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Enfants footballeurs: Ces parents qui deviennent fous

Enfants footballeurs: Ces parents qui deviennent fous

Depuis plusieurs jours, le monde du football amateur est secoué comme à l’école par une accumulation de comportements violents envers des éducateurs, de la part de parents. Yacine Hamened, ancien éducateur dans des clubs amateurs, et auteur du livre Les hors-jeu du football français (éditions Talent Sport), revient sur ce phénomène préoccupant et pointe plusieurs responsables sur Franceinfo.

sport : Plusieurs actes de violences envers des éducateurs, allant jusqu’à des menaces avec un couteau, ont récemment été rapportés. Est-ce un phénomène nouveau ?

Yacine Hamened : Le phénomène n’est pas nouveau. Mais j’ai l’impression que la concentration sur une courte période de tous ces événements violents est nouvelle. Ça prend des proportions en termes d’actes violents avec armes ou coups, qui deviennent extrêmement préoccupantes. Avant, ce type d’actes se déroulaient plus largement dans les gros clubs. Maintenant c’est partout, même dans des clubs plus familiaux.

On parle beaucoup du « projet Mbappé », qui consiste à faire de son enfant la prochaine pépite du football français. Est-il un catalyseur de ces violences ?

Évidemment que ce fameux « projet Mbappé » est un accélérateur de ces violences parce qu’on entend parler de chiffres faramineux sur les salaires. Mais je pense que ce n’est qu’une des raisons qui expliquent tout ça.

On stigmatise les parents – à raison – parce que personne ne mérite d’être menacé avec un couteau. Mais ils ne sont pas les seuls responsables. S’ils se comportent comme ça, c’est qu’à un moment donné, on leur a permis de le faire.

A qui faites-vous référence ?

Les éducateurs sont aussi dans cette recherche du futur Kylian Mbappé. Ils ont l’objectif d’être le conseiller de ce nouveau joueur. Il faut savoir qu’ils sont payés plus ou moins 200 euros par mois. Tant qu’ils ne gagneront pas leur vie, il y aura ce rapport avec les enfants et les parents de faiseur de roi ou d’agent.

Mais vous avez aussi les clubs et la fédération qui sont coupables de ce laxisme. Quand les parents se comportent mal, les clubs ne prennent pas forcément de sanctions. Pourquoi ? Un, ils perdent le joueur. Deux, ils perdent la licence. Trois, parfois c’est un enfant de la ville. Et quatre, de toute façon on sait qu’il retrouvera un club.

Aujourd’hui, pour attirer un bon joueur, les éducateurs et les clubs promettent beaucoup de choses : ça peut aller de la gratuité de la licence, aux équipements mais aussi – et c’est même surtout ça – des contacts avec des clubs pros. On promet qu’on va les envoyer faire des essais, qu’on a des entrées dans des clubs de formation…

Ne faut-il pas revoir le système sur le fond ? Comment ?

Un enfant de 11 ans peut changer deux ou trois fois de club dans l’année, c’est la responsabilité de la Fédération française de football (FFF). Quand un enfant signe en U9 ou U11 dans un club en septembre, il n’y a aucune raison – excepté pour des raisons familiales ou scolaires – qu’il aille dans un autre club en octobre ou novembre parce qu’il ne joue pas et qu’il fasse la même chose en janvier.

La FFF doit bloquer tout ça. C’est un peu artificiel au départ, mais je pense qu’on va créer un contexte qui permet d’avoir un peu plus de recul, retrouver du dialogue entre les parents et les éducateurs.

« Les clubs doivent aussi créer de la solidarité. Ils doivent refuser de prendre un joueur dont les parents ont été violents avec les éducateurs et qui quitte un club pour aller dans un autre. »

Je ne suis pas sûr que tout le monde ait envie de ces changements. Parce que le football français forme des joueurs, les exporte, est double champion du monde (1998, 2018)…

Pourquoi punir les enfants alors qu’ils sont les premières victimes du comportement de leurs parents ?

Malheureusement on ne peut pas interdire à un parent de venir sur un stade, c’est un lieu public. Il faudrait porter plainte, attendre un jugement, avoir des gens qui puissent contrôler les entrées, c’est trop compliqué. Le seul moyen de pression sur les parents c’est ça : s’il y a agression au mois de novembre, votre enfant ne jouera plus, et ce jusqu’en juin. Ça permettrait peut-être de ne pas aller aussi loin et de dialoguer plutôt que de tomber dans la violence.

Ce n’est pas la solution idéale, mais il faut prendre ses responsabilités. On ne peut pas laisser des parents menacer ou agresser des éducateurs. Et en plus, on donne le mauvais exemple à l’enfant. Au lieu de le laisser travailler et de lui dire : « Il faut que tu bosses plus », on lui montre que dès que c’est dur, la violence résout tout.

Des clubs ont pris la décision de suspendre les matchs ou de faire jouer les enfants à huis clos… Ce sont des solutions efficaces ?

C’est un début de solution parce que ça va ramener un peu de calme. Mais c’est une solution sur le court terme. On parlait de sanction envers les enfants, mais là on sanctionne aussi des parents qui se comportent bien. Tant qu’il n’y aura pas de drame, on a l’impression qu’on ne prend pas conscience de la situation. C’est à force de ne pas prendre de décision, et d’en prendre une quand il y a un drame, qu’elle est injuste. Si demain, un éducateur décède après des violences, de fortes décisions seront prises et ce seront de mauvaises décisions.

Le statut d’éducateur, celui qui apprend le sport mais qui a aussi une fonction éducative, est-il toujours aussi respecté ?

C’est une figure qui n’est plus aussi forte. Aujourd’hui, vous avez tellement d’émissions de football, de discussion autour du football, que beaucoup de parents pensent maîtriser tous les éléments. Et donc ils ont un avis sur l’éducateur. On peut facilement faire le parallèle avec les enseignants. Des professeurs sont agressés, on leur explique comment ils doivent noter les élèves… Tout est remis en cause : le statut du professeur, de l’éducateur… L’éducateur n’a plus cette figure de « grand frère » aussi. C’est désormais un rapport uniquement de métier et de performance, il n’y a plus d’échanges.

Crise sociétale : 81% des Français estiment que les parents ont moins d’autorité qu’avant

Crise sociétale : 81% des Français estiment que les parents ont moins d’autorité qu’avant


D’après Brice Teinturier, directeur général de l’institut Ipsos, 81 % des Français pensent que les parents ont moins d’autorité qu’avant sur leurs enfants. « Ce chiffre balaie tout, il écrase tout, c’est massif pour tout le monde, c’est majoritaire même pour les sympathisants de La France insoumise, observe encore notre sondeur. C’est un credo fondamental de la société, un fait qui ne se discute pas pour les Français. » Dans le détail, c’est encore plus vrai pour les plus âgés et ceux qui n’ont pas d’enfants. « Ce sont surtout les plus de 60 ans et les sympathisants LR qui défendent la discipline et le respect de l’autorité », poursuit-il.

Pour les sondés, les causes de cette baisse d’autorité sont avant tout externesEt c’est toute la société qui est en cause.

« Cela témoigne d’un rapport au monde où l’on se sent démuni et dépassé », pointe Brice Teinturier.

La a nouvelle ministre des Solidarités et des Familles, Aurore Bergé, livre les premières pistes du gouvernement à La Tribune Dimanche : des travaux d’intérêt général pour les parents défaillants, le paiement d’une contribution financière auprès d’une association de victimes pour les parents d’enfants coupables de dégradations, et enfin une amende pour ceux ne se présentant pas aux audiences qui concernent leurs enfants.

Bref des mesures en forme de sanctions qui ne sont pas forcément inutiles mais qui font l’impasse sur la dimension sociétale du problème. En effet c’est toute la société qui a relâché ses liens avec l’autorité à commencer par l’État devenu impuissant dans trop de domaines: l’école, la police, la justice, la défense du pays et l’incapacité à faire respecter et même aimer les valeurs qui ont fait de la France une nation. De ce point de vue les propos contradictoires d’un monde politique arriviste et corporatiste ont largement nourri le doute vis-à-vis de ces valeurs et de l’autorité.

Des annonces à la tonalité très coercitive qui correspondent au climat du moment. Car selon notre sondage, une bonne majorité de Français (61 %) est favorable à une approche répressive pour ces parents considérés comme défaillants.

Société : 81% des Français estiment que les parents ont moins d’autorité qu’avant

Société : 81% des Français estiment que les parents ont moins d’autorité qu’avant


D’après Brice Teinturier, directeur général de l’institut Ipsos, 81 % des Français pensent que les parents ont moins d’autorité qu’avant sur leurs enfants. « Ce chiffre balaie tout, il écrase tout, c’est massif pour tout le monde, c’est majoritaire même pour les sympathisants de La France insoumise, observe encore notre sondeur. C’est un credo fondamental de la société, un fait qui ne se discute pas pour les Français. » Dans le détail, c’est encore plus vrai pour les plus âgés et ceux qui n’ont pas d’enfants. « Ce sont surtout les plus de 60 ans et les sympathisants LR qui défendent la discipline et le respect de l’autorité », poursuit-il.

Pour les sondés, les causes de cette baisse d’autorité sont avant tout externesEt c’est toute la société qui est en cause.

« Cela témoigne d’un rapport au monde où l’on se sent démuni et dépassé », pointe Brice Teinturier.

La a nouvelle ministre des Solidarités et des Familles, Aurore Bergé, livre les premières pistes du gouvernement à La Tribune Dimanche : des travaux d’intérêt général pour les parents défaillants, le paiement d’une contribution financière auprès d’une association de victimes pour les parents d’enfants coupables de dégradations, et enfin une amende pour ceux ne se présentant pas aux audiences qui concernent leurs enfants.

Bref des mesures en forme de sanctions qui ne sont pas forcément inutiles mais qui font l’impasse sur la dimension sociétale du problème. En effet c’est toute la société qui a relâché ses liens avec l’autorité à commencer par l’État devenu impuissant dans trop de domaines: l’école, la police, la justice, la défense du pays et l’incapacité à faire respecter et même aimer les valeurs qui ont fait de la France une nation. De ce point de vue les propos contradictoires d’un monde politique arriviste et corporatiste ont largement nourri le doute vis-à-vis de ces valeurs et de l’autorité.

Des annonces à la tonalité très coercitive qui correspondent au climat du moment. Car selon notre sondage, une bonne majorité de Français (61 %) est favorable à une approche répressive pour ces parents considérés comme défaillants.

Harcèlement : une plateforme pour les parents en janvier 2024

Harcèlement : une plateforme pour les parents en janvier 2024

Encore une fois la justice a montré son laxisme en ne prononçant que des peines complètement dérisoires vis-à-vis des quatre mineurs soupçonnés de «harcèlement ayant entraîné le suicide» de Lucas, ce jeune adolescent retrouvé mort en janvier. En réaction, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé lundi soir, au média en ligne Brut, que ses services travaillaient à la mise en place d’une plateforme pour janvier 2024.

En partenariat avec le Cned, cette dernière, à destination des «parents qui le souhaitent», intégrera des «vidéos, des modules de formation». Objectifs ? «Détecter des situations de harcèlement qui seraient soit vécues par leurs enfants, soit dont ils seraient à l’origine.» Et gérer les phénomènes qui peuvent survenir sur les réseaux sociaux. Autre annonce non négligeable faite par le ministre de l’Éducation nationale, celle d’une remise à plat de «l’échelle des sanctions» à l’encontre des élèves harceleurs.

Attal, ancienne victime d’harcèlement
Gabriel Attal indique alors «travailler avec les chefs d’établissement, avec les acteurs de l’Éducation nationale pour simplifier les sanctions disciplinaires qu’on peut prendre sans attendre que la situation pourrisse jusqu’aux conseils de discipline.» Le membre du gouvernement entend que «les sanctions puissent s’appliquer plus tôt, quitte à ce qu’elles soient plus légères». «Il vaut mieux une sanction symbolique tout de suite qui permette de mettre fin à la situation plutôt que d’attendre et de prendre une décision grave avec un conseil de discipline», a-t-il détaillé à ce média très suivi par les jeunes.

Depuis l’été, le gouvernement a annoncé toute une série de mesures contre le harcèlement, dont la possibilité de changer d’établissements les élèves harceleurs. Si le ministre souhaite donner un coup d’accélérateur à sa politique contre le harcèlement scolaire, c’est qu’il en a lui même été victime. Dans un entretien à TF1 diffusé dimanche soir, Gabriel Attal avait raconté avoir reçu «un déferlement d’insultes et d’injures» à caractère homophobe à «la fin du collège». «Si j’ai à ce point à cœur de m’engager sur le harcèlement scolaire, c’est peut-être parce que le fait d’avoir vécu des injures, ça a forgé quelque chose», a alors relaté le ministre trentenaire.

Violence: la responsabilité des parents

Violence: la responsabilité des parents

Le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti a détaillé dans une circulaire vendredi 30 juin la réponse pénale « rapide, ferme et systématique » qu’il souhaitait à l’encontre des auteurs de violences urbaines après la mort de Nahel, y compris à l’égard des mineurs et de leurs parents. « L’ampleur des exactions commises depuis plusieurs jours dans de nombreuses villes du territoire national appelle une organisation qui permette d’apporter un traitement efficient des procédures initiées sur ces faits », annonce le ministre dans cette circulaire adressée aux parquets.

Il y rappelle la possibilité de contrôler les identités et véhicules, même en l’absence de comportement suspect, pour rechercher des armes, explosifs ou autres produits permettant par exemple la préparation de cocktails Molotov. Pour les mis en cause qui ne seraient pas jugés immédiatement, il est demandé – « sous réserve de la nécessaire individualisation de la peine » – d’envisager, pour les faits les plus graves, des mesures de sûreté comme le maintien en détention ou l’interdiction de se rendre sur les lieux des manifestations.

Pour les mineurs, « lorsque la nature des faits le justifie », il devra être envisagé, en attendant l’audience de jugement, de placer les jeunes dans un foyer ou de prononcer des interdictions de sortir à partir d’une certaine heure. La circulaire insiste sur la « responsabilité des parents ».

Il est rappelé qu’il est possible d’avoir recours à la force publique pour faire venir les parents qui ne se présenteraient pas à une convocation de leur enfant devant la justice, ou de les condamner directement à une amende ou un stage de responsabilité parentale. Il est aussi souligné que les parents sont civilement responsables des infractions commises par leurs enfants, et donc des dommages et intérêts à payer. « Lorsque les circonstances le justifieront », dit aussi la circulaire, les parents eux-mêmes pourront être poursuivis en cas de « graves manquements » à leurs obligations légales.

Vaccination des enfants : 67 % des parents défavorables

Vaccination des enfants : 67 % des parents défavorables

 

 

Un chiffre surprenant celui du pourcentage des parents défavorables à la vaccination des enfants d’après une enquête de l’Inserm. Pratiquement plus personne n’est opposé aux vaccinations obligatoires appliquées chez les très jeunes enfants  ( jusqu’à une dizaine) mais pour la covid l’ampleur des oppositions témoigne tout le moins de la grande confusion qui règne dans l’opinion à propos de la nature de la pandémie, des vaccins et même des règles d’hygiène.

 

Il faut dire à ce sujet que les experts eux-mêmes se sont largement contredits et se contredisent encore. Un peu comme les politiques  dont c’est la caractéristique dans  beaucoup de domaines ! Concernant la santé, par contre on aurait attendu un peu plus de rigueur et de cohérence et peut-être moins de bavardages inutiles. Dernière contradiction en date ce qui préconise chez les experts la contamination la plus massive pour espérer une immunité collective et ceux qui proposent des mesures restrictives de mobilité pour limiter la diffusion.

Vaccination des enfants : il faut un accord des deux parents !

Vaccination des enfants : il faut un accord des deux parents !

 

Nouvelle conséquence du wokisme ou incohérence totale puisqu’il faut désormais l’accord des deux parents permette la vaccination des enfants de cinq à 11 ans contre le covid. Mais de 12 à 15 ans, la signature d’un seul parent suffira et même rien du tout a 16 ans et plus. Pourquoi pas aussi la signature des grands-parents ? Des couples pacsés ou du conseil de famille. Tout cela sans doute pour donner l’impression que les mesures ne sont pas liberticides alors que la problématique dépasse les intérêts et avis individuels des parents et des intéressés.

L’accord des deux parents, et non plus d’un seul, va désormais être nécessaire pour vacciner les enfants de 5 à 11 ans contre le Covid-19, a indiqué jeudi le ministère de la Santé. «Désormais (…) il faut l’accord des deux parents pour vacciner les enfants», a indiqué un représentant du ministère lors d’un point avec la presse. Le ministère a par la suite précisé à l’AFP que seuls les enfants de 5 à 11 ans étaient concernés. Pour les enfants de 12 à 15 ans, l’accord d’un seul parent continue à suffire. Enfin, les adolescents de 16 ans et plus peuvent se faire vacciner sans accord parental.

Professeurs en danger : LA RESPONSABILITÉ DES PARENTS

Professeurs  en danger : LA RESPONSABILITÉ DES PARENTS

 

Bien entendu il ne  faut pas mettre au même niveau la responsabilité des parents qui critiquent auprès des enseignants le contenu laïc des programmes et celle des parents qui interviennent parce qu’ils sont mécontents des notes ou des punitions de leurs enfants. N’empêche que le processus de contestation est le même, il s’agit d’une négation de l’autorité. Trop de parents pour  tout et pour rien interviennent auprès du monde enseignant comme s’ils étaient des syndicalistes des élèves.

 

D’une manière générale cela renvoie à une crise globale de l’autorité surtout de l’État mais aussi dans la société tout entière. Une espèce d’opération de destruction objective de toute hiérarchie des compétences et des valeurs qui conduisent évidemment à terme à l’anéantissement d’une civilisation.

De ce point de vue,  les parents portent une lourde responsabilité en ne cadrant pas l’espace de liberté des enfants. Il ne s’agit pas seulement du rapport aux lois républicaines mais d’une façon générale du rapport aux principes de civilisation, aux traditions qui régulent et facilitent les dimensions sociétales.

Concrètement, on aurait franchi un grand pas si déjà on apprenait aux enfants mais aussi à leurs parents à systématiquement dire bonjour et merci en société, à se montrer courtois voir dévoués vis-à-vis d’autrui. Le résultat sans doute aussi du repli sur l’individualisme et de la perte de crédit des dimensions collectives.

 

 

 

sondage retour à l’école : 59 % des parents mécontents

sondage retour à l’école : 59 % des parents mécontents

Pour 56% des Français et 59% des parents d’enfants scolarisés, l’obligation du retour à l’école le lundi 22 juin annoncée par Emmanuel Macron est une mauvaise décision. Ce caractère «obligatoire» de l’école, interrogé dans le sondage réalisé par Odoxa-Dentsu Consulting pour France Info et Le Figaro, mercredi auprès de 1000 internautes, a un effet répulsif. Selon Gaël Sliman, le président d’Odoxa, la réponse aurait été plus positive si le Président avait annoncé aux parents que la reprise serait possible pour tous ceux qui le veulent…

Sans surprise, cette «obligation» mécontente les deux-tiers des catégories populaires et modestes, très réticentes depuis la fin du déconfinement -car plus craintives que les autres au sujet du virus- à l’idée de remettre leurs enfants à l’école. Elle est en revanche majoritairement approuvée par les cadres (55%) et les Français aisés (62%). Si les sympathisants LREM soutiennent cette décision (80%) ainsi que les sympathisants LR (53%), les sympathisants des autres partis la rejettent: 78% des Insoumis, 60% des PS, 55% des écologistes et 66% des RN.

Quant à Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation, 58% des Français et 65% des parents d’élèves en ont une mauvaise opinion. Il a perdu 21 points par rapport à février 2018. Une époque où la majorité LaREM, encore en début de mandat, n’était pas entrée dans la turbulence politique. Si le ministre reste soutenu par les sympathisants LR (58%) et LaREM (86%), les sympathisants de gauche (66% des PS et 72% des Insoumis) et RN (73%) en ont une mauvaise opinion.

Sondage déconfinement école : 2 parents d’élèves sur 3 sont hostiles à la réouverture des écoles le 11 mai

Sondage déconfinement école : 2 parents d’élèves sur 3 sont hostiles à la réouverture des écoles le 11 mai

 

Plus globalement, 60% des personnes interrogées estiment que la réouverture des écoles est motivée par des raisons économiques, afin de permettre aux parents de reprendre le travail, tandis que 20% seulement considèrent que cette décision a été prise pour des motifs sociaux afin de limiter les risques de décrochage scolaire.

Les Français semblent peu convaincus par la mise en oeuvre des précautions sanitaires annoncées par le ministre de l’Education nationale. Plus d’un Français sur deux (55%) pensent que le respect des gestes barrières et la mise à disposition de savon et gel hydroalcoolique dans les écoles ne seront pas respectés.

Et si une large majorité des personnes interrogées (72 %) se montre favorable à une limitation des effectifs à 15 élèves par classe, elles sont toutefois plus de la moitié (58%) à ne pas croire que cette promesse pourra être tenue.

*Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée par internet les 22 et 23 avril 2020, sur un échantillon de 1 005 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Un diplôme pour jeunes parents !!!!!

Un diplôme pour jeunes parents !!!!!

 

 

C’est la dernière trouvaille de la secrétaire d’État en charge de l’égalité. Le fait d’avoir été  parents donnerait les droits à un diplôme de validation des acquis de l’expérience, diplôme qualifiant pour un emploi par exemple dans les crèches. S’il est clair que la situation de parents confère  une expérience il est tout aussi évident que cela ne peut suffire  pour diplômés les intéressés en vue d’encadrer d’autres enfants que les siens. Une idée pleine de bonnes intentions. Il serait plus utile sans doute d’accorder des droits spécifiques aux mères (ou au père gardant les enfants) en matière de formation permanente pour qualifier ce qui en ont besoin Jean-Baptiste Baud, chargé des relations institutionnelles au sein de l’association Familles Rurales, pense que « l’idée est plutôt bonne ». Néanmoins, la qualité de parent ne suffit pas à l’obtention d’une certification professionnelle selon lui : « Nous avons toujours été favorables à la reconnaissance des compétences et de l’expérience. Après, être parent, ce n’est pas la même chose que travailler dans une crèche. Je pense qu’il faudrait un complément de formation, ainsi qu’une concertation avec les professionnels ». Même son de cloche du côté d’Anne Le Ray, de l’association Aide aux mères et aux familles à domicile, qui estime que « ça part d’un bon sentiment, mais le rôle de mère de famille n’a rien à voir avec celui d’un professionnel ». Marie Allibert, de l’association Osez le féminisme !, tient un discours beaucoup moins nuancé. Selon elle, « le problème de cette mesure est qu’elle s’adresse soi-disant aux jeunes parents, mais elle ne s’adresse qu’aux femmes en réalité. Il y a l’idée que la femme est par définition une bonne mère, et qu’à ce titre, elle saurait forcément bien s’occuper des enfants ». Marie Allibert dénonce « un discours essentialiste, qui considère que les mères ont forcément développé les qualités et les acquis nécessaires pour s’occuper de jeunes enfants : tu es une femme, donc tu sais bien t’occuper des enfants ». Elle estime également que cette mesure « est dévalorisante pour les vrais professionnels, qui possèdent de réelles qualifications pour exercer par exemple dans les crèches ». Le secrétariat d’Etat chargé de l’Egalité entre les femmes et les hommes devra apporter des précisions sur le diplôme, ainsi que sur les conditions pour l’obtenir, pour espérer convaincre les nombreux sceptiques.

45% des Français estiment vivre moins bien que leurs parents : une illusion

45% des Français estiment vivre moins bien que leurs parents : une illusion

 

 

Une nouvelle preuve du climat particulièrement pessimiste qui règne en France avec ce sondage diffusé à l’occasion d’une émission sur France 2. Il est clair que ce sondage est fortement influencé par la dégradation de la situation de l’emploi mais aussi par l’environnement très morose en France notamment depuis que  François Mitterrand, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont été élus présidents de la république. Ceci étant  ont on ne peut attribuer à ces  responsables la détérioration du pays dans tous les domaines. Le 16 mars 1986, quand, les Français ont choisi de faire revenir au pouvoir les partis qui étaient dans l’opposition depuis 1981, nul doute qu’ils entendaient ainsi exprimer, entre autres, leur déception devant l’impuissance des socialistes à maîtriser le problème le plus préoccupant de leur vie quotidienne, le chômage. Beaucoup de ceux qui avaient mis tant d’espoir dans les promesses de la gauche se sont sentis floués à l’heure du bilan. De 1981 à 1986, la France a perdu 647 000 emplois et le nombre des chômeurs a augmenté de 50 p. 100, passant de 1 600 000 à 2 400 000. Sous l’ère Sarkozy on a encore perdu environ 600 000 emplois et autant sous l’ère Hollande. Une situation imputable aussi à l’environnement international mais avec des causes bien spécifiques en France liées notamment au poids de la fiscalité et de la bureaucratie. En augmentant de manière considérable le nombre de fonctionnaires, en repoussant l’âge de la retraite ou encore en diminuant le temps de travail le pays s’est enfoncé dans la croissance molle. Du coup la France s’est engagée dans le chômage de masse à partir des années 86 en raison de la faiblesse de la croissance et du dynamisme de la démographie. Ceci étant le pouvoir d’achat depuis 30 ans n’a cessé d’augmenter en moyenne, les dépenses sociales n’ont jamais été aussi importantes, l’accès à l’éducation autant facilitée. Avec les 35 heures les Français n’ont jamais aussi peu travaillé. De nombreux critères permettraient de démontrer que le niveau de vie en 2016 s’est  amélioré  depuis une trentaine d’années. La perte de confiance en l’avenir de la part de la jeunesse s’alimente évidemment fort justement de la problématique du chômage mais plus généralement  du manque de confiance en l’avenir du pays, de l’incompréhension voire du refus des réformes structurelles nécessaires au pays. La faute sans doute aux responsables politiques mais aussi à la société dont la majorité ne comprend pas les mutations actuelles dans les domaines économiques, technologiques, sociaux, environnementaux et plus largement sociétaux surtout dans un environnement de plus en plus internationalisé. Même si l’on doit tenir compte du facteur explicatif relatif à l’emploi, justifié celui-là, il n’empêche que ce sondage confirme que les Français constituent le peuple le plus pessimiste du monde qui ne croit ni en lui-même, ni dans les politiques. L’enjeu du redressement est sociétal il ne peut être géré uniquement par les politiques. Un certain nombre de valeurs essentielles à la dynamique du pays doivent être réappropriées par les citoyens à commencer par la valeur travail. De tout temps ou presque on a toujours considéré que la vie était meilleure une trentaine d’années avant, une nostalgie contredite par les chiffres mêmes si aujourd’hui la question du chômage se pose avec une grande acuité du fait notamment du dynamisme démographique. Ce mardi 31 mai, France 2 diffusait pour la première fois L’Angle Éco en prime. Dès 20h55, François Lenglet, que l’on retrouve tous les jours dans RTL Matin, s’intéressera à la guerre des âges. À cette occasion, l’institut Elabe a réalisé un sondage sur « Les Français et la situation des jeunes », pour RTL et France 2. On apprend ainsi que 45% des personnes interrogées estiment vivre moins bien que leurs parents quand ils avaient leur âge, soit davantage que ceux qui estiment mieux vivre que leurs parents (34%). Ce regard négatif est partagé par la plupart des classes d’âges, hormis les personnes âgées de plus de 65 ans qui sont une majorité à estimer vivre mieux que leurs parents (52%). Les 18-24 ans sont quant à eux plus partagés quant à leurs conditions de vie : 42% d’entre eux pensent qu’ils vivent mieux que leurs parents alors que 45% répondent vivre moins bien. Le pessimisme des Français s’avère encore plus prononcé concernant l’avenir de leurs enfants. 61% estiment que leurs enfants vivront moins bien qu’eux lorsqu’ils auront leur âge. Seuls 8% pensent qu’ils vivront mieux, alors que 30% déclarent qu’ils ne vivront « ni mieux, ni moins bien ». Un pessimisme qui n’épargne aucune catégorie de population, même si les plus jeunes apparaissent légèrement plus optimismes : 20% pensent que leurs enfants vivront mieux (contre 8% en moyenne), un score qui s’avère toutefois largement en deçà de la proportion estiment qu’ils vivront moins bien (56%). Invités à choisir jusqu’à trois personnalités parmi une liste de douze candidats possibles à la future élection présidentielle pour faire de la jeunesse sa priorité, 38% des Français n’en ont choisi aucun. Signe d’une défiance élevée, parmi les 12 personnalités proposées, aucune d’entre elles n’atteint les 20% de citation.  Le podium est composé d’Emmanuel Macron (16%), Marine Le Pen (13%) et Alain Juppé (12%). En 4e et 5e positions, Nicolas Sarkozy et Jean-Luc Mélenchon arrivent à égalité et recueillent 10% des voix chacun. François Hollande et Manuel Valls ne sont quant à eux que 6e et 7e avec 6% chacun.

 

(Avec RTL)

Plus de notes à l’école: 73 % des parents pour …. On rêve !

Plus  de notes à l’école: 73 % des parents pour …. On rêve !

 

 

Un  sondage révèle sans doute l’un des facteurs explicatifs de la crise spécifique en France et la perte de tout repère  notamment concernant la valeur  de travail et cela commence à l’école. Un sondage fait apparaître que 73 % des parents veulent moins de notes et même pas de note du tout car les élèves sont traumatisés par cette forme d’évaluation ! On croît évidemment rêver ! Pourtant notre système scolaire est en pleine décomposition dans les classements internationaux et on propose pourtant encore davantage de laxisme. Pourquoi même ne pas supprimer toute évaluation ? Et pourquoi pas les programmes eux mêmes ?  La ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacem a même estimé samedi que l’évaluation «ne reposait aujourd’hui sur aucun fondement scientifique». Une déclaration qui, elle, est irresponsable et de nature scientiste ! Selon ce sondage OpinionWay*publié mardi par l’Association de parents d’élèves du privé Apel, près de trois parents sur quatre (73%) y sont favorables. Une proportion qui monte à neuf parents sur dix (87%) quand les enfants sont scolarisés en ZEP.  Car les notes font peur. Environ 90% des parents se disent ainsi «inquiets» face à une mauvaise note (98% des parents d’élève en ZEP). Ils sont aussi environ trois parents sur quatre à juger qu’elle «fragilise l’estime de soi», qu’elle «donne le sentiment à l’élève qu’il est mauvais» ou encore qu’elle «décourage les élèves». Face à une mauvaise note, qu’ils n’arrivent pas toujours à décrypter, plus de la moitié des parents (56%) se sentent aussi démunis. Ces mêmes parents déclarent également «ne pas savoir quels points (du programme) devraient être à retravailler». Cette proportion monte à 74% des parents d’élèves au collège, à 73% des parents d’enfants scolarisés en ZEP et à 63% des familles d’élèves scolarisés dans le privé. Aujourd’hui, certains établissements testent une évaluation sous forme d’appréciations, selon différents critères. Un enfant bon en maths par exemple peut avoir sur sa copie de calcul un petit sigle qui lui signale qu’il doit être vigilant sur l’orthographe ou la rédaction en général. Pas de mauvaise note à l’horizon, mais des repères pour mieux appréhender ses points faibles, comme ses points forts. . En octobre déjà, elle avait expliqué vouloir une nouvelle évaluation qui «encourage» les élèves «à apprendre et à progresser». Le débat ne doit pas être «caricaturé», avait-elle prévenu, habituée aux critiques. Elle souhaitait notamment qu’on ne lui fasse pas «un procès d’intention en laxisme». La conférence nationale présentera ses recommandations à la mi-décembre.




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