  Paris. Il faudra cependant que ce référendum soit maintenant soutenu par 10 % au moins du corps électoral, soit 4,5 millions d’électeurs dans le délai de neuf mois. Cependant précisément cette nécessité va ouvrir un large débat sur une question très controversée puisque l’opposition considère que la privatisation d’aéroports de Paris est un véritable cadeau financier pour Vinci et autres investisseurs. Une opération du même type que celle des autoroutes qui rapportaient  pourtant beaucoup à l’Etat. Bref la vente de bijoux de famille pourtant très lucratifs. En fait,  ce référendum pourrait bien se transformer en consultation anti macro, car il se pourrait bien qu’une majorité de Français ne soit pas très favorables  à la privatisation d’un équipement aussi stratégique. En outre ce référendum d’initiative partagée pourrait bien faire concurrence au référendum envisagé par  Emmanuel Macron sans doute sur des modifications d’ordre constitutionnel. Bref l’opposition vient de jeter un sérieux pavé dans la mare de l’agenda présidentiel. Transmise mardi en fin de journée au bureau de l’Assemblée, la proposition de loi référendaire ne contient qu’un article, visant à faire de «l’aménagement, de l’exploitation et du développement» des aérodromes parisiens un «service public national» incessible. «Il s’agit de demander aux Françaises et aux Français s’ils sont d’accord» pour que l’aménagement et la gestion de ces plateformes aériennes «revêtent le caractère de service public national» et reste donc sous la férule de l’État, a précisé l’opposition.

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité Entré en vigueur en 2015, le référendum d’initiative partagée est lancé par une proposition de loi référendaire signée par un cinquième des parlementaires – députés comme sénateurs -, soit 185 élus au total. Celle-ci ne peut porter que sur certains domaines spécifiques, dont «l’organisation des pouvoirs publics» ou les «réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent». Le projet doit ensuite être validé par le Conseil constitutionnel. En cas d’approbation, il doit par la suite être signé par 10% du corps électoral, soit 4,5 millions de personnes, en neuf mois tout au plus, via internet ou par des «points d’accès» disséminés sur le territoire français. Une fois toutes ces étapes franchies, si le Parlement n’a pas examiné de texte sur le même sujet dans les six mois, le président de la République doit convoquer un référendum sur la proposition de loi.

 

Laurent Berger en colère contre les « jeunes hommes » conseillers de Macron

Laurent Berger en colère contre les « jeunes hommes » conseillers de Macron

 

 

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, est en colère contre ces jeunes hommes conseillers de Macron (qui ont dû démissionner suite à l’affaire Benalla) et qui donnent des leçons aux syndicats dont ils ignorent tout. En plus avec un mépris et une condescendance tout a fiat représentatives de la vision de Macron. Laurent Berger  est revenu sur un passage du livre Le progrès ne tombe pas du cielLe syndicaliste a notamment ciblé les propos tenus par Ismaël Emelien et David Amiel, ex-conseillers d’Emmanuel Macron à l’Élysée, qui critiquent vertement les corps intermédiaires qu’il représente en partie.

«La raison d’être des corps intermédiaires est remise en cause comme le furent dans d’autres domaines celle des porteurs d’eau au moment de l’invention de la plomberie, des taxis au moment de la création des applications comme Uber ou Chauffeurs privés, ou encore des hôtels avec l’application des plateformes de location entre particuliers», écrivent les deux hommes de l’ombre. Des propos qui ont fait vivement réagir le patron de la CFDT. «Je ne crois pas pouvoir être catégorisé de méprisant ou d’arrogant… pour ma part. Je crois qu’il y a beaucoup de mépris, beaucoup d’arrogance, beaucoup de méconnaissance dans ce qui a été écrit et dit depuis la sortie de ce livre», a démarré Laurent Berger. «Je ne sais pas d’où ces jeunes hommes parlent, qui ils représentent mais je sais une chose: ils n’ont pas dû voir des salariés depuis un petit moment ou des syndicalistes depuis un petit moment.». Certes on peut critiquer le manque de modernisme de certains syndicats mais il y a sans doute un minimum de connaissances requises pour le faire avec légitimité, aussi un minimum de respect pour le faire avec dignité. Notons qu’ Ismaël Emelien sorti d’un institut d’études politiques ne s’est surtout occupé que de politique pour des leaders politiques.

 

Pour protester contre le sort des SDF, l’humoriste Blanche Gardin, refuse la décoration de Macron

Pour protester contre le sort des SDF, l’humoriste Blanche Gardin, refuse la décoration de Macron

 

 

L’humoriste Blanche Gardin refuse la décoration de Macron au titre des arts et lettres et répond ouvertement au président concernant son renoncement à traiter la question des SDF. La lettre de blanche Gardin :

« Monsieur le Président,

Je suis flattée. Merci. Mais je ne pourrai accepter une récompense que sous un gouvernement qui tient ses promesses et qui met tout en œuvre pour sortir les personnes sans domicile de la rue.
En Juillet 2017, vous avez déclaré « La première bataille c’est de loger tout le monde dignement. Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des hommes et des femmes dans la rue, dans les bois ou perdus ». Et, vous avez annoncé le lancement d’une politique du « logement d’abord », qui a laissé planer l’espoir d’une plus grande attention portée aux personnes mal-logées.

Mais simultanément vous avez baissé durement les APL qui aident les plus pauvres à se loger, vous avez réduit les budgets des centres d’hébergement d’insertion pour les sans domicile, vous avez coupé une part importante des moyens dédiés à la construction de logements sociaux, coupé drastiquement dans les emplois aidés, supprimé l’ISF, ce qui a eu, entre autres conséquences, de faire chuter les dons aux associations qui luttent en faveur des plus démunis. Vous n’avez pris aucune mesure ambitieuse qui permettrait d’encadrer les loyers dans toutes les villes ou le coût du logement étouffe le budget des plus fragiles. A une période où notre pays bat des records d’expulsions parce que les familles n’arrivent plus à payer leurs loyers. Et la liste serait encore longue…

Où comptiez vous les mettre, ces gens que vous ne vouliez plus voir dans la rue Monsieur le président, alors que vous preniez toutes ces mesures qui allaient provoquer l’effet inverse ? Il y en a de plus en plus tous les jours, des femmes, des hommes, et des enfants qui vivent, dorment et meurent dans les rues de France. Mais peut-être votre absence de vision vous a aussi ôté la vue.
Les solutions existent. Vous le savez.
Il ne vous a peut-être pas échappé que j’ai donné une représentation de mon spectacle « Bonne nuit Blanche » au Zenith de Paris le 31 mars dernier. Les bénéfices de cette soirée ont été reversés à la fondation Abbé Pierre et à l’association Les enfants du Canal.
Vous comprendrez qu’il y aurait quelque chose d’illogique d’accepter votre proposition.
Merci quand même. »

Troisième plainte contre le secrétaire général de l’Elysée

Troisième plainte contre le secrétaire général de l’Elysée

 

Une probité exemplaire avait déclaré Macon à propos des soupçons de corruption de son secrétaire général. Pourtant l’association Anticor a déposé une troisième plainte à Paris contre le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, cette fois pour  »faux et usage de faux » et d’ »omission substantielle de ses intérêts ».   «Probité exemplaire », c’est  qu’on dit en général des responsables politiques quand leur affaire n’en est qu’au stade du soupçon. Pour l’instant, rien n’est démontré vis à vis d’une éventuelle culpabilité du bras droit de Macron mais l’inverse non plus. Il y a soupçon d’ingérence par que le principal collaborateur de Macron qui a occupé des fonctions dans les ministères qui gérait la construction navale, chez le constructeur STX comme administrateur et comme directeur financier de MSC, le croisiériste client de STX ; En outre et surtout l’intéressé n’a pas explicité la nature de ses relations familiales avec les dirigeants de MSC. Emmanuel Macron, qui avait refusé dans un premier temps de s’exprimer sur l’enquête pour prise illégale d’intérêt et trafic d’influence visant le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler, était sorti de son silence pour saluer la “probité exemplaire” de son conseiller. Reste à savoir si Kohler a effectivement joué de son influence pour par exemple avantager MSC.la défense globale de Macron concernant son équipe n’apporte pas d’éléments pertinents de ce point de vue.  Mon équipe “a toute ma confiance”, avait  dit le chef de l’Etat. “Je connais chacun de ses membres, ce sont des gens d’une probité exemplaire et lui au premier chef l’origine de cette enquête, une plainte de l’association de lutte anticorruption Anticor pour prise illégale d’intérêt et trafic d’influence contre ce proche conseiller d’Emmanuel Macron qui a notamment représenté à partir de 2010 l’APE auprès des Chantiers de l’Atlantique/STX France, dont MSC est un client. ”. Au lendemain de perquisitions au ministère de l’Economie et des Finances, notamment à l’Agence des participations de l’Etat, dans le cadre de cette enquête, le gouvernement a fait front autour d’Alexis Kohler. “Aujourd’hui, on cherche à tout prix à chercher des problèmes quand il n’y en a pas”, avait  estimé sur LCI le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer qui évidemment n’en sait strictement rien ! “Je le connais bien Alexis Kohler, il est droit, c’est un homme intègre, c’est l’intérêt général personnifié, je sais très bien qu’il n’y a rien derrière ça”, a-t-il dit. Jeudi soir, le Premier ministre Edouard Philippe, en déplacement à Toulouse, a aussi apporté un soutien appuyé au secrétaire général de l’Elysée, tout en refusant de commenter la procédure en cours. “Je connais bien Alexis Kohler, depuis longtemps, et je travaille avec lui quasiment tous les jours. Je ne peux en dire que du bien”, a-t-il déclaré à LCI. “Il fait partie de ceux qui incarnent pour moi le mieux ce qu’est le sens de l’Etat”.  Mais  Alexis Kohler est visé par une troisième plainte. Anticor l’a déposée à Paris, rapporte l’AFP mercredi qui précise que cette plainte a été rédigée le 18 mars. L’association anticorruption accuse cette fois le secrétaire général de l’Elysée de « faux et usage de faux » et d’ »omission substantielle de ses intérêts », en l’occurrence d’avoir dissimulé deux choses dans différentes déclarations sur l’honneur : ses liens familiaux avec l’armateur et le fait d’avoir été impliqué, comme fonctionnaire, dans des décisions concernant l’armateur italo-suisse MSC.  Anticor avait déposé une première plainte contre le bras droit du président peu après mai 2018 et l’ouverture de l’enquête, en qualifiant les faits de « prise illégale d’intérêt », « trafic d’influence » et « corruption passive ». Puis une seconde plainte est intervenue en août après de nouvelles révélations.  »En ciblant cette fois ces omissions, on remonte peu à peu aux racines d’un système qui a sa logique », a commenté l’avocat d’Anticor, Me Jean-Baptiste Soufron. Alexis Kohler est déjà l’un des personnages clé de l’affaire Benalla. Le secrétaire général de l’Elysée fait partie des trois hauts responsables de la présidence dont les déclarations sous serment au Sénat doivent être transmises au parquet de Paris en vue d’éventuelles poursuites judiciaires.

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