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Twitter : 280 caractères au lieu de 140, la révolution culturelle qui va sauver la littérature.

Twitter : 280 caractères au lieu de 140, la révolution culturelle qui va sauver la littérature.

 

 

Le courant orthodoxe qui défend la langue française s’inquiétait depuis longtemps des limites d’expression de Twitter, limité à 140 caractères et qui imposent  des raccourcis linguistiques. Message reçu, Twitter va autoriser le  dépassement fatidique des 140 caractères. La littérature est sauvée ! «  Durant la dernière décennie, le tweet a évolué d’un simple message en 140 caractères vers une riche toile pour la créativité, comprenant photos, vidéos, mots-dièse, Vines et autres », a rappelé le patron de Twitter. Mais l’extension l’extension à 280 caractères va créer  un traumatisme anxiogène insupportable chez les utilisateurs habituels. Les politiques, les philosophes médiatophiles, les sportifs et autres stars du showbiz pourront donc continuer de déverser leurs aphorismes de caricature sans mettre en péril leur appareil neuronal. Twitter est en effet devenu un véritable phénomène de société qui réduit la pensée aux propos de bistrot. Une véritable rupture qui permet de réduire la réflexion politique, sociétale ou même  philosophique à un slogan. La littérature elle-même pourrait même un jour accepter de se soumettre aux limites qualitatives et quantitatives de Twitter. À quand un Goncourt du nouveau roman tweeté ?  . Le président de Twitter, Jack Dorsey, avait  déjà annoncé qu’il changerait en peu  la limite de 140 caractères imposée aux tweets, les messages postés par les utilisateurs. « Ça restera, c’est une bonne contrainte pour nous », a-t-il expliqué dans une interview à la chaîne américaine Today, soulignant le caractère symbolique de cette limite, qui permet de conserver l’esprit « sur le moment » du réseau social.  Le mot « esprit » est sans doute uen peu excessif ! Mé  C + mieux !

 

Croissance : ça va mieux mais reste la balance commerciale

Croissance : ça va mieux mais reste la balance commerciale

 

Ça va mieux pour la croissance, révisée régulièrement à la hausse par les différents instituts notamment par l’INSEE qui prévoit désormais 1,8 % d’augmentation pour le PIB. On pourrait même frôler les 2 % en 2017 comme en  2018. Ceci étant, cette croissance sera encore très insuffisante pour apurer de manière significative le nombre de chômeurs d’autant qu’un nombre de dispositifs d’aides publiques à l’emploi vont progressivement disparaître. Outre la question de l’emploi se pose de manière récurrente le problème des insuffisances de nos exportations. Il faudra encore compter sur un déficit de l’ordre  de 60 milliards en 2017 alors que l’excédent allemand pourrait, lui, atteindre 300 milliards ! En cause évidemment le manque de compétitivité de l’économie française qui explique notamment le phénomène de désindustrialisation. La dégradation de la balance commerciale est structurelle  et ne fait que s’amplifier. Dans les années 2000,  cette balance était équilibrée mais depuis elle se dégrade du  fait d’un double phénomène. Le manque de compétitivité de l’économie française freine les exportations ; inversement ce manque de compétitivité favorise largement les importations.  Selon l’Insee, la forte demande intérieure issue de la relance de l’investissement et du maintien de la consommation empêche les importations de baisser. « On ne profite pas assez de cette reprise du commerce mondial », poursuit Emmanuel Jessua. Pour le directeur du pôle Etudes de Coe-Rexecode, des mesures comme le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi ont toutefois permis aux entreprises d’investir. A court terme, cela a tendance à accentuer le déficit commercial car « elles investissent le plus souvent dans des biens d’équipements importés de l’étranger ». Mais à long terme, cet investissement pourrait selon lui améliorer la compétitivité française et rééquilibrer sa balance commerciale. Pour l’instant, la France accuse un lourd déficit concernant en particulier l’informatique mais aussi les produits manufacturés et bien sûr les hydrocarbures.

Brexit: May va proposer 20 mds pour une facture de 70 à 100

Brexit: May va proposer 20 mds  pour une  facture de 70 à 100

 

 

Alors que l’union économique évalue la facture du Brexit entre 70 et 100 milliards d’euros, la Première ministre britannique Theresa May  propose de verser 20 milliards d’euros pour solder le divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne  selon le Financial Times. Jusqu’alors les négociations étaient pratiquement bloquées puisque l’union européenne exigeait  le paiement de cette facture avant d’envisager une négociation sur les nouvelles relations commerciales avec  le Royaume-Uni. D’une certaine manière la première ministre britannique essaye de prendre au piège l’union économique. Elle veut verser un premier acompte qui lui permettrait d’engager la question essentielle des relations commerciales futures quitte en fonction de cette négociation à verser ou non le reliquat. Jusqu’alors les chiffres avancés pour la facture du Brexit demeuraient  cependant relativement officieux, Plusieurs hauts représentants de l’UE ont affirmé auprès de l’AFP que la facture à régler par les Britanniques serait plutôt comprise entre 60 et 100 milliards d’euros. La contribution nette de Londres au budget de l’UE en 2015, dernier chiffre disponible, s’était montée à 10,75 milliards d’euros, selon des documents de la Commission européenne et du Parlement européen. Le montant de 20 milliards d’euros ne serait donc que la somme due par les Britanniques pour solder leur engagement envers le budget de l’UE, budget voté pour sept ans et qui court jusqu’en 2020. « Mais ce versement n’effacerait pas l’ardoise » britannique totale concernant leurs divers engagements financiers auprès de l’UE, selon un diplomate de haut rang auprès de l’UE cité par le FT.

Suppression du RSI : qui va payer ?

Suppression du RSI : qui va payer ?

 

Il est clair que l’ancien régime de protection sociale appelé RSI pour les indépendants était condamné. Pour deux raisons, notamment d’une part par une gestion coûteuse et complètement incohérente ensuite par des imputations de cotisation complètement aberrante qui ont d’ailleurs conduit certains indépendants à abandonner leurs activités. Le gouvernement a décidé d’intégrer l’ancien RSI dans le régime général de la sécurité sociale. Reste à savoir qui va payer ? Sans doute tout le monde d’abord le contribuable qui assumera un jour ou l’autre l’énorme  déficit de la sécu et son endettement abyssal. Ensuite les cotisants actuels de la sécu ainsi que les nouveaux arrivants de l’ancien régime RSI. Sans doute pour rassurer nombre de travailleurs indépendants le gouvernement a décidé de mettre un terme au régime RSI mais n’a guère précisé les  conditions de financement de la nouvelle couverture sociale intégrée dans la sécurité sociale. Plombé par de nombreux dysfonctionnements depuis sa création, le RSI sera bien supprimé à partir du 1er janvier 2018 mais avec une « période transitoire » de deux ans pour intégrer les indépendants au régime général, dont bénéficient les salariés, a annoncé Édouard Philippe. « On aurait pu continuer à bricoler » en tentant de corriger les défauts de ce régime, a fait valoir le Premier ministre. Mais le président de la République a souhaité vous présenter un nouveau départ ». Quelque 6,6 millions de personnes, actifs, retraités et leurs proches, sont actuellement enregistrés au RSI. Ses missions (retraite, assurance maladie, etc) seront reprises par les organismes du régime général : Urssaf, CPAM… De même que ses 5.500 employés.   « Nous avons prévu une période transitoire d’une durée maximale de deux ans pour garantir un transfert totalement sécurisé de cette gestion (…) On se donne le temps de faire les choses correctement, avec rigueur », a fait valoir le Premier ministre. L’exécutif veut éviter de rééditer la « catastrophe industrielle » qu’avait constituée la création du RSI et ses innombrables failles informatiques, selon les termes de la Cour des comptes en 2012. Venu avec trois membres du gouvernement, l’ancien maire du Havre a également précisé les modalités de la baisse de cotisations pour les indépendants, destiné à neutraliser l’effet de la future hausse de 1,7 point de la CSG. Les indépendants bénéficieront de deux baisses de cotisations. La première, de 2,15 points sur les cotisations famille, permettra à elle seule d’effacer l’effet de l’augmentation de la CSG pour tous les commerçants, artisans, professions libérales, exploitants agricoles. Une seconde baisse, cette fois sur les cotisations maladies, représente un allègement de 1,5 point et permettra un « gain de pouvoir d’achat » pour environ 75% des indépendants dont les revenus annuels n’excèdent pas 43.000 euros par an.

Fin des cabines téléphoniques en 2018 : où va se réunir le parti de Benoit Hamon ?

Fin des cabines téléphoniques en 2018 : où va se réunir le parti de Benoit Hamon ?

Une nouvelle bien triste pas tellement pour les télécoms mais surtout pour le parti de Benoit Hamon.  Un Benoit Hamon qui avait déjà pris uen claque monumentale aux présidentielles avec 6% et qui a crée son micro ou plutôt nano-parti ;  un parti dont les congrès auraient pu se tenir dans une cabine téléphonique. Un parti pratiquement ignoré mais qui existe pourtant, il s’agit du Mouvement du 1er juillet (M1717). Ce parti a pourtant annoncé, lundi 4 septembre, qu’il serait présent, probablement avec son fondateur, Benoît Hamon, à la manifestation du 12 septembre, organisée par la CGT contre la réforme du Code du travail.  »Le mouvement sera présent, on ne peut pas dire qui, quand, comment, mais il n’y a pas de raison que Benoît Hamon n’y aille pas », a expliqué son bras droit, Guillaume Balas, à l’AFP. Pour la manifestation parisienne du samedi 23 septembre, organisée par La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, le député européen hamoniste a estimé qu’« a priori » le « mouvement » serait également présent. « On doit en discuter le week-end prochain (justement dans une cabine téléphonique NDLR) mais a priori, on participe à toute contestation progressiste de la réforme », a-t-il détaillé au nom du « mouvement ».Un mouvement qui pourraiat être privé de congrès avec la suppression des cabines téléphoniques. En effet  La loi française n’oblige plus, désormais, les communes à s’équiper d’au moins une cabine téléphonique. Témoin d’un temps où les téléphones mobiles n’existaient pas, ces cabines génèrent aujourd’hui des pertes pour Orange de l’ordre de 10 millions d’euros par an, notamment à cause de leurs dégradations régulières. Le géant de la téléphonie mobile peut donc enfin se défaire de ce marché obsolète. En 2000, elles généraient 516 millions d’euros de chiffre d’affaires, mais leur utilisation est devenue très faible. Entre 2012 et 2015, leur fréquentation a baissé de 90%. «Le trafic des cabines n’est plus aujourd’hui que de 0,6% de ce qu’il était en 2000», explique au journal Le Parisien Laurentino Lavezzi, directeur des affaires publiques d’Orange.

Wauquiez va faire éclater les Républicains

Wauquiez va faire éclater les Républicains

 

En annonçant sa candidature officielle pour la présidence des républicains Laurent Wauquiez a fait profil bas affirmant qu’il veut rassembler toutes les sensibilités du parti. En réalité , Vauquiez pourraiat faire éclater son parti.  - Valérie Pécresse, qui exprime l‘ambition de “peser” sur la ligne des Républicains sans briguer leur présidence, met en garde contre un éclatement du parti et un risque de “porosité avec le Front national” si Laurent Wauquiez, avocat d‘une droite dure, l‘emporte à l’élection de décembre. . Il faut en effet compter différentes courants de plus en plus incompatibles au sein des républicains. Il y a les gaullistes traditionnels bien sûrs mais aussi les libéraux européens et les nationalistes identitaires que représente Laurent Wauquiez. Parmi les républicains, certains ont rejoint Macron et occupent  même des postes ministérielles. Il y a ceux constructifs regroupés notamment autour de Solère qui refusent de se réfugier dans une stratégie ‘d’ opposition systématique. Il y a ceux qui restent attachés au parti mais divisés entre les modernistes comme Pécresse et les ultra droitiers  finalement assez proches du  front national sur le plan identitaire. Au-delà de ces courants, ce qui se joue c’est la candidature des républicains pour 2022. Trois candidats sont en lice Laurent Wauquiez bien sûr mais aussi Valérie Pécresse et Xavier Bertrand. Au lieu de rassembler Laurent Wauquiez va contribuer à faire éclater son parti. Il y ara  sans doute d’abord l’exclusion de ce qui ont rejoint Macron, ensuite la mise à l’écart voire l’exclusion des constructifs de Thierry Solère. Nombre de libéraux proches de Raffarin, Bussereau ou Juppé partiront d’eux-mêmes. Ce qui explique sans doute que Valérie Pécresse se prépare à recueillir les mécontents en créant son propre mouvement.  La présidente LR de la région Ile-de-France lancera en effet le 10 septembre un mouvement, “Libres!”, “pour refonder le logiciel de la droite et rester unis, tout en ramenant à nous toutes les bonnes volontés émanant de la société civile”. “Je lance ce mouvement pour une droite ferme, sociale, réformatrice”, explique-t-elle dans un entretien publié samedi dans Aujourd‘hui en France. Qu’est-ce que ce bordel ne convenait Laurent Wauquiez, apprécié par la base pour ses accents droitiers mais abhorré par les modérés du parti, a annoncé vendredi dans Le Figaro sa candidature à l’élection à la présidence des Républicains, prévue les 10 et 17 décembre. Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, 42 ans, est le quatrième candidat après le député du Pas-de-Calais Daniel Fasquelle, Florence Portelli, porte-parole de François Fillon lors de la présidentielle, et Laurence Sailliet, une proche de Xavier Bertrand, le président de la région Hauts-de-France. Il plaide pour une droite “vraiment de droite”, qui ne propose pas “un filet d‘eau tiède”.  Le “filloniste” Bruno Retailleau employant méthode Coué a dit samedi ne pas craindre une scission. Le président du groupe LR au Sénat, qui dira à la mi-septembre s‘il est candidat à la présidence du parti, milite comme Laurent Wauquiez pour une droite qui n‘ait pas “peur d‘elle-même” et assume ses valeurs mais souligne dans L‘Opinion de vendredi que “la clarification de doctrine ne doit pas empêcher le rassemblement”. “On ne doit pas avoir un choix entre une droite très claire mais qui se rabougrirait, et une droite très large mais qui se ramollirait”, a-t-il déclaré samedi à des journalistes, en marge de l‘Université d’été des Républicains de Loire-Atlantique, à La Baule.

France va gagner de l’argent en empruntant !

France va gagner de l’argent en empruntant !

Ce que soutient le très sérieux journal économique la Tribune qui indique que la France compte emprunter lundi prochain sur les marchés entre 4,3 et 5,5 milliards d’euros à court terme à taux négatif. En fait, la Tribune en cette période de vacances se contents de reprendre une dépêche de l’AFP. Certes le taux est négatif mais on ne peut pas dire que la France va s’enrichir en empruntant. Elle ne fait qu’ajouter un emprunt à d’autres emprunts qui se traduisent par une dette totale abyssale de 100 % du PIB. On ne s’enrichit pas quand on empreinte pour des dépenses le plus souvent improductives, on ne fait que creuser un peu plus le trou. Dans le détail, a précisé l’Agence chargée de placer la dette française auprès des investisseurs, le pays a l’intention de lever entre 2,6 et 3,0 milliards d’euros à trois mois (12 semaines), échéance pour laquelle il avait accordé un taux de -0,627% lors de la dernière opération comparable le 14 août. Le Trésor veut également emprunter entre 0,9 et 1,3 milliard d’euros à six mois (21 semaines). Le 14 août, le taux avait atteint -0,644% pour cette échéance. Enfin, la France souhaite également emprunter entre 800 millions et 1,2 milliard d’euros à un an (51 semaines), échéance pour laquelle elle avait accordé un taux de -0,568% le 14 août. La France emprunte depuis fin août 2014 à des taux négatifs sur des échéances de court terme, ce qui signifie que les investisseurs, qui cherchent à tout prix des placements sûrs, sont prêts à perdre de l’argent en prêtant à la France, pour qui emprunter sur ces échéances devient rémunérateur.

 

(Avec AFP)

 

 

Brexit : ça va durer !

Brexit : ça va durer !

 

Comme c’était prévisible les suites du brexit risquant e de s’étaler sur des années. En cause,  la complexité des négociations avec Bruxelles, aussi le refus du Royaume-Uni à payer la facture avant d’avoir négocié de nouvelles relations commerciales. Des relations commerciales qu’il faudra négocier non seulement avec l’union européenne mais aussi avec toutes les autres zones mondiales. Du coup les Britanniques semblent souhaiter une assez longue période de transition. Comme le pense nombre d’experts cette transition pourrait bien durer 5 ou 10 ans Les Britanniques « ne souhaitent pas une rupture brutale du jour au lendemain. Il faut donc qu’il y ait une période pendant laquelle nous évoluerons progressivement de la situation actuelle à une nouvelle relation de long terme« , a affirmé le ministre des Finances sur la radio BBC 4. »Ce processus devra être terminé au moment des prochaines élections législatives (britanniques, ndlr) qui se tiendront en juin 2022. Cela représente donc une période maximale de trois ans » à partir de la concrétisation du Brexit, qui doit avoir lieu en mars 2019, a ajouté M. Hammond. Au début de cette transition, les dispositions régissant les liens entre l’UE et le Royaume-Uni pourraient être « très similaires » à ce qu’elles sont actuellement. Elles devraient ensuite « progresser régulièrement » pour établir les normes de la relation future qui sera fondée sur « un nouveau traité ». Quant aux citoyens européens, ils « seront toujours autorisés » à se rendre outre-Manche mais devront « s’enregistrer auprès des autorités« . « Ainsi nous saurons qui entre et qui quitte le territoire« , a-t-il dit.

 

L’agriculture va-t-elle payer le prix du brexit ?

L’agriculture va-t-elle payer le prix du brexit ?

 

C’est la question qui se pose en ce moment dans le milieu bruxellois puisque du fait du  brexit les recettes seront amputées de la contribution britannique. Du coup, l’union européenne envisage de rogner notamment sur les crédits accordés à la politique agricole commune. Une politique agricole qui serait en quelque sorte renationalisée puisque les Etats devraient compenser les contributions supprimées de l’union économique. Au total les agriculteurs notamment français craignent surtout une réduction des subventions. Le Brexit crée un trou net d’environ 10 milliards sur les quelque 150 milliards du budget européen ; et alors que les besoins augmentent, notamment avec la défense et la sécurité, aucun Etat membre n’a l’intention de consacrer une part plus importante de son budget à l’UE. Le document propose donc principalement de raboter les dépenses actuelles. Au-delà de cette logique contestable, un élément fait bondir côté français : le rapport suggère de demander aux Etats Membres de co-financer la Politique Agricole Commune, premier poste de dépense du budget européen. Selon les experts, l’idée de ce co-financement de la PAC risque de « renationaliser » la PAC, et donc de créer de forts écarts de compétitivité entre pays riches et pauvres. Première des politiques européennes en termes de montants consacrées, avec 60 milliards répartis chaque année dans 28 pays, la PAC est un des piliers de la construction européenne, mais aussi un des éléments les plus décriés notamment du fait que la PAC profit  aux grands céréaliers et beaucoup moins en particulier aux petits exploitants et autres éleveurs. Dans le document actuellement en cours d’étude à Bruxelles, la Commission européenne n’a consacré qu’un paragraphe à cette question des ressources propres. Si la question fait quasiment consensus au Parlement européen, et convainc aussi beaucoup au sein de l’exécutif, les Etats membres rechignent à accepter l’idée d’une taxe européenne nouvelle qu’ils ne toucheraient pas.  Jean Arthuis, eurodéputé centriste et membre de la commission des budgets, juge que le document de « réflexion » sur le futur des finances de l’UE est hors de propos. « Nous sommes à un point de rupture, il faudrait lancer un grand débat sur ce que l’on veut pour l’Europe de demain, et ajuster le budget en conséquence. Et ne pas faire l’inverse en bricolant un budget », s’agace l’eurodéputé ALDE.

 

Rémunération de Ghosn (Renault) Ça va chauffer en AG

Rémunération de Ghosn (Renault) Ça va chauffer en  AG

Carlos Ghosn faiat sans doute une  énorme bêtise en créant les conditions d’un affrontement avec l’assemblée générale des actionnaires de Renault à propos de sa rémunération.  54% des détenteurs de titres. À l’AG avaient  refusé sa rémunération en 2016. Le conseil d’administration était passé outre, suscitant des critiques du patronat et du ministre de l’Economie de l’époque, Emmanuel Macron. Le gouvernement avait alors renforcé l’arsenal législatif sur la gouvernance des sociétés. Le gouvernement précédent et en particulier Emmanuel Macron s’était aussi  opposé à l’augmentation de rémunération du patron de Renault Nissan. Un nouveau conflit encore plus important pourrait naitre  avec le montage financier qui va permettre de faire croire encore davantage les bonus des dirigeants du groupe Renault. Cela d’autant plus qu’il s’agit d’un montage financier très sulfureux créé aux Pays-Bas les précisément pour contourner la législation actuelle. D’une certaine manière, Carlos Ghosn, certes très brillant dirigeant mais un peu entêté, joue avec le feu. À ce petit jeu le gouvernement pourrait rechercher des moyens de le pousser vers la sortie. D’ores et déjà on envisage de lui coller un adjoint en vue de préparer un éventuel départ.  Les banquiers de l’alliance Renault-Nissan ont en effet élaboré un projet permettant de verser des millions d’euros de bonus annuels supplémentaires au PDG Carlos Ghosn et à d’autres dirigeants via une société de service créée spécialement pour l’occasion, selon des documents vus par Reuters.  Bercy a confirmé que les représentants de l’Etat voteraient, cette année encore, contre la rémunération de Carlos Ghosn, jugée excessive. Le premier actionnaire de Renault est en effet l’Etat (19,74%), suivi de Nissan (15%), qui ne dispose pas de droits de vote. Daimler contrôle 3,1% des actions de Renault et les salariés de l’entreprise 2,09%, le reste étant surtout aux mains d’investisseurs institutionnels. Certains des autres actionnaires pourraient être hérissés par des informations publiées cette semaine selon lesquelles l’alliance Renault-Nissan réfléchirait à un système de bonus supplémentaires pour ses dirigeants, dont Carlos Ghosn, à travers une société dédiée aux Pays-Bas. Renault-Nissan a assuré que cette révélation n’était « pas fondée sur des informations fournies par l’alliance ou ses entreprises membres, et (qu’)aucune décision de ce genre n’a été prise ». La rémunération totale de Carlos Ghosn en 2016 a atteint 15,4 millions d’euros une fois pris en compte son salaire de PDG chez Nissan, ce qui fait de lui le patron le mieux payé du CAC 40, selon le cabinet de conseil Proxinvest. L’actuel mandat chez Renault de Carlos Ghosn, 63 ans, expire à l’assemblée générale 2018.

 

Un Brexit qui va durer des années

Un Brexit qui va durer des années

Les récentes élections britanniques vont encore complexifier la négociation relative au brexit. Des négociations qui pourraient même être repoussées de deux ans tellement il sera difficile à Teresa May d’obtenir un mandat clair d’une majorité difficilement trouvable. De toute manière dans le meilleur des cas les négociations vont s’étaler sur quatre à cinq ans comme le soutient d’ailleurs Pascal Lamy l’ancien directeur de l’OMC. Elle pourrait même durer une dizaine d’années car il faudra que le Royaume uni renégocie tous les accords commerciaux. Il faut aussi prendre en compte les divergences au sein même de l’union économique. Officiellement les membres de cette union affichent un front commun. Cependant il est connu que Merkel est depuis longtemps pour un break site mou tandis que les Français sont davantage pour un brexit dur et rapide. Au bout du compte l’affaire pourrait s’étaler sur une dizaine d’années et épuiser même les négociateurs qui pourraient alors convenir d’un statut pour le Royaume-Uni très proche de l’actuel.  C’est une hypothèse car personne les deux parties ont beaucoup à perdre dans un brexit dur. Ce que pense aussi  Jean Pisani ferry, conseiller économique de Macron.  Jean Pisani-Ferry, a déclaré lundi sur la BBC que personne n’avait « intérêt à un Brexit dur. Nous devons construire une nouvelle relation. Il y a des intérêts des deux côtés, il y a une négociation à mener, il y a un intérêt commun à conserver la prospérité » des deux côtés de la Manche, a expliqué en anglais Jean Pisani-Ferry interrogé sur la BBC Radio 4.  Jean Pisani-Ferry, qui a dirigé le programme d’En Marche!, la formation politique créée par Emmanuel Macron, a été interrogé sur une quelconque volonté du président élu français de punir le Royaume-Uni pour oser quitter l’UE. « Punir certainement pas », a répondu son conseiller, ajoutant que le président n’en constituerait pas moins un « partenaire difficile et exigeant » lors des négociations.    »Nous avons des intérêts divergents (entre Britanniques et les autres, ndlr) sur certains aspects de la négociation, donc il y aura des discussions difficiles », a-t-il  prévenu. Mais il a aussi jugé qu’ »en tant qu’adultes des deux côtés, nous parviendrons à gérer la négociation de sortie et à construire une relation nouvelle ».

Un état d’urgence qui va durer 10 ans au moins

Un   état d’urgence qui va durer 10 ans au moins

 

Nouveau débat un peu surréaliste quant à la nécessité ou non de prolonger l’état d’urgence. Le président de la république propose que la mesure soit encore prolongée jusqu’en novembre et des voix s’élèvent pour protester contre cette mesure considérée comme liberticide. Un nouveau débat de sophistes évidemment car le danger terroriste va continuer d’exister pendant 10 ou 15 ans voire davantage. Certes d’ici quelques temps l’État islamique va disparaître mais le risque sera encore beaucoup plus considérable avec le redéploiement des anciens combattants de Daech et leur capacité à recruter et à mobiliser. Malheureusement les attentats vont continuer voire même s’accroître dans les prochaines années et cela dans toutes les régions du monde. Dès lors il convient bien évidemment de prendre des moyens adaptés pour éviter contre cette nouvelle forme de guerre inédite dont l’objet est de répandre la peur, la mort et de détruire la civilisation occidentale. Faut-il rappeler que la France est sous le régime de l’état d’urgence depuis le 14 novembre 2015, lendemain des attentats commis à Saint-Denis et à Paris, où la salle de spectacles du Bataclan avait été visée. Les attaques avaient fait 130 morts et plus de 400 blessés. L’état d’urgence, qui autorise notamment les perquisitions administratives et les assignations à résidence, a depuis été prolongé à cinq reprises. La prolongation de l’état d’urgence est loin de faire l’unanimité en France. Ses détracteurs jugent cette mesure au mieux inefficace, au pire comme une atteinte aux droits fondamentaux. D’une certaine manière la tendance générale à gauche comme à droite concernant l’état d’urgence consiste à approuver l’orientation mais en l’assortissant de réserves telles que cela revient à en critiquer le principe même. Difficile de s’y retrouver dans l’auberge espagnole des réflexions « philosophiques » des principaux leaders. À droite on trouve ceux qui approuvent  mais qui pensent qu’il faut compléter la mesure, d’autres qui estiment que n’est pas ce nécessaire À gauche bien sûr il y a les bobos et les indignés permanents gardien du temple des dogmes, aussi toute cette vieille gauche, anciens marxistes. Bref on approuve sans approuver ou on condamne sans vraiment condamner. La démonstration évidente de l’énorme décalage qui peut exister entre des élites embourgeoisées d’autant plus fermes  sur le terrain des valeurs qu’ils sont éloignés des réalités sociales et sociétales. Pour résumer le clergé politique est pour la préservation de la théologie de l’immobilisme contre l’envie de mouvement régalien exprimé par l’opinion publique. À tout cela s’ajoute les discussions byzantines des juristes sophistes qui ne cessent de relire la Bible juridique républicaine. Certes on pourra légitimement objecter que Macron  veut en même temps réaliser un coup politique en mettant la droite en porte-à-faux. De la même manière on peut argumenter sur le fait que cette mesure sera bien insuffisante pour lutter à elle seule contre le terrorisme. Reste que l’opinion publique est favorable à ce symbole qui correspond à une nette revalorisation du rôle régalien de l’État. Un symbole qui nécessairement devra inspirer une politique beaucoup plus opérationnelle et plus volontariste pour affronter  le terrorisme : Une politique  couvrant le domaine du renseignement, de la sécurité, du pénal et de la défense nationale mais prenant aussi en compte les facteurs explicatifs sociaux et sociétaux qui nourrissent le terreau sur lequel pousse le radicalisme.

Marine Le Pen va laisser tomber le retour au franc ?

 Marine Le Pen va laisser tomber le retour au franc ?

Marine Le Pen reconnaît qu’elle s’est complètement plantée lors du débat télévisé avec macro. Elle met en cause la forme suggérant qu’elle a été trop brutale mais en même temps et peut-être surtout s’interroge sur le rapport du Front National à l’euro. « J’ai bien conscience que le sujet de l’euro a inquiété considérablement les Français, de manière presque irrationnelle », a continué Marine Le Pen, jugeant qu’une « réflexion » devait être menée au sein de son mouvement sur la sortie de la monnaie unique. « Nous allons devoir en tenir compte, discuter, réfléchir (…). Ça sera le chantier que nous ouvrirons après les législatives, ça sera le congrès. Chacun pourra s’exprimer. » En vérité,  le débat est déjà largement lancé avec d’un côté Philippot qui menace de démissionner pour le cas où le Front National reviendrait sur sa décision d’abandonner l’euro. Philippot qui vient d’ailleurs de lancer son propre mouvement. Face à Philippot, les identitaires prêts à n’importe quelle concession sur le plan économique à condition de recentrer le Front National sur ce qui fait son fonds de commerce à savoir le racisme. Le mea culpa de Marine Le Pen sur sa posture face à Macron cache mal le virage fondamental que pourrait prendre le Front National vis-à-vis de l’Europe. « Incontestablement, il y a ce débat qui a été raté, il faut le dire, je le dis très clairement. » Invitée sur TF1, Marine Le Pen a reconnu des faiblesses lors de ce débat d’entre-deux-tours, face à Emmanuel Macron. « J’ai souhaité mettre en avant les très grandes craintes que je nourrissais à l’égard d’Emmanuel Macron. Je l’ai fait avec fougue, passion, peut-être trop de fougue, trop de passion, certains n’attendaient pas cela », a-t-elle expliqué.

« Mais cette fougue et cette passion seront nécessaires pour mener le combat à l’Assemblée nationale pour protéger les Français de la dérégulation qu’Emmanuel Macron va mettre en oeuvre dès cet été par ordonnances », a continué la présidente du Front national, annonçant au passage qu’elle était candidate dans le Pas-de-Calais pour les élections législatives

Obamacare : l’échec de Trump va peser sur la politique économique

Obamacare : l’échec de Trump va peser sur la politique économique

 

On se souvient que l’élection du nouveau préside américain avait provoqué certains emballements boursiers un peu excessifs mais l’enthousiasme est en train de retomber sérieusement. En clair, on s’interroge sur la capacité réelle deTrump à mettre en œuvre sa politique. Le nouveau président américain a en effet reçu une véritable claque de la part de sa propre majorité concernant son projet de remise en cause de l’Obamacare. Les premières interrogations avaient concerné les décrets sur l’immigration qui ont été bloqués par la justice. Cette fois,  il s’agit d’un projet de phare de Trump qui est remis en cause. Les représentants américains ont infligé un cuisant camouflet à Donald Trump en refusant de lui accorder la majorité dont il avait besoin pour réformer le système de santé des Etats-Unis et abroger l’Obamacare, mesure dont il avait fait un de ses chevaux de bataille électoraux. Les interrogations vont désormais porter sur la politique économique notamment concernant les infrastructures, les investissements et la fiscalité. Du coup les indices boursiers pourraient bien s’inscrire dans une évolution tendancielle à la baisse entraînant dans le même sillage les autres bourses internationales. En attendant, la Bourse de New York a fini sur une note indécise vendredi, ne réagissant guère à la décision de Donald Trump et des dirigeants républicains d’annuler le vote sur le projet de loi engageant l’abrogation de l’Obamacare, la nouvelle administration ratant ainsi son premier test législatif. L’indice Dow Jones a cédé 0,29%, soit 59,86 points, à 20.596,72. Le S&P-500, plus large, a perdu 1,98 point, soit 0,08%, à 2.343,98. Mais le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 11,05 points (+0,19%) à 5.828,74. Sur l’ensemble de la semaine, le Dow a cédé 1,5%, le S&P 500 1,4% et le Nasdaq 1,2%, les trois indices accusant leur recul le plus marqué depuis le début de l’année. Les investisseurs redoutent en effet de voir l’incapacité de Donald Trump d’annuler la réforme de l’assurance santé mise en place par son prédécesseur, échec qui se profilait depuis le début de la semaine, être de mauvais augure pour les autres promesses de l’homme d’affaires devenu président. Ces craintes s’étaient surtout matérialisées mardi, Wall Street subissant ce jour-là son recul le plus marqué depuis la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle du 8 novembre. Après s’être inquiétés pendant des mois, avant le scrutin du 8 novembre, d’une victoire du magnat immobilier à l’élection présidentielle, les investisseurs ont ensuite applaudi des deux mains ses promesses de baisses des impôts, de dérégulation et de relance via des travaux d’infrastructure.

La justice va offrir un costard gratuit à Fillon

La justice va offrir un costard gratuit à Fillon

 

Selon l’AFP,  le parquet national financier (PNF) a élargi l’enquête des juges d’instruction à des soupçons de trafic d’influence concernant l’affaire des costumes payés à Fillon par un généreux ami. Du coup, la justice pourrait offrir un costard gratuit au candidat des républicains. Costard qui pourrait bien contribuer à lui faire perdre l’élection présidentielle. On peut évidemment se demander quelle est la nature de l’amitié qui lie Fillon et son généreux donateur. Pourquoi Fillon qui a déjà détourné suffisamment de fonds publics aurait-il besoin de faire payer sa garde-robe par autrui ? Pourquoi ce généreux ami paye-t-il autant de costumes à 6500 € pièce ? Est-ce le même ami qui a déjà prêté 50 000 € sans intérêt à Fillon et sans date de remboursement (en fait un don). Est-ce le même ami qui a offert un emploi fictif dans la revue des deux mondes où Pénélope n’a jamais mis les pieds ? Est-ce le même ami qui sur proposition de Fillon a été honoré par le plus haut grade de la légion d’honneur ? Pour l’immédiat,  Fillon se contente de reconnaître les faits mais ne veut pas indiquer l’identité de cet humaniste qui finance la fondation de la maison Fillon. Peut-être va-t-on considérer qu’il s’agit de mécénat pour encouragea encourager l’art ? «Un ami m’a offert des costumes en février. Et alors?», s’est défendu, dénonçant des intrusions dans sa vie privée et affirmant ensuite que ces cadeaux n’avaient «rien à voir» avec la politique. Cela pourrait donc a voir avec l’art et le surréalisme. À la grande rigueur on pourrait encore admettre le cadeau d’un costume mais pas forcément à 6500 € ;  quand la note atteint près de 50 000 €, l’amitié qui légitime ces cadeaux devient surréaliste. Du coup  Les enquêteurs vont tenter de déterminer qui est l’acheteur et examiner ses liens avec le candidat, qui est député de Paris.

Fillon : va perdre l’élection présidentielle pour 83% des français

Fillon : va perdre l’élection présidentielle pour 83% des français

 

Seul un Français sur quatre (25 %) souhaite que François Fillon maintienne sa candidature, soit une nette baisse par rapport à début février (-10 points), selon un sondage Harris Interactive pour RMC et le site Atlantico réalisé après sa déclaration et publié jeudi. Le vainqueur de la primaire de la droite et du centre perd surtout beaucoup de terrain chez les sympathisants LR, qui ne sont plus que 53 % (-14) à vouloir qu’il se maintienne et 48 % chez les sympathisants de la droite et du centre (-2). Quelque 77 % des Français ne souhaitent pas que « la justice fasse une pause des investigations visant à l’élection présidentielle », 57 % chez les sympathisants LR et 63 % chez ceux de la droite et du centre.

Macron va passer devant Le Pen, pourquoi ?

Macron va passer devant  Le Pen, pourquoi ?

La première raison, c’est sans doute que les Français ont réellement envie d’un renouvellement du personnel politique. La seconde tient aux orientations et la troisième à la crédibilité. De sensibilité semble offrir une perspective nouvelle pour effectuer une mutation du système politique. Il y a d’un côté Marine Le Pen,  de l’autre Emmanuel macro. Marine Le Pen  bénéficie surtout du fait qu’elle ne porte pas le poids du péché de gouvernance, elle n’a jamais assumé de responsabilité d’élue nationale hormis au Parlement européen où la plupart du temps elle était absente (comme ses assistants parlementaires) ;  du coup,  certain sélecteur un peu perdus qui ont du mal à comprendre la complexité des mutations systémiques actuelles se retrouvent  dans les analyses et propositions simplistes voir caricaturales de Marine Le Pen. S’y ajoute pour certains un positionnement clairement raciste. Macron, lui, attire du fait de l’originalité de sa démarche puisqu’il ne dépend d’aucun parti préexistant et qu’il ne subit donc pas les contradictions inévitables des grands appareils politiques. En outre la posture de ni droite ni gauche séduit ceux qui ne croient plus au vieux clivage traditionnel. Clivage d’ailleurs très théorique puisqu’une fois au pouvoir gauche comme de droite mène à peu près la même politique d’immobilisme. Marine Le Pen séduite une partie non négligeable de l’opinion mais en inquiète environ 60 %. Avec raison car son programme démagogique et nationaliste conduirait le pays vers la ruine non seulement de la France mais sans doute aussi de l’Europe. La sortie de l’euro par exemple ferait perdre immédiatement de l’ordre  20 % de pouvoir d’achat aux Français et augmenterait la dette à peu près d’autant du faite d’une part du différentiel de taux de change et de l’augmentation des taux d’intérêt. Sur le plan économique, les propositions de macro, sont autrement plus crédibles. Plus on s’approche des élections et plus les propositions se précisent  et sont soumises au débat et à l’expertise. Dans un débat sur l’économie les orientations de Marine Le Pen ne résisteront pas longtemps face aux arguments de Macron. Le discours anti immigré de Marine le Pen  apparaîtra un peu court pour expliquer et résoudre les problèmes structurels qui se posent au pays. Notons enfin que Marine Le Pen  n’est pas un perdreau de l’année, elle vit de l’héritage de son père et de la politique depuis une vingtaine d’années. Enfin elle est impliquée dans différentes affaires politiques ou financières qui pourraient d’ailleurs justifier rapidement des mises en examen qui pourraient fragiliser son éligibilité, en tout cas mettre en cause sa probité. Bref les casseroles de Marine Le Pen, comme celle de Fillon, vont constituer un sérieux handicap même si le Front National disposera toujours d’un socle d’irréductibles prêts à tout gober. 

PNF – affaire Fillon : ça va traîner

PNF – affaire Fillon : ça va traîner

 

Contrairement à ce qu’avait indiqué le JDD la décision du parquet national financier n’est pas encore mûre. L’hypothèse la plus vraisemblable c’est que le moment venu le PNF confie l’enquête à un juge d’instruction avec la perspective d’une mise en examen. Mais il faudra sans doute encore du temps pour que le PNF boucle son affaire tellement sont complexes et et parfois tordues  les procédures de Fillon relatives au détournement de fonds publics et à l’abus de biens sociaux. Il se confirme que le temps judiciaire n’est pas le temps médiatique pas plus que le temps politique. On se souvient que Fillon et ses partisans avaient exigé un traitement ultra rapide du dossier. Sans doute convaincus que la justice ne peut se soumettre au calendrier du présumé coupable, Fillon et son camp ont changé leur système de défense en demandant au parquet national financier de stopper leur enquête et de se dessaisir de l’affaire au motif que cette justice était sous influence politique. Pas forcement le meilleur moyen pour faire accélérer la procédure et pour persuader de l’innocence de l’ancien Premier ministre. De toute manière l’avancée du dossier judiciaire a maintenant peu d’importance. En effet François Fillon est définitivement condamné par l’opinion publique. Contactée par Reuters, une porte-parole du PNF a d’ailleurs déclaré « qu’aucune décision n’avait été prise à ce stade de l’enquête » et « qu’aucun calendrier n’était fixé à ce jour ». Les avocats du candidat Les Républicains à l’élection présidentielle ont répété ces derniers jours que les emplois dont ont bénéficié son épouse et deux de ses enfants étaient légaux et expliqué que le parquet national financier n’était pas compétent pour mettre en cause François Fillon. Les options dont dispose le PNF sont un classement sans suite s’il estime que les délits ne sont pas constitués ou la transmission du dossier au parquet de Paris s’il considère qu’il n’est pas compétent. Il peut aussi ouvrir une information judiciaire, et confier l’enquête à des juges d’instruction, ou directement renvoyer devant le tribunal correctionnel une ou plusieurs des personnes visées par l’enquête. Le JDD avait indiqué que ces deux dernières options étaient celles qui étaient à l’étude. Alors que les avocats de François Fillon reprochent également au parquet national financier de porter atteinte au principe constitutionnel de séparation des pouvoirs, les présidents des groupes parlementaires de droite et du centre reprennent cet argument dans une tribune également publiée dans le Journal du Dimanche. « La séparation des pouvoirs a été malmenée dans la procédure qui vise François Fillon », indiquent dans ce texte Christian Jacob (groupe Les Républicains, Assemblée nationale), Bruno Retailleau (groupe LR, Sénat), Philippe Vigier (groupe UDI, Assemblée nationale) et François Zocchetto (groupe Union des centristes, Sénat). Selon eux, « en écartant le principe de séparation des pouvoirs, l’élection présidentielle a été prise en otage ». La question est de savoir par qui ? En réalité par un candidat corrompu qui cherche à sauver sa peau en ce maintenant envers et contre tout.

La France va demander l’arrêt des conflits pendant un an et demi son seul porte-avions est en réparation !

La France va demander l’arrêt des conflits pendant un an et demi son seul porte-avions est en réparation !

 

 

Sans doute la France va-t-elle demander à l’ONU de se prononcer sur une motion pour l’arrêt des conflits pendant un an et demi. C’est-à-dire le temps nécessaire pour réparer son seul porte-avions  le d Charles-de-Gaulle. La situation est évidemment ubuesque. Ou bien la France renonce à tout porte-avion ou décide  d’en disposer d’ au moins deux. Une problématique posée un peu naïvement le ministre de la défense. «  Peut-être qu’il serait souhaitable d’avoir un deuxième porte-avions », soulignait en novembre le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian. « Peut-être que la question se posera quand on élaborera la loi de programmation militaire qui commencera en 2020. » Loin d’être nouvelle, l’idée d’un second porte-avions a émergé dès le début des années 2000. Face aux contraintes budgétaires, la France propose à la Grande-Bretagne de coopérer sur un projet qui prévoit la construction de trois porte-avions, dont un pour la Marine française. Un accord est signé en 2006 mais le programme est suspendu en 2008 avant d’être définitivement abandonné en 2013. Dans un rapport publié en 2014, la Cour des comptes épinglera un projet dans lequel « des sommes importantes » ont été engagées « alors que l’impasse de la coopération était très largement prévisible ». Depuis, le chantier est au point mort. Lors d’une conférence de presse consacrée aux questions de défense le 6 janvier, Benoît Hamon a estimé que la mise à l’arrêt du Charles-de-Gaulle posait la question. « S’il n’y a pas deux porte-avions, il n’y a pas de permanence à la mer », a dit le candidat socialiste. « La question qui nous sera posée c’est : est-ce qu’on fait deux porte-avions, l’un pour succéder au Charles-de-Gaulle et un autre à côté, ou est-ce qu’on en fait un seul mais avec le même problème qui se posera plus tard ? », a-t-il demandé. « Mais il est incontestable que vu le prix d’un deuxième PA, cette question doit être appréciée au regard des efforts que nous pouvons consentir sur le plan budgétaire. Je ne l’écarte pas mais je ne la retiens pas non plus ». François Fillon, candidat de la droite et du centre, s’est lui montré plus catégorique. « Le porte-avions, accompagné du groupe aéronaval, est un instrument de projection de forces et de puissance », soulignait l’ancien Premier ministre dans un entretien à Valeurs Actuelles en novembre dernier. « Cependant, il faut être lucide : nous n’avons pas les moyens d’en construire un deuxième », ajoutait-il. « Il nous faudra en revanche lancer dès le début des années 2020 les études pour construire le successeur du Charles-de-Gaulle, qui devra le remplacer à partir des années 2035. » La France ne peut toutefois pas faire pendant 18 mois sans porte-avions comme si elle en avait un, a souligné le chef d’état-major de la Marine, l’amiral Christophe Prazuck, devant le Sénat, le 16 novembre dernier. « Aujourd’hui, on voit bien que les choses changent : les Chinois veulent construire quatre porte-avions, les Indiens veulent en construire trois, les Anglais sont en train d’en construire deux », a souligné l’amiral Prazuck. « Il existe donc un intérêt largement partagé pour cet outil ».

Fillon : faute de preuve l’enquête va durer longtemps

Fillon : faute de preuve l’enquête va durer longtemps

D’après des proches du dossier judicaire, Fillon n’a pas apporté  le moindre élément matériel pour confirmer ses dires : ni téléphone, ni mail, ni le moindre dossier, ni la moindre revue de presse pour justifier le salaire de son épouse. Cette dernière a déclaré qu’elle n’avait aucune raison de conserver des preuves écrites.  « Elle relisait mes discours et me soutenait » a affirmé Fillon.  François Fillon avait demandé mercredi dernier à ses partisans de  »tenir 15 jours », le temps que les enquêtes sur les présumé emplois fictifs de sa femme soient bouclées, selon lui. En réalité, les investigations pourraient ne pas être aussi expéditives.  »Il y a encore plusieurs investigations à mener », confie au JDD une source judiciaire haut placée. La magistrate Éliane Houlette, qui dirige le parquet national financier, a reçu vendredi – à leur demande – les avocats de la famille Fillon et leur a répété son intention « d’aller vite », mais sans donner le moindre calendrier.  Menées tambour battant, les recherches policières, loin de minorer les soupçons initiaux ont, en effet, ouvert de nouvelles pistes qui ne pourront pas être fermées en quelques jours. « La logique consistant à confier la suite des investigations à des juges d’instruction risque de s’imposer », redoute-t-on dans le camp Fillon, où l’inquiétude gagne. « Il n’est pas exclu que certaines personnes déjà entendues devront être de nouveaux convoquées pour obtenir des précisions, si des contradictions sont apparues », confie une source au parquet.

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