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Environnement et économie circulaire: Le grand gaspillage des ressources continue

Environnement et économie circulaire: Le grand gaspillage des ressources continue

Finalement, il y a les discours sur l’économie circulaire qui invitent  à la consommation locale , au recyclage des ressources et les tendances économiques qui confirment l’accélération du gaspillages des ressources mondiales. La majorité (52,6 milliards de tonnes) des matériaux consommés annuellement au monde sont en effet utilisés pour des produits (énergie ou biens de consommation) qui atteignent leur fin de vie en une année, note le rapport. 42% sont ensuite dispersées dans la nature, 28% sont rejetées sous forme de gaz à effet de serre et 30% deviennent des déchets. 48 milliards de tonnes de matériaux sont en outre stockées sous la forme de bâtiments, infrastructures et biens d’équipement: de plus en plus chaque année, en raison de l’augmentation de la population mondiale.

 

 Globalement, « ce rapport montre qu’aucun pays ne répond aux besoins fondamentaux de ses citoyens tout en opérant dans les limites physiques de notre planète », résume son auteur principal, Marc de Wit. 100 milliards de tonnes de matériaux sont consommées chaque année par l’humanité. Un record pour l’économie mondiale et une mauvaise nouvelle pour la planète. Car l’organisation révèle dans un nouveau rapport publié le 21 janvier que la proportion de matériaux réutilisés, du sable au pétrole en passant par les métaux, s’est réduite, passant de 9,1 % il y a deux ans à 8,6 % aujourd’hui.

« La tendance négative globale s’explique par trois tendances sous-jacentes : des taux d’extraction élevés, une reconstitution des stocks et de faibles niveaux de traitement et de recyclage en fin de vie », expliquent les auteurs de l’étude. « Ces tendances sont profondément ancrées dans la tradition d’une production de déchets s’inscrivant dans une économie linéaire », estiment-ils.

« Nous risquons une catastrophe mondiale si nous continuons à traiter les ressources mondiales comme si elles étaient illimitées », a déclaré au Guardian Harald Friedl, directeur général de Circle Economy.  »Les gouvernements doivent adopter de toute urgence des solutions d’économie circulaire si nous voulons atteindre une qualité de vie élevée pour près de 10 milliards de personnes d’ici le milieu du siècle sans déstabiliser les processus planétaires critiques. »

 

Coronavirus: « la situation est sous contrôle » ou l’irresponsabilité des décideurs

Coronavirus: « la situation est sous contrôle » ou l’irresponsabilité  des décideurs

 

 

Qu’il s’agisse de l’OMS, des responsables politiques français comme la ministre de la santé ou des maires  de grandes villes, l’irresponsabilité est de rigueur avec ce slogan mensonger consistant à affirmer : la situation est sous contrôle. Or chaque jour de nouveaux cas apparaissent dans des zones du monde très éloignées. Chaque jour aussi en Chine l’épidémie se développe au point qu’il a fallu confiner 40 millions d’habitants. La France n’est évidemment pas à l’abri pas davantage que d’autres pays pourtant le ministère se veut rassurant.

“Les trois patients, ayant séjourné en Chine, sont actuellement hospitalisés dans des établissements de santé de référence (ESR), l’un à Bordeaux et deux à Paris. Toutes les mesures d’isolement et d’hygiène nécessaires ont été prises”, ajoute le ministère.

Un troisième cas d’infection par le nouveau coronavirus apparu en Chine a été confirmé en France, annonce vendredi soir le ministère de la santé, quelques heures après avoir signalé les deux premiers.

“La ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé ce vendredi 24 janvier deux premiers cas d’infection par le nouveau coronavirus 2019-nCoV. Un troisième cas, proche parent de l’un des cas, qui était en cours d’investigation, vient d’être confirmé”, écrit-il dans un communiqué.

“Les trois patients, ayant séjourné en Chine, sont actuellement hospitalisés dans des établissements de santé de référence (ESR), l’un à Bordeaux et deux à Paris. Toutes les mesures d’isolement et d’hygiène nécessaires ont été prises”, ajoute le ministère.

Toutes ces déclarations rassurantes relèvent de l’irresponsabilité dans la mesure où personne n’est en capacité aujourd’hui de contrôler la mobilité de voyageurs éventuellement affectés du virus. Et pour cause il faut une période d’incubation de l’art de sept à 15 jours avant de déceler des signes de fièvre annonciateur.

La vérité c’est qu’une fois de plus le business l’emporte sur les préoccupations de santé. Personne ne veut ce passé avec la Chine à la fois cuisine du monde mais aussi premier marché pour nombre de produits comme l’automobile par exemple. En Chine, le pays étend plus affecter par un ralentissement économique particulièrement sérieux que la pandémie pourrait encore accroître. Pas question donc de part et d’autre de stopper toute mobilité notamment par voie aérienne entre la Chine et les autres parties du monde.

 

Sondage Macron- sa popularité victime de la réforme des retraites

Sondage Macron- sa popularité victime de la réforme des retraites

 

Selon un sondage Elabe , 62% des Français se déclarent déçus, 14% jugent son action satisfaisante et 24% lui accordent le bénéfice du doute en estimant qu’il est prématuré de se prononcer sur ce point-là. Un chiffre en hausse, qui « s’observe auprès de l’ensemble des catégories de populations, hormis chez les cadres et les retraités ». 61% des personnes interrogées estiment par ailleurs que le président de la République devrait prendre en compte la contestation de la réforme des retraites et retirer le projet.

Ce n’est pas une nouveauté, mais la cote de popularité d’Emmanuel Macron n’est pas au beau fixe, indique notre dernier sondage réalisé par l’institut Elabe pour BFMTV et publié ce mercredi.

Ainsi, selon cette étude, 61% des personnes interrogées estiment que la contestation actuelle de la réforme des retraites devrait être davantage prise en compte par le chef de l’État et qu’il devrait retirer ce projet, alors qu’il doit être présenté en conseil des ministres vendredi.

« À l’inverse, 39% estiment qu’il a raison de faire cette réforme et qu’elle était dans son programme. C’est notamment le cas des retraités et des cadres », développe Elabe.

Au sujet de cette réforme, Emmanuel Macron est soutenu par 74% de ses électeurs du premier tour de la présidentielle de 2017 interrogés et 62% de ceux de François Fillon.

Economie circulaire-Le grand gaspillage des ressources continue

Economie circulaire-Le grand gaspillage des ressources continue

finalement, il y a les discours sur l’économie circulaire qui invite à la consommation locale et au recyclage des ressources et les tendances économiques qui confirment l’accélération du gaspillages des ressources mondiales. La majorité (52,6 milliards de tonnes) des matériaux consommés annuellement au monde sont en effet utilisés pour des produits (énergie ou biens de consommation) qui atteignent leur fin de vie en une année, note le rapport. 42% sont ensuite dispersées dans la nature, 28% sont rejetées sous forme de gaz à effet de serre et 30% deviennent des déchets. 48 milliards de tonnes de matériaux sont en outre stockées sous la forme de bâtiments, infrastructures et biens d’équipement: de plus en plus chaque année, en raison de l’augmentation de la population mondiale.

 

 Globalement, « ce rapport montre qu’aucun pays ne répond aux besoins fondamentaux de ses citoyens tout en opérant dans les limites physiques de notre planète », résume son auteur principal, Marc de Wit. 100 milliards de tonnes de matériaux sont consommées chaque année par l’humanité. Un record pour l’économie mondiale et une mauvaise nouvelle pour la planète. Car l’organisation révèle dans un nouveau rapport publié le 21 janvier que la proportion de matériaux réutilisés, du sable au pétrole en passant par les métaux, s’est réduite, passant de 9,1 % il y a deux ans à 8,6 % aujourd’hui.

« La tendance négative globale s’explique par trois tendances sous-jacentes : des taux d’extraction élevés, une reconstitution des stocks et de faibles niveaux de traitement et de recyclage en fin de vie », expliquent les auteurs de l’étude. « Ces tendances sont profondément ancrées dans la tradition d’une production de déchets s’inscrivant dans une économie linéaire », estiment-ils.

« Nous risquons une catastrophe mondiale si nous continuons à traiter les ressources mondiales comme si elles étaient illimitées », a déclaré au Guardian Harald Friedl, directeur général de Circle Economy.  »Les gouvernements doivent adopter de toute urgence des solutions d’économie circulaire si nous voulons atteindre une qualité de vie élevée pour près de 10 milliards de personnes d’ici le milieu du siècle sans déstabiliser les processus planétaires critiques. »

« Cette réforme des retraites laissera des traces profondes »(Jean-Marc Le Gal )

« Cette réforme des retraites laissera des traces profondes »(Jean-Marc Le Gal )

 

Dans une tribune au « Monde », le consultant en relations sociales Jean-Marc Le Gall, observe qu’un passage en force du gouvernement, malgré l’absence de mobilisation du privé, générerait beaucoup d’amertume (Dans une tribune au « Monde », le consultant en relations sociales) .

Tribune.

 

« Ce qui est a priori très surprenant dans le mouvement social en cours est la non-participation des salariés du privé, alors qu’une majorité d’entre eux s’inquiètent de l’impact futur de la réforme des retraites, comme le révèlent nombre de sondages. Bien qu’aujourd’hui la réforme concerne tous les régimes, les syndicats ne parviennent pas à entraîner le privé dans le conflit – contrairement au mouvement de 1995, alors même que le plan Juppé ne concernait que les retraites des régimes spéciaux et des fonctionnaires. Même les fonctionnaires territoriaux ou les personnels (de droit privé) de la Sécurité sociale, pourtant habituellement prompts à s’engager dans les conflits sociaux, ne suivent pas.

Certes, la grande fermeté du premier ministre (et du président) est nettement perçue par l’opinion publique, qui peut dès lors douter de l’issue positive du rapport de forces frontal que tentent d’imposer certains syndicats. En outre, la division syndicale désoriente les Français. Le fait que la CFDT, le syndicat aujourd’hui le plus écouté dans les entreprises, soit favorable à un régime par points ne manque pas de brouiller le message des contestataires.

Une autre explication avancée de cette désaffection des salariés du privé est leur difficulté, voire leur impossibilité, de faire grève, car le risque personnel y serait trop grand. Il est vrai que dans l’entreprise, faire grève est devenu aujourd’hui une démarche plus individuelle, tant les collectifs se sont affaiblis. Chacun s’observe, craint pour sa réputation, attend des autres qu’ils se mobilisent, et réciproquement.

En revanche, les observateurs soulignent que les non-grévistes n’en soutiennent pas moins le mouvement social, accréditant la thèse d’une grève « par procuration », selon l’expression proposée par Stéphane Rozès et Henri Vacquin en 1995. Cette analyse rejoint à sa manière celle de l’économiste américain Mancur Olson (1932-1998), l’un des concepteurs de la théorie des choix publics : l’acteur rationnel laisse les autres faire grève car, en cas de succès, il en bénéficiera à moindres frais (Logique de l’action collective, PUF, 1978).

Ces analyses ont chacune leur part de vérité, mais l’évolution du conflit suggère une autre raison à l’origine de cette désaffection. Si on analyse plus finement les réactions des salariés du privé, une autre explication apparaît : la mauvaise image du leader de la CGT en dehors de ses bastions publics, et la perception que la CGT et FO défendent avant tout les régimes spéciaux et leurs conditions de départ dérogatoires du droit commun – et, au-delà, la seule fonction publique d’Etat. Les salariés du privé n’ont donc majoritairement pas envie de se joindre aux manifestations. Ce combat n’est pas (complètement) le leur. A cet égard, 2020 n’est pas 1995. »

 

Réforme des retraites : 56% des Français pour la fin de la grève,

Réforme des retraites : 56% des Français pour la fin de la grève,

D’ ‘après un sondage Odoxa-Dentsu Consulting réalisé pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 23 janvier , 56% des Français demandent la fin de la grève contre la réforme des retraites, ce chiffre est stable depuis le début du mois de janvier. La fin de la grève est notamment demandée par les Franciliens (à 59%) qui sont particulièrement touchés par les perturbations des transports en commun.

 

Tous les acteurs de ce conflit pâtissent d’une mauvaise opinion, souligne ce sondage, en particulier la CGT et l’exécutif rejetés par près de deux Français sur trois. Le président de la République recueille 65% de mauvaises opinions, le Premier ministre 63%.

La CGT, en tête de la lutte, recueille 36% de bonnes opinions contre 62% de mauvaises opinions. Parmi les syndicats, c’est la CFDT qui s’en sort relativement le moins mal avec 40% de bonnes opinions. Mais sa popularité baisse de 3 points en une semaine et de 5 points en deux semaines. Il ne ressort pas vraiment « gagnant » de ce conflit, avec 58% de mauvaises opinions.

La CGT est en revanche devenue le syndicat préféré par l’ensemble des sympathisants de gauche (66% de bonnes opinions auprès des sympathisants Insoumis et 60% auprès de ceux du PS), largement préférée à la CFDT.

A noter, enfin que les salariés de la SNCF et de la RATP recueillent des mauvaises opinions de plus de six Français sur dix (62%).

Cette enquête a été réalisée auprès d’un échantillon 1002 Français représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogés par internet les 22 et 23 janvier 2020.

Le grand gaspillage des ressources continue

Le grand gaspillage des ressources continue

La majorité (52,6 milliards de tonnes) des matériaux consommés annuellement au monde sont en effet utilisés pour des produits (énergie ou biens de consommation) qui atteignent leur fin de vie en une année, note le rapport. 42% sont ensuite dispersées dans la nature, 28% sont rejetées sous forme de gaz à effet de serre et 30% deviennent des déchets. 48 milliards de tonnes de matériaux sont en outre stockées sous la forme de bâtiments, infrastructures et biens d’équipement: de plus en plus chaque année, en raison de l’augmentation de la population mondiale.

 

 Globalement, « ce rapport montre qu’aucun pays ne répond aux besoins fondamentaux de ses citoyens tout en opérant dans les limites physiques de notre planète », résume son auteur principal, Marc de Wit. 100 milliards de tonnes de matériaux sont consommées chaque année par l’humanité. Un record pour l’économie mondiale et une mauvaise nouvelle pour la planète. Car l’organisation révèle dans un nouveau rapport publié le 21 janvier que la proportion de matériaux réutilisés, du sable au pétrole en passant par les métaux, s’est réduite, passant de 9,1 % il y a deux ans à 8,6 % aujourd’hui.

« La tendance négative globale s’explique par trois tendances sous-jacentes : des taux d’extraction élevés, une reconstitution des stocks et de faibles niveaux de traitement et de recyclage en fin de vie », expliquent les auteurs de l’étude. « Ces tendances sont profondément ancrées dans la tradition d’une production de déchets s’inscrivant dans une économie linéaire », estiment-ils.

« Nous risquons une catastrophe mondiale si nous continuons à traiter les ressources mondiales comme si elles étaient illimitées », a déclaré au Guardian Harald Friedl, directeur général de Circle Economy.  »Les gouvernements doivent adopter de toute urgence des solutions d’économie circulaire si nous voulons atteindre une qualité de vie élevée pour près de 10 milliards de personnes d’ici le milieu du siècle sans déstabiliser les processus planétaires critiques. »

Croissance Japon : nouveau gros recul des exportations-

Croissance Japon : nouveau gros recul des exportations-

le Japon constitue en quelque sorte un des baromètres pour mesurer la santé de l’économie mondiale compte tenu du rôle que joue les exportations japonaises. Des exportations qui continuent de s’écrouler et qui traduisent ainsi la morosité des échanges et de la croissance mondiale.

Les exportations japonaises ont connu en effet en décembre un déclin pour un treizième mois consécutif, sous l’effet notamment du ralentissement des livraisons d’automobiles vers les Etats-Unis, soulignant que la faiblesse de la demande extérieure continue de peser sur l’économie nippone, dépendante des exportations.

D’après les données officielles publiées jeudi, les exportations ont chuté en décembre de 6,3% en rythme annuel, contre une prévision médiane de -4,2% après un recul de 7,9% en rythme annuel le mois précédent.

Les analystes et les décideurs politiques estiment que l’accord commercial de “phase 1” signé entre les Etats-Unis et la Chine la semaine dernière, ainsi que la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, vont contribuer à apaiser les inquiétudes sur le commerce mondial, un moteur clé de l’économie japonaise.

Toutefois les statistiques communiquées par le ministère des Finances montrent un ralentissement modeste de la contraction de l’économie et laisse suggérer que le rétablissement de la troisième puissance économique mondiale pourrait prendre plusieurs mois.

La Banque du Japon (BoJ), qui a laissé inchangée sa politique monétaire, estime que la solidité de la demande intérieure devrait aider à compenser la faiblesse des livraisons à l’étranger et de l’activité manufacturière.

Les livraisons à destination de la Chine, principal partenaire commercial du Japon, ont progressé de 0,8% le mois dernier en rythme annuel, montrent les données gouvernementales, soit leur première hausse en dix mois.

Les exportations vers les Etats-Unis ont reculé pour un cinquième mois consécutif en décembre, de 14,9% en rythme annuel, sous l’effet d’une chute des livraisons d’automobiles et de pièces détachées.

Un rapport des gauchistes Solidaires ( sud) dénonce les conditions de travail des agents des finances publiques ! De quoi rire !

Un rapport des gauchistes  Solidaires ( sud) dénonce les conditions de travail des agents des finances publiques ! De quoi rire !

 

 

Il y a sans doute matière à rire mais aussi à pleurer avec ce rapport des gauchistes de Solidaires, premier syndicat à la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Un rapport repris par l’AFP sans doute en mal d’information et rediffusé dans les médias. Certes des agents des finances publiques travaillent comme dans d’autres secteurs, ceux  en contact avec le public peuvent être affrontés à des conflits. Mais de là à parler de souffrance ,de dégradation de la santé, il y a un pas qui permet d’atteindre le ridicule. Le plus burlesque c’est évidemment la présence de ce syndicat – en même temps  révolutionnaire- chez les fonctionnaires chargés de la gestion fiscale. Un peu le monde à l’envers.

On ne fera croire à personne que la misère des conditions sociales des agents des impôts ressemble à celle des mineurs d’ il y a 40 ou 50 ans. Finalement l’organisation gauchiste aux fondements trotskistes qui prônent la révolution s’est surtout implanté dans les secteurs très protégés de l’administration et des entreprises publiques. Et la stratégie révolutionnaire sert surtout à dissimuler le caractère corporatiste tout autant parfois que la paresse et l’incompétence.

Extrait du rapport

 

« Le syndicat gauchiste Tire la sonnette d’alarme. Hausse de 25% des situations de souffrance au travail entre 2011 et 2018, de 20% de la perte de confiance dans l’administration depuis 2017: les conditions de travail ne cesseraient de se dégrader dans les finances publiques. Le rapport assure que les réorganisations successives devant adapter les structures aux suppressions d’emplois se sont traduites par « un stress permanent », « une perte de confiance » des agents qui « restent très attachés à rendre un service public de qualité ».

« Depuis 2011 le nombre d’agents qui ont exprimé une situation de souffrance au travail est passé de 2.578 à 3.212, soit une hausse de 25%. Ceux ayant témoigné de violence au travail sont passés de 315 à 412, soit une hausse de 31% », précise l’enquête, qui synthétise plusieurs données dont un baromètre annuel interne à la DGFiP et des témoignages d’agents et de médecins. Par ailleurs, 76% des agents se disent « pessimistes » concernant leur propre avenir au sein de la DGFiP contre 55% en 2016.

Un rapport de la médecine de prévention en 2018 cité par le syndicat évoque « une charge de travail trop importante », « des injonctions paradoxales », un « manque de soutien technique et hiérarchique » notamment. Il recense une hausse de 20% des congés non-pris depuis 2015 équivalant à « 7.000 emplois équivalents temps plein (ETP) » et estime à « 260 ETP » le nombres d’heures supplémentaires non récupérées en 2018.

Une « crise sans précédent de confiance » selon l’un des auteurs, Vincent Drezet, qui déplore des « réformes brutales se succédant sans bilan, au sein d’une population vieillissante (50 ans de moyenne d’âge) qui pose la question du renouvellement des cadres ». Principale administration du ministère de l’Economie et des Finances, la DGFiP emploie environ 110.000 agents et a perdu 40.000 postes depuis 2002, 25.000 depuis 2008. Le ministère des Comptes publics a prévu la suppression de 5.800 postes supplémentaires entre 2020 et 2022 à Bercy, dont 4.800 sur son périmètre.

Le gouvernement prévoit de multiplier des « points de contact » dans les territoires ruraux et périurbains (maisons de service public, agents itinérants voire bus…) qui prendraient le relais des centres des finances publiques actuels. Ce nouveau réseau territorial est qualifié de « leurre » par les syndicats, qui dénoncent aussi la privatisation ou le transfert de certaines missions de la DGFiP, comme le recouvrement de l’impôt par les buralistes. »

Macron, le président des riches, se défend bien maladroitement

Macron,  le président des riches, se défend bien maladroitement

Devant un parterre de patrons, Emmanuel Macron s’est défendu bien maladroitement d’être le président des riches. Pourtant objectivement chacun sait bien qu’il a été soutenu et même poussé par les milieux financiers suite notamment à l’appui  de conseillers des princes que sont notamment Alain Minc , Pierre juillet et  Jacques Attali. De la même manière, qu’aujourd’hui, la clientèle électorale de Macron est celle des  plus favorisés, c’est-à-dire à droite. Il a pratiquement perdu tous les suffrages de gauche qui avait permis son élection et qui en même temps ont rendu son mandat aussi contradictoire et sulfureux. La défense de Macron ressemble en fait comme un aveu, en outre pas très heureux car il s’agissait de parler de la dynamique de l’économie devant les patrons de 500 entreprises de tailles intermédiaires (ETI), réunis pour la première fois à l’Elysée. Ce n’est pas la situation personnelle de Macron qui était l’objet  de cette réunion. Macron on s’est efforcé une nouvelle fois de justifier la suppression de l’ISF au motif qu’elle aurait permis de soutenir l’investissement en France  ce qu’ aucune étude n’a démontré. Même chose pour  la pertinence de la flatax quand on constate par exemple la hausse de  28 % des actions en 2019; une hausse  complètement décalée des investissements, des résultats des entreprises et même de leurs activités.

Citant la suppression partielle de l’ISF ou la flat tax, Emmanuel Macron, comme un évangéliste, a appelé ces entrepreneurs à avoir « le courage » de mener la « pédagogie collective » pour « lier les résultats (économiques) qui sont positifs dans les territoires à des mesures qui parfois n’ont pas été comprises et sont devenues impopulaires parce que personne n’a osé les défendre ». Il a également regretté le fait que « les gens adorent qu’on crée des emplois mais adorent taxer les gens qui les ont créés ».

« Je ne céderai rien », a-t-il assuré, face à « la démagogie » de « toutes les oppositions » qui « tapent sur ceux qui font des réformes en les caricaturant et en disant qu’ils font des réformes pour quelques uns ».

« On ne peut pas avoir une politique sociale si on n’a pas une politique productive » car « ça n’existe pas de répartir une richesse qu’on n’a pas créée » a-t-il poursuivi, avant d’ajouter:

« Je ne crois pas à l’affrontement et à la division », estimant que « la France réussira si elle agit d’un bloc ». Une défense maladroite avec des propos de bistrot, des évidences et l’utilisation d’un contexte social agité qui s’éloignent de la problématique de la compétitivité des ETI.

 

 

La catégorie des ETI a été créée en 2008 pour rassembler les entreprises qui ont entre 250 et 5000 salariés et dont le chiffre d’affaires n’excède pas 1,5 milliard d’euros. Plus du tiers de leurs salariés travaillent dans l’industrie manufacturière, 30% dans les services marchands et 23% dans le commerce.

 

L’Airbus des batteries: Oui de PSA

L’Airbus des batteries: Oui de PSA

 

-Le conseil de surveillance de PSA a donné lundi son feu vert à l’étude d’une coentreprise de batteries avec Total et sa filiale Saft devant permettre à l’Europe de rattraper son retard sur l’Asie en matière de stockage d’électricité pour les véhicules.

La Commission européenne a lancé fin 2017 une initiative connue sous le nom “d’Airbus des batteries”. L’écrasante majorité des batteries lithium-ion pour les voitures vient actuellement de Corée et de Chine, alors que ce composant est appelé à jouer un rôle stratégique sur un marché des véhicules de plus en plus électrifié.

L’Union européenne autorise une aide publique de 3,2 milliards d’euros que pourront accorder 7 États-membres dont l’Allemagne et la France pour développer une filière industrielle de batteries pour les véhicules électriques, via un consortium de 17 entreprises. L’enjeu: moins dépendre des batteries d’origine asiatique.

L’Europe veut accélérer pour mettre en place une filière européenne des batteries pour les véhicules électriques. La Commission européenne a autorisé ce lundi sept Etats membres, dont l’Allemagne et la France, à apporter une aide publique de 3,2 milliards d’euros pour développer dans l’UE le secteur des batteries électriques, via un consortium de 17 entreprises (cf illustration ci-dessous) dont les firmes allemandes BASF et BWM et le chimiste belge Solvay.

L’Allemagne est autorisée par la Commission à investir jusqu’à 1,25 milliard d’euros. Viennent ensuite la France (960 millions), l’Italie (570 millions), la Pologne (240 millions), la Belgique (80 millions), la Suède (50 millions) et la Finlande (30 millions).

 

Ces développements concerneront les batteries Li-ion (à électrolyte liquide et à semi-conducteurs), qui ont une plus longue durée de vie et se rechargent plus vite que les batteries actuellement sur le marché.

Les 17 participants directs associés au projet, principalement des acteurs industriels, dont des petites et moyennes entreprises (PME), collaboreront les uns avec les autres et avec plus de 70 partenaires externes, comme des PME et des organismes publics de recherche de toute l’Europe.

L’investissement des sept États concernés  « devrait permettre de mobiliser 5 milliards d’euros supplémentaires en investissements privés », précise Bruxelles, qui considère ces subventions compatibles avec sa réglementation en matière d’aides d’État. L’ensemble du projet devrait prendre fin en 2031.

Les domaines privilégiés par « l’Airbus des batteries »

Les participants (industriels) au projet et leurs partenaires (centre de recherche, PME) devront privilégier quatre domaines technologiques liés aux batteries, précise la Commission européenne:

  • les matières premières et les matériaux avancés: le projet européen entend développer des processus innovants durables qui permettent l’extraction, la concentration, le raffinage et la purification des minerais afin de générer des matières premières de grande pureté. En ce qui concerne les matériaux avancés (comme les cathodes, les anodes et les électrolytes), il vise à améliorer les matériaux existants ou à en créer de nouveaux, qui seront utilisés dans des cellules de batteries innovantes
  • les cellules et les modules: le projet entend développer des cellules et des modules innovants conçus pour répondre aux critères de sécurité et de performance exigés pour les applications automobiles et non automobiles (stockage fixe de l’énergie, machines-outils, etc.);
  • les systèmes de batteries: le projet entend développer des systèmes de batteries innovants incluant des logiciels et des algorithmes de gestion des batteries ainsi que des méthodes de vérification innovantes;
  • la réaffectation, le recyclage et le raffinage: le projet entend élaborer des processus sûrs et innovants pour la collecte, le démantèlement, la réaffectation, le recyclage et le raffinage des matériaux recyclés.

 

Social- Conflit des Retraites : la légitimité de la CFDT est celle de la démocratie

Social- Conflit des Retraites : la légitimité de la CFDT est celle de la démocratie

 

Plusieurs responsables  gauchistes (de Sud ou de la CGT notamment), contestent le droit de la CFDT à s’immiscer dans la gestion de la question des retraites. Ils n’hésitent  pas d’ailleurs à utiliser des discours et des moyens de type stalinien pour tenter d’empêcher la CFDT de jouer son rôle.

 

La légitimité de la CFDT pourtant indiscutable. D’abord il faut signaler  à ces militants gauchistes que les organisations réformistes sont majoritaires en France et que la CFDT est devenue le premier syndicat. Le concept même de régime universel des retraites avec concurremment la suppression des régimes spéciaux est une idée de la CFDT qui milite pour davantage de justice sociale.

 

Les discours staliniens et les actions complètement irresponsables aussi bien des militants gauchistes que des organisations radicales sont en train de tuer encore un peu plus le syndicalisme. Un mouvement déjà largement discrédité précisément du fait de l’incompétence et de l’irresponsabilité de dirigeants qui systématiquement conduisent le mouvement social dans le mur.

 

En cause, aussi la personnalité des dirigeants dont beaucoup ignorent tout de la complexité des dossiers et qui masquent leur incompétence par le simplisme et la radicalité de leur position. La médiocrité de certains syndicats ne peut attirer que des militants médiocres , une sorte  de cercle non vertueux infernal.

 

Allemagne : La 5G chinoise contre des voitures allemandes ?

Allemagne : La 5G chinoise contre des voitures allemandes ?

Il se joue actuellement en Allemagne une bataille assez sulfureuse concernant l’utilisation de la technologie chinoise 5G de Huawei. En fait,  si certains en Allemagne se montrent favorables au développement de cette technologie, c’est officiellement pour  que le pays ne prenne pas de retard quant au développement de la dernière norme de communication par mobile. Une norme qui permettra de nombreuses applications. On sait que les États-Unis ont mis en demeure l’Europe de refuser cette technologie chinoise  pernicieuse  qui permet notamment de récupérer de précieuses informations d’ordre commercial mais aussi personnel. Ce que craint surtout l’Allemagne qui sait que l’opposition au développement de la technologie chinoise entraînera  des représailles sur ses ventes d’automobiles déjà fortement atteintes par le ralentissement de la puissance asiatique. L’Europe s’efforce de trouver un compromis et de  surmonter les contradictions de l’Allemagne voire  d’autres, cela avec  des critères de sécurité très contraignants qui permettent  de mettre en concurrence l’opérateur Huawei avec d’autres notamment européens.

Dans un discours qu’il prononcera dimanche après-midi à Munich, dans le cadre de la conférence DLD (Digital Life Design), l’ancien ministre français des Finances soulignera que la mise en place de réseaux de téléphonie mobile de cinquième génération exigera des normes de sécurité plus sévères que pour les précédentes générations.

“La mise en place de conditions de sécurité plus strictes n’engendrera pas de retards dans le développement de la 5G en Europe”, dira Thierry Breton, selon le texte du discours que Reuters a pu consulter par avance. “L’Europe, y compris l’Allemagne bien sûr, est sur les rails. Nous ne sommes pas en retard en Europe dans le déploiement de la 5G”, fera-t-il valoir.

Ces propos de Thierry Breton interviennent en plein débat sur le rôle que doit jouer l’équipementier chinois Huawei dans le développement de la 5G et contredisent ceux du ministre allemand de l’Intérieur Horst Seehofer, qui a estimé cette semaine que la mise à l’écart de Huawei retarderait de cinq à dix ans l’installation de la 5G en Allemagne.

“Je ne vois pas comment nous pourrons mettre en place la 5G en Allemagne sans la participation de Huawei”, a déclaré Seehofer dans les colonnes du Frankfurter Allgemeine Zeitung. Thierry Breton, qui est à la tête d’un vaste portefeuille à la Commission (marché intérieur, politique industrielle, numérique, défense, espace), invite au contraire l’Europe à préserver sa “souveraineté technologique” en développant des solutions alternatives à la Chine ou aux Etats-Unis dans les domaines stratégiques.

A Munich, le commissaire au Marché intérieur n’appellera pas à l’exclusion de Huawei: “Toute entreprise, européenne ou non, sera la bienvenue tant qu’elle respecte les règles européennes. Nous ne construirons pas une forteresse européenne.” Mais sa défense des intérêts européens devrait sonner agréablement à l’oreille des concurrents européens de Huawei tels que Nokia ou Ericsson.

Les conservateurs allemands se divisent actuellement sur une proposition des sociaux-démocrates, leurs partenaires de coalition, qui reviendrait à bannir Huawei du développement de la 5G en Allemagne. L’ambassadeur de Chine à Berlin, Ken Wu, a en outre laissé entendre le mois dernier que Pékin pourrait se livrer à des représailles en cas d’exclusion de Huawei, en visant notamment les millions d’automobiles vendus en Chine par les constructeurs allemands.

Dans un entretien récent à l’hebdomadaire « The Economist », Emmanuel Macron a notamment indiqué que la France et l’Europe ne devaient pas perdre la main sur les réseaux télécoms en offrant un boulevard aux technologies chinoises : « Pendant des années, on a délégué aux opérateurs de télécommunications des choix souverains, des sujets d’intérêt qui ne peuvent être gérés par des entreprises ». Sans le citer, le chef de l’État fait ici référence au géant chinois Huawei, qui a pris, ces dernières années, une place importante dans les réseaux mondiaux.

 

Conflit des Retraites : la légitimité de la CFDT est celle de la démocratie

Conflit des Retraites : la légitimité de la CFDT est celle de la démocratie

 

Plusieurs responsables  gauchistes (de Sud ou de la CGT notamment), contestent le droit de la CFDT à s’immiscer dans la gestion de la question des retraites. Ils n’hésitent  pas d’ailleurs à utiliser des discours et des moyens de type stalinien pour tenter d’empêcher la CFDT de jouer son rôle.

La légitimité de la CFDT pourtant indiscutable. D’abord il faut signaler  à ces militants gauchistes que les organisations réformistes sont majoritaires en France et que la CFDT est devenue le premier syndicat. Le concept même de régime universel des retraites avec concurremment la suppression des régimes spéciaux est une idée de la CFDT qui milite pour davantage de justice sociale.

 

Les discours staliniens et les actions complètement irresponsables aussi bien des militants gauchistes que les organisations radicales sont en train de tuer encore un peu plus le mouvement syndical. Un mouvement déjà largement discrédité précisément du fait de l’incompétence et de l’irresponsabilité de dirigeants qui systématiquement conduisent le mouvement social dans le mur.

 

En cause, aussi la personnalité des dirigeants dont beaucoup ignorent tout de la complexité des dossiers et qui masquent leur incompétence par le simplisme et la radicalité de leur position. La médiocrité de certains syndicats ne peut attirer que des militants médiocres , une sorte  de cercle non vertueux infernal.

 

Réforme des retraites : le détournement social (Anne-Marie Guillemard)

Réforme des retraites : le détournement social (Anne-Marie Guillemard)

La sociologue Anne-Marie Guillemard, membre du Conseil d’orientation des retraites, regrette, dans un entretien au « Monde », que la réforme actuelle soit guidée par une logique exclusivement comptable.

 

Interreview

 Sociologue, professeure émérite à l’université Paris-Descartes – Sorbonne, membre du Conseil d’orientation des retraites, Anne-Marie Guillemard est spécialiste du vieillissement et de la comparaison internationale des systèmes de protection sociale. Elle a notamment écrit Où va la protection sociale ? (PUF, 2008) et Les Défis du vieillissement (Armand Colin, 2010).

Comment vivez-vous les derniers rebondissements de la crise sociale autour de la réforme des retraites ?

Comme un immense gâchis. L’échec de la réforme Juppé, en 1995, avait gelé pour vingt-cinq ans toute possibilité de réforme des régimes spéciaux ; celui de la réforme Delevoye – car c’est un échec – risque de geler pour vingt-cinq ans toute possibilité de réforme du régime par répartition. La défiance des Français, principalement des jeunes, à l’égard du système était déjà très forte, et la réforme telle qu’elle était à l’origine visait à rétablir la confiance. Mais son détournement par la droite fait que le niveau de défiance a maintenant atteint 100 %. Un système par répartition ne peut fonctionner sans confiance. C’est une catastrophe.

Pourquoi parlez-vous de « détournement » ?

Dans les années 1990, un peu partout dans les pays développés, le débat sur la protection sociale avait adopté une logique quantitative : il s’agissait de « maîtriser les dépenses ». La France y avait en partie échappé. La réforme Balladur de 1993, la première qui tient compte de l’allongement de l’espérance de vie, étend certes le calcul des pensions aux 25 meilleures années pour le régime général et l’indexe sur les prix, mais elle est très graduelle. La réforme Juppé, on le sait, est tout simplement annulée. La réforme Fillon de 2003 est encore assez équilibrée, car elle porte sur une augmentation progressive de la durée de cotisations, sans toucher directement à l’âge de départ – c’est aussi le cas de son accélération par la loi Touraine de 2014, qui conduisait à un âge de départ moyen à 64 ans en… 2037. Surtout, la réforme Fillon prévoyait de développer l’emploi des seniors. Mais ça a malheureusement été un échec : il n’a commencé qu’en 2006, a été freiné par les réticences patronales et le manque de volonté politique, et il ne s’est traduit que par la mise en place de quelques CDD seniors.

Grève des retraites: une conduite du mouvement social complètement suicidaire

Grève des retraites: une conduite du mouvement social complètement suicidaire

 

Les radicaux voudraient définitivement tuer l’organisation syndicale qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. En effet, la gestion des grèves à la RATP comme à la SNCF est complètement irresponsable. Cette gestion aura pour conséquence d’avoir privé de salaire pendant 40 et peut-être 50 jours des salariés sans leur apporter en retour la moindre satisfaction. Elle ne va générer que rancœur, désillusion et rejet des organisations syndicales à  commencé par les plus radicales. Bref, une stratégie totalement suicidaire du fait de en particulier de la confusion qu’il y a entre le rôle d’une organisation politique et celui d’un syndicat.

 Le syndicat a pour vocation de prendre en charge les intérêts des salariés, de négocier, de favoriser des compromis qui permettent d’obtenir de satisfaire les revendications. Les syndicats n’ont pas vocation à organiser un rapport de force pour renverser un gouvernement, favoriser un courant politique,  une quelconque idéologie fut-elle révolutionnaire. Nombre de responsables de syndicats radicaux sont de ce point de vue de véritables apprentis sorciers. Ils poussent leurs troupes jusqu’à l’épuisement accompagnant ainsi et même favorisant la stratégie d’étouffement du mouvement voulu par le gouvernement. Leur incompétence tout autant que leur irresponsabilité aura largement contribuée à tuer la mobilisation. On ne conduit pas un mouvement syndical de cette manière. On doit être capable d’analyser l’état réel du rapport de force et de le gérer avec intelligence et efficacité. La grève ultime recourt ne doit pas être galvaudée pour être sacrifiée sur l’autel illusoire de la révolution gauchiste et -ou anarchiste. Toute l’histoire du mouvement syndical montre que les grandes conquêtes n’ont été permises la que lorsque deux facteurs ont été réunis:  d’abord une mobilisation significative voire majoritaire et une capacité à négocier. Ce n’est pas le cas quand le taux de grévistes tombe à quelques % et qu’on refuse toute perspective de négociation sur le sujet objet du conflit.

 

Réforme des retraites : une baisse générale de 10% (Jacques Ourliac et Hervé Grémont)

Réforme des retraites : une baisse générale de 10%  (Jacques Ourliac et Hervé Grémont)

Dans une tribune du monde Jacques Ourliac Professeur de mathématiques à la retraite, Hervé Grémont, Ancien directeur de département à l’institut de sondages BVA, à la retraite démontre que les retraites baisseront de 10 % en euros constants.

Jacques Ourliac et Hervé Grémont, eux-mêmes retraités, calculent dans une tribune au « Monde » la perte moyenne que représenterait l’application de la réforme à coût constant de 14 % du produit intérieur brut. Selon eux, la réforme n’est finalement qu’un volet d’une baisse générale des revenus du travail.

 

 

Tribune.

 

« Dans la future loi sur les retraites, il est annoncé que celles-ci devront peser le même poids qu’aujourd’hui dans le produit intérieur brut (PIB), soit 14 %. A quoi doit-on donc s’attendre en 2050, compte tenu de l’évolution de la démographie ? Les économistes Jean-Marie Harribey, Pierre Khalfa, Christiane Marty et Jacques Rigaudiat ont signalé l’appauvrissement programmé des retraités par cette disposition (« Réforme des retraites : les conseillers du prince sont déçus », Le Monde du 17 décembre). Nous avons voulu quantifier cet appauvrissement.

La population des 65 ans et plus passerait, entre 2017 et 2050, de 13 à 20 millions, soit de 19,4 % à 27 % de la population française totale selon l’Institut national de la statistiques et des études économiques (Insee). La population des moins de 65 ans évoluant peu, le nombre d’actifs cotisants évoluera lui-même assez peu. Dans le même temps, le PIB de la France passerait de 2 247 milliards d’euros (données 2017) à 3 120 milliards en euros constants 2017, soit + 39 %, si la croissance moyenne annuelle est de 1 %, ou 4 319 milliards (soit + 92 %) si elle est de 2 %.

Si on considère que 100 % des plus de 65 ans auront droit à une retraite en 2050 comme en 2017 et compte tenu de l’augmentation du nombre de retraités, la retraite mensuelle moyenne, qui s’élevait à 2 016 euros en 2017, ne serait que de 1 820 euros en 2050 dans le scénario 1 %, mais de 2 519 euros dans le scénario 2 %, toujours sous la contrainte des 14 % de PIB.

Ainsi, le montant des retraites de chaque retraité en euros constants diminuera de 10 % en trente-trois ans si le PIB progresse de 1 % par an, alors que le salaire des actifs devrait augmenter de 39 % dans l’hypothèse d’une stabilité de la part des salaires dans le PIB. Si le PIB progresse de 2 % par an, il augmentera de 25 % en trente-trois ans, mais les salaires devraient augmenter de 92 %.

Les retraités verront leur pouvoir d’achat reculer dramatiquement, dans l’absolu avec le scénario 1 % ou relativement avec le scénario 2 % comparativement à la situation des salariés, avec le risque, pour bon nombre d’entre eux, de tomber dans la précarité, sauf pour les plus aisés qui auront souscrit à des retraites complémentaires privées auprès d’assureurs et de fonds de pension, tel BlackRock. »

 

Castaner: pompier-pyromane , incitateur des violences policières

Castaner:  pompier-pyromane , incitateur des violences policières

 

Il y a quelque chose de paradoxal dans la position du gouvernement est particulièrement du ministre de l’intérieur qui aujourd’hui critique une certaine violence policière qu’il a lui-même inspirée dès le mouvements des gilets jaunes. Cette politique a provoqué de nombreuses bavures y compris mortelles même si évidemment les casseurs ont largement aussi alimenté un climat délétère. Clairement lors du mouvement des gilets jaunes , Castaner  a donné des ordres pour rechercher l’affrontement avec les manifestants. Pour créer des incidents susceptibles de discréditer le mouvement,  les casseurs se sont engagés dans la brèche d’autant plus que le mouvement a  été incapable de contrôler les dérapages des plus radicaux. Le premier reproche qui peut être fait à cette politique du maintien de l’ordre : c’est  la recherche délibérée du contact. Une politique assez irresponsable de la part de Castagner mais aussi de la préfecture de Paris est particulièrement des décisions aventuristes et dangereuses du préfet Lallemand. Notons aussi que c’est complètement épuisées  que les forces de l’ordre depuis maintenant plus d’un an sont mobilisées  au moins une fois par semaine. Une fois on les pousse au contact avec les protestataires, une autre fois on leur reproche leur excès de zèle. Certes ces excès de zèle sont le fait d’individus très  minoritaires, ils n’en sont pas pour au moins condamnables. En outre, une réflexion de fond mériterait d’être engagé sur ce qu’on entend par le maintien de l’ordre quand on constate que la préfecture de Paris par exemple contribue largement à alimenter les contradictions vis-à-vis du comportement des policiers.

Le chômage coûteux des seniors

Le chômage coûteux  des seniors

D’une façon générale le rapport actif inactif et très défavorable à la France notamment concernant les seniors . Leur taux d’emploi (52,1% en 2018) reste faible par rapport à la moyenne européenne (58,7%) et à celle des pays de l’OCDE (61,4%). Un apport remis au gouvernement propose d’améliorer cette situation qui part parenthèses pèse aussi sur l’équilibre des retraites.

Dans un autre rapport récent, la Cour des comptes reconnaissait  que le taux d’emploi des 55-64 ans est passé de 36,4 % en 2003 à 52,3 % au premier trimestre 2019, en raison des précédentes réformes des retraites. Mais l’emploi des seniors français reste toujours moindre par rapport à la moyenne européenne, qui est de 59 %.

« Le nombre de demandeurs d’emploi de plus de 50 ans a fortement augmenté depuis 2008 », reconnait aussi  la Cour des comptes, en raison de multiples facteurs : augmentation des effectifs en âge de travailler, recul de l’âge de départ à la retraite, et crise économique de 2008.

Depuis cette époque, le nombre de seniors en catégorie A inscrits à Pôle Emploi a triplé pour atteindre 916 400 au premier trimestre 2019. Un mouvement à la hausse encore accentué par la fin de la dispense de recherche d’emploi dont bénéficiaient les plus de 57 ans jusqu’en 2012. Pour la Cour des comptes, cette situation n’a qu’une seule explication : les seniors qui se retrouvent au chômage ont plus de difficulté à retrouver un emploi, et d’autant plus qu’ils sont âgés.

En conséquence, quand les plus de 55 ans se retrouvent au chômage, ils le restent plus longtemps que la moyenne des Français : 673 jours en moyenne en 2018 contre 388 jours pour l’ensemble des demandeurs d’emploi. « Pour de nombreux travailleurs, le chômage joue le rôle de transition entre l’emploi et la retraite », estime le référé de la Cour des comptes.

Glissés au détour d’une phrase, deux chiffres illustrent parfaitement à quel point la situation est préoccupante : les montants versés au titre du RSA socle aux 60-64 ans ont augmenté de 157 % en dix ans, et ceux au titre de l’allocation adulte handicapé de 288 %. « Au total, le coût de la prise en charge des seniors touchés par le report d’âge de la retraite et qui se trouvent exclus du marché du travail s’élevait, début 2018, à plus de 700 millions d’euros au titre de la solidarité nationale et près de 800 millions pour le régime d’assurance-chômage, soit environ 1,5 milliard d’euros par an », établit le document.

La Cour des comptes se montre très critique sur « l’abandon de la quasi-totalité des dispositifs d’emploi consacrés aux seniors. » « Les services du ministère du travail pensent que les entreprises vont intégrer, elles-mêmes, le thème de la gestion des âges (…) Faute d’incitations ou de mécanismes plus volontaires, il apparaît toutefois que la mobilisation est restée très faible sur ces sujets », conclut le référé.

Le rôle de Pôle Emploi est aussi épinglé, les seniors au chômage ayant moins accès à la formation et à un accompagnement spécifique. Et, pour la Cour des comptes, l’argument selon lequel les seniors sont moins motivés pour rechercher un emploi ne tient pas la route. Le document rappelle que leur taux de radiation est plus faible pour eux que pour l’ensemble des demandeurs d’emploi.

“Il y a urgence à agir”, souligne dans un communiqué Sophie Bellon, présidente de Sodexo et auteure du rapport qui vient d’être remis au gouvernement Les auteurs définissent cinq axes de réflexion: améliorer la prévention pour éviter l’usure professionnelle, développer les compétences en deuxième partie de carrière ainsi que les mobilités internes, favoriser la transition emploi-retraite et améliorer la perception des seniors en entreprise.

S’inspirant de la Finlande, ils invitent également les branches à négocier des accords collectifs permettant à un salarié volontaire de conjuguer baisse de salaire et allègement des responsabilités, en contrepartie du versement de l’indemnité conventionnelle de licenciement. Ils proposent également d’élargir le dispositif de retraite progressive, encore peu utilisé, aux salariés en forfait jours, aux professions libérales et aux agents publics. Commandé par le Premier ministre, Edouard Philippe, dans le cadre de la préparation du projet de loi sur les retraites, ce rapport doit servir de base de base de réflexion à la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui a reçu dans la matinée les partenaires sociaux pour évoquer ce sujet.

Des gilets jaunes aux gilets rouges ?

Des gilets jaunes aux gilets rouges ?

 

Il n’est pas surprenant que le mouvement de grève s’essouffle sérieusement  après 40 jours mais le climat social pourrait bien être détérioré pendant encore des semaines et des mois. Les gilets rouges pourraient prendre la suite des gilets jaunes et installer à nouveau la chienlit dans le pays. Le gouvernement aurait  voulu mettre le pays à feu et à sang qu’  il ne s’y serait pas pris autrement. On se souvient que peu après le déclenchement du mouvement des gilets jaunes,  la CFDT, premier syndicat de France, avait souhaité que soit engagée une médiation sur la problématique sociale en jeu. Macron et le gouvernement n’ont jamais répondu favorablement à cette demande. Conséquence : le conflit s’est enlisé et puis a été  récupéré par les gauchistes qui ont trouvé là des occasions assez exceptionnelles s’exprimer  leur radicalité. En plus avec la présence de casseurs bénéficiant de la couverture bienveillante des chaînes télé d’information. Politiquement, le mouvement des gilets jaunes a porté  un coup terrible à la crédibilité de Macron voire même à sa compétence à affronter des situations dangereuses. Pour la réforme des retraites, le  gouvernement a renouvelé ses erreurs en marginalisant l’intermédiation des syndicats. D’une certaine façon le gouvernement a  démoli  tout le travail de concertation de Delevoye. Le pire, c’est que face à une  nouvelle fronde sociale, Macron est en train  renoncer pour l’essentiel au principe d’universalité de la retraite avec les nombreuses exemptions et période de transition. Le retrait de l’âge  pivot à 64 ans n’a pas été effectué  de gaieté de cœur par le psychorigide Édouard Philippe qui veut faire de cette mesure son totem politique dans la perspective de 2027 voire même de 2022 si macro continue de s’écrouler dans les sondages. D’une certaine façon, Macron est le président du désordre social. À peine avait-il été élu qu’il s’enfonçait dans la sulfureuse affaire Benalla avant de plonger dans une gestion calamiteuse des gilets jaunes et maintenant de s’enfoncer à nouveau dans le désordre social lié à la réforme des retraites. L’orgueil, l’incompétence,  le mépris des organisations intermédiaires ont favorisé la crise sur les retraites. Un entêtement d’autant plus ridicule que le principe d’universalité est maintenant fortement atteint et que l’efficacité paraît douteuse sur le plan financier en raison des grandes incertitudes qui concernent les paramètres forcément soumis à la conjoncture ( croissance, rappeurs actifs retraités, niveau des pensions, inflation etc.). Bref la démonstration d’une grande incompétence politique.

 

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