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Présidentielle 2022 : Pécresse va reprendre sa carte chez LR… comme Bertrand !!!

Présidentielle 2022 : Pécresse  va reprendre sa carte chez LR… comme Bertrand !!!

 

Retour au bercail des autonomes Valerie Pécresse et Xavier Bertrand qui annonce qu’ils vont reprendre leur carte chez les républicains. De quoi sourire évidemment s’il n’y avait pas lieu aussi de pleurer. Tout ce cirque pour pas grand-chose. L’un comme l’autre avait pourtant crié sur les toits des écrans télévisés qu’il ne reviendrait jamais dans la maison-mère.

 

Le problème aujourd’hui c’est qu’il y a le feu dans le vieux parti « héritier » du gaullisme. Si les prochaines élections devaient écarter une nouvelle fois du pouvoir le candidat des républicains, celui-ci pourrait être condamné à la disparition sur le mode du parti socialiste avec une plus ou moins longue agonie

 

 Valérie Pécresse qui ne parvient pas réellement refaire son retard sur Xavier Bertrand ne manque pas de culot à défaut de compétences en déclarant : «Aujourd’hui, je demande à tous les membres de Libres ! (son mouvement, ndlr), qui partagent comme moi les valeurs de la droite, d’adhérer à LR pour construire ensemble le parti de la reconquête et de l’alternance. Et cette ligne, je me l’applique à moi-même. Notre objectif, c’est, ensemble, de battre Emmanuel Macron », lance-t-elle.

Valérie Pécresse avait quitté Les Républicains le 5 juin 2019, après le mauvais score lors des élections européennes (8,5% des suffrages). À l’époque, elle justifie ce choix par une volonté de «refonder la droite, menacée d’extinction». Elle juge LR «cadenassé, verrouillé et vidé de ses adhérents». «Soyons très clairs: moi je quitte LR mais je reste de droite et je reste dans l’opposition à Emmanuel Macron», expliquait-elle à l’époque.

Hausse du prix de l’énergie : ça va durer ! (Thierry Breton)

Hausse du prix de l’énergie : ça va durer ! (Thierry Breton)

 

Le commissaire européen Thierry Breton a prévenu la crise du prix de l’énergie va durer. En cause évidemment une reprise économique mondiale assez dynamique notamment d’une forte demande de la Chine pour les matières premières et l’énergie. Des préoccupations climatiques qui conduisent à surtaxer l’électricité , le gaz et le carburant. Aussi des phénomènes de spéculation et géopolitiques( gaz russe ou algérien par exemple) qui tirent les prix vers le haut.

Olivier Dusspot, secrétaire d’État au budget, s’est presque excusé de la hausse des prix de l’énergie en particulier de l’électricité. Il a indiqué que cette hausse probable de 10 % au premiers janvier n’était pas le fait du gouvernement actuel mais du mécanisme automatique des évolutions des prix de l’électricité. La vérité,  c’est qu’on peut toujours évidemment modifier ce mécanisme. Le problème c’est que la hausse de l’énergie en général et de l’électricité en particulierconcerne le monde entier. En cause évidemment une reprise économique assez dynamique mais aussi des phénomènes de spéculation.

Thierry Breton, commissaire européen contredit en quelque sorte l’inflation temporaire dans le domaine de l’énergie, concept défendu par certains économistes. Qui met en garde : «cette situation de tension peut durer tout l’hiver». En cause, a-t-il rappelé, des facteurs conjoncturels (une reprise plus vive qu’attendue), un manque de vent, et des tensions géopolitiques.

Thierry Breton a saisi l’occasion pour suggérer plusieurs faiblesses de la politique énergétique comme la dépendance, en particulier de l’Allemagne, au gaz russe. Selon lui, l’éolien ne peut être la seule réponse au défi de la décarbonation. Le nucléaire, «énergie de transition», en fait partie. Si sa part dans la production totale européenne est appelée à diminuer de 26% aujourd’hui à 16% en 2050, le volume de production d’électricité devra avoir doublé dans le même temps. Conclusion : il ne faut pas fermer les centrales nucléaires existantes tant qu’elles sont jugées sûres par les autorités.

Hausse du prix de l’énergie : ça va durer ! (Thierry Breton)

Hausse du prix de l’énergie : ça va durer ! (Thierry Breton)

 

Dimanche Olivier Dusspot, secrétaire d’État au budget,sc’est presse excusés de la hausse des prix de l’énergie en particulier de l’électricité. Il a indiqué que cette hausse probable de 10 % au premiers janvier n’était pas le fait du gouvernement actuel mais du mécanisme automatique des évolutions des prix de l’électricité. La vérité,  c’est qu’on peut toujours évidemment modifier ce mécanisme. Le problème c’est que la hausse de l’énergie en général et de l’électricité en particulier

concerne le monde entier. En cause évidemment une reprise économique assez dynamique mais aussi des phénomènes de spéculation.

 

Thierry Breton, commissaire européen contredit en quelque sorte l’inflation temporaire dans le domaine de l’énergie, concept défendu par certains économistes. Qui met en garde : «cette situation de tension peut durer tout l’hiver». En cause, a-t-il rappelé, des facteurs conjoncturels (une reprise plus vive qu’attendue), un manque de vent, et des tensions géopolitiques.

Thierry Breton a saisi l’occasion pour suggérer plusieurs faiblesses de la politique énergétique comme la dépendance, en particulier de l’Allemagne, au gaz russe. Selon lui, l’éolien ne peut être la seule réponse au défi de la décarbonation. Le nucléaire, «énergie de transition», en fait partie. Si sa part dans la production totale européenne est appelée à diminuer de 26% aujourd’hui à 16% en 2050, le volume de production d’électricité devra avoir doublé dans le même temps. Conclusion : il ne faut pas fermer les centrales nucléaires existantes tant qu’elles sont jugées sûres par les autorités.

Automobile « Le logiciel va tout changer » !…..surtout le prix .

Automobile « Le logiciel va tout changer » !…..surtout le prix . 

Éric Kirstetter, associé senior chez Roland Berger et spécialiste de l’automobile explique que le logiciel va tout changer dans la voiture du futur. Une stratégie qui peut largement se discuter dans la mesure où l’automobile se bourre  surtout d’informatique pour justifier le maintien de prix à un très haut niveau. En effet nombre de ces éléments de l’architecture logicielle sont inutiles et poseront de graves difficultés d’entretien au garagiste du coin. D’où aussi l’accroissement des dépenses d’entretien.

 

Extrait de l’interview d’Éric Kirstetter à la Tribune

 

Depuis plusieurs mois, l’actualité automobile est émaillée d’annonces autour des logiciels. En début d’année, Volkswagen a annoncé un plan d’envergure pour reprendre la main sur cette technologie. On a du mal à imaginer l’ampleur de la thématique…

ÉRIC KIRSTETTER - Ce qui est en jeu, c’est l’architecture logicielle de la voiture du futur. C’est une fusée à quatre étages. Le premier étage, c’est ce qu’on appelle le hardware, également appelés les calculateurs. Ce sont eux qui font fonctionner les équipements de la voiture. Le deuxième étage, c’est le middleware, autrement intitulé operating system [le système d'exploitation, Ndlr]. Si on devait comparer une voiture à un ordinateur, c’est ce qui équivaudrait à Windows. Il est nécessaire pour faire fonctionner tous les équipements d’une voiture, du moteur au châssis, en passant par la partie digitale des commandes de bord, ou le GPS. Le troisième étage, ce sont les applications. Elles gèrent tous les équipements de la voiture pour la faire fonctionner et créer « l’expérience utilisateur » (donner une expérience de conduite propre à la marque, proposer une interface utilisateur intuitive et agréable à utiliser…). Enfin, le quatrième étage, c’est le cloud. Cette technologie va s’imposer demain lorsque tous les véhicules seront connectés.

Le cloud est une technologie récente. Que va-t-il changer dans le modèle de l’architecture logicielle d’un véhicule ?

Il va tout changer. Demain, les voitures connectées auront accès à des données qui seront extérieures à la voiture, laquelle pourra consolider ces données pour définir des fonctionnalités spécifiques, en fonction du profil du conducteur, ou des réglages particuliers d’un véhicule. Typiquement, si vous entrez l’adresse d’un restaurant sur votre GPS, la voiture sera capable de vérifier si le temps de trajet, mis à jour en temps réel via les données livrées par le cloud, vous permettra d’arriver à l’heure avant la fermeture du restaurant; dans le cas contraire, le système pourra alors vous proposer des solutions alternatives. L’autre rupture que va apporter le cloud, c’est qu’il va permettre d’externaliser la puissance de calcul nécessaire au fonctionnement de la voiture. Cela va totalement changer la place des calculateurs présents dans une voiture. Aujourd’hui, on compte, en fonction des modèles, entre 50 et 70 calculateurs. Chaque fonction est réalisée avec un calculateur spécifique, celui-ci est vendu par un tier-one [le plus souvent un équipementier, Ndlr] avec des capteurs et des actionneurs. Demain, les calculs seront davantage centralisés dans de plus gros calculateurs de plus haute performance, qui couvriront plusieurs fonctions. Ces calculateurs vont se répartir aux quatre coins de la voiture pour centraliser les fonctionnalités et réduire le câblage des voitures.

Tout sera donc géré de l’extérieur ?

Non. Le middleware restera un élément stratégique majeur pour l’automobile de demain. Là aussi, le secteur s’apprête à basculer dans une nouvelle ère. Pour schématiser le monde d’avant: il y avait autant d’operating system que de modèles disponibles sur le marché. Ainsi, un constructeur devait reconstruire un système d’exploitation depuis le début à chaque fois qu’il mettait sur le marché un nouveau modèle. Mais avec le cockpit de plus en plus digital, le cloud, les assistants de conduite de plus en plus gourmands en données, ces systèmes d’exploitation s’avèrent de plus en plus complexes et coûteux à mettre en œuvre, et il est très difficile de réutiliser les applications déjà développées pour la version antérieure du véhicule. La voie générale que semblent suivre les constructeurs, c’est donc de créer un système d’exploitation en propre qui va pouvoir être réutilisé d’un véhicule à l’autre et qui va permettre de réutiliser et d’améliorer facilement les applications qui avaient été développées pour le véhicule précédent. Si on veut une comparaison, on peut dire que les constructeurs développent leur propre système Windows qui leur permet d’améliorer facilement Word et Excel entre chaque véhicule.

Automobile « Le logiciel va tout changer » ? (Roland Berger)

Automobile « Le logiciel va tout changer » ? (Roland Berger)

Éric Kirstetter, associé senior chez Roland Berger et spécialiste de l’automobile explique que le logiciel va tout changer dans la voiture du futur. Une stratégie qui peut largement se discuter dans la mesure où l’automobile se bourre  surtout d’informatique pour justifier le maintien de prix à un très haut niveau. En effet nombre de ces éléments de l’architecture logicielle sont inutiles et poseront de graves difficultés d’entretien au garagiste du coin. D’où aussi l’accroissement des dépenses d’entretien.

 

Extrait de l’interview d’Éric Kirstetter à la Tribune

 

Depuis plusieurs mois, l’actualité automobile est émaillée d’annonces autour des logiciels. En début d’année, Volkswagen a annoncé un plan d’envergure pour reprendre la main sur cette technologie. On a du mal à imaginer l’ampleur de la thématique…

ÉRIC KIRSTETTER - Ce qui est en jeu, c’est l’architecture logicielle de la voiture du futur. C’est une fusée à quatre étages. Le premier étage, c’est ce qu’on appelle le hardware, également appelés les calculateurs. Ce sont eux qui font fonctionner les équipements de la voiture. Le deuxième étage, c’est le middleware, autrement intitulé operating system [le système d'exploitation, Ndlr]. Si on devait comparer une voiture à un ordinateur, c’est ce qui équivaudrait à Windows. Il est nécessaire pour faire fonctionner tous les équipements d’une voiture, du moteur au châssis, en passant par la partie digitale des commandes de bord, ou le GPS. Le troisième étage, ce sont les applications. Elles gèrent tous les équipements de la voiture pour la faire fonctionner et créer « l’expérience utilisateur » (donner une expérience de conduite propre à la marque, proposer une interface utilisateur intuitive et agréable à utiliser…). Enfin, le quatrième étage, c’est le cloud. Cette technologie va s’imposer demain lorsque tous les véhicules seront connectés.

Le cloud est une technologie récente. Que va-t-il changer dans le modèle de l’architecture logicielle d’un véhicule ?

Il va tout changer. Demain, les voitures connectées auront accès à des données qui seront extérieures à la voiture, laquelle pourra consolider ces données pour définir des fonctionnalités spécifiques, en fonction du profil du conducteur, ou des réglages particuliers d’un véhicule. Typiquement, si vous entrez l’adresse d’un restaurant sur votre GPS, la voiture sera capable de vérifier si le temps de trajet, mis à jour en temps réel via les données livrées par le cloud, vous permettra d’arriver à l’heure avant la fermeture du restaurant; dans le cas contraire, le système pourra alors vous proposer des solutions alternatives. L’autre rupture que va apporter le cloud, c’est qu’il va permettre d’externaliser la puissance de calcul nécessaire au fonctionnement de la voiture. Cela va totalement changer la place des calculateurs présents dans une voiture. Aujourd’hui, on compte, en fonction des modèles, entre 50 et 70 calculateurs. Chaque fonction est réalisée avec un calculateur spécifique, celui-ci est vendu par un tier-one [le plus souvent un équipementier, Ndlr] avec des capteurs et des actionneurs. Demain, les calculs seront davantage centralisés dans de plus gros calculateurs de plus haute performance, qui couvriront plusieurs fonctions. Ces calculateurs vont se répartir aux quatre coins de la voiture pour centraliser les fonctionnalités et réduire le câblage des voitures.

Tout sera donc géré de l’extérieur ?

Non. Le middleware restera un élément stratégique majeur pour l’automobile de demain. Là aussi, le secteur s’apprête à basculer dans une nouvelle ère. Pour schématiser le monde d’avant: il y avait autant d’operating system que de modèles disponibles sur le marché. Ainsi, un constructeur devait reconstruire un système d’exploitation depuis le début à chaque fois qu’il mettait sur le marché un nouveau modèle. Mais avec le cockpit de plus en plus digital, le cloud, les assistants de conduite de plus en plus gourmands en données, ces systèmes d’exploitation s’avèrent de plus en plus complexes et coûteux à mettre en œuvre, et il est très difficile de réutiliser les applications déjà développées pour la version antérieure du véhicule. La voie générale que semblent suivre les constructeurs, c’est donc de créer un système d’exploitation en propre qui va pouvoir être réutilisé d’un véhicule à l’autre et qui va permettre de réutiliser et d’améliorer facilement les applications qui avaient été développées pour le véhicule précédent. Si on veut une comparaison, on peut dire que les constructeurs développent leur propre système Windows qui leur permet d’améliorer facilement Word et Excel entre chaque véhicule.

Zemmour va échouer (Jean-François Copé)

Zemmour va échouer (Jean-François Copé)

Jean-François Copé ( LR) explique pourquoi d’après Zemmour va échouer (dans le JDD, extrait )

Que pensez-vous de la « presque » candidature d’Éric Zemmour à l’élection présidentielle?
Son succès éditorial peut-il se transformer en victoire électorale? C’est la question. On peut saluer l’artiste et sa mue depuis vingt ans, mais il faut analyser le mécanisme diabolique qu’il a mis en place. À savoir une doctrine qui tourne en boucle et qui doit son succès aux reculades des responsables républicains successifs. À l’instar de Le Pen avant lui, il a grandi sur les décombres de ceux qui n’ont pas fait ce pour quoi ils avaient été élus. Zemmour a une martingale : la société française est irréconciliable et l’affrontement est inévitable. C’est le Français contre l’étranger, la grandeur du passé contre la décadence du présent, le judéo-chrétien contre le musulman. Comme tout doit s’opposer en permanence, il décrète l’interdiction du vivre ensemble.

 

Le « zemmourisme » est-il dangereux?
Le « zemmourisme » n’existe pas : c’est le recyclage habile des idées de l’extrême droite. Il conforte toute une partie de la population qui exprime des inquiétudes face à l’avenir. Il a créé un fonds de commerce d’abord idéologique puis politique. ­Zemmour écrit une contre-histoire identitaire de la France, un récit défensif. Cette démarche interdit toute approche positive car elle nie une évidence : une partie très importante des Français de confession musulmane est parfaitement intégrée, elle travaille et contribue à la prospérité du pays comme tous les autres Français.

 

Cette candidature peut-elle faire « pschitt »?
C’est quand même très étrange de l’entendre dire sur RTL : « Je peux faire durer l’ambiguïté tant que c’est mon intérêt », alors qu’il revendique la sincérité… Zemmour prospère dans un contexte politique idéal : Marine Le Pen connaît une authentique usure ; la droite sent qu’elle peut gagner et sa liste de prétendants ne cesse d’augmenter, oubliant qu’il n’y a qu’un seul lit pour plusieurs rêves… Du coup, Macron s’impose comme le seul refuge réel ou supposé de ceux qui refusent le populisme. J’ai une conviction profonde : Zemmour ne va pas y arriver, sa démarche échouera. Car sa rhétorique, qui repose sur une répétition lancinante de l’approche de l’apocalypse, ça marche en tant qu’éditorialiste, pas comme candidat. Une présidentielle, c’est un marathon. Il faut proposer des remèdes suffisamment crédibles pour que les Français, vieux habitués de la démocratie, soient convaincus. Quand je le vois reparler de la peine de mort, je me dis qu’il est proche de la falaise.

Ses thèses sont aussi celles d’une partie de la droite…
Il y a des points de rencontre sur l’immigration, l’islamisme radical… Mais qui ne reposent pas sur les mêmes ressorts. Le rapprochement est impossible, tout comme il est impossible avec Le Pen, car la rhétorique de Zemmour repose sur deux piliers : la France, c’était mieux avant, et elle est condamnée au grand remplacement musulman. Ça n’est pas du tout le message de la droite. Pour le diffuser, il a fait preuve d’une organisation médiatique très habile. Éditorialiste, donc « neutre », mais vrai-faux « responsable politique », débattant d’égal à égal avec de vrais élus. Il a suscité un authentique fan-club, en attente permanente de ses nouvelles punchlines. Mais pour tenir sur la durée et donner toujours plus à son public, il a dû monter en surenchère au point de se ridiculiser dans son combat absurde sur les prénoms à consonance étrangère et de se déshonorer dans sa défense de Pétain. Il est devenu le héraut de la fachosphère, comme Jean-Marie Le Pen le fut en son temps.

 Mange-t-il sur les terres de la droite?

Une partie des électeurs de droite peut être séduite par le brio du polémiste. Mais il leur en faudra beaucoup plus pour voter pour lui. Car gouverner, c’est un métier, et nos électeurs ne plaisantent pas avec ça. Seule condition pour qu’ils ne se trompent pas : que la droite soit capable de réincarner sans ambiguïté le retour de l’autorité – immense faiblesse de Macron - et le progrès scientifique, économique, social, écologique.

Faut-il pactiser avec lui?
La vocation de la droite n’est pas de faire vivre des concurrents. Il n’y a pas plus mortifère que des alliances contre nature car elles donnent le sentiment aux Français que nous sommes prêts à tout pour gagner, y compris à renoncer à nos fondamentaux.

Peut-il affaiblir Marine Le Pen?
Oui, et je fais le pari que s’il est finalement candidat, il empêchera Marine Le Pen de se qualifier pour le second tour. Est-ce une chance supplémentaire pour la droite? Oui, bien sûr!

Concurrence européenne : La SNCF va lancer les TGV Ouigo en Italie

Concurrence européenne : La SNCF va lancer les TGV Ouigo en Italie

En riposte à l’arrivée de Trenitalia en France, la SNCF envisage de lancer des TGV en Italie; en effet depuis décembre 2020, la SNCF doit affronter la concurrence et notamment l’arrivée des trains à grande vitesse de Trenitalia sur l’axe Paris-Lyon-Turin-Milan. La compagnie publique italienne va ainsi tenter de fissurer le monopole de la SNCF en s’attaquant directement à son tronçon le plus rentable, le Paris-Lyon.

Banques: La concurrence va changer la donne

Banques: La concurrence va changer la donne

 

Les deux experts bancaires Julien Briot et Gilles Hilary expliquent, dans une tribune au « Monde » (extrait), qu’avec les nouvelles technologies numériques et le recours aux algorithmes, les banques vont profondément évoluer

Julien Briot, Responsable compliance et expert contre le blanchiment d’argent (LCB) et le financement du terrorisme

Gilles Hilary, Professeur de comptabilité, Georgetown University

 

Tribune.

 

L’évolution de la technologie bancaire peut sembler être un sujet aussi technique qu’aride. Pourtant, si on n’y prête pas assez d’attention, cela pourrait représenter un sujet de préoccupation important pour les citoyens. L’émergence actuelle des algorithmes pour l’accès au crédit ou la reconnaissance faciale automatique pour les paiements et les retraits d’argent pose déjà des questions éthiques importantes. Mais des évolutions plus structurelles apparaissent sous la pression économique.

Les banques de détail, celles du quotidien, sont concurrencées sur leurs quatre fonctions traditionnelles.

 

– En ce qui concerne l’offre des moyens de paiement, de nombreux nouveaux moyens alternatifs émergent. Si les particuliers sont familiers avec des services tels que PayPal ou ApplePay, de nouvelles solutions plus radicales apparaissent.

Par exemple, les « stable coins » [cryptomonnaie stable] sont les monnaies électroniques adossées aux banques centrales qui ne requièrent plus nécessairement d’intermédiaires bancaires. La Banque centrale chinoise a déjà déposé de nombreux brevets sur ce sujet et régule des milliards d’euros de transactions.

– L’offre de crédit demeure, elle, la partie la plus protégée pour les banques car elle est fortement réglementée. Tout au plus le consommateur peut-il espérer à court terme un peu de transparence avec des plates-formes de comparaison en ligne. On note cependant des exemples d’intégration aux Etats-Unis entre des plates-formes immobilières en ligne et l’offre de crédit.

– Pour l’offre des produits d’épargne, les prix des produits financiers sont très élevés en France. Par comparaison, leur achat, leur vente et leur gestion sont essentiellement gratuits pour les clients des leaders américains de la gestion d’épargne en ligne. La concurrence américaine a amené le prix au coût marginal induit par la technologie : zéro. Ces entreprises réalisent leurs profits en prêtant des titres sur les marchés financiers.

– Enfin, en ce qui concerne l’offre de conseil, il existe de plus en plus d’offres en ligne automatisées pour les besoins de base (les « robo-advisors »). Leur introduction est trop récente pour qu’on puisse complètement comprendre leurs avantages et leurs inconvénients, mais les premiers résultats de la recherche académique suggèrent qu’ils créent de la valeur pour les utilisateurs. Naturellement, ces outils peuvent être offerts par les banques dans le cadre d’une offre globale de service mais cela n’a rien d’automatique.

Covid : une épidémie qui va durer

Covid : une épidémie qui va durer

 

pour le chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Tenon (Paris), Gilles Pialoux, le passe  sanitaire est un outil imparfait et ne suffit pas. Pour lui, l’épidémie va durer. ( Interview dans le JDD, extrait)

 

interview

L’extension du passe sanitaire est-elle en mesure d’éviter une vague de submersion à l’hôpital?
L’éviter, non. En limiter l’intensité, oui. Le passe sanitaire restreint la circulation du virus et des individus. Mais plusieurs facteurs font que l’envahissement de l’hôpital ne pourra sans doute pas être évité. D’abord, le passe est un outil imparfait, y compris sur le volet vaccination : elle atténue mais n’empêche pas complètement la transmission, la protection qu’elle entraîne n’est pas de 100% et sa durée est inconnue. Le passe à lui seul ne suffira donc pas à contrôler la vague Delta : il faut associer la vaccination, la stratégie dépister-isoler-tracer et les mesures barrière. L’efficacité de ce type de prévention combinée a été prouvée pour le sida, pour la sécurité routière, pour la prévention du mélanome… Or, des erreurs de communication ont été faites à ce sujet.

 

Peut-on vraiment « tomber le masque » une fois qu’on est vacciné, comme l’a affirmé le ministre de la Santé, Olivier Véran?
On n’a pas enlevé la ceinture de sécurité quand est apparu l’airbag, et les gens à jeun ne conduisent pas au-dessus de 130 km/h. Tout message contradictoire est contre-productif dans la prévention. Dire aux gens qu’ils peuvent ôter le masque dans l’espace public, c’est une erreur. Déjà, il y a autant d’espaces publics que de conditions de vie. Quand 150 personnes attendent leur glace sur l’île de Ré, l’espace est-il libéré? Non, c’est un espace aéré mais confiné. Il ne faut pas abandonner le masque sous couvert de vaccination. Je ne suis pas pour le tout-vaccinal, mais je suis pour que les gens soient tous vaccinés.

Est-on désormais dans une pandémie de jeunes non vaccinés?
Certes, ce sont les 18-29 ans qui ont le plus d’échanges de proximité tout en étant les moins vaccinés, et la moyenne d’âge à l’hôpital et en soins critiques baisse. Mais ils ne sont pas les seuls à remplir les services. Il ne faut pas perdre de vue qu’on a au bas mot 3 millions de personnes très vulnérables non vaccinées : des plus de 60 ans, des personnes obèses qui, elles, entrent à l’hôpital. Il y a un autre angle mort : les patients immunodéprimés. Cette semaine, on a placé en réanimation quelqu’un qui a eu une greffe du rein, vacciné avec trois doses, mais dont l’organisme ne répond pas au vaccin. Il faut trouver une solution pour ces personnes, notamment avec les anticorps monoclonaux préventifs.

Sur les littoraux méditerranéen et atlantique, des hôpitaux approchent déjà de la saturation. Va-t-on rappeler des personnels soignants alors qu’ils sont en congés?
C’est une mesure incluse dans le plan blanc, mais ça aurait un effet regrettable. A côté de la vague épidémique, il y a une vague d’épuisement des soignants. On voit des arrêts de travail, des burn-out ; dans mon hôpital, plusieurs personnes se sont rétractées de leur poste pour ‘danger grave et imminent pour leur vie ou leur santé’, comme le Code du travail les y autorise.

 

Faut-il craindre des démissions en série chez les soignants qui refusent la vaccination?
Je suis très confiant sur ce point : les chiffres montent et ils vont continuer de monter avec le passe et l’obligation. Il y a un tout petit noyau de soignants opposés ; pour ceux-là, on verra au cas par cas. Il ne faut pas que les gens perdent leur travail de ce fait, car on n’a pas les moyens de se passer d’eux en ce moment.

 La ville de New York a opté pour le passe vaccinal et non sanitaire. Faut-il exclure les tests négatifs du dispositif?
Je n’y vois pas de gain. La culture française vaccino-sceptique prend beaucoup d’ampleur et brasse des mouvements très différents, des inquiets aux ‘antivax’ et aux complotistes. Si on décide d’être plus stricts, mieux vaudrait passer directement à la vaccination obligatoire. Si le cours des événements continue dans le même sens, c’est probablement l’étape suivante. Il y a urgence à ouvrir un débat parlementaire ou citoyen sur cette question mais sans passer en force, surtout compte tenu de l’agrégation de tensions sociales. Mais on n’abandonnerait pas pour autant le reste des mesures barrière!

 Atteindra-t-on réellement un jour l’immunité collective?

Le seuil d’immunité collective a été rehaussé par le variant Delta au-delà de 80%, et il va encore falloir beaucoup de pédagogie pour l’atteindre. Je pense qu’il y a plus de gens à aller chercher que de gens à convaincre. La dernière étape avant la vaccination obligatoire, c’est d’aller vers les exclus, les oubliés de la santé. Et il faut surtout expliquer que le fait que le vaccin n’écrase pas totalement le risque de transmission n’est pas un argument contre celui-ci, mais un argument pour la prévention combinée.

Le Conseil constitutionnel a censuré le caractère obligatoire de l’isolement des malades. C’est un trou dans la raquette?
Sur le plan sanitaire, je le déplore. Cette mesure a si bien marché dans les pays asiatiques. Il va falloir de la pédagogie pour faire comprendre que ce n’est pas l’isolement en soi qui a été censuré. De plus, on ne cesse de perdre du terrain en matière d’identification des cas contact. Au 5 août, selon Santé publique France, le nombre de personnes identifiées à partir d’un malade était à son niveau le plus bas en 2021.

Peut-on espérer que cette quatrième vague soit la dernière?
Quand on voit la situation actuelle en Chine ou en Australie, on est contraints à l’humilité. La stratégie du ‘vivre avec’, au sens libertaire du terme, en laissant les jeunes se contaminer etc., a échoué. Mais cette quatrième vague, c’est aussi l’échec du ‘zéro Covid’. Alors, oui, il y aura probablement d’autres vagues : on ne va pas se débarrasser du coronavirus de sitôt. On peut faire l’hypothèse que les pays qui s’en sortiront seront ceux dont le niveau vaccinal sera considérable, avec des vaccins adaptés aux variants, et qui vont développer une thérapeutique sans abandonner la prévention combinée. Mais, dans tous les cas, la réponse doit être mondiale.

Intox–Macron en pyjama va s’adresser aux vieux sur France bleue

Intox–Macron en pyjama va s’adresser aux vieux  sur France bleue

Macron essaye de s’adapter et parle ainsi sur les réseaux sociaux en T-shirt pour plaire aux jeunes. Les services de communication de l’Élysée envisageraient maintenant que le chef de l’État vêtu d’un pyjama ou  d’une chemise de nuit s’adresse aux vieux sur France bleue.

La question qui se pose est en effet de savoir si Macron fait actuellement du marketing sanitaire ou du marketing politique. Plutôt de la propagande estimait lundi sur BFMTV Bertrand Guidet, chef du service de médecine intensive-réanimations à l’hôpital Saint-Antoine, à Paris.

Que ces messages passent par le chef de l’État, « pourquoi pas », admet le médecin, « mais il y a malheureusement un certain nombre de personnes qui sont contre le vaccin parce qu’ils sont contre Macron et donc il y a un amalgame qui est fait. Je ne suis pas absolument certain que ça nous aide. En revanche, je pense que d’autres personnes, des sportifs, des acteurs, des personnes qui sont suivies sur les réseaux sociaux, doivent maintenant monter au créneau pour défendre la vaccination », croit savoir le soignant.

 

Macron en pyjama va s’adresser aux vieux sur France bleue

Macron en pyjama va s’adresser aux vieux  sur France bleue

Macron essaye de s’adapter et parle ainsi sur les réseaux sociaux en T-shirt pour plaire aux jeunes. Les services de communication de l’Élysée envisageraient maintenant que le chef de l’État vêtu d’un pyjama ou  d’une chemise de nuit s’adresse aux vieux sur France bleue.

La question qui se pose est en effet de savoir si Macron fait actuellement du marketing sanitaire ou du marketing politique. Plutôt de la propagande estimait lundi sur BFMTV Bertrand Guidet, chef du service de médecine intensive-réanimations à l’hôpital Saint-Antoine, à Paris.

Que ces messages passent par le chef de l’État, « pourquoi pas », admet le médecin, « mais il y a malheureusement un certain nombre de personnes qui sont contre le vaccin parce qu’ils sont contre Macron et donc il y a un amalgame qui est fait. Je ne suis pas absolument certain que ça nous aide. En revanche, je pense que d’autres personnes, des sportifs, des acteurs, des personnes qui sont suivies sur les réseaux sociaux, doivent maintenant monter au créneau pour défendre la vaccination », croit savoir le soignant.

 

Météo : l’été pourri va continuer jusqu’à fin août

Météo : l’été pourri va continuer jusqu’à fin août

 

 

 

Pour des questions touristiques , les grands médias ont tendance à nettement sous-estimer le caractère particulièrement pourri de la météo de cet été. Une période avec des épisodes particulièrement inhabituels  concernant aussi bien les précipitations que les températures. Les jardiniers et les agriculteurs eux-mêmes constatent que la saison est catastrophique pour les fruits et légumes.

Une grande partie du pays a entamé l’été sous de nombreuses précipitations, non sans conséquences sur les cultures, à l’opposé de ce que prévoyait Météo France

En mai, l’institut de prévision tablait ainsi sur trois mois chauds et secs, plus que la normale, excepté pour la Bretagne et les régions proches de la Manche. Météo France une nouvelle fois s’est encore complètement planté.

 Dans nombre de régions la température est inférieure à celle du mois de mai qui il est vrai a été plus proche de celle d’un mois de juillet que d’un mois de printemps ! À noter qu’il est aussi tombé environ 10 fois plus de pluie que d’ordinaire. 

A l’échelle de la France métropolitaine du 16 juin au 15 juillet, il est tombé 144 mm de pluie, un record sur cette période depuis le début de ce type de mesure (1959). Sur cette même période, les années les plus sèches sont 2015 avec 15 mm et 2019 avec 25 mm. Et Météo-France d’annoncer encore du mauvais temps pour le mois d’août.

L e temps ne devrait pas s’améliorer au mois d’août malgré quelques embellies la semaine prochaine. Il n’y aura pas de tendances de beau temps durable. Un pic de chaleur pourrait être atteint pour le 15 août.

Prévision Météo : l’été pourri va continuer

Prévision Météo : l’été pourri va continuer

 

 

 

Pour des questions touristiques et peut-être aussi  politiciennes , les grands médias ont tendance à nettement sous-estimer le caractère particulièrement pourri de cet été. Une période avec des épisodes météo particulièrement inhabituels  concernant aussi bien les précipitations que les températures. Les jardiniers et les agriculteurs eux-mêmes constatent que la saison est catastrophique pour les fruits et légumes.

Une grande partie du pays a entamé l’été sous de nombreuses précipitations, non sans conséquences sur les cultures, à l’opposé de ce que prévoyait Météo France.

En mai, l’institut de prévision tablait ainsi sur trois mois chauds et secs, plus que la normale, excepté pour la Bretagne et les régions proches de la Manche. Météo France une nouvelle fois s’est encore complètement planté.

Dans nombre de régions la température est inférieure à celle du mois de mai qui il est vrai a été plus proche de celle d’un mois de juillet que d’un mois de printemps ! À noter qu’il est aussi tombé environ 10 fois plus de pluie que d’ordinaire.

A l’échelle de la France métropolitaine du 16 juin au 15 juillet, il est tombé 144 mm de pluie, un record sur cette période depuis le début de ce type de mesure (1959). Sur cette même période, les années les plus sèches sont 2015 avec 15 mm et 2019 avec 25 mm. Et Météo-France d’annoncer encore du mauvais temps pour le mois d’août.

« Jusqu’à la moitié du mois d’août au moins, il faut s’attendre à un temps assez maussade, prévient Christian Viel. Les conditions vont rester relativement fraîches, et le temps sera assez humide. » 

Météo : l’été pourri va continuer

 Météo : l’été pourri va continuer

 

 

 

Pour des questions touristiques et peut-être aussi de politiciennes , les grands médias ont tendance à nettement sous-estimer le caractère particulièrement pourri de cet été. Une période avec des épisodes météo particulièrement inhabituels  concernant aussi bien les précipitations que les températures. Les jardiniers eux-mêmes constatent que la saison est catastrophique pour les fruits et légumes.

Une grande partie du pays a entamé l’été sous de nombreuses précipitations, non sans conséquences sur les cultures, à l’opposé de ce que prévoyait Météo France

En mai, l’institut de prévision tablait ainsi sur trois mois chauds et secs, plus que la normale, excepté pour la Bretagne et les régions proches de la Manche. Météo France une nouvelle fois s’est encore complètement planté.

 Dans nombre de régions la température est inférieure à celle du mois de mai qui il est vrai a été plus proche de celle d’un mois de juillet que d’un mois de printemps ! À noter qu’il est aussi tombé environ 10 fois plus de pluie que d’ordinaire. 

A l’échelle de la France métropolitaine du 16 juin au 15 juillet, il est tombé 144 mm de pluie, un record sur cette période depuis le début de ce type de mesure (1959). Sur cette même période, les années les plus sèches sont 2015 avec 15 mm et 2019 avec 25 mm. Et Météo-France d’annoncer encore du mauvais temps pour le mois d’août.

« Jusqu’à la moitié du mois d’août au moins, il faut s’attendre à un temps assez maussade, prévient Christian Viel. Les conditions vont rester relativement fraîches, et le temps sera assez humide. » 

Crise : tout va bien madame la marquise (banque de France)

Crise : tout va bien madame la marquise (banque de France)

 

les dernières restrictions annoncées avec le pass sanitaire dès août peuvent-elles changer la donne ? Non, répond  la Banque de France :  »L’extension du pass sanitaire, si elle entraîne une extension de la vaccination, devrait même plutôt consolider la croissance », a déclaré François Villeroy de Galhau, le gouverneur sur France Info.

La Banque de France toujours prompt à soutenir le gouvernement dans son optimisme et même à en rajouter sur les perspectives économiques.

Une Banque de France bien contrainte de jouer la voix de son maître puisque ne sert plus à grand-chose depuis la création de la banque centrale européenne et l’euro. Du coup, la Banque de France investit surtout dans la prospective lave déjà de nombreuses institutions se font concurrence sur le terrain de la météo économique.

Une météo économique décryptée dans le marc de café ou dans la tisane des évidences:

« Il y a des problèmes de formation – les compétences qui sont là ne sont pas forcément celles dont les entreprises ont besoin -, il y a des problèmes de travail qu’il faut rendre plus incitatif et il y a un sous-emploi des jeunes et des seniors », a indiqué le gouverneur de la Banque de France, lequel serait sans doute plus utile à donner  des perspectives pour l’évolution de la politique monétaire .

 

Une administration encore plus étatisée qui va tuer l’économie locale

 Une administration encore plus étatisée qui va tuer l’économie locale

Camille Denagiscarde, président du syndicat des directeurs généraux des chambres de commerce et d’industrie, dénonce dans une tribune au « Monde » la mise à mort de ces organisations proches du terrain par la vision jacobine des réformes en cours.

 

Tribune.

 

Lorsqu’en 1802 le consulat de Bonaparte rétablit l’existence des chambres de commerce, supprimées pendant la Révolution pour dérives corporatistes, il les charge d’éclairer les pouvoirs publics sur les affaires du commerce et de se doter de services utiles à sa prospérité. Durant plus de deux siècles, cette institution, organisée sur le modèle communal, s’est acquittée de sa tâche avec succès, portant la voix des entrepreneurs, conseillant les décideurs territoriaux et exploitant des écoles consacrées aux affaires ou des équipements indispensables à la vie économique.

Au point de voir son modèle décliné pour les secteurs des métiers et de l’agriculture. A raison d’au moins une chambre par département, chaque bassin économique se voyait doter d’un tel outil, formant un réseau régional puis national, l’échelon local restant la structure de base irremplaçable, autofinancée par une modeste fiscalité additionnelle. La loi de 2010 sur les réseaux consulaires a asséné un premier coup de boutoir, que l’on pourrait qualifier, paradoxalement, de néobonapartiste.

 

Adossée à la Révision générale des politiques publiques (RGPD), instaurée par Nicolas Sarkozy et surfant sur la montée en puissance du fait régional, cette loi a en effet instauré une architecture descendante inédite, y compris pour la désignation des instances de décision. L’échelon local, dépossédé de toute ressource fiscale et de personnel propre, a dû se plier à une stratégie régionale encadrée par les préfets.

L’inspiration jacobine de cette reprise en main, aboutissant à transposer le modèle étatique sur un réseau jugé trop prospère et indépendant, était manifeste. Au nom d’une mutualisation érigée en système, des « conventions d’objectifs et de moyens » ainsi que des « contrats de performance » sont venus expliquer aux responsables élus de ces structures quel usage vertueux faire de leurs fonds, lesquels ne provenaient pourtant pas de dotations budgétaires publiques, mais d’une taxe prélevée sur les entreprises !

Pire ; l’Etat s’est payé sur la bête durant le mandat de François Hollande, en prélevant 500 millions d’euros en 2015 sur les réserves d’un réseau coupable de trop bien savoir tenir ses comptes. Le gouvernement actuel, tout en lui assignant une multitude d’objectifs, a poursuivi cet assèchement du réseau, qui en cumulé s’est retrouvé privé de 80 % de ses ressources fiscales.

Prompts à courber l’échine devant un pouvoir exécutif tout-puissant, les responsables du réseau de chambres consulaires, maniant un impôt de production impopulaire auprès de leurs mandants, se sont soumis de bonne grâce à ce régime, y voyant une planche de salut en même temps que l’aubaine d’une prise de pouvoir interne selon la loi du plus fort.

Ile-de-France : Valérie Pécresse va enfoncer Bayou

Ile-de-France : Valérie Pécresse va enfoncer Bayou

 

.Selon un sondage de l’Ifop-Fiducial pour le Journal du Dimanche et Sud Radio, Valérie Pécresse est créditée de 44% des voix en Ile-de-France, la liste d’union de la gauche de Julien Bayou émarge à 31

Julien Bayou ne fait  pas le plein à gauche. Si 95% des électeurs de Clémentine Autain au premier tour le choisiraient au second tour, c’est le cas de seulement 68% des électeurs d’Audrey Pulvar (6% ont prévu de voter Laurent Saint-Martin, 16% de choisir Valérie Pécresse, 4% se reporteraient sur Jordan Bardella et 6% ne se prononceraient pas ou s’abstiendraient) et de 79% de ses électeurs du premier tour. Ainsi, Julien Bayou est crédité de 31% des voix alors que l’addition théorique des voix de Clémentine Autain, Audrey Pulvar et Julien Bayou du premier tour atteignait 34%. En revanche, 97% des électeurs de Valérie Pécresse au premier tour ont prévu de revoter pour la présidente de Région.

*Enquête de l’Ifop réalisée les 22 et 24 juin auprès d’un échantillon de 939 personnes inscrites sur les listes électorales de la Région Ile-de-France âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas, questionnaire autoadministré en ligne. La marge d’erreur se situe entre 1,4 et 3,1 points.

Le streaming va-t-il tuer le cinéma ?

Le streaming va-t-il tuer le cinéma ?

 

 

 

Hollywood produit plus de films que jamais. Mais combien sont bons ?

Un article du Wall Street Journal

La révolution du streaming n’a pas seulement changé la donne en matière de production et de distribution de longs-métrages. Elle a aussi bouleversé la façon dont ils sont jugés, car les grands studios hollywoodiens et les géants technologiques accélèrent la forte hausse du nombre de films sur le marché.

A Hollywood, Netflix est le leader incontesté dans la production de nouveaux films. L’entreprise en a sorti plus d’un par semaine en 2020. Et Amazon produit de plus en plus de films originaux pour Prime Video. Mais les plateformes de streaming ne sont pas les seules à augmenter le volume. Les studios traditionnels comme Walt Disney et Paramount Pictures accélèrent aussi leur production de films proposés directement en streaming sur leurs propres plateformes afin de faire face à la concurrence et de conserver leurs abonnés. Paramount a récemment annoncé prévoir de sortir un nouveau film chaque semaine sur son service Paramount+ d’ici à 2022.

D’où une crise existentielle : qu’est-ce que cela implique pour le cinéma ?

« C’est une manière différente d’envisager les films », explique le producteur Randy Greenberg, ancien dirigeant chargé du marketing et de la distribution chez Universal Pictures, qui développe à présent des projets de longs-métrages pour les services de streaming.

Traditionnellement, l’industrie du cinéma est axée sur les hits et l’objectif des producteurs et des studios est de créer des films susceptibles d’attirer le public en salle et de faire vendre des places. « Vous devez donner une raison aux gens pour sortir de chez eux », résume Randy Greenberg.

De leur côté, les plateformes de streaming cherchent à attirer les abonnés avec un flux constant de films et de séries de sorte qu’ils restent suffisamment satisfaits pour continuer à payer tous les mois leur abonnement, dont le prix est comparable à celui d’une place de cinéma. La qualité individuelle de chaque film revêt moins d’importance, tant du point de vue de l’entreprise que du consommateur. De nombreux professionnels de Hollywood s’inquiètent de la pression que les studios s’infligent à eux-mêmes pour maintenir la qualité dans ce contexte de hausse majeure de la production.

Selon les données calculées par Ampere Analysis pour le Wall Street Journal, Netflix a produit 133 films entre 2016 et début 2020 soit trois fois plus que Disney, le studio dominant de Hollywood, qui a également produit le plus petit nombre de longs-métrages. Sony Pictures Entertainment est le deuxième studio le plus prolifique de la liste, avec 111 films.

Le réalisateur Martin Scorsese, récompensé aux Oscars, a récemment écrit dans Harpers pour faire part de ses craintes que le cinéma soit dévalorisé en tant qu’art et mis dans le même sac que les séries et émissions de télé en tant que « contenu » des plateformes de streaming

Bien que Hollywood produise davantage de films, très peu d’entre eux obtiennent les faveurs du public et de la critique. Ampere a mesuré la popularité à l’aide de deux indicateurs : une note critique, qui correspond à une moyenne pondérée des critiques de Rotten Tomatoes et de Metacritic, et une autre du public, basée sur l’agrégation des notes des spectateurs en ligne.

En moyenne, le public a donné aux productions originales Netflix, parmi lesquelles figurent des films sélectionnés pour les Oscars, une note de 59,1 sur 100, tandis que les critiques leur ont attribué 54,4 sur 100, selon Ampere. La société de recherche a également noté que les spectateurs ont perdu leur intérêt pour les films Netflix plus vite que pour ceux produits par les grands studios.

En comparaison, Disney a enregistré la meilleure moyenne auprès du public comme des critiques, selon Ampere. Le long-métrage Disney moyen, parmi lesquelles de grandes franchises telles que Marvel, a obtenu une note de 70,3 du public et de 66 des critiques. Disney comptait en outre le plus grand nombre de films à avoir gagné une popularité durable.

Cette augmentation du volume et de la distribution mène à un débat chez les professionnels du secteur. D’un côté, les jeunes réalisateurs et projets ambitieux qui n’auraient jamais eu leur chance dans l’ancien système hollywoodien disposent de plus d’opportunités que jamais. Mais de l’autre, certains professionnels du secteur et cinéphiles sont inquiets. Le réalisateur Martin Scorsese, récompensé aux Oscars, a récemment écrit dans Harpers pour faire part de ses craintes que le cinéma soit dévalorisé en tant qu’art et mis dans le même sac que les séries et émissions de télé en tant que « contenu » des plateformes de streaming.

Avec cette évolution, il devient plus difficile de définir ce qui constitue un succès. Pendant des décennies, les chiffres du box-office ont apporté l’indication la plus claire de la popularité, mais les ventes de places perdent de leur importance pour déterminer les films gagnants, lorsque de plus en plus de longs-métrages sortent directement sur les plateformes de streaming. Et bien que le box-office profite du déconfinement, il est peu probable que cela ralentisse la tendance de Hollywood à sortir plus de films en ligne soit exclusivement soit parallèlement à une sortie en salles limitée, selon plusieurs vétérans du secteur. Les plateformes de streaming sont réticentes à publier des données sur la popularité de certains titres et les chiffres sur lesquels elles communiquent manquent de contexte, comme le nombre de personnes ayant regardé un film en entier en comparaison de ceux qui n’ont visionné que quelques minutes. Certaines entreprises, comme Nielsen, essaient de créer un moyen de suivre le visionnage en ligne et donc la popularité.

Les changements dans les modes de distribution rebattent aussi les cartes pour les réalisateurs. Dans le passé, ils étaient souvent moins rémunérés pour des projets coup de cœur pour lesquels ils faisaient équipe avec les studios en vue d’obtenir un pourcentage des recettes si le film connaissait le succès en salle. Réalisateurs et studios endossaient conjointement le risque dans l’espoir de toucher le jackpot.

Une sortie en streaming change ce calcul. Pour un film diffusé en ligne, les réalisateurs perçoivent généralement une rémunération généreuse, mais renoncent à la chance de bénéficier financièrement du succès éventuel du film par la suite.

De nombreux poids lourds de Hollywood se demandent comment ce modèle de travail sur commande pourrait influencer la qualité. Sans l’opportunité de partager les recettes du box-office, les réalisateurs ne sont plus partenaires des distributeurs et ont dès lors moins de motivation à la réussite commerciale de leur film.

« Le comportement à l’égard de qui constitue un succès ou ce qui fait un flop a radicalement changé », commente Peter Guber, un producteur de film fort de quarante ans d’expérience, qui a également été directeur de Sony dans les années 1990. Dans sa carrière à Hollywood, Peter Guber a contribué à la production de films cultes comme Rain ManLa Couleur pourpre et Batman.

Que la pression soit plus forte ou plus faible pour les réalisateurs et producteurs, il n’a jamais été facile de faire un film qui plaise au public et aux critiques.

« Si vous vous référez à l’âge d’or de Hollywood… ils ne croyaient pas aux suites et aux franchises. Chaque film se faisait à l’instinct », explique Stephen Galloway, un journaliste qui a couvert le secteur du divertissement pendant environ quarante ans, avant de devenir le doyen de l’école de cinéma de Chapman University. « On ne peut jamais vraiment garantir la qualité. »

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Astrid Mélite)

Amazonie : Le projet du Ferrograo qui va tuer

La déforestation de l’Amazonie bat des records jamais atteints depuis 2016, et cette tragédie n’est pas une catastrophe naturelle. En plus des feux criminels et de l’assèchement budgétaire de tous les programmes de protection environnementale, le gouvernement brésilien vise à ouvrir encore plus la forêt à l’agrobusiness et à l’industrie minière avec la construction d’un nouvel axe ferroviaire pour éventrer le cœur de l’Amazonie : le Ferrograo.

Conçu et développé pendant les deux derniers gouvernements, le Ferrograo (littéralement, le « chemin de fer du grain ») doit traverser la forêt du sud au nord sur plus de 900 kilomètres pour relier les régions agricoles du Centre-Ouest au bassin amazonien. Le projet risque de faire basculer la destruction de la forêt vers un niveau irréversible et menace la survie de dix-sept peuples indigènes. L’objectif est de créer un corridor d’exportation qui inscrira la domination de l’agrobusiness dans les dernières zones encore préservées de l’Amazonie.

 

Les cinq plus grandes multinationales de trading qui contrôlent l’agrobusiness au Brésil sont de la partie : ADM, Bunge, Cargill, Dreyfus et Amaggi. Ensemble, elles veulent pérenniser un axe commercial entre le Brésil et la Chine, prospérant au mépris des questions environnementales, des droits humains et du bien-être animal. Cette alliance public-privé déchirerait l’Amazonie en deux blocs territoriaux, ouvrant la forêt à d’autres acteurs en quête de richesses naturelles : exploitants miniers, chercheurs d’or, éleveurs et braconniers.

Pour faire adopter le Ferrograo, Bolsonaro et son gouvernement ont usé du savant mélange de mauvaise foi et d’autoritarisme qui les caractérise. Les limites de l’important parc national de Jamanxim ont été retracées en toute illégalité pour faciliter le passage du chemin de fer. Les consultations obligatoires avec les populations indigènes ont été manipulées ou simplement ignorées, en violation avec les normes de l’Organisation internationale du travail (OIT) et la déclaration des droits des peuples indigènes de l’ONU. Ces manœuvres ont conduit à la suspension temporaire du projet par la Cour suprême du Brésil.

Macron va aussi parler de foot !

Macron va aussi parler de foot !

Pour gagner sans doute quelques voix Macron est prête à sacrifier à toutes les modes, à toutes les sensibilités voir à toutes les opinions. Ainsi récemment il vient de s’exprimer sur l’immigration. En réalit,é il n’a traité que la question des délinquants. Concrètement on va renvoyer quelques dizaines d’immigrés clandestins délinquants quand le nombre de migrants clandestins et de leur de 900 000. Et surtout qu’il augmente de 100 000 par an. Cette fois, Macron va penser au football pour montrer sa solidarité avec tous les supporters de l’équipe de France engagée dans la compétition appelée euro 2020.

S’il le fallait Macron n’hésiterait pas à revêtir le maillot mais aussi le short de l’équipe de France montrant ainsi  les cuisses musclées d’un président prêt à courir partout pour ramasser des voix.

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