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Société-trafic des faux pass Internet

Le  trafic  des faux avis Internet

 

Il est clair que la plupart des avis fournis sur Internet concernant les grands groupes et même les autres sociétés ( voire les autres organisations)  sont pour une grande part falsifiés sinon judicieusement choisis. La plupart du temps les avis donnés « spontanément » par les internautes sont pleins de louanges pour le produit évalué. Et pour donner davantage de crédibilité à ces avis positifs, on glisse un ou deux avis négatifs ou à peine négatifs.Et pour troubler encore un peu plus l’évaluation collective des produits et services, il faut aussi dénoncer le rôle de ces influenceurs qui se vendent  aux grandes marques ( il serait 130 à 140 000 en France !) sous couvert de rêve, d’exotisme et de modernité bidon . 

 

Certains internautes sont d’ailleurs rémunérés pour fournir des arguments commerciaux favorables au produit étudié. Sur le présent site par exemple , il a été décidé de ne publier aucun avis  . Ils sont d’ailleurs peu nombreux , quelques milliers seulement sur une période de huit ans effectivement la plupart du temps favorables. Il serait un peu outrecuidant d’en assurer la diffusion. Quant aux rares avis exceptionnellement critiques, ils sont souvent le fait de personnages marginaux grossiers et vulgaires par même capables d’écrire deux lignes de manière correcte en français. Bref un phénomène qu’on rencontre un peu partout qu’on peut vérifier sur les sites qui diffusent les avis des internautes.

 

Les avis et autres classements  sur Internet sont donc à prendre avec beaucoup de pincettes. Si une évaluation pertinente devait voir le jour elle devrait émaner évidemment d’un organisme indépendant .

Une réforme des retraites liée à l’espérance de vie (Olivier Blanchard et Jean Tirole)

 

Une réforme des retraites liée à l’espérance de vie (Olivier Blanchard et Jean Tirole) 

Les deux économistes ont proposé , dans une tribune au « Monde », d’améliorer la réforme des retraites dans le sens d’une plus grande équité, sans âge pivot, en indexant les pensions sur les salaires plutôt que sur les prix.

(Les intéressés reprennent leur proposition d’un récent rapport remis à Macron. Dommage qu’il n’est pas abordé la question du travail des seniors dont se débarrassent  nombre de patrons pour des questions de masse salariale et  fiscalse NDLR)

 

Tribune.

Faut-il reprendre la réforme des retraites, et si oui comment ? En France, les évolutions démographiques sont marquées par l’augmentation de l’espérance de vie plus que par la diminution de la fertilité. L’augmentation de l’espérance et de la qualité de vie est une très bonne nouvelle. Mais elle nécessite des ajustements, en particulier de trouver le bon équilibre entre travail et retraite.

Sur la base des travaux d’Axel Börsch-Supan et des vingt-trois autres membres de notre commission d’experts sur les grands défis économiques, réunie par le président de la République, nous plaidons pour l’adaptation du système de retraite et pour une série de mesures aidant les seniors à travailler plus longtemps et incitant les entreprises à aménager leurs conditions de travail et à les employer plus longtemps s’ils le veulent : par exemple, par un traitement des maladies chroniques en prévention et en réparation, par une formation continue adaptée et par un aménagement des rythmes de travail et de transition vie professionnelle-retraite.

Par rapport aux autres pays développés, la France a un taux d’emploi des seniors beaucoup plus faible (moins de 50 % à 60 ans) et un âge de départ à la retraite plus précoce. En conséquence, le temps passé à la retraite par les Français est, par exemple, 20 % plus long (quatre ans) que celui des Allemands. Cela pose le problème de l’équilibre du système de retraite, et des réformes à répétition pour y mettre des rustines.

 

La proposition de réforme discutée ces trois dernières années a de nombreux points positifs. Mais elle est perfectible. Il ne s’agira ici que du régime général : il est évident que, pour des raisons d’équité, les régimes spéciaux, ceux des fonctionnaires et des indépendants, devront, à terme, se fondre dans un système universel.

S’il y aura toujours des imprévus nécessitant des ajustements, il faut d’une part faire en sorte que le financement du système soit pérenne afin d’éviter des réformes continuelles, et d’autre part fournir une visibilité sur la façon dont ces ajustements auront lieu.

 

Pour cela, nous proposons d’indexer les pensions sur les salaires plutôt que sur les prix, mais avec un ajustement si nécessaire. L’équilibre du système actuel, indexé sur l’inflation, est otage de l’évolution différentielle des salaires et des prix ; cette évolution elle-même dépend du taux de croissance de la productivité, qui varie dans le temps et se trouve difficile à anticiper. Dans notre proposition, à démographie donnée, salaires, cotisations et pensions évoluent au même rythme, ce qui rend le système plus stable et plus juste.

Hausse du climat: Des catastrophes météos de plus en plus nombreuses (Giec)

Hausse du climat: Des catastrophes météos de plus en plus nombreuses (Giec)

 

Une étude du GIEC affirme que l’homme aura de plus en plus de difficultés à résister à des températures de plus en plus élevées et humides.

Sachant qu’un corps ne peut perdre de chaleur si cette température extérieure TW dépasse la sienne, les scientifiques s’accordent: l’être humain ne peut survivre longtemps à 35 degrés TW. «Il y a tellement d’humidité dans l’air que la sudation ne permet pas de faire baisser la température excessive. Après une demi-douzaine d’heures, en l’absence de rafraichissement artificiel, cela entraînera des défaillances d’organes et la mort», explique Colin Raymond. Ce chercheur à la Nasa est l’auteur principal d’une étude de mai 2020 identifiant deux sites dans le golfe Persique où les 35°TW ont déjà été atteints. Jusqu’alors, les scientifiques ne pensaient pas observer de tels niveaux avant 2050.

Selon l’étude de Colin Raymond, la fréquence de ces pics de chaleur humide a plus que doublé à travers le monde depuis 1979 et les températures «dépasseront régulièrement 35°TW» dans différentes parties du globe si le réchauffement mondial atteint +2,5°C.

Selon l’Institut des données et évaluations de santé (IHME) basé à Seattle, environ 300.000 décès en 2019 pouvaient être attribués aux conséquences des canicules, dont un tiers en Inde. Et 37% de ces décès, un peu plus de 110.000, sont liés au réchauffement, selon des chercheurs de la London School of Hygiene and Tropical Medicine. Les pourcentages d’attribution peuvent monter jusqu’à 60% dans certains pays comme le Brésil, le Pérou, la Colombie, les Philippines, le Koweït ou le Guatemala.

D’après les rapports cités par le Giec, dans un monde à +1,5°C, 14% de la population terrestre sera exposée à des canicules sévères au moins tous les cinq ans, en «augmentation significative». À +2°C, «1,7 milliard de personnes supplémentaires seront exposées à de fortes chaleurs, 420 millions à des chaleurs extrêmes et environ 65 millions à des canicules exceptionnelles tous les cinq ans». Les plus touchés seront les habitants des mégapoles tropicales des pays en développement, en Asie et en Afrique notamment. «Dans ces régions, la population des villes augmente fortement et la menace de canicules mortelles plane», explique Steffen Lohrey de l’Université de Berlin, principal auteur de l’étude dont sont extraits les chiffres du Giec.

 

Influenceurs: Le retour des gourous…… vendus aux marques

  • Influenceurs: Le retour des gourous…….. vendus aux marques

Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils sont influents et sont prêts à vendre  n’importe quelle soupe du moment qu’elle rapporte. Leur audience est tellement importante que le président de la république a dû lui-même satisfaire au rituel des influenceurs en s’affichant honteusement avec eux.

  • La vérité c’est qu’ils ne sont pas porteurs de la moindre philosophie de la moindre vision sociétale ou politique. Ce sont des employés de commerce des grandes marques qui utilisent leur look et leur baratin pour s’enrichir. Et ça marche !
  • influenceurs ont rebattu les cartes de la communication. Des créateurs de contenus passionnés par un domaine sur YouTube aux personnalités populaires sur les réseaux sociaux comme Instagram, TikTok, Snapchat ou Twitch, en passant par les candidats d’émissions de téléréalité, la France compte aujourd’hui près de 150 000 influenceurs. EnjoyPhoenix (3,7 millions d’abonnés), Tibo InShape (6 millions d’abonnés) ou Nabilla (5,6 millions d’abonnés), comment expliquer un tel succès? Se demande le Figaro

Porté par la pandémie, le business mondial du marketing d’influence a dépassé 15 milliards de dollars l’an passé. Un influenceur est «une personne qui influence l’opinion, la consommation par son audience sur les réseaux sociaux», selon les dictionnaires.

Démocratie–L’overdose des sondages

DémocratieL’overdose des sondages

 Pour Maxime Sbaihi directeur général du think tank libéral GénérationLibre: 

« Les sondages ne font certes pas l’élection mais ils l’influencent forcément » ( dans l’Opinion, extrait)

 

tribune

Vouloir jauger et prédire les comportements électoraux relève davantage de la voyance que de la science. Les sondages ont souvent tort, ce n’est pas nouveau. Souvenons-nous de la présidentielle de 1995, de celle 2002 et bien sûr du Brexit en 2016. Ce qui est nouveau, c’est leur rythme de publication. En France, les sondages présidentiels ont été multipliés par trois en l’espace de quinze ans. La Commission des sondages en a recensé 193 pour l’élection présidentielle de 2002, 293 pour celle de 2007, 409 en 2012 et 560 en 2017. Une tendance quasi-exponentielle qui risque de battre un nouveau record pour 2022 et promet de nous bombarder de centaines d’enquêtes à venir sur nos (prétendues) intentions de vote.

Au lendemain des élections régionales, les mêmes journalistes ayant dénoncé les égarements des sondeurs se sont d’ailleurs empressés de commenter les nouveaux sondages présidentiels fraîchement sortis. Ils peuvent être légitimement considérés comme une information utile, quoique méthodologiquement fragile, sur l’état de l’opinion publique mais ils sont bien plus que sa simple photographie. Mis côte à côte, ils se déplient dans un album photo qui raconte une histoire, écrit le narratif journalistique d’une élection et oriente le débat public. Les sondages ne font certes pas l’élection mais ils l’influencent forcément.

«Les sondages, c’est pour que les gens sachent ce qu’ils pensent», ironisait Coluche

Trop de sondages nuisent-ils à la démocratie ? Face à leur boulimie médiatique, on est en droit de se poser la question. En plus de pirater le débat d’idées, rejouer toutes les semaines un match Macron-Le Pen ne risque-t-il pas de lasser l’électeur jusqu’à le dégoûter ? Cette fatigue citoyenne est un danger bien réel que beaucoup de pays prennent au sérieux en imposant une période dite de « black-out » interdisant la publication de sondages en amont de l’élection. Une étude menée en 2017 sur 133 pays révèle ainsi que 60 % d’entre eux imposent une période de silence aux sondeurs avant une élection. Les deux tiers des pays européens le font, à l’image du Luxembourg et de l’Italie où elle dure respectivement une et deux semaines.

En France, ce genre d’interdiction existe aussi mais depuis 1977 elle ne dure que quelques heures, de la veille à la clôture du scrutin. Pourquoi ne pas l’élargir à quelques jours, voire semaines ? « Les sondages, c’est pour que les gens sachent ce qu’ils pensent », ironisait Coluche. Laissons-les savoir ce qu’ils veulent sans être pourchassés de spéculations quotidiennes sur qui va peut-être voter quoi. A l’approche du scrutin, accordons aux électeurs le silence propice à la prise de décision. Offrons-nous un court répit pour pouvoir exercer notre liberté d’expression dans les urnes sans être harcelés jusqu’à l’isoloir par celle des sondeurs. Les bénéfices de ce suspense républicain pourraient même convaincre certains abstentionnistes de se réapproprier l’élection. Qui sait ?

Maxime Sbaihi est directeur général du think tank libéral GénérationLibre.

UN PROJET D’ISOLEMENT OBLIGATOIRE DES PERSONNES TESTÉES POSITIVES

UN  PROJET D’ISOLEMENT OBLIGATOIRE DES PERSONNES TESTÉES POSITIVES

 

Dans son projet de texte transmis au conseil d’État la future loi prévoit dans son article 4que les personnes contaminées pourraient être contraintes à un isolement obligatoire d’une dizaine de jours.

Une mesure qui se sera certainement très contestée sur le plan légal qui pose de nombreux problèmes de mise en œuvre, de contrôle et de sanction

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Cette mesure présentera notamment des difficultés notoires de vérification puisque les intéressés théoriquement devraient demeurer dans leur lieu de quarantaine.. Or cette mesure peut être applicable avec quelques centaines de contaminés, elle deviendra particulièrement difficile à mettre en œuvre avec les 7000 contaminés constatés hier et les 20 à  40 000 qu’on envisage d’ici la fin juillet.Soit au total une population d’environ au moins 100 000 personnes à vérifier !

Se pose aussi la question des libertés individuelles et la compatibilité de la mesure envisagée.Enfin le gouvernement n’a rien prévu pour les cas contacts ce qui rend la mesure d’isolement beaucoup moins opérante

 

 

 

Camions diesel: Interdiction totale au Royaume-Uni dès 2040 !

 Camions diesel: Interdiction totale au Royaume-Uni dès 2040 !

Alors que l’Europe dans le cadre de son plan climat s’apprête à interdire la production des seules automobiles à moteur thermique à partir de 2035, le Royaume-Uni annonce l’interdiction totale de circulation des camions diesels à partir de 2040. Notons que pour l’Europe pour l’instant l’interdiction à partir de 2035 concerne la production et non la totalité de la circulation automobile thermique.

Boris Johnson en difficulté sur le plan économique et politique s’investit donc particulièrement sur les questions environnementales pour redorer son blason. Ainsi par exemple a-t-il fixé déjà la conversion totale du parc automobile britannique faire l’électrique des 2027.

Ces annonces du Royaume-Uni sont aussi à mettre en lien avec le fait que le Royaume-Uni hébergera la COP26 en novembre et que Boris Johnson veut se montrer plus vert que l’Europe.De toute manière ces annonces paraissent particulièrement prématurées pour des questions pratiques et techniques. Mais pour Boris Johnson ce qui compte le plus souvent ces davantage l’effet d’annonce que le contenu même de ses propres orientations. 

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Covid-19 : des manifs contre le pass sanitaire

Covid-19 : des manifs contre le pass sanitaire

Si globalement la plupart de Français approuvnte les mesures sanitaires annoncées par le président de la république reste la question de la légalité notamment vis-à-vis du pass sanitaire. Une mesure considérée comme une forme de ségrégation par certains notamment par les manifestants qui ont défilé le 14 juillet dans une vingtaine de villes en France. 53 manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes de France, selon le ministère de l’Intérieur. À 18h00, le ministère recensait un peu plus de 19.000 manifestants, dont 1500 à Toulouse, 1400 à Chambéry, 1200 à Montpellier, 1200 à Bordeaux, 800 à Annecy, ou encore 800 à Nantes. et àLyon.

Réforme européenne de la taxe carbone : le risque d’un retour des gilets jaunes

Réforme européenne de la taxe carbone : le risque d’un retour des gilets jaunes

 

Les technocrates de Bruxelles ont décidé de réformer profondément le marché de la taxe carbone, en gros d’augmenter de manière assez considérable le coût  à polluer. Le problème c’est que désormais ce dispositif pourrait concerner deux secteurs stratégiques pour les consommateurs à savoir le transport et le chauffage. Pascal Canfin , ancien vert rallié à la république en marche s’inquiète des conséquences dans la tribune (extrait). Des conséquences susceptible de ranimer la colère des gilets jaunes

 Le système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre a été présenté comme l’un des principaux outils à disposition de l’Europe pour réussir sa transition climatique. Il a été établi en 2005. Pourquoi faut-il déjà le réformer ?

Pascal Canfin - Historiquement, le prix de la tonne de CO2 s’est longtemps situé entre 5 euros et 15 euros. Cela ne changeait rien aux modèles économiques. Quand ce prix atteint 50 euros, vous impactez plus profondément la rationalité économique des industriels. Les technologies décarbonées deviennent rentables et le charbon ne l’est plus. Le prix de la tonne de CO2 va probablement se stabiliser à court terme autour de 60 euros. Dans des secteurs comme l’aluminium, le ciment, les fertilisants, la chimie ou l’électricité, on bascule alors vers un monde où les technologies décarbonées deviennent rentables. En contrepartie d’une augmentation du prix du carbone nécessaire pour atteindre nos objectifs, il est normal, en parallèle, de mettre en place un ajustement carbone aux frontières. Cela assurera une concurrence équitable vis-à-vis des industriels qui, comme les Chinois, les Indiens ou les Turcs, paient chez eux zéro euro sur le carbone.

La Commission européenne prévoit d’annoncer un nouveau marché carbone spécifique au carburant et au chauffage. Cela équivaudrait à la création d’un système pollueur-payeur pour les ménages. Une telle proposition vous semble-t-elle acceptable ?

Je soutiens très fortement le paquet climat de la Commission, mais pas cette proposition de nouveau marché contre laquelle je me bats depuis plusieurs semaines. Taxer les ménages serait une erreur politique. Il est pertinent de mettre en place un prix du carbone pour les entreprises. Elles peuvent réaliser des calculs de rentabilité à dix ans, changer de fournisseur, licencier des salariés et en embaucher d’autres. Une famille ne va pas licencier ses enfants, elle ne va pas arrêter de les mettre à la crèche même si cela implique de s’y rendre en voiture. Le raisonnement ne peut pas être le même que pour les entreprises. Le prix du carbone est donc un bon outil pour les acteurs économiques rationnels. Pour les ménages, d’autres solutions existent.

Quels freins entendez-vous activer si cette proposition est effectivement posée sur le tapis ?

Je suis persuadé qu’il n’y a pas de majorité au Parlement européen, et qu’il n’en existe pas au Conseil non plus. Cette mesure, si elle est proposée par la Commission européenne, ne verra jamais le jour. En tant que président de la commission Environnement au Parlement européen, je suis contre. La majorité du groupe Renew est contre. Les ONG environnementales et les verts y sont également opposés. Tous les pays qui sont d’habitude des amis du Green Deal sont contre, comme la France ou l’Espagne. C’est une mauvaise idée qui vient de la CDU en Allemagne et Ursula von der Leyen ne devrait pas la reprendre à son compte.

Le système actuel d’échange de quotas d’émission prévoit de nombreuses exceptions et des quotas gratuits dans certains secteurs. Faut-il faire table rase et considérer tous les secteurs industriels à égalité ?

L’extension prévue au secteur maritime et à l’aviation va dans le bon sens. Il n’y a aucune raison que ces deux secteurs ne contribuent pas à l’effort climatique. La baisse des quotas gratuits est un élément primordial de la réforme. Il ne s’agit pas de les arrêter du jour au lendemain, mais de les diminuer de manière transitoire jusqu’à les faire disparaître. Ma proposition est de conditionner le solde de quotas gratuits à la réalisation des investissements qui permettent la décarbonation de l’industrie. Par exemple, quand une entreprise comme ArcelorMittal investit dans l’acier décarboné, cet investissement vert devrait continuer de générer des quotas gratuits. Il semble logique de ne pas leur faire payer le CO2 en même temps.

Le prix élevé du carbone ne risque-t-il pas de rendre certaines industries françaises moins compétitives ?

Il y a trois éléments indissociables. Nous sommes favorables à un fonctionnement du marché carbone qui passe par un prix élevé, mais aussi à une baisse des allocations gratuites et à la mise en place d’un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières pour assurer une concurrence équitable. Je n’irai pas devant les salariés de cimenteries, d’aciéries ou d’usines d’aluminium pour leur annoncer que des emplois vont être supprimés parce qu’on met un prix du carbone à 60 euros pendant que l’acier chinois ou turc arrive chez nous à zéro euro.

Le mécanisme européen d’ajustement aux frontières est-il compatible avec les règles de l’OMC ?
Oui. Même Pascal Lamy, ancien directeur général de l’OMC, défend ce mécanisme. Je tiens à envoyer un message à nos partenaires commerciaux : nous ne voulons pas rentrer dans une guerre commerciale pour le climat ! Nous ne sommes pas là pour faire des choses discriminatoires ou dérogatoires vis-à-vis des règles de l’OMC. Ce que nous voulons, c’est utiliser des règles de l’OMC qui permettent, pour des raisons environnementales et climatiques, de mettre en place des mécanismes d’ajustement. Nous serons les premiers au monde à le faire. Nous serons très probablement attaqués par quelques pays. Mais nous gagnerons à la fin parce que depuis le début, nous concevons ce dispositif pour qu’il soit compatible. On pourra dire aux Chinois, aux Indiens et aux autres que tout le monde a signé les règles de l’OMC et que notre dispositif y est conforme. Il n’y aura aucune raison de considérer qu’il s’agit de protectionnisme.

La France a défendu ce principe d’ajustement aux frontières depuis au moins deux décennies. Pourquoi l’idée ne s’est-elle pas concrétisée plus tôt ?

La France défend cette idée depuis l’époque de Jacques Chirac. On n’a jamais trouvé de majorité parce que la France était moins influente. Désormais, c’est le cas.

Pour atteindre ses objectifs climatiques, l’Europe entend mettre certains secteurs de l’industrie sous pression. L’automobile est dans le viseur avec la révision des normes d’émissions pour les voitures. Les industriels sont-ils prêts ?

La réforme des standards CO2 de l’industrie automobile est un élément clé du paquet de la Commission européenne, qui pourrait conduire à la fin de la vente des voitures thermiques en 2035. L’industrie automobile m’est apparue profondément divisée à ce sujet. Des acteurs comme Volkswagen ou Renault y sont favorables parce qu’ils possèdent un temps d’avance dans leurs investissements. D’autres comme BMW sont contre. Je ne sais pas si Stellantis est pour ou contre, mais Carlos Tavares sait que cette échéance sera inéluctable. Je défends par ailleurs l’idée d’un fonds de transition juste « auto », essentiel pour accompagner les salariés des PME directement concernés, et à qui il faut proposer de nouvelles perspectives.

Social–Réforme des retraites: renvoyée aux calendes sanitaires

Social–Réforme des retraites: renvoyée aux calendes sanitaires

 

Pour ne pas donner l’impression qu’il recule sur les retraites,  Macron habille son abandon en justifiant de la crise sanitaire. La vérité c’est que son allocution de télévisée devait être centrée sur cette question démontrant ainsi la volonté réformatrice du gouvernement. Un gouvernement sans doute a pris peur devant les sondages qui démontrent que les Français ne souhaitent pas de recul de l’âge de la retraite, un des axes majeurs de la réforme.

Plus de 7 Français sur 10 s’opposent à une hausse de l’âge légal, selon un sondage Elabe pour Les Échos, Radio Classique et l’Institut Montaigne.

Ils sont 71% à se dire opposés à une hausse de l’âge légal de la retraite (inchangé), contre 29% favorables, et 91% (-2) opposés à une baisse du montant des retraites. En outre, plus d’une personne sur deux (52%) juge que « le système de retraite tel qu’il fonctionne aujourd’hui en France fonctionne bien », contre 47% qui estiment le contraire.

Et plus on est âgé, et plus on a foi en ce système, souligne le sondage : ainsi, « les retraités sont davantage convaincus du bon fonctionnement du système de retraite actuel » (62 % estiment qu’il fonctionne bien, soit 3 points de plus qu’en 2019) par rapport aux actifs (49%). Toutefois, le jugement des actifs a progressé par rapport à l’enquête précédente (+14 points). Enfin, interrogées sur les régimes spéciaux de retraite, 65% des personnes sondées sont favorables à  »la suppression des 42 régimes existants dont les régimes spéciaux ». 

 

Reçus à l’Élysée mardi, syndicats et patronats sont unanimement opposés à la mise en œuvre d’une réforme avant la présidentielle de 2022. Même chose pour le Medef, partisan d’un relèvement de l’âge de départ à 64 ans mais qui craint que la relance ne soit entravée par d’éventuels mouvements sociaux. Et la majorité est elle-même divisée sur le contenu de la réforme et sur son calendrier.

L’étude Elabe a été réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 1.002 personnes, selon la méthode des quotas, interrogées par Internet les 6 et 7 juillet.

 

Sondage réforme des retraites et Macron : 65 % des Français contre

Sondage réforme des retraites et macron : 65 % des Français contre

Selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro 65% des Français ont été mécontents d’apprendre que le président de la République n’avait pas renoncé à la réforme des retraites. En dehors des sympathisants LREM (75% d’adhésion), ceux de tous les autres partis politiques, y compris ceux de LR, sont en désaccord avec Emmanuel Macron sur ce sujet.

L’ensemble de l’allocution du chef de l’État n’a donc globalement pas rencontré l’adhésion d’une majorité des Français : seulement 46% d’entre eux l’ont trouvé «convaincant». D’ailleurs, s’ils estiment que le président de la République a fait preuve de clarté dans ses annonces (69%), seuls 49% considèrent qu’il a «bien compris leurs préoccupations».

 

Réforme des retraites: renvoyée aux calendes

Réforme des retraites: renvoyée aux calendes

 

Pour ne pas donner l’impression qu’il recule sur les retraites,  Macron habille son abandon en justifiant de la crise sanitaire. La vérité c’est que son allocution de télévisée devait être centrée sur cette question démontrant ainsi la volonté réformatrice du gouvernement. Un gouvernement sans doute a pris peur devant les sondages qui démontrent que les Français ne souhaitent pas de recul de l’âge de la retraite, un des axes majeurs de la réforme.

Plus de 7 Français sur 10 s’opposent à une hausse de l’âge légal, selon un sondage Elabe pour Les Échos, Radio Classique et l’Institut Montaigne.

Ils sont 71% à se dire opposés à une hausse de l’âge légal de la retraite (inchangé), contre 29% favorables, et 91% (-2) opposés à une baisse du montant des retraites. En outre, plus d’une personne sur deux (52%) juge que « le système de retraite tel qu’il fonctionne aujourd’hui en France fonctionne bien », contre 47% qui estiment le contraire.

Et plus on est âgé, et plus on a foi en ce système, souligne le sondage : ainsi, « les retraités sont davantage convaincus du bon fonctionnement du système de retraite actuel » (62 % estiment qu’il fonctionne bien, soit 3 points de plus qu’en 2019) par rapport aux actifs (49%). Toutefois, le jugement des actifs a progressé par rapport à l’enquête précédente (+14 points). Enfin, interrogées sur les régimes spéciaux de retraite, 65% des personnes sondées sont favorables à  »la suppression des 42 régimes existants dont les régimes spéciaux ». 

 

Reçus à l’Élysée mardi, syndicats et patronats sont unanimement opposés à la mise en œuvre d’une réforme avant la présidentielle de 2022. Même chose pour le Medef, partisan d’un relèvement de l’âge de départ à 64 ans mais qui craint que la relance ne soit entravée par d’éventuels mouvements sociaux. Et la majorité est elle-même divisée sur le contenu de la réforme et sur son calendrier. 

L’étude Elabe a été réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 1.002 personnes, selon la méthode des quotas, interrogées par Internet les 6 et 7 juillet.

 

Ce qu’il faut retenir des annonces de Macron : rien !

Ce qu’il faut retenir des annonces de Macron : rien !

 

Initialement le discours du président de la république devait introduire la stratégie politique pour le monde d’après. En fait, le président a été contraint  d’abandonner cet objectif pour se transformer en infirmier en chef. L’essentiel de son intervention en effet été orienté sur les questions de prévention sanitaire covid.

 

Le président a d’ailleurs consacré davantage de temps à l’analyse de la situation sanitaire qu’à la stratégie pour y faire face.

«Une reprise forte de l’épidémie qui touche tout le territoire» A-t-il constaté. Face à la propagation du variant Delta, Emmanuel Macron a prévenu des «difficultés» qui menacent. «Aussi longtemps que le virus circulera, nous serons confrontés à ce type de situation», a-t-il assuré, tout en appelant à recourir massivement à la vaccination.

Le président a dû revoir son ambition en concentrant son propos sur des mesures certes non négligeables mais qui ne sont pas de la responsabilité d’un président de la république mais de celle d’un ministre de la santé ou de l’administration. Ainsi a-t-il prévu de rendre obligatoire le pass sanitaire pour accéder dans certains lieux

 Le pass sanitaire va être obligatoire pour les plus de 12 ans dans les «lieux de loisirs et de culture» de plus de 50 personnes dès le 21 juillet prochain. Il sera ensuite étendu à partir du début du mois d’août, et concernera le train, l’avion, les bars et les restaurants, ainsi que les hôpitaux, les maisons de retraite, et les établissements médico-sociaux. Cette liste pourra encore s’allonger par la suite, a précisé Emmanuel Macron. Concrètement, l’accès à ces lieux sera réservé à des personnes vaccinées depuis plus de quinze jours, ou à celles qui ont réalisé un test PCR ou antigénique négatif récent. L’autre décision concerne la vaccination obligatoire du personnel médical d’ici le 15 septembre.

 La stratégie du «vivre avec le virus» se poursuit. Selon Emmanuel Macron, l’épidémie sera présente «tout au long de cette année 2021 et sans doute pour plusieurs mois encore de l’année 2022». «Les semaines à venir» seront «celles de la mobilisation pour bloquer le virus», a-t-il prévenu. Mais sans autre précision sur l’amplification de la campagne de vaccination

Dès la prochaine rentrée scolaire, des campagnes de vaccination «spécifiques» seront déployées auprès de tous les collégiens, les lycéens et les étudiants du pays.

Pour les plus anciens , ayant déjà reçu deux doses, Macron a annoncé«dès la rentrée» à une campagne de rappel. Elle leur permettra de bénéficier d’une nouvelle injection «selon le même système et dans les mêmes conditions que la ou les premières».

Concernant les retraites à peine évoquées, le président envoie la question aux calendes avec un semblant de concertation à la rentrée . «Je ne lancerai pas cette réforme tant que l’épidémie ne sera pas sous contrôle et la reprise bien assurée», indique cependant Emmanuel Macron. Mais le président de la république vient d’indiquer que la crise sanitaire ne sera sans doute pas maîtrisée  avant 2022. Autant dire qu’il reporte la réforme des retraites après les élections présidentielles.Conclusion : on ne retiendra pas grand-chose de cette allocution.

Covid-Des centres de vaccination réservés aux fonctionnaires !!!

Covid-Des  centres de vaccination réservés aux fonctionnaires !!!

Incroyable mais vrai Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, annonce la création de nouveaux centres de vaccination réservés aux agents publics. 

On comprendrait évidemment que des centres de vaccination soit éventuellement destinés à certaines populations particulièrement exposées comme le personnel médical et para médical. Par contre cette proposition d’envisager des sites spécialisés pour les fonctionnaires porte non seulement atteinte à la bienséance mais aussi toute logique médicale. Nombres de fonctionnaires en effet ne sont nullement contacts avec le public et on voit mal pourquoi ils pourraient bénéficier d’un traitement spécifique. À moins évidemment que le gouvernement déjà dans une démarche électorale cherche à se concilier les faveurs d’une population toujours un peu contestataire .

De nouveaux barnums vaccinaux devraient être installés dans les prochains jours pour accélérer l’immunisation contre le Covid-19 des agents de la fonction publique. Lundi, tous les préfets recevront un courrier signé par Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, les incitant à mettre en place ces nouveaux centres. Les 100 préfectures du territoire et les quelque 200 sous-préfectures seront chargées d’installer le dispositif. Des créneaux de vaccination seront aussi réservés aux agents publics dans les structures déjà existantes.

Notons que  début juillet, Les fonctionnaires bénéficier d’une autorisation spéciale d’absence (ASA) accordée pour le temps « strictement nécessaire » à leur vaccination. Elle est valable en cas de déplacement dans un centre, d’absence liée à des effets secondaires importants, ou pour l’accompagnement d’un enfant de plus de 12 ans. Cette ASA a vocation à être déployée pour toute la fonction publique.

Fiscalité-Taxation des multinationales : les limites

Fiscalité-Taxation des multinationales : les limites

 

 

La plupart des experts et des politiques se réjouissent évidemment de l’accord intervenu au G20 concernant la mise en place d’un taux d’impôt minimal. Reste évidemment en vérifier l’application et les conséquences. D’abord il y a la première disposition qui vise les très grandes multinationales qui réalisent plus de 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires mondial et dont la rentabilité est supérieure à 10%. Son objectif: éviter que les multinationales et surtout les Gafa (Google, Amazon, Facebook et Apple), qui ont largement profité de la pandémie de Covid-19 et des confinements, paient des impôts dérisoires au regard de leurs revenus. L’imposition sera partagée entre les pays du siège social et les pays où les multinationales réalisent leurs activités. On peut supposer que certains pays manifesteront quelques réticences à ristourner en quelque sorte une partie de leur fiscalité concernant les multinationales.

La deuxième dimension de la réforme vise à instaurer un taux d’impôt effectif minimum « d’au moins 15% » sur les bénéfices des multinationales. . De ce point de vue, on sait que l’ingénierie fiscale est insondable car les entreprises utilisent de nombreux dispositifs pour échapper à l’impôt notamment en externaliser  les bénéfices dans les pays fiscalement laxistes et inversement en internat lisant les coûts dans les pays à forte fiscalité.

La conséquence directe sera également une hausse générale de la fiscalité et des prix que devront subir en dernier ressort les consommateurs. Pour les entreprises qui sont en situation de quasi monopole, le report se fera sentir immédiatement.

Encore une fois notons que cette disposition fiscale d’harmonisation du taux de fiscalité s’exerce dans les deux sens, il vise les exportations comme les importations. Des pays exportateurs comme la France verront certaines grandes entreprises également touchées.

 

Une autre disposition fiscale mondiale devrait succéder à la précédente à savoir la taxe carbone qui vise normalement à décarboner l’économie. Il s’agit cependant encore d’une taxe sur laquelle les pays internationaux pourraient se mettre d’accord avec un prix plancher.

D’autres taxes sont également envisagées sur les transactions financières par exemple au total cependant des taxes qui seront payées par les utilisateurs et ou les consommateurs et qui risquent cependant d’alimenter l’inflation.

 

Notons pour terminer que certains pays  ( Francis comprise) trouve parfois des accommodements avec les grandes entreprises pour manifester leur attractivité fiscale. En clair ces grandes entreprises dans les faits paye très peu d’impôts voir même pas du tout.

Taxe numérique : pédale douce des États-Unis

Taxe numérique : pédale douce des États-Unis

 

Si les États-Unis ont apporté leur soutien à la nouvelle réforme de l’imposition minimale mondiale de 15 % pour les multinationales par contre ils sont beaucoup plus réticents à la proposition européenne de taxer le numérique. En effet pour les États-Unis cette mesure vise particulièrement les entreprises américaines et ils considèrent que la réforme fiscale concernant l’impôt minimum de 15 % répond déjà à la préoccupation.

En outre la justification de l’Europe de cette taxe ne paraît pas évidente pour les États-Unis. En effet Bruxelles s’attaque ce numérique par la nécessité de financer son plan de 750 milliards soutien à l’économie. Notons que dans le même temps les États-Unis, eux, auront dépensé 3000 milliards et sans taxes supplémentaires en tout cas pour l’instant.

Les États-Unis freinent d’autant plus sur cette perspective d’imposition du numérique une troisième taxe est aussi envisagée concernant les transactions financières. Or trois taxes en même temps c’est peut-être un peu beaucoup à faire avaler aux superstructures américaines traditionnellement assez opposées à l’accroissement des différentes formes de fiscalité.

En outre la réforme fiscale mondiale va demander des modalités et des délais spécifiques. En particulier sur le volet 1 qui concerne les plus grandes multinationales et qui vise à répartir l’impôt entre le pays du siège et le pays de l’activité. Conséquence l’impôt minimum de 15 % pour tous pourrait s’appliquer bien plus vite pour toutes les entreprises pénalisants ainsi davantage les PME PMI que les GAFA.

Interrogée sur le sujet, Janet Yellen a indiqué dimanche que la réaffectation des droits d’imposition prévue par le pilier 1 de la réforme était sur une « voie légèrement plus lente » que l’impôt minimum mondial. La secrétaire au Trésor espère inclure des dispositions du pilier 2 dans un projet de loi de « réconciliation » budgétaire, cette année, que le Congrès pourrait approuver à la majorité simple.

Santé-Métaux lourds : 100 % des Français contaminés

Santé-Métaux lourds : 100 % des Français contaminés

«L’ensemble de la population» est exposée aux métaux lourds tels que l’arsenic, le mercure, le cuivre ou encore le nickel d’après . Santé publique France (SPF) révèle dans une étude publiée le 1er juillet que  Ce constat pour le moins alarmant est issu de l’étude de santé sur l’environnement, la biosurveillance, l’activité physique et la nutrition (ESTEBAN) menée par SPF depuis plusieurs années.

Santé publique France a par ailleurs comparé ses résultats avec ceux de l’étude nationale nutrition santé (ENNS) en 2006-2007 qui s’était toutefois focalisée sur les adultes. Les niveaux «mesurés chez les adultes étaient similaires en mercure dans les cheveux et nickel urinaire par rapport à ceux mesurés dans l’étude ENNS», relève SPF. Par contre les niveaux mesurés chez les adultes sont plus élevés en arsenic, cadmium et chrome que ceux de l’étude ENNS. Autre observation: l’exposition des enfants et des adultes est plus élevée en France que dans la plupart des pays étrangers (Europe et Amérique du Nord), excepté pour le nickel et le cuivre.

comment expliquer cette surexposition? Principalement par l’alimentation, considère SPF. Le cadmium est notamment présent dans les céréales ce qui pourrait expliquer comment les enfants y sont fortement exposés. La consommation de poissons et de produits de la mer influence, elle, «les concentrations en arsenic, chrome, cadmium et mercure». SPF pointe du doigt les céréales et les légumes issus de l’agriculture biologique qui seraient à l’origine de l’exposition au cuivre. Enfin, la consommation de tabac augmente les concentrations en cadmium et en cuivre.

Politique–L’overdose des sondages

Politique–L’overdose des sondages

 Pour Maxime Sbaihi directeur général du think tank libéral GénérationLibre: 

« Les sondages ne font certes pas l’élection mais ils l’influencent forcément » ( dans l’Opinion)

 

 

Le mauvais scénario entretenu par une flopée de sondages s’est dégonflé comme baudruche sous le soleil marseillais. La région Paca a tourné le dos au Rassemblement National et sera présidée par Renaud Muselier après sa victoire haut la main face à Thierry Mariani au second tour des élections régionales. Les sondeurs se sont (encore) trompés, surestimant aussi le score du RN en Ile-de-France où Jordan Bardella a dû se contenter d’un ridicule 11 % au premier tour.

Vouloir jauger et prédire les comportements électoraux relève davantage de la voyance que de la science. Les sondages ont souvent tort, ce n’est pas nouveau. Souvenons-nous de la présidentielle de 1995, de celle 2002 et bien sûr du Brexit en 2016. Ce qui est nouveau, c’est leur rythme de publication. En France, les sondages présidentiels ont été multipliés par trois en l’espace de quinze ans. La Commission des sondages en a recensé 193 pour l’élection présidentielle de 2002, 293 pour celle de 2007, 409 en 2012 et 560 en 2017. Une tendance quasi-exponentielle qui risque de battre un nouveau record pour 2022 et promet de nous bombarder de centaines d’enquêtes à venir sur nos (prétendues) intentions de vote.

Au lendemain des élections régionales, les mêmes journalistes ayant dénoncé les égarements des sondeurs se sont d’ailleurs empressés de commenter les nouveaux sondages présidentiels fraîchement sortis. Ils peuvent être légitimement considérés comme une information utile, quoique méthodologiquement fragile, sur l’état de l’opinion publique mais ils sont bien plus que sa simple photographie. Mis côte à côte, ils se déplient dans un album photo qui raconte une histoire, écrit le narratif journalistique d’une élection et oriente le débat public. Les sondages ne font certes pas l’élection mais ils l’influencent forcément.

«Les sondages, c’est pour que les gens sachent ce qu’ils pensent», ironisait Coluche

Trop de sondages nuisent-ils à la démocratie ? Face à leur boulimie médiatique, on est en droit de se poser la question. En plus de pirater le débat d’idées, rejouer toutes les semaines un match Macron-Le Pen ne risque-t-il pas de lasser l’électeur jusqu’à le dégoûter ? Cette fatigue citoyenne est un danger bien réel que beaucoup de pays prennent au sérieux en imposant une période dite de « black-out » interdisant la publication de sondages en amont de l’élection. Une étude menée en 2017 sur 133 pays révèle ainsi que 60 % d’entre eux imposent une période de silence aux sondeurs avant une élection. Les deux tiers des pays européens le font, à l’image du Luxembourg et de l’Italie où elle dure respectivement une et deux semaines.

En France, ce genre d’interdiction existe aussi mais depuis 1977 elle ne dure que quelques heures, de la veille à la clôture du scrutin. Pourquoi ne pas l’élargir à quelques jours, voire semaines ? « Les sondages, c’est pour que les gens sachent ce qu’ils pensent », ironisait Coluche. Laissons-les savoir ce qu’ils veulent sans être pourchassés de spéculations quotidiennes sur qui va peut-être voter quoi. A l’approche du scrutin, accordons aux électeurs le silence propice à la prise de décision. Offrons-nous un court répit pour pouvoir exercer notre liberté d’expression dans les urnes sans être harcelés jusqu’à l’isoloir par celle des sondeurs. Les bénéfices de ce suspense républicain pourraient même convaincre certains abstentionnistes de se réapproprier l’élection. Qui sait ?

Maxime Sbaihi est directeur général du think tank libéral GénérationLibre.

Des centres de vaccination réservés aux fonctionnaires !!!

Des  centres de vaccination réservés aux fonctionnaires !!!

Incroyable mais vrai Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, annonce la création de nouveaux centres de vaccination réservés aux agents publics. 

On comprendrait évidemment que des centres de vaccination soit éventuellement destinés à certaines populations particulièrement exposées comme le personnel médical et para médical. Par contre cette proposition d’envisager des sites spécialisés pour les fonctionnaires porte non seulement atteinte à la bienséance mais aussi toute logique médicale. Nombres de fonctionnaires en effet ne sont nullement contacts avec le public et on voit mal pourquoi ils pourraenit bénéficier d’un traitement spécifique. À moins évidemment que le gouvernement déjà dans une démarche électorale cherche à se concilier les faveurs d’une population toujours un peu contestataire .

De nouveaux barnums vaccinaux devraient être installés dans les prochains jours pour accélérer l’immunisation contre le Covid-19 des agents de la fonction publique. Lundi, tous les préfets recevront un courrier signé par Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, les incitant à mettre en place ces nouveaux centres. Les 100 préfectures du territoire et les quelque 200 sous-préfectures seront chargées d’installer le dispositif. Des créneaux de vaccination seront aussi réservés aux agents publics dans les structures déjà existantes.

Notons que  début juillet, Les fonctionnairesbénéficier d’une autorisation spéciale d’absence (ASA) accordée pour le temps « strictement nécessaire » à leur vaccination. Elle est valable en cas de déplacement dans un centre, d’absence liée à des effets secondaires importants, ou pour l’accompagnement d’un enfant de plus de 12 ans. Cette ASA a vocation à être déployée pour toute la fonction publique.

 

Les énergies renouvelables : des créations d’emplois très théoriques ?

Les énergies renouvelables : des créations d’emplois très théoriques ?

Une étude d’un cabinet très spécialisé estime que les énergies renouvelables seraient susceptibles de créer 10 millions d’emplois dans le monde ( Par parenthèse ce qui n’est pas extraordinaire au plan mondial). Ainsi sans doute très approximatif voire douteux. En effet , quand on  procède à une évaluation de l’impact sur l’emploi, il faut prendre en compte à la fois la destruction d’emplois tout autant que la création. Il est certain que les EnR sont susceptibles de favoriser l’emploi par contre elles auront aussi des conséquences négatives sur nombre de filières.

On peut d’autant plus douter des chiffres avancés que l’étude prévoit pour la France, 60.478 emplois . Un chiffre évidemment complètement fantaisiste quand on précise jusqu’à l’unité le nombre très hypothétique d’emplois.La France serait le deuxième pays de l’Union européenne en termes de potentiel de création d’emplois, derrière l’Espagne où le potentiel est estimé à 190.000 emplois pour 691 projets de renouvelables. A l’échelle de l’UE, cela représenterait une réserve de 1,6 million d’emplois. Des études en fait de très influencées  par les différents groupes de pressions qui selon le cas et leur intérêt ont tendance à majorer ou à minorer les effets des politiques qu’ils soutiennent. Aucune étude ne peut présenter le moindre caractère sérieux en matière de création d’emplois si parallèlement elle ne prend pas en compte aussi les destructions d’emplois dans la filière ou d’autres.

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