Archive pour le Tag 'école'

École: Nettoyages, masques, distanciation : une folie

École:  Nettoyages, masques, distanciation  : une folie

Il faut espérer que le Premier ministre va éclairer les conditions du déconfinement dans les écoles sinon on pourrait assister à un nouveau scandale  sanitaire comme celui qui a résulté de l’organisation du premier tour des municipales. En effet , les recommandations du conseil scientifique– qui au passage a dû manger son chapeau en revenant sur son orientation– sont complètement folles, on voit mal en effet comment faire respecter les consignes de nettoyage plusieurs fois par jour, l’obligation de port permanent de masques  où les consignes encore de distanciation soit  pendant les cours, soit à la cantine. Le Conseil scientifique était pour une rentrée des élèves en septembre, le président Emmanuel Macron en a décidé autrement : les élèves entameront leur retour à l’école à partir du 11 mai. Les scientifiques ont tout de même établi une liste de recommandations, comme le port du masque pour tous les collégiens et lycéens.

Philippe Vincent, président du Syndicat national des personnels de direction de l’Education nationale (SNPDEN), a affiché son scepticisme dimanche midi sur Europe 1. « Au final, je pense que c’est mission impossible », tonne Philippe Vincent. « Déjà une a une, un certain nombre de ces préconisations sont extrêmement compliquées. »

Philippe Vincent décrit un certain nombre de contraintes logistiques, selon lui, difficilement surmontables. Par exemple « le bio-nettoyage plusieurs fois par jour » alors que certains élèves mangent dans leur salle de classe, ou encore une communication entravée entre professeurs et élèves à cause du port du masque.

Surtout, Philippe Vincent regrette le flou général autour des moyens qui seront donnés aux écoles : « Nous n’avons pas d’idée du nombre de personnels dont nous pourrons disposer à partir du 11 mai. » De la même façon, il dit ne pas savoir comment constituer le stock de masques nécessaires pour équiper enseignants et élèves : « Est-ce que c’est l’Etat qui dote, ou on laisse ça à la charge des parents », interroge-t-il.

« Je ne sais pas ce que seront les préconisations retenues au final par l’Education Nationale et le Premier ministre mais [cela] nous semble impossible à tenir en l’état », conclut-il.

 

École, masque, test, 100 km, département: des mesures incohérentes et inefficaces

 

 

Une nouvelle fois le Premier ministre a fait preuve d’une approche très technocratique et très centralisée en matière de déconfinement. Ainsi par exemple,  ce classement par couleur des départements. Un classement qui ne peut rendre compte que de moyenne alors qu’il y a une grande disparité du taux de contaminés et de victimes selon qu’il s’agit d’une ville de 300 000 habitants ou d’un village de 2000 résidents. Autre insuffisance et contradiction : toujours le problème des masques dans les besoins sont de l’ordre de près de 100 millions par jour quand on peut en fabriquer seulement 20 millions par semaine !

Même chose pour les tests. L’objectif a été fixé à 700 000 mais les biologistes déclarent manquer de moyens pour parvenir à ce chiffre. Par ailleurs, ils contestent l’efficacité des tests PCR. Les conditions de réouverture des écoles suscitent aussi les plus grandes inquiétudes non seulement pour les enfants mais aussi pour les enseignants et les familles.

La grande question est celle des conditions de respect de la distanciation. Cette question  se pose de la même manière dans les transports ou la promiscuité est incontournable en particulier dans les métros, les bus voir les trains et les avions. Au total un ensemble de mesures qui ressemblent à une sorte d’inventaire à la Prévert qui montre une fois de plus l’étatisation complète du système sanitaire quand il faudrait aussi mobiliser les connaissances et les actions les plus décentralisées.

Au total un curieux plan dé confinements qui ressemble en fait un nouveau plan de confinement plus ou moins maîtrisé parce que plus ou moins applicable.

 

École: Nettoyages, masques, distanciation : une folie

École:  Nettoyages, masques, distanciation  : une folie

Il faut espérer que le Premier ministre va dès demain éclairer les conditions du déconfinement dans les écoles sinon on pourrait assister à un nouveau scandale  sanitaire comme celui qui a résulté de l’organisation du premier tour des municipales. En effet , les recommandations du conseil scientifique– qui au passage a dû manger son chapeau en revenant sur son orientation– sont complètement folles, on voit mal en effet comment faire respecter les consignes de nettoyage plusieurs fois par jour, l’obligation de port permanent de masques  où les consignes encore de distanciation soie pendant les cours, soit à la cantine. Le Conseil scientifique était pour une rentrée des élèves en septembre, le président Emmanuel Macron en a décidé autrement : les élèves entameront leur retour à l’école à partir du 11 mai. Les scientifiques ont tout de même établi une liste de recommandations, comme le port du masque pour tous les collégiens et lycéens.

Philippe Vincent, président du Syndicat national des personnels de direction de l’Education nationale (SNPDEN), a affiché son scepticisme dimanche midi sur Europe 1. « Au final, je pense que c’est mission impossible », tonne Philippe Vincent. « Déjà une a une, un certain nombre de ces préconisations sont extrêmement compliquées. »

Philippe Vincent décrit un certain nombre de contraintes logistiques, selon lui, difficilement surmontables. Par exemple « le bio-nettoyage plusieurs fois par jour » alors que certains élèves mangent dans leur salle de classe, ou encore une communication entravée entre professeurs et élèves à cause du port du masque.

Surtout, Philippe Vincent regrette le flou général autour des moyens qui seront donnés aux écoles : « Nous n’avons pas d’idée du nombre de personnels dont nous pourrons disposer à partir du 11 mai. » De la même façon, il dit ne pas savoir comment constituer le stock de masques nécessaires pour équiper enseignants et élèves : « Est-ce que c’est l’Etat qui dote, ou on laisse ça à la charge des parents », interroge-t-il.

« Je ne sais pas ce que seront les préconisations retenues au final par l’Education Nationale et le Premier ministre mais [cela] nous semble impossible à tenir en l’état », conclut-il.

 

École : les folles recommandations du conseil scientifique

École : les folles recommandations du conseil scientifique

On sait que le conseil scientifique s’est opposé à une reprise de l’école en mai proposant un report jusqu’en septembre. Le conseil scientifique s’est couché devant le gouvernement et des livres des orientations particulièrement floues et illusoires du type :, «les élèves et le personnel devront s’organiser pour respecter la règle de distanciation sociale». Dans plusieurs établissements pour des classes de 30 à 35 élèves, on a calculé que la distanciation ne permettait que d’accepter huit élèves ! Notons que le conseil scientifique demande aussi que Les établissements soient. nettoyés plusieurs fois par jour. Autre recommandation complètement surréaliste, les directions d’école devraient faire en sorte que les élèves d’une classe ne croisent pas ceux d’une autre classe. Et, «si c’est possible», qu’ils déjeunent tous à leurs bureaux qui devront être notamment écartés d’un mètre en classe. Pour aller à l’école, «une multiplication de l’offre» devrait «permettre de réduire la densité des élèves dans les transports scolaires». Concernant les tests, le Conseil scientifique considère qu’un dépistage massif des élèves et de l’ensemble du personnel «n’est pas envisageable», car il concernerait plus de 14 millions de personnes et devrait être renouvelé toutes les semaines pour être efficace. Des recommandations absolument abracadabrantes, impossible d’en la pratique à respecter et qui feront porter la responsabilité et les risques d’abord sur l’enseignant ensuite sur les maires et autres élus locaux

Le ministre de l’Éducation nationale a précisé que cette note sur les écoles servirait de «base» pour «l’élaboration du protocole sanitaire annoncé pour donner un cadre sûr au déconfinement scolaire». Un plan que le premier ministre Édouard Philippe doit présenter mardi après-midi et qui s’éloignera peut être de ce que recommande le Conseil scientifique. «Nous, on fait des recommandations d’un point de vue sanitaire, le gouvernement, lui, fait des arbitrages qui prennent en compte toutes les autres dimensions», rappelle l’un des membres du Conseil, l’épidémiologue Arnaud Fontanet, rappelant que le confinement, efficace pour limiter la circulation du nouveau coronavirus, a d’importantes conséquences négatives sociétales et économiques.

Pour Philippe Vincent, secrétaire général du SNPDEN-Unsa, syndicat des chefs d’établissements, les recommandations du Conseil seront, en l’état, «très difficiles à réaliser»«Les élèves se croisent forcément dans les établissements. Les rentrées et sorties décalées ont peu de sens, à moins qu’on multiplie le nombre de bus scolaires. Quant au nettoyage des locaux plusieurs fois par jour, c’est infaisable. On réenclenche la machine à défiance. Peut-être s’agit-il de décourager les parents d’envoyer les élèves à l’école?», suggère-t-il.

Sondage déconfinement école : 2 parents d’élèves sur 3 sont hostiles à la réouverture des écoles le 11 mai

Sondage déconfinement école : 2 parents d’élèves sur 3 sont hostiles à la réouverture des écoles le 11 mai

 

Plus globalement, 60% des personnes interrogées estiment que la réouverture des écoles est motivée par des raisons économiques, afin de permettre aux parents de reprendre le travail, tandis que 20% seulement considèrent que cette décision a été prise pour des motifs sociaux afin de limiter les risques de décrochage scolaire.

Les Français semblent peu convaincus par la mise en oeuvre des précautions sanitaires annoncées par le ministre de l’Education nationale. Plus d’un Français sur deux (55%) pensent que le respect des gestes barrières et la mise à disposition de savon et gel hydroalcoolique dans les écoles ne seront pas respectés.

Et si une large majorité des personnes interrogées (72 %) se montre favorable à une limitation des effectifs à 15 élèves par classe, elles sont toutefois plus de la moitié (58%) à ne pas croire que cette promesse pourra être tenue.

*Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée par internet les 22 et 23 avril 2020, sur un échantillon de 1 005 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Ecole : rentrée par étapes !

Ecole : rentrée par étapes !

De toute évidence le gouvernement semble éprouver quelques difficultés à préciser les conditions de rentrée scolaire progressive. On avait pensé au départ à une rentrée par moitié mais maintenant on semble s’orienter vers une rentrée d’abord des élèves les plus jeunes pour terminer par les lycées. Un plafond d’élèves pourrait être déterminé et le ministre de l’éducation propose de travailler par petits groupes. La question se pose quand même de savoir si cette école sera toujours obligatoire et dans quelles conditions seront intégrés les travaux des élèves dans leur évaluation selon qu’ils seront à l’école ou  toujours confinée chez eux. En gros si s’agit d’une garderie ou si l’on délivrera un véritable enseignement.

“D’une certaine manière (…), on met la charrue avant les boeufs”, a réagi sur franceinfo Benoît Teste, secrétaire général de la FSU (Fédération syndicale unitaire), le principal syndicat des enseignants. “Nous ce qu’on demande en priorité, c’est de savoir (si) les élèves et les professeurs auront des masques, (si) on en donne deux par jour par exemple à chacun. Est-ce qu’on pourra faire en sorte qu’il y ait plutôt 10 élèves par classe ? Parce que 15, ça ne nous semble pas correspondre aux préconisations, pour l’instant en tout cas.”

“Une fois qu’on a répondu à (toutes ces questions), on peut éventuellement voir quelles sont les conditions de la reprise.”

Pour la Fédération SUD-Education, “le gouvernement et le ministre n’apportent aucune garantie pour la santé et la sécurité des personnels”.

“A défaut des garanties indispensables, SUD Education appellera les personnels à ne pas rendre dans leur école ou établissement le 11 mai dans le cadre de leur droit de retrait ou de leur droit de grève”, ajoute le syndicat minoritaire dans un communiqué.

“Il ne s’agirait pas d’inverser les responsabilités en mettant sur le dos de celles et ceux qui vont faire l’école à partir du 11 mai l’échec d’une rentrée, même progressive, sur trois semaines”, a quant à lui estimé sur BFM TV le co-président de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) Rodrigo Arenas.

Ecole : un « retour progressif et pas obligatoire »

Ecole : un « retour progressif et pas  obligatoire »

 

Le gouvernement s’enferme dans sa proposition complètement idiote et contradictoire de retour progressif à l’école. On se demande bien comment un retour pourrait être progressif. Sur la base du volontariat indique le ministre de l’éducation qui est bien incapable évidemment d’envisager des mesures susceptibles de diviser par exemple le nombre d’élèves par trois ou quatre pour respecter un minimum d’hygiène vis-à-vis du Coronavirus. Sous couvert de lutte contre les inégalités sociales ou de socialisation , le ministre de l’éducation essaye de justifier la transformation de l’école en garderie permettant aux actifs d’aller travailler. Économiquement cela peut se comprendre mais sanitaire, c’est complètement incompréhensible.

Le retour à l’école ne « sera pas obligatoire le 11 mai. Encore une fois c’est un retour progressif donc il va y avoir là aussi beaucoup d’aménagements c’est évident », a insisté le ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse.

« L’objectif c’est qu’entre le 11 mai et le 4 juillet (date des vacances d’été), nous ayons réussi cette resocialisation (…) qui permette de se remettre dans l’apprentissage », a poursuivi Jean-Michel Blanquer.

Pour l’heure, les modalités de ce retour progressif à la scolarisation pour tous ne sont pas connues. « La façon de faire va s’élaborer au cours

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

 

La question centrale qui se pose  pour avec l’ENA  n’est pas seulement le problème des conditions d’entrée et de sortie mais de sa réelle utilité. En effet au départ, l’ENA a été créée après la guerre pour former et unifier le profil des grands administrateurs publics. Or progressivement ,cette école a évolué pour former aussi des oligarques du monde politique. La plupart des partis ont en effet à la tête d’anciens élèves de l’ENA à gauche comme à droite. Certains ont même été présidents de la république. Dans l’histoire de la république, ce ne sont sans doute pas ces responsables qui auront marqué le plus d’histoires. L’autre dérive de l’ENA, c’est de former également de futurs businessman ou prétendu comme tels. Il faut noter que parmi les énarques figurent des managers particulièrement efficaces mais aussi de piètres dirigeants qui ont tué certaines grandes entreprises voir certains secteurs économiques. Dans une formation de deux ans, on ne peut évidemment couvrir l’ensemble du champ des connaissances concernant la gestion de l’administration, le business ou la politique. Du coup, la formation est assez superficielle. Elle aborde à peu près tous les sujets mais sans en approfondir aucun. Surtout,  elle donne des connaissances théoriques qui ne s’appuient sur aucune expérience concrète, sur aucune réalité sociale, technique, économique ou environnementale. C’est le même reproche qu’on pourrait faire à la multitude d’instituts d’études politiques qui préparent d’ailleurs à l’ENA. Nombre des élèves de ces instituts noyautent  d’ailleurs le parti de la république en marche. Des anciens élèves tous formatés de la même manière répétant  les idées à la mode, les idéologies approximatives, voir les pires âneries.  Le problème de tous ces anciens élèves c’est  qu’ils ont constitué une sorte de caste dont les membres se reproduisent parce qu’ils s’occupent  maintenant l’essentiel des fonctions dans la politique, dans l’administration et dans le business. On recrute un énarque dans le privé en raison de son carnet d’adresses parce qu’il pourra facilement communiquer avec l’administration ou encore avec les finances et réciproquement. Globalement ces écoles sont à la fois inefficace sur le plan public si l’on en juge par les résultats du pays et non démocratique puisque réservée aux fils de l’élite (60 à 70 %).

 

 

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

 

La question centrale qui se pose pour avec l’ENA  n’est pas seulement le problème des conditions d’entrée et de sortie mais de sa réelle utilité. En effet au départ, l’ENA a été créée après la guerre pour former et unifier le profil des grands administrateurs publics. Or progressivement cette école a évolué pour former aussi des oligarques du monde politique. La plupart des partis ont en effet à la tête d’anciens élèves de l’ENA à gauche comme à droite. Certains ont même été présidents de la république. Dans l’histoire de la république, ce ne sont sans doute pas ces responsables qui auront marqué le plus l’histoire. L’autre dérive de l’ENA, c’est de former également de futurs businessmen ou prétendus comme tels. Il faut noter que parmi les énarques figurent des managers particulièrement efficaces mais aussi de piètres dirigeants qui ont tué certaines grandes entreprises voire certains secteurs économiques. Dans une formation de deux ans on ne peut évidemment couvrir l’ensemble du champ des connaissances concernant la gestion de l’administration, le business ou la politique. Du coup, la formation est assez superficielle. Elle aborde à peu près tous les sujets mais sans en approfondir aucun. Surtout,  elle donne des connaissances théoriques qui ne s’appuient sur aucune expérience concrète, sur aucune réalité sociale, technique, économique ou environnementale. C’est le même reproche qu’on pourrait faire à la multitude d’instituts d’études politiques qui préparent d’ailleurs à l’ENA. Nombre des élèves de ces instituts noyautent  d’ailleurs le parti de la république en marche. Des anciens élèves, d’un conformisme désolant,  tous formatés de la même manière répétant  les idées à la mode, les idéologies approximatives, voir les pires âneries.  Le problème de ces anciens élèves, c’est  qu’ils ont constitué une sorte de caste dont les membres se reproduisent parce qu’ils s’occupent  maintenant l’essentiel des fonctions dans la politique, dans l’administration et dans le business. On recrute un énarque dans le privé en raison de son carnet d’adresses parce qu’il pourra facilement communiquer avec l’administration ou encore avec les finances et réciproquement. Globalement ces écoles sont à la fois inefficaces sur le plan public si l’on en juge par les résultats du pays et non démocratiques puisque réservées aux fils de l’élite (60 à 70 %.)

 

 

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

 

La question centrale qui se pour avec l’ENA  n’est pas seulement le problème des conditions d’entrée et de sortie mais de sa réelle utilité. En effet au départ, l’ENA a été créée après la guerre pour former et unifier le profil des grands administrateurs publics. Or progressivement cette école a évolué pour former aussi des oligarques du monde politique. La plupart des partis ont en effet à la tête d’anciens élèves de l’ENA à gauche comme à droite. Certains ont même été présidents de la république. Dans l’histoire de la république ce ne sont sans doute pas ces responsables qui auront marqué le plus d’histoires. L’autre dérive de l’ENA c’est de former également de futurs businessman ou prétendu comme tels. Il faut noter que parmi les énarques figurent des managers particulièrement efficaces mais aussi de piètres dirigeants qui ont tué certaines grandes entreprises voir certains secteurs économiques. Dans une formation de deux ans on ne peut évidemment couvrir l’ensemble du champ des connaissances concernant la gestion de l’administration, le business ou la politique. Du coup la formation est assez superficielle. Elle aborde à peu près tous les sujets mais sans en approfondir aucun. Surtout,  elle donne des connaissances théoriques qui ne s’appuient sur aucune expérience concrète, sur aucune réalité sociale, technique, économique ou environnementale. C’est le même reproche qu’on pourrait faire à la multitude d’instituts d’études politiques qui préparent d’ailleurs à l’ENA. Nombre des élèves de ces instituts noyautent  d’ailleurs le parti de la république en marche. Des anciens élèves tous formatés de la même manière répétant  les idées à la mode, les idéologies approximatives, voir les pires âneries.  Le problème de tous ses anciens élèves c’est  qu’ils ont constitué une sorte de caste dont les membres se reproduisent parce qu’ils s’occupent  maintenant l’essentiel des fonctions dans la politique, dans l’administration et dans le business. On recrute un énarque dans le privé en raison de son carnet d’adresses parce qu’il pourra facilement communiquer avec l’administration ou encore avec les finances et réciproquement. Globalement ces écoles sont à la fois inefficace sur le plan public si l’on en juge par les résultats du pays et non démocratique puisque réservée aux fils de l’élite (60 à 70 %.)

Violences à l’école : le sentiment d’impunité (Luc Ferry)

Violences à l’école : le sentiment d’impunité (Luc Ferry)

Pour l’ancien ministre nombre d’élèves ont intégré le faite qu’on ne peut rien faire contre en cas de violence (interview Europe 1)

« Vous qui avez été ministre de l’Education nationale, saviez-vous que les directeurs d’établissements scolaires minimisaient les violences à l’école et ne soutenaient pas réellement les professeurs qui en étaient victimes ? »

Ça, c’est complètement absurde. Les chefs d’établissements ne peuvent rien faire, ou très peu de choses. Ce n’est pas parce que ce sont des lâches et qu’ils abandonnent leurs professeurs. Ils ne peuvent rien faire pour une raison que les gens devraient enfin comprendre, c’est que l’école est obligatoire jusqu’à 16 ans. Par conséquent, les élèves ont intégré l’idée que l’on ne peut rien faire contre eux. Quand vous dites à un gamin, qui braque un professeur avec un pistolet, fut-il à billes, ‘t’es viré trois jours’, il dit : ‘Merci monsieur, mais vous ne pourriez pas m’en mettre quinze parce que ça m’arrangerait ?’ Pour lui, ce n’est pas une punition, c’est une bénédiction. Le proviseur ne peut strictement rien faire, sauf évidemment, quand il y a un meurtre ou un viol.

Après le mouvement #pasdevague, Jean-Michel Blanquer a annoncé les premières mesures pour lutter contre les violences à l’école, notamment la création d’un registre de plaintes pour faire remonter systématiquement tous les incidents. Que va-t-on faire des plaintes ?

Ça existe déjà, c’est ce que Claude Allègre (ministre de l’Education nationale entre 1997 et 2000, ndlr) avait créé. [Avec ces plaintes], on fait ce qu’on peut. Dans l’état actuel des choses, pas grand chose. Le problème, ce n’est pas de multiplier les sanctions qui ne servent absolument à rien, c’est d’éviter qu’on en arrive là. Si vous voulez éviter qu’on en arrive là, le seul moyen, c’est de faire en sorte que nos enfants réussissent quelque chose. Quand ils ratent tout à partir de la classe de cours préparatoire, ils deviennent violents. Pour faire en sorte qu’ils réussissent quelque chose, il faut, non seulement les dédoublements de cours préparatoires qui permettent d’apprendre à lire et à écrire et deuxièmement, une refonte complète de la voie professionnelle. Et pas seulement des classes en alternance avec la voie professionnelle, mais aussi la création dans la voie professionnelle, d’écoles d’excellence pour que les mômes comprennent que, quand ils vont dans la voie professionnelle, on ne se moque pas d’eux.

Qu’en est-il de la volonté de Jean-Michel Blanquer de simplifier la procédure pour les conseils de discipline ?

Ça va sûrement bouleverser le gamin qui braque un professeur. Le fait que le conseil de discipline soit avancé de trois jours, ça va tout changer ! Non, c’est une blague. Qu’il le fasse, c’est très bien mais ça ne changera strictement rien. Encore une fois, il faut éviter qu’on en arrive là.

Quand Christophe Castaner propose de créer des permanences de police ou de gendarmerie dans les établissements, coup de communication ou coup de menton ?

Les deux, c’est une blague ! On va importer dans les établissements scolaires les problèmes des banlieues. Ça n’a aucun sens ! Le malheureux flic que l’on mettra dans le collège, il aura exactement les mêmes difficultés que les professeurs, le conseiller pédagogique ou le chef d’établissement. Ça ne changera strictement rien.

L’Education nationale a de plus en plus de mal à recruter des enseignants. On fait donc appel à des contractuels qui n’ont pas forcément les qualifications requises. Le journal Libération parle du cas d’une caissière de supermarché, dont les études de biologie remontraient à une vingtaine d’années, parachutée remplaçante en SVT dans une classe de 1ère S. Est-ce qu’on se dirige vers une enseignement au rabais ?

Ce n’est pas du tout le problème. Le problème c’est que l’on a un certain absentéisme. [Les contractuels] ont les qualifications. Mais il faut savoir que dans la fonction publique aujourd’hui, on a 20% de contractuels, soit pratiquement un million de contractuels. C’est inévitable, on a besoin de cette souplesse. On ne peut pas faire autrement, on n’a jamais fait autrement. Ça ne s’aggrave pas par rapport aux périodes précédentes. On a aussi des titulaires qui sont remplaçants, ceux que l’on appelle les TZR, les titulaires sur zone. Ce sont de jeunes agrégés ou de jeunes certifiés qui font le travail de remplacement. Tout ça n’est pas idéal mais on ne peut évidemment pas faire autrement. Quand il y a des professeurs qui sont absents, il faut bien les remplacer et le meilleur moyen de les remplacer, c’est de le faire avec des contractuels plutôt qu’avec des titulaires.

Alors que 1.800 postes vont être supprimés dans l’enseignement en 2019, est-ce une façon de s’adapter aux besoins de remplacements, ou aux besoins budgétaires, les contractuels coûtant moins cher que les titulaires ?

Evidemment, c’est le but de l’opération. La loi qui s’annonce sur la réforme de la fonction publique va multiplier encore le nombre de contractuels, ce qui n’est pas une bonne chose. Moi, je serais très favorable à ce qu’il y ait des CDI partout dans la fonction publique. A la limite, que l’on aligne la fonction publique sur le privé, ça ne me gênerait pas, du moment que ce ne sont pas des CDD mais des CDI.

Les contractuels sont davantage envoyés dans des quartiers défavorisés. En Ile-de-France, il y en a trois fois plus dans les quartiers défavorisés (18% contre 5% dans les quartiers aisés).

C’est parce que les titulaires, au bout d’un certain temps, gagnent des points. Donc ils essaient de quitter les quartiers difficiles pour se retrouver dans les centres-villes. Là aussi, c’est inévitable. On ne peut pas faire autrement dans un système où il y a 840.000 professeurs et 13 millions d’élèves.

Ce recours aux contractuels n’entre-t-il pas en contradiction avec les déclarations d’Emmanuel Macron qui affirme que l’école est une priorité pour lui ?

Non, les contractuels ne sont pas forcément mauvais. Un maître auxiliaire qui a une maîtrise de philosophie, une maîtrise de mathématiques ou de SVT n’est pas forcément un mauvais professeur. Il a forcément, en moyenne, un moins bon niveau de connaissance qu’un agrégé mais ce n’est pas forcément un professeur nul, ce n’est pas vrai. »

Violence à l’école : trop de laxisme

Violence à l’école : trop de laxisme

 

Selon une enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo, 91 % des Français sont choqués par la violence à l’école.  Une violence à l’école qui est à l’image de celle de a banlieues et des quartiers sensibles.  A Créteil, Un élève de 16 ans a braqué un pistolet – qui se révélera par la suite factice – sur la tempe d’une de ses professeures. Un exemple  dramatique d’un climat très dégradé dans les collèges et lycées français. Des problématiques dépassent très largement l’éducation nationale », d’après les syndicalistes. Pour preuve, le lynchage d’un jeune de 17 ans mercredi 26 septembre, suite à un des règlements de compte entre bandes à Garches les Gonesses. Et l’occasion pour les élites de découvrir la violence des banlieues et de s’en offusquer à droite comme à gauche. Comme si le phénomène était nouveau. En fait le terme banlieue sensible est même inapproprié car le phénomène touche presque tous les quartiers des grandes villes. Officiellement on compte près de 800 quartiers sensibles en France ;  en fait,  il y en a bien davantage et chaque ville (même les plus petites de 10 000 à 30 000 habitants) est affectée. Ce qui caractérise ces zones c’est d’abord leur état juridique de non-droit : les services officiels hésitent à s’y rendre. C’est surtout le marché généralisé de la drogue avec souvent des échoppes sur le bord des trottoirs au vu de tous. On vient y faire son marché. Ensuite la violence précisément entre bandes pour se partager le gâteau. Le chômage est un mal endémique avec 25 à 30 % de jeunes sans emploi dont beaucoup ont abandonné l’école avant 12 ans. Avec aussi en toile de fond un communautarisme qui refoule les valeurs et les usages de la république aux frontières du quartier. Dans ces zones, à partir d’une certaine heure dans la soirée il ne fait pas bon de se promener à pied. Régulièrement des violences sont signalées : violence verbale, violence physique avec la distraction préférée qui consiste à brûler des voitures. Les municipalités locales, les services officiels et la presse sont relativement complices et font tout pour qu’on évite de parler de ces différents débordements. Encore une fois, il ne s’agit pas seulement des quartiers des grandes villes type Paris, Marseille ou Lyon mais de toutes les villes moyennes et même petites. Des sortes de zones hors la république que les services officiels finalement tolèrent en considérant qu’ainsi on arrive à circonscrire le mal géographiquement. Un aveuglement, une hypocrisie et un manque de courage qui fait honte à la république et menace évidemment la cohésion de la société. Comment nous élites pourrait-il d’ailleurs connaître cette réalité puisque pour la quasi-totalité il n’habite pas dans ces zones et ne fréquentent pas les habitants qui y résident. Des mesures spécifiques de sécurité sont souhaitées par les Français. Dans le sondage Odoxa,  80 % d’entre eux estiment que les enseignants  ne sont pas suffisamment soutenus par leur établissement, ni par le ministère de l’Éducation nationale (86 %).  En matière de sécurité, le sondage souligne d’ailleurs que les Français condamnent le laxisme et  prêts à soutenir toutes sortes de mesures assez radicales: mise en place de surveillance vidéo aux abords des établissements, mais aussi à l’intérieur, sanctions financières pour les parents d’élèves violents, généralisation des portails de sécurité, fouilles des cartables et même présence, au sein des écoles, d’agents de sécurité. Toutes ces mesures sont majoritairement considérées comme «vraiment efficaces».

 

Violence école : à l’image de la banlieue

Violence école : à l’image de la banlieue

 

Une violence à l’école qui est à l’image de celle de a banlieues et des quartiers sensibles.  A Créteil, Un élève de 16 ans a braqué un pistolet – qui se révélera par la suite factice – sur la tempe d’une de ses professeures. Un exemple  dramatique d’un climat très dégradé dans les collèges et lycées français. Des problématiques dépassent très largement l’éducation nationale », d’après les syndicalistes. Pour preuve, le lynchage d’un jeune de 17 ans mercredi 26 septembre, suite à un des règlements de compte entre bandes à Garches les Gonesses. Et l’occasion pour les élites de découvrir la violence des banlieues et de s’en offusquer à droite comme à gauche. Comme si le phénomène était nouveau. En fait le terme banlieue sensible est même inapproprié car le phénomène touche presque tous les quartiers des grandes villes. Officiellement on compte près de 800 quartiers sensibles en France ;  en fait,  il y en a bien davantage et chaque ville (même les plus petites de 10 000 à 30 000 habitants) est affectée. Ce qui caractérise ces zones c’est d’abord leur état juridique de non-droit : les services officiels hésitent à s’y rendre. C’est surtout le marché généralisé de la drogue avec souvent des échoppes sur le bord des trottoirs au vu de tous. On vient y faire son marché. Ensuite la violence précisément entre bandes pour se partager le gâteau. Le chômage est un mal endémique avec 25 à 30 % de jeunes sans emploi dont beaucoup ont abandonné l’école avant 12 ans. Avec aussi en toile de fond un communautarisme qui refoule les valeurs et les usages de la république aux frontières du quartier. Dans ces zones, à partir d’une certaine heure dans la soirée il ne fait pas bon de se promener à pied. Régulièrement des violences sont signalées : violence verbale, violence physique avec la distraction préférée qui consiste à brûler des voitures. Les municipalités locales, les services officiels et la presse sont relativement complices et font tout pour qu’on évite de parler de ces différents débordements. Encore une fois, il ne s’agit pas seulement des quartiers des grandes villes type Paris, Marseille ou Lyon mais de toutes les villes moyennes et même petites. Des sortes de zones hors la république que les services officiels finalement tolèrent en considérant qu’ainsi on arrive à circonscrire le mal géographiquement. Un aveuglement, une hypocrisie et un manque de courage qui fait honte à la république et menace évidemment la cohésion de la société. Comment nous élites pourrait-il d’ailleurs connaître cette réalité puisque pour la quasi-totalité il n’habite pas dans ces zones et ne fréquentent pas les habitants qui y résident.

 

Interdire le portable à l’école ?

Interdire le portable à l’école ?

Le philosophe Guillaume von der Weid évoque ans une interview à la Tribune l’interdiction des portables dans les écoles

« Notre ministre de l’Education veut interdire les portables dans les collèges. Idée qui peut paraître rétrograde, à l’heure des objets connectés et de l’intelligence artificielle. Rétrograde comme toutes les condamnations qui, par le passé, s’élevèrent contre les innovations technologiques, en particulier dans la communication, qu’on remonte à l’écriture qui, selon Socrate, nous faisait perdre la mémoire, à l’imprimerie qui, selon Victor Hugo, mettait fin aux cathédrales, uniques supports des paroles sacrées, à la presse, qui « manipulait l’opinion » ou encore au téléphone qui, au début du XXe siècle, « détruisait les liens sociaux » et « favorisait l’adultère ». Condamnations souvent venues des élites qui voyaient leurs prérogatives entaillées par ces canaux où, indépendamment d’elles, le peuple pouvait apprendre et s’organiser. Condorcet analyse ainsi l’histoire humaine par le prisme de la lutte du peuple ignorant contre les élites savantes, de la diffusion du savoir contre l’oppression du pouvoir. Prolongeant ces progrès, le téléphone portable devrait être encouragé plutôt qu’écarté.

Sauf que le portable n’est pas une avancée sur l’écrit. Tous deux supports d’information, certes, ils en font cependant un usage opposé : l’un fait réfléchir, l’autre frappe l’esprit, l’un stimule l’imagination, l’autre impose des images, l’un dialogue à égalité avec la pensée, l’autre la ligote par un entrelacement complexe et redondant de photos, de vidéos, de liens se confirmant mutuellement. Autovalidation créant des « bulles cognitives » qui ressemblent fort aux ombres du fameux repaire platonicien, dont les humains, enchaînés dos à la lumière du jour, pensaient qu’elles étaient la réalité même. Mais la réalité n’est pas donnée et il faut sortir de la machination ; c’est justement le rôle de l’éducation : conduire à l’extérieur, ex-duco. En ce sens, le téléphone portable est l’ennemi de l’école, car elle réclame ce qu’il nie. L’une donne à voir, l’autre à rendre attrayant. On dira que le portable servira à chercher des informations, « prendre des photos du tableau si l’élève n’a pas eu le temps de noter » (sic), utiliser Internet de façon critique. Mais n’est-ce pas demander à un enfant d’acheter une glace à la vanille pour étudier ses propriétés chimiques? C’est pourquoi le portable ne s’oppose pas à l’école comme l’information à l’apprentissage – « Pourquoi apprendre ces choses que je trouve sur mon portable? », ce qu’on disait déjà du temps des livres et des calculatrices – mais l’information au savoir, c’est-à-dire la capacité à relier les informations de façon intelligible et critique. La question n’est donc pas, comme le dit Michel Serres, d’accepter les perturbations d’une nouvelle forme d’intelligence, mais d’écarter de l’école les visions du monde préfabriquées qui, par leur forme ultra-stimulante, masquent leurs principes directeurs. Mais l’interdiction du portable à l’école, pour vitale qu’elle soit, est impossible, d’abord parce que les gens ont fusionné avec un appareil qui, s’il n’est pas rivé à leur corps, l’est à leur identité. Ensuite parce qu’il garantit, paradoxalement, leur autonomie présente, mais une autonomie dont les élèves se prévalent contre les exigences disciplinaires de l’éducation, dont le « tout, tout de suite » des portables semble promettre l’abolition. Le portable nous renvoie ainsi à la condition humaine, qui a toujours réclamé, pour jouir des bienfaits de la civilisation, patience et autodiscipline. Ce qui, pour Freud, explique notre ambivalence vis-à-vis d’une société qui ne nous comble qu’au prix d’une frustration constante. Pour rendre les ombres moins fascinantes, il faudrait donc éclairer davantage le chemin de la patience à la jouissance, qui n’apparaîtrait plus seulement comme une course pénible après une satisfaction démonétisée, mais comme l’effort d’être soi-même, qu’on ne peut déléguer à personne – fût-ce à une machine, aussi « intelligente » soit-elle. « 

 

Portables à l’école : pourquoi une loi ?

Portables à l’école : pourquoi une loi ?

 

Il e st clair que l’usage permet des portables y compris à l’école ne constitue pas nécessairement une source d’émancipation mais plutôt de dépendance. Dans le milieu scolaire, la présence de portable est forcément nuisible à l’attention que requiert l’acquisition de connaissances. Notons que les meilleurs écoles américaines fréquentées par les cadres des GAFA les portables sont interdits !  La question qui se pose est  de savoir sil fallait vraiment uen loi. Pourquoi pas aussi une loi sur les strings qui dépasse des jeans !  De toute manière cette interdiction figure déjà dans les règlements intérieurs. Le problème n’est pas l’insuffisance juridique mais la capacité à faire appliquer ces règlements. C’est « un signal à la société française sur cet enjeu de société » qui « répond à des enjeux éducatifs clés ». C’est ainsi que le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a défendu sa mesure jeudi à l’Assemblée nationale : l’interdiction du téléphone portable dans les écoles primaires et dans les collèges.

L’uniforme à l’école : « Peut-être » (Blanquer)

L’uniforme à l’école : « Peut-être » (Blanquer)

 

 

Cette fois le ministre de l’éducation ne se mouille pas beaucoup en affirmant que l’uniforme à l’école pourrait être utile et s’il y a consensus local. Une belle manière de ne pas prendre parti. Une réponse de normand ! Pourtant dans les pays anglo-saxons  et même dans les anciennes colonies françaises l’uniforme est toujours de rigueur. La discipline aussi quand le pédagogisme en France a autorisé toutes les déviances fantaisistes ; Un seul exemple, on s’interroge encore s’il fauta interdire les portables à l’école  (on envisage une loi sur le sujet !) Certes ne n’est pas l’uniforme qui fait le programme, la pédagogie et la rigueur mais cela peut y contribuer, comme le reste. – Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a déclaré dimanche qu’il jugeait “utile” le port de l’uniforme à l’école en France, à condition de la mesure fasse “consensus” au niveau local. Les parents d’élèves des six écoles publiques élémentaires de la ville de Provins, en Seine-et-Marne, ont voté samedi lors d’un référendum organisé à l’échelle communale en faveur du retour de l’uniforme, qui devrait concerner près de 700 élèves à la rentrée prochaine. Jean-Michel Blanquer a par ailleurs soutenu l’idée d’interdire l’usage du téléphone portable dans les écoles et les collèges à la rentrée 2018, objet d’une proposition de loi de La République en marche qui sera examinée jeudi prochain par les députés.

Ecole : retour aux fondamentaux

Ecole : retour aux fondamentaux 

 

Après des dizaines et des dizaines d’années de divagation du pédagogisme, Blanquer le ministre de l’éducation propose tout simplement le retour à l’apprentissage des bases ; Il faut dire que la France s’est enfoncée dans les classements internationaux et que le redressement est urgent puisque de l’ordre de 30% sortent du primaire sans maîtriser les fondamentaux. Ce qui ne les empêche pas pour un grand nombre de décrocher un bac.  Dans quatre circulaires publiées au Bulletin officiel, le ministère détaille ses recommandations sur l’enseignement de la lecture, du calcul, de la grammaire et du vocabulaire et la résolution de problèmes, qui s’accompagnent d’un guide de 130 pages adressé aux professeurs des écoles. Concernant la lecture, Jean-Michel Blanquer est catégorique : « Entre quelque chose qui ne marche pas ? La méthode globale ? et quelque chose qui fonctionne ? La syllabique -, il ne peut y avoir de  compromis mixte. Ce sujet ne relève pas de l’opinion, mais de faits démontrés par la recherche. C’est très clair. » Il prône aussi une dictée quotidienne, 15 minutes de calcul mental par jour et le retour des leçons de grammaire dans toutes les classes. Et dit qu’il va travailler à une liste de manuels recommandés. « J’ai une grande confiance dans l’action des professeurs », assure-t-il. Des inspecteurs de l’Education nationale « regrettaient de ne pouvoir intervenir quand ils constataient telle ou telle mauvaise pratique en classe, en l’absence de texte national de référence. Désormais, il y en a un, qui est le produit d’une intelligence collective », poursuit-il. La réaction des syndicats ne s’est pas fait attendre. « Une fois encore, on est sur une communication très millimétrée qui a une visée politique et non pédagogique », a déclaré Xavier Suelvès, en charge du primaire au syndicat SE-Unsa. »Le ministre s’adresse à l’opinion publique et veut lui faire croire qu’on a enfin en France le bon ministre avec la bonne méthode et le bon manuel. C’est un leurre », abonde Francette Popineau, co-secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat chez les enseignants du primaire. « L’école est quelque chose de beaucoup plus complexe et il faut toute l’intelligence du maître et son adaptation aux besoins des élèves pour enseigner ».

 

Ecole : encore un mauvais résultat PISA, Cette fois c’est pour la performance de l’école en matière d’intégration.

Ecole : encore un mauvais résultat PISA, Cette fois c’est pour la performance de l’école en matière d’intégration.

Selon des données PISA en moyenne, dans l’Union européenne, 50% des élèves immigrés de première génération réussissent les tests de base en lecture, mathématiques et sciences, contre 72% des élèves nés dans le pays de parents autochtones, soit un écart de 22 points. En France, l’écart est plus grand (36 points), avec un taux de succès aux tests de 39% chez ces élèves de première génération, contre 75% pour les seconds. En bas du classement, la Finlande compte une différence de 42 points tandis qu’en Irlande les deux groupes ont des niveaux de réussite élevés (taux de réussite de 77% contre 80%).  Année après année, les différentes enquêtes internationales constatent la dégradation du système scolaire français dans tous les domaines. Cette déliquescence n’est pas récente, elle a  commencé il y a au moins une quarantaine d’années du fait de l’utopie pédagogiste. Avec la suppression des notes,  il était plus facile d’ignorer la baisse générale du niveau de l’éducation ;  résultats, environ 20 % des élèves qui sortent du primaire ne maîtrisent  pas les bases fondamentales du français et des mathématiques. Environ 20 % les maîtrisent de façon approximative. Ce qui n’empêche pas de conduire qu’au bac. Un diplôme complètement dévalorisé dans plusieurs filières. Des responsabilités multiples;  d’abord celle des pouvoirs publics qui n’ont cessé d’engranger les réformes d’éphémères ministres de l’éducation. Aussi celle des parents d’aujourd’hui voire d’hier, eux-mêmes malformés et qui se sont accommodés d’une fausse évaluation de leurs enfants. Sans parler de ceux qui vont même jusqu’à protester contre les enseignants quand cette évaluation leur paraît trop mauvaise. Enfin les enseignants eux-mêmes. Des  enseignants qui suivent  tant bien que mal les réformes du ministère. Des enseignants par ailleurs très mal rémunérés et bien peu respectés. Pour preuve du désastre de l’école la dernière enquête Pirls. Dans cette enquête, qui compare les systèmes éducatifs de 50 pays, les écoliers français se classent 34e en compréhension en lecture. L’étude Pirls existe depuis 2001, et en quinze ans, avec les Pays-Bas, la France est le seul pays qui a régressé dans ce classement. En termes de performances en lecture, la Russie, Singapour et Hong Kong sont en tête du classement tandis que la France n’arrive qu’en 34e place. Elle est en recul permanent depuis une quinzaine d’années. Mais la France est en mauvaise position sur tous les fondamentaux : écriture, lecture, français en général et mathématique. Malheureusement la France est mal classée partout comme en témoigne cette autre étude PISA concernant l’intégration.

 

Harcèlement à l’école : pourquoi le rôle de Brigitte Macron ?

Harcèlement à l’école : pourquoi le rôle de Brigitte Macron ?

De l’avis des experts,   le harcèlement à l’école devient une discipline qui se banalise surtout dans des quartiers difficiles. C’est un véritable fléau que reconnait même le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer qui  afin de montrer son engagement contre le harcèlement scolaire déclare   »On a fait des questionnaires anonymes. 80% quasiment des élèves qui ont répondu avaient été harcelés d’une manière ou d’une autre. Et maintenant, il y a une continuité. Ça se perpétue avec les réseaux, c’est effarant », a ainsi déclaré devant les caméras cette ancienne professeure de français. « Avant, ça se terminait à 17 heures. Maintenant, il n’y a pas de fin.  Brigitte Macron a décidé de s’engager pour lutter contre ce phénomène. Pourquoi pas. Mais la question se pose de savoir si compte tenu d’ampleur d’un phénomène, ce ne serait pas plutôt de la responsabilité du gouvernemenet. Notons que ce gouvernemenet va légiférer pour interdire les portables à l’école mais n’envisage rien sur le plan législatif pour mettre fin au harcèlement qui constitue pourtant un délit d’importance. Le lien que fait le ministre entre harcèlement et la fin portable (pourtant indispensable) parait bien insuffisant.  Au côté de Brigitte Macron, Jean-Michel Blanquer était venu évoquer sa « stratégie de lutte contre le harcèlement » scolaire. Il a notamment confirmé que dans ce cadre, les téléphones portables seront interdits au collège l’an prochain et que cette mesure sera l’objet d’un article législatif « au cours des prochaines semaines ». Brigitte Macron, elle, avait prévenu dès l’été 2017 qu’elle s’engagerait contre « les exclusions », « notamment ce qui touche au handicap, à l’éducation et à la maladie ». En juillet, elle avait notamment assisté au lancement du plan autisme.

Interdiction des portables à l’école : la surprise !

Interdiction des portables à l’école : la surprise !

L’interdiction des portables à l’école constitue une double surprise. C’est pourtant ce qu’a indiqué le ministre de l’éducation nationale lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. La surprise est d’abord pour ceux qui ignoraient que ces portables étaient autorisés depuis longtemps et que certains élèves passaient davantage de temps à adresser des SMS qu’à apprendre à lire, à écrire et à compter. Notons qu’aux États-Unis ces portables sont interdits dans les écoles haut de gamme fréquentées par les cadres de Google. La seconde surprise sera évidemment les élèves qui témoignent d’une addiction maladive à l’égard les plus huppées. Des portables qui ne les quittent jamais même la nuit pour échanger des messages au contenu pathétique. Sans doute l’une des raisons pour laquelle la France est aussi mal classée au palmarès mondial de l’enseignement. Pas la seule raison évidemment car il faudrait y ajouter les dégâts du pédagogisme et du contenu surréaliste de certains programmes y compris et peut-être surtout dans les classes primaires. Le ministre de l‘Education nationale avait déjà indiqué en septembre qu‘il souhaitait interdire les portables à l’école, une mesure qui figurait dans le programme électoral d‘Emmanuel Macron, évoquant alors la possibilité d‘installer des “casiers qui ferment” pour les déposer. ”Nous sommes en train de travailler sur cette question pour les modalités, a-t-il indiqué dimanche. “Il faut qu‘ils soient en quelque sorte confinés, ce qui d‘ailleurs au passage existe déjà, il y a des collèges qui réussissent à le faire”.

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