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«Le front républicain, ça suffit» (Insoumis)

 «Le front républicain, ça suffit» (Insoumis)

Nouvelle rupture des insoumis cette fois avec le concept du front républicain. Dans la pratique un concept effectivement de plus en plus discuté. Ce qui est le plus surprenant c’est que officiellement les insoumis le contestent désormais.  Il s’agit d’une position idéologique mais aussi opportuniste car les sondages montrent qu’une grande partie de l’électorat des insoumis voteraient pour le rassemblement national.

Si les dirigeants sont nationalement très marqués à l’extrême gauche par contre sociologiquement les électeurs insoumis sont très proches de ceux du rassemblement national. D’où les explications assez vaseuses d’ Adrien Quatennens quand on lui demande si les insoumis feront le choix du front républicain :

 

«Les gens en ont par-dessus la tête, ça ne marche pas», lâche le député du Nord. Pour lui, ce qui est clair, c’est qu’il faut arrêter de culpabiliser tout le monde, «les premiers responsables de la montée du RN, sont ceux qui votent pour l’extrême droite», assure-t-il. «Qu’on arrête de nous demander des comptes, pour quelque chose dont nous ne sommes pas responsables», insiste-t-il encore, «le front républicain ça suffit».

Elections législatives à Paris : le réflexe républicain… contre les insoumis

Elections législatives à Paris : le réflexe républicain… contre les insoumis

 

 

D’une certaine manière le réflexe a changé de camp dans la mesure où globalement les insoumis font désormais largement aussi peur que l’ancien Front National. Pour preuve, même les communistes n’ont pas voulu se rallier au parti néocommuniste des insoumis. Il est clair aujourd’hui que ce qui avait constitué un atout pour les insoumis à savoir la personnalité de Mélenchon constitue aujourd’hui un véritable handicap.

Ce dernier en effet n’est contrôlé par personne dans le parti d’où la multiplication les sorties de route. L’intéressé ne s’est jamais remis de sa défaite de 2017 et il constate sans doute qu’il risque de faire moitié moins en 2022.

Ce qui explique cette radicalisation classique des désorganisations qui se ratatinent. Le fameux réflexe républicain contre l’extrême droite est en train de voler en éclats. Et cela d’autant plus que les sondages démontrent qu’une partie des électeurs voterait pour le rassemblement national au deuxième tour. Une contradiction de plus pour les insoumis avec des néo révolutionnaires à la tête et beaucoup de populiste parmi les électeurs.

Législative partielle à Paris : nouveau schisme entre anciens communistes et néo-communistes insoumis

Législative partielle à Paris : nouveau schisme entre anciens communistes et néo-communistes insoumis

 

Un schisme de plus au sein des communistes mais de dimension très réduite puisque ce suite dans l’espace de la législative partielle à Paris.

L’élection législative partielle dans la 15e circonscription de Paris acte en effet même un peu plus la rupture entre Insoumis et communistes, après la candidature de Fabien Roussel à l’élection présidentielle de 2022. L’élue La Fance insoumise Danielle Simonnet, arrivée en deuxième position du premier tour de dimanche, cinq points derrière sa rivale socialiste Lamia El Aaaraje, espérait pouvoir compter sur un report des voix des communistes (plus de 10%). Il n’en sera rien.

Dans un communiqué, le PCF appelle « les électeurs à se rassembler pour faire élire les candidats de gauche les mieux placés à l’issue du premier tour ».

Manif Citoyenne pour le policier tué : écolos et insoumis contre

Manif Citoyenne pour le policier tué : écolos et insoumis contre

La protestation nationale contre le meurtre du policier Eric Masson tué il y a deux semaines à Avignon attise encore un peu plus les divisions à gauche. Si les socialistes et les communistes participeront à ce mouvement par contre les écolos et les insoumis vraisemblablement seront absents, une preuve supplémentaire de l’ambiguïté de ces organisations avec les valeurs républicaines. Des organisations plus promptes à manifester contre le pouvoir en France qu’à soutenir l’État de droit.

Dérive de l’UNEF : Alexis Corbière, Insoumis ,appelle à « la défense » du syndicat « quoi qu’ils fassent »

Dérive de l’UNEF  : Alexis Corbière, Insoumis ,appelle à « la défense » du syndicat « quoi qu’ils fassent »

« Ce ne sont pas des réunions de direction, ce sont des groupes de parole », estime sur franceinfo le député La France insoumise de Seine-Saint-Denis, à propos des réunions en « non-mixité » organisées par le syndicat étudiant qui ont suscité la polémique.

« Je dis ‘défense de l’Unef’, quoi qu’ils fassent », déclare le député La France insoumise Alexis Corbière sur franceinfo dimanche 21 mars. Il se dit « inquiet du fait qu’il se discute le fait de dissoudre une organisation syndicale de jeunesse », après la polémique liée aux réunions en « non-mixité » au sein du syndicat étudiant de gauche, que plusieurs personnalités de droite et de la majorité dénoncent.

Modem, RN et Insoumis : des procès qui tombent à pic pour Macron !

Modem, RN et Insoumis : des procès qui tombent à pic pour Macron  !

 

 

Curieusement, trois affaires juridico-politiques remontent à la surface à proximité des élections municipales. On accuse le Modem, le rassemblement national et Ies Insoumis d’avoir utilisé pour le fonctionnement du parti des permanents qui auraient dû se consacrer aux tâches parlementaires puisque leur financement dépend de la puissance publique. Une sorte de procès en sorcellerie en quelque sorte ou plus exactement une sollicitude suspecte de la justice pour discréditer des partis. Il est clair qu’aujourd’hui encore plus qu’hier, il est bien difficile de distinguer les tâches concernant le champ national, le champ européen et le fonctionnement du parti. D’une certaine façon, Macron tient en laisse le Modem qui ne montre pas assez de bonne volonté pour  les élections municipales. Cette affaire vise aussi à discréditer les insoumis et le rassemblement national. Ces trois organisations politiques n’ont pas grand-chose en commun, de toute évidence, elles ne se sont pas concertées;  le fait de  viser des permanents financés par des fonds publics  ne constitue pas un crime et même un délit. Dans les organisations syndicales, des centaines de permanents sont utilisées à des tâches autres que celles initialement prévues. Ainsi des permanents payés sur des entreprise ou l’Etat  permettent-t-il aux organisations confédérales de fonctionner surtout dans une période de relative désaffection syndicale. Le parti socialiste a longtemps fonctionné avec l’aide partielle ou  totale de permanents syndicaux ou de permanents simplement dégagés par l’administration. L’action juridique en cours est à la fois idiote et injuste. On peut s’étonner que la justice ne manifeste pas davantage de dynamisme pour enquêter sur certaines affaires politico-judiciaires de la république en marche. Par exemple sur l’affaire Ferrand actuellement président de l’Assemblée nationale et qui a permis à sa compagne d’encaisser un petit boni de l’ordre de 800 000 € quand il était directeur des mutuelles de Bretagne ou encore le financement de la campagne de Macron.  Dans ce cas précis de Ferrand, le délit est autrement plus important car il s’agit d’un enrichissement personnel. Cette histoire d’utilisation frauduleuse de permanents n’a aucun sens.  En effet, s’occuper du fonctionnement d’un parti, c’est évidemment aussi s’occuper directement ou indirectement des sujets nationaux et européens. On pourrait tout aussi bien intenter les mêmes procès à la plupart des parlementaires et à leur secrétariat qui passent davantage de temps dans leur circonscription que pour l’étude  des questions de l’assemblée du Sénat, Pour autant il y a interaction entre actions locales, action nationale et européenne. Si l’on voulait faire le même procès aux députés, on se rendrait compte que sur 577 élus à peine 50 animent réellement les travaux et que les autres font de la figuration. Ce procès de nature politique est détestable même s’il concerne des organisations dont on peut contester les orientations.

Politique-Insoumis: le naufrage de Mélenchon

Politique-Insoumis:  le naufrage de Mélenchon

 

D’une certaine façon, le naufrage de Mélenchon est assez pathétique, c’est à la fois la baisse d’influence du parti de la France insoumise  mais surtout la dégringolade de la popularité de son leader. Un leader qui s’enferme lui-même dans le radicalisme et l’outrance caricaturale. À sa décharge, s’il est  effectivement le premier responsable de l’écroulement de son parti il est tout autant responsable de son succès passé. Mélenchon en fait à caressé l’idée d’être qualifié pour les présidentielles de 2017 contre Macron. Il faut reconnaître qu’il a obtenu un score très honorable de presque 20 % et qu’il ne manquait pas grand-chose pour qu’il puisse être au second tour. Mélenchon ne s’est jamais remis de cette espérance brisée et s’est enfoncé dans une sorte de schizophrénie politique qui menace maintenant l’existence même du parti qu’il a créé. Si la France insoumise veut encore exister, elle devra inévitablement se trouver un autre leader. Si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu, Emmanuel Macron serait crédité entre 27 et 28% d’intentions de vote, révèle un sondage IFOP paru le 3 novembre dans Le Journal du Dimanche. Marine Le Pen est à 28%, un score en hausse de 7 points. Jean-Luc Mélenchon ne culmine qu’à 11%. On est loin de son score en 2017. « 19,5% à la présidentielle, à peine plus de 6% aux européennes… C’est la dégringolade. Les deux dernières années ont été terribles pour Jean-Luc Mélenchon, qui n’a pas réussi à tirer profit, à l’inverse de Marine Le Pen, de la crise des ‘gilets jaunes’. Puis, il y a ses ennuis judiciaires. Lors des perquisitions à son domicile et au siège de son mouvement, en octobre 2018, il était apparu comme un leader autoritaire », explique la journaliste Danielle Sportiello sur le plateau du 19/20.

À La France insoumise, certains jouent des coudes pour incarner une alternative à Jean-Luc Mélenchon. « François Ruffin, le député insoumis de la Somme, est jeune et populaire. Il appelle à une union de toutes les forces de gauche pour les municipales, une sorte de front commun rouge-vert, ce qui n’est pas forcément la stratégie voulue par Jean-Luc Mélenchon.  

Mélenchon : nouveau règlement de comptes à la direction des Insoumis

  • Mélenchon : nouveau règlement de comptes à la direction des Insoumis

 

Thomas Guénolé, politologue et intellectuel engagé au sein du mouvement de Mélenchon, critique Mélenchon et son entourage et notamment Sophia Chikirou accués  de méthodes staliniennes pour diriger le mouvement politique et se débarrasser des contradicteurs. Pire, l’intéressé remet sur le tapis les liens sulfureux entre Mélenchon, Sophia Sirigu et le financement des campagnes. En bref Thomas Guénolé condamne les méthodes autocratiques et brutales de gestion de Mélenchon. Il annonce même une action judiciaire à l’encontre de la direction de LFI. Une affaire relativement gênante dans une période électorale et qui risque d’affecter encore un peu plus l’image de Mélenchon et de son mouvement. Thomas Guénolé prend le soin de nettement distinguer les dérives de la direction et la dynamique et l’honnêteté des militants de base.  Thomas Guénolé vise le premier cercle du mouvement. Jean-Luc Mélenchon, le premier, est dépeint en homme «imprévisiblement colérique», accusé de «gouverner la France insoumise en autocrate», de décider de «tout ce qui compte, en symbiose avec Sophia Chikirou». L’ancienne communicante du leader du mouvement est, elle aussi, épinglée. Thomas Guénolé reproche à la formation son maintien au poste de prestataire pour les européennes, avec son entreprise personnelle Mediascope -toujours soupçonné de surfacturation pendant la présidentielle. «De par sa proximité avec Jean-Luc Mélenchon», elle «risque objectivement une condamnation judiciaire», estime-t-il.

Manuel Bompard, numéro 2 sur la liste et proche parmi les proches de Jean-Luc Mélenchon, est quant à lui qualifié «d’homme de paille et de paratonnerre». «Il n’y a en réalité que deux personnes qui tiennent le mouvement», indique Thomas Guénolé au Figaro. «Jean-Luc Mélenchon et Sophia Chikirou. Manuel Bompard n’est qu’un exécutant qui endosse l’impopularité, mais ne décide pas lui-même». Thomas Guénolé reproche le «simulacre de démocratie interne» au mouvement. «Les réunions internes collégiales de l’appareil du mouvement ne sont qu’une apparence. En réalité, elles sont précédées par des réunions et discussions officieuses en effectif beaucoup plus fermé où tout ce qui compte est déjà décidé. Les discussions de la réunion collégiale plus large sont ensuite cadrées et verrouillées», affirme le politologue. «Quand vous faites partie des cadres et que vous exprimez des critiques, dans des réunions internes c’est comme pisser dans un violon», indique-t-il au Figaro. Il accuse les dirigeants du mouvement de faire pression sur lui pour «pour qu’il retire «spontanément» sa candidature LFI à l’élection européenne». Il annonce, pour conclure, avoir confié à son avocat, Maître Jéremy Afane-Jacquart, «de prendre toutes les mesures judiciaires nécessaires contre l’appareil central du mouvement». Il affirme ne pas avoir prévenu Jean-Luc Mélenchon de son intention, et affirme, pour l’heure, ne pas retirer sa candidature. Mélenchon lui, après déjà d’autres défections

a choisi cette fois le profil bas en déclarant

«Thomas Guénolé m’a affirmé son amitié et son soutien à de nombreuses reprises très récentes. Je suis stupéfait qu’il me mette en cause de cette façon», a poursuivi Jean-Luc Mélenchon. Avant de conclure: «Décidément, rien ne me sera épargné».

Un nouveau parti dissident des Insoumis

Un nouveau parti dissident des Insoumis

L’éclatement de la gauche continue avec cette fois un nouveau parti dissident des insoumis. Il s’agit du mouvement lancé par Djordje Kuzmanovic ancien porte-parole de Jean-Luc Mélenchon qui contestait notamment le manque de démocratie chez Mélenchon. « Il faut une opposition à la macronie », estime dans le JDD celui qui a quitté LFI pour des divergences de fond et en dénonçant « le manque profond de démocratie interne ». « Les tentatives d’union de la droite – ce que veut faire Nicolas Dupont-Aignan, ce que théorise Eric Zemmour -, ou de la gauche – ce qu’essaie Clémentine Autain, ce que Raphäel Glucksmann veut incarner – sont vouées à l’échec et stériles », poursuit-il, assurant vouloir « dépasser le clivage gauche-droite sous sa forme classique, en retrouvant la logique du Conseil national de la résistance. » Djordje Kuzmanovic assumera la présidence du mouvement, entouré d’experts sur certains sujets : l’avocat Régis de Castelnau (Justice), l’ancien cadre de Thomson-CSF Jean-Charles Hourcade (Industrie) ou encore la fonctionnaire hospitalière Cécile Coste (Santé) l’ont déjà rejoint. « On se retrouve sur l’importance de la souveraineté, sans laquelle on ne peut agir politiquement. Sur la constitution de la République sociale, un travail rémunéré même en bas de l’échelle, une Sécurité sociale qui fonctionne. Sur la laïcité et l’opposition radicale à toute forme de communautarisme. Et sur l’écologie, qui ne doit pas être dissociée du reste de l’économie mais doit être planifiée au sens gaullien, pas soviétique », avance-t-il. Dans une tribune publiée par Marianne jeudi, l’ancien Insoumis ajoute vouloir « fédérer le plus grand nombre de Français autour d’un projet d’urgence nationale qui fait consensus auprès d’une vaste majorité » contre « le bloc ultralibéral, européiste et atlantiste ». Il assure au JDD avoir multiplié pour cela les rencontres « avec des Gilets jaunes mais aussi avec des organisations souverainistes, comme le MRC [Mouvement républicain et citoyen] - ceux qui le quittent pour ne pas s’allier au parti d’Emmanuel Maurel – le MS21 [Mouvement pour un socialisme du 21e siècle], les gaullistes sociaux… »

Manifestation du 26 mai : la CGT avec les Insoumis

Manifestation du 26 mai : la CGT avec les Insoumis

Les Insoumis et des organisations d’extrême gauche seront rejoints par la CGT pour la manifestation du 26 mai. Une manifestation qui du coup est assuré d’une certaine participation mais en même temps qui divise sur le rôle respectif du syndicat et du politique. Des syndicats comme le CFDT ou FO ne seront pas présents en raison précisément du caractère politique de cette journée du 26 mai. En gros,  il y aura à peu près dans la rue toutes les forces syndicales et politiques d’extrême gauche. Cela devrait permettre non pas de réunir uen marée populaire comme le souhaitent les insoumis mais un nombre quand même significatif de manifestants. La participation de la CGT s’explique aussi par certains signes d’essoufflement dans certains conflits en cours à la SNCF même si le taux de conducteurs est encore très largemenet majoritaire ou encore à AIR France où l’intersyndicale est déboussolée depuis la démission du président.  Le syndicat de Philippe Martinez a annoncé sa décision mercredi dans un communiqué, évoquant « l’urgence sociale » qui le pousse à rejoindre ce mouvement inédit. Un parti-pris qui vise à densifier la contestation, mais encontre l’opposition des syndicats réformistes. « Il n’y a aucune chance de voir [la CFDT] dans un défilé qui a une connotation politique », a déclaré Laurent Berger, secrétaire général du syndicat réformiste. Enjeu : préserver son indépendance vis-à-vis du politique. Lundi sur CNews, il a même affirmé que « ce serait une faute qu’une organisation syndicale quelle qu’elle soit appelle [à se mobiliser] le 26 mai. Ce n’est pas le rôle du syndicalisme ». Même positon  du côté de Force ouvrière. Pascal Pavageau, secrétaire confédéral, a tranché : « C’est une manifestation d’ordre politique, nous n’avons pas à nous en mêler et nous ne nous en mêlerons pas. »

 

 

Le Media Insoumis : encore des départs

Le Media Insoumis : encore des départs

Après d’autres, Marc de Boni, un ancien journaliste du Figaro a annoncé sur Twitter son départ de la webtélé cofondée par les proches de la France insoumise, lundi 22 mars. A peine né, le Média de Mélenchon (télé sur internet) est sans doute proche de sa mort. Déjà très peu regardé, il pourrait voir son audience encore sombrer du fait de la protestation de personnalités qui avaient apporté leur soutien mais qui maintenant condamnent la ligne de Le Media. En cause évidemment les débordements classiques des insoumis gauchistes nourris au lait de l’anticapitalisme, de l’anti impérialisme et du rêve communiste bolivarien.   »Aujourd’hui, Le Média ne répond plus, à nos yeux, à la promesse initiale, ni sur le fond ni sur la forme. Nous ne pouvons plus le soutenir », écrivent les signataires* de ce nouveau texte, parmi lesquels on retrouve l’ancienne ministre Aurélie Filippetti, le médecin urgentiste Patrick Pelloux ou encore le comédien François Morel. Deux actualités sont à l’origine de leur prise de recul par rapport au Média lancé à la mi-janvier et cofondé par Sophia Chirikou, Henri Poulain et Gérard Miller. La polémique autour du départ de la journaliste Aude Rossigneux et la ligne éditoriale adoptée sur le conflit syrien, annoncé en direct il y a une semaine par le correspondant au Liban Claude El Khal : « Ne montrer aucune image » car elles ne sont pas vérifiées. « Toutes les photos que diffuse l’AFP de la Ghouta orientale (et plus généralement de Syrie) sont vérifiées et authentifiées par notre desk d’édition photo, situé à Nicosie, moyennant un travail aussi minutieux qu’indispensable », avait d’ailleurs répondu Christian Chaise, directeur régional de l’AFP pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord. Mercredi, dans une vidéo intitulée « Le Média répond aux attaques », Sofia Chikirou avait une nouvelle fois apporté son soutien à Claude El Khal, affirmant que « Le Média ne s’alignera sur aucun camp ». « Comme Jean Jaurès, nous défendrons la paix ; que ceux qui veulent la guerre y envoient leurs enfants », ajoutait-elle, évoque un média « pacifiste, qui prend position contre la guerre ». * Il s’agit d’Aurélie Filippetti, Antoine Comte, Gérard Mordillat, Patrick Pelloux, François Morel, Judith Chemla, Cécile Amar, Edouard Perrin, Giovanni Mirabassi, Médéric Collignon, Noël Mamère.

 

Assemblée : Fin de la révolution des cravates pour les insoumis

Assemblée : Fin de la révolution des cravates pour les insoumis

 

, Les parlementaires n’ont désormais plus le droit d’utiliser leurs habits comme «prétexte à la manifestation de l’expression ou d’une opinion ». Cette décision vise surtout les députés insoumis aux tenues parfois fantaisistes et qui avait fait de la révolution des cravates leur axe stratégique. Des députés de La France insoumise (LFI)  qui font  beaucoup de bruit pour apparaître comme les principaux opposants à Macron. Du  bruit dans l’hémicycle mais aussi dehors ; cependant force est  de constater que ce bruit trouve peu d’écho dans l’opinion public, -témoin la faillite totale de la mobilisation de Mélenchon contre la réforme du code de travail le 12 juillet. Un millier seulement de manifestants ont été réunis en France. À défaut de prise sur l’opinion, les insoumis ont décidé une action spectaculaire, celle qui consiste à ne pas porter de cravate lors des réunions de l’assemblée. Pas vraiment une action très révolutionnaire, plutôt dérisoire. Mais on a les révolutions qu’on peut d’autant qu’on peut douter de la légitimité de ces députés à contester en particulier la réforme du droit du travail puisque la plupart sont d’anciens fonctionnaires ou assimilés et qu’ils ne sont pas concernés  les propos des insoumis  sont à cet égard complètement outranciers et décalés des réalités du marché du travail dont en fait ils ne connaissent pas grand-chose ,  la plupart des députés du groupe insoumis ont des fonctionnaires donc non concernés par la réforme du code du travail qui affectera surtout le privé. Qui sont en effet les députés révolutionnaires de La France insoumise ? Surtout des fonctionnaires ou assimilés ! Dans un article du Monde, on peut prendre connaissance de la profession  des députés révolutionnaires de la France insoumise. Une information intéressante car on découvre que pour l’essentiel ce sont des fonctionnaires ou assimilés. (Une fonction professionnelle parfois habilement dissimulée).  Une bizarrerie sociologique dans la mesure où ces députés sont les plus acharnés pour démolir la réforme du droit du travail, une réforme qui ne les concerne pas personnellement et qui leur permet d’avoir une vision assez approximative du marché du travail du privé.  On objectera que c’est une contradiction qu’on pouvait aussi relever chez les socialistes les plus radicaux. Les mélenchonistes, qui se sont à juste titre sentis visés par le nouveau règlement, ont d’une réplique révolutionnaire à la hauteur de l’enjeu en refusant de manger les petits fours d’une réception de l’assemblée. On a les moyens révolutionnaires qu’on peut !

François Ruffin (député Insoumis) : ne pas se contenter d’une posture d’opposant

François Ruffin (Insoumis) :  ne pas se contenter d’une posture d’opposant 

Ruffin député insoumis remet d’une  certaine manière en cause la posture systématique d’opposant de Mélenchon dans une  interview au JDD. Il veut un parti de propositions.

Les Budgets 2018 ont été adoptés, les ordonnances de réforme du Code du travail ont été approuvées cette semaine sans que la contestation ne prenne dans la rue… Est-ce difficile d’être un opposant en ce début de quinquennat Macron?
Ce n’est pas comme si j’avais été surpris. J’étais sceptique sur cette capacité de mobilisation. Il y avait deux obstacles à une forte mobilisation sociale. Quand un Président et une Assemblée viennent d’être élus, ils ont une légitimité qui empêche les gens de descendre dans la rue tout de suite après. Le second point, c’est qu’il y a eu une bataille l’an dernier sur la loi Travail. Elle s’est terminée par une défaite et elle pèse forcément dans les têtes…

Donc dès le départ, vous saviez qu’il n’y aurait pas de mouvement social d’ampleur cet automne?
Non, je mène un tas de batailles sur lesquelles je suis sceptique au départ et qu’il m’arrive de gagner. Quand je fais Merci Patron!, par exemple, je ne me dis pas que je vais duper Bernard Arnault. Je ne me dis pas que je ferai 500.000 entrées en salles, ni que je vais me choper un César et que je deviendrais député tout de suite après… A chaque mobilisation, je vois les obstacles et je les énonce.

 Si vous avez échoué sur les ordonnances, que vous faudra-t-il faire pour mobiliser sur les réformes de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’assurance chômage?
Je me refuse de me situer dans ce temps-là. Bien sûr qu’à l’Assemblée, on mènera les bagarres, on déposera les amendements. Mais notre défi aujourd’hui est autre : on incarne une force d’opposition, il faut que l’on incarne désormais une force de proposition. On ne peut pas se situer uniquement dans l’opposition aux prochaines réformes, il faut qu’on dise ce qu’on est capables de mettre en œuvre. J’ai 18 ans d’opposition derrière moi. La contestation, l’animation dans la rue : tout ça, je sais faire. Mais il y a maintenant pour moi une mue à faire.

Vous disiez il y a quelques jours que vous ne sentiez pas les Insoumis « prêts à gouverner ». A vous entendre ici, on a l’impression que vous parlez d’abord de vous…
La lecture qu’il y a eu au sujet de ces propos ne me paraît pas juste. Certains ont compris que je n’avais pas le moral. Au contraire! C’est parce que j’ai changé, justement, que je dis cela. C’est parce que la question du pouvoir ne s’était jamais posée à moi. C’était de la fiction. Aujourd’hui, ce n’est pas une réalité mais c’est en tout cas une possibilité. J’ai envie d’apparaître comme quelqu’un de crédible sur différentes thématiques.

Mais vous ne sentez pas votre camp prêt…
Aujourd’hui, moi, non, je ne me sens pas prêt à gouverner. Mais je m’y prépare tous les jours. Déposer une proposition de loi, pour moi, c’est nouveau. Tous les jours, j’ai le sentiment d’essayer d’élever mon niveau de responsabilité. Mais aujourd’hui, ne me filez pas de ministère! Je ne suis pas sûr de le vouloir d’ailleurs…

Se préparer à gouverner, n’est-ce pas accepter les compromis et laisser tomber certains de vos combats?
Les compromis, je n’ai jamais cessé d’en faire. A chaque moment, dans la lutte sociale, tu te demandes ce que tu dois faire pour faire converger les forces. Quand je m’allie à l’UDI pour proposer une taxation fiscale sur les grands transferts de football, je n’ai aucun problème.

Donc s’allier avec d’autres forces politiques, c’est possible?
A gauche, ça ne me dérange pas, au contraire. Mais il faut savoir qui a l’hégémonie. Tant que cette question n’est pas tranchée par tout le monde – à savoir que la force hégémonique, c’est nous -, il n’y aura pas d’alliance. Et donc aujourd’hui, il faut constater que le centre de gravité n’est plus au Parti socialiste, c’est tout. Après, ce n’est pas trop ma tasse de thé tous ces trucs partisans…

Avez-vous l’impression d’être au bon endroit pour faire progresser vos combats?
Oui, je suis en adéquation avec moi-même. Pendant 18 ans, j’ai crié dans le désert. Quand vous faites un petit journal comme Fakir, vous y mettez toutes vos convictions, mais vous avez au final quelques milliers de lecteurs clairsemés dans la France… Aujourd’hui, mon désert est un peu plus peuplé. Quand je porte une parole à l’Assemblée sur l’agriculture, il y a des paysans qui m’écoutent. Quand je parle des médias sur Facebook, je fais un million de vues…

Vous assumez le fait de faire de l’Assemblée une tribune?
C’est ce que j’ai dit à mes électeurs lors de la campagne : « Vous savez, il n’y aura aucune de mes propositions qui passera, mais je me tiendrai droit pour vous. » On a une tribune à utiliser pour porter la voix des gens.

L’Assemblée ne sert pas qu’à ça normalement…
Je souhaiterais que l’Assemblée soit autre chose mais ce n’est pas moi qui l’ai décidé. C’est bien ma frustration : la loi ne se fait pas à l’Assemblée. Elle se fait dans les cabinets ministériels avec des orientations fixées par l’Elysée. Et nous on vient à l’Assemblée chipoter pour des virgules sur des textes qui seront de toute façon votés. Nous sommes donc une chambre d’enregistrement des désirs du Président. Quand Les Républicains ont porté une proposition de loi sur la compétitivité de l’agriculture, les députés En marche ont demandé une motion de rejet, sans débat. Même si le texte est bon, ils votent contre, parce qu’il ne vient pas d’eux. Dans ce cadre, ce qui reste d’utile est cette fonction tribunitienne.

Vous dites que votre rhétorique n’est pas celle d’un parlementaire « classique », la manière dont vous vous habillez est souvent scrutée… Est-ce compliqué pour vous d’entrer dans le costume de député?
Je n’ai jamais fait de mon attitude un vecteur de communication : je voulais juste ne pas porter de cravate, je n’en ai jamais portée de ma vie. Si vous deviez mettre un costume et une cravate, vous auriez l’impression de devenir un pingouin, non? C’est comme ça que je le vis. Si je commence à me déguiser, comment je vais devoir déguiser mon discours ensuite?

Vous publiez votre « première enquête de député-reporter », Un député à l’hôpital psychiatrique. Le manque de moyens pour la psychiatrie en France, c’est votre nouvelle obsession?
A l’Assemblée, on est condamné à avoir plusieurs obsessions : j’ai aussi beaucoup travaillé sur Sanofi ces derniers temps, sur l’agriculture énormément… C’est la démarche qui m’intéressait : celle de continuer à être reporter. Ma mission est d’aller chercher ce qui se passe dans le pays et de le faire remonter à la tribune de l’Assemblée. Pour ce travail, j’ai passé plusieurs jours en hôpital psychiatrique, puis je suis allé voir la direction de l’hôpital, l’Agence régionale de santé, j’ai interpellé la ministre de la Santé et je vais déposer une proposition de loi [pour aligner le financement de l'hôpital psychiatrique sur l'hôpital public]. Je sais bien qu’elle ne sera pas adoptée, mais je veux servir de mouche du coche : le ministère sera obligé de se préoccuper de cette question, la députée En marche de la Somme va visiter à son tour l’hôpital… Je veux produire un effet d’entraînement.

Pourquoi, comme d’autres députés, ne pas avoir écrit un rapport parlementaire?
Je ne sais même pas aujourd’hui comment on fait une mission [parlementaire] ou comment être rapporteur d’une mission en étant dans l’opposition – apparemment, c’est à peu près impossible. Je souhaite faire des rapports parlementaires pendant mon mandat, mais c’est une démarche beaucoup plus lourde, de 6 mois ou un an. Mais ce n’est non plus pas mon livre qui va faire monter le sujet de la psychiatrie : vous croyez que ça intéresse l’opinion publique, mon bouquin? Mon objectif n’est pas qu’il se vende! Tous mes droits d’auteur sont reversés au Collectif pour une psychiatrie citoyenne, dans la Somme.

Vous vous considérez aujourd’hui comme un homme politique?
Quand on me dit « homme politique », je regarde derrière moi et je me demande de qui on parle. Peut-être que je vais m’y habituer… Et puis dire « homme politique », ça donne l’impression que c’est un métier. Je me considère toujours comme journaliste.

Vous le journaliste, qu’allez-vous faire de cette expérience parlementaire? Un nouveau livre? Un film?
Je n’en sais rien. Le champ des possibles est ouvert, j’aimerais bien faire un film… Mais ce qui me manque, c’est du temps.

Vous êtes donc en reportage pendant cinq ans?
Oui, bien sûr! J’aime ce métier de journaliste, discuter avec les gens, essayer de comprendre comment ils pensent, ce qu’ils ressentent… Qu’ils soient député, ministre, éleveur ou plombier.

Vous êtes toujours rédacteur en chef de Fakir. Pas de problème avec votre fonction de député?
Ça ne me pose aucun souci. Jean Jaurès était responsable de L’Humanité! Je ne me compare pas à lui, mais je m’inscris dans une tradition, celle de Camille Desmoulins, de Marat ou de Vallès, qui avaient leur journal et en même temps faisaient de la politique… Ça ne veut pas dire que je me reconnais dans ces gens-là.

 

Si le maire d’Amiens était Insoumis, par exemple, est-ce que Fakir enquêterait sur lui?
Je ne crois pas à l’objectivité. Tout individu appartient à une classe sociale, il est d’un genre… On porte tous ça en nous. Je considère que mon journal, parmi d’autres supports, est un moyen d’en appeler à l’intelligence des gens. Et Fakir me force aussi à ne pas devenir con : en une journée à l’Assemblée, tu abordes sept sujets différents. Tu risques d’être superficiel sur tout. Là, par exemple, je me force à lire Histoire des agricultures du monde, de 500 pages, je bosse vraiment sur le sujet. Je me prétends intellectuel et je n’ai pas l’intention d’arrêter d’en être un.

Vous dénoncez souvent les médias qui appartiennent à de grands groupes industriels. Etait-ce si pénible d’accorder une interview au groupe Lagardère?
Non, pas du tout. Vous savez, mercredi j’étais chez LCI, un média du groupe Bouygues… Je souhaite d’abord que vous puissiez être, avec vos lecteurs, les responsables de votre publication. Mais de toute façon, on est condamnés à être en contradiction : ma pomme a été élevée aux pesticides, je vais quand même la manger ; la lumière est allumée, d’où vient l’uranium? Tout objet ici [Il englobe d'un geste du bras son bureau] est fabriqué par une multinationale. Malheureusement, c’est un système dont on ne peut pas entièrement s’extraire d’un seul coup, on peut seulement faire au mieux.

Les insoumis ne sont pas crédibles (François Ruffin)

Les insoumis ne sont pas crédibles   (François Ruffin)

Enfin un peu de lucidité de la part d’un insoumis qui considère à juste titre que le parti de Mélenchon  n’est pas crédible  comme parti de gouvernement. De quoi faire bondir évidemment Mélenchon qui se préoccupe peu de la pertinence de ses propositions. François Ruffin, lui-même député  Insoumis constate que les membres du parti de Mélenchon n’ont pas les compétences requises face aux enjeux actuels. En fait, le mouvement des insoumis ressemble davantage à un syndicat gauchiste qu’à une véritable organisation politique. D’ailleurs ce mouvement privilégie l’action dans la rue et du coup se met en concurrence avec les syndicats. C’est la grande ambiguïté de la France insoumise qui ne sait toujours pas si son organisation relève de l’action syndicale ou de l’action politique. Pour l’instant les insoumis ressemblent surtout à un syndicat Sud bis. D’ailleurs nombre de leurs responsables sont issus de cette organisation ou de formation politique d’extrême gauche qui revendique la maîtrise des mouvements sociaux afin de promouvoir la grande révolution de type bolivarienne ou même soviétique (Besancenot vient même de sortir un livre très complaisant sur la révolution russe). Dans une vidéo publiée ce jeudi 23 novembre sur son compte Youtube, l’élu-journaliste-cinéaste a fait part aux internautes de ses réflexions sur la structuration de La France insoumise. Ainsi, il a constaté que le mouvement a su s’imposer comme une force d’opposition incontournable au gouvernement d’Emmanuel Macron…mais pas comme un parti de gouvernement totalement crédible. “Aujourd’hui, la France insoumise peut être reconnue comme la force d’opposition, et en même temps, je ne suis pas sûr que les gens nous donnent les clés du pays volontiers, pour le gouverner”, a-t-il estimé. Et d’ajouter : “J’éprouve un certain vertige à l’idée qu’on puisse détenir le pouvoir. Je ne nous sens pas prêts”. Pourquoi ? Tout d’abord parce que, selon l’élu, “le défi qu’on aurait en face de nous, il est colossal”. “Qui sont les techniciens sur lesquels on va pouvoir s’appuyer ? Ce n’est pas les technos de Bercy, les inspecteurs des finances, qui vont être volontiers pour un pouvoir de transformation. (…) Il va falloir affronter le Sénat en même temps, le Medef, les médias, la commission européenne, la banque centrale, le Conseil constitutionnel… On va être dans une situation conflictuelle vachement forte avec des gens qui seront pas préparés à ce niveau de pouvoir”, a expliqué François Ruffin. En dressant ce sombre tableau, le réalisateur du film “Merci Patron” a insisté sur la nécessité pour La France insoumise de former et de recruter des cadres de haut niveau, notamment au sein des grandes écoles.

Business et politique : avertissement à un Insoumis et un Modem

Business et politique : avertissement à un Insoumis et un Modem

Deux députés, Thierry Robert (MoDem) et François Ruffin (LFI), ont été rappelés mercredi à l‘ordre par le président de l‘Assemblée pour avoir “créé une confusion” entre l‘exercice de leur mandat et des intérêts privés. Thierry Robert, député de la Réunion, s’était présenté comme député sur son compte Facebook pour faire de la publicité en faveur d‘une de ses sociétés immobilières. François Ruffin, député de la Somme, avait réalisé dans son bureau à l‘Assemblée une vidéo dans laquelle il faisait la promotion de Fakir, journal satirique local dont il est le rédacteur en chef. Par ailleurs d’autres députés pourrait bien aussi être rappelés à l’ordre notamment 2 députés  d’en marche qui ont embauché les enfants d’autres députés.  Au moins deux députés LREM, Christophe Arend et Bertrand Sorre, ont embauché les enfants d’autres députés LREM, ce qui est une pratique légale mais encadrée, a-t-on appris aujourd’hui de sources parlementaires, confirmant une information du site Streetpress. Les lois pour la confiance dans la vie politique votées cet été interdisent l’emploi comme collaborateur de son propre conjoint ou de ses enfants. Lorsqu’un collaborateur parlementaire a un lien familial avec un autre député ou sénateur, il doit en informer « sans délai le député ou le sénateur dont il est le collaborateur, le bureau et l’organe chargé de la déontologie parlementaire de l’assemblée dans laquelle il est employé ».  Charlie Trisse, fille de la députée de Moselle Nicole Trisse, a été embauchée par Christophe Arend, élu du même département. « Ma fille est dans la sphère politique depuis trois ans, elle est compétente et avait déjà travaillé avec le député Bertrand Pancher (UDI) dans le passé. C’est elle qui a en fait signalé que je suis devenue députée », a déclaré à l’AFP Nicole Trisse. Vignal, fille du député de l’Hérault Patrick Vignal, travaille aux côtés de Bertrand Sorre, élu de la Manche. Elle était

 

Drapeau européen : un « bout de tissu « (Autain, insoumis)

Drapeau européen : un « bout de tissu « (Autain, insoumis)

 

C’est ce qu’a déclaré Clémentine Autain à propos du drapeau européen pour manifester son mépris de l’Europe. Un mépris déjà exprimé par Mélenchon lui-même qui s’était demandé si le drapeau européen présent dans l’assemblée n’était pas le symbole de la vierge Marie ! Les insoumis continuent évidemment dans l’outrance dans tous les domaines mais une outrance qui cache mal l’insignifiance et les contradictions de leurs propos. Faute de pertinence, les insoumis utilisent la caricature, l’insulte et la démagogie. Bref, la dialectique classique des révolutionnaires communistes. La même que celle qui est utilisée par exemple au Venezuela, modèle économique et politique de Mélenchon. Un pays pourtant en pleine décomposition économique dont la démocratie est réprimée et qui a déjà fait  plus de 100 morts. Insulter  ainsi le drapeau européen,  c’est sans doute oublié que l’union européenne a réussi à imposer la paix et le développement sur notre continent. Du coup,  le gouvernement s’apprête à rendre obligatoire partout la présence du drapeau européen aux côtés du drapeau français. “C‘est une provocation à notre provocation, si j‘ose dire”, a dit à Reuters Clémentine Autain, députée LFI et membre du bureau de l‘Assemblée nationale. “On ne va pas s’écharper à l‘infini sur un bout de tissu même s‘il est symbolique et que les symboles c‘est important. L‘essentiel est de savoir comment on s‘y prend à l’échelle européenne pour faire en sorte qu‘on ait un peu de souveraineté, la possibilité de contester le modèle néolibéral.” “Ce que nous avons voulu dire à travers cette histoire c‘est notre volonté de contester l‘orientation actuelle de l‘Union européenne”, a poursuivi la députée de la Seine-Saint-Denis. La querelle sur le drapeau européen risque de rebondir une nouvelle fois le 27 novembre. C‘est ce jour-là que les députés examineront en séance une proposition de résolution déposée par le président du groupe LREM et visant “à promouvoir les symboles de l‘Union européenne”. Dans cette proposition de résolution, les députés LREM “invitent” le gouvernement à “prendre toutes les mesures pour promouvoir les symboles européens” et à “donner un éclat particulier à la Journée de l‘Europe le 9 mai”. Emmanuel Macron a en outre annoncé qu‘il reconnaîtrait solennellement le statut du drapeau européen, malgré les critiques de Jean-Luc Mélenchon.

 

L’opposition vénézuélienne « insurrectionnelle » (Quatanens, Insoumis)

L’opposition vénézuélienne « insurrectionnelle » (Quatanens, Insoumis)

 

Le jeune député insoumis, Quatennens,  n’hésite pas à qualifier l’opposition à la dictature de Maduro d’insurrection. La preuve sans doute que les gauchistes des insoumis, communistes toujours convaincus, se réfèrent  toujours à la révolution bolivarienne notamment à celle du président Maduro. Lequel n’a pas hésité à mettre le Parlement entre parenthèses au profit d’une assemblée constituante créée frauduleusement sur fond de violence avec de nombreux morts. Pas étonnant que l’ancien agent d’EDF, Adrien Quatennens, convaincu des vertus de la révolution,  confirme son adhésion au chavisme  et à toutes ses dérives antidémocratiques. En effet, c’est exactement ce que souhaite faire Mélenchon : créer le désordre social, instrumentaliser la mobilisation syndicale, contester la légitimité de Macron, dissoudre l’assemblée nationale au profit d’une constituante qui redonnerait le « pouvoir au peuple ». Bref l’utopie de la révolution communiste. Une utopie qui a plongé le Venezuela dans la pire des crises économiques et dans la violence. Étonnant que dans un pays aussi évolué que la France il y ait encore des partisans du vieux rêve totalitaire surtout lorsque ses partisans sont des fonctionnaires ou des salariés du secteur public et nationalisé !  Député La France insoumise du Nord, était l’invité de Tout est politique, jeudi sur franceinfo. Le parlementaire s’est notamment exprimé sur l’attribution du prix Sakharov 2017 par le Parlement européen à l’opposition vénézuélienne, pour sa lutte pour les libertés fondamentales dans le pays.  Face à l’attribution du prix Sakharov à l’opposition vénézuelienne, Adrien Quatennens a considéré  qu’il s’agissait selon lui d’une « opposition insurrectionnelle ». Cette opposition au président Nicolas Maduro est d’après lui responsable de nombreuses exactions, citant « des chavistes assassinés, des policiers brûlés à l’acide dans la rue ». Le député La France insoumise du Nord estime que cette opposition est « composée en partie de droite et d’extrême-droite » Adrien Quatennens reconnaît quand m^me  que les torts sont partagés dans les tensions qui ont pu régner au Venezuela :  »Des deux côtés, il n’y a pas eu de volonté d’apaisement », a-t-il affirmé.  »Nous avons assisté, d’une part, à des scènes de violences policières et, dans le même temps, sur le nombre de morts dont nous avons fait état. On peut dire qu’à peu près la moitié est aussi le fait d’une opposition qui est violente, qui a passé à tabac des policiers, qui a assassiné des chavistes. » Mais qui a fait plus de 100 morts dans les rangs de l’opposition démocratique!

Insoumis : nouveau mea culpa

Insoumis : nouveau mea culpa

 

Après Jean-Luc Mélenchon qui a fait son mea culpa quant à sa capacité à mobiliser la France contre les ordonnances, d’autres responsables des insoumis reconnaissent aussi leur échec. Il faut dire que l’objectif des insoumis était sans doute démesuré par rapport à l’enjeu. Il promettait tout simplement de renverser Macron responsable, d’après eux, d’un coup d’État social. La stratégie consistait à instrumentaliser le mécontentement concernant les ordonnances pour obtenir de nouvelles élections législatives, réunir une assemblée constituante et changer la république. Dans ce cadre,  Mélenchon avait annoncé la mobilisation d’un million de personnes sur les Champs-Élysées quand en fait  lors des dernières mobilisations seulement quelques milliers étaient présents dans les manifestations.  Il est heureux que les insoumis reconnaissent leurs erreurs car d’une certaine manière par leurs outrances ils ont contribué à affaiblir la protestation sociale et même à la tuer. Toute manière, les organisations syndicales n’étaient pas prêtes à voir leur mouvement détourné pour des objectifs politiques illusoires voir dangereux. Éric Coquerel numéro deux des insoumis admet en quelque sorte ses réalités mais un peu tard. “Je ne crois pas qu’être lucide c‘est être contre-productif. C‘est peut être aussi au contraire une motivation supplémentaire pour se demander tous, les uns et les autres, tous ceux qui s‘opposent à la politique d‘Emmanuel Macron, comment on mobilise, par quels moyens on arrive à exprimer ce qu‘on ressent tous dans le pays c‘est-à-dire un mécontentement mais qui n‘arrive pas à émerger avec la force nécessaire”, a-t-il dit. Comme Mélenchon il ne lui reste plus qu’à espérer la mobilisation de la jeunesse pour renforcer la protestation sociale notamment vis-à-vis du projet de réforme des universités. Le problème c’est qu’on ne peut raisonnablement envisager cette convergence puisque pour l’instant la mobilisation sociale s’est mise entre parenthèses.

Insoumis : l’outrance pour politique

Insoumis : l’outrance pour politique

Les insoumis passent depuis peu leur temps à se faire passer pour des victimes du système médiatique alors qu’ils ne sont victimes que de leur propre outrance voir même de leurs  frasques. Après la polémique entre Mélenchon et Valls (accusé d’appartenir à la façon de fachosphère)  c’est le drapeau européen qui est en cause par les insoumis cars supposé représenter la sainte vierge. Certes Valls n’est pas un enfant de chœur et son côté psycho rigide a de quoi souvent agacer mais c’est une autre affaire que de considérer qu’il appartient à l’extrême droite. Même outrance et même ridicule concernant le drapeau européen dont Mélenchon se demande ce qu’il fait à l’intérieur des édifices publics notamment à l’Assemblée nationale. Et de se demander s’il s’agit  d’une représentation de la Sainte vierge ! Sur tous les autres sujets politiques de société, les insoumis se comportent comme le parti communiste des années 50 avec une posture d’opposition systématique mettant même en cause la légitimité de Macron. Un peu comme si le pays subissait une sorte de dictature responsable d’un coup d’État social. Une outrance qu’il retombe un peu aujourd’hui sur le nez car la démesure tutoie  l’insignifiance. Faut-il rappeler que la plupart des députés insoumis sont des anciens fonctionnaires ou qu’ils n’ont vécu que de politique n’entretenant avec l’économie réelle voire la société que des liens approximatifs. Leur étatisme se nourrit du corporatisme qui leur a assuré une situation sociale déconnectée de la réalité économique et sociale de la majorité des travailleurs de ce pays. Pour se construire une histoire sociale, ils ont vainement tenté d’instrumentaliser le conflit social né des ordonnances. En vain car la CGT  elle-même n’est pas complètement naïve sur les intentions de Mélenchon et de ses alliés. Là encore Mélenchon à travers ses  outrances a largement contribué à tuer le mouvement social. Mais les donneurs de leçons se trouvent aujourd’hui sous le feu des critiques du fait de certaines ambiguïtés vis-à-vis de l’islamisme ; en outre, ils sont loin d’être blancs comme neige puisqu’on apprend que figure importante du mouvement comme Corbière Garrido bénéficiait encore récemment de logements HLM en dépit de leur revenu décent. La très médiatique Clémentine autant qui elle aussi n’a vécu que de la politique s’efforce vainement de se justifier et prend même du champ. Par rapport à Garrido.  « Je ne suis pas une amie proche de Raquel Garrido ». Si Clémentine Autain s’est montrée solidaire à l’égard de l’oratrice de la France insoumise en dénonçant « l’acharnement » dont elle ferait l’objet, la députée de Seine-Saint-Denis a également pris ses distances, en exprimant le malaise que cette affaire provoquait chez les militants. Invitée sur BFMTV ce vendredi 13 octobre, Clémentine Autain, députée membre du groupe présidé par Jean-Luc Mélenchon, a souligné que la polémique n’aurait pas lieu d’être si l’avocate s’était montrée exemplaire. « Je vous le dis franchement, oui il faut payer ses impôts, oui il faut payer ses cotisations », a d’abord expliqué Clémentine Autain, précisant toutefois qu’elle ne connaissait pas les « détails » de l’histoire. Relancée sur la façon dont étaient perçues ces affaires en interne, l’élue insoumise a concédé que le cas de Raquel Garrido posait problème. « Oui, la polémique et la place prise par ces questions désarçonnent les militants », a affirmé Clémentine Autain, avant d’admettre: « oui, ça dessert le mouvement »  Comme le révélait Le HuffPost, le cas de Raquel Garrido pose un cas de conscience aux militants insoumis, tiraillés entre la défense d’une camarade et le respect de l’intégrité doctrinale du mouvement. En interne, les militants ont été nombreux à exprimer leur malaise, que ce soit après les révélations du Canard Enchaîné, les clashs avec des vedettes du petit écran ou encore ses règlements de compte sur le Snapchat de Jeremstar.. Ce vendredi, le député Alexis Corbière, époux de Raquel Garrido, s’est défendu face aux critiques qui lui reprochent d’occuper un logement social. « Depuis le mois de juin, j’ai dit que je partais, je me suis mis  en situation pour partir », a-t-il affirmé.

 

Macron condamne la Venezuela : dictature pour Macron, pas pour les insoumis

Macron condamne la Venezuela : dictature pour Macron, pas pour les insoumis

 

 

Le Venezuela est une  dictature pour Macron qui s’inquiète donc de la dérive totalitaire tandis  que les insoumis soutiennent implicitement le dictateur qui précisément a fait élire une assemblée constituante illégale pour balayer l’assemblée nationale qui lui était opposée. Ce que proposent d’ailleurs aussi les insoumis qui rêvent toujours de cette révolution bolivarienne. Pas étonnant la plupart des dirigeants insoumis sont des gauchistes aux références marxistes qui prônent le socialisme révolutionnaire. Malheureusement un socialisme qui s’assoit sur les libertés démocratiques qui  a fait 125 morts et conduits aussi le pays au désastre économique et social. Conséquence notamment de la dérive totalitaire,  l’économie du Venezuela, déjà mal en point, va connaître cette année une récession de 7% à 10%, a prédit mercredi le président de la Fedecamaras, la fédération des chambres de commerce du pays, dans le cadre d’un sommet Reuters sur l’investissement en Amérique latine. Carlos Larrazabal juge que la nouvelle assemblée constituante, installée par le président Nicolas Maduro malgré une violente contestation dans la rue, ne fera qu’aggraver une crise économique déjà profonde, qui se traduit par des pénuries de nourriture et de médicaments pour des millions de Vénézuéliens. « Nous ne pensons pas que l’assemblée nationale constituante va être une solution, nous pensons plutôt qu’elle va approfondir, de manière très importante, la grave situation économique que connaissent les Vénézuéliens », a-t-il dit. Pour cet homme d’affaires de 60 ans ayant fait ses études aux Etats-Unis, le Venezuela doit tourner le dos au modèle socialiste promu par Nicolas Maduro dans le sillage de son prédécesseur Hugo Chavez. « Le secteur privé fait partie de la solution et ne fait pas partie du problème », a-t-il déclaré, interrogé au siège de la Fedecamaras. Cette institution est en froid avec le gouvernement depuis que son président de l’époque, Pedro Carmona, a brièvement assumé la direction du pays lors d’un coup d’Etat finalement mis en échec contre Hugo Chavez en 2002. Malgré l’absence de statistiques officielles depuis près de deux ans, des données obtenues en début d’année par Reuters indiquent que l’économie vénézuélienne s’est contractée de 18,6% en 2016, soit sa pire récession en 13 ans. Devant les ambassadeurs de France réunis à l’Elysée, Emmanuel Macron a estimé que les Français ne comprenaient pas la “complaisance” de certains vis-à-vis du régime, visant sans le nommer le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon et des membres de son parti. “Qu’il me soit permis de dire combien est préoccupante la crise actuelle du Venezuela”, a-t-il dit. “Une dictature tente de se survivre au prix d’une détresse humanitaire sans précédent, de radicalisations idéologiques inquiétantes, alors même que les ressources de ce pays restent considérables.” “Je souhaite réfléchir avec les gouvernements d’Amérique latine et d’Europe à la manière d’éviter de nouvelles escalades, y compris régionales”, a-t-il ajouté. Jean-Luc Mélenchon, qui avait affiché son soutien au président en place, est resté silencieux sur le sujet depuis le début des affrontements. L’ex-candidat à l’élection présidentielle n’a jamais caché que l’ancien président du Venezuela, Hugo Chavez, était pour lui une source d’inspiration, notamment s’agissant du concept d’assemblée constituante et de révolution par les urnes. Après s’être montrés relativement discrets, plusieurs députés FI sont sortis de leur réserve début août, assurant que le régime de Nicolas Maduro n’était pas une “dictature”.

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