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Chômage: la baisse «va continuer» s’il y a de la croissance ! (Muriel Pénicaud)

Chômage: la baisse «va continuer» s’il y a de la croissance ! (Muriel Pénicaud)

La ministre du travail a parlé pour ne rien dire ou presque. Elle a en effet affirmé que la baisse du chômage pourrait continuer s’il y a de la croissance. Une déclaration d’une grande banalité car sans croissance voit mal comment l’emploi pourrait s’améliorer. Contrairement à ce qu’elle affirme il n’y a pas de baisse actuellement. Notons par exemple que le mois dernier il y a bien eu 30 000 chômeurs en moins inscrits mais que le halo du chômage, c’est-à-dire ceux qui ne recherchent plus vraiment un travail, a augmenté dans le même temps de 30 000. Pas étonnant quand on est sur une tendance d’évolution du PIB de plus 1,2 % ;  autant dire une évolution de l’activité  insuffisante pour significativement faire diminuer le chômage.  la ministre prend cependant des précautions oratoires pour indiquer que le chômage pourrait se dégrader s’il y a un changement de la donne macro-économique mondiale   faisant référence notamment au risque de «guerre commerciale» et en particulier aux tensions entre les Etats-Unis et la Chine.

Dans ce cas, «ça abîmerait quand même notre croissance. Mais à croissance continue, égale, on va continuer à baisser le chômage, je suis confiante», a-t-elle dit. Interrogée sur l’objectif affiché du gouvernement de ramener le taux de chômage à 7% à la fin du quinquennat, Muriel Pénicaud a estimé que «cet ordre de grandeur est possible s’il n’y a pas de changement macroéconomique, géopolitique mondial qui abîmerait la croissance».

 

Le taux de chômage a continué sa baisse en pente douce au deuxième trimestre à 8,5% selon les normes du Bureau international du travail (BIT), malgré une modeste croissance. Depuis la mi-2015, le taux de chômage poursuit une lente décrue. Il a retrouvé son niveau de début 2009 et reculé de 0,6 point sur un an. C’est-à-dire vraiment pas grand-chose surtout en regard des taux de chômage des pays voisins qui eux se situent autour de  6 % de taux d’inactivité (union européenne)

 

Taxation du vin français : L’UE va riposter

Taxation du vin français : L’UE va  riposter

Pour une fois, on peut se réjouir de l’unité de position des pays européens à propos des menaces de Trump  de taxer le vin français. Bien entendu, si l’unanimité se réalise sur ce sujet c’est que d’autres produits sont également visés comme les voitures allemandes.  Reste que l’attitude velléitaire de l’union européenne se comprend car en faite Trump  veut remettre en cause les règles du commerce international ? Certes le déficit commercial américain atteint 400 milliards avec la Chine et 100 milliards avec l’union européenne mais cela n’est pas dû uniquement à la question des droits de douane mais à la nature des produits et leur qualité. Par exemple les voitures américaines ne peuvent être  commercialisées en Europe en raison de leur caractère très polluant mais aussi de leur design. Les constructeurs américains eux-mêmes en sont persuadés puisqu’ils réclament des normes plus sévères à Trump en s’alignant sur les normes que veut mettre en place la Californie. Le président du Conseil européen Donald Tusk a donc réagi avec vigueur et indiquée ce samedi ce samedi que l’Union européenne riposterait si Donald Trump décrétait de nouveaux droits de douane sur le vin français en rétorsion à la taxation des géants américains du numérique.

« Je protégerai le vin français avec une sincère détermination (…) Si les États-Unis imposent des taxes, alors l’Union européenne répondra sur le même plan », a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse peu avant l’ouverture du sommet du G7 à Biarritz, dans le sud-ouest de la France.

Donald Tusk a par ailleurs averti les États-Unis des risques des guerres commerciales pour l’économie. « Les guerres commerciales conduiront à la récession alors que les accords commerciaux boostent l’économie », a-t-il mis en garde.

Greta Thunberg va rentrer à la nage de New York ?

 Greta Thunberg va rentrer à la nage de New York ?

 

 

Le Figaro qui compte dans sa rédaction encore de nombreux climatosceptiques reprend une information du  quotidien allemand Die Tageszeintung qui affirme que le voyage à New York de la jeune icône internationale de l’environnement n’est précisément pas tellement écologique.

 

On n’accuse pas directement Greta mais les marins qui devront ramener le voilier emprunté par la jeune fille et qui seront contraints de prendre aussi l’avion. En fait,  on fait le procès de Greta Thunberg qui forcément pour ses  déplacement un peu partout dans le monde doit emprunter parfois des modes polluants. À moins évidemment d’envisager qu’elle ne se rende et revienne de New York à la nage ! On  recherche cherche donc  sulfureuses raison qui pourraient discréditer Greta Thunberg ; ce qui témoigne bien de l’agacement et même du rejet des propos de l’icône de la jeunesse pour les questions environnementales. Il faut aussi faire le lien avec ce qu’a déclaré la directrice adjointe du cabinet du ministère de l’agriculture en France qui a écrit sans état d’âme sur les réseaux sociaux : « Greta Thunberg, on s’en branle ! » Une porte-parole de «Team Malizia», le voilier emprunté par Greta de Bergues, a contredit les déclarations du quotidien allemand die Welt«Nous ne faisons pas venir cinq personnes pour le voyage de retour», déclare Holly Cova. Un autre équipage ramènera le bateau, mais deux des marins sont déjà aux États-Unis. «Nous avons organisé le voyage dans des délais très courts, explique-t-elle au Times. Par conséquent, deux marins devront se rendre aux États-Unis pour ramener le navire». La porte parole confirme cependant l’information selon laquelle le skipper, Boris Hermann et le propriétaire du navire, Pierre Casiraghi – qui fait partie de l’aller -, rentreraient bien en avion de New York.

Après la publication de la première version de l’article du Tageszeitung, Andreas Kling a précisé au quotidien que l’équipage du Malizia II compensait toutes ses activités dommageables pour le climat – y compris ses vols en avion – en contribuant à des projets qui travaillent à limiter les émissions de gaz à effets de serre. «Nous sommes conscients qu’une telle compensation ne peut et ne doit pas laver notre conscience. Ce n’est pas une solution idéale, mais c’est le moins que l’on puisse faire», a déclaré Andreas Kling.

Greta Thunberg a choisi la voile pour se rendre au Sommet de l’ONU sur le changement climatique, qui se tiendra le 23 septembre à New York, pour éviter l’avion, trop polluant. Mercredi après-midi 14 août, l’adolescente 16 ans a embarqué à bord du voilier de course zéro carbone Malizia II, accompagnée de Pierre Casiraghi, le prince de Monaco propriétaire du yacht, du skipper Boris Herrmann, de son père, et d’un cinéaste, qui réalise un documentaire sur la traversée qui doit durer deux semaines.

On voit bien que certaines presses et certaines responsables vont jusqu’à fouiller dans les poubelles pour trouver le plus petit argument qui pourrait discréditer la jeune idole de l’environnement. Pour preuve un autre article dans ce site ou une géographe française s’accommode et presque se félicite du changement de climat. On voit que la guerre contre la dégradation environnementale est loin encore d’être gagnée.

Marchés financiers : le yo-yo va continuer longtemps

Marchés financiers : le yo-yo va continuer longtemps

Du fait notamment du risque économique et financier que fait peser la Chine sur l’économie mondiale Il faut s’attendre à des mouvements de yo-yo dans une tendance baissière. Les bourses n’obéissent  cependant pas immédiatement au fondamentaux de l’économie compte  tenu des politiques monétaires qui déversent des masses de liquidités sur les marchés et compte tenu de la faiblesse de rémunération des obligations. Pour autant des ajustements auront lieu afin de s’ajuster sur les résultats des  fondamentaux économiques et notamment du tassement de la croissance mondiale.  Il faut s’attendre à des mouvements erratiques des cours boursiers. Des cours qui s’inscriront  dans une tendance baissière jusqu’à la fin de l’année avec une succession de petits rebonds qui ne changeront pas la tendance. On va donc assister dans les semaines et les mois à venir à des mouvements erratiques avec alternance de chutes et de rebonds. Encore une fois cela ne saurait  changer  l’évolution structurelle des cours qui vont nécessairement s’ajuster sur une économie mondiale dont  la croissance est en nette régression.

Au point maintenant qu’on craint la récession. Dans la zone euro, la croissance économique a ralenti au deuxième trimestre, avec une stagnation en France et une perte d’élan en Italie, freinée par des perspectives mondiales incertaines qui ont même pour effet d’entraver l’investissement en Allemagne (dont la croissance est dans le rouge).  Par ailleurs des les ajustements de parité monétaire sont prévisibles mais leur ampleur dépendra surtout de l’évolution des taux que pourrait décider en premier la FED. Pour se rassurer  Les investisseurs anticipent une nouvelle baisse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale (Fed) le mois prochain ainsi qu’à un geste de la Banque centrale européenne (BCE) pour lutter contre le ralentissement de la croissance économique. Selon les  informations de l’hebdomadaire Der Spiegel selon lesquelles le gouvernement allemand serait prêt à abandonner sa politique d’équilibre budgétaire et à émettre de la dette pour faire face à une éventuelle récession.

Le dollar se stabilise face à un panier de devises internationales et conserve ses gains de la veille après les chiffres supérieurs aux attentes des ventes au détail en juillet aux Etats-Unis.

L’euro recule sous 1,11 dollar, à un plus bas de deux semaines, toujours affecté par les déclarations d’Olli Rehn au Wall Street Journal sur la le besoin pour la Banque centrale européenne (BCE) d’annoncer en septembre des mesures importantes de soutien à l’économie.

Les prix du pétrole remontent après deux séances dans le rouge, stimulés par la hausse des ventes au détail aux Etats-Unis, qui apaise quelque peu les craintes de récession de la première économie mondiale.

La progression est toutefois limitée par le rapport mensuel de l’Opep, guère optimiste pour le marché pétrolier sur le reste de l’année.

Le baril de Brent reprend 0,96% à 58,79 dollars et celui du brut léger américain gagne 0,86% à 54,94dollars.

Le CETA va finir de tuer agriculture et environnement

Le CETA va finir de tuer agriculture et environnement

 

 

 

Le Ceta constitue d’abord une bizarrerie juridique. Il a d’abord été négocié dans le plus grand secret par l’UE avec le Canada. Ensuite, il a immédiatement été appliqué et cela avant la ratification. Cet accord commercial présente un double danger : un danger pour l’agriculture et un danger pour l’environnement. D’une certaine manière l’agriculture constitue la variable d’ajustement de ce traité destiné à accélérer les échanges de produits manufacturés surtout sur le dos de l’agriculture française qui ne peut être compétitive vis-à-vis du Canada en raison des normes aussi en raison du caractère encore artisanal de nombre des cotations françaises. (Même si l’industrialisation est largement en cours dans les grandes exploitations). Il n’y aura pour la France aucune disposition et forcément aucun moyen pour s’opposer notamment aux OGM, aux hormones, aux farines animales, aux pesticides et autres produits chimiques autorisés là-bas au Canada. Sans parler du fait que le Canada pourra aussi servir de porte discrète pour des productions des États-Unis. (Où on trouve par exemple des les élevages de 100 000 têtes). ’ Pour le ministère de l’Agriculture, cette crainte «n’est pas fondée»: «Quand on parle de farines animales, on fait référence aux farines de ruminants, qui ont été à l’origine de la maladie de la vache folle», estime le ministère, faisant valoir que ces produits sont interdits au Canada. Les éleveurs français s’inquiètent aussi de l’utilisation, outre-Atlantique, d’antibiotiques comme activateurs de croissance. Une pratique qui concerne, selon le ministère «l’ensemble des pays tiers qui fournissent l’UE en viande». A moyen terme (pourquoi attendre !  NDLR), l’Europe pourrait légiférer sur le sujet: un règlement décidé par le Parlement européen et le Conseil, publié début 2019, «demande à la Commission de prendre des dispositions visant à interdire l’importation à partir de pays tiers qui continuent à autoriser les antibiotiques comme promoteurs de croissance», selon le ministère, qui table sur une entrée en vigueur en janvier 2022. Enfin les éleveurs bovins n’ont de cesse de dénoncer des conséquences économiques désastreuses pour leur filière, compte tenu des contingents de bœuf que pourront exporter les Canadiens, des contingents en provenance du Canada voire des États-Unis. Le second risque et pas le moindre c’est celui du développement de flux parasite. Une contradiction totale avec les préoccupations environnementales. En effet l’accélération des échanges va permettre à des produits d’effectuer des milliers de kilomètres inutiles et dont le bilan carbone viendra poser sur la qualité du climat et les émissions polluantes. Dans une problématique écologique,  c’est au contraire l’économie circulaire qu’il convient de favoriser.

Le feuilleton Tapie va continuer ?

Le feuilleton Tapie va continuer ?

 

 

 

Il y a maintenant près de 25 ans que le feuilleton Tapis alimente la chronique politico- financière. Pour schématiser cette affaire, il faut rappeler que Tapie avait racheté Adidas grâce à des emprunts consentis par le Crédit Lyonnais sur pression du gouvernement de gauche dont Tapie était proche à l’époque. Contraint de revendre, aussi de rembourser ses dettes Tapie a considéré qu’il avait subi un préjudice de la part du crédit lyonnais. Après d’innombrables procédures juridiques,  le gouvernement de Sarkozy avait consenti à ce que le Crédit Lyonnais verse la modeste somme de 400 millions à Tapie, lequel s’était à l’époque très fortement rapprochée de Sarkozy. Nombre de réunions sur le sujet s’étaient  déroulées au sein même de l’Élysée y compris en présence de Tapie. La justice s’est ressaisie de l’affaire pour remettre en question les 400 millions et en même temps poursuivre tapie en correctionnelle pour détournement de fonds publics. Sont notamment accusés Tapie bien sûr mais aussi les membres de l’arbitrage controversé  ainsi que l’actuel président d’Orange qui était à l’époque directeur de cabinet de la ministre des finances à savoir Stéphane Richard. La ministre des finances, Christine Lagarde, elle, est passée entre les gouttes. On lui a simplement reproché une certaine négligence, une négligence de 400 millions dont 45 pour préjudice moral !  Normalement Tapie devrait rembourser les 400 millions mais il utilise évidemment toutes les ficelles judiciaires pour faire traîner l’affaire. Il est probable que s’il est condamné il saura encore solliciter  les procédures judiciaires pour gagner encore du temps. Une stratégie souvent payante puisque les la plupart des affaires politico- financière finissent en eau de boudin bout d’un certain temps. Une peine sévère a été requise contre l’ancien ministre, âgé de 76 ans et atteint d’un cancer: 5 ans de prison ferme. Le parquet a eu également la main lourde pour les autres prévenus: trois ans ferme requis à l’encontre de Pierre Estoup, 92 ans, ancien haut magistrat et membre – avec Pierre Mazeaud et Jean-Denis Bredin, jamais poursuivis, du trio arbitral ; 3 ans dont 18 mois avec sursis, 100 000€ d’amende et cinq ans d’interdiction d’exercer dans la fonction publique contre Stéphane Richard, inspecteur général des Finances, directeur de cabinet de la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, à l’époque des faits, actuel PDG d’Orange ; 3 ans de prison dont 18 mois avec sursis, 50 000€ d’amende et 5 ans d’interdiction de fonction publique contre Jean-François Rocchi, responsable du CDR, structure chargée d’écouler les actifs toxiques du Crédit lyonnais ; trois ans avec sursis contre Me Maurice Lantourne, avocat «historique» de M. Tapie, présenté comme la cheville ouvrière de l’arbitrage supposément truqué.

 

 

 

Amazon : la pieuvre qui va tuer l’économie française

Amazon : la pieuvre qui va tuer l’économie française

 

 

Il est clair qu’Amazon  (capitalisation supérieure à 300 milliards !) et d’autres plates-formes du même type ont trouvé la martingale pour réaliser des profits exorbitants. L’idée n’est pas nouvelle. Au lieu de produire,  on se contente de commercialiser la production des autres en écrasant le prix d’achat ces produits (et certains experts de s’extasier devant cette »innovation majeure !). . On sait bien que ce n’est pas le travail de production qui est le plus rémunérateur mais sa commercialisation. Du coup,  de plus en plus de petits malins s’infiltrent  dans le processus de commercialisation avec pour objectif de mettre en place une intermédiation obligatoire et à caractère dominant. On objectera que les professions et les entreprises n’ont sans doute pas été assez attentives aux phénomènes de développement de la vente par Internet. Pour autant cela ne saurait  justifier les abus de domination et d’exploitation des plates-formes de distribution vis-à-vis des fournisseurs. D’une certaine manière,  ces fournisseurs maintenant sont en posture de sous-traitance de ces plates-formes. Un procédé utilisé depuis longtemps par la grande distribution mais cette fois réalisée au plan mondial. Non seulement Amazon écrase ses fournisseurs au plan tarifaire mais transfère sur eux nombreux de charges qui devraient incomber au distributeur. La force d’Amazon c’est évidemment de disposer d’une cible de 3,5 millions de visiteurs par jour. De quoi peser de manière monopolistique sur les vrais créateurs de biens. Plus de 10 000 entreprises françaises sont inscrites comme fournisseurs d’Amazon. Les plus de 10.000 entreprises hexagonales inscrites sur le site sont soumises à plusieurs clauses qui peuvent parfois les pousser à la faillite : modifications de contrat unilatérales, prise en charge de tous les problèmes de livraison et possibilité pour Amazon de suspendre le contrat à tout moment.  En France, Amazon est le leader des plateformes de e-commerce dans presque tous les domaines. Le dernier baromètre Médiamétrie classe le site en tête pour la mode, les produits culturels, l’électronique, l’électroménager, mais aussi les meubles et la décoration. Le pire c’est qu’Amazon est capable de déceler les produits les plus vendus pour leur substituer des produits de sa propre marque (ou de marques concurrentes).

Municipales à Marseille : encore une élue LR qui va à la soupe macronienne

Municipales à Marseille : encore une élue LR qui va à la soupe macronienne

 

 

Les ralliements individuels de responsables LR aux candidatures LREM se multiplient. Il s’agit de sauver les meubles …et sa place personnelle. . La présidente LR de la métropole marseillaise s’est ainsi prononcé pour un pro Macron à la tête de la ville de Marseille. (En espérant le retour d’ascenseur à l’agglo).  Agresti, proche du chef de l’Etat, qui avait récemment accompagné Brigitte Macron lors d’une visite de cette dernière dans les quartiers Nord de Marseille, est considéré comme l’une des options possibles dans la deuxième ville de France pour la majorité présidentielle. Lors de cette réunion publique des «amis de Martine Vassal», Agresti a réclamé «de nouvelles méthodes de gouvernance» et insisté sur la nécessaire «inclusion éducative, sociale et culturelle». A la fin de son discours, applaudissements et huées se sont mêlés. «Jean-Philippe Agresti-, tu incarnes ce renouvellement, cette énergie, ce talent nécessaire au rassemblement pour Marseille», a enchaîné Mme Vassal qui va ainsi à la soupe come beaucoup d’autres. Explications : Aux européennes à Marseille, le RN est arrivé largement en tête (26%), devant LREM (21%) et EELV (14%) tandis que Les Républicains s’effondraient (8%). Depuis, M. Gaudin et Mme Vassal ont plaidé à plusieurs reprises pour un rapprochement avec En Marche aux municipales.

 

Nissan va peut -être autoriser Renault à siéger dans les organes de direction !

Nissan va peut -être autoriser Renault à siéger dans les organes de direction

 

Le conflit entre Nissan et Renault est loin d’être terminé et la situation évolue même d’une manière assez ubuesque. Alors que Renault possède environ 40 % de Nissan est demeurée de loin l’actionnaire de référence, si c’est tout juste si Nissan veut autoriser Renault à pénétrer les organes de direction du constructeur japonais. Ainsi Nissan a envisagé une furieuse réforme de gouvernance qui prendrait les principales décisions dans des comités ad hoc dont initialement Renault devait être exclu. Face à cette situation de quasi putsch économique Renault avait menacé de bloquer la mise en place de cette gouvernance exclusivement japonaise. Soit depuis quelques jours on apprend Nissan envisage d’attribuer à Renault plusieurs sièges au sein des comités statutaires qu’il va mettre en place dans le cadre de la restructuration de sa gouvernance, rapporte vendredi l’agence de presse Kyodo, après que le constructeur français a fait part ce mois-ci de son mécontentement à son partenaire japonais. La vérité c’est que Nissan voudrait totalement rejaponiser la marque asiatique et marginaliser Renault. Certes un rééquilibrage capitalistique et organisationnel et sans doute possible entre Renault et Nissan mais la mise à l’écart de Renault est évidemment inadmissible. Nissan qui a été sauvé de la faillite par Renault ne tolère plus la présence de Renault au motif que la production de Nissan et supérieur à celle de son actionnaire principal. Bref le Japon confirme qu’il développe une conception très nationaliste du capitalisme international. Un Japon qui a tout permis à son économie de ce développé grâce assez exportations mais qui refuse les règles internationales de la production et des échanges.

Amazon : la pieuvre qui va tuer l’économie française

Amazon : la pieuvre qui va tuer l’économie française

 

 

Il est clair qu’Amazon  (capitalisation supérieure à 300 milliards !)e t d’autres plates-formes du même type ont trouvé la martingale pour réaliser des profits exorbitants. L’idée n’est pas nouvelle. Au lieu de produire on se contente de commercialiser la production des autres en écrasant le prix d’achat ces produits. On sait bien que ce n’est pas le travail de production qui est le plus rémunérateur mais sa commercialisation. Du coup,  de plus en plus de petits malins s’infiltrent  dans le processus de commercialisation avec pour objectif de mettre en place une intermédiation obligatoire et à caractère dominant. On objectera que les professions et les entreprises n’ont sans doute pas été assez attentives aux phénomènes de développement de la vente par Internet. Pour autant cela ne saurait  justifier les abus de domination et d’exploitation des plates-formes de distribution vis-à-vis des fournisseurs. D’une certaine manière,  ces fournisseurs maintenant sont en posture de sous-traitance de ces plates-formes. Un procédé utilisé depuis longtemps par la grande distribution mais cette fois réalisée au plan mondial. Non seulement Amazon écrase ses fournisseurs au plan tarifaire mais transfère sur eux nombreux de charges qui devraient incomber au distributeur. La force d’Amazon c’est évidemment de disposer d’une cible de 3,5 millions de visiteurs par jour. De quoi peser de manière monopolistique sur les vrais créateurs de biens. Plus de 10 000 entreprises françaises sont inscrites comme fournisseurs d’Amazon. Les plus de 10.000 entreprises hexagonales inscrites sur le site sont soumises à plusieurs clauses qui peuvent parfois les pousser à la faillite : modifications de contrat unilatérales, prise en charge de tous les problèmes de livraison et possibilité pour Amazon de suspendre le contrat à tout moment.  En France, Amazon est le leader des plateformes de e-commerce dans presque tous les domaines. Le dernier baromètre Médiamétrie classe le site en tête pour la mode, les produits culturels, l’électronique, l’électroménager, mais aussi les meubles et la décoration. Le pire c’est qu’Amazon est capable de déceler les produits les plus vendus pour leur substituer des produits de sa propre marque (ou de marques concurrentes).

 

 

Brexit : le feuilleton va durer encore longtemps

Brexit : le feuilleton va durer encore longtemps

Théoriquement la mise en œuvre du Brexit a été repoussée en octobre pour  laisser le temps à la Grande-Bretagne de déterminer sa position pour négocier la rupture. En l’état de la situation politique, il est probable que ce délai sera encore trop court pour permettre non seulement de mettre en œuvre la rupture mais surtout pour définir la nature des nouvelles relations commerciales. Certes pour des motifs politiques les ultras Brexiters menacent d’une rupture brutale sans paiement de la moindre indemnité à l’Europe. Mais cette position vise surtout à conforter leurs postures électorales. Une fois pouvoir ces Brexiters purs et durs seront confrontés aux dures réalités des énormes chamboulements qui résulteraient d’une absence de partenariat économique avec l’union européenne. Notons que la situation politique est tellement instable en Grande-Bretagne qu’elle nécessitera sans doute un retour aux urnes des parlementaires. Une hypothèse qui encouragera encore le report de la date du Brexit. Pour parler clair ce n’est pas demain que la Grande-Bretagne aura effectivement quitté l’union européenne. Dans un an, dans deux ans, dans cinq ans voir jamais ; au sein de l’union européenne on se prépare en attendant à accepter tous les délais qu’on voudra pour éviter une rupture certes fatale à la Grande-Bretagne mais aussi à l’union économique “En définitive, personne ne veut être vu comme celui qui débranchera la prise”, a déclaré cette source, selon des propos rapportés par le journal britannique. La plupart des Etats membres de l’UE, écrit The Times, sont disposés à repousser une nouvelle fois la date du divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, malgré que la majorité des candidats à la succession de Theresa May ont dit vouloir quitter le bloc au 31 octobre prochain, avec ou sans accord.

 » La crise politique va s’amplifier » (opposition)

 » La crise politique va s’amplifier » (opposition)

Il fallait s’y attendre, les réactions de l’opposition sont assez négatives après la conférence de presse de Macron. Globalement,  l’opposition politique estime que les réponses ne sont pas à la hauteur de l’enjeu et que la crise politique ne pourra que s’amplifier.

« Les Français demandent un changement de politique. Le président répond: je continue et j’accélère », a critiqué Fabien Roussel, premier secrétaire du PCF, dans la même veine que Benoît Hamon qui a fustigé un président qui répond « je radicalise, j’intensifie et j’accélère ma politique ».

« Macron sait-il que son discours était censé conclure la crise politique? », s’est demandé Jean-Luc Mélenchon à l’issue de la conférence de presse. « Il vient de la relancer en se défilant comme il vient de le faire », a estimé le leader de la France insoumise.

Optant plutôt pour le commentaire au fil de l’allocution présidentielle, la tête de liste PCF pour les européennes Ian Brossat a jugé dès le début de la séquence: « Pour le moment, il enfile tellement bien les perles qu’il y a de quoi remplir toutes les vitrines de la Place Vendôme… »

« Bref: rien pour les salaires, pas de retour de l’ISF, un système de retraites par points qui va faire baisser les pensions… Macron misait sur un effet waou. En fait, c’est plutôt l’effet oualou », a-t-il taclé en fin d’intervention, après avoir longuement commenté les déclarations d’Emmanuel Macron sur son fil Twitter.

La tête de liste Raphaël Glucksmann a lui dénoncé une absence de « vision à la hauteur de la crise sociale et de l’apocalypse écologique ». « Rien n’est au niveau du moment du moment que nous traversons », a sermonné l’essayiste.

Du côté des écologistes,  »tout ça pour ça ! », a commenté Yannick Jadot, tête de liste EELV pour les européennes.  »On attendait un plan Marshall sur le climat (logement et renouvelables), une sanctuarisation des services publics (gares, maternités…) et des infrastructures vitales (aéroports, barrages…) », et à la fin, « rien ! Ou si peu… », a-t-il regretté.

A droite, Laurent Wauquiez a décrit sur France 2 des « annonces (qui) sont de petites corrections ». « Il y a beaucoup d’oubliés », a dénoncé le président des Républicains, dont « une partie des retraités et ceux qui vont travailler en prenant leur voiture ». Il a par ailleurs estimé qu’il n’y avait « aucune piste sérieuse » et que « les cadeaux d’aujourd’hui (seraient) les impôts de demain ». »Baisse des impôts », « justice sociale », « lutte contre l’immigration clandestine et contre l’insécurité »: Emmanuel Macron « n’a rien dit, rien apporté », et « je crains très honnêtement que la colère des Français a de très beaux jours devant elle », a quant à lui averti la tête de liste du parti d’extrême droite pour les européennes, Jordan Bardella, sur notre antenne.

Cantine à 1 euro, qui va payer ?

Cantine à 1 euro, qui va payer ?

 

L’orientation du gouvernement concernant la généralisation de la cantine à un euro pour les familles défavorisées a fait réagir les communes rurales qui à juste titre dénoncent des mesures unilatérales par le pouvoir central mais dont le coût sera supporté au plan local. En moyenne,  il y a de leur de 20 % de familles pauvres dont les enfants pourraient prétendre à cette cantine au prix d’un euro. D’une certaine manière,  cette décision ressemble un peu à la suppression de la taxe d’habitation décidée par le pouvoir mais en fait subie par les collectivités mêmes si une compensation théorique interviendra pendant un temps. Une compensation qui a fait d’ailleurs l’objet de débats difficiles entre le pouvoir central et les collectivités locales. On peut comprendre évidemment la proposition consistant à permettre aux enfants les plus défavorisés d’avoir un repas équilibré à des conditions économiques très favorables. On comprend moins que ce type d’orientation n’ait pas été discuté préalablement avec ceux qui exercent les compétences locales dans ce domaine. Cela confirme que le pouvoir central manifeste un certain mépris à l’égard de tous les corps intermédiaires y compris les maires de terrain.

Le coût n’est pas négligeable : quelque 40 % des enfants des familles défavorisées ne mangent pas à la cantine, contre 17 % des plus aisés. Il s’agit aussi par cette mesure de «lutter contre le surpoids et l’obésité, maux touchant de façon plus prégnante les populations les plus pauvres», rappelle le député LREM Gaël Le Bohec, porteur l’an dernier d’une proposition de loi prévoyant la gratuité pour les plus nécessiteux.

 

 

Croissance Allemagne : on va friser la dépression

Croissance Allemagne : on va friser la dépression

 

 

En Allemagne comme ailleurs, on ne cesse de réviser à la baisse les prévisions de croissance. Ainsi à la fin de l’année 2018 on imaginait une croissance de 1 % au moins. Ce chiffre a ensuite été ramené à plus 0,8 % par les instituts de prévision. Il se pourrait que le gouvernement diminue encore ce chiffre pour le descendre à plus 0,5 %. En clair, l’Allemagne risque de friser la dépression. En cause évidemment un secteur manufacturier dans le rouge du fait du très net tassement des exportations. Des exportations évidemment affaiblies par l’atonie du commerce international notamment le tassement en Chine. Il faut prendre aussi en compte les menaces du président américain vis-à-vis des importations de voitures allemandes, ce qui rajoute encore aux certitudes de la conjoncture. Le ministère de l’Economie a indiqué que les industriels allemands, très tournés vers l’export, devraient rester pénalisés par la baisse des commandes en provenance de l’étranger et que la croissance de la première économie de la zone euro reposait essentiellement sur la demande intérieure. La vigueur des secteurs des services et de la construction devrait plus que compenser le ralentissement de l’industrie manufacturière au premier trimestre, a-t-il ajouté. “L’économie allemande montre une image contrastée”, a indiqué le ministère de l’Economie dans son rapport mensuel. “Les services et la construction restent en particulier en bonne santé. Le secteur industriel traverse une phase de faiblesse liée au ralentissement de l’économie mondiale”.L’activité industrielle devrait rester morose en dépit de la dissipation d’effets négatifs liés à des standards de pollution plus stricts pour l’industrie automobile et à des perturbations dans les livraisons consécutives à des niveaux d’eau très bas, a ajouté le ministère. Le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, a déclaré de son côté que la croissance du pays pourrait être inférieure à 1% cette année en raison des incertitudes autour du Brexit et du commerce mondial, qui pèsent sur l’investissement. La banque centrale allemande avait annoncé en décembre une prévision de croissance de 1,6% mais Jens Weidmann a dit que la nouvelle estimation du Fonds monétaire international (FMI) de 0,8% pour 2019 était tout à fait plausible. Cela signifierait que l’Allemagne, longtemps moteur de la zone euro, freinerait la croissance du bloc pour la deuxième année consécutive.

La source gouvernementale a déclaré à Reuters que le ministre de l’Economie, Peter Altmaier, visait un rebond de la croissance à 1,5% l’an prochain.

Croissance Italie : on va tutoyer la récession

 Croissance Italie : on va tutoyer la récession

 

 

 

 

L’Italie subit évidemment les conséquences du ralentissement mondial faisant notamment suite au conflit concernant les échanges commerciaux entre la Chine et les États-Unis. Il faut y ajouter des facteurs explicatifs locaux spécifiques comme les contradictions de la gestion du gouvernement extrémiste (extrême droite et populistes). Comme souvent dans les gouvernements, on  prévoit toujours une croissance supérieure aux perspectives réelles ne serait-ce que pour gonfler artificiellement les recettes budgétaires. Or le ministre de l’économie italien a bien été contraint de reconnaître que la croissance pour l’année 2019 ne serait pas de 1 % mais de zéro. En réalité elle pourrait tutoyer même la récession. L’Italie se dirige vers une croissance nulle pour 2019, a déclaré dimanche le ministre italien de l’Économie, Giovanni Tria, qui ne prévoit pas pour autant de loi de finances rectificative. «Nous sommes devant un ralentissement général de la croissance dans toute l’Europe et en Italie, en 2019, on se dirige vers zéro», a déclaré Giovanni Tria, lors d’un colloque économique à Florence.

«L’Allemagne est à l’arrêt et, en conséquence, la partie la plus productive de l’Italie s’est arrêtée aussi. Et comme l’Italie depuis des années croit de un point (de pourcentage) de moins que les autres pays européens, nous nous dirigeons vers le zéro», a poursuivi M. Tria. «Personne ne nous demande une manœuvre (loi de finances) rectificative, donc je l’exclus.»

Le gouvernement populiste, formé de la Ligue (extrême droite) et du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), prévoyait jusqu’ici une croissance de 1% cette année. Il comptait notamment sur une de ses mesures phares, le revenu de citoyenneté promis par le M5S et qui doit entrer en vigueur au premier semestre pour relancer l’activité.

Européennes: LFI va créer ses propres sondages

Européennes: LFI va créer ses propres sondages

 

Les insoumis (LFI) sont de plus en plus mécontent des sondages concernant notamment les élections européennes qui, d’après eux, minimisent leur score. Conséquence ils veulent produire leurs propres enquêtes. Les insoumis n’ont sans doute pas complètement tort  d’émettre des critiques à propos de la crédibilité des sondages surtout dans cette période électorale caractérisée par beaucoup d’incertitudes sur fond  de crise sociale. La raison  centrale, c’est qu’à peu près tous les sondages sont commandés par des médias la plupart détenues par des financiers ou sous la tutelle des pouvoirs publics. On a bien vu comment le JDD, Paris-Match encore Europe 1 avait prit l’initiative d’une pseudo remontée de Macron dans les médias en tout début d’année. Pas étonnant car les patrons de ces médias Lagardère et Bolloré sont les plus fervents supporters de Macron. Depuis, la manipulation a fait flop car tous les autres sondages ont démontré que Macron est scotché à 30 % d’opinions favorables et que 70 % condamnent sa politique. L’enjeu des européennes est important pour le pouvoir qui a minima doit apparaître en tête alors qu’il se trouve actuellement à peu près à égalité avec le rassemblement national. Reste à savoir si un sondage produit par un parti politique sera plus crédible que celui des médias contrôlés par des financiers. Pas sûr même si les estimations des sondages paraissent un peu faiblardes pour les : entre sept et 8 %.  «Les sondages ne sont pas réservés aux instituts qui en font leur profession et si un parti se lance en respectant les règles de l’art, pourquoi pas», indique-t-on à la Commission des sondages. À les entendre cependant, «si c’est avéré, ce serait nouveau». Directeur général adjoint de l’institut de sondage Opinionway, Bruno Jeanbart n’est pas plus surpris que cela. «C’est une pratique courante à l’étranger, dans le parti des conservateurs en Grande-Bretagne par exemple, ou aux États-Unis». Il s’étonne plutôt qu’en France, personne ne s’y attelle même si, souligne-t-il, «aux États-Unis, l’expérience montre que les données sont plutôt moins bonnes». Mais Jeanbart se défend des accusations de LFI. «Nous ne sommes pas opaques, toutes nos données sont rigoureusement publiées», dit-il, précisant utiliser «comme à peu près tout le monde, la présidentielle de 2017 pour le redressement et pas les européennes de 2014». Un autre acteur du secteur admet cependant que, contrairement à OpinionWay, «quelques instituts ne publient pas toutes les données brutes des sondages, profitant des failles de la loi votée en 2017». Et il admet, à la suite de LFI, que le premier sondage sur une potentielle liste des «gilets jaunes» aux européennes (publié en décembre) ayant été commandé par LREM, cela peut «éveiller quelques doutes».

Pour Jérôme Sainte-Marie, à la tête de Pollingvox, l’intérêt pour un parti ou un mouvement de faire ses propres sondages en interne est faible. «Financièrement, indique-t-il, cela vous coûte sans doute aussi cher, voire plus cher, que de le confier à une société indépendante, si vous le faites selon les normes». Il y voit surtout «un coup de communication», voir «une fonction psychologique de réassurance». «Je comprends que les sondages soient douloureux pour eux mais ils devraient plutôt, dit-il, s’interroger sur leur stratégie».

Brexit : pourquoi la Grande Bretagne va s’enfoncer dans une crise profonde ?

Brexit : pourquoi la Grande Bretagne va s’enfoncer dans une crise profonde ?

 

Une nouvelle fois, l’accord négocié entre l’union européenne et Theresa May t a été rejeté par les députés britanniques. Du coup, la Grande-Bretagne va s’enfoncer dans une crise économique et politique grave. Moins en raison du vote que de l’incertitude relative  aux futurs des relations entre le Royaume-Uni et l’Europe. Suite à ce vote négatif le Parlement devrait rejeter la perspective d’un berxit  dur avec une demande de décalage dans le temps de l’application de la rupture. Théoriquement cette période de transition devrait être courte, quelques mois seulement. Ensuite il faudra renégocier un accord commercial qui lui demandera une longue période de négociation. Du coup, la transition pourrait être relativement longue. Pendant ce temps la situation politique pourrait aussi évoluer sous le poids notamment des catastrophes économiques qui se préparent. En effet les acteurs économiques et financiers craignent par-dessus toutes les incertitudes du cadre juridique et fiscal qui encadrera les échanges de biens, de capitaux et de personnes. Des cette année, la Grande-Bretagne pourrait d’ailleurs connaître la récession. Évidemment l’union économique sera également touchée ;  alors que pour l’instant les perspectives de croissance sont déjà limitées à 1 %. On ne peut écarter l’hypothèse d’une contagion de la récession britannique à l’ensemble de l’Europe. Théoriquement la rupture des Royaume-Uni avec l’Europe devrait coûter 0,5 % au PIB  en Allemagne, 0, 3% en France . En Allemagne la prévision est actuellement de 1 % et en France de 1,3 %. Conclusion la croissance tant de l’union économique que de la Grande-Bretagne sera très affectée en 2019 en raison d’une conjoncture déjà très maussade et de l’impact inévitable du brexit.  Theresa Maya dit “regretter profondément” la décision prise par les parlementaires, assurant une nouvelle fois qu’elle était convaincue que cet accord est le meilleur possible. La dirigeante conservatrice a réaffirmé sa volonté, exposée fin février, d’organiser deux nouveaux votes, le premier dès mercredi sur l’opportunité de quitter l’UE sans accord à la date prévue du 29 mars. Elle a précisé au passage qu’il n’y aurait pas de consigne de vote de la part du gouvernement. Si, comme on s’y attend, les députés rejettent la perspective d’un ‘No Deal’, qui effraie les milieux d’affaires de la cinquième puissance économique mondiale, un troisième vote aura lieu jeudi sur un report “court et limité” de la date du Brexit “Je serai claire: voter contre une sortie sans accord et pour une extension ne réglera pas les problèmes auxquels nous sommes confrontés”, a souligné Theresa May mardi soir. “L’UE voudra savoir quel usage nous voulons faire d’une telle prolongation. Cette assemblée aura à répondre à cette question.” L’UE a également prévenu qu’il n’y aurait pas d’autres changements ou aménagements à l’accord de retrait difficilement négocié entre Londres et Bruxelles et entériné fin novembre par les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept. “Il n’y aura pas de troisième chance, pas d’interprétation sur les interprétations, pas d’assurance sur les assurances si le ‘vote significatif’ de demain (mardi) échoue”, a averti Jean-Claude Juncker lundi soir.

Européennes: l’écologiste Pascal Durand va aussi à la soupe

Européennes: l’écologiste Pascal Durand va aussi à la soupe

Encore un écolo qui va à la soupe en rejoignant Macron et sa liste européenne. Pas n’importe quel écolo mais l’ancien responsable d’Europe écologie les Verts. Ce n’est pas la première fois que les écolos lâchent leur partie pour un portefeuille ministériel une place (c’était déjà le cas sous Hollande). C’est même une de leurs caractéristiques. Sans doute est-ce lié à la fragilité idéologique de ce parti surtout composé de bobos, militants de la nature mais bien ignorants des réalités économiques et sociétales. Il est clair que lorsqu’on est à l’abri des contingences matérielles, il est plus facile de se montrer radical sur l’écologie. Hulot de ce point de vue est l’archétype du responsable écolo. Bref des militants un peu hors sol qui explique sans doute leur position surréaliste par rapport à une terre qu’ils connaissent mal. La plupart sont en effet issu du milieu urbain. On compte aussi parmi eux quelques gauchistes déçus de la marginalisation des partis d’extrême gauche. L’exemple le plus significatif est peut-être celui de Daniel Cohn-Bendit, l’ancien leader anarcho marxiste de 1968 reconvertis au néo libéralisme de Macron.  L’eurodéputé Pascal Durand, qui siège depuis 2014 parmi les Verts au Parlement européen, laisse entendre qu’il pèsera plus au sein de LREM (il aura surtout davantage de chances d’être réélu ! «Mon choix, c’est celui de la position centrale, plutôt que de la marge», avance-t-il. «Les Verts sont un groupe actif et reconnu au Parlement européen, mais très minoritaire. Et EELV a fait, en France, le choix tactique d’un repli identitaire plutôt que celui d’une liste ouverte.»  En coulisses, l’ancien eurodéputé Daniel Cohn-Bendit a beaucoup œuvré pour ce ralliement. Depuis plusieurs mois, Pascal Durand avait rejoint l’équipe du comité de pilotage de la campagne de LREM, qui se réunit chaque mardi soir au QG de campagne. «Malgré ses hésitations, malgré sa loyauté pas fermement établie, on sera contents de l’avoir pendant la campagne pour porter la question environnementale qui est de plus en plus prégnante dans l’opinion», salue un responsable de LREM, en première ligne sur la préparation des européennes. La macronie redoute en effet un score important de la liste portée par Europe Écologie-Les Verts, et cherche donc à incarner davantage le combat écologiste. Pascal Durand sera candidat en position éligible, dans les premières places de la liste. On comprend mieux les vraies raisons de ce ralliement

La comédie du Brexit va continuer avec un possible report en 2021

La comédie du   Brexit va continuer avec un possible report en 2021

 La problématique politique de la Grande-Bretagne vis-à-vis du Brexit  qui devient de plus en plus caricaturale. En effet politiquement la Grande-Bretagne doit affirmer qu’elle entend quitter l’union européenne pour respecter le référendum. Dans le même temps, Theresa May cherche une porte de sortie pour que ce Brexit  ne soit pas effectif en donnant l’illusion qu’elle peut renégocier l’accord de sortie. Comme nous l’avons indiqué à de nombreuses reprises, compte tenu des contradictions actuelles, la seule issue possible est de reporter la mise en œuvre du Brexit en attendant que les conditions politiques britanniques puissent évoluer.  La Grande-Bretagne s’enfonce dans la confusion la plus totale vis-à-vis du Brexit. En fait,  on ne sait pas si les intéressés font durer le plaisir pour reporter la date de départ voir même pour certains pour rester dans l’union. Ce qui paraît certain pour l’instant c’est que le projet d’accord conclu entre l’union économique et la première ministre britannique ne parvient pas à recueillir le soutien d’une majorité au Parlement. Du coup,  ou bien il faudrait recommencer complètement la négociation, ou envisager une sortie brutale. Sans parler de ceux qui souhaitent une nouvelle négociation. Finalement,  en l’état des oppositions aussi bien des pros Brexit  que des anti Brexit au projet d’accord entre l’union et Theresa May tout cela pourrait se terminer par de nouvelles élections. De nouvelles élections qui donneraient du temps aux uns  et aux autres pour affiner leurs arguments. Politiquement Theresa May est complètement coincée. Le projet d’accord négocié avec Bruxelles, qui prévoit un maintien des liens commerciaux avec le continent, est contesté tant par l’opposition qui refuse de faire le moindre cadeau à la dirigeante que dans les rangs du Parti conservateur au sein duquel les plus farouches adversaires de l’Union européenne déplorent que le texte ne prévoie pas de rupture nette. Le projet est aussi contesté par les partisans d’un maintien dans l’Union, qu’ils soient conservateurs, travaillistes ou libéraux-démocrates et qui réclament la fin de la procédure de sortie. Les libéraux-démocrates ont d’ailleurs réclamé la révocation pure et simple de l’article 50 qui encadre la sortie d’un Etat membre de l’Union. Compte de tenu de cette situation de fait la date de rupture avec l’union européenne pourrait être reportée .Les dirigeants européens étudient d’ailleurs  la possibilité de reporter le Brexit jusqu’en 2021 si la première ministre britannique, Theresa May, ne parvient pas à faire adopter par le Parlement de Westminster l’accord qu’elle a négocié avec Bruxelles, rapporte dimanche le Guardian en citant des sources européennes. Vivement critiquée par l’opposition travailliste après ce nouveau report, la Première ministre pourrait envoyer lors des débats qui auront lieu cette semaine au Parlement le signal qu’elle est disposée à écarter l’hypothèse d’une sortie sans accord (« no deal »), dont ne veulent ni les parlementaires, ni les milieux d’affaires, a rapporté dimanche soir la BBC en citant une source gouvernementale. Et la seule porte de sortie serait un report de la date de mise en œuvre effective du Brexit.

Paritarisme : Le Medef va faire le ménage

Paritarisme : Le Medef va faire le ménage

 

 

Après les violentes critiques de macron sur les l’inefficacité des partenaires sociaux, le Medef ne veut plus ni servir de caution, ni servir de bouc émissaire à l’état. L’organisation patronale envisage donc de faire le ménage dans ses représentations et de se retirer d’un certain nombre d’institutions ou son champ de responsabilité n’est pas défini de manière claire“. Il est évident que le système paritaire français présente une particularité caractérisée par la tutelle de fête de l’État. Aucune négociation même réussie ne peut aboutir à des décisions sans l’aval de l’État. Le contraire de ce qui se passe sur de nombreux sujets en Allemagne où la concertation est autrement approfondie. Je ne veux pas que l’on tombe dans un système où l’on sert de caution, comme à l’Assurance maladie. Si tel était le cas, alors oui, nous quitterions l’Unedic (association chargée de la gestion de l’assurance chômage, NDLR) !”, assure Geoffroy Roux de Bézieux dans un entretien au JDD. “Cet échec va, je l’espère, pousser les partenaires sociaux à une remise en question forte de leur train-train paritaire. Des postures, des habitudes ont été prises. Ce monde ne bouge pas à la même vitesse que le monde de l’entreprise. Au Medef, nous allons réexaminer notre présence dans tous les organismes paritaires”, ajoute-t-il. Outre l’Unedic, le Medef siège à la Caisse nationale d’assurance-maladie (Cnam), la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav), la Caisse nationale d’allocations familiales (Caf) ou encore à l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss). Revenant sur l’échec des négociations, il réfute le procès en irresponsabilité dressé cette semaine par Emmanuel Macron au patronat et aux syndicats. “Nous étions dans un faux paritarisme : l’État dictait les règles et faisait semblant de laisser les partenaires sociaux négocier. Il faut sortir de l’ambiguïté. Cette catharsis le permet”, dit-il. Il présage en outre d’une route difficile pour l’exécutif. “Ce sera aussi dur pour le gouvernement ! S’il réalise moins de 1  milliard d’euros d’économies par an comme il nous l’a demandé, cette notion de responsabilité se retournera contre lui”, estime-t-il. Par ailleurs il n’est pas certain que l’État se montre un meilleur gestionnaire que les partenaires sociaux pour l’assurance chômage si l’on en juge par les résultats de sa gestion dans d’autres champs sociaux.

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