Archive pour le Tag 'école'

École : le sport trop marginalisé

École : le sport trop marginalisé

 

Personne n’a à s’arroger la responsabilité ultime des médailles olympiques, estime Jean Lafontan, professeur d’éducation physique et sportive,président de l’association Centre EPS et société,  pour qui les oppositions factices entre l’école et les clubs conduisent à ce qu’aucun ne remplisse pleinement sa mission.( Le Monde, extrait)

Tribune.

 

Circule une interrogation persistante dans la presse et les réseaux sociaux sur le rôle de notre service public d’éducation dans la production de nos différentes élites. De façon opportuniste, le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, feint de laisser croire que nos médaillés olympiques sont le produit de l’école… il a raison. Aussitôt, diverses objections ont surgi soit dévalorisant la part de l’école, soit valorisant les fédérations et clubs sportifs. Ils, elles ont raison… aussi.

Tous les Nobel et non-Nobel français ont été produits par notre école ; tous nos médaillés et non-médaillés sportifs l’ont été aussi ! En nombre suffisant ? La réponse est ouverte. On doit penser que c’est la densification de l’apprentissage scolaire en culture sportive tout au long de la scolarité qui forme les dispositions, en chacun et chacune, d’un développement ultérieur de spécialisations sportives.

Le sport scolaire, les options, enseignements de spécialité, seront autant d’occasions supplémentaires de travailler la quantité et la qualité du travail nécessaires pour inscrire les jeunes dans un processus que le mouvement sportif complétera largement, et conduire, éventuellement, à nos meilleurs résultats internationaux. Personne n’a à s’arroger la responsabilité ultime des médailles ; elles sont le produit de notre système social.

En période de crise, les faiblesses révélées par les effets de loupe des grands championnats mondiaux ont toujours conduit nos responsables politiques à jeter dans le débat public des appâts n’ayant que la vocation de dissoudre leurs responsabilités. Nous avons connu les détections précoces, les commandos, les centres d’élite… mais jamais l’appel à des dispositifs élargis de pratique à l’école : des horaires renforcés, des équipements densifiés, des programmes au contenu sportif exigeant, des recrutements et de la formation continue des personnels développée. Tout cela semble de bon sens. Cependant, voyons les programmes.

Les responsables politiques, administratifs et pédagogiques n’ont eu comme seul souci que d’en éviter le contenu sportif, d’écarter l’apprentissage des sports collectifs au nom du refus de la culture d’opposition (!) et de ne fixer aucun objectif de réalisation ; une école sans vérification des acquis, tant et si bien que la Cour des comptes, en 2019, s’en est elle-même inquiétée ! M. Blanquer n’en dit mot.

Il semble même ignorer cette situation et promeut allègrement un « gigotage » de 30 minutes alors même que l’heure quotidienne est unanimement reconnue par les instances internationales. Donc, cinq jours d’école, cinq heures d’éducation physique et sportive (EPS). Pour avoir raison dans son débat contre ses contradicteurs, la feuille de route de M. Blanquer est alors tracée.

Ecole française: Toujours les mêmes déficiences

 Ecole française: Toujours les mêmes déficiences 

 

La mixité aurait été plus efficace qu’une diversification de l’offre pédagogique pour promouvoir la réussite de tous, relève le sociologue Pierre Merle dans une tribune au « Monde ».

 

 

Tribune. 

Un bilan de la politique éducative du quinquennat doit porter sur les déficiences cardinales de l’école française. La première, montrée par les enquêtes TIMSS et PISA, est la faiblesse scolaire des élèves. En primaire, la politique ministérielle a été le dédoublement des classes. Plusieurs recherches ont montré son efficacité. Réalisée grâce à une démographie scolaire particulièrement favorable (le nombre d’écoliers a baissé de 255 000 de 2017 à 2021), la politique de dédoublement a manqué d’ambition.

D’une part, elle ne concerne que les 300 000 élèves des CP et CE1 de l’éducation prioritaire, soit moins de 5 % des écoliers. D’autre part, la majorité des élèves en difficulté sont scolarisés hors éducation prioritaire. Ils ne bénéficient donc pas du dédoublement. Enfin, en grande section de maternelle (GS), classe essentielle aux premiers apprentissages, le dédoublement demeure très limité. Selon les sources ministérielles, le nombre d’élèves par classe en GS n’a diminué que de 2,6 élèves en REP + et 1,9 en REP. En 2020, il s’établit à 19,5 élèves par classe en REP + et 20,8 en REP.

 

Par ailleurs, à partir de 2017, le retour de la semaine à quatre jours dans 85 % des écoles aboutit à des rythmes de travail surtout préjudiciables aux élèves en difficulté scolaire. Pour ces raisons, le niveau moyen des écoliers français pourrait, non pas progresser, mais encore baisser.

Au collège, la lutte contre la difficulté scolaire a été limitée. La politique des « devoirs faits » n’a été l’objet d’aucune évaluation. Lorsqu’ils ont été évalués, les dispositifs similaires antérieurs se sont avérés peu efficaces. Le suivi des élèves est le plus souvent assuré par des assistants d’éducation peu ou non formés alors même que ce suivi nécessite une réelle expertise pédagogique. Depuis 2018, les moyens ministériels ont surtout été consacrés à recréer les classes européennes et bilangues ainsi que les options grec et latin dont bénéficient majoritairement les enfants des catégories aisées.

Cette diversification de l’offre pédagogique a favorisé les stratégies de fuite des établissements populaires. Toujours selon les données officielles, en 2020, dans les 20 % des collèges les plus favorisés, 83 % des élèves de 6e ont un niveau satisfaisant en mathématiques. Dans les 20 % des collèges les plus défavorisés, plus de 50 % des 6e ont un niveau faible dans cette discipline. Dans ces collèges, outre une proportion élevée d’enseignants débutants et de contractuels peu qualifiés, les bons élèves, « locomotives » des classes, font trop souvent défaut.

L’ENA : Une école de mimétisme

 L’ENA : Une école de mimétisme

 

Ecole formant peu et mal, coupée du monde de l’enseignement et de la recherche, peu encline à s’ouvrir aux autres écoles publiques… Surtout ne parvenant pas à se réformer, l’Ecole nationale d’administration doit être supprimée, estime, dans une tribune au « Monde » Danièle Lamarque, ancienne présidente de l’Ecole des hautes études en santé publique.

 

Tribune

. On peut débattre longuement des mots et des symboles qu’ils portent : école ou institut, administration, management ou service public ; et considérer que la marque « ENA », connue – sinon reconnue – dans le monde entier, fait partie du patrimoine immatériel de la France.

La réalité désormais dénoncée par la plupart des promotions de l’Ecole nationale d’administration (ENA) est plus crue, et plus têtue : malgré la bonne volonté de ses directeurs successifs, l’ENA n’a que partiellement rempli ses objectifs d’origine et échoué à fonder un modèle de formation de cadres publics de haut niveau ; l’excellence des élèves ne fait pas l’excellence du moule. Et c’est bien parce que l’ENA ne peut pas se réformer elle-même qu’il vaut mieux la supprimer pour construire autre chose.

 

Quels sont les freins qui brident l’ENA ? Ils sont bien connus, et pourtant on s’en accommode. C’est une école qui classe, mais qui forme peu, et mal. Le classement de sortie, on le sait, stérilise toute formation, parce que les élèves ne s’intéressent qu’aux épreuves qui rapportent des points ; et même celles-là, il les formate et les stérilise, parce que le conformisme paie plus que l’esprit d’initiative.

L’ENA fermée au monde extérieur

Incapable de bâtir une formation digne de ce nom, l’Ecole s’est spécialisée dans le mimétisme et s’est fermée au monde extérieur.

A rebours des mutations accomplies dans les années 2000 par les grandes écoles de commerce, l’X, les Instituts d’études politiques et l’Ecole de la santé publique, qui ont créé des formations diplômantes pour s’adapter à l’européanisation des diplômes et permettre aux élèves de poursuivre des carrières internationales en leur offrant une qualification, monnaie d’échange des talents dans un monde ouvert.

 

C’est la mutation qu’a conduite l’Ecole de Rennes, devenue l’Ecole des hautes études de la santé publique dans les années 2004-2008, une mutation que je suis fière d’avoir accompagnée. Dépourvue de corps enseignant permanent, coupée du monde de l’enseignement et de la recherche, l’ENA fonctionne toujours sur le mode de la reproduction, de la cooptation et de l’imitation des anciens. Ce n’est pas à l’ENA que se pensent et se discutent les grandes questions du management public.

L’ENA souffre des faiblesses propres à la France

Quant à l’ouverture vers les autres écoles du service public, malgré la bonne volonté du réseau du même nom, elle reste timorée dans une école qui se pense, à tort, comme la quintessence de l’excellence et n’accorde qu’une attention polie à ses proches cousines de l’administration territoriale et de la santé publique, l’INET (Institut national des études territoriales) et l’EHESP (Ecole des hautes études en santé publique). Il est donc crucial que le futur institut ait le statut d’établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP), et non d’établissement public à caractère administratif (EPA), comme c’est prévu actuellement.

Ecole maternelle : un incendie volontaire avec attaques des pompiers

Ecole maternelle : un incendie volontaire avec attaques des pompiers

 

 

La situation en matière de sécurité apparaît de plus en plus surréaliste en France ou des provocations et des attaques se produisent et se reproduisent à intervalles réguliers contre les symboles de la république. Cette fois il s’agit d’une attaque une école maternelle à Lille avec en plus des pompiers visés par des tirs de mortiers.

 

Une véritable folie qui démontre l’État de déliquescence de la sécurité du pays. S’attaquer à une école constitue déjà un acte aussi idiot qu’inadmissible mais s’attaquer à une école maternelle est évidemment encore pire. À quand une attaque dans une crèche ou dans un hôpital ? Car c’est la prochaine étape incontournable de bande de sauvageons qui à travers ces actes veulent se venger des forces de police qui perturbent  le trafic de drogue local.

 

la  maire de Lille, Martine Aubry a dénoncé ces actes affirmant par ailleurs qu’il s’agissait d’un incendie volontaire. «Incendie volontaire ce soir dans une école à Lille. Je condamne fermement cet acte qui s’en prend à un lieu si essentiel pour les enfants, lieu d’éducation et d’émancipation, symbole vivant de la République». D’après les informations du site d’informations Actu.fr, les élèves ne pourront pas être accueillis dans l’établissement pour la rentrée en raison des dégâts, mais seront reçus dans d’autres écoles.

La métropole de Lille est en proie depuis plusieurs jours à des nuits agitées avec des tirs de deux d’artifice et des affrontements avec les forces de l’ordre, notamment à Tourcoing. Une vingtaine de personnes ont été interpellées. Les pompiers ont d’ailleurs indiqué vouloir porter plainte.

Pandémie: École et surtout lycée en danger

Pandémie:  École et surtout lycée en  danger

3000 écoles ont déjà été fermées pour des raisons pandémie. Dans les autres, l’absentéisme aussi bien des élèves que des enseignants menace l’année scolaire. Surtout ,on s’aperçoit que le virus circule à l’école et en particulier au lycée. Comme le rappelle l’épidémiologiste Arnaud Fontanet, cette fois dans Le Monde, « les enfants de moins de 10 ans sont 30% à 50% moins susceptibles d’être infectés », ce qui explique l’écart avec le reste de la population. En revanche, les collégiens et les lycéens – qui représentent la majorité des 10-19 ans – sont eux une population à risque. Selon l’étude ComCor menée par l’Institut Pasteur, « avoir un collégien ou un lycéen chez soi accroît de 30% le risque d’être infecté ».

Le variant britannique, qui se propage depuis décembre et est désormais majoritaire en France, pourrait cependant changer les choses. Comme on peut le voir sur le graphique, l’incidence des 0-9 ans est certes basse mais elle actuellement bien plus haute que lors de la deuxième vague, en novembre. Chez les 10-19 ans, c’est l’écart avec le reste de la population qui interpelle. Lors des précédentes vagues, ils étaient généralement légèrement moins contaminés que les autres classes d’âges.

Ces différences pourraient cependant s’expliquer par la multiplication des tests dans les établissements scolaires. Selon Les Echos, le nombre de tests dans les écoles a été multiplié par 5 en un mois, passant de 50.000 fin février à 250.000 cette semaine. Il est donc logique que le nombre de cas augmente. Comme le remarque Guillaume Rozier, fondateur du site covidtracker.fr, spécialisé dans l’analyse des données liées au Covid-19, le taux de positivité des jeunes est en baisse, contrairement à la plupart des catégories d’âges.

Pandémie: École et surtout lycée en danger

Pandémie:  École et surtout lycée en  danger

3000 écoles ont déjà été fermées pour des raisons pandémie. Dans les autres, l’absentéisme aussi bien des élèves que des enseignants menace l’année scolaire. Surtout ,on s’aperçoit que le virus circule à l’école et en particulier au lycée. Comme le rappelle l’épidémiologiste Arnaud Fontanet, cette fois dans Le Monde, « les enfants de moins de 10 ans sont 30% à 50% moins susceptibles d’être infectés », ce qui explique l’écart avec le reste de la population. En revanche, les collégiens et les lycéens – qui représentent la majorité des 10-19 ans – sont eux une population à risque. Selon l’étude ComCor menée par l’Institut Pasteur, « avoir un collégien ou un lycéen chez soi accroît de 30% le risque d’être infecté ».

Le variant britannique, qui se propage depuis décembre et est désormais majoritaire en France, pourrait cependant changer les choses. Comme on peut le voir sur le graphique, l’incidence des 0-9 ans est certes basse mais elle actuellement bien plus haute que lors de la deuxième vague, en novembre. Chez les 10-19 ans, c’est l’écart avec le reste de la population qui interpelle. Lors des précédentes vagues, ils étaient généralement légèrement moins contaminés que les autres classes d’âges.

Ces différences pourraient cependant s’expliquer par la multiplication des tests dans les établissements scolaires. Selon Les Echos, le nombre de tests dans les écoles a été multiplié par 5 en un mois, passant de 50.000 fin février à 250.000 cette semaine. Il est donc logique que le nombre de cas augmente. Comme le remarque Guillaume Rozier, fondateur du site covidtracker.fr, spécialisé dans l’analyse des données liées au Covid-19, le taux de positivité des jeunes est en baisse, contrairement à la plupart des catégories d’âges.

Ecole : fermeture pour quatre semaines demandée par les médecins scolaires

Ecole : fermeture pour quatre semaines demandée par les médecins scolaires

Le syndicat majoritaire des médecins de l’Éducation nationale, le SNMSU-UNSA Éducation, demande «la fermeture de tous les établissements scolaires à partir du 8 février, pour la durée des vacances de février des trois zones géographiques.»

Quatre semaines de portes closes, donc, qui «visent à ralentir la circulation du virus (…) afin de tenter d’éviter (…) un confinement, ce qui va à l’encontre de l’intérêt des élèves»En ce sens, les médecins de l’Éducation nationale font valoir que l’autorisation des déplacements pendant les vacances scolaires favorise «le brassage des populations», et demandent au ministre de «tenir compte de l’avis des médecins de l’Éducation nationale qui sont experts de la promotion de la santé à l’école».

École – rentrée de janvier: repoussée ?

École – rentrée de janvier: repoussée ?

Le ministre de l’éducation n’envisage pas pour l’instant de repousser la rentrée scolaire. Cependant tout dépendra en fait de la progression du virus qui devient alarmante dans nombre de pays. Aujourd’hui même,  un conseil de défense sera réuni en France sans doute pour prendre des mesures encore plus restrictives à la veille des fêtes. Il y aura vraisemblablement encore d’autres conseils de défense qui en fonction des circonstances pourraient contredire le ministre de l’éducation. Pour Jean-Michel Blanquer, les inconvénients à ne pas retourner à l’école « sont largement supérieurs aux avantages, quand vous fermez tout », dit-il, assurant garder la même ligne. « L’école est fondamentale et nous ne devons pas la sacrifier », insiste-t-il. D’ailleurs, le ministre affirme qu’avoir tenu cette ligne a porté ses fruits. « Nous avons réussi à ramener tous les enfants à l’école en septembre, et à ce que ça se passe bien en septembre, octobre, novembre et décembre », se félicite le ministre.

 

École: Nettoyages, masques, distanciation : une folie

École:  Nettoyages, masques, distanciation  : une folie

Il faut espérer que le Premier ministre va éclairer les conditions du déconfinement dans les écoles sinon on pourrait assister à un nouveau scandale  sanitaire comme celui qui a résulté de l’organisation du premier tour des municipales. En effet , les recommandations du conseil scientifique– qui au passage a dû manger son chapeau en revenant sur son orientation– sont complètement folles, on voit mal en effet comment faire respecter les consignes de nettoyage plusieurs fois par jour, l’obligation de port permanent de masques  où les consignes encore de distanciation soit  pendant les cours, soit à la cantine. Le Conseil scientifique était pour une rentrée des élèves en septembre, le président Emmanuel Macron en a décidé autrement : les élèves entameront leur retour à l’école à partir du 11 mai. Les scientifiques ont tout de même établi une liste de recommandations, comme le port du masque pour tous les collégiens et lycéens.

Philippe Vincent, président du Syndicat national des personnels de direction de l’Education nationale (SNPDEN), a affiché son scepticisme dimanche midi sur Europe 1. « Au final, je pense que c’est mission impossible », tonne Philippe Vincent. « Déjà une a une, un certain nombre de ces préconisations sont extrêmement compliquées. »

Philippe Vincent décrit un certain nombre de contraintes logistiques, selon lui, difficilement surmontables. Par exemple « le bio-nettoyage plusieurs fois par jour » alors que certains élèves mangent dans leur salle de classe, ou encore une communication entravée entre professeurs et élèves à cause du port du masque.

Surtout, Philippe Vincent regrette le flou général autour des moyens qui seront donnés aux écoles : « Nous n’avons pas d’idée du nombre de personnels dont nous pourrons disposer à partir du 11 mai. » De la même façon, il dit ne pas savoir comment constituer le stock de masques nécessaires pour équiper enseignants et élèves : « Est-ce que c’est l’Etat qui dote, ou on laisse ça à la charge des parents », interroge-t-il.

« Je ne sais pas ce que seront les préconisations retenues au final par l’Education Nationale et le Premier ministre mais [cela] nous semble impossible à tenir en l’état », conclut-il.

 

École, masque, test, 100 km, département: des mesures incohérentes et inefficaces

 

 

Une nouvelle fois le Premier ministre a fait preuve d’une approche très technocratique et très centralisée en matière de déconfinement. Ainsi par exemple,  ce classement par couleur des départements. Un classement qui ne peut rendre compte que de moyenne alors qu’il y a une grande disparité du taux de contaminés et de victimes selon qu’il s’agit d’une ville de 300 000 habitants ou d’un village de 2000 résidents. Autre insuffisance et contradiction : toujours le problème des masques dans les besoins sont de l’ordre de près de 100 millions par jour quand on peut en fabriquer seulement 20 millions par semaine !

Même chose pour les tests. L’objectif a été fixé à 700 000 mais les biologistes déclarent manquer de moyens pour parvenir à ce chiffre. Par ailleurs, ils contestent l’efficacité des tests PCR. Les conditions de réouverture des écoles suscitent aussi les plus grandes inquiétudes non seulement pour les enfants mais aussi pour les enseignants et les familles.

La grande question est celle des conditions de respect de la distanciation. Cette question  se pose de la même manière dans les transports ou la promiscuité est incontournable en particulier dans les métros, les bus voir les trains et les avions. Au total un ensemble de mesures qui ressemblent à une sorte d’inventaire à la Prévert qui montre une fois de plus l’étatisation complète du système sanitaire quand il faudrait aussi mobiliser les connaissances et les actions les plus décentralisées.

Au total un curieux plan dé confinements qui ressemble en fait un nouveau plan de confinement plus ou moins maîtrisé parce que plus ou moins applicable.

 

École: Nettoyages, masques, distanciation : une folie

École:  Nettoyages, masques, distanciation  : une folie

Il faut espérer que le Premier ministre va dès demain éclairer les conditions du déconfinement dans les écoles sinon on pourrait assister à un nouveau scandale  sanitaire comme celui qui a résulté de l’organisation du premier tour des municipales. En effet , les recommandations du conseil scientifique– qui au passage a dû manger son chapeau en revenant sur son orientation– sont complètement folles, on voit mal en effet comment faire respecter les consignes de nettoyage plusieurs fois par jour, l’obligation de port permanent de masques  où les consignes encore de distanciation soie pendant les cours, soit à la cantine. Le Conseil scientifique était pour une rentrée des élèves en septembre, le président Emmanuel Macron en a décidé autrement : les élèves entameront leur retour à l’école à partir du 11 mai. Les scientifiques ont tout de même établi une liste de recommandations, comme le port du masque pour tous les collégiens et lycéens.

Philippe Vincent, président du Syndicat national des personnels de direction de l’Education nationale (SNPDEN), a affiché son scepticisme dimanche midi sur Europe 1. « Au final, je pense que c’est mission impossible », tonne Philippe Vincent. « Déjà une a une, un certain nombre de ces préconisations sont extrêmement compliquées. »

Philippe Vincent décrit un certain nombre de contraintes logistiques, selon lui, difficilement surmontables. Par exemple « le bio-nettoyage plusieurs fois par jour » alors que certains élèves mangent dans leur salle de classe, ou encore une communication entravée entre professeurs et élèves à cause du port du masque.

Surtout, Philippe Vincent regrette le flou général autour des moyens qui seront donnés aux écoles : « Nous n’avons pas d’idée du nombre de personnels dont nous pourrons disposer à partir du 11 mai. » De la même façon, il dit ne pas savoir comment constituer le stock de masques nécessaires pour équiper enseignants et élèves : « Est-ce que c’est l’Etat qui dote, ou on laisse ça à la charge des parents », interroge-t-il.

« Je ne sais pas ce que seront les préconisations retenues au final par l’Education Nationale et le Premier ministre mais [cela] nous semble impossible à tenir en l’état », conclut-il.

 

École : les folles recommandations du conseil scientifique

École : les folles recommandations du conseil scientifique

On sait que le conseil scientifique s’est opposé à une reprise de l’école en mai proposant un report jusqu’en septembre. Le conseil scientifique s’est couché devant le gouvernement et des livres des orientations particulièrement floues et illusoires du type :, «les élèves et le personnel devront s’organiser pour respecter la règle de distanciation sociale». Dans plusieurs établissements pour des classes de 30 à 35 élèves, on a calculé que la distanciation ne permettait que d’accepter huit élèves ! Notons que le conseil scientifique demande aussi que Les établissements soient. nettoyés plusieurs fois par jour. Autre recommandation complètement surréaliste, les directions d’école devraient faire en sorte que les élèves d’une classe ne croisent pas ceux d’une autre classe. Et, «si c’est possible», qu’ils déjeunent tous à leurs bureaux qui devront être notamment écartés d’un mètre en classe. Pour aller à l’école, «une multiplication de l’offre» devrait «permettre de réduire la densité des élèves dans les transports scolaires». Concernant les tests, le Conseil scientifique considère qu’un dépistage massif des élèves et de l’ensemble du personnel «n’est pas envisageable», car il concernerait plus de 14 millions de personnes et devrait être renouvelé toutes les semaines pour être efficace. Des recommandations absolument abracadabrantes, impossible d’en la pratique à respecter et qui feront porter la responsabilité et les risques d’abord sur l’enseignant ensuite sur les maires et autres élus locaux

Le ministre de l’Éducation nationale a précisé que cette note sur les écoles servirait de «base» pour «l’élaboration du protocole sanitaire annoncé pour donner un cadre sûr au déconfinement scolaire». Un plan que le premier ministre Édouard Philippe doit présenter mardi après-midi et qui s’éloignera peut être de ce que recommande le Conseil scientifique. «Nous, on fait des recommandations d’un point de vue sanitaire, le gouvernement, lui, fait des arbitrages qui prennent en compte toutes les autres dimensions», rappelle l’un des membres du Conseil, l’épidémiologue Arnaud Fontanet, rappelant que le confinement, efficace pour limiter la circulation du nouveau coronavirus, a d’importantes conséquences négatives sociétales et économiques.

Pour Philippe Vincent, secrétaire général du SNPDEN-Unsa, syndicat des chefs d’établissements, les recommandations du Conseil seront, en l’état, «très difficiles à réaliser»«Les élèves se croisent forcément dans les établissements. Les rentrées et sorties décalées ont peu de sens, à moins qu’on multiplie le nombre de bus scolaires. Quant au nettoyage des locaux plusieurs fois par jour, c’est infaisable. On réenclenche la machine à défiance. Peut-être s’agit-il de décourager les parents d’envoyer les élèves à l’école?», suggère-t-il.

Sondage déconfinement école : 2 parents d’élèves sur 3 sont hostiles à la réouverture des écoles le 11 mai

Sondage déconfinement école : 2 parents d’élèves sur 3 sont hostiles à la réouverture des écoles le 11 mai

 

Plus globalement, 60% des personnes interrogées estiment que la réouverture des écoles est motivée par des raisons économiques, afin de permettre aux parents de reprendre le travail, tandis que 20% seulement considèrent que cette décision a été prise pour des motifs sociaux afin de limiter les risques de décrochage scolaire.

Les Français semblent peu convaincus par la mise en oeuvre des précautions sanitaires annoncées par le ministre de l’Education nationale. Plus d’un Français sur deux (55%) pensent que le respect des gestes barrières et la mise à disposition de savon et gel hydroalcoolique dans les écoles ne seront pas respectés.

Et si une large majorité des personnes interrogées (72 %) se montre favorable à une limitation des effectifs à 15 élèves par classe, elles sont toutefois plus de la moitié (58%) à ne pas croire que cette promesse pourra être tenue.

*Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée par internet les 22 et 23 avril 2020, sur un échantillon de 1 005 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Ecole : rentrée par étapes !

Ecole : rentrée par étapes !

De toute évidence le gouvernement semble éprouver quelques difficultés à préciser les conditions de rentrée scolaire progressive. On avait pensé au départ à une rentrée par moitié mais maintenant on semble s’orienter vers une rentrée d’abord des élèves les plus jeunes pour terminer par les lycées. Un plafond d’élèves pourrait être déterminé et le ministre de l’éducation propose de travailler par petits groupes. La question se pose quand même de savoir si cette école sera toujours obligatoire et dans quelles conditions seront intégrés les travaux des élèves dans leur évaluation selon qu’ils seront à l’école ou  toujours confinée chez eux. En gros si s’agit d’une garderie ou si l’on délivrera un véritable enseignement.

“D’une certaine manière (…), on met la charrue avant les boeufs”, a réagi sur franceinfo Benoît Teste, secrétaire général de la FSU (Fédération syndicale unitaire), le principal syndicat des enseignants. “Nous ce qu’on demande en priorité, c’est de savoir (si) les élèves et les professeurs auront des masques, (si) on en donne deux par jour par exemple à chacun. Est-ce qu’on pourra faire en sorte qu’il y ait plutôt 10 élèves par classe ? Parce que 15, ça ne nous semble pas correspondre aux préconisations, pour l’instant en tout cas.”

“Une fois qu’on a répondu à (toutes ces questions), on peut éventuellement voir quelles sont les conditions de la reprise.”

Pour la Fédération SUD-Education, “le gouvernement et le ministre n’apportent aucune garantie pour la santé et la sécurité des personnels”.

“A défaut des garanties indispensables, SUD Education appellera les personnels à ne pas rendre dans leur école ou établissement le 11 mai dans le cadre de leur droit de retrait ou de leur droit de grève”, ajoute le syndicat minoritaire dans un communiqué.

“Il ne s’agirait pas d’inverser les responsabilités en mettant sur le dos de celles et ceux qui vont faire l’école à partir du 11 mai l’échec d’une rentrée, même progressive, sur trois semaines”, a quant à lui estimé sur BFM TV le co-président de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) Rodrigo Arenas.

Ecole : un « retour progressif et pas obligatoire »

Ecole : un « retour progressif et pas  obligatoire »

 

Le gouvernement s’enferme dans sa proposition complètement idiote et contradictoire de retour progressif à l’école. On se demande bien comment un retour pourrait être progressif. Sur la base du volontariat indique le ministre de l’éducation qui est bien incapable évidemment d’envisager des mesures susceptibles de diviser par exemple le nombre d’élèves par trois ou quatre pour respecter un minimum d’hygiène vis-à-vis du Coronavirus. Sous couvert de lutte contre les inégalités sociales ou de socialisation , le ministre de l’éducation essaye de justifier la transformation de l’école en garderie permettant aux actifs d’aller travailler. Économiquement cela peut se comprendre mais sanitaire, c’est complètement incompréhensible.

Le retour à l’école ne « sera pas obligatoire le 11 mai. Encore une fois c’est un retour progressif donc il va y avoir là aussi beaucoup d’aménagements c’est évident », a insisté le ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse.

« L’objectif c’est qu’entre le 11 mai et le 4 juillet (date des vacances d’été), nous ayons réussi cette resocialisation (…) qui permette de se remettre dans l’apprentissage », a poursuivi Jean-Michel Blanquer.

Pour l’heure, les modalités de ce retour progressif à la scolarisation pour tous ne sont pas connues. « La façon de faire va s’élaborer au cours

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

 

La question centrale qui se pose  pour avec l’ENA  n’est pas seulement le problème des conditions d’entrée et de sortie mais de sa réelle utilité. En effet au départ, l’ENA a été créée après la guerre pour former et unifier le profil des grands administrateurs publics. Or progressivement ,cette école a évolué pour former aussi des oligarques du monde politique. La plupart des partis ont en effet à la tête d’anciens élèves de l’ENA à gauche comme à droite. Certains ont même été présidents de la république. Dans l’histoire de la république, ce ne sont sans doute pas ces responsables qui auront marqué le plus d’histoires. L’autre dérive de l’ENA, c’est de former également de futurs businessman ou prétendu comme tels. Il faut noter que parmi les énarques figurent des managers particulièrement efficaces mais aussi de piètres dirigeants qui ont tué certaines grandes entreprises voir certains secteurs économiques. Dans une formation de deux ans, on ne peut évidemment couvrir l’ensemble du champ des connaissances concernant la gestion de l’administration, le business ou la politique. Du coup, la formation est assez superficielle. Elle aborde à peu près tous les sujets mais sans en approfondir aucun. Surtout,  elle donne des connaissances théoriques qui ne s’appuient sur aucune expérience concrète, sur aucune réalité sociale, technique, économique ou environnementale. C’est le même reproche qu’on pourrait faire à la multitude d’instituts d’études politiques qui préparent d’ailleurs à l’ENA. Nombre des élèves de ces instituts noyautent  d’ailleurs le parti de la république en marche. Des anciens élèves tous formatés de la même manière répétant  les idées à la mode, les idéologies approximatives, voir les pires âneries.  Le problème de tous ces anciens élèves c’est  qu’ils ont constitué une sorte de caste dont les membres se reproduisent parce qu’ils s’occupent  maintenant l’essentiel des fonctions dans la politique, dans l’administration et dans le business. On recrute un énarque dans le privé en raison de son carnet d’adresses parce qu’il pourra facilement communiquer avec l’administration ou encore avec les finances et réciproquement. Globalement ces écoles sont à la fois inefficace sur le plan public si l’on en juge par les résultats du pays et non démocratique puisque réservée aux fils de l’élite (60 à 70 %).

 

 

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

 

La question centrale qui se pose pour avec l’ENA  n’est pas seulement le problème des conditions d’entrée et de sortie mais de sa réelle utilité. En effet au départ, l’ENA a été créée après la guerre pour former et unifier le profil des grands administrateurs publics. Or progressivement cette école a évolué pour former aussi des oligarques du monde politique. La plupart des partis ont en effet à la tête d’anciens élèves de l’ENA à gauche comme à droite. Certains ont même été présidents de la république. Dans l’histoire de la république, ce ne sont sans doute pas ces responsables qui auront marqué le plus l’histoire. L’autre dérive de l’ENA, c’est de former également de futurs businessmen ou prétendus comme tels. Il faut noter que parmi les énarques figurent des managers particulièrement efficaces mais aussi de piètres dirigeants qui ont tué certaines grandes entreprises voire certains secteurs économiques. Dans une formation de deux ans on ne peut évidemment couvrir l’ensemble du champ des connaissances concernant la gestion de l’administration, le business ou la politique. Du coup, la formation est assez superficielle. Elle aborde à peu près tous les sujets mais sans en approfondir aucun. Surtout,  elle donne des connaissances théoriques qui ne s’appuient sur aucune expérience concrète, sur aucune réalité sociale, technique, économique ou environnementale. C’est le même reproche qu’on pourrait faire à la multitude d’instituts d’études politiques qui préparent d’ailleurs à l’ENA. Nombre des élèves de ces instituts noyautent  d’ailleurs le parti de la république en marche. Des anciens élèves, d’un conformisme désolant,  tous formatés de la même manière répétant  les idées à la mode, les idéologies approximatives, voir les pires âneries.  Le problème de ces anciens élèves, c’est  qu’ils ont constitué une sorte de caste dont les membres se reproduisent parce qu’ils s’occupent  maintenant l’essentiel des fonctions dans la politique, dans l’administration et dans le business. On recrute un énarque dans le privé en raison de son carnet d’adresses parce qu’il pourra facilement communiquer avec l’administration ou encore avec les finances et réciproquement. Globalement ces écoles sont à la fois inefficaces sur le plan public si l’on en juge par les résultats du pays et non démocratiques puisque réservées aux fils de l’élite (60 à 70 %.)

 

 

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

 

La question centrale qui se pour avec l’ENA  n’est pas seulement le problème des conditions d’entrée et de sortie mais de sa réelle utilité. En effet au départ, l’ENA a été créée après la guerre pour former et unifier le profil des grands administrateurs publics. Or progressivement cette école a évolué pour former aussi des oligarques du monde politique. La plupart des partis ont en effet à la tête d’anciens élèves de l’ENA à gauche comme à droite. Certains ont même été présidents de la république. Dans l’histoire de la république ce ne sont sans doute pas ces responsables qui auront marqué le plus d’histoires. L’autre dérive de l’ENA c’est de former également de futurs businessman ou prétendu comme tels. Il faut noter que parmi les énarques figurent des managers particulièrement efficaces mais aussi de piètres dirigeants qui ont tué certaines grandes entreprises voir certains secteurs économiques. Dans une formation de deux ans on ne peut évidemment couvrir l’ensemble du champ des connaissances concernant la gestion de l’administration, le business ou la politique. Du coup la formation est assez superficielle. Elle aborde à peu près tous les sujets mais sans en approfondir aucun. Surtout,  elle donne des connaissances théoriques qui ne s’appuient sur aucune expérience concrète, sur aucune réalité sociale, technique, économique ou environnementale. C’est le même reproche qu’on pourrait faire à la multitude d’instituts d’études politiques qui préparent d’ailleurs à l’ENA. Nombre des élèves de ces instituts noyautent  d’ailleurs le parti de la république en marche. Des anciens élèves tous formatés de la même manière répétant  les idées à la mode, les idéologies approximatives, voir les pires âneries.  Le problème de tous ses anciens élèves c’est  qu’ils ont constitué une sorte de caste dont les membres se reproduisent parce qu’ils s’occupent  maintenant l’essentiel des fonctions dans la politique, dans l’administration et dans le business. On recrute un énarque dans le privé en raison de son carnet d’adresses parce qu’il pourra facilement communiquer avec l’administration ou encore avec les finances et réciproquement. Globalement ces écoles sont à la fois inefficace sur le plan public si l’on en juge par les résultats du pays et non démocratique puisque réservée aux fils de l’élite (60 à 70 %.)

Violences à l’école : le sentiment d’impunité (Luc Ferry)

Violences à l’école : le sentiment d’impunité (Luc Ferry)

Pour l’ancien ministre nombre d’élèves ont intégré le faite qu’on ne peut rien faire contre en cas de violence (interview Europe 1)

« Vous qui avez été ministre de l’Education nationale, saviez-vous que les directeurs d’établissements scolaires minimisaient les violences à l’école et ne soutenaient pas réellement les professeurs qui en étaient victimes ? »

Ça, c’est complètement absurde. Les chefs d’établissements ne peuvent rien faire, ou très peu de choses. Ce n’est pas parce que ce sont des lâches et qu’ils abandonnent leurs professeurs. Ils ne peuvent rien faire pour une raison que les gens devraient enfin comprendre, c’est que l’école est obligatoire jusqu’à 16 ans. Par conséquent, les élèves ont intégré l’idée que l’on ne peut rien faire contre eux. Quand vous dites à un gamin, qui braque un professeur avec un pistolet, fut-il à billes, ‘t’es viré trois jours’, il dit : ‘Merci monsieur, mais vous ne pourriez pas m’en mettre quinze parce que ça m’arrangerait ?’ Pour lui, ce n’est pas une punition, c’est une bénédiction. Le proviseur ne peut strictement rien faire, sauf évidemment, quand il y a un meurtre ou un viol.

Après le mouvement #pasdevague, Jean-Michel Blanquer a annoncé les premières mesures pour lutter contre les violences à l’école, notamment la création d’un registre de plaintes pour faire remonter systématiquement tous les incidents. Que va-t-on faire des plaintes ?

Ça existe déjà, c’est ce que Claude Allègre (ministre de l’Education nationale entre 1997 et 2000, ndlr) avait créé. [Avec ces plaintes], on fait ce qu’on peut. Dans l’état actuel des choses, pas grand chose. Le problème, ce n’est pas de multiplier les sanctions qui ne servent absolument à rien, c’est d’éviter qu’on en arrive là. Si vous voulez éviter qu’on en arrive là, le seul moyen, c’est de faire en sorte que nos enfants réussissent quelque chose. Quand ils ratent tout à partir de la classe de cours préparatoire, ils deviennent violents. Pour faire en sorte qu’ils réussissent quelque chose, il faut, non seulement les dédoublements de cours préparatoires qui permettent d’apprendre à lire et à écrire et deuxièmement, une refonte complète de la voie professionnelle. Et pas seulement des classes en alternance avec la voie professionnelle, mais aussi la création dans la voie professionnelle, d’écoles d’excellence pour que les mômes comprennent que, quand ils vont dans la voie professionnelle, on ne se moque pas d’eux.

Qu’en est-il de la volonté de Jean-Michel Blanquer de simplifier la procédure pour les conseils de discipline ?

Ça va sûrement bouleverser le gamin qui braque un professeur. Le fait que le conseil de discipline soit avancé de trois jours, ça va tout changer ! Non, c’est une blague. Qu’il le fasse, c’est très bien mais ça ne changera strictement rien. Encore une fois, il faut éviter qu’on en arrive là.

Quand Christophe Castaner propose de créer des permanences de police ou de gendarmerie dans les établissements, coup de communication ou coup de menton ?

Les deux, c’est une blague ! On va importer dans les établissements scolaires les problèmes des banlieues. Ça n’a aucun sens ! Le malheureux flic que l’on mettra dans le collège, il aura exactement les mêmes difficultés que les professeurs, le conseiller pédagogique ou le chef d’établissement. Ça ne changera strictement rien.

L’Education nationale a de plus en plus de mal à recruter des enseignants. On fait donc appel à des contractuels qui n’ont pas forcément les qualifications requises. Le journal Libération parle du cas d’une caissière de supermarché, dont les études de biologie remontraient à une vingtaine d’années, parachutée remplaçante en SVT dans une classe de 1ère S. Est-ce qu’on se dirige vers une enseignement au rabais ?

Ce n’est pas du tout le problème. Le problème c’est que l’on a un certain absentéisme. [Les contractuels] ont les qualifications. Mais il faut savoir que dans la fonction publique aujourd’hui, on a 20% de contractuels, soit pratiquement un million de contractuels. C’est inévitable, on a besoin de cette souplesse. On ne peut pas faire autrement, on n’a jamais fait autrement. Ça ne s’aggrave pas par rapport aux périodes précédentes. On a aussi des titulaires qui sont remplaçants, ceux que l’on appelle les TZR, les titulaires sur zone. Ce sont de jeunes agrégés ou de jeunes certifiés qui font le travail de remplacement. Tout ça n’est pas idéal mais on ne peut évidemment pas faire autrement. Quand il y a des professeurs qui sont absents, il faut bien les remplacer et le meilleur moyen de les remplacer, c’est de le faire avec des contractuels plutôt qu’avec des titulaires.

Alors que 1.800 postes vont être supprimés dans l’enseignement en 2019, est-ce une façon de s’adapter aux besoins de remplacements, ou aux besoins budgétaires, les contractuels coûtant moins cher que les titulaires ?

Evidemment, c’est le but de l’opération. La loi qui s’annonce sur la réforme de la fonction publique va multiplier encore le nombre de contractuels, ce qui n’est pas une bonne chose. Moi, je serais très favorable à ce qu’il y ait des CDI partout dans la fonction publique. A la limite, que l’on aligne la fonction publique sur le privé, ça ne me gênerait pas, du moment que ce ne sont pas des CDD mais des CDI.

Les contractuels sont davantage envoyés dans des quartiers défavorisés. En Ile-de-France, il y en a trois fois plus dans les quartiers défavorisés (18% contre 5% dans les quartiers aisés).

C’est parce que les titulaires, au bout d’un certain temps, gagnent des points. Donc ils essaient de quitter les quartiers difficiles pour se retrouver dans les centres-villes. Là aussi, c’est inévitable. On ne peut pas faire autrement dans un système où il y a 840.000 professeurs et 13 millions d’élèves.

Ce recours aux contractuels n’entre-t-il pas en contradiction avec les déclarations d’Emmanuel Macron qui affirme que l’école est une priorité pour lui ?

Non, les contractuels ne sont pas forcément mauvais. Un maître auxiliaire qui a une maîtrise de philosophie, une maîtrise de mathématiques ou de SVT n’est pas forcément un mauvais professeur. Il a forcément, en moyenne, un moins bon niveau de connaissance qu’un agrégé mais ce n’est pas forcément un professeur nul, ce n’est pas vrai. »

Violence à l’école : trop de laxisme

Violence à l’école : trop de laxisme

 

Selon une enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo, 91 % des Français sont choqués par la violence à l’école.  Une violence à l’école qui est à l’image de celle de a banlieues et des quartiers sensibles.  A Créteil, Un élève de 16 ans a braqué un pistolet – qui se révélera par la suite factice – sur la tempe d’une de ses professeures. Un exemple  dramatique d’un climat très dégradé dans les collèges et lycées français. Des problématiques dépassent très largement l’éducation nationale », d’après les syndicalistes. Pour preuve, le lynchage d’un jeune de 17 ans mercredi 26 septembre, suite à un des règlements de compte entre bandes à Garches les Gonesses. Et l’occasion pour les élites de découvrir la violence des banlieues et de s’en offusquer à droite comme à gauche. Comme si le phénomène était nouveau. En fait le terme banlieue sensible est même inapproprié car le phénomène touche presque tous les quartiers des grandes villes. Officiellement on compte près de 800 quartiers sensibles en France ;  en fait,  il y en a bien davantage et chaque ville (même les plus petites de 10 000 à 30 000 habitants) est affectée. Ce qui caractérise ces zones c’est d’abord leur état juridique de non-droit : les services officiels hésitent à s’y rendre. C’est surtout le marché généralisé de la drogue avec souvent des échoppes sur le bord des trottoirs au vu de tous. On vient y faire son marché. Ensuite la violence précisément entre bandes pour se partager le gâteau. Le chômage est un mal endémique avec 25 à 30 % de jeunes sans emploi dont beaucoup ont abandonné l’école avant 12 ans. Avec aussi en toile de fond un communautarisme qui refoule les valeurs et les usages de la république aux frontières du quartier. Dans ces zones, à partir d’une certaine heure dans la soirée il ne fait pas bon de se promener à pied. Régulièrement des violences sont signalées : violence verbale, violence physique avec la distraction préférée qui consiste à brûler des voitures. Les municipalités locales, les services officiels et la presse sont relativement complices et font tout pour qu’on évite de parler de ces différents débordements. Encore une fois, il ne s’agit pas seulement des quartiers des grandes villes type Paris, Marseille ou Lyon mais de toutes les villes moyennes et même petites. Des sortes de zones hors la république que les services officiels finalement tolèrent en considérant qu’ainsi on arrive à circonscrire le mal géographiquement. Un aveuglement, une hypocrisie et un manque de courage qui fait honte à la république et menace évidemment la cohésion de la société. Comment nous élites pourrait-il d’ailleurs connaître cette réalité puisque pour la quasi-totalité il n’habite pas dans ces zones et ne fréquentent pas les habitants qui y résident. Des mesures spécifiques de sécurité sont souhaitées par les Français. Dans le sondage Odoxa,  80 % d’entre eux estiment que les enseignants  ne sont pas suffisamment soutenus par leur établissement, ni par le ministère de l’Éducation nationale (86 %).  En matière de sécurité, le sondage souligne d’ailleurs que les Français condamnent le laxisme et  prêts à soutenir toutes sortes de mesures assez radicales: mise en place de surveillance vidéo aux abords des établissements, mais aussi à l’intérieur, sanctions financières pour les parents d’élèves violents, généralisation des portails de sécurité, fouilles des cartables et même présence, au sein des écoles, d’agents de sécurité. Toutes ces mesures sont majoritairement considérées comme «vraiment efficaces».

 

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